WALLABIRZINE

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

Tag - metOl

Fil des billets

dimanche, juin 19 2016

ALUK TODOLO - Voix


ALUK_TODOLO_-_Voix.jpg

Ce n’est pas vous qui devez aller vers cet album, car c’est lui qui vous transperce, fait pénétrer son impétuosité musicale.

Parfois magmanesque dans sa théâtralité, ce n’est plus tout à fait du black, c’est un truc isolé entre ses pérégrinations post-rock et son trip krautrock. Indomptable par sa singularité, cette musique sauvage est possédée, et si vous ne savez pas par quoi ? Mieux vaut ne pas trop y réfléchir au risque de faire appel aux grands esprits pour en connaître la teneur en fruit défendue.

Foudroyant par sa vigueur, herculéen par sa force centrifugeuse, le trio impose son souffre pour gratter les braises de son embrasement sonique, là où tout prend corps et s’enlace dans les flammes purificatrices.

Est-ce du free-rock ? Pourquoi pas ! Il y a une somme folle de style qui s’imbrique pour donner vie, pour prendre corps, pour immerger, pour surprendre, pour suspendre les songes telluriques, pour étourdir, et puis pour redéfinir ce goût acre et fou d’une musique libre, indomptable et provocante dans son désir de liberté.

Aluk Todolo épouse à merveille cette phrase de Charles Baudelaire : “Allons au fond de l'inconnu pour trouver du nouveau.”


vendredi, juin 10 2016

ULVER - ATGCLVLSSCAP


ULVER_-_ATGCLVLSSCAP.jpg

Vous savez pas quoi ? Ulver remplace aisément la place laissée vacante par Tortoise.


Parce qu'avec cet album au titre énigmatique, Ulver a conçu une musique rêveuse pour un post-rock sélénite, et cela aura de quoi vous faire décrocher la lune.

Sinon pour revenir sur terre avec la tête dans les nuages, on peut aussi émettre une filiation généreuse avec Pink Floyd, tant les errances spatiales, planantes y sont communes.

On atteint vite à travers cet aspect cotonneux, aérien, lunaire, spleenétique, une quiétude évasive dont les sinuosités musicales en permettent l’abandon.

"ATGCLVLSSCAP" est un très beau disque de contemplation, qui fait de Ulver un groupe parfait pour les méditatifs, et un ami précieux pour les songes.


lundi, juin 6 2016

BÄLAM – Days Of Old


BALAM___Days_Of_Old.jpg

Fondé en 2012 à Newport, Rhode Island, New York, Bälam est un groupe de doom, « Days Of Old » est leur premier album, il oscille entre Candlemass et Sleep. Au travers de cet album, il demeure primordial de ressentir chaque élément, d’atteindre le moment culminant où les boucles rythmiques se succèdent pour amener le morceau dans une nouvelle voie, propice à une nouvelle couleur musicale, vers une autre parure. Le groupe use en ce sens de ce processus de mouvement afin de permuter sans cesse ses compositions, et toujours avec le soin d’apporter à ce changement le temps d’égrener jusqu’au bout, sans violence, sans à-coups, cette métamorphose. C’est la qualité première que je retiens de ce band et de cet album. On peut aussi légitimement lui trouver une correspondance de ton et de saveur avec du blues-dOom-Heävy-psychedelic Shoegaze-stoner-rock desert.

Mais bon oOoui, cela ne fait cependant nul doute que ce soit du doom.


BALAM_-_doom.gif

La production très vintage vient corroborer l’empreinte oldschool de cet opus. Mais il y a notamment un truc tribal chez eux qui les différencie du reste, d’ailleurs le solo de batterie/percussion sur le titre « Bound To The Serpent » n’est pas étranger à la chose. Bälam possède aussi une faculté à la simplicité, sans aucune sophistication crâneuse, le groupe déclame ses intentions naturelles avec toute l’honnêteté et légitimité pour lesquelles il en fournit la quintessence.

C’est par ce fait d'humilité que l’on approuve en tout point cet album, et l’envoûtement est total.


samedi, mai 28 2016

 ROBERT OPENIGHTMARE – Silent Scream


_ROBERT_OPENIGHTMARE___Silent_Scream.jpg

L’ultra communication dont bénéficie le genre humain permet au monde d’être connecté, cela ne signifie en rien que les paroles échangés permettent de le rendre meilleur. On pourrait même avancer que ces conversations ne sont que flatulence existentielle, avec comme seul dénominateur commun de répandre dans cette cacophonie narcissique encore plus criante, le vide existentiel de leur vie de merde. Dans le texte introductif de l'album « Silent Scream » il est fait mention d’un monde moribond après apocalypse, où ne subsiste que la sonnerie des téléphones portables vociférant dans le vide. On peut y voir une allégorie expliquée plus haut, mais d’emblée le trio Robert Openightmare nous rappelle qu’il pratique une forme de cynisme punk, et lui restitue depuis 2003 une succession d’albums, dont la déflagration sonique équivaut à une bombe à neutron.

Ce nouvel opus est l’aboutissement de toutes ces années à sculpter dans l’ombre de l‘underground des chansons punk, inusables de surtension ironique, de saveur 90’s, maniant aussi bien la fougue punk’n’roll de Danko Jones, que l’élasticité power rock d’un Therapy. Le groupe bénéficie d’un son plus rond qu’à l’accoutumé, et cela lui sied à merveille, parce que l’approche sonore en permet toute la fluidité, et le contraste. On prend toujours avec plaisir cette musicalité rêche, brut de décoffrage, enjolivée cette fois-ci par un apport mélodique vraiment cool. Ce « Silent Scream » explose, explore les lignes de styles musicaux pour un crossover vraiment fun. Les titres sont construits dans la simplicité, du coup ils claquent davantage.

Robert Openighmare a conçu son meilleur album et avec le même line-up depuis deux opus, certains parleront de maturité, je pense que l’expérience démontre que le travail de fond effectué dans l’ombre est une initiation à l’approfondissement, à l’appréciation et à la réflexion, permettant une clarté de composition très formatrice. Du coup le trio repart sur les routes pour vous en faire la meilleure des démonstrations.

ATTENTION !

Robert Oppenheimer est le papa de la bombe H.


_ROBERT_OPENIGHTMARE___Silent_Scream_2.gif

À titre d’information lors d’un concert de Robert Openightmare : Le Becquerel (Bq) est l’unité de mesure de la radioactivité d’un corps. Elle caractérise le nombre de désintégrations spontanées de noyaux d’atomes instables qui s’y produit par seconde. Dans le corps humain, la radioactivité est naturellement de 120 Bq/kg. La réglementation française fixe les limites de doses efficaces maximales à 1 mSv/an pour la population.

Donc à tous les non-irradié(e)s d'Openightmare, pensez à vous munir d’un Compteur Geiger.


samedi, mai 21 2016

FLOTSAM & JETSAM – Flotsam & Jetsam


FLOTSAM___JETSAM___Flotsam___Jetsam.jpg

Putain, après Anthrax, on a un autre groupe de thrash qui possède l’ambition d’approfondir. Ouaie parce que le revival thrash c’est sympathoche trois albums, mais après c’est devenu l’usine à vomi.

Déjà rien qu'avec leur "Ugly Noise" de 2012 et "No Place for Disgrace" j'avais bien apprécié la montée vertigineuse, avec celui-ci on est sur la piste aux étoiles.

Flotsam a piqué Bruce Dickinson à la vierge de fer, tant son chanteur possède un organe similaire en granulométrie vocale. Eric A. 'A.K.' Knutson sait faire vibrer le heavy et ça c'est rudement cool ! Depuis fort longtemps ce groupe écharpe le thrash en le propulsant dans ses sphères progressistes que le quidam juge trop ardues. Pourtant le groupe filtre à travers des atmosphères vénéneuses, sans pour autant joindre avec le modernisme d’un Annihilator. Sur ce point Flotsam est davantage dans un heavy thrash à l’ancienne.

