WALLABIRZINE

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dimanche, avril 22 2018

Encycløpédie Müsicåle, J comme...

...Jack : Câble électrique dont la première des facultés est de s'emmêler les uns dans les autres pour restreindre le groupe à jouer dans un périmètre très exiguë au fur et à mesure de la fabrication des nœuds.


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jeudi, avril 19 2018

WALLABIRZINE N°32


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"La danse est l'une des formes les plus parfaites de communication avec l'intelligence infinie." Paulo Coelho



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"Ce grand muet de temps nous vieillit en silence ; Et des jours débridés précipite la danse." Ovide



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"Il n'y a pas de danse sans que le diable y mette sa queue." Proverbe suédois



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L'intégralité de cette danse via le film "Le Tombeau Hindou" de Fritz Lang (1959).


Pour danser en lisant : WALLABIRZINE_N_32.pdf


mardi, avril 17 2018

Encycløpédie Müsicåle, D comme...


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Dick Dale : Surfer arabo-ricain de la 6 cordes subatomique pour une déferlante de vague sonique.




dimanche, avril 15 2018

HARM'S WAY – Posthuman


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Le bruit de fond que Harm's Way est parvenu à inoculer dans la lourdeur de son irrépressible HxC metål-indüs lors de ses albums antérieurs est désormais magnifier dans l'incandescent « Posthuman ».

Mais revenons d'abord au hardcore, style musical intransigeant, au point d'avoir affilié une cohorte de sous-genre et d'épineuse remise en question sociétale, alimentaire, et plus si votre loyauté est assez assujettie au gourou faisant office d'éveilleur de conscience. Depuis les 80's il a fallu avoir l'estomac d'aplomb pour digérer tout le panel exhaustif qui définit le HxC et le redéfinit sans cesse jusqu’à sa parodie. Pourtant l'intégrité incorruptible y règne avec droiture tant dans la posture que dans l'attitude. Ce qui fait foi et acte c'est les lyrics, la musique est l'énergie qui va canaliser l'ensemble, transporter l'énergie à tous les chakras-core disponibles.

Le hardcore a toujours eu un besoin irrépressible de leader, de type au charisme de sergent instructeur, de groupe ayant une influence primordiale au point de muter une vie vers la loyauté HxC.

Sans atteindre encore l'excellence, l'ascension mesurée d'Harm's Way est fulgurante et lui confère un taux suffisamment élevé  «d’alphaness»  pour parfaire sa domination.

Harm's Way a pris le poids fondamental pour ne plus être un rookie, il sait où il va, il a des valeurs solides, il connaît ses limites, sa force, et depuis il la renforce, il l'utilise à bon escient car il sait se dominer lui-même. Il met autant que possible sa personnalité en avant et ne fera pas le moindre effort pour paraître ce qu’il n’est pas. Il a compris qui il était depuis longtemps, et il a appris à tirer avantage de sa personnalité, ainsi il ne fait jamais semblant. Il possède cette aptitude à remodeler sans cesse sa musique, même si il a un sens du beatdown et des breakdowns conforment à la légion contemporaine.

D'ailleurs on en entend encore ce genre de structure leste à proprement dite sur ce disque, mais la lourdeur est différente, moins claustrophobe que leur antérieur opus « Rust », même si les chicagoans réitèrent les tournures électroniques du précédent opus, la variété structurelle abonde d'une évolution, d'une méthodologie pleine de rigueur brutale, aussi pessimiste dans la férocité guerrière 2.0 de sa guérilla froide.

Chaque titre épouse son contraste dans une sinuosité qui pousse à l'exaltation, augmente l'abrasion afin de bâtir un mur du son brut de décoffrage. À coup de hache raw il sculpte avec la flamme de sa radicalité chaque composition en une compression inaugurale de noirceur, emplissant l'espace sonique de toute son extension.

Posthuman n'est pas clivant, il cible comme un véritable réceptacle vers le transhumanisme HxC le plus explosif.


