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vendredi, août 15 2014

Ride the Lightning


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REPORT XTREMEFEST 2014


A quelques encablures kilométriques de l'endroit où je réside se trouve le meilleur festival de musique amplifiée du sud, le seul et unique : XTREMEFEST.


Ce report mucho caliente sera fleurit par une odeur de jasmin, parce que cette fois-ci j'ai fait le choix de réaliser un chemin de croix inversée, pour rendre un compte-rendu écrit dans la marge du partisan.

Je vous souhaite une saine lecture, ainsi qu'un bon voyage intersidéral de l'ère du crétacé dinosaurus à celle de la crête en désordre !

Ok, j'attaque donc la quarantaine avec sérénité par une souplesse bien plus conséquente qu'auparavant, cela me permet de ne pas avoir le moindre doute sur mes intentions louables de retranscrire un reportage exclusif directement du bas de l'échelle sociale.


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Je n'avais toutefois aucune intention de me précipiter comme cette jeunesse hasardeuse, reconnaissable entre toute, et qui pour la première fois brandissait son hymen avec l'insouciance de son corps juvénile dans l'antre du nouveau site de l'Xtremefest. Et oui après une première édition réussit dans le trou du bassin carmausin, le festival a pénétré dans un nouveau lieu (Rappel : report mucha caliente), pour permettre à son essor une évolution constante et pérenne.

Le festival recommence pratiquement tout à zéro, car il n'a pas eu le temps d'installer totalement un lien par rapport à un lieu, à une ambiance, une atmosphère, à transmettre une/son identité singulière.

Le public cherche en ce premier jour sa cohésion, et cherche une incarnation identitaire à l'xtremefest. On le sent hésitant à se réapproprier les lieux encore. Il est plus dans l'inspection que dans son immolation de désir de vivre l'instant présent, en vibrant comme un sextoy spongieux. Mais ce n'était qu'une question de temps d'adaptation, de captation de ce nouveau territoire.

La première constatation visuelle c'est que le site manque d'ornementations. Alors bien sûr il dispose de quelques éléments, et Monsieur Jean de la Fontaine  (1621-1695) a bien raison : "tout vient à point à qui sait attendre".

La baudruche dinosaure gonflable est superbe, mais présente seulement le soir. Elle constitue pourtant la créature identitaire du festival, marque son emprunte décorative à elle seule. Car depuis que le grand frère Hellfest est devenu une institution, on a assimilé les différentes ornementations qui ont pérennisées la réussite de sa recette singulière, afin de réguler son identité par le biais cognitif d'une décoration unique, et d'y intégrer son indépendance visuelle.


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Un festival aujourd'hui se doit d'être global, outre la musique, le visuel a son importance, car aller à l'Xtremefest se doit d'être différent que d'aller à un festival lambda, dont le nombre pullule pendant la saison estivale partout dans l'hexagone, et dans toute l'Europe. Se démarquer du nombre a toujours vigueur primordiale pour parvenir à incarner un mythe, et j'en sais quelque chose. Je ne parle pas de prétention factice, je parle de symboliser, de figurer une singularité unique.

Hors ceci est un acte fondamental dont les festivaliers présents à Albi en ont conçus la réalité pour qu'il devienne l'unique et grand festival du sud, disposant d'une telle programmation musicale, comme de retrouver une communauté et partager ses cultures est une affirmation d'appartenance.

Tout cela n'est pas qu'une sensation évasive, on sait qu'il y a déjà dans ce festival une indépendance libertaire qui s'est créée, et avec elle une communauté spécifique, qui fait écho au Hellfest forcément on ne va pas se voiler la face. Je ne dis pas que ça y est l'Xtremfest part dans la lignée du Hellfest dès à présent, mais qu'il a la possibilité de marcher sur ses pas, ça oui c'est évident.

D'ailleurs cela serait une omission félonne que d'accomplir une telle transgression, tant le Hellfest est la fondation sine qua none pour valoriser, propager, que dans la nation de l'exception culturelle de la gastronomie et des grands crues du vin « goutu ça a du retour », il y a autre chose de bien plus intéressant et palpable pour casser les images d’Épinal que les étrangers possèdent de la France.


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Alors si pour cette seconde édition, le public reste encore coaliser dans le bassin midi-pyrénéen, il n'empêche pas que lors des prochaines instances festivalières, nos allié(e)s européens se joignent à nous pour un week-end complètement Xtrême !!!

Mais une chose est certaine, ce festival sera avant tout ce que vous en ferez.

C'est le public qui va y élever son âme, qui va propager la déflagration de son identité, qui va préserver son existence. OUI, c'est vous qui allez le façonner à votre image, sachez lui donner l'impossible et il vous ouvrira le cœur, pour qu'à jamais subsiste dans les pulsations de votre corps nostalgique, l'époque où vous avez vécu quelque chose de bouleversant, et d'essentiel pour vous construire, vous forger, vous guider à travers votre vie.

L'Xtremefest est le rassemblement de vos inhibitions respectives, on ne triche pas, on vit l'indispensable instant à travers le spectacle vivant d'un crossover musical intense, et intensif.


VENDREDI c'était 3,2,1...zéro


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C'est SEYLEN qui découvre sa musicalité au préalable (où çà ? à Albi), par un set où le combo s'effeuille timidement, donnant l'impression que le jeune combo était un peu tétanisé d'ouvrir, et d'être sur une scène aussi imposante que la X stage. Seylen faisait partie des groupes ayant gagné sa place lors d'un tremplin organiser en amont par les organisateurs. Leur place n'était pas usurpée tant leur mélange de post métal avait la djentition idoine pour croquer un public avide d'en perdre son dentier. Il est a espéré que Seylen a profité de l'instant et n'a eu aucun regret par la suite en se disant qu'il aurait fallu...Et si on avait...Auquel cas, la règle numéro en arrivant sur scène c'est de se saigner à blanc, manière de ne rien déplorer par la suite (par où ?).


La bourrasque grindesque ABORTED a levé des mains en forme de corne du diable et de corne de gazelle dans le public méditerranéen.

Le son à l'intérieur était très bon et nous a réconforté tout au long du week-end, chose qui diffère de ce que j'ai pu lire. Si tu as un son brouillon qui t'arrive au chiotte c'est normal, mais si tu es pointilleux et que tu veux avoir le meilleur son d'une salle tu te mets juste devant l'ingénieur du son CQFD.

Je réitère, mais la qualité de l'acoustique sera un des axes primordiaux pour se démarquer des autres festivals. Tout ceux qui ont trouvé le son de la salle trop fort et trop grave avaient soit de la merde dans les feuilles, soit la même audition extra-performante que Superman. Bon ceci dis, je reconnais bien volontiers qu'à mon age les fréquences ne sont plus les mêmes, et on prend l'habitude de mettre le volume sonore en toute occasion à celui du troisième age de Lemmy Killmister.

Aborted a disposé son empreinte par une grosse présence scénique. Ces gars ont écumé/scié les planches depuis des années, cela se voit, se sent. Par corrélation il y a une très bonne réactivité avec le public, qui du coup n'est pas du tout chauffé à blanc, mais chauffé à chaud par la teneur cyclonique qu'Aborted abat dans un déluge de feu sonique, et dans une profusion de testostérone primitive. Le groupe a mangé puis dévoré littéralement son public en disposant ses atmosphères putrides et de l'avalanche de ses crépitements de grind/death, qui au final nous ont susurrés dans les parois ensanglantées de nos oreilles :


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Celui qui a eu la géniale idée de mettre les pancartes d'affichages utilisées pour les élections (pièges à cons) et laisser de quoi placarder les événements à venir des festivals, concerts et autres...devant l'entrée de l'Xtremefest, devrait avoir une statue à son effigie. J'espère que cette initiative sera présente au Hellfest et qu'une affiche géante de l'Xtremefest 2015 y sera visible.

L'entraide est le nerf D.I.Y de la scène underground, son feu sacré ! Et le feu sacré est l'élément divin qui a besoin du concours de l'homme pour être entretenu.

Par contre tu trouveras toujours un assaillant pour l'éteindre avec un pull autour du cou, en te demandant si c'est normal de perpétuer ce genre d'immaturité ?


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Un vent de fraîcheur punk s'est fait jour après le souffre du grind/death d'Aborted, THE REBEL ASSHOLES en agitateur de la connerie punk rock nous a propulsé leur vitalité émotionnelle sous une ondée passagère. Le groupe a fait tonner le feu électrique avec la foudre du ciel qui promettait de s'abattre de façon plus que conséquente, tant les cieux viraient au sombre des ténèbres.

Le public était un poil mou, dans l'esprit rock'n'roll d'un petit club un jeudi soir d'automne, mais The Rebel Assholes n'en avait cure puisqu'il a joué avec cet intrépide mélo au cœur tendre qui fait battre le pouls punk, irrigue le rock, afin de déboucher les artères passionnelles. Il y a du Burning Heads chez ces gars, il y a cette folie créative d'émouvoir avec des mélodies qui tiennent autant au corps qu'à toucher le cœur. La cover des sheriff « pile ou face » était le trait d'union qui a relié petit et grand au show des montpelliérains, si celle-ci vous a plu, sachez qu'elle est disponible sur CD dans la compilation « Génération Sheriff ».

REAL DEAL est arrivé sur la plus petite scène, la "Zguen Stage", hommage au Zguen Fest, l'ancêtre novice et formateur de ce qu'est devenu l'Xtremefest. Le groupe a retourné la pression atmosphérique avec un HxC combatif, pile dans l'esprit d'urgence face aux éléments pluvieux. Les gars ont eu le mojo en érection pour éclater leur tambouille, et éclater un public en réelle demande d'explosion.


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GOJIRA était venu propager la fureur des âmes en feu à l'intérieur du gouffre de la Mainstage. La nation de l'ovalie a donc levé une ovation au groupe mondialement réputé, et pourtant Gojira n'est pas arrivé comme Godzilla avec une grande gueule, puisqu'il s'est souvenu du temps où il faisait le tour du south des festivals ( moi je me souviens surtout du Summer rock festival de 2006 à Carmaux ), des salles de concert, jusqu'aux bars bas de plafond et pizzerias, pour qu'aujourd'hui après toutes ces années d'effort, il constate humblement son cheminement parcouru devant des personnes du coin où ils sont partis (le sud-ouest de Maïté : " Mais non c'est pas gras le confit de canard qui mijote dans 1L d'huile d'olive" ).

La boucle n'est pas pour autant bouclée, car Gojira n'en a pas fini avec les rednecks, on lui prédit une nouvelle venue à Albi tant leur set fût conséquent, et aboutie.

J'étais au fin fond de la salle et Guillaume Circus de l'émission radio Joining The Circus et Gwardeath de la Gwardeath mixtape sont venus me retrouver avec l'air décontracté des gars qui ont enfin vaincu leur adolescence le week-end dernier.


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Gojira a envoyé de quoi faire trembler l'ossature de la salle, pour ouvrir des fissures aux murs par un son monumental. C'est vrai que la noirceur/froideur de Gojira répond à la même sépulture/banquise que celle de Supuration. On y entend le même écho profond.

Pour le show, les lights étaient subliminaux, on y voyait les effluves des lumières soulignant à chaque changement discographique la couleur dominante des albums. Le gros son foudroyant de cette masse d'acier a soulevé le cœur, tapé le cerveau par une succession d'atmosphères prégnantes à alourdir leur impact tribal. Il faisait chaud. Pourtant le son de l'air effraie au point de résonner dans cette salle, de ce fait on avait l'impression d'être dans les enceintes mais comme la boule de flipper..qui bouge, qui bouge de Corynne Charby. 

« Est ce que vous êtes vivants ? » dixit le chanteur. Franchement, comment en être certain en dansant sous le napalm du groupe ?


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La masse volumique que Gojira remue est aussi gigantesque que l'amplification de son aura désormais.

Il y aura une fausse fin pour foutre la frustration, le truc que je n'avais pas vu en concert depuis la sortie de James Brown sur scène à Toulouse au palais des sports début des 90's. Bien entendu le groupe revient battre le fer encore brûlant pour le coup de guillotine finale. Fin !


Ouchhhhhhhhh, dire que BZP passe juste après, cela me semble difficile, voire même quasiment impossible de juguler les esprits après cette foudre insondable de profondeur.

Nous sortons du brasier de la salle pour retourner à l'extérieur, devant la Xstage où la température est nettement plus fraîche, le groupe commence en plus sous une pluie battante. Le contraste est saisissant. On vient de s'enfiler la moiteur death 2.0 de Gojira l'éminent, pour le crépuscule du théâtre des horreurs que propose BLACK ZOMBIE PROCESSION.

Cela peu paraître démesuré comme rapport de force, mais déjà on sent le changement de mood !


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BZP est un super concept en soi, tant il engendre une pléthore de référence, de clin d'œil à la sous-culture. Mais il est à noter que c'est leur crossover musical qui est le plus intéressant, car celui-ci est véritablement une avancée en la matière. Là où la plupart des groupes ont inséré des styles à leur sauce, on en est toujours resté calfeutré dans le giron très limitrophe de ces styles.

BZP va plus loin, d'une part parce que les musiciens qui le compose sont d'incroyables croqueurs de culture, et qu'ils ont eu la capacité de jouer dans différents univers et de styles musicaux médians. Cette envie de confondre les styles pour un crossover hyper hétérogène est une réussite, d'autant plus que leur dernier opus en date « Vol. III : the Joys of Being Black at Heart » a passé le mur du son afin d'embraser le MétAl et le Röck dans le même feu de joie.

L'intitulé de leur style fait référence à leur culture du bis : Horror Core. Je n'hésite pas à l'affirmer une seconde, car j'y ai réfléchi des heures durant la tête reposée en mode geisha philosophe : Ce groupe est à l'avant-garde, ce qu'il inscrit correspond à ce que demain sera.

Le public ne connaît pas pour la plupart le groupe, dire qu'il y a des réticences est une réalité féconde qui s'anéantira par la performance de BZP. Le set débute et les appréhensions s'estompent, la pluie s'abat en même temps que la détonation BZP fait son office funèbre, et délivre toute sa force de frappe. C'est une tuerie apocalyptique. Le son est très bon, Nasty Samy est en mode commando, c'est lui qui a créé et façonné le groupe.


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Ce soir nous faisons face à un groupe unifié, prêt à se sacrifier sur l'autel de la consécration, à relever ses manches pour braver son rôle de challenger.

Des étincelles de styles se jumellent les unes aux autres, l'impact que dégage le groupe est prolixe et le public en ressent les vibrations positives, prit dans l'intensité d'éclairs fulgurants de mélodies, de breaks rythmiques, de fureur sonique. A nouveau, nous venons de subir un gros choc thermique, et enfin leur crossover est assimilé par l'assistance, chacun y trouve un écho, une résurgence, un appel, quelque chose qui l'interpelle, que ce soit un riff, un rythme, un break, BZP est un continuum musical, une boule de feu dont l'intégrité, et la loyauté à toute sa culture est une immense preuve de respect et de passion, que le public découvre, sent, entend.

Les gars ont l'air vénèrent, adoptant les codes de la survie et celui des seigneurs de la guerre dans un slasher dont nous sommes les victimes consentantes. BZP impacte son volume sonore pour une décharge d'hémoglobine, le combo est vraiment dans sa bulle, en plein dans le centre névralgique de son ébullition, chacun apporte le meilleur de lui même, Elie Bats redouble d'intensité dans son chant, l'amenant au crépuscule de la violence putride. Franz OA Wise propulse le son vers les ténèbres avec une basse hachoir qui découpe dans un amas de chair sanguinolente. Fre bat la forge de vulcain et attise le brasier d'Héphaïstos.

Nasty joue au touch guy en délivrant des tappings et autres riffs saillants de métOl-HxCore-Rock avec la rudesse de délivrer des terreurs nocturnes à tous les gratteux du pit. Oui les références sont rapides, à la vitesse des films d'action d'aujourd'hui, ton cerveau n'a plus le temps d'intégré tout à la fois, c'est normal, mais ne t'inquiètes pas, tu as tout ingéré.


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C'est dans toi maintenant, cela va t'affûter les sens, c'est subliminal, et tes prochains cauchemars reviendront perpétuellement te rappeler le nom de ce groupe d'un rouge vif.

Je trouve cependant qu'il manque vraiment un supplément visuel qui permettrait au combo de passer au pallier supérieur.

Il s'avère évident que Black Zombie Procession a dérobé les âmes du soir, que c'est le groupe qui aura marqué le plus les esprits, peut-être qu'après la commotion du week-end vous n'avez pas réalisés, que c'est encore diffus dans vos têtes, mais n'ayez aucun doute, le contrecoup sera violent, manifeste, car BZP est l'avenir. Il vous faut écouter toute la finesse, la rapidité à laquelle son dernier album en propage l'aspect le plus fécond, et le mouvement perpétuel qu'un telle missive sonique devra dans quelques années affirmer avec le culte de sa renommée, que BZP a marqué son empreinte, et vous public de l'Xtremefest vous pourrez alors témoigner de son impact scénique.

Le set se termine, il n'y a plus une goutte de pluie, juste le son continu des craquements de nuques qui se répand dans la nuit obscure. Le final retentit, l'action se termine avec la musique du film Terminator.


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SMOKE DELUXE est un groupe de Punk'n'roll un poil gras 70's, assez cool pour fluidifier de sa légèreté. Les festivaliers se sont dynamités à la réciprocité existante entre la musique de Smoke Deluxe et le malt d'une bière blonde. Je constatais que deux membres de l'orchestre de l'Opium Du Peuple font partie de cette escouade rock'n'rolienne. Je ne connaissais pas du tout ce combo, qui a réalisé une prestation bienveillante et dans le mood rock'n'roll qui nous a fait oublier un temps la température contre nature de cet été maussade. Je pense même que le physique musical du groupe a pu induire à faire mousser quelques culottes féminines au passage.


C'était au mois de mai dernier que les SHERIFF ont entamé une tournée de reformation, dont vous pouvez en lire le reportage lors de leur entame à Toulouse dans la salle du Bikini dans l'excellent WBZ. Je vous en conseille la lecture : $hériff fais moi peur ! !

Dans la fosse de la salle, le public s'est massé ( la nuque aussi ) en attendant que les vétérans leur propulse des électrochocs ascensionnels par le biais continue du parcours discographique des Montpelliérains, saturé de tubes en puissance.

Le set a débuté et je constate que le combo a changé sa set list, puisqu'il débute tambour battant par une avalanche de hits. La salle toute entière a entonné la coolitude punk 80/90's des Ramones de l'hexagone, et commença à répandre une bruine épaisse à cause d'une transpiration excessive. Je ne veux pas dire de conneries, mais à trois mètres de la scène j'ai pu constater que Geoff le gratteux des Nelly Olson et sa compagne Céline étaient capables de répandre une grosse part de cette bruine, affirmer que se soit eux uniquement me semble exagérer tant les personnes à côté d'eux étaient dans le même état de sudation.

C'était peut être trop rapide pour eux les Sheriff !


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Bon, entendons nous bien, ce groupe est une institution dans le sud, leur venue est à elle seule responsable, et je le pense sincèrement, de la moitié des billets du vendredi au moins. Les quinquagénaires ont fait des fractionnés dans le pit pendant que le groupe assurait une dynamique avec bien plus d'amplitude que lors de leur début de tournée. Preuve s'il en est que les rouages sont complètement huilés désormais.

Je ne vais pas vous énumérer tous les titres parce que putain, QUE DE TUBES !!! Joués avec le fun qui caractérise le son des Shériff, et l'esprit bouillonnant qui va avec. Un set vraiment très, très cool ! Les nouvelles générations Y et notamment les deux grands Vincent et Raph du groupe hammerton pride, ont pris le fer rouillé du punk rock en plein dans les cages à miel, en plus des émanations de chien qui pue des quinquagénaires trempés comme des soupes.


Passons au cas HAVOK, qui est juste en fait un péché véniel. Puisque il ne fait pas avancer d'un centimètre avec son revival thrash 80's mais il le fait très bien. Le groupe a rugi l'agonie d'un monde croulant sous le poids de sa défaite, et le sarcasme de ces types est un mélange de thrash malicieux et de heavy ironique. Si vous connaissez déjà ce groupe par cœur pour l'avoir entendu il y a déjà plus de 20 piges de cela avec des groupes de thrash basiques, dîtes-vous que celui-là possède une production contemporaine qui ne recule devant rien pour abattre un son écrasant.



SAMEDI c'était Condamné à brûler


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Cette année les stands sont conséquents, et il y a plus de disques que de shirt, ce qui diffère du Hellfest. J'ai pu fouiner dans la distro de Carlos le Christ (il s’appelle Christophe) de Mazamet et pas de Nazareth, ouaie le gars aux yeux de taupes que je glorifie à la fin de mon report du hellfest 2011. Présence remarquée aussi de Useless Pride Records gorgé de bacs épais, ainsi que de l'excellent disquaire d'Albi et le meilleur du Tarn : Sky Valley Shop.

Au stand Kicking Records j'ai retrouvé le boss, Mr Cu !, manager des Shériff, qui m'est apparu aussi fringuant qu'auparavant, avec le galbe d'une silhouette de marathonien Kényan et la tenue vestimentaire d'un collégien de cinquième, amateur de SK8.

Pour la petite histoire, Mr Cu ! n'est pas venu au Hellfest cette année, il est resté cloîtré dans un lit en baldaquin vêtu d'une moustiquaire à Aix-en-Provence, à cause d'une paralysie lombaire assez éprouvante, au point que que sa compagne lui a témoignée la pitié ne de pratiquer uniquement la position de la tarentule pour accomplir le devoir conjugal.


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Oui l'époque est maligne et nous déleste de sa plus odieuse vérité, Mr Cu ! n'a plus la capacité physique de jadis, fini de prétendre être le perchiste de Bamako en jouant à la sulfateuse éthiopienne.

GAME OVER !

Et un bourre-pif, un ! Heyyyyyyy, je dis pas que c'est bien...je dis que ça soulage !!

Je constatais alors cette gêne dorsale par le basculement incessant qu'il pratiquait tout en parlant, me soulignant par ce fait la mollesse des gérontes avec l'adage : " Avec l'age la raideur se déplace ".

C'est dur ! Enfin non, non, je voulais plutôt dire : C'est cruel ! Oui voilà c'est mieux et convient davantage à ce que ce saint homme traverse comme tracas existentiel, dont le lit médicalisé présent au festival en certifiait l'horrible déchéance. Enfin ce lit ressemblait davantage à un bain de soleil qui par ailleurs, devenait paillasse obstétrique selon la personne qui l'utilisait.


Réveil au cri de cochon de SMASHED d'emblée sur la scène Xstage et pas interprété avec des pieds de porc.

Les gars ont joué dans le fun des breaks & des compositions bien fournis. Ce fut une très bonne surprise. Il n'y a pas de bassiste par contre, le son est donc plus clair qu'à l'accoutumé. Smashed a apposé son grinddeath avec des références ciné tel que « Street trash ». J'ai adoré leur humour, notamment avec leur titre «  anal blood » pour les fans de sport extrême.

Ce groupe m'a fait son effet et je constate une fois de plus que le death/grind a vraiment supplanté le punk rock en matière de provocation libertaire, et Smashed en est la preuve.

« Le prochain morceau n'a pas de parole, il s'appelle : ALZHEIMERRRRRRRRRR ».

Ah putain les cons, c'était excellent, merde ça crevait les yeux !!


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Par contre je n'ai vu personne du groupe après pour assurer le service après vente de leur unique démo, shirt, gravure sur peau de cochon, mug, etc...C'est dommage.


Le HxC frontal de WOODWORK fut sympathique et cool avec des gars qui ont joués avec le sourire et loyauté au style. Le ciel était presque tout bleu, et Woodwork a ajouré les festivités de manière à frapper par son intégrité musicale face à cette génération de tatoué/percé digne rejeton du chef raoni, avec des rondelles de 20 dans les feuilles et la pilosité de Demis Roussos en 1975. D'ailleurs cette génération ne masque t'elle pas son ascendante fashionita contemporaine face à des trentenaires qui étaient encore au bar en train de refaire des solos de air guitar imbibés par une profusion d'alcool fort, et des quinquagénaires usant de mantra yogi pour amener les bonnes vibrations dans leur corps astral ? Oui, le look a une importance primordiale dans ce que véhicule les codes du rock'n'roll, c'est indéniable de son attractivité et de son unicité.

Le public du Xtremefest est looké, génial et cool !


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Woodwork a fait son job, le public n'était pas à fond dedans au début, mais après un échauffement salutaire, les karatékas de la capoeira ont commencé à ronger le tatami goudronné par un combat à la régulière, fille incluse.




Le papier carbone de SMOKE DELUXE était fonctionnel puisque le groupe a joué pour la deuxième fois du week-end suite à l'annulation de  STRAIGHTAWAY. Là il était passé sur la scène moyenne de la Xstage avec un gros rock très putassier pour faire bouger les petits culs du fest. J'ai trouvé que l'attitude altière de la part du chanteur, à apposer une éclatante vérité quand à la teneur maladroite de leur set.


La nuit des longs couteaux de BLACK KNIVES s'est avérée être de fines lames du HxC brutal.


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Ce groupe fait partie des formations en devenir. En digne outsider il a affronté la scène en la longeant de long en large pour galvaniser le combattant et impressionner un hypothétique adversaire. Black Knives a très vite pris l'ascendant, et a aligné ses knock-out totalitaires.

Il me semble que la quasi intégralité de leur album "The Thirteenth Hour" a été joué de façon à nous exploser les tympans et à nous faire ressortir les yeux des orbites. Les jeunes lionceaux ont rugi dans la fosse et leurs cadavres jonchaient les airs. Le gros son qu'a envoyé le groupe a défoncé la flore intestinale car toulousains et albigeois se rentraient dans les côtes flottantes sans discontinue. C'était la guerre et putain mais où était John Rambo ?

Black Knives a fait trembler le pit comme un ring de catch après une Diving hurricanrana, il a filé des uppercuts soniques que dans le sud on nomme de mornifles, et çà, ça fait mal.

Le wall of death qui fut pratiqué était une rentrée en mêlée impressionnante qui a permis de dessouder le public pour un set de furieux juste après. Le panel technique des combattants dans le pit était très large, et les comportements s’inspiraient des autres pratiques de combat du métAl et du HxC au sens large. L'ébullition que Black Knives a apporté dans son set, a témoigné de sa vigueur à devenir un grand maître guerrier en la matière sonique.


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L’ère moderne a introduit les règles du pit dans la boxe HxC, notamment avec des protections dentaires, le sol d'un ring souple, des rounds plus denses et des catégories de poids.

A l'xtremefest le pit c'est la loi naturelle de la fosse aux lions, les rounds sont tout aussi durs que le sol qui les accueille, il n'y a pas de protection mis à part celle de tapoter peinard du pied au fond, aucune catégorie de poids et de sexe, tout est oldschool, mais toujours dans les respect mutuel de s'éclater.

A ce jeu c'est toujours la ligue des justiciers de la Mosher Team qui gère le mieux l'affrontement. Ces guerriers ont indubitablement l'âme des glorieux combattants qui réalisent l'ossature pour que l'impact entre ce que le groupe envoie comme furie musicale, et ce que le public renvoie comme décharge passionnelle demeurent l'épicentre de la déflagration. Oui la Mosher Team est une dynamo, et elle éclaire les ténèbres du pit.

En m'entretenant avec Tristan leur leader revenant de l'Obscene Extreme Fest en Tchéquie, toujours le sourire aux lèvres et le cri guttural d'une jouissance sans commune mesure quand il se défonce les lombaires dans la fosse, il m'a rapporté une remarque judicieuse : L'Xtremefest devrait enlever les barrières de sécurité devant la scène, pour un rapprochement plus conséquent et une relation plus contiguë entre l'artiste et le public. Un changement qui lui apporterait une façon de se différencier avec un côté plus oldschool. Oui comme avant, alors je dis chiche, des concerts dans des petites salles où il y a une grosse ferveur j'en fais tous les ans et il n'y a pas de barrière.

Quid pour les photographes ? Les secours ? Le personnel du service d'ordre ? De la chatte à la voisine ? etc...

Tristan me témoigne aussi son désir d'organiser et de développer des concerts dans la région de Montpellier pour promouvoir la scène grind française, je laisse aux différents groupes le soin de le contacter si cela les branchent, sachez que cette idée est venue par l'égide des promoteurs de salles et de bars qui ont remarqués que quand La Mosher Team se déplaçait, les concerts disposaient d'une ambiance étonnamment excellente. Je pense que tout est dit rien qu'avec ça.


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AUTHORITY ZERO a fourni une très bonne énergie scénique pour un power punk mélo avec parfois des pointes de rock indé. Le chanteur performeur nous a donné une performance pendant un chant irlandais a capella au point parfois d'en faire des caisses aussi. Le groupe a disposé d'un bon esprit d'entreprendre le public par la voie de l'énergie, ce qui a engendré une détente auditive par rapport aux afflux répétitifs violents de la programmation du fest. Un souffle d'air plus cool est toujours souhaitable pour se remettre le cerveau au moins dans le sens de la marche. Le son en façade a lâché un temps relativement furtif mais a amoindri les effets du groupe toutefois. Le chanteur était le plus impressionnant, il donnait un max en allant au contact et a personnifié l'âme du punk rock émotionnel selon moi, avec cette débordante générosité, ce chant troublant d'agitation interne.

Guillaume Circus m'a annoncé par la suite que ce groupe était trop mélo, même pour lui. Hein ?!?

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La différence entre le revival thrash et le bon vieux thrash à papa c'est que l'un personnifie la surexcitation d'un style ancien au point de l'affubler d'une exaspération à son paroxysme, et l'autre la continuité carriériste de groupe pas foutu de faire autre chose que ce qu'ils sont capables de faire de mieux.

ANGELUS APATRIDA c'est du bon vieux thrash à papa, super oldschool, dans l'esprit du combo OVERKILL. Un concentré de thrash super cool, efficace et très bien interprété. Il y avait un guitariste qui nous l'a joué à l'espagnole, assis, bon ok il avait un plâtre.

Je me suis régalé, éclaté d'entendre à quel point ce style était capable de faire remuer les foules malgré son age. Le groupe a avoiné un set grandiose, sans concession. Les espagnols nous ont remués les castagnettes avec un fer à souder, UH !


La confirmation live du HxC oldschool 80's de YOUTH AVOIDERS a permis à bon nombre de personne de confirmer leur présence au kinésithérapeute le plus proche dès la première heure du lundi.

Comment ne pas rapprocher ce groupe avec le Gorilla Biscuits/Minor Threat sound ? Avec wahouuwahouu des guitares claires mec pour du HxC, cela faisait des siècles, et des morceaux qui s’enchaînent les uns après les autres cela fait toujours son effet. Un très bon set, toujours très actif, avec de la bonne énergie, et une once de modernité dans le son rock'n'roll.

La Zguen stage a branlé comme chez un célibataire endurci, qui s'aperçoit que la maladie de Parkinson réservera une inattendu bénédiction dès qu'il ira se soulager au toilette.

Un très bon moment passé avec ce groupe, vraiment, qui mérite amplement la notoriété de leur premier album éponyme, tout aussi effervescent que leur live à l'Xtremefest.


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Finalement j'ai eu le son et une prestation à la hauteur de l'étranglement fatal attendu avec SUFFOCATION. Gros coup de cœur pour ma part. De quoi remettre une oreille attentive et très urgente sur leur dernier album "Pinnacle Of Bedlam", qui m'était apparu monolithique, là c'était la guerre du feu avec des bazookas.

Le bassiste est un géant de la basse, putain il fait des solos où quoi ?? Le combo a fait bouger avec insistance des grosseurs de death qui ont éclaboussées les consciences.


A peine après avoir été pris à la gorge par Suffocation, je prend la tornade ricaine punk mélo de A WILHEM SCREAM. Mon pote Junk m'avait briefé auparavant mais je ne m'attendais pas à une telle déflagration. Les gars sont hyper pêchus, et ils ont le cool dans les veines avec une énergie capable d'éclairer en actionnant des dynamos la ville de Los Angeles pendant huit décennie au moins. Whaouuuuuu, ces types jouent en envoyant la patate chaude et le sourire avec une facilité déconcertante. Incroyable de vélocité et d'énergie communicative tout le long d'un set déroulé à 400 km/seconde. La démonstration s'est faîte dans la torpeur d'un pit en surchauffe. Des tappings à la gratte, à la basse, écœurant de maîtrise. Ce groupe joue un minimum de 150 dates/an tout de même, le boulot s'avère payant. Les nouvelles générations Y et notamment les deux grands Vincent et Raph du groupe Sonic Geek Assault ont pris le fer décapé du punk rock en plein dans les cages à miel.

Même après le punk mélo du groupe, je sentais tout de même que les punkers en avaient assez de la douche métOl dégoulinante d'hémoglobine, sang suffisait pour eux...


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...Un peu de coolitude punk rock alors, afin de panser les plaies avec JUSTIN(E) était bienvenue.

D'ailleurs les punks frenchies ont attiré la foule pour la connerie dont est capable de fédérer le punk hexagonal. La provocation du groupe a permis d'attiser par touche de sarcasme un rapprochement aux textes sombres que Justin(e) noie dans leur musique punk. L'assistance connaissait les maux et s'est laissée sombrer dans ce mélange poétique de noirceur et de connerie.


Mais une autre noirceur m'attendais. Je diverge donc de là pour CONVERGE. Toujours aussi irascible avec ses atmosphères languides et étouffantes. Il s'avère difficile d'être happé par l'hermétisme musical du groupe et de sa chape de plomb exténuante, même si la force du groupe réside dans cette centrifugeuse sonique. Car Converge est un magma ébouillanté de douleur et d'affliction chaotique. Le groupe est allé au bout de son bouleversement sonique avec ses nuances anarchiques, souvent écrasantes de profondeurs. Converge est un tortionnaire du mathcore qui en veut à notre peau, dépeçant le cuir de notre protection pour une mise à nu émotionnelle, où se bouscule l'effroi de prendre un plaisir sadomasochiste à être fouetter de la sorte.


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Juste après, sur la Xstage, le HxC mélodique de BANE a ravi par son peps cool. Le chanteur est arrivé avec la dégaine d'un routier de l'Illinois, casquette et chemise de bûcheron. Déjà c'était totalement différent de la nébulosité de Converge, alors on reprenait pour ainsi dire goût à la vie.

Leur set était tranquille, possédé par une effusion sincère pour du hardcore, mais il a manqué un truc pour que cela le fasse vraiment. Comme si le groupe n'était pas à fond dedans, où aussi que la dilution avec l'univers bilieux de Converge faisait encore masse.

Le chanteur a scandé « We are Bane from Massachussets », et le gars avé l'accent à côté de moi m'a demandé  : "Il a perdu sa chaussette con ?" Uh !


CONFUSION est monté sur les planches de la Zguen stage et a joué sa vie, sans regret, car le regret est un diamant qui fait briller l'éternel désir inassouvie de sa toute puissance. C'est dingue, le chanteur ressemble à l'acteur Michael Cera (Juno), et le bassiste en voulait à ses meilleurs potes de l'avoir enculé profond, je pense que d'emblée on partait sur de bonne base pour un HxC de furieux.

Le chanteur gesticulait en mimant un mélange de danse des canards et du hip hop des 80's. Oh pitain ces gars sont décidément trop cool ! Le combo Lillois a délivré le suc névralgique de leur adolescence par une énergie contaminante.

J'adore les gens du Nord, tous ceux que j'ai rencontré étaient chaleureux, vraiment cool, Confusion tu savais qu'ils venaient du bout du territoire, car ils avaient la peau aussi blanche que des dragées fuca dans un verre de lait.

Allez écouter Confusion, et rappelez vous surtout que c'est le trouble juvénile à son incandescence hardcore, et qu'ils sont encore plus blanc que le nouvel omo.


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NOFX ? Sérieux j'ai vu que le final, car juste avant je suis allé voir MrCu! en train de se nettoyer les bronches avec l'anesthésiant de chez pernord/ricard.

Il y avait un gars avec lui, un dénommé Kamel (oui comme le magicien). Le mec vient de Paris (oui comme les champignons). Il m'a débité avec la rapidité confuse de sa provocation capitale, le sermon du métropolitain lambda quand il termine son deuxième gobelet de jaune, dont le dosage s'aggrave au fur et à mesure de l'effet magique que cet apéritif produit en devenant un digestif, voire du plâtre quand tu parles trop. Kamel le magicien a toujours pas compris le tour à l'heure où il dégueule encore certainement. Comme c'est une lumière des tournées des Shériffs depuis 1993, Il m'a expliqué qu'il éclairait Jane Birkin chez les Prudhommes mais uniquement le premier mai, et qu'il appréciait l'état d'esprit du sud avec la détermination d'un car de supporter de croix gammés devant un marseillais. J'ai pu constater que Rachid a un cousin à Paris qui tient autant le ricard que lui le rosé pamplemousse par contre.

NOFX est le groupe qui a rameuté le plus de monde, j'ai jamais suivi sa carrière, et j'ai pas un disque chez moi, rien.

La bande son pour faire du SK8 dans mon bled de 1500 bouseux, c'était du thrash, le crossover de D.I/M.O.D & co, et le rap de Public Enemy/L.L.Cool.J.

NOFX est arrivé après cela, fini le SK8, direct la liberté motorisée d'une vroumvroum, quand je commençais à me faire sucer la bite sur Nirvana, Therapy?, Helmet ou Prong.

Selon moi, NOFX a fini son set avec cette silhouette qui dessine à merveille les formes ventripotentes conformes à l'indolente vie de patachon que le désinvolte bouffe à satiété dans la guimauve velléitaire de ses choix aléatoires.

Félicitations à toi si tu as lu cette phrase d'une traite, c'est que tu as le souffle nécessaire pour poursuivre ce report.


RED FANG ? J'aime pas ce groupe, je suis franc, je trouve qu'il existe d'autres groupes mille fois meilleurs que lui, mais j'étais satisfait d'entendre une couche de gras doom/stoner à l'xtremefest.

Le combo a fait son job, le public a remué les cervicales, c'était cool, sans être transcendant. Le disquaire d'Albi à la barbe longue, SKY VALLEY SHOP, est d'accord avec moi, il manque vraiment du doom et du stoner à ce festival. Et le public qui a plébiscité Red Fang voulait encore plus de gras, d'occultisme, et de foudre.



DIMANCHE c'était Je fonce dans le tas


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Dernier jour, on découvre le black métal languide d'OROB en osmose avec le ciel bleu gorgé d'éclair noir. C'était le seul groupe de black du week. Leur black était teinté parfois atmosphérique pour son mélange de torpeur spleenétique, d'ailleurs en accointance avec la lourdeur climatique du jour, du coup cela a pu amplifier, voire décupler les effets du groupe. C'était une bonne découverte puisque le groupe a fait office d'ovni par rapport à la programmation CoremétAlpunk.


A proximité c'est les Parigot tête de veau de JACK MOVE avec leur HxC'n'roll qui ont inauguré le jour du saigneur sur la Zguen Stage. Leçon N°1 à l'attention des jeunes groupes : Toujours valoriser l'endroit ou l'on joue et le public. Jack Move est arrivé crispé du fion, tendu comme un string brésilien, ohhhhhhhh t'es pas dans un bassin de décantation mais proche des reins du bassin Méditerranéen, alors tranquille, respire le bon air de la province, peinard. Tu vois de suite tout le monde est dans ton trip, voilà tu peux envoyer la sauce même si c'est un peu le bordel les déplacements sur la zguen minus stage. Le groupe est même étonné à la fin des applaudissements qu'il a créé. Le groupe n'a qu'une démo K7 mais déjà sold out, flûte, faut aller direct sur leur bandcamp pour retrouver leurs compos bien foutus avec un soupçon de spirit 90's.

Le crew du xtreme valorise les groupes de l'hexagone et c'est une très bonne initiative.


On a trouvé le camp retranché des légionnaires d'ALEA JACTA EST devant la Xstage, avec une cohorte prête pour le glorieux "Morituri te salutant" (ceux qui vont mourir te saluent).


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Les toulousains sont rentrés dans l'arène pour bouffer les lionceaux du pit. Gros set. Pas de quartiers surtout avec les titres de leur dernier opus "Vae Victis" .

Le public était en furie, les pouces tournés vers le bas pour être achevé avec les honneurs. Le groupe a gesticulé au quatre coin de la scène pour dynamiser un visuel en concordance avec l'énergie de leur hardcore moderne. Le bassiste est un performeur, toujours avec le sourire en rameutant les troupes, ça paye toujours ce truc parce que cela donne envie. Le combo est un perforateur et il a resserré sa formation sans cesse pour sortir sous le "Veni veci vedi" triomphateur.

J'ai adoré leur apport en bande son des dialogues de Rambo.

« Dans cette baraque où on était y'a un gosse qui c'est pointé. Ce gosse il avait une boîte pour cirer les pompes il a dit "chaussures s'vous plait, chaussures". Moi j'ai dit non, puis il a continué à demander alors Joe il a dit oui. J'suis allé chercher deux p'tites bières et la boîte est piégée, il ouvre la boîte, son corps explose en morceaux dans toute la pièce. Il est étendu il hurle à la mort j'ai des bouts de chair partout sur moi comme ça ! J'ai dû enlever les morceaux vous savez ! Ma veste était couverte des restes de mon ami ! Du sang et tout j'essaie de remettre tout en place ! Et son ventre s'ouvre et ses entrailles me tombent dessus ! Et y'avait personne pour nous aider ! J'étais perdu et il s'est mit à crier "j'veux rentrer chez moi, j'veux rentrer chez moi !" il s'arrêtait plus de crier "j'veux rentrer chez moi ! il arrivait pas à trouver ses jambes. Il arrive pas à trouver ses jambes. J'peux pas sortir ça de ma tête... »

Un vieux con disciple d'une non discipline physique vue l'embonpoint qui dépasse de son tricot de peau, prétexte au groupe son manque de rigueur oldschool typé 80's. Hey mec, mon impression pour ton ancienneté d'ancien combattant et de son simulacre je peux te la faire en latin, car Alea Jacta Est te l'a mis « Dans l'rectum ! »


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Les gars de LASTING VALUES avaient le bon mojo, et une volonté tenace pour réussir à passer l'échafaud du "petit groupe", alors on va pas pinailler sur la qualité intrinsèque de leur comportement scénique à travers leur mélopée hardcore nan ? Attends Guns & Roses à leur début ils se sont fait chier sur la tronche par des remarques assassines, t'as vu ce qu'ils sont devenus ? Des cons, ben ouaie ! Donc allez voir tous les groupes et mettez vous dans leur univers, c'est toujours agréable d'être écouter, alors si en plus avec ça vous appréciez ce ne sera que bénéfique à tout le monde...Lasting Values a joué un hardcore crépit sous le rythme de feu du binaire, c'était convenu, mais ça fait toujours du bien d'en écouter la vibration.


D'un calibre supérieur sur la Mainstage, THE GREAT DIVIDE a adoubé son HxC moderne dont les effets mélodiques se noyaient sous les feux de la rampe. Trop hype pour une assistance paysanne plus encline à savourer le fumet houblonné d'une bière agricole, le groupe ne s'est pas avoué vaincu pour autant et est allé chercher le public jusque dans les chiottes de ses préjugés. Il s'est agrippé à lui et est arrivé à le tenir par les couilles, malgré des structures dissonantes et un chant criard. Ce mélange de rancœur et de passion est arrivé à impacter sa tenue, en étant assez putassier au bout du compte pour être appréciable. Le chanteur était assez professionnel pour vendre son produit d'appel vers le merch, comme le conçoit un commercial fondamentaliste du porte à porte.

Nous n'étions pas préparés à ça nous autres de la campagne !


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DIRTY FONZY était le régional de l'étape, et il n'a jamais pédalé à s'en péter les rotules puisque pour lui aujourd'hui c'était la descente, alors il en a profité à donf !

Il a commencé avec le titre « Riot In The Pit » pour imprimer ce que sera la teneur de leur set, une émeute, mais une émeute joviale, de celle qui amène le monde aux fenêtres pour regarder défiler la foule bramer dans la rue. Le pit est la rue, et la rue veut faire la fête, elle a répondu présente aussi bien au chanteur qu'à l'organisateur du Xtremefest, en lui rendant le sourire, sa joie d'être là, de communier pour un tel événement. Très bons, très, très cools les fonzy et aussi détendus du zguen puisque ils jouaient sur la Xstage leur punk rock sans pudeur, ils ont filé le mojo pour détendre le set et foutre le rock'n'roll dans les sourires. J'ai vu ce groupe une chiée de fois, et celle là c'était la meilleure, surtout qu'avec son ep et son dernier album "Riot In The Pit" Dirty Fonzy a remué le punk rock pour aboutir à un résultat très enthousiasmant pour la suite.


Le chanteur de RAW JUSTICE est arrivé avec des gants en cuir de chantier marqué par des croix sur les mains, c'était un hommage au HxC 80's SxE.


XXX

Si vous ne connaissait pas ce gazier sachez qu'il dispose d'une distro conséquente avec son merch STRAIGHT and ALERT.



Ok Raw Justice a fait les cent pas de la panthère qui a faim dans la cage réduite de la Zguen Stage avant de débuter, déjà tu sentais qu'il allait se passer un truc sévère. Leur bassiste officie aussi dans le groupe « Regarde Les Hommes Tomber » et je l'ai vu à Toulouse au set musclé 90's de Tromatized Youth. Vous pouvez en lire le report, il s'intitule "Trauma Social".

Les 2 gratteux affichaient un look différent, hardcore rock'n'roll d'un côté jouant de dos souvent et thrashy de l'autre. Ce qui pourrait travestir leur apparence comme un groupe tape à l'œil avec ce genre de look cliché est immédiatement et complètement détruit par une bourrasque HxC des plus intègres.

Les gars ont envoyé la pâté d'emblée, ouchhhhhhhhhhh, Nantes Pride !!!

A venir de loin tu te dis que cela ne sera pas pour rien et effectivement les salauds n'y vont pas avec le dos de la cuillère pour te bazarder en intraveineuse la complainte des chevaliers cathares dans les veines, là on est dans un hardcore hargneux, typé straight edge, libérateur de frustration, dégageant le ton et dénouant la parole pour l'affirmation. Leur musique applique des riffs oldschools garant d'une énergie et d'un impact salutaire pour faire passer leur ogive. Et le vieux con disciple d'une non discipline physique vue l'embonpoint qui dépasse de son tricot de peau, n'a pas prétexté au groupe son manque de rigueur oldschool typé 80's puisque de nouveau il l'avait dans le rectum, comme avec Alea Jacta Est, ben ouaie, d'ailleurs, il est resté jusqu'au bout du set, je pense qu'il y a pris goût le pd.

Oups désolé


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Maintenant que tu as oublié ce que je viens d'écrire !


NOTA : Selon le style musical et son groupe ethnique la réalisation des formes techniques de danse pratiquées dans le pit ne sera jamais la même et restera propre à une école de combat. Dans le hardcore oldschool qui intègre la catégorie poids plume et coq Straight Edge, le rapport est beaucoup plus individualiste, avec une sorte de combat imaginaire, symptomatique d'une étrange cérémonie d'intimidation plus que d'un réel affrontement. Puisque les participants attendent à chaque nouveau titre que le maître de cérémonie ( généralement le gars qui hurle des onomatopées positives dans le micro ) lance le début de la danse.

Je me suis régalé, il n'y avait que des karatékas ceintures noires dans le pit de Raw Justice. Par contre, le groupe n'avait rien pris pour le merch, mais leur prochain album devrait arriver très bientôt, je suis déjà à l'affût d'un tel brûlot.

Le chanteur a affirmé qu'il était le seul SxE du groupe et que c'était pas important, car on était tous potes, cependant je ne peux m'empêcher de vous rapporter cette missive de sa part : « Pour tous ceux qui vont rentrer bourrés en voiture, j'espère qu'ils vont se foutre contre un arbre »

Ahhhhh pitain j'en pleure encore, merci pour ce trait d'humour noir !!!


Ce groupe m'avait revigoré les esgourdes, et la température corporelle est devenu indécente pour un pit en proie à une fièvre porcine de Death-grind quand BENIGHTED a monté la Mainstage comme Rocco Siffredi une cochonne.

Gruiiiiikkkkkkkkk !!


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Le groupe (nouvelle formule après le départ d'un gratteux et du bassiste) a mis à bas par les voies basses son nouveau-né sur scène, et il y avait de l'hémoglobine avec des bouts de placenta sonore partout. L'accouchement entre le groupe et le public était rude, à se demander même si il y avait eu une péridurale avant tant ça hurlait sans discontinue.

De toute façon personne n'a tranché le cordon ombilical ça c'est certain, tellement le public était fanatisé par cette musique extrême. Il n'y a eu aucune palabre, puisque Benighted a joué les dents serrés en poussant la fosse à des stage-diving volant au plus bas. Trop bas à mon humble avis car certains en ont chié comme des turcs. Les gens du coin amateur de charcuterie ont reconnus la sapidité de la salaison lacaunaise dans cette cochonnaille frénétique.

Ouch ! XTREMEFIST

Avec une pensée compatissante tout de même pour le vieux con disciple d'une non discipline physique vue l'embonpoint qui dépasse de son tricot de peau...

Ce comique de répétition bascule dans la folie pure maintenant !


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La taverne gaélique de THE REAL MCKENZIES s'est montrée addictive pour le fan des sardines de Patrick Sébastien. Le groupe affirme pratiquer le punk irish coffee festof, et vient du Canada ?!!! WTF ???

Si dans ma jeunesse dévergondée j'ai écouté les Pogues le temps de pisser dans les étoiles pour trouver l'ivresse du caniveau, cette convivialité musicale ne m'a jamais apporté quoique ce soit, si ce n'est de la bière renversé sur mes habits du dimanche.

C'était donc l'Xtremefête.

Le chant était faux, une catastrophe. J'ai néanmoins pu retrouver le souvenir du vomissement au fond de la glotte dans cette sarabande festive, faisant écho à l'ivrognerie réciproque des fêtes de Brassac/Bayonne. Je mets volontairement de la mauvaise foi dans ma critique, mais il était par ailleurs vulgaire de montrer son cul selon le grand amateur averti du kilt, le sieur Gwardeath. J'ai donc sa bénédiction et son immunité pour dessaouler ce groupe.


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Sinon on peut dire que j'ai vachement apprécié The Real McKenzies nan ?


THROUGH MY EYES a appliqué un HxC moderne avec des lignes évanescentes et du gros brouillard, dû par un son pas top par contre, dégageant une impression de flottement sonore et un mélange d'orage de grêle. Il y avait un gars à côté de moi qui affichait le visage expressif de MrBean quand il amuse la working-class britannique. Je ne suis pas rentré dans leur voie de garage, trop vieux pour ce modernisme chromé à dire vrai, mais le groupe a propulsé son set avec constance et détermination. A la fin le même gars affichait le visage expressif de Benny Hill quand il amusait la classe populaire française.


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Dans la supercherie de sa vie seigneuriale, l'homme est l'acteur principal d'un moment héroïque, que le publiciste Andy Warhol a proclamé comme étant son quart d'heure de gloire événementiel. Ce moment de grâce m'est apparu lorsque un jeune homme vêtu d'un t-shirt de Sepultura s'est méchamment vautré contre le stand de débit de boisson malté. Il s'est relevé avec peine, la face recouverte des mégots divers et variés que ces collègues métalleux avaient déposé en masse d'un geste flegmatique, pile à l'endroit où son corps défendant est venu s'encastrer, avec cette maladresse éthylique qui empêche à l'esprit de faire agir les muscles du corps d'une manière alerte. Connaissant la vertu ironique d'une telle situation, je ne douterais guère de revoir cette scène pittoresque sur une vidéo du net, pour le quart d'humiliation contemporaine.


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LAG WAGON a déraillé son set par un train-train très loin des chevaux de feu de sa légende.

Bon, le punk mélo moi je me suis arrêté à Motley Crüe c'est dire du retard que j'accumule...Les connaisseurs m'ont assurés avec la bouche en cul de poule que Lag Wagon a perdu de sa superbe en live. Sur album apparemment c'est cool, en live peut être que dans un club ça le ferait davantage alors ?!

