WALLABIRZINE

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vendredi, juin 22 2018

MONSTER MAGNET - Mindfucker


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Avec Monster Magnet une multitude de questions primordiales affluent sans cesse : Est-ce que ce groupe se colle au réfrigérateur comme n'importe quel de magnet ? Y a t-il un monstre sous le capot depuis la stagnation satellitaire du groupe ? Est-ce que Dave Wyndorf a fini ses ablutions de voix réclamant avec ironie la légalisation des drogues dures ?

Mais faisons fi de toutes ces considérations légitimes car dès le premier titre cela commence par « Oh my God », Bigrëeeeeeeeee du coup est ce que le chanteur fait vœux de repentance ?

Et bien si le gars du New-Jersey fait amende honorable, il ne peut tout de même pas se détacher de ses racines de peyotl qu’il a inhalé en mâchant avec un whisky coca, sinon les fans ne comprendraient pas à quoi cela servirait d’écouter les élucubrations du Monster Magnet si derrière il n’y avait pas une histoire de soupape en drogue ?

Parce que Monster Magnet pour le définir musicalement, c’est un gang motorisé de MC5 Stoogissant sur l’asphalte intergalactique un space rock où Hawkwind rêve de nuit torride avec Black Sabbath, et sous l’œil narquois de la caméra Warholienne du Velvet underground. Grosso mode quoi !

Du grunge ? Nan, du rock des seventies avec l’alliage spatio-temporel des 90’s plutôt. L’ère moderne ne figure nullement, mais comme c’est un trip spatial, tu peux tout imaginer. D’ailleurs je t’en conseille l’escalade ébullition.

Avec son sens du riffing emprunté à Ace Frelhey, de ces abracadantesques histoires de songes, et toujours cette brumeuse atmosphère fuzzienne de garageux psychédélique bravant le fiel hallucinatoire d’un Sky Saxon (The Seeds), Monster Magnet délire dans son cosmos en paix avec ses démons. Ainsi son transbordement sonique évoque bien des délires musicaux.

L’on sait la ligne qu’il suit, elle pique un peu aux narines, et on peut même calculer sa trajectoire de météorite solaire, parce que le vieux capitaine erre dans l’espace lunaire sans autre but que de dériver sans cesse vers cet ailleurs hallucinatoire dont il recherche l’ivresse, et la quête depuis le commencement de son big-bang musical.

Dave Wyndorf rayonne donc toujours, car c’est une personne éclairée ayant reçu la lumière et la beauté tout en étant en mesure de la transmettre. Son groupe en reçoit la bénédiction saturnienne, précipitant des sensations suprêmes d’essence sonique, de matrice à l’énigme immense, comme un langage qui ne dit rien et qui dit tout de la tectonique des plaques soniques. Ses sonorités punk sont salies avec de la poussière d’étoiles sablonneuses. C’est en cela que Monster Magnet appose sa spiritualité à travers tout le cosmos telle une supernova.

Mais peut-être qu’elle est déjà morte, et le temps que l’extinction de sa luminosité nous parvienne, on voit encore l’étincellement qui équivaut au même temps que le refroidissement du canon du fusil, c'est-à-dire un certain temps, et dans ce jet d’incertitude, autant coller votre attraction terrestre dans les astres électriques de Monster Magnet...En attendant.


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jeudi, juin 21 2018

Yoga Day 2018


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dimanche, juin 17 2018

Encycløpédie Müsicåle, M comme...

Maracas : Accessoire enfantin que maîtrise à merveille les femmes à forte poitrine, avec un sourire candide quand elles l'exercent excentriquement.


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jeudi, juin 14 2018

TRIBULATION – Down Below


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Depuis 15 ans les Suédois de Tribulation ont rongé leur os et coutumes dans de nombreux styles musicaux, du death au thrash, prog, dark, vers cette recherche du temps perdu Proustien certainement, bref…Du côté de chez Satan, ces ‘’Children Of The Night’’ sont enfin reconnues par le peuple des ténèbres.


Dès lors, les glameux du black metAl reviennent avec la même outrecuidance qu'on leur connaît. De la sorte qu'ils prédominent dans l’art de satisfaire les désirs enfouies que l’on doit au diabolique. Ce nouvel album intitulé ‘’Down Below’’ appose des compositions vermeilles coagulantes de vice, et déverse cette teneur méphistophélique que l’on entend quand le démon a pris possession de votre corps. Il est à noter à cet effet la participation diabolique de l’organiste Anna Von Hausswolf sur le titre « Purgatorio ».

Il y a beaucoup de tension dans les attraits soniques et ténébreux de cet opus, avec parfois une légère tendance de musique électronique, de torpeur heavy seventies Ghostien, et même une face obscure obligatoire avec des mélodies accrocheuses.

La nostalgie mélancolique envers cette foi méphistophélique souligne l’art du grotesque par la sublimation de ses effets passéistes, et dans cette vérité idéale pour les sentiments propres à une pensée noire. C'est perceptible dans ce liant cher au stoïcisme comme avec le titre étincelant ‘’No tears no fears’’, et l'on peut l'entendre aussi comme une vérité crue qui dévore sans flétrir à travers le titre ‘’ No rain no flowers ‘’.

Il pousse pourtant dans cette pépinière un abîme d'images défiant avec superbe cette célébration Ô consonance Black Métal, avec une pincée du death de Opeth à ses débuts. Tout comme derrière la froideur d’un death rock inaugural se découvre un mood horrifique, il est indéniable alors d’en entendre la profondeur avec des similitudes d’atmosphères à la Tim Burton.

Relier dans cet espace-temps les perspectives de la félicité seventies heavy et le nacre lugubre du métal noir, réverbère une cohérence harmonieuse à cet album et souligne enfin que Tribulation ne cherche plus, car il s’est trouvé, enfin.


Certes, il est indéniable que d’autres groupes professent un ton plus doctement ambitieux que Tribulation, mais leur musique leur est pour ainsi dire étrangère. Ils font de la musique pour pouvoir en vivre non pour se connaître, se reconnaître ou pour se rencontrer. Alors que Tribulation est étrange et secret par l’entremise sournoise qu’il dévoile sans fard là où se cachent vilement les ténèbres.

Nous entrons en lice au milieu des cris de châtiment qui hantent les déplorations des enfers, pourtant il se cache quelque chose de plus mystérieux dans l'obscurité, on le sent, on le sait, et avec la même subtilité secrète la pochette reflète des ombres féminines vivaces dans la matière peinte. Il est certain que dans sa noirceur le groupe réussit à apporter de la lumière, certainement lunaire, et donc féminine.

Ce disque aussi bestial que sensuel mérite une plus ample écoute approfondie, il se découvre un soir de pleine lune avec l’adoration vénéneuse que porte au folklore les fétichistes des disques vinyles.


