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Report de concert

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jeudi, décembre 22 2016

VECTOR EQUILIBRIUM


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"Le Vector Equilibrium est le point zéro de départ pour tout événement ou non-événement qui est prêt à montrer n'importe quel action à n'importe quel public"

Oh pitin d'entrée la prise de tête !

Non mais déjà en premier point calme-toi, ce n’est pas si compliqué en fait, puis de deux respire profondément sur deux, voire trois respirations si tu en ressens le besoin, voilààààààààà. Car tu vas saisir dans quelques secondes le sens de l’événement et du non-événement, si, si.

Sollicité par deux invitations à la même date, il ne m'a fallu qu'un centième de seconde de réflexion pour éviter le repas d'entreprise soumis à tous les vices d'un speudo management permissif, pour y préférer une soirée de concert à Albi.

Pas con hein ? Hé, tu aurais fait de même toi aussi, alors mollo sur le ricanement seutplait !

Ben oui soyons clair, le traditionnel cirque du repas de fin d'année est le moment opportun à tous les suces boules de lécher le merdaillon de chef pour pallier leur omission de compétence, et dans l'ultime but de gagner les galons d'ogive permettant de régenter en digne capo par la suite. Je dois vous l'avouer avec respect mais je me fais violence tous les jours pour gagner ma croûte, alors supporter l’hypocrisie mielleuse des cadres dirigeants, et les contorsions lubriques de la force de vente dans l’espérance suprême de détrousser les femelles de l'assistance, me paraît insoutenable pendant mon temps de cerveau disponible. Ma liberté individuelle m'impose de ne point me soumettre à ce genre de génuflexion, d'autant plus que Cobra + Ta Gueule = Moment de pureté nihiliste absolue.

Je ne voyais pas comment m'en passer, surtout dans le contexte du soir, d'où ce putain de Vector Equilibrium.

Ben ouaie tout est clair désormais, alors reprends une respiration normale.


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Un concert à Albi c’est obligé que ce soit avec Pollux assos (Xtremefest), et il faut s'engouffrer dans le ventre de cette préfecture pour trouver le chemin de la base de loisir de Pratgraussals, elle-même limitrophe de la station d'épuration ?!? Si vous y voyez une quelconque relation c'est que vous avez l'esprit mal placé. J'arrive malheureusement pour la fin du set de COBRA, autant dire avec regret que je n'ai vu qu'un bout de la queue du serpent. Apparemment le groupe a joué pendant le béotien apéro-saucisson-pain au chocolat essentiel à tous les aficionados sudistes de pernaud-ricards et de chasse, pêche et tradition.

Avec ce groupe il y a un truc faramineux, car prendre des coups de hard punk par cet orchestre cela mérite amplement que l'on y accorde la plus vile arrière-pensée. Cobra est un esthète de la distraction, il fait mine de se la jouer provocation alors qu'il injecte son poison avec la désinvolture princière du malin. Le public désenchanté a pu échanger les seringues dans cette auberge de la dernière chance en maniant le glaive de Satan parce que c'était l'enfer ici. Comme toujours le public est partagé entre en rire où affiché cette moue de consternation que le métalleux autorise aux pérégrinations sauvages du punk quand il se met à jouer à sa tête de con. Cobra infecte tout avec ses spores soniques, et leurs lyrics ont très certainement refilé le VIH au premier rang, pis de toute façon Cobra crache toujours son venin avec la croix à l'envers, alors amen et glorious satanas, mouahahahahahahhhh !!!


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Tout de suite après, c’est TA GUEULE qui enchaîne sur une petite scène sur le côté. Le son est diamétralement trop fort, mais pour son leader charismatique et chanteur/guitariste El Conservator il faut vivre dangereusement, ceci n’est pas un conseil mais plutôt une recommandation, il est donc inconcevable pour lui de s'appareiller avec des bouchons de protection auditive pour un concert de rock. Et bien je ne suis pas du tout d'accord avec ce sympathique bourgmestre du rock’n’roll, puisque sans bouchon plus d'audition, plus d'audition aucun intérêt d'écouter Ta Gueule, CQFD. Pas con hein ?

Pour ce groupe de fantaisiste pur-jus, la question réside avant tout dans cette expertise situationniste : Comment exprimer des réflexions subversives en les hurlants sur de la musique punk et jouée à saturation ?

Forcément, la première réponse c’est : On « Samba les couilles » mais nannnnnnnn il ne faut pas, car sous des airs narquois, le cynisme jovial du groupe et son ironie mordante façon épagneul de Tricastin feront reluire la connerie monumentale d’un band fort singulier. Le trio a joué décontracté du gland, sans prise directe avec la fatuité désintéressée des soiffards et des bousculades de jneus sadomasochistes en demande de torgnolle. Le petit pit prenait souvent cette allure de cour d’école où on se chahute pendant que les instituteurs élaborent leur consternation réciproque sur les bons à rien qui leur servent de gagne-pain.

À l’oreille nu, le bassiste est un sacré instrumentiste avec du matériel pareil, et l’on se dit avec désinvolture que finalement leur grossièreté ne dérange pas plus que ça, et puis après tout, c'est un concert de punk tout de même, on ne pouvait pas non plus s’attendre à autre-chose, à mieux ? Non toi tu sors, de suite, allez ouste chenapan.

À la fin le groupe a promis de revenir pour la deuxième couche d’impression alors que la première dégoulinait encore dans les cerveaux.

Le public s'est alors éparpillé en un résidus microbien post-mortem que mon attention se porta soudainement sur les nombreux messages de soutien que je constatais sur des vestes patchées et autres éléments vestimentaires d’une vulgarité étourdissante, comme hellfest cult, turbojunged et autres...qui prouvent de la mobilisation pour un sujet capital, et de sa capacité à souder une communauté dans le firmament des joies communes comme le national-socialisme en son temps, la trivialité d'une loge maçonnique ou leur équivalent dans les confréries estudiantines, gustatives, gastronomiques, tel que la Confrérie des Chevaliers du Goûte-Boudin, la non moins sérieuse Confrérie de l'Académie universelle du cassoulet, ou la très célèbre Confrérie de la Prune et de la Quetsches Lorraine à Farébersviller.

Mais pourquoi avais-je tant ce besoin de reluquer des messages de soutien ? Et bien parce que cette soirée était organisée sous l’égide de Pollux Asso, qui œuvre pour la diffusion et la promotion des musiques actuelles sur Albi et le Nord du département du Tarn. Let's Zguen and Rock'N Roll ! Mais Pollux association se trouve dans l'escarcelle contemporaine du manque de moyen financier significatif pour poursuivre l'aventure. Il œuvre désormais vers cet appel caritatif en tapant des mains et des pieds par le biais du financement participatif (crowdfunding ou encore socio-financement). Cet acquittement philanthrope doit en plus sensibiliser l’ensemble des mécènes par la formation pure et simple d'un patronage lui-même sous l'égide d'un parrainage instituant les soubassements propre à maintenir l'édifice de façon pérenne. Ouaie comme les témoins de Jéhovah sauf que eux ne passeront pas le dimanche matin, ça c’est certain.

Plus prosaïquement, adhérer à l’association rejoint les attentes de former une corporation stable et constante structurant un corps social, afin de relier tous les individus de cette communauté entre eux.

Vous pouvez lire le communiqué important sur la situation de Pollux Association : Communique_Pollux_12-16.pdf

Si certains se demandent encore comment aider concrètement voici quelques solutions :

1 - Adhérer à l'association

2 - Remplir le formulaire de soutien

3 - Faire des emplettes sur le merchandising

4 - Réserver votre place pour le prochain concert.


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FIN DE LA MINUTE DE SOUTIEN

Si l’on me pose la question subsidiaire, le dilemme du soir était : Doit-on faire passer des réflexions de manière faussement sarcastique en ayant l’air de s’en foutre ? Ou bien d’être réellement sérieux de manière ironique sans jamais être prit pour un escroc ? La subtilité du message ne résistera pas à la tronçonneuse sonique de toute façon puisque SIDILARSEN tchac poum uh démontera la scène avec l’attirail ad hoc.

Le groupe appelle cela du dance floor métOl.

Heinnnnnnnnnnnnn ?

Oui c’est du Rammstein électro-rock avec des soupçons de new wave, la poésie des Gold sur des textes altermondialistes. Ce n’est pas ma came, mais je reconnais volontiers que le band lustre sa faucille à coup de marteau et de cet attrait festif propre à faire bouger les foules. Leurs textes sont assez crédules mais l’efficacité d’absorption séduit les jeunes gens en quête de changer le monde pour ne plus fleurir des tombes. Mais bon, la pleine ironie de l’histoire de l’homme, c’est qu’il ne profitera jamais de la grandeur de son narcissisme le jour où il réussira enfin à faire exploser sa planète. Je pense que cela répond amplement à la question : Jusqu’où l’homme est-il capable d’aller nan ?

Quoiqu’il en soit Sidilarsen est un rouleau compresseur à dance-floor capable d’étourdir les jeunes, cela les fait danser et fait évacuer le stress de leur avenir périssable. Simone et Jeanine ont beaucoup remué du troufion pendant le set, au point que jean-pascal était tout ému dans son slip en les voyant se trémousser de la sorte. Du téton qui pointe jusqu’aux gobelets de bière renversés sur le sol devenu très glissant dès lors, le pit était devenu ce genre de patinoire de province où l’on danse sur des rythmes martiaux à s’en taper le cul au sol.


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Après avoir raisonné sur le dilemme du soir pendant des nuits entières, il m’est apparu prudent de vous dire que la caractéristique des groupes de cette soirée c’est qu’en tant qu’entité similaire, Sidi et Mass essayent de fédérer tandis que Cobra et Ta Gueule sont dans une attitude de dissension nihiliste (Leur haine de la société est un juron fort gracieux par ailleurs).

Ce contraste permettait d’adjoindre avec la délicatesse du punker, que d’où qu’elle vienne et qu’importe par où elle passe, la façon d’absorber des informations sur de la musique amplifiée relie des êtres différents par des points de vue qui semblent convergents de prime abord, et qui pourtant se connectent à un ensemble de communauté voisine.

Oui je sais on « Samba les couilles », du coup reprise du temps pour Ta Gueule sur le côté avec un set aussi félon que le premier, m'amenant à cette sentence primesautière que Si Jello Biafra faisait une espèce de grind’n’roll il ferait la même chose que Ta Gueule, mais en moins vulgaire. Je décerne donc au groupe le grand prix spécial d’humour noir pour sa capacité à ubériser la révolution citoyenne.

On en arrive à la fin de la soirée avec MASS HYSTERIA, la tête d'affiche. Forcément le groupe tient la scène, sa scène, il a déjà tenu en laisse de grande scène de festival, alors la poignée de merdouzil d'Albi il en a fait qu'une bouchée malléable que l'on ferre à sa guise comme un gardon de rivière. Le show est rôdé et calibré pour faire rugir la jeunesse qui ne souhaite qu’exulter, et en a marre du cynisme des vieux aigris. Ouaieeeeeee ta gueule, je sais, je sais.

Parce qu’en fait la jeunesse elle veut lever le poing et combattre un truc qui fatalement est déjà inséré en elle depuis sa naissance, et qu'elle a carrément digéré sans s'en apercevoir encore, mais ça ne va pas tarder pour commencer l'aigreur (voir ta gueule).


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Mais quoi qu’on en dise ou fasse, la jeunesse a un grand besoin de festoyer à cet âge où les hormones de croissance font des siennes sans arrêt, et cette vérité était une fois encore là et était fortement palpable dans cette saturation électrique pour donner naissance à une énergie libre. Car même si la lutte ne dépassera pas la salle, la jeunesse de gauche avait besoin d’entendre autre-chose que les roucoulades envers le libéralisme, parce que l'opulence de la société de consommation a engendré dans l'obsession d'acquérir, la tentation du bonheur sans jamais parvenir à la rassasier. C'est une quête vers le vide et un appauvrissement existentiel par accumulation, les deux formant le non-sens parfait et l'ironie. La frustration naquit dans ce terreau de jalousie incurable, en même temps qu'une haine tenace et inextinguible. Au point que les hommes sont toujours prêts à tout dénaturer pour parvenir à ce graal, jusqu'à ce corrompre en étant aussi friables qu'une falaise de craie érodée par les marées des océans pour en satisfaire l'avidité.

Mass Hysteria a fait son taf, et je lui décerne le grand prix Arlette Laguiller.


{{ Aussitôt la fin du concert je prenais la fuite car depuis le décret du gouvernement sur la sanction de pénaliser les clients de la prostitution, la rose Albigeoise devrait baigner dans le silence religieux de sa cathédrale en brique sitôt le coucher du soleil. Hors, si je m’en réfère aux analystes cathodiques ainsi qu’aux oracles de la rue qui prédisent l’apocalypse dès que les discrets gourmands de péripatéticienne auront fui le macadam, il semblerait inconscient de s'aventurer le soir sous peine d'être violenté par des hommes peu scrupuleux de pouvoir refréner leurs pulsions malignes. Et bien je vais dire la chose d'une manière assez brute, mais comme je viens d'une contrée reculée de la civilisation où tout est bon pour affabuler avec des histoires rocambolesques digne d'un conte du moyen-âge sur les coutumes barbares des gens des villes, ce soir-là pourtant j'étais toutefois rassuré. Oui, pleinement, car je n'avais absolument aucun soucis d'être profané par un légionnaire en retraite résidant désormais loin des alpages où se terre des chèvres apeurées par un coït sauvage avec cet ancien troufion, tout comme d’être soumis comme un enfant de chœur insouciant face à la bestialité d’un ecclésiastique pendant l’apprentissage d’une catéchèse lubrique. Pour la simple et bonne raison que j'étais certain d'être épargné car il faisait vraiment froid. Du coup il aurait fallu un chalumeau au violeur pour que l'entrée de mon clapet fécal soit envisageable. Je ne vous cache pas non plus qu'un chalumeau reste un objet suffisamment encombrant et peut même paraître un tantinet assez intriguant à une heure avancée de la nuit, surtout pour la maréchaussée qui guette sur la moindre bizarrerie (caméra de surveillance à l'appui). Même si elle est coutumière des désordres moraux des noctambules, là tout de même, su été abusif toutefois. }}

En regagnant mon logis par la route de campagne, il devait être bon gré, mal gré l'heure idoine où mes collègues de travail gorgés de binasse se foutaient des pralines sur le parking du restaurant à propos des inégalités salariales, sous le regard affreusement dépité de leur conjointe, clôturant comme il se doit cette apothéose du repas d'entreprise traditionnel et du Vector Equilibrium.

Fine & see you !


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mardi, novembre 8 2016

§ AQUAWILDSURFING §


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Aussi lointain qu’est apparue la vie sur terre, nous venons tous de la mer. C'est une révélation assourdissante pour les témoins de Jéhovah, mais pas des plus déplaisantes pour les passionnés de Poséidon.

D’ailleurs n’avez-vous jamais eu la sensation d’exister plus intensément quand votre corps flotte ? Et bien oui moi aussi, et c’est encore plus probant quand vous nagez tout nu. Saviez-vous que la seule différence entre un homme et une femme nu dans un bain, tient en tout et pour tout à cette sensation plaisante qui arrive inopinément quand l’homme expulse dans l’eau, en faisant remonter des bulles de pet gazeux qui lui chatouillent les testicules ? Mais je ne vais pas dépenser votre temps de cerveau disponible à philosopher sur la matière aqueuse, puisque cet énoncé tout aussi étonnant et pompeux qu’il soit, va me permettre d’éclabousser vos éventuelles retenues quant à la surf-music.

Parce qu'il y a une saveur surannée dans le son et les mélodies de la surf, qui est tout à la fois sauvage et intemporelle.


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L’histoire est simple et limpide comme la quiétude de l’eau dans un lac de montagne. Je quitte mes pénates tarnaises pour me recueillir dans un rade Toulousain. Le premier band à faire suer le pit pour qu’il se désaltère avec des binouzes c’était LEMMY FUCKERS. Un trio basse, guitare x 2, plus boite à rythme. Oï, oï, et aïeeeuuuuuuuuuuu, car c’était Lemmy chez les cocos pour le bal des agités.

Il y avait un quadragénaire à côté de oim qui pensait venir voir un groupe de reprise de Motörhead tout bonnement, je t’explique pas la gueule qu’il tirait le gazier. Parce que les Lemmy Fuckers c’est du punk qui crachouille son pus de pounK. Le groupe a bazardé des covers des bérus, OTH, Dead K pour donner envie de passer des vacances au Cambodge. Enfin, il manquait le « If the Kids are United » des Sham 69 tout de même... Puis quand même last but not least, le groupe a joué « Overkill » de Motörhead, mais versus les béruriers noirs dans un squat. Bin oauie, Oooooooooooh faut pas exagérer tout de même, c’est des punks élevés sous la mère sex pistols.

Pendant ce temps de noce pOunk, je prenais un thé sous le regard étonné de l’assistance du comptoir plus prompte à la libation maltée, voire anisée même. Pendant ce set, il y avait surtout des punks à crête, heureux comme des coqs-en-patte pour reprendre les refrains tout en pogotant, pogotant, stoin, stoin. Je me faisais chié à loisir, non pas que le groupe soit mauvais, mais que je n’avais pas une once envie de me faire griller l’audition avec une musique pour ami des rats des villes. Nann pas envie du tout, mais bon, le thé était bon et on me regardait comme un truc bizarre venu d’ailleurs, au point que dans le regard de la barwomen je distinguais qu’elle n’en revenait toujours pas d’avoir servi une telle collation à cette heure avancée où le punk se frictionne plus communément les épaules, la tête, alouette, je te plumerai, ah,ah,ah,ah…


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Il y avait des gens dehors qui commençaient à se refroidir les articulations car le froid faisait son apparition automnale, la jeunesse de la rue profitait de se remplir les poumons avant de rentrer dans le ravelin. Pour paraphraser le barman quant à la prestation des Lemmy Fuckers : « C'était bien les 80's ». Le band prit dans son enthousiasme a clôturé avec un final interminable qui raclait sur le temps des surfers bisontins, mon thé était fini, le barman regardait l’heure en espérant que la soirée se terminerait dans la légalité, une punkette au cul d’enfer sortait pour retrouver de l’air pur avec la moue mutine de l'arrogance de sa vingtaine.

Le bar le Ravelin possède un cadre sympa, dont l'agencement rappelle celui de l'Autan, mais en plus petit encore. Au détour du comptoir j'ai bavardé avec Rémi "RAMIREZ" le batteur du groupe The Branlarians et sur leur avenir suite au décès cet été de leur saxophoniste et chanteur Julien Youl. Il m'a confié que le band allait continuer, et peut-être avec une formation de 2 guitaristes. Pour le moment c'est avec La semaine du SKA à Tolosa que la mobilisation est totale.

Leur association DTC (créer pour le Rock'n'stock festival) est à la base de l'ensemble de cette superbe semaine pour vous faire déhancher avec le sourire aux lèvres sur du rocksteady-beat et du ska.

Ma présence du soir, je la devais toutefois à Hawaii Samuraï, trio surfique de l'est, qui prouvera qu'il fait exactement l'inverse de ses initiales avec un set explosif, où il était l'heure à la fureur et au tumulte de donner toute leur résonance.


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A tous ceux qui hurlent dans la nuit profonde que le vrai rock'n'roll n'est plus, je leur tends la reddition en vinyle de l'album « The Octopus Incident », avec lequel le combo avait réunit des covers, du live, d'ailleurs on y entend du saxophone, chose que nous n'entendrons pas dans le Ravelin, puisque nous avons la formation de 2004, avec guitare, basse, batterie. Rendez-vous compte que ce trio a proféré des insolations surfiques avec des concerts par centaine dans toute la France et dans le reste de l'Europe (Suisse, Allemagne, Autriche, Belgique, Danemark, Hollande). Le groupe a joué avec Dick Dale (Usa), Jon Spencer Blues Explosion (Usa), Bob Log III (Usa), Sonny Vincent (Usa), Speedbuggy (Usa), Custom Made Scare (Usa), the Darlingtons (Usa), the Pipelines (Suede), Washigton Dead Cats, Uncomonmenfrommars, Neurotic Swingers, Cowboys from Outer Space, Hellsuckers, the Juanitos, Jerry Spider Gang, Weak, the Hatepinks, Gomm, Bikini Machine, Holy Curse, Hellbats, Chewbacca All star, Sparkling Bombs, Second Rate, Surfin' Matadors, El Ray (Danemark), the Manikins (Suede), Los Banditos (Allemagne), Leopauld Kraus (Allemagne) et bien d'autres...Avec 3 albums, des splits ep (45t) et une poignée de titres sur des compilations et samplers sous le coude, les 3 Ninjas de Honolulu Besac City prouvent encore et toujours que le surf rock instrumental a de beau jours devant lui. Chose que nous leur devons par l'activité outrancière de leur félonne saturation sonique. Jadis le groupe surfait sans fin, effrontément, superbement. Mais voilà, que l'histoire rebondissait dans les strates profondes de sables mouvants lorsque subitement est apparu la dissolution après The Final Assault Tour en 2005. Égarés dans la vallée infernale nous étions devenus ces crabes que l'on voit déambuler sans but dans le silence maritime.

L'océan de solitude nous faisait face et le regret semblait éternel.


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Puis par cet effet de magie noire que réserve la vie terrestre est survenu la réhabilitation du vinyle, ce qui avait suscité au label « Les productions de l'impossible » de sortir le premier opus « Let There Be Surf » d'Hawaii Samuraï. Ceci avait permit au trio de waxer son surf avec quelques dates en début d'année 2012, mais uniquement à l'Est. Aucun passage dans la brique toulousaine bordel de chiasse à merde. Après 13 années d'eau calme à patauger dans la Garonne, le trouble n’est plus de mise, Hawaii Samuraï est de retour, la vague perpétuelle menace d'être gigantesque et de tout engloutir sur son passage. On raconte dans les vestiaires de l'ovalie que les guerriers maoris du rugby se font dessus dès que l'on agite les légendaires vengeurs de la plage venus des îles hantées du pacifique. Il est vrai que toutes ces histoires de créatures ensorceleuses, de monstres maléfiques, peuplés d'aventures exotiques sont l’apanage de ce groupe et de son pur surf rock cryptique emprunt de riffs nostalgiques, façon Dick Dale, Trashmen, Surfaris, Revelaires, Man or astro man.


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Au merch des surfeurs, il y avait le sieur Gwardeath, un peu fatigué de cette fin de tournée, mais toujours aussi agile quand à sa répartie sur les domaines culturels en tout genre. Par monts et par vaux, cet homme d'une sagesse conforme à l'encolure libertaire, sillonne le vaste monde en ayant toujours ce regard espiègle, absurde et parfois mélancolique, il vous rend grâce d'en lire le contenu via ses contributions périodiques, épisodiques, mensuelles dans de multiples chroniques virtuelles et papiers de haute qualité.

Hawaii Samuraï s'est présenté à nous en empruntant un look symptomatique de la somme de crossover que propose leur surf intergalactique. Dick Den's avait enrôlé une cagoule comme un indépendantiste, Buenax camouflait son regard avec le masque de Green Hornet et Nasty Samy en bandeau noir autour de la tête. Pour fédérer et afficher les mêmes couleurs  il y avait la veste sans manche avec dossard libellé à l’effigie du band, rappelant par la même occasion l'autre groupe de surf de Nasty Samy, Demon Vendetta.

Si dans l'espace personne ne vous entendra hurler, au fond de l'océan guère plus, et le cosmos corallien d'Hawaii Samuraï réserve l'incongruité subliminale d’apparitions fantasques.


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Le groupe arrosait sa surf-music dans l'essence du rock garage afin d'enflammer avec un esprit de punker dans l'âme. Leur set était constitué de compos originales et de reprises diverses et variées, de Link Wray à Dead Kennedys, en passant par the Tornadoes, Bobby Fuller, et des génériques de Spiderman, Batman, Buffy contre les vampires !La zique d'Hawaii est une force de la nature, sa déflagration sonique est bestiale. Si on ajoute à cela une sensualité spectrale, un érotisme abyssal, il est évident que le concert du soir allait nous déposséder de nos angoisses, par la multitude de ses résonances et j'en constatais les effets par les cris d'orgasmes que le public a poussé. Avec ce groupe, le twist a le goût du sang séché.

Nasty Samy donnait dans ce calme apparent d'un volcan qui ne demande qu'à exploser, Dick Den's apposait à son reflet l'élégance racé de la surf music et de sa folie perpétuelle, Buenax a distillé le carburant nécessaire pour faire chavirer l'ensemble dans un tsunami sonique. Le groupe a offert une dédicace à Lucas Trouble avec le titre « Haunted Orbital Station ». Pour rappel historique, ce fut un homme de l'ombre dans la production d'Hawaii Samuraï, et qui en a longtemps façonné le son, puis il y eu aussi une dédicace pour the gypsy master, le sieur Django Reinhardt.


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Si, si.

Cette surpuissance surannée que l'on entend est en fait légitime de leur passion. Rejeton légitime de la maquerelle Poison Ivy et de Man or astro man, Hawaii Samurai a fait rutiler l’histoire du rock et son venin carnassier pour un final primitif et progressiste. Dans le tohu-bohu du ressac surpuissant des sonorités aiguës qui n'en finissaient plus d'exalter en nous des vagues d'euphorie jubilatoire qu'offrent la surf quand vous vous retrouvez à boire son bouillant magma surfique, qu'à la toute fin, nous trouvions dans le macadam une plage de sable fin douce et soyeuse, avec son goût salé dans les discours de bienséance de procrastinateurs, qui invoquent le destin sans pitié de leur infortune pour s' exonérer de leur futilité et de leurs fautes quant aux mauvaises décisions prises. Oui, il faut bien l'avouer ici-bas, Hawaii Samurai offre en plus de tout le reste, la possibilité aux formes les plus larvaires de l'existence de se désoxygéner en aspirant son aqueuse décompression musicale.

Mais souvenez-vous d'une chose capitale en ce qui les concerne : Only HAWAII SAMURAI are pure cryptic and voodoo instrumental surf-punk, & Ultimate Surf Abomination !


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dimanche, août 21 2016

KING KONG FIVE


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Report XTREMEFEST 2016 : The festival of the beast !


Dans une époque instable de cruauté permanente, le marché du bonheur fait évidemment recette. Bonheur hédoniste synonyme de joie du corps ou relatif au bien-être spirituel pour sa paix de l’esprit, bonheur austère pour les adeptes de la frugalité ou contagieux pour les partisans de la pensée positive, chacun trouvera sa quête selon sa sensibilité. La mienne sera d'entendre hurler dans un bruit infernal des groupes agressifs, déblatérant chez certain les anathèmes sulfureux d'enculer des nonnes avec le manche d'une pelle de cantonnier de la brigade des feuilles.

Hey tu sais quoi ? Cet été l'Xtremefest est devenu Skull Island, mais ouaie mec l'île de King Kong, carrément, avec l'esprit de la main noire et sa fusion des genres...Façon contusion sonique avec du Punk, du HxC et du MétOl.



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Vendredi c'était Just Break Me 


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En cette après-midi radieuse, l'ambiance était moite puisque chacun baignait dans son jus de sueur, et bien malgré tout le trio de punk rock mélodique BIAS, a envoyé sous une chaleur accablante pour roder les articulations de l'Xtremefest.

C'est toujours super dur d'ouvrir une scène, cela a aussi l'avantage d'être une distinction, souvent honorifique, mais qui permet de se forger à la dureté des premières fois. Bias s'est élancé avec toute la sincérité désarmante de sa jeunesse, la fougue de son idéalisme juvénile, et le groupe a fait son taf, c'était aussi sec qu'un défilé d'anorexique de chez Chanel, et aussi cool que le dude !


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De suite après dans la X Stage intérieure, ce fut un contraste saisissant avec INLANDSYS dont le froid sépulcral a saisi et figé le public. Un duo vocal pour un death-black-sympho putride (oauie c'est multiple) munit de longues séquences vertigineuses, assez trippantes pour offrir un large panoramique d'atmosphères intenses, vivantes et parfois même épiques. Les lumières plantaient le décor clair/obscur permettant il me semble au quintette d'appuyer là ou se contorsionne les styles du métAl les plus envoûtants. C'était étourdissant. Il y avait une moindre affluence et je n'en comprends toujours pas la raison à l'heure où j'écris cela, alors que le set était vraiment bon, ce qui aura permis je pense la découverte pour de nombreuses personnes. Ce qui était mon cas, me permettant de creuser par la suite dans la discographie du groupe, donc bonne pioche.


Nous nous évasions à la contemplation estivale en se dirigeant vers la EMP Stage extérieure avec la coolitude sudiste, que le grand public commençait à arriver à peine...


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Deuxième fois que je vois NOT SCIENTISTS en concert en l'espace d'un mois, très heureux de retrouver le punch, l'énergie de ce super power rock, avec des accents post-rock indé, un son 80's et surtout avec tout ce qu'il faut d'émotion pour être submerger.

En ni une ni deux le groupe a fait feu, les mélodies géniales s'enroulaient autour de nous dans leur écrin soyeux, et nous étions bienheureux d'être dans le tourbillon de Not Scientists. Le groupe arrosait avec fermeté la fleur de lotus des filles, lesquelles s'ouvraient en pointant leur téton d'un désir que l'on ressentait brûlant. Il faisait chaud, le public cherchait l'ombre, et Not Scientists leur offrait un feu de joie musical. Du coup c'était le bouillon. À chacune de leurs chansons je me disais que la plastique de leur titre était exquise, bien énergique, et avec ce que je ne sais quoi qui apporte une singularité moderne et passéiste à la fois. Et puis le fameux jeter pied droit de Thibault le bassiste c'est quelque chose tout de même.

Ed le chanteur guitariste est indétrônable à l'xtremefest, chaque année il est présent, je pense que dans trente ans il finira par ouvrir une cantine pour faire partie du trip. Et ouaie c'est pas con hein ?


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Le groupe REGARDE LES HOMMES TOMBER est arrivé avec un calme olympien dans l'arène où le peuple assoiffé de sang hurlait à la mort. Il y avait quelque chose dans l'atmosphère, une teneur de souffre, comme si le public savait à l'avance que l'instant serait insaisissable, que ''“ l'air était plein du frisson des choses qui s'enfuient.”" selon Charles Baudelaire.

Puis quand les premières salves ont giclé leur pue virulent, que le combo s'est lancé dans l'obscurité, sa musique est devenue comme un tas de chair que les carnassiers félidés du public déchiquetèrent comme des lions faméliques en cage. La haine couvrait l’atmosphère de sa parure sanguinolente, et le combo a continué ses versets sanguinolents et misanthropiques. On savait qu'il y aurait de la hauteur à ce set, mais de là à imaginer être si haut perché ? Difficile de redescendre.


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Au théâtre ce soir c’était Hadès qui accédait au tribun et rendait gorge en un cri surpuissant pour commémorer sur l’autel miséricordieux. Le groupe a maintenu à niveau de gorge la strangulation qu'il a inoculé avec son venin sonique. Ténèbres et lourdeur ont emboîté leur pas dans une démarche épaisse, pour que le band puisse suspendre le public au crochet de ses titres apoplectiques.

Si RLHT est statique sur scène, la posture de leur musique ondoie de charme vénéneux et sensible dans le crépuscule ombrageux et suffocant. Râle vocal, crépitement rythmique, riffs lourds et cristallins, offrande pessimiste et ode à la funeste morbidité.

On est tombé de très haut.


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Soyons honnête et objectif, c'était vraiment mieux que lors de leur précédent passage à l'Xtremefest pour A WILHELM SCREAM, et c'est très certainement dû à ce bel ensoleillement qui a fait briller toutes les oriflammes de leur punk mélodique, et que le spirit de fin d'après-midi ne faisait qu'amplifier.

J'ai trouvé que le groupe avait davantage fait le forceps pour fluidifier son punch et faire vivre son intensité tout au long de leur set. Offrant ainsi un kaléidoscope à vif de leur discographie, c'était vraiment cool. Et pour les grincheux qui rouspétaient que cela faisait la seconde fois que ce groupe venait, et bien la seconde était meilleure que la première dude ! D'autant plus que sur scène se sont de véritables chiens fous, et le public a honoré cela avec un final absolument fédérateur.

De plus, A Wilhelm Scream avait de la compassion face aux derniers événements tragiques et horribles survenues dans l'hexagone. Le groupe a encouragé à une attitude positive : Punk Rock Spirit. On peut poursuivre ainsi avec la thèse de Jean rostand : « On tue un homme : on est un assassin. On en tue des millions : on est un conquérant. On les tue tous : on est un Dieu. »

Est ce que je vous ai dit qu'il faisait une chaleur à crever ? Nan, ok il faisait très chaud, et ahhhh béatitude incommensurable, j'ai enfin trouvé du thé à un bar de festival ! Merci O grand Xtremefest, tu ne peux savoir à quel point tu as œuvré pour mon bonheur.


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Ce qui ne fut point le cas de TROLFFEST et sa musique pour coussin péteur, alors oui je sais, houla la je suis une peau de vache, mais je n'arrive pas, mais pas du tout à apprécier ce style musical.


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Je comprends très bien que l'époque d'austérité est au pessimisme, et que la jeunesse a un besoin viscéral de s'amuser, mais ce que je ne capte pas c'est pourquoi avec du biniou ?!?

A un moment le guitariste est carrément venu dans la fosse pour tourner dans la farandole avec les autres. Du coup j'ai virevolté un 360° pour apprécier la réaction des personnes, et mon constat est sans appel : Joie, allégresse, cabourdise. Je pense que tout est dit et résume assez bien l'état d'esprit global de cette cavalcade pagan métOl. Seul un gars reluquait une nénette avec un regard de goret. La jeune fille portait des habits très moulants, quand elle s'est aperçue du manège elle s'est cambrée pour faire remonter ses tétons, puis ses yeux se sont pointées vers le cochonnet du gars.


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Ohhhhhhh Pitinnnnnnn XtremeSex !



Eric Demers, le zulu blanc du punk à roulette était dans la place avec STRIKE ANYWHERE. Pardon dans le game ! Oui c'est comme ça qu'on dit dans le monde virtuel.

Ok il y avait de bonnes vibrations avec des messages de tolérance et une très bonne réceptivité du public. Oui c'était engagé comme concert, il y avait des messages à faire passer pour qu'une conscience émerge en même temps qu'une musique assez énergique qui serve de catharsis.

Il y a une pige que je n’avais pas écouté Strike Anywhere, bon j'irais pas y remettre une oreille dessus, franchement je vais être honnête ce n'est pas le band qui me fait de l'effet. Mais en concert les gars ont relevé les manches pour faire pointer leur mélodies fièrement.

Ceci dit, avec un regard vers le passé, la valeur intrinsèque d'un tel band de punk rock à l'xtrem, heyyyyy ça l'a fait nickel. C'est passé parfaitement, il y avait des titres cool, du fun, de l'énergie, ouaie de bonnes vibrations tout simplement, et il n'en fallait pas plus que pour les américains nous séduisent par des messages de tolérance et de combativité.


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La suite ? NAPALM DEATH. Vu, vu et revu, mais c'est à chaque fois aussi excitant nan ?

Je me suis foutu avec les vieux au fond et carrément au plus haut. Température ressenti 39° Celsius, parce que la chaleur monte et que les gars en bas faisaient un remue-ménage pas possible. À 7 fauteuils parallèle de moi, un couple de la quarantaine s'embrassait comme des gamins de 5ème à l'interclasse, et ceci pendant que le napalm grindeath embrasait la fosse à chienlit. J'ai trouvé que c'était dingue, même assez étrange, mais l'amour n'a pas de circonstance, juste des instants incandescents.

Alors y avait t'il un lien avec le fait que Napalm répandait son brasier sonique à chaque pilonnage en règle ? Je vous laisse philosopher sur la question.

Les vieux ND ne craignent pas l'OD, car ils envoient avec cette folie inusable qui fait salle comble, et que l'oppression que l'homme subit dans l'asphyxie d'un monde ultra libéral trouve son exutoire dans la réponse jusqu'au-boutiste de ND.

Un gars bourré à côté de moi a roulé un joint de cannabis et l'a fumé avec ses potes déjà défoncés, en trois staffes il ânonna dès le début d'un nouveau morceau et au comble de son excitation : «  Ohhhhhhhhh pitain ça va envoyer du pâté de poneys » puis se lèva pour danser pendant 2mn une sorte de bourrée auvergnate. Barney hurlait en bas et ND faisait résonner la fureur que le public en absorbait le grondement en bavant d'extase. Les aboiements des anglais foutait le pit comme un chenil en feu, et la SPA portera plainte par la suite si elle le souhaitait, très franchement je pense que tout le monde n'en avait rien à foutre.

Quand les anglais parlent aux français, les français font la révolution, et la beauté était dans le pit pour le final avec la cover des Dead Kennedys « Nazi punks fuck Off » en antifascist all star.


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Ça s'est frité de partout dans cette allégresse huileuse de sueur musquée. D'après Barney, il y a des gens très chiants et dont le venin est mortel, la chose la plus importante c'est que le vie doit être joyeuse et libre. C'était un message de tolérance de plus, décidément c'est très peace & love cette année. Alors c'est vrai, soyez amour les enfants et vous devez hurler votre rage de vivre extrême jusqu'à ce que vous jouissez sans entraves.

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Après cet ébouriffage en règle, on est passé dehors avec LOUDBLAST où une pluie de riffs lourds s'est abattue avec la sauvagerie du tonnerre. Le set était très professionnel, Stéphane Buriez jouant son rôle à merveille de meneur et de simple star. Les solos étaient exécutés avec la finesse d'un escrimeur de fleuret, et il faut dire ce qui est, musicalement Loudblast c'est hyper loud. Leur dernier opus « Burial Ground » a redéfini la nouvelle voie musicale des Lillois, mais le band a joué pas mal de titres primordiaux émanant de l'ensemble de leur discographie exemplaire.


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Encore groggy par les lillois, la nuit était douce, une longue chenille de festivaliers se rendait au concert de ELUVEITIE. Je m’attendais à ce que le pire supplice folklorisant métOl soit une caresse de plume à côté de ce set, puis les géhennes traditionalistes tant attendues se sont révélées aussi farfelues qu’une conserve périmée que l’on ouvre dans la puanteur, et qui fait pshiiiiiiiiiiiiiiit.

Les petits suisses Eluveitidèrent avec moult force en soufflant à s'en péter la cage thoracique dans leur flûte, cornemuse, et en faisant la gigue avec violon et vielle à roue (crevée ?), en l'honneur orthodoxe d'un métal celtique. Ahhhhhhhhhhh le pagan et sa communauté païenne, rien à voir avec Jean-Eudes qui aime le moyen-age, dame Émeline, de toute façon il ne pouvait être là, il était au JMJ. Désolé mais pendant le set, je n'ai pas vu l'apparition d'une fée, ni l'ombre d'une couille d'un gnome ? Mais je fais confiance à tous les troll d'internet pour subir la fourberie de commentaires déplacées à mon encontre pour ne pas apprécier comme il se doit la pagan attitude festive. Je pense avoir l'insouciance légèreté de l'être mais par au point de pratiquer la danse des canards nordique.

Ce style de mousse des bois et cervoise féerique regorgent d'un esprit festif : Ô Pagan Style.


(Un énOrme big-up intersidéral à Junk pour ce montage vidéo)


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Enfin, pour finir de manière définitive cette première soirée dans la sarabande festive, ambiance pub scottish avec kilt et poil de cul ! Puisque THE REAL MCKENZIES était à la tireuse à binouze, les vignerons de France se sont biturés avec les canadiens, et oui Paul McKenzie, chanteur et créateur du band est un descendant d’immigrants écossais, il a conçu un mix de chansons traditionnelles écossaises avec du punk rock. C'est la version canadienne du punk écossais, en réponse aux américaouains de Dropkick Murphys et leur punk Irlandais. Tu suis ? Sinon ce n'est pas trop grave il suffisait juste de savoir taper dans ses mains en même temps que boire de la bière, c'est très facile à 3gr, plus complexe à jeun.

Ouaie en tout cas ce qui était clair comme la brume anglo-saxonne, c'est qu'il était préférable d'apprécier la cornemuse, cela ne faisait nul doute. C'était aussi agréable qu'une visite chez le dentiste pour moi. T'as vu le niveau du rabats-joie quoi !

Le public présent c'est bien poilé la gueule, alors finalement c'était bien l'essentiel que la majorité rigole et danse dans une grosse troisième mi-temps.

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Samedi c'était Just One Fix 


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J'ai envisagé toutes les hypothèses les plus optimistes, mais il faudra bien que je me rende à l'évidence, jamais le Hellfest ne viendra s'installer dans le sud. Il me faudra traverser la moitié du pays pour être habité par le démon, le temps de trois jours de félicité sonique. C'est comme d'admettre une bonne fois pour toute que la sauvagerie n'a pas de limite, ni de frontière, surtout quand on croise cette nimbée de gars en t-shirt sombre, qui est venue pour se mettre une forte dose de métOl. Sauf que depuis 4 ans l'Xtremefest est venu annihiler cette évidence de la plus belle des façons : Il s'est imposé comme LE festival extrême du SUD !!! Et nous espérons tous que ça dure pour des siècles et des siècles bordel...


Pour commencer cette seconde journée, le punk rock de Bretagne de KINGS OF NOTHING n'a pas pu réveiller de leur torpeur un public plongé dans la rage du feu.

Pourtant leurs titres sont cool, avec un petit coup de oï à The Decline parfois. Il leur a manqué de confiance pour affronter l'apathie du public, mis en défaut par une chaleur excessive. Non pas facile du tout, à cet effet je me demande alors pourquoi dans ce genre de cas, il ne serait pas plus judicieux de faire jouer le groupe dans la petite salle à l'intérieur ?

Il faut dire que ce n'était pas facile de se jeter à corps perdu dans la fournaise en sachant que les noceurs de la vieille s'éveillaient à peine avec la fièvre des barriques de The Real Mckenzies comme barre de réveil.


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Autre cas épineux s'il en est, j'ai la nette impression avec le duo X-OR que plus tu lui files à boire et plus c'est intelligent. Enfin il me semble tout de même que si tu prends l'ensemble de leur œuvre du week-end au 9999999999999999999999 degré + 3 fois l'infini, ça passe bien quoi !

Le truc le moins cool de l'xtremefest cette année ce fut l'annulation du groupe hardcore STINKY. Vraiment dommage je voulais les voir en concert. Ben tant pis et espérons que le groupe sera présent pour la prochaine édition. Mais oui bien sûr qu'il y aura un Xtrem en 2017.


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Avec l'appui des réseaux sociaux comme béquille existentielle, l'homme est devenu une star unique comme tous ses comparses. Toutefois, les gamins sont désormais hyperactifs avec le carburant audiovisuel qu'ils pompent sans arrêt, et pour rassasier cette soif inextinguible, un oléoduc de punk HxC métOl démontre notamment ses bienfaits de sociabilisation plus que probant sur leur comportement narcissique d'alors. Le pit fédère en facilitant les échanges.

IN OTHER CLIMES est il un groupe dynamiteur par excellence ? Mèche longue ou courte pour l'Xtremefest ?

En 2 mn le public était dans la poche. Après quoi le groupe a fait de la salade niçoise avec le pit en constance surchauffe. Le band a réussi à manier et juguler le fun de Tampa avec l'attitude vénère du HxC, sans pour autant la jouer bad boys. Leurs titres ont offert cet élan d’enthousiasme que le public semblait attendre, afin d'en exulter par la suite. Et la fosse était totalement soumise devant l'aplomb scénique des niçois. Gros set et branlée royale !!


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On s'est foutu à l'ombre avec la lourdeur cataclysme et les boucles rythmiques qui parlaient avec les démons pour le concert de DEEP IN HATE. Impressionné par leur maousse gros groove métalcore deathtalique, ce fut un rouleau compresseur à vous vriller la tête à 360°, et en 3 secondes...Alors en ce qui concerne les tympans, je ne vous en parle même pas !!

Je témoigne avant tout que le groupe n'est pas dans une démonstration ostentatoire de sa maîtrise technique, mais sert davantage un travail pluridisciplinaire pour mettre en valeur l'obscurité des textes, en lien avec une musique à plusieurs niveaux ascensionnel/de lecture/de contrastes. On peut l'affilier à Suicide Silence et Whitechapel sans problème.

La vitesse d'exécution était un fait, maiiiiiis le tournis des tempos et des atmosphères étaient aussi du même acabit. Si tu n'avais pas « l'habitude » de ce style musical, il est fort à parier que ton cerveau ait eu du mal à assimiler tous les contrastes. Ce qui en soi est regrettable et préjudiciable pour admettre que Deep In Hate à racler tous tes fondements supposés pour y inoculer le zeste obscur de sa musique ténébreuse et outrecuidante. Le batteur était super balèze, il doit soulever assez de fonte et travailler dur pour sculpter une rythmique hyper précise, super super loud et qui pulse un max. Il a même exécuté un solo de batterie, putain il y avait longtemps que je n'avais pas entendu un solo de batterie.

Un set en or et un putain d'OR-


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Question : Pourquoi à chaque fois qu'un gars du métal demande comment ça va, on se croirait dans un manège ascensionnel ?


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Un peu d'air marin par la suite avec THE DECLINE à revigorer. La fois d'avant le groupe avait joué en plein cagnas, cette fois il a joué avec des passages nuageux, la nuance était de mise. Fort d'avoir enlevé l'ancre du rock prolétaire pour le faire voguer jusque dans le pub, le groupe a gardé le combat alternatif à la proue, et la puissance du punk avec une émotion à faire chavirer les fans de petit navire.


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Entre deux houles j'ai croisé avec un très grand plaisir le plus punk des hardos du Tarn. Gloire à toi Christ de Mazamet, ce mec mérite votre plus grand respect, il n'a cessé de besogner dans l'ombre de l'underground avec son VPC (vente par correspondance) depuis 1986, oui tu as bien lu 1986. Total DIY. Il a organisé des concerts de métAl a une époque où les moyens de communication étaient en dessous du niveau de l'océan indien. Il a jeté les gants à peine cette année et sera bénévole en Bretagne pour le Motöcultor.

Pendant ce temps là au Vip c'était assez clairsemé, l'ambiance était à la fois cool, baignée par une douce chaleur que certain jaugeait excessive, la sono balançait du peurap pour blanc-bec c'était assez excentrique parce que les nantais de Regarde Les Hommes Tomber connaissaient toutes les paroles, alors qu'on les imagine en train de souffrir les pierres dans les catacombes.


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Il me fallait sortir de ce mood pour me huiler les méninges, cela était parfait car il y avait 7 WEEKS, souvenez-vous l'an passé le groupe a subi l'orage et avait dû annuler.

7 WEEKS est un groupe originaire de Limoges, formé par le chanteur bassiste qui possède une barbe taillée comme les fans de Lucifer, et le batteur à dreadlocks. A cette heure avancée dans le festival entendre cette couche de saturation fait un bien fou. Enfin du gras, du vrai avec de quoi se faire rissoler la gueule. Hyper groovy en plus. Un mix de tous les groupes de John Garcia et du venin de Jerry Cantrell.

Si le début du set a débuté sous une affluence clairsemée, il s'avère que leur musique a su introduire une attraction et de nouveaux adeptes, tant le band a offert un large spectre d'un rock ricain inusable et profond. Voilà en plus de cette surdose de groove, de gras, il y a une profondeur que le chant en intensifiait toute l'émotion.

À la demande de la salle John Lennon de Limoges le groupe a réalisé par le passé un ciné concert "Dead of Night", film réalisé par Bob Clark, et sorti en 1974, pour lequel il compte retravailler pour de nouvelles représentations. Leur pianiste ne fait plus partie de l'aventure et le groupe a dû parfaire son set en fonction. La sortie de leur nouvel album intitulé "A Farewell To Dawn" sortira le 21 Octobre au sein du tout nouveau label Lillois, Overpowered Records. "Kamikazes" est le premier morceau de leur troisième album à être dévoilé :



Le groupe nous a offert la primeur de quelques titres dont l'aspect moins psyché et plus frontal inaugure une teneur plus solide, quoique 7 Weeks est esthète de l'expérimental et lui seul est à même de répandre une musique reliant Röck, Stoner, Blues, Psychédélisme, Metål.


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Hey vous savez quoi ? À force d'entendre « à poil » à tous les concerts, je me demande si ce n'est pas un appel. Ben vouie, peut-être que cette demande est prise comme de la provocation outrageuse à tendance grivoise, mais qu'en fait c'est une supplication qui s'éternise. Donc à la charge de la team de l'xtrem d'organiser l'an prochain un concert entièrement naturiste.

Quoi mais t'es fada Bir?

Nan c'est plutôt logique. Manque plus qu'à trouver l'audacieux groupe volontaire, et le public similaire à cette revendication. Si on se pose un instant pour y réfléchir, cela apparaît comme une initiative positive, puisque que le festival positionnerait sa singularité en manifestant son côté progressiste. Le naturisme fait fit de toute barrière sociale, et la représentation de la nudité d'après La Fédération naturiste internationale le définit ainsi : « une manière de vivre en harmonie avec la nature, caractérisée par une pratique de la nudité en commun qui a pour but de favoriser le respect de soi-même, le respect des autres et celui de l’environnement ».

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Le temps orageux a viré au tonnerre de Zeus quand les légions HxC des Toulousains d'ALEA JACTA EST ont jeté les lions soniques de leur discographie dans les arènes de l'xtrem. Les froggies étaient heureux car il pleuvait à sceau pour se foutre des pralines. Les gars se regardaient comme si ils allaient se bouffer les tripes. La pluie a assombri, mais nullement les esprits farouches, il était évident que ça allait destroncher sévère devant le pit, que la finesse technico tactique et des tactiques serait réduite à ce que Bruno dalla riva résumait avec le pragmatisme de l'ovalie, et que vous pouvez jumeler avec l'état d'esprit dans la fosse :


La sortie du prochain album "DIES IRAE"  est prévue pour septembre, apparemment le skeud sera frontal d'après ce que m'a témoigné leur guitariste Julien au merch de Useless Pride Records. J'ai vu leur set à l'abri avec une petite troupe dont l'ami fan de HxC sautait sur tout ce qui bougeait, comme pendant une partouze.

Le concert d'Alea Jacta Est à l'xtrem était foutrement hardcore. Les gars & les filles se sont marchés dessus, ben ouaie normal quoi, c’est cool !


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En 1995 BxN faisait le « Carnaval des agités », au 21ième siècle il y a LE BAL DES ENRAGES, qui joue les cinoques avec un style cynique. Je sais que mon avis est dur parce que l'entreprise sur scène ne manque pas de punch, et affectionne avec loyauté la vigueur qui a fondé leur vie de saltimbanque à travers des covers inusables, et que la jeunesse autonome se délecte de vivre avec l'intensité qui est la sienne une part non négligeable des éruptions révolutionnaires du siècle dernier. Le truc c'est que si c'est plutôt bien foutu, que cela ne tourne pas en rond, la vérité c'est que l'impact effectif ne sera que de la reproduction en comparaison avec la réalité d'avoir vécu à l'époque des concerts des groupes précités.

Vous allez me dire que cette réflexion est évidente mais que le Bal Des Enragés est en fait un tribute festif et non une effervescence insurrectionnelle contagieuse.

Refaire revivre à la nouvelle génération les étendards de la contestation punk, Dead K, Sham 69, Nirvana, Rage Against The Machine, etc...Avec un esprit de baloche dans une foire au vin de fraternité punk, de respect, d'unité, avec le spectacle ponceuse Punish Yourself et de fantaisie béru, (coma éthylique inclus), suppose néanmoins que l'altruisme de cette initiative est à mettre uniquement vers une pédagogie historique, et à l'attention des nouvelles générations, pour s'éclater avec des classiques qui ont soulevé la foule de l'xtrem jusqu'à lui faire lever le poing à diverses reprises. (jeu de mot = mot compte double)

Seulement l'xtremefest n'est pas un squat de keupon, pas plus que l'usine de Pali-Kao en 1983. Pourtant, ce soir là cela y ressemblait comme deux gouttes d'eau. D'après Gustave Le Bon, pionner de la psychologie des foules à la fin du XIX siècle : “L'individu dans une foule n'est plus lui-même, il devient similaire à la foule”.

Même différent l'effet de meute agit sur tous, et là c'était flagrant.


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Les gars bavaient carrément de rage là ! Le concert se terminera sous les débordements du « Vive Le Feu » des Béruriers Noirs, histoire d'étouffer le brasier dans le public.

Je repensais en sortant à Sid Vicious et à son sulfureux usage du respect punk : « Je ne pisserai pas sur Keith Richards s’il était en feu. »


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Après la guillotine cocardière pounk de l'Empereur Tomato Ketchup et son pack de 16, la nuit fondait dans son voile obscur sous l'épaisseur royale des britanniques de CONAN.

Trop lent et trop lourd pour tous ceux qui l'ont trouvé chiant, mais aussi super profond et tellurique pour tous ceux qui ont appréciés d'être molestés par la puissance irascible et vulcanoïde des anglais.

Donc pour résumer, il y a ceux qui ont trop de cérumen dans les cages à miel pour entendre un truc linaire de bout en bout et de part en part, et les autres qui apprécient les nuances pour être bercés dans les ténèbres du barbare Conan.

Le premier constant qui s'imposait à l'écoute du set c'est qu'appesantir à ce point la masse sonique est un truc à rendre aphone. Oui Conan a fourni un set des fournaises, oui Conan a molesté jusqu'à se que mort s'en suive, car Conan est un barbare et que le sludge se doit d'être épais, sanguinolent, irascible et vénéneux.


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Pendant que le monde de la nuit albigeoise roucoulait dans le beat de David Ghetto sous les sunlight des tropiques d'une discothèque provinciale, l'xtreme fest explosait à perpétuité dans la rébellion technoïde de MINISTRY. Attendu comme le phénix renaît de ses cendres par la pounk society, néanmoins ce groupe existe uniquement pour renflouer les caisses à métaux du Bob marley de l'indus, Al Jourgensen, qui était en mode Mad Max chez les ferrailleurs pour cette occasion.

On le sait Ministry s'est fini depuis le décès du guitariste Mike Scaccia et d'un dernier album posthume « From Beer to Eternity » en 2013. Mais qu'importe, le groupe a rempli la salle et c'est l'essentiel. Rythme tribaux, musicalité martiale, 90's indus groove, froideur vipérine, aspect brut, sonorité rêche, un set ordonné à l'allemande et avec le punk anar de la légion Humungus. L'écran derrière la scène diffusait un flot d'images aliénantes comme la TV, avec le cynisme qui va avec, plus de l'ironie et du sarcasme. Bref les machines cybernétiques avaient pris le pouvoir et abondaient de messages virulents et contestataires.

120bpm non stop tout le long, heyyyyyyyyyyy, le batteur il tourne à quoi ? Impressionnant, vraiment.

Pas de rappel, pfiouut le show de Ministry c’est mini trip mais il fait le maximum quoi !


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Bon et sinon Lolofofoquoi ? LOFOFORA. Pas de shirt « satan is gay » pour Reuno, d'ailleurs c'est faux, la vérité c'est « Rob Halford is gay ».

Le groupe s'est avancé dans la nuit avec son punk rock métAl et ses lyrics post-Trust. Sauf que à moitié concert : orage + pluie = Out...Fin de soirée brutale !


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Au dehors de la salle de la musique, il faut saluer ici-bas le collectif de dessinateur qui a œuvré pour la seconde fois à ériger une fresque à la gloire de l'xtremefest.


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Dimanche c'était "The Formation of Damnation" et déjà le dernier jour.


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Junk m'a accompagné tout au long de la journée. On grimpait vers le haut plateau où le festival a installé cette année un village de merch, une rampe de sk8 avec les moyens du bord, puis une scène sous chapiteau. Oldschool quoi.

Comme c'était le dernier jour du fest et qu'il avait plu la veille, l'endroit ressemblait à un technival, les gueules étaient usées par la fatigue, des flaques d'eau se mélangeaint à la boue avec parcimonie, le soleil transperçait les nuages avec modération, les clébards des pounks gueulaient derrière leur maître chien, ça picolait déjà, ça fumait le calumet de la paix, la crête était toute de traviole, le métalleux trinquait à qui mieux mieux, et « Les grands de ce monde ne sont grands que parce que nous sommes à genoux » d'après le récit anarchiste.

Puis quelques jeunes se chauffaient les articulations à l'ancienne avant d'entamer le dernier round à l'Xtrem.


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Depuis les yéyés les françaouis reprisent une maille à l'endroit et trois mailles à l'envers. Le décès de Lemmy a été commémoré de différentes façons : t-shirt à l'effigie du brave anglais chez la plupart, titanesque statue égocentrique au Hellfest, et formation d'un groupe reprenant les covers de Motörhead pour l'Xtremfest avec THE KILLMISTERS.

En très bon junkie de la drogue électrique, The Killmisters s'est fondé il y a 6 mois de cela avec comme seule intention le triptyque : Sale, agressif et violent à retenir, pour faire remonter à la surface des enceintes le grondement graisseux du trio britannique de  heavy rock'n'roll.

Auparavant le chanteur c'était Eric "E-Force" Forrest du groupe Voivod, malheureusement son comportement incontrôlable face à l'alcool ne permettait d'offrir un set de qualité. Chose pour laquelle le nouveau chanteur Maiden possède avec un charisme qui permet de fédérer à la cool, avec une granulométrie vocale conforme. Le gars est prof de français à Boston et originaire du Tarn, il vient l'été pour voir sa famille. Du coup les répétitions furent brèves mais intensives pour offrir un set de haute volée.

Si d'emblée on s'était dit benoîtement: « Bon ok c'est un groupe de branquignol de seconde zone qui vient relifter les songs de Lemmy. » on pense au massacre attendu. Que neni, déjà les gars sont hyper tatillons, soucieux de l'hommage et de la débauche de räwk'n'roll à faire apparaître jusqu'à ce que la transpiration fasse son œuvre avec un corps en effervescence. Soyons clair le rock'n'roll en France est souvent traduit dans l'inconscient collectif par l'idole des jeunes Hallyday qui est au rock'n'roll ce qu'est Jeannie Longo au patinage artistique.

On parle dans le cas présent de Motöhead, hein.


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J'étais impressionné par les solos, le guitariste les a passés à merveille, la rythmique abattait sa rock'n'roll attitude, le bassiste épousait et dirigeait la ligne du ronronnement tellurique. Au final c'était un très bon set, avec un très bon son vintage en adéquation avec la commémoration pour le géant Lemmy.

On regrettera juste qu'il n'y ait pas eu de dépôt de gerbe punk devant la scène pour clôturer la cérémonie. Pourtant il y avait des types à 666 grammes d'alcool pur dans les veines dans les parages. Pendant le set et pas loin de moi, il y avait une nénette avec une veste hyper patchée remuant son corps, avec cette ferveur de diablesse dont Ian Fraser Kilmister honorait dans les backstages à coup de blastbeat dans les fesses pour lui donner le Best of de Motörhead.

Le bassiste des Killmisters avait auparavant accompli de manière similaire dans un band reprenant les Ramones, à cet effet il me semble que le décès de Michel Delpech devrait inaugurer dans un temps relativement succinct un hommage folklorisant au célèbre chansonnier de « Chez Laurette », en passant par « Pour un flirt » à « Que Marianne était jolie », à suivre dans un troquet de Castres peut-être...

Bon trêve de plaisanterie, il y a eu un bel accueil du public, et vous savez pourquoi ? Parce que les titres de Motörhead furent exécutés avec loyauté : Total respect !


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Parité du Xtremefest, parlons-en je vous prie avec THE DEAD KRAZUKIES.

“Il y a des hommes plutôt faits pour la cueillette, la décoration d'intérieur et les enfants au parc, et des femmes bâties pour aller trépaner le mammouth, faire du bruit et des embuscades” Virginie Despentes


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Le quintette d'Hossegor a détendu son punk rock dans la veine mélo de Bad Religion. La chanteuse a une jolie voix granuleuse, un peu à la Hole, avec un léger accent frenchie. Il y avait plus de public que d'habitude, faut dire que le temps et les températures étaient largement plus clémentes. Contrairement à ce qu'a annoncé la chanteuse pessimiste, je pense que personne ne s’est ennuyé pendant leur set. C'était frais et bien fun, il manquait un poil de refrain pour lancer du punch, et un son différent pour accorder les deux guitares. Le gratteux avec le shirt de Not Scientists avait plein d'énergie tenace pour que le public s'éclate tour à tour. Je connaissais un peu ce band via l'itw sur le podcast de yan Electric Trouble Radio Show, que vous pouvez chopper en lecture via le fanzine CAFZIC N°70 d'avril 2016, et j'ai apprécié moi aussi ce punk rock bien mélodique et toutes les vrais femelles présentes de même.


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Le régional de l'étape TEMPT FATE est venu en découdre avec un métAl à diverses consonances, et multiples facettes. Le band a imposé son rythme avec une amplitude qui lui donnait la force de frappe nécessaire pour asseoir sa maîtrise et sa domination. Le chanteur sautillait sur une jambe, l'autre étant maintenue par une béquille, mais le gazier possédait toute sa rage intacte. Le band a démontré de quel bois il était constitué et à quelle eau ébouillantée il nous a béni en véritable foudre de guerre.

Depuis le temps que l'on nous rabâche sur le jugement dernier et des 4 chevaliers de l'apocalypse, moi je n'y croyais plus pour tout vous dire. Mais en ayant fait face au set de Tempfate, il est plus que probant que l'évidence m'est sautée à la tronche et anéantie une nouvelle vision plus réaliste de l'extinction terrestre par une nouvelle voie où les flammes purificatrices lèchent le corps calciné d'une musique métöl à l'ivresse profane.


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BLOWFUSE...Aka NOFX

Bon là et très clairement mon pote Junk a eu une érection, si, si. Les espagnols ont tout fait, avec un sens funny du cool, et une attitude hyper positive, énergique, un esprit parfait pour remémorer la bande à Fat Mike (private Joke incluse), avec en plus la frénésie Barcelonaise.

En écoutant les gaziers tu te disais sans cesse que le set était un joyeux bordel et pourtant c'était hyper calé musicalement.

Est ce que je vous ai dis que Junk a apprécié ? Ouaie ? Bennn je vous le redis parce qu'après il était au merch pour dévaliser leur stand et leur léchouiller leur égo avec trois verres de vin et autant de pastis dans la gueule. Autant dire de suite que la turlutte n'était pas loin quoi.

Mais je le comprends, tous ces groupes post-Nofx qui jouent mal, avec un son pourri, ok faut pas leur en vouloir à tous ces jneus groupes car ils débutent, ils n'ont que leur insouciance et leur énergie, mais putain quand c'est carré, la salope, tu prends vraiment ton panard complet. Le groupe a même fait une cover de Nirvana « Breed ». Schwiiig !

Blowfuse ok c'était vraiment fun et cool, mais pas pour tout le monde en fait. Il y avait une fille à côté de moi devant l'ingé son qui était en colère pour je ne sais quelle raison ? Mais elle semblait être une true du métAl, et le groupe était pour elle une sorte de truqueur. Elle faisait briller sa noirceur, mais même en crachant sa haine, ses yeux démontraient une absence de témérité, et ça vous sautait à la gueule.


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Un autre excellent moment avec CJ RAMONES. Le set c'était des classiques des Ramones avec quelques compos de CJ.

Non les Ramones ce n'est pas juste de porter des t-shirt, c'est surtout des classiques musicaux, des basiques du punk rock, et non dépourvus d'une énOrme dose d'émotions. Car la simplicité va droit au cœur.

“La musique rock n'est pas sentimentale, elle est extatique, elle est la prolongation d'un seul moment d'extase...” Milan Kundera

Intensité + coolitude absolue = Rock'n'roll

Car les Ramones c'est avant tout du rock'n'roll, et une sixties marshmallow party passée dans la fulminante machine Ramonesque, dont le cœur tendre n'empêche nullement d'être enrobé d'un écrin de force punk rock à la Johnny Ramones.

Pendant son set Cj a demandé si il y avait des soldats présent dans l'assistance ? Mais au vue des doigts d'honneur levés de la punk society, il dû se résoudre à éviter ce genre de conversation.

Être un représentant de la vitrine promotionnelle de la vente d'armement à travers le monde n'est pas de tout repos, enfin si, une fois mis en bière. Ok j'arrête avec le cynisme. Défier celui d'en face qui consacre sa vie pour abattre tes libertés n'est pas compréhensible pour ceux qui se trouvent loin du front, à part les personnes touchées par l'épreuve de feu d'un kamikaze.

Soyons clair, je n'aime pas l'armée, mais je distingue clairement qu'il advient un moment où la survie doit être défendu par les armes, malheureusement. Je préférerai largement que l'on suive les réflexions pacifiques de Mahatma Gandhi, mais face à un fou de dieu, elles ne valent que le bruit des balles mortelles. C'est quand les libertés disparaissent que l'homme prend conscience du sacrifice qu'il devra accomplir pour les récupérer, d’où le paradoxe du : Kill For Peace & Love !

Ouaie Ghandi c'est sacrément plus cool tout de même.

Quoiqu'il en soit CJ Ramones nous a fourni les armes pour se défendre avec son punk rock, puis vous pouvez poursuivre avec la sagesse de Mahatma Gandhi pour finir : « Soyez le changement que vous voulez voir dans le monde. »


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Ensuite je me suis demandé si FLESHDOLL, les Geppettos du death métAl hexagonal, allaient ils prouver que le metal noir est possible même dans la brique rose albigeoise ?

Imposant une artillerie de souffre sonique, les Toulousains ont réalisé un set de grande envergure mettant en relief leur excellent dernier album « Blood Red District » avec tous les contrastes qui le composent. Le public a pris une grosse branlée. La foule s'est mise à tourner à toute berzingue, formant un cercle de camaraderie à cette danse combative, honorant le set de Fleshdoll comme des marionnettes démantibulées dans ce brasier euphorique de damnés des enfers.

Fallait vraiment se cramponner pour survivre tant le groupe avait choisi son répertoire le plus saillant.


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Un zeste de folie plus loin avec avec DWARVES (since 1980) et leur punk gras rawk'n'rollien, pour un set pétri avec de bonnes vibrations, il manquait du sun pour être en adéquation avec les ricains de San Francisco tout de même. Sinon ils avaient toute leur provocation/connerie à disposition pour fluidifier un set de bourrin Hardcore punk avec une surdose de fun. Un véritable pot-pourri d'influences trash et décalées auquel le groupe nous a toujours habitués.

En adéquation avec le délire à l'américouaine de Dwarves il y avait ce gars au bar qui recomptait sans cesse sa menue monnaie et n'avait pas l'air doué en arithmétique, ni même en histoire pour confondre 1664 avec une bière coupé à l'eau de toute façon.


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EXODUS c'est la puissance forte !

Maîtrise et assurance ont apposé un set tendu de heavy punk thrashy, enfin bref la Exodus violence style. Dans le pit c’était la 3 ème guerre mondiale, et il n'y aura eu aucun prisonnier, soit tu restais en vie, soit t'étais bon pour être figurant dans la série Walking Dead.

Loud hot fuckin violence, quand la machine destructrice est en marche personne ne peut en arrêter l'exode. C'est toujours impressionnant un set d'Exodus, tant par la vélocité et la rapidité d’exécution des musiciens, que par la force de cette violence sonique. Bon je regrette toujours le départ de Gary Holt pour Slayer, mais je préfère au chant Steve "Zetro" Souza à Rob Dukes pour sa voix aigu et criaillarde.


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90's dans le beat pour RISE OF THE NORTHSTAR.

Le groupe n'a pas fait pas de chinoiserie mais a Tokyoïté avec son manga HxC un set hyper nunchaku. Ouchhhhhhh ! Le public était en mode trampoline face au + plus lourd des sumotoris.

Les solos étaient nickels avec parfois un mood aérien qui apportait une dimension plus poétique, c'était d'autant plus appréciable quand on se fait molester sur un tatamis goudronné. Le groupe a fait son show. On dirait que les gars friment mais à l'évidence ils sont purs et loyaux avec leur concept/trip fortement manga.


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Perso je n'aime pas les mangas et la culture nippone ne m'intéresse pas outre mesure. Je reconnais volontiers que ROTN ça bastonne sa race avec ce mélange de Helmet et de Body Count, et que la fosse était en flamme. Manquait juste la putain de Rage de Zach de RATM.

Le public très jeune était à donf, connecté à l'agilité plombante du groupe. Une revanche à l'annulation précédente et un retour gagnant pour les parisiens.


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Toi qui as signé pour Satan en bas de la feuille et jusque à la mort, donc maintenant c'était: TESTAMENT

Du trash heavy bien lourd, Oakland style mec ! Je vais pas vous faire un résumé du groupe, c'est une légende. De ce fait nous avions droit à un public de connaisseur. Leur thrash est heavy, ainsi il ne vogue pas dans l'émulsion punk comme Exodus, et autre Municipal Waste, mais dans l'escarcelle de band comme Flotsam & Jetsam. Les titres évoluent dans un mood nettement plus lourd et progressiste.

Très heureux de revoir le air guitar du légendaire  Chuck Billy et son chant heavy venu convoquer les démons en digne représentant de l'ethnie amérindienne des Pomos. Grande classe du groupe, musicalement c'était imposant. Testament est un vieux groupe qui mérite d'être en tête d'affiche parce que sa musique est nettement plus cossu, et s'insère en vous, jusqu'à imprégner « le soleil noir de la mélancolie » de Nerval.

Tout leur set était teinté par une partition sanglante.


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GHB ou GBH ?

Rappelle-toi que les mêmes ont hurlé mort aux vieux cons et aussi ni dieu ni maître et aujourd'hui de par leur longévité en tant que professionnel de la profession et de leur ancienneté il faudrait les porter au pinacle de la divinité ? Non mais un jour il faut savoir mourir dans la dignité, comme Lemmy.

GBH a dischargé son exploited sound sous le gorille de la 8,6, et Junk et moi n'y étions déjà plus. Salute !


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FIN DE L'XTREMEFEST 2016


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Est ce que le public du Xtremefest s'est affilié désormais avec le site de Cap Découverte ? Est ce que l'Xtremefest fédère suffisamment son empreinte singulière dans l'énOrme offre estivale ? Est il assez professionnel dans toutes ses démarches ? Je me pose ce tas de question parce qu'il me semble que la plupart du public provient de la région d'Occitanie uniquement. Alors finalement est ce que son esprit du sud n'est pas aussi un frein à sa croissance, à son évolution ? Comment peut-il coaliser au-delà de son périmètre ? Saura t'il sortir de sa zone de confort ? L'a t'il seulement le souhait après tout ?

Puis comme d'hab...
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...J'ai soufflé à l’alcootest avec sérénité le dimanche en redescendant devant le rire amusé d'une jeune gendarmette, et Junk à moitié bourré en train de lui annoncer : "ça sert à rien il est sXe".

À priori les premiers retours de cette édition sont positifs, tant au niveau humain, musical, que la fréquentation. D'ailleurs on appuie tous sur le bouton pour une nouvelle partie. Son atmosphère sudiste lui confère un truc à la cool, mais aussi un manque de maturité, ou tout du moins une inconstance. A être trop permissif on en devient frivole. Ce qui est flagrant c'est la qualité du détail au Hellfest qui explose tout, plutôt que son gigantisme. Je sais il ne faut pas comparer, mais en tant qu'exemple on ne peut qu'être admiratif du travail accompli par le crew de Clisson. J'ai énormément de respect pour la team de l'xtremefest, il est certain que le manque de moyen est préjudiciable à l'expansion du festival, à toutes les possibilités créatrices.

On espère avant tout que l'Xtremefest saura relever sans encombre les défis de son futur épanouissement, avec une progression plus nette que ces deux dernières années, parce qu'il semble encore effleurer ses intentions, qu'il a tout le potentiel pour devenir LE festival des musiques extrêmes et éclectiques du Sud. Sans toutefois devenir ce géant mirifique qu'est le Hellfest, je pense que l'Xtremefest se doit de se munir et de s'entourer d'audacieux et de compétents si il ambitionne d'innover. Les points positifs sont plus nombreux que les points négatifs de toute façon. La taille humaine de son cadre permet un inestimable confort, que l'on retrouve par ailleurs dans la qualité sonore.



Félicitations donc à la team de l'xtremfest, un très grand merci à tous les bénévoles, et particulièrement au barman Jules poumpoum Fiasco, Rooliano bassiste des Dirty Fonzy, la barwomen de Perpignan avec ses superbes tatouages, à l'inoxydable Romain Boule en tant que G.O de colonie de vacances au merch, à Angelo Papas Fonzy, Pollux Asso, aux secouristes, membres de la sécu, et surtout au public de l'Xtrem sans qui rien ne peut advenir, surtout avec sa funy attitude, son très bon état d'esprit, sa cabourdise aussi thrashy que punk rock, et sa maîtrise de la couillardise méridionale.

Mais la grande question reste : Mais quelle sera la prochaine créature représentative de la prochaine édition ?


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CiaO))) Bir


samedi, juillet 16 2016

You Can't Stop Rock 'n' Roll


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Report du Hellfest 2016

Le festival qui annonce le solstice d'été ne verse plus dans la modestie, mais davantage vers la grandiloquence. Il atteste chaque année de sa foi à la société du spectacle, manifeste son engagement par de géantes créations. Il est aussi funeste dans la noirceur sonique que céleste dans la luminosité musicale, chez lui ça empeste le rock'n'roll, et même si encore il y en a qui le déteste, il y a une évidence qui fait place nette : Le rayonnement du Hellfest a ensoleillé les sépultures de l'obscur et de sa communauté de cœur pour les musiques extrêmes & éclectiques, puisque sa réverbération est reconnue et vénérée au point qu'ils sont des milliers désormais à réaffirmer leur engagement chaque année, et à affirmer avec la main sur le cœur et les yeux exorbités : « Pitinn mec, j'y étais ! »

Pourtant un truc m'a échappé dans tout ce boucan du diable, le visuel de l'affiche du plus gros festival de hard rock de l'hexagone cette année c'était un borgne sanguinolent avec un gros ventre qui tient un doberman en laisse. Ah bon ??? Ben voyons, ouaie carrément un vigile de hard-discount quoi !

W.T.F


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La présence à l'entrée du site d'un curé parmi les fidèles du Hellfest a démontré la capacité magnanime hors du commun de ces brebis galeuses, car si le loup était dans la bergerie à répandre l'absolution divine à qui voulait l'entendre, il a dû se résoudre à l'évidence, jamais il ne pourrait convaincre de la dangerosité des fortes sonorités diaboliques émanant de cet antre méphistophélique. Car dans ce monde, il n'y a aucune chasteté, ni servitude, tout sera affranchissement, émancipation, audace, irrévérence, loyauté.


Vendredi c'était « Don't Break the Oath »


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Le Hellfest débute toujours dans l’émerveillement où volettent des nimbées de nymphes courtes-vêtus papillonnant avec désinvoltures sur un parterre de paille, et de verdure. A la fin du week-end c'est un enclos à cochon.


THE SHRINE

Je ne savais à quoi m'attendre en concert. En fait c’est identique sur disque qu'en live pour le son, tout en étant un poil plus incisif et psyché stoner, avec des solis en veux en voilà. Le batteur avait le shirt « Brain Drain » des Ramones et pourtant l'affluence était moindre. Il n'y avait pas trop de punch dans la fosse, pourtant le trio a disposé de son mood californien, du stoner du désert et du punk de Black Flag, enfin d'un bon crossover quoi ! Le dernier titre était « Death to Invaders » une cover de Soggy, un groupe français des années 80, au chant il y avait un dénommé Beb, (66 printemps) qui nous l'a joué Iggy avec ses mimiques, sa plastique sèche, sa tonicité exubérante, mais sans la voix. On finissait sur le cri de rawwwwwwww qui résume assez bien le set.

La populace était encore en grosse majorité en train de se préparer au camping...


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DELAIN c'est déjà pas ma came, mais sous la flotte je n'ai pas trop insisté (désolé pour les fans). Le groupe a surfé en professionnel sur la loyauté et l’estime de son public, avec l’écume d’en ramener vague après vague un plus grand nombre. Le band a fait ce qu'il a pu, mais il pleuvait, donc il a ramé.


DUST BOLT

Totalement basique mais oldschool dans son approche musicale, nous pouvions supposer dès les premières minutes que le set serait des plus dévastateurs. Ce que le groupe démontra avec la vaste luxuriance de sa violence sonique la plus majestueuse. Une pluie d'acier "Verdun-isait" la fosse en un charnier de corps et de cris ivres de folie. Le jeune groupe a logiquement brisé les nuques avec son thrash, pour un set linéaire que le public a grandement apprécié par des grognements de satisfaction, et surtout pour la forte teneur explosive qui se dégageait du set.

Le groupe a tiré toutefois son épingle punk de la bobine oldschool par une franche dose de fun et de débauche d'énergie.


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WO FAT

Imagine : Le son était bien craspec, les solos endiablés, la wha-wha en surdose avec le mood psychédélique, le bassiste longiligne avec le falze à patte d'eph, les amplis Orange, le barbu à lunette, ouaieee on y était en plein quoi ! Wo Fat a fait vrombir l'incandescence de sa torpeur musicale dans le cloître bondé de la Valley. Il y a eu un gars de Draguignan à 1,8 gr d'alcool dans les veines et dont l'alimentation était basée uniquement sur le liquide, qui m'a traduit son affection pour le nouvel album de Gojira. Puis il s'est présenté à moi sous le prénom d'Estaban : 1,80 m pour 80/90 kg. Un message sur son portable de ses amis lui conseillait, au cas où il vomissait, de serrer les dents pour conserver les morceaux bourrés de vitamines. Pendant ce temps là, les corps se berçaient sur les mélopées de Wo Fat. Le set fut sirupeux, et vers cette descente dans les profondeurs d'un maelström psychédélique doOmesquë gorgé de rivières de miel...de riffs.


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À la fin du set Esteban me suivi pour SHINEDOWN en m'avouant que j'avais le même age que son père.

Les ricains ont officié avec un set de professionnel de la profession. entertainment à 200%. Le taux de glycémie était outrageusement élevé et le MC (maître de cérémonie) était fort en gueule, au point d'imposer sa dynamique avec une facilité déconcertante. Le pit obéissait, rugissait. La soupe était chaude et elle était servie à point. Il me semble que Shinedown a pris la place, et remplace les canadiens de Nickelback dans cette case musicale. C'était vraiment fade et je m'emmerdais, une jeune femme est arrivée avec une poitrine charnue, filant une très grosse envie de lait maternel dans le regard des mâles alentour. Je suis parti, et en passant devant SOLEFALD, tu me connais, je me suis arrêté. Le gars chantait faux, c'était mou, pour ne pas dire chiant. Enfin bref, je ne sais pas si ils veulent renouer avec la force de la Terre avec leur pagan truc chose, mais ça cassait les oreilles indubitablement.

Il y avait un gars sur scène qui peignait un tableau. De loin on aurait dit une femme ? Une Licorne ? Un poneys ? J'en sais foutre rien, et comme je ne suis pas resté, et bien je ne sais même pas la finalité du tableau. Je suppose qu'il devait y avoir tout un concept derrière certainement. Fallait il connaître le groupe bien entendu pour en parler en connaisseur. En me renseignement après, le groupe est assez tcharbé, réputé pour concevoir des disques barrés.

Bon, le peintre faisait partie du délire pendant leur set de musique « extrême ». Juste avant de les laisser, j'ai entendu un sax, il n'y en avait pas sur scène, soit c'était une bande pré-programmée, soit c'était le synthétiseur, enfin bref, c'était tout pareil que cette histoire de peintre au final, j'ai rien compris.


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Puis j'ai retrouvé Esteban pour RAMESSES, groupe à l'obscurité acariâtre et remplaçant de Windhand. Alors, joyau brut de l'obscur ou marmelade nébuleuse pour ce band ? Et bien j'ai quelques disques bien profonds de ces anglais chez moi qui en traduisent la langueur nébuleuse. Dans cette boue musicale même sans visibilité, je sais où je suis, et vers où je vais. Au bout de 2 titres les touristes désertaient le lieu. Les autres se sont noyés dans la lave ténébreuse avec la lenteur d'une perpétuelle damnation dans les géhennes. Le son avait cette odeur de cataplasme vicié que l'enfer réserve aux plus farouches.

Ramesses a enroulé son public par l'épaisseur de son sludge, et sa formule trio a électrisé par son impétuosité.

C'était pour les suppliciés un véritable puits sans fond de pénitence.

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Le temps par contre n'était vraiment pas de la partie cette journée, j'avais froid et Esteban m'a suggéré que c'était parce que je ne buvais pas d'alcool, avec la tête du gars qui ne sait plus si il faut ricaner ou s'endormir. Dix minutes plus tard Esteban vomissait devant tout le monde, et sans serrer les dents bien entendu. Je lui ai conseillé d’appeler ses amis pour qu'ils le raccompagnent à sa tente, qu'il aille dormir pour récupérer et surtout de manger, que je resterais le temps que ses amis arrivent, il m'a remercié de ma gentillesse et je ne l'ai plus revu.

J'espère qu'il a passé un bon week-end et qu'il s'est remis de sa sévère cuite en rentrant à son camp.

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BEHEXEN est black de la famille corpse paint. Il vit dans une contrée lointaine, très isolée. Le climat rude et austère lui confine d’élaborer une musique sombre, à l'altérité linéaire, délestant dans ses errances la noirceur que l'on est en droit d'attendre quand l'hiver s'éternise 11 mois sur 12. L'aspect sauvage fait également écho à leur côté primitif et païen. Le chanteur dictait sa sentence d'un simple coup d’œil arrogant qui signifiait : « Mais aimez-moi bon dieu, car je vous méprise ». Les sujets de ce diable s'immolaient alors dans cette sentence, que lui leur accordait le droit imputrescible de concasser leur cervelle avec un set destructeur.

Dans le public du black et du death, on est revenu à une posture prostrée avec les bras croisés. Ce qui signifie grosso modo que toute l'émotion éruptive est intérieure, ou bien que la majeure partie de l'assemblée s'emmerde. Quoiqu'il en soit, le peuple de l'ombre a goûté à l'amertume gutturale du Bläck MétAl de Behexen et à sa sculpturale attraction/fascination vénéneuse, avec une certaine écoute religieuse.

Il y a toujours quelque chose d'hypnotique dans un concert de black. La posture est fixe, le regard est un défi de domination, la théâtralité en présente le rite avec un caractère austère, et l'intensité de cette musique caverneuse, indomptable, lui profère un caractère maléfique...Pis voilà...et merde à la fin, Hail Satan !


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Le band HAVOK est thrash oldscholl, mais des plus percutants. Le public scandait le nom du groupe dès l'entrée des artistes et ne finira plus de l'acclamer à chacun de ses titres. Le bassiste en a rajouté un max dans les poses. Le groupe a joué carré, tout dans la percussion, avec la fougue inébranlable de sa jeunesse et d'une vitalité survitaminé, et a su fournir de quoi foutre le pit dans la délectation du fun. Ce qui était conventionnellement prévu sur le papier, espéré même, est arrivé, grand bien leur fasse, pour ma part j'ai préféré assister au concert des vieux d'ANTHRAX, très attendu après leur excellent dernier opus « For All Kings ».

Juste avant, MASS HYSTERIA a su domestiquer les mosheurs de la fosse qui dressèrent le mur séparatiste d'un Wall Of Death, puis s'affrontèrent provocateur d'un même regard cyclopéen. Les cul terreux du pit soulevèrent le sable comme des taureaux andalou. Ils tonnèrent les toréadors opposés en déversant leur masse collective sur eux. Se forma ensuite un tas de pue corporel, éculé par la pression, et qui formait l'étau similaire des pékinois plissés dans leur métropolitain au petit matin blême.

Mass Hysteria a rudement chauffé la fosse, du coup les ricains sont rentrés dans un bouillon, et comme le faisaient les joueurs du rugby club de Béziers dans les années 80's, c'est à dire en courant. Mais le début du set fut assez poussif en réaction dans la fosse bizarrement, ça a réellement pris qu'après « Antisocial », à partir de là le public s'est enlevé les doigts du cul sous le fun du vieux sioux.

J'ai trouvé que les nouveaux titres s’intégraient harmonieusement dans le somptueux catalogue des New-yorkais, cool. Inutile de vous faire part de mon admiration pour ce groupe dont je suis la discographie depuis leur premier disque. Disons que je vieillis avec eux. Charlie Benante ressemble de plus en plus à un rital de vieux polar. Le nouveau soliste Jon Doney (Shadows Fall) remplit sa fonction avec des solos concis, appuyés, saillants. Scott et Franck attisent leur capital sympathie et prouvent de leur efficacité. Le vieil indien est parfait, quand il fait la danse du feu le pit n'est plus qu'un brasier ardent.

Le set était forcément très cool, bon, mais furieusement trop court, 8 titres pour 50 mn...Whaouuuuuuuuu c'était aussi pressant que la prostate de Mick Jagger à le faire pisser.


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Ben quoi ? NoOon, je n'ai toujours pas assisté à la gay pride de TURBONEGRO bro..,

...Ni à ses fragrances marines pour mâle de chez Jean-Paul Gaultier, et je n'appartiendrais jamais à sa flottille de troufions de la Turbojugend.



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Je vais m'avancer mais l’affiche de la scène Valley du vendredi aurait était préférable le dimanche.

Pourquoi ? Car tu es à bout.

Ben oui. Si tu comptes une moyenne de 16/17 heures de concert/jours + les aller/retour d’une scène à l’autre + l’impact non négligeable de la somme absolument superfétatoire de boucan ingurgité + le monde tout autour de toi en perpétuel mouvement = Tu arrives à une fatigue totale par effet de contrecoups méthodiques. Donc quand arrive le dimanche de fin d’après-midi il y a belle lurette que tu as dépassé tes limites, et que tu tires dans tes réserves vitales. À partir de là, l’instant primordial est décisif, tu es en complète fragilité émotionnelle, physique, psychique, et cette vulnérabilité altère ta perception pour décupler la contusion des shows à venir. De la sorte que Earth, The Melvins, Magma puis Sun O))) dans un tel état, il s’avère évident que nous aurions atteint ce que bon nombre de yogis n’atteindront jamais de leur vie, c'est-à-dire l’ILLUMINATION.

Par contre le temps froid et menaçant du vendredi m'a remémoré une période du Hellfest assez déplaisante, surtout pour un gars du sud.


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On supputait même à ce vendredi saint la dénomination climatique de "Mud day" ( jour de la boue).




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EARTH

L'homme a besoin d'être relié aux autres, et à quelque chose qui le dépasse. C'est la pensée qu'il faut se dire avant d'en être immergé de toute part par Earth. Pionner du bêchage des tréfonds, la lenteur cutanée des mélodies a déployé le charme idoine pour un envoûtement tellurique. L’éloge de la lenteur prenait ici tout son attribut, puisque tout fait sens, tout est plénitude. Beauté et puissance s'accouplaient dans une incandescence magistrale de minimalisme transcendant. Earth fait corps avec l'univers, car Earth fait submerger les émotions dans le noyau dur de sa caresse. Il est au centre, et vous relie de la terre au ciel. Leur inexpugnable “Primitive and Deadly” chez le label Southern Lord en 2014 demeure un pur bijou.

Le mentor Dylan Carlson a hypnotisé de ses touchées musicaux, avec un look de vieux bluesmen et d'une queue de raton laveur accrochée derrière son jean. Je n'oublierais jamais de ma vie la douce lenteur qui s'est immiscée dans chaque partie de mon être et qui m'a libéré de toutes tensions. Earth devrait être remboursé par la sécurité sociale. Je pense tout de même que les touristes se sont fait chier. Ce qui n'était pas du tout mon cas. J'ai trouvé là de quoi méditer dans le calme et le bouleversement du recueillement.

Le set était impeccable, à la hauteur de ce groupe culte, et de son aura flamboyante.


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Le duo INQUISITION est revenu faire autant de bruit qu'une casse à ferraille avec son black malsain. Deux jneus à côté de moi se sont moqués du groupe avec l'irrespect de leur insouciance, en ne sachant pas qu'il seront damnés pour les siècles et les siècles. Avec le temps qui s'écoule, on savoure le jeunisme contemporain avec la grandeur ironique de la sagesse. Puisque je me disais que ces 2 ptits cons finiront très certainement en slip dans une émission de téléréalité à déblatérer des âneries de leur génération, mouahahahahah !

De leur côté, Dagon (chant/guitare) et Incubus (batterie) ont malicieusement terrassé en faisant la sourde oreille avec un black metal diaboliquement percussif, et sauvagement blast-beastien, pour un rendu froid et linéaire, propageant avec paradoxe le calme du crépitement des flammes avec le flegme du pyromane.


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MELVINS a fourni un set de frappadingue qui a remis de la folie versatile dans le sens du poil. Oui Melvins ce fut une insouciance dans ce vendredi terne du Hellfest. Le band est arrivé comme un cheveux sur la langue de velours du « Star Spangled Banner » de Jimi Hendrix, et oui l'Amérique à ses fous, de Donald Trump à ce genre de folie douce qu'est ce band. Quand on sait que le groupe est capable de pondre un album par an, since 1983, alors comment choisir dans cette pléthorique liste discographique un échantillon représentatif de l'aliénation crossover du groupe ? Et bien en débutant par un titre sinueux et totalement hors de propos. Tel est l'humour versatile du King Bonzo, guitariste et trublion mentor de la formation américouaine.

La formule du soir se traduit par une formation en trio, Melvins fonce tête baissé dans un trip où on ne l'attend pas/plus. Le groupe choisit toujours le contre-pied avec la morgue d'un punk libertaire. Le déluge melvinien est tombé avec une interprétation folle, toujours aussi génial d'entendre une telle qualité musicale, avec en sus une cover de Kiss « Deuce » cooooooooool, il y en a eu d'autres mais rien qu'avec celle là c'était au poil. Puis comment résister aux charmes de leurs mélodies volubiles capables de contorsions caoutchouteuses, à cette ironie mordante à critiquer le camp de concentration hellfestien, et tous les délires en tout genre ?!? « Fun, fun, fun » chantaient les Beach Boys, et ceci s'applique aux indécrottables Melvins, pour qui le terme d'insoumission demeure la signification la plus juste à leur propos.

Le set se terminera à trois voix à cappella, histoire d'affirmer la singularité fantasque du groupe.


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En attendant MAGMA à la Valley, je me suis restauré avec un XL Vegan ( houmous, boulette, etc..) dont la sécheresse en bouche préconise un gobelet XXL de flotte pour faire passer la sensation étouffante. Ö comble du désespoir gastronomique est venu se rajouter l'écoute de Korpiklaani et son orchestre ?!? Non mais franchement c'est du musette en fait ce bordel ! Enfin, sérieux, c'est quoi le truc ??? Bref, cela me fait dire que ce n'est plus du tout ce que c'était le Hellfest.

Bon Magma faisait ses balances et l'ensemble des musiciens est resté sur scène un long moment. On sentait qu'il avait hâte d'en découdre avec le bataillon de merdaillon qui gloussait déjà avec 3 grammes dans la tronche. Et donc comme il fallait s'y attendre, ce fut énOrme, une vérité en somme pour les néophytes. Le fameux « dondaï » pour les personnes qui pratiquent le kobaïen.

La démonstration de force était prégnante et toujours sans distorsion, ni clou, ni croix à l'envers : Un logo, une musique, un langage = MAGMA.

Une unité, une singularité que le temps ne parvient toujours pas à élaguer, à rancir. Magma est le souffle de la musique libertaire. Une force indémodable, dont l'intemporalité est la preuve rationnelle et irréfutable qui prouve de l'existence d'être supérieur sur terre : « kreuhn »

Définir la musique de Magma c'est comme expliquer l'origine du monde à un curé. Faites vous l'idée d'un feu de joie et de l'éclat des flammes qui crépitent jusqu’au firmament, de la chaleur des braises et de ressentir l'ivresse des sens. Magma c'est de la poésie à l'état pur. Mille fois merci pour ce set, encore une fois j'ai pris une beigne monumentale à un concert de magma, je ne les compte plus maintenant, mais je sais que le jour où je rendrais mon dernier soupir les trompettes de la Zeuhl sonneront pour ma venue.

Si à l'origine il y a le big-bang qui donne le magma, à la fin c'est un triomphe, une ovation générale que Vander & co expriment par un sourire qui en dit long sur cette reconnaissance. Nous étions le vendredi 17 juin 2016, il était à peine 22h30, et sans être devin, je pouvais vous assurer que le meilleur groupe du week-end était Magma.

« hür ! »


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Après cette superbe déflagration la réalité nous a rattrapée, car vous le savez tous c'est la crise générale, et ça va mal chez les satanistes de Crowley, lors de leur dernière messe sacrificielle, AURA NOIR a fait chou blanc.

C'est fait mes agneaux, le black métOl ne remplit plus la Temple, il n'y a que le pagan style désormais qui parvient à enthousiasmer le jeune ouaille. Même avec un Sabbat de sorcières cadavériques, de leads glaciaux et ténébreux, de paroles morbides, rien n'y fit. Allez que le diable vous emporte ! Les hordes noires ont fuit l'herbe hellfestien vers des contrées où sa communauté de cœur y trouve la true vérité inaliénable au style de prédilection originel. Aura Noir aura étendu sa fulgurance maléfique et sonique devant un public amorphe. Les croix inversées au-dessus de la scène auront beau à rougir à l'envie de leur couleur vermeil, ça résonnait dans le vide.

Pourtant le groupe s'en est donné, mais c'était la croix (inversée) et la bannière.


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Bon le gratteux, Aggressor, était assis, ce qui en soi apporte une image quelque peu végétative de l'idée cavalière que l'on peut se faire d'un groupe maléfique de Norvège. Pour les premiers rangs aucun soucis, ils rugissaient dans l'enfer de ces profanateurs, alliant le jubilatoire à l'incantation, là où le black métOl est un mouroir mirifique : Back in black & black 'n' Roll.

Comme le disait si bien Charles, oui Baudelaire :Cette beauté, sombre comme le fer, Est de celles que forge et polit l'Enfer.Oui pourquoi pas, mais maintenant reste à savoir qui va rembourser l'emprunt d'Aura Noir qui a servi à payer l'apéritif dînatoire d'après rituel, hein ?


Du côté outre-Rhin, la Kraus machine RAMMSTEIN a rameuté un bataillon de franzouze avec les chaussettes dans leurs Birkenstock.

Fête de la bière à Munich + Gaypride + Casse auto = show de Rammstein...


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...Ou bien un équivalent béotien de la représentation naturiste et stéréotypée du Hellfest à la TV.


SUNN O)))

Toujours aussi mystique, l’incantation qui a suivi nous aura permis d'être damnés à jamais. Autant visuellement que physiquement Sunn O))) a trouvé l'intensité nécessaire à son drone pour apporter à son aura la pleine légitimité à ses adeptes & disciples.

Quoi pensez ?

Rien, il faut le vivre, un point c'est tout.


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La configuration scénique est la-même, et symbolise en un demi cercle la vertigineuse paroi sonique qui nous fera face en un mur d'enceinte. Le groupe baignera dans épais brouillard qui le submergera pendant que chaque note deviendra une vibration d'une intensité folle. A genoux les damnés de la terre pour qui l'offrande de leur corps se verra transpercer par la puissance tellurique du band.

Théâtralité ou rite ? Qu'importe, il faut le vivre, un point c'est tout.


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Dans l'avancé du set, cela s'est clairsemé, difficile d’adhérer pour les estivants à l'Ode surpuissante de ces alchimistes.

Sunn O))) est une vision physique de la musique, elle se vit par vibration, elle s'écoute en épure par sa respiration apaisante, elle s'écoule par le psychisme d'onde surpuissante et assourdissante qui amènent une épaisse profondeur de contemplation, et devient une révélation, une évidence.


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Le rituel processionnaire procéda à son incantation par le biais du chanteur Atilla, alias Void ( Maheym), lequel évoqua avec ensorcellement, pour devenir en fin de set Kannon, celui qui « entends les appels », et aussi le nom du dernier album en date du groupe. La lame de fond de Sunn O))) nous entraînera dans ses intériorités subliminales, et nous nous sommes prosternés à son appel magnétique avec ravissement, béatitude, extase et divagation.

Le groupe a changé littéralement nos ténèbres en lumière !


....Et le vieux démon ABBATH, lui, a fait claquer les sabots sataniques dans la neige carbonique et le froid sépulcral de Clisson la nuit.


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Une échappée en solitaire avec un set cadavérique, mais non dénué de chaleur bestiale et de souffre maléfique...Et d'une joyeuse libation nocturne autour d'un vrai chef de meute.

Près de moi pendant ce concert, il avait son verre percé et le pauvre gars essayait fin saoul de faire tampon avec sa main, mais le seul trou qu'il pouvait boucher avec ses doigts de femme, c'était celui d'une flûte à bec et pas plus. Il se faisait tard, la foule dense et multiculturelle fourmillait en tous sens dans la nuit folle.

D’ailleurs, existe-t-il un carrefour pour vendre son âme au diable au Hellfest ? Ce qui est certain c'est que retrouver quelqu'un la nuit relève de l'exploit.


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Le show d'Abbath sera à l'image illustre de sa renommée démoniaque et théâtrale, en un baroud d'honneur signifiant sa perpétuité divertissante. D'ailleurs depuis son album solo, Abbath est immortel et plus Immortal.


FIN DU VENDREDI, et début de l'éclaircie....


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Samedi c'était « Give Me Your Soul...Please »


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UNDEAD PROPHECIES

Déguisé en une espèce de Jawa de Tatooine (Stars War), le band a délivré un show millimétré pour faire pénétrer toute la subtilité et le trip du groupe. Peu d'affluence comme tous les matins, et avec un son qui formait une purée dense, ne mettant pas en valeur tout le potentiel d'Undead Prophecies. Néanmoins le groupe n'a pas fait pas main basse et a attisé une saine curiosité qui a largement donné envie d'aller piocher dans sa discographie, en fait son unique album « False Prophecies » sous le nom d'Undead même.

Le groupe a découenné à la soude sulfurique la chair sanguinolente d'une musique très appréciée par les charcutiers soniques, fans de Death à Morbid Angel.

Quant à savoir qu'est-ce qu'en a pensé le public ? Et bien il a été passé à l'équarrissage, que voulez-vous fatalement qu'il dise de plus que: "Arggggggggggg !"


OTARGOS

Le groupe a littéralement étouffé son public comme on noie une portée de chaton. La puissance, l'intensité ne laisseront aucune once de respiration. C'était une boule de feu et sa grandeur obscurcissait la Temple en l'à plongeant dans les géhennes d'Otargos.

Du magma rouge foncé, songea l'homme. Nous sommes dans un courant d'à peine 900 degrés. Assez froid pour que les fées du feu s'ébattent à l'aise.- dixit Laurent Genefort

Le chanteur avait dans son regard la flamme qui traverse le crépuscule. Le groupe disposait son aura avec une telle croyance qu’il nous semblait possible alors de sucer un Ostie avec le recueillement nécessaire pour en chier un morceau de nougat.

En distinguant la versatilité qui m’entourait et des rapprochements sensibles qui se faisaient jour auprès d'une jeunesse inébranlable de pulsions diverses et variées, je me demandais si il était possible de faire saillir un pagan de Vendée avec une hardcoreuse de Poitou-Charentes ?

Bon enfin bref, c'était un set de taré !


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DROWNED

Le trio a apposé une puissance indémodable, simple, basique mais surtout efficace. Leurs compositions tapaient dans le mille-feuille, avec en plus une épaisseur requise pour apporter de la teneur à l'ensemble. Le public était en roue libre par contre. Un jeune un brin éméché me demanda ce que venait d’annoncer le groupe comme prochain morceau, je lui répondis : « Guy Béart pue des pieds, et ça sent pas très bon. » Il me répondait par un  : «  Ah super c’est leur titre phare. »


HANGMAN'S CHAIR a joué sur plusieurs niveaux de contrastes pour drainer à son incandescence le volume adéquat à son set. L'insalubrité sonique joua de ses charmes tout comme cette fille qui regardait des gars plus matures, et affichait avec perversité des intentions bien peu équivoques.


MYRKUR

Des poètes illustres s'étaient partagés depuis longtemps les provinces les plus fleuries du domaine poétique. Il m'a paru plaisant et d'autant plus agréable que la tâche était plus difficile, d'extraire la BEAUTE du Mal. Charles Baudelaire


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De mes années où la masturbation tenait mon temps de cerveau disponible sous le joug de la découverte du corps sensuel des créatures féminines, Myrkur déambula avec la chaleur bestiale qui émanait de son corps musical élancé, en déchargeant des effluves soniques que la gent masculine recevait avec la lubricité infernale d’en ressentir chaque vibration dans une démence charnelle insoutenable. Comment y résister ?

Là, il y avait une audience plus conséquente et une réelle attente autour de cet ange de l'obscur.

La nana a tenu la scène, tout le monde est rentré dans son trip. Tous les contrastes se sont soulevés. Le quatuor norvégien a immolé par sa nature sauvage et païenne un public absorbé. Myrkur était dans le mood parfait, et elle nous a refilés toute l'intensité de son interprétation. On en ressentait tous les effets, les stimulus de sa sensibilité à fleur de peau jusqu'à l'émotion éclatante d'une pureté cristalline, et d'une noirceur qui s'allie à la fascination. Comment y résister ?


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Le regard éteint par la fin du concert, elle semblait s’envelopper d’une froideur très particulière à l’aide d’une pigmentation opaline sur son visage, ses habits sombres ne faisaient qu’amplifier cela, et dans la parfaite concordance de la tonalité du groupe et de sa majestueuse représentation dark & cold.


CROBOT


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C'était un show à l'américaine. En fait tu regardais plus le groupe que ce que tu écoutais, tant il répandait les stéréotypes de postures et autres attitudes...Que l'on n'y croyait plus. Après cela il restait du heavy stoner et sa veine rock'n'roll. C'était bien fait, catchy mais il manquait une intensité réelle plutôt qu'une démonstration factice de professionnel.



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Puis je suis allé vers la superbe Warzone. Une nana et deux gars faisaient les « t'as pas ? » en quémandant sans cesse de l'alcool à tout ce qui passait à moins d'un mètre d'eux. Bien entendu j'ai eu droit à une interpellation en bonne et due forme et je suis passé pour un rabat-joie, hé forcément. Alors que j'assénai mes vérités à ces jeunes esprits dont la lenteur intellectuelle n'était pas pour me déplaire, mais ils en avaient rien à foutre.

Donc sur mon calepin la nana a marqué : « Bisous mon lapin » signée crotte des bois

Son ami 'a fait une phrase en italien: « Lasciate ogni speanza voi che n'trate », qui en fait s'écrit : lasciate ogni speranza voi ch'entrate = et qui signifie : Abandonnez toute espérance, vous qui entrez ici.

Et le dernier qui bien entendu a dessiné une grosse bite.


