WALLABIRZINE

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mercredi, novembre 13 2019

THE SENSE


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10 Novembre 2019, on rentre dans cette phase où le jour est aussi court qu'un sourire un lundi matin. Il fait nuit à 18h00, il fait froid, tout fait chier, et pourtant il y a encore des gens pour rempiler à contre-courant et organiser des concerts de rock dans une ville de province lambda, avec ses places en granit et sa population anesthésiée à l'ordre en marche.

Qu'est-ce que qui peut pousser les gens à sortir de leur zone de confort dominicale pour fendre l'air de leur monotonie afin d'aller se déchirer la gueule sur des riffs électriques ? La folie d'échapper à l'amertume du quotidien certainement ou/et la passion de se fendre par passion à cette musique rock qui échappe à toute vertu.

Le bar Jean-Jaurès à Castres fait partie de la résistance et l'organisation La Lune Derrière Les Granges en est son escouade en mission. La radio étudiante Radiom et le WallaBirZine sont les thuriféraires de cette soirée.

Ah ouaip il y a aussi autre-chose à cette date clef, la phase lunaire est bientôt dans sa plénitude nouvelle, les astres nous montrent la voie lactée et le premier groupe LAIT FRAISE possède le sens d'une argumentation hallucinatoire pour en expurger le trip.

Au WBZ on est un trio SxE, mais côté trip tout se passe dans notre expérience du moment, c'est assez difficile à expliquer comme cela, surtout si tu es persuadé.es qu'une drogue, un palliatif, une addiction médicamenteuse, etc...Est capable de te soutenir, de te porter, de t'ouvrir des portes. Je vais te faire une confidence et tu fais bien sûr ce que tu veux de ta vie et de ton corps, mais avec les drogues tu te gourres complètement. Il n'y a que ton cœur et ton esprit qui sont capables de te réaliser. Même la souffrance affecte moins nos sens que l'imagination. Perso, la méditation est une libération plus qu'un refuge, et l'épaisseur d'existence que je puise à chaque accomplissement me rapproche davantage d'être tout entier relier à la réalité intérieure. Oui c'est étrange mais avec les yeux fermés et recentré dans soi, on ouvre les yeux sur autre-chose de moins palpable, où il y a moins d'illusion finalement. Tout ceci pour vous dire que Lait Fraise est très certainement attiré par les auvents délicieux de la musique psychotrope.

Oh pinaise DU Rock Psyché ?


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Un usage récréatif de Lait Fraise ne vous mènera pas à votre perte, pas seulement parce que le Lait n'avait tourné vers une indigestion psychédélique, mais surtout et avant tout parce que le trio sait faire vivre le mythe d'un rock en pleine montée de sève. Le groupe se présente à nous comme à l'entrée de cette porte ascensionnelle chamanique, où l'on peut entendre l'écho de l'année 1967 avec le « The End » du roi lézard issu du premier album de The Doors, en même temps que « Lucifer Sam » des Pink Floyd sur leur premier opus The Piper at the Gates of Dawn avec Wright/Waters/Barret pour la composition.

Oui je sais cela te paraît être trop exagéré soudainement, mais reprend un shot d’ayahuasca, tu entendras le serpent de la terre mère te siffler que ta planète bleue est à l'aube de son extinction si tu ne me crois pas.

“Le sens de toute chose réside peut-être dans l'absence de sens.”

LAIT FRAISE quel nom étrange et trop modéré à côté de leur musique. Le batteur et le bassiste jouent dans le stoner band FOREST OF BEARS et cela s'entend dans les nouvelles compositions de Lait Fraise. Il y a une densité supérieure à ce que le groupe auparavant alors duo pratiquait comme granulométrie musicale. On entend vraiment une profondeur que le stoner dans son exploration psychédélique possède comme sens du blues et du trip. Lait Fraise explore le voile caché du psychédélisme dans le mood de Vanilla Fudge et des Pink Fairies, avec cette densité de buvard d'acide animé qu'un psychédélisme tantrique pratique librement. Lait Fraise inverse le sens de l’énergie cosmique des hippies, tou va vers un son de reverb et un foutoir brut. Le chanteur est habité par l'ange blond déchu Cobain, et est électrisé des spasmes de T.Y Segal. Le groupe remonte à la source du rock garage aussi, The Seeds, The Electric Prunes, Count Five, The Standells, The Kingsmen, Paul Revere and the Raiders ou The Chocolate Watchband. Link Wray, Hasil Adkins.

Oh pinaise DU Rock Garage ?


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Le rock garage c'est du rythm & blues joué par des blancs avides de rock'n'roll sauvage et punk dans l'âme. Pour moi Lait Fraise c'est Thee Oh Sees forniquant avec les Sonics dans le brouillard des Seeds, avec la guitare déconstruite noisy de Sonic Youth, tout en méditant sur Fu Manchu.

Lait Fraise te plonge dans cette « A Savage Journey to the Heart of the American Dream » du roman d'Hunter S. Thompson, pendant ce rêve hallucinatoire de chimie ou vers ce cri primal que le rock a fait jaillir de la source chamanique, tout dépend de là où tu te t'ouvres en temps qu'âme.


ITW LAIT FRAISE 10-11-2019 CASTRES




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“ Perdre le nord pour les gens du Sud n'a pas de sens ! ”


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Pendant l'entracte, c'était DJ Sheitan Provincial, un apôtre du groupe HYSTERIE qui a projeté la marche du punk oï avec la froideur joviale d'une paire de rangers sur le macadam.

Juste avant l'anfractuosité émotionnelle de Young Harts, je voudrais signaler que le nombreux public insoumis aux vicissitudes du capitalisme mondialisé du soir, était libertaire dans son système de forces parallèles et de sens contraires. Il était disparate, cool, heureux d'être là, chacun a pu participer comme il l'entendait.

Un concert de rock est une traversée des ombres de l'intime, c'est comme un diamant perdu dans la boue que l'on recherche dans tout ce fatras d'explosion sonique. Young Harts est chargé des fêlures de l'humanité, il ressent, palpe, réinjecte ses intentions de désirs dans les charbons ardents d'une musique émotionnelle. Chez eux la mélodie est souvent plus importante que le sens qu'elle dévoile en premier lieu. Nombreux.ses sont ceux qui ont trouvés le diamant pendant leur set. Même si en vieillissant nous pervertissons le sens des vérités fondamentales qu'un enfant possède de façon innée, c'est avec le cœur ouvert que Young Harts a caressé, soulevé le public.

L'humain a soif de beauté pour l'apaiser, même si elle n'est pas la symétrie parfaite du désir publicitaire que l'on te vend pour acheter un SUV. Comme l'a souligné Arthur Rimbaud : “Un soir, j'ai assis la Beauté sur mes genoux. - Et je l'ai trouvée amère.” Le groupe va puiser dans son obscurité pour y trouver la lumière, dans cette explosion qui éclaire notre abîme de temps en temps. Leurs chansons sont faites de cette fluidité de composition, de subtilité émotionnelle que l'on retrouve dans Samiam, Hot Water Music, Against Me ! C'est rare, et cette puissante rareté est encore plus visible en concert. Il y a des groupes qui arrivent à explorer cette intériorité, et nombreux sont ceux & celles qui s’y adonnent sans savoir où, ni comment y parvenir, même par les stratagèmes des poncifs que le rock regorge jusqu’à sa caricature, ils te font y croire mais tu ressens, tu sais que c’est faux.

Souvent on se demande si le mal de vivre c'est la même chose que le mal d'aimer ? Et toute l'incompréhension que l'on porte en soi tourne autour de ce genre de doutes et de peurs, c'est normal de se sentir vulnérable, et il faut l'être, c'est impératif car la musique ne peut vous atteindre sinon. Young Harts en élucide la magie éphémère et expiatoire, sans jamais sombrer dans la fatalité du bonheur factice.

ITW YOUNG HARTS + "FIGURE OUT THIS" LIVE 10-11-2019 CASTRES



Ce n'était pas qu'un chouette concert cool, cela faisait partie de ces instants où la vie courante est absente, ou l'on ne fait plus partie du monde de farce et attrape rêve, mais de notre propre réalité existentielle à palper l'incandescence d'une vérité sensible. Le premier album des Clermontois « Thruth Fades » est très réussi, et leur bassiste joue aussi dans le groupe de new wave Octobre/Novembre, et c'est tip top comme musak cendreuse et éthérée, ça claque sévère dans un mood précieux et électrique à Ultravox.


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Le jour se lève à peine en ce 11 Novembre de rite funéraire, le réveil se passe avec le picotement de mescaline de Lait Fraise dans les yeux, et le cœur ouvert par la grâce de Young Harts. Ce n'est pas que l'on s'en fout de cette tragique fin de la grande guerre où les poilus croupissent de crachats cyniques sous les oriflammes bombées d'une légion de gradés et de cravatés ministériels, on se dit bien que des hommes sont tombés sous le joug d'une aliénation mortifère, et on respire leur souffle et leur colère tout comme leur mort stupide en libérant la même vibration reçue hier soir, parce que l'on sait au fond de toi que cette sensation de vérité est la meilleure voie à suivre.