Ces nouvelles compositions ne manquent pas d’épaisseurs, elles regorgent de tension, de profondeur, et c’est vraiment du pur bonheur que de plonger dans cette force centrifugeuse. Il y a tout ce que le fan de musique thrashy affectionne, un heavy Overkillien, la puissance de feu d’un Slayer, l’acidité de Megadeth, l’amertume de Testament, la fission volatile de Sacred Reich, et forcément la griffe atypique d’un Voivod. Bref un condensé progressiste du thrash à sa forme la plus volubile et aventureuse. Doublement cool, foutrement fun !

Cet album applique la sauvagerie d’usage, avec l’audace d’en garantir la pleine folie avec des titres passionnants. Les morceaux sont longilignes, ils ne s’enlisent pas dans la répétition, bien au contraire, leur caractère bien trempé fusionne dans la durée pour élargir les chemins de traverse que le groupe prend sans cesse.

Parfois un album éponyme signifie de redéfinir l'empreinte d'un groupe, celui-ci aiguise les esprits !!


Un disque qui aiguise les esprits


mardi, mai 10 2016

BLACK TUSK – Pillars Of Ash


BLACK_TUSK___Pillars_Of_Ash.jpg

Avec Black Tusk on lève tout simplement les bras au ciel en attendant la déferlante de la vague sludge-HxC.

Comme seul face à l’océan en colère, prêt à être englouti, transbahuté sous les roulis aqueux, à faire face aux éléments rugissants, à une nature intrépide, indestructible, et en être laminé par la déflagration avec la délectation d’en ressentir toute la pleine puissance. Et oui !

Black Tusk est revenu de la mort, il a faim, il veut vivre toute l’intensité de la vie, il veut faire revivre toute l’intensité de l’un des siens. On l’attend, on entend le fracas furibard au loin et c’est déjà impressionnant. On frémit à l'idée même, on tremble d’excitation avec toutes nos sécrétions endogènes en état d’euphorie, où dopamine, sérotonine, endorphine, adrénaline provoquent un étourdissement salvateur. On est là, parait et prêt à tout prendre, puis la vague arrive au loin. Plus immense encore qu’il y a deux minutes, on sent le frémissement de fraîcheur et le grondement tellurique, on sent que c’est tout proche et on voit l’obscurcissement qui se lève en une muraille dense, puis……La vague est là….

J’ai vu ce groupe au Hellfest et c’était…Whaouuu : I N T E N S E.

Le trio était véritablement complémentaire, il formait une osmose incroyable. Les gars étaient dans un sacré bon spirit ce jour-là parce qu’ils ont joué avec la banane, entrelaçant sans arrêt leurs boucles rythmiques hyper groovy avec comme unique point culminant de nous faire rugir d’enivrement, jusqu'à nous faire lever les bras au ciel par instinct de rendre salutation à des dieux. Ouaie c’était géant.

Puis en fait peu de temps après, le bassiste est décédé des suites de ses blessures dans un accident de moto. Je pensais qu’au vu de l’osmose il était fort probable que les gars n’étaient pas que fusionnel avec leur musique, et que Black Tusk ne pourrait faire face au décès de l’un de ses membres fondateurs. Mais honorer la mémoire d’un copain c’est persévérer à faire vivre sa musique, pour qu’elle contamine la perte encore fraîche en un souvenir à jamais éternel. Je pense que c’est une des premières déterminations avec laquelle les deux autres membres ont poursuivi l’aventure.

Donc ce nouvel album est bâti à partir des compositions de l’époque du bassiste Jonathan Athon et du coup on retrouve toute la lave sonique du combo. Un putain de groove incroyable, cette violence stoner, cette bestialité sludge, cette cruauté Hardcore, cette barbarie heavy, du concentré de Black Tusk pur jus et à l’état originel :

LA CLAQUE !

Né avec la scène de Savannah, Black Tusk s'est bien gardé de conserver la primeur volumétrique, la sauvagerie primale de ces débuts, même si Kylesa a suivi une évolution épanouissante et conséquente (ce n'est que mon avis), je vois Baroness s'enliser dans une fange à produire de la cochonaille pour Hipster.

Le nouveau bassiste de Black Tusk c'est Corey Barhorst (NICHE, ex-KYLESA), il doit soutenir, investir l'âme d'un défunt, la tache est ardu, difficile, espérons qu'il aura toute sa place et qu'il réussira à se fondre dans le moule pour s'épanouir, pour faire épanouir ce groupe instinctif.

Entre une atmosphère Mud Day et Mad Death, cet opus est un génial glissement de terrain Sludge, une ode à la terrible existence, et vous pouvez monter le volume, vous foutre devant vos enceintes, levez les bras au ciel et attendre la déferlante, avec ce sourire de nigaud qui en dira long sur vous, surtout quand il faudra expliquer aux pompiers la démence qui vous a pris, et l’état de vos oreilles en sang.


mercredi, mai 4 2016

ASSASSIN – Combat Cathedral


ASSASSIN___Combat_Cathedral.jpg

Leur speed thrash est aussi cool que vétuste. Allez roulez jeunesse !

Le mood est 80's, la prod est fat, ça tape bien dans les rotules, c'est rapide, sale, c'est du speed thrash quoi !

Assassin est un des instigateurs de la vague thrash allemande, il existe depuis les 80's, premier skeud « THE UPCOMING TERROR » en 1987, le second dans la foulée de 1988 « INTERSTELLAR EXPERIENCE ». Après c'est un gros break pour repartir avec le revival thrashy en 2005 avec l'album « The Club », s'ensuit «BREAKING THE SILENCE » en 2011 avec un groupe qui essaye de recoller à la corde. Donc il connaît ses riffs sur le bout du manche, pour ce nouvel opus un changement de chanteur intronise un nouveau départ pour reverdir des compositions avec des atmosphères intéressantes. Bon ceci dit les allemands n’innovent pas pour autant, mais si vous appréciez le thrash Européen, la présence de Michael "Micha" Hoffman ex Sodom n'est pas étrangère à la forte pénétration teutonique, avec ce côté furieux, rapide et virulent.

Ce qui est certain c'est qu'en voulant revenir au goût originel du thrash des 80's, le groupe n'oublie pas un truc assez essentiel à sa musique : La pochette. Le visuel est signé par Marcelo Vasco (Slayer, Machine Head, Soulfly, Borknagar), et cette preuve de mauvais goût est indubitable pour admettre de revenir à cette décennie.

Ce disque va vous vriller la tête !


ASSASSIN___Combat__Cathedral_1.gif


lundi, mai 2 2016

ABYSMAL GRIEF – Strange Rites Of Evil


ABYSMAL_GRIEF___Strange_Rites_Of_Evil.jpg

Si Lux Interior était encore en vie, il serait vampire et ferait exactement le même groupe que Abysmal Grief.

Proposant une musique aussi tendu qu’un œuf de Pâques, le groupe dispose du subterfuge anticlérical pour moissonner son champ d’action...Je serais toutefois peiné d’apprendre que cette information ait eu une incidence fâcheuse sur votre sommeil réparateur.


ABYSMAL_GRIEF___Strange_Rites_Of_Evil_1.gif

Les transalpins procèdent à l’incantation occulte avec les ombres de leurs frères de sang Mortuary Drape, The Black, Death SS.

Le groupe existe depuis les 90’s et se promène depuis dans un cimetière avec le triptyque : deuil, tristesse, obscurité.

Oh oui tout tourne autour du thème de la mort. Les atmosphères crépusculaires sont plus proches de la hammer que d’un giallo..Mais les émotions… restent noires.


ABYSMAL_GRIEF___Strange_Rites_Of_Evil_2.gif

C’est à la fois kitch pour cette ambiance de kermesse diabolique, un brin baroque avec des chœurs sataniques (à la place des chants grégoriens) et avec la prédominence de l’orgue à Dracula. La procession est dOöminatoire, la rythmique suit le pas processionnaire de ce rituel ? Funérailles ? Sacrifice ? Ou peut-être bien carrément des trois.

