WALLABIRZINE

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mardi, décembre 12 2017

Encycløpédie Müsicåle, The comme...

...The Beatles : Boys-band notoire à midinette des 60's, reconnu surtout pour sa coupe au bol.


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Nannnnnnnn j'déconne, ce groupe reste sans contexte un des plus grands compositeurs, inspirateurs de rock, pour les siècles et les siècles.


dimanche, décembre 10 2017

Ainsi soit-il

La mort prématuré du héros de la rock'n'roll attitude a établi de la valeur orgueilleuse que notre nation ne valait pas un pet tant le battage médiatique fût opulent de flagornerie.

Cependant, nous pouvons nous réjouir avec la fièvre d'un africain meurtris de paludisme, qu'il fût bon de constater qu'il n'a pas fallu faire appel à un professeur de Fen Shui, pas plus que de pratiquer un jeûne de méditation de plusieurs jours pour s'apercevoir de la vague de sérénité qui est entrée dans tous les foyers de l'underground depuis la mort de Johnny Hallyday.


fan de Johnny outré

J'ai absolument rien contre l'homme mais c'est le mythe qui m'irrite.

On nous a servi du Johnny à toutes les sauces pendant 50 ans comme soupe populaire. C'était un produit de consommation courante légendaire comme le reblochon ou la vache qui rit pour tous les françaises et les français.

Ce samedi 9 Décembre 2017 ses funérailles ont été sur-médiatisées, du fan de casinis à celui du perfecto à franche, du motard à chopper à celui en camping-car, la liesse populaire avait réuni tout un panel représentatif du vrai français écoutant le vrai rock'n'roll à papa. Si tu n'aimes pas Johnny c'est que tu es un con, tout simplement. Mais ça je le savais déjà.

Hallyday était au rock'n'roll ce que la merguez est dans un cassoulet : une aberration.

Si c'était un dieu tel qu'il est proclamé depuis des lustres, dans 3 jours il ressuscite, pardiiiiiiiiiiiiiiiii !!!!

Même le King Elvis n'a pas eu un enterrement de cette trempe pharaonique dans le pays du rock'n'roll et de l'entertainment.

L’aveuglante dévotion est arrivée à un point dans l'hexagone que cela en est ahurissant, t'imagines même pas alors quand c'est Doc Gynéco qui va clamser ?


Le décès de Johnny Hallyday marque le crépuscule des baby-boomers.

Place à la Generation X


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mercredi, décembre 6 2017

WIDOWSPEAK – Except The Best


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On avait laissé Widowspeak avec leur troisième album All Yours en 2015, produit par Jarvis Tarveniere membre du groupe Woods, le duo maternait sa dream-pop avec un shoegaze intimiste et nostalgique, ténue dans le spectre musical des 90's.

Cet album a été écrit lorsque la chanteuse Molly Hamilton s'est retrouvée à la dérive dans une période ambivalente de sa vie, là où les bouleversements entre passé/présent/futur trouvent l'épicentre d'une déflagration existentielle. Autocritique, doute, incertitude, errance, tergiversation, vague à l'âme, recherche vers le temps perdu Proustien...Dans le nœud insoluble de cette errance la beauté diaphane de Widowspeak tutoie les nuages de la mélancolie.

oOOOooOOOooOOOooOOOooh !

Et oui. La voix douce et délicate de Molly Hamilton fait résonance à celle d'Hope Sandoval de Mazzy Star avec lequel le groupe partage la symbiose hypnotique des reverbs de guitare cristalline, et même cette lenteur flottante qui donne la sensation que le temps s'arrête tout net.

Hors le temps ne stoppe jamais sa marche, et quand les choses vous échappent, que l'anxiété s'immisce en vous, cela donne les compositions du quatrième opus du duo de Brooklyn, avec son mélange de twee Pop allant de Black Tambourine à Heavenly, un peu du zeste du Velvet Underground, la fragilité de Blonde Redhead, la folk voluptueuse de Cat Power, la romance mélancolique de Nada Surf avec celle de Landscape. On en retourve le nectar dans des titres comme Dog, Good Sport, The Dream qui retiennent dans les songes, et la chanson Fly On The Wall aussi, oui comme le titre d'un album médiocre d'ACDC.

Produit par Kevin MacMahon (Swans, Real Estate), Molly Hamilton et Robert Earl Thomas ont recruté de nouvelles têtes avec notamment Willy Muse à la basse et James Jano à la batterie, et cela s'entend. Des volutes oniriques de regret, des saveurs enfouies venant flotter dans chaque commissure des compositions, une flânerie rêveuse matelassée des mots que l'on susurre la nuit de pleine lune, des instants flottants de trouble, des attentes en suspension au dessus du vide, des gestes qui réchauffent, et d'autres qui étouffent par leur incertitude, le bruissement des illusions, l'ajournement des fuites en avant, les envies initiales, les perspectives de lutte contre l'oubli, l'ébranlement des convictions, la pause en attendant l'embellie.

Oui Widowspeak partage le même doute que la vie, et c'est en cela que son album touche par sa fragilité.