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mardi, juin 12 2018

CHRISTOPHE SOURICE – La Crise


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Christophe, chanteur et batteur au sein de la fratrie Sourice, laquelle est l'entité paternelle des Thugs plus commune pour les amertumiens de musique amplifiée, revient avec un 7 pouces, soit 18 cm de plaisir audacieusement sonique.

En 2001 il avait sorti sous le speudo Droom Mix un album éponyme chez le label Bordelais Vicious Circle, suite à la séparation du trio angevin. Suite à un désistement en 2015 indépendant de la volonté de l'auteur Thugsien, le 45 « La crise » n'avait pu sortir, le label Slow Death répare la fuite avec l'apport du jeune label Nineteen Something.

« Le mot de trop » et « La crise » baignent dans le power rock avec une acrimonie contenue, teintée d'un cynisme nonchalant. On retrouve le charme du mur du son Thugsien, ce ton pastel pop, le punk rock mélancolique, la dureté rageuse désinvolte, l'explosion sonique, le sens de l'accroche d'un songwriting aux mélodies imparables.

« Il faut porter en soi un chaos pour mettre au monde une étoile dansante » disait Friedrich Nietzsche, et Christophe Sourice a bien saisi la nuance avec son 2 titres de comète bouleversante.


dimanche, juin 10 2018

CHERIBIBI N°10


Mise en page 1

Plus qu'un objet d'art, Chéribibi N°10 demeure sans conteste un mouvement de lecture éducative de culture populaire.

Depuis l'An Pébre le Chéribibi usine dans son coin à la force de la faucille et du marteau de prolo. Il boulègue sans cesse.

Le magazine révolutionnaire proche de ses convictions au point de les porter comme étendard à l'émancipation, ouvre à chaque numéro son grenier et exhume un exutoire culturel détonnant. Sa légitimité culturelle «de classe»  le distingue par une approche sociale proche du macadam, et l'éloigne des idées reçues du communicant 2.0.

Parce que si aujourd’hui l’époque est à la table ronde et à la détente avec des diplomates à la diction en cul de poule mouillée, qui ont pris le pas sur les hommes d’action, apparemment ils ne connaissent pas le Raoul du fanzinat, parce que Daniel (pas Darc hein !), soit Dani le rouge, le vrai ! Pas celui qui tourne sa veste comme un boomerang...Il avoine encore contre le sac à patate à la salle. Il sait faire marcher la phrase à coups de latte, mais sans l'engruner, il ne mascagne pas.

En sachant tout ceci, il ne fait pas un pli qu'ils seraient tous trapanel à tchaoupiner un pardon les cons… Et au garde-à-vous, per bézé  !

Il est donc nécessaire que les écoles de France soit désormais équipées dans leur Centre de Documentation et d'Information d'exemplaires Chéribibesques. C'est un devoir absolu si l'on ne souhaite plus avoir des adultes avec des chemises vichy et petit pull sur les épaules pendant les soirées estivales, merde y a la Suisse pour cela.

Chéribibi milite pour la joie de vivre sans écueil, il exhume dans son langage bien distinct une érudition alternative. Le ton n'est pas celui du rogaton de bourgeoise mal emmanchée où l'on va t'escagasser avec la pègue d'une cagole.

Le ton est gouailleur, ça jacte le margoulin du titi parisien, manque c'est vrai la tchatche impénitente du maquignon du sud à mon goût, mais bon personne n'est parfait...hé !!


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Ami.es ce fanzine n'est pas là pour t'ensuquer avec des fadaises pour vendre de la glace à un eskimo, ou te saoûler avec des cagades. Ce number 10 va grailler un plein plâtras de culture à t'en faire péter la sous-ventrière grâce à un beau plat de résistance, mijoté aux petits oignons et copieusement arrosé de picoles et de flacons de raide à la gloire de :

Martine Beswick & Caroline Munro, Jack Arnold & L’Étrange Créature du Lac Noir, la merveilleuse aventure du porno 3D, jujitsuffragettes, Jean-Pierre Lecompte, Very Boxe Trip, Dirty Old Town, Stiff Little Fingers, Archie Shepp, The Coup, Beat-Man, Rhoda Dakar, Crabs, Carl Dawkins, John King, GJ Arnaud…ITW, chroniques, nouvelles, catch, insoumission, découverte, passion, réflexion, curiosité, réverbération, plaisir, avec du relief et une paire de cluques 3D comme la dernière séance de Monsieur Eddy, tout cela dans 132 pages d'action et d'aventure avec le lettrage de Strange en une.



Tu veux quand un récapitulatif exhaustif ?

CHERIBIBIS (cinéma populaire)

Page 4:   Causerie avec Martine Beswick & Caroline Munro : Le choc des étoiles !

Page 35: Les Belles Histoires De l’Oncle Popaul : Jack Arnold & L’Étrange Créature Du Lac Noir : Enfile tes lunettes, y’a piscine !

Page 104: Le Petit Pervers Du Peuple : La merveilleuse aventure du porno 3D : Garde tes lunettes, y’a branlette !

CHERIBIBAFFES (pugilat populaire)

Page 13: Jujitsuffragettes ! : Fais gaffe flicard, on a des tatami(e)s féministes

Page 58: Causerie avec Jean-Pierre Lecompte : Catcheur du coeur

Page 68: Chéribiboxe : Very Boxe Trip : Mike Tyson et ses copains se mettent bien

CHERIBIBEAT (musique populaire)

Page 18: Chanson Populaire : Dirty Old Town : Gardez votre ville propre !

Page 20: Causerie avec Stiff Little Fingers : Deux doigts coupe-faim

Page 24: Chroniques skeuds : Y’en a des biens…

Page 26: Causerie avec Archie Shepp : Wild saxophone !

Page 32: Causerie avec The Coup : Rap & revanche (de classe)

Page 54: Causerie avec Beat-Man : Les révérends sont-ils tous des monstres ?

Page 74: Causerie avec Rhoda Dakar : Invasion of The Bodysnatchers !

Page 94: Reggaemotion : Super Reggae : Les Jamaïcains lisent trop de bandes dessinées

Page 98: Du Son Des Oubliettes : Crabs !: Les psychos font monter la mayo

Page 101: Causerie avec Carl Dawkins : Mr Satisfaction fait la conversation

CHERIBIBLI (littérature populaire)

Pages 4 & 129: Verminax, le gredin de l’ombre : Notre grand feuilleton BD toujours et encore à suivre (diantre, quel suspens !)

Page 22: Silent Movie : Seth Tobocman strikes back !

Page 34: Bébert l’as du hold-up en 3D

Page 78: Chérie Noire : Les lettres de mamie (Granny’s letters)

Une nouvelle inédite du King ! : Page 84: Causerie avec John King : On a tapé le carton (rouge) avec le roi d’la jungle.

Pages 95 & 128: Chroniques kinbous & revues de presse alternative : Copinage abusé & autopromo éhontée

Page 107: Le Papelard C’est Bonnard : Rue des Maléfices : Paris est magique ? Nan, Enculééééééééééééé !

Page 108: Causerie avec GJ Arnaud : La littérature de gare a sa locomotive !