Le band n’est pas un profane, car outre un rapprochement avec la musicalité de Candlemass, on pourrait l’affilié avec Dani Filth, tant l’ambiance gothique surannée est séduisante et dépravée. On pense aussi à la sécheresse de Christian Death, et à sa tragédie passionnelle.

Si religieusement blasphématoire dans les sentiments qu'il invoque, on pénètre cet album comme dans la brume sombre du Styx, convoquant les obscurités mortuaires et fantomatiques d’une musique excentrique.

Chose pour le moins équivoque dans le saugrenu, on remarquera la présence d'un clavecin sur le titre « Dressed In Black Cloaks ».

Saluons donc cette audace de ré-ouvrir le cercueil d'un instrument décédé avec la grandeur ampoulée de circonstance qu'il convient d'apporter.


ABYSMAL_GRIEF___Strange_Rites_Of_Evil_4.gif

Pendant l'écoute je me disais que tout le monde a vécu une tragédie dans sa vie, qu'importe la gravité, seul importe l'influence à laquelle elle s'est gravée dans nos mémoires. Un ami d'enfance avait, tout minot, attaché son petit chat à l'arrière de sa bicyclette avec des tendeurs pour le promener. Il ne s'est rendu compte qu'assez tardivement qu'il transbahutait la carcasse d'un chaton qu'il avait étouffé.

La tragédie humaine remplit un bon nombre d'albums, et malgré la cruauté à laquelle l'homme y puise sans cesse dedans pour en ébahir son succès, j'en viens toujours à me demander si avec le poids de la raison qui est la mienne, je ne devrais pas parfois mentionner le fait que c'est outrageant d'en constater l'effroi, avec le même sarcasme que l'on en accuse le diable ?


ABYSMAL_GRIEF___Strange_Rites_Of_Evil_3.gif

Voilà c'est un très bon album au demeurant dont je vous en conseille l’étude, avec un chant qui tremblote de la glotte comme les bougies d’un chandelier par le souffle d’un défunt atrabilaire. Je ne saurais cependant prétendre que la grande attractivité de ce groupe tient en tout et pour tout dans ce recueil démodé, théâtral et quasi caricatural, au point de s’en moquer parfois avec un ricanement persifleur, pour finalement satisfaire la tentation suprême d’y échoir avec félicité et croyance.

Appeler le 18 !


ABYSMAL_GRIEF___Strange_Rites_Of_Evil_6.gif


mercredi, avril 20 2016

BARDUS – Stella Porta


BARDUS___Stella_Porta.jpg

Bardus a échangé du cobalt contre du Cobain sonique, avec cette dose d'Eyehategod pour racler le gosier avec le papier verre d'Unsane. L'opus "Stella Porta" téléporte son abyssal chaos sonore entre la bilieuse anxiété d’Alice In Chains et le tourment sludgy des premiers albums de Kylesa. Ce qui en soit est une très bonne chose, reconnaissez-le. Il est vrai que la frontière crasseuse entre sludge et grunge est minime, et que leur souillure respective et l’impureté sonique y sont aussi désinvoltes l’une de l’autre.

Bardus défume le psychédélisme à fleur, pour y joindre les délires de Lewis Caroll dans un champ de champignons magiques à forte teneur en molécule psilocybine et psilocine. Mais un Caroll avec l’inspiration dans un champ de boue noirâtre, insalubre. L’album dans sa fulgurance délivre quelques effets psychiques avérés dans le cas de cette ingestion hallucinogène :

  • fou rire, euphorie, relaxation ;
  • chute de la concentration, invalidation des raisonnements logiques ;
  • illusions sensorielles, synesthésie ;
  • distorsions spatio-temporelles ;
  • visions autoscopiques ;
  • expérience mystique ;
  • réémergence des souvenirs oubliés ;


BARDUS___1.gif

  • sensation d'omniscience, d'ultra-clairvoyance ;
  • introspection ;
  • ralentissement du rythme cardiaque ;
  • dilatation des pupilles.

Bref, c’est le menu gratin de tout trip inaugural dans la sphère psychotrope en somme ! Les guitares sont lourdes, la basse profonde, le rythme volumineux, le chant criard et crasseux. Leurs compositions dégoulinent de bave sludgy, de souffre grunge, d’amertume bilieuse post-hardcore, de démence hallucinatoire.

Ben oOoui c’est un trip, c’est un cri, c’est débordant d’insalubrité, copieusement saturées d’étincelles sombres. Bardus aurait juste dû appeler son album « Magic Mushroom ».


Wake up !

BARDUS (Noise Rock/Sludge - US) a sorti son nouvel album intitulé "Stella Porta" le 1er avril aux formats CD et digital chez Solar Flare Records.


mardi, avril 12 2016

SUNN O))) - Kannon


SUN_O____-_Kannon.jpg

Le nouveau rite de Sunn O))) est fabuleux, grandiose, divin, méphistophélique ambiant, apaisant et méditatif.

Amies, amis de la spéléologie des catacombes, je vous salue ici-bas,

Aujourd’hui nous allons descendre jusqu’au centre de la terre, non pas pour faire honneur à Jules Vernes mais dans le seul but de gratter le cœur en fusion. Vous annoncez d'emblée que c’est chaud cocote est un euphémisme. Donc soyez prudent, on s’enflamme assez vite par l’aura de ce noyau.

Mais auparavant il me faut vous annoncer qu’émettre un point de vue à un disque de Sunn o))) c’est comme expliquer la limite de l’horizon. C’est abstrait. Totalement abstrait, et ceci est dépourvu de sens.

Je le répète ce groupe pratique l’épure musicale. Les codes, dogmes ont purement sauté. Plus rien n’est palpable si ce n’est une profondeur abyssale, et une vague de quiétude qui s'abat dans votre grondement intérieur. Laissez- vous emporter par et dans ces ténèbres !
Sun_O____-_se_laisser_emporter.gif

Le drone est un style conjuguant l’abstraction, la méditation, par le biais d’une transe qui décante la lave sonique vers une esquisse, la filtre, la purifie, pour qu’elle suppure une lave sonore obscurcissant tout vers le côté obscur de la force, jusqu’à que vous exécutiez une sorte de purge méditative pour clarifier votre esprit avec, et que ne subsiste après votre réveil, uniquement la sérénité des ténèbres.

Voilà grosso modo, c’est de cela qui en retourne. Ok la première fois c’est assez déstabilisant, pour ne pas dire incompréhensible. D’ailleurs ils sont fort nombreux à ne pas aller plus loin que les 5 mn réglementaire. Je rappelle que c’est dépourvu de sens, donc pour tous ceux qui n’ont pas de sens de l’orientation, accrochez-vous bien pour ne pas tomber dans le précipice.

La ligne mélodique est tellement droite, qu’il faut un temps d’adaptation pour que votre esprit en oscille la tempérance. Mais si vous parvenez à cette « état » de transe, alors, à ce moment-là, vous allez vivre une expérience intense. Chose à laquelle je puise une faculté inaliénable envers ce groupe pour en délester le poids émérite et la constante force tellurique, centrifuge… Envers cette force tranquille !

Ainsi, la descente est vertigineuse, la brûlure intense, et la commotion que votre esprit va enregistrer sera irrémédiable.

Après de nombreuses années d'études sur les vibrations de Sunn O))), j'en suis arrivé à mettre en parallèle une pratique musicale et méditative en commun avec ce groupe. De la sorte qu'il m’apparaît évident de dire que Sunn O))) pratique la magie des bols chantants.

Je sais ce que vous vous dites : «  oH putinnnnn il est reparti dans une de ses thèses à la con le Bir !!! » .

Aussi farfelu que ce soit pour vous, je vous prie de lire sans à-priori la suite.

Source de tranquillité, les bols chantants apportent l'harmonie au corps et à l'esprit. Leur son est visible. Par exemple en faisant courir un maillet sur le bord d'un bol rempli à moitié d'eau, un son doux vous parvient et commence à pulser dans votre corps. L'eau mit sous tension commence à former de minuscules gouttelettes qui sautent à la surface. Dans votre corps c'est absolument à l'identique puisque les vibrations pénètrent dans notre corps, avec l'intensité d'en provoquer un massage sonore.

