WALLABIRZINE

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mardi, février 20 2018

Encycløpédie Müsicåle, D comme...

Djembé : Percussion que l'on pratique de manière ordinaire avec des dreadlocks ou un bonnet péruvien, et généralement quand les autres souhaitent dormir.


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dimanche, février 18 2018

St Valentin...Houps !


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Ben non dude, c'est trop tard, reviens l'année prochaine maintenant !


vendredi, février 16 2018

UNSANE – Sterilize


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C'est une réalité : Unsane stérilise et après tu contusionnes de partout, c'est dingue nan ?

Le grain musical de cette folie sonore transfigure au culte que l'on doit à ce groupe. Depuis plus de trente piges leur noise rock est à l’incandescence ce que le feu du brasier sonique demeure pour enflammer une discographie fiévreuse.

Noise rock brute, granuleuse, aride, tourmentée, nerveuse, habitée par les affres psychiques d'une dégénérescence constante et ambivalente, le son est crade, sali de ces mouvements d'impulsivités malignes qui en libèrent la violence à l'état pur. Oui Unsane est ce genre de groupe qui te file mal au crane parce qu'il tape fort. Tu fais écouter cela à des néophytes et ils te regardent avec ce regard remplit d'incompréhension et de méfiance devant tout ce ramdam qui pour eux n'est que cacophonique. Alors que pour toi c'est avec précision qu'il traduit l'aspect protéiforme que prend la folie quand elle s'empare de sa liberté insoumise. On peut ainsi affirmer qu'Unsane partage avec Eyehategod une passion sanguinolente pour l'oppression musicale et son altération.

Sterilize, l'album le plus pop (lol comme disent les jneus) du groupe Unsane n'est en aucun cas atteint de mollesse, c'est juste que le groupe parvient a égrené mélodiquement parlant là où jusqu'à présent il n'avait fait qu'effleurer son impulsivité hystérique, sans jamais atteindre l'explosibilité nécessaire pour que ses compositions accèdent au statut ou tout s’imbrique merveilleusement bien, sans anicroche, sans aspect monolithique, sans désagrégation apparente. La saveur progressiste s'intègre à la singularité rugueuse, revêche, spartiate du groupe, et avec laquelle le trio Spencer/Curran/Signorelli se découvre beaucoup plus mordant dans son insalubrité.

Des riffs grisâtres de mur de béton brut sur un sol de salpêtre, des syncopes soniques sur des mélodies tortueuses, des climats malsains, un rythme sec sur des saillies pétrifiées, des bouffées de chaleur dans le corridor de la mort, un chant rugueux qui vomit des sécrétions de peau morte, Unsane n'en a toujours pas fini avec la folie des hommes, ni avec l'abrasion sonique.

Cet album n'a pas la constance épileptique, ni autiste qu’auparavant, il possède une épaisseur généreuse à sa démence, d'ailleurs Distance devient ainsi LE titre phare du groupe, celui qui devrait propulser les projecteurs comme a pu le connaître un groupe comme Therapy? Dans les 90's...Mais nnnnan bien entendu que je ne crois que ce soit possible de nos jours une seule seconde, le trio malgré un statut culte d’équarrisseur dans l'underground restera toujours culte dans les bas-fonds a joué une musique vraiment malsaine et jamais stérile. C'est comme ça...La rancœur comme acte de foi, la bile comme solution à la détresse mélancolique, Unsane stérilise et après tu contusionnes de partout, c'est dingue nan ?


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jeudi, février 15 2018

Fin de la Saint Valentin


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mercredi, février 14 2018

Joyeuse Saint Valentin


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mardi, février 13 2018

Elm Tree Circle


Elm Tree Circle (Pour les fans de: American Football, Modern Baseball, PUP) est un quatuor Emo Pop-Punk d'Allemagne, il va sortir sur KROD Records son album The Good Life en mai 2018.

Leur premier single extrait de ce nouvel album à venir est déjà bien coOol : "Feel The Burn":




dimanche, février 11 2018

C'est l'hiver


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jeudi, février 8 2018

ELECTRIC WIZARD – Wizard Bloody Wizard


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Dans une société fonctionnant de manière pyramidale où seul le gratin d'en haut régit ce qui doit être, même le noyau dur de la sphère contre-culturelle fonctionnera de la sorte et prônera celui qui sera garant des différents modèles loyaux à leur idéal de jeunesse.

Outre ce passe-droit de lèse-majesté absolument infâme, le plus absurde dans cette histoire de régence c’est que le temps reste figé pour cette élite alors qu'il est impermanent. De la sorte que tout ce qui sort de l'intransigeance de ces décisionnaires n'est bon qu'au crachat du mépris, et notamment sur la populace béotienne et inculte promt à empapaouter. Seulement quand un éminent artiste de cet ordre parvient à s'extirper de cette zone étriquée, voire de se dépraver de la vigueur initiale, alors il ne devient plus un lieu saint mais une pourriture de vice à donner aux chiens. C'est ce qui arrive à cet imminent groupe anglais.

Alors : FUCK OFF aux élitistes, aux dogmatistes, aux réacs !

Le titre est un grOs clin d’œil à l'album de Black Sabbath Sabbath Bloody Sabbath, signifiant s'il fallait en douter que les britanniques honorent encore et toujours le sacrement Sabbathienne même avec moins de boue dans leur son. Car Electric Wizard a éclairci sa volumétrie sonore. Déjà parce que Wizard Bloody Wizard a été enregistré en analogique, produit par Jus Oborn (assurant le mixage via son propre studio Satyr IX) et Liz Buckingham. Autre point capital dans le renouveau du band, ce disque est le premier album avec le batteur Simon Poole et le bassiste Clayton Burgess.