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jeudi, avril 12 2018

Une Nuit En Enfer XIII


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Une Nuit En Enfer c'est le 21 Avril à St Sulpice dans le Tarn (20mn de Toulouse), salle Renée Cassin avec :

Les monstrueux MERCYLESS

Les gargantuesques RITUALIZATION

Les fantasques FALL OF SERAPHS

Les indestructibles IRON FLESH


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Catacombe sonique, putréfaction musicale, explosion de décibel, violence graphique, growl et growl et ratatam, il s'ensuivra un super moment Deathalique avec lequel par ailleurs...




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mardi, avril 10 2018

ENJOY THE VIOLENCE


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En 1990 Depeche Mode new-wavemisait l'atmosphère avec son Enjoy The Silence, un an plus tard le groupe Massacra vociférait son Enjoy The Violence, Depuis ? Un livre qui fait référence à un passé dissolue mais inoubliable à jamais...

Ah?! Hééééééé ouaie mais Depeche Mode dans tout çà ?!? Chuuuuut, Le temps mûrit toute chose ; par le temps, toutes choses viennent en évidence ; le temps est père de la vérité. François Rabelais


Le livre Enjoy The Violence est une Histoire Orale des Origines de la Scène Thrash/Death en France”, écrit par Sam Guillerand (alias Nasty Samy membre de BZP, Demon vendetta, du zine EveryDay Is Like Sunday, etc...) et Jérémie Grima (Metal Bunker, Zone 52 fanzine,The Black Noodle Project) sorti chez Zone 52 Editions, avec la participation en co-édition de Metro Beach Books (Guillaume Gwardeath).

Le livre revient en détail sur un ensemble d'activistes, de groupes, et acteurs de l’époque ayant participé au microcosme thrash/death hexagonal dans la période mi 1980-mi 90. Narré sur le mode de « l’histoire orale » à travers des interviews-fleuves et inédites, l'ouvrage recueille l'originalité de ces années formatrices, sert de guide dans la profusion émancipatrice de cette perturbation sonique.

Pour en parler il faut remettre dans le contexte de l'époque, la page alors était blanche, et toutes ces personnes ont griffonné, raturé, écrit, défriché l'émergence de ce style et sous-style musical avec une franchise sans pareille, et seul contre tout/tous. Quoiqu'il en soit l'édifice est solide, la preuve on en parle encore...Ils reviennent ainsi libeller avec la même authenticité que jadis cette empreinte indélébile. Les auteurs ont laissé le soin à la liberté de parole de s'exprimer, le livre n'est donc pas une thèse, ni un matériau nostalgique que l'on brosse dans le sens du poil.

Unique livre pointu (vraiment saillant) qui traite de ce sujet précis au sein de l'hexagone, le travail est monumental, tant pour le foisonnement de parole qui s'y regroupe, pour l'archivage, le redécoupage des informations, le glanage, l'illustration de Christophe Moyen, et cet intérêt de stakhanoviste.

Faire vivre ces heures nébuleuses c'est permettre la filiation orale tel que les griots narrent à travers les ages, c'est remettre les pendules à l'heure du death/thrash oldschool aussi. Ce n'est pas figé une époque, mais lui rendre vie et corps. L'unique reproche c'est 450 pages format A4 et non 666, l'erreur de débutant c'est ballot ; )

Vous trouverez de plus amples informations si cela vous intéresse via une ITW des 2 co-auteurs sur le podcast Now It's Dark N° 67 ou Zone 52 spécial ''enjoy the violence''.


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Ainsi qu'à travers les magazines New Noise N°43, Metallian N°106, et une Itw de Jérémie Grima dans l'émission Killer On The Loose, ainsi que dans Metalnews.fr.