N'étant pas du tout convaincu, c'est à cet instant que je suis allé manger une barquette de frites dégueulasse. Comme je suis plus con que le roi, j'ai pas voulu attendre devant le stand ou tout le monde attendait ses pommes de terres "maison", pour préférer le stand où il n'y avait personne, étonnant non ?

Les trucs avaient dû cuire dans de la vidange tout le week-end dans l'attente du roi des cons qui viendrait les bouffer : C'est moi hein le roi des cons.

Pendant cet instant de gourmet 3 étoiles chez midas, j'ai rencontré mon tatoueur toulousain arborant la tête béate que les adeptes de Krishna Vishnou possèdent quand tu leur dis que le riz au tofu est enfin cuit. Il m'a expliqué avec la douceur de l'élévation tantrique dans la voix qu'il avait mangé des champignons, visiblement c'était pas des cèpes.


Puis tagada, tagada voilà les daltons de TAGADA JONES.

Les gars ont fait de l'ombre à la rapidité de Lucky Luke, je suis resté 1mn. Perso j'aime pas mais je suis trop immature pour leur zique. Par contre les jneus à crête sont arrivés à fond de cale du camping pour s'éclater la tronche en beuglant tous les refrains par cœur. A 18 piges que tu t'éclates dessus c'est normal, mais à partir de 30 tu dois consulter.


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En rappel de la fois où je l'ai vu au concert lubrique des piquants Cannibal Mosquitos à Albi avec un problème dentaire, j'ai demandé au bassiste de SONS OF BUDDHA si il avait encore mal aux canines ? Il m'a répondu en rigolant "non, t'es con ", je lui ai dit "Ah non, là tu confonds, moi c'est Bir ".

Le groupe nous a balancé un set très très cool, en ramonant le foyer d'un punk rock'n'roll, afin de faire tomber une partie de la suie du métAl déposée pendant tout le week-end. Comme le trio possède un sens équivoque de la couillardise, il nous a demandé un wall of death puis un circle pit-toresque, et le public a répondu à cet appel tendancieux avec l'ironie de la situation.


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Le combo s'est appliqué à répandre le fluide pop punky de leur Screeching Weasel spirit à grand coup de riffs chewing-gumesques et de refrains irrésistibles. En live ils sont terribles et sur disque tout autant.

Aller faire un tour sur le site de Dirty Witch Records, dîtes que vous venez de ma part, et Lolo vous filera un autocollant du label avec votre commande.


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On oublie tout le temps que c'est SICK OF IT ALL qui a inventé le wall of death, mais c'est parce qu'il n'a pas déposé la marque en fait.

Ok leur HxC est très puissant et loyal envers l'aura et la vénération que le groupe distille à chaque concert. Si tu vois un de leur set, tu les as tous vus, mais si tu vis un set, jamais plus tu ne pourras en rater un. Donc pas surpris mais jamais déçu, la grosse bourrasque est arrivé en tsunami et elle a tout submergé avec l'esprit de sa légende.

Le boss SOIA était in da place et personne n'a trouvé à remettre en doute ce fait. Rachid est super fan, il a adoré (très rare qu'il apprécie un concert), et mon beau-frère Olivier était dans le pit en transe africaine dansant comme Johnny Clegg & Savuka au milieu des guerriers hardcoreux.

J'ai fini devant le micro de Lou Koller à hurler avec les autres, avec un gars au dessus de moi, et un autre que je piétinais.

Retour à la nature, restons tout naturel ! !


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Le public a fourni toute la panoplie de l'exutoire avec de nombreuses actions spectaculaires, notamment les techniques volantes, où les corps voltigent, parfois même comme des pantins désarticulés, en poussant des cris de contentements (certainement à se faire toucher les parties intimes par en dessous cela va s'en dire).

Le Wall Of Death fût monstrueux tant les deux blocs se sont élancés avec ferveur en se percutant tête contre tête (la fameuse Evil Goat), ainsi qu'avec les coudes, genoux et pieds. D'ailleurs je ne sais pas si vous avez remarqué mais avant le début de l'altercation et en direction de son adversaire, les bras croisés devant la poitrine, les gars du premier rideau de fer, "les béliers", se frappent trois fois de la main ouverte sur l’épaule opposée, de façon à annoncer qu’ils sont prêt au combat. Sinon il y a toujours une légère odeur de cacaprout à ce moment là aussi, car certains expriment une telle tension d'effroi qu'ils ont du mal à digérer les flageolets du jour.

Il existe plusieurs stratégies victorieuses à cette danse percutante, notamment celle assez spécifique où la rapidité et la précision en sont la clef de voûte, car l'on y attaque la partie adverse en fragilisant la périphérie avant d’attaquer le centre, pour porter de nombreux coups à la face avec des techniques volantes et de nombreuses techniques de projections suivies de percussions au sol.

Quand au Circle Pit, il fut consacrer par un cercle aussi parfait que celui que dessinait à main levé mon prof de math de troisième.


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Comme je ne connaissais pas du tout, je n'attendais rien de RAISED FIST, du coup j'étais pas déçu de leur style suédois à la Refused style.

D'après Junk mon expert en balistique punk mélodique, c'est devenu moins rapide qu'auparavant.

Je veux bien te croire sur parole mec, mais avant cela nous avions un changement climatique et de mood à gérer, et oui c'était dur de se foutre dedans après les lésions traumatiques de Sick Of It All. Ma méconnaissance m'a poussé à trouver normal ces différentes atmosphères ouatées que le groupe a libérées, alors que d'après Junk c'était carrément trop mou. J'ai trouvé leur set actif et puissant comme le chanteur, on a bien vu que le gars n'est pas le genre a abusé de la ventrèche et du boudin gras à tous les repas. Son timbre vocal se rapprochait de celui de Rob Halford quand il forçait, c'était marrant. Il a fini en prenant la pose du culturiste et assez Têtu pour la reproduire plusieurs fois d'affilé.

C'est dommage que Raised Fist ne possède pas le côté rock'n'roll de Refused, ça claque pas assez. Bon le set était flottant mais cela ne m'a pas choqué. J'ai passé un agréable moment mais leur concert ne m'a pas convaincu davantage de clore mon ignorance à leur discographie.


A ce moment là, nous attendions comme des vautours la dépouille du death métal, on voulait goûter sa chair sanguinolente en retirant tout le jus pustuleux de ses tripes.


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Rendez vous compte que Jean Louis David les voulait comme égérie, mais finalement OBITUARY n'a jamais accepté de se vendre sur le marché de la pute de luxe. Ouaie ces gars sont oldschool !!!

Les cieux se sont détournés et ont fait rentrer l'obscurité sur la Mainstage, les fans nécrophages pouvaient célébrer l'office par l'assujettissement d'une écoute imputrescible.

La cérémonie œcuménique de leur set sera plus que oldschool, puisque Obituary a déterré l'agonie d'une musicalité lourde faisant écho à l'origine du doom/death.

Je buvais dans l'eau croupie de ce bénitier putride pour me purifier, sanctifiant ce tonnerre sonique par un éclair de satisfaction qui me traversait de part en part. Les croix renversées des deux rampes d'éclairages sur les côtés faisaient écho à la crucifixion de ce groupe culte.

Obituary a glorifié son death métal et a excité les pentecôtistes de la résurrection solennelle pour cette chaude coulée.


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Le public majoritairement crossover du festival a tenu par intermittence sous le joug mortuaire des floridiens avant de lâcher la corde. Chacun ses goûts et limites c'est certain, si t'es un péteux c'est comme ça hein, on ne va pas en faire une litanie. De mon côté, je n'ai pas usurpé mon plaisir solitaire par un onanisme cérébral divin. J'étais en transe les yeux fermés en pleine osmose dans l'entrelacement obituaire de ce death. Quand j'ouvris mon regard, Olivier me regardais éberlué, voire même interloqué.

J'étais vraiment dedans, Obituary était en moi, nous pactisions dans les tréfonds où j'y laissais mon âme sans contrainte, je me livrais au mal avec le sourire du pénitent, alors que mon beau-frère me jugeait en martyr très certainement.

Il y avait un hardos à côté de moi qui secouait la tête à la façon de l'Eurocopter Tigre  EC665 (hélicoptère d'attaque franco-allemand), il devait suer du cuir chevelu car ça sentait le pétrolan pour cheveux gras et difficile.

Quand leur set pris fin, ce fut comme un rêve éveillé, et je garde les stigmates cauchemardesques de cette musicalité souterraine, pour lesquelles j'en conserve les os et coutumes depuis mon adolescente, dans cette ossuaire nostalgique où se dévore mes émotions intimes les plus caverneuses, surtout avec un tel set de déglutition de DEATH !


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J'ai remarqué qu'il y avait un public clairsemé sur la fin, traduisant l'épuisement du week-end, et que l'assemblée de ce festival n'est pas aussi extrême pour toucher la faux de la mort d'aussi prêt.

C'est ainsi que s'est refermé l'Xtremefest 2014 !


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Mais, attends il manque un bout mec !

Ok, ok on reprend la scène qui clôt le chapitre Xtremefest 2014 pour un final apocalyptique.


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La phrase qui scelle le marbre de la loyauté du spectacle populaire de tous les groupes de la voie lactée demeure : " Ce qui se passe en tournée reste en tournée."

On m'a souvent assez répété d'en respecter la tradition, car il s'agit d'une clause vertueuse inébranlable...que je ne respecte jamais, étant dans une introspection anarchiste, pour laquelle je me retrouve fréquemment face au mutisme des personnes que j'interroge par peur des représailles de relire la véracité de leurs propos et réactions.

D'ailleurs je sens déjà perlé chez certain la plus démoniaque sueur froide ruisseler le long de leur colonne vertébrale, plongeant vers une raie du cul qui sert de gouttière à l'ensemble.


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Obituary vient de terminer son set, je me faufile les oreilles bourdonnantes et le cœur ronronnant du plaisir des catacombes vers le VIP, parce que je me fais absorber dans le trou noir de cet hyperespace où regorge la décontraction testiculaire des noceurs de fin de festival, avec la réplique tentatrice suivante : " Hey payes ta mousse Bir ", et rate pour l'occaz les mammouthesques BIOHAZARD.

Je réponds par l'affirmative d'un : Ok, ok les gras, pour moi ce sera un jus d'orange comme d'hab !


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Devant faire face et abnégation à ce rite ancestral de biture, ni une, ni d'eux j'en viens à payer ma tournée en proportion du gabarit des protagonistes, et le gars que Mr.Cu ! a exploité pour tenir son stand durant tout le week-end aurait très bien pu jouer pilier dans l'équipe réserve de rugby d' Albi, il a donc eu une pinte lui, carrément. Du coup j'ai filé l'argent de poche réservé à mes gosses pour dessaler l'addition. Désolé les mouflets faudra jouer avec des cailloux le mois prochain.

Il y a autant d'excitation ici à cette heure que dans le pit, j'en suis convaincu, d'ailleurs Romain Boule le globe-trotters me salive dans le cou en me parlant le mandarin avec le regard du caméléon ( Explication : en haut, en bas, à gauche, à droite, et tout cela en même temps), j’acquiesce sans moufter à tout ce qu'il me dit avec l'esprit absorbé de Bernard Henri Levy quand il est devant les caméras du 20h00.

Gwardeath fait les cent pas devant le vieux à la platine qui passe " Les Daltons" de Joe Dassin, je lui dit que le DJ se fait appeler disco bestiau. Il ne m'a pas cru une seconde, ça aussi j'en suis convaincu.

Le bassiste de Justin(e) ne sait pas danser dessus, où a visiblement des problèmes avec son corps en tout les cas. De plus il n'arrête pas d'ouvrir la bouche comme une truite suffocant hors de l'eau en mimant la danse du muguet aveyronnaise. C'est assez cocasse.

Mr.Cu ! appose de manière impromptue et interrompue des lyrics du pmu à la façon d'un catcheur de la ligue WhatTheFuck?!, afin de discourir sur les différences fondamentales qu'il existe entre LE demi à pression et...UN demi à pression. J'ai pas tout compris à cette nuance éthylique, WTF?! Mais apparemment c'était sans importance, car il a continué dans ce sens avec la contenance du bagout que dispose un grand maître shaolin du bistrot.

L'endroit présente les caractéristiques typiques d'un début de soirée dans une discothèque de province.


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Le chanteur des Rebels Assholes faisait du va et vient en affichant le sourire niais qui caractérise une sévère fièvre des tonneaux, et pour un lendemain qui va chanter aussi durement que vingt types cognant sur des barriques de 100 litres de fioul vide.

Le posse pounk de Castres/Lameilhé a discuté avec les mains dans la bière comme au temps où il squattait devant le supermarché des Dames De France en gueulant anarchie in Mazamet, mais avec une dentition cariée, dégarnie sur le dessus et sans le nez dans la colle.

Maintenant l'espace VIP regorge de la crispation de la vessie des noceurs de fin de festival, car ça tape méchamment du pied. Il y a un jeune branché sur l'actualité discographique contemporaine à la platine qui passe "It's a Long Way to the Top (If You Wanna Rock 'n' Roll » d'AC/DC, et le bassiste d'Ultra Vomit ne sait pas danser dessus, où a visiblement des problèmes avec son corps en tout les cas. De plus il n'arrête pas d'ouvrir la bouche comme une truite suffocant hors de l'eau en mimant la danse du muguet aveyronnaise. C'est assez cocasse.

COMME TOUT LE MONDE HURLE, les filles au bar de comprennent rien au commande et servent plus qu'uniquement des bières, alors que cinq minutes auparavant elles servaient des bières. ( c'est la nuance éthylique, WTF?! )

Ça pue la merde, mais grave, il y en a un qui chie mais je ne sais pas lequel en fait ? Mr.Cu ! rigole comme un con avec le regard en coin, pendant que je mémorise consciencieusement ce que ce spectacle vivant me donne à contempler pour vous le retranscrire point par point, sans aucune prise de conscience sur les événements. (ce n'est plus la peine à ce niveau de la compétition de toute façon)

Romain Boule quitte la scène avec la démarche du gars démantibulé par une insuffisance sanguine au niveau des jambes, de la sorte qu'il pouvait remplacer sans problème l'homme élastique dans l'épisode où il rentre dans une boite carré de 15 cm sur 15. Ben ouaie elle est carré.

Il fait tellement chaud que tout le monde repaye une tournée même en sachant que leur compte en banque est aussi sec que leur gosier. Là, on est bien.

Y a un gars qui parle sans arrêt, on ne comprends rien à ce qu'il dit, car en même temps il essaye de boire, on dirait qu'il se noie. Merde je sais plus si c'est le bassiste de Justin(e) ou d'Ultra Vomit, mais il ressemble à une carpe maintenant.

Les gens transpirent autant que ce qu'ils renversent de bière, on a les pieds qui baignent dans 15cm, ouaie comme la boite carré de l'homme élastique, c'est bien tu suis, et peut-être que tu commences à suer toi aussi.

Pendant que je questionne mon voisin avec contenance sur la relativité de la physique cantique en milieu hostile, voilà que l'on me parle de vessie qui va éclater si l'eau des têtards n'est pas changé dans la seconde qui suit. La rapidité à laquelle les sujets sont sabotés est effroyable, pas le temps d'approfondir que déjà nous sommes à des années lumière du sujet précédent, abordé furtivement en plus.

J'ai pas vu un mec de Raw Justice, putain de rabat-joie ces sXe, alors qu'ils auraient pu ramener les bagnoles au moins.

C'est fait, on vient tranquillement de dépasser les 105 décibels dans la discussion, à partir de maintenant plus personne ne peut plus répondre sur rien. De la sorte qu'il y en a un paquet qui danse sur OFFSPRING en simulant l'orgasme du bonobo. Je me demande où est passé l'inhibition d'une quelconque pudeur ici ?

Y a le gars d'une radio qui dévore un mélange de restant de ships/cacahuète et de fleurs en plastique car il n'a pas eu sa ration de cinq fruit et légumes par jour, depuis trois jours de frites et de pizza à la bière. Il essaye même de nous persuader que demain il va chier du petit plomb (les cacahuètes) qui sent bon (les fleurs en plastique).

L'endroit présente les caractéristiques typiques d'une fin de soirée dans une boite échangiste de province.


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L'agitation est à son comble, ce n'est plus un spectacle mais un pestacle qui plonge dans l'absurde comme un moellon de chantier sur une bouse fraîche. J'ai du mal à décoller du sol qui colle mes converses à la manière du sale ruban adhésif à mouche, à la couleur reconnaissable jaune pisse. ( le seul truc qui marche contre ces putes de volatiles d'ailleurs, tiens au fait si quelqu'un sait à quoi elles servent dans le maillon de la chaîne alimentaire je suis preneur d'une explication.)

Je m'aperçois qu'il est tard, enfin tôt plutôt que tard, et que mes heures de sommeil s'amenuisent aussi vite que les gobelets de mes voisins qui lorgnent avec le regard romantique et sans détour, sur le décolleté féminin de tout ce qui bouge à proximité de leurs yeux, à condition que cela ne passe pas trop vite pour qu'ils aient la possibilité d'assimiler l'image, bien entendu.

Les mots d'esprits de mes compatriotes relèvent à présent du mime marceau.

Je ne répond plus qu'en bougeant la tête, voire en traduisant du mieux que je peux un regard qui en dit long sur mon impuissance à traduire les différents dialectes qui me parviennent, relevant plus du malgache de la savane ou du danois des grottes. Tel que : " ghnnna fa lawrëuur qué tou rack töua binouz Hyeinnnnnnnnnn !!!"

La barman me sourit en me demandant si c'est moi qui paye la tournée étant le seul valide disponible. Je raque en vidant le fond de mes poches dans les cris d'hystéries de mes voisins qui viennent d'apercevoir la croupe d'une fille du comptoir cherchant à quatre patte un briquet au sol.

Je quitte à mon tour l'espace de se tripot ou se noie dans l'ivresse de cette dernière nuit à l'xtremefest, les naufragés de la scène punk rock hexagonale. Mais vous savez, ce spectacle était aussi visible sur le site, c'est juste que je ne connaissais pas les noms.

Bravo à David le boss de l'XtrëM, à Sid, à Pollux, et à tous les bénévoles, et merci pour le pass !!


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Rédigé par Bir, reporter local dans le WALLABIRZINE

fanzine leader dans le canton du Sidobre

& Webzine reconnu dans les bas-fonds de l'underground pour sa folie décalée.


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samedi, août 10 2013

Xtr'Em All


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REPORT XTREMEFEST 2013


Au commencement était la mine, ressource vitale et mortuaire pour une classe laborieuse hétéroclite, mais uniforme en gueule noire et dans sa lutte de survie. De là naquit une unicité, et le terreau d'une ébullition qui débuta par le réseau Tartempion, qui fut l'un des premiers réseaux rock militant de France conçu par Michel Grèzes dans « l'auberge du sanglier » de ses parents entre Albi et Castres, qui depuis est devenu une boite échangiste, "Le rouge et noir" ça ne s'invente pas.

L'avènement de l'association Transparence en 1974 légitima la programmation de théâtre, danse, mime, animations de rues, musique progressive avec Magma (qui passait dans les bals de village du Tarn aussi, trop dingue), Gong, Henry Cow, Kevin Coyne, Caravan, Art Zoyd, et il y avait même le grand Léo Ferré qui dès qu'il entamait « Les Anarchistes », la salle de Carmaux se levait d 'un seul homme avec le poing levé, et tout le personnel dirigeant de la mine sortait de la salle en courant.


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De la fonte d'une multiplicité associative éclot l'assos Rocktime en 1990 et la programmation de concerts avec à peu près tout ce que le rock français comptait comme les Bérurier Noir, Noir Désir, OTH, Les Thugs, Les Sheriff, etc....Et de l'émergence d'une contre-culture punk internationale. Ensuite il y eut l'élaboration du Summer Festival avec des éditions sur le site de Cap Découverte, ainsi que le Winter Festival, et le Spring Reggae Festival jusqu'au trépas en 2008 de Rocktime en banqueroute après 22 années.


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L'association Pollux qui organise l'Xtremefest vient de cette conflagration culturelle albigeoise et carmausine, et depuis son apparition en 2000 elle a organisé une chiée de concerts et un putain de fest susnommé de ZGUEN FEST. Elle a fait jouer : Seven Hate,Tagada Jones, Mudweisser, Vulgaires Machins, Marvin, Burning Heads, Uncommon Men From Mars, Charly Fiasco, Ultra Vomit, Justin(e), The Bellrays, Sons of Buddha, Dead Pop Club, Dirty Fonzy, Adolescents, Kevin K, Flying Donuts,The Teenage Bootlerocket/etc...


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Il m'est apparu important de débuter par la constitution de ce passé initiatique, formateur en réussite comme en échec, car en a découlé une insurrection D.I.Y fondamentale, dont le but ultime sert de fer de lance à l'éclosion de ce festival.

Ceci étant dit, j'ai souhaité au Xtremefest la pleine réussite dans cet examen de passage en mutilant une dizaine de fourmi, et en étant certain qu'il arriverait à déverser un enthousiasme salvateur, et des hectolitres de boisson malté tout au long d'un week-end festif, où il serait plus question de parler le mandarin à quatre du matin, que des déclinaisons boursières du CAC 40 pendant le crépuscule de l'apéritif.


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Saturday...Cabourdas (samedi...brutalement fou)


« Soyons désinvoltes, n'ayons l'air de rien » Ok ça c'était un précepte du siècle dernier, aujourd'hui nous préférerons convenir  : « Saignons les angles pour être complètement Xtrême Über Alles ».





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On est parti à l'arrache de Castres à 57 km du site de Cap Découverte qui est établit au nord du département du Tarn, nous, nous sommes du sud du Tarn, on est plus exotique, d'ailleurs on se trimballe toujours un vieil arabe avec nous.

Dans la Pigeot familiale il y a Xavier l'ancien batteur de Legitime Defonce, Rachid le bassiste des Nelly Holesons, Junk le bassiste d'Hammerton Pride et guitariste des Malfrats (sinon il joue au jeu de réseau 365 jours par an, et quand il faut qu'il sorte pour s'oxygéner, il joue à un jeu de rôle en tant que viking malgré son poids plume et des lunettes), puis Olivier que je ne présente plus en tant que hard fan de Marillion, et enfin ma gueule.


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A l'arrivée, nous avons débuté les festivités à partir du grind de NOLENTIA, qui pour moi fût une bonne entame pour se mettre du blast-beat et des cris de cochon dans le groin de la tête. Plus qu'un simple groupe grindesque, Nolentia percuta la férocité de Brutal Thruth avec la fonte oppressive de Crowbar. Il y a même eu quelques consonances de groove mais de manière sporadique, du moins pas assez prégnantes à mon goût dans le dispositif irrépressible de leur set. Les gaziers ne se prennent pas le cul et envoient un set généreux, cloqué par le poids de leur poutrelle sonique et maculé d'éclat de crust.

Les gars font du gras sale, et ils le font bien, que dire de plus ?


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Le festival est posé sur le site de Cap Découverte, qui propose des divertissements en tout genre, et une chose capitale, cela change le quotidien du festivalier habituait à picoler dans sa tente, car c'est un parc d'attraction sportive et détente, avec du Ski ou snowboard sur piste synthétique, Alpine coaster (luge sur rail), Tyrolienne géante à plus de 100 km/h sur 1200 m de descente, Skate park BMX, skate, roller (INDOOR : (1 000 m2) et OUTDOOR (1 700 m2) avec bowls, méga rampe, half pipe, aire de street…), Mini karting, Baignade, plage, VTT, Vélo et Roller sur les pistes du parc. Puis Wakeboard sur câble, Paintball, Parcours aventure, Aquagliss/lagon, Dévalkart, Minigolf.

Par contre, il n'y a même pas un terrain de pétanque, non mais vraiment tout se perd dans le south profond.




A l'extrême hauteur de cette butte, il y a un truc de CERTAIN, c'est que tu peux gonfler les watts, il n'y aura personne pour te cracher au naseau que ça fait vibrer le sommier de tes gosses, comme ce fût le cas lors d'un reportage télévisuel vicelard à l'encontre du Hellfest, avec des riverains soucieux de leur sommeil bénédictin pour un week-end par an. Ici, tu n'auras même pas une réplique de Christique Boutin la bible à la main en train de vociférer des incantations d'exorcismes, car il y a très peu de peine à jouir dans le pays tarnais de Jaurès au Nord et d'Emiles Combes au sud.

Cap Découverte est une aubaine pour faire tonner la fée électrique en toute tranquillité, cela n'empêche guère que j'ai quand même entendu des critiques quant au choix de la programmation sur l'inégalité entre punk et métOl, faisant resurgir les séquelles entendues lors du Fury Fest, le petit père biologique du Hellfest.

Je rejoins néanmoins les festivaliers sur le manque d'actualité de la prog, puisque dans un département aussi agraire que le Tarn, et en pleine période de récolte, aucune présence d'un groupe de country me semble justifier en tout point cette exaspération.


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Mais avant de parler du prochain groupe, un poil d'histoire sans vous barber :

En 1977 le punk est en vente libre, la répercussion de ses séquelles libertaires à traumatiser jusqu'au confins de la brousse rurale. En 1984 on en n'avait rien à foutre du roman de George Orwell dans le 8-1 YO, parce que la jeunesse alternative battait le fer rouge de sa révolte par sa seule légitime défonce : Le punk comme radicalité de vie.

Dans la garnison de Castres pendant les années fluorescentes de la frime et du fric de la gauche caviar, nous avions les groupes Kambrones, les Malfrats et Légitime Défonce.

En 2013, le punk oldschool revient foutre des pralines pOunk dans les chicos d'une jeunesse Xtrëme, Legitime Defonce est sur scène. Nous venons de Castres alors pour nous il n'y a sûrement pas la même caisse de résonance que pour les autres, d'ailleurs Rachid fait sa groupie au premier rang, c'est si rare pour être annoter.


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Ce punk vintage passe le crible du crash test par le ton foutraque de son ironie et de son énergie à remuer les sarcasmes sociétaux avec la rudesse d'un street punk jamais mort. Nico Royo, le chanteur guitariste assure un max, et est plus connu pour être Johnny Guitare au sein des Dirty Fonzy. Je profite de l'instant pour passer une spécial dédicace à Dourel le bassiste, qui jadis était l'unique punk du CEG de Brassac, et contrastait fortement avec ses camarades de Vabres en pull en laine qui pendouillait salement sur les genoux tout en slammant les lyrics de Renaud.

Leg'Def a su faire monter la pression au fur et à mesure de son set, en braquant à l'usure un public un poil mollasson au départ. Mais il en faut plus à ces hors la loi qui ont marché dans les pas des Shériffs en flinguant tout sur le passage de leur champ de mine pOuNk !

Si le punk était à la provocation ce que la philosophie hippie était à la paix, un simple moyen factice pour certain d'accéder aux illusions de la manipulation de leurs idéaux de jeunesse pendant une époque bien définie, le punk provocateur de Legitime Defonce est un style de vie devenu une inspiration quotidienne.

Cette vérité nous a sauté à la gorge pendant leur concert.


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Pendant que je scrutais le bac à vinyle de Sky Valley Shop, il y a un gars qui est venu bourriner sa pensée d'avaricieux sur le prix exorbitant des disques. Ce à quoi le disquaire lui rétorqua avec un sens de la diplomatie tantriste la marge de manœuvre étriquée qui lui revient au final. Mais rien n'y fit véritablement, me gaussant intérieurement de la cupidité lourdingue du gars que je reconnus enfin. Car ce bonhomme apparaît sur le DVD du Hellfest 2009, lors d'une séquence où l'on consulte le festivalier en l'interrogeant sur le festival, et le brave explique avec le sens de la diplomatie paysanne qu'il est du Gers et qu'il a l'habitude de faire plein de gros festivals du style Wacken, Sonisphère, Country à Mirande, et que le Hellfest c'est PRO maintenant. Ok pour Mirande de mémoire je ne suis pas certain. J'exagère ?

J'suis du sud pardi !


Pour votre info le meilleur groupe du Gers se nomme : JUNKYARD BIRDS.


A l'espace peu fournit du merch, il y avait le stand de Kicking Records, qui par ailleurs est omniprésent sur tous les festivals cette année décidement, pire qu'un roumain (pas manger, pas dormir), avec Mr Cu ! fidèle au poste de sa renommée interstellaire en matière de Sk8, de musique amplifiée et d'observation croustillante sur la gente féminine...


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...Et qui a fait un chiffre d'affaire dans le week-end lui permettant d'acquérir cash, une piscine intérieure en marbre de Turquie de 12m de long sur 5m de large.

Puis la présence de Gwardeath qui a finalement converti son projet de magazine sur le Roller Derby vers une émission de radio sur la kicking radio, et pour ceux que cela intéressent d'en apprendre sur ce sport qui relance l’épanouissement féminin avec autre chose qu'un aspirateur qui ne perd pas d'aspiration : ACTION ! ROLLER DERBY




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Si l'Xtremefest apparaît en premier lieu en stéréotype d'un pocket Hellfest, c'est parce qu'il a son autonomie et que c'est aussi avec son public que va se créer son identité.

Pour le moment cela reste flou, il est donc facile de s'empresser de le juger en pâle copie d'un Hellfest de nécessiteux face à l'énOrme machine de Clisson qui a su ouvrir la voie, et le désir manifeste de sa fulgurante ascension.

Pour un nouveau festival tout reste à créer, et l'identité communautaire encore vierge en ce premier rendez-vous, se devra de faire exister son indépendance au bénéfice de son intrusion dans le village global des festoches du territoire, et du monde entier, quand le succès retentissant de son aura dépassera les frontières européennes.

Notons que si le conformiste actuel pour le tatouage implique que le rebelle est celui qui n'a pas de tatouage, on peut logiquement affirmer que le vrai rebelle n'est pas non plus dans les réseaux sociaux, n'a pas de téléphone portable et écoute Pierre Vassiliu en boucle sur son walkman. Je suis certain que les Xtremistes mâle et femelle ne sont pas des rebelles de ce genre de corporation asociale, et que cela ne les dérangeraient pas d'entendre la parade du grand spectacle de foire de Metallica l'an prochain par exemple. Même si pour le moment je ne sais pas dans quelle case ils appartiennent tant ils demeurent uniques, je n'en ai vu aucun avec un tatouage de dauphin ou en pantalon d'Aladdin en train de jongler toutefois.


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Bon enfin...Pour le Xtremefest la question de rébellion à l'establishment de l'entertainment se pose d'emblée, tant l'affiche demeurait chétive à promouvoir du Van Halen ou du Patrick Sébastien. Mais si vous relisez l'ITW de David dans l'inoxydable et fantasque WallaBirZine, vous trouverez la réponse à cette brillante réflexion.


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Ok, ok...La journée commençait à clore sa rotation solaire que Trepalium venait sur scène pour nous trépasser avec son mur blanc 90's, malaxé d'abats de groove et de boyaux de dissonance. Le groupe faisait face à la chaleur oppressante en serrant les dents et suant à grande eau, il en chiait sa mère mais essayait de rester dans le stuc de sa collision musicale sans émettre le moindre couinement de lamentation, jusqu'à ce qu'il nous avoua tout de même qu'en plus de jouer en plein soleil, il était parti à 8h00 pour se farder les bouchons des vacances aoûtiennes, et tout cela sans bière dans le van.

Une sorte d'examen de passage à la dureté formatrice qui se devait d'obtenir la compassion du public par une ferveur martiale, et qui métamorphosa le set de Trepalium en un vacarme chirurgical, découpant au scalpel toutes nos inhibitions dans le chaos de ses tripes soniques. Ce fût néanmoins l'unique bout de barbaque du samedi.


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A ce sujet, il est manifeste qu'un manifestant manifeste pour afficher son exaspération et la sédition grandissante qui le submerge, mais est il pour autant extrême qu'un xtremefesteur puisse pousser à l'extrême son exaspération par le manque logistique de restauration sur le site d'un festival dont l'intitulé, et je le remémore à toute fin utile, est : XTREMEFEST ?

Cette question peut surprendre et même vous interloquer sur le tempérament fondamental et inique de l'organisation d'une manifestation de cette ampleur. Alors pour garantir à votre découverte les différents aspects saugrenus que réserve les coutumes du sud, je vais vous déclarer sans détour que quand on fait la fête, nous avons une devise assez radicale il est vrai, pour ne pas dire excessive, mais qui évoque de par sa nature sensible cette passion de labour qu'est une troisième mi-temps de rugby, et son stoïcisme obstiné pour satisfaire une soif inextinguible de se foutre la tête comme un champ de betterave, par la sentence de l'haïku kamikaze suivant :

"MANGER, C'EST TRICHER".


Bien. Et le fait qu'une fois rentré dans le site toute sortie était définitive, il était probant pour tout ceux qui ne souhaitaient pas tenir compte de cette devise, et c'est tout à fait louable malgré la sentence de ne pas se mettre dans le spirit méditerranéen pour une bacchanale sonique, que cela allait avoir une répercussion assez fâcheuse sur la teneur positive de leur soirée.

Bon si nous avons à faire à des petits joueurs pour cette première édition d'emblée, il aurait été souhaitable que l'organisation soit au jus de manière à rectifier le tir. Ce qu'elle fit de toute façon en faisant preuve d'une réactivité entrepreneuriale dès le lendemain, avec l'apport d'une restauration où les mets à base de viande ont su contenter une large part des festivaliers.


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Pour les autres, la restauration de la vieille essentiellement végétarienne était opérationnelle, et malgré la diminution conséquente du choix des festivaliers pour leur pitance végé, ces commerçants affichaient un sourire radieux quand au bénéfice engendré le soir d'avant.

Enfin quand même, un unique stand végétarien pour une majorité de viandars, c'est assez truculent en soi pour imaginer la soirée avec le folklore de souffler dans un poireau pour faire danser la gigue à des métalleux mort de faim.

Je termine cet aparté façon Alain Decaux sous amphétamine, en vous annonçant qu'il y a aussi dans le coin un passé cathare conséquent, susnommé aussi d'hérétique Albigeois, et dont le refus d'alimentation carné était de mise naguère, ce qui peut expliquer en partie ce choix gastronomique héréditaire. J'exagère ?

J'suis du sud pardi !



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Mes amis ne sont pas férus de métAl, ce vendredi apparaît un poil trop métOl à leur goût, mais putain pas du mien, car le massif DYING FETUS a déchargé ses démoniaques boucles rythmiques autour de notre cortex, et mes complices étaient tout chose après le déluge. Le groupe a joué dans dans la salle de la musique structurée pour une super acoustique. Je m'attendais à du lourd, je m'attendais à du compact, je m'attendais à de la puissance, j'ai eu de l'extrême, de la force surpuissante, de l'intensif, en somme j'ai eu Dying Fetus dans une rage noire.

Écouter un set dans cette salle est un bonheur sans pareil pour un mélomane, car le son est absolument fantastique. C'est carrément le panard complet d'avoir une qualité sonore de cette envergure, du luxe en or massif, du pur joyau, la grande classe, un prestige sans commune mesure.


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Dying Fetus a abasourdi plus d'un métalleux, soit avec sa vélocité technique, soit avec le sens explosif de son impact frontal, quand ce n'était pas avec les deux à la fois. En milieu de set il était même probant de se réveiller dans un lit d'hôpital en unité de soins intensif avec la mention « état critique », mais stationnaire.

Un peu avant la fin Olivier n'a pas tenu le traumatisme, les autres étaient déjà exténués de douleur psychique assez intense pour déambuler autour du bar en quête d'une oasis de rémission. Il me semble cependant que l'on appelle clairement ce comportement de repliement, de petite bite chez les death métAlleux. De toute façon, il était entendu que c'était uniquement quand ton pouls serait au point mort que ce groupe de death arrêterait sur ton organisme son massacre rédempteur.


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Pour se remettre la tête et pas dans le sens de la nuit tombant son voile obscur, il nous fallait la clarté de BELVEDERE dont la reformation surprise est venu s'épanouir dans le cœur des aficionados du punk à roulette. Le groupe démarra dans un crépitement soudain et là, choc thermique pour ma pomme, le son brouillon de leur punk mélo 90's passe trop rapidement pour que j'ai le temps de comprendre la purée des riffs.

J'avais de mémoire apprécié ces canadiens pour leur vitesse mélodique sur disque, mais du mal à me souvenir que ce n'était pas aussi catchy par contre. Junk le geek viking est d'accord avec moi, sur disque c'est cool, sur scène ça le fait moins. D'habitude les gars envoient la poutre puis dégomment l'asphalte avec une pointe mélo dans les refrains, là c'est direct sur la rampe et vas-y que je dévale avec pirouette sur pirouette à te filer le tournis. D'ailleurs une forme pérenne de lassitude s'installe face à ces cascades. Désordonné et en dessous malgré une bonne fulgurance nostalgique, Belvedere n'aura pas transcendé son comeback, même en ne laissant pas une minute de répit à son set, et en jouant très bien.

Où alors c'est moi qui n'y étais pas tout simplement ?


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Retour à l'intérieur de la grande salle pour du Hardcore moderne. La musique d'HATEBREED est construite autour de l'unité, de la conflagration et de la confrontation, le public acquiesça avec énergie et rassembla toutes ses forces pour tout mettre dans la bataille du pit, là où la marée humaine se prend dans les filets telluriques de la bourrasque HxC. Le pit était à son xtreme combustion à chaque coup de semonce que lançait Jamey le hurleur. Le constant était cinglant, pardon sanglant, le groupe ne laissa pas retomber l'embrasement, il récidiva sans cesse avec cette hargne véloce qui coupa le souffle au plus endurant. Ça c'est mosh !


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Et tous ces jeunes en train de faire la danse du trombone, totalement oldschool dude !!




Jamey Jasta demeure un frontman capable de tordre la foule à sa guise, il sait donner des injonctions sporadiques en même temps qu'être attentionné pour garantir sans cesse une unité explosive que le groupe forme avec le public. Cela n'a l'air de rien mais dénote en tout point de la manière de faire entre ricain et françaouis. Car sur scène les groupes français se plaignent du manque de punch du public, alors que les ricains t'encouragent à te surpasser. Ce qui fatalement te booste et détermine ta résolution à subir la foudre, et même jusqu'à obtenir une sacré torsion trachéale au final.


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Hatebreed a fait son show, la température est montée, le set fini on est sorti prendre une rasade d'air avec DAGOBA, qui a fourni à son metal moderne l'efficacité d'un pilotage automatique, et sans conviction s'il vous plaît.

Le groupe vient de la planète MARS-eille et pourtant il n'y a eu personne pour gueuler « ALLEZ L'OM » ou « Bernard Tapis et le Métal même combat », c'est pathétique.

Leur session ne m'a pas laissé sur le cul en outre. D'ailleurs à 00H11, mon beau-frère Olivier et Junk essayèrent de m'expliquer avec la passion volubile des geeks, l'interaction entre l'interface de windows XP et la musique des Beasty Boys, j'ai alors compris instantanément qu'ils étaient saouls de métOl BrutAl.

J'ai retenu cette phrase du chanteur de Dagoba qui disait à peu prêt ceci en substance : " Ce festival propose une affiche éclectique, c'est cool, ensemble on est plus fort ".

Ahhhhhhh putain con, l'union de toutes les forces pour la fraternité dans le combat qui promulgue à la victoire finale. L'utopie Marseillaise quoi !

Retour à l'intérieur de la déflagration avec le HxC de COMEBACK KID, véritable corps à corps qui puise l'énergie adolescente et apporte au pit l'aspect effervescent d'un mentos dans un verre de coca bouillant.


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CBK a joué le danger avec un set tendu à l'extrême, capable de rester à la vitesse supérieur tout le long. Le tumultueux chanteur Andrew Neufeld est resté déterminant pour promouvoir l’assaut énergique, et faire monter la flamme dans le pit. Ce groupe est toujours un shoot intensif et influent comme combustion émotionnelle, et encore plus comme impact sonique.


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Et tous ces jeunes en train de faire la danse du tailleur de crayon à papier géant, totalement oldschool dude !!




Puis whaouuuu la cover furibarde de nirvana « Territorial Pissings » était monstreuse et toujours ce final apocalyptique avec « Wake The Dead » qui permet par la suite de se balader l'écume aux lèvres, ivre de choc sensoriel.


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La soirée se clôtura avec la tournée d'au revoir des UNCOMMONMENFROMMARS, pour une interprétation nickel, malgré la lOose d'interruption des cordes qui pètent sans arrêt.

Les uncos et leur punk rock faisant étinceler des mélodies percutantes, toujours en équilibres sur cette surchauffe de glisse musicale perpétuelle. C'est avec les années que l'on se rend bien compte que ce groupe a su faire émerger la mélodie au-delà de la tierce primitive du punk à clébard, a fait vibrer l'euphonie à travers un chant harmonieux, et surtout a introduit une aisance à flirter avec les consonances ricaines.

Ciao les gars et merci pour tout le bordel et cette coolitude !


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Après la fin de cette première journée, il nous a fallu une bonne demi-heure pour rassembler tout le monde, en apprenant que Rachid avait passé la soirée à fumer des cigarettes magiques et but des bières en pleine période de ramadam.


Puis on s'en est allés, peinard, Rachid a sorti le ceinturon sur un malentendu avec un toulouzin-zin que Xavier a essayé d'éviter, Junk était impatient de rentrer chez lui pour jouer en réseau, Olivier avait des douleurs lombaires et la tête qui lui disait sans cesse " Marillion reprend possession des lieux VITE".

J'ai soufflé dans le ballon d'une gendarmette, et tout le monde est rentré sain et sauf.


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Sunday Fa Calou (Dimanche de grosse chaleur)


On est parti de Castres à 57 km du site de Cap Découverte à l'arrache, avec Boule ma belle-sœur rentrant du taf (debout depuis 5h00 du mat pour elle), puis mon beau-frère Olivier que je ne présente plus en tant que fan de Marillion puisqu'en fait il écoute surtout du punk rock comme Propaghandi qu'il a vu en concert pour une before party du XtremeFest à Toulouse, et ma gueule.

En passant devant la cité épiscopale d'Albi qui est au patrimoine mondial de l'unesco, on a pu constater qu'elle perpétue sa tradition de bâtisseuse, puisqu'elle met autant de temps à construire une cathédrale en 108 ans, qu'une rocade ordinaire.

On a commencé avec la fin de NO GUTS NO GLORY, c'est con car ça avait l'air cool leur rock hXc, le chanteur dédicaça leur dernière song au faf présent pour qu'ils aillent se faire enculer.


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C'est toujours sympa cette marque de respect, et ce sous-genre de banalité sur le méTol bien entendu. D'ailleurs Slobodan le comique troupier de l'Opium Du Peuple a lui aussi fait allusion au public de droite du Xtremefest en disant qu'à Carmaux il n'avait pas du tout l'habitude de cela, mais l'humour fait partie intégrante du concept de ce groupe de rigolos. Hein ? Non je n'ai pas dit qui c'était le groupe cerise qui clôturera le festival.

Après avoir pénétré une nouvelle fois à l'accès du festival, on commence avec STRIDE AGAINST LIES pour éparpiller de sa superbe toute la vomissure hardcore métOl jusqu'au prémisse du grindesque.

C'est à cet instant même de congratulation sarcastique, que l'on pense à tous ces gens qui lèvent les yeux au ciel dès qu'on leur avoue que l'on ne connaît pas Stravinski et qu'en plus on s'en branle, alors qu'à notre age nous devrions avoir une tout autre éducation au lieu d'écouter cette musique de sauvage. Mais si comme eux, nous nous devons d'écouter ceux qui sont à la base de l'instruction musicale, à contrario nous avons fait le choix d'aller aux prémisses soniques en écoutant le premier homme qui a tapé sur un cailloux, et qui a hurlé de rage quand il s'est foutu un coup de silex sur les doigts...Quand ce n'était pas les couilles.

Sous la chaleur accablante le groupe joua à roussir le teint écarlate d'un public en ébullition, dont l'oxygénation advenait cruciale pour trouver la ressource nécessaire de se désaltérer, sous peine de finir en compost autour du trou minier. Le public n'en avait cure, et cloquait comme un vietnamien sous le napalm américouain.


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Un truc cool à chaque fois, c'est que j'ai revu Tristan de la MOSHER TEAM.

WHAT ??

Qu'est ce que c'est que ce truc Mosher Team ?

Et bien c'est un groupuscule de fada qui a créé une unité dans le pit pour agir de concert dans la survie de tous les éléments dansants d'un real mosher.

Le gars est simple à reconnaître puisque c'est celui qui saute sur tout le monde et dans tous les sens avec un t-shirt jaune poussin. Quand tu le vois faire, tu te dis qu'à son age (42 piges) il ne tiendra pas deux sets en y mettant autant d'intensité.

Tout faux, le gars est résistant dans sa matière, une longévité de 22 années dans le pit à bousculer sa carcasse dans le punch bouillonnant de sa fougue, et de la résonance musicale qu'il entend et qui le transcende. Pour lui « Le live est une discipline à part entière », alors il s'y met à fond, genre à 250 %, avec la jauge de son palpitant au max de sa fréquence cardiaque, et quand s'achève le concert, il est trempe de sueur de la tête au pied, et trimbale un sourire qui en dit long sur la nature exutoire de sa passion pour la danse friction. Je lui ai quand même demandé si il comptait rentrer à Montpellier en vélo après le festival, il a souri.

Je vous file le lien de leur escouade si vous avait envie d'en connaître davantage, d'y entrer, d'acheter leur t-shirt....

...Mais ce sont de vrais warriors, je vous préviens !


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J'ai apprécié le chanteur de DRAWERS car le gars a du coffre, rendu nécessaire à ce stoner multidisciplinaire. Le gratteux avec petite moustache, short et une paire de chaussette blanche remontée jusqu'au niveau du genou s'avère quelque chose d'assez rédhibitoire pour amputer une partie du visuel stoner de ce groupe.

Drawers était une découverte pour moi, et la propagation de boucles mélodiques, un rien précieuses permettait d'entendre la subtilité félonne de leur musique, tendu par la sauvagerie des bourrasques stoner. Leur prestation fut sympathique puisque le chanteur affichait un sourire sincère à la grandissante exaltation qui montait de la fosse au fur et à mesure de leur set. Je restais toutefois moins enthousiasme, ayant un tantinet de mal à être transporté par leur musique, mais je ne renie en rien la qualité musicale de leur prestation, en étant certain que ces gars ont le coeur sur la main.


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Les gueules noires de Carmaux ont toujours bonne mine, même sous le fouet brûlant d'un soleil estival se présentant à son zénith incandescent, qui ira même jusqu'à nous irradier de délice de sa tiédeur jusqu'à une heure avancée de la nuit.

Dans le sud on préfère suer que grelotter, c'est un fait avéré et incontestable, donc une période caniculaire est un doux moment dans la vie d'un sudiste. J'ai dû flamber mon capital solaire dès l'age de 20 ans par manque de sensibilisation sur le sujet. Mais je constate avec stupéfaction que malgré les publications de prévention sur une trop forte exposition au soleil, il y en a encore un paquet qui vont anéantir leur beau tatouage en un rien de temps.

Cette négligence d'une banalité toute contemporaine est visible aussi par l'intérêt sauvage que les mots festif + sud + week-end impliquent comme absorption de liquide alcoolisé. Il faisait chaud c'est un fait, mais enfin de là à s'inonder la panse de bière me semble un tantinet abusif, surtout en plein cagnas.

Ne soyons pas rabat-joie, laissons les profitez de la life en bon épicurien


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Pas de chanson de marin pour THE DECLINE qui habite Rennes, juste du punk et du rock. Pourtant le groupe se coltine le cliché de la Bretagne celtique avec chanson à enivrer comme de la mousse sur une guinness, ce que je trouve regrettable en soi.

Le groupe a sorti un bon premier skeud, j'avais pu apprécier leur concert au Hellfest, et cette qualité scénique est similaire au Xtremefest, car leur musique a le don de rapprocher les gens par son sens fraternel, le grain vocal, l'intensité émotionnelle qui en rejaillit comme de la mousse sur une guinness, putain !

Okay, enfin le breton aurait voulu rouler sous la table pour se mettre à l'ombre ça c'est sûr, parce qu'il avait le soleil en pleine tronche (faudra faire un truc pour l'année prochaine non ?) et qu'il clignait des paupières avec la sueur qui lui perlait du front (de mer ?).

Un bon set d'envergure quoiqu'il en soit, qui a su faire baigner dans son aura chancelante et sincère, l'impulsion du real punk rock de la classe laborieuse, de celle qui boit l'écume de la vie COMME DE LA MOUSSE SUR UNE GUINNESS, Oh putain nooon, tu sors, dégages, ouste...


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Grandement attendu par une foule de thrashers en exaltation de headbangding bestial, Municipal Waste n'a sagement pas fait défaut à sa réputation. Le groupe poussa les potards jusqu'à la graduation 13, mieux que Spinal Tap et Manowar réunis, pour nous avoiner le cervelet dans la couillardise monumentale d'un set foudroyant. Il faudra peut être qu'un jour quelqu'un exprime son ressentie sur le rapprochement à faire entre Municipal Waste et le Tankard de « Zombie Attack » à leur album « The Morning After », tant par l'étroitesse d'esprit éthylique pour la Beer, que pour ce thrash oldschool.

Je l'ai fait ? Ah oui je l'ai dit, putain c'est fait, c'est vraiment dit, je vous en prie, mais c'est pire quand on y croit (à l'envers ?). Comprend qui peut...


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Le groupe n'y est pas allé de main morte pour pousser la foule dans un délire de circle pit tournant en boucle perpétuelle sur lui même, puis avec des télescopages de wall of death frontaux, et des nuques qui se fracassent. A cet effet de contusion d'ossements, quand les stomatologues et les kinésithérapeutes de la région ont vu l'affiche du Xtremefest, il parait qu'ils ont sabré le champagne en vue d'une salle d'attente gavée à donf ! Par contre quand ils se sont aperçus que la date tombait pile pendant leur congé d'été, ils ont passé un mois à essayer de remettre les bouchons comme des cons.


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Vous savez quoi ? Municipal Waste a fait mieux que ce que l'on prévoyait, et en fait il a fait carrément pire, il a lu dans les têtes la somme de cabourdise que les festivaliers du Xtremefest étaient capables de fournir dans une cérémonie sonique, et encouragea le public à se surpasser. Le combo apporta à son interprétation les crépitements nécessaires pour assujettir son métOl Oldschool désopilant et le public, sous le joug de son thrash irrépressible. C'était le genre de concert que tu n'oublies jamais, sauf si tu étais à 3,6 grammes de bière brassé dans les veines, auquel cas tu étais mort, logique.

Pour redescendre sur le macadam, il fallait bien le punk spirit 70's des STREET DOGS, parfait pour joindre à la classe ouvrière la fusion adéquate qui permet de chanter à l'unisson la propagande émotionnelle d'une punk oï initiale.

Les gars du Massachusetts portent haut en couleur l'oriflamme de leur équipe, ce qui pourrait faire état d'une similarité avec celle d'un hooligan britannique, sauf que le club des Red Sox de Boston n'est pas le genre de club pour qui tu te fous sur la gueule outre-manche. Par contre avec la cover des Clash "The Guns Of Brixton" Streets Dogs prouve son allégeance à ce rock anglais qui irOÏnise sur l'offense faite au prolétariat.

J'ai trouvé qu'il y avait une harmonie avec le passé minier dans le chœur rouge et noir de Street Dogs. Si ce n'est pas ma came musicale, et sûrement pas celle d'un trader à part si il veut narguer encore plus le travailleur pauvre, j'ai passé un agréable moment.


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Car à travers ce combat musical et de lutte prolétaire, cela a eu le don de me remémorer une sentence néolibérale de Margaret Thatcher: " les réformes sont indispensables car il n'y a pas d'alternative " et la conséquence pour Street Dogs de lever la barricade de son punk rock et imposer une sorte de pétage de plomb en exaltant la fibre séditieuse des françaouis du Xtremefest.