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Trois bon gros lourdos, qui fatalement ne verront pas tout de la journée, ce qui en soi n'était sûrement pas leur but initial. Chacun son trip du Hellfest, tout le monde n'a pas les mêmes attentes, vit les choses différemment, du moment que le respect reste réciproque, après tout...Crotte des bois peut abandonner toute espérance à dessiner correctement une bite pendant le set du Los Angeles crew de STRIFE, personnellement j'en ai rien à carrer.

Strife a offert un bain de soleil à une jeunesse venu accomplir son exercice physique. Si tout était basique et redondant, le public était séduit par cet appel d'air, et a multiplié les efforts sous le rythme imposé par le groupe. On était dans le même créneau que Terror & Co. Pour ma part cela a tourné en rond comme dans le pit. Pour autant les mosheurs tournèrent en rond sans pour autant trouver une issue possible à leur danse extravagante, pour laquelle le chanteur insista et incita sans cesse à répéter la rotation, dans l'espoir peut être de soulever une poussière conséquente pour que son batteur freine la rythmique et amoindrisse cet état d'excitation dans ce public de dégénérés.


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Gros changement pour la Warzone cette année. Totalement méconnaissable, le truc est absolument ahurissant à voir. Tout a été refait pour la mise en place d'un espace réellement approprié, avec une esthétique singulière. Il y a un mausolée à Lemmy avec son effigie en géant, des bars partout, une scène qui fait face à un agencement façon amphithéâtre romain. Une entrée similaire à un torii ou tori-i (鳥居?) qui est un portail traditionnel japonais. Il est communément érigé à l'entrée d'un sanctuaire shintoïste, afin de séparer l'enceinte sacrée de l'environnement profane. Le Hellfest a détourné le sens vers le sien, puisque le sigle/logo du hellfest est pendu au-dessus, d'ailleurs c'est en acier et quand tu passes dessous tu as la sensation que se sont des guillotines, brrrrrrrrrr c'est assez flippant en fait. Puis il y a des murs tout autour avec barbelés, miradors, bref c'est le ghetto de la warzone. Toute la décoration est incroyable. Depuis tant d'année remisée dans le rebut sociétal cette mue lui donne l'isolement que cette communauté réclame avec en sus une disposition conforme au reste du site.

Ce fest possède un truc unique, vraiment à part et singulier qui le rend cool, et où l'on s'y sent bien !


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Depuis cette année, entre les mainstages il y avait une tyrolienne géante pour envoyer en l'air les festivaliers qui ont des difficultés à la réaliser avec les artistes. L'attraction, nommée The Descent Into Hell, bénéficiait du sponsor de Red Bull et a allongé l'impression de parc à thème.

Au VIP, c'est comme à Cannes, il y a des starlettes qui posent pour des photos, comme des poules sans plume caquettent en cœur en prenant la pose vulnérable des starlettes de playboy. La pression montera d'un cran avec des gars chaud cocote qui tournaient sans cesse autour avec le regard en perdition, et qui se scratchaient à pic dans cette parade de coq au vin. Ils suffoquaient tous alors que ces filles ne manquaient pas d'air pour stranguler l'érection phallique avec audace.

D'après le journal local, la moyenne d'age au Hellfest se site entre 20/30 ans. Là tu prends un coup de vieux en te disant comme chaque année, c'était ma dernière année au Hellfest.

Mon meilleur repas je le dois au stand cuisine indienne, très bon et surtout super épicé, ce qui a le mérite de te réchauffer le ventre pour le soir glacial.

Après tu chies du feu !


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ATREYU

Le batteur s'est tout tapé, la rythmique plus le côté émo de ce métalcore, les autres ? Ils prenaient la pause.

Next.


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Tout le monde a ressenti un souffle frais sur sa nuque pendant le set de CATTLE DECAPITATION, lequel a poussé son public à éternuer dans la sciure, tant les têtes ont joué de souplesse avec la veuve, et pour un death découpant. Parfois le grain vocal faisait pensé à Udo et juste après à celui d'un porc rauque. Ouaie carrément !

Jouxtant le chapiteau altar, il y a ces baraquements que pour des raisons de commodités nous appellerons "le confessionnal", et qui permet à la communauté black et death de venir se soulager l'âme en purifiant les entrailles du sol clisonnais dans un tout à l'égout occasionnel. Or, sous mes yeux embués de gaz hilarant, ces toilettes étaient bouchées avec Ô grande stupéfaction, par des excréments placardés sur la partie la plus haute. Ma première hypothèse s'ouvrait ainsi à ma perspicacité lacanienne dans ce verdict digne de l'inspecteur colombo : « Nous avons trouvé là un artiste d'exception culturelle, dont les qualités expérimentales devraient prochainement se retrouver dans le prochain album de David Guetta sans nul doute. »


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MANTAR a dégluti son cataplasme a un horaire plus clément pour la torpeur ténébreuse de sa musique, lente, lourde, en même temps qu'une petite troupe d'anglais décuvait à l'ombre le nouveau millésime des vignobles Clissonais au cépage sec, avec la prestance d'un allemand découvrant pour la première fois le fouet du coup de soleil de la Méditerranée.

Hey le set était bien maléfique quand même hein hÖ !


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HEIDEVOLK

Ooooooooooh pitin les gars ont chanté comme des saucisses de Frankfurt bourrées à la bière de chantier. Biniou, flûte de Pan (ouaie pareil que l’homme-bouc), la pagan attitude quoi !!! Inaudible.

Sérieux je préfère encore entendre chanter Bézu « à la queuleuleu ».


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DISCHARGE

Je suppute comme un salaud que ce groupe ne vaut pas le prix que lui décerne la clameur aveugle de ses fans à chien, qui voient en lui le pur produit du macadam, alors que je ne discerne en ce groupe qu'une espèce de maquereau, assez agile pour jouir du profit de son proxénétisme musical.

Le son était à la hauteur de l’événement, direct pour les pissotières. Puis le look des gars, comment dire...


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TORCHE

Le set était bien copieux, le band étant déterminé à sulfater la foudre tout en répandant le coulis émotionnel dont il a la teneur endiablée vissé au corps. La matière sonore fut dense et le public honora la foudre électrique des ricains avec envergure. Il y avait une jeune femme exaltée par le set et qui était tellement jeune qu'elle avait encore du lait maternel qui lui coulait au creux des lèvres. Il m'a semblé aussi que le concert est monté crescendo, augmentant tout au long la surpuissance du ronronnement sonique de Torche.


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WITH THE DEAD

Un matin d'un calme aussi mortel ne pouvait être qu'anglais. - dixit Jonathan Coe.

Le band a déployé la luminosité de son halö avec la fièvre doom, et la chaleur bestiale de l'obscurité qui se referma sur le public. Lee Dorian avait cette attitude statique maléfiquement intrusive, apportant à sa musique mouvante & tellurique une valeur qui compense du spectacle de foire des festivals parfois. Pas de bullshit à la ricaine entre les morceaux, WTD sait qu'il est maléfique, alors il attaqua frontal, tout en imposant son rythme. La lave de son premier opus s'est déposé dans tous les cortex et a fini par se figer en un roc sonique.

Ce fut une très bonne prestation, nous avons remué de la nuque et avec le zizi tout dur pour un set vraiment poisseux au possible.


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ARCHGOAT

Bruit d'os qui s'entrechoque, fournaise de l'enfer, froideur des catacombes, ouaie tout y est. Les Obituary du black métAl sont dans la place pour une averse de foudre et des grêlons soniques de la même taille que le bracelet clouté du bassiste/chanteur et du guitariste = 20 cm : Grandeur & puissance. Le groupe n'a pas manqué de foie et a arraché les tripes aux premiers rangs qui prenaient la foudre en travers de l'estomac.

Pourtant en relativisant l'ensemble, cette incitation à la haine est une catharsis théâtralisée à outrance, apparaissant bien inoffensive devant les massacres que perpétuent ceux qui ont remplacés la foi en se prenant pour des dieux. Peut on se gausser devant ce spectacle de quadra en train de mimer avec vaillance un culte à Belzébuth le rebelle ? Franchement est ce que l'on fait toute une histoire avec des quinquagénaires costumés qui jouent les cocus dans une pièce de Feydeau, avec des portes qui claquent et tout le tintouin ? Le truc c'est qu'il n'y a pas d'age pour le spectacle populaire. Il faut juste que sur scène les personnes soient suffisamment persuasives pour que le public y croit dur comme le fer musical de Judas Priest.

De toute façon Archgoat, en plus de sa musique des fournaises possède de super visuel, chechkez sa discographie...Et zouker avec !


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GOATSNAKE

Grandiose.

Blues et doom ont fusionné dans une messe divine des profondeurs. Le band a défait les draps pour une nuit de noce où son public a bouffé l'oreiller à de nombreuses reprises, orgasmes inclus. Le groupe a déroulé sa cosmique musique des profondeurs en se mouchant dans les étoiles avec un chanteur poudrant son chant dans une poussière émotive qui nous a touchée en plein cœur.


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Greg Anderson (Sunn O)))) à la guitare était dans son mood, virevoltant au-dessus des nuages mélodiques. C'est con car pendant ce temps là il ne pouvait pas voir l'admiration de son public féminin, et quoi de plus exaltant que de se voir briller dans les yeux d'une femme. C'est le plus beau précipice.


BAD RELIGION


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Greg Graffin ressemble de plus en plus à Bruce Willis Yippee-ki-yay, motherfucker !

Bien entendu la Warzone était saturé de monde, d'ailleurs il y a désormais plus de gens à la warzone qu'à la temple et altar réunis. BR avait sorti les hits, le peuple punk a scandé, beuglé (me too), c'est éclaté contre les barrières. Fun, cool, c'était pornawak dans le pit, en fait c'était cette alacrité (gaîté vive) habituelle, avec une température corporelle très chaude, enfin bref le commun de la Warzone quoi !! Le set fut aussi sec que le corps d'Iggy Pop en extension.

Oui mais il y a comme une couille qui dépasse avec BadReuuuuuuuuuu...


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...Parce que le groupe demeure une icône du punk rock qui vit de son répertoire, sans se figurer une seconde de sa résignation face à la servilité d’usurper son âme musicale pour pouvoir en vivre de manière salariale.


HERMANO

C'était hyper catchy et puis grosse torgnole, hé forcément, à la fin ce fut une adhésion unanime qui a fait refléter de l'intensité d'un tel set parfait, qui a calotté sa race. Aucune faute de goût, ni longueur. Le public était sous le charme, tapant des pieds et des mains dans cette transe endiablée, là où le rock'n'roll affûte la lame de son envoûtement le plus venimeux.

Les ricains étaient venus exprès et la claque elle y était. + mille, comme un message d'espoir venu du passé.


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John Garcia devient officiellement cette année ce référent du Hellfest, comme Ozzy, et Anselmo.

D'ailleurs un Hellfest sans philou ce n'est pas un vrai Hellfest. Je salue le respect auquel le festival a engagé la liberté d'expression à un homme dont l'alcoolisme nuit gravement à sa réputation.

Notre cher Phil Anselmo qui a maintes fois discouru sur scène ses délires de PMU, ce n'est pas au Hellfest que l'on va critiquer son manque de tac, surtout en connaissant un tant soi peu le bestiau. Ce qui est d'autant plus probant dans le bocage du vin blanc où l'accoutrement est une parfaite caricature de l’esprit pagan, et de son dessein festif, et où l'on parle avec son corps juvénile ce dialecte que seuls les taverniers de maître kanterbrau sont capables de comprendre. À cet âge-là on s’impressionne à la vie avec ivresse. Philou fait de même en proclamant dans le titre Goddamn Electric avec le groupe Pantera avoir confiance dans le whisky et l'herbe et Black Sabbath, seulement lui il a 48 ans.

Depuis le gars a fait des excuses publiques de ses fautes, et essaye de réhabiliter son image.


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Espérons pour lui que le temps lavera ses erreurs, ses mauvaises actions, et surtout qu'il se purgera de son alcoolisme.

Je repense à cet abbé des Vosges qui s'est lamentablement excusé, dimanche 20 décembre, d'avoir parlé de "concert inspiré par Satan", le 29 novembre, dans une homélie évoquant l'attentat du Bataclan à Paris. "Je regrette d'avoir alimenté une polémique au sujet de certains genres musicaux. Cela a été totalement déplacé et indécent", a déclaré François Schneider, de la paroisse de Sainte-Trinité, après la messe de 10 heures, à Wisembach (Vosges). "Nous sommes parfois dépassés devant la diversité et l'étrangeté de certaines expressions artistiques", a ajouté l'abbé, en revenant sur son sermon dans lequel il avait visé les Eagles of Death Metal, le groupe américain de rock qui jouait au Bataclan le 13 novembre. Fin novembre, un prêtre du diocèse de Lyon avait estimé que les victimes du Bataclan étaient les "frères siamois" de leurs bourreaux. Il a été relevé de ses fonctions par l'archevêque de Lyon, Mgr Philippe Barbarin.

Ohhhhhhhhhh bon dieu oui, LE Barbarin, accusé d'avoir couvert des actes odieux sur des sacristains.

Allez Philou revient, ils sont devenus fous, eux ils picolent même pas le vin de messe pour sortir leur connerie.


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FU MANCHU

Leur stoner a terriblement foudroyé mais parfois cela a penché vers des longueurs psychédéliques, et qui ont pu nuire à l'ensemble pour établir une atmosphère artificielle. Mais bon c'était Fu manchu quand même, remplaçant de luxe de Down, qui a auréolé les 90's par la foudre de son stoner rock dur, avec une approche holistique, réceptacle à la doomisation du culte.

On a eu droit à une cover du « Godzilla » de Blue Öyster Cult, au sable du désert californien, avec un son bien grassouillet, des boucles rythmiques bien catchy et en pagaille, sur des titres qui font pleurer la fée électrique, et pour un véritable road trip...Ouaip, ça l'a carrément fait Fu Manchu, petite scarabée.

Pendant que la nuit répandait sa bestialité sonique à travers la plaine hellfestienne, et à défaut du fruit du péché, elle croquait dans une pomme avec le pépin de voir surgir un Adam les couilles à l'air, tandis que Clisson röck city night pétaradait sa bacchanale félicitée avec outrecuidance et un feu d'artifice pour Lemmy.


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GUTTERDÄMMERUNG est un concept novateur mêlant l’univers scénographique avec la culture rock n’roll.

Un gars anglo-saxon me montra la pleine lune en me disant « It's perfect ! », puis s'en fut aller vers le devant du pit se coucher. Bon ok, apparemment le spectacle avait déjà commencé !

Le concept était assez étrange si l'on compare avec les codes du festival de musique à papa, puisque le public fait face à un écran où un film passe avec derrière un groupe qui joue en transparence. La bobine nous montrait les apparitions d'Iggy Pop, Lemmy Kilmister, Slash, Tom Araya, Marc Lanegan, Jesse Hugues. Seule la présence véritable de tonton Rollins en donneur de leçon signifiait ma présence.

The Buggles l'avait prédis en 1979 avec sa chanson «Video killed the Radio Star », alors est ce que ce long vidéoclip viendra abattre le concert ? Est ce que les industries entertainment de cinématographique, vidéoludique ( jeux électronique ) vont s'imposer et réviser, révolutionner la donne ?

Si le Hellfest a bouleversé les codes du festival Woodstockien pour y inclure un mix de parc d'attraction, aujourd'hui l'industrie du spectacle vient y greffer dedans sa tournure pour adapter ses métamorphoses. Cette singularité me semble correspondre aux attentes de nouveautés à sensation, et au fait que le Hellfest a réuni des univers et des personnes aux choix différents et multiples afin de leur proposer un vaste choix de propositions. Toujours dans son optique d'aller inventer une autre approche du festival musical, il semble que les projets affluent pour changer les expressions, codes et autres formes de concerts.


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On peut craindre que la révolution technologique digérée dans l'estomac grossier de l'industrie musicale apporte son lot de crachats et de mépris, avec un déni de mensonge à la clef de bras, comme on peut supposer de l'avenir avec optimisme, parce qu'il serait possible d'associer la folie créatrice de plusieurs artistes à celle des groupes = imaginer qu'un groupe s'accouple à un chorégraphe, à un décorateur, etc...Pour proposer un spectacle total, édifiant ce rapport ultime à la création unique le temps d'un spectacle éphémère mais en tout point ultime.

De toute façon on ne peut envisager dans 20 piges que le Hellfest soit ankylosé de rhumatisme wackenesque ?!


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Alors oui bien sûr c'est vrai que les têtes d'affiches proposent déjà un spectacle comme celui de Chantal Goya, mais je vois cela vraiment plus grand, genre métöl global 2.0. D'autant plus qu'il existe une lignée de groupes très conceptuel, alors il n'y a qu'un pas pour produire un spectacle exclusif. Alors voyons plus loin, osons l'audace de s'affranchir de toute barrière et versons dans la célébration exclusive. On peut imaginer aussi que dans un avenir proche un éventail de propositions soit disponible pour faire vivre le spectacle vivant d'une manière totalement différente, avec la possibilité de rester dans son home sweet home pour vivre le hellfest avec des lunettes virtuelles, et de nombreux goodies exclusifs, avec des privilèges en fonction du choix de son forfait/souscription tarifaire...

Enfin quoiqu'il en soit j'avais tellement froid que je n'ai pas pu rester jusqu'à la fin : HELL FREEZES OVER (il gèle en enfer).


FIN DU SAMEDI


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Dimanche c'était « Mercyful Fate »


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60 000 personnes par jour * 3 = 180 000 pour le week-end. Big Up !

Le hellfest propose et toi tu disposes de cette culture de masse, à loisir. Le hellfest c'est le rêve américain en Loire-Atlantique, son ascension sociale est avant tout dû à son abnégation pour un travail de création intensif, de loyauté à une vaste communauté, et une remise en question permanente pour offrir ce qu'il y a de plus fou, de plus trippant. Comme tout libéral il est la société du spectacle et la consommation de masse à la fois.


CORROSIVE ELEMENTS

Se faire charcuter la tronche par la musique percutante de ce band exige d'avoir eu un bon sommeil réparateur. Parce que Corrosive Elements fait son travail d’équarrisseur en appliquant tous les préceptes cher à son style musical de désosseur de death/thrash n'roll à la sauce old school.


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STONEBIRDS

J'ai retrouvé la quiétude évasive auprès du très bon set des bretons, avec un élan très généreux de leur part. Je tiens à affirmer les bienfaits que le concert a eu sur la séduction émise, et carrément l’envoûtement direct pour lequel l'adhésion du public fut totale. Le ciel était désertique de tout nuage noir, on voguait l'esprit libre sur une mer d'illusions radieuses pendant l'écoute de Stonebirds. J'étais devenu poète quand soudain un gars est venu vomir à côté de moi.


HEGEMON

Les méchants ont joué aux sauvageons avec un black ardent et démoniaque. Le chanteur délimitait de son regard de conquérant la frontière infime entre lui et les cieux, tout en estampillant son aura d'une grande volupté, sachant d'ores et déjà que son public était anesthésié à son émanation. Il avait le pouvoir de détruire avec ce pouvoir, il l'utilisait avant de regarder ses fans mourir petit à petit dans le feu divin de son mépris sculptural.

Nous étions à genou !


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RAVENEYE

Le groupe a produit un Heavy blues agréable avec un réel sens du boogy, dont le charme ambré en ce dimanche entre éclaircie était parfait pour se détendre dans cette sirupeuse lascivité. Le trio a tout de même essayé de réveiller avec une pointe de psychédélisme et des larsens de guitare.

Comme d'hab, il y a toujours autant de gugusses déguisés, et qui font l'apanage de photographes en herbe, et autres reportages cathodiques qui résumeront brièvement l'aspect primitif de trentenaires pantouflards qui essaient de cacher leur médiocrité par une espèce d'élitisme de carnaval. En fait la plupart des personnes du Hellfest ne s'habillent pas de cette façon tout le long de l'année.

Je me demande juste à quel moment ils sont réellement eux-même ? Et si c'était en étant déguisé que résidait leur personnalité finalement ?

Se déguiser n'est pas non plus travestir sa personnalité, mais une façon d'en révéler certain aspect parfois. Toutefois quand tu mates les pochettes d'époque avec toute cette surcharge à se farder de la sorte, et aujourd'hui ce que sont devenus les vieux croulants du heavy, même-eux doivent se faire peur.


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BACKTRACK

Tu auras beau lui hurler les préceptes du mieux vivre en société, le public a botté en touche et ne parlait plus que de doliprane 1000 et de guronsan. Seul le premier rang était en mode karatékacore pour vibrer sXe. Il y eut un espèce de sous-braveheart sacrificiel, mais franchement cette poussée en mêlé était vraiment ridicule. Les femmes pendants l'accouchement font preuve d'une violence beaucoup plus prégnante.

Un set de pipeau


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FALLUJAH a maîtrisé son sujet, le son était bien trop pourri par contre pour bien profiter des nuances et possibilités qu'offrent la richesse musicale des ricains. D'autant plus que le jeune public ne maîtrisait pas du tout les codes du pit, et malgré les ordonnances du chanteur cela est tombé à plat.


DEATH ALLEY et son black magic boogie-woogie a apposé son stoner heavy low pour barbu, entraînant dans son sillon des atmosphères parfois un brin poisseuses. Les hollandais ont fait bouger du fion avec leur mixture Thin Lizzyesque très émaciée. Alors que d'autres gavés comme des oies du Périgord pour fêter le solstice hivernal, se levaient de table en se tenant la panse avec la grimace, le pas était salement trop lourd en ce début de saison estivale pour fêter le solstice d’été, ou pour rattraper un petit cul.

Death Alley c'était le concert que l'on pouvait nommer : "Quand les velus du stoner s'énervent"


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TURNSTILE

Musique 90's à donf, frime à la ricaine, la formule est béton et fut réaliser avec aplomb, énergie, donc fun, cool et à bloc. Finalement sans surprise, mis à part celle d'avoir pu penser à l'avance que cela serait béton. Le band est jeune et érectile, il a affolé avec son dynamisme, notamment elle et son visage qui était tout aussi énigmatique qu'un regard de Joconde, avec son rire qui emplissait les regards cajoleurs des braves tout autour. Pendant ce set offensif, les plus hargneux allèrent par la suite se frotter les muscles saillants les uns contre les autres dans ce claquement de bois que les forêts canadiennes s'en font l'écho.

Le groupe prit la peine de leur enduire la peau de cette sédation excessive qui permet à l'homme de traduire le goût de l'effort, mais aussi d'empester les autres vieux qui tapotent du pied à côté de l'ingé son, en respirant cette odeur de vestiaire bestiale, qui fait tout le charme de la femme haletante qui renifle en grimaçant le musc du mâle éreinté. Les courbatures firent fuir un paquet de jeunes coqs, tant le groupe a martelé par un rythme soutenu beaucoup plus intensif que dans ses disques.

Pourtant on constatait une certaine forme de plénitude à affirmer un concert apprit par cœur, néanmoins Turnstile c'est un petit groupe qui fait mal.


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ORPHANED LAND a une nouvelle fois essayé de colmater les brèches séparatistes avec son amour universel. Pourtant il pleut encore des bombes au moyen-orient pendant que les chiens d' occidentaux se divertissent en buvant de la bière en terrasse das cafés, et finissent même par se vautrer dans la messe méphistophélique du rock'n'roll. D'ailleurs si pendant le jour du seigneur vous vouliez de la musique noire au Hellfest, c'est avec VINTAGE TROUBLE et son rythm& blues savoureux que vous aviez le plus sulfureux prêche. En deux morceaux la messe fut dite et les ouailles de la mainstage entonnaient les cantiques qui font monter la fièvre vers les cieux, et la transe rock'n'rollienne dans chaque âme des paroissiens du hellfest.

Dans cette parade gospel se trouvait la source de la lubricité rock'n'rollienne. HOT FUCK !


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Il y a eu une très belle émotion aussi autour du set de KING DUDE et de son mentor Thomas Jefferson Cowgill.

Leur blues dark a su absorber les mythes du folk américouain jusqu’à l'ivresse sombre de l'homme en noir. Ce fut vol de corbeau, whisky spirit, rockab acariâtre, crooner spleenien, un mood lo-fi pour une musique qui parlait du diable mélancolique et des démons qui surgissent en nous quand l’horizon est sombre, avec les ombres ténébreuses de Nick Cave aka Johnny Cash.

Un set qui était beau à en chialer !


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Franchement cette seule présence à l'affiche de ce week-end de musique extrême est suffisamment explicite pour féliciter du toupet crossover du programmateur Ben & Nuts.


POWER TRIP

Shirt de Cro-mags pour le gratteux qui balançait des gros riffs lourds. Shirt d'Obituary pour le chanteur qui balançait des cris de guerre pour un thrash HxC, avec les échos saturés de Cro-Mags, Nuclear Assault, S.O.D, Leeway, et un fameux Dallas Texas Rules.

Tel de jeunes chiens fous, un petit groupe de mâles agitait leur museau dans les aboiements du groupe, et n’hésitait jamais pour aller marquer leur territoire en faire pisser leur verre de bière sur les femelles aux alentours.

J'ai eu un très gros choc après ce set, au point que Power Trip m'a transpercé le cœur !


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UNSANE

Le trio a une nouvelle fois compacté sa strangulation sonique pour nous mener le plus rapidement possible vers les urgentistes de faction, ou bien vers l’hôpital psychiatrique le plus proche. C'est toujours avec autant de plaisir que je perds la tête, et que je file dans la démence avec ce grand homme qu'est Chris Spencer.

Je sais très bien qu'à ce moment là, je suis loin des péréquations quotidiennes, et que je me transcende une âme noire, dont on peut distinguer la clarté dans les entrailles des enfers, là où colère, folie et tous vos fantasmes apocalyptiques y règnent pour un set de folie.


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Dans le rush des mainstages, il y avait toro piscine dans l'arène avec les landais de GOJIRA. Les nouveaux morceaux sont passés super bien au crible du crash-test grandeur nature, prouvant par la même occasion que le band est désormais un stadiste d'envergure. Duplantier le chanteur ressemble de plus en plus à Francis Cabrel. Je n'ai pas vu Esteban, mais dans cette marée humaine c'eût été quasiment un miracle de le croiser.

Tiens, c'est étrange mais je n'ai pas vu la denrée cette année dans le pit...


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...Elle devait certainement être dans les choux à péter sous la lune pour faire tomber une martienne.

Il me semble aussi qu'il y a eu davantage de famille cette année, je trouve que c'est cool pour l'éducation des gosses, à condition de ne pas être au milieu du rush combatif du pit. Ceux qui critiquent cette initiative n'ont pas d’enfants c’est certain, et sont encore amis avec la veuve poignet sur youporn.

En parlant de martienne, ce qui est cool au Hellfest c'est la liberté des filles.


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Elles font ce qu'elles veulent, tant au niveau du comportement, que de leur façon de s'habiller, etc...Et il n'y a personne pour leur casser les couilles. Certaines vont même jusqu'à pisser comme des hommes aux pissotières avec un Gogirl (pisse-debout) à côté des garçons. Par contre il n'y avait pas assez de nanas sur scène cette année...Seul le chanteur de Refused en a fait la remarque.

Persévérons à rendre la femme égale de l'homme, et en tout point.


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KADAVAR c'est très surfait sur vinyle, et pourtant le groupe est à la mode, il n'empêche que c'est bien foutu, et qu'en plus c'est du Led Zep plus catchy, alors en vrai ça pulse un max leur hard rock'n'roll seventies psyché, avec cheveux longs et barbes incluses. Leur concert ? Ouaie dans la place dude, comme avec le cool et la frime de schleus au Cap d'Agde, parce que le trio a électrisé un super mojo power, ovationné par tout le public de la Valley.

À la fin du set de Kadavar, elle l'embrassa goulûment, le gars donnait l'impression d'avoir décrocher la lune alors qu'il avait les pieds sur la terre de Belzébuth.


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Le batteur de Kadavar m'a rappelé un autre batteur mais impossible de foutre un nom à l'animal ?





TAAKE

Un set frontalement sculptural, imposant son ossuaire musical avec l'espoir pour son public d'obtenir une entrée gratos au valhalla, avec ses rivières de sang impur. Oui c'était génial, mais au-delà d'un mépris policé pour la race humaine, le black métalleux de Bergen se prévaut d’asseoir sa culture sur la rente d'une inoxydable saveur guerrière dès qu'il s'agit de cancaner sur la nation de Norvège avec humour.

Alors si de profil le chanteur Hoest ressemblait à l'ogre du conte de Grimm, de face il ressemblait à un panda sur qui on venait de taper sur les couilles avec un marteau, tant son visage émacié de spasmes s'égosillait à ouvrir grand son antre. Heureusement qu'à la cantine il n'avait pas mangé de l'ail, sinon il aurait anéanti les premiers rangs où de nombreuses gothiques s'étaient visiblement perdues.

C'était une leçon d'occultisme !


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Vous pouvez visionner leur exorcisme bläck sur ARTE TV.



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Le chøix judicieux d'øffrir à AMON AMARTH une scène à la taille nørmande de søn délire aura permis un shøw à la Kiss/immørtal, surtøut pour le cønceptuel dernier øpus du grøupe.

Dønc förcément chaque tableau était une fresque backdrøp à l'arrière de la scène, avec tøute l'imagerie d'Epinal made in Sweden.


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Juste à côté de moi il parlait un jargon scandinave en démontrant le tempérament loyal que l'on peut se faire du viking quand il te tranche le bras en hurlant : "Odin, Odin".

Et oui Vic le viking a des cousins dans le pays de Dagobert, il en découla par ce biais contiguë un grand hommage à la cervoise que l'on boit dans des cornes (les Hørnbeer), et la possibilité festive avec d'autres cornes de souffler dedans à s'en péter la rate, en faisant retentir le son d'un clairon que manipule un pensionnaire de maison de retraite asthmatique.

Les jeunes gaéliques et rabelaisiens ont pu gauloiseriser à outrance leur passion commune pour la grivoiserie franchouillarde en imitant les chorégraphies du sud-ouest pendant le set nordique des jomsvikings.


Ce qui me fait dire que : "Paquito" des bandas où "First Kill" du répertoire d'Amon Amarth = Même bordel finalement.


S .V .P : Arrêtez avec ce mauvais délire, mais putainnnnnn je n'en peux plus du pagan style !!!Il faut vraiment que les alcooliques se réunissent dans une taverne pendant toute la durée du week-end et que l'on en parle plus une bonne fois pour toute.


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NoOoooooooooooooooonnnnnnn !!!!!


Pour cimenter toute cette gaudriole nordique, il y a avait le mur de Jericho, qui a déboulé trompette sonnante avec la tempête HxC et sa loyauté à affirmer ces 4 vérités.

Le dernier album de WALLS OF JERICHO "No One Can Save You from Yourself  " est crépit de punchline et de groove patent pour actionner son précipité de chimie hardcore sur des consciences. Si tu as déjà vu WOJ en concert, c'est comme avec Sick Of It All tu les as tous vus. Mais bon, pour des fans de HxC frontal, vigueur, robustesse, énergie, etc..Tout ce que vous attendez est là.


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Il y a quelques années auparavant, la hurleuse Candace avait la prestance d’une lionne, rugissant impériale à l’unisson d’une grasse féline. Aujourd’hui c'est une grizzly avec l'allure d’une culturiste dopée à l’hormone de croissance. Sa féminité masculine altère certes une puissance corporelle indéniable, mais au détriment d’une énergie que l’on ressent comme trouble et poussive.

Le pit était à gaver, obéissant comme des petits écoliers fondus dans un sac de maternelle en plein soleil.


En attendant Ghost, j'entendais MEGADETH sur le côté et Dave Mustaine en train de couiner comme un vilain petit canard, coin !

Les planqués de la zone VIP (promoteurs, agents de promotion, professionnels de la profession, etc...) de la gauche caviar jusqu'à la droite bling-bling étaient au dessus avec des parasols en train de se griller la cacahuète comme à Bandol pour certains, alors qu'au front c'était une auge à cochon en version toilette sèche.

Et Dave Mustaine continuait à couiner comme un canard, coin ! Mais putain que c'était long.


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Je constatais à ce propos une fois encore que la théorie de la relativité d'Albert Einstein était d'une implacable vérité, et elle soulignait à merveille ces quelques vers de Charles Baudelaire : Mais parmi les chacals, les panthères, les lices, ... Dans la ménagerie infâme de nos vices, Il en est un plus laid, plus méchant, plus immonde ! Quoiqu'il ne pousse ni grands gestes ni grands cris, Il ferait volontiers de la terre un débris, Et dans un bâillement avalerait le monde ; C'est l'Ennui !


GHOST

La foule des pèlerins se pressait en jus de sueur, j'étais alors non loin de la scène, on attendait le prédicateur satanique.


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Savez vous qu'en Italie, le diocèse de Milan a lancé une hotline spéciale exorcismes ? Les fidèles qui craignent que l’âme de leurs proches ne soit possédée par le démon peuvent appeler cette ligne du lundi au vendredi, de 14h30 à 17h. Ce service de l’Eglise est si populaire qu’il a nécessité un doublement des effectifs, le nombre de prêtres étant passé de six à douze. Cette équipe de choc contre les phénomènes paranormaux a été mise en place pour répondre aux demandes d’exorcismes en constante hausse depuis 15 ans.

Certains jours, des prêtres transalpins peuvent recevoir jusqu’à 120 appels de familles en détresse. Le but de cette hotline n’est pas d’éloigner le malin à distance, mais de prêter l’oreille, voire de prendre un rendez-vous si le problème est jugé sérieux. Selon Monseigneur Angelo Mascheroni, l’exorciste en chef du diocèse, «les vrais phénomènes diaboliques sont très rares. La plupart du temps, ce sont d’ailleurs des parents qui appellent parce que leur enfant se rebelle et ne veut pas aller à l’école.»

Puis enfin le groupe monastique s'est avancé en faisant place au vrai pape du divertissement.


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Le groupe n'est plus aussi fantomatique désormais. L'auréole de succès qui l'entoure le détache des cieux maléfiques vers une relative popularité qui en assagie le fond et la forme. Le pontife Papa Emeritus fait penser à Charlie Chaplin avec sa gestuelle et sa catéchèse comique. Le show est rôdé de pop rock et d'entertainment avec la canonisation de billet de banque factice. C'est très propret comme eucharistie. Mais si tout est simulacre, il y a encore de quoi foutre l’abbesse Boutin en colère. Parce que le vice tu le sentais dans tout le concept avec lequel Ghost a offert ses hits, ses atmosphères d'encens, sa prélature honorifique et le public exultait dans sa foi et à son ordre opus dei.

Ghost avait promis un show exclusif, finalement ce sera une chorale de femme en bonne sœur ( les Sisters of Sin) distribuant des préservatifs, faisant boire du jus de grenadine au premier rang.

Puis une chorale d'enfant pour faire monter le final « Monstrance Clock » au firmament ardent de notre croyance au rock'n'roll maléfique, et à sa grandeur décadente...


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...Et il y avait là largement de quoi exciter l’évêque Barbarin.

Feux d'artifice pour clôturer la cène, un peu Katy Perry l'a chantée : 'Cause, baby, you're a firework ; Come on, show 'em what you're worth ; Make 'em go, "Aah, aah, aah ; As you shoot across the sky-y-y Firework.


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Si le festival est de plus en plus pop, de moins en moins raw, je pense que la nouvelle génération de poppeux, de touristes a viré les trues et autres undergrounds vers des festoches avec une épine dorsale plus roots. Comme il ne fait nul doute que la génération connecting people 2.0 arrive en masse avec sa nerd attitude. Toutefois et spécialement cette année la question fut de surprendre en proposant autre chose qu'un groupe et des artifices, au point que le concept autour de PUSCIFER, avec Maynard James Keenan (Tool, A Perfect Circle) finisse par effacer le groupe derrière l’histoire racontée.

Si la musique était le fil conducteur, nous avions le regard dirigé entièrement vers les acteurs/danseurs/catcheurs, devenant le pivot central et point d’attraction visuel.


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À une époque pas si lointaine, les écrans derrière la scène avaient saturé les yeux, maintenant c'est une nouvelle approche. Pour renouveler son spectacle dans les salles obscures, le cinéma a bien proposé la 3D, la société du spectacle innove pour divertir et apporter de la nouveauté. Ainsi le Hellfest n'est pas devenu ce géant qui malicieusement accapare du temps de cerveau disponible pour des annonceurs. Il est immense et son sens de l'innovation surprend chaque année quiconque s'y trouve. Maintenant il faut impérativement qu'il pousse davantage sur la qualité de la sonorisation pour ne pas se couper de sa racine essentielle : Les groupes de musiques extrêmes & éclectiques.

Je pense qu'il est possible de régler ces diverses problématiques d’acoustiques avec des partenaires techniques et de trouver les solutions qui bouleverseront la façon de vivre avec encore plus d'intensité et d'émotions un tel festival unique en son genre. Oui tu penses que l'on sera tous avec des casques hein ? Et après on aura un résultat aussi comique que les boites de nuit quand elles ont appliqué l'interdiction de la cigarette et qu'au bout de deux heures ça puait de manière insupportable la sueur de vieux mammouth.



BLACK SABBATH


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Sans nostalgie aucune, j'attendais Refused en écoutant Ozzy massacrer le répertoire du Sabbath en chantant comme Monsieur Patate. C'était une façon courtoise au groupe de procéder à sa crémation sur scène, ainsi nous nous disions adieu les uns des autres, adieu à cette jeunesse, où le groupe aura servi de fétiche pendant le passage ingrat de l'adolescence.


REFUSED


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Aahahahahahahahahahah ! Ok soyons limpide et expéditif, toute cette recherche autour de la société du spectacle et de son ravalement de façade dans l’innovation, etc...Bref, tout ce que j'ai pu mentionner plus haut est à foutre à la corbeille à papier. Ouaie c'est du flan, surtout lorsque un band comme Refused dégaine sur scène la sève du rock'n'roll et l'esprit du punk rock.

Tu peux assister 100000 milliards de fois à leur concert, tu prendras ta claque. Ce band est rock'n'roll parce que ce band est le rock'n'roll. Ce band est punk rock parce que ce band est le punk rock : Refused on adhère !

L'ultra charismatique Dennis Lyxzén, capable de prouesse vocale en alchimie avec une chorégraphie corporelle, c'est La classe personnifiée. « Freedom » le dernier album du groupe que beaucoup on jugeait avec condescendance est fabuleux, okay ce n'est plus le même Refused qu'avec « This Just Might Be... the Truth », ou « Songs to Fan the Flames of Discontent », pas plus qu'avect « The Shape of Punk to Come », mais heyyyyy regardes toi dans une glace et dis moi si tu es la même personne qu'il y a 20 piges en arrière ? Tout le monde ne réagit pas comme Motörhead dans le vie mec !

La foule quémanda un surplus militaire à ce set belliqueux, conscrit à sa martiale quête à la solde d'un culte sauvage, avançant d'un pas cadencé vers le trépas de la journée sans se douter qu'elle plongeait dans l'obscurité de la nuit et de la fin des festivités.


KING DIAMOND

L’idole méphistophélique est rentré dans avec ses ténèbres et les téléphones devenaient des lucioles avides de figer en statue de sel l’icône des enfers. Alors que la Castafiore hurle encore qu’elle est belle dans son mouroir dans un appartement du 16ème arrondissement, King Diamond couinait la pureté du cristal en brisant les vitres de Clisson jusqu’au château de Moulinsart.


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Mais ouaie merde c'était LE king !



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Puis le HELLFEST 2016 était terminé, résonnant de tous ces cris de ferveur dans le tintamarre existentiel de milliers de personnes.


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Amies, Amis,

Le Hellfest 2016 finissait, que déjà le prochain était désiré avec autant de vigueur que l’obscurité de Dark Vador et la malice pernicieuse d’une succube. Vous pouvez être certain que l’étoile de la mort éclairera nos pas dans l’océan des ténèbres où nous allons patauger dans cette culture de chiens de mécréants avec bonheur, sauvagerie et félicité.

L'appel méphistophélique chantera les louanges des musiques extrêmes dans les tympans de ses fidèles fans, et que ce week-end de musique spectacle insolite, soit plus jouissif que les orgasmes surpuissants et à répétition de mille vierges....“Les sanglots des martyrs et des suppliciés sont une symphonie enivrante sans doute, Puisque, malgré le sang que leur volupté coûte, Les cieux ne s'en sont point encore rassasiés !” Charles Baudelaire

Je tiens à remercier Roger Wessier du fond du cœur, ainsi que toutes les personnes qui bossent au Hellfest de quelque manière que se soit. Les clissonaises et les clissonais pour leur sympathique patience devant tout ce vacarme !


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Puis Je remercie aussi tous les gens adOrables qui ont discutés un brin avec moi, et pour je ne sais quelle raison, il se trouve que la plupart était de Strasbourg.

Cheers & let's rock Sick Mother Fuckers !


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jeudi, juin 30 2016

10 Years Kicking Fest !


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Conversation préliminaire au kicking fest chez les birs :

Hell-ène : Tu vas où ce week-end ?

Bir : À la fête du Cu ! à Nîmes

Hell-ène : De quoi ?

Bir : En concert à Nîmes, c'est un label qui fête sa décennie et son boss se nomme Monsieur Cu !

Hell-ène : Ah Ouaie ? J'espère que ça va pas être la foire du slip une fois les concerts terminés cette histoire de Cu ?

Bir : Ben nan tu me connais, de toute façon je dors au Cap-d'Agde chez les libertins.

Hell-ène : Ah ! Et donc du coup pour gagner du temps tu y vas à poil à ta fête ?

Bir : M'enfin mais de quoi tu parles ?

Hell-ène : Je plaisante mon chéri. Profites bien de ton week-end, avec un peu de cu, la soirée est toujours formidable.

Bir : Baaaaaaaaaaah, que t'es couille mon cœur.

Hell-ène : Nan, nan, c'est toi les couilles mon amour.

Bir : Ah oui c'est vrai. Tu sais, j'ai vraiment de la chance de t'avoir, ma chatte.

Hell-ène : Bon allez vas-y sinon ça va encore finir avec le froc aux chevilles.

Bir : Ok, à dimanche, ciaO)))


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Vendredi 24 juin, je trace direct après le travail.

La douceur estivale baigne l'habitacle de la voiture d'une douceur bienfaitrice en même temps que le « Proximity Effect » de Nada Surf. Kicking Records fêtait exceptionnellement ses 10 ans dans la smac Paloma et fallait juste bouger son cul pour y assister, et pas faire du gras devant votre téloche bande d'assistés.

C'est à Nîmes dans le Gard que le Kicking Fest a élu domicile, mais très certainement parce qu'il n'a pas eu la possibilité de le faire à Moncuq dans le département du Lot. J'arrive pile pour le début des festivités. Paloma est une très belle salle, tout y est réfléchi et pensé. C'est du 5 étoiles pour les artistes du soir. La classe américouaine quoi !

C'est MSL Jax qui a réalisé l'ouverture du club, la petite salle à la capacité intimiste. Le trio conjuguera sa douceur torturée avec comme mise en abîme, la forme exaltée d'un rock ténébreux. Vraiment chiadé, le set de Miss Shapenfingers and the Lumberjacks apposait son romantisme et un zeste d’obscurité pour faire réfléchir leur rayonnement power rock. Il faut se souvenir qu'au début de ce groupe il y avait Jérôme Bossuyt (alias Miss Shapenfingers), Mat Gaz (Mars Red Sky) et Billy The Kill, et que depuis le fameux sound Jarnac/Seattle, le band a métamorphosé son attirance ricaine vers la classe britannique, et sa verdure rock.

Mais avant cela, c’était Un Dolor. Le groupe a frotté son rock 90's dans la grande salle devant un public encore indolore à se faire secouer le cocotier à cette heure prématurée où le sudiste est plus prompt à s'aniser la gueule au troquet du coin. Pourtant le quatuor poitevin s'est largement illustré en boisant son rock avec de la peau de croco australienne, pour un set qui aura été compact, nerveux, urgent, tant le band nous a servi sur un plateau un rock hirsute.


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Le saviez-vous ? Il y a un nouveau gratteux chez les Rebel Assholes, c'est Mathieu qui remplace Jean Rem. Am’en donné on ne peut plus être au four et au moulin, faut choisir, Jean Rem a choisi. C’est une nouvelle aventure qui débute pour les rebelles de l'est, et pourtant ils ont joué leur punk rock qui colle aux tripous à toute blinde. Si le public a semblé étourdi par la calufle extérieure (34/35° celcius), il a tapé du pied et s'est laissé outrageusement séduire par les hommes du froid, ainsi qu'avec leur humour typique. Encore une fois que j'assiste à un set des The Rebel Assholes et je ne suis jamais déçu, si vous en avez l'occaz n'hésitez pas une seconde pour aller les voir, parler avec eux. Tiens pour engager la discussion sachez que Vava le bassiste adore la Chine depuis une tournée là-bas, vous retrouverez cette anecdote dans leur DVD/disque « Follow The Line ».

Ben oui, le kicking Fest c'était fait par des potes fans pour d'autres potes fans dans une zone de confort tant en qualité sonore, qu'en hospitalité (Paloma), et surtout, pour des personnes qui n'hésitent pas à gratter dans l’underground pour y vivre le Röck dans sa matière la plus féconde. En me dirigeant vers la petite salle j'entends au dépoté la mauvaise foi de faux cul critiquant le running order, alors qu'ils n'ont pas bougés du bar à se dilater l'abdomen avec de la blonde malté. Le truc aussi c'est que les deux salles jouent en simultanées mais avec un battement d'un quart d'heures entre. C'est donc le speed pour aller voir les Toulousains de Ghost On Tape foudroyer leur punk rock mélodique. Pareil, jamais déçu depuis que je les vois, parce qu'à Castelginest dans le 31 on a l'habitude de plonger dans les rucks pour gratter des riffs à s'en faire défoncer la tronche. Et à ce jeu de main, les Toulousains de Ghost On Tape n'utilisent aucun filtre à émotion, ils envoient direct la purée, sans préliminaire, sans temps mort, ouaieee de vrais sauvages ces pitaings de jeunes immatures.


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Pour cet événement si particulier, il y avait un autre événement atypique. Les groupes de l'écurie Kicking Records ont gravé un disque dans lequel ils reprennent des titres du catalogue de leurs collègues. 14 Kicking bands pour 14 Kicking Hits. Du coup le trio Toulousain nous a gratifié d'une cover des Uncos, suppléé par Ed et Trint et d'un tust pour se remémorer les paroles. La fête des copains battait son plein dans ce flux punk rawckien super fun, et je prenais acte de tout le potentiel cool qui ressortait à la lumière, tout autant qu'à la fulguration électrique de Ghost On Tape une fois encore.

Après ce défouloir je savais à l'avance qu'avec Hellbats le changement serait radicalement différent, tant la boule de sauvagerie serait rêche et sans concession. C'est aussi ce qui attire avec ce trio. Elie Bats le chanteur et guitariste portait pour cet occasion comme t-shirt le visuel du dernier excellent album de Tiger Army, je me dis que le gars doit être dans un mood coolos, puis dès le premier titre il est rentré dans l'univers suppurant de son super crossover qui vomit le psycho dans la centrifugeuse du métäl Rawk. C'était sombre, dur, épais, tout était en tension et surtension électrique. Le set fut éclectique et tout en noirceur, faisant ressortir tout le pan noisy qui accroît sans cesse l'effet jusqu’au-boutiste de la musique d’Hellbats.


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Forcément la présence scénique était conséquente, on ne jouait plus, on prenait en pleine poire la lourdeur touch guy hardcore, il se passait un truc dense et intense sur scène. Le groupe a la particularité de renouveler ses bassistes comme les batteurs dans Spinal Tap. Frantz le nouveau bassiste que l'on peut aussi voir officier chez Demon Vendetta et Black Zombie Procession était en mode guerrière. Nasty Samy (BZP, Demon Vendetta, Cab Driver Stories, etc......) dans le public guettait tapis dans l'ombre si le son était en adéquation avec le volume sonore que le groupe était en train d’abattre comme un Leatherface tronçonne du kid handicapé dans une forêt des Vosges. De la sorte que le sonomètre avait déjà fondu quand les cagoles de Nîmes se faisaient remuer les grandes lèvres. Quoiiiiiiiiii tu ne sais pas ce que c'est qu'une cagoule ? Mais c'est une fille au comportement plutôt vulgaire, souvent vêtue ou maquillée de manière outrancière, et attirée par les vêtements aux couleurs criardes, un peu comme la biterroise. Bon enfin aucune importance, parce que le trio a écharpé sans cesse. Elie grimaçait comme la zique d'Unsane dont l'influence sur le comportement et la composition des morceaux du groupe n'est plus à tergiverser. À la fin du set les ténèbres se sont refermées sur nous, en nous enlaçant dans leur voile mortuaire, tant le concert avait propagé l'amertume, la joie, la ferveur, la communion et une tension très palpable. Au-dessus de la scène planait l'ombre de Nick Elik, le contrebassiste décédé il y 10 ans de cela, et dans le regard noir d'Elie et de Tom Toxic le batteur y brillait le témoignage du plus bel hommage.


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Je m'éloignais du mémorial vers du power rock sculptural fun & cool interprété par le régional de l'étape, The Last Brigade from Nîmes, hé pardi. Le band a refait immerger le mood 90's dans une immersion émotive très intense. Conçu par le plus glam des sudistes, Ritchie Buzz, qui aura foutu sa race au patron de la salle Paloma avec son rock'n'roll de première bourre. Hey Monsieur le directeur faudrait réellement soutenir la scène de votre région, c'est indispensable car avant vous c'est elle qui a creusée le terrain pour que vous existiez.

The Last Brigade, j'ai vanté leur dernier très très bon album « Burn Out » et malheureusement le band n'était pas passé par la case Toulousaine pour y donner un concert, j’ai conjuré ce mauvais sort avec ce set (mais encore trop court pour bénéficier de tout le suc dont dispose ce groupe), maiiiiis hey, tout aussi excellent que leur dernier très très bon album « Burn Out ».

Mais ouaieeee carrément Wayne & Gart !


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Il faisait chaud et à cet effet il est important de boire régulièrement de l'eau, le corps humain a besoin en substance de 2 litres par jour. Oui effectivement après cela tu vas pisser assez régulièrement, et à la quarantaine la sudation est plus importante je ne vais pas nier la chose. Toutefois, je préfère sentir la sueur du mâle en bonne santé, plutôt que les fragrances du One Million de Paco Rabanne avec un triple menton. C'est un choix mûrement réfléchi. Le public s’était fortement désaltéré, mais avec de la bière parce que dans la grande salle, les paybassols (gens d'en bas) ont levé le poing à l'unisson pour les hors la loi des $hériff. Ça a sulfaté du riff de caniveau avec la même descente que la bière au bar. Coup de chaud, coup de sang, tout ce monde s’est percuté en diable.

Pendant ce temps au club, il y avait le groupe XTV originaire de l'Ardèche. Région pastorale où les gens font du canoë, du miel et pratiquent d'une main verte la culture du hash. XTV est un duo acoustique pour qui la notion de folk symbolise une simplicité qui va droit au cœur. De Kings Of Convenience à Simon And Garfunkel, en passant par les incontournables Beatles, XTV chérit la mélodie fondamentale, de celle dont la puissance émotive en devient intemporelle. Vincent (Baby On Board, Daddy Sucks, Discount) & Trint (Uncommonmenfrommars) forment une paire complémentaire capable de faire briller les yeux dans un feu de joie et avec des morceaux de bois (guitare), mais sans y foutre le feu.

Le feu, la flamme, c'est tout les $hériff, qui ont foncés plein gaz avec des slammeurs qui voltigeaient cul par-dessus tête, et certains n’ont même pas été réceptionnés selon l'usage de la camaraderie chevaleresque : In South = No Rules.

Le groupe a enquillé son set et la saga des $hériffs a suivi le métronome ramonesque et la sauvagerie pounk, qu'à la fin ça sentait la sueur des vestiaires après un gros match d'ovalie plein de bourrade.


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Vous ne le savez peut-être pas tous mais une nouvelle petite merveille est arrivé sur terre, il se nomme Milo. Hey bonhomme tu verras que malgré le merdier il y a énOrmément de trucs hyper cool à vivre. Je tiens à féliciter ta maman, pour le papa Romain Boule il était en train de faire le con sur scène dans un grand moment de convivialité avec les pétaradants Charly Fiasco, of course. Le groupe a donné un sens à la fête à coup de Kicking riffs et de réjouissance punk rock comme il en a le secret et l’outrecuidance. Le bassiste des Dirty Fonzy Rooliano le magnifique a remplacé au pied levé Manu Panier. Les Toulousains nous ont gargarisés d'une très belle volet de bois vert punk dont leur 11 ans d'existence font toute la différence, et référence en matière de fiasco complet. C'est assez rare pour être surligné au stabilo, je le souligne une fois de plus.



Not Scientist a fermé la marche de la soirée par un set nerveux pétri de guitare claire. C'est Frédéric El Fuego des Gas Drummers qui officiait un temps à la gratte, puis Jim est venu en fin de concert réveiller ses douleurs lombaires par une succession de riffs saillants. Pied au plancher le groupe a apposé les fondements de son punk frénétique et vivifiant. Le géant bassiste Thibauld que l'on pourrait imaginer pataud de par son physique colossal, se remue autant que le lapin duracell. J'ai chié ce groupe un paquet de fois en concert, j’étais donc ravi d'avoir pu constater qu'en live c'est aussi bandant que sur disque. Le son était 80's avec de magnifiques embruns de rock indé, de power rock et de punk émo qui ont téléportés par une énergie communicative l'ensemble de la grande salle.

Puis voilà quoi, j'ai vu les animateurs de la kicking Radio Gwardeath, Yan Du Cafzic et Guillaume Circus. (c'était samedi Gas Drummer, banane)...La suite ? C'était que la nuit étanchait les libations des noctambules pendant que je rejoignais tranquille mes pénates auprès des libertins du Cap D'agde, loin du vice éthylique.


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Samedi, il fait très beau pour tout le week-end, non mais vraiment on a du cul.


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J’ai commencé la journée par une séance de yoga pour réveiller mon corps et sa respiration. Après un petit déjeuner copieux je suis allé marcher sur la plage avec une certaine distance sur la vie. Il y avait peu d'affluence, mais il était bon d'avoir une certaine contenance devant des gens dont on ne connaît absolument rien, mais qui sont pour cette circonstance peu vêtus comme dans l'intimité, ou ficelés comme des rôtis pas cuit. Bien entendu en voulant donner une image plaisante de moi-même j’ai marché sur un coquillage saillant qui me mit dans une posture assez ridicule, du coup j'en avais plus rien à foutre, j'avais vaincu mon appréhension sur les autres.

Puis je me suis posé en tailleur pour pratiquer un peu de méditation devant l'immensité Méditerranéen, mais non sans mal devant des nymphes qui se sont malaxées le corps luisant d'une patine effrontément charnelle, à l'aide d'une épaisse lotion solaire, et dans des poses qui m’ont rappelées de vieux magazines érotiques. Bref, je me suis offert un délire cu !

Ensuite j’ai marché, marché, sans témoin, sans personne, juste mes pas qui résonnent, et puis je suis rentré me foutre dans la piscine pendant 1h30 à nager seul. C'était ma première baignade de l'année, et j'ai apprécié la texture aqueuse qui glissait sur mon corps soumis à la poussée d'Archimède. J’étais bien, loin des tracasseries journalières du monde du travail et de son asphyxiante hypocrisie. Cela m’a procuré beaucoup de réconfort pour reprenne pied. Ensuite j’ai préparé les fournitures pour la soirée et me suis barré rejoindre Paloma.



Parler de soi c’est émettre les conditions dans lesquelles on se trouve pour écrire par la suite sur les autres. On ne peut me reprocher d’être insubstantiel dans mes chroniques, que je sois passé à côté d’un disque je veux bien l’entendre, mais que l’on me gifle du manque probant d’induire des remarques pertinentes quant à la teneur de ce que j’entends, je ne peux le concevoir.

J'attaquais cette nouvelle soirée avec Supermunk dans la grande salle, un all star band avec Forest Pooky et des membres de Not Scientists, No Gut No Glory, Anita babyface & the Tasty Poneys. Forcément c'est bien cool, un mélange de punk, rock indé, power rock'n'roll. Je ne connaissais pas et je suis allé acheter leur disque juste après parce que leur set était plus que sympathique. Toutefois, je pense que tout le monde n'aura pas bien compris le sens de l'humour de Forest, c'était à un degré illicite de la cabourdise qui demande d'avoir une approche moins terre à terre sur les événements. Tu comprends ? Nan ? Disons que Forest est dans son monde à lui, et que forcément tu y es convié à planer avec lui, sauf que ce gars est trop cool pour toi si tu n'apprécies pas le Dude !


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Au club, la délicatesse de Mr Fallan s’est prêtée à une écoute douce avec des moments de flottements que les mélancoliques en connaissaient le sens et la portée. Quand je suis arrivé l'affluence était restreinte mais la qualité d'écoute omniprésente. Les gens étaient debout, j'ai pensé qu'il était préférable de s’asseoir pour communier, ce qui a eu un effet de mimétisme puisque d'autres personnes ont rejoint cette attitude. Le duo a égrené avec préciosité un mood à la Tom Yorke avec une folk très intimiste. À chaque fin de morceau on ne voulait pas briser le charme de l'ange torturé en train de papillonner dans nos âmes, pour applaudir. Comme si la douceur musicale était un recueillement prompt à un silence tonitruant qui submerge quand l’émotion est partout. Oui c'était beau et à l'antipode du boucan des autres groupes en comparaison.

Si je me dois de faire un reproche à cette fête, c'est qu'il n'y a eu qu'une seule femme sur scène pour tout le week-end, et côté parité pour le coup, le Cu est une bite.

Voilà la soirée était bien entamée parce qu'au bar les gars enquillaient cul sec les binouzes, et que le set de Gas Drummer apposait les attributs d'une solide influence du rock punk americana et d'un rock indé. Les espagnols nous ont filés la lumière solaire de leur rock catchy avec panache et ce zeste de folie qui supplémente tout le bien que l'on avait pu apprécier avec leurs albums. Ils étaient vraiment très enthousiastes, au point de carrément montrer leur cu ! Ainsi donc Mr Cu est monté sur les planches faire coucou avec un cumpleaños feliz en guise de pop-song anniversaire. Gas Drummer c'est encore un band de Kicking Records qui dispose de super titres bien mélodiques à fredonner des journées entières. Pour ma part, j’estime que c'est la version power rock des Mother Superior.

Pendant ce temps-là, les petits suisses de Hateful Monday faisaient du fromage fondu et ont remis les pendules à l'heure avec leur punk mélo que la jeunesse mercurochrome en a appréciée de s'en tuméfier le cortex. Le pit était en surchauffe.


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Dans la grande salle Guerilla Poubelle a exhorté le fiel pounk avec la vivacité de son amertume à travers des textes percutants.

Bon sinon, je voudrais passer un message à la saloperie d'enculé et à ses éventuels congénères trou du cul qui ont dégradés ma voiture. Je l'avais foutu au fond du parking pour pas qu'un bestiau trop bourré vienne la rayer. Le week-end avant, j'étais au Hellfest, il y avait plus de 160000 personnes, je m'étais garé à proximité du site, rien.

Je ne connais pas vos motivations, néanmoins que vous vous attaquiez à un symbole pour argumenter vos positions de rebelles par des intentions destructrices me coûte la peau du cul. À la marque dont vous vous êtes attaqués cela rapporte juste de l'argent en plus. Tu crois briser le système mais c’est tout l'inverse, cela ne va pas chier plus loin. Bien entendu j'aurais préféré participer et émettre ma position, tu vois on aurait pu parler en adulte consentant et uniquement avec les mains, tu aurais pissé cordialement du naseau, toi et tes amis, et le lendemain j'aurai passé la voiture au karcher pour nettoyer les traces, cela m'aurait juste coûté 2 euros. Mais malheureusement le problème avec les lâches c'est qu'ils sont incapables de faire face à leur bassesse. J'espère que vous êtes content de me l'avoir mis dans le cul, pour ma part l'argent perdu dans les réparations ne servira pas à promouvoir un groupe de l'ombre lors d'un déplacement à un concert, lors d'un achat de disque en vue d'une chronique, etc...Bien entendu je sais très bien que vous ne lirez jamais ce texte, vous n'êtes pas du genre à bouquiner mais plutôt à télécharger.


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Faudrait mûrir chenapans pour admettre que dans la même salle de concert le soutient est commun et indéfectible à la même scène musicale, de la sorte qu'un gars de la quarantaine qui écrit gratos dans l'underground depuis plus de 15 plombes et travaille depuis l'adolescence dans des métiers de merde puisse à un moment donner de sa vie, acheter un véhicule d’occasion le plus bas de la gamme Mercedes (deutschland quality), sans que cela soit un pourri de capitaliste.

Du coup cela fait une bonne idée de chanson pour Guerilla Poubelle : « Ne dégrader par la mercedes à Bir, c'est un prolétaire qui en avait marre de se taper le cul sur des caisses médiocres (made in France) en rentrant d'un concert joué dans un bar de banlieue devant dix gugusses ».

Voilà fin de la parenthèse, surtout que le Forest Pooky Full band show a boisé l'émotion par une présence scénique à la cool, avec un sens de l'humour indétrônable à s’en taper le cul par terre, et surtout un sens de la mélodie imparable. Faut dire que le chant de Forest est toujours aussi puissant, fabuleusement tendre, une granulométrie qu'il module avec un large spectre de contraste rock'n'roll et émotionnel. Forest a joué une cover des Gas Drummer avec eux, sympathique.

Forest Pooky Full band show c'est un trio, mais c'est surtout un hippie punk qui folk'n'roll à donf !

Puis The Decline a inondé sa working class dans le ressac émotionnel d’un punk rock de pub rock. Les bretons ont envoyé à marée haute un public qui avait chaviré dès leur premier appel. La camaraderie du pub était prégnante, et l’on pouvait relier les Clash avec Dropkick Murphys à coup de pinte sans problème, et sous les crépitements de la photographe Lule. et de ses superbes clichés très inventifs des groupes.


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Dans le vaste couloir de la smac il y avait le merch, j’ai regardé un temps l’attroupement de tous ces amis qui n’en finissaient plus de se raconter les tournées et autres faits divers qui ont télescopés de leur empreinte émotive tout un pan de leur existence. Au milieu je voyais que le petit gars de Dijon était heureux comme un diable en maître de cérémonie, et fier d’honorer son label. À voir le cu entre deux chaises déblatérer sur le passé de ses histoires de Cu ! avait vraiment quelque chose de cocasse et de réjouissant.

Dans le club il y avait Cooper en quête permanente de la pop song parfaite, et il le prouvera par une succession de titres de power pop Knackie (The Knack). La concordance des chants mélodieux, la bonne pêche du trio ont appliqué au set la saveur nécessaire pour passer un agréable moment. Il est à noter que le groupe a interprété une cover de Not Scientist avec Ed, et que les hollandais sont de super mélodistes hors pair de la pop song parfaite.


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Les grands frères Burning Heads fêtaient aussi quelque chose, et c’est leur 25 ans d'existence depuis la sortie de leur premier 45 tours (Hey You! / Go Away, sur Black & Noir), ainsi pour leur nouvel album (14ème du genre) ils ont concocté un double album : "Choose Your Trap" & "Opposite III". Le concert du soir en intensifiera la plénitude et l’énergie. Par ce fait la première partie était en mode rastafari-rocker et la seconde dans le mood véloce du HxC punk qu'on leur connait.

Le dernier band et pas des moindres, puisque c’est la première signature du label Kicking, et par la même occasion la mèche qui a foutu le Cu en feu, c’était les sculpturaux Black Zombie Procession.


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Groupe dont le style musical s’est étoffé en route par une tendance nettement plus musclée, musquée. Ce soir BZP nous a présenté en avant-première les 6 titres de son prochain E.P. Autant vous le dire tout de suite j’ai pris une branlée monumentale. Je connais bien BZP, je vois où ils vont depuis leur précédent opus, mais je ne m’attendais pas à être molesté de la sorte. Le set fut géant, il y avait un très gros son. Nasty Samy est très pointilleux sur la qualité sonore, c’est normal d’avoir autant d’exigence quand tu acquiers l’expérience nécessaire pour faire aboutir ta musique. D’ailleurs ça a largement payé, la plupart du public a eu les yeux qui leur sortaient de la tête. Nasty Samy à la guitare était en surchauffe, la main gauche dévalait le manche et le poignet de sa main droite doit être en titane pour être autant solliciter. Frantz a molesté sa basse par une succession de mouvement de doigt arachnéen, le gars était en mode guerrier avec Hellbats, là c'était la guerre du feu. Turbogode à la batterie c’est l’assurance d’entendre rugir la foudre et la massue de vulcain dans sa forge. M’enfin à ce niveau d'intensité il n'y aura jamais assez d’acier pour en rassasier la fonte. Le gars a été monumental. L’ensemble a produit un gros groove HxC MétAl. Elie Bats au chant était complètement dans l’aliénation, sa voix reproduisait la sauvagerie à l’état brut.

Donc pétage de nuque dans le public, ça a craquelé de partout. BZP nous a filé les titres de leur précédent opus en pâture, alors que l’on avait déjà la tête complètement catapultée. Les gars étaient les durs à cuire du week-end.


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Pas le choix, et aucune autre possibilité de prendre leur trip dans les tripes et de suffoquer de plaisir. Le set était impressionnant, à en rester sur le cul. J’adore chaque concept du groupe, et musicalement je n’arrive pas à comprendre comment un tel band ne bénéficie pas d’une plus ample réverbération ? Pitin mais c’est génial comme crossover, il y a du métAl, du Hxc, de la nöise, power rawk, et en plus c’est vraiment bien dosé, c’est brutal et fin à la fois, il n’y a pas une faute de mauvais goût, sérieux je ne comprends pas comment on ne peut ne pas apprécier BZP. Pour rappel, le band a fini son nouvel 6 titres avec en sus un livre horrifique écrit par Zarof des éditions Trash. Ça va être encore un truc vraiment énOrme et chiadé au possible.

Voilà la cérémonie s’achevait sur une note brutale et ainsi s'est refermé les 10 Years Kicking Fest !


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Il était largement temps que je m’occupe de mon Cu ! Parce que parler de Cu, c’est parler avec audace, avec laquelle une myriade de souvenirs me reviennent en mémoire.

Ainsi je trouve que le spectacle de la nature est captivant, il me fascine pour tout dire. Par chance il m'est donné de temps à autre d'en observer la joliesse poétique. Je me souviens qu'à une époque lointaine où nous étions jeunes et fous j'en ai été le témoin privilégié. Alors que je m'adonnais à la magie noire dans un concert de rock, soudainement dans les buissons ardents de cette bacchanale méphistophélique, une femelle s'avançait impérieuse au-delà du danger de son oisiveté ingénue. Elle avait ce teint d'albâtre que les statues baroques en intensifient l'arborescence, et cette bouille juvénile que les peintures préraphaélites en impactent la délicatesse. Elle flânait languide, développant une plastique féline que ses vêtements en moulaient la crudité d'une vision charnelle absolument outrancière, et immonde pour celle qui a posteriori ne bénéficie pas des mêmes faveurs que dame nature a attribué en se penchant sur son berceau avec une baguette magique, ou de la bave de crapaud. Le mâle chétif se terrait sous le brame des éminents reproducteurs, déjà en quête d’asseoir leur domination naturelle par le biais de cet appel tendancieux à la fornication animale. La femelle semblait lasse de ces appels primitifs masculins, elle avait allongé sa démarche pour se mettre à l'abri près du merchandising.

Seulement là, attention, embusqué dans une discrétion perverse il y avait en sommeil le Cu. Mais il venait de sentir une proie, son flair de clébard ne faisait jamais défaut. Il était là le regard transperçant, radiographiant finement la moindre parcelle corporelle, la babine humide dont un filet de bave descendait hagard. Puis il a raidi son corps pour qu'il soit le plus saillant possible, la femelle se pensant à l'abri auprès de ce mâle fort courtois, tombait ses barrières de protections une à une. Reniflant cette fragilité passive avec bonheur, le boss de kicking Records s'est alors immobilisé comme un chien à l'arrêt, prêt à plonger sur sa proie dans une ultime et unique estocade. C'était absolument saisissant d'observer un tel événement, de le voir se dérouler avec autant d'éclat, tant il demeure unique. Ben oui, tout de même : C'était l'arrêt du Cu !


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Aaah oui c’était il y a dix ans de cela déjà. D’ailleurs vous ne le verrez plus à l’arrêt, car il est tout le temps en mouvement depuis, et son label est à son image : libre.

Alors Merci à MrCu pour l'ensemble de son œuvre et de ce superbe week-end sonique.


Tiens c'est cadeau :


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Heyyyyyyy, avec le doigt saligot !!!


jeudi, avril 28 2016

CHARLY FIASCO EN ROUTE POUR LA JOIE !

Hey pa ! Je peux aller au concert des Charly s'eut-plait ?


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Cool !!!

Avec une plume et un dessein simple on peut fournir l'image nécessaire pour démembrer le punk rock dans la langue que Molière a utilisé pour ironiser sur la vie, l’amour, la politique, la joie, et les emmerdes. La preuve avec CHARLY FIASCO, groupe phare de l'hexagone dont la capacité d'éclairer le peuple vers un punk rock salvateur a réussi en une décennie à survivre à tout...Et déjà à lui-même.


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Les toulousains fêtaient leur onzième année d’existence, la dixième ils ont carrément zappé l’événement. Ce qui prouve une fois encore de l’originalité d’un tel orchestre, où alors que ce sont des buses…

Mais oOouiiiiii la seconde est la bonne. Donc Les Charly fêtaient leur anniversaire à Toulouse ville qui les a vus naître et s’épanouir avec les To LoOsE PuNkErS. Pour l’occasion un panel exhaustif de trublions de l’ordre de la couillardise hexagonale était venu exprès foutre la pagaille avec des sets de punk explosif, et ceci pendant deux soirs. Oui rien que ça. Pour des raisons de logistique parentale il ne m’était pas possible d’assister à l’ensemble. J’ai retenu celle du Saturday night fever parce que Charly Fiasco y jouait, et que JE SUIS CHARLY !


Le patron du sud-ouest

Le patron du sud-ouest, Francis Cabrel (Gloire à toi) a chanté cette interrogation surprise: Est ce que ce monde est sérieux ?

Et bien mes enfants nous pouvons affirmer au vue de la programmation de cette soirée, et ce de manière résolu qu’en tant que quadragénaire ce sera NON hein.


Mais que putain ça passe vite onze ans de carrière, surtout pour un groupe de forçat qui s'est fait la main sur le terrain avec un humour de terrassier. Toutefois le groupe n’a pas poussé la plaisanterie en organisant un concert dans une véritable carrière à ciel ouvert, tout simplement parce qu’il n’en a pas eu l’idée saugrenu, voilà tout. La fiesta s'est passée dans la salle du Metronum, une première pour moi, franchement super son, la salle est parfaite pour un concert de proximité, il y a le métro à côté, et quand j'arrive de ma casbah c'est carrément direct en voiture, alors si éventuellement on peut tout foutre là-bas, moi ça m'arrange bien. Merci !

Vous en avez rien à foutre, mais tout le long de l’aller j’ai écouté le petit Prince avec un pincement au cœur. Et à chaque chanson je me disais que Prince c’est du funk lubrique pour adulte, alors que Michael Jackson c’était que pour les enfants.


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Quand je suis arrivé GHOST ON TAPE était déjà en train de taper leur mélo punk rock hyper accrocheur et très cool, devant un public serré comme les sardines dans une boite qui fait tourner les serviettes tout en épongeant le petit bonhomme en mousse. Le trio a avoiné le pit avec sa dose brut de power rock mélancolique, et son punk mélodique à mi-chemin entre les states et la patrie des Burning. Vraiment cool ce groupe, je les ai vu au Bikini pendant le KICKING FEST #9, j'avais fait un report de concert, bien entendu le groupe n'avait pas tout compris, mais avait apprécié avec autant d'enthousiasme poli que d'embarras convenu cette prose fort singulière. Ne cherchez pas l’article.

Si vous lisez ceci c'est que vous connaissez Ghost On Tape, sinon ben faudra penser à acheter un de leur disque. Ce trio m'a bien amoché le cœur, bon faut dire que j'avais déjà accroché avec le split « Double Scare » entre GHOST ON TAPE & I WAS A TEENAGE ALIEN, cela coulait de source que je recommence à boire jusqu'à la lie à ce set. Le band a fourni cette électrisation émotionnelle aussi intensive que promise à intensifier ce brasier interne qui rend la vie aussi belle que féroce.

Ce groupe a de super visuel de shirt, mais franchement je préfère leur musique. Du coup j'ai acheté leur dernier album « Into The Maze » qui date d'Avril 2015 en m'apercevant le lendemain que le band venait juste de sortir un nouvel EP « IGNORING ALL TRAFFIC LIGHTS » justement pendant ce week-end. Alors, qui s'est le super loser hein ?


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Ensuite le public s'est dispersé dans le calme, assez rapidement, et d'emblée je tombais sur le présentateur vedette de l'écho des Garrigues. En papotant sur ses dernières vacances il en vient à m'annoncer son nouveau projet. Car bien avant de passer l'arme à gauche Guillaume Circus a eu le désir de fonder un label pour ressortir les skeuds du band Ravi en vinyle. En sachant que nous nous noyons dans l'ère capitaliste comme des truies dans la fange, cet actif professeur de sport ignorant tout des études historiques, a nommé le blase de son label « CCCP », en pleine ère Macron, tu vois le délire…Allo quoi, Hé ho la social-démocratie, où l’on ne peut plus respirer dans le poumon économique, parce que sa vitesse de rotation mène à l’aliénation, au point qu’arrive un jour où on suffoque, le lendemain on meurt, et puis quelqu’un vous remplace aussitôt mort. Bref votre existence est vouée à une utilité au même titre qu’un écrou.

« CCCP » mais foutre de foutre, à ce niveau d'inconscience ce n'est plus du culot, c'est de la provoc nan ? D'ailleurs même si le bloc froid s'est réchauffé dans la tiédeur géopolitique des relations commerciales entre la Chine communiste et le grand Satan américouain, il n'en reste pas moins que l'esprit du maccarthysme a fait tomber le béton du bloc de l'est comme neige au soleil, et que le rouge ne se boit plus autant à table, et même dans l’excellence œnologique du pays républicain où le pinard prolétaire est roi chez les syndicalistes. Aujourd'hui c'est la raie sur le côté, la fiante dégoulinante au cul et le bleu marine partout.

Et bien je reconnais en ce jeune homme l'effronterie d'usage que la folie gangrène quand elle échappe à suivre le troupeau. De la sorte qu’une fois encore (la millième je pense) je vous recommande chaudement son émission Joining The Circus, le gars est un moulin à parole et sa passion transpire le feu sonique à travers sa playlist.

La classe à la française quoi !


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Puis des parigots malhabiles ont investi les planches à tâtons avec une grosse tignasse sur les yeux. Au début ce n'était pas facile physiquement de reconnaitre le band MALADROIT, puisque il a joué avec un mélange de tenue de scène de Motley Crüe « Theatre of Pain » datant de 1985, de Quiet Riot de 1983 pour l’album « Metal Health», Cinderella « Long Cold Winter » de 1988, et  Steel Panther « Feel the Steel » de 2009. Les gars étaient sortis de leur zone de confort pour un goût vestimentaire prononcé et ils l'ont fait savoir de la plus outrancière des manières.

Pour l’occaz le quatuor s'était renommé : The C-Man, Dave The Hammer, T-Bone and O-Zone.


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Il y eut un petit moment de panique quand le jack de la guitare d'Olivier-O-Zone a craqué, surtout que c'était le dernier concert de David Marteau le bassiste, et que quelqu'un a débranché sa basse en même temps en confondant l’ensemble. GAG ! Ne restait plus que Till-Bone et sa guitare avec la batteuse C-man. Et ce genre d'embrouille qui n’arrive jamais pour un groupe aussi gauche qui se nomme Maladroit, et bien moi je sais ce que c'est : C'est le double effet kisscoOol des Charly Fiasco. Si t’as pas l’habitude, c’est vrai qu’au début c’est perturbant. Après on s’y fait, non mais vraiment.

Hey, sinon le set fut fulgurant de refrains accrocheurs, de mélodies screeching Weaselienne, Dead Pop Clubienne dans une véritable Guerilla Poubelle. Le groupe est passé maitre dans l’art de faire remonter à la surface cette tendresse lumineuse qui éclot dans une explosion de référence, et leur titre « Jennifer Lawrence » en émet toute la portée. Quoique je dis cela mais « Ramona Flowers » convient davantage à ce que…Ou bien « You are My Han Solo » qui est aussi…Nan, nan, nan, attends « Run Like Tom Cruise », ben ouaie mec, « Run Like Tom Cruise »...Enfin merde vous me comprenez quoi !

J'ai bien apprécié la dédicace sur l'abnégation de l'underground et des choix restrictifs que cela impliquent sur une vie. Je pense que de nombreuses personnes dans l'assistance en connaissaient la teneur : Je bois, je mange, je me détruis, pour la grande cause du punk rock. C’est tout un art de vivre une lutte. D’ailleurs à l’opposé, c'est si facile de crier révolution quand on reste à la maison.

Pareil j'ai acheté « Freedom Fries & Freedom Kisses » leur dernier album en date, et j'ai eu gratos un autocollant de Micky Way Mickson le plus Emo des Nordistes du système solaire. Cool !


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Parmi la programmation il y avait un groupe étranger, pas en terme musical hein ! C'était THE APERS. Des hollandais du pays-bas du Nord de l'Europe. Pfiouuuu un sacré numéro ce Kevin Apers, le gars mange le gouda avec du cognac, la bière avec du cassoulet, il nous a racontés une sombre histoire de doigt dans un trou du cul, mais en fait c'est peut-être pas le moment de rentrer dans ce genre de détail, quoiqu'il en soit il finissait son introduction par un: "Vive le beurre, la révolution et Charly Fiasco". Ce à quoi on ne peut lui donner tort.

The Apers est sans contexte le plus Européen des groupes de Punk rocker, le Kevin il nous a parlés en allemand d'Autriche, en franglais....Polyglotte alcoolisé aussi bien au malt de la Rhur qu'à la Bruxelloise, le gazier a fait le show avec un capital sympathie qui est monté crescendo, et jusqu’au même niveau que son taux assez exceptionnel de connerie, ce qui en soi produira une affectueuse et fédératrice ambiance dans le pit. Leur pop punk a su trouver le cool et l'énergie constante pour en fluidifier la bonne vibe tout le long. Le public souriait aux vannes, et tout autant à la plastique vivifiante de leur musique...Scatman style !

Un week-end anniversaire comme celui-ci s'est toute une organisation, et j'ai senti que les membres des Charly étaient impliqués à 250 %. Pendant que nous déblatérions sur la paternité avec Romain Boule, Jules (le quadragénaire batteur) est intervenu pour poser la question la plus capitale du soir en termes d’organisation : " Hey Romain, est ce que tu es allé chier ce soir ? »


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Juste à côté du vignoble clissonais et près de l’aéroport de Nantes il y a le groupe JUSTIN(E), issue du peuple pour le peuple, leur punk rock rêche œuvre à développer la saveur inusable de la révolution perpétuelle, tout autant qu'à condamner à brûler. Il n’y avait pas trois secondes de chant que déjà les refrains étaient reprit en chœur par un public bouillonnant. Le quatuor a envoyé le nectar sonique comme des Sales Majesté, et la décharge musicale produite servait de propulseur au stage-diving. Leur set a passé à la moulinette une discographie exemplaire de noirceur atrabilaire. Ça suintait même la mélancolie nostalgique avec l’anecdote du -2 de Saint Etienne, où le groupe Justin(€) spéculait à l’époque d’une potentielle réputation enthousiaste, à laquelle Charly Fiasco s’était accolé en tournée pour en bénéficier. Mais dans un bar stéphanois les deux seules personnes présentes ont fini leur casanis et sont partis à l’instantané du premier riff, ce qui restera comme du pur mauvais esprit...


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..Et la fournée du siècle par la même occasion ! !

Au final je dirais à ces affreux, sales et méchants que la lutte continue, même avec le cadeau bonus d'une belle grosse vie de merde à la clef, parce qu’il nous reste quand même l’épaisseur triple de leurs textes nourris à la plume de la rue, sur des compositions allaitées avec le lait de la tendresse humaine, la bave rageuse et le yaourt paternel.

Non vraiment c’était parfait, et allez les verts ! La couleur de l’espoir.

Puis on arrivait à la tête d'affiche du soir.


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Je dois confesser que je suis un chat noir pour un concert de Charly Fiasco, à chaque fois il y a un incident, pas grave, mais ça part toujours en couille. Bon, je ne m'attendais pas pour autant au jubilé du désastre, car le groupe sait que pour un échec programmé, éviter l'indifférence.

Après 11 ans à suivre sur l’échiquier du monde moderne cette troupe de punk-rocker de bon goût, j'ai choisi d'être le fou plutôt que le soldat. Avant que le groupe n’entame sa commémoration je me disais bien de vivre le moment présent sans se tourner vers le passé, mais en même temps ça va être difficile ce soir quand même. Et puis allait-on hurler « C'est le moment de tout quitter, tirer un trait sur le passé, à jamais, à jamais. »

Non je ne le pensais pas au fond de moi. Comment omettre tous ces instants passés à leur concert, à ceux qu’ils ont organisés ? Impossible. La vie tourne comme une boule de feu et le grain de sa beauté fragile est similaire au craquement d'un vinyle où chaque sillon est une émotion vivace.


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J’ai reçu un faire-part le jour même, et j’ai amené un lot festif pour les musiciens (serpentin, chapeau pointu turlututu), en espérant que cette attention sera comprise de bon aloi au milieu des réjouissances éthyliques des loges d’artistes. Finalement c’est le public des premiers rangs qui en a profité en envoyant des boules de sarbacane dans la tronche des musiciens.

Sans fleurs ni couronnes, sans tambours ni trompettes le groupe a investi la scène alors que la majorité du public cramait sa sucette à cancer à l'extérieur. La gouaille de Romain Boule à rameuter la clique en un tour de main, et claquer le public dans le souffle de vie des réjouissances festives. Le répertoire était copieux et le show de classe américouaine...Mais de Tournefeuille alors !

Comme on pouvait s’y attendre il y avait beaucoup d'amour, de fraternité et surtout de cabourdise. Le groupe jouait à la maison avec l'arbitrage qui va avec. Mais même avec cela, tu sentais que ce n’était pas rien. Que derrière La flamme éternelle les Charly allaient encore nous faire vibrer à cette inusable jeunesse électrique. Parce que derrière les défaites orchestrées, les plans de carrière en l'air, il n'y aura jamais eu de regrets étendus sur la civière, et puis Fiasco était égal à lui-même pour un show totalement foutraque, explosif, impulsif, avec un décalage naturel, et pratiquement aucun grain de sable dans l'engrenage, allez quoi, (haussement d'épaule) un brin d'essence dans la déroute pour Mato et sa sangle.

De toute façon, il advenait fort inutile de risquer de se soustraire au set enthousiaste des Charly, parce que l'impossible est dans l'excès.


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Leurs textes c’est 11 ans de patriotisme sonique en immersion dans la poésie de Cabrel sur le macadam de Trust en sirotant du Miossec. Manu leur nouveau bassiste (qui ressemble à Luz l'ex-dessinateur de Charlie) a amené une qualité indéniable dans les compositions. Leur très bon dernier album « Chronique d'un temps détourné » est celui de la maturité, on ne vogue plus dans les turpitudes juvéniles, leurs compositions ont pris une saveur de trentenaire dont la désillusion adulescente en fouette l’étendard.

Cool nan ? Et bien je me suis fait cette réflexion le lendemain dans un bain relaxant. Oui parfois je médite dans un bain, ça apaise la conscience et permet de ne penser à rien. Tiens d’ailleurs saviez-vous que la seule différence entre un homme et une femme dans un bain, tient en tout et pour tout à cette sensation plaisante qui arrive inopinément quand l’homme expulse dans l’eau en faisant remonter des bulles de pet gazeux qui lui chatouillent les testicules ?

Ah zut, testicule ne rime pas avec Boule (Romain je le rappelle) mais pour raccrocher au report ce n’était pas évident non plus après une réflexion de cet acabit.

Quoiqu’il en soit c'était le premier concert en onze années d’existence à être complet, tant pis pour les absents.

La fête fut belle, à l'image humble de tous les groupes, et de leur immense générosité. J'ai acheté le super poster Ramonesque d'Orelio..


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Pis voilà, le punk est mort et enterré, et tu t'en ai jamais défait.

Fin du concert, bravo, hurrah, une autre, non merci je n’ai pas fini mon verre, mais non t’es con une chanson connaud, ah oui excuse, alors tu nous remets la même Charly hein…etc…Bref, Je laisse les potes finir les gobelets.

Une fois dans la voiture j’étais comme absorbé par la diagonale du vide. Je sortais du corridor de la ville mécaniquement, j'avais comme un parpaing dans le ventre sur le chemin du retour, puis la toiture céleste étincelait d’étoiles, mon autoradio attisait le feu rabelaisien du dernier album des Charly Fiasco, et je repensais avec effronterie à cet anniversaire, et me disais bien que ce fut une totale réussite de petit excès de folie ordinaire.

?!? Hein ?

Mais saperlipopette c’est bien la première fois qu’il n’y a aucune défaite à déplorer chez Charly Fiasco en une décennie !

Mais vous savez quoi ? Le pire dans tout ça, c'est qu'à partir de 11 ans, tu rentres dans l’âge con de la puberté.


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Pitinnnn mais qu'est ce qui nous attends alors pour les dix ans à venir avec les Charly ? !?


jeudi, mars 17 2016

Se casser le cu ! à faire quelque chose de créatif


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Albi a célébré le punk rock du sud lors d’une soirée spéciale South By Midi-pyrénéen-Languedoc-Roussillon, avec un groupe Toulousain, un Albigeois et un Montpelliérain, bref le parking est plein avec des plaques d’immatriculation du 31, 12, 81, le tiercé gagnant, et l’arbitrage est maison. Tranquille !

A l’entrée de la salle Pratgraussals la révolte sociale aboie dans les échos lointains d’un punk à chien alcoolisé, la salle est bien garnie, whaouuu c'est cool.

Je papote avec l’immense Thibault le bassiste de Not Scientists à la longue chevelure (fan de Slayer et accessoirement de la collection Repair de Vidall Sassoon pour redonner à ses cheveux leur force et leur beauté naturelle) sur la défection du groupe suite à un souci médical du guitariste, et c’est le combo BIAS de Toulouse pink city qui remplace au pied levé et pied sur le plancher de la scène en développant son énergie punky.

Cela doit faire au moins la quatrième fois que je rate Not Scientists dans le coin, et à chaque fois il y a un impondérable, je vous dis pas comme je croise les doigts pour l’Xtremefest cet été, surtout que Thibault aura alors la tignasse qui lui arrivera jusqu’au cul.


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Tiens en parlant de cul…Alors que certains bipèdes marchent déjà à cloque-pied en sortant de la fosse dû aux coups de butoir du combo Bias, il en est un d’exception qui m’entraîne pour un entretien exclusif vers les backstages avec la démarche galante de la péripatéticienne. Direction la loge des Sheriff. Le groupe est affalé sur un canapé où chacun se repose avant de lâcher les chiens électriques.

Nous nous asseyons dans un coin de la pièce et je commence à poser mes questions pertinentes au boss du label Kicking Records, MrCu !

Pour tout vous avouer, ma venue du soir repose quasiment sur cet entretien avec cette personne de bon goût. Car cette année mes enfants sachez que nous fêtons les dix de Kicking Records, et qu’à cette occasion aura lieu à Nîmes le week-end du 24 & 25 Juin 2016 un Kicking Fest explosif.

Je sais j’en ai déjà fait mention mais là, il faut absolument que vous preniez acte et conscience de cet événement (avènement même), parce qu’il va y avoir une fiesta énOrmissime, du genre : LA FÊTE DU 21ème SIECLE.

Mais ouaiiiiiiis carrément. Tu rates ça, mais t’auras carrément chié ta vie, montre Rolex au poignet ou pas, tu auras chié consciencieusement ta vie, c’est clair, net, et précis.


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Le visuel de l’affiche du kicking fest on le doit à Alien, qui s’occupe également de celui de l’Xtremefest…Et oui tout se rejoint comme d’hab ! La salle Paloma dispose de deux salles de concert, avec une jauge de 400 personnes et l'autre de 1400. Il y a une restauration sur le site mais le Cu! S’occupe déjà de faire venir un stand Vegan. Le running order est à l'œuvre, les shows débuteront à 20h00 et se termineront à 1h00. Cette année anniversaire pour le label sera placée sous le signe de tribute, compilation, dont celle tant attendu où les kickings bands reprennent les hits de leur collègue, cette compilation sera offerte à toutes les personnes qui auront pris un pass deux jours pour le Kicking Fest...

Le label a prévu de nombreuses rééditions, et à cet effet, Kicking va éditer les albums des Sheriff " Soleil de Plomb" et "Du Goudron et Des Plumes" en vinyle, pour le reste de la discographie il faut encore patienter pour l’acquisition des droits des anciens labels de l'époque. C’est Frank Frejnik qui s’occupe du visuel, dont on doit aussi avec Eric Sourice, chanteur-guitariste des Thugs, la réédition discographique sous le label Nineteen Something de groupes Français des 90’s, dont il était peine de dégotter les albums jusqu’à présent.

En 2017, Kicking Records reprendra une activité de sortie régulière avec les nouveaux albums de The Decline, Dead Pop Club et Hellbats.

Par expérience je sais que le Cu prit entre deux chaises est plus prompt à la discussion, par ce fait il m’informe que la tournée des Shériffs au Québec était très cool & fun, comme ils n’avaient joué là-bas que 2/3 fois, ils étaient attendus comme les Rolling Stone, Tabernacle. Le public plus jeune qu’en France a été très réceptif et le band a espoir de retourner chez les cousins canadiens.

Bon, à Albi c'est davantage vers les 35/40 ans et pour l'instant les Sheriff calés dans un canapé étaient en mode veille, mais je pense tout aussi attendu que Mireille Mathieu en tant qu’ambassadrice du bon goût Français au Japon.


En y repensant c'est vrai que dix ans, putaing on ne se voit pas vieillir. Je me demande à ce moment-là à quoi il ressemblera le Cu une fois tout fripé ? Un petit vieux à l'hospice ?


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soupir

L’histoire du label Kicking Records s’inscrit comme un label de qualité, il est né à Toulouse, ville d’adoption du Cu ! Pendant laquelle il a œuvré en tous sens pour sortir les disques que l’opprobre des marchands de tapis de l’industrie musicale étaient frileux à sortir…Les cons !

La quatrième référence discographique du label c’était un tribute au Sheriff, et oui, c’était « Generation Sheriff », d’ailleurs le second volume vient juste de sortir,

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et vous retrouvez à cet occaz tout le suc d’une jeunesse qui a fait ses classes avec la morve du punk montpelliérain au coin des babines vindicatives à hurler le poing levé, les genoux tuméfiés par de successives camelles en Sk8, pour des versions contiguës et géniales ( Justine, Charly Fiasco, Diego Palavas, Les Fanatiques), un brin décalé (Poésie Zéro, The Horny Bitches, Dirty Fonzy, Boum), bête sale et méchant ( Les Boulenvrac, Okploide, La Gachette, Buck & The Coconuts, Bongo Kidz, Un Dolor, Chepa) ou carrément originales des hits des Sheriff ( The Last Brigade, Cannibal Mosquito, Two Tone Club, Le Meutre aka Billy The Kill alias Fred Alera), dont je vous en conseille l’écoute anarchique.

Revenons-en à l'entretien, et à ce puissant aveu :

J’aime le Cu !

Oui, je le confesse sans en rougir.

J’aime le Cu ! Cela fait de moi un obsédé, et alors ? Je sais très bien que Je suis dans le vice, mais c'est plus fort que moi. Cela me met dans un tel état d'excitation, que je suis incapable de ne pas l'aimer. D'ailleurs au fond, qui n'aime pas le Cu!? Hein ?

Naaaaaaaan pas le cul, le cu ! Banane.

Il faut dire qu’il y a chez cet homme la perspicacité de vivre chaque seconde pleinement, de joindre bout à bout des univers musicaux dont il en ressent ardemment la passion, les fêlures, la beauté, l’impact, l’intensité, le contraste, la puissance, la résistance, la fougue, l’énergie, la force, au point de vouloir à tout prix les graver, les vendre pour une somme modique (c’est important de le souligner), parce que si c’est underground, cela ne signifie en rien que cela soit élitiste. Tout comme le Hellfest est fait par des passionnés pour des passionné(e)s, il en va de même avec le kicking spirit, car le mood kicking est fait avec la trempe des champions, et par des hommes d'action.


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Chez Kicking, les styles, les univers musicaux sont multiples, hétéroclitement transgenres, ça parle le Röck couramment, ça le transpire même. Mais qu’importent les chapelles, qu’importent les styles musicaux, qu’importent tous les salmigondis qui divisent, Le Cu ! Est arrivé à fédérer autour d’un projet de création artistique, générant une variation de disques avec la magnitude d’en élever la foudre sonique, et avec comme unique diapason la passion stakhanoviste que les autodidactes possèdent de façon inné.

Mr Cu ! Son plaisir c’est de faire émerger de l’ombre des groupes pour les exposer dans la lumière incandescente des mélomanes.

Tu sais ce que c’est un mélomane ? C’est une personne qui entendant une femme (ou bien un homme – cela marche dans les deux sens, tout dépend de ton orientation sexuelle en fait hein…), bon, donc, le mélomane entendant une femme chanter sous sa douche se rapproche de la serrure, pour écouter ce qu’elle chante.

C’est mignon hein ! Et bien la vérité c’est qu’un mélomane ne va pas écouter du Shakira en épluchant des navets, nonnnnnnnnn, c’est carrément indécent.

Lui, il va éplucher des navets et s’arrêter d’éplucher dès qu'il entendra un disque de Kicking Records. Là est toute la nuance.

Le contraste est précis et ne laisse aucune ambiguïté. D'aucune sorte.


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Depuis son départ de Toulouse en 2012, le label est à Nîmes bercé par le chant linéaire des cigales, rosé par le soleil languedocien et le sourire du ptit gars de Dijon, qui avec le recul sur les dix années antérieures à toujours dans son regard la brillance enfantine de croquer la vie…Pépin compris.

Ben tiens tu n’as qu’à imaginer toute la diplomatie qu’il faut consacrer au quotidien dans les relations humaines dans le milieu hostile d’une tournée, de l’enregistrement d’un skeud. Alors que dire des difficultés d’une telle œuvre tant la stature d’un label indépendant est aussi fragile que la craie des falaises normandes, et repose en tout et pour tout sur la résistance militante d’une poignée d’irréductibles, pour qui la création d’un objet musical prévaut sur les résultats économiques des algorithmes boursiers de l’industrie musicale. Tu imagines ? Bon et ben arrête de chialer c’est bon maintenant.

Kicking Records existe parce que vivre est un art que le label en délivre toute la beauté sauvage.

Mr Cu c’est vrai et je m’en suis rende-compte que je t’aime pour la qualité de ton dévouement, pour ta loyauté à descendre en rappel chercher dans les bas-fonds, là ou quasiment plus personne ne va, afin de remonter avec des groupes capables de nous faire tutoyer les étoiles juste après. Tu disposes de la passion tangible des sensations vertigineuses, et avec toi on devient tous des sanguins avec la tempe qui tape sans arrêt, et des hauts le cœur émotionnel allant parfois tournicoter jusqu’à l’ivresse...Et à tourner du Cul !

Oh Yeah !


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Cu ! Tu auras toujours une plus grosse paire de couille que les petites cacahuètes des joueurs de poker des firmes musicales qui misent inlassablement sur le même poney, surtout depuis que l’accès d’internet est devenu accessible au plus grand nombre. Le trépas de l’objet musical aura fait crever une très grande majorité de disquaires, c’est manifeste, comme cela a apporté une nouvelle manière de consommer de la musique par la force des choses, et tu as su contourner tous les nouveaux codes liberticides pour inoculer tes High-kicks soniques oldschool. Prouvant une fois encore que l’objet musical est une offrande temporelle et émotionnelle, et pas un simple ustensile de consommation courante qui se vide de tout son sens une fois qu’il est passé de mode.

Créer une plate-forme qui rassemble des émissions/podcats de radio singulière, il n’y a que lui qui a osé le faire. Il est notable que Kicking Radio demande un minimum d’investissement pour écouter et changer ses habitudes d’écoutes radiophoniques. Car tu ne retrouves pas la même émission tous les jours à la même heure, et surtout que ce sont des émissions pour la plupart mensuelles, et qui sont en rotation perpétuelle pendant un mois. Mais au-delà de toutes adversités rencontrées, ce média a pourtant permis d’élargir l’auditoire du label par le biais éclectique de ces émissions musicales pour la plupart, et avec aussi des apports dans les domaines de la BD, littérature, cinéma, etc…Cela a une nouvelle fois légitimé de faire découvrir des passionné(e)s, encore et toujours.

Le Cu ! Il se réincarnera en bâton de course de relais, c’est une évidence, tant il fait le lien entre tous.


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Depuis tout ce temps à suivre la ligne de kicking je connais l’implication de Mr Cu, son érudition et sa curiosité culturelle, cette espèce de démangeaison hétéroclite et surtout vitale pour se transcender. Du cirque Plume où il a collaboré avec une délicatesse ensoleillée, en passant en illuminé par l'Afrique, jusqu’à être aujourd’hui homme de l’ombre qui plane sur le retour du soleil de plomb Sheriffien, il y a une coïncidence trop évident pour qu’elle en justifie la conclusion : Mr Cu est un être solaire, et sa capacité attractive est telle qu’il arrive à faire briller les autres sous son aile.

Il n'est pas du tout comme Icare qui se brûle les siennes par narcissisme. Car si il y a des gens qui ont un besoin avide de reconnaissance pour exister, il a en d’autres comme lui que l’on reconnaît tout simplement pour l’onctueuse capacité de gratitude qu’ils ont pour accompagner, amener les autres sur le devant de la scène, et directement vers la lumière.

Finalement ce qui demeure de plus palpable avec kicking Records c’est des objets en tout genre, marquant le temps et l’audace du simple fait d’un homme qui en a conçu la participation en incarnant un maillon important de la chaîne de réalisation.

Le boss quoi !


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Vouloir n’est pas pouvoir. La volonté n’agit que par l’importance que vous lui donnez. Hors l’opiniâtreté de Mr Cu pour son label s’abreuve de sa détermination et de son énergie avec une volonté sans faille. Ainsi chez lui, il n’y a pas de convoitise mais une exigence. Il n’y pas de cupidité mais un amour inconditionnel. Il n’y a pas de concupiscence mais la nécessité de donner vie à des disques. Agir n’est pas réagir, surtout que le temps ne s’arrête jamais. Agir c’est maintenant et tout de suite. L’intention donne lieu à un but par la combinaison d’un acharnement et d’une assiduité constante. Ce n’est qu’en toute fin que l’obstination délivre un courage nécessaire pour toute pérennité. Pigé ? Nan ? Relis.

Ce label s'est imbriqué solidement et durablement dans sa vie personnelle, avec une place quasi envahissante, dont son entourage proche a dû parfois en subir le monopole, mais ce label a aussi en partie sauvé sa vie. Car dans cet engagement quotidien à bâtir, à réunir, à fédérer, on passe outre son égo pour se concentrer uniquement à promouvoir ce à quoi on s’exténue à faire émerger de l’obscurité profonde de la nuit. On fonce tête baissée parce que l’on sait que le temps ne s’arrête jamais, jamais trop le regard sur le passé non plus pour aller de l’avant.

Cette aventure humaine faite de rencontre inépuisable a su apporter l’énergie nécessaire à braver tous les embûches dont un label indépendant est en droit de s’attendre, d’endurer. Dix ans après, c’est la concrétisation d’un travail effectué tout au long d’une exigence de marathonien, se découvrant par la même occasion une capacité de travail phénoménale, au point d’avoir trouvé dans cette voie une réponse légitime à son existence sur terre, avec comme philosophie de vie d’éblouir ce monde.

« Exister est un fait, vivre est un art » est une devise qui correspond en tout point à Mr Cu !

Alors Oui j’aime le Cu ! C’est un artiste, un magicien qui sort de son chapeau fantasmagorique des disques, des livres, des Sk8, des DVD, et cela découlent vers des spectacles vivants où des groupes de musiques s’exténuent à vous faire battre au pouls de vos émotions les plus ardentes.


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La discussion se termine, je retourne dans le saladier de la mayonnaise à gogo, où Dirty Fonzy le local de l’étape fournit son contingent de frénésie punk et de célébration boisée. Les albigeois fournissent un set dans le jus du soir, à savoir fortement malté, tant la couillardise du midi est au rendez-vous de l’explosion festive qui siège dans toute la salle, là où leur punk rock fume les dernières neurones disponibles. Une brune qui sent le roussi d’alcool pur à côté de moi se grille une roulée, avec une souplesse dans le coude qui lui permet de renverser son gobelet de blonde. Totalement pounk !

Au fait est ce que c’était une xtremefest party ? Non c'était la 15aine du punk par l'assos Pollux. Il y avait du monde en tout cas, c’était vraiment cool de voir autant de personnes pour un concert de punk rock dans le coin. Tiens pour reparler du XTREMEFEST, Carcass a jeté son tablier d’équarrisseur pour cette année, mais il viendra hacher sévère en 2017, les coutelas soniques encore plus aiguisés que jamais.

Du coup il y a Napalm Death, Cj Ramone (Génial), Loudblast (trop cool), Trollfest et Tempt Fate qui clôt la programmation.


Hey prend ton ticket !


J’ai aussi enfin appris qui se cache derrière le sobriquet des The KILLMISTERS, groupe qui reprend le catalogue graisseux des titres de Motörhead pour en vidanger l’exutoire en un tribute mémorial Ô grand Lemmy, le légendaire bassiste devenu icône depuis qu’il est passé à trépas. Et donc ce groupe se compose de...
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Ah ? ! Okay, ok, je ne dirai rien pour ne point en divulguer la surprise.

Puis très vite les sheriff offrent en guise d’exutoire un apéro ramonesque à des sudistes déjà bien trop anisés avec des hits pour en catapulter le knock-out. Le bain de jouvence est immédiat, tant la moyenne d’âge 35/50 ans saute à l’unisson de la fièvre capiteuse qu’elle est en train de faire subir à un corps qui retrouve d’hypothétiques élans juvéniles. Ok le lendemain il ne fait nul doute que ce sera courbature générale, mais ce sera des courbatures méritées par la célébration d’une jouvence libératrice…Qui parfois à oblitérer chez certain vers un excès destructeur, et dès lors aura très certainement échu en une fièvre des barriques des plus intenses.