Un livre passionnant, fait par des passionnés pour des passionnés, et pas que...




dimanche, avril 8 2018

SOLUS – Satya Yuga


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Le rose vaporeux Floydien, le bleu hindou, l’orange de Led Zep, et toute une multitude de couleur psychédélique chère au seventies, voici ce qui ondoie dans cet ensemble de stonër-rOck flottant.

Depuis le temps que le stoner tourne autour du psychédélisme et de son stimulus Peace & Love, cela devait advenir, et bien s’est enfin réalisé, avec en sus une orientation vers la conviction védique.

C’est tout un accomplissement, et ce groupe dont la matière sonore épouse les formes de l’hindouisme et de son corollaire mystique en fabrique le macramé. L’apport d’instruments et d’instrumentations relatives à l’Inde est omniprésent et offre un envol lointain. Surtout avec des solos aériens sur une musique floue chère à Pink Floyd.


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Pour le côté mystique du stoner c’est sur la branche Led Zep que l’on en trouve la sarabande élégiaque. L’album dans son intégralité est vraiment bien construit, inspiré par des atmosphères sereines, empreint d’une aura illuminée sur des mélodies méditées et hypnotiques.

Le trio Solus rejoint cette cohorte de groupe ambiant/planant tel que Monkey 3, My Sleeping Karma c’est parfait pour une écoute en lotus.

Alors enivrez-vous d’effluves d’encens, pénétrez votre karma & enjoy your trip !


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vendredi, avril 6 2018

Vous en rêviez ?


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Nous l'avons fait : La chaîne WallaBirZine !



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Le monstre est lancé et à la demande générale il est sur FB !


mercredi, avril 4 2018

ECLOSS- Diluvienne


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En seulement trois titres, la lame a dégorgé une sanguinolente dépression de beauté sonique.

C'est un fait troublant mais on ne peut retenir les rênes de ce tourmenteur musical quant il terrasse la beauté du clair obscur, épouse une lente procession sonique à coup de rythmique cristalline, d'atmosphères étouffantes, de perturbations climatiques intenses, d'hurlements de peine déchirant la violence comme du papier glacé, surtout avec un sens du riffing cosmique parfait pour une texture sonore ondulante d'épique envoûtement.

Pour son premier opus le Parisien Ecloss donne vie à une vision céleste de l'obscurité.

Il se fraye un passage cafardeux et vénérien dans le corridor où l'amour et la mort échangent un baiser sulfureux sous un déluge mélancolique. Dans tous les contrastes il y a la noirceur crépusculaire en train de grouiller un expressionnisme lunaire, et une cold-ambiant aussi froide qu'un macchabée venant éclore sous la chaleur bestiale du sabbat noir.

Ce one-man band de blackgaze atmosphérique appose des climats lourds et sépulcral à sa douleur dionysiaque de confesseur misanthrope sous prozac.

C'est bercé dans l'effluve palliative des ténèbres que le nihilisme poétique de Thomas B transcende avec sa générosité pluridisciplinaire (chant, guitare, basse, orgue, piano, claviers) le chantre de la dualité, c'est en conférant la rudesse black et son pendant vaporeux dans un embrasement éblouissant qu'il enlace son impact sonique. Son exubérance enflammée charme autour de l'amour solitaire de la nuit, transit dans la beauté sauvage de l'introspection.

On s'enlave dans ces crescendos féeriques à faire vibrer votre élégant émoi, jusque dans le creux des vagues à l'âme pénétrantes. Rien n'est plus parfait que le lien magique qui tient le funambule au-dessus du vide existentiel, rien n'est plus mystérieux que la beauté Diluvienne de cet E.P. pour dur à cuire.


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dimanche, avril 1 2018

DAWN OF JUSTICE – Suicycle


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Fondé en 2008, DOJ pratique un metalcore progressif pour les fans de The Ghost Inside, This Or The Apocalypse, I The Breather, Heart In Hand.


