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Tag - Kicking records

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jeudi, juin 30 2016

10 Years Kicking Fest !


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Conversation préliminaire au kicking fest chez les birs :

Hell-ène : Tu vas où ce week-end ?

Bir : À la fête du Cu ! à Nîmes

Hell-ène : De quoi ?

Bir : En concert à Nîmes, c'est un label qui fête sa décennie et son boss se nomme Monsieur Cu !

Hell-ène : Ah Ouaie ? J'espère que ça va pas être la foire du slip une fois les concerts terminés cette histoire de Cu ?

Bir : Ben nan tu me connais, de toute façon je dors au Cap-d'Agde chez les libertins.

Hell-ène : Ah ! Et donc du coup pour gagner du temps tu y vas à poil à ta fête ?

Bir : M'enfin mais de quoi tu parles ?

Hell-ène : Je plaisante mon chéri. Profites bien de ton week-end, avec un peu de cu, la soirée est toujours formidable.

Bir : Baaaaaaaaaaah, que t'es couille mon cœur.

Hell-ène : Nan, nan, c'est toi les couilles mon amour.

Bir : Ah oui c'est vrai. Tu sais, j'ai vraiment de la chance de t'avoir, ma chatte.

Hell-ène : Bon allez vas-y sinon ça va encore finir avec le froc aux chevilles.

Bir : Ok, à dimanche, ciaO)))


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Vendredi 24 juin, je trace direct après le travail.

La douceur estivale baigne l'habitacle de la voiture d'une douceur bienfaitrice en même temps que le « Proximity Effect » de Nada Surf. Kicking Records fêtait exceptionnellement ses 10 ans dans la smac Paloma et fallait juste bouger son cul pour y assister, et pas faire du gras devant votre téloche bande d'assistés.

C'est à Nîmes dans le Gard que le Kicking Fest a élu domicile, mais très certainement parce qu'il n'a pas eu la possibilité de le faire à Moncuq dans le département du Lot. J'arrive pile pour le début des festivités. Paloma est une très belle salle, tout y est réfléchi et pensé. C'est du 5 étoiles pour les artistes du soir. La classe américouaine quoi !

C'est MSL Jax qui a réalisé l'ouverture du club, la petite salle à la capacité intimiste. Le trio conjuguera sa douceur torturée avec comme mise en abîme, la forme exaltée d'un rock ténébreux. Vraiment chiadé, le set de Miss Shapenfingers and the Lumberjacks apposait son romantisme et un zeste d’obscurité pour faire réfléchir leur rayonnement power rock. Il faut se souvenir qu'au début de ce groupe il y avait Jérôme Bossuyt (alias Miss Shapenfingers), Mat Gaz (Mars Red Sky) et Billy The Kill, et que depuis le fameux sound Jarnac/Seattle, le band a métamorphosé son attirance ricaine vers la classe britannique, et sa verdure rock.

Mais avant cela, c’était Un Dolor. Le groupe a frotté son rock 90's dans la grande salle devant un public encore indolore à se faire secouer le cocotier à cette heure prématurée où le sudiste est plus prompt à s'aniser la gueule au troquet du coin. Pourtant le quatuor poitevin s'est largement illustré en boisant son rock avec de la peau de croco australienne, pour un set qui aura été compact, nerveux, urgent, tant le band nous a servi sur un plateau un rock hirsute.


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Le saviez-vous ? Il y a un nouveau gratteux chez les Rebel Assholes, c'est Mathieu qui remplace Jean Rem. Am’en donné on ne peut plus être au four et au moulin, faut choisir, Jean Rem a choisi. C’est une nouvelle aventure qui débute pour les rebelles de l'est, et pourtant ils ont joué leur punk rock qui colle aux tripous à toute blinde. Si le public a semblé étourdi par la calufle extérieure (34/35° celcius), il a tapé du pied et s'est laissé outrageusement séduire par les hommes du froid, ainsi qu'avec leur humour typique. Encore une fois que j'assiste à un set des The Rebel Assholes et je ne suis jamais déçu, si vous en avez l'occaz n'hésitez pas une seconde pour aller les voir, parler avec eux. Tiens pour engager la discussion sachez que Vava le bassiste adore la Chine depuis une tournée là-bas, vous retrouverez cette anecdote dans leur DVD/disque « Follow The Line ».

Ben oui, le kicking Fest c'était fait par des potes fans pour d'autres potes fans dans une zone de confort tant en qualité sonore, qu'en hospitalité (Paloma), et surtout, pour des personnes qui n'hésitent pas à gratter dans l’underground pour y vivre le Röck dans sa matière la plus féconde. En me dirigeant vers la petite salle j'entends au dépoté la mauvaise foi de faux cul critiquant le running order, alors qu'ils n'ont pas bougés du bar à se dilater l'abdomen avec de la blonde malté. Le truc aussi c'est que les deux salles jouent en simultanées mais avec un battement d'un quart d'heures entre. C'est donc le speed pour aller voir les Toulousains de Ghost On Tape foudroyer leur punk rock mélodique. Pareil, jamais déçu depuis que je les vois, parce qu'à Castelginest dans le 31 on a l'habitude de plonger dans les rucks pour gratter des riffs à s'en faire défoncer la tronche. Et à ce jeu de main, les Toulousains de Ghost On Tape n'utilisent aucun filtre à émotion, ils envoient direct la purée, sans préliminaire, sans temps mort, ouaieee de vrais sauvages ces pitaings de jeunes immatures.


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Pour cet événement si particulier, il y avait un autre événement atypique. Les groupes de l'écurie Kicking Records ont gravé un disque dans lequel ils reprennent des titres du catalogue de leurs collègues. 14 Kicking bands pour 14 Kicking Hits. Du coup le trio Toulousain nous a gratifié d'une cover des Uncos, suppléé par Ed et Trint et d'un tust pour se remémorer les paroles. La fête des copains battait son plein dans ce flux punk rawckien super fun, et je prenais acte de tout le potentiel cool qui ressortait à la lumière, tout autant qu'à la fulguration électrique de Ghost On Tape une fois encore.

Après ce défouloir je savais à l'avance qu'avec Hellbats le changement serait radicalement différent, tant la boule de sauvagerie serait rêche et sans concession. C'est aussi ce qui attire avec ce trio. Elie Bats le chanteur et guitariste portait pour cet occasion comme t-shirt le visuel du dernier excellent album de Tiger Army, je me dis que le gars doit être dans un mood coolos, puis dès le premier titre il est rentré dans l'univers suppurant de son super crossover qui vomit le psycho dans la centrifugeuse du métäl Rawk. C'était sombre, dur, épais, tout était en tension et surtension électrique. Le set fut éclectique et tout en noirceur, faisant ressortir tout le pan noisy qui accroît sans cesse l'effet jusqu’au-boutiste de la musique d’Hellbats.


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Forcément la présence scénique était conséquente, on ne jouait plus, on prenait en pleine poire la lourdeur touch guy hardcore, il se passait un truc dense et intense sur scène. Le groupe a la particularité de renouveler ses bassistes comme les batteurs dans Spinal Tap. Frantz le nouveau bassiste que l'on peut aussi voir officier chez Demon Vendetta et Black Zombie Procession était en mode guerrière. Nasty Samy (BZP, Demon Vendetta, Cab Driver Stories, etc......) dans le public guettait tapis dans l'ombre si le son était en adéquation avec le volume sonore que le groupe était en train d’abattre comme un Leatherface tronçonne du kid handicapé dans une forêt des Vosges. De la sorte que le sonomètre avait déjà fondu quand les cagoles de Nîmes se faisaient remuer les grandes lèvres. Quoiiiiiiiiii tu ne sais pas ce que c'est qu'une cagoule ? Mais c'est une fille au comportement plutôt vulgaire, souvent vêtue ou maquillée de manière outrancière, et attirée par les vêtements aux couleurs criardes, un peu comme la biterroise. Bon enfin aucune importance, parce que le trio a écharpé sans cesse. Elie grimaçait comme la zique d'Unsane dont l'influence sur le comportement et la composition des morceaux du groupe n'est plus à tergiverser. À la fin du set les ténèbres se sont refermées sur nous, en nous enlaçant dans leur voile mortuaire, tant le concert avait propagé l'amertume, la joie, la ferveur, la communion et une tension très palpable. Au-dessus de la scène planait l'ombre de Nick Elik, le contrebassiste décédé il y 10 ans de cela, et dans le regard noir d'Elie et de Tom Toxic le batteur y brillait le témoignage du plus bel hommage.


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Je m'éloignais du mémorial vers du power rock sculptural fun & cool interprété par le régional de l'étape, The Last Brigade from Nîmes, hé pardi. Le band a refait immerger le mood 90's dans une immersion émotive très intense. Conçu par le plus glam des sudistes, Ritchie Buzz, qui aura foutu sa race au patron de la salle Paloma avec son rock'n'roll de première bourre. Hey Monsieur le directeur faudrait réellement soutenir la scène de votre région, c'est indispensable car avant vous c'est elle qui a creusée le terrain pour que vous existiez.

The Last Brigade, j'ai vanté leur dernier très très bon album « Burn Out » et malheureusement le band n'était pas passé par la case Toulousaine pour y donner un concert, j’ai conjuré ce mauvais sort avec ce set (mais encore trop court pour bénéficier de tout le suc dont dispose ce groupe), maiiiiis hey, tout aussi excellent que leur dernier très très bon album « Burn Out ».

Mais ouaieeee carrément Wayne & Gart !


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Il faisait chaud et à cet effet il est important de boire régulièrement de l'eau, le corps humain a besoin en substance de 2 litres par jour. Oui effectivement après cela tu vas pisser assez régulièrement, et à la quarantaine la sudation est plus importante je ne vais pas nier la chose. Toutefois, je préfère sentir la sueur du mâle en bonne santé, plutôt que les fragrances du One Million de Paco Rabanne avec un triple menton. C'est un choix mûrement réfléchi. Le public s’était fortement désaltéré, mais avec de la bière parce que dans la grande salle, les paybassols (gens d'en bas) ont levé le poing à l'unisson pour les hors la loi des $hériff. Ça a sulfaté du riff de caniveau avec la même descente que la bière au bar. Coup de chaud, coup de sang, tout ce monde s’est percuté en diable.

Pendant ce temps au club, il y avait le groupe XTV originaire de l'Ardèche. Région pastorale où les gens font du canoë, du miel et pratiquent d'une main verte la culture du hash. XTV est un duo acoustique pour qui la notion de folk symbolise une simplicité qui va droit au cœur. De Kings Of Convenience à Simon And Garfunkel, en passant par les incontournables Beatles, XTV chérit la mélodie fondamentale, de celle dont la puissance émotive en devient intemporelle. Vincent (Baby On Board, Daddy Sucks, Discount) & Trint (Uncommonmenfrommars) forment une paire complémentaire capable de faire briller les yeux dans un feu de joie et avec des morceaux de bois (guitare), mais sans y foutre le feu.

Le feu, la flamme, c'est tout les $hériff, qui ont foncés plein gaz avec des slammeurs qui voltigeaient cul par-dessus tête, et certains n’ont même pas été réceptionnés selon l'usage de la camaraderie chevaleresque : In South = No Rules.

Le groupe a enquillé son set et la saga des $hériffs a suivi le métronome ramonesque et la sauvagerie pounk, qu'à la fin ça sentait la sueur des vestiaires après un gros match d'ovalie plein de bourrade.


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Vous ne le savez peut-être pas tous mais une nouvelle petite merveille est arrivé sur terre, il se nomme Milo. Hey bonhomme tu verras que malgré le merdier il y a énOrmément de trucs hyper cool à vivre. Je tiens à féliciter ta maman, pour le papa Romain Boule il était en train de faire le con sur scène dans un grand moment de convivialité avec les pétaradants Charly Fiasco, of course. Le groupe a donné un sens à la fête à coup de Kicking riffs et de réjouissance punk rock comme il en a le secret et l’outrecuidance. Le bassiste des Dirty Fonzy Rooliano le magnifique a remplacé au pied levé Manu Panier. Les Toulousains nous ont gargarisés d'une très belle volet de bois vert punk dont leur 11 ans d'existence font toute la différence, et référence en matière de fiasco complet. C'est assez rare pour être surligné au stabilo, je le souligne une fois de plus.



Not Scientist a fermé la marche de la soirée par un set nerveux pétri de guitare claire. C'est Frédéric El Fuego des Gas Drummers qui officiait un temps à la gratte, puis Jim est venu en fin de concert réveiller ses douleurs lombaires par une succession de riffs saillants. Pied au plancher le groupe a apposé les fondements de son punk frénétique et vivifiant. Le géant bassiste Thibauld que l'on pourrait imaginer pataud de par son physique colossal, se remue autant que le lapin duracell. J'ai chié ce groupe un paquet de fois en concert, j’étais donc ravi d'avoir pu constater qu'en live c'est aussi bandant que sur disque. Le son était 80's avec de magnifiques embruns de rock indé, de power rock et de punk émo qui ont téléportés par une énergie communicative l'ensemble de la grande salle.

Puis voilà quoi, j'ai vu les animateurs de la kicking Radio Gwardeath, Yan Du Cafzic et Guillaume Circus. (c'était samedi Gas Drummer, banane)...La suite ? C'était que la nuit étanchait les libations des noctambules pendant que je rejoignais tranquille mes pénates auprès des libertins du Cap D'agde, loin du vice éthylique.


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Samedi, il fait très beau pour tout le week-end, non mais vraiment on a du cul.


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J’ai commencé la journée par une séance de yoga pour réveiller mon corps et sa respiration. Après un petit déjeuner copieux je suis allé marcher sur la plage avec une certaine distance sur la vie. Il y avait peu d'affluence, mais il était bon d'avoir une certaine contenance devant des gens dont on ne connaît absolument rien, mais qui sont pour cette circonstance peu vêtus comme dans l'intimité, ou ficelés comme des rôtis pas cuit. Bien entendu en voulant donner une image plaisante de moi-même j’ai marché sur un coquillage saillant qui me mit dans une posture assez ridicule, du coup j'en avais plus rien à foutre, j'avais vaincu mon appréhension sur les autres.

Puis je me suis posé en tailleur pour pratiquer un peu de méditation devant l'immensité Méditerranéen, mais non sans mal devant des nymphes qui se sont malaxées le corps luisant d'une patine effrontément charnelle, à l'aide d'une épaisse lotion solaire, et dans des poses qui m’ont rappelées de vieux magazines érotiques. Bref, je me suis offert un délire cu !

Ensuite j’ai marché, marché, sans témoin, sans personne, juste mes pas qui résonnent, et puis je suis rentré me foutre dans la piscine pendant 1h30 à nager seul. C'était ma première baignade de l'année, et j'ai apprécié la texture aqueuse qui glissait sur mon corps soumis à la poussée d'Archimède. J’étais bien, loin des tracasseries journalières du monde du travail et de son asphyxiante hypocrisie. Cela m’a procuré beaucoup de réconfort pour reprenne pied. Ensuite j’ai préparé les fournitures pour la soirée et me suis barré rejoindre Paloma.