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lundi, décembre 4 2017

MONARCH – Never Forever


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Voici l'album qui déclenchera chez les fans inconditionnels du mur du son Bayonnais un éclairage supplémentaire à la distorsion Dröne-sludge-doOomesque et à sa majestueuse fréquence sonique épique.

Faisant foi et loyauté à sa discographie comme un Sun O))) impétueux et immuable, Monarch dégorge toutefois d’innovation tout en restant sombre et monotone dans son crépitement tellurique. Ainsi une lumière vient ourdir une trame musicale dans laquelle le groupe illumine et s'illumine vers une voie nouvelle. Il se dégage désormais une émotion que l'obscurité développée par Monarch s'était toujours abstenue d'en faire frémir la déflagration.

C'est dans cette aube naissante que le groupe fait jour avec ses nuits mélodiques, et avec une théâtralité quelque peu infatuée il est notable de le stipuler. Je préviens qu’il y aura de l'abracadabrantesque pour ceux qui souhaiteront participer à ce culte, à cette forme de rituel maléfique, dans cette chasse à la sorcière qui fait éclore à côté d'un doux précipice le rituel faisant éclore la fleur mélancolique et l'obscurité toute entière.

Never Forever est un album fondateur, un oracle bouleversant, un rêve vers un ailleurs mystique.


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Le corps de leur musique est une folie opiacée, lente et douce que les murmures, les fredonnements cajolent par le contraste bestial des hurlements déchirant le tourment. Ah oui on l'entend mugir la zolie Emilie, miauler, murmurer puis gueuler dans le lointain dans ce cri d'orfraie antique avec lequel on se sent vivre dans un autre lieu. On se perçoit ainsi plongé dans une forêt noire et épaisse où siège dans cette obscurité végétale le vaste d'un temple olympien à l’opaline couleur réfléchissante, avec l'immobilité des colonnes ioniques, doriques, corinthiennes pour unique perspective. Tout cela se passe dans la promiscuité d'un soir Luciférien où la lenteur de la musique appose une kinésie à toute gestuelle, et laisse place entière à une imagination exubérante et grotesque. Car oui on vit le moment avec l'aplomb d'une audace insoumise, sans crainte.

Cet ainsi que dans cet instant suspendu mon benjamin de fils passe et me voit en train de mimer un rituel vêtu d'un slip hellénique et d'une toge guerrière avec une serviette de bain à motif féminin et aux lignes zébrés. Son frère cadet s'immobilise à sa hauteur pendant que j'officie à allumer des bougies dans mon antre. La musique étanche la soif maléfique. Devant cette situation ubuesque sortant d’un film de Fellini sous acide, mes enfants se prêtent au rite.

Cerise sur le gâteau basque à ce disque Bayonnais il y a une cover de Kiss, « Black Diamont » rebaptisé ici en « Diamant Noir ». Fichtre mais que dire de cette reprise méconnaissable ? C'est lent, très lent, pis c’est lourd aussi, très lourd, tu vois Anvil et leur enclume ? Et bien tu rajoutes trois Black Sabbath + un Sun O))) pour la lourdeur et la profondeur, la suite c’est Monarch qui lui apporte une mélancolie vénéneuse d'une atomique splendeur implosive.

Aussi détonnant qu'étonnant, aussi maléfique qu'éthérique, Monarch ouvre une nouvelle page de son livre sibyllin.


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samedi, décembre 2 2017

LEPROUS – Malina


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Leprous est un groupe Norvégien, ce cinquième album rappelle la marque du band pour son rock progressif modéré contemporain, et de ses lentes complaintes pour un son léché. L'alternance musicale de Leprous fonctionne de par le compromis qu'il génère dans sa mutation sonique transgenre.

Bâtir une cathédrale d'art dramatique et féerique n'est pas chose commune. Les sables mouvants Leprousiens permettent de s'enfoncer dans la mélancolie avec ravissement, tout autant que prendre l'envol pendant la colère d'un orage. Le groupe essaye de garder une cohésion malgré des fluctuations de line-up conséquentes depuis sa bonne dynamique depuis l'abum Coal en 2013. Pourtant on sent que le groupe s'est assagi, il y a moins d'instabilité musicale mais tout autant de bouleversement émotionnel. L'amplitude de l'ensemble se promène dans une atmosphère hautement mélanco-mélo-émo.

Le groupe est passé du prog à la pop avec de subtile ambiance ouatée, un peu comme Depeche Mode vers une accroche polyrythmique oppressante, une manière d'ébranler chaque secousse, qu'elle soit émotionnelle ou provoquer par des variations musicales, l'ensemble de ces montagnes russes oscille de la sobriété intimiste à la déflagration emphatique. Pourtant il épouse merveilleusement les expressions mélodiques qui permettent de donner du relief, il donne vie et corps à ces compositions en apportant de l'épaisseur, il donne du sens à son émotivité et apporte ce grain d'émotivité passionnelle qui renforce ou fragilise à bon escient. La force de Leprous c'est ce contraste mesuré et permanent, menant au chavirement, tout autant qu'à des longueurs un peu too much.