Mais là, les vieux lions rugissent. Les Sheriff poursuivent avec leur inoxydable punk chewing-gumesque et le public rend gorge à tous les refrains. La liesse prolétaire tape le sol avec insistance et frénésie, malheureusement ce sont les plus ivres qui montent sur scène, ils déambulent sans fin sur le devant de la scène, c’est excessivement pénible. Hey mec c’est un concert de rock, le stage-diving c’est se jeter de scène direct dans la fosse, tu n’es pas sur un podium de prêt-à-porter. Mais bon les Sheriff avoinent leur récital, ça pue la transpiration et le rat crevé malgré l’épaisse couche de fumée des cigarettes (heyyyyyy tu ne peux pas fumer ta sucette à cancer dehors ? Non, j’suis un pounk bourré, j’t’enfume par tous les trous, anarchiiieuuuuu).


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Quoiqu’il en soit, entre la fumée et les glandus qui insistent à monopoliser la scène, c’est simple tu as du mal à discerner le groupe. Franchement chiant.

Du coup je zieute mes potes Junk & Rachid connaissant leur classique pour les brailler comme des petits chanteurs de la croix de bois inversée, avec la plupart du temps le poing levé.

La bière coule au sol aussi gaiement que la maladresse des gens à la renverser avec une naïveté exemplaire, les filles s’époumonent en dansant la macaréna pour Céline, et la danse africaine pour Valérie, les amplis dégoulinent de foutre sonique sans interruption, si le son n’est pas tip-top, il y en a suffisamment chargé d’énergie brute dans l’air pour que des quadragénaires soit en apoplexie (big-up à Geof et Olivier)…Et le set se termine par des applaudissements nourris à la bière et au pâté de campagne.

La liesse populaire déblatère du rendu physique qu’elle vient de prendre dans la tronche en signifiant que les Sheriff font toujours la loi dans le sud, rien à redire c’est avéré. Les coyotes du caniveau s’endorment dans les bras de maître kanter, et les derniers iroquois trinquent avec les chiens de la rue.

Pour ma part il temps de retrouver ma Pimprenelle, au passage Mr Cu prélève du stand de Kicking des skeuds que je vais chroniquer dans un avenir proche.

Ahahahah ! Sacré vieux Cu ! Finalement on l'imagine bien dans son hospice glissant d'une autre façon que son SK8 habituel.


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Je matte avec toute innocence dans le bac qui propose des disques de choix allant d’Hellbats à Gloria Gaynor, de Second Rate à Duran Duran, de Forest Pooky à...

? ? ? ? ?


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WHAaaaaaaaaaaat !?

Attend, Gloria Gaynor ??

Duran Duran ??

Hey je pioche en sueur de nouveau au fond du bac des 45T, et mais c’est quoi ça « Quand La Musique Est Bonne » d’un certain J.J.Goldman ?!?


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What's The Fuck ! ! !


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Et merde encore une histoire de Cu !


samedi, décembre 19 2015

SMOCKER WAVES


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Vague après vague la fumée s’insinuait en moi, m’asphyxiant toujours un peu plus dans une respiration saccadée d’asthmatique en peine, pourtant je ne pouvais décrocher de là, pris dans les tubes aqueux du surf des Irradiates, yeah !


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Dimanche 13 Décembre 2015 la nuit recouvre son voile noctambule, il est 19h15 et je pars de la casbah en direction de la capitale de Midi-Pyrénées Languedoc-Roussillon. J’ai préparé un carton spécial avec plein de goodies et des fanzines du WBZ pour les hommes de l’Est, avec l’espoir qu’ils apprécieront l’attention portée.

20h15 - J’écoute les résultats électoraux en apprenant que le FN l’a eu dans le cul, et profond même.


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Je ricane intérieurement face à la déconfiture des nombreux énergumènes qui dans la semaine m’avaient brutalisés avec l’insolence de leur jubilation quand on résultat du premier tour et de son défouloir intolérant. Je poursuivais heureux ma route vers la ville rose, toujours en zone libre donc. Sortir un dimanche soir d’élection régionale pour aller entendre le pouls rugissant d’une musique de sauvage n’est pas à l’apanage du quidam vulgaris. Je travaille le lendemain bien entendu et dès la première heure…Hey on donne à sa vie le sens qu’on lui souhaite, il faut juste tout assumer derrière.

La soirée se déroule aux Pavillons Sauvages, lieu associatif pour jeune trentenaire désinhibé face à l’existence pénitentiaire du citoyen lambda. La bâtisse se compose d’un bar puis d’une salle concert.

20h30 - Mais où est cette foutu salle ? Bordel de merde serais-je tenté d’ajouter…Je tourne visiblement autour selon les rappels de ma mémoire visuelle, en ayant au préalable enregistré la situation de la salle avec l’aide d’internet quelques heures auparavant. Là je n’ai ni portable, ni GPS, total oldschool. Mais en passant devant ce qui doit être la rue exacte je repère une crinière blonde, détail indubitable qui provient d’un spécimen rare de la région Bourgogne Franche-Comté, elle aussi en zone libre. D’ailleurs la plaque d’immatriculation du 25 me souligne que je suis dans le vrai. Putain c’est bien Macst, bassiste des Irradiates de son état, qui blablate au téléphone cellulaire. Il m’indique que la salle est juste derrière lui. Oôoh bonheur, j’y suis enfin.

Premier constant : Pas d’éclairage, pas de panneau, aucune indication, rien. Juste une bâtisse anodine, personne devant, c’est la première fois que j’y viens. A l’intérieur la faune est semblable à celle qui anime les MJC, le look est défait, la cigarette se roule, les colories tournent autour d’une neutralité que n’apprécierait pas du tout Mr Benetton, et l’ambiance est joviale, quoique un tantinet discrète. Pendant que le public s’agglutine autour du débit de boisson en augmentant les bénéfices de Maître Kanter et le chiffre d’affaires des négociants de malt, je discute avec Macst, Buanax, le batteur, et puis Dick Den’s guitariste. Chacun s‘enquit du passé/présent/futur avec courtoisie. Les gars me délivrent la quintessence de leur accent des montagnes frontalières de la Suisse, je leur sers celui chantant du méridional, en somme on est ravis de se revoir. Ma présence repose en ce soir uniquement sur la venue dans le midi du groupe THE IRRADIATES.


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Cet orchestre atomique de surf music déploie depuis de successives lunes la profondeur des romans d’Edgar Alan Poe tout comme la texture vampirique et versatile des films de S-F, de série Z, etc…Liée à une culture générale ahurissante et tentaculaire.

Pour les présentations d’usages: Dick "Den's" Irradiates (cosmic and raw guitar, backing vocals); Arno DeCea (brutal surf guitar); Macst Irradiates (supersonic bass and vocals); Buanax Irradiates (interstellar drums and chemical effects). Membre honorable de la Scientific Surf Rock Research, le band a sorti en 2014 leur dernier album intitulé « Revenge Of The Plants », produit par Jim Monroe (Adolescents, Bomboras, Ghastly Ones, C.J. Ramone…), dont je vous en conseille l’étude. Ce soir le groupe vient fleurir ce projet botanique et sonore en explorant/explosant les cerveaux toulousains…Ce qu’il fit brillamment.

Pour les news glanées pendant mon inquisitoire journalistique : The Irradiates avait rendez-vous le lendemain pour explorer le Swampland, studio analogique de Lo' Spider, afin d’enregistrer un E.P. Enfin tout reste indécis, à définir, la ligne de composition, le format, etc…Arno DeCea a fourni de la matière et une composition, donc wait & see…

L’autre groupe de Macst et de Buanax, RED GLOVES doit sortir leur premier album "Night Gap" courant janvier…J’ai le t-shirt avant l’album et c’est une première ! Une tournée en Mars avec le trio CAB DRIVER STORIES doit suivre, cela va se caler sous peu, on en reparle en temps et en heure pas de soucis, ce qui est certain c’est que cela sera cool & fun ! Red Gloves a sorti 2 E.p 45 tours, si vous ne les avez pas je ne sais pas ce que vous foutez ??? Vraiment. C’est très bon, dans le spirit de Samian et l'empreinte mélo des 90's avec un must de power rock.


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4 bands sont à l’affiche du soir.

21h00 - Le premier groupe va jouer à côté du bar, et c’est un one band : Kkscheissekrakra. Oooooh punaise il y avait un indice, la fin du nom finit phonétiquement par cracra, ouille ouille ouille ma couille ! Ce que l'on peut être con parfois...

Si vous ne connaissez pas la définition du one band, c’est un gars avec une guitare désaccordée qui joue un voodoo-blues hypnotique avec une grosse caisse qu’il actionne lui-même comme unique rythmique. Bien entendu ceci c’est dans le meilleur des cas.

Notre discussion s’arrêtera là puisque le son est bien au-dessus de la normale, le gars baragouine des onomatopées que le son brouillon émanant des enceintes en restitue toute la tentative d’apprentissage. Suite à cela et bien oui mes chères amies je me suis clairement posé la question : Est-ce que cet artiste est en train de réaliser un happening d’art contemporain lo-fi ? La dégaine d’esprits libres siégeant ici me suggérait vivement que c’était plus que plausible, puisque le public a collaboré activement à la propagation du délire chatterton-beuglement-dislocation-salmigondis, sans que cela n’occasionne aucune séquelle auditive, ni de dysfonction cérébrale. Tout paraissait normal dans l’anormalité, et comme ceci se rapprochait de la définition de l’art contemporain j’ai pensé que c’en en était, de l’art contemporain.


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J’avais tout de même la sensation persistante d’avoir un caillou pointu dans la chaussure, et que l’on me souffle sans cesse une mauvaise haleine dans les narines à la fois, je suis sorti tellement je me sentais vieux pour supporter cette cacophonie. Quand c’est mes gosses qui réalisent ce genre, je compatis avec insouciance parce que ce sont mes enfants, celui-là je ne le reconnais pas.

Non mais sapristi ce gonze avait-il déjà pratiqué d’un quelconque instrument avec lequel il se servait comme le ferait une nageuse de danse synchronisée quand elle pratique le lancer du marteau ? Merde, même son accordeur semblait désaccordé !!

C pô grave, le gars fournit à son set la crasse nécessaire à son capharnaüm, et le public écoute, participe, semble ravi. Attendez, ce n’est pas que je sois contre ce style musical, d’ailleurs ce n’est pas du tout évident de monter sur scène tout seul, et de pratiquer ce genre, j’en ai conscience et respecte, car il faut bien comprendre que le gars doit absolument te faire rentrer dans son mood pour t’enrober dans sa transe. Très peu y parvienne, car on doit ressentir une atmosphère vraiment spéciale pour se laisser porter par les saccades répétitives et toute l’émulsion climatique qui va avec. Personnellement je n’ai pas apprécié, la seule chose importante que je retiens, c’est qu’il y a bel et bien un truc après le lo-fi dorénavant.


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21H35 – Alors que nous papotions effrontément et de manière légitime sur l’univers tridimensionnel des compositions des Irradiates, le trio  The Grave Diggers  est venu honorer l’égo de Dick Den’s en lui avouant reprendre des classiques des Hawaii Samuraï, l’ancien groupe de surf de Dick, Buanax et Nasty Samy. Ce groupe a su véritablement influencer un grand nombre je m’en aperçois à chaque fois…Tiens je vous file une exclusivité WBZ internationale : Hawaii Samuraï va sortir leur « The Octopus Incident ? » en version vinyle sur le label Les Productions de l’Impossible, qui était uniquement dispo en format CD jusqu’à lors, et le promouvoir par une reformation en concert courant Novembre 2016 à travers l'hexagone. Mais chuuuuut cette information ne doit pas filtrer, je compte sur vous hein ; )

Quoi ? Aaaaah oui c'est vrai, c'est écrit en gras, et alors ? Vous n'êtes pas obligés de le crier sur tous les toits non plus de votre côté, je compte sur vous hein ; ) , non mais vraiment quoi !

Le deuxième groupe c’est un duo. Bravo, la logique est respectée. Ben oui après un one band, tu fous un duo, CQFD. Sheriff Mouloud en est le patronyme, c’est du rock garage avec des déguisements de mexicain (costume skeleton, casque de catcheur). Ça tape au cortex avec une rythmique binaire, le chant vocifère dans une sonorité conforme au style, la guitare libère la sauvagerie, jusque dans la wild-zone du public enchanté, qui trémoussera du croupion dans cette sarabande endiablée. Attendez, ce n’est pas que je sois contre ce style musical, d’ailleurs ce n’est pas du tout évident de monter sur scène rien qu’à deux, et de pratiquer ce genre, car il faut bien comprendre que les gars doivent absolument te faire rentrer dans leur mood pour t’enrober dans leur transe.

Ouaie bis repetita placent sed perseverare diabolicum est = aucun plaisir en eux, mais continuer à tromper est répétée deux fois.


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Non mais en fait il me manque un truc plus cryptique pour que j’apprécie réellement, il me semble aussi que d’après le nom du band, des thèmes orientaux auraient pu être incorporés à leur sauce mexicaine pour pimenter l’ensemble. Là il y aurait eu de l’originalité orientale à la place de ces stéréotypes.

Troisième groupe…Ah non pardon, il y avait un truc avant, une sorte de démonstration. Je ne sais pas si c’est réellement le terme qui convient, peu importe…. Soudain, un gars dont on ne sait d’où ?!? C’est installé du côté du bar. Il a branché une boite à rythme, du genre marteau woody-woodpecker, et avec une guitare a molesté son instrument en créant de la dissonance. C’était un mélange de musique industrielle pour le rythme brut de décoffrage, des gammes de shred et des riffs de grindcore pour la guitare. Le son était horrible on en entendait rien, cela tenait de l’expérimentation bruitiste et du happening une nouvelle fois. Le gars a joué dix minutes, mais c’était déjà beaucoup trop. J’ai fini dehors à me geler plutôt que de subir cette nouvelle épreuve de torture sonore.

Je dois convenir en toute aise que jusque à présent la liberté d’enfumer le monde prend plusieurs niveaux de lecture dans l’enceinte de cette maison de quartier incongrue. Premièrement on laisse libre cours à ce que chacun puisse s’épanouir dans la libre expression de son art brut, voire même primitif, et dans la limite des compétences techniques et d’une sensibilité primesautière. Alors oui c’est une chance de défendre l’émancipation artistique j’en ai bien conscience, mais c’est aussi un grand malheur pour tous ceux qui doivent subir la médiocrité.

Deuxièmement, les gens fument à l’intérieur.


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Donc si mes propos critiques paraissent cyniques, il n’en est rien, je m’explique. Premièrement mes parents ont un vieux clairon tout cabossé que mon père conserve par nostalgie de l’époque où dans le village natal existait des associations pour éduquer la jeunesse au sport et à la culture. Quand je souffle dedans cela émet le son d’un éléphant ayant une gastro-entérite, et c’est rigolo, mais dix secondes. Est-ce pour autant que les encouragements maternel et paternel sont assez constructifs pour que je me produise aux pavillons sauvages ? Pour passer pour un hurluberlu oui, mais pour passer pour un musicien non.

Deuxièmement, il est prouvé que le tabagisme passif est aussi nocif que pour celui qui a délibérément choisi de développer des cellules cancéreuses. Malheureusement le passif doit tolérer l’intolérable égoïsme et dédain du fumeur. Est-ce à dire que la salle les pavillons sauvages est connue (reconnue) pour être le lieu unique où les fumeurs accèdent au Graal de fumer où ils veulent.

Je pense que par soucis de faire le moins de tapage possible et préserver une attente cordiale auprès de l’environnement voisin, le public de fumeur a décidé d’un commun accord avec ses principes de liberté de rester dans la salle et d’offrir au non-fumeur la possibilité d’écouter la musique à travers les murs extérieurs, et dans le froid. Chose que j’ai effectué par ailleurs dans ma voiture quand le son tonitruant de la musique m’exaspérait en tout point.


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Le célèbre Dick Den’s s’est même étonné que je ne fume pas, ne me drogue pas, ne bois pas d’alcool, que je n’ai pas de vice en somme. Maaaaaaaaais je m'insurge, bien sûr que j'ai des vices : J’ai Satan et une relation sexuelle épanouie avec mon épouse à base de perversion monogame depuis 20 ans, hé !

22h45 - Je papote un peu avec Arno DeCea, il me confirme que le festival de Surf en Italie, le Summer Joe Festival vaut le coup d’être vécu, et que son rayonnement international est une super vitrine promotionnelle. J’achète les yeux fermés son nouvel album ainsi qu’un peu de merch dans le bac des surfeurs bisontins. Oui je soutiens la scène, faut le faire vivre le petit commerce de proximité en cette approche de fêtes de fin d’année, cela permettra d’acheter des stères de bois pour se chauffer. Car comme chacun le sait ça caille à l’est, ça gèle à l’est, il y fait froid mais le cœur est chaud.

23h00 - Le troisième groupe s’appelle Zeus, à l'origine c'est un dieu grec, le cas présent c’est un duo italien de drum & bass noisy. Le public a apprécié les allitérations soniques et les divers mouvements saccadés des transalpins, ainsi que la teneur épileptique de leur musak. Il faut dire que dans l’hexagone pullule ce genre de sonorités bravaches, dont les noms de groupe et les délires visuels et musicaux prévalent dans la démarche cinématographique du réalisateur Quentin Dupieu ( Papier Tigre, Cheveu, Pneu, Oiseaux-Tempête, Chevreuil,etc...). Mais j’ai dû décrocher quand la fumée était devenue trop importante à mes yeux ( pourtant munies de lunette), me réfugiant même dans la voiture par la seule force de cette musique éprouvante, et ne voyant plus que cette unique solution de repli. Dès que je n’attendais plus le morcellement syncopé j’ouvrais la vitre, mais dès que recommençait le hachis sonique, je continuais ma méditation avec patience.

Au bout d’une durée relative le set s’est terminé, j’avais la sérénité qui exige à la sagesse le soin de garantir une bonne tenue en société, mais pendant que The Irradiates se préparait sur scène, l’ami du BTP (Bâtiment et Travaux Public), oui le shredeur avec la boite à rythme, est revenu encore plus enthousiaste, en ayant gagné en confiance après son passage antérieur, pour nous asséner l’occiput avec l’application frivole que ressent le désinvolte quand sa famille l’encourage à poursuivre ses élucubrations sonores, et même si c’est inaudible. « Vas-y mon chéri c’est super ! ».


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Du coup le gars s’est abandonné littéralement à son Art de la démonstration. Attention il y un A majuscule à art, parce qu’il nous a tout donnés, à la limite du tapping cette fois-ci.

Heeeey mais pas besoin d’un tel boucan mon cher ami, sais-tu que Guy Béart munit en tout et pour tout d’une guitare sèche et de textes filandreux était tout aussi chiant ?




23H50 – « Sous les pavés, la plage »…Voilà il est pratiquement minuit, et enfin on va entendre glisser de la musique.


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Dans la Surf Area The Irradiates commence pour un set incisif, percutant, munit d’une variété outrecuidante de variations, de couleurs musicales volubiles, de contrastes, avec son lot de valeurs anciennes, de respect du cahier des charges, de l’effronterie à créer de la dynamique, une impulsion, de créer un monde, son monde, une singularité bienfaitrice, bref le combo compile et capitalise musicien et artiste tout à la fois. Arno DeCea gigote comme un dément, Dick Den’s a des démangeaisons pour venir sans cesse dans la fosse se confronter au public. Le groupe joue trois/quatre titres d’affilés puis Dick ausculte la température de la salle, et dispose d’un bagout scientifique pour développer les thèses savantes de leur dernier opus. Le public est pantois, coi, cuit. Son regard se veut hypnotique et la modulation de sa voix est à la limite de la ventriloquie. Arno DeCea appose des figures libres et des contorsions de yogi tout en balançant des lignes de structure surf-noise-rock. Il saute à cloche pied avec la guitare sous la jambe tout en jouant ce que nos amis musiciens amateurs du soir seront incapables de réaliser assis. Macst essaye en vain de rester en vie prit dans la tenaille énergique des deux guitaristes. Le grand blond n’a toujours pas de chaussures noires, et avec sa basse il apporte ses volutes rondes que la salle prend dans les esgourdes avec ravissement. Buanax martèle, caresse les fûts selon les variations épidermiques et fait tintinnabuler ses cymbales dans le rythme de fou furieux que le groupe est en train d’imposer. Leurs plantes carnivores dévorent.


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La fumée est de plus en plus épaisse, oui mes amies je suis resté autant de temps que j’ai pu en apnée, et Jacques Mailhol peut bien aller se faire enculer car je suis certain de l’avoir battu à plate couture le cachalot du grand bleu.

Pas grave car avec un calme shaolin je continue de respirer dans mon sweat, j’ai les yeux qui me brûlent et c’est très désagréable, mais pour ce groupe, pour la qualité tant humaine, que musicale je reste jusqu’à la dernière seconde de leur concert. The Irradiates est un super groupe de surf music, une fois de plus j’en ai la confirmation.

Ce quatuor agresse, défend, émancipe un style musical trop souvent minaudé et adoubé par la poussière roots. Je vous conseille l’ensemble de leur discographie et surtout d’aller les écouter, les voir, et entendre crépiter leur surf en concert.

Au fond de la salle une mention adhésive contre une vitre à proximité de l’ingé-son signale qu’il est formellement interdit de pratiquer du surf ici !? Bizarre que dans une salle émancipée par la théologie du tabac il y ait un interdit liberticide. Pour rappel : « Il est interdit d’interdire. »

Merci aux personnels des Pavillons Sauvages, aux Irradiates de me contaminer sans cesse, et à bientôt pour une nouvelle mission !


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lundi, août 10 2015

Scream of Death Festival


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REPORT XTREMEFEST 2015

Hiya ami(e)s de l'outre-tombe et fadas des parois vertigineuses d'une piscine vide californienne, prépare-toi à lire (à l'image de la mascotte de ce festival) un reportage Godzillesque du Xtremefest 2015.


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C'est boOOon je sais, je sais c'est toujours trop long comme report, c'est même chiant à lire, mais c'est beaucoup de travail derrière quand même, je ne compte plus les heures et les heures. Ok c'est un très long travail de merde au final quoi !


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C'est la troisième édition pour l'unique festival de musique extrême du South. Et bam, jamais en place, nous revoilà sur le site de Cap Découverte. Uuuuuuuuuuuuh !

Aussi variable que la météo dans les Pyrénées, l'Xtremefest semble se chercher un endroit où faire éclore sa pérennité, et faire en sorte qu'enfin ses festivaliers puissent se projeter dans un endroit invariable pour enraciner leurs attentes. Depuis ces débuts, il manque à ce festival cette stabilité qui permet la constance de gravir avec assurance les échelons. En brûlant les étapes l'an passé, le festival a confondu vitesse et précipitation comme n'importe quel groupe de crustcore pour son second E.P.

Pour le moment pour grandir il a besoin d'un appui. L'Xtremefest est donc rattaché en collaboration avec le Resurrection Fest. Cette alliance accorde une garantie légitime pour le bénéfice d'accéder à une programmation de renom. Cependant l'xtrem est tributaire de sa jeunesse et je doute de son influence sur son partenaire pour imposer ses choix, même si la coopération entre les deux est basée sur une intégrité de valeurs communes.


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Personnellement je préfère l'emplacement de la base de loisir de Cap Découverte (retenez bien car pour le set de Cobra cela aura son importance) à celui d'Albi, qui était une zone (parking) trop dépouillée à mon humble goût. Là au moins le cadre est plus bucolique, même original, avec une forte empreinte glisse urbaine avec son Sk8-park-BMX, dont on pu profiter de nombreux festivaliers et festivalières. J'apprécie grandement de juguler sport, loisir et culture tout à la fois. Il me semble qu'il y a tellement de possibilité pour le crew de satisfaire le plus grand nombre à Cap Découverte, et d'en créer un festival différent.

Puis la salle de la musique bénéficie d'une acoustique bienfaitrice (avec l'éternel débat de mise en défaut des ingénieurs du son), et surtout munit d'un étage avec fauteuil.

Alors Ohooo que ouiiiiiiiii je sais très bien, ça c'est pour les vieux schnocks, et puis de toute façon ça ne fait pas du tout punk rocker, pas plus que métalhead.


Ok c'est bon on ne dira rien

Hey mec, tu sais quoi ? Rien à foutre ! Calé dans un fauteuil de cinéma, même le Hellfest il le fait pas.



Je souhaite comme beaucoup de personnes du midi que ce festival perdure, quitte sa chrysalide pour se développer à bon escient. La consolidation de ses fondations permettra par la suite d'édifier son autonomie, de s'implanter durablement dans le paysage estival par une singularité unique, et sera sans contexte la clef de sa longévité.


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VENDREDI c'était Le Glaive De Satan


Démoniaque

Alors que le soleil carbonise la couenne en ce mois de juillet partout en France. Il faisait 36°, c'est à dire sensiblement la même température à Carmaux qu'à Grenoble (grande ville N°1 en matière de froidure). Inutile de te dire que la déshydratation prévalait à une assignation stricte et vitale pour boire à s'en faire péter l'abdomen. De l'eau hein !

Habitant le sud du département du Tarn, rejoindre le nord de celui-ci ne me demande que trois quart d'heure de route, hurry up ! Seulement en ce 17 Juillet 2015, le tracé du Tour de France passe dans le Tarn (étape Muret-Rodez), des routes sont donc bloquées. Bien entendu je te le donne en mille Émile, on y est dedans pour rejoindre le lieu de villégiature des mordus de la muzak qui fouette les fesses avec des nanas couillues.


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Pas le choix, je suis obligé d'attendre que les pédales burinent l'asphalte, avec la caravane publicitaire qui bazarde à la populace ses goodies bien franchouillards pour son tube digestif à base de saucisson, sachets de bonbons, jus de fruits et eau chaude, gâteaux apéritifs, ainsi que la panoplie complète du beauf de Cabu avec bobs, peluches dégueulasses de forain made in China, porte-clés, lunettes géantes, seringue sale, casquette à pois du meilleur grimpeur, main verte géante.

Je regarde filer la caravane qui passe klaxon bloqué, hurlant jusqu'au dernier tube de Shakira. Résultat, j'arrive à point pour STICKY BOYS.

Ok il fait chaud c'est un fait. Si tu n'es pas habitué à la brûlure qui calcine, tu souffres un max en transpirant comme Gabriel Pontello sur Brigitte Lahaie dans le film « La Grande Mouille ». Pire si à la pesée tu affiches trois chiffres, mauvais temps pour les gros man, tu subis comme un marshmallow qui crépite au dessus des flammes.


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C'est du feux qui tombe du ciel en écrasant les Xtremefesteurs à l'état de soldat de plomb et les Sticky Boys sont eux aussi en plein cagnas. Le trio essaye de chauffer l'ambiance à base d'un hard rock café en plein apéro-pétanque du sud. Disons que la musicalité de Sticky Boys est aussi originale que ce que je viens d'écrire comme stéréotype.

Mais bon, ça fonctionne le binaire, toujours en fait, c'est assez primitif pour que quiconque l'admette dans ses fondamentaux. De toute façon, avec le soleil en ligne de mire, le seul truc que l'on était capable de faire c'était de tapoter du pied à l'ombre. Comme c'était garanti en riff élémentaire et solo bluesy en peau de kangourous ( la team brother Young & O'Keeffe ), les gens ont basculé leur tête d'avant en arrière de façon naturelle, ça permettait en plus une ventilation mécanique des plus écologiques.

Je ne vais pas vous le cacher mais la chaleur a mis un froid tout de même, il aurait fallu arroser copieusement le public pour le réveiller de sa torpeur (prévoir un tuyau d'arrosage, voire un arrosage automatique pour pelouse, oui carrément).

Le groupe envoie sa ferveur avec toujours la même joie communicative de participer à la fête. Leur setlist balance la purée de leur deux albums. J'ai vu ce combo à la sortie de leur premier opus dans la ville rose, les gars envoyaient déjà du tronc à s'en torcher l'occiput contre leur écorce saillante. La lame de leur set est désormais huilée, lubrifiée jusqu'à la moindre encoignure, il te semble que c'est du sauvage alors que tout est bien répété comme un vrai show de professionnel. Parce que les gars ont beau joué du binaire, cela reste un show de rock'n'roll ! Et que le rock'n'roll tu peux le vénérer comme une existence de rebelle, cela reste un divertissement qui permet de t'évacuer le cerveau des sceaux de lisier que la vie quotidienne t'impose. Mais si, tu sais cette vie penaude où il ne se passe rien d'extraordinaire, en tout cas pas comme dans la télé-réalité, où dans une page glacée de publicité.


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Sticky Boys est un groupe qui joue à l'ancienne, pied au plancher, avec cette façon d'envoyer du bois avec une tronçonneuse qui te scie sur place.

La fin du set c'est avec une cover modifiée du « Surfin U .S.A » des Beach Boys. Le combo quitte la scène de manière similaire à son final au Hellfest, avec le fun qui la caractérise, et sous le tube de Yazoo « Don't Go Disco » de 1982 qui fera sourire les vieux oldschool du pit. Si, si arrêtez de vous la jouer offusqués, j'ai l’œil pour ce genre de mesquinerie, j'ai même les noms des gars, mais je ne dirais rien pour ne pas compromettre à des mythomanes de faire perdurer leur cécité de quadragénaire.

Tiens autre chose, savez-vous comment on sait qu'un journaliste n'est pas venu ? C'est quand il écrit des conneries dix fois plus grosses que ça fainéantise le lui impose. Mention spéciale à celui de La Dépêche, je m'en pisse encore dessus.


C'est pas possible ?

Cette année quelle surprise de retrouver Romain Boule derrière un comptoir ?!? Romain Boule mais si tu connais évidement. C'est ce gars qui est capable de rentrer dans une boite de 15cm par 15cm. Bon relis la fin de mon report sur l'Xtremefest 2014 et tu comprendras la private joke.

Je retrouve donc le chanteur des Charly Fiasco que je n’avais pas vu depuis l’an passé, mais dans le poste de responsable de la vente textile du festival, et à la tête d’une équipe qu’il manage. Ah putain ce gars je le vanne depuis le siècle dernier et à chaque fois que l’on se voit on éprouve la même attirance amicale que si on s’était torchés la gueule la vieille. Bien entendu c’est une métaphore puisque je ne bois pas. Donc en exclu pour vous les amies, Charly Fiasco est en train d’enregistrer son nouvel album, et Romain Boule a la même coiffure que Pierre Richard dans « La Moutarde me monte au nez » ou «Le Grand Blond avec une chaussure noire   » ou alors dans « Je suis timide mais je me soigne » mais aussi «Je sais rien, mais je dirai tout  ». Ce gars là il est terrible !


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Pour dépuceler la X STAGE il y avait un changement de programmation. Du coup c'est COBRA qui a défloré.

COBRA est un concept crapoteux, à la perversion trouble. C'est de la manipulation des masses laborieuses pour une propagande réactionnaire à la corrosion désopilante. Tu peux concevoir des analyses les plus rocambolesques sur eux, les gars s'en foutent complètement, mieux, tu parles d'eux, créer le buzz à leur place, et ça fait mordre à l'hameçon. De la sorte qu'il n'y a plus que les pour VS les contre, rien au milieu avec la bouche en cul de poule en train de tergiverser sur une pseudo neutralité.

Fondé en 1984 comme l'album de Van Halen, entre les pages lingeries du catalogue des 3 Suisses et le premier single de W.A.S.P, « Animal (Fuck Like a Beast)», ces procrastinateurs ont le mauvais goût rance d'une critique acerbe et aussi satanique que la satire du manifeste du parti communiste.

Il a fallu qu'ils attendent le naufrage du Costa Concordia au large de l'île de Giglio pour pouvoir jouer à Paris en première partie de Kickback, et sortir de l'ombre des pins de la banlieue de Grasse.

Génial imposteur dans une époque où le simulacre a la faveur de son reflet sur le bris de glace de la guerre économique et de la télé poubelle, Cobra est un dealer de la rébellion discount, et parle à la France du RSA tout comme aux fans de Jacques Séguéla.

La X Stage est à l'intérieur, la salle bénéficie d'une climatisation, et quand leur set débute on est au frais pour être chauffer à blanc au hard rock de ces punk-rappeurs.

Il est amusant de constater que pendant qu'une partie du public ricane, l'autre reste dans l'expectative narquoise devant ces rebelles en puissance.


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Nourrit à la valstar, la bière des stars de la maçonnerie biterroise, et au son du coït bestial du prolétaire qui s'éclate les organes génitaux sur le cuir arrière d'une Opel Astra les samedis soirs de discothèque, Cobra glorifie la frustration bestiale par une ambiance séculière de désœuvrement jubilatoire. Le groupe discourt avec un appel du pied de la gauche plurielle sur différents problèmes sociétaux avec la droiture de Satan, et la désinvolture que le punk à chien dispose quand il a déjà bu son litron de vin matinal la veille au soir.

Bizarrement on ne ressent pas la violence de la rue sur eux, ce groupe semble plus un dérivatif. Une sorte de palliatif récurrent que les gosses sans mains galeuses accomplissent comme rite de rébellion initiatique, avant de finir sur les routes reliant Carpentras et Menton comme force de vente pour une entreprise de phytothérapie.

Avec ses titres vindicatifs Cobra offre à l'adolescente rebelle, la fièvre capiteuse d'une levrette musicale, de celle que Stupeflip avait légiférée comme distraction à la société du spectacle souterrain. Ceux qui sont contre sont déjà sortis se vautrer sous le soleil de plomb contre un coin du bar à pestiférer, avec une lourdeur veineuse au niveau des jambes à cause de la différence climatique de la salle.

Certes, ça plaît de se moquer pour se fendre la gueule, parce que c'est pratiquer une mutilation satisfaisante à son égo. Faire de l'esprit fait partie de l'ADN du gentilhomme, cracher dessus résulte du même acabit. De toute façon vous vous attendiez à quoi ? A ce que le reptile se morde la queue avec une intraveineuse de poppers ironique pour faire bander la France d'en bas ?


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Cobra est aussi atroce que l'électroclash de Sexy Sushi, issue de la même putréfaction caustique de la gaudriole foutraque et libertaire, osant le langage châtié et la critique de la lutte des classes, mais la différence entre les vedettes de l'art contemporain et les fils du Cobra, tu la trouveras musicalement avec des mélodies aussi rêche que le punk de métAl Urbain qu'avec le heavy de Bonvoisin.

Le groupe utilise le comique de répétition comme d'un ressort à sommier, et il est aussi tapageur que celui utilisait pendant le tournage de « Change de trou, ça fume ». Pour cette répétition humoristique, le public devenait donc une base de loisir, parce que Cap Découverte est une base de loisir créer sur l'ancien bassin minier de Carmaux. Le combo joue de la provocation en traînant la confusion par les cheveux. Ainsi les Tarnais (habitant du Tarn) deviennent des Tarbais (habitant de Tarbes), tous issus de la région Midi-Pyrénée-Languedoc Roussilon. Voilà quoi, c'est aussi bébête que du Jean Roucas.


Oh non pause

Cobra c'est le venin testiculaire de Michel Houllebecq passé à tabac par les Bérus et Trust. Il participe activement à l'exception culturelle française au même titre que les blogueurs Jacquie et Michel. Dans l'absolue de sa nécessité divertissante, il pourrait jouer au festival du rire de Lanemezan, tout comme dans une backroom du marais en première partie de Chantal Goya.

C'est le titre « Nihilistes » qui ferme le ban et me fait dire que décidément CoBrä c'était génial !

La foule punk appelle à un rappel et reçoit comme fin de non recevoir ce que le groupe sait faire de mieux : Emplir son vide par le sarcasme.

La discordance de Cobra nous isolera un peu plus dans cette faille existentielle, entre la douceur liquoreuse du néant et le malaise que l’on ressent en se raclant le gosier avec un picrate. Nous sortons avec l'évidence du contraste entre l’air conditionné qui assèche, et la torpeur extérieure qui te leste au sol, en regardant l’azur clinquant pour y entendre l’envol de BIRDS IN ROW.

C’est la seconde fois que j’assiste à leur set, et c’est le même constat, le trio est surpuissant d'une maturité exemplaire. Le combo nécrose en plein soleil l'inflammation émotionnelle jusqu'à son apoplexie sensitive. C'est troublant une fois encore. Le chanteur a à cœur d’expliquer entre deux titres ses textes sur la religion, la condition humaine, la société. Le public s’en branle, je lis dans son regard un zeste de désespoir à faire émerger dans cette fosse, le questionnement qui transite dans les lyrics du groupe. Nous venions d’entendre deux groupes bien distincts, avec une différence notable mais toujours emprunt d’une critique introspective, une évaluation disséquant le corps sociétal avec la souffrance d’en exprimer la rage dans le cas de Birds In Row.

Le trio balaye son screamo en dépoussiérant la purge que nos tripes ressentent, jusqu’au cœur qui bat plus rapidement et fait taper encore plus fort la tempe. Transit entre la chaleur du ciel et la fièvre post-hardcore du groupe, le public en retrait cherche comme seule échappatoire l’accalmie d’une ombre pour colmater les élans bruitistes que Birds In Row renvoie. L’exaltation du groupe n’écarte pas le châtiment de jouer plein feu, plein fer face au soleil, d’assumer ce rôle de martyr, de clouer un public à la fois enflammé, médusé, suffocant face à la jeunesse inébranlable de ce groupe. Dire qu'il y a encore des vieux qui doutent de la jeunesse pour l'enivrer, avec la foudre passionnelle identique à celle qui les avaient électrocutés jadis. Je ne le comprends pas, surtout après la déflagration de Birds In Row.


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L'état d'esprit global du fest est très proche de celui du Hellfest, avec l'accent chantant en plus quoi ! Quelques personnes s'étaient déguisées, à cet effet j'ai vu Wayne & garth, ils sont super en vrai, et leur monde n'est pas différent du Xtremefest pour tout dire.


Wayne et Garth




Pénétrant la fraîcheur de l'antre de la salle où déjà BLACK BOMB A y leste sa déflagration sonore en bazardant son napalm métAlcore, je constate que le public a gardé ses couleurs rugissantes.

Le groupe fédère par le biais d'un HxC moderne à base de growl et de chant clair mélodique, de cri et d'un groove 90's, en maintenant à niveau l'émulsion dans le pit.

Avec ses vociférations stridentes de nonnes sodomisées, le chanteur Poun n'a pas arrêté une seconde, exténuant sa stature de diva par une énergie communicative et une ubiquité scénique impériale. En contraste avec sa dégaine d'éducateur de MJC, le patriarche Arno a growlé dans ce lieu associatif pour les jeunes comme dans une caverne en faisant trembler les enceintes. La jeunesse a répondu, en éructant le poing levé, circle pit sur circle pit.

Black Bomb A fait le show, dynamise, n'en finit plus de rameuter les troupes pour une pagaille fédératrice.

Groupe aussi détesté par l'entremise d'idées préconçues à son encontre, et qui coalise à sa prouesse scénique une fois le set terminée, Black Bomb A a fourni un set gigantesque de métalcore, à la sueur de son front et de celle du pit.

Fort d'une notoriété et d'une expérience rompues aux grosses scènes, le combo sait souffler sur les braises pour attiser l'incandescence de son public. Le set est efficace, il ravit et suscite l'adhésion totale de la fosse avec un wall of death. Le band quitte la scène, certain d'avoir exécuté le devoir accompli sous le fracas de ses balles musicales.


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Au Xtremefest les groupes jouent une heure, et une heure en plein soleil devant STRUNG OUT c'est long.

Pas que je n'apprécie le punk mélodique de chez Fat Wreck Chords, mais qu'il est vrai que j'assimile plus la fluidité punk du sk8 avec le crossover de M.O.D, prévu un temps à l'affiche de cette troisième édition.

Si après 20 piges de services ce groupe est encore présent c'est qu'il garantit une prestation conforme aux attentes des punkers grisonnants ayant fait le déplacement. D'ailleurs quand je fais le bilan des absences de camarades issus du département, j'en conclue que l'affiche a présenté des lacunes ratifiant le fait qu'ils ne se soient pas déplacés.


Tu crains

Le punk mélo 90's de Strung Out s'est vite essoufflé à se faire comprendre devant un pit décontracté du gland. Le super bassiste a fait un job de qualité, mais amoindri par le chanteur Jason Cruz, n'ayant jamais eu la réputation de soigner ses vocalises en concert, on se retrouve face à l'approximation d'un chant limite, et parfois même dans le faux.

Le groupe est excusé parce que c'était le seul groupe de punk mélo du jour, que les titres du groupe pratiquent une bonne glissade, et que cela fait toujours du bien d'entendre la joliesse de ces mélodies juvéniles, épicentre sensitif de souvenirs tendres en mercurochrome. Avec un set sympathique qui a mis du fun, Strung Out n'a pas failli à faire oublier de l'importance du punk mélo dans la programmation du jour.


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En anthropophage de la nuque brisée le combo CARNIFLEX n’a fait qu’une bouchée du pit de l’Extrem. Les gars se sont plantés jambes ancrées dans le sol avec l’arme à la main, dans la posture du Bouddha qui chie debout, mais façon G.I Joe en Afghanistan.

Il n'y avait qu'à tomber dans leur précipice, seule solution de survie pour ne pas affronter leur équarrissage sonique. Techniquement riche en oméga deathalique, le plat de tripailles soniques purulentes fut servi avec le même soin qu’un zombie qui récure des côtes flottantes.


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Au niveau de la prestation scénique c'est ventilation capillaire uniquement. Le chanteur growle caverneux en même temps que sa plastique détonne, notamment sa coiffure qui n'est pas sans rappeler celle d'Adolf en 39 devant le Reichstag.

Le set est un bloc monolithique de granit de la taille de la Peyro Clabado, au minimum. Parfois pénétré par des allitérations lui permettant un soupçon de contraste, le groupe abat son poids de Sumo par une vélocité musicale paradoxale.

Assez dense et introspectif dans la plupart de ses compositions, le groupe s'est acharné à délivrer ce qui fracasse un pit avec une densité sonore toute cramoisie. Le public a suivi la foudre pour prendre le tonnerre dans les canines, et avec le sourire aux lèvres et le visage tendu de crispation.


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Le retour de l'enfant terrible, fils prodigue du HxC : COMEBACK KID, deuxième venu à l'xtrem avec autant de brutalité que de vitalité mélodique. Le niveau de grâce est vite atteint et signe son retour gagnant et salvateur pour soulever le pit.

C'est dingue il y a des groupes tu peux les revoir sans cesse à chaque fois ils te foutent une mandale. Les canadiens en font partie haut la main. Le groupe joue dehors, sur la petite EMP scène alors qu'il y a deux ans c'était à l'intérieur, mais bon...Le chauffeur de salle, Andrew Neufeld, a façonné une nervosité conséquente pour ameuter un pit constamment en surchauffe. Hey les jeunes, combien il y en a qui ont cru qu'ils allaient crever ce soir là ?

C'est une avalanche de titres hargneux qui dévale et avale la fosse. Le set est cousu de main de fer, tu sais très bien où tu vas te retourner la tronche avec ce HxC, et la véritable nouveauté réside dans la cover "Territorial Pissings" de Nirvana, dont l'interprétation vertigineuse ne fait qu'amplifier l'aliénation du public. De là où je suis on entend presque les os se fissurer tellement ça chahute devant. Ça hurle les bras tendus vers les cieux, et peut-être est arrivé à faire frisonner le blondinet au ciel.


Kurt Cobain

Loin de la foule hurlante et des coups de sang, juste à côté de moi la famille modèle, un papa, une maman et deux petits garçons faisant retentir leur rire d'enfant dans la ferveur du show des canadiens. Les gamins se marrent à voir les gars du pit se balancer les uns sur les autres avec des crocodiles et autres bouées gonflables. Vous je ne sais pas, mais pour moi cette résonance juvénile avait la saveur positive de l'attitude des canadiens ce soir là. Tout donner, filer une énergie revigorante pour suspendre le temps ensemble et ne cesser jamais de vivre au diapason de valeurs communes. Oui tout cela avec un groupe de HxC et des rires d'enfants.

Puis comme à chaque fois, le final tellurique avec la résonance fédératrice de leur titre phare. Le public le scande, les gars font légion dans leur danse avec des lésions irréversibles quand le groupe entamera l'apocalyptique « Wake The Dead » pour réveiller les consciences endolories. Comeback Kid révèle en cet instant là en chacun, le désir unanime d'être en vie.


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Exténué par le choc, j'erre comme la foule en direction de la salle où le dernier groupe s'apprête à jouer. Je refoule à l'avance mon appréhension rien qu'avec le nom de BLACK LABEL SOCIETY.

Déjà je n'ai toujours pas compris ce que venait foutre ce groupe à l'Xtremefest ?!? Le choix me paraît si invraisemblable. Est ce un test pour jauger le consensus entre un métalleux et un rocker ? J'en sais foutre rien.

Début de set sur un bootleg de Led Zep « whola lotta love » et de Black Sabbath « War Pigs », histoire d'annoncer d'où vient ZakkWilde. Oui car Black Label Society est un groupe conçu par et pour le guitariste, héro de surcroît, à faire tintinnabuler ses cordes avec la dextérité qu'un violoncelliste en pratique l'exercice matinal pour se délier les doigts.

Ok vous en voulez plus sur son identité : Zakk Wylde, né Jeffrey Phillip Wielandt le 14 janvier 1967 à Bayonne...Oui mais attention dans le New Jersey. De ce fait, il n'a jamais dégueulé pendant Las Hèstas de Baiona. Pour votre bon plaisir, imagine-le habillé tout en blanc avec le foulard vert, en étant à quatre patte comme Ernest Hemingway aux fêtes de Pamplona vomissant tout son suc gastrique de pernod.


boire un pot

Une chose qui m'a fortement surpris c'est que Black Label Society n'a pas fait venir les motards à 1% de la région. Incompréhension totale. J'ai supposé à cet effet qu'ils attendaient la fête de la mobylette à Graulhet (ville morte du Tarn) pour faire les loubards devant les gamines en scooter.

J’affirme avec la gloriole agricole que ce groupe attire les motards, parce qu'il joue avec les codes vestimentaires du 2 roues, en affichant ses couleurs à la façon du club de motards des aiglons de Carcassonne. Et qu'en plus il a des chansons que le biker peut apprécier (si,si), surtout si il aime l'huile des 90's : Jeff Cantrell VS Rob Zombie mood, assorti d'un puissant groove qui tache autant qu'un vin de table de Gaillac (ville morte du Tarn).


j'suis tombé x'cuze

D'ailleurs quand Zakk se rehausse sur sa planche de step pour l'élévation du guitar hero, le biker kiffe sa race ce genre de prétention du roi soleil qui tricote sa 6 cordes.

Physiquement Wylde a pris un coup de bielle, la pilosité étant à la mode, il affiche la barbe à ZZTOP des hipsters pour le look de Johnny Hallyday. En concert il change de gratte comme Rob Halfort de fringue, c'est son petit côté pédé au Zakkou ça. Les autres musiciens qui l'accompagnent ? Ben ils l'accompagnent. Le seul truc vraiment classe dans tout ce cirque, c’est le superbe backdrop par contre, whaouuuu très beau, ça fait dommage même.

Pas vu de  Berserkers (fans du groupe portant les couleurs de Black Label Society), mais par contre de nombreux suceurs de la turbojugend (fans de Turbonegro) ça oui. Alors y aurait il eu sabordage, ou une OPA hostile, une gayfriendly party plutôt ?

J'ai quitté la salle n'en tenant plus quand Zakk Wylde a entrepris un solo exaspérant qui n'en finissait plus. On devrait tuer ce genre de guitar hero, ou le laisser faire sa guerre masturbatoire musicale dans le bourbier de son égocentrisme. Même Yngwie J. Malmsteen's est plus acceptable, non ?

Heuuuuuuuuuuu oui alors non, non, non j'ai rien dit, c'est bon.

Saperlipopette ! ça fait du bien quand ça s’arrête, quel calme soudain, c'est appréciable.


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La nuit me pénètre de sa légèreté, l'air est doux, il fait bon en short et t-shirt à 1h00. Vive l'été !!! Le vacarme de BLS est loin de moi. J’ai besoin de calme après le tumulte de cette première journée. Oui c'est assez paradoxal de dire cela dans un tel festival d'acharnés.

La EMP stage s'illumine, TOUNDRA apparaît, timide, replié sur lui-même, avec cette désinvolture de penser qu’il ferme la nuit avec une musique trop douce pour le public survolté du Xtrem. Il se trompe, et mon impression aussi. Le groupe ayant joué la vieille au Resurrection fest.

J’admire le programmateur pour avoir su comprendre, saisir en un coup de cœur la puissance émotive que suscite un groupe comme Toundra, et que c’est au début de la nuit, voire à la fin de cette première journée, que justement ce groupe avait toute légitimité de sa place sur l’affiche. Que la fureur du Death, du HxC, du Punk Rock, ajoutée à celle de la chaleur avaient poussé les organismes à une épreuve de feu, de fer. Qu’il fallait bien éteindre ce brasier, l’étioler à petit feu, adoucir sa dureté. Qu’il fallait nous apaiser pour renaître le lendemain.

Toundra va prolonger la nuit. Il va lui apposer cet écrin soyeux et délicat qui vient te border et suspendre ta quiétude intérieure en une relaxation bienfaitrice, reposante, régénératrice. Malgré l’antagoniste de son nom, Toundra est un groupe espagnol, des steppes il conserve une part farouche que l’aspiration de sa brise musicale purifie par sa beauté sauvage, et une énergie mélancolie floydienne.

Le set de Black Label Society ayant terminé, la foule généreuse s’enfuit rejoindre ses pénates, zieutant en clignant des yeux par fatigue le début du concert des ibères. La plupart partait en remontant la pente, s’enfonçant dans l’obscurité pour rejoindre le camping à quelques encablures de là.

Mais qu’importe, Toundra avait senti par instinct de faire vivre sa musique, de lui donner son sens, ainsi que la pause qu’elle requiert dans les limites sensitives de nos affects, à nous qui étions restés.


ensemble

Devant cette assistance fluette et presque égarée, surtout comparée à celle qui a battue le sol avec rage ce vendredi, le combo aurait pu se limiter. Il n’en fit rien, bien au contraire.

Toundra a relié à chacun de ses mouvements la perspicacité pour que nous nous liions à sa savane mélodique. La douceur câline de ses mélopées est venue cajoler la nuit, tout comme nos errances de mélomanes.

A mesure que les notes s’échappaient nous nous envolions plus léger encore.

Plus le groupe ressentait la vibration commune qui nous liait à lui, et plus il débordait de passion pour que nous nous reconnaissions dans l’ivresse de son post-rock.

Merde quoi, enfin un peu de douceur dans ce week-end de brute !

L'immobilisme scénique fut endiguer par un des deux guitaristes, attisant sa décontraction vers de plus amples réactions corporelles, allant jusqu’à contaminer ses comparses en n’hésitant pas à les bousculer par le biais de câlins, voire même par moment à des embrassades de bisounours.

Vous savez j’ai vraiment accroché à leur set, je suis allé me procurer leur dernier album en vinyle pour prolonger et me souvenir de cet instant.

Si leur musique est venue nous cajoler, si leurs solis étaient déliquescents de torpeur, de plénitude, de bourrasque en un instant déflagrateur, c’est l’osmose et la belle harmonie entre le groupe et le public qui nous a semblé toucher par cette grâce unique, et forcément troublante, qui fait que sans cesse nous reviendrons ressentir cette fragrance pour en sublimer le nectar jusqu’à notre dernier souffle.

Un rappel fut même quémandé par le public afin d'honorer ce mariage de cœur, puis une pluie fine est venue éteindre avec certitude cette première journée à l'XTREMEFEST.


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Jeunesse éternelle

SAMEDI c'était sold out !


Et pendant que les plagistes s'égayaient...



...au même moment sur la petite scène Monster Energy Stage jouxtant le module de glisse, le death obituaryesque d'OLDSKULL fut lent et lourd.

Les tarnais jouent sereinement leur carte maîtresse avec un death oldshool et une attitude de barbare, on compte encore les mots prononcés sur le doigts de la main gauche. Plein feu sous la tente, la chaleur est omniprésente et leur set tout aussi combustible fut meilleur que lors de la Nuit En Enfer. Un petit attroupement s'accorde la déliquescence sonore d'Oldskull et opine lentement au desiderata lugubre du groupe. Le concert se termine, la foule se disperse et se dirige vers l'entrée du festival qui ouvrira dans quelques minutes. Chacun cherche un endroit où se mettre à l'ombre, les plus rapides squattent sous des arbustes.

C'est la seconde journée, le programme est copieux. La X Stage dedans, la EMP Stage dehors, et durant tout le week-end c'est tu rentres, tu sors, tu rentres, tu sors, tu rentres, tu sors, avec au bout l'espérance d'un orgasme émotif.


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ADRENALIZED a joué son punk mélodique à 400km/seconde ? Oui parfois.


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Avec le nom d'un manège à sensation pour adolescent, Adrenalized a surtout ravi les trentenaires, pour ne pas dire les quadragénaires, tant les espagnols ont fait leur scolarité sous l'école Wilhelm Scream première année, puis a forcément poursuivi vers la fac californienne. Les vocaux étaient nickels, surtout si on compare à Strung Out. Vélocité et vitalité mélodique étaient les maîtres mots du set, il y avait tous les bons ingrédients pour retourner les têtes et motiver les sk8ters.


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Lors de la première édition du Xtrem dans l'enceinte de Cap Découverte, des bretons avaient souffert sur cette même scène face au soleil du midi. Là le crew a foutu des espagnols avec du punk mélo pour faire suer et rendre gorge en feu au pit. Personne ne s'est plaint. Des solutions pérennes sont donc trouvées au fur et à mesure pour pallier à chaque problème. L'xtremefest avance, petit pas après petit pas, mais c'est à grande enjambée qu'il progresse sur cette édition.





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Au niveau psychiatrique la fission qu'engendre PSYKUP avec sa musique tuberculeuse demeure unique. Cassure, brisure, palpitation, contraste sur une surimpression de couleurs folles, les toulousains font et défont la Faith No More touch en cocote en papier. Bon définir un groupe comme celui-ci est absolument inutile tant il s'éloigne de tout dogmatisme, de genre, etc..Les variations musicales, la liberté de ton, la puissance onirique tout comme la torgnole concrète qu'il inflige est assez libertaire pour qu'il éclate toute limite. Mais si il vous faut un terme, le combo appelle cela de l'« Autruche Core ».

Ami(e)s de la métaphore souterraine bonsoir !

On peut leur rendre une accointance significative avec Alice In Chains pour la déliquescence grungy, une folie urbaine aussi sombre qu'une plaque d’égout, la dose frappadingue et souvent détestable de Primus, des excès en tout genre de métAl et de rockcöre alternatif le plus démentiel, quand ce n'est pas vers du jazzcore imputrescible. Ouaie enfin ce groupe est indéfinissable pour un style unique, et en live c'est tout aussi intriguant et prenant. Par ailleurs le jeu de lumière était exceptionnel, vraiment, je trouve que cela leur a apporté une puissance significative, des moments de démence pure (déjà qu'avec leur musique...), et de la poésie même.

Le public dans sa grande majorité ne s'attendait à rien car ce groupe lui étant inconnu, du moins je le pense. Il ne s'attendait sûrement encore moins à cette déflagration de sons venus de partout, qui l'a tiraillée, l'a annihilée dans ses retranchements, l'a poussée hors de son champ d’action habituel, pour le virer manu militari de sa zone de confort. Et Psykup avec son expérience de la scène s'est offert le luxe de foutre claque sur claque, déculottée et fessée à l'extrême.


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Ahhhhhhhhhhhhhh enfin l'Xtremefest fait dans l'extrême, c'était prévue ainsi nan ? Et Psykup est un groupe extrême.


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On pouvait s'en douter, ils étaient fort nombreux à l'espérer, et c'est ce qui s'est réellement produit : Thrash Zone à gogo avec D.R.I pour un pit en feu avec de furieux moshers.

Les imbéciles américouains sont les rois de la couillardise, ils l'ont prouvés à maintes reprises par une succession d'albums dont le niveau de composition applique une redondance de mise, soit, mais c'est la raison première de l'attrait de ce groupe : Un simple concentré efficace de punk thrashy.

La cabourdise par boite de 12 on en redemande une palette à l'Xtremefest chaque année, c'est l'usufruit de ce festival : LE FUN !!!

Du coup et il y a une logique à cela, on n'allait tout de même pas demander aux Dirty Rotten Imbeciles  de jouer du rock progressif hein ! Quoique, quoique cela aurait pu être vraiment fendart pendant 10 secondes, et ils en sont capables en plus.

La finalité c'est que le set est passé comme hyper dansant, hargneux et fun. Du D.R.I dans son plus simple appareil, et jus cool voilà pas plus. Je ne vais pas cracher sur ce groupe, et avec le respect que requiert sa part nostalgique, il a fait ce que l'on attendait de lui, exténuer de fun leur crossover 80's en plein sun ! La set list a brillé par son manque d'originalité. Je préfère de loin l'époque de l'album " King Of Magic" avec sa saveur gaz moutarde que leur début avec du gaz hilarant, mais il n'y a rien de neuf depuis 1995, sacré branleur !

J'écoutais cela quand j'avais 15 ans, après pour l’obtention d'une meilleure maturité il faut savoir passer à autre chose, comme avec de vrais monuments musicaux comme John Coltrane, Wayne Shorter, ou Hervé Vilard.


OMG I'm shocking !




Ceci dit le bassiste grimaçant Harald Oimoen avait un tshirt de Spinal Tap, et rien qu'avec ça tout était déjà dit.


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L'Xtremefest enchaînant les pirouettes crossover à la vitesse de l'éclair, le public déjà en sueur retrouve la fraîcheur de la salle pour un temps relativement succinct malheureusement pour lui, puisque en un morceau d'IRON REAGAN on retrouve la même atmosphère de déflagration que celle de dehors, il n'y avait pas cinq minutes. Les organismes sont en souffrance, ça buffle dru dans le pit, mais qu'importe les festivaliers se foutent des pralines sans discontinu.

En servant le Grand Capital  du divertissement pour surfer sur la wave revival thrash oldschool, les gars d'Iron Regan (avec des morceaux de Municipal Waste et de Darkest Hour à l'intérieur) arrivent un peu après la bataille en débutant leur formation en 2012, me semble t'il.

Ce groupe est en dessous de Municipal Waste mais possède une meilleure technicité que D.R.I. Le band a fourni la dose réglementaire de revival thrash dont les junkies du pit en réclame leur ration. La politisation de leurs compositions n'est en outre pas étrangère à leur patronyme. D'ailleurs un titre aussi radical que  « Your Kid's an Asshole » s'avère significatif.

Un set tendu du slip avec une cover de Cro-Mags "Don't Tread On Me" , mais un set redondant par son  déluge de riff entendu un milliard de fois, dont l'euphorie caractérise cette journée de sabbath funny, avec casquette à l'envers et grosse basket de rigueur. Pas conquis pour ma part par l'envergure du set, ni par leurs compositions, ce qui n'enlève en rien à leur qualité technique et divertissante. Le public a savouré chaque particule fine de folie thrashy jusqu'à l'ultime déflagration, mais avec à peine 37 mn de jeu, heureusement que D.R.I avait préparé les préliminaires.


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Le crew du festival a fait un definite choice avec la venue de 7 SECONDS,



Groupe culte de HxC d'Amérique, avec la team brother Seconds en chair et en os pour entériner une dose d’oldschool, c'était certain que ça allait le faire. Décidément ce samedi tout est oldschool.

Retour à l’école buissonnière avec ce nostalgique chemin de traverse où un bon nombre de festivaliers avait pris le carrefour pour tracer leur route, bien distincte du troupeau.

Avec D.O.A. et les Dead Kennedys comme influence majeure les éjaculateurs précoces du HxC punk de 7 Seconds nous auront régalés les cages à miel, les coudes, les gambettes, et tilouliloulette...

Leur setlist est longue comme un jour sans fin mais dans la durée elle est aussi rapide que le temps d’incubation du zizi d’un puceau dans une cougar. Les titres de 7 Seconds sont aussi nerveux qu’enthousiastes, et nous font revivre toute une époque, une intégrité de valeurs, de loyauté envers un choix de vie, bref toute la gageure du real HxC.

Le groupe forme une unité, balance ses punchs avec assise, les anciens savourent, les jeunes s’éclatent, le groupe fédère très vite. Iron Reagan est même venu pointer une œillade sur le toit de la maison de la musique, acclamé par la jeunesse folle depuis quelle venait de les déposer en idole.

Le sol pourtant goudronné, laissera aux écorchés de sensation forte les stigmates de plaies sanguinolentes quand ils ne trouveront aucune réponse fraternelle à leur envol imposé. D'ailleurs quand ils découvrent que l'un d'entre-eux est passé à l'acte, les candidats au suicidaire stage-diving ont dans leurs yeux l'éclat brillant de la faucheuse qui scintille.


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7 Seconds est affûté, il a de beau reste, joue avec plaisir, communique avec passion, enseigne sans prétention, fournit les armes pour se défendre. Car le savoir est une arme et 7 Seconds est beaucoup plus qu’une empreinte dans le temps, il demeure sans contexte un phare.

Le band a fini en servant un florilège de hit punk rock avec sham 69  « If The Kids Are United »  et Nena « 99 Luftballons »...Que du oldschool mec !

Voilà un très bon set de HxC, avec une super dose de punk attitude intègre, qui dit mieux ?

A fortiori je suis tenté de dire pas grand monde, mais ce n'est sans compter sur les prodigieux désosseurs de Floride.

Alors que la température corporelle se rapprochait de celle d'un trépassé, le public meurt d'impatience à souffrir la mort sous le joug de CANNIBAL CORPSE. On ressent une forte attente, et même une appréhension. Faut dire que les bouchers de Floride sont attendus dans la salle avec l’excitation similaire de Leatherface dans un abattoir pour kid ricain.

Aussi linéaire qu’un album de drone, le groupe écharpe un set de béotien à la limite de la cruauté. Au point que les femelles devenaient chiennes attendant un cannilungus macabre (contraction de cunnilingus et de cannibalisme) pour se lover dans les cadavres soniques du combo. On voulait tous être douchés par le plasma des compositions obituaires.

En résumant au plus prêt leur set je dirais que c’était du sang sur du sang séché avec des hectolitres d’hémoglobines sulfatés par des litrons sanguinolents. Le groupe a donc fait honneur au vin de table français avec cette profusion de rouge.

De la sorte que le punk pas habitué à autant d’enrobage était transporté vers les urgences, le thrasheur s'est chié dessus par toute la technicité, et le death métalleux n'en finissait plus de se baver dessus.


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Les invertébrés du pit avançaient à la fin comme des zombies rassasiés de barbaque sonore putrescente, sans comprendre que personne d'headbange comme George "Corpsegrinder" Fisher  le chanteur de Cannibal Corpse, personne, et il avait prévenu.

Pour ma part, oh oOoui je l’avoue avec dédain mais j'étais assis dans les hauteurs de la salle, peinard, avec l'impression heureuse d'avoir mis un concert en DVD du groupe...mais en 7D.

Pas besoin de lunette 3D pour contempler que le quintal était dépassé sur scène, sentir les pulsations vibratoires du souffle méphitique du groupe, leur musicalité assourdissante, l'odeur nauséabonde de sudation de mon voisin, et du sandwich au pâté de ma voisine. J'étais formidablement bien, confortablement assis, jouissant le divin devant la catacombe putride des floridiens. Profitant avec délectation de ce set gigantesque et guttural de viande froide, réchauffée dans le cœur d'une musique aimant les abats soniques comme un putain de charnier !


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Après on a basculé directement dans le caniveau avec The Exploited, et l’écossais Wattie Buchan munit de sa crête rouge déambulant comme un coq en patte devant la liesse de sans culotte français, en bazardant le fiel de son punk bête sale et méchant.

Mathématiquement pour que je reste à leur set la même durée que le temps de refroidissement du canon d'un fusil, un punk de heineken sans chien l'a accaparé en me saoulant avec une histoire de lutte finale, où il me semble avoir compris que les syndicats métallurgistes avaient offert un week-end gracieux aux sidérurgistes en débrayage forcé chez Mital, pour voir fondre l'acier trempé du heavy métAl au Hellfest. Mais ils ont fait les frais de la grève des conducteurs de rail qui soutenaient les sidérurgistes dans une fraternité incoercible durant les festivités. Enfin il me semble...

Ce qui ne m'a pas empêché d'entendre brièvement le set des écossais (pas de kilt, pas de vrais écossais) et de notifier que The Exploited = Les Deschiens du punk.

Oui, c'est aussi méchant que ce que prononce le chanteur de Ta Gueule, et alors ?


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Bon enfin, juste après, j'étais parti avec la fervente intention de chasser la licorne sauvage où le dragon avec ENSIFERUM, mais avec la chaleur qu'il faisait en dehors, c'était plutôt les mouches attirées par la transpiration des corps. Ces finnois sont finauds, en plein repli communautaire et d'une soif de revenir au source en notre époque de crispation identitaire, le groupe pratique le Viking métAl. Mais qu'est ce que c'est que ce foutre de truc à la con ?

Et bien le Viking MétAl est un sous-genre musical du heavy metal originaire de la Scandinavie, dont les influences proviennent du black metal au folk nordique, disposant de paroles fondées sur la mythologie nordique Viking jusqu'au paganisme. Dans la musique du viking metal l'omniprésence de claviers et d'instruments traditionnels scellent à tout jamais l'aspect le plus intriguant du style.

C'est pour cette raison que je suis allé au VIP me rincer le gosier avec l'éminent et fringuant animateur de l'émission de punk rock Joining The Circus, et à discourir sur les futilités existentielles de sa vie de démon sexuel. Sachez que son trouble dissociatif d'identité s'est accentué, car en plus d'avoir une vie et un métier à temps complet, il est aussi Guillaume Circus sur l'Eko des Garrigues, et est désormais présent en tant que Pierre Soulage sur adopteunmec.com, Serge fédubien sur Meeting-un-clic-et-tu-niques.com, par contre vous constaterez que cette occupation à temps complet a eu une conséquence désastreuse sur la réactivité de son blog "Less rock more talk" .

Sinon il m'a reparlé de son arlésienne de fanzine qu'il doit publier un jour, du groupe Cobra dont il encense la fourberie, l'audace...


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...Et de son loisir-sportcollectif du moment, avec le sourire nigaud du gars qui a forniqué plus que de raison cette année.

Puis il a plu le genre de précipitation qu'un orage tropical émet en Inde pendant la mousson. Le site était enfin purifié des tripes sanglantes de Cannibal Corpse, ainsi que du lisier de The Exploited. Nous supputions comme deux cons sur l'issue à 7 Weeks de jouer à l'intérieur comme la logique en voulait la terminaison.

Vers la fin j'ai quand même posé mes oreilles au set d'Ensiferum en constatant que j'avais mal et qu'elles saignaient abondement. Merde c'est un comble après Cannibal Corpse nan ? Aussitôt je me suis dit que cette musique n'était pas dans ma conception primaire des attributs de la noce que celle que le public partageait avec l'enthousiasme d'un Bonobo sur une Bonobote. A voir ce public en train de batifoler sur la transe folklorique d'Ensiferum m'a filé une envie d'écouter la discographie complète de Tryptikon pour me châtier l'esprit.



J'en suis arrivé avec l'esprit agricole de circonstance que Ensiferum est le baba au rhum du Viking métAl, c'est crémeux et ça prêche la fiesta comme un Patrick Sébastien fait tourner des serviettes hygiéniques.

Oui c'est aussi méchant que ce que prononce le chanteur de Ta Gueule, et alors ?


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Pour des raisons de sécurité, la décision d'annuler le dernier concert à l'extérieur de la journée fut prise et débrancha le set de 7 Weeks pour cette année.

Oui bon très bien mais il pouvait donc logiquement jouer à l'intérieur, d'autant plus qu'il y a deux salles de concert.

Preuve à l'appui avec les données techniques de la salle de la musique à Cap Découverte :

SALLE A (dans le cas qui nous concerne c'était la Xstage) est un type de salle en "scène adossée", accueillant 631 à 1186 places.

SALLE B (non utilisé par le festival) est une petite salle accueillant 119 à 270 places.

Là je dois dire que je n'ai pas compris ? J'ai demandé à un gars apparemment régisseur de la salle , m'a t'il semblé, pourquoi il ne faisait pas jouer le groupe dans la grande, voir petite salle ? Chose pour laquelle il m'a gentiment répondu en me poussant vers la sortie. Je suppose que la location de la salle par l'association Pollux est limitée, et que les horaires sont des horaires fixes et imputrescibles.

Si jamais cela devait se reproduire, et donc induire à ce que les horaires deviennent aménageables à titre exceptionnel, comme lors d'une météo défavorable par exemple, cette mesure relèverait d'une réunion instruit par les autorités compétentes siégeant dans les gracieux conseils territoriaux, généraux, des collectivités, et autres loges maçonniques...Dont la brusquerie d'un réveil conséquent atteste d'une réduction à hauteur de garrot dans les subventions.

C'est à cet effet que vous prenez compte avec effroi de la dimension héroïque des personnes qui montent un festival comme celui-là.


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DIMANCHE c'était Blasphemy, Mayhem, War !


cela devient tendu

Aujourd’hui c'est le dernier jour, je fais le S.A.M (Sans Accident Mortel).

Junk a débranché de ses manettes, Vincent de ses haltères, Raph de ses squelettes et Jean-Philippe bloque déjà sur la buvette. J'annonce fièrement dès mon arrivée «  Ok les garçons, fini la branlette, remonter les braguettes on se casse direct à Cap Découverte ! » et le pire c'est que ça rime. Transporté par l’enthousiasme général on roule vers le nord pendant que Jean-Phi claque des binouzes dans son gosier comme un nourrisson tète un téton.

Il fait bien entendu une chaleur à crever un chien, on est bien quoi !

Les sk8ters sk8tent en ratant des 180°, les  Freestylers en BMX font des figures dans le park à thème pour égratignures, écorchures et bleus en tout genre, alors que la plupart des gens fondent en plein soleil en faisant face au set de FORUS.

Nous attendions le groupe avec impatience, tant il nous semble depuis leur premier album que ce band bayonnais regorge de titres de punk core hyper fast, avec cette multitude de mélodie qui te fout la tête dans le tournis d'une centrifugeuse.

Déjà les faire jouer sur la Monster Energy Stage c'était abusé, d'autant plus que cette scène minuscule et n'est pas assez mise en avant. En plus le son était brouillon et les soucis techniques à la batterie ont à coup sûr manquer de séduire les personnes méconnaissant le groupe, alors qu'il aurait largement mérité une scène plus adéquate, afin de valoriser tout le potentiel musical du groupe. Parce technicité, tapping, vélocité, fluidité, rapidité, et figures en tout genre comme le triple looping de punk mélodique sont les maîtres mots des valeurs aériennes des bayonnais. Les gars ont fait ce qu’ils ont pu en ventilant leur punk energizer, et c'était vraiment bon, vu les conditions.

Je trouve que ce style musical est en train de subir un mépris impressionnant, et les groupes qui le jouent des sceaux de vomis. Bien souvent critiquer pour faire de la branlette de manche alors que si la plupart tendait l'oreille il s'apercevrait des mégatonnes de mélodies qu'il y a dedans, sans parler du croustillant, de cette rapidité exceptionnelle, et j’en passe, et j’en passe…Le truc n’est pas tendance, à partir de là hein…bon.


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Forus termine son set, on se coalise pour approuver leur set, alors qu’en visionnant leur concert au Groezrock 2015 nous avions des incertitudes quand au rendu sur scène, notamment pour le chant. Junk lui pour les avoir vu à Toulouse ne tarissait pas d’éloges. Force est de constater que Forus mouline sa race sur disque et le reproduit sur scène avec la même intensité. Que le chant a été bien au-delà de nos attentes respectives, et que la progression de Forus par rapport à sa prestation au Groezrock est plus qu’évidente.

Donc la seule déception réside sur le fait que la Monster Energy Stage était bien deçà des qualités d’un tel groupe de punk mélodique.


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Même si leur culture générale est accès sur une avidité insatiable de style et de genre musical, on sait que le crew du Hellfest vient de la scène HxC, et que les membres de Pollux (crew du Xtrem) viennent du punk-rock. Il s’avère logique que nous ayons des groupes de punk-rock (toute catégorie confondu) au Xtremefest. Maintenant la question est de savoir pour combien de temps encore ? Car en faisant le bilan comptable des personnes présentes aux différents concerts, il ne fait aucun doute que le punk rock engrange moins de monde, et que le métal (tout style confondu), ainsi que le HxC (tout style confondu), bénéficient d’une audience nettement plus importante. Conclusion néfaste que je regrette, tant le punk rock fait battre le pouls d’une intensité émotionnelle sans commune mesure. Il me semble que faire jouer des groupes de punk-rock dans la petit salle intérieure serait plus appréciable pour tout le monde, et permettrait d’obtenir une atmosphère de club plus en adéquation avec l’esprit D.I.Y, et unificateur du style.

Junk aidera Forus au Merch le temps que nous regardions GET DEAD.

Sans prétention aucune les ricains sont arrivés avec le fun californien et leur punk'n'roll basique, qui convient parfaitement pour se rincer le gosier sous le soleil de plomb en regardant remuer le cul des filles. Jean-Phi au comptoir dessèche comme il le peut avec une bière blonde. Le public, lui, accuse une baisse de tension, entre le climat et la fatigue du week, mais Get Dead met à l'aise et fluidifie avec un set sympathique, amenant une convivialité qui met du baume au cœur.


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Gentiment on se téléporte vers l’intérieur...


Téléportation

...Encore bercé par le ronronnement de Get Dead, quand tout à coup c'est TA GUEULE.

Suite au désistement de Rise Of The Northstar, le groupe est projeté sous les lumières de la grande scène X Stage. Le quatuor étant habitué de jouer dans des bars à dimension restreinte, leur backdrop en est réduit à un shirt du band, disposé au dessus de la batterie. Ça commence fort, je sens déjà des gouttes de pipi dans mon boxer.

Donc Ta Gueule c'est du punk-rawk, versus une pointe de heavy, avec un humour de terrassier et le cynisme d’envergure qu’il convient. Oui, c’est original.

Je pense disposer par ailleurs d'un humour de pédale identique à celui du chanteur/guitariste de Ta Gueule, le personnage irrévérencieux  El Conservator, c'est dire si je suis pénible.

Le premier degré d'humour est plaisant (ça tape en dessous de la ceinture pour une base scatologique absolument sodomisante), mais la finesse qui se cache derrière en tant que critique est vraiment très intéressante. El Conservator (il pourrait jouer dans le combo Cobra tiens) joue au grand connard dans toute son irritabilité sarcastique entre les titres, jusqu'à ce que tu atteignes ton paroxysme et lui déclare en guise de non recevoir : « Ta gueule, mais ta gueule bordel, tu vas la fermer oui ou merde à la fin ! ».

Car le but conceptuel c'est d'arriver à cette provocation ironique et désopilante, saturée par une once de folie et de satire libertaire. Une sorte de stand-up entre les morceaux qui permet de les lancer, de tanner les gens tout en faisant émerger des idées, des réflexions, de faire réfléchir, de faire chier un max...L'aviez vous compris ? Si non c'est regrettable, car nous atteignions là l'outrecuidance suprême, beaucoup plus félonne que celle des satanistes de Behemoth, pourtant d’envergure.


ahahah

Le bassiste participe à l'effort de guerre avec des vannes tout aussi subtiles qu’un carreleur, et Sid le guitariste est élu le Phil Anselmo du Xtremefest, puisqu’il se produit chaque année avec différent band depuis la création du festival.

Le chant est très très heavy, en somme il gueule quoi ! Raph et Vincent n’ont pas tout compris à ce qu’il disait. Il faut dire que se sont deux jeunes sortants à peine de l’adolescence et dont l’ouïe a subi les désagréments que l’église catholique romaine en accuse le mal par une masturbation excessive.

J'ai passé un agréable moment parce que le concept du groupe est vraiment piquant. Que cette irritabilité goguenarde on la retrouve depuis toujours dans cette critique exacerbée que des Sex Pistols jusqu’à Jello Biafra, elle se présente sous différents apports, et que le groupe poursuit cette tradition hexagonale pour la satire, telle que je ne vous fait pas un dessin car c’est devenu trop dangereux la caricature.

Le public a apprécié, tant la découverte surprise de ce groupe fut agréable et aboutit. Ta Gueule a marqué les esprits, en plus ça empestait l'urine à la fin, c'est dire si les gens s'étaient pissés dessus.


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On ne va pas tourner en rond comme sur le pont d'Avignon pour présenter le prochain band : NO TURNING BACK impose un gros volume sonore pour un HxC bas du front. Ce qui équivaut à une farandole de circle pit et autres fantaisies corporelles de violence et de fun.

A cet instant, les Xtremefesteurs assouvissent enfin leurs pulsions avec cette avalanche de collision tant attendue avec impatience depuis le début de cette journée dominicale.

Le combo ne minimise en rien ses valeurs de HxCoreux avec son intégrité, sa loyauté, sa radicalisation prégnante de l’ouverture d'esprit, comme on défonce on crâne. No Turning Back ne nous l'a pas faîte à l'envers, mais en véritable touch guy. Le set était costaud, dur, violent, pugnace et vindicatif.


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Par contre le prochain super groupe je l'attendais avec impatience, car pour moi il symbolise et est le meilleur du revival Thrash, et je n’ai pas été déçu une seule seconde.

TOXIC HOLOCAUST possèdent des titres construits, fluides et pas du tout redondants. Le trio atomise avec une fréquence de breaks apposant du contraste, et un rentre dedans jouissif pour sa correction exceptionnelle pour ce style musical. Le trio se concentre sur le primordial et son efficacité n'en est que plus effective, surtout avec son sens du groove et un son plus heavy, plus punk la plupart du temps. Leur set tourne à plein régime, c’est fast, bourrin, punk, fun, et c’est le meilleur groupe de thrash du week sans contexte.

Le rase motte des supersoniques voltigeurs chasse sur la foule du pit sans cesse, le son est sur-gonflé. Si on compare vite fait leur prestation, et leurs compositions à celles d’Iron Reagan, il est évident que Toxic Holocaust a implosé son innocuité sonique. A chaque titre on prend les ondes toxiques avec délectation. Il demeure sans contexte le meilleur groupe de thrash actuel. Le set est calibré, ça tourne plein fer, les gars sont ouverts, agréables, dans le fun, ils produisent une qualité indéniable en live, c'était vraiment un super set.

Les grands frères BURNING HEADS sont toujours là, avec la mixtion des Clash, entre le punk rock teigneux et le dub reggae röck. Je ne sais plus combien de fois on les a vus en concert maintenant pour la plupart. Depuis tout ce temps on écoute les Burning d'une oreille déconcertée, mais à chaque fois il y a ce rappel nostalgique, d'une époque indicible que le groupe sait encore en faire brûler l'incandescence comme un bâton d'encens.

Je ne sais pas si vous êtes au jus mais il y a un tribute au Burning qui va sortir, « Fire Walks With Me » qu'il se nomme, et le titre semble emprunté à l'énigmatique série Twin Peaks.


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Junk a pris son billet pour voir Forus et surtout SATANIC SURFER. Groupe qu'il vénère et qu'il a eu l'opportunité de faire la première partie à Carmaux, à l'époque où tout le gratin du punk mélo venait dans le coin lustrer les conduits auditifs de la jeunesse de Jean Jaurès et d'Émile Combes. Ce groupe est revenu des limbes après les péripéties de la vie et du split. Pour info c'est Rodrigo le batteur qui officie aujourd'hui en tant que chanteur, mais qui à l'époque joignait les deux non sans mal. Le groupe affiche ce soir un line up entre la période 1994 à 2000.

Vous savez que le temps a un effet sur le corps, et pour les cordes vocales il en va de même. Donc Junk a le trouillomètre à zéro de savoir qu'un de ses groupes fétiches bazarde un set tout pourri. Même avec des vidéos sur youtube pour se rassurer des prestations précédentes rien n'y fait vraiment. Le gars est anxieux. Vous avez très certainement vécu ce sentiment similaire, où tu attends et redoute cet instant depuis des années avec la nostalgie d'en revivre l'intensité avec bonheur. Le concert démarre et là tout s'est décuplé, et c'est extatique que je le vois en groupie au premier rang, son divin fluide dégoulinant de son futal au fur et à mesure des titres. Junk achètera par la suite un shirt avec lequel il dormira avec pendant de nombreuses nuits humides sans nul doute.


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Pour les métalleux insouciants qui n'avaient pas pris la peine de se renseigner sur le band, et qui s'attendaient benoîtement à un obscur groupe de black.

S.S pour Satanic Surfer fait du punk rock hyper mélodique et il le fait divinement bien, et même à merveille. En fait je ne me rappellerais plus que le band avait autant de hit, et il m’a filé la patate pour remettre la tête dans leur discographie (ce que je fis quelques jours après). Leur set list était calibrée pour l'orgasme et ce fut une Grosse claque, vraiment. J’ai passé un super moment avec eux. Le chant était absolument exceptionnel, d’une beauté hallucinante pour une émotion pure. Whaouuuuuu, et pour ce style si le chant n’est pas au niveau, tu perds la quasi-totalité des effets. Donc là c’était tout bénéfique, à quasiment 200% tout le long.

Dire que Satanic Surfer nous a mis sur le cul est un doux euphémisme : La torgnole mec ! C’était génial.


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Niveau public, les gars en connaisseurs ont savouré l’harmonie, les effluves soniques, la sucrerie mélodique. Le groupe a fait son job, fait remonter la nostalgie en bulle d’euphorie, et a prolongé son capital sympathie pour une décennie de plus dans le bassin Carmausin. Il y a un gars de Forus qui a fait son plongeon en partant des coulisses, le gars s’est cru à l’océan c’est certain.

Niveau affluence le constat est le même, le punk rock ne fait pas salle comble, mis à part N.O.F.X l’an dernier, et les Sheriff (mais franchement c’est comme si le groupe avait joué à la maison, donc cela ne compte pas), il faut se résoudre à l’évidence, malheureusement, wait & see pour la programmation de l’année prochaine...


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Décontracté du gland, on était super bien après la tornade émotionnelle de Satanic Surfer. Par contre Jean-Philippe avait définitivement disparu de la circulation ?

Du coup, juste après on a pris la percussion sonore de TERROR dans les esgourdes avec le même changement climatique qu’un lillois arrivant à Cassis en plein mois de Juillet.

Le gros groove des amerloques nous retournent l’afflux sanguin, et nos oreilles s'immolent instantanément. J’ai déjà vu le groupe un paquet de fois, c’est toujours autant la grosse mornifle. Terror, tout comme Comeback Kid, Sick Of It All sont des valeurs sûres à triples épaisseurs.

Les gars pratiquent le real HxC de la west coast, ils appliquent sur tes oreilles la même discipline qu’avec leur physique. Avec eux tu reconnais le goût de l’effort dans le pit, tu as tous les membres qui te font mal mais cette dureté est récompensée, tu as fait sécréter à tout ton corps, endorphine, dopamine et adrénaline, nécessaire à son équilibre.

Par contre c'était pas Scott Vogel au haltère vocale, W.T.F ?


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Avec les sabots de Satan calés contre la porte pour faire pénétrer la musique démoniaque et le rituel de magie noire, L'Xtrem a ouvert la boite à pandore avec la venue des méchants de BEHEMOTH.

Nous sommes installés au grenier, les copains chient silencieusement dans leur froc, je m’en amuse. La discussion tourne autour de : « As-tu vu Jean-phi ? - Non, mais je pense qu’il est bourré comme un coin à l’heure qu’il est. »

La fosse est remplie à ras bord en contre-bas, la fan base est importante, côté fauteuil les vieux se soulagent les vertèbres alors que la jeunesse décuve. On attend les démons avec quiétude !

Je profite de l'entracte pour faire un tour devant la fresque des punkers libertaires d’Humungus. En fait je ne sais plus si c’est toujours la même appellation, mais les gars qui peignent sont Aurélio, Beuh, Djo, Gromain. D’ailleurs il y aussi le fameux Chester, on avait eu une correspondance à l’époque via le web suite à mes chroniques sur leur fanzine Speedball, j’aurais voulu me présenter à lui, puis comme il peignait et discutait avec du monde, j’ai laissé le gazier finir sa toile, une très belle œuvre en plus.


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On peut reconnaître les personnages de Pierre Druilhe bien connu dans le coin pour son aventure avec l’ancienne maison d’édition albigeoise Les Requins Marteaux, et aussi le personnage mimi du clébard de l’assos Pollux, dessiné par Sénégas (qui a dessiné un paquet d'affiche du Zguen Fest, notamment la plus psychédéliquement frappadingue).


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Je retrouve mes comparses juste avant le début du rite. La discussion tourne autour de : « As-tu vu Jean-phi ? - Non, mais je pense qu’il est bourré comme un coin à l’heure qu’il est. »

Bon étant donné que c’est dans une salle, je pense que Behemoth ne vas pas fournir un concert aussi gargantuesque qu’au Hellfest de 2014 en plein air.

La liturgie débute avec une entrée digne d’un rite satanique, c’est cool, mais je sens que sur mes collègues ça fait autant d’effet qu’un envol de feuille morte en Automne. Combien de temps vont-ils tenir ? La moitié d’une chanson pour tout dire. Le son leur a paru brouillon, et les éclats de black métOl sont trop linéaires pour la finesse de leur perception musicale, habituée au punk mélo.

Du coup je me retrouve tout seul, avec l’impérialisme satanique de Behemoth et un cérémonial digne d'une froideur clinique. Le jeu de lumière est impressionnant, apparemment le groupe a misé beaucoup dessus. Musicalement le groupe tourne en automatique, c’est précis, très bien réalisé, mais je sens que la fin est proche pour le band.

Bon je me délecte de tous les détails, avec les croix renversées, la gestuelle millimétrée, le sang qui coule et coagule à cette haine macabre, à cette audace formelle de joindre culte et spectacle avec une musique dictatoriale. Le pit est en mode esclave, il a rugi aux salves démoniaques et à l’immensité occulte du groupe avec ferveur.




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La messe noire est dite avec dévotion et loyauté à Satan, le groupe appose son charisme sans en forcer le contrepoint. le public fond comme un cierge, et à la fin de « Father O Satan O Sun! » l'ombre du bassiste et du guitariste dévoile un triangle dont la pointe était Nergal le chanteur, formant ainsi une image absolument luciférienne.

À la tronche qu'ils tiraient entre embarras et consternation terrifiante, les profanes se demandaient si l’envoûtement allait durer longtemps ?!?..Les pauvres si ils savaient que c’est pour l’éternité.


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Alors que l'apothéose du festival venait d'être atteint et avait clôt cette troisième session pour la plupart des hardos, coreux, punkers, il n’en était rien pour los festaïres du Languedoc-Midi-Pyrénées.

Groupe cerise dans le cul d’un éthiopien qui mange un Mon Chéri à la poire, L’OPIUM DU PEUPLE est aussi attendu que lors de sa première sodomie dans le cadre de sa prestation surprise de 2013. Avec la grivoiserie de la firme kronembourg, ces fils de punk font tourner la dynamo alternative dans le prisme sarcastique d'une tradition bien française : Un esprit de sédition dans un corps en lutte perpétuelle pour y affranchir la désinvolture hilarante de chier sur toutes les conventions.

Dire que l'on accuse le beau pays de France de stagner dans son exception culturelle ?!?


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Donc pour faire simple, il y a ceux que ça amusent et les autres qui redoutent avec un certain malaise, cette chose qu’ils ne savent absolument pas par quel bout prendre. Alors que le chanteur leur a expliqué tout le long qu’ils aillent se faire enculer, tout en vantant les mérites de la Fistinière (on pense même qu’il a des actions dans ce centre de thalassothérapie).

Par rapport à l’ancienne prestation, on peut avancer que ce n'est plus du tout un concert, c'est devenu une revue, et la nouvelle s’appelle "Saison IV : La Revanche Des Clones". Oh Punaiseeeeeeeeeeeeeee !

Je pense que le groupe avait préparé un show spécialement pour l'Xtremefest. J'avais vu le groupe un mois avant au Hellfest et c'était différent.

À l'xtremefest c’était encore plus désopilant, très bien exécuté. Ces sociétaires de l’académie des 9 nous ont apportés ‘’une représentation digne d’une impertinence au service d'une mise en scène insolente ‘’ Whaouuuuuuuu on dirait la revue de presse d'une pièce de Laurent Baffie, pas vrai les opiumettes ?


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Je me permet même d'avancer que dorénavant le grand orchestre de l'Opium Du Peuple éclipse celui de Renée Coll bien connu des amateurs de pernaud ricard et du rugby club Graulhétois. Ce qui me permet d'introduire la nouvelle que si vous avez fini de sodomiser des allemandes au Cap d'Agde, et que la rentrée vous déprime, sachez que les pétroleuses de l'Opium Du Peuple seront en concert au festival de la mobylette pour y faire couler la bielle de leur outrecuidant punk le 17 septembre.

A la question où est jean-phi ? La réponse est : Il est devant le show d'O.D.P, rond comme une queue de pelle.


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Chose pour le moins saugrenu, c'est que le leader de Ta Gueule a fermé la sienne durant le show en tant que guitariste, et fut le seul musicien à avoir jouer deux sets dans la journée. Le chanteur Slobodan sait distraire en clown auguste, un peu comme Guy Lux présenterait du théâtre de rue chez les Carpentiers. Oh Pitainnnnnnnnnnnnnng con !

Le gros chanteur et ses deux gouines forment la trivialité en bouche d'une cochonnerie de Lacaune, avec tout de même " une  descente d’organe mâle quand les deux pin up libérées ont pratiqué un effeuillage Rock'n'Punkiën, donnant de la voix au stupre d’œstrogènes en proie aux flammes de la lubricité saphique." Et bien ma couille on dirait au moins du Ronsard en apnée chez Beigbeder cette phrase là.

Ouaie mais que veux- tu ces femelles sont vraiment sur-excitées-excitantes sur scène !!


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J’avais fait lors de la sortie de leur dernier opus une explication de texte sur leur concept et mis en exergue le double langage, voire le quadruple sens de leur cabourdise respective, qui sied si bien au cynique du punk libertaire. Donc si tu ne vois en cette sarabande aussi dure que les tétons en érection qu'un enculé de la fistinière uniquement un groupe de punk festif, je préfère te dire que ton cerveau reptilien est aussi subtil qu'une publicité qui montre les orifices féminins pour vendre de la margarine végétale à des carnivores. Bref, cela équivaut à affirmer que pour toi Jello Biafra fait du punk festif comme un rabat-joie à ce moment là.

Bon, il y a durant leur show des moments émotionnels comme dans toute émission culturelle de qualité propre à la chaîne M6 ou D8, et là c’était l’hommage rendu à Schultz de Parabellum avec la chanson « Cayenne » qu'il avait repris en y rajoutant un couplet soufflé par le Géant Vert. Si vous désirez en savoir davantage sur cette chanson, lire le N°9 du fanzine Chéribibi.

Voilà le show s'est terminé avec leur medley métOl Voulzynesque, catapultant une horde de hardos a reprendre en cœur du Metallica, Pantera, Motörhead, etc...




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À la question que vous vous posez tous  : Mais où est Jean-Phi bordel de merde ?

Et bien il est calé à la place du mort, vitre ouverte, et nous raconte sa soirée comme si il avait la bouche pleine de marshmallow, avec l'haleine d'Annie Girardot sortant de la cave coopérative des vins de St Chinian pendant la saison estival de 1996.

Comme chaque année en tant que capitaine de soirée j'ai soufflé dans le ballon de la gendarmette en partant, et comme après une dictée de 6ème, j'ai eu zéro.


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Je ne sais pas si vous avez pris note mais l'xtremefest a écouté ma doléance et a considérablement réduit la distance entre le public et la scène avec une très légère barrière de sécurité, ce qui a permis d'obtenir un esprit oldschool. Cooooool !

A l'extrême limite du précipice financier, le festival a rebondi à temps pour prendre des mesures drastiques pour réduire les coûts. C'est pour cette raison qu'il n'y a pas eu de paille offerte quand on commandait un soda. CQFD.

Le meilleur de ce festival reste son public. Faudra saturer vos ami(e)s de vos remarques élogieuses sur le fest, pour afficher complet les 3 jours. Je compte sur vous bien entendu.

Sinon un iMMense bravo à tous les bénévoles, à pollux assos, grâce à vous l'Xtremefest fut une belle réussite, félicitations.


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Palmarès :

Meilleur kéké de la plage horaire de l'apéro, est sans contexte le duo X-OR, qui sous un déluge de cabourdise méridionale a su faire faire un circle pit au nageur dans l'ancien trou minier, devenu avec moult subventions une étendue d'eau verte.

Prix du jury à l'unanimité comme Meilleur groupe à proximité du bar extérieur : X-OR sous son déluge de punk grindesque ambiancé zouké. Félicitations à lui car il le mérite amplement, jouer avec autant d'alcool dans le sang, même les chanteurs Renaud et Miossec pendant la tournée des grands ducs en sont incapables.


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PS : Il est fort probable que vous aurez la possibilité de faire les cons en diable sur un mélange de métAl hard core punk pendant tout un week-end en 2016, le festival s'est prononcé comme : The festival of the beast !

See you soon'Xtreme !


Ouaieeeee teen power

Rédigé par Bir, reporter local dans le WALLABIRZINE.

Le super fanzine, leader dans le canton du Sidobre

& Webzine reconnu dans les bas-fonds de l'underground pour sa folie décalée.


mercredi, juillet 22 2015

ROCKA ROLLA


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REPORT DU HELLFEST 2015

Une décennie que le Hellfest avance à pas de géant dans l'entertainment de la musique extrême. C'était donc en qualité de date anniversaire que le festival adoubait sa vérité sur ce diable de divertissement populaire et théâtral, afin de se tailler une part du rêve que ce festival créé par des fans pour des fans afin d' idéaliser sa formulation « The most eclectic and specialized extrem festival in the world ! »

Le Hellfest 2015 fut apoplectique, emprunt d'un gigantisme démesuré qui en a foutu plein les yeux et les oreilles durant un week-end de félicité sonique.


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Si tous les festivaliers ne viennent pas pour vivre la même chose, le Hellfest comble les attentes de chacun avec un soucis du détail impressionnant qui frise la correctionnelle.

Surenchère commerciale, invasion de tiers, fidélisation avec des offres de services, de lieux exclusifs, événements spécifiques, oui le hellfest est devenu une machine à business dont la réussite et la pérennité passent par un accroissement de ce genre d'actions, quitte à devoir renouveler son festivalier en clientèle privilégiée. D'ailleurs pourquoi se voiler la face, le festivalier de métal est un consommateur comme les autres, et lui offrir le choix avec des services appropriés à son porte feuille pour son émerveillement, ainsi que pour son épanouissement personnel comme pendant un séjour de bien-être en retraite spirituelle, à le coût du juste prix.

La liste des doléances se réduisant à des aigreurs de constipés, il me semble qu'en terme de service, de prestation, de confort, je ne vois pas qui peut concurrencer le Hellfest aujourd'hui ??

Bon à présent, commençons à rentrer dans le vif du sujet.


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J'ai croisé tout le long du week-end des concitoyens certainement aspergés d'eau bénite méphistophélique, des centaines de visages passionnés que je ne reverrais jamais plus, et pourtant j'ai ressenti le temps d'un regard la même communion de vivre la même intensité. J'ai en outre passé du bon temps avec les frères Dalstein du combo Flying Donuts, et le fantastique Gui De Champi du webzine Wfenec, cheers les gars de l'est !

Arrivé jeudi pendant le plus grand débarquement du bataillon de hellfesteuse & hellfesteur, et après m'être munis du bracelet sésame, je remarquais que pour les privilèges ascensionnels, la Hellfest Cult était une salle située à proximité du Métal Corner, exclusivement privée, réservée au membre de la communauté du hellfescult...


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...elle offrait des prestations spéciales dont je n'en connaîtrais jamais la teneur exacte, mais cela doit ressembler à une boite échangiste : Tu viens pour te défoncer et te faire défoncer.

Être un membre du fan club officiel hellfesclult en cumulant ses points de mérite jusqu'au niveau Gold, offre la possibilité de passer derrière le miroir pour une visite guidée et privilégiée des backstages du festival, et permet de se rendre compte de la fourmilière qui usine derrière.

Sous le chapiteau du Métal Corner bouillonnait par contre une sorte de multitude ignorante Vulgum Pecu, le commun des mortels quoi, et en ce jeudi soir du 18 juin l'orchestre de l'OPIUM DU PEUPLE nous a offert un spectacle de cabourdise. Le pied de la grosse caisse était sur-mixé mais bon la surexcitation du public d'être arrivé au Hellfest était aussi enthousiaste pour reprendre en chœur les reprises de variété que le groupe a punktifié dans le sacre qu'il voue au rock'n'roll, et à l'esprit festif de la bringue. Les françaouis étaient heureux de beugler comme des cons du Pierre Bachelet dans le cirque plein à craquer du Métal Corner avec leur salsa du démon.


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La messe était arrosée par de la vinasse liturgique et un esprit foutraque a libéré l'apéro, avec de la bière qui a coulée à flot. C'était du génial n'importe quoi. L'Opium Du Peuple a réussi haut la main son entrée en scène, la plèbe étrangère fut bénie sauvagement par les divinités de Bacchus & Dionysos souhaitant un Bienvenido, velkommen, benvenuto, herzlich willkommen, bem-vindo, välkommen, Καλός ήλθατε, Welcome In France !


VENDREDI c'était Love At First Sting


Jour 1

Une décorative cathédrale gothique ornait l'entrée des enfers de sa majestueuse grandiloquence, célébrant de manière ostentatoire les fureteuses libations jouissives qu'attendaient avec ferveur la fiévreuse houle de hellfesteuses et de hellfesteurs.

Les deux nouvelles tentes maléfiques ALTAR & TEMPLE sont désormais accolées, et habillées de blanc pour célébrer les noces avec envergure.

De jeunes gens libres couraient en tout sens ayant perdu la boule, désorientés par leur frénésie, car rien ne mène l'ouille plus vite à l'église que l'idée d'avoir le diable à ses trousses.

NECROWRETCH a déterré les pustules nécrophagique du death et s'est ligué par filiation légitime comme étant LA nouvelle garde de death oldschool, en digne héritière de la scène originale de l'hexagone. Leur récent « With Serpent Courge » a conquis par ses capacités old school à transfigurer une idylle musicale consanguine avec le passé fondateur, disposant de cet orgueil dévastateur pour composer des titres colossaux.

Le passage au Hellfest demeure une étape importante dans la carrière d'un groupe. Malgré un son brouillon, et un chant en retrait en début de set, j'avais espoir que s'ouvre une reconnaissance plus large pour ce groupe dont j'ai pu, lors d'une Nuit En Enfer entendre la vacarme jouissif qu'il est capable de faire tonner. Au final j'espère que la médiocrité du son n'aura pas desservi le groupe.

Le public avait l'air sonné par les matines sépulcrales du trio par un effet diabolique.


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La nouvelle tente VALLEY bénéficie de la même structuration que ses homologues Altar et Temple à proximité. D'ailleurs des écrans à l'extérieur pour chacune d'entre-elle, ont été bénéfique pour faire profiter à de nombreuses personnes du show donné.

Je le répète chaque année, mais je regrette de ne posséder le don d’ubiquité qui m'aurait permis d'assister au set de GLOWSUN. Super groupe de stoner au psychédélisme transcendant, absolument parfait, et qui a largement convaincu en demi-heure de set à peine d'après les dires d'un collègue. Je vous conseille leur dernier album « Beyond The Wall Of Time » qui est un pur joyau de douceur. Beaucoup de regret donc, mais j'espère voir les lillois dans le sud très bientôt, ABRACADABRA.


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Toujours à l'écart, la scène WARZONE subit la récurrente contrariété de son accès encore trop réduit, pourtant augmenté année après année. Donnant la fâcheuse impression qu'elle est délaissée, sans l'envergure du soucis de décoration pourtant si développée partout sur le site, avec son espace trop limité par rapport à sa fréquentation (pas assez de toilette).

La cage aux fauves de la Warzone s'est donc ouverte sur LION'S LAW, qui a fait rugir sa oï mélodique pour écarquiller la cour des miracles. Pendant la demi-heure qui lui était consacrée le pit a imprimé les titres fédérateurs et sympathiques que les parisiens shootaient avec leurs dogs toutes griffes dehors. C'était basique, mélodiquement fun, et unificateur pour ceux qui appréciaient Cock Sparrer ou Cockney Rejects.


Dans la Valley de Dana on se passait la tige qui fait rire mano a mano pendant que les texans de THE MIDNIGHT GHOST TRAIN en activaient l'appel d'air. Leur musique est comme un gros barbu qui remue le groove des marais en redneck ivre de gros son Stoner Blues. Le groupe a envoyé du merisier et du châtaigner de 300 ans d'age à chaque riff, avec des filaments de lianes verdâtres comme atmosphère.

Le bois de ce stoner abattait un public devenu électrique par la foudre qu'il venait de prendre et a scié tout le monde avec beaucoup de précision aussi !


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Les helvètes de BÖLZER ont procédé à une possession des âmes avec un maelstrom sonore à base de boucles rythmiques de feu dont le duo batterie/ guitare-chant en flattait la pleine incandescence. Leur Black death était aussi redoutable que vindicatif à proposer plusieurs lignes de fuites dans des morceaux tortueux, serpentant dans les esprits pour y injecter un venin ensorcelant devant un parterre de visage expressif, accueillant cette musique ciguë comme une résurrection. J'avais devant moi l'impression en regardant s'agiter KzR le guitariste (super tattoo dude !) de voir un homme affranchi autant avec sa musique, qu'humainement.


A la limite de l'animalité, et dans un voile arachnéen de psychédélisme, les berlinois de SAMSARA BLUES EXPERIMENT ont érigé une toile mystique pour tisser avec leur delay stoner un ragga indou de krautrock cosmique. C'était mou, aboulique et assez lénifiant pour sentir des effluves d'encens venir corroborer à une expérience riche d'enseignement : Sur disque c'était déjà chiant Samsara blues...en concert c'est aussi efficace qu'un sédatif. Ce trio est en fait constitué d'une section rythmique (basse/batterie) servant d'appui aux diverses longues plages psychédéliques de sablonneuses digressions blues du guitariste, principal mélodiste, siégeant avec la grâce d'un chaman des seventies, pour imposer un tricotage de manche poussif, avec un abus de la pédale wha-wha au-delà des limites du soutenable.

Le groupe nous a plongé dans une léthargie planante, qu'une once de fureur venait nous sortir de cette torpeur avec trop de parcimonie.