Après un remaniement de line-up le groupe a cherché à préciser sa maturité musicale à partir de 2015 avec l’E.P « Adventears », puis avec l'E.P « Odyssea » il trouvera un univers apocalyptique-fantastique qui se perpétue ainsi avec ce nouvel album.

Rémy Brugère est le dernier membre originel, il a entièrement écrit ce space opera humaniste, douze titres dans lequel s’articulent les péripéties d’une épopée, où chaque morceau est intimement lié à l’autre. L’action se déroule en 2414 sur une Terre post-apocalyptique, transformée par les conflits successifs dû à l'exploitation suicidaire des hommes. L'apparition d'îles flottantes dans le ciel témoigne de l'instabilité du noyau terrestre. On suit l’odyssée d’un capitaine et de son équipage sur le vaisseau nommé Airship 415J qui vogue d’îles en îles afin de contrer un monstre qui menace la renaissance de la planète.

Musicalement des boucles rythmiques s'arc-boutent pour former la clé de voûte d'un alliage metalcore fortement nuancé. L'épaisseur sonique atteste d'une densité à mettre à porter de poutre metallique de groupe comme Architects, Northlane, Gojira. L'histoire permet l’implantation d' une multitude d’atmosphères et de contrastes riches, décomplexés, déniaisés et dynamités, inventant une grammaire aussi savante que sauvage avec un équilibre aussi physique que cérébral. Si Dawn Of Justice impose une histoire, un thème d'anticipation bien connu désormais des nouvelles générations, il donne une interprétation aussi forte musicalement avec de bouleversantes structures émotionnelles, qu'avec son interprétation futuriste emprunt de spiritualité et de barbarie.

Pas de signature avec de labels chez DOJ, tout est auto-produit et fait maison : des compositions originales jusqu’à la réalisation des clips, sans oublier le mixage et la création de leur site web.

Parce que cette année Dawn Of Justice célèbre ses 10 ans, et veut à cette occasion laisser une marque éternelle dans l’histoire du groupe, en finançant l’impression de son dernier album en version VINYLE, il lance une campagne participative. En échange de votre générosité, de nombreuses compensations exclusives et limitées vous seront offertes, comme des tee-shirts en édition limitée, une bière officielle et bien d’autres goodies...Pour faire face à l'immensité sonique de Suicycle.


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mercredi, mars 28 2018

LAME SHOT – Try Again


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Sans prétendre détenir les capacités visionnaires d’un Gilbert Montagné, je peux néanmoins annoncer que le meilleur album de pop punk américain en 2018 sera français.

Ouaie carrément, et vous pouvez gesticuler comme un poulet élevé en plein air avec les coudes repliés contre les côtes flottantes tout en effectuant un mouvement de bas en haut à coup de cocoricocoboy, mais c’est Lame Shot qui remporte le sac de grain.

Depuis « Nice Try », croustillant premier album caractéristique d’un potentiel punky, on n’avait plus eu de nouvelle de ce groupe récréatif, composé avec le cul dans la Garonne et la tête infusée dans une party de beer pong. Puis le temps passa et une révélation ? Une évolution ? Que sais-je....Enfin il y a eu une détonation qui a apportée cet exécutoire divinatoire permettant de sortir du comptoir des compositions laissées sous tiroir.

Toujours sous licence pop punk, Lame Shot revient avec le sens de la maturité mélodique qui survient quand on a passé plus de temps à sucer de la réglisse devant un concert de The Bottlerocket plutôt que des fraises devant Tagada Jones.

Lame Shot pratique le pop punk avec l'insouciance juvénile de son enthousiasme, de son honnêteté émotive, et le graal de ce style musical est divertissant tant il distille dans son ivresse les maux doux que l’on peine à traduire quand on a la tête prise dans l’effervescence.

Les mélodies sont jouissives, fraîches, irrésolues au pessimisme, et tout le temps la fulgurance de leur énergie sucrée apporte une inépuisable félicité de bonheur, dont on ne peut jamais en faire baisser l’intensité, si ce n’est à force d’écoute abusive pour laquelle on régurgite du sirop de pop punk par les cages à miel.

