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mardi, avril 18 2017

ASPHYX – Incoming Death


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Okay ce groupe pratique un genre de musique en corrélation avec les cimetières, la dégradation tissulaire, le pessimisme, l'hypocondrie, neurasthénie, sinistrose, toute une gamme de tracas morose dont la gaieté en est l'antonyme par excellence. Mais il est en outre reconnu comme étant un ambassadeur- fossoyeur en terre noire du Death MétOl dark.

Ainsi en quelques minutes de pelleté musicale de ce « Incoming Death » vous voilà déjà sous-terre, reposant dans la paix funéraire de cette ode à l'épilogue. Parce qu’Asphyx célèbre le death Obituasresque avec la saveur du terrassier qui vient d’ouvrir une excavation toute fraîche.

Pour cet opus, le combo n’aura de cesse de concasser vos os dans leur inhumation mélodique, dans leur funérarium rythmique, avec chant macabre et toute la gamme mortuaire qu’il convient d’adjoindre conformément pour ce genre de cérémonial festif.

Généralement on se fait toute une histoire macabre autour du death, en plus d’un hypothétique mauvais sort maléfique, mais en fait, mais ouaieeeee on est bien au milieu des pierres tombales. Tranquille, paisible, faisant face et corps à la mélancolie deathalique qui coule au goutte à goutte dans vos veines, puis s'échappe jusqu’à corrompre vos pensées vers cette obscurité noires et bilieuses un soir où le crachin de votre existence vous demande : A quoi bon tout ça ?

De la sorte que vos pensées deviennent aussi froides que votre corps, lequel, souillé par cette vénéneuse attraction vers le délice mortuaire se détache de votre âme...

...Et quand le disque s'éteint ? Vous revoilà revenu des limbes, fiévreux d'affliction, avec vos yeux brillants de stupéfaction de voir la silhouette de la faucheuse en porte-jarretelle qui scintille de par son maléfice, et toute l'angoisse grandissante de toucher du bout doigt la porte qui mène au...GASP !


lundi, avril 10 2017

PRIMAL AGE - A Silent Wound


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Primal age est un quintette qui en 2015 a fêté ses 20 piges, il a partagé la scène avec en autre Kickback, Drowning, Right for life, Stormcore, Napalm Death, Converge, All Out War, Length of Time, Nostromo, Turmoil, Caliban, Indecision, Drowning, 25 Ta Life de Madball, Maroon, Earth, Crisis, Aborted, Benighted, Walls of Jericho, Born From Pain, Black Bomb A, etc...Joué dans des festivales tel que le Sonisphere, Paris Extreme Fest. Crazy Fest, Riip Fest, Fest’In‘Montd et au Why Not Fest, etc...sillonné l'Europe, tournée au Japon, au Brésil, bref les gars ne sont pas des novices.

Cet EP 4 titres aborde de façon frontale leur métAl HxC qui a chaudement fait ses preuves sur scène, intitulé "A Silent Wound" sur le label français Deadlight Entertainment (Oracles, Cowards , Witchthroat Serpent), enregistré et mixé au Freaky Dog Studio par Thomas Tibéri, puis masterisé par Chris "Zeuss" Harris (Rob Zombie, Hatebreed, Municipal Waste) . Il y a quelques invités tels que Julien Truchan (Benighted), Felipe Chehuhan (Confronto) & Koba (Loyal To The Grave) pour partager dans cette passion sonique les échanges explosifs.

Primal Age déclame depuis le siècle dernier avec rage en faisant crépiter les breaks, oscillant de tension et de contraste pour échauder un Hardcore véloce, densifié par des touches thrashy. Sur le titre « A Silent Wound » il n’oublie rien de ce qui a été, et adjoint dans cette blessure silencieuse de dédier son témoignage pour le titre éponyme du E.p à Mika « Bleu», un ami du groupe et ex-manager du label Customcore sur lequel était sorti l'album "A Hell Romance". Le groupe signe aussi un hommage à Mr Hanneman de Slayer dans lequel un pot pourri de riffs du grand Jeff illustre à merveille le background de Primal Age.

À L'age primaire où sommeille les consciences endolories par une sur-consommation de masse et aux abus/rebus réactionnaires, Primal Age poursuit de bousculer autour des thèmes de ses convictions, avec la cause animale, le végétarisme, l'écologie, etc...Avec la loyauté du HxC, la sauvagerie du métAl, sans faire de compromis à la vigueur initiale qui est la sienne depuis 1993, pour rentrer dans le lard en composant une musique qui affectionne la castagne.

Etttttttttttttt je peux vous assurer que si vous l'aimez saignante la castagne sonique, ettttttttttttttttt bien vous serez servi avec « A Silent Wound ».




dimanche, février 19 2017

THE BLACK ZOMBIE PROCESSION – IV : Heca-tomb


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Alors que certains se posent la sempiternelle question de savoir si l’on peut rire de tout, d’autres plus affranchis se vautrent dans les viscères avec la joie non contenu du cochon pataugeant dans la fange la plus excrémenteuse.

BZP vient de signer son œuvre la plus perverse, suppurant d’un pue sanguinolent à l’audace inventive la plus jouissive qu’il soit, pour des siècles et des siècles !


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Animés par une curiosité insatiable pour la sous-culture, les gaziers de BZP possèdent une érudition aussi importante que la passion outrecuidante qui en anime l’essor. Preuve si il en est de leur discographie imposant son hétérogénéité avec différents groupes et styles musicaux, leurs fanzines, podcast, etc…Ils ont poussé le vice jusqu’à y consacrer leur vie toute entière. Ce sont des créateurs pur-jus au même titre que Von Frankenstein, et des pur-sang Draculien mais façon cannibale.


La créativité demeure l’art culturel qui repousse les limites de l’impossible, et impulse à l’inhibition de s’ouvrir comme le boucher éventre un petit bovin tout mimi tout plein. Pour cela BZP a ébahi un six titres turgescent d’hémoglobine, il est lourd, dur, rapide, saillant, et le groupe a eu la morbidité joviale de fournir une histoire immorale qui accompagne l’album dans le carnage, écrite par Zaroff, un auteur de la série Trash éditions, dont la pestilence prose recouvre avec aisance des charniers entiers de barbaque humaine. Je ne spolierais rien sur le récit édité par Zone 52, juste que la collaboration entre l'écrivain et le groupe est aussi étroite qu’une vierge, et aussi profonde qu’une hardeuse qui vient de prendre des bites colossales dans tous les trous disponibles. Le livre est une commande et défini les influences du groupe, en cristallise l'esprit décadent, tout comme le mood et l'épaisseur horrifique.


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Ne vous y trompez pas, BZP fait dans le splatter-gore sonique, sa putréfaction musicale est aussi violente que burlesque. On saigne des oreilles dans cet amas de cruauté en même temps que sa démesure est divertissante. Tout est fait en XXL, la brutalité est barbare, la rage est un courroux au bras vengeur, la puissance de feu est en excès sur tous les fronts, la frénésie est un déchaînement de bestialité, et chaque assaut est d’une férocité malveillante.

Heca-tomb est une infection musicale capable d’une altération de l’esprit tant l’ébranlement subi est à la hauteur de l’ensevelissement ressenti. Alors ferez-vous partie de ces indignés qui accuseront cette masse d’agressivité de verser de la lave dans le brasier de la dégénérescence ? Ou bien alors de ceux qui vont savourer cette putréfaction culturelle ébranler toute leur carcasse ?


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Je l'ai déjà dit mais The Black Zombie Procession est un putain de groupe crossover par excellence !