EXEMPLE :



Pour Sunn O))) il en va de même, les vibrations s’infusent avec quiétude, et provoquent à l'unisson équilibre et harmonie à l'intérieur de votre corps et de votre esprit. La lumière qui se diffuse en vous éclaire vos ténèbres, et c'est bien la caractéristique première du groupe et la différence avec les bols chantants, Sun O))) agit sur le côté obscur avec des sonorités sombres.

La spiritualité musicale de ce groupe est le fondement même de son accession à ses mantras soniques. Une musique très spéciale donc, dont chaque titre apparaît comme une invocation mystique.

Le titre de l'album fait référence à une figure bouddhiste. Kannon est l’une des principales émanations de la compassion du Bouddha. Son nom est aussi traduit par « Considérant les voix du monde », « Qui considère les sons du monde », « Celui qui considère les appels ».

La religion populaire l’a parfois surnommée la déesse de la compassion. Kan signifie : observer ; on signifie le son. Kannon, c’est celle qui entend les cris du monde au Japon. En Inde, Kannon prend la forme d’un beau prince, Avalokitesvara, " Celui qui entend les supplications du monde ".

Homme ou femme, dans le tantrisme, tout bouddha ou le bodhisattva de la compassion revêt différentes formes. Kannon est compassion agissante. Elle revêt une infinité de formes ; elle est muso, non-posture, non-forme. Elle est libre de prendre toutes les formes, d’apparaître à tout moment et en tout lieu.

le Kannon Gyo est le soutra le plus répandu au Japon. Bouddha s’adresse à Mujini : " Si les êtres sensibles prononcent le nom de Kannon, en grande concentration et mushotokou, ils peuvent atteindre la parfaite liberté. " Si on se concentre sur le nom de Kannon, on peut aller au-delà de tous les périls et de tous nos démons. "

Se concentrer sur le pouvoir de Kannon, c’est alléger son esprit, abandonner l’ego, s’harmoniser avec le pouvoir cosmique.

Le nouveau rite de Sunn O))) est fabuleux, grandiose, divin, méphistophélique ambiant, tellurique, apaisant et méditatif. On doit donc à Kannon la plus grande vénération et un corps éthérique.


Sun_O____-_Tellurrique.gif


vendredi, avril 8 2016

MYRKUR - M


MYRKUR_-_M.jpg

Sous prétexte que l'on est femme la société patriarcale exige de vous une soumission, et impose de vous abstenir de rugir. Honte à tous ces cons !

En tant qu'homme si tu dis cela devant un par-terre de mâles éduqués à la société patriarcale, ni une, ni deux, on te pose la question un brin taquine et machiste:

Mais qui est ce qui porte la culotte à la maison ?

Et bien je vais vous répondre le plus sincèrement. C’est ma femme, et je le dis sans honte, moi, je ne mets que des boxers.

Voilà, chaque fois je me sens obligé de remettre une couche sur le combat perpétuel des femmes à exister en tant qu'homme universel. Franchement c'est chiant, faites vous une raison une fois fois pour toute merdeeeeeeeee !


MYRKUR.gif

Elle est blonde comme les blés de la Rhur, blanche comme la neige scandinave, douce comme la pureté des lacs baignant dans la quiétude nordique. Elle c’est Myrkur.

Nom profane et indivisible d’une femme, dont l’album de louve nous fait nous lover dans la chaleur crépusculaire et éthérée de son dessein musical. Elle est femme et immédiatement attise les regards noirs des mâles pour qui la pureté originelle de leur style musical se doit d'être interprété uniquement par des hommes purs.


MYRKUR_1.gif

Myrkur est musicienne évoluant dans un style musical sombre. Son appel ensorcelant de sirène devenant sorcière maléfique applique sur nous les apparitions de centaure, licorne, paon gracile qui gambadent en toute insouciance jusqu’au petit lapin égorgé. L’ode endiablée de Myrkur figure un univers féerique avec cette puissance de contraste pour le vice absolue d’en dézinguer la fragilité par une beauté féroce, aussi neurasthénique qu’exaltante et tellurique à la fois.

C’est dans ce cadre bucolique que la parure paganiste redevient naturelle, qu’elle s’offre à sa vision légendaire...Et à sa noirceur.

Myrkur dispose du chant nordique du cygne noir. Elle est aussi belle que féroce. Sa fragilité est un leurre assourdissant. Je m’attendais à prendre de la neige carbonique sous un brouillard maléfique, je fais face à du grésil sous le clair-obscur d’aurores boréales musicales. Il y a dans ce moment-là une intense et apaisante sensation à toucher le Graal de la pureté nordique, et de sa magie noire incandescente.

Myrkur fait fondre la fonte des neiges pagan avec l’acier du black, vous voilà prévenue.


MYRKUR_2.gif

J'ai poussé la réflexion avec le titre de son album « M », peut-être comme M le maudit, film de Fritz Lang. Je lui ai vu une correspondance. Myrkur est maudite pas des hommes qui se disent pur car elle leur fait peur avec ses pulsions musicales. Bref, vous vous ferez une idée sur la question si le cœur vous en dit...

L’homme a soif de sang, et il regarde le ciel quand il est repu. Mais ce que l’homme a le plus besoin dans sa vie, ce n’est pas de divin, mais de poésie, et Myrkur est une poétesse aux multiples charmes maléfiques, capable de faire battre/rompre le cœur des hommes, et de faire circuler leur sang jusqu'à les vider exsangues.

Myrkur déploie ses ailes séraphiques en baisant l’anathème virulent d’un black métäl onirique et végétal.


MYRKUR_3.gif


mardi, mars 22 2016

ANTHRAX – For All Kings


ANTHRAX___For_All_Kings.jpg

C'est un album dans la lignée du dernier Iron Maiden, très progressif dans son absolue de construire de l’épaisseur, il semblera même étonnant à tous ceux qui semblaient connaître le groupe. Néanmoins Anthrax vient de passer à un stade de maturité de composition dont le pari sur l’avenir me sera gagnant.


Anthrax suit son évolution musicale dans le même rythme ventripotent que son public. Si cette réflexion parait quelque peu sarcastique, elle fait œuvre de sincérité, car avec l’âge il apparaît pour le moins évident que les new-yorkais ont gagné une épaisseur de reconnaissance (le big four of thrash) ce qu’ils ont perdu en hargne. Mais Anthrax va renouveler son audience, avec cet album clash, il accompagne Metallica dans cette part de composition où le groupe fait du métal global et plus du thrash à basket.

"For All Kings" est un Album tentaculaire qui offre plein de nouvelles facettes jusqu’ici peu encourues par le groupe, voire à peine effleurées. De ce fait cet album libère une part conséquente de titres contrastés où Anthrax devient kaléidoscopique.

Les vieux fans aigris vont encore pester !


Anthrax_-_qu__est_ce_que_c__est_que_ca.gif

Tant pis pour eux, après tout si ils refusent le temps présent pour n'être que figés dans un passé révolue.

Du métAl global voilà ce que le groupe vient d’atteindre. Et l’envergure de ces chansons sont ouvertes à de successives tentations progressives, aboutissant toutes à œuvrer tant en surface qu’en profondeur, à un nouvel Anthrax, plus heAvy quoi !Il me semble même débarrasser du poids conséquent des attentes des fans afin d’écarter les répétitions de son passé. Il en tuméfie les aspects les plus poussifs pour n’en conserver que le suc névralgique.

Cet album je l’attends depuis longtemps, des lunes de nuits blanches, depuis toujours en fait.

Anthrax a une importance toute particulière à mes yeux, j’ai trouvé chez lui une singularité très identifiable, c’était au début de mon adolescence. Depuis ces dernières années elle commençait à se figer en statue de cire. Maintenant, le groupe vient de sortir son meilleur album, le plus grand même, par conséquent : Ne me faites plus chier avec Faith No More.

