WALLABIRZINE

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mardi, novembre 13 2018

Crooked Rain & Last Splash On Earth


modernité oldschool

Le modernisme du WBZ n'étant plus à prouver, il permet d'aller cueillir au plus près de l'action !

A proximité de Castres, un peu à l'écart des villages alentours, les Cabrols est une ancienne ferme appartenant à la même famille depuis plus d'un siècle. Aujourd'hui c'est une tanière roots où cohabite des personnes ayant fait le choix de réguler leur vie au diapason de la nature. L’équipée sauvage du WallaBirZine s'est retrouvée dans ce lieu pour la célébration d'une date co-organisée avec La Lune Derrière Les Granges.

Le WallaBirZine section vidéo c'est désormais Bir, Junk cacahuète & jus d’orange, puis le petit dernier Vincent bandana Gym Tonic.


Cette délocalisation était une première pour beaucoup dans le coin.

C'est une façon d'arborer la culture punk rock ailleurs que dans son intraveineuse liée au macadam. L'approche est différente parce que le lieu est différent. Il faut sortir de la ville, faire cette démarche, changer ses habitudes. C'est voir d'autres personnes, vivre quelque chose de connu mais autrement, puisque devenu différent, de par l'appréhension d'un jugement hâtif antérieur, et finalement si proche d'un ressenti commun quand on est traversé par vivre au même moment quelque chose d'intense et de similaire.

Le renforcement communautaire isole toujours un peu plus à s’asseoir dans sa zone de confort. Tant il est criant de vérité que s'entourer uniquement avec des personnes partageant la même philosophie de vie, des goûts similaires, conforte vers ce sentiment de protection, de reconnaissance.

Je trouve la démarche vraiment cool, parce que déjà la cambrousse repose de tout et dispense des sensations qui n'ont rien à voir avec les tics nerveux citadins. Cela pousse les gens à adopter une nouvelle démarche, pique la curiosité, aiguise les sens, cette nouveauté peut se concevoir aussi comme un besoin de renouer avec un agencement universel.


« L'humanité est une suite discontinue d'hommes libres qu'isole irrémédiablement leur subjectivité. » Simone de Beauvoir


Les Cabrols – écovivial c'est une démarche agroécologique en une interaction écologique entre agriculture, agronomie, social et culturel. Les résidents ont recrée ce lieu avec l'intention légitime de partager, d’échanger, d'harmoniser. L'aménagement d'une grange en salle culturelle est symptomatique de cet état d'esprit, et la coopération avec La Lune Derrière Les Granges fait valoir des valeurs communes de manière indubitable. A noter aussi la présence d'une délégation du crew de L'Xtremefest.

Pendant que les groupes se restauraient dans la cuisine d'antan, il était évident d'obtenir un éclairage sur cette initiative et les gens des Cabrols.





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Suite à l'annulation du groupe Not Scientist, c'est LA PYRALE au pied-levée qui a débuté la soirée.

La Pyrale du buis est une espèce de lépidoptères originaire d'Extrême-Orient devenu invasive depuis les années 2000 en Europe. C'est aussi un duo qui vient de sortir un E.P éponyme 6 titres. Sur la page bandcamp du label Ascèse Records j'avais trouvé leur musique un peu maniérée, alors qu'en live je suis agréablement surpris de voir émerger et prédominer des éléments post-rock et de rock anguleux avec une ampleur déterminante. Il y avait aussi beaucoup d'extases autour de ces sensations vaporeuses entendues par cette musique charnue et même sensuelle. Une boite à rythme, des éléments de musiques électroniques et deux guitaristes. Le décor paraît sommaire, pourtant La Pyrale impose sa liberté de ton. Il en émane des atmosphères éparses, granuleuses, permettant d'apporter contraste et tension, là où se joue l'attraction, l'hypnose, et vers cet état de symbiose ambiant capable de révéler la beauté des forces naturelles.





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Déclamer de la poésie misanthropique sur des mélo-beats synthétiques bouillonnantes c'est avoir le sang froid aussi chaud qu'une verge en érection devant une femme en chaleur.

Dans la pièce à vivre de la turne des Cabrols trois barbus me font face, c'est Michel Thor (chant/guitare), Balkany Kordy (machine) et Louis De Funeste (machine) du groupe HYSTERIE. Rencontre conviviale au plus près de l'os musical d'un trio bouffé par le ver luisant de la cold indus.



Dans la grange le froid de la nuit s'est emparé de nous glacer les os, de plus c'est avec HYSTERIE que nous devons nous réchauffer.

Convoquant le spectre vipérin d'Alan Vega de Suicide et son minimalisme, la face grège du béton brut du «  seul contre tous » de Gaspar Noé, la sinueuse musicalité électro danse sous le cloître lunaire et fait vibrer les corps par des remous vibratoires répétitifs. Bestialité rythmique robotique, séquence orgiaque de bouffée de chaleur expiatoire, la chair musicale d'Hystérie résonne dans la glaciation cold indus tout autant que dans la pétulante électrowave. Des riffs de guitares sinueux et ambiant transfigurent l'ensemble. Le chant hurlé déclame, il scande dans le froid sépulcral de la grange en un cri primal, vomissant les boyaux irascibles de l’indicible.

Le public danse sur les cendres chaudes du nihilisme d'Hystérie comme Adjani dans possession le film d'Andrzej Żuławski : Tecktonic des plaques soniques.


Tecktonic

Le groupe questionne en posant sa violence cathartique. Est ce que Michel Thor est un agitateur véritable ou un personnage habité dans sa vérité ? Cette question est venue se percuter sans que j'en résolve un semblant de réponse.

Je me suis demandé si l'équation artistique de ce groupe au départ de leur existence était : sang froid électro + rap = slam-froid hystérique ?



Je pense que le proto-punk a dû jouer de courant alternatif dans son rôle de dynamo. Dans sa veine évolutive il est certain que la noirceur psychotique est devenu une transe corrosive, et qu'elle s'est engouffrée dans la brèche pour une constellation de torsion sonique et de souffre épileptique. Souvent affilié à Metal Urbain et au Béru pour la cassure musicale du premier et la protestation du second, je trouve davantage de consanguinité musicale avec le nihilisme du groupe Programme, formé en 1997 composé d'Arnaud Michniak (ex-Diabologum) (textes, musiques) et de Damien Bétous (musiques, programmations). Ainsi qu'avec le rap de Nonstop de Fredo Roman en spoken words sur des textes surréalistes et haineux et des instrumentations hip-hop agressives et bruitistes. Dont le dernier album date de 2009 et s'intitulait « J'ai Rien Compris Mais Je Suis D'Accord ».

Le dernier titre joué s'est détaché du reste de leur set en étant davantage rock dans sa composition, avec un Pink Floyd époque Syd Barret, des riffs doom en son clair, un Public Image Ltd au psychédélisme électronique catatonique.

Il n'y a pas de frénésie synthpunk chez Hystérie, il y a une violence sourde et froide, un appel névrotique à expurger le fiel et à faire trémousser les particules élémentaires.



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Connaissez-vous l'histoire d'amour entre une tronçonneuse et une plume ?

Un entretien capiteux était indispensable pour en comprendre la nature, parce que BITPART façonne une noise pop mélodique avec une musique inique ayant la banane du Velvet, le rabot à fer de Sonic Youth,  la désinvolte sophistication douceâtre de Yo La Tengo.



BITPART (2010) est un trio né des cendres de Fat Beavers (début 2009) dont le nom est une référence à la chanson des Lemonheads..

« I want a bit part in your life ; Rehearsing all the time »

« Je veux un peu de ta vie ; Répéter tout le temps »

Guitare Fender mustang, chemise à carreau, converse colorée, c'est parti pour un set rocailleux Sebadoh/Pavement sound et de douceur sucrée dans un mood à la Deerhoof. Bien cool évidement, un truc 90's, absolument pas lisse, il faut saigner de l'oreille pour ressentir le sucre mélodique, et il y en a.


« Une vie humaine paraît presque toujours incomplète. Elle est comme un fragment isolé dans un long message dont elle ne nous livre qu'une faible partie, souvent indéchiffrable. » Julien Green


La mélodie sonique de Bitpart est similaire, elle paraît incomplète, isolée, indéchiffrable, et pourtant quand elle se découvre tout devient clair. Le groupe préfère l'authenticité, la spontanéité...Tout en optant pour une recherche pondérée tant mélodique que rythmique. C'est à la fois un rock lo-fi tendu et dissonant comme Pavement/Lemonheads, et des structures mélodiques ouatées comme The Breeders. C'est une musique âpre, raboteuse, hirsute, et à la fois avec toujours l'insouciance d'une révolte permanente.

Le groupe a une discographie qui en suit la liberté, et a réalisé pas mal de collaboration avec des split E.P ( Joyride, Ghost Trap, Blanche Beach ) en fonction des opportunités et des affinités. Je vous conseille d'aller visionner la chaîne youtube de Bitpart très bien fournie avec des séquences de leurs tournées, ainsi qu'une série intitulée drawings & noises absolument magnifique.





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MARY BELL c'est une convulsion du rock alternatif dans un mood de Riot Grrl griffé par le Tigre et dans l'agitation permanente du proto-punks des Stooges. Un moyen d'extraire frustration et violence pour tout traduire en art sonique.

Rencontre spontanée dans le décor terrien de la ferme des Cabrols lors de la soirée du 26/10/2018, avec une luminosité assortie à la couleur des fauteuils et un chat qui vomit.



Pendant que les garçons repassent l'ossature rythmique avec douceur, les filles cassent la vaisselle sonique, secoue les cloisons musicales et exaltent en chipie.

Ça couine en furie un chant éraillé, la guitare libère le suc gastrique fuzzien sur des mélodies papier verre, la basse se colle aux courbes pendant que la batterie trépigne à l'ampleur du chant. Il y a de l'espièglerie dans ce retour enfantin au désordre, à manier avec liberté l’innocence et le désenchantement tout à la fois. De cette grogne sauvage de l’existence on a vu le saut éperdu d'un rock riot Grrl, avec son ersatz de venin subliminal et la même dose d'absurdité folle que les Melvins parfois, peut-être par le regard du groupe sur l'aberration du monde ? Parce que Mary Bell est en colère et à trouver le moyen d'extraire la frustration et de la traduire dans son art électrique.



Etant donné son goût pour l'esthétique ésotérique j'ai oublié de mentionner à Mary Bell l'existence du livre « Paris occulte : alchimistes de l'ombre, spirites inspirés, mages sulfureux, traqueurs de fantômes et astrologues visionnaires » de Bertrand Matot.

Rendez-vous compte qu'au milieu du XIXe siècle la fascination pour les sciences occultes prend une ampleur inédite puisque dans les salons de la bonne société on faisait danser les tables pour communiquer avec l'au-delà et les fantômes. Alors que dans notre 21ième siècle ce qui est regrettable c'est que l'on ne fait plus que tourner les serviettes.


La soirée s'est terminée sur cette bourrasque musicale et le froid automnal, cela ne nous a pas fait oublier qu'il faut toujours rester au plus prêt de son excitation enfantine, seule capable d'être toujours émerveillé par le syndrome de Peter Pan.

Merci à l’hospitalité de la ferme Les Cabrols, à l'organisation de La Lune Derrière Les Granges, à tous les groupes, et à toutes les personnes du public pour cette soirée.


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jeudi, août 23 2018

Pointless Teenage Anthem


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REPORT XTREMEFEST 2018 


Longtemps après leur passage bouleversant, les exigences de passion expriment quand elles parlent aussi bien à notre cœur un tumulte si impétueux, que l’homme dans la puissante révélation de son effroi superbe souhaite en garder la trace depuis la nuit des temps. Qu'elle soit dessinée, écrite, chantée, parlée, par un objet, un totem, un fétiche, une amulette, un dieu même, la révélation se devra d’être conservée et perpétuée à la valeur de cette passion divine, universelle.

Pourquoi écrire cela en préambule ? Quant à la fin du dernier concert de l’édition 2018, les festivaliers décrochent les affiches de l’Xtremefest un peu partout sur le site, c’est qu’il s’est passé quelque chose d’unique et de si fort qu’il leur était impossible de n’en conserver une trace, une façon de préserver en eux le choc, et d’en soutenir la flamme avec fierté.


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La meilleure édition de l’Xtremefest s’est déroulée comme un rêve éveillé, c’était rapide, intense et tout simplement parfait. 

Cette année était aussi spéciale pour le WallaBirZine puisque à défaut de vous transcrire mon report, vous avez un suivi vidéo et plusieurs interviews à suivre (incessamment sous peu) sur la chaîne WallaBirZine. Par contre on ne peut pas être partout à la fois, et donc on n'a pas pu assister à tous les concerts.

La Warm-up The Zguen c'était Jeudi.


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Au milieu des ptits fours et du vin d''honneur de Gaillac lors de la cérémonie d'ouverture officielle en présence des Happy few, des instances privées et publiques, le discours des différents intervenants était teinté de cette diplomatie de formulation qui stipule la reconnaissance, et dont l'enrobage de...Hein ? Ah ok, passons à autre chose de plus direct.

Heyyyyyyyyyyy ma couille tu n’sais pas mais l'Xtremefest avait rajouté une journée, ainsi les festivaliers arrivant le jeudi ont pu profiter d'une soirée gratuite avec quatre groupe. Cette soirée étape permettait aussi d'ouvrir la programmation à la population voisine du site, histoire de croiser les effluves, les moods entre festivaliers et autochtones Tarnais, plus précisément du bassin Carmausin.

À coups d'échange de bière et de connerie en tout genre, et pour tout âge, la sauce a été engloutie aussi vite qu'un ciment à prise rapide. Pour cela, en kilt et munit d'un esprit punk, la troupe de percussion HOUBA a joué tambour battant, rappelant tambours du Bronx, Kodō asiatique, batucada brésilienne et banda Gersoise. D'ailleurs entre chaque set, la troupe de rue investissait le lieu pour tambouriner sans temps mort, un peu comme un mec imbibé de weed et de binouze typée maître kanter le fait avec un djembé sur le camping du festival de 3 à 5H00 du mat, mais multiplié par 20. Le public du voisinage était émerveillé par cet étrange ballet de percussions et par des zouaves pounk se contorsionnant devant le bordel. Pour d’autres dix minutes de ce bordel était largement suffisant.

Au camping ? Hey Dude c'est déjà la folie rien que pour le feu de camp.


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Après cela il n'y avait plus que des groupes en THE. Ainsi The Money Makers avec son swing bluesy rockab a pu enduire élégance et venin alors que The Booze Brothers, les cousins irlandais des Blues Brothers très certainement étaient parfait pour faire festoyer le public. Il y a un fan de Marillion (ben ouaie ça existe encore) qui a supputé que le chanteur était professeur d’anglais dans un collège à Villefranche de Rouergue. En fait le chanteur a une origine paternelle Irlandaise, et le reste du groupe apprécie la bière brune, c'est tout con, de plus je ne suis même pas certain qu’il y a un collège dans ce coin de l'Aveyron par ailleurs ?

Qui dit musak celtique, dit cornemuse, pipeau, chant anglais, sous-couvert gaélique et là transformé pour l’occaz en occitan sur un titre. Autant vous dire que bras dessus, bras dessous et bien forcément il y avait de la bière partout. Le dernier et pas des moindres, puisque The Nashville Pussy a graissé son cornet de riffs avec le tesson pillé d'un bourbon heavy Hi energy hautement électrique. Transformé en bar à strip-tease redneck la saveur sonique avait le goût du hard'n'roll et de l'intemporel hard'bluesy d'AC/DC.


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Ruyter Suys, la sauvage guitariste assure toujours un max et Blaine Cartwright ressemble toujours à un routier Portugais pendant le festival country de Réalmont.

Cette soirée a été très appréciée autant par le public que par la population Tarnaise, chacun ayant trouvé l'autre aussi chaleureux que sympathique, et les concerts à géométrie variable tout aussi fun pour débuter les prédispositions festives.


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VENDREDI c'était Balboa Fun Zone



Quand une cigale chante, invariablement les autres suivent la même complainte, c'est pareil avec le réseau social, cet amplificateur de décharge virtuelle aux récriminations douteuses et à l'égocentrisme masturbatoire. Les rapports internet sont froids, hypocrites, d’un professionnalisme robotique, surtout pendant le money time ou on ne se parle plus qu’avec les mains, rien à voir avec la chaleur humaine que tu rencontres à un concert, là il y a de la valeur ajoutée. L'Xtremefest c'est carrément dans le mood d'un concert, plutôt que de la concentration de bétail à festoche.

Faudra un jour coupé court d'un coup de schlass à ce truc de social.com et de son concours de popularité narcissique, pour revenir à un outil de communication moins polluant. Tiens justement en parlant de couteau, utile transition, non mais tu as vu le métier !


Black Knives manie bien le côté tranchant

Tout en aiguisant le cortex reptilien avec un Hardcore metAl de brute, BLACK KNIVES est toujours un groupe aussi incisif et percutant. En concert ces ex-8 CONTROL poutrent l'ossature de leurs titres en plus de faire disjoncter les décibels avec le canif de Rambo. Car oui si tu n'es pas assez armé contre les chocs, ce n'est pas un parpaing que tu prends dans le buffet mais un building. Avec cette abondance de riffs à hachoir, de boucles rythmiques touffues et saillantes dans le pit, c'est machette et sabre pour progresser dans le tumulte du pit, en plus le chanteur provoque les warriors en leur demandant d'accorder leur énergie sur celle de la scène, autant vous dire que cela a fini dans un bain de 100% d’adhésion à Black Knives. C'est marrant parce que les cigales se sont tuent dans les pins parasols, ce n'est pas étonnant car quand tu fais face à cette bourrasque, tu fermes ta gueule, tu encaisses, et après tu peux parler du choc éprouvé si tu n'as pas laissé un morceau de ta langue sur le dance-floor.


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Ce groupe est venu en 2014 pour la deuxième édition et c'était à Albi dans une autre configuration, il avait déjà foutu une branlée, en 2018 Black Knives a tranché dans le vif du sujet son hardcore, et les karatékas du pit avaient déjà des ecchymoses à cette heure nitescence ou Bruce Lee est encore à l’entraînement.

Diii quoi ?..Bruce Lee est mort, mais depuis quand merdeee ?



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Pour rester dans le domaine de la fraîcheur...mortuaire (J'apprends à l'instant la mort de Bruce Lee) il n'y avait pas de post-black metal cette année à l'Xtremefest, je trouve que cela manquait cet humour noir, et surtout cette mélancolie foudroyante. Ouaie je sais que la majorité est présente pour s’amuser, passer du bon temps, sans se prendre la tête, mais il y a des dreamers à l’Xtremefest aussi.

Pendant que les headbangers.es se sont foutu.es des bières dans le cornet, d’une manière straight, Junk cacahuète était au jus d'orange, moi au thé chaud, et SPIRITS à l’eau plate.


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La Zguen Stage a bénéficié d'un ensoleillement pendant tout le week-end, et à Boston, là d'où vient Spirits, les températures hivernales se rapprochent de celle de Cap Découverte, mais de l'autre côté du zéro. Spirits a joué ventre à terre tout en cherchant de l'air pendant la dissection d'un HxC au groove profond et au fastcore sXe. Les titres sont envoyés à 300km/h, il fait au bas mot 38 ° à l'ombre, (ceci dit en passant j'espère pour toi que tu as fait le plein de vitamine D pour l'hiver tout de même), en attendant le public pogotte à tout va et le groupe lui piétine dessus une rasade d'énergie solaire Straigh Edge, c'est hardcore quoi ! Sur le shirt du groupe il y a la sentence no homophobia, fascism, sexism, racism, hate, résumant parfaitement l'état d'esprit d'un groupe oldschool, agressif dans sa musique et avec un humanisme bienveillant, alliant la puissance émotive avec la vitesse mélodique.

Unrest leur dernier album paru en septembre 2017 est vraiment bien cool, et le groupe nous en a livré une bonne partie, vous pouvez le trouver chez USELESS PRIDE RECORDS.



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Tête-à-queue avec POGO CRASH CAR CONTROL


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Des jeunes pois sauteurs sur scène distordent le rock avec un mélange de punk noisy, sorte d'appel d'air de la génération montante.

Ce jeune groupe sanguin est affranchi, désinvolte, insouciant, libérant dans son énergie la rage de vivre, de convaincre, et de vaincre tout à la fois. Sublimant ce nectar juvénile avec désinvolture, sans calcul, avec la précipitation naturelle qu'il convient quand on cherche son équilibre sur le fil fragile de l'existence. Autour de moi le groupe a fait une grosse impression, tout le monde trouve le set explosif, et la bassiste hyper mignonne avec son apparence commune aux filles de son âge, et en contraste avec la folie qu'elle propage sur scène. Je reconnais qu'il se passe quelque chose, qu'il y a une force dans ce groupe qui libère ceux qui le regardent, mais leur avoue que musicalement cela ne me fait pas grand-chose. Je n'ai plus cette innocence, peut-être et très certainement que j'en ai perdu une bonne partie en chemin, je suis trop souvent dans l'analyse, pourtant je sais ce que représente l'instant présent.

Même si parfois on a l'impression que seuls les autres comblent le vide de leur existence par un mouvement perpétuel, alors que l'on se sent inerte en comparaison, la maturité fait comprendre qu’en étant immobile on est serein dans son équilibre. En fait c'est le plus dur à tenir au milieu de l'agitation constante, mais cette immobilité est la plus jouissive finalement. Alors que l'on perd l'équilibre et tombe uniquement par impatience et nervosité.

Sans pouvoir définir concrètement la particularité de Pogo Crash Car Control, la majorité du public a kiffé cette libération énergique, et c'est l'essentiel. J'ai bien une nébuleuse synthèse à vous soumettre par rapport à cette particularité d'impression que provoque ce groupe. Il y a à cela plusieurs éléments qui rentrent en jeu.

D'abord on a annoncé à la génération Y la fin du monde sans détour, sans espoir, dont la précédente, la génération X a déjà été crucifiée par les mêmes baby-boomers au pouvoir, coupables de cette situation finale. On noie cette digital natives dans le monde virtuel pour qu'elle s'accapare son nouveau monde à elle, et puisse faire fonctionner son instinct de vie et de mort à travers des jeux de survie. En l'éloignant le plus possible de la réalité on réduit son espace vital, toujours sous contrôle permanent et liberticide, où toutes les mesures en vigueur ne sont effectives que pour la protéger du danger extérieur et d'elle-même.


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Une chose capitale c'est que l'on est passé de l'universalisme vers la classification communautaire. Tout ceci est une chose spécifique des teens movies actuels de S-F de style Divergente, Hunger Games, Le Labyrinthe, The Darkest Minds. Le débat se concentre sur une critique constructive du fonctionnement actuel de notre société, dont la jeunesse émergente est soumise et tente de se libérer du fardeau de la vieille génération, de l'ancien monde. Il y a désormais toujours une héroïne au centre de l'action, fini les John Wayne, Schwarzi et Sly. Les survivants sont parqués dans des camps, ou dans un espace concentrationnaire (un monde virtuel) car ils constituent une menace pour l'élite dirigeante. Ils sont classés par couleur en fonction du danger qu’ils représentent pour la société, ou par différence d'aptitude.

Ceci fait écho au caractéristique du communautarisme, où il n’est plus question d’avoir droit à la différence, mais de s’affirmer en minorité d'appartenance ethnique, religieuse, sociale, sexuelle, et qui respecte les codes en vigueur que chaque communauté revendique à travers des droits propres, spécifiques, et différents de ceux des autres communautés. La cohésion sociale est devenu une pression sociale qui refuse le droit de s'émanciper de sa condition d’origine, d’être autre chose. La discrimination positive est le mode d'intégration du cynisme, et là où chacun trouve une révolte à la hauteur de sa spécificité communautaire, le vivre ensemble multiculturel communautaire est devenu un ghetto dans le ghetto. La ségrégation fonctionne dans les deux sens. Tu es mis de côté et campes fièrement dans ton coin à part.

L'adolescence c'est aussi avoir le choix et de ne pas savoir se décider !


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La jeunesse c'est la vitesse de la vie qui pulse, elle pousse la vieillesse vers la résignation du mouroir. Dans cette peur de la mort, le pouvoir des vieux est régenté de pourrir la vie des jeunes par la peur. Ancré dans la génération Y (la moyenne d’âge du groupe c’est en dessous des 20 piges), le groupe possède cette distinction de penser à court terme, possède un look passe-partout, les jeunes peuvent s’identifier à ce band très facilement. Pogo Crash Control apparaît aussi comme un phénix, libre de voler de ses propres ailes, sans trop de filiation, juste une appartenance communautaire au monde du rock. Il symbolise ce moment de révélation qu'est l'idée de la jeunesse éternelle, l’innocence, la vie, d'où cette impression d'énergie qui circule.


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Et j'écris cela sans aucune drogue, alcool, artifice et subterfuge, si tu as un doute, relis à tête reposée sinon.



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La limitation de vitesse en France est passée à 80 km, THE BRIEFS est bloqué sur le 77.


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De pedigree punk'n'roll mélodique et power rock ricain, issus de cette génération qui a connue les débordements du rock'n'roll à outrance des seventies, The Briefs débute pourtant en 2000 avec des titres courts, percutants, moelleux, et à l'esprit goguenard. Le groupe a contesté l’administration Bush, ainsi que la politique de la peur, on peut imaginer sans peine avec l'autre fada de Trump ce qui pourrait arriver comme disque, mais bizarrement depuis 2005 il n'y a rien eu de plus comme album. Là mec on peut dire que tu vis sur tes acquis.

Je m’attendais à un set un peu plus épileptique, du coup c'était assez statique, et même un peu trop par moment, mais avec la chaleur il faut avouer que ce n'est pas évident à gérer non plus. Le set est pourtant caractéristique de la maestria américaine pour le côté mélodique et émotionnel, de nervosité et de coolitude, et même avec des jets de riffs anglais venant ricocher avec effronterie punk à la Damned. Il y a un côté garageux aussi et rock'n'roll qui me fait dire que The Briefs ressemble à nos Hatepinks. Puis les gars sont hyper lookés, même si dorénavant elles ne sont plus quatre blondasses peroxydées. Ils gardent ce concept romantique de l'art vu, comme un moyen d'expression original et authentique. Cela reste une bonne esthétique de gars élancés soucieux d'une vision punk rock avec tout ce que cela implique comme éthique derrière.


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The Briefs catapulte, sali, glamourise dans le sens Johnny Thunders du terme un punk endiablé, dans le même esprit que Ricky Rat et Kevin K, avec la morgue britannique en plus du cheewing-punk américain.

Le quatuor n'a rien d'un gang de poseur, et le public a passé un agréable moment de fun, surtout Maiden un gars originaire de Castres qui vit à Boston et chante dans The Killmisters, remember headbangers !




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Changement de plateau avec du revival thräshy.

INSANITY ALERT a un lourd programme pour les mosher.ses, et ce sera pit et praline, avec en sus une grosse déconne de thrashcore avec ce que cela implique comme énergie et délire foutraque. Le backdrop est totalement geek avec la tronche de Alf, parce que le groupe est totalement geek kultur.


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Le chanteur a un shirt du french band de punk HxC Gasmack Terrör. Le guitariste ressemble à Dan Lilker de Nuclear Assault ou de S.O.D c'est comme tu préfères, je dis ça mais j'étais au fond de la salle avec des lunettes de soleil, donc il est probable que je me sois chié un peu sur la vision exacte, en plus avec l’âge je vois de moins en moins et surtout je galère après à relire tout ce que je griffonne.

Ce qui est plus important c'est que Insanity Alert a propulsé un set tendu, pile poil pour que la jeunesse imberbe se frictionnent les canines et les cages à miel dans le sens du poil. C'est con elle est imberbe je te le rappelle. Mais ce qu'elle fit, rien à foutre, et avec une cabourdise à niveau égal avec la folie thrashy des Autrichiens (si tu le dis à voix haute c'est rigolo). Si les gars balancent la purée c'est avec un sens pointu du riffing et des éclaboussures thrash. Côté couillonade on peut avancer que le combo en possède une bonne paire. Dans la salle le bon son et la température fraîche par rapport à l'extérieur caniculaire projettent l’ensemble dans le fracassage en règle. Les jeunes se trémoussent à loisir en dansant une mosh party de dingue, et le groupe en redemande. Forcément à ce jeu-là on sait qu'à l'xtremefest il n'en faut pas plus pour soulever ce public dans les airs. Bingo et bang ! De circle pit en circle pit qui font tourner en bourrique le set prend fin que déjà on se demande encore comment Insanity Alert a joué si vite son Moshburger, que l'on a encore la dalle ?!?


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Franchement je pensais que le groupe ne viendrait pas suite au décès de leur bassiste emblématique Steve Soto, fondateur du groupe. L'Xtremefest lui dédie par ailleurs son édition 2018. Pourtant THE ADOLESCENTS est bien présent et envoie un set à 400km/h.


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Ouaie une véritable tornade de punk hardcore toujours aussi puissante, généreuse, géniale et totalement folle. Ce groupe porte formidablement bien son patronyme, avec sa fougue à jamais éternelle comme l’énergie positive de sa musique.

Le public est à balle, ça saute de partout, mais c'est quoiiiiiiiii cette folie ?

Heyyyyyyyyyy déjà il vient de la scène, car le chanteur Tony Reflex est à bloc avec son mélange d'adulescent foutraque, persiflant la rage punk à laquelle les mélodies caoutchouteuses et véloces dégoulinent des enceintes. On s'attendait à un truc particulier parce que le mood est inhabituel. Il se joue la trame exceptionnelle où l'émotion vivace du décès empoigne de ne rien lâcher, de s’agripper à ce à quoi il est tangible de donner sa vie. Le public le sait, le groupe lâche les chiens, leur punk décolle avec la rage hardcore cette envie de dégommer son cortex, de faire vivre l'ombre vivace d'un ex-agent orange venu sur terre pour faire roussir la mélodie punk.

Il ne faut pas oublier que le groupe vient de sortir Cropduster à la pochette symbolique, mais je pense que l'on retiendra un backdrop épuré et significatif à Soto, un set de feu, puis le titre « Amoeba » joué avec les yeux qui brillent de partout.



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RISE OF THE NORTHSTAR est-il le casse-brique des karatekacores ?


castagne core

En tous les cas si ce manga/geek assault HxC passe pour des poseurs, et ce qu'ils sont par ailleurs, toutefois, oui ne t’énerves pas attends la suite jeune impulsif…Toutefois, comme ils sont certains de la singularité de leur bordel, on ne peut pas leur en tenir rigueur. Ben oui, les gars font leur truc, référencé dans un mood qui relie plusieurs univers entre BD, film et musique, comme n'importe quel truc affilié metAl en somme. On ne va pas cracher dans la soupe sous prétexte que Rise Of The Northstar se la pète et que leur symbolique provient en grande partie de la culture asiatique. D’ailleurs ils ne sont pas cons, vu que la population asiatique est la plus nombreuse.

Leur musique est aussi rêche que mastoc et côté filiation, le groupe fédère à sa communauté de cœur l’équivalence de Suicidal Tendencies en son temps. Les plus anciens adoptent la vigueur et cet héritage filial que le groupe répand avec l'expression 90's rap metOl Body Countien. Les plus jeunes sont à fond dedans, c’est le renouveau en somme. Après le set une bande de jneus encore tout excitée exécute des pas devant le merch officiel du festival, ces jeunes viennent de vivre un truc original, authentique, anticonformiste à leur quotidien, chacun essaye d'imiter celui qui sait danser tout en faisant lever des yeux les plus anciens avec exaspération. On ne peut pas tenir rigueur de cette découverte alors que l’on sait très bien pour l’avoir vécu que cela va ouvrir des portes vers d’autres trucs encore plus puissants. Bref il y a un gros engouement autour du groupe, et ça pue le jeune qui sue plus que de raison parce que cela a tapé grave.


Frappe directe

Devant le pit c'était l'émeute, après ça tu es le genre de type qui est capable de boire un bidon d'essence pour pisser et éteindre un feu au camping !

Rap + guitare rasoir à la Pantera (pour reprendre l'expression d'un vieux gars de l'ombre) + HxC Suicidal Tendencies + violence mangacore = Rise Of The Northstar. Une formule sonique qui en 2018 est opérationnelle auprès d'un échantillon représentatif de la population underground et de la jeunesse dorée à point par un soleil généreux.



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Après c'était le tour des datés de THE ADICTS.


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Tout de blanc vêtu comme Faith No More au Hellfest 2015. Attention daté est en comparaison avec le manga style précédent, il n'y a rien de dédaigneux à ma remarque. The Adicts vient des années 80's, avec un lien vestimentaire très étroit avec le célèbre film « Orange Mecanique », d'où le blanc hein, Faith No More s'est pour la déconne, rien à voir. Dès le début du concert on se fait vite rattraper par la fraîcheur burlesque du groupe, surtout avec leur absurdité Monthy Pytonnesque et la poésie punk à angle vif unique des anglais. Je connais même un gars qui a un lapin crétin en Adicts tatoué sur un bras dans le même délire !

Le set était parfait pour faire la fête. La foule en osmose avec le côté loufoque et prolétaire c'est laissée porter. Oui c'était chaleureux, une clownerie de grand enfant vivace, un spectacle vivant avec le guiness spirit, hooligan partage, parfait pour fédérer l'ensemble des générations.


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Cétait splendeur et splendosité fait de chair. C'était comme un oiseau tissé en fil de paradis. Comme un nectar argenté coulant dans une cabine spatiale, et la pesanteur devenue une simple plaisanterie.'' Le groupe vieillissant n'est plus aussi entreprenant, agressif, excessif, jeune, insolent, vicieux...comme son idéal des 80's, pourtant il n'a rien de poicreux. Il a pour lui la saveur ancienne et la puissance de son passé. On retiendra que les vieux punks anglais sont joyeux et qu'ils ont partagé avec les grenouilles un moment cocasse et folâtre de ça-va-ça-vient comme avec une pauvre petite devotchka fraîche levée.


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Les ricains très pro d'HATEBREED sont une valeur sûre en concert, surtout pour la gestion parfaite du timing, un set calibré, pas une anicroche, et ça bastonne plein fer.


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Jamey Jasta, bandana vissé sur le front rugit, ça claque du riff bestial et le beat mitraille. Une collision pluvieuse de particules électriques brisent les eaux de l'amer avec une fascination orageuse, elle s'abat sans que l'on trouve un atoll de survie,...no aloha, oh, the treats saw it on the wall...et la tempête des amplis continue l'ivresse jusqu'à faire monter le niveau de sueur jusqu'à l'œsophage. On dégorge avec les yeux embués toute l'énergie que donne la folie quand elle passe en coup de vent rafraîchir les consciences et endolorie le temps d'une sous-couche de démence, car le set ne relâche pas, c'est mosh pit et circle pit dans la plus pure tradition d’un concert de hardcore, et je me permets de te le dire, Hatebreed...


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SAMEDI c'était le bal masqué...

...puisque le crew du Xtremefest avait proposé une journée costumée. Junk cacahouète avait un costume bien rembourré absolument parfait pour la température caniculaire, il sentait par moment ce vieux fromage de montagne ariégeoise que les scandinaves oublient dans la malle de leur vieux camping-car oldschool, et qu’ils transpirent de fièvre pendant la digestion, peu habitués qu’ils sont par la robustesse de cette pâte de lait coagulé.



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Quand HYPOCONDRIAX arrive sur scène pour cette deuxième journée je ne reconnais pas du tout Jim le chanteur. Le groupe est affublé de costume propre au secteur hospitalier, de la sorte que Jim est infirmière, blonde, et adopte une posture scénique provoquante à la Hole.


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Comme Gart dans Wayne's World qui demande à Wayne si il trouve sexy Bugs Bunny quand il est déguisé en fille, je me pose la même question ambiguë. La veille il s'est fracassé la cheville, donc il fournira un gentil sur place avec béquille. Ce qui aurait pu être un inconvénient mais là avec de tel accoutrement ne semble pas si choquant.

Le bassiste Fonzy est en plein soleil mais fait fi en souffrant sans se plaindre. Jean mi est concentré sur la rythmique, et le groupe envoie son set sans fioriture. L'affluence est moindre en ce début de journée mais arrive par parquet au fur et à mesure, Hypocondriax ne se laisse pas perturber et poursuit son concert avec un punk hardcore oldschool qui a fait ces preuves de lutte et de feu. Les titres s’enchaînent et se déchaînent en soin palliatif, avec pour la piqûre de rappel leur démo joué comme Morsüre sa démo éponyme, cela signifie que le groupe joue vite et bien.


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Badbach le guitariste dont c’est l'anniversaire est à balle, ses riffs sont interprétés au scalpel, un sourire très large domine son faciès et cela s'en ressent autour du groupe puisque une très bonne vibe contamine tout le monde.

Un show dont le band était loin de s'imaginer réaliser dans de telle condition, avec un chanteur avec béquille, en plein cagnas (canicule) et déguisé qui plus est. C'est toujours très cool d'assister à un set d'Hypocondriax, à la base musicalement c'est carton Oldschool, en plus quand il joue à la maison c'est Zguen à mort et over the top !



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J'ai aperçu le début du set de BLACK MOUNTAIN BASTARDS puisque après nous étions en ITW, les échos du public sont positifs, et je n'en doute pas une seconde tant ce groupe de hardcoreux/thrasheurs possède un truc vraiment fun, agressif, bon esprit et qu'il le réalise avec sérieux, loyauté et sincérité.

Donc on ne peut qu'adhérer à cet ensemble.



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La squadra punk de la Roma de GIUDA a donné un concert qui a rockisé avec superbe du punk-pub rock foutrement classe.


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Libérant cette saveur seventies de glitter rock en plus d'un super son. Le sens racé du transalpin avec la morgue Britannique cela fait rutiler cet aspect de Mods et de sonorité prolétaire, c'est sensiblement hyper fédérateur, surtout joué à fond et quasiment sans arrêt. Le public s'éclate d'autant plus que ce sera le seul groupe de cette trempe de tout le week. Leur discographie est passée au crible, je vous conseille la totalité car chaque album possède un mood particulier et le groupe en plus de perdurer avec caractère et passion, distille un aspect très chaleureux.

Je pense que le groupe a passé un agréable moment en balançant leurs hymnes, il a fait vite parce que même habitué à des températures chaudes, c'est une épreuve de feu tout de même, d'ailleurs le crew a arrosé le public à coup de jet d'eau. Du coup c'était glissant Giuda, sorte de glam Sladien pour l'Xtremefest. Le groupe a joué son emblématique titre « Bonehead Waltz » et vous savez quoi ? L’humour noir est intolérable pour les nationalistes de la race blanche, mais le pire pour ces gens-là c’est encore d’être daltonien.



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A l'xtremefest un caramel ce n'est pas une friandise, et pour te péter les dents cette année il y avait BROKEN TEETH.


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Gros crépitement de mosh part, rythmique caillouteuse, il pleut des grêlons de mornifles sur le dance floor et le moins que l'on puisse dire c'est que cela ne rafraîchie pas la vigueur du groupe. Bien au contraire, je dirais même que l'odeur du sang décuple son intention pour marquer les esprits et tuméfier les tronches. Ce qui est certain c’est qu'il y en a certains qui ont dû bouffer liquide pendant un mois suite à ce set. Le chanteur dynamique en mode touch guy a prévenu à plusieurs reprises : « Show No Mercy », si tu avais un doute quelconque le bassiste avait un shirt de Possessed. Un bon HxC avec des structures metal, des solos saillants et bien nerveux, et même de la profondeur, et puis assez pour rentrer un cadavre, donc oui à vue d'œil du tigre la recette est basique, et en concert elle fait son effet kisscool, bref side to side et two-step structurent le pit.


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Le groupe aboie son hardcore avec une férocité cerbère, usant de cette rhétorique conservatrice qui ne ploie jamais sous l’inconfort d’asseoir sa suprématie. Dans l’incongruité de la bagarre du pit une femelle semblait pourtant survivre de la meute avec un visage angélique de femme-enfant, si il le faut c'était la bassite de Pogo Car Crash Control, j'en doute, mais bon elle donnait l'impression de n'avoir rien à foutre là, si ce n’est de divulguer une antinomie absolue avec l’œuvre dansante de ces chiens fous toutes canines dehors, s’écharpant les lyrics du groupe entre leur croc sanglant. Hit The Pit !


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Depuis que le mur de l'est est tombé les plombiers Polonais raccommodent les chaudières Anglaises, pendant que tous les torturés de Poutine expurgent leur fiel avec un punk revanchard comme SVETLANAS.


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Le backdrop c'est le drapeau de la tronche à Vladimir Poutine premier avec le maquillage de Gene Simmons. Whaoua déjà un bon point ma petite matriochka. Je pense que pas grand monde ne connaissait ce groupe. On se souvient des punkettes Pussy Riot, c'est peut-être un point de départ de ce groupe, qui vient et vous l'avez certainement compris de Russie.

On ne va pas tourner autour du pot, l'attention se pose presque uniquement sur la chanteuse. Filiforme bout de femme d'1m60, ses expressions du visage son explicite, du genre de celles d’un méchant dans un film muet. Cette Jello Biafra au féminin remue-ménage et cuisine son punk sans faire de repassage burlesque, on a dit que pour le partage des tâches ménagères les hommes devaient faire des efforts nan ? Tant et si bien que c'est encore la femelle qui s'y colle.


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L'orchestre à ses côtés souligne le propos énervé de la hurleuse, dont l'accent russe exagéré est chez nous généralement typique du méchant dans un film de Steven Seagal. Niveau présence soit tu trouves cela fascinant, soit caricatural. Après il faut savoir entendre ce style de souffrance et de fureur rageuse, et comme c'est assez rare et atypique, la première fois on ne sait pas trop comment réagir face à cet aspect brut. La russkof possède le charisme de Tony Montana dit Scarface, on sait qu'il ne faut pas l'emmerder et que c'est elle qui va choisir le diamètre du godemichet qu'elle va t'enfiler dans le rectum. Heuuuuuu pour info le titre c'est “Sacrifice Your Orifice”.

Musicalement c’est brut comme un immeuble soviétique. Leur volumétrie sonique est lourde, rapide et furieuse. C'est à la fois froid, similaire, solide. Pourtant il y a un truc à la Dead Kennedy's et Sex Pistols, quelque chose de foutraque, de rêche, avec des lyrics méchamment contestataires pour son opposition marquée à l'oppression gouvernementale, sexuelle (la vidéo de «Go Fuck You Self») et forcément politique. La nénette débarque et bouscule les interdits patriarcaux du rock'n'roll de Johnny à Charles Bronson, en passant par le gars qui gueule à poil dès qu'une nana se pointe sur scène. Il y a aussi des titres plus frais pour se foutre la tête à l'envers, et oublier la satire, car côté picole le Russe apprécie l'alcool fort et même l'after-shave comme chacun sait.

Leur album « This Is Moscow Not LA » a été enregistré aux célèbres studios Pink Duck de Josh Homme (QOTSA), y a même la poutre Nick Oliveri (Queens of the Stone Age, The Dwarves) qui a été invité à enregistrer des morceaux de basse. Biafra a revendiqué son attachement politique au groupe.

On se demande tout de même si elle joue un rôle uniquement pour la scène ou si effectivement c'est à ce moment-là qu'elle dégueule ce qu'elle ressent dans ses tripes, de ce fait cela répond à la question de la présence scénique. En son temps Bob Marley chantait get up for your right, Svetlanas hurle Fuck Your Self, c'est une autre façon de parler de la même chose mais différemment selon l’époque.

Pour l’ironie, Svetlanas se fait passer pour des agents du KGB.



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TERROR ne va-t-il pas foutre la trouille dans le pit à semer des terreurs nocturnes de hardcore frontal ?


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Bon Terror fait du Terror et il le fait très bien. C'est lourd, dense, metallique et la collision brutale est 100% HxC. Testostéroné à la fonte et à grosse couille, c'est du lourd.

Le public participe, de toute façon quand les gars débarquent sur scène en patron, le superviseur au chant donne ses directives et ça file droit. Get up here et autres façons de se sortir les doigts du cul pour se rentrer dans le groin, au point que quand Scott Vogel demande de monter sur scène, le public est acteur du show et comme avec Suicidal Tendencies en 2013 à l'Xtremefest, il investit toute la scène.

J'aperçois dans la zone de free fight sonique le patron Tristan de la mosher team, ouchhhhh y a du lourd dans le pit'O'mètre ce soir aussi. Dans la fosse aux lions les hommes affichent un regard lourd de pénétration qui se tend comme un arc quand il faut sortir de la tranchée et mourir au combat.


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Le HxC fulgurant de Terror est une guerre où de nombreux soldats capitulèrent dans la torsion belliqueuse. A l'arrière de la ligne de front, on headbange à l'abri des missiles aériens des slammeurs. Terror tranche à vif et muscle son set, poutre après poutre ça rugit d'une puissance de feu capable d'allumer la nuit et ceci jusqu'en Chine. Quand le concert se termine les bouchons de protection auditive ont fondu.



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"Ce qu’il y a de mieux avec la variété française c’est qu’après écoute, tu apprécies encore davantage le rock’n’roll." Hervé Villard dans un karaoké de Carcassonne.


Comme d’habitude dans ce genre de festival, OPIUM DU PEUPLE a été hors sujet, hors cadre, sans complexe, des génies quoi !


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Le concept du groupe est simple, adapter un répertoire de variété en version bête, sale et méchant, pour un spectacle pur punk, munit d'un humour pitoyable de vin de table. En fait c'est plus punk que le punk, plus ringard qu'un show de variété chez Guy Lux interior. C'est même plus con que les Charlots dirigés par Jean Yanne et aussi mal interprété qu'un Max Pécas avec des dialogues du Professeur Choron. Autant vous dire qu'avec tous ces détails dithyrambiques vous seriez vraiment des incultes pour ne pas adorer ces 7 Salopard.es.

Nannnnnnnnn on dit salope, y a deux salopes et cinq salopettes dans cet orchestre de chambre.

Tu te dis que franchement il n'y a que des Françaouis pour proposer autant de cabourdise à la fois. C'est vrai quoi, les amerloques ont le fun, le sens de la conquête commerciale et du rêve américain, nous on a la couillardise avec une touffe de poil pubien entre les dents pour s'esclaffer de notre connerie, plus con, tu meurs.

T'es pas mort ? Ben faut mourir maintenant. Arrrrrrrrrrrrrg ! Voilà c'est mieux.

C'était un show à l'américaine, oui, mais du Tarn ! On pouvait y constater tout le déclin de l'exception culturelle Française, de son héritage vaudevillesque jusqu'à sa caricature. Comme toujours on ne sait s’il y a un double langage, si c’est en V.O, ou si on nous prend pour des cons tout à la fois ? C'est bien entendu la troisième proposition, car Opium du peuple est là pour te casser les couilles, et est ce qu'il te les casse ? Et bien pas qu'un peu, c'est du génie comme la lessive, ça nettoie les esgourdes et détoxifie le conduit fécal. Tu passes un super moment, tu tapes du pied, enfin faut suivre les délires du batteur Machine (head?) tout de même.


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Il y a eu des plantages mémorables, et pourtant ce show burlesque, cette revue de cabaret de village a été supervisé dans une résidence de type SMAC bisous, et surtout dans un PMU de province, je pense chez jean-mi à Giroussens même. Opium du peuple a sorti son dernier opus qui est en fait la B.O de leur film, oui parce qu'en plus de voir grand autant taper haut, je rappelle le dicton c'est plus c'est gros plus ça passe, si, si, avec un bon lubrifiant et le poing levé comme à la fistinière.

L'absurde est toujours voisin du désir et l'on peut supputer contre un coin de table de camping que c'était le show du week-end de l'Xtremefest pour des siècles et des siècles, sans nul doute...