Leur crossover est l’aboutissement digestif de la somme culturelle ingurgitée par les membres qui composent le groupe. Le malin plaisir pour eux c'est de créer des ponts entre tous les éléments culturels, et que tout s’imbrique, s'unifie dans une révolution qui tourneboule la tête tellement c'est vaste, mouvant, fluctuant, et vivifiant.

Vous voulez jouer avec eux ? Avec cet album, devinez à qui ils tendent des clins d’œil, de qui ils s’inspirent, avec qui ils parlent à l’envers pour invoquer les esprits maléfiques, etc…Pour les réponses vous pouvez écouter l'épisode #62 du podcast Now it's Dark qui revient avec des commentaires sirupeux sur ce mini album, le roman, les influences et tout le processus de création.

Vraiment passionnant et attractif c'est un bonus de fanboys que le groupe en réitère la formule, puisqu’il avait fait de même avec leur précédent album « Vol. III : The Joys of Being Black at Heart  » sur DVD en sus de l'album.


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Ici les lyrics doivent autant à Cannibal Corpse qu’à Unsane, qu’à la série littéraire Gore la plus craspec qu'aux œuvres de la Hammer et à celle grand-guignolesque de la cinéphilie populaire. Le chant d’Elie regorge de cette putridité horrifique précipitant un taux de vilenie absolument propre à la violence graphique de la pochette, dessiné par Andrei Bouzikov (Toxic Holocaust, Ghoul, Skeleton Witch, etc.) et Paskal Millet (The Meteors) pour l'illustration du livret intérieur.

Ce disque est conçu pour les vrais fans de musique.

Les riffs de Nasty Samy dégorgent du thrash et du HxC directement de la tronçonneuse à Leatherface, de la manchette à Jason, du couteau de Maniac Cop, mais oui, tous ont pris possession du guitariste, pas un seul boogeyman ne sera écarté de cette mission destructrice. La section rythmique n’est pas en reste, elle abreuve sa violence pure dans une aliénation de tapage nocturne pour que vous ne puissiez plus fermer les yeux de la nuit. C'est-à-dire que la basse ferraille de l’acier qu’elle transforme en bombe à napalm, pendant que la batterie propulse des obus à un rythme très soutenu.

Et vous pensez encore y survivre ?


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Pénétrer dans l’orifice du splatter-gore requiert une pugnacité tenace pour affronter une innommable dépravation. Ça pue, ça couine, ça suppure et ça larde du viscère lourd et sanguinolent. La déviation sonique en corrélation avec la perversion littéraire trouvent ici un épanouissement à sa mesure, à sa démesure.

L’œuvre la plus immature est en fait la plus réfléchie et spontanée du groupe, celle qui a demandée d’ajourer par différentes strates musicales pour une écoute brute et brutale, accessible et intraitable, évidente et anormale, lumineuse et sombre, divertissante et dangereuse, lucide et douteuse, obscure et singulière.

Cet aspect trashy vous pousse à des sensations animales et intuitives, et carrément au régressif.


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La version LP est proposée par Les Productions Impossible Rds, le pack (CD+Roman) est fortement conseillé et est disponible sur le site Nasty Merch.

* En concert :

22 février : BESANCON (LES PDZ) + Cadaveric Allegiance

23 février : NANCY (LA MACHINE) + Whales At The Crossroads + Sick but not dead

24 février : STRASBOURG (LA MAISON BLEUE) + Mercyless 

25 février : HERICOURT (LE CATERING CAFE) + White Butchery + The Hateful Three

27 février : PARIS (GLAZART) + Doyle (ex Misfits)


Est-ce que Bzp a poussé l’avilissement à saturation ?

Point du tout, par contre il a fait preuve d’une audace dans l’immondice cul-turel en proposant non pas la 3D, mais les 3B qui font écarquiller les yeux (Beast, Blood, Boob), et surtout avec l’obscénité bravache de savourer sa souillure discographique dans le panthéon de son œuvre avec orgueil. Oui il y a de quoi être fier dans toute cette flétrissure artistique de rendre les honneurs passionnels à tous ceux qui ont contaminé ce qui fait corps avec l’esprit de BZP : La liberté épanouissante de raconter la saleté immorale par le biais d’une pure violence assourdissante.


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vendredi, février 17 2017

SUPERJOINT – Caught Up To In The Gears Of Application


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Énième groupuscule de Jimmy Bower & Anselmo sound spirit DöwnPanterabreakdancepoum and The Illegals…etc....

Superjoint est donc le rejeton de Superjoint Ritual dissout en 2004 et recomposé à l’occasion du larron.

Les crocs ferreux qui s’entrechoquent dans ce malstrom sonique outrecuidant ont toujours la capacité de témoigner chez moi la plus ardente passion. Je prends un malin plaisir à entendre le crépitement savoureux des chairs musicales en flammes, à un point tel que ceci est quelque chose de totalement attrayant.

Superjoint est un groupe bicéphale, à tête chercheuse. Plusieurs membres en délibèrent l’étendu sonique avec comme unique cible la déforestation cérébrale, au point qu’à la fin il ne vous reste plus que les os rachidien. Le groupe terrasse dans les enfers un sludge « stonique » extrudant la matière punk heavy en la faisant dégorger à outrance.

Pour votre information : « Stonique » c’est du stoner tellurique.

Superjoint c’est entre autre, la limaille de Corrosion Of Conformity avec le punk heavy de Venom, la foudre de Slayer avec un Crowbar dans le slipbard, la froideur de Celtic Frost avec l’altérité lunatique de Voivod, la chaleur glaciale de Darkthrone avec l’affranchissement libertaire de Black Flag.

“Caught Up To In The Gears Of Application” est le genre d’opus dont le vase d’expansion intensif déborde en tous sens. Le combo enfonce la violence dans l’aliénation avec une maturité roublarde. C'est-à-dire que le groupe sait très bien manipuler ses intentions dans le but de satisfaire, et d’y rassasier ses assouvissements.

Mais là où le groupe est très très fort, c’est qu’il prend un plaisir malin à desquamer ses mélodies poreuses à leur indice le plus brut.


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Le constat final est sans appel : Superjoint fume la tête.


vendredi, février 3 2017

MORS PRINCIPIUM EST – Embers Of A Dying World


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Mors Principium Est naît en 1999 à Pori en Finlande un soir estival où l’hiver regagna son logis. Leur Death Mélodique d’inspiration Dark Tranquillity, In Flames et Soilwork, abonde de tension sombre pour des compositions complexes et des ambiances noires, assez éloignées désormais du futurisme d’un disque comme « The Unborn ».  Moins thrashy et agressif que lors de leurs derniers opus, Le groupe re-calque des structures reprises et répétées de death mélodique carrées et intenses avec l’homogénéité que cela requiert pour que le disque soit et advienne un bon melodeath.

Ce death mélodique manifeste ce brin de mélancolie essentiel à la propagation vaporeuse des superbes solos aériens, et avec ce qu’il faut d’orchestrations synthétiques pour vétiller sur des atmosphères baroques. Il y a une forte corrélation mirifique entre le contraste du doux et du rêche, du vespéral (chant death) et du séraphique (voix féminine), enfin tout ce qui fait le sel et poivre du style du death mélodique. Les titres commencent généralement calmement s’ensuit un tonnerre de riffs ou de déluge de notes mélodiques que la rythmique suit avec fracas.

La production synthétique esthétise l’ensemble par une théâtralité de pacotille mais qui ne dessert pas l’œuvre dans son ensemble, et lui apporte foncièrement le caractère conforme d’un album léché par des vampires.


dimanche, janvier 8 2017

CRYSTAL VIPER – Queen Of The Witches


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Les polonais reviennent après « Possession » en 2013 avec un album suintant la mémorable ère de l'acier dont les gens de + de 40 ans en connaissent toute la valeur intrinsèque.