Parler de soi c’est émettre les conditions dans lesquelles on se trouve pour écrire par la suite sur les autres. On ne peut me reprocher d’être insubstantiel dans mes chroniques, que je sois passé à côté d’un disque je veux bien l’entendre, mais que l’on me gifle du manque probant d’induire des remarques pertinentes quant à la teneur de ce que j’entends, je ne peux le concevoir.

J'attaquais cette nouvelle soirée avec Supermunk dans la grande salle, un all star band avec Forest Pooky et des membres de Not Scientists, No Gut No Glory, Anita babyface & the Tasty Poneys. Forcément c'est bien cool, un mélange de punk, rock indé, power rock'n'roll. Je ne connaissais pas et je suis allé acheter leur disque juste après parce que leur set était plus que sympathique. Toutefois, je pense que tout le monde n'aura pas bien compris le sens de l'humour de Forest, c'était à un degré illicite de la cabourdise qui demande d'avoir une approche moins terre à terre sur les événements. Tu comprends ? Nan ? Disons que Forest est dans son monde à lui, et que forcément tu y es convié à planer avec lui, sauf que ce gars est trop cool pour toi si tu n'apprécies pas le Dude !


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Au club, la délicatesse de Mr Fallan s’est prêtée à une écoute douce avec des moments de flottements que les mélancoliques en connaissaient le sens et la portée. Quand je suis arrivé l'affluence était restreinte mais la qualité d'écoute omniprésente. Les gens étaient debout, j'ai pensé qu'il était préférable de s’asseoir pour communier, ce qui a eu un effet de mimétisme puisque d'autres personnes ont rejoint cette attitude. Le duo a égrené avec préciosité un mood à la Tom Yorke avec une folk très intimiste. À chaque fin de morceau on ne voulait pas briser le charme de l'ange torturé en train de papillonner dans nos âmes, pour applaudir. Comme si la douceur musicale était un recueillement prompt à un silence tonitruant qui submerge quand l’émotion est partout. Oui c'était beau et à l'antipode du boucan des autres groupes en comparaison.

Si je me dois de faire un reproche à cette fête, c'est qu'il n'y a eu qu'une seule femme sur scène pour tout le week-end, et côté parité pour le coup, le Cu est une bite.

Voilà la soirée était bien entamée parce qu'au bar les gars enquillaient cul sec les binouzes, et que le set de Gas Drummer apposait les attributs d'une solide influence du rock punk americana et d'un rock indé. Les espagnols nous ont filés la lumière solaire de leur rock catchy avec panache et ce zeste de folie qui supplémente tout le bien que l'on avait pu apprécier avec leurs albums. Ils étaient vraiment très enthousiastes, au point de carrément montrer leur cu ! Ainsi donc Mr Cu est monté sur les planches faire coucou avec un cumpleaños feliz en guise de pop-song anniversaire. Gas Drummer c'est encore un band de Kicking Records qui dispose de super titres bien mélodiques à fredonner des journées entières. Pour ma part, j’estime que c'est la version power rock des Mother Superior.

Pendant ce temps-là, les petits suisses de Hateful Monday faisaient du fromage fondu et ont remis les pendules à l'heure avec leur punk mélo que la jeunesse mercurochrome en a appréciée de s'en tuméfier le cortex. Le pit était en surchauffe.


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Dans la grande salle Guerilla Poubelle a exhorté le fiel pounk avec la vivacité de son amertume à travers des textes percutants.

Bon sinon, je voudrais passer un message à la saloperie d'enculé et à ses éventuels congénères trou du cul qui ont dégradés ma voiture. Je l'avais foutu au fond du parking pour pas qu'un bestiau trop bourré vienne la rayer. Le week-end avant, j'étais au Hellfest, il y avait plus de 160000 personnes, je m'étais garé à proximité du site, rien.

Je ne connais pas vos motivations, néanmoins que vous vous attaquiez à un symbole pour argumenter vos positions de rebelles par des intentions destructrices me coûte la peau du cul. À la marque dont vous vous êtes attaqués cela rapporte juste de l'argent en plus. Tu crois briser le système mais c’est tout l'inverse, cela ne va pas chier plus loin. Bien entendu j'aurais préféré participer et émettre ma position, tu vois on aurait pu parler en adulte consentant et uniquement avec les mains, tu aurais pissé cordialement du naseau, toi et tes amis, et le lendemain j'aurai passé la voiture au karcher pour nettoyer les traces, cela m'aurait juste coûté 2 euros. Mais malheureusement le problème avec les lâches c'est qu'ils sont incapables de faire face à leur bassesse. J'espère que vous êtes content de me l'avoir mis dans le cul, pour ma part l'argent perdu dans les réparations ne servira pas à promouvoir un groupe de l'ombre lors d'un déplacement à un concert, lors d'un achat de disque en vue d'une chronique, etc...Bien entendu je sais très bien que vous ne lirez jamais ce texte, vous n'êtes pas du genre à bouquiner mais plutôt à télécharger.


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Faudrait mûrir chenapans pour admettre que dans la même salle de concert le soutient est commun et indéfectible à la même scène musicale, de la sorte qu'un gars de la quarantaine qui écrit gratos dans l'underground depuis plus de 15 plombes et travaille depuis l'adolescence dans des métiers de merde puisse à un moment donner de sa vie, acheter un véhicule d’occasion le plus bas de la gamme Mercedes (deutschland quality), sans que cela soit un pourri de capitaliste.

Du coup cela fait une bonne idée de chanson pour Guerilla Poubelle : « Ne dégrader par la mercedes à Bir, c'est un prolétaire qui en avait marre de se taper le cul sur des caisses médiocres (made in France) en rentrant d'un concert joué dans un bar de banlieue devant dix gugusses ».

Voilà fin de la parenthèse, surtout que le Forest Pooky Full band show a boisé l'émotion par une présence scénique à la cool, avec un sens de l'humour indétrônable à s’en taper le cul par terre, et surtout un sens de la mélodie imparable. Faut dire que le chant de Forest est toujours aussi puissant, fabuleusement tendre, une granulométrie qu'il module avec un large spectre de contraste rock'n'roll et émotionnel. Forest a joué une cover des Gas Drummer avec eux, sympathique.

Forest Pooky Full band show c'est un trio, mais c'est surtout un hippie punk qui folk'n'roll à donf !

Puis The Decline a inondé sa working class dans le ressac émotionnel d’un punk rock de pub rock. Les bretons ont envoyé à marée haute un public qui avait chaviré dès leur premier appel. La camaraderie du pub était prégnante, et l’on pouvait relier les Clash avec Dropkick Murphys à coup de pinte sans problème, et sous les crépitements de la photographe Lule. et de ses superbes clichés très inventifs des groupes.


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Dans le vaste couloir de la smac il y avait le merch, j’ai regardé un temps l’attroupement de tous ces amis qui n’en finissaient plus de se raconter les tournées et autres faits divers qui ont télescopés de leur empreinte émotive tout un pan de leur existence. Au milieu je voyais que le petit gars de Dijon était heureux comme un diable en maître de cérémonie, et fier d’honorer son label. À voir le cu entre deux chaises déblatérer sur le passé de ses histoires de Cu ! avait vraiment quelque chose de cocasse et de réjouissant.

Dans le club il y avait Cooper en quête permanente de la pop song parfaite, et il le prouvera par une succession de titres de power pop Knackie (The Knack). La concordance des chants mélodieux, la bonne pêche du trio ont appliqué au set la saveur nécessaire pour passer un agréable moment. Il est à noter que le groupe a interprété une cover de Not Scientist avec Ed, et que les hollandais sont de super mélodistes hors pair de la pop song parfaite.


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Les grands frères Burning Heads fêtaient aussi quelque chose, et c’est leur 25 ans d'existence depuis la sortie de leur premier 45 tours (Hey You! / Go Away, sur Black & Noir), ainsi pour leur nouvel album (14ème du genre) ils ont concocté un double album : "Choose Your Trap" & "Opposite III". Le concert du soir en intensifiera la plénitude et l’énergie. Par ce fait la première partie était en mode rastafari-rocker et la seconde dans le mood véloce du HxC punk qu'on leur connait.

Le dernier band et pas des moindres, puisque c’est la première signature du label Kicking, et par la même occasion la mèche qui a foutu le Cu en feu, c’était les sculpturaux Black Zombie Procession.


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Groupe dont le style musical s’est étoffé en route par une tendance nettement plus musclée, musquée. Ce soir BZP nous a présenté en avant-première les 6 titres de son prochain E.P. Autant vous le dire tout de suite j’ai pris une branlée monumentale. Je connais bien BZP, je vois où ils vont depuis leur précédent opus, mais je ne m’attendais pas à être molesté de la sorte. Le set fut géant, il y avait un très gros son. Nasty Samy est très pointilleux sur la qualité sonore, c’est normal d’avoir autant d’exigence quand tu acquiers l’expérience nécessaire pour faire aboutir ta musique. D’ailleurs ça a largement payé, la plupart du public a eu les yeux qui leur sortaient de la tête. Nasty Samy à la guitare était en surchauffe, la main gauche dévalait le manche et le poignet de sa main droite doit être en titane pour être autant solliciter. Frantz a molesté sa basse par une succession de mouvement de doigt arachnéen, le gars était en mode guerrier avec Hellbats, là c'était la guerre du feu. Turbogode à la batterie c’est l’assurance d’entendre rugir la foudre et la massue de vulcain dans sa forge. M’enfin à ce niveau d'intensité il n'y aura jamais assez d’acier pour en rassasier la fonte. Le gars a été monumental. L’ensemble a produit un gros groove HxC MétAl. Elie Bats au chant était complètement dans l’aliénation, sa voix reproduisait la sauvagerie à l’état brut.

Donc pétage de nuque dans le public, ça a craquelé de partout. BZP nous a filé les titres de leur précédent opus en pâture, alors que l’on avait déjà la tête complètement catapultée. Les gars étaient les durs à cuire du week-end.


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Pas le choix, et aucune autre possibilité de prendre leur trip dans les tripes et de suffoquer de plaisir. Le set était impressionnant, à en rester sur le cul. J’adore chaque concept du groupe, et musicalement je n’arrive pas à comprendre comment un tel band ne bénéficie pas d’une plus ample réverbération ? Pitin mais c’est génial comme crossover, il y a du métAl, du Hxc, de la nöise, power rawk, et en plus c’est vraiment bien dosé, c’est brutal et fin à la fois, il n’y a pas une faute de mauvais goût, sérieux je ne comprends pas comment on ne peut ne pas apprécier BZP. Pour rappel, le band a fini son nouvel 6 titres avec en sus un livre horrifique écrit par Zarof des éditions Trash. Ça va être encore un truc vraiment énOrme et chiadé au possible.

Voilà la cérémonie s’achevait sur une note brutale et ainsi s'est refermé les 10 Years Kicking Fest !


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Il était largement temps que je m’occupe de mon Cu ! Parce que parler de Cu, c’est parler avec audace, avec laquelle une myriade de souvenirs me reviennent en mémoire.

Ainsi je trouve que le spectacle de la nature est captivant, il me fascine pour tout dire. Par chance il m'est donné de temps à autre d'en observer la joliesse poétique. Je me souviens qu'à une époque lointaine où nous étions jeunes et fous j'en ai été le témoin privilégié. Alors que je m'adonnais à la magie noire dans un concert de rock, soudainement dans les buissons ardents de cette bacchanale méphistophélique, une femelle s'avançait impérieuse au-delà du danger de son oisiveté ingénue. Elle avait ce teint d'albâtre que les statues baroques en intensifient l'arborescence, et cette bouille juvénile que les peintures préraphaélites en impactent la délicatesse. Elle flânait languide, développant une plastique féline que ses vêtements en moulaient la crudité d'une vision charnelle absolument outrancière, et immonde pour celle qui a posteriori ne bénéficie pas des mêmes faveurs que dame nature a attribué en se penchant sur son berceau avec une baguette magique, ou de la bave de crapaud. Le mâle chétif se terrait sous le brame des éminents reproducteurs, déjà en quête d’asseoir leur domination naturelle par le biais de cet appel tendancieux à la fornication animale. La femelle semblait lasse de ces appels primitifs masculins, elle avait allongé sa démarche pour se mettre à l'abri près du merchandising.

Seulement là, attention, embusqué dans une discrétion perverse il y avait en sommeil le Cu. Mais il venait de sentir une proie, son flair de clébard ne faisait jamais défaut. Il était là le regard transperçant, radiographiant finement la moindre parcelle corporelle, la babine humide dont un filet de bave descendait hagard. Puis il a raidi son corps pour qu'il soit le plus saillant possible, la femelle se pensant à l'abri auprès de ce mâle fort courtois, tombait ses barrières de protections une à une. Reniflant cette fragilité passive avec bonheur, le boss de kicking Records s'est alors immobilisé comme un chien à l'arrêt, prêt à plonger sur sa proie dans une ultime et unique estocade. C'était absolument saisissant d'observer un tel événement, de le voir se dérouler avec autant d'éclat, tant il demeure unique. Ben oui, tout de même : C'était l'arrêt du Cu !


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Aaah oui c’était il y a dix ans de cela déjà. D’ailleurs vous ne le verrez plus à l’arrêt, car il est tout le temps en mouvement depuis, et son label est à son image : libre.

Alors Merci à MrCu pour l'ensemble de son œuvre et de ce superbe week-end sonique.


Tiens c'est cadeau :


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Heyyyyyyy, avec le doigt saligot !!!


dimanche, avril 3 2016

NOT SCIENTISTS - Leave Stickers On Our Graves


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Ce groupe passé maître du courant alternatif au continu a électrocuté la scène hexagonale avec un punk rock racé en moins de temps qu’il n’en faut pour bazarder la primeur de 2 E.P et d’un premier album événement.

Franchement cela m’étonnerais que vous ne connaissiez pas Not Scientists. Le background des musiciens est suffisamment explicite (Uncommonmenfrommars, No Guts No Glory) pour faire supposer que les compositions auront cette foudre punky par laquelle une hydrocution émotionnelle semble inévitable.

Leur premier opus « Destroy To Rebuild » a mis tout le monde d’accord, tout comme la série de concert à travers l’Europe et l’Amérique du Nord a rassasié les chanceuses et chanceux qui ont pu être giflés par leur prestation fulgurante. Les deux premiers E.P étant déjà écoulés, ben oauie, et si vous n’avez pas eu la rapidité nécessaire, le groupe les ressort chez Kicking Records en version vinyle 180 gr couleur verte, 2 en 1. Vous y trouverez leur triptyque riffs, chant, rythmique formant l’angle d’attaque parfait pour le live, avec des mélodies infaillibles, et un son clair qui apporte une énergie redoutable à l’ensemble (spirit 80’s), et même une fulgurance délicate (mood 90’s emorock).

Not Scientists appose l’érection émotionnelle de l'indie-pop bubblegum, la puissance sensitive du punk rock, ainsi que des ablutions cold parfois. Ce qui amplifie toute l’épaisseur sonique du band, en lui apportant la légitimité d’une griffe personnelle.