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Leur shirt avec Trump se foutant une balle dans le cornet est partie en 3 temps 3 mouvement. MUNICIPAL WASTE est dans le pit !


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Revival thrash début 2000, cela tient encore pour cette décharge, avec un set à balle, hypra fun. On ressent une tension devant cette attente, au point de penser à mettre les corps en position latérale de sécurité au cas où...Le set débute et les corps exultent dans un fracas d'os brisé, le groupe poursuit son exténuante démonstration de violence pendant que les premiers corps cabossés nous parviennent à l'arrière des lignes de front. Nous taperons incessamment du pied pendant que les jeunes se taperont un mosh pit d'enfer.

Du ballon au requin en plastique qui flotte en même temps que les corps, ça crépite dans tous les sens du terme. Des riffs de feu parfois un grain de heAvy, ben ouaie les gars, à la base le thrash part du heavy metOl quand même, pas que du punk. Municipal Waste c'est toujours diaboliquement punk et sauvage, parce que le plan marshall est simple, monter les potards dans le 13 maléfique et espérer que maître cornu en personne consente d’apposer son obscurcissement à un tel barouf, ou suspende ce qui reste à un croc de boucherie chevaline.

En fait c’était les deux, ouaie c'était les deux à l'Xtremefest sans nul doute.


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Le groupe mythique DEAD KENNEDYS sans Jello, et alors ? On se passe de tout pluriel, seul le sujet principal est conservé.


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La bile toujours près des babines, le punk, souvent connoté comme une crise rebelle de la puberté avec son Je ne sais pas ce que je veux mais je sais comment l’obtenir est toutefois une négation de la norme, et doté d'un sens critique. Depuis la mondialisation pop, le punk c’est fondu dans le paysage ordinaire des sociétés modernes pour son côté pittoresque et authentique. Depuis son origine le symbolisme de sa rébellion a été détourné, expurgé de sa philosophie, broyé dans la rotative du cynisme et de l’ironie avec lesquelles pourtant il faisait office de catalyseur, « tel est pris qui croyait prendre » selon Lafontaine.

Un groupe de musique s'est aussi un business et même celui qui a fondé sa critique sur la base de l'économie libérale s'est retrouvé emmêlé dans un déchirement financier entre ses membres. Je fais fi de cela face à ce groupe.

Acerbe et foutraque les Dead K jouent près de l'os. Le son de guitare clair et garageux de East Bay Ray rappelle ses débuts dans le rockab, la basse de Klaus Flouride ronfle sur les braises de l'assise ravageuse de la rythmique, réglée sur l'horloge d'un papier à musique. Ron « Skip » Greer le chanteur évoque le personnage Biafra et fait revivre à sa façon le mythe d'un groupe culte.

Il est vrai qu'en comparaison quand tu assistes à un set de Jello qui s'est entouré de jeune fou, les Dead K s'est mou, on sent la fatigue, seul le batteur D.H. Peligro  maintient l'édifice. Pourtant j'ai du mal à être aussi critique devant l'emblématique groupe, dont la virulence cathartique était pionnière en son genre. Leur retour début 2000 est ce lieu commun qui ressuscite les gloires passées dans un revival de survie, et qui permet aux nouvelles générations de revivre un pan culturel de la rébellion du siècle passé.


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Autour de moi les critiques étaient vives après leur set, maugréant sur la mollesse musicale, le manque absolu de mordant, la caricature du chanteur, le manque de folie générale. Comme je l'ai dit plus haut je suis vraiment moins critique parce que ce punk est daté par l'histoire, il remue encore la queue vivace de son ironie, car il y a de quoi rire à gorge déployé aujourd'hui avec tous ces croquignolesques politicards du pire, et la victoire à plate couture de l'économie sur l'humain, sur le monde. Les Dead K ironisaient dessus il y a pratiquement quarante ans de cela. Depuis ce temps Jello radote, et l'ironie de l'histoire c'est que Trump lui apporte une lisibilité sarcastique intelligible sur le fond et la forme de son prêche de dissident. C'est pareil pour les Dead K.

Le venin inoculé dans les 80's par le groupe est aussi fou que ce monde est malade et violent, si ils surfent encore avec ironie dessus (et cela fonctionne à double sens cette phrase hein!), le groupe a joué avec la proche soixantaine, en s'éclatant comme des papis qui ont connu l’âge d'or et veulent en faire vibrer leurs descendance, leur dissidence légitime. Ça en plus je l'ai déjà dit, je radote comme Jello quoi !

Y a t'il une honte à faire revivre une époque ? Non, les Dead Kennedys ont toujours l’âge de raison, et le persiflage punk d'émettre une fraternité de combat avec tous ceux qui ont validé jadis leur singularité de désobéissance, où qui le font aujourd'hui. De ce fait, cela faisait du bien de laisser couler l'épave de ce monde ultra-libéral, de toute façon à ce niveau sous les mers, même Cousteau ne viendra plus remonter le bordel, alors Too Drunk Too Fuck et Viva la Revolution comme The Adicts avait promis la veille. Jello président !



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PUNISH YOURSELF Mad Max Sound party et travellers core, outillage de Bricomarché à base de disqueuse, indus punk, cela n'a jamais été ma came, je laisse le soin à ceux qui apprécient la pugnacité de faire un report conséquent.


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Au VIP c'est détente et dancing queen, Junk cacahuète s'amuse avec son café et le délire autour de lui. Plus habitué par le bordel ambiant je bois un thé chaud en toute décontraction que Rooliano (bassiste chez Charly Fiasco, chanteur et feux de bar en solo acoustique) a pesté à servir, plus habitué qu'il est aux binouzes et autres artifices alcoolisés familiers à cette heure propice du déhanchement funkadélique. D'ailleurs Gwardeath a même fait du hip hop sur le dance-floor, si un enchaînement de 6 steps et windmill, là c'était plus dur, et ouaie c'est la crise de la quarantaine, et le démon de l'anis chez Mott de Ben & Fist.

Ah au fait, si tu penses une seule seconde que j’écris avec prétention tu peux te toucher la prostate, je suis un fantaisiste pur-jus et un putiiiiiiiin de ringard. Allez buonanotte !




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DIMANCHE c'était Thunderblast !


Le levé du drapeau se fera tôt puisque nous sommes sur place dès 11H00. Sur le camping flotte un mélange de somnolence et de préparatif. Sevtlanas va jouer dans la X Cage et pas mal de monde est présent pour ce set. Cette cage à gogo est une particularité du festival, ce n'est pas un truc de gogo dancer, c'est davantage dans l'esprit de Mad Max. Le public est acteur de l’événement, il s’accapare l'environnement comme un skateur. C'est un symbole fort de l'Xtremefest et de son unicité, cela contribue à son ADN.


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Il fait très chaud, cela signifie que nous sommes inclut dans le plan canicule, dont grosso modo bénéficie pas mal de région. La cage est plantée au milieu, plein soleil, le groupe commence et déjà les hommes se jettent sur le fer brûlant. Il y a le Gaulois, un fringuant quinquagénaire, enfin très proche de la soixantaine, qui bondit partout, monte sur la cage, passe derrière le groupe, lui je sais que la chaleur il y est habitué, maçon de métier. Le groupe joue à fond, Svetlana hurle sa rage, répand la révolte dans le même mood que hier soir. Il chie autant du feu des enceintes que des cieux. Leurs titres ricochent comme le public et tout ce beau monde se renvoie la politesse punk au visage. Quand le set se termine, le batteur, Diste qui est Italien et bassiste à la base, sort écarlate, la veine de sa tempe doit bien faire deux centimètres et on la voit taper, le reste du groupe est aussi rincé. La cage est un lieu atypique, complètement barré, s'y produire est un sacré défi en soi, d'autant plus avec des conditions climatiques si intense.

SVETLANAS a joué le jeu, c'était aussi courageux qu'intense et fou, un vrai choc pour tout le monde.

On en profite pour discuter avec un commerçant, lequel nous donne son impression très positive sur l'organisation du Xtremefest et de son public. Habitué de faire des festivals il valide à 100%, pour lui c'est la formule idéale pour s'amuser, se cultiver, échanger, vivre sa passion punk/HxC. Durant tout le week-end ce qui revient inexorablement à travers les questions posées c'est l'esprit de famille, la convivialité, la taille humaine du site qui permet les rencontres bienveillantes et le délire total. Bien entendu la programmation générale y est pour beaucoup, l’hospitalité des bénévoles et du service d'ordre encore plus, l'engouement que l'Xtremefest reçoit est légitimé par toutes ces années de travail acharnées et par une équipe qui ne relâche jamais son ambition de progresser. Deux soirs à guichet fermé et un dernier à 80 places près, on peut entériner la validation d'un public pour le festival comme rendez-vous incontournable. C'est quelque chose qui cette année faisait extrêmement plaisir à constater, et on ne remerciera jamais assez toutes les personnes qui participent à la pérennité de cet événement unique.


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Le crew a repensé sa programmation avec le cœur et cela lui a donné raison, rappelant la célèbre phrase de Pascal : « Le cœur a ses raisons que la raison ne connaît point. »

Criswell a joué à la cool à proximité du plan d'eau de Cap Découverte, c'était la première année que l'Xtremefest a pu organiser un concert à cet endroit, où les headbanger.ses se prélassent avec ostentations, et se restaurent avec gourmandises.

Autre chose d’importance, la testostérone bodybuildée des groupes de Hardcore avec leurs poses viriles n’a pas caché, et un peu comme on pourrait le penser de l’arbre la forêt, l’égalité d’esprit qui siège au Xtremefest. Je veux dire par là (par où ?), que tu sois homme ou femme, peu importe, ta présence justifie une éthique où les valeurs d’égalité sont primordiales. Chacun bénéficie de la même valeur d’accueil et de bienveillance parce que chacun participe à sa façon à l’ensemble du week-end. Chacun est un élément positif, s’intégrant dans l’harmonie globale, amenant sa pierre à l’édifice. Tout le monde est important, chacun à sa place et est responsable de ses actions, de ses mots. L’xtremefest précise que les attitudes racistes, xénophobes, sexistes ne sont pas admises sur le site, cet état est primordial et indivisible de l’éthique du punk hardcore metal.


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Quand tu es sur scène c’est ta musique, ton charisme, mais pas ton physique qui prime, quand tu es dans le pit ce n’est pas la démonstration de ta vigueur au combat, mais ce que tu lâches comme émotion ressentie. Chacun est libre de vivre comme il le souhaite ses concerts, l’Xtremefest est un moment de partage, un témoin lisible de ce que tu es véritablement et à travers quoi tu t’affirmes. Ton unique engagement est une présence conforme aux idéaux d’égalité, de fraternité et de liberté propre à la déclaration des droits de l’homme, propre à l’éthique de la culture underground, où chacun puise sa force dans le sens commun de la pérennité de la scène et de ses idéaux d’actions, de pensées, de philosophie, d’éthiques.

Le festivalier qui vient pour s’éclater le temps d’un week-end et faire subir l’excès de ses avidités à travers un comportement inadéquat trouvera le temps long, car il se retrouvera bien seul. L’Xtremefest est en cela bien plus qu’un festival de week-end, il le prouve tout au long de l’année à travers l’asso Pollux, il draine à lui le concret d’un réseau (La Lune Derrière les Granges, ToLoose Punkers, Noiser, La Cave à Rock, etc...) et avec des liens d’amitiés qui ne sont pas virtuels.


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Son aspect fun & cool répond au critère d’une éthique liée à la sphère underground, à la sous-culture et contre-culture. Son apparence de fonctionnement à l’ancienne, façon oldschool, est avant tout établi sur la même éthique. Tu n'es pas perdu dans la masse, tu existes et fais sens avec l'entourage, comme dans un concert, comme dans un bar concert, on retrouve la même osmose, il y a aussi l'accès au merch avec la présence des groupes avec qui on peut discuter, cette même relation d'échange, tu vois le truc quoi ! Choses concrètes (merch) et choses vraies (concert).

Il y a un contraste saisissant entre un passionné de musique et un consommateur de musique, tout comme avec celui émouvant d'un musicien underground se battant jusqu'à son dernier souffle du côté des perdants superbes, des rêveurs déçus, devant un touriste de festival, pourtant chacun est libre de ne rien comprendre des motivations de l'autre tout en participant à la même aventure. Mais il y a une différence notable d'éthique et de rapport. L’Xtremefest est un festival où le professionnalisme n’est pas un but lucratif mais un perfectionnement de bien-être à travers son éthique. Cela a du sens et fait sens, en effet ce mouvement positif se traduit aujourd’hui par le bénéfice d’une participation accrue, et par un respect déontologique à toute la culture underground.



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Grosse affluence de groupe Canadien cette année, je ne sais pas si il y avait des réductions de tarif prioritaire pour traverser l’Atlantique pour les groupes, mais c'est coOol de voir/revoir les cousins !

C'est le cas avec THIS IS A STANDOFF.


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... et leur punk mélodique qui claque un max, le batteur est énorme, le chant très juste. C'est toujours le souci avec ce style musical. Sur disque c'est de la balle et après en live si les gars ne sont pas hyper carrés, et surtout au niveau du chant, c'est aussi brouillon qu'un set de black metAl. Steve Rawles du groupe Belvedere officie comme guitariste et vocaliste mélodique dans cette filiation sk8-émo punk. La précision était présente, le son californien de ces Québécois fluidifie une imprévisibilité douce à l'ensemble de leur concert. Rapide, parfois disposant de partie complexe, le groupe libère les bonnes vibrations funny, et dans cette symbiose où les rayons solaires drainent de la chaleur des corps vers les cœurs ouverts à un moment de simplicité. La musique est une connexion universelle qui n'a pas besoin de mot, elle fait appel à notre sensibilité, réveille notre vécu et le fait résonner avec une subtilité sans égal. Ouaie c'était bien cool.



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On a pas vu grand chose de MALEVOLENCE, on était en ITW. J'ai vu juste la fin. Mais c'était pur, violent, cool, puissant, hargneux, du moins d'après les dires des gars de l'infirmerie.



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Il ne faudrait jamais chercher à comprendre d'où provient notre désir musical. C'est le cas avec MUTE et son super concert.


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Cet autre groupe Canadien a délicatement réveillé ce désir. Je ne sais pas vous mais moi à 45 piges j'ai besoin de baiser la vie et de l'entendre jouir. Mute va puiser dans cette sensibilité qui fait réfléchir jusqu'à atteindre l'endroit émotif qui parfois nous déchire. Le chant est très juste, le set est impressionnant de concision instrumentale et sa technicité impressionne. Le guitariste soliste a dû connaître la révélation de son instrument devant le tapping d'Eddie Van Halen sur « Eruption ». Émotionnellement le concert pulse un rendu vraiment très fort et puissant.

“On dit que dans les moments d'émotion intense, une fraction de seconde équivaut à une éternité...” Jonathan Coe.

Le groupe mêle à sa tension émo/mélo une coolitude Canadienne, avec des refrains hyper catchy, un grain de Bryan Adams, tu vois le sirop d'érable sirupeux et la vigueur d'un bûcheron, hein ? Mais nan ce n'est pas gay.

Le groupe mélodise, relie la terre sonique aux étoiles immortelles et c'est un très gros set, chatoyant dans les esgourdes un miaulement propre à exciter une minette adepte des poses félines, et à rendre fous les vieux matous du punk rock.

Mute nous offre cette contemplation virginale devant la mélodie, et dans les fils soyeux de cette aurore mélodique on tisse une étoffe légère qui viendra nous caresser bien des jours après avec une réminiscence de douceur, parce qu'un concert inoubliable est une ombre qui brille jusqu’à la dernière syllabe du temps inscrit sur le livre de notre destinée, et qu'on ne cesse d'entendre.



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Avec RISK IT tu t'es éclaté et tu as bien fait jeune fada.


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Cette décharge cathartique de hardcore était un set de sport de combat rugbystique, ferraillant dans chaque maul sonique à coup de pénétration explosive.

Une troupe d'excès de sébum à casquette a pratiqué cette danse de percussion, là où certains regards ont l'équivalence des marrons. Les bonnes pratiques dans le milieu des musiques amplifiées possèdent des codes d’honneur pour lesquelles il n’est point anodin d’en satisfaire les uns et coutumes afin d’intégrer la corporation initiatique. On retrouve à l'Xtremefest certain passage obligatoire. Je mentionnerais tout d'abord la bienveillance dans le pit. Alors oui les pralines pleuvent mais dans le respect de la camaraderie virile. Pour le Wall Of Death, là tu es certain qu'il y en a dans le tas qui annonce : « Bon les gars, en face c'est que des cons, alors au premier choc il faut qu'ils discutent avec les taupes"

Risk It est le concert le plus brut du week, et même avec ces défauts musicaux ce que l'on retient en premier c'est l'intensité brute, cette impureté jamais polie, et encore plus granuleuse et difforme, voire râpeuse. Le groupe en répand toute l'abnégation virile et unique, pour ne pas dire virginale. En sortant du concert je croise le guitariste de Ben & Fist qui me fait penser à cette tirade de David Lee Roth, chanteur de Van Halen datant de 1979 : « J'ai essayé le jogging, mais ça faisait tomber les glaçons de mon verre »



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Les femelles de BAD COP BAD COP me font penser à un croisement entre The Distillers en version pop et The Runaways en punk. J'ai juste vu le début pour cause d’ITW, et c'était frais et pinky.

Gwardeath a adoré, et on peut faire confiance à ce gentleman sans aucun bénéfice de doute.



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GET THE SHOT c'était énOrme, une nouvelle claque.


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Le groupe monte le public les uns sur les autres. Le chanteur va chercher le public dans ses moindres retranchements et maintient le niveau relationnel à son plus haut niveau, et avec ce sens de la communication qui rappelle qu'une langue les gars, ça ne sert pas qu'à lécher des chattes ! Il démontre tout au long du concert les valeurs du HxC et qu'un groupe phare, c'est quelqu'un qui est là pour éclairer, pas pour éblouir.

Partout c'est une effusion de violence fédératrice. Les titres s’enchaînent et déchaînent le public, c'est tendu à ce moment-là au point que si tu arrivais à foutre une olive dans le cul d'un gazier il pressait trois litres d'huile. Si l’agressivité est dans chacun, la catharsis culturelle permet d'extraire l'épure de cette violence et de la changer en quelque chose de positif. On ne doit pas se contenter de peu. Le peu c’est pour après, une fois mort. Quand on est vivant il faut tout faire très fort. Si Walter Spanghero avait connu la saveur Hardcore de ce set, il aurait dit : « On prend goût aux courbatures que le pit provoque. Un pit qui ne fait pas mal est un concert raté. ».

A la sortie les torses nus affichent les hématomes, est ce que ce festival est sponsorisé par Synthol, mercurochrome, et l'homéopathie..en suppositoire Monsieur Punk sur la photo ?


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Au fait, GTS est un groupe Canadien, et oui encore un. Heyyyyyyy il n’y a pas eu un cousin avec une chemise de bûcheron, bon tu me diras qu’il n’y avait pas un gugusse de la Macronie brandissant une baguette non plus, finalement on est parvenu à tordre les clichés tout en gardant l’accent sur notre identité.

Whouuuuuuuuuu là c’est extra-balle avec cette histoire d’accent (NDLR : du midi et québécois), et finalement cela va dans le sens de la représentation à Opium du Peuple en fait, et bing re-extra-balle.

Diantre cette partie ne finira jamais alors ?



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Autre question pour le concert suivant : Retrouvera-t-on un Yul Brynner en Sta Prest pour le show de BOOZE & GLORY ?


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Oi oi oi plus loin, pas vu un seul. Des vieux punks oui, de ceux qui ont connu la rue et l'usine, le coup de grisou anglais et sa brique sur le coin de la tronche, ceux-là ont répondu présent au folklore britannique, c'est facile c’est les seuls qui reprennent les refrains. Pour le reste ce côté hooliganisme est culturellement peut-être un peu trop prononcé, et la réputation sulfureuse des skinheads par la télévision appose le veto que les clichés ont la vie dure.

D'ascendance Sham 69 à Cock Sparrer, de style musical Oi ! et de street punk, le groupe produit un set rempli de ferveur fraternelle propre à un pub.

Pour information, le mouvement skinhead est une subculture marginale aux multiples tendances qui naît dans les années 60 en Angleterre, autour de la culture des Mods (jeunesse ouvrière = working class) et des "Rude boys" jamaïcains. C'est leur crâne tondu qui leur a valu le nom de SKIN HEAD (tête de peau) qu'ils se rasaient pour éviter de se faire attraper par les policiers lors des manifestations. Ils sont fiers d'appartenir à la classe ouvrière, et s'opposent aux hippies, symboles d’une bourgeoisie décadente qui échappe à la réalité du quotidien à laquelle les skins, eux, doivent faire face. Dans les années 70, le mouvement punk se développe, le sous-genre musical de la Oi! apparaît. Dans les années 80 l'influence du National Front et du British National Party dans l’Angleterre de Thatcher pousse certains prolétaires et des skins à se ranger dans le camp de l'extrême droite, en faisant des immigrés les responsables de la misère de la classe ouvrière anglaise, et ceci sera suivi par le reste de L'Europe. Face à cette dérive du mouvement naît le SHARP (Skin Head Against Racial Préjudice) : le non-racisme radical est un refus aux skin racistes, les BONEHEADS (tête d'os, néonazis). Dans l'Occitanie en 1984 il y avait le SCALP (section carrément anti-lepen), devenu plus tard le réseau No Pasaran.

Le mouvement skin se scinde donc en deux, opposition distincte d'éthique mais indivisible pour la similarité du look. Il existe toutefois des apolitiques, issus de la même mouvance, qui réfutent les attaches politiques avec pour principe de base la violence, football, et bière. On reste dans la caricature. Ils s'estiment les vrais détenteurs du spirit of 69.

«Oi» est l’abréviation de «Oh You !», un cri que vous aurez beaucoup de chances d’entendre dans les ruelles de l’est de Londres dès qu'un pilier de comptoir en sort.

Sinon il y a aussi d'autre skin head, les Straigt Edge, abréviation sXe, issue du HxC et originaire des U.S.A, ils s'éloignent de la défonce autodestructrice du punk en prônant un refus à l'alcool, drogue, pour un comportement positif et un esprit clair. Le sXe est un puissant antidote sans dope à la liberté de conscience.


Une bonne leçon d'histoire

Voilà pour la petite histoire, et pour de plus amples informations, vous demandez Rachid au premier couillon qui passe sur Castres.



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Pendant que je me restaure avec une barquette de frite, un gars bon prince paye le repas à une douce jouvencelle qu'il ne connaît pas, laquelle accepte le repas gratuit d'un sourire lapidaire qui en dit long sur l’ingratitude avec laquelle elle va le lâcher, avant de lui signaler avec politesse : « Oh c'est sympatOche mais il ne fallait pas. ». L’impétueux l'a regarde droit dans les yeux : « Quand on aime on ne compte pas. » Oh putain la formule gagnante des éjaculateurs précoces.


Présent en 2014 à Albi pour la seconde édition, CONVERGE nous revient avec ce sentiment d'évidence de retrouvaille impromptue ou bien trop longtemps différée, sans faire état d'une attente qui déçoit.


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Dire que le groupe est depuis sorti de sa zone de confort ce serait osé. Mais autant sur disque, qu'en concert il y a un changement à cette musique qui dérange le quotidien. Puisque ce bloc de souffrance froide expurge de son agonie incandescente une violence post-hardcore trop extrême pour le mosher, et avec trop d'exigence chaotique pour le punker, mais c'est toujours une expérience pleine d'implosion intérieure. Car face à cette déferlante d’introspection rageuse, et même brutale, le set compulsif est de haute tension radicale. Converge appose son hermétisme sonore, son malaise sonique, son atrophie explosive, et le temps musical est incertain quand cela tourne à l'orage mélodique avec quelque chose d'électrique dans l'air.

Pour ce concert les hurlements foudroient, les riffs fustigent, la rythmique terrasse cette intensité sculpturale. Tous ceux présents avoueront avoir été meurtris d’envoûtement bien au-delà des attentes, surtout les dreamers.

La singularité musicale de Converge a conservé tout son fiel, sa pertinente authenticité, le tranchant de ses contrastes, tant dans les moments d'apoplexie que dans les passages plus hypnotiques. La cohésion du groupe, son écriture moderne, la qualité de l'interprétation, sa sobriété, relie la même absence de complaisance, et converge (bing extraballe) vers cette humanité sensible jusque dans l’effroi émouvant d’être dépassé par ce qu’on a écrit/joué.

Il n’est pas de meilleur ressenti pour un artiste, ni de preuve plus tangible d’une nécessité.

Pour tous ceux dont le chaos est énigmatique : « Quand un bruit vous ennuie, écoutez-le » John Cage.



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Les suédois de MILLENCOLIN ont fondu le pit en auto-tamponneuse avec leur punk mélodique à la sauce revival 90's.


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Mais il a fallu attendre la quasi fin du set pour bénéficier des titres les plus catchy et connus. J'ai un vague souvenir de leur album à succès, mes camarades (Junk Cacahuète, Raph - anaérobie aérobie c'est quoi ? et Vince Big Jim) sont beaucoup plus expansifs, le groupe était attendu, il a réalisé un set nostalgique qui en a laissé plus d'un ravi de les avoir vu au moins une fois.



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COMEBACK KID = Fureur de vivre


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Le groupe est venu en 2013, 2015, et il reste une valeur sûre. Le set est envoyé avec maestria, dextérité, rien ne manque, de plus c’est le dernier concert du festival, les bénévoles et tout le crew commencent à relâcher, il y a du monde autour de la scène, les refrains sont repris en chœur, le côté fédérateur est plus que palpable, c'est un groupe qui coalise de par sa musique punk hardcore mélodique un fort capital sympathie et il est un modèle.

Le jeune qui entend à longueur de journée que sa génération n'est qu'un ramassis de branleurs et qu'il faut lui mâcher la bouffe pour qu'il n'ait pas de mal à la chier, se libère de cette nasse en prenant la positivité inébranlable de CBK. Le public contemple avec impatience la vigueur se réfléchissant dans leurs esprits comme une preuve de sidération. CBK redonne du désir, du souffle, comme une poussée dans les reins, un élan de jeunesse et d'appétit retrouvés.

Leur dernier opus « Outsider » ne m'a pas laissé un souvenir impérissable, lui trouvant une forme de redondance et une facilité de gimmick, en live le groupe balance ses punchlines et la dynamique prend une admiration dévotionnelle. On finit très bien cette sixième édition.



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Merci au crew pour son eXtrême application et à ses bénévoles pour l'ensemble du travail accompli pendant ce week-end d'extase, c'était parfait.


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Même avec les moyens actuels de communication, et les structures, la tâche est aussi ardu qu'au début des 80's pour réaliser un festival de cette trempe. La région Occitanie est une des plus grandes, mais derrière le bouillonnement du Xtremefest c'est toujours le milieu associatif, le bénévolat qui font office de pilier, il y a une forme de lutte et de rêve dans cet ensemble pour élaborer un tel événement, ça tient à peu de choses pour revenir l'année d'après. Enfin tant qu'il y a encore des personnes hypra motivés pour tirer les choses vers le haut, capables de fédérer un mouvement alternatif, libre, dont l’autonomie semble dérisoire, mais dont la puissance contribue à la pérennité du mouvement underground.

Tout cela passe et prend racine parce que le festival établit des liens durables, des contacts permanents. Puis qu'il y a une ambiance particulière, pas du tout nombriliste, mais carrément spontanée et chaleureuse. N'oubliez pas de soutenir la scène, sur disque, en concert, vibrez, vivez.

Il y a un côté sacré à faire partie intégrante d'une telle aventure humaine, c'est cela l'Xtremefest !


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samedi, juillet 14 2018

MASS X


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(report du Hellfest 2018)

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Le Hellfest est devenu en un peu plus d'une décennie le propitiatoire du metAl noir et le réceptacle à spectacle de l'univers des musiques outrancières & libertaires. Ce treizième volume a cousu la ferveur sur les cœurs patchés des festivalier.ès durant un week-end ensoleillé, où la vaste gamme émotionnelle engendrée a apporté une véritable bouffée d'existence.


« J’avais l’habitude de penser que quelqu'un faisant quelque chose de bizarre était bizarre. J’ai soudain réalisé que quelqu'un qui fait quelque chose de bizarre n’était pas bizarre du tout, et c’était les personnes disant que les autres étaient bizarre eux-même étaient bizarres. » Paul McCartney


VENDREDI c'était Firepower !


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La boue sonore de FANGE comme ouverture des festivités provoqua cette injonction à libérer les bas instincts.

Le chanteur torse nu ( ex-Huata = super groupe de doom) en perpétuelle tension rageuse était au parfait diapason énergétique du groupe, et de son aura crasseuse, crayeuse, abrasive. Un set remplit de hargne électrique, de puissance tellurienne, de foudre poisseuse.

Ouaie c'était une performance extatique, flash et nucléaire !



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Premier constat en arrivant devant les Mainstages : Désormais elles sont munies de pavé, fini les tornades poussiéreuses engendrées par un pit de furieux. Les musiciens sont ravis, les cascadeurs du pit moins, oOoh les petites fiotes...

Par un effet de prestidigitation heureuse il arrive parfois qu'un groupe bénéficie de l’annulation d'un autre, j'ai trouvé néanmoins qu'il y avait une moindre affluence pour le stoner matinal/heAvy Rock de MOS GENERATOR. C'est regrettable.

Le chanteur/guitariste Tony Reed avait un shirt de Fastway avec sur son bras gauche une partie de la pochette éponyme de Black Sabbath et In the court of the Crimson King de King Crimson, l'avant bras droit était recouvert par le Killers d'Iron Maiden, je dis cela pour vous situer les influences du band. Au fur et à mesure du set le son des grattes a repris son droit fondamental à base de riffs chromés de dirigeable anglo-saxon, et les solos étaient alors cool. Le concert était groOovy avec un heAvy röck enfumé de psychose bluesy colorée et de champignon hallucinogène intraduisible dans une boule de cristal. Je trouve que ce groupe est largement meilleur sur scène que sur disque.



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Venu du pays de la congère, SONS OF OTIS, le groupe Canadien avec ses riffs pachydermiques, ses ambiances lourdes et épaisses, tel un grumeaux sonique, aura produit un set faisant jaillir une répétition indolente de metOl noir. Le contraste avec Sons Of Otis est tout le temps saisissant, pétri dans cette dualité de corpulence adipeuse et de subtilité étourdie, avec laquelle la lenteur de l'exécution dégorgeait un appel d'air capable de tout embrasser sur son passage.

Alors est ce que pour autant les enfants des fleurs des 70's allaient croire encore à la magie de la fée électrique ? Oui pour ceux dont la désinvolture cramoisie brûlait dans la même renonciation. Il me semble cependant que la génération millennials répondra avec les yeux et le kit main libre sur son écran tactile via un consortium multimédia. Comme ce gars qui avait l’air smatte (stupide en québécois), perdu dans un univers trop hermétique pour lui, au point d'afficher dans son détachement la compression expressionniste d'un vegan dans une charcuterie de montagne.


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Au Merch Officiel, le shirt de groupe est à 20 euros minimum. On pousse la vénération du public au bout du sacrifice économique. Va y avoir un gros souci les gars, le fossé se creuse inexorablement entre ceux qui ont la possibilité de vivre l'expérience Hellfest, et les autres qui sont économiquement dans l'incapacité de pourvoir aux dépenses. Si cela continue dans ce sens-là il n'y aura plus que des cadres d'entreprise, auquel cas il faudra changer la programmation. Élu meilleur festival depuis trois années d'affilées, forcément cela attire les investisseurs et les accords de partenariat ne manquent pas. Pour cette raison le festival propose plusieurs approches pour vivre l'expérience en fonction de votre revenu social, ainsi vous pouvez disposer autrement. Le concert reste le même de toute façon.

J'ai croisé un quinquagénaire avec une chemise rayé façon trader 80's et une veste kaki avec le support Hellfest en dossard, mais carrément jetlaggé au milieu des spitfires sataniques. On peut se demander si les requins du libéralisme pactisent avec le diable au corps ?

Je suis critique sur le sujet, mais si tu prends un peu de recul. Alors 20 euros le shirt c'est cher, sauf qu'aujourd'hui c'est le prix moyen sur les sites du web (hors frais de port). Effectivement il y avait longtemps que je n'avais pas voulu acheter du textile, préférant la musique au détriment de l'accoutrement.

Année après année le festival joue la carte du confort avec une ambition prononcée, pour cela il est obligé de faire appel à des partenaires, lesquels prennent part à l'édifice mais avec un retour sur investissement. On ne peut pas tout avoir.


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L’engouement du Hellfest est effectif, il se développe encore, il a totalement modifié la pratique du festival, fait bouger le cadre en proposant une vaste gamme de divertissement. Je dirais qu'il vit son age d'or. Est ce pour autant que les fidèles mélomanes disparaîtront pour ne laisser la place qu'à un public avide de vivre un one-shot ? Un public touristique juste prêt à investir une fois dans l'attraction chimérique du Hellfest parce qu'il faut le faire une fois dans sa vie, et vulgairement répondre à un shoot d'adrénaline histoire de cocher un truc audacieux dans son vécu ?

Je ne sais pas si sur la durée cela soit pérenne, mais pour le moment c'est profitons-en tant que ça dure, parce qu'avec l'âge, on connaît le goût amer de l’incertitude des plaques tectoniques existentielles, et de son éphémère densité.



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« Je déteste les garçons qui ont peur de la pisse, de la merde et du sang des règles. Je veux un mec qui me laisse lui pisser dans le nombril » et c'est Shirley Manson de Garbage qui a dit cela. J'suis pas certain que le beau gosse James Toseland y soit préparé avec la coquetterie d'un hard rock de motard croquignolesque.

TOSELAND c'était juste un set de professionnel, sans passion, sans donner envie de se jeter dessus. Manque le truc érectile qui balance la purée. Chose que l'on a pu retrouver avec les anciens des SPERMBIRDS.

Le punk'n'roll à papi a joué à décoller la crête du jeune coquelet du Hellfest. Les quadras jubilaient à l'unisson avec la gueule fendue jusqu’aux oreilles. A mille encablures de la dictature contemporaine du "cool", le groupe avait ce détachement prétendument de bon aloi, et en même temps une certaine idée de l’élégance hardcore. C'est dans ce repli d'une révolte contenue qui ne demandait qu'à s'évader que les allemands ont déployé leur plan Marshall avec des potards rugissant le fiel d'un punk hirsute et flamboyant de 35 ans d'âge, sans qu'aucune ride de ridicule ne soit venue en marquer le set.

La Warzone est aussi munie de pavé, avec une légère pente jusqu'à l'ingé son, avec une bonne vue étirée donc. Cette scène boudée pendant des années, est celle qui aujourd'hui bénéficie le plus d'attention, et c'est gavée pratiquement tout le week-end.


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Afin de pallier au rafraîchissement des corps exténués par l'effort de guerre et une température bénigne pour les sudistes mais trop caniculaire pour ceux habitant au dessus du département du Lot, deux murs d'eau ont été installés permettant aux festivalier.es de se mouiller en passant sous ces arches. Une arche dessine même des motifs dans son tableau d'eau.

Je me demande si la teinte prochaine du visuel Hellfestien prendra la tangente de la mouvance éco-responsable commune à toutes les grandes marques désormais ?

Vera-t-on prochainement des espaces davantage arborés pour pallier à l'impact gargantuesque du week-end, et par des mesures de compensation écologique ? Car dans son contexte d’urbanisation de son site et d’anthropisation dû à son développement économique accéléré, ce serait eco-friendly qu'un ensemble d’actions en faveur de l’environnement permette de contrebalancer les dommages causés. Peut-être même une action de renforcement des populations de certaines espèces en matière de protection de la biodiversité (gothique).

Il s'agit de préservation/gestion de l’événement dans le cadre du déplacement de grande envergure et de gestation de cette population. Think Green !



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L’air exempt de tout miasme, de toute infection était pur et sain, le paysage tout entier surpassait en beauté les jardins de le Notre ainsi recouvert d’une végétation dense. En attendant je profitais de l'herbe folle pour pied nu sentir les vibrations terreuses Hellfestiennes venir s’accorder au pouls de mes envies de mélomänes.

J'ai vu TESSERACT avec son concert doux, FM musicalement au point d'en être chiant, parce que rien qui pique quoi, juste un jus de fraise sur des boucles progressives de métal fondu que l'on ripoline à faire siffler par un peintre en bâtiment. Pas assez post-rockien pour les contemplatifs, pas assez progressiste pour chatouiller la prostate des matheux, pas assez lourd pour les haltérophiles de la fonte musicale, pas assez convaincant tout simplement pour les canines des djentistes.

Heyyyyy fallait-il faire comme les filles et simuler pour faire plaisir ?


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Bennnnnnnnnn nan. Par conséquence, on se prend à se poser au sol, dégustant le temps d'une pause régénératrice, indispensable, déjà, boudu que l'on se fait vieux. La paisible discipline des festivaliers me fait mouvoir sur un angle de 180 ° la bienveillance de chacun, sans savoir si elle est reliée au désintérêt du concert, à une attente quelconque, à la faculté d'une pause ?

Le commun Tu me vois cherche des ami(e)s avec une oreille sur son téléphone tout en brassant avec l'autre bras l'air...de rien...d'un con.

Je retrouve un Tu me vois à la scène Valley, et un gars tout cool se présente devant lui alors que l'autre pas cool lui sert un Qu'est-ce que tu crois que je fais avec mon bras en l'air depuis 2 heures, la circulation ?!



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Diantre, nom d'un tabernacle, de mon côté je voyais plutôt un super concert de sludge avec l'épaisseur heAvy du Québec libre, parce que c'était euphorique DOPETHRONE.


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Du pur foutre sonique, des lampées de crème électrique, OooOooh ouaie que c'était crémeux. Les titres du groupe commencent souvent de la même manière. Un peu comme une machine à vapeur qui augmente la densité de son cheminement de fer groovien, et leur formule en trio en délibère toute la rudesse, ainsi que l'ossature alchimique d'une force de feu.

Le batteur a des antécédents dans le domaine forestier pour abattre la rythmique avec autant de force boisée, c'est certain. Le groupe a embrumé le pit avec trouble, dans cette volute de weed et de profondeur sludgy, jusqu'à caresser notre imagination, notre vie sensorielle, nos représentations alors dissolues dans ce filtre à particule musicale, concassé, pulvérisé, moulu en un jus dense et céleste des agrégats d'une émotion violente.

Le final s'exécutera avec Benjamin le guitariste de Fange dans un mur de fuzz, sans pouvoir mettre un mot sur le traumatisme éprouvé.



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HARD-ONS

Les australiens ont réalisé un set de punk rock cool et opiniâtre.

Très rare dans notre hémisphère, c'est un privilège d'assister à leur concert, mais ouaie carrément Dude ! C'était d'autant plus appréciable que leur discographie bien fun est surtout totalement décomplexée, avec cette façon d'étoffer leur musique d'une multitude de sonorité, atmosphère si particulière au mood Australien. C'est de là que vient la richesse de leur singularité. Le set était vénéneux, et hérissant le poil anarchique. Passant d'un truc gras à de la bubble-gum, puis du punk-gum à de la mélasse sonique qui torche un maximum. Le chanteur effectuait avec désinvolture des petits pas de danse façon mix entre Mick Jagger et Lyxzén le chanteur de Refused (mais sous sédatif hein !!), puis avec son shirt de Green Lantern pour un aspect typique du syndrome Peter Pan. Car si tu veux voler de tes propres ailes appliques la recette de Peter : Avoir d'agréables pensées !

Parce que vous ne pouvez pas plaire à tout le monde. Vous n'êtes pas un pot de Nutella.


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En passant pas loin des Mainstages j'ai entendu The Chris Slade Timeline qui faisait une cover du « Dirty Deeds Done Dirt Cheap » d'AC/DC ( l'ouverture des concerts de Twisted Sisters si tu te souviens) et c'était pas dégueu du tout. En tout cas pas mal de personnes se sont tournées vers eux à ce moment là, j'sais pas si c'est dû au fait de reconnaître un truc connu ou si ce n'était pas dégueu du tout, maintenant est ce que tu vois le questionnement philosophique que cela engendre mon cher Ray Charles ?


Bon j'avançais d'un pas libre qu'une fille seins nus suçant une chupa chups distordait le délice d'un air désinvolte en croisant ma route avec supplice, sans me retourner je songeais taciturne à la bouche gourmande de mon épouse sur mon prépuce pour faire diversion, c'est alors que je buta contre un géant, c'était Thibault du groupe Not Scientists, lequel vient de sortir « Golden Staples » leur troisième album que je recommande chaudement.

Cette première journée j'ai serré les paluches du coupain Hellfestien de l'est Guy de W.fenec, en même temps que le séant Mr.Cu ! De Kicking Records, puis le gratteux et le batteur des Killmisters dont la devise inconditionnelle « qu'importe le prix, chaque année le Hellfest est un rituel » signifiant l'importance que le festival a engendré dans la vie de nombreuses personnes. Le prix à payer est celui d'une évasion sur le réel, une richesse tant sonore que visuelle, où chaque détail apporté avec minutie fait partie intégrante d'une œuvre globale éphémère, celle de nos souvenirs immuables et émotions pendant ce week-end d'exception.

Ce qui me rappelle cette citation de Kim Fowley :« Le rock'n'roll est une explosion nucléaire de réalité dans un monde banal où plus personne n'est autorisé à être magnifique », pas mal hein ?


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On reconnaît BENIGHTED pour sa spécialité dans le domaine de la cochonaille brutale. Le groupe fut tonitruant devant une salle comble, et j'allais dire comme à son habitude. Son appel d'air deathalique était en mode tribal jam, et la fosse s'est secouée comme des clébards infestés de puces sans tiquer une seconde à se mélanger les poils des plumes, pour finir par se renifler les aisselles. Il y a eu Arno de Black Bomb A pour entonner « Cum With Disgust ».

Leur musique bestiale est comme un puits noir où se succèdent à jamais les souffrances perpétuelles qu’offre l'agressivité. Le groupe ardent embrasera comme une fournaise tous les festivaliers comme du chaume, avec vers la fin la cover « Biotech Is Godzilla » de Sepultura. Oucha ! C'était un set aiguisé.


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NORDJEVEL

Avec un mood mid tempo, une assisse relativement statique scéniquement, vous avez un concert qui mise tout sur la grandiloquence salubre du black metal. Intimement lié à l'ordre noir, le groupe s'efforça de répandre sa croyance musicale avec comme seule tactique d’agir dans l’ombre. Libre de sa représentation par des images grotesques destinées à provoquer la moquerie et le mépris, il lui plaît de se voir dépeint dans l'impénitence obstinée comme un être ridicule, repoussant, moitié animal, moitié homme. Poussant des râles et des soupirs maléfiques sur des scènes de souffrance et de destruction, on se voit plonger dans ce repaire de tout esprit impur et odieux, après avoir passé un pacte parmi le séjour des morts. Le batteur est arrivé en premier en faisant sa choupinette tête de panda scandinave, trop mimi.

Le chanteur arborait un bracelet clouté de circonstance, et là on ne parle pas de punaise pour accrocher des posters année 80's avec des femelles dorées au soleil californien et à la toison choucroutale, mais bel et bien de pointes de 150cm que l'on utilise uniquement pour la solidification des poutres d'une charpente en chêne. Un faux mouvement et le musicien à côté de vous est non-voyant, et si vous ajoutez à cela des croix inversés sur tous les membres du groupe et vous aurez les remontrances papales de François.

Le set était assez mou, en fait on ne se sentait même pas en insécurité, il n'y avait pas le feu à l'église, pas plus que du sang et de venin satanique. Sans succomber à la tentation c'était quand même efficace, le son un peu rustre et parfois brouillon apportait ce chaos rutilant propre au BM. Un gazier pleinement décontracté, arborait la tenue d’un surfer de la Creuse dans une piscine à ballon, il semblait face au groupe tel un aveugle devant des ombres chinoises. Les yeux rivés sur son téléphone il partageait uniquement le seul fait d’être au même endroit au même moment. Alors que le tonnerre sombre rugissait dans les ténèbres avec ostentation, lui s’en étonna lourdement au point de sentir l’effroi que l'on rencontre quand on se réveille vivant dans un caveau six pieds sous terre.

La performance de Nordjevel est restée bonne dans l'ensemble, du moins suffisante pour obtenir le prix du curé de Camaret.

Vous ne savez pas quoi ? Le chanteur avait un shirt tout mité, merdeeeeeeee pour un Hellfest, la majorité des groupes ont statué de l'honneur de jouer dans un tel festival, et cela ne doit pas être souvent que le groupe à l'opportunité de jouer dans un endroit de cette trempe, un minimum d'exigence vestimentaire me semble cruciale nan ? Je veux bien admettre que l'embonpoint d'un hiver froid et trop long fait craquer le tissu made in Bangladesh, mais des trous de mites un peu partout, non là vraiment c'est abusé du goût prononcé que la France dispose en matière de luxe.

Leur final ce fut « Reign In Blood » de Slayer et plutôt cool comme interprétation/vénération.



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BONGZILLA

Le fumoir de la valley était parfaitement irie pour recevoir le haschich aqueusement sonique des amerloques.


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L'incandescence d'un set lourd de sludge avec des riffs qui pendent dans l'air comme la saucisse fumée dans les fermes aveyronnaises, une noirceur de plomb, c'est certain ces gars ont écouté Black Sabbath et Saint Vitus comme des bigots, mais en fumant une plantation de weed jusqu'au Sleep intégral. On peut ajouter à leur style la graisse southern avec des dégoulinades de jus sludgy et vous avez un concert chiadé de groove pénétrant, reposant telle une balançoire. Le quatuor a garni son concert de ce genre d'incantations de gros riffs et de boucles rythmiques épaisses que l'on attise pour ne pas étouffer le feu. Par contre niveau fumée c'était un hammam dans un aquarium à rasta, kuf, kuf ! Ce qui me fait dire que Bongzilla avait sorti la grosse bébête à trip, surtout en faisant tourner leurs compositions comme des spliffs de ganja, embaumant le délire vers davantage de sauvagerie. Pendant la plongée dans le fumoir j'ai vu passer trois têtes de gland avec des casques à pastèques, on aurait dit Plageman, le super-héros du dessinateur Guillaume Bouzard : Un ballon de volley en guise de masque, une serviette de bain pour toute cape, c'est Plageman, l’homme-plage qui est  bien décidé à chasser le beauf là ou il se trouve pendant l’été. Je vous en conseille la saine lecture.



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Le Hellfest est un spectacle vivant, devenu immortel par le biais de la métamorphose qu'il a façonné dans le monde du spectacle underground, et comme amplificateur de sous-culture, l'amenant à sa popularisation. En espérant que cela n'ira jamais à la vulgarisation et au galvaudage.


Vous pouvez revoir vos cours d'anatomie : « Les filles ont des couilles, elles les ont juste un peu plus haut, c'est tout » JOAN JETT

La madame possède toujours de la gomme rock'n'roll sous le pied. Elle miaule avec sa voix chaude et ce grain rauque de chatte en chaleur. La Runaways colle sa punk-gum dans un esprit ricain, remplit de cool et de fun glam.

Je ne voulais pas en parler mais physiquement elle a fait un lifting et ressemble désormais à l'actuelle Danièle Évenou, ancienne Marie pervenche de la série TV pour ceux qui s'en souviennent. C'est con à dire mais Marie Pervenche avec une guitare, merdeeeeeeeeeeeeeee le délire.