Maintenant il ne fait nul doute que le visuel sportif de leur pochette soit une franchise à part entière, et déjà on suppute dans les milieux autorisés que le curling, où la pétanque, et peut-être même la nage synchronisée symbolisera le choix figuratif potentiel du prochain opus...déjà tant attendu (avec un titre aussi lapidaire que les précédents).

Avec cet opus le groupe Toulousain a lancé sa pépite ascensionnelle en remplissant tout le cahier des charges normatives au pop punk. Là où pâle copie s’enlise dans la répétition, Lame Shot impulse sa capacité évocatoire avec la spontanéité tourbillonnante de point omettre le reflet de leur agitation légitime.

Le résultat est une sucrerie de pop-gum chiadée au possible. Ça claque dans tous les sens, c’est du catchy pur-jus ultra-vitaminé. Pas un titre de remplissage, pas une anicroche, tout glisse avec suavité, fini la crise de la puberté, ouaie comme au flipper après une extra-ball « Try Again ».


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dimanche, mars 25 2018

MORRISSEY – Low In High School


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Toujours très heureux de retrouve le Moz, tant le charme de sa voix, de son élégance mélodique demeurent une attache ineffable et réconfortante.

Le légendaire Mancunien Morrissey en est à son onzième album solo, depuis ce grand retour en 2000, l’anglais appose un raffinement musical fort précieux. Ainsi on se saupoudre avec une vaste gamme de galanterie musicale opiacée par des zestes de musique électro, de la sorte que cet album aurait pu sortir au début des années 2000. Enregistré à la Fabrique de Saint Rémi de Provence et à Rome dans les studios d'Ennio Morricone, il dispose d’une production mélodramatique et d’un son grassouillet pour apporter de l’épaisseur.

Pourtant ce sont des poussières d’étoiles mélodiques qui viennent orner l’ossature de ‘’Low In High School’’ dont sa majesté le Moz en vient à en consteller l’enrobage avec son chant, toujours au-dessus vocalement sur la composition.

La voix de crooner est toujours là, précieuse, presque érotique, une chaleur comme nulle autre, une couverture de survie dans l’univers carcéral du quotidien pour les plus malheureux.ses d’entre vous.

Installé en L.A, la jeunesse hispanique est devenue accro à sa douceur, au point que la police devrait équiper des haut-parleurs pour diffuser la discographie complète de Morrissey afin d’éradiquer les bandes mafieuses de chicanos qui sévissent en Californie.

Toujours aussi politisé, avec une bienveillance à l’égard de la souffrance, le Moz trimballe son regard teinté par moins de cynisme qu’auparavant, le charming man révoque avec une mansuétude musicale. Cherchant la lucidité dans l’amour, et dans cette lueur d’espérance qui fait avancer.

Enfin quoique avec « The Girl From Tel-Aviv Who Wouldn't Kneel » évoquant l'intérêt des politiques dans le pétrole, ou le titre Israel entendre Isra-hell, le meilleur lanceur de glaïeuls sur scène au monde en a fouetté plus d’un avec ses punchlines. Mais bon les années passent, mais la dévotion reste autour du thème de la solitude. Le moz est comme notre Cantona une grande gueule au cœur généreux et à la tendresse infinie pour l'humanité. Son songwriting est généreux, doux, charmant, somptueux. Ce disque est une perle de plus dans l’océan passionnel des fans du Moz, pareille à une beauté belle à en chialer avec des compositions surannées, ringardes, aux charmes capiteux.