Page 116: Bibillustr’ : Jean-Jacques de Grave : Un linograveur belge qui taille dans le vif

Page 122: Théâtre Populaire : Causerie avec Oscar Castro qui mijote son Chili à Ivry

Page 126: Les Hérauts Du Peuple Sont Immortels : Salut Hafed !

Page 130: Abonnez-vous s’il vous plaît : Fais pas ta pince, aboule l’artiche !

Le tout pour 8 euros, à ce prix là anticapitaliste c'est une offrande.

Ouaie tu vas te faire embuquer tout couffle et t'y as pas fini d'être espanté, parce que Chéribibi t’en met plein les branchies, alors prépare l'aïoli c'est un numéro de cabourdas !


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jeudi, juin 7 2018

Le Manège enchanté de Pollux


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▲ Pollux/Xtremefest

Comme dans le cinéma où tout le monde remercie Claude Berri, en Occitanie, tous ceux intéressé.es par les musiques amplifiées remercie Pollux. Pas le clébard hein, les fadas albigeois avec au menu de cette ITW, High Voltage & Let's zguen !



La soirée avait lieu dans la belle salle de l'Athanor, où jadis les successives vagues de concert de punk sont venues éduquer dans le tumulte de leur ressac passionnel et respectif une kyrielle de personne. On a zguené ( tiens, mon ordi me conseille guenon à la place de zguené, c'est quoi cette singerie syntaxique mon ami ? ).

Bref, oOouaie on a zguené à tous les rythmes, par tous les temps que la multitude punk rockienne du soir abondait en déversant des litres et des litres d'énergie, de propulsion rageuse, de désinhibition festive, de mélancolie combative, et de toute cette sorte de pulsion et de sensation généreuse avec laquelle l'accoutumance fait corps à cœur. Les groupes ayant cet esprit similaire aux Beatles, enfants de la classe moyenne ayant connu les difficultés de leur condition sociale au point de fédérer vers le plus grand nombre l'attention nécessaire pour émouvoir avec simplicité et compassion, avec toutefois en plus il est vrai, la résolution de cracher à outrance sur toute sorte de sujet épineux, mais Ô combien réfutable pour recomposer le monde pendant le linceul d'une nuit d'interprétation audacieuse d'après concert. Mais si, mais si, tu sais, c'est le genre de soirée qui fixe une ligne Maginot au milieu du cortex cérébral. Ah ?! On me dit dans l'oreillette qu'il est possible que se soit davantage dû à l'alcool, je vous laisse juge, promis juré craché.

Transition subtile pour vous parler coutume punk, puisque vous savez forcément que l'on postillonne plus qu'on n'articule en concert. Il faut dire que le tumulte général oblige à interpréter chaque titre avec perte et fracas auditif. On crache ainsi sur le mépris de la hiérarchie et des divinités, afin d'éliminer la distance et même la distinction entre les musiciens et le public, un thème central de l'éthique du punk. Ceci dans une atmosphère de provocation réciproque qui génère parfois des réactions intenses. Si en 77 il était de coutume de cracher sur les artistes punk, désormais il y a plus de glaviot dans le public de vieux de la tournée des idoles d'âge Tendre que de crachat de jeunes dans un concert de punk, non mais vraiment quelle époque hein ? Sauf que le 11 mai 2018 à Albi dans le Tarn, sur scène nous avons eu droit a une débauche de voltige de mollards telle, que même un dromadaire avec une dysfonction des glandes salivaires n'obtient que trop rarement quand une touriste 2.0 fait un Xème selfie sur son dos à Ourzazate.

Serge Lama n'aurait pas fait mieux, promis, juré, craché !!


▲Justin(e) (punk rock / Treillieres)

De la méthode globale à la méthode inclusive Justin(e) est de toutes les campagnes et surtout celle de Treillières située dans la vallée du Gesvres, affluent de l'Erdre, à 14 km au nord de Nantes. Pour cette ITW il fallait être aussi compréhensible pour nos internautes agriculteurs de Lozère que succinct avec les questions. L'évidence pourtant c'est qu'on questionne Justin(e) en pesant ses mots, même si selon eux le langage ne traduit pas la pensée, il m'apparaissait essentiel de parvenir à traduire au mieux l'enveloppe globale du groupe. Et encore nous n'avons pas évoqué le Rhinocéros d'Eugène Ionesco, La Métamorphose de Franz Kafka Ibrahim, pas plus que le psychiatre et essayiste Frantz Fanon. Si tu ne piges rien, achète toi un dictionnaire, ou bien demande à maître Capello une explication de texte en appelant le "06 72 43 58 15".



On ne retiendra pas uniquement que cela parce que ce serait con, et que ces gars tendres sont punk, mais il arrive parfois que l'incongru d'une situation déborde et persiste jusqu'à vous coller au gâteau basque comme le sparadrap du professeur Tournesol dans Vol 714 pour Sydney. Olivier le guitariste de Justin(e) en a fait les frais, et aura passé une soirée inoubliable à coup sûr. On peut annoncer avec exactitude maintenant qu'il sait ce que cela signifie être roué de malchance.

Alors que les frères d'armes Charly Fiasco avait promis comme à l'accoutumé un set dont ils ont le génie de la mise en scène impromptue, et bien comme Gérard Depardiuuuuuu dans la Chèvre est convaincu que son compère Pierre Richard sera le poissard que choisira le garde pour le passer à tabac, ce soir là c'est le Gégé de Justin(e) qui s'est payé la tuile, enfin les tuiles plutôt, et même carrément le toit quoi, soyons honnête ! Nous le remercions très sincèrement pour ce superbe moment cocasse, d'ailleurs, on pouvait l'entendre crisser des dents, et pourtant le niveau sonore moyen à l'intérieur de l'établissement était conformément à 105 dB (A) et le niveau de crête à 12 cm.

Je pense très sincèrement que j'apprécie le set des punkers françaouis pour ce genre de fiasco suprême (Charly je le rappelle). Nous nous souviendrons aussi de ce concert pour la prestation fougueuse que le quatuor a imposée, peut-être pour essayer un peu d'inverser la fatalité (accident n°7), avec une prestance mêlant énergie, passion et exaltation qui déborde de partout, peuplée par une insurrection géniale. Chez Justin(e) si la fougue de leur propos demeure anarchiquement libertaire, ça joue carré avec la rigueur du pas militaire. Mais cela reste un joyeux bordel avec au final les copains qui montent sur scène pour faire la chenille, et il y avait le feu partout, c'était la fête des fous ; Laï-laï-laï-laï-laï-laï-laï-laï-laï-laï-laï...

Forcément on est absolument partisan de cette impertinence nous éloignant de cette "bonne grosse vie de merde", alors merci et bella ciao, bella ciao, bella ciao ciao ciao, Quest'è il fiore del partigiano, Morto per la libertà !