Du coup le band repart sur les routes afin de remettre de l’électricité dans l’air punk-rockien. J’ai très, très grand espoir de les voir pour le 4ème Xtremefest, dans lequel le chanteur et guitariste Ed sera intronisé en tant que Mascotte, puisqu’il les aura tous fait depuis les débuts de ce festival.

Avoir la science infuse pour libérer l’audace musicale est une infusion de vérité que Not Scientists fait fuser comme un propulseur sonique, en une une explosion d’intensité dans votre cœur émotionnel.


vendredi, mars 25 2016

PETER BLACK & FOREST POOKY - Europe Tour 2015


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Ami(e)s punk rocker ce disque en co-production Production 386, Kicking Records, Dirty Witch et Some Produkt est pour vous.

Peter black vous le connaissez car il tient gratte/chant et compos au sein des australiens Hard-Ons depuis 1982. Depuis le temps qu'il fait rugir la fée électrique il a reçu la foudre de la sagesse et a fait l'inverse de Bob Dylan en passant à l’acoustique. On retrouve à cet occasion tout le charme décuplé de son talent de songwriter, avec cette fêlure secrète que la guitare sèche permet d’en humidifier tendrement la volupté, ainsi qu'avec des touches pop et power rock. Son chant usé par les flammes purificatrices du rock'n'punk trouve ici la fissure idoine pour lézarder toute son élégance et la gerçure émotionnelle de son incandescent power rock. Nina Bellershein vient y pulser une harmonie féminine des plus câlines, s'accolant à merveille avec les mélodies bucoliques de l'australien. Peter Black trouve dans chacun de ses titres un angle parfait pour télescoper le béguin d'une pop folk lo-fi et la brillance délicate de ses sentiments.

Forest Pooky, lui est connu dans l'hexagone, autant pour sa folie décalée, que pour sa fougue et la condensation qu'il distille à travers des compositions tendus et toujours un brin émopunk. Ce chien fou du punk (Sons Of Buddha, Napoleon Solo,...) a dans ses gênes une prédisposition toute ricaine qui lui permet d'affranchir ses titres par un parfum américouain, dégoulinant de surtension, de la largesse d'horizon parfois mélancolique, et toujours attractif. Ses 3 titres ne dérogent pas à la beauté pure que Pooky produit depuis toujours. On est vite sous le charme de sa voix, de la torpeur mélodique qu'il égrène sans cesse.

L’artwork de ce disque est signé Peter Black, 3 supers titres inédit de chacun, gravés sur un très beau vinyle orange, avec son download code of course, bref vous pouvez y aller les yeux fermés c'est du pur régal !


jeudi, mars 24 2016

Kepi Ghoulie – Kepi Goes Country


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Kepi est un ami, et pas que les jours de pluie. Kepi est punky quand il joue dans The Groovie Ghoulies, ici il fait de la country. Vous vous dîtes, okay le décor c'est une métairie et le gars s'est assagi, mais non en fait vous n'avez rien compris. Parce qu'il évite la clicherie, raccourcie et ses compositions ne s'en trouvent pas appauvries, que nenni.

Kepi exfolie le grain rupestre et en abolit la volumétrie par une sincérité enfouie, de celle qui se découvre en amie. Alors oui il y a accalmie, le côté punky et sali du garage Crampsien des Groovie Ghoulies s'est drôlement aminci depuis. Ben vouie, faut dire que depuis 2007 s'est fini Groovie Ghoulies, alors Képi a choisi. De la sorte que je le trouve plutôt bien réfléchi moi à Képi, il modifie l'aspect de son iconographie et se réfugie dans la sensiblerie. La volumétrie de sa country à autant de suie que de sucrerie, et son chant nasillard rappelle Dylan, LE bobby.

Non vraiment l'on peut dire que nous sommes vernis d’accueillir cette flânerie, parce qu'il n'y a aucune supercherie. Képi nous réjouit, il remplit d'harmonie des chansons qui flottent la nuit dans des insomnies introverties, teintées parfois d'ironie, et de ce petit zeste de fantaisie très jolie. Il fleurit toute la superficie sans une once de facétie, parce que dans toute cette tendresse infinie, Képi est ainsi. D'une sensiblerie qui unifie par sa cajolerie accomplie, il en magnifie la mélancolie, portée d'une douceur éblouie, et en bénie la panoplie country.

Il repique Johnny d'une manière assez Cash, en faisant monter la thermométrie de son « Ring On Fire » avec un stimuli de sympathie.

je vous certifie que cet album de Képi Ghoulie est béni par un arc en ciel d'éclaircie, il n'y a aucune moquerie, ni paralysie, il est met du foin dans la country avec lequel vous serez simplement ébahis. Vous le trouverez chez Kicking, label de music de polyphonie indie. Voilà c'est dit.

Je vous prie maintenant de poser votre ressentie sur cette rhapsodie, même si il est formidablement accompagné, c'est de Képi en soli que nous sommes rafraîchis, alors laissez-vous envahir par ce cliquetis de prairie country qui privilégie avant tout, la poésie simple de la vie.


jeudi, mars 17 2016

Se casser le cu ! à faire quelque chose de créatif


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Albi a célébré le punk rock du sud lors d’une soirée spéciale South By Midi-pyrénéen-Languedoc-Roussillon, avec un groupe Toulousain, un Albigeois et un Montpelliérain, bref le parking est plein avec des plaques d’immatriculation du 31, 12, 81, le tiercé gagnant, et l’arbitrage est maison. Tranquille !

A l’entrée de la salle Pratgraussals la révolte sociale aboie dans les échos lointains d’un punk à chien alcoolisé, la salle est bien garnie, whaouuu c'est cool.

Je papote avec l’immense Thibault le bassiste de Not Scientists à la longue chevelure (fan de Slayer et accessoirement de la collection Repair de Vidall Sassoon pour redonner à ses cheveux leur force et leur beauté naturelle) sur la défection du groupe suite à un souci médical du guitariste, et c’est le combo BIAS de Toulouse pink city qui remplace au pied levé et pied sur le plancher de la scène en développant son énergie punky.

Cela doit faire au moins la quatrième fois que je rate Not Scientists dans le coin, et à chaque fois il y a un impondérable, je vous dis pas comme je croise les doigts pour l’Xtremefest cet été, surtout que Thibault aura alors la tignasse qui lui arrivera jusqu’au cul.


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Tiens en parlant de cul…Alors que certains bipèdes marchent déjà à cloque-pied en sortant de la fosse dû aux coups de butoir du combo Bias, il en est un d’exception qui m’entraîne pour un entretien exclusif vers les backstages avec la démarche galante de la péripatéticienne. Direction la loge des Sheriff. Le groupe est affalé sur un canapé où chacun se repose avant de lâcher les chiens électriques.

Nous nous asseyons dans un coin de la pièce et je commence à poser mes questions pertinentes au boss du label Kicking Records, MrCu !

Pour tout vous avouer, ma venue du soir repose quasiment sur cet entretien avec cette personne de bon goût. Car cette année mes enfants sachez que nous fêtons les dix de Kicking Records, et qu’à cette occasion aura lieu à Nîmes le week-end du 24 & 25 Juin 2016 un Kicking Fest explosif.

Je sais j’en ai déjà fait mention mais là, il faut absolument que vous preniez acte et conscience de cet événement (avènement même), parce qu’il va y avoir une fiesta énOrmissime, du genre : LA FÊTE DU 21ème SIECLE.

Mais ouaiiiiiiis carrément. Tu rates ça, mais t’auras carrément chié ta vie, montre Rolex au poignet ou pas, tu auras chié consciencieusement ta vie, c’est clair, net, et précis.


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Le visuel de l’affiche du kicking fest on le doit à Alien, qui s’occupe également de celui de l’Xtremefest…Et oui tout se rejoint comme d’hab ! La salle Paloma dispose de deux salles de concert, avec une jauge de 400 personnes et l'autre de 1400. Il y a une restauration sur le site mais le Cu! S’occupe déjà de faire venir un stand Vegan. Le running order est à l'œuvre, les shows débuteront à 20h00 et se termineront à 1h00. Cette année anniversaire pour le label sera placée sous le signe de tribute, compilation, dont celle tant attendu où les kickings bands reprennent les hits de leur collègue, cette compilation sera offerte à toutes les personnes qui auront pris un pass deux jours pour le Kicking Fest...

Le label a prévu de nombreuses rééditions, et à cet effet, Kicking va éditer les albums des Sheriff " Soleil de Plomb" et "Du Goudron et Des Plumes" en vinyle, pour le reste de la discographie il faut encore patienter pour l’acquisition des droits des anciens labels de l'époque. C’est Frank Frejnik qui s’occupe du visuel, dont on doit aussi avec Eric Sourice, chanteur-guitariste des Thugs, la réédition discographique sous le label Nineteen Something de groupes Français des 90’s, dont il était peine de dégotter les albums jusqu’à présent.

En 2017, Kicking Records reprendra une activité de sortie régulière avec les nouveaux albums de The Decline, Dead Pop Club et Hellbats.

Par expérience je sais que le Cu prit entre deux chaises est plus prompt à la discussion, par ce fait il m’informe que la tournée des Shériffs au Québec était très cool & fun, comme ils n’avaient joué là-bas que 2/3 fois, ils étaient attendus comme les Rolling Stone, Tabernacle. Le public plus jeune qu’en France a été très réceptif et le band a espoir de retourner chez les cousins canadiens.

Bon, à Albi c'est davantage vers les 35/40 ans et pour l'instant les Sheriff calés dans un canapé étaient en mode veille, mais je pense tout aussi attendu que Mireille Mathieu en tant qu’ambassadrice du bon goût Français au Japon.


En y repensant c'est vrai que dix ans, putaing on ne se voit pas vieillir. Je me demande à ce moment-là à quoi il ressemblera le Cu une fois tout fripé ? Un petit vieux à l'hospice ?


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soupir

L’histoire du label Kicking Records s’inscrit comme un label de qualité, il est né à Toulouse, ville d’adoption du Cu ! Pendant laquelle il a œuvré en tous sens pour sortir les disques que l’opprobre des marchands de tapis de l’industrie musicale étaient frileux à sortir…Les cons !

La quatrième référence discographique du label c’était un tribute au Sheriff, et oui, c’était « Generation Sheriff », d’ailleurs le second volume vient juste de sortir,

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et vous retrouvez à cet occaz tout le suc d’une jeunesse qui a fait ses classes avec la morve du punk montpelliérain au coin des babines vindicatives à hurler le poing levé, les genoux tuméfiés par de successives camelles en Sk8, pour des versions contiguës et géniales ( Justine, Charly Fiasco, Diego Palavas, Les Fanatiques), un brin décalé (Poésie Zéro, The Horny Bitches, Dirty Fonzy, Boum), bête sale et méchant ( Les Boulenvrac, Okploide, La Gachette, Buck & The Coconuts, Bongo Kidz, Un Dolor, Chepa) ou carrément originales des hits des Sheriff ( The Last Brigade, Cannibal Mosquito, Two Tone Club, Le Meutre aka Billy The Kill alias Fred Alera), dont je vous en conseille l’écoute anarchique.

Revenons-en à l'entretien, et à ce puissant aveu :

J’aime le Cu !

Oui, je le confesse sans en rougir.

J’aime le Cu ! Cela fait de moi un obsédé, et alors ? Je sais très bien que Je suis dans le vice, mais c'est plus fort que moi. Cela me met dans un tel état d'excitation, que je suis incapable de ne pas l'aimer. D'ailleurs au fond, qui n'aime pas le Cu!? Hein ?

Naaaaaaaan pas le cul, le cu ! Banane.

Il faut dire qu’il y a chez cet homme la perspicacité de vivre chaque seconde pleinement, de joindre bout à bout des univers musicaux dont il en ressent ardemment la passion, les fêlures, la beauté, l’impact, l’intensité, le contraste, la puissance, la résistance, la fougue, l’énergie, la force, au point de vouloir à tout prix les graver, les vendre pour une somme modique (c’est important de le souligner), parce que si c’est underground, cela ne signifie en rien que cela soit élitiste. Tout comme le Hellfest est fait par des passionnés pour des passionné(e)s, il en va de même avec le kicking spirit, car le mood kicking est fait avec la trempe des champions, et par des hommes d'action.


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Chez Kicking, les styles, les univers musicaux sont multiples, hétéroclitement transgenres, ça parle le Röck couramment, ça le transpire même. Mais qu’importent les chapelles, qu’importent les styles musicaux, qu’importent tous les salmigondis qui divisent, Le Cu ! Est arrivé à fédérer autour d’un projet de création artistique, générant une variation de disques avec la magnitude d’en élever la foudre sonique, et avec comme unique diapason la passion stakhanoviste que les autodidactes possèdent de façon inné.

Mr Cu ! Son plaisir c’est de faire émerger de l’ombre des groupes pour les exposer dans la lumière incandescente des mélomanes.

Tu sais ce que c’est un mélomane ? C’est une personne qui entendant une femme (ou bien un homme – cela marche dans les deux sens, tout dépend de ton orientation sexuelle en fait hein…), bon, donc, le mélomane entendant une femme chanter sous sa douche se rapproche de la serrure, pour écouter ce qu’elle chante.

C’est mignon hein ! Et bien la vérité c’est qu’un mélomane ne va pas écouter du Shakira en épluchant des navets, nonnnnnnnnn, c’est carrément indécent.

Lui, il va éplucher des navets et s’arrêter d’éplucher dès qu'il entendra un disque de Kicking Records. Là est toute la nuance.

Le contraste est précis et ne laisse aucune ambiguïté. D'aucune sorte.


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Depuis son départ de Toulouse en 2012, le label est à Nîmes bercé par le chant linéaire des cigales, rosé par le soleil languedocien et le sourire du ptit gars de Dijon, qui avec le recul sur les dix années antérieures à toujours dans son regard la brillance enfantine de croquer la vie…Pépin compris.

Ben tiens tu n’as qu’à imaginer toute la diplomatie qu’il faut consacrer au quotidien dans les relations humaines dans le milieu hostile d’une tournée, de l’enregistrement d’un skeud. Alors que dire des difficultés d’une telle œuvre tant la stature d’un label indépendant est aussi fragile que la craie des falaises normandes, et repose en tout et pour tout sur la résistance militante d’une poignée d’irréductibles, pour qui la création d’un objet musical prévaut sur les résultats économiques des algorithmes boursiers de l’industrie musicale. Tu imagines ? Bon et ben arrête de chialer c’est bon maintenant.

Kicking Records existe parce que vivre est un art que le label en délivre toute la beauté sauvage.

Mr Cu c’est vrai et je m’en suis rende-compte que je t’aime pour la qualité de ton dévouement, pour ta loyauté à descendre en rappel chercher dans les bas-fonds, là ou quasiment plus personne ne va, afin de remonter avec des groupes capables de nous faire tutoyer les étoiles juste après. Tu disposes de la passion tangible des sensations vertigineuses, et avec toi on devient tous des sanguins avec la tempe qui tape sans arrêt, et des hauts le cœur émotionnel allant parfois tournicoter jusqu’à l’ivresse...Et à tourner du Cul !