Le divin Moz a religieusement exhumé ses prières compassionnelles, il est venu sur terre pour nous illuminer par un trip cheepos, dégoulinant de synthés années 80, dans une sorte de piano bar super ringard où Paso-doble, ritournelle latine, americana, rockab-power rock dévoilent une élégance sensible qu’égrène la volupté, et le velouté épuré d’un quinquagénaire magnifique dans la douceur qu’il met pour nous réchauffer de toute sa passion, de tout son amour. Cela s’entend partout, c’est une torpeur, de la gravité, des brins de légèreté, un lien avec le cœur des choses, un canevas de pureté, et puis une avalanche de douceur, toujours. Vous savez la douceur c’est ce qui amène au calme, à la compassion, à l’amour, et avec cet opus vous serez combler d’amour.

Une haute dose de sucre c’est vrai dans les mélodies, mais pour une fois que l’on vous conseille de dévorer une sucrerie, allez-y à fond, parce que ce sucre-là n’est pas nocif, c’est vraiment un pur délice !

De vilaines critiquent issue de la E-generation aspergent avec son venin masturbatoire de troll cet opus. Les nouvelles générations goinfrées par des écoutes lapidaires en format zapping grâce au téléchargement ont la patience d'un McEnroe dans un tie-break (jeu décisif), il n'est point étonnant que celles-ci se gargarisent devant un tel album ayant la mémoire courte. Mais il n'y a aucune raison de désespérer. Ceux qui pourraient se sentir tentés de se livrer au découragement devraient se rappeler que rien de ce qui s'accomplit dans ce monde ne peut être inutile, que la confusion, l'erreur et l'obscurité ne peuvent jouir que d'un triomphe trompeur et purement éphémère, que toute sorte de déséquilibre partiel et transitoire doit nécessairement contribuer au grand équilibre du tout, et que rien ne peut finalement prévaloir contre la puissance de la vérité ; ils devraient prendre pour devise celle qui fut adoptée en d'autres temps par certaines organisations initiatiques en Occident : Vincit omnia Veritas. (la Vérité triomphe de tout).

Toute la différence est là, présente et palpable, le vieux crooner est un tendre, et la tendresse c’est absolument vital.


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jeudi, mars 22 2018

Encycløpédie Müsicåle, T comme...

Tambourin : Aussi chiant qu'un djembé.


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mardi, mars 20 2018

C'est enfin le printemps, et son éclosion de lumière...


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dimanche, mars 18 2018

THE IRRADIATES - Lost transmissions from the remote outpost


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On savait que ce groupe pouvait franchir le mur du son, parler des dialectes musicaux d'autres planètes que celle de la surf-music, compter jusqu'à l'infini dans le Van (et deux fois de suite même parfois), enjamber le garage à papa vers la voie lactée en deux temps et trois mouvements de punch, verser des staccatos fiévreux dans du psychédélisme astral, rejoindre l’apesanteur aquatique, surfer dessus/dedans/dessous à la fois, oui surfer sans fin, là où personne ne va, ne s'y risque, par peur de l'inconnu, par peur de croiser les effluves des genres.

The Irradiates est muonique, c'est un électron dense qui étudie au télescope astronomique son scientific surf rock avec comme seul but un trip intersidéral. Parce qu'il extrait de sa matière chaude une modulation des rayonnements célestes une analyse de la lumière sous diverses extrapolations musicales.


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Sorte d'expériences sonores nucléides, analogiques ou numériques, Lost transmissions from the remote outpost propose face B, raretés, inédits, live (avec un featuring de Mike Palm d'Agent Orange), bonus de disque de la première décennie d'existence du groupe. Le département de recherche scientifique de Surf Rock Bisontin a ouvert sa base de données pour une plongée exclusive dans une multitude de sons spatio-temporel, de télescopage de particules subatomiques que seul le travail de laboratoire entérine dans la chambre noire. Plusieurs coryphées tel que Steve Albini, Jim Monroe, Lo Spider ont eu la possibilité de faire vibrer la galaxie solaire, car comme chacun sait The Irradiates rayonne en Nucléon-Surfique.