▲Charly Fiasco (Punk Rock et Savoir Vivre / Castelginest)

La caricature de ce groupe c'est d'essayer de faire au mieux et d'arriver souvent au pire ne tient pas une seconde quand on pratique en concert la décontraction Charly Fiasco. Le savoir vivre de ces punkers est légendaire, d'ailleurs leur discographie en atteste le propos avec brio. Alors si vous souhaitez un petit excès de folie ordinaire plongez dans cette discussion, vous aurez des réponses réjouissantes à la vie au pluriel, au bruit du silence, à la diagonale du vide, et vous apprendrez avec regret aussi que Black Pigeon n'a plus de plume.



Un concert de Charly Fiasco est tout le temps différent, parce que ce groupe est extraordinairement dans la réalité de la folie ordinaire. Romain Boule ne porte plus de bandana mais la moustache, ce n'est jamais le même bassiste, il se passe toujours un inattendu à ce cet exutoire pour névrosé, il y a autant d'agitation burlesque que d'énergie positive, et ce qu'il y a de certain, c'est que le bonheur communicatif que le groupe libère est réciproque avec cette profondeur d'ajuster avec sagesse une désinvolture tout en exprimant une contestation franche. Outre Charly Fiasco j'en ai profité pour évoquer le groupe Lame Shot dans lequel plusieurs protagonistes de Charly jouent, mais nous n'avons pas évoqué les refrains de pop punk qui ont la coutume d'être uniquement à base de voyelle, notamment le O, mais jamais, Ô grand jamais le Y, pas plus que le U.

Avec le recul je pense que j'aurais dû leur demander si lors d'une composition prochaine ils leur sembleraient raisonnable de conjurer le sort avec uniquement des consommes ?


▲The Decline (Punk Folk Rock / Rennes)

La classe prolétaire colle dans leurs compositions comme la bière un lendemain de fête. The Decline joue du punk/pub rock avec des cicatrices indélébiles et met tout son cœur à l'ouvrage pour que tu reprennes en chœur la chaleur humaine de leur musique. C'est avec ces embruns fraternels que cette ITW dévoile un groupe parlant le langage de la rue et qui largue les amarres.



Un concert c'est un instant de vérité pour communier à travers l’émergence émotionnelle spontanée, on peut bien en parler après, seul le moment vécu demeure indélébile dans le feu passionnel de notre émoi. The Decline a souqué ferme à travers la houle du pit afin de lever ses hymnes prolétaires dans les yeux brillants d'un public chavirant.

On va regretter ce groupe, vraiment.


▲The HypocondriaX (Ségala Hardcore / Cagnac les mines)

On ne rencontre pas le noyau dur du Ségala avec désinvolture, parce que derrière ces gaziers plus de 20 ans de punk dégorge du corrosif. Leur premier E.P est suffisamment explicite pour être une nouvelle véritable explosion sonique dans laquelle le quatuor prend un plaisir à manier le punk HxC. Est ce que ces vétérans devenus enfin adultes écoutent du jazz qui craque  ? Gim le hurleur a t'il un lien de parenté avec Maître Gims ? HypocondriaX est ce que c'est contagieux ?



Leur esprit HxC représente leur influence street & punk rock, à savoir, une exigence brute pour une coolitude scénique. Le groupe envoie ces titres sans filtre, il n'y a pas un chargé de com pour leur dire comment se placer et quoi dire, les 4 coupiiiiiiiiiins transpirent sur scène la même sueur, et leur set injecte une franchise indéniable, forcément c'est l'essence du HxC.

HypocondriaX n'est pas un malade imaginaire, ce serait davantage le docteur qui va te frictionner de ta léthargie.


▲Ben & Fist (Socialement en deçà / Festivement au dessus)

Le WBZ a déjà dialogué avec Ben & Fist il y a peu, toutefois ce trio facétieux qui avance avec indifférence et joie, mérite amplement un deuxième aparté pour une itw deprestivement parfaite pour remuer les zygomatiques !



On était en train de réaliser une itw avec des membres de Pollux quand on a entendu Ben & Fist qui commençait à jouer, et Junk et moi on s'est regardés en une seconde pour lire dans les yeux de l'autre que nous n'aurions pas la possibilité de filmer comme on le souhaitait le set de ces excellents garnements. Mais pendant que je rentrais le matériel dans la pièce, je ne savais pas que Junk était en train de filmer, ce mec devrait avoir une statue au musée Grévin.

Je n'ai vu que la fin, j'espère que vous vous êtes bien éclaté veinard.es !


▲Rooliano & Shak (Acoustic & Love / Kraken Paradise)

Le cocon que partage un chanteur de folk est une indiscrétion émotive, souvent développée par des thèmes liées à des blessures profondes et des bonheurs éphémères toujours mémorables. La communion de deux folkeux permet de doubler la mise, et pour deux garnements qui jouent dans Charly Fiasco, Bias, Dirty Fonzy, c'est aussi la délicatesse d'épouser la chaleur de la folk avec un esprit de punk rocker afin de rapprocher l'intime avec le partage. Rooliano & Shak en expliquent la démarche avec une belle complicité.



Le duo a joué entre les sets sur scène, juste à côté du bar sur une petite scène, au milieu des soiffards, du malt et de la biguine acoustique. Rooliano & Shak ont l'habitude de ce zouk, et ils adoptent leur set en fonction du lieu et de l'atmosphère. Quand ils jouent dans un salon avec une ambiance plus cosy l'interprétation n'est pas la même par exemple.

Donc là dans la mêlée albigeoise c'était plus gras que d'hab et foutrement plus punk rock, pile dans le mood du soir, heyyyy cool !!!



Le bilan pour l'aventure vidéo du WBZ est positif, j'ai eu du mal à me relire en ITW en m'apercevant après la dernière que je n'avais pas mis mes lunettes de vue, tellement prit dans la conversation et l'envie de pouvoir faire ressortir pour chaque groupe la caractéristique singulière de chacun. On s'est foutu quand même la rate au court-bouillon avec 7 ITW dans la même soirée, donc impossible de filmer la totalité de tous les concerts, on le regrette mais ne n'avons pas le don d'ubiquité. Junk a assuré à bête et vous pouvez le féliciter dès que vous le verrez.

Suivez la chaîne WallaBirZine, il y a tous les concerts de cette soirée, et en plus on vous promet de faire mieux, voire pire la prochaine fois !


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lundi, juin 4 2018

TWO TONE CLUB – Don’t Look Back


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The Two Tone Club est un club de qualité, très select au niveau de ses choix musicaux, il est ouvert à toutes et à tous, et c'est le meilleur club, assurément !!

TTC débute sa carrière en 1999 à Montbéliard sur les cendres des ex-Gangsters All Star. Munit d’un spirit 60’s early reggae rocksteady beat des Skatalites, du mood 80’s two tone avec le brassage de The Selecters, l’union de The Specials, le cocktail de The Beat, et avec le sens groOvy et l’élégance racée de The Aggrolites. Il a dans ses hanches des concerts à travers toute l’Europe, avec les meilleurs du genre, et fait que TTC est depuis un pilier en la matière.