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J'arrivais au VIP en Don Quichotte, dans cet espace où mouline la jouvence journalistique aux codes éculés. Si mon désintérêt social est désinvolte pour ce carnaval médiatique, c'est en premier à cause de mon invisibilité publique qui fait transparaître un mutisme de plouc et m'impose un isolement pénitentiaire.

Au milieu des mâles à bière je commandais avé mon accent du midi un jus d'orange. Une différence d'intonation toujours prompte à la mystification marseillaise pour en collationner la banalité d'une remarque monumentale.

Sur ma droite un journaliste à la page de la coquetterie contemporaine, surfait sur la vogue vestimentaire actuelle avec la condescendance de sa jeunesse.

Merde ils n'avaient pas de jus d'orange cette année, pas plus que de thé à la menthe !

Le culte est interchangeable finalement, car les brebis galeuses du métAl ont juste remplacé le vin de messe par de la bière et le sermon de l'église par des lyrics outranciers. En fait dans cet antre redoutable qui a subi les dégradations d'une bande de cul béni au printemps dernier, le rebelle du troupeau par sa différence, le bouc en somme, c'est moi ici.

Le barman m'a servi un soda dans un VIP devenu si select qu'il est préférable d'y pénétrer en cravate. Le mot roots appartient définitivement au passé désormais. Fini le business sur un coin de table dégueulasse pour négocier sur le mercato des festoches. Le vip est lounge dedans et s'approche de l'apocalypse de Mad Max à l'extérieur.

Je me sentais assez important et vieux pour quitter côté jardin la cour royale avec un apaisement révolutionnaire, afin de rentrer dans l'arène où la populace s'ébahissait du spectacle avec des yeux de gosse, saignant des oreilles jusqu'à la queue de diable qu'elle laissait fouetter sur un sol en feu.


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Souvenez-vous, Raymond Derry l'a affirmé dans le numéro 26 de New Noise avec la gouaille d'un cartomancien, TWITCHING TONGUES est sans contexte le meilleur groupe de hardcore actuel. On peut prêter une oreille attendrie sur les présages du tonton Raymond, mais c'est avec une boule au ventre que le HxC mélancolique de ces californiens nous aura enserré par ce grain précieux, acariâtre, prenant les tripes avec le cœur dans le même ébat. Le chanteur arborait le shirt du groupe Merauder, et le bassiste celui d'Obituary. Soulignant avec encore un peu plus d'intention, les multiples injonctions que la musique de ce band est capable d'additionner dans sa noirceur cutanée. Délestant une rage idoine pour la ténacité à plonger leur concert dans une lourdeur aussi prégnante que la chaleur du début d'après-midi en imposait la déflagration. Le combo était aussi sombre et rauque qu'un lourd azur de breakdowns solaires.


Pavet depuis l'année dernière à certain endroit, le Hellfest dispose des meilleures intentions en cette date anniversaire pour nous en foutre plein la vue. C'est donc recouvert de verdure qu'il se découvre en tapis vert, jetant les dés du hasard aux ordures pour un savant dosage de plantation en maître paysagiste.

Il est donc logique que dans un futur proche la nature reprenne place de manière irréversible, pour tendre vers un cadre plus bucolique. On attend patiemment pour que le André Le Nôtre du Hellfest, en digne créateur des jardins de Versailles, sublime le parc à thème, déjà magnifique, dont on ne peut en traduire l'étude cartographique tant il y a de choses. En bref il faut venir et constater.


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Le funeral doom agonisant des Finlandais de SHAPE OF DESPAIR fut une mise en bière pour les noceurs trop imbibés de malt. Un gars chancelait en baillant aux corneilles. Il avait un gros coup de barre avec leur musique. C'était lourd, lent, soporifique. La chanteuse quand elle ne chantait pas, se calait au fond, baissait la tête et se mettait en pause, tout net. Sinon c'était tellement reposant que s'en était finalement beau à écouter. Comme une lente cérémonie funèbre, une méditation profonde, une sieste réparatrice que la profondeur de sa césure régénérait. Le gars chancelant était couché en croix inversée sur le pâturage de la Altar à la fin.

D'ailleurs si tu as le malheur de reprendre le sport avec un album de ce groupe, en moins de deux tu te retrouves à bouffer des tablettes de chocolat noir pour la dépression engendrée, et à te poser plein de questions existentielles.


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Il aurait pu faire un effort vestimentaire John Bush quand même. Parce que depuis le temps que l'on attendait le passage d'ARMORED SAINT dans l'hexagone (3 passages depuis 1982 en tout et pour tout), on s'attendait à ce que le groupe mette les petits plats dans les grands. Si leur comeback avec « Win Hands Down », dernier album qui tourne la page heavy pour un hard rock mainstream à la « Black Stone Cherry » ( ouchhhhhhhhh !! ), on pensait encore benoîtement qu'Armored Saint allait remettre la côte de maille pour nous faire monter la moutarde heavy MétOl jusqu'au tarin. Je n'ai pas eu de nez puisque le set fut d'une maîtrise professionnelle ne laissant transparaître qu'un goût d'amertume à mettre des réserves sur notre atermoiement à revivre une époque révolue.

John Bush ( ex-singer d'anthrax pour les thrasheurs) n'a rien perdu de son organe vocal, ni de son charisme. Ok un petit coup de vieux aussi, mais cela à son charme aussi. Le band au complet a fait le job, avec ouaieeeeeeeeee toutes les poses et tout l'artifice du hard ricain de L.A.

Même si je suis fan, le groupe nous a balancé un coup d'épée dans l'eau au final. Forcément déçu, j'aurais dû tourner la page avec eux, mais comment gommer l'incandescence des albums « March of the Saint », « Delirious Nomad », « Raising Fear », « Saints Will Conquer », ou ne serait-ce que « La raza » qui ne date que de 2010 ?


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J'ai rencontré Jérémie Grima juste avant le show d'ORCHID. On engagea la conversation sur des bases consensuelles, heureux de se rencontrer pour de vrai, enfin.


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Le gars a une actualité chargée avec le numéro 2 de son fanzine ZONE 52, riche comme ses passions musicale, cinéphile, littéraire, etc..

Ampli orange, cheveux long et barbe épaisse est la trilogie des ricains d'Orchid, l'un d'eux affichait même de manière ostentatoire un t-shirt Nazareth (Oh ! mazette).

L'orchidée sauvage a besoin de lumière et l'astre solaire a brillé de manière ostensible pour illuminer les boucles rythmiques du groupe. Sous les affres profonds de Black Sabbath le combo a déroulé cette danse d'hypnose où la femme tient avec insistance le mâle dans le vice pour lui torturer l'esprit. Le bassiste Keith Nickel joua essentiellement en bas du manche, ce qui s'avère assez singulier. Au jugé de Jérémy c'était globalement un bon set, un poil tenu, manquant d'envergure par manque de communication. Le chapiteau faisait caisse de résonance parfois aussi, précipitant le son dans la purée vintage où le sabbath le plus sombre y glorifiait le hippie shake d'une lourdeur psychédélique sans commune mesure aussi.

Le groupe a joué plusieurs titres de leur futur EP « Sign Of The Witch » bien cool.

Jérémy et sa troupe bifurquait vers une autre scène, alors nous nous sommes présentés nos salutations communes pour la suite du week-end. Je le recroiserais au dépoté par la suite avec le même élan que lors de notre première rencontre.


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Le soleil continuait de briller, parfois caché il est vrai par le voile discret de nuages dentelés, perçant le ciel d'interstices de clarté divine. C'était parfait pour introduire le set de MELECHESCH et le groupe n'a pas limité sa Manifestation à donner ce que l'on attendait de lui. Parce que les mystiques du deAth et du bläck sont animés par le péché mortel, celui d'obtenir l'extase qui a été interdit à l'Homme en culbutant celui du sophia perennis par l'adoption du théâtre d'hades, en ce mal grandiose animé par la beauté mortuaire.

L’excellent set du groupe n'aura surpris personne, autant par la manipulation de la foule jusqu'à son assujettissement total par une spiritualité macabre, que par la beauté de son très bon dernier album « Enki », et similaire à son rendu scénique. Je vois dans ce groupe un renouveau de la scène death.

Mais humez donc cette saveur !


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Le set a débuté sa stature par l'apport visuel de burka touareg du bassiste et du guitariste, qui déjà apposaient un gros groove musical. La batterie était muni d'une pléthore de toms pour parfaire les rythmes orientaux.

Le groupe exécuta le corps d'une musique impie comme temple du mauvais œil. Le mien était caché par la stature imposante d'un gars qui se mit juste devant moi, satisfait de lui et de la situation qu'il y tenait tout gai, l'enculé !

Les arabesques groovy saturaient l'antre de la Altar, obscurcissant les titres de Melechesh pour asséner la sentence de la main gauche, tout en répandant l'évangile métallique jusqu’aux portes de l'enfer.


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Le set semblait tout droit sortie des profondeurs de Satan, avec cette voix tout à fait ignominieuse d’Ashmedi, remplie rugueuse de sable saharien, et portée par une haleine de riffs méphitiques.

Je pense que l'homme devint grand quand il entend la sublimation de ce genre de musique épanouissante.

Mon grand bonhomme laissa sa place à une fille menue, laissant le champ libre d'une vue pérenne sur le set. Elle basculait son corps dans le chantre capiteux des effluves morbides du quatuor qui livrait son dernier morceaux dans un tumulte somptueux, quand tout à coup elle se mit à crier le tiercé épiscopal « Jésus Marie Joseph » et en se retournant vers moi aura ce regard perçant de deux yeux éblouissants, comme deux lacs de lumière à l'aurore mystérieuse.

Un dernier râle de vie dans le public devenait le seul témoin du charnier que le groupe laissait s'échapper avec le tintamarre du dernier accord bestial en guise de salut. Meleschech quittait la scène, puis un déluge d'acclamation jubilatoire est venu en briser le fracas émotionnel. Coup de chaud/coup de cœur /coup de sang, la fosse rendu atone répandit dans sa fuite l'agonie des persécutés.


Il y en a un qui n'a pas fait dans la finesse et a tapé comme un bourrin par contre...


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...C'était DYING FETUS qui a cassé les os de son death technique munit par des riffs imparables, d'une fluidité de blasts hystériques avec cette coloration plus « black » à l’ensemble, et d'un solide répertoire pour faire avouer son amour pour la muzak d'outre-tombe, en faisant suinter cette odeur de décomposition qui ont aussi ravis les fans de Death oldschool.


Tout aussi frappant, HIGH ON FIRE qui fait passer Motörhead pour des petites bites à côté, tout simplement parce que ce band pète une nuque à chaque riff !

La déflagration sonique attendu est arrivée. On faisait face à un mur de son, à une barre de fer sanguinolente qui n'en finissait plus de s'abattre sur nous jusqu'à ce que mort s'en suive.

Hyper fat leur dernier alboum « Luminiferous » fait office de morceaux de choix pour un carnage sonore abrutissant tout sur son passage, avec l'appui tout de même de nombreux titres issus de leur discographie conséquente. Le trio nord-californien a apposé un set dévastateur que le public n'a eu aucune peine à en faire sa marotte orgasmique. En façade le son si famélique de la Valley était aussi gras que la friteuse hors d'age d'un crust à ce moment là, permettant à un gars de danser avec la gestuelle d'un haka polynésien, les pieds bien ancrés dans le sol, avec juste les bras et le corps qui bougeaient . Il était complètement envoûté par ce choc musical, et son visage était libéré de tout poids.


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OATHBREAKER remplaçait Trap Them au Hxc chaotique. Selon moi, on ne perdait rien au change, mieux on y était gagnant. Leur noise HxC irascible était possédée par de multiples tensions électrisantes, assez sombres pour compacter son amertume à l'état de rage obscure. Leur set était aussi sec que des nerfs à vif. Caro Tanghe au chant a déversé pied nu une torpeur maligne et criarde de l'acrimonie par un vague à l'âme tortueux. Une dense chevelure sombre cachera son visage, dont nous ne verrons jamais l'apparence, ce qui demeure en soi l'exacte réflexion que l'on peut se faire sur ce groupe : Pas d'apparence, on est dans dans le cœur du tourment et de ses braises déchirantes.


Je suis passé devant MOTÖRHEAD qui jouait du rawck'n'roll sans conviction avec un Campbell méconnaissable sur un titre de boogie, où le légendaire et grabataire Lemmy chantait en yaourt bulgare périmé. Ensuite le groupe a interprété « Ace Of Spades » le morceau que tout le monde connaît (reconnaît), et même allons plus loin, attend comme les fans de Michel Sardou attendent « Les Lacs Du Conemara » .


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Lemmy est un vieux Monsieur, un grand homme, Motörhead un vrai groupe de rock'n'roll qui est venu mourir sur scène comme Molière.


Le « Grand Morbid Funeral » de BLOODBATH a tombé la peau rouge des saigneurs de l'équarrissage pour libérer le pit. Quand leur set débuta, Bloodbath jouait à plat et son rase motte sonore ne prétextait pas à se sortir les doigts du cul non plus. C'était mou comme le vice digère en sommeillant, jusqu'à ce que le groupe réveille les morts. C'est alors que le mal se leva et nous fit soudainement face, mais il était déjà trop tard pour fuir. Je ne peux en expliquer la raison essentielle, mais le groupe de bénédictin soumis aux vices des enfers a sorti l’artillerie lourde en argent que l'on ne sort exclusivement que pour les jours de grand office. Nick Holmes (frontman de Paradise Lost) a illustré le sémillant death metal par son organe vocal de possédé.

Tout les gens présent à cet office ont pris la coulée sur la tronche, personne ne fut épargné, non, personne.


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Mais où est passé le true black métalleux ? Le gothique des premiers hellfest ? Y a t'il encore un intérêt quelconque pour un punk anarchiste de venir s’encanailler à Clisson ? Le festival est aussi gros que Fats Domino, c'est devenu un tel monstre, tout est décliné pour l'univers de métal, et le festival est allé bien trop loin pour certain, jusqu'à une grandiloquence d'overdose. Le public a changé même si la couleur du shirt reste noire, la multiplicité du battage télévisuel a suscité une curiosité pour la chose métallique que le temple festif du Hellfest a rendu effective par un intérêt croissant. Le résultat c'est que le Hellfest joue à guichet fermé et peut poursuivre son aventure sonore par conséquent.


FIVE FINGER DEATH PUNCH ou 5FDP est un groupe qui monte.

Il est arrivé avec de réelles intentions. On sentait un groupe en pleine réussite, pleine confiance, munit d'un professionnalisme brillant. C'est normal, il veut sa part du gâteau le temps que sa recette fonctionne. La rythmique tribale à la Sepultura époque « Roots » avec une pointe industriel a fait proliférer le retour de la mode des dreadlocks, et de sa volumétrie sonique typée 90's qui refait surface dans la balance du commerce extérieur du divertissement, de type grand huit pour adolescent en quête d’adrénaline.

Bon grosso modo c'est du métal global, les gars envoient de la poutrelle en acier trempée, et le chanteur porte un shirt de Judas Priest, qui passera juste après avec celui de SFDP histoire de le vendre en produit d'appel. Le seul reproche que je leur fait c’est de jouer sur l'ambivalence aiguë d'une critique de la société de consommation, et en même temps d'en vivre au crochet de ce système.


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La oï a filé ses guêtres à l'anglaise par une bonne humeur consistante à secouer les puces du portobello road du hellfest, parce que la working class y jetait ses dogs sous le macadam de PETER & THE TESTE TUBE BABIES.

Mais il y avait un autre anglais sur scène mais il était à la Temple.

Alors que pratiquement au même horaire Vincent Furnier déployait le théâtre de guignol chez Jason...


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...On entendait un sac de bruit d'os s'entrechoquer avec une atmosphère digne de la hammer sur la scène de la Temple.

Le cimetière horrifique à ciel ouvert de CRADLE OF FILTH employait comme caisse de résonance un ton lugubre, souverain, pour que la foule se soulève dans la putrescence de son charme surannée. La saveur n'en était que plus épique, théâtrale, et grandiloquente. Le public était conquis, ravi de retrouver, de trouver enfin un démon au Hellfest.

Tout de cuir et de clous vêtu le saigneur Dani Filth officiait corpse paint pour un culte de minuit, comme on va regarder la dernière toile lugubre dans un cinéma de quartier.

Le set était calqué d'atmosphères poisseuses et glauques, enrobées d’une obscurité malsaine avec la gestuelle typique du Kabuki japonais, qui se recentre sur un jeu d'acteur soulignant les paroxysmes codifiées du petit théâtre des horreurs maléfiques Cradle of Filthien.

C'est dingue comme ashok, le guitariste, ressemble de manière subliminale encore et toujours à Anton Lavey étrangement.


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Nous crevions sous le fer des pioches du groupe qui piétinait nos tombes fraîches, la chair de poule envahissait les corps de l'assistance à en glacer les os poreux, déjà friables pour que dans nos esprits ne reste que la poussière diffuse d'un set maléfique qui marquera au fer rouge la force brutale du groupe, pour les siècles et les siècles.

Par la suite ils seront nombreux à regarder sous le lit où se déverse l'affluent de leurs cauchemars respectifs avant de s'endormir. Parce que certain d'avoir encore plein de petits monstres plein la tête, venant nous conter des fantasmes dont résonnent encore le murmure cinglant de l’arôme maléfique du Dani dani cool du romantisme baudelairien, dont les épines des fleurs du mal donnaient ce goût du sang en bouche, et écorchaient d'une mutilation bienfaitrice en une mélancolie intérieure.


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Sur la mainstage le vieux Cooper s'était encore fait couper la tête. Décidément il n'en finit plus de ressusciter en Alice au pays du shock rock sans que personne ne se lasse de son outrageant spectacle qui dure déjà depuis des lunes.


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La british steel est la même depuis 1968, alors que voulez-vous, forcément avec le temps, elle rouille, et coupe moins.

Ce fut un set vraiment chiant de vieux grincheux, avec les mêmes gimmicks scéniques . Merde aucun renouvellement de façade chez JUDAS PRIEST.

Le band vit (survie) sur ses rentes jusqu'à ce que mort s'en suive, à la Rolling Motörhead Stones & compagnie quoi.

La vieille pédale d'Halford sortait à chaque titre pour changer de tenues de music hall comme  Zizi Jeanmaire de plume, pendant l'hiver 54 où l'abbé Pierre ne resta pas de marbre devant le froid de gueux qui recouvrait le mendiant.

Bon, le Rob a une meilleure forme vocale que la fois précédente à Clisson, ça c'est un fait positif.


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Mais le set était en roue libre tout du long, faut dire que le dernier opus de Judas « Redeemer Of Souls »  est improductif, et même avec l'appui de hit anthologique le set n'avançait pas. Seul le guitariste Richie Faulkner a apporté une énergie scénique, et offrait une symbiose par son mimétisme physique à K. K. Downing.

Bref, la nostalgie rassure à condition de ne pas être fossilisante.

Pourtant Judas Priest c'est mon premier vrai concert. Celui que j'avais choisi. J'avais 15 ans, le groupe n'avait pas vendu assez de ticket et se retrouvait dans une petit salle derrière le palais des sports de Toulouse. Ma mère qui avait amenée ma sœur voir AHA quelques temps auparavant, avait jugé bon dans un soucis égalitaire de faire une nouvelle expédition dans la capitale du cassoulet pour m'y amener. Je vous parle d'une époque où il fallait mettre deux fois plus de temps de trajet qu'aujourd'hui, car les routes ne bénéficiaient pas d'un tracé direct. La pauvre était horrifiée de me laisser au milieu de cette faune habillée de clous et de spandex tigrée. J'étais le seul adolescent. Le gars de la sécurité quand il a vu ma tronche poupin m'a demandé où j'avais planqué la tronçonneuse. Véridique. C'était pour l'album  « Ram it Down », celui du retour bien plus heavy que « Turbo ».

Las devant un Priest à genou je me demandais que faire d'une vie qui n'a plus de sens sans l'être aimé ? Ma réponse fut de fuir vers MESHUGGAH, le biotek rubik cube du métAl.

Le groupe a monté des riffs comme le Tétris ses briques multiformes qui fait fondre la cervelle.

Suivre ce band est hardi autant qu'ardu, tant il craquelle les nuques et fissure le corps d'une musique que les physiciens du métÄl étudient avec précision. Parce que la précision chez Meshuggah c'est primordial, et le mal de tête encouru est révélateur d'une bonne écoute. D'ailleurs ce groupe reste le meilleur commercial chez Guronsan, comprimé effervescent pour le traitement d'appoint de l'asthénie fonctionnelle.

C'était exténuant mais terriblement vivifiant à la fois. Enfin quand même...


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Revenons un poil de cul à SODOM dont le set restera dans les annales pour avoir fisté même le plus récalcitrant à sa sodomie sonique, par le biais d'un set séant à promouvoir l'étronisation sanguinolente du thrash qui explose les fondements même du genre. Que voulez vous une fois de plus Sodom a fait son trou.


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WOVEHAND aime la drogue et elle le lui rend bien ! Leur trip d'alternative country sera à sens unique, puisque pour comprendre fallait avoir pris la même drogue que eux, sorry je suis sXe.


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Dans le genre de contre-indication, il ne faut JAMAIS, au grand jamais confondre Shining de suède au Shining de Norvège. L'un se taille les veines alors que l'autre sculpte un métal dissonant avec autant de violence et sans la symbolique suicidaire.

Le band SHINING a joué l'aliénation jusqu'au bout de sa strangulation. Comment ne pas être subjugué par l'audace de cette frénésie musicale, par sa camisole progressiste dont deux de ces membres appartiennent à la formation Jaga Jazzist tout aussi luminescente.

Avec sa dose d’avant-garde hystérique, le combo nous a battu la tête dans le blanc de leur omelette norvégienne sonique. Leur cover du « 21st Century Schizoid Man » de King Crimson était dans cette terminaison nerveuse démentielle qui sied si bien au déséquilibre de Jack Torrance dans le film de Stanley Kubrick, librement inspiré du roman « Shining, l'enfant lumière » du grand Stephen King.

la Temple était aussi dégarni que la tête de Sim en cheveux soyeux, mais qu'importe le groupe a disposé comme seule offrande à des corps meurtris par les excès de son set mutant de brutalité féconde, avec comme répercussion une contamination de métastase sonique en guise de percussion, désintégration, remous, émulsion, ébullition, à s'en péter la nuque.


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Le chanteur Jørgen Munkeby était aussi frétillant qu'un poisson hors de l'eau, et dans son saxophone il éructait cette lave symptomatique d'un affolement sonique contondant, avec une rythmique saillante.

Les ecchymoses et les entailles de folie musicale nous ouvraient vers ce genre de mise à nu que les écorchés vifs chérissent de choir leur chair en la faisant crépiter dans le bain bouillonnant des disques suppurant de phénotypes musicaux, et d'hybridation cellulaire de Shining, toujours complémenté d'une richesse absolue. Aucun gène récessif dans l'organisme pris dans l'étau de ce set déflagrateur n'était en souffrance. Seule une trop forte surexposition au cordon ombilical de Shining pouvait engendrer une déperdition des molécules de son public, en l'état de même transe que son groupe en était en démence.




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Dans le dôme de cette excentricité elle avait la luminosité de la pleine lune sur son visage virginal dès que le groupe s'est tue, avec déjà le souffle des ans pour en trahir la beauté perdue quand la lumière artificielle a obscurci son désir vibrant que ne jamais s'arrête cet instant fragile, où le groupe a déposé l'écrin de son charme musical sur l'idéal éperdu d'un public complètement groggy.

L'annonce d'un nouvel album pour octobre ne sera pas étranger à la nuit pour laquelle j'ai dormi à côté de mon corps en état de surexcitation.

Par la suite cet incroyable groupe a donné en Norvège un concert sur le Trolltunga.


Trolltunga : « toponyme norvégien signifiant littéralement en français « la langue du troll », est un rocher situé en surplomb à plusieurs centaines de mètres de hauteur au-dessus des eaux du Ringedalsvatnet, un lac du comté de Hordaland, dans le Sud-Ouest du pays, à l'est-sud-est de Bergen. » dixit whiképédia


SAMEDI C'était Fly Rainbow



Jour 2

Dès l'entrée du public, la précipitation était la même que les autres jours. Avec le nez dans le guidon un jeune pédalait à vide pour faire une échappée, mais la horde du peloton l'exécuta de dos et il chuta tête première dans la poussière diffuse qu'il libéra.

Au vip, Ben du hellfest en ITW dirigeait le service après vente avec le professionnalisme d'un présentateur de télé-achat. Œuvrant sans cesse à promouvoir à chacune de ses interventions le faire valoir de sa vitrine promotionnelle avec coollitude, et de la singularité d'un festival qui a su et sait répondre aux diverses sollicitations du marché porteur du divertissement spectaculaire.

Pendant ce temps, les parisiens de DEEP IN FATE ont récuré les conduits auditifs avec des changements d’atmosphères pour nuancer leur djentdeathcore. Avec un look soigné et des compositions à la fois touffues et arides, le groupe a maintenu son cap. Ce n'est pas du tout alambiqué comme on pourrait le penser de prime abord, c'est surtout emprunt d'une technicité impitoyable. Le pit a appliqué les préceptes d'une gestuelle belliqueuse avec des techniques d'auto-défense de ninjutsu afin de s'accorder à cette agressivité.


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Devant une mainstage, il lui toucha avec ardeur ses fesses d'une rondeur subliminale. Elle se retourna aussitôt pour le toiser d'un désir de défi. Ensuite leur sourire complice suivit d'un baiser langoureux se mêla au sifflet du public et de l'arrivée du groupe GIUDA.

Les tifosis fan de l'A.S Roma et d'un pub rock glamé au rock'n'roll était énorme. Il manquait juste un poil de caractère scénique pour lever la foule d'une grande scène par contre. Mais sinon ça a claqué du binaire à en faire péter les petits culs d'enfer du fest. Les prolétaires au look de oï/skinhead et du rock destroy des seventies du New York Dolls jusqu'au Damned, avec cet héritage glitter rock ont asséné les hits de leur « Racey Rock » et de leur « Let’s Do It Again », deux albums de combustible glam'n'roll composés par de vrais morceaux à l'anglaise.


Le set gore grind de COCK&BALL TORTURE fut une structuration monolithique en un seul bloc assez linéaire, avec en sus un son en marmelade.

Donc forcément oui, ça pétait les couilles ! Ce qui n'était pas du tout pénible à ce garçon dont le corps potelé par son plaisir culinaire, gobait un sandwich à triple épaisseur, débordant de jus sucré en faisant pleuvoir des patates fines re-cuitent sans fin dans une huile malodorante. Il s'extasiait en grommelant à côté de moi, dont la digestion préconise pourtant bien d’apparaître en société au risque de flatulence pestilentielle garante d'un exil forcé. Il rinça le tout par un gobelet de bière et partit avec comme salut un rot aussi rond que son ventre. Plus tard dans la soirée, je le revoyais couché contre une tente avec une barquette de frite sur les guibolles et de la mayonnaise sur un t-shirt mentionnant la relation contiguë qui le liait avec le groupe Tankard "king of beer".


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Le combo vendéen de MACHETE a aiguisé une réelle bouillie de sludge, dont le groupe en dispose les arguments solides dans ses compos pour en liquéfier un set, rappelant que Machete is messy, violent, shallow, and tasteless.


ELDER est un groupe hype dont parfois la mélancolie cotonneuse déploie ses charmes stoner, avec l'approche sibylline de Mars Red Sky dans ces moments là.

Sur scène quand le combo fait tomber la foudre c'est beaucoup plus probant que sur disque par contre. Toutefois je n'ai jamais compris l’enthousiasme suscité par ce band ? Ni accroché à leur zique par ailleurs. Pourtant j'y détecte bien les embruns de doom/stoner/psyché et une tripotée de contraste, mais de façon trop linéaire en soi, surtout diluée dans les mêmes schémas caractéristiques de cette scène tape à l’œil, surtout dans son côté psyché et planant.


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DER WEIG EINER FREIHEIT est un groupe qui monte le post-death en flocon de neige. En fait il requiert une concentration pour s'y abandonner fonctionnant sur le même schéma classique que le post rock mais avec du death. Il faut impérativement se laisser happer sinon c'est linéaire et chiant au possible car tu ne vois pas à un mètre, et surtout tu n'entends pas les nuances.


Par contre, le diable en moi à résonner quand MONARCH s'est élevé. J'ai encore la mémoire vive d'en relater tel une passoire percée le merveilleux rêve éveillé, où sommeille les reliques imaginées de nos tendres chimères sur ce band.


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Le sacrement Occulte des terrassiers de Monarch a réfléchi dans la profonde constellation de groupes ayant un rituel spécifique à sa déclaration sonique, par de nombreux rituels dont l'étrangeté est aussi envoûtante que leur musique est sombre et tellurique.

Par exemple, la tête de la basse est frappée contre le sol pour prévenir Belzébuth. La possession passe par la chaleur d'un cri un peu malsain pour confesser le mal insidieux d'une musique céleste propre aux enfers.

La lumière lugubre des bougies et des spots vermeils embrasaient ce rituel de magie noire où la blonde chevelure de la fée démoniaque d'Émilie aka Eurogirl, (habillée en première communiante chez Mayhem pour la croix renversée sur le visage) vociférait une déferlante de rage à la profondeur océanique, en mettant le public en transit dans son purgatoire, à genou devant le mur du son du groupe.

Le public était en nage dans cette vague d'amertume sonore, bravant la profondeur que le groupe écume depuis son éblouissant album éponyme datant de 2005, devenu avec l'érosion des marées annuelles le phare intensif et disque de chevet des adorateurs de ce culte sans fond.


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INFESTUS a décomposé avec soin sa musique introspective faisant trembler les plâtres du temple avec de quoi ouvrir intestin et gosier avec une graisseuse putriditée redondante.


Le psyché doom de THE WOUNDED KINGS fut bien exécuté comme avec tous les autres groupes de psyché doom. Seulement lui n'est pas arrivé pas à tirer son épingle du jeu, et tournait en rond dans ses landes de pierre où sommeille un honnête artisan sans génie.


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C'était mon premier concert de ACE FREHLEY, pour ce fait je n'aurais aucune objectivité pour rendre compte du set.


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La tournée de « Space Invader » bénéficie d'un backing band de compétition pour une osmose collégiale a faire fumer la gratte du spaceman.

Il y avait donc Chris Wyse (bassiste du groupe The Cult), le batteur Scot Coogan (Lynch Mob, Lita Ford) qui a interprété certaines parties de chant lead, et le comparse Ritchie Scarlet (guitare) fort d'un american Rock and Roll in a British Tradition.

Une pluie de météorite de solo et de riff au New York Groove (titre composé par Russ et interprété par le groupe Hello que Ace a repris sur son album solo en 1978 ) hard'n'roll glam a scratché les enceintes de la mainstage, et le titre  « Space Invader » issue du dernier album (très conseillé par le WBZ) a franchi la voix lactée. Le public grisonnant (on ne va pas se voiler la face) a eu raison de participer, allant bien au-delà des réflexions de type hasbeen comme j'ai pu le lire dans les reports en parlant du Spaceman et de sa hautaine rock attitude.

C'est con pour les rabat-joie, vous aviez la possibilité d'entendre du real rock'n'roll américain avec cette super dose de stratosphère sonique. Le dernier passage de la Frehley's Comet date et quand à ceux qui diront « je le verrais une autre fois tant pis » devraient se méfier car l'autre jour n'est jamais anodin, il reste unique d'un souvenir perdu.

Ace Frehley traverse les épreuves et le temps avec ce doigté foudroyant pour des solis galactiques et des chansons typiques du hard 'n' heavy 70's, 80's, 90's, 00', ∞...du rock ricain, et son set était génial, même si je regrette un peu qu'il fut dans l'attente des deux côtés.

Pour les covers de Kiss c'étaient un bouleversant « Deuce », un renversant « Shock Me » et un étourdissant « Rocket Ride » pour débuter le set. J'avais les larmes dégoulinant du visage pour « Love Gun » et son solo dantesque joué enfin comme il se doit d'être interprété ! !

Je rappelle à toute fin que sans Ace pas de Slash, hein, c'est toujours bon de réveiller les consciences.


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Le quatuor de Caroline du Nord ASG a fourni un set lourd, ambiant, mais pas assez hypnotique et c'est là toute la complexité de la zique d'ASG. En live on n'entendait pas le sucre et le fiel caractéristique, et si particulier de leur dernier album « Blood Drive », dont l'apanage lunaire et la formidable puissance déflagratrice en font un excellent anti-dépresseur à la morosité quotidienne.

Suspendu dans l'attente d'être épris par le groupe, elle alluma un clope avec insouciance, la main légère, rapetissant la tige à chaque tirage avec une lèvre charnue, laissant s'envoler les volutes bleues en expirant d'un léger sifflement. Elle ignorait avec superbe la caresse vertigineuse des métastases, enduisant avec malignité le crépis de leur venin sur son œsophage, et embrassa d'un sourire fraternel sa camarade qui arriva les mains pleines de gobelets.

ASG venait de mettre un terme à un set aussi lascif que les volutes qu'elle venait de fumer.


Les thrashers anglais d'ONSLAUGHT sont indubitablement plus punk, plus sales dans le son, moins débiles mais plus destructeurs que leurs homologues américouains dans le même style. Surtout qu'une exécution publique sous la guillotine vengeresse du set de Onslaught apporta la démence à tous ceux qui en glorifiaient la punition à l'avance.


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AIRBOURNE est un stadiste professionnel au même titre que le charcutier du rock Jean Bono du U2. J'ai vu le début, compris que j'avais déjà vu ce concert à plusieurs reprises, et je suis parti quand le jus avait sauté au bout du 3ième titres.




MÜTIILATION venu de Grabels en Languedoc-Roussillon, il a fait saigné les oreilles à vif avec un matraquage conséquent de black d'une impureté au groove saisissant, aboutissant à de l'hypnose pure. C'était un must pour les fidèles aux Légions Noires. Un set saignant, à se couper les veines, ou à boire directement dans le vagin d'une fille pendant ses menstrues.


Tiens en parlant de truc de fille. Elle disposait d'une éloquence féconde pour discourir à chacune de ses déclarations sur l'admiration qu'elle vouait au death'n'roll de DESULTORY à la Entombed style. Elle savait siffler avec les doigts comme un garçon qui manifeste sa fougue masculine à une femelle. Elle bougea sa tête dès les premiers hymnes que le combo propulsa comme un jet privée en partance pour Caracas. Leur concert était très bon en soi, mais il n'y avait pas d'affluence par contre. C'est bizarre, il y a trois ans de cela le death et le black faisaient salle comble à toute heure au Hellfest ?


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Si par essence la misogynie érige son humour salace à travers un quatuor de glam et le sophisme désopilant d'un travestissement féminin qui en subtilise l'effronterie, les L7 furent géniales d'être femme.


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Les émeutière d'un riot girl incendiaire de pétroleuse au manche graissé par une citerne de gazole grungy 90's, ont interprété toutes leurs hymnes bien foutraques, bien bancales, avec cette épaisseur triple hyper puissante, sucrée par une pincée de rock bien sale, bien punk, et avec ce qu'il faut de chewing-gum et de ronronnement, pour un chant de chattes en chaleur aux râles rauques. Le groupe le plus sensuel et le plus beau du monde avait les couilles au niveau de la poitrine. Ces nanas ont envoyé le tout au diable en ni une ni deux.


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Voilà qu'enfin je constatais des gens en train de slammer sur une grande scène. Plus en hauteur, le carré de la zone VIP des mécènes disposait d'une altitude présomptueuse pour une vue incomparable. C'est dingue qu'à chaque fois le puissant s’octroie une place au dessus des gens par le principe de séparation que le rapport dominant/dominé leur octroie l'ivresse de ce pouvoir. Mais vous savez quoi ? Les groupes ne jouent jamais pour eux. Nannnnn, ils jouent pour ceux de la fosse commune. C'est eux les chimpanzés dans des cages dorées. Le seul hic c'est que le fric foutu dans l'élaboration de leur bienséance aurait pu faire baisser le prix du billet moyen du festivalier.


COFFINS since in 1996, a tout de même vachement moins d'envergure qu'Obituary, dont il 'mimétise' la lenteur du death. Le groupe japonais même en bénéficiant de l'appui de la presse spécialisée reste loin derrière la Tampa Sound, et je n'entends pas sur quoi il table pour remettre le couvert d'une once de singularité ?


Attends un peu s'il te plait...BRANT BJORK ! maaaaaaaaais il joue encore au tennis lui ?

Le dude et son « Black Power Flower » ressemblait à Santana, il transmettait au nouveau hippie son boogie stoner dont la qualité sonore était feutrée. L’ancien batteur de Kyuss nous a caressé les oreilles avec plénitude et douceur, et elle, elle dansait avec une timidité corporelle assez touchante sur les vibrations du Low desert de ce punk band. Quelquefois elle s'arrêtait pour épier l'auditoire. Alors elle se retournait et dans ses yeux on pouvait lire une demande : «  Mais est ce que tu ressens la même chose que moi ? ». Et juste après on sentait le doute s'emparer de son indécision. N'étant pas certaine des bouleversements que le groupe lui prodiguait, elle demandait d'un regard une approbation, l'acquiescement pour légitimer la chaleur bienfaitrice qui irriguait son corps.


Pour ce qui était de la danse corporelle, les bad boys de BODY COUNT étaient attendus et la warzone sold out. Ils ont débuté sans aucune somation avec les balles perforantes de leur « Body Count's in the House ».

L'émeute était solide comme à Ferguson & Baltimore.

LE Ice T himself venu avec son bagout de L.A rendre coup pour coup pour un set aussi cool que carré. Le professionnalisme des ricains en impose, ils le savent, et ont joué avec en surexploitant cette sentence.

C'était du très gros show qu'était venu chercher les gens et ils en ont eu taille triple XXL.


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La rage de Public Enemy sur le beat de RATM, la cover « Disorder » de The Exploited comme principe de rue, le groupe a échaudé son imparable groove avec la section de ses musiciens tirant à balle réelle des riffs meurtriers.

Le charisme d'Ice T n'est pas galvaudé, c'est un show-man comme James Brown, d'ailleurs par moment je voyais la légende du Godfather of Soul déployait ses charmes de black-power avec le jeu de poing et provocateur du félin Cassius Clay.

Si le père Ice T "Talk Shit, Get Shot" est efficace, son fils Ice Tracy Marrow ne restera pas de glace à son apprentissage et se courbera au balle assassine de son pater sur scène après un discours sur les complications de routine à Los Angeles lors d'une interprétation maligne. N'oublions que Ice T est acteur et que leur show est fournit par une mise en scène que quadrille à merveille les amerloques.

Body Count a joué de nombreux hit : Manslaughte, There Goes the Neighborhood, Body Count, KKK Bitch, Copkiller mais pas de « Born Dead » ?!?

Le seul point négatif c'est qu'une place sur une mainstage aurait été préférable pour ces poids lourds.


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Dernier bastion de Norvège, MAYHEM aura concédé sa théâtralité punk black au service de sa légende et de sa violence cryptique, comme premier degré de Venom. Le groupe exprimait dans son regard toute l'abnégation stoïque qu'impose sa dimension païenne. Le silence de son regard était assez expressif pour que l'on comprenne vue d'en bas son excommunication : "Enflamme toi toi-même par le brasier impur que sublime mon aura".

Se refuser à sa sentence n'était plus envisageable au bout du troisième titres, et ils seront nombreux à bousculer les interdits de leur physique pour se briser contre les murailles de leurs voisins plus solides. D'ailleurs la loi de Newton est fausse en fait, car tous les corps qui furent plonger dans le liquide de cette marée humaine ne sont pas tous remontés à la surface. Certains sont même restés au fond des abysses, les poumons remplis de leur cris aliénés à vivre un instantanée explosif de leur passage sous-terre.

Les animaux préssentant la peur avaient déjà fui !


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D'habitude les gens sont dans l'émerveillement d'un gosse devant un feu, cette fascination pour la flamme remonte à la nuit des temps. Alors devant un feu de Bengale vous n'imaginez même pas.

Surtout que celui des dix ans du Hellfest a enflammé les cieux tant ce F E U X D'A R T I F I C E était GIGANTISSIME, de la sorte que Hollywood + Disney + Star War + Rambo + Terminator = Micro-pénis.

Au fur et à mesure que l'intensité du bouquet final a augmenté, les gens se sont mis spontanément à lever les bras vers les ciel rugissant, et à hurler tellement c'était incroyable à vivre.


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« Revenir de chez les morts n'est pas la même chose qu'être vivant. » C'est ce que je me suis dit quand « Slowly we rot » est venu terminer le concert magistral d'OBITUARY.

J'avais alors devant moi le panorama d'un champ de corps débarrassé de son grain, élevant aux cieux le signe des cornes diaboliques, tout en acclamant le retour de flamme des floridiens. Le couronnement d'Obituary prit fin comme on décapite un roi, laissant échapper la clameur commune de l'intensité de cette cérémonie émancipatrice d'émotions. Puis la foule s'est dispersée dans un torrent d'écume tapageuse. Elle laissait derrière elle la sécheresse d'un champ de ruine faisant apparaître des fossiles courbaturés qui réprimaient l'usure du temps sur leur corps souffreteux.

Les personnes restantes étaient de pierre, disposées dans la quiétude de Stonehenge, s'apaisant mutuellement des échos de putréfaction sonique d'Obituary, en crépitant encore d'une chaleur à faire cloquer leur chair.


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J'ai zZzappé le show des SCORPIONS piquant les oreilles. (Klaus il faut arrêter le chant et passer à la pêche aux goujons maintenant c'est vraiment important que tu le saches.)

Le groupe avait sorti l'artillerie lourde de sa romance lubrique qui permet ces moments graciles où Monsieur peut aisément relever la jupe en cuir de Madame, étant dans un état de papillonnage ventral qui en consent la palpation du fessier en toute aise.

GRRRRRRRRRRRRRRRRRR


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Je n'ai aperçu que de loin « still loving you » en rappel, attaché à cette sorte d'espérance amoureuse qui lie le groupe à ce hit. Scorpions a donc joué le grand soir, la dernière échappée belle, le salut final, en digne tacticien du spectacle de foire, avec ses 50 ans de carrière dans les ratiches.

Je pense qu'il y avait un gros soucis technique avec le grand écran, puisque le groupe était dans une image inversée des couleurs en noir et blanc, et Klaus Meine devenant pour l’occasion la métisse de julien Clerc Mélissa, métisse d'Ibiza qui a toujours sa vertu...




VENOM cela restera pour toujours du Motörhead hyper heavy et en accéléré.

J'ai tripé la mort avec des vieux oldschool en air guitar sur « Countess Bathory et « Black metal ». Faut dire que pépé Cronos est toujours dans son jus, sa connerie n'a rien perdue de sa foudre légendaire, plus punk tu meurs. C'était du pur Venom mon petit bonhomme !

Tiens au fait tant que j'y pense, Marilyn Manson a fait de la provoc à 2 balles, et personne pour en bénir la miséricordieuse incitation à la tartuferie, ni pour idolâtrer ce faux dieu.


excommunier ce pantin

Samedi soir au VIP c'était thrash et paillette pour une disco infernale ! Faut dire que le club des supporters, la communauté des anneaux du hellfest cult sont passés de figurant à acteur principaux. Les gars étaient torchés comme des coins avec les échantillons offert par les sponsors spiritueux, c'était la fête au village avec du rock métal dans les enceintes et le folklore de la peña baiona.




DIMANCHE c'était Savage Amusement


Jour 3

J'ai vu comme chaque année des hommes costumés et la tradition en stipule même l'exhibition. Cette entreprise d'happening est à l'initiative gratuite d'un nombre d'irréductibles qui prend une plus ample propagation d'année en année. Elle réclame le flash des photographes pour le bénéfice d'éterniser le masqué, et libelle à cet intérêt son impact publicitaire pour doper le festival d'un éclat convivial, spécifique en produit d'appel.

Toutefois, ont-ils aussi peur de se sentir eux-même à ce point pour délibérément se costumer dans un avatar attrayant afin de se révéler ainsi aux autres ? Leur déguisement cache t'il une propension à travestir la sincérité de leurs émotions ou au contraire à l'exalter ?

J'en ai pas la moindre réponse, tant ce genre de questions nébuleuses dessert invariablement vers une digression qui empêche mon lectorat de se concentrer sur sa base narrative uniquement, et que de toute façon j'en ai surtout rien à foutre en fait. Ma nonchalance pour ce genre d'attribut vestimentaire est à mettre sur le pilori de l'ataraxie d'une banalité déconcertante. Mais pas par un défi de supériorité peu commun et dédaigneux de mépris, mais parce qu'il est vrai que je ne ressens pas le besoin de satisfaire mon narcissisme en vantant à ce point le hit de la compagnie créole, le bien nommé "Le Bal Masqué", pour y être perçu en appartenance à une sorte d'élite festive qui amuse la galerie au beau milieu d'une populace ahurie, et peut être même un brin concupiscente parfois par une telle démonstration égocentrique.


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Il y avait très peu d'affluence quand les toulousains de WITCHTHROAT SERPENT ont débuté. Le groupe était pourtant dans la même veine boisé qu'Electric Wizard. Si leur écorce est encore tendre, la sève suppurait un dom liturgique faisant feu de tout bois. Et selon l'adage doomesque : « Des amplis orange de bon matin ça vous remet d’aplomb pour toute une journée d'enfer ! »


HYPNO5E n'a pas du tout endormi, bien au contraire, il a joué devant une salle comble un set tendu de la couenne comme si il jouait sa vie. Le public a rugi à ce coup de cœur passionnel pour ce Cinematographic Metal, et l’idylle entre les deux était fusionnelle. Nous avons assisté à un set fulgurant en s'imaginant que la culpabilité catholique ne nous fera jamais changer notre place pour rien au monde, même pas une place au paradis, on y était déjà, et avec plein de fantômes hypnotiques en plus !


BIRDS IN ROW, lui, a fait une très grosse impression, avec cette sensation de mal être épineux que regorge leur musique intensive. Il a séduit par sa maîtrise, l'engagement employé, sa rage au corps, criblée pour atteindre au cœur par cette passion encore vierge d'un groupe disposant de sa jeunesse pour ébranler la terre entière. Cette fraîcheur éternelle de la jeunesse est venue bousculer tous les sens, les a-priori, les certitudes que jamais rien n’arrêta les hommes de cracher à la gueule une vérité hurlante avec une beauté indicible.

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NIDINGR a fait chou blanc, pas bien réveiller, pas dedans, aucune présence, et ce n'est sûrement pas par la contrainte que l'on gagne les esprits.

Houlala les méchants !


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Pendant le solstice d'été 2015 j'attendais du groupe TRIBULATION la même luminosité sombre que celle de son dernier excellent opus " The Children Of The Night".

Un brouhaha inextinguible agitait le cloître de la Altar pendant que les émanations corporelles rapprochaient les êtres dans cette foule noire, où la houle méphitique des corps exsudait le même spleen aromatique que cette musique adipeuse. Les enfants de la nuit riaient aux éclats en plein jour, à l'heure où la plupart des campeurs se prosternent devant pernot ricard, et où les autres plus sages honorent comme vin de messe le blanc des vignerons du coin.

Le groupe tendait ses corps androgynes pour un look glam black romantique, où ton image publique n'est absolument pas toi (être vu/ne pas apparaître), et soumettait son dark baudelairien à l'ivresse musicale. Cela fut consommé sans modération dans un cimetière d'émotions sanguinolentes et poétiques.

Avec ses atmosphères lynchiennes et batcaves la fureur sensuelle et la bestialité de ce groupe étaient géniale, Tribulation jouait les yeux brûlants avec ce regard redoutable de fascination, d'attraction mêlé à un apaisement, et la cène était aveuglée par les encensoirs du temple.


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Avec THE GREAT OLD ONES tu as l'impression de t'élever dans les profondeurs atmosphériques pesantes de l'univers d'Howard Philip Lovecraft, dont l'influence majeure sur la musicalité du groupe est importante. Leur concert était très bon, et la fatigue du week apportait une faiblesse qui permettait de se laisser saisir par l'ardeur de leur musique qui en transmettait toute la beauté sombre.

Encapuchonné dans la noirceur de leur black atmosphérique à la sinuosité touchante, le groupe a renfermé dans son monastère homérique le sacre lunaire des migrations lovecraftiennes.


SUP pour Spherical Unit Provided était aussi froid qu'un macchabée, et aussi chaud qu'un corps qui naît. Si il est parfois difficile de s'imprégner dans le dark progressif avant-gardiste et du death tortueux du groupe, que l'on pourrait simplifier comme d'une musique embryonnaire entre Type O Negative et Gojira, leur présence musicale a transporté comme un spectre terrassant.

Le groupe a lancé un merch de shirt entier après sa prestation au public.


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Sur le chantier de l'âme du black métOl, on bétonne l'autel pour que la haine soit saine, et que l'orage reste sage. On se prépare à ce que le sang qui y coule noie la terreur enfantine. On a envie que cette ablation musicale coupe comme une lame d'acier et nous révèle une animalité féroce, jusqu'à que l'on se sent impuissant d'en défaire la sentence irrévocable : Vit la sensation du tréfonds, dans la noirceur de ton océan d'épouvante, seul importe l'exigence que tu ressens, exalte toi, envoûtez les !

De ce fait troublant, pas de bruit de casserole, et un taf honnête et de bonne tenue à mettre en terre pour les norvégiens de KHOLD.


Les australiens de NE OBLIVISCARUS et leur sous death d'occaz en metal progressif ont envoyé techniquement de l'altération musicale dans les esgourdes. Mais je pense que l'on a pas eu l'impression d'apprécier tous les contrastes que leur musique requiert pourtant (violon à l'appui).

C'était escarpé, too much, il me semble même que pour saturer l'âme humaine il suffit de continuer dans ce sens. Enfin c'était véritablement un concert pour les initiés.


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Le trio RUSSIAN CIRCLES a communié avec les masses populaires sur le bien fondé de sa musique post-rock, mâtiné par des riffs aussi massif qu'un défilé de l'armée rouge. Une pointe de lourdeur mélancolique s’égrenait parfois et apportait une singularité sympathique aux chicagoans. La salle était comble avec un public déjà dans la poche bien avant l'arrivée du combo. Un très bon set quoiqu'il en soi, plein de grâce, de volupté angélique, magnifiant la courbure et les rondeurs de leur douce musique, notamment par des tappings de douceur, et un finish avec la foudre comme point final.


Le black metal des Hollandais de CARACH ANGREN n'a pas franchement convaincu. Sur disque leur black symphonique est peut-être bonasse, mais là c'était brouillon, le chanteur a fait le taf en roulant les Rrrrrrrrrrr, mais l'ensemble remuait dans la semoule. Le synthé apportait tout le côté épique, et pour le restant cela reste du black, et c'était aussi chiant que leur décoration avec la crucifixion d'un squelette blanc, les bras en croix trônant sur scène.

Trop théâtral !


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Le trio de Wilmington WEEDEATER a foudroyé avec un très gros volume sonore de sludge. Les gars ont joué avec les burnes et leurs couilles, taille king zise identique à celle des melons de Cavaillon.

Pour une fois c'est un batteur qui a fait le show, il tapait une cymbale avec le pied en acrobate, tournicotait les baguettes comme un jongleur dans la chaleur suffocante de la Valley.

Le groupe était ultra généreux dans son interprétation et ultra cool pour des types au demeurant débonnaires avec leur casquette de trucker, dégageant une musique lourde pour de la weed.

Disposant d'un discographie homérique, ces fumeurs de ganja au capital de sympathie énOrme, ont ravi.


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Une dose de violence pour un coulis de sucre en poudre et A DAY TO REMEMBER a fait éructer la jeunesse à leur poppy hardcore mélodique. Cela fait un bien fou de voir des jeunes heureux. Le band a câliné l'émotion avec la simplicité musicale d'aller droit au cœur pour toucher son public qui y répondait avec exaltation.


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La valley était pleine à craquer pour la légende sudiste EYEHATEGOD.

L'après Joey Lacaze que je redoutais se confirme et les gars ne se trouvent plus comme avant. Il n'y a plus cette aisance, cette fluidité dans le chaos. Je m'en désolais bras ballant.


NUCLEAR ASSAULT, le groupe new-yorkais que l'on croyait mort et qui revient en plus avec un nouvel EP « Pounder », a fait son thrash de haute cabourdise, le jouant à l'arrache mais comme d'une véritable bouffé d'air frais devant les mainstages.

Le true avec le revival c'est que les gars reviennent sans cheveux avec trente kilos en plus parfois. D’ailleurs John Connelly le premier chanteur d'Anthrax j'ai beau essayé, je ne suis pas arrivé à le reconnaître. L'autre grande saucisse de Dan Lilker c’est toujours la même grande saucisse de Dan Lilker par contre.

Bon c'était cool de les revoir, fallait vraiment tendre l'oreille pour reconnaître certain de leur tube, et ceci dit et au vue de l'affluence en fin d'après-midi on peut dire que le groupe a fait un four.


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MORGOTH ou Melkor est un Vala déchu et le premier Seigneur des Ténèbres chez Tolkien, et en Allemagne c'est un groupe de death. Au Hellfest il a donné le fouet et personne n'a rouspété sous le poids de ce death soluble, d'ailleurs la grande majorité attendait le show d'ALLESTORM en fait.

Et là c'était aussi gavé qu'une oie du Périgord. Mais qu'est ce que vous trouvez à ce pagan festif power de mes couilles ?

Vous voulez du power de flibustier mais écoutez donc Running Wild !!

La salle était comble, ça dégueulait du people jusqu'à l'horizon, et tout acquis à la cause mousse des bois festif viens boire un peu coup à dans la hutte en chaume sur l’Ile de la Tortue.

Moi ce truc ça m'épuise, déjà qu'avec la fatigue du week-end...


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Les corsaires auraient pu chier sur scène que les gens auraient applaudi, tu leur balançais la fiente ils s'en seraient badigeonnés le corps, s'enduisant le visage avec même tiens.

Vous pensez que je ne comprends rien parce que je suis dépassé hein ? Mais ce n’est pas un conflit de génération, c'est un conflit de civilisation.

En attendant d'éructer à mon tour avec les oreilles en souffrance à côté pour le concert de Cannibal Corpse, j'entendais la sonorité si symptomatique d'un accordéon, et ceci m'expliquait de la possible attraction des frenchs lovers pour ce groupe, avec cette nostalgie des bals populaires de l’hexagone et de sa java tourbillonnante. Mais aussi pour l'évidence festive des chansons paillardes, d'ailleurs il m'a semblé reconnaître l'air du « Troubadour » à un moment.

A S S O M A N T !!


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La formation historique de Tampa, CANNIBAL CORPSE a tendu les tripous d'une technicité à double tranchant, dans la stimulation d'entendre le hurlement de cadavres dans les oreilles, une boucherie dans l'estomac, et un abattoir devant les yeux.

Le groupe était légiste, gynécologue, et proctologue tout à la fois. C'était somptueux de viscères et d'intestins deathaliques et l'interprétation était aussi étincelante que la fulgurance guerrière d'une horde de zombie de la série « Nation Z ».

Le public en redemandait en exhalant son admiration sans cesse.

Impérieuse avec sa chevelure couleur corbeau qui faisait ressortir sa peau opaline, elle subjuguait d'un simple regard remplit de malice. Elle possédait ce magnétisme d'aimant que la courbe d'une croupe idéale rendait fou à lier. La présence d'une copine double épaisseur triple embellissait le corps sculptural de la belle en faisant tache d'huile à côté. La ténébreuse brune ondulait sa tête en même temps que son bassin, augmentant sa température corporelle au point de faire adhérer ses cheveux sur son visage fin. Elle levait les bras à chaque fin de morceaux soulevant deux obus qui défiaient les lois de l'attraction terrestre.

Puis elle criait sans arrêt des « Oh my god !!! OOOOOH my gooOoood !!!! »...Mouais, tu parles d'une sataniste.


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Vorph et son légendaire charisme de teufeur démoniaque était venu par sacrement de pénitence avec SAMAEL faire recourir les gambettes endolories des hellfesteuses & hellfesteurs. Si au départ leur indus était en panne de courant, elle provoqua un court-jus au final stroboscopique sur les hits dansants de black industriel tel que « Ceremony Of Opposites » et « Baphomet’s Throne », où les suisses ont démontré leur sens de l'industrialisation de masse de la biguine métal.


Pour EPICA, les fans de jeux de rôle attendaient ce set entre l'amourette de la fée clochette et d'un dragon d'eau douce, d'ailleurs cette année le crew a fait une courbette significative pour séduire cette population de nerd/geek, dont la marge de progression dans le panier moyen s'avère de plus en plus importante. Le chiffre d'affaires mondial du secteur du jeux électronique ayant dépassé depuis 2002 celui du cinéma, il n'est pas du tout négligeable d’orienter une offre spéciale envers cette ethnie. La taverne World Of Warcraft était tenu sur le passage menant au Hellfest de manière significative, il y avait aussi le navette reliant Nantes/Clisson de la SNCF revêtue pour l'occasion à cet effet.

Ah oui, non je n'ai rien vu du concert d'Epica, et pourtant j'adore les rousses.


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Les légataires oldies de l'osSuaire sainteté doomesque SAINT VITUS étaient sortis de l'hospice.

Les pépés du doom ont produit un set comme une pénétration lente, profonde, et dure. Puis aussi molle et velléitaire de statues de cire, et pas en place par moment, c'est regrettable. Malgré son ancienneté le groupe n'a pas joué avec ses pieds mais avec son cœur toutefois. Le public plein de miséricorde pour ces légendes avait le renoncement qui éteint les regards et scelle les lèvres par respect.


THE EXPLOITED c'est ce groupe qui a chanté « La digue du cul » en français sur l'album...Ah merde non ce n’est pas eux, c’est « Les champs élysée » par NOFX je confonds les deux depuis toujours et je ne sais même pas pourquoi ?

Pendant le set de The Exploited j'en ai profité pour aller pisser pour rendre hommage à leur punk de caniveau.


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Je dois vous assurer de mon excitation à voir Thomas Gabriel Fischer membre fondateur des groupes Hellhammer & Celtic Frost venir avec TRIPTYKON me clouer sur place à son rituel de suspension.

Le groupe dispensera son aura maléfique à ses disciples par une relation verticale à leur maître dans une sujétion hypnotique. La lente procession funèbre intercalera des titres de Triptykon avec des classiques de Celtic Frost, et c'était aussi beau qu'un cimetière à l'automne, qu'une pleine lune en été, qu'un cercueil en hiver.

J'étais comme à mon habitude devant la console (meilleure qualité sonore dois je le rappeler ?), et un photographe courtisait une jeune femme arrogante (journaliste de son état me semble t-il à la vison de son bracelet), et a réussi par un subterfuge dont les garçons en ont le mérite pour assouvir leur pulsion de baise primitive, à la masser. Il l'a massée d'abord à la nuque puis est descendu vers les lombaires en érotisant sa gestuelle au fur et à mesure, pendant que le groupe nous faisait contempler la noirceur de sa musique. Au point qu'à mes pieds, au bout d'un moment de massage Californien vers celui de Thaïlandais, deux êtres semblait s'aimer, et s'unir dans le temple gothique de la cathédrale dark de Triptykon. Qui pourtant ont une réputation à tenir. Puisque ces gars tu les fous en bout de table pendant les libations dominicales, il te pose une ambiance à déterrer un cadavre de la famille dans la stupeur d'en voir apparaître le fantôme avec froideur.

Mais là, à cet endroit précis, dans la froideur de ce caveau, un couple s'est bécoté, simplement.

Dîtes donc, il aurait forniqué devant nous c'était concevable, mais se bécoter comme sur les bancs publics de Brassens, c'était une bêtise d'enfant qui joue à touche pipi dans un backroom d'échangiste, merdeeeeeeeeeee cela ne se fait pas, jamais dans la darkroom de Trypticon.

Le morceau qui a clôt le set était « The Prolonging » et dura aussi longtemps que le plus esthétique des purgatoires.


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Le set de branleur de SUPERJOINT RITUAL a mis tout le monde au pli de saucisse du Philou Anselmo...


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...Qui a bien entendu toujours la langue bien pendante en rabrouant son stand-up de remarques sarcastiques tel que :

« Est ce qu'il y a des gens qui aiment Megadeth ? »

Et à tous ceux qui ont levés le doigt en mettant beaucoup de soin dans leur apparente négligence à répondre de manière positive, il leur a répondu : « Ok tu crains !! »

Le sludge cradingue du band avec ses morceaux de death a apposé autant sa force herculéenne que par son envergure à baisser le rideau du week-end, pour faire profiter d'un show aussi chaleureux qu'une beuverie entre pote. Le combo étant à la base un supergroupe avec Jimmy Bower à la guitare  (Eyehategod : pour deux show dans la journée), le Philou au chant, Kevin Bond (guitare), Stephen Taylor (basse) et Joey "Blue" Gonzalez à la poumpou (Philip H. Anselmo & the Illegals, Warbeast), le combo a défrayé sa bourrasque sonore avec coolitude.


Si musicalement ce n'est pas du tout ma came le métal symphonique, j'ai été agréable surpris de la qualité du groupe NIGHTWISH, dont le show m'a complaisamment séduit, et le groupe était même étonné en passant en épilogue du festival d'obtenir autant de plaisir.


Puis le Hellfest 2015 était déjà fini !


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En regagnant la pénates de ma nuit, seules ses jambes dépassaient du fossé, en m'avançant je diagnostiquais qu'il n'était pas en hypothermie mais qu'il dormait comme un nouveau-né avec comme doudou une bouteille d'alcool. Apparemment il n'était même pas parvenu jusqu'à l'entrée.

Dire qu'il y en a qui n'ont pas obtenu de place cette année encore.

Merci à tous bénévoles, au crew du Hellfest et à Roger Wessier pour ce somptueux dixième Hellfest.


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vendredi, août 15 2014

Ride the Lightning


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REPORT XTREMEFEST 2014


A quelques encablures kilométriques de l'endroit où je réside se trouve le meilleur festival de musique amplifiée du sud, le seul et unique : XTREMEFEST.


Ce report mucho caliente sera fleurit par une odeur de jasmin, parce que cette fois-ci j'ai fait le choix de réaliser un chemin de croix inversée, pour rendre un compte-rendu écrit dans la marge du partisan.

Je vous souhaite une saine lecture, ainsi qu'un bon voyage intersidéral de l'ère du crétacé dinosaurus à celle de la crête en désordre !

Ok, j'attaque donc la quarantaine avec sérénité par une souplesse bien plus conséquente qu'auparavant, cela me permet de ne pas avoir le moindre doute sur mes intentions louables de retranscrire un reportage exclusif directement du bas de l'échelle sociale.


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Je n'avais toutefois aucune intention de me précipiter comme cette jeunesse hasardeuse, reconnaissable entre toute, et qui pour la première fois brandissait son hymen avec l'insouciance de son corps juvénile dans l'antre du nouveau site de l'Xtremefest. Et oui après une première édition réussit dans le trou du bassin carmausin, le festival a pénétré dans un nouveau lieu (Rappel : report mucha caliente), pour permettre à son essor une évolution constante et pérenne.

Le festival recommence pratiquement tout à zéro, car il n'a pas eu le temps d'installer totalement un lien par rapport à un lieu, à une ambiance, une atmosphère, à transmettre une/son identité singulière.

Le public cherche en ce premier jour sa cohésion, et cherche une incarnation identitaire à l'xtremefest. On le sent hésitant à se réapproprier les lieux encore. Il est plus dans l'inspection que dans son immolation de désir de vivre l'instant présent, en vibrant comme un sextoy spongieux. Mais ce n'était qu'une question de temps d'adaptation, de captation de ce nouveau territoire.

La première constatation visuelle c'est que le site manque d'ornementations. Alors bien sûr il dispose de quelques éléments, et Monsieur Jean de la Fontaine  (1621-1695) a bien raison : "tout vient à point à qui sait attendre".

La baudruche dinosaure gonflable est superbe, mais présente seulement le soir. Elle constitue pourtant la créature identitaire du festival, marque son emprunte décorative à elle seule. Car depuis que le grand frère Hellfest est devenu une institution, on a assimilé les différentes ornementations qui ont pérennisées la réussite de sa recette singulière, afin de réguler son identité par le biais cognitif d'une décoration unique, et d'y intégrer son indépendance visuelle.


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Un festival aujourd'hui se doit d'être global, outre la musique, le visuel a son importance, car aller à l'Xtremefest se doit d'être différent que d'aller à un festival lambda, dont le nombre pullule pendant la saison estivale partout dans l'hexagone, et dans toute l'Europe. Se démarquer du nombre a toujours vigueur primordiale pour parvenir à incarner un mythe, et j'en sais quelque chose. Je ne parle pas de prétention factice, je parle de symboliser, de figurer une singularité unique.

Hors ceci est un acte fondamental dont les festivaliers présents à Albi en ont conçus la réalité pour qu'il devienne l'unique et grand festival du sud, disposant d'une telle programmation musicale, comme de retrouver une communauté et partager ses cultures est une affirmation d'appartenance.

Tout cela n'est pas qu'une sensation évasive, on sait qu'il y a déjà dans ce festival une indépendance libertaire qui s'est créée, et avec elle une communauté spécifique, qui fait écho au Hellfest forcément on ne va pas se voiler la face. Je ne dis pas que ça y est l'Xtremfest part dans la lignée du Hellfest dès à présent, mais qu'il a la possibilité de marcher sur ses pas, ça oui c'est évident.

D'ailleurs cela serait une omission félonne que d'accomplir une telle transgression, tant le Hellfest est la fondation sine qua none pour valoriser, propager, que dans la nation de l'exception culturelle de la gastronomie et des grands crues du vin « goutu ça a du retour », il y a autre chose de bien plus intéressant et palpable pour casser les images d’Épinal que les étrangers possèdent de la France.


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Alors si pour cette seconde édition, le public reste encore coaliser dans le bassin midi-pyrénéen, il n'empêche pas que lors des prochaines instances festivalières, nos allié(e)s européens se joignent à nous pour un week-end complètement Xtrême !!!

Mais une chose est certaine, ce festival sera avant tout ce que vous en ferez.

C'est le public qui va y élever son âme, qui va propager la déflagration de son identité, qui va préserver son existence. OUI, c'est vous qui allez le façonner à votre image, sachez lui donner l'impossible et il vous ouvrira le cœur, pour qu'à jamais subsiste dans les pulsations de votre corps nostalgique, l'époque où vous avez vécu quelque chose de bouleversant, et d'essentiel pour vous construire, vous forger, vous guider à travers votre vie.

L'Xtremefest est le rassemblement de vos inhibitions respectives, on ne triche pas, on vit l'indispensable instant à travers le spectacle vivant d'un crossover musical intense, et intensif.


VENDREDI c'était 3,2,1...zéro


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C'est SEYLEN qui découvre sa musicalité au préalable (où çà ? à Albi), par un set où le combo s'effeuille timidement, donnant l'impression que le jeune combo était un peu tétanisé d'ouvrir, et d'être sur une scène aussi imposante que la X stage. Seylen faisait partie des groupes ayant gagné sa place lors d'un tremplin organiser en amont par les organisateurs. Leur place n'était pas usurpée tant leur mélange de post métal avait la djentition idoine pour croquer un public avide d'en perdre son dentier. Il est a espéré que Seylen a profité de l'instant et n'a eu aucun regret par la suite en se disant qu'il aurait fallu...Et si on avait...Auquel cas, la règle numéro en arrivant sur scène c'est de se saigner à blanc, manière de ne rien déplorer par la suite (par où ?).


La bourrasque grindesque ABORTED a levé des mains en forme de corne du diable et de corne de gazelle dans le public méditerranéen.

Le son à l'intérieur était très bon et nous a réconforté tout au long du week-end, chose qui diffère de ce que j'ai pu lire. Si tu as un son brouillon qui t'arrive au chiotte c'est normal, mais si tu es pointilleux et que tu veux avoir le meilleur son d'une salle tu te mets juste devant l'ingénieur du son CQFD.

Je réitère, mais la qualité de l'acoustique sera un des axes primordiaux pour se démarquer des autres festivals. Tout ceux qui ont trouvé le son de la salle trop fort et trop grave avaient soit de la merde dans les feuilles, soit la même audition extra-performante que Superman. Bon ceci dis, je reconnais bien volontiers qu'à mon age les fréquences ne sont plus les mêmes, et on prend l'habitude de mettre le volume sonore en toute occasion à celui du troisième age de Lemmy Killmister.

Aborted a disposé son empreinte par une grosse présence scénique. Ces gars ont écumé/scié les planches depuis des années, cela se voit, se sent. Par corrélation il y a une très bonne réactivité avec le public, qui du coup n'est pas du tout chauffé à blanc, mais chauffé à chaud par la teneur cyclonique qu'Aborted abat dans un déluge de feu sonique, et dans une profusion de testostérone primitive. Le groupe a mangé puis dévoré littéralement son public en disposant ses atmosphères putrides et de l'avalanche de ses crépitements de grind/death, qui au final nous ont susurrés dans les parois ensanglantées de nos oreilles :


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Celui qui a eu la géniale idée de mettre les pancartes d'affichages utilisées pour les élections (pièges à cons) et laisser de quoi placarder les événements à venir des festivals, concerts et autres...devant l'entrée de l'Xtremefest, devrait avoir une statue à son effigie. J'espère que cette initiative sera présente au Hellfest et qu'une affiche géante de l'Xtremefest 2015 y sera visible.

L'entraide est le nerf D.I.Y de la scène underground, son feu sacré ! Et le feu sacré est l'élément divin qui a besoin du concours de l'homme pour être entretenu.

Par contre tu trouveras toujours un assaillant pour l'éteindre avec un pull autour du cou, en te demandant si c'est normal de perpétuer ce genre d'immaturité ?


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Un vent de fraîcheur punk s'est fait jour après le souffre du grind/death d'Aborted, THE REBEL ASSHOLES en agitateur de la connerie punk rock nous a propulsé leur vitalité émotionnelle sous une ondée passagère. Le groupe a fait tonner le feu électrique avec la foudre du ciel qui promettait de s'abattre de façon plus que conséquente, tant les cieux viraient au sombre des ténèbres.

Le public était un poil mou, dans l'esprit rock'n'roll d'un petit club un jeudi soir d'automne, mais The Rebel Assholes n'en avait cure puisqu'il a joué avec cet intrépide mélo au cœur tendre qui fait battre le pouls punk, irrigue le rock, afin de déboucher les artères passionnelles. Il y a du Burning Heads chez ces gars, il y a cette folie créative d'émouvoir avec des mélodies qui tiennent autant au corps qu'à toucher le cœur. La cover des sheriff « pile ou face » était le trait d'union qui a relié petit et grand au show des montpelliérains, si celle-ci vous a plu, sachez qu'elle est disponible sur CD dans la compilation « Génération Sheriff ».

REAL DEAL est arrivé sur la plus petite scène, la "Zguen Stage", hommage au Zguen Fest, l'ancêtre novice et formateur de ce qu'est devenu l'Xtremefest. Le groupe a retourné la pression atmosphérique avec un HxC combatif, pile dans l'esprit d'urgence face aux éléments pluvieux. Les gars ont eu le mojo en érection pour éclater leur tambouille, et éclater un public en réelle demande d'explosion.


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GOJIRA était venu propager la fureur des âmes en feu à l'intérieur du gouffre de la Mainstage. La nation de l'ovalie a donc levé une ovation au groupe mondialement réputé, et pourtant Gojira n'est pas arrivé comme Godzilla avec une grande gueule, puisqu'il s'est souvenu du temps où il faisait le tour du south des festivals ( moi je me souviens surtout du Summer rock festival de 2006 à Carmaux ), des salles de concert, jusqu'aux bars bas de plafond et pizzerias, pour qu'aujourd'hui après toutes ces années d'effort, il constate humblement son cheminement parcouru devant des personnes du coin où ils sont partis (le sud-ouest de Maïté : " Mais non c'est pas gras le confit de canard qui mijote dans 1L d'huile d'olive" ).

La boucle n'est pas pour autant bouclée, car Gojira n'en a pas fini avec les rednecks, on lui prédit une nouvelle venue à Albi tant leur set fût conséquent, et aboutie.

J'étais au fin fond de la salle et Guillaume Circus de l'émission radio Joining The Circus et Gwardeath de la Gwardeath mixtape sont venus me retrouver avec l'air décontracté des gars qui ont enfin vaincu leur adolescence le week-end dernier.


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Gojira a envoyé de quoi faire trembler l'ossature de la salle, pour ouvrir des fissures aux murs par un son monumental. C'est vrai que la noirceur/froideur de Gojira répond à la même sépulture/banquise que celle de Supuration. On y entend le même écho profond.

Pour le show, les lights étaient subliminaux, on y voyait les effluves des lumières soulignant à chaque changement discographique la couleur dominante des albums. Le gros son foudroyant de cette masse d'acier a soulevé le cœur, tapé le cerveau par une succession d'atmosphères prégnantes à alourdir leur impact tribal. Il faisait chaud. Pourtant le son de l'air effraie au point de résonner dans cette salle, de ce fait on avait l'impression d'être dans les enceintes mais comme la boule de flipper..qui bouge, qui bouge de Corynne Charby. 

« Est ce que vous êtes vivants ? » dixit le chanteur. Franchement, comment en être certain en dansant sous le napalm du groupe ?


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La masse volumique que Gojira remue est aussi gigantesque que l'amplification de son aura désormais.

Il y aura une fausse fin pour foutre la frustration, le truc que je n'avais pas vu en concert depuis la sortie de James Brown sur scène à Toulouse au palais des sports début des 90's. Bien entendu le groupe revient battre le fer encore brûlant pour le coup de guillotine finale. Fin !


Ouchhhhhhhhh, dire que BZP passe juste après, cela me semble difficile, voire même quasiment impossible de juguler les esprits après cette foudre insondable de profondeur.

Nous sortons du brasier de la salle pour retourner à l'extérieur, devant la Xstage où la température est nettement plus fraîche, le groupe commence en plus sous une pluie battante. Le contraste est saisissant. On vient de s'enfiler la moiteur death 2.0 de Gojira l'éminent, pour le crépuscule du théâtre des horreurs que propose BLACK ZOMBIE PROCESSION.

Cela peu paraître démesuré comme rapport de force, mais déjà on sent le changement de mood !


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BZP est un super concept en soi, tant il engendre une pléthore de référence, de clin d'œil à la sous-culture. Mais il est à noter que c'est leur crossover musical qui est le plus intéressant, car celui-ci est véritablement une avancée en la matière. Là où la plupart des groupes ont inséré des styles à leur sauce, on en est toujours resté calfeutré dans le giron très limitrophe de ces styles.

BZP va plus loin, d'une part parce que les musiciens qui le compose sont d'incroyables croqueurs de culture, et qu'ils ont eu la capacité de jouer dans différents univers et de styles musicaux médians. Cette envie de confondre les styles pour un crossover hyper hétérogène est une réussite, d'autant plus que leur dernier opus en date « Vol. III : the Joys of Being Black at Heart » a passé le mur du son afin d'embraser le MétAl et le Röck dans le même feu de joie.

L'intitulé de leur style fait référence à leur culture du bis : Horror Core. Je n'hésite pas à l'affirmer une seconde, car j'y ai réfléchi des heures durant la tête reposée en mode geisha philosophe : Ce groupe est à l'avant-garde, ce qu'il inscrit correspond à ce que demain sera.

Le public ne connaît pas pour la plupart le groupe, dire qu'il y a des réticences est une réalité féconde qui s'anéantira par la performance de BZP. Le set débute et les appréhensions s'estompent, la pluie s'abat en même temps que la détonation BZP fait son office funèbre, et délivre toute sa force de frappe. C'est une tuerie apocalyptique. Le son est très bon, Nasty Samy est en mode commando, c'est lui qui a créé et façonné le groupe.


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Ce soir nous faisons face à un groupe unifié, prêt à se sacrifier sur l'autel de la consécration, à relever ses manches pour braver son rôle de challenger.

Des étincelles de styles se jumellent les unes aux autres, l'impact que dégage le groupe est prolixe et le public en ressent les vibrations positives, prit dans l'intensité d'éclairs fulgurants de mélodies, de breaks rythmiques, de fureur sonique. A nouveau, nous venons de subir un gros choc thermique, et enfin leur crossover est assimilé par l'assistance, chacun y trouve un écho, une résurgence, un appel, quelque chose qui l'interpelle, que ce soit un riff, un rythme, un break, BZP est un continuum musical, une boule de feu dont l'intégrité, et la loyauté à toute sa culture est une immense preuve de respect et de passion, que le public découvre, sent, entend.

Les gars ont l'air vénèrent, adoptant les codes de la survie et celui des seigneurs de la guerre dans un slasher dont nous sommes les victimes consentantes. BZP impacte son volume sonore pour une décharge d'hémoglobine, le combo est vraiment dans sa bulle, en plein dans le centre névralgique de son ébullition, chacun apporte le meilleur de lui même, Elie Bats redouble d'intensité dans son chant, l'amenant au crépuscule de la violence putride. Franz OA Wise propulse le son vers les ténèbres avec une basse hachoir qui découpe dans un amas de chair sanguinolente. Fre bat la forge de vulcain et attise le brasier d'Héphaïstos.

Nasty joue au touch guy en délivrant des tappings et autres riffs saillants de métOl-HxCore-Rock avec la rudesse de délivrer des terreurs nocturnes à tous les gratteux du pit. Oui les références sont rapides, à la vitesse des films d'action d'aujourd'hui, ton cerveau n'a plus le temps d'intégré tout à la fois, c'est normal, mais ne t'inquiètes pas, tu as tout ingéré.


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C'est dans toi maintenant, cela va t'affûter les sens, c'est subliminal, et tes prochains cauchemars reviendront perpétuellement te rappeler le nom de ce groupe d'un rouge vif.

Je trouve cependant qu'il manque vraiment un supplément visuel qui permettrait au combo de passer au pallier supérieur.

Il s'avère évident que Black Zombie Procession a dérobé les âmes du soir, que c'est le groupe qui aura marqué le plus les esprits, peut-être qu'après la commotion du week-end vous n'avez pas réalisés, que c'est encore diffus dans vos têtes, mais n'ayez aucun doute, le contrecoup sera violent, manifeste, car BZP est l'avenir. Il vous faut écouter toute la finesse, la rapidité à laquelle son dernier album en propage l'aspect le plus fécond, et le mouvement perpétuel qu'un telle missive sonique devra dans quelques années affirmer avec le culte de sa renommée, que BZP a marqué son empreinte, et vous public de l'Xtremefest vous pourrez alors témoigner de son impact scénique.

Le set se termine, il n'y a plus une goutte de pluie, juste le son continu des craquements de nuques qui se répand dans la nuit obscure. Le final retentit, l'action se termine avec la musique du film Terminator.


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SMOKE DELUXE est un groupe de Punk'n'roll un poil gras 70's, assez cool pour fluidifier de sa légèreté. Les festivaliers se sont dynamités à la réciprocité existante entre la musique de Smoke Deluxe et le malt d'une bière blonde. Je constatais que deux membres de l'orchestre de l'Opium Du Peuple font partie de cette escouade rock'n'rolienne. Je ne connaissais pas du tout ce combo, qui a réalisé une prestation bienveillante et dans le mood rock'n'roll qui nous a fait oublier un temps la température contre nature de cet été maussade. Je pense même que le physique musical du groupe a pu induire à faire mousser quelques culottes féminines au passage.


C'était au mois de mai dernier que les SHERIFF ont entamé une tournée de reformation, dont vous pouvez en lire le reportage lors de leur entame à Toulouse dans la salle du Bikini dans l'excellent WBZ. Je vous en conseille la lecture : $hériff fais moi peur ! !

Dans la fosse de la salle, le public s'est massé ( la nuque aussi ) en attendant que les vétérans leur propulse des électrochocs ascensionnels par le biais continue du parcours discographique des Montpelliérains, saturé de tubes en puissance.

Le set a débuté et je constate que le combo a changé sa set list, puisqu'il débute tambour battant par une avalanche de hits. La salle toute entière a entonné la coolitude punk 80/90's des Ramones de l'hexagone, et commença à répandre une bruine épaisse à cause d'une transpiration excessive. Je ne veux pas dire de conneries, mais à trois mètres de la scène j'ai pu constater que Geoff le gratteux des Nelly Olson et sa compagne Céline étaient capables de répandre une grosse part de cette bruine, affirmer que se soit eux uniquement me semble exagérer tant les personnes à côté d'eux étaient dans le même état de sudation.

C'était peut être trop rapide pour eux les Sheriff !


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Bon, entendons nous bien, ce groupe est une institution dans le sud, leur venue est à elle seule responsable, et je le pense sincèrement, de la moitié des billets du vendredi au moins. Les quinquagénaires ont fait des fractionnés dans le pit pendant que le groupe assurait une dynamique avec bien plus d'amplitude que lors de leur début de tournée. Preuve s'il en est que les rouages sont complètement huilés désormais.

Je ne vais pas vous énumérer tous les titres parce que putain, QUE DE TUBES !!! Joués avec le fun qui caractérise le son des Shériff, et l'esprit bouillonnant qui va avec. Un set vraiment très, très cool ! Les nouvelles générations Y et notamment les deux grands Vincent et Raph du groupe hammerton pride, ont pris le fer rouillé du punk rock en plein dans les cages à miel, en plus des émanations de chien qui pue des quinquagénaires trempés comme des soupes.


Passons au cas HAVOK, qui est juste en fait un péché véniel. Puisque il ne fait pas avancer d'un centimètre avec son revival thrash 80's mais il le fait très bien. Le groupe a rugi l'agonie d'un monde croulant sous le poids de sa défaite, et le sarcasme de ces types est un mélange de thrash malicieux et de heavy ironique. Si vous connaissez déjà ce groupe par cœur pour l'avoir entendu il y a déjà plus de 20 piges de cela avec des groupes de thrash basiques, dîtes-vous que celui-là possède une production contemporaine qui ne recule devant rien pour abattre un son écrasant.



SAMEDI c'était Condamné à brûler


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Cette année les stands sont conséquents, et il y a plus de disques que de shirt, ce qui diffère du Hellfest. J'ai pu fouiner dans la distro de Carlos le Christ (il s’appelle Christophe) de Mazamet et pas de Nazareth, ouaie le gars aux yeux de taupes que je glorifie à la fin de mon report du hellfest 2011. Présence remarquée aussi de Useless Pride Records gorgé de bacs épais, ainsi que de l'excellent disquaire d'Albi et le meilleur du Tarn : Sky Valley Shop.

Au stand Kicking Records j'ai retrouvé le boss, Mr Cu !, manager des Shériff, qui m'est apparu aussi fringuant qu'auparavant, avec le galbe d'une silhouette de marathonien Kényan et la tenue vestimentaire d'un collégien de cinquième, amateur de SK8.

Pour la petite histoire, Mr Cu ! n'est pas venu au Hellfest cette année, il est resté cloîtré dans un lit en baldaquin vêtu d'une moustiquaire à Aix-en-Provence, à cause d'une paralysie lombaire assez éprouvante, au point que que sa compagne lui a témoignée la pitié ne de pratiquer uniquement la position de la tarentule pour accomplir le devoir conjugal.


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Oui l'époque est maligne et nous déleste de sa plus odieuse vérité, Mr Cu ! n'a plus la capacité physique de jadis, fini de prétendre être le perchiste de Bamako en jouant à la sulfateuse éthiopienne.

GAME OVER !

Et un bourre-pif, un ! Heyyyyyyy, je dis pas que c'est bien...je dis que ça soulage !!

Je constatais alors cette gêne dorsale par le basculement incessant qu'il pratiquait tout en parlant, me soulignant par ce fait la mollesse des gérontes avec l'adage : " Avec l'age la raideur se déplace ".

C'est dur ! Enfin non, non, je voulais plutôt dire : C'est cruel ! Oui voilà c'est mieux et convient davantage à ce que ce saint homme traverse comme tracas existentiel, dont le lit médicalisé présent au festival en certifiait l'horrible déchéance. Enfin ce lit ressemblait davantage à un bain de soleil qui par ailleurs, devenait paillasse obstétrique selon la personne qui l'utilisait.


Réveil au cri de cochon de SMASHED d'emblée sur la scène Xstage et pas interprété avec des pieds de porc.

Les gars ont joué dans le fun des breaks & des compositions bien fournis. Ce fut une très bonne surprise. Il n'y a pas de bassiste par contre, le son est donc plus clair qu'à l'accoutumé. Smashed a apposé son grinddeath avec des références ciné tel que « Street trash ». J'ai adoré leur humour, notamment avec leur titre «  anal blood » pour les fans de sport extrême.

Ce groupe m'a fait son effet et je constate une fois de plus que le death/grind a vraiment supplanté le punk rock en matière de provocation libertaire, et Smashed en est la preuve.

« Le prochain morceau n'a pas de parole, il s'appelle : ALZHEIMERRRRRRRRRR ».

Ah putain les cons, c'était excellent, merde ça crevait les yeux !!


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Par contre je n'ai vu personne du groupe après pour assurer le service après vente de leur unique démo, shirt, gravure sur peau de cochon, mug, etc...C'est dommage.


Le HxC frontal de WOODWORK fut sympathique et cool avec des gars qui ont joués avec le sourire et loyauté au style. Le ciel était presque tout bleu, et Woodwork a ajouré les festivités de manière à frapper par son intégrité musicale face à cette génération de tatoué/percé digne rejeton du chef raoni, avec des rondelles de 20 dans les feuilles et la pilosité de Demis Roussos en 1975. D'ailleurs cette génération ne masque t'elle pas son ascendante fashionita contemporaine face à des trentenaires qui étaient encore au bar en train de refaire des solos de air guitar imbibés par une profusion d'alcool fort, et des quinquagénaires usant de mantra yogi pour amener les bonnes vibrations dans leur corps astral ? Oui, le look a une importance primordiale dans ce que véhicule les codes du rock'n'roll, c'est indéniable de son attractivité et de son unicité.

Le public du Xtremefest est looké, génial et cool !


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Woodwork a fait son job, le public n'était pas à fond dedans au début, mais après un échauffement salutaire, les karatékas de la capoeira ont commencé à ronger le tatami goudronné par un combat à la régulière, fille incluse.




Le papier carbone de SMOKE DELUXE était fonctionnel puisque le groupe a joué pour la deuxième fois du week-end suite à l'annulation de  STRAIGHTAWAY. Là il était passé sur la scène moyenne de la Xstage avec un gros rock très putassier pour faire bouger les petits culs du fest. J'ai trouvé que l'attitude altière de la part du chanteur, à apposer une éclatante vérité quand à la teneur maladroite de leur set.


La nuit des longs couteaux de BLACK KNIVES s'est avérée être de fines lames du HxC brutal.


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Ce groupe fait partie des formations en devenir. En digne outsider il a affronté la scène en la longeant de long en large pour galvaniser le combattant et impressionner un hypothétique adversaire. Black Knives a très vite pris l'ascendant, et a aligné ses knock-out totalitaires.

Il me semble que la quasi intégralité de leur album "The Thirteenth Hour" a été joué de façon à nous exploser les tympans et à nous faire ressortir les yeux des orbites. Les jeunes lionceaux ont rugi dans la fosse et leurs cadavres jonchaient les airs. Le gros son qu'a envoyé le groupe a défoncé la flore intestinale car toulousains et albigeois se rentraient dans les côtes flottantes sans discontinue. C'était la guerre et putain mais où était John Rambo ?

Black Knives a fait trembler le pit comme un ring de catch après une Diving hurricanrana, il a filé des uppercuts soniques que dans le sud on nomme de mornifles, et çà, ça fait mal.

Le wall of death qui fut pratiqué était une rentrée en mêlée impressionnante qui a permis de dessouder le public pour un set de furieux juste après. Le panel technique des combattants dans le pit était très large, et les comportements s’inspiraient des autres pratiques de combat du métAl et du HxC au sens large. L'ébullition que Black Knives a apporté dans son set, a témoigné de sa vigueur à devenir un grand maître guerrier en la matière sonique.


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L’ère moderne a introduit les règles du pit dans la boxe HxC, notamment avec des protections dentaires, le sol d'un ring souple, des rounds plus denses et des catégories de poids.

A l'xtremefest le pit c'est la loi naturelle de la fosse aux lions, les rounds sont tout aussi durs que le sol qui les accueille, il n'y a pas de protection mis à part celle de tapoter peinard du pied au fond, aucune catégorie de poids et de sexe, tout est oldschool, mais toujours dans les respect mutuel de s'éclater.

A ce jeu c'est toujours la ligue des justiciers de la Mosher Team qui gère le mieux l'affrontement. Ces guerriers ont indubitablement l'âme des glorieux combattants qui réalisent l'ossature pour que l'impact entre ce que le groupe envoie comme furie musicale, et ce que le public renvoie comme décharge passionnelle demeurent l'épicentre de la déflagration. Oui la Mosher Team est une dynamo, et elle éclaire les ténèbres du pit.

En m'entretenant avec Tristan leur leader revenant de l'Obscene Extreme Fest en Tchéquie, toujours le sourire aux lèvres et le cri guttural d'une jouissance sans commune mesure quand il se défonce les lombaires dans la fosse, il m'a rapporté une remarque judicieuse : L'Xtremefest devrait enlever les barrières de sécurité devant la scène, pour un rapprochement plus conséquent et une relation plus contiguë entre l'artiste et le public. Un changement qui lui apporterait une façon de se différencier avec un côté plus oldschool. Oui comme avant, alors je dis chiche, des concerts dans des petites salles où il y a une grosse ferveur j'en fais tous les ans et il n'y a pas de barrière.

Quid pour les photographes ? Les secours ? Le personnel du service d'ordre ? De la chatte à la voisine ? etc...

Tristan me témoigne aussi son désir d'organiser et de développer des concerts dans la région de Montpellier pour promouvoir la scène grind française, je laisse aux différents groupes le soin de le contacter si cela les branchent, sachez que cette idée est venue par l'égide des promoteurs de salles et de bars qui ont remarqués que quand La Mosher Team se déplaçait, les concerts disposaient d'une ambiance étonnamment excellente. Je pense que tout est dit rien qu'avec ça.


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AUTHORITY ZERO a fourni une très bonne énergie scénique pour un power punk mélo avec parfois des pointes de rock indé. Le chanteur performeur nous a donné une performance pendant un chant irlandais a capella au point parfois d'en faire des caisses aussi. Le groupe a disposé d'un bon esprit d'entreprendre le public par la voie de l'énergie, ce qui a engendré une détente auditive par rapport aux afflux répétitifs violents de la programmation du fest. Un souffle d'air plus cool est toujours souhaitable pour se remettre le cerveau au moins dans le sens de la marche. Le son en façade a lâché un temps relativement furtif mais a amoindri les effets du groupe toutefois. Le chanteur était le plus impressionnant, il donnait un max en allant au contact et a personnifié l'âme du punk rock émotionnel selon moi, avec cette débordante générosité, ce chant troublant d'agitation interne.

Guillaume Circus m'a annoncé par la suite que ce groupe était trop mélo, même pour lui. Hein ?!?

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La différence entre le revival thrash et le bon vieux thrash à papa c'est que l'un personnifie la surexcitation d'un style ancien au point de l'affubler d'une exaspération à son paroxysme, et l'autre la continuité carriériste de groupe pas foutu de faire autre chose que ce qu'ils sont capables de faire de mieux.

ANGELUS APATRIDA c'est du bon vieux thrash à papa, super oldschool, dans l'esprit du combo OVERKILL. Un concentré de thrash super cool, efficace et très bien interprété. Il y avait un guitariste qui nous l'a joué à l'espagnole, assis, bon ok il avait un plâtre.

Je me suis régalé, éclaté d'entendre à quel point ce style était capable de faire remuer les foules malgré son age. Le groupe a avoiné un set grandiose, sans concession. Les espagnols nous ont remués les castagnettes avec un fer à souder, UH !


La confirmation live du HxC oldschool 80's de YOUTH AVOIDERS a permis à bon nombre de personne de confirmer leur présence au kinésithérapeute le plus proche dès la première heure du lundi.

Comment ne pas rapprocher ce groupe avec le Gorilla Biscuits/Minor Threat sound ? Avec wahouuwahouu des guitares claires mec pour du HxC, cela faisait des siècles, et des morceaux qui s’enchaînent les uns après les autres cela fait toujours son effet. Un très bon set, toujours très actif, avec de la bonne énergie, et une once de modernité dans le son rock'n'roll.

La Zguen stage a branlé comme chez un célibataire endurci, qui s'aperçoit que la maladie de Parkinson réservera une inattendu bénédiction dès qu'il ira se soulager au toilette.

Un très bon moment passé avec ce groupe, vraiment, qui mérite amplement la notoriété de leur premier album éponyme, tout aussi effervescent que leur live à l'Xtremefest.


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Finalement j'ai eu le son et une prestation à la hauteur de l'étranglement fatal attendu avec SUFFOCATION. Gros coup de cœur pour ma part. De quoi remettre une oreille attentive et très urgente sur leur dernier album "Pinnacle Of Bedlam", qui m'était apparu monolithique, là c'était la guerre du feu avec des bazookas.

Le bassiste est un géant de la basse, putain il fait des solos où quoi ?? Le combo a fait bouger avec insistance des grosseurs de death qui ont éclaboussées les consciences.


A peine après avoir été pris à la gorge par Suffocation, je prend la tornade ricaine punk mélo de A WILHEM SCREAM. Mon pote Junk m'avait briefé auparavant mais je ne m'attendais pas à une telle déflagration. Les gars sont hyper pêchus, et ils ont le cool dans les veines avec une énergie capable d'éclairer en actionnant des dynamos la ville de Los Angeles pendant huit décennie au moins. Whaouuuuuu, ces types jouent en envoyant la patate chaude et le sourire avec une facilité déconcertante. Incroyable de vélocité et d'énergie communicative tout le long d'un set déroulé à 400 km/seconde. La démonstration s'est faîte dans la torpeur d'un pit en surchauffe. Des tappings à la gratte, à la basse, écœurant de maîtrise. Ce groupe joue un minimum de 150 dates/an tout de même, le boulot s'avère payant. Les nouvelles générations Y et notamment les deux grands Vincent et Raph du groupe Sonic Geek Assault ont pris le fer décapé du punk rock en plein dans les cages à miel.

Même après le punk mélo du groupe, je sentais tout de même que les punkers en avaient assez de la douche métOl dégoulinante d'hémoglobine, sang suffisait pour eux...


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...Un peu de coolitude punk rock alors, afin de panser les plaies avec JUSTIN(E) était bienvenue.

D'ailleurs les punks frenchies ont attiré la foule pour la connerie dont est capable de fédérer le punk hexagonal. La provocation du groupe a permis d'attiser par touche de sarcasme un rapprochement aux textes sombres que Justin(e) noie dans leur musique punk. L'assistance connaissait les maux et s'est laissée sombrer dans ce mélange poétique de noirceur et de connerie.


Mais une autre noirceur m'attendais. Je diverge donc de là pour CONVERGE. Toujours aussi irascible avec ses atmosphères languides et étouffantes. Il s'avère difficile d'être happé par l'hermétisme musical du groupe et de sa chape de plomb exténuante, même si la force du groupe réside dans cette centrifugeuse sonique. Car Converge est un magma ébouillanté de douleur et d'affliction chaotique. Le groupe est allé au bout de son bouleversement sonique avec ses nuances anarchiques, souvent écrasantes de profondeurs. Converge est un tortionnaire du mathcore qui en veut à notre peau, dépeçant le cuir de notre protection pour une mise à nu émotionnelle, où se bouscule l'effroi de prendre un plaisir sadomasochiste à être fouetter de la sorte.


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Juste après, sur la Xstage, le HxC mélodique de BANE a ravi par son peps cool. Le chanteur est arrivé avec la dégaine d'un routier de l'Illinois, casquette et chemise de bûcheron. Déjà c'était totalement différent de la nébulosité de Converge, alors on reprenait pour ainsi dire goût à la vie.

Leur set était tranquille, possédé par une effusion sincère pour du hardcore, mais il a manqué un truc pour que cela le fasse vraiment. Comme si le groupe n'était pas à fond dedans, où aussi que la dilution avec l'univers bilieux de Converge faisait encore masse.

Le chanteur a scandé « We are Bane from Massachussets », et le gars avé l'accent à côté de moi m'a demandé  : "Il a perdu sa chaussette con ?" Uh !


CONFUSION est monté sur les planches de la Zguen stage et a joué sa vie, sans regret, car le regret est un diamant qui fait briller l'éternel désir inassouvie de sa toute puissance. C'est dingue, le chanteur ressemble à l'acteur Michael Cera (Juno), et le bassiste en voulait à ses meilleurs potes de l'avoir enculé profond, je pense que d'emblée on partait sur de bonne base pour un HxC de furieux.

Le chanteur gesticulait en mimant un mélange de danse des canards et du hip hop des 80's. Oh pitain ces gars sont décidément trop cool ! Le combo Lillois a délivré le suc névralgique de leur adolescence par une énergie contaminante.

J'adore les gens du Nord, tous ceux que j'ai rencontré étaient chaleureux, vraiment cool, Confusion tu savais qu'ils venaient du bout du territoire, car ils avaient la peau aussi blanche que des dragées fuca dans un verre de lait.

Allez écouter Confusion, et rappelez vous surtout que c'est le trouble juvénile à son incandescence hardcore, et qu'ils sont encore plus blanc que le nouvel omo.


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NOFX ? Sérieux j'ai vu que le final, car juste avant je suis allé voir MrCu! en train de se nettoyer les bronches avec l'anesthésiant de chez pernord/ricard.

Il y avait un gars avec lui, un dénommé Kamel (oui comme le magicien). Le mec vient de Paris (oui comme les champignons). Il m'a débité avec la rapidité confuse de sa provocation capitale, le sermon du métropolitain lambda quand il termine son deuxième gobelet de jaune, dont le dosage s'aggrave au fur et à mesure de l'effet magique que cet apéritif produit en devenant un digestif, voire du plâtre quand tu parles trop. Kamel le magicien a toujours pas compris le tour à l'heure où il dégueule encore certainement. Comme c'est une lumière des tournées des Shériffs depuis 1993, Il m'a expliqué qu'il éclairait Jane Birkin chez les Prudhommes mais uniquement le premier mai, et qu'il appréciait l'état d'esprit du sud avec la détermination d'un car de supporter de croix gammés devant un marseillais. J'ai pu constater que Rachid a un cousin à Paris qui tient autant le ricard que lui le rosé pamplemousse par contre.

NOFX est le groupe qui a rameuté le plus de monde, j'ai jamais suivi sa carrière, et j'ai pas un disque chez moi, rien.

La bande son pour faire du SK8 dans mon bled de 1500 bouseux, c'était du thrash, le crossover de D.I/M.O.D & co, et le rap de Public Enemy/L.L.Cool.J.

NOFX est arrivé après cela, fini le SK8, direct la liberté motorisée d'une vroumvroum, quand je commençais à me faire sucer la bite sur Nirvana, Therapy?, Helmet ou Prong.

Selon moi, NOFX a fini son set avec cette silhouette qui dessine à merveille les formes ventripotentes conformes à l'indolente vie de patachon que le désinvolte bouffe à satiété dans la guimauve velléitaire de ses choix aléatoires.

Félicitations à toi si tu as lu cette phrase d'une traite, c'est que tu as le souffle nécessaire pour poursuivre ce report.


RED FANG ? J'aime pas ce groupe, je suis franc, je trouve qu'il existe d'autres groupes mille fois meilleurs que lui, mais j'étais satisfait d'entendre une couche de gras doom/stoner à l'xtremefest.

Le combo a fait son job, le public a remué les cervicales, c'était cool, sans être transcendant. Le disquaire d'Albi à la barbe longue, SKY VALLEY SHOP, est d'accord avec moi, il manque vraiment du doom et du stoner à ce festival. Et le public qui a plébiscité Red Fang voulait encore plus de gras, d'occultisme, et de foudre.



DIMANCHE c'était Je fonce dans le tas


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Dernier jour, on découvre le black métal languide d'OROB en osmose avec le ciel bleu gorgé d'éclair noir. C'était le seul groupe de black du week. Leur black était teinté parfois atmosphérique pour son mélange de torpeur spleenétique, d'ailleurs en accointance avec la lourdeur climatique du jour, du coup cela a pu amplifier, voire décupler les effets du groupe. C'était une bonne découverte puisque le groupe a fait office d'ovni par rapport à la programmation CoremétAlpunk.


A proximité c'est les Parigot tête de veau de JACK MOVE avec leur HxC'n'roll qui ont inauguré le jour du saigneur sur la Zguen Stage. Leçon N°1 à l'attention des jeunes groupes : Toujours valoriser l'endroit ou l'on joue et le public. Jack Move est arrivé crispé du fion, tendu comme un string brésilien, ohhhhhhhh t'es pas dans un bassin de décantation mais proche des reins du bassin Méditerranéen, alors tranquille, respire le bon air de la province, peinard. Tu vois de suite tout le monde est dans ton trip, voilà tu peux envoyer la sauce même si c'est un peu le bordel les déplacements sur la zguen minus stage. Le groupe est même étonné à la fin des applaudissements qu'il a créé. Le groupe n'a qu'une démo K7 mais déjà sold out, flûte, faut aller direct sur leur bandcamp pour retrouver leurs compos bien foutus avec un soupçon de spirit 90's.

Le crew du xtreme valorise les groupes de l'hexagone et c'est une très bonne initiative.


On a trouvé le camp retranché des légionnaires d'ALEA JACTA EST devant la Xstage, avec une cohorte prête pour le glorieux "Morituri te salutant" (ceux qui vont mourir te saluent).


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Les toulousains sont rentrés dans l'arène pour bouffer les lionceaux du pit. Gros set. Pas de quartiers surtout avec les titres de leur dernier opus "Vae Victis" .

Le public était en furie, les pouces tournés vers le bas pour être achevé avec les honneurs. Le groupe a gesticulé au quatre coin de la scène pour dynamiser un visuel en concordance avec l'énergie de leur hardcore moderne. Le bassiste est un performeur, toujours avec le sourire en rameutant les troupes, ça paye toujours ce truc parce que cela donne envie. Le combo est un perforateur et il a resserré sa formation sans cesse pour sortir sous le "Veni veci vedi" triomphateur.

J'ai adoré leur apport en bande son des dialogues de Rambo.