Pour les matheux : Dio + Doro + Iron Saviour + Manowar = Crystal Viper. Rien de moins et pas plus. A partir de quoi vous avez une idée de la somme power métOl teutonne qui façonne ce concept album dont je vous passe les détails donjon et dragon.

Le groupe n'a pas son pareil pour être aussi miséricordieux avec la doctrine du power MétOl, tant il puise depuis ces débuts en 2007 avec « The Curse of Crystal Viper » dans la substantialité qui glorifie la fratrie du métOl et de sa flamme purificatrice. L'album est donc sans saveur, juste caricatural. Pourtant, derrière ce salpêtre se dépose le sédiment imputrescible du heavy métal le plus pur, balades incluses.


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La chanteuse Marta Gabriel fait péter les vitres avec sa puissance aiguë Maidenesque, et les titres suivent la même bravoure lors de passages médiévaux, cavalcades endiablés dans le riff turgescent, mâchicoulis rythmique, c'est heavy et épique à souhait. Trois invités spéciaux se présentent dont le cofondateur de Manowar le  guitar  héros Ross The Boss, ainsi que Jeff Dunn (alias Mantas) de Venom / Venom Inc, puis au chant Steve Bettney (Saracen).

L'album a été produit par Bart Gabriel (Cirith Ungol, Mythra), et conçu par Mariusz Pietka (Burning Starr de Jack Starr, Lonewolf). La pochette de l'album a été créée par le l'artiste allemand, Andreas Marschall (Running Wild, Blind Guardian, Obituary).


lundi, janvier 2 2017

METALLICA – Hardwired...To The Self-destruct


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Un nouvel album de Metallica mec ! Ce n’est pas rien. Le temps s’arrête, fini la pignole, OH ! C’est sérieux maintenant. Chuttttttt car les mets appliquent le principe égalitaire de répartir de façon inné chaque angle musical qui a façonné sa carrière.

Du coup s’il te semble que tu as déjà entendu un bon paquet de riff du groupe, tu seras aussi surpris de voir à quel point ce band est génial pour faire vivre la flamme éternelle de son inventivité musicale. Car les mets savent y faire en matière de composition. Leurs titres sont progressifs dans l’âme et l’entre-jambe. Les gars gardent leur ossature identitaire et te fourguent le carburant nécessaire pour t’embrasser avec la fougue de leurs contrastes, épaisseurs, distances caractéristiques, nuances, particularités, analogies, sacres, blasphèmes, parités, accords, etc…

Ok, seulement la vérité, c’est que l’on devrait oublier le passé des Mets, pour ne se focaliser uniquement que sur ce nouvel album. Pour ensuite apprécier comme il se doit la force naturelle et centrifugeuse de ce fuselage progressiste musical ascensionnel, pour qu’enfin vous puissiez être surpris de la qualité intrinsèque de cet opus.

Oui Metallica est un monument, mais arrêtons le simulacre, tout autant le mémorial du passé que vous chérissez tant jusqu’à l’orgueil, que diable, Metallica n’est pas de marbre, il le prouve une fois encore en réalisant cette sculpture sonique efficace, habile, maligne. Cela vous ennui de ce qu’ils sont devenus avec toute cette gloire, cette manigance de vendeur d’art contemporain qui ne cesse de clignoter en faisant appel d’air. Vous ne les voyez plus en honnête artisan, pourtant les mets sont des créateurs. Ils ressassent uniquement pour ceux qui n’ont que le regard tourné vers le passé. Si c’était la première fois que tu écoutais Metallica jeune primesautier, tu te dirais quoi ?

La nouveauté réside dans le fait que les Mets se sont sortis les doigts du cul pour réaliser des compositions qui tiennent la route, le jus à 100 % Oublié Death Magnetic, le film chiadé « Through the Never », Lulu avec Lou Reed, et autres facéties, Metallica vient de livrer son white album et c'est éblouissant ! Le groupe ne doit plus rien à personne désormais. Il est affranchi de toute entrave, munit d’un D.I.Y avec lequel il assemble son équipe, son label, son studio d’enregistrement, il compose et repose toutes ses attentes sur sa liberté créatrice. Le résultat est saisissant puisque le groupe ne tergiverse plus comme avant, il va là où bon lui semble. C’est un album riche en tous sens, immaculé par la sérénité dont chaque titre est compensé par son propre équilibre.

On remarquera avant tout que le heavy est revenu foudroyer les vastes compositions d’aujourd’hui, et que de ce passé fondateur dans le heavy métOl qui a fait éclore la musique de ce groupe, Metallica garde intacte cette consistance tout comme il conserve son accroche singulière avec l’efficacité de se renouveler.

Après toutes ces années à faire vivre sa marque, à pérenniser son gagne-pain, à servir de faux-semblant sur les douloureuses séparations, à se clouer au pilori des mutations musicales pour survivre à tout, jusqu’aux mensonges, Metallica est revenu du combat chaotique contre tous ses démons, enfin libre et insoumis.


jeudi, décembre 22 2016

VECTOR EQUILIBRIUM


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"Le Vector Equilibrium est le point zéro de départ pour tout événement ou non-événement qui est prêt à montrer n'importe quel action à n'importe quel public"

Oh pitin d'entrée la prise de tête !

Non mais déjà en premier point calme-toi, ce n’est pas si compliqué en fait, puis de deux respire profondément sur deux, voire trois respirations si tu en ressens le besoin, voilààààààààà. Car tu vas saisir dans quelques secondes le sens de l’événement et du non-événement, si, si.

Sollicité par deux invitations à la même date, il ne m'a fallu qu'un centième de seconde de réflexion pour éviter le repas d'entreprise soumis à tous les vices d'un speudo management permissif, pour y préférer une soirée de concert à Albi.

Pas con hein ? Hé, tu aurais fait de même toi aussi, alors mollo sur le ricanement seutplait !

Ben oui soyons clair, le traditionnel cirque du repas de fin d'année est le moment opportun à tous les suces boules de lécher le merdaillon de chef pour pallier leur omission de compétence, et dans l'ultime but de gagner les galons d'ogive permettant de régenter en digne capo par la suite. Je dois vous l'avouer avec respect mais je me fais violence tous les jours pour gagner ma croûte, alors supporter l’hypocrisie mielleuse des cadres dirigeants, et les contorsions lubriques de la force de vente dans l’espérance suprême de détrousser les femelles de l'assistance, me paraît insoutenable pendant mon temps de cerveau disponible. Ma liberté individuelle m'impose de ne point me soumettre à ce genre de génuflexion, d'autant plus que Cobra + Ta Gueule = Moment de pureté nihiliste absolue.

Je ne voyais pas comment m'en passer, surtout dans le contexte du soir, d'où ce putain de Vector Equilibrium.

Ben ouaie tout est clair désormais, alors reprends une respiration normale.


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Un concert à Albi c’est obligé que ce soit avec Pollux assos (Xtremefest), et il faut s'engouffrer dans le ventre de cette préfecture pour trouver le chemin de la base de loisir de Pratgraussals, elle-même limitrophe de la station d'épuration ?!? Si vous y voyez une quelconque relation c'est que vous avez l'esprit mal placé. J'arrive malheureusement pour la fin du set de COBRA, autant dire avec regret que je n'ai vu qu'un bout de la queue du serpent. Apparemment le groupe a joué pendant le béotien apéro-saucisson-pain au chocolat essentiel à tous les aficionados sudistes de pernaud-ricards et de chasse, pêche et tradition.