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Dans une société qui fait tout pour vous éviter de pensée, et vous aliène le cerveau à la moindre parcelle de disponibilité, la poésie urbaine de ce groupe est un coup fatal pour développer la fibre contestataire. Même si dans le réel quand le prolo lèvera la tête et regardera le haut de la pyramide sociale, il ne verra que des trous du cul en train de lui chiaient dessus, Street Dogs lui permet simplement de prendre du bon temps, sinon il reste toujours l'ancienne méthode révolutionnaire :


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Un gars de la presse écrivait sur sa tablette hi-tech pendant que je regardais la lune pour connaître l'heure, l'impression d'un décalage criant entre ces gens venus de la grande ville, et nous autres vieux cul-terreux de la cambrousse qui rédigeons encore sur un cahier tout pourri le report de nos délires. Faut vraiment que je grandisse nan ?

Au vue du set en caoutchouc de THE TOY DOLLS, ce n'est pas urgent.


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Ce combo bristish reste la farce à coussin péteur du punk moderne. Ça joue toujours à 400 km/h, et la cover des Surfaris était géante avec un "Wipe Out" ripant plein fer. Olga le guitariste chanteur est toujours aussi à bloc, leur show est hyper dosé, millimétré au cordeau, c'est un show à l'état pur, aucune surprise à avoir, mais c'est toujours joué à bloc et avec une immense joie d'être présent et de faire le spectacle, musical et comique. J'ai par ailleurs pu constater que l'association Pollux n'a point perdu de son humour, qui témoigne d'une réelle aptitude à cette fantaisie inoxydable, qui faisait salle comble à chaque Zguen fest. Je reconnais volontiers là un gage de plus de la pérennité de ce festival avec en contrefort, la cabourdise du sud.


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Nous pourrions aisément séparer en trois grandes catégories le public de ce week-end :

- Le punker

- le hardcoreux

- le métalleux

Le punker doit sa présence par une affiche encline à satisfaire son goût pour la mélodie sucré et salé.

Le Hardcoreux légitime sa présence par une programmation qui aura su heurter sa sensibilité féconde en matière de violence dans un pit en surchauffe.

Le métalleux est venu boire des bières pour survivre à la chaleur méridionale en écoutant le suc métallique de la musique des enfers.


Par contre, pour les doomers et stoners, ils n'avaient d'autre possibilité que de choir vers une ouverture d'esprit tridimensionnelle ou attendre le set de The Drawers.

Un gothique n'aurait pu sortir de sa sépulture qu'à partir de onze heure du soir minimum, au delà, il se serait calciné la couenne comme la peau rougeâtre d'un nordique après sa première exposition au soleil.


Pour l'ethnie TAPA ( T'as pas une clope ? T'as pas à boire ? T'as pas kek chose à grailler ? etc...) comme les travellers, teknivalistes, et autres crust....Elle se devra absolument de préférer zoner ailleurs, sous peine de ternir la bonne compatibilité fraternelle entre personne consentante et désireuse de passer un formidable week-end. Si jamais elle insiste comme d'habitude et souhaitait tout de même venir, je me dois de l'avertir qu'il y a une décharge non loin de là ( à Albi certainement), dont le fracas de ferraille et la puanteur sauront satisfaire les exigences draconiennes que cette peuplade apprécie tant, et comblera toute leur attente en terme de mélodie, et de choix plus qu'abondant en maladie infectieuse et nourriture grasse.

Nous avons le sens du ridicule et de l'hospitalité ici, faut pas croire les ragots.

J'espère que ce message n'occasionnera en rien un conciliabule de médisance à mon encontre, car j'ai bien pris soin de n'affecter personne, malgré l'utilisation de cet humour si singulier qui apparaît toujours à la limite du plus mauvais goût :

XTREMEFEST mini-moi du hellfest ? moins hard certes, et pourtant il a le X.


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SUICIDAL TENDENCIES de Venice Beach gondole toujours à 800km/h, le batteur est aussi énorme derrière sa batterie qu'avec sa masse corporelle voisinant le poids économique brut du Rwanda et du Zaïre.

Le soliste possède des doigts de fée qui créer de la magie électrique métOl-funkyyyyyyyycOre, le bassiste slape sa basse comme il fouette le cul d'une femelle en rut, et le guitariste rythmique pousse le groove à mort, c'est clair Suicidal Tendencies est un putain de groupe de musicos, propageant une grande claque de respect, d'admiration, et sachant faire le spectacle.

Il y a de l'énergie à revendre, du groove en rafale, du HxCpunkmétAl en typhon. Mike Muir reste toujours dans sa constance de pousser la hargne à son paroxysme.


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Nous nous étions placés en hauteur, et nous admirions dans cette arène cette initiative farfelu qu'un headbanger caressa en pogotant avec la bienséance que la chevalerie du pit l'exige, ses articulations contre ceux de voisins dont la corpulence faisait défaut avec la sienne, beaucoup trop frêle. Nous avions alors tout à loisir de constater les initiatives rocambolesques de survie que ce novice prenait dans la déroute de son mauvais diagnostic.

Puis il s'est hasardé en plein dans la mêlée, à cet endroit précis où son corps défendant de headbanger se devait de mourir et donner naissance à un Xtremefist-fucking de première bourre. Plus tard je reconnu dans la démarche boiteuse la surestimation ingénue que ce jeune avait osé établir, mais reconnu dans son sourire radieux, fièrement affiché, la constante réalité que désormais, il avait poussé ses limites physiques au-delà de la peur irascible de se faire mal dans le pit, en étant devenu un XTREMEFESTEUR.


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Le groupe n'a pris aucune pincette pour mettre la fréquence de sa brutalité à son niveau le plus élevé sur l'échelle de la déflagration sonore, qui demeure en tant que norme moyenne mondiale ce que mit la bombe à neutron sur Hiroshima le 6 août 1945.

Il faisait tellement chaud que des filles se trimbalaient en soutif, et les garçons torse nu. Pour l'égalité des droits entre sexe nous avons eu pendant le set de Suicidal, notre Marianne républicaine qui a fièrement nippé son soutien-gorge pour apparaître les tétons au vent, avec les bras levés en permanence pour pas qu'ils retombent façon gant de toilette.

Pour l'année prochaine le Xtremefest se sera carrément sans culotte pour un hommage à la révolution de 1789 : LE premier festival naturiste de musique amplifiée au monde, putain faut voir grand, et si un gars te dit que tout nu on est tous égaux, c'est qu'il en a une plus grosse que toi.


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Boule a passé le concert assise, car cette salle dispose d'un étage avec fauteuil, permettant aux personnes fatiguées, ainsi qu'à une population vieillissante le confort de reposer ses vieux os dans la délicatesse nacrée de passer un week-end d'une excellence divine. Rigolez jeune gens mais un jour, ouiiiiiiiiiiii un jour vous aussi vous apprécierez de vous asseoir, de toute façon vous serez obligés de le faire.



Et le groupe surprise était Ô grande cerise : l'OPIUM DU PEUPLE, qui l'eut cru pas vrai hein ?




Boule est chaos, Olivier est crevé, on décide de partir après le début de cette apothéose de comédie Punk variété, permettant un taux de cabourdise à la hauteur d'une conclusion festive. Je bosse dès la première heure le lendemain, et oui tout le monde n'est pas au RMI dans le 8-1 YO, donc fissa on redescend plus au sud, chez les rednecks qui causent avec les mains et parlent avec le cul.


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En terme d'épilogue, et bien Hey c'était complètement Extrême ce festival et j'en veux hardcore plus.

Ceci étant dit, et si il est reconduit l'année prochaine (de toute façon c'est ce que je lui souhaite en mutilant d'ores et déjà une dizaine de fourmi), je signe carrément en bas de la page avec mon sang bon sang, tout en exhortant ma gloire à Satan pour du doom, à la damnation sk8 pour du punk rock, à la foudre pour du stoner, à la mort pour du death, à la déflagration sonique pour du thrash, et au trou carmausin pour :




Merci à David le boss de l'XtrëM, à Sid, à Pollux, et à tous les bénévoles, dieu vous le rendra !

Et si il ne le fait pas...C'est que c'est vraiment un con, le salaud !


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Rédigé par Bir, reporter local dans le WALLABIRZINE

fanzine leader dans le canton du Sidobre

& Webzine reconnu dans les bas-fonds de l'underground pour sa folie décalée.

samedi, juillet 6 2013

SHOCK ME


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REPORT DU HELLFEST 2013


Très chère lectrice du WallaBirZine, je reviens d'une nouvelle campagne métallique où la folie démesurée de la jeunesse européenne a su trouver au Hellfest l'endroit idéal pour résorber le temps d'un week-end festif, le verrou social qui la cadenasse dans sa prison dorée de surconsommation et d'inactivité professionnelle. Le programme était comme à l'accoutumé éclectique et passionnant, il a donc fallu faire des choix cornéliens, n'ayant toujours pas le don d'ubiquité requis pour tout voir, et vivre. Cependant, mon ami d'enfance Olivier est venu avec moi cette année (en fait chaque fois qu'il y a KISS), il a donc pu assister à des concerts que je n'ai pu voir, il vous en livre aussi sa chronique Oï-school.

Je tiens auparavant à réveiller en vous qui allait lire ce reportage subliminal, que le délit de blasphème a été abrogé en France en 1789, et que par les couilles de Satan, je compte bien en profiter...


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VENDREDI c'était GOD OF THUNDER


La renaissance de l'église catholique depuis la démission de Benoît 16 et du couronnement de François 1er n'a absolument rien changé des habitudes superstitieuses des bigots, qui bazardent de l'eau bénite sur le site du festival avant son montage. Pour leur information, le public a copieusement baptisé le lieu depuis l'an dernier avec des litres de pisse malté, de la transpiration, des sécrétions vaginales et des résidus de matières fécales, dont on vient à peine d'en divulguer la traçabilité dans la restauration rapide et l'industrie agroalimentaire des marques de références en cette année 2013, où on s'étonne encore, malgré les prévisions de ces camés d'incas, à ce que le globe terrestre tourne avec le mépris que les hommes ont de leurs congénères.


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Quand je pénétrais dans l'antre du Hellfest, la jeunesse intrépide galopait à en perdre haleine dès l'ouverture des portes du purgatoire. Je les saluais en me figeant de respect, car je savais que ces jeunes allaient tuer leurs angoisses existentielles en se prouvant à eux-mêmes qu'ils existaient, et que cette nation de musique extrême leur tient à tout jamais au corps et au cœur comme des hyènes sur un paquet de tripes chaudes.

A mon grand étonnement la scène Warzone n'est plus sous chapiteau, mais en plein air et sous un ciel menaçant de nous tomber dessus ce premier jour qui annonce l'été, la fête de la musique, et une journée promotionnelle au rayon poissonnerie du Leclerc de Clisson.

Ok, on attaque avec les basques de BERRI TXARRAK qui ont fait le choix d'envoyer leur punk rauque sans discussion, et sans réelle chance de fédérer du peu d'interaction avec le public du coup. Et en plus le combo chantait en euskara, ce qui ne facilitera pas l'adhésion d'un public, échaudé par les premières gouttes de pluie.

En conséquence le britannique chantera « Il pleut il mouille c'est la fête à la grenouille » en se foutant sur son t-shirt UFO du vinaigre balsamique qu'il a confondu avec du picrate espagnol pour faire honneur au vin français.


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Mais déjà, l'appel des plaines de la scène Valley m’appelait pour BISON BC, qui a fait pleuvoir une purée de sludge death avec un son étouffant et surtout dégueulasse. Malgré ce dernier point épineux, le groupe a su tirer profit au fur et à mesure des améliorations acoustiques, pour hanter par la pression constante d'une lourdeur instrumentale et un chant death des plus caverneux. Le bassiste fracassa son instrument à la fin du rite, sous les auspices de notre ovation posthume au legs de leur démonstration, et pour le bonheur de nos organes auditifs. Dans la fosse, nous étions ravis de notre fondu de cervelle commune, car nous nous regardions tous de la façon étrange que les moines lorsqu'ils comprennent le sens profane de leur damnation choisie.

Par contre la programmation était tout en décalage sous le chapiteau Valley, quel bordel durant tout le week-end, pfiouuuuuuuut !!!


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A mon arrivée sous le double chapiteau, je remarquais que la croix de la TEMPLE qui siégeait au dessus de la scène l'an passé, avait fait la place à un pentacle. C'est un détail qui a son importance, surtout quand on regarde le décor du Hellfest sur tout le site, et qui correspond bien à un choix identitaire de sacraliser une croyance en des icônes divines fabriqués ici-bas, jusqu'à y former une unité de diverses tribus, et en démontrer une singularité qui détonne avec les autres festivals.

Le Hellfest est devenu une véritable machine de guerre, un bulldozer de corporate heavy métOl Rock, avec sa horde de fans capable de rugir à l'unisson de ce fantasque week-end où l'étrange liberté de son parc d'attraction consacre le théâtre d'hadès, et inonde les esprit de leur routine permissive à apparaître avec beaucoup moins de retenue vestimentaire. Ainsi ne voit on pas des femelles au tissu sombre et à la dentelle légère, s'allonger frivoles pour un bain de boue revigorant l'épiderme laiteux d'un corps juvénile, qui ouvre la porte de l'érotisme aux plus jeunes et la pornographique aux plus âgés.

L'élégance féminine en somme


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Sous l'arène ALTAR, le combo HOODED MENACE avait tout misé sur la cabale lourde pour opacifier et alourdir son doom death à glacer les sangs. Mais en fait, c'était plutôt chiant de mollesse, quoique assez mystique pour être dissolu cependant. Au final, le groupe a su faire de son set un chantre de la sauvagerie démoniaque et de la perversion, ce qui me semble très positif en soi.

BLACK COBRA est un duo qui a eu grand peine à élargir la limite de sa formation. Le guitariste délivra cette tension sous-jacente de sludge pâteux, juste pour apaiser et calmer l'ironie cynique de leur lâcheté à avouer le pire : Leur incapacité à trouver l'intensité suprême qui devait nous engloutir. Tant pis....


Mais, mais, mais....Amies !! Amis ! N'entends-tu pas la corne de brume de la saxe qui pétarade déjà au loin.


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Mais oui se sont bien les anglais de SAXON qui reviennent en nos terres arables pour dévaster nos ouïes.

Un premier constat s'impose d'emblée : Biff a bouffé du beef, il déborde de cette vigueur saignante que les anciens possèdent dès qu'il suçote leur pilule bleu avant la lubricité d'un coït. Par rapport à leur dernière venu sur le sol mou clissonais, le groupe est en très grande forme, leur dernier excellent album a relancé un enthousiasme au sein de l'escouade de Byford. Les musiciens sont aguerris, le job sera efficace, et sans forcer outre mesure, le groupe impose son passé et ses nouveaux titres avec la dynamique adéquate. Un grand Saxon magnifiant son art nous donna raison de bouder Negative Approach dont le set fut apparemment fort décevant.

BLACK BREATH a apposé à son death hardcore au début bien frontal pourtant, une perte de densité en cours de route, devenu perturbatrice fatale du gros potentiel de ce groupe. Je le regrette surtout pour le chanteur qui tenait le grognement lycanthrope comme jamais entendu depuis la bobine de Gilberto Martinez Solares « Le Fossoyeur de la pleine Lune » de 1960.

DEEZ NUTS a fait breaker la foule avec le peps de son HxC hip hop. C'était sûrement pas aussi imposant et massif qu'un Madball dont la dimension se prête davantage à un festival, mais de part son flow offensif, la dynamique fun, Deez Nuts aura permis d'apprécier un HxC à la cool. La vivacité australienne percera même les nuages pour réchauffer l'ambiance à grand coup de beat hargneux et de constante pression HxC, sous la bénédiction du dieu Soleil, que je chérissais de sa bénignité.


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Le groupe a aussi pu introduire sa sulfureuse danse de la douche




Sur la MAINSTAGE 2, je me hâtais d'entendre la réminiscence que TESTAMENT allait laisser au génération future, et je ne fus pas surpris outre mesure de leur grosse force de frappe. Je ne vous fais pas l'affront de vous présenter ce groupe qui maîtrise l'art courtois du thrash métAl, et qui est assez ancien dans le circuit pour être certifié comme valeur sûre. Leur dernier album en date martèle la seigneurie à laquelle le combo appartient : Celle des preux thrashers divins.

Vraiment le sieur Éric Peterson est un guitariste talentueux, mais quelle virtuosité, quelle maestria, d'autant plus appréciable en cette journée où le son partait au gré du vent. Alors des solis traités avec révérences et minuties tiraient l'ensemble du groupe vers le haut, et le chanteur Chuck Billy était en grande forme vocale lui aussi. C'était un très bon set, sans feu d'artifice, car tout s'est passé d'une façon fort simple, avec un groupe sur scène répondant à la liesse d'une sauvagerie sonique dévastatrice. Dommage par contre de ce fond de scène totalement moche, formant une espèce de mur en pierre hideux. Ce n'était qu'un décor soit, mais bon là on avait l'esprit des Monster Of Rock de 1988, époque mérovingienne.

Le public avait l'air groggy par contre des successifs uppercuts, et déjà des problèmes aiguës de fracassement de nuque abondaient au dispensaire de secours. C'était une première pour moi de les voir, et je garde en tête la finesse de leur percussion technique redoutable, qui aura fait écho à ce que j'ai pu écouter tout au long de leur discographie, et que je vous préconise d'obtenir.

Sur l'autre Mainstage, la sono passa le "It's a Long Way to the Top (If You Wanna Rock 'n' Roll)" d'AC/DC pour apporter un maximum de bonheur, comme un avant goût de l'excellent support éducatif rock'n'rollien qu'est TWISTED SISTER. Car si le temps a beau pleuvoir sa funeste destinée sur les années qui passent et la stagnation discographique de ce groupe, la musique de ces dieux demeure culte et indémodable.


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Dee Snider est le boss. Frontman incroyable qui apporte un maximum de retombées émotionnelles dont on connaît le rôle fondamental pour la cohésion. Ce type est un battant, un entremetteur d'entertainment phénoménal, un héritier de la grande démonstration ricaine pour le spectacle vivant. De James Brown à Jello Biafra, Dee Snider fait partie de ces colosses qui tiennent une scène par les couilles et la mène où bon lui semble. Il est partout, omniprésent, pratiquant le fun et la bonne humeur, sa private joke sur ses cheveux était excellente. Si on ajoute à cela les hits du crew, qui vont de "The Kids Are Back" à "I Wanna Rock" vous avez la somme d'un rock'n'roll show hyper oldschool.

Ok, il y avait les mêmes ingrédients que la fois précédente, avec même des solos un poil brouillon au début, Jay et Ojeda avaient l'air en dessous, mais jay était plus frais que la fois d'avant par contre. Puis devant la capacité de Dee à pousser la foule dans l'exutoire, l'existence a pris de suite la saveur du superbe avec un tel concert. Alors Jay et Ojeda se sont sortis les doigt du cul pour se mettre dans le même enthousiasme fédérateur.


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Oui à chaque concert de Twisted Sister la foule est en délire, quémande davantage pour la frénésie jubilatoire que ce groupe est capable d'apporter. Mais pas seulement pour la nostalgie de leur musique iconique, car comme la tignasse de Snider, on est dans le vrai, le sincère, Twisted ne fait pas qu'un show usiné depuis les années 80, il sait lui aussi que le temps joue la montre, et qu'il profite tout comme nous de cette rencontre fortuite pour créer cette confusion émotionnelle qui bouscule l'espace temps.

Le public du Hellfest aime Twisted Sister et Twisted Sister est un très grand groupe de heavy métal et de scène, qui aime son public.

En épilogue de ce constat, j'affirme que si dans l'immuable univers je ne suis rien, et qu'une minuscule poussière d'ange dans le monde oppressant des humains, je continue d'aimer y vivre, et cette passion pour la vie c'est avec des instants comme cela que l'on en poursuit l'aventure, humaine et terrestre, le sourire aux lèvres.


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KREATOR a envoyé le pâté en croûte de Germanie mais l'a étalé sous le vide d'un sandwich triangle d'autoroute. C'était vite envoyé, avec ce goût truqué du groupe absent, pourtant il y avait de quoi avec un tel thrash teutonique. L'emballage de sa renommée n'aura pas suffit à gommer un set très peu vertigineux.

AGNOSTIC FRONT débuta par une intro d'Ennio Morricone comme les Ramones le faisaient en début de leur concert avec le célèbre « Ecstasy of Gold ». Ils finiront par une cover des quatre fantastiques du punk rock, comme cela la boucle était bouclée.


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Les prolétaires new-yorkais étaient attendus à Clisson, d'une part pour finir ce qu'ils avaient à peine donner en 2010, et d'autre part pour secouer les rangers punk et les baskets HxC dans la fameuse danse de la tronçonneuse.


Vinnie Stigma nous la joua à la De Niro dans taxi Driver, et malgré le fait que le combo a su souder l'acier hardcore au public du métAl, Agnostic Front dupa par son soucis d’apparaître plus sur son côté précurseur et légendaire, plutôt qu'apporter l'usufruit de son choix musical oldschool, qui aurait pu devenir un modèle d'école de vie pour la perpétuelle nouvelle génération montante.

Un set fatalement sous-exploité, qui n'avait pas la crête escomptée pour changer l'animosité haineuse de se battre au jour le jour pour inverser la fatalité, en se faisant un shoot de punk HxC skinhead dans le cerveau, et ceci, dans l'unique but d'une délivrance...


Et puis je suis allé voir SLEEP, qui a raconté des histoires à dormir debout aux gamins de la Valley pour qu'ils puissent par la suite faire de jolies cauchemars. L'hallucinante démonstration d'intensité de ce groupe m'a remémorée leur album "Dopesmoker" sur toute sa grandeur, avec une nouvelle ascension du taux de sympathie quant à la légende de leur chaudron sonique.

On a rugi de fièvre dans notre délire somatique, avec ces refoulements inénarrables pour qu'on les taise à jamais. Le sommeil fut agité par des ecchymoses rêveuses pour que nous nous relèverions avec des courbatures sous les yeux et des oreilles en sang.

Sleep nous a donné un rite de chamanisme heavy, avec la liturgie d'un onirique sable mouvant musical qui engloba les esprits dans un moment d'exception rare.


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Ne pas confondre Led Zep avec Def Lep, c'est ce que j'avais griffonné au collège sur mon cahier de texte. Ahhhhhhhh mais putain, que j'attendais depuis toujours DEF LEPPARD, la grande britannique à l'accent américouain. J'en ai tellement des heures et des heures d'écoute de ce groupe, peut être même autant que toi fan de nü métal qui a commis sa première masturbation à l'écoute du "Three Dollar Bill, Yall$" de Limp Bizkit.



11.gif Les beach boys du hard FM nous ont offert leurs nombreux hits de concours avec la saveur professionnelle du professionnel de la profession. Joe Elliott a fait sa queen tenant les rênes, les solos de Phil Collin (ne pas confondre avec Phil Collins par contre) étaient poussifs au début, beaucoup plus présentables après quelques exercices d'assouplissements il est vrai. Hey, le Phil a 50 quilles, est taillé comme un roc, il doit pousser la fonte comme un jeune homme pour obtenir cette sculpture corporelle. Rick Allen avec un bras et deux jambes a autant de punch que tous les batteurs de la Altar.Véridique !!


Il me semble que le combo a dû jouer l'intégralité de leur album Hysteria, certainement pour poursuivre leur show hyper rôdé de Las Vegas du mois de mars dernier. Le bassiste Rick Savage était en retrait, et Campbell après sa chimio était très bon, bon retour mec.

Côté show c'était succinct, juste un immense écran derrière eux, d'où est sorti un hommage tout en émotion au guitariste Steve Clark, et de la masturbation prétentieuse en l'honneur du groupe (trop longue), censée, du moins je le suppose, nous affirmer à quel point nous étions chanceux d'avoir de telles stars devant nos yeux de gueux françaouis. Le restant, c'était des images apportant une espèce d' artifices visuels aux chansons, mais sans grand intérêt, si ce n'est le fait financier de vendre un gros show avec des prestations limitées. D'ailleurs ZZTOP a fait de même le lendemain.


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Musicalement je n'ai rien à redire, Def Leppard a fait son job, il nous a ravi de son panel discographique avec la sève de ses tubes interplanétaires, et de cette extravagance de saccharose en bouche pour que nous reprenions les refrains jusqu'à en avoir des dégoulinades de sucre jusqu'aux chevilles. C'était agréable de ré-entendre ce péché mignon, que je n'avais pas écouté depuis des lustres, il est vrai aussi. Mais un concert pas inoubliable pour autant, car il m'a manqué cet aveu de sincérité faussée que possède les grands, qui apprennent la vertu de continuer à faire rêver leur public ingénue, même si ils n'en pipent pas un traître mot dans leur for intérieur. Là c'était vraiment trop visible de voir que Def Leppard avait fait son set comme on va pointer à l'usine, avec la rigueur de sa bonne conscience professionnelle.

Pour terminer cette soirée, nous avions le choix entre Six et Sick, je suis allé voir SIX FEET UNDER au groove mou. Le spirit était là, mais les gars avaient dû forcer sur de la ganja de la mort car leur death apparaissait enfumé et amorphe. Ouaie carrément comme ces gosses qui se traînent avec les yeux globuleux en salle de mathématique avec l'élan énergique d'un gastéropode.

De ce fait je me suis expatrié sous la fonte dynamique de SICK OF IT ALL pour un set millimétré...de pose. Le true oldschool de SOIA vit sur les acquis de sa démonstration de force urbaine et fédératrice, en uniformisant de génération en génération les codes, et le même message d'unité en ses valeurs oldschool.

Le spectacle donné était de qualité, nul doute, ça hurlait et gesticulait dans tous les sens, les petits jeunes exultaient en tombant la casquette et se fracassaient les uns contre les autres avec bonheur. Au fond, les vieux tapotaient du pied en remuant péniblement une tête qui avait du mal à soulever le poids de la fatigue sur une journée quasiment entière à rester debout. Sick Of It All où pas, l'intégrité première pour moi, c'était d'être frais et dans les meilleures conditions physiques et intellectuelles pour affronter le samedi, sereinement. On n'a pas demandé notre reste quand les new-yorkais sont partis et ont clôturé cette journée.


Ok maintenant c'est à toi Olivier, pour un report Skinhead qui va raser de prêt la tignasse aux métalheads :



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Je me sépare de mon compagnon le temps des contrôles à l'entrée...ça bouchonne tous ces métalleux. On se retrouve à la Warzone pour attaquer avec les basques de Berri Txarrac et ce n'est pas une mauvais nouvelle. La diaspora « survet, nuque longue – chaussure de rando » est là, fière de venir supporter les enfants du pays. L'ikurrina (drapeau basque) vole au vent, il ne pleut pas encore. Le set est un peu court mais pêchu et enivrant, du pur rock alternatif à la sauce basquaise. Ce hellfest 2013 commence bien.

On file manger un bout chez « Roule ma poule » et ses recettes turques comme son nom l'indique, et allez hop pour digérer c'est HARDCORE SUPERSTAR sur la MAINSTAGE 1, ça envoie bien mais c'est l'heure de la digestion, petite ballade et on revient pour SAXON.

Comme d'habitude c'est dans les vieux pots qu'on fait les meilleures marmites...Et comme d'habitude ils profitent de l'arrivée massive du public pour servir un très bon set.

Petit break pour moi.


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J'hésite pour la suite, le retour d'EUROPE et son show qui conquiert les plus pessimistes ou DEEZ NUTS. Ben tant pis pour le brushing, on va se taper du HxC, et c'est bien fait, pêchu, groovy et bien servi.

Bir va voir un truc et je me cale à l'ombre, il revient...TWISTED SISTER est avancé en dernière minute. Pas de charge direction la MAINSTAGE 1, on se cale assez prêt, beaucoup de gens n'ont pas eu l'info. On attend en écoutant le groupe d'à côté et en contemplant les déguisements de certains festivaliers.


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Twisted commence et la foule est conquise d'entrée, même sans les froufrous des 80's ça reste génial, une heure de hit, partagée entre le public et nous. Tout y passe ou presque, le public chante par cœur...C'est comme à Patrick Bruel mais en mieux. Ça y est j'ai la patate et en plus je peux tranquillement filer vers AGNOSTIC FRONT sans me préoccuper de KREATOR.

On se cale à la WARZONE, à notre place attitrée bien en face. Les concerts d'une heure c'est le minimum pour voir ce que les groupes ont dans la ventre. Le show débute, c'est blindé et ça bouge bien, la nuit tombe et tout va bien. Le set est nickel, puissant et participatif.

Finalement je ne suis pas allé voir HELLOWEEN, ni SLEEP d'ailleurs, une heure de break à la Warzone à écouter de la soul et du skinhead reggae diffusé par la sono, c'était nickel et ça a bien plus après tant de brutalité. Ça danse, tout le monde est joyeux et attend ANTIFLAG.

Enfin un groupe qui assume et qui va envoyer du gras et ça ne rate pas. Du bon punk sans chichi et la foule adhère, moi aussi. Bir me quitte pour aller voir Def Leppard..Bon courage l'ami. Antiflag se termine dans la folie, je file retrouver mon camarade mais c’est blindé, je me pose en retrait, j'y vois pas trop et le son n'est pas très bon. J’attends et...Je m'endors.

Un connard me marche dessus et me réveille. Il fait super froid et il est 1h30 !!! Je file voir SICK OF IT ALL et ça me réchauffe un peu, mais pas assez...Je file à la voiture un peu avant la fin, je suis raide.


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SAMEDI c'était CREATURES OF THE NIGHT


Au réveil, il pleut. C'est de l'eau de pluie de l'eau de là-haut mais était-elle au moins béni des dieux ? On dirait même qu'ils se vengent en pleurant toutes les larmes de leur corps divin sur le sol méphistophélique du Hellfest depuis déjà trois années de suite par offense. On nous avait pourtant prévenu , le 21ème siècle serait spirituel, et tout le monde devra s'y mettre. Il faut croire, car Satan a dit : "Vous allez tous crever." et le pire c'est que ça se vérifie au fur et à mesure tout de même !


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De toute façon, pour garantir au sol Clissonais une tenue adéquate et une météo clémente, l'amicale des supporteurs du sud de ce festival a organisé un grand référendum s'inspirant en partie de la prophétie aztèque, qui requiert d'offrir le corps d'une martyre à la faucheuse pour conjurer le maléfice pluvieux. Le vote a eu lieu et c'est Maître corbeau qui a dévoilé le nom miraculeux de Madame Boutin emportant le plus de voix, comme par un hasard assez truculent en soi.

Sainte Christine, la fille aîné de l'église catholique romaine dont on apprend cette année qu'elle fornique avec son cousin, moooooooon dieuuuu jésus marie joseph...Son arbre généalogique c'est juste un tronc avec une branche pour une seule souche arrosée par de l'eau bénite alors ?!....

Bref, elle devra donc par conséquent être sacrifiée selon la coutume Inca, pour que le dieu soleil vienne répandre le feu sacré durant tout le 3ème week-end de juin 2014. Un succès d'estime pour cette femme, qui jusqu'au bout témoignera de l'indicible lien qui existe entre elle et ce festival de musique amplifiée.


Après le ptit dej, je m'étonnes de l'acoutrement de mon camarade Olivier, avec des chaussures lourdes au pied, lui reste en mode warrior, prêt à affronter cette journée grisâtre.


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Bon et si tu nous racontais ton trip en mode Rude Boy cette fois ?



Ok. Après une bonne mais courte nuit de sommeil et une douche bien méritée (la première de la journée), on s'enfile un bon petit dej pour attaquer le deuxième jour. On est parmi les premiers même si c'est parti sur les autres scènes. On va voir JUSTIN(e) et là ces petits frenchies font ça bien propre, c'est très bon, et c'est partie pour la seconde douche de la journée.

Ma matinée n’est pas chargée, je m'abrite sous le market ou je me ballade au fil des stands. Il pleut toujours. Espérons que pour THE CASUALTIES on verra le soleil. Et bien non !! Bon show mais la pluie ça freine bien enthousiasme. C'est donc sous des poncho que nous resterons jusqu'au bout et même si le set était bien (un peu court), mais c'était pas l'enfer.

Gros break pour moi, je suis vieux et j'aime mon confort, alors je file à la caisse, au sec me reposer, la soirée sera longue. C'est donc au calme dans la voiture que je pique un roupillon...Et me réveille dans un sauna...Puisque le soleil est là...En pleine gueule. Je vais faire un tour au Leclerc constater les quantités de bière astronomiques achetées et l'ambiance toujours amusante de ce lieux pendant le Hellfest.


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Allez fini de plaisanter, il est 18h00, je file rejoindre Bir pour notre opération commando...KISS. Je le retrouve à 19h00 pour ACCEPT et notre approche méthodique de la MS1.

Accept joue du Accept, c'est plaisant et ça rappelle des souvenirs. Les teutons ont une flopée de fans qui aime bien ZZTOP aussi, rude combat. PAPA ROACH débute mais hélas ce n'est pas le même public, tant pis, on s'enfonce un peu et on est pas trop mal pour le show des barbus.

Je les avais vu plus jeune et j'avais était déçu par l'attitude. Là c'était un peu mieux, mais bon, si musicalement il n'y avait rien à redire, ils étaient vieux il y a trente ans. Ils sont donc encore plus vieux aujourd'hui.

KISS approche et c'est déjà blindé. BULLET 4 MY VALENTINE n'y change rien. On va donc devoir être finaud pour toucher le Graal. Profitant de mouvement de foule et de l'ébriété de certain, on approche discrètement. Ça y est on y est, quatrième rang fluctuant et on patiente. Il est 22h30 et on a fait 50 mètres en 3h30 et pris 4 concerts dans les feuilles, mais on est bien.

YOU WANT THE BEST- YOU'VE GOT THE BEST KISSSSSSSSSSSSSSSSSS !!!


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Le rideau tombe et c'est parti. Ça démarre en trombe, les morceaux s’enchaînent, le public de tout age connaît les paroles par cœur, les tubes comme les nouveautés. C'est du grand théâtre, les iphone et appareils photo se mélangent aux mains levées et cornes de Satan. C'est un régal, même si je trouve personnellement que ça manque de gaz par rapport à leur précédent passage au Hellfest. L'émerveillement n'est pas le même et peut-être l'âge de stars, ou mon mal au pied  Aïeuuuuuuuuuuu !!!

En tout cas, ça explose, ça fume, ça pète et ça dégouline d'hémoglobine. On aura droit à des morceaux de Monster...Promo oblige et des tubes en veux-tu en voilà. Et cette fois-ci pas de « I was made for loving you ». C'est le Hellfest pas le macumba !

La tyrolienne, les papelitos , les feux d'artifices, les fesses de Paul Stanley, tout y est. You Want The Best, You Get It ! Fin du concert.

La foule s'éparpille très lentement, au vue de la masse se l'écran géant c'était impressionnant. Une partie file à côté voir KORN, nous on gicle vers BAD RELIGION.. J'ai les pieds en feu. Ouilleuuuuuuuuu !

Là aussi c'est archi blindé, le set est très énergique et l'ambiance toujours au top .Mes pieds me lâchant, je file à la voiture à un quart d'heure de la fin pour éviter la foule et ne pas nous retarder pour rentrer dormir. On est à 8 km dans les vignes dans une caravane qu'on nous loue). J'enlève enfin mes paraboots. Ahhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhh !!! Je rentre dans la caisse..Quand Bir arrive...Il m'a mis ¼ d'heure sur 2 km, le salaud.


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Whaouuuu mec, ça c'est du Rude Boy !!!


Pour moi, débuter ce samedi, rien de tel que JUSTINE avec un punk rock débonnaire qui dispose de la présence scénique de Fernandel, avec l'humour de Kev Adams ou d'Alexandre Viallatte (tout dépend de ta génération pour cela). Justin(e), c'est de la french Punch à la gaudriole fraîche et humide, comme une canette chaude de kronenbourg. Cela m'a procuré un bien fou toutes ces lapalissades caustiques et ce punk rock classique, et en fait : Plus con que ça, tu meurs ! Et c'est un compliment.

Moins probant et malgré le caractère mystique de SURTR, leur doom linéaire n'a pas franchement décollé les rétines. L'atmosphère était bien sépulcrale, c'était cool, mais quand on ouvrait leur linceul musical, il n'y avait plus rien du Sabbath ou du Reverend Bizarre. Un manque d'envergure scénique sûrement, et puis des soucis techniques qui sont intervenus aussi. Sur disque c'est plus prégnant par contre, faut le savoir. Un groupe a revoir tout de même, car je suis certain que ces gars, et dans une salle plus petit, sont capables d'envoyer une confession de messe doom et faire apparaître l'obscurité.

Ensuite, j'ai acheté un plat végétarien, la fille m'a servi avec les yeux tout rouge. Le set commença en même temps que je débutais mon repas. UNCLE ACID & THE DEADBEATS déposa de manière cotonneuse son atmosphère psychédélique. Mon plat végétarien avait un arrière goût dont je ne peux en définir l'origine, mais ce n'était pas mauvais du tout, juste un peu étrange en bouche. Le groupe étendait le champ de sa passionnelle musique dans le contre-champ que nous nous faisions de son délire. Le chant en stéréophonie amplifiait l'ensemble. Je me sentais très léger alors que la musique était très lourde et surtout intense. Puis elle a commencé à devenir de plus en plus légère de manière paradoxale ???!! Un léger brouillard de fumée scénique permettait de soumettre à la purée sonore une concordance parfaite. Où alors c'était peut être cette fumée opaque à l'odeur bizarre autour de moi.


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A un moment, il y a eu un gars qui s'est mis à quatre patte en pleurant de rire, et qui vraisemblablement cherchait des truffes avec son nez comme un cochon des truffes. Mais après coup, je pense qu'il recherchait sa boulette de haschisch pour plonger dans un paradis artificiel, qu'il avait sur scène de toute façon.

Le trip prenait des allures de montée d'acide, car j'avais chaud et je suais, beacoup trop. Les couleurs se sont faites plus vives, la musique plus sombre, presque impérieuse. J'avais très soif, extrêmement en fait, comme si je venais de courir un marathon dans le Sahara avec des vêtements de ski. Je me crachais bien dans les mains et ravalais ma salive pour me rafraîchir mais rien n'y fit véritablement. Ce qui est assez dingue en fait, c'est qu' Uncle Acid arrivait à faire fondre la toile de tente. Ça dégoulinait comme du sirop d'érable le long des mats. Non vraiment, ce plat végétarien était tellement excellent, que j'ai tout fini en me léchant les sourcils. L'ingé son a dû augmenter le volume sonore au delà des 105 décibels par contre car j'avais les oreilles qui giclaient du pus, c'était assez étrange mais ça m'a rafraîchi du coup, c'était surtout agréable dans le cou.


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Il faut admettre qu'Uncle Acid & The Deadbeats est un groupe vraiment incroyable, il est tout de même arrivé à suspendre la rotation de la terre et les ouvertures cosmiques qui claquent leur porte comme un ado en pleine puberté. Je le sais car cette tension était vérifiable dans l'air que l'on ressentait. C'est pas phénoménal comme truc de dingue hein, sans dec ?



Ensuite, pendant que le groupe déployait sa chaude apesanteur sonique, je me suis pissé dessus avec ravissement en même temps. Quand le set a pris fin, le groupe a quitté la scène sous mes applaudissements nourris, mais muet, et je n'ai pas très bien compris pourquoi par contre ?

Le guitariste m'a regardé hurler en verlan le poème de Verlaine "Chanson d'automne ", je pense qu'il n'a pas saisi grand chose. Puis les gens se sont dissipés comme un brouillard matinal très rapidement, et comme c'est devenu clair, je me suis envolé avec mon parapluie magique parce que j'avais de nouveau faim, mais je n'ai jamais retrouvé la fille aux yeux rouges et ce plat végétarien, très bon au demeurant. Alors en désespoir de cause j'ai acheté un jus d'orange avec un goût de citronnade amer que j'ai bu d'un trait par le nez, ça piquait un peu mais c'était bon.

Cette journée prenait l'attitude d'un téléfilm de Jean-Luc Godard des années 80 mais sans les décors futuristes de Blade Runner. Je me suis assoupi contre le mat de la tente Temple quand le groupe "Equilibrium" rugissait d'enculer Thérèse de Lisieux avec un rondin de 20 de chez Bricomarché. Dans mon sommeil le sol était revêtu de chantilly et il y avait des gens autour de moi en train de me hurler de sortir sans la clef, un nain à moustache notament. Après cette séquence d'hystérie collective, je me suis réveillé sans savoir si j'avais rêvé tout ce trip, mais il m'a vraiment fallu du temps pour redescendre du set de Uncle Acid & The Deadbeats et de leurs riffs hallucinogènes.


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Franchement après ce que je venais de vivre, j'avais du mal pour une nouvelle PROCESSION. Surtout que leur epic doom à la Saint Vitus se donnait un élan péremptoire, mais avec un manque de justesse musicale très peu compatible ici-bas.

Nétant pas encore tout a fait remis du set psychotrope d'Uncle Acid & The Deadbeat, j'ai décidé d'un commun accord avec ma santé mentale, de prendre des trombes d'eau sur la gueule pour voir des pingouins keupons faire les poulets ( un gars monte sur les épaules d'un autre pour un fight avec un autre poulet ) pendant le set de CASUALTIES. Ils ont fait une cover des Ramones comme pratiquement tous les groupes de NY, mais eux ont fait en plus « Run To The Hills » de la vierge de fer comme Sid Vicious le « Comme d'habitude » de notre défunt électricien Cloclozzzzzz-couic-.

Pour me sécher, je suis retourné sous la Valley dans laquelle la magie énochienne de WITCHCRAFT était élaborée avec la préciosité du rock psyché 70's et la pureté heavy, dont l'humilité du groupe et de leur set ont approfondi l'intensité émotionnelle avec des vivacités de breaks rythmiques d'une absolue netteté. Je kiffe ce groupe. La grande classe de ce combo a percé son éclosion devant mes yeux embués par cette pétulance musicale. J'étais très émotif devant cette beauté vintage qui n'a jamais laissé passer le teint nacré des obsessions musicales que l'on retrouve, avec tous ces groupes de stoner qui Led Zepelline à outrance des lignes Maginot de gamme pentatonique. Witchcraft est arrivé à suspendre la voûte de mon amour absolu pour la musique jusqu'au bout de son paradis perdu, avec pour seule ambition, de distiller au cœur de son concert un émoi sensible que je n'oublierais jamais.


Quand le Down d'Anselmo a pris la scène, je suis resté interloqué d'une observation édifiante : « Mais heyyyyyyyyy il a repris trois fois des paupiettes le Phil depuis la dernière fois nan ? » Ohhhhh putain le lourd il s'est même fracassé ensuite le micro contre le crane, et puis que dire de cette musique grasse comme du lard, vraiment je ne sais toujours pas ce que l'on accorde à ce type et à ce tas de pue musical. Une musique sudiste ça  Mais fichtre, cela n'a absolument rien à voir avec ce que l'on conçoit en dessous de la Loire avec Francis Cabrel ou les Gold

Par contre, si tu veux une suggestion Phil, demande à Phil des Leppard un conseil diététique. Puis si tu aimes vraiment te fracasser le crane, il y a le RC Cathare, alors là écoute attentivement une chouette leçon d'entraîneur de rugby :

Pour résumer mec, un concert, ça ne se gagne pas avec la tête, ça se gagne avec les couilles !


La leçon est à retenir et prévaut de sa véracité dans le circuit de KARMA TO BURN, qui était pourtant au début en roue libre, sans le spasme spirituel qui a fait vrombir l'épaisseur magnétique de son karma tellurique. Puis le diesel s'est mis en route pour propulser le duo dans un burn-out sonique très jouissif, dans lequel la foule s'est faite littéralement écraser comme un vulgaire hérisson. Ils n'étaient que deux et pourtant ce que Black Cobra n'était pas parvenu à saisir, c'est que l'intensité musicale est plus importante que l'invocation sonore. Karma To Burn sous ses dehors de méditation stoner, ou de yoga pour motard, est une formidable bécane de psychisme qui foudroie sur place.


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Tous les mélomanes de la planète terre connaissent l'importance des trois B allemands, que sont Brahms, Beethoven et Bach, mais avant la lettre B il y a le A d' ACCEPT. J’admets qu'Accept sait envoyer le prussien spirit avec des hits tel que Balls To The Wall, et que leur set fut cool. Mais il a fallu que l'autre buse d'Anselmo vienne foutre son groin pour le final « Fast As A Shark » en marquant sa vénération aux fritz. Il est en manque de reconnaissance ce gars ? Mais enfin ce n'est pas possible autrement ??


ZZTOP a lui proposé un set très très sobre, limite foutage de gueule. Je voulais du show, je n'ai rien eu, mis à part un écran en fond, avec de jolies poupées dont le tissu doit rebuter puisque elles en sont dépourvues à chacune de leur apparition, laissant apparaître une peau bronzée et tendue, ce qui demeure très encourageant pour mettre un bikini cet été sans rougir.

D'ailleurs on se demande si cela existe vraiment des créatures de la sorte qui sont envoutées ( surexcitées) dès que quelqu'un joue de la guitare...


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Sinon le trio a certes joué avec brio, par contre il manquait un zeste de frénésie et de féerie sudiste pour customiser le chrome blues rock des barbus. Bon, ceci dit, rien qu'avec le touché de guitare de Billy Gibbons j'étais conquis. Un réel plaisir d'écouter ce gars, mais quelle classe ! Il n'a vraiment rien perdu de son doigté...Tu m'étonnes qu'après du tas de gonzesses à moitié à oilp qu'il se traîne derrière lui.

Donc ZZTOP musicalement était top, pour le show c'était ZZFLOP on n'avait rien à se foutre sous la dent, et en plus c'était trop court. Disons que c'était décevant d'être à moitié conquis par la petite cylindrée des trois poilus. Mais il y avait le matos a installé de KISS après sur la même scène, c'est peut être pour cela le peu de spectacle et d'artifices...

En attendant les super-héros du hard rock, il y avait Bullet For My Valentine qui couinait sur la scène adjacente, la durée de leur set m'a paru démesurée et triviale.

Puis KISS.....enfin.


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Je ne sais pas comment on se d'emmerde mais on arrive vraiment à s'en sortir super bien à chaque fois, car on est au troisième rang, ouaie avec les hard fans, les vrais de la kiss army, en plein dans la première ligne du bataillon de truffions, passant toute cette journée à pester de prendre du 48 de gosses sur la tronche et à pisser dans des bouteilles d'eau minérale très minéralisé, en particulier en magnésium.

La sortie de « Sonic Boom » et surtout « Monster » a creusé un fossé entre les fans du Kiss originel et la nouvelle génération qui a assimilé Eric Singer & Tommy Thayer comme des membres à part entier. Cela sera réconforté par l'omniprésence de titre du dernier et de l'avant dernier album du groupe pendant leur set. Ce que je regrette, puisque je suis de l'ancienne génération et trouve ces albums moyens.

Pour moi Kiss en concert, c'est un film muet à lui tout seul dans la représentation du mime qu'il imprime sur leur faciès maquillé. kiss c'est l'omniprésence d'un show énOrme, qui fait péter la pyrotechnie avec panache et l'entertainment rock'n'roll.


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Merde, voilà quoi nous avions enfin un vrai SHOW. Un truc de géant qui fait ouvrir les yeux, écarquiller les oreilles avec des hymnes, mais putain que ça fait du bien ce truc des 70's de dinosaure du...


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Mec c'est KISS sur scène, Gene dégueule le sang en faisant des caisses et crache du feu, Paul est insupportable d'arrogance, Tommy, merde ce gars est invisible, il personnifie le vide intersidéral, alors que ACE FRELHEY reste une comète au firmament du ressentie lunaire qu'il incarne.

Et si Éric reste un bon batteur, il possède une cabine de guenon, Peter revient chanter « Beth » que je chiale comme un gosse.

Putain mais KISS est un mythe, un rêve éveillé de fornication rock'n'rolienne, qui usurpe ces fans avec la grandiloquence d'une théâtralité excessive. N'empêche que c'est toujours de la joie face à cette immensité, de la stupéfaction face à cette démesure.

Ok, KISS c'est aussi le castorama du merch, et au fait, est ce qu'un B-B-Q Kiss existe t-il ? Parce que je prévois de faire griller des légumes cet été, alors si ça existe j'suis fan !



Le groupe a surjoué les titres de leur « Monster »....Heyyyyy mais franchement, vous voulez vraiment nous faire gober au concept foireux de l'appropriation de Tommy et d’Éric à la place d'Ace et de Peter ??? Nooooooon, sans dec ? Je vous le dis, vous pouvez leur foutre le même maquillage, les mêmes tenues, faire chanter leur chanson (Tommy qui chante « Shock me » par exemple, franchement soyons sérieux deux secondes merdeeeee), JAMAIS, vous m'entendez jamais vous ne ferait revivre l'esprit du KISS originel, c'est fini, Game Over !



Le baiser hard de KISS est fantasque quoiqu'il en soit, mais il a brillé de façon moindre qu'en 2010, parce qu'il a omis de juter son set avec des titres rétroactifs. En préférant assurer le marketing du nouvel album « monster », il a déçu ses anciens fans, le groupe passe à autre chose, suit sa route comme toujours, alors soit tu suis leur trajectoire, soit tu restes dans la nostalgie. Pas grave j'ai revu KISS en chair et en os, j'ai hurlé sur pratiquement tous les refrains, je me suis cassé la voix comme Bruel, mais que c'était fun sous ce final crépitant et majestueux, les élevant dans les cieux sous une pluie de confettis.

J'ai retrouvé mon rire d'enfant dans celui de ma petite voisine, dont le père de famille exultait de la magnificence spectaculaire qu'il a offert à sa fille avec ce concert de KISS.


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Olivier et moi quittions la mainstage pour retrouver le giron de mon adolescence avec BAD RELIGION, je n'ai pas tenu le choc et me suis engagé vers les premiers rangs à bramer le poing levé les titres que Graffin propulsait avec une calvitie de moine bénédictin. Whaouuu mec, à chaque année tu prends un coup de vieux dans la tronche rien qu'en dépiautant de visu les groupes de ta jeunesse, ça fait sentir un avant-goût des rhumatismes, la pluie aidant...

Dans la cohue je me rend compte que depuis un mois à peine je porte des lunettes, et que si je ne veux pas les exploser, va falloir que je me replie au fond à côté des vieux qui tapotent du pied avec l'allégresse d'un fan de Dick Rivers. On m'avait prévenue qu'à partir de la quarantaine la vision baisse, bon pour ma part j'ai pris un palet de hockey dans l’œil droit qui m'a fait perdre un paquet de ligne de vision, du coup je suis astigmate, mais j'ai les oreilles aguerris pour l'émotivité punk rockienne de Bad Religion, qui transforme les douleurs intimes des révoltes sociales en punk-song truffées de punch adolescent et de maturité émotive.


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Leur set est passé à une vitesse vertigineuse, enfin merde quoi ils ont joué deux morceaux ce n'est pas possible ??! Mais que c'était cool, vraiment cool, ça a fait remonter les souvenirs à la surface de l'épiderme en une larme qui coule comme ce foutu temps qui passe et nous trépasse. Nostalgie et mélancolie vont de pair, mais rien qui doit chagriner quand tu relates cette intensité émotionnelle en quelque chose de positif. Et du positif, je n'ai vu que cela avec Bad Religion.

A l'inverse, on a tellement décrié l'avarice du néo-métal capitaliste qu'il a cramé ses bois de bête à KORN par l'excès d'animosité au sein des festivaliers présent en 2008 pour la supercherie de son annulation. De retour dans la cuvette du muscadet, les gars de Bakersfield font comme ci rien ne s'étaient produit de marquant, et le public a tout gommé comme il a gobé ce manège de MusicalTV parce que c'était le style de leur génération. Normal en somme que ce public s'exalte de la sorte, nous faisons de même pour chacun de nos groupes fétiches, la différence c'est que Korn n'a pas la même importance à mes yeux, et je ne parle pas des oreilles.



DIMANCHE c'était THE DEVIL IS ME


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Le Hellfest fait couler autant d'encre que crépiter les reportages sur son incroyable ascension au sein des grands festivals de France. Maudit par l'underground bas du front qui ne souhaite pas participer à la messe car la populace y est trop nombreuse, maudit par les adorateurs du christ tout comme les autres religions pour la causticité qui s'y dégage, il n'empêche que si les habitants de Clisson étaient hostiles au départ, ils ont bien assimilé le concept du festival et son aspect mercantile pour tirer des conclusions de partenariat, comme l'hébergement chez l'habitant ( une première pour moi, à reproduire, trop cool ), ou de devenir vendeur ambulant pour l’occasion en prestation culinaire rapide, en spiritueux, en produits locaux, tout en affichant un sourire de complaisance avec tous ces personnages habillés de noir qui brament des onomatopées canines à la gloire du heAvy métOl !