D'un doOom viscéral Electric Wizard est passé à un heAvy rock, mais sans jamais se départir de sa passion pour les sixties & seventies, bien au contraire.


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La plongée dans cette sépulture acide fera résonner un sens du riffing mélodiquement bluesy, écho dissolu à la dépravation musicale à laquelle les fans se gorgent de ce sel pour cristalliser leur vénération.

Il devient impérieux de sauter dans cette noirceur psychédélique, et de l'entendre s'exalter de la sorte, cela confine ton cerveau au déchaînement tellurique, car faire face à ce bouillonnement heavy rock, à cette frénésie krautrock-bluesy, cela exige une écoute approfondie et salvatrice. On va ainsi s’étourdir devant ce précipice de tantrisme Led Zepellinesque, ce méphistophélique bouillonnement de métal noir Sabbathien comme dans une hypnose totale et abyssale.

Je voue un culte à ce groupe, déjà ils sont Anglais, insulaires superbes avec cette arrogance rebelle marquant dans leur art la fougue à un univers culturel impie, vulgaire et dangereux, avec lequel son halo me suffit amplement pour en frémir d’exaltation.

Avec « Wizard Bloody Wizard » le band n'a rien perdu de ses atmosphères étouffantes, de son modus operandi dans sa provocation musicale, avec son triangle maléfique : psychédélisme/horreur/vintage. Liant absolue à l'esprit malin du combo, justifiant à toutes les expérimentations soniques anciennes aussi grasses qu'aujourd'hui pleines de la clairvoyance par un venin mortuaire. Les lignes vocales de Jus Osborn sont plus limpides qu’auparavant, émergeant d'une éternité de brouillard afin de nasiller en démoniaque, avec la lenteur funèbre, la nocivité rock'n'roll.

Electric Wizard poursuit ainsi donc son chemin de traverse hallucinogène avec l'affront inébranlable de rendre à son culte le goût du profane !


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mardi, février 6 2018

GRETA VAN FLEET - From The Fires


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En 2018 le monde du rock cherche toujours son phénomène qui deviendra LE groupe satellitaire, essayant de renifler en clébard d'infortune de vieux bluesmen ce qui pourrait potentiellement devenir dans le lot de groupe de jeunes plein de promesses, ces relents de saveur ancienne. Le rock critique a vendu son âme au diable de la pudibonderie commerciale, les grandes firmes du secteur musical sont désaffectées et ont migré en star-up vers l’égide future digitale. Pourtant les fans du vieux hard-rock bluesy, seuls consommateurs de l'objet fétiche réel légitiment une attente pour s'hérisser les poils du pubis, alors des vieux chercheurs d'or scrutent tous les rades de la planète pour trouver la pépite, y lassant leur vie par désinvolture superbe en agonisant soir après soir dans la vapoteuse fumerolle d'un rock approprié à la norme.

Puis un matin se levant du pied gauche après une sévère gueule de bois en mettant la main droite dans le cendrier plein de mégot, un de ces chercheurs de l'ombre tombe via la croisée du net sur un titre comme il s'en faisait naguère quand le rock était droit et dur comme une bite en érection.

Formé en 2012 au fin fond des États-Unis, Greta Van Fleet est une affaire de famille (Josh au chant, Sam à la basse et le dernier des Kiszka, Jake, à la guitare). Biberonné au rock des ancêtres comme on gave une oie de maïs pour nourrir son foie, le groupe a foi dans les reliques soniques, c'est sa culture, son cheminement, la diablerie de son carrefour idéologique. Alors le grain vocal de Josh gonfle le Zeppelin de Robert Plant dans le Söul-heavy, leur sens du riffing heavy rock à la coOol produit cet arc électrique qui fout la trique, jugulé à ce sens affûté du timing rythmique et le groupe passe le stade anal à croupir dans un bar à celui de soulever les foules.

«  From The Fires » est un album constituant leur carte de visite, pour la cause il réunit l'E.P Black Smoke Rising et quatre titres inédits. Dans le lot on distingue à s'en péter les oreilles un Edge Of Darkness incandescent de groove, le Zeppelinesque Guns&Roses titre Highway Tune qui se passe de tout commentaire, comme « A Change Is Gonna Come'' cover de Sam Cooke, transcendé par l'immense Otis Redding qui produit son petit effet sympathique. Les plus ironiques diront que ces jeunes manquent de maturité et que c'est typique du registre générique une fois la surprise passée.

Sans crier au génie, cet opus concernera tous les fans mal sevrés de cet illustre rock depuis l’inclusion émergente du rap, de la pop pop a jam contemporain, sachez qu'il n'y a aucun plagiat, Greta Van Fleet est la version et masculine de 4 Non Blondes meet led Zep aka Lynyrd Skynyrd.

C'est peut-être un énième retour vers le futur de plus...Cela reste toujours un trip.


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dimanche, février 4 2018

Encycløpédie Müsicåle, L comme...

Lo-fi : Pratique de chatterton musical qu'expérimentent les étudiants des lycées professionnels et d'arts plastiques pour survivre, dont le repli asocial de nécessiteux favorise une interprétation embarrassante de la vie, tout en laissant apparaître des lésions neurologiques assez importantes.


