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Tag - metOl

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jeudi, juin 25 2020

INSIDE WE DIE - Time of Decline


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Le groupe ploie son acier trempé et vous plonge dans sa fonderie des enfers putrides avec les psaumes de l'amer, et la permanence musicale des algues et du tonnerre du Death tellurique.

Créé en 2019 par d'anciens coreux de Nantes, Inside We Die perpétue cette tradition du death metal où la coulée en fusion Hardcore metOl contamine lentement chaque composition d'une violence fracassante et vireuse.

Tenant dans ses gènes la triade Merauder, Suffocation, All Out War, le groupe alterne à son mucus cette fonte séculière où l'épaisseur musicale a autant d'importance que l'impact caverneux de ses fondations soniques.

C'est lourd, massif, spumescent, bouillant, agressif, corrosif, le groupe est acharné à rendre gorge aux travers de l'humanité avec une musique sombre, féroce, brutaAale.

Fait gaffe, Inside We Die aime la castagne !


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jeudi, mai 7 2020

SUNN O))) – Pyroclasts


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Les démiurges du Drone viennent faire tonner des tonnes de volumes soniques dans la fonte créative de leur élévation spirituelle. Sauras-tu saisir l'épaisseur filandreuse de cette musique mystique ? Sauras-tu te découvrir à toi-même dans cette tantrique Ascension ? Sauras-tu émettre ta vibration quand celle des 4 titres se jumellera à la tienne ?

Enregistré par Steve Albini, distribué par le label Southern Lord, le radicalisme épuré de Sunn O))) est une fois de plus le manifeste sonore filial de la musique concrète, du Metal Machine Music de Lou Reed, du suprématisme pictural Russe de 1915, de la noirceur baroque de Pierre Soulage, de l'occultisme.

Cette nouvelle offrande est la Pierre maîtresse philosophale de l'édifice Sunn O))), elle est née pendant les séquences d'improvisation suite à l'enregistrement du précédent album « Life Metal ».

La magie tient dans cette espace de l'inattendue, où surgit on ne sait comment la vérité pure que t'envoie l'univers. Dans ce basculement incessant qui t'adjoint au miracle sa faculté de mûrir sous les coups de sa destinée.

« Pyroclasts » est une transe qui permet de rentrer dans une méditation tellement profonde que l'enfer est devenu le ciel constellé par une pluie de météorite en flamme. Strate par strate l'immensité s'ouvre, témoigne de son ampleur incantatoire. Pureté de la lave démoniaque, qui après son passage engourdi laisse un nouveau paysage.

C'est tout cela Pyroclasts, l’émergence de quelque chose de vibratoire et d'incandescent qui laisse apparaître une nouvelle forme de Visiön après son écoute, et un bouleversement immuable en lévitation.


un disque fantomatique


samedi, avril 25 2020

REGARDE LES HOMMES TOMBER - Ascension


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Le sacrifice ascensionnel sied si bien qu'il procure dans la solitude de douces larmes et de violentes jouissances mélancoliques . 

Je ne sais pas ce qu’il y a de plus épanouissant à la fin, le fait de savoir que l’on va mourir un jour, que rien ne s’arrêtera pour autant, ou de tout oublier parfois ? C'est dans cette forme d'inconnu que la vie impose sa gravité à l'heure des choix que chacun effectue pour se réaliser. Nous gravissons tous.tes notre montagne souvent dans le mythe de Sisyphe. Mais qu'importe, nous gravissons...Et le précipice est à chaque pallier de plus en plus haut. Regarde Les Hommes Tomber est le conteur de cette vérité de cordée.

La profondeur d'une musique qu’un homme voue à son culte ne correspond pas à la mesure de son érection (entendre par altitude). Ce n’est pas la taille érectile en soi de cette passion qui importe, mais l’intensité pérenne de sa ferveur. Il est en fortement question avec cet album, soupesant une foi en quelque chose qui érige et vous soulève, vous plaque et vous submerge de sa forme abyssale.

Au fond du gouffre de cet opus regorge cet amas de récif tranchant, entaché de ces poids qui ne se nomment que dans le sang versé. A la fois informe et sombre rendant poisseux toutes pensées sans même connaître la nature exacte de ce qui alourdit l’élan vital de sa force de propagation sonique, ce récif corallien est asphyxié de pesanteur comme la beauté de ce monde, et il sait asseoir une atmosphère dans le terreau spleenétique de sa puissance obscure pour en vous affranchir tout à la fois.