Un changement de line up en 2016 propulse un nouveau chemin des possibles. Dix ans après l’excellent « Now Is The Time » produit par l’ex-Aggrolites Brian Dixon, et toujours édité par le label des Productions Impossible Records, avec son titre à la Oasis, « Don’t Look Back » produit par Tony Platt, connu pour ses collaborations variées avec Bob Marley, Aswad,   AC/DC, Motörhead, Gary Moore ou Buddy Guy, affranchit littéralement le groupe. Les guitares sont saillantes ou prompte à vous enlacer de groove, les cuivres satinés par une patine de couleurs luxuriantes, les claviers passionnés par un sens pointilleux de la chaleur, et la rythmique est carrément magnétique. TTC est un orchestre à skanker 14 compositions variées, prêtes pour Clasher une attitude fédératrice punk, avec ce truc si Specials de Coventry.

La musicalité de TTC c’est aussi un sirop doux, fin, pour un raffinement sonore Motownisé. Parfois c’est sec et expurgé au point d’assimilé la classe de Stax avec. C’est dans tous les cas une osmose entre le son original et sa plasticité sonore, l'exigence contemporaine avec le marbre ancien. Avec sa musicalité de mutation eighties, sur le long terme, Two Tone Club est parvenu à se libérer de son admiration pour sublimer sa propre esthétique musicale. On le perçoit finement avec les chorus de sax ou de trompette toujours justes, minimalistes et clinquant d’une patte gracieuse. La justesse et un équilibre des forces mélodiques, harmoniques, pondèrent la frénésie qui se cache derrière. Ce constant est flagrant dans l’intégralité de ce joyau.

On retrouve l'ensemble du mood de TTC, avec une distinction de stabilité et de plénitude dans chaque titre, bénéficiant de succulents instrumentaux, et même northern soul sur « I’m Not Safe With Your Love » le 7’ bonus dans la version vinyle.

The Two Tone Club est un club de qualité, très select au niveau de ses choix musicaux, ouvert à toutes et à tous, et c'est définitivement le meilleur club munit d'un swing phénoménal !!


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dimanche, juin 3 2018

N'iiiiiiiiiiiiiiiiiinculéééé ils l'ont fait !!! ; )


photo.jpg (Photo : Junk et Junkette du département Vidéo du WBZ)


Contre toute attente, les bouseux ont déjoué tous les pronostics, les statistiques et autres prédictions de spécialistes et d'une logique à pognon, en gagnant le planchot de Brennus ce 2 juin 2018, et à Castres cette nuit c'était la Mongolie comme depuis les quarts de finale.


Le rugby des champs a foutu une branlée à celui des villes, avec l'art et la manière d'une profondeur humaine et collective qui a tout balayée, réalisant les douze travaux d'Hercule en homme de caractère comme un péplum à la maciste, ce Castres Olympique est un vaillant champion représentant le prolétariat local. Pourquoi ? Ecoute Daniel :


David a donc torché Goliath parce que face à des mercenaires, la petite équipe du C.O a puisé la force, l'envie, le courage, la pugnacité, l'abnégation dans les fondamentaux de l'ovalie. Écoutez parce que l'histoire est belle, la dramaturgie rare et unique, qu'elle remet le sport dans son jus de lutteur et de guerrier, dans ce sens de l'effort et au mérite : No pain No gain !

Montpellier a fini premier en saison régulière sous l’appellation journalistique orgueilleuse de Terminator, Castres s'est arraché pour terminer sixième, poussant vers les barrages, renversant les montagnes qu'on leur avait prédit infranchissables.

Terminator il meurt dans chaque superproduction, hé con !

Les héraultais n'ont pas saisi l’opportunité avec une équipe essentiellement composée d'étranger qui se fout de gagner un bout de bois, alors qu'en face les gars ont chialé depuis leur enfance en rêvant un jour de soulever le bouclier de Brennus, pour les copains, pour une ville, pour une région, pour le sud-ouest, avec la détermination et le courage, avec le cœur, les tripes et les couilles, les dents toujours serrés, dur au mal.

Tu peux pas comprendre ce que représente la dimension émotionnelle du Brennus, c'est comme si ce foutu bouclier était un totem, et le rituel pour le toucher n'était que la pleine réalisation de ton combat que tu portes en toi jour après jour.

Si il y a des hommes qui jouent au rugby, hier à Castres on a vu se transcender des mâles prêt à mourir sur le terrain l'un pour l'autre, crevant l'écran, dans cette vaillance propre aux valeurs viriles et humbles du rugby, et à ce moment là, quand vient la victoire, vous n'avez plus de voix, juste les bras collés au cieux dans le tintamarre d'un parterre bleu et blanc.

C'était incroyable de l'avoir penser, c'était surprenant de l'avoir dit, c'était juste énOrme de l'avoir accompli ! Le rugby de terroir "la villageoise" a tout vendangé, maintenant reste plus qu'à fêter avec les copains.



jeudi, mai 31 2018

Encycløpédie Müsicåle, T comme..

Triangle : Instrument très technique, dont le niveau d'étude pour en pratiquer la mesure requiert des années d'abnégations et de sacrifices suprêmes.


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lundi, mai 28 2018

LANE – TEACHING NO TO PRAY


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Juste avant que l'an 2000 puisse étourdir religieusement les fidèles en manquent de repère vers la détonation de leur extrémisme, les Thugs avaient fait acte de cessation sur le compte à rebours de leur destinée. Si le mythique groupe était à l'abstraction musicale ce que la peinture de Pollock et Rothko fut en terme de vertige, un manque flagrant de spiritualité sonique s'est fait audible dans le bruit de fond du début du 21ème siècle.

On a souvent considéré dans l'underground les fans des Thugs comme des étudiants proprets, appréciant la fluidité progressive d'un shoegaze/noisy. Pas assez sale, pas assez rock'n'roll, pas assez venimeux, le mur blanc d'élévation musicale semblait trop haut certainement pour les rockers bas du front.

Depuis Seattle sur invitation de Sub Pop en 2008 puis par le Non-Reform Tour, la re-formation des Thugs aura permis de faire découvrir le groupe le temps de quelques dates aux nouvelles générations. Les frères Sourice, Eric (guitare/chant) et Pierre-Yves (basse) se joignent à un autre Sourice, Félix de son prénom et fiston de ce dernier, avec les frères Belin, Étienne et Camille pour la formation de LANE. Twenty Something le label qui réédite les groupes d'hier aura permis de ressouder cet alliage des métaux lourds émotifs, puisque les Thugs (Sourice) et Daria (Belin) fusionnent désormais en Love And Noise Experiment. Le label Nineteen Something naît de cette distinction.