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jeudi, février 1 2018

WOLVES IN THE THRONE ROOM - Thrice Woven


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Je n'avais jamais écouté ce groupe auparavant, mais ce Thrice Woven a su se découvrir à un moment où j'observais dans mes errances existentielles le besoin naturel de revenir à une vérité sauvage. D'entendre rugir le crépitement originel de la création dans sa simplicité, tout autant que dans sa démesure naturelle.

Du coup et comme je le fais à chaque fois que je découvre un groupe, je vais explorer sa discographie histoire de remettre l'ensemble dans son contexte. Et là surprise WITTR navigue à proue dans une multitude d'essai dont un Celestite assez trompe l’œil, enfin l'oreille plutôt, pour émettre un doute subtil sur la potentialité que se soit bien le même groupe à la réalisation d'un opus de ce calibre de superficialité new-age.

Je n'ai pas creusé davantage et j'ai écouté Thrice Wovenen en me laissant tomber à la renverse sur un sol tapis de mousse, avec le majestueux balancement des branches comme seule vision de mouvement pendant une nuit où les étoiles brillaient de mille feu dans le pâle éclairage d'une Lune opaline.

On se retrouve avec l'esprit de Myrkur pour cet amour à l'ode pastorale, et cette progression vers le chemin de traverse où l'on se fraye un passage dans les forêts de l'obscurité et de la poésie d'un naturaliste, qui affectionne de trouver une Urtica pilulifera dont l'espèce d'herbacée à feuilles velues est reconnue comme faisant partie des plantes médicinales les plus utiles et les plus efficaces, puisque ces feuilles sont couramment utilisées comme toniques, dépuratives, diurétiques, anti-inflammatoires.

Seulement si l'on fait fi de cette romance naturaliste, on flâne dans ce bois blackgaze avec une envie puissante de ressentir le flux primitif des conversations anciennes des arbres eux-mêmes. Malheureusement nous n'avons plus la capacité de telle palabre de nos jours, alors nous laissons le soin à des hurluberlu(e)s le soin de nous réapprendre l'ode de vie immémorial qui a maintenu notre planète dans un état de droit naturel et pérenne. Est ce que ce trio est composé d'hurluberlus ?

Ce trio vient d'Olympia dans l'état de Washington, à sa base les frères Weaver recueillent à proximité de l'épaisse forêt l'éblouissement séculaire pour composer des titres de post-black primitif et atmosphérique, dans un recueillement païen. 

Hanté par une beauté à l'état sauvage comme sur leur vespéral opus Celestial Lineage, le groupe prolonge la douceur de la mousse avec le froid résigné de la nuit, englobant les atours de leur album Black Cascade afin de jumeler diverses périodes et empreintes passées dans ce linceul sonique.

Comme invités il y a au chant Steve Von Till de Neurosis ainsi qu'Anna Von Hausswolff, ainsi que Zeynep Oyku à la harpe sur le morceau Mother Owl, Father Ocean. La production a su établir le mérite de faire émerger une épaisseur conséquente à la robuste primitive, sans jamais omettre d'en amoindrir l'intensité.



Vous en conviendrez amies des agglomérations, le silence de la nature la nuit vous est effrayant. Il y a dans cet album une pénombre naturelle dans laquelle la noirceur présente est une ombre dans l'ombre, et où l'on se fait tout petit pour ne pas atténuer la puissante revigorante de ne faire qu'un avec les éléments naturels les plus obscurs et mystérieux.


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mercredi, janvier 31 2018

Encycløpédie Müsicåle, S comme...

Salle de répetition : Lieu où l'artiste est au summum de son art et où l'expérimentation est trop souvent de mise.


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dimanche, janvier 28 2018

CANNIBAL CORPSE – Red Before Black


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Une nouvelle perforation sonique de brutal death old school des maîtres en la matière est toujours reçue par une prosternation dans le WBZ. On ne prend jamais avec légèreté un opus de Cannibal Corpse et une étude complète est obligatoire.

La qualité sonore est bien présente, c'est une véritable explosion sonique qui transparaît pendant 45 mn, le travail d'Erik Rutan symbiose avec intérêt à la corrosion du son old school. Il s'en dégage des atmosphères parfaites à l'univers gore du quintet floridien, et en libère la barbarie, et je ne vous parle même pas de l’agressivité tourbillonnante qui s'impose comme un typhon et entrechoque les neurones du cerveau en compote pour bébé.

Niveau lourdeur, on est servi avec une bonne épaisseur de graisse, histoire de passer l'hiver dessus bien au chaud et rembourré avec cette matière huileuse. Les solis sont tour à tour véloces et rapides à la Slayer, ou tout aussi incisif qu'à la Deicide. Les breaks rythmiques se font amples et ouvrent les séquences morbides comme on éventre avec une tronçonneuse de précision une carcasse molle remplit de victuaille pour viandard. Le groupe et il me semble que c'est devenu tendance, est revenu à ses fondamentaux, parce que les ébats qui allongent la durée de leurs séquences d’abattages finalement tout le monde s'en branle, ce que l'on attend et entend c'est la fureur sonique venir tout écraser sur son passage (le plus étroit possible le passage bien entendu).

On ne peut pas dire que l'évolution du groupe fut exemplaire depuis leur début, Cannibal Corpse c'est un peu le AC/DC du brutal, tu sais ce que tu vas prendre dans les ratiches à l'avance et quand ça arrive enfin, tu as beau faire le fanfaron mais au lieu d'avancer vers la percussion avec la bravoure d’un légionnaire sur une chèvre tu recules tellement tu prends cher dans ta gueule.