Par contre le hic c'est la présence de travellers qui arrivent autour du site et des potentialités néfastes que cette horde de charognard apporte en terme de représentation auprès de la population. Sans faire une généralité et une caricature des personnes qui squattent dans le désœuvrement pour grappiller des résidus de bières de maçon ( j'ai 10 années de carrière dans la maçonnerie, alors pense bien que je connais le velouté tropical d'une bière chaude de qualité médiocre, à un prix défiant toute concurrence ), leur profil ne manquera pas de susciter des garanties auprès des personnes « anti-inflammatoires » au monde du rock'n'roll et du heavy métOl qui veulent en ternir l'image, que le public et les organisateurs du Hellfest ont su apporter comme témoignage pérenne au développement du festival, ainsi qu'à sa poursuite dans une confiance réciproque.


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Mais je sens une certaine fatigue chez mon best friend, dis moi Olivier, j'ai l'impression que ton report va être Early Reggae cette fois nan ?

Ça y est le réveil sonne. Troisième jour, la nuit a été bonne et mes pieds vont mieux. J'enfile mes sambas puisqu'il ne doit plus pleuvoir et là tel Jésus, je marche sur l'eau, MERCI ADIDAS !

Comme d'hab, début de mâtinée à la Warzone pour THE DECLINE, et les bretons le font. Ça réveille même. Pour moi, la mâtinée, comme la plupart du fest se passe à la Warzone. Petite pause et arrive TREPONEM PAL. Son indus si particulier mais ça passe bien, puis petit tour en MS2 pour PRONG. Pas mal du tout malgré l'heure matinale.

Hélas pour moi une longue attente au sanitaire me fera rater la moitié DU BAL DES ENRAGES, quand j'arrive c'est archi blindé. Je retrouve Bir à la fin au milieu d'une foule compacte. Du bon punk rock, de la reprise aussi bien choisie qu'exécutée..En gros ils seraient resté trois heures c'était la même, avis aux organisateurs.

Il est désormais temps de faire mes petits cadeaux à mes deux trésors, et ses 2h30 ne seront pas de trop pour préparer la suite. Je file à la caisse poser les poches qui m'encombre, résiste à l'appel du macdo, puis retourne sur le site. Les pâtes Thaï commencent à faire leurs effets...Nouvelle queue aux sanitaires...


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Là tout va bien, je suis enfin prêt pour aller voir les COCKNEY REJECTS qui sont le groupe que j’attends le plus sur ce fest. Les skinhead ont débarqué, avec des psychos aussi, ce petit monde a rejoint les punks et les autres déjà présent depuis plus de temps.

Et c’est parti, ça joue plus Hxc qu'avant mais les fan's de West Ham assurent et sortent leur épingle du jeu. Je sais, je ne suis pas très objectif. Enfin on s'éclate, on fait des petites bulles...C'est déjà fini mais il y a les BUZZCOCKS à la suite et l'ambiance ne retombe pas malgré l'intermède.

Du son britich, ça fait plaisir. Passons sur l'anicroche d'un abruti apo bourré qui viendra essayer de m'expliquer la vie, je me prépare à finir mon week-end à la Warzone, quand Bir vient me dire que DANZIG et GHOST sont inversés. Bon tant pis, je me fais la moitié des TOYS DOLLS et je file à la Valley pour Danzig/The Misfits. La scène est plus petite mais ça arrache. Je sus pas fan mais c'est quand même très fort, je l'avoue. La partie avec Doyle sera ma préférée, normal je suis très conservateur en fait.


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Ben voilà, la fin approche On se dirige vers la MS1 pour voir VOLBEAT. C'est pas mal du tout, varié et ça fini bien le week-end. J'ai perdu Bir en allant me chercher une redbull et je me met face à la scène de la MS2, debout au milieu des corps assis ou couchés des métalleux fatigués. Il me verra peut être, le set de Volbeat est presque terminée et Bir me saute dessus par surprise, on va finir ensemble, mon plan a marché et c'est tant mieux ! Enfin...Il y a GHOST.

Ce groupe si spécial que tout le monde voulait voir ! (Ce qui expliquerait peut être le changement avec Danzig). Et là ça commence, atmosphère sombre, théâtrale et c'est parti. Effectivement il y a du monde. Moi j'ai tenu une minute.


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Je prend les clefs de la bagnole, j'hésite entre Napalm Death et Atari Teenage Riot. N-D j'y passe devant et je ne m'arrête pas..Ce sera la voiture où j'attendais Bir, qui arrivera très vite vu que je me suis endormi de suite. La lune est pleine, il fait pas très chaud...Enfin finalement ! Mais c'est quand même sympa tout ce bordel !


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Ooooooooooh putain mec, mais ça c'est un report ExtraSKAlactite...

Ben pour ma part, dimanche j'ai débuté par le postcore d'ERYN NON DAE qui était souffreteux mais comme il se devait de l'être, surtout en restant au diapason d'une agonie à la sincérité simulée. N'étant pas friand de ce genre de musique je me suis toutefois laissé happer par leur concert, c'est dire de la tentation que le groupe a su accomplir. En parlant de tentation, je ne peux que constater que le jneus veut s'épater, et il veut épater. Son jeune age correspond à un monde encore vierge, disposant d'une vision fiévreuse d'un futur fantasmagorique. Alors il s'est cogné contre tout ce qu'il a pu obtenir d'extrême durant le week-end, il était là pour cela. Il aura même toute sa vie pour en lubrifier le souvenir ému par la suite, même si il n'en a pas du tout conscience dès à présent.

A cet effet, on distingue plusieurs sorte de jneus. Les plus distingués sont outranciers, alors que d'autres narguent par pur esprit de domination, j'apprécie cet humour, vraiment et je les salue.


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Dans ce parc attractif d'hormones qui pétillent, il y a aussi une légion de gens bourrés ou défoncés, mais pas pire que dans une féria du sud, ou un samedi soir à Tourcoing par exemple. Là, c'est plus pénible à vivre pour moi, parce que je ne me saoule pas, et que je ne me drogue pas non plus, décidément je cumule hein...En fait, je suis comme Lucifer, qui laisse les autres se détruire sous son regard ironique. Je suis uniquement là pour assister à des concerts. Cela peut laisser pantois, mais c'est mon trip.

Mais le plus extrême du fest, ce fût ce jneus qui est resté au camping, dans une chiotte bouchée par l'épandage d'excrément liquide, à écouter en boucle la démo 3 titres de son groupe de black métOl. Complètement extrême le gars !!! D'où la haie d'honneur méritante que les outranciers et les dominateurs auraient dû lui proférer avec admiration, enfin surtout si l'on suit la logique festive à son excellence...Et ben non, rien du tout...Ah ces jneus, ils n'ont vraiment plus aucun respect de rien, quand on vous dit que ça part en couille...


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...Et vraiment je m'attendais à ce que ça parte en couille en assistant à ce concert sous le Temple, mais le chanteur de LEPROUS est resté actif avec une bonne voix, c'était apparemment le leader du groupe, que je découvrais par un appel de révélation. Leur rock progressif avec synthé m'a interpellé, et cela m'a changé carrément de ce que j'écoute habituellement, même en ayant un spectre de curiosité très vaste et éclectique. Leprous a réussi à me séduire pour la qualité de ses compositions et de son interprétation : Une découverte, enfin !

Une autre révélation avec le sol de la Warzone qui provoque une sensation bizarre car il est meuble, bien sûr on ne s'y enfonce pas jusqu'au cou, mais on sent que la semelle reste souple. La Warzone est à l'écart de toutes les autres scènes, le lieu offre un espace sans réelle identité, surtout en comparaison à la chapelle Altar et au Temple. Il me semble qu'à ce niveau d'investissement de décoration, il reste un truc à créer à cet endroit, et même dans la Valley d'ailleurs.

Car juste deux portes pour ouvrir ces lieux de frénésie et de recueil, c'est mince, et inégalitaire par rapport aux autres décorations du site.


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Quand a débuté THE DECLINE, l'ambiance a viré pub rock, et le groupe a profité de cette atmosphère joviale pour incorporer à son punk rock du punch de oï et des filigranes de cette sincérité prolétaire qui dévoile son cœur contre un coin du bistrot. Vraiment cool comme concert, j'avais kiffé leur disque, là sur scène je ne suis pas du tout déçu de constater que les gaziers méritent amplement la bonne humeur générale qu'ils ont su produire. Un groupe a revoir en club, c'est certain.


Savez-vous par ailleurs que l'on ne peut convaincre quiconque en n'ayant déjà en soi l'excitation magique et extatique de la performance ultime ?

TRUCKFIGHTERS a acquis cela tel un conquérant éveillant la foudre des enfers et la fée électrique dans un même rite, notamment par son guitariste aussi agité qu'un Angus en culotte courte, et un stoner rock remplit par un excès de fuzz et une super patate, bourrant par ailleurs la dynamique d'un set fulgurant. Ce groupe exécuta un stoner qui ne frimait pas, whaouuuuuu quel bonheur !


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Pendant ce concert sous la sélénite et capiteuse scène Valley, une grande armoire allemande tenait une minuscule brune au regard impassible de la fille qui domine son sujet pornographique sur le bout de la langue. Le schleu au physique de Dolph Lungren dans Rocky 4 dépassait tel un mirador menaçant la houle de la fosse, dont les proches fourmis alentour clignaient des paupières avec effroi. Il y eut juste un malheureux qui malencontreusement alla se percuter contre ce colosse qui ne bougea pas un cil d'un centimètre, mais dont la main d'une amplitude assez énorme décolla du sol terrestre le minable corps du pauvre énergumène apeuré. La brune par contre fit tampon entre les deux, et s'enquit auprès de son mastodonte par une grimace grotesque qui amocha sérieusement sa plastique mirobolante. Le titan apparaissait du coup bien emmerdé avec un visage devenu soudainement humain, lui aussi. Le couple partit promptement pendant que le pauvre gars se releva avec peine, et déambula un temps juste devant moi, avec un visage blafard, puis décampa en claudiquant avec une odeur de caca derrière son passage.

Bon dieu de bon dieu Marty, c'est TREPONEM PAL que je vois dans la warzone !! Et BING ! Un autre coup de vieux dans la tronche à...


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Ok cool ! Donc malgré le fait que les usines débrayent depuis le passage de l'an 2000, la musique indus des 90's revient mettre de l'huile de coude dans la rotative musicale actuelle. Le set est groovy et il y a même deux danseuses qui hypnotisent les mâles, d'ailleurs sur la cover de "Mission Impossible" elles ont allumé la mèche pour faire exploser les caleçons. Ça a juté sévère car Treponem Pal ça a super bien vieilli en fait, un poil daté dans le son, mais c'est très appréciable, surtout que les gars prennent leur panard à être là, et c'était réciproque avec le public.


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Puis il a plu des poutres métalliques car PRONG était sur scène.

Vaste tour d'horizon de leur discographie qui a marqué l'histoire, avec un fond de scène à l'effigie de "Beg To Differ" qui a pu semer la confusion à tous ceux qui espéraient entendre la quasi totalité de l'album. Je chéris ce groupe, j'étais forcément comme un gamin devant eux, le set était incroyable, avec les riffs de barbare de Tommy Victor hyper chirurgicaux.

Prong étouffa le fond de ses facultés techniques dans la sauvagerie d'un bloc granitique, il nous débarrassait des attractions futiles terrestres par sa musique libératrice à la percussion aussi titanesque que le groove qu'elle actionnait, le groupe réussissait en un tour de bras à faire exploser les inhibitions de la foule dans un délire guerrier.


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Après une telle bourrasque il m'a fallu un temps de récupération propice à la réflexion, comme celle que prouver au monde que l'on existe à travers des goûts singuliers, exige une amoralité extrême pour le grotesque afin de ne pas tomber dans la voie du ridicule. Comprenez bien que sans la compréhension générale de l'assistance pour le second degré, vous passeriez pour un âne si vous aviez une veste en jean déchiré avec des patches de Motley Crüe et un ceinturon en forme de chaîne à vélo pendant le soixante troisième colloques des obstétriciens du Morbihan. Mais pendant le raout des musiques extrêmes, que neni, vous êtes en plein dans la party ! Plus l'accoutrement est fou et plus c'est dingue, alors je ne te raconte pas avec des poils...

Sur ce, j'ai donc voulu me faire tirer la MUSTACH, mais comme cela m'a rasé de près, je suis allé assez vite au BAL DES ENRAGES qui faisait salle comble.

Ces fanatiques de la guiguette pirate ont fait un carton avec cette formule best of punk rock que tout le monde en France a vu dans une salle de province. Le concept est unificateur et demeure un bon délire en soit. Il y avait donc réciprocité d'enthousiasme sur scène comme dans le public, que je jauge à 98 % de l'hexagone, c'était la rançon du succès du jour.

Très bien interprété, le set était un mix de punk rock mais avec une grosse partie de métOl pour l'occaz, et forcément avec du Metallica et du RATM. Le punk refoula du métAl et le juke-box tournait carrément au clubbing des énervés avec point levé, slam diving à gogo. De ce fait ce spectacle vivant était une très bonne carte de visite pour donner envie d'assister à leur trois heures de show !

Oui tu as bien entendu trois heures de show, mais ils sont un paquet à investir la scène d'où le spectacle défouloir.


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GRAVEYARD lui, n'a pas pu épaisseur sa sauce stoner. Cela manquait inexorablement de coffre. Le groupe a tapissé son concert par de simples oripeaux de riffs, en entretenant ses exactions blafardes tout au long d'un set filandreux, qui poussa un nombre conséquent de hellfesteurs à choir une rancœur évidente à la qualité médiocre de leur sonorité baveuse.

Chose qui ne m’apparaissait pas du tout probant avec SPIRITUAL BEGGARS et ses qualités musicales. J'étais heureux de reconnaître que j'avais raison, tant leur set fut intense, et dans tous les sens du terme. Puisque c'était constellé du talent malgré un son dégueulasse, parfois même inaudible, et une présentation du groupe qui a duré trois plombes. Théoriquement Beggars se rapproche de Led Zep avec les fondements hippie, mais surtout, il possède un feeling redoutable avec une sonorité toute en rondeur, toute en chaleur. Les filles en transe ovulaient à l'unisson, pendant que les gars s'offraient aux spasmes spirituels dans des états différents de conscience et d'exaltation. C'était très bon Spiritual Beggars, vraiment très bon.


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Je n'ai vu aucun martien au concert de SWORD. C'était juste un groupe de heavy stoner, venant claquer leurs hits sur un public acquis à sa branchitude. Je conçois indubitablement les qualités d'interprétations, la fougue de ce combo, mais musicalement je n'ai pas ressenti la soumission absolue que l'on érige dès que l'on en essuie l'exaltation. Mais le groupe va y parvenir, et j'en reste persuader, faut juste qu'il mûrisse avec le contrepoids de leur expérience/existence.

Qu'est ce qu'elle était cool par contre la vieille tata anglaise Buzzcocks, mais déjà vu un paquet de fois pour ma part, j'ai préféré aller ailleurs. Donc il y a eu DOWN, encore, avec Phil Anselmo commençant à être bourré, et devenu en quelque sorte le régional de l'étape de ce fest. Il a exécuté un pot pourri de toutes ses formations, hormis Pantera. Le groupe a pressé sa purée du sud dans une fournaise de fans en rut. C'était pas dégue. Mais mon soucis, c'est que je me suis ramassé le pénible du festival. Le gars ivre qui venait de se faire éjecter contre un poteau et qui saignait de l'arcade comme une truie que l'on vient d'égorger. J'ai compris pourquoi on l'avait envoyé paître, quand au bout de la troisième fois il est revenu me dire en s'essuyant sur mon épaule : " Je pisse tout rougeeeeeeeeeeeee t'as vuuuuuuuuuuu !!!". Pour résumer, Anselmo était cuit sur scène a faire son lourd, et moi j'avais le même mais en sang à côté de moi.


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Au fait Anselmo a piqué le truc de Dee Snider quand il fait tomber son micro après avoir fait chanter le public et affirmer à quel point ce public là était incroyable. Vraiment, ce type est un frontman rusé, il sait faire parler de lui par son omniprésence à investir les scènes, et à la fin du week-end, le public en redemandait même, et une chose encore plus folle, ce public était en train de lui quémander par un regard de miséricorde : "Hey Phil je suis là, et je veux exister dans tes yeux, car grâce à ça, je vais exister dans les yeux des autres".

Mais franchement foutez-moi la paix avec ce genre de foutaise compassionnelle, je voulais le Hellfest, le festival de l'enfer quoi, mais pas celui-là bordel...

Par contre le véritable enfer, je l'ai eu, avec ses flammes rugissantes et tout, et tout. Mais je vais te dire quelque chose, alors écoutes bien : Tu peux vivre de poisson cru comme un real norvégien, te grimer le visage en panda en te tapant le poitrail avec le regard mauvais si cela te chante, la seule question du week-end à mon sens était :

« Qui possède la foutu clef du purgatoire ? »

QUI hein ???

C'était :


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Oui, le vieux démon, qu'on avait délocalisé sous la Valley à la place de Ghost, qui du coup héritera de la lourde tâche de fermer le ban des festivités de ce concile diabolique 2013 sur une Mainstage. Je n'en connais pas la raison, je sais juste que pour le macabre Danzig j'avais une place de choix devant l'ingé son et que l’acoustique était nickel, tout comme la vision de l'ensemble.

Donc, le cacique du bûcher était face à moi, en chair, avec son heavy mortel ! Oui mesdames, j'invoque bien cet hédoniste Danzig, en couple actuellement avec Fujiko Kano, née le 18 avril 1972 à Fukuoka, japonaise d'ascendance mongole, réputée pour ses films pornographiques incluant des sodomies. Vous avez remarqué que le Monsieur est un fin connaisseur...Putain de foutre sonique j'avais l'hercule des métaux lourds musicaux et de la passion de l'horreur, remontant les limbes de sa discographie rien que pour nous en faire expurger la lave passionnelle.


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Il a surgi comme un démon imposant son émanation diabolique, avec ce sens voltairien de la préférence dans la damnation, car il était là, puissant, impérieux et tyrannique, avec cet impact du gars qui refusera le prêtre jusqu’à sa dernière heure.

Le set s'est déroulé en deux temps, une première partie avec des titres de Danzig, énOrme, vraiment quelque chose d'envoûtant, de rare et d'unique même, tant le personnage est culte et fascinant. Il harangue de son souffle un par terre d'âmes en expiation, humant l'odeur diabolique qui se dégage de son souffle infernal.

De cette lumière ténébreuse aveuglante, on entendait dans le hurlement d'un millier de tonnerres qui se sont fait entendre, l'union entre le public et le groupe enfin consumé, comme quand le souvenir se fait flamme et l'orgasme se fait cendre.


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La deuxième partie, c'est le renfort du géant Doyle bodybuildé pour une séquence Misfits horrorifique. Mieux que ce à quoi j'imaginais le shock punk heavy rock...Les hits se sont enchaînés à nous dans une séquence de bondage qui fait ressentir la perversion à chaque coup de fouet d'une lucidité érotocomateuse.

Doyle a fracassé chacune de ces guitares pour chaque morceau, en tapant dessus comme un forcené. Danzig a fait tonitrué ce rock fifties mêlant le punk à ce double cheese burger sonique. Un très bon moment, bien cool, et assez court pour ne pas gêner juste après le final de Danzig avec ses titres et ce « Mother » incandescent. Ce concert de Danzig a fait mouvoir sa puissance tellurique, crépitant nos souvenirs dans le brasier de notre émotion/nostalgie.

Le groupe découpa la foule avec sa musique d'outre-tombe qui lui sert de tronçonneuse, il confessa sa vénération pour la colère profonde, annonciatrice des maux du tréfonds des hommes.

Il aurait été blasphématoire alors de ne point obtenir de plaisir animal après cette office bestial.


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Le soir était tombé avec la même force que les ténèbres que DANZIG venait de convoquer. La froideur de la nuit passait entre nous en ricanant de délice comme des fantômes aux caresses glaciales. On attendait que tout se réchauffe avec le Elvis métAl de VOLBEAT.

Mais oui, ouiiiiiiiii avant cela bien sûr, LORDI a fait son show de freaks avec sa musique métOl classique et son spectacle d'halloween bon enfant. J'ai assisté à cela, mais vu de l'autre côté, me plaçant par avance pour les danois. Parce que je me souviens très bien qu'en 2009 Volbeat avait donné un set en milieu d'après-midi devant une foule éparse. Quatre années après, il joue à un horaire mieux adapté à son succès, et de plus, est devenu un habitué des stades. Le groupe a foutu du rock'n'roll dans le métAl délibérément, ce groupe est plus cool et plus fun que Turbonegro. Désolé d'annoncer cette révélation aux tafioles de la turbojugend.

Michael Poulsen arriva avec la banane, il jouait le gars heureux d'être présent, ne trahissant que très peu le manque d'ardeur de la foule sur l'expression de son visage. Ce public qui semblait (mis à part les premiers rangs) accuser le coup de la fatigue du week-end. Pourtant le groupe a abattu son jeu avec ces as de hits phénoménaux, tournoyant de cette coloration caoutchouteuse un nombre impressionnant de refrains catchy.


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Rob Caggiano (Anthrax,The Damned Things : Putain ce gars se cherche vraiment !!) a misé dessus pour la production du dernier album et fait partie intégrante du groupe désormais, ce n'est pas pour rien, ce super guitariste nous assène de solos saignants, mais il lui manque cette énergie rock'n'rollesque que Thomas Bredahl (ancien guitariste de Volbeat) en faisait voler l'éclat, et donc il lui manque cette représentation scénique non négligeable.

Poulsen a marqué parfois d'une limite vocale qu'il gommait de façon tartufe en s'éloignant du micro comme l'exécute les starlettes du rock comme Bono, Jagger & co.

Volbeat a fait un travail de sape avec le public du Hellfest, mais qui ne lui rendra pas la pareille, car ce public est plus métOl que rock'n'roll. Je ne préfère même pas parler de country, souvenez vous de l'année dernière avec le show de Hank Williams 3... Exemple type : Poulsen débuta le « Ring Of Fire » de l'homme en noir (Johnny Cash) à la sèche, mais il n'y a pas de répondant, du coup il ne perd pas son temps et embraya sur « Sad man's tongue » qui fait partie d'une cover de Cash que le groupe a enregistré sur «Rock the Rebel/Metal the Devil » et que le public connaît.

Mais cela ne s'arrête pas là, quand il demandait l'attention du public, le public se taisait dans un silence mutique instantanée, qui laissait un léger rictus de ricanement au coin des lèvres du chanteur danois, qui ne s'attendait pas du tout à cela. Non il n'y avait pas une saine et réelle communion selon moi. Quelque chose clochait...Je suis un fan de la première heure de ce groupe. Les hard-fans de Volbeat étaient transit d'émerveillement bien entendu, et je comprends très bien pourquoi. Au point que leur cœur a dû s'arrêter de tourner le temps de ce set, tendu comme le sourire crispé du gars qui est pris en flag par sa femme, en train de se faire sucer la bite contre un coin du bureau par une jeune stagiaire dévergondée.

Je dirais que Volbeat a fait son job comme des professionnels, il a donné mais n'a pas reçu ce qu'il méritait amplement. Je ne sais pas si le public était impressionné par l'aura rock'n'roll de ce groupe, et s'est timidement laissé porter par les événements, où si Volbeat manquait cruellement de cette audace scénique et communicative sincère qui permet de fédérer ? J'en doute, et je suis certain de la première hypothèse, tant Poulsen et sa clique affichaient une humeur conciliante et ont tout fait pour que le triomphe soit total à leur métOl western spaghetti.


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La chaleur était passé...La nuit froide venait nous surprendre dans le spectre de notre salut Satanien à attendre l'arrivée d'une pape mobile pour cueillir dans la bénédiction sacerdotale, la pieuse ironie pontificale d'un show méphistophélique. Les ouailles étaient toutes ouïes pour recevoir le corps christique du diable, venu de la bouche des enfers. ۩

Dans la constellation étoilée d'une nuit de solstice de pleine lune, le temple de nos attentes légitimes pour rire dans l'éclat musical de GHOST semblait définir notre croyance pour la couillardise du heAvy MétOl, et une spiritualité à laquelle nous aspirions pour une utopique divinité musicale.

Les anciens du Festival s'en souviendront forcément, nous avions reçu notre baptême il y a deux ans de cela avec Ghost, c'était dans la clameur étouffante d'un sacramentum inoubliable. Aujourd'hui nous communions pour la confirmation du sacrement de ce groupe, ainsi que la nôtre, qui consiste à oindre par l'huile sonique de leur dernier album «Infestissumam » la purification des ténèbres, afin de recevoir la faveur du Saint-Esprit maléfique. Ψ


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En tant que telle, le rite de cette confirmation authentifiera l'appartenance du baptisé à l'Église de Lucifer, par l'achèvement de son baptême absolue. Les novices et les plus jeunes en age, viendront pour leur communion solennelle, ou aussi intitulé profession de foi, constituer un rite de passage marquant la sortie de leur adolescence, voire de l'enfance.

Le culte s'est ouvert par le temps de l'accueil, ou aussi nommé rite d'ouverture, incluant le rite pénitentiel qui nous fait languir sous un froid sibérien. Puis Ghost débuta son office avec une intensité et une adjuration suprême telle, qu'il n'était nul besoin de hurleя pour répandre le vice de sa monumentale couillardise (info lexicale : couille + connerie = couillardise ).

Galvaniser par l'outrage sonique devenu à son absolue, nous étions pétrifiés sur place par la douceur bouillante qui émanait de la scène. Lorsque les fidèles s'acheminaient au pied du sanctuaire, ils faisaient un trône avec leur main gauche pour recevoir la sanctification papale, ainsi que le corps du sacrement belzébuthien au plus prêt de leur âme en répondant un «  ђail Satan » libérateur.


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C'est avec soin que la lumière des ténèbres et le corps sacré des mélodies prirent acte d'une imploration bénéfique pour des refrains repris en cœur. Après avoir communié ensemble à ce culte méphistophélique, ainsi qu'à la coupe de son plasma sonique, nous nous inclinions dans l'adoration et le respect mutuel. Nous étions enfin sanctifiés dans la représentation du sang démoniaque, qui circulait maintenant dans nos veines devenues flammes. Et tandis que nos lèvres, encore humides par des larmes de ferveurs proféraient des oraisons funèbres, la grâce du groupe nous jugea digne de recevoir les grands mystères infernaux en nous béatifiant de son souvenir inexpugnable.

La bonté musicale des bénédictins instrumentistes faisait de cette messe noire une œuvre de charité rock'n'roll assez truculente, et incroyablement Magik. Les mystiques du stoner et les gnostiques du doom nomment cela l'illumination me semble t'il.


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Il faut reconnaître que ce groupe pourrait choquer les grenouilles de bénitiers de consternation pour salir leur foi avec cette façon corrosive de la bafouer, si elles en prenaient connaissance. Mais diable, elles devraient plutôt se laisser pénétrer par la chaleur démoniaque que dégage ce groupe, car ne dit on pas que la musique adoucit les mœurs ! Cela aurait permis d'éviter cette haine homophobe, et la prise en otage des usagés pendant les successives protestations contre la loi du mariage pour tous.

A la question qui vous taraude l'esprit, peut-on se servir avec sarcasme de la religion pour en faire usage avec ironie ? Je vous réponds : Bien évidement, liberté d'expression faisant foi, et ce groupe en est l'exemple type. C'est pour cela que mon reportage est ratifié d'un excès superbe dans l'occultisme du heavy métOl, qui honore cette couillardise rock'n'rollienne du spectacle outrancier, histoire de composer un circle pit métaphorique dans le pentacle romancé de ce week-end maléfique au Hellfest. Ж




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Ce qui était assez dingue aussi, c'est qu'en milieu du concert la foudre divine s'est abattu pour une mise en abîme du rite avec la perte intégrale du son. Ghost jouait alors au mime et s'était tordant ! C'était le mystère tout entier de la transsubstantiation qui prenait acte, très certainement...

Sinon j'ai adoré le show et la qualité d'interprétation, c'était un geyser de ténèbres donnant l'illusion d'un précipice. ۝

Forcément il y avait cette burne d'Anselmo sur le côté, en train de boire et d’essayer de reprendre les refrains qu'il avait l'air de ne pas connaître du tout. A cet effet, le sacrement de pénitence, qui consiste à l'infidèle de reconnaître l'indélicat péché de n'avoir pas encore d'album, ou au pire de ne pas connaître le groupe, et en demande le pardon à genou, fut pratiqué tout au long de l'office par des incultes meurtris de honte.


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Ainsi, l'excommunication pour le choix du set de Napalm Death signifiait d'obtenir la malédiction d'une mort certaine dans l'année en cours, et pour Atari Teenage Riot, c'était la mort subite d'éprouver un concert bordélique.

Une mesure disciplinaire est toujours en cours si l'excommunié est passé juste pour voir à quoi cela ressemblait et à demander à recevoir les derniers sacrements tel que la confession, l'eucharistie et l'extrême-onction en se prosternant vaincu à la foi en Ghost par la supplication suivante: « Que tous soient un, comme toi, Papa Emeritus II (c'est le chanteur du groupe), tu es en moi, et comme je suis en toi, afin qu'eux aussi soient un en nous, et pour que le monde croie que tu m'as envoyé répandre la foudre exorciste du heavy métØl à travers le monde !! »

Car dîtes le vous bien, c'est uniquement à travers la chrismation de ce show que tout membre de la confrérie Ghostique devient un prophète, et reçoit une lueur protectrice de la royale prêtrise du démon. En recevant l'onction de la part de celui qui est démoniaque, tous les fidèles, parce qu'ils sont chrismés de signes visant à sanctifier l'entertainment heavy métAl, sont appelés à agir comme témoin conscient de cette Vérité de représentation théâtrale. Ω

Ceci s'avère fondamental pour apprécier la fantaisie de ce groupe et à cet effet, même si nous n'étions pas à Stonehenge pour fêter le passage païen de l'été avec les mouvements druidiques, sataniste moderne et wiccans, Ghost en impacta l'aspect évanescent sous l'égide lunΔire d'une pleine lune superbe, que le cameraman du Hellfest avait pris soin d'en éclairer l'éclat. Bien vu mec !


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Voilà, le Hellfest 2013 s'achevait ainsi, et il m'est dorénavant certain d’affirmer que la transhumance des bêtes à cornes fera vibrer le bitume de toute la France, et de l'Europe toute entière à coups de sabot méphistophéliques, jusque dans la prairie en flamme à Clisson en 2014. La Vendée toute entière devra une fois de plus mettre genou à terre pour protéger le cloître de la bienséance à travers de successives prières célestes, même si elles seront sans grande efficacité sur la connerie de ces jeunes gens chevelus, qui ont choisis de se foutre la tête comme un champ de fraises pendant trois jours, en montrant leur cul devant la caméra du petit journal de Yann Barthès.

La viligence reste de mise malgré le statu quo des commérages antihellfest... ۞


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Ma conclusion ? C'est que dans mes veines circulent la misanthropie du quotidien, une sorte de fils teigneux qui se gonflent de colères, mais je n'en perds jamais le contrôle, et c'est bien ma vaine. La fraternité du Hellfest perturbe la culture de cette misanthropie. En sortant de la pureté de cet halo de lumière généreuse, je m'en retourne dans mes catacombes avec un sentiment magnanime envers ces fratries autonomes de personnes qui se sont éclatées et se sont amusées sans jamais faire apparaître une quelconque animosité, c'est si rare dans cette époque de compétition individualiste que je les félicite.

Alors continuez jeunes gens à brasser l'air de cet esprit libre et foutraque, festif et insubmersible, il finira bien par contaminer les autres d'un regain de liberté !☼


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mardi, avril 23 2013

XTREMFEST ITW

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La création d'un festival pour personne alternative à l'intérieur de mon département est une très bonne chose en soi, j'en félicite la fondation par une ITW qui je l'espère saura vous convaincre d'y participer activement les 3 et 4 août 2013 sur le site de Cap Découverte ( Le Garric 81450)

David le chanteur/guitariste des Dirty Fonzy, aussi guitariste dans l'Opium Du Peuple et président de ce fest, répond à mes questions.


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Quel est le fait (ou la prise de conscience) qui a concrétisé la conception de ce festival ?

David : Pollux asso mène depuis plusieurs années une saison musiques actuelles diversifiée, Les membres fondateurs viennent tous du punk, du métal.......C'est en toute logique que cet événement soit créé par Pollux asso. Cela fait même très longtemps que le projet est dans nos têtes.

Quelles furent les premières réactions quand vous avez décidé ouvertement de le créer ?

David : La grande majorité des gens ( mise à part les 3 ou 4 fous qui ont monté le projet) ne pensait pas que cela soit réalisable.

Il semblerait que se soit l'association Pollux qui organise les festivités, est ce que cela signifie la mort prématuré du Zguen Fest, ou plutôt sa métamorphose ?

David : Le zguen fest est mis en parenthèse en 2013, pour des raisons essentiellement budgétaire. L'édition 2012 s'est soldée par une perte sèche de 15 000 euros pour l'asso. Il faut revoir la viabilité et la mise en œuvre de ce projet. Nous préparons pour fin août 2 jours de concerts gratuit dans Albi centre, Peut être déjà le retour ou la suite du zguen fest est en train de s'écrire.


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Je vous le dis tout de go, mais je m'attendais de par le nom de votre festival, à un truc recentré à mort sur le skate, voire au pire des cas à un sponsoring agressif de grande marque de sportwear pour le financer en partie.

Puis après l'annonce de votre programmation quasi complète, je ne fus pas étonné non plus de retrouver un délire de coalition punk-rock / "sport-loisir " alternatif, avec des démonstrations et contest de bmx/SK8 pour permettre des activités proche de la scène des concerts gratos. C'est quelque chose de primordial pour vous d'apporter une tribune à des pratiques alternatives ?

David : Associer les pratiques proches culturellement de notre délire est important que cela soit su sk8, du bmx, du VTT, du beer pong....car nous même nous pratiquons ses disciplines, on envisageait même un spot FMX mais ça sera pour plus tard. On peut aussi réfléchir sur la présence de tatoueur, et autres activités de la culture underground.

Comme de bifurquer vers des trucs politisés, associatifs, toujours alternatifs avec des sujets divers et variés comme l'écologie, végé, discipline tattoo, piscine à bulle et je ne sais quoi d'autres...?

David : On va pas trop bifurquer alors que la 1ere édition n'est pas réalisée, On verra si on est en vie le 05 août.

Pour une première c'est tout de même 23 groupes répartis sur trois scènes, vous avez vu grand dès le départ nan ?

David : On a juste essayé de monter le projet qui nous faisait le plus kiffer. Le même festival sans les têtes d'affiches , ce n'est pas pareil non ? Et le même festival avec que des têtes d'affiches ça nous aurait fait chier !


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Le théâtre des opérations se passait à Albi auparavant (Zguen Fest), votre mutation vers le site de Blaye correspond t'il à une demande des pouvoirs public ou du gestionnaire du parc pour exploiter le site et ses infrastructures ? Est ce dû à une opportunité financière ? ou même pourquoi pas à une nostalgie (les différents festivals d'antan) de perpétuer l'odyssée du rock alterno carmausin/albigeois, et du bassin minier ?

David : Pollux asso programme depuis quelques temps des concerts sur Cap Découverte, nous y avons même démarrer notre programmation en 2006 pour un concert de soutien à Condkoi. Pas de nostalgie dans notre démarche mais juste le choix d'un site idéal pour accueillir les groupes et le public. C'est bien mieux qu'à Pratgraussals et plus confort qu'à la MJC !

Chez Pollux on ne monte pas un projet pour une opportunité financière, c'est le meilleur moyen de se planter. On a des exemples par chez nous !

Plusieurs festivals ont eu lieu sur ce site et se sont soldés par des revers successifs de fréquentation. Comment faire disparaître globalement cette trace dans votre optimisme, et comment comptez-vous y remédier pour pérenniser votre festival ?

David : On fait confiance à notre savoir faire en programmation et à notre exigence en montage de projet.

Les derniers concerts organisés par Pollux asso sur ce site n'ont pas souffert de la fréquentation, au contraire. Le fond du projet et la proposition artistique occupent la place principale dans notre réflexion, c'est sans doute ce que certains ont oubliés depuis longtemps.

Les pouvoirs public ont apparemment légitimé votre démarche puisqu'ils apparaissent sur les sponsors, mais est ce par une confiance financière ? (Je suppose par ailleurs que la méfiance est de rigueur et réciproque avec les différents échecs des différents festivals et associations qui sont passées au crible.)

David : Notre démarche est globale. Les collectivités nous soutiennent pour le travail que nous effectuons à l'année, désormais plus d'une quinzaine d’événements sur tout le territoire du nord du Tarn, sur des esthétiques diverses ( electro, reggae, pop, rock, métal....).

Tu imagines bien que les élus on ne leur parle pas de Napalm Death ou de Propagandhi. Notre soutien institutionnel vient du long et lourd travail que nous effectuons depuis plus de 12 ans maintenant.

Nous n'avons pas de papa ou oncle au conseil général, à la mairie ou autres collectivitées. Je te parle même pas des partis politiques de tous bords qui nous courent après à l'année parce qu'on leur recouvre leur affiches ! Quelle rigolade.


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Parlons maintenant de la programmation.

Qui l'a préparé ? Pourquoi ces choix ?

David : Le comité de prog est constitué de 5 personnes issus de Pollux asso, sky valley shop et muzik addiceted, la prog devait faire globalement le tour de pas mal de style qui sont proches ( punk, métal hard core..). On y est arrivé, ensuite le choix des groupes est complètement subjectif.

Pollux organise des concerts depuis un bon bout de temps, puis les différentes formations musicales d'Albi et du coin ont permis de lier des liens avec d'autres structures et groupes. J'imagine que c'est le genre de travail perpétuel qui paye pour ce genre de réalisation au final, et aboutir à une programmation de copinage. Combien y a t'il de groupe amis sur votre prog ?

David : Nous tenons justement à ne pas faire du copinage avec les groupes, leur tourneur ne font pas de copinage avec nous ! Nous sommes une structure associative mais professionnelle. Nous tenons à garder des relations pro avec les artistes et leur agent. Si on est pote tant mieux mais ce n'est pas la base de notre travail.





Un concert n'est pas un festival et inversement, puisque, plus il y a de groupes et moins le set dure longtemps. Combien de temps vont durer les sets chez vous ?

David : Entre 45 min et 01h00 en moyenne, 01h00-01h30 pour les têtes d'affiches qui le demande, mais tu imagines bien que Comeback Kid ça joue pas 01h30, ça serait en contradiction avec l'esprit de leur zike.


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J'ai été bluffé d'entrée par l'annonce de Suicidal Tendencies car c'est déjà un gros poisson et synonyme d'un putain de concert tonitruant. Les gars ont roulé leur bosse, pris quelques kilos en trop mais ils envoient le rouleau compresseur et dévale le sk8-Park avec la même intensité qu'à leur début à Venice. A la deuxième annonce, j'ai trouvé que la façon de joindre Punk, HxC et Métal poursuit la ligne directrice des débuts du Furyfest/Hellfest. Est ce dans votre optique de mélanger des scènes et des styles à des fins d'élargir votre audience ou est ce un choix tout simplement de fans ?

David : Les 2 mon colonel !! On veut qu'il y ait une certaine unité des publics, et cela passe par un mélange de tous ces styles. Ensuite on est tous fan de métal, punk, hardcore, postrock.... donc pas de problème dans l'équipe de prog pour travailler tout ça.

Est ce que le Hellfest vous sert de référent ? (Je rappelle à cet effet que le précepte du Hellfest c'est : Un festival fait pas des fans pour des fans) :

David : Oui c'est un bel exemple. C'est d'ailleurs l'équipe du Hellfest qui nous a mis en relation avec le resurrection fest en Espagne pour que l'on puisse travailler sur certains groupes en commun.

Un des représentants du crew du Hellfest me disait dans une ITW du WallaBirZine, qu'il y avait de la place dans l'hexagone pour ce genre de festival alternatif, hétéroclite avec des choix musicaux ambitieux et généreux.

Ma question va sembler un peu précipité vu que vous débutez, mais bon, on peut ambitionner le futur avec espérance aussi, et de toute façon s'est bien la formule adéquate pour avancer dans la vie. Donc, avez-vous le secret espoir, voire l'ambition, si l'opportunité et le succès s'y engagent bien entendu, de produire un festival colossal et de passer sur l'autre partie du site créer exprès sous la nomination de "Espace grand festival" ?

David : Pas pour le moment. Je suis directeur du festival et dans le projet que j'ai écrit il y a une place réservée au confort du festivalier. Mon avis perso est que regarder et écouter un concert au milieu de 20 000 personnes dans un chant à 300 mètres de la scène, ce n'est pas super confortable.

Je travaille donc sur une formule plus petite mais peut être plus confort. Un développement du festival est envisageable mais pas sur une jauge de 10 000 personnes. Si on monte à 2500-3000 ça sera déjà pas mal !


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Est ce que dans cet avenir ambitieux, avez vous peur de franchir l'étape crucial que le Xtreme fest se doit de modifier sa programmation pour offrir une palette plus « mainstream » et moins «alternative », en changeant son fusil d'épaule pour rentabiliser et offrir des garanties pérennes à la confiance des pouvoirs publics, et des sponsors (comme c'est fort souvent le cas de figure) ?

David : A quand Micka à l'Xtreme fest ? C'est justement le genre de chose qui ne peut pas arriver quand le projet est bien préparé et les objectifs bien posés. Les collectivités, que l'on fasse Bad Religion ou Bénabar, ils s'en foutent. L'important c'est ce que l'on défend et la manière dont on le défend.

Vous devez avoir des objectifs de fréquentation pour rentabiliser le festival, ils sont de quel ordre ?

David : 1500 pers par soir ! Pas plus pas moins.

Qu'attendez-vous de votre public ? Comment le voyez vous ? D'où viendra t'il ?

David : C'est la 1ere édition donc on ne sait pas trop. On envisage un public régional, rock'n'roll, sympa, passionné, pas relou, et qui tient bien la bière.


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Un festival n'est pas qu'une question de programmation musicale.

David : C'est ce que certains oublis trop vite !!!!

Est ce que vous avez prévue des stands de merchandising pour groupes, labels, marchands ambulants ? Des trucs pour les fanzines peut-être ?

David : Oui bien sûr c'est en préparation.

Quels sont vos limites de « liberté d’expression » au sein du Xtrem fest ? ( quels styles de personnes / d'attitudes / de discours / style musicaux / ne sont pas conviés, et est ce que ce sujet vous semble t'il important d'avoir pour régler une bonne fois pour toute votre intégrité ? )

David : La liberté d'expression c'est le fait qu'il n'y ait pas de limite à s'exprimer, donc je ne vois pas quels problèmes il peut y avoir, Des manifestants anti mariage pour tous ? Ils seront reçu comme il se doit !!!

Les discours homophobe, machistes, racistes, religieux, sont bien entendus des discours et attitudes qui ne seront pas bienvenue au festival. Notre service d'ordre est là pour ça !

Avez vous fait le partie pris d'être plus qu'un simple festival, mais d'émettre et d'avoir une identité propre ? Représentative de vos idéaux ? D'un style de vie punk rock par exemple ?

David : L’activité de l'asso à l'année est la réponse la plus appropriée à ta question, le festival n'est pas notre unique centre d’intérêt.

Style de vie punk rock, ça veut dire quoi ? Pour moi ça veut dire être libre de faire ce qu'il me plaît et je m'y colle tous les jours.

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Merci pour le temps que vous m'avez accordé. ciao : )

David : Ciao et merci à toi !

Pour plus de renseignement sur ce festival : XTREMEFEST


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mardi, juillet 3 2012

SATAN BOUCHE UN COIN

REPORT DU HELLFEST 2012

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Sarkozyx qui régna tel un César de camping avec sa french touch bling bling, avait voulu foutre la gaule aux francs en châtiant les sarrasins rebelles hors du territoire de Mireille Mathieu, tout en trompant les plus naïfs avec des promesses électorales qu'il n'aura jamais tenu pour la France d'en bas.

Alors que nous venons à peine de changer de présidence dans une lutte intestine de pouvoir au point de déchirer le pays comme une page de papier glacé, aujourd'hui, dans l'enceinte d'un grand festival, tel que le HELLFEST je constate hébété, qu'il y a beacoup de gens partout mais qui ne s'exaspèrent pas mutuellement, c'est vraiment étrange. Je sens une atmosphère libre et insoumise au nouvel ordre socialiste ce vendredi d'ouverture, notamment grâce à des types ivres en jean slim déjà dégueulasse, et qui brament des insanités méphistophéliques à tout va. Surtout ceux qui parlent anglais et qui se foutent autant du résultat de nos élections législatives que nous-mêmes.

Il me vient subitement en tête, au vue de la mixité sociale du festival et de son nombre élevé de freaks, le diagnostic manifeste que la communauté monarchique de France qui a fui pour trouver le salut chez nos voisins suisse ou monégasque, à cause de la promesse d'augmentation du taux de leur imposition, ne se risquera pas à se mélanger avec le suc anarchique de toute l'Europe pour le grand raout sonique, et même parmi les plus imminents mélomanes de leur diaspora.

Malheureusement c'est eux qui possèdent la majorité du pognon malgré les crises économiques qui se sont succédées en mettant un frein à main à l'élan économique. Rendez vous compte alors, que si nous avions pu stopper un de ces dissidents fiscaux à la frontière et demander une rançon avant de lui couper la tête, nous aurions pu nous payer Iron Maiden !

Malheureusement, les sans culotte ne sont plus ce qu'ils étaient, désormais ils ont l'esprit et les yeux trop occupés avec leur portable vibrant qui fait office de sextoy communautaire pour entreprendre une quelconque saignée royale.

Je tiens à signaler pour terminer ce prologue trop long, que le calendrier inca faisant foi dans l'avènement du globe terrestre depuis la sortie en salle du film catastrophe «2012», que la scoumoune a voulu que la date de la fête des écoles de mes enfants tombe chaque année le même week-end que le Hellfest.

Cela fait donc plusieurs années que je ne participe pas au show scolaire du vendredi soir, et que mon épouse est obligé d'expliquer au petit dernier, que non son papa n'est pas là pour le voir dans son spectacle déguisé en pétunia sauvage, parce qu'il est en train de faire le con avec Belzébuth.

Au point que pour lui et son frère aîné, Belzébuth est devenu un membre à part entière de la famille et que c'est même lui qui nous aurait forcé la main à acheter notre maison en 2002 à proximité du cimetière communal, et sur un terrain qui mesure exactement 666 m2. Je n'invente rien puisque les écrits officiels du notaire faisant foi.



Étant donné qu'il est ardu aux organisateurs de modifier la date malgré mes recours successifs pour imposer une date plus propice, notamment vers une saison où l'on serait certain que le sol de Clisson ne soit pas boueux ou voire gelé pendant la nuit, j'ai en conséquence dû jeter l'éponge pour le Vendredi de cette année uniquement, en me mordant les couilles jusqu'au sang.

Naaaaaaaaaan, j'déconne, tant pis pour les chniards...

Mais un jour, oui un jour, la filiation sera réelle car ils viendront avec moi.


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VENDREDI

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Premier choc visuel avec ALPHA TIGER qui était fringué dans le style de Twisted Sister pour propager un power metOl teutonique tonitruant, et peut être même essayer de faire fuir les maudits nuages vers le bassin d'Arcachon.

La Mainstage 1 se remplit au fur et à mesure dans une sarabande de jeunes chiens fous déjà farcis par l'appel du fameux apéro, malgré que le ciel ne fasse que s’assombrir sans cesse. Les fritz d'Alpha Tiger furent incapables de propager leur blitzkrieg sonique, même en usant d'un large sourire de façade.

J'ai pas été convaincu non plus par la première prestation sur le sol françaouis de DOOMRIDERS, et même si Nate Newton, le bassiste de Converge qui officie ici en tant que chanteur/guitariste avait piqué la gratte de King Buzzo des Melvins, c'était pas assez catchy ou peut être même pas assez doom pour assurer leur patronyme.

Pourtant sur disque cela n'a pas la même texture. Je ne sais pas si cela venait d'une mauvaise répartition du son, mais il y avait comme un mauvais dosage en soi. Donc déçu par la prestation de ces ricains qui m'auront fait espérer à du bon stoner rock'n'roll jusqu'au bout.

Alors que Bukowski de son côté a fait son job à merveille, gardant sa notoriété scénique intacte, avec ce mélange de gros rock qui reste parfait pour une grosse scène comme une mainstage. Bon faut dire que le salut de la nation semblait entre leur main et que le public a fédéré dans la liesse générale avec bon aloi. Ce qui n'enlève absolument rien à leur prestation musicale et scénique de toute façon.

BENIGHTED est un groupe efficace dans la putréfaction sonore qu'il déglutit avec la brutalité qui caractérise ce genre de death métAl, même si du fond où j'étais le son m'arrivait comme du crust. Les real métalleux s'arrachaient les cordes vocales avec délectation, j'en conclus qu'ils ont appréciés à sa juste valeur le set de ce groupe.

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EXTINCTION OF MANKIND a commis le sacre suprême de proposer du crust de vieux pour des jeunes endormis. Et vous pouvez compter sur ces jneus, totalement novices à ce style dont les testicules viennent à peine de descendre, pour rester momifiés à envoyer des SMS orduriers à leur copain attenant, pendant que le groupe essaya en vain de crotter la warzone avec un punk crust aussi crade qu'un punk à chien qui s'est chié toute la nuit dans son futal.

BLACK BOMB A a été, il me semble, le premier groupe a passé sur ARTE. Choix judicieux pour pénétrer la petite lucarne. Surtout si l'on prend comme argumentaire initial pour ce groupe une combinaison musicale altruiste, dont le pouvoir d'assouvir tient dans son crossover percutant.

Black Bomb A a enflammé la foule, mais j'ai trouvé que c'est retombé comme un soufflet cependant.

Ouaie, je dirais que ce début de fest, ne m'a pas écorché les cages à miel.

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En fait je suis levé depuis 1h30 du mat, si on ajoute à cela le trajet de 650 km, je suis logiquement crevé, donc un plein de VITAMIN X me sera le plus bénéfique, c'est du moins ce que je me suis dit tout connement.

Mais le groupe a tourné en roue libre. Le chanteur était vite HS, avec la dextérité et la souplesse d'un maçon de soixante ans. Dire que je suis déçu par leur prestation est un euphémisme complaisant, parce que si j'aime pas du tout la pâte à fromage de Hollande, j'adore ce groupe sXe pour l'énergie et la positivité de leur HxC salvateur. Leur titre « I'm a kid » résonne quand même en moi pour toujours...

Heureusement que BRAIN POLICE m'a permis de succomber à la découverte sur la scène The Valley.

Le premier truc que l'on se pose après c'est pourquoi l’alchimie se réalise, et surtout comment ? On pourrait disserter des heures sur cette question, mais seule demeure le souvenir intact d'avoir ressenti une émotion intense, et c'est là tout l'essentiel.

Le chanteur arrive tout irie, bien stone, avec une nonchalance assumée, il chante avec cette chaleur si caractéristique du stoner bluesy. Le bassiste est une copie presque parfaite de Dusty Hill de ZZTOP. Le guitariste ressemble lui à Dominique Hulin le prof de sport dans « Les Sous-Doués ». Vous voyez pas qui sait ? Dans «Les Sous-Doués En Vacances » c'est le garde du corps de Gérard Lenorman. Toujours pas ?!? Merde j'essaye d'élever le niveau culturel mais si vous n'y mettez pas du vôtre aussi...

Je pense aussi que le batteur doit peser le quintal tranquille, dire que c'est une massue qui s'abat sur les toms et cymbales semble correct.

Décrit comme cela c'est plutôt un orchestre de fête de village. Mais je vous assure que dans ces physiques si spécifiques, se cachent des p#tains de musiciens au groove du tonnerre. La tissure de Jenni le chanteur est merveilleuse. De véritable cordes vocales à l'âme chaude. Le groupe offre un set intense, il a même du mal a quitté la scène.