Oh Yeah !


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Cu ! Tu auras toujours une plus grosse paire de couille que les petites cacahuètes des joueurs de poker des firmes musicales qui misent inlassablement sur le même poney, surtout depuis que l’accès d’internet est devenu accessible au plus grand nombre. Le trépas de l’objet musical aura fait crever une très grande majorité de disquaires, c’est manifeste, comme cela a apporté une nouvelle manière de consommer de la musique par la force des choses, et tu as su contourner tous les nouveaux codes liberticides pour inoculer tes High-kicks soniques oldschool. Prouvant une fois encore que l’objet musical est une offrande temporelle et émotionnelle, et pas un simple ustensile de consommation courante qui se vide de tout son sens une fois qu’il est passé de mode.

Créer une plate-forme qui rassemble des émissions/podcats de radio singulière, il n’y a que lui qui a osé le faire. Il est notable que Kicking Radio demande un minimum d’investissement pour écouter et changer ses habitudes d’écoutes radiophoniques. Car tu ne retrouves pas la même émission tous les jours à la même heure, et surtout que ce sont des émissions pour la plupart mensuelles, et qui sont en rotation perpétuelle pendant un mois. Mais au-delà de toutes adversités rencontrées, ce média a pourtant permis d’élargir l’auditoire du label par le biais éclectique de ces émissions musicales pour la plupart, et avec aussi des apports dans les domaines de la BD, littérature, cinéma, etc…Cela a une nouvelle fois légitimé de faire découvrir des passionné(e)s, encore et toujours.

Le Cu ! Il se réincarnera en bâton de course de relais, c’est une évidence, tant il fait le lien entre tous.


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Depuis tout ce temps à suivre la ligne de kicking je connais l’implication de Mr Cu, son érudition et sa curiosité culturelle, cette espèce de démangeaison hétéroclite et surtout vitale pour se transcender. Du cirque Plume où il a collaboré avec une délicatesse ensoleillée, en passant en illuminé par l'Afrique, jusqu’à être aujourd’hui homme de l’ombre qui plane sur le retour du soleil de plomb Sheriffien, il y a une coïncidence trop évident pour qu’elle en justifie la conclusion : Mr Cu est un être solaire, et sa capacité attractive est telle qu’il arrive à faire briller les autres sous son aile.

Il n'est pas du tout comme Icare qui se brûle les siennes par narcissisme. Car si il y a des gens qui ont un besoin avide de reconnaissance pour exister, il a en d’autres comme lui que l’on reconnaît tout simplement pour l’onctueuse capacité de gratitude qu’ils ont pour accompagner, amener les autres sur le devant de la scène, et directement vers la lumière.

Finalement ce qui demeure de plus palpable avec kicking Records c’est des objets en tout genre, marquant le temps et l’audace du simple fait d’un homme qui en a conçu la participation en incarnant un maillon important de la chaîne de réalisation.

Le boss quoi !


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Vouloir n’est pas pouvoir. La volonté n’agit que par l’importance que vous lui donnez. Hors l’opiniâtreté de Mr Cu pour son label s’abreuve de sa détermination et de son énergie avec une volonté sans faille. Ainsi chez lui, il n’y a pas de convoitise mais une exigence. Il n’y pas de cupidité mais un amour inconditionnel. Il n’y a pas de concupiscence mais la nécessité de donner vie à des disques. Agir n’est pas réagir, surtout que le temps ne s’arrête jamais. Agir c’est maintenant et tout de suite. L’intention donne lieu à un but par la combinaison d’un acharnement et d’une assiduité constante. Ce n’est qu’en toute fin que l’obstination délivre un courage nécessaire pour toute pérennité. Pigé ? Nan ? Relis.

Ce label s'est imbriqué solidement et durablement dans sa vie personnelle, avec une place quasi envahissante, dont son entourage proche a dû parfois en subir le monopole, mais ce label a aussi en partie sauvé sa vie. Car dans cet engagement quotidien à bâtir, à réunir, à fédérer, on passe outre son égo pour se concentrer uniquement à promouvoir ce à quoi on s’exténue à faire émerger de l’obscurité profonde de la nuit. On fonce tête baissée parce que l’on sait que le temps ne s’arrête jamais, jamais trop le regard sur le passé non plus pour aller de l’avant.

Cette aventure humaine faite de rencontre inépuisable a su apporter l’énergie nécessaire à braver tous les embûches dont un label indépendant est en droit de s’attendre, d’endurer. Dix ans après, c’est la concrétisation d’un travail effectué tout au long d’une exigence de marathonien, se découvrant par la même occasion une capacité de travail phénoménale, au point d’avoir trouvé dans cette voie une réponse légitime à son existence sur terre, avec comme philosophie de vie d’éblouir ce monde.

« Exister est un fait, vivre est un art » est une devise qui correspond en tout point à Mr Cu !

Alors Oui j’aime le Cu ! C’est un artiste, un magicien qui sort de son chapeau fantasmagorique des disques, des livres, des Sk8, des DVD, et cela découlent vers des spectacles vivants où des groupes de musiques s’exténuent à vous faire battre au pouls de vos émotions les plus ardentes.


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La discussion se termine, je retourne dans le saladier de la mayonnaise à gogo, où Dirty Fonzy le local de l’étape fournit son contingent de frénésie punk et de célébration boisée. Les albigeois fournissent un set dans le jus du soir, à savoir fortement malté, tant la couillardise du midi est au rendez-vous de l’explosion festive qui siège dans toute la salle, là où leur punk rock fume les dernières neurones disponibles. Une brune qui sent le roussi d’alcool pur à côté de moi se grille une roulée, avec une souplesse dans le coude qui lui permet de renverser son gobelet de blonde. Totalement pounk !

Au fait est ce que c’était une xtremefest party ? Non c'était la 15aine du punk par l'assos Pollux. Il y avait du monde en tout cas, c’était vraiment cool de voir autant de personnes pour un concert de punk rock dans le coin. Tiens pour reparler du XTREMEFEST, Carcass a jeté son tablier d’équarrisseur pour cette année, mais il viendra hacher sévère en 2017, les coutelas soniques encore plus aiguisés que jamais.

Du coup il y a Napalm Death, Cj Ramone (Génial), Loudblast (trop cool), Trollfest et Tempt Fate qui clôt la programmation.


Hey prend ton ticket !


J’ai aussi enfin appris qui se cache derrière le sobriquet des The KILLMISTERS, groupe qui reprend le catalogue graisseux des titres de Motörhead pour en vidanger l’exutoire en un tribute mémorial Ô grand Lemmy, le légendaire bassiste devenu icône depuis qu’il est passé à trépas. Et donc ce groupe se compose de...
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Ah ? ! Okay, ok, je ne dirai rien pour ne point en divulguer la surprise.

Puis très vite les sheriff offrent en guise d’exutoire un apéro ramonesque à des sudistes déjà bien trop anisés avec des hits pour en catapulter le knock-out. Le bain de jouvence est immédiat, tant la moyenne d’âge 35/50 ans saute à l’unisson de la fièvre capiteuse qu’elle est en train de faire subir à un corps qui retrouve d’hypothétiques élans juvéniles. Ok le lendemain il ne fait nul doute que ce sera courbature générale, mais ce sera des courbatures méritées par la célébration d’une jouvence libératrice…Qui parfois à oblitérer chez certain vers un excès destructeur, et dès lors aura très certainement échu en une fièvre des barriques des plus intenses.

Mais là, les vieux lions rugissent. Les Sheriff poursuivent avec leur inoxydable punk chewing-gumesque et le public rend gorge à tous les refrains. La liesse prolétaire tape le sol avec insistance et frénésie, malheureusement ce sont les plus ivres qui montent sur scène, ils déambulent sans fin sur le devant de la scène, c’est excessivement pénible. Hey mec c’est un concert de rock, le stage-diving c’est se jeter de scène direct dans la fosse, tu n’es pas sur un podium de prêt-à-porter. Mais bon les Sheriff avoinent leur récital, ça pue la transpiration et le rat crevé malgré l’épaisse couche de fumée des cigarettes (heyyyyyy tu ne peux pas fumer ta sucette à cancer dehors ? Non, j’suis un pounk bourré, j’t’enfume par tous les trous, anarchiiieuuuuu).


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Quoiqu’il en soit, entre la fumée et les glandus qui insistent à monopoliser la scène, c’est simple tu as du mal à discerner le groupe. Franchement chiant.

Du coup je zieute mes potes Junk & Rachid connaissant leur classique pour les brailler comme des petits chanteurs de la croix de bois inversée, avec la plupart du temps le poing levé.

La bière coule au sol aussi gaiement que la maladresse des gens à la renverser avec une naïveté exemplaire, les filles s’époumonent en dansant la macaréna pour Céline, et la danse africaine pour Valérie, les amplis dégoulinent de foutre sonique sans interruption, si le son n’est pas tip-top, il y en a suffisamment chargé d’énergie brute dans l’air pour que des quadragénaires soit en apoplexie (big-up à Geof et Olivier)…Et le set se termine par des applaudissements nourris à la bière et au pâté de campagne.

La liesse populaire déblatère du rendu physique qu’elle vient de prendre dans la tronche en signifiant que les Sheriff font toujours la loi dans le sud, rien à redire c’est avéré. Les coyotes du caniveau s’endorment dans les bras de maître kanter, et les derniers iroquois trinquent avec les chiens de la rue.

Pour ma part il temps de retrouver ma Pimprenelle, au passage Mr Cu prélève du stand de Kicking des skeuds que je vais chroniquer dans un avenir proche.

Ahahahah ! Sacré vieux Cu ! Finalement on l'imagine bien dans son hospice glissant d'une autre façon que son SK8 habituel.


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Je matte avec toute innocence dans le bac qui propose des disques de choix allant d’Hellbats à Gloria Gaynor, de Second Rate à Duran Duran, de Forest Pooky à...

? ? ? ? ?


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WHAaaaaaaaaaaat !?

Attend, Gloria Gaynor ??

Duran Duran ??

Hey je pioche en sueur de nouveau au fond du bac des 45T, et mais c’est quoi ça « Quand La Musique Est Bonne » d’un certain J.J.Goldman ?!?


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What's The Fuck ! ! !


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Et merde encore une histoire de Cu !


samedi, mars 12 2016

10 Years Kicking Fest : la prog complète et le site internet en ligne


Attention, amies & amis du Rock qui décapsule chaudement...Prenez une grosse bouffée d'air vous allez en avoir besoin pour les prochaines bouffées de chaleur...


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Les 24 et 25 juin 2016 à la splendide Paloma à Nîmes plongés pendant deux jours en immersion totale dans l’univers de Kicking Records pour les dix ans du label, avec des surprises à la pelle...Un splendide site internet a d'ailleurs fait son apparition spécialement pour ce Kicking Fest, et sa fête qui s'annonce forcément très Kickingesque.


VENDREDI 24 JUIN 2016

Les $heriff (Punk Rock / Montpellier)


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Dans les années 80 et 90 les $heriff ont mis le feu sur à peu près toutes les scènes où ils ont pu jouer. Petits frères francophones des mythiques Ramones, les montpelliérains se sont rapidement imposés comme les fers de lance du punk rock français grâce à un son électrique et une voix mélodique qui tranchaient avec le rock alternatif de l’époque. Fraîchement reformés depuis 2012, ils sont désormais bel et bien de retour et vivent actuellement une seconde jeunesse en enchaînant les concerts explosifs et vitaminés. Pour matérialiser ce retour, un live enregistré lors de leur concert de reformation « Bang! - Montpellier 02/06/2012 (Live 2012) » est sorti en 2014 chez … Kicking Records. « Des deux doigts dans la prise » à « jouer avec le feu » venez voir ou revoir les plus grand tubes des $heriff.


Not Scientists (Punk Rock Mélodique / Lyon)


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Not Scientists est LE groupe punk rock du moment en France. Formé en 2013 avec des membres de Feu-Uncommonmenfrommars et de No Guts No Glory, deux références hexagonales du genre, les 4 lyonnais enchainent directement un premier EP et une grande tournée qui les emmènera dans 11 pays d’Europe et au Canada. « Destroy to Rebuild » leur 1er album sorti en 2015 chez Kicking Records leur permet d’enfoncer encore un peu plus le clou et de repartir en tournée pour 4 mois avec notamment 3 semaines aux États-Unis en compagnie des groupes américains Copyrights et Masked Intruders.


Hellbats (Heavy Rock / Montbéliard)


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Toujours debout les heavy rockeurs de Montbéliard sortent de leur grotte et signent leur grand retour avec un nouveau bassiste dans leur rang. Un passage au 10 Years Kicking Fest en juin, une poignée de concerts et une rentrée en studio prévue en fin d’année pour donner naissance au successeur de « Kiss Your World Good Bye » (Kicking Records / 2012), tel est le programme annoncé en 2016 pour les Franc-Comtois. Nul doute qu’il fallait bien ça pour redorer l’image de la Franche-Comté à travers le monde !


The Rebel Assholes (Punk Rock / Montbéliard)


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À l’inverse du FC Sochaux, les Franc-Comtois ont le vent en poupe ces dernières années. Des tournées européennes avec les Burning Heads, des concerts au Japon et en Chine (une aventure immortalisée dans un DVD sorti chez Kicking Records en 2015) et des sorties d’albums régulières, rien à dire les Rebel Assholes sont des garçons bien occupés. Ils seront encore sur la route en 2016 et se chargeront comme toujours d’apporter leur bonne humeur légendaire dans les salles de concert entre deux riffs qui vous sembleront tout droit sortis des années 90 et des productions Fat Weck Chords, quelque part entre NOFX et Snuff.


Charly Fiasco (Punk Rock / Toulouse)


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Combien de kilomètres les Charly Fiasco ont- ils parcouru depuis les début du groupe en 2005 ? En véritables routiers du punk rock français, ils sont allés jouer absolument partout, du fond du Jura à Bistrita en Roumanie en passant par le Canada, avec un sens de l’humour toujours inégalé à l’heure actuelle. Car en plus de sortir des excellents albums studios, Charly est également une véritable tornade dès qu’il pose les pieds sur une scène. Avec leur nouvel album de 2016 "Chroniques d'un temps détourné" les quatre toulousains reviennent plus forts que jamais, accompagné de leur inépuisable stock d’anecdotes.


The Last Brigade (Grunge Rock’n roll / Nîmes)


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Les locaux du festival ! On les a laissé en 2014 avec un condensé de rock’n roll à la sauce de la scène alternative des 90’s, ils seront bien présents au 10 Years Kicking Fest avec la même recette. À l’écoute de leurs deux albums on pense à Nirvana bien sur, mais également Therapy?, Dinosaur Jr ou encore les Foo Fighters pour les grands noms. Riffs catchys et mélodies imparables : la power pop n’est pas morte !