On pourra noircir des pages et des pages d’éloges sur cet album, du chant, des riffs, thèmes employés, prod, solos, boucles rythmiques, l’envergure colossale des morceaux, leur ossature, le contraste, l’intensité, la mesure adéquate, les émotions, etc…Oui noircir et noircir des pages entières parce que dedans tout est incroyable, et qu’Anthrax signe avec la fulgurance de sa force, l’impact de sa maturité en une œuvre dense, imposante.

A vous d'en juger !


Anthrax_-_tres_bon.gif


dimanche, mars 20 2016

THE LAS VEGAS – Eat Me


THE_LAS_VEGAS___Eat_Me.jpg

Pour vous faire simple et court, « Eat Me » est un album catchy de hard rock, teinté de poppy, grungy.

Alors ça claque sévère, tu tapes du pied, le chant est éraillé, la rythmique The hives se cale sur des riffs cools. Puis il y a un poil d’Ac-dc/Airbourne parfois avec un soupçon de Def Leppard, faut dire que c’est un gros mix de hard rock basique et c’est pour cela que ça claque autant aussi. Les intentions sont simples : te faire headbanger mec et bouger le cul de ta gonzesse, surtout avec les teintes bluesy d’Aerosmith et de leur glam hard. Les Guns & Roses ouaie aussi il y a de cela, en fait c’est un mix de tous ces groupes, avec en sus de nombreuses ballades.

La production a réussi le manifeste de reproduire un son vintage et contemporain, histoire que tout le monde y trouve son compte. Les durs à cuire au cœur tendre apprécieront le grand écart musical, les vieux reconnaîtront de belles saveurs anciennes, les jeunes fricoteront allègrement avec la sapidité sonique et l’alliance sensitive contemporaine qui sont les leurs.

Oui ce The Las Vegas est catchy avec son hard rock, teinté d’injonction poppy, grungy parfois, cool !


samedi, mars 19 2016

EGYPT - Endless Flight


EGYPT_-_Endless_Flight.jpg

Egypt est un trio de Dakota du Nord. « Endless Flight » est un 5 piste pour 34 minutes au forceps où le bassiste / chanteur Aaron Esterby, le guitariste Neal Stein et le batteur Tchad Heille ouvrent leur chakra méphistophélique pour en libérer la teneur avec des étendues de blues heavy, et dans cette voie du stoner 70’s inspiré des riffs de Black Sabbath, ZZTop, Wo Fat, Clutch, Kyuss, Weedeater, etc…

La pilosité de leur riffs, leur tonalité groovy, l'épaisseur grasse, la densité des titres et leur approche globale sont unis par une chaleur dévorante de reproducteur (double sens = compte triple).

Les titres s’immolent eux-mêmes dans l’enracinement de la répétition hypnotique, jusqu’à s’y perdre littéralement dedans, ce qui est précisément l'idée du band.

Œuvrer à une transe de groove stoner blues heavy, avec des cymbales omniprésentes, une basse faisant ronfler le swing de la clef de fa, un surdosage wah-wah et le crépitement de riffs boisés, puis un chant guttural. Le chant fait un poil tampon, bizarrement il a le grain, le timbre, mais une rugosité qui chez moi ne convainc pas.

Pour ce genre j’en viens à penser qu’il aurait été préférable d’avoir une ligne vocale plus claire, davantage sensuelle comme pendant les seventies, avec cette chaleur spécifique des errances lubriques des chanteurs. Parce que à cette époque les chanteurs de rock ont eu des aventures avec un nombre fou de conquêtes, tellement en fait, qu’ils en ont fait le principal catalogue de leur discographie avec des chansons d’amour perdues, remplis de sentimentalisme niaiseux, épluchant tous les prénoms féminins de la terre afin d’éviter la répétition. La mélancolie qui en ressort est en fait un moyen pernicieux pour qu’ils se remémorent à l’âge gracile de la vieillesse ces instants uniques où leur sauvagerie sur autrui avait trouvé là l’expression appropriée à la mystification de leur culte. Ok, je vois que les sourcils se froncent, donc si je résume grosso modo : Le gars écrivait des chansons tendres dans le seul but de se coincer des petits culs, lesquels ne pouvaient plus chier pendant deux jours car les fesses prises dans la glue du sperme séché, suite au statut privilégié d’avoir pu coucher avec une star.

Bon dans le cas présent, il est clair que la granularité appose les fondements mêmes du stoner grassouillet avec cette virilité de métaux lourds pour en propulser la rugosité.

Morceau préféré : « Tres Madres » au GroOvë gras démentiel et catatonique dans le mood Wo Fatien de Weedeater, titre qui gifle un Dantzig en proie à la flamme satanique d’Anton LaVey.


mardi, mars 15 2016

THE NEPTUNE POWER FEDERATION – Lucifer's Universe


THE_NEPTUNE_POWER_FEDERATION____Lucifer__s_Universe.jpg

Les australiens de NPF sont des musiciens vraiment sympathiques, insulaires dans l’esprit, avec cette désinvolture furieuse de n’en faire qu’à leur tête, du coup c’est du heavy frénétique avec du stoner qui envoient de bon moment de groove et de déchiquetage en règle, une pincée de glam pour noircir la vision, et le tout recouvert par de la fuzz psychée. Mais cela ne s’arrête pas là. NoOon car en fait c’est assez difficile à expliquer, tant il y a des styles et des éléments divers et variés qui se joignent les uns aux autres.

La NPF est Fuzzy, au point de remodeler son spirit NWOBHM avec une teinte de subtilité garage. Oui ce groupe est capable de faire mousser Mötley Crue et Mudhoney dans l'occulte de Coven, et puis tout s’emballe sans cesse jusqu’à revisiter le Röck sous LSD.

Mattes l’inventaire des patronymes des gaziers : Inverted CruciFox et Search & DesTroy à la guitare, Jaytanic Ritual à la basse et Mr Styx à la batterie, hey ces gars s'éclatent vraiment et cela se ressent intensément.

T'sais quoi parfois on dirait que c’est du Monster Magnet, mais moins cosmique, puisque l’on est plus souvent dans le mood heavy métAl oldschool Ozzy-esque VS Quiet Riot. Okay, ok, je préfère te prévenir car c’est dans le spirit 70’s libertaire où tout semblait possible d’enfreindre les tables de la loi, du moment que l’on y trouvait de quoi rassasier son trip dans l’euphorie. Ouaip vois-tu c’est assez curieux pour être intéressant, voire même bizarre comme confrontation, à laquelle on peut trouver des passages vraiment cools et d’autres plutôt chiants. Mais on accroche vraiment si on est fan du heavy à papa dans maman, du rock stoner 90’s et d'un enrobage psyché-pop-glam-fuzzzzzzz pour 10 hymnes impies de soap opéra.

Bon ceci dit il faut reconnaître que l’ensemble est totalement versatile, au point que l’on ne s’ennuie jamais, à se demander si c’est le même groupe où une compilation à chaque début de chanson. Le band est volage et rien ne semble enfreindre sa capacité à suspendre, qu’au final on appréciera cette folie, et ce quadruple langage Röck. On passe de Coven à 13th Floor Elevators pour atteindre Zappa et Captain Beefheart & The Magic Band.

Screaming Loz Sutch, la femelle au chant possède ce ton criard et vindicatif de la supportrice de rugby, de la hardrockeuse oldschool (heavy glam) et newschool à la fois(un envoûtement de magie rouge). Il y a aussi des hymnes caricaturales mais qu’importe cela fait partie intégral du trip. La production a eu la main lourde, où un plant de cannabis à porter de main, de ce côté-là le psychédélisme fonctionne à merveille pour entrevoir des rêves aux couleurs chatoyantes, et je vous passe les détails freudiens…

Je suis toujours étonné de trouver ce genre de groupe d'illuminés dont la folie géniale me réconforte, et me conforte dans l'animation de ma position abstraite, recluse, distincte, originale, insolite, pour retrouver un allié, et me convertir à leur musique hétéroclite.  