Les islandais m'ont réchauffé de l'austérité climatique de Clisson avec un stoner heavy surélevé par un son rond et bouillant, et sans jamais être démonstratif. C'est évident que leur zique est basique mais elle est jouée avec le cœur et un super feeling, et ça tu ne peux ne pas l'entendre. Ça te touche parce qu'il n'y a aucun artifice et que ce magma heavy est chaud bouillant.

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Du coup après leur set, je me précipite au stand du merch officiel, et pendant que les gens achètent du tissu, je me paye leur trois disques. Heinnnnnnnnnnn ? 3 disques 2004, 2006, et 2008. Oh on est en 2012 les gonzes, faudrait penser à arrêter le pétard et à passer à l'action nan ? Surtout après un tel triomphe.

VICTIMS, lui, a envoyé la gomme HxC métOl comme on balance des pralines dans les gazons de rugby dominical du midi.

Sombre/chaotique/nerveux sont les 3 qualificatifs qui correspondent au noyau de leur musique. On s'est parlés avec les mains dans le pit et tout le monde s'est compris vu les sourires que chacun avaient disposés, même avec la tronche toute ébouriffée après.

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Si le site est plus grand, tout est recentré pour fluidifier l'ensemble. Sur ce point là , le crew du Hellfest a conformément répondu aux attentes des festivaliers. Toutefois j'avais peur du chapiteau Warzone juste en face des mainstage pour la réverbération que cela pouvait occasionner.

Et effectivement au vue de la multiplicité des différentes scènes, ils n'ont pas pu répartir tous les volumes sonores en les protégeant les uns des autres. Cela dépendait bien entendu de l'endroit où vous étiez placés. Mais je consens qu'il n'est point aisé de solutionner tous les différents problèmes à la fois.

En visionnant les propos de certains festivaliers sur le forum du Hellfest qui se regroupent quasiment tous sur l'aspect médiocre du son, je pense qu'il serait plus que judicieux de valoriser un confort d'écoute. Parce que pour rappel, le HELLFEST est avant tout un festival de musique en lieu et place d'une beuverie.

Pourtant il m'a semblé que d'année en année le festival avait pris soin d'augmenter la qualité sonore. Puisque c'est un nouveau site, il est tout a fait normal qu'il existe des couacs à améliorer, mais j'imagine que cela a du être un travail phénoménal et que le crew n'avait pas lésiné sur ce genre d’élément déterminant autant pour les artistes que pour le public.

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HEAVEN SHALL BURN a carrément foutu le feu, et allez comprendre pourquoi mais à partir de là, il a plu ?!?

Leur métalcore s'est frotté la tête avec du papier verre et nous a rendu des mélodies maousses costauds avec des tessons de riffs insatiables de pugnacité. Oui, sauf que la redondance de leur musique est fautive d'une contraignante sensation de lassitude au bout du compte.

J'attendais beaucoup de DARKSPACE, mais je n'ai pas réussi à rentrer dans le trip. Monarch est moins dark par exemple, tout comme leur musique qui est un trip envoûtant. Les suisses devaient nous faire planer dans les ténèbres, malgré le dispositif et la singularité de leur musique je suis resté neutre. Je le regrette.

GBH est arrivé avec la classe britannique et son punk qui faisait claquer les Dogs Martens de la classe populaire. Sans pour autant finir de salir une réputation de sale gosse, ce groupe en plus d'être indomptable, s'avère rudement réfractaire à l'ordre établit. On ne dit pas ouille,ouille, ouille, à chaque fois que l'on prend une torgnole de leur part mais oï, oï, oï avec eux.

Il pleut des seaux d'eau pour TURBONEGRO. La rime est riche mais il valait mieux un k-way

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Alors pendant que Gwardeath & co de la turbojugend pratiqueront la plongée rock'n'roll, je reste couvert, me protégeant par la même occasion des éjaculations soniques que les norvégiens salaces propagent avec des « I got Erection » sur un public bouche ouverte, attendant la jute musicale comme une amatrice porno son éjac faciale finale.

A la fin de leur set, une ovation se soulèva du pit comme un seul homme, alors désormais célèbre et adulé de tous, l'artiste brille enfin de mille feux quand celui qui le regarde cajole le secret espoir de vibrer en même temps que lui de cet instant glorieux.

J'arrive sous le chapiteau, et avec l'averse qu'il vient de faire, le métalleux ressemble à un clébard filiforme tout trempé, d'ailleurs il a la même odeur car ça pue le chien mouillé à l'intérieur.

CANNIBAL CORPSE n'a fait qu'une bouchée de son public. Ben oui ! Il a dégluti des intestins de death jusqu'à ce que cela nous fasse interagir sur la nécessité de headbanger comme des possédés.

Cela a tellement bien fonctionner qu'après la fin de leur set brutal, on hésitait tous à rentrer paisiblement chez soi, sachant que nous venions de subir ce que d'habitude les bestiaux vivent à l'entrée de l'abattoir. Le son était lourd et primitif, pile dans la tonalité charcutière des ricains. Un must !


Vous vous en doutez mais les hellfesteurs veulent entendre la musique du diable, bennnnnnn ils ont eu l'esprit du festival de country de Mirande dans le croisement où Robert Johnson a vendu son âme. Car HANK 3 a permis de s’amuser allègrement avec cette musique roots, dans un genre de : « Shériff fait moi peur je suis chez les hardos craignos ».

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Entre les cris de cochon de la scène Altar et cette musique de rednecks on se serait cru dans le film Delivrance parfois, attendant même à tout moment l'arrivée inopinée de Bubba Sawyer dit Leatherface avec une tronçonneuse et le calendrier sexy d'Husqvarna qui va avec.

Comme dirait Nino Ferrer le yankee : « On dirait le sud ! » Raaaaaaaaaah ah ça oui qu'elle poilade mes amies, stenson, banjo et tout le tintouin, manquait plus que les aboiements de rintintin et la bagarre générale, mais que voulez-vous tout se perd, même à l'ouest.

C'est vrai qu'il y avait Lynyrd Skynyrd un peu avant, et que tout le monde a chialé comme une gonzesse pendant « Free bird ». Ce qui est assez pitoyable, enfin, il y a pire, une fois j'ai vu à une concentration harley Davidson à St Tropez (véridique), et uniquement avec des gros grasseux de bikers qui tapaient des mains sur les Gypsy Kings. C'est pas dingue ça hein ?

Enfin pour les sudistes j'attendais « Simple Plan » et j'ai eu « Simple Plan », voilà, pas plus compliquer que ça, et puis c'est tout !


OBITUARY a dégluti les âmes maudites en faisant craquer les vertèbres et les cervicales de la majorité d'un public compressé de tous les côtés.

Le fossoyeur n'a pas mis longtemps a creusé avec sa rythmique lourde la cavité qui allait nous enfouir dans les profondeurs de l'enfer. Ce fut juste incroyable, le son était géant, on avait un mur devant soi, et qui n'a pas arrêté de nous envoyer des coups de masse dans la gueule. On pouvait aussi commencer à compter les cadavres de poivrot qui tombaient au fur et à mesure des coups dans les omoplates qu'ils recevaient sans jamais pouvoir y répondre. Il y avait même ce gars qui n'arrêtait pas de hurler avec la main en sang : « Maman, maman, c'est des fous, les gars d'Obituary m'ont mordue !

Qu'est ce qu'on pouvait y faire ? A part lui dire : «  C'est bien fait. On t'avait bien dit de pas t'approcher de la cage. »

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SATYRICON a fait le couillon en sombrant sa face vers le côté inexpliquable des forces du mal. C'était monotone, j'en aurais chié de dégoût, mais il se faisait tard et j'étais vraiment naze comme un vieux con.

puis coin-coin de MEGADETH est revenu pour la énième fois dans la mare à Clisson. Il a essayé de faire rôtir le public au tourne-broche, seulement avec la pluie qu'il faisait, t'imagines très vite la soirée barbecue que ça a été ? Mustaine a fait pro, tout était carré, rien qui dépasse, avec des solos comme à l'époque 70 's de Stenppenwolf. Bref c'était sans âme, mais pro. On ne peut pas tout avoir non plus avec le vilain ptit canard du thrash à papa.

Dernier acte de la soirée puisque le petit théâtre des horreurs est installé pour permettre la venue de KING DIAMOND, l'ancêtre européen d'ALICE COOPER. La légende se met en marche avec sa voix suraiguë. La castafiore peut aller se recoucher. Jamais nous n'avions pactisés d'aussi prêt avec le démon.

La pluie redoubla d'intensité, essayant d'éteindre les flammes que le danois propageait. Mais que dalle car les flammes crépitaient sans cesse, tout comme la loyauté et la passion des festivaliers pour ce heavy métOl véritablement dark et théâtral.

Répondant par un flegme intransigeant malgré l’envoûtement satanique du groupe, mon corps ne signera pas le pacte de Satan à l'aide de mon sang en bas de la page. C'est donc sans subir la génuflexion de cette messe noire, que j'entendais dans l'ivresse de mes voisins le couronnement du confessionnal de King Diamond, mais n'arrivera jamais véritablement à m'ouvrir corps et âme à la cérémonie œcuménique. Je ne sais pas si c'est dû au poids de l'histoire, au choc réel d'entendre la caresse du diable dans son absolue et initiale démonstration musicale, mais je resta pétrifié par l’événement. C'est tout de même très con ! Et c'est le genre de truc que je regretterai forcément un jour.

Puis une corde de brûme se fit entendre au loin, le drakkar d'AMON AMARTH avait hissé pavillon noir.

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Répandre la puissante foi viking par le fer et le sang m'a semblé le mot d'ordre de cette fin de soirée. Les t-shirt se couvraient d'épitaphes runiques un peu partout, et la charge héroïque des scandinaves sonna le glas sur un public tout dévoué, venu avec la stature du stoïcisme grec pour répondre aux coups martiaux des nordiques d'Odin.

On sentait qu'il y avait beaucoup de respect et d’admiration pour Amon Amarth, qui a signé avec « Surfur Rising » leur album incontournable.

Je quitte le site à moitié ensommeillé, trempe et repu de fatigue.

SAMEDI

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J'ai autant de miséricorde à voir les nattes d' un moine shaolin tibétain qui s'embrase devant un soldat communiste chinois, que de mépris d'apercevoir les couettes d'un viking norvégien se trémousser sur le twist des chansons d'age tendre et tête de bois passant dans les enceintes du supermarché Leclerc.

Donc demi-tour illico presto et fuite en avant pour observer le nouveau départ de ce festival de musique extrême et éclectique.

Je dirais que le crew a su conserver les aspects de son ancien site pour que le festivalier d'origine conserve la nostalgie des précédentes avec lui.

Ce qui est certain c'est que le climat de fut pas propice, apportant à l'aspect de ce nouveau site une ambiance marécageuse, assez peu compatible avec l'idée estivale que l'on se fait à l'avance d'une telle manifestation festive....Du moins pour les gens du sud, alors il est vrai qu'il faut s'acclimater, mais bon :

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SUICIDAL ANGELS a pris soin de réveiller les retardataires avec un thrash comme Exodus en pratique l'abattage. Leur set fut sec musicalement, avec un son décharné, et il y a eu un braveheart à la fin pour réveiller les courbatures de la vieille. Deux poivrots se sont percutés avec la même violence que des auto-tamponneuses pendant une panne électrique. J'ai beaucoup ri,merci les gars.

Le braveheart est un duel morriconien, où le vaincu se reconnaît à la mesure de son cri d'effroi, quand il ressent physiquement le démembrement de son corps lors de cette collision altruiste contre un rival soupesant ces quelques kilos de plus, qui ne lui ont malheureusement pas permis de jouter avec brio, afin d’apparaître en gaillard à la buvette devant un parterre de femelles fébriles d'indifférences, devant la misogynie antique du gaulois de base.


Samedi c'est le concours du meilleur cri de cochon sur la Altar scene et ça a bien fonctionné, à ce jour et au petit matin calme, c'est JESUS CROST qui remporte la mise haut la main. Mais je pense que le groupe a crucifié le chanteur au enceinte parce que il couinait vraiment comme un goret que l'on égorge.

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Le chanteur de GLORIOR BELI a essayé d'occuper l'espace de la scène pour réveiller la fatigue d'un public quelque peu amorphe. Pourtant leur crossover sombre a bien tenu ses promesses. Je regrette toutefois qu'il ait essayé de narguer la foule par provocation alors qu'il aurait été préférable de fédérer l'ensemble.

ASG a annulé et je n'ai pas trouvé l'info pour vous dire pourquoi ?

Du fait de l'affluence toujours plus grandissante, et presque devenue imposante avec le souvenir que j'en ai des précédentes, le festival s'est doté d'une capacité de personnes, capables de capter à leur compte l'attraction du public, et de manière unanime avec des happenings exhortant au spectacle populaire, voir irrationnel pour certains, dont la mainmise de l'ivresse absurde dans laquelle ils se trouvaient, provoque une séquence pittoresque non-dénouée de charme chaque année.

Sinon cela fait un bien fou de voir des gens enfin normaux.

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GAMABOMB est certainement le groupe le plus cool de la scène thrash MétOl et c’est toujours super fun de les voir distiller leur zique avec autant de punch et de fun.

Les gars ne se prennent pas la tronche, ils abattent du bon boulot, toujours avec précision. Le public flanche sous l'amas de plomb, comme les planchers en béton du world trader center ont lâché les uns après les autres dans un fracas de tonnerre et de poussière. Le pit est soudainement aussi brumeux que Londres un dimanche d'automne, mais à défaut de tousser la poussière du sol, il sort de nos larynx le goût étouffant de notre clameur euphorique.

Il me tardait de voir DEATH ANGEL à l’œuvre après tout ce temps. Voilà un groupe phare de ma jeunesse, sur lequel j'ai skaté à m'en faire péter les chevilles. Là c'est le niveau supérieur côté musicien, on est vraiment un cran au dessus du reste. Niveau présence scénique c'est l'hallu, pas une seconde de répit. Ok j'ai un gros mood pour eux, la nostalgie joue mais l'émotion traduite par leur set fut fulgurante. Sans compter qu'ils ont joués le titre « Ultraviolence » et que ce moment était très intense. Ce set reste pour moi la quintessence de ce fest, il y avait tous les ingrédients pour de toute façon.

Hey j'ai vu Mr Cu ! le boss de Kicking records à l'extrem market, avec toujours la finesse argumentaire et métaphorique dont il a le secret.


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D'ailleurs j'ai trouvé que malgré la fatigue de planter 3 jours sous cette kermesse commerciale, il n'avait rien perdu de la richesse de ses allusions si pertinentes pour la gente féminine, qui ne pouvait que comprendre in fine sa teneur allusive.

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OCTOBER FILE est un ouragan de sludge/crust/HxC, avec beaucoup de bruit monolithique, et la rage viciée au corps. L'ascension reste pénible toutefois et ce groupe nous gratifie d'un Everest à surmonter. J'suis même pas arrivé jusqu'au refuge de toute façon.

Par contre c'est toujours aussi cool de revoir SACRED REICH dont la prestation en 2009 m'avait conquis. Là il en va de même puisqu'ils remettent leur crossover en action avec le même éclat que la fois d'avant mais sur une mainstage cette fois-ci. Ils enfilent les perles de leurs meilleurs titres avec fun, le « War Pigs » du Sabbath est de la party, et le « Pipeline » des Surfaris aussi. Sacred Reich a décalotté les jeunes thrashers par la démonstration géniale de leur crossover, qui date du siècle dernier certes, mais reste envers et contre tout encore aujourd'hui d'une puissance incroyable.

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Côté hype, il y a toujours un groupe dont le Hellfest se réserve « l'anormalité » par rapport à la cohérence des musiques extrêmes du reste. DJERV nous apparaît avec son côté clinquant et l' orgueil de sa différence. La chanteuse est un mix entre Annie Lennox et Graces Jones et sa prestation scénique a été époustouflante. Elle tient la scène comme une actrice de Marc Dorcel tient une bite. La nana a un gros potentiel devant elle, surtout avec la tessiture de son chant rauque. Après leur rock pop gothique (les styles se télescopent pour offrir une très large palette de sonorité en fait) est cool et fun mais c'est plus la démonstration d'Agnete Kjølsrud qui m'a séduit.

Je ne sais pas si les personnes présentes ont remarqué mais deux des groupes les plus extravagants cette année étaient norvégiens: DJERV et VULTURE INDUSTRIES.

"C'était une année follement norvégienne, un hommage à Breivik certainement " susurrera une Christine Boutin toute échaudée par cette révélation sulfureuse dans un article du journal la croix.

FAKE

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Ok ! Vous savez quoi ? UNSANE a provoqué le knockout. Il était donc logique qu'il y ait par la suite une succession d'internement psychiatrique tant le set initial noïse hardcore d'Unsane avait contraint la folie à choir dans le cerveau effervescent d'un public aliéné.

Surtout aussi marqué au fer rouge par l'ébouillantant set du groupe, le public se dispersa à la fin avec les stigmates cutanés d'une joute martiale tatouée dans leur cortex cérébral, comme l'avènement d'un souvenir impérissable.

J'ai trouvé que DOG EAT DOG était trop en avance à l'époque avec son mix rap-pop-core. C'est logiquement la génération né avec le rap conventionnel qui plébiscite ce retour énergique. Pourtant le son était pourri et c'est carrément de la zique commerciale pour hipster. Il me semble même que le groupe voulait vendre des mugs à la fin de leur set.

J'ai trouvé qu'il n'y avait pas beaucoup de troubadours pagan cette année à croire qu'ils n'étaient pas les bienvenue.

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YOB a donné un doom heavy cool et profond, caverneux même mais pas occulte. C'est un peu con de pas être aller au bout du délire toutefois, enfin...

UNEARTH a envoyé le paté métal HxC, les premiers rangs ont pris les tartines de travers, les autres ont marché sur les chips, ceux du fond picolaient du pinard, le pique-nique se passa bien, et tout le monde fut content. Hop !

Pour SAINT VITUS, je vais vous dire que franchement le guitariste a usiné trop de solos psychédéliques, arrivant à couvrir le puissant doom de l'archange des enfers avec excès.

Sinon c'était épique, électrique, imposant, le groupe a mis de sa superbe pour élaborer un set à la hauteur de l'attente des festivaliers, le chapiteau était bourré à la couenne, nous étions serrés comme des anguilles dans un seau de 10 litres, et les chevelus ont balancé les tignasses dans tous les sens, ça sentait le tahiti douche à la vanille et le tabac froid.


DARKEST HOUR m'a mis une grosse, grosse torgnole avec leur death métalcore. Ces gars ont un véritable sens de la mélodie vraiment superbe, avec des instants volubiles, notamment avec des solos toujours éthérés dans les moments d'aération. Malgré un son pas toujours au niveau de l'interprétation de ce groupe surpuissant et ultra-énergique.

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J'ai vu vite fait GUNS&ROSES, qui ne m'a pas laissé un souvenir impérissable. Axl essaye de faire perdurer le mythe pour que la pension continue à tomber jusqu'à percevoir une retraite complète. Mais qui a cru à cette tartuferie au final ? Pas grand monde apparemment, même si la foule a concentré son désir d'être là pour profiter de l'instant historique, l'attente semblait être fastidieuse. Mais y avait-il un enjeu quelconque à ce que ce groupe vienne salir la réputation qu'il disposait comme un Graal divin ici-bas ?

Le chanteur de REFUSED ne fume pas d'chit, il n'est pas irie mais speedé. Il joue à l'iguane et à Mikie Jagger, du coup il investit la scène pour un show hyper rock'n'roll. La salle se soulève à cette furie punk. Le groupe nous a régalé et mis en avant une traumatologie conséquente à la fureur du pit. Le groupe était attendu, il reçoit à la fin ce qu'il a donné : De l'euphorie.

Dick Den's le guitariste soliste du groupe de surf-rock bisontin The Irradiates qui sentait le chien d'Ukraine encore, car il venait de terminer une tournée dans l'est de l'Europe, et bien il m'a raconté que ce même chanteur avait fait une tournée à travers l'Europe assurant tous les trajets, le mec a une hygiène de vie irréprochable et une pêche hors du commun. Ce qui pour moi est l'attitude parfaite.

Refused a fait trembler la tente de la Warzone, beaucoup de trentenaire était présent, amoureux de ce rock'n'roll diablement fou d'une autre époque, mais toujours aussi caractéristique d'une tellurique puissance jouissive à vivre en live.

DIMANCHE


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ABYSSE a débuté le dernier round du festival avec un guitariste inspiré. Ces jeunes étaient cool. Leur musique instrumentale a rasséréné un public matinal notamment dû à une maturité mélodique qui a sied admirablement au témoignage de leur bonheur d'être présent au Hellfest.

LASTING VALUES sont des jneus hardcoreux de Nantes. Le chanteur avait une grosse présence scénique. Leur HxC demeure très basique, donc rien de particulier à se mettre sous la dent, si ce n'est une effervescence juvénile et une dureté de coreux indispensable pour se rapprocher au plus prêt de leurs idoles et en imiter la prestation.

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DO OR DIE a lui beaucoup plus de métier, d'ailleurs leur HxC a déroulé un rouleau compresseur très actif. Ces Belges avaient la frite et ont fait de la purée du pit...Enfin du hachis parmentier pour être précis.

YEAR OF NO LIGHT a joué en contre jour une musique pleine d'embrun mélodique. Parfait pour les contemplatifs qui ont pu rêver dans une sorte de purgatoire dégoulinant de sludge.

Pas le temps de rêvasser car déjà je me faisais la réflexion que le pays des tulipes dispose d'étranges personnages de renom capables de virer à la folie. ALL FOR NOTHING est natif de là-bas, et j'ai bien failli me faire couper une oreille dans le pit tant la chanteuse Cindy molestait les touch guy au diapason de leur HxC, certes basique et sans grande originalité, mais dont l'interprétation ne prête à aucun débat puisque c’est avec le cœur et les tripes que le groupe s'est jeté sur scène. S'en est suivit une démonstration de force et de volupté féminine quand il a fallu que les jeunes hommes se télescopent les uns contre les autres pour espérer obtenir un sourire de la belle.


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L'espoir fait vivre !

Je suis allé voir ALCEST comme on va dans un cloître pour méditer. Le chant céleste d'Alcest a élever les âmes en peine dans une sorte de béatification, pour le plus grand plaisir des mélancoliques. Si les racines de la musique de neige (c'est le compositeur) sont profondes, elles caressent les nuages et les racines où les morts viennent gratter leur désespoir. C'était la minute poétique puisque en sortant il y avait un gars qui vomissait sa barquette de frite à côté d'un autre qui pissait contre une barrière les deux pieds pataugeant dans une mare de pisse fraîche du matin.

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MONKEY 3 ont fait les singes sous acide, j'ai pas tout compris mais y avait il un truc à comprendre en fait ? En tout cas je suis resté jusqu'à la fin à gober les mouches. Je ne sais pas si c'était la fatigue, mais j'ai pas pu décrocher.

Ben du coup j'ai encore raté BRUTAL TRUTH, décidément, ça fait deux fois. Je me dis que j'irais voir Dan Lilker le jour où il passera avec Nuclear Assault.

Pendant la pause casse-croûte, j'ai mangé avec Mr Cu ! Qui m'a parlé essentiellement de quoi vous savez...

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Et on peut dire qu'il était très prolixe quand à la qualité argumentaire de son analyse surpuissante....

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Enfin ce mec est incroyable. Mr Cu ! C'est le seul gars que je connaisse qui va vendre des planches de sk8 à un festival de métOl quand même.


J'étais extrêmement impatient de vivre un set d'ACID KING, m'attendant à me faire rouer de coups de fouet doom. J'ai pas été déçu, la rythmique était énOrme, tout m'apparaissait d'une manière incandescente, je descendais dans une antre occulte, le psychédélisme indolent m'amenait loin, si loin que le chant hypothétique de Lori se recouvrait d'une bruine lointaine. C'était vraiment cool à vivre, mais pas aussi intense que je ne l'aurais cru toutefois.

De toute façon et comme pour la grande majorité des groupes du Hellfest c'est tellement rare de voir ces groupes que c'est toujours génial de vivre un concert avec eux, et d'en ressentir l'émotion.

En tout cas, Acid King m'a défoncé, moi sXe.

Je suis vite parti en courant ne serais-ce que pour voir la fin de WALLS OF JERICHO, et me fendre la gueule à apercevoir de très très loin Candace encourager à l'émeute dans le pit. Elle, elle a vraiment des ovaires aussi grosses que des corones de taureau. Elle fait pas de la musculation ? On dirait que ses bras ont doublé de volume. Je me suis rattrapé en rentrant en visionnant ce concert sur ARTE TV, Merci de cette excellente initiative au passage.

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Nous ne venons pas tous pour les mêmes attentes, c'est ainsi qu'il y a parfois de l'incompréhension tant les différences de comportement diffèrent.

A titre d'exemple, je ne bois pas d'alcool et pourtant les alcooliques me saoulent. Ce paradoxe est amusant à écrire, moins à vivre. Je fais pourtant avec, évitant le plus possible de me mettre en conflit avec eux, même si comme de nombreuses personnes je suis tributaire de leurs agissements porcins, je sais qu'il est impossible qu'il en soit autrement. Nous sommes tous dépendants du comportement antisocial d'une minorité, quel que soit la marginalité du lieux, de l'ambiance qui se greffe dans la moelle épinière de l'ensemble.


VULTURE INDUSTRIES fut l'attraction bizarroïde du week-end. Bénéficiant d'un attrait pittoresque au départ, voire d'un dédain amusé pour la plupart des personnes comme moi qui ne connaissait même pas l'existence d'un tel groupe, il y a eu une sorte d'attrait par la suite qui c'est mis en place notamment dû à l'impact du chanteur dont le rôle de composition permettait de ressentir ce crossover métAl à sa juste dimension.

Le groupe ratisse très large dans les influences mais arrive à composer quelque chose de vraiment atypique et de véritablement solide sur scène. Avant-garde black métAl pour expliquer leur musique me semble vraiment très réducteur en fait. Je ne sais pas par contre si sur disque cela a le même impact ?

Tiens une question qu'elle est bonne : Mais quand est ce que quelqu'un va me rassurer en m'avouant que oui Bobby Leibling ressemble à l'acteur Tom Savini !

Ouaie mec j'ai vu Pentagram, le PENTAGRAM, celui qui date des années où la drogue faisait planer. Ok maintenant tu redescends express parce que l'on est au 21 siècle, les gars prennent des trucs qui speedent car on a plus le temps de planer, faut que tout aille plus vite, toujours plus vite.

Sauf que là c'est du doom, on plane en rase motte au dessus des enfers.

Pentagram nous plonge dans du heavy doom qui pèse son quintal de décennies. Leur dernier album « Last Rites » a su empoigner la légende et faire couler beaucoup de cire chaude pendant l'écoute incantatoire de ce bijou mortel.

Si Ozzy a ses testicules qui sont descendues jusqu'au talon aujourd'hui, Bobby conserve une aura maléfique dont on a aucune peine à respecter la vénération, ce mec est un prédicateur méphistophélique, voilà tout. Leur heavy doom avait quelque chose de passéiste et de si tellement invulnérable et tendancieux qu'il n'a jamais périclité à la clameur d'un public venu glorifier le mythe.

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SUFFOCATION a joué dans les latrines bouchées à côté de la scène Altar. Du moins c'est la vision que j'en ai eu au moment où j'ai ouvert la porte.

J'ai pris du plaisir pour le set de THE OBSESSED, parce que Wino est un excellent guitariste, que Guy Pinhas le bassiste m'a fait éclater de rire avec ces différentes remarques humoristiques, et que côté zique surtout, c'était suintant de plaisir.

Avec le recul, j’hallucine d'avoir pu écouter et voir PENTAGRAM, THE OBSESSED et SAINT VITUS le même week-end, soit la somme d’illustres du doom des seventies. Tout juste un truc incroyable, démentiel, ahurissant, et à l'heure où j'écris ce report, je ne m'en suis toujours pas remis complètement émotionnellement. D'ailleurs il y avait ce week-end là, une espèce de zone incestueuse au doom, car nombreux étaient les membres qui avaient partagés la couche d'un album dans plusieurs groupes.

La qualité d'interprétation de The Obsessed était magistrale, Wino a subjugué son auditoire avec des riffs intenses et des solis venimeux. Le trio a joué avec le brasier de l'enfer pour nous faire brûler notre transe dans la fièvre de leur doom bluesy.


MOTLEY CRÜE fût moins velléitaire que la fois d'avant, mais je n'en garde pas un souvenir mémorable non plus, surtout si on compare avec STEEL PANTHER par exemple. Ouaie j'ai vu cela d'une manière assez passive en fait pour tout vous avouer.

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Au dessus d'un bar à proximité du VIP, il y avait un container racoleur que les jeunes mâles regardaient avec la bave au coin des babines, et des images qui leurs serviraient pour se masturber dans la tente après. Vraiment ils ont pensé à tout cette année.

D'ailleurs des containers en fer, quand on y réfléchit un peu, heureusement qu'il n'a pas fait trop chaud, sinon c'était des merguez qui te servaient à boire à la place.


GUNS & ROSES était mou alors que SLASH fût dur, maîtrisant avec Myles Kennedy la scène et ce rock'n'roll dont le dosage caractériel faisait éclater la vérité : SLASH est l'âme des Guns, le rouquin est un simple perroquet, même carrément une perruche quand il est mal luné.


MADBALL a préservé la loyauté du spirit HxC.

Dois-je énumérer le nombre exact de lésion physique qu'il a pu répandre lors des diverses collisions frontales durant leur set ?

J'apprécie ce sens de l'éthique, ce code moral de bushido new-yorkais, dont les vertus ont su préserver de la fossilisation le fer de lance d'un état d'esprit liant la sûreté mentale avec la force de frappe punk D.I.Y.

Tu vois le HxC c'est beaucoup plus qu'une musique, c'est un état d'esprit qui requiert une part d'abnégation. Il faut rester fort et maître de soi. C'est dans cet élément déterminant que le pit devient une joute de camaraderie, et pas avant.

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C'était la fête des pères ce dimanche, et Freddy Cricien avait comme moi le regret de ne pas être avec ses enfants. Cette pensée me rapproche forcément un peu plus de lui par conséquent.


Sunn O))) reste le seul groupe que je connaissance exerçant une musique atmosphérique qui t'écrase contre le sol. La loi de Newton s'applique à merveille avec ce groupe, nul besoin d'une pomme pour le démontrer.

Cette épure musicale, décharnée jusqu'à l'os, joue de sa superbe rhétorique mystique et ésotérique pour rester sur la brèche nébuleuse, ouvrant les portes d'une odyssée musicale intense. Assister à un concert de Sunn O))) à la fin du Hellfest, c'est un peu comme l'épreuve des poteaux de Kho Lanta. Tout est une question d’endurance...

Je me suis calé carrément devant les enceintes du côté gauche pour vivre le plus puissamment les vibrations. Je ne sais pas pourquoi mais autour de moi les personnes avaient tous un air absorbé. L'impression d'assister à un set du groupe Magma pour cette antre communautaire assez élitiste.

Devant la concentration feutrée croissante du public et le paradoxe d'une telle invocation tellurique, j'ai cru bon gueulé « CIRCLE PIT » avec la bonne foi du gars qui a tout compris au festivité du hellfest. Bien entendu les paroissiens m'ont fait les gros yeux jugeant déplacé d'interrompre l'office et l'exhortation incantatoire qui en a découlée au risque de briser le charme.

M'enfin il y avait aussi des novices qui se retournaient sans cesse en ouvrant leurs yeux et vérifier si le gars à côté n'avait pas foutu le camp.

Alors supercherie ou génie ? Comment peut on en mesurer le taux ?

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Pas facile surtout que les adeptes vivent le truc intensément et les autres s’exaspèrent.

La Vénération, soumission, prière des disciples fait partie intégrante du trip. Tu as parfois l'impression de vivre la séquence de la fête masquée d'Eyes Wide Shut par moment...Mais personne s'est foutu à poil, et il n'y avait même pas une main douce qui caressa ma braguette, que dalle mec, une arnaque !

Un concert de Magma à côté c'est Sodome et Gomorrhe. Nan j'déconne, c'était géant Sunn O))).

Je ne connais pas toute la carrière du groupe mais j'avais l'impression que le set était improvisé quand même, mais peut être que j'ai confondu le second morceau de leur dernier album avec celui du premier de la face B de leur second aussi, j'ai pas la science infuse non plus, faut pas croire, d'ailleurs il ne faut jamais croire. Si tu ne le savais pas, c'est pas grave, je te l'apprends.

J'ai trouvé aussi que le premier morceau était un peu long,mais le groupe n'est jamais réapparu après celui-ci ???

C'était fini et nous étions esseulés dans cette chapelle de la valley à se demander si nous ferions l'effort de revoir Sunn O))) une seconde fois tout de même, tant leur set fut intense.

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BIOHAZARD a joué les marteaux piqueurs, démembrant les derniers résistants dans un pit en ébullition, puisque c'était de ce fait le dernier, et que tout le monde voulait en profiter jusqu'à la fin et obtenir sa cicatrice du Hellfestttttttttttttttttttttt !!!

La légende new-yorkaise était en marche et le groupe a fédéré un max , pourtant il pleuvait un mur d'eau, et la fatigue commençait sérieusement à se faire sentir sur des visages tendus. La loyauté des hardcoreux a fait le reste pour finir dans une clameur euphorisante et refermer le rideau du week-end chez le diable.

J'étais sur le départ puis il y a un gars qui a pris 4 chifarnasses par un mec de la sécu à bout de nerf devant le manque de patience au VIP. J'étais plié de rire, ça m'a rappelé le midi c'est con.


Le crew a annoncé 112000 personnes sur l'ensemble du festival, moi je me pose juste cette question : Jusqu'à quel point le public du Hellfest sera loyal à son festival ? Ou fera t'il comme n'importe quel consommateur à voguer sur l'offre et la demande jusqu'à la rupture totale du système ?

L'avenir nous le dira...

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PURE PEOPLE

Je tiens tout particulièrement à saluer Abir Moka qui fait un travail remarquable (allez tous au Motorcultor), c'était cool de se voir « pour de vrai », puis je remercie Roger Wessier bien sûr, sans qui on ne serait rien, même pas un vieux bout de peau morte de lépreux.

J'ai pris plaisir à revoir Medhi du meilleur groupe de HxC de France TROMATIZED YOUTH en mode ayatollah Khomeini, et j'ai dévalisé son stand, comme avec les deux gars de Straight & Alert que j'ai pu croiser dans la warzone habillés comme des marins pêcheurs de Sète avec leur botte de pluie, vraiment la classe le style nantais.


Puis spécial dédicace à l'ado lambda du Hellfest qui rentra chez lui épuisé et aura reçu le choc frontal du retour à la réalité dans la tronche de ses parents d'une nullité affligeante, et qui se traînera jusqu'à sa piaule en s'endormant ivre d'émotions et de pulsions insatiables pour lesquelles il n'aura de cesse d'en chercher l'impact durant les restants de ses jours.


Puis toujours aussi heureux de retrouver mon épouse qui m'attendait lover dans notre antre aux 666 m2 de terrain à proximité du cimetière communal...

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Pour conclure, je tiens à rappeler que le Hellfest est pour moi une sorte d'ouverture spatio-temporelle qui me relie à ce que je suis aujourd'hui et au gosse que j'étais et qui découvrait la vie à travers une bande son ahurissante, dont le métOl a joué un rôle déterminant dans son éducation.

Ce festival permet aussi de vivre dans « le côté obscur », dont les personnes extérieures à ce généreux théâtre d'Hades en accusent la néfaste propagation par ignorance.

C'est pour ces raisons que j'utilise Dark Vador en guise de figure tutélaire nébuleuse et sombre. Bien entendu l'ironie et le sarcasme ne sont pas loin pour déplier un humour noir qui je l'espère vous aura fait passer un agréable moment.

Si ce n'est le cas, je ne m'en excuse guère car je sais très bien que vous avez déjà zappé ailleurs depuis bien longtemps.
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jeudi, juin 30 2011

SHOUT OF THE DEVIL


REPORT DU HELLFEST 2011


Welcome

Et hop tagada stoin stoin, me revoilà, propice à la déroute sémantique, tel un barde lyrique des bois, qui dévoile la richesse de la langue de Karen Cheryl, tout en réconfortant le pauvre métalleux et la pauvre métalleuse, qui reviennent à peine de la communion du Hellfest avec la fatigue et l'errance des zombies, qu'ils sont déjà dans l'attente de revivre une nouvelle fois cet événement majeur, à travers mon reportage démentiel.

Maintenant, je vous conseille de vous lovez confortablement, avec de quoi vous restaurer, et surtout vous rafraîchir...


Hurry up dude !

Cabourdise power !




L'année dernière, lors de mon report, je vous avais demandé de me rejoindre dans le côté obscur de ma couillardise. Alors de deux choses l'une, soit vous êtes sourd, soit vous ne savez pas lire.

Forcément, l'un n'empêche pas l'autre, mais avouez que c'est plus que préjudiciable pour arriver à vous fendre la poire avec la singularité comique d'un reporter qui possède un mojo de heavy métalman, nan ?

J'ai donc décidé de faire encore plus long que l'année dernière, histoire que vous puissiez prendre votre pied comme le député/maire Georges Tron, le fétichiste podologue. Alors commençons le récit spectral :


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«Clisson est une petite bourgade de Loire-Atlantique où l'on fête la fin du printemps de manière très marginale, vu que les gens s'habillent essentiellement en noir, tout en clamant des balivernes médiévales exhortant le démon, en se jetant les uns contre les autres au tempo fulgurant d'une musique assourdissante. La chose est devenu tellement étrange, qu'ils viennent du monde entier festoyer dans cette orgie. Non mais je vous jure, on vît une époque absolument décadente où l'on ne sait plus quoi inventer pour surprendre et attirer succube.»

C'est sur ce commentaire épistolaire d'un préposé du christ que j'éteignis radio St Hermine, et ouvrit la fenêtre afin de prendre un grand bol d'air du lisier de Vendée qui sied si superbement à ce coin de labour. Bizarrement c'est le seul coin sur ma route où j'espère de ne jamais tomber en panne. Étrange présage que celui que j'ai perçu dans un ciel devenant plus sombre à l'approche du val de moine.


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Mais à défaut d'être superstitieux sur ce genre d'évênements, la sagesse grecque applique à l'athée que je suis, de ne point s'attarder sur les terres ou l'on cultive l'hégémonie mystique. Je me suis donc conçu un abri atomique, au cas où je devrais causer à un de ces chouans vendéen s'il devait m'arriver le malheur d'une panne, avec la réplique de survie qui suit :

« Va donc sucer le vicaire de Nantes, démon ! ».


Il faut dire que je dispose d'un humour de terrassier quand il commence à se cracher dans les mains dès que j'évoque la religion.


Alors la veille du départ, je fais toujours le même cauchemar cauchemardesque, de voir apparaître la mise en demeure du Hellfest par les vindictes christiques d'un groupuscule de béni-oui-oui intégristes. Je me réveille en sursaut arrimé à mon pieu, et me rendort aussi soudainement, cajolé par le sable brulant que vient de déposer délicatement Belzébuth sur mes paupières pieuses.

Ainsi, le sommeil réparateur fera son effet pour parcourir la distance qui me sépare de la croute terrestre à l'enfer des cieux. Le co-voiturage aidant, je ne suis pas seul. Ma voiture est sold out cette année, cool. L'année passée j'avais seulement un marocain étudiant en Allemagne et passant son stage à Tarbes. Ouaie, c'était compliqué.

Départ de Roquecourbe à 2H00 sous l'égide protectrice de la pleine lune. Arrivée à Clisson 10H30, ouchhhhh. Chercher pass, monter tente, speed de la mort puis enfin, le fest...Mazouté dans la horde des festivaliers, j'affiche comme eux le même empressement pour gravir les dernières barrières qui nous libère enfin, tous, de cette si longue attente à ce rendez-vous unique, qui stimule la communion de toutes les musiques extrêmes le temps d'un week-end, diablement fun ! Mais putain que c'est long...

Gasp ! C'est pire qu'à la poste !

Année après année je me pose les questions suivantes : Jusqu'à quand le Hellfest va t'il poursuivre sa progression ? Quel sera le point de rupture avec son public ? Comment sera t'il dans un avenir proche ?



Comme toute chose, il y a des cycles, et cette année, c'est sûr, on arrive à la fin d'un cycle, mais personne pour le moment n'est capable de dire qu'elle voie sera la meilleure pour le futur du festival. Mais l'avenir semble jonché de piques et de bourbiers, tant la manne financière dans le milieu du métal s'est avérée rentable et que désormais, ils sont plusieurs à vouloir une part du gâteau.

J'ai même eu peur que le public ne devienne un consommateur de festoche de foire à la saucisse, pourtant je reste convaincu qu'il demeure unique. Puis et de toute façon :

Le noir vous va si bien


Pour la rentabilité d'une telle manifestation, il ne faut pas se voiler la face, il est indispensable de remplir correctement le site avec des groupes de renom et un large public. C'est comme un cercle délétère, et à ce propos j'attends de connaître l'impact du Sonisphère français. Est ce un premier coup bas pour le Hellfest maintenant qu'il n'est plus le seul grand sur le territoire ?

Ce qui est sûr pour le Hellfest, c'est que l'on a constaté qu'un mois avant, le festival affichait déjà complet, donc tout le travail accompli en amont par le crew du Hellfest a finalement était payant avec son public.

Le Hellfest doit devenir autre chose qu'un simple festival de musique, il se doit de rester underground, et surtout, il est absolument nécessaire qu'il devienne une contre-culture à part entière.



FRIDAY DEATH


Pump up the volume


ARCHITECTS 

Il tombe des cordes passionnelles de deathcore, mais aussi une pluie battante qui abat son désarroi. Le set est offensif malgré tout, car le groupe maintient beaucoup de générosité.

Je constate que dans le pit on se mouille, alors que dans le vip on regarde à l'abri sur la TV les concerts.

Le heavy à papa des suédois d' IN SOLITUDE était cool, mais KRUGER avait aiguisé ses envies avec sa musique. Leur sludge a bercé les hurlements du chanteur pour attiser un démentiel bourdonnement mélodique. C'était un havre de folie et de contemplation. Un set au must de l’incandescence, surtout avec le renfort de la fumée et des lumières, puisque la majorité du set, Krueger était dans l'ombre chinoise à brailler d'un éclat étincelant. En plus, il y a de la pop chez ces garçons.

A l'extrem market, j'ai rencontré Will Arkunas. Il est tel que je l'imaginais : Très intéressant et avec des projets en action. C'est un mec positif qui attendait le show de Rob Zombie avec impatience et qui fut un peu déçu le lendemain, et je le comprends.


THE DAMNED THINGS

Sans pour autant critiquer le caractère intrinsèque de leur show millimétré au cordeau, je suis cependant tout à fait disposé à vous affirmez en crachant par terre un glaviot généreux, que ces gars sont surestimés au possible.

 
            Pas de présence de Scott Ian : WTF !!

L'arnaque

Je me suis cassé direct.



EYEHATEGOD 

L'origine du doom sudiste est revenue mais cette fois-ci sur une scène plus petite, du coup leurs riffs provoquèrent des coups de tonnerre d'une extrême virulence, comme une sorte d'ouragan Katrina ravageur. Mais la force du groupe s'est d'être arriver à produire un court-jus dans la damnation du public, jusqu'à provoquer de l'électricité statique dans la horde de cheveux longs en perpétuelle roue libre.

Safesex

KARMA TO BURN

Le trio prouvera une fois de plus que son tantrisme liquoreux est efficace à produire des boucles rythmiques intenses qui plaisent tant aux filles comme du safe Sex !




Par contre j'arrive juste pour la fin de THE EXPLOITED qui racole dans la oï working-class, avec son iroquois de chanteur qui balançait un anti-américanisme primaire et le même programme que lutte ouvrière pour les élections cantonale en Indre et Loire. Héhé :)



VADER ..........retro satanas

disco death



On a adhéré à grande majorité à Vader, car le groupe a joué à brutaliser le death.

Dans ce théâtre d'Hadès, le purgatoire tient lieu de miséricorde, surtout devant cette réaction en chaine, d'hommes plus braves les uns que les autres à s'embraser ensembles pour la même oriflamme. Ce groupe propose une séance de thérapie de groupe ni plus ni moins en fait.

C'est ainsi que le public refoule sa pathologie avec la même ferveur qu'un fanatique, qui s'entête à croire coûte que coûte à l'idéal romantique du martyr, en s'exténuant les cordes vocales dans des refrains outranciers pour la vertu d'un fakir anglo-saxon. Et oui, car je rappelle à toute fin utile en précisant avec zèle sans que vous y perdiez le fil de l'intrigue, que nous sommes en France et que le public à dominance hexagonale, procède au chant dit du yogourt bulgare, pour détruire des lyrics pourtant déjà assez saugrenus avec un tel groupe obscur.


DOWN

La pluie redoublait et Phil Anselmo s'adressait en substance à son public : «  Vous êtes géniaux à vous tremper la gueule jusqu'au os pour nous. »

Mais bon, je rajouterai néanmoins que le public a payé sa place et que ben quand tu y es, tu y es quoi !

Oh putain nannnnnnnnnnn

Ok, c'est bon ça va quoi !!!

Quand le guitariste Pepper Keenan était de dos, on aurait dit qu'il avait un teesh des Shériff. Je ne savais pas que les anciens Montpelliérains étaient si réputés outre-atlantique. Down a accompli un set méritant. Par contre j'ai remarqué qu'Anselmo quand il veut se mettre sur les genoux, il grimace en se relevant, et ça, c'est l'age qui parle avant tout. Le final c'était Down meet C.O.C et eyehategod, cool dude !

Statué par l'omniscience d'un sage journaliste déblatérant de bave sur le décolleté plongeant de sa collaboratrice, le concert de The Cult ne valait pas un clou rouillé dans le cul !

Passons dès à présent à Iggy & The Stooges avec la pensée de Brian Eno : "Quand on dine avec Iggy, il ne montre pas sa bite, c'est un homme charmant, cultivé"


iggy est toujours un gentleman

Pour sûr mec !!!! Je suis finalement passait voir l'iguane qui faisait le singe torse nu sous un froid de gueux. Cet Iggy est très résistant tout de même, il faut lui reconnaître cette particularité.

Il a fait le chien ensuite, et puis tous les animaux de la ferme par la même occasion, respect !



Iggy & The Stooges, c'est un groupe qui a autant d'expérience que la vache qui rit et les sablés normands quand même. A la fin, Iggy a montré son cul en se moquant comme un punk situationniste du culte du démon, dont il a accompli pourtant l'outrecuidance révérence dans le rock'n'roll show qu'il maîtrise à merveille, en plus, ça marche à tous les coups.

Iggy est un punk ! Il avait toute sa place au Hellfest car il y a toujours autant de clowns et de déguisements.

C'est toujours divertissant et funny ce délire de se déguiser. Par contre, tous ceux qui ont brillé l'année précédente et qui reviennent cette année avec la même panoplie, ne sont pas arrivés à créer cet effet de surprise. Ils sont restés dans l'attente de revivre la même gratitude, alors qu'ils n'ont reçu qu'une simple reconnaissance. Ils déambulaient donc hagards, sans véritablement admettre qu'ils ne faisaient plus partis des gens que l'on remarquait cette année-ci.


BELPHEGOR......J'en veux encore.

En abjurant sur le vaste putride de cette musique sombre, je me suis écarté de cette vénéneuse attirance qu'éprouve la plupart du public pour ce groupe de métal sans compromission, qui piétine le crâne de tout ce qui lui fait face avec une musique exsangue de toute compassion.

Car le groupe fut un peu dans le brouillard quand même.


Dans le brouillard du pit




Et en parlant de crachin, vous ne savez pas quoi ? Quand je suis arrivé au stand végétarien pour m'alimenter, une fille tout de noir vêtue, clamait à son amie avec espièglerie : « Je suis toute trempée, je suis toute trempée, putainnn». Je ne saurais vous dire si c'est ma présence qui avait déclenché cette irrigation ou les embruns de pluie par contre ??

Quoiqu'il en soi, Hellmouillait !

Hellmouille


CORROSION OF CONFORMITY

C.O.C s'en est donné à cœur joie avec leurs bourrades de boucles rythmiques lestant des tonnes de lexomil hypnotiques. Big Up au batteur Reed Mullin, qui m'a très impressionné dans le contraste fou de la zique de C.O.C.

Dingue !

C'était le come-back du son 90's en l’occurrence, puisque dans la soirée il y avait les excellents MELVINS qui nous ont compacté un crossover dont eux seuls sont les glorieux dépositaires. Leur concert était vraiment génial de saveur, avec des titres totalement jubilatoires au possible. Et un Phil Anselmo en pleine transe en backstage qui avait retrouvé toute sa jeunesse. Agité de multiples contorsions indescriptibles le rock du gang de Buzz Osborne a tordu la folie de leur musique sous toutes les coutures. C'était vraiment hallucinant !



Je ne sais pas si vous avez remarqué mais en plus de la pluie comme bad trip du vendredi, et déjà qu'en règle générale pour y voir, c'est galère, nous avons dorénavant les amateurs photographes qui prennent clichés sur clichés à la mitraille. Alors, je ne sais pas si c'est un jeu d'une subtilité qui m'échappe très certainement encore, ou un concours photo organisé par la fédération des pètes couilles nationaux, dont le gagnant remporte une semaine de stage paparazzo à Agadir pour la venue de Lady Gaga ? Mais entre les bras qui se lèvent, cette nouvelle génération d'être humain qui mesurent 3 mètres de haut, les appareils photos, les téléphones portables, bientôt il faudra venir avec des échasses, putain !



ROB ZOMBIE



Blottie dans la meute de la fosse, je fais face à une vertigineuse descente en rappel avec ce groupe de shock rock, qui me rappelle que la lubricité du rock'n'roll est un de ses plus grand fondamentaux essentiels.

la lubricité rock'n'roll

Mister Rob Zombie en personne, venu répandre le vice de son théâtre des horreurs à un par terre de fans, pétris d'attente pour un grand show à l'américaine. La supernova musicale se succèdera à une atrophie de goule et de sensation morbide, répandant un virus très contagieux aux buvettes environnantes dès les premières notes fantomatiques du maitre Zombie.

Mais il a manqué un zeste de peps au set de Rob, parce que comme me l'a confirmé le lendemain Will Arkunas, le set était fluctué par la musique qui faisait monter la pression puis retombait entre chaque morceau. En clair : Entrecoupé par des sermons aussi manucurée qu'un ferrailleur, il aurait mieux valu que le Rob ferme sa gueule, et laisse la place à la vindicte assassine de sa musique caverneuse.

J'ai chié les légendes de POSSESSED, mais j'ai vite vu les pionners MAYHEM, parce que le groupe paradait avec une facilité de publiciste à faire croire à son entertainment en carton pâte.



Je me susurrais sans cesse : « Allons, allons, ami métalleux ne soit pas si crédule avec ces manigances de roublards. Ce groupe nous vend son truc manichéen entre l'ésotérisme dictatorial contre l'église ou se taper le cuisseau devant la parade de Belzébuth ? »

Ttttttttttttt, vraiment, votre façon de gober comme des mouches à ce genre de croyance est absolument dédaigneuse de votre admiration pour le black metal, d'autant plus qu'elle pourrait si elle ne cessait d'accroitre en vous un ressentiment pieux, aller jusqu'à souffrir de croire en la foi chrétienne. Je vous en conjure de stopper cette pitrerie en prenant partie pour tel ou tel clan comme au temps des francs, car rien que cela est assez comique en soi, nous sommes en euro je vous le rappelle.

«Et souvent il y a plus de bravoure à se retenir et à passer : pour se réserver pour un ennemi plus digne.» Friedrich Nietzsche


heavy warriors


MORBID ANGEL

Eux par contre ont remis les ténèbres à leur place, ainsi que leur statut de groupe culte et vénéré, qui depuis la sortie de leur album « Illud Divinum Insanus » en ont pris plein la tronche par des commentaires dédaigneux. Du coup, c'est à Clisson que l'on a payé les pots cassés avec un set frontal qui a arraché des cris de guenons aux hellfesteurs tellement ils avaient mal aux vertèbres après. Dans l'attente saugrenu de voir surgir la bête, les nombreux partisans à honnir le groupe furent sur le cul quand la foudre sonique commença à faire fondre leur ouïe avec les sarcasmes expiatoires du malin dès les premières mesures de leur death métOl. It's Ok !