X-Tv (Pop Acoustique / Lyon)


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Prenez deux punk rockeurs, mettez les ensemble dans la même pièce avec une paire de guitare électrique, fermez à clé et ramassez les copies en fin de journée. X-Tv c’est exactement ça, un duo d’aficionados des guitares électriques et des power chords qui ont pris la décision de revenir à l’essentiel. Sans artifice, ni tricherie, les X-Tv sont donc partis à la recherche de la mélodie parfaite, celle qui accompagnera vos voyages et habillera vos souvenirs.


Ghost On Tape (Indie Punk Rock / Toulouse)


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Octobre 2012, la fin du monde prédit par les mayas approche à grand pas. Voyant leurs derniers souffles arriver les trois toulousains Ghost On tape se décident à envoyer la sauce dans les bacs avec un premier album très prometteur. La prophétie des mayas ne s’est finalement pas réalisé, mais la bonne nouvelle c’est que le trio a pu remettre ça avec un EP et un nouvel album en 2015. Vous l’aurez compris les Ghost On Tape sont du genre pressés et ont décidé de tout faire à fond que ce soit en studio ou sur scène, où ils délivrent des concerts à l’intensité rare.


Un Dolor (Rock’n roll Grunge / Poitiers)


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Originaires de Poitiers les Un Dolor nous servent depuis 1991 un rock’n roll lourd et puissant qui synthétise à lui seul ce que les années 90 et le rock australien (les Hard-Ons pour ne citer qu’eux) ont fait de mieux. Entre un grunge énervé et un morceau de Hardcore mélodique il n’y qu’un pas que le quatuor n’hésite jamais à franchir allègrement. Et ce n’est pas un hasard s’ils joueront dans la grande salle avant les $heriff le vendredi soir de ce premier Kicking Fest au Paloma.


MSL Jax (Rock’n roll Garage / Jarnac)


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MSL Jax écrit la bande son de vos meilleurs aventures, celles où vous êtes entre potes, sans stress et avec une pile de CD de rock’n roll. Vous démarrez la voiture,partez en Road Trip. Où ? Aucune idée, mais loin. Vous vous envoyez quelques centaines de kilomètres, enchaînez les CD dans l’autoradio. Mais quels CD au fait ? Ceux de MSL Jax évidemment !Vous vous trouvez exactement à mi chemin dans les années 90 entre Seattle et Melbourne.


SAMEDI 25 JUIN 2016


Burning Heads (Punk Rock / Orléans)


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Au cours de ces 28 dernières années les Burning Heads ont enchaîné près de 14 albums qu’ils ont chacun enregistré entre 2 tournées à travers le monde. 11 albums de punk rock, 2 albums de reggae et en 2014, un double album moitié punk rock, moitié reggae : « Choose Your Trap » (Opposite Records). Quelque part entre The Adolescents et the Clash, en passant par The Ruts, The Jam et Black Flag, ils continuent en 2016 de défendre leur vision du monde et de faire des concerts d’anthologies qui ont fait leur renommée.


Guerilla Poubelle (Punk Rock / Paris)


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Guerilla Poubelle est définitivement un OVNI de la scène française. Le groupe parisien, né sur les cendres des Betteraves, s’est permis depuis 2003 de sortir trois albums et des EP à la pelle, de participer à de nombreuses compilations et surtout de faire près de 700 concerts aux quatre coins de la planète (du plus petit bar aux grandes scènes des festivals). Et ceci sans jamais déroger à leur éthique originelle, celle du Do It Yourself et de l’authenticité.


Flying Donuts (Heavy Rock’n roll / Epinal)


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Peut-on faire du rock’n roll quand on vient des Vosges ? La réponse est Oui !Avec déjà 20 ans et 4 albums au compteur, les Flying Donuts sont un modèle d’authenticité. Du punk rock mélodique au metal, les influences des spinaliens brassent large mais tombent juste. Leur dernière production « Still Active » (Kicking Records / 2014) le prouve une nouvelle fois avec un disque d’une rare intensité qui synthétise à merveille leur carrière. La bonne nouvelle étant leur retour dans les bacs en 2016.


The Decline ! (Folk Punk Rock / Rennes)


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Imaginez si Against Me avait croisé la route de Johnny Cash pour former un all star band … Vous obtenez The Decline !Et depuis 2009 les Rennais n’ont pas chômé avec leurs 2 albums et les nombreux concerts pour les promouvoir à travers l’Europe. Après une année de pause bien méritée, ils reviennent en grande pompe en 2016 et participeront au 10 Years Kicking Fest. Et oui le drapeau breton flottera également sur Paloma les 24 et 25 juin prochain.


G.A.S. Drummers (Punk Rock Mélodique / Espagne)


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Des mélodies imparables, posées sur des riffs d’une tendre agressivité : ces espagnols sont la douceur incarnée du punk rock européen. Imaginez vous sur une terrasse dans la baie de Cadix, une splendide vue sur l’océan et un plat de Gaspacho devant vous, c’est exactement ça l’expérience G.A.S. Drummers. Et leurs 15 années de carrière passées à tourner et collaborer avec l’élite mondiale du punk rock (de Propagandhi à Tim Armstrong de Rancid, en passant par Pennywise ou Good Riddance) n’ont rien changé à cela.


Cooper (Power Rock / Pays-Bas)


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Originaire de La Haye, Cooper s’affiche dans la scène rock’n roll européenne depuis plus de 20 ans maintenant. Leur dernier album sorti en 2011 s’appelle le plus simplement du monde « Cooper », comme s’il était venu le temps pour eux d’avoir leur album éponyme. Un album enregistré par le chanteur, René, et mixé par la légende Bill Stevenson (entre autre batteur de Black Flag et Descendents et propriétaire du très réputé studio Blasting Room aux États-Unis). Leur participation au 10 Years Kicking Fest sera l’occasion de découvrir ou redécouvrir leurs pop songs, des pop songs lourdes et mélodiques, qui ne sont pas sans rappeler les années 90 et en font l’un des groupes les plus mélodiques de la scène Punk Rock.


Hateful Monday (Hardcore Mélodique / Genève)


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Formé en 1998 dans cette banlieue craignos de la France qu'est Genève, Hateful Monday a depuis fait son petit bonhomme de chemin. Le trio suisse a assuré les premières parties de The Adolescents, Bad Religion et Burning Heads, fait des concerts aux 4 coins de l’Europe ainsi qu’au Japon, et a surtout trouvé le temps de sortir 4 albums et 2 EP depuis 2001. Réglés comme une montre Swatch, ils envoient un Punk Rock efficace et sans concession, engagé et mélodique à souhait.


The Black Zombie Procession (Trash Crossover Horror Core / Besancon)


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Le 1er album de ce all star band à géométrie variable fut aussi la 1ère sortie du label Kicking Records. Retour en 2006 : Nast Samy, guitariste de feu second rate et Hawaii Samurai, se retrouve à court de projets musicaux mais avec des compositions. Il convie en studio des collègues de tournée et enregistre le premier album du groupe « We have dirt under our nails from digging this hole we're in ». La suite on la connait : plus de 50 sorties ainsi que de multiples activités pour Kicking Records et 2 autres albums et un EP pour Black Zombie Procession. Désormais avec Elie Bats (des Hellbats) au chant, le groupe a sorti fin 2014 «Vol. III : The Joys of Being Black at Heart » un crossover entre punk rock mélodique et metal tendu. Affamés comme jamais ils sont de retour en studio en 2016 et joueront au 10 Years Kicking Fest à l’occasion de ce double anniversaire !


Forest Pooky (Full Band) (Pop Acoustique / Lyon)


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Troubadour des temps modernes, Forest Pooky consacre désormais une bonne partie de sa vie à son projet acoustique et faire autant de concerts que possible entre les États-Unis, la Réunion et l’Europe. Vaste programme pour cet américain (de Washington DC) exilé depuis en Ardèche, qui arrive à mêler la fougue du punk rock et le songwriting de la folk. On pourra citer pêle mêle Against Me, Evan Dando (de The Lemonheads) et bien évidemment Frank Turner. Et comme le garçon n’est jamais avare de bonnes nouvelles, il sera à l’occasion du 10 Years Kicking Fest accompagné de son full band.


M. Fallan (Full Band) (Indie Pop / Geneve)


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Lui aussi à grandi dans les 90’s. Né à Paris mais exilé à Genève pour des raisons musicales, l’ex guitariste des suisses Hateful Monday, M.Fallan a quelque peu délaissé ces dernières années les power chords des guitares électriques pour un projet plus pop et expérimental. En 2011 sort ainsi « Contagious » son premier album solo, 10 titres écorchés au cours desquels il aborde ses déboires amoureuses mais aussi sa vision de la société actuelle et de ses dérives. M. Fallan c'est un songwriter engagé et romantique, un poète des temps modernes.


Billetterie :

Prévente - (hors frais de location), Pass 2 jours (+ 1 CD offert à l’entrée) : 38 € ; Tarif plein 1 jour : 25€ / Tarif réduit 1 jour : 21€

Sur place - Tarif plein 1 jour : 28€ / Tarif réduit 1 jour : 24€

Réservations : DIGITICK


UN RENDEZ-VOUS PUREMENT IMMANQUABLE !!!


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vendredi, février 12 2016

Kicking Fest les premiers noms


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Le label indépendant Kicking Records fêtera ses 10 ans en 2016. 10 années d’activisme forcené, de suicide commercial et de rock’n roll, que le label fêtera en grande pompe à Nîmes les 24 et 25 juin 2016 dans la splendide salle Paloma. Et pour célébrer cet évènement ce ne sont pas moins de 20 groupes affiliés de près ou de loin à Kicking Records qui se succéderont durant les deux jours du 10 YEARS KICKING FEST.

Billetterie :

Prévente (hors frais de location)

Pass 2 jours (+ 1 CD offert à l’entrée) : 38 €

Tarif plein 1 jour : 25€ / Tarif réduit 1 jour : 21€

Sur place

Tarif plein 1 jour : 28€ / Tarif réduit 1 jour : 24€

Réservations :Paloma - 250, Chemin de l’aérodrome 30 000 Nîmes - 04 11 94 00 10 + Réseau Digitick

Mais ouaieeeeeeeee bien sûr que c'est tout à fait normal que vous soyez excités !!


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Les $heriff (Punk Rock / Montpellier)

Dans les années 80 et 90 les $heriff ont mis le feu sur à peu près toutes les scènes où ils ont pu jouer. Petits frères francophones des mythiques Ramones, les montpelliérains se sont rapidement imposés comme les fers de lance du punk rock français grâce à un son électrique et une voix mélodique qui tranchaient avec le rock alternatif de l’époque. Fraîchement reformés depuis 2012, ils sont désormais bel et bien de retour et vivent actuellement une seconde jeunesse en enchaînant les concerts explosifs et vitaminés. Pour matérialiser ce retour, un live enregistré lors de leur concert de reformation « Bang! - Montpellier 02/06/2012 (Live 2012) » est sorti en 2014 chez … Kicking Records. « Des deux doigts dans la prise » à « jouer avec le feu » venez voir ou revoir les plus grand tubes des $heriff.

Cooper (Power Rock / Pays-Bas)

Originaire de La Haye, Cooper s’affiche dans la scène rock’n roll européenne depuis plus de 20 ans maintenant.Leur dernier album sorti en 2011 s’appelle le plus simplement du monde « Cooper », comme s’il était venu le temps pour eux d’avoir leur album éponyme.Un album enregistré par le chanteur, René, et mixé par la légende Bill Stevenson (entre autre batteur de Black Flag et Descendents et propriétaire du très réputé studio Blasting Room aux États-Unis). Leur participation au 10 Years Kicking Fest sera l’occasion de découvrir ou redécouvrir leurs pop songs, des pop songs lourdes et mélodiques, qui ne sont pas sans rappeler les années 90 et en font l’un des groupes les plus mélodiques de la scène Punk Rock.

Guerilla Poubelle (Punk Rock / Paris)

Guerilla Poubelle est définitivement un OVNI de la scène française. Le groupe parisien, né sur les cendres des Betteraves, s’est permis depuis 2003 de sortir trois albums et des EP à la pelle, de participer à de nombreuses compilations et surtout de faire près de 700 concerts aux quatre coins de la planète (du plus petit bar aux grandes scènes des festivals). Et ceci sans jamais déroger à leur éthique originelle, celle du Do It Yourself et de l’authenticité.

The Black Zombie Procession (Trash Crossover Horror Core / Besancon).

Le 1er album de ce all star band à géométrie variable fut aussi la 1ère sortie du label Kicking Records. Retour en 2006 : Nast Samy, guitariste de feu second rate et Hawaii Samurai, se retrouve à court de projets musicaux mais avec des compositions. Il convie en studio des collègues de tournée et enregistre le premier album du groupe « We have dirt under our nails from digging this hole we're in ». La suite on la connait : plus de 50 sorties ainsi que de multiples activités pour Kicking Records et 2 autres albums et un EP pour Black Zombie Procession. Désormais avec Elie Bats (des Hellbats) au chant, le groupe a sorti fin 2014 «Vol. III : The Joys of Being Black at Heart » un crossover entre punk rock mélodique et metal tendu. Affamés comme jamais ils sont de retour en studio en 2016 et joueront au 10 Years Kicking Fest à l’occasion de ce double anniversaire !

The Decline ! (Folk Punk Rock / Rennes)

Imaginez si Against Me avait croisé la route de Johnny Cash pour former un all star band … Vous obtenez The Decline !Et depuis 2009 les Rennais n’ont pas chômé avec leurs 2 albums et les nombreux concerts pour les promouvoir à travers l’Europe. Après une année de pause bien méritée, ils reviennent en grande pompe en 2016 et participeront au 10 Years Kicking Fest. Et oui le drapeau breton flottera également sur Paloma les 24 et 25 juin prochain. Burning Heads (Punk Rock / Orléans) Au cours de ces 28 dernières années les Burning Heads ont enchaîné près de 14 albums qu’ils ont chacun enregistré entre 2 tournées à travers le monde. 11 albums de punk rock, 2 albums de reggae et en 2014, un double album moitié punk rock, moitié reggae : « Choose Your Trap » (Opposite Records). Quelque part entre The Adolescents et the Clash, en passant par The Ruts, The Jam et Black Flag, ils continuent en 2016 de défendre leur vision du monde et de faire des concerts d’anthologies qui ont fait leur renommée.

G.A.S. Drummers (Punk Rock Mélodique / Espagne)

Des mélodies imparables, posées sur des riffs d’une tendre agressivité : ces espagnols sont la douceur incarnée du punk rock européen. Imaginez vous sur une terrasse dans la baie de Cadix, une splendide vue sur l’océan et un plat de Gaspacho devant vous, c’est exactement ça l’expérience G.A.S. Drummers. Et leurs 15 années de carrière passées à tourner et collaborer avec l’élite mondiale du punk rock (de Propagandhi à Tim Armstrong de Rancid, en passant par Pennywise ou Good Riddance) n’ont rien changé à cela.