Cannibal Corpse a toujours élevé le débat au niveau des viscères, son art visuel n'est plus à débattre depuis fort longtemps, et sa dimension musicale remplit les enceintes avec une contamination élégiaque. Si bon nombre de groupes contemporains recopient l'original avec une technicité exemplaire, jamais ils ne pourront atteindre ce rang royal que les floridiens ont atteint, très certainement parce que depuis plus de vingt ans ce groupe demeure à jamais comme celui qui a poussé le refoulement bien au-delà de la dépravation, de l’agressivité, et de la violence pure.

De l'insoutenable à l'inconcevable Cannibal Corpse en est le maître incontesté, aucune nouveauté, rien que du brut, du brutal, point final.


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vendredi, janvier 26 2018

THE BLACK NOODLE PROJECT – Divided We Fall


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Bienheureux de retrouver un nouvel opus de The Black Noodle Project.

Le tandem de compositeur Jérémie Grima (guitares, claviers et chant) et Sébastien Bourdeux (guitares) a réalisé avec ce nouvel opus un spatial post-progressif à décrocher le satellite Lunaire. Leur précédent « Ghosts & Memories » datant de 2013 m’avait déjà bien arrimé dans ses douceurs rêveuses, depuis, le line up a changé et c'est avec l'aide notoire de Tommy Rizzitelli (batterie) et Frédéric Motte (basse) que The Black Noodle Project a pu lancer sa comète sonique dans la voie lactée des mélomanes amoureux des univers célestes.

« Divided We Fall » poursuit cette même quête d’absolue contemplation inhérente à leur musicalité rêveuse.

Caractéristique fondamentale à l'ensemble de leurs songes, la guitare est une nécessité directrice à l’envol planant du groupe. Les plages synthétiques se consacrent elles, à faire immerger les atmosphères, permettant de déployer par la suite un thème précipitant des variations mélodiques vers cet envol mélodieux et divin que la guitare témoigne. Délicatesse et volupté mélancolique se joignent à l’écrin de douceur et y confortent une mansuétude musicale. La plupart des titres restent instrumentaux et tous cajolent les oreilles. La nouveauté réside dans le chant, beaucoup plus présent. Ce qui engendre à la place des sensations instrumentales avec lesquelles nous puisâmes dans notre fort intérieur la capacité rêveuse, une direction, puisque les mots en donnent le chemin. Quant à la partie vocale, on en sent la fragilité, et ceci apporte aux mots une sensation de vulnérabilité, avec un point de vérité symptomatique de la tendresse musicale.

Si le floyd n’est jamais loin des terres brumeuses et éthérées de The Black Noodle Project, l’on peut aisément projeter toutes sortes de référence cinématographique quand on sait la passion que témoigne Jérémie pour la musique de film (des fragments de dialogues se font entendre par ailleurs…). Tout comme la musicalité aérienne avec des groupes comme Monkey3, Alcest, le rock prog douceâtre faisant émerger cette mer de quiétude propre à l’évanescence sensitive.

La précision de chaque note file le tournis, ça te touche en profondeur, tu sens une élévation, quelque chose de doux et de flottant dans cette musique, est ce un soulagement ? Du réconfort ? De l'enchantement ? Une protection comme un talisman musical ? Ce qui est certain c'est cette béatitude sereine à la fin de l'écoute.

Pour ce sixième opus les planètes de la composition se sont alignées, au lieu de plaquer des strates de mélodies et de sons en progheadbanger, le groupe a mélangé ses titres avec de la poussière d'étoiles filantes, par laquelle ce rock-atmosphérique tient à un ensemble de Porcupine Tree/Anathema/Riverside, mais et surtout il est et demeure pas moins qu’un nouveau voyage reposant dans l’alcôve vaporeuse d’un groupe passionné par l’alchimie du rêve, lui apposant une forme d'immensité.


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mercredi, janvier 24 2018

THE BLACK DAHLIA MURDER – Nightbringers


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Dans la loge maçonnique de St Pons dans le département de l'Hérault, institution essentiellement philanthropique, philosophique et progressive, ayant pour objet la recherche de la vérité  « ésotérique », mettant l'accent sur le processus initiatique censé faire passer le membre des « ténèbres » extérieures à une « illumination » intérieure, se présente devant vous en loge blanche un compagnon 2ème grade et en chapitre du IVe ordre un Chevalier de l'Aigle. Ces deux augustes membres contemplent sous leur yeux ébahis le dernier mouvement vinylique du groupe The Black Dahlia Murder.

S'ensuit une discussion philanthropique, philosophique et progressive, ayant pour objet la recherche de la vérité  « ésotérique », mettant l'accent sur le processus initiatique censé faire passer le membre des « ténèbres » extérieures à une « illumination »intérieure.

En loge blanche le compagnon 2ème grade : Ah diable que ces solis sont exubérants de charme et de malice.

En chapitre du IVe ordre un Chevalier de l'Aigle : Oui il est vrai, il est vrai. Ceci est le résultat efficace qui marque une nouvelle étape avec le départ du guitariste Ryan Knight, son remplaçant est le prodige Brandon Ellis du groupuscule herbacé Cannabis Corpse, lequel crible de superbes solis sur cet opus démoniaque.

Ah bon ? Figurez-vous cher confrère que pas plus tard que hier j’ai visionné un reportage sur Christophe Rocancourt, ce vaurien est véritablement diabolique, profitant d’une enfance souffreteuse il a su jouer à sa guise de la compassion afin de chaparder chaque samaritain. Munit d’un culot qui en fit son charisme, cette crapule a réussi à passer sa vie à ne rien foutre si ce n'est de voler en n'ayant de cesse de vivre au dépend de la naïveté de ses contemporains. N’est-ce pas la définition du satanisme ?