TEACHING NO TO PRAY est direct, empli d'une sincère émotion, d'une authenticité intacte. Entre constat de puissance et volonté d'agir dans une tenace mélancolie sonique et une noise touchante, la musique rageuse et explosive pénètre avec force. C'est un EP 4 titres de speed pop shoegaze transpercé de riffs de guitares lourdes, dopés au cocktail d'ambiances appuyées par moments, et plus légères à d'autres, mais toujours avec un son brut de décoffrage, qui ondule entre un rock poignant emplit d'incursions pop fréquentes et de hautes giclées blanches avec le "pied au plancher".

TEACHING NO TO PRAY érige son mur du son d'Angers comme il suspend des larmes de sang musicale, et ce, jusqu'à ce que son émo-rageuse devienne foudre sonique.


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vendredi, mai 25 2018

La journée de la fête des voisins


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J'entretiens de très bons rapports de courtoisie avec mon voisinage, en garantissant suffisamment de retenue pour ne pas émettre un quelconque attachement réciproque, et avec une distance raisonnable pour que chacun dispose à loisir de sa singularité libertaire.

Nos échanges sont donc simplement épistolaires, puisque je vais signer le livre de condoléance quand l'un d'eux décède.


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mardi, mai 22 2018

Encycløpédie Müsicåle, Tw comme...

Twist : Musique à l'initiative du métier de kinésithérapeute, causé par la dislocation consécutive des hanches et des genoux des participants à sa danse éponyme.


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vendredi, mai 18 2018

FU MANCHU – Clone of The Universe


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Dis le toi une bonne fois pour toute petit scarabée, fondée en 1987, la maison artisanale Fu Manchu c’est trente ans de carrière sur tatamis sonique, pour douze albums studio.

Depuis cette date, le groupe a toujours sculpté dans une matière première de qualité la noblesse d’un art musical Stoner/Rock psychédélique 70’s & 90’s, avec des vapeurs bluesy remplies de fougue vibratoire groOovy et d’énergie cosmique, pour une friture magique de Fuzz et de tempos à la gracieuse lourdeur.

Diantre t'exclames-tu tout étourdi.e ! Mais attends, plus punk que Queens Of The Stone Age, davantage heavy que Kyuss, bizarrement on ne peut pas dire pour autant que le groupe ait brillé dans le peloton de tête de la vague stoner. Pourtant les Californiens possèdent cette spécificité géographique comme apport singulier à une musique ensoleillée de torpeur et d’énergie revigorante. Apparemment ce n'était pas suffisant...

Avec le recul nécessaire sur leur discographie émérite et sur l'ensemble des sorties stoner, ce disque fait du bien pour l’épaisseur de son contraste, la dynamique transitoire qu’il apporte avec style et panache. On s’éloigne ainsi de cette symptomatique fabrication de disque similaire aux riffs usités jusqu’à en vomir d’analogie. Sans non plus être transgenre, le groupe se fait entreprenant et luxuriant, alors quoi de mieux pour poursuivre l’aventure stonique hein ? C'est vrai quoi, comme dit Baloo Il en faut peu pour être heureux. Parce que « Clone of The Universe » fait acte de mutation avec sept morceaux scindés en deux parties entre claque et caresse. Mmmmmmhhhh dude !!

Le quatuor toujours aussi marabouté de rythmique catchy utilise sa forte coloration heAvy-pünk en intensité active tout d’abord, afin de perpétuer par la suite son sens du groove rossant sans atour des solos wah-wahesque, et tout en développant des textures fuzziques à souhait. Puis les Californiens se font plus disparates et bilieux dans la seconde partie, en ralentissant le tempo de prime abord, posant la lourdeur de la basse, pour faire venir le morceau dans un bain de flanger tourmenté.

Un final de 18 minutes pour le gargantuesque instrumental « Il Mostro Atomico » avec la participation d’Alex Lifeson du groupe Rush, exonère de tout propos quant à la qualité hautement diluvienne et sonique du culte stonien que l’on voue à Fu Manchu, et qui n'a rien à voir avec la présence d'un membre de Rush, il était important de le préciser.


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lundi, mai 14 2018

Encycløpédie Müsicåle, S comme...

Saxophone : Tuyau coudé qui gémit de successives lamentations, souvent gluantes, et qui aura surtout permis à Gérard de niquer Brigitte contre la porte de la mère Durand à la fête du village pendant le slow « Un soir de pluie » de Blues Trottoir.


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jeudi, mai 10 2018

DEATHCULT – Cult Ot The Goat


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Une fratrie de Norvège est revenue des limbes depuis son unique opus dégrossi sous la ceinture à balle avec Cult of the Dragon en 2007, et une démo auto-produite Cruel Rehearsals en 2006. Pour rappel, Deathcult est un projet initié en 2006 par Thurzur et Skagg de Gaahlskag mais également par le tristement célèbre Hoest, membre fondateur de la formation norvégienne culte Taake.

Baptisé par maître cornu himself, ce "Cult of the Goat" a été enregistré au Grieghallen Studios par le légendaire Eirik “Pytten” Hundvin, il est sorti via Soulseller Records. Outre le groupe, en guest il y a Attila Csihar de Mayhem prêtant sa voix d’outre-tombe, Gjermund Fredheim, guitariste d’Orkan qui s’est afféré à la guitare/sitar/guitare baroque, Dirge Rep (ex-Gehenna, Nordjevel, Aura Noir) pour les paroles, ainsi que Carmen Boveda et Gøril Skeie Sunde pour le violoncelle.

Quarante minutes de black metäl en adoration à Satan à la manière démodée avec haine et blasphème, forcément il y a du Mercyful Fate et du Darkthrone dans ces cris stridents poussant à l'agonie. L'opus est bien charpentée dans sa robustesse, structurée dans sa puissance, cette musicalité brute pour la pureté de sa crudité rétro offre aux auditeurs modernes du metal un album varié, surprenant, sans vraiment l’être fondamentalement.

Les orchestrations apportent une réelle dimension outrecuidante à cet album, puisque la variété instrumentale déjoue la monotonie, amplifie l’approche moderne sans se départir de son côté vintage. Les atmosphères de métal noir mélodique propulsent la cadence martiale où se forment les paysages sonores des immolations soniques. On y entend la froideur gothique tout autant que la chaude bestialité du black des 90’s, le post-metAl 2.0, le psychédélisme raffinée du Hard-rock à Led Zep.

Dans cette fable sonique de la chèvre et du bouc émissaire, les cornes font feu de tout bois pour ce culte mortuaire, surtout que Deathcult est une vieille brebis galeuse qui suit avec ostentation le dicton Belge " Plus vieux est le bouc, plus dure est sa corne."


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mardi, mai 8 2018

KING KONG BLUES – Make Rock'n'Roll Great Again


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Ils s'appellent King Kong Blues et font du rock'n'roll. Un batteur, deux guitaristes, point.

Un bassiste ? Un claviériste ? Ou pire un saxophoniste ? Mais naaaaaaaaaaan ! T'es pas fada, ça grille du riff comme on écrase un clope avec énervement. Il y a une électrisation rock'n'roll chez ce trio très forte, capable de venir catapulter le blues cradingue avec effervescence contre l'ivresse sombre d'un Bashung même parfois. C'est d'autant plus rare si ces temps-ci, alors c'est vraiment cool de ressentir le fumet du rocker Strasbourgeois, surtout avec cette ambivalence sèche, ce goût de pizza...