Hateful Monday (Hardcore Mélodique / Genève)

Formé en 1998 dans cette banlieue craignos de la France qu'est Genève, Hateful Monday a depuis fait son petit bonhomme de chemin. Le trio suisse a assuré les premières parties de The Adolescents, Bad Religion et Burning Heads, fait des concerts aux 4 coins de l’Europe ainsi qu’au Japon, et a surtout trouvé le temps de sortir 4 albums et 2 EP depuis 2001. Réglés comme une montre Swatch, ils envoient un Punk Rock efficace et sans concession, engagé et mélodique à souhait.

Flying Donuts (Heavy Rock’n roll / Epinal)

Peut-on faire du rock’n roll quand on vient des Vosges ? La réponse est Oui ! Avec déjà 20 ans et 4 albums au compteur, les Flying Donuts sont un modèle d’authenticité. Du punk rock mélodique au metal, les influences des spinaliens brassent large mais tombent juste. Leur dernière production « Still Active » (Kicking Records / 2014) le prouve une nouvelle fois avec un disque d’une rare intensité qui synthétise à merveille leur carrière. La bonne nouvelle étant leur retour dans les bacs en 2016.

Not Scientists (Punk Rock Mélodique / Lyon)

Not Scientists est LE groupe punk rock du moment en France. Formé en 2013 avec des membres de Feu-Uncommonmenfrommars et de No Guts No Glory, deux références hexagonales du genre, les 4 lyonnais enchainent directement un premier EP et une grande tournée qui les emmènera dans 11 pays d’Europe et au Canada. « Destroy to Rebuild » leur 1er album sorti en 2015 chez Kicking Records leur permet d’enfoncer encore un peu plus le clou et de repartir en tournée pour 4 mois avec notamment 3 semaines aux États-Unis en compagnie des groupes américains Copyrights et Masked Intruders.

Fin Juin ça va twister à Nîmes avec Kicking !


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dimanche, janvier 17 2016

Kicking fête ses 10 ans


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Yes papa, 10 ans !! Putinnnnnnnnnnnnnn il me semble que c'était hier que je rencontrais à Toulouse le boss de ce label, Mr Cu ! C'est vrai que depuis 83 disques sont passés, et des livres, et des shirts, et des sk8, et des concerts, et des parties de rigolades à s'en pisser dessus...Ouaie il nous a sublimé la vie le Cu !


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D'ailleurs vous pouvez lui faire confiance pour concocter un week-end exceptionnel. Donc tatouez-vous sur l'avant bras pour ne pas oublier que les 24/25 juin à Nîmes, la Kicking Hometown sera dans la splendide Paloma.


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Il a vu les choses en grand le Cu ! Maaaaaaaa putinnnnn carrément mec !

Un nouveau groupe sera annoncé chaque semaine sur la page Kicking FB ainsi que sur l'event, il n'y a qu'à suivre...


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samedi, août 10 2013

Xtr'Em All


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REPORT XTREMEFEST 2013


Au commencement était la mine, ressource vitale et mortuaire pour une classe laborieuse hétéroclite, mais uniforme en gueule noire et dans sa lutte de survie. De là naquit une unicité, et le terreau d'une ébullition qui débuta par le réseau Tartempion, qui fut l'un des premiers réseaux rock militant de France conçu par Michel Grèzes dans « l'auberge du sanglier » de ses parents entre Albi et Castres, qui depuis est devenu une boite échangiste, "Le rouge et noir" ça ne s'invente pas.

L'avènement de l'association Transparence en 1974 légitima la programmation de théâtre, danse, mime, animations de rues, musique progressive avec Magma (qui passait dans les bals de village du Tarn aussi, trop dingue), Gong, Henry Cow, Kevin Coyne, Caravan, Art Zoyd, et il y avait même le grand Léo Ferré qui dès qu'il entamait « Les Anarchistes », la salle de Carmaux se levait d 'un seul homme avec le poing levé, et tout le personnel dirigeant de la mine sortait de la salle en courant.


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De la fonte d'une multiplicité associative éclot l'assos Rocktime en 1990 et la programmation de concerts avec à peu près tout ce que le rock français comptait comme les Bérurier Noir, Noir Désir, OTH, Les Thugs, Les Sheriff, etc....Et de l'émergence d'une contre-culture punk internationale. Ensuite il y eut l'élaboration du Summer Festival avec des éditions sur le site de Cap Découverte, ainsi que le Winter Festival, et le Spring Reggae Festival jusqu'au trépas en 2008 de Rocktime en banqueroute après 22 années.


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L'association Pollux qui organise l'Xtremefest vient de cette conflagration culturelle albigeoise et carmausine, et depuis son apparition en 2000 elle a organisé une chiée de concerts et un putain de fest susnommé de ZGUEN FEST. Elle a fait jouer : Seven Hate,Tagada Jones, Mudweisser, Vulgaires Machins, Marvin, Burning Heads, Uncommon Men From Mars, Charly Fiasco, Ultra Vomit, Justin(e), The Bellrays, Sons of Buddha, Dead Pop Club, Dirty Fonzy, Adolescents, Kevin K, Flying Donuts,The Teenage Bootlerocket/etc...


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Il m'est apparu important de débuter par la constitution de ce passé initiatique, formateur en réussite comme en échec, car en a découlé une insurrection D.I.Y fondamentale, dont le but ultime sert de fer de lance à l'éclosion de ce festival.

Ceci étant dit, j'ai souhaité au Xtremefest la pleine réussite dans cet examen de passage en mutilant une dizaine de fourmi, et en étant certain qu'il arriverait à déverser un enthousiasme salvateur, et des hectolitres de boisson malté tout au long d'un week-end festif, où il serait plus question de parler le mandarin à quatre du matin, que des déclinaisons boursières du CAC 40 pendant le crépuscule de l'apéritif.


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Saturday...Cabourdas (samedi...brutalement fou)


« Soyons désinvoltes, n'ayons l'air de rien » Ok ça c'était un précepte du siècle dernier, aujourd'hui nous préférerons convenir  : « Saignons les angles pour être complètement Xtrême Über Alles ».





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On est parti à l'arrache de Castres à 57 km du site de Cap Découverte qui est établit au nord du département du Tarn, nous, nous sommes du sud du Tarn, on est plus exotique, d'ailleurs on se trimballe toujours un vieil arabe avec nous.

Dans la Pigeot familiale il y a Xavier l'ancien batteur de Legitime Defonce, Rachid le bassiste des Nelly Holesons, Junk le bassiste d'Hammerton Pride et guitariste des Malfrats (sinon il joue au jeu de réseau 365 jours par an, et quand il faut qu'il sorte pour s'oxygéner, il joue à un jeu de rôle en tant que viking malgré son poids plume et des lunettes), puis Olivier que je ne présente plus en tant que hard fan de Marillion, et enfin ma gueule.


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A l'arrivée, nous avons débuté les festivités à partir du grind de NOLENTIA, qui pour moi fût une bonne entame pour se mettre du blast-beat et des cris de cochon dans le groin de la tête. Plus qu'un simple groupe grindesque, Nolentia percuta la férocité de Brutal Thruth avec la fonte oppressive de Crowbar. Il y a même eu quelques consonances de groove mais de manière sporadique, du moins pas assez prégnantes à mon goût dans le dispositif irrépressible de leur set. Les gaziers ne se prennent pas le cul et envoient un set généreux, cloqué par le poids de leur poutrelle sonique et maculé d'éclat de crust.

Les gars font du gras sale, et ils le font bien, que dire de plus ?


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Le festival est posé sur le site de Cap Découverte, qui propose des divertissements en tout genre, et une chose capitale, cela change le quotidien du festivalier habituait à picoler dans sa tente, car c'est un parc d'attraction sportive et détente, avec du Ski ou snowboard sur piste synthétique, Alpine coaster (luge sur rail), Tyrolienne géante à plus de 100 km/h sur 1200 m de descente, Skate park BMX, skate, roller (INDOOR : (1 000 m2) et OUTDOOR (1 700 m2) avec bowls, méga rampe, half pipe, aire de street…), Mini karting, Baignade, plage, VTT, Vélo et Roller sur les pistes du parc. Puis Wakeboard sur câble, Paintball, Parcours aventure, Aquagliss/lagon, Dévalkart, Minigolf.

Par contre, il n'y a même pas un terrain de pétanque, non mais vraiment tout se perd dans le south profond.




A l'extrême hauteur de cette butte, il y a un truc de CERTAIN, c'est que tu peux gonfler les watts, il n'y aura personne pour te cracher au naseau que ça fait vibrer le sommier de tes gosses, comme ce fût le cas lors d'un reportage télévisuel vicelard à l'encontre du Hellfest, avec des riverains soucieux de leur sommeil bénédictin pour un week-end par an. Ici, tu n'auras même pas une réplique de Christique Boutin la bible à la main en train de vociférer des incantations d'exorcismes, car il y a très peu de peine à jouir dans le pays tarnais de Jaurès au Nord et d'Emiles Combes au sud.

Cap Découverte est une aubaine pour faire tonner la fée électrique en toute tranquillité, cela n'empêche guère que j'ai quand même entendu des critiques quant au choix de la programmation sur l'inégalité entre punk et métOl, faisant resurgir les séquelles entendues lors du Fury Fest, le petit père biologique du Hellfest.

Je rejoins néanmoins les festivaliers sur le manque d'actualité de la prog, puisque dans un département aussi agraire que le Tarn, et en pleine période de récolte, aucune présence d'un groupe de country me semble justifier en tout point cette exaspération.


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Mais avant de parler du prochain groupe, un poil d'histoire sans vous barber :

En 1977 le punk est en vente libre, la répercussion de ses séquelles libertaires à traumatiser jusqu'au confins de la brousse rurale. En 1984 on en n'avait rien à foutre du roman de George Orwell dans le 8-1 YO, parce que la jeunesse alternative battait le fer rouge de sa révolte par sa seule légitime défonce : Le punk comme radicalité de vie.

Dans la garnison de Castres pendant les années fluorescentes de la frime et du fric de la gauche caviar, nous avions les groupes Kambrones, les Malfrats et Légitime Défonce.

En 2013, le punk oldschool revient foutre des pralines pOunk dans les chicos d'une jeunesse Xtrëme, Legitime Defonce est sur scène. Nous venons de Castres alors pour nous il n'y a sûrement pas la même caisse de résonance que pour les autres, d'ailleurs Rachid fait sa groupie au premier rang, c'est si rare pour être annoter.


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Ce punk vintage passe le crible du crash test par le ton foutraque de son ironie et de son énergie à remuer les sarcasmes sociétaux avec la rudesse d'un street punk jamais mort. Nico Royo, le chanteur guitariste assure un max, et est plus connu pour être Johnny Guitare au sein des Dirty Fonzy. Je profite de l'instant pour passer une spécial dédicace à Dourel le bassiste, qui jadis était l'unique punk du CEG de Brassac, et contrastait fortement avec ses camarades de Vabres en pull en laine qui pendouillait salement sur les genoux tout en slammant les lyrics de Renaud.

Leg'Def a su faire monter la pression au fur et à mesure de son set, en braquant à l'usure un public un poil mollasson au départ. Mais il en faut plus à ces hors la loi qui ont marché dans les pas des Shériffs en flinguant tout sur le passage de leur champ de mine pOuNk !

Si le punk était à la provocation ce que la philosophie hippie était à la paix, un simple moyen factice pour certain d'accéder aux illusions de la manipulation de leurs idéaux de jeunesse pendant une époque bien définie, le punk provocateur de Legitime Defonce est un style de vie devenu une inspiration quotidienne.

Cette vérité nous a sauté à la gorge pendant leur concert.


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Pendant que je scrutais le bac à vinyle de Sky Valley Shop, il y a un gars qui est venu bourriner sa pensée d'avaricieux sur le prix exorbitant des disques. Ce à quoi le disquaire lui rétorqua avec un sens de la diplomatie tantriste la marge de manœuvre étriquée qui lui revient au final. Mais rien n'y fit véritablement, me gaussant intérieurement de la cupidité lourdingue du gars que je reconnus enfin. Car ce bonhomme apparaît sur le DVD du Hellfest 2009, lors d'une séquence où l'on consulte le festivalier en l'interrogeant sur le festival, et le brave explique avec le sens de la diplomatie paysanne qu'il est du Gers et qu'il a l'habitude de faire plein de gros festivals du style Wacken, Sonisphère, Country à Mirande, et que le Hellfest c'est PRO maintenant. Ok pour Mirande de mémoire je ne suis pas certain. J'exagère ?

J'suis du sud pardi !


Pour votre info le meilleur groupe du Gers se nomme : JUNKYARD BIRDS.


A l'espace peu fournit du merch, il y avait le stand de Kicking Records, qui par ailleurs est omniprésent sur tous les festivals cette année décidement, pire qu'un roumain (pas manger, pas dormir), avec Mr Cu ! fidèle au poste de sa renommée interstellaire en matière de Sk8, de musique amplifiée et d'observation croustillante sur la gente féminine...


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...Et qui a fait un chiffre d'affaire dans le week-end lui permettant d'acquérir cash, une piscine intérieure en marbre de Turquie de 12m de long sur 5m de large.

Puis la présence de Gwardeath qui a finalement converti son projet de magazine sur le Roller Derby vers une émission de radio sur la kicking radio, et pour ceux que cela intéressent d'en apprendre sur ce sport qui relance l’épanouissement féminin avec autre chose qu'un aspirateur qui ne perd pas d'aspiration : ACTION ! ROLLER DERBY




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Si l'Xtremefest apparaît en premier lieu en stéréotype d'un pocket Hellfest, c'est parce qu'il a son autonomie et que c'est aussi avec son public que va se créer son identité.

Pour le moment cela reste flou, il est donc facile de s'empresser de le juger en pâle copie d'un Hellfest de nécessiteux face à l'énOrme machine de Clisson qui a su ouvrir la voie, et le désir manifeste de sa fulgurante ascension.

Pour un nouveau festival tout reste à créer, et l'identité communautaire encore vierge en ce premier rendez-vous, se devra de faire exister son indépendance au bénéfice de son intrusion dans le village global des festoches du territoire, et du monde entier, quand le succès retentissant de son aura dépassera les frontières européennes.

Notons que si le conformiste actuel pour le tatouage implique que le rebelle est celui qui n'a pas de tatouage, on peut logiquement affirmer que le vrai rebelle n'est pas non plus dans les réseaux sociaux, n'a pas de téléphone portable et écoute Pierre Vassiliu en boucle sur son walkman. Je suis certain que les Xtremistes mâle et femelle ne sont pas des rebelles de ce genre de corporation asociale, et que cela ne les dérangeraient pas d'entendre la parade du grand spectacle de foire de Metallica l'an prochain par exemple. Même si pour le moment je ne sais pas dans quelle case ils appartiennent tant ils demeurent uniques, je n'en ai vu aucun avec un tatouage de dauphin ou en pantalon d'Aladdin en train de jongler toutefois.