Le point culminant du groupe reste son chant. D'ailleurs autre vedette norvégienne, Morten Harket le chanteur de Aha partage la tessiture qu'Einar Solberg le chanteur de Leprous. Ce chant angélique dit Haute-contre, épousant l'éther, l'on en retrouve l'orientation vers les œuvres religieuses et les opéras des XVIe, XVIIe et XVIIIe siècles. D'ailleurs la pièce musicale « The Last Milestone » en démontre toute la noblesse avec son instrumentation à base uniquement de violons et de violoncelles.

Fragile et incandescent par son contraste, « Malina » est un opus maniéré de qualité, exécuté avec l'art et la manière donc.


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jeudi, novembre 30 2017

Encycløpédie Müsicåle, V comme...

...Venom : Trio maléfique et canular du rawk'n'roll, ayant engendré une méprise au 1er degré du Heavy MetOl par les dépositaires scandinaves du Blåck Metøl.


mardi, novembre 28 2017

SOROR DOLOROSA – Apollo


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Gravitant autour de l'émancipation, Soror Dolorosa gifle avec exubérance un troisième opus sobrement lumineux.

Servile d'une attache sombre, l'encre noire a coulé sous les eaux saumâtres depuis l'antiquité discographique du groupe. Jadis effleurant l'albâtre sombre avec Severance (2009) et Blind Scenes (2011) tout aussi emprunt de noirceur divine, que d'abîme opaque qu'exhale leur soupir final, Soror Dolorosa avait étendu lymphatique des mélodies à la tristesse profonde, tout en s'exhibant dans la mélancolie Baudelairienne.

Pourtant tout a commencé par : "Vierges qui, au coin de chaque rue, ouvrent les bras du fond d'une niche, parmi des cires et des roses sous un globe, qu'on dirait des fleurs mortes dans un cercueil de verre. Oui, il secouerait le joug mauvais! Il se repentait. Il avait été le défroqué de la douleur. Mais il ferait pénitence. Il redeviendrait ce qu'il fut. Déjà il recommençait à être pareil à la ville. Il se retrouvait le frère en silence et en mélancolie de cette Bruges douloureuse, soror dolorosa. Ah! comme il avait bien fait d'y venir au temps de son grand deuil! Muettes analogies ! Pénétration réciproque de l'âme et des choses! Nous entrons en elles, tandis qu'elles pénètrent en nous." - Bruges-la-Morte, 1892 - Georges Rodenbach

Sans jamais renier ses racines cold Wave / Post Punk, la basse n'est plus cette héroïnomane sombre que les guitares cristallines projetaient dans les veines musicales du combo, défroissant la mousseline gothique, exhumant une sonorité coldwave aux différentes blessures, à défaut d'être cicatricielle.

Il me semble que désormais le groupe a dévêtu de manière préventive et non curative son apparence gothique.

Voilà, l’expression est lâchée, et elle invoque une resucée de stéréotype avec laquelle Soror Dolorosa s'en détache à peine les chaînes, s'émancipe de cette chrysalide, et lui permet de prendre réellement son envol. Leur précédent album No More Heroes (2013) était déjà marqué de cette métamorphose entre The Cure, Sister Of Mercy et David Bowie. Cette saignée se confirme désormais vers une empreinte ambiant, post-rock-shoegazienne, comme avec le sculptural titre Yata. Sauf qu'ici c'est l'ensemble de l’œuvre qui en est constellée, comme la pop brumeuse versus le trio norvégien AHA avec Another Life ou celle de Depeche Mode avec That Run .

Accentuant les vertiges mélancoliques vers l'évanescence instrumentale, opérant à cœur ouvert dans les abysses shoegaze, le groupe a beaucoup appris de l'évacuation sensible que l'on remue entre ciel et terre en concert, que l'on convoque près d'un précipice épousant le vertige quand il est temps de se dénuder entièrement. Leur tournée avec Alcest et une gestation de quatre ans auront eu mille fois raison d'offrir le nectar créatif de sa phase instinctive, pour cet album exalté par cette trempe de cygne noir Bauhausien, et dans ce brouillard anglais de Joy Division.

Le groupe « rencontre les écumes sulfureuses et nitreuses, les marie, et par un art subtil les réduit, adustes et cuites, en grains noirs » selon le Paradis perdu de John Milton.

Le spectre baroque est séminal, la lumière de ce kaléidoscope sonique est toujours aussi fataliste dans le chant tragique d'Andy Julia, et il est formellement spleenétique musicalement. Apollo respire l'essence même de la vie ténébreuse, romantique, romanesque, il sécrète de son essaim angélique la splendeur et la beauté fatale, son air est dangereux et fatal, il convole son offrande lumineuse dans un rock noir qui rend triste et chagrin, absolue d'ivresse, de froideur lunaire, d'éclipse solaire, et de chérissement cotonneux.

Capable d’aimer comme aimerait un ange, d'embraser comme s'enflamme la passion, de papillonner loin du péché véniel, la beauté est partout dans cet opus au baiser vermeil  !