Y a aussi un lien prolétaire à parler le langage de la rue sans mépris, et avec une once d'insolence à la Trust, ce qui ne fait qu'ajouter de la vigueur à l'ensemble. D'ailleurs parfois aussi on est pas loin du hard rock. En fait on est dans un mélange qui fout un coup de starter dans le carburateur, dans cet aqueduc sonique fleshtonien qui dégorge les tripes et se soigne chez Dr Feelgood.

Ce qui est certain c'est que c'est pas du boogie-woogie, c'est trop sec et turgescent même pour se tripatouiller la nouille pépère. Non vraiment ça pègue au corps comme si The Jerry Spider Gang et l'agitation élancée du Jon Spencer Blues Explosion avaient pris bloc. Mélodiquement on sent une urgence idolâtre à manier le rock Hi-energy dans le limon bluesy raw'n'roll.

Gilou le batteur et Gino un des guitaristes jouaient dans Orange Macadam, puis Alex qui avait fait ses armes dans les Caraks ( du punk-rock très marqué Clash et Ramones) a scellé le trio. Make Rock'n'Roll Great Again est leur premier opus produit par Martin Guevara (Capsula) dans son studio de Bilbao, le groupe a par ailleurs un premier E.P éponyme 6 titres à son actif.

On sent de suite la transpiration sur les amplis, forcément KKB est une bête en concert et tourne depuis 2015 dans l'hexagone et en Espagne, Belgique/Hollande, il a ouvert pour les Fleshtones, Powersolo, Météors, Black Diamond Heavies, les Wampas. Le chant est en français, anglais, espagnol, ouaie encore un truc de mélange, ça te file la gueule de bois, et sans ce goût frelaté qui toise un style avec caricature. C'est grisant, car cela vient très certainement du rock alternatif des 80's tout cela, et de Chuck Berry leurs influences...Alors forcément à la fin on voit décoller des Soucoupes Violentes, ou apparaître le King Kong, the Beast.


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Si le nombrilisme ethnocentrique de la variété française est le gaz moutarde permanent qui n’admet pas la propagation du rock dans l’hexagone, KKB tout en venant de racine très classiques, fait un truc à part, complètement revisité pour une interprétation bariolée.

King Kong Blues caresse le rock comme le King Kong de 1933 la blonde Ann Darrow (l'actrice Fay Wray), ou pour user de la métaphore rockienne, c'est comme si Bob Log III avait chopé une Cramps en regardant Johnny Thunders, alors ce trio fracasse : « Je vous dis qu'il y a quelque chose derrière ce mur que l'homme blanc n'a jamais vu… »




dimanche, mai 6 2018

TURNSTILE – Time & Space


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Turnstile est reconnu pour sa fusion hardcore des nineties dans le microcosme du HxC, depuis son éclosion et sa signature dans l'émulation musicale du groupe Universal, Roadrunner Records espère un retour sur investissement correspondant à un taux de progression de 2,5%. Est ce que le groupe va tromper pour autant son monde dans la volubilité musicale ?

En guise de réponse concise les amerloques turnstilisent leurs nouvelles compositions d'une robe 90's, ainsi les couleurs chamarrées ondoient sous le charme coloré du pessimisme grungien et du punk indé.

Passionnant pour sa qualité polymorphe, les coreux vont encore détester ce groupe qui crossovise pour fixer des compositions kaléidoscopiques sur le mur des lamentations orthodoxes, et en libérer l’interaction passionnelle. De ce fait il y a une diversité du sens des ellipses soniques, un choquant sens de la contorsion.

Les kids de Baltimore jouent à saute mouton noir avec l'énergie de Bad Brains, l'émotion de Snapcase et concocte un HxC hybride avec des sons plus variés, une prise de risques plus marquée et une musique plusaudible.

Du relief et de l'éclat, de l'éclatement multiforme, protéiforme même, branché dans la prise de Beck aka The Breeders en saine Jane's Addiction, brossé dans le sens du poil déjantée de Blur, il n'y a aucune cohérence artistique, aucune cohésion, tout va dans tous les sens sans jamais se prendre au sérieux.

On se connecte à une basse tout en groOve, dévoyant la part mélodique de son gouffre à émotion, tout à une rythmique lourde déposant des variations et des breaks mid-tempo. Les vocaux débridés alternent souplesse et rugosité, et si le riffing est basique, il est sous-couvert d'une approche reverbétique et maelstromesque. Cette élasticité pop distille électricité cheap pour repeindre la tête à l'acide.

Ici pas de fioritures, juste de l’énergie brute, et juste ce qu’il faut de sens mélodique pour que ce soit bien plus puissant que n’importe quel brûlot punk. C'est un album de rockcore lourd et efficace avec lequel on n'a pas fini d'ébouriffer le cyclone à délire avec cette surdose de désinvolture décalée.

Ce deuxième album mouve un précaire de contrastes stylistiques avec un sens de l'économie du langage que son aspect brut confine à une ascèse trippante. De tels arguments m’avaient ébranlé sans m’avoir jamais convaincu en première écoute. Je ne trouvais de réponse tout en sachant qu’il devait y en avoir une pour répondre à mon cœur. Mais à partir de la seconde écoute, là mes enfants ça a twisté sévère de la saccharose lourde et acide, diligemment digéré par la Génération Y dans sa nutrition fourre-tout discographique.

Un disque qui sans t'en douter une seconde, jeune, va te péter à la gueule, mais oui ce groupe est fun !


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vendredi, mai 4 2018

L'aventure de l’ordinaire dans le vidéogame

C'était une soirée placée sous le signe numérologie du 3, avec trois groupes en formation trio pour une trinité idoine au proverbe jamais deux sans trois.


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Autre sujet et plus délicat dont ce webzine a dû en faire le constat, puisque au vu de la passion que nourrisse la plupart des gens pour la lecture, le WallaBirZine vous propose la vision de plusieurs vidéos relatant des entretiens et la soirée du 14 Avril 2018 organisée par La Lune Derrière La Grange au Bar O Mètre à Castres, afin de permettre une lecture aussi facile à ingurgiter que de la junk-food.

Vous aviez eu l’opportunité d'une première vidéo énigmatique bidouillée avec la spontanéité d'une équipée sauvage. Nous vous offrons une série de quatre ITW digne d'un reportage de Cousteau, oui en immersion totale dans les bas-fonds, puis sans tuba et sans masque en plus, c'est dire si l'apnégation dont nous avons pour la discipline underground ne souffre d’aucune contestation. On remercie chaleureusement tous les groupes et l'Assos de La Lune.