Le set était un peu mou à la longue. Mais franchement j'étais content d'assister à un concert de Jeanne Supersonique. Elle nous a fait décoller dans sa météorite rock'n'roll et c'était l'essentiel. Même si tout n'était pas aussi énergique qu'il aurait fallu, que le classique des Arrows « I Love Rock'n'roll » reprit par le public dans une version de yoghourt Bulgare, que même la laitière aurait préféré lécher le trou du cul de Mamie Nova après le passage d'un Sénégalais dans le clapet fécal que d'entendre ce refrain.

Madame Jett 27 a assuré.


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Le gratteux aux ongles teints en noir avait glamoureusement hérissonné une coiffure en brosse de 8 cm de volume. Hey profite gars parce qu'avec la colle que tu t'es foutu dans la chevelure à 40 piges t'es dégarni. Il y avait même un sosie de Peters Sellers au clavier, trop dingue ce concert.



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DEMOLITION HAMMER a remporté le prix B.T.P. avec perte et fracas.

Le thrasheur club New-yorkais nous avait envoyé son escouade la plus redoutable datant de 1986. Lequel a construit son set en jetant les bases d'un thrash énervé, avec un concassage brut de décoffrage de la chape de plomb. L'édifice prenait forme que le pit remuait telle une bétonnière. Les jeunes apprentis pataugeaient dans leur moule-burne en se servant de la raie du cul pour faire gouttière, dû à une sudation excessive pendant ce labeur manuel. À l'autre bout du chantier, plutôt que de nourrir des controverses inutiles en termes de narcissisme photogénique, une autre jeunesse est restée comme pétrifiée avec la canne à selfie branlant le sol, à la recherche d’une source de compréhension face à la flamme sacrée du set explosif des thanatopracteurs du riffing thrashy de la grosse pomme. Il a donc plu des tonnerres de fuckin fuck fucker !



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MYSTICUM a été sans conteste le plus grand groupe du week-end. Il a joué à trois mètres au-dessus de la scène sur un étage aménagé. Même Amadou et Mariam auraient pu les voir.

Leur black est dense et à cette hauteur de vue c'est ce qui s'appelle élever le niveau pour prendre de la hauteur. Scéniquement le groupe tient quelque chose d'intéressant puisque des images blanches sur fond noir sont projetées au même rythme stroboscopique que la boite à rythme. Car le trio c'est deux guitares et une basse. C'est vrai que conceptuellement il y a de la recherche industrielle avec cette installation de strapontin king size, d'images abstraites et d'un bordel musical qui frise parfois la casse à voiture allemande pour un black Rammsteinien de froideur répétitive, oui j'ai bien dis de froideur répétitive, de quoi ? De froideur répétitive.

Donc il était préférable d'apprécier le teknival de la saucisse froide, et moi je suis SxE végé donc malgré une ouverture d'esprit large, là les gars ratissaient trop large. L'ambiance globale du truc est restée dans l'expectative, sauf pour les amateurs de son, de tuning et de RDA.



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SÓLSTAFIR

Musicalement c’est comme si Sigur Rós avait trouvé la distorsion et c'était plongé nu dans un geyser sans fond Islandais. Terriblement terrien, lunairement tellurique, entre quiétude et élévation, profondeur et puissance, le groupe donnera à son set vibratoire cette appartenance au mystère de la vie, et il ne laissera pas derrière lui un grand monument, mais davantage un sentiment d’éternité. C'est mieux.

Cette mélancolie abondait sa gamme de tourments, là où les blessures pénètrent l’éternelle sérénité, car tout naît, s’épanouit, décline et disparaît selon un cycle irrévocable où tout se renouvelle. Sólstafir a très bien intégré ceci à sa musique, il a quelque chose d'ésotérique et de parfait pour reposer la tête après tous ces heurts soniques, ainsi que fêter le solstice d'été. Car oOouaie on a enfin basculé vers la chaleur !!

Le chant a manqué de justesse par moment, et le chanteur s'est même planté au début du final. Le public a repris le thème mélodique du dernier morceau dans cette connexion bienveillante avec le groupe qui stipule une lumière qui ne revendique pas l’énergie de la communion, mais la révèle.


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EYEHATEGOD

Whaouuuuuuu le groupe a retrouvé son assise et son mojo du NOLA sound. Le set était dans la veine qui jadis a façonné le culte sludge du band, et notamment au Hellfest dont on ne compte plus les passages. Les turbulences soniques ont entraîné leur sens groovy vers cette pureté anarchique, propre à Eyehategod. ( c'est rigolo d'écrire propre quand on parle de ce groupe).

C'était bordélique, puissant, hargneusement punk, même si le groupe n'est plus de première jeunesse, sa maturité scénique et musicale contorsionne une saveur profonde. Surtout pour la dépendance de ces structures métalliques apparemment insensibles et à l'épreuve du feu et du temps. Puis quel groOove de mammouth de la part de Jimmy Bower (le guitariste), absolument sidérant de beauté, il semblait établir une vérité crue tout en érigeant les murs de son oppression. Je distingue toutefois qu'il y a moins d'affluence pour le groupe, pourtant outrageusement puissant et sauvage.

Autrefois il y avait le drapeau sudiste sur scène, à côté du breton en 2009 même,...


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...Aujourd'hui ce sont des vieux hommes sur scène, les tripes remuent, le sang tape encore, le cœur y est d'autant plus pur qu'il se délit dans la mare sludge avec la même folie opiacée que la vigueur d'un groove musical à jamais tortueux et viscéral.

J'ai vu deux italiens qui prenaient un pied monstrueux et je les comprends. Parce que ce groupe parvient à distordre la distorsion, sa musique est défoncée, cabossée par l'usure de la dépendance à l'oubli du toxico, à l'aigreur d'un mental nihiliste, à l'épouvante du cœur dans un corps en souffrance. Abandonné et replié sur lui-même, il s'avilit inévitablement. Eyehategod est une drogue dure. De son apostasie le groupe fait descendre du feu des cieux de l'amplification le culte du NOLA sound à la vue des hommes.

D'après Simone Weil qui vient à peine de rentrer au panthéon : La pureté est le pouvoir de contempler la souillure. Avec cette dégoulinade sludgy la pure mortification aura écoulé tout son jus sans modération.


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La classe de BAD RELIGION c’est quelque chose tout de même. Des cinquantenaires rutilants, des briscards du punk rock sans moustache, beaux comme des camions volés, le groupe s'est présenté avec moins de cynisme qu'à l'accoutumé, sachant que sa musique parle pour lui de la meilleure des façons. Dans le chrome mélodique d'un punk américouain coulant au rythme d'une rivière sauvage, le groupe a enchaîné les tubes avec une plume de feu pour en imprimer le rythme, sans survoler sa discographie, mais en étant survolté de la jouer à la cool.

Et c'était un super concert. Un organe vocal érodé par le papier verre et la douceur d'un milk-shake coco/vanille prenait le cœur de la scène comme claque un baiser fougueux impromptu.

Une atmosphère favorable soufflait sans cesse, rafraîchissant le corps et le mental vers un dessein pur et plein d’abandon. Dans le froissement des décibels et la contemplation de l'instant présent, elle avait le teint d'un nuage de pluie, électrique, argentée et doux. Elle semblait jouer avec l'extase cette sorte de retenue lacrymale qu'un barrage hydroélectrique maintient au firmament d'une émotion intense. Bad Religion était peut-être pour elle, tout comme pour moi, un groupe de jeunesse que les années rapportent au gré de la vie, tel un automne qu'on laisse partir en feuille jaunie et refleurir sans cesse.

J'ai vu David et Vincent de l'Xtremefest en mode groupie aussi. Hihi !!



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JUDAS PRIEST

Robbie la folle de la nuit avait sorti les lames d'acier afin d'apporter la bénédiction Heavy metOl au firmament de l'aciérie de Birmingham, et arrive toujours par la porte de derrière.


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Le heavy metal se caractérise typiquement par une réponse nihiliste aux échecs hippies et à l'industrialisation. Ozzy Osbourne se rappelait ainsi les débuts de Black Sabbath à la fin des années 1960 : « nous vivions dans une ville morne, polluée et lugubre et cela nous enrageait. Pour nous, tout le trip hippie, c’était des conneries. La seule fleur à Aston ornait une tombe. Alors on s’est dit qu’on allait foutre les boules au monde entier avec de la musique ». En étant moins sombre que le Sabbath, Judas Priest a établi une refonte de la métallurgie Heavy.

L’atmosphère menaçante qui plane sur le heavy metal dérive de son esthétique dissonante et agressive à son théâtre de fer. Ce genre adopte une politique de la terre brûlée vis-à-vis de ses racines blues et rock‘n’roll. C’est là une attitude caractéristique du heavy metal, qui semble vouloir éradiquer sa propre préhistoire musicale. La troupe anglicane de la  New wave of British heavy metal laissa à son prêtre comme toujours le soin de relire l'évangile de l'acier trempé Birminghamien. En dignitaire motarde qui ne reconnaît plus personne en Harley Davidson, Robbie émascule avec sa vibration aiguë constituant la noble matière vocale identitaire du combo, mais pas que...N'empêche que cette impulsion soumet à une pulsation constante de haute fréquence capable de briser du verre. Ainsi pilée la foule exsudait dans le jus heAvy pour se refroidir à mesure de l'avancement du show et se modeler à la dureté musicale de l'aciérie Judas Priest. Le groupe tisonnait avec le dédain de celui qui a proclamé sa vérité crue dans le giron de la plèbe touristique, rempilant avec la justesse des temps moderne une robotique scénarisation de sa carrure.

Le jurassique Judas Priest épousseta le fiel de sa sidérurgie et je pensais : « Viens, épaisse nuit, enveloppe-toi des plus sombres fumées du Hellfest. Que le ciel ne puisse pas poindre à travers le linceul de tes ténèbres rugissantes. Remplissez-moi de vos forces invisibles pleines de son et de furie, jusqu'à faire crépiter dans le feu de la joie la nuit toute entière. », Mais Robbie avait parfois du mal à déglutir la stridence nécessaire, je laissais alors la British Steel...


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...Afin de corroder vers CORROSION OF CONFORMITY

Sous la Valley on voulait du heAvy, plus gros que les stridences des 80's. On voulait un heavy concassé dans le noyau dur du spirit ricain. Ce fut une grosse claque, le concert coup de cœur du Vendredi pour oim.

Les gars avaient mis le cœur, un putain de groove vissé pied au plancher, la propulsion d'un chant rocailleux au sirop d'érable. Pas de pose, pas d'entourloupe, le quatuor a apposé intensité, émotion et puissance, du gras, du sec, du passionnel et du heavy bluesy. De ce genre là que l'on se damne pour toute une vie en connaissance de cause. Les solos pointaient un coup vers les cieux puis pénétraient les profondeurs de la nuit, de la terre, là où la fonte sonique remonte afin de se tordre, passant de lave à roc. Tel est le phénomène de superposition de ces deux courants cosmiques. Il demeure la base du désir d’étreinte génitale d'un set de cette qualité, et en ce sens, comme le fondement de l’enracinement de l’homme dans sa nature bestiale. Les boucles rythmiques de C.O .C, pareilles à une déferlante de foudre sonique électrisante, traversaient l'épicentre de la Valley jusqu'à ce que le tintamarre de l'ovation finale éteignit la vigueur musicale, comme on éteint la lumière. Clac !

Mais poursuivons la soirée si vous le voulez bien...


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...Le punk mélo/Heart emo de RISE AGAINST et son sentimentalisme efféminé, si sur papier c'est toute une romance, en live c'est tout aussi glabre. Tim McIlrath, le guitariste/chanteur possède une voix en or. C'est à dire que sa voix est l'intérêt premier pour le groupe. Musicalement/scéniquement tout est parfait, trop pop aussi, enfin, tout est relatif et c'est à chacun d'établir sa propre frontière entre le rock et la pop. Le set était cool, le pit a bougé dans le sens de la fête, du partage. Le groupe a du métier, il est américain, donc il tient son public dans le creux de sa main. Après Rise Against a des titres hyper calibrés, chiadés au possible, si ça a l'air d'aller tout seul, derrière l'équilibrage mélodique, la tension de chaque passage musical, la maîtrise scénique se travaille. Toute connaissance sur la musicalité du groupe dérive d'une expérience forte en matière mélodique, elle s'enracine par une fascination pourvue d'attraction innée, qui permet d'enjouer les illusions pop dont le sensible est porteur. C'était un concert de punk pop vraiment fun, et chaleureux d'émotion pour finir de manière radieuse cette première journée.

"Le naturel, c'est très bien, le sublime c'est tout de même mieux", Sarah Bernhardt 



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SAMEDI c'était Ofnir !


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Dehors c'est la dystopie Macronienne et sa bande hip chic de star-uppers Jupitérien, dedans c'est l'effervescence Hellfestienne, avec pour conséquence une préférence pour cet enclos hors-norme face à la platitude morne. Car le hellfest est le Helter Skelter, un manège à sensation dans la société du spectacle. Il n’est pas un disciple de la famille Manson comme certain on prétendu afin de châtier le diable.

D'année en année il est davantage, tant il offre de possibilités de se convaincre à son aura.


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BLACK RAINBOWS

Le trio de stoner Italien a joué la prédication usuelle des drogues douces à base d'un riffing psychotrope et d'une poésie évasive. Titulaire d'un zeste de gras, d'une mise en bouche bluesy à s'en faire péter la ventrèche, nous avions tout le bestiaire d'un combustible de base du moteur stoner.


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Signé chez Heavy Psych Sounds, un référent pour les spécialistes de fuzz, acid, vintage, space, heavy rock, c'est le label de Gabriele le chanteur guitariste de Black Rainbows.

Ce groupe a tout appris de Cream et de Kyuss. Il y a pas mal de solo bien appuyé dans sa sauce, et selon moi c'est toujours un plus. Il possède de bonnes atmosphères lorgnant vers le doom, avec parcimonie, et une bonne dose de psychédélisme. La formule est usité mais avec ce set elle est passée tranquille, surtout avec une bonne vibration. Alors y a t'il un baba cool frustré dans chaque fan de stoner psychédélique pour cacher un ersatz de Charles Manson épris d'une rage inextinguible ? Même si le satanisme ne fut jamais complètement refoulés par les idéaux éclairés de la contre-culture hippie, nous étions davantage avec ce band dans un délire de pipe à eau et de macramé.


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INCENDIARY

Un HxC de N/Y, un esprit touch guy de Brooklyn, un chanteur/animateur de free fight dansant avec le regard noir du gars face à la fonte de la salle de sport, déjà tu dravais sentir chez toi le cramé de l'incendiaire ?

Leur Hardcore est lourd, crépitant de mosh-part, rien de mieux pour réveiller les articulations en ce début de matinée, et aussi atténuer les éventuelles blessures de la veille. Sur scène c'est des shirt de Misery, Suffocation, Misfits et Slowdive (Chercher l'intrus). Le quintette a joué à donf la diversité d'action et le concert est vite devenu un grand hachoir à barbaque humaine. Le flow du chanteur scandait avec ténacité le groove musical. Un des deux guitaristes a galéré avec son jack pendant un titre, et avec uniquement qu'une guitare la physionomie du groupe en a pris un coup. C'est là que tu te rends bien compte de la profondeur de champs que cela nécessite. Quoiqu'il en soit le set était dur, il tapait dans le brut, stimulant des secousses que les corps ressentaient dans une implosion de violence pure, jusqu'à fondre dans cette incendiaire comme si on devait mordre dans l'électricité atomique.


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Aujourd'hui l'affrontement HxC américain est/ouest était à l'honneur avec : Hatebreed, Incendiary, Cro-mags, Madball, Turnstile, Knocked Loose à l'est ; Powerflo, Body Count, Terror à l'ouest.

Juste avant Incendiary, j'ai entendu dans le bois deux nanas réclamées « une faciale », ne me demandez pas à quoi cela consiste à cette heure matinale au milieu des gens, un truc avec de la bière certainement. Par contre, ne pensez pas outre mesure que toutes les nanas du fest sont des perverses, c'est juste que ce délire là aussi farfelu qu'il soit, au Hellfest reste un délire. Foutez la paix aux filles, ce sont les meilleures d'entre nous !

J'ai maté la fin du gagnant de Voice Of Hell : REDEMPTION

C'est un trio avec un père et ses deux fils. Les gamins avaient la banane. Ils étaient à la fois conscient de l’événement mais aussi avec cette naïveté touchante que l'enfance ne peut se résoudre à cacher. Le guitariste/chanteur doit avoir James Hetfield comme modèle, et le batteur est très certainement le plus cool de tout le week. Un groupe dont le potentiel ne demande qu'à pousser pour devenir grand, mais si il ne prend pas le melon et qu'il ne soit pas remodeler par l'industrie.


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BLOODSHOT DAWN

Déjà nous avons eu droit à un très bon soliste, un régal d'abeille pour le miel des oreilles, et leur thrash a fait ses classes dans celle de Testament. En concert c'était une férocité musicale un peu brutale et dont la gratte geignait comme une veuve à un enterrement. Les angliches ont su provoquer les ébats supersoniques avec un set de thrash Shredien n'ayant pu regarder au-delà de son angle d'attaque, ni vers d'autres genre de perspectives soniques, pour ignorer la possibilité d'une infinité d'interprétations en allant racler près de l'os, et jusqu'à partager son public en deux.


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MONOLORD c'est Electric Wizard expurgé de tout fiel, venin, graisse, érotisme macabre. C'est une version claire, poétique même, tant la densité de lourdeur est prégnante. Elle ne se salit pas derrière le psychédélisme, elle vit pleinement son feeling, elle est sereine avec ses oripeaux pourpres qu'elle agita pendant un set que l'on a entendu bouillant et reposant tout à la fois. Le public effectuait un mouvement perpétuel de balancier, faisant résonner le cœur des choses enfouies, ainsi que son corps et sa tête vers cet aqueduc magique entre Electric Wizard et Mars Red Sky.

Si selon Ozzy Osbourne « La seule magie noire qu'on ait jamais eue était une boîte de chocolats » en parlant de Black Sabbath, nous pouvons annoncer qu'une tablette entière de cacao noir a été engloutie avec les suédois de Monolord.


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GET THE SHOT

Musicalement au porte du thrash parfois mais sans la déconne. Get The Shot c'est le premier degré du hardcore, on combat avec éthique. Les canadiens expulsent virilité, loyauté et puissance dans une Warzone sous tension. Le chanteur sXe (mentionnait sur les mains) tenait une pêche d'enfer, il vaut mieux pour le Hellfest c'est certain, et leur set est devenu très vite maousse costaud. Obligeant les touch guy à sortir les haltères et le No Pain No Gain dans le pit, avec la sangle abdominale rentrée, le souffle court qui prend le pas d'une rythmique lourde à grosse couille, et à la sonorité métallique qui en faisait rutiler le big bang.

Liant à leur set une ouverture d'esprit humaniste, laquelle a été réitéré à moult reprise très clairement par le chanteur sur les vecteurs d'intégrité et de bienveillance, un doigt d'honneur fut souhaité pour l'ensemble de la Warzone contre le racisme, sexisme, et extrême droite. Le chanteur gesticulait sans cesse, souple, en contorsionniste puis droit et imposant, toisant la foule déchaînée lui imposant le silence avant de repartir vers un rythme plus enlevé encore, avec fougue. Maintenant cette capacité à chauffer le fer et à calmer pour affûter les corps aérobics, à emballer pour mettre à distance régulière, à enflammer pour l'épreuve du feu hardcore. Il a plongé dans le torrent du pit a de nombreuses reprises et le groupe sur scène jouait en fonçant tête baissée.

Au final c'était une ovation pour ce set de compet, hargneux, explosif, direct, percutant par un magnétisme inaltérable.


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Les cousins québécois Get The Shot ont fait leur preuve au Hellfest avec l'art de convaincre, une loyauté pure au HxC et à son éthique humaniste. Très cool pour l'Xtremefest en août !


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DEMILICH

Le thrash Voivod-ïde et Vektorien des Finlandais était profond, avec une multitude d'attaque frontale entre Death et Obituary. Revenu des limbes de leur séparation/reformation/séparation à n'en plus finir, que même un inconditionnel des Feux de l'amour aurait jeté l'éponge depuis, le groupe assura la dépendance à sa musicalité. Ce live semblait même réactiver un répertoire dont l’éclat a sans doute, avec le recul, galvanisé ses propres créateurs.


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  Très aimable le chanteur apportait poliment entre les morceaux des informations sur une discographie qui se résume à un seul album « Nespithe » datant de 1993, et aussi sur la création spéciale d'un t-shirt pour le Hellfest, fort moche par ailleurs.

Parfois on accorde intérêt à un visage pour une raison indéterminée, ainsi, il y avait un gars dont la tronche d'acteur studio du muet donnait l'impression grotesque de bouffer des cheveux et les poils de cul d'un lépreux, et ceci en même temps que la scission sonique de la scène en boursouflée la vision. Ses voisins, peut-être même des proches, se pétaient ostensiblement la nuque, alors que lui apportait cette impression mandibulesque d’extérioriser avec une passion saugrenue. Par contre Demilich était un peu trop statique, il est notable de le préciser car tous leurs effets provenaient essentiellement de leur musique, on peut dire que l'épanouissement ici fut mélomane.

Je pense que les groupes ont dû recevoir une demande du crew du festival pour apprendre quelques mots en Français, puisque ceci était très rare auparavant.


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MISÞYRMING

Si ce n'est que le bassiste semblait avoir un instrument trop grand pour lui, visuellement le band s'est présenté avec des chemises blanches repassées mais complètement recouvertes de sang. Devrais-je apporter d'autres preuves tangibles afin d'annoncer que le ton était donné ?

Le groupe s'est donné à fond dans l’émulsion Black Metal, exhortant le malin à prendre le diable au corps à un public qui en a pris plein les mirettes et la tronche. L'intensité était constante, on sentait, on savait qu'il se jouait ici quelque chose d'importance, avec laquelle notre mémoire allait en graver toute la pertinence. La sinuosité musicale des Islandais nécessite un envoûtement partiel mais constant, du moins en relation avec le genre d'élévation que l'on ressent devant un précipice. Il serait blessant d'émettre une relation contiguë avec le black metOl Behemothien et celui de Mgla, pourtant il y a de cela à l'intérieur du charme sombre de ces formes musicales de haute prestidigitation, du moins suffisamment pour passer pour des formes authentiques de puissance surnaturelle.


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Tel Orphée traversant le royaume d’Hadès pour délivrer Eurydice du territoire des morts, lequel parviendra à s'extraire des enfers vers la lumière du jour sans jamais se retourner vers son amour, ce qu'il fit pourtant devant la porte du chemin et éconduira à jamais son amoureuse. Comme Orphée nous étions tous obnubilés, et le sanctuaire de la Temple était purifié par le sacrifice et l'offrande de corps et d'âmes ulcérées de jouissance, car l'attrait de l'interdit est irrésistible.

Misþyrming a étoffé son souffle sonore en apportant outre sa puissance de corps, une émotion brutale, obscure et pleine d'un feu immortel. Il est probable que leur Black Metal soit exigeant par le fait qu'il est capable d'être brut, et émotionnellement polit mélodiquement. Encore fallait-il savoir polir la pierre intérieure en soi, comme angulaire à sa fascination.


Alors un truc très chiant c'est la fumée des cigarettes/cigarillos/pétos, etc...Ainsi à tous les fumeur.ses je vous souhaite de crever dans les souffrances impitoyables du crabe, qui vous rongera vos poumons crasseux. Comme cela vous savourerez comme tous non-fumeurs.es l'effroyable.


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1000 MODS

J'aime quand ça ronronne, et là ce stoner/doomy possédait ce côté félin du bourdonnement serein. Le groupe a enthousiasmé et conquis dès le premier titre expulsé avec une divine sagesse de coolitude, et vers ce carrefour de bluesmen où l'on fait l'aveu d'accorder au diable Hellfestien la saveur d'offrir à son âme un trip inaugural. Après cela le band a pu dérouler avec un super mojo pour un très gros concert. C'était pour moi une découverte, un peu dans le mood de Vista Chino, avec un heavy blues a filé le tournis à un occiput en cocotte-minute, mais éloigné du parodique des orgasmes narcissiques des versions hard rock américaines des années 1970 toutefois.

L'éclaboussure des riffs venaient gifler les culs-terreux de la Valley. Des ondes de lumière et de joie jaillissant de la foule ravie envahissaient les derniers recoins de l’espace infini. De l’atome le plus imperceptible aux mondes le plus vaste, des êtres animés par l'étincelle rockienne s’élevaient par la voie de leur beauté incomparable et de leur joie sans mélange en une communion de reconnaissance et de véritable amour.

Le final diluvien et psychédéliquement de folie a ordonné à un public conquis une ovation légitime pour les Grecs, car « Il n'y a point de génie sans un grain de folie. » selon Aristote.


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TURNSTILE

Les jeunes gars avaient la niaque, normal à cet age où la duperie hormonale vous pousse en dehors des limites du terrain de jeu. Le groupe a fait monter l'adrénaline avec leur crossover Hardcore hyper chiadé. C'était une boule de nerf et de cool qui a foutu la Warzone en ébullition et en plein zénith solaire. Souvent dans la précipitation et enthousiasme le groupe n'était pas en place, mais a gommé ce genre d'imperfection par une attitude de repli fun et de coolitude goguenarde.

Leur dernier opus est excellent, et le band en a joué une bonne partie de jambe en l'air. Les titres se sont enchaînés, déchaînés, avec une fréquence cardiaque élevé dans le pit et qui ne s'est jamais éteinte. Cette escouade multicolore de l'ohio est musicalement HxCool. J'aime les hommes libres et ces jeunes hommes sont ce que l'Amérique engendre de meilleur. La diversité de mood dans leur titre est assez génératrice de liberté créatrice pour forcer l'admiration, car c'est fluide et plein de groove. La génération qui mélange tout, car mondialisée, recycle, s'adapte à son environnement et métamorphose son indépendance.


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Elle impose sa vision vers un état de transe qui aboutit à la syncope.

Le groupe a libéré les énergies en établissant une passerelle entre urgence impitoyable et spontanéité tonitruante.

Dans ce foutoir sans nom, elle promenait son regard le long du flux disparate, semblait flotter dans le subtil avec amusement comme avec le temps où l'on pervertit ce que les aigris demandent à la jeunesse de perde : L'innocence.

Je pense avec sérieux que le chanteur a la puissance libertaire pour être un Iggy Pop jeune, pour sa ridicule extravagance rock'n'roll mais sans la défonce de l'autre au même âge.


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En plein soleil estival une quinqua s'éclatait au soleil du rap metal de la cité des anges de POWERFLO. Malgré le groove le set ne décolla pas. Le groupe est arrivé en pensant que son passé suffisait, mais il faut gagner l'estime par l'épreuve du feu passionnel comme tous les groupes. L'humilité fait souvent naufrage chez les grands de la Mainstage, ils ne donnent que trop peu souvent dans cet écueil.


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HEILUNG

Pour définir ce groupe, je dirais que c'est une folie rythmique tribale pour une polyphonie astrale invoquant les racines scandinaves primitives dans un fjord du Danemark.

Suite à Wardruna, Heilung aborde la gauloiserie Clissonaise en viking chamanique. La transe débuta et déjà la féerie clanique emplit de sa vénusté toutes les âmes pieuses de la Temple. Peau de bête, ossement, bouclier, bois ornent l'atmosphère scénique en gratifiant de la pureté d'une telle démarche artistique, linguistique runique, paléontologique.

Attention le françaouis est attaché à l'authentique si tu lui sers du gouda de cantoche il va immédiatement pleurer sur son camembert au lait cru. On ne l'a lui fait pas hein !

La musicalité de cette horde rembourre de son assonance un lichen mélodique païen manifeste, intangible. Il y a de la fierté à ouïr d'une telle prouesse musicale, il y a un travail de précision derrière le décorum. Au niveau de la texture sonore on navigue entre le mantra tibétain et le folk païen, tout en étant aussi tout-puissant qu'un haka de all black devant le XV de la rose. L'art d'accomplir quelque chose de grand, de beau et d'unique est un accomplissement que la confrérie revendique. L’envoûtement se doit d'être si puissant que cette offrande borborygmique ramène à l'immortalité d'une magie ancestrale, et que bien après certain devenu mage devineront dans l'épaisseur de la nuit les battements intempestifs mystiques que ce rite ferrugineux apportera comme intemporalité tendre autour d'une mousse dans le bocage du Dark Forest. Youpiiiiiiiii !


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Grosse attente autour de ce groupe donc parce que le public du Hellfest se passionne pour ce genre de rite païen allant de l'âge du bronze jusqu’à l'âge des Vikings, ce qui permet de vivre une expérience temporelle, boire de l'hydromel dans une corne, et peut-être de renouer avec une nature ancestrale nordique. Suivre et abdiquer devant les inclinations charnelles de cette musicalité païenne ressuscite la sorcellerie que la superstition moyenâgeuse a méprisée pendant l’inquisition contre tous hérétiques.

Le spectacle sur scène était total. Il y avait plusieurs tableaux, avec sur scène des chasseurs/ danseurs et des cueilleurs/choristes, en plus des chanteurs.ses et musiciens. Bon c'est quasiment du tribal, il y a beaucoup de percussions, pour ne pas dire uniquement. La procession est lente, il faut rentrer dans la transe, à savoir un folklore végétal et ossuaire animalier.

Moins prenant qu'à pu l'être Wardruna l'an passé, et un peu longuet même à force. Déçu ? Ouaie quand même. Si vous vous demandez si dans nos contrées nous avons une équivalence tangible, et bien c'est non, mais du moins pas d'une façon si rituelle.

Par contre on a quelque chose de mille fois plus intense et c'est MAGMA.

Nul doute que le show était intéressant pour les cultureux de chez Arte, animé pour les néoruraux paganistes du rayon bio, mais je n'ai pas ressenti une connexion tangible avec le groupe, pas plus qu'une union primitive caractéristique des forces naturelles inscrites avec un alphabet runique.

Peut-être fallait-il refaire appel à Ronnie James Dio histoire de voir apparaître des Dragons ?


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Il y avait trop de monde, les mêmes rythmiques et l'impression que la troupe de théâtreux Heilung nous avait préparé en douce les fourberies de Scapin par Odin. C'est idiot de vous dire cela, mais je ne comprends pas pourquoi je ne suis pas rentré dans le trip. J'étais en condition, pied nu, bien ancré à la terre, une respiration profonde, en paix avec les astres. Je respecte Heilung pour la profondeur de leur sagesse ancestrale envers la nature mère, mais même si c'était vivant, je m'attendais à mieux certainement. C'était trop gentil, pas assez bestial, pas assez dangereux. Sans jamais éprouver une illumination avec un rite d'accomplissement qui ouvre une brèche vers le subliminal mystique.

Pas vu la couille d'un pouvoir fabuleux pourtant à la base de tout ce barnum ritualiste et traditionnel.


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MEMORIAM

En un death monolithique old school décharné à son plus simple appareil par des anciens de Bolt Thrower, on a pu gratter à l'essence d'une musique à la lourdeur béotienne.

Le groupe quémanda une soumission faite de confiance et d’admiration, ne pouvant accepter une obéissance forcée il accorda à son public une entière liberté, condition essentielle d’un service volontaire.

A côté de moi les aporétiques affirmaient leurs incertitudes quant à l'embarras de définir si le show leur était bénéfique. Le public était assez crevé de sa bringue, en plus d'être écrasé par la torpeur sonore, il tanguait dans la profondeur de Memoriam, alors que je suis quasi certain que le lendemain il n'aura pas gardé un souvenir impérissable de ce concert. Pourtant le groupe était bon, le sympathique vieux chanteur Karl Willetts avec un organe saillant a honoré, mais il manquait des solos pugnaces et une certaine consistance, et surtout une aura. Car même si le groupe est cool et muni d'une inconstatable profondeur Obituaresque, leurs incantations incessantes sont montées vers les cieux sans espoir d’un ticket de sortie, tu pouvais à cet effet ravaler ta déception.


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Alors que le groupe débattait comme un diable, j'étais pris en tenaille entre les sabots de Satån et le béret basque, puisque un groupe de basque espagnol mangeait des tapas à base de chips écrasés, de cornichons chaud et de saucisses aplaties en rigolant de leur connerie gastronomique. Ces quadras affichaient pour l'un un shirt de death metal avec une licorne dessinée par un mouflet de cinq ans, un autre avec un shirt de Mayhem au visage Corpse painturluré puis le restant débardeur de Dark Tranquility et des shirts classique de metalleux, des vrais quoi ! Pour en savoir davantage sur ce eux : Metaleuskadi


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ARKONA

Dès le premier titre le groupe a assis tout le monde, c'était trop chiant. J'ai tenu tout ce que j'ai pu, c'est à dire le même temps qu'un coït de puceau : 3mn.


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À la recherche d'une objectivité cartésienne à défaut de trouver une pensée pénétrante pourtant jugée indispensable dans pareil cas, je déjeunais seul et de manière frugale un plat que les hindous préconisent quand ils crèvent la dalle sur le sol meuble d'une campagne salement déserte. Na !


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KATAKLYSM

Le band a investi la scène en balançant la mornifle sonique d'un crossover 90's typé death metOl tabernaclien. La sauce était épaisse avec des boucles rythmiques, un groove omniprésent, des effusions rythmiques de breaks qui filaient la nuque rouge. L'édifice de la scène Altar trembla au bruit infernal de ces cavaliers de l'apocalypse du Québec.

Le groupe offrait des cadeaux de noël sonique en faisant croire qu'il tenait les rênes de l’empire du malin, contournant, contorsionnant, concomitant sans détour. La fureur sonique présente était moindre que l’horreur imaginaire fabriquée en amont du concert. Cependant l'évidence permettait d'être éberlué par ce groupe et son synchronisme quasi télépathique entre chaque musicien.


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Après les panthères blanches de Prophets of Rage, qui donc pour porter la rage au ventre lors d'une relecture épistolaire du petit livre rouge 2.0 ?

Une petite voix qui s'élève de la foule avec timidité répond : Nanard Lavilliers.

Le grand timonier outrageusement agacé : Toi tu sors, de suite chenapan.




BODY COUNT bien sûr est capable de porter les guns et ses couleurs de gang californien, maiiiiiiis pas plus. Parce que pour la révolution faudra trouver un autre porte étendard. En grand Mao qui sait tout du show, Ice T le rapetou était dans la place à faire son maître de cérémonie, avec l’usage roublard de sa parole et d'une morgue efficacité qu'il contient d’en asseoir la suprématie sans équivoque. Body Count a plaqué sa toute puissance et son groove métallique à coup de boucles rythmique insatiables, mais la distance entre son aplomb mal déguisé et son manque de pêche ont produit un set d'une vigueur monotone. Le public neo metal était fort désappointé quand la bise ne fut pas venue lui tourner la tête révolutionnaire, parce que le Body Count était venu avec des pistolets à eau.

NoOon sérieux ?


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Cela m'en avait tout l'air nan ?


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ENSLAVED

Le simulacre sur scène fait entièrement partie prenante de la société du spectacle. Un groupe sur scène est l'éternel désir, mais s'il triche il tue et étouffe le rêve. Celui qui triche ne mérite nullement qu'on lui accorde notre passion de continuer à croire en lui.

Vraiment pas en place, Enslaved a dégorgé un set sombre et trop long, cherchant en vain la lumière du jour polaire, hors le groupe septentrion commet le doute de s'afficher tel qu'il peut se concevoir et non dans la liberté prétentieuse d'être ce qu'il est. D'autant plus en demandant la bidochonnerie de la marseillaise reprit par un public de coq en patte.

Comment s’arrête le mal ? Jusqu’où ira la parodie ? La musique extrême possède-t-elle des limites ? Où se dépossède-t-elle des limites pour devenir extrême ? Vous avez deux heures, après je ramasse les copies, et gare à celui qui me fera un avion à la con.


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Faith No More qui s'électrocute sur le 380 et reste collé par le HxC bruitiste, c'est cela DEAD CROSS. Un truc sauvagement incontrôlable, délibérément foldingue, et avec ce genre de folie qu'il convient pour déboîter pendant un set remplit de nervosité, de liberté innommable et de jouissance piquante.

Toujours aussi frappadingue Patton est-il le génie du mal ?

Un bien en soi, assurément.

Il y avait dans ce set cette trempe d'ébullition gigantesque qui gicle des fluides étincelants, jusqu’à faire jaillir du metal en fusion. Des explosions en tous sens pour une musique qui échappait à tous les codes radars d'envergure pour en catapulter l'ivresse. Une telle liberté encore aujourd'hui risque l'incompréhension, pourtant le public de la Valley adhéra à cette folie spongieuse, tant elle échappait des mains. Ce fluide était en chacun une quête diamétralement irrépressible, irriguant tel un ruisseau une rivière, jusqu'à un fleuve pour certain. Pourvu de stratagèmes musicaux éblouissants, le groupe ne semblait pas être enkysté par la démesure, parce que ce groupe dadaïste démentiel contesta l’essentiel et postillonna en menteur insolent autour de sa bizarroïde musique sérielle.


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Cet incongru corticoïde sonique déploiera son extension par un traumatisme mélodique absolument virulent, ajustant son set par tant de trouvaille surréaliste et d'images kaléidoscopiques que l'on exultait en fond de scène comme des têtards devant le cul d'une libellule en chaleur.


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Je pensais que cette année c'était Bloodclot, mais nan, les scissions humaines sont incertaines, alors nous avons eu CRO-MAGS  , et pour garantir l'équité il y a aussi l'autreCRO MAGS !, ben ouaie c'est cela la scission.

M'en branle de la polémique autour de la légitimité du groupe. Jon Joseph est un bon. J'ai pris mon panard. Les hommes flammes n'étaient plus que des globules de cette espèce de sang qui coule dans le corps des villes impures, le groupe offrait comme un éclair de lucidité dans la cruauté citadine hellfestiène la vigueur imputrescible d'une rage libératrice de passion contenue.

Un Age of Quarrel en un set méthodique, vite expédié, des covers des Bad Brains, et ce jeune homme qui s'est vu oiseau, s'est pris pour un dieu et n’écouta pas ses pères. Tiens Icare est revenu se brûler les ailes du désir…

Les uns recherchaient avec empressement, les autres s'animaient avec fureur, je voyais pourtant la même étincelle dans leurs yeux, celle des passions impunément fougueuses.

Si l'esprit s'adapte graduellement à l'objet qu'il admire, il en épouse le culte et l'adoration. Mais il ne s'élève pas au-dessus de son idéal de pureté et de vérité. Le HxC crossover de Cro-Mags semble après toutes ces avaries et intempéries égocentriques un refuge sonore pour bien du monde, même si le crew New-yorkais ne déplace plus autant qu'avant, il ne s’éteint pas, parce qu'il n'existe pas de nuit qui ne finit par trouver le jour.

Une casquette vissée sur une frimousse juvénile à tache de rousseur passa légère comme une crème de pop punk saccharosée de fraise tagada sonique, le groupe termina sa consistance fureur énergétique en même temps que Medhi de Tromatized Youth est venu rugir sur scène.

Désolé mec je n'ai pas pu te voir Jeudi au Metal Corner, c'était la merde sur le trajet et vous aviez terminé quand j'avais juste fini de récupérer mon pass. J'étais dégoûté de ne pas prendre ma ration de Toxic Avenger traumatique, bisous.


Ah oui, absolument rien à voir avec précédemment mais lors de la douzième édition les filles ont subi des attouchements.


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Alors j'informe tous les abrutis incapables de contrôler leurs pulsions lubriques, les productions Marc Dorcel ont sorti une gamme de films répondant dans son intégralité à une pléthore de déviances et ceci de manière élargie, ainsi en sachant cela vous pouvez rester chez vous à réaliser ce qui vous correspond le mieux, à savoir la masturbation bande de branleurs.

« Le viagra, ils devraient le faire en suppositoire, ça doublerait le plaisir de certains. » Jean Yanne

Après cela car à pousser le bordel autant franchir un pallier supplémentaire, il y a des gros cons d'intégristes qui ont émis l'idée de faire rallonger du tissus aux femelles pour ne plus qu'elles soient importunées. En guise de réponse cette année :


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Mais foutez leur la paix !! C'est pas compliqué tout de même.


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AVENGED SEVENFOLD a étendu sa prétention stridente dans les atours de son scabreux édifice, les garçons coiffeurs attendaient la Halford, c'était dommage car elle était là hier soir.


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NEUROSIS

Alors pour être dans la franchise la plus absolue, déjà sur disque je m'emmerde, là c'est officiel c'est pareil en live. La régularité il n'y a que cela qui permet de progresser dans la vie. Je ne dis pas que peut-être lors du cadre d'une soirée étape avec un spirit davantage casanier Neurosis doit mieux passer. Je ne désespère pas encore car je reconnais l'influence notable que ce groupe a engendrée, notamment avec Will Haven, Baroness.

Tu achètes du rêve avec le ticket du Hellfest, par contre si tu es déçu par ton imagination ce n'est pas de leur faute.


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Une réflexion dont la vitesse d'action est peut-être déjà en train de passer le péage de votre conscience. Attention : On ne fait jamais demi-tour sur l'autoroute du WallaBirZine.


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DIMMU BORGIR

L'orchestre symphonique du mal a interprété son opéra rock, et c'était grandiloquent, un vrai valhalla pour fan de Pavarotti et de Thor. Je me suis surpris à me demander avec couillardise si ce n'était pas le même orchestre qui accompagne Patrick Sébastien en tournée, mais siiiiiiiiii celui du Narbonnais René Coll ?




Fin de concert. Au VIP c'était réunion de chantier, brainstorming, saturday night fever ( cocher la case inutile en fonction de vos affinités du moment ), voilà, voilà, puis comme disait Nounours à Pimprenelle « Bonne nuit les petits, et surtout pas de tâche sur les draps cette nuit hein ! »

Parce que là, oOoh fadasse, c'était un vrai trip d'acide dans le bordel.



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DIMANCHE c'était déjà la fin quoi !


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Pour chanter les louanges Hellfestiens il faut savoir écouter en mystique, parce que la musique s'élève lorsque le langage se tait, et se doit de faire entendre le mystère et rien d'autre.


Devant une nouvelle division panzer thrashy à la Altar, est ce que la piétaille allait subir les assauts gazeux ou répandre leur napalm exutoire avec la même vigueur que les grognards bonapartistes à Austerlitz ? MALKAVIAN avait une demi-heure pour atomiser un parterre de gars soumis depuis 2 jours à un régime de 105 décibels pendant 14 heures, et comme subsistance alimentaire uniquement le trio infernal bière/clope/saucisse. Si la prescription est rude, le gazier rigolait encore ce dimanche matin, preuve en est de sa vigueur guerrière devant le quintette.

On ira droit au but comme JPP, le groupe était appliqué à foncer dans le tas avec une tactique brutale entraîneuse de lourdes pertes auditives. Il devait donner et prouver qu'il n'était pas ici par un hasard fortuit. Il a donc accompli son initiation Hellfestienne avec un set combatif hyper thrashy. Le set fut donc rapide, anguleux et frontal, pour une victoire à la Pyrrhus. Le batteur munit d'un bonnet péruvien a pété la caisse claire, très certainement causé par un enthousiasme incontrôlable. M'enfin le set était aussi offensif, sans temps mort, pas le temps certainement de perdre le temps escompté, mais nous on respire comment pendant cette folie dionysiaque ? Mais c'est qu'on ne respire pas, on encaisse, et les Nantais ont avoiné à mort. Aarrrrrrg ! De plus, Malkavian a dégagé une super énergie positive, et cela fait du bien quand c’est un groupe Français, d'habitude c'est davantage le lot culturel des américains.

Pas trop vu de pingouin déguisé cette année, ou bien alors je ne fais plus cas de figure de cette manifestation costumée...C'est peut-être dû à la reproduction du même gazier anonyme à foison aussi ?


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PLEBEIAN GRANDSTAND

Torsu nu avec un regard qui veut en découdre, le groupe est sur scène et attend. Pendant 2 mn le round d'observation que dure cette confrontation entre le groupe et le public libère déjà une part de danger.

Noir, violent, brut, sans concession, leur post-black est arrivé à souder la bile obscure avec une assise extrême. Le chanteur possède une stature scénique à la Henry Rollins, bien ancré avec un mouvement de balancier, dans cette attitude entre mâle et animalité. Il enroulait son bras droit avec les fils du micro et resserra l'étreinte à cette sorte de bondage entre lui et l'amertume intrinsèque qu'il projetait sans cesse. Est-il le dominant ? Est-il le dominé ?



Il y a quelque chose de puissamment dur dans leur musique, et de fragile dans la sensation suffocante de donner au mal l'emprise de souffrir pour évacuer le mal-être. Le groupe fait mouvoir l'intériorité émotionnelle comme un véritable réceptacle d'amplification à sensation, et aussi comme un caveau de souffrance des désirs assouvis.

Les gars de Plebeian Granstand étaient tendus, s'arc-boutant à coup de fonte sonique, ils arrivaient à suspendre une épaisseur de lave fine, pareil à leur physionomie corporelle, et à la fois à faire vivre une souplesse musicale avec des lignes claires, entre tension et libération.


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Lucifer le fils de l’aurore, fier rebelle à la suprématie divine symbolise la sédition.

Brebis galeuse au sein du troupeau, le metalhead est pareil puisqu'il repousse avec dédain la sainte liturgie de la bienséance en ne se soumettant à l’ordre. Réclamant l’honneur d’être dévolu en restant à jamais égaré dans la vallée infernale avec ses goûts musicaux outranciers, il est ce destitué au goût calomnieux qui entend bien jouir de la liberté d’être.

Mais Lucifer c'est aussi un groupe. Un parallèle entre le revival seventies et Pat Benatar ouvrant le grimoire à Coven n'est pas anodin quand on suggère le nom de LUCIFER.

Huppés dans leur uniforme mamamouchi les scandinaves ont ensorcelé sans surprendre. C'était propre comme concert. Sans fioriture, sans élan ostentatoire, même si la belle voix possède un registre vocal splendide, l'échange entre le public s'est résumé à des regards doux, avec cette pudeur que les imbéciles, accoutumés à la démagogie scénique lambda, ont toujours confondu avec de la froideur. On espère après le set que le sortilège prendra un peu. J'avais trouvé The Oath sans grand intérêt, Lucifer me semble prompt a balancé un aspect gypsie heavy seventies pas dégueulasse du tout. D'ailleurs en live tu sens bien la poussière du retour à 1,21 gigawatt.


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Heyyyyyyyyyyy, cool, reviens gamin tu ne sentiras même pas l'encens en revenant !

C'est bien fait, réalisé, mais mouais pas transcendant pour autant. Leur dernier album « Lucifer II » est plutôt cool, surtout avec la présence de Nicke Andersson (The Hellacopters, Imperial State Electric, Ex-Entombed) qui était derrière les fûts et reconnaissable à sa casquette.

Johanna Sadonis a tout de même déroulé son incandescente aura, sa blondeur réverbérante, sa peau laiteuse et la chaleur d'une voix de diablesse en cœur de velours.


Voilà plusieurs années que je vois un gars enregistrer en audio les concerts, c'est Boutros Bootleg, le gars fait du street-art aussi, et c'est vraiment cool !


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AU-DESSUS

Aura-t'on la prétention d'espérer prendre de la hauteur avec ce groupe ? Et bien oui le liant musical des Lituaniens aura injecté cette sensation de trinité tension/nuance/contraste indispensable à leur post-black. Signé chez les acteurs de l'ombre, thuriféraire du sombre, le groupe a pris naissance au sein d'une espèce de nihilisme qui veut que par nature il soit colérique et haineux, puis baignant dans les plus épaisses ténèbres. Ainsi il a su clouer cette congestion palpable même avec des tempos lents, et faire cohabiter l'ivresse avec une atmosphère particulièrement sombre.