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dimanche, novembre 26 2017

HOT WATER MUSIC – Light It Up


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Une lumière dans le haut brouillard existentiel, un phare dans les nuits hasardeuses de moiteur angoissante, un réflecteur à intensité sonique, un projecteur à particule fine émotionnelle qui s'immisce en vous pour y consumer la flamme du punk rock. Hot Water Music est le nom d'une nouvelle de Charles Bukowski et surtout un groupe primordial, capable de vous faire aimer l'agonie terrestre, avec sa chaleur mélancolique, son émouvante beauté, son amour inconditionnel pour la tragédie humaine, son opposition à la politique manipulatrice, et tout le temps sur une musicalité qui va direct au cœur, sombre, puissante, épaississante comme la douceur maternelle, chauffante comme l’estime paternelle, c'est un choc et une source intarissable de félicité.

Puisant à la racine de leur début discographique pour ce disque, le groupe déploie un punk rock catchy, efficace, émotionnel, avec son lot de condensation, de surtension, et d'embellie revigorante. Car c’est revigorant de se rechercher avec ces vieux punkers. On y trouve la nostalgie et ce que l’on est à présent. Empruntant la voie punk de Bad Religion et post-HxC de Fugazi, de l'emocore de Jawbreaker à Miltown, ce Light It Up est criblé de compositions de hautes qualités.

Des d'hymnes rageuses post-HxC des débuts ne subsistent finalement que la rage d'exister à travers une émotion brute et libératrice. L’album est plus abrasif que son prédécesseur Exister, il fait une belle part dans sa filiation à être garant du flambeau discographique du groupe, à savoir passionné et intègre.

Le chant éraillé de Chuck Ragan, remplit de cette virilité musquée des bois et de ce mood Hemingwayien de l’écrivain. La sincérité combative du combo est représentative de son énergie, de sa maîtrise du songwriting, de sa maturité de mélange d'essence sonique afin de créer la combustion nécessaire à l'embrasement émotionnel...Se juxtapose ainsi à l’aboutissement de leur pochette, leur maison brûle et notre corps à cœur avec eux aussi !

Tous ceux qui aujourd'hui font la moue en écoutant ce disque avec un bof, bof comme réaction de jugement hâtif, dans quelques années les mêmes lanceront guilleret sur ce même album : putain c'était la belle époque , j'en suis certain, j'ai déjà vécu ce passage à maintes reprises...


vendredi, novembre 24 2017

Malcom Young est débranché



Il a été LE guitariste rythmique d'AC/DC, le co-fondateur, le pilier, l'âme et le cœur de ce groupe mythique, sans lui son petit frère Angus n'était rien qu'un guitariste de blues de bar.

Malcom était en fond de scène, devant une montagne d'ampli à claquer des riffs outrageusement géniaux, on lui doit la sève, la flamme, l'électrisation du son caractéristique d'AC/DC.

Depuis 2014 il était en sursit, prit apparemment dans la démence, son courant continue s'est arrêté le 18 novembre 2017 à l'âge de 64 ans. Il rejoint son grand frère George, autre secret d'alcôve du groupe, puis l'immense Bon Scott.

La légende écossaise/australienne est morte, mais les disques continuent d'électriser le culte d'AC/DC pour les siècles et les siècles.

Let There Be Rock




mercredi, novembre 22 2017

DYING GIANTS – Tales Of Giants


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Il y a dans ce premier E.P du trio Toulousain Dying Giants (since in 2015) l’ensorcelante beauté venimeuse que le groupe a cannibalisé dans la vase d'Eyehategod, dans la boue sanguinolente de Conan, et dans les ténèbres rugissantes d'Acid King.

Il y a du grain dans la production, une recherche vers le brut de décoffrage, dans cette dualité du bien et du mal qui dégorge sans cesse une sobriété musicale, et lentement elle va s'éprendre en vous tel un ophidien. Le groupe déploie une belle gamme de transition, sachant acclimater ses climats et contrebalancer avec le souffle d'une densité tellurique suppurante de gröOöve.

Leur cd D.I.Y est entièrement auto produit et sans label de distribution. D'après leur bio les titres font tous références à des légendes de créatures gigantesques. Ainsi le premier titre renvoi au volcan Etna, culminant à 3 330 mètres d'altitude, il est le plus haut volcan actif d'Europe et l'un des plus actifs du monde avec presque cent éruptions au cours du xxe siècle. Le second titre fait référence à la Nébuleuse d'Orion ou bien au groupe de stoner Nebula fondé par deux anciens de Fu Manchu. Le troisième évoque me semble t'il ce passage de la mythologie grecque, entre Pasiphaé épouse de Minos (roi de Crète), dans lequel jalouse des infidélités répétées de son mari, elle lui jette un sort, le condamnant à éjaculer des bêtes venimeuses s'il couche avec d'autres femmes, provoquant ainsi leur mort. Le quatrième invoque le mont Atlas, cône volcanique éteint au nord-est du mont Pleiones dans les Pléiades, Terre Victoria, Antarctique.

Mais je peux totalement me gaufrer hein !