« Dans cette baraque où on était y'a un gosse qui c'est pointé. Ce gosse il avait une boîte pour cirer les pompes il a dit "chaussures s'vous plait, chaussures". Moi j'ai dit non, puis il a continué à demander alors Joe il a dit oui. J'suis allé chercher deux p'tites bières et la boîte est piégée, il ouvre la boîte, son corps explose en morceaux dans toute la pièce. Il est étendu il hurle à la mort j'ai des bouts de chair partout sur moi comme ça ! J'ai dû enlever les morceaux vous savez ! Ma veste était couverte des restes de mon ami ! Du sang et tout j'essaie de remettre tout en place ! Et son ventre s'ouvre et ses entrailles me tombent dessus ! Et y'avait personne pour nous aider ! J'étais perdu et il s'est mit à crier "j'veux rentrer chez moi, j'veux rentrer chez moi !" il s'arrêtait plus de crier "j'veux rentrer chez moi ! il arrivait pas à trouver ses jambes. Il arrive pas à trouver ses jambes. J'peux pas sortir ça de ma tête... »

Un vieux con disciple d'une non discipline physique vue l'embonpoint qui dépasse de son tricot de peau, prétexte au groupe son manque de rigueur oldschool typé 80's. Hey mec, mon impression pour ton ancienneté d'ancien combattant et de son simulacre je peux te la faire en latin, car Alea Jacta Est te l'a mis « Dans l'rectum ! »


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Les gars de LASTING VALUES avaient le bon mojo, et une volonté tenace pour réussir à passer l'échafaud du "petit groupe", alors on va pas pinailler sur la qualité intrinsèque de leur comportement scénique à travers leur mélopée hardcore nan ? Attends Guns & Roses à leur début ils se sont fait chier sur la tronche par des remarques assassines, t'as vu ce qu'ils sont devenus ? Des cons, ben ouaie ! Donc allez voir tous les groupes et mettez vous dans leur univers, c'est toujours agréable d'être écouter, alors si en plus avec ça vous appréciez ce ne sera que bénéfique à tout le monde...Lasting Values a joué un hardcore crépit sous le rythme de feu du binaire, c'était convenu, mais ça fait toujours du bien d'en écouter la vibration.


D'un calibre supérieur sur la Mainstage, THE GREAT DIVIDE a adoubé son HxC moderne dont les effets mélodiques se noyaient sous les feux de la rampe. Trop hype pour une assistance paysanne plus encline à savourer le fumet houblonné d'une bière agricole, le groupe ne s'est pas avoué vaincu pour autant et est allé chercher le public jusque dans les chiottes de ses préjugés. Il s'est agrippé à lui et est arrivé à le tenir par les couilles, malgré des structures dissonantes et un chant criard. Ce mélange de rancœur et de passion est arrivé à impacter sa tenue, en étant assez putassier au bout du compte pour être appréciable. Le chanteur était assez professionnel pour vendre son produit d'appel vers le merch, comme le conçoit un commercial fondamentaliste du porte à porte.

Nous n'étions pas préparés à ça nous autres de la campagne !


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DIRTY FONZY était le régional de l'étape, et il n'a jamais pédalé à s'en péter les rotules puisque pour lui aujourd'hui c'était la descente, alors il en a profité à donf !

Il a commencé avec le titre « Riot In The Pit » pour imprimer ce que sera la teneur de leur set, une émeute, mais une émeute joviale, de celle qui amène le monde aux fenêtres pour regarder défiler la foule bramer dans la rue. Le pit est la rue, et la rue veut faire la fête, elle a répondu présente aussi bien au chanteur qu'à l'organisateur du Xtremefest, en lui rendant le sourire, sa joie d'être là, de communier pour un tel événement. Très bons, très, très cools les fonzy et aussi détendus du zguen puisque ils jouaient sur la Xstage leur punk rock sans pudeur, ils ont filé le mojo pour détendre le set et foutre le rock'n'roll dans les sourires. J'ai vu ce groupe une chiée de fois, et celle là c'était la meilleure, surtout qu'avec son ep et son dernier album "Riot In The Pit" Dirty Fonzy a remué le punk rock pour aboutir à un résultat très enthousiasmant pour la suite.


Le chanteur de RAW JUSTICE est arrivé avec des gants en cuir de chantier marqué par des croix sur les mains, c'était un hommage au HxC 80's SxE.


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Si vous ne connaissait pas ce gazier sachez qu'il dispose d'une distro conséquente avec son merch STRAIGHT and ALERT.



Ok Raw Justice a fait les cent pas de la panthère qui a faim dans la cage réduite de la Zguen Stage avant de débuter, déjà tu sentais qu'il allait se passer un truc sévère. Leur bassiste officie aussi dans le groupe « Regarde Les Hommes Tomber » et je l'ai vu à Toulouse au set musclé 90's de Tromatized Youth. Vous pouvez en lire le report, il s'intitule "Trauma Social".

Les 2 gratteux affichaient un look différent, hardcore rock'n'roll d'un côté jouant de dos souvent et thrashy de l'autre. Ce qui pourrait travestir leur apparence comme un groupe tape à l'œil avec ce genre de look cliché est immédiatement et complètement détruit par une bourrasque HxC des plus intègres.

Les gars ont envoyé la pâté d'emblée, ouchhhhhhhhhhh, Nantes Pride !!!

A venir de loin tu te dis que cela ne sera pas pour rien et effectivement les salauds n'y vont pas avec le dos de la cuillère pour te bazarder en intraveineuse la complainte des chevaliers cathares dans les veines, là on est dans un hardcore hargneux, typé straight edge, libérateur de frustration, dégageant le ton et dénouant la parole pour l'affirmation. Leur musique applique des riffs oldschools garant d'une énergie et d'un impact salutaire pour faire passer leur ogive. Et le vieux con disciple d'une non discipline physique vue l'embonpoint qui dépasse de son tricot de peau, n'a pas prétexté au groupe son manque de rigueur oldschool typé 80's puisque de nouveau il l'avait dans le rectum, comme avec Alea Jacta Est, ben ouaie, d'ailleurs, il est resté jusqu'au bout du set, je pense qu'il y a pris goût le pd.

Oups désolé


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Maintenant que tu as oublié ce que je viens d'écrire !


NOTA : Selon le style musical et son groupe ethnique la réalisation des formes techniques de danse pratiquées dans le pit ne sera jamais la même et restera propre à une école de combat. Dans le hardcore oldschool qui intègre la catégorie poids plume et coq Straight Edge, le rapport est beaucoup plus individualiste, avec une sorte de combat imaginaire, symptomatique d'une étrange cérémonie d'intimidation plus que d'un réel affrontement. Puisque les participants attendent à chaque nouveau titre que le maître de cérémonie ( généralement le gars qui hurle des onomatopées positives dans le micro ) lance le début de la danse.

Je me suis régalé, il n'y avait que des karatékas ceintures noires dans le pit de Raw Justice. Par contre, le groupe n'avait rien pris pour le merch, mais leur prochain album devrait arriver très bientôt, je suis déjà à l'affût d'un tel brûlot.

Le chanteur a affirmé qu'il était le seul SxE du groupe et que c'était pas important, car on était tous potes, cependant je ne peux m'empêcher de vous rapporter cette missive de sa part : « Pour tous ceux qui vont rentrer bourrés en voiture, j'espère qu'ils vont se foutre contre un arbre »

Ahhhhh pitain j'en pleure encore, merci pour ce trait d'humour noir !!!


Ce groupe m'avait revigoré les esgourdes, et la température corporelle est devenu indécente pour un pit en proie à une fièvre porcine de Death-grind quand BENIGHTED a monté la Mainstage comme Rocco Siffredi une cochonne.

Gruiiiiikkkkkkkkk !!


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Le groupe (nouvelle formule après le départ d'un gratteux et du bassiste) a mis à bas par les voies basses son nouveau-né sur scène, et il y avait de l'hémoglobine avec des bouts de placenta sonore partout. L'accouchement entre le groupe et le public était rude, à se demander même si il y avait eu une péridurale avant tant ça hurlait sans discontinue.

De toute façon personne n'a tranché le cordon ombilical ça c'est certain, tellement le public était fanatisé par cette musique extrême. Il n'y a eu aucune palabre, puisque Benighted a joué les dents serrés en poussant la fosse à des stage-diving volant au plus bas. Trop bas à mon humble avis car certains en ont chié comme des turcs. Les gens du coin amateur de charcuterie ont reconnus la sapidité de la salaison lacaunaise dans cette cochonnaille frénétique.

Ouch ! XTREMEFIST

Avec une pensée compatissante tout de même pour le vieux con disciple d'une non discipline physique vue l'embonpoint qui dépasse de son tricot de peau...

Ce comique de répétition bascule dans la folie pure maintenant !


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La taverne gaélique de THE REAL MCKENZIES s'est montrée addictive pour le fan des sardines de Patrick Sébastien. Le groupe affirme pratiquer le punk irish coffee festof, et vient du Canada ?!!! WTF ???

Si dans ma jeunesse dévergondée j'ai écouté les Pogues le temps de pisser dans les étoiles pour trouver l'ivresse du caniveau, cette convivialité musicale ne m'a jamais apporté quoique ce soit, si ce n'est de la bière renversé sur mes habits du dimanche.

C'était donc l'Xtremefête.

Le chant était faux, une catastrophe. J'ai néanmoins pu retrouver le souvenir du vomissement au fond de la glotte dans cette sarabande festive, faisant écho à l'ivrognerie réciproque des fêtes de Brassac/Bayonne. Je mets volontairement de la mauvaise foi dans ma critique, mais il était par ailleurs vulgaire de montrer son cul selon le grand amateur averti du kilt, le sieur Gwardeath. J'ai donc sa bénédiction et son immunité pour dessaouler ce groupe.


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Sinon on peut dire que j'ai vachement apprécié The Real McKenzies nan ?


THROUGH MY EYES a appliqué un HxC moderne avec des lignes évanescentes et du gros brouillard, dû par un son pas top par contre, dégageant une impression de flottement sonore et un mélange d'orage de grêle. Il y avait un gars à côté de moi qui affichait le visage expressif de MrBean quand il amuse la working-class britannique. Je ne suis pas rentré dans leur voie de garage, trop vieux pour ce modernisme chromé à dire vrai, mais le groupe a propulsé son set avec constance et détermination. A la fin le même gars affichait le visage expressif de Benny Hill quand il amusait la classe populaire française.


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Dans la supercherie de sa vie seigneuriale, l'homme est l'acteur principal d'un moment héroïque, que le publiciste Andy Warhol a proclamé comme étant son quart d'heure de gloire événementiel. Ce moment de grâce m'est apparu lorsque un jeune homme vêtu d'un t-shirt de Sepultura s'est méchamment vautré contre le stand de débit de boisson malté. Il s'est relevé avec peine, la face recouverte des mégots divers et variés que ces collègues métalleux avaient déposé en masse d'un geste flegmatique, pile à l'endroit où son corps défendant est venu s'encastrer, avec cette maladresse éthylique qui empêche à l'esprit de faire agir les muscles du corps d'une manière alerte. Connaissant la vertu ironique d'une telle situation, je ne douterais guère de revoir cette scène pittoresque sur une vidéo du net, pour le quart d'humiliation contemporaine.


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LAG WAGON a déraillé son set par un train-train très loin des chevaux de feu de sa légende.

Bon, le punk mélo moi je me suis arrêté à Motley Crüe c'est dire du retard que j'accumule...Les connaisseurs m'ont assurés avec la bouche en cul de poule que Lag Wagon a perdu de sa superbe en live. Sur album apparemment c'est cool, en live peut être que dans un club ça le ferait davantage alors ?!

N'étant pas du tout convaincu, c'est à cet instant que je suis allé manger une barquette de frites dégueulasse. Comme je suis plus con que le roi, j'ai pas voulu attendre devant le stand ou tout le monde attendait ses pommes de terres "maison", pour préférer le stand où il n'y avait personne, étonnant non ?

Les trucs avaient dû cuire dans de la vidange tout le week-end dans l'attente du roi des cons qui viendrait les bouffer : C'est moi hein le roi des cons.

Pendant cet instant de gourmet 3 étoiles chez midas, j'ai rencontré mon tatoueur toulousain arborant la tête béate que les adeptes de Krishna Vishnou possèdent quand tu leur dis que le riz au tofu est enfin cuit. Il m'a expliqué avec la douceur de l'élévation tantrique dans la voix qu'il avait mangé des champignons, visiblement c'était pas des cèpes.


Puis tagada, tagada voilà les daltons de TAGADA JONES.

Les gars ont fait de l'ombre à la rapidité de Lucky Luke, je suis resté 1mn. Perso j'aime pas mais je suis trop immature pour leur zique. Par contre les jneus à crête sont arrivés à fond de cale du camping pour s'éclater la tronche en beuglant tous les refrains par cœur. A 18 piges que tu t'éclates dessus c'est normal, mais à partir de 30 tu dois consulter.


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En rappel de la fois où je l'ai vu au concert lubrique des piquants Cannibal Mosquitos à Albi avec un problème dentaire, j'ai demandé au bassiste de SONS OF BUDDHA si il avait encore mal aux canines ? Il m'a répondu en rigolant "non, t'es con ", je lui ai dit "Ah non, là tu confonds, moi c'est Bir ".

Le groupe nous a balancé un set très très cool, en ramonant le foyer d'un punk rock'n'roll, afin de faire tomber une partie de la suie du métAl déposée pendant tout le week-end. Comme le trio possède un sens équivoque de la couillardise, il nous a demandé un wall of death puis un circle pit-toresque, et le public a répondu à cet appel tendancieux avec l'ironie de la situation.


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Le combo s'est appliqué à répandre le fluide pop punky de leur Screeching Weasel spirit à grand coup de riffs chewing-gumesques et de refrains irrésistibles. En live ils sont terribles et sur disque tout autant.

Aller faire un tour sur le site de Dirty Witch Records, dîtes que vous venez de ma part, et Lolo vous filera un autocollant du label avec votre commande.


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On oublie tout le temps que c'est SICK OF IT ALL qui a inventé le wall of death, mais c'est parce qu'il n'a pas déposé la marque en fait.

Ok leur HxC est très puissant et loyal envers l'aura et la vénération que le groupe distille à chaque concert. Si tu vois un de leur set, tu les as tous vus, mais si tu vis un set, jamais plus tu ne pourras en rater un. Donc pas surpris mais jamais déçu, la grosse bourrasque est arrivé en tsunami et elle a tout submergé avec l'esprit de sa légende.

Le boss SOIA était in da place et personne n'a trouvé à remettre en doute ce fait. Rachid est super fan, il a adoré (très rare qu'il apprécie un concert), et mon beau-frère Olivier était dans le pit en transe africaine dansant comme Johnny Clegg & Savuka au milieu des guerriers hardcoreux.

J'ai fini devant le micro de Lou Koller à hurler avec les autres, avec un gars au dessus de moi, et un autre que je piétinais.

Retour à la nature, restons tout naturel ! !


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Le public a fourni toute la panoplie de l'exutoire avec de nombreuses actions spectaculaires, notamment les techniques volantes, où les corps voltigent, parfois même comme des pantins désarticulés, en poussant des cris de contentements (certainement à se faire toucher les parties intimes par en dessous cela va s'en dire).

Le Wall Of Death fût monstrueux tant les deux blocs se sont élancés avec ferveur en se percutant tête contre tête (la fameuse Evil Goat), ainsi qu'avec les coudes, genoux et pieds. D'ailleurs je ne sais pas si vous avez remarqué mais avant le début de l'altercation et en direction de son adversaire, les bras croisés devant la poitrine, les gars du premier rideau de fer, "les béliers", se frappent trois fois de la main ouverte sur l’épaule opposée, de façon à annoncer qu’ils sont prêt au combat. Sinon il y a toujours une légère odeur de cacaprout à ce moment là aussi, car certains expriment une telle tension d'effroi qu'ils ont du mal à digérer les flageolets du jour.

Il existe plusieurs stratégies victorieuses à cette danse percutante, notamment celle assez spécifique où la rapidité et la précision en sont la clef de voûte, car l'on y attaque la partie adverse en fragilisant la périphérie avant d’attaquer le centre, pour porter de nombreux coups à la face avec des techniques volantes et de nombreuses techniques de projections suivies de percussions au sol.

Quand au Circle Pit, il fut consacrer par un cercle aussi parfait que celui que dessinait à main levé mon prof de math de troisième.


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Comme je ne connaissais pas du tout, je n'attendais rien de RAISED FIST, du coup j'étais pas déçu de leur style suédois à la Refused style.

D'après Junk mon expert en balistique punk mélodique, c'est devenu moins rapide qu'auparavant.

Je veux bien te croire sur parole mec, mais avant cela nous avions un changement climatique et de mood à gérer, et oui c'était dur de se foutre dedans après les lésions traumatiques de Sick Of It All. Ma méconnaissance m'a poussé à trouver normal ces différentes atmosphères ouatées que le groupe a libérées, alors que d'après Junk c'était carrément trop mou. J'ai trouvé leur set actif et puissant comme le chanteur, on a bien vu que le gars n'est pas le genre a abusé de la ventrèche et du boudin gras à tous les repas. Son timbre vocal se rapprochait de celui de Rob Halford quand il forçait, c'était marrant. Il a fini en prenant la pose du culturiste et assez Têtu pour la reproduire plusieurs fois d'affilé.

C'est dommage que Raised Fist ne possède pas le côté rock'n'roll de Refused, ça claque pas assez. Bon le set était flottant mais cela ne m'a pas choqué. J'ai passé un agréable moment mais leur concert ne m'a pas convaincu davantage de clore mon ignorance à leur discographie.


A ce moment là, nous attendions comme des vautours la dépouille du death métal, on voulait goûter sa chair sanguinolente en retirant tout le jus pustuleux de ses tripes.


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Rendez vous compte que Jean Louis David les voulait comme égérie, mais finalement OBITUARY n'a jamais accepté de se vendre sur le marché de la pute de luxe. Ouaie ces gars sont oldschool !!!

Les cieux se sont détournés et ont fait rentrer l'obscurité sur la Mainstage, les fans nécrophages pouvaient célébrer l'office par l'assujettissement d'une écoute imputrescible.

La cérémonie œcuménique de leur set sera plus que oldschool, puisque Obituary a déterré l'agonie d'une musicalité lourde faisant écho à l'origine du doom/death.

Je buvais dans l'eau croupie de ce bénitier putride pour me purifier, sanctifiant ce tonnerre sonique par un éclair de satisfaction qui me traversait de part en part. Les croix renversées des deux rampes d'éclairages sur les côtés faisaient écho à la crucifixion de ce groupe culte.

Obituary a glorifié son death métal et a excité les pentecôtistes de la résurrection solennelle pour cette chaude coulée.


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Le public majoritairement crossover du festival a tenu par intermittence sous le joug mortuaire des floridiens avant de lâcher la corde. Chacun ses goûts et limites c'est certain, si t'es un péteux c'est comme ça hein, on ne va pas en faire une litanie. De mon côté, je n'ai pas usurpé mon plaisir solitaire par un onanisme cérébral divin. J'étais en transe les yeux fermés en pleine osmose dans l'entrelacement obituaire de ce death. Quand j'ouvris mon regard, Olivier me regardais éberlué, voire même interloqué.

J'étais vraiment dedans, Obituary était en moi, nous pactisions dans les tréfonds où j'y laissais mon âme sans contrainte, je me livrais au mal avec le sourire du pénitent, alors que mon beau-frère me jugeait en martyr très certainement.

Il y avait un hardos à côté de moi qui secouait la tête à la façon de l'Eurocopter Tigre  EC665 (hélicoptère d'attaque franco-allemand), il devait suer du cuir chevelu car ça sentait le pétrolan pour cheveux gras et difficile.

Quand leur set pris fin, ce fut comme un rêve éveillé, et je garde les stigmates cauchemardesques de cette musicalité souterraine, pour lesquelles j'en conserve les os et coutumes depuis mon adolescente, dans cette ossuaire nostalgique où se dévore mes émotions intimes les plus caverneuses, surtout avec un tel set de déglutition de DEATH !


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J'ai remarqué qu'il y avait un public clairsemé sur la fin, traduisant l'épuisement du week-end, et que l'assemblée de ce festival n'est pas aussi extrême pour toucher la faux de la mort d'aussi prêt.

C'est ainsi que s'est refermé l'Xtremefest 2014 !


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Mais, attends il manque un bout mec !

Ok, ok on reprend la scène qui clôt le chapitre Xtremefest 2014 pour un final apocalyptique.


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La phrase qui scelle le marbre de la loyauté du spectacle populaire de tous les groupes de la voie lactée demeure : " Ce qui se passe en tournée reste en tournée."

On m'a souvent assez répété d'en respecter la tradition, car il s'agit d'une clause vertueuse inébranlable...que je ne respecte jamais, étant dans une introspection anarchiste, pour laquelle je me retrouve fréquemment face au mutisme des personnes que j'interroge par peur des représailles de relire la véracité de leurs propos et réactions.

D'ailleurs je sens déjà perlé chez certain la plus démoniaque sueur froide ruisseler le long de leur colonne vertébrale, plongeant vers une raie du cul qui sert de gouttière à l'ensemble.


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Obituary vient de terminer son set, je me faufile les oreilles bourdonnantes et le cœur ronronnant du plaisir des catacombes vers le VIP, parce que je me fais absorber dans le trou noir de cet hyperespace où regorge la décontraction testiculaire des noceurs de fin de festival, avec la réplique tentatrice suivante : " Hey payes ta mousse Bir ", et rate pour l'occaz les mammouthesques BIOHAZARD.

Je réponds par l'affirmative d'un : Ok, ok les gras, pour moi ce sera un jus d'orange comme d'hab !


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Devant faire face et abnégation à ce rite ancestral de biture, ni une, ni d'eux j'en viens à payer ma tournée en proportion du gabarit des protagonistes, et le gars que Mr.Cu ! a exploité pour tenir son stand durant tout le week-end aurait très bien pu jouer pilier dans l'équipe réserve de rugby d' Albi, il a donc eu une pinte lui, carrément. Du coup j'ai filé l'argent de poche réservé à mes gosses pour dessaler l'addition. Désolé les mouflets faudra jouer avec des cailloux le mois prochain.

Il y a autant d'excitation ici à cette heure que dans le pit, j'en suis convaincu, d'ailleurs Romain Boule le globe-trotters me salive dans le cou en me parlant le mandarin avec le regard du caméléon ( Explication : en haut, en bas, à gauche, à droite, et tout cela en même temps), j’acquiesce sans moufter à tout ce qu'il me dit avec l'esprit absorbé de Bernard Henri Levy quand il est devant les caméras du 20h00.

Gwardeath fait les cent pas devant le vieux à la platine qui passe " Les Daltons" de Joe Dassin, je lui dit que le DJ se fait appeler disco bestiau. Il ne m'a pas cru une seconde, ça aussi j'en suis convaincu.

Le bassiste de Justin(e) ne sait pas danser dessus, où a visiblement des problèmes avec son corps en tout les cas. De plus il n'arrête pas d'ouvrir la bouche comme une truite suffocant hors de l'eau en mimant la danse du muguet aveyronnaise. C'est assez cocasse.

Mr.Cu ! appose de manière impromptue et interrompue des lyrics du pmu à la façon d'un catcheur de la ligue WhatTheFuck?!, afin de discourir sur les différences fondamentales qu'il existe entre LE demi à pression et...UN demi à pression. J'ai pas tout compris à cette nuance éthylique, WTF?! Mais apparemment c'était sans importance, car il a continué dans ce sens avec la contenance du bagout que dispose un grand maître shaolin du bistrot.

L'endroit présente les caractéristiques typiques d'un début de soirée dans une discothèque de province.


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Le chanteur des Rebels Assholes faisait du va et vient en affichant le sourire niais qui caractérise une sévère fièvre des tonneaux, et pour un lendemain qui va chanter aussi durement que vingt types cognant sur des barriques de 100 litres de fioul vide.

Le posse pounk de Castres/Lameilhé a discuté avec les mains dans la bière comme au temps où il squattait devant le supermarché des Dames De France en gueulant anarchie in Mazamet, mais avec une dentition cariée, dégarnie sur le dessus et sans le nez dans la colle.

Maintenant l'espace VIP regorge de la crispation de la vessie des noceurs de fin de festival, car ça tape méchamment du pied. Il y a un jeune branché sur l'actualité discographique contemporaine à la platine qui passe "It's a Long Way to the Top (If You Wanna Rock 'n' Roll » d'AC/DC, et le bassiste d'Ultra Vomit ne sait pas danser dessus, où a visiblement des problèmes avec son corps en tout les cas. De plus il n'arrête pas d'ouvrir la bouche comme une truite suffocant hors de l'eau en mimant la danse du muguet aveyronnaise. C'est assez cocasse.

COMME TOUT LE MONDE HURLE, les filles au bar de comprennent rien au commande et servent plus qu'uniquement des bières, alors que cinq minutes auparavant elles servaient des bières. ( c'est la nuance éthylique, WTF?! )

Ça pue la merde, mais grave, il y en a un qui chie mais je ne sais pas lequel en fait ? Mr.Cu ! rigole comme un con avec le regard en coin, pendant que je mémorise consciencieusement ce que ce spectacle vivant me donne à contempler pour vous le retranscrire point par point, sans aucune prise de conscience sur les événements. (ce n'est plus la peine à ce niveau de la compétition de toute façon)

Romain Boule quitte la scène avec la démarche du gars démantibulé par une insuffisance sanguine au niveau des jambes, de la sorte qu'il pouvait remplacer sans problème l'homme élastique dans l'épisode où il rentre dans une boite carré de 15 cm sur 15. Ben ouaie elle est carré.

Il fait tellement chaud que tout le monde repaye une tournée même en sachant que leur compte en banque est aussi sec que leur gosier. Là, on est bien.

Y a un gars qui parle sans arrêt, on ne comprends rien à ce qu'il dit, car en même temps il essaye de boire, on dirait qu'il se noie. Merde je sais plus si c'est le bassiste de Justin(e) ou d'Ultra Vomit, mais il ressemble à une carpe maintenant.

Les gens transpirent autant que ce qu'ils renversent de bière, on a les pieds qui baignent dans 15cm, ouaie comme la boite carré de l'homme élastique, c'est bien tu suis, et peut-être que tu commences à suer toi aussi.

Pendant que je questionne mon voisin avec contenance sur la relativité de la physique cantique en milieu hostile, voilà que l'on me parle de vessie qui va éclater si l'eau des têtards n'est pas changé dans la seconde qui suit. La rapidité à laquelle les sujets sont sabotés est effroyable, pas le temps d'approfondir que déjà nous sommes à des années lumière du sujet précédent, abordé furtivement en plus.

J'ai pas vu un mec de Raw Justice, putain de rabat-joie ces sXe, alors qu'ils auraient pu ramener les bagnoles au moins.

C'est fait, on vient tranquillement de dépasser les 105 décibels dans la discussion, à partir de maintenant plus personne ne peut plus répondre sur rien. De la sorte qu'il y en a un paquet qui danse sur OFFSPRING en simulant l'orgasme du bonobo. Je me demande où est passé l'inhibition d'une quelconque pudeur ici ?

Y a le gars d'une radio qui dévore un mélange de restant de ships/cacahuète et de fleurs en plastique car il n'a pas eu sa ration de cinq fruit et légumes par jour, depuis trois jours de frites et de pizza à la bière. Il essaye même de nous persuader que demain il va chier du petit plomb (les cacahuètes) qui sent bon (les fleurs en plastique).

L'endroit présente les caractéristiques typiques d'une fin de soirée dans une boite échangiste de province.


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L'agitation est à son comble, ce n'est plus un spectacle mais un pestacle qui plonge dans l'absurde comme un moellon de chantier sur une bouse fraîche. J'ai du mal à décoller du sol qui colle mes converses à la manière du sale ruban adhésif à mouche, à la couleur reconnaissable jaune pisse. ( le seul truc qui marche contre ces putes de volatiles d'ailleurs, tiens au fait si quelqu'un sait à quoi elles servent dans le maillon de la chaîne alimentaire je suis preneur d'une explication.)

Je m'aperçois qu'il est tard, enfin tôt plutôt que tard, et que mes heures de sommeil s'amenuisent aussi vite que les gobelets de mes voisins qui lorgnent avec le regard romantique et sans détour, sur le décolleté féminin de tout ce qui bouge à proximité de leurs yeux, à condition que cela ne passe pas trop vite pour qu'ils aient la possibilité d'assimiler l'image, bien entendu.

Les mots d'esprits de mes compatriotes relèvent à présent du mime marceau.

Je ne répond plus qu'en bougeant la tête, voire en traduisant du mieux que je peux un regard qui en dit long sur mon impuissance à traduire les différents dialectes qui me parviennent, relevant plus du malgache de la savane ou du danois des grottes. Tel que : " ghnnna fa lawrëuur qué tou rack töua binouz Hyeinnnnnnnnnn !!!"

La barman me sourit en me demandant si c'est moi qui paye la tournée étant le seul valide disponible. Je raque en vidant le fond de mes poches dans les cris d'hystéries de mes voisins qui viennent d'apercevoir la croupe d'une fille du comptoir cherchant à quatre patte un briquet au sol.

Je quitte à mon tour l'espace de se tripot ou se noie dans l'ivresse de cette dernière nuit à l'xtremefest, les naufragés de la scène punk rock hexagonale. Mais vous savez, ce spectacle était aussi visible sur le site, c'est juste que je ne connaissais pas les noms.

Bravo à David le boss de l'XtrëM, à Sid, à Pollux, et à tous les bénévoles, et merci pour le pass !!


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Rédigé par Bir, reporter local dans le WALLABIRZINE

fanzine leader dans le canton du Sidobre

& Webzine reconnu dans les bas-fonds de l'underground pour sa folie décalée.


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vendredi, août 1 2014

POWERSLAVE


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REPORT HELLFEST 2014


Dans les yeux féroces d'un monde conservateur, ils ne sont que des ombres impies en perpétuelles souffrances, le reflet absolue d'une mutilation avilissante du monde moderne et de sa lente dénaturation vers sa fin apocalyptique.

Mais les martyrs continuent chaque année à rallier avec le visage extasié le corridor du saint ossuaire. De là ils convergent ensuite face à l'entrée d'où ils sentent se soulever le sable des arènes et l'odeur volcanique d'une musique surpuissante se mélanger avec la clameur venant de l'amphithéâtre sanguinaire. Ils en approchent libérés de leur chaîne esclavagiste, et pénètrent dans la lumière éblouissante du HELLFEST en vivant à plein volume l'immortalité de leur jeunesse.


Ces faits se déroulent pendant le troisième week-end de juin annonçant le solstice de l'été et la cérémonie sonique du pandémonium entertainment.

C'était ma sixième année consécutive dans les entrailles du Hellfest, je vous en livre mon interprétation.

Mais auparavant, et pour ceux qui ne connaissent pas le WallaBirZine, et le découvrent (bienvenue), le WBZ crée une image lyrique de la réalité qui peut paraître artificielle à première vue, pourtant elle est conçue par un type normal mais doté d'un super-pouvoir : Un troisième œil menant sous l'égide d'une novö-Vision, et lui apporte une vue panoramique du reportage gonzo. Celui-ci devient une sorte d'occultisme cannibale qui dévore la réalité. N'imaginez pas une seule seconde que ceci soit de la suffisance, ni de la prétention, laissez vous simplement emporter par sa coulée.

Je vous souhaite une bonne lecture, et surtout un bon trip !


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Voilà une année que nous attendions avec délice que s'ouvrent les portes du prieuré démoniaque, et que les sabots méphistophéliques des pénitents gambadent à nouveau dans la fureur de leur cri de jouissance, en faisant émerger la vigueur de leur jeunesse éternelle à braver un week-end d'enfer.

Car ce festival est un théâtre à ciel ouvert sur les limbes de la musique extrême, c'est un dynamiteur de chapelle claustrale puisque le poumon de sa réussite est d'ouvrir les artères d'une programmation variée pour laisser un air libertaire s'y engouffrer avec contraste. C'est un bâtisseur d'aqueduc capable de fédérer une pléthore de styles musicaux avec la fraternité d'un public qui en a établi la chambre mortuaire de ses inhibitions, lui permettant de devenir soi-même, ou de travestir son enthousiasme pour un jeu de rôle géant pendant trois jours de bacchanale.

C'est tout cela et même plus à chaque fois en fait...3,2,1

FIRE


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VENDREDI c'était Can I Play with Madness

Après une longue journée de route et une courte nuit la vieille, j'ai trouvé le gîte et le sieur Gui De Champi du webzine W fenec ( un gars très très cool ) en ce vendredi matin ensoleillé, qui continuera de briller durant tout le week-end, merci à l'astre solaire de sa mansuétude cette année 2014. J'étais ainsi en mode coolitude, car je savais que pour une fois je n'allais pas prendre vingt litres de flotte/seconde sur le coin du museau.

Ma première constatation en arrivant devant le site du Hellfest, c'est que chaque année il ajoute/renouvelle ses parures, et que les gars avaient foutu la barre encore plus haut. Cette année juste devant l'entrée du site, et au milieu d'un rond-point apparaissait une guitare géante, puis à proximité il y avait le sigle du Hellfest en fer, lui aussi en taille XXL suivi de la mention CLISSON ROCK CITY. Deux repères hors norme pour lesquels les festivaliers conservaient la commémoration avec des photos souvenirs, car le métalleux est fétichiste, il idolâtre le culte de sa fratrie.

Cependant et pour cette année, le Hellcity Square était la place d'armes, lieu de rendez-vous par excellence, situé juste avant de pénétrer dans la zone du festival. C'était le lieu de présence de l'extremarket aussi, donc l'endroit privilégié où l'on pouvait glaner du bracelet clouté, du Judas Priest en pictures-disque, etc...La récession qu'enregistrait les ambulants disquaires des festivals face à leur congénère vendant des shirts à couille, se jaugeait à la mine déconfite de leur bac à solde, remplit avec les albums de Foreigner et de Rush à 1 euros qui ne partaient même pas.

Par contre, et c'était le gros bémol du festival, soit tu allais à l'extremaket avant de rentrer dans le festival, sinon il te fallait repasser par la zone des fouilles après à chaque fois.

Apparemment le Hellcity Square s'inspirait du Camden Town. Quand tu faisais un 360° panoramique c'était hallucinant, les gars ont réussi à créer une place géante mec, avec des façades de boutiques, mais ouaie une avenue en pavé et c'est tout un symbole de la grandeur, de l'ampleur, de l'évolution du festival.

Non mais trop dingue quoi !!! C'était carrément Mickey chez Anton Lavey.


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Après avoir récupéré le pass presse de Gui, ce fut MARS RED SKY qui nous a réveillé les sens en douceur avec ses aurores boréales mélodiques et son krautrock pileux. La rythmique était lourde et intensive, le chant doux, et les riffs de doom apportèrent l’alcôve de blues nécessaire pour un instant de plénitude heavy, et de contemplation dans les profondeurs d'un rock résolument planant.

C'était cool et il y avait en plus du public, donc j'ai pu constater un autre bon point positif c'est qu'enfin les portes du purgatoire s'ouvraient avant que débute les premiers groupes, permettant au public d'accéder en nombre au set sans en perdre « trop de miette ».

De ce fait, les gens sont arrivés avec le sourire, et sous la tente de la Valley le public avait tout comme nous cette plénitude hagarde que l'on observe quand le groupe a transpercé une brèche émotionnelle intense à l'intérieur de soi, en se faisant cueillir à froid par une chaleur sensitive. C'est un truc assez profond à ressentir pour que l'on comprenne qu'après d'où cela provenait en fait.

C'est vrai qu'avoir un peu de recul sur les choses demeure délicat au Hellfest tant dans le week-end tu vibres, ressens, un paquet de sensations extrêmes à la fois. Ce qui en somme demeure l'épicentre de sa destinée, de sa déflagration, et ce fut suffisamment nécessaire dans le cas de Mars Red Sky pour que l'on en conserve un moment privilégié. Par conséquent c'était vraiment le set parfait pour débuter en apesanteur dans les enfers du Hellfest, et mon meilleur depuis 2009.


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Pendant que Gui de Champi est allé faire le tour du propriétaire, on s'était filé rendez-vous devant l'ingé son, mais je ne l'ai revu que pour retourner au gîte vers les 2H00 du mat. Pourtant il y a une pléthore de lieu pour ce filer rendez-vous, mais il y a tellement de concerts les uns après les autres non stop à ne pas rater, et du monde à gaver, que s'est ardu de se retrouver finalement.

Bon si tu es un mélomane et indépendant c'est géant comme week-end, même si c'est épuisant malgré tout, tant physiquement qu’émotionnellement. Car tu passes d'un univers musical à un autre à la vitesse de la lumière, enfin de ton déplacement d'une scène à l'autre aussi, et que c'est fortement bouleversant. Ce que je veux dire surtout, et qui est important, c'est que parfois il te faudra un temps d'adaptation entre les uns et les autres groupes, parce que tu as laissé une partie de toi avec le groupe d'avant.

Ce fut le cas pour moi avec FIRST BLOOD et son hardcore funny, propageant la même chaleur de plomb dans le ciel que dans les enceintes. Mais il y avait un tel choc thermique entre l'ombrage de la Valley et la musique de Mars Red Sky et les rayons solaires plein feu de la Warzone avec le hardcore de First Blood, que je ne suis pas totalement rentré dans leur concert.

En arrivant devant la Warzone j'ai pu observer que l'élargissement de son entrée permettait une meilleure fluidité de circulation, et j'établissais de fait, que les remarques de l'année passée avaient eu gain de cause une fois de plus. Par voie de conséquence, il est évident que le crew est à l'écoute des moindres exigences/remarques judicieuses que son public lui remontent, et il s'avère que cet échange est constructif et pérenne pour une relation exclusive, qui possède peut-être maintenant le même rapport inséparable qu'avec les festivaliers du Wacken désormais.

First Blood ce fut un moment frais et juvénile pour un set qui a déroulé son rouleau compresseur. Dans le pit les jeunes lions du HxC n'attendaient que ça pour faire couler leur énergie dans l’effluve sanguine de First Blood, et les lionnes du Hellfest étaient dans le même état chaotique que pendant leur menstrue.


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Au Hellfest, si on n'en a pour les oreilles, d'emblée c'est par les yeux, et à ce jeu là, c'est la grande roue qui attirait la vision. Cette nouvelle attraction permettait de créer du changement, de dater l’événement par le biais de sa singularité, car elle était dotée d'un point de vue exceptionnel sur tout le site. Puis venait ensuite la tête de mort du hellfest en zeppelin, elle rappelait les baudruches gonflables utilisées par AC/DC et consorts dans leur show des 90's.

On sait à ce propos que le crew du hellfest connaît la recette pour se ré-approprier un lieu, lui donner une signification, de l'envergure, et de devenir un lien entre les histoires des festivaliers via un nouvel emblème qui aussitôt sera vécu comme familier, géographique, et émotionnel. Cette année et peut-être plus qu'une autre encore, le festival a procédé à un check-up de son mode de fonctionnement pour une politique attractive de surenchère et de fidélisation.

Comme vous avez pu le lire c'est carrément devenu too much en terme de scénographie et de décor digne d'un péplum, et le soir c'est carrément le conte des milles et une nuits, et le résultat est concluant puisque le festival poursuit cette exception en faisant du lieu une scène géante, où chacun devient acteur et non plus simple spectateur, créant différentes atmosphères, climats, et marquant les environnements par une spécificité dont plus de 152000 personnes pour les trois jours en ont confirmées le délire, avec des tonnes de photos souvenirs propagées sur la toile et réseaux sociaux. Ce qui s'avère fondamental dans une époque qui veut que vous partagiez votre vécu en temps réel. A ce propos, il devenait manifeste que les tweets que le public des mainstages pouvait lire durant tout le week-end sur l'écran géant suivaient cette tendance technologique.

Il apparaît néanmoins légitime que chaque génération soit reliée par le biais d'un dénominateur commun, et ici, cela demeure la communion d'un brassage culturel très étendu. Si chacun est libre, cette liberté d'action et de pensée se juxtaposent à un respect mutuel, dont la confrérie métAl en exige la fraternité solennelle pour la pérennité du festival et de sa communauté, ainsi que pour la sérénité de fêter cet événement sans ambiguïté. Ce qui est d'autant plus déroutant pour toutes les personnes qui sont opposées au festival. Et oui il y aura encore et toujours du monde contre, car c'est un combat permanent et qui ne prendra jamais fin.


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AHAHAHAHAHAH, quel sens de l'humour provocateur !!!!


Mais par Crom, là-bas dans cet antre où le public avait les cheveux longs c'était CONAN sur scène, et son acier était toutefois trop lourd et adipeux pour prétendre nous réveiller au goût du sang en bouche. Je m'attendais a un set doté d'une musculature Swarchzynesque, et le trio a musclé son set dans des boucles rythmiques de force de la nature mais avec une sensation ventripotente version hercule 2.0. Parce que Conan le barbare n'avait pas l'agilité requise pour manier une épée trop lourde en cette aube festivalière, mais juste de quoi écraser de tout son poids en transperçant notre acuité matinale par un concert digne d'une énorme bataille homérique et colossale.

Ce qui avouons-le n'est déjà pas si mal pour être rossé de cette façon de bon matin.

Dans la niche de la Warzone, les chiens fous de BRUTALITY WILL PREVAIL ont aboyé le HxC avec un bon groove pour un set fédérateur en la loyauté Hardcore. Par contre ils ont abusé des grosses transitions qui temporisent pour que leur chanteur puisse reprendre du souffle avec toute la poussière que soulevait le pit. Avec lui, nous avons eu droit à tous les gimmicks scéniques de Jon Joseph, mais quand tu pèses 60 kg tout mouillé cela ne fait pas du tout le même effet quand même. Avoir du charisme légitime pour beaucoup une attitude sur scène, mais avoir la carrure adéquate en est une autre.

FUELED BY FIRE a fait son job, avec son thrash oldschool soulevant la fureur des limbes, le feu sacré du soleil et la couillardise des thrasheurs déjà rôtis dans la fosse. Ce fut une sorte de triangulaire assez saillante pour que le public tourne comme des bourriques en circle pit la mâchoire tendu et le sourire au lèvre.

C'est juste après que je suis allé me fourvoyer dans l'espace VIP...


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...où la décoration était elle aussi à l'honneur, j'ai commandé un jus d'orange avé mon accent et on m'a servi un orangina, bref j'ai eu mon gobelet annuel, fétiche nostalgique d'un temps mémoriel qui possédera son importance dans les années futures. Il y avait peu de monde à cette heure matinale, le pic d'affluence arrivera à saturer le couronnement des petits malins dans cette cour royale, où le culte de l'apparence côtoie le vice de la démonstration relationnelle et commerciale. C'est le seul moment où j'y ai foutu les pieds, non pas par timidité provinciale, mais préférant rester avec la gueuse populace qui se couche à même le sol comme des clébards, afin d'être au diapason des conditions du festivalier lambda pour un véritable rendu authentique dans mon report.

En fait je préfère cela plutôt que de faire le paon au milieu des buées flatulentes de logorrhée égocentrique, et finir par envoyer tout ce beau monde au diable, par le témoignage du caractère austère de la campagne et du mépris des castes que je possède. Je vous avoue que j'ai en plus un coquet mépris pour le genre d'énergumènes qui ne va jamais au charbon, mais pavoise comme un général à l'arrière des lignes en se prenant pour celui qu'il n'est pas.


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J'espère néanmoins que ma prose et le trip du WBZ suffiront à l'obtention du pass presse, et que ne viendra le jour où l'on me refusera pour préférer un matou qui connaît l'oncle du gars qui répare la photocopieuse du magazine qui marche bien en ce moment.

La teneur en vitamine de l'orangina n'étant pas celle d'un jus d'orange, j'ai pu trouver ma ration d'énergie avec les belges de NASTY. Ils avaient la patate et ont proposé un très bon set de HxC beatdown, avec la frite et des tripailles de death. Le groupe a réussi à enthousiasmer, notamment pour leur down tempo hyper violent et bas du front qui vous plaquait contre un mur par un sacré coup de tronche. Grâce à son leader et chanteur qui parlait frenchies, et dont l'effort de dialoguer dans la langue de molière fut saluer par une intensité dans le pit assez efficace pour tousser jusqu'au soir.

Le sol fut tellement piétiné que la terre n'était plus qu'une fine couche de poussière desséchée, et il y aurait pu passer un dromadaire que cela n'aurait étonné personne en fait. D'ailleurs la majorité du public a craché du sable pendant le set de Nasty, car ce n'était que vocifération d'injonctions à soulever le sol pour qu'il transforme le pit en dune: SUMMERBLAST !


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Il m'apparaissait important de se dessabler les cages à miel avec GEHENNA, un groupe dont la recherche identitaire tant dans le style qu'avec un line up solide demeura un obstacle à sa carrière pourtant.

Toutefois leur dernier album « Unravel » appose un black épuré que le combo martèlera avec la témérité scandinave adéquate, et l'apport d'un piano inspirant des cantiques d'immolations méphistophéliques proche du groupe Ghost.

Leur set fut lancinant, féerique et diabolique à la fois, car étant plus dans l'introspection que dans la démonstration.

La crudité spleenétique de Gehenna était un gouffre sensoriel dans lequel on entendait remonter des limbes le souffle mélancolique de diablesses en feu s'accouplant avec des anges en rut.


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Est ce que Gehenna a essayé d'engloutir tel un boa constrictor un public hypnotisé, où complètement engourdi par la strangulation sonique, là fut la question ?! Je ne connais pas la réponse parce que la Temple était clairsemée à ce moment là, et que les réactions étaient pour le moins réservées. Était ce dû à un changement de public dans la Temple ?

Il faut dire que le festivalier d'aujourd'hui n'a plus rien à voir avec le true black métalleux du début, qui se contentait d'un pack de kro chaud pour unique pitance et des sets à la pyrotechnie élémentaire en restant debout les bras croisés. En 2014 la diversité de la population du site impose une multitude de possibilité de distraction autre que les concerts. Le Graspop a ses autos-tamponneuses nan ?

Oui il devient urgent de l'annoncer, désormais le Hellfest n'est plus un festival lambda, il va bien au-delà, il est devenu ce géant fantasmagorique que l'on traverse avec les sens en éveil, émerveillé de redécouvrir année après année de l'innovation et de la créativité. Comme de mettre en avant une partie de la scène oldschool death métal française, dans laquelle LOUDBLAST est arrivé en patron et a produit des arcs électriques de death'n'roll :


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Le groupe venait de faire une date à Dubaï fin mai, soulignant l'accessibilité d'une nouvelle terre à affranchir (voir le livre de Mark Levine chez camion blanc « LE METAL DANS LES PAYS MUSULMANS - Cette jeunesse qui a contribué au Printemps arabe » ) et de son omniprésence en étant un groupe pilier de la scène française, avec un chanteur et leader, Stéphane Buriez connu pour son émission TV "Une Dose De Metal".

Ok, Loudblast a du métier, il en maîtrise les rouages ainsi que toute la subtilité. Bon en terrain conquis c’est plus facile de déployer toute son intensité tant la ferveur et la communion étaient palpable, mais encore faut il rester originel, sans révéler le même set de tâcheron. No soucis, les nordistes répandirent la bestialité primitive dans une ambiance de catacombes en ouvrant les viscères de leur discographie et surtout de leur dernier « Burial ground ». Nous n'étions plus en transit entre le ciel et les ténèbres, mais prêt à se noyer dans l'eau noire de Loudblast.

Ce fut la guerre mais sans les armes, parce que le groupe a expurgé sur scène l'indicible musique extrême avec l'invisibilité aveuglante de son audace et de son halo.


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Pouvait on alors ressentir une telle morsure après ? Peut être bien mais il fallait un temps de sursis à coup sûr...



Quoiqu'il en soit, avec le nombre de chevelus au cm2, on imagine fort bien qu'une infection capillaire de poux garantissant au shampoing Marie-rose spécialiste en la matière une manne financière non négligeable, fasse saliver autant ou même plus qu'une rentrée de cours préparatoires.

Sans chercher de poux sur la tête d'un chauve, le set de METHOD Of DESTRUCTION n'a pas révélé le culte pour un groupe dont j'avais élevé une stèle invulnérable. Même si je suis super heureux d'avoir vu Billy Milano (parfois aphone) in da place, il est quand même arrivé en surveat de joueur de pétanque marseillaise. Ouch !!! D'autant plus que l'embonpoint ne favorisera pas une endurance mise à rude épreuve en plein cagnas. Mais il a gardé toute sa déconne (un comique de répétition avec son big up à Gérard Depardiouuuuuuuuu) et le fun qui caractérisent son mélange de thrash et de punkcore. La nostalgie sera vivace et finalement ce fut bien cool de voir réapparaître ce gars et son crossover 90's quoiqu'il en soit.


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Revival 90's ? Et bien justement c'est avec THERAPY que nous avions rendez-vous dans l'après-midi devant la mainstage. Whaouuuuuu même si il a maigri par rapport à la dernière fois que je l'avais vu sur scène en 2006 à Castres devant 200 personnes,  Andy Cairns manque de punch et de justesse vocale malgré une présence scénique chaleureuse et professionnelle. Le bassiste Michael McKeegan avait lui une pêche d'enfer et faisait de sa présence scénique ombrage à Andy.

Le trio a joué des coudes pour imposer sa dynamique à coup de boucles rythmiques indus-rock, et ce fut en soi un bon retour de Therapy au premier rang, car c'était et c'est encore cool d'entendre en live le son volumineux du groupe de rock qui a marqué les 90's de son empreinte. Parait même qu'un prochain album verra le jour...

Le groupe a même fait une cover du « Breaking The Law » de Judas Priest pour l'occasion et « Isolation » de Joy Division. Le public a participé de bon cœur (surtout la jauge des trentenaires et des quadras) mais déjà on sentait que la majorité était là, uniquement pour Maiden.


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Cela a fait du bien de retrouver par la suite du binaire avec KADAVAR. D'ailleurs le groupe a fait l’unanimité grâce à un trip de stoner rock hyper fluide et groovy, et aussi à mon humble avis parce que la hype bat pour eux en ce moment dans les salons de coiffures et des barbiers européens. Leur heavy blues tenait très bien au corps. Le batteur moulinait comme un fou et possède en fait les mêmes caractéristiques scéniques qu'Animal le batteur des muppets. Si le groupe est composé de la qualité allemande, depuis peu le bassiste est français. Le groupe a alterné sa set list avec des titres de son premier et de son dernier album et a fait reluire le stupre de ses sonorités vintages dans une tente de la Valley gavée à mort.

On ressortait groogy par l’assaut de cette mannschaft et de nouveau on ne pouvait qu'être éberlué par le site, car le hellfest possède une qualité d'adaptation et de prise de risque qui lui permettent de se remettre en question en sortant de sa zone de confort, et en essayant chaque année de nouvelles choses. C'est vraiment dingue, et un truc aussi fou c'est que franchement je ne saisirais vraiment jamais la méfiance de mes contemporains pour KYLESA ?

Avec toujours en controverse cette variation des titres et des rythmiques (2 batteurs contestés pour jouer la même chose) qui permettent pourtant un entrelacement efficaces de différentes atmosphères pour répandre un très bel envoûtement au final.

Leur dernier album « Ultraviolet » part de nouveau dans une nouvelle direction, et lui donne un nouveau leader charismatique en la personne de Laura Pleasants. Elle est la plupart du temps au chant maintenant, elle a pris une assurance scénique incroyable par rapport à ne serais-ce que cinq ans en arrière. J'ai ressenti ce set comme une réussite totale de bout en bout. J'adore Kylesa qui me fait penser à Sonic Youth la partie arty contemporain en moins bien sûr. Et je n'étais pas le seul, loin de là. Je pense que Kylesa est un groupe qui a su modifier son angle de vue artistique et pas son soi-disant public.


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A ce moment là, on arrivait à l'épicentre du spectacle du vendredi devant les mainstages. Putain mais quel monde, j'avais jamais vu ça à Clisson. Ça débordait de partout, c'était un océan de personne et ça faisait chier un max. Je ne me sentais pas du tout à ma place. On attendait le mythe comme des sardines japonaises dans le métropolitain de Tokyo. Ça m'a saoulé au plus haut point d'emblée, mais j'ai tenu bon juste pour voir l'entrée en matière.

Puis est apparu la pucelle de l'empire britannique, fière et ardente, percluse de cette volonté tenace de propager les enfers ici-bas. Si pour l'histoire elle n'a pas du tout la même auréole de sainte que la notre de France que l'abbé cauchon à fait brûler vive, et que la dynastie Lepen a récupéré en symbole pique nique sauciflard à ses fins électorale, elle appartient à l'histoire musicale du hard-rock, alors les grenouilles du pays de Charlemagne lui font une standing ovation, et pas que pré-posthume.


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Le groupe anglais est là avec tout son décorum, toute sa légende tableau après tableau représentant les pochettes des albums. Mais voilà comme la plupart des groupes mythiques, IRON MAIDEN vit sur ses rentes. La vierge de fer ressemble à margaret thatcher aujourd'hui, le vagin froid et l'impassibilité d'entreprendre les réformes nécessaires, et se contente de la gloire de sa tenue narcissique.

Mais le public s'en branle car les vieilles gueules noires de la NWOBHM acquiescent avec fidélité à sa démonstration de force, comme de vieux grognards bonapartistes. Pourtant, certains jeunes mineurs ont défait le coup de grisou ininterrompue que le groupe se doit de propager, ne comprenant pas la raison de descendre dans cette mine désaffectée vu les novices qu'ils sont en la matière.

Si il faut savoir tuer le père, on n'a pas détourné le regard devant le spectacle de la mère en train de tapiner, et en sentant l'odeur de cramer de la sapinette pour ce groupe mythique.


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Il restait pourtant ses hymnes repris ardemment, faisant souffler le souffle germinal de la classe ouvrière, cet autel glorieux, et cette foi en quelque chose d'unique, dont la fierté apposait son étendard claquant le vent comme le fouet sur une fesse. Mais la filiation ne s'est pas faîte, je sentais que les jeunes mineurs étaient écrasés par le point de l'histoire, avec le spectre féodal que requiert le passé glorieux du groupe, et le respect dû à la longévité de leur carrière. Car même si nous nous sommes reliés dans le shuttle méphistophélique, les nouvelles générations ne suivaient pas l'ancien mouvement. La vierge a pourtant fait la pute en aguichant, et le public en salivait car le groupe connaît son boulot et revissait sans cesse les boulons de sa destinée.

J'ai vécu le truc avec difficulté car c'est difficile d'assister à un set de ce genre de groupe culte, soit tu te fonds dans la foule pour former qu'une seule et même matière, soit tu fuis car il y a trop de monde. Donc je suis parti sans mot dire, en me disant qu'il ne reste plus à Iron Maiden qu'à vendre sa virginité sur le net, sinon elle finira seule dans le cloître de son couvent, momifiée pour l'éternité dans le sarcophage de l'histoire de sa musique singulière, peut-être méprisée par la populace ordinaire, mais seulement glorifiée par les hardos qui ont grandis avec.

Pendant que la nuit recouvrait les âmes des damnés du Hellfest par une noirceur sépulcrale, WATAIN illumina les abîmes par un set digne d'un opulent sacrifice en pourchassant les chrétiens baptisés. Le bruit et l'odeur de Belzébuth hantera la nuit et nos esprits par des rêves obscurs par la suite, car ce fut une purification par des flammes puissantes.


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Des silhouettes noires aux cheveux longs et aux barbes hirsutes, parfois ornées de corne, recrachèrent les hosties de la providence en s'immolant dans le brasier vermeil de Watain. Une odeur de viande cramé flottait dans un air vicié d'excitation. J'avais la saveur de l'hémoglobine en bouche et je plantais mes crocs dans cette chair musicale jusqu'à en subir le châtiment suprême : Un orgasme sonique qui me fouettait les tripes. Le public était en contemplation dans la mystique d'une écoute religieuse où le spirituel apparaissait en spectre et non plus en cliché. Titre après titre, rite après rite, la célébration devenait encore plus intense.

Le groupe était composé pendant cette nuit noire là, d'êtres diaboliques au pays de l'éternelle souffrance, et Watain a fourni une prestation menaçante égale à la flotte de l’étoile noire : Impériale.

Un autre monolithe de noirceur était programmé à proximité, et c'était le groupe DEATH TO ALL. Contre toute attente leur set fut bien interprété et aura permis de faire « revivre » une époque, celle du groupe DEATH, un homme : Chuck Schuldiner...C'était le seul but de cette tournée après tout. Par contre il y avait une enceinte qui grésillait sans cesse, mais peut-être étais-ce le spectre de Chucky-Schuldiner ?!


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Pendant que j'attendais sous la Valley avec une fatigue physique et cérébrale accumulée durant toute la journée, les ombres arrivaient par un flux impressionnant, on aurait dit qu'elles se multipliaient dans l'obscurité pour la même fratrie occulte d'ELECTRIC WIZARD.

Le groupe est arrivé sur scène et Jus Osborn avait l'air à côté de ses pompes, bourré ? Ouaie peut être bien en fait, d'ailleurs le reste du groupe essaya de se caler sur lui et mettait bien 2 à 3 mn pour le début de chaque morceau, puis pendant 5 à 6 mn c'était bon et ça repartait à va l'eau pour le final avec 2 à 3 mn dans les choux. Je pense que depuis que j'assiste à leur concert, je n'ai jamais vu le même groupe. Il faut dire que tous ces changements de line up commencent à faire mordre la poussière au groupe et le fige peut être dans la cendre de son culte, mais plus de son aura. Le bassiste fait minot à côté de Jus, et l'image qu'il apporte est beaucoup moins dangereuse que celle de Tas Danazoglou par exemple. Bon ceci dit il fait le job musicalement. Mais bon le visuel dans Electric Wizard est hyper important, il fait partie de l’envoûtement.


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Déçu ? Oui forcément un peu, puisque il ne passe jamais dans le sud et que le Hellfest est la seule occaz que j'ai pour assister à leur concert. Je pardonne car j'adore ce groupe, vraiment. Alors j'ai pris mon pied, fallait juste être patient et l'effet faisait son office. Surtout avec des titres comme « Witchcult Today », « Return Trip »,« Dopethrone », et « Futuropolis » au final, non vraiment on va pas faire la fine bouche non plus, même si je n'ai pas eu le corps qui s'est soulevé par un son monumental à faire vibrer les tripes, par contre j'avais la tête dans le mood luciférien, prêt pour le sacrifice suprême.

Electric Wizard reste un groupe mythique et absolument diabolique pour ne pas être ensorcelé par lui de toute façon. Les couleurs du giallo ont apporté cette atmosphère pesante et baroque essentielle à la maestria scénique du groupe comme d'habitude. Ok, je reprends mon report car je sens que ma plume s'emporte pour le groupe : Le set était cool, géant, génial, j'en avais le froc tout mouillé, car nous pénétrions dans l'antre crépusculaire d'une musique aussi profonde qu'un puits sans fond. On entendait hurler le public pour cet amour sacré du profane avec le délice d'en être contaminé.

Le prochain album des increvables Electric Wizard se nommera « Time To Die », j'espère que ce sera une résurrection et qu'il répondra à leur abstinence discographique après leur ep « Legalize Drugs & murder » datant de 2012.

Un avant goût avec le titre éponyme.

Pendant que j'attendais Gui De Champi du webzine W-fenec et Mat Gaz du groupe Red Mars Sky pour rentrer au logis, juste à côté de moi elle avait le visage d'une sculpture en marbre de l'antiquité et sa peau laiteuse faisant éclater ses tatouages en fresque tribale.

Il faisait encore bon pour des nordiques en t-shirt à cette heure dorée où les âmes s'éteignent.


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L'arbre maléfique était notre lieu de rendez-vous et il le demeura soir après soir, comme pour tant d'autres festivaliers.



SAMEDI c'était The Number of the Beast


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Le Hellfest est une manifestation culturelle, et a cet effet il joue un rôle prépondérant de lien social. C'est une fête et un lieu de vie où règne la fraternité du métOl. Tu y vas avec des ami(e)s, tu rencontres d'autres personnes passionnées pour une culture identique, similaire, voire proche, et l'espace du festival devient un théâtre de liberté où tu te sens enfin chez toi, et surtout toi même.

Le Hellfest est une manifestation cultuelle, et à cet effet il joue un rôle prépondérant de liant pour toutes les musiques extrêmes et éclectiques.

Pendant que le premier public arrivait en courant devant les deux mainstages, au sol je remarquais à côté des bars les plus proches qu'il y avait des copeaux de bambous dont les propriétés et option écologique servaient à l’assainissement des éventuels chutes d'eaux habituelles, voire des « eaux usées » sans générer de boues, ils offraient l'avantage d'être un socle doux avec un tel climat bouillant. Pourtant ils sont aussi un combustible par définition. Danger ? Hypothétiquement oui il le devient, je me demandais si le crew avait réfléchi à cette option ?

Afin de poursuivre par une subtile transition d'horticulture, ami(e)s du jardinage bonjour, car le premier groupe de la Valley c'était HARK, un trio qui a découpé, scié le bois avec un stoner écorché, oui, à fleur de peau, donc attention aux échardes qui dépassaient, car le groupe nous a ôté notre écorce dès le réveil. J'ai noté qu'il manquait un peu de fluidité à leur variation rythmique, ainsi que des thèmes mélodiques pour que l'on prenne racine, sinon c'était du gros stoner, en plus les gars avaient la pêche pour nous filer un bon set dans le tronc.

Je me déplaçais vers une autre scène et admirais les pèlerins qui regagnaient la Altar tête baissée en signe de soumission, en sachant par avance que le sort qu'il leur était réservé, méritait l'abnégation pieuse de choir à un abandon absolu, afin d'être transpercer par la lame pestilentielle de MERCYLESS.


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Saigneur parmi les saigneurs, le combo est une demeure de nuit et brouillard de death. Dans la pénombre des vapeurs morbides du combo, l'aurore déchirait la nuit en mettant en sépulture le corps d'un death métAl oldschool. Ce fut un gros set, hypra cool qui redonnait envie de se replonger dans la discographie du groupe, et de son dernier et excellent opus « Unlogy Black Splendor » que je vous conseille.

A quelque pas de là, le sludge stoner d'HERDER avait de l'épaisseur et assez de tension pour nous faire tourner les têtes en enserrant le cœur d'une épaisseur de gras. Le chanteur possédait le charisme nécessaire pour capter ton attention, et puis quel hurleur bordel de merde !!! Les guitares avaient des mélodies ésotériques pour te filer la transe et de super sonorités. Ce groupe a su gonfler ses prétentions artistiques dans l'érection phallique de sa démonstration de force, un peu comme le développement cénobite que civitas est capable de proclamer dans un accès de bouffée de chaleur, en éructant que Madonna qui a voulu déculottée la fille aînée de l'église catholique romaine en appelant sa fille Lourdes, mériterait le bûcher que les cathares ont bâti pour réduire en cendres leur foi d'hérétiques à Montségur en 1244. D'ailleurs si l'histoire des albigeois vous intéresse je vous conseille d'assister au deuxième XTREMEFEST le premier week-end d’Août 2014 à Albi justement, afin de vous brûler les ailes.


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Je poursuivais la programmation marinière/tricolore du jour, en prenant la foudre avec le death de BENIGHTED. Leur set fut aussi velu que groovy, parce que les frenchies ont laissé les traces d'une électrocution en plein pendant le repas de midi. Déjà à 8 euros le plat, ( ohhhh pitaing on est pas à Courchevel ! ), la digestion est plus que difficile, mais avec les rafales des excellents Benighted nous n'étions plus qu'à l'état de lépreux à genou sur le sol à gratter l'herbe comme des déments, pour nourrir des plaies à vif impossible à cicatriser.

Le combo nous a foutu son dernier album  « Carnivore Sublime » dans les canines avec du blast-beat sauvage en guise de batte de baseball. J'ai appris récemment que le guitariste et bassiste avaient foutu les voiles, merde, une issue est survenu depuis avec l'arrivée de Bert à la guitare (High for a Dive, Sorastrella, Soulbreeder, ex-Winds of Torment) et Pierre à la Basse/Backing Vocals (High For A Dive, Poumon, Aabsinthe) pour les festivals d'été.

S'ensuivit une plongée bouillonnante dans le bain amniotique de SUPURATION, en suintant dans la torpeur de leur musique glaciale qui réchauffe les sens. Nous étions saisi à vif par l'effroi qui émanait de leur concert, un genre de sueur froide en pleine canicule émotionnelle qui fondait comme un glaçon disparaissant à jamais dans l'invisibilité.

Nous vivions l'instant avec toute l'attente onirique vécu en amont pour un tel groupe culte. Au point parfois de nous échapper du bout des doigts parce que le set est passé très vite, sans que nous puissions en sculpter un souvenir, qui nous servirait de sceptre à brandir quand on n'emploiera plus que le passé composé pour parler de ce que l'on ressentira à l'état de fossile couvert de pisse. Le groupe a joué l'intégralité de leur chef d’œuvre «  Cube » et nous a délivré la sagesse de sa froideur reptilienne par une atmosphère dont il a le secret, et la possession qui va avec pour qu'on en emporte la sublimation dans notre côté le plus obscur.


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Je ne sais pas si vous êtes au courant mais depuis l'année dernière, le Hellfest fidélise et accroît son attractivité par la création du fan club officiel « THE (HF)CULT » . Cela permet des accès et des services exclusifs avec la contre partie d'obtenir des points obtenus via le merch du festival. Bien entendu il y a une limitation d'adhésion chaque année, une subtilité qui créer un désir d'appartenance exclusive.

Le festival étant devenu super fat, il poursuit son évolution et sait offrir une offre singulière tout en sachant se remettre en question permanente en s'adaptant au marché mondial, aux évolutions technologiques et sociales, et aux nombreuses évolutions créatives qui requiert aujourd'hui et de manière pérenne la survie d'un tel mastodonte. Le Hellfest possède une exigence qui dépasse désormais le soucis du détail.

Pendant que j'étais à l'ombre, dans la noirceur des deux scènes Altar et Temple attendant maître cornu...


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...Quand soudain....

...Ahhhhh merde est arrivé TROLLFEST. C'était comment vous dire cela sans froisser personne ?...Disons auparavant que c’est du métOl festif,, et qu'il a fait l’unanimité.

Et bien oui la joie irradiait les visages, c'était le gueuleton traditionnel du paganiste, du folkeux des grottes avec son stéréotype de mousse des bois à la bière. Pas du tout mon trip, ayant des difficultés avec ce qui correspond à l'esprit germanique de la fête de la binouze. Sans faire un foin de tout les diables le groupe s'est amusé dans son folklore païen à faire ripaille comme au temps des dragons.

C'est fou comme je ressentais la bouffonnerie d'une telle démarche par un ricanement de désolation, parce que je ne comprenais pas ce sens de la festivité, qui m’apparaissait désuet.

En étant rentré dans la quarantaine comme un vieux con de sXa, je ressentais un éloignement des intérêts indispensables de la jeunesse pour la bringue, et même pour la facétie d'une expression absurde qui se répand en une traînée de poudre débile, afin de relier les gens par la magie de cette balourdise expressive reprise en cœur à s'en vider le trip délirant jusqu'à plus soif. Ma vision est tout autre de ce que eux peuvent vivre, et j'en remarquais la vraisemblance dans le sourire de connivence des personnes de mon age que je croisais.

Un truc important aussi dans ce genre de célébration festive à Clisson c'est qu'il ne faut jamais confondre ovin avec Odin chez les paganistes breton, au risque de ternir une soirée où le biniou de la berrigourdine va servir de gourdin. C'est con mais faut le savoir.

Et oui le Hellfest se prépare en amont par le culte d'un corps lexical et d'un physique sculptural !


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Je souhaiterais évoquer une particularité maintenant, c'est que pendant qu'INCANTATION psalmodiait son cantique maléfique de death, ses adeptes buvaient du regard l'expression de son aura démoniaque avec ce goût fétide qui sied si bien à la grandeur de cette pestilence musicale. La messe était dite dès l'entrée du groupe sur scène, du coup le rituel fut consommé dans une camisole de démence, et toutes les brebis égorgées sur place. Incantation nous a délivré un set maléfique des plus évocateur de sa détermination musicale. UH !

Je fis le trajet me menant sous la toile de la Valley pour constater que son sol était jonché d’herbe sèche apportant cette sensation de pâturage proche de Salt Lake City, dont la pilosité du public lui proférait une équivalence au look prédominant chez les mormons. J'attendais avec eux que WITCH MOUNTAIN me délivre du mal. La chanteuse Uta Plotkin s'est avancée pendant le soundcheck et a chanté a cappella, j'avais déjà les poils hérissés et des frissons partout.

Leur doom processionnaire fut un véritable coup de cœur. Uta était dotée d'une voix blues intense, je le savais sur disque mais sur scène elle tenait un public absorbé à ses lèvres par une écoute qui laissait sans voix. C'était un choc émotionnel dont on a pu ressentir s'adoucir notre quiétude intérieure par l'éclat de ce heavy doom. Tellement en fait que le somptueux « Beekeeper » résonnait encore dans les ténèbres de mon corps vibrant d'extase des semaines après. Tout comme la torpeur orgiaque de « Shelter » bourdonnait à mon désir sauvage de conjurer le sort, en me jetant nu dans les eaux troubles de la musique enchanteresse du groupe et de leur album « Cauldron of the Wild ». Le sculptural « Never Know » m'emplissait tout entier à lui, j'en ressentais la caresse et l'odeur de sa voix dans mon âme, et je sais que l'écrin brûlant de son sortilège ne me quittera plus jamais désormais, tant le set fut lascif.


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Je poursuivais sur la même note avec Lori S, une femme qui a prouvé de sa puissance avec ACID KING, dont je retiens en premier que c'était mieux que leur dernière performance au Hellfest en 2012. Le trio a joué dans une sorte d'introspection naturelle qui lui a permis de sortir du carcan de son aura diabolique, et le set fut dans cet état d'esprit avec des titres de leur album « Busse Woods » et « III ». Sur disque, leur doom est puissant et lourd à faire aplatir le cervelet par une discographie épaisse, là il devenait surpuissant et carrément massif. Si Acid King est considéré comme un acteur mineur dans la scène métAl, il est vénéré chez les doomers avec la dévotion correspondante à sa puissance tellurique, cette prestation justifie à elle seule une telle vénération.

En restant inlassablement sous chapiteau, je commençais à ressembler à cet ermite que l'on compare à un païen chez les hippies, ou à un gothique exsangue chez les nudistes de la méditerranée, du coup je me suis dirigé vers la Warzone pour y voir PROTEST THE HERO et ses lignes mélos avec du tapping de Van Halen en version métalcore, donc pas de gros riffs mais de la démonstration. Le groupe a fait son job comme on pointe à l'usine, par contre il était assez adroit et malin pour que cela passe inaperçu pour un public résolument composé de jneus en feu, et en famille...


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Juste avant le début des retrouvailles avec CLUTCH, il y a gars qui est arrivé avec les yeux rivés sur son téléphone, il a bousculé deux, trois gars sans s'excuser, s'est planté là en mode bad-rocker cogitant sur l'habillage de son roadster en vapotant,  puis a reluqué devant lui deux filles se présentant à son goût comme des sucrerie cup cake,  et leur a baragouiné d'une voix musqué : " Mhh je boufferai bien ces deux petits culs en forme de choux à la crème !". Ensuite il a reçu le magnifique retour de manivelle : " C'est proscrit aux diabétiques, branle toi à l'insuline ducon ! " en étant complètement pris de court par ce sens de la répartie féminine, que j'adore car c'est tout le temps un spectacle divin ! Ah ouaie putain c'était vraiment cool comme renvoi, et comme on dit chez les vieux : L O L = Lucifer Our Lord.

Bon, c'était donc sous la Valley que Clutch était attendu, et l'attente est un désir qui se décuple avec le temps. Si vous en doutez et bien l'annulation de Clutch l'année passée lui a apportée une exponentielle audience pour fêter sa venue. Le chapiteau était plein à ras bord, et en fusion idyllique avec les amerloques de ce fait. Le set fut gigantesque de passion et de charme dans cette amourette où chacun a pu être cajolé par ce flirt. Sinon mon conseil pour les fans de Clutch c'est d’écouter les premiers albums de ZZTOP hein...

Sans avoir envie d'être mutilé, j'ai finalement pris le chemin de traverse où l'on y rencontre un éventreur afin de retrouver BRUTAL THRUTH en serial killer. La vérité est souvent brutale mais je vais vous la révéler, leur set fut une fournaise de violence, le son était un monticule de haine et au final, oui mes amies ça y est j'ai enfin vu Brutal Thruth au Hellfest après deux ratés notables dû à mon inconscient oubli. Le dépucelage est consommé, enfin, consumé, parce qu'avec le set de sodomite qui restera dans les annales pour tous ceux qui en ont eu mal au cul ! On s'est fait cramer le conduit à force d'être pilonner de la sorte.


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Ouille ça pique !

Au vue de la programmation sénile, il m'a semblé que l'absence en nombre du rustre paganiste avait dû préférer l'incontinence solitude de sa grotte plutôt que la tentation collective. Par contre les papys du rock ont eu une belle affiche cette année. Je pense même que des défibrillateurs étaient stockés en nombre pour pallier à tout incident cardiaque, et même à proximité des scènes. Cet étonnement mélange de génération avait tout le charme de la diversité d'un tel rendez-vous musical.

Si les jeunes avaient l'insouciance du surnombre et semblaient ignorer en tournant le regard à la vue d'un plus vieux ou d'une plus vieille, les anciens connaissaient le goût du temps qui passe et n'en perdaient pas une miette en concédant à leur vitalité un rythme plus alangui pour tenir tout le week-end. Je n'ais toutefois pas pris la peine d'assister au concert des dinosaures Deep Purple, pas plus qu'à celui de Statu Quo (apparemment un triomphe, c'était le groupe dont tout le monde se foutait de la tronche mais qui a mis tout le monde sur le cul, et il y en a un chaque année au Hellfest ), par contre j'ai vu un chouia celui d'Aerosmith qui a répondu parfaitement à l'esprit du jeu télévisé des chiffres et des lettres que chérit tant le troisième age : Ding Dong, à  vous Monsieur Critique " Et bien en 8 lettres, ENCULAGE ", et vous monsieur suceur : " Oh et bien pas mieux hein ! "

Quand aux nanas de LEZ ZEPPELIN, elles ont enflammé le Zeppelin, le calcinant d'une langueur monotone chère à la particularité hippie très chiante des seventies du combo plagié.


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Si tu ne possèdes pas le don d'ubiquité au Hellfest, tu ne restes qu'un simple mortel, dont le corps de supplicié sert de défouloir à des groupes de sauvageons qui refoulent une brutalité sonique à la hauteur de leur amour viscéral pour la violence musicale. Mais avouons le, seul les magazines et des webzines de renom sont capables de réunir une horde de fantassins pour permettre la traduction intégrale des concerts du festival et des set list exécutées. Si le WallaBirZine est Samson VS Goliath en ces termes, l'exigence de son compte rendu singulier prévaut dans cette absurdité de consommation courante qui voit défiler un nombre pharaonique de groupes en un temps record.

M'enfin entre Aerosmisth et MONSTER MAGNET, si je n'ai pas voulu mourir idiot en allant zieuter la catastrophe glam rock, j'ai très vite pris la poudre d'escampette pour constater que si il est un peu plus bouffi, cela demeure toujours aussi spécial d'entendre le son spatial de Monster Magnet et son heavy rock'n'roll. L'enfumage de la scène sembla poser une tenture nuageuse pile dans le space rock du groupe et a ravi un public amateur de hash. Ce fut une revue discographique du groupe avec quasiment que des vieux tubes crachant du rock cosmique dans une étuve.


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Ben ouaie on peut voir la chose comme Descartes de manière rationnelle aussi !

Sympathique de fraîcheur et de ligne mélodique punk rock qui raclait les tympans par une once de sucre bien fun, AGAINST ME a su se départir de la grosse beuverie nocturne par un concert efficace. Il faut dire que la chanteuse américaine était en super forme vocale aussi. De quoi ce n'est pas une fille ? Brésilienne alors !...

Bon assez rigolé les fans arc en ciel des bisounours, passons au gros lourd du soir, mais ouaie messieurs, dames il y en a dans ce fest.

ANSELMO a été très lourd. Musicalement le gars est un monsieur qui balance tout le temps son punch vocal en pleine poire avec des breaks démentiels qui crépitent comme un feu de Bengale. Rien à redire artistiquement, ni sur sa prestation...( le public qui scande « Philou, Philou » ce fut quelque chose de marrant ).

Par contre entre chaque titre, toutes ses longues réflexions philosophiques de maçons coffreurs ont permis de tenir en haleine un public médusés par tous les crachats et rôts que le gars nous a servi sur un plateau en argent. Ce fut la grande classe de l'élégance, me remémorant le savoir-vivre de mes anciens collègues du bâtiment et des travaux publics. A un moment j'ai pensé que monsieur Anselmo avait sûrement un grave problème gastrique pour nous faire subir ses désagréments intestinaux, j'ai même vu le moment où il allait chier sur scène, c'est dire.

Bon ceci dit, le mythe n’est pas usurpé, le gars est un punk, mais il prend la gueule un peu comme Jello Biafra à trop digresser. Bon Anselmo était évidement bourré, ce qui explique et justifie son comportement, mais sinon, il est comment quand il n'est pas bourré le gazier ?


DIMANCHE c'était Somewhere in Time


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Dernier jour de messe, je me levais le premier à la cloclo comme d'habitude, en allant directement sous la douche pour mes ablutions quotidiennes.

« Azur ! Nos bêtes sont bondées d'un cris. Je m'éveille songeant aux fruits noirs de la nube dans leurs cupulles véruqueuses et tronquées. » et oui moi aussi dès que j'ai les fesses à l'air je ne peux m'empêcher de citer Saint John-Perse.

Gui & Mat reposaient encore dans les bras de Morphée, ainsi que ce photographe allemand dont j'ai oublié le nom, pendant que je déjeunais comme Stephen Eicher en paix.

Alors que nous arrivions sur le site et à en juger par l'ampleur professionnelle en constante expansion du festival, me vint ce jugement brillant dans lequel j'imaginais fort bien que le crew du Hellfest s'était posé la bonne question : Qui connaît, et qu'elle est l'endroit qui consacre une grande concentration de personne dans le but de les divertir ?

La réponse est : Les parcs d'attractions.

A partir de là et en synthétisant les connaissances de gestion de tout ce qui concerne le fonctionnement d'un parc, vous déduisez que le Hellfest en arrive à gérer son festival comme un parc d'attraction.

Oui je sais c'est loin d'être con comme raisonnement, je le conçois moi aussi, merci.


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Nous décidâmes d'assister au concert de YEAR OF GOAT qui était mou malgré le signe de Lucifer sur les mains du guitariste/chanteur, mais cool comme premier groupe. Je n'ai rien d'autre à dire de plus, si ce n'est que j'étais déçu car sur disque il m'apparaissait vachement moins mollasse.

Le cas de BLUES PILLS est pour le moins plus épineux, car si cela manquait un poil de volume pour mettre en avant le touché du jeune guitariste. La chanteuse était parfaite. Ce fut néanmoins un très beau moment de communion hippie et un bon set de blues rock psychédélique. D'ailleurs je me suis dit qu'il serait plus qu’intéressant de juger sur disque si Blues Pills appliquait les préceptes du vintage jusqu'au bout d'une production idoine dont je ne doute pas une seule seconde qu'elle ne le soit point. Étant donné du jus seventies de leurs compositions, du look, et tout et tout, Blues Pills évoque cette nouvelle vague bluesy psychédélique qui émerge dans une époque en pleine confrontation liberticide VS libertaire.


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Nous sommes restés au mainstage dans le même mood avec SCORPIO CHILD et son blues rock psyché 70's vraiment too much, qui nous a fait comprendre pourquoi les punks sont arrivés à crever l’abcès de ce genre de groupe indigeste par moment. Trop de tout, de vocalises chichiteuses à n'en plus finir, de solos molasses et inutiles de pentatoniques. Du coup cela me fait revenir sur les prestations de Year Of Goat pour vous annoncer que c'était vraiment bon et que par corrélation Blues Pills c'était vraiment très très cool à côté.

Le début du set de LOLOFOFORA s'est fait avec le panache qu'il convient pour séduire Mat Gaz dans ses premières impressions décisives. C'est un référent aussi primordial pour lui qu'une fin de concert, la chose pouvait devenir matière à débat, mais nous avons tous trouvé que c'était quelque chose qui avait son importance.

heyyyy ! vous savez quoi ? Mat vient de sortir un book vraiment excellent et INDISPENSABLE : "T'arrives ou tu repars ? "

Je quittais sur cet entre-fait jovial mes camarades et personne n'avait la larme à l’œil parce que la poussière du pit se soulevait à peine en ce début de concert.


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Si OBLITERATION est une action qui sert à supprimer quelque chose, c'est surtout un groupe de death dont l'efficacité scénique se résume en tout et pour tout à quelques centimètres de modification faciale.

Leur composition démontrera une synthèse parfaite pour engloutir le public à leur enthousiasme et traduire cette ode à la barbarie death, ce qui en fait une oblitération sonique dévastatrice aussi.

Que le combo ZODIAC ait fait des vagues, n'étonnera personne. j'ai présupposé comme il m'arrive souvent de le faire quand mon esprit est happé dans un trou noir de divagation, que le lead et chanteur avait un passif de hard rocker tant ses compositions et partie vocale étaient proches de ce genre d'accointance. J'ai noté aussi de très bon solos planants, avec une mise aérienne du super touché à la guitare. C'était un moment très cool pour ce rock bluesy, avec adhésion du public à la clef.

A la Warzone cela m'a fait du bien d'entendre le retour du rythme binaire une fois de plus, avec le punk rock ramonesque et classique de BONES, oui cela faisait un bien fou mais c'était sans la bubblegum qui colle à la converse par contre. Le combo a jeté un enthousiasme fédérateur à son punk sous le feu d'une torpeur solaire qui était à son zénith.

Si LOW RIDER a emporté le plébiscite du public avec la coolitude de son doom vespéral par une grosse chaleur et clameur en fin de set, le public était plongé tout le long du set dans le même état comateux d'indolence que leur doom. Indolence certaine du fait d'un temps estival assommant j'ai présumé aussi. Il est vrai que d'habitude à Clisson il pleut et cela sent le marais poitevin.

Cette année c'était la calufle et ça puait un mélange de chaussette de vestiaire et de cabécou périmé. Il y avait un gars juste à côté de moi que j'ai maudit parce que dès qu'il levait les bras pour applaudir, j'étais obligé de me boucher le nez tellement qu'il puait des aisselles.


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C'était insoutenable.



Dès que tu les vois, il y a des groupes dont l'avenir semble certain, tel est le cas avec BLACK TUSK, dont le concert fut 1000 fois mieux que tout ce qu'a pu faire Anselmo. Les gars ont joué comme des possédés en suractivité volcanique, avec le sourire aux lèvres. Ils prenaient leur panard et nous avec. Whaouuuuuuu il y avait tellement de grosses boucles de sludge qu'elles produiront un dôme de lave et des coulées soniques dans lesquelles nous nous sommes noyés en feu.

Ces gars savent vraiment couper du bois en rondin, d'ailleurs je ne leur confierai pas le mobilier en châtaigner de ma belle mère. Donc oui je l'écris en gras : ÉnOooorme set qui justifie à lui seul la solide réputation que le groupe possède désormais avec une telle prestation, qui a fait l'unanimité. Je vais creuser dans leur discographie tellement que le combo m'a enthousiasmé, et j'affirme ici-bas que le groupe ne concède à aucun artifice comme d'autres ont pu le faire durant le week-end.


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Je longeais le sous-bois baignant un parterre de corps indolent pour retrouver la Warzone et l'immense brouhaha des discussions formant la caisse de résonance d'impatience et d'excitation mêlées. La working-class était présente, fin prête pour la oi de THE LAST RESORT. Bien entendu j'ai eu une pensée pour mon pote Olivier, skinhead bordelais. Mais d'ailleurs où étaient les skins ?!? Il n'y avait que des pounks, et pas mal d'iroquois, apparemment cela redevient tendance la crête.

Bon The Last Resort ce n'est pas ma came, et surtout cela m'est apparu étrange, voire même contraire à cette musique oi de rue pour l'entendre en plein jour, face au soleil. Cela à l'air idiot mais ce style trimballe avec elle tellement de leitmotiv du macadam britannique grisâtre et pluvieux, que là les gars faisaient extraterrestre, surtout dans cette surenchère médiéväle de viking païen à proximité. Ils ont du vécu, donc même en traînant la patte car ils ne sont plus tout jeune non plus, ils ont fait leur show avec conviction.

Le public a sué en plein cagnas et semblait ravi de perdre des glucides juste avant les congés d'été chez les rednecks.


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HOUSE OF THE BROKEN c'était du boogie stoner cool mais chiant aussi, j'ai préféré de loin assisté au show d'ANNIHILATOR.

Voilà un grand groupe de thrash progressif, au même titre que Voivod pour avoir élaboré une immense liberté musicale créative. Mais là où Voivod a établi un son singulier, un univers hors norme, Annihilator a lui bien des fois essayé de s'accrocher à la rame, s'adaptant au loi du marché pour continuer à exister selon l'intérêt du public. D'ailleurs il est encore là après une carrière de 30 ans, ce qui s'est avéré une bonne stratégie. Le line up semble s'être stabilisé et le groupe applique à la lettre le sacrement de son mentor Jeff Waters. La fosse était pleine et solo et dissonance ont électrocuté un parterre de festivalier attendant la messe noire du soir sabbathienne.

Le set fut joué à fond de cale, dans un mood super heavy, et la maestria des doigts de fée de Jeff Waters a tricoté des solos en or fin. Grandiose était la pureté musicale, nous étions fauchés par la qualité de ces musiciens, en complète béatitude à prendre l'ardeur de ce thrash et des successifs titres ornant une telle diversité créative.

De ce fait, quand tu passes à EQUILIBRIUM juste après, il y a un truc qui coince méchamment dans la braguette.


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Ne vous fiez pas aux apparences, le seul truc en équilibre c'était moi tout stoïque et médusé devant un tel spectacle.

Bon déjà je vous avoue que la sagesse païenne me laisse dubitatif, et même si ce jeu d'esprit pour l'age de pierre me séduise pour des raisons écologiques, je ne me sens pas en phase avec le folk pagan métOl. Je ne connaissais rien de ce groupe, c'était la première fois que j'entendais leur musique, qui pour moi ressemble à un mélange de Manowar à la fête du village du moyen-age avec un synthétiseur.

Le public était à donf avec cette farandole des plus festives, d'ailleurs je n'ai pas compris l’enthousiasme de la foule à demander un rappel ?? En fait et après mures réflexions, je me suis dit que le public métOl, et dans sa grande majorité écoute en permanence une musique brutale et sombre en écho à des textes tout aussi irascibles, et que là avec ce genre de groupe qui proclame un attrait pour la fête, il retrouve pour une fois une gaieté dont l’enthousiasme le galvanise à reprendre une choppe de bière et rejoindre la danse pour communier de cet instant festif. Ce qui semble légitime quand on ressent le rythme d'une telle débauche de convivialité, chose à laquelle je n'ai malheureusement pas eu le coup de sang, ayant encore dans la tête le génie d'Annihilator gambadant dans mon cerveau en faisant des ricochets impétueux.


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Je sortais de cet halo effervescent en me demandant à quel moment de la journée le site devenait une telle gigantesque fourmilière endiablée ?

On en vient à la contempler en écarquillant sa stupéfaction pour constater que dans ce magma bouillonnant la même passion se reflète sur des visages inconnus. Pourtant on peut se demander au bout de toutes ces heures de fureur sonique quel est le motif fondamental qui tient en haleine, pour continuer cette surconsommation de musique extrême ? Car même avec des conditions climatiques excellentes cette année, du moins pour les gars du sud comme moi, la fatigue se fera sentir sur des corps subissant un traitement intensif. Car le Hellfest se vit, et se mérite.

Donc il advient assez couramment que pendant ce genre de festival exténuant d'émotions et physiquement, que votre esprit ait besoin de repos. C'était ce qui était en train de m'arriver, j'ai donc pris le temps nécessaire pour rejoindre les corridors de l'extremarket désertés à cet heure dominicale, quand juste en face de moi une amazone s’avançait d'un pas languide avec un simple short en guise de vêtement. Le torse nu, la démarche fière elle paradait presque en tenue d'Eve, ses yeux observant ma réaction avec une légère gêne. Les femmes ont dans leur regard cette douceur qui fait de nous des hommes.

Vous savez, après tout des gars le torse nu il y en avaient plein le fest, pourquoi les filles ne pourraient elles pas adopter la même tenue pour le simple principe d'égalité ? Les seins féminins sont ils uniquement le fait d'une zone érogène ? Non. Je détournais mon regard et la laissais passer sans me retourner.

Au Hellfest garçon et fille combattent à armes égales.


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Ce n'est pas la seule fille que j'ai pu croiser avec les tétons à l'air, alors la liberté des femelles du Hellfest pour paraphraser Michel Sardou le françaouis : « C'est un cri c'est un chant, C'est aussi la douleur et le sang, Toutes les fureurs qu'elles portent en elles, La peur des hommes la peur du ciel... » Traduit cette liberté assouvie qui enfin l'honore, et pour laquelle les hommes se devront de se soumettre à cette égalité par la fraternelle reconnaissance sans qu'il y est la moindre objection de conscience.

Car la liberté de conscience au hellfest est son importance primordiale tant de manière artistique qu'avec le respect du vivre ensemble et des différences, mais elle en témoigne la considération égard à l'estime que chacun renvoi à l'autre. Sans cela le festival deviendrait comme de nombreux autres festivals une manne à pognon banale et déshumanisante, autant dire que nous sommes à des années lumière des prérogatives que le crew du Hellfest envisage, et ils sont des milliers chaque année à lui réintégrer leurs remerciements par l'achat d'un pass parce que PASSionnés qu'ils sont de revivre la chose.

Ce n'est pas si étrange d’apparaître bizarre !


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Du coup comme les nichons en pointe de la typesse m'avaient regonflées à bloc, je suis allé prendre une très grosse mandale ricaine avec BLACK DAHLIA MURDER . Ah les cons, ils n'avaient rien perdu de leur vitalité. Quelle patate !!! La pression atmosphérique a tourné à la connerie monumentale et les ricains ont fait tourner la fosse en tempête du désert. BDM est un combo de malade mental, tout est fait pour que la sauvagerie détienne le trône, et ce groupe de sanguin a appliqué à la nervosité de leur set une telle action démonstrative qu'il ne serait pas surprenant que dans le public certain se soit casser le dents. Faudra penser à changer le sang de ces gars, il est vraiment trop vif.

Je présume en outre que les mystiques moshers du Hellfest pensent que la répétition de leur danse va les conduire à la perception d'un dieu, à cause de la pratique du même rituel année après année en synthétisant la lévitation de se faire soulever par la fraternelle houle du pit.


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A l'initiative des pompiers de l'eau a été pulvérisée sur le coté de la MS2, whaouuuuu ça rafraîchissait un max, merci à eux, cette acte de prudence honore leur engagement et devra à l'avenir préparer la direction du Hellfest à repenser une solution d'urgence dans le cas où se répète un week-end saharien de cette importance. Puis du frais il en fallait pour atténuer le brasier des abîmes, car avec la haine de l'enfer & la fureur des limbes BEHEMOTH nous a apporté la cime époustouflante du week-end, à laquelle nous avons écarquillé les yeux face à une telle débauche de retour de flamme.

Lucifer est venu et les chrétiens se sont fait dessus : Hellfest is burning.


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Le groupe a utilisé la rhétorique musicale belliciste pour invoquer le tréfonds et répandre l'obscurité. Le public demeurait dans cet état d'inconscience en épousant l'innocence croyance des ténèbres. L'ensemble formait l'harmonie du crépuscule dans un nuage de cendre, que des canons ont projeté en petit papier de couleur noire. Car le visuel chez Behemoth a autant de signification que la musique elle même, et traduit à merveille l'onirisme de l'occulte.

Les voies du saigneur Nergal ressemblent à celles de Ragnar Lodbrok dans l'excellente série cathodique « VIKINGS » et en projettent l'impénétrable côté malicieux. Elles font un écho licencieux au mal et à l'adoration païenne.

Nergal nous a sorti son collier de chez Kentucky Fried Chicken ou celui des poulets bio du Gers élevés en plein air à la fleur de ronce sauvage, je ne sais pas, désolé je les confonds ? Mais ça pète un max ce truc morbide.

Il faisait chaud et le groupe s'est quand même trimballé avec une tenue de sado-maso noire faite de cuir et de clous. C'était toute la symbolique satanique et sa théâtralité qui honoraient un set d'une grandiloquence dédiée au divinité du spectacle.


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Le show était cousu de main de maître, rien ne fut laisser à l'abandon, le choix du détail ayant toujours son importance, la saveur d'un tel concert ne laissera personne insensible. Les flammes, le sang, le feu, le souffre, les croix renversées, le noir, les symboles, la gestuelle, tenue de scène, masque, etc...C'était un tout, un spectacle vivant dont le souffle ardent provoquait un bouleversement parce que le groupe imposait une force de frappe, une attraction tant visuelle qu'avec un impact sonore global. Chaque mot avait son importance, c'était rôdé sur un fil d'écrin, et le public était obligé d'être dans le mood, sinon il faisait preuve d'une mauvaise foi indubitable.

Le quatuor délivrera le set du week-end selon moi, et c'est bien la première fois que je vois un pit jouant des coudes, avec circle pit...Pendant un concert de black métAl.

Quand leur set fut fini je me remettais en tête un extrait du poème de Louis Aragon « Front Rouge »

Le plus beau monument qu'on puisse élever sur une place

La plus surprenante de toutes les statues

La colonne la plus audacieuse et la plus fine

L'arche qui se compare au prisme même de la pluie

Ne valent pas l'amas splendide et chaotique

Qu'on produit aisément avec une église et de la dynamite

Essayez pour voir.


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Pour le décollage dans les entrailles du passé doomesque, il ne fallait pas chercher la piste aux étoiles, mais la descente vertigineuses vers le tréfonds subliminal de ce style avec les liturgiques SPIRIT CARAVAN. J'attendais un moment intense, j'avais même prévu d'être immergé dans leur spectre sonique, puis comme tous les groupes dont on attend l'inégalable, il arrive souvent que l'on n'obtienne même l'inverse de ce que l'on espérait, car nous nous fabriquons à cet effet des chimères de l'ordre de l'utopie. Dans le cas de Spirit Caravan j'ai eu le bonheur d'obtenir davantage, puisque le groove était incroyable, et Wino était incandescent avec des solos puissants et divins.

J'ai un truc à dire sur le solo, car il se dégage dans notre époque une rareté du solo, hors l'insouciant usage ou abus du solo constitue en soi une profanation surtout si l'on admet la fonction sacré du solo comme quelque chose qui n'est pas anodin. Il requiert dans sa stipulation un profond respect. Il ne doit pas être entreprit sottement ou à la légère, et sans prétexte. Les considérations personnelles de succès sont bannis, voire proscrites. Il demeure le lieu explosif où le soliste est seul face à lui même et à l'assistance, c'est une joute terrible qui se joue, parfois au dépend du drame, et rien ne pourra en rattraper l'erreur. La guitare absorbe les esprits à son désir phallique de substitution comme une excitation sexuelle et extase divinatoire du rock'n'roll.


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Peut-être est ce pour cette raison que pendant le set de Spirit Caravan sur le côté de la scène il y avait de nombreuses femmes en admiration, je distinguais Lys Buckingam du groupe Electric Wizard. L'hypnose semblait féerique, entre la vision de cette beauté ensorcelante et la musique de Spirit Caravan, dont la teneur a électrisé par un concert fait de saveur ancienne et mythique qui me bouleversa par son aura mystique.

Je ne sais pas si c'est le fait d'une attirance sonique incroyable mais on ne pouvait que remarquer le déferlement de vigueur envers le groupe et celui des visages captivés qui me faisaient témoin, de mains tendues vers les cieux, de corps flottant au dessus des autres s'enfonçant dans les ténèbres du pit, en se jetant à corps perdu dans cet océan à la dérive, fait par les flots tumultueux d'une mer de bras fraternel, et qui finissaient par sombrer fatalement en retournant dans l'anonymat de la foule.

Brother & Sister je vous prie de le croire, l'éternel n'existe pas, pas plus que Satan, ce qui existe par contre c'est cette manifestation spectrale du divertissement rock'n'rollien en un trip hallucinant qui s'appelle Wino, oracle de magie noire qui vous fait découvrir un éclair de lumière qui trouble notre vision du spectacle populaire habituel. Spirit Caravan possède cette fibre qui laisse au groupe l'image d'un combo culte de seconde zone alors qu'il demeure un roi vivant ici-bas.

Le groupe quittait la scène et l'acte final nous donnait rendez vous avec le grand livre de l'histoire.


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La nuit se couvrira d'un noir linceul pour l'apparition du grand BLACK SABBATH. Nous étions les témoins privilégiés du pacte avec les cieux et les enfers, nous attendions nos divinités dans l'unique attente d'en être le témoin, et puis Ozzy s'est avancé vacillant comme ces grabataires de maison de fin de vie à la limite du pantomime. Oui le vieux avait bouffé cette chauve-souris de trop.

Musicalement s'était super en place, les musiciens étaient tous très bons, le solo de basse incroyable de Butler était fabuleux, et Iommi fut incandescent. Tommy Clufetos, le batteur d’ozzy en solo a apporté le punch pour que le Sabbat ne devienne molasse par un jeu moderne qui apportait l'ossature essentielle à sa tenue globale. Le visuel à l'écran derrière la scène a permis de pallier la partie vocale et a apporté une dimension conséquente en reliant plusieurs époques. Je ne suis pas resté car voir un groupe culte juste pour le foutre sur son tableau de chasse ne me contente guère, et puis je suis parti aussi pour ne pas galvauder l'aura que ce groupe a eu sur moi.

Black Sabbath est un groupe que j'adule et dans tous les groupes de heavy et de doom résonnent du Black Sabbath, car ce groupe est la mèche qui a fait explosée le Hard rock.

J'ai fini avec UNIDA pour un set très cool de stoner rock, mais entaché par le détachement de John Garcia en fin (peut-être déjà la tête dans la promotion de son album solo). On retrouvait Andrew Fidler le guitariste de Black Tusk ici, autant dire que ça l'a fait géant.

Comme c'était la fin du week-end, les organismes étaient à bout. On sentait l'essoufflement du public qui n'arrivait plus au bout de trois chansons à propager autant de vigueur. Les traits étaient tirés, marqués par le surplus d'exaltation que les gens venaient de fournir dans un ultime geste de survie. Comme le corps sécrète une augmentation exponentielle de température, la sueur répandait une forte odeur de musc dont l'air était soudainement vicié. Une fille était au bord de s'évanouir de la chaleur qui d'un coup remontait comme une boule de feu. Elle me regarda avec un œil qui dit merde à l'autre et essaya de se frayer un passage pour absorber de l'air pur. John Garcia venait de revenir et le groupe avait repris en quelque seconde le flux titanesque de sa fureur sonique, et apportait l'impression que la mort nous souriait à tous. La fille a finalement un peu vomi sur la veste patchée d'un chevelu qui secouait la tête comme si il était en transe dans un mantra tibétain.

Ouaie c'était carrément rock'n'roll cette année.


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Je vais conclure avec une citation de la meilleure ambassadrice du Hellfest depuis le début de ses controverses, sainte Christine Boutin, gloire à elle : « A la maison, dans l'eau, ma philosophie c'est zéro vêtement. J'aime être nue, libre de mes mouvements. C'est mon côté direct. Et ça évite de se faire tailler des costards ! »

Ahhhhhhhhhh la salope, après la fornication avec son cousin je suis certain qu'elle aimerait se vautrer chez les libertins du Cap d'Agde maintenant. Allez fais pas ta mijaurée christ, tu restes clouées sur tes principes de refoulé et c'est la crØix et la bannière pour toi.

Mais tu sais en fait ton principal problème c'est que tu es vulnérable, et que tu as un mal fou à refréner des pulsions bestiales. Comme tu transfères tout de toi sur les autres, ce n'est uniquement pour cela que tu veux au nom de ta morale liberticide transformer le pays en Batracie avec des grenouilles de bénitier. frog.gif

Alors qu'il te suffit d'acheter un pass pour le Hellfest 2015 et ta catharsis sera sur la scène, un peu comme au rugby où la violence est uniquement présente sur le terrain et non dans l'animosité entre les supporters.

Tu vois, nous on sait d'avance que l'année prochaine, on regardera encore les stars du heavy métOl avec émerveillement, parce que ces étoiles brillent dans une voie lactée faîte avec nos vieux démons. C'est en cela aussi que le hellfest est le lieu mirifique de cette constellation où l'on sent battre le retour d'une seconde jeunesse, et où l'on vit sa jeunesse en perdant les plumes de son innocence.


Mes remerciements vont à tous ceux qui font de cet événement ce qu'il est : L'instant inoubliable d'une brûlure.


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samedi, août 10 2013

Xtr'Em All


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REPORT XTREMEFEST 2013


Au commencement était la mine, ressource vitale et mortuaire pour une classe laborieuse hétéroclite, mais uniforme en gueule noire et dans sa lutte de survie. De là naquit une unicité, et le terreau d'une ébullition qui débuta par le réseau Tartempion, qui fut l'un des premiers réseaux rock militant de France conçu par Michel Grèzes dans « l'auberge du sanglier » de ses parents entre Albi et Castres, qui depuis est devenu une boite échangiste, "Le rouge et noir" ça ne s'invente pas.

L'avènement de l'association Transparence en 1974 légitima la programmation de théâtre, danse, mime, animations de rues, musique progressive avec Magma (qui passait dans les bals de village du Tarn aussi, trop dingue), Gong, Henry Cow, Kevin Coyne, Caravan, Art Zoyd, et il y avait même le grand Léo Ferré qui dès qu'il entamait « Les Anarchistes », la salle de Carmaux se levait d 'un seul homme avec le poing levé, et tout le personnel dirigeant de la mine sortait de la salle en courant.


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De la fonte d'une multiplicité associative éclot l'assos Rocktime en 1990 et la programmation de concerts avec à peu près tout ce que le rock français comptait comme les Bérurier Noir, Noir Désir, OTH, Les Thugs, Les Sheriff, etc....Et de l'émergence d'une contre-culture punk internationale. Ensuite il y eut l'élaboration du Summer Festival avec des éditions sur le site de Cap Découverte, ainsi que le Winter Festival, et le Spring Reggae Festival jusqu'au trépas en 2008 de Rocktime en banqueroute après 22 années.


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L'association Pollux qui organise l'Xtremefest vient de cette conflagration culturelle albigeoise et carmausine, et depuis son apparition en 2000 elle a organisé une chiée de concerts et un putain de fest susnommé de ZGUEN FEST. Elle a fait jouer : Seven Hate,Tagada Jones, Mudweisser, Vulgaires Machins, Marvin, Burning Heads, Uncommon Men From Mars, Charly Fiasco, Ultra Vomit, Justin(e), The Bellrays, Sons of Buddha, Dead Pop Club, Dirty Fonzy, Adolescents, Kevin K, Flying Donuts,The Teenage Bootlerocket/etc...