Entre rage et chagrin, Au-dessus enfanta des rêves hantés, des mélodies angoissées, ciselées et entraînantes en une mise au point énergétique, et vers une écriture torturée de litanie incandescente que Jean-Jacques Rousseau expliquait en ces termes : Le sentiment de la pitié dort dans le cœur de l'homme jusqu'à ce que le cri de la douleur vienne le réveiller.

Un seT tRèS tRoUbLaNt.


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ROTTEN SOUND

Par un effet de crépitement death grindesque, du grindcore quoi ! Les finlandais ont procédé à un concassage du cerveau en purée pour bébé. Nous sommes d'accord c'était tout le long une bastonnade avec l'apparition de grumeaux de plus en plus gros dans l'occiput. Aspiré dans une centrifugeuse, cela devient vite exténuant quand même un Dimanche à 13h30, mais une expérience riche de sens, car elle offrait un contraste saisissant sur le long, ce qui permettait de constater la dégénérescence active de la zique de Rotten Sound, et même en sachant à l'avance que cela allait chier dru.


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WARNING

C'est moi ou c'est chiant ? Pourtant le chant mélodique suit la torpeur, mais c'était lénifiant parce que toujours monocorde, sans tension, sans débauche. Une douceur qui repose certes, mais endort.


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THE GREAT OLD ONES

Monstrueux.

Il y eut d'abord l'apparition presque immédiate d'un souffle rampant et subtil, faisant remonter une audace mélancolique prête à convertir la douleur en volupté comme un baume salutaire sur les blessures profondes des cœurs navrés. On venait se blottir contre The Great Old Ones car il réchauffe. On retrouve alors goût aux joies intimes des tentations caressées, au souhait refoulé, ainsi qu'au feu passionnel qui jaillit du cœur obstiné de leur musique et apparaîtra comme écrit en lettre de feu.

Les groupes filiaux ne sont qu'étincellent en comparaison du feu premier.

The Great Old Ones est un feu premier. Il est heureux pour les contemplatifs solitaires de s’enivrer à loisir des charmes de cette musique.


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Avec son visage éperdu coulant dans le flot des corps en perpétuel mouvement de la ruche où mielleusement ses yeux se perdaient, elle apparaissait comme une reine noire que le soleil baignait de sa lumière, et elle rayonnait immobile dans le fracas du tonnerre musical.

Les voix mystérieuses et lugubres réveillaient le grand frisson, les hommes exultaient remplis d’insolence, des cris de démence dominaient le grondement des éléments sonores en proie à une folle élévation sonique, jusqu’à ce que l’agonie latente vienne faire s'échouer les vagues à l’âme d’un désespoir inexprimable et qui déferla sur le suppliant. Nos cœurs s’ouvraient à rompre la chamade, cela peut-être unique, mais une vie éternelle en soulignera les souvenirs brûlants.

Toux ceux ayant vécu cette apocalypse sonore contempleront les honneurs conférés aux fidèles. Car la scène est le sable d'une arène, celui qui meurt sur scène est un gladiateur, un lion, un martyr de son art. Le spectacle conjugue avec la vie le temps de l'existence, il traduit avec intensité la communion de nos croyances, brûle le désir en nous pour attiser les rêves. Même ce rêve une fois terminé reflète par son hallucination incantatoire ce qui perdure encore et toujours !

Tout était parfait : OVATION !


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Passage à la vitesse lumière pour changer de dimension car c'était Dark Side On The Moon avec GRAVES PLEASURES, et donc claque sur les fesses, mmmmmmmmh, coup de fouet subtil, Oooooooooooh, pour « un peu de noirceur vénéneuse qui ne fait jamais de mal » comme disait le Marquis de Sade.

Le concert était beau et sombre, Baudelairien en somme, avec Kali pour faire table rase depuis leur dernier album Motherblood. Une remarquable participation du public a retenu mon attention, mais ouiiiiiiiii, d'ailleurs je dois rattacher à cela qu'il y eu quelque titre de leur groupe précédent Beastmilk.

Dans cette flagellation de rock catchy et de poppy dark, le set aurait pu faire rougir une gothique. Tiens j'en ai vu deux dans tout le week-end, c'est dire de leur rareté désormais.


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Graves Pleasures assure sur scène comme une pluie estivale s'abat avec l'intensité de la foudre et l'épaisseur inquiétante des éléments sauvages afin d'éteindre la chaleur. Tout devient alors impétueux, rien ne retient plus la noirceur de foudroyer avec douceur dans chaque écrin de lumière entraînante. On écoutait extatique la voix du mentor Mat McNerney  (Code, Hexvessel, Dødheimsgard) résonnant au cœur du précipice. Il fallait aiguiser sa dague lacrymale sur cette pierre sonique, faire de son chagrin une violence, sans jamais émousser sa mélancolie, mais plutôt l’enfiévrer pour faire siéger la ténébreuse gifle de ce set. Qu'à la fin, le galbe ténébreux d’une beauté sauvage au cuissot gracieux et à la croupe envoûtante, munit de ce regard sibyllin que transperce une présence solaire, parcourrait la scène à la recherche d'une vérité, preuve du troublant emballement qu'elle venait de vivre.


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THE BRONX

BIM ! Grosse claque de punk rawk'n'roll de grande classe américaine, et pour un set criblé de hits, avec un public en surchauffe constante. Il y a eu un wall of death catatonique, un guitariste avec la tronche de Magnum qui a découvert en se levant que sa petite amie couchait avec Jesse Hughes des Eagles Of Deaht Metal. Le chanteur Matt Caughthran qui a pris pleinement conscience de s'éclater à donf avec une coolitude toute californienne. Un Joey Castillo (ex-Queens Of The Stone Age, Danzig, Blas’t, Bloodclot, Wasted Youth) batteur moustachu derrière les fûts qui n'a rien lâché, de bout en bout, et je ne sais pas comment il a fait à plus de 50 ans ?!? Un autre gratteux qui ressemble de très loin à Lee Ranaldo pour une osmose musicale assez incomparable tant ça a claqué en tous sens.

Un petit following aussi cool qu'arrogant s'enfonça dans le brouillard poudreux de leur speederie à rejoindre le groupe au plus près de la scène. Puis est revenu sur leurs pas comme si il revenait de faire du kayak trempe comme des soupes.

Le concert était ultra cool, un putain de Core-rock'n'roll hors norme dans notre contrée d'exception kulturelle, puisque le Johnny B Good national des gauloises sans filtre est à St Barth a nourrir les vers de coconuts.

Et ouaie car selon Didier l'embrouille, à la fin Il n'y a que Dick qui nique.

Non c'est vrai que nous n'avons pas d'équivalence, peut-être parce que le rock n'a jamais été pris au sérieux. « En 1960, tout le monde appelait son chien Dick. Quand j'ai commencé à être connu, les gens aboyaient quand ils me voyaient. » Dick Rivers en 1996

The Bronx est un super groupe, d'autant plus que j'aime leur délire avec leur Mariachi El Bronx. Donc un set grandiose vous dis-je, je kiffe ma journée, il fait beau ! Ahahahah putain c'est trop bien !


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Le retour gagnant du stoner psyché-punk libérateur de NEBULA était annoncé depuis des lunes dans la presse spécialisée suite au pressage de leur discographie et de leur reformation. Avec des solos endiablés, des riffs stoniens bluesy à s'en faire péter les varices à force de buriner frénétiquement du pied, le band nous a donné de quoi mordre la poussière de l'hypnose. Le trio a des silhouettes sorties d'un film de Gus Van Sant des 90's, un spirit de desert rock, avec le sable chaud et l'effervescence de la torpeur pour enflammer l’ensemble. Il a évaporé un volcanique set survolté par des riffs cinglant, tranchant de prêt et jamais rasoir, dégorgeant ce sang impur heavy à la caverneuse intensité.

Dans la Valley les corps suintent, et les plus vieux doivent subir des maux que l’âge avancé leur en permet la pleine fortune (et oui car en plus c’est gratuit). Ainsi et par un effet diabolique de rotation, la raideur dans la région du pubis s’est déplacée vers le bas du dos. Une contrainte de mal lombaire heureusement solutionnée par le biais d’une installation pliante avec un dossier porteur, en somme une chaise quoi ! Donc quand vous voyez des gens avec cet attirail en fond de cale, ce n’est pas pour faire chier, c’est pour éviter de trop souffrir, bien entendu sinon il y a des postures de yoga. Ce qui peut paraître extravagant de pratiquer pendant un set de thrash metOl je le reconnais volontiers, mais bon 14h00 debout devant des spectacles sataniques c’est usant pour le corps faut le savoir, et surtout après 40 ans.

Heuuuuuuuuu, je n'ai pas cet outillage, je fais du yoga.


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Si tu cherches le choc N’hésites pas 220 Volts t’aimeras ça avec Les $HERIFF, lesquels ont criblé leurs hits punk en électrocutant sur le courant alternatif une Warzone aussi pleine qu'une péripatéticienne après une nuit foutrement rentable. Les Montpelliérains ont joué à la Ramones, en enchaînant sans débander, mais avec la tranquillité sudiste et l'appel d'air du fraîchement nouveau guitariste, le nîmois Ritchie Buzz (The Last Brigade, The Dustburds) un des mecs le plus glam du territoire. Il a délibérément apporté du sang neuf dans les colts des $heriff.

C'était la panique à Daytona Beach quand la piscine à remous des corps de la Warzone se déchaîna, fanatisée à outrance pour reprendre en chœur les paroles, et que ouiiiiiiii cela fait un bien fou de chanter dans sa langue maternelle, surtout aussi excitée en s'enduisant de Mayonnaise à gogo, jusqu'à en devenir gaga devant ce concert à l'ambiance énOrme.


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Par la suite j'ai répondu plaisamment aux questions d'Alladin sur sa thèse du milieu underground, un peu comme devant un problème de mathématique à résoudre, tu commences déjà à ne pas lire correctement l’énoncé, ainsi tu comprends que ce que tu veux comprendre, et puis tu espères une bonne note, qu’à la fin c’est dans le cul lulu pour ta mauvaise interprétation. Bon pour mes trois vœux ce n'est pas encore advenu donc j'sais pas ce que tu branles mec ?!?

Le bocage du Muscadet offre toujours un ombrage et une sorte de quiétude toute relative au milieu du tumulte, de plus il me semble que ça sentait moins les pieds de cochon d'inde, qui comme chacun le sait depuis la réflexion de François Cavanna : « Quand on regarde attentivement un cochon d’Inde, on remarque : premièrement que ce n’est pas un cochon, deuxièmement qu’il n’est pas d’Inde, et qu’en définitive seul le “d ” est authentique. »

Trêve de digression, en allant vers la scène Altar, putain j'ai dû y passer tout le week-end, c'était Pantera rules & thrash or be crossover pour EXHORDER.

Il y a eu une bonne vibe surtout pour un set aussi frontal. Le riffing pugnace calcinait l'enceinte où un bûcher de feed-back s’élevait vers les cieux tandis que le chanteur tout aussi enthousiaste crachait la foudre. Fondé en 1986 à la Nouvelle-Orléans avec deux opus Slaughter in the Vatican (1990) et The Law (1992) le groupe a filé de quoi ronger son frein contre son parapet sonique et avec la faveur des ténèbres.


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Le negro spiritual satanique de ZEAL & ARDOR a cannibalisé les festivaliers. Le groupe plébiscité par les médias a surfé sa singularité musicale avec une bonne fan base. Envoûtant par son damier musical de racine noire et de metal rock alternatif blanc, sa formule emprunte dans le biais cognitif du post afin de proposer une relecture voodoo in fine. Faut avouer qu'en live c'est bien foutu, le public se laisse entraîner par la messe noire, avec le sticker « vu à la TV » c'est vrai que le sauf conduit aide forcément à se faire connaître du grand public, et la Valley est gavée. En moins d'une heure le set est balancé avec l'impression d'avoir assisté à quelque chose d'unique, même si on a déjà entendu ces sonorités, ce n'était jamais sous cet angle de vue et avec un tel mélange des genres hérétiques.


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ARCH ENEMY

Heavy teutonique + metal moderne = Fête de la permanente et du brushing Munichois. Un constat approprié pour un gars s'aspergeant le visage de bière en réalisant peut-être même sans s'en rendre compte qu'il était en train de réaliser une sorte d'oblation en faveur de la miséricorde malté des dieux du metOl germanique. Le constant libidineux c'est que Alissa White-Gluz attire les hommes comme le Docteur Moure inventeur du rouleau glu, les mouches. Musicalement parlant je ne sais pas ce que l'on peut trouver à ce groupe ?


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Les gens apprécient avec le grandiose package Hellfest qu'on lui apporte du spectacle haut en couleur. C'était valable avec Zeal & Ardor, c'était tout aussi probant avec BATUSHKA dont le concept a fait un triomphe romain.

Les Ghost du black metal ont réalisé une messe rouge. Décor, couleur, flamme, costume, tous les ingrédients nécessaires pour vamper à l'outrage. Il y avait même les frères Jacques derrière le band en formation petit chœur pour faire les choristes, et un prêtre/chanteur devant son pupitre pour une maléfique liturgie.

Visuellement c'était très statique, il y avait une circumbulation d'ensemble qui ne permettait pas de déroger au cérémonial adéquat.

(NDLR : La circumbulation c'est une façon de se déplacer au cours d'une tenue maçonnique, dans le sens prévu par le rituel.)

Les titres commençaient tous dans une lente procession qui permettra par la suite une plus ample déflagration quand tout basculait dans le BlackMetOl.


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Avec fumée au sol et bougie parfumée, ne manquait plus à mon avis qu'un bénitier pour cracher dedans. « Litourgiya » le premier opus de Batushka est chiant, enfin, si vous appréciez les cantiques ecclésiastiques pendant cinq minutes puis que cela se fondent dans du black metOl pendant l'autre moitié alors cet album pourrait vous satisfaire. J'avais maté une vidéo d'un concert sur le net et cela ne m'avait pas aussi bien capté. C'est con mais dans le cadre du Hellfest cela fonctionne. Donc oui on a un besoin réel de sortir de l'ordinaire et de spectacle dans le metal. De toute façon il sera toujours mis en scène, c’est sa tradition.

Batushka est peut-être un concept mystérieux de plus, ses saintes écritures ne sont qu’une fable, cela reste un groupe de musique qui propose un spectacle clef en main comme Alice Cooper, et comme n'importe quelle église elle fait office de rédemption dès que l'on s’investit dans sa chaire communautaire.

Je pense tout de même qu'une église diabolique de l'entertainment est née au Hellfest et ces nombreux nouveaux adeptes ont reconnu un dieu et sa foi totale en live.

Pour rester dans la piétaille catéchistique, je rappelle qu'élevée dans la christique foi du mépris du corps et d’une âme éternelle, Christine Boutin a renoncé à expulser le Hellfest hors de la terre sainte de la sœur aînée de l’église catholique romaine. L’impureté du diable a par conséquent vaincu la joute avec malice et bravoure. Mais la communauté de cœur de cette fidèle au corpus catholicité n'est pas encore à côté du père avec un anneau angélique au-dessus de la tronche. Espérons que les hérétiques Hellfestien puissent profiter encore, au cas où soudainement un cataclysme politique en vienne à trouver une solution inquisitrice.


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BARONESS

Je ne sais pas ce qui se passe sur scène pendant le soundcheck, si c'est dû à la sortie prochaine de leurs deux prochains EP, mais le groupe est en formation acoustique ? Je décide d'aller pointer carrément devant, à la barrière.

Des raisons personnelles infiniment plus obscures qui ne sauraient être de mon ressort légitime au batteur de rentrer auprès de sa famille. Dans cette circonstance inopinée le groupe concède une approche réduite et intimiste pour un concert improvisé afin de ne pas annuler sa venue.

Clapou, clapou !! (NDLR : je tape des mains)

Il arrive que le hasard modifie tout, dans ce tout qui avait tout façonné. On le pensait malléable mais pas aussi instable. Hors le bouleversement ressenti fait peau neuve, et révèle des peurs, des blessures du passé qui s'expurgent lentement. Baroness a joué dans l'intimité avec.

En duo d'abord, en trio un temps, apportant une redécouverte de leur titres, autant pour eux que pour le public. La crainte éventuelle du grondement du public électrique fut absous par une célébration tout en douceur, avec l'intensité profonde que l'on atteint quand il n'y a plus que la simplicité pour en retranscrire la fluidité, la beauté, l'urgence.

Après avoir été coupé dans son élan, le groupe a repris sa trajectoire, sans avoir perdu sa grâce, ni de sa nécessité. John Dyer Baizley expliquait posément la situation étrange et solidaire dans cette mise à nu qui laissait filer la pudeur. Dans laquelle on se livre davantage, en s'avoue des trucs intimes et en les révélant on ne fait que livrer et libérer ses craintes. Il suffit d'une phrase, et parfois même qu'un mot, qu'un son pour que votre esprit soit en lévitation dans une émotion si profonde et intense qu'on en ressent la rareté bouleversante. L'excellente guitariste, et chanteuse pour l'occasion Gina Gleason retenait ses larmes, moi je n'ai pas pu, j'ai laissé glisser le cristal salé jusqu’à l'extase.

Baroness s'est livré dans l'intimité de son art, il a reçu beaucoup d'amour, passionnément, éperdument. C'était comme un geste suspendu qui n’attendait pas forcément de résolution, et qui aurait pu rester entre son état éphémère et sera marqué au fer rouge nostalgique.

L'on souhaitait que ne cesse le concert. Alors comment appeler bonheur un état fugitif qui nous laisse le cœur en émoi, nous fait regretter le temps passé et désirer quelque chose après ?

Je remercie Cédric, disquaire indépendant à Albi dans son shop Sky Valley, qui a malheureusement dû plier boutique en 2015, c'est lui qui m'a fait découvrir ce groupe, alors mec j'ai eu une pensée pour toi, j'ai saisi exactement ce que tes yeux exprimaient déjà à l'époque en parlant de ce groupe avec émotion.

La rareté de cet instant unique j'ai eu la possibilité de vivre/partager ce moment d'anthologie avec d'illustres inconnu.es. On vit parfois des moments intenses, et parfois si exceptionnels que seules les larmes sont capables d'en authentifier la pleine puissance.

Le spectacle vivant te donne vie !


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Piquant par son aspect Cool punk et rock'n'roll glam, le groupe GLUECIFER affluait des orties avec son sens du riffing pour une sortie de route rocambolesque. Il a précipité le public à faire des embardées avec lui, pour finir dans le décor, la gueule démontée, les os pétés, mais toujours en vie après une telle course-poursuite à tombeau ouvert dans le spleen d'essorer les gaz de l'histoire de ce monument sonique. Il n'y a eu personne pour monter sur les freins et faire baisser la tension, avec autant de chevaux de feu sous le capot, la succession de titres catchy n'en finissait plus d'électriser l'asphalte du pit, en pilonnant, en bouillonnant les cerveaux à cette température invivable qui enflamme même les moteurs à réaction.


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KADAVAR

Je connais bien ce bois de qualité capable d'écharper ses échardes soniques avec ce Kadavaresque stoner rock‘n’roll venant de cette région germanique où l'on reboise par une barbe et une tignasse de hippie à veste patchée. En live s'est imparable, je laisse la place à tous ceux qui n'ont pas encore étaient fouettés par ce rameau solide de kick out the jam, parce que j'ai déjà assisté à cette fulgurance et qu'il me faut garder des piles pour le soir.


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Les magiciens anglais de la vierge de fer et des pyramides du métal progressiste ont offert un spectacle pharaonique. Je n'ai pas tout vu d'IRON MAIDEN, mais il y avait là les phénomènes analogues dus à sa puissance discographie, avec toutes sortes de signes et de prodiges au décorum fastueux, et toutes les séductions de l'iniquité. Vaincu par la bête et son image puissante, Iron Maiden debout sur la mer et assis sur son trône entendait l’acclamation des louanges glorieuses, ainsi que toute l’action de grâce du peuple de l’ombre Hellfestien, avec la puissance et la force que l’on proclame aux dieux aux siècles des siècles.


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THE HELLACOPTERS était de retour, mon dieu priait pour nous pauvres pécheurs des eaux troubles du rock'n'roll...

Régénérer le high voltage originel comme on perpétue la flamme lors d'un rite initiatique, ces musiciens en connaissent l'idiome et y vont à fond de cale. Les taiseux oracles de la rock critic united foundation pointaient leur manche de pioche et creusaient dans le terril, la suie collait à la gorge et le diamant sortait ses lumières de feux de Bengale en moins de deux. Sur scène chacun grattait sa nouille avec ostentation, c'était un véritable bukkake royal de foutre sonique qui aspergeait tout le monde. Des salves bluesy-kérosène déchaînés rentraient et sortaient sans arrêt.

Ça c'est ce qui s'appelle du rock'n'roll !


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Diantre j'étais ému et bandais, déjà, encore, toujours.

Les pâles d'hélicoptère tournaient sans jamais brasser l'air mais attaquait en B-52 la double agression des guitares jumelées de l'enfer. Engrossé par une myriade de hits amniotiques, c'était vite la perte des eaux, on buvait ce drink d'hi-energy pendant que le moteur gonflé à la nitroglycérine partait toujours en trombe avec dérapage contrôlé et ce bruit aérien qui explose les cieux raw'n'roll. Une trique d'enfer j'vous dis. Une foule violentée mais consentante venait de se délivrer du stupre de son innocence perdant la vue devant l'éclat de tous ces riffs ruisselant de chrome. Une femme gironde aux bouffés de chaleur élégiaque se frottait la croupe contre la cuisse de son metalhead pendant que le brasero musical ne faisait qu'amplifier sa capacité excitatrice. Plein de scorpions lubrique transperçaient mon esprit, aiguisaient mes émotions d'un venin bestial.

Les suédois jouaient pied au plancher en gardant le Cap d'Adge dans la proue, la sauvagerie sereine tendue vers ce berceau de l'humanité antique du cul, de l’électricité statique qui provoque des arcs électrique à force de frottement, et à cet instant bénit des dieux où le coït sonique est orgasmique.

Nicke Royale aspergeait la foule de son organe vocal avec en coulisse une Johanna Sadonis emprise de vénération Luciferienne. Dregen était dans la cime des soirs jouissants et suppurait glamoureusement de sa Gibson ES-335 cette débauche rock'n'rolienne qui vous fait décoller à toute berzingue.

Ça c'est ce qui s'appelle du rock'n'roll, oOoh pitin !


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J'aime bien cette citation de Christian Bobin « La musique, ce qu'elle est : respiration. Marée. Longue caresse d'une main de sable ». Elle trouve une résonance subtile avec AMENRA, parce que le groupe a apporté son hypnose transcendantale comme commotion et comme communion, avec la fragilité transitoire de l'instant subliminal.

Sans un mot, juste avec une musicalité à l'émotion pénétrante, languide, brute, les taiseux d'Amenra ont saturé l'espace sonore et n'en restent pas moins des passionnés esthètes d'atmosphères et de saturation mouvante.

Tête baissée dans la capuche, une danse alanguie, insouciant dans la moiteur de l'air, dans la semi-obscurité, dans la pénombre du soir qui s'endormait lentement sous des oripeaux féeriques, on rêvait de lumière et c'était l'obscurité commune de tête vacillante et de corps en suspend qui était en train de suivre par un basculement lourd et prenant chaque allitération des Belges. Un rayonnement sonique éventrait la nuit et déposait en chacun un arc en ciel de radiance lunaire. Comme nombreux d'entre-nous, j'étais étourdi par l'errance de ces ondes sismiques en train de mener les âmes à la perdition, tout en prétendant les conduire dans la lave des ténèbres. On entendait des sons mystérieux chuchotant un spiritisme qui faisaient soulever la foule et non plus les tables de ouija. Amenra en prince du mal exerçait sa puissante fascination avec une musique de nuit capable de suspendre le gouffre des enfers, de ses odeurs opaques afin d'obscurcir les sens d'un goût de stupre, face au Styx.

Le public était exsangue, mordu dans les crocs d'un set draculien, les Belges avaient brûlé la chapelle de la Valley.


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Carrément groogy, je m'enfermais avec d'autres au plus près, la Temple était la plus proche.

Le soulèvement des machines Terminatorienne avait débarrassé la chapelle de sa peinture rupestre pour la métamorphose d'une discothèque eighties avec CARPENTER BRUT. L'électrowave activa les neurones juvéniles à se réveiller dans cette excitation de caféine taurinique qui pousse les jeunes à sauter partout. Merde cinq minutes auparavant je flottais dans le formol adipeux d'une musique extatique avec vertige, et là je me retrouvais dans le tintamarre dansant à me sentir rabat-joie. Mon constat est que je n'ai plus la régénérescence aussi active pour passer d'un univers musical à un autre, surtout quand le précédent n'a pas fini d'être digéré. Je n'ai pas ce filtre à particule émotionnelle juvénile qui permet de passer à autre chose, parce que la digestion se fera quelques années plus tard.

Dans ce tourment qui révèle le malaise j'étais bousculé sans cesse, l'usure du temps me rappela à son ordre, place aux jeunes et mort au con, je m'extirpais de là me sentant trop vieux et pas à ma place.

Après Perturbator, après Carpenter Brut, en 2019 vous aurez Dan Terminus pour finir la soirée et faire l'after house pop pop a jam.

Un concert qui a énOrmément plu à la nouvelle génération donc !


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La communauté metAl au sens large du terme possède un sens de l’auto-parodie, de la dérision aussi puissant que sa musique, c'est à dire que l'on ne se prend pas au sérieux mais tout ce que l'on fait on le réalise avec sincérité.

TURBONEGRO a fait couler sa flottille Turbojugend dans son backroom ascensionnel pour faire grimper à sa barre de pole dance son parodique deathpunk sarcastique et clownesque.


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Dans ce tourment qui révèle le malaise j'étais bousculé sans cesse, l'usure du temps me rappela à son ordre, place aux jeunes et mort au con, je m'extirpais de là me sentant trop vieux et pas à ma place. Meeeeeeeeeeeeerde c'est qu'ils avaient à peu près mon age là !

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NIGHTWISH

On prend un coup de marteau Manowarien quand Joey DeMaio leader emblématique a annoncé avec le suspens d’un catcheur américain la venue prochaine des warriors du metOl pour leur tournée d’adieu. On sait déjà que pour la saison 2019 Hellfestienne, en plus de Manowar, il y aura Slayer, Mass Hysteria, Dropkick Murphys et Carcass.

Oui je sais je n'ai pas parlé de HO9909, Dâlek dans le report, donc pour être franc avec vous, grand 1, petit A je ne suis pas allé, puis petit B j'avais comme une intuition d'incompréhension intergénérationnelle. Par contre on m'a rapporté que HO9909 c'était de la balle énergétique en live et que la jeunesse avait très appréciée.


Yo !

Ainsi grand 2 petit C, comme conclusion, bennnnnnnnnnnnn j'en ai rien à dire de plus quoi !


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Je déambulais sagement avec le froid au corps, m’arrêtant devant le dernier stand ouvert qui proposait des boissons chaudes, motherfucker je l’avais pas vu plus tôt celui-là, grrrrrrrrrr…Je fixais la grande artère Hellfestienne comme si c'était la dernière fois, puis partais en direction du VIP, quand le « Maniac » de Michael Sembello résonnait de flash stroboscopique et de glapissement juvénile de boule à facette.


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Voilà les derniers concerts étaient terminés, statuant de l'aboutissement du 13 ème Hellfest.

Un déplacement vers le VIP pour poursuivre les libations afin d’y rencontrer la fine fleur festive, me permis d’écluser mon thé en toute décontraction des maxillaires, afin de comprendre ce que le boss de Kicking records parvenait de manière illicite à extraire comme conversation éthylique. Sans être un visionnaire de talent capable de faire investir les marques par la façon de mettre en scène virtuellement des objets inutiles en tant qu’influenceur, je peux néanmoins vous annoncer que je connais un gars qui s’est réveillé le 25 juin avec un bon gros gourdin. Bon jusque-là rien d’anodin chez un homme, seulement la barre en question avait dû migrer de façon certaine vers la tête, avec une contrariante sensation variable selon l’âge de raison du dernier verre ingurgité.

D’autant plus certain si le trajet vers Nantes s’est soldé par l‘ouverture précipitée de la vitre arrière. Il est fort probable alors qu’un arrêt inopiné vers une station de lavage se soit employé de force sur les coups de 3H00 comme une option inévitable, et salvatrice pour la bonne image de cette entreprise sonique. Une pensée émue pour la puissante sagesse de Thibault dont l’abnégation diplomatique aura permis à la holding kicking de rentrer à l’hôtel, même si professionnellement par un effet de contamination bennnnnnnnnn tu pues du Cu! Mec.

Heyyyyy ne changez rien les gars, je vous aime !


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C'était ma dixième année consécutive au Hellfest, les noces d'étain, un metal blanc gris très malléable, merci au crew, aux bénévoles, vraiment, sincèrement, éperdument. C'est incroyablement puissant et dingue tout ce que vous accomplissez !

Au début de son règne toute la création n’a fait que clapir de goguenardise, désormais les créatures hellfestiennes jouissent du ravissement de la puissance créatrice et des mystères. Ainsi toutes nos facultés pourront se développer, tous nos talents s’épanouir. L’acquisition de connaissances nouvelles ne fatiguera pas notre esprit, ne lassera notre énergie. Les plus hautes aspirations seront satisfaites, néanmoins il y aura toujours de nouvelles hauteurs à gravir, de nouvelles merveilles à admirer, de nouvelles vérités à approfondir, mettant à réquisition toutes les facultés de l’esprit et du corps. Le chœur de louanges exécutés par milliers enflera puissant et sublime.


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Merci à Michel & Sylvie pour leur hospitalité à Monnières (je loge chez l'habitant), à mes covoitureur.es Stéphane, Mathieu et Doriane et un super big up à Roger Wessier.

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Jacques Dutronc disait que lorsqu’un peintre en bâtiment sifflait l’air de vos chansons c’était gagné. J’ai vu un routier avec une écharpe du hellfest sur son pare-brise, cela signifie donc que c’est acquis alors ?


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jeudi, juin 28 2018

L'Xtreme castagne Ô mètre de la Lune !


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En l'an de grâce 2018, un 16 juin anodin pendant la marche mondiale éco-responsable des vendeurs de voitures d'occasion, l'association Castraise La Lune Derrière Les Granges entame les dernières manifestations de sa semaine chamboule tout. Ce soir-là c'était une Xtreme before party co-organisé avec Pollux, cela se passait au Bar O mètre, lieu incontournable des concerts de la ville championne de France de rugby en top 14. Yessssss papa !!

Avec Junk et oim on est arrivé devant le rade, frais comme des gardons. À tous ceux qui n'ont jamais vu la queue d'un requin dans la Méditerranée, au WallaBirZine on a vu arriver un aileron à Castres et réalisé une ITW sur le vif. Il se nomme Terror Shark, vient de Montpellier et il est vraiment très fun !



Mais c'est quand même les Albigeois de HypocondriaX qui ont ouvert le ban.

Les mecs étaient venus avec la décontraction princière du manège à Pollux, plus communément réputé dans le nord du Tarn par le terme savant de Zguenitude. Le quatuor a fourni un set caractéristique de leur syndrome HxC punk, avec une libération excessive et manifeste de symptôme contondant. Les gaziers nous ont assénés une piqûre de rappel de tous les antidotes qui font rugir le pit. Presque sans temps mort, HypocondriaX a posé son rythme de combat, intègre, sincère, spontané.



C'est toujours un coOol moment ce groupe en live, si vous avez la possibilité d'aller les voir, n'hésitez plus, leur sauce punk 90's/HxC oldschool vaut le coup de coude dans les côtes flottantes. D'ailleurs les jeunes ont pris une baffe !


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Vous pouvez, si ce n’est déjà fait, en apprendre davantage sur ce groupe via l’itw visible sur la chaîne WallaBirZine.

Puis ce fut le tour de force des Mazamétains de Black Mountain Bastards.

C’est que là mes agneaux, le mood avait changé pour un mélange de hardcore thrashy pour fans de Municipal Waste et Terror. Cela signifie que la force obscure de la Montagne noire coule dans les compositions du groupe, et a renversé le pit dans une collusion de corps. Pendant que le groupe envoyait le fer et le bois avec l'acier et les métaux lourds de son super mélange, le public dansait uniquement en parlant avec les mains, un peu pareil qu'en ovalie mais sans l'olive = ballon (pour les néophytes).

Je fais un aparté, oui je préviens, je digresse. Donc, d'habitude quand je vais dans une agglomération conséquente pour assister à un concert dans un rade, le public semble blasé/rassasié par la multitude d'offres proposées. De plus son attitude n'est pas encline à désobéir au code en vigueur pour briller en société du paraître. Heyyyy ce n’est pas une critique, c’est juste une constatation. Si tu pousses vers la cambrousse, tu devrais rencontrer un public beaucoup plus timoré face à l'audace. Il est tangible et notable que les paysans sont des taiseux, assujettis à dissimuler leur émotion. Mais parfois dans certaine province reculée de la civilisation citadine il en est autrement, et l’on n’a pas encore l’explication ?!?

Parfois donc, il semblerait que les codes ont disparu, et que les taciturnes n'en sont pas, puisqu'ils deviennent émancipés au point d'éprouver une totale liberté pour faire mouvoir leur corps élastique, ou pas d'ailleurs. Enfin, on ne voit pas autant d'indépendance désinvolte, de sauvagerie effrontée, et d'anarchique liberté que dans ce genre de lieu ou le terme de blasé ne convient guère. C'est assez amusant et finalement rare pour être mentionné. Hors à Castres et cela fait déjà plusieurs fois que je m'en rends compte, le public de paysans compte très souvent ce genre de fadas prêt et prompt à savourer le temps présent jusqu'à la dernière goutte. Bien entendu et j'en fais partie, il y en a pour tous les goûts, et les gentils taciturnes qui tapotent du pied existent. Mais devant la bousculade et les contorsions corporelles de la Saturday night fever Castraise, tout cela ne dénoterait nullement pendant un spectacle de danse contemporaine.

Black Mountain Bastards a débroussaillé le pit, lui donnant cet aspect brut, viril et copieux, un peu pareil qu'en ovalie, mais sans l'olive = ballon (pour les néophytes).



Le fait d'armes du soir : (et ce qui ne veut pas dire qu'il y en a de la sorte à chaque fois de cet acabit)

Au début, il est dû à un véhicule imposant qui s’est octroyé la possibilité de pousser la jeunesse punk HxC disposée entre le parking et le devant du trottoir du bar. Un homme d’âge mûr est sorti du véhicule et apposa avec toupet son point de vue en sortant des remontrances de goujat. Un gamin encore tout retourné par le fait d'avoir pu être écrasé lui a rétorqué son imprudence, le grossier personnage l’a de suite bousculé, à partir de quoi la situation dégénéra quelque peu avec un langage dont je ne peux en inventorier la teneur par pure pudibonderie.

Le monsieur est un polynésien ou un autochtone de Nouvelle-Calédonie (désolé mais je confonds les 2) de 130 kg, en face c'est un poids super-légers de 20 piges, Gnnééééééééééé ! Un rapport de force que la maréchaussée n'a pas jugé bon d'interpréter à bon escient en embarquant le gamin pour une déposition en bonne et due forme. Gnnééééééééééé ! Quoiqu'il en soi et contre toute attente, le gamin a balancé une praline sur le tarin et péter un verre sur la nuque du gros, lequel n'a pas bronché, sans émettre une goutte de sang, rien, nada, prout, un véritable châtaigner le gonze. À toi on te fait cela et tu pisses rouge jusqu'à remplir les caves vigneronnes de la coopérative de St Chinian.

Que peut-on dire de l’impertinence de cet incident fortuit : Tout d’abord que c’est un fait rare, et puis que c’est désolant, car il fait subir au chef de l’établissement du bar ainsi qu'aux associations organisatrices de concert, une image écornée de l'ambiance fun & coOol qu'elles essayent avec abnégation d'apporter. Connaissant votre esprit affranchi et la vigueur de votre intelligence bienveillante, je ne doute pas un instant que lors d'un prochain raout à Castres, cette anecdote insolite n'aura plus lieu d'être, ou si ce n’est comme un étrange et mauvais souvenir.

Ce qui sans transition nous amène au bord de l'eau de Palavas les flots.


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"Interdire la baignade ? Mais, vous n'y pensez pas ! Nous sommes en pleine saison touristique..." 

On ne dira jamais qu'un set de Terror Shark est bon enfant. Premièrement les enfants sont déjà couchés quand il joue, et que secondo si tu fous ton gosse à la flotte du pit il va avoir besoin de Cousteau pour aller le remonter du fin fond des eaux troubles.

Le squale terrifiant est un trio adoubé par un fun crossover à la trinité abréviatrice S.O.D / M.O.D / D.R.I. Si tu connais alors tu as pigé dans quel foutoir sans nom la baignade du soir a fini avec fessé hardcore, poilade thrashy, et un crossover à la camaraderie effrontée, un peu pareil qu'en ovalie mais sans l'olive = ballon (pour les néophytes).

Même si à Montpellier ces derniers temps ils ont du mal à cicatriser encore avec la vaseline qui dégouline le long des cuisses depuis la finale. Ouchhhhhhhhhhhh !!!

Quoiqu'il en soi Terror Shark avait la dentition affûtée et le cuir épais, comme quand il a joué au festival de l'Xtremefest en 2017, et par deux fois même, dont une dans la fameuse The X Cage, répondant à la réplique de Hooper dans le classique ‘’Les Dents de la Mer’’: "Le requin va mettre votre cage en bouillie".

Ébouriffant concert pour les uns, voire les Huns même, tant on ne sut réellement dans quel heurt soniques nous étions tombés. Ce qui est certain c'est que ce fut un joyeux bordel. Si le public s'est écharpé, c'était dans le respect du pit conforme à la Mosher Team des garrigues, et pour un set à la Beach Boys « Fun, Fun, Fun ! » aka le grand requin blanc « Gniak Gniak Gniak ! »


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Merci à l'équipe (rincée après toute une semaine et une année de travail) de La Lune Derrière Les Granges, à la Pollux society pour le Zguen-style Xtremement festif, à Hyponcondriax, B.M.B, Terror Shark pour les concerts, et aux ami.es du sud tarnais pour l'ambiance, comme la sosie de Mado la niçoise, mais avec la tchache d’une paybassolle de Narbonne, Vincent Big Jim qui a encore pris du volume musculaire, Raph et ses mains qui sentent le lait pour bébé, Rachid et son perfecto de biker pour Vespa, le tatoueur qui aime Shelter (tu avais raison « The Purpose, the Passion » est un excellent album), Chris l’autre tatoueur qui est parti avec Sharky le requin gonflable de Terror Shark, et puis le réalisateur/monteur/technicien/créateur de la partie Vidéo du WBZ, le majestueux Junk cacahuète & jus d'orange !

CiaO))) & bisous de la montagne noire.


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vendredi, mai 4 2018

L'aventure de l’ordinaire dans le vidéogame

C'était une soirée placée sous le signe numérologie du 3, avec trois groupes en formation trio pour une trinité idoine au proverbe jamais deux sans trois.


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Autre sujet et plus délicat dont ce webzine a dû en faire le constat, puisque au vu de la passion que nourrisse la plupart des gens pour la lecture, le WallaBirZine vous propose la vision de plusieurs vidéos relatant des entretiens et la soirée du 14 Avril 2018 organisée par La Lune Derrière La Grange au Bar O Mètre à Castres, afin de permettre une lecture aussi facile à ingurgiter que de la junk-food.

Vous aviez eu l’opportunité d'une première vidéo énigmatique bidouillée avec la spontanéité d'une équipée sauvage. Nous vous offrons une série de quatre ITW digne d'un reportage de Cousteau, oui en immersion totale dans les bas-fonds, puis sans tuba et sans masque en plus, c'est dire si l'apnégation dont nous avons pour la discipline underground ne souffre d’aucune contestation. On remercie chaleureusement tous les groupes et l'Assos de La Lune.


# LA LUNE DERRIERE LES GRANGES

Ne jamais promettre la Lune est une contrevérité à Castres, la preuve en est que depuis que l'association La Lune Derrière Les Granges promeut la culture sous toutes ces formes, la fée électrique est revenue dans la montagne noire afin d'hérisser les poils du pubis, foutre du plomb riffique dans les bars, et frictionner l'imagination de chacun.

Si chacun de nous est une lune avec une face cachée que personne ne voit, le WallaBirZine a décidé de mettre en lumière cette association à travers son guide spirituel. Ahhh oui, et puis n'oublies surtout pas que si tu vises la pleine Lune, derrière tu atteins les étoiles.



# Enlòc

Des groupes de punk rock qui défendent les minorités silencieuses c'est assez répandu, et Enlòc en fait intégralement partie, par contre il n'exclue pas la langue Occitane, et ça c'est peu commun finalement. Les gaziers viennent de l'Aveyron, un terroir roquefortant le monde avec le meilleur fromage moisi de la planète. Le chant est en français, anglais, occitan, et la zique un mélange de Nofx et Charlie Fiasco. Ah! et ouaie, chose vitale il n'y a pas de biniou !

Depuis le 1er janvier 2016 la carte reconfigurée des régions  forme pour le cas de l’Occitanie une réplique parfaite de l'époque Cathare, tu en viens à te demander si il était bien nécessaire à Simon De Monfort une telle débauche de massacre pour revenir ainsi ? Combatif, Enlòc a fourni un set avec la sève pugnace que l'on pratique pendant la castagne, il a ouvert le bal populaire et aussi l'interview des orchestres du soir. Comme avec tous les autres groupes la rencontre c'est passée tranquillement, on a tcharé/discuté à la coOol, ba pla !

Un truc vraiment fun c'est que le groupe finit son concert avec un rock psyché et du coup tu es réellement pris au dépourvu. Par la suite j'ai demandé si c'était une nouvelle orientation musicale, en fait il cherchait quelque chose pour conclure de différent et l'effet aussi surprenant qu'il apparaît s'intègre parfaitement. Du zouk ? Non là mec t'exagères...

Autre chose, j'avais oublié de mettre en propos un sujet qui m’est apparu important, du coup on l'a fait en fin de soirée. Parce que du parla patois de Massilia pour les amateurs de pastissade au poulet basquaise d'Eskorbuto à Kortatu et Negu Gorriak, il y a une question outrecuidante sur la représentativité du langage via le côté régionaliste, autonome, indépendantiste, nationaliste. Enfin tu vois le bordel c’est comme la guerre au proche orient, une difficulté à exhorter chaque différence d'appréciation sans faire d’amalgame.




# Ben & Fist

Dans la carabistouille jupitérienne actuelle, un groupe comme Ben & Fist évoque une soirée étape dans le gîte rural de la Fistinière pour celui qui est en marche dans la profondeur de sa destinée, hors il n'en est rien, du moins pas à ma connaissance. Les trois mousquetaires du punk rock sont deux gascons, l'autre avec son jeu de main est batteur Toulousain. Voilà pour une présentation sommaire, car ils étaient déjà venus jouer des coudes dans le Bar O mètre le 30 septembre 2017, pile une semaine avant la sortie de l'opus Au pire, on se sera bien marré, à ranger entre le premier E.P de Jean Louis Murat « Suicidez-vous le peuple est mort » et le 17,5cm « La Salsa Du démon » de l’orchestre du Splendid.

Derrière ce second album emprunt d'une sagesse désinvolte, se trouve néanmoins la pensée positive, devenue à la mode ces derniers temps. Ce précepte permet à chacun de prendre référence sur ce qu’il convient d’adopter en toute situation, et avec le sourire qui plus est. Dans le sud nous avons aussi une citation référence pour prendre les choses en main, dans une attitude foncièrement positive et lors d'événements fortuits tels qu’ils se présentent. Mais à la place du keep calm anglo-saxon un peu rêche, nous avons un ‘’Va chier à la vigne’’ un tantinet plus explicite. C'est avec cet état d'esprit propre à la sudisterie profonde que nous avons retrouvé Ben & Fist, aussi jovial en interview que pendant leur concert. Le trio, outre sa pugnacité à travers ses titres d'une plasticité mélodique fantastique, nous a offert une cover de Nofx Juice Head (merci Vincent), devenu selon la traduction littérale propre à l'Auscitain cul sec , mais sans le délire à la Licence IV tout de même. Le trio s'appliquera sans détour à donner autant de décontraction que de couillardise à son concert, et tout ceci en prônant leur fameux sens déprestif, dont vous aurez pris connaissance avec la limpidité d'une canette de 33 export vide lors de l'itw qui suit...




# Guerilla Poubelle

On aura beau foutre le feu à une benne à déchet pour protester contre un système vicié par essence, il ne se passera rien de plus qu'une odeur de plastique cramé et un enfumage métaphorique concret. Pour assouvir votre amertume je ne saurais trop vous conseiller le support de Guerilla Poubelle toutefois.

Le groupe revenait de Toulon. Il avait dû faire un détour par Nîmes pour l'achat d'une tête d'ampli basse neuve, et poser l'ancienne à Montpellier. C'était la dernière interview à réaliser sur la terrasse du Bar O Mètre. Il faisait un froid de gueux saperlipopette, le pire c'est que le lendemain j'étais en tenue réglementaire printanière short/t-shirt.

L'attrait émancipateur que procure un concert de punk rock se teinte d'une ardeur légitime pour que l'énergie circule, mais aussi et comme l'a si bien remarqué Till, le guitariste/chanteur, d'une sorte d'intrusion pour ceux et celles qui vivent cette énergie d'une façon différente. Ce point d'attention est significatif de l'approche punk rock de Guerilla Poubelle, tout droit venu de cet ancrage humaniste sur celui/celle dont le repli, la timidité, l'invisibilité l’éloigne un temps de cette vie imposée en perpétuelle compétition. Sans que cela soit vu d'une manière moralisatrice, le groupe évoque pleinement cette souffrance sourde qui n'a plus écho dans le dépotoir énigmatique de cette guerre sans fin contre la connerie universelle.

Juste avant que les orchestres aillent se restaurer, Guerilla Poubelle est donc passé à table pour le WBZ, tout aussi décontracté que les gaziers du sud-ouest, avec Till et son chat enroué dans la gorge, le batteur Paul Péchenart, qui a un homonyme, son père, lequel en 1973 a monté les Dogs avec Dominique Laboubée, Michel Gross et François Camuzeaux, puis enfin le spontané Anthony Sanchis, qui ne pouvait se douter une seconde que la tête d'ampli neuve ne teindrait pas le choc absorbé par l’effervescence Castraise.




mardi, avril 24 2018

UNE NUIT EN ENFER XIII


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C'est une maîtresse d'école qui demande aux enfants de se présenter.

- Albert, qu'est ce que qu'elle fait ta maman ?

- Ma maman, elle est puéricultrice.

- Très bien. Et toi, Patrick, que fait ta maman ?

- Ma maman, elle est morte.

- Oh, pardon, mais je... je voulais dire, que faisait-elle avant ?

- Avant, elle faisait AAR...ARHHH ARGGHH.



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Mettre en lumière toute la poésie noire de cette soirée, méritait amplement de glisser le verbe dans une plaisanterie de mauvais goût. Enfin, mauvais goût..Tout est relatif, chacun sait que je suis hors d’état de nuire au bien savoir depuis fort longtemps, et que mes camarades de corps pour l'annihilation sauvage présent à St Sulpice, connaissent exactement l'incompréhension qu'attise en biais le fan d'Eddy De Preto, si il assistait à ce genre de cérémonie œcuménique salement mortelle. Parce que pendant cette fameuse nuit du 21 Avril le verrou de l'enfer a sauté, et c'était à la vie à la mort pour le death metAl le plus saillant, putride et ostentatoire qui soit.