Il a déjà un malaise le peignoir ? Alors ouvre tes oreilles Spock, parce que ce disque est garni à l’intérieur de riffs supra-métalliquement aqueux, paraissant décrire dans l’espace une cycloïde allongée (spinning wave). Il émet l’hypothèse qu’un processus de superposition de deux unités cycloïdales fortement excitées s’accompagne d’une croissance d’énergie cinétique, que l’orientation musicale du mouvement infléchit d’une façon prononcée. C'est dans ce mouvement cycloïdal allongé que se transforme progressivement les unités luminescentes, que la noise se désagrège dans un raw'k'roll-surfique reliant en une passerelle tel le Bifröst (« chemin scintillant ») de la mythologie nordique de Thor, parce qu'il y aura toujours un fan de comics chez les amateurs de surf music, et oui.


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C’est précisément pendant cette phase du processus que la matière en combustion musicale émerge du mouvement de deux ou plusieurs unités d’énergies mélodiques superposées. Appliquant aux corps surfiques son hypothèse de relation fonctionnelle entre les mouvements d’énergie primordiale aquatique et la matière en feu. Nous pouvons estimer qu’elle est de nature à expliquer de manière plausible pourquoi ceux-ci progressent dans un mouvement de spirale, pourquoi The Irradiates est solaire et ténèbres rugissante, parce que cet ensemble se déplace dans un même plan, dans la même direction, réunis dans l’espace en un groupe cohérent de corps tournoyants, et d’énergie d'attraction gravitationnelle. Le mouvement parfois pulsatoire et ondoyant téléporte vers plusieurs champs énergétiques en action qui excitent réciproquement leur luminescence écliptique.


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Tout matériau sonique de cet opus agit en attirant et en absorbant une transmutation sonique, il est inutile de le repousser, son sens réfléchissant magnétise les supraconducteurs noise rock excitable, comme le garage surf compressible, doté d’un pouvoir d'expansion et de contraction.

Je sais qu'à ce stade de la chronique, les protoplasmes irrités de la génération spontanée lisant cette chronique ont déjà lâché des yeux, ne reste normalement plus que les passionnés de l'élucubration sonique avec lesquels nous avons l'indicible foi argumentative pour transformer l'existence en passion ardente.

Oui captain James Tiberius Kirk il y a tout le temps ce mouvement saltatoire et philosophiquement aware qui plonge dans les abysses surfiques avec cette exigence tourbillonnante que les bisontins extrapolent dans chacun des dix titres...Que vous trouverez chez Les Productions De l'Impossible.

Donc mes ami.es de l'aquation sonique sachez que les compositions des Irradiates ondulent d'une manière cyclique comme les marées par l'effet lunaire et l'énergie cosmique.


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Donc tous à poil et à la flotte illico presto !!


vendredi, mars 16 2018

Encycløpédie Müsicåle, T comme...

Trompette : Instrument multifonctionnel, que l'on retrouve aussi bien pendant la levée des couleurs matinale devant une troupe kaki, qu'au crépuscule définitif du soldat éteint.


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mercredi, mars 14 2018

Deux nouveaux singles pour PumpOpunkër à outrance juste avant le printemps


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Elm Tree Circle est un groupe d'emo punk allemand ayant une filiation sensible avec Far From Over, Modern Baseball, il sortira le "The Lease", extrait de l'album à venir "The Good Life" (11 mai) chez KROD RECORDS.



La nouvelle signature du label RED TOAD MUSIC est Back Garden Light, les Bordelais sortent le single "Jumping Fences" férocement Easycore-Pop Punk dans un mood Chunk! No, Captain Chunk! A Day To Remember, et avec le regard mélancolique vers le soleil Floridien et Californien.


lundi, mars 12 2018

MYRKUR - Mareridt


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Si tu es blonde à belle gueule d'ange et que tu décides de jouer du black atmosphérique-Pagan new age, et bien tu vas en chier ta race.