Avec ce groupe il y a un truc faramineux, car prendre des coups de hard punk par cet orchestre cela mérite amplement que l'on y accorde la plus vile arrière-pensée. Cobra est un esthète de la distraction, il fait mine de se la jouer provocation alors qu'il injecte son poison avec la désinvolture princière du malin. Le public désenchanté a pu échanger les seringues dans cette auberge de la dernière chance en maniant le glaive de Satan parce que c'était l'enfer ici. Comme toujours le public est partagé entre en rire où affiché cette moue de consternation que le métalleux autorise aux pérégrinations sauvages du punk quand il se met à jouer à sa tête de con. Cobra infecte tout avec ses spores soniques, et leurs lyrics ont très certainement refilé le VIH au premier rang, pis de toute façon Cobra crache toujours son venin avec la croix à l'envers, alors amen et glorious satanas, mouahahahahahahhhh !!!


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Tout de suite après, c’est TA GUEULE qui enchaîne sur une petite scène sur le côté. Le son est diamétralement trop fort, mais pour son leader charismatique et chanteur/guitariste El Conservator il faut vivre dangereusement, ceci n’est pas un conseil mais plutôt une recommandation, il est donc inconcevable pour lui de s'appareiller avec des bouchons de protection auditive pour un concert de rock. Et bien je ne suis pas du tout d'accord avec ce sympathique bourgmestre du rock’n’roll, puisque sans bouchon plus d'audition, plus d'audition aucun intérêt d'écouter Ta Gueule, CQFD. Pas con hein ?

Pour ce groupe de fantaisiste pur-jus, la question réside avant tout dans cette expertise situationniste : Comment exprimer des réflexions subversives en les hurlants sur de la musique punk et jouée à saturation ?

Forcément, la première réponse c’est : On « Samba les couilles » mais nannnnnnnn il ne faut pas, car sous des airs narquois, le cynisme jovial du groupe et son ironie mordante façon épagneul de Tricastin feront reluire la connerie monumentale d’un band fort singulier. Le trio a joué décontracté du gland, sans prise directe avec la fatuité désintéressée des soiffards et des bousculades de jneus sadomasochistes en demande de torgnolle. Le petit pit prenait souvent cette allure de cour d’école où on se chahute pendant que les instituteurs élaborent leur consternation réciproque sur les bons à rien qui leur servent de gagne-pain.

À l’oreille nu, le bassiste est un sacré instrumentiste avec du matériel pareil, et l’on se dit avec désinvolture que finalement leur grossièreté ne dérange pas plus que ça, et puis après tout, c'est un concert de punk tout de même, on ne pouvait pas non plus s’attendre à autre-chose, à mieux ? Non toi tu sors, de suite, allez ouste chenapan.

À la fin le groupe a promis de revenir pour la deuxième couche d’impression alors que la première dégoulinait encore dans les cerveaux.

Le public s'est alors éparpillé en un résidus microbien post-mortem que mon attention se porta soudainement sur les nombreux messages de soutien que je constatais sur des vestes patchées et autres éléments vestimentaires d’une vulgarité étourdissante, comme hellfest cult, turbojunged et autres...qui prouvent de la mobilisation pour un sujet capital, et de sa capacité à souder une communauté dans le firmament des joies communes comme le national-socialisme en son temps, la trivialité d'une loge maçonnique ou leur équivalent dans les confréries estudiantines, gustatives, gastronomiques, tel que la Confrérie des Chevaliers du Goûte-Boudin, la non moins sérieuse Confrérie de l'Académie universelle du cassoulet, ou la très célèbre Confrérie de la Prune et de la Quetsches Lorraine à Farébersviller.

Mais pourquoi avais-je tant ce besoin de reluquer des messages de soutien ? Et bien parce que cette soirée était organisée sous l’égide de Pollux Asso, qui œuvre pour la diffusion et la promotion des musiques actuelles sur Albi et le Nord du département du Tarn. Let's Zguen and Rock'N Roll ! Mais Pollux association se trouve dans l'escarcelle contemporaine du manque de moyen financier significatif pour poursuivre l'aventure. Il œuvre désormais vers cet appel caritatif en tapant des mains et des pieds par le biais du financement participatif (crowdfunding ou encore socio-financement). Cet acquittement philanthrope doit en plus sensibiliser l’ensemble des mécènes par la formation pure et simple d'un patronage lui-même sous l'égide d'un parrainage instituant les soubassements propre à maintenir l'édifice de façon pérenne. Ouaie comme les témoins de Jéhovah sauf que eux ne passeront pas le dimanche matin, ça c’est certain.

Plus prosaïquement, adhérer à l’association rejoint les attentes de former une corporation stable et constante structurant un corps social, afin de relier tous les individus de cette communauté entre eux.

Vous pouvez lire le communiqué important sur la situation de Pollux Association : Communique_Pollux_12-16.pdf

Si certains se demandent encore comment aider concrètement voici quelques solutions :

1 - Adhérer à l'association

2 - Remplir le formulaire de soutien

3 - Faire des emplettes sur le merchandising

4 - Réserver votre place pour le prochain concert.


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FIN DE LA MINUTE DE SOUTIEN

Si l’on me pose la question subsidiaire, le dilemme du soir était : Doit-on faire passer des réflexions de manière faussement sarcastique en ayant l’air de s’en foutre ? Ou bien d’être réellement sérieux de manière ironique sans jamais être prit pour un escroc ? La subtilité du message ne résistera pas à la tronçonneuse sonique de toute façon puisque SIDILARSEN tchac poum uh démontera la scène avec l’attirail ad hoc.

Le groupe appelle cela du dance floor métOl.

Heinnnnnnnnnnnnn ?

Oui c’est du Rammstein électro-rock avec des soupçons de new wave, la poésie des Gold sur des textes altermondialistes. Ce n’est pas ma came, mais je reconnais volontiers que le band lustre sa faucille à coup de marteau et de cet attrait festif propre à faire bouger les foules. Leurs textes sont assez crédules mais l’efficacité d’absorption séduit les jeunes gens en quête de changer le monde pour ne plus fleurir des tombes. Mais bon, la pleine ironie de l’histoire de l’homme, c’est qu’il ne profitera jamais de la grandeur de son narcissisme le jour où il réussira enfin à faire exploser sa planète. Je pense que cela répond amplement à la question : Jusqu’où l’homme est-il capable d’aller nan ?

Quoiqu’il en soit Sidilarsen est un rouleau compresseur à dance-floor capable d’étourdir les jeunes, cela les fait danser et fait évacuer le stress de leur avenir périssable. Simone et Jeanine ont beaucoup remué du troufion pendant le set, au point que jean-pascal était tout ému dans son slip en les voyant se trémousser de la sorte. Du téton qui pointe jusqu’aux gobelets de bière renversés sur le sol devenu très glissant dès lors, le pit était devenu ce genre de patinoire de province où l’on danse sur des rythmes martiaux à s’en taper le cul au sol.


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Après avoir raisonné sur le dilemme du soir pendant des nuits entières, il m’est apparu prudent de vous dire que la caractéristique des groupes de cette soirée c’est qu’en tant qu’entité similaire, Sidi et Mass essayent de fédérer tandis que Cobra et Ta Gueule sont dans une attitude de dissension nihiliste (Leur haine de la société est un juron fort gracieux par ailleurs).

Ce contraste permettait d’adjoindre avec la délicatesse du punker, que d’où qu’elle vienne et qu’importe par où elle passe, la façon d’absorber des informations sur de la musique amplifiée relie des êtres différents par des points de vue qui semblent convergents de prime abord, et qui pourtant se connectent à un ensemble de communauté voisine.