On doit remercier pour cela en premier lieu l’organisation générale de l'association Profusion, tous les bénévoles, et tout particulièrement Loran organisateur et leader du groupe de black death Necrocult.

Ainsi les soutenir correctement et pourquoi pas les amener au niveau supérieur me semble être la moindre des choses, pour que la quatorzième édition advienne une référence pour ce genre d'exhibition bestiale. Alors abstiens-toi de creuser la poussière en essayant de trouver ta place alors que chaque seconde qui passe est enlevé à ton crédit de vie, mais sacre l'homme qui t'épargnera la souffrance des pierres dans la pureté diluvienne et maudite du Deåth Metäl.


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Le premier groupe a investir la scène avec un son de guitare pareil à des lames de rasoir ce fut IRON FLESH.

Crée en 2017 autour d'une solide réputation dans le milieu underground avec son instigateur Julien Helwin (Otargos, Mithras), l'homme fait partie des musiciens aux tribulations ordinaires chère au dévouement de la vérité deathalique. Il connaissait déjà la très bonne réputation d'Une Nuit En Enfer, puisque deux ans auparavant il était batteur pour le show d'Agressor.

Avec sa restauration d'exception, une ambiance saine et cool, une salle parfaite pour ce genre de rencontre, la soirée est magistrale. Sans compter sur un public de connaisseur, avide d'en prendre plein la gueule, sans avoir le côté blasé du citadin, sans parler d'un égocentrisme sur-dilaté et méprisant quand il en vient à snober le groupe sur scène, il n'y a rien de tout cela dans Une Nuit En Enfer (Peut-être un peu de surdité après une telle débauche de décibel maléfique, il faut bien le reconnaître). Cette date est donc à marquer dans vos agendas respectifs car il se passe quelque chose de spécial, déjà parce que ce genre d'affiche ne court pas les sentiers battus dans ce territoire agricole, et que l'esbroufe du frimeur, les poseurs adeptes du simulacre, et autres acabits dans la simulation n'ont guère de passion ici-bas.


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Mais ouaie, d'ailleurs hey, selon le modéré chanteur Maxime Le Forestier, qui n'était pas prédestiné à être garde-champêtre comme son nom pourrait l'affirmer, « Être né quelque part, pour celui qui est né c'est toujours un hasard ». Alors vivre dans un territoire excentré de l'agitation, dans cet ordinaire de  la décentralisation territoriale tel que le proclame le langage du communicant, n'est pas une tare, puisque la candeur d'assister à un événement reste toujours un événement d'exception.

Mais reprenons l’histoire...Le but de Julien Helwin était de créer un groupe de death metal oldschool, dans la veine des groupes des 90's et en esthète sonore des cimetières de Göteborg où l'on entend les ossements s'entrechoquer avec ostentation. Il occupe le poste de guitariste rythmique ( est gaucher comme Hendrix, Iommi, John McEnroe) et possède un chant rocailleux d'outre-tombe en plus d'un visage rappelant celui de Michael Hutchence le pendu d'INXS...The devil inside, The devil inside, Every single one of us the devil inside.

Leur premier EP « Worship The Necrogod » enregistré en mars 2017 au Heldscalla studio avait établi à la horde les fondements d'une déflagration sonore maléfique et dérangeante. Pour compléter le line-up Julien a été rejoint par Sylver à la guitare ( Death Lab, Agressor, Ad patres ) qui rassasie aussi parfois le chant avec un souffle fétide, Seb Lalanne à la basse (The Great Old Ones ) et Guilhem à la batterie ( Strynn, Allegiance ).


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Frileux au départ puis baignant dans son jus à coup de crépitations, accélérations et des breaks dévastateurs de death'n'roll munit de beaucoup d'atmosphères dans chaque titre, Iron Flesh a su trouver cette intensité des profondeurs qui soulignera une écriture musicale allant expurger le jus macabre. Allant des viscères à Death aux tendons d'Obituary, et jusqu'aux rognons d'Entombed, avec parfois une profondeur de doom munit d'un rythme plus lent, plus pesant et mélodique, capable de démontrer une noirceur bienfaitrice. Sans faire étalage d'un sens très expressif sur scène, Iron Flesh sculpta sa musique à travers une gamme de contraste, dont on en retrouve toute la dimension dans leur second EP "Scourge of Demonic incantation" sorti le 7 avril 2018 avec cinq nouveaux morceaux, chaudement recommandable. À la fin il y eut un clin d’œil thrashy avec la cover "Troops of doom" de Sepultura, qui scellera le set un peu sèchement il est vrai. Parfois le groupe reprend aussi « Zombie Ritual » de Death dans son set.

Quand on ouvre une scène, on peut se mettre à la place du groupe, se disant qu'il n'est pas attendu, et que le public n'est pas vraiment là pour lui, mais vaille que vaille, comme il a l'opportunité de jouer, et bien il donnera tout de son art. Iron Flesh a exactement fait cela. Même si je pense qu'il était attendu, et que le public pas encore échaudé par le houblon n'a pas manqué d'être rempli de cette putridité sonique saignante dont en très bon gourmet necromaniac il s'en est pourléché les cages à miel. Ce qui en soi correspond à cette citation de Michel Bakounine, et devrait être invoquée par tous les groupes qui se demandent encore une fois sur scène si cela en vaut encore la peine :

"Mieux vaut un instant de vie véritable que des années vécues dans un silence de mort." 


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Le 2ème band c'était FALL OF SERAPHS. Crée début 2014 des cendres encore fumantes d'Offending par son batteur Vincent. Le quintet de Chevanceaux composé d'ex Withdrawn, Ad Patres, Ossuaire, Acarus Sarcopt, Malhkebre manie aussi bien le Death Floridien avec un sens tabassé du tempo élevé et blasts ravageurs, que le VADER retro satanas Polonais.

F.O.S tabasse dans le sens du poil, c'est un fait, la rythmique s'est empressée de souder dans son ossuaire une stabilité musicale pour un death metal qui growl avec un groove putride vraiment coOol et profond. Ohéééééééééééééééééé,échoooooooooooooooo, mais c'est vrai fichtre on ne voit pas le fond ?!?

En Poitou Charente comme on dit, ça rentre de partout, et dans ce taux de pénétration active, le pit était en formation tas de pue gaulois et en mode de chauffe pogotomisé ( expression qui signifie se situer entre être lobotomisé et pratiquer le pogo).

Le groupe sait pour autant fluidifier les hostilités par une épaisseur de contraste thrashy, si, si. Justement pile dans ce mauvais esprit typique de Malevolent Creation, avec riffs speedés dans un fouillis macabre, descente lugubre avec le poids d'un corps mort impossible à remonter à la surface des ténèbres, en plus d'une densité dans l'accumulation des changements de fréquences soniques. Mais ouaie carrément dans ce désordre deathalique qui mène le corps et l'esprit dans une no-zone de survie permanente, surtout avec des superbes solis. Leur EP Destroyer Of Worlds en propage toute l'incantation dans une maestria à te vriller la tronche, ce qui t'oblige à foutre un genou à terre.


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Écharpant le fiel d'une ambiance acariâtre et ténébreusement furibarde proche du thrasheur punk, la peuplade dans le pit rougissait à vue d’œil dans sa sarabande endiablée. Les femelles se mêlaient à la mêlée dans un climat de camaraderie propre à l'ovalie, ou dans celle d'un suffocant atelier de découpe. Outre un set sans faille et sans une once de fléchissement de la part de F.O.S, le band s'est carrément foutu le public de son côté, et même avec une sonorisation un poil faiblarde, comme pour les premiers groupes au vue de celle de Mercyless en comparaison. D'ailleurs je regretterais toujours ce choix différentiel, parce que je conçois que chacun mérite la même qualité, c'est mon côté Lénine ça.

Visuellement le chanteur avec cartouchière et un shirt de King Diamond pour un des guitaristes, déjà ça impose un état d'esprit net et brutal. Puis le bassiste teigneux qui harangue la foule n'est pas pour déplaire non plus à cet esprit offensif qui pousse les combattants à se mettre une branlée dans les côtes flottantes, avec la joie virile du mâle contusionné dans les yeux d'une demoiselle éprise par une sorte de compassion grivoise.


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Troisième band à surgir d'outre-tombe, c'était RITUALIZATION et son sens des prouesses techniques.

Since in 2006, un trois titres K7 en 2007 "Rehearsal Tape 2007", "The Abduction Mass" rééditée en LP par Iron Bonehead avec la cover Black Messiah d'Archgoat Cover, un split avec Temple Of Baal, l’EP "Beyond the Shrines of Shattered Bones", puis l'opus "Sacraments to the Sons of the Abyss" en 2017 histoire de faire surgir de l'ordre un mélange thrash death black venimeux !


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Déjà venu en 2011 dans cette nuit en enfer Tarnaise, les bordelais ont blacklisté leur death dans cette fréquence morbide pas du tout sclérosé, surtout avec le chant caverneux de Messire Warchangel dont les yeux révulsés apposent une vision quelque peu démente au set. Entre charcuterie sonore et trépanation deathalique, mais ouaie c'était d'enfer. Bon un poil poussif parfois, mais il faut reconnaître la puissance explosive avec des riffs hypnotisant de ferveur brutale, apportant des biais cognitifs à un public groggy. C'était à la fois épais, féru d'électrochoc macabres, emplit de vociférations haineuses assoiffées de blasts, oui je pense que l'on peut noter des Orléanais sans faire la fine bouche le cul pincé par la démence, que la mention maître boucher artisan leur convient à merveille.


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Surtout avec cette forte inclusion dans les esgourdes à te foutre le tournis sans cesse. Et si par malheur vous aviez la vision écarquillée sur les doigts des musiciens vous en étiez hallucinés. D'ailleurs après un tel set tu peux être certain que pas un des musiciens à manche (inclus le bassiste) ne joueront à la veuve poignet, c'est impossible, les gars speedent le gourdin avec la dextérité d'un violoniste sous cocaïne les deux pieds dans un caveau poisseux.

Dans un style d'allitérations qui en deviennent très vite spectrales, de part l'afflux incessant de prendre dans l'occiput une effervescence d'acier trempé, Ritualization est un sulfureux rite en concert, c'est tendu quoi !


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Quatrième et dernier groupe, le clou du spectacle en sorte, et pas des moindres, je parle bien de celui qui te fixe à jamais sur l'incandescence de brûler sur le bûcher avec la puissance d'un rire infernal en guise de rédemption, était dû à l'envergure inexpugnable et corruptrice de MERCYLESS.


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Je fais partie de cette génération qui a connu Mercyless par le biais des albums « Cold » et « Sure To Be Pure », fondamentalement deux opus symptomatiques des 90's, et par extension, d'une époque où les changements rencontrés par le grunge avaient remanié l'évolution musicale de tous les musiciens. J'insiste sur ce fait car tous les musiciens de la fratrie metal ont connu ce changement et dû y faire face. Non pas pour survivre, mais poursuivre une maturation normale de tous musiciens et d'une époque, ou soit de stopper l'aventure puisque les goûts avaient diamétralement plongé dans l'obscurité le death, ou mettre sur pause comme ce fut le cas de Mercyless.


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Bien entendu la découverte postérieurement de leur death oldschool a su trouver chez moi les penchants caverneux émotifs dont témoigne tous fans de death pur et dur. Au point d'essayer d'approfondir le tombeau discographique sans cesse. Et ouaie j'avais bien un radio K7 pendant l'époque bénie des échanges de cassette, mais fallait-il encore obtenir l'adresse d'un gars de je ne sais d'où ? qui pourrait métamorphoser l'ignorance et le repli géographique vers l'ouverture de la boite à pandore. Mis à part la sodomie de se faire extorquer du fric sans jamais rien recevoir de comestible si ce n'est une K7 pirate d'un concert enregistré dans des chiottes publiques. J'ai mis fin assez tôt à cet illusion auditive pour me consacrer à la lapidation de l'argent de poche des pourboires fièrement obtenu pendant les bonnes œuvres de collaboration dans le restaurant de mes parents, afin de dégoter la purulence de disque via un disquaire généraliste de la ville la plus proche de mon bled. C'est là que tu peux rigoler en te bidonnant la ventrèche ami de Mulhouse. Quand je dis ville c'est un euphémisme pour ne pas à nouveau passer pour un bouseux de province. Bien entendu ce que l'on ne dit jamais c'est qu'il était très difficile jadis d'avoir des informations, des disques, d’assister à des concerts, et quand vous en aviez c'était trois plombes après la fin des hostilités publiques. La réactivité du web, l'approvisionnement, la découverte n'a rien avoir avec ce qu'on vécu tous les groupes initiaux.


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À ce propos, quand je suis arrivé dans la salle j'ai pris soin d'afficher le poster du livre « Enjoy The Violence » en plus de l'intitulé du 4ème de couv et du lien vers le site du livre (validé Jérémie). C'est un pavé conséquent et essentiel pour tous les mélomanes avides d'en apprendre toujours plus sur les strates diverses et variées des cultures alternatives. Le livre retrace tel une bible la cartographie caractéristique de l'essence de l'époque mi-80's/mi-90's de la scène hexagonale dans les domaines thrash/death. Bien entendu c'est chaudement recommandable, au point que vous pouvez l'acheter les yeux fermés et avec les mirettes bien ouvertes tel un.e noctambule lecteur/trice tellement vous allez adorer vivre/revivre l'intensité émergente d'un genre que le public d'Une Nuit En Enfer idolâtre, sacralise, raffole, vénère, excite...Jusqu'à plus soif...

...Plus soif ? Enfin si quand même au bout d'un moment les gars tombent comme des mouches tellement ils sont torchés, et quand je dis cela je sais que tu sais qui je vise pour avoir essayé de me traduire ta philosophie éthylique de haute volée, en mentionnant dans la même conversation le groupe Alsacien Crusher, les vertus de Lamartine, l'authenticité d'une kanterbräu et l'anarchie tout à la fois. Du moins c'est ce que j'ai crû comprendre dans le flot baveux des nombreuses ellipses choucroutales.

Du coup on reste du côté de l'est puisque à Mulhouse on ne joue pas que du blues, la preuve en est avec MERCYLESS, un des patriarches fier à bras d'une rotative inexpugnable de chaleur sonique et de beauté formelle pour un death ostensiblement envoûtant. Similaire à un bon vin de 31 ans d'age pour la teneur de sa maturité et de la pugnacité d'un Max Otero en diable (Leader charismatique du groupe).


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Le set fut sombre, comme LE métal noir précieux avec lequel on revient boire à la source cet élixir de jouvence d'une musique qui n'aura de cesse de pousser la violence au bout de la chaîne alimentaire. Dire que l'on a pris cher me semble aussi doux que l'excitation gastronomique de mon épouse devant l'arôme hindou d'un agneau rogan josh, alors que crénom d'un bouc on aura morflé les ténèbres avec tout l'aplomb d'une rythmique brutale à l'efficacité redoutable, avec des riffs rapides à la parenthèse épique et aiguisés à la bestialité séquentielle, puis sous le crépuscule renfort d'un chant guttural conçu par et pour le mal. C'est dans cette débauche de violence brute à la pureté démoniaque que la luminosité lugubre aux saignées tragiques démontrera toute la fulgurance de ce grand groupe, de sa dimension musicale qui ouvre les portes de la nécropole death, et de la musicalité nihiliste comme terre de contraste extrême, jusqu'à sa saveur impitoyable.

Le set était exigeant dans sa félicité de crypte, et irréprochable pour ne jouer à outrance la carte de la nostalgie. Mercyless a fait pleuvoir sur un pit furibard les catacombes deathaliques dans un règne autoritaire et à la fois magnanime. Bienheureux de faire trembler les murs et les corps dans le supplice délicieux d'une discographie purement excitante, le groupe nous a bouffés tel une crudité pendant un apéritif croque-morts. Les femelles levaient les poings vers les cieux putrides en guise de fraternité hurlante, pendant que la bave dégoulinante des jeunes hommes tombait à force de s'en foutre une pleine trempe, et en faisant remonter des enfers ce fumet qui pue la chaussette de vestiaire. Oui nous étions à une éternité des plastifications modernes d'auto-tune/pro-Tools ou Cubase & co qui dégueulent le même train-train musical. On était dans le vrai, exactement à cet endroit que maître cornu daigne venir y poser ses sabots afin d’échanger le sang avec ses semblables.

La vieille garde n'a rien perdue de sa gloire dans cette nuit où l'enfer avait pour thème principal la résurrection du corps musical de la faucheuse :

Away is the sun

Endless the night

Mankind's massacra

Intelligence is dead .......UHHHH !


Traduction littérale d'une treizième super nuit en enfer en somme !!


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dimanche, janvier 21 2018

Un Exutoire pour Névrosé


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La face cachée de la vie abonde d'une série illimitée de péripéties en tout genre où la plupart des gens non absolument aucune prise directe sur leur modeste vie, assez insolite d’ailleurs dès qu’il y pense. Dans un bar on en retrouve bien souvent les plaies sanguinolentes constituées par une déroute sentimentale, sociale, et plus si affinités...En répertorier les bourrasques et vous pouvez monter un band de black dépressif sans encombre, parce que vous aurez ainsi suffisamment de matières premières pour étourdir votre public accroc au analeptique. Néanmoins aussi farfelu que cela puisse paraître comme angoisse, il est de bon aloi de se suspendre au-dessus du vide et de ne rien espérer, si ce n’est de donner un sens légitime à cette vie, bien étrange d’ailleurs dès qu’on y pense.


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Le grand orchestre Charly Fiasco est venu pour la première fois à Castres, flagorner avec son absolue couillardise méridionale son répertoire grandiloquent de musique amplifiée, heyyyyyyyy c’était immanquable.


The Fatswines est le premier groupe à ouvrir les festivités du soir. Ce groupe existe par la force centrifugeuse que le hasard de la vie décide un jour de mettre en lumière quand l’obscurité soudaine des embûches de la life avait jusqu’à lors tout envahie. Anciennement nommé Les Bigoodies, ce groupe capillaire essentiellement familial à ces débuts bifurque avec l’apport du bassiste de Fecouffes Fifmiques pour changer de perruque en The Fatswines. Le trio se dessine alors en quatuor avec le chant chevelu de Mändy Boule, chanteuse au sein de Mändybowlz & The Turbosuckers, et ancienne partenaire il y a quinze de cela du premier groupe monté avec Romain Boule, chanteur opiniâtre et excentrique des Charly Fiasco. Vous suivez ?

Leur street punk rock à l’accent Clashien possède cette filiation de la rue et du punk à roulette instauré outre-Atlantique par le biais de good riddance, pennywise, face to face and co…C'est-à-dire que ça roule tout seul. Le grain vocal de Mandy se rapproche de la oi et propulse leurs compositions dans ce genre de ruelle que le street punk affectionne. Le set est cool, bancal, le groupe place sa volonté équanime de satisfaire le public avec une sincérité propre à la loyauté des punkers, et il y parvient avec spontanéité, une dose d’énergie brute et conséquente pour échauder l’enthousiasme des premiers rangs. Sans aller chercher midi à quatorze heures de toute façon il était déjà plus de dix heures du soir, The Fastwines a prodigué avec ses limites musicales une quantité suffisamment récréative, revigorante, tonique pour oublier les bonnes résolutions de 2018, et les changer par plus de concerts.



La vidéo est de Junk Koroba !


En discutant autour de cette date, on s’aperçoit bien vite dans cette région agricole que si tu ne transites pas par les réseaux sociaux et bien elle reste absolument secrète, ce qui est regrettable, voire fâcheux pour la pérennité de l’association qui l’organise. Pourtant avec le recul il ne fait maintenant nul doute que les réseaux sociaux sont une embouchure égotique menant à un cul de sac existentiel, hors la vie réelle existe et prouve que tu existes, France Gall l’a chantée avec la philosophie d’une naïveté surprenante.

Mais alors comment rapprocher les gens du réel à partir du virtuel ? Nous sommes à Castres, ville de province droite comme une croix religieuse et pourvue d’une garnison militaire, dont la culture se base essentiellement sur les résultats de son équipe de rugby en top 14 et de son principal employeur dans la pharmacopée. Mais des légendes citadines racontent encore avec les yeux embués de colle que des keupons squattaient devant le supermarché des Dames de France, ici même, à Castres bordel des dieux de la bière alsacienne et du vin de table, que la jeunesse dévoyait même dans les 80’s sur des riffs de salpêtres et des lyrics outrecuidants.

Le souci principal c’est que nous rabâchons à Castres sur ce passé révolu, hors depuis quelques lunes (et derrière la grange c’est dire si elle est bien plaquée) une association de philanthropes a décidé de réintroduire le désordre dont les adeptes quadragénaires pour la plupart oscillent entre revivre dans ce passé fondateur et vivre le présent sans penser à demain.

Première étape, faisons fi du passé, osons l’intuition, sans quoi on ne connait jamais la folie frissonnante qui ignore les regrets. Vivre intensément le moment présent me parait sain, et comme me l’a annoncé Angelo Papas des inoxydables Dirty Fonzy, ‘’si tu écoutes ta raison tu ne fais rien’’, et comme le gars possède une philosophie qui convient à mon athéisme je soutiens à 200% l’association de coussin péteur Pollux ainsi que le festival Xtremefest. D’ailleurs et d’après ses dires, l’annonce finale du festival sera annoncé fin Février, gros maximum, de quoi faire trépigner la bonne dose de fans à ce week-end hautement fun & coOol.

C’était une exclusivité WBZ, ne me remercier pas c’est gratuit, comme ça lecture et ses pirouettes.


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Pour en revenir à notre sujet principal donc, il devient impératif de se délester de ce poids mort qu’est le passé afin de laisser s’épanouir chaque nouvelle génération. Ce constat est valable partout dans l’hexagone, parce que l’on voit toujours les mêmes en concert, le seuil d’admission est pourtant ouvert à tous et libre, comment éduquer les nouvelles générations accro au virtuel, à la symphonie vaporeuse des esprits Oki Doki et au rap misogyne ? C’est carrément à l’inverse de l’esprit du punk. L’impression est aussi frappante que dans un ring de MMA, que tu ailles à Castres à Toulouse ou ailleurs, les ‘’petits’ ’concerts dans les bars n’attirent plus. Sortir et assister à un événement avec des gens vrais est synonyme de visiter les égouts de la cité avec sa faune de nuisible et sa flore bactériologique.

Le rock, le punk & co ce ne sont pas tendance. Pourtant la musique est partout, elle s'immisce sans arrêt dans chaque endroit, dans chaque parcelle par un son, une mélodie, elle est devenue une institution subventionnée par des maisons de disque en mutation 2.0 star’up, il y a même des établissements étatiques respectables pour en diffuser la création artistique et en permettre la déconvenue ( Les Smac - scène de musiques actuelles, etc...). Elle est ce truc ordinaire dans le paysage, sa banalité lui confère la désinvolture polie d’un sifflement de ritournelle. La musique préfabriquée est là pour vendre de l’apéritif et des barrettes à cheveux dans le subterfuge de sa ventriloquie.

Le rock n’est pas une présence, sa fonction principale est d’électriser. C’est une nuance de taille, mais tout le monde le sait depuis les révélations que délivre le net, ce n’est pas la taille qui compte, c’est le goût. Alors si tu veux le brasier, la révolte, l’émotion, c’est le venin du rock, si tu veux paraître c’est la musique préfabriquée, à partir de quoi le sens que tu donnes à ta vie peut prétendre de la trivialité de ce genre de choix. Vous vous marrez mais l’aphorisme  ‘’N’aspirez pas à vouloir plus mais à être davantage’’ correspond à la légitimité du punker. Heyyy c’est là que tu rigoles jaune en raclant ta glotte.

On peut te faire croire que tu as quelque chose en toi de Tennessee, mais c’est faux, toi qui sillonnes les bouges underground en véritable électron libre, tu incarnes plus que tout l’existence du danger, ce que les autres souhaitent se désincarner en une posture de rock’n’roll attitude. Hors vivre est un art. Si France Gall aimait sucer des sucettes à l’anis pour quelques penny pendant que son compositeur de mari jouait du piano debout, pourquoi ne pourrions-nous pas nous assourdir simplement avec de la musique de rue dans un rade Castrais hein ? Vous pouvez reprendre la rigolade.


‘’Le prochain morceau n'est pas en Fa car le groupe est antifa.’’ Pouet ! C’était le tour à Charly Fiasco de foutre le bordel.



La vidéo est de Junk Koroba !


Ils sont 5 sur scène, pour un quatuor ce n’est pas commun, mais avec la ménagerie Charly on ne s’étonne plus de rien. D’ailleurs pourquoi le ferions-nous ? Le trublionisme consiste à faire les cons, trait spirituel avec lequel ne pas confondre avec un con. Et oui quand tu te sens désespérément seul et donc incompris, le monde est constitué essentiellement de cons et de leurs cousins les connards, hors si chacun se révèle en sa vérité, effectivement toi-même tu deviens le con de quelqu’un, voire son cousin.

Faire le con est tout un art dont la subtilité sémantique échappe pour beaucoup dans une époque de repli communautariste et liberticide. Charly Fiasco se présente pour la première fois à Castres, à ses débuts il était venu à 3km de là au festival des Salvaches, alors on va en profiter un maximum car c’est si rare hein !

Romain Boule est donc chanteur uniquement ce soir, et c’est un fait. Il a toujours la moustache de Cabrel et la coiffure en bataille de Mort Shuman, il en porte la nostalgie comme un vestige seventies que d’autres accessoirisent dans les bals costumés de Monsieur l’ambassadeur Congolais. Plus surprenant pour un néophyte c’est ce florilège d'accent du sud-ouest et de l'est dans sa diction, sorte d’exutoire à divertir pour porter cette estocade régionale à base de R roulerrrrrrrrrrrrrrrrrr et de cabourdise à choucroute.

La biennale des arts contemporain devrait se porter sur le cas Charly tant il me semble qu’il y a là de quoi sculpter avec audace bien autre chose que les merdes intellectuelles actuelles qui pullulent dans ces lieux masturbatoires où s’ébahie la modernité avec ostentation.

Un concert de cette trempe n’est pas à prendre avec des pincettes d’esthéticienne. On n’est pas là pour faire une manucure, ni pour s’épiler les couilles. La probité d’un tel défoulement est cathartique, c'est-à-dire qu’il ne suggère pas d’être une abstraction ou un concept de foire.


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Un concert de Charly Fiasco est unique en soi, même si le groupe ne sait jouer qu’une dizaine de morceaux, il ne triche pas avec ses capacités, ni avec ses intentions louables. En comparaison, assister à un concert de manipulateurs est un exercice de style, tu sais que ce n’est qu’une illusion, et tu te laisses emporter le temps d’un déni vipérin. Le bombec de Fiasco c’est un truc que tu peux mâcher encore et toujours comme une vérité inexpugnable, son goût de se perdra jamais dans le dédale de ta vie.

Le groupe a joué serré, oui à cinq dans 5m2 c’était les Gypsy King du punk rock dans une caravane du camp de la pause (ndlr : territoire gitan castrais). Chaque instrumentiste rentrant dans le lard d’un public obséquieusement acquis à la déconnade des punkers de la capitale d’Occitanie. Deux guitares en proie à l’allégresse, un bassiste primesautier et un batteur toujours aussi fougueux. Boule Romain (et oui ça fonctionne aussi à l’envers) a déboulé son franc-parler de comique troupier, jadis il y avait dans sa flamboyante jeunesse de débit de boisson du Miossec chez ce garnement, aujourd’hui c’est du Benoit Poelvoorde, le verbe est haut, l’esprit vivace et absurde libère des punchlines désopilantes. La relation qu’il entretient avec le public est courtoise et totalement saugrenue. J’avancerais même qu’il possède un taux de sympathie permettant de faire faire une chenille pit sans encombre à des trentenaires et quadragénaires même pas tous soûls.

Pour votre Kulture générale : La chenille pit est une danse de salon entre la bande à Basile et Comeback Kid. Le public s’est prêté à l'exercice avec le sens de la dérision qui caractérise une soirée désopilante avec Charly Fiasco en tout bien tout honneur, et tirelipimpom sur le chiwawa un coup en l’air un coup en bas.


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Le fourre-tout du bar O mètre (ce nom ne s'invente pas, faut aller le chercher celui-là) proposait un bestiaire assez cocasse mais pas représentatif de la population de la cité Castraise, ainsi il y avait dans le désordre : un gars torché avec son gamin sans protection auditive, des couples recomposés, des solitaires décomposé(e)s, des passionné(e)s restant dans l’ombre, des désinhibés par la bière blonde, il n’y avait pas de cadre sup de Pierre Fabres, ni de bidasses en folie, pas plus que de sportif à la testostérone d’ovalie. Mais au détour d’une composition pugnace des Charly Fiasco on a pu entendre un : ils sont bons ces cons nan ? Résumant à merveille la capacité significative du public de Castres autour des musiques amplifiées.



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C’était une soirée punk rock, un lien social direct sans piqûre de rappel pour les junkies à la mode keupon des dames de France, elle était organisé par La Lune Derrière La Grange, en partenariat avec Pollux, de terre Albigeoise, vous pourriez en connaître la saveur tout au long de l'année, il vous suffit pour cela de regarder la page sociale de la Lune, sa lumière vous portera et vous sortira de votre isolement.

Alors décérébrez-vous de vos attaches internautes, vivez pleinement, jouissez sans détour, et surtout rappelez-vous que vivre est une expérience terrestre, pas une activité virtuelle.



La vidéo est de Junk Koroba !


dimanche, octobre 8 2017

OUTROSPECTION

On finissait à peine de rôtir d'un été caniculaire que le trouble automnal est arrivé cette année 2017 comme un coup de vent qui fait tournailler les feuilles dans sa farandole pessimiste.


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Ben ouaie c'est comme cela, on glisse dans ce mois pluvieux de Septembre où tout fourmille à nouveau, les préparatifs d'une nouvelle année scolaire et leur planification, et de tout un tas de truc pour préparer l'année en cours...P#tain que ça fout le cafard tout ce fatras, tout ce gris, alors que l'on a encore le bleu du ciel estival dans nos rêves de nuits chaudes.

C'était trop brusque en fait, c'est même difficile pour certain de s'acclimater à cette variation de température si soudaine. Les gorges sont prises, les nez coulent, ça fait la tronche, ça klaxonne, l'impatience et la frustration sont revenues. Les vacances sont déjà loin, noyées dans cette solution de flexibilité économique, de menaces terroristes, de compétitions sportives, et de tout ce chantage du nouvel ordre mondial, de toute cette inquiétude en un avenir morose, parfait pour exciter des terminaisons nerveuses en panique et ne faire fonctionner que le cerveau reptilien.

L'été les gens excités s'emmerdent à mourir, à la rentrée ils reviennent avec l'orgueilleuse appropriation de leur supériorité venimeuse pour harceler sur la conviction de leur réussite sociale. Comme si on en avait quelque chose à foutre.

On appelle cela le retour à la réalité après la parenthèse des congés.


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Dans la Ville de Castres un concert de punk rock est aussi rare qu'un concert de Hardcore, voire même d'un concert métAl, de stoner, de doom, de heavy, d'etc...Dans cette ville de province du sud le seul truc vraiment caractéristique c'est l'ennui qui prédomine. C'est un endroit où tu passes à côté de ta vie sans vraiment t'en rendre compte, mais comme un peu partout aussi si on y réfléchit bien.

Il s'est passé une scène dans les 80's avec des groupes de punk (Légitime Défonce, Les Malfrats, Kambrones...) et depuis cet acquis l'underground a croupi dans la désillusion de son passé. Il y a une salle subventionnée à la programmation hétéroclite mais chiante, comme partout. Cela fait des plombes que je vais sur Toulouse, pourtant dans l'ombre ça remue encore.

L'association la lune derrière la grange a proposé une soirée punk rock dans un bar où à l'adolescence j'allais sécher les cours du lycée professionnel. C'est étrange quand tu rentres dans ce genre d'endroit c'est pareil et différent. Le Bar Ô Mètre qui s’appelle maintenant, j'ai connu La Taverne, on y mangeait parfois aussi. J'étais accompagné de mon pote Junk, il avait son matériel pour figer l'instant avec des photos vraiment coOol. J'ai commandé un thé et lui un pastis, le barman était choqué comme disent les jneus.

Le président de la lune derrière la grange a dans la quarantaine, les yeux lourds de fatigue mais le regard désinvolte de celui qui a décidé d'agir plutôt que croupir. J'ai un immense respect pour ces gars de l'ombre, jamais avare à la tâche, soucieux de rêver dans l'accomplissement d'offrir à l'art sa plus belle offrande. Cela fait dix ans que cette troupe ferraille en tout sens pour faire partager, pour faire voyager. Des concerts, du théâtre, pour tout le monde, pour tous les goûts. L'éclectisme fait valeur de socle. Ce gars me fait penser à l'état d'esprit des Clash et à cette faculté de mélanger les genres pour une même lutte. Bravo et merci pour l'éclairage lunaire !


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Pendant que les enceintes du bar passe du Creedence Clearwater Revival, le boogy rock répand sa sauce americana et les vieux s'ébahissent en tapant du pied, la jeunesse picole, consulte son écran tactile, prise dans sa bulle hermétique et un semblant de relation sociale. On ne sait pas si elle s'en branle ou si c'est par timidité ? Les vieux du siècle dernier sont aussi seuls que cette jeunesse désinvolte, c'est spécial les relations sociales aujourd'hui, les codes se font par écran interposé, j'y pige rien, et en plus, j'en ai rien à foutre. Le cousin de Junk arrive et remet de l'anis dans sa gorge, Chris est un nouveau tatoueur dans la ville, le gars trimballe un physique de nounours et une trogne sympathique. Puis on est rejoint par Vincent, punker, sXe, végétalien, qui a commencé à pousser la fonte en Avril dernier pour épaissir un physique longiligne. Depuis les résultats sont là, la confiance aussi, le corps et l'esprit fonctionnent ensemble.

C'est le groupe MR GODSON qui commence à brancher les guitares pour un punk rock bipolaire. C'est vrai que l'humeur de leurs compositions est changeante, entre The Bushmen comme eux de Limoges et le punk de Circle Jerks et Dead K, tu vois ce mood distordu des 80's, assez rêche, raw, qui part dans les voies de garage, les ruelles mal famées. Le son est bizarre, les guitares faiblardes, le public participent, surtout Alex. Ça se trémousse gentiment mais sans plus. Godson claque sa zique, contourne, oblique, dérive, disperse, biaise, frictionne plusieurs entités punk. Des jeunes militaires jouent au billard dans un autre coin du bar un peu à l'écart. Avant il y avait des tables à cet endroit et un flipper, je me souviens qu'une fois dans ce bar pendant que je réglais mon repas, un groupe de fille attendait de faire de même et l'une d'elle avait une beauté qui m'a coupé le souffle. Je suis resté littéralement bouche bée, le temps s'était suspendu tout net dans ma tête, mais je ne pourrais dire combien de temps ? Ouaie c'était une beauté fatale, une belle gifle, cela je l'ai vécu une autre fois en Corse avec une italienne, je travaillais pour gagner 4 ronds dans une pizzeria pendant la saison estivale dans un camping. J'étais dans le speed du service et elle a débarqué devant moi en baragouinant un truc, j'ai rien compris, elle a continué calmement à me parler, mais je n'entendais plus rien, la sensualité de ses lèvres et ses yeux me faisaient chavirer le cœur. Puis le patron est arrivé en rigolant devant ma stupéfaction béate. Le lendemain après-midi, elle est venue avec une copine me commander une glace, un magnum à la vanille qu'elle a sucé lentement en me fixant, et je ne l'ai plus jamais revue, mais je m'en souviens encore.

Parfois il y a des instants de beauté qui te figent, c'est que tu vis/ressens l'instant présent comme nul autre. Avec le temps, la maturité on prend conscience de l'importance du moment présent, et plus que tout.

Un des guitariste de Mr Godson ressemble à Romain Boule, mais en plus jeune, et il a parfois un peu le même humour. Non pas de merde, qui a dit ça ?

Le groupe cadence son set par une amplitude sinusoïdale, mais il manque un truc. Un des bidasses vient parfois s'agiter devant la scène par saccade, les autres ne mouftent pas de leur partie de billard. Lui il vient hyper à l'aise et affiche tout le temps un large sourire, et se trémousse, puis repart. Le groupe fait son set. Il finit avec une cover d'Agnostic Front parce qu'il nous avait proposé ça et un titre de Fugazi, et qu'un gars a gueulé plus fort pour le choix des new-yorkais. Je ne sais pas si on est 50 dans ce foutu bar ? Je dirais que l'on a eu du mal a rentré dans leur univers, pas que ce soit hermétique, plutôt élastique et rêche à la fois. Comme il manquait un truc le set est passé rapidement avec cette impression de frustration.


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On papote vite fait entre nous, puis peu après c'est BEN & FIST.

Le trio prend la scène et de part sa mélancolie punk ce band à du Vulgaires Machins dans son pessimisme, du Charly Fiasco pour la déconne, et pour la filiation aussi certainement.

Dès que j'ai entendu ce groupe j'ai su qu'il allait m’accompagner, j'ai aimé à la première seconde ce détachement, cette mélancolie furibarde, cette insurrection velléitaire, et très certainement ce mélange de clairvoyance et de désespoir. Cette essence qui donne une vérité pour foutre le feu à l'intérieur.

Même si la guitare est sous-mixée, le groupe met la gomme et ça le fait. Les compositions sont bonnes, le rendu scénique est conforme au tournis du disque, c'est coOol ! À un moment le chanteur bassiste demande si l'on a des Vélibs à Castres, un gars du comptoir lui répond par la négative en rétorquant qu'ici on est des paysans. Enfin il y a le tout à l'égout quand même merde...

Deux hommes de la cinquantaine et une femme quadragénaire débarquent éméchés dans le rade. La nana se secoue le cul pour humecter le regard vicelard d'un des gars. Le groupe poursuit son set mais se regarde d'un air interloqué sur le manège en cours. La nana n'hésite pas à se frotter contre le chanteur, à occuper l'espace scénique. Elle reproduira la séquence éperdument. C'est dingue comme certaine personne arrive à s’approprier un espace afin de faire remarquer leur mal-être existentiel. Je ne peux pas dire si c'est navrant ou si c'est agaçant ? Ce que je suis certain c'est que l'alcool noie l'inhibition et dévoile la caricature parfaite de ce que la personne ressent, souhaite témoigner, mais dans la confusion, et souvent dans le ridicule. Ben & Fist continue à nous propulser son tourment punk rockien, nous on est venu exprès pour ça, Junk prend des photos un peu partout le poing levé en reprenant les refrains. TroOop dingue, j'adore ce gars, il est unique, pétri de talent, c'est un punker passionné (oxymore = 2 points) que la vie grignote de l'intérieur alors il extériorise le reflux. Il est là à prendre des photos, capter des vidéos, faire entendre l'underground pendant que Ben & Fist assure un max et casse la baraque !


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Dans le bar c'est la brume d'un lundi matin à Rouen. Les fumeurs ont trouvé la parade, ils vapotent désormais du E-liquide, du coup ça pue des arômes chimiques de pistache au goudron, de vanille à l’ammoniaque et de canard WC tout à la fois. Ils vapoteraient par le cul que l'odeur serait la même. On peut même pas les frapper de nous empester, de nous empoisonner avec leur merde, ils porteraient plainte les cons. Le génie de l'homme moderne c'est de savoir enculer son prochain, qu'importe la façon ou la manière, le but c'est d'être le premier à faire chier.

Hey un autre truc que j'ai pas encore parler de Ben & Fist c'est le chouia d’autocritique cynique parfois dans les lyrics, c'est trois fois rien, c'est surtout pas assez caustique pour être corrosif, c'est toujours sans rancœur, sans mépris, et tout juste avec ce qu'il faut pour être touchant. Le groupe manie cela avec simplicité, la musique suit cette introspection solaire comme une ombre, on en sent la douceur, la force, la mélancolie, c'est touchant parce que c'est vrai, sans parade, sans emphase, sans filtre, c'est simple parce que c'est fidèle à des punkers lunaires, pour qui le détachement est salutaire.


La vidéo est de Junk !!


Le trio balance sa sauce punk et la mayo prend. Elle s’exprime et sa remue dans tous les sens. Pour le titre Ultrafestifs il y a même eu une chenille réalisée par le public, ouaie comme dans un concert d'Ultra Vomit. Le set est à l’instinct et ça fouette l’intérieur, ça secoue avec allégresse. C'est un joyeux foutoir bordélique, même si ça mord, même si c’est explosif, ça tapote, ça tripote dans tous les sens. C’est un concert de punk rock qui révèle le feu du sang.

Le punk est un crétin déprimé qui a compris que jamais il ne pourra tricher. Sa pureté est risible dans un monde ridicule et hostile. Sa tendresse est une provocation, sa colère est son excitant. Il y en a qui ne voit la bouteille qu'à moitié pleine, d'autre à moitié vide, certain qui picole tout pour ne rien voir. Nous sommes des passagers d'un univers que nous construisons mentalement, nous sommes des solitaires que la nuit éparpillent et que la vie sublime. Ben & Fist a joué dans un rade à Castres, ville du vide ordinaire mondial, c'était sincère, direct et sans fioriture.

Dans le mélange d'un anniversaire, de désir de rencontre, de soif de tuer l'ennui, d'oublier les soucis, d'être bordeline, détaché, incompris, c'était génial d'entendre ce joyeux bordel mélancolique, cette pétarade de feux de Bengale émotionnelle crépitant dans ce mois de Septembre maussade.


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Merci à Mr Godson, Ben & Fist, le bar ô mètre, à La Lune Derrière La Grange, à Vincent, à Junk d'être ce qu'ils sont.


La vidéo est de Junk !!



mardi, août 22 2017

HEADBANGER



report du xtremefest 2017 : Le festival qui sort du cadre !!



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Crédit Photo : j.iversenc photography.


« On ne peut pas aller à l'essentiel, on le découvre. »


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01 Juillet 2017. J'ai fini et mis en ligne mon report du Hellfest, libérant le feu intérieur reçu après tant de concert et de leur effet cathartique, et carrément purificateur pour certain.

15/07/2017. " "Loin face à l'amer coule le long fleuve tranquille de la légèreté" '', c'est ce que je n'arrête pas de me répéter pour m'exclure d'une vie professionnelle dont j'ai la plus grande difficulté à répondre à toute l'abnégation. J'en suis arrivé à un point où mon corps et mon mental jugent que c'en est assez. C'est aux heures les plus noires que les êtres chers sont le plus proches.

17/07/2017. C'est les congés, je suis en mode farniente en villégiature au Cap d'Adge. Oui je sais ce que tu te dis cochon/ne, mais attends, hop hop hop, dans ce lieu de vacances tout le monde n'est pas un libertin bavant devant le cul d'une couguar refaite au silicone de chantier, avec la quéquette en train de flotter au vent et les couilles enroulées dans un anneau pénien.

20/07/2017. C'est dingue comme la mer est apaisante à l’aurore. L'immensité et la solitude apportent un recul nécessaire pour entamer une nouvelle étape.

26/07/2017. George Arturo Romero le réalisateur qui a donné vie aux zombies n'est plus, et le monde souterrain est en deuil.


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Tu parles, pour le reste de l'humanité rien ne s'est pas arrêté de tourner pour autant. Il patauge même dans les plages méditerranéennes avec l'insouciance estivale, le ventre gonflé de crème glacée et de mauvais cholestérol. Les corps parfaits affichés par les publicitaires et autres subterfuges du net ne sont pas du tout représentatifs du commun des mortels. Par contre la mode du crossfit et d'une musculature conforme à la maxime romaine Mens sana in corpore sano démontre un intérêt soudain, j'en remarque l'importance par rapport à des années antérieures où rares les personnes matinales pratiquant des activités physiques avec assiduité.

Vendredi 28/07/2017

J'arrive à l'Xtremefest avec le même apaisement qu'un cimetière. Il est tout juste 16h00, il n'y pas foule sur le parking, la température n'est pas excessive, le ciel est nuageux, pour une fois cela ne sera pas caniculaire, ainsi il n'y aura pas d'orage le samedi soir, et donc pas d'annulation.

Un petit attroupement attend de pouvoir pénétrer sur le festival. C'est calme, l'atmosphère est coOol, le festival est à taille humaine et par conséquent les gens ne se montent pas dessus, pas d'exaspération. Les seuls touristes remontent du lac et des différentes attractions du site de Cap Découverte et reluquent les accoutrements des autochtones du Xtrem avec amusement.

Comme d’habitude il y a une nouvelle mascotte, que l'on retrouve en matière gonflable, cette année il s'agit d'un rhinocéros mutant (je pense en référence à la culture pop comics d'un personnage des Ninja Turtle). Si jamais le festival se casse la gueule il pourra toujours revendre ces figurines géantes à un parc pour enfant. La première en forme de Godzilla (le mythique kaiju japonais) trône à l'avant poste du festival, je suppose que le King-kong de l'an passé doit être au camping.


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Régional de l'étape TEN YEARS TOO LATE est un groupe de punk HxC basique munit de beaucoup de break parfois proche du screamo. C'est lui qui a ouvert sous le sun le bal populaire, ou le game. Tu choisis l'expression en fonction de ta génération, je te fais confiance.

Débridé à moitié parcours le groupe déroule un set efficace qui mettra en lumière ses compositions et sa fierté de jouer à l'Xtremfest. On peut le comprendre, tant le festival en 5 ans a réussi à survivre loin de la montagne du divertissement tout azimut en se la jouant à la Cøöl et au fun !

Élaboré par des fans pour des fans avec une exigence qui n'est pas celle d'un manager de grand parc d’attraction, l'Xtremefest c'est le festival oldschool par excellence, tu viens pour vibrer musicalement, célébrer amicalement, passer un agréable week-end. No hype, no buzz, no bullshit, tout est vrai, nature. Tu sais pourquoi tu y vas, tu sais à quoi t'attendre, et malgré cet aspect moins fantasque que peut avoir l'expérience du Hellfest, il est bon, il est même impératif de retrouver un festival qui te remet les pieds sur terre et la tête à l'envers. Il m’apparaissait crucial de le signaler, parce que ce n'est pas inopportun puisque à ma connaissance c'est le seul festival de l'hexagone qui met en avant une éthique dans son livret de programme : « Les attitudes racistes, homophobes, sexistes ne sont pas les bienvenues à l'Xtremefest ».

Après les attentats de janvier 2015 il était le seul à avoir affiché une déclaration sur les événements tragiques et révoltants. D’ailleurs après les meurtres de Novembre 2016 et tous les autres qui ont suivis (dernier en date en Espagne à l'heure où j'écris ce report), on nous a répétés sans fin qu’il fallait combattre cela en insistant sur le partage, la fête, vous pouvez compter sur la population du Xtremefest pour prendre son pied comme des truies plissent des yeux de plaisir, quand elles glissent paisiblement dans la gadoue.

L'association Pollux étant constitué d'une base de militant de l'underground sonique, son festival est conforme à une intégrité de valeurs propre à celle que l'on rencontre dans le milieu Rock, Punk, Hardcore, Métal. Son autonomie d'actions est multiple et son apologie est de faire remonter des tréfonds, tous les différents mouvements sismiques de la musique extrême, jusqu'à celle qui permet de se rincer le gosier, de taper nerveusement de la converse jusqu'à la trouer, avec le poing levé, ou les 2 bras au ciel pour soulever les nombreux slammeurs.