Le buzz autour de la NEPTUNE POWER FEDERATION fait suggérer une curiosité dont vous aurez du mal à vous départir, pour ne pas finir par baiser avec sa folie des mélanges, et sa fuzzy attitude !


THE_NEPTUNE_POWER_FEDERATION.gif


samedi, mars 12 2016

10 Years Kicking Fest : la prog complète et le site internet en ligne


Attention, amies & amis du Rock qui décapsule chaudement...Prenez une grosse bouffée d'air vous allez en avoir besoin pour les prochaines bouffées de chaleur...


24.gif

Les 24 et 25 juin 2016 à la splendide Paloma à Nîmes plongés pendant deux jours en immersion totale dans l’univers de Kicking Records pour les dix ans du label, avec des surprises à la pelle...Un splendide site internet a d'ailleurs fait son apparition spécialement pour ce Kicking Fest, et sa fête qui s'annonce forcément très Kickingesque.


VENDREDI 24 JUIN 2016

Les $heriff (Punk Rock / Montpellier)


7.gif

Dans les années 80 et 90 les $heriff ont mis le feu sur à peu près toutes les scènes où ils ont pu jouer. Petits frères francophones des mythiques Ramones, les montpelliérains se sont rapidement imposés comme les fers de lance du punk rock français grâce à un son électrique et une voix mélodique qui tranchaient avec le rock alternatif de l’époque. Fraîchement reformés depuis 2012, ils sont désormais bel et bien de retour et vivent actuellement une seconde jeunesse en enchaînant les concerts explosifs et vitaminés. Pour matérialiser ce retour, un live enregistré lors de leur concert de reformation « Bang! - Montpellier 02/06/2012 (Live 2012) » est sorti en 2014 chez … Kicking Records. « Des deux doigts dans la prise » à « jouer avec le feu » venez voir ou revoir les plus grand tubes des $heriff.


Not Scientists (Punk Rock Mélodique / Lyon)


11.gif

Not Scientists est LE groupe punk rock du moment en France. Formé en 2013 avec des membres de Feu-Uncommonmenfrommars et de No Guts No Glory, deux références hexagonales du genre, les 4 lyonnais enchainent directement un premier EP et une grande tournée qui les emmènera dans 11 pays d’Europe et au Canada. « Destroy to Rebuild » leur 1er album sorti en 2015 chez Kicking Records leur permet d’enfoncer encore un peu plus le clou et de repartir en tournée pour 4 mois avec notamment 3 semaines aux États-Unis en compagnie des groupes américains Copyrights et Masked Intruders.


Hellbats (Heavy Rock / Montbéliard)


10.gif

Toujours debout les heavy rockeurs de Montbéliard sortent de leur grotte et signent leur grand retour avec un nouveau bassiste dans leur rang. Un passage au 10 Years Kicking Fest en juin, une poignée de concerts et une rentrée en studio prévue en fin d’année pour donner naissance au successeur de « Kiss Your World Good Bye » (Kicking Records / 2012), tel est le programme annoncé en 2016 pour les Franc-Comtois. Nul doute qu’il fallait bien ça pour redorer l’image de la Franche-Comté à travers le monde !


The Rebel Assholes (Punk Rock / Montbéliard)


13.gif

À l’inverse du FC Sochaux, les Franc-Comtois ont le vent en poupe ces dernières années. Des tournées européennes avec les Burning Heads, des concerts au Japon et en Chine (une aventure immortalisée dans un DVD sorti chez Kicking Records en 2015) et des sorties d’albums régulières, rien à dire les Rebel Assholes sont des garçons bien occupés. Ils seront encore sur la route en 2016 et se chargeront comme toujours d’apporter leur bonne humeur légendaire dans les salles de concert entre deux riffs qui vous sembleront tout droit sortis des années 90 et des productions Fat Weck Chords, quelque part entre NOFX et Snuff.


Charly Fiasco (Punk Rock / Toulouse)


8.gif

Combien de kilomètres les Charly Fiasco ont- ils parcouru depuis les début du groupe en 2005 ? En véritables routiers du punk rock français, ils sont allés jouer absolument partout, du fond du Jura à Bistrita en Roumanie en passant par le Canada, avec un sens de l’humour toujours inégalé à l’heure actuelle. Car en plus de sortir des excellents albums studios, Charly est également une véritable tornade dès qu’il pose les pieds sur une scène. Avec leur nouvel album de 2016 "Chroniques d'un temps détourné" les quatre toulousains reviennent plus forts que jamais, accompagné de leur inépuisable stock d’anecdotes.


The Last Brigade (Grunge Rock’n roll / Nîmes)


17.gif

Les locaux du festival ! On les a laissé en 2014 avec un condensé de rock’n roll à la sauce de la scène alternative des 90’s, ils seront bien présents au 10 Years Kicking Fest avec la même recette. À l’écoute de leurs deux albums on pense à Nirvana bien sur, mais également Therapy?, Dinosaur Jr ou encore les Foo Fighters pour les grands noms. Riffs catchys et mélodies imparables : la power pop n’est pas morte !


X-Tv (Pop Acoustique / Lyon)


16.gif

Prenez deux punk rockeurs, mettez les ensemble dans la même pièce avec une paire de guitare électrique, fermez à clé et ramassez les copies en fin de journée. X-Tv c’est exactement ça, un duo d’aficionados des guitares électriques et des power chords qui ont pris la décision de revenir à l’essentiel. Sans artifice, ni tricherie, les X-Tv sont donc partis à la recherche de la mélodie parfaite, celle qui accompagnera vos voyages et habillera vos souvenirs.


Ghost On Tape (Indie Punk Rock / Toulouse)


9.gif

Octobre 2012, la fin du monde prédit par les mayas approche à grand pas. Voyant leurs derniers souffles arriver les trois toulousains Ghost On tape se décident à envoyer la sauce dans les bacs avec un premier album très prometteur. La prophétie des mayas ne s’est finalement pas réalisé, mais la bonne nouvelle c’est que le trio a pu remettre ça avec un EP et un nouvel album en 2015. Vous l’aurez compris les Ghost On Tape sont du genre pressés et ont décidé de tout faire à fond que ce soit en studio ou sur scène, où ils délivrent des concerts à l’intensité rare.


Un Dolor (Rock’n roll Grunge / Poitiers)


27.gif

Originaires de Poitiers les Un Dolor nous servent depuis 1991 un rock’n roll lourd et puissant qui synthétise à lui seul ce que les années 90 et le rock australien (les Hard-Ons pour ne citer qu’eux) ont fait de mieux. Entre un grunge énervé et un morceau de Hardcore mélodique il n’y qu’un pas que le quatuor n’hésite jamais à franchir allègrement. Et ce n’est pas un hasard s’ils joueront dans la grande salle avant les $heriff le vendredi soir de ce premier Kicking Fest au Paloma.


MSL Jax (Rock’n roll Garage / Jarnac)


5.gif

MSL Jax écrit la bande son de vos meilleurs aventures, celles où vous êtes entre potes, sans stress et avec une pile de CD de rock’n roll. Vous démarrez la voiture,partez en Road Trip. Où ? Aucune idée, mais loin. Vous vous envoyez quelques centaines de kilomètres, enchaînez les CD dans l’autoradio. Mais quels CD au fait ? Ceux de MSL Jax évidemment !Vous vous trouvez exactement à mi chemin dans les années 90 entre Seattle et Melbourne.


SAMEDI 25 JUIN 2016


Burning Heads (Punk Rock / Orléans)


21.gif

Au cours de ces 28 dernières années les Burning Heads ont enchaîné près de 14 albums qu’ils ont chacun enregistré entre 2 tournées à travers le monde. 11 albums de punk rock, 2 albums de reggae et en 2014, un double album moitié punk rock, moitié reggae : « Choose Your Trap » (Opposite Records). Quelque part entre The Adolescents et the Clash, en passant par The Ruts, The Jam et Black Flag, ils continuent en 2016 de défendre leur vision du monde et de faire des concerts d’anthologies qui ont fait leur renommée.