Oui je sais on « Samba les couilles », du coup reprise du temps pour Ta Gueule sur le côté avec un set aussi félon que le premier, m'amenant à cette sentence primesautière que Si Jello Biafra faisait une espèce de grind’n’roll il ferait la même chose que Ta Gueule, mais en moins vulgaire. Je décerne donc au groupe le grand prix spécial d’humour noir pour sa capacité à ubériser la révolution citoyenne.

On en arrive à la fin de la soirée avec MASS HYSTERIA, la tête d'affiche. Forcément le groupe tient la scène, sa scène, il a déjà tenu en laisse de grande scène de festival, alors la poignée de merdouzil d'Albi il en a fait qu'une bouchée malléable que l'on ferre à sa guise comme un gardon de rivière. Le show est rôdé et calibré pour faire rugir la jeunesse qui ne souhaite qu’exulter, et en a marre du cynisme des vieux aigris. Ouaieeeeeee ta gueule, je sais, je sais.

Parce qu’en fait la jeunesse elle veut lever le poing et combattre un truc qui fatalement est déjà inséré en elle depuis sa naissance, et qu'elle a carrément digéré sans s'en apercevoir encore, mais ça ne va pas tarder pour commencer l'aigreur (voir ta gueule).


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Mais quoi qu’on en dise ou fasse, la jeunesse a un grand besoin de festoyer à cet âge où les hormones de croissance font des siennes sans arrêt, et cette vérité était une fois encore là et était fortement palpable dans cette saturation électrique pour donner naissance à une énergie libre. Car même si la lutte ne dépassera pas la salle, la jeunesse de gauche avait besoin d’entendre autre-chose que les roucoulades envers le libéralisme, parce que l'opulence de la société de consommation a engendré dans l'obsession d'acquérir, la tentation du bonheur sans jamais parvenir à la rassasier. C'est une quête vers le vide et un appauvrissement existentiel par accumulation, les deux formant le non-sens parfait et l'ironie. La frustration naquit dans ce terreau de jalousie incurable, en même temps qu'une haine tenace et inextinguible. Au point que les hommes sont toujours prêts à tout dénaturer pour parvenir à ce graal, jusqu'à ce corrompre en étant aussi friables qu'une falaise de craie érodée par les marées des océans pour en satisfaire l'avidité.

Mass Hysteria a fait son taf, et je lui décerne le grand prix Arlette Laguiller.


{{ Aussitôt la fin du concert je prenais la fuite car depuis le décret du gouvernement sur la sanction de pénaliser les clients de la prostitution, la rose Albigeoise devrait baigner dans le silence religieux de sa cathédrale en brique sitôt le coucher du soleil. Hors, si je m’en réfère aux analystes cathodiques ainsi qu’aux oracles de la rue qui prédisent l’apocalypse dès que les discrets gourmands de péripatéticienne auront fui le macadam, il semblerait inconscient de s'aventurer le soir sous peine d'être violenté par des hommes peu scrupuleux de pouvoir refréner leurs pulsions malignes. Et bien je vais dire la chose d'une manière assez brute, mais comme je viens d'une contrée reculée de la civilisation où tout est bon pour affabuler avec des histoires rocambolesques digne d'un conte du moyen-âge sur les coutumes barbares des gens des villes, ce soir-là pourtant j'étais toutefois rassuré. Oui, pleinement, car je n'avais absolument aucun soucis d'être profané par un légionnaire en retraite résidant désormais loin des alpages où se terre des chèvres apeurées par un coït sauvage avec cet ancien troufion, tout comme d’être soumis comme un enfant de chœur insouciant face à la bestialité d’un ecclésiastique pendant l’apprentissage d’une catéchèse lubrique. Pour la simple et bonne raison que j'étais certain d'être épargné car il faisait vraiment froid. Du coup il aurait fallu un chalumeau au violeur pour que l'entrée de mon clapet fécal soit envisageable. Je ne vous cache pas non plus qu'un chalumeau reste un objet suffisamment encombrant et peut même paraître un tantinet assez intriguant à une heure avancée de la nuit, surtout pour la maréchaussée qui guette sur la moindre bizarrerie (caméra de surveillance à l'appui). Même si elle est coutumière des désordres moraux des noctambules, là tout de même, su été abusif toutefois. }}

En regagnant mon logis par la route de campagne, il devait être bon gré, mal gré l'heure idoine où mes collègues de travail gorgés de binasse se foutaient des pralines sur le parking du restaurant à propos des inégalités salariales, sous le regard affreusement dépité de leur conjointe, clôturant comme il se doit cette apothéose du repas d'entreprise traditionnel et du Vector Equilibrium.

Fine & see you !


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vendredi, décembre 16 2016

TREES OF ETERNITY - Hour Of The Nightingale


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“La femme est l'être le plus parfait entre les créatures; elle est une créature transitoire entre l'homme et l'ange.” Honoré de Balzac

D'après les lettres de noblesse que le metal gothic se charge d'en imposer la lecture pour sa façon de déposer des plumes d'ange avec la flamme purificatrice du guerrier nordique, Trees Of Eternity en élève la douceur volcanique avec son premier opus.

Le groupe est né de la coopération entre le guitariste Juha Raivio (SWALLOW THE SUN) et la chanteuse Aleah Stanbridge (qui avait collaborée aux derniers opus de SWALLOW THE SUN et AMORPHIS).

La particularité de cet album réside dans sa sortie à titre posthume puisque Aleah Stanbridge est décédée le 18 avril 2016 dernier d’un cancer. Forcément l'écoute n'est plus la même, car elle se charge d'une torpeur mélancolique très forte.

Plus qu'un hommage, ce disque est en lui-même source d'une caresse profonde avec laquelle nous cherchons entre le Soleil et la Lune le signe qui démontre qu'elle est au paradis, tant le poids suprême de l’obscurité renferme avec lui la brillance du rayonnement vocal de la belle reine défunte.


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“Venez, chère grande âme, on vous appelle, on vous attend.” Arthur Rimbaud

Son chant est « capable de changer le jour en la nuit la plus sombre, ou changer l’obscurité en une lumière aveuglante avec un seul mot ou murmure. » dixit Juha Raivio à son propos.

Leur musique est souvent décrite comme une mélancolie down-tempo avec l'angélisme d'une voix féminine fantomatique, et se rapproche par accointance du métal symphonique pour ce contraste de force masculine et de douceur féminine. Le cœur de leur mélopée mélancolique est véritablement noir (un doom vespéral) et brisé (mélancolique), mais à chaque fois résonne cette voix d’ange qui transperce l’obscurité comme une flèche enflammée.

Les autres musiciens participant à l’album sont les guitariste et bassiste Fredrik Norrman et Mattias Norrman (OCTOBER TIDE, ex-KATATONIA) et le batteur Kai Hahto(WINTERSUN, NIGHTWISH, ex-SWALLOW THE SUN). Les chanteurs Mick Moss (ANTIMATTER) et Nick Holmes (PARADISE LOST) apparaissent chacun sur une chanson.