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C'est toujours particulièrement ardu d'ouvrir une scène, car on ne vous attend pas, hors vous avez la possibilité de vous faire entendre pour de vrai, sans le filtre ni la barrière virtuellement factice du net. Malgré le fait de jouer en plein cagnas devant un public amorphe par la chaleur, attendant d'être décontracté ou fin cuit pour pouvoir lâcher les chevaux du plaisir, les gars de Ten Years Too Late parviennent à détendre la rencontre initiale en gommant les préjugés du départ que potentiellement chaque communauté de style musical du site possède.

En attendant le punker (et pas le punk) s’illustre sous une certaine esthétique permettant de le mettre en valeur alors que le métalleux, lui s'en branle. Le punker applique une liberté contrôlée dans sa gestuelle, alors que le métalleux est notamment plus bourrin, et son esthétique repose sur son dévouement à ses groupes. Car lui déjà il sait que sa musique est extrême et qu'elle ne plaît pas. Alors que la musique du punker, il y a sous sa révolte un croustillant plus acceptable, et même plus audible pour le commun des mortels, et même pour les adeptes d'un enrobage de superflu. Le désir du superflu naquit pendant l’époque des progressistes apportant l'avidité de combler le vide laissé par des compositions à rallonge.

Le punk rock est une réponse urgente et décisive à cet imbroglio musical.


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S'ensuivit GUILLOTINE. Leur death est suffisamment gluant qu'il n'est point nécessaire d'une esthétique, chaque titre révèle sa part labyrinthique et d'ombre nécessaire pour asseoir son impériale dictature sonique. La chanteuse aussi frêle qu'une fée manga dispose d'un growl de bûcheron et d'un chant clair pour en contraster l'empreinte. Le soliste plaque l'étendu de sa technique, tout comme ses vols planés, sous l'égide rythmique d'un trio (guitare/basse/batterie) qui en renforce l'ossature.

Ce groupe me paraît si jeune physiquement, sortant à peine de l'adolescence. Le set est cool et puissant avec un death qui plombe, surplombe entre oldschool et une modernité loyale et légataire du passé fondateur. Le public a ravi cette prestation qui a réellement permis d'ouvrir les festivités avec les figures de proue du pit (circle pit, wall of death, etc...).

Forcément le métalleux est un bon soldat. Tu lui demandes quelque chose et il en exécute immédiatement l'ordre : CIRCLE PIT = il tourne à donf – WALL OF DEATH = il fonde 2 clans se faisant face et attend qu'on le lui dise avant de se rentrer dans le lard pour refermer les murs dans un craquement de vertèbre.

Le punker s'en branle de tout ça, il n'en fait qu'à sa tête.


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Nann tu sais pas quoi ? Hey, je pense soudainement à un truc vraiment délire, je vais te lancer des circle pit. Tu lis le report, puis dès que l'ordre est marqué en gras, d'un coup tu te lèves et tu tournes autour de ta chaise, ton fauteuil, je ne sais quoi d'autre...Et après tu reprends ta lecture peinard, l'air de rien, à la coOl et au fun, comme à l'Xtremefest quoi !

Mais ouaie on va le faire même si cela te paraît dingue et totalement absurde dans de telle circonstance hors contexte...(attention il y avait un jeu de mot).

Anyway, Guillotine finit son set un peu en eau de boudin, sur une indécision, ne sachant raccrocher, tenir en haleine, remercier, et fait un peu tout à la fois. Ce n'est pas si aisé de quitter la scène. On aimerait que l'union tant envisagée se prolonge une fois qu'elle se vit, qu'elle persiste à jamais parce que l'on sait qu'après on va la nourrir dans le bain de la nostalgie, où qu'elle crèvera dans l'aridité désertique des illusions perdues.

Mais voilà c'est déjà fini et le public se déplace vers l'autre scène dédié au punk et au Hardcore, où déjà le trio TERROR SHARK avec batterie, guitare et chant propulse son fast HxC. En un millième de seconde la foule se lie dans ce hardcore, génialement fin prête pour se laisser lubrifier les articulations.


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CIRCLE PIT !!

Le groupe frétille sans cesse en élançant un set avec force, et le fun nécessaire pour faire passer le mosh par-dessus les pieds de la tête. Terror Shark s'échine à croquer toute mâchoire sonique dehors, autodérision comprise : Gniark gniark gniark !!

Leur patronyme provient d'un titre de Municipal Waste de l'album « Hazardous Mutation » pour les gens que cela intéressent comme information engendrant cause à effet, hein...

Le trio a mis le pit en effervescence par le fait de son HxC oldscholl à la primeur basique et au fun à triple dose XXL ( entre le spirit de D.R.I et le mood de Youth Of Today). De multiples mosheurs à fleur de peau s'égailleront à s’escrimer avec l'envie inexpugnable de découdre toutes les coutures de leurs homologues, maillot de bain compris. Le guitariste avait un look de footballeur des seventies ou de plagiste de la Grande Motte, et le chanteur est assez coOol et ultra sympathique pour réactiver sans cesse un pit chauffé à la cabourdise sudiste. Hé forcément, le band vient comme les $hériff tout droit de Montpellier.

Une cover des Beastie Boy « fight your right party » pour agrémenter un set définitivement fédérateur où la ferveur est à l’unisson de l’impulsion HxC et de sa dévotion collégiale.

Well y a pas à chier Terror Shark a un sacré coup de canine !


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Malgré un son faiblard marquant le fer de lance du groupe à la baisse, HATESPHERE ne manque pas d'atout pour étourdir avec son metAl dans une consistance et une hyper profondeur.

Tour à tour pénétrant, le band n'aura de cesse d'alterner sa discographie avec la maestria de plonger le public toujours un peu plus loin dans les ténèbres. Oui ce groupe est lourd et possède un putain de groove bien gras. Néanmoins si niveau scénique le chanteur remplit son cahier des charges, il ne se passe pas grand-chose.

Finalement, au niveau musical on y trouve son compte par l’alternance des mosh-part trépidantes et l'épaisseur profonde de leur composition, mais la prestation ne dépasse pas le cadre légal d'un set de professionnel, en proposant des séquences interactives avec le public à base de gym tonic saupoudrée d'une bonne dose de fun teutonne.

Sans être déçu outre mesure, le public se dissipait en un clin d’œil afin de rejoindre l'extérieur là où des cris et du beat étaient en train d'être dégueulés sur des riffs, et dans ce vice versa Stoogien sur du Dwarves.


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CLOWNS faisait son show avec un punk australien à multiple bourrasque à base de raw et de tornade de rock brut. Les titres très efficaces par leur force centrifuge avaient en plus une salutaire force de frappe avec des propulseurs de fun. Le chanteur aussi charismatique qu'un Jim Morrisson a fait le singe et l'iguane en même temps, la bassiste dans un trip de power girl mi-boudeuse/mi-hargneuse apposait les contre-fort permettant de soutenir l'ossature, deux guitaristes à chaque extrémité de la scène promulguaient des riffs tonitruants, avec un survolté qui a prodigué à sa nuque l’entraînement de compet d'un headbanger fan du 120bpm, et l'autre qui était plus débonnaire avec une moustache et une trogne de vendeur de tacos dans les rues de Bogota.

Tout le long du concert les morceaux allongeaient leur folie dans la douceur du crépuscule, avec la fureur de la jeunesse éternelle pour en sublimer l'impact, jusqu'à un final hypnotique et catchy !

Juste à côté de oim trois métalleux. Un avec un shirt de Peter Pan pour fan de game show, un autre portant un bermuda à carreau et shirt de l'xtrem, puis le dernier avec un bermuda de camouflage que l'on porte communément pour l'ouverture de la pêche à la truite sauvage. Le trio a chaleureusement accueilli le set par son sens de l'expertise et d'un décisif : "C'est clair, faudrait en entendre plus souvent du punk comme ça" , résumant parfaitement la prestation de Clowns.


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Bilieux dans sa musicalité HxC, NOSTROMO a appliqué à son set une noirceur atrabilaire munit d'un groove qui mettait la tête au carré.

Le groupe est une machine de guerre dans son impact nauséeux. Quand le bloc sonique s'est abattu, à travers lui passe ces filaments de contraste de pureté dont le jeune public se délecte d'en faire frémir son corps en l'abandonnant dans la fosse aux lions du pit.

Au fait, il est inutile de se vider le tarin de sa morve dans un pit. D'une part parce que la morve n'a absolument rien de nutritif pour les cheveux, et que ceci est fortement désagréable sur une personne dont la toison capillaire est clairsemée avec parcimonie, pire quand c'est un chauve. Puis cette pilosité à la mode du moustachu ça suffit !


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On entendait un FACE TO FACE hyper carré et mélodique et on ne fut pas déçu, tant le band a su émouvoir avec sa classe américouaine. D'ailleurs si vous tenez à un monde meilleur, alors pulvérisez leur discographie matin, midi et soir au plus grand nombre, et surtout à la place des hypocrisies radiophoniques actuelles, information en continue comprise.

Le chanteur Trever Keith, seul membre d'origine, possède du satin dans son chant, avec cette pétulance chère à la coolitude californienne, et carrément à égalité avec la dolce vita d'une ice-cream se déversant avec douceur. Ainsi fluidité et facilité vont de pair avec le punk du groupe, et bizarrement si c'est face à face que l'on reçoit chaque ébullition sonique, cela va droit au cœur par la grâce de cette puissante intensité émotionnelle. Le groupe n'aura de cesse de parvenir à enflammer avec leur punk mélo 90's criblé de titres catchy, et il a dû remettre un coup de nostalgie à pas mal de monde avec autant de tubes.

Si les métalleux picolent leur bière en tapotant du pied, les punkers ont tous les bras levés vers les cieux. C'était un très bon moment.

Dans la fosse je retrouve deux éminents punkers, Raph et Vincent avec lesquels nous passerons ensembles tous les concerts de punk rock. S'ensuivra une discussion passionnante (du coup le concert de Septicflesh est passé à l'as) sur les différentes façons de pratiquer une activité sportive de qualité sous le régime vegan, l'accointance du public de la scène Warzone du Hellfest en corrélation avec celui du Xtremefest et la contingence avec celui du Groezrock et du Roadburn.

Tout ici à l'Xtremefest est une histoire de fusion des genres et d'explosibilité.


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Les végétariens de GOOD RIDDANCE revenus dans le game depuis 2012 ont pu appliquer leur punk rapide avec ces accents rêches et forts à la fois, tout autant que mélodiques et sucrés.

La force tranquille des titres crépitait de puissance et elle résonnait avec saveur ancienne. Le groupe n'est pas réputé pour ses prestations scéniques, et effectivement il manque de justesse vocale, en plus d'un décalage avec l'énergie rythmique du batteur. Le son était parfois à la limite de la saturation aussi. Bref, Good Riddance est à privilégier sur disque, toutefois même avec cette prestation imparfaite le cœur a tout de même battu fortement et joyeusement, en laissant une impulsion d'espoir derrière le monde, et très certainement amélioré l'humanité, mais ouaie carrément !!

Enfin comme disait le père Ducros avec un brin d'énervement dans sa cuisine de mousquetaire : « Putinnnn de moine à cul bordé de foutre à quoi ça sert que je me déCARCASS ? » Franchement je ne sais pas trop mais en ce qui nous concerne, Carcass est un groupe mythique de Grande-Bretagne, à la saveur lourde et vénéneuse. Suite à leur annulation en 2016, remplacé par les inoxydables putes de bestiaux de Napalm Death, leur concert a rempli cette ossature correspondante aux attentes d'un public de connaisseurs, surtout avec des solis de Bill Steer emprunts de ce vice que la technicité à su effacer au profit de l'envol.

Le band a toujours eu l'audace suprême de se démarquer par des changements stylistiques passant du grindcore au deAth MetAl, puis au death mélo, avec un coté heAvy des familles du peuple de l'ombre en sus. Le charismatique Jeff Walker, bassiste et chanteur mènera la troupe au plus profond des puissances souterraines. Car bien entendu il fallait compter sur leur redoutable maniement de l'outil chirurgical pour parfaire un concert carré et saillant, au plus prêt du scalpel.


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L'ambiance de cette première journée était coOl de manière générale, on sentait encore une certaine retenue dans les prémisses du week-end, disons que nous étions ces choses communes que le miracle du net en fabrique la gloire à coups de like et d'un nombre d'amis hypothétique. Chacun étant ce personnage dépositaire de sa prétendue starification ou de son existence (fais ton choix), je pense qu'à force de vivre dans un monde virtuel on en sublime le délire jusqu'à ce qu'il semble réel d'en faire partie. Peut-être que d'ici 4 matin, le groupe deviendra juste un fond sonore, jouant devant des individus persuadés d'être des vedettes.

La fréquentation de festivaliers me semble en légère baisse pour ce Vendredi. On pourrait râler ainsi comme n'importe lequel françaouis, parce qu'il aurait fallu plus de monde, qu'il fasse un peu plus chaud, ou bien un peu plus frais vers 14h27, que le son soit meilleur sur le milieu du côté gauche de la fosse, que les groupes jouent plus fort, que la nourriture soit moins chère, et que...


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Bref, en ce qui me concerne, ma journée était très coOol, j'ai assisté à de super concert au milieu de personnes vraiment fun, j'ai vécu avec intensité, merci.


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Samedi 29 Juillet 2017.

L’initiation à un tel festival vous amène à l’intégration de l’eXtrême, et par effet dilatateur à la vocation d’embraser sous toutes ces formes l’essence même du mélomane.

Okay je m'aperçois que si tu lis à froid c'est chaud mais réfléchis-y au moins un peu à cette réflexion hein ?

Bon ready to move ?

CIRCLE PIT !!


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Parce que SHUT UP ! TWIST AGAIN ! entame la journée.

Le quatuor joue un punk rock à la fraîcheur inconstatable, bien mélo et avec cette puissance remplit de hargne et d'émotivité qui en forgent l'intensité. J'ai par la suite acheté leur dernier album en date et second dans leur discographie, « Wild And Wicked (What We Worked For) » qui sera équivalent à leur set, aussi alerte dans son explosibilité que persistant dans son empreinte musicale. Leur cover électrique du groupe The Decline « Alone In My Grave » présente sur l'opus susmentionné sera jouée avec coOlitude.

Les Bayonnais dégagent une ferveur enthousiasmante dans leur musique, une vivacité fédératrice à cette façon d'acclamer leur refrain comme les groupes de hardcore. Leur punk rock révèle une force brute et en même temps une sensibilité à fleur de peau.

C'est avec cette dualité que la densité du band trouve chaque angle d'attaque pour ébahir. Leur set était très coOol, délitant le temps à cette saveur estimable de prendre conscience de tous les bienfaits que ces jeunes gars délivrent comme preuve de leur existence, ainsi qu'à nous-même par sa puissance évocatrice. D'ailleurs je ne sais pas si ils étaient nombreux à se demander pendant le concert : "Je ne vis pas réellement. Je ne fais que tuer le temps " pour prendre acte que ce temps s'égrène sans cesse et précipite déjà vers la fin, sans qu'il y ait un sens rationnel à ce constat. Comme le chante ce groupe avec leur titre « 45 Years Of Regrets » = It's never too late to start again.

Shut Up ! Twist Again ! donne un sens, une sensibilité et une force dès qu'on l'écoute, et très certainement à celui de vivre intensément. Le groupe finit à capella en laissant derrière lui cette poussière émotive, et un très bon passage à l'Xtremefest sous le poids d'une chaleur accablante.

Mais ouaieeee rien à foutre on ne craint pas le sun dans le sud, on est déjà cramés !


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À l'Xtremfest le public est CoOöl, très cool même, je pense que sa caractéristique première c'est qu'il n'est pas là pour se prendre la tête. L'atmosphère est entre les vacances au camping en mode plagiste et celle d'une salle de concert underground. Il n'y a pas une mer de poivrots titubants, d'estivants, de m'as-tu vu, la sympathie est unanime, fraternelle, je dirais qu'il y a parfois une forme de timidité et non un détachement comme on peut le constater dans d'autres festivals.

Pendant le set de SIDILARSEN il y a eu un solo de batterie accompagné par un beat de boite à rythme, l'audience était à la cavalcade. Croisement entre Punish Yourself, Rhinocérose et le cirque plume, Sidilarsen c'est le dance floor bastard qui brosse son groove rock metal avec ses lyrics engagés. Le public reste dans cette énergie positive pour vibrer dans le beat metallique, se vitrifiant l'occiput avec cette indus satinée, pollinisant à travers plusieurs strates du rock et du metal moderne afin de faire danser, gigoter sur l'ironie condescendante de la marche zombifiée du monde contemporain, et des puissances financières qui en régissent la guerre mondiale économique, ainsi que leur folie des grandeurs Macronienne :

« Cette année, la récolte a été très mauvaise, alors il faut payer le double. C'est normal ! Les pauvres c'est fait pour être très pauvres et les riches très riches. Qu'est-ce qui se passe ? - C'est les villageois, Monseigneur. Ils vous acclament. - Ils m'acclament ? - Oui ! - J'aurais dû leur en prendre le triple. »


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STINKY c'est du oldschool HxC moderne. Si le groupe ne fait pas avancer d'un iota la musique progressive, il perpétue la flamme la plus vivace car leur HxC possède cette hargne limpide qui pousse à danser la capoeira belliqueuse sur des rythmes martiaux. L'attente en valait la peine suite à leur annulation l'an passé. Le combo a joué ainsi en formation serrée, et il n'a pas lâché sa proie en étant aussi nerveux qu’un caniche sur le bas d’un pantalon côtelé, trépignant de hargne au-dessus d’une paire de mocassin à gland.

C'était génial et agressif à la fois, il y en avait certain qui rentrait dans le pit avec une détermination sans faille.


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Oh pitinnnnnnnnnnn il y avait très clairement plus de monde pendant cette journée. Leur nouvel album «From Dead End Street » est prévu cet été 2017, et il a déjà de nombreux fans.

La perte de la sangle du guitariste aurait pu amoindrir le punch distribué d'emblée en mettant un coup d'arrêt pendant le même temps que le refroidissement du canon du fusil, mais le groupe en a profité pour augmenter la charge avec l'obstination propre à la loyauté hardcore.

La jeunesse s'est bien éclatée parce qu'intégrité et intensité vont de pair avec Stinky, et sa violence fun, surtout pour un set vindicatif à multiple impulsion.


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Peu après au stand de Season Of Mist j'essaye avec mon accent méridional de demander le dernier album de l'imprononçable DER WEG EINER FREIHEIT, je capitule jusqu'à ce que le gars me demande si c'est le groupe qui va jouer incessamment sous peu sur la X Stage, bingo ! Par contre il sort qu'à partir de fin Août ce fameux « Finisterre », tant pis « Faudra être patient » me dit-il.

Je pars avec la bonhomie de l'absurde en réussissant à lui dire :

Supercalifragilisticexpialidocious.


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Mais déjà la Deutsche Qualität est sur scène comme un arc toujours tendu, prêt à faire jaillir sa volonté de puissance avec son Black-Metal mélodique et atmosphérique. Comme de nombreuses personnes de l'eXtrême j'aime entendre les belles mélodies me raconter des choses terribles. Alors quand on se trouve près de l'abîme, le destin humain est de tomber de ce haut vertige avec sacrifice, parce que le groupe noie sa froideur sonore dans l'exaltation aqueuse et mélancolique. Une fois que l'on se baigne tout entier dans cette dépression musicale à l'éternelle puissance depuis un moment, on en ressent la chaleur bienfaitrice vous irradier jusqu'à devenir quiétude.

Les allemands plongent littéralement la Xstage dans la ténébreuse torpeur, climatisation comprise. Au-dedans de moi ondule une mer, parce que je suis sensible. Je constatais toutefois que je n'étais pas seul. Parce que la noirceur devient une compagne pleine de charme, à l’envoûtement divin, au chavirement intense.

Entre black et post-rock, le spleen baigne dans les eaux troubles de l'émotion sonique et se dévoile.


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Ainsi le groupe produira un show époustouflant de malice, à la hauteur de l’agonie terrestre actuelle. Leur influence exige une expression de force Nietzschéenne, et la conscience de faire partie de cette force rugissante. L'irrémédiable, c'est de la ressentir de telle sorte qu'à toutes les extrémités règne la tempête.

Sachez que si vous fixez trop longtemps un abîme, l'abîme aussi regarde en vous.

Sous la complexité de l'amas sonique se diluait une sensibilité aussi violente que la foudre d'un orage d'été. Le punker ne pourra s'en convaincre alors que le fan de musique eXtrême y trouvera le réconfort d'une couverture en plein hiver. Car l’austérité germanique qui fait face et front, se dissipe par tous les contrastes musicaux que le groupe dilate dans chaque titre de raw black mélancolique.

Oui nous pouvions dire après qu'au fond du gouffre la mort nous a souri à pleine dent pour que nous reposions en paix !


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GET DEAD a déjà foulé la EMP Stage, ce second passage à l'Xtremfest est toujours aussi cool parce que vous "Trouvez un endroit où il y a de la joie, et la joie va brûler la douleur". Joseph Campbell, “The Power of Myth”.

La saveur punk des San-Franciscains reste toujours saupoudrée de ce mélange inaltérable de rock, street-punk absolument parfait pour la scène indoor du festival et de son ambiance détendue.

Le concert est vraiment sympathique, avec cette surdose de sucre et d'énergie intangible. Gorgé de soleil, le public folâtre sans cesse, en appréciant comme il se doit d'être ensoleillé d'une contamination de bonne humeur, et fin prêt à faire la nouba.

Tout cela est de bonne augure pour les plaisantins d'Ultra Vomit.


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Get Dead chante des bouts de vie qui arrachent à l’asphalte la force centrifuge de propulser des sentiments avec puissance, et toujours dans un truc endiablé qui suinte la convivialité, la camaraderie, et dans une loyauté humaniste que partage parfaitement l'Xtremefest. On en ressent l'exaltation et chaque vibration dans cette communauté. Le pit trouvera en cette saveur une effervescence capiteuse à s’épanouir les sens. Les californiens joueront jusqu'à la dernière seconde qu'ils disposeront pour n'en plus finir de partager dans une euphorie amicale, la fête que l'on célèbre avec jubilation pendant un événement heureux.

Get Dead fut un heureux avènement, le lalalaland du Xtremfest.


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À L'intérieur, la salle se chauffe déjà à blanc, il faut dire qu'ULTRA VOMIT est la coqueluche désopilante de l'hexagone, dont le dernier passage sur la mainstage du Hellfest a laissé une notoriété expansive, avec pour conséquence dans le cas présent de jouer devant une salle comble. Trait d'union subtil entre la caricature d'Hari Kiri et la gaudriole à Gotlib, leur humour potache est proche d'un repas de famille bien arrosé.

Le groupe a l'intelligence de rire de tout sans se moquer, et en premier lieu avec tout ce qu'il aime par sa passion chevillée au corps à cœur. Le groupe a le recul preste d'un commentateur sportif réagissant dans l'action, et il va vraiment gratter en profondeur, jusque dans l'anus bien entendu.

Parce que pipi, caca, popo, la trivialité ineffable du quatuor sera gratifié d'un set où Hardcore, punk foutraque et metOl honorent une couillardise riche en corrélation avec la cabourdise loufoque que le dessin animé Adventure Time. Nous n'assistons plus à un concert chargé de testostérone dans les couilles à Belzébuth, ni à une soirée entre pote, mais à un gracieux spectacle vivant que la société du spectacle est incapable d'en assouvir la pleine excentricité Spinal Tap.


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Pas besoin d'endormir les gens avec un hypnotiseur, l'entière participation du public est comme celle d'un spectacle chez Guignol, elle délivrera le suc primordial pour une agitation permanente.

Ici le n'importe quoi est minutieusement étudié comme un ressort comique et fait que le spectacle soit si festif et paradoxalement aussi bordélique que professionnel. En une expression subliminale : ça tchue !

Sketch, délire en tout genre, humour gaulois, et même plaisanterie universelle que l'on peut apprendre avec insolence dans un bar à vin en Scandinavie où à bière en Bavière, tout comme dans une foire agricole en Mongolie ou dans un Comic-Con en Papouasie.

L'adhésion du public allant de 7 à 77 ans est générale.


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En trois battement d'ailes de papillon le public sort en se tapant toujours sur la cuisse, pourtant le raw punk mélo de PEARS balance déjà sa purée électrisante. Le chanteur est une sorte d'Iggy Henry Rollins ayant besoin d'un éventail ibérique pour ventiler les pulsions qui font chavirer sa présence scénique. Apparemment le guitariste et le bassiste ont une passion dévorante pour la junk-food (ou les churros) et la puissance de feu du punk de Poison Idea. Ça envoie du bois et c'est poutrement coOol, hargneux, brut, salement efficace. Sur scène le groupe a un aspect vraiment Wild, presque incontrôlable, hourdi par une fureur propre à la sédition punk de Black Flag.


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C'est très appréciable ce genre de contorsion dans une époque lisse, carrément sous-contrôle où tout est policé, lifté, marketé, où la com est la garantie primordiale assurant une image professionnelle, publique et institutionnelle adéquate avec le monde moderne à l’ubérisation oki doki des esprits dacodac. Tu vois cette dissidence permet une possibilité de fuite, une opposition salutaire à l’asphyxie actuelle. Effectivement c'est le propre du punk de manifester une contradiction au verni mercantile.

Pears possède un son rêche, propre à la scène de NOLA, et apparemment ces gars sont des warriors de la scène puisqu’ils doivent passer 90% de leur existence sur la route. Tu comprends bien vite la dérouillée que le band peut imprimer comme bourrasque et le fun implosif que cela implique, comme avec « Sheena is a punk rocker'' en cover des Ramones, ça glisse tout seul dude !


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Puis MASS HYSTERIA a raflé la mise devant son public, comme d'hab, il est efficace et toujours aussi positif. Pour moi c'est comme avec Burning Head, j'ai trop vu ce groupe, il me faut laisser une pause entre lui et moi désormais.


Sur la EMP Stage, il a bien fallu six titres pour vraiment lancer la machine TEENAGE BOTTLEROCKET, puis une fois bien en place, la rotative a impulsé un concert carré, pulsant à 110 tours/seconde...


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...Et dans cet esprit ramonesque à haute dose de sucre et de surdose de gomme punk. Les ricains ont fluidifié avec cœur leur pâte à mâcher sonique.

Pour la trentaine de personnes présentes au Noctambule à Albi en 2009, ils se souviendront avec une fréquence cardiaque proche d'un orgasme tonitruant que ce set reste graver à jamais. Quand on rencontre quelqu'un de vrai, la surprise est telle qu'on se demande si on n'est pas victime d'un éblouissement. Plusieurs années plus tard, avec le décès de Brandon Carlisle, batteur, fondateur et frère jumeau du guitariste chanteur Ray, des albums en demi-teinte, on pouvait s'attendre à un concert en mode tranquille Émile t'as pris du gras double dans le bidou couillon. Que nenni, le groupe a joué à fond la caisse, électrifiant de cet agrume sonique et fortement compulsif que seul les ricains détiennent comme élixir de jeunesse.


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Les titres catchy affluèrent en masse, dans cette ébullition qui met en branle l'intérieur et vous projette à l'extérieur une très forte impulsion d'envie de vivre à 200km/h.

Je retire ce que j'ai pu avancer, leur dernier opus Stealing The Covers est très bon, excellent même. J'ai une préférence dans le band pour le bassiste Chen, parce que ce gars pratique le yoga, il enseigne même, et j'apprécie sagement son attitude sur scène (il est à fond) et son choix de vie.

" La meilleure école, c'est la vie, le meilleur Maître c'est l'expérience, le meilleur livre, c'est la nature, le meilleur temple, c'est le cœur, le meilleur ami c'est la vérité. " Yoga sûtra de Patanjali

À méditer !


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Teenage Bottlerocket a foutu le fioc (feu), le groupe était venu avec la coOlitude d'un soda, il a décapsulé son set et ça a fait pshiiiiiiiiiiiiiiiiit. Il y avait leurs riffs collés partout avec la colle saccharose de leur punk. Génial ! Dans le pit les pieds battaient le rythme, les bras se levaient, les têtes balançaient, et elle, elle avait cette attrait concupiscent d’épouser un balancement vivace que les déesses forment en dansant, et que les hommes idolâtrent sur les murs des grottes en hurlant comme des ours.

Il est invérifiable de croire en quelque chose d’irréel, mais la facilité de croire est divine. Est-ce pour cette raison que le fantastique set généra à une multitude d’hommes d’épouser les oriflammes du groupe en portant t-shirt, patches à leur effigie ?

Continuons l'aventure si vous le voulez bien avec une marche nordique spéciale crabe avec Abbath.


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Toutefois, Angelo Papas des Dirty Fonzy, alias David Papaix le président de l'asso Pollux et organisateur de l'Xtrëmfest (celui là même qui s'est démené pour faire venir Teenage Bottlerocket à Albi en 2009, entre autres...) se présenta sur scène avec un message important, houla...Le groupe ayant subit un problème gastrique, d'indigestion assez importante au point que le bassiste ne jouera uniquement qu'en backstage, et qu'il n'en s'en est fallu que d'un cheveu pour une annulation pure et simple, donc le soutien est primordial pour accompagner le groupe. Ainsi informé, le public réagira avec bienveillance au heAvy-bläck from Nørwäy d'Abbåth qui fournira le maximum syndical qu'il pourra fournir malgré tout. Le set fut écourté malheureusement mais remplit de cette sapidité nordique et passionné par le heavy metOl punk de Venom et le satanisme.

Je ne me souviens plus mais je me demande si pour le samedi le dernier groupe du Xtremefest a fait une fois son show en entier ?

(NDLR : Uncommonmenfrommars en 2013, RED FANG en 2014)

Quoiqu'il en soi le public est rentré dans l’allégresse festive de se terminer la tronche au camping. Si avoir la foi dans ce week-end c’est croire comme une bigote, alors oubliez cette idée pieuse. Le métalleux et c’est bien connu n’a le foie en berne uniquement qu’après la célébration de ce week-end. Foi et foie, croire et boire, deux univers parallèle dans un même cosmos au Xtremfest.

Par conséquent le sommeil a été profond.


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Dimanche 30 juillet 2017.

Même si c'est une passion ardente pour eux, il faudra un jour que vous preniez réellement conscience qu'il y a des personnes qui prennent à bras le corps, tout en ayant le cœur ouvert, pour tenir à bout de bras un festival comme l'Xtremefest, que leur engagement est permanent, le sacrifice quotidien. C'est fun de venir et de déconner un maximum, c'est même énOrme et vital pour toutes les personnes qui font fonctionner le festival, mais ayez en tête de la fragilité d'un tel événement, et pour qu'il puisse se développer davantage il vous faut convaincre le plus d'ami(e)s possible pour ne serais-ce que sa pérennité. Rien n'est jamais acquis.

C'est un combat perpétuel, surtout pour une telle structure. C'est un travail de fond, avec une progression graduellement lente car il y a des paliers à franchir, il faut être patient, rigoureux, attentif, généreux...On souhaite une pleine réussite à l'organisation pour trouver la clef qui permettra de faire venir davantage de personnes, de les fidéliser, et d'arriver à une rotation pérenne entre ancien et nouveau partisan. En cinq ans le festival oscille son point d'équilibre entre palpitation et désenchantement.

L'important c'est que question motivation ce sont des tough guy !


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Le métalcore de MEKAORA débute avec sa mouvance à la Gojira et un volume sonore tribal. Certains diront que pour le petit dej il fallait avoir les tripes accrochés. C'est vrai que des assonances soniques aussi sourdes que vivifiantes tonnent sans cesse, alors comment appréhender du sort qui attend dans le chaos du jour quand on vous moleste de la sorte ?

Un guitariste porte un shirt de Meshuggah, caractéristique profonde des rotations de boucles rythmiques qui se concassent dans leur musique, la prise de tête en moins. C'est très certainement cette fluidité propre à ce groupe que de pouvoir sortir profondeur, puissance et émotion qui lui donne cette lumière, cet équilibre.

Le chanteur possède une aisance scénique, permettant de tenir en haleine, d'autant plus avec des paroles en français. Dans le genre cela se compte sur les doigts d'une main de menuisier, donc trois doigts quoi !

Il n'est à n'en pas douter une seconde que le set de Mekaora aura puissamment travaillé de l'intérieur. Descente d'organe incluse.

Le public un brin velléitaire était en train de s'enraciner à leur musique, parce qu'à l'intérieur de la croûte terrestre on retrouve la même intensité que ce groupe. Cette équivalence sismique en terme de combustion, et que l'on peut mettre en adéquation avec leur déflagration sonique, formait une multitude de mélodie émotionnelle fracassante, et de technico tactique et deathalique.


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Plus loin que dans le centre de la terre, dans ce centre de gravité du cercle noir, DELUGE st son black profondément spleenétique mettait à jour sa nuit étincelante.

La mélancolie jouant ici une variation à l'acrimonie et à sa perpétuelle vague de bouillonnement intrinsèque. Le groupe faisait tomber le poids mort de la souffrance perpétuelle dans les mêmes éclairs électriques d'un orage d'été. Il était aussi puissant que sa violence naturelle s'abat sans cesse et finit par faire ressortir toutes les saveurs capiteuses tapis dans le sol de nos entrailles... Jusqu'à nettoyer toute l'étouffante chaleur intérieure, là où s'entretient les nœuds coulants de notre existence.

Le public un brin amorphe plante bouche bée. La fatigue se faisant sentir dans les organismes, le groupe en profite pour assommer la viande froide.


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Deluge laissait couler toute leur chaude-pisse d'existence là où chacun aura trouvé dans cette noirceur bläck le bout de son tunnel, car tout ressortait à la surface des choses éteintes. Nous étions plongés dans cette après-midi de Juillet dans une salle obscure, je n'avais jamais vu la vraie beauté jusqu'à cette nuit où Déluge dégorgeait son apogée sonique dans les cris chaotiques donnant la mort aux choses enfouies, afin d'accomplir le miracle de la vie : la fureur de vivre.



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Un peu comme Foo Fighters et son aspect inoffensivement cool, nous aurions pu avoir une certaine réticente de vieux connards aigris quand HEAVY HEART s'est pointé sur L'EMP Stage. Parce qu'à la base ouaiiiiie nous on est des warriors, des vrais dur à cuire, en plus on venait d'être sous l'emprise d'un Déluge ardent, et là faut se taper un groupe bisounours et sa guimauve de gamins, très certainement des puceaux même ?!

Puis tu sais comment cela se passe quand tu es traversé par ce courant alternatif d'émotion indescriptible qui te parcours tous les chakras, et parvient à faire frémir tous tes plaisirs suspendus qui ne demandent qu'à s'envoler ? Ouaie, ben voilà, ces petits cons avec trois accords ont subtilement et tout simplement œuvrer à faire vibrer le feu intérieur. Le public transformé en midinette par la fraîcheur unanime d'Heavy Heart se laissait cueillir le cœur.


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Assez frais pour piocher et faire émerger les saveurs anciennes d'un Saves The Day époque « Stay What You Are » avec un Emorock entêtant. Puis voilà quoi, il n'y a pas d'autre explication, c'était pur, avec cette sensation que la chanson Good vibration des Beach Boys a été écrite juste entre leur musique et nous pendant ce concert. De plus Heavy Heart est le fruit du punk rock, des gars humanistes avec des valeurs, éthiques, et avec tout ce qu'il faut de timidité à cet age là pour être touchant, pour être si troublant en fait.

Puis nous nous retrouvions plongés dans Alice au pays des rêves du stoner pour le set psychédélique de MARS RED SKY. Toujours aussi envoûtante cette feutrine musicale à l'ésotérisme abyssal propre à ce trio, capable de propager cette profondeur de l'écume à l'accent Floydien, sa douceur des harmoniques, son bruissement venteux sur le feuillage épais d'une forêt noire. C'est un nouveau chamboulement émotionnel, véritable grand huit que l'xtremefest propose. Le groupe dispose d'un psychédélisme multicolore 13 floor elevators, du doux égarement de Sid Barret, avec cette intensité de profondeur de champ mélodieuse, ainsi qu'un tellurisme doOmesque transcendant.

Entre occultisme et angélisme, Mars Red Sky est un ressac tumultueux, une expérience sonore en plus d'un trip cosmique.


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Puis prenez fin l’évaporation, place à la découpe avec SIBERIAN MEAT GRINDER à base de thrash groovy oldschool et de crossover HxC nouvelle mode.

Le chanteur avait un masque de catcheur mexicain aux yeux de mouche, et il y avait une guitare flying V pour un des gratteux, total newschool. C'est hyper bien foutu, les russes prennent un malin plaisir à soulever la fonte thrashy crossover ricaine pour en abrutir les frenchies du Xtrem, lesquels n'en demandaient pas tant pour croasser entre coreux et métalleux. On appelle cela un défouloir ce n'est pas plus compliqué que cela.

Après coup les corps avaient cette déformation imputrescible que l'on distingue dans les chambres mortuaires en conséquence d'un crash de stock-car, et cet air abruti que les hommes ont pendant un coït libérateur de tension extrême.


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Les coreux-karatékas se sont employés à travailler leur Uchi-Hachiji-Dachi au milieu des Tsuruashi-Dachi, dans cette danse de lutte de tough guy intrépides, les autres disciples moins téméraires observaient de loin la parade belliqueuse, ben quoi le tricot c’est cool aussi ?

De toute façon ça a tourné du carton de fête foraine à la guerre du Vietnam, pour finir jusqu'à la libération de Stalingrad. Il fallait être préparé comme un fighter pour affronter le rugissement des russkoffs.


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Par la suite je me suis calé dans la salle X Stage devant l'ingé son avec des vieux hardos qui ont dû voir le groupe Saxon pendant la tournée Denim & Leather. Le son très 70's/80's From Sweeden this love rock'n'roll de THUNDERMOTHER a débuté à les exciter d'emblée. Forcément la retrouvaille avec la vigueur prolétaire d'AC/DC, le stupre de Thin Lizzy aka Joan Jett, ça te file un lifting de tout un monde ancien.

Soutenu par Airbourne, Danko Jones, Motörhead, Thundermother vient de cette école scandinave intarissable dans la préservation de l'esprit glam rock et du rock'n'roll Hi-energy !! C'est un girlband, mais heeeeeeeeeey le trip ici c'était pas la libération de la femme, les filles, noOonnnnnnnn, le trip c'était libido de femelles. Fallait les voir sortir leurs griffes soniques et les morsures électriques saigner le long du dos des mecs.

Les nanas sont déchaînées à l'xtremefest !


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Les suédoises ont donc joué décomplexées des ovaires. L'organe vocal de la chanteuse produisait ce coulis sirupeux et charnel en osmose avec la rudesse d'un hard rock redoutable, une sorte de chatte sur un toit brûlant rappelant le Black Velvet d'Alannah Myles pour son chat dans la gorge. Les solis bien propres de la soliste distillaient cette fréquence de gamme pentatonique que la culotte courte de Young a fourni avec son Duckwalk iconique des plus représentatifs. De même la chipie a joué avec une canette de bière en bottleneck comme gimmick à sa rock'n'roll attitude, puis dans la fosse pendant un très bon moment partagé avec un public conquis par l'audace formelle et la sincérité rock'n'roll du groupe.

Mais il manquait un peu de pêche, une épaisseur de couille diront les mâles latins. C'est vrai que le groupe était un peu plus poussif en concert que sur disque. WAZ des Killmisters me clisse les yeux frétillants que ces filles chauffent le rock'n'roll mais il leur manque un son plus heAvy. Il faut dire que ces femelles sont en mode rodage, car au départ c'était un quintette, puis après un break pour reconsidérer la ligne à suivre, seule Filippa Nässil la soliste poursuivra l'aventure Thundermother avec un nouveau band. Ceci expliquant cela...

En restant fidèle au mysticisme rock'n'rollien, ces Ladies Ballbreaker nous ont régalés.


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Le métronome acdcesque s'étant arrêté, le public se retrouve dehors devant le punk HxC de NOT ON TOUR.

Ils sont tellement poignants les jeunes groupes, ils sont nerveux et tendres à la fois, en fait ils brisent tout, car le cœur est un organe du feu. Inutile d'en éteindre l'ardent tison, sachons simplement en être le combustible, le petit bois naturel.

Le groupe agira comme un accélérateur de particules hormonales, tant les israéliens ont chapardés les cœurs par une attirance d'aimant, en alimentant dans un paquet de gazier le feu qui jadis avait enflammé l'adolescent de l'album Suffer de Bad Religion.


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Un rayon de soleil venu de l'autre côté de la Méditerranée est en train de terrasser par une aisance musicale pleine de pétulance active. Le groupe décoche ses titres catchy et l’assistance est de plus en plus conquise par la fougue de ce groupe en train de submerger. Sa simplicité d'action faisait germer une opulence miraculeuse de leurs compositions émotionnelles.

Pendant que Not On Tour délivre son set on n'a pas besoin d'espoir, on prend une gifle, un coup de sang et une brûlure vive. Devant nous il y a ce sentiment musical sincère, immuable et immortel, combustion suprême et superbe sur laquelle on peut absolument compter quand on n'a strictement besoin de rien d'autre pour s'épanouir pleinement, et transplanter son cœur vers les flammes.

Merde quand on pense que les maisons de disques libérales veulent de l'espoir, parce que l'espoir est un abruti qui gobe tout ce qui l'arrange. Et cet abruti les fait vivre. Elles préfabriquent des sons profondément superficiels en adéquation avec cette humanité espérée que le public reçoit avec bienveillance. Tout ceci n'est qu'hypocrisie et déni. Aujourd'hui n'importe qu'elle croyance fera l'affaire, juste pour amener de l'espérance à toutes ces personnes sollicitant une communauté à leur recherche identitaire.


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La jam party KADAVAR était comme d'hab, avec son groove Led Zep et son rock'n'roll hyper graisseux. Excellent groupe de scène, le trio excelle à divertir, étant à 500 % dans son trip Stoner Hi-Energy. On ne peut qu'être à fond à se vriller la tête et à tourner de l’œil jusqu'à extinction du concert. Bizarrement sur disque il y a moins d'impact, alors qu'en live toute la bestialité teutonne se libère dans une sauvagerie tonitruante, en même temps que le bris de glace des nuques.

Kadavar en concert est une valeur sûre, mieux, c'est la dose de rock'n'roll désirable que les headbangers chérissent parce qu'ils y trouvent toujours quelque chose pour leur donner l'impression d'exister.

Kadavar est en soi des magiciens. Batteur animalesque compris.


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Il y a des noms à la capacité évocatoire immédiate, avec PENNYWISE tu te remémores quand tu glissais sur le bitume, insouciant devant l'inconnu, sans aucune prise d'angoisse en l'avenir, avec même une morgue libertaire sur ton sk8.

Le temps a glissé dessus et sur la scène du Xtremefest le groupe est là, devant toi, tu n'es plus ce garçon, ni eux the same guy.

Les Californiens appliquent sur scène leur passé discographique dans un devenir qui sert de mémoire collective à une époque caractéristique. Parce que le groupe naquit pendant la vague du punk mélo des 90's, trentenaire et quadragénaire se regardent du coin de l’œil à chaque résurgence d'un titre qui vient claquer dans les consciences, cette fragrance d'images évanescentes.

Comme la rigolade avec les potes assis sur les trottoirs, les écorchures brûlantes que l'on stoppe avec le goût du sang en bouche, et en soufflant dessus pour calmer la douleur. La couleur du mercurochrome, la douceur rugueuse de la croûte d'une plaie pendant la cicatrisation. Le sourire d'une fille devant un exploit jamais réédité sur cette foutu planche de bois. Il n'y avait pas de skate park à l'époque, personne ne voulait que l'on occupe les trottoirs, ça faisait chier tout le monde, on était considéré comme des dangers potentiels pour les autres et pour nous-même. Pennywise ne faisait qu'augmenter la fréquence de cette liberté, de toute cette énergie, la vitesse et leurs mélodies faisaient résonner en nous l'habitacle de notre réelle apparition au monde...Même si notre vision était inverse au réel.


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Les Californiens jouent avec la conviction d'être dépositaires d'un passé, cela fait un peu baloche, ce n'est pas en place. On ne peut pas dire que le public est déçu. Selon Romain Guilleaumes « On a tôt fait de juger immature l'adulte qui reste fidèle aux idéaux de sa jeunesse. Pour mériter l'estime d'autrui, il n'y a d'autre voie que partager les mêmes reniements et s'enorgueillir des mêmes abdications et soumissions. » Pourtant Pennywise est resté fidèle à sa musique, il n'a pas versé dans la pop, il fait des covers de Bad Religion, Beastie Boys et finit même son set avec le « Stand By Me » de Ben E King. C'est leur reprise phare, elle éclairera la nuit, le public, les piliers du comptoir jusqu'à la siffler le lendemain sous la douche. Devenu inoubliable leur set est donc gagné à jamais.


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Pour finir, il y avait Max rastafari Cavalera, dit le Bob Marley du metal, qui après s'être rabiboché avec son frangin, inaugurant Cavalera Conspiracy ( le 4 ème album a commencé d'être enregistré à Phoenix en Arizona, prévu pour Octobre chez Napalm Records), fonde MAX & IGOR CAVALERA en se consacrant depuis 2016 leur ambition dans une tournée intitulée Return to Roots afin de réhabiliter leur album Roots sortie en 1996, celui du triptyque groOve metOl avec Arise et Chaos A.D''.

Pareil que pour Pennywise, la même génération retrouve des sonorités liées à sa jeunesse. Tambour du bronx provenant de Belo Horizonte, metAl 90's (punk HxC et métOl indus), avec en plus l'esprit de la forêt d'émeraude amazonienne. La machine à groove a lancé sa dynamique, sampling en abondance, soulevant les foules dans ce rythme tribal et cette capacité de perpétuer le mythe et la célébration, pour le bonheur des festivaliers venus se terminer pour ce cinquième Xtremefest.

Le groupe a rendu ses hommages Heavy à Lemmy avec une cover de Mötorhead « Ace Of Spades » et Black Sabbath avec « Iron Man ».

On aura compris que pour le zulu blanc Max Cavalera, les feuilles de l'Amazonie du chef Raoni Metuktire du peuple Kayapo, lui il les fume direct, parce que ses yeux sont mi-clos et boursouflés tout le long du set. En regardant sa silhouette grasouillette, on pense que les z'animaux de la forêt, lui, il les bouffe avec une bonne couche de mayo ketchup façon Kebab à l'huile de palme. Ses fringues sont dégueulasses, sérieux il doit juste pisser dans l'eau de la rivière parce qu'il est aussi crade qu'un punk à chien, ouaie tribal jam le Maxou !


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Pour la prestation, les frères Cavalera ont plaisamment rembobiné le roots d'une époque, okay c'est bon, à la douche maintenant !!


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Hey tu sais quoi ? On se sent bien à l'Xtremefest.

L'espace n'est pas restreint, on est baigné dans un lieu calme, loin de tout, propice à la détente, à l'exaltation. C'est une ancienne excavation minière, remodelée en base de loisirs et d'aventure. On se sent bien parce que c'est le public qui s'est approprié l'espace, lui qui forge son identité, la façonne à son image singulière, c'est lui aussi qui apporte son ambiance, personne ne force le trait, tout est simple, naturel, véritable. L’organisation du Xtremefest est au petit soin avec lui, selon ses moyens.

Pour occuper les festivaliers, sinon...


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...Il faut les divertir, les faire zguener, des jeux leur étaient proposés sur le site du camping. Il y avait ainsi une piste de ventrigliss, un chamboul’zguen, un mini battle kart, une rampe de skate, ainsi que des concerts dans la fameuse cage, sorte de mäd-Max-êXtreme. Le samedi 30 Juillet à 13h00 c'était TERROR SHARK, le Dimanche 31 Juillet à 13h00 c'était STINKY, puis partout en déambulation et en moto Fatty & Shorty Ramone pour des covers des...Ramones.