# LA LUNE DERRIERE LES GRANGES

Ne jamais promettre la Lune est une contrevérité à Castres, la preuve en est que depuis que l'association La Lune Derrière Les Granges promeut la culture sous toutes ces formes, la fée électrique est revenue dans la montagne noire afin d'hérisser les poils du pubis, foutre du plomb riffique dans les bars, et frictionner l'imagination de chacun.

Si chacun de nous est une lune avec une face cachée que personne ne voit, le WallaBirZine a décidé de mettre en lumière cette association à travers son guide spirituel. Ahhh oui, et puis n'oublies surtout pas que si tu vises la pleine Lune, derrière tu atteins les étoiles.



# Enlòc

Des groupes de punk rock qui défendent les minorités silencieuses c'est assez répandu, et Enlòc en fait intégralement partie, par contre il n'exclue pas la langue Occitane, et ça c'est peu commun finalement. Les gaziers viennent de l'Aveyron, un terroir roquefortant le monde avec le meilleur fromage moisi de la planète. Le chant est en français, anglais, occitan, et la zique un mélange de Nofx et Charlie Fiasco. Ah! et ouaie, chose vitale il n'y a pas de biniou !

Depuis le 1er janvier 2016 la carte reconfigurée des régions  forme pour le cas de l’Occitanie une réplique parfaite de l'époque Cathare, tu en viens à te demander si il était bien nécessaire à Simon De Monfort une telle débauche de massacre pour revenir ainsi ? Combatif, Enlòc a fourni un set avec la sève pugnace que l'on pratique pendant la castagne, il a ouvert le bal populaire et aussi l'interview des orchestres du soir. Comme avec tous les autres groupes la rencontre c'est passée tranquillement, on a tcharé/discuté à la coOol, ba pla !

Un truc vraiment fun c'est que le groupe finit son concert avec un rock psyché et du coup tu es réellement pris au dépourvu. Par la suite j'ai demandé si c'était une nouvelle orientation musicale, en fait il cherchait quelque chose pour conclure de différent et l'effet aussi surprenant qu'il apparaît s'intègre parfaitement. Du zouk ? Non là mec t'exagères...

Autre chose, j'avais oublié de mettre en propos un sujet qui m’est apparu important, du coup on l'a fait en fin de soirée. Parce que du parla patois de Massilia pour les amateurs de pastissade au poulet basquaise d'Eskorbuto à Kortatu et Negu Gorriak, il y a une question outrecuidante sur la représentativité du langage via le côté régionaliste, autonome, indépendantiste, nationaliste. Enfin tu vois le bordel c’est comme la guerre au proche orient, une difficulté à exhorter chaque différence d'appréciation sans faire d’amalgame.




# Ben & Fist

Dans la carabistouille jupitérienne actuelle, un groupe comme Ben & Fist évoque une soirée étape dans le gîte rural de la Fistinière pour celui qui est en marche dans la profondeur de sa destinée, hors il n'en est rien, du moins pas à ma connaissance. Les trois mousquetaires du punk rock sont deux gascons, l'autre avec son jeu de main est batteur Toulousain. Voilà pour une présentation sommaire, car ils étaient déjà venus jouer des coudes dans le Bar O mètre le 30 septembre 2017, pile une semaine avant la sortie de l'opus Au pire, on se sera bien marré, à ranger entre le premier E.P de Jean Louis Murat « Suicidez-vous le peuple est mort » et le 17,5cm « La Salsa Du démon » de l’orchestre du Splendid.

Derrière ce second album emprunt d'une sagesse désinvolte, se trouve néanmoins la pensée positive, devenue à la mode ces derniers temps. Ce précepte permet à chacun de prendre référence sur ce qu’il convient d’adopter en toute situation, et avec le sourire qui plus est. Dans le sud nous avons aussi une citation référence pour prendre les choses en main, dans une attitude foncièrement positive et lors d'événements fortuits tels qu’ils se présentent. Mais à la place du keep calm anglo-saxon un peu rêche, nous avons un ‘’Va chier à la vigne’’ un tantinet plus explicite. C'est avec cet état d'esprit propre à la sudisterie profonde que nous avons retrouvé Ben & Fist, aussi jovial en interview que pendant leur concert. Le trio, outre sa pugnacité à travers ses titres d'une plasticité mélodique fantastique, nous a offert une cover de Nofx Juice Head (merci Vincent), devenu selon la traduction littérale propre à l'Auscitain cul sec , mais sans le délire à la Licence IV tout de même. Le trio s'appliquera sans détour à donner autant de décontraction que de couillardise à son concert, et tout ceci en prônant leur fameux sens déprestif, dont vous aurez pris connaissance avec la limpidité d'une canette de 33 export vide lors de l'itw qui suit...




# Guerilla Poubelle

On aura beau foutre le feu à une benne à déchet pour protester contre un système vicié par essence, il ne se passera rien de plus qu'une odeur de plastique cramé et un enfumage métaphorique concret. Pour assouvir votre amertume je ne saurais trop vous conseiller le support de Guerilla Poubelle toutefois.

Le groupe revenait de Toulon. Il avait dû faire un détour par Nîmes pour l'achat d'une tête d'ampli basse neuve, et poser l'ancienne à Montpellier. C'était la dernière interview à réaliser sur la terrasse du Bar O Mètre. Il faisait un froid de gueux saperlipopette, le pire c'est que le lendemain j'étais en tenue réglementaire printanière short/t-shirt.

L'attrait émancipateur que procure un concert de punk rock se teinte d'une ardeur légitime pour que l'énergie circule, mais aussi et comme l'a si bien remarqué Till, le guitariste/chanteur, d'une sorte d'intrusion pour ceux et celles qui vivent cette énergie d'une façon différente. Ce point d'attention est significatif de l'approche punk rock de Guerilla Poubelle, tout droit venu de cet ancrage humaniste sur celui/celle dont le repli, la timidité, l'invisibilité l’éloigne un temps de cette vie imposée en perpétuelle compétition. Sans que cela soit vu d'une manière moralisatrice, le groupe évoque pleinement cette souffrance sourde qui n'a plus écho dans le dépotoir énigmatique de cette guerre sans fin contre la connerie universelle.

Juste avant que les orchestres aillent se restaurer, Guerilla Poubelle est donc passé à table pour le WBZ, tout aussi décontracté que les gaziers du sud-ouest, avec Till et son chat enroué dans la gorge, le batteur Paul Péchenart, qui a un homonyme, son père, lequel en 1973 a monté les Dogs avec Dominique Laboubée, Michel Gross et François Camuzeaux, puis enfin le spontané Anthony Sanchis, qui ne pouvait se douter une seconde que la tête d'ampli neuve ne teindrait pas le choc absorbé par l’effervescence Castraise.




jeudi, mai 3 2018

Encycløpédie Müsicåle, C comme...

Country : Musique responsable de la bestialité du camionneur américouain loin de sa femme et de sa progéniture, qui retrouve dans ce chant en canard et dans les trémolos de la pedal steel guitar, un écho existentiel à base de tex mex graisseux et de régionalisme oldschool.


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