Dying Giants possède la particularité de joindre une transe rythmique en un mantra incandescent, et on en ressent instantanément les effets sauvages, tout comme avec parcimonie les effluves psychédéliques qui s’immiscent dans le flux ininterrompu de ce doOom Sludge instrumental. Espaçant ses atomes crochus avec maître cornu pour faire apparaître des arcs électriques de doom dans l'obscurité de leurs ténèbres, « Tales Of Giants » fait vibrer le sol par une terreuse incarnation où le festin sonique sera épais et les nappes lourdes.

Voilà bien un groupe au gros potentiel sonique que j'aimerais volontiers voir/entendre crépiter à l'Xtremefest 2018 !


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lundi, novembre 20 2017

DER WEG EINER FREIHEIT – Finisterre


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J'en ai marre d'entendre des gens cracher leur nausée, et encore plus du cynisme des gens en face d'eux gifler leur sûreté arrogante. Pendant un temps cela me faisait rire d'entendre les vieilles personnes dirent qu'elles préféraient dorénavant écouter de la douceur plutôt qu'une forme de violence perpétuelle. ( Hey cela ferait un super nom de groupe - Violence perpétüelle - ? )

Bon et bien je les comprends aujourd'hui. Je suis donc devenu vieux. J'en ai parfaitement conscience, j'en ai marre de ce monde oscillant dans le préfabriqué cliquant et la moisissure suppurante.

Les allemands de DWEF font partie de la moisissure suppurante, et ils vomissent sur la terre entière avec violence et douceur. Alors forcément la douceur est relative ici, vraiment. Disons que communément quand l'on crache de mépris, la violence reçue est pour le moins agressive, pourtant la salive du crachat elle-même est douce. Je ne sais vraiment pas si vous saisissez la nuance ? Mais bon passons...

Ce « Finisterre » jouxte cette forme ambivalence de barbarie ambiante et de splendeur brutale.

L'oscillation post-black fonctionne de manière coordonnée, elle est parfaite pour acclimater à tous les contrastes qu'alterne le groupe. La rage est vaporeuse, le rêve est fait de larmes, la beauté aussi brutale que la réalité sera colère dans l'oubli. La ligne atmosphérique est un horizon, la noirceur n'est que plus sombre quand elle est prise dans l'éclat d'une lumière, même nébuleuse.

Le groupe n'est jamais brouillon pour autant, il n’utilise pas son black comme un brouillard, il n'utilise pas son émotion comme un mouchoir. Il sait tordre, se sait tendre. De plus avec le temps il contrôle sa colère, en apaise la rancœur pour la joindre avec suffisamment de distance et en façonner ses compositions. Cette mesure est un équilibre précieux dans la fusion entre son acier sonique et son éther émotionnel.

Ce n'est pas un bout de chair froide que mastique DWEF, c'est le battement chaud et terrible de l'humanité, avec ces lambeaux d'existence aussi forte que fragile.

On n'est pas dans la glaciation austère, ni dans l'austérité brute du black, pas plus que dans le bouillonnement tellurique et serein du post-rock. Mais dans un intermédiaire qui tient lieu de vie.

“Me voici, être humain violent, blanc, noir, brun ou rouge, et il ne m'intéresse pas de savoir si j'ai hérité de cette violence ou si la société l'a engendré en moi : ce qu'il m'importe de savoir, c'est si je peux m'en libérer.” Jiddu Krishnamurti


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samedi, novembre 18 2017

Encycløpédie Müsicåle, S comme...

....Sludge : Musique coulante parfois soporifique à grosse couille qui peut se traduire aussi comme un verset éléphantesque de malström sonore.


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jeudi, novembre 16 2017

PROPHETS OF RAGE – Prophets Of Rage


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On nous a prédit un 21ème siècle spirituel, on peut dire que Madame Soleil a irradié les cieux de sa prédiction hautement religieuse, puisque on tue et meurt pour un dieu unique. Mais avant cela chacun renifle le cul de l’autre pour savoir si à l’odorat c’est la même obédience, alors ça cherche sa divinité sans cesse pour trouver sa protection avec les dents serrés de haine contre toutes les autres différences, quitte à se foutre les genoux en sang à force d’être à quatre-patte, où la main prise dans le bénitier à faire des signes de croix de bois-croix de fer, si je mens je vais en enfer à Clisson con…Et bin vlà les prophètes de la rage qui débarquent, un truc entre le mood rageur des 90’s de Rage Against The Machine et la prédication du tribun de la France Insoumise.

Alors est-ce une arnaque typique de l’ère contemporaine par des gars cachant leur rolex en jouxtant la cinquantaine, et en étant possédés par l’esprit jeune du publicitaire Jacques Séguéla ? Surtout que depuis le temps que l'on nous bassine avec le retour de R.A.T.M, et que c'était quand même aut'chose à not’époque où l'on savait aller au carton, soulever les masses dociles pour faire naître la colère. Pis la vraie colère celle qui piétonne les rues d’une foule unie et lance des parpaings de slogan contre l’establishment.

Mais ouaie, mais ouaie, on voit très bien où on en est aujourd'hui de la lutte du rap metOl...Linkin Quoi ?