C'est dingue mais il y a toujours cette dynamique fun au Xtremefest, en plus d'une atmosphère particulière comme nulle autre ailleurs. On ne se sent pas juger, on n'est pas jauger pour ce que l'on affiche, représente, corrobore, on vit sereinement ses choix. On est bien parce que l'Xtremefest est un endroit éphémère, aussi fragile qu'un papillon et aussi beau que palpitant à la fois. Ce n'est pas un cloître à proprement dit, ni une communauté, c'est être soi, pleinement, librement, chacun ayant conscience de cet espace de liberté.

L'xtremefest c'est être un guerrier-citoyen parmi l'univers des musiques extrêmes.


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Merci à l'ensemble de la programmation, éclectique, puissante, émotionnelle, merci à l'organisation, vous avez tous notre plus profond respect, merci à tous les copains d'être là (To Lose Punkers, etc...), merci à tous les bénévoles, merci à la philanthropie d'un festival unique et si précieux, ne changer rien à votre générosité passionnelle, ayez l'audace de rester des affranchis, d'être ce que vous êtes, et si jamais vous lisez ceci depuis le début, alors vous savez au plus profond de vous même que l'année prochaine vous serez des nôtres pour rugir, flotter, soutenir tout un ensemble de scènes musicales, de contribuer à la pérennité et à l'essor d'un festival farouchement entier, de vous électriser, tonifier pour vous accomplir car :

L'Xtremefest est un corps-à-corps avec l'existence " Faster Louder Stronger Wilder ! "




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samedi, juillet 1 2017

HELVEGEN


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REPORT DU ĦĘLLƑĔSŦ 2017

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Psaume 666 : « Selon ta grande miséricorde, purifie-moi avec l'hysope, et je serai idéal à ton dessein. Fais que j'entende les chants et la fête: ils danseront, les os que tu broyais.

Compose en moi un cœur pur, renouvelle et raffermis au fond de moi mon esprit. Rends-moi la joie d'être sauvé; que l'esprit généreux me soutienne. Libère-moi du sang versé. Alors tu accepteras de justes sacrifices, oblations et holocaustes; ainsi on offrira des taureaux sur ton autel. »


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Le sol tremblait pareil à une transhumance de bisons quand les festivalier(e)s pénétrèrent dans l'enceinte.

Déjà dans le ciel la pétulance du soleil calcinait son injonction à venir. La population s’avançait analogue dans ses apparats coutumiers du genre, abasourdie devant le spectaculaire décor enivrant de beauté équanime. Nous étions le Vendredi 16 juin 2017, la grandiloquence du Hellfest légitimait une fois encore au lieu une audace fantasmagorique. Tout ici devient irréel, tant l’imaginaire exploré semble relier une constellation d'images, de symboliques propre à l'univers du métOl et à ses parallèles.

La foule poursuivait son déplacement en houle, grossissant sans cesse son enthousiasme tempétueux. À ce moment là on peut simplement se laisser aller à cette vision, entendre le tumulte du troupeau bêlant d’émerveillement, avec les cornes méphistophéliques de leur main pointant vers l'azur. En suivant cette trace dans les cieux, la danse des nuages révélait cette immensité immuable qui fait de chacun une poussière d'étoile. Fine particule développant une liberté que le temps emporte avec elle dans le bruissement toujours intense d'une vie à créer, d'une empreinte à laisser.

Si l'on en trouve l'écho ardent à chaque seconde de vie, le Hellfest en dépose la métAllique sommation rock'n'rolienne durant un week-end unique.


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Après le passage sécuritaire obligatoire de la fouille, il y avait le domaine de la VIP room service pour les attitré(e)s au private-acess. En sachant que celui-ci a été déplacé et est complètement remanié. Son renouvellement complet lui confère une tendance trendy, avec un parc en open space minimaliste par sa conception ultra épurée. Sa couleur à dominance gris/blanc et noire, idéale à une portée musicale, est de l'ordre d'inspiration japonisante pour sa sobriété et californienne par son aspect coOol.

Ceci apporte un juste équilibre au cubisme satanique, avec douceur et simplicité, laissant une empreinte cosy à tendance ténébreuse. Il y a un bassin avec cascade, et une fontaine blanche avec sur le dessus une sculpture semblable de nazgûl, personnage du légendaire de J. R. R. Tolkien apparaissant dans la trilogie du Seigneur des anneaux.

Le feu solaire dévorera durant tout le week-end en venant lécher la peau pareil à une brûlure. Le bassin prêtera à sa bienséance la possibilité pour servir de source de plaisir afin de refroidir les corps, de lavoir, de cure thermale, et de planche de salut.


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Devant se forme un bâtiment en U, en passant à l'intérieur se trouve le bar, avec une ressemblance à une cathédrale gothique, car le plafond est voûté sur une croisée d'ogives ossuaires défiant l'architecture gothique ou art français (en latin francigenum opus).

C'est tellement impressionnant, magnifique, que l'on ressent la même sensation qu'en pénétrant dans la Nef de la Cathédrale Saint-Julien du Mans (1220). Sur les présentoirs derrière le comptoir des bocaux façon musée des horreurs de forain disposent d'une ambiance freak show. Un écran géant pour visionner les concerts des Mainstages, et puis dans un coin il y a un Game of Throne Heavy métAl.

La beauté du lieu est incontestable, tellement que les gens apparaissent tous beaux, pas très métOl, mais bon, des gens branché(e)s tout de même...


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Il faisait déjà chaud quand VERDUN a commencé son set par un larsen, prenant à froid le public par la strangulation sonore qu'il remplissait avec densité dans la globalité de la scène Valley. Lourd par sa masse, écorché à vif par la noirceur de sa plainte, Verdun produira un set copieux de sludge dense, prenant le temps d'étouffer son public dans la lenteur indolente de sa surpuissance.

Des éclairs de lave sonique viendront parfois saliver de feu aux confins assourdissants de la démonstration de force du groupe. À coup de déflagration sonique Verdun extrudait des tranchées soniques que les poilus du stoner en première ligne prenaient en saignant des oreilles dans le pit. Le set fut sublime parce que le groupe a délesté dans son champ de ruine l'éclat de splendeur musicale qu'un groupe engendre comme une révélation.

Quand le groupe s'est retiré de scène, le rire d’une femme s’est élevé dans le cloître de la Valley, avec comme joliesse hédoniste la saveur pimpante de son bonheur virginal pour croquer la vie à pleine dent.


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Le public s'est séparé instantanément, cheminant vers différentes artères afin de rejoindre une autre scène, et à quelques encablures de là, venant de Haute-Savoie, région culinaire riche en raclette, fondue savoyarde baignant dans l'huile fromagère cadençant sur de vastes séquences de sueurs froides digestives, et vers une consultation chez un dermatologue, il y avait DEATHCODE SOCIETY.

Ce groupe s'est surtout illustré jusqu'à présent par une discographie puissante musicalement, et lors d'une prestation remarquable dans « Une nuit en enfer » le 04/03/2017 à St Sulpice, dans le Tarn dont est originaire l'auteur de ce report.

Le band était donc venu étendre sous la scène Temple la putridité black symphonique dans l'enfer Hellfestien. Habillé en bure comme Ghost, théâtralisant comme Ghost, Deathcode Society n'a rien à voir avec Ghost, si ce n'est la passion du déguisement, du chant grégorien, du psaume 9 évoquant les enfers et le psaume 35 sur le mal.


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Héritier proclamé d'Anorexia Nervosa par la presse spécialisée dans le rangement à tiroir, le groupe appose sa loyauté à la tradition avec une modernité d'approche compatible avec son univers. Le public de connaisseur assistait avec l'envergure de Dewaere et Depardieu détendus du gland dans les Valseuses à un set visuellement, et musicalement riche en tout point. Le groupe s'est décarcassé la couenne pour desquamer l’enveloppe timorée du public, lequel se dépècera de son côté taciturne au fur et à mesure que les pulsions du set se feront plus exubérantes.

Des cris suraiguës provenant de la crypte de King Diamond permettront d’éloigner les fallacieux thrasheurs festifs, friands de ces excès plébéiens que la sono de disco bestiau balance sur le dance floor à vomi pendant le bal populaire de Brive la Gaillarde. Toutefois il était difficile d'entendre tous les ingrédients proposés, ce qui en soit était regrettable puisque leurs compositions y dévoilent des éléments de prog, death, avec parfois un petit côté épique, pour une filiation d'Emperor à Reverence et Dimmu Borgir, dixit la presse spécialisée dans le rangement à tiroir.

Une fois le concert terminé quelques badauds troublés par l’œcuménique démonstration sonore épiaient de loin les spectres du public en train de déambuler hagards après cette bourrasque sonique et ce set théâtral.


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Nous traversions la Temple que Blast beat, foudre sonique, molestation vocale et growl et growl et ratatam....SICK OF STUPIDITY était déjà sur la scène Altar a démontré des capacités athlétiques pour le championnat du monde du cri du cochon.

Pour rassasier votre interrogation sur le sujet, c'est le normand Noël Jamet qui en est le champion incontesté selon les thèmes abordés, tel que : Le cochon qui mange, la truie qui accouche, les gorets qui tètent, le cochon en rut, le cochon qu'on égorge.

Les hollandais adeptes d'un grind pugnace étaient carrés dans le capharnaüm explosif proposé, mugissant dans les enceintes tel de féroces soldats venant jusque dans nos bras égorger nos fils, nos compagnes.

Leur formation en quatuor reste en tout point atypique, sorte de drum & guitar avec 2 growlers pour offrir le nectar d'une pugnacité sonique, et avec l'engagement d'un combattant de free fight accro à la power-Violence.


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Le groupe de suidés parvenait ainsi à atteindre un niveau d’insalubrité sonique totalement absurde pour réaliser de faire le tri sélectif avec, et l'incompréhension devant une telle musique fera fuir les sensibles, alors que les passionnés ne résisteront pas à cet appel d'air fulgurant: Fallait avoir du groin, Fin de set.

Des trentenaires absorbés par le sujet sonore discutaient sur le son de la Temple qui ricochait sur celui de la Valley et vice et versa, tout comme le sera parfois la Altar avec la Mainstage 1, ils mentionnaient une rectification salutaire pour la prochaine édition, ce qui semble important d'en notifier la demande dans ce report criant de vérité.


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"Il y a bien longtemps, dans une galaxie lointaine, très lointaine..."

...Sur la Mainstage 2 le surprenant TEXTURE a tissé la trame musicale d'un ensemble structurel {mathcore-/progressif/-post-HxC}, ainsi qu'avec des variations dont le groupe symbolise par son nom de scène l'épicentre hétéroclite de ses intentions musicales.

Branché sur le jazZz épidermique avec la souplesse de mouvoir tous les contrastes possibles dans la tissure des polyrythmiques à la Meshuggah, et envolées lyriques à la Devin Townsend Band, avec un chant growl et clair qui en contaminait les nuances, Textures est apparu à la mesure de sa diversité : Multiple sur scène, et dans la richesse des émotions qu'il a pu remuer en étant hyper mélodique.

Le groupe a cependant gelé toute festivité par le biais d’une musique bipolaire.

Apparemment un split se prépare d’ici la fin d’année, il s'avérait opportun d'aller écouter une dernière fois cette musique étrange venue de la troisième dimension. •⁞₪₪•.


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Tout aussi extraordinaire, 3 écrans géants absolument sculpturaux délimitaient les Mainstages avec une très bonne vision d’ensemble, pour le bénéfice de chacun. Sans vent pour en contrecarrer l'acoustique, le son sera cette année très bon aussi.

De ce fait le peuple de l'ombre était guilleret, souriant à la vie sans retenu, mais soudain lui faisant face avec une mine triste sous leur corpse paint, les finlandais de TRUE BLACK DAWN ont joué à la Temple pour les pierres du cimetière, munit d'une ossature sépulcrale et le feu du crématorium.

Des vieux installés sur des chaises pliables comme devant un concours de pétanque mégotaient leur tabac à rouler dans le vacarme, comme si de rien n'était (superbe expression à la con nan ?). Faut-il rappeler pour l'usage disciplinaire et thérapeutique que la chaise pliante est la solution parfaite pour le camping, la pêche, les personnes souffrants de douleurs lombaires.

Elle dispose d'une surface d'assise confortable, et parfois des accoudoirs avec porte-gobelet, d'embouts de protection sur les pieds avec lesquels on peut empêcher le glissement sur les surfaces lisses. Elle est livrée bien souvent avec un sac de transport en nylon robuste. Cependant, pour garantir un respect mutuel, il ne faut pas en faire usage comme un squatteur, ou pire, se sédentariser avec.

Cela n'a nullement empêché True Black Dawn de sulfater son black old school hypnotique avec des embruns de punk, et une lenteur rythmique binaire qui faisait taper du pied.

Ce groupe est la version Entombed du black métAl, tant et si bien que la prestation solennelle que le combo a inoculée, a blastée sévèrement une pluie d'hémoglobine.


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Sans aucune glissade à travers les flaques de sang, pas plus qu'à se démembrer outre mesure, la traversée du site à cette heure propice où la foule n'est pas encore à son apogée se fera sans encombre.

Direction la Warzone, qui est devenu un sanatorium à ciel ouvert où vienne se démembrer avec ivresse le peuple de militant de l’apostat punk, lequel trouvera chez les plaisantins de LEFTÖVER CRANCK un steady-punk bien rocké, en même temps que la désinvolture émancipée d'un set plaisant et rompu à décomplexer dans la fureur du rock'n'punk New-yorkais.

Pendant ce temps-là à la Temple il y avait du cuir, du sang, des clous, et non nous n'étions pas dans une soirée libertine chez Monsieur l'ambassadeur. Car le trépas vers le chemin de croix inversé menait tout droit à VALKYRJA dans ses paradis perdus du Valhalla, occupé pendant son office à pactiser avec le diable afin de chopper 70 valkyries en culottes courtes. Le groupe faisait sauter les cerveaux avec un black rupestre soumettant à la tentation, comme le curé fait bondir sur ses genoux le sacristain en lui promettant le ciel si il reste complaisant au rapprochement divin.

Autre chose, la légende scandinave veut que le black métalleux qui ne se soumet pas à la tentation et se délivre du mal est mauvais. Car l’essence même de cette musique permet l'allégorie de brûler les églises qui ont étouffées la flamme païenne.

Valkyrja a brûlé la temple, son public et plus encore même...Comme elle avec son visage poupon et l'aspect juvénile d'une gaucherie touchante, elle disposait dans son regard d'une perplexité candide et essayait de trouver dans le regard de l'autre, la validation à son incorporation dans la vaste communauté la plus sombre.


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Papillonnant sans atour vers le pâturage encore verdoyant de la Valley ténébreuse, l’accueil était contrasté par la clémence céleste et la chape de plomb des indécises de Şŭbrŏşā.

Douceur aigre douce, violon mélancolique à l'amertume tenace, contraste de plénitude et de mise en abîme terrestre flotteront sans cesse dans les nombreuses fragrances sonores. Un set dont l'étrangeté singulière a modifié la perception Hellfestienne en une fleur de lotus baignant dans les eaux du gouffre à Belzébuth, de par sa cajolerie lunaire, parfois obscure, et aussi par sa force solaire.

Ce groupe arrive à activer une musicalité intuitive qui provient de l’innocence, formant un liant à la pureté que beaucoup d’orgueilleux qualifient de naïve, alors que d’autres plus accueillants seront réceptifs à cette perspicacité candide. Je discerne une spécial dédicace à la jeune fille courte sur patte munit d'un marche pied pour s'élever à hauteur d'homme, j'ai trouvé cela adorable.

Subrosa est parti comme il était arrivé, avec la douceur d'une plume. L'étrangeté de son émotion divaguait en nous de telle sorte que l'on pouvait la sentir de manière perpétuelle.


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D'ailleurs, connaissez-vous cette forme de dualité qu'offre le live dans son accélérateur d'adrénaline, entre sa tachycardie palpitante et sa sérénité qui survient après une prestation de ce genre ?

Un tel déchaînement de sensations surpuissantes est comme une addiction pour laquelle nous dépendons. Combien d'être à fleur de peau se trouve devant ce parterre à cet instant ? Je ne distingue pas leur fragilité, et pourtant je sais qu'elle existe dans chacun, et que dans quelques instants la tempête bouleversante en emportera avec elle au fond de ses ténèbres rugissantes.

Mais pourquoi cette sublimation ? Après tout un artiste n'est qu'un instrument à explosion intérieure, mais c'est vrai qu'il libère la folie expiatoire, et étouffe chaque déni dans l'escarcelle de sa magie. Pourtant nous lui léguons la pleine disponibilité de nous assujettir à lui, juste parce qu'il apparaît à nous dans la nudité de son art.


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Et à travers quoi ? En utilisant un passage secret commun, un peu comme un miroir nous dévoile notre psyché. C'est tellement influent que parfois ce n'est qu'à travers une seule chanson. Alors oui, une chanson obsédante est l’œuvre du diable, elle s'empare de vous, se fixe par ramification et occupe toute la place.

Mais à la fin tout cela rime à quoi ? Si ce n'est une manière de survivre à l'isolement pour ne plus subir la faiblesse de vivre par dépit. On en fait des dieux parce que l'on sait s'immoler au feu intérieur, et qu'eux seul sont à même d'en enflammer la totalité. En fait on attend la mort, et à chaque secousse sonique on tremble de mourir en écoutant l'insurrection qu'elle engendre à l'intérieur.

Chaque fin de concert est une petite mort en soi, pour que chacun puisse faire sa résurrection et revenir comme une vague perpétuelle dans le tumulte du ressac existentiel, avec l'ultime conviction d'être présent dans sa vie.


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Dans cet espace infini qu'égaye le frétillement du jour, nous traversions le corridor dans le chassé croisé des festivaliers, et la jeunesse en général valdinguait dans cette soif carnassière de boire jusqu’à la lie à la libération d’un défouloir existentiel.

Les engins de l'ancien VIP ornent désormais à proximité de la Warzone, et le vulgum pecus se prend en photo dans ce parc apocalyptique Mad Maxien, d'autres pèchent déjà d'étouffer en cherchant le frais sous le bois, où dans ce nouveau lieu inutile de Hellfresh, avec des brumisateurs pas assez puissant et dont le vent emportait les embruns.

Au détour d'une conversation inopinée à la Warzone dont j'ai pu en entendre le panache, le principal orateur m'a imposé le débat. Le gars parlait en savourant le flux de sa dialectique, usant sa propagande éco-libérale avec le même soin qu'un prédicateur. En fait c’est assez exténuant de faire face à un type dont la toute-puissance de son égocentrisme lui fait croire qu’il est dans l’action, alors qu’il ne traduit que le vide d’une parole emmurée dans son aliénation totalitaire. Pourtant dans les agissements de cet individualiste, il est réconfortant de s’apercevoir avec le recul d’un fin philosophe, que la connerie discerne sa lumière même à celui qui pense être bien dessus de l’obséquieuse masse populaire, et de son obscure stupidité. Surtout devant le set de KOMINTERN SET et de sa oi street punk.


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Par conséquent, ça a claqué de la Rangers BM 65 avec la même cadence victorieuse qu'un kop de supporter de foot après un but libérateur. Les skins, les pounks et les punkers s'échinaient dans la crasse populaire, soulevant dans leur communion la poussière de leur revanche sociale. Car les gens de la working class savent que l'on ne peut pas respirer éternellement dans le poumon économique, parce que sa vitesse de rotation mène à l’aliénation. Arrive un jour où on suffoque, le lendemain on meurt, et puis forcément quelqu’un vous remplace au dépoté. Votre existence est simplement vouée à une utilité et à une fonction, au même titre qu’un écrou.

“Bien des gens dans le monde sont indépendants, mais très peu sont libres.” Jiddu Krishnamurti


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On clôture cet aspect philosophique parce qu'il y avait une très Grosse attente autour d'HELMET. C'était archi-gavé 1\2 d'heure avant.

La renommée des New-Yorkais est traduite depuis la fin des 90's dans les sonorités du post-HxC, métAlcöre, stoner-grungy (les bands Torche et ASG doivent tout à Helmet). Le groupe a joué un jolie florilège de sa discographie, honorant avec superbe la mélodie diaphane et la théorie matheusement sonique. Une trombe de plomb s'est abattue, virevoltante d'une toute puissance à faire monter le public jusqu'à de multiples orgasmes. Déjouant toutes les suppositions pessimistes quant à la teneur du rendu musical, le groupe légitimait la loi du pendule mélodique qui recherche l'équilibre des forces, et réclame que tout débordement soit commodément ajusté par son contraire. Apportant au compositeur Page Hamilton la netteté d'être un pythagoricien de la mélodie.

Puis le set prit fin avec la soudure apoplectique de "Meantime", donnant lieu à une Ôoovation légitime et pleine de sens pour ce flash-back et la magnificence de cet arc électrique.


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Dans cette coalescence de la matière et de la chaleur de son rayonnement, le punk rock rafraîchissant de BOUCING SOUL était en tout point coOol pour fédérer la ferveur des punkers à la Warzone.

Comme tout band ricain de punk une cover des Ramones se fit entendre, "Do You Wanna Dance" libérait enfin le pit. Le band jovial déroula un set un poil soupe au lait, avec un côté bancal n'empêchant nullement à un petit groupe de se mettre en quête d’une audace suprême en zigzaguant comme la chenille qui redémarre, tout en étant apprêté pour l’occasion comme au bal masqué de la compagnie Créole.

Sigmund Freud a décrit en 1905 la sexualité infantile selon différent stade. Il s'avère qu'au 21ème siècle la gestation de l'adolescence regroupe en seul bloc les stades dits oral, anal, phallique, avec comme seule période de latence un joint de cannabis et un bing drinking aussi furtif que l’éjaculation précoce qui en découlera.

Bon enfin bref : Do you do you do you do you wanna dance et pis c'est tout, na !


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Quelque peu tiédie par cet engourdissement, nous attendait le grabuge et décibel de FIRESPAW sur la scène Altar, avec des suédois déchargeant du foutre sonique en brisant des boucles rythmiques comme un gosse de Stockholm ses krisprolls.

Munit d'un spirit oldschool DeAth Sweden'n'roll qui colle les bonbons dans le spandex imprimé serpent noir brillant pour les garçons, leggings panthère pour les filles (grrrrrrrr), le set lourd et gras sera équivalent à ce gars détendu de partout avec une bedaine d'amateur de brasserie bavaroise.

Cette année la scène Altar est loin de faire le plein, mais où sont passés les warriors, soldiers du métOl ? Sont ils restés dans leur caverne, boudant la hype du festival et son côté parc d'attraction pour fans de métOl Global ?

Par contre il est probable que les trves soient restés à Montcuq, ou bien trop vieux pour ce genre de connerie désormais. Mouaahaha !


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Houlà, attention tout de même, Il ne faut jamais trop critiquer un incorruptible, c'est un coup à le faire bouillir jusqu’au débordement, et à tout brûler par la suite (église comprise).

Avec davantage de souplesse et de saccharose, la crème mélodique de BARONESS et sa noisy abrasive étaient venues déposer à la Valley toute sa suprématie musicale autour du stoner pop indé, surtout en début de set.

Le band heureux de sa reconnaissance prenait son pied, et le public ressentait cette fréquence en s'exaltant à l'unisson autour de la variation des ambiances puissantes ou planantes. Le band arrivait à détourner son rock progressif au psychédélisme pastel avec un sens du groove patent, et une indicible teneur catchy capable d'accentuer l'enrobage trippesque de la musicalité multiple et sensorielle. Les compositions de Baroness sont équivalentes à une drogue douce, et à l'addiction sévère. Punk dans l'âme avec cette hardiesse mélodique, le groupe l'est pour sa musique indomptable libre de toute entrave. Il s'autorise à tout, et à ce printemps de 68 où il était interdit d'interdire. Avec ce set où la plénitude flottait dans l’éther, il était bon de fermer les paupières.

“Adieu, dit le renard. Voici mon secret. Il est très simple: on ne voit bien qu'avec le cœur. L'essentiel est invisible pour les yeux.” Antoine de Saint-Exupéry


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Et oui, c'était un sacré coup de main Antoine pour nous permettre de marcher main dans la main, et de continuer à la queue leu-leu, tout comme vous serez d'accord pour admettre sincèrement qu'une caillasse dans une godasse fait souffrir quiconque, vous seriez clairvoyant d'imaginer que LES RAMONEURS DE MENHIR ont écuré en gueulant à la tyrannie de la finance avec ferveur, ce qui en soi est monnaie courante chez des altermondialistes du granit.

Quant à hurler à la désobéissance citoyenne sur des lyrics de keupons, autant rester devant un supermarché avec un pack de Kro à Douarnenez. Enfin je dis cela avec effronterie alors que je n'ai rien vu, ni entendu de la carrière de la Warzone à cet instant précis. NoOon trop occupé car finalement ce n'est qu'à partir de BELPHEGOR que les ténèbres se sont ouvertes au Hellfest, jusqu'à s'éventrer avec un black métal, dense, compact.

Une mitraille de compositions ont fait résonner le bruit et la fureur, faisant hurler des catacombes une musique aussi rigide que le marbre froid d'une sépulture. La foudre déclamatoire pour l'apostasie en vitrifia plus d'un à sa planche de salut diabolique.

Oui le public avait pris son pied. Une messe macabre géante venait d'être proférée dans le ton malsain qui lui sied de façon sanguinolente. La foule sortait de la nef démoniaque, encore toute chamboulée par cette mise sous les eaux troubles de la ferraille à Satan, qu’un garçon à t-shirt de Motörhead, un peu en retrait, donnait cette impression de ne jamais avoir été encore soumis à une telle effusion sonique, tant son visage affichait la stupéfaction revigorante que désormais sa vie avait changé du tout au tout.

Puis Daddy ELECTRIC WIZARD est rentré et a mis la fessée en un set de badass.


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Comme à son habitude il a consommé ses compositions doOomesques remplies de fuzz dans la transe malsaine, jusqu'à s'y perde, puis à repartir dans le sens du groove qui tache vers la perversion.

Visuellement les extraits de film de série Z sur écran feront toujours transpirer de concomitance avec la musique des anglais. Par contre ces mêmes extraits ne peuvent susciter un intérêt qu'à partir des quadragénaires, étant donné que les générations avec le porno en accès illimité ont dû se gausser des passages avec quelques bouts de nichons se faisant maculer de sang (gloire à toi Jess Franco génial réalisateur anarchiste espagnol).

En fait le seul truc qui a dû les surprendre c'est de constater qu'une femme a la chatte poilue en comparaison avec l'esthétique contemporaine imberbe.


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D'ailleurs le paradoxe du moment c'est que les hommes affichent la pilosité à la barbe que la femme rase à son pubis nan ? Bref...Un petite groupe d’allemand reluquait la franzouze libérée en train de se mouvoir lascive, avec dans le regard l’ivresse bouillante et grandiloquente de la troisième symphonie de Ludwig van Beethoven. Le groupe faisait feu de tout bois pour un final flamboyant avec "Funeralopolis" puis, il quitta la scène sous les crépitements d’un public calciné, alors que la braise de sa fulgurance musicale rougeoyait toujours de son émoi sous la cendre encore chaude. Voilà Electric Wizard a fait œuvre de réhabilitation, en opposition à leur dernière prestation de 2014 paresseuse au Hellfest.

A cet instant de possession du corps et de l'esprit, j'avais fait un coma idyllique.


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Et là c'était comme de sortir de la nuit des horloges avec des bouts de pellicules de Jean Rollin plein les mirettes, et des hallucinations de tétons en tout sens, pour vous retrouvez sous la flotte avec des punks à chien qui gueulent : "La lambada, on n'aime pas ça . Nous on préfère la java."

Franchement, non mais je le dis en toute honnêteté, RANCID à la Warzone ce n'était pas rance, même à une heure avancée de l'Anarchieeeeeeeeeeeeeee. Parce que pendant le street punk à crête des amerloques j'ai dévoré une salade de fruit, ouiiiiiiiiiiiii, et même un muffin à la framboise/noisette, parce que Rancid c'est festif.

Tout aussi hallucinant à constater, mais la Warzone est devenu l'endroit le plus couru, c'est tout le temps gavé à bloc à partir de la fin de journée. Non mais vraiment, et surtout en comparaison avec les années antérieures, et avec les scènes Altar et Temple où là, la panzer division de MARDUK devait nous écrabouiller le détroit des Dardanelles à grand coup de percussion, mais le groupe s'est pété les chenilles dessus. Résultat : Marduk a fait beaucoup de bruit à ferrailler tout du long, et fait un four.

Pas foule non plus d'ailleurs. Pourtant il y avait avec constance cette saturation puissante et obsédante de riffs vous étranglant avec du fil de barbelé rouillé, et la terrifiante fascination du vacarme lointain d'une ville qui s'écroule pour égosiller le public dans la dévastation. Mais la tristesse qu'engendre le spectacle raté d’un mime illustre à merveille cette capacité que certains artistes sont capables de produire, quand leur rêve de faire fantasmer époussette la poussière d’étoile dans la corbeille de la consternation.

Cela n'empêchait nullement le monde de continuer sa noce, et un petit groupe de jeune adulte étanchait leur soif en chantant des cantiques paillards. Ce comportement béotien soulignait à merveille la prose de Céline où craquelle parfois et sans détour les mires de Charles Bukowski, et de ses contes de la folie ordinaire. Parmi ces compagnons éthyliques, un est venu mourir au pied d’un renfort de chapiteau dans le désordre le plus total, alors qu’un autre commençait à régurgiter en s’appuyant contre la rambarde sur laquelle il venait d’uriner.

Personne ne semblait porter trop d’attention à ce spectacle de foire au vin, à cet ordinaire de débauche dont le passage initiatique fait office de rite vers l’âge adulte dans la sphère alcoolisée du métOl, et de normalité dans le pays du vin de table.


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En poussant le bouchon un cubis plus loin, on pouvait disséquer bien autre chose puisque AUTOPSY a su électriser son deAth à base de groove, ainsi qu'à amasser de la mousse à bière sur les habits avec l'agitation qu'il diffusa.

Leur set flotta comme une étoffe nacrée dans le mouroir deathalique au spirit d'Obituary, et la légèreté des personnes présentes dans cet office se dépouillera de ses préjugés factices, jusqu’à trépasser dans le gouffre des enfers. Chacun se verra se consumer à petit feu, puis finir par réduire en cendre cette opulence festive du week-end en un rituel morbide de la plus haute distinction émotionnelle.

Et pour la commande de la 18 un festivalier bien cuit.


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Enfourné par l'audace de cette réaction chimique de la combustion sonique qui ne peut se produire uniquement que par la réunion de trois éléments déclencheurs: un combustible, un comburant et une énergie d'activation en quantités suffisantes, le ciel était devenu sombre et la parure du site laissait à ses lumignons une atmosphère phosphorique.

Pour je ne sais qu'elle raison mais c'est arrivé d'un coup, DAMNED je les ai ratés. Oui, les vieux punkers de 77 avaient terminés de cracher les glaviots du punk britannique, sapristi The Damned.

Demi-tour. Alors que ALEMSTORM était attendu comme Capitaine de soirée devant des bachi-bouzouk de tonnerre de Brest, les marins d'eau douce mettaient les voiles loin du naufrage éthylique annoncé, en fuyant à la dérobée par la chaloupe en criant bonne fiesta et bon vent moussaillon.

Boucanier du pirate métOl (non ne rigolez pas les autres), ce style a le vent en poupe certes, mais il n’existe que pour vous laisser dans cette faille spatio-temporelle qu’est un jeu de rôle sponsorisé par Maitre Kanter, mille sabords,

Un véritable fan de heavy métOl, donc de Judas Priest, écoute les albums de Venom en 45T, et sûrement pas cette piraterie paillarde, morbleu !


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Quoi encore pour la 18 ?


Bon, en faisant le bilan de cette première journée, j'avais pas vu un seul Wall Of Death, ni circle pit, et seulement trois slam diving. Il faut dire que la population s'est énOrmément démultipliée, de la sorte qu'elle ne maîtrise pas les us et coutumes, pas plus que les accointances philosophiques et esthétiques. C'est devenu assez caricatural, bon ça l'était déjà avant ceci dit, mais disons que l'habit ne fait pas le moine. Le jneus quand il s'emmerde à un concert (grosso modo cela équivaut à 80% du temps), il consulte son téléphone la nuque penchée, je suppose qu'ainsi il se la chauffe avant d'headbanger.

Mais bon tout est relatif puisque j'ai quand même vu un gars avec un T-shirt de Monster Of Rock de 1988, heyyyyyy j'en rêvais d'y aller à l'époque.


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Ahhh oui, sinon, les amateurs de bière ne connaissent pas vraiment la modération, et on doit se taper de plus en plus l'esprit de fête de village reculé avec l'humour de Cyril hanouna meets Patrick Sébastien qui crie « à poil » dès qu'un groupe de fille débarque sur scène, alors qu'à l’opéra ça ferait plus classe.

Veuillez ainsi Mesdames & Messieurs, ébahir de votre attitude et comportement déguisé dans des lieux plus enclins à recevoir la pertinence de vos mœurs, ou pendant la célébration de l'Eucharistie.


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Je vous prie d'agréer Mesdames & Messieurs mes salutations méphistophéliques les plus distinguées, comme le conçoit la formule consacrée.

Cordialement Bir


Çà c'est pour la contestation, mais bon, de manière globale, le Hellfest conserve son ambiance particulière, son rapport chaleureux entre Hellbangers/festivalier. La cordialité bienfaitrice de l'atmosphère et du public qui y siègent démontre à 99% du temps de la loyauté pour son éclectisme musical, et son extrême ouverture d'esprit sonique.


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FIN DU 1er JOUR.


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Samedi 17 juin je connaissais quelqu'un de très cher qui aurait dû avoir 45 ans, et j'étais profondément triste d'y penser.


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S'évader, atteindre le délice de la fuite de soi par la pureté musicale. “ Serait-elle un fluide mystérieux doué d'ubiquité ou un philtre magique que l'ouïe absorbe pour la dispenser dans toutes les cellules et nous apporter l'évasion ? ”Anne Jourdan de la Passardière.

C'était dans cette crypte désireuse d'en faire éclater le refuge que disposant d'un stoner Kyussien et d'une chaleur propice à se lever tôt, LOS DISIDENTES DEL SUCIO MOTEL en a profité dans la Valley pour ébahir son trip sonore en imprimant une multitude d'atmosphères cinématographiques, propres à vous évader.

Des titres de leur dernier album "Human Collapse" illustrèrent à merveille cette dimension sonique truffée avec des travellings musicaux inventifs, vermillant dans le terreau de plusieurs styles afin d'en stupéfier les novices.

Le groupe déroula sa ligne de vie musicale au milieu du chaos ardent de quelques noceurs de la veille qui chahutaient encore, et le malaise s’étendit dans le trou noir sensoriel que les musiciens haranguaient avec sobriété, comme pour mieux libérer la fureur sourde qui est la leur quand tu embrases ton art devant le mépris.

Munit d'une solide expérience en la matière, le band a fourni un set copieux, qui fut transpercé par la sérénité et une bonne réactivité du public. Bien entendu la majorité silencieuse avait retenu la joliesse sonique de Los Disidentes Del Sucio Motel, œuvrant à satisfaire les esprits enclin au trip sonore, et là est l'essentiel pour leur premier passage à Clisson.

Un bon tapage musical pour ce cartel sonique avec 666 bravos.


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Claquer des mains, tapant des pieds et déjà la verdure devenue jaunasse commençait à se réduire à peau de chagrin, et forcément les thrasheurs dans l'âme de VERBAL RAZORS en ont profité pour faire lever la poussière du pit de la Warzone pendant leur set en plein cagnas.

Prit par un souffle court, le public déclamait sa passion pour la rotation énergique des boucles rythmiques & mosh parts en train de crépiter de toute part, mais devant la logique d'un nombre restreint de courageux pour se secouer la couenne en pleine chaleur.

Pourtant le groupe n'aura de cesse de mitrailler plein fer dans l'acier de la Warzone. On pouvait trouver à leur sauvagerie un petit côté Tankard de première bourre, d'ailleurs le band a fait une cover « Alcohol » des schleus reprise sur l'album « Zombie Attack », et dont l'originale provenait du groupe américain Gang Green. Nan ? Ben vous êtes au jus désormais. Merci qui ?

De rien. Afin de vous inculquer les us et coutumes de la magie noire, mais peut-être le saviez déjà, l'enfer est parfois appelé la fosse dans la Bible, on en retrouve la caractéristique dans un concert de métAl. Puisque c'est l'espace situé en contrebas du manteau de scène réservé au spectateur compressé, dont on trouve souvent son équivalence dans le métro aux heures de pointe.

Il y a surtout cette symétrie d'y voir des corps en flamme, évoquant le brasier contaminant que les artistes parviennent à en allumer l'incandescence subliminale par le biais de leur art...Causant une Super Outbreak avec un circle pit démentiel.


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Début de la 1ère leçon de magie noire.

PRIMITIVE MAN est un trio de sludge béotien avec une puissance de mammouth, ainsi qu'un sens du groove néandertalien.

Son aspect répétitif et monolithe lui confère une forme de transe que l'ouvrier d'origine d'Afrique du nord en manie fort bien l'analogie sonore à l'aide d'un marteau-piqueur.

Par cette grâce ultime une variation infinitésimale nous fera crépiter le bourdonnement dans les cages à miel remplit d’un larsen continu en fin de set.


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Fin de la 1ère leçon de magie noire.


Revenons à invoquer le diable par cette pratique destinée à intervenir de façon surnaturelle sur le cours des événements ou le comportement d'autrui.

Car il est un événement commun pour les groupes jouant à un horaire matinal et pour une ½ Heure réglementaire, c'est la difficulté de jouer devant un public de néophyte afin de leur faire ressentir la froideur du métal et l’enivrement des ténèbres. Pourtant c'est ce qu'a réussi à accomplir MONARQUE sur la scène de la Temple, avec ce genre de poésie dantesque à la gloire de maître Cornu.

Le groupe a fait battre le pouls d'une vierge devant un vampire, en apportant son sang sur l'autel de sa puissance sonique irascible. Monarque nous laissera comme témoignage la qualité de leur illusion sonore en guise de sorcellerie.

La grosse affluence du public (étonnante par rapport à la veille) a majoritairement apprécié leur prestation, mais avec la tête dans le cul et les bras croisés.


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Oui c'était assez inattendu comme réactivité je le conçois fort bien, mais que voulez-vous...!!

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- Autre chose étonnante, c'est que l'after du Vendredi s'est produit le samedi à 13h00 à la Valley avec MONKEY 3.

C'était cet instant où l'on prolongeait le déclin de la nuit et l'apparition de la lumière. Boris le guitariste possède un super touché bien sensuel et onirique, il dépose ses notes et les fait voler vers le septième ciel. Le public est rentré dans leur trip tout en douceur, avec l'élévation cosmique qu'il convient d'avoir, et en sus le poids de la fatigue. L'ensemble aidant au flottement, et dans cet intervalle où le corps éreinté réagit autrement aux stimulus qui provoque l'orgasme musical.

Sonorité psyché, douce, dense, profonde, les Helvètes ont merveilleusement apporté la plénitude.

Tiens, il y a de plus en plus de synthé chez les stoners, onirisme quand tu nous tiens...Tu auras permis à Monkey 3 de fournir un gros set bien planant, et même si je n'ai pas apprécié la totalité de leur dernier opus en date «Astra Symmetry », la prestation a mérité une ovation conséquente à la force de leur conviction musicale psychédélique, et à la confirmation de groupe de scène.


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Tout comme ce kaléidoscope de couleur ci-dessus très troublant pour activer des lésions oculaires, le Hellfest innove sans cesse et passe dans la prédominance de la 4G pour que l’ensemble puisse rester connecté à son addiction virtuelle.

L'ère du 2.0 c'est aussi une étape conforme à la pluralité musicale électronique dont fait intégralement partie de cette évolution Ж IGϴRRR Ж, avec en sus une décadence schizophrène.

Ce groupe interdisciplinaire ringardise le Blåck Métøl à papa θdin, et les musiques extrêmes en général. Des éléments électros, une chanteuse soprano, un hurleur et l'abondance d'un télescopage sonique. Ouchhhhhhhhh...Totalement atypique, c'est Aphex Twin dans les géhennes du Blast-BeaT.

De tout temps l'étrangeté excite comme une bête curieuse, et la belle musique se mouve pour devenir beast.

L'assistance écoutait. Elle regardait médusée le spectacle. Un jeune black métalleux souriait avec les canines affûtées en vampire et des avant-bras tailladés. Le set était théâtralement amphigourique, emprunté par une gestuelle quelque peu excentrique. Le trip étant vraiment exclusif, le conflit inter-générationnel trouvera avec ce set le point de divergence qui creusera un peu plus son fossé séparatiste.

Le groupe par sa musique vous isole dans son aliénation et dans une telle schizophrénie musicale, qu’elle rendrait fou toute personne égocentrique se prenant pour Napoléon ou cette tafiole de Leatherface.


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En fait Igorrr est une pieuvre. Il pioche dans une multitude de style, c'est tellement loufoque que chacun y puisera une forme de reconnaissance libertaire. C'est le carnaval des agités mixant Carnival in Coal sous cocaïne, et y faire télescoper en même temps le punk anarchiste et le traveller de teknival, que le fan d'obscurité baroque à celui de musique bruitiste.

Tout et rien à la fois quoi ! Accumulant une nouveauté ainsi que l'incompréhension, ce groupe suscitera de l'intérêt par l'expression unique de sa différence. Igorrr est un architecte d'un spectre sonore non figé, vecteur stroboscopique d'une étrange solution sonique doté d'un breakcore sinusoïdal. Il est de manière emblématique relié à son époque, où la société du spectacle prédomine en cassant tous les codes, faisant sauter les verrous de résistance.

Dans l'ère de la com, ce groupe reflète bien cette idée enthousiasmante de surprendre en générant du buzz, en n'offrant musicalement qu'un zapping explosif d'une idée vaguement identitaire de parler d'un max de communauté dite underground.

Est-ce un mal ? Est-ce un bien ? C'était archi-plein en tout cas, et le set totalement barré.


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Tout aussi démentiel, le quatuor de sludge instru-mental BONGRIPPER à la Valley disposait d'une solide ambivalence musicale capable de vous lester d'une masse sonique hypnotique, en vous entraînant dans les profondeurs de la léthargie, jusqu'à un final apoplectique où le déluge du mælstrøm sonore trouvera sa part orageuse et tellurique de faire tonner la fée électrique.

Les chicagoans tiraient de leur lave des sécrétions musicales que la femme fontaine dégorgeait en devenant groupie.

La musique se faisait si lourde, chaque riff se suspendait un temps dans l’air, presque immobile, son écho résonnait et la salve de riff suivante tout retombait avec une surcharge pondérale vous clouant au sol.

Le choc anaphylactique était là, brûlant de vice et d’apesanteur pour vous écraser de ton son poids phénoménal, dans l’antre du crépuscule et des ténèbres rugissantes de l'introspection.


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Sans décupler cet aspect d'aciérie moderne, il convient toutefois de confesser que le punk'n'roll de ZEKE à la Warzone était bien grassouillet dans son expressionnisme Mötorheadien, bien énergique aussi avec un chant molestant en mitraille sans cesse.

Le groupe possède un sens du boogy-punk à rendre hirsute un fan de Clutch qui n'a jamais écouté les premiers albums de ZZTOP. Il détient aussi cette hargne HxC punk du label SST dans ses gènes, et en contamine l'effervescence en y sublimant les poses chères au rawk'n'röll le plus dévergondé.

Le concert était corrosif, de plus la chaleur étouffante est venue dégénérer dans le pit, tant les visages souffraient dans cette danse de lutte, surtout avec un groupe jouant pied au plancher jusqu’à ce qu'il y ait au moins 2kg de poussière dans chaque poumon. En faisant un tour à 360° vers cette zone de confort des lignes arrières, j'ai vu un gars avec un shirt de Black Zombie Procession, assisté à la vision de mon premier circle pit, puis remarqué cette fille fougueuse et rebelle dans son acte de vivre avec intensité, elle anticipait chaque riff en grattant le haut de sa cuisse avec la dévotion du métalhead, découvrant une cuisse moulée dans le cuir d’une sculpture à l’érotisme parfait.

Zeke nous a plongé dans cette âpreté musicale, haut lieu de perdition où la bière à ce goût de whisky frelaté. La fin de leur set faisait résonner ce pays imaginaire où Jiminy Cricket susurre à l'oreille des canassons du peuple du Raw s'exaltant à biner le sol :

« Quand des bûcherons de Seattle jouent à titiller le clito bien gras de Nashville Pussy avec le syndrome rock'n'rollien de Peter Pan Speedrock, cela se termine à creuser ta propre tombe dans le désert californien, Dude ! »


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L'unique possibilité était alors de partir de la Warzone, de marcher dans les pas de ces inconnu(es) parfois désinhibé(e)s à la forge du métOl, longer le bois ombragé du Muscadet avec son relent de pissotières et des corps affalés, puis accéder au sol en pavé du merch officiel avec des jambes qui se doivent durant tout le week-end admettre cette transition variétale de sol souple, dur, poussiéreux, caillouteux, et finir par une agilité Spider-manesque à se faufiler entre tous ces gens jusqu'à atteindre un autre lieu de concert.

En l’occurrence le set de BLϴOD CEREMϴNϔ, où Alia O'Brien, la charmeuse de serpent ondulait sensuelle en offrant l'occulte pomme de la connaissance passéiste seventies, et plus prosaïquement du sound Black Sabbath meets Jethro Tull, en une adaptation de la liberté hippie qui transporte par sa nature sauvage, merde, Blood Ceremony a fait un triomphe.

Ce groupe ne fait pas de spectacle, il n'est pas un spectacle en soi. Lui, il conte. Il narre un vieux monde secret.

Ça sent le vieux grimoire poussiéreux, les herbes médicinales qui soignent du mal de vivre. L'atmosphère est presque druidique, portée par le présage intuitif de la parole sacrée. Sa beauté sauvage invoque, évoque à l'homme son éloignement de son milieu naturel, de sa magie du cultuel. Rappelant sans détour que nous ne sommes que des êtres de lumières avec l'univers pour en consteller notre passage. Le groupe nous a plongés dans une forme d'indolence, avec le réconfort d’offrir son âme lors du passage dans une forêt débouchant sur un lac inerte, avec la toute sérénité enchanteresse qu’il se doit.

Un tel set de spiritisme doom était très bon !


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Puis nous glissions d'un pas étourdi vers des obsèques afin de nous reposer définitivement. Le maître de cérémonie SKEPTICISM nous attendait dans l'apaisement froid d'un chant funéraire.

La lenteur crépusculaire fondait dans cette inhumation profonde, avec la liturgie plombante des remerciements à la famille. Les croque-morts étaient tous tirés à quatre épingle, dans cette tenue élégante mais totalement inopportune au milieu de cette marée de singe caquetant comme des perroquets boliviens, dont l'accoutrement pour l'occasion provenait d'un magasin de farce et attrape et de l'extreme market Clissonais.

La prière musicale préludait à sa grandeur devant l'éternité, pareille à une ode mortelle venue des limbes pour y déposer un linceul d'obscurité.

J'avais les maux de Charles Baudelaire revenant en écho à cette marche funèbre, n'en finissant pas de couler d'affliction jusqu’à sa perpétuité : “ Grands bois, vous m'effrayez comme des cathédrales ; Vous hurlez comme l'orgue ; et dans nos cœurs maudits, Chambres d'éternel deuil où vibrent de vieux râles, Répondent les échos de vos De profundis.”