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jeudi, octobre 10 2019

REBUT DE LA SOCIÉTÉ


rien à perdre

Être un rebut de la société c’est voir la vie avec un goût d'inachevée, une amertume que la frustration renforce en une abomination existentielle face à la rigueur du solipsisme des grands prédateurs de l'ordre de la domination. Ou bien c’est de s’en foutre sans avoir l’effronterie de la revanche, ou de la commisération du désespoir. C'est à vous de voir !

Quand tu t'éloignes des métropoles, bien après les ronds-points de contestation jaune fluo, tu es en province, dans cet entre-deux bâtard où l'ennuie conjugue avec merveille une passion pour le désordre et la complétude de vivre à rebours. Tu donnes au mot désuet toute sa saveur. À deux pas de la nature son appel renforce ta capacité à être certain de ton choix de vie de loser impénitent.

Pendant que le pays est géré comme une start-up, qui selon les reportages télévisuels apporte au salarié start-upiste de miser sa vie valorisante en jouant au baby-foot afin de démontrer la valorisation à la cool de l’existence en entreprise 2.0, pendant que le prolo au RSA joue au baby-foot en misant sur le mauvais cheval au PMU ; Être un rebut de la société c'est faire le choix d'aller jouer en Province plutôt que dans un bar de métropole.

Parce que l'underground est partout, et que ouaie ‘’faut bien croûter’’ comme dirait le salarié d’un équarrissoir maculé de sang impur devant le comité associatif L214, dont le militantisme à but non lucratif sert la cause animale.

Cette soirée triolisme nichée dans l'underground s’est déroulée à Castres, ville de garnison provinciale dont le bonjour des habitants est capital afin de vanter les mérites touristiques de cette ville du sud Tarnais.

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Le premier c’est GARDEN PARTY RIOT, un groupe très récent puisque son inclusion sonique date de 2018.



Du heavy de Soundgardern, aux extrapolations de Queen Of The Stone Age, avec le groove ricain d'Audioslave, tout dans leur style musical fait référence aux sonorités mouvantes des 90’s. Le bassiste portait pour l'occaz une chemise à carreau de bûcheron, hey si ça ce n’est pas une identité marquée grungy…Le groupe n'ira pas vers le stoner pour ne pas se fermer les portes, parce que si ce trio s’est trouvé humainement et musicalement, leur formulation sonique compose à l'inspiration du moment et pas dans le mood contemporain. Rester authentique à leur acuité de composition demeure essentiel, et cela s’en ressent dans leur musique. Les textes viennent sur un mot, comme une image fugace mais qui a pour effet de stabiliser la mélodie. C'est un instantané de vécu sur la complexité de la vie, de son errance. La musique en délibère la profondeur de champ.

A la question : faut-il souffrir du mal de vivre pour jouer du grunge ? Forcément Garden Party Riot répond que « Ça peut aider », de toute façon le groupe se rapproche par le son vers l’envergure de ce style musical et de son mouvement de dépressurisation par l’apport d’un gros son et d’un heavy punk libérateur et propagateur d’angoisses. Le chanteur/guitariste ressemble à un sparte du péplum « 300 » de Zack Snyder, sorti en 2007 et tiré du roman graphique de Frank Miller et Lynn Varley, Il a même conçu une guitare conçue avec son père, dont la forme rappelle une Jazzmatser, munit d’une sonorité très chaude qui renforce la profondeur de leur musique.

Leur set est vraiment coOol, tant le trio éperonne cette excitation nostalgique tout en égrenant une sensibilité singulière, et de ce mélange sonique que le groupe Elder de Boston, dans le Massachusetts, pratique avec un sens équivoque de l’errance pour lancer des passerelles de rock. Cela ramène au temps où il y avait une épaisseur de vie dans les désordres existentiels et les maux. On accroche à leur démarche musicale, d’autant plus pour ceux et celles ayant vécu la décante 90’s.

Sans être un agaçant teenageur boutonneux copiant mal ses idoles...


agaçant teenager boutonneux

...Parce que le groupe sait étendre atmosphère et fluidité par une interprétation qui ne souffre d’aucune instabilité, pas même qu’une once de stéréotype malveillant ou pathétique.

Le groupe fait 2 covers, il reprend le classique de Nirvana « Breed », et surtout The Beatles « Helter Skelter » en y apportant un côté brit pop façon the Ash et une légère brume fuzzique shoegaze à The Jesus And Mary Chain. D’ailleurs ce côté rock psyché aux embruns Soudgardien est habile chez eux, parce qu’il apparait par intermittence.

Garden Party Riot a une américanisation musicale très forte, il n’en reste pas moins une insulaire attraction psyché Anglaise. Si les Beatles avaient été Polonais on en aurait jamais entendu parler, on est d’accord, et il est impossible de faire du rock sans une note Anglaise dedans, on est d’accord aussi.


**un couple de punk a entamé un paso-doble de punk pendant leur set, c'était soit pathétique, soit saisissant de constater qu'à part se foutre des coups dans les côtes flottantes dans une époque où l'appel téléphonique vers le 39.19 c'est enfin démocratisé, le mâle punk entretient avec SOS Femme Violence Conjugale, une attitude d'égalité libertaire assez peu compatible avec les nuances de l’hashtag ‘’me too’’. Deux adultes consentants s’étreignant de manière robuste et pataude sur une musique rock au son volumineux dans un bar de province, possède une légitime tendresse à mes yeux.**


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Selon la sentence de l'envieux guitariste Eric Clapton "quand on joue comme un pied on finit avec les dents"...


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...Ce qui précède la mienne puisque l'on dit très souvent que Jimi Hendrix jouait de la guitare comme jamais, mais on n'a jamais su qui était ce fameux jamais, le saviez-vous ? Nan ? Cette introduction inopinée a le mérite de vous faire pénétrer dans le saugrenu et de vous fermer le clapet. TA GUEULE ouvrira la sienne à l'heure où l'Espagne dîne de soupe froide et de Serrano conçu par des bestiaux nourris à l’OGM.

Autre précipice d’absurdité contemporaine cacatoèsant une jubilation de malice d’envergure, le trio Ta Gueule dispose d’un arsenal d’ironie pure à déverser comme du napalm contemporain lors de tweet impulsif. C’est vrai, cette époque est irrésistible de connerie à l’état pur. La planète est une boule déréglée en fusion permanente, et les hommes sont des suicidaires qui en allume la mèche en étant mort de rire.


c'est le bordel

Comment après cela ne pas apprécier Ta Gueule comme un substitut à la couillardise ambiante ?

Un léger tremolo vocal à la julien Clerc dans un chant criard permet après une castration de heavy punk goulue et saillante, de faire saigner sans équivoque les oreilles d’un public punk d’une circonscription reculée, voire de jeter au sol un épileptique lors d’une crise conventionnelle. Le bassiste est un homonyme physique d’Alban Ivanof l’humouriste, et dispose de cette capacité à balancer des galéjades avec la valseuse décontraction testiculaire d’un bon pote. Le batteur distribue les taloches rythmiques dans un nanard de Terence Hill & Bud Spencer comme « Attention, on va s'fâcher ! »

À écouter, Ta Gueule c'est laisser jouer ton gosse de 6 ans souffler dans un préservatif usagé, en live c’est de s'asperger les yeux de bombe lacrymogène en mastiquant de la coca Péruvienne et du piment de Cayenne. Le sens de la vulve-garisation du spectacle vivant en tant que manifestation subliminale est ici maintenu à son niveau le plus incandescent.

Ce n'est pas qu'ils s'en branlent, c'est qu'ils n'en n'ont rien à foutre, et ce n'est pas pareil. Ce groupe est engagé, engagé à faire marrer en se désengageant d'un quelconque résultat probant en matière d’idolâtrie, même si je les suppose assez insolents pour en jouer à leur guise.


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Est-ce que ce groupe fait réfléchir pour autant en propulsant les bases consensuelles de l'ironie et en jetant en pâture des jeux de mots en guise de jeux de pistes, comme on laisse s’égarer sous les tables en françafrique des valises pleines de biftons pour piller les sols de terre rare ? Ouaie la phrase était longue, mais Ta Gueule, parce que ce groupe c'est d'abord un exutoire, l’inverse de l’anesthésie, la pensée arrive par fulgurance. C'est euphorisant d'entendre ce punk harakiri déboutonner la ceinture de chasteté d'une époque moralisatrice, tout en fonçant tête baissée à rendre gorge l'humour noir et le heavy punk en étant aussi attachiant !

Ta gueule a joué à côté d'une pièce avec une TV diffusant les résultats du monde de l'ovalie, c’est trop balèze comme sarcasme.

Ta gueule puise dans les fondements de la scatologie une partie de sa liberté d’action. Il vitupère (comme un aspic asthmatique), flagelle (par des vents ascendants), engueule & invective (avec inventivité), apostrophe (pas l’émission de Pivot hein ?), jure (en crachant avec les doigts croisés dans le dos). De plus il chante en français, on se sent comme Roger Couderc devant un match de l’équipe de France de rugby contre les Anglais.

C’est un humour sale bête et méchant comme le visuel de Topor (le poing dans la tronche et relatif à leur premier album).