Juha Raivio concluait à propos d’Aleah « Je n’ai jamais rencontré une personne et un musicien plus connectée avec l’essence-même de l’émotion absolue et l’âme de chaque note et mot qu’elle a écrit ou chanté. Elle voulait que sa musique et ses paroles soient à cent-dix pour cent honnêtes et sincères, absolument rien en dessous n’aurait convenu. La musique était sa religion et passion, une porte vers son âme et au-delà. Il n’y aura jamais d’autre compositrice comme elle ou voix comme la sienne. »


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“Il y a des femmes qui inspirent l'envie de les vaincre et de jouir d'elles ; mais celle-ci donne le désir de mourir lentement sous son regard.” Charles Baudelaire


mercredi, décembre 14 2016

TESTAMENT – Brotherhood Of The Snake


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Finie la pignolle, Testament est revenu avec une agressivité conséquente. Pour cela il explose le genre thrashy en un kaléidoscope sonique.

La carrière de ce groupe est longue de 30 ans de dur labeur et a récolté qu'un infime succès, mais n'efface en rien la qualité première de sa musique et de l'estime que les fans de métAl lui profèrent. « Brotherhood Of The Snake » en libère toute la saveur en conceptualisant sa trame narrative :

Le monde tourne dans une paranoïa impulsive qui donne la pleine disposition aux opportunistes d'y inoculer leur félonne vérité. Testament part de ce postulat pour donner libre court à une société secrète, La confrérie du serpent.

Toujours aussi progressiste dans sa volonté de tisser sa trame narrative par l'apport d'une musicalité décomplexée, le groupe écharpe avec une tension constante pour un album hargneux, combatif, qui marque au fer par sa dimension aliénante.

En Testament on y entend le maelstrom catchy des Mets, le heavy de Motörhead, l'exigence progressiste de Annihilator. On ne parlera pas de renouveau, ni d’expérimentation, pourtant le groupe ne ramollit pas avec l'age, ses solos sont purs, enivrants, ses rythmes changeants contrastent l'ensemble des titres de manière significatives, le chant de Chuck Billy est savoureux. Nous avons un disque avec de l'ampleur, et de la consistance, peut-être même un classique en lui donnant le temps de s’insérer en nous avec cette saveur que le temps n'en fait que bonifier sa splendeur équanime.

Il y a ici un remarquable travail de précision capable d'apparier les diverses variations millimétrées de texture sonore, et les entendre se dissoudre dans ce magma étanche. Cet album est une musique à l'âme sombre et sauvage, dont l'aspect brut et indomptable en façonne la sculpturale nature indocile, comme une voix lumineuse en soi.


jeudi, décembre 8 2016

GOJIRA – Magma


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J’ai eu un mal fou à intégrer Gojira dans ma vie.

Certainement dû à la simple évidence d’expurger l’apparition de cette nouvelle génération génératrice d’innovation, et qui tuait l’ancienne.

J’ai eu un mal fou à intégrer Gojira dans ma vie, à me laisser séduire par son métAl, par sa soif légitime d’hybridation et de nouveauté musicale. Avec les oreilles en feux, prisent dans la déflagration sonique que je m’étais instruite, je n’avais de yeux que pour les anciens. J’étais trop enclin à satisfaire le culte de ce passé, là où les fondamentaux fondent l’édifice, jusqu’à ne sublimer uniquement cela, à tort bien évidement.

Il m’a fallu de temps pour apprécier la masse tellurique imposante de leurs riffs « Helmetique », l’artillerie en béton brut de la musique industrielle, leur alliage métAl pour les nouvelles générations. Il y a dans Gojira une force naturelle qui ne fait pas écho à la force dite « satanique » dont on nous a montrée jadis la face obscure et théâtrale dans le métOl spectacle.

Gojira est dans une dimension poétique, brute, et puissante. Il n’y a rien de punk, ni de heavy chez lui, c’est un instantanée de pureté solide. Sa musique se lie dans le chaos de l’univers avec l’insistance de dérober en vous une éblouissante grandeur, surtout quand elle parvient à vous détacher du sol. Je veux dire par là, que Gojira vous fait entendre la musique métAl sous un nouveau jour quand on parvient à s’extraire de son passé, quand on en consent la légitimité existentielle. On s’arrache du sol, parce que le sol se dérobe, parce que l’on n’est plus au ras des ténèbres, mais en flottaison, en orbite, au-delà de la saturation. On intègre la fission métallique qui vous plaque en même temps qu’une aqueuse apesanteur, et c’est à ce moment-là que l’émotion suscitée par leur musique, donne ses fréquences soniques que lui seul est à même d’en délivrer le plein impact.

Avec le temps j’ai dénoué le lien épineux vers une sérénité d’absorption avec Gojira, pleinement conscient que leur musique aussi nouvelle dans sa légitimité, pouvait résonner en moi comme une libération. L’on en retrouve l’imprégnation en live, car sur scène Gojira est ce monstre goulu qui vous dévore tout entier. Aussi hype qu’il peut apparaître en étant ce fer de lance hexagonal, Gojira transparaît pourtant avec la grandeur et l’humilité de son ambition : Différent.

Le « Magma » de Gojira est l’aboutissement depuis toutes ces années à souder son univers avec la pierre angulaire de son édifice, tout en étant souverain de son hybridation sonique. Il apparaît ainsi indestructible, certain de sa masse, prêt à tout dévaster sur son passage par la somme d’un hybridisme turgescent.

Immaculé de sa différence et sombre par son volume sonore, « Magma » est et sera.....La clef de voûte de l'oeuvre de Gojira.


jeudi, novembre 3 2016

HAUNTED - Haunted


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Haunted est un groupe Italien qui a signé son premier album sur le non moins mythique label Twin Earth Records, dont la variété de groupe heAvy-rOck-psychédéliquë-doOm de qualité n’est plus à démontrer.

Je sais très bien ce que vous allez vous dire dès que vous vous serez renseigné sur ce band : « Putain encore un groupe de doom influencé par Black Sabbath avec une femelle au chant. Froupupupupupupupupup, ouaie bon c'est bon quoi, toujours les mêmes riffs, rengaines, atmosphères, nanananana, etc.... »

Sauf que là, fini le tripatouillage en demi-teinte, fini les stéréotypes pour attirer un max de barbus à moustaches fines qui se paluche les testicules pour épater leur club de motocyclette.

Ce premier opus éponyme permet d’inoculer un venin mortel dangereusement cool. Tout y est : Atmosphères lascives pour des incantations occultes riches en destinée. La transe est languide, la mélodie est fondée sur l'épaisseur avec l'intensité de riffs en métaux lourds qui va avec pour satisfaire l'hypnose massive. Le chant funèbre sabbathien est une ode de sirène maléfique, le rythme est lourd, et la présence fantomatique d'une obscurité vénéneuse appose à l'ensemble une attraction catchy irrésistible, que même Belzébuth n'aurait espéré.

On trouve ici la perversion sonique sous sa plus dense accentuation.

Le seul hic ? Seulement 5 titres, mais bon, le voilà l'album qui réunit la crème de la crème souterraine. Bien au-delà des fréquences supérieures de l'obscur, ce groupe mystique offre au crépuscule du divin, la fleur bénie de mourir à petit feu contre sa musique.




jeudi, octobre 27 2016

ECHOES OF THE MOON - Elusion


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Echoes Of The Moon est un one band, il ne fait pas de blues garage, mais du post-black atmosphérique.

Cela peut paraître saugrenu mais non, son mentor américain, Brock, s'active en homme à tout faire dans sa grotte.

" Elusion " est la suite de l'album " Entropy " datant de 2015. Il explore les thèmes philosophiques propre à cet album et du premier opus " Esoteric " datant de 2014.

Dense, volubile, profond, cet "Elusion" dévoile toute sa sculpturale intensité par le biais de nombreux contrastes cher au blAck-métAl-atmösphérique.