Oui j’en reconnais la délicieuse interprétation.

Ce démon aura rapiné sa famille qui voyait en lui un sauveur alors qu’il n’avait en face qu’un égocentrique malicieux à la sauvagerie existentielle commune à celle d’un entrepreneur du web.

Son fonds de commerce c’est lui et lui seul en somme ?

Oui.

Voulez-vous que nous poursuivions l’écoute de ce nouvel opus de The Black Dahlia Murder en nous concentrant davantage sur les effets subtils qu'il délivre ?

Volontiers surtout que le croustillant deathalique me semble ici joindre avec une fréquence Heavy le chaînon manquant à leur discographie ?

Oui je plussoie entièrement à votre imminence grise. Il y a une lourdeur synonyme d’une épaisseur de maturité que l’on rencontre quand la bedaine prend ces centimètres de gras qui soulève le tricot de peau.

Ahahahaha, je reconnais là votre propension à satisfaire une ironie qui ne manque pas de mordant ?

Ahahahaha, et que dire de votre amour pour la gaudriole syntaxique. Elle vous mènera au purgatoire mon ami.

Ne soyez pas si miséricordieux avec mon humble personne. Par ailleurs je me demandais si vous aviez déjà surpris le diable pendant un concert de ce groupe américain ?

Oui il m’en incombe de vous en avouer la vérité. Je l’ai vu se faufiler tel un serpent entre des âmes prises dans le brasier du groupe.

Et alors ?

Et bien figurez-vous que j’en retrouve la flamme avec cet album.

Ah bon ? Pourtant Nightbringers reste connoté dans le style coutumier du band, ainsi un pléonasme sonore semble pour le moins établi dans leur discographie de la sorte qu'avec celui-ci on y entend comme une redondance ?

Mais vous n’y êtes pas du tout mon ami ! N’entendez-vous pas le crépitement divin qui surgit çà et là avec la caractéristique principale des profondeurs ténébreuses ? Comment ne pas être subjugué par la mainmise de ces compositions lapidaires, beaucoup plus perverses car spirituelles. Spirituelle dans le sens où celles-ci conjuguent à merveille et jusqu’à satiété la vigueur éperdue de rencontrer le malin.

Whaouuuu mais je n’avais pas vu cela sous cet angle, étant quelque peu distrait par l’encolure des éléments typiques que l’on rencontre dans chaque titre de l’imposant The Black Dahlia Murder. C’est étrange même que ce groupe n’ait pas été englouti dans le sac à vomi du global metOl 2.0 ?

Oui c’est assez incroyable, tant leur approche oldschool s’avère de nos jours un caillou dans une godasse en plein désert.

Pensez-vous alors que cet album sera suivi et admiré pour ce qu’il est ?

Alors là mon cher je ne peux en prétendre la vision, tant nos congénères ont la subtile manière de se vautrer dans une admiration succincte auprès d'une idylle du supermarché cathodique, et au rayon des périssables.

Que le diable les emporte.

Oui châtiment et damnation à tous ces cons



Les agapes soniques sont ici de l'ordre d'une congrégation maléfique alors ?

Certes, certes et la force attractive d'un tel opus mon ami est absolument impérieuse. Je dirais avec effronterie que l'art royal fait office de vestige devant une telle œuvre maçonnique.

Alors d'obédience death et qui se présente aujourd'hui plus souvent comme une société « discrète » que comme une société « secrète ».

C'est en cela que « Nightbringers » revêt les fonctions symboliques de maître cornu, la triangulation musicale du combo constitue un genre expressif, et inscrit les membres de cette communauté au-delà des schémas de type interpersonnel, et vise un dépassement des contraires, censé opérer un processus de transformation au sein de l’individu même.

Ahhhhh bordel de foutre à Satan vous avez entièrement raison.

33 mn de death mélodique haché menu avec un TBDM beaucoup plus offensif que lors de ses derniers opus, je dis un grand oui de satisfaction musicale, alors amitiés fraternelles et te salue par les nombres qui te sont connus. 

Je te frataccole généreusement et sereinement très cher car cet album est maléfique !

Oui, Mouahahahahahah !!


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dimanche, janvier 21 2018

Un Exutoire pour Névrosé


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La face cachée de la vie abonde d'une série illimitée de péripéties en tout genre où la plupart des gens non absolument aucune prise directe sur leur modeste vie, assez insolite d’ailleurs dès qu’il y pense. Dans un bar on en retrouve bien souvent les plaies sanguinolentes constituées par une déroute sentimentale, sociale, et plus si affinités...En répertorier les bourrasques et vous pouvez monter un band de black dépressif sans encombre, parce que vous aurez ainsi suffisamment de matières premières pour étourdir votre public accroc au analeptique. Néanmoins aussi farfelu que cela puisse paraître comme angoisse, il est de bon aloi de se suspendre au-dessus du vide et de ne rien espérer, si ce n’est de donner un sens légitime à cette vie, bien étrange d’ailleurs dès qu’on y pense.


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Le grand orchestre Charly Fiasco est venu pour la première fois à Castres, flagorner avec son absolue couillardise méridionale son répertoire grandiloquent de musique amplifiée, heyyyyyyyy c’était immanquable.