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Bon enfin...Pour le Xtremefest la question de rébellion à l'establishment de l'entertainment se pose d'emblée, tant l'affiche demeurait chétive à promouvoir du Van Halen ou du Patrick Sébastien. Mais si vous relisez l'ITW de David dans l'inoxydable et fantasque WallaBirZine, vous trouverez la réponse à cette brillante réflexion.


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Ok, ok...La journée commençait à clore sa rotation solaire que Trepalium venait sur scène pour nous trépasser avec son mur blanc 90's, malaxé d'abats de groove et de boyaux de dissonance. Le groupe faisait face à la chaleur oppressante en serrant les dents et suant à grande eau, il en chiait sa mère mais essayait de rester dans le stuc de sa collision musicale sans émettre le moindre couinement de lamentation, jusqu'à ce qu'il nous avoua tout de même qu'en plus de jouer en plein soleil, il était parti à 8h00 pour se farder les bouchons des vacances aoûtiennes, et tout cela sans bière dans le van.

Une sorte d'examen de passage à la dureté formatrice qui se devait d'obtenir la compassion du public par une ferveur martiale, et qui métamorphosa le set de Trepalium en un vacarme chirurgical, découpant au scalpel toutes nos inhibitions dans le chaos de ses tripes soniques. Ce fût néanmoins l'unique bout de barbaque du samedi.


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A ce sujet, il est manifeste qu'un manifestant manifeste pour afficher son exaspération et la sédition grandissante qui le submerge, mais est il pour autant extrême qu'un xtremefesteur puisse pousser à l'extrême son exaspération par le manque logistique de restauration sur le site d'un festival dont l'intitulé, et je le remémore à toute fin utile, est : XTREMEFEST ?

Cette question peut surprendre et même vous interloquer sur le tempérament fondamental et inique de l'organisation d'une manifestation de cette ampleur. Alors pour garantir à votre découverte les différents aspects saugrenus que réserve les coutumes du sud, je vais vous déclarer sans détour que quand on fait la fête, nous avons une devise assez radicale il est vrai, pour ne pas dire excessive, mais qui évoque de par sa nature sensible cette passion de labour qu'est une troisième mi-temps de rugby, et son stoïcisme obstiné pour satisfaire une soif inextinguible de se foutre la tête comme un champ de betterave, par la sentence de l'haïku kamikaze suivant :

"MANGER, C'EST TRICHER".


Bien. Et le fait qu'une fois rentré dans le site toute sortie était définitive, il était probant pour tout ceux qui ne souhaitaient pas tenir compte de cette devise, et c'est tout à fait louable malgré la sentence de ne pas se mettre dans le spirit méditerranéen pour une bacchanale sonique, que cela allait avoir une répercussion assez fâcheuse sur la teneur positive de leur soirée.

Bon si nous avons à faire à des petits joueurs pour cette première édition d'emblée, il aurait été souhaitable que l'organisation soit au jus de manière à rectifier le tir. Ce qu'elle fit de toute façon en faisant preuve d'une réactivité entrepreneuriale dès le lendemain, avec l'apport d'une restauration où les mets à base de viande ont su contenter une large part des festivaliers.


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Pour les autres, la restauration de la vieille essentiellement végétarienne était opérationnelle, et malgré la diminution conséquente du choix des festivaliers pour leur pitance végé, ces commerçants affichaient un sourire radieux quand au bénéfice engendré le soir d'avant.

Enfin quand même, un unique stand végétarien pour une majorité de viandars, c'est assez truculent en soi pour imaginer la soirée avec le folklore de souffler dans un poireau pour faire danser la gigue à des métalleux mort de faim.

Je termine cet aparté façon Alain Decaux sous amphétamine, en vous annonçant qu'il y a aussi dans le coin un passé cathare conséquent, susnommé aussi d'hérétique Albigeois, et dont le refus d'alimentation carné était de mise naguère, ce qui peut expliquer en partie ce choix gastronomique héréditaire. J'exagère ?

J'suis du sud pardi !



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Mes amis ne sont pas férus de métAl, ce vendredi apparaît un poil trop métOl à leur goût, mais putain pas du mien, car le massif DYING FETUS a déchargé ses démoniaques boucles rythmiques autour de notre cortex, et mes complices étaient tout chose après le déluge. Le groupe a joué dans dans la salle de la musique structurée pour une super acoustique. Je m'attendais à du lourd, je m'attendais à du compact, je m'attendais à de la puissance, j'ai eu de l'extrême, de la force surpuissante, de l'intensif, en somme j'ai eu Dying Fetus dans une rage noire.

Écouter un set dans cette salle est un bonheur sans pareil pour un mélomane, car le son est absolument fantastique. C'est carrément le panard complet d'avoir une qualité sonore de cette envergure, du luxe en or massif, du pur joyau, la grande classe, un prestige sans commune mesure.


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Dying Fetus a abasourdi plus d'un métalleux, soit avec sa vélocité technique, soit avec le sens explosif de son impact frontal, quand ce n'était pas avec les deux à la fois. En milieu de set il était même probant de se réveiller dans un lit d'hôpital en unité de soins intensif avec la mention « état critique », mais stationnaire.

Un peu avant la fin Olivier n'a pas tenu le traumatisme, les autres étaient déjà exténués de douleur psychique assez intense pour déambuler autour du bar en quête d'une oasis de rémission. Il me semble cependant que l'on appelle clairement ce comportement de repliement, de petite bite chez les death métAlleux. De toute façon, il était entendu que c'était uniquement quand ton pouls serait au point mort que ce groupe de death arrêterait sur ton organisme son massacre rédempteur.


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Pour se remettre la tête et pas dans le sens de la nuit tombant son voile obscur, il nous fallait la clarté de BELVEDERE dont la reformation surprise est venu s'épanouir dans le cœur des aficionados du punk à roulette. Le groupe démarra dans un crépitement soudain et là, choc thermique pour ma pomme, le son brouillon de leur punk mélo 90's passe trop rapidement pour que j'ai le temps de comprendre la purée des riffs.

J'avais de mémoire apprécié ces canadiens pour leur vitesse mélodique sur disque, mais du mal à me souvenir que ce n'était pas aussi catchy par contre. Junk le geek viking est d'accord avec moi, sur disque c'est cool, sur scène ça le fait moins. D'habitude les gars envoient la poutre puis dégomment l'asphalte avec une pointe mélo dans les refrains, là c'est direct sur la rampe et vas-y que je dévale avec pirouette sur pirouette à te filer le tournis. D'ailleurs une forme pérenne de lassitude s'installe face à ces cascades. Désordonné et en dessous malgré une bonne fulgurance nostalgique, Belvedere n'aura pas transcendé son comeback, même en ne laissant pas une minute de répit à son set, et en jouant très bien.

Où alors c'est moi qui n'y étais pas tout simplement ?


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Retour à l'intérieur de la grande salle pour du Hardcore moderne. La musique d'HATEBREED est construite autour de l'unité, de la conflagration et de la confrontation, le public acquiesça avec énergie et rassembla toutes ses forces pour tout mettre dans la bataille du pit, là où la marée humaine se prend dans les filets telluriques de la bourrasque HxC. Le pit était à son xtreme combustion à chaque coup de semonce que lançait Jamey le hurleur. Le constant était cinglant, pardon sanglant, le groupe ne laissa pas retomber l'embrasement, il récidiva sans cesse avec cette hargne véloce qui coupa le souffle au plus endurant. Ça c'est mosh !


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Et tous ces jeunes en train de faire la danse du trombone, totalement oldschool dude !!




Jamey Jasta demeure un frontman capable de tordre la foule à sa guise, il sait donner des injonctions sporadiques en même temps qu'être attentionné pour garantir sans cesse une unité explosive que le groupe forme avec le public. Cela n'a l'air de rien mais dénote en tout point de la manière de faire entre ricain et françaouis. Car sur scène les groupes français se plaignent du manque de punch du public, alors que les ricains t'encouragent à te surpasser. Ce qui fatalement te booste et détermine ta résolution à subir la foudre, et même jusqu'à obtenir une sacré torsion trachéale au final.


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Hatebreed a fait son show, la température est montée, le set fini on est sorti prendre une rasade d'air avec DAGOBA, qui a fourni à son metal moderne l'efficacité d'un pilotage automatique, et sans conviction s'il vous plaît.

Le groupe vient de la planète MARS-eille et pourtant il n'y a eu personne pour gueuler « ALLEZ L'OM » ou « Bernard Tapis et le Métal même combat », c'est pathétique.

Leur session ne m'a pas laissé sur le cul en outre. D'ailleurs à 00H11, mon beau-frère Olivier et Junk essayèrent de m'expliquer avec la passion volubile des geeks, l'interaction entre l'interface de windows XP et la musique des Beasty Boys, j'ai alors compris instantanément qu'ils étaient saouls de métOl BrutAl.

J'ai retenu cette phrase du chanteur de Dagoba qui disait à peu prêt ceci en substance : " Ce festival propose une affiche éclectique, c'est cool, ensemble on est plus fort ".

Ahhhhhhh putain con, l'union de toutes les forces pour la fraternité dans le combat qui promulgue à la victoire finale. L'utopie Marseillaise quoi !

Retour à l'intérieur de la déflagration avec le HxC de COMEBACK KID, véritable corps à corps qui puise l'énergie adolescente et apporte au pit l'aspect effervescent d'un mentos dans un verre de coca bouillant.


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CBK a joué le danger avec un set tendu à l'extrême, capable de rester à la vitesse supérieur tout le long. Le tumultueux chanteur Andrew Neufeld est resté déterminant pour promouvoir l’assaut énergique, et faire monter la flamme dans le pit. Ce groupe est toujours un shoot intensif et influent comme combustion émotionnelle, et encore plus comme impact sonique.


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Et tous ces jeunes en train de faire la danse du tailleur de crayon à papier géant, totalement oldschool dude !!




Puis whaouuuu la cover furibarde de nirvana « Territorial Pissings » était monstreuse et toujours ce final apocalyptique avec « Wake The Dead » qui permet par la suite de se balader l'écume aux lèvres, ivre de choc sensoriel.


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La soirée se clôtura avec la tournée d'au revoir des UNCOMMONMENFROMMARS, pour une interprétation nickel, malgré la lOose d'interruption des cordes qui pètent sans arrêt.

Les uncos et leur punk rock faisant étinceler des mélodies percutantes, toujours en équilibres sur cette surchauffe de glisse musicale perpétuelle. C'est avec les années que l'on se rend bien compte que ce groupe a su faire émerger la mélodie au-delà de la tierce primitive du punk à clébard, a fait vibrer l'euphonie à travers un chant harmonieux, et surtout a introduit une aisance à flirter avec les consonances ricaines.

Ciao les gars et merci pour tout le bordel et cette coolitude !


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Après la fin de cette première journée, il nous a fallu une bonne demi-heure pour rassembler tout le monde, en apprenant que Rachid avait passé la soirée à fumer des cigarettes magiques et but des bières en pleine période de ramadam.


Puis on s'en est allés, peinard, Rachid a sorti le ceinturon sur un malentendu avec un toulouzin-zin que Xavier a essayé d'éviter, Junk était impatient de rentrer chez lui pour jouer en réseau, Olivier avait des douleurs lombaires et la tête qui lui disait sans cesse " Marillion reprend possession des lieux VITE".

J'ai soufflé dans le ballon d'une gendarmette, et tout le monde est rentré sain et sauf.


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Sunday Fa Calou (Dimanche de grosse chaleur)


On est parti de Castres à 57 km du site de Cap Découverte à l'arrache, avec Boule ma belle-sœur rentrant du taf (debout depuis 5h00 du mat pour elle), puis mon beau-frère Olivier que je ne présente plus en tant que fan de Marillion puisqu'en fait il écoute surtout du punk rock comme Propaghandi qu'il a vu en concert pour une before party du XtremeFest à Toulouse, et ma gueule.

En passant devant la cité épiscopale d'Albi qui est au patrimoine mondial de l'unesco, on a pu constater qu'elle perpétue sa tradition de bâtisseuse, puisqu'elle met autant de temps à construire une cathédrale en 108 ans, qu'une rocade ordinaire.

On a commencé avec la fin de NO GUTS NO GLORY, c'est con car ça avait l'air cool leur rock hXc, le chanteur dédicaça leur dernière song au faf présent pour qu'ils aillent se faire enculer.


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C'est toujours sympa cette marque de respect, et ce sous-genre de banalité sur le méTol bien entendu. D'ailleurs Slobodan le comique troupier de l'Opium Du Peuple a lui aussi fait allusion au public de droite du Xtremefest en disant qu'à Carmaux il n'avait pas du tout l'habitude de cela, mais l'humour fait partie intégrante du concept de ce groupe de rigolos. Hein ? Non je n'ai pas dit qui c'était le groupe cerise qui clôturera le festival.

Après avoir pénétré une nouvelle fois à l'accès du festival, on commence avec STRIDE AGAINST LIES pour éparpiller de sa superbe toute la vomissure hardcore métOl jusqu'au prémisse du grindesque.

C'est à cet instant même de congratulation sarcastique, que l'on pense à tous ces gens qui lèvent les yeux au ciel dès qu'on leur avoue que l'on ne connaît pas Stravinski et qu'en plus on s'en branle, alors qu'à notre age nous devrions avoir une tout autre éducation au lieu d'écouter cette musique de sauvage. Mais si comme eux, nous nous devons d'écouter ceux qui sont à la base de l'instruction musicale, à contrario nous avons fait le choix d'aller aux prémisses soniques en écoutant le premier homme qui a tapé sur un cailloux, et qui a hurlé de rage quand il s'est foutu un coup de silex sur les doigts...Quand ce n'était pas les couilles.

Sous la chaleur accablante le groupe joua à roussir le teint écarlate d'un public en ébullition, dont l'oxygénation advenait cruciale pour trouver la ressource nécessaire de se désaltérer, sous peine de finir en compost autour du trou minier. Le public n'en avait cure, et cloquait comme un vietnamien sous le napalm américouain.


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Un truc cool à chaque fois, c'est que j'ai revu Tristan de la MOSHER TEAM.

WHAT ??

Qu'est ce que c'est que ce truc Mosher Team ?

Et bien c'est un groupuscule de fada qui a créé une unité dans le pit pour agir de concert dans la survie de tous les éléments dansants d'un real mosher.

Le gars est simple à reconnaître puisque c'est celui qui saute sur tout le monde et dans tous les sens avec un t-shirt jaune poussin. Quand tu le vois faire, tu te dis qu'à son age (42 piges) il ne tiendra pas deux sets en y mettant autant d'intensité.

Tout faux, le gars est résistant dans sa matière, une longévité de 22 années dans le pit à bousculer sa carcasse dans le punch bouillonnant de sa fougue, et de la résonance musicale qu'il entend et qui le transcende. Pour lui « Le live est une discipline à part entière », alors il s'y met à fond, genre à 250 %, avec la jauge de son palpitant au max de sa fréquence cardiaque, et quand s'achève le concert, il est trempe de sueur de la tête au pied, et trimbale un sourire qui en dit long sur la nature exutoire de sa passion pour la danse friction. Je lui ai quand même demandé si il comptait rentrer à Montpellier en vélo après le festival, il a souri.