Il apporte l’impression d’être entouré dans le calme d’une nature sauvage, de plonger sa marche dans la neige douce, d’entendre le crissement de chaque pas, d'humer l’air pur à plein poumon au point d’être envahi par une immensité de quiétude, puis de sentir la froideur à chaque respiration d'une présence sombre tapis dans l'ombre.

Une différence antagoniste qui souligne toujours cette sensation intense de chaud et de froid. Chaque titre est une déréliction offrant le bénéfice de s’exiler, permettant à cet isolement de devenir un cocon permettant de s’immerger totalement dans le tumultueux apaisement de sa fureur euphorique, de se noyer dans une hypocondrie musicale qui ne cache pas ses doutes existentiels, et rabat ses angoisses par une violence épidermique sonique.

C'est dans cette brûlure qu'advient la sérénité d’un repos magik qu’offre avec subtilité la musicalité d'Echoes Of The Moon...Avec en sus, une certaine forme de mélancolie empoisonnée !


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vendredi, octobre 21 2016

BLOODY HAMMERS – Lovely Sort Of Death


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Si mes souvenirs sont exacts, j'ai rencontré Bloody Hammers via un premier album émérite, « Spiritual Relics », lequel avait entériné en 2005 le salpêtre heavy/doOom avec le regard d'Alice Cooper sur Blåck Sabbath, et avec parfois un petit côté stoner à Hermano salement catchy, au point que l'ensemble était assez démoniaque comme trip.

Après une longue absence, en 2012 le groupe renaît de ses cendres pour adjoindre un grain plus hævy avec une atmosphère envoûtante, des sonorités hypnotiques de psyché rock pour un opus éponyme de rock Øccult doomesque, avec lequel on avait fait un pacte avec Satan, ouaie carrément le 666ème. C'est en 2014 avec le moyen « Under Satan’s Sun » et son doom heavy traditionnel que le bas blesse, même si munit tout de même d'une succession truculente de référence à la pellicule bis occulte, et parfois avec un zeste de musicalité gothique, histoire de souffler sur les toiles d’araignées, cela n'avait pas suffit à la déception, car cet album suivait d'un peu trop près la meute d'occultisme pour véritablement se sortir la tête du troupeau bêlant le stéréotype.

"Lovely Sort Of Death" est un opus qui reste dans le cimetière, il se déplace des ténèbres vers le prisme sombre des corbeaux, tout en étant orienté sur le rock, mais bien dark.

La voix chaude épouse à merveille la basse vrombissante, le rythme fait danser les cimetières, la guitare égrène cette mouvance cadavérique du dark-rock, et l’amertume mélancolique du synthétiseur flotte dans l’éther à travers une orchestration sèche, dépouillée, l'ensemble étant munit d’une production cossue.

Sans jamais apparaître redondant, le groupe mélange les genres, du shock-rock avec du doom, du gothic-rock avec de la dream pop, et « Lovely Sort Of Death » devient aussi ténébreux que gracieux. Anders Manga et sa compagne Devallia sont de fervents érudits, alors la maîtrise de leur conte ensorcelant embrasse avec la passion du röckDarkwAve, tout en séduisant les fans de Type Of Negative, Paradise Lost, Sisters Of Mercy, The Cure, Fields Of Nephilim, My Dying Bride.

Le très Ghostien « The reaper comes » demeure un titre d'exception dans la procession des autres chansons, et au final reflète un album bien cool, suintant le dark & l’occultisme vintage, enrobé par un son léché, et peut-être même une saveur pop pour que le plus grand nombre accède sans difficulté à son mausolée, sans se piquer les oreilles outre mesure. Puisque ce n’est pas le genre de musique gothique où tu te flagelles les veines avec des lames de rasoirs. Là c’est un peu de cire chaude sur les tétons, et cela ne va pas plus loin.



samedi, octobre 15 2016

MERCYLESS – Pathetic Divinity


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Si la religion est amour, miséricorde et compassion, alors pourquoi en arrive-t-elle à enrôler une fratrie extrémiste dans la fatuité d’une domination radicale, avec le prêche d’une frustration et d’une malveillance impure comme guide spirituel, devenant le pivot central de son moteur à explosion haineux ?

La question mérite d'être posée depuis des siècles et des siècles nan ? A côté de cela il y a quand même des hordes de fanatiques qui épousent religieusement la musique extrême de Mercyless sans une once de haine. Pourquoi ? Mais parce que ce groupe fait acte de profanation musicale dans son absolution nécessité à manier avec loyauté le death métAl.

Pour cela Mercyless revient adjoindre les fondamentaux du style pour abasourdir et continuer de construire le culte de sa domination.

Formé en 1987 à Mulhouse ce groupe est devenu une institution avec une discographique disparate et de nombreux concerts à travers l'Europe.

Solide, épais, violent, vindicatif, colossal, généreux, loyal, « Pathetic Divinity » est un album de death orgasmique, œuvrant à foudroyer avec des compositions intenses et dévastatrices, génératrices d'une audace loyale à fendre une musique deathalique surpuissante. Cet album a été produit par Philippe Reinhalter au Psykron Studio (PUTRID OFFAL, DIVISION ALPHA…) et masterisé par Frédéric Motte au Conkrete Studio (ANATA remasters, OTARGOS, PUTRID OFFAL…), il est sorti chez le label Kaotoxin Records.


Après tous les massacres engendrés au nom d'un dieu, d'une guerre sainte, la venue de « Pathetic Divinity » est l’avènement pour que les légions de mécréants de l’enfer viennent réclamer leur due.

Bonne descente vers les géhennes !


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TOUR DATES

• Nov.08 - FR - Nantes - Scène Michelet

• Nov.09 - FR - Bordeaux - Bootleg

• Nov.10 - ES - Santander - Rock Beer

• Nov.11 - ES - Sedavi (Valencia) - Paberse Matao

• Nov.12 - ES - Almeria - Brutalmeria Festival

• Nov.13 - ES - Basauri - Basauriko Txarraska Gaztetxea

• Nov.14 - FR - Toulouse - Pavillons Sauvages

• Nov.15 - FR - Décines-Charpieu (Lyon) - Warm Audio

• Nov.16 - FR - Paris - Klub


mardi, octobre 11 2016

TANPOPO CRISIS - Everything Flows


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Le post-Black Metal c'est du screamo, sauf que dans le screamo le gars hurle en couinant qu'il a perdu sa meuf, dans le post -black métAl, il est passé à l'étape d'après où il éventre les tripes du chat de sa voisine octogénaire en hurlant sa rage. La nuance paraît relative et pourtant elle est là. Bon j'exagère un tantinet peut-être, maiiiiiiiiiiiis je suis pas loin quand même.

Tanpopo Crisis ( putain de blaze nan?), c'est un one band de grindcore/post black metal. Et oui ça existe, c'est tout pareil que le one band de rock-garage, mais en plus provocateur dans la violence.

Niveau son on pourrait s'attendre à de la bouillie, sauf qu'avec les outils techniques actuel, le son n'est plus aussi primitif et crade que du garage rock à cambouis. C'est un petit plus qui permet par ailleurs une écoute plus attentive...Ouaie encore faut-il que la muzak se prête à cela aussi. « Everything Flows » est ce genre d’œuvre autarcique que l'on se prend à apprécier quand le pessimisme noie tout en soi. C'est à la fois un truc intérieur qui remue, et quelque chose d'assez brouillon pour être soporifique et lassant, tant cela requiert d'être englouti par l'amas de souffrance et de ferraille sonique qui vous tombe dans la tronche.

C'est même assez éreintant d'aller jusqu'au bout !