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Il m'est apparu important de débuter par la constitution de ce passé initiatique, formateur en réussite comme en échec, car en a découlé une insurrection D.I.Y fondamentale, dont le but ultime sert de fer de lance à l'éclosion de ce festival.

Ceci étant dit, j'ai souhaité au Xtremefest la pleine réussite dans cet examen de passage en mutilant une dizaine de fourmi, et en étant certain qu'il arriverait à déverser un enthousiasme salvateur, et des hectolitres de boisson malté tout au long d'un week-end festif, où il serait plus question de parler le mandarin à quatre du matin, que des déclinaisons boursières du CAC 40 pendant le crépuscule de l'apéritif.


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Saturday...Cabourdas (samedi...brutalement fou)


« Soyons désinvoltes, n'ayons l'air de rien » Ok ça c'était un précepte du siècle dernier, aujourd'hui nous préférerons convenir  : « Saignons les angles pour être complètement Xtrême Über Alles ».





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On est parti à l'arrache de Castres à 57 km du site de Cap Découverte qui est établit au nord du département du Tarn, nous, nous sommes du sud du Tarn, on est plus exotique, d'ailleurs on se trimballe toujours un vieil arabe avec nous.

Dans la Pigeot familiale il y a Xavier l'ancien batteur de Legitime Defonce, Rachid le bassiste des Nelly Holesons, Junk le bassiste d'Hammerton Pride et guitariste des Malfrats (sinon il joue au jeu de réseau 365 jours par an, et quand il faut qu'il sorte pour s'oxygéner, il joue à un jeu de rôle en tant que viking malgré son poids plume et des lunettes), puis Olivier que je ne présente plus en tant que hard fan de Marillion, et enfin ma gueule.


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A l'arrivée, nous avons débuté les festivités à partir du grind de NOLENTIA, qui pour moi fût une bonne entame pour se mettre du blast-beat et des cris de cochon dans le groin de la tête. Plus qu'un simple groupe grindesque, Nolentia percuta la férocité de Brutal Thruth avec la fonte oppressive de Crowbar. Il y a même eu quelques consonances de groove mais de manière sporadique, du moins pas assez prégnantes à mon goût dans le dispositif irrépressible de leur set. Les gaziers ne se prennent pas le cul et envoient un set généreux, cloqué par le poids de leur poutrelle sonique et maculé d'éclat de crust.

Les gars font du gras sale, et ils le font bien, que dire de plus ?


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Le festival est posé sur le site de Cap Découverte, qui propose des divertissements en tout genre, et une chose capitale, cela change le quotidien du festivalier habituait à picoler dans sa tente, car c'est un parc d'attraction sportive et détente, avec du Ski ou snowboard sur piste synthétique, Alpine coaster (luge sur rail), Tyrolienne géante à plus de 100 km/h sur 1200 m de descente, Skate park BMX, skate, roller (INDOOR : (1 000 m2) et OUTDOOR (1 700 m2) avec bowls, méga rampe, half pipe, aire de street…), Mini karting, Baignade, plage, VTT, Vélo et Roller sur les pistes du parc. Puis Wakeboard sur câble, Paintball, Parcours aventure, Aquagliss/lagon, Dévalkart, Minigolf.

Par contre, il n'y a même pas un terrain de pétanque, non mais vraiment tout se perd dans le south profond.




A l'extrême hauteur de cette butte, il y a un truc de CERTAIN, c'est que tu peux gonfler les watts, il n'y aura personne pour te cracher au naseau que ça fait vibrer le sommier de tes gosses, comme ce fût le cas lors d'un reportage télévisuel vicelard à l'encontre du Hellfest, avec des riverains soucieux de leur sommeil bénédictin pour un week-end par an. Ici, tu n'auras même pas une réplique de Christique Boutin la bible à la main en train de vociférer des incantations d'exorcismes, car il y a très peu de peine à jouir dans le pays tarnais de Jaurès au Nord et d'Emiles Combes au sud.

Cap Découverte est une aubaine pour faire tonner la fée électrique en toute tranquillité, cela n'empêche guère que j'ai quand même entendu des critiques quant au choix de la programmation sur l'inégalité entre punk et métOl, faisant resurgir les séquelles entendues lors du Fury Fest, le petit père biologique du Hellfest.

Je rejoins néanmoins les festivaliers sur le manque d'actualité de la prog, puisque dans un département aussi agraire que le Tarn, et en pleine période de récolte, aucune présence d'un groupe de country me semble justifier en tout point cette exaspération.


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Mais avant de parler du prochain groupe, un poil d'histoire sans vous barber :

En 1977 le punk est en vente libre, la répercussion de ses séquelles libertaires à traumatiser jusqu'au confins de la brousse rurale. En 1984 on en n'avait rien à foutre du roman de George Orwell dans le 8-1 YO, parce que la jeunesse alternative battait le fer rouge de sa révolte par sa seule légitime défonce : Le punk comme radicalité de vie.

Dans la garnison de Castres pendant les années fluorescentes de la frime et du fric de la gauche caviar, nous avions les groupes Kambrones, les Malfrats et Légitime Défonce.

En 2013, le punk oldschool revient foutre des pralines pOunk dans les chicos d'une jeunesse Xtrëme, Legitime Defonce est sur scène. Nous venons de Castres alors pour nous il n'y a sûrement pas la même caisse de résonance que pour les autres, d'ailleurs Rachid fait sa groupie au premier rang, c'est si rare pour être annoter.


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Ce punk vintage passe le crible du crash test par le ton foutraque de son ironie et de son énergie à remuer les sarcasmes sociétaux avec la rudesse d'un street punk jamais mort. Nico Royo, le chanteur guitariste assure un max, et est plus connu pour être Johnny Guitare au sein des Dirty Fonzy. Je profite de l'instant pour passer une spécial dédicace à Dourel le bassiste, qui jadis était l'unique punk du CEG de Brassac, et contrastait fortement avec ses camarades de Vabres en pull en laine qui pendouillait salement sur les genoux tout en slammant les lyrics de Renaud.

Leg'Def a su faire monter la pression au fur et à mesure de son set, en braquant à l'usure un public un poil mollasson au départ. Mais il en faut plus à ces hors la loi qui ont marché dans les pas des Shériffs en flinguant tout sur le passage de leur champ de mine pOuNk !

Si le punk était à la provocation ce que la philosophie hippie était à la paix, un simple moyen factice pour certain d'accéder aux illusions de la manipulation de leurs idéaux de jeunesse pendant une époque bien définie, le punk provocateur de Legitime Defonce est un style de vie devenu une inspiration quotidienne.

Cette vérité nous a sauté à la gorge pendant leur concert.


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Pendant que je scrutais le bac à vinyle de Sky Valley Shop, il y a un gars qui est venu bourriner sa pensée d'avaricieux sur le prix exorbitant des disques. Ce à quoi le disquaire lui rétorqua avec un sens de la diplomatie tantriste la marge de manœuvre étriquée qui lui revient au final. Mais rien n'y fit véritablement, me gaussant intérieurement de la cupidité lourdingue du gars que je reconnus enfin. Car ce bonhomme apparaît sur le DVD du Hellfest 2009, lors d'une séquence où l'on consulte le festivalier en l'interrogeant sur le festival, et le brave explique avec le sens de la diplomatie paysanne qu'il est du Gers et qu'il a l'habitude de faire plein de gros festivals du style Wacken, Sonisphère, Country à Mirande, et que le Hellfest c'est PRO maintenant. Ok pour Mirande de mémoire je ne suis pas certain. J'exagère ?

J'suis du sud pardi !


Pour votre info le meilleur groupe du Gers se nomme : JUNKYARD BIRDS.


A l'espace peu fournit du merch, il y avait le stand de Kicking Records, qui par ailleurs est omniprésent sur tous les festivals cette année décidement, pire qu'un roumain (pas manger, pas dormir), avec Mr Cu ! fidèle au poste de sa renommée interstellaire en matière de Sk8, de musique amplifiée et d'observation croustillante sur la gente féminine...


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...Et qui a fait un chiffre d'affaire dans le week-end lui permettant d'acquérir cash, une piscine intérieure en marbre de Turquie de 12m de long sur 5m de large.

Puis la présence de Gwardeath qui a finalement converti son projet de magazine sur le Roller Derby vers une émission de radio sur la kicking radio, et pour ceux que cela intéressent d'en apprendre sur ce sport qui relance l’épanouissement féminin avec autre chose qu'un aspirateur qui ne perd pas d'aspiration : ACTION ! ROLLER DERBY




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Si l'Xtremefest apparaît en premier lieu en stéréotype d'un pocket Hellfest, c'est parce qu'il a son autonomie et que c'est aussi avec son public que va se créer son identité.

Pour le moment cela reste flou, il est donc facile de s'empresser de le juger en pâle copie d'un Hellfest de nécessiteux face à l'énOrme machine de Clisson qui a su ouvrir la voie, et le désir manifeste de sa fulgurante ascension.

Pour un nouveau festival tout reste à créer, et l'identité communautaire encore vierge en ce premier rendez-vous, se devra de faire exister son indépendance au bénéfice de son intrusion dans le village global des festoches du territoire, et du monde entier, quand le succès retentissant de son aura dépassera les frontières européennes.

Notons que si le conformiste actuel pour le tatouage implique que le rebelle est celui qui n'a pas de tatouage, on peut logiquement affirmer que le vrai rebelle n'est pas non plus dans les réseaux sociaux, n'a pas de téléphone portable et écoute Pierre Vassiliu en boucle sur son walkman. Je suis certain que les Xtremistes mâle et femelle ne sont pas des rebelles de ce genre de corporation asociale, et que cela ne les dérangeraient pas d'entendre la parade du grand spectacle de foire de Metallica l'an prochain par exemple. Même si pour le moment je ne sais pas dans quelle case ils appartiennent tant ils demeurent uniques, je n'en ai vu aucun avec un tatouage de dauphin ou en pantalon d'Aladdin en train de jongler toutefois.


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Bon enfin...Pour le Xtremefest la question de rébellion à l'establishment de l'entertainment se pose d'emblée, tant l'affiche demeurait chétive à promouvoir du Van Halen ou du Patrick Sébastien. Mais si vous relisez l'ITW de David dans l'inoxydable et fantasque WallaBirZine, vous trouverez la réponse à cette brillante réflexion.


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Ok, ok...La journée commençait à clore sa rotation solaire que Trepalium venait sur scène pour nous trépasser avec son mur blanc 90's, malaxé d'abats de groove et de boyaux de dissonance. Le groupe faisait face à la chaleur oppressante en serrant les dents et suant à grande eau, il en chiait sa mère mais essayait de rester dans le stuc de sa collision musicale sans émettre le moindre couinement de lamentation, jusqu'à ce qu'il nous avoua tout de même qu'en plus de jouer en plein soleil, il était parti à 8h00 pour se farder les bouchons des vacances aoûtiennes, et tout cela sans bière dans le van.

Une sorte d'examen de passage à la dureté formatrice qui se devait d'obtenir la compassion du public par une ferveur martiale, et qui métamorphosa le set de Trepalium en un vacarme chirurgical, découpant au scalpel toutes nos inhibitions dans le chaos de ses tripes soniques. Ce fût néanmoins l'unique bout de barbaque du samedi.


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A ce sujet, il est manifeste qu'un manifestant manifeste pour afficher son exaspération et la sédition grandissante qui le submerge, mais est il pour autant extrême qu'un xtremefesteur puisse pousser à l'extrême son exaspération par le manque logistique de restauration sur le site d'un festival dont l'intitulé, et je le remémore à toute fin utile, est : XTREMEFEST ?

Cette question peut surprendre et même vous interloquer sur le tempérament fondamental et inique de l'organisation d'une manifestation de cette ampleur. Alors pour garantir à votre découverte les différents aspects saugrenus que réserve les coutumes du sud, je vais vous déclarer sans détour que quand on fait la fête, nous avons une devise assez radicale il est vrai, pour ne pas dire excessive, mais qui évoque de par sa nature sensible cette passion de labour qu'est une troisième mi-temps de rugby, et son stoïcisme obstiné pour satisfaire une soif inextinguible de se foutre la tête comme un champ de betterave, par la sentence de l'haïku kamikaze suivant :

"MANGER, C'EST TRICHER".


Bien. Et le fait qu'une fois rentré dans le site toute sortie était définitive, il était probant pour tout ceux qui ne souhaitaient pas tenir compte de cette devise, et c'est tout à fait louable malgré la sentence de ne pas se mettre dans le spirit méditerranéen pour une bacchanale sonique, que cela allait avoir une répercussion assez fâcheuse sur la teneur positive de leur soirée.

Bon si nous avons à faire à des petits joueurs pour cette première édition d'emblée, il aurait été souhaitable que l'organisation soit au jus de manière à rectifier le tir. Ce qu'elle fit de toute façon en faisant preuve d'une réactivité entrepreneuriale dès le lendemain, avec l'apport d'une restauration où les mets à base de viande ont su contenter une large part des festivaliers.


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Pour les autres, la restauration de la vieille essentiellement végétarienne était opérationnelle, et malgré la diminution conséquente du choix des festivaliers pour leur pitance végé, ces commerçants affichaient un sourire radieux quand au bénéfice engendré le soir d'avant.

Enfin quand même, un unique stand végétarien pour une majorité de viandars, c'est assez truculent en soi pour imaginer la soirée avec le folklore de souffler dans un poireau pour faire danser la gigue à des métalleux mort de faim.

Je termine cet aparté façon Alain Decaux sous amphétamine, en vous annonçant qu'il y a aussi dans le coin un passé cathare conséquent, susnommé aussi d'hérétique Albigeois, et dont le refus d'alimentation carné était de mise naguère, ce qui peut expliquer en partie ce choix gastronomique héréditaire. J'exagère ?

J'suis du sud pardi !



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Mes amis ne sont pas férus de métAl, ce vendredi apparaît un poil trop métOl à leur goût, mais putain pas du mien, car le massif DYING FETUS a déchargé ses démoniaques boucles rythmiques autour de notre cortex, et mes complices étaient tout chose après le déluge. Le groupe a joué dans dans la salle de la musique structurée pour une super acoustique. Je m'attendais à du lourd, je m'attendais à du compact, je m'attendais à de la puissance, j'ai eu de l'extrême, de la force surpuissante, de l'intensif, en somme j'ai eu Dying Fetus dans une rage noire.

Écouter un set dans cette salle est un bonheur sans pareil pour un mélomane, car le son est absolument fantastique. C'est carrément le panard complet d'avoir une qualité sonore de cette envergure, du luxe en or massif, du pur joyau, la grande classe, un prestige sans commune mesure.


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Dying Fetus a abasourdi plus d'un métalleux, soit avec sa vélocité technique, soit avec le sens explosif de son impact frontal, quand ce n'était pas avec les deux à la fois. En milieu de set il était même probant de se réveiller dans un lit d'hôpital en unité de soins intensif avec la mention « état critique », mais stationnaire.

Un peu avant la fin Olivier n'a pas tenu le traumatisme, les autres étaient déjà exténués de douleur psychique assez intense pour déambuler autour du bar en quête d'une oasis de rémission. Il me semble cependant que l'on appelle clairement ce comportement de repliement, de petite bite chez les death métAlleux. De toute façon, il était entendu que c'était uniquement quand ton pouls serait au point mort que ce groupe de death arrêterait sur ton organisme son massacre rédempteur.


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Pour se remettre la tête et pas dans le sens de la nuit tombant son voile obscur, il nous fallait la clarté de BELVEDERE dont la reformation surprise est venu s'épanouir dans le cœur des aficionados du punk à roulette. Le groupe démarra dans un crépitement soudain et là, choc thermique pour ma pomme, le son brouillon de leur punk mélo 90's passe trop rapidement pour que j'ai le temps de comprendre la purée des riffs.

J'avais de mémoire apprécié ces canadiens pour leur vitesse mélodique sur disque, mais du mal à me souvenir que ce n'était pas aussi catchy par contre. Junk le geek viking est d'accord avec moi, sur disque c'est cool, sur scène ça le fait moins. D'habitude les gars envoient la poutre puis dégomment l'asphalte avec une pointe mélo dans les refrains, là c'est direct sur la rampe et vas-y que je dévale avec pirouette sur pirouette à te filer le tournis. D'ailleurs une forme pérenne de lassitude s'installe face à ces cascades. Désordonné et en dessous malgré une bonne fulgurance nostalgique, Belvedere n'aura pas transcendé son comeback, même en ne laissant pas une minute de répit à son set, et en jouant très bien.

Où alors c'est moi qui n'y étais pas tout simplement ?


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Retour à l'intérieur de la grande salle pour du Hardcore moderne. La musique d'HATEBREED est construite autour de l'unité, de la conflagration et de la confrontation, le public acquiesça avec énergie et rassembla toutes ses forces pour tout mettre dans la bataille du pit, là où la marée humaine se prend dans les filets telluriques de la bourrasque HxC. Le pit était à son xtreme combustion à chaque coup de semonce que lançait Jamey le hurleur. Le constant était cinglant, pardon sanglant, le groupe ne laissa pas retomber l'embrasement, il récidiva sans cesse avec cette hargne véloce qui coupa le souffle au plus endurant. Ça c'est mosh !


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Et tous ces jeunes en train de faire la danse du trombone, totalement oldschool dude !!




Jamey Jasta demeure un frontman capable de tordre la foule à sa guise, il sait donner des injonctions sporadiques en même temps qu'être attentionné pour garantir sans cesse une unité explosive que le groupe forme avec le public. Cela n'a l'air de rien mais dénote en tout point de la manière de faire entre ricain et françaouis. Car sur scène les groupes français se plaignent du manque de punch du public, alors que les ricains t'encouragent à te surpasser. Ce qui fatalement te booste et détermine ta résolution à subir la foudre, et même jusqu'à obtenir une sacré torsion trachéale au final.


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Hatebreed a fait son show, la température est montée, le set fini on est sorti prendre une rasade d'air avec DAGOBA, qui a fourni à son metal moderne l'efficacité d'un pilotage automatique, et sans conviction s'il vous plaît.

Le groupe vient de la planète MARS-eille et pourtant il n'y a eu personne pour gueuler « ALLEZ L'OM » ou « Bernard Tapis et le Métal même combat », c'est pathétique.

Leur session ne m'a pas laissé sur le cul en outre. D'ailleurs à 00H11, mon beau-frère Olivier et Junk essayèrent de m'expliquer avec la passion volubile des geeks, l'interaction entre l'interface de windows XP et la musique des Beasty Boys, j'ai alors compris instantanément qu'ils étaient saouls de métOl BrutAl.

J'ai retenu cette phrase du chanteur de Dagoba qui disait à peu prêt ceci en substance : " Ce festival propose une affiche éclectique, c'est cool, ensemble on est plus fort ".

Ahhhhhhh putain con, l'union de toutes les forces pour la fraternité dans le combat qui promulgue à la victoire finale. L'utopie Marseillaise quoi !

Retour à l'intérieur de la déflagration avec le HxC de COMEBACK KID, véritable corps à corps qui puise l'énergie adolescente et apporte au pit l'aspect effervescent d'un mentos dans un verre de coca bouillant.


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CBK a joué le danger avec un set tendu à l'extrême, capable de rester à la vitesse supérieur tout le long. Le tumultueux chanteur Andrew Neufeld est resté déterminant pour promouvoir l’assaut énergique, et faire monter la flamme dans le pit. Ce groupe est toujours un shoot intensif et influent comme combustion émotionnelle, et encore plus comme impact sonique.


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Et tous ces jeunes en train de faire la danse du tailleur de crayon à papier géant, totalement oldschool dude !!




Puis whaouuuu la cover furibarde de nirvana « Territorial Pissings » était monstreuse et toujours ce final apocalyptique avec « Wake The Dead » qui permet par la suite de se balader l'écume aux lèvres, ivre de choc sensoriel.


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La soirée se clôtura avec la tournée d'au revoir des UNCOMMONMENFROMMARS, pour une interprétation nickel, malgré la lOose d'interruption des cordes qui pètent sans arrêt.

Les uncos et leur punk rock faisant étinceler des mélodies percutantes, toujours en équilibres sur cette surchauffe de glisse musicale perpétuelle. C'est avec les années que l'on se rend bien compte que ce groupe a su faire émerger la mélodie au-delà de la tierce primitive du punk à clébard, a fait vibrer l'euphonie à travers un chant harmonieux, et surtout a introduit une aisance à flirter avec les consonances ricaines.

Ciao les gars et merci pour tout le bordel et cette coolitude !


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Après la fin de cette première journée, il nous a fallu une bonne demi-heure pour rassembler tout le monde, en apprenant que Rachid avait passé la soirée à fumer des cigarettes magiques et but des bières en pleine période de ramadam.


Puis on s'en est allés, peinard, Rachid a sorti le ceinturon sur un malentendu avec un toulouzin-zin que Xavier a essayé d'éviter, Junk était impatient de rentrer chez lui pour jouer en réseau, Olivier avait des douleurs lombaires et la tête qui lui disait sans cesse " Marillion reprend possession des lieux VITE".

J'ai soufflé dans le ballon d'une gendarmette, et tout le monde est rentré sain et sauf.


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Sunday Fa Calou (Dimanche de grosse chaleur)


On est parti de Castres à 57 km du site de Cap Découverte à l'arrache, avec Boule ma belle-sœur rentrant du taf (debout depuis 5h00 du mat pour elle), puis mon beau-frère Olivier que je ne présente plus en tant que fan de Marillion puisqu'en fait il écoute surtout du punk rock comme Propaghandi qu'il a vu en concert pour une before party du XtremeFest à Toulouse, et ma gueule.

En passant devant la cité épiscopale d'Albi qui est au patrimoine mondial de l'unesco, on a pu constater qu'elle perpétue sa tradition de bâtisseuse, puisqu'elle met autant de temps à construire une cathédrale en 108 ans, qu'une rocade ordinaire.

On a commencé avec la fin de NO GUTS NO GLORY, c'est con car ça avait l'air cool leur rock hXc, le chanteur dédicaça leur dernière song au faf présent pour qu'ils aillent se faire enculer.


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C'est toujours sympa cette marque de respect, et ce sous-genre de banalité sur le méTol bien entendu. D'ailleurs Slobodan le comique troupier de l'Opium Du Peuple a lui aussi fait allusion au public de droite du Xtremefest en disant qu'à Carmaux il n'avait pas du tout l'habitude de cela, mais l'humour fait partie intégrante du concept de ce groupe de rigolos. Hein ? Non je n'ai pas dit qui c'était le groupe cerise qui clôturera le festival.

Après avoir pénétré une nouvelle fois à l'accès du festival, on commence avec STRIDE AGAINST LIES pour éparpiller de sa superbe toute la vomissure hardcore métOl jusqu'au prémisse du grindesque.

C'est à cet instant même de congratulation sarcastique, que l'on pense à tous ces gens qui lèvent les yeux au ciel dès qu'on leur avoue que l'on ne connaît pas Stravinski et qu'en plus on s'en branle, alors qu'à notre age nous devrions avoir une tout autre éducation au lieu d'écouter cette musique de sauvage. Mais si comme eux, nous nous devons d'écouter ceux qui sont à la base de l'instruction musicale, à contrario nous avons fait le choix d'aller aux prémisses soniques en écoutant le premier homme qui a tapé sur un cailloux, et qui a hurlé de rage quand il s'est foutu un coup de silex sur les doigts...Quand ce n'était pas les couilles.

Sous la chaleur accablante le groupe joua à roussir le teint écarlate d'un public en ébullition, dont l'oxygénation advenait cruciale pour trouver la ressource nécessaire de se désaltérer, sous peine de finir en compost autour du trou minier. Le public n'en avait cure, et cloquait comme un vietnamien sous le napalm américouain.


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Un truc cool à chaque fois, c'est que j'ai revu Tristan de la MOSHER TEAM.

WHAT ??

Qu'est ce que c'est que ce truc Mosher Team ?

Et bien c'est un groupuscule de fada qui a créé une unité dans le pit pour agir de concert dans la survie de tous les éléments dansants d'un real mosher.

Le gars est simple à reconnaître puisque c'est celui qui saute sur tout le monde et dans tous les sens avec un t-shirt jaune poussin. Quand tu le vois faire, tu te dis qu'à son age (42 piges) il ne tiendra pas deux sets en y mettant autant d'intensité.

Tout faux, le gars est résistant dans sa matière, une longévité de 22 années dans le pit à bousculer sa carcasse dans le punch bouillonnant de sa fougue, et de la résonance musicale qu'il entend et qui le transcende. Pour lui « Le live est une discipline à part entière », alors il s'y met à fond, genre à 250 %, avec la jauge de son palpitant au max de sa fréquence cardiaque, et quand s'achève le concert, il est trempe de sueur de la tête au pied, et trimbale un sourire qui en dit long sur la nature exutoire de sa passion pour la danse friction. Je lui ai quand même demandé si il comptait rentrer à Montpellier en vélo après le festival, il a souri.

Je vous file le lien de leur escouade si vous avait envie d'en connaître davantage, d'y entrer, d'acheter leur t-shirt....

...Mais ce sont de vrais warriors, je vous préviens !


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J'ai apprécié le chanteur de DRAWERS car le gars a du coffre, rendu nécessaire à ce stoner multidisciplinaire. Le gratteux avec petite moustache, short et une paire de chaussette blanche remontée jusqu'au niveau du genou s'avère quelque chose d'assez rédhibitoire pour amputer une partie du visuel stoner de ce groupe.

Drawers était une découverte pour moi, et la propagation de boucles mélodiques, un rien précieuses permettait d'entendre la subtilité félonne de leur musique, tendu par la sauvagerie des bourrasques stoner. Leur prestation fut sympathique puisque le chanteur affichait un sourire sincère à la grandissante exaltation qui montait de la fosse au fur et à mesure de leur set. Je restais toutefois moins enthousiasme, ayant un tantinet de mal à être transporté par leur musique, mais je ne renie en rien la qualité musicale de leur prestation, en étant certain que ces gars ont le coeur sur la main.


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Les gueules noires de Carmaux ont toujours bonne mine, même sous le fouet brûlant d'un soleil estival se présentant à son zénith incandescent, qui ira même jusqu'à nous irradier de délice de sa tiédeur jusqu'à une heure avancée de la nuit.

Dans le sud on préfère suer que grelotter, c'est un fait avéré et incontestable, donc une période caniculaire est un doux moment dans la vie d'un sudiste. J'ai dû flamber mon capital solaire dès l'age de 20 ans par manque de sensibilisation sur le sujet. Mais je constate avec stupéfaction que malgré les publications de prévention sur une trop forte exposition au soleil, il y en a encore un paquet qui vont anéantir leur beau tatouage en un rien de temps.

Cette négligence d'une banalité toute contemporaine est visible aussi par l'intérêt sauvage que les mots festif + sud + week-end impliquent comme absorption de liquide alcoolisé. Il faisait chaud c'est un fait, mais enfin de là à s'inonder la panse de bière me semble un tantinet abusif, surtout en plein cagnas.

Ne soyons pas rabat-joie, laissons les profitez de la life en bon épicurien


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Pas de chanson de marin pour THE DECLINE qui habite Rennes, juste du punk et du rock. Pourtant le groupe se coltine le cliché de la Bretagne celtique avec chanson à enivrer comme de la mousse sur une guinness, ce que je trouve regrettable en soi.

Le groupe a sorti un bon premier skeud, j'avais pu apprécier leur concert au Hellfest, et cette qualité scénique est similaire au Xtremefest, car leur musique a le don de rapprocher les gens par son sens fraternel, le grain vocal, l'intensité émotionnelle qui en rejaillit comme de la mousse sur une guinness, putain !

Okay, enfin le breton aurait voulu rouler sous la table pour se mettre à l'ombre ça c'est sûr, parce qu'il avait le soleil en pleine tronche (faudra faire un truc pour l'année prochaine non ?) et qu'il clignait des paupières avec la sueur qui lui perlait du front (de mer ?).

Un bon set d'envergure quoiqu'il en soit, qui a su faire baigner dans son aura chancelante et sincère, l'impulsion du real punk rock de la classe laborieuse, de celle qui boit l'écume de la vie COMME DE LA MOUSSE SUR UNE GUINNESS, Oh putain nooon, tu sors, dégages, ouste...


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Grandement attendu par une foule de thrashers en exaltation de headbangding bestial, Municipal Waste n'a sagement pas fait défaut à sa réputation. Le groupe poussa les potards jusqu'à la graduation 13, mieux que Spinal Tap et Manowar réunis, pour nous avoiner le cervelet dans la couillardise monumentale d'un set foudroyant. Il faudra peut être qu'un jour quelqu'un exprime son ressentie sur le rapprochement à faire entre Municipal Waste et le Tankard de « Zombie Attack » à leur album « The Morning After », tant par l'étroitesse d'esprit éthylique pour la Beer, que pour ce thrash oldschool.

Je l'ai fait ? Ah oui je l'ai dit, putain c'est fait, c'est vraiment dit, je vous en prie, mais c'est pire quand on y croit (à l'envers ?). Comprend qui peut...


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Le groupe n'y est pas allé de main morte pour pousser la foule dans un délire de circle pit tournant en boucle perpétuelle sur lui même, puis avec des télescopages de wall of death frontaux, et des nuques qui se fracassent. A cet effet de contusion d'ossements, quand les stomatologues et les kinésithérapeutes de la région ont vu l'affiche du Xtremefest, il parait qu'ils ont sabré le champagne en vue d'une salle d'attente gavée à donf ! Par contre quand ils se sont aperçus que la date tombait pile pendant leur congé d'été, ils ont passé un mois à essayer de remettre les bouchons comme des cons.


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Vous savez quoi ? Municipal Waste a fait mieux que ce que l'on prévoyait, et en fait il a fait carrément pire, il a lu dans les têtes la somme de cabourdise que les festivaliers du Xtremefest étaient capables de fournir dans une cérémonie sonique, et encouragea le public à se surpasser. Le combo apporta à son interprétation les crépitements nécessaires pour assujettir son métOl Oldschool désopilant et le public, sous le joug de son thrash irrépressible. C'était le genre de concert que tu n'oublies jamais, sauf si tu étais à 3,6 grammes de bière brassé dans les veines, auquel cas tu étais mort, logique.

Pour redescendre sur le macadam, il fallait bien le punk spirit 70's des STREET DOGS, parfait pour joindre à la classe ouvrière la fusion adéquate qui permet de chanter à l'unisson la propagande émotionnelle d'une punk oï initiale.

Les gars du Massachusetts portent haut en couleur l'oriflamme de leur équipe, ce qui pourrait faire état d'une similarité avec celle d'un hooligan britannique, sauf que le club des Red Sox de Boston n'est pas le genre de club pour qui tu te fous sur la gueule outre-manche. Par contre avec la cover des Clash "The Guns Of Brixton" Streets Dogs prouve son allégeance à ce rock anglais qui irOÏnise sur l'offense faite au prolétariat.

J'ai trouvé qu'il y avait une harmonie avec le passé minier dans le chœur rouge et noir de Street Dogs. Si ce n'est pas ma came musicale, et sûrement pas celle d'un trader à part si il veut narguer encore plus le travailleur pauvre, j'ai passé un agréable moment.


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Car à travers ce combat musical et de lutte prolétaire, cela a eu le don de me remémorer une sentence néolibérale de Margaret Thatcher: " les réformes sont indispensables car il n'y a pas d'alternative " et la conséquence pour Street Dogs de lever la barricade de son punk rock et imposer une sorte de pétage de plomb en exaltant la fibre séditieuse des françaouis du Xtremefest.


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Dans une société qui fait tout pour vous éviter de pensée, et vous aliène le cerveau à la moindre parcelle de disponibilité, la poésie urbaine de ce groupe est un coup fatal pour développer la fibre contestataire. Même si dans le réel quand le prolo lèvera la tête et regardera le haut de la pyramide sociale, il ne verra que des trous du cul en train de lui chiaient dessus, Street Dogs lui permet simplement de prendre du bon temps, sinon il reste toujours l'ancienne méthode révolutionnaire :


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Un gars de la presse écrivait sur sa tablette hi-tech pendant que je regardais la lune pour connaître l'heure, l'impression d'un décalage criant entre ces gens venus de la grande ville, et nous autres vieux cul-terreux de la cambrousse qui rédigeons encore sur un cahier tout pourri le report de nos délires. Faut vraiment que je grandisse nan ?

Au vue du set en caoutchouc de THE TOY DOLLS, ce n'est pas urgent.


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Ce combo bristish reste la farce à coussin péteur du punk moderne. Ça joue toujours à 400 km/h, et la cover des Surfaris était géante avec un "Wipe Out" ripant plein fer. Olga le guitariste chanteur est toujours aussi à bloc, leur show est hyper dosé, millimétré au cordeau, c'est un show à l'état pur, aucune surprise à avoir, mais c'est toujours joué à bloc et avec une immense joie d'être présent et de faire le spectacle, musical et comique. J'ai par ailleurs pu constater que l'association Pollux n'a point perdu de son humour, qui témoigne d'une réelle aptitude à cette fantaisie inoxydable, qui faisait salle comble à chaque Zguen fest. Je reconnais volontiers là un gage de plus de la pérennité de ce festival avec en contrefort, la cabourdise du sud.


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Nous pourrions aisément séparer en trois grandes catégories le public de ce week-end :

- Le punker

- le hardcoreux

- le métalleux

Le punker doit sa présence par une affiche encline à satisfaire son goût pour la mélodie sucré et salé.

Le Hardcoreux légitime sa présence par une programmation qui aura su heurter sa sensibilité féconde en matière de violence dans un pit en surchauffe.

Le métalleux est venu boire des bières pour survivre à la chaleur méridionale en écoutant le suc métallique de la musique des enfers.


Par contre, pour les doomers et stoners, ils n'avaient d'autre possibilité que de choir vers une ouverture d'esprit tridimensionnelle ou attendre le set de The Drawers.

Un gothique n'aurait pu sortir de sa sépulture qu'à partir de onze heure du soir minimum, au delà, il se serait calciné la couenne comme la peau rougeâtre d'un nordique après sa première exposition au soleil.


Pour l'ethnie TAPA ( T'as pas une clope ? T'as pas à boire ? T'as pas kek chose à grailler ? etc...) comme les travellers, teknivalistes, et autres crust....Elle se devra absolument de préférer zoner ailleurs, sous peine de ternir la bonne compatibilité fraternelle entre personne consentante et désireuse de passer un formidable week-end. Si jamais elle insiste comme d'habitude et souhaitait tout de même venir, je me dois de l'avertir qu'il y a une décharge non loin de là ( à Albi certainement), dont le fracas de ferraille et la puanteur sauront satisfaire les exigences draconiennes que cette peuplade apprécie tant, et comblera toute leur attente en terme de mélodie, et de choix plus qu'abondant en maladie infectieuse et nourriture grasse.

Nous avons le sens du ridicule et de l'hospitalité ici, faut pas croire les ragots.

J'espère que ce message n'occasionnera en rien un conciliabule de médisance à mon encontre, car j'ai bien pris soin de n'affecter personne, malgré l'utilisation de cet humour si singulier qui apparaît toujours à la limite du plus mauvais goût :

XTREMEFEST mini-moi du hellfest ? moins hard certes, et pourtant il a le X.


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SUICIDAL TENDENCIES de Venice Beach gondole toujours à 800km/h, le batteur est aussi énorme derrière sa batterie qu'avec sa masse corporelle voisinant le poids économique brut du Rwanda et du Zaïre.

Le soliste possède des doigts de fée qui créer de la magie électrique métOl-funkyyyyyyyycOre, le bassiste slape sa basse comme il fouette le cul d'une femelle en rut, et le guitariste rythmique pousse le groove à mort, c'est clair Suicidal Tendencies est un putain de groupe de musicos, propageant une grande claque de respect, d'admiration, et sachant faire le spectacle.

Il y a de l'énergie à revendre, du groove en rafale, du HxCpunkmétAl en typhon. Mike Muir reste toujours dans sa constance de pousser la hargne à son paroxysme.


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Nous nous étions placés en hauteur, et nous admirions dans cette arène cette initiative farfelu qu'un headbanger caressa en pogotant avec la bienséance que la chevalerie du pit l'exige, ses articulations contre ceux de voisins dont la corpulence faisait défaut avec la sienne, beaucoup trop frêle. Nous avions alors tout à loisir de constater les initiatives rocambolesques de survie que ce novice prenait dans la déroute de son mauvais diagnostic.

Puis il s'est hasardé en plein dans la mêlée, à cet endroit précis où son corps défendant de headbanger se devait de mourir et donner naissance à un Xtremefist-fucking de première bourre. Plus tard je reconnu dans la démarche boiteuse la surestimation ingénue que ce jeune avait osé établir, mais reconnu dans son sourire radieux, fièrement affiché, la constante réalité que désormais, il avait poussé ses limites physiques au-delà de la peur irascible de se faire mal dans le pit, en étant devenu un XTREMEFESTEUR.


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Le groupe n'a pris aucune pincette pour mettre la fréquence de sa brutalité à son niveau le plus élevé sur l'échelle de la déflagration sonore, qui demeure en tant que norme moyenne mondiale ce que mit la bombe à neutron sur Hiroshima le 6 août 1945.

Il faisait tellement chaud que des filles se trimbalaient en soutif, et les garçons torse nu. Pour l'égalité des droits entre sexe nous avons eu pendant le set de Suicidal, notre Marianne républicaine qui a fièrement nippé son soutien-gorge pour apparaître les tétons au vent, avec les bras levés en permanence pour pas qu'ils retombent façon gant de toilette.

Pour l'année prochaine le Xtremefest se sera carrément sans culotte pour un hommage à la révolution de 1789 : LE premier festival naturiste de musique amplifiée au monde, putain faut voir grand, et si un gars te dit que tout nu on est tous égaux, c'est qu'il en a une plus grosse que toi.


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Boule a passé le concert assise, car cette salle dispose d'un étage avec fauteuil, permettant aux personnes fatiguées, ainsi qu'à une population vieillissante le confort de reposer ses vieux os dans la délicatesse nacrée de passer un week-end d'une excellence divine. Rigolez jeune gens mais un jour, ouiiiiiiiiiiii un jour vous aussi vous apprécierez de vous asseoir, de toute façon vous serez obligés de le faire.



Et le groupe surprise était Ô grande cerise : l'OPIUM DU PEUPLE, qui l'eut cru pas vrai hein ?




Boule est chaos, Olivier est crevé, on décide de partir après le début de cette apothéose de comédie Punk variété, permettant un taux de cabourdise à la hauteur d'une conclusion festive. Je bosse dès la première heure le lendemain, et oui tout le monde n'est pas au RMI dans le 8-1 YO, donc fissa on redescend plus au sud, chez les rednecks qui causent avec les mains et parlent avec le cul.


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En terme d'épilogue, et bien Hey c'était complètement Extrême ce festival et j'en veux hardcore plus.

Ceci étant dit, et si il est reconduit l'année prochaine (de toute façon c'est ce que je lui souhaite en mutilant d'ores et déjà une dizaine de fourmi), je signe carrément en bas de la page avec mon sang bon sang, tout en exhortant ma gloire à Satan pour du doom, à la damnation sk8 pour du punk rock, à la foudre pour du stoner, à la mort pour du death, à la déflagration sonique pour du thrash, et au trou carmausin pour :




Merci à David le boss de l'XtrëM, à Sid, à Pollux, et à tous les bénévoles, dieu vous le rendra !

Et si il ne le fait pas...C'est que c'est vraiment un con, le salaud !


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Rédigé par Bir, reporter local dans le WALLABIRZINE

fanzine leader dans le canton du Sidobre

& Webzine reconnu dans les bas-fonds de l'underground pour sa folie décalée.

samedi, juillet 6 2013

SHOCK ME


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REPORT DU HELLFEST 2013


Très chère lectrice du WallaBirZine, je reviens d'une nouvelle campagne métallique où la folie démesurée de la jeunesse européenne a su trouver au Hellfest l'endroit idéal pour résorber le temps d'un week-end festif, le verrou social qui la cadenasse dans sa prison dorée de surconsommation et d'inactivité professionnelle. Le programme était comme à l'accoutumé éclectique et passionnant, il a donc fallu faire des choix cornéliens, n'ayant toujours pas le don d'ubiquité requis pour tout voir, et vivre. Cependant, mon ami d'enfance Olivier est venu avec moi cette année (en fait chaque fois qu'il y a KISS), il a donc pu assister à des concerts que je n'ai pu voir, il vous en livre aussi sa chronique Oï-school.

Je tiens auparavant à réveiller en vous qui allait lire ce reportage subliminal, que le délit de blasphème a été abrogé en France en 1789, et que par les couilles de Satan, je compte bien en profiter...


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VENDREDI c'était GOD OF THUNDER


La renaissance de l'église catholique depuis la démission de Benoît 16 et du couronnement de François 1er n'a absolument rien changé des habitudes superstitieuses des bigots, qui bazardent de l'eau bénite sur le site du festival avant son montage. Pour leur information, le public a copieusement baptisé le lieu depuis l'an dernier avec des litres de pisse malté, de la transpiration, des sécrétions vaginales et des résidus de matières fécales, dont on vient à peine d'en divulguer la traçabilité dans la restauration rapide et l'industrie agroalimentaire des marques de références en cette année 2013, où on s'étonne encore, malgré les prévisions de ces camés d'incas, à ce que le globe terrestre tourne avec le mépris que les hommes ont de leurs congénères.


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Quand je pénétrais dans l'antre du Hellfest, la jeunesse intrépide galopait à en perdre haleine dès l'ouverture des portes du purgatoire. Je les saluais en me figeant de respect, car je savais que ces jeunes allaient tuer leurs angoisses existentielles en se prouvant à eux-mêmes qu'ils existaient, et que cette nation de musique extrême leur tient à tout jamais au corps et au cœur comme des hyènes sur un paquet de tripes chaudes.

A mon grand étonnement la scène Warzone n'est plus sous chapiteau, mais en plein air et sous un ciel menaçant de nous tomber dessus ce premier jour qui annonce l'été, la fête de la musique, et une journée promotionnelle au rayon poissonnerie du Leclerc de Clisson.

Ok, on attaque avec les basques de BERRI TXARRAK qui ont fait le choix d'envoyer leur punk rauque sans discussion, et sans réelle chance de fédérer du peu d'interaction avec le public du coup. Et en plus le combo chantait en euskara, ce qui ne facilitera pas l'adhésion d'un public, échaudé par les premières gouttes de pluie.

En conséquence le britannique chantera « Il pleut il mouille c'est la fête à la grenouille » en se foutant sur son t-shirt UFO du vinaigre balsamique qu'il a confondu avec du picrate espagnol pour faire honneur au vin français.


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Mais déjà, l'appel des plaines de la scène Valley m’appelait pour BISON BC, qui a fait pleuvoir une purée de sludge death avec un son étouffant et surtout dégueulasse. Malgré ce dernier point épineux, le groupe a su tirer profit au fur et à mesure des améliorations acoustiques, pour hanter par la pression constante d'une lourdeur instrumentale et un chant death des plus caverneux. Le bassiste fracassa son instrument à la fin du rite, sous les auspices de notre ovation posthume au legs de leur démonstration, et pour le bonheur de nos organes auditifs. Dans la fosse, nous étions ravis de notre fondu de cervelle commune, car nous nous regardions tous de la façon étrange que les moines lorsqu'ils comprennent le sens profane de leur damnation choisie.

Par contre la programmation était tout en décalage sous le chapiteau Valley, quel bordel durant tout le week-end, pfiouuuuuuuut !!!


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A mon arrivée sous le double chapiteau, je remarquais que la croix de la TEMPLE qui siégeait au dessus de la scène l'an passé, avait fait la place à un pentacle. C'est un détail qui a son importance, surtout quand on regarde le décor du Hellfest sur tout le site, et qui correspond bien à un choix identitaire de sacraliser une croyance en des icônes divines fabriqués ici-bas, jusqu'à y former une unité de diverses tribus, et en démontrer une singularité qui détonne avec les autres festivals.

Le Hellfest est devenu une véritable machine de guerre, un bulldozer de corporate heavy métOl Rock, avec sa horde de fans capable de rugir à l'unisson de ce fantasque week-end où l'étrange liberté de son parc d'attraction consacre le théâtre d'hadès, et inonde les esprit de leur routine permissive à apparaître avec beaucoup moins de retenue vestimentaire. Ainsi ne voit on pas des femelles au tissu sombre et à la dentelle légère, s'allonger frivoles pour un bain de boue revigorant l'épiderme laiteux d'un corps juvénile, qui ouvre la porte de l'érotisme aux plus jeunes et la pornographique aux plus âgés.

L'élégance féminine en somme


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Sous l'arène ALTAR, le combo HOODED MENACE avait tout misé sur la cabale lourde pour opacifier et alourdir son doom death à glacer les sangs. Mais en fait, c'était plutôt chiant de mollesse, quoique assez mystique pour être dissolu cependant. Au final, le groupe a su faire de son set un chantre de la sauvagerie démoniaque et de la perversion, ce qui me semble très positif en soi.

BLACK COBRA est un duo qui a eu grand peine à élargir la limite de sa formation. Le guitariste délivra cette tension sous-jacente de sludge pâteux, juste pour apaiser et calmer l'ironie cynique de leur lâcheté à avouer le pire : Leur incapacité à trouver l'intensité suprême qui devait nous engloutir. Tant pis....


Mais, mais, mais....Amies !! Amis ! N'entends-tu pas la corne de brume de la saxe qui pétarade déjà au loin.


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Mais oui se sont bien les anglais de SAXON qui reviennent en nos terres arables pour dévaster nos ouïes.

Un premier constat s'impose d'emblée : Biff a bouffé du beef, il déborde de cette vigueur saignante que les anciens possèdent dès qu'il suçote leur pilule bleu avant la lubricité d'un coït. Par rapport à leur dernière venu sur le sol mou clissonais, le groupe est en très grande forme, leur dernier excellent album a relancé un enthousiasme au sein de l'escouade de Byford. Les musiciens sont aguerris, le job sera efficace, et sans forcer outre mesure, le groupe impose son passé et ses nouveaux titres avec la dynamique adéquate. Un grand Saxon magnifiant son art nous donna raison de bouder Negative Approach dont le set fut apparemment fort décevant.

BLACK BREATH a apposé à son death hardcore au début bien frontal pourtant, une perte de densité en cours de route, devenu perturbatrice fatale du gros potentiel de ce groupe. Je le regrette surtout pour le chanteur qui tenait le grognement lycanthrope comme jamais entendu depuis la bobine de Gilberto Martinez Solares « Le Fossoyeur de la pleine Lune » de 1960.

DEEZ NUTS a fait breaker la foule avec le peps de son HxC hip hop. C'était sûrement pas aussi imposant et massif qu'un Madball dont la dimension se prête davantage à un festival, mais de part son flow offensif, la dynamique fun, Deez Nuts aura permis d'apprécier un HxC à la cool. La vivacité australienne percera même les nuages pour réchauffer l'ambiance à grand coup de beat hargneux et de constante pression HxC, sous la bénédiction du dieu Soleil, que je chérissais de sa bénignité.


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Le groupe a aussi pu introduire sa sulfureuse danse de la douche




Sur la MAINSTAGE 2, je me hâtais d'entendre la réminiscence que TESTAMENT allait laisser au génération future, et je ne fus pas surpris outre mesure de leur grosse force de frappe. Je ne vous fais pas l'affront de vous présenter ce groupe qui maîtrise l'art courtois du thrash métAl, et qui est assez ancien dans le circuit pour être certifié comme valeur sûre. Leur dernier album en date martèle la seigneurie à laquelle le combo appartient : Celle des preux thrashers divins.

Vraiment le sieur Éric Peterson est un guitariste talentueux, mais quelle virtuosité, quelle maestria, d'autant plus appréciable en cette journée où le son partait au gré du vent. Alors des solis traités avec révérences et minuties tiraient l'ensemble du groupe vers le haut, et le chanteur Chuck Billy était en grande forme vocale lui aussi. C'était un très bon set, sans feu d'artifice, car tout s'est passé d'une façon fort simple, avec un groupe sur scène répondant à la liesse d'une sauvagerie sonique dévastatrice. Dommage par contre de ce fond de scène totalement moche, formant une espèce de mur en pierre hideux. Ce n'était qu'un décor soit, mais bon là on avait l'esprit des Monster Of Rock de 1988, époque mérovingienne.

Le public avait l'air groggy par contre des successifs uppercuts, et déjà des problèmes aiguës de fracassement de nuque abondaient au dispensaire de secours. C'était une première pour moi de les voir, et je garde en tête la finesse de leur percussion technique redoutable, qui aura fait écho à ce que j'ai pu écouter tout au long de leur discographie, et que je vous préconise d'obtenir.

Sur l'autre Mainstage, la sono passa le "It's a Long Way to the Top (If You Wanna Rock 'n' Roll)" d'AC/DC pour apporter un maximum de bonheur, comme un avant goût de l'excellent support éducatif rock'n'rollien qu'est TWISTED SISTER. Car si le temps a beau pleuvoir sa funeste destinée sur les années qui passent et la stagnation discographique de ce groupe, la musique de ces dieux demeure culte et indémodable.


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Dee Snider est le boss. Frontman incroyable qui apporte un maximum de retombées émotionnelles dont on connaît le rôle fondamental pour la cohésion. Ce type est un battant, un entremetteur d'entertainment phénoménal, un héritier de la grande démonstration ricaine pour le spectacle vivant. De James Brown à Jello Biafra, Dee Snider fait partie de ces colosses qui tiennent une scène par les couilles et la mène où bon lui semble. Il est partout, omniprésent, pratiquant le fun et la bonne humeur, sa private joke sur ses cheveux était excellente. Si on ajoute à cela les hits du crew, qui vont de "The Kids Are Back" à "I Wanna Rock" vous avez la somme d'un rock'n'roll show hyper oldschool.

Ok, il y avait les mêmes ingrédients que la fois précédente, avec même des solos un poil brouillon au début, Jay et Ojeda avaient l'air en dessous, mais jay était plus frais que la fois d'avant par contre. Puis devant la capacité de Dee à pousser la foule dans l'exutoire, l'existence a pris de suite la saveur du superbe avec un tel concert. Alors Jay et Ojeda se sont sortis les doigt du cul pour se mettre dans le même enthousiasme fédérateur.


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Oui à chaque concert de Twisted Sister la foule est en délire, quémande davantage pour la frénésie jubilatoire que ce groupe est capable d'apporter. Mais pas seulement pour la nostalgie de leur musique iconique, car comme la tignasse de Snider, on est dans le vrai, le sincère, Twisted ne fait pas qu'un show usiné depuis les années 80, il sait lui aussi que le temps joue la montre, et qu'il profite tout comme nous de cette rencontre fortuite pour créer cette confusion émotionnelle qui bouscule l'espace temps.

Le public du Hellfest aime Twisted Sister et Twisted Sister est un très grand groupe de heavy métal et de scène, qui aime son public.

En épilogue de ce constat, j'affirme que si dans l'immuable univers je ne suis rien, et qu'une minuscule poussière d'ange dans le monde oppressant des humains, je continue d'aimer y vivre, et cette passion pour la vie c'est avec des instants comme cela que l'on en poursuit l'aventure, humaine et terrestre, le sourire aux lèvres.


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KREATOR a envoyé le pâté en croûte de Germanie mais l'a étalé sous le vide d'un sandwich triangle d'autoroute. C'était vite envoyé, avec ce goût truqué du groupe absent, pourtant il y avait de quoi avec un tel thrash teutonique. L'emballage de sa renommée n'aura pas suffit à gommer un set très peu vertigineux.

AGNOSTIC FRONT débuta par une intro d'Ennio Morricone comme les Ramones le faisaient en début de leur concert avec le célèbre « Ecstasy of Gold ». Ils finiront par une cover des quatre fantastiques du punk rock, comme cela la boucle était bouclée.


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Les prolétaires new-yorkais étaient attendus à Clisson, d'une part pour finir ce qu'ils avaient à peine donner en 2010, et d'autre part pour secouer les rangers punk et les baskets HxC dans la fameuse danse de la tronçonneuse.


Vinnie Stigma nous la joua à la De Niro dans taxi Driver, et malgré le fait que le combo a su souder l'acier hardcore au public du métAl, Agnostic Front dupa par son soucis d’apparaître plus sur son côté précurseur et légendaire, plutôt qu'apporter l'usufruit de son choix musical oldschool, qui aurait pu devenir un modèle d'école de vie pour la perpétuelle nouvelle génération montante.

Un set fatalement sous-exploité, qui n'avait pas la crête escomptée pour changer l'animosité haineuse de se battre au jour le jour pour inverser la fatalité, en se faisant un shoot de punk HxC skinhead dans le cerveau, et ceci, dans l'unique but d'une délivrance...


Et puis je suis allé voir SLEEP, qui a raconté des histoires à dormir debout aux gamins de la Valley pour qu'ils puissent par la suite faire de jolies cauchemars. L'hallucinante démonstration d'intensité de ce groupe m'a remémorée leur album "Dopesmoker" sur toute sa grandeur, avec une nouvelle ascension du taux de sympathie quant à la légende de leur chaudron sonique.

On a rugi de fièvre dans notre délire somatique, avec ces refoulements inénarrables pour qu'on les taise à jamais. Le sommeil fut agité par des ecchymoses rêveuses pour que nous nous relèverions avec des courbatures sous les yeux et des oreilles en sang.

Sleep nous a donné un rite de chamanisme heavy, avec la liturgie d'un onirique sable mouvant musical qui engloba les esprits dans un moment d'exception rare.


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Ne pas confondre Led Zep avec Def Lep, c'est ce que j'avais griffonné au collège sur mon cahier de texte. Ahhhhhhhh mais putain, que j'attendais depuis toujours DEF LEPPARD, la grande britannique à l'accent américouain. J'en ai tellement des heures et des heures d'écoute de ce groupe, peut être même autant que toi fan de nü métal qui a commis sa première masturbation à l'écoute du "Three Dollar Bill, Yall$" de Limp Bizkit.



11.gif Les beach boys du hard FM nous ont offert leurs nombreux hits de concours avec la saveur professionnelle du professionnel de la profession. Joe Elliott a fait sa queen tenant les rênes, les solos de Phil Collin (ne pas confondre avec Phil Collins par contre) étaient poussifs au début, beaucoup plus présentables après quelques exercices d'assouplissements il est vrai. Hey, le Phil a 50 quilles, est taillé comme un roc, il doit pousser la fonte comme un jeune homme pour obtenir cette sculpture corporelle. Rick Allen avec un bras et deux jambes a autant de punch que tous les batteurs de la Altar.Véridique !!


Il me semble que le combo a dû jouer l'intégralité de leur album Hysteria, certainement pour poursuivre leur show hyper rôdé de Las Vegas du mois de mars dernier. Le bassiste Rick Savage était en retrait, et Campbell après sa chimio était très bon, bon retour mec.

Côté show c'était succinct, juste un immense écran derrière eux, d'où est sorti un hommage tout en émotion au guitariste Steve Clark, et de la masturbation prétentieuse en l'honneur du groupe (trop longue), censée, du moins je le suppose, nous affirmer à quel point nous étions chanceux d'avoir de telles stars devant nos yeux de gueux françaouis. Le restant, c'était des images apportant une espèce d' artifices visuels aux chansons, mais sans grand intérêt, si ce n'est le fait financier de vendre un gros show avec des prestations limitées. D'ailleurs ZZTOP a fait de même le lendemain.


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Musicalement je n'ai rien à redire, Def Leppard a fait son job, il nous a ravi de son panel discographique avec la sève de ses tubes interplanétaires, et de cette extravagance de saccharose en bouche pour que nous reprenions les refrains jusqu'à en avoir des dégoulinades de sucre jusqu'aux chevilles. C'était agréable de ré-entendre ce péché mignon, que je n'avais pas écouté depuis des lustres, il est vrai aussi. Mais un concert pas inoubliable pour autant, car il m'a manqué cet aveu de sincérité faussée que possède les grands, qui apprennent la vertu de continuer à faire rêver leur public ingénue, même si ils n'en pipent pas un traître mot dans leur for intérieur. Là c'était vraiment trop visible de voir que Def Leppard avait fait son set comme on va pointer à l'usine, avec la rigueur de sa bonne conscience professionnelle.

Pour terminer cette soirée, nous avions le choix entre Six et Sick, je suis allé voir SIX FEET UNDER au groove mou. Le spirit était là, mais les gars avaient dû forcer sur de la ganja de la mort car leur death apparaissait enfumé et amorphe. Ouaie carrément comme ces gosses qui se traînent avec les yeux globuleux en salle de mathématique avec l'élan énergique d'un gastéropode.

De ce fait je me suis expatrié sous la fonte dynamique de SICK OF IT ALL pour un set millimétré...de pose. Le true oldschool de SOIA vit sur les acquis de sa démonstration de force urbaine et fédératrice, en uniformisant de génération en génération les codes, et le même message d'unité en ses valeurs oldschool.

Le spectacle donné était de qualité, nul doute, ça hurlait et gesticulait dans tous les sens, les petits jeunes exultaient en tombant la casquette et se fracassaient les uns contre les autres avec bonheur. Au fond, les vieux tapotaient du pied en remuant péniblement une tête qui avait du mal à soulever le poids de la fatigue sur une journée quasiment entière à rester debout. Sick Of It All où pas, l'intégrité première pour moi, c'était d'être frais et dans les meilleures conditions physiques et intellectuelles pour affronter le samedi, sereinement. On n'a pas demandé notre reste quand les new-yorkais sont partis et ont clôturé cette journée.


Ok maintenant c'est à toi Olivier, pour un report Skinhead qui va raser de prêt la tignasse aux métalheads :



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Je me sépare de mon compagnon le temps des contrôles à l'entrée...ça bouchonne tous ces métalleux. On se retrouve à la Warzone pour attaquer avec les basques de Berri Txarrac et ce n'est pas une mauvais nouvelle. La diaspora « survet, nuque longue – chaussure de rando » est là, fière de venir supporter les enfants du pays. L'ikurrina (drapeau basque) vole au vent, il ne pleut pas encore. Le set est un peu court mais pêchu et enivrant, du pur rock alternatif à la sauce basquaise. Ce hellfest 2013 commence bien.

On file manger un bout chez « Roule ma poule » et ses recettes turques comme son nom l'indique, et allez hop pour digérer c'est HARDCORE SUPERSTAR sur la MAINSTAGE 1, ça envoie bien mais c'est l'heure de la digestion, petite ballade et on revient pour SAXON.

Comme d'habitude c'est dans les vieux pots qu'on fait les meilleures marmites...Et comme d'habitude ils profitent de l'arrivée massive du public pour servir un très bon set.

Petit break pour moi.


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J'hésite pour la suite, le retour d'EUROPE et son show qui conquiert les plus pessimistes ou DEEZ NUTS. Ben tant pis pour le brushing, on va se taper du HxC, et c'est bien fait, pêchu, groovy et bien servi.

Bir va voir un truc et je me cale à l'ombre, il revient...TWISTED SISTER est avancé en dernière minute. Pas de charge direction la MAINSTAGE 1, on se cale assez prêt, beaucoup de gens n'ont pas eu l'info. On attend en écoutant le groupe d'à côté et en contemplant les déguisements de certains festivaliers.


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Twisted commence et la foule est conquise d'entrée, même sans les froufrous des 80's ça reste génial, une heure de hit, partagée entre le public et nous. Tout y passe ou presque, le public chante par cœur...C'est comme à Patrick Bruel mais en mieux. Ça y est j'ai la patate et en plus je peux tranquillement filer vers AGNOSTIC FRONT sans me préoccuper de KREATOR.

On se cale à la WARZONE, à notre place attitrée bien en face. Les concerts d'une heure c'est le minimum pour voir ce que les groupes ont dans la ventre. Le show débute, c'est blindé et ça bouge bien, la nuit tombe et tout va bien. Le set est nickel, puissant et participatif.

Finalement je ne suis pas allé voir HELLOWEEN, ni SLEEP d'ailleurs, une heure de break à la Warzone à écouter de la soul et du skinhead reggae diffusé par la sono, c'était nickel et ça a bien plus après tant de brutalité. Ça danse, tout le monde est joyeux et attend ANTIFLAG.

Enfin un groupe qui assume et qui va envoyer du gras et ça ne rate pas. Du bon punk sans chichi et la foule adhère, moi aussi. Bir me quitte pour aller voir Def Leppard..Bon courage l'ami. Antiflag se termine dans la folie, je file retrouver mon camarade mais c’est blindé, je me pose en retrait, j'y vois pas trop et le son n'est pas très bon. J’attends et...Je m'endors.

Un connard me marche dessus et me réveille. Il fait super froid et il est 1h30 !!! Je file voir SICK OF IT ALL et ça me réchauffe un peu, mais pas assez...Je file à la voiture un peu avant la fin, je suis raide.


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SAMEDI c'était CREATURES OF THE NIGHT


Au réveil, il pleut. C'est de l'eau de pluie de l'eau de là-haut mais était-elle au moins béni des dieux ? On dirait même qu'ils se vengent en pleurant toutes les larmes de leur corps divin sur le sol méphistophélique du Hellfest depuis déjà trois années de suite par offense. On nous avait pourtant prévenu , le 21ème siècle serait spirituel, et tout le monde devra s'y mettre. Il faut croire, car Satan a dit : "Vous allez tous crever." et le pire c'est que ça se vérifie au fur et à mesure tout de même !


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De toute façon, pour garantir au sol Clissonais une tenue adéquate et une météo clémente, l'amicale des supporteurs du sud de ce festival a organisé un grand référendum s'inspirant en partie de la prophétie aztèque, qui requiert d'offrir le corps d'une martyre à la faucheuse pour conjurer le maléfice pluvieux. Le vote a eu lieu et c'est Maître corbeau qui a dévoilé le nom miraculeux de Madame Boutin emportant le plus de voix, comme par un hasard assez truculent en soi.

Sainte Christine, la fille aîné de l'église catholique romaine dont on apprend cette année qu'elle fornique avec son cousin, moooooooon dieuuuu jésus marie joseph...Son arbre généalogique c'est juste un tronc avec une branche pour une seule souche arrosée par de l'eau bénite alors ?!....

Bref, elle devra donc par conséquent être sacrifiée selon la coutume Inca, pour que le dieu soleil vienne répandre le feu sacré durant tout le 3ème week-end de juin 2014. Un succès d'estime pour cette femme, qui jusqu'au bout témoignera de l'indicible lien qui existe entre elle et ce festival de musique amplifiée.


Après le ptit dej, je m'étonnes de l'acoutrement de mon camarade Olivier, avec des chaussures lourdes au pied, lui reste en mode warrior, prêt à affronter cette journée grisâtre.


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Bon et si tu nous racontais ton trip en mode Rude Boy cette fois ?



Ok. Après une bonne mais courte nuit de sommeil et une douche bien méritée (la première de la journée), on s'enfile un bon petit dej pour attaquer le deuxième jour. On est parmi les premiers même si c'est parti sur les autres scènes. On va voir JUSTIN(e) et là ces petits frenchies font ça bien propre, c'est très bon, et c'est partie pour la seconde douche de la journée.

Ma matinée n’est pas chargée, je m'abrite sous le market ou je me ballade au fil des stands. Il pleut toujours. Espérons que pour THE CASUALTIES on verra le soleil. Et bien non !! Bon show mais la pluie ça freine bien enthousiasme. C'est donc sous des poncho que nous resterons jusqu'au bout et même si le set était bien (un peu court), mais c'était pas l'enfer.

Gros break pour moi, je suis vieux et j'aime mon confort, alors je file à la caisse, au sec me reposer, la soirée sera longue. C'est donc au calme dans la voiture que je pique un roupillon...Et me réveille dans un sauna...Puisque le soleil est là...En pleine gueule. Je vais faire un tour au Leclerc constater les quantités de bière astronomiques achetées et l'ambiance toujours amusante de ce lieux pendant le Hellfest.


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Allez fini de plaisanter, il est 18h00, je file rejoindre Bir pour notre opération commando...KISS. Je le retrouve à 19h00 pour ACCEPT et notre approche méthodique de la MS1.

Accept joue du Accept, c'est plaisant et ça rappelle des souvenirs. Les teutons ont une flopée de fans qui aime bien ZZTOP aussi, rude combat. PAPA ROACH débute mais hélas ce n'est pas le même public, tant pis, on s'enfonce un peu et on est pas trop mal pour le show des barbus.

Je les avais vu plus jeune et j'avais était déçu par l'attitude. Là c'était un peu mieux, mais bon, si musicalement il n'y avait rien à redire, ils étaient vieux il y a trente ans. Ils sont donc encore plus vieux aujourd'hui.

KISS approche et c'est déjà blindé. BULLET 4 MY VALENTINE n'y change rien. On va donc devoir être finaud pour toucher le Graal. Profitant de mouvement de foule et de l'ébriété de certain, on approche discrètement. Ça y est on y est, quatrième rang fluctuant et on patiente. Il est 22h30 et on a fait 50 mètres en 3h30 et pris 4 concerts dans les feuilles, mais on est bien.

YOU WANT THE BEST- YOU'VE GOT THE BEST KISSSSSSSSSSSSSSSSSS !!!


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Le rideau tombe et c'est parti. Ça démarre en trombe, les morceaux s’enchaînent, le public de tout age connaît les paroles par cœur, les tubes comme les nouveautés. C'est du grand théâtre, les iphone et appareils photo se mélangent aux mains levées et cornes de Satan. C'est un régal, même si je trouve personnellement que ça manque de gaz par rapport à leur précédent passage au Hellfest. L'émerveillement n'est pas le même et peut-être l'âge de stars, ou mon mal au pied  Aïeuuuuuuuuuuu !!!

En tout cas, ça explose, ça fume, ça pète et ça dégouline d'hémoglobine. On aura droit à des morceaux de Monster...Promo oblige et des tubes en veux-tu en voilà. Et cette fois-ci pas de « I was made for loving you ». C'est le Hellfest pas le macumba !

La tyrolienne, les papelitos , les feux d'artifices, les fesses de Paul Stanley, tout y est. You Want The Best, You Get It ! Fin du concert.

La foule s'éparpille très lentement, au vue de la masse se l'écran géant c'était impressionnant. Une partie file à côté voir KORN, nous on gicle vers BAD RELIGION.. J'ai les pieds en feu. Ouilleuuuuuuuuu !

Là aussi c'est archi blindé, le set est très énergique et l'ambiance toujours au top .Mes pieds me lâchant, je file à la voiture à un quart d'heure de la fin pour éviter la foule et ne pas nous retarder pour rentrer dormir. On est à 8 km dans les vignes dans une caravane qu'on nous loue). J'enlève enfin mes paraboots. Ahhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhh !!! Je rentre dans la caisse..Quand Bir arrive...Il m'a mis ¼ d'heure sur 2 km, le salaud.


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Whaouuuu mec, ça c'est du Rude Boy !!!


Pour moi, débuter ce samedi, rien de tel que JUSTINE avec un punk rock débonnaire qui dispose de la présence scénique de Fernandel, avec l'humour de Kev Adams ou d'Alexandre Viallatte (tout dépend de ta génération pour cela). Justin(e), c'est de la french Punch à la gaudriole fraîche et humide, comme une canette chaude de kronenbourg. Cela m'a procuré un bien fou toutes ces lapalissades caustiques et ce punk rock classique, et en fait : Plus con que ça, tu meurs ! Et c'est un compliment.

Moins probant et malgré le caractère mystique de SURTR, leur doom linéaire n'a pas franchement décollé les rétines. L'atmosphère était bien sépulcrale, c'était cool, mais quand on ouvrait leur linceul musical, il n'y avait plus rien du Sabbath ou du Reverend Bizarre. Un manque d'envergure scénique sûrement, et puis des soucis techniques qui sont intervenus aussi. Sur disque c'est plus prégnant par contre, faut le savoir. Un groupe a revoir tout de même, car je suis certain que ces gars, et dans une salle plus petit, sont capables d'envoyer une confession de messe doom et faire apparaître l'obscurité.

Ensuite, j'ai acheté un plat végétarien, la fille m'a servi avec les yeux tout rouge. Le set commença en même temps que je débutais mon repas. UNCLE ACID & THE DEADBEATS déposa de manière cotonneuse son atmosphère psychédélique. Mon plat végétarien avait un arrière goût dont je ne peux en définir l'origine, mais ce n'était pas mauvais du tout, juste un peu étrange en bouche. Le groupe étendait le champ de sa passionnelle musique dans le contre-champ que nous nous faisions de son délire. Le chant en stéréophonie amplifiait l'ensemble. Je me sentais très léger alors que la musique était très lourde et surtout intense. Puis elle a commencé à devenir de plus en plus légère de manière paradoxale ???!! Un léger brouillard de fumée scénique permettait de soumettre à la purée sonore une concordance parfaite. Où alors c'était peut être cette fumée opaque à l'odeur bizarre autour de moi.


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A un moment, il y a eu un gars qui s'est mis à quatre patte en pleurant de rire, et qui vraisemblablement cherchait des truffes avec son nez comme un cochon des truffes. Mais après coup, je pense qu'il recherchait sa boulette de haschisch pour plonger dans un paradis artificiel, qu'il avait sur scène de toute façon.

Le trip prenait des allures de montée d'acide, car j'avais chaud et je suais, beacoup trop. Les couleurs se sont faites plus vives, la musique plus sombre, presque impérieuse. J'avais très soif, extrêmement en fait, comme si je venais de courir un marathon dans le Sahara avec des vêtements de ski. Je me crachais bien dans les mains et ravalais ma salive pour me rafraîchir mais rien n'y fit véritablement. Ce qui est assez dingue en fait, c'est qu' Uncle Acid arrivait à faire fondre la toile de tente. Ça dégoulinait comme du sirop d'érable le long des mats. Non vraiment, ce plat végétarien était tellement excellent, que j'ai tout fini en me léchant les sourcils. L'ingé son a dû augmenter le volume sonore au delà des 105 décibels par contre car j'avais les oreilles qui giclaient du pus, c'était assez étrange mais ça m'a rafraîchi du coup, c'était surtout agréable dans le cou.


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Il faut admettre qu'Uncle Acid & The Deadbeats est un groupe vraiment incroyable, il est tout de même arrivé à suspendre la rotation de la terre et les ouvertures cosmiques qui claquent leur porte comme un ado en pleine puberté. Je le sais car cette tension était vérifiable dans l'air que l'on ressentait. C'est pas phénoménal comme truc de dingue hein, sans dec ?



Ensuite, pendant que le groupe déployait sa chaude apesanteur sonique, je me suis pissé dessus avec ravissement en même temps. Quand le set a pris fin, le groupe a quitté la scène sous mes applaudissements nourris, mais muet, et je n'ai pas très bien compris pourquoi par contre ?

Le guitariste m'a regardé hurler en verlan le poème de Verlaine "Chanson d'automne ", je pense qu'il n'a pas saisi grand chose. Puis les gens se sont dissipés comme un brouillard matinal très rapidement, et comme c'est devenu clair, je me suis envolé avec mon parapluie magique parce que j'avais de nouveau faim, mais je n'ai jamais retrouvé la fille aux yeux rouges et ce plat végétarien, très bon au demeurant. Alors en désespoir de cause j'ai acheté un jus d'orange avec un goût de citronnade amer que j'ai bu d'un trait par le nez, ça piquait un peu mais c'était bon.

Cette journée prenait l'attitude d'un téléfilm de Jean-Luc Godard des années 80 mais sans les décors futuristes de Blade Runner. Je me suis assoupi contre le mat de la tente Temple quand le groupe "Equilibrium" rugissait d'enculer Thérèse de Lisieux avec un rondin de 20 de chez Bricomarché. Dans mon sommeil le sol était revêtu de chantilly et il y avait des gens autour de moi en train de me hurler de sortir sans la clef, un nain à moustache notament. Après cette séquence d'hystérie collective, je me suis réveillé sans savoir si j'avais rêvé tout ce trip, mais il m'a vraiment fallu du temps pour redescendre du set de Uncle Acid & The Deadbeats et de leurs riffs hallucinogènes.


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Franchement après ce que je venais de vivre, j'avais du mal pour une nouvelle PROCESSION. Surtout que leur epic doom à la Saint Vitus se donnait un élan péremptoire, mais avec un manque de justesse musicale très peu compatible ici-bas.

Nétant pas encore tout a fait remis du set psychotrope d'Uncle Acid & The Deadbeat, j'ai décidé d'un commun accord avec ma santé mentale, de prendre des trombes d'eau sur la gueule pour voir des pingouins keupons faire les poulets ( un gars monte sur les épaules d'un autre pour un fight avec un autre poulet ) pendant le set de CASUALTIES. Ils ont fait une cover des Ramones comme pratiquement tous les groupes de NY, mais eux ont fait en plus « Run To The Hills » de la vierge de fer comme Sid Vicious le « Comme d'habitude » de notre défunt électricien Cloclozzzzzz-couic-.

Pour me sécher, je suis retourné sous la Valley dans laquelle la magie énochienne de WITCHCRAFT était élaborée avec la préciosité du rock psyché 70's et la pureté heavy, dont l'humilité du groupe et de leur set ont approfondi l'intensité émotionnelle avec des vivacités de breaks rythmiques d'une absolue netteté. Je kiffe ce groupe. La grande classe de ce combo a percé son éclosion devant mes yeux embués par cette pétulance musicale. J'étais très émotif devant cette beauté vintage qui n'a jamais laissé passer le teint nacré des obsessions musicales que l'on retrouve, avec tous ces groupes de stoner qui Led Zepelline à outrance des lignes Maginot de gamme pentatonique. Witchcraft est arrivé à suspendre la voûte de mon amour absolu pour la musique jusqu'au bout de son paradis perdu, avec pour seule ambition, de distiller au cœur de son concert un émoi sensible que je n'oublierais jamais.


Quand le Down d'Anselmo a pris la scène, je suis resté interloqué d'une observation édifiante : « Mais heyyyyyyyyy il a repris trois fois des paupiettes le Phil depuis la dernière fois nan ? » Ohhhhh putain le lourd il s'est même fracassé ensuite le micro contre le crane, et puis que dire de cette musique grasse comme du lard, vraiment je ne sais toujours pas ce que l'on accorde à ce type et à ce tas de pue musical. Une musique sudiste ça  Mais fichtre, cela n'a absolument rien à voir avec ce que l'on conçoit en dessous de la Loire avec Francis Cabrel ou les Gold

Par contre, si tu veux une suggestion Phil, demande à Phil des Leppard un conseil diététique. Puis si tu aimes vraiment te fracasser le crane, il y a le RC Cathare, alors là écoute attentivement une chouette leçon d'entraîneur de rugby :

Pour résumer mec, un concert, ça ne se gagne pas avec la tête, ça se gagne avec les couilles !


La leçon est à retenir et prévaut de sa véracité dans le circuit de KARMA TO BURN, qui était pourtant au début en roue libre, sans le spasme spirituel qui a fait vrombir l'épaisseur magnétique de son karma tellurique. Puis le diesel s'est mis en route pour propulser le duo dans un burn-out sonique très jouissif, dans lequel la foule s'est faite littéralement écraser comme un vulgaire hérisson. Ils n'étaient que deux et pourtant ce que Black Cobra n'était pas parvenu à saisir, c'est que l'intensité musicale est plus importante que l'invocation sonore. Karma To Burn sous ses dehors de méditation stoner, ou de yoga pour motard, est une formidable bécane de psychisme qui foudroie sur place.


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Tous les mélomanes de la planète terre connaissent l'importance des trois B allemands, que sont Brahms, Beethoven et Bach, mais avant la lettre B il y a le A d' ACCEPT. J’admets qu'Accept sait envoyer le prussien spirit avec des hits tel que Balls To The Wall, et que leur set fut cool. Mais il a fallu que l'autre buse d'Anselmo vienne foutre son groin pour le final « Fast As A Shark » en marquant sa vénération aux fritz. Il est en manque de reconnaissance ce gars ? Mais enfin ce n'est pas possible autrement ??


ZZTOP a lui proposé un set très très sobre, limite foutage de gueule. Je voulais du show, je n'ai rien eu, mis à part un écran en fond, avec de jolies poupées dont le tissu doit rebuter puisque elles en sont dépourvues à chacune de leur apparition, laissant apparaître une peau bronzée et tendue, ce qui demeure très encourageant pour mettre un bikini cet été sans rougir.

D'ailleurs on se demande si cela existe vraiment des créatures de la sorte qui sont envoutées ( surexcitées) dès que quelqu'un joue de la guitare...


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Sinon le trio a certes joué avec brio, par contre il manquait un zeste de frénésie et de féerie sudiste pour customiser le chrome blues rock des barbus. Bon, ceci dit, rien qu'avec le touché de guitare de Billy Gibbons j'étais conquis. Un réel plaisir d'écouter ce gars, mais quelle classe ! Il n'a vraiment rien perdu de son doigté...Tu m'étonnes qu'après du tas de gonzesses à moitié à oilp qu'il se traîne derrière lui.

Donc ZZTOP musicalement était top, pour le show c'était ZZFLOP on n'avait rien à se foutre sous la dent, et en plus c'était trop court. Disons que c'était décevant d'être à moitié conquis par la petite cylindrée des trois poilus. Mais il y avait le matos a installé de KISS après sur la même scène, c'est peut être pour cela le peu de spectacle et d'artifices...

En attendant les super-héros du hard rock, il y avait Bullet For My Valentine qui couinait sur la scène adjacente, la durée de leur set m'a paru démesurée et triviale.

Puis KISS.....enfin.


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Je ne sais pas comment on se d'emmerde mais on arrive vraiment à s'en sortir super bien à chaque fois, car on est au troisième rang, ouaie avec les hard fans, les vrais de la kiss army, en plein dans la première ligne du bataillon de truffions, passant toute cette journée à pester de prendre du 48 de gosses sur la tronche et à pisser dans des bouteilles d'eau minérale très minéralisé, en particulier en magnésium.

La sortie de « Sonic Boom » et surtout « Monster » a creusé un fossé entre les fans du Kiss originel et la nouvelle génération qui a assimilé Eric Singer & Tommy Thayer comme des membres à part entier. Cela sera réconforté par l'omniprésence de titre du dernier et de l'avant dernier album du groupe pendant leur set. Ce que je regrette, puisque je suis de l'ancienne génération et trouve ces albums moyens.

Pour moi Kiss en concert, c'est un film muet à lui tout seul dans la représentation du mime qu'il imprime sur leur faciès maquillé. kiss c'est l'omniprésence d'un show énOrme, qui fait péter la pyrotechnie avec panache et l'entertainment rock'n'roll.


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Merde, voilà quoi nous avions enfin un vrai SHOW. Un truc de géant qui fait ouvrir les yeux, écarquiller les oreilles avec des hymnes, mais putain que ça fait du bien ce truc des 70's de dinosaure du...


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Mec c'est KISS sur scène, Gene dégueule le sang en faisant des caisses et crache du feu, Paul est insupportable d'arrogance, Tommy, merde ce gars est invisible, il personnifie le vide intersidéral, alors que ACE FRELHEY reste une comète au firmament du ressentie lunaire qu'il incarne.

Et si Éric reste un bon batteur, il possède une cabine de guenon, Peter revient chanter « Beth » que je chiale comme un gosse.

Putain mais KISS est un mythe, un rêve éveillé de fornication rock'n'rolienne, qui usurpe ces fans avec la grandiloquence d'une théâtralité excessive. N'empêche que c'est toujours de la joie face à cette immensité, de la stupéfaction face à cette démesure.

Ok, KISS c'est aussi le castorama du merch, et au fait, est ce qu'un B-B-Q Kiss existe t-il ? Parce que je prévois de faire griller des légumes cet été, alors si ça existe j'suis fan !



Le groupe a surjoué les titres de leur « Monster »....Heyyyyy mais franchement, vous voulez vraiment nous faire gober au concept foireux de l'appropriation de Tommy et d’Éric à la place d'Ace et de Peter ??? Nooooooon, sans dec ? Je vous le dis, vous pouvez leur foutre le même maquillage, les mêmes tenues, faire chanter leur chanson (Tommy qui chante « Shock me » par exemple, franchement soyons sérieux deux secondes merdeeeee), JAMAIS, vous m'entendez jamais vous ne ferait revivre l'esprit du KISS originel, c'est fini, Game Over !



Le baiser hard de KISS est fantasque quoiqu'il en soit, mais il a brillé de façon moindre qu'en 2010, parce qu'il a omis de juter son set avec des titres rétroactifs. En préférant assurer le marketing du nouvel album « monster », il a déçu ses anciens fans, le groupe passe à autre chose, suit sa route comme toujours, alors soit tu suis leur trajectoire, soit tu restes dans la nostalgie. Pas grave j'ai revu KISS en chair et en os, j'ai hurlé sur pratiquement tous les refrains, je me suis cassé la voix comme Bruel, mais que c'était fun sous ce final crépitant et majestueux, les élevant dans les cieux sous une pluie de confettis.

J'ai retrouvé mon rire d'enfant dans celui de ma petite voisine, dont le père de famille exultait de la magnificence spectaculaire qu'il a offert à sa fille avec ce concert de KISS.


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Olivier et moi quittions la mainstage pour retrouver le giron de mon adolescence avec BAD RELIGION, je n'ai pas tenu le choc et me suis engagé vers les premiers rangs à bramer le poing levé les titres que Graffin propulsait avec une calvitie de moine bénédictin. Whaouuu mec, à chaque année tu prends un coup de vieux dans la tronche rien qu'en dépiautant de visu les groupes de ta jeunesse, ça fait sentir un avant-goût des rhumatismes, la pluie aidant...

Dans la cohue je me rend compte que depuis un mois à peine je porte des lunettes, et que si je ne veux pas les exploser, va falloir que je me replie au fond à côté des vieux qui tapotent du pied avec l'allégresse d'un fan de Dick Rivers. On m'avait prévenue qu'à partir de la quarantaine la vision baisse, bon pour ma part j'ai pris un palet de hockey dans l’œil droit qui m'a fait perdre un paquet de ligne de vision, du coup je suis astigmate, mais j'ai les oreilles aguerris pour l'émotivité punk rockienne de Bad Religion, qui transforme les douleurs intimes des révoltes sociales en punk-song truffées de punch adolescent et de maturité émotive.


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Leur set est passé à une vitesse vertigineuse, enfin merde quoi ils ont joué deux morceaux ce n'est pas possible ??! Mais que c'était cool, vraiment cool, ça a fait remonter les souvenirs à la surface de l'épiderme en une larme qui coule comme ce foutu temps qui passe et nous trépasse. Nostalgie et mélancolie vont de pair, mais rien qui doit chagriner quand tu relates cette intensité émotionnelle en quelque chose de positif. Et du positif, je n'ai vu que cela avec Bad Religion.

A l'inverse, on a tellement décrié l'avarice du néo-métal capitaliste qu'il a cramé ses bois de bête à KORN par l'excès d'animosité au sein des festivaliers présent en 2008 pour la supercherie de son annulation. De retour dans la cuvette du muscadet, les gars de Bakersfield font comme ci rien ne s'étaient produit de marquant, et le public a tout gommé comme il a gobé ce manège de MusicalTV parce que c'était le style de leur génération. Normal en somme que ce public s'exalte de la sorte, nous faisons de même pour chacun de nos groupes fétiches, la différence c'est que Korn n'a pas la même importance à mes yeux, et je ne parle pas des oreilles.



DIMANCHE c'était THE DEVIL IS ME


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Le Hellfest fait couler autant d'encre que crépiter les reportages sur son incroyable ascension au sein des grands festivals de France. Maudit par l'underground bas du front qui ne souhaite pas participer à la messe car la populace y est trop nombreuse, maudit par les adorateurs du christ tout comme les autres religions pour la causticité qui s'y dégage, il n'empêche que si les habitants de Clisson étaient hostiles au départ, ils ont bien assimilé le concept du festival et son aspect mercantile pour tirer des conclusions de partenariat, comme l'hébergement chez l'habitant ( une première pour moi, à reproduire, trop cool ), ou de devenir vendeur ambulant pour l’occasion en prestation culinaire rapide, en spiritueux, en produits locaux, tout en affichant un sourire de complaisance avec tous ces personnages habillés de noir qui brament des onomatopées canines à la gloire du heAvy métOl !

Par contre le hic c'est la présence de travellers qui arrivent autour du site et des potentialités néfastes que cette horde de charognard apporte en terme de représentation auprès de la population. Sans faire une généralité et une caricature des personnes qui squattent dans le désœuvrement pour grappiller des résidus de bières de maçon ( j'ai 10 années de carrière dans la maçonnerie, alors pense bien que je connais le velouté tropical d'une bière chaude de qualité médiocre, à un prix défiant toute concurrence ), leur profil ne manquera pas de susciter des garanties auprès des personnes « anti-inflammatoires » au monde du rock'n'roll et du heavy métOl qui veulent en ternir l'image, que le public et les organisateurs du Hellfest ont su apporter comme témoignage pérenne au développement du festival, ainsi qu'à sa poursuite dans une confiance réciproque.


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Mais je sens une certaine fatigue chez mon best friend, dis moi Olivier, j'ai l'impression que ton report va être Early Reggae cette fois nan ?

Ça y est le réveil sonne. Troisième jour, la nuit a été bonne et mes pieds vont mieux. J'enfile mes sambas puisqu'il ne doit plus pleuvoir et là tel Jésus, je marche sur l'eau, MERCI ADIDAS !

Comme d'hab, début de mâtinée à la Warzone pour THE DECLINE, et les bretons le font. Ça réveille même. Pour moi, la mâtinée, comme la plupart du fest se passe à la Warzone. Petite pause et arrive TREPONEM PAL. Son indus si particulier mais ça passe bien, puis petit tour en MS2 pour PRONG. Pas mal du tout malgré l'heure matinale.

Hélas pour moi une longue attente au sanitaire me fera rater la moitié DU BAL DES ENRAGES, quand j'arrive c'est archi blindé. Je retrouve Bir à la fin au milieu d'une foule compacte. Du bon punk rock, de la reprise aussi bien choisie qu'exécutée..En gros ils seraient resté trois heures c'était la même, avis aux organisateurs.

Il est désormais temps de faire mes petits cadeaux à mes deux trésors, et ses 2h30 ne seront pas de trop pour préparer la suite. Je file à la caisse poser les poches qui m'encombre, résiste à l'appel du macdo, puis retourne sur le site. Les pâtes Thaï commencent à faire leurs effets...Nouvelle queue aux sanitaires...


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Là tout va bien, je suis enfin prêt pour aller voir les COCKNEY REJECTS qui sont le groupe que j’attends le plus sur ce fest. Les skinhead ont débarqué, avec des psychos aussi, ce petit monde a rejoint les punks et les autres déjà présent depuis plus de temps.

Et c’est parti, ça joue plus Hxc qu'avant mais les fan's de West Ham assurent et sortent leur épingle du jeu. Je sais, je ne suis pas très objectif. Enfin on s'éclate, on fait des petites bulles...C'est déjà fini mais il y a les BUZZCOCKS à la suite et l'ambiance ne retombe pas malgré l'intermède.

Du son britich, ça fait plaisir. Passons sur l'anicroche d'un abruti apo bourré qui viendra essayer de m'expliquer la vie, je me prépare à finir mon week-end à la Warzone, quand Bir vient me dire que DANZIG et GHOST sont inversés. Bon tant pis, je me fais la moitié des TOYS DOLLS et je file à la Valley pour Danzig/The Misfits. La scène est plus petite mais ça arrache. Je sus pas fan mais c'est quand même très fort, je l'avoue. La partie avec Doyle sera ma préférée, normal je suis très conservateur en fait.


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Ben voilà, la fin approche On se dirige vers la MS1 pour voir VOLBEAT. C'est pas mal du tout, varié et ça fini bien le week-end. J'ai perdu Bir en allant me chercher une redbull et je me met face à la scène de la MS2, debout au milieu des corps assis ou couchés des métalleux fatigués. Il me verra peut être, le set de Volbeat est presque terminée et Bir me saute dessus par surprise, on va finir ensemble, mon plan a marché et c'est tant mieux ! Enfin...Il y a GHOST.

Ce groupe si spécial que tout le monde voulait voir ! (Ce qui expliquerait peut être le changement avec Danzig). Et là ça commence, atmosphère sombre, théâtrale et c'est parti. Effectivement il y a du monde. Moi j'ai tenu une minute.


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Je prend les clefs de la bagnole, j'hésite entre Napalm Death et Atari Teenage Riot. N-D j'y passe devant et je ne m'arrête pas..Ce sera la voiture où j'attendais Bir, qui arrivera très vite vu que je me suis endormi de suite. La lune est pleine, il fait pas très chaud...Enfin finalement ! Mais c'est quand même sympa tout ce bordel !


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Ooooooooooh putain mec, mais ça c'est un report ExtraSKAlactite...

Ben pour ma part, dimanche j'ai débuté par le postcore d'ERYN NON DAE qui était souffreteux mais comme il se devait de l'être, surtout en restant au diapason d'une agonie à la sincérité simulée. N'étant pas friand de ce genre de musique je me suis toutefois laissé happer par leur concert, c'est dire de la tentation que le groupe a su accomplir. En parlant de tentation, je ne peux que constater que le jneus veut s'épater, et il veut épater. Son jeune age correspond à un monde encore vierge, disposant d'une vision fiévreuse d'un futur fantasmagorique. Alors il s'est cogné contre tout ce qu'il a pu obtenir d'extrême durant le week-end, il était là pour cela. Il aura même toute sa vie pour en lubrifier le souvenir ému par la suite, même si il n'en a pas du tout conscience dès à présent.

A cet effet, on distingue plusieurs sorte de jneus. Les plus distingués sont outranciers, alors que d'autres narguent par pur esprit de domination, j'apprécie cet humour, vraiment et je les salue.


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Dans ce parc attractif d'hormones qui pétillent, il y a aussi une légion de gens bourrés ou défoncés, mais pas pire que dans une féria du sud, ou un samedi soir à Tourcoing par exemple. Là, c'est plus pénible à vivre pour moi, parce que je ne me saoule pas, et que je ne me drogue pas non plus, décidément je cumule hein...En fait, je suis comme Lucifer, qui laisse les autres se détruire sous son regard ironique. Je suis uniquement là pour assister à des concerts. Cela peut laisser pantois, mais c'est mon trip.

Mais le plus extrême du fest, ce fût ce jneus qui est resté au camping, dans une chiotte bouchée par l'épandage d'excrément liquide, à écouter en boucle la démo 3 titres de son groupe de black métOl. Complètement extrême le gars !!! D'où la haie d'honneur méritante que les outranciers et les dominateurs auraient dû lui proférer avec admiration, enfin surtout si l'on suit la logique festive à son excellence...Et ben non, rien du tout...Ah ces jneus, ils n'ont vraiment plus aucun respect de rien, quand on vous dit que ça part en couille...


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...Et vraiment je m'attendais à ce que ça parte en couille en assistant à ce concert sous le Temple, mais le chanteur de LEPROUS est resté actif avec une bonne voix, c'était apparemment le leader du groupe, que je découvrais par un appel de révélation. Leur rock progressif avec synthé m'a interpellé, et cela m'a changé carrément de ce que j'écoute habituellement, même en ayant un spectre de curiosité très vaste et éclectique. Leprous a réussi à me séduire pour la qualité de ses compositions et de son interprétation : Une découverte, enfin !

Une autre révélation avec le sol de la Warzone qui provoque une sensation bizarre car il est meuble, bien sûr on ne s'y enfonce pas jusqu'au cou, mais on sent que la semelle reste souple. La Warzone est à l'écart de toutes les autres scènes, le lieu offre un espace sans réelle identité, surtout en comparaison à la chapelle Altar et au Temple. Il me semble qu'à ce niveau d'investissement de décoration, il reste un truc à créer à cet endroit, et même dans la Valley d'ailleurs.

Car juste deux portes pour ouvrir ces lieux de frénésie et de recueil, c'est mince, et inégalitaire par rapport aux autres décorations du site.


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Quand a débuté THE DECLINE, l'ambiance a viré pub rock, et le groupe a profité de cette atmosphère joviale pour incorporer à son punk rock du punch de oï et des filigranes de cette sincérité prolétaire qui dévoile son cœur contre un coin du bistrot. Vraiment cool comme concert, j'avais kiffé leur disque, là sur scène je ne suis pas du tout déçu de constater que les gaziers méritent amplement la bonne humeur générale qu'ils ont su produire. Un groupe a revoir en club, c'est certain.


Savez-vous par ailleurs que l'on ne peut convaincre quiconque en n'ayant déjà en soi l'excitation magique et extatique de la performance ultime ?

TRUCKFIGHTERS a acquis cela tel un conquérant éveillant la foudre des enfers et la fée électrique dans un même rite, notamment par son guitariste aussi agité qu'un Angus en culotte courte, et un stoner rock remplit par un excès de fuzz et une super patate, bourrant par ailleurs la dynamique d'un set fulgurant. Ce groupe exécuta un stoner qui ne frimait pas, whaouuuuuu quel bonheur !


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Pendant ce concert sous la sélénite et capiteuse scène Valley, une grande armoire allemande tenait une minuscule brune au regard impassible de la fille qui domine son sujet pornographique sur le bout de la langue. Le schleu au physique de Dolph Lungren dans Rocky 4 dépassait tel un mirador menaçant la houle de la fosse, dont les proches fourmis alentour clignaient des paupières avec effroi. Il y eut juste un malheureux qui malencontreusement alla se percuter contre ce colosse qui ne bougea pas un cil d'un centimètre, mais dont la main d'une amplitude assez énorme décolla du sol terrestre le minable corps du pauvre énergumène apeuré. La brune par contre fit tampon entre les deux, et s'enquit auprès de son mastodonte par une grimace grotesque qui amocha sérieusement sa plastique mirobolante. Le titan apparaissait du coup bien emmerdé avec un visage devenu soudainement humain, lui aussi. Le couple partit promptement pendant que le pauvre gars se releva avec peine, et déambula un temps juste devant moi, avec un visage blafard, puis décampa en claudiquant avec une odeur de caca derrière son passage.

Bon dieu de bon dieu Marty, c'est TREPONEM PAL que je vois dans la warzone !! Et BING ! Un autre coup de vieux dans la tronche à...


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Ok cool ! Donc malgré le fait que les usines débrayent depuis le passage de l'an 2000, la musique indus des 90's revient mettre de l'huile de coude dans la rotative musicale actuelle. Le set est groovy et il y a même deux danseuses qui hypnotisent les mâles, d'ailleurs sur la cover de "Mission Impossible" elles ont allumé la mèche pour faire exploser les caleçons. Ça a juté sévère car Treponem Pal ça a super bien vieilli en fait, un poil daté dans le son, mais c'est très appréciable, surtout que les gars prennent leur panard à être là, et c'était réciproque avec le public.


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Puis il a plu des poutres métalliques car PRONG était sur scène.

Vaste tour d'horizon de leur discographie qui a marqué l'histoire, avec un fond de scène à l'effigie de "Beg To Differ" qui a pu semer la confusion à tous ceux qui espéraient entendre la quasi totalité de l'album. Je chéris ce groupe, j'étais forcément comme un gamin devant eux, le set était incroyable, avec les riffs de barbare de Tommy Victor hyper chirurgicaux.

Prong étouffa le fond de ses facultés techniques dans la sauvagerie d'un bloc granitique, il nous débarrassait des attractions futiles terrestres par sa musique libératrice à la percussion aussi titanesque que le groove qu'elle actionnait, le groupe réussissait en un tour de bras à faire exploser les inhibitions de la foule dans un délire guerrier.


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Après une telle bourrasque il m'a fallu un temps de récupération propice à la réflexion, comme celle que prouver au monde que l'on existe à travers des goûts singuliers, exige une amoralité extrême pour le grotesque afin de ne pas tomber dans la voie du ridicule. Comprenez bien que sans la compréhension générale de l'assistance pour le second degré, vous passeriez pour un âne si vous aviez une veste en jean déchiré avec des patches de Motley Crüe et un ceinturon en forme de chaîne à vélo pendant le soixante troisième colloques des obstétriciens du Morbihan. Mais pendant le raout des musiques extrêmes, que neni, vous êtes en plein dans la party ! Plus l'accoutrement est fou et plus c'est dingue, alors je ne te raconte pas avec des poils...

Sur ce, j'ai donc voulu me faire tirer la MUSTACH, mais comme cela m'a rasé de près, je suis allé assez vite au BAL DES ENRAGES qui faisait salle comble.

Ces fanatiques de la guiguette pirate ont fait un carton avec cette formule best of punk rock que tout le monde en France a vu dans une salle de province. Le concept est unificateur et demeure un bon délire en soit. Il y avait donc réciprocité d'enthousiasme sur scène comme dans le public, que je jauge à 98 % de l'hexagone, c'était la rançon du succès du jour.

Très bien interprété, le set était un mix de punk rock mais avec une grosse partie de métOl pour l'occaz, et forcément avec du Metallica et du RATM. Le punk refoula du métAl et le juke-box tournait carrément au clubbing des énervés avec point levé, slam diving à gogo. De ce fait ce spectacle vivant était une très bonne carte de visite pour donner envie d'assister à leur trois heures de show !

Oui tu as bien entendu trois heures de show, mais ils sont un paquet à investir la scène d'où le spectacle défouloir.


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GRAVEYARD lui, n'a pas pu épaisseur sa sauce stoner. Cela manquait inexorablement de coffre. Le groupe a tapissé son concert par de simples oripeaux de riffs, en entretenant ses exactions blafardes tout au long d'un set filandreux, qui poussa un nombre conséquent de hellfesteurs à choir une rancœur évidente à la qualité médiocre de leur sonorité baveuse.

Chose qui ne m’apparaissait pas du tout probant avec SPIRITUAL BEGGARS et ses qualités musicales. J'étais heureux de reconnaître que j'avais raison, tant leur set fut intense, et dans tous les sens du terme. Puisque c'était constellé du talent malgré un son dégueulasse, parfois même inaudible, et une présentation du groupe qui a duré trois plombes. Théoriquement Beggars se rapproche de Led Zep avec les fondements hippie, mais surtout, il possède un feeling redoutable avec une sonorité toute en rondeur, toute en chaleur. Les filles en transe ovulaient à l'unisson, pendant que les gars s'offraient aux spasmes spirituels dans des états différents de conscience et d'exaltation. C'était très bon Spiritual Beggars, vraiment très bon.


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Je n'ai vu aucun martien au concert de SWORD. C'était juste un groupe de heavy stoner, venant claquer leurs hits sur un public acquis à sa branchitude. Je conçois indubitablement les qualités d'interprétations, la fougue de ce combo, mais musicalement je n'ai pas ressenti la soumission absolue que l'on érige dès que l'on en essuie l'exaltation. Mais le groupe va y parvenir, et j'en reste persuader, faut juste qu'il mûrisse avec le contrepoids de leur expérience/existence.

Qu'est ce qu'elle était cool par contre la vieille tata anglaise Buzzcocks, mais déjà vu un paquet de fois pour ma part, j'ai préféré aller ailleurs. Donc il y a eu DOWN, encore, avec Phil Anselmo commençant à être bourré, et devenu en quelque sorte le régional de l'étape de ce fest. Il a exécuté un pot pourri de toutes ses formations, hormis Pantera. Le groupe a pressé sa purée du sud dans une fournaise de fans en rut. C'était pas dégue. Mais mon soucis, c'est que je me suis ramassé le pénible du festival. Le gars ivre qui venait de se faire éjecter contre un poteau et qui saignait de l'arcade comme une truie que l'on vient d'égorger. J'ai compris pourquoi on l'avait envoyé paître, quand au bout de la troisième fois il est revenu me dire en s'essuyant sur mon épaule : " Je pisse tout rougeeeeeeeeeeeee t'as vuuuuuuuuuuu !!!". Pour résumer, Anselmo était cuit sur scène a faire son lourd, et moi j'avais le même mais en sang à côté de moi.


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Au fait Anselmo a piqué le truc de Dee Snider quand il fait tomber son micro après avoir fait chanter le public et affirmer à quel point ce public là était incroyable. Vraiment, ce type est un frontman rusé, il sait faire parler de lui par son omniprésence à investir les scènes, et à la fin du week-end, le public en redemandait même, et une chose encore plus folle, ce public était en train de lui quémander par un regard de miséricorde : "Hey Phil je suis là, et je veux exister dans tes yeux, car grâce à ça, je vais exister dans les yeux des autres".

Mais franchement foutez-moi la paix avec ce genre de foutaise compassionnelle, je voulais le Hellfest, le festival de l'enfer quoi, mais pas celui-là bordel...

Par contre le véritable enfer, je l'ai eu, avec ses flammes rugissantes et tout, et tout. Mais je vais te dire quelque chose, alors écoutes bien : Tu peux vivre de poisson cru comme un real norvégien, te grimer le visage en panda en te tapant le poitrail avec le regard mauvais si cela te chante, la seule question du week-end à mon sens était :

« Qui possède la foutu clef du purgatoire ? »

QUI hein ???

C'était :


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Oui, le vieux démon, qu'on avait délocalisé sous la Valley à la place de Ghost, qui du coup héritera de la lourde tâche de fermer le ban des festivités de ce concile diabolique 2013 sur une Mainstage. Je n'en connais pas la raison, je sais juste que pour le macabre Danzig j'avais une place de choix devant l'ingé son et que l’acoustique était nickel, tout comme la vision de l'ensemble.

Donc, le cacique du bûcher était face à moi, en chair, avec son heavy mortel ! Oui mesdames, j'invoque bien cet hédoniste Danzig, en couple actuellement avec Fujiko Kano, née le 18 avril 1972 à Fukuoka, japonaise d'ascendance mongole, réputée pour ses films pornographiques incluant des sodomies. Vous avez remarqué que le Monsieur est un fin connaisseur...Putain de foutre sonique j'avais l'hercule des métaux lourds musicaux et de la passion de l'horreur, remontant les limbes de sa discographie rien que pour nous en faire expurger la lave passionnelle.


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Il a surgi comme un démon imposant son émanation diabolique, avec ce sens voltairien de la préférence dans la damnation, car il était là, puissant, impérieux et tyrannique, avec cet impact du gars qui refusera le prêtre jusqu’à sa dernière heure.

Le set s'est déroulé en deux temps, une première partie avec des titres de Danzig, énOrme, vraiment quelque chose d'envoûtant, de rare et d'unique même, tant le personnage est culte et fascinant. Il harangue de son souffle un par terre d'âmes en expiation, humant l'odeur diabolique qui se dégage de son souffle infernal.

De cette lumière ténébreuse aveuglante, on entendait dans le hurlement d'un millier de tonnerres qui se sont fait entendre, l'union entre le public et le groupe enfin consumé, comme quand le souvenir se fait flamme et l'orgasme se fait cendre.


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La deuxième partie, c'est le renfort du géant Doyle bodybuildé pour une séquence Misfits horrorifique. Mieux que ce à quoi j'imaginais le shock punk heavy rock...Les hits se sont enchaînés à nous dans une séquence de bondage qui fait ressentir la perversion à chaque coup de fouet d'une lucidité érotocomateuse.