Incontestablement, le meilleur show du jour.





Fait très marquant de cette année, la recrudescence d'étrangers sur le site. On peut affirmer sans se tromper, que le festival a véritablement franchi une nouvelle étape en élargissant son auditoire pour une répercussion plus importante d'année en année, tout d'abord européenne, jusqu'à devenir mondiale.



Je n'ai pas assisté à la déferlante cosmique de MONSTER MAGNET, car j'étais bien trop occupé avec le set incandescent d' IN FLAMES qui était à la mesure de leur show, à la pyrotechnie tapageuse et savoureuse, mettant dans les feux de la rampe le concentré idoine de leur death mélodique nouvelle génération.

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Totalement esseulé par le vide que le groupe laisse derrière les stigmates de sa violence, je me retrouve face à la vivacité exténuante d'un troupeau de jeunes mâles loquaces, dont les qualités athlétiques à ingurgiter des litres de bières et à débiter des réflexions Strauss-khanienne sur la femme en général, me saoule au plus haut point. Il se fait tard et la fatigue physique et morale se fait ressentir dans les tressaillements de mes maxillaires, je pars à pas feutré sous la pluie et le froid sibérien rejoindre le réconfort de ma tente, avec les tympans en sang et toujours ce sourire caractéristique d'un bonheur inavouable.



SATURDAY BRUTAL

happy !



Le petit jour se faisait faible, j'allumais la radio qui diffusait les nouvelles du monde terrestre avec la même disposition cynique qu'un collabo venant de balancer une famille juive à la gestapo. Je soldais la bizarrerie de la situation par l'extinction de ce bruit de fond très rapidement, car je ne voulais plus me sortir de la cuirasse du festival qui permet d'ajourner la vacuité existentielle le temps d'une pause réparatrice, bien sûr sans incidence sur la marche périlleuse d'un monde croulant sous le poids de son exploitation insalubre.



L'ampleur du festival est tel aujourd'hui, qu'il convient désormais d'espérer que le Hellfest demeure un festival unique, conçu par des fans et pour des fans, uniquement. C'est en tout cas le vœux le plus cher de tous ceux qui ont couronnés de succès cet événement, que se soit les organisateurs, que les artistes boostés par un public exclusif. Je retiens votre attention sur ce dernier point, puisqu'il est criant de vérité.

Car améliorer le confort, tel qu'il soit (écoute/hygiène/espace, etc...), nécessite des moyens et une pléthore de décisions en chaines, dont l'investissement devient tributaire d'un cercle vicieux. Pour ne pas tomber victime de son succès, reste à toute l'équipe du Hellfest de réaliser et de garantir des choix cruciaux, qui solliciteront l'enthousiasme des fervents adeptes des premières heures, sans galvauder l'essence de leur flamme autour des principes d'intégrités qui en régissent.

Reste au public à ostraciser sans appel tous ceux qui se conduisent comme des animaux avec un égoïsme tragique pour la continuité du festival. Ainsi que ceux qui méprisent l'esprit crossover et rock'n'roll, en restant dans une attitude partisane avec l'érection constante de la pluralité du festival, et surtout, afin de confirmer une reconnaissance culturelle vers une invincibilité.


Indestructible



Ces garanties pérenniseront l'âme du Hellfest, tout en espérant que le nombre de festivaliers en augmentation perpétuelle ne fasse jamais décliner la fierté qui est la nôtre, pour un évènement de cet ampleur émotionnelle. Le Hellfest secoue cette culture qui est en nous de façon viscérale en une véritable aventure humaine. Il n'en tient qu'à chacun de nous alors, de faire en sorte que les comportements restent fraternels, et prolifèrent vers une filiation positive.

Nous ne voulons pas de poseur, de superflu, ni de concession à notre dévotion. Pas plus que de ces touristes attiraient par la parade géante d'un voyeurisme exacerbé dans une culture qu'ils ne connaissent pas, et dont ils se foutent éperdument.



La magie qui a opéré depuis l'ascension fulgurante du Hellfest a tenu sur un seul élément primordial : Le manque évident et cruel des musiques extrêmes dans l'hexagone.

Si le succès est là, c'est que la première des conditions a largement contribué à traduire ce respect décisif que nous portons en chacun de nous, pour cette culture tant méprisée. Si aujourd'hui elle devient « présentable » et qu'elle s'épanouisse dans une société qui se dit démocratique, c'est enfin une très bonne chose. Mais elle n'est pas pour autant conventionnelle et ne le sera jamais. C'est bel et bien dans cette trame spécifique que nous puisons notre passion. Cette vibration qui nous touche depuis le premier jour de son impact dans notre vie, est indissociable de notre attachement pour ce festival.

Stay Heavy, Stay Brutal !


heavy métOl power



Fraichement disposé par la fine pluie éparse qui est venue au petit matin apaiser les ardeurs des derniers soiffards de la veille à aller se coucher, je constate que la vaillance des pseudos gaulois, viking et autres groupuscules chevaleresques n'est plus disponible pour se vivifier le cortex avec le set de LYZANXIA en French doctor.


Faiblement glam le set des girls de CRUCIFIED BARBARA ne fut pas une débauche de foutre sonique, alors que l'on espérait que ces femmes s'en serviraient comme d'un martinet pour taillader le musc de l'assistance. Je réaffirme que le rock'n'roll est unisexe depuis ses préliminaires, et qu'il y a uniquement la misogynie des poltrons à petites bites pour en douter encore.





barjot

TOTAL FUCKING DESTRUCTION

Un set complètement barré, avec des musiciens survoltés pour un grindcore explosif. Rick Hoak, le batteur/meneur est un gars excellentissime, à chaque fois c'est lui qui met le paquet pour que ces acolytes se surpassent, et c'était super rapide et géant à la fois, mais cramé.



J'ai discuté brièvement avec Tiriwurst du fanzine Speedball et du collectif Humungus, qui devait passer le bonjour de ma part à Cha!

C'était cool de rencontrer TIRIWURST

Puis tout autant de serrer la main à Slo de Metalmaniax.


Lors du concert de NASTY, il y avait ce type, peinard, installé comme un petit marquis de la haine Eric Zeymourienne. Un gars insolent, une sorte d'improductif de la société qui se permet de nous pourrir le début du concert avec des propos de salpêtre, finissant de moisir tout le mal que l'on conçoit de la race humaine, en corroborant les propos de la droite aryenne qui prévale de son existence sur le globe terrestre. J'ai fini exaspéré par lui dire : « Ferme t'a gueule Hitler, parce que tu vas en prendre une d'ici peu, qui va te décoller la plèvre.» Ce qui a permis de détendre l'atmosphère et de descendre l'ostracisme de son arrogance au niveau de la poudre d'escampette, pour ne pas ressentir ses naseaux ruisselant d'hémoglobines chaudes, et une vision étourdie de la voie lactée devant les yeux, mais sans le vaisseau spatial du capitaine Flam toutefois.

Je sais bien que nous ne sommes pas venue au Hellfest pour gambader les fesses à l'air avec une couronne de pissenlit sur la tête, mais il me semblait que la célébration des musiques extrêmes, se devait de bénéficier d'un peu plus de dignité, et pallier d'une manière radicale au conditionnement de propagande des nouvelles troupes de la wehrmacht. Mais ce ne fut qu'un cas pendant tout ce week-end qui détourna du contexte cette cérémonie sonique, en ayant cru que l'épandage de ses idées de fumiers favoriserait le terreau de son idéologie stérile. J'espère au moins qu'il aura saisi que l'intolérance de ses déclarations posthumes, n'était pas compatible avec l'essence fraternelle du concert HxC de Nasty, dont la mixité sociale aurait dû alerter l'embryon de discernement qui lui restait dans le vide-ordures qui lui sert de cerveau.



Sinon, voilà bien un HxC matinal qui déboucha le cérumen, avec en plus un message antifa et du groove, que demande le peuple ! ! Les chiens du HxC aboient et les bouts de cervelles trépassent....


Jusqu'à WHIPLASH qui est du motörhead en mieux, ils sont plus fun, plus ricain quoi ! Leur thrash est super dosé, et leur set en plein dans la ligne de mire des thrashers du jour.





A un moment, j'ai aperçu dans le flot tumultueux du pit une fille pratiquant le slam. En suspens au dessus des siens, elle devait sentir la caresse d'inconnus élever son corps comme une déesse grecque, sans ressentir la palpation scabreuse dévolu au vice du profiteur, car elle affichait sans discontinue le sourire spontané que ressentent les femmes en pleine confiances. Ou bien alors, était elle en train de feinter toute candide, la réalisation d' un fantasme entièrement féministe, ou l'homme serait entièrement esclave de sa sculpture corporelle, en la promenant fièrement à bout de bras comme un trophée royal ?!


succube

C'était assez dingue à constater...Tout comme cet autre chose assez effarante aussi car pour participer au Hellfest dans de bonne condition psychologique, c'est assez simple, il faut que ton cerveau fasse un tour de montagne russe pour être assez ouvert d'esprit quand tu vas rencontrer du hors norme à tout bout de champ. Dire qu'il y a des gars qui sont blasés de tout dans leur report. Mais pourquoi ils ne laissent pas leur place si ils se font chier ? J'ai jamais compris cela moi ???

Hayyyyyyyyy, bonne condition psychologique tu as dit ? Mais c'était de rigueur avec le set de YOUR DEMISE car dans le pays de la reine d'Angleterre, certains fidèles prêchent pour une dynamique HxC et viennent en France exprès pour faire griller les oreilles des froggies. Si leur dernier opus en date « The Kids we use to be » n'a pas eu l'accroche adéquat pour les critiques de l'hexagone, les britanniques ont embrasé le pit avec un hurleur en état de choc.

Accroché au bastingage du blockhaus de la sécurité, je sentais les corps de mes voisines qui se compressaient au mien sans que je puisse freiner "l'hardeur" de leurs frottement, surtout avec les obus de leurs nichons qui se foutaient contre mes rétines sans cesse.


Tu vois le choc ?


Oh les filles, oh les filles...


Sinon, quand il nous faisait face et qu'il écartait les jambes, le chanteur Ed McRae, on pouvait constater qu'il avait un trou entre l’entrejambe, franchement cela faisait négliger pour un anglais. Non mais vraiment quoi !!

Dans un mood plus conséquent, il y avait DEEZ NUTS. Et il faut dire que JJ Peters possède ce flow qui permet au HxC des Wallabies de Dees Nuts une terrible aisance sur scène. D'ailleurs leur HxC est dosé avec des breaks pesant sa puissance metalcore. Le public a semblé quelque peu « anesthésié » dans cette avalanche de HxC lourd. Le public dansait, mais dans son coin.



A l'inverse, quand la teuton vibe du power metal d'Hammerfall pour motard de kawasaki, a développé son helloween style, notamment grâce à un guitariste blond et moustachu, dont les deux particularités se constatent davantage de nos jours dans les concours de air guitar, le courant est passé.

Je ne peux en expliquer l'impact par contre ???

Han !


Une fois n'est pas coutume, alors pour enfreindre le code du reportage journalistique, je vous propose un intermède météorologique :

L'anticyclone des Açores est venue baigner un mois de mai radieux sur la majorité de la république de Marianne. Si on rajoute à cela la raréfaction de groupe à consonance gothique dans la programmation, nous arrivons à une baisse évidente de goth dans la proportion de la faune du Hellfest. Par contre, les rares qui étaient présents, étaient très identifiables à la couleur blafarde de leur peau par comparaison à celle hâlée des festivaliers cette année, malgré un week-end grisâtre.

girl goth vamp


Je reconnais que le set d'HAIL OF BULLETSfut honnête, car le groupe en a profité pour foutre une tête au carré à l'assistance. Mais les hollandais n'ont pas bousculé le pit en faisant tourner le public comme des moulins à vent par contre.

On reste dans le territoire européen avec les ritals de RAW POWER qui ont fait de la bolognaise avec nos cerveaux. Je ne sais pas qui était sensé nettoyer après, mais il y avait un sacré boulot, c'était sûr. Leur concert était aussi crust qu'à craquer du HxC véloce. Par contre, Mauro Codeluppi, leur chanteur est aussi charismatique qu'une nouille.

Un truc surprenant mais sans aucune effusion, HEMORAGY devait si j'en crois la légende jouait au métal corner, mais il y a eut la défection du groupe The Hauted. Voilà que le combo se retrouve propulser sur la mainstage, directement en première ligne. Alors sans se démonter outre mesure, le groupe fait son show avec les moyens du bord. La sincérité aidant, ça paye plus que de raison. N'empêche que leurs solos furent à peine audibles parce que le son partait sans arrêt. Pour rallier le public, les frenchies ont reprisé « Aces Of Spades » à la sauce anglaise. Cool !



SHAI HULUD fut un de mes gros coup de cœur.

Et mon premier constat en les voyant, fut le mimétisme avec John Joseph pour le chanteur Mike Moynihan, qui est arrivé comme une évidence, avec un grain de voix attirant, une attitude forte, honnête et puissante. Mais un John, jeune, insouciant. On ressent beaucoup de puissance mélodique dans leur HxC et surtout une intensité qui est jouée avec le cœur.

Il y a fort souvent dans ce style musical des donneurs de leçon qui aboient et qui tournent en rond. Puis il y a les autres, qui possèdent une aura, avec un message distinct, et qui ne se réduit pas à de la caricature, ni à de la propagande. Shai Hulud en fait partie.



La castagne dans le pit


J'ai pu observer et j'affirme même que cette jeunesse qui se jette dessus comme des mords la faim, sans faire apparaître la moindre trace de haine sur des visages contorsionnés par la douleur, ne cesse de revenir à l'assaut, encouragée par l'énergie que le groupe leur procure en les guidant dans leur rage de vivre collective. Enfin merde quoi, il faut voir ces gars qui s'arrachent leurs oripeaux et vibrent enfin tel qu'ils sont, égal à eux-mêmes. Ils ne démontrent aucune rancœur particulière à celui qui vient de leurs broyer les côtes, et il y a même des filles dans cet amas de violence. La plupart des groupes de HxC auront la surprise de constater qu'ici, les filles ne sont pas des accessoires secondaires transit à l'arrière de la bravoure belliqueuse, et qui regardent leurs hommes jouer au warrior, car elles contaminent le pit d'une même passion véritable quand il s'agit de vivre intensément le pogo. Elles ont peut être, pour certaines, encore plus de chose à se prouver à elle même, ou à démontrer aux plus machistes, déjà de cette image que la féminité est une vulnérabilité me semble être la première.

Du coup, il est étonnant de s'étonner du contraire aujourd'hui, en réaffirmant par cette constatation, de la somme d'inepties préconçues que l'on cultive avec excès sur ce sujet là.

Au fait, samedi c'était le jour où il fallait faire le con, y compris sur scène. Si à ce jeu là MUNICIPAL WASTE c'est très bien défendu avec leur blague de 4 ème de collège technique, il faut néanmoins leur reconnaître de lustrer un street thrash avec des gants de maçon. En dégazant une coolitude thrashy et de cet esprit fun qui surnage leur discographie, le groupe a prouvé que son envie de couillardise était bien au-dessus du lot ce jour là.

fun & thrashy



Il est fort à parier que vous en avez rien à branler, mais J'ai appris à faire du SK8 avec la musique de D.R.I, D.I, Anthrax. Bon j'étais une brêle parce que j'écoutais plus la musique que m'entrainer. Leur set a comblé mes espérances légitimes. C'était tout à quoi je m'attendais. Rapide, cool, crépitant de breaks, un truc super fun ! Les pères adoptifs de Municipal Waste ont fait le show à l'ancienne. Pas de blague, ni de chichi. Bazarder la purée et le délire arriva avec le public qui sera en plein dedans à partir en sucette.

Ragaillardie de puiser dans mes dernières réserves humanitaires, je trouve la force de lever le poing en signe de démence, aspergé par les averses de sudation de mes voisins, dont les tuméfactions écarlates aux faciès suggèrent un repli immédiat afin de désaltérer un corps avoisinant la température de 47 degré Celsius au bat mot. Parce que c'était une vision d'apocalypse, qui à chaque coup de semonces donnés par les riffs, rendait comme sentence irrévocable, de voir un corps se soulever de cette nimbe de chair en liesse, afin qu'il voltige en se prenant pour un Icare remplit de passion, dans ce temps suspendu de fraternité.


COMEBACK KID n'a rien fait dans la dentelle, puisque le combo a mis une branlée à tout le monde. Mélodies imbattables, millimétrées au cordeau pour être assassines dans le pit. Du feu, de l'énergie à revendre, c'était...Pfiouuuuuuuu...Mortel ! Le groupe venait à peine de quitter la scène que la confiscation de cette félicité sensitive saisis la plupart des coreux par un souffle coupé de fascination. Ils restaient néanmoins médusés dans le marbre de leurs muscles fermes, comme des spartes antiques toujours à l'affût de revoir surgir le danger imminent d'un nouvel rappel guerrier.


En ce jour de Sabbath, en fin d'après-midi, 3 groupes allemands de thrash se chevauchent : Destruction, Sodom et Kreator.

C'est carrément Verdun, mais sans les tranchées. Les chevelus ont remplacé les poilus, et le combat que mène les schleus et les franzouzes est similaire à cet orgueil chauvin que l'on a appliqué dans les combats de la grande guerre, car personne ne lâche un cm2 de terrain et préfèrera la bravoure au renoncement.




Au final, la fosse devient un conflit barbare où la consanguinité passionnelle qui unit cette fournaise de thrash métalleux ressemble comme à si méprendre, à une horde sauvage.


Du coup, après la chanson «Craonne», voilà celle de «Clisson» : !!C'est à Clisson sur le plateau; que l'on doit laisser sa peau. Car nous sommes tous condamnés; à bouffer la poussière des enragés.



sodom

Sodomite et sataniste, SODOM se place toujours dans l'axe où ça fait mal.


De toute façon, dès le début, le public n'a pas trop le choix car il prend les bombes de Sodom et de la pluie sur la tronche. Du coup c'est du air guitar avec les parapluies pour le délire.

Dans le corridor de la mort, nous étions pourtant un bon tas de braves soldats à attendre que les premiers coup de mitrailles du groupe foudroie sans entendement les premières lignes de front, dont le courage à braver le sacrifice suprême avec un sourire téméraire m'a fasciné comme à l'accoutumé. Jusqu'à ce que leur offrande corporelle me pousse dans un coin de repli lors d'un circle pit démentiel, où le ras de marée sanglant à laisser à quelques uns, le soin d'aller consulter l'infirmerie à l'arrière du combat, sans faire état à la presse spécialisée de commentaires philanthropiques de leur part pour le don d'organes. dragon

Enfin, ils sont trop fort Sodom, ils ont réussit à faire apparaître un arc en ciel avec leur thrash métal de feu.





Ok, j'ai pigé.KREATOR a fini de créer le lien direct avec la brutalité. Mais avions nous seulement la possibilité de fuir avant d'être totalement désintégrés par la puissance sonique du groupe ?

Franchement à l'enthousiasme de cette jeunesse ardente de se faire châtier par là où elle a péché depuis sa plus tendre enfance, la musique agressive de Kreator a forcément rendu disponible des cerveaux déjà suffisamment rodés pour être copieusement piétinés par ce thrash métal morbide. Les différentes incantations se succédèrent et durèrent le temps que l'ensemble de l'auditoire advienne une somme d'ombres enflammées, vibrant dans le brasier ardent d'un final digne des enfers.


Les enfers

Vous avez peur ? Ben c'est sans compter sur le père fouettard TERROR avec son avalanche de breaks HxC qui s'est abattu avec une explosion incompressible dans le flow solide de Scott Vogel. Celui-ci est un meneur autoritaire, car dès qu'il ordonne, le public exécute sa demande sur le champ. De ce fait, il y a des gars qui sont montés sur les piliers porteurs des tentes et qui se sont jetés sur le public.

L'exploitation de l'homme par l'homme

Si il nous avait demandés de nous mettre des doigts dans le cul, on était bon pour ressortir du set avec les doigts plein de merde.

On peut voir cela comme un jeu de domination aussi.


La chose à retenir ?

C'est que le ton dictatorial pour le fun et la propagation de l'énergie est une chose emblématique dans le HxC, c’est très certainement l'une des caractéristiques premières de leurs idéaux. Profiter du temps présent à fond, ne jamais tricher et donner tout.

Stay Strong / Stay True.


Ok, ok, c'est cool dude !

Alors Terror démembre l'assistance d'un set hargneux et énergique. La vivifiante combustion se propage comme un fétu de paille dans un pit poussiéreux où les corps se débattent sans cesse pour survivre à la tenaille HxC des new-yorkais.

La maxime de Terror pourrait très bien être : Rien lâcher/ Tout hacher.


Mais malheureusement le temps défile au Hellfest et déjà il y a Scorpions qui rock dur et converge qui joue en même temps. Que faire ?

CONVERGE pousse le cri du dahu dans l'au-delà, et avec de quoi provoquer des descentes d'organes. Leur concert est un bouillant mélange de dualité entre la rapidité explosive et la lenteur mouvante.



L'air était saturé de fureur, et à un tel point de rupture, que cette violence se retourna au fur et à mesure contre ceux qui en propageaient l'intensité et commencèrent à maltraiter leurs instruments, devenus de véritables armes de destruction massive, incontrôlables.


Fais venir le démon qui est en toi

C'était un truc de OUF ! Comme quand je suis passé devant un bar bondé, et que je me disais que je ne comprendrais jamais l'attachement commun que les hommes s'entêtent à affirmer quand ils ont le verre vide, et que l'important taux d'alcool dans le sang leurs fassent vider tout discernement, en ameutant de braves inconnus pendant les réjouissances de leur ivrognerie jubilatoire, en vidant les caisses de leur compte courant avec une désinvolture crâneuse.


Love

Détail piquant pour voir SCORPIONS, et constater que le chant de Klaus Meine est un venin érotique, qui pulse les organes génitaux des deux sexes vers la lubricité de la chair.


Je ne peux éviter un sourire passionnel, une larme nostalgique dès que Scorpions est rentré dans l'arène. Dans ma jeunesse, ma chambre était criblé de posters du groupe, et je rêvais tout bas de la femelle de mes rêves, à chaque fois qu'un slow des arachnides germains me poussait à me frotter le pubis.

Chéri, j'ai bien entendu pensé à toi pendant « Still Loving You », même que cet aveu de toquard aux yeux d'un paquet de gars solitaires doit faire marrer en ce moment même, mais qui à bien y réfléchir, regarde leur main gauche avec désarroi, juste maintenant qu'il s'imagine ton regard éperdument amoureux, et des caresses lascives que cette confession impudique va faire suivre indubitablement.

Sachez par ailleurs que « Still Loving You » propage une incroyable tendresse dans les rangs des satanistes.

Je me souviens que cela m'avait fait un choc de les voir bouger la première lors du visionnage de leur tournée « World Wide Live » à la TV, parce que depuis toujours le groupe était resté figé soit sur pochette d'album, photo ou sur magazine et poster. Je ne sais pas trop comment expliquer cela, mais ils devenaient un peu plus humain alors, et j'ai arrêté d'idéaliser. Je pense même que j'ai traversé la barrière de l'enfance à l'adolescence à ce moment là.

« Nostalgiquement » parlant, leur set était cool, ça remue à l'intérieur beaucoup de souvenirs, mais on a clairement senti que c'était la dernière piqure du groupe, tant leur show fût d'un professionnalisme linéaire et somnambulique. Le seul concert de Scorpions de ma vie et c'était pas terrible du tout, mais je n'ai pas de regret, juste un pincement au cœur, parce que j'ai ressenti le petit garçon en moi que j'étais jadis, et qui venait me dire adieu. Et je dois avouer que j'étais bouleversé.

ému

Voilà maintenant que je viens de vider des sentiments complètement nunuche me faisant passer pour un emoboy de collège, je suis peinard pour me disculper par la même occasion de la sensation similaire, éprouvée à l'hommage rendu à la nation métOl pour les disparus de l'année, comme elle se pratique pendant la cérémonie des césar. Parce qu'après la nostalgie Scorpions, on poursuit dans le sentimentalisme avec un hommage à Patrick Roy sur « For Those About To Rock »  d'AC/DC et le feu d'artifice qui va avec, pour finir avec Ronnie, Peter Steele et Eric Le Droit, qui était le responsable de la sécurité du festival depuis de nombreuses années.



Bel hommage, belle fraternité et mort aux cons !

Je n'ai pas le temps de croquer l'orteil d'un mort que CORONER creuse ma tombe car les suisses abattent leur puissance. Je puise alors dans mes limites pour rester accrocher au stuc véloce du groupe et de leur inépuisable crossover. Coroner est véritablement un des meilleurs groupes de métal. Tommy Vitterli est juste énorme à la guitare, ce gars est incroyable, vraiment.


Aussi incroyable, et franchement, je me suis posé la question trois cent fois avant, mais bon je suis allé faire un tour par respect, et j'ai constaté que BAD BRAINS était plus que fatigué, et que H.R a perdu son âme avec son spiritisme de rastafarien. Sans pour autant maudire la consternation atrophié du public pour leur set, et finir par se faire jeter un sort pour trois générations successives, je pense cependant que la fatigue physique et cérébrale est responsable de l'indolence de l'assistance en général, et restreint bon nombre de festivaliers à jeter l'éponge pour le dernier concert de la soirée avec un engagement dynamique. Car les journées sont longues et requiert un bon état physique, ainsi qu'une bonne endurance. Car on passe généralement la journée debout, et à marcher entre les concerts. L'année prochaine le site sera encore plus grand, donc, il faudra être encore plus en forme et résistant.

Damned ! Il ne va rester que les plus persévérants, ou carrément l'élu.

LE HIGHLANDER


There can't be only one



Mais attendez, au loin on entends des cris de bête provenant du Metalcorner.


Allons voir ceci de plus prêt surtout lorsque la danse lubrique allait enfin pouvoir commencer. L'obscurité soudaine influa sur la montée d'une clameur bestiale au sein de la meute d'hommes, venue avec le voyeurisme d'un téléphage scabreux.



Elle pointa le bout de son pied agile baignant dans la lumière telle une sirène, puis son inexpugnable beauté éclata avec l'arrogance féline d'une Cléopâtre, et la divinité sculpturale de son cul de déesse domina comme un ensorcellement, les cerveaux déjà vitrifiés de mâles en rut par la souplesse de cette charmeuse de bite.


Le désir

Je pense même qu'elle aurait pu simuler la défécation, il n'en aurait pas été autrement que de voir baver des hommes qui bandent ensembles comme des couillons.




Alors, sillonnant la scène comme une panthère languide, elle faisait vibrer son corps d'une vénéneuse attraction torride. Ils étaient des centaines à vouloir inonder jusqu'aux trompes de fallopes son jardin d'Eden, mais sur cette scène, Ève est une chimère en danseuse dénudée, qui offre sur un plateau d'argent l'érotisme affriolant de la luxure, et non un simple paquet de chair féminine à pénétrer.




Sur ce, bonne nuit et à demain ! Car demain c'est :

SUNDAY FUZZ


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Dingue, je me réveille et il ne pleut pas ! ! Du coup, j'ai prêté l'oreille à l'absolution d'un homme, qui dans son ivresse m'a narré le compte rendu illicite de sa nuit lubrique, dans laquelle il avait trompé sa difficulté à s'endormir avec une jeune fille tout aussi torché que lui, et qui avait fuit à grande enjambé au petit matin frisquet, en s'apercevant que la belle avait un triple menton et une pilosité conséquente sur des gambettes cagneuses et dont le physique disgracieux de manière générale laisserait insensible jusqu'au plus priapique des obsédés.

Qu'importe les déboires, car on sortait à peine de la léthargie d'une nuit brève que nous plongions avec le set de MORNE dont le set morose aura permis de se réveiller en douceur. Par contre se faire prendre à froid par IMPEREZA n'est point chose aisé. Jouer des castagnettes de si bonne heure en version death metOl c'est même risqué de renverser son café Olé !

:) ......Non elle ne passera pas celle-là je m'en rends compte......Désolé.......

Ok, oubliez ceci et reprenons le cours de notre conte fantasmagorique par une réflexion à deux centimes d'euros :

Alors que le monde blanchit sa cruauté dans le simulacre de la guerre économique, de la terreur terroriste et de la conscience vertueuse, j'ai devant les yeux des hommes, qui agissent non pas comme le verrait le quidam ordinaire dans la sauvagerie la plus bestiale, à cause des miroirs déformants qu'on lui fait ingurgiter par le tube digestif de la petite lucarne, mais la véritable renaissance des hommes pour la nature païenne.

Et cela reste un mal, perçu même comme une grande hérésie, car il met en demeure les fondements fidèles qui permet aux hommes de vertu, de préserver la servitude permanente de leur domination chaste comme unique fin.

IMPEREZA vous dîtes ? Olé !

Ohhhh naaaan putain......Désolé :(.......



Quand il n'y a pas Barbie, KEN MODE s'éclate à faire du crust tendu, et franchement c'était plutôt cool. Il me semble par ailleurs que l'épicentre de leur déflagration est arrivé jusqu'au pont-levis du groupe de paganfolkmetOl qui jouait sur la mainstage 2. C'est dire de l'impact et de la dangerosité du combo.

Il aurait été plus prudent de restreindre l'entrée d'un tel lieu de destruction auditive, il est vrai. Car il faut avouer que la sensibilité pour la protection auditive de la plupart des festivaliers au Hellfest, est aussi compassionnelle que l'altruisme d'un chasseur pour une perdrix pendant la chasse.

Perso, je serais à la place des organisateurs du festival, je demanderai un pourcentage à tous les ORL de France et de Navarre, car il m'apparait criant que leur carnet de rendez-vous, doit indubitablement s'accroitre après ce week-end là.

étrange


Nous voilà en présence de l'équipe complète de Ford Boyard associé avec la musique de Thierry la Fronde, bon sang avec TURISAS.

Les gens s'imaginent à tord qu'il n'y a uniquement que Tarzan qui a été élevé par des orang-outang, bon et bien permettez moi l'expression, mais il faut sacrément avoir de la merde dans les yeux, pour ne pas constater le comportement déviant qui s'est exprimé lors du set de Turisas, tellement ce fût sauvage. Parce que quand je suis arrivé, sur la scène il y avait une majorité de types des bois avec le visage rouge strié de bande noire, oui comme les couleurs du stade toulousain.

En plus de cela, un troll jouait du violon pendant qu'une bombasse blonde était à l'accordéon, et tout ce monde émettait une musique de walkyrie avec en prime un zeste d'héroïc fantasy. Je me suis surpris à constater juste devant moi, qu'un viking mansardé tortillait du croupion avec l'entêtement d 'un drag queen pendant la gay pride juste à côté de son amazone de compagne, qui simulait une danse berbère prophétisant d'une fornication prochaine dans la HardHotTent.



Le stoner de RED FANG était brouillon, alors Red Fang pas la bise. Whaouuuu je vais finir pour écrire des vannes pour Jean Roucas moi si cela continue.

Ok, le public voulait séjourner dans les abîmes de leur musique pour accéder à ce niveau de nirvana ésotérique qui fédère une union presque incestueuse avec le groupe. Mais Red Fang n'est pas parvenu à ce stade, pas plus qu'a l'apporté à son public pour qu'il l’atteigne. Peut être par manque de temps ? Je ne sais pas, mais il nous a manqué un pallier c'est certain.

Quoique avec ATHEIST, Pfiouuuuuuuuu, dur, dur les dissonances de ce groupe.

aaaaahh  trop compliqué

De toute façon, quand tu vois l’affiche du dimanche et le nombre de groupe dit progressif machin métal, ben, tu sais par avance qu'il va y avoir une recrudescence de zicos troisième dan qui taquinent sévères de la sic cordes, et voire plus même...

La plupart des musiciens du week-end ont remercié le public en mettant la main sur le cœur. Sinon, ils ont balancé toutes sortes de produits déclassés et invendus, comme on nourrit des otaries.

D'un pas précipité, alors que je me dirigeais vers la tente Terrorizer Tent, je fus héler par la familiarité de propos à mon encontre et d'un fort accent de sudiste qui m'obligea à me retourner prestement. Je reconnu immédiatement un ami du south. Nous avions ensemble retrouver ce goût commun du midi dans une conversation qui oblige les comparses à crier une discussion éloignée de 15 mètres au lieu de se rapprocher comme la plupart des personnes du dessus de la Loire le font avec discrétion.

Pour ne pas en rester là, il y avait THE OCEAN.

Dans leur musique, il y a un parallèle avec la force des vagues, avec son tumulte, pour finir ivre dans le ressac, les yeux perdus dans le panorama géant de l'immensité océanique.



L'obscurité froide des profondeurs de cette musique lunatique pour rêveur m'a séduite.

Savez-vous a quoi on reconnaît un concert exceptionnel ? C'est quand le groupe se laisse aller au-delà des ses limites. Que rien n’apparait comme du sensationnel, mais que tout est dans cette vérité insondable, mais entièrement frappante, forte, profonde, sauvage, qui frappe et happe les sens et le cœur. Unanimement saluer par une foule enthousiaste et éprise par le souffle coupé du spleen émotionnel dégagé, les musiciens de Ocean laissent à cet instant de passion un flottement apaisant de béatitude naitre au cœur de leur ressentie, et éclairent leurs visages d'une ivresse salutaire. Le lien entre le groupe et le public est si fort que personne ne souhaite arrêter cet instant unique : Magique !

Ce fut un gros coup de coeur.


Coup de coeur

Après c'était le coup du parapluie avec la musique de jéuite de la yiddish connexion d' ORPHANED LAND qui souligna cette forme d'assomption pacifique pour un amour global qui préfigure au message de cette année des organisateurs du Hellfest : Our Music / Our Religion.


our music - our religion

En Norvège patrie du black, TSJUDER fait partie de la section brut de décoffrage, et sans concession avec sa musique. Les gars gueulaient sur le forum qu'ils voulaient absolument un retour au source pour le Hellfest, un truc hyper roots, ben pour le coup, ils ont du cru. Le groupe désosse son black d'outre-tombe jusqu'à ne plus entendre que le bris des os du public qui se percute dans une messe de Black MetOl intense. Le chanteur, Nag, regardait la gente féminine des premiers rangs en les déshabillant du regard, comme si il les violait d'un regard sombre et pénétrant jusqu'au plus profond de leur intimité. Mais en même temps, il semblait leur dire : « Foutez moi la paix truies lubriques »


beurrrrrrrrg

Hé, hé, hé, d'ailleurs, le dimanche, c'est fou pour les oreilles, on dirait qu'il y a les abeilles à l'intérieur de notre essaim auditif, car on entend le vrombissement du doom métal au loin.



Surtout avec GHOST , et sa bénédiction des enfers.


Bravo, bellissimo

Ce groupe c'est soit le prochain grand freak si ça marche pour eux, soit le prochain gourou occulte culte.



La grande fresque de ce groupe en formation Frères Jacques pour un mode de doom-dancer m'a complètement absorbé. Ce groupe est fait pour moi, c'est dingue. Dès que je les ai vu je savais que ça allait être du génie à l'état pur. Le visuel est nickel, il y a de la recherche marketing derrière mais comme ils vont au bout du délire, c'est en cela que c'est vraiment très bien.



La cérémonie était une sorte d'énigme épique et heavy doom, avec même un côté new wave et new age. Voilà exactement le 666 ème degré, avec un concept infernal, aboutit, suivit par une parole d'évangile sabbathienne, avec des réminiscences musicales à Mercyful Fate. Chaque chanson est un rituel, et ça sent l’encens tout le long de leur set.

Phénoménal !


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Je peux vous assuré une chose, c'est que KYLESA a effacé les Sonic Youth par sa musique moins dissonante, mais tout aussi cool que celle des Pixies mais avec des mélodies sludgy. Certes il y a eu des problèmes techniques au départ, ce qui a accentué les nerfs et donc un set plus tendu. Ralentir la tension artérielle du choc sonique que nous venions de vivre n'a pas été chose aisé, surtout quand nous nous sommes mis en marche pour le set de GRAVE, où le groupe nous entendait de pied ferme pour nous faire déglutir un dernier râle de vie après un arrêt cardiaque libérateur.

Ce que MrBIG n'a pas été foutu de faire, car, ben le groupe en a trop fait avec un guitariste virtuose et finalement trop c'est trop ! Le bassiste prodige sur-qualifié de Mr Big a fait preuve d'une obstination démonstrative qui a malheureusement affaibli leur set par manque de rock'n'roll. Même en exagérant tout, et à bout de souffle malgré ses efforts constants, et sans être mauvaise langue, mais Gene Simmons en a une plus grosse tout de même. C'était la classe américaine niveau blues boogie-rock mais c'était sans compter sur l'utilisation intensive de vieilles ficelles du métier.


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Et si toute les vérités sont bonnes à dire, alors DORO c'est la Bonie Tyler du heavy métal.

Sa voix est rocailleuse, elle est blonde comme les blés, elle a toujours mis en avant son corps, notamment sur ses pochettes. Elle est pas folle la guêpe car pour un style musical à majorité d'homme, c'était presque obligatoire qu'elle montre sa plastique, toute vêtu de cuir, grrrrrrrrr !

Mais là, où elle aurait très bien pu passer pour une potiche avec un heavy mal foutu, misant tout sur le côté sexy, elle a composé une carrière musicale avec force, et a tout de même débuté en 1989 avec le groupe Warlock. Je me persuade même qu'elle a forcément dû devenir une influence depuis le temps, quoiqu'il en soit, en 2010, forcément, je m'attends à ce qu'elle est pris un sacré coup de vieux la schleue.
hainnnnnnnnn

Et bien pas du tout, bien au contraire même, puisqu'elle détient encore une voix magnifique et que son heavy metal oldschool est toujours aussi cool. En plus elle a mis tout le monde dans sa poche grâce à sa sincérité.


Ouaie, vraiment cool, et autre chose tout aussi fun, c'est que la répartition des deux sexes pour ce fest s'amenuisent année après année, on constate donc une grande population féminine, qui en plus, vit la chose à 300%. Ce qui doit induire sur le comportement général masculin par un effet de propagation, pour tendre vers une fierté, ainsi qu'une extase visuelle dans l'éblouissement de ces petits culs effrontés qui bravent fièrement tous les tabous. Une particularité essentielle aussi du Hellfest demeure dans ce respect et ce partage fraternel entre les deux sexes, qui je le rappelle n'en forme plus qu'un dans le pit finalement.

Avec BLACK DAHLIA MURDER je n'avais jamais assisté à un tel brasier humain. Même si ici cela reste métaphorique pour des raisons vitales, la chair de l'homme prend feu très rapidement quand on atteint ses tripes, et pour le coup, cela ne sent pas le cochon grillé, mais l'odeur du sang et la sueur bestiale.

Le chanteur exécutait un geste de piston pour pulser un public déjà en pleine démence à chaque nouveau titre. J'avais l'impression que ma tête allait se décrocher tellement j'avais la nuque en feu, mais j'ai continué à headbanger comme un fou tellement j'étais pris de convulsion par la musique de Black Dahlia Murder. A la fois d'une technique redoutable et des breaks insondables de malice. Le groupe a actionné un incroyable délire de deathcore qui a remué les tripes et le corps tout entier par son côté dancing-death.


maestro-core

Whaouuuuu ! A chaque titre, la tension montait d'un cran, mais je ne pourrais pas vous dire quand à eut lieu l'apothéose, car elle m'a semblé être d'une stabilité phénoménale tout au long de leur set.



Le chanteur affichait un sourire béat et une coolitude sincère grâce à la canonisation de l'assistance pour leur set. D'ailleurs ce public du Hellfest est tout bonnement génial, sans lui ce festival n'aurait jamais atteint le seuil qui est aujourd'hui le sien. Si les groupes se défoncent en grande majorité autant sur scène, si les organisateurs se démènent pour offrir la crème de la crème, c'est que la première des raisons est cette générosité et cette franchise à nourrir ce public de fou à lier, de fan cultivé, avide de sentir dans les vibrations de tout leur corps, la saturation de cette culture de l'extrême transpirer par tous leurs putains de pores.

Bon sinon, le sacre de cette puberté musicale avec Black Dahlia Murder, arriva fortuitement quand, dans la plus grande confusion d'un rappel euphorique, le groupe s'emballa et emmena son public avec lui dans une espèce de contagion de frénésie masturbatoire, à croire que l'essentiel d'une vie correspond à cet état de folie juvénile, qui consiste à hurler comme des cons en se poussant les uns contre les autres.

C'était le meilleur groupe de tout le festival selon moi.


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Puis enfin ELECTRIC WIZZARD

Inclassable une fois de plus, un de mes groupes préférés m'a fait jouir avec son heavy sombre et la malice luxuriante de son hypnose sonique,toujours aussi obscure pour m'amener dans la transe.



Prendre acte de jouissance en étant souillé par les voies perverses d'Electric Wizzard, c'est être sain de corps et d'esprit selon moi.

Pendant que le groupe irriguait l'écume tranchante de sa musique stunamesque, la montée des râles de folie prenaient de plus amples proportions dans la fosse. Le point culminant est arrivé quand dans un silence de cathédrale le groupe entama son assomption avec le titre «Witchcult Today» religieusement interprété. J'avais les yeux quasiment fermés tout le long, du coup je n'ai pas revu le film de Jess Franco «  Exorcisme et messes noires » , mais je dois dire que ça me perturbe de penser que le "sexe féminin", inspire parfois ces pulsions sauvages, horribles, inhumaines. Et mêmes pas animales, car les animaux ne tuent que pour se nourrir ou se défendre.

J'avais le cerveau tétanisé par l'effroi d'une telle secousse tellurique. La pénitence d'Electric Wizard fut à la mesure du culte que j'éprouve pour leur musique, car le groupe déroula son insolente putréfaction lubrique jusqu'à nous crucifier sur la porte de leur autel satanique.


Tout est parfaitement normal

Détournons à présent Antonio Gramsci pour le fun du heavy avec cette sentence : « Le vieux monde se meurt, le nouveau tarde à apparaître et dans ce clair obscur surgissent des monstres. » Le truc écrit pour ce groupe et pour ce concert unique et mémorable à mon sens.

Il fallait un sorcier voodoo pour nous désenvouter à tous, c'était certain. Mais je n'avais absolument pas cela sous la main, par chance, je me suis confondu en excuse auprès du stand de fruit frais dans l'espoir que son breuvage soit aussi puissant que me la vantait cette jeune fille comme une maraichère occitane le fait dans le midi.


Par contre je n'ai pas vu une seule seconde de JUDAS PRIEST, le symbole des forces du métal sur ce continent. Mais j'imagine très bien la scène finale avec un Rob Halford irradiant ces adeptes de sa présence, alors qu'ils gémissaient ensembles d'une douleur amère de se dire adieu à jamais. SNIF !


De toute façon, Dieu est descendu sur terre car il y avait OZZY OSBOURNE,mais qui m'a excommunié d'une main tremblante, car je ne pourrais pas accomplir mes méfaits verbaux dans le set qu'il a donné, parce que j'ai préféré me bonifier les portugaises remplit de mélasse jaunâtre dû à ce week-end démoniaque, avec le set de DARK TRANQUILITY.

Plutôt peinard comme set, et très efficace, surtout avec l'apport des images derrière la scène.




Puis je suis revenue voir la bête qui chancelait comme un vieux rabougrie. Déclamant des lyrics d'intimidation à la chrétienté sans usurper une malice rock'n'rollienne pour le faste d'un show théâtral. Ozzy assume avec la prestance du père fouettard un sourire jaune de consternation devant l'admiration d'un public épuisé par ce week-end d'enfer, tout en renforcant la thèse que le sponsor du soir aurait pu être le prince de l'hygiène bucco-dentaire « Stéradent ».


HAWKWIND, les vieux de la vieille garde ont réussit un space cake permettant un délire S-F de première bourre.

space


KYUSS a eu la mainmise sur son statut de groupe culte pour atomiser avec des sornettes de serpents des sables une atmosphère lourde et enivrante.


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Voilà, l'édition se termine ainsi et je suis épuisé, rincé, mais d'une fatigue que je qualifie de saine. A vrai dire, vivifiante même pour avoir vécu une très large palette d'émotions tout au long du week-end.

Prévision ultime: Hier Kiss, aujourd'hui Ozzy, demain...Maiden ?


hein ?



LE RETOUR pour ceux que cela intéresse hein !! !

Dans le pit de la voiture, j'ai un couple de Cahors, et le nom moins célèbre Carlos le hardos, dit carlus. Après le christ de Nazareth, voici Christ de Mazamet, un tout autre délire. Mais le bougre a eu un fâcheux contretemps de loser, puisqu'il a reçu son pass le vendredi 17 juin au matin et à donc débarquer à Clisson après les derniers concerts du vendredi : Looooooooooser !!!

J'ai donc un vieux de la vieille, que je ramène dans sa crypte mazamétaine. J'ai la crème de la crème du métOl: Un vrai métalleux qui sort tout droit des 80's. Merde, carrément un dieu. Je n'ose pas lui poser la question, même si je suis à peu près certain de la réponse, car cela ne fait aucun doute : Ce gars a très certainement un autographe du démon accroché au dessus de son lit, c'est évident.

Du coup, je m'irradie d'un sourire complaisant à cette paranoïa rabelaisienne, en me persuadant que nous serons protégés de l'orgueil mortuaire des seigneurs de la route grâce à l'ami à lunette à ma droite qui se trouve logiquement à la place du mort en écoutant Death à l'autoradio. En le regardant du coin de l’œil, je me disais que les femmes recherchent sans cesse le mâle idéal qui les fécondera, et à chaque fois elles se trompent de critères par je ne sais quel attrait folklorique qui nous dépasse à tous. Si l'on devait répandre la meilleure semence pour obtenir une société enfin solide, c'est avec ce genre d'homme, assurément :

Le christ de Mazamet

Cela ne saute pas aux yeux à première vue, à lui non plus d'ailleurs, puisqu'il a une myopie importante qui l'empêche de passer son permis de conduire. Ce type est une encyclopédie vivante en la matière, capable de sortir dans l'ordre, la discographie complète (avec tous les bootlegs bien sûr) de Ronnie James Dio et sans émettre la moindre hésitation. Je pense forcément qu'à ce niveau de conjoncture, il m'apparait plus qu'évident que toutes les gonzesses trépignent d'impatiences à se faire asperger leur vagin respectif par une telle perfection séminale, tout en garantissant une lignée de terreur nocturne quotidienne dans l'écoute mortuaire du meilleur du warriormétOl.

Sinon, je constate qu'à chaque fois c'est pareil, le choc des photos que l'on voit après le festival ne retient que les personnes spécifiques, distinctes, et prennent un ensemble large du reste. Je préfère et de loin, ceux qui caractérisent ce festival et que j'appelle les invisibles. Leur ombre est plus enrichissante que la lumière Andy-Warholienne des m'as-tu vu du week-end. C'est pour cela qu'aujourd'hui, j'éclaire un invisible, en particulier.


WBZ Warriors

Sur la route on a même salué un corbillard en faisant le signe de la bête comme les motards se saluent entre eux. C'était la fatigue certainement...

Départ de Clisson lundi à 8H15 sous la pluie avec 16 °, arrivée dans le Tarn 17H50 avec un grand soleil et 35°, c'est clair on a de nouveau changé de monde.

J'ai toujours du mal après à m'acclimater à ce boulversement climatique, émotionnel....


alcohol

Pour finir sur une XXXXième aparté :

Chaque année, après le fest, il y a ce débat sur l'alcool assez illusoire, qui revient sur le tapis d'un jeu de poker stérile, pour le clore donc  :

Si vous en avez marre des pochtrons qui ne peuvent s'empêcher de sombrer dans un alcoolisme démesuré, et qui aboient des sophismes décousus avec le flair d'un chasseur de sangliers, et pour ne pas apparaître comme un rabat-joie en étant compatissant avec leur soif inextinguible : Alors l'année prochaine, pour que ces alccoliques anonymes puissent à loisir, passer leur nuit à se torcher entre eux, dans un champ à l'écart, comme des animaux de compagnie en état d'ivresse, demandons qu'ils bénéficient d'une fontaine à pastis transportable, gratuitement, et pour la totalité du week-end.

Et puis, si ils sont encore en vie et quémandent encore, alors demandons la location d'une parcelle de vigne et de ces vignerons qui les sulfateront pour qu'ils puissent sucer du raisin jusqu'à satiété, puisque que c'est quelque chose de si absolument primordial pour eux que de se bourrer la tronche.



Sans dec', je suis SxA sans être un fondamentaliste qui crache sur les autres, mais quand même, c'est lourd à supporter hein !


"Voilà c'est dit et ça fait du bien, un bien fou à vrai dire."


Tiens au fait, à faire des révélations, j'ai entendu le rire du diable au Hellfest, mais il était tellement ivre, qu'il a fini par se vomir sur les godasses. Je ne pensais pas qu'il était si mal élevé en fait.

Le mystère du démon

mardi, août 10 2010

REIGN IN HELLFEST

HELLFEST

REPORT DU HELLFEST 2010


« Mais qu'importe l'éternité de la damnation à qui a trouvé dans une seconde l'infini de la jouissance ! » Charles Baudelaire.


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Cela va vous paraître incroyable, mais le paradis légendaire des vikings, le célèbre Walhalla, se déroule dans les terres vinicoles d'une petite bourgade de la Loire juste avant le départ des juillettistes. Celui-ci rassemble une horde de métalleux pour propager avec la bénédiction épiscopale de Belzébuth et la même détermination qu'un Panzer en 40, un totalitaire BLITZKRIEG SONIQUE !!!

Mais avant de vous jeter dans le ravin de ma prose escarpée, je me dois de vous expliquez le cheminement émancipateur que le démon du corps et de l'esprit propagent sans détour sur la faune démoniaque de la peuplade des fils et des filles du métal pendant cette dionysiaque cérémonie païenne.


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Je suis certain à cet effet que vous vous êtes toujours demandés, avec ce ton pensif et modéré qui souligne votre esprit bien éduqué : Mais qu'est ce qui pourrait bien suspendre le temps bordel de merde ?



Et bien on peut avancer sans hésitation que le Hellfest interrompt le temps, notamment grâce à l'intensité phénoménale qu'il applique sur le cortex et sur le corps pendant ses trois jours de surtension létale, où le passé/présent/futur se jumellent dans un délire, aussi excitant qu'un nerd partouzant avec une demi douzaine de suédoise nymphomane.


0.gif Je vais pour cela, prendre un exemple très concret : Rendez vous compte qu'un adulte apparemment lambda, avançant au quotidien avec courtoisie dans un monde zombifié (métro/boulot/dodo), est en fait en apnée pendant une année de gestation sonique, et réagira d'une façon totalement primitive dès qu'il arrivera au Hellfest, car il inspirera enfin l'oxygène nécessaire pour sa survie annuelle.

Et pourquoi ?



Parce que quand vient le moment de se libérer de ses chaines de l'ordinaire, il s'avancera dans ce tourbillon intemporel où il deviendra affranchi et dépositaire de ses pulsions singulières, et transitera alors vers un état d'euphorie permanente, et carrément même dans un état second dans le cas propice où la cervoise aura remplie son cerveau comme l'eau dans un barrage hydroélectrique.


01.gif Je pense sincèrement que c'est dans ce genre de lieu comme le Hellfest, que les personnes sont elle-même, dans le sens où elles ont la possibilité d'être sincère avec leurs émotions spontanées, sans tricher, sans être juger, car elles sont dans l'épicentre et en lien direct avec ce qui guide le sens de leur vie.

En trois jours de teuf diabolique, les sens, les vertèbres, la nuque en prennent pour leur grade. Ceci est même un fait attesté par les plus grands ostéopathes de Nantes.



A chaque pallier de progression du festival, il fédère, ambitionne toujours autant de passion, et plus que tout, il devient carrément mythique. Car, à présent, le Hellfest est beaucoup plus qu'un festival de musique de sauvage, il est passé bien au delà de ce simple état d'évènement.