The Fatswines est le premier groupe à ouvrir les festivités du soir. Ce groupe existe par la force centrifugeuse que le hasard de la vie décide un jour de mettre en lumière quand l’obscurité soudaine des embûches de la life avait jusqu’à lors tout envahie. Anciennement nommé Les Bigoodies, ce groupe capillaire essentiellement familial à ces débuts bifurque avec l’apport du bassiste de Fecouffes Fifmiques pour changer de perruque en The Fatswines. Le trio se dessine alors en quatuor avec le chant chevelu de Mändy Boule, chanteuse au sein de Mändybowlz & The Turbosuckers, et ancienne partenaire il y a quinze de cela du premier groupe monté avec Romain Boule, chanteur opiniâtre et excentrique des Charly Fiasco. Vous suivez ?

Leur street punk rock à l’accent Clashien possède cette filiation de la rue et du punk à roulette instauré outre-Atlantique par le biais de good riddance, pennywise, face to face and co…C'est-à-dire que ça roule tout seul. Le grain vocal de Mandy se rapproche de la oi et propulse leurs compositions dans ce genre de ruelle que le street punk affectionne. Le set est cool, bancal, le groupe place sa volonté équanime de satisfaire le public avec une sincérité propre à la loyauté des punkers, et il y parvient avec spontanéité, une dose d’énergie brute et conséquente pour échauder l’enthousiasme des premiers rangs. Sans aller chercher midi à quatorze heures de toute façon il était déjà plus de dix heures du soir, The Fastwines a prodigué avec ses limites musicales une quantité suffisamment récréative, revigorante, tonique pour oublier les bonnes résolutions de 2018, et les changer par plus de concerts.



La vidéo est de Junk Koroba !


En discutant autour de cette date, on s’aperçoit bien vite dans cette région agricole que si tu ne transites pas par les réseaux sociaux et bien elle reste absolument secrète, ce qui est regrettable, voire fâcheux pour la pérennité de l’association qui l’organise. Pourtant avec le recul il ne fait maintenant nul doute que les réseaux sociaux sont une embouchure égotique menant à un cul de sac existentiel, hors la vie réelle existe et prouve que tu existes, France Gall l’a chantée avec la philosophie d’une naïveté surprenante.

Mais alors comment rapprocher les gens du réel à partir du virtuel ? Nous sommes à Castres, ville de province droite comme une croix religieuse et pourvue d’une garnison militaire, dont la culture se base essentiellement sur les résultats de son équipe de rugby en top 14 et de son principal employeur dans la pharmacopée. Mais des légendes citadines racontent encore avec les yeux embués de colle que des keupons squattaient devant le supermarché des Dames de France, ici même, à Castres bordel des dieux de la bière alsacienne et du vin de table, que la jeunesse dévoyait même dans les 80’s sur des riffs de salpêtres et des lyrics outrecuidants.

Le souci principal c’est que nous rabâchons à Castres sur ce passé révolu, hors depuis quelques lunes (et derrière la grange c’est dire si elle est bien plaquée) une association de philanthropes a décidé de réintroduire le désordre dont les adeptes quadragénaires pour la plupart oscillent entre revivre dans ce passé fondateur et vivre le présent sans penser à demain.

Première étape, faisons fi du passé, osons l’intuition, sans quoi on ne connait jamais la folie frissonnante qui ignore les regrets. Vivre intensément le moment présent me parait sain, et comme me l’a annoncé Angelo Papas des inoxydables Dirty Fonzy, ‘’si tu écoutes ta raison tu ne fais rien’’, et comme le gars possède une philosophie qui convient à mon athéisme je soutiens à 200% l’association de coussin péteur Pollux ainsi que le festival Xtremefest. D’ailleurs et d’après ses dires, l’annonce finale du festival sera annoncé fin Février, gros maximum, de quoi faire trépigner la bonne dose de fans à ce week-end hautement fun & coOol.

C’était une exclusivité WBZ, ne me remercier pas c’est gratuit, comme ça lecture et ses pirouettes.


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Pour en revenir à notre sujet principal donc, il devient impératif de se délester de ce poids mort qu’est le passé afin de laisser s’épanouir chaque nouvelle génération. Ce constat est valable partout dans l’hexagone, parce que l’on voit toujours les mêmes en concert, le seuil d’admission est pourtant ouvert à tous et libre, comment éduquer les nouvelles générations accro au virtuel, à la symphonie vaporeuse des esprits Oki Doki et au rap misogyne ? C’est carrément à l’inverse de l’esprit du punk. L’impression est aussi frappante que dans un ring de MMA, que tu ailles à Castres à Toulouse ou ailleurs, les ‘’petits’ ’concerts dans les bars n’attirent plus. Sortir et assister à un événement avec des gens vrais est synonyme de visiter les égouts de la cité avec sa faune de nuisible et sa flore bactériologique.

Le rock, le punk & co ce ne sont pas tendance. Pourtant la musique est partout, elle s'immisce sans arrêt dans chaque endroit, dans chaque parcelle par un son, une mélodie, elle est devenue une institution subventionnée par des maisons de disque en mutation 2.0 star’up, il y a même des établissements étatiques respectables pour en diffuser la création artistique et en permettre la déconvenue ( Les Smac - scène de musiques actuelles, etc...). Elle est ce truc ordinaire dans le paysage, sa banalité lui confère la désinvolture polie d’un sifflement de ritournelle. La musique préfabriquée est là pour vendre de l’apéritif et des barrettes à cheveux dans le subterfuge de sa ventriloquie.