Sur scène le groupe se tient, c'est-à-dire que l’on est pas dans un peep-show de Gogol 1er à G.G Alin, c'est des punkers maniant leur art musical avec bravoure et branlitude. Le groupe présente son happening décomplexé de cynisme et de coming-out ironique avec un héritage musical donnant une mastication acide et grasse du heAvy furibard rock’n’roll au punk hardcore.  Le groupe n’est pas issue de la prohibition du grind. Dans ses désordres triviaux ils s’en rapprochent certes, mais dans un abattoir échangiste de morceaux de chair avide de violence lubrique.

Ta Gueule c’est la recherche d’une vérité crue dans l’outrance laideur du réel et de la désinhibition de sa violence. Alors ça couine, hurle, dépiaute, ulcère et dégage les bronches tout autant qu’excite les muqueuses. En parlant d'humidification des muqueuses ; Hey, savez-vous comment on sait qu’une femme simule ? C’est quand elle vous regarde l’attirail pour vous annoncer toute émoustillée : « Ohhhhh mon dieu mais elle est bien trop grosse, cela ne rentrera jamais ! » alors que cela fait vingt ans que vous êtes ensemble à pratiquer des coïts réguliers.


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Donc voilà, TA GUEULE c'est tout ça à la fois et ça fait du bien !

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‘’En religion l'avenir est derrière nous, en art le présent est éternel’’ - c’est ce que je me suis dit devant le set Maroc'n'punk'ska de Zwe. Parce que oui, dès que quelque chose vient d’un pays arabe, immédiatement et sans faire d’amalgame notre premier réflexe en Occident s’est de :

1/ s’échapper

2/ se cacher

3/ Alerter

Bien entendu nous n’avons rien fait de tel, parce que la soirée s’est superposée à un épisode de strip-tease (émission TV sur FR3 dans les 90’s) et en a transfiguré l’enrobage surréaliste.

ZWM est un trio de punk’n'roll de casbah avec son métissage de débrouillardise, pour un set détendu à la Méditerranéenne.



Il y a beaucoup de répartie qui fuse entre les titres, c’est un stand-up de punker, le chanteur/guitariste y est pour beaucoup, il improvise selon sa décomplexion houblonesque. Musicalement parlant il témoigne ce croisement entre Rachid Taha et Mick Jones des Clash. Côté look il avait des chaussures méduses plastique au pied tout de même, complètement extrême comme relaxation, mais typique d’une aisance Méditerranéenne cheik this sound. Les Marocains jouent juste, et à l’arrache. C'est-à-dire qu’ils jouent bien punk. On entendait davantage le bassiste que le guitariste, c’est leur côté NOFX je pense.

Zwm est frais et fou, comme une folie ordinaire dans une province ringarde mais pas encore blasé de tout. C'est sa force principale en étant les Ramones du Maghreb, sa complétude aspiration à perpétuer avec trois rien le rock’n’roll, qui malgré les turpitudes de son immolation en stéréotype, de sa stagnation nostalgique, n’en finit plus de répandre sa provocation, son phrasé explosif, sa réinsertion loin du boogalow traditionel du Maroc comme le chaâbi. Oui il y a des punkers au Maghreb.


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Pendant l'éclosion du rock'n'roll en Occidant il n'y avait rien d'autre pour capter la jeunesse et sa fondamentale révolte d'hormones. Ce bouleversement sociétal a imposé à toute une jeunesse de se pisser dessus d'émotions, de libérer des alcôves de la convenance l'ordre du monde. Les filles hurlaient, les garçons étaient violents, chacun se jetait sur les groupes pour attraper leur aura, jusqu'à boire dans cet élixir de jouvence éternel. Aujourd'hui chaque personne se pense comme un dieu, maître d'une nimbée de followers. Ainsi il y a des personnes avec l’envie impétueuse et disproportionnée de se faire remarquer, de valoriser son narcissisme.

Tiphanie est donc montée sur scène en fin de set pour danser et chanter en faisant des vocalises à Björk, comme si elle était dans un centre aéré. Zwe a terminé son concert dans cet imbroglio musical. C’était un set foutraque, conçu pour répandre le désordre permanent qui règne pendant leur set, cette instabilité chronique à déborder du cadre, même celui pourtant relativement autonome, affranchi, émancipé du punk.

On notera parfois dans leur musique des accents vers un ska enjoué, apportant les réjouissances festives que le public attend après des hectolitres de bière tiède. Je ne sais pas si vous avez remarqué mais les mélodies du ska, rocksteady, soulignent cette affection pour les airs populaires dont la bonhomie est conforme au caractère affable et social que requiert ce style musical. Cependant, les reprises de groupe de ska font souvent penser à des reprises de Charlie Oleg, cet animateur organiste de l’émission TV « Tournez Manège », chantre du speed-dating avant l’avènement 2.0 du virtuel des réseaux de rencontre.


Merci à La Lune Derrière Les Granges, au Bar O mètre, Garden Party Riot, Ta Gueule, Zwe, Tiphanie, au couple punk, à Big Jim Tonic, et à tous ceux ayant assisté à cette soirée coOol et surréaliste.


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jeudi, septembre 12 2019

ASSOMPTION LITURGIQUE SLUDGY


revenir des limbes

Il y avait un bail que je n'avais pas assisté à une descente d'organe sonique en mode détente et épanouissement magique. En ce 20 Août je cherche comme chaque année le recueillement, c'est une journée particulièrement chargée d'émotion et d'ombre pour moi. Je sais que l'affiche de cette programmation organisée par l'association bienfaitrice Noiser, va me projeter entre les deux mondes. Pourquoi donc ? Parce que Dopethrone parle le langage que l'obscurité des vivants dégorge dans la félicité orgiaque, et que Eyehategod prolonge dans son rite les élongations volcaniques que les morts-vivants libèrent dans l'extase Sludge.

Tout ceci renferme un degré de mystère supplémentaire à mon trouble.

Vous attendez un nivellement par le bas, et vous avez raison gardée, ce soir-là c'était les ténèbres vrombissantes, le cachot des géhennes, avec la lourde et incommensurable puissance du tréfonds. Du lourd, de la fonte et de l'acier sur un coulis de magma épais, oui, du Sludge avec du groOove, et à chaque fois aucun palier de décompression, ni de sas d'écoutille. Juste l'alignement des planètes en phase avec le mystère du bas, dans cette incarnation d'une métempsycose musicale transcendante, qui donne le goût de la nuit crépusculaire dans l'antre du mystère lunaire aux hommes et femmes de la troisième dimension, dont certains.nes s'éclairent parfois à la bougie de la cinquième.


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Sans brûler les étapes, ni de cierge, c'est la première fois que j'accède au Connexion Live, l'endroit me paraît cool. Plusieurs atmosphères et ambiances sont possibles et permettent d'élargir leur audience et la fréquentation du lieu. Ce soir c'était DOPETHRONE pour ouvrir le bal. Lequel a vomi par le trou de balle de Belzébuth la fonte dégoulinante d’un sludge à l’impureté fourbu. Les Canadiens ont une discographie vraiment malfaisante, chaque disque s’inscrit dans une évolution de limace doom. Pourtant à chaque lampée ingurgitée la saveur en bouche est tenace et se lie avec une formidable attraction de groove.   Il est un peu plus de 20h30 quand Dopethrone entame les hostilités, on sent que le groupe va rendre gorge dans son brasier sonique. Effectivement le coulis éclabousse, se dilue de manière joyeuse dans l’occiput du pit jusqu’à inonder le moindre fragment de cerveau reptilien. Imbibé et désinhibé avec ce mortier fermenté, le public n’aura de cesse de batifoler. Sur scène, d’habitude en trio, il y a une chanteuse dont le visage tatoué et des dreadlock fétichise vers une émanation tribale.

D’ailleurs le suc de leur musique est gorgé avec cette teneur païenne de s’offrir à la terre mère, un peu dans le même esprit que le groupe Sleep, lequel extrapole davantage vers la S-F à Lovecraft. Dopethrone est heavy et bluesy aussi, mais sombre, gras, et lourd.


éducation
  La calcination de leur set appose une déliquescence musicale propice à sulfater de la colle en guise de trompe l’œil. Les riffs sont lourds, la rythmique par contre était en deçà du précipice escompté.

La chanteuse s’est étonnée qu’en se jetant de scène personne ne soit venue la maintenir. Hey cocotte si tu sautes pendant que les bestiaux se frottent les côtes flottantes, il y a un risque majeur que tu passes entre les mailles du filet du pit pour te vautrer la tronche. C’est exactement ce qui s’est passé. Tabernacle, je suis 33 ans et je aime baguette fromage plus tard le cuir chevelu en sang, la dame se prête volontiers à la diffraction sonique avec retenue scénique, mais pas vocale. Ce qui s'avère judicieux.

Échauffé et pas échaudé, le public se soumet à cette bouillie d’érable sans moufter, la cuisse ferme et les coudes arqués, la musique, elle, semble tomber de haut, ça dégouline lentement, très lentement, et ça pèse le poids d’un caribou trépassé. Le chant s’égosille au papier verre. Bon trip, bon set, le groupe rend les armes et les enceintes fument un épais jus de sludge, parfait contrepoids aux acouphènes pour se sortir de la mélasse !