Je vous file le lien de leur escouade si vous avait envie d'en connaître davantage, d'y entrer, d'acheter leur t-shirt....

...Mais ce sont de vrais warriors, je vous préviens !


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J'ai apprécié le chanteur de DRAWERS car le gars a du coffre, rendu nécessaire à ce stoner multidisciplinaire. Le gratteux avec petite moustache, short et une paire de chaussette blanche remontée jusqu'au niveau du genou s'avère quelque chose d'assez rédhibitoire pour amputer une partie du visuel stoner de ce groupe.

Drawers était une découverte pour moi, et la propagation de boucles mélodiques, un rien précieuses permettait d'entendre la subtilité félonne de leur musique, tendu par la sauvagerie des bourrasques stoner. Leur prestation fut sympathique puisque le chanteur affichait un sourire sincère à la grandissante exaltation qui montait de la fosse au fur et à mesure de leur set. Je restais toutefois moins enthousiasme, ayant un tantinet de mal à être transporté par leur musique, mais je ne renie en rien la qualité musicale de leur prestation, en étant certain que ces gars ont le coeur sur la main.


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Les gueules noires de Carmaux ont toujours bonne mine, même sous le fouet brûlant d'un soleil estival se présentant à son zénith incandescent, qui ira même jusqu'à nous irradier de délice de sa tiédeur jusqu'à une heure avancée de la nuit.

Dans le sud on préfère suer que grelotter, c'est un fait avéré et incontestable, donc une période caniculaire est un doux moment dans la vie d'un sudiste. J'ai dû flamber mon capital solaire dès l'age de 20 ans par manque de sensibilisation sur le sujet. Mais je constate avec stupéfaction que malgré les publications de prévention sur une trop forte exposition au soleil, il y en a encore un paquet qui vont anéantir leur beau tatouage en un rien de temps.

Cette négligence d'une banalité toute contemporaine est visible aussi par l'intérêt sauvage que les mots festif + sud + week-end impliquent comme absorption de liquide alcoolisé. Il faisait chaud c'est un fait, mais enfin de là à s'inonder la panse de bière me semble un tantinet abusif, surtout en plein cagnas.

Ne soyons pas rabat-joie, laissons les profitez de la life en bon épicurien


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Pas de chanson de marin pour THE DECLINE qui habite Rennes, juste du punk et du rock. Pourtant le groupe se coltine le cliché de la Bretagne celtique avec chanson à enivrer comme de la mousse sur une guinness, ce que je trouve regrettable en soi.

Le groupe a sorti un bon premier skeud, j'avais pu apprécier leur concert au Hellfest, et cette qualité scénique est similaire au Xtremefest, car leur musique a le don de rapprocher les gens par son sens fraternel, le grain vocal, l'intensité émotionnelle qui en rejaillit comme de la mousse sur une guinness, putain !

Okay, enfin le breton aurait voulu rouler sous la table pour se mettre à l'ombre ça c'est sûr, parce qu'il avait le soleil en pleine tronche (faudra faire un truc pour l'année prochaine non ?) et qu'il clignait des paupières avec la sueur qui lui perlait du front (de mer ?).

Un bon set d'envergure quoiqu'il en soit, qui a su faire baigner dans son aura chancelante et sincère, l'impulsion du real punk rock de la classe laborieuse, de celle qui boit l'écume de la vie COMME DE LA MOUSSE SUR UNE GUINNESS, Oh putain nooon, tu sors, dégages, ouste...


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Grandement attendu par une foule de thrashers en exaltation de headbangding bestial, Municipal Waste n'a sagement pas fait défaut à sa réputation. Le groupe poussa les potards jusqu'à la graduation 13, mieux que Spinal Tap et Manowar réunis, pour nous avoiner le cervelet dans la couillardise monumentale d'un set foudroyant. Il faudra peut être qu'un jour quelqu'un exprime son ressentie sur le rapprochement à faire entre Municipal Waste et le Tankard de « Zombie Attack » à leur album « The Morning After », tant par l'étroitesse d'esprit éthylique pour la Beer, que pour ce thrash oldschool.

Je l'ai fait ? Ah oui je l'ai dit, putain c'est fait, c'est vraiment dit, je vous en prie, mais c'est pire quand on y croit (à l'envers ?). Comprend qui peut...


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Le groupe n'y est pas allé de main morte pour pousser la foule dans un délire de circle pit tournant en boucle perpétuelle sur lui même, puis avec des télescopages de wall of death frontaux, et des nuques qui se fracassent. A cet effet de contusion d'ossements, quand les stomatologues et les kinésithérapeutes de la région ont vu l'affiche du Xtremefest, il parait qu'ils ont sabré le champagne en vue d'une salle d'attente gavée à donf ! Par contre quand ils se sont aperçus que la date tombait pile pendant leur congé d'été, ils ont passé un mois à essayer de remettre les bouchons comme des cons.


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Vous savez quoi ? Municipal Waste a fait mieux que ce que l'on prévoyait, et en fait il a fait carrément pire, il a lu dans les têtes la somme de cabourdise que les festivaliers du Xtremefest étaient capables de fournir dans une cérémonie sonique, et encouragea le public à se surpasser. Le combo apporta à son interprétation les crépitements nécessaires pour assujettir son métOl Oldschool désopilant et le public, sous le joug de son thrash irrépressible. C'était le genre de concert que tu n'oublies jamais, sauf si tu étais à 3,6 grammes de bière brassé dans les veines, auquel cas tu étais mort, logique.

Pour redescendre sur le macadam, il fallait bien le punk spirit 70's des STREET DOGS, parfait pour joindre à la classe ouvrière la fusion adéquate qui permet de chanter à l'unisson la propagande émotionnelle d'une punk oï initiale.

Les gars du Massachusetts portent haut en couleur l'oriflamme de leur équipe, ce qui pourrait faire état d'une similarité avec celle d'un hooligan britannique, sauf que le club des Red Sox de Boston n'est pas le genre de club pour qui tu te fous sur la gueule outre-manche. Par contre avec la cover des Clash "The Guns Of Brixton" Streets Dogs prouve son allégeance à ce rock anglais qui irOÏnise sur l'offense faite au prolétariat.

J'ai trouvé qu'il y avait une harmonie avec le passé minier dans le chœur rouge et noir de Street Dogs. Si ce n'est pas ma came musicale, et sûrement pas celle d'un trader à part si il veut narguer encore plus le travailleur pauvre, j'ai passé un agréable moment.


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Car à travers ce combat musical et de lutte prolétaire, cela a eu le don de me remémorer une sentence néolibérale de Margaret Thatcher: " les réformes sont indispensables car il n'y a pas d'alternative " et la conséquence pour Street Dogs de lever la barricade de son punk rock et imposer une sorte de pétage de plomb en exaltant la fibre séditieuse des françaouis du Xtremefest.


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Dans une société qui fait tout pour vous éviter de pensée, et vous aliène le cerveau à la moindre parcelle de disponibilité, la poésie urbaine de ce groupe est un coup fatal pour développer la fibre contestataire. Même si dans le réel quand le prolo lèvera la tête et regardera le haut de la pyramide sociale, il ne verra que des trous du cul en train de lui chiaient dessus, Street Dogs lui permet simplement de prendre du bon temps, sinon il reste toujours l'ancienne méthode révolutionnaire :


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Un gars de la presse écrivait sur sa tablette hi-tech pendant que je regardais la lune pour connaître l'heure, l'impression d'un décalage criant entre ces gens venus de la grande ville, et nous autres vieux cul-terreux de la cambrousse qui rédigeons encore sur un cahier tout pourri le report de nos délires. Faut vraiment que je grandisse nan ?

Au vue du set en caoutchouc de THE TOY DOLLS, ce n'est pas urgent.


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Ce combo bristish reste la farce à coussin péteur du punk moderne. Ça joue toujours à 400 km/h, et la cover des Surfaris était géante avec un "Wipe Out" ripant plein fer. Olga le guitariste chanteur est toujours aussi à bloc, leur show est hyper dosé, millimétré au cordeau, c'est un show à l'état pur, aucune surprise à avoir, mais c'est toujours joué à bloc et avec une immense joie d'être présent et de faire le spectacle, musical et comique. J'ai par ailleurs pu constater que l'association Pollux n'a point perdu de son humour, qui témoigne d'une réelle aptitude à cette fantaisie inoxydable, qui faisait salle comble à chaque Zguen fest. Je reconnais volontiers là un gage de plus de la pérennité de ce festival avec en contrefort, la cabourdise du sud.


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Nous pourrions aisément séparer en trois grandes catégories le public de ce week-end :

- Le punker

- le hardcoreux

- le métalleux

Le punker doit sa présence par une affiche encline à satisfaire son goût pour la mélodie sucré et salé.

Le Hardcoreux légitime sa présence par une programmation qui aura su heurter sa sensibilité féconde en matière de violence dans un pit en surchauffe.

Le métalleux est venu boire des bières pour survivre à la chaleur méridionale en écoutant le suc métallique de la musique des enfers.


Par contre, pour les doomers et stoners, ils n'avaient d'autre possibilité que de choir vers une ouverture d'esprit tridimensionnelle ou attendre le set de The Drawers.

Un gothique n'aurait pu sortir de sa sépulture qu'à partir de onze heure du soir minimum, au delà, il se serait calciné la couenne comme la peau rougeâtre d'un nordique après sa première exposition au soleil.


Pour l'ethnie TAPA ( T'as pas une clope ? T'as pas à boire ? T'as pas kek chose à grailler ? etc...) comme les travellers, teknivalistes, et autres crust....Elle se devra absolument de préférer zoner ailleurs, sous peine de ternir la bonne compatibilité fraternelle entre personne consentante et désireuse de passer un formidable week-end. Si jamais elle insiste comme d'habitude et souhaitait tout de même venir, je me dois de l'avertir qu'il y a une décharge non loin de là ( à Albi certainement), dont le fracas de ferraille et la puanteur sauront satisfaire les exigences draconiennes que cette peuplade apprécie tant, et comblera toute leur attente en terme de mélodie, et de choix plus qu'abondant en maladie infectieuse et nourriture grasse.

Nous avons le sens du ridicule et de l'hospitalité ici, faut pas croire les ragots.

J'espère que ce message n'occasionnera en rien un conciliabule de médisance à mon encontre, car j'ai bien pris soin de n'affecter personne, malgré l'utilisation de cet humour si singulier qui apparaît toujours à la limite du plus mauvais goût :

XTREMEFEST mini-moi du hellfest ? moins hard certes, et pourtant il a le X.


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SUICIDAL TENDENCIES de Venice Beach gondole toujours à 800km/h, le batteur est aussi énorme derrière sa batterie qu'avec sa masse corporelle voisinant le poids économique brut du Rwanda et du Zaïre.

Le soliste possède des doigts de fée qui créer de la magie électrique métOl-funkyyyyyyyycOre, le bassiste slape sa basse comme il fouette le cul d'une femelle en rut, et le guitariste rythmique pousse le groove à mort, c'est clair Suicidal Tendencies est un putain de groupe de musicos, propageant une grande claque de respect, d'admiration, et sachant faire le spectacle.

Il y a de l'énergie à revendre, du groove en rafale, du HxCpunkmétAl en typhon. Mike Muir reste toujours dans sa constance de pousser la hargne à son paroxysme.


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Nous nous étions placés en hauteur, et nous admirions dans cette arène cette initiative farfelu qu'un headbanger caressa en pogotant avec la bienséance que la chevalerie du pit l'exige, ses articulations contre ceux de voisins dont la corpulence faisait défaut avec la sienne, beaucoup trop frêle. Nous avions alors tout à loisir de constater les initiatives rocambolesques de survie que ce novice prenait dans la déroute de son mauvais diagnostic.

Puis il s'est hasardé en plein dans la mêlée, à cet endroit précis où son corps défendant de headbanger se devait de mourir et donner naissance à un Xtremefist-fucking de première bourre. Plus tard je reconnu dans la démarche boiteuse la surestimation ingénue que ce jeune avait osé établir, mais reconnu dans son sourire radieux, fièrement affiché, la constante réalité que désormais, il avait poussé ses limites physiques au-delà de la peur irascible de se faire mal dans le pit, en étant devenu un XTREMEFESTEUR.


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Le groupe n'a pris aucune pincette pour mettre la fréquence de sa brutalité à son niveau le plus élevé sur l'échelle de la déflagration sonore, qui demeure en tant que norme moyenne mondiale ce que mit la bombe à neutron sur Hiroshima le 6 août 1945.

Il faisait tellement chaud que des filles se trimbalaient en soutif, et les garçons torse nu. Pour l'égalité des droits entre sexe nous avons eu pendant le set de Suicidal, notre Marianne républicaine qui a fièrement nippé son soutien-gorge pour apparaître les tétons au vent, avec les bras levés en permanence pour pas qu'ils retombent façon gant de toilette.

Pour l'année prochaine le Xtremefest se sera carrément sans culotte pour un hommage à la révolution de 1789 : LE premier festival naturiste de musique amplifiée au monde, putain faut voir grand, et si un gars te dit que tout nu on est tous égaux, c'est qu'il en a une plus grosse que toi.


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Boule a passé le concert assise, car cette salle dispose d'un étage avec fauteuil, permettant aux personnes fatiguées, ainsi qu'à une population vieillissante le confort de reposer ses vieux os dans la délicatesse nacrée de passer un week-end d'une excellence divine. Rigolez jeune gens mais un jour, ouiiiiiiiiiiii un jour vous aussi vous apprécierez de vous asseoir, de toute façon vous serez obligés de le faire.



Et le groupe surprise était Ô grande cerise : l'OPIUM DU PEUPLE, qui l'eut cru pas vrai hein ?




Boule est chaos, Olivier est crevé, on décide de partir après le début de cette apothéose de comédie Punk variété, permettant un taux de cabourdise à la hauteur d'une conclusion festive. Je bosse dès la première heure le lendemain, et oui tout le monde n'est pas au RMI dans le 8-1 YO, donc fissa on redescend plus au sud, chez les rednecks qui causent avec les mains et parlent avec le cul.


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En terme d'épilogue, et bien Hey c'était complètement Extrême ce festival et j'en veux hardcore plus.

Ceci étant dit, et si il est reconduit l'année prochaine (de toute façon c'est ce que je lui souhaite en mutilant d'ores et déjà une dizaine de fourmi), je signe carrément en bas de la page avec mon sang bon sang, tout en exhortant ma gloire à Satan pour du doom, à la damnation sk8 pour du punk rock, à la foudre pour du stoner, à la mort pour du death, à la déflagration sonique pour du thrash, et au trou carmausin pour :




Merci à David le boss de l'XtrëM, à Sid, à Pollux, et à tous les bénévoles, dieu vous le rendra !

Et si il ne le fait pas...C'est que c'est vraiment un con, le salaud !


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Rédigé par Bir, reporter local dans le WALLABIRZINE

fanzine leader dans le canton du Sidobre

& Webzine reconnu dans les bas-fonds de l'underground pour sa folie décalée.