On traverse cette nuit fleuve dont les âmes sont étranglées depuis longtemps par l'amer sans rien connaître de cette formule magique que la mélancolie lunaire révèle entre les branches mortes, comme un fruit du printemps s'ouvre. Cet album que l'on arraisonne lorsque le commencement du terrible que nous supportons encore vient à rugir, nous appâte par ses tensions et son souffle distinct. On en vient ivre de ciel ombrageux et de vertige sensoriel profond à nous accroupir à sa sentence. Si nous l'admirons après tant de crépuscule inassouvie c'est qu'il dédaigne indifférent de nous détruire. Alors ne cachez pas vos cicatrices, elles font de vous qui vous êtes.

Enregistré par Francis Caste (Hangman's Chair, Black Zombie Procession, Klone, Loudblast, Ovtrenoir, Svart Crown...), lequel a libéré le joug pour un Black Metal moderne, progressiste de muraille sombre, et de tension palpable à l'agressivité émotionnelle dans tout ce qu'elle possède de retranchement et de libération.

« Ascension » est une merveilleuse lumière au noir clocher.


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mardi, avril 21 2020

ASH RETURN – The Sharp Blade Of Integrity


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Signé chez le label Swell Creek Records, qui a produit les excellents Nantais de Circles et leur opus « Resonate », les anciens hardcoreux de MIOZÄN se renouvellent avec un style "Swordcore".

Si à la base ces allemands intègres et engagés se sont construit avec la scène du New-York HxC, ils développent avec « The Sharp Blade Of Integrety” une bourrasque teutonique à leur HxC. En fait, ils prennent les refrains d'Ignite avec les élans musicaux d'Iron Maiden, en provoquent le cataclysme avec la ferveur fédératrice de Sick Of It All, et le muscle poitrinaire de Madball. Il y a chez les allemands une propension épique, très heAvy et c'est certainement la singularité et le charme de cette nouvelle mouture Hardcore power metOl que diantre !

Nombreux sont les metalheads qui vivent leur passion totalement imprégné par cette culture. Une fois il m'est arrivé de me perdre dans le labyrinthe d'armoiries d'une enseigne de mobilier en kit Scandinave, je succombais alors à cette réflexion de déprime en tournant de l’œil : " Mais dans quelle étagère ? " Ne trouvant là aucun réconfort pour asseoir mon embarras quant à trouver de quoi supporter le poids de ma passion pour la contre-culture et sous-culture. J'achetais in fine un lustre que le vendeur me décrivit comme une vulgaire étoile. Dans un éclat de rire théâtral je parviens à lui affirmer que c’est un pentacle en le bénissant des cornes du diable, tout en paradant d'une sortie légendaire d’outrecuidance.

C'est dans cette même audace glorieuse au true metalhead et à la loyauté du hardcoreux que les fans de Manowar et d'Agnostic Front font enfin pouvoir se confronter au Braveheart dans le pit.

lundi, avril 13 2020

BORN ENEMY - Born Enemy


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Le patronyme du groupe en dit long sur cette association, et joue sur l’ambivalence et le trompe-l’œil, tout en affirmant qu’ensemble on va toujours plus loin.

« Nous sommes frères par nature mais étrangers par éducation » Confucius


En attendant une nouvelle sommation du groupe PRISON LIFE, le quatuor allonge ses uppercuts avec la platine des MC Venom & Zombi pour un split E.P. où les univers de chacun se regroupent, s’associent, fusionnent.

L’ambiance est 90’s, très clairement, et le cœur de cible, une solution hétérogène entre les VHS et comic book, type Punisher, Daredevil, Carpenter, Yves Boisset, côté musique c’est un mix de Public Enemy/Anthrax, Assassin, GraveDiggaz, Nails, Insane Clown Posse, Twitching Tongues, Ärsenik, Power Trip, Ice T, Biohazard.

Les deux premier titres c’est Prison Life qui en catalyse la fureur sonique. Tout comme son premier effort discographique « We'll Bring The Whole Edifice Down On Their Unworthy Heads » les Bisontins regorgent de cette malignité groovesque et propulsent la distorsion nineties dans un geyser de brutalité incandescente.   Le titre « Black Out » pactise avec un mood Body Count/ Ice T, cela a le mérite de sanctuariser une qualité loyale au oldschool. Suit « Riffs » toujours dans cet esprit, à la fois urbain et référencé, distendant une félicité de saveur ambrée rap attitude, comme cela se pratiquait au siècle dernier avec classe, et un sens du groove tenace et couillu. Le genre d’interlude qui fait swinguer un arôme de reviens-y bro !

Puis l’E.P se referme par un remix du titre « Black Out » par les 2 Mc, avec lesquels vous pouvez en retrouvez la brillance via les productions Marvel Records.

Pour de plus amples renseignement le podcast The Proximity Effect Podcast #05 en libère l'autopromotion.


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