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On remarquera au passage que l'obsession du gars de Tanpopo Crisis s'achemine vers une nette préférence pour les asiatiques, car ça pullulent dans sa discographie. Y a t'il un lien à faire avec son blaze ( tanpopo fait penser à Pompoko nan ?)


lundi, août 29 2016

WRONG – Wrong


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Okay on va faire simple et direct : Wrong c’est du Helmet en moins matheux et plus explosif ! Understand ? Ok, donc ce groupe poursuit/reprend le taf à partir du " Aftertaste "des New-yorkais.

Wrong est un quartet de noise-rock-alternatif métal des 90's de Miami, avec des anciens membres de Torche, Kylesa et Capsule.

Tout chez lui fait penser à Helmet. Mélodies dissonantes, groove implacable, grosse densité rythmique, ossature en acier, épaisseur de plomb, tout, tout, tout. Et Wrong le fait super, super bien. Ainsi on est ravi d'entendre le oldschool du siècle dernier au 21me siècle. Un peu comme le 7 épisode de Star War pour cette filiation et passage de pouvoir du oldschool vers le newschool. Voilà du coup, désolé pour la référence aux Trekkies mais Helmet/Wrong me semble témoigner du même rapport.

Donc à la fin tu entends quoi ?


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Ben voilà c'est une affaire qui marche très bien.

Donc on ne parlera pas d'évolution mais de continuité envers un son, un esprit AmRep (Amphetamine Reptile Records) dont la valeur n'a pas pris une ride de nostalgie avec les ans, et prouve une fois encore de la teneur puissante et irrépressible du style musical de Page Hamilton (guitariste/chanteur d'Helmet).

Wrong est un joyau brut, right ?


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samedi, juillet 30 2016

WITCHTHROAT SERPENT – Sang dragon


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Ce trio vient de Toulouse, mené par Fredrik Bolzann (Darvulia), Lo Klav (Artemisia Absinthium) et Niko Lass (Sektarism, Habsyll, Malhkebre), il a sorti son second album "Sang dragon" via le label Deadlight Entertainment, lequel a été enregistré aux Drudenhaus Studio (Vorkreist, Soror Dolorosa). Son visuel provient du Branca Studio (King Dude, Pentagram, Swans).

Ce groupe détient la filiation doomesque d’Electric Wizard, et lui applique un parricide formel pour se singulariser. Je pense que le band doit en avoir plein le cul qu'on le rattache à ce groupe, mais bon franchement je ne vois pas comment ne pas le faire non plus. Tout comme Witchthroat Serpent dépèce Cowards et Cult of Occult dans les pires sévices soniques que l'on est en droit d'attendre dans ce genre de filiation musicale. D'ailleurs je pense que le band doit en avoir plein le cul qu'on le rattache à ce genre de commentaire, mais bon franchement je ne vois pas comment ne pas le faire non plus.

Soyons clair, j'ai vu le band au Hellfest en 2015 au petit matin blême, et les gars nous avaient copieusement anéantit de notre léthargie en nous poussant dans les ténèbres de leur set. "Sang dragon" (quel drôle de titre n'est ce pas ?) est un bloc monolithique, épais et aussi sombre que LE « Come My Fanatics…» des légendaires anglais susnommés plus haut. Il y a une très grosse dose d'ambiances occultes, lourdes et plombées, avec une lenteur venimeuse à souhait. Le son est colossal, les riffs bavent et se déplacent aussi lentement qu’une femme à orgasme vaginale/sans jambe devant Rocco Siffredi.

En ce qui concerne les références musicales du combo, disons que le groupe domine son sujet et dépasse son maître, il claque un coup de fouet magistral, puissant, capable d’engloutir par le tréfonds de ses enfers votre âme de supplicié. Donc si Witchthroat Serpent est dans la veine de Cowards, Cult of Occult et Electric Wizard pour vous donner de quoi mordre à l'hameçon c'est que dans cette mouvance musicale, il déploie ses ailes noires sans en rougir une seconde, et prend son plein envol en crachant les ténèbres. Ce groupe est un transmetteur à vénération doomesque et sludgy. Par contre ce n'est pas un sludge en état de putréfaction, celui-ci est un mélange vintage de heavy black sabbathien et de mélasse puant la poussière des seventies.

Quant à son esthétique provocatrice, elle reste rudimentaire et respectueuse des bobines sulfureuses. Puisqu'elle s'y dévoile en un rituel de magie rouge, et dans l'écrin de son voile macabre, en étant capable de posséder le pouvoir de faire parler les morts.


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samedi, juillet 23 2016

VEKTOR – Terminal Redux


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La typographie du nom fait référence à l’illustre band thrashy canadien Voivod. On pensait ne jamais trouver une autre courroie de transmission dans la galaxie Voivodienne, et bien il se trouve que le vecteur de plus de 30 piges du futuriste Voivod vient d’émettre avec un nouveau transmetteur, il se nomme Vektor.

Bon relativisons tout de même sur la familiarité, il n’est en aucun cas similaire, mais plutôt un proche, il est important de le notifier. Si le band œuvre dans l’ère contemporaine en introduisant la chape de plomb spéciale de Voivod, il y a en sus des relents de black qui viennent télescoper l’empreinte froide. La froideur ici est calorifique avec ses atmosphères, surtout si l’on compare ce métal technique thrashy à celui de Municipal Waste. On n’est pas du tout dans le même délire du même style musical. L’ouverture et la fracturation ne sont pas les mêmes. Vektor c'est du trash, du crossover et plus encore...

Vektor est black thrash, avec un côté punk de premier de la classe. Si sa technique est cossue, ses riffs forment des anicroches vraiment barrées, capables d’obscurcir les mélodies d’un écrin subliminal. Le band possède un sens très aiguisé du thrash, il foudroie comme une lame étincelante avec des titres saillants. Vektor est un progressiste, il ne se délimite pas en terme de dissonance, il est crossover pour les divers styles qu’il aborde avec un malin plaisir à les saborder. Il est transgressif pour un trip global.


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Et puis il ne faut pas omettre de dire que ce groupe véhicule à travers la galaxie : Anticipation, conspiration, science-fiction, voilà bien un triptyque cher à Vektor pour ses albums-concept, car c'est avant tout un fan de S-F et ses textes en sont gavés jusqu'à Tatooine.

I want To Believe !


dimanche, juillet 10 2016

CONAN - Revengeance


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Sachez avant toute chose que Conan mutile, Conan estropie, Conan déforme, Conan défigure, Conan écorche.

Début du disque.


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Conan ne change pas, Conan ne change rien, parce que Conan ampute, Conan coupe court à toute discussion, parce que Conan tronque, Conan contusionne, Conan casse, Conan déchire, Conan écorche.

Oui mais Conan se meurtrit aussi, mais Conan écharpe, Conan frappe, Conan amoche, seulement Conan irrite, puisque Conan se mortifie à répandre sa violence habituelle, machinale, alors Conan contrarie, Conan nuit, ennuie, et fatalement Conan divise, car Conan sectionne, Conan découpe, Conan tranche, Conan débite, Conan tronçonne de la même façon quand même.

Il advient qu’avec le temps Conan partage les esprits, puis que Conan dépèce, et même si Conan hache, Conan rase.

Pour se venger Conan décapite, Conan équarrit, jusqu'à ce que Conan pourrisse, et Conan se putréfie sur pied alors, on entend bien que Conan ronge sa destinée, que Conan rouille, que Conan ternit, que Conan flétrit, alors même si Conan conserve sa toute puissance et sa musique en l’état, Conan s’aveugle.

M'enfin Conan est avant tout un barbare et puis c’est tout, alors, CONAN MUTILE !


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Fin du disque !


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