Guerilla Poubelle (Punk Rock / Paris)


20.gif

Guerilla Poubelle est définitivement un OVNI de la scène française. Le groupe parisien, né sur les cendres des Betteraves, s’est permis depuis 2003 de sortir trois albums et des EP à la pelle, de participer à de nombreuses compilations et surtout de faire près de 700 concerts aux quatre coins de la planète (du plus petit bar aux grandes scènes des festivals). Et ceci sans jamais déroger à leur éthique originelle, celle du Do It Yourself et de l’authenticité.


Flying Donuts (Heavy Rock’n roll / Epinal)


25.gif

Peut-on faire du rock’n roll quand on vient des Vosges ? La réponse est Oui !Avec déjà 20 ans et 4 albums au compteur, les Flying Donuts sont un modèle d’authenticité. Du punk rock mélodique au metal, les influences des spinaliens brassent large mais tombent juste. Leur dernière production « Still Active » (Kicking Records / 2014) le prouve une nouvelle fois avec un disque d’une rare intensité qui synthétise à merveille leur carrière. La bonne nouvelle étant leur retour dans les bacs en 2016.


The Decline ! (Folk Punk Rock / Rennes)


22.gif

Imaginez si Against Me avait croisé la route de Johnny Cash pour former un all star band … Vous obtenez The Decline !Et depuis 2009 les Rennais n’ont pas chômé avec leurs 2 albums et les nombreux concerts pour les promouvoir à travers l’Europe. Après une année de pause bien méritée, ils reviennent en grande pompe en 2016 et participeront au 10 Years Kicking Fest. Et oui le drapeau breton flottera également sur Paloma les 24 et 25 juin prochain.


G.A.S. Drummers (Punk Rock Mélodique / Espagne)


really_nice.gif

Des mélodies imparables, posées sur des riffs d’une tendre agressivité : ces espagnols sont la douceur incarnée du punk rock européen. Imaginez vous sur une terrasse dans la baie de Cadix, une splendide vue sur l’océan et un plat de Gaspacho devant vous, c’est exactement ça l’expérience G.A.S. Drummers. Et leurs 15 années de carrière passées à tourner et collaborer avec l’élite mondiale du punk rock (de Propagandhi à Tim Armstrong de Rancid, en passant par Pennywise ou Good Riddance) n’ont rien changé à cela.


Cooper (Power Rock / Pays-Bas)


19.gif

Originaire de La Haye, Cooper s’affiche dans la scène rock’n roll européenne depuis plus de 20 ans maintenant. Leur dernier album sorti en 2011 s’appelle le plus simplement du monde « Cooper », comme s’il était venu le temps pour eux d’avoir leur album éponyme. Un album enregistré par le chanteur, René, et mixé par la légende Bill Stevenson (entre autre batteur de Black Flag et Descendents et propriétaire du très réputé studio Blasting Room aux États-Unis). Leur participation au 10 Years Kicking Fest sera l’occasion de découvrir ou redécouvrir leurs pop songs, des pop songs lourdes et mélodiques, qui ne sont pas sans rappeler les années 90 et en font l’un des groupes les plus mélodiques de la scène Punk Rock.


Hateful Monday (Hardcore Mélodique / Genève)


26.gif

Formé en 1998 dans cette banlieue craignos de la France qu'est Genève, Hateful Monday a depuis fait son petit bonhomme de chemin. Le trio suisse a assuré les premières parties de The Adolescents, Bad Religion et Burning Heads, fait des concerts aux 4 coins de l’Europe ainsi qu’au Japon, et a surtout trouvé le temps de sortir 4 albums et 2 EP depuis 2001. Réglés comme une montre Swatch, ils envoient un Punk Rock efficace et sans concession, engagé et mélodique à souhait.


The Black Zombie Procession (Trash Crossover Horror Core / Besancon)


4.gif

Le 1er album de ce all star band à géométrie variable fut aussi la 1ère sortie du label Kicking Records. Retour en 2006 : Nast Samy, guitariste de feu second rate et Hawaii Samurai, se retrouve à court de projets musicaux mais avec des compositions. Il convie en studio des collègues de tournée et enregistre le premier album du groupe « We have dirt under our nails from digging this hole we're in ». La suite on la connait : plus de 50 sorties ainsi que de multiples activités pour Kicking Records et 2 autres albums et un EP pour Black Zombie Procession. Désormais avec Elie Bats (des Hellbats) au chant, le groupe a sorti fin 2014 «Vol. III : The Joys of Being Black at Heart » un crossover entre punk rock mélodique et metal tendu. Affamés comme jamais ils sont de retour en studio en 2016 et joueront au 10 Years Kicking Fest à l’occasion de ce double anniversaire !


Forest Pooky (Full Band) (Pop Acoustique / Lyon)


3.gif

Troubadour des temps modernes, Forest Pooky consacre désormais une bonne partie de sa vie à son projet acoustique et faire autant de concerts que possible entre les États-Unis, la Réunion et l’Europe. Vaste programme pour cet américain (de Washington DC) exilé depuis en Ardèche, qui arrive à mêler la fougue du punk rock et le songwriting de la folk. On pourra citer pêle mêle Against Me, Evan Dando (de The Lemonheads) et bien évidemment Frank Turner. Et comme le garçon n’est jamais avare de bonnes nouvelles, il sera à l’occasion du 10 Years Kicking Fest accompagné de son full band.


M. Fallan (Full Band) (Indie Pop / Geneve)


12.gif

Lui aussi à grandi dans les 90’s. Né à Paris mais exilé à Genève pour des raisons musicales, l’ex guitariste des suisses Hateful Monday, M.Fallan a quelque peu délaissé ces dernières années les power chords des guitares électriques pour un projet plus pop et expérimental. En 2011 sort ainsi « Contagious » son premier album solo, 10 titres écorchés au cours desquels il aborde ses déboires amoureuses mais aussi sa vision de la société actuelle et de ses dérives. M. Fallan c'est un songwriter engagé et romantique, un poète des temps modernes.


Billetterie :

Prévente - (hors frais de location), Pass 2 jours (+ 1 CD offert à l’entrée) : 38 € ; Tarif plein 1 jour : 25€ / Tarif réduit 1 jour : 21€

Sur place - Tarif plein 1 jour : 28€ / Tarif réduit 1 jour : 24€

Réservations : DIGITICK


UN RENDEZ-VOUS PUREMENT IMMANQUABLE !!!


1.gif


vendredi, mars 11 2016

FIRESPAWN – Shadow Realms


FIRESPAWN___Shadow_Realms.jpg
« Hail mon gars, j’ai une putain de valise pleine de riffs à s’en torcher le fion !

- Ah cool mec super, fais-moi écouter ça ! Sapristi mais c’est que c’est très bon, et en plus ça colle parfaitement avec mes textes putrides. Dis-moi tu n’as jamais pensé à jouer avec ce bassiste de dingue hein tu vois de qui je veux parler nan ?

- Mais ouaie carrément c'est vrai qu'il est dans le même mood que mes compositions, ben tiens y a qu’à lui proposer une séance à la répet avec mon nouveau frappadingue de batteur, et si c’est bon, y a plus qu'à rajouter une gratte et bingo on a un nouveau band, on grave le tout pour un skeud et en avant Guincamp ! »… 

…Et grosso merdo, c’est ce qui est éventuellement arrivé avec les membres de Firespawn, un all star band scandinave en guise de line up avec L.G Petrov (chant avec Entombed, et pouah Entombed A.D), Victor Brandt  ici à la guitare (bassiste d’Entombed, puis pouah d’Entombed A.D.) Fredrik Folkare (Unleashed), Matte Modin, (batteur de Raised Fist et ex-Dark Funeral), et Alex Impaler (Necrophobic) à la basse, qui co-signe une partie des textes.