Le rock n’est pas une présence, sa fonction principale est d’électriser. C’est une nuance de taille, mais tout le monde le sait depuis les révélations que délivre le net, ce n’est pas la taille qui compte, c’est le goût. Alors si tu veux le brasier, la révolte, l’émotion, c’est le venin du rock, si tu veux paraître c’est la musique préfabriquée, à partir de quoi le sens que tu donnes à ta vie peut prétendre de la trivialité de ce genre de choix. Vous vous marrez mais l’aphorisme  ‘’N’aspirez pas à vouloir plus mais à être davantage’’ correspond à la légitimité du punker. Heyyy c’est là que tu rigoles jaune en raclant ta glotte.

On peut te faire croire que tu as quelque chose en toi de Tennessee, mais c’est faux, toi qui sillonnes les bouges underground en véritable électron libre, tu incarnes plus que tout l’existence du danger, ce que les autres souhaitent se désincarner en une posture de rock’n’roll attitude. Hors vivre est un art. Si France Gall aimait sucer des sucettes à l’anis pour quelques penny pendant que son compositeur de mari jouait du piano debout, pourquoi ne pourrions-nous pas nous assourdir simplement avec de la musique de rue dans un rade Castrais hein ? Vous pouvez reprendre la rigolade.


‘’Le prochain morceau n'est pas en Fa car le groupe est antifa.’’ Pouet ! C’était le tour à Charly Fiasco de foutre le bordel.



La vidéo est de Junk Koroba !


Ils sont 5 sur scène, pour un quatuor ce n’est pas commun, mais avec la ménagerie Charly on ne s’étonne plus de rien. D’ailleurs pourquoi le ferions-nous ? Le trublionisme consiste à faire les cons, trait spirituel avec lequel ne pas confondre avec un con. Et oui quand tu te sens désespérément seul et donc incompris, le monde est constitué essentiellement de cons et de leurs cousins les connards, hors si chacun se révèle en sa vérité, effectivement toi-même tu deviens le con de quelqu’un, voire son cousin.

Faire le con est tout un art dont la subtilité sémantique échappe pour beaucoup dans une époque de repli communautariste et liberticide. Charly Fiasco se présente pour la première fois à Castres, à ses débuts il était venu à 3km de là au festival des Salvaches, alors on va en profiter un maximum car c’est si rare hein !

Romain Boule est donc chanteur uniquement ce soir, et c’est un fait. Il a toujours la moustache de Cabrel et la coiffure en bataille de Mort Shuman, il en porte la nostalgie comme un vestige seventies que d’autres accessoirisent dans les bals costumés de Monsieur l’ambassadeur Congolais. Plus surprenant pour un néophyte c’est ce florilège d'accent du sud-ouest et de l'est dans sa diction, sorte d’exutoire à divertir pour porter cette estocade régionale à base de R roulerrrrrrrrrrrrrrrrrr et de cabourdise à choucroute.

La biennale des arts contemporain devrait se porter sur le cas Charly tant il me semble qu’il y a là de quoi sculpter avec audace bien autre chose que les merdes intellectuelles actuelles qui pullulent dans ces lieux masturbatoires où s’ébahie la modernité avec ostentation.

Un concert de cette trempe n’est pas à prendre avec des pincettes d’esthéticienne. On n’est pas là pour faire une manucure, ni pour s’épiler les couilles. La probité d’un tel défoulement est cathartique, c'est-à-dire qu’il ne suggère pas d’être une abstraction ou un concept de foire.


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Un concert de Charly Fiasco est unique en soi, même si le groupe ne sait jouer qu’une dizaine de morceaux, il ne triche pas avec ses capacités, ni avec ses intentions louables. En comparaison, assister à un concert de manipulateurs est un exercice de style, tu sais que ce n’est qu’une illusion, et tu te laisses emporter le temps d’un déni vipérin. Le bombec de Fiasco c’est un truc que tu peux mâcher encore et toujours comme une vérité inexpugnable, son goût de se perdra jamais dans le dédale de ta vie.

Le groupe a joué serré, oui à cinq dans 5m2 c’était les Gypsy King du punk rock dans une caravane du camp de la pause (ndlr : territoire gitan castrais). Chaque instrumentiste rentrant dans le lard d’un public obséquieusement acquis à la déconnade des punkers de la capitale d’Occitanie. Deux guitares en proie à l’allégresse, un bassiste primesautier et un batteur toujours aussi fougueux. Boule Romain (et oui ça fonctionne aussi à l’envers) a déboulé son franc-parler de comique troupier, jadis il y avait dans sa flamboyante jeunesse de débit de boisson du Miossec chez ce garnement, aujourd’hui c’est du Benoit Poelvoorde, le verbe est haut, l’esprit vivace et absurde libère des punchlines désopilantes. La relation qu’il entretient avec le public est courtoise et totalement saugrenue. J’avancerais même qu’il possède un taux de sympathie permettant de faire faire une chenille pit sans encombre à des trentenaires et quadragénaires même pas tous soûls.

Pour votre Kulture générale : La chenille pit est une danse de salon entre la bande à Basile et Comeback Kid. Le public s’est prêté à l'exercice avec le sens de la dérision qui caractérise une soirée désopilante avec Charly Fiasco en tout bien tout honneur, et tirelipimpom sur le chiwawa un coup en l’air un coup en bas.


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Le fourre-tout du bar O mètre (ce nom ne s'invente pas, faut aller le chercher celui-là) proposait un bestiaire assez cocasse mais pas représentatif de la population de la cité Castraise, ainsi il y avait dans le désordre : un gars torché avec son gamin sans protection auditive, des couples recomposés, des solitaires décomposé(e)s, des passionné(e)s restant dans l’ombre, des désinhibés par la bière blonde, il n’y avait pas de cadre sup de Pierre Fabres, ni de bidasses en folie, pas plus que de sportif à la testostérone d’ovalie. Mais au détour d’une composition pugnace des Charly Fiasco on a pu entendre un : ils sont bons ces cons nan ? Résumant à merveille la capacité significative du public de Castres autour des musiques amplifiées.