Donc méfiance on en connait une chiée de groupe revenue de leur traversée du désert avec la formule magique pour empapaouter la populace nostalgique et la new generation qui n'a pas vécu sa révolution.

Ok mais Prophets Of Rage c'est quand même 80% de R.A.T.M, 70% Public Enemy, 20% Cypress Hill. Dans l'ordre c'est : Tom Morello – guitare (Rage Against the Machine et Audioslave) ; Tim Commerford – basse  (Rage Against the Machine et Audioslave) ; Brad Wilk – batterrie (Rage Against the Machine et Audioslave) ;DJ Lord – platines (Public Enemy) ; Chuck D – chant (Public Enemy) ; B-Real – chant (Cypress Hill).

Il faut reconnaître que sur l'affiche ça a de la gueule et que tout cela part d'une très bonne intention, revenir fouetter le sang impur pour qu'il remonte des limbes du siècle dernier et faire tamponner de 7 à 77 ans la fibre contestataire, félicitations. Les riffs sont là, le beat est là, les lyrics sont là. Les gars ne font pas la politique de l'Autruche, ni du populisme, et rien que ça c'est déjà énOrme. Le hic c'est le message apporté avec l'ambivalence de moyen provenant à la solde du grand capital, comme disent les rouges. Si tu te demandes la légitimité d'une telle entreprise ? C'est que tu votes à droite. Si tu te demandes l'intégrité de cette lutte ? C'est que tu votes à gauche.

Surtout que depuis le temps, les formes de lutte de la génération 2.0 ne sont pas du tout les mêmes que celle de la génération X, ni même la façon d'en proclamer la teneur (du rock au rap), tout comme les moyens de communication diffèrent, on en arrive à conclure que le rap a absorbé le rock, pour ne pas dire englouti de partout.

« Quand le rock sera mort, le monde entier explosera. Il a déjà tellement perdu son essence, il a tellement été plagié qu'il survit à peine, aujourd'hui. Ça me dégoûte. Les jeunes n'ont plus le même intérêt pour le rock que les générations précédentes. C'est devenu une revendication à la mode et une identité qu'ils utilisent pour baiser et avoir une vie sociale. Dans ces conditions, on ne peut pas dire que la musique les intéresse. Ils choisiront des sons et des tonalités dans une machine de réalité virtuelle. Ils les écouteront, ressentiront les mêmes choses et... ils iront faire la fête. Cette machine sera munie d'écouteurs, on pourra discuter en écoutant de la musique virtuelle, on pourra baiser, boire... Cette machine permettra de planer. La technologie aura tellement évolué. Il y aura aussi des junkies virtuels qu'on retrouvera sur leur canapé, morts d'une overdose » dixit feu Kurt Cobain.

Ainsi parlait Zarathoustra, Madame Soleil et Jacques Séguéla en même temps quand ils pointaient au PMU leur grille du quinté plus après l’apéro au pernod-ricard, suze comprise.

Depuis cette tragédie où le rock gerbe ses relents anciens dans le caniveau tel un SDF, les altermondialistes RATM sont morts sur les barricades de leur lutte intestine, la troupe Public Enemy est devenue sentinelle face à un monde vendu au ganstarap, lequel se fait les couilles en or en tirant des punchlines à balles réelles sur la jeunesse crétine. Donc tous ceux qui attendent un reboot de Ratm c'est rappé, ici le spirit est funky, avec une désobéissance funky à la Arlette Laguiller.


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Leur mouvement social c'est le rock fusion, une espèce de Prince Cool J VS Led Zep aka Urban Dance Sabbath VS Public Funkadelic Purple. Pour les lyrics c’est du Martin Luther Chomsky Moore dans le texte...Et ce super groupe a vu le jour depuis l'élection de Donald Duck Trump Moumoute 1er de l’an UN, puisque Jésus est moins célèbre que les tweets de Donald désormais.

Au Hellfest 2017 le groupe a tout de même changé les gens en torche humaine, je sais j’y étais, donc plus besoin de kamikaze, plus besoin de pétrole, plus besoin de voyante, de dieu, il ne faut que des riffs maousse costaud, un beat ultime et Unfuck The World ! On peut se souvenir à cet effet du Indignez-vous ! qui était un essai de Stéphane Hessel publié en 2010, il défendait l'idée à 93 ans selon laquelle l'indignation est le ferment de l'« esprit de résistance ».

Alors est ce que Prophets Of Rage va réussir à faire émerger un mouvement musical ? Contestataire au point de va faire un sit-in sur les restes d'occupy Wall Street ? Faire la révolution du muguet ? Du jasmin en mai prochain en balançant des caramels mous, des autocollants just do it ? Nul ne le sait, ce qui est certain c'est que les marcheurs de la république en marche font aujourd'hui marche arrière, que Donald ne Trump plus son monde, et qu'en live les gaziers de Prphets Of Rage foutent le feu avec des titres façonnés pour faire émerger une indignation rageuse. De la sorte que langue de bois et langue de pute ne pourront désunir ces vieux gars du siècle dernier venir tendre le bras avec le poing fermé sous les feux de la rampe.