C'est désormais un rite de passage pour les profanes, un lieu de recueil pour les plus fidèles et de pénitence sadomasochiste pour les plus farouches.


03.gif C'est un trip, une expérience, un défouloir, et ce n'est surtout pas une doctrine, un faux-fuyant, un mirage. Est ce un lieu de culte ? NOON. De culture plutôt, ne pas confondre, attention, cela peut vite exciter les phalanges des plus effervescents compatriotes métalleux.





Il est de coutume de décrire les différents individus qui le composent, sous la désignation de leurs attirances vers tel où tel style musical. C'est de la foutaise. Ce festival est crossover point barre. Il y en a pour tous les goûts, et il n'est pas utile non plus de se foutre les doigts dans la prise afin d'essayer de constater si le courant passe entre chacun des participants.


02.gif C'est l'osmose générale, c'est faux-cul certes, mais la synergie qui transite dans chacune des personnes permet grâce à leur comportement civique et responsable, la pérennité du festival. C'est aussi con que cela et tout le monde l'a très bien saisi, enfin, presque...Car si il y a eu encore plus de monde que la fois précédente, cela signifie aussi que le festival prend son essor, et que le revers de la médaille peut le faire basculer malgré tout vers la foire à la saucisse, avec en prime, la venue de personnes totalement étrangères au heavy métal, pour qui le festival n'évoquera rien de plus qu'une soulerie de trois jours.

Et là je vous le dis tout de go : Fini le panthéon de l'enfer, et bonjour la gueule de bois avec le vomi en bouche. Mais à lire l'ITW récente diffusée dans le mag ROCKHARD de Ben Barbaud un des organisateurs du fest, l'orientation principale sera surtout accès pour l'avenir vers l'underground, et non à la présence de très grosse pointure afin d'attirer plus de public.


Ah ouaie, tu veux pas faire la vaisselle ?

Quand on tient un petit paradis, on ne souhaite pas en faire profiter le plus grand nombre, parce que l'on sait au fond de soi, que comme le tourisme de masse, la populace qui s'agglutine hilare et désœuvrée n'est pas compatible avec la ferveur des érudits. C'est une pensée de petit bourgeois ? Effectivement, c'est indubitablement vrai, on ne peut décidément rien vous cacher.



Mais, « l'enfer c'est les autres » disait Sartre J-P, et bien le Hellfest est le festival de l'enfer, et nous sommes ces autres, bien différents de la norme « zombie ». Des êtres à part que l'on fracasse dans l'absurdité, le fantasmagorique dès que nous sortons de nos mausolées et nous montrons à ciel ouvert en riant au éclat. Le témoignage de notre passion commune est une hérésie ? Et bien soit, elle l'est si vous la désignez comme tel à vos yeux. Pourquoi pas après tout, pour ce que l'on s'en fiche de ce que vous pensez de nous. On ne vous demande qu'une chose, foutez nous la paix.




Nous ne voyons pas le monde comme la création d'un dieu mais comme l'aberration de tous les hommes. Notre violence est le fait de votre folie, notre clameur est le fruit de vos peurs.

On s'éclate pendant trois jours, et alors ? C'est carrément du rock'n'roll mec !

beavis&butthead

Le Hellfest c'est quoi ? C'est halloween et le carnaval de Rio en même temps, c'est la grosse fiesta, la teuf, la bringue, le show. Ils sont tellement nombreux désormais à avoir des déguisements en tout et n'importe quoi. En fait si on réunit la somme de tout ce délire, on obtient un niveau très haut de couillardise (= fun en ricain), qui est absolument la quintessence de ce fest.



On peut toutefois reconnaître qu'il y a ceux qui viennent pour voir et ceux qui viennent pour être vus. De ce fait, on repère surtout l'opportuniste qui profite des bienfaits de sa folie vestimentaire pendant le flash des paparazzis, et en savourera le délice avec vanité lors de la vision des innombrables photos où il apparaît comme reine du bal dans des blogs, report de webzine, etc...



Certes il ne faut surtout pas omettre que le lieu se prête à la folie, et que la très grande majorité des personnes qui enfourne des parures ostentatoires (et qui prêtent très souvent à se pisser dessus à grande eau avouons le franchement), s'adonne au délice suprême de parader dans des accoutrements où le mot d'esprit est aussi fin et trépidant que les blagues salaces entendus sous le règne de Louis 14 à Versailles.

J'établis donc ainsi de par mon argumentation lumineuse, que ce festival unique en son genre dans l'hexagone ne subit pas la crise du pessimisme ambiant, car si il y a une crise, c'est celle du rire. Ce festival redonne de l'énergie et une disposition à aller au delà du ridicule, au delà de ses inhibitions, et peut être même d’exhiber une autre personne en soi à la vue de tous :



« Ce paradis est d'enfer ! »

BELZEBUTH



!VENDREDI............c'est cèleri !

“Nobody fuck with the Jesus !” Jesus Quintana dans le film The Big Lebowski.

69 CHAMBERS

Juste avant l'apéro pétanque, il y avait le set vraiment appréciable de ce jeune groupe. Le look des filles était excitant, GLAMour quoi. Nina la chanteuse/guitariste et Maddy la bassiste ont subjugué visuellement, puis leur rock a pris vite le dessus : Le visuel s'estompa, la musique s'installa en somme. Leur musique oscille entre Hole et les Deftones, avec tout de même le guitariste de Coroner Yommi Vitterli, mari de Nina, en guest.

Bon trip des petites suisses qui ont fait couler le yaourt dans le fut des hellfesteurs dès la matinale.

EVILE

EVILE



On rentre dans le vif du sujet avec les anglais, qui ont fait un bon set, nerveux avec un son adéquat, qui cette année avait une meilleure acoustique, notamment du côté des mainstage. Même si le manque d'appui et de réactivité du public n'a pas permis au groupe de saturer l'espace avec sa musique hyper cool. On va dire que les hellfesters avaient oublié de s'échauffer les nuques, et vers la fin du set, ils commençaient à peine à reproduire un spectacle rodé depuis cinq ans déjà.



Le cirque était en place, le circle pit, premier du nom démarrait, the show must go on.



Le public arrivait sans discontinu, formant un filament dense comme à la sortie d'une cuvette. Il étanche d'abord sa soif, puis son envie de vibrer, Evile l'a compris, et bazarde tout en bloc avec le parfum d'un Thrash teenage spirit. J'ai carrément la sensation de voir les débuts de Metallica. Vous savez pourquoi ? Parce que les deux amis d'enfance qui ont fondés Evile, ont commencé par des covers de Metallica au sein de metal militia, alors de surcroit il y a des « attitudes », des postures qui me font bien sourire. C'est un très bon trip au final, sans prétention, tout dans la gnaque, l'énergie, je kif Evile.

MASS HYSTERIA

Le groupe bénéficie d'un peu plus d'attention parce que ça y est, la plupart des festivaliers ont leurs jetons pour la picole, et qu'ils retrouvent enfin leurs marques. Ils ont aussi passé le checkpoint de l'entrée et de son interminable attente en forme d'entonnoir. Ils sont enfin dans l'antre du diable, dans le cœur de la bête, le sourire radieux sur les visages soulignent encore un peu plus l'attitude érectile des bras qui ne cessent de se lever, pour vibrer au diapason d'une fraternité qui s'annoncent comme la plus grande partouze sonique de la décennie.



Les froggies de Mass Hysteria jouent à la maison, et même si le public les a sans doute déjà vu joué maintes et maintes fois dans l'hexagone, la sauce prend. C'est aussi peut être une façon cocardière de supporter la nation par manque de réussite au mondial... Mais ne soyons pas faux derche non plus, après plus de 13 ans de scène, le combo affirme son professionnalisme et une envie loyale de prendre son pied au Hellfest. Je suis moins enthousiaste pour la zikmu des françaouis. Je vous avoue que j'ai toujours eu du mal avec cette forme de crossover, qui n'a jamais su trouver selon moi, la bonne intonation, le contre-poids nécessaire, afin de s'affirmer singulièrement (notamment avec le chant en français), et de dupliquer de façon convenable la force centrifuge établit de l'autre côté de l'océan atlantique avec ce style de fusion musicale.



« AUcuuune DROOOOOgue n'est au niveau de l'amouuuuuuuur » dixit Mouss le chanteur à un moment de leur set.

Piiiiiiitain, j'avais pas entendu ce genre de tournure depuis ma 4 ème au moins.

Puis, il nous fera un peu de prosélytisme anti-boutin pour être raccord avec les idéaux de l'assistance, et dans cette fin de set à l'ambiance Peace/riff & Solidarnorsc, je m'aperçois comme un imbécile que le métalleux n'est pas aussi réac que le suppute avec antipathie les émissaires du christ, puisque le public suit le trip altergaucho du combo comme les étudiants, diants de 68, 8.

Pour clore, il y aura même un braveheart exécuté avec une franche camaraderie de sauvageons. Il est à peine 14H00 et les figures imposées sont désormais clauses.



Au fond, Mass Hysteria aura réalisé un set combatif et trippant pour celui qui adhère à leur démarche. Ce sont des piliers de ce rock métal à fusion des 90's et peut être même les derniers à bien y réfléchir.




FINNTROLL



C'est Finntroll qui passe avant Walls Of Jericho, du coup c'est la douche écossaise à la mode finlandaise. Le black folk pagan metal n'est pas le genre de musique que j'affectionne, non, surtout aussi cru avec des synthés à la confiote d'airelles.

Meeeeeeeeerde, on dirait Patrick Juvet en version ODIN from Norway qui fait descendre ses couilles à leur place : Mais où sont les elllllllllllfes ?



Il semblerait toutefois, que les paroles de sagesse de Mass Hysteria ont laissé quelques doutes sur les prétentions belliqueuses des scandinaves.

INCREDIBLE !!!! On a dansait la gigue, la bourrée du folkmetOl au Hellfest, et la chose aurait surement amusé sa seigneurie Philippe De Villiers, le châtelain du département voisin.

Bref : It's not my cup of tea ! J'ai eu le fétichisme qui me gratta le portefeuille à cet instant très précis, je suis donc allé m'assouvir au Extrem Market.



KMFD

Quand je reviens avec les bourses vides, la fête foraine bat alors son plein, Acid et Kommandantur bénissent les beats avec un vice de dance-floor. Le public chante chante chante ce refrain qui lui plaît, et il tape tape tape c'est sa façon d'aimer, ce rythme qui l'entraîne jusqu'au bout de la nuit, et réveille en lui le tourbillon d'un vent de folie...Ouaip il est très souple à cet age le public, mais il n’attrapera pas le pompon. Le manège KMFD tourne beaucoup trop vite. Pourtant le boche se dépense sans compter, il met le paquet bonux dans sa lessiveuse rock indus et menace parfois de faire terminer la mainstage dans un stalag totalitaire, à force de pousser la salsa du démon dans ses derniers retranchements.





WALLS OF JERICHO

Je ne voulais rater ce set pour rien au monde, à dire vrai, c'était le groupe que je voulais voir en priorité ce jour là.

Candance, la chanteuse a du chien, quand elle doit rentrer le soir du travail, où plutôt au petit matin, ça doit marcher droit et chier des bulles dans le cas incongru où Monsieur a laissé la vaisselle sale, posée dans l'évier en tas de pue.

Cette femme est adorable car son enthousiasme, son énergie, sa détermination est transmissible immédiatement. Elle capte votre attention, vous attire à elle. N'importe quel mâle présent dans le pit a obéit à la moindre de ses demandes comme un bon toutou à sa mémère. A ce propos, le métalleux est souvent perçu comme un homme de l'age de pierre avec des gouts musicaux assez rustre, mais il reste assez réceptif au invective criarde de dame cro-magnon quand elle lui quémande de faire le con avec ses potes dans le pit comme avec la démoniaque Candace.

Côté musique, leur HxC est puissant, belliqueux, dans la lignée de ce qu'attends véritablement la foule avec fracas ce vendredi sein (il y en avait partout).

Sein, sein, sein est le seigneur

Il y a beaucoup d'affluence à leur set, il faut dire que l'assemblée des métalleux quémande un gros volume sonore, avec des riffs aussi gros qu'un troupeau de mammouths, des textes vindicatifs, et un frontman en chef d'orchestre. Sauf que là, pour une fois, le frontman possède les formes plantureuses que l'éden a voué à devenir la muse de l'homme.

Ce vendredi 18/06/2010, les rôles se sont inversés, Candace pénètre l'assistance médusée et terrasse les hommes dans un HxC qui métamorphose le public en une horde tumultueuse prise de folie. Ils voulaient du gros volume sonore, ils ont carrément pris une trempée de riffs couvert par la rage d'une femme : HxC rules !

Les titres de leur dernier album, qui date de 2008 tout de même, ce fameux et excellent « American Dream », sont joués en célébrant la fureur vissée au corps.

L'insurrection sonique tant espérée depuis un an arrive comme un tsunami au Hellfest :

CANDACE

FUCKIN HOT CANDANCE !!!


DEFTONES

Aussi souple qu'une métairie en acier, la musique de Deftones ne m'a jamais attiré, de plus à l'endroit où je suis placé, leur set tourne comme le lait en plein vent. Ne compter pas faire des crêpes après avec, mais plutôt du roquefort.



J'ai trouvé que c'était chiant, mais j'ai presque 40 ans.

Vous : « Bah c'est pas une excuse en plus ça veut rien dire ».

J'ai passé l'age alors ?



Vous : « Noooooooon c'est toujours pas sérieux comme argument enfin ! ».



Non mais moi, je suis qu'un clown, c'est tout quoi !

Parfois c'est presque une espèce de U2 en voie d'extinction avec des guitares plombées par dessus, et de la zique MTV à vendre du gel pour cheveux aussi. Pourtant le public adhère, enfin pour les titres qui « bastonnent », et pourquoi ?



Parce que les gonzes se la donne, envoient la purée et pis c'est tout. Le chanteur mouille la chemise, et le peuple aime quand on fournit un gros effort, cela signifie que l'on se donne à lui. Mais bon, leurs titres restent mous du cul, c'est languissant, terne.

J'ai quand même la sensation que ce combo apprécie plus que de raison de distribuer ses ogives musicales en forme de suppositoires, juste pour le plaisir de jouer avec le feu. Je n'y vois aucun inconvénient, surtout que je n'ai pas de limite musicale à proprement dit pour cela personnellement, à part mon exaspération, je reste très ouvert d'esprit.

Toutefois, si ils doivent ne jamais ralentir, je leur serais gré de bien vouloir limiter le centre de leur percussion au niveau du sternum, et non au niveau des objet de famille comme ils ont l’outrecuidance de le faire avec leur musique.



Heureusement, j'ai juste à mes côtés un gars qui paluche sa copine comme un salaud, le gonze n'avait pas du tout la main moite, et sa gonzesse devait être vraiment chaude comme la braise pour tourner la dernière séquence quand Deftones a terminé, le veinard.

A vue d’œil, je pense qu'il y a eu plus de monde que l'année dernière le vendredi. Je suis allé me restaurer chez les végétariens, tout en écoutant d'une oreille abstraite le set d'HYPOCRISIS.

INFECTIOUS GROOVE

Bootsy Collins peut aller jouer dans la cage aux folles, car comme d'hab Venice Beach a groové du Founk dans le cœur des festivaliers. Un set énergique, tonitruant, pétri d'un groove énOrme, que dis-je d'un groove gigantesque. De toute façon avec le chant et la présence de Cyco Miko, puis d'un bassiste nickel, un batteur génial et de deux guitaristes pour qui l'aisance et la folie funky produisaient une fusion épidermique de fun et de zeste sonique, l'assemblée fut totalement conquise.



Le bonheur était dans le pit quoi !



A la fin nous avons eu droit à la déferlante du public sur la scène comme l'année passée, puisque IG s'est retrouvé en formation ST. Je me pose à cette occasion exceptionnelle, toujours la même question :



Quelle charge la scène est elle capable de supporter ?



Je me doutais bien par contre que cette année, des négociations avaient dû être passées, vu la réaction du service d'ordre qui n'a pas bougé d'un iota, alors que la fois précédente la tension et la surprise n'avaient pas quitté les visages tendus des gros malabars du S.O. quand le public avait investi la scène.

SICK OF IT ALL

Je n'ai absolument pas était déçu par la prestation des new-yorkais et des frères Koller, bien au contraire. Les gars avaient une pêche d'enfer, surtout Pete le gratteux, mais là on ne parle plus de pêche mais de rage tenace. J'étais en première loge avec le beat de la grosse caisse dans les feuilles et autour de moi, il n'y avait que des hommes en flamme tant la démence de leur comportement ne cessait de se percuter les uns contre les autres, un peu comme le silex quand Rahan essaye de faire du feu avec.

SICK OF IT ALL MOTHERFUCKER

Ils ont joué exclusivement des titres qui font rugir de plaisir, un super HxC avec les viscères du oï et des riffs bien punk. Ce set est passé à la vitesse de la lumière. On a eu droit au circle pit géant de rigueur et même à un braveheart, et du stage diving à la tonne. Les gens chantaient les refrains comme des patates tellement ils avaient le souffle coupé, c’est le genre de truc qui me fait toujours marré, surtout quand c'est un gros bourrin qui hurle avec sa voix qui mue comme une fillette.



Au final : Un très gros set avec toute cette praline de HxC dans les écoutilles.

Sick Of It All for one : Oooooooh YEAH !


SEPULTURA

Le combo du Brasil nous revient avec ses rythmes martiaux & tribaux, le groove en plus et un jeu de jambe impeccable. La charge est donnée d'entrée, le public suit et fusionne en un gros pit turgescent, comme une sorte de forêt équatoriale dense et intrépide. Le groupe tient en haleine la vigueur du pit tout le long de son set, il n'y aura aucune baisse de régime, les brésiliens nous font la danse de l'été en avant première : La Brisnuk. Prononcé la Briseunouké (brise nuque).

C'est tout de même beau d'avoir 20 ans, à voir agir cette faune juvénile dans la fosse comme des chiens fous, avec cette ferveur et cette gnaque, je trouve cela très plaisant. Voir ainsi la jeunesse qui explose enfin, car elle en a le droit ici, alors les ecchymoses et autres contusions ressortent en fin de soirée sur des visages qui commencent à ressentir le poids de cette folie musicale au delà de la fatigue physique, mais la tension ne baisse pas outre mesure, ni sur scène, ni dans la fosse. Ce sera un véritable brasier qui s'ensuivra avec le titre « Roots ». La Seleção du thrash métOl nous a mis une tête au carré et en un round seulement.


ARCH ENEMY

Les frères Amott qui sont suédois et brun, oui ça existe, déroulent le tapis géant à leur dragueuse de fond de commerce : Angela Gossow.

Ce soir là, elle avait bouffé les corones d'un taureau andalou avant de monter sur scène la diablesse, et pas la peine de tenter de la piquer d'une banderilla, car c'est elle qui s'acharnera à crever l'écran.

ANGELA mwen ké fend' tchou aw

Leur death metal à tendance heavy épique secouera les rênes d'un bon show. Je ne connaissais que de nom, j'avoue, Ohhhhhhhhhh Mea Culpa le viking, c'est bon, c'est bon, baisse tes cornes, ça sent l'encornet farci au houblon en plus.



En tout cas je ne sais pas si c'est dû à l'ambiance générale, à la magie de l'éclairage mais ça l'a fait. L'estocade finale fût apporter avec l'un de leur titre phare, apparemment il s'agissait de «We are one » que le public a reprit en chœur comme des tifosis dans un stade de foot.






La surprise du soir est venue de la terrorizer tent avec le combo THE DEVIL BLOOD.

Naaaaaaan j'déconne. Ils ont mis trois plombes à arriver sur scène, ils sont arrivés couvert de sang, je suppose que le goret une fois dépecé était en train de cuire à petit feu pendant leur set laborieux. Leur musique vient des seventies, le chant est pénible, il casse tout en fait. Leur attitude est théâtrale.

Carrie a enfin ses règles, mais sur le dance-floor

Bon c'est bien jolie le décorum, ok on en a pour les yeux mais côté phonique, à part quelques solos, ça casse pas des briques, c'est rigolo au final, mais un temps. Ouaip c'est carrément du Grateful Death !


BIOHAZARD

Le combo déroule un set hardi, mais que je trouve un peu mou sur la durée. Je sais pas si cela vient de moi, peut être en fait, je suis levé à 3h00 du mat, j'ai effectué le tour du cadran et maintenant je fatigue. Le rouleau compresseur des ricains me fracasse, me fini, m'achève, je me fais violence pour tenir, en plus il commence à faire moins mille. Trop fracasser par la fatigue, je quitte à regret le groupe, arrive jusque dans ma tente à l’extérieur du site, bien à l'écart du bruit continue des soulards et de leurs délires éthyliques.




nage libre


SAMEDI................C'est radis !




« Le Métal est un truc agressif tu sais, pas un truc avec des petites fleurs de merde. » Johan Hegg, Amon Amarth.


Le Hellfest c'est une autre dimension, la 666ème pour être précis.






DEW SCENTED

J'avais il est vrai opté pour Knuckledust au départ, mais le groupe n'était pas encore arrivé. A 10H30 du mat, il y a déjà un moment que je suis réveillé, toujours pas compris pourquoi je me gèle autant la nuit, et pourtant cette année j'avais pris mes dispositions, mais rien à faire je me suis gelé le cul pendant les trois nuits. J'espère que le festival se décalera si il ne trouve pas un compromis à Clisson, vers chez moi, au sud, d'ailleurs si il cherche un endroit, il y a ce site grand festival utilisé qu'une seule fois.

dew scented

Les teutons de Dew Scented ouvrent la marche d'un samedi qui s'annonce énOrme, et c'est sous une fine pluie que j'assiste à leur thrash/death qui déroule une diluvienne envergure. Toujours maintenu à l'état de second couteau, le groupe a toujours agrémenté dans une discographie qui débute au alentour de 1994, un peu toujours la même recette. Oui, mais c'est une recette qui a fait ses preuves, et c'est une chose que l'on oublie fort souvent me semble t'il. Je veux bien qu'il y ait une forme d'ouverture, mais quand la musique est bonne, quand la musique donne, elle guide mes pas. Je me suis fait percuté d'emblée, et ce ne sont pas les quelques gouttes de pluie qui ruisselaient sur ma tronche qui m'auraient fait décrocher du set de Dew Scented, ouaip ce fût une claque. Les solos étaient pointus, très saillant donc, et Leif Jensen, au chant, avait établit domicile dans nos cœurs par son attitude détendu, accueillante et quasi familiale vu le nombre de people venus avec la flamme vissée dans les tripes.



ELECTRIC MARY

Étant donné qu'il y a un gros décalage dans la Terrorizer Tent et que l'on ne sait plus trop qui est là, qui ne viendra pas, qui joue à quel heure, je me dirige vers la Mainstage 1 pour assister au set des australiens. Les musiciens sont cools, et leur chanteur est hypra cool, le genre de gars qui doit jouer au bowling avec la même nonchalance que le barbu des frères Coen.

THE DUDE

Hey ! Le dude est carrément au chant et sa voix est aussi chaude qu'une sieste coquine avec une tornade latine mucha caliente. Leur zique est un condensé de rock californien, il manque juste le soleil en fait. Quelquefois il y a des passages boogie ZZ Top à faire émerger des sourires communicatifs dans l'assistance. Mais leurs titres aussi groovy qu'ils soient, peuvent parfois manquer de peps et s’aplatir aussi sec, du moins pendant un cours instant.



Ce blues hard mood avec du glamour d'une coolitude assumé, reste pour moi imparable en live, par contre c'est beaucoup moins évident sur leur disque. Le bassiste se prend pour un guitariste, les gratteux s'éclatent sur scène, et le batteur rend les coups. Le cul des nanas rebondis avec « hardeur » dans la fosse, ok, ok, ces gars ont du mojo à revendre c'est clair. C'est quasiment entre Def Leppard et le Crüe Aerosmith sur la fin.



Rusty le chanteur passe une dédicace à Ronnie, ce groupe est décidément cool.



KNUCKLEDUST

Les anglais débarquent et c'est avec un très bon flow dans leur HxC que les gros beat et riffs tombent avec autant de poids que les pralines que commencent à se mettre les touch guy dans le pit. Leur set restera cependant trop linéaire et la dynamique est moyenne sur la longueur, puis à l'inverse de beaucoup de coreux, le groupe ne fait pas péter des breaks, alors la ligne est droite, rapide, mais avec caillassage de HxC dans la tronche tout de même, hein.



TANKARD

Déçu, oui, enfin je ne m'attendais pas non plus à un gros show, certes, mais plutôt à un set d'amicale de supporter de houblon. Mon verdict est sans appel : C'est ventru, à l'image de Gerre le chanteur, et comme frontman il est vraiment médiocre.

GERRE BEER

J'ai attendu comme un con les titres de leurs trois premiers albums juste par nostalgie. De plus le son était vraiment pourri, la gratte carrément inaudible, perdu entre la basse et la rythmique, bref une hécatombe, j'ai vraiment perdu mon temps.






DISCIPLINE

Du coup je rate le Oï de coreux des hollandais car je débarque juste pour le final. J'suis dégouté, putain quand je pense que je me suis fardé des espoirs dans la bidoche musicale des teutons alors que j'avais la ferveur martiale dans les refrains musqués des hooligans. Ouaip j'ai chié grave sur ce coup là, je m'en veux. Le problème c'est qu'il faut faire des putains de choix quand on va à un fest, il y a des groupes en pagaille mais qui jouent en même temps, du coup la loose est venue se fracasser sur mes choix. Damned ! J'ai appris ma leçon sur le bout des doigts pour le coup. Discipline est un groupe de skins (ne surtout pas confondre avec bonehead nazi), comme on les aime: Working class, street punk, oï, avec des carrures de bulldogs.






RAVEN



Raven est le groupe qui symbolise une grande part de mon délire teenage des 80's, version ricaine, et surtout leur album « The pack is back » tout simplement grandiose, beaucoup plus érectile que leur opus « Stay Hard » en fait. Et pourtant les gaziers sont de Newcastle. Mais l'eldorado de la New Wave Of British Heavy Metal (NWOBHM) leur a filé l'opportunité d'aller à l'ouest enregistré l'apogée d'un style entre heavy/glam. Ils se sont fait chier sur la gueule pour ce virage par les métalleux de l'époque, qui étaient aussi ouvert qu'une huitre d'Arcachon, ce qui les a éloignés un temps du cuir clouté judas priestien. Pas pour moi, et les frères Gallagher & Wacko étaient des dieux et ils accompagnaient mon instruction en même temps que les délires de Freddy Krueger.

RAVEN STYLE



Mais Raven n'est pas non plus de la première jeunesse, et c'est à ce moment là que tu te fais de nouveaux cheveux blancs, enfin, quand il t'en reste. Si musicalement ça passe, parce que le groupe se recentre sur sa partie très heavy et de sa dimension culte, reste que cela manque de souffle, c'est assez normal d'un côté. Je suis ravi tout de même de les avoir vu, une séquence revival émotionnelle de plus.



SWORN ENEMY

La prestation des ricains fût tout simplement gigantesque, la fureur de leur métalcore était à la hauteur de leur discographie volcanique. Je m'incline, je m'abaisse carrément devant eux, et même à conjurer la clémence que leur set a prodigué sur mes oreilles, cuitent à point pour le coup. Un set ultra béton, rentre dedans, un défouloir à violence, le pit ressemblait à un pornawak où jambes, bras, volaient dans tous les sens, les visages étaient tendus et radieux à la fois. Puis toutes ses chaussures qui arrivaient au devant de la scène c'était assez incroyable à voir, tu pouvais carrément monter une boutique d'unijambistes.



Il y avait accroché à la rambarde de sécurité juste sur le côté droit de la scène un gars d'une vingtaine d'année, avec un bandeau sur la tête, et ce gars là était tout simplement dément, en totale interaction avec la furie sonore du groupe. Il donnait l'impression de se cogner la tête contre la barrière tellement il agissait avec violence. Cette espèce de fanatisme exacerbé pour la musique agressive des new-yorkais m'a donné matière à réflexion pour le coup. Ce jeune m'a fait penser à Christopher Walken dans « Voyage au bout de l'enfer ». Vous savez le gars qui devient complètement aliéné après le traumatisme du Vietnam, et est pris dans l'engrenage de la drogue et du jeu de la roulette russe. En l’occurrence ici, il était sous l'emprise de la fureur sonique de Sworn Enemy, mais il agissait comme si il allait s'anéantir. C'était vraiment le truc le plus démentiel que j'ai pu voir, même tous ceux qui s'éclatent dans un braveheart n'avaient, à mes yeux, moins d'intensité que ce type là au niveau de l'agressivité.



BORN FROM PAIN

Ma nuque était super chaude alors, et les hollandais pouvaient donc s'activer comme des bourreaux, j'étais fin prêt à prendre des patates de HxC dans la mâchoire. Et bien praline il y eut, et praline j'ai pris, et force est de constater que même en me préparant à l'avance, j'en ressort complètement rétamé. J'ai peut être amoindri le rouleau compresseur de Born From Pain sur mes muscles grâce à l'échauffourée Sworn Enemy.

Si leur HxC métal est assez classique sur disque, il produit comme une centrale atomique une électricité conséquente afin d'alimenter le pit comme un cyclone en live. Même avec la fine pluie matinale, la poussière se soulève et le body-surfing des slammeurs prend le public pour une surface aqueuse. Du coup on a droit à des pirouettes de surfeur, comme des Off the lip, où Aerial, le tout sous les yeux médusés du service d'ordre qui ne capte plus trop ce qui se passe réellement sous leurs yeux, avec tous ces gamins qui se jettent comme des morts de faim sur leurs collègues de jeu. Inutile de vous ré-affirmer la main sur les couilles que le public fut conquis, si ? Le public fut conquis alors.

Je crois que je me suis fait écrasé la tronche par ce groupe de brute. Oui, là je parle de brute épaisse pour qui le HxC se doit d'être une musique frontale, avec les yeux qui sortent des globes oculaires et la cervelle qui passe par le trou des narines, c'est dégueu, oui, et en plus après tu mets un paquet de temps à tout remettre en ordre. Quand tu y arrives bien sûr, parce que, vu le comportement de certain à la sortie du set des hollandais, je pense que des morceaux ont dû resté sur la piste.



AIRBOURNE



Cabrooooon, le type là-haut qui joue à fou perché il est pas un peu fada nan ?!



Ouais ces foutus australiens nous ont mis le feu, puis d'emblée en plus. Ils rentrent comme des sauvages, claque des riffs en s'en faire fracasser le crane d'une manière hyper funny. Mais même en nous prenant comme cela à froid, par surprise, la température est monté en flèche, l'air est devenu vite saturé, je crois que les gens étaient simplement hilares et heureux. La working class était à bloc, les prolos dynamisaient, Airbourne a soufflé tout leur set sur un public de braise, la flamme était là, incandescente, puis tu n'avais pas intérêt à y foutre les doigts si tu ne voulais pas que ton majeur ressemble à une merguez. A chacun de leurs titres c'était FEU ! FEU ! FEU !

Whaouuuuuuuu, le wallabie sautait partout d'enceinte en enceinte, je ne sais pas ce qu'il avait bouffé mais c'était pas du cassoulet, quoique les fayots lui procurent peut être un surplus de peps, va savoir toi...Mais non, en fait il a tourné au sang du christ, au pinard mon con et sur scène pardi !!! Le rouge lui a monté le sang au cerveau et en arrivant en haut ça fait BANG !

JOEL O'KEEFE

Quoiqu'il en soit, Joel o'Keeffe est un mec démentiel, le fruit défendu de la vitamine et du High Voltage, je te kif O'Keeffe.

Par contre si il escalade à chaque grand concert les tours de sons, je me demande comment il va faire quand il aura l'age d'Angus, là c’est bon il est jeune il speede pour monter, mais dans dix plombes il va mettre quoi ? Vingt minutes pour arriver en haut, bazarder son solo, puis vingt minutes de plus pour redescendre. Et puis, vous savez quoi ? Ce mec un jour, il va se jeter d'en haut en faisant son dernier solo, brutalement, le saut du diable, et ouaie mec, heavy métal thunder jusqu'au bout. Apparemment au Download festival, son ascension n'est pas passé pour l'organisateur du fest, pourtant c’est ahurissant de voir cela, le gonze est juché dans les cieux et il bazarde son solo, c'est un dieu là-haut, imaginer le panard que ce type prend à ce moment là, ouaie il profite grave, parce que quand viendra l'heure de passer à la sapinette, Joel O' Keeffe sera pété de rire en se remémorant cette époque, et il aura bien raison.






SLASH

Son nouvel album n'a pas trouvé preneur dans les soubassements de l'underground, j'avoue que pour ma part je suis fan. J'ai adhéré à son trip groove/pop/blues-rock. Vous allez vous marrer mais je m'étais persuadé que Lemmy aurait pu venir baragouiner un titre avec lui, baaaaaaaaah à un jour prêt c'était jouable. Quoiqu'il en soit, Slash arrive et son aura possède encore de quoi nous chatouiller l'entrejambe et nous remonter les rides avec l'aide des zygomatiques pour afficher un rictus d'idiot de village. Ouaip ! Béat, carrément. Il y a tout de même un putain de gratteux en piste, et si il a une gueule bouffi, ses solos ne le sont pas. Surtout qu'avec la saturation de riffs HxC/Thrash dont on a eu droit tout le reste du week, un gramme de finesse brute est toujours appréciable. C'est pour cela que BEN le programmateur du fest est un petit génie, il sait que nous avons tous plus au moins besoin de bulle d'air à un moment.



PAM, premier coup de somation avec le « Nightrain » de Guns & Roses, mais le public ne capte pas bien où Slash veut en venir. Alors le guitar hero prendra le temps d'azimuter l'assistance avec un effeuillage de solos.



Du coup je passe un agréable moment de groove et de hard blues, Myles Kennedy est un sacré chanteur et frontman de plus. Autour de moi, et à constater les tronches, je ne suis pas le seul, je dirais même que le public de sauvageon tangue et menace plusieurs fois de me faire basculer face contre terre. Les titres de son dernier opus sont joués à bloc et ils filent un putain de mojo aux filles.



A partir de quoi et vous le savez tous, quand les filles commencent leur lap dance, la testostérone augmente et accroit de ce fait un surplus de progestérone des girls, girls, girls.



J'aime quand ça sent la chatte dans le pit, et que cet arôme se disperse jusque dans les narines des zicos qui perçoivent cette émanation sensuelle et décuple leur groove. Je parle bien de musique et du corps à corps entre le musicien et l'érotisation de sa musique qui va produire une sorte de réaction en chaine sur son public, et procurer une sensation charnelle à chaque corps de l'assistance.

houpsssssss !

Après quand le corps parle, plus personne ne contrôle vraiment plus rien, en fait on s'en fout, l'essentiel est là, on vit, on vibre : Rock'n'roll style !

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Le final sera deux covers des gunners « Sweet Child’o Mine » et « Paradise City », imagine dirait Lennon, sauf qu'à ce moment même, c'est aussi une façon de revivre les glorieuses années des glam-rockeurs de la rose.



ANNIHILATOR

J'étais très impatient d'assister au set des canadiens, j'en attendais même une performance. Puis savez qu'il ne faut pas trop espérer des choses parce que la descente est dure et sévère parfois quand on se prend les pieds du sapin. C'est le cas avec Annihilator, j'en ai trop attendu, comme des solos aussi saillants que des coup de sabre étincelants de luminosité et de finesse, des envolées super thrashy, un truc qui dépasse le mur du son, une tuerie tout simplement. Ben non, ce fût plat, linéaire tout au long. Certes Jeff Waters est un très grand guitariste, celui qui m'a le plus impressionné, envouté, mais Annihilator a tourné en roue libre, du moins au début. Déçu, mais c'est comme cela, en plus j'ai fait ma tête de con, j'ai boudé comme un gosse de six ans et je suis parti, comme une teigne.

.....NA  !

En plus je suis sûr qu'après ils ont dû mettre la gomme et tout arracher.

Rien que de repenser à ma connerie cela me fout en rage. Je ne suis qu'un gros con ! Je vaux pas un copec ! Je suis le plus grand loseur de la terre ! Je ne mérite pas d'aller au Hellfest !

hey loser

Pour m'absoudre de cet incommensurable caprice de vaurien fait à Annihilator, je vais acheter leur dernier album éponyme, en version fan box, et un martinet pour me fouetter pendant l'écoute tout en pleurant comme une madeleine sur mon impardonnable faute. Vous pouvez cracher sur moi, je le mérite, j'suis un pov naze ! Ouais, sauf que là c'est ton écran tout de même mec.





CONDKOI

L'annulation des sets d'Architect et Skarhed sous la Terrorizer Tent est suivit par Count Raven qui est remplacé par les tarnais de Condkoï. INCROYABLE. Bon je connais le groupe, j’habite le même département, donc je les ai vu une tripoté de fois. Ils font du punk rock made in France. Sauf que là on est au Hellfest, et dès que le groupe démarre, il y a la moitié de la salle qui se barre illico. Je t'explique pas le délire du côté de l'état d'esprit d'ouverture des vikings.

Mais c'est sans compter sur la capacité foutraque de Condkoï.

Déjà le nom : Con de Koï (= con de flic). Ce qui leur a valu un procès à l'époque aussi. Bon enfin bref, en matière d'impertinence le groupe est un fidèle de la connerie, et il le prouve une fois de plus, et c'est là que c'est justement très appréciable.

Perso, il me manquait une bande de garnement assez punk pour balarder des mollards avec un esprit aussi fin qu'un luthier quand il est complètement saoul. Leur set est vif, et la déconnade bat son plein tout le long, du coup la sauce prend et la salle se remplit, comme quoi hein !!!

A la fin, le groupe demande à se faire insulter, je gueule ALBIGEOIS (ils sont d'Albi).

Hum ! Cette blague ne fera rire que les personnes issus de Midi-Pyrénées je le crains. Loser !

Yo cool nan ?



TWISTED SISTER

Il est l'heure, nous y voilà. Le temps c'est arrêté tout net à ce moment là. J'ai une boule dans la gorge, de l'appréhension même. Il faut dire que Twisted Sister est un groupe important pour moi, vous imaginez même pas tous les souvenirs d'ado que j'ai avec leur musique, cela remonte par flot, c'est carrément un morceau de mon être. De plus, j'aurais jamais cru possible de les voir un jour. Il y avait plus de vingt ans qu'ils n'avaient pas fait de concert en France. Alors voilà même pas en rêve et pourtant, et pourtant...

D'un coup, on entends le début de « Come out & play », puis il y a Jay Jay, A.J, Mark et Eddie Ojeda qui débarquent sur les planches, putainnnnnnnnnnnnnnnnnn je le crois pas, je le crois pas !!!!! Et il arrive: Dee Snider.



Premier choc, mes dieux ont pris un sacré coup de vieux, secondo mis à part le père Snider, les autres flottent leurs carcasses sur la scène nonchalamment. Mais quoiqu'il en soit, ils ont produit un putain de set, avec des titres hyper bons, que des must en somme. Ok prise de risque quasi nulle c'est vrai, mais des titres que tu hurles comme un dément parce que d'un coup d'un seul bennnnnnnnnnnn tu as onze ans, pas plus.

J'ai mon véritable teenage spirit accroché en bandoulière dans la tête, direct en stéréo, et la sensation que la terre s'est arrêtée, je vis un épisode de la quatrième dimension, sérieux, j'déconne plus. Un truc génial, irréel, mais en vrai ! Bouaaaaaaaaah ah, ah, ah, cela ne vous est jamais arrivé ? C'est pas vrai ? ............Ah ?! Pas cool, c'est con, parceque pour moi c'était carrément dément.

Dee nous rappelle que Twisted est un des seuls groupes de son époque qui est resté avec le même line up, pas faux Dude ! Moi je bataille sévère devant, m'accroche où je peux, j'ai tout de même morflé dans les rucks pour être honnête, ces putes de jeunes de vingts piges ne ressentent pas la douleur, après la trentaine tu as les coups qui ressortent, mais t'inquiètes pitchou, je suis taillé dans le ROCK.

Malgré la bousculade, je vis le truc à 250 %


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Dee est un super frontman, il nous fait vibrer, son énergie est communicative, son exaltation est fédératrice, c'est le feu dans mon corps, c'est le paradis dans mon cœur, j'ai la tête qui explose, je suis très heureux. Je passe un moment que je qualifie de merveilleux, d'intense, un rêve de gosse.

DREAM

Dee prend son pied, c'est visible, il ne triche pas avec nous, et cette sincérité se soldera d'une intense osmose avec le public. Il rend hommage à Ronnie: « Ronnie James Dio a changé le métal à jamais. C'est un héros pour Twisted Sister et le monde du heavy metal » . TOTAL RESPECT.

Acclamation du public très ému, une ovation posthume pour le plus grand. D'ailleurs Biff de Saxon lui a également rendu hommage le lendemain. Dire qu'il y a un an de cela il était sur scène au Hellfest, ce soir là il y a comme une ombre qui plane au dessus de nous et qui nous murmure :

« Yes, I am giant ; I'm a monster; Breaking windows; In houses; Buildings of glass; Rebel rebel; Holy outlaw; Ride together; Don't try it; The power's in one - I am standing alone; But I can rock you. »

Les Sick Motherfucking Friends Of Twisted Sister sont à bloc et Les Twisted fucking Sister finissent avec « I Wanna Rock » leur hymne apocalyptique: The place to be !






AGNOSTIC FRONT

20 minutes et puis s'en vont, car le batteur s'est fait porter pâle, et c'est le batteur de Born From Pain qui le remplace au pied levé. Malheureusement celui-ci ne connait que 5 morceaux du groupe, donc acte. Le groupe est attendu, le groupe est vénéré, le set est donc dévolu d'entrée à être un brasier humain. Et c’est ce qui se passe, un bordel sans nom où la scène est envahie, où le pit ressemble à un raz de marée. C'est la fièvre du samedi soir en version HxC. C'était géant !

QUOI ??? Vous dites vingt minutes c'est court ? Hey ! Il y a un paquet de meuf qui filerait un sein pour être percuter de cette façon pendant vingt minutes aussi intense coco l'anis.



ALICE COOPER

« Alice ça glisse aux pays des merveilles ; Bravo francky je sens tes groseilles ; Alice ça glisse aux pays des merveilles ; Bravo francky c'est du savon de Marseille... » Frankie Vincent.

A l'unanimité le vieux à ressortie le petit musée des horreurs, avec un show en carton pâte & papier mâché, velouté par de l'hémoglobine à l'ancienne. Le vieux sait recevoir et son set est calé au poil de cul prêt, il faut reconnaître que le spectacle est à la hauteur du mythe. Musicalement cela ne va pas chié loin, du Shock rock'n'roll et quelques escouades heavy.

J'ai jamais vraiment accroché à la zique de pépé Cooper, j'ai son album « Constrictor » parce qu'à l'époque il avait une chanson dans un film de Vendredi 13, et que son guitariste était Kane Roberts, et je trouve que sa chanson « I'm eighteen » est meilleure interprété par Anthrax sur l'album « Fistful of metal ». Puis voilà quoi, c'est du show point barre, après que dire, à part : Vincent les a vu, il est bien le seul, il trippe dans son monde, sacré Furnier toujours le premier pour la déconne tout de même. Mais bon je me casse, il y a Jello...





JELLO BIAFRA

Je me pointe devant la Terrorizer Tent avec dans la tête cette chanson enfantine : « Jello biafra c'est l’Amérique le symbole de la liberté, avant il jouait dans les dead kennedys, jello biafra c'est bien plus qu' un ami... »

Je suis au premier rang, et les gars autour de moi ont pour la plupart quarante piges. On attends que Cooper termine pour que la masse arrive. Jello débarque avec son Guantanamo band, et entre les morceaux c'est vanne sur vanne. Alice le républicain en prend pour son grade, je crois que Jello nous fait une sorte de stand up. Puis le groupe balance la purée punk à un parterre de gars qui suffoquent la clope et tous les excès de leur quarante ans, mais le gazier de vingt piges ne passe pas outre mesure au delà, oh que nonnnnnnnnnnn, le jeune prend deux coups de coudes dans le pif et se retrouvent derrière, un peu étourdis de voir des pères de famille se mettre la tronche à beuglant comme des coins des refrains de malades, totalement ivres de révolte, surtout quand le groupe reprend des covers des Dead K.

Le set est percutant, la houle se lève et la marée humaine tangue avec le vol des hommes oiseaux, et des femmes oiseaux, même qu'à un moment Jello pour je ne sais quelle raison, se prend lui même pour un condor et s'élance. Alors devant ils le rattrapent sans problème et tous veulent le toucher, moi j'ai bouffé ses pompes, je me suis plus lavé les dents depuis. Mais derrière, la jeunesse tend ses bras malingres et ne peut soulever le volume de Biafra qui du coup se retrouve à bouffer la moquette, qui je le rappelle est à base de terre arable, et qui ressemble plus à une terre battue à mort pendant tout ce week-end en fait. Mais comme le chanteur est heureux il remonte sur scène en triomphe, et s’esclaffera la mâchoire quelques minutes après contre le retour de scène.

Même les gars de la sécu ont grimacé de son gadin, Jello a mouillé le maillot, il s'en est donné, il a du très certainement se réveiller le lendemain en couinant sur ses articulations. Mais que c'était bon, vraiment, c'était intense, fort, violent soutenu, compact. Et lui, il fût à la fois félon, princier, roublard, déconneur, désopilant et ses musicos totalement dans le même délire, un set parfait.



Moi je vous le dis comme je le pense : Jello président, Jello président............De Montauban.


Dimanche c'est le jour du saigneur !


OMG



« L'enfer n'existe peut-être pas. L'enfer, c'est peut-être simplement d'être obligé d'écouter vos grands-parents respirer quand ils mangent un sandwich... » Jim Carey



Déjà c'est le dernier jour, on attends cela tout le reste de l'année et quand on y est, ça passe très vite, trop vite. Mon meilleur ami me rejoint pour cette belle journée, il fera un soleil d'or, c'est la première fois qu'il vient au Hellfest alors on fait un tour géant du site, il jugera le festival très bien conçu, avec une super organisation. Du coup on rate un paquet de concert, mais rien vu de bien surprenant en matinale ce dimanche toutefois.

Coooooool



SOLACE

Guitares en avant, style stoner heavy, le groupe du new jersey envois la sauce, puis met les bouchés double pour arrimer un public versatile mais qui compense sa fatigue par l'enthousiasme du groupe. La chaleur sonique de Solace prend vite son aisance dans des cerveaux disponibles et les têtes commencent à balancer, les corps suivent, finalement le groupe réussit son pari : Ne faire plus qu'un être avec leur musique et le public.




SABATON

Les suédois nous refont le coup du lapin, mais siiiiiiiiiiii : Il est là, caché sous le chapeau, qui ? Qui ? Mais qui bordel ? Et bien le heavy métal pardi !!!

Je ne connaissais pas le groupe, je découvre, et c'est....comment dire....Surprenant, parce que c'est le genre de heavy qui me gonfle, c'est boursoufflé au possible, total kitch Teuton, tellement qu'à la fin c'est du 666 degré et tu adhères, c'était tellement gros, mon dieu, que les jeunes filles se sont recouvert les yeux et ont eu les joues toutes rouges de confusion tellement que c'était énorme.

heavy hero






SAVIOURS

Thrash or be thrash ? That is the question...

Pas dans le cas des californiens qui auront usés jusqu'à la couenne de ce bon vieux thrash de la bay où il naquit. Sur scène c'est une chape de plomb qui s'abat, les gonzes ont une posture immobile, les pieds bien ancrés sur le sol, une posture d'attaque quoi, et ils congestionnent sans débander des métaux lourds avec une froideur qui fait figure de respect dans l'assistance, laquelle aura son compte et des oreilles en lambeaux par la suite, en repartant toute rayonnante le cerveau au fond des baskets. Ce sont des malades !!!






DECAPITED

aaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaah. SLING ! DECAPITED....


« Notre plus grande gloire n'est point de tomber, mais de savoir nous relever chaque fois que nous tombons. » Confucius

Voici un groupe que je voulais voir absolument, et je dois avouer que le groupe propulse de quoi se fracturer la nuque. Maousse costaud les gars de l'est, avec une sacré technique de pointe au niveau de leur zique, sans chichi, pro jusqu'au bout, le set est régulier, tu as la sensation que tout le long ils aiguisent la guillotine et qu'à la fin ta nuque ne tient qu'à un fil. Ces gars sont des pervers, Decapited c'est des pervers tout de go....




UDO

Le passe partout de la Mannschaft est dans la place avec son street posee diabolique, et diable que tout cela ne nous rajeunis pas du tout, du tout. Bon, et bien le set fût pépère, pas palpitant c'est clair, je dois avouer que je n'ai pas suivit la carrière d'Udo, du coup je ne connais pas ses chansons, juste ceux de la fin puisque c'était des titres d'Accept et que cela me disait bien quelque chose.






BEHEMOTH

BRRRRRRRRRRRR !!!

Du black metal au Hellfest, mais vous n'êtes pas fou, vous allez faire fuir les bécasses et attirer les corbeaux avec tout ce ramdam des ténèbres. Mais il faut avouer qu'une fois sur scène c'est tout de même bien fendart à voir toute cette comedia del arte. Le groupe déploiera une intensité de moissonneuse-batteuse ou rouleau compresseur c'est comme vous voulez. Le soleil était à son zénith et contrastait avec le crépuscule languissant du groupe, Behemoth fût l'éclipse solaire du hellfest.




SAXON

Tiens un autre vieux de la vieille, putain on se croirait en 14/18 cette année, ils ont ressorti le musée des horreurs, les momies et tout le bataclan...

Ahhh Saxon, un groupe que j'ai aussi beaucoup écouté étant jeune et puceau. Vous comprenez alors que j'ai eu une pointe de nostalgie, encore une, oui, on a beau rigolé, à la fin on verserait presque une larme.



Leur set fût par contre mou du cul, mais alors très mou, ça n'a pas décollé d'un iota du début jusqu'à la fin. Malgré des anciens titres qui bien entendu ont disposés de tout le potentiel mythique pour faire secouer les festivaliers, mon bilan reste plus que mitigé sur la prestation des anglo-saxon. Reste le chant de Biff et des riffs de légende qui demeurent pour les siècles et les siècles au panthéon du Heavy.

Ce qui n'a rien arrangé c'est qu'on avait un gars juste devant nous avec des tattoos de fachos, j'ai retenu mon pote qui ressemblait à ce moment là à un bulldog à côté de moi, car un redskin si tu le laisses faire, le faf il te le rentre entier dans une boite à tic-tac, si, si, il fait comme le croque mort pour rentrer les cadavres dans le cercueil, il leur pète les os.






STONE SOUR

On m'en avait dis le plus grand bien, mais le gars était à moitié saoul, donc j'ai voulu vérifier par moi à jeun comme d'hab.

Il faut reconnaître que Corey Taylor possède une superbe voix, et qui fonctionne à merveille avec ce rock à plume que les filles et les garçons sentimentaux aiment bien s'écouter en boucle quand il pleut dehors. Ici, en plein air avec le soleil qui crame le front dégarnit, c'est tout aussi efficace, détendu du gland, musique émotionnelle, sensitive, un truc de chochotte, et qui coupe un peu avec la turgescence du rock stoner, du doom planant, du heavy à papa de ce dimanche. Un set un rien putassier par moment, mais bon, comme on dit, faut bien bouffer et vendre son rouleau de papier cul, après tu as le choix : Soit pour te branler, soit pour pleurer.






EX DEO

Rapidement passé au set des ritals de Ex Deo, j'ai constaté que leur musique épique possèdait l'impact des spartiates, la gloire sanguinaire des romains et la fiole à connerie des druides de Bretagne. C'est rigolo un temps, jusqu'à ce que tu t'aperçoives que les gonzes sont sérieux avec leur death metal martial et leur accoutrement antique : Avé l'accent !!!






SUFFOCATION

Je sais pas t'as pété ou quoi ? Ouaip et ben ça pue, c'est la SUFFOCATION.

HOUUUUUUUUUUUUUUUUUU!!! Oui ce death là j'adhère pas, ça vient du chant, comprends pas, désolé, je ne suis pas resté. Joker !