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« Music is the mediator between the spiritual and the sensual life. » Ludwig van Beethoven


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Le plat de résistance est conséquent :

EYEHATEGOD


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J'ai un lien spécifique avec ce groupe de NOLA. Je vous somme de l'écouter.

Musicalement, leur teneur sonique coïncide par fragrance à un mélange de poissonnerie et de vaseline dans des vestiaires rugbystiques. Et non cela n’a rien à voir avec les festivités estivales chez les libertins du Cap d’Adge. Même si ça pue, que ça suinte, il y a de l’épaisseur et une tension permanente, c’est solide et si c’est fluide, le choc reste dur en termes de commotion cérébrale.

La vibration sonique vous disperse une gamme de rayon sludge incompressible. La bile dégouline lentement comme du magma et lave par une épuration musicale remplit de groOove intensif.

La provocation du groupe réagit aux stimulus punks comme pourrait le suggérer cet aphorisme : « praise the lord and pass the ammunition ». Le nihilisme est omniprésent, la rage, la douleur, l'affliction, tout est fort, irascible et douloureux comme dans le grunge...Crasse punk (Crass – Negative Approch), lenteur heavy (Black Sabbath - Melvins), décadence sonore (Black Flag), blues distordu (Laughing Hyenas), southern (Lynyrd Skynyrd).

EᵪHᵪG c'est Down To Earth Motherfucken Post Amplification Blues, et au hasard de la vie...


au hasard de la vie

Les paroles sont un venin, la musique en est sa propagation venimeuse, sa liberté de propagation tient au premier amendement Américain sur la liberté d'expression.

Au niveau de l'image du combo il y a la figure de la vierge, et on peut se poser la question, cette image de la madone, est-ce une résurgence meurtrie de leur souffrance sur terre ? L'immaculée conception est-elle une figure de soumission (la Trinité chrétienne : le Père, le Fils et le saint Esprit fait preuve d'un patriarcat puissant face à la figure céleste et maternelle de la vierge Marie) comme a pu l'être les membres d'Eyehategod avec les drogues dures ?


Madonna NOLA

L'idée d'une mère restée vierge constitue un fantasme qui remue profondément notre inconscient et notre imagination, et même Freudienne (avec l'effroi que suscite chez l'enfant l'idée et l'image qu'il est né d'un coït de ses parents). Ironie d'athée ?

Le sarcasme et l’insolence d’Eyehategod est aussi spirituel que mystérieux avec ses subtilités dans son chaos...Et tout tend vers l'épuration (pénitence), l'évacuation (expiation), la libération (rédemption). Les larmes de colère ont le sentiment de la salive haineuse puis se métamorphosent en une émotion de salut.


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L’ossature instrumentale du groupe est recentré désormais sur une formule trio, il n’y a plus de second guitariste. Est-ce que la nature même de leur musique s’en trouve imputée ? Nan. Tout simplement parce que la cohésion basse/batterie/guitare est unie, confédérée (bim 2 points Sudiste) en une osmose sonique des plus volcanique.

Pour rappel le batteur Aaron Hill, a été agressé par 4 personnes à Guadalajara alors qu'il effectuait le trajet entre l'hôtel et la salle de concert où il devait se produire avec le groupe. Légèrement blessé à l'arme blanche et dépouillé de ses biens, le concert a été annulé. Mais il est présent à cette tournée. Le chanteur Mike Williams a une santé précaire, et il est toujours vivant, son chant se gorge d’une parure vomitive vagissante toujours aussi parfaite. C’est le venin du groupe, sa partie instrumental(e).

Le guitariste Jimmy Bower est génial. Tout en souplesse pour accroître la densité profonde de ses riffs surpuissants. Ce gars est à la coOol, munit d’une gestuelle agile et élastique en concert avec des mimiques sur son visage dont les yeux parlent la compassion exaltante de prendre son pied à jouer une musique vibratoire. La boule à Z et sans un poil, c’est Stigma Bower, une version oi HxC de la weed du Nola Sound. Quelques semaines après il arrêtera la tournée, incommodant le groupe a cherché un guitariste pour finir le tour en éclopé dans leur vide intersidéral. Ouaie c'est la déprime, et la scoumoune est avec eux ! Mais ils ne peuvent pas faire autrement en fait, c'est aussi dans leur adn toute cette merde qui leur arrive sur le coin de la tronche. Ils ont réussi à en faire battre le fer de leur musique, existence avec.


déprime

La nature est cruelle, l’homme en fait partie intégrante, pourquoi ne voulez-vous pas que l’humanité ait une part de cruauté. Eyehategod en révèle l’obscurité tapageuse par un calibre maligne de grosseur sonique, tempérée sans cesse par une électrisation de breaks salvateurs. Tout cela sent l’ecchymose ardente, la torpeur opiacée, une pleine légalisation d’émotions, de sensations ensevelies sous le déni, d’extraction sentimentale, d’évacuation cathartique. Les larsens forment la stridence du bousculement incessant de vos pensées bientôt abattu par le groove d’une musique indolente à la convulsion apaisante.

 ‘’A m'en donné’’ en pays de l’ovalie, ça fourre sévère devant le pit et la table de l'ingé son, laquelle prend un coup qui éteint l'éclairage, le gars à la console est en mode stupeur, puis vénère, le groupe continue dans l'obscurité, métaphore sublime de leur folie musicale, et de l'atmosphère générale de leur musak. Bien entendu tout est revenu à la normale.

La paire Mike Williams/Jimmy Bower seule rescapée du combo depuis 1988, se pare d’une amitié attractive en rapport avec leur synergie musicale. C'est quelque chose de prégnant dans leur regard, même les vannes sont douces entre eux.

Le dernier concert du batteur Joey Lacaze (RIP) avait lieu à Toulouse, avec Noiser, j’y étais déjà à l’époque, six ans plus tard je retrouve un groupe qui s’est retrouvé sur les bases consensuelles de la pleine réalisation vibratoire, incantatoire, sans plus de déboire que de s’offrir à nu, avec toujours la conformité d’une réalisation en live toujours aussi intense. Je me souviens qu’en rentrant chez moi, c’était la pleine Lune, et qu'à l’aurore les 2 astres Lune & Soleil apparaissaient l’un face à l’autre, c’était comme une offrande d’énergie, propice au plein accomplissement subtil.


éclipse

Quand je rentre cette fois-ci, une brume vaporeuse voile le ciel, mais j’entrevois la Lune dans son ¾ de volume, elle est orange puis le long du trajet elle passe d’ocre au blanc à l’arrivée chez oim. Il se passe toujours quelque chose de magique pendant un concert d’Eyehategod, et dîtes-vous qu’après cette vibration agit sur vous et dans l’univers. Je dis cela en passant peut-être pour fada, mais je sens au plus profond de moi que ce n’est pas ma raison que vous mettez en doute, mais l’abîme de votre unité avec l’univers, vous-même, et celle qui vous unit à Eyehategod.  

Un concert d’Eyehategod est un lieu de culte. Une intensité de recueillement bouillonnant en gestation depuis les premières blessures assassines vécues en chacun. Le groupe ne fait que bousculer la vase provenant du son de NOLA, pour que tout remonte à la surface de ces choses trop enfouies, et vous révèle avec force la teneur intime de l’être que vous êtes vraiment. Il éclot en vous par la suite une fleur de lotus si vous en faîtes rugir l’évolution en tout.  

Or, dans ce tout il n’est rien de plus vivace et sage que vous soyez en rendez-vous avec vous-même, dans cette part très réduite de ce que vous êtes au plus profond, et ouvert à l’univers tout entier.   

Ce report est dédié à ma sœur, avec tout mon amour !


sortir de sous-terre


samedi, août 31 2019

HARDCORE LIVES, AGAIN & AGAIN

XTREMEFEST - Dimanche 04/08/2019


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Merde, le réveil n'a pas sonné !


Ah mazette je ne peux pas le croire,,,l’excuse bidon...Nan, franchement, le crew du W.B.Z est humain, et on était tous aussi crevés qu'un vieux pneu de brouette. Bien entendu que l'on a les glandes, surtout que Jodie Faster et Krav Boca ont apparemment mis les bouchés double et incendiés les gaziers autour de la X Cage. Les Xtremefesteurs.euses s'en souviennent encore...


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Le pop punk power rock emo de LOST LOVE a incendié nos petits cœurs d'une tendresse infinie. Parce qu'avec son chant sucré, ses mélodies émotionnelles, le groupe a trouvé la brèche pour y remplir ce manque d'affection que tout le monde possède. Leur concert était fluide, dans une détente de bar concert, sans chichi, tout simplement frais, à la cool, avec cette part de fun. Pas trop de monde, c’est le dernier jour et la fatigue se fait sentir.



Ahhhhhhhh les cousins de Montréal, c'est toute une vieille histoire de fraternité inégalable. C'est coOol que chaque année il y ait au moins un groupe Québécois à l'Xtremefest. Till de Guerilla Poubelle était à la guitare en replacement du second guitariste rentré précipitamment au Canada.

Un truc encore plus cool, et ce n'était pas prévue, ça s'est effectué à l'arrache, près de leur merch, aussi impromptu que sympathique, retrouvez Guilhem Benard, le bassiste/chanteur/compositeur de Lost Love en ITW.