C'est ce qui est arrivé à la Danoise Myrkur (signifiant ténèbres en V.O)  devant une communauté black metOl soudée à satisfaire son hégémonie phallique-nihiliste avec un mépris digne d'un taliban.

On ne sait pas vraiment ce qui a contrit l'animosité pourtant déjà naturelle des moralistes des cavernes vikings, si c'est le fait qu'elle soit femme, où l'aide des éminences Kristoffer Rygg de Ulver et Teloch de Mayhem en tant que guitariste studio pour son premier album « M » ? Sauf qu'elle ne s'est pas démontée et a vaillamment poursuivie sa voie. Nous lui en sommes gré.

« Mareridt » est un concept album dont chaque composition traduit une terreur nocturne. Dans cette sublimation où cauchemar, songe, illusion se joignent à l'émotion et l'intuition, se forme un conte.

Le conte est un voyage, une épopée apportant du sens à l'imaginaire, il est intemporel et universel, il traduit les questionnements par métaphore en créant morale et légende, tout en servant de base éducative. C'était peut-être la meilleure réponse pour éclairer les hommes à la musique de Myrkur, l’enchanteresse.

Le conte porte en lui une force émotionnelle, philosophique puissante. Son caractère hybride et polymorphe possède les caractéristiques que l'on retrouve dans cet opus. De la sorte que la musicalité traditionalisme scandinave et folklorique se joint à une hybridation sonore suffisamment gracieuse pour en être séduit après plusieurs écoutes. Dans les passages les plus vaporeux on pense à Chelsea Wolfe pour la torpeur dark, avec parfois même Elysian Fields pour l'indolence, ainsi qu'un soupçon de Tori Amos, Kate Bush, Cocteau Twins pour le côté vaporeux, féminin, opalin, avec cette légèreté des profondeurs et le sens profond pour dévoiler avec finesse.


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Quand la Valkyrie devient Hel ou Hela, la déesse des morts dans la mythologie nordique, c'est le black naturaliste et mystérieux de Wolves In The Throne Room sous un coulis de Darkthrone qui se narre. Ainsi s’ordonne la poésie des bois, le maléfice de la forêt, et on en suit la Sága, on suit cette déesse des contes et des légendes de la mythologie nordique 2.0 avec une forme de fascination, tant les mystères féminins nous semblent ( à nous les mâles) aussi mystérieux que profond depuis toujours.

Myrkur est donc Akka, un esprit féminin du chamanisme, et son culte se généralise sous forme d'incantations et de rituels en concert. Magie ancienne, fragilité de la beauté, force tellurique, on se sent ancré à une force primaire et à l'évanescence naturelle du temps. Ce qui demeure étrange, c'est que Myrkur exerce une attraction et un ennui à la fois, proche de cet esprit de la forêt qui hante et pour lequel on ne croit pas. La belle et la bête communiquent à l'unisson avec possessivité sur des compositions sombres, magiques pour ne pas dire féerique, là où résonne dans la nuit les énigmes intrigantes du il était une fois...dans un pays loin d'ici...

Suite à l'écoute de Mareridt j'ai rêvé à une sorte de ‘’terreur nocturne’’ pour le black metalleux qui a craché des pierres d'insultes et de mort sur cette femme libre et possédée par l'odeur envoûtante de l'indépendance créatrice, je vous en donne lecture :

« Il désirait une relation animale alors il violenta sa chatte avec mépris pour qu'elle devienne chienne. Seulement quand il crut possible de devenir assez bestial pour assurer sa domination, il se retrouva nez à nez avec une chienne de garde, qui lui sortit trois remarques assassines de but en blanc qui eurent pour effet dissuasif de le faire débander, et de clore tout espoir dans cette relation où il perdait d'avance le monopole de l'autorité et de la domination. Quand il partit désarçonné, elle souriait passive avec la délicatesse d'une lionne. »


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vendredi, mars 9 2018

Fin de la journée de la femme


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jeudi, mars 8 2018

C'est la journée de la femme


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