EXODUS

Mes amis il y a eu de la torgnole, de la mornifle, c'était la crème de la crème, le pit était en ébullition, c'était le must, se sont les meilleurs du monde, les dieux du fest : EXODUS forever !!! Arggggggggggggggggggggggggggggggg !!!!

RIFF

Le père Marley peut fermer sa gueule une bonne fois pour toute avec son :

« Exodus, all right! Movement of Jah people! »

Rob Dukes est un chanteur avec un charisme impressionnant, c'est le souffle cardiaque d'un thrash baignant dans les eaux sanguinaires de la bay area avec une pêche d'enfer, et une brutalité conséquente.

Le set fût gigantesque, tonitruant de hargne et d'incandescence. Grandiose.

GARY HOLT



Gary Holt est un dieu, ce mec est la quintessence du thrash métal, fun, vif comme ces riffs, je n'en dirais jamais assez de bien.

Thrash metal old school : Exodus a remué les fourches caudines de maitre cornu avec autant d'aplomb et de fun qu'un chirurgien qui transplante le cœur d'un mammouth dans le corps d'un nourrisson : Bounded by blood interprété en entier, on en avait les bras levés au ciel constamment.




MOTORHEAD

Lemmy : “We are Motörhead, and we play rockin' fuckin' roll.”

Moi : Ouaie il y a trente ans peut être, mais plus maintenant papy.




SLAYER

La foudre a parlé, et elle a dit : Si ce soir j'ai pas envie d'fermer ma gueule, si ce soir j'ai envie d'me casser la voix. Non, elle a pas dit cela, elle a dit d'une voix gutturale : SHOW NO MERCY.

J'ai les chocottes cocottes

Ils sont quatre à investir la scène et la renommée du groupe n'est plus à faire ni à démontrer. Tom Araya reste assez statique, normal, il va pas sauter comme le kangourou O'Keeffe après tous les problèmes lombaires qu'il vient de subir, Hanneman et Kerry King affutent des riffs hyper violent et répondent au coup de Lombardo par des solos aiguisés à la pierre à faux.

Pourtant j'ai entendu que Slayer était fini, foutu, et leur dernier album passable, limite à la benne à ordure. Mais j'ai peut être pas bien entendu !

Papapapapapa, on crache dans la soupe, on ne sait plus foutre un pied devant l'autre sans chier une bouse hein les gars ? Vraiment il fallait être sourd pour ne pas entendre la fournaise de vulcain taper sur l'enclume du désir.

La nuit est tombée en même temps que la terre a tremblé, le combo est venu un paquet de fois déjà au Hellfest, mais il a toujours autant d'aura. Slayer reste encore, après un énième super album, la pierre philosophale & fun du thrash ultime.






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KISS

Trente ans d'attente, calé au troisième rang, face à la scène, nous sommes les rois du monde mon pote et moi.



Il y a une nana de 18 piges devant nous qui nous explique en nous vouvoyant qu'elle ne connait pas trop Kiss et qu'elle est juste venue pour voir ce rock hors d'age. Je calcule vite fait et puis BING, c'est clair gamine je pourrais très bien être ton père alors appelle moi Dark Vador, puis tiens toi bien car je ne réponds plus de rien quand ils vont apparaitre.



La magie opère vite, ils arrivent backstage, je sens un afflux disproportionnel d'émotivité qui m'arrive, et d'un coup ils sont là, enfin, devant nous, j'exulte, c'est KISS !!!


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Même si leur dernier album me racle la gorge, je suis aux anges. A chaque titre je ne peux pas m'empêcher de regarder mon pote, c'est normal on a grandit avec eux, leur musique et les posters de ces gars dans nos piaules, tout le rêve américain est présent face à nous, c'est le show que l'on attendait, le truc dément, géant, kitch, et tellement rock'n'roll.



Même quand Tommy Thayer, le soliste fait semblant de tirer sur la rampe de spot et qu'il y en a un qui tombe sur la scène, quand tu es devant c'est super comique car le faux spot est en carton, si il y avait eu un peu de vent je crois que le truc se serait mis à planer.




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Mais, vois tu jeune scarabée, malgré tout le trafic financier de Kiss, tu ne peux pas une fois qu'il y a la musique ne pas vibrer à ce big rock. Et en matière d’entourloupe de business Kiss ne sont pas les derniers car côté merch, tous les stand ont dû retirer les produits KISS le dimanche, et devant il était interdit de prendre des photos et de filmer. Mis à part mon voisin qui a pu filmer comme un salaud pratiquement tout le set. Le public était composé, à côté de nous du moins, dans les environs de la cinquantaine sonnante et trébuchante, il y avait même un proviseur des collèges juste à côté de moi, qui a même chopé un médiator, si c'est pas malheureux ça hein les jeunes ?



Vous comprendrez alors de surcroit, qu'il n'y a pas eu de circle pit, ni de braveheart, et non.


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Kiss c'était monumental, imposant, ils ont même réussit à faire émerger le petit garçon que je fût jadis, beaucoup de truc te remonte alors, c'est peut être cela la magie de ce groupe aussi, quelque chose d'intemporel.

FLASHBACK :




KISS

Nous sommes en aout 1983, dans un village du sud, on est quatre gamins rangés des playmobils dans le grenier de ma grand-mère, la température ambiante sous les combles doit avoisiner les 40°.



On est maquillés comme kiss, nos guitares (flying/ Gibson SG) et basse (hache de Gene Simmons) sont en carton, la batterie est en carton et tambour de machine à laver récupéré à la casse. On joue en playback avec un radiocassette qui crache son volume à en perte l'âme et uniquement du heavy métal. On a accroché des fanions en plastique à la charpente et on y a mis le feu, le plastique fond en filet c'est le côté pyrotechnie, pour la fumée, un de nous balaie énergiquement le sol puis rejoint son poste, pendant que la poussière se soulève. Le groupe s'appelle RAVAGE. Il ne fera qu'un unique concert, car le vieux voisin d'à côté à eu la mauvaise idée de descendre les escaliers au moment où l'on reprenait la scène après une brève interruption pour reprendre de l'air frais. Il fût surpris du boucan, tomba, puis mourut.

kiss simmons




Juin 2010 :




Paul est toujours aussi prétentieux et Gene toujours aussi imposant, mais si les deux règnent encore sur leur piédestal, on sent qu'ils passent tout de même les clefs du camion. Tommy et Eric ont chanté chacun une chanson et prennent possession de leur espace, et en amont, ils avaient participé activement à l'élaboration du dernier album.

Pour mon pote, le concert lui a fait le même effet que quand gosse il allait ouvrir un cadeau d'anniversaire, où de Noël.

Donc ce fût le big show :

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Non le Big Show de KISS :



GENE



DANCING QUEEN

Tous les soirs c'était disco bestiau sous le chapiteau du Metal Corner, et les hardos se terminaient là, la sono balançait les hits heavy métal, c'était un truc totalement dingue, ça criait, ça levait les bras aux cieux, ça baisait, ça vomissait, c'était du pornawak complet et délirant (double sens le mot, il compte double donc ). Il faut vous dire, que ces gens là on ne boit pas, non monsieur, on se torche.

NEMI DJ



VILLAGE PEOPLE

J'ai vu :

Gwardeath en zombie le vendredi et qui remet cela le dimanche tout en arrivant avec la même démarche que Vince MC Mahon le promoteur de catch, Gwardeath qui accompagne un mec avec le nez qui pisse du sang de la terrorizer tent, Gwardeath qui pogote pendant le set de Jello, il fut omniprésent cette année ce gars là, quoi !



GWARDEATH

Croiser le chanteur de DEAD POP CLUB, Olivier, je suis allé vers lui pour me présenter puis lui poser trois/quatre questions sur leur nouvel album, et leur tournée prochaine...Sympathique, mais il m'a semblé un brin perdu dans cette foire du trône méphistophélique.

Le chanteur de Dagoba en train de prendre la pose pour des photos souvenirs, ouaip un peu comme la relève de la garde en Angleterre.

L'élu républicain Patrick Roy et sa veste pourpre, qui parcourrait le site en campagne électorale tout en se faisant démonter les épaules par les tapes franches de gars hilares faisant trois fois son poids.



Je voudrais par ailleurs, souligner l'altruisme dont a fait preuve les hellfesteurs, car malgré des propos d'une véhémence sourde de la part de Madame Boutin, je peux certifier la main sur le cœur, que je n'avais jamais assister à une telle ferveur fraternelle et à un tel témoignage d'absolution et d'amour, car si je n'ai pas entendu au moins deux cent fois : « Christine Boutin on t'encule » tout au long du festival comme gage d'affection alors j'ai eu l’ouïe qui a dérapé sévère.

Je ne sais pas si cette femme se rend compte du désir charnel qu'elle a pu inoculer à tous ses jeunes mâles qui pour l’occasion avaient revêti tout leurs plus beaux apparats, moulés dans du cuir étroit qui de toute évidence ne laisser aucune ambiguïté sur la teneur des propos qu'ils venaient d'adresser à Madame Boutin. Car à constater la proéminence en dessous du pubis, il m'apparait évident que cette dame s'est avorté d'un moment d'une subtilité sans borne dans le labourage de son anus catholique.

c'est pour de faux christine






Ma conclusion, et bien je vous avance sous le nez mon introduction de l'an dernier :

«  Je suis allé au Hellfest cette année, comme on va à une thérapie, et je me suis éclaté, pas par terre, mais dans la tête. Ce fût tellement fulgurant que depuis je ne rêve que de voir Kiss en concert. »

Un devin, oui c'est peut être vrai maintenant que vous m'en faites la remarque.

J'ai écrit cela l'année dernière. Alors fiez vous à moi ! A mon côté obscur, car je suis comme Dark Vador, j'erre dans les ténèbres avec ma couillardise.

dark vador



Pour le prochain, par contre, j'ai une petite faveur à vous demander à tous :




Putainnnnnnnnnnn mais arrêter de jeter des gousses d’ail dès que vous apercevez des gothiques, puisque on se tue à vous expliquer que cela ne leur fait strictement rien à la fin !!! C'est pénible, ça fait fuir les anglaises.


BD cool du Hellfest :


PHOTOS :

ciao !

jeudi, août 27 2009

La procession des corbeaux


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REPORT DU HELLFEST 2009


Constatant qu'on n'est pas au bout de notre peine en matière d'immondice musicale, on doit selon la grande tradition annuelle, se taper le raout de la fête de la musique donnant ainsi le la bémol du passage estival vers les festoches, dont chaque ville de France dispose désormais du sien. A 8km de chez oim (pour parler le jneus branché), Castres, ville aride en concert de rock, a établit sur 3 soirs un programme subtilement à chier dont les principaux protagonistes sont au rock ce que serait la langue de beauf vinaigrette à un libanais comme plat principal. Castres donc, qui possède la même ferveur un samedi soir qu'un souper hebdomadaire d'agriculteur au bord de la Durenque, le cul calé devant le clapotis d'une soupe verdâtre entre la résonance volubile des mouches à merde et les pets du patriarche qui en cadence le repas. Voilà, nous y sommes, las, entre nous, au beau milieu d'un rien que le vide intersidéral ne parvient pas à réveiller la moindre couille de révolte.

Depuis le Voodoo lounge tour en 94 où je me suis ennuyé à Montpellier sous une canicule de plomb à constater que les Stones ne valaient pas pet de nonne, j'ai une crise d'urticaire rien qu'à entendre qu'il y a 20 milles gus pour assister à un show. J'ai donc énormément de mal avec les festivals, car ce gigantisme entasse la plupart du temps les gens comme un troupeau de bétail pour l'abattoir de la consommation culturelle de masse. Puis selon que vous êtes placé, soit vous avez les oreilles en sang car les enceintes doivent produire autant si ce n'est plus de décibels qu'une usine de textile chinois en pleine expansion. Soit c'est Kevin où Kimberley qui grimpe constamment sur votre dos afin de passer par dessus les têtes et rejoindre les bords de scène afin de revenir à la même place (c'est à dire derrière vous) pour recommencer leur petit manège créant aussi une contagion épidermique d'une lourdeur incommensurable. Et je ne vous parle même pas des camions d'éboueurs et de leur muzak qui décharge des Kilos de ferraille électronique comme si 20 milles gus se mettaient à taper sur des barriques de vingt litres.

Car si la plupart de l'année on assiste à des concerts dans des bars, salles à l'affluence limitée, quand d'un coup d'un seul on arrive comme médusé devant un truc de plusieurs hectares, on a la sensation d'être un gros plouc débarquant chez Mickey Mouse, avec les yeux d'un puceau devant une nymphe hyper chaude à oilp, et de l'excitation plein les neurones avec les pilosités qui s'ébouriffent sur tout le corps.


107qe4l.gif Je suis allé au Hellfest cette année, comme on va à une thérapie, et je me suis éclaté, pas par terre, mais dans la tête. Ce fût tellement fulgurant que depuis je ne rêve que de voir Kiss en concert.


« Il y avait moi, c'est à dire Alex et mes trois droogies, c'est à dire Pete, Georgie et Dim. Nous étions installés au Korova Milk Bar à nous creuser le rassoudok pour savoir où passer la soirée. Au Korova on sert du Lait plus, lait plus Vellocet ou Synthemesc ou Drencrom. Nous, on en était au Drencrom, ça vous affute l'esprit et ça vous met en train pour une bonne petite fête d'ultra violence »


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Le Hellfest c'est trois jours de crossover métal, d'ablution active pour des freaks qui se réunissent avec la perversion d'appartenir à une grande communauté d'indésirable. Diaspora tant décriée pour sa diversité aux mœurs « théâtrales », le festival se fait fort d'accentuer cette singularité évènementielle avec la consécration par son public séduit et conquis à sa dépendance.

Arrivé dans une virginité de funambule peu avant l'heure où le soleil est à son zénith, je remonte le courant ininterrompu de hellfesters/euses qui ont les bras chargés de rafraîchissements à base de houblon doré. Arrivé aux portes de l'hyper de Monsieur Édouard Leclerc, je me dis que le directeur de cet antre de l'american way of life, doit être très reconnaissant des nombreux achats de ses ouailles méphistophéliques.

Pour l'anecdote, je me suis acheté un calepin pour colporter les infos exclusives dont vous êtes en train d'en lire le rapport, par vos yeux ébahis de vivre ( où de revivre) la fresque de mon week-end au milieu de cette Amoco Cadiz (première marée noire sur les côtes bretonne en mars 1978 ) de métalleux. J'ai ainsi pu à loisir entendre dans ce commerce de surabondance, deux cent gars ornés de t-shirt de métal bramer ensemble pendant quelques minutes des : Wharrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrg ! De ferveur enthousiaste, devant une assemblée de mère de famille et de bambin hilares de cette embardée vocale, qui leur métamorphosaient le quotidien l'espace d'un week-end en acier trempé.


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Mon pass en poche, je rentre dans le cœur du domaine du malin pour trois jours d'effluves soniques et de bonheur nostalgique. Je n'ai pas aperçu la moindre couille d'un anti-hellfest, pourtant il y eu une vaste polémique sur le net.

Le camping est déjà saturé le vendredi à 11h00, ma décision sera immédiate, un repli stratégique auprès de la voiture avec comme horizon une nimbée de toiles de tentes dé-pliables en quelques secondes. Le domaine du Hellfest est vaste, sa conception est élaborée de manière a ce que chacun s'y retrouve, permettant à d'amples couloirs de circulation de drainer un flux de festivaliers conséquent vers les différentes scènes, qui sont au nombre de quatre. Deux grandes scènes se jouxtant nommé « Mainstage » avec les têtes d'affiche et tout le gratin du métal de stadiste. Puis deux scènes sous chapiteau avec la « Terrorizer Tente » d'une taille plus petite que la RockHard Tent.

Si vous tenez à avoir des chiffres c'est 60000 personnes en 3 jours avec un pic le samedi sold out, un très bon festival en terme de fréquentations donc. J'ai trouvé que l'organisation était vraiment très bien conçue, bien sûr vous trouverez toujours des mécontents et pour n'importe quoi, il serait irréel de satisfaire la moindre exigence de 60000 personnes cela va de soi. Ce n'est pas non plus un hangar à bestiaux, loin de là, l'évènement est réaliste et fonctionnel, cartésien dans sa mise en œuvre. Pourtant je ne suis pas un féru de ce genre de manifestation, mais j'avoue que cela m'a procuré un bien fou de voir autant de personnes comblées de participer à un événement unique (dois je le rappeler sans cesse ? ) en France.

Le premier groupe que j'entends en arrivant c'est Girlschool, groupe Anglais formé en 1975.


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Le girlband le plus bandant des 80's, qui a tourné avec Motorhead, Saxon, Deep Purple, etc... Leur musique est simple car née pendant la lame de fond du punk anglais pour laquelle le combo y puise l'adrénaline, l'agressivité dans des riff gorgés de heavy et de hard rock. « Screaming Blue Murder » est le premier album que j'ai entendu d'eux, nous sommes en 1982, et des nanas qui pratiquent ce genre de muzak se compte sur les doigts d'une main, maximum respect pour ces femmes.

Surtout qu'après j'avais pu me procurer leur deux albums antérieur « Demolition » et « Hit and Run » de 1980 et 81 et qui furent leur meilleur album. Donc aucun préjugé mais surtout une profonde estime à les voir, en fait je me suis simplement dît qu'il suffisait d'écouter. Mais voilà, après un départ en queue de poisson avec une guitare malentendante, ce que j'entends par la suite ne sera que juste sympatoche et n'ira pas plus loin. C'était pas un super concert, c'était pas non plus mauvais, c'était juste cool de les voir et de les entendre car elles le valent bien.


God Forbid par contre m'a séduit avec son metalcore sombre et puissant qui conjugue habilement la pugnacité et la technique musicale des années 80 avec un chant emprunté au Hardcore et au Death. Un bon crossover qui donne le ton de cette nouvelle Amérique : Force, émotion, puissance. Bon set de leur part avec un chanteur Byron Davis équivalent à un metalObamacore ou pour afficher une image de l'ovalie méridionale à un Mathieu Bastareaud pour sa puissance et cette capacité de percussion.

La faune du hellfest est pour un bon nombre de concitoyens hexagonaux conçue de gens asociaux qui veulent détruire la société. Pourtant à les voir faire, ils agissent comme les autres. Ils patientent silencieusement en rang d'oignon pour s'acheter des tickets conso et ne semblent pour le moins du monde s'écarter des schémas classiques du couple traditionnel, où se rebellent d'une quelconque manière contre la sécurité, même si leur accoutrement pour la plupart dénote du cadre commercial de base il faut bien l'avouer. L'habit ne fait pas le moine, et le moine devrait plutôt se magner le fion à fabriquer de la bière plutôt que des prières car le peuple à soif et il fera très chaud tout au long des trois jours, avec des nuits contraires où le thermostat a chuté avec autant d'aplomb qu'un gars qui se jette d'un pont.

Que dire des Nasville Pussy si ce n'est que le public s'est fait gobé les mirettes avec les nibards sensationnel de la guitariste et de la bassiste, mais aussi tout de même avec la crasse rock'n'roll de leur muzak sauvage. Ils feront un set de bravoure rock'n'rollienne comme ils en ont l'habitude, toujours le rouge au sang et la ferveur croustillante afin de stimuler toutes les embardés que leur rock'n'roll sonique requiert. Le dernier album en date se nomme « From hell to Texas » et à tendance à lorgner du côté du south profond avec du blues à la place du punk, autant craspec qu'avant mais moins dans l'énergie du punk rock.



Il y a un aspect loufoque dans le métal, hypertrophié en grande déconne que la plupart n'ont pas oublié, et dans ce dédale de bordel démesuré, on retrouve des altérations vestimentaires qui compilent plus de trente années de métal à eux tout seul, et sans trucage.

La particularité de ce festival (outre la musique), tient aussi à son public, venant plus nombreux chaque année car cet événement spécifique en son genre dans le pays, tient aujourd'hui la place grandissante d'un lieu culte, et d'une grande fierté, d'ailleurs il y a un très bon esprit et cela se ressent dans des set de haute volée avec une formidable interaction avec le public. Constatation manifeste quand de nombreux groupes ont annoncé avoir produit leur meilleure prestation européenne. Cela paraît puéril de l'écrire mais ce donnant/donnant produit de superbe arc électrique en concert avec une surtension qui ne cesse d' amplifier la dévotion du public pour le Hellfest.


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Le rock'n'glam des Backyard Babies fût la bulle d'O2 du vendredi, parce que le groupe est venu tout simplement rappeler que le heavy métal a pris son envol avec l'émancipation du punk rock et du gypsie rock (ancêtre du glam). Une Gibson et une Gretsch pour du sleaze rock plein fer dans le cornet, en fait tout ce qu'il fallait pour enduire les cages à miel de dépravation punk rock, et pour accueillir en fin de soirée la blonde et les brunes du Crüe. Le son est sale et assez pernicieux pour permettre au gang scandinave d'assouvir ses riffs déliquescents vers la perversion : Un pur délice. Mais vous vous dîtes ouaip rien de neuf, certes mais que c'est bon aussi quand c'est usé jusqu'à la couenne et que vas y que je t'envoie du lubrifiant dans les coursives auditives avec des riffs colorés et ses zestes de Sleaze rock qui produit une surdose d'énergie, surtout avec leur lead guitariste Dregen en pleine montée de sève.


Bon, je vais vous faire un aveu maintenant, le principal problème des groupes de doom, de sludge métal s'est d'ancrer leur son, puissance, émotion dans le nœud de leur bouillonnement sonique. Sinon ils deviennent aussi chiant que le post rock, pour ne pas dire soporifique.

Le combo Eyehategood inonde depuis leur début en 1992, une obscurité nihiliste à leur bayou sonique qui en live prend les contours instables d'un volcan en ébullition. Il n'y a donc pas d'ambivalence mais un son sourd, âpre et inépuisable venu du tréfonds Black Sabbathien. Et ses vieux de la vieille ont dû avaler une telle dose d'herbe que les gars sont encore dans les limbes de leur trip, mais ce qu'il faut retenir, c'est que y' a bon Eyehategood !


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Comme tous les festivals, tout a été pensé et conçu dans un but lucratif afin de pérenniser le festival, et le métalleux est reconnu pour son dévouement sincère et fétichisme exacerbé, il trouvera son bonheur sous le dôme Extrême Market. J'y retrouve (un degré au dessus du nain c'est) Medhi le chanteur des excellents Tromatized Youth, lequel me file les dernières pépites en dates de son label Hardcoretrooperrecords, en guise de cadeau fraternel je lui refile un breuvage acre et du houblon frais. Je le pensais SxA, il ne l'est point, je retrouverais avec bonheur tout au long du week-end ce lutin du hardcore incompressible avec un excellent état d'esprit et un solide mal de tête le samedi dû ouvertement aux différents breuvages qu'il a ingurgité, pas du tout SxA.

Sinon, j'étais impatient de voir Voivod.

Ahhhhh 'Tain m'en souvient comme de ma première branlette de ce groupe et surtout de leur album « Rrroooaaarrr » . Du Thrash métal canadien bien anguleux déjà pour l'époque car très technique, qui malheureusement pour lui est peut être arrivé au mauvais moment, pour une carrière en dent de scie dans l'ombre des big four of trash, et ponctué par la poisse du looser. Le concert en lui même était pas mal, même si cela a tourné un tantinet en rond, pas comme sur leur disque. Dommage, je suis mitigé par leur set, je conçois très bien qu'ils n'ont ni des riffs super tranchants, ni une rythmique qui bazarde autant qu'un escadron de B52 comme la plupart des groupes du fest. Disons que c'était plus subtil que d'hab et moins remuant.

J'ai toutefois pris mon pied à voir et entendre ce putain de groupe mythique et je conseille ardemment leur discographie entière. Par contre le bassiste Jason Newsted ( ancien bassiste de Metallica ) était absent, quid du jour


Heyyyyyyyyy, au milieu de toutes ses nanas, mais par quel sein se vouer ?


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Surement avec celui de Saint Vitus dont le concert se termina dans une liquidation d'incandescence. Il me manqua juste une portion de LSD sonique pour que mon métabolisme rachidien se télescope avec leur doom stoner gras et bien profond. Quoiqu'il en soit je fûts ramener in-extrémiste à la raison, vers un rivage psychotrope avec des buvards d'acide de riffs comme la construction des morceaux de ce Saint groupe la conçoit: En s'enroulant autour de sa substance sonore jusqu'à son asphyxie. Le combo survit depuis les seventies avec une musique oppressive, tantrique et cette fracture musicale fait bien la nique à tous les hippies shake motherfucker du Jefferson Airplane qui se sont réveillés un matin de grisous, au pied de la musique disco la mine déconfite.


Dans le coin réservé à la presse et aux groupes, J'ai profité des quelques heures promotionnelles d'une décoction allemande d'alcool à 35 degrés à base exclusivement de plantes pour en faire profiter une joyeuse troupe de trasher portugais à l'extérieur de la zone VIP du fest, dont les aromates marocain embaumaient leur cigarette et leur regard d'une ivresse rendu incandescente quand se fût le tour du groupe de heavy métal : W.A.S.P


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Yessssssssssssss Mister Blackie Lawless, 'tain incroyable de voir ce gars en chair et en os. Rappel des faits, on s'immerge dans le passé : J'ai l'age de la déraison, je suis encore puceau et dans ma tête il n'y a que le sourire et les formes venimeuses des filles. Le gang de Los Angeles arrive à point nommé avec une chanson édifiante pour moi : Animal fuck like a beast ! Frais, spontané, j'en ferais ma maxime pendant de nombreuses années...


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Ah Blackie, qui remplaça Thunders 2 fois avec les Dolls en 75, puis qui s'élança avec son premier groupe appelé Sister en 76 avec un certain Nikki Six, il y a comme un fil conducteur à ce vendredi qui s'électrocutera avec un fantastique set de WASP dans mon revival interne. Sa voix n'a rien perdu de son grain singulier, le gars a vieilli, forcément, mais il est incomparable.

Il est arrivé sans sa combinaison ornée de lames de scie circulaire et de sa fameuse coquille surmontée du même type d'appendice, il n'y a plus de barbaque, ni de sang a envoyé dans la fosse, le show est au minima, le groupe, lui débite son trip sanglant et licencieux avec des riffs heavy/glam. Plein de feeling, avec une forte amplitude de mid tempo avec alternance d'accélération du rythme ce qui n'a fait que produire des titres renversants et canoniques tel que « LOVE Machine », « Wild Child », « Blind In Texas » (énormissime ).

Puis un final majestueux avec « I wanna be someboby » je suis dedans à 350 %, il y avait même le groupe Down à côté qui s'irrita de la longueur du concert de WASP et commença son set, mais j'ai même pas entendu le bourdonnement de Phil Anselmo dans les enceintes.

WASP est un très grand groupe, avec de très bon albums, mis de côté par la force des choses nouvelles, mais qui a prouvé sans ambages l'efficacité prégnante de leur heavy métal inusable jusqu'à la dernière goutte de sang.


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M'a fallu un temps d'inadaptation frénétique pour redescendre, en fait le temps du set de Down, qui est passé comme un voile, je n'en ai rien retenu de particulier si ce n'est que j'avais l'ancien chanteur de Pantera (groupe que j'apprécie fortement) et qui défouraillait sauvagement devant moi un set tendu et efficace.

Puis voilà que voulez vous, Anthrax est arrivé et j'avais retrouvé l'usage de mes cinq sens, prêt pour le grand saut dans le trash metal 80's avec « indians », « I am the law », « Got the time », « caught in the mosh », « madhouse ». Le groupe est impartial tel un juge du trash!!!!On est en France, alors forcément « antisocial » sera la cover du soir, ce qui ajoutera une notable sympathie dans la fosse avec un gros refrain repris en chœur. Pareil qu'avec les précédents, j'hallucine en voyant Scott Ian devant ma pogne, arnachant des riffs de mammouth avec hargne et un crossover de fun au bout du manche, tout simplement la classe.


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Derrière il y a Benante qui réchauffe l'atmosphère de ses coups de butoir dans des rythmes exaltants, puis en face de moi, Bello qui azimute sa basse. Whaouuuu super set, efficace, rentre dedans, leur nouveau chanteur, quoique un peu jeune, ne démérite pas, faut dire que derrière il y a du lourd qui son passé dans ce combo: Le très regretté Belladonna puis le parfait John Bush, ce que finalement Dan Nelson symbolise d'une certaine façon avec sa voix. Mais peu de temps après, l'info est arrivé comme une poignée de gravier dans les yeux : Dan Nelson ne fait plus partie d'Anthrax et le groupe a annulé la totalité des dates européenne ainsi que sa tournée américaine et recherche activement un nouveau chanteur. Alors que depuis 6 ans on attends un nouvel album qui devait sortir sur le label Nuclear Blast le 23/10/2009 en Europe au titre de « Worship music ». C'est pas pour demain, unlucky!!!! A moins que John Bush fasse faux bon à Armored Saint mais les suppositions hasardeuses du mercato Anthraxien me file comme une envie de désespoir.

On arrive presque en fin de soirée avec Heaven & Hell.


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On a souvent omis de dire que Ronnie James Dio est malgré lui, plus connu (dans l'hexagone) à cause d'une chanson utilisé dans un court-métrage d'animation comme interlude pour pallier les « difficultés techniques » d'Antenne 2 début 70's, avec le titre «  Love is all » qui fût crée par le bassiste de Deep Purple, Roger Glover sur l'album « Butterfly Ball ». Sinon Ronnie est juste le dernier grand chanteur de heavy métal de tous les temps, même de celui qui remonte du temps des dragons. Leur set fût magique sauf que ce fût plus lent que les groupes précédents. On a quand même sur scène pas moins que le Sabbath et tout ce que cela instaure comme symbolique alors évidement le magnétisme du groupe absorbe vite dans leur incantation démoniaque le cerveau reptilien de la plupart du public.

La messe sera dite avec « Bible Black » et « Fear » en guise d'assomption luciférienne. La magie opère à cœur ouvert, car dans cette transe heavy, une vaste torpeur s'abat sur le Hellfest comme une canicule venue du tréfonds des limbes. C'est bon, ok, on y est, léché par les flammes de l'enfer avec le sourire malin d'un grand petit homme et de son chant envoutant.

Moins évident cependant pour Motley Crüe qui fit un set passable. En fait, je n'attendais pas grand chose d'eux et j'ai été servi. Vince neil n'a jamais été pour moi un grand chanteur et avec le temps (et tout ce que cela suppose et induit en dépravation) sa voix aiguë et égrillarde ne s'est pas arrangée. Les solos de Marr sont mollassons, Nikki Six et Tommy Lee en font des caisses. Bref le Crüe ne brillent que par son passé et de par ses dérives, vivant de ses rentes comme tous les vieux amerloques.


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Ma journée a débuté à 3h00 du mat, j'ai pratiquement fait le tour de l'horloge, buona notte, j'suis mort-vivant.

De par le programme annoncé, le vendredi était pour moi la meilleure journée...Ouaip sur le papelard s'était annoncé comme tel mais samedi jour du sabbat, j'avais juste à mon réveil envie de bouffer le reste de pâte de porc que j'avais laissé à l'arrière de la voiture bronzer pendant une journée entière par les caresses d'un temps estival. Ce que je fis avec un mauvais feeling dans la gorge, mais vite car il fallait que je retrouve mon mojo. En bref, on se retrouve au petit matin à déblatérer des banalités de bienséance en attendant patiemment son tour pour les commodités de dépoussiérage habituelle. D'ailleurs si il existe un truc horrible au Hellfest c'est véritablement les chiottes. Malheur à celui qui devra poser son postérieur sur la cuvette, où sinon il vous faudra attendre la passage du gars qui nettoie et désinfecte le lieu avec toute la bonne humeur que son métier requiert. D'ailleurs il me lança un : « Putain c'est vraiment un boulot de merde » ; je cru besoin de lui répondre par un « Oui forcément »  lapidaire et définitif.


Il faut se dédouaner de 6 euros pour se doucher pour les 3 jours, en comptant qu'il faut bien attendre 2 heures pour commencer à entrevoir la possibilité de choper des mycoses pour celui qui a oublié de se munir de claquette aphrodisiaque. Pour les plus cramés, le choix est incisif: Pas de douche. Oui mais voilà, plus les journées passent et plus les gars suent en s'accrochant de la poussière sur la couenne comme une deuxième entité squameuse, ce qui provoquent des émanations olfactives solidement pestilentielles comparables à l'ensemble discographique de Status Quo, voire de Supertramp. Le problème des métalleux, c'est que la majorité ont des cheveux longs, donc shampoing puis démêlant, la conséquence logique pour une durée de 3 plombes aux douches, heureusement qu'il y a les coreux avec des cheveux pratiquement rasé, là c'est 3 mn, ce qui ramènerait à une juste proportion des choses mais je n'avais pas comptabiliser les filles, ok c'est mort.

Pour les balances avant le début des festivités, d'ordinaire on entend le très classique 1,2,3,4 de l'ingé son. Pas au Hellfest où c'est des Arrrrgggg!!! Qui doivent garantir une harmonie de réglage appropriée pour chaque Arrrrrrrrrrrrrrg annoncé, putain c'est vraiment du délire le truc là !!!

Du coup j'en retrouve mon mojo, cool ! D'emblée c'est Dagoba qui n'avait pas mis sa culotte à l'envers et cueille les festivaliers à froid, dans plusieurs circle pit démentiels pratiqués dans le sens inverse des aiguilles d'un montre.


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Tout simplement car à l'inverse du monde, le peuple du métal est en autosuffisance et remonte son courant comme la manifestation extatique de leur vénération pour leur tribu respective.

Le set des marseillais ira jusqu'à me défourailler une interrogation ambivalente: Qu'est-ce qui peut passer par la tête de quelqu'un qui headbangding pendant le set de Dagoba ?

Réponse : Sa colonne vertébrale.  


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Mad sin fût la bulle d'O2 du samedi. Il y a beaucoup d'entrain dans leur muzak, très appuyé par le rythme de métronome de la contrebasse.La touche rock'n'roll/psychobilly avec son lot de cartoon/horror movie. Tout un délire visuel et sonore. Ils font même une reprise psycho d' « I shot the sheriff » histoire de tirer sur le spliff monumental de leur couillardise rock'n'rollienne.

Bonne humeur, bon esprit, un rien bancal, un rien foutraque, pile dans la décompression des zygomatiques, tout simplement parfait. Ils ont sans aucun doute possible fouetter la banane des Cats les plus wild du week-end et ingurgiter un évident capital sympathie avec leur rock'n'roll par l'ensemble du public.

Je distingue que certains de mes congénères hellfesteurs/euses ont des cicatrices dû à des entailles au bras. Manifestement certains pratiquent l'automutilation, ce qui ne manquera nullement à tous les possédées de la chrétienté de fournir un point de plus à leur objection et de globaliser à outrance le même délire d'effroi dans des reportages TV. Car selon les préceptes freudien les gens du métal sont en souffrance. Mais quelle connerie que de distinguer comme la grande majorité dans ce mouvement une manifestation psychotique et autiste, le Hellfest est heureusement là pour réaffirmer sans cesse l'existence, l'émergence de cette scène aux multiples facettes, dans une très belle communion de freaks et de déconne en tout genre sans aucun bad trip. Le 666 ème degré du métal est très peu apprécié des bigots en général, ils s'offusquent de tout et surtout ils n'entendent et voient que ce qu'ils veulent bien percevoir et discerner tout simplement. Ils omettent de parler des trop nombreux monuments à l'effigie d'un Jésus agonisant à la vue de tous avec des clous enfoncés dans les mains et dans les pieds.

Puis et de toute façon : "Les concerts de rock s'opposent au culte chrétien". Benoit XVI


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Terror produira un HxC brut et sans concession, pas de fractionnés pour ce groupe, juste une façon brutale et animale d'enfoncer leur musique jusqu'à la lie. Terror est au bout de la chaine alimentaire du HxC. Le groupe remporte assez vite l'adhésion du public, il y a beaucoup de personnes autour de la scène (comme à chaque set de groupe de HxC), le chapiteau est gavé, il fait pas loin de 40 degrés dans cette turne et on se demande comment le truc n'a pas fini par céder par autant de mouvement. Ça envoie sa race Terror, et ça c'est évidence qui vous saute à la gueule, où dans les couilles...



J'ai vu un truc très chelou, ça s'appelle Moosorrow c'est I Muvrini version métOl scandinave. Franchement pas du tout, mais alors pas du tout mon trip, c'est mou, lent, je n'ai pas du tout accroché d'ailleurs j'ai fuis c'est dire. Puis je tombe sur Clutch. Aaahhhhhhhhhhh enfin du groove (ce que n'a pas Motley Crüe). Des gibsons érectiles avec des riffs heavy, un rien de Mother Superior qui m'a complètement agrippé Leur set est carré, sans esbroufe, je ne connaissais pas et se fût une belle découverte. Mais sur disque ça part un peu dans tous les coins, j'ai plus apprécié leur live en fait.

La marque de respect pour une légende me déporte de ma ligne de front pour des Misfits vaseux. Ils ne sont même pas en place, c'est pas pitoyable, juste grotesque. De toute façon depuis le départ de l'immense Glenn Danzig, ce groupe n'est plus que l'ombre de lui même, advienne que pourra, même si cela fait toujours quelque chose, comme un picotement à voir les Misfits en live.

Pour le spectacle de provocation, le chanteur de Kickback mérite la palme.

Hey mec :


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Crachat sur le public juste avant de commencer, histoire de chauffer la salle. Puis des paroles sans détour : « On va vous la mettre profond encore une fois » qui laisseront de marbre tout de même la moitié d'un public dubitatif, l'autre étant pris dans une fosse à bestiaux débordant de testostérone à se remuer le gras pour un HxC expéditif avec les crocs d'un bulldogs.

Choquant, dérangeant avec la bile aigre d'un malaise, Kickback a toujours soufflé sur ses braises, ce groupe n'est là que pour donner des coups, ce qui s'en inquiète devrait plutôt s'entrainer à devenir plus dur que leur musique. Mais pourquoi est il si méchant (le chanteur de Kickback) ? Je ne sais pas, c'est sa façon d'exister en fait !




La hellfest girl possède de gros mollet à cause du poids monumental des bottes qu'elle utilise, nann j'déconne. Elles sont extrêmement fétichistes, on se croirait presque dans un salon de SM. Des petits culs à la pelle se trimballent devant une horde de mâles en effervescence, mais ma conscience (qui me rappelle à l'image de ma tendre épouse) me remémore qu'il y a la fesse droite qui dit à la fesse gauche que ça pue dans le couloir ! Elles ont des looks incroyables que j'ai croisé tout au long du week-end, et elles passent en revue la ménagerie du métal, heavy, Hard Rock, HxC, Punk Rock, SuicideGirls....



Betrayed est un groupe qui possède du répondant avec une espèce de crossover à base de HxC et est compressé par des riffs de métal, du moins en live. Le chanteur saute partout et a parfois des carences à suivre le rythme que le groupe impose, son chant est limite. Issue de cet hardcore old school agressif avec une attitude positive et un straight edge de circonstance, en somme à l'inverse de la bad attitude de Kickback, ils délivreront un set carré et concis, comme une bourrasque.

Ah oui, j'ai oublié de vous mentionner, le samedi c'était HxC, ouchhhhhhhhhhh!!!!


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On passe directement à la légende Cro-Mags et à John Joseph son chanteur puncheur. Petit pas incessant de boxeur, des démangeaisons lui parcours l'échine, on a l'impression que le mec est sous cocaïne (impossible évidement pour un gars qui est straight edge à donf) . J'aperçois Medhi (chanteur des Tromatized Youth) sur le côté de la scène en transe, vociférant les paroles, et ce n'est pas le seul car tout le monde est à bloc. Une très bonne prestation malgré un problème récurrent de micro, leur HxC à de l'envergure, une aura que le public réclamera ardemment comme un dû à sa dépense physique qui deviendra vite une dépendance d'adrénaline. Nous avons eu droit à l'intervention de Bessac (le chanteur de Kickback) qui est venu foutre de l'embrouille là où il n'y en avait certainement pas, mais bon on l'a vu. Cro-Mags avait les crocs et n'a pas lâché la pression, ni le corps à corps avec son public.

LE concert de tout le fest c'était sans commune mesure SACRED REICH.



ÉnOOOOOOrme et je dis pas cela pour le changement de morphologie de Phil Rind le bassiste/ chanteur, mais pour leur prestation. Le gars était super heureux d'être là, un sourire très communicatif qui renvoyait des océans de satisfactions pour un trash métal qui n'a rien perdu de sa sève crossover. J'ai un quadra derrière moi à fond de cale, qui n'arrête pas de chanter et de gueuler comme un coin. C'était peut être bien le groupe qui réunissait toutes les attentes musicales des festivaliers.

Phil balance sa voix charismatique aussi lourde que les riffs percutant de Wiley, à noter que sur quelque titres Dave McClain de Machine Head a remplacé Greg Hall le batteur. Dave McClain a fait partie de Sacred Reich de 1991 à 1993. Puis avec des titres comme « War Pigs » fantastique cover du Sabbath, « Death Squad » et un « Surf Nicaragua » pour final, il n'y avait rien à redire si ce n'est un whaouaaah de béatitude unanime.


J'ai pas vu Killing Joke du coup, et j'ai juste aperçu l'autre grande saucisse de Marilyn Manson faire crépiter son vomi dans un show tenant plus du ridicule d'un démantèlement de sous-plafond d'amiante gothique en version petit théâtre de boulevard. Si vous ne comprenez rien à cette phrase, c'est normal car j'ai rien compris au show de ce gars.

Dimanche, je n'ai pas trouvé que la forêt de Brocéliande d'ADX avait pris de l'envergure.

Bon je n'ai jamais adhéré, c'est un fait, désolé il y a un truc qui passe pas au niveau de mon audition pour le hard frenchies. Un mythe du hard rock passe et trou le fond du gouffre du métal hexagonal, je dis cela par rapport à Gojira, qui ne cesse de prendre de l'envergure, d'ailleurs ils vont faire l'ouverture de la tournée de Metallica aux states : Consécration.

Aaaaah, je ne sais pas si c'est l'effet du vent mais cette fois-ci je les ai entendu ces putains de baleines. Ouaip parce que les gaziers de Gojira ils font du death, trash metal avec des textes aux embruns écolos, limite new age. Ben tiens comme on parle écolo, au fait, est ce que la percé des verts au dernière élection européenne à définitivement accréditée l'extinction du Brice Lalonde ? Faut aussi dire que si dans les urnes, l'Europe ne brille pas, au Hellfest il y a une très belle osmose qui vient des quatre coins du vieux continent: Le métal est fédérateur.

Le dimanche c'est du lourd, baby, du mammouth qui laisse des traces. Après 3 jours, le doom fait finalement le même effet que la fatigue. Une torpeur lourde qui ankylose dans un trip gorgé de basse profonde, de riff lourd.


Ufomammut joue du Black Sabbath sous acide à la vitesse d'une limace. Guitare fender jazzmaster pour irradier l'inconscience d'un mur de fuzzzzzzzzz réfléchissant, fascinant, Doom, doom doom, tu es hypnotisé, doom, doom, doom tu ne te réveillera jamais...


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Mais si, bien sûr, vous en doutiez ? Car Destruction a pété la gueule du marchand de sable et l'a même utilisé dans son ciment, ces anglais veillent au grain de leur rafale, leur trash métal possède suffisamment de boucle rythmique et de riff, qui, si l'on dresse l'oreille ressemble à s'y méprendre à un truc tribal, merde ces gars on bouffé du Max Cavalera et du Kerry King ! Gros bourrage de poussière par contre le dimanche où la terre battue à mort à eu le temps de sécher et se réveille en micro particules directement ingurgitées dans les voies respiratoires: « guf, guf » remplacera les « arrrrrrg » du vendredi.

Je les attendais sur le grill, ils sont arrivés fun rock, et repartis cool punk, c'était Volbeat.

Franchement, un super set, avec tout le charme de leur punk rock'n'roll, le guitariste était à bloc, puis le chant de Michael Poulsen est véritablement une arme de destruction massive, la grande classe. J'ai pris mon pied, c'était comme je l'avais imaginé, simple, direct, cool et fun à la fois, bref c'était parfait mais trop court. Une musique aussi lourde qu'un bourdonnement de B52 qui plaque au sol pour contrebalancer avec un chant tellurique et aérien. Le public a apprécié à sa juste valeur toutes les qualités musicales de ce groupe incroyablement crossover.

En sirotant un liquide sucré pour désaltérer mon gosier qui piochait depuis pas mal de temps déjà dans sa réserve, je rencontre un gars talentueux en culotte courte du fanzine Abus Dangereux, dont la présence dans le fanzina est devenue matière à culte. Mais je constaterais que le Gwardeath est plus prolixe en mots couchés sur papier qu'en bouche, salutations distinguées Monsieur !


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Plus proche de l'esprit des Hells Angels avec des gros riff stoner basique, le set d'Orange Goblin, aura le chopper en érection, car avec ce groupe c’est se retrouver en bande pour une bringue d' impulsion tellurique. Une démonstration de puissance en bonne et dû forme et une figure de style libertaire, loin du bordel ambiant. Le groupe était présent sur le fest dès le vendredi, ils ont squatté, écumé le bar du VIP le reste de leur journée sans jamais débander. Ils ne se lanceront pas dans leur concert à la recherche d'un truc particulier. On y va pour se démonter la tête et se donner du bon temps tous ensemble.

Nous formons in fine un club, le genre de ce club en fait :

« Si j’ai appris quoi que ce soit en 40 ans dans le club, c’est que la liberté, ce n’est pas bon marché (...) Je sais que j’ai payé un prix terrible pour ma liberté. J’ai appris à la dure que comprendre mon cœur, c’est comprendre les démons qui se cachent à l’intérieur. En tant que guerrier, vous devez connaître la douleur et la tristesse, en même temps que la joie et la solitude... Et les Anges seront des Rois ! ». extrait du livre « Hell’s Angels » de Sonny Barger.


Napalm Death revisitera sa discographie avec l'adhésion du public pour un grind-core à la déconne fort sensible. Il fallait avoir un sacré groin pour ne pas se péter la nuque à force de se remuer le cortex. Le final est apocalyptique, c'est « Nazi Punks Fuck Off » des Dead Kennedys.


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On entend presque le keupon hurler Oï oï dans la voie lactée de cet angélisme post hardecore période Dead Kennedy's, où pour les plus franchouillard d'entre vous époque bérus avec notre « porcherie » nationale, même si depuis quelque temps il faut reconnaître que la couleur de la peau à une forte incidence sur l'abracadabrantesque courtoisie policière hexagonale.


Cathedral est l 'ancêtre du doom, il avait fait fort d'ériger son cloître grandiose car ce fils prodigue de Black Sabbath/ Hawkind me prenait (métaphoriquement parlant) par la main afin que je sois bercé par les vapeurs salines de leur doom-psyché.

Ainsi je vis en ce précurseur sur les monts du Walhalla, la Cathédral bénédictine du tréfonds visqueux des abysses lucifériennes et de ses effets au petit matin blême.


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La théorie de l'ennui, propre comme au figuré du rock progressif fût atteinte par Queensryche, ainsi que par Epica dans un style de musique que je ne saisis pas encore le devenir et Dragon Force (le cousin de dragon ball) qui chercha des embryons de Dio mais ne trouvera que des Pretty Maids et encore à l'état gazeux. Europe s'en tire grâce à leur frontman Joey Tempest. Mais j'ai pris un coup de vieux comme on fracasse la colonne vertébrale d'un lapin contre le coin d'une table car j'étais en 4 ème quand est sortit « The Final Countdown », et finalement se souvenir est revenu résonner comme un appendice trépassé sur lequel on avait même oublié qu'il exista. Un moment de délire pour la plupart car jamais ce groupe ne fut pris au sérieux, du second degré mais qui fit les honneurs radieux d'une salve d'applaudissement nourris.


Les Suicidal Tendencies ont fait un set quasi parfait, bien amer dans leur groove et rentre dedans avec un flow ébranlant une marée humaine d'headbanger qui finira sur scène comme l'apothéose logique de cette synergie de HxC/crossover, à l'unisson de la loyauté de tous les métalleux du fest.

Venice beach fût dans la place et le souk produit fût à l'unisson du crossover des Suicidals californiens.


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Le trip cosmique est arrivé avec les Electric Wizard et leur doom puissant, véritable vivier transcendantal dont les manifestations musicales auront sur l'ensemble de la Terrorizer Tent une forte teneur hypnotique.

C'est une indolence qui s'est abattue dans un son sourd et oppressant, suffocant de riffs engourdis, de rythme léthargique ramenant à elle une altération anesthésique. C'est une musique évasive sortie des limbes pour une transe de doom mouvant, remplie d'hallucination. Je n'en sortirais pas indemne, et je ne fûts pas le seul, bien au contraire, une nimbée de zombies erra dans tout le fest, avide d'un nouveau trip interstellaire.


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Je croiserais un gars en sortant qui me toisa comme on recherche dans la lecture du craquement du coup d'un gallinacé une réponse à ses interrogations futures, et me déclara : «  Dark Vador est venu sur Terre de la planète Vulcain et il m'a dit que si je n'invitais pas Lorraine, il ferait fondre ma cervelle ! » Ouchh, ok, tu sors du jeu toi.

Puis Hatebreed a mis fin au bourdonnement et me réveilla de cet engourdissement avec un HxC surpuissant unificateur. Qui ralliera de nombreux gars en forte demande pour décharger leur testostérone. Le truc est sympa, ils envoient de la poutre métallique par dessus la rambarde mais j'accroche pas des masses, disons que je suis de l'ancienne génération, style Body Count.


Le rêve américain de Manowar c'est le cauchemar indien d'Anthrax.


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La limite légale du niveau sonore pour le public en France est de 105 db, Manowar s'en tape la carlingue, ils sont LA tête d'affiche et sont finalement passés pour des têtes de veaux à la vinaigrette. D'ailleurs dès les premiers morceaux il y a un paquet de people qui est parti se coucher, sentant que la fresque de Manowar n'était qu'une frasque heavy menthe à l'eau avec tout de même un feux d'artifices grandiose en fin de concert. Bon si tu regardes cela avec une pointe d'humour alors leur show apparaît Spinal Tap totalement délire, et au final je crois que c'est ce qu'ils cherchaient, et ce qu'ils cherchent tout simplement.

Le set de Manowar pourrait se résumer à cette citation: « J'appelle deux experts complètement défoncés au crack qui vont travailler nos deux copains avec une paire de pinces, un chalumeau et un fer à souder. Est ce que tu m'a entendu espèce de porc ? Je suis très loin d'en avoir fini avec toi, je vais te la jouer à la flamme bien moyenâgeuse. » dixit Marsellus dans Pulp Fiction.

Tu vois le trip, ces mecs exagèrent leur côté théâtral jusqu'à la couenne et amplifient jusqu'à en faire une baudruche immonde et violente/dangereuse (le son).




J'ai raté Dan Lilker et erik Burke (Nuclear Assault) de Brutal Truth, si, sérieux, quel con, je sais c'est pas la peine de remuer le couteau dans la plaie de mon étourderie inacceptable. Complètement oublié, pris dans l'avalanche de décibels de la forteresse des derniers chevaliers de Don Quichotte et cela a fini par tomber sur moi comme un coup de massue, carrément marteau le truc.


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Sous la tente Circus, il y avait des spectacles, mais je ne m'en suis pas trop soucié, par éthique j'ai très vite aperçu un truc de SM/cordage, pas du tout mon trip, du catch (ICWA) plutôt fun à voir, un effeuillage de filles assez cool intitulé le Burlesque boulevard ,

Pas vu le spectacle des FuelGirls mais faut dire qu'elles aguichaient leurs formes en vous narguant sous le pif dans le coin VIP.


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Puis près de la première Mainstage, le Ball of steel des mecs qui font de la moto dans une boule en fer très petite, de grand malade.

Peu de temps après le Hellfest, Bambi est mort dans les fougères, le monde pleure sur la perte d'un de leur souvenir juvénile, moi j'ai réussit à souligner au marqueur un bout de mon adolescence avec des gens vivants, tout une différence.


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!!!« Ce qui nous immole nous immortalise » Denys Gagnon


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