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Je ne sais plus qui a dit que La jeunesse est le temps de la stupidité exaltée, mais il a jamais vu un concert de PEARS.

Saperlipopette, le chanteur ressemble de visage à un mix de l’acteur Denis Lavant et de Steph du fanzine Rad Party et du groupe Crippled Old Farts. Il a l’élasticité scénique de l’iguane (Iggy Pop) aussi. Avec un style de punk âpre et rêche, le groupe a solidement ouvert les veines à une musique dont on retrouve les bouts de verre du côté des Stooges, Poison Idea, Black Flag, et un truc mélo à Pennywise. Ce groupe a écrémé un nombre imposant de bassiste, donc je ne me focalise pas trop dessus, c'est stupide, oui je sais, ceci dit c'est mon côté punk, comme celui de Zach Quinn le chanteur, avec ses mimiques et son engagement scénique. C'était un set de furieux et intense pour ce band de la Nouvelle-Orléans (NOLA°), et second passage dans le trou minier.

Toujours avec le label Fat Wreck Chords, leur dernier album est un split avec le band Direct Hit, intitulé « Human Movement », sans chercher à amoindrir, pas plus qu'a métamorphosé leur musak, Pears élabore comme sur scène un état d'esprit frontal et assez brut de décoffrage. C'est ce qui attire en premier, ce côté sauvage, impulsif, que l'on entend dans leur punk sans problème, puis vient cet esprit baroudeur et frondeur, avec cette saleté dans le son, quelque chose d'ancien et d'oldchool qui se vivifie ardemment sur scène.

Je ne sais toujours pas pourquoi je confonds Pears avec Clowns ?




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Les taxidermistes du rock figent le bordel avec un arôme de poussière. Ce n’est pas que ce soit sans vie, ni mortel, on est juste embarrassé comme une mamie qui pleure devant son petit chien empaillé.

C'est peu ou prou ce que j'ai ressenti devant THE DOPAMINES de Cincinniti, de Cincintati, sapristi ce n'est pas facile à dire, Cincinnati, ah si.

Leur pop punk rock mélodique fut servi avec des morceaux de sucre mélodique et des vannes entre les morceaux qui tombent à l’eau. Du genre « Heyyyyy, ce soir il y a les Toy Dolls » alors qu’ils étaient la veille. Plouf ! Va chercher au fond du lac.

Les chœurs étaient très cool par contre, vraiment dans cette fluidité qui fait tout le zeste du style. Après c'est agréable, on tapote du pied peinard, bon, le moment est agréable (ouille répétition, c’est quand tu ne sais pas quoi dire d’autre en fait), on va pas chier dessus trois plombes non plus, parce que les gaziers avaient un peu la tête ailleurs je dirais. Ils avaient bu des coups au goulot avant de monter sur scène, et même pendant le show, mais comme ils sont Américouains ils font le job, sans problème. Ça papote sur scène comme des filles un soir de match de foot, puis ça vante les mérites du Gin, enfin du hard Gin exactement. Un sXe ne fait pas la différence à part que cette obsession alcoolisée est lancinante pour employer un euphémisme, et le set est passé avec la même passion qu'un lundi soir de Novembre.



Ils reviennent pour une dernière, A cappella, sur une histoire de consanguinité commune à une chanson paillarde. Le sXe que je suis estime comme il se doit cet esprit festif à la Patrick Sébastien.


Dictature festive

Moi : ‘’Sus à la dictature festive, le tourner des serviettes, je suis contre.’’

Toi : Ah le rabat-joie gougnafier de sa mère

Moi : ‘’Heyyyyy mais cela n'a rien avoir avec ma génitrice.’

D'ailleurs à chier sur la gueule avec votre réseau social.com, allez plutôt sur Brizzly.com, c'est comme des chiottes publiques, tu chies ta phase de mépris et la chasse évacue ton purin de suite, tout disparaît sans faire chier personne. Cool Non ?


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BIRDS IN ROW a été l'unique band du fest à avoir des atmosphères aussi contrastées, avec une telle intensité (calme et tempête).

Gratter la noirceur de l’âme pour y trouver la puissance de la quiétude. Faire tonner les brisures émotionnelles.  Appesantir les doutes pour planter à même la chair de l’amertume. Puiser dans l’affect et rugir le fiel du crépuscule de l’âme jusqu’à l’aurore d’une vérité intimiste. Birds In Row c'est tout cela à la fois.

C'était chaud, doux, pur. Mon seul regret du festival, ne pas avoir eu la possibilité d'interviewer le groupe, c'était prévue mais leur retard sur le site à engendrer la suppression de celle-ci. De plus l'album solo du chanteur/guitariste de B.I.R « whatever it takes » est tout simplement une merveille.

Quentin Sauvé a complètement compris qu'il faut dire les choses secrètes du cœur, après il est trop tard.  




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Les coupains des punks, GUERILLA POUBELLE, sont venus foutre le bordel avec la flamme, et toujours une intelligence fiévreuse à élever le débat sur les bases des liberté communes et les valeurs D.I.Y. Le set était forcément cool, tip top comme on disait dans les 90's.

Le public s’est abreuvé à la source de GxP, c’est sa génération, plus de 20 piges d’existence, le groupe parle désormais à tout le monde. Le public est dedans, à balle, c’est fun, précieux.

Le dernier titre c’était l’immense « Prévert, Kosma, Paris » avec en renfort Olive de Justin(e) et Mathieu (Lame Shot) aux guitares, et Till uniquement au chant se faisant porter par le public pour le refrain final. A cet instant précis il y a une incroyable connexion, on la sent forte, puissante et belle. J'ai toujours perçu la fragilité de ce garçon, et là, je ressens son besoin de dépendance affective, d'une jonction entre ce qu'il transmet depuis toujours et le poids de ses chansons. Puis ce plaisir de chanter. Cela vient des profondeurs du cœur, on le sent, cela nous met en joie. C’est important de sentir le crépitement joyeux du chant. Le débordement qu’il provoque à un effet relaxant et énergique.

Guerilla Poubelle c'est vraiment la communion de la famille...Punk !




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MOSCOW DEATH BRIGADE et leur electro pounk rap a mis le public dans la poche de son dance-floor furibard.

La Family Stage est pleine pour un mix batard d'hardcore punk et d'électro rap, et pour parfaire une éducation rêche avec le trio de dissident russe masqué, composé de Vlad Boltcutter, Ski Mask G au microphone et Unknown DJ aux platines. Dans les rangs de M.D.B on retrouve des membres de Siberian Meet Grinder, présent à l'édition 2016 de l'Xtremefest. On poursuit donc ainsi dans la tripaille bourrut et efficace puisque on rejoint les accointances du militantisme des Bérus, la mitraille froide et brut de décoffrage de Metal Urbain, du pungle (punk et jungle) et parfois un brin de synthwave (ou eurodance) comme avec leur titre "What We Do". Le public Xtremement ouvert du festival s'éclate avec tous les codes du hip-hop, electro, punk de la gauche de la gauche.

M.D.B c’est une forme de démocratie participative où les citoyens connaissent leurs droits tant qu'ils savent les préserver. Le groupe aplatit avec morgue la pop mondialisée qui s'est emparée de tout. À cet effet, il semble qu’aujourd’hui il faut tout expliquer, le pourquoi du comment, et tout remettre en cause pour ne pas froisser une communauté. L'époque semble/est poli/policière, l'unique solution de liberté en suspend demeure c'est quand que tu vas cracher ta révolte bordel ?

Chez M.D.B le crachat a le goût d'un lama et d'un drôle de dromadaire. Je suppose que sous un masque il y a le fils prodigue de Boris Eltsine et des pussy Riot. Oui je sais qu'à trop supposer on en arrive à se faire passer un suppositoire pour éléphant sans rien sentir, ou peut-être même juste une vague odeur de merde sur le bout des doigts.

Selon le philosophe Alain, « l'homme s'ennuie du plaisir reçu et préfère de bien loin le plaisir conquis », à la fin du set explosif du trio, il ne fait nul doute que le plaisir a été conquis avec le faste du collectif.

En russkof cela se dit : Круто! ( prononcé krouta) = cool / trop bien.




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  Il y a deux ans auparavant on avait pris une torgnole monumentale avec NOT ON TOUR.

J'avais ameuté à corps et à cri autour de moi sur la prestation des Israéliens. Bim ! Le quatuor a produit un superbe foudroiement avec un set remplit d’énergie punk rock et d’une sensibilité avec le chant parfait de Sima (et cette tenue, la classe). On s’est régalé une fois de plus devant la Zguen Stage.

Le concert est volubile et nerveux, on suggère au groupe '' Mais n'allez pas plus vite que la musique, on voudrait en profiter un maximum ". Les titres sont courts, alors exécutés en accéléré je ne te raconte pas les étincelles...Très rapidement, le groupe s’empare de la scène, du public et de sa musique avec une forte amplitude.

Le batteur est un dingue, c'est au millimètre, pinaise. Le groupe envoie l'incendiaire de ses nouveaux titres, issus de l’eXcellentissime album « Growing Pains » sorti au printemps 2019. Junk Cacahuète & et Big Jim Tonic ont pris une claque, une fessé cul nu pour leur première, c'est normal, et même si j'avais prévenu.