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C’était une soirée punk rock, un lien social direct sans piqûre de rappel pour les junkies à la mode keupon des dames de France, elle était organisé par La Lune Derrière La Grange, en partenariat avec Pollux, de terre Albigeoise, vous pourriez en connaître la saveur tout au long de l'année, il vous suffit pour cela de regarder la page sociale de la Lune, sa lumière vous portera et vous sortira de votre isolement.

Alors décérébrez-vous de vos attaches internautes, vivez pleinement, jouissez sans détour, et surtout rappelez-vous que vivre est une expérience terrestre, pas une activité virtuelle.



La vidéo est de Junk Koroba !


jeudi, janvier 18 2018

Encycløpédie Müsicåle, F comme...


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Flûte : Expression typique pour annoncer que l'on est dans la merde ; et c'est aussi un instrument à vent qui produit le même bruitage qu'un oisillon qui s'est coincé la patte dans un piège à rat quand on en débute l'étude.


mardi, janvier 16 2018

QUICKSAND - Interiors


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Après 22 ans d’absence, intitulé Interiors via le label Epitaph, cet album a été composé et enregistré avec le line up originel : le batteur Alan Cage, le frontman-guitariste Walter Schreifels, le bassiste Sergio Vega et le guitariste Tom Capone.

Vibrez enfants du jour de gloire, vous pouvez enfin le faire avec le retour de Quicksand.


  • La douceur bordel de merde il n'y a que ça de vrai dans ce monde absurde de méchanceté pure.

Faire de l’or à partir de choses simples. Donner un sens à l'abstraction sonique, se soumettre à l'émotion brute, pure, douce et en câliner la commotion jusqu'à en jouir. Voilà à quoi peut se définir Quicksand. Un post-hardcore à la Fugazi assaisonné de metal indie à la Helmet comme il disait dans les 90's pour classer ce groupe, alors que l'unique innovation c'est d'avoir su faire vibrer les brèches de l'emocore.

Je parle bien d'Emocore, d'un style musical à part entière, bien avant que celui-ci ne soit perverti par des masturbateurs à mèche. Et pourtant oui, c'était bien à cet endroit que ce groupe a agité sa magie sensitive, dans ce clair obscur, étrange, et si précieux, ouaie un brouillard sensitif éclairant des séquences emötives sanguinolentes de spleen, capable de vider un émöphile de son sang pour le remplir d'émotions.

On en entend ici la parenthèse avec ce don de générosité capable de donner de la lumière dans le son chaleureux des guitares, et dans ce jeu au feeling si spécifique.

On en sent les agitations internes et cela délivre la sève émotionnelle lors de structures musicales jouissives de beauté nue. C'est en cela même que les guitares forment un indestructible et vigoureux arc-boutant, la basse en booste la silhouette que le rythme en imprime le mirage.


  • On obéit souvent à une trace intérieure et Interiors est une œuvre magnétique puisant dans sa puissance l'accès direct vers le cœur, capable à lui seul de vous faire planer.


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vendredi, janvier 12 2018

Encycløpédie Müsicåle, J comme...


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Jim Morrison : Barde américaine dont les lézardes poétiques ont grandement enrichi le vocabulaire du rock. Cet ange déchu aura permis aux pervers du rock'n'roll de forniquer sur son caveau Parisien en son honneur.




mardi, janvier 9 2018

TEENAGE BOTTLEROCKET – Stealing The Covers


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Après le décès de leur batteur et frère d'armes sonique, le quintette décide de continuer, mais avant cela il fallait tracer la symbolique d'un trait sur l'avant et l'après.

Stealing The Covers est un album qui reprise des nuggets rapides de punky fun de groupe underground. 14 chansons par des groupes méconnus que le groupe de punk rock du Wyoming a découvert au cours des 15 dernières années passées en tournée. Des groupes comme Varsity Weirdos et Onion Floured Rings peuvent être énormes dans leurs scènes locales, mais pas en dehors des limites de leur ville, et même le web est impuissant.

L'album est un fourre tout, de punk raw, de pop gum, de Ramones-core chargé d'harmonies et de chœurs. Cela fonctionne parce que Teenage Bottlerocket a un son spécifique. C'est rapide, amusant, stable et facilement reconnaissable, alors même que ces chansons ont été rédigées par une douzaine d'autres personnes, ils semblent tous être venus de ce groupe et c'est assez dingue cette réappropriation.

Les chansons ne sont pas des plaisirs superficiels dont l'espérance de vie ne dépasse quelques jours. Ces chansons résistent à l'épreuve du temps.

La liste des titres et de leur groupe originel donne :

The Way I Know - Varsity Weirdos

Back and Forth - Hollywood Blondes

College Town - Jüke

Don't Go -The Scutches

RoboCop Is a Halfbreed Sellout - Sprocket Nova

No Hugging No Learning - Head

Shit Fuck God Damn - Artimus Maximus

Gay Parade - The Gullibles

It Came From the Radio - The Blendours

Alien Motion Technology - The Mugwumps

Hat Nerd -The Four Eyes

My Very Best - The 20Belows

I Kill Butterflies- Onion Flavored Rings

Why The Big Pause - The Punchlines


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