Doyle a fracassé chacune de ces guitares pour chaque morceau, en tapant dessus comme un forcené. Danzig a fait tonitrué ce rock fifties mêlant le punk à ce double cheese burger sonique. Un très bon moment, bien cool, et assez court pour ne pas gêner juste après le final de Danzig avec ses titres et ce « Mother » incandescent. Ce concert de Danzig a fait mouvoir sa puissance tellurique, crépitant nos souvenirs dans le brasier de notre émotion/nostalgie.

Le groupe découpa la foule avec sa musique d'outre-tombe qui lui sert de tronçonneuse, il confessa sa vénération pour la colère profonde, annonciatrice des maux du tréfonds des hommes.

Il aurait été blasphématoire alors de ne point obtenir de plaisir animal après cette office bestial.


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Le soir était tombé avec la même force que les ténèbres que DANZIG venait de convoquer. La froideur de la nuit passait entre nous en ricanant de délice comme des fantômes aux caresses glaciales. On attendait que tout se réchauffe avec le Elvis métAl de VOLBEAT.

Mais oui, ouiiiiiiiii avant cela bien sûr, LORDI a fait son show de freaks avec sa musique métOl classique et son spectacle d'halloween bon enfant. J'ai assisté à cela, mais vu de l'autre côté, me plaçant par avance pour les danois. Parce que je me souviens très bien qu'en 2009 Volbeat avait donné un set en milieu d'après-midi devant une foule éparse. Quatre années après, il joue à un horaire mieux adapté à son succès, et de plus, est devenu un habitué des stades. Le groupe a foutu du rock'n'roll dans le métAl délibérément, ce groupe est plus cool et plus fun que Turbonegro. Désolé d'annoncer cette révélation aux tafioles de la turbojugend.

Michael Poulsen arriva avec la banane, il jouait le gars heureux d'être présent, ne trahissant que très peu le manque d'ardeur de la foule sur l'expression de son visage. Ce public qui semblait (mis à part les premiers rangs) accuser le coup de la fatigue du week-end. Pourtant le groupe a abattu son jeu avec ces as de hits phénoménaux, tournoyant de cette coloration caoutchouteuse un nombre impressionnant de refrains catchy.


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Rob Caggiano (Anthrax,The Damned Things : Putain ce gars se cherche vraiment !!) a misé dessus pour la production du dernier album et fait partie intégrante du groupe désormais, ce n'est pas pour rien, ce super guitariste nous assène de solos saignants, mais il lui manque cette énergie rock'n'rollesque que Thomas Bredahl (ancien guitariste de Volbeat) en faisait voler l'éclat, et donc il lui manque cette représentation scénique non négligeable.

Poulsen a marqué parfois d'une limite vocale qu'il gommait de façon tartufe en s'éloignant du micro comme l'exécute les starlettes du rock comme Bono, Jagger & co.

Volbeat a fait un travail de sape avec le public du Hellfest, mais qui ne lui rendra pas la pareille, car ce public est plus métOl que rock'n'roll. Je ne préfère même pas parler de country, souvenez vous de l'année dernière avec le show de Hank Williams 3... Exemple type : Poulsen débuta le « Ring Of Fire » de l'homme en noir (Johnny Cash) à la sèche, mais il n'y a pas de répondant, du coup il ne perd pas son temps et embraya sur « Sad man's tongue » qui fait partie d'une cover de Cash que le groupe a enregistré sur «Rock the Rebel/Metal the Devil » et que le public connaît.

Mais cela ne s'arrête pas là, quand il demandait l'attention du public, le public se taisait dans un silence mutique instantanée, qui laissait un léger rictus de ricanement au coin des lèvres du chanteur danois, qui ne s'attendait pas du tout à cela. Non il n'y avait pas une saine et réelle communion selon moi. Quelque chose clochait...Je suis un fan de la première heure de ce groupe. Les hard-fans de Volbeat étaient transit d'émerveillement bien entendu, et je comprends très bien pourquoi. Au point que leur cœur a dû s'arrêter de tourner le temps de ce set, tendu comme le sourire crispé du gars qui est pris en flag par sa femme, en train de se faire sucer la bite contre un coin du bureau par une jeune stagiaire dévergondée.

Je dirais que Volbeat a fait son job comme des professionnels, il a donné mais n'a pas reçu ce qu'il méritait amplement. Je ne sais pas si le public était impressionné par l'aura rock'n'roll de ce groupe, et s'est timidement laissé porter par les événements, où si Volbeat manquait cruellement de cette audace scénique et communicative sincère qui permet de fédérer ? J'en doute, et je suis certain de la première hypothèse, tant Poulsen et sa clique affichaient une humeur conciliante et ont tout fait pour que le triomphe soit total à leur métOl western spaghetti.


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La chaleur était passé...La nuit froide venait nous surprendre dans le spectre de notre salut Satanien à attendre l'arrivée d'une pape mobile pour cueillir dans la bénédiction sacerdotale, la pieuse ironie pontificale d'un show méphistophélique. Les ouailles étaient toutes ouïes pour recevoir le corps christique du diable, venu de la bouche des enfers. ۩

Dans la constellation étoilée d'une nuit de solstice de pleine lune, le temple de nos attentes légitimes pour rire dans l'éclat musical de GHOST semblait définir notre croyance pour la couillardise du heAvy MétOl, et une spiritualité à laquelle nous aspirions pour une utopique divinité musicale.

Les anciens du Festival s'en souviendront forcément, nous avions reçu notre baptême il y a deux ans de cela avec Ghost, c'était dans la clameur étouffante d'un sacramentum inoubliable. Aujourd'hui nous communions pour la confirmation du sacrement de ce groupe, ainsi que la nôtre, qui consiste à oindre par l'huile sonique de leur dernier album «Infestissumam » la purification des ténèbres, afin de recevoir la faveur du Saint-Esprit maléfique. Ψ


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En tant que telle, le rite de cette confirmation authentifiera l'appartenance du baptisé à l'Église de Lucifer, par l'achèvement de son baptême absolue. Les novices et les plus jeunes en age, viendront pour leur communion solennelle, ou aussi intitulé profession de foi, constituer un rite de passage marquant la sortie de leur adolescence, voire de l'enfance.

Le culte s'est ouvert par le temps de l'accueil, ou aussi nommé rite d'ouverture, incluant le rite pénitentiel qui nous fait languir sous un froid sibérien. Puis Ghost débuta son office avec une intensité et une adjuration suprême telle, qu'il n'était nul besoin de hurleя pour répandre le vice de sa monumentale couillardise (info lexicale : couille + connerie = couillardise ).

Galvaniser par l'outrage sonique devenu à son absolue, nous étions pétrifiés sur place par la douceur bouillante qui émanait de la scène. Lorsque les fidèles s'acheminaient au pied du sanctuaire, ils faisaient un trône avec leur main gauche pour recevoir la sanctification papale, ainsi que le corps du sacrement belzébuthien au plus prêt de leur âme en répondant un «  ђail Satan » libérateur.


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C'est avec soin que la lumière des ténèbres et le corps sacré des mélodies prirent acte d'une imploration bénéfique pour des refrains repris en cœur. Après avoir communié ensemble à ce culte méphistophélique, ainsi qu'à la coupe de son plasma sonique, nous nous inclinions dans l'adoration et le respect mutuel. Nous étions enfin sanctifiés dans la représentation du sang démoniaque, qui circulait maintenant dans nos veines devenues flammes. Et tandis que nos lèvres, encore humides par des larmes de ferveurs proféraient des oraisons funèbres, la grâce du groupe nous jugea digne de recevoir les grands mystères infernaux en nous béatifiant de son souvenir inexpugnable.

La bonté musicale des bénédictins instrumentistes faisait de cette messe noire une œuvre de charité rock'n'roll assez truculente, et incroyablement Magik. Les mystiques du stoner et les gnostiques du doom nomment cela l'illumination me semble t'il.


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Il faut reconnaître que ce groupe pourrait choquer les grenouilles de bénitiers de consternation pour salir leur foi avec cette façon corrosive de la bafouer, si elles en prenaient connaissance. Mais diable, elles devraient plutôt se laisser pénétrer par la chaleur démoniaque que dégage ce groupe, car ne dit on pas que la musique adoucit les mœurs ! Cela aurait permis d'éviter cette haine homophobe, et la prise en otage des usagés pendant les successives protestations contre la loi du mariage pour tous.

A la question qui vous taraude l'esprit, peut-on se servir avec sarcasme de la religion pour en faire usage avec ironie ? Je vous réponds : Bien évidement, liberté d'expression faisant foi, et ce groupe en est l'exemple type. C'est pour cela que mon reportage est ratifié d'un excès superbe dans l'occultisme du heavy métOl, qui honore cette couillardise rock'n'rollienne du spectacle outrancier, histoire de composer un circle pit métaphorique dans le pentacle romancé de ce week-end maléfique au Hellfest. Ж




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Ce qui était assez dingue aussi, c'est qu'en milieu du concert la foudre divine s'est abattu pour une mise en abîme du rite avec la perte intégrale du son. Ghost jouait alors au mime et s'était tordant ! C'était le mystère tout entier de la transsubstantiation qui prenait acte, très certainement...

Sinon j'ai adoré le show et la qualité d'interprétation, c'était un geyser de ténèbres donnant l'illusion d'un précipice. ۝

Forcément il y avait cette burne d'Anselmo sur le côté, en train de boire et d’essayer de reprendre les refrains qu'il avait l'air de ne pas connaître du tout. A cet effet, le sacrement de pénitence, qui consiste à l'infidèle de reconnaître l'indélicat péché de n'avoir pas encore d'album, ou au pire de ne pas connaître le groupe, et en demande le pardon à genou, fut pratiqué tout au long de l'office par des incultes meurtris de honte.


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Ainsi, l'excommunication pour le choix du set de Napalm Death signifiait d'obtenir la malédiction d'une mort certaine dans l'année en cours, et pour Atari Teenage Riot, c'était la mort subite d'éprouver un concert bordélique.

Une mesure disciplinaire est toujours en cours si l'excommunié est passé juste pour voir à quoi cela ressemblait et à demander à recevoir les derniers sacrements tel que la confession, l'eucharistie et l'extrême-onction en se prosternant vaincu à la foi en Ghost par la supplication suivante: « Que tous soient un, comme toi, Papa Emeritus II (c'est le chanteur du groupe), tu es en moi, et comme je suis en toi, afin qu'eux aussi soient un en nous, et pour que le monde croie que tu m'as envoyé répandre la foudre exorciste du heavy métØl à travers le monde !! »

Car dîtes le vous bien, c'est uniquement à travers la chrismation de ce show que tout membre de la confrérie Ghostique devient un prophète, et reçoit une lueur protectrice de la royale prêtrise du démon. En recevant l'onction de la part de celui qui est démoniaque, tous les fidèles, parce qu'ils sont chrismés de signes visant à sanctifier l'entertainment heavy métAl, sont appelés à agir comme témoin conscient de cette Vérité de représentation théâtrale. Ω

Ceci s'avère fondamental pour apprécier la fantaisie de ce groupe et à cet effet, même si nous n'étions pas à Stonehenge pour fêter le passage païen de l'été avec les mouvements druidiques, sataniste moderne et wiccans, Ghost en impacta l'aspect évanescent sous l'égide lunΔire d'une pleine lune superbe, que le cameraman du Hellfest avait pris soin d'en éclairer l'éclat. Bien vu mec !


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Voilà, le Hellfest 2013 s'achevait ainsi, et il m'est dorénavant certain d’affirmer que la transhumance des bêtes à cornes fera vibrer le bitume de toute la France, et de l'Europe toute entière à coups de sabot méphistophéliques, jusque dans la prairie en flamme à Clisson en 2014. La Vendée toute entière devra une fois de plus mettre genou à terre pour protéger le cloître de la bienséance à travers de successives prières célestes, même si elles seront sans grande efficacité sur la connerie de ces jeunes gens chevelus, qui ont choisis de se foutre la tête comme un champ de fraises pendant trois jours, en montrant leur cul devant la caméra du petit journal de Yann Barthès.

La viligence reste de mise malgré le statu quo des commérages antihellfest... ۞


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Ma conclusion ? C'est que dans mes veines circulent la misanthropie du quotidien, une sorte de fils teigneux qui se gonflent de colères, mais je n'en perds jamais le contrôle, et c'est bien ma vaine. La fraternité du Hellfest perturbe la culture de cette misanthropie. En sortant de la pureté de cet halo de lumière généreuse, je m'en retourne dans mes catacombes avec un sentiment magnanime envers ces fratries autonomes de personnes qui se sont éclatées et se sont amusées sans jamais faire apparaître une quelconque animosité, c'est si rare dans cette époque de compétition individualiste que je les félicite.

Alors continuez jeunes gens à brasser l'air de cet esprit libre et foutraque, festif et insubmersible, il finira bien par contaminer les autres d'un regain de liberté !☼


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mardi, juillet 3 2012

SATAN BOUCHE UN COIN

REPORT DU HELLFEST 2012

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Sarkozyx qui régna tel un César de camping avec sa french touch bling bling, avait voulu foutre la gaule aux francs en châtiant les sarrasins rebelles hors du territoire de Mireille Mathieu, tout en trompant les plus naïfs avec des promesses électorales qu'il n'aura jamais tenu pour la France d'en bas.

Alors que nous venons à peine de changer de présidence dans une lutte intestine de pouvoir au point de déchirer le pays comme une page de papier glacé, aujourd'hui, dans l'enceinte d'un grand festival, tel que le HELLFEST je constate hébété, qu'il y a beacoup de gens partout mais qui ne s'exaspèrent pas mutuellement, c'est vraiment étrange. Je sens une atmosphère libre et insoumise au nouvel ordre socialiste ce vendredi d'ouverture, notamment grâce à des types ivres en jean slim déjà dégueulasse, et qui brament des insanités méphistophéliques à tout va. Surtout ceux qui parlent anglais et qui se foutent autant du résultat de nos élections législatives que nous-mêmes.

Il me vient subitement en tête, au vue de la mixité sociale du festival et de son nombre élevé de freaks, le diagnostic manifeste que la communauté monarchique de France qui a fui pour trouver le salut chez nos voisins suisse ou monégasque, à cause de la promesse d'augmentation du taux de leur imposition, ne se risquera pas à se mélanger avec le suc anarchique de toute l'Europe pour le grand raout sonique, et même parmi les plus imminents mélomanes de leur diaspora.

Malheureusement c'est eux qui possèdent la majorité du pognon malgré les crises économiques qui se sont succédées en mettant un frein à main à l'élan économique. Rendez vous compte alors, que si nous avions pu stopper un de ces dissidents fiscaux à la frontière et demander une rançon avant de lui couper la tête, nous aurions pu nous payer Iron Maiden !

Malheureusement, les sans culotte ne sont plus ce qu'ils étaient, désormais ils ont l'esprit et les yeux trop occupés avec leur portable vibrant qui fait office de sextoy communautaire pour entreprendre une quelconque saignée royale.

Je tiens à signaler pour terminer ce prologue trop long, que le calendrier inca faisant foi dans l'avènement du globe terrestre depuis la sortie en salle du film catastrophe «2012», que la scoumoune a voulu que la date de la fête des écoles de mes enfants tombe chaque année le même week-end que le Hellfest.

Cela fait donc plusieurs années que je ne participe pas au show scolaire du vendredi soir, et que mon épouse est obligé d'expliquer au petit dernier, que non son papa n'est pas là pour le voir dans son spectacle déguisé en pétunia sauvage, parce qu'il est en train de faire le con avec Belzébuth.

Au point que pour lui et son frère aîné, Belzébuth est devenu un membre à part entière de la famille et que c'est même lui qui nous aurait forcé la main à acheter notre maison en 2002 à proximité du cimetière communal, et sur un terrain qui mesure exactement 666 m2. Je n'invente rien puisque les écrits officiels du notaire faisant foi.



Étant donné qu'il est ardu aux organisateurs de modifier la date malgré mes recours successifs pour imposer une date plus propice, notamment vers une saison où l'on serait certain que le sol de Clisson ne soit pas boueux ou voire gelé pendant la nuit, j'ai en conséquence dû jeter l'éponge pour le Vendredi de cette année uniquement, en me mordant les couilles jusqu'au sang.

Naaaaaaaaaan, j'déconne, tant pis pour les chniards...

Mais un jour, oui un jour, la filiation sera réelle car ils viendront avec moi.


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VENDREDI

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Premier choc visuel avec ALPHA TIGER qui était fringué dans le style de Twisted Sister pour propager un power metOl teutonique tonitruant, et peut être même essayer de faire fuir les maudits nuages vers le bassin d'Arcachon.

La Mainstage 1 se remplit au fur et à mesure dans une sarabande de jeunes chiens fous déjà farcis par l'appel du fameux apéro, malgré que le ciel ne fasse que s’assombrir sans cesse. Les fritz d'Alpha Tiger furent incapables de propager leur blitzkrieg sonique, même en usant d'un large sourire de façade.

J'ai pas été convaincu non plus par la première prestation sur le sol françaouis de DOOMRIDERS, et même si Nate Newton, le bassiste de Converge qui officie ici en tant que chanteur/guitariste avait piqué la gratte de King Buzzo des Melvins, c'était pas assez catchy ou peut être même pas assez doom pour assurer leur patronyme.

Pourtant sur disque cela n'a pas la même texture. Je ne sais pas si cela venait d'une mauvaise répartition du son, mais il y avait comme un mauvais dosage en soi. Donc déçu par la prestation de ces ricains qui m'auront fait espérer à du bon stoner rock'n'roll jusqu'au bout.

Alors que Bukowski de son côté a fait son job à merveille, gardant sa notoriété scénique intacte, avec ce mélange de gros rock qui reste parfait pour une grosse scène comme une mainstage. Bon faut dire que le salut de la nation semblait entre leur main et que le public a fédéré dans la liesse générale avec bon aloi. Ce qui n'enlève absolument rien à leur prestation musicale et scénique de toute façon.

BENIGHTED est un groupe efficace dans la putréfaction sonore qu'il déglutit avec la brutalité qui caractérise ce genre de death métAl, même si du fond où j'étais le son m'arrivait comme du crust. Les real métalleux s'arrachaient les cordes vocales avec délectation, j'en conclus qu'ils ont appréciés à sa juste valeur le set de ce groupe.

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EXTINCTION OF MANKIND a commis le sacre suprême de proposer du crust de vieux pour des jeunes endormis. Et vous pouvez compter sur ces jneus, totalement novices à ce style dont les testicules viennent à peine de descendre, pour rester momifiés à envoyer des SMS orduriers à leur copain attenant, pendant que le groupe essaya en vain de crotter la warzone avec un punk crust aussi crade qu'un punk à chien qui s'est chié toute la nuit dans son futal.

BLACK BOMB A a été, il me semble, le premier groupe a passé sur ARTE. Choix judicieux pour pénétrer la petite lucarne. Surtout si l'on prend comme argumentaire initial pour ce groupe une combinaison musicale altruiste, dont le pouvoir d'assouvir tient dans son crossover percutant.

Black Bomb A a enflammé la foule, mais j'ai trouvé que c'est retombé comme un soufflet cependant.

Ouaie, je dirais que ce début de fest, ne m'a pas écorché les cages à miel.

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En fait je suis levé depuis 1h30 du mat, si on ajoute à cela le trajet de 650 km, je suis logiquement crevé, donc un plein de VITAMIN X me sera le plus bénéfique, c'est du moins ce que je me suis dit tout connement.

Mais le groupe a tourné en roue libre. Le chanteur était vite HS, avec la dextérité et la souplesse d'un maçon de soixante ans. Dire que je suis déçu par leur prestation est un euphémisme complaisant, parce que si j'aime pas du tout la pâte à fromage de Hollande, j'adore ce groupe sXe pour l'énergie et la positivité de leur HxC salvateur. Leur titre « I'm a kid » résonne quand même en moi pour toujours...

Heureusement que BRAIN POLICE m'a permis de succomber à la découverte sur la scène The Valley.

Le premier truc que l'on se pose après c'est pourquoi l’alchimie se réalise, et surtout comment ? On pourrait disserter des heures sur cette question, mais seule demeure le souvenir intact d'avoir ressenti une émotion intense, et c'est là tout l'essentiel.

Le chanteur arrive tout irie, bien stone, avec une nonchalance assumée, il chante avec cette chaleur si caractéristique du stoner bluesy. Le bassiste est une copie presque parfaite de Dusty Hill de ZZTOP. Le guitariste ressemble lui à Dominique Hulin le prof de sport dans « Les Sous-Doués ». Vous voyez pas qui sait ? Dans «Les Sous-Doués En Vacances » c'est le garde du corps de Gérard Lenorman. Toujours pas ?!? Merde j'essaye d'élever le niveau culturel mais si vous n'y mettez pas du vôtre aussi...

Je pense aussi que le batteur doit peser le quintal tranquille, dire que c'est une massue qui s'abat sur les toms et cymbales semble correct.

Décrit comme cela c'est plutôt un orchestre de fête de village. Mais je vous assure que dans ces physiques si spécifiques, se cachent des p#tains de musiciens au groove du tonnerre. La tissure de Jenni le chanteur est merveilleuse. De véritable cordes vocales à l'âme chaude. Le groupe offre un set intense, il a même du mal a quitté la scène.

Les islandais m'ont réchauffé de l'austérité climatique de Clisson avec un stoner heavy surélevé par un son rond et bouillant, et sans jamais être démonstratif. C'est évident que leur zique est basique mais elle est jouée avec le cœur et un super feeling, et ça tu ne peux ne pas l'entendre. Ça te touche parce qu'il n'y a aucun artifice et que ce magma heavy est chaud bouillant.

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Du coup après leur set, je me précipite au stand du merch officiel, et pendant que les gens achètent du tissu, je me paye leur trois disques. Heinnnnnnnnnnn ? 3 disques 2004, 2006, et 2008. Oh on est en 2012 les gonzes, faudrait penser à arrêter le pétard et à passer à l'action nan ? Surtout après un tel triomphe.

VICTIMS, lui, a envoyé la gomme HxC métOl comme on balance des pralines dans les gazons de rugby dominical du midi.

Sombre/chaotique/nerveux sont les 3 qualificatifs qui correspondent au noyau de leur musique. On s'est parlés avec les mains dans le pit et tout le monde s'est compris vu les sourires que chacun avaient disposés, même avec la tronche toute ébouriffée après.

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Si le site est plus grand, tout est recentré pour fluidifier l'ensemble. Sur ce point là , le crew du Hellfest a conformément répondu aux attentes des festivaliers. Toutefois j'avais peur du chapiteau Warzone juste en face des mainstage pour la réverbération que cela pouvait occasionner.

Et effectivement au vue de la multiplicité des différentes scènes, ils n'ont pas pu répartir tous les volumes sonores en les protégeant les uns des autres. Cela dépendait bien entendu de l'endroit où vous étiez placés. Mais je consens qu'il n'est point aisé de solutionner tous les différents problèmes à la fois.

En visionnant les propos de certains festivaliers sur le forum du Hellfest qui se regroupent quasiment tous sur l'aspect médiocre du son, je pense qu'il serait plus que judicieux de valoriser un confort d'écoute. Parce que pour rappel, le HELLFEST est avant tout un festival de musique en lieu et place d'une beuverie.

Pourtant il m'a semblé que d'année en année le festival avait pris soin d'augmenter la qualité sonore. Puisque c'est un nouveau site, il est tout a fait normal qu'il existe des couacs à améliorer, mais j'imagine que cela a du être un travail phénoménal et que le crew n'avait pas lésiné sur ce genre d’élément déterminant autant pour les artistes que pour le public.

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HEAVEN SHALL BURN a carrément foutu le feu, et allez comprendre pourquoi mais à partir de là, il a plu ?!?

Leur métalcore s'est frotté la tête avec du papier verre et nous a rendu des mélodies maousses costauds avec des tessons de riffs insatiables de pugnacité. Oui, sauf que la redondance de leur musique est fautive d'une contraignante sensation de lassitude au bout du compte.

J'attendais beaucoup de DARKSPACE, mais je n'ai pas réussi à rentrer dans le trip. Monarch est moins dark par exemple, tout comme leur musique qui est un trip envoûtant. Les suisses devaient nous faire planer dans les ténèbres, malgré le dispositif et la singularité de leur musique je suis resté neutre. Je le regrette.

GBH est arrivé avec la classe britannique et son punk qui faisait claquer les Dogs Martens de la classe populaire. Sans pour autant finir de salir une réputation de sale gosse, ce groupe en plus d'être indomptable, s'avère rudement réfractaire à l'ordre établit. On ne dit pas ouille,ouille, ouille, à chaque fois que l'on prend une torgnole de leur part mais oï, oï, oï avec eux.

Il pleut des seaux d'eau pour TURBONEGRO. La rime est riche mais il valait mieux un k-way

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Alors pendant que Gwardeath & co de la turbojugend pratiqueront la plongée rock'n'roll, je reste couvert, me protégeant par la même occasion des éjaculations soniques que les norvégiens salaces propagent avec des « I got Erection » sur un public bouche ouverte, attendant la jute musicale comme une amatrice porno son éjac faciale finale.

A la fin de leur set, une ovation se soulèva du pit comme un seul homme, alors désormais célèbre et adulé de tous, l'artiste brille enfin de mille feux quand celui qui le regarde cajole le secret espoir de vibrer en même temps que lui de cet instant glorieux.

J'arrive sous le chapiteau, et avec l'averse qu'il vient de faire, le métalleux ressemble à un clébard filiforme tout trempé, d'ailleurs il a la même odeur car ça pue le chien mouillé à l'intérieur.

CANNIBAL CORPSE n'a fait qu'une bouchée de son public. Ben oui ! Il a dégluti des intestins de death jusqu'à ce que cela nous fasse interagir sur la nécessité de headbanger comme des possédés.

Cela a tellement bien fonctionner qu'après la fin de leur set brutal, on hésitait tous à rentrer paisiblement chez soi, sachant que nous venions de subir ce que d'habitude les bestiaux vivent à l'entrée de l'abattoir. Le son était lourd et primitif, pile dans la tonalité charcutière des ricains. Un must !


Vous vous en doutez mais les hellfesteurs veulent entendre la musique du diable, bennnnnnn ils ont eu l'esprit du festival de country de Mirande dans le croisement où Robert Johnson a vendu son âme. Car HANK 3 a permis de s’amuser allègrement avec cette musique roots, dans un genre de : « Shériff fait moi peur je suis chez les hardos craignos ».

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Entre les cris de cochon de la scène Altar et cette musique de rednecks on se serait cru dans le film Delivrance parfois, attendant même à tout moment l'arrivée inopinée de Bubba Sawyer dit Leatherface avec une tronçonneuse et le calendrier sexy d'Husqvarna qui va avec.

Comme dirait Nino Ferrer le yankee : « On dirait le sud ! » Raaaaaaaaaah ah ça oui qu'elle poilade mes amies, stenson, banjo et tout le tintouin, manquait plus que les aboiements de rintintin et la bagarre générale, mais que voulez-vous tout se perd, même à l'ouest.

C'est vrai qu'il y avait Lynyrd Skynyrd un peu avant, et que tout le monde a chialé comme une gonzesse pendant « Free bird ». Ce qui est assez pitoyable, enfin, il y a pire, une fois j'ai vu à une concentration harley Davidson à St Tropez (véridique), et uniquement avec des gros grasseux de bikers qui tapaient des mains sur les Gypsy Kings. C'est pas dingue ça hein ?

Enfin pour les sudistes j'attendais « Simple Plan » et j'ai eu « Simple Plan », voilà, pas plus compliquer que ça, et puis c'est tout !


OBITUARY a dégluti les âmes maudites en faisant craquer les vertèbres et les cervicales de la majorité d'un public compressé de tous les côtés.

Le fossoyeur n'a pas mis longtemps a creusé avec sa rythmique lourde la cavité qui allait nous enfouir dans les profondeurs de l'enfer. Ce fut juste incroyable, le son était géant, on avait un mur devant soi, et qui n'a pas arrêté de nous envoyer des coups de masse dans la gueule. On pouvait aussi commencer à compter les cadavres de poivrot qui tombaient au fur et à mesure des coups dans les omoplates qu'ils recevaient sans jamais pouvoir y répondre. Il y avait même ce gars qui n'arrêtait pas de hurler avec la main en sang : « Maman, maman, c'est des fous, les gars d'Obituary m'ont mordue !

Qu'est ce qu'on pouvait y faire ? A part lui dire : «  C'est bien fait. On t'avait bien dit de pas t'approcher de la cage. »

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SATYRICON a fait le couillon en sombrant sa face vers le côté inexpliquable des forces du mal. C'était monotone, j'en aurais chié de dégoût, mais il se faisait tard et j'étais vraiment naze comme un vieux con.

puis coin-coin de MEGADETH est revenu pour la énième fois dans la mare à Clisson. Il a essayé de faire rôtir le public au tourne-broche, seulement avec la pluie qu'il faisait, t'imagines très vite la soirée barbecue que ça a été ? Mustaine a fait pro, tout était carré, rien qui dépasse, avec des solos comme à l'époque 70 's de Stenppenwolf. Bref c'était sans âme, mais pro. On ne peut pas tout avoir non plus avec le vilain ptit canard du thrash à papa.

Dernier acte de la soirée puisque le petit théâtre des horreurs est installé pour permettre la venue de KING DIAMOND, l'ancêtre européen d'ALICE COOPER. La légende se met en marche avec sa voix suraiguë. La castafiore peut aller se recoucher. Jamais nous n'avions pactisés d'aussi prêt avec le démon.

La pluie redoubla d'intensité, essayant d'éteindre les flammes que le danois propageait. Mais que dalle car les flammes crépitaient sans cesse, tout comme la loyauté et la passion des festivaliers pour ce heavy métOl véritablement dark et théâtral.

Répondant par un flegme intransigeant malgré l’envoûtement satanique du groupe, mon corps ne signera pas le pacte de Satan à l'aide de mon sang en bas de la page. C'est donc sans subir la génuflexion de cette messe noire, que j'entendais dans l'ivresse de mes voisins le couronnement du confessionnal de King Diamond, mais n'arrivera jamais véritablement à m'ouvrir corps et âme à la cérémonie œcuménique. Je ne sais pas si c'est dû au poids de l'histoire, au choc réel d'entendre la caresse du diable dans son absolue et initiale démonstration musicale, mais je resta pétrifié par l’événement. C'est tout de même très con ! Et c'est le genre de truc que je regretterai forcément un jour.

Puis une corde de brûme se fit entendre au loin, le drakkar d'AMON AMARTH avait hissé pavillon noir.

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Répandre la puissante foi viking par le fer et le sang m'a semblé le mot d'ordre de cette fin de soirée. Les t-shirt se couvraient d'épitaphes runiques un peu partout, et la charge héroïque des scandinaves sonna le glas sur un public tout dévoué, venu avec la stature du stoïcisme grec pour répondre aux coups martiaux des nordiques d'Odin.

On sentait qu'il y avait beaucoup de respect et d’admiration pour Amon Amarth, qui a signé avec « Surfur Rising » leur album incontournable.

Je quitte le site à moitié ensommeillé, trempe et repu de fatigue.

SAMEDI

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J'ai autant de miséricorde à voir les nattes d' un moine shaolin tibétain qui s'embrase devant un soldat communiste chinois, que de mépris d'apercevoir les couettes d'un viking norvégien se trémousser sur le twist des chansons d'age tendre et tête de bois passant dans les enceintes du supermarché Leclerc.

Donc demi-tour illico presto et fuite en avant pour observer le nouveau départ de ce festival de musique extrême et éclectique.

Je dirais que le crew a su conserver les aspects de son ancien site pour que le festivalier d'origine conserve la nostalgie des précédentes avec lui.

Ce qui est certain c'est que le climat de fut pas propice, apportant à l'aspect de ce nouveau site une ambiance marécageuse, assez peu compatible avec l'idée estivale que l'on se fait à l'avance d'une telle manifestation festive....Du moins pour les gens du sud, alors il est vrai qu'il faut s'acclimater, mais bon :

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SUICIDAL ANGELS a pris soin de réveiller les retardataires avec un thrash comme Exodus en pratique l'abattage. Leur set fut sec musicalement, avec un son décharné, et il y a eu un braveheart à la fin pour réveiller les courbatures de la vieille. Deux poivrots se sont percutés avec la même violence que des auto-tamponneuses pendant une panne électrique. J'ai beaucoup ri,merci les gars.

Le braveheart est un duel morriconien, où le vaincu se reconnaît à la mesure de son cri d'effroi, quand il ressent physiquement le démembrement de son corps lors de cette collision altruiste contre un rival soupesant ces quelques kilos de plus, qui ne lui ont malheureusement pas permis de jouter avec brio, afin d’apparaître en gaillard à la buvette devant un parterre de femelles fébriles d'indifférences, devant la misogynie antique du gaulois de base.


Samedi c'est le concours du meilleur cri de cochon sur la Altar scene et ça a bien fonctionné, à ce jour et au petit matin calme, c'est JESUS CROST qui remporte la mise haut la main. Mais je pense que le groupe a crucifié le chanteur au enceinte parce que il couinait vraiment comme un goret que l'on égorge.

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Le chanteur de GLORIOR BELI a essayé d'occuper l'espace de la scène pour réveiller la fatigue d'un public quelque peu amorphe. Pourtant leur crossover sombre a bien tenu ses promesses. Je regrette toutefois qu'il ait essayé de narguer la foule par provocation alors qu'il aurait été préférable de fédérer l'ensemble.

ASG a annulé et je n'ai pas trouvé l'info pour vous dire pourquoi ?

Du fait de l'affluence toujours plus grandissante, et presque devenue imposante avec le souvenir que j'en ai des précédentes, le festival s'est doté d'une capacité de personnes, capables de capter à leur compte l'attraction du public, et de manière unanime avec des happenings exhortant au spectacle populaire, voir irrationnel pour certains, dont la mainmise de l'ivresse absurde dans laquelle ils se trouvaient, provoque une séquence pittoresque non-dénouée de charme chaque année.

Sinon cela fait un bien fou de voir des gens enfin normaux.

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GAMABOMB est certainement le groupe le plus cool de la scène thrash MétOl et c’est toujours super fun de les voir distiller leur zique avec autant de punch et de fun.

Les gars ne se prennent pas la tronche, ils abattent du bon boulot, toujours avec précision. Le public flanche sous l'amas de plomb, comme les planchers en béton du world trader center ont lâché les uns après les autres dans un fracas de tonnerre et de poussière. Le pit est soudainement aussi brumeux que Londres un dimanche d'automne, mais à défaut de tousser la poussière du sol, il sort de nos larynx le goût étouffant de notre clameur euphorique.

Il me tardait de voir DEATH ANGEL à l’œuvre après tout ce temps. Voilà un groupe phare de ma jeunesse, sur lequel j'ai skaté à m'en faire péter les chevilles. Là c'est le niveau supérieur côté musicien, on est vraiment un cran au dessus du reste. Niveau présence scénique c'est l'hallu, pas une seconde de répit. Ok j'ai un gros mood pour eux, la nostalgie joue mais l'émotion traduite par leur set fut fulgurante. Sans compter qu'ils ont joués le titre « Ultraviolence » et que ce moment était très intense. Ce set reste pour moi la quintessence de ce fest, il y avait tous les ingrédients pour de toute façon.

Hey j'ai vu Mr Cu ! le boss de Kicking records à l'extrem market, avec toujours la finesse argumentaire et métaphorique dont il a le secret.


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D'ailleurs j'ai trouvé que malgré la fatigue de planter 3 jours sous cette kermesse commerciale, il n'avait rien perdu de la richesse de ses allusions si pertinentes pour la gente féminine, qui ne pouvait que comprendre in fine sa teneur allusive.

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OCTOBER FILE est un ouragan de sludge/crust/HxC, avec beaucoup de bruit monolithique, et la rage viciée au corps. L'ascension reste pénible toutefois et ce groupe nous gratifie d'un Everest à surmonter. J'suis même pas arrivé jusqu'au refuge de toute façon.

Par contre c'est toujours aussi cool de revoir SACRED REICH dont la prestation en 2009 m'avait conquis. Là il en va de même puisqu'ils remettent leur crossover en action avec le même éclat que la fois d'avant mais sur une mainstage cette fois-ci. Ils enfilent les perles de leurs meilleurs titres avec fun, le « War Pigs » du Sabbath est de la party, et le « Pipeline » des Surfaris aussi. Sacred Reich a décalotté les jeunes thrashers par la démonstration géniale de leur crossover, qui date du siècle dernier certes, mais reste envers et contre tout encore aujourd'hui d'une puissance incroyable.

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Côté hype, il y a toujours un groupe dont le Hellfest se réserve « l'anormalité » par rapport à la cohérence des musiques extrêmes du reste. DJERV nous apparaît avec son côté clinquant et l' orgueil de sa différence. La chanteuse est un mix entre Annie Lennox et Graces Jones et sa prestation scénique a été époustouflante. Elle tient la scène comme une actrice de Marc Dorcel tient une bite. La nana a un gros potentiel devant elle, surtout avec la tessiture de son chant rauque. Après leur rock pop gothique (les styles se télescopent pour offrir une très large palette de sonorité en fait) est cool et fun mais c'est plus la démonstration d'Agnete Kjølsrud qui m'a séduit.

Je ne sais pas si les personnes présentes ont remarqué mais deux des groupes les plus extravagants cette année étaient norvégiens: DJERV et VULTURE INDUSTRIES.

"C'était une année follement norvégienne, un hommage à Breivik certainement " susurrera une Christine Boutin toute échaudée par cette révélation sulfureuse dans un article du journal la croix.

FAKE

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Ok ! Vous savez quoi ? UNSANE a provoqué le knockout. Il était donc logique qu'il y ait par la suite une succession d'internement psychiatrique tant le set initial noïse hardcore d'Unsane avait contraint la folie à choir dans le cerveau effervescent d'un public aliéné.

Surtout aussi marqué au fer rouge par l'ébouillantant set du groupe, le public se dispersa à la fin avec les stigmates cutanés d'une joute martiale tatouée dans leur cortex cérébral, comme l'avènement d'un souvenir impérissable.

J'ai trouvé que DOG EAT DOG était trop en avance à l'époque avec son mix rap-pop-core. C'est logiquement la génération né avec le rap conventionnel qui plébiscite ce retour énergique. Pourtant le son était pourri et c'est carrément de la zique commerciale pour hipster. Il me semble même que le groupe voulait vendre des mugs à la fin de leur set.

J'ai trouvé qu'il n'y avait pas beaucoup de troubadours pagan cette année à croire qu'ils n'étaient pas les bienvenue.

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YOB a donné un doom heavy cool et profond, caverneux même mais pas occulte. C'est un peu con de pas être aller au bout du délire toutefois, enfin...

UNEARTH a envoyé le paté métal HxC, les premiers rangs ont pris les tartines de travers, les autres ont marché sur les chips, ceux du fond picolaient du pinard, le pique-nique se passa bien, et tout le monde fut content. Hop !

Pour SAINT VITUS, je vais vous dire que franchement le guitariste a usiné trop de solos psychédéliques, arrivant à couvrir le puissant doom de l'archange des enfers avec excès.

Sinon c'était épique, électrique, imposant, le groupe a mis de sa superbe pour élaborer un set à la hauteur de l'attente des festivaliers, le chapiteau était bourré à la couenne, nous étions serrés comme des anguilles dans un seau de 10 litres, et les chevelus ont balancé les tignasses dans tous les sens, ça sentait le tahiti douche à la vanille et le tabac froid.


DARKEST HOUR m'a mis une grosse, grosse torgnole avec leur death métalcore. Ces gars ont un véritable sens de la mélodie vraiment superbe, avec des instants volubiles, notamment avec des solos toujours éthérés dans les moments d'aération. Malgré un son pas toujours au niveau de l'interprétation de ce groupe surpuissant et ultra-énergique.

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J'ai vu vite fait GUNS&ROSES, qui ne m'a pas laissé un souvenir impérissable. Axl essaye de faire perdurer le mythe pour que la pension continue à tomber jusqu'à percevoir une retraite complète. Mais qui a cru à cette tartuferie au final ? Pas grand monde apparemment, même si la foule a concentré son désir d'être là pour profiter de l'instant historique, l'attente semblait être fastidieuse. Mais y avait-il un enjeu quelconque à ce que ce groupe vienne salir la réputation qu'il disposait comme un Graal divin ici-bas ?

Le chanteur de REFUSED ne fume pas d'chit, il n'est pas irie mais speedé. Il joue à l'iguane et à Mikie Jagger, du coup il investit la scène pour un show hyper rock'n'roll. La salle se soulève à cette furie punk. Le groupe nous a régalé et mis en avant une traumatologie conséquente à la fureur du pit. Le groupe était attendu, il reçoit à la fin ce qu'il a donné : De l'euphorie.

Dick Den's le guitariste soliste du groupe de surf-rock bisontin The Irradiates qui sentait le chien d'Ukraine encore, car il venait de terminer une tournée dans l'est de l'Europe, et bien il m'a raconté que ce même chanteur avait fait une tournée à travers l'Europe assurant tous les trajets, le mec a une hygiène de vie irréprochable et une pêche hors du commun. Ce qui pour moi est l'attitude parfaite.

Refused a fait trembler la tente de la Warzone, beaucoup de trentenaire était présent, amoureux de ce rock'n'roll diablement fou d'une autre époque, mais toujours aussi caractéristique d'une tellurique puissance jouissive à vivre en live.

DIMANCHE


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ABYSSE a débuté le dernier round du festival avec un guitariste inspiré. Ces jeunes étaient cool. Leur musique instrumentale a rasséréné un public matinal notamment dû à une maturité mélodique qui a sied admirablement au témoignage de leur bonheur d'être présent au Hellfest.

LASTING VALUES sont des jneus hardcoreux de Nantes. Le chanteur avait une grosse présence scénique. Leur HxC demeure très basique, donc rien de particulier à se mettre sous la dent, si ce n'est une effervescence juvénile et une dureté de coreux indispensable pour se rapprocher au plus prêt de leurs idoles et en imiter la prestation.

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DO OR DIE a lui beaucoup plus de métier, d'ailleurs leur HxC a déroulé un rouleau compresseur très actif. Ces Belges avaient la frite et ont fait de la purée du pit...Enfin du hachis parmentier pour être précis.

YEAR OF NO LIGHT a joué en contre jour une musique pleine d'embrun mélodique. Parfait pour les contemplatifs qui ont pu rêver dans une sorte de purgatoire dégoulinant de sludge.

Pas le temps de rêvasser car déjà je me faisais la réflexion que le pays des tulipes dispose d'étranges personnages de renom capables de virer à la folie. ALL FOR NOTHING est natif de là-bas, et j'ai bien failli me faire couper une oreille dans le pit tant la chanteuse Cindy molestait les touch guy au diapason de leur HxC, certes basique et sans grande originalité, mais dont l'interprétation ne prête à aucun débat puisque c’est avec le cœur et les tripes que le groupe s'est jeté sur scène. S'en est suivit une démonstration de force et de volupté féminine quand il a fallu que les jeunes hommes se télescopent les uns contre les autres pour espérer obtenir un sourire de la belle.


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L'espoir fait vivre !

Je suis allé voir ALCEST comme on va dans un cloître pour méditer. Le chant céleste d'Alcest a élever les âmes en peine dans une sorte de béatification, pour le plus grand plaisir des mélancoliques. Si les racines de la musique de neige (c'est le compositeur) sont profondes, elles caressent les nuages et les racines où les morts viennent gratter leur désespoir. C'était la minute poétique puisque en sortant il y avait un gars qui vomissait sa barquette de frite à côté d'un autre qui pissait contre une barrière les deux pieds pataugeant dans une mare de pisse fraîche du matin.

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MONKEY 3 ont fait les singes sous acide, j'ai pas tout compris mais y avait il un truc à comprendre en fait ? En tout cas je suis resté jusqu'à la fin à gober les mouches. Je ne sais pas si c'était la fatigue, mais j'ai pas pu décrocher.

Ben du coup j'ai encore raté BRUTAL TRUTH, décidément, ça fait deux fois. Je me dis que j'irais voir Dan Lilker le jour où il passera avec Nuclear Assault.

Pendant la pause casse-croûte, j'ai mangé avec Mr Cu ! Qui m'a parlé essentiellement de quoi vous savez...

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Et on peut dire qu'il était très prolixe quand à la qualité argumentaire de son analyse surpuissante....

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Enfin ce mec est incroyable. Mr Cu ! C'est le seul gars que je connaisse qui va vendre des planches de sk8 à un festival de métOl quand même.


J'étais extrêmement impatient de vivre un set d'ACID KING, m'attendant à me faire rouer de coups de fouet doom. J'ai pas été déçu, la rythmique était énOrme, tout m'apparaissait d'une manière incandescente, je descendais dans une antre occulte, le psychédélisme indolent m'amenait loin, si loin que le chant hypothétique de Lori se recouvrait d'une bruine lointaine. C'était vraiment cool à vivre, mais pas aussi intense que je ne l'aurais cru toutefois.

De toute façon et comme pour la grande majorité des groupes du Hellfest c'est tellement rare de voir ces groupes que c'est toujours génial de vivre un concert avec eux, et d'en ressentir l'émotion.

En tout cas, Acid King m'a défoncé, moi sXe.

Je suis vite parti en courant ne serais-ce que pour voir la fin de WALLS OF JERICHO, et me fendre la gueule à apercevoir de très très loin Candace encourager à l'émeute dans le pit. Elle, elle a vraiment des ovaires aussi grosses que des corones de taureau. Elle fait pas de la musculation ? On dirait que ses bras ont doublé de volume. Je me suis rattrapé en rentrant en visionnant ce concert sur ARTE TV, Merci de cette excellente initiative au passage.

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Nous ne venons pas tous pour les mêmes attentes, c'est ainsi qu'il y a parfois de l'incompréhension tant les différences de comportement diffèrent.

A titre d'exemple, je ne bois pas d'alcool et pourtant les alcooliques me saoulent. Ce paradoxe est amusant à écrire, moins à vivre. Je fais pourtant avec, évitant le plus possible de me mettre en conflit avec eux, même si comme de nombreuses personnes je suis tributaire de leurs agissements porcins, je sais qu'il est impossible qu'il en soit autrement. Nous sommes tous dépendants du comportement antisocial d'une minorité, quel que soit la marginalité du lieux, de l'ambiance qui se greffe dans la moelle épinière de l'ensemble.


VULTURE INDUSTRIES fut l'attraction bizarroïde du week-end. Bénéficiant d'un attrait pittoresque au départ, voire d'un dédain amusé pour la plupart des personnes comme moi qui ne connaissait même pas l'existence d'un tel groupe, il y a eu une sorte d'attrait par la suite qui c'est mis en place notamment dû à l'impact du chanteur dont le rôle de composition permettait de ressentir ce crossover métAl à sa juste dimension.

Le groupe ratisse très large dans les influences mais arrive à composer quelque chose de vraiment atypique et de véritablement solide sur scène. Avant-garde black métAl pour expliquer leur musique me semble vraiment très réducteur en fait. Je ne sais pas par contre si sur disque cela a le même impact ?

Tiens une question qu'elle est bonne : Mais quand est ce que quelqu'un va me rassurer en m'avouant que oui Bobby Leibling ressemble à l'acteur Tom Savini !

Ouaie mec j'ai vu Pentagram, le PENTAGRAM, celui qui date des années où la drogue faisait planer. Ok maintenant tu redescends express parce que l'on est au 21 siècle, les gars prennent des trucs qui speedent car on a plus le temps de planer, faut que tout aille plus vite, toujours plus vite.

Sauf que là c'est du doom, on plane en rase motte au dessus des enfers.

Pentagram nous plonge dans du heavy doom qui pèse son quintal de décennies. Leur dernier album « Last Rites » a su empoigner la légende et faire couler beaucoup de cire chaude pendant l'écoute incantatoire de ce bijou mortel.

Si Ozzy a ses testicules qui sont descendues jusqu'au talon aujourd'hui, Bobby conserve une aura maléfique dont on a aucune peine à respecter la vénération, ce mec est un prédicateur méphistophélique, voilà tout. Leur heavy doom avait quelque chose de passéiste et de si tellement invulnérable et tendancieux qu'il n'a jamais périclité à la clameur d'un public venu glorifier le mythe.

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SUFFOCATION a joué dans les latrines bouchées à côté de la scène Altar. Du moins c'est la vision que j'en ai eu au moment où j'ai ouvert la porte.

J'ai pris du plaisir pour le set de THE OBSESSED, parce que Wino est un excellent guitariste, que Guy Pinhas le bassiste m'a fait éclater de rire avec ces différentes remarques humoristiques, et que côté zique surtout, c'était suintant de plaisir.

Avec le recul, j’hallucine d'avoir pu écouter et voir PENTAGRAM, THE OBSESSED et SAINT VITUS le même week-end, soit la somme d’illustres du doom des seventies. Tout juste un truc incroyable, démentiel, ahurissant, et à l'heure où j'écris ce report, je ne m'en suis toujours pas remis complètement émotionnellement. D'ailleurs il y avait ce week-end là, une espèce de zone incestueuse au doom, car nombreux étaient les membres qui avaient partagés la couche d'un album dans plusieurs groupes.

La qualité d'interprétation de The Obsessed était magistrale, Wino a subjugué son auditoire avec des riffs intenses et des solis venimeux. Le trio a joué avec le brasier de l'enfer pour nous faire brûler notre transe dans la fièvre de leur doom bluesy.


MOTLEY CRÜE fût moins velléitaire que la fois d'avant, mais je n'en garde pas un souvenir mémorable non plus, surtout si on compare avec STEEL PANTHER par exemple. Ouaie j'ai vu cela d'une manière assez passive en fait pour tout vous avouer.

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Au dessus d'un bar à proximité du VIP, il y avait un container racoleur que les jeunes mâles regardaient avec la bave au coin des babines, et des images qui leurs serviraient pour se masturber dans la tente après. Vraiment ils ont pensé à tout cette année.

D'ailleurs des containers en fer, quand on y réfléchit un peu, heureusement qu'il n'a pas fait trop chaud, sinon c'était des merguez qui te servaient à boire à la place.


GUNS & ROSES était mou alors que SLASH fût dur, maîtrisant avec Myles Kennedy la scène et ce rock'n'roll dont le dosage caractériel faisait éclater la vérité : SLASH est l'âme des Guns, le rouquin est un simple perroquet, même carrément une perruche quand il est mal luné.


MADBALL a préservé la loyauté du spirit HxC.

Dois-je énumérer le nombre exact de lésion physique qu'il a pu répandre lors des diverses collisions frontales durant leur set ?

J'apprécie ce sens de l'éthique, ce code moral de bushido new-yorkais, dont les vertus ont su préserver de la fossilisation le fer de lance d'un état d'esprit liant la sûreté mentale avec la force de frappe punk D.I.Y.

Tu vois le HxC c'est beaucoup plus qu'une musique, c'est un état d'esprit qui requiert une part d'abnégation. Il faut rester fort et maître de soi. C'est dans cet élément déterminant que le pit devient une joute de camaraderie, et pas avant.

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C'était la fête des pères ce dimanche, et Freddy Cricien avait comme moi le regret de ne pas être avec ses enfants. Cette pensée me rapproche forcément un peu plus de lui par conséquent.


Sunn O))) reste le seul groupe que je connaissance exerçant une musique atmosphérique qui t'écrase contre le sol. La loi de Newton s'applique à merveille avec ce groupe, nul besoin d'une pomme pour le démontrer.

Cette épure musicale, décharnée jusqu'à l'os, joue de sa superbe rhétorique mystique et ésotérique pour rester sur la brèche nébuleuse, ouvrant les portes d'une odyssée musicale intense. Assister à un concert de Sunn O))) à la fin du Hellfest, c'est un peu comme l'épreuve des poteaux de Kho Lanta. Tout est une question d’endurance...

Je me suis calé carrément devant les enceintes du côté gauche pour vivre le plus puissamment les vibrations. Je ne sais pas pourquoi mais autour de moi les personnes avaient tous un air absorbé. L'impression d'assister à un set du groupe Magma pour cette antre communautaire assez élitiste.

Devant la concentration feutrée croissante du public et le paradoxe d'une telle invocation tellurique, j'ai cru bon gueulé « CIRCLE PIT » avec la bonne foi du gars qui a tout compris au festivité du hellfest. Bien entendu les paroissiens m'ont fait les gros yeux jugeant déplacé d'interrompre l'office et l'exhortation incantatoire qui en a découlée au risque de briser le charme.

M'enfin il y avait aussi des novices qui se retournaient sans cesse en ouvrant leurs yeux et vérifier si le gars à côté n'avait pas foutu le camp.

Alors supercherie ou génie ? Comment peut on en mesurer le taux ?

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Pas facile surtout que les adeptes vivent le truc intensément et les autres s’exaspèrent.

La Vénération, soumission, prière des disciples fait partie intégrante du trip. Tu as parfois l'impression de vivre la séquence de la fête masquée d'Eyes Wide Shut par moment...Mais personne s'est foutu à poil, et il n'y avait même pas une main douce qui caressa ma braguette, que dalle mec, une arnaque !

Un concert de Magma à côté c'est Sodome et Gomorrhe. Nan j'déconne, c'était géant Sunn O))).

Je ne connais pas toute la carrière du groupe mais j'avais l'impression que le set était improvisé quand même, mais peut être que j'ai confondu le second morceau de leur dernier album avec celui du premier de la face B de leur second aussi, j'ai pas la science infuse non plus, faut pas croire, d'ailleurs il ne faut jamais croire. Si tu ne le savais pas, c'est pas grave, je te l'apprends.

J'ai trouvé aussi que le premier morceau était un peu long,mais le groupe n'est jamais réapparu après celui-ci ???

C'était fini et nous étions esseulés dans cette chapelle de la valley à se demander si nous ferions l'effort de revoir Sunn O))) une seconde fois tout de même, tant leur set fut intense.

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BIOHAZARD a joué les marteaux piqueurs, démembrant les derniers résistants dans un pit en ébullition, puisque c'était de ce fait le dernier, et que tout le monde voulait en profiter jusqu'à la fin et obtenir sa cicatrice du Hellfestttttttttttttttttttttt !!!

La légende new-yorkaise était en marche et le groupe a fédéré un max , pourtant il pleuvait un mur d'eau, et la fatigue commençait sérieusement à se faire sentir sur des visages tendus. La loyauté des hardcoreux a fait le reste pour finir dans une clameur euphorisante et refermer le rideau du week-end chez le diable.

J'étais sur le départ puis il y a un gars qui a pris 4 chifarnasses par un mec de la sécu à bout de nerf devant le manque de patience au VIP. J'étais plié de rire, ça m'a rappelé le midi c'est con.


Le crew a annoncé 112000 personnes sur l'ensemble du festival, moi je me pose juste cette question : Jusqu'à quel point le public du Hellfest sera loyal à son festival ? Ou fera t'il comme n'importe quel consommateur à voguer sur l'offre et la demande jusqu'à la rupture totale du système ?

L'avenir nous le dira...

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PURE PEOPLE

Je tiens tout particulièrement à saluer Abir Moka qui fait un travail remarquable (allez tous au Motorcultor), c'était cool de se voir « pour de vrai », puis je remercie Roger Wessier bien sûr, sans qui on ne serait rien, même pas un vieux bout de peau morte de lépreux.

J'ai pris plaisir à revoir Medhi du meilleur groupe de HxC de France TROMATIZED YOUTH en mode ayatollah Khomeini, et j'ai dévalisé son stand, comme avec les deux gars de Straight & Alert que j'ai pu croiser dans la warzone habillés comme des marins pêcheurs de Sète avec leur botte de pluie, vraiment la classe le style nantais.


Puis spécial dédicace à l'ado lambda du Hellfest qui rentra chez lui épuisé et aura reçu le choc frontal du retour à la réalité dans la tronche de ses parents d'une nullité affligeante, et qui se traînera jusqu'à sa piaule en s'endormant ivre d'émotions et de pulsions insatiables pour lesquelles il n'aura de cesse d'en chercher l'impact durant les restants de ses jours.


Puis toujours aussi heureux de retrouver mon épouse qui m'attendait lover dans notre antre aux 666 m2 de terrain à proximité du cimetière communal...

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Pour conclure, je tiens à rappeler que le Hellfest est pour moi une sorte d'ouverture spatio-temporelle qui me relie à ce que je suis aujourd'hui et au gosse que j'étais et qui découvrait la vie à travers une bande son ahurissante, dont le métOl a joué un rôle déterminant dans son éducation.

Ce festival permet aussi de vivre dans « le côté obscur », dont les personnes extérieures à ce généreux théâtre d'Hades en accusent la néfaste propagation par ignorance.

C'est pour ces raisons que j'utilise Dark Vador en guise de figure tutélaire nébuleuse et sombre. Bien entendu l'ironie et le sarcasme ne sont pas loin pour déplier un humour noir qui je l'espère vous aura fait passer un agréable moment.

Si ce n'est le cas, je ne m'en excuse guère car je sais très bien que vous avez déjà zappé ailleurs depuis bien longtemps.
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jeudi, juin 30 2011

SHOUT OF THE DEVIL


REPORT DU HELLFEST 2011


Welcome

Et hop tagada stoin stoin, me revoilà, propice à la déroute sémantique, tel un barde lyrique des bois, qui dévoile la richesse de la langue de Karen Cheryl, tout en réconfortant le pauvre métalleux et la pauvre métalleuse, qui reviennent à peine de la communion du Hellfest avec la fatigue et l'errance des zombies, qu'ils sont déjà dans l'attente de revivre une nouvelle fois cet événement majeur, à travers mon reportage démentiel.

Maintenant, je vous conseille de vous lovez confortablement, avec de quoi vous restaurer, et surtout vous rafraîchir...


Hurry up dude !

Cabourdise power !




L'année dernière, lors de mon report, je vous avais demandé de me rejoindre dans le côté obscur de ma couillardise. Alors de deux choses l'une, soit vous êtes sourd, soit vous ne savez pas lire.

Forcément, l'un n'empêche pas l'autre, mais avouez que c'est plus que préjudiciable pour arriver à vous fendre la poire avec la singularité comique d'un reporter qui possède un mojo de heavy métalman, nan ?

J'ai donc décidé de faire encore plus long que l'année dernière, histoire que vous puissiez prendre votre pied comme le député/maire Georges Tron, le fétichiste podologue. Alors commençons le récit spectral :


9.gif

«Clisson est une petite bourgade de Loire-Atlantique où l'on fête la fin du printemps de manière très marginale, vu que les gens s'habillent essentiellement en noir, tout en clamant des balivernes médiévales exhortant le démon, en se jetant les uns contre les autres au tempo fulgurant d'une musique assourdissante. La chose est devenu tellement étrange, qu'ils viennent du monde entier festoyer dans cette orgie. Non mais je vous jure, on vît une époque absolument décadente où l'on ne sait plus quoi inventer pour surprendre et attirer succube.»

C'est sur ce commentaire épistolaire d'un préposé du christ que j'éteignis radio St Hermine, et ouvrit la fenêtre afin de prendre un grand bol d'air du lisier de Vendée qui sied si superbement à ce coin de labour. Bizarrement c'est le seul coin sur ma route où j'espère de ne jamais tomber en panne. Étrange présage que celui que j'ai perçu dans un ciel devenant plus sombre à l'approche du val de moine.


1black_forest.gif


Mais à défaut d'être superstitieux sur ce genre d'évênements, la sagesse grecque applique à l'athée que je suis, de ne point s'attarder sur les terres ou l'on cultive l'hégémonie mystique. Je me suis donc conçu un abri atomique, au cas où je devrais causer à un de ces chouans vendéen s'il devait m'arriver le malheur d'une panne, avec la réplique de survie qui suit :

« Va donc sucer le vicaire de Nantes, démon ! ».


Il faut dire que je dispose d'un humour de terrassier quand il commence à se cracher dans les mains dès que j'évoque la religion.


Alors la veille du départ, je fais toujours le même cauchemar cauchemardesque, de voir apparaître la mise en demeure du Hellfest par les vindictes christiques d'un groupuscule de béni-oui-oui intégristes. Je me réveille en sursaut arrimé à mon pieu, et me rendort aussi soudainement, cajolé par le sable brulant que vient de déposer délicatement Belzébuth sur mes paupières pieuses.

Ainsi, le sommeil réparateur fera son effet pour parcourir la distance qui me sépare de la croute terrestre à l'enfer des cieux. Le co-voiturage aidant, je ne suis pas seul. Ma voiture est sold out cette année, cool. L'année passée j'avais seulement un marocain étudiant en Allemagne et passant son stage à Tarbes. Ouaie, c'était compliqué.

Départ de Roquecourbe à 2H00 sous l'égide protectrice de la pleine lune. Arrivée à Clisson 10H30, ouchhhhh. Chercher pass, monter tente, speed de la mort puis enfin, le fest...Mazouté dans la horde des festivaliers, j'affiche comme eux le même empressement pour gravir les dernières barrières qui nous libère enfin, tous, de cette si longue attente à ce rendez-vous unique, qui stimule la communion de toutes les musiques extrêmes le temps d'un week-end, diablement fun ! Mais putain que c'est long...

Gasp ! C'est pire qu'à la poste !

Année après année je me pose les questions suivantes : Jusqu'à quand le Hellfest va t'il poursuivre sa progression ? Quel sera le point de rupture avec son public ? Comment sera t'il dans un avenir proche ?



Comme toute chose, il y a des cycles, et cette année, c'est sûr, on arrive à la fin d'un cycle, mais personne pour le moment n'est capable de dire qu'elle voie sera la meilleure pour le futur du festival. Mais l'avenir semble jonché de piques et de bourbiers, tant la manne financière dans le milieu du métal s'est avérée rentable et que désormais, ils sont plusieurs à vouloir une part du gâteau.

J'ai même eu peur que le public ne devienne un consommateur de festoche de foire à la saucisse, pourtant je reste convaincu qu'il demeure unique. Puis et de toute façon :

Le noir vous va si bien


Pour la rentabilité d'une telle manifestation, il ne faut pas se voiler la face, il est indispensable de remplir correctement le site avec des groupes de renom et un large public. C'est comme un cercle délétère, et à ce propos j'attends de connaître l'impact du Sonisphère français. Est ce un premier coup bas pour le Hellfest maintenant qu'il n'est plus le seul grand sur le territoire ?

Ce qui est sûr pour le Hellfest, c'est que l'on a constaté qu'un mois avant, le festival affichait déjà complet, donc tout le travail accompli en amont par le crew du Hellfest a finalement était payant avec son public.

Le Hellfest doit devenir autre chose qu'un simple festival de musique, il se doit de rester underground, et surtout, il est absolument nécessaire qu'il devienne une contre-culture à part entière.



FRIDAY DEATH


Pump up the volume


ARCHITECTS 

Il tombe des cordes passionnelles de deathcore, mais aussi une pluie battante qui abat son désarroi. Le set est offensif malgré tout, car le groupe maintient beaucoup de générosité.

Je constate que dans le pit on se mouille, alors que dans le vip on regarde à l'abri sur la TV les concerts.

Le heavy à papa des suédois d' IN SOLITUDE était cool, mais KRUGER avait aiguisé ses envies avec sa musique. Leur sludge a bercé les hurlements du chanteur pour attiser un démentiel bourdonnement mélodique. C'était un havre de folie et de contemplation. Un set au must de l’incandescence, surtout avec le renfort de la fumée et des lumières, puisque la majorité du set, Krueger était dans l'ombre chinoise à brailler d'un éclat étincelant. En plus, il y a de la pop chez ces garçons.

A l'extrem market, j'ai rencontré Will Arkunas. Il est tel que je l'imaginais : Très intéressant et avec des projets en action. C'est un mec positif qui attendait le show de Rob Zombie avec impatience et qui fut un peu déçu le lendemain, et je le comprends.


THE DAMNED THINGS

Sans pour autant critiquer le caractère intrinsèque de leur show millimétré au cordeau, je suis cependant tout à fait disposé à vous affirmez en crachant par terre un glaviot généreux, que ces gars sont surestimés au possible.

 
            Pas de présence de Scott Ian : WTF !!

L'arnaque

Je me suis cassé direct.



EYEHATEGOD 

L'origine du doom sudiste est revenue mais cette fois-ci sur une scène plus petite, du coup leurs riffs provoquèrent des coups de tonnerre d'une extrême virulence, comme une sorte d'ouragan Katrina ravageur. Mais la force du groupe s'est d'être arriver à produire un court-jus dans la damnation du public, jusqu'à provoquer de l'électricité statique dans la horde de cheveux longs en perpétuelle roue libre.

Safesex

KARMA TO BURN

Le trio prouvera une fois de plus que son tantrisme liquoreux est efficace à produire des boucles rythmiques intenses qui plaisent tant aux filles comme du safe Sex !




Par contre j'arrive juste pour la fin de THE EXPLOITED qui racole dans la oï working-class, avec son iroquois de chanteur qui balançait un anti-américanisme primaire et le même programme que lutte ouvrière pour les élections cantonale en Indre et Loire. Héhé :)



VADER ..........retro satanas

disco death



On a adhéré à grande majorité à Vader, car le groupe a joué à brutaliser le death.

Dans ce théâtre d'Hadès, le purgatoire tient lieu de miséricorde, surtout devant cette réaction en chaine, d'hommes plus braves les uns que les autres à s'embraser ensembles pour la même oriflamme. Ce groupe propose une séance de thérapie de groupe ni plus ni moins en fait.

C'est ainsi que le public refoule sa pathologie avec la même ferveur qu'un fanatique, qui s'entête à croire coûte que coûte à l'idéal romantique du martyr, en s'exténuant les cordes vocales dans des refrains outranciers pour la vertu d'un fakir anglo-saxon. Et oui, car je rappelle à toute fin utile en précisant avec zèle sans que vous y perdiez le fil de l'intrigue, que nous sommes en France et que le public à dominance hexagonale, procède au chant dit du yogourt bulgare, pour détruire des lyrics pourtant déjà assez saugrenus avec un tel groupe obscur.


DOWN

La pluie redoublait et Phil Anselmo s'adressait en substance à son public : «  Vous êtes géniaux à vous tremper la gueule jusqu'au os pour nous. »

Mais bon, je rajouterai néanmoins que le public a payé sa place et que ben quand tu y es, tu y es quoi !

Oh putain nannnnnnnnnnn

Ok, c'est bon ça va quoi !!!

Quand le guitariste Pepper Keenan était de dos, on aurait dit qu'il avait un teesh des Shériff. Je ne savais pas que les anciens Montpelliérains étaient si réputés outre-atlantique. Down a accompli un set méritant. Par contre j'ai remarqué qu'Anselmo quand il veut se mettre sur les genoux, il grimace en se relevant, et ça, c'est l'age qui parle avant tout. Le final c'était Down meet C.O.C et eyehategod, cool dude !

Statué par l'omniscience d'un sage journaliste déblatérant de bave sur le décolleté plongeant de sa collaboratrice, le concert de The Cult ne valait pas un clou rouillé dans le cul !

Passons dès à présent à Iggy & The Stooges avec la pensée de Brian Eno : "Quand on dine avec Iggy, il ne montre pas sa bite, c'est un homme charmant, cultivé"


iggy est toujours un gentleman

Pour sûr mec !!!! Je suis finalement passait voir l'iguane qui faisait le singe torse nu sous un froid de gueux. Cet Iggy est très résistant tout de même, il faut lui reconnaître cette particularité.

Il a fait le chien ensuite, et puis tous les animaux de la ferme par la même occasion, respect !



Iggy & The Stooges, c'est un groupe qui a autant d'expérience que la vache qui rit et les sablés normands quand même. A la fin, Iggy a montré son cul en se moquant comme un punk situationniste du culte du démon, dont il a accompli pourtant l'outrecuidance révérence dans le rock'n'roll show qu'il maîtrise à merveille, en plus, ça marche à tous les coups.

Iggy est un punk ! Il avait toute sa place au Hellfest car il y a toujours autant de clowns et de déguisements.

C'est toujours divertissant et funny ce délire de se déguiser. Par contre, tous ceux qui ont brillé l'année précédente et qui reviennent cette année avec la même panoplie, ne sont pas arrivés à créer cet effet de surprise. Ils sont restés dans l'attente de revivre la même gratitude, alors qu'ils n'ont reçu qu'une simple reconnaissance. Ils déambulaient donc hagards, sans véritablement admettre qu'ils ne faisaient plus partis des gens que l'on remarquait cette année-ci.


BELPHEGOR......J'en veux encore.

En abjurant sur le vaste putride de cette musique sombre, je me suis écarté de cette vénéneuse attirance qu'éprouve la plupart du public pour ce groupe de métal sans compromission, qui piétine le crâne de tout ce qui lui fait face avec une musique exsangue de toute compassion.

Car le groupe fut un peu dans le brouillard quand même.


Dans le brouillard du pit




Et en parlant de crachin, vous ne savez pas quoi ? Quand je suis arrivé au stand végétarien pour m'alimenter, une fille tout de noir vêtue, clamait à son amie avec espièglerie : « Je suis toute trempée, je suis toute trempée, putainnn». Je ne saurais vous dire si c'est ma présence qui avait déclenché cette irrigation ou les embruns de pluie par contre ??

Quoiqu'il en soi, Hellmouillait !

Hellmouille


CORROSION OF CONFORMITY

C.O.C s'en est donné à cœur joie avec leurs bourrades de boucles rythmiques lestant des tonnes de lexomil hypnotiques. Big Up au batteur Reed Mullin, qui m'a très impressionné dans le contraste fou de la zique de C.O.C.

Dingue !

C'était le come-back du son 90's en l’occurrence, puisque dans la soirée il y avait les excellents MELVINS qui nous ont compacté un crossover dont eux seuls sont les glorieux dépositaires. Leur concert était vraiment génial de saveur, avec des titres totalement jubilatoires au possible. Et un Phil Anselmo en pleine transe en backstage qui avait retrouvé toute sa jeunesse. Agité de multiples contorsions indescriptibles le rock du gang de Buzz Osborne a tordu la folie de leur musique sous toutes les coutures. C'était vraiment hallucinant !



Je ne sais pas si vous avez remarqué mais en plus de la pluie comme bad trip du vendredi, et déjà qu'en règle générale pour y voir, c'est galère, nous avons dorénavant les amateurs photographes qui prennent clichés sur clichés à la mitraille. Alors, je ne sais pas si c'est un jeu d'une subtilité qui m'échappe très certainement encore, ou un concours photo organisé par la fédération des pètes couilles nationaux, dont le gagnant remporte une semaine de stage paparazzo à Agadir pour la venue de Lady Gaga ? Mais entre les bras qui se lèvent, cette nouvelle génération d'être humain qui mesurent 3 mètres de haut, les appareils photos, les téléphones portables, bientôt il faudra venir avec des échasses, putain !



ROB ZOMBIE



Blottie dans la meute de la fosse, je fais face à une vertigineuse descente en rappel avec ce groupe de shock rock, qui me rappelle que la lubricité du rock'n'roll est un de ses plus grand fondamentaux essentiels.

la lubricité rock'n'roll

Mister Rob Zombie en personne, venu répandre le vice de son théâtre des horreurs à un par terre de fans, pétris d'attente pour un grand show à l'américaine. La supernova musicale se succèdera à une atrophie de goule et de sensation morbide, répandant un virus très contagieux aux buvettes environnantes dès les premières notes fantomatiques du maitre Zombie.

Mais il a manqué un zeste de peps au set de Rob, parce que comme me l'a confirmé le lendemain Will Arkunas, le set était fluctué par la musique qui faisait monter la pression puis retombait entre chaque morceau. En clair : Entrecoupé par des sermons aussi manucurée qu'un ferrailleur, il aurait mieux valu que le Rob ferme sa gueule, et laisse la place à la vindicte assassine de sa musique caverneuse.

J'ai chié les légendes de POSSESSED, mais j'ai vite vu les pionners MAYHEM, parce que le groupe paradait avec une facilité de publiciste à faire croire à son entertainment en carton pâte.



Je me susurrais sans cesse : « Allons, allons, ami métalleux ne soit pas si crédule avec ces manigances de roublards. Ce groupe nous vend son truc manichéen entre l'ésotérisme dictatorial contre l'église ou se taper le cuisseau devant la parade de Belzébuth ? »

Ttttttttttttt, vraiment, votre façon de gober comme des mouches à ce genre de croyance est absolument dédaigneuse de votre admiration pour le black metal, d'autant plus qu'elle pourrait si elle ne cessait d'accroitre en vous un ressentiment pieux, aller jusqu'à souffrir de croire en la foi chrétienne. Je vous en conjure de stopper cette pitrerie en prenant partie pour tel ou tel clan comme au temps des francs, car rien que cela est assez comique en soi, nous sommes en euro je vous le rappelle.

«Et souvent il y a plus de bravoure à se retenir et à passer : pour se réserver pour un ennemi plus digne.» Friedrich Nietzsche


heavy warriors


MORBID ANGEL

Eux par contre ont remis les ténèbres à leur place, ainsi que leur statut de groupe culte et vénéré, qui depuis la sortie de leur album « Illud Divinum Insanus » en ont pris plein la tronche par des commentaires dédaigneux. Du coup, c'est à Clisson que l'on a payé les pots cassés avec un set frontal qui a arraché des cris de guenons aux hellfesteurs tellement ils avaient mal aux vertèbres après. Dans l'attente saugrenu de voir surgir la bête, les nombreux partisans à honnir le groupe furent sur le cul quand la foudre sonique commença à faire fondre leur ouïe avec les sarcasmes expiatoires du malin dès les premières mesures de leur death métOl. It's Ok !

Incontestablement, le meilleur show du jour.





Fait très marquant de cette année, la recrudescence d'étrangers sur le site. On peut affirmer sans se tromper, que le festival a véritablement franchi une nouvelle étape en élargissant son auditoire pour une répercussion plus importante d'année en année, tout d'abord européenne, jusqu'à devenir mondiale.



Je n'ai pas assisté à la déferlante cosmique de MONSTER MAGNET, car j'étais bien trop occupé avec le set incandescent d' IN FLAMES qui était à la mesure de leur show, à la pyrotechnie tapageuse et savoureuse, mettant dans les feux de la rampe le concentré idoine de leur death mélodique nouvelle génération.

fire


Totalement esseulé par le vide que le groupe laisse derrière les stigmates de sa violence, je me retrouve face à la vivacité exténuante d'un troupeau de jeunes mâles loquaces, dont les qualités athlétiques à ingurgiter des litres de bières et à débiter des réflexions Strauss-khanienne sur la femme en général, me saoule au plus haut point. Il se fait tard et la fatigue physique et morale se fait ressentir dans les tressaillements de mes maxillaires, je pars à pas feutré sous la pluie et le froid sibérien rejoindre le réconfort de ma tente, avec les tympans en sang et toujours ce sourire caractéristique d'un bonheur inavouable.



SATURDAY BRUTAL

happy !



Le petit jour se faisait faible, j'allumais la radio qui diffusait les nouvelles du monde terrestre avec la même disposition cynique qu'un collabo venant de balancer une famille juive à la gestapo. Je soldais la bizarrerie de la situation par l'extinction de ce bruit de fond très rapidement, car je ne voulais plus me sortir de la cuirasse du festival qui permet d'ajourner la vacuité existentielle le temps d'une pause réparatrice, bien sûr sans incidence sur la marche périlleuse d'un monde croulant sous le poids de son exploitation insalubre.



L'ampleur du festival est tel aujourd'hui, qu'il convient désormais d'espérer que le Hellfest demeure un festival unique, conçu par des fans et pour des fans, uniquement. C'est en tout cas le vœux le plus cher de tous ceux qui ont couronnés de succès cet événement, que se soit les organisateurs, que les artistes boostés par un public exclusif. Je retiens votre attention sur ce dernier point, puisqu'il est criant de vérité.

Car améliorer le confort, tel qu'il soit (écoute/hygiène/espace, etc...), nécessite des moyens et une pléthore de décisions en chaines, dont l'investissement devient tributaire d'un cercle vicieux. Pour ne pas tomber victime de son succès, reste à toute l'équipe du Hellfest de réaliser et de garantir des choix cruciaux, qui solliciteront l'enthousiasme des fervents adeptes des premières heures, sans galvauder l'essence de leur flamme autour des principes d'intégrités qui en régissent.

Reste au public à ostraciser sans appel tous ceux qui se conduisent comme des animaux avec un égoïsme tragique pour la continuité du festival. Ainsi que ceux qui méprisent l'esprit crossover et rock'n'roll, en restant dans une attitude partisane avec l'érection constante de la pluralité du festival, et surtout, afin de confirmer une reconnaissance culturelle vers une invincibilité.


Indestructible



Ces garanties pérenniseront l'âme du Hellfest, tout en espérant que le nombre de festivaliers en augmentation perpétuelle ne fasse jamais décliner la fierté qui est la nôtre, pour un évènement de cet ampleur émotionnelle. Le Hellfest secoue cette culture qui est en nous de façon viscérale en une véritable aventure humaine. Il n'en tient qu'à chacun de nous alors, de faire en sorte que les comportements restent fraternels, et prolifèrent vers une filiation positive.

Nous ne voulons pas de poseur, de superflu, ni de concession à notre dévotion. Pas plus que de ces touristes attiraient par la parade géante d'un voyeurisme exacerbé dans une culture qu'ils ne connaissent pas, et dont ils se foutent éperdument.



La magie qui a opéré depuis l'ascension fulgurante du Hellfest a tenu sur un seul élément primordial : Le manque évident et cruel des musiques extrêmes dans l'hexagone.

Si le succès est là, c'est que la première des conditions a largement contribué à traduire ce respect décisif que nous portons en chacun de nous, pour cette culture tant méprisée. Si aujourd'hui elle devient « présentable » et qu'elle s'épanouisse dans une société qui se dit démocratique, c'est enfin une très bonne chose. Mais elle n'est pas pour autant conventionnelle et ne le sera jamais. C'est bel et bien dans cette trame spécifique que nous puisons notre passion. Cette vibration qui nous touche depuis le premier jour de son impact dans notre vie, est indissociable de notre attachement pour ce festival.

Stay Heavy, Stay Brutal !


heavy métOl power



Fraichement disposé par la fine pluie éparse qui est venue au petit matin apaiser les ardeurs des derniers soiffards de la veille à aller se coucher, je constate que la vaillance des pseudos gaulois, viking et autres groupuscules chevaleresques n'est plus disponible pour se vivifier le cortex avec le set de LYZANXIA en French doctor.


Faiblement glam le set des girls de CRUCIFIED BARBARA ne fut pas une débauche de foutre sonique, alors que l'on espérait que ces femmes s'en serviraient comme d'un martinet pour taillader le musc de l'assistance. Je réaffirme que le rock'n'roll est unisexe depuis ses préliminaires, et qu'il y a uniquement la misogynie des poltrons à petites bites pour en douter encore.





barjot

TOTAL FUCKING DESTRUCTION

Un set complètement barré, avec des musiciens survoltés pour un grindcore explosif. Rick Hoak, le batteur/meneur est un gars excellentissime, à chaque fois c'est lui qui met le paquet pour que ces acolytes se surpassent, et c'était super rapide et géant à la fois, mais cramé.



J'ai discuté brièvement avec Tiriwurst du fanzine Speedball et du collectif Humungus, qui devait passer le bonjour de ma part à Cha!

C'était cool de rencontrer TIRIWURST

Puis tout autant de serrer la main à Slo de Metalmaniax.


Lors du concert de NASTY, il y avait ce type, peinard, installé comme un petit marquis de la haine Eric Zeymourienne. Un gars insolent, une sorte d'improductif de la société qui se permet de nous pourrir le début du concert avec des propos de salpêtre, finissant de moisir tout le mal que l'on conçoit de la race humaine, en corroborant les propos de la droite aryenne qui prévale de son existence sur le globe terrestre. J'ai fini exaspéré par lui dire : « Ferme t'a gueule Hitler, parce que tu vas en prendre une d'ici peu, qui va te décoller la plèvre.» Ce qui a permis de détendre l'atmosphère et de descendre l'ostracisme de son arrogance au niveau de la poudre d'escampette, pour ne pas ressentir ses naseaux ruisselant d'hémoglobines chaudes, et une vision étourdie de la voie lactée devant les yeux, mais sans le vaisseau spatial du capitaine Flam toutefois.

Je sais bien que nous ne sommes pas venue au Hellfest pour gambader les fesses à l'air avec une couronne de pissenlit sur la tête, mais il me semblait que la célébration des musiques extrêmes, se devait de bénéficier d'un peu plus de dignité, et pallier d'une manière radicale au conditionnement de propagande des nouvelles troupes de la wehrmacht. Mais ce ne fut qu'un cas pendant tout ce week-end qui détourna du contexte cette cérémonie sonique, en ayant cru que l'épandage de ses idées de fumiers favoriserait le terreau de son idéologie stérile. J'espère au moins qu'il aura saisi que l'intolérance de ses déclarations posthumes, n'était pas compatible avec l'essence fraternelle du concert HxC de Nasty, dont la mixité sociale aurait dû alerter l'embryon de discernement qui lui restait dans le vide-ordures qui lui sert de cerveau.



Sinon, voilà bien un HxC matinal qui déboucha le cérumen, avec en plus un message antifa et du groove, que demande le peuple ! ! Les chiens du HxC aboient et les bouts de cervelles trépassent....


Jusqu'à WHIPLASH qui est du motörhead en mieux, ils sont plus fun, plus ricain quoi ! Leur thrash est super dosé, et leur set en plein dans la ligne de mire des thrashers du jour.





A un moment, j'ai aperçu dans le flot tumultueux du pit une fille pratiquant le slam. En suspens au dessus des siens, elle devait sentir la caresse d'inconnus élever son corps comme une déesse grecque, sans ressentir la palpation scabreuse dévolu au vice du profiteur, car elle affichait sans discontinue le sourire spontané que ressentent les femmes en pleine confiances. Ou bien alors, était elle en train de feinter toute candide, la réalisation d' un fantasme entièrement féministe, ou l'homme serait entièrement esclave de sa sculpture corporelle, en la promenant fièrement à bout de bras comme un trophée royal ?!


succube

C'était assez dingue à constater...Tout comme cet autre chose assez effarante aussi car pour participer au Hellfest dans de bonne condition psychologique, c'est assez simple, il faut que ton cerveau fasse un tour de montagne russe pour être assez ouvert d'esprit quand tu vas rencontrer du hors norme à tout bout de champ. Dire qu'il y a des gars qui sont blasés de tout dans leur report. Mais pourquoi ils ne laissent pas leur place si ils se font chier ? J'ai jamais compris cela moi ???

Hayyyyyyyyy, bonne condition psychologique tu as dit ? Mais c'était de rigueur avec le set de YOUR DEMISE car dans le pays de la reine d'Angleterre, certains fidèles prêchent pour une dynamique HxC et viennent en France exprès pour faire griller les oreilles des froggies. Si leur dernier opus en date « The Kids we use to be » n'a pas eu l'accroche adéquat pour les critiques de l'hexagone, les britanniques ont embrasé le pit avec un hurleur en état de choc.

Accroché au bastingage du blockhaus de la sécurité, je sentais les corps de mes voisines qui se compressaient au mien sans que je puisse freiner "l'hardeur" de leurs frottement, surtout avec les obus de leurs nichons qui se foutaient contre mes rétines sans cesse.


Tu vois le choc ?


Oh les filles, oh les filles...


Sinon, quand il nous faisait face et qu'il écartait les jambes, le chanteur Ed McRae, on pouvait constater qu'il avait un trou entre l’entrejambe, franchement cela faisait négliger pour un anglais. Non mais vraiment quoi !!

Dans un mood plus conséquent, il y avait DEEZ NUTS. Et il faut dire que JJ Peters possède ce flow qui permet au HxC des Wallabies de Dees Nuts une terrible aisance sur scène. D'ailleurs leur HxC est dosé avec des breaks pesant sa puissance metalcore. Le public a semblé quelque peu « anesthésié » dans cette avalanche de HxC lourd. Le public dansait, mais dans son coin.



A l'inverse, quand la teuton vibe du power metal d'Hammerfall pour motard de kawasaki, a développé son helloween style, notamment grâce à un guitariste blond et moustachu, dont les deux particularités se constatent davantage de nos jours dans les concours de air guitar, le courant est passé.

Je ne peux en expliquer l'impact par contre ???

Han !


Une fois n'est pas coutume, alors pour enfreindre le code du reportage journalistique, je vous propose un intermède météorologique :

L'anticyclone des Açores est venue baigner un mois de mai radieux sur la majorité de la république de Marianne. Si on rajoute à cela la raréfaction de groupe à consonance gothique dans la programmation, nous arrivons à une baisse évidente de goth dans la proportion de la faune du Hellfest. Par contre, les rares qui étaient présents, étaient très identifiables à la couleur blafarde de leur peau par comparaison à celle hâlée des festivaliers cette année, malgré un week-end grisâtre.

girl goth vamp


Je reconnais que le set d'HAIL OF BULLETSfut honnête, car le groupe en a profité pour foutre une tête au carré à l'assistance. Mais les hollandais n'ont pas bousculé le pit en faisant tourner le public comme des moulins à vent par contre.

On reste dans le territoire européen avec les ritals de RAW POWER qui ont fait de la bolognaise avec nos cerveaux. Je ne sais pas qui était sensé nettoyer après, mais il y avait un sacré boulot, c'était sûr. Leur concert était aussi crust qu'à craquer du HxC véloce. Par contre, Mauro Codeluppi, leur chanteur est aussi charismatique qu'une nouille.

Un truc surprenant mais sans aucune effusion, HEMORAGY devait si j'en crois la légende jouait au métal corner, mais il y a eut la défection du groupe The Hauted. Voilà que le combo se retrouve propulser sur la mainstage, directement en première ligne. Alors sans se démonter outre mesure, le groupe fait son show avec les moyens du bord. La sincérité aidant, ça paye plus que de raison. N'empêche que leurs solos furent à peine audibles parce que le son partait sans arrêt. Pour rallier le public, les frenchies ont reprisé « Aces Of Spades » à la sauce anglaise. Cool !



SHAI HULUD fut un de mes gros coup de cœur.

Et mon premier constat en les voyant, fut le mimétisme avec John Joseph pour le chanteur Mike Moynihan, qui est arrivé comme une évidence, avec un grain de voix attirant, une attitude forte, honnête et puissante. Mais un John, jeune, insouciant. On ressent beaucoup de puissance mélodique dans leur HxC et surtout une intensité qui est jouée avec le cœur.

Il y a fort souvent dans ce style musical des donneurs de leçon qui aboient et qui tournent en rond. Puis il y a les autres, qui possèdent une aura, avec un message distinct, et qui ne se réduit pas à de la caricature, ni à de la propagande. Shai Hulud en fait partie.



La castagne dans le pit


J'ai pu observer et j'affirme même que cette jeunesse qui se jette dessus comme des mords la faim, sans faire apparaître la moindre trace de haine sur des visages contorsionnés par la douleur, ne cesse de revenir à l'assaut, encouragée par l'énergie que le groupe leur procure en les guidant dans leur rage de vivre collective. Enfin merde quoi, il faut voir ces gars qui s'arrachent leurs oripeaux et vibrent enfin tel qu'ils sont, égal à eux-mêmes. Ils ne démontrent aucune rancœur particulière à celui qui vient de leurs broyer les côtes, et il y a même des filles dans cet amas de violence. La plupart des groupes de HxC auront la surprise de constater qu'ici, les filles ne sont pas des accessoires secondaires transit à l'arrière de la bravoure belliqueuse, et qui regardent leurs hommes jouer au warrior, car elles contaminent le pit d'une même passion véritable quand il s'agit de vivre intensément le pogo. Elles ont peut être, pour certaines, encore plus de chose à se prouver à elle même, ou à démontrer aux plus machistes, déjà de cette image que la féminité est une vulnérabilité me semble être la première.

Du coup, il est étonnant de s'étonner du contraire aujourd'hui, en réaffirmant par cette constatation, de la somme d'inepties préconçues que l'on cultive avec excès sur ce sujet là.

Au fait, samedi c'était le jour où il fallait faire le con, y compris sur scène. Si à ce jeu là MUNICIPAL WASTE c'est très bien défendu avec leur blague de 4 ème de collège technique, il faut néanmoins leur reconnaître de lustrer un street thrash avec des gants de maçon. En dégazant une coolitude thrashy et de cet esprit fun qui surnage leur discographie, le groupe a prouvé que son envie de couillardise était bien au-dessus du lot ce jour là.

fun & thrashy



Il est fort à parier que vous en avez rien à branler, mais J'ai appris à faire du SK8 avec la musique de D.R.I, D.I, Anthrax. Bon j'étais une brêle parce que j'écoutais plus la musique que m'entrainer. Leur set a comblé mes espérances légitimes. C'était tout à quoi je m'attendais. Rapide, cool, crépitant de breaks, un truc super fun ! Les pères adoptifs de Municipal Waste ont fait le show à l'ancienne. Pas de blague, ni de chichi. Bazarder la purée et le délire arriva avec le public qui sera en plein dedans à partir en sucette.

Ragaillardie de puiser dans mes dernières réserves humanitaires, je trouve la force de lever le poing en signe de démence, aspergé par les averses de sudation de mes voisins, dont les tuméfactions écarlates aux faciès suggèrent un repli immédiat afin de désaltérer un corps avoisinant la température de 47 degré Celsius au bat mot. Parce que c'était une vision d'apocalypse, qui à chaque coup de semonces donnés par les riffs, rendait comme sentence irrévocable, de voir un corps se soulever de cette nimbe de chair en liesse, afin qu'il voltige en se prenant pour un Icare remplit de passion, dans ce temps suspendu de fraternité.


COMEBACK KID n'a rien fait dans la dentelle, puisque le combo a mis une branlée à tout le monde. Mélodies imbattables, millimétrées au cordeau pour être assassines dans le pit. Du feu, de l'énergie à revendre, c'était...Pfiouuuuuuuu...Mortel ! Le groupe venait à peine de quitter la scène que la confiscation de cette félicité sensitive saisis la plupart des coreux par un souffle coupé de fascination. Ils restaient néanmoins médusés dans le marbre de leurs muscles fermes, comme des spartes antiques toujours à l'affût de revoir surgir le danger imminent d'un nouvel rappel guerrier.


En ce jour de Sabbath, en fin d'après-midi, 3 groupes allemands de thrash se chevauchent : Destruction, Sodom et Kreator.

C'est carrément Verdun, mais sans les tranchées. Les chevelus ont remplacé les poilus, et le combat que mène les schleus et les franzouzes est similaire à cet orgueil chauvin que l'on a appliqué dans les combats de la grande guerre, car personne ne lâche un cm2 de terrain et préfèrera la bravoure au renoncement.




Au final, la fosse devient un conflit barbare où la consanguinité passionnelle qui unit cette fournaise de thrash métalleux ressemble comme à si méprendre, à une horde sauvage.


Du coup, après la chanson «Craonne», voilà celle de «Clisson» : !!C'est à Clisson sur le plateau; que l'on doit laisser sa peau. Car nous sommes tous condamnés; à bouffer la poussière des enragés.



sodom

Sodomite et sataniste, SODOM se place toujours dans l'axe où ça fait mal.


De toute façon, dès le début, le public n'a pas trop le choix car il prend les bombes de Sodom et de la pluie sur la tronche. Du coup c'est du air guitar avec les parapluies pour le délire.

Dans le corridor de la mort, nous étions pourtant un bon tas de braves soldats à attendre que les premiers coup de mitrailles du groupe foudroie sans entendement les premières lignes de front, dont le courage à braver le sacrifice suprême avec un sourire téméraire m'a fasciné comme à l'accoutumé. Jusqu'à ce que leur offrande corporelle me pousse dans un coin de repli lors d'un circle pit démentiel, où le ras de marée sanglant à laisser à quelques uns, le soin d'aller consulter l'infirmerie à l'arrière du combat, sans faire état à la presse spécialisée de commentaires philanthropiques de leur part pour le don d'organes. dragon

Enfin, ils sont trop fort Sodom, ils ont réussit à faire apparaître un arc en ciel avec leur thrash métal de feu.





Ok, j'ai pigé.KREATOR a fini de créer le lien direct avec la brutalité. Mais avions nous seulement la possibilité de fuir avant d'être totalement désintégrés par la puissance sonique du groupe ?

Franchement à l'enthousiasme de cette jeunesse ardente de se faire châtier par là où elle a péché depuis sa plus tendre enfance, la musique agressive de Kreator a forcément rendu disponible des cerveaux déjà suffisamment rodés pour être copieusement piétinés par ce thrash métal morbide. Les différentes incantations se succédèrent et durèrent le temps que l'ensemble de l'auditoire advienne une somme d'ombres enflammées, vibrant dans le brasier ardent d'un final digne des enfers.


Les enfers

Vous avez peur ? Ben c'est sans compter sur le père fouettard TERROR avec son avalanche de breaks HxC qui s'est abattu avec une explosion incompressible dans le flow solide de Scott Vogel. Celui-ci est un meneur autoritaire, car dès qu'il ordonne, le public exécute sa demande sur le champ. De ce fait, il y a des gars qui sont montés sur les piliers porteurs des tentes et qui se sont jetés sur le public.

L'exploitation de l'homme par l'homme

Si il nous avait demandés de nous mettre des doigts dans le cul, on était bon pour ressortir du set avec les doigts plein de merde.

On peut voir cela comme un jeu de domination aussi.


La chose à retenir ?

C'est que le ton dictatorial pour le fun et la propagation de l'énergie est une chose emblématique dans le HxC, c’est très certainement l'une des caractéristiques premières de leurs idéaux. Profiter du temps présent à fond, ne jamais tricher et donner tout.

Stay Strong / Stay True.


Ok, ok, c'est cool dude !

Alors Terror démembre l'assistance d'un set hargneux et énergique. La vivifiante combustion se propage comme un fétu de paille dans un pit poussiéreux où les corps se débattent sans cesse pour survivre à la tenaille HxC des new-yorkais.

La maxime de Terror pourrait très bien être : Rien lâcher/ Tout hacher.


Mais malheureusement le temps défile au Hellfest et déjà il y a Scorpions qui rock dur et converge qui joue en même temps. Que faire ?

CONVERGE pousse le cri du dahu dans l'au-delà, et avec de quoi provoquer des descentes d'organes. Leur concert est un bouillant mélange de dualité entre la rapidité explosive et la lenteur mouvante.



L'air était saturé de fureur, et à un tel point de rupture, que cette violence se retourna au fur et à mesure contre ceux qui en propageaient l'intensité et commencèrent à maltraiter leurs instruments, devenus de véritables armes de destruction massive, incontrôlables.


Fais venir le démon qui est en toi

C'était un truc de OUF ! Comme quand je suis passé devant un bar bondé, et que je me disais que je ne comprendrais jamais l'attachement commun que les hommes s'entêtent à affirmer quand ils ont le verre vide, et que l'important taux d'alcool dans le sang leurs fassent vider tout discernement, en ameutant de braves inconnus pendant les réjouissances de leur ivrognerie jubilatoire, en vidant les caisses de leur compte courant avec une désinvolture crâneuse.


Love

Détail piquant pour voir SCORPIONS, et constater que le chant de Klaus Meine est un venin érotique, qui pulse les organes génitaux des deux sexes vers la lubricité de la chair.


Je ne peux éviter un sourire passionnel, une larme nostalgique dès que Scorpions est rentré dans l'arène. Dans ma jeunesse, ma chambre était criblé de posters du groupe, et je rêvais tout bas de la femelle de mes rêves, à chaque fois qu'un slow des arachnides germains me poussait à me frotter le pubis.

Chéri, j'ai bien entendu pensé à toi pendant « Still Loving You », même que cet aveu de toquard aux yeux d'un paquet de gars solitaires doit faire marrer en ce moment même, mais qui à bien y réfléchir, regarde leur main gauche avec désarroi, juste maintenant qu'il s'imagine ton regard éperdument amoureux, et des caresses lascives que cette confession impudique va faire suivre indubitablement.

Sachez par ailleurs que « Still Loving You » propage une incroyable tendresse dans les rangs des satanistes.

Je me souviens que cela m'avait fait un choc de les voir bouger la première lors du visionnage de leur tournée « World Wide Live » à la TV, parce que depuis toujours le groupe était resté figé soit sur pochette d'album, photo ou sur magazine et poster. Je ne sais pas trop comment expliquer cela, mais ils devenaient un peu plus humain alors, et j'ai arrêté d'idéaliser. Je pense même que j'ai traversé la barrière de l'enfance à l'adolescence à ce moment là.

« Nostalgiquement » parlant, leur set était cool, ça remue à l'intérieur beaucoup de souvenirs, mais on a clairement senti que c'était la dernière piqure du groupe, tant leur show fût d'un professionnalisme linéaire et somnambulique. Le seul concert de Scorpions de ma vie et c'était pas terrible du tout, mais je n'ai pas de regret, juste un pincement au cœur, parce que j'ai ressenti le petit garçon en moi que j'étais jadis, et qui venait me dire adieu. Et je dois avouer que j'étais bouleversé.

ému

Voilà maintenant que je viens de vider des sentiments complètement nunuche me faisant passer pour un emoboy de collège, je suis peinard pour me disculper par la même occasion de la sensation similaire, éprouvée à l'hommage rendu à la nation métOl pour les disparus de l'année, comme elle se pratique pendant la cérémonie des césar. Parce qu'après la nostalgie Scorpions, on poursuit dans le sentimentalisme avec un hommage à Patrick Roy sur « For Those About To Rock »  d'AC/DC et le feu d'artifice qui va avec, pour finir avec Ronnie, Peter Steele et Eric Le Droit, qui était le responsable de la sécurité du festival depuis de nombreuses années.



Bel hommage, belle fraternité et mort aux cons !

Je n'ai pas le temps de croquer l'orteil d'un mort que CORONER creuse ma tombe car les suisses abattent leur puissance. Je puise alors dans mes limites pour rester accrocher au stuc véloce du groupe et de leur inépuisable crossover. Coroner est véritablement un des meilleurs groupes de métal. Tommy Vitterli est juste énorme à la guitare, ce gars est incroyable, vraiment.


Aussi incroyable, et franchement, je me suis posé la question trois cent fois avant, mais bon je suis allé faire un tour par respect, et j'ai constaté que BAD BRAINS était plus que fatigué, et que H.R a perdu son âme avec son spiritisme de rastafarien. Sans pour autant maudire la consternation atrophié du public pour leur set, et finir par se faire jeter un sort pour trois générations successives, je pense cependant que la fatigue physique et cérébrale est responsable de l'indolence de l'assistance en général, et restreint bon nombre de festivaliers à jeter l'éponge pour le dernier concert de la soirée avec un engagement dynamique. Car les journées sont longues et requiert un bon état physique, ainsi qu'une bonne endurance. Car on passe généralement la journée debout, et à marcher entre les concerts. L'année prochaine le site sera encore plus grand, donc, il faudra être encore plus en forme et résistant.

Damned ! Il ne va rester que les plus persévérants, ou carrément l'élu.

LE HIGHLANDER


There can't be only one



Mais attendez, au loin on entends des cris de bête provenant du Metalcorner.


Allons voir ceci de plus prêt surtout lorsque la danse lubrique allait enfin pouvoir commencer. L'obscurité soudaine influa sur la montée d'une clameur bestiale au sein de la meute d'hommes, venue avec le voyeurisme d'un téléphage scabreux.



Elle pointa le bout de son pied agile baignant dans la lumière telle une sirène, puis son inexpugnable beauté éclata avec l'arrogance féline d'une Cléopâtre, et la divinité sculpturale de son cul de déesse domina comme un ensorcellement, les cerveaux déjà vitrifiés de mâles en rut par la souplesse de cette charmeuse de bite.


Le désir

Je pense même qu'elle aurait pu simuler la défécation, il n'en aurait pas été autrement que de voir baver des hommes qui bandent ensembles comme des couillons.




Alors, sillonnant la scène comme une panthère languide, elle faisait vibrer son corps d'une vénéneuse attraction torride. Ils étaient des centaines à vouloir inonder jusqu'aux trompes de fallopes son jardin d'Eden, mais sur cette scène, Ève est une chimère en danseuse dénudée, qui offre sur un plateau d'argent l'érotisme affriolant de la luxure, et non un simple paquet de chair féminine à pénétrer.




Sur ce, bonne nuit et à demain ! Car demain c'est :

SUNDAY FUZZ


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Dingue, je me réveille et il ne pleut pas ! ! Du coup, j'ai prêté l'oreille à l'absolution d'un homme, qui dans son ivresse m'a narré le compte rendu illicite de sa nuit lubrique, dans laquelle il avait trompé sa difficulté à s'endormir avec une jeune fille tout aussi torché que lui, et qui avait fuit à grande enjambé au petit matin frisquet, en s'apercevant que la belle avait un triple menton et une pilosité conséquente sur des gambettes cagneuses et dont le physique disgracieux de manière générale laisserait insensible jusqu'au plus priapique des obsédés.

Qu'importe les déboires, car on sortait à peine de la léthargie d'une nuit brève que nous plongions avec le set de MORNE dont le set morose aura permis de se réveiller en douceur. Par contre se faire prendre à froid par IMPEREZA n'est point chose aisé. Jouer des castagnettes de si bonne heure en version death metOl c'est même risqué de renverser son café Olé !

:) ......Non elle ne passera pas celle-là je m'en rends compte......Désolé.......

Ok, oubliez ceci et reprenons le cours de notre conte fantasmagorique par une réflexion à deux centimes d'euros :

Alors que le monde blanchit sa cruauté dans le simulacre de la guerre économique, de la terreur terroriste et de la conscience vertueuse, j'ai devant les yeux des hommes, qui agissent non pas comme le verrait le quidam ordinaire dans la sauvagerie la plus bestiale, à cause des miroirs déformants qu'on lui fait ingurgiter par le tube digestif de la petite lucarne, mais la véritable renaissance des hommes pour la nature païenne.

Et cela reste un mal, perçu même comme une grande hérésie, car il met en demeure les fondements fidèles qui permet aux hommes de vertu, de préserver la servitude permanente de leur domination chaste comme unique fin.

IMPEREZA vous dîtes ? Olé !

Ohhhh naaaan putain......Désolé :(.......



Quand il n'y a pas Barbie, KEN MODE s'éclate à faire du crust tendu, et franchement c'était plutôt cool. Il me semble par ailleurs que l'épicentre de leur déflagration est arrivé jusqu'au pont-levis du groupe de paganfolkmetOl qui jouait sur la mainstage 2. C'est dire de l'impact et de la dangerosité du combo.

Il aurait été plus prudent de restreindre l'entrée d'un tel lieu de destruction auditive, il est vrai. Car il faut avouer que la sensibilité pour la protection auditive de la plupart des festivaliers au Hellfest, est aussi compassionnelle que l'altruisme d'un chasseur pour une perdrix pendant la chasse.