L'apparition de ce que l'on a espéré transforme le silence en vacarme. Le bourdonnement de plaisir qui s’en suit justifie à lui seul cette état de béatitude obtenu après leur concert.

Leur hardcore punk est hyper accrocheur, et à chaque passage la claque reçue est commune à une révélation. Similaire à un espèce de vertige que nul paléoanthropologue n'avait encore validé la variété.




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Souvent on donne le La (440 hertz) pour aboutir ensemble à la même conclusion.

L’ingé son de LIONHEART a cramé le concert. De la purée de bouse inaudible. On lui a fait le signe de mettre un bémol indiquant à l'exécutant de diminuer ses exigences ou assouplir ses interdictions. Mais peau de zob, rien n'y fait. Les ingé son de la salle de la musique étaient dégoutés de la vie, les bras ballants, en sachant que cette catastrophe inaudible allait leur retomber sur le rable. Donc on rectifie le tir, le son de Lionheart ne dépendait pas du professionnalisme des ingé son de la salle de la musique.

Avant cela, tout le monde attend d'être enseveli dans le bulldozer HxC façon Hatebreed & consort. Et quand ça démarre, sur scène c'est la grosse escalade à la parade du mâle, le groupe envoie la fonte, une pression constante que le pit agglutine avec une ardeur cathartique. Mais des enceintes sortent une bouillasse de grave et des miaulements de riffs.

Les lions ne se soucient nullement de ce que pensent les moutons. - d'après un passage dans Game Of Thrones

Je ne suis pas certain, car le remords est une morsure qu'on parvient difficilement à chasser le regret. Lionheart en aura fait les frais dans la salle climatisée.


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Voici venu le cas de PROPAGANDHI.

Bon excusez du peu mais il y a des musiciens sur scène. Ahahah !

Fait pas la gueule, on peut s’marrer un peu nan ?

Ce groupe parle dans une tout autre tonalité. Oui cela détonne davantage que la présence de Svinkels à l'Xtremefest par exemple. Pourquoi ? Disons que ça taquine sur scène, il y a de quoi s’en foutre une pleine varappe au-dessous du sol. Les connaisseurs apprécient le rendu musical, on distingue dans le public le passionné de musique et d’informatique tout à la fois.

Le groupe fait ses gammes majeures, mineures, chromatiques, diatoniques, dissonantes, gamme de couleurs, toute la gamme de sentiments, tout y passe… Les hauteurs des notes – leurs fréquences – sont fixées par une émotion très fugace mais intense si l'on arrive à se mettre à cette hauteur de vue sonique. Il faut dire que le choix de certaines combinaisons de notes reflète les lois de l'acoustique, d'une part, et celles de la physiologie du système auditif humain, d'autre part ; ils créeraient une bonne consonance acoustique en somme. Tu n'as rien compris et bien dans le public c'était pareil, puisque sous des regards hagards alors que leur souvenir était davantage acoquiné avec la prestation plus accessible et malléable des Toy Dolls.

Je vais me mettre à ce niveau Toy Dolliens et tu vas saisir, en résumer : Propagandhi a élevé le ton sur tous les tons.

Les canadiens ont fait la part belle à leur dernier opus « Victory Lap » sorti en 2017 chez Epitaph, mais il a aussi donné dans sa discographie alléchante de quoi fournir du bois dans son brasier progressiste, et fait vibrer la corde sensible avec celle d’une guitare en bois électrifiée.

Ce qui est étrange c'est que le groupe même en étant brillant et parfait, une forme de passivité nous subjugue aussi tout à la fois. Je me suis dit que cette passivité était une discipline vive et son excipient le rêve qui en découle, sa forme de lutte à s'accorder sur cette montagne musicale.




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Cette édition se termine sous les secousses des grosses burnes à MADBALL, et c'était comme faire du bilboquet avec une boule de bowling. 

Ce fut le prélude non pas de Bach, mais des hostilités, car dès le premier morceau le pit ressemble à une compression de César mais dans une casse à bagnole. Il n'y aura aucun contraste, pas plus que de crescendo émotionnel, le son devient immédiatement gigantesque, l'intensité, elle augmente en décibels me semble-t-il même. L'immense Freddy Cricien crèvera l'écran de nos nuits blanches à force d'un larsen contiguë après les secousses de son band...et l’érectile ascension musicale nous tombe sans arrêt dessus comme un corps mort pendant un coït. Beaucoup de classiques seront interprétés dans le tumulte façon allegro HxC.

Madball s'est tout une identité sonore (hardcore metAl) et géographique (New-York). Un culte à lui tout seul, de ce fait un concert d'approbations se fait jour dans la salle en même temps que le bruit d'os qui craque. C'est étrange nan ? Pas tant que cela en fait.

Le letmotiv du combo ? Balancer un gros mur de parpaing sonore pitiiiiin. Souvent on retrouve le même thème musical répété à plusieurs reprises pour insister sur une idée ou une affirmation, ce qui rejoint la maxime préférée de Jello Biafra : Éduquer c'est rabâcher. Dans la fosse ça dégouline de la sueur, du pue, du sang et peut-être même du sperme. Parfois on entend remonter : « Oh les gars, allez-y piano tout de même » puis en retour : « Diiii quoi, hey, où est ce que t'as vu autour de toi un Richard Clayderman Bro ! ».

Les titres "Hardcore Lives" et "Doc Marten Stomp" vont mettre au tapis un public K.O. Au WBZ on remercie Chris Tattoo pour les t-shirts, nice !




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Merci, merci, merci au crew de l'Xtremefest dans sa globalité, à tous.tes ses bénévoles, à Pollux Asso et sa cohorte collégiale d'associations autour d'elle pour ce week-end orgiaque. C'était parfait une fois de plus, rien à redire, un palier est franchi haut la main à chaque édition...et le public en traduit la même folie, intensité, communion, c'est vraiment très coOol & fun. Pendant 4 jours, les équipes de l’association et 250 bénévoles, ont accueilli avec enthousiasme plus de 7000 festivaliers et une quarantaine d’artistes nationaux et internationaux.

Pendant que le site se vide, l'équipe du WBZ est éreintée et tous les staff pour recouvrir l’événement se retrouvent pour finir la nuit au barnum du bar orga, avec les bénévoles, etc...Il y avait Gwardeath avec un shirt indiquant religieusement les eaux thermales bénites de Lourdes pratiquant le smurf et le paso-doble karatekacore sur des beats outranciers, un gentlemen je vous dis.

Pour la partie after-musak, c'était Clémentine et les Derniers Dinosaures, un groupe de reprise de gloubiboulga régressif en version pop punk, lequel a fait de la prose infantile...


Bisounours

...alors que juste après il y a eu de manière imprévu et spontané Poésie Zero déclamant son lyrisme à l'état brut. Mais j'étais déjà partie comme je devais me lever très tôt pour aller gagner ma croûte. Le dégoût avec extra-balle pour celle-là, pfffffffffff.


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Ce report est tout spécialement dédié à Rachid, frère de cœur méditerranéen, on compte sur toi l'année prochaine.

Salut à tous.tes les copains et copines, vous êtes géniaux on se revoit l'an prochain, en 2020, Pollux fête ses 20 ans, la fête sera encore plus belle, c'est certain ; )

Tous les groupes croisés pendant le festival vont tous enregistrer cet automne 2019, tous sans exception, et il y en avait un paquet. Cela promet un début d’année assez volumineux.


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Chacun veut vivre sa vie comme il la voit/perçoit, c'est un impératif pour ne pas devenir fou, et c'est comme il la sent pour les plus fougueux.ses, comme il l'interprète pour les rêveurs.ses. Cette évidence vous la trouverez à l'Xtremefest, mais n'attends pas trois plombes pour prendre ton ticket !


Retrouvez tous les lives, ITW de cette journée, captés par Big Jim & Junk via la chaîne youtube WALLABIRZINE ; et les photos de Junk Cacahuète et jus d'orange sur la page FB du WBZ.


Fine


samedi, août 24 2019

IF IT'S TOO LOUD, YOU'RE TOO OLD


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XTREMEFEST - Samedi 03/08/2019

Chaude ambiance à Røckaway Beåch, enfin...dans le trou de Cap Découverte pour le record du monde du plus grand circle pit aquatique. Le résultat fut une très Grosse poilade et un pari tenu face à cette connerie monumentale !

Le crew de l'Xtremefest a de la suite dans les idées et une couillardise à la hauteur de ses ambitions fraternelles. Créer un festival en osmose avec les relations humaines et la sérénité festive de cette liturgie sonique, rejoint le projet de cette farandole nautique, en adéquation participative avec le site de Cap Découverte. L’équipe du WBZ a concouru à cette offrande aqueuse avec une ostentation naïve pour Junk Cacahuète par le biais d'un déguisement à fourrure. Avec un tel truc sur le corps et par temps sec c'est très vite insupportable, le hic c'est qu'une fois dans l'eau, certes tu n'as plus chaud mais tu coules avec le poids trempé du bordel. De plus un circle pit dans l'eau entraîne une force centrifugeuse assez forte pour être emporté. Junk en a fait les frais, dès le premier amorçage du virage il est parti à l'extérieur de l’aquapit et dans les profondeurs du lac. Pitiiiiin ! Il n'y avait que la go-pro qui dépassait de l'eau.