« Tout ce qui se fait dans l'ombre ne vaut rien. Ce pourvoir mystérieux doit répandre la lumière jusqu'au creux de l'obscurité. Alors il n'y aura plus la brutalité du maître, ni la perfidie de l'esclave. » Louise Michel




dimanche, novembre 12 2017

MOGWAI – Every Country's Sun


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Longtemps je garderais dans mon être les mélopées câlines de Mogwai.

La première fois on attend la fin de ces longs préludes musicaux, sans admettre que le classique couplet/pont/refrain n'existera pas sur les terres écossaises. Bien entendu c'était il y a longtemps, le post-rock n'en était qu'à ses balbutiements. L'initiation se fera opaque, l'intronisation se réalise par petite touche d'infiltration dans la beauté aqueuse que distille le groupe. Le clair obscur prend différente teinte quand enfin l'assimilation devient légèreté, ainsi la révélation poétique se fait jour, et plus rien ne sera plus comme avant. Non plus rien. La perception musicale se pare d'un filtre anti-age, à l'addiction contemplative intemporelle. Mogwai est instrumental, votre imagination fera le reste. Parle si tu as des mots plus fort que le silence.

La discographie d'un groupe est jonchée de collaboration, de maturité de langage, de choix distinct, d'une époque, d'une identification, et que sais-je encore...Sur le fil du rasoir Mogwai a jalonné sa carrière d'instant suspendu. Les mélomanes funambules apprécient de prendre de la hauteur, d'épouser leur regard musical sur de vaste paysage fuyant vers des perspectives et des horizons lointains. Plus c’est haut, moins il y a d’oxygène, et plus la perte de l’équilibre est violente.

Ce neuvième album Every Country's Sun en contraste l'étendue avec un panorama post-rockien vaste, lent, capiteux, doucereux. L'apesanteur du flottement est doux, se sentir léger dans cet intermède sonique ramène à un état de sérénité libérateur. Mogwai remplit le vide, moule, coule, fond son acier avec de la plume, des perles de pluie avec des lames de feu, nuance de puissance et de profondeur, de couleur et d'élévation. Un chant vient parfois suspendre le temps, nous déraciner du cosmos de Mogwai.

Le groupe surnage dans son ouragan de sensibilité et de sensualité comme un big bang tellurique intérieur, là où la plénitude des sens est une explosion des émotions, sensations. Tout ne fait pas corps pourtant, des fêlures, des craquements, une fragmentation de la tectonique des plaques soniques depuis le départ du guitariste John Cummings, le groupe est un quatuor. Un déséquilibre que l'on entend. Même si dans la formation de Glasgow tout semble éphémère, elle folâtre dans l'ambiant mélancolique, se dépouille de tension rock cataclysmique, évapore la dream pop grisâtre, suspend le shoegaze luminescent, tout dans ces ambiances atmosphériques et cette violence sonique se dilate, se métamorphose, tout est transitoire, vulnérable, indécis. Étions-nous dans l'expérimentation ? Dans le progressisme ? Dans le diffus ? Dans le néant ? Le groupe tisse ses filaments arachnéens musicaux, il défie avec l'arme des guitares, tire des larmes et la vie flotte sans cesse avec sa force et sa fragilité. C'est peut-être en cela que Mogwai renforce sa capacité inoubliable, faire bruisser la vie dans chacune de ses pièces musicales.


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vendredi, novembre 10 2017

C'est vraiment l'automne


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mercredi, novembre 8 2017

Encycløpédie Müsicåle, P comme...

...Punk : Dilettante du rock.


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samedi, novembre 4 2017

ALL FOR NOTHING- Minds Awake/ Hearts Alive


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All For Nothing a toujours tapé dru dans la tête, là il frappe en plus dans le cœur.

La progression est nette et flagrante, les Hollandais ont un son, une épaisseur de puissance sonique, et surtout un sens mélodique indéniable désormais.

Les titres sont accrocheurs, ils gardent leur intensité initiale et propre à la puissance du HxC, ils fédèrent par l'impact vindicatif des punchlines qu'ils appliquent, si tout ceci est conventionnel, la progression provient du travail de composition et du son. Le premier est finalement un long travail d'haleine qui abouti désormais à ce que All For Nothing fournit, outre des breakdowns bien lourds, il élabore des mélodies entêtantes, capables de groover avec puissance et d'embraser. Le second est une application franche à valoriser le songwriting par un son beaucoup plus net. La sensibilité prend tout son sens car les instruments gagnent en lisibilité, la mélodie est une intensité suffisante, pas besoin de saturer l'ensemble. Les refrains sont à l'unisson collégiale du hardcore brut oldschool, l'énergie dégagée depuis toutes ces années est condensée par une approche mélodique newschool.

A4N se libère ardemment et prend pleinement possession de sa maturité, Minds Awake/ Hearts Alive se révèle comme un cinquième opus aussi offensif qu'idéaliste.


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mardi, octobre 31 2017

Joyeuse Halloween



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vendredi, octobre 27 2017

OUR CEASING VOICE – Free Like Tonight


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Le cœur peut battre, mais il a battu retraite à l'endroit où les fausses étapes et les impasses le conduisent.