Perso, je serais à la place des organisateurs du festival, je demanderai un pourcentage à tous les ORL de France et de Navarre, car il m'apparait criant que leur carnet de rendez-vous, doit indubitablement s'accroitre après ce week-end là.

étrange


Nous voilà en présence de l'équipe complète de Ford Boyard associé avec la musique de Thierry la Fronde, bon sang avec TURISAS.

Les gens s'imaginent à tord qu'il n'y a uniquement que Tarzan qui a été élevé par des orang-outang, bon et bien permettez moi l'expression, mais il faut sacrément avoir de la merde dans les yeux, pour ne pas constater le comportement déviant qui s'est exprimé lors du set de Turisas, tellement ce fût sauvage. Parce que quand je suis arrivé, sur la scène il y avait une majorité de types des bois avec le visage rouge strié de bande noire, oui comme les couleurs du stade toulousain.

En plus de cela, un troll jouait du violon pendant qu'une bombasse blonde était à l'accordéon, et tout ce monde émettait une musique de walkyrie avec en prime un zeste d'héroïc fantasy. Je me suis surpris à constater juste devant moi, qu'un viking mansardé tortillait du croupion avec l'entêtement d 'un drag queen pendant la gay pride juste à côté de son amazone de compagne, qui simulait une danse berbère prophétisant d'une fornication prochaine dans la HardHotTent.



Le stoner de RED FANG était brouillon, alors Red Fang pas la bise. Whaouuuu je vais finir pour écrire des vannes pour Jean Roucas moi si cela continue.

Ok, le public voulait séjourner dans les abîmes de leur musique pour accéder à ce niveau de nirvana ésotérique qui fédère une union presque incestueuse avec le groupe. Mais Red Fang n'est pas parvenu à ce stade, pas plus qu'a l'apporté à son public pour qu'il l’atteigne. Peut être par manque de temps ? Je ne sais pas, mais il nous a manqué un pallier c'est certain.

Quoique avec ATHEIST, Pfiouuuuuuuuu, dur, dur les dissonances de ce groupe.

aaaaahh  trop compliqué

De toute façon, quand tu vois l’affiche du dimanche et le nombre de groupe dit progressif machin métal, ben, tu sais par avance qu'il va y avoir une recrudescence de zicos troisième dan qui taquinent sévères de la sic cordes, et voire plus même...

La plupart des musiciens du week-end ont remercié le public en mettant la main sur le cœur. Sinon, ils ont balancé toutes sortes de produits déclassés et invendus, comme on nourrit des otaries.

D'un pas précipité, alors que je me dirigeais vers la tente Terrorizer Tent, je fus héler par la familiarité de propos à mon encontre et d'un fort accent de sudiste qui m'obligea à me retourner prestement. Je reconnu immédiatement un ami du south. Nous avions ensemble retrouver ce goût commun du midi dans une conversation qui oblige les comparses à crier une discussion éloignée de 15 mètres au lieu de se rapprocher comme la plupart des personnes du dessus de la Loire le font avec discrétion.

Pour ne pas en rester là, il y avait THE OCEAN.

Dans leur musique, il y a un parallèle avec la force des vagues, avec son tumulte, pour finir ivre dans le ressac, les yeux perdus dans le panorama géant de l'immensité océanique.



L'obscurité froide des profondeurs de cette musique lunatique pour rêveur m'a séduite.

Savez-vous a quoi on reconnaît un concert exceptionnel ? C'est quand le groupe se laisse aller au-delà des ses limites. Que rien n’apparait comme du sensationnel, mais que tout est dans cette vérité insondable, mais entièrement frappante, forte, profonde, sauvage, qui frappe et happe les sens et le cœur. Unanimement saluer par une foule enthousiaste et éprise par le souffle coupé du spleen émotionnel dégagé, les musiciens de Ocean laissent à cet instant de passion un flottement apaisant de béatitude naitre au cœur de leur ressentie, et éclairent leurs visages d'une ivresse salutaire. Le lien entre le groupe et le public est si fort que personne ne souhaite arrêter cet instant unique : Magique !

Ce fut un gros coup de coeur.


Coup de coeur

Après c'était le coup du parapluie avec la musique de jéuite de la yiddish connexion d' ORPHANED LAND qui souligna cette forme d'assomption pacifique pour un amour global qui préfigure au message de cette année des organisateurs du Hellfest : Our Music / Our Religion.


our music - our religion

En Norvège patrie du black, TSJUDER fait partie de la section brut de décoffrage, et sans concession avec sa musique. Les gars gueulaient sur le forum qu'ils voulaient absolument un retour au source pour le Hellfest, un truc hyper roots, ben pour le coup, ils ont du cru. Le groupe désosse son black d'outre-tombe jusqu'à ne plus entendre que le bris des os du public qui se percute dans une messe de Black MetOl intense. Le chanteur, Nag, regardait la gente féminine des premiers rangs en les déshabillant du regard, comme si il les violait d'un regard sombre et pénétrant jusqu'au plus profond de leur intimité. Mais en même temps, il semblait leur dire : « Foutez moi la paix truies lubriques »


beurrrrrrrrg

Hé, hé, hé, d'ailleurs, le dimanche, c'est fou pour les oreilles, on dirait qu'il y a les abeilles à l'intérieur de notre essaim auditif, car on entend le vrombissement du doom métal au loin.



Surtout avec GHOST , et sa bénédiction des enfers.


Bravo, bellissimo

Ce groupe c'est soit le prochain grand freak si ça marche pour eux, soit le prochain gourou occulte culte.



La grande fresque de ce groupe en formation Frères Jacques pour un mode de doom-dancer m'a complètement absorbé. Ce groupe est fait pour moi, c'est dingue. Dès que je les ai vu je savais que ça allait être du génie à l'état pur. Le visuel est nickel, il y a de la recherche marketing derrière mais comme ils vont au bout du délire, c'est en cela que c'est vraiment très bien.



La cérémonie était une sorte d'énigme épique et heavy doom, avec même un côté new wave et new age. Voilà exactement le 666 ème degré, avec un concept infernal, aboutit, suivit par une parole d'évangile sabbathienne, avec des réminiscences musicales à Mercyful Fate. Chaque chanson est un rituel, et ça sent l’encens tout le long de leur set.

Phénoménal !


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Je peux vous assuré une chose, c'est que KYLESA a effacé les Sonic Youth par sa musique moins dissonante, mais tout aussi cool que celle des Pixies mais avec des mélodies sludgy. Certes il y a eu des problèmes techniques au départ, ce qui a accentué les nerfs et donc un set plus tendu. Ralentir la tension artérielle du choc sonique que nous venions de vivre n'a pas été chose aisé, surtout quand nous nous sommes mis en marche pour le set de GRAVE, où le groupe nous entendait de pied ferme pour nous faire déglutir un dernier râle de vie après un arrêt cardiaque libérateur.

Ce que MrBIG n'a pas été foutu de faire, car, ben le groupe en a trop fait avec un guitariste virtuose et finalement trop c'est trop ! Le bassiste prodige sur-qualifié de Mr Big a fait preuve d'une obstination démonstrative qui a malheureusement affaibli leur set par manque de rock'n'roll. Même en exagérant tout, et à bout de souffle malgré ses efforts constants, et sans être mauvaise langue, mais Gene Simmons en a une plus grosse tout de même. C'était la classe américaine niveau blues boogie-rock mais c'était sans compter sur l'utilisation intensive de vieilles ficelles du métier.


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Et si toute les vérités sont bonnes à dire, alors DORO c'est la Bonie Tyler du heavy métal.

Sa voix est rocailleuse, elle est blonde comme les blés, elle a toujours mis en avant son corps, notamment sur ses pochettes. Elle est pas folle la guêpe car pour un style musical à majorité d'homme, c'était presque obligatoire qu'elle montre sa plastique, toute vêtu de cuir, grrrrrrrrr !

Mais là, où elle aurait très bien pu passer pour une potiche avec un heavy mal foutu, misant tout sur le côté sexy, elle a composé une carrière musicale avec force, et a tout de même débuté en 1989 avec le groupe Warlock. Je me persuade même qu'elle a forcément dû devenir une influence depuis le temps, quoiqu'il en soit, en 2010, forcément, je m'attends à ce qu'elle est pris un sacré coup de vieux la schleue.
hainnnnnnnnn

Et bien pas du tout, bien au contraire même, puisqu'elle détient encore une voix magnifique et que son heavy metal oldschool est toujours aussi cool. En plus elle a mis tout le monde dans sa poche grâce à sa sincérité.


Ouaie, vraiment cool, et autre chose tout aussi fun, c'est que la répartition des deux sexes pour ce fest s'amenuisent année après année, on constate donc une grande population féminine, qui en plus, vit la chose à 300%. Ce qui doit induire sur le comportement général masculin par un effet de propagation, pour tendre vers une fierté, ainsi qu'une extase visuelle dans l'éblouissement de ces petits culs effrontés qui bravent fièrement tous les tabous. Une particularité essentielle aussi du Hellfest demeure dans ce respect et ce partage fraternel entre les deux sexes, qui je le rappelle n'en forme plus qu'un dans le pit finalement.

Avec BLACK DAHLIA MURDER je n'avais jamais assisté à un tel brasier humain. Même si ici cela reste métaphorique pour des raisons vitales, la chair de l'homme prend feu très rapidement quand on atteint ses tripes, et pour le coup, cela ne sent pas le cochon grillé, mais l'odeur du sang et la sueur bestiale.

Le chanteur exécutait un geste de piston pour pulser un public déjà en pleine démence à chaque nouveau titre. J'avais l'impression que ma tête allait se décrocher tellement j'avais la nuque en feu, mais j'ai continué à headbanger comme un fou tellement j'étais pris de convulsion par la musique de Black Dahlia Murder. A la fois d'une technique redoutable et des breaks insondables de malice. Le groupe a actionné un incroyable délire de deathcore qui a remué les tripes et le corps tout entier par son côté dancing-death.


maestro-core

Whaouuuuu ! A chaque titre, la tension montait d'un cran, mais je ne pourrais pas vous dire quand à eut lieu l'apothéose, car elle m'a semblé être d'une stabilité phénoménale tout au long de leur set.



Le chanteur affichait un sourire béat et une coolitude sincère grâce à la canonisation de l'assistance pour leur set. D'ailleurs ce public du Hellfest est tout bonnement génial, sans lui ce festival n'aurait jamais atteint le seuil qui est aujourd'hui le sien. Si les groupes se défoncent en grande majorité autant sur scène, si les organisateurs se démènent pour offrir la crème de la crème, c'est que la première des raisons est cette générosité et cette franchise à nourrir ce public de fou à lier, de fan cultivé, avide de sentir dans les vibrations de tout leur corps, la saturation de cette culture de l'extrême transpirer par tous leurs putains de pores.

Bon sinon, le sacre de cette puberté musicale avec Black Dahlia Murder, arriva fortuitement quand, dans la plus grande confusion d'un rappel euphorique, le groupe s'emballa et emmena son public avec lui dans une espèce de contagion de frénésie masturbatoire, à croire que l'essentiel d'une vie correspond à cet état de folie juvénile, qui consiste à hurler comme des cons en se poussant les uns contre les autres.

C'était le meilleur groupe de tout le festival selon moi.


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Puis enfin ELECTRIC WIZZARD

Inclassable une fois de plus, un de mes groupes préférés m'a fait jouir avec son heavy sombre et la malice luxuriante de son hypnose sonique,toujours aussi obscure pour m'amener dans la transe.



Prendre acte de jouissance en étant souillé par les voies perverses d'Electric Wizzard, c'est être sain de corps et d'esprit selon moi.

Pendant que le groupe irriguait l'écume tranchante de sa musique stunamesque, la montée des râles de folie prenaient de plus amples proportions dans la fosse. Le point culminant est arrivé quand dans un silence de cathédrale le groupe entama son assomption avec le titre «Witchcult Today» religieusement interprété. J'avais les yeux quasiment fermés tout le long, du coup je n'ai pas revu le film de Jess Franco «  Exorcisme et messes noires » , mais je dois dire que ça me perturbe de penser que le "sexe féminin", inspire parfois ces pulsions sauvages, horribles, inhumaines. Et mêmes pas animales, car les animaux ne tuent que pour se nourrir ou se défendre.

J'avais le cerveau tétanisé par l'effroi d'une telle secousse tellurique. La pénitence d'Electric Wizard fut à la mesure du culte que j'éprouve pour leur musique, car le groupe déroula son insolente putréfaction lubrique jusqu'à nous crucifier sur la porte de leur autel satanique.


Tout est parfaitement normal

Détournons à présent Antonio Gramsci pour le fun du heavy avec cette sentence : « Le vieux monde se meurt, le nouveau tarde à apparaître et dans ce clair obscur surgissent des monstres. » Le truc écrit pour ce groupe et pour ce concert unique et mémorable à mon sens.

Il fallait un sorcier voodoo pour nous désenvouter à tous, c'était certain. Mais je n'avais absolument pas cela sous la main, par chance, je me suis confondu en excuse auprès du stand de fruit frais dans l'espoir que son breuvage soit aussi puissant que me la vantait cette jeune fille comme une maraichère occitane le fait dans le midi.


Par contre je n'ai pas vu une seule seconde de JUDAS PRIEST, le symbole des forces du métal sur ce continent. Mais j'imagine très bien la scène finale avec un Rob Halford irradiant ces adeptes de sa présence, alors qu'ils gémissaient ensembles d'une douleur amère de se dire adieu à jamais. SNIF !


De toute façon, Dieu est descendu sur terre car il y avait OZZY OSBOURNE,mais qui m'a excommunié d'une main tremblante, car je ne pourrais pas accomplir mes méfaits verbaux dans le set qu'il a donné, parce que j'ai préféré me bonifier les portugaises remplit de mélasse jaunâtre dû à ce week-end démoniaque, avec le set de DARK TRANQUILITY.

Plutôt peinard comme set, et très efficace, surtout avec l'apport des images derrière la scène.




Puis je suis revenue voir la bête qui chancelait comme un vieux rabougrie. Déclamant des lyrics d'intimidation à la chrétienté sans usurper une malice rock'n'rollienne pour le faste d'un show théâtral. Ozzy assume avec la prestance du père fouettard un sourire jaune de consternation devant l'admiration d'un public épuisé par ce week-end d'enfer, tout en renforcant la thèse que le sponsor du soir aurait pu être le prince de l'hygiène bucco-dentaire « Stéradent ».


HAWKWIND, les vieux de la vieille garde ont réussit un space cake permettant un délire S-F de première bourre.

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KYUSS a eu la mainmise sur son statut de groupe culte pour atomiser avec des sornettes de serpents des sables une atmosphère lourde et enivrante.


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Voilà, l'édition se termine ainsi et je suis épuisé, rincé, mais d'une fatigue que je qualifie de saine. A vrai dire, vivifiante même pour avoir vécu une très large palette d'émotions tout au long du week-end.

Prévision ultime: Hier Kiss, aujourd'hui Ozzy, demain...Maiden ?


hein ?



LE RETOUR pour ceux que cela intéresse hein !! !

Dans le pit de la voiture, j'ai un couple de Cahors, et le nom moins célèbre Carlos le hardos, dit carlus. Après le christ de Nazareth, voici Christ de Mazamet, un tout autre délire. Mais le bougre a eu un fâcheux contretemps de loser, puisqu'il a reçu son pass le vendredi 17 juin au matin et à donc débarquer à Clisson après les derniers concerts du vendredi : Looooooooooser !!!

J'ai donc un vieux de la vieille, que je ramène dans sa crypte mazamétaine. J'ai la crème de la crème du métOl: Un vrai métalleux qui sort tout droit des 80's. Merde, carrément un dieu. Je n'ose pas lui poser la question, même si je suis à peu près certain de la réponse, car cela ne fait aucun doute : Ce gars a très certainement un autographe du démon accroché au dessus de son lit, c'est évident.

Du coup, je m'irradie d'un sourire complaisant à cette paranoïa rabelaisienne, en me persuadant que nous serons protégés de l'orgueil mortuaire des seigneurs de la route grâce à l'ami à lunette à ma droite qui se trouve logiquement à la place du mort en écoutant Death à l'autoradio. En le regardant du coin de l’œil, je me disais que les femmes recherchent sans cesse le mâle idéal qui les fécondera, et à chaque fois elles se trompent de critères par je ne sais quel attrait folklorique qui nous dépasse à tous. Si l'on devait répandre la meilleure semence pour obtenir une société enfin solide, c'est avec ce genre d'homme, assurément :

Le christ de Mazamet

Cela ne saute pas aux yeux à première vue, à lui non plus d'ailleurs, puisqu'il a une myopie importante qui l'empêche de passer son permis de conduire. Ce type est une encyclopédie vivante en la matière, capable de sortir dans l'ordre, la discographie complète (avec tous les bootlegs bien sûr) de Ronnie James Dio et sans émettre la moindre hésitation. Je pense forcément qu'à ce niveau de conjoncture, il m'apparait plus qu'évident que toutes les gonzesses trépignent d'impatiences à se faire asperger leur vagin respectif par une telle perfection séminale, tout en garantissant une lignée de terreur nocturne quotidienne dans l'écoute mortuaire du meilleur du warriormétOl.

Sinon, je constate qu'à chaque fois c'est pareil, le choc des photos que l'on voit après le festival ne retient que les personnes spécifiques, distinctes, et prennent un ensemble large du reste. Je préfère et de loin, ceux qui caractérisent ce festival et que j'appelle les invisibles. Leur ombre est plus enrichissante que la lumière Andy-Warholienne des m'as-tu vu du week-end. C'est pour cela qu'aujourd'hui, j'éclaire un invisible, en particulier.


WBZ Warriors

Sur la route on a même salué un corbillard en faisant le signe de la bête comme les motards se saluent entre eux. C'était la fatigue certainement...

Départ de Clisson lundi à 8H15 sous la pluie avec 16 °, arrivée dans le Tarn 17H50 avec un grand soleil et 35°, c'est clair on a de nouveau changé de monde.

J'ai toujours du mal après à m'acclimater à ce boulversement climatique, émotionnel....


alcohol

Pour finir sur une XXXXième aparté :

Chaque année, après le fest, il y a ce débat sur l'alcool assez illusoire, qui revient sur le tapis d'un jeu de poker stérile, pour le clore donc  :

Si vous en avez marre des pochtrons qui ne peuvent s'empêcher de sombrer dans un alcoolisme démesuré, et qui aboient des sophismes décousus avec le flair d'un chasseur de sangliers, et pour ne pas apparaître comme un rabat-joie en étant compatissant avec leur soif inextinguible : Alors l'année prochaine, pour que ces alccoliques anonymes puissent à loisir, passer leur nuit à se torcher entre eux, dans un champ à l'écart, comme des animaux de compagnie en état d'ivresse, demandons qu'ils bénéficient d'une fontaine à pastis transportable, gratuitement, et pour la totalité du week-end.

Et puis, si ils sont encore en vie et quémandent encore, alors demandons la location d'une parcelle de vigne et de ces vignerons qui les sulfateront pour qu'ils puissent sucer du raisin jusqu'à satiété, puisque que c'est quelque chose de si absolument primordial pour eux que de se bourrer la tronche.



Sans dec', je suis SxA sans être un fondamentaliste qui crache sur les autres, mais quand même, c'est lourd à supporter hein !


"Voilà c'est dit et ça fait du bien, un bien fou à vrai dire."


Tiens au fait, à faire des révélations, j'ai entendu le rire du diable au Hellfest, mais il était tellement ivre, qu'il a fini par se vomir sur les godasses. Je ne pensais pas qu'il était si mal élevé en fait.

Le mystère du démon

mardi, août 10 2010

REIGN IN HELLFEST

HELLFEST

REPORT DU HELLFEST 2010


« Mais qu'importe l'éternité de la damnation à qui a trouvé dans une seconde l'infini de la jouissance ! » Charles Baudelaire.


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Cela va vous paraître incroyable, mais le paradis légendaire des vikings, le célèbre Walhalla, se déroule dans les terres vinicoles d'une petite bourgade de la Loire juste avant le départ des juillettistes. Celui-ci rassemble une horde de métalleux pour propager avec la bénédiction épiscopale de Belzébuth et la même détermination qu'un Panzer en 40, un totalitaire BLITZKRIEG SONIQUE !!!

Mais avant de vous jeter dans le ravin de ma prose escarpée, je me dois de vous expliquez le cheminement émancipateur que le démon du corps et de l'esprit propagent sans détour sur la faune démoniaque de la peuplade des fils et des filles du métal pendant cette dionysiaque cérémonie païenne.


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Je suis certain à cet effet que vous vous êtes toujours demandés, avec ce ton pensif et modéré qui souligne votre esprit bien éduqué : Mais qu'est ce qui pourrait bien suspendre le temps bordel de merde ?



Et bien on peut avancer sans hésitation que le Hellfest interrompt le temps, notamment grâce à l'intensité phénoménale qu'il applique sur le cortex et sur le corps pendant ses trois jours de surtension létale, où le passé/présent/futur se jumellent dans un délire, aussi excitant qu'un nerd partouzant avec une demi douzaine de suédoise nymphomane.


0.gif Je vais pour cela, prendre un exemple très concret : Rendez vous compte qu'un adulte apparemment lambda, avançant au quotidien avec courtoisie dans un monde zombifié (métro/boulot/dodo), est en fait en apnée pendant une année de gestation sonique, et réagira d'une façon totalement primitive dès qu'il arrivera au Hellfest, car il inspirera enfin l'oxygène nécessaire pour sa survie annuelle.

Et pourquoi ?



Parce que quand vient le moment de se libérer de ses chaines de l'ordinaire, il s'avancera dans ce tourbillon intemporel où il deviendra affranchi et dépositaire de ses pulsions singulières, et transitera alors vers un état d'euphorie permanente, et carrément même dans un état second dans le cas propice où la cervoise aura remplie son cerveau comme l'eau dans un barrage hydroélectrique.


01.gif Je pense sincèrement que c'est dans ce genre de lieu comme le Hellfest, que les personnes sont elle-même, dans le sens où elles ont la possibilité d'être sincère avec leurs émotions spontanées, sans tricher, sans être juger, car elles sont dans l'épicentre et en lien direct avec ce qui guide le sens de leur vie.

En trois jours de teuf diabolique, les sens, les vertèbres, la nuque en prennent pour leur grade. Ceci est même un fait attesté par les plus grands ostéopathes de Nantes.



A chaque pallier de progression du festival, il fédère, ambitionne toujours autant de passion, et plus que tout, il devient carrément mythique. Car, à présent, le Hellfest est beaucoup plus qu'un festival de musique de sauvage, il est passé bien au delà de ce simple état d'évènement.

C'est désormais un rite de passage pour les profanes, un lieu de recueil pour les plus fidèles et de pénitence sadomasochiste pour les plus farouches.


03.gif C'est un trip, une expérience, un défouloir, et ce n'est surtout pas une doctrine, un faux-fuyant, un mirage. Est ce un lieu de culte ? NOON. De culture plutôt, ne pas confondre, attention, cela peut vite exciter les phalanges des plus effervescents compatriotes métalleux.





Il est de coutume de décrire les différents individus qui le composent, sous la désignation de leurs attirances vers tel où tel style musical. C'est de la foutaise. Ce festival est crossover point barre. Il y en a pour tous les goûts, et il n'est pas utile non plus de se foutre les doigts dans la prise afin d'essayer de constater si le courant passe entre chacun des participants.


02.gif C'est l'osmose générale, c'est faux-cul certes, mais la synergie qui transite dans chacune des personnes permet grâce à leur comportement civique et responsable, la pérennité du festival. C'est aussi con que cela et tout le monde l'a très bien saisi, enfin, presque...Car si il y a eu encore plus de monde que la fois précédente, cela signifie aussi que le festival prend son essor, et que le revers de la médaille peut le faire basculer malgré tout vers la foire à la saucisse, avec en prime, la venue de personnes totalement étrangères au heavy métal, pour qui le festival n'évoquera rien de plus qu'une soulerie de trois jours.

Et là je vous le dis tout de go : Fini le panthéon de l'enfer, et bonjour la gueule de bois avec le vomi en bouche. Mais à lire l'ITW récente diffusée dans le mag ROCKHARD de Ben Barbaud un des organisateurs du fest, l'orientation principale sera surtout accès pour l'avenir vers l'underground, et non à la présence de très grosse pointure afin d'attirer plus de public.


Ah ouaie, tu veux pas faire la vaisselle ?

Quand on tient un petit paradis, on ne souhaite pas en faire profiter le plus grand nombre, parce que l'on sait au fond de soi, que comme le tourisme de masse, la populace qui s'agglutine hilare et désœuvrée n'est pas compatible avec la ferveur des érudits. C'est une pensée de petit bourgeois ? Effectivement, c'est indubitablement vrai, on ne peut décidément rien vous cacher.



Mais, « l'enfer c'est les autres » disait Sartre J-P, et bien le Hellfest est le festival de l'enfer, et nous sommes ces autres, bien différents de la norme « zombie ». Des êtres à part que l'on fracasse dans l'absurdité, le fantasmagorique dès que nous sortons de nos mausolées et nous montrons à ciel ouvert en riant au éclat. Le témoignage de notre passion commune est une hérésie ? Et bien soit, elle l'est si vous la désignez comme tel à vos yeux. Pourquoi pas après tout, pour ce que l'on s'en fiche de ce que vous pensez de nous. On ne vous demande qu'une chose, foutez nous la paix.




Nous ne voyons pas le monde comme la création d'un dieu mais comme l'aberration de tous les hommes. Notre violence est le fait de votre folie, notre clameur est le fruit de vos peurs.

On s'éclate pendant trois jours, et alors ? C'est carrément du rock'n'roll mec !

beavis&butthead

Le Hellfest c'est quoi ? C'est halloween et le carnaval de Rio en même temps, c'est la grosse fiesta, la teuf, la bringue, le show. Ils sont tellement nombreux désormais à avoir des déguisements en tout et n'importe quoi. En fait si on réunit la somme de tout ce délire, on obtient un niveau très haut de couillardise (= fun en ricain), qui est absolument la quintessence de ce fest.



On peut toutefois reconnaître qu'il y a ceux qui viennent pour voir et ceux qui viennent pour être vus. De ce fait, on repère surtout l'opportuniste qui profite des bienfaits de sa folie vestimentaire pendant le flash des paparazzis, et en savourera le délice avec vanité lors de la vision des innombrables photos où il apparaît comme reine du bal dans des blogs, report de webzine, etc...



Certes il ne faut surtout pas omettre que le lieu se prête à la folie, et que la très grande majorité des personnes qui enfourne des parures ostentatoires (et qui prêtent très souvent à se pisser dessus à grande eau avouons le franchement), s'adonne au délice suprême de parader dans des accoutrements où le mot d'esprit est aussi fin et trépidant que les blagues salaces entendus sous le règne de Louis 14 à Versailles.

J'établis donc ainsi de par mon argumentation lumineuse, que ce festival unique en son genre dans l'hexagone ne subit pas la crise du pessimisme ambiant, car si il y a une crise, c'est celle du rire. Ce festival redonne de l'énergie et une disposition à aller au delà du ridicule, au delà de ses inhibitions, et peut être même d’exhiber une autre personne en soi à la vue de tous :



« Ce paradis est d'enfer ! »

BELZEBUTH



!VENDREDI............c'est cèleri !

“Nobody fuck with the Jesus !” Jesus Quintana dans le film The Big Lebowski.

69 CHAMBERS

Juste avant l'apéro pétanque, il y avait le set vraiment appréciable de ce jeune groupe. Le look des filles était excitant, GLAMour quoi. Nina la chanteuse/guitariste et Maddy la bassiste ont subjugué visuellement, puis leur rock a pris vite le dessus : Le visuel s'estompa, la musique s'installa en somme. Leur musique oscille entre Hole et les Deftones, avec tout de même le guitariste de Coroner Yommi Vitterli, mari de Nina, en guest.

Bon trip des petites suisses qui ont fait couler le yaourt dans le fut des hellfesteurs dès la matinale.

EVILE

EVILE



On rentre dans le vif du sujet avec les anglais, qui ont fait un bon set, nerveux avec un son adéquat, qui cette année avait une meilleure acoustique, notamment du côté des mainstage. Même si le manque d'appui et de réactivité du public n'a pas permis au groupe de saturer l'espace avec sa musique hyper cool. On va dire que les hellfesters avaient oublié de s'échauffer les nuques, et vers la fin du set, ils commençaient à peine à reproduire un spectacle rodé depuis cinq ans déjà.



Le cirque était en place, le circle pit, premier du nom démarrait, the show must go on.



Le public arrivait sans discontinu, formant un filament dense comme à la sortie d'une cuvette. Il étanche d'abord sa soif, puis son envie de vibrer, Evile l'a compris, et bazarde tout en bloc avec le parfum d'un Thrash teenage spirit. J'ai carrément la sensation de voir les débuts de Metallica. Vous savez pourquoi ? Parce que les deux amis d'enfance qui ont fondés Evile, ont commencé par des covers de Metallica au sein de metal militia, alors de surcroit il y a des « attitudes », des postures qui me font bien sourire. C'est un très bon trip au final, sans prétention, tout dans la gnaque, l'énergie, je kif Evile.

MASS HYSTERIA

Le groupe bénéficie d'un peu plus d'attention parce que ça y est, la plupart des festivaliers ont leurs jetons pour la picole, et qu'ils retrouvent enfin leurs marques. Ils ont aussi passé le checkpoint de l'entrée et de son interminable attente en forme d'entonnoir. Ils sont enfin dans l'antre du diable, dans le cœur de la bête, le sourire radieux sur les visages soulignent encore un peu plus l'attitude érectile des bras qui ne cessent de se lever, pour vibrer au diapason d'une fraternité qui s'annoncent comme la plus grande partouze sonique de la décennie.



Les froggies de Mass Hysteria jouent à la maison, et même si le public les a sans doute déjà vu joué maintes et maintes fois dans l'hexagone, la sauce prend. C'est aussi peut être une façon cocardière de supporter la nation par manque de réussite au mondial... Mais ne soyons pas faux derche non plus, après plus de 13 ans de scène, le combo affirme son professionnalisme et une envie loyale de prendre son pied au Hellfest. Je suis moins enthousiaste pour la zikmu des françaouis. Je vous avoue que j'ai toujours eu du mal avec cette forme de crossover, qui n'a jamais su trouver selon moi, la bonne intonation, le contre-poids nécessaire, afin de s'affirmer singulièrement (notamment avec le chant en français), et de dupliquer de façon convenable la force centrifuge établit de l'autre côté de l'océan atlantique avec ce style de fusion musicale.



« AUcuuune DROOOOOgue n'est au niveau de l'amouuuuuuuur » dixit Mouss le chanteur à un moment de leur set.

Piiiiiiitain, j'avais pas entendu ce genre de tournure depuis ma 4 ème au moins.

Puis, il nous fera un peu de prosélytisme anti-boutin pour être raccord avec les idéaux de l'assistance, et dans cette fin de set à l'ambiance Peace/riff & Solidarnorsc, je m'aperçois comme un imbécile que le métalleux n'est pas aussi réac que le suppute avec antipathie les émissaires du christ, puisque le public suit le trip altergaucho du combo comme les étudiants, diants de 68, 8.

Pour clore, il y aura même un braveheart exécuté avec une franche camaraderie de sauvageons. Il est à peine 14H00 et les figures imposées sont désormais clauses.



Au fond, Mass Hysteria aura réalisé un set combatif et trippant pour celui qui adhère à leur démarche. Ce sont des piliers de ce rock métal à fusion des 90's et peut être même les derniers à bien y réfléchir.




FINNTROLL



C'est Finntroll qui passe avant Walls Of Jericho, du coup c'est la douche écossaise à la mode finlandaise. Le black folk pagan metal n'est pas le genre de musique que j'affectionne, non, surtout aussi cru avec des synthés à la confiote d'airelles.

Meeeeeeeeerde, on dirait Patrick Juvet en version ODIN from Norway qui fait descendre ses couilles à leur place : Mais où sont les elllllllllllfes ?



Il semblerait toutefois, que les paroles de sagesse de Mass Hysteria ont laissé quelques doutes sur les prétentions belliqueuses des scandinaves.

INCREDIBLE !!!! On a dansait la gigue, la bourrée du folkmetOl au Hellfest, et la chose aurait surement amusé sa seigneurie Philippe De Villiers, le châtelain du département voisin.

Bref : It's not my cup of tea ! J'ai eu le fétichisme qui me gratta le portefeuille à cet instant très précis, je suis donc allé m'assouvir au Extrem Market.



KMFD

Quand je reviens avec les bourses vides, la fête foraine bat alors son plein, Acid et Kommandantur bénissent les beats avec un vice de dance-floor. Le public chante chante chante ce refrain qui lui plaît, et il tape tape tape c'est sa façon d'aimer, ce rythme qui l'entraîne jusqu'au bout de la nuit, et réveille en lui le tourbillon d'un vent de folie...Ouaip il est très souple à cet age le public, mais il n’attrapera pas le pompon. Le manège KMFD tourne beaucoup trop vite. Pourtant le boche se dépense sans compter, il met le paquet bonux dans sa lessiveuse rock indus et menace parfois de faire terminer la mainstage dans un stalag totalitaire, à force de pousser la salsa du démon dans ses derniers retranchements.





WALLS OF JERICHO

Je ne voulais rater ce set pour rien au monde, à dire vrai, c'était le groupe que je voulais voir en priorité ce jour là.

Candance, la chanteuse a du chien, quand elle doit rentrer le soir du travail, où plutôt au petit matin, ça doit marcher droit et chier des bulles dans le cas incongru où Monsieur a laissé la vaisselle sale, posée dans l'évier en tas de pue.

Cette femme est adorable car son enthousiasme, son énergie, sa détermination est transmissible immédiatement. Elle capte votre attention, vous attire à elle. N'importe quel mâle présent dans le pit a obéit à la moindre de ses demandes comme un bon toutou à sa mémère. A ce propos, le métalleux est souvent perçu comme un homme de l'age de pierre avec des gouts musicaux assez rustre, mais il reste assez réceptif au invective criarde de dame cro-magnon quand elle lui quémande de faire le con avec ses potes dans le pit comme avec la démoniaque Candace.

Côté musique, leur HxC est puissant, belliqueux, dans la lignée de ce qu'attends véritablement la foule avec fracas ce vendredi sein (il y en avait partout).

Sein, sein, sein est le seigneur

Il y a beaucoup d'affluence à leur set, il faut dire que l'assemblée des métalleux quémande un gros volume sonore, avec des riffs aussi gros qu'un troupeau de mammouths, des textes vindicatifs, et un frontman en chef d'orchestre. Sauf que là, pour une fois, le frontman possède les formes plantureuses que l'éden a voué à devenir la muse de l'homme.

Ce vendredi 18/06/2010, les rôles se sont inversés, Candace pénètre l'assistance médusée et terrasse les hommes dans un HxC qui métamorphose le public en une horde tumultueuse prise de folie. Ils voulaient du gros volume sonore, ils ont carrément pris une trempée de riffs couvert par la rage d'une femme : HxC rules !

Les titres de leur dernier album, qui date de 2008 tout de même, ce fameux et excellent « American Dream », sont joués en célébrant la fureur vissée au corps.

L'insurrection sonique tant espérée depuis un an arrive comme un tsunami au Hellfest :

CANDACE

FUCKIN HOT CANDANCE !!!


DEFTONES

Aussi souple qu'une métairie en acier, la musique de Deftones ne m'a jamais attiré, de plus à l'endroit où je suis placé, leur set tourne comme le lait en plein vent. Ne compter pas faire des crêpes après avec, mais plutôt du roquefort.



J'ai trouvé que c'était chiant, mais j'ai presque 40 ans.

Vous : « Bah c'est pas une excuse en plus ça veut rien dire ».

J'ai passé l'age alors ?



Vous : « Noooooooon c'est toujours pas sérieux comme argument enfin ! ».



Non mais moi, je suis qu'un clown, c'est tout quoi !

Parfois c'est presque une espèce de U2 en voie d'extinction avec des guitares plombées par dessus, et de la zique MTV à vendre du gel pour cheveux aussi. Pourtant le public adhère, enfin pour les titres qui « bastonnent », et pourquoi ?



Parce que les gonzes se la donne, envoient la purée et pis c'est tout. Le chanteur mouille la chemise, et le peuple aime quand on fournit un gros effort, cela signifie que l'on se donne à lui. Mais bon, leurs titres restent mous du cul, c'est languissant, terne.

J'ai quand même la sensation que ce combo apprécie plus que de raison de distribuer ses ogives musicales en forme de suppositoires, juste pour le plaisir de jouer avec le feu. Je n'y vois aucun inconvénient, surtout que je n'ai pas de limite musicale à proprement dit pour cela personnellement, à part mon exaspération, je reste très ouvert d'esprit.

Toutefois, si ils doivent ne jamais ralentir, je leur serais gré de bien vouloir limiter le centre de leur percussion au niveau du sternum, et non au niveau des objet de famille comme ils ont l’outrecuidance de le faire avec leur musique.



Heureusement, j'ai juste à mes côtés un gars qui paluche sa copine comme un salaud, le gonze n'avait pas du tout la main moite, et sa gonzesse devait être vraiment chaude comme la braise pour tourner la dernière séquence quand Deftones a terminé, le veinard.

A vue d’œil, je pense qu'il y a eu plus de monde que l'année dernière le vendredi. Je suis allé me restaurer chez les végétariens, tout en écoutant d'une oreille abstraite le set d'HYPOCRISIS.

INFECTIOUS GROOVE

Bootsy Collins peut aller jouer dans la cage aux folles, car comme d'hab Venice Beach a groové du Founk dans le cœur des festivaliers. Un set énergique, tonitruant, pétri d'un groove énOrme, que dis-je d'un groove gigantesque. De toute façon avec le chant et la présence de Cyco Miko, puis d'un bassiste nickel, un batteur génial et de deux guitaristes pour qui l'aisance et la folie funky produisaient une fusion épidermique de fun et de zeste sonique, l'assemblée fut totalement conquise.



Le bonheur était dans le pit quoi !



A la fin nous avons eu droit à la déferlante du public sur la scène comme l'année passée, puisque IG s'est retrouvé en formation ST. Je me pose à cette occasion exceptionnelle, toujours la même question :



Quelle charge la scène est elle capable de supporter ?



Je me doutais bien par contre que cette année, des négociations avaient dû être passées, vu la réaction du service d'ordre qui n'a pas bougé d'un iota, alors que la fois précédente la tension et la surprise n'avaient pas quitté les visages tendus des gros malabars du S.O. quand le public avait investi la scène.

SICK OF IT ALL

Je n'ai absolument pas était déçu par la prestation des new-yorkais et des frères Koller, bien au contraire. Les gars avaient une pêche d'enfer, surtout Pete le gratteux, mais là on ne parle plus de pêche mais de rage tenace. J'étais en première loge avec le beat de la grosse caisse dans les feuilles et autour de moi, il n'y avait que des hommes en flamme tant la démence de leur comportement ne cessait de se percuter les uns contre les autres, un peu comme le silex quand Rahan essaye de faire du feu avec.

SICK OF IT ALL MOTHERFUCKER

Ils ont joué exclusivement des titres qui font rugir de plaisir, un super HxC avec les viscères du oï et des riffs bien punk. Ce set est passé à la vitesse de la lumière. On a eu droit au circle pit géant de rigueur et même à un braveheart, et du stage diving à la tonne. Les gens chantaient les refrains comme des patates tellement ils avaient le souffle coupé, c’est le genre de truc qui me fait toujours marré, surtout quand c'est un gros bourrin qui hurle avec sa voix qui mue comme une fillette.



Au final : Un très gros set avec toute cette praline de HxC dans les écoutilles.

Sick Of It All for one : Oooooooh YEAH !


SEPULTURA

Le combo du Brasil nous revient avec ses rythmes martiaux & tribaux, le groove en plus et un jeu de jambe impeccable. La charge est donnée d'entrée, le public suit et fusionne en un gros pit turgescent, comme une sorte de forêt équatoriale dense et intrépide. Le groupe tient en haleine la vigueur du pit tout le long de son set, il n'y aura aucune baisse de régime, les brésiliens nous font la danse de l'été en avant première : La Brisnuk. Prononcé la Briseunouké (brise nuque).

C'est tout de même beau d'avoir 20 ans, à voir agir cette faune juvénile dans la fosse comme des chiens fous, avec cette ferveur et cette gnaque, je trouve cela très plaisant. Voir ainsi la jeunesse qui explose enfin, car elle en a le droit ici, alors les ecchymoses et autres contusions ressortent en fin de soirée sur des visages qui commencent à ressentir le poids de cette folie musicale au delà de la fatigue physique, mais la tension ne baisse pas outre mesure, ni sur scène, ni dans la fosse. Ce sera un véritable brasier qui s'ensuivra avec le titre « Roots ». La Seleção du thrash métOl nous a mis une tête au carré et en un round seulement.


ARCH ENEMY

Les frères Amott qui sont suédois et brun, oui ça existe, déroulent le tapis géant à leur dragueuse de fond de commerce : Angela Gossow.

Ce soir là, elle avait bouffé les corones d'un taureau andalou avant de monter sur scène la diablesse, et pas la peine de tenter de la piquer d'une banderilla, car c'est elle qui s'acharnera à crever l'écran.

ANGELA mwen ké fend' tchou aw

Leur death metal à tendance heavy épique secouera les rênes d'un bon show. Je ne connaissais que de nom, j'avoue, Ohhhhhhhhhh Mea Culpa le viking, c'est bon, c'est bon, baisse tes cornes, ça sent l'encornet farci au houblon en plus.



En tout cas je ne sais pas si c'est dû à l'ambiance générale, à la magie de l'éclairage mais ça l'a fait. L'estocade finale fût apporter avec l'un de leur titre phare, apparemment il s'agissait de «We are one » que le public a reprit en chœur comme des tifosis dans un stade de foot.






La surprise du soir est venue de la terrorizer tent avec le combo THE DEVIL BLOOD.

Naaaaaaan j'déconne. Ils ont mis trois plombes à arriver sur scène, ils sont arrivés couvert de sang, je suppose que le goret une fois dépecé était en train de cuire à petit feu pendant leur set laborieux. Leur musique vient des seventies, le chant est pénible, il casse tout en fait. Leur attitude est théâtrale.

Carrie a enfin ses règles, mais sur le dance-floor

Bon c'est bien jolie le décorum, ok on en a pour les yeux mais côté phonique, à part quelques solos, ça casse pas des briques, c'est rigolo au final, mais un temps. Ouaip c'est carrément du Grateful Death !


BIOHAZARD

Le combo déroule un set hardi, mais que je trouve un peu mou sur la durée. Je sais pas si cela vient de moi, peut être en fait, je suis levé à 3h00 du mat, j'ai effectué le tour du cadran et maintenant je fatigue. Le rouleau compresseur des ricains me fracasse, me fini, m'achève, je me fais violence pour tenir, en plus il commence à faire moins mille. Trop fracasser par la fatigue, je quitte à regret le groupe, arrive jusque dans ma tente à l’extérieur du site, bien à l'écart du bruit continue des soulards et de leurs délires éthyliques.




nage libre


SAMEDI................C'est radis !




« Le Métal est un truc agressif tu sais, pas un truc avec des petites fleurs de merde. » Johan Hegg, Amon Amarth.


Le Hellfest c'est une autre dimension, la 666ème pour être précis.






DEW SCENTED

J'avais il est vrai opté pour Knuckledust au départ, mais le groupe n'était pas encore arrivé. A 10H30 du mat, il y a déjà un moment que je suis réveillé, toujours pas compris pourquoi je me gèle autant la nuit, et pourtant cette année j'avais pris mes dispositions, mais rien à faire je me suis gelé le cul pendant les trois nuits. J'espère que le festival se décalera si il ne trouve pas un compromis à Clisson, vers chez moi, au sud, d'ailleurs si il cherche un endroit, il y a ce site grand festival utilisé qu'une seule fois.

dew scented

Les teutons de Dew Scented ouvrent la marche d'un samedi qui s'annonce énOrme, et c'est sous une fine pluie que j'assiste à leur thrash/death qui déroule une diluvienne envergure. Toujours maintenu à l'état de second couteau, le groupe a toujours agrémenté dans une discographie qui débute au alentour de 1994, un peu toujours la même recette. Oui, mais c'est une recette qui a fait ses preuves, et c'est une chose que l'on oublie fort souvent me semble t'il. Je veux bien qu'il y ait une forme d'ouverture, mais quand la musique est bonne, quand la musique donne, elle guide mes pas. Je me suis fait percuté d'emblée, et ce ne sont pas les quelques gouttes de pluie qui ruisselaient sur ma tronche qui m'auraient fait décrocher du set de Dew Scented, ouaip ce fût une claque. Les solos étaient pointus, très saillant donc, et Leif Jensen, au chant, avait établit domicile dans nos cœurs par son attitude détendu, accueillante et quasi familiale vu le nombre de people venus avec la flamme vissée dans les tripes.



ELECTRIC MARY

Étant donné qu'il y a un gros décalage dans la Terrorizer Tent et que l'on ne sait plus trop qui est là, qui ne viendra pas, qui joue à quel heure, je me dirige vers la Mainstage 1 pour assister au set des australiens. Les musiciens sont cools, et leur chanteur est hypra cool, le genre de gars qui doit jouer au bowling avec la même nonchalance que le barbu des frères Coen.

THE DUDE

Hey ! Le dude est carrément au chant et sa voix est aussi chaude qu'une sieste coquine avec une tornade latine mucha caliente. Leur zique est un condensé de rock californien, il manque juste le soleil en fait. Quelquefois il y a des passages boogie ZZ Top à faire émerger des sourires communicatifs dans l'assistance. Mais leurs titres aussi groovy qu'ils soient, peuvent parfois manquer de peps et s’aplatir aussi sec, du moins pendant un cours instant.



Ce blues hard mood avec du glamour d'une coolitude assumé, reste pour moi imparable en live, par contre c'est beaucoup moins évident sur leur disque. Le bassiste se prend pour un guitariste, les gratteux s'éclatent sur scène, et le batteur rend les coups. Le cul des nanas rebondis avec « hardeur » dans la fosse, ok, ok, ces gars ont du mojo à revendre c'est clair. C'est quasiment entre Def Leppard et le Crüe Aerosmith sur la fin.



Rusty le chanteur passe une dédicace à Ronnie, ce groupe est décidément cool.



KNUCKLEDUST

Les anglais débarquent et c'est avec un très bon flow dans leur HxC que les gros beat et riffs tombent avec autant de poids que les pralines que commencent à se mettre les touch guy dans le pit. Leur set restera cependant trop linéaire et la dynamique est moyenne sur la longueur, puis à l'inverse de beaucoup de coreux, le groupe ne fait pas péter des breaks, alors la ligne est droite, rapide, mais avec caillassage de HxC dans la tronche tout de même, hein.



TANKARD

Déçu, oui, enfin je ne m'attendais pas non plus à un gros show, certes, mais plutôt à un set d'amicale de supporter de houblon. Mon verdict est sans appel : C'est ventru, à l'image de Gerre le chanteur, et comme frontman il est vraiment médiocre.

GERRE BEER

J'ai attendu comme un con les titres de leurs trois premiers albums juste par nostalgie. De plus le son était vraiment pourri, la gratte carrément inaudible, perdu entre la basse et la rythmique, bref une hécatombe, j'ai vraiment perdu mon temps.






DISCIPLINE

Du coup je rate le Oï de coreux des hollandais car je débarque juste pour le final. J'suis dégouté, putain quand je pense que je me suis fardé des espoirs dans la bidoche musicale des teutons alors que j'avais la ferveur martiale dans les refrains musqués des hooligans. Ouaip j'ai chié grave sur ce coup là, je m'en veux. Le problème c'est qu'il faut faire des putains de choix quand on va à un fest, il y a des groupes en pagaille mais qui jouent en même temps, du coup la loose est venue se fracasser sur mes choix. Damned ! J'ai appris ma leçon sur le bout des doigts pour le coup. Discipline est un groupe de skins (ne surtout pas confondre avec bonehead nazi), comme on les aime: Working class, street punk, oï, avec des carrures de bulldogs.






RAVEN



Raven est le groupe qui symbolise une grande part de mon délire teenage des 80's, version ricaine, et surtout leur album « The pack is back » tout simplement grandiose, beaucoup plus érectile que leur opus « Stay Hard » en fait. Et pourtant les gaziers sont de Newcastle. Mais l'eldorado de la New Wave Of British Heavy Metal (NWOBHM) leur a filé l'opportunité d'aller à l'ouest enregistré l'apogée d'un style entre heavy/glam. Ils se sont fait chier sur la gueule pour ce virage par les métalleux de l'époque, qui étaient aussi ouvert qu'une huitre d'Arcachon, ce qui les a éloignés un temps du cuir clouté judas priestien. Pas pour moi, et les frères Gallagher & Wacko étaient des dieux et ils accompagnaient mon instruction en même temps que les délires de Freddy Krueger.

RAVEN STYLE



Mais Raven n'est pas non plus de la première jeunesse, et c'est à ce moment là que tu te fais de nouveaux cheveux blancs, enfin, quand il t'en reste. Si musicalement ça passe, parce que le groupe se recentre sur sa partie très heavy et de sa dimension culte, reste que cela manque de souffle, c'est assez normal d'un côté. Je suis ravi tout de même de les avoir vu, une séquence revival émotionnelle de plus.



SWORN ENEMY

La prestation des ricains fût tout simplement gigantesque, la fureur de leur métalcore était à la hauteur de leur discographie volcanique. Je m'incline, je m'abaisse carrément devant eux, et même à conjurer la clémence que leur set a prodigué sur mes oreilles, cuitent à point pour le coup. Un set ultra béton, rentre dedans, un défouloir à violence, le pit ressemblait à un pornawak où jambes, bras, volaient dans tous les sens, les visages étaient tendus et radieux à la fois. Puis toutes ses chaussures qui arrivaient au devant de la scène c'était assez incroyable à voir, tu pouvais carrément monter une boutique d'unijambistes.



Il y avait accroché à la rambarde de sécurité juste sur le côté droit de la scène un gars d'une vingtaine d'année, avec un bandeau sur la tête, et ce gars là était tout simplement dément, en totale interaction avec la furie sonore du groupe. Il donnait l'impression de se cogner la tête contre la barrière tellement il agissait avec violence. Cette espèce de fanatisme exacerbé pour la musique agressive des new-yorkais m'a donné matière à réflexion pour le coup. Ce jeune m'a fait penser à Christopher Walken dans « Voyage au bout de l'enfer ». Vous savez le gars qui devient complètement aliéné après le traumatisme du Vietnam, et est pris dans l'engrenage de la drogue et du jeu de la roulette russe. En l’occurrence ici, il était sous l'emprise de la fureur sonique de Sworn Enemy, mais il agissait comme si il allait s'anéantir. C'était vraiment le truc le plus démentiel que j'ai pu voir, même tous ceux qui s'éclatent dans un braveheart n'avaient, à mes yeux, moins d'intensité que ce type là au niveau de l'agressivité.



BORN FROM PAIN

Ma nuque était super chaude alors, et les hollandais pouvaient donc s'activer comme des bourreaux, j'étais fin prêt à prendre des patates de HxC dans la mâchoire. Et bien praline il y eut, et praline j'ai pris, et force est de constater que même en me préparant à l'avance, j'en ressort complètement rétamé. J'ai peut être amoindri le rouleau compresseur de Born From Pain sur mes muscles grâce à l'échauffourée Sworn Enemy.

Si leur HxC métal est assez classique sur disque, il produit comme une centrale atomique une électricité conséquente afin d'alimenter le pit comme un cyclone en live. Même avec la fine pluie matinale, la poussière se soulève et le body-surfing des slammeurs prend le public pour une surface aqueuse. Du coup on a droit à des pirouettes de surfeur, comme des Off the lip, où Aerial, le tout sous les yeux médusés du service d'ordre qui ne capte plus trop ce qui se passe réellement sous leurs yeux, avec tous ces gamins qui se jettent comme des morts de faim sur leurs collègues de jeu. Inutile de vous ré-affirmer la main sur les couilles que le public fut conquis, si ? Le public fut conquis alors.

Je crois que je me suis fait écrasé la tronche par ce groupe de brute. Oui, là je parle de brute épaisse pour qui le HxC se doit d'être une musique frontale, avec les yeux qui sortent des globes oculaires et la cervelle qui passe par le trou des narines, c'est dégueu, oui, et en plus après tu mets un paquet de temps à tout remettre en ordre. Quand tu y arrives bien sûr, parce que, vu le comportement de certain à la sortie du set des hollandais, je pense que des morceaux ont dû resté sur la piste.



AIRBOURNE



Cabrooooon, le type là-haut qui joue à fou perché il est pas un peu fada nan ?!



Ouais ces foutus australiens nous ont mis le feu, puis d'emblée en plus. Ils rentrent comme des sauvages, claque des riffs en s'en faire fracasser le crane d'une manière hyper funny. Mais même en nous prenant comme cela à froid, par surprise, la température est monté en flèche, l'air est devenu vite saturé, je crois que les gens étaient simplement hilares et heureux. La working class était à bloc, les prolos dynamisaient, Airbourne a soufflé tout leur set sur un public de braise, la flamme était là, incandescente, puis tu n'avais pas intérêt à y foutre les doigts si tu ne voulais pas que ton majeur ressemble à une merguez. A chacun de leurs titres c'était FEU ! FEU ! FEU !

Whaouuuuuuuu, le wallabie sautait partout d'enceinte en enceinte, je ne sais pas ce qu'il avait bouffé mais c'était pas du cassoulet, quoique les fayots lui procurent peut être un surplus de peps, va savoir toi...Mais non, en fait il a tourné au sang du christ, au pinard mon con et sur scène pardi !!! Le rouge lui a monté le sang au cerveau et en arrivant en haut ça fait BANG !

JOEL O'KEEFE

Quoiqu'il en soit, Joel o'Keeffe est un mec démentiel, le fruit défendu de la vitamine et du High Voltage, je te kif O'Keeffe.

Par contre si il escalade à chaque grand concert les tours de sons, je me demande comment il va faire quand il aura l'age d'Angus, là c’est bon il est jeune il speede pour monter, mais dans dix plombes il va mettre quoi ? Vingt minutes pour arriver en haut, bazarder son solo, puis vingt minutes de plus pour redescendre. Et puis, vous savez quoi ? Ce mec un jour, il va se jeter d'en haut en faisant son dernier solo, brutalement, le saut du diable, et ouaie mec, heavy métal thunder jusqu'au bout. Apparemment au Download festival, son ascension n'est pas passé pour l'organisateur du fest, pourtant c’est ahurissant de voir cela, le gonze est juché dans les cieux et il bazarde son solo, c'est un dieu là-haut, imaginer le panard que ce type prend à ce moment là, ouaie il profite grave, parce que quand viendra l'heure de passer à la sapinette, Joel O' Keeffe sera pété de rire en se remémorant cette époque, et il aura bien raison.






SLASH

Son nouvel album n'a pas trouvé preneur dans les soubassements de l'underground, j'avoue que pour ma part je suis fan. J'ai adhéré à son trip groove/pop/blues-rock. Vous allez vous marrer mais je m'étais persuadé que Lemmy aurait pu venir baragouiner un titre avec lui, baaaaaaaaah à un jour prêt c'était jouable. Quoiqu'il en soit, Slash arrive et son aura possède encore de quoi nous chatouiller l'entrejambe et nous remonter les rides avec l'aide des zygomatiques pour afficher un rictus d'idiot de village. Ouaip ! Béat, carrément. Il y a tout de même un putain de gratteux en piste, et si il a une gueule bouffi, ses solos ne le sont pas. Surtout qu'avec la saturation de riffs HxC/Thrash dont on a eu droit tout le reste du week, un gramme de finesse brute est toujours appréciable. C'est pour cela que BEN le programmateur du fest est un petit génie, il sait que nous avons tous plus au moins besoin de bulle d'air à un moment.



PAM, premier coup de somation avec le « Nightrain » de Guns & Roses, mais le public ne capte pas bien où Slash veut en venir. Alors le guitar hero prendra le temps d'azimuter l'assistance avec un effeuillage de solos.



Du coup je passe un agréable moment de groove et de hard blues, Myles Kennedy est un sacré chanteur et frontman de plus. Autour de moi, et à constater les tronches, je ne suis pas le seul, je dirais même que le public de sauvageon tangue et menace plusieurs fois de me faire basculer face contre terre. Les titres de son dernier opus sont joués à bloc et ils filent un putain de mojo aux filles.



A partir de quoi et vous le savez tous, quand les filles commencent leur lap dance, la testostérone augmente et accroit de ce fait un surplus de progestérone des girls, girls, girls.



J'aime quand ça sent la chatte dans le pit, et que cet arôme se disperse jusque dans les narines des zicos qui perçoivent cette émanation sensuelle et décuple leur groove. Je parle bien de musique et du corps à corps entre le musicien et l'érotisation de sa musique qui va produire une sorte de réaction en chaine sur son public, et procurer une sensation charnelle à chaque corps de l'assistance.

houpsssssss !

Après quand le corps parle, plus personne ne contrôle vraiment plus rien, en fait on s'en fout, l'essentiel est là, on vit, on vibre : Rock'n'roll style !

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Le final sera deux covers des gunners « Sweet Child’o Mine » et « Paradise City », imagine dirait Lennon, sauf qu'à ce moment même, c'est aussi une façon de revivre les glorieuses années des glam-rockeurs de la rose.



ANNIHILATOR

J'étais très impatient d'assister au set des canadiens, j'en attendais même une performance. Puis savez qu'il ne faut pas trop espérer des choses parce que la descente est dure et sévère parfois quand on se prend les pieds du sapin. C'est le cas avec Annihilator, j'en ai trop attendu, comme des solos aussi saillants que des coup de sabre étincelants de luminosité et de finesse, des envolées super thrashy, un truc qui dépasse le mur du son, une tuerie tout simplement. Ben non, ce fût plat, linéaire tout au long. Certes Jeff Waters est un très grand guitariste, celui qui m'a le plus impressionné, envouté, mais Annihilator a tourné en roue libre, du moins au début. Déçu, mais c'est comme cela, en plus j'ai fait ma tête de con, j'ai boudé comme un gosse de six ans et je suis parti, comme une teigne.

.....NA  !

En plus je suis sûr qu'après ils ont dû mettre la gomme et tout arracher.

Rien que de repenser à ma connerie cela me fout en rage. Je ne suis qu'un gros con ! Je vaux pas un copec ! Je suis le plus grand loseur de la terre ! Je ne mérite pas d'aller au Hellfest !

hey loser

Pour m'absoudre de cet incommensurable caprice de vaurien fait à Annihilator, je vais acheter leur dernier album éponyme, en version fan box, et un martinet pour me fouetter pendant l'écoute tout en pleurant comme une madeleine sur mon impardonnable faute. Vous pouvez cracher sur moi, je le mérite, j'suis un pov naze ! Ouais, sauf que là c'est ton écran tout de même mec.





CONDKOI

L'annulation des sets d'Architect et Skarhed sous la Terrorizer Tent est suivit par Count Raven qui est remplacé par les tarnais de Condkoï. INCROYABLE. Bon je connais le groupe, j’habite le même département, donc je les ai vu une tripoté de fois. Ils font du punk rock made in France. Sauf que là on est au Hellfest, et dès que le groupe démarre, il y a la moitié de la salle qui se barre illico. Je t'explique pas le délire du côté de l'état d'esprit d'ouverture des vikings.

Mais c'est sans compter sur la capacité foutraque de Condkoï.

Déjà le nom : Con de Koï (= con de flic). Ce qui leur a valu un procès à l'époque aussi. Bon enfin bref, en matière d'impertinence le groupe est un fidèle de la connerie, et il le prouve une fois de plus, et c'est là que c'est justement très appréciable.

Perso, il me manquait une bande de garnement assez punk pour balarder des mollards avec un esprit aussi fin qu'un luthier quand il est complètement saoul. Leur set est vif, et la déconnade bat son plein tout le long, du coup la sauce prend et la salle se remplit, comme quoi hein !!!

A la fin, le groupe demande à se faire insulter, je gueule ALBIGEOIS (ils sont d'Albi).

Hum ! Cette blague ne fera rire que les personnes issus de Midi-Pyrénées je le crains. Loser !

Yo cool nan ?



TWISTED SISTER

Il est l'heure, nous y voilà. Le temps c'est arrêté tout net à ce moment là. J'ai une boule dans la gorge, de l'appréhension même. Il faut dire que Twisted Sister est un groupe important pour moi, vous imaginez même pas tous les souvenirs d'ado que j'ai avec leur musique, cela remonte par flot, c'est carrément un morceau de mon être. De plus, j'aurais jamais cru possible de les voir un jour. Il y avait plus de vingt ans qu'ils n'avaient pas fait de concert en France. Alors voilà même pas en rêve et pourtant, et pourtant...

D'un coup, on entends le début de « Come out & play », puis il y a Jay Jay, A.J, Mark et Eddie Ojeda qui débarquent sur les planches, putainnnnnnnnnnnnnnnnnn je le crois pas, je le crois pas !!!!! Et il arrive: Dee Snider.



Premier choc, mes dieux ont pris un sacré coup de vieux, secondo mis à part le père Snider, les autres flottent leurs carcasses sur la scène nonchalamment. Mais quoiqu'il en soit, ils ont produit un putain de set, avec des titres hyper bons, que des must en somme. Ok prise de risque quasi nulle c'est vrai, mais des titres que tu hurles comme un dément parce que d'un coup d'un seul bennnnnnnnnnnn tu as onze ans, pas plus.

J'ai mon véritable teenage spirit accroché en bandoulière dans la tête, direct en stéréo, et la sensation que la terre s'est arrêtée, je vis un épisode de la quatrième dimension, sérieux, j'déconne plus. Un truc génial, irréel, mais en vrai ! Bouaaaaaaaaah ah, ah, ah, cela ne vous est jamais arrivé ? C'est pas vrai ? ............Ah ?! Pas cool, c'est con, parceque pour moi c'était carrément dément.

Dee nous rappelle que Twisted est un des seuls groupes de son époque qui est resté avec le même line up, pas faux Dude ! Moi je bataille sévère devant, m'accroche où je peux, j'ai tout de même morflé dans les rucks pour être honnête, ces putes de jeunes de vingts piges ne ressentent pas la douleur, après la trentaine tu as les coups qui ressortent, mais t'inquiètes pitchou, je suis taillé dans le ROCK.

Malgré la bousculade, je vis le truc à 250 %


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Dee est un super frontman, il nous fait vibrer, son énergie est communicative, son exaltation est fédératrice, c'est le feu dans mon corps, c'est le paradis dans mon cœur, j'ai la tête qui explose, je suis très heureux. Je passe un moment que je qualifie de merveilleux, d'intense, un rêve de gosse.

DREAM

Dee prend son pied, c'est visible, il ne triche pas avec nous, et cette sincérité se soldera d'une intense osmose avec le public. Il rend hommage à Ronnie: « Ronnie James Dio a changé le métal à jamais. C'est un héros pour Twisted Sister et le monde du heavy metal » . TOTAL RESPECT.

Acclamation du public très ému, une ovation posthume pour le plus grand. D'ailleurs Biff de Saxon lui a également rendu hommage le lendemain. Dire qu'il y a un an de cela il était sur scène au Hellfest, ce soir là il y a comme une ombre qui plane au dessus de nous et qui nous murmure :

« Yes, I am giant ; I'm a monster; Breaking windows; In houses; Buildings of glass; Rebel rebel; Holy outlaw; Ride together; Don't try it; The power's in one - I am standing alone; But I can rock you. »

Les Sick Motherfucking Friends Of Twisted Sister sont à bloc et Les Twisted fucking Sister finissent avec « I Wanna Rock » leur hymne apocalyptique: The place to be !






AGNOSTIC FRONT

20 minutes et puis s'en vont, car le batteur s'est fait porter pâle, et c'est le batteur de Born From Pain qui le remplace au pied levé. Malheureusement celui-ci ne connait que 5 morceaux du groupe, donc acte. Le groupe est attendu, le groupe est vénéré, le set est donc dévolu d'entrée à être un brasier humain. Et c’est ce qui se passe, un bordel sans nom où la scène est envahie, où le pit ressemble à un raz de marée. C'est la fièvre du samedi soir en version HxC. C'était géant !

QUOI ??? Vous dites vingt minutes c'est court ? Hey ! Il y a un paquet de meuf qui filerait un sein pour être percuter de cette façon pendant vingt minutes aussi intense coco l'anis.



ALICE COOPER

« Alice ça glisse aux pays des merveilles ; Bravo francky je sens tes groseilles ; Alice ça glisse aux pays des merveilles ; Bravo francky c'est du savon de Marseille... » Frankie Vincent.

A l'unanimité le vieux à ressortie le petit musée des horreurs, avec un show en carton pâte & papier mâché, velouté par de l'hémoglobine à l'ancienne. Le vieux sait recevoir et son set est calé au poil de cul prêt, il faut reconnaître que le spectacle est à la hauteur du mythe. Musicalement cela ne va pas chié loin, du Shock rock'n'roll et quelques escouades heavy.

J'ai jamais vraiment accroché à la zique de pépé Cooper, j'ai son album « Constrictor » parce qu'à l'époque il avait une chanson dans un film de Vendredi 13, et que son guitariste était Kane Roberts, et je trouve que sa chanson « I'm eighteen » est meilleure interprété par Anthrax sur l'album « Fistful of metal ». Puis voilà quoi, c'est du show point barre, après que dire, à part : Vincent les a vu, il est bien le seul, il trippe dans son monde, sacré Furnier toujours le premier pour la déconne tout de même. Mais bon je me casse, il y a Jello...





JELLO BIAFRA

Je me pointe devant la Terrorizer Tent avec dans la tête cette chanson enfantine : « Jello biafra c'est l’Amérique le symbole de la liberté, avant il jouait dans les dead kennedys, jello biafra c'est bien plus qu' un ami... »

Je suis au premier rang, et les gars autour de moi ont pour la plupart quarante piges. On attends que Cooper termine pour que la masse arrive. Jello débarque avec son Guantanamo band, et entre les morceaux c'est vanne sur vanne. Alice le républicain en prend pour son grade, je crois que Jello nous fait une sorte de stand up. Puis le groupe balance la purée punk à un parterre de gars qui suffoquent la clope et tous les excès de leur quarante ans, mais le gazier de vingt piges ne passe pas outre mesure au delà, oh que nonnnnnnnnnnn, le jeune prend deux coups de coudes dans le pif et se retrouvent derrière, un peu étourdis de voir des pères de famille se mettre la tronche à beuglant comme des coins des refrains de malades, totalement ivres de révolte, surtout quand le groupe reprend des covers des Dead K.

Le set est percutant, la houle se lève et la marée humaine tangue avec le vol des hommes oiseaux, et des femmes oiseaux, même qu'à un moment Jello pour je ne sais quelle raison, se prend lui même pour un condor et s'élance. Alors devant ils le rattrapent sans problème et tous veulent le toucher, moi j'ai bouffé ses pompes, je me suis plus lavé les dents depuis. Mais derrière, la jeunesse tend ses bras malingres et ne peut soulever le volume de Biafra qui du coup se retrouve à bouffer la moquette, qui je le rappelle est à base de terre arable, et qui ressemble plus à une terre battue à mort pendant tout ce week-end en fait. Mais comme le chanteur est heureux il remonte sur scène en triomphe, et s’esclaffera la mâchoire quelques minutes après contre le retour de scène.

Même les gars de la sécu ont grimacé de son gadin, Jello a mouillé le maillot, il s'en est donné, il a du très certainement se réveiller le lendemain en couinant sur ses articulations. Mais que c'était bon, vraiment, c'était intense, fort, violent soutenu, compact. Et lui, il fût à la fois félon, princier, roublard, déconneur, désopilant et ses musicos totalement dans le même délire, un set parfait.



Moi je vous le dis comme je le pense : Jello président, Jello président............De Montauban.


Dimanche c'est le jour du saigneur !


OMG



« L'enfer n'existe peut-être pas. L'enfer, c'est peut-être simplement d'être obligé d'écouter vos grands-parents respirer quand ils mangent un sandwich... » Jim Carey



Déjà c'est le dernier jour, on attends cela tout le reste de l'année et quand on y est, ça passe très vite, trop vite. Mon meilleur ami me rejoint pour cette belle journée, il fera un soleil d'or, c'est la première fois qu'il vient au Hellfest alors on fait un tour géant du site, il jugera le festival très bien conçu, avec une super organisation. Du coup on rate un paquet de concert, mais rien vu de bien surprenant en matinale ce dimanche toutefois.

Coooooool



SOLACE

Guitares en avant, style stoner heavy, le groupe du new jersey envois la sauce, puis met les bouchés double pour arrimer un public versatile mais qui compense sa fatigue par l'enthousiasme du groupe. La chaleur sonique de Solace prend vite son aisance dans des cerveaux disponibles et les têtes commencent à balancer, les corps suivent, finalement le groupe réussit son pari : Ne faire plus qu'un être avec leur musique et le public.




SABATON

Les suédois nous refont le coup du lapin, mais siiiiiiiiiiii : Il est là, caché sous le chapeau, qui ? Qui ? Mais qui bordel ? Et bien le heavy métal pardi !!!

Je ne connaissais pas le groupe, je découvre, et c'est....comment dire....Surprenant, parce que c'est le genre de heavy qui me gonfle, c'est boursoufflé au possible, total kitch Teuton, tellement qu'à la fin c'est du 666 degré et tu adhères, c'était tellement gros, mon dieu, que les jeunes filles se sont recouvert les yeux et ont eu les joues toutes rouges de confusion tellement que c'était énorme.

heavy hero






SAVIOURS

Thrash or be thrash ? That is the question...

Pas dans le cas des californiens qui auront usés jusqu'à la couenne de ce bon vieux thrash de la bay où il naquit. Sur scène c'est une chape de plomb qui s'abat, les gonzes ont une posture immobile, les pieds bien ancrés sur le sol, une posture d'attaque quoi, et ils congestionnent sans débander des métaux lourds avec une froideur qui fait figure de respect dans l'assistance, laquelle aura son compte et des oreilles en lambeaux par la suite, en repartant toute rayonnante le cerveau au fond des baskets. Ce sont des malades !!!






DECAPITED

aaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaah. SLING ! DECAPITED....


« Notre plus grande gloire n'est point de tomber, mais de savoir nous relever chaque fois que nous tombons. » Confucius

Voici un groupe que je voulais voir absolument, et je dois avouer que le groupe propulse de quoi se fracturer la nuque. Maousse costaud les gars de l'est, avec une sacré technique de pointe au niveau de leur zique, sans chichi, pro jusqu'au bout, le set est régulier, tu as la sensation que tout le long ils aiguisent la guillotine et qu'à la fin ta nuque ne tient qu'à un fil. Ces gars sont des pervers, Decapited c'est des pervers tout de go....




UDO

Le passe partout de la Mannschaft est dans la place avec son street posee diabolique, et diable que tout cela ne nous rajeunis pas du tout, du tout. Bon, et bien le set fût pépère, pas palpitant c'est clair, je dois avouer que je n'ai pas suivit la carrière d'Udo, du coup je ne connais pas ses chansons, juste ceux de la fin puisque c'était des titres d'Accept et que cela me disait bien quelque chose.






BEHEMOTH

BRRRRRRRRRRRR !!!

Du black metal au Hellfest, mais vous n'êtes pas fou, vous allez faire fuir les bécasses et attirer les corbeaux avec tout ce ramdam des ténèbres. Mais il faut avouer qu'une fois sur scène c'est tout de même bien fendart à voir toute cette comedia del arte. Le groupe déploiera une intensité de moissonneuse-batteuse ou rouleau compresseur c'est comme vous voulez. Le soleil était à son zénith et contrastait avec le crépuscule languissant du groupe, Behemoth fût l'éclipse solaire du hellfest.




SAXON

Tiens un autre vieux de la vieille, putain on se croirait en 14/18 cette année, ils ont ressorti le musée des horreurs, les momies et tout le bataclan...

Ahhh Saxon, un groupe que j'ai aussi beaucoup écouté étant jeune et puceau. Vous comprenez alors que j'ai eu une pointe de nostalgie, encore une, oui, on a beau rigolé, à la fin on verserait presque une larme.



Leur set fût par contre mou du cul, mais alors très mou, ça n'a pas décollé d'un iota du début jusqu'à la fin. Malgré des anciens titres qui bien entendu ont disposés de tout le potentiel mythique pour faire secouer les festivaliers, mon bilan reste plus que mitigé sur la prestation des anglo-saxon. Reste le chant de Biff et des riffs de légende qui demeurent pour les siècles et les siècles au panthéon du Heavy.

Ce qui n'a rien arrangé c'est qu'on avait un gars juste devant nous avec des tattoos de fachos, j'ai retenu mon pote qui ressemblait à ce moment là à un bulldog à côté de moi, car un redskin si tu le laisses faire, le faf il te le rentre entier dans une boite à tic-tac, si, si, il fait comme le croque mort pour rentrer les cadavres dans le cercueil, il leur pète les os.






STONE SOUR

On m'en avait dis le plus grand bien, mais le gars était à moitié saoul, donc j'ai voulu vérifier par moi à jeun comme d'hab.

Il faut reconnaître que Corey Taylor possède une superbe voix, et qui fonctionne à merveille avec ce rock à plume que les filles et les garçons sentimentaux aiment bien s'écouter en boucle quand il pleut dehors. Ici, en plein air avec le soleil qui crame le front dégarnit, c'est tout aussi efficace, détendu du gland, musique émotionnelle, sensitive, un truc de chochotte, et qui coupe un peu avec la turgescence du rock stoner, du doom planant, du heavy à papa de ce dimanche. Un set un rien putassier par moment, mais bon, comme on dit, faut bien bouffer et vendre son rouleau de papier cul, après tu as le choix : Soit pour te branler, soit pour pleurer.






EX DEO

Rapidement passé au set des ritals de Ex Deo, j'ai constaté que leur musique épique possèdait l'impact des spartiates, la gloire sanguinaire des romains et la fiole à connerie des druides de Bretagne. C'est rigolo un temps, jusqu'à ce que tu t'aperçoives que les gonzes sont sérieux avec leur death metal martial et leur accoutrement antique : Avé l'accent !!!






SUFFOCATION

Je sais pas t'as pété ou quoi ? Ouaip et ben ça pue, c'est la SUFFOCATION.

HOUUUUUUUUUUUUUUUUUU!!! Oui ce death là j'adhère pas, ça vient du chant, comprends pas, désolé, je ne suis pas resté. Joker !






EXODUS

Mes amis il y a eu de la torgnole, de la mornifle, c'était la crème de la crème, le pit était en ébullition, c'était le must, se sont les meilleurs du monde, les dieux du fest : EXODUS forever !!! Arggggggggggggggggggggggggggggggg !!!!

RIFF

Le père Marley peut fermer sa gueule une bonne fois pour toute avec son :

« Exodus, all right! Movement of Jah people! »

Rob Dukes est un chanteur avec un charisme impressionnant, c'est le souffle cardiaque d'un thrash baignant dans les eaux sanguinaires de la bay area avec une pêche d'enfer, et une brutalité conséquente.

Le set fût gigantesque, tonitruant de hargne et d'incandescence. Grandiose.

GARY HOLT



Gary Holt est un dieu, ce mec est la quintessence du thrash métal, fun, vif comme ces riffs, je n'en dirais jamais assez de bien.

Thrash metal old school : Exodus a remué les fourches caudines de maitre cornu avec autant d'aplomb et de fun qu'un chirurgien qui transplante le cœur d'un mammouth dans le corps d'un nourrisson : Bounded by blood interprété en entier, on en avait les bras levés au ciel constamment.




MOTORHEAD

Lemmy : “We are Motörhead, and we play rockin' fuckin' roll.”

Moi : Ouaie il y a trente ans peut être, mais plus maintenant papy.




SLAYER

La foudre a parlé, et elle a dit : Si ce soir j'ai pas envie d'fermer ma gueule, si ce soir j'ai envie d'me casser la voix. Non, elle a pas dit cela, elle a dit d'une voix gutturale : SHOW NO MERCY.

J'ai les chocottes cocottes

Ils sont quatre à investir la scène et la renommée du groupe n'est plus à faire ni à démontrer. Tom Araya reste assez statique, normal, il va pas sauter comme le kangourou O'Keeffe après tous les problèmes lombaires qu'il vient de subir, Hanneman et Kerry King affutent des riffs hyper violent et répondent au coup de Lombardo par des solos aiguisés à la pierre à faux.

Pourtant j'ai entendu que Slayer était fini, foutu, et leur dernier album passable, limite à la benne à ordure. Mais j'ai peut être pas bien entendu !

Papapapapapa, on crache dans la soupe, on ne sait plus foutre un pied devant l'autre sans chier une bouse hein les gars ? Vraiment il fallait être sourd pour ne pas entendre la fournaise de vulcain taper sur l'enclume du désir.

La nuit est tombée en même temps que la terre a tremblé, le combo est venu un paquet de fois déjà au Hellfest, mais il a toujours autant d'aura. Slayer reste encore, après un énième super album, la pierre philosophale & fun du thrash ultime.






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KISS

Trente ans d'attente, calé au troisième rang, face à la scène, nous sommes les rois du monde mon pote et moi.



Il y a une nana de 18 piges devant nous qui nous explique en nous vouvoyant qu'elle ne connait pas trop Kiss et qu'elle est juste venue pour voir ce rock hors d'age. Je calcule vite fait et puis BING, c'est clair gamine je pourrais très bien être ton père alors appelle moi Dark Vador, puis tiens toi bien car je ne réponds plus de rien quand ils vont apparaitre.



La magie opère vite, ils arrivent backstage, je sens un afflux disproportionnel d'émotivité qui m'arrive, et d'un coup ils sont là, enfin, devant nous, j'exulte, c'est KISS !!!


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Même si leur dernier album me racle la gorge, je suis aux anges. A chaque titre je ne peux pas m'empêcher de regarder mon pote, c'est normal on a grandit avec eux, leur musique et les posters de ces gars dans nos piaules, tout le rêve américain est présent face à nous, c'est le show que l'on attendait, le truc dément, géant, kitch, et tellement rock'n'roll.



Même quand Tommy Thayer, le soliste fait semblant de tirer sur la rampe de spot et qu'il y en a un qui tombe sur la scène, quand tu es devant c'est super comique car le faux spot est en carton, si il y avait eu un peu de vent je crois que le truc se serait mis à planer.




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Mais, vois tu jeune scarabée, malgré tout le trafic financier de Kiss, tu ne peux pas une fois qu'il y a la musique ne pas vibrer à ce big rock. Et en matière d’entourloupe de business Kiss ne sont pas les derniers car côté merch, tous les stand ont dû retirer les produits KISS le dimanche, et devant il était interdit de prendre des photos et de filmer. Mis à part mon voisin qui a pu filmer comme un salaud pratiquement tout le set. Le public était composé, à côté de nous du moins, dans les environs de la cinquantaine sonnante et trébuchante, il y avait même un proviseur des collèges juste à côté de moi, qui a même chopé un médiator, si c'est pas malheureux ça hein les jeunes ?



Vous comprendrez alors de surcroit, qu'il n'y a pas eu de circle pit, ni de braveheart, et non.


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Kiss c'était monumental, imposant, ils ont même réussit à faire émerger le petit garçon que je fût jadis, beaucoup de truc te remonte alors, c'est peut être cela la magie de ce groupe aussi, quelque chose d'intemporel.

FLASHBACK :




KISS

Nous sommes en aout 1983, dans un village du sud, on est quatre gamins rangés des playmobils dans le grenier de ma grand-mère, la température ambiante sous les combles doit avoisiner les 40°.



On est maquillés comme kiss, nos guitares (flying/ Gibson SG) et basse (hache de Gene Simmons) sont en carton, la batterie est en carton et tambour de machine à laver récupéré à la casse. On joue en playback avec un radiocassette qui crache son volume à en perte l'âme et uniquement du heavy métal. On a accroché des fanions en plastique à la charpente et on y a mis le feu, le plastique fond en filet c'est le côté pyrotechnie, pour la fumée, un de nous balaie énergiquement le sol puis rejoint son poste, pendant que la poussière se soulève. Le groupe s'appelle RAVAGE. Il ne fera qu'un unique concert, car le vieux voisin d'à côté à eu la mauvaise idée de descendre les escaliers au moment où l'on reprenait la scène après une brève interruption pour reprendre de l'air frais. Il fût surpris du boucan, tomba, puis mourut.

kiss simmons




Juin 2010 :




Paul est toujours aussi prétentieux et Gene toujours aussi imposant, mais si les deux règnent encore sur leur piédestal, on sent qu'ils passent tout de même les clefs du camion. Tommy et Eric ont chanté chacun une chanson et prennent possession de leur espace, et en amont, ils avaient participé activement à l'élaboration du dernier album.

Pour mon pote, le concert lui a fait le même effet que quand gosse il allait ouvrir un cadeau d'anniversaire, où de Noël.

Donc ce fût le big show :

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Non le Big Show de KISS :



GENE



DANCING QUEEN

Tous les soirs c'était disco bestiau sous le chapiteau du Metal Corner, et les hardos se terminaient là, la sono balançait les hits heavy métal, c'était un truc totalement dingue, ça criait, ça levait les bras aux cieux, ça baisait, ça vomissait, c'était du pornawak complet et délirant (double sens le mot, il compte double donc ). Il faut vous dire, que ces gens là on ne boit pas, non monsieur, on se torche.

NEMI DJ



VILLAGE PEOPLE

J'ai vu :

Gwardeath en zombie le vendredi et qui remet cela le dimanche tout en arrivant avec la même démarche que Vince MC Mahon le promoteur de catch, Gwardeath qui accompagne un mec avec le nez qui pisse du sang de la terrorizer tent, Gwardeath qui pogote pendant le set de Jello, il fut omniprésent cette année ce gars là, quoi !



GWARDEATH

Croiser le chanteur de DEAD POP CLUB, Olivier, je suis allé vers lui pour me présenter puis lui poser trois/quatre questions sur leur nouvel album, et leur tournée prochaine...Sympathique, mais il m'a semblé un brin perdu dans cette foire du trône méphistophélique.

Le chanteur de Dagoba en train de prendre la pose pour des photos souvenirs, ouaip un peu comme la relève de la garde en Angleterre.

L'élu républicain Patrick Roy et sa veste pourpre, qui parcourrait le site en campagne électorale tout en se faisant démonter les épaules par les tapes franches de gars hilares faisant trois fois son poids.



Je voudrais par ailleurs, souligner l'altruisme dont a fait preuve les hellfesteurs, car malgré des propos d'une véhémence sourde de la part de Madame Boutin, je peux certifier la main sur le cœur, que je n'avais jamais assister à une telle ferveur fraternelle et à un tel témoignage d'absolution et d'amour, car si je n'ai pas entendu au moins deux cent fois : « Christine Boutin on t'encule » tout au long du festival comme gage d'affection alors j'ai eu l’ouïe qui a dérapé sévère.

Je ne sais pas si cette femme se rend compte du désir charnel qu'elle a pu inoculer à tous ses jeunes mâles qui pour l’occasion avaient revêti tout leurs plus beaux apparats, moulés dans du cuir étroit qui de toute évidence ne laisser aucune ambiguïté sur la teneur des propos qu'ils venaient d'adresser à Madame Boutin. Car à constater la proéminence en dessous du pubis, il m'apparait évident que cette dame s'est avorté d'un moment d'une subtilité sans borne dans le labourage de son anus catholique.

c'est pour de faux christine






Ma conclusion, et bien je vous avance sous le nez mon introduction de l'an dernier :

«  Je suis allé au Hellfest cette année, comme on va à une thérapie, et je me suis éclaté, pas par terre, mais dans la tête. Ce fût tellement fulgurant que depuis je ne rêve que de voir Kiss en concert. »

Un devin, oui c'est peut être vrai maintenant que vous m'en faites la remarque.

J'ai écrit cela l'année dernière. Alors fiez vous à moi ! A mon côté obscur, car je suis comme Dark Vador, j'erre dans les ténèbres avec ma couillardise.

dark vador



Pour le prochain, par contre, j'ai une petite faveur à vous demander à tous :




Putainnnnnnnnnnn mais arrêter de jeter des gousses d’ail dès que vous apercevez des gothiques, puisque on se tue à vous expliquer que cela ne leur fait strictement rien à la fin !!! C'est pénible, ça fait fuir les anglaises.


BD cool du Hellfest :


PHOTOS :

ciao !

jeudi, août 27 2009

La procession des corbeaux


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REPORT DU HELLFEST 2009


Constatant qu'on n'est pas au bout de notre peine en matière d'immondice musicale, on doit selon la grande tradition annuelle, se taper le raout de la fête de la musique donnant ainsi le la bémol du passage estival vers les festoches, dont chaque ville de France dispose désormais du sien. A 8km de chez oim (pour parler le jneus branché), Castres, ville aride en concert de rock, a établit sur 3 soirs un programme subtilement à chier dont les principaux protagonistes sont au rock ce que serait la langue de beauf vinaigrette à un libanais comme plat principal. Castres donc, qui possède la même ferveur un samedi soir qu'un souper hebdomadaire d'agriculteur au bord de la Durenque, le cul calé devant le clapotis d'une soupe verdâtre entre la résonance volubile des mouches à merde et les pets du patriarche qui en cadence le repas. Voilà, nous y sommes, las, entre nous, au beau milieu d'un rien que le vide intersidéral ne parvient pas à réveiller la moindre couille de révolte.

Depuis le Voodoo lounge tour en 94 où je me suis ennuyé à Montpellier sous une canicule de plomb à constater que les Stones ne valaient pas pet de nonne, j'ai une crise d'urticaire rien qu'à entendre qu'il y a 20 milles gus pour assister à un show. J'ai donc énormément de mal avec les festivals, car ce gigantisme entasse la plupart du temps les gens comme un troupeau de bétail pour l'abattoir de la consommation culturelle de masse. Puis selon que vous êtes placé, soit vous avez les oreilles en sang car les enceintes doivent produire autant si ce n'est plus de décibels qu'une usine de textile chinois en pleine expansion. Soit c'est Kevin où Kimberley qui grimpe constamment sur votre dos afin de passer par dessus les têtes et rejoindre les bords de scène afin de revenir à la même place (c'est à dire derrière vous) pour recommencer leur petit manège créant aussi une contagion épidermique d'une lourdeur incommensurable. Et je ne vous parle même pas des camions d'éboueurs et de leur muzak qui décharge des Kilos de ferraille électronique comme si 20 milles gus se mettaient à taper sur des barriques de vingt litres.

Car si la plupart de l'année on assiste à des concerts dans des bars, salles à l'affluence limitée, quand d'un coup d'un seul on arrive comme médusé devant un truc de plusieurs hectares, on a la sensation d'être un gros plouc débarquant chez Mickey Mouse, avec les yeux d'un puceau devant une nymphe hyper chaude à oilp, et de l'excitation plein les neurones avec les pilosités qui s'ébouriffent sur tout le corps.


107qe4l.gif Je suis allé au Hellfest cette année, comme on va à une thérapie, et je me suis éclaté, pas par terre, mais dans la tête. Ce fût tellement fulgurant que depuis je ne rêve que de voir Kiss en concert.




« Il y avait moi, c'est à dire Alex et mes trois droogies, c'est à dire Pete, Georgie et Dim. Nous étions installés au Korova Milk Bar à nous creuser le rassoudok pour savoir où passer la soirée. Au Korova on sert du Lait plus, lait plus Vellocet ou Synthemesc ou Drencrom. Nous, on en était au Drencrom, ça vous affute l'esprit et ça vous met en train pour une bonne petite fête d'ultra violence »


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Le Hellfest c'est trois jours de crossover métal, d'ablution active pour des freaks qui se réunissent avec la perversion d'appartenir à une grande communauté d'indésirable. Diaspora tant décriée pour sa diversité aux mœurs « théâtrales », le festival se fait fort d'accentuer cette singularité évènementielle avec la consécration par son public séduit et conquis à sa dépendance.

Arrivé dans une virginité de funambule peu avant l'heure où le soleil est à son zénith, je remonte le courant ininterrompu de hellfesters/euses qui ont les bras chargés de rafraîchissements à base de houblon doré. Arrivé aux portes de l'hyper de Monsieur Édouard Leclerc, je me dis que le directeur de cet antre de l'american way of life, doit être très reconnaissant des nombreux achats de ses ouailles méphistophéliques.

Pour l'anecdote, je me suis acheté un calepin pour colporter les infos exclusives dont vous êtes en train d'en lire le rapport, par vos yeux ébahis de vivre ( où de revivre) la fresque de mon week-end au milieu de cette Amoco Cadiz (première marée noire sur les côtes bretonne en mars 1978 ) de métalleux. J'ai ainsi pu à loisir entendre dans ce commerce de surabondance, deux cent gars ornés de t-shirt de métal bramer ensemble pendant quelques minutes des : Wharrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrg ! De ferveur enthousiaste, devant une assemblée de mère de famille et de bambin hilares de cette embardée vocale, qui leur métamorphosaient le quotidien l'espace d'un week-end en acier trempé.


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Mon pass en poche, je rentre dans le cœur du domaine du malin pour trois jours d'effluves soniques et de bonheur nostalgique. Je n'ai pas aperçu la moindre couille d'un anti-hellfest, pourtant il y eu une vaste polémique sur le net.

Le camping est déjà saturé le vendredi à 11h00, ma décision sera immédiate, un repli stratégique auprès de la voiture avec comme horizon une nimbée de toiles de tentes dé-pliables en quelques secondes. Le domaine du Hellfest est vaste, sa conception est élaborée de manière a ce que chacun s'y retrouve, permettant à d'amples couloirs de circulation de drainer un flux de festivaliers conséquent vers les différentes scènes, qui sont au nombre de quatre. Deux grandes scènes se jouxtant nommé « Mainstage » avec les têtes d'affiche et tout le gratin du métal de stadiste. Puis deux scènes sous chapiteau avec la « Terrorizer Tente » d'une taille plus petite que la RockHard Tent.

Si vous tenez à avoir des chiffres c'est 60000 personnes en 3 jours avec un pic le samedi sold out, un très bon festival en terme de fréquentations donc. J'ai trouvé que l'organisation était vraiment très bien conçue, bien sûr vous trouverez toujours des mécontents et pour n'importe quoi, il serait irréel de satisfaire la moindre exigence de 60000 personnes cela va de soi. Ce n'est pas non plus un hangar à bestiaux, loin de là, l'évènement est réaliste et fonctionnel, cartésien dans sa mise en œuvre. Pourtant je ne suis pas un féru de ce genre de manifestation, mais j'avoue que cela m'a procuré un bien fou de voir autant de personnes comblées de participer à un événement unique (dois je le rappeler sans cesse ? ) en France.

Le premier groupe que j'entends en arrivant c'est Girlschool, groupe Anglais formé en 1975.


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Le girlband le plus bandant des 80's, qui a tourné avec Motorhead, Saxon, Deep Purple, etc... Leur musique est simple car née pendant la lame de fond du punk anglais pour laquelle le combo y puise l'adrénaline, l'agressivité dans des riff gorgés de heavy et de hard rock. « Screaming Blue Murder » est le premier album que j'ai entendu d'eux, nous sommes en 1982, et des nanas qui pratiquent ce genre de muzak se compte sur les doigts d'une main, maximum respect pour ces femmes.

Surtout qu'après j'avais pu me procurer leur deux albums antérieur « Demolition » et « Hit and Run » de 1980 et 81 et qui furent leur meilleur album. Donc aucun préjugé mais surtout une profonde estime à les voir, en fait je me suis simplement dît qu'il suffisait d'écouter. Mais voilà, après un départ en queue de poisson avec une guitare malentendante, ce que j'entends par la suite ne sera que juste sympatoche et n'ira pas plus loin. C'était pas un super concert, c'était pas non plus mauvais, c'était juste cool de les voir et de les entendre car elles le valent bien.




God Forbid par contre m'a séduit avec son metalcore sombre et puissant qui conjugue habilement la pugnacité et la technique musicale des années 80 avec un chant emprunté au Hardcore et au Death. Un bon crossover qui donne le ton de cette nouvelle Amérique : Force, émotion, puissance. Bon set de leur part avec un chanteur Byron Davis équivalent à un metalObamacore ou pour afficher une image de l'ovalie méridionale à un Mathieu Bastareaud pour sa puissance et cette capacité de percussion.

La faune du hellfest est pour un bon nombre de concitoyens hexagonaux conçue de gens asociaux qui veulent détruire la société. Pourtant à les voir faire, ils agissent comme les autres. Ils patientent silencieusement en rang d'oignon pour s'acheter des tickets conso et ne semblent pour le moins du monde s'écarter des schémas classiques du couple traditionnel, où se rebellent d'une quelconque manière contre la sécurité, même si leur accoutrement pour la plupart dénote du cadre commercial de base il faut bien l'avouer. L'habit ne fait pas le moine, et le moine devrait plutôt se magner le fion à fabriquer de la bière plutôt que des prières car le peuple à soif et il fera très chaud tout au long des trois jours, avec des nuits contraires où le thermostat a chuté avec autant d'aplomb qu'un gars qui se jette d'un pont.

Que dire des Nasville Pussy si ce n'est que le public s'est fait gobé les mirettes avec les nibards sensationnel de la guitariste et de la bassiste, mais aussi tout de même avec la crasse rock'n'roll de leur muzak sauvage. Ils feront un set de bravoure rock'n'rollienne comme ils en ont l'habitude, toujours le rouge au sang et la ferveur croustillante afin de stimuler toutes les embardés que leur rock'n'roll sonique requiert. Le dernier album en date se nomme « From hell to Texas » et à tendance à lorgner du côté du south profond avec du blues à la place du punk, autant craspec qu'avant mais moins dans l'énergie du punk rock.



Il y a un aspect loufoque dans le métal, hypertrophié en grande déconne que la plupart n'ont pas oublié, et dans ce dédale de bordel démesuré, on retrouve des altérations vestimentaires qui compilent plus de trente années de métal à eux tout seul, et sans trucage.


HELLFEST MAN

La particularité de ce festival (outre la musique), tient aussi à son public, venant plus nombreux chaque année car cet événement spécifique en son genre dans le pays, tient aujourd'hui la place grandissante d'un lieu culte, et d'une grande fierté, d'ailleurs il y a un très bon esprit et cela se ressent dans des set de haute volée avec une formidable interaction avec le public. Constatation manifeste quand de nombreux groupes ont annoncé avoir produit leur meilleure prestation européenne. Cela paraît puéril de l'écrire mais ce donnant/donnant produit de superbe arc électrique en concert avec une surtension qui ne cesse d' amplifier la dévotion du public pour le Hellfest.



Le rock'n'glam des Backyard Babies fût la bulle d'O2 du vendredi, parce que le groupe est venu tout simplement rappeler que le heavy métal a pris son envol avec l'émancipation du punk rock et du gypsie rock (ancêtre du glam). Une Gibson et une Gretsch pour du sleaze rock plein fer dans le cornet, en fait tout ce qu'il fallait pour enduire les cages à miel de dépravation punk rock, et pour accueillir en fin de soirée la blonde et les brunes du Crüe. Le son est sale et assez pernicieux pour permettre au gang scandinave d'assouvir ses riffs déliquescents vers la perversion : Un pur délice. Mais vous vous dîtes ouaip rien de neuf, certes mais que c'est bon aussi quand c'est usé jusqu'à la couenne et que vas y que je t'envoie du lubrifiant dans les coursives auditives avec des riffs colorés et ses zestes de Sleaze rock qui produit une surdose d'énergie, surtout avec leur lead guitariste Dregen en pleine montée de sève.




Bon, je vais vous faire un aveu maintenant, le principal problème des groupes de doom, de sludge métal s'est d'ancrer leur son, puissance, émotion dans le nœud de leur bouillonnement sonique. Sinon ils deviennent aussi chiant que le post rock, pour ne pas dire soporifique.

Le combo Eyehategood inonde depuis leur début en 1992, une obscurité nihiliste à leur bayou sonique qui en live prend les contours instables d'un volcan en ébullition. Il n'y a donc pas d'ambivalence mais un son sourd, âpre et inépuisable venu du tréfonds Black Sabbathien. Et ses vieux de la vieille ont dû avaler une telle dose d'herbe que les gars sont encore dans les limbes de leur trip, mais ce qu'il faut retenir, c'est que y' a bon Eyehategood !


Comme tous les festivals, tout a été pensé et conçu dans un but lucratif afin de pérenniser le festival, et le métalleux est reconnu pour son dévouement sincère et fétichisme exacerbé, il trouvera son bonheur sous le dôme Extrême Market. J'y retrouve (un degré au dessus du nain c'est) Medhi le chanteur des excellents Tromatized Youth, lequel me file les dernières pépites en dates de son label Hardcoretrooperrecords, en guise de cadeau fraternel je lui refile un breuvage acre et du houblon frais. Je le pensais SxA, il ne l'est point, je retrouverais avec bonheur tout au long du week-end ce lutin du hardcore incompressible avec un excellent état d'esprit et un solide mal de tête le samedi dû ouvertement aux différents breuvages qu'il a ingurgité, pas du tout SxA.

J'étais impatient de voir Voivod.



Ahhhhh 'Tain m'en souvient comme de ma première branlette de ce groupe et surtout de leur album « Rrroooaaarrr » . Du Thrash métal canadien bien anguleux déjà pour l'époque car très technique, qui malheureusement pour lui est peut être arrivé au mauvais moment, pour une carrière en dent de scie dans l'ombre des big four of trash, et ponctué par la poisse du looser. Le concert en lui même était pas mal, même si cela a tourné un tantinet en rond, pas comme sur leur disque. Dommage, je suis mitigé par leur set, je conçois très bien qu'ils n'ont ni des riffs super tranchants, ni une rythmique qui bazarde autant qu'un escadron de B52 comme la plupart des groupes du fest. Disons que c'était plus subtil que d'hab et moins remuant.

J'ai toutefois pris mon pied à voir et entendre ce putain de groupe mythique et je conseille ardemment leur discographie entière. Par contre le bassiste Jason Newsted ( ancien bassiste de Metallica ) était absent, quid du jour





Au milieu de toutes ses nanas, mais par quel sein se vouer ? Surement avec celui de Saint Vitus dont le concert se termina dans une liquidation d'incandescence. Il me manqua juste une portion de LSD sonique pour que mon métabolisme rachidien se télescope avec leur doom stoner gras et bien profond. Quoiqu'il en soit je fûts ramener in-extrémiste à la raison, vers un rivage psychotrope avec des buvards d'acide de riffs comme la construction des morceaux de ce Saint groupe la conçoit: En s'enroulant autour de sa substance sonore jusqu'à son asphyxie. Le combo survit depuis les seventies avec une musique oppressive, tantrique et cette fracture musicale fait bien la nique à tous les hippies shake motherfucker du Jefferson Airplane qui se sont réveillés un matin de grisous, au pied de la musique disco la mine déconfite.


Dans le coin réservé à la presse et aux groupes, J'ai profité des quelques heures promotionnelles d'une décoction allemande d'alcool à 35 degrés à base exclusivement de plantes pour en faire profiter une joyeuse troupe de trasher portugais à l'extérieur de la zone VIP du fest, dont les aromates marocain embaumaient leur cigarette et leur regard d'une ivresse rendu incandescente quand se fût le tour du groupe de heavy métal :

W.A.S.P


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Yessssssssssssss Mister Blackie Lawless, 'tain incroyable de voir ce gars en chair et en os. Rappel des faits, on s'immerge dans le passé : J'ai l'age de la déraison, je suis encore puceau et dans ma tête il n'y a que le sourire et les formes venimeuses des filles. Le gang de Los Angeles arrive à point nommé avec une chanson édifiante pour moi : Animal fuck like a beast ! Frais, spontané, j'en ferais ma maxime pendant de nombreuses années...


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Ah Blackie, qui remplaça Thunders 2 fois avec les Dolls en 75, puis qui s'élança avec son premier groupe appelé Sister en 76 avec un certain Nikki Six, il y a comme un fil conducteur à ce vendredi qui s'électrocutera avec un fantastique set de WASP dans mon revival interne. Sa voix n'a rien perdu de son grain singulier, le gars a vieilli, forcément, mais il est incomparable.

Il est arrivé sans sa combinaison ornée de lames de scie circulaire et de sa fameuse coquille surmontée du même type d'appendice, il n'y a plus de barbaque, ni de sang a envoyé dans la fosse, le show est au minima, le groupe, lui débite son trip sanglant et licencieux avec des riffs heavy/glam. Plein de feeling, avec une forte amplitude de mid tempo avec alternance d'accélération du rythme ce qui n'a fait que produire des titres renversants et canoniques tel que « LOVE Machine », « Wild Child », « Blind In Texas » (énormissime ).

Puis un final majestueux avec « I wanna be someboby » je suis dedans à 350 %, il y avait même le groupe Down à côté qui s'irrita de la longueur du concert de WASP et commença son set, mais j'ai même pas entendu le bourdonnement de Phil Anselmo dans les enceintes. WASP est un très grand groupe, avec de très bon albums, mis de côté par la force des choses nouvelles, mais qui a prouvé sans ambages l'efficacité prégnante de leur heavy métal inusable jusqu'à la dernière goutte de sang.





M'a fallu un temps d'inadaptation frénétique pour redescendre, en fait le temps du set de Down, qui est passé comme un voile, je n'en ai rien retenu de particulier si ce n'est que j'avais l'ancien chanteur de Pantera (groupe que j'apprécie fortement) et qui défouraillait sauvagement devant moi un set tendu et efficace.

Puis voilà que voulez vous, Anthrax est arrivé et j'avais retrouvé l'usage de mes cinq sens, prêt pour le grand saut dans le trash metal 80's avec « indians », « I am the law », « Got the time », « caught in the mosh », « madhouse ». Le groupe est impartial tel un juge du trash!!!!On est en France, alors forcément « antisocial » sera la cover du soir, ce qui ajoutera une notable sympathie dans la fosse avec un gros refrain repris en chœur. Pareil qu'avec les précédents, j'hallucine en voyant Scott Ian devant ma pogne, arnachant des riffs de mammouth avec hargne et un crossover de fun au bout du manche, tout simplement la classe.


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Derrière il y a Benante qui réchauffe l'atmosphère de ses coups de butoir dans des rythmes exaltants, puis en face de moi, Bello qui azimute sa basse. Whaouuuu super set, efficace, rentre dedans, leur nouveau chanteur, quoique un peu jeune, ne démérite pas, faut dire que derrière il y a du lourd qui son passé dans ce combo: Le très regretté Belladonna puis le parfait John Bush, ce que finalement Dan Nelson symbolise d'une certaine façon avec sa voix. Mais peu de temps après, l'info est arrivé comme une poignée de gravier dans les yeux : Dan Nelson n