En fin de matinée c'est au camping dans la « The Cage » que Justin(e) et Ta Gueule ont jugulé la torpeur des festivaliers avec l'élan ensoleillé de leur filé le modjo, c'est donc à couille rabattue et avec le « It takes a revolution, to create a solution » de Bob Marley que les deux groupes ont satellisé leur vigueur et empreinte musicale.


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Le bon esprit de JODIE FASTER sur scène avec un humour à la hauteur des lignes de conduite qui prévaut quand on maintient une osmose relative pour un set de speed HxC oldschool, a fluidifié la vigueur brève de leurs titres.



2mn par morceau, heyyyyyyy, la précocité est de mise dans ce rapport de force brut et d'éclat de ferveur. Les Lillois sont décisifs, l'essentiel de leur hardcore se détermine autour d'une corrélation sonique sommaire à l'efficacité prégnante. Le son clair détermine déjà à la base une ligne de conduite oldschool. On est dans un art qui se prive d'artifices, et le groupe affichait cette impatiente de vivre jusqu'à la lie, avec la vigueur de faire déborder son environnement.

JODIE FASTER est percutant, mordant, incisif. Le groupe a traversé l'hexagone pour bouillir son hardcore dans la cage de l'Xtremefest et sur la Zguen stage. Retrouvez-les en ITW, en plus ils ne mâchent pas leurs mots.




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Samedi c’était costume paillette et maquillage pour la seconde année, pas mal de personne ont répondu à cet appel. Dans la salle intérieure le bal se passe devant un travestissement plaisant et bon enfant, avec déjà des costumes partant en lambeaux de lépreux dans un pit effervescent.

Le chanteur de REAL DEAL a fait le showman, dans le bon sens du terme. C'est à dire qu'il a maintenu avec enthousiasme son pit dans un état de fébrilité active. Rien à voir avec Robbie Williams qui est selon lui : « Un artiste né. Quand j'ouvre mon frigo et que la lumière s'allume je commence à chanter''. Tu vois c'est différent hein !

Le concert avait des atours de hargne et d'intensité, le groupe ne joue pas des coudes pour émousser, il apporte avec des riffs renforcés et des breaks catalyseurs une empreinte convaincante. Le public en a reçu la vibration comme une réussite (Pas le jeu de carte, hein).

L'expression « l'échec est une ecchymose » est fausse, demande à Rocky Balboa le nombre de fois où il a réussi son coup, il avait le même physique que Quasimodo après, et je constate que l'énergie que Real Deal a assaisonné n'a pas tourné au vinaigre, mais a délibérément marqué les corps et les esprits de contusions.



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L'intensité d'action brutale de MONDE DE MERDE a démontré que le public de l'Xtremefest ne cherche pas la merde d’un autre comme des chiens truffiers devant un composteur d'appartement.

Le groupe nous met le nez dans le bousier contemporain en nous hurlant que le mal métaphysique c'est l'imperfection du monde, et que le mal physique c'est la souffrance. Leur set insurge une primauté de volonté opiniâtre d'aller au cœur des choses instinctives, et d'accoler des breaks instantanés, toujours sur cet état transitoire de la fugacité de l'existence. Je soutiens que ce groupe est beaucoup plus philosophique que brutal. Il donne à mouvoir bien plus qu'un monologue de moraliste, boooooon, ce n'est pas évident d'en concevoir l'ensemble avec des titres aussi bourrus et rapides, soit. Cependant, passer à côté de la globalité de Monde De Merde c'est se pourrir soi-même.



Au WBZ on a la philosophie de vie bienveillante de Jacques Dor « On n'attend pas le bonheur, on ne court même pas après. On le fabrique, avec trois fois rien, ce qu'on a : un sourire, un mot, un élan, un vertige. C'est artisanal le bonheur, ça ne tient à rien et tout à coup, ça tient à toi. ».

Ce groupe fait de même. Il n'a pas abouti à un précipité farouche avec sa musique sans rien pour en accompagner l'existence. Derrière la brutalité d'action musicale se révèle une gestation de contraste, de nuance, une épaisseur, si c'est trop rapide pour toi, si tu n'as pas eu le temps de tout percevoir, et pour éviter que tu te réveilles à 35 ans pour te demander ce que ça veut dire « MONDE DE MERDE » ? Ce n'est pas que t’es indiscret…c’est juste que t’es un con ! », il y a une ITW du groupe qui te permettra de saisir, en autre, ce qui se cache derrière cette sentence.

Quand on parle de musique violente dans l’itw on entend le mot contemplation. Cela peut paraître surprenant et contraire, pourtant je trouve que l’on écarte trop souvent cette réflexion dans le punk. Musique brute et spontanée s’il en est, en omettant toute la réflexion en amont qui en découle, la gestation, digestion qu’il y a avant de tout jeter en pâture d’un bloc instantané.  Comme on peut vivre dans un monde de merde tout en conservant un regard lucide, ouvert et bienveillant, parce que l’on est là, présent, détaché de tout venin mais pas de la bestialité que l’on sécrète de façon naturelle. C’est un équilibre précaire en soi et au dehors. Ce groupe en a compris la juxtaposition, le contrepoids, la forme, la posture, la mesure et le déséquilibre.




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KIDS OF RAGE est un groupe dont le patronyme le porte à provoquer chez la jeunesse pimpante une farandole de torgnole dansante et d'entamer avec un jiu-jitsu chorégraphique hyper tonique.

Le groupe a fait son job comme on affirme dans le jargon journalistique quand on minaude près des petits fours. C'est vrai quoi, le chant était impeccable, le rendu propre, il n'y a pas eu d'exagération, d’ennui, le groupe a mis tout le monde en accord avec sa prestation, son attitude offensive et fun. Bien entendu c'était une évidence, avec son HxC enduit de mosh-part, les Barcelonnais vont à l'efficacité première, et cela s'en ressent fortement partout. Suite à la fulgurance du concert de Kids Of Rage, Junk souhaite (re)monter un groupe de punk-HxC. Si vous êtes intéressé.es contactez-le sur le page FB du WBZ.



Pendant le concert, il y avait un jeune garçon au dynamisme éreintant, il sautait comme s’il était sur un trampoline. Il me semble qu’à son âge je n’avais jamais osé gambader de la sorte avec autant d’insouciance et d’insolence. Alors maintenant je sais que ce n’est plus la peine d’en convenir, de plus, mes articulations ne tiendraient pas les chocs.

Doit-on dépérir inexorablement même en étant enthousiaste devant le set de Kids Of Rage ? Vous avez 2 heures…



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J'aurais franchement aimé jouer à tu me tiens par la barbichette avec le bassiste de NEGATIVE APPROACH. Heyyyyyyy même la chèvre de Monsieur Seguin n'en avait pas d'aussi aguichante, demande au Loup si tu veux.

Le punk est une crise d'adolescence, un cri d’hystérie collective pour certains redresseurs de torts. Pour d'autres il est fondamentalement un espace de liberté, un droit de parole légitime, une lutte (et parfois/souvent intestine), de récriminations, de refoulement épars, puissant et profonds.



Groupe culte munit de titre missile surpuissant, avec une discographie très réduite mais Ô combien déterminante, et qui a jalonné la piste pour de nombreux groupes par la suite, il est et demeure une fondation du punk. Le chanteur John Brannon, n'a pas décroché un mot entre les titres, un self-control de maître tai-chi-chuan assurément. Tiens je vous conseille le groupe Laughing Hyenas dans lequel il a chanté un punk blues intense dans les 90's. Même si l'approche musicale est différente, on reste dans le contre-bas rêche.

L'évidence d'entendre Negative Approach en live me confirme l'influence primordiale que le groupe a pu avoir avec un groupe comme Eyehategod, cela percute à l'oreille et par un larsen si je puis ( sans fond...du verbe pouvoir ) m'exprimer ainsi.

En parlant de puits le groupe était dedans à 350%, et ne demandait au public qu'à les rejoindre pour que la réverbération sonique pousse à la révolte, pour que tout le monde évacue en même temps que leur concision musicale purgative. Même si le guitariste est resté dos au public, et que le chanteur avait une hargne vocale indélébile.

Trois quadragénaires femmes étaient à balles devant moi sur les mélodies punks brut de décoffrage, avec des effluves de oi dans l'esprit. Pendant le set Big Jim me glissa son verdict avec la même vigueur qu’un coup de crosse de hockey dans le foie : “Ils ne l'ont pas déjà joué celle-là”, et je sais qu'il n'est pas le seul à le murmurer. Ahhhhhhh jeunesse outrecuidante perdue dans ces alcôves brumeuses avec comme unique replie spirituel de savoir ce qu'il y a à manger pour le souper du soir. Salopiaud va ! C'est vrai que tout dans l'attitude, la mélodie est et demeure primitif, le son est crust aussi. Le groupe a joué serrer et il reste vraiment très, très important pour cette sorte de colère, d'amertume, de rancœur, de révolte avec sa tumeur punk salvatrice.