C'est avec cette citation que l'on définit le méconnu trio autrichien Our Ceasing Voice, qui pousse avec son troisième album l'incandescence passion du gouffre dark et de la volupté angélique.

Depuis leur premier opus When The Headline Hit Home en 2011, le groupe jalonne à pas gourd une merveille musicale purificatoire, capable de délester le souffle court du poids de l'existence par une lumière secrète enivrante. Véritable diamant brut habité par une belle âme qui ne cache pas ses faiblesses That Day Last November leur second album avait ce désir capiteux en lui. Une force acérée par des atmosphères et des mélodies incantatoires de post-rock. Mais il manquait une épaisseur, une gravité certaine, avec Free Like Tonight tout prend acte et existence. C'est un accomplissement légitime après toutes les étapes de la musicalité du groupe, car il y a véritablement un souffle supérieur.

Leur post-rock est sépulcral et leur shoegaze ambiant est baroque, c'est à la fois émotionnel et mélancolique par les fréquences de beauté dark que ce rock fouette en une caresse de plume, et de cire chaude pour faire frémir en contraste avec des courants d'air glacial. Le chant crépusculaire du nouveau membre Dominik Dörfler ajoute une atmosphère de profondeur et d'affliction vraiment très sombre. C'est littéralement un atout majeur dans la nouvelle approche sensitive à la teinte noire du groupe.

Leurs chansons convoquent les passions dans des ruines, elles ressemblent au murmure que les vents et les eaux font entendre dans le silence d'un cœur qui bat. On en jouit, on peut même en peindre la silhouette éclore du bout des songes. Ces chansons sont comme une rose en floraison dans notre fort intérieur buisson ardent. Il y a des épines partout tout autour et il est impossible d'en forcer l'éclosion. Malgré le fait d'en être absolument épris du regard, il faut en être contaminé corps et âme.

Ainsi lorsque la rose s'épanouira en vous, alors seulement vous pourrez la contempler, ressentir son pollen et finalement la connaître. Son doux venin est précieux, cette beauté pure ne doit pas être prise avec légèreté. Il y a une telle profondeur dans cette remontée des limbes qu'elle dévoile une vérité jusque là insondable. Ce n'est pas un décorum dark comme on a l'habitude de nous en vendre la pâte poussiéreuse.


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Ce disque hante par sa morsure dans les blessures assassines. On pourrait craindre la douleur de sa brûlure, il n'en est rien. C'est comme quand on touche brièvement la flamme d'une chandelle, nous ne ressentons aucune douleur. Ce n'est pas de la magie, les flammes jaunes dansent au dessus alors que le bleu du feu est la combustion, la partie la plus chaude de la flamme se trouve à la lisière entre ces deux zones. Our Ceasing Voice est la bougie éclairante, pas la flamme dans le mouroir de l'âme impure.

Écouter une musique élégiaque fait fleurir une sensation de tourment, de souffrance, d'affliction. Les personnes mélancoliques perçoivent dans ce retrait naturel un besoin automnal de faner, pour mieux se renouveler avec une vivacité printanière. Un cycle introspectif empreint de sobriété et de recueillement afin d'écouler le trop plein, se délester de l'accumulation de la souffrance, de l'anxiété, de toute cette incertitude.

Mon sang coule dans le feu de mon existence, mon cœur bat sans limite, mais si l'amour se consume pour ne plus devenir que cendre, alors la douleur sera en moi. Les larmes que l'on ne pleure pas chutent toutes en gouttelettes avec tristesse, elles viennent percer le cœur à vif et martèlent la pensée de toutes les larmes à verser. L'album est sombre et poétique, dramatique et remplit de même attachement du lierre sur les pierres, avec un sens raffiné des longueurs ouatées, d'une densité lugubre, d'atmosphères pénétrantes, atmosphériques, intimistes, de mélodies accrocheuses, où les braises crépitantes de l'enfer s'éteignent sous la pluie dépressive saturée de désespoir.

Ce disque plonge dans le même état comateux que le sublime Industrial Silence des nørvégiëns de Madrugada. Our Ceasing Voice érode, fait frémir dans ce cimetière à cœur ouvert la beauté mélancolique de son post-rock spleenétique.


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mercredi, octobre 25 2017

Upside Down 'Do I Still Miss You?'

Pendant l'ère des seventies libertaires Upside Down était un single interprété par Diana Ross et écrit par Nile Rodgers et Bernard Edwards du groupe Chic. Je ne sais pas si cette référence vous servira de préliminaire pour vous chauffer le pubis, mais sachez toutefois que les Madrilènes d'Upside Down ont sorti le 3 Octobre 2017 un tout nouveau single Do I Still Miss You ? , disponible aussi sur leur prochain album Scars Are Forever qui sortira le 8 Decembre sur Krod Records, label Toulousain de musique amplifiée qui fait avec le punk rock et pop punk ce que faisait Gainsbourg dans son Comic Strip, c'est à dire des SHEBAM ! POW ! BLOP ! WIZZ !



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