Les grands thèmes Slayeriens sont employés, il y a un soupçon d’Entombed style pour rappeler d’où l’on vient tout de même avec attaque frontale du death suédois 90’s et Krisppols de la nuque à la clef, un passage obligé dans la tendance Death revival from Floride USA, pour un ensemble de compositions qui fait preuve de diversité, puis tu saupoudres l’ensemble par une production entre modernité et brutalité.

Pis voilà quoi…NO SURPRISE : C’est une très grosse mansarde boisée de riffs qui t’accueille, avec poutre rythmique lourde, enfin bref tu connais forcément ce genre d’ossature épaisse et agressive dans sa pugnacité belliqueuse. Si tu connais Entombed alors tu sais à quoi t’attendre avec le chant grave de Petrov.

De toute façon, même si tu sais qui ils sont, on sent qu’ils ne se sont pas pris le chou, je veux dire dans le sens qu’ils ont travaillés leurs compositions sans débander, avec la soif de rendre une copie impeccable, et les solos ont la capacité de suspendre dans les airs les abysses de ce death-thrashy.

Mon titre préféré est sans contexte celui empirique sur Lucifer: « Lucifer Has Spoken ».


jeudi, mars 3 2016

CULT OF OCCULT – Five Degrees Of Insanity


CULT_OF_OCCULT___Five_Degrees_Of_Insanity.jpg

Nué de brouillard aussi dense et diabolique que celui de Carpenter dans son film « Fog ».

A la question angoissante de celui qui croit à une potentielle vie après la mort, et du repos de son âme au paradis où à l’enfer, répond celle où il se demande à quoi peut bien ressembler les ténèbres, nous avons une profusion de peinture, cette fois-ci nous en avons la musique.

Libérant son écrasante détermination l’album est un gouffre sonique, fruste, saumâtre, aliénant avec son envergure, opprimant avec sa force brute, écrasant avec son volumineux son, influant avec la charge de son émancipation à tout réduire à l’état de chaos. C’est une lente procession de foi envers les enfers, ce sludge dégouline son rite funèbre sans ostentation. La marche est lente, opaque, et c’est pas à pas que l’on distingue l’obscurité se refermer derrière. Assez rapidement le mal s’insinue en vous et à partir de là, vous êtes absout de toute pureté. Soupesant le poids mort d’un corps musical réduit à l’état cadavérique, l’album est une vision des ténèbres telle, qu’on écoute cet album en se demandant bien ce qu'il y a après la mort...Et c'est ce que Cult Of Occult réussit manifestement à nous faire poser comme questionnement essentiel.

Non vraiment il est franchement bien cet album, aussi dur que terrassant, mais je vous le conseille. Il marque par sa dureté.


CULT_OF_OCCULT___durete.gif


samedi, février 27 2016

ANVIL – Anvil Is Anvil


ANVIL___Anvil_Is_Anvil.jpg

Ohhhhhhh Anvil mec ! Mais ouaie c’est L E groupe de loser par excellence, celui qui a fait briller son anonymat au firmament d’un taux de sympathie jamais égalé depuis.



Anvil c’est L E groupe de heAvy métOl.

Manowar ? M’enfin c’est incomparable, Anvil c’est le marteau et l’enclume canadienne, et Manowar c’est les saigneurs préhistoriques d’Amérique. Merde faut pas confondre.

Ce groupe a fait mieux que AC/DC et Mötorhead réunit, leur zique est à l’identique depuis leur début. Un heAvy dur comme de l’acier, raide comme une barre de fer, solide comme de la fonte, Ouaieeeeeeeeee musicalement Anvil est aussi souple qu’une enclume ! Et il le prouve une fois encore avec un x-ième nouvel album aussi dingue que son prédécesseur. Anvil est unique, personne ne fait du Anvil, personne.

Anvil a été souvent le dernier de la classe, il repique chaque année têtu comme une teigne à rendre la même copie, les autres ont eu leur heure de gloire, mais à la fin des temps, ANVIL sera le dernier à survivre à tout. Parce que les modes, l’engouement et tout le buzz, lui s’en branle, il a fait acte de résilience. Il a connu le dédain, l’indifférence, alors l’amertume en bouche il en connaît parfaitement le fumet, et depuis ce n’est que du bonus à chaque nouvel opus, chaque nouvelle tournée, chaque concert.

Tu peux lui chier sur la gueule le trio s’en cogne, tu peux dire tout ce que tu veux RIEN A FOUTRE. Le groupe fait ce qu’il sait faire, ce qu’il a à faire, avec son délire, son trip, sa loyauté à son œuvre, à son art, avec ses tripes, ses couilles, et sa flamme qui ne s’éteint toujours pas. D’ailleurs on peut faire un parallèle avec un autre canadien : Joey Shitheat du groupe D.O.A.

Anvil fait du ANVIL et c’est comme cela qu’on l’aime. Irrévérencieux, dur, punk, heAvy, le groupe canadien cogne sa musique oldscholl comme un marteau sur une enclume, le geste est celui d’un bourru, mais au final si cela te paraitra ancestral et grossier tu verras que cette musique a traversé le temps et que tu la retrouveras sur ton chemin à un moment ou un autre petit scarabée.

Steve 'Lips' Kudlow (guitare/chant) et Robb Reiner (batterie) c'est à la vie à la mort ces deux là, tant qu'il leur restera un souffle de vie ANVIL tu entendras.

La pochette est hideuse comme d'hab, on s'en branle. Ce nouvel album est lui aussi comme d'hab : Des riffs antédiluviens, des solos incoercibles, une batterie avec 50 toms (même Nicko Mcbrain est jaloux), une basse (Chris Robertson) ronflant les vapeurs de l’enfer, un chant caverneux qui burine, des lyrics de collégien, merde c’est Anvil quoi ! Et on n’a pas fait mieux depuis les 80’s.


dimanche, février 21 2016

ANNIHILATOR – Suicide Society


ANNIHILATOR___Suicide_Society.jpg

Annihilation totale et massive, une fois encore les canadiens fournissent un album hybride, versatile, et singulier. Avec des structures façon Metallica, un Metalcore spirit, du volbeat riff, une configuration thrash, un wall metal-röck, du burn-sound, un heavy make-up, bref du concentré d’Annihilator 2.0 pus jus !

Jeff Waters, le Mike Patton du métOl réactive son meilleur niveau de composition et s’illustre avec son « Death Magnetic » à lui. Avec « Suicide Society » on revisite tout le pan discographique du groupe, ou quasiment tout. Oui je sais on a déjà dit cela des deux précédents albums.

Se réinventer au bout de tant de carrière, c’est une lutte, une chance, un devoir. Le gars a toujours su se mettre à la page contemporaine, au ton de chaque époque, Annihilator s’est raccroché à la locomotive, et il est toujours présent, avec ce thrash épique, crossover, véritable marque de fabrique, hors norme…Même si ce que tu entends tu l’entends ailleurs, c’est que beaucoup reluque la patte d’Annihilator pour y chiper des bouts.

Ce nouvel album s’illustre (une fois de plus) par des pièces monumentales, avec des solis vertigineux, des atmosphères en pagailles, des tempêtes émotives comme de la niaque belliqueuse. Jamais là où on l’entend vraiment, et toujours maître de sa singularité, de sa propre destinée, Annihilator ne surprend pas ses fans, qui attendent cette folie singulière à chaque nouvel rendez-vous, alors quand elle se pointe (et cela ne manque jamais), on est toujours conquis de retrouver ce groupe de métAl à la pointe de son art.

 Jeff Waters connaît le chemin des studios d’enregistrements et comme à son habitude il joue à l’alchimiste. Gros travail sonore à la clef, c’est touffu, dense, synthétique parfois, et finalement à l’image caractéristique de l’album. Il reprend le microphone aussi et gère l'album de A à Z.

C'est un Stakhanoviste, un autonome, un concentré d'Artiste avec un A majuscule.

Annihilator n’est pas prêt de nous ennuyer, mieux, avec l’âge il apporte la sensation de maîtriser son art et de le nourrir davantage, surtout avec ce disque qui fera planer vos nuits.


ANNIHILATOR___planer_la_nuit.gif


- page 2 de 4 -