Un très grand moment de punk indélébile assurément, je suis certain que dans sa digestive compréhension, même si la jeunesse s'emmerde les 3/4 de son temps de cerveau disponible, elle œuvrera par la suite à se pourlécher les babines avec ce groupe.


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Le groupe Hollandais NO TURNING BACK a magnifié sa ferveur avec son écrasante sonorité hardcore Californien, en plaquant une énergie considérable dans le pit. Surtout avec cette odeur musquée de transpiration, insoutenable pour les effluves qu'elles faisaient remonter sur celles et ceux qui étaient carapaté.es ou déjà mort à l'étage.

La fosse est très vite devenue une boite de casse-grain avec tous ces pois sauteurs. L'adhésion du public a complété à merveille la densité du groupe.

Dans leur musak les breaks rythmiques soulèvent le flow du HxC au son lourd. On pourrait penser que prendre une telle plâtrée dans la tronche va vous écraser la gueule, or c'est tout l'inverse qui se passe. C'est un rentre-dedans joyeux et léger dans la fosse à bestiau.

Sans alourdir son propos No Turning Back a déposé les claques soniques lui permettant d'astiquer les cages à miel du public, tout surpris de perdre une audition après un tel nettoyage au Kärcher HxC, en plus d'être groogy et super revivifié à la fois.



Quand même, il y avait 2 gars en train de roupiller peinard les jambes écartées dans les gradins, et oui pendant le set de Turning Back, comme quoi hein ? Les berceuses de cet acabit sont très efficaces. Parent, c'est mon conseil, arrêtez le désuet Henri Dez, immédiatement.


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L'intro de scène de THE CASUALTIES se révèle être assez surprenante en soi puisqu'il s'agit du titre « I'am a Rebel » composé par Alexander Young (sous le pseudonyme de George Alexander) pour ses frères dans AC/DC, mais interprété par Accept, groupe de heAvy metOl Allemand. Peut-être est-ce-dû à la petite taille des chanteurs Udo d'Accept et de Jake Kolatis des Casualties ?

Punk oi et refrains de street punk frictionnent le public comme une machine à laver, et fonctionne en mode 90° avec un essorage en règle. Quand tu vois l'état des fringues à la sortie, et ben pfiouuuuut. D'autant plus que quelqu'un a dû foutre de la javel dedans, il y avait des taches blanches partout.

Heuuuuuuuuu, c'est bien de la javel nan ?!?



Les coqs gaulois ont dansé sous l'irrigation d'un tuyau d'arrosage du crew de l'xtremefest en plein cagnas solaire afin de faire retomber les signaux de fumée des iroquois de toutes les couleurs. J'ai vu des crêtes bleu, rouge, manquait que le blanc aurait suggéré le borgne. C'était festif comme concert et les godillots soniques d'Exploited à G.B.H marchaient dans un riffing de rue. La morve pendait au tarin, les poings se sont levés, les gobelets réutilisables qui évitent l'utilisation du verre plastique jetable volaient dans les airs et devenaient donc... jetables. Ça pogottait gaiement en tous sens, un collé-serré de brassage ethnique punk, c'était le souk dans la fosse aurait dit la fille du borgne. Le groupe en plus de jeter en pâture ses titres bondissants nous a prodigué une cover des Ramones, intitulée « R.A.M.O.N.E.S. » chanson de Motörhead, en hommage aux Daltons du punk rock, disponible sur l'album « 1916 » paru en 1991, et conçu par Lemmy.

Ce concert de Street punk a été ce que le fumier est à la culture maraîchère, un fertilisant.



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Sing along et punk mélodique, douceur du soir mielleuse autour d'IGNITE.

Le hardcore mélodique datant de 1993 du combo a souligné à merveille la puissance émotive à la coOol Californienne de ce groupe du Comté d'Orange. Je dis cela au cas où vous aviez une vision très très réduite puisque le Backdrop le stipulait.

Le chant de Zoli Téglás est hyper juste et tout repose dessus. Non que la musique en soi se cache derrière, mais que sa justesse vocale et l'amplitude mélodique qu'il transmet vient se loger en plein cœur. Avec quatre albums et 2 décennies, porteur de paroles humanistes et écologistes afin de jouer de la musique pour changer les choses, le groupe traduit sur scène une force musicale sur laquelle il faut compter. En grattant dans les premiers albums révérenciels, et des covers de Bad Religion « We are only gonna die » et de U2 « Sunday Bloody Sunday », Ignite assure son set.



L'efficacité et le sens de toute musique se mesurent à la façon dont elle devient partie intégrante de soi. Il est plus qu'évident qu'Ignite pointe dans le cœur des choses solubles cette forte émotion subtile. C'était visible auprès d'une femme près de l'ingé son, car elle remuait lascive, et quand vous croisiez son regard son sourire flottait avec le ravissement d’un embrun dans la délicatesse musicale du groupe.

Tout le set fut abouti par une sagesse et force mélodique, et lorsque le trouble s'évapora, les yeux étaient embués, le corps se dérobait à sa mise à nu, le cœur laissa échapper du fond des soupirs des pensées de plénitude vers une latitude optimiste.



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Les cartoonesques TOY DOLLS ont cartooné.

Ben tiens, avec leur caoutchouc punk, vif, élancé, les fringants vieux de la vieille punkitude (Olga l'unique survivant depuis 1979) ont usé de souplesse et de contorsion afin d'ajourer leur plastique musicale extensible. Le public en raffole, c'est sautillant, explosif de saveur colorée, c'est festif, et un samedi soir de carnaval c'est pile dans le jus du Xtremefest.

Si « Vouloir être quelqu’un d’autre c’est gâcher la personne que vous êtes. » selon Kurt Cobain, il est avéré que Toy Dolls est celui qu'il doit être depuis toujours en restant celui qu'il est à jamais...Eeeeet merde, relis alors !



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Séance d’ostéopathie gratuite avec SICK OF IT ALL.

Se faire craquer les vertèbres par les légendaires New-Yorkais demeure une expérience bienfaitrice.

C'est toujours le même concert et toujours la même envie de jouer après toutes ces années. C'est dingue et cela peut-être une définition de la passion me semble-t-il ? Musicalement la formule est éculée, on pourrait affirmer que SOIA est comme ACDC, Motorhead & co, il se satisfait d'une recette musicale unique, ayant labellisé son culte. Aucune prise de risque, le groupe va à l'essentiel, ne recycle même pas, d'ailleurs pourquoi le ferait-il ? Le seul a tourné en rond c'est le public dans des circle pit avec la banane comme sourire. Le groupe est fier, affiche une attitude positive, fédératrice, s'éclate à fond, prend son pied, toujours avec le sourire, c'est imparable comme joie et plaisir fédérateur à transmette.



« Quand je suis sur scène, le sauvage en moi est en liberté. J'aime redevenir un homme des cavernes. Il me faut six heures pour me calmer après un concert. » Angus Young.

Oui le HxC punk de SOIA honore les valeurs du live qui ont fait sa renommée une fois encore, et ce depuis toujours. Le groupe n'a pas le melon en appartenant au culte HxC de la grosse pomme, il a le sens du respect réciproque.

L’Entertainment avait créée des faux-dieux, non seulement au moral mais aussi au physique. Sick Of It All est venu restaurer ce qui avait été perdu, il transforme le corps de notre génuflexion en le rendant semblable au sien avec une honnêteté non dissimulée, avec une fraîcheur de quinquagénaire inusable, comme une claque de vérité en un pur jus de concentré Hardcore !


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Je me répète mais les déguisements ont coloré l'Xtremefest. Au bar du vip, le costume est à la Marine, plein de matelot.es (je suis pas sûr de la féminisation ortaugrafike du mot) Olivier de l'association La Lune Derrière Les Granges ressemble au Capitaine Haddock dans une version de luxe et lounge de la Croisière S'amuse.

En seconde partie de soirée c'est Disco Bestiau avec un DJ qui met le feu à la platine, au sens comme au figuré. Pendant les indécentes beuveries de fin de soirée, je concours contre un pongiste avéré sur une porte dégondée, devenue table de ping-pong sommaire. Cette partie à l'aveugle avec Guillaume Circus permet de vous annoncer un retour proéminent de l'émission de radio Joining The Circus. Hip hip hip !

Sur le dance-floor le smurf rock'n'roll de Gwardeath ne laissa aucune chance aux autres mâles d'épater des femelles déjà sous le charme invertébré du Basque bondissant, d'autant plus munit d'un french flair toujours aussi actif pour caler des jeux de mots très subtils dont vous pouvez en retrouvez la teneur outrecuidante et à la coOol avec son report " Oui aux ambiances foreuses, non aux ambiances foireuses " de l'Xtremefest 2019. Dans le mercato journalistique, sachez par ailleurs que cet imminent personnage du monde libre du fanzinat sera très prochainement à la fanzinothèque de Poitiers dans un rôle d'encadrement.

Rappelez-vous le précepte d'Eddie Spaghetti (The Supersuckers), qui colle à la peau de Gwardeath : « Le rock'n'roll vous maintient dans un état constant de délinquance juvénile ».


Retrouvez tous les lives, ITW de cette journée, captés par Big Jim & Junk via la chaîne youtube WALLABIRZINE ; et les photos de Junk Cacahuète et jus d'orange sur la page FB du WBZ.


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