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La foule exsudait ces relents de frites saucisses en même temps qu’une fumigation d’herbe psychotrope, le visage parfois inactif, le bras en bataille plongeant dans la barquette huileuse pendant que le groupe écharpait son set mélancolique, avec cet esprit franc du collier qui n’hésite jamais à souffrir sur scène pour rendre compte de la saveur de sa virtuosité lacrymale. Malgré tout, j'osais espérer que dans le désespoir d'une telle situation, avec l'émergence d'une telle musique solennelle de sobriété lugubre, le groupe parviendrait à gouverner dans les mémoires internes l'anathème de ce souvenir vivace, que si on n’attendait rien de la vie, on ne serait pas là à entendre la mort rugir nan ?

La plupart du public écoutait religieusement affligé, en étant couché avec un pied brassant l'air de rien dans la tombe. Est ce que pour autant les gens ressentaient à ce moment là une once de chagrin au moins ? Il m'a chagriné de constater qu'ils n'en avaient rien à foutre, pour tout dire, beaucoup était en train de pioncer dans l'ébriété au lieu de mourir paisiblement dans l'éternité romantiquement sombre de Skepticism.


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Est ce que ce groupe n'a rien à foutre dans un festival, et se doit de se contenter d'une salle obscure et de cimetière à ciel ouvert ? La question ne se pose pas pour le programmateur du Helfest, et j'en suis (verbe Suivre) la même affirmation. J'ajouterais simplement que le ridicule de certaine personne tant dans leur accoutrement, que dans leur comportement force l'admiration pour leur confiance en soi assez exceptionnelle, et de leur désinvolture insolente devant les groupes, pour ne pas dire le mépris. Pour rappel, le Hellfest est un festival dédié à la musique à la base, et pas à n'importe lequel de style musical non plus.

L’œuvre s’acheva sur la mort du set, plongé dans une profonde détresse morale digne d'un roman de Maupassant. Puis le groupa quitta la scène “ détendu, impassible, inanimé, indifférent à toute misère, apaisé soudain par l'Éternel Oubli ”.


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Voilà il était temps désormais de faire une spécial dédicace à Marie-Antoinette avec DECAPITED sous chapiteau Altar, avec ce groupe dont la vision sonique coupe court à tout, en rendant les hommages de Madame la guillotine.

§ TCHANK §


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From pain to strength (De la douleur à la force) est la caractérisation du groupe, et dès que le bassiste se présenta sur scène avec un shirt de Danzig, déjà vous saviez à qui vous aviez à faire.

Decapited déroula son death pachydermique avec son groOve incroyable, et avec une vitesse d’exécution foudroyante. La technicité était à la pointe, la précision chirurgicale, au point que la fracassante série de nuques brisées qui s'en suivit donnait à se demander si : Hey mais le panier n'est pas encore plein les gars ? Ben non, le chanteur poursuivait d'enrouler la tête de son public sur l'échafaud, parce que Decapited possède la stature imposante du bourreau, et la seule issue possible reste violente, tout comme leur musique est extrême.

Ce fut un set à en perdre la tête, alors spécial dédicace à Robespierre.


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§ TCHINK §

Ok coupé, fin de prise.

Mais AttentioOonnnnnnn moteur...Brûlant cette fois car ça a tourné sévère pour AIRBOURNE

Lequel a délivré un show conventionnel, avec un Joel O’Keeffe fougueusement souverain dans son délire du grand spectacle rock'n'rollien.

Etant donné que le dernier album d'Airbourne « Breakin' Outta Hell » est truffé de titres catchy, alors les australiens ont transformé la mainstage 1 en un parc sautant à Kangourou.


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Mais quel zoo mes ami(e)s puisque juste après, la meute était rassemblée pour elle, et...

Ͼ ζhelsea * Ѡȭlfe Ͽ est apparue...Crépusculaire.

Cette louve protectrice donnait à l'obscurité musicale une véritable lumière dans la nuit des désirs opiacés. Solaire par exaltation et lunaire par mélancolie, sa force est la rêverie, son leurre est l’illusion. Son mystère est ténèbres parce que sa douceur est profonde.

Flegmatique dans son austérité de louve aimante, elle déposait avec délice la torpeur ténébreuse de son aura. Elle faisait chavirait « le bateau ivre », les myrrhes d' « alcools » et les fleurs du mal avec dans “ ses yeux dont la flamme traverse le crépuscule ; ces subtiles et terribles mirettes, que je reconnais à leur effrayante malice ! ”.


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La douce noirceur émanait en chacun dans le soubresaut allusif de ses paupières mi-closes, dont l'esprit diffus faisait de nous des âmes flottant dans l'éther.

Nous nous lovions dans l'écrin suave de la fragilité émotionnelle, bercés par le murmure attenant à la magie, déchirant à l'intérieur de notre habitacle corporel le déluge d'une musique à fleur de peau, autorisé à en amarrer l'intensité sensorielle.

Le set était envoûtant, pareil à une incandescence superbe, il électrisait d'une chair de poule remontant la partie dorsale jusqu'à l'encéphale en onde étourdissante.


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Accolés à ce précipice opaque qui jouxte le réceptacle du spleen ondoyant, nous nagions dans cette aqueuse matière noire de fièvre capiteuse et en direction de cet instant mortellement suspendu au-dessus de l'obscurité.

Le parfum capiteux de la mélancolie s’inoculait avec une indolence précieuse, saturant tout l'espace sonore pour planer sans fin. Le désordre était alors imprégné d'une douce perturbation.

Il flottait dans les têtes cette hauteur de température émotionnelle où l'on divague dans les catacombes de l'assimilation pour y saisir l'usufruit de cette dépressurisation des sens.

La louve est partie sans mot dire que nous ne puissions deviner, tant et si bien que nous nous demandions si elle aussi avait à ce point lové notre relation...


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...Mais avions-nous à peine ingéré le délice que déjà ALCEST nous faisait face à la TEMPLE.

Nous poursuivions alors dans la contemplation avec le Blackgaze d'Alcest, qui pareil au Misanthrope de Molière, hait l'humanité tout entière, mais à la différence des fourberies de Jean-Baptiste Poquelin, ce groupe s'éprend d'en cultiver la différence dans un amour inconditionnel pour la beauté énigmatique.

Le groupe papillonna son harmonieuse densité atmosphérique autour de ses trois derniers albums, Les Voyages de L' Âme, Shelter et Kodama. Nous parvenions sans encombre dans ce songe d'une nuit d'été où l'on s'invente des visions céruléennes. Passions en silence dans le clair obscur des bois maléfiques de cette extrême musique Blåck/pøétiquë, avec l'émerveillement d'un enfant.

Neige est un garçon lunaire et une fois sur terre il décroche la lune avec une profondeur de contraste, et la contemplation nécessaire pour vous en étourdir. Neige a fait fondre sa noirceur en recouvrant son blanc manteau shoegaze vaporeux devant une assistance absorbée par ce chavirement céleste.

Évaluant le degré de torpeur que le groupe a démontré, le public a acclamé cette chaleur qui l'a tiraillée de partout.


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Il ne fallait surtout pas être éteint car la Warzone était blindée pour les légataires AGNOSTIC FRONT du NY HxC in da place...

Les rangers des new-yorkais étaient tellement crottées, que c'était lourd, très lourd, trop lourd à côté de la sphère nuageuse d'Alcest, du spleen de Chelsea Wolfe, et de l'apathie de Skepticism. Un jeune homme tournicotait en l’air tel une poupée de chiffon qui fait non, non, non, non, non, non...Que le public était en train de toréer en lui piquant les fesses, les couilles et les mollets.

Confiné dans cet espace-temps propre à chacun, où la nostalgie dispose de tout le mental fédérateur pour faire survivre un aperçu du passé, le groupe évoquait sa prime jeunesse en concrétisant ce goût qu’est l’amertume d'une période inoubliable, révolue à jamais, et de la perte de sa couronne.


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Un affaiblissement que l'on peut corroborer avec la perte auditive (et même avec des protections conformes).Car quand tu prends de la distorsion plein la tronche pendant des plombes, la douceur de la folk permet de te prélasser grandement du tapage, de fuir les grandes embardées telluriques et de rejoindre le souffle vital du monde sauvage, tel qu'il est décrit dans le psaume 104 : “ Tu amènes les ténèbres, et il est nuit : Alors tous les animaux des forêts sont en mouvement ...Et vers ce lieu où le rite ouvre la nuit d'une odeur chaleureuse que les hommes trouvent quand ils s'unissent.

Revenir à la beauté initiale c'est assez fou, alors on n’imagine même pas tout ce que cela suscite comme sensation une fois que l’on a ce groupe en face de soi. On prend acte et conscience de l’événement réel quand s’agite en soi ce soubresaut intestinal qui suggère que votre centre émotionnel est au stade dit du nirvana.

Les polyphonies païennes de ≣ WAŖĎRŮN∆ ≈ offraient à leur rituel païen cet ensorcellement contemplatif que l'on observe lors d'une hypnose chamanique.


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Les différents instruments traditionnels apposaient cette atmosphère **paganiste** menant à la pénétration mystique d'un pèlerinage.

Voilà bien la preuve qu'il ne faut jamais ajouter le mot festif à pagan, et ainsi affirmer que le paganisme le plus sobre est plus surpuissant que la daube festive en vente dans tous les festoches à côté du bar à vinasse.

La dark folk ambiant des norvégiens faisait battre le pouls véritable des énergies de la création. Les profanes exsudaient de leurs oripeaux la sève brutale, se délestaient de leur abstraction vestimentaire au fur et à mesure que l'intensité musicale faisait jour en eux. Nous avions la sensation incroyable d’assister à un rite païen, à une musique ancestrale, berçant le public dans le conte du soir Hellfestien avec une effervescence venue de la nuit des temps.

Faire face à la Beauté naturelle sans une once de new-age filandreux, permet l'émergence réelle d'activer le nerf vague. Ce nerf qui stimule le « sentiment d’élévation collective », ce fameux sentiment qui pousse les fidèles à se rendre chaque année au Hellfest, à sortir de son existence quotidienne pour rejoindre une communauté de gens qui espèrent ressentir de l’élévation, littéralement, en s'ouvrant le cœur.

Et quand ça arrive, vous vous sentez débordants d’amour sans objet ni origine, ce qu’on appelle l’agapè. Agapē (ἀγάπη) est le mot grec pour l'amour « divin » (l'amour spirituel) et « inconditionnel ».

Les philosophes grecs du temps de Platon l'utilisaient dans un sens supposé universel, c'est-à-dire opposé à un amour personnel ; cela pouvait signifier l'amour de la vérité, ou de l'humanité. Et ce n’est pas tout ! Le sentiment d’élévation active également la sécrétion d’une hormone bien particulière appelée ocytocine. Cette hormone est responsable du sentiment d’attachement et génératrice d’amour. Un peu comme quand vous terminez votre séance de yoga, non ?

S'ensuivit une ovation légitime que le public adressa au groupe dans un respect mutuel.


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Vénération, culte, dévotion, une masse juvénile, poussée par ses hormones, livrée à elle-même, ignorant tout de l'existence, expérimentant les zones érogènes du bien et du mal, s'infligeant la douleur de n'être plus qu'une étoile dans le cosmos Hellfestien, avec l'euphorie de découvrir au gré de l'exploration sonique la joie commune de participer à un instant mémorable, se tue d'elle-même quand l'immensité d'OPETH s'élança paisiblement sur scène, avec un Mikael Akerfeldt aussi réservé qu'un Francis Cabrel poétique période « Fragile ».

Sous le chapiteau Altar, les suédois étaient toujours aussi appliqués et minutieux dans leur rendu sonore, avec cette pleine prestance ésotérique dans leur retranscription progressiste et psychédélique. Depuis la translation musicale qu'Opeth a choisi de prendre en chemin de traverse, nous traversons les seventies hippie, charmés par cette pacifique trilogie  « Pale Communion », « Heritage », « Sorceress ».

La nuit recouvrait son linceul de noirceur et la musicalité d'Opeth éclairait mes songes dans la tenue spectrale de son explosion interne.


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La douceur émanant de leur dernier opus « Sorceress » y dévoilait le charme que l'on prête à cette phrase de Charles Baudelaire : “ L'air est plein du frisson des choses qui s'enfuient.”

Amenant à un couple de s’embrasser fougueusement pendant que l'élégance charnelle de la musique en diffusait la douceur. Le jeune homme n’hésitant même plus à palper du nichon que l’on pouvait imaginer sans encombre comme étant lourd et empâté. La donzelle commençait à se frotter le pubis contre la cuisse de son masseur avec l'ostentation et une impudeur cap d’Agdesque avec laquelle nous participions bouche-bée, et aussi excité que surpris. Ils auraient baisé devant nous que l’on n’eut bougé un cil devant l’innocence d'un tel spectacle d'amour fugace. Les tourtereaux se sont arrêtés de se bouffer la langue quand le groupe a entamé la fin du set sur le titre « Deliverance », mettant un terme à un set de Death Prog à la vénusté symptomatique de la discographie élégiaque des suédois.

Un groupe devant moi portait cette insalubre manière vestimentaire de travestir leur passion de mélomane en une vision pittoresque et caricaturale, et pourtant il jouissait, oui je les entendais ronronner de ce plaisir que les chats éprouvent quand ils reconnaissent cette quiétude des profondeurs, la même que ce groupe était en train de faire hurler en chacun de nous.


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Puis des garçons mélancoliques ont décidé de faire exploser les couleurs, d'extirper des émotions de leurs tripes, et le résultat fut grandiose. ĐĒΔ₣ĦῈĂѶĔŊ à la Temple nous a fait rugir et planer avec leur post-black.

George Clarke, le chanteur au mimétisme pédant issus de l'énergique Dennis Lyxzén de Refused, transpirait cette énergie de feu outrecuidante, que l'on nomme d'aura et qu'une rareté d'être sur terre possède.

Le chant déchirait la nuit, faisant éclater un tonnerre blastique sur un brouillard mélancolique de guitare black/pöst-Hardcore. Olympien inoubliable à cette apothéose du saterday night fever, le groupe agissait en formation serrée, et le dénuement sonique faisait perler ses traces d'écorchures à la contusion profonde.

Inondant les corps d'une saveur à l’amertume ultime pendant les terribles gémissements sombres. Le rayonnement du groupe explosait sans cesse en une déflagration somptueuse, faisant gicler ce tourment à la surface des choses que l'on entretien en lame de rasoir à l'intérieur.


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Le set était un spectacle brûlant de désirs inassouvis, où le décharnement avait cette subtilité romantique que les gothiques instrumentalisent à des fins sadomasochistes, avec lesquels on se questionne sans fin. La vie serait elle une lente agonie ? Ou une poursuite subtile vers l'indicible fureur de vivre ?

Le groupe en traduisait l'ambivalence mystérieuse, et souvent se porte ainsi à la critique.

Pourtant Deafheaven n'est pas un groupe tendance, mais dernier cri. Il a sodomisé le trve Black MétAl avec la puissance organique et stimulante d’un bouleversement sonique libérant l’émotion pure. Il y avait une telle cassure entre ce groupe et l’austérité de l’apparence des trves, tout autant que l’åridité sonore du black rupestre, qu’elle permettait de défaire la perplexité envers ce style musical et de son imposante ørthödoxie.

Ayant brûlé la chair de son public jusqu'à sa consomption à travers sa discographie et une reprise des écossais de Mogwai avec « Cody », le groupe disparaissait et c'est comme si tout l'oxygène de la pièce avait été aspiré.

Accroupis par le poids ineffable du maelstrom sonore, nous étions quelques-uns à savourer cette période de latence bienfaitrice, afin de permettre à l’esprit de se remettre de ses intenses émotions.


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Le conseil du jour : Ne passer plus votre temps à essayer de retrouver vos ami(e)s, profiter de l'instant présent pareil à des êtres illuminés, il y a un groupe qui se produit devant vous, et donne tout de son art.

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Sans faire de transition récréative au cliché tenace, souvenez-vous que Sid Vicious, le bassiste des Sex Pistols, avait à l'époque convaincu de sa proximité avec l’insolence de son sarcasme, en disant : « Je ne pisserai pas sur Keith Richards même s’il était en feu. ».

Pour corroborer à sa sentence, je me sentais dans cette douce soirée assez épanoui pour annoncer que ça sentait la pisse de vieux près des Mainstages, et que par conséquent j’en concluais comme un jeune con, que les pépés d’AEROSMITH avaient dû bazarder leur hard-rock sleazy en bandant mou du manche. En me renseignement auprès de la source infalsifiable des gueulards du comptoir, il me fut rapporté que pour leur fausse tournée d’adieu les amerloques avait sorti les breloques de leur discographie pour étourdir l’assistance.

Après une enquête exhaustive auprès d’un panel représentatif du public d’Aerosmith et des amoureux de Liv Tyler, les sleazers étaient convaincus du show en tournicotant la langue 7 fois devant leur bouche comme un Mick Jagger sous codéine, alors que les estivants ne se prononçaient pas outre mesure sur la prestation qu’ils venaient de voir, et attendaient le plus sagement possible le show d’Aerosmith. Quant aux spécialistes de la presse dite libre, ils avaient ce trait d’humour gaulois que la pudibonderie campagnarde m’empêche de vous en livrer la teneur.

Dans un tout autre excipient qui permet de dissoudre l'attention, mais tout aussi intéressant à savoir : On peut aussi visionner peinardOs des lives via arte - HELL-FUCKIN'-FEST !


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Ok, maintenant basta le rêve éveillé.

Il ne faut pas croire que tout est rose au Hellfest, il y a ceux qui vivent ce festival à 100%, ceux qui y survivent à 200%, puis d'autres qui le subissent à cause de 2% de saloperie de #-[@ */¤° à la con.

Mon seul désir au Hellfest est musical, j'y attache une importance capitale, et entraîne dessus un érotisme platonique et une correspondance physique intérieure. Mais il en va différemment pour d'autres.

Comme beaucoup j'ai été choqué d'apprendre certains agissements explicites de la part d'un ramassis de chiens galeux venu renifler, tâter des culs, doigter avec le mépris misogyne, exsudant une pulsion maligne et un dédain viril à leur rapacité.


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Et oui, il existe des personnes qui expérimentent une vision de leur désir pulsionnel comme étant une réalité commune pour tout le monde, mais ce n'est qu'un vision subjective, teinté de leur point de vue. Il y a un tel changement sociologique désormais que la mentalité n'est pas exempt de l'orientation inquiétante qui s'installe dans le festival. De la sorte qu'un nombre restreint mais néanmoins opposé à la nature initiale du festival s'est engouffré de manière hostile dans le jardin d'Eden, avec l'immoralité de penser que si les femelles s'habillent avec l'outrance rock'n'rollienne, elles sont par conséquent désireuses aux palpations, et seront encore moins farouches avec le diable au corps.


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Suite à ce constat se pose les questions suivantes pour le Hellfest qui jusqu'à lors n'avait pas lieu d'être :

- Est ce que les femmes peuvent se libérer de la marchandisation de l'image de leur corps réduit à leur simple appareil génitaux qu'une grande majorité des médias institue/insinue ?

- Peuvent-elles librement être à l'abri des excès copulatoires des pointeurs du pit, des violeurs de slammeuses, des clébards renifleurs de cul itinérants ?

La violence sexuelle est inacceptable et n'a aucunement sa place. Cette idéologie de la débauche libérale signale sa limite, et marque un arrêt dans l'image positive du Métal et de son désenclavement par le Hellfest.

Victime de son succès, le festival engrange une population absolument néfaste à sa pérennité.


Que la Force du ♀ Grrrl Power ♀ soit avec vous.



FIN DU 2EME JOUR.


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Dimanche 18 juin et dernier jour de rédemption, prière de ne pas être sectaire.


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Sous chapiteau de scène le sol c'était Paris-Roubaix mais avec des cailloux ( qui a dit papier/ciseau ? ).

La fatigue était générale et il était assez aisé d'en constater la mention sur des visages émaciés.

On n'était pas indemne de courbatures non plus.

Il faut parfois du temps pour s'en remettre physiquement, et la descente post-Hellfestienne n'est pas un mythe. Ils sont nombreux à avoir le blues, et du mal pour remettre les pieds sur terre après avoir brûlé sous-terre Hellfestienne.


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Une fois le "The Thrill Is Gone" de B.B.King disparu, nous étions dans le par-terre de la Warzone, il y flottait cet air dévastateur bien connu des amateurs de Hardcore cossu.

Abrasif et sans concession avec la surpuissance de leur HxC 90's, le quatuor libérait son instinct sonique comme on lâche des lions enragés dans une arène.

Les hurlements se faisaient durs, la musique lourde percutera les sens de façon frontale, laissant en suspension dans l’air ambiant une âcreté sonique pestilentielle, résultant d’un set fielleux et intensif.

HARM DONE a fait honneur à sa réputation chaotique et au désordre explosif qu’il infuse depuis son premier E.p.

K.O au 1er round


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Sortir du Ring en entier et passer à autre chose encore tout tuméfié, rien de tel qu'un divertissement pour se remettre les idées en place.

Souvenez-vous, le dimanche à Bamako il se passe des événements maritaux, un couple de cécité l'a chanté avec la crédulité d'un sourd alors que l'on eut préféré qu'ils soient muets.

À Clisson pour l'appel du 18 juin il y avait un métissage de Stoner créole, d'africanisme doomesque, d'heavy soul funkadélique, de psychédélique Hendrixien avec son contraste de couleur musicale progressiste.

VODUN y prêchait la musique noire pour chapelle blanche avec son mood The Bellrays aka Slo Burn VS Captain Beefheart. La formation en trio permettait d'étendre son punch, surtout avec le duo de griot grrrl en la personne d'une batteuse pugnace, et d'une chanteuse possédée par un grain vocal gospellien et d'un sens des percussions.

Le guitariste a pris soin d'affiner les sens devant un public conquis. La chaleur d'Afrique subsaharienne rendait le culte vaudou en corrélation avec un mélange d'insolation et de bestialité.

L'ensemble a su trouver le ruisseau de feu qui mène le cortex à célébrer l’inattendu brasier qu’offrait un tel set démoniaque, jusqu'à ce croisement maudit où le diable marchande l'âme du voyageur mélomane avec cette eau de feu sonique.


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Ouvrons une parenthèse vers le sujet vestimentaire à présent.

L'artifice du déguisement a joué au début de l'aventure pour apporter au festival une sympathique image de socialisation, certes différente mais acceptable pour ne pas effrayer l'honnête gens du pays Clissonnais des hordes de métalleux à la solde du diable. Désormais cosplayeuses et fêtards au syndrome de Rémi Gaillard envahissent l'espace, en y saturant leur narcissisme jusqu'à lézarder l'esprit initial du Hellfest : Un festival fait par des fans pour des fans !..DE MUSIQUE doit-on le hurler suffisamment.

Bon trêve de brève musicale, le truc le plus important du week n'était pas un groupe de death rimant avec amputation, mais avec hydratation.

La chaleur pour les habitants du dessus de la Loire fut accablante, le thermostat voisinait entre la cuisson d'un gâteau aux pommes flambées à l'armagnac et à celle d'une garbure cramoisie. L'apparition spectaculaire de nombreux bronzage agricole ne sera pas étrangère à un comique de répétition absolument désopilant, et pour une fois après le Hellfest, les pharmacies auront à plaisir de servir des prescriptions de dermatologues, avant celles des Oto-rhino-laryngologistes, des gastro entérologue, et d'apporter de précieux conseils pour les nouveaux adeptes de la confrérie des AA.

D'ailleurs je n'ai toujours pas vu un gars avec le logo des Alcooliques Anonymes sur une veste à patches, je ne perd pas espoir tout de même, il y a de quoi faire...


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Rappel capital pour la brûlure solaire : pour enlever le feu avec une prière magnétique il y avait WELICORUSS et son Black pagan symphonique, en provenance du froid de Russie. Brrrrrrrr !

Le groupe a joué avec des peaux de bêtes à 12h00 sonnante et trébuchante, au point qu'un gars avec une quantité exorbitante d'alcool de feu se demandait avec l'ivresse qui était la sienne comment c'était possible. Éméché comme une ronce de Novgorod (Нижний Новгород) il passait et repassait en titubant jusqu’à trépasser.

Une fois au sol il resta avec les bras en croix dans cette posture de crucifixion inversée que les blacks métalleux glorifient avec ostentation. Nostalgie, patriotisme, devoir de mémoire, amour de la nature et le respect des traditions païennes, bravo ma couille : Skål !

Tout y était, comme la prestation du groupe, mais bizarrement tout était creux.

Maintenant si vous le voulez bien, parlons franglais à la recherche de Monsieur moustache le cool stoner.


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Quand THE VINTAGE CARAVAN a fait son Hard 'n' boogy rythmé, nous avons atteint ce fameux quatrième parallèle qui rejoint l'esprit Woodstockien ressortant sa Cream, son Rory Gallagher en autodidacte du blues-rock, et le cuir 80's de Thin Lizzy.

Conjurant le bien nommé triangle équilatéral psyché/blues/stoner le groupe a délivré un fuckin hot show, hyper catchy it's so fuckin' deep and....heuuuuuuuuu merde alors !


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Le trio a apposé sa puissance sonique en un roulis boulis pétaradant, que le béotien fan d'AC/DC ingurgitait avec la même facilité déconcertante que celui de Kadavar.

Le public a sollicité le band, qui a su tirer profit de l'intérêt porté par son raffut et ses chorus détonants, avec cet enthousiasme unique que l'Islandais détient quand il sort de son isolement hivernal et qu'il prend son premier rayon de soleil.

C'était à l'opposé du rock'n'roll périmé de nos vieilles canailles de Jacques Dutronc, Jean-Philippe Smet et Claude Moine.


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Pardiiiiiiiiii, par contre, ne jamais confondre ce groupe avec les cultes SPIRIT CARAVAN (sans moustache), car The Vintage Caravan à côté c'est des rigolos.

C'est marrant parce que les gars de GHOUL, eux, sont des prestidigitateurs de l’intelligence, leur matière grise se transforme instantanément en purée imaginative à gaz hilarante, et ceci juste par la pensée, c’est absolument incroyable nan ?

Pourtant nos plus imminents scientifiques se vont chier à vouloir chercher de l’eau sur Mars (alors que tu n’as qu’à ouvrir le robinet connard tu verras ça tombe direct), à la place ils devraient plutôt étudier ces spécimens hautement plus étonnants.

D'autant que le groupe a surproduit un show fantasmagorique, emprunt de cet esprit T(h)rashcore à la sauce ricaine. Si tu connaissais tes références cinématographiques, et tes classiques musicaux, tu as bien dû te taper la panse avec ce mélange de Gwar sauce pimenté et de The Dwarves pour l'esprit punk cartoonesque bon enfant.


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Doté d'un humour sauvagement tapageur et régressif, voire même carrément anarchiste, le foutraque et la dégénérescence de spirit de la Troma Entertainment y faisaient salle comble. Nous avons eu droit à la démence des pires bobines de film d'exploitation de bas étage, chaque interlude entre les titres était un prétexte à narrer une histoire. Bah en fait c'était surtout pour sulfater du sang sur le public avec toutes sortes de projectiles, et la correction juridique d'un Judge Dread.

De très beaux costumes ont démontré l'absurdité gore et grand-guignolesque d'une critique du rêve américain et de ses codes, jusqu’à en dénoncer son paroxysme dans l'excès. Car ce qui caractérise Ghoul c'est l'excès en tout genre. La démonstration y était sans équivoque, tant sa faculté transgenre à manier la contre-culture et sous-culture, que par son respect du genre et de sa punk attitude. Le public était ravi d'autant de connerie matinale.

Non mais vraiment quoi !


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•⁞₪…Changement radical de dimension intergalactique…₪!•

Puisque dans la pénombre de la scène, les membres de REGARDE LES HOMMES TOMBER s’étaient postés avec la froideur du tireur d’élite, et déjà l’adrénaline montait dans les tiraillements des cris exacerbés de l’assistance. Le peuple de l’ombre se tenait en joue devant le peloton d’exécution, puis la noirceur a surgi avec autant de violence que l’amas d’acier sonique déferla sur les corps s’agitant de spasmes, tous criblés par la vibration intense provenant des enceintes, et l’on crut entendre dans tout ce brouhaha le rire fulgurant du diable lui-même.

La sensation d'une chute libre persistance puis d'une réception avec la tête la première dans les profondeurs de la noire mélancolie menaient à un état d’ébriété sonique, aussi intense que la fureur chaotique la plus froide que le combo disculpa avec pétulance.

S'ensuivit une ovation du public pour cette tornade de Black et de “Cette beauté, sombre comme le fer, Est de celles que forge et polit l'Enfer.” Charles Baudelaire.


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Alors qu'une partie de la population se déplaçait, l'autre à mobilité réduite déménageait son suréquipement de matériel de survie, de camping, de technicien de réalisation, etc... En augmentant la capacité de leur emplacement pour installer tout leur barda comme un militaire son paquetage.

Dans ce foutoir, CRIPPLED BLACK PHOENIX s'est étiolé dans la mise en abyme de ses prétentions artistiques, avec un mélange de post-rock atrabilaire, de rock indé pessimiste teinté par un gros son à l’avenant d’une prétention représentative de sa parade masturbatoire.

Ce qui a posteriori soulignait avec brio l’apparence de briller en un one shot providentiel.

Parfois une fine lumière venait à percer le linceul de cette musique méditative, à l'onirisme soporifique. Même si il avait la capacité de s'accrocher au rock pour conserver sa part, le rendu global a peiné par un son brouillon, rendant bancal ce spectacle livide et un groupe surestimé.

Le public était perdu dans son songe et son hésitation à flotter dans cette musique modérée.

La moralité d'une telle descente d'hormone c'est que bien souvent elle est à confronter avec le terrifiant levier ressenti avec d'autres groupes. Car sous le contrôle de cet ordre descendu des cieux pour corrompre les hommes au châtiment de la damnation, notre présence n'est uniquement propre à entendre le « Burn, burn, burn, ring of fire ! » de Johnny Cash.

Avec ce set la seule chose que j'ai trouvé, c'est le temps long.


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Nous quittions la Valley dépités, traînant les pieds en soulevant la cendre terreuse d'un sol rendu poussiéreux par le passage incessant d'une cohorte d'enragés de la foudre sonique, et par une chaleur étourdissante.

Essayant de se détacher de cette déchirante impasse interactionnelle il fallait se rappeler que malgré le combat quotidien pour survivre, même en ayant plusieurs balles dans le barillet existentiel, vous n'avez qu'une seule vie pour la défendre. Convenir que l'inattendu ne nous attend pas, et qu'honorer sa vie n'exige en rien de la sacrifier sous quelque forme que se soit. L'importance étant d'être acteur de sa vie et non un figurant. pour ne jamais caler l'attente des autres sur la sienne, et puis enfin de pouvoir poursuivre la quête de ses rêves,...de ses intuitions.

Sur la scène de la Temple il y était positionnés des amplis oranges, avec les yeux peints en noir †GHϴSŢ BĂTH† s’est avancé pour percer à jour son black dépressif, et le porter à bout de bras. Son chanteur portait un shirt de Van Halen, là on ne savait plus où l'on en était ?!?

Le groupe commença à étendre la puissance noire de sa musique avec la délectation d'ouvrir les âmes, car elle trouvait toujours un moyen pour provoquer un désordre incroyable.


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Au-delà de l'amer il existe un pays aussi beau que la folie, répandant un océan de tumulte. Pour en être habité de partout il fallait se laisser consumer et mourir à petit feu. Une fille faisait valdinguer le voile de sa tignasse ténébreuse, lequel dévoilait par concomitance un regard sombre et immobile, que la noirceur de la musique sur scène faisait tonner en une peinture rupestre d’une sauvagerie éblouissante.

Notre monde vrillait sous les blessures de Ϫ Ghost Bath Ϫ à se vivifier de sa beauté intérieure. Leur interprétation permettra de transcender leurs compositions, aussi puissantes qu’élégiaques, et aux corps de s’entrechoquer dans le grabuge tonitruant de la chaleur bestiale sonique, et de celle remplissant de son effluve une odeur putride de vieux campeurs naturistes.

“ Qui regarde à l’extérieur rêve. Qui regarde à l’intérieur, s’éveille.” Carl Jung.


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Oh oui nous étions éveillés. Éveillés par la force de cette formidable alchimie à faire sortir la beauté mélancolique par la fureur lacrymale, avec une férocité palpable pour en découvrir l’onde de choc. Emmurant les esprits dans un tapis de noirceur profonde, et débarrassés de leurs appréhensions, les hommes de Ghost Bath transposaient sur leurs instruments le hurlement en plein jour que les loups explosent la nuit entre meute rugissante. Le cœur palpitait et se soulevait dans cette vitesse vertigineuse qui arrive pendant le précipice ascensionnel d'une montagne russe.

La musique faisait défiler sa bande annonce furibarde teintée par beaucoup d'intensité émotionnelle, et elle décuplait ce set dans la pureté d'une félicité absolue. Complètement accaparée par ce petit miracle de la vie qui porte en lui la beauté et submerge l'émotion, la sphère romantique de Ghost Bath faisait résonner les versets d'Arthur Rimbaud avec insistance, là, où...“Les nuées s'amassaient sur la haute mer faite d'une éternité de chaudes larmes.”...Et ressortent enfin à la surface des choses.

Tumulte, fureur, mélancolie ténébreuse, comment y résister ?


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Mes larmes sont apparues, sans aucune gêne.

Naturelles tel un ressac bouillonnant, elles descendaient doucement en un flot continu et ininterrompu d'un ravissement d'extase.

La foule sensible à son intuition composait son adoration pour le set, et pour ce groupe à déverser la puissance émotive comme une âme galopante se répand en une lumière mystérieuse.

Car on ne peut concevoir aucune beauté qui ne porte en elle la tristesse. Le monde de Ghost Bath est un miroir mélancolique qui renvoie à chacun l'image de son propre reflet sombre. C'est par lui que le groupe engage l'acharnement de sa transcendance sonique dans les chemins de l'esprit, et achemine au taciturne d'éprouver l'éloquence impétueuse vers le sensible.

“ La musique si on lui fait confiance elle vous mène là où vous n'êtes jamais allé. ” Elvis Constello


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Choqué, étourdi, par l’accoutumance émotionnelle que Ghost Bath venait de déclencher en un désir crucial qui vous transperce par sa seule évocation, le chemin vers la Valley apparaissait lointain.

En plein brouillard sensoriel, les transalpins d'Ufomammut agitaient leurs sonorités psychédéliques grasses et lourdes pour un set magnétique. Le trio abattait dans chaque accord mélodieux les vices et les formes d’un Slime sludgy aussi ardent que dévastateur, capable de faire comater avec son trip psychotrope.

La trivialité tournait pourtant dans un vide creux, jusqu’à ce que la seconde moitié du set déracine davantage de gouffre sonique afin de terrasser le public vers l'hypn()se sensorielle et une bonne épaisseur de Sludge.


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En nous dépatouillant du magma des italiens, il nous fallait au moins une sorte de translation musicale suffisamment folle pour que le cœur reparte.

Nous l'avons trouvée dans cette branche de l'innovation sonore exacerbée que CANDIRIA pratique.

Le band a interloqué par son son clair exempt de saturation, et l'authenticité de son audace musicale imprévue par son contraste haut en couleur, à haute teneur pluridisciplinaire. Incisant cette bizarrerie complexe autour d'un jazz/hardcore/métal/rap sur des compositions surprenantes, les structures rythmiques périlleuses affolèrent l'oscillographe interne de chacun.

Il faut reconnaître que l’anomalie sonique du groupe est physique à vivre, et se relie à la monstruosité visible d’éléphant man.

On a devant soi un monstre protéiforme dont on est incapable de voir autre chose. Pourtant derrière le masque il y a une sensibilité dans cet entrelacement musical chaotique, à la limite de l’inaudible, et elle se révèle comme la bizarrerie des comportements humains en état de stress ultime. On sait qu’il y a un danger, mais l’agitation attractive est telle que l’affolement ressentie en bouleverse tout sur son passage.

Un set fourni, comme un épisode de TV On The Radio AKA Faith No More, et dans tous le sens Dilliger Escape Plan du terme, et de son complexe de matheux, pigé ?


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Aucune importance si tu n'as rien pigé...

Décalons maintenant le curseur vers la photographie, car heyyyyyyyyyyyy, si il te vient à l'idée de regarder des photos d'amateurs prises au Hellfest, tu constateras qu'il y a du changement, parce que si avant tu voyais logiquement des groupes à profusion, et accessoirement des gus déguisés en préservatifs usagés sur une frite de bain au milieu d'un concert de pagan festif, ou de thrash punk fulgurant ; Aujourd'hui tu as une tête de Pikachu dresscodé façon metal en selfie partout, et surtout où ce n’est tellement pas l’ambiance, ni l'attitude à adopter.

Sérieux cette époque narcissique et de beauferie accablante de bêtise irrespectueuse est incroyable. Non mais sérieux tu crois que quelqu'un en a quelque chose à foutre de ta gueule devant la prestation de Suicidal Tendencies ? Si t’étais vraiment quelque chose, tu serais sur scène non ?

Les festifs imposent trop leurs contraintes, et cette société ou faire le Buzz est devenu un faire valoir, une vérité biblique, leur donne carte blanche et acces prime-time.

Merde & va chier à rabat-la-joie !


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Toujours plus loin dans les profondeurs de la grotte à Captain Caverne...Les vieux de PENTAGRAM ont bourré les fans de Red Fang qui attendaient du stoner alors qu'ils n'auront eu que du vieux doÖom heAvy.

Pas compris sur le coup, mais pas de chanteur Bobby Liebling ?!? (nota : Problème de visa, cure de désintox, le gars a quitté le groupe ou s'est fait virer, tu choisis on n'en sait rien), le groupe était donc réduit en formation trio à la Valley pour en assurer le show must go on. BoÖon pas grave hein, on a gardé les envoûtantes atmosphères Black Sabbathiennes, précipité des chorus endiablés en improvisant suffisamment pour faire tourner le bœuf musical à la broche heAvy.

Conséquence inévitable = Les quadras/quinquas retrouvaient leur jeunesse, et ils ont sauvagement riffés du air guitar avec les sexagénaires.


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Victor Griffin le guitariste et donc chanteur pour l'occaz, avait sorti un très beau falzar pourpre à lacer sur le côté, mais avec la chaleur et la ferveur outrancière de leur prestation inattendue, le guitariste a cassé des cordes, puis de rage il jeta la défunte à son roadie pour en prendre une autre précipitamment et finir le set.

Sur cet entre-fait le bassiste défonça ses cordes lui aussi par mimétisme rock'n'rollien, puis le batteur jeta un tom avant de quitter lui aussi la scène dans cette combinaison destructrice qui remonte à l'orée des seventies.

Tout comme le parfum capiteux de leur set forgera dans les esprits la rémanence ancienne, mais Ô combien inusable et précieuse de la destruction.


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Pour inverser la courbe et satisfaire de rompre avec le show ancien que nous venions d'assister, il fallait une dissonance.

Conforme à ce caractère divergent, en pénétrant l’enceinte dans le bruissement venteux des palabres du public, entre le coOol du noceur invétéré, le comique troupier prompt à trouver une terre d’accueil propice à tous ses délires, les novices présents parce qu'il y a du monde, et les purs se marrant à l'avance, etc...Les graus allemands d'EQUILIBRIUM sont arrivés avec le groove d'un speudo death munit d'une électro festive. Je ne vais pas vous cacher mon embarras, mais à la vue d'un gars assit sur une licorne gonflable et du bamboche que la musique festive générait, la fuite m'est apparu la seule solution plausible.


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Pitinnnnnnnnnnnnnnn, j'avais à peine tenu un morceau et demi.


Diamétralement opposé à 8 mile de là, avec un ghetto blaster XXL munit de 10 piles LR20 alcalines Ultra Power...

...Les musiciens révolutionnaires de PROPHETS OF RAGE ont tout du all star band marqueté au revival Waaah lourd tes Airmax 90's gros.


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Catapulté en semi-tête-d'affiche à Clisson avec son mood Rage Against The Machine assaisonné Cypress Hill avec les suprémacistes du black power de Public Enemy, la mainstage était bondée, et parée pour les hymnes du rap metal.

Le groupe abattait ses cartes avec les nouvelles compositions tel que « Prophets Of Rage » et «  Unfuck The World », mais pour son développement personnel et pimpé sa silhouette par une sorte de zumba-fitness, le public attendait le revival.

Puis d'un coup : Broters & Sisters, yoOoo, check this out,

Un medley Hip-Hop avec du Cypress Hill (Insane In The Brain, Jump Around...) et Public Enemy (Bring The Noise...). Ouaie carrément !!

Le cheikh B-Real avec le black panther Chuck D au microphone et DJ Lord aux platines ont transformé le pit en une déflagration fanatique des Bomb Squad de Public Enemy.


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Un ping pong entre le band et le public s'installa avec beaucoup d'osmose, de fraternité comme avec un crew du HxC et de ses valeurs.

C'était bien fun en soi d'entendre de la slap bass aussi, un son typique des 90's avec son gros mood nostalgique. La prestation était un poil molle parfois quand même. Mais si, mais si. Morello reste toujours aussi impressionnant avec ses sons de guitares sortant tout droit d'un jeu d'arcade.

Puis il y eu un très gros instant d'émotion (et je pèse mes mots) pendant la reprise instrumentale de "Like a Stone"  d'Audioslave, groupe des 90's dans lequel participait les ex-RATM Tom Morelo, Tim Commerford et Brad Wilk, avec le micro posé sur la scène en hommage à Chris Cornell,

Le si grand, si beau, si talentueux Chris de Soudgarden s'en est allé et le vide qu'il laisse est immense.

Le soucis avec le all star communist band de Prophets Of Rage c'est que chaque membre se doit de laisser son quart d'heure d'expression à chaque étoile sur la feuille de match, et aussi de faire battre le beat à coup de marteau et de faucille. Ce qui explique l'annulation du religieux et conservateur maccarthyste Blackie Lawless du groupe W.A.S.P.

Trois wesh wesh de petit blanc plus loin...


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...Quand les covers de RATM sont apparues, rien, ni personne n'avait prévu une telle folie collective, ni quelque chose pour y faire face. C'était totalement aberrant, et impossible de rassasier une jeunesse insatiable et hystérique au discours gauchiste du siècle dernier.

Paradoxe suprême dans notre époque à l'ubérisation oki doki des esprits dacodac, où chacun est libre d'enculer à sa guise son prochain dans le principe moral de cette génération à la coOol, ultra-connectée sur réseau social AKA compétitivité économique macronienne.

Pour exemple, c'est la première année où j'ai dû faire face à 2 désistements en covoiturage (dont 1 une semaine avant) alors que j'avais refusé la demande à d'autres étant donné l'engagement qui avait été prononcé. Puis une personne m'avait sollicité pour un aller retour, a décliné le retour lundi matin sans me prévenir (je l'ai appris par un autre passager) en me carotant au passage de la participation de l'aller. Cela résume assez bien cet état d'esprit.


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Dans un tout autre intervalle de la perspicacité et du sens de la synthèse, parfois un groupe est capable de faire mourir les illusions reçues en un disque salvateur qui aura servi de propagande, et la restitution en concert peut décevoir. De la sorte que le préjudice engendré devient irréversible par ce genre d’innocence.

On se demande alors si l’on doit se faire le juge impartial lors d’un set mitigé, qui l’est avant tout parce qu’il reste en deçà des attentes escomptées ? Alors que nous devrions être vierge de tout espoir pour célébrer l’instant d’un concert de manière plus impartiale.

Seulement, même isolé dans la sardinade océanique de la fosse, vous faites partie de la masse, et l’attraction des lumières divines de la scène a le pouvoir mirifique de vous dévoiler vos espérances quand l’entrain fédérateur autour, vous noie littéralement dans son délire. C’est la force d’une houle, l’attrait embrigadant d’une foule.

Une jeune fille assise sur les épaules s'est retrouvée instantanément désarçonnée dès que sa monture cru possible d’aller au plus près des émeutiers. Quand le groupe a bazardé Bombtrack en dernier titre, elle avait disparu des écrans de contrôle dans le désordre colossal d’une houle gigantesque.

L'assemblée générale était bienheureuse d'avoir partagée la même rage des musiciens révolutionnaires de Prophets Of Rage, tout en dansant la révolution marxiste made in USChina comme Booba et son lyrics: « J’ai vu l’avenir dans un bol de riz ».


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En comparaison après cette bourrasque à faire sauter un cracker à vingt centimètres en dessous d'un panier de basket-ball, le heAvy ancestral de METAL CHRUCH piquait les oreilles par sa dissymétrie sonique. Pourtant qu'elle classe, tant dans l'exécution musicale qu'au chant.

Le public dans la fleur de l'age était pénétré par l'aura musicale du groupe...Heyyyyyyyy du heavy à l'ancienne mec !


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Que les choses soient dites et limpides une bonne fois pour toute, il n'y a pas que des Deadpool, Spider-cochon et autres super-héros au Hellfest !

Il y a aussi ce justicier en spandex tigré, ce heavy métalleux qui ne se sauvera jamais du burlesque dont témoigne sa tenue vestimentaire, et avec laquelle il entretient un rapport contigu avec la dualité de l'homme: L'un éveillé dans les ténèbres qui se fait braise quand il tombe et incendie quand il se relève ; puis l'autre assoupi en être de lumière, libre.


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Voir la lumière s'étendre au Hellfest est magique, surtout pendant que la nuit commence à agiter ses spasmes maléfiques dans un soleil couchant luciférien. On y voit la populace fourmiller en tous sens dans ce paysage fantasque qu’un peintre de la renaissance aurait confectionné avec soin, y mêlant la beauté sombre d’un crépuscule naissant et des âmes grouillants sous le jour d’un plaisir sans fin.

Cela va apparaître insultant maintenant, mais il y a des gens hermétiques au black progressiste d'EMPEROR. C'est mon cas, un excès de sébum musical m'a toujours tenu extérieur au prétention louable du groupe, et le point noir de cette performance c'est justement mon incapacité à apprécier leur musique. Mais pour les purs du groupe, Ihsahn dégorgeait des solis pénétrants et des vocalises sombres.

Les norvégiens attisaient le fiel dans cet idéal de saturation sonique, au point que les touristes réagissaient par la survie en fuyant à grandes enjambées face à leur propre incompréhension. Les fans, eux, ingurgitaient la lumière noire avec la gloutonnerie tenace d’un crève la faim.

J'ai trouvé le set très figé !


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A deux pas de là juste après, nous attendions patiemment comme des ancêtres qui ne verront jamais plus la lumière.

Accompagné par un synthé, Ω CORONER Ʊ a produit un set de classe incroyable. Munit d'un batteur de compet, d'un bassiste de compet, d'un guitariste au feeling unique et au génie superbe, la litanie musicale des suisses ajourait de son auréole crossover l’offrande délicieuse que les âmes noires contemplent en s’illuminant de soumission aux caprices mortuaires.

Coroner gerbait son anathème avant-gardiste du metal-dark comme on recouvre une tombe fraîche avec la fougue de la faucheuse.

Sous un amas de poutre métallique de riff, le quatuor nous a molestés de son talent. Si le séjour dans l'enfer Clissonais suggère d'écouter à satiété des styles de musiques sombres à forte pénétration auditive, nous nous délections de ce set somptueux, en planant les yeux fermés, à savourer un métAl progressiste catapultant des boucles rythmiques incendiaires de brasier pachydermique.


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Autre cri, autre mœurs, autre-chose...

Depuis la nuit des temps l'homme ritualise ses croyances et en libère l'acte par le chant, la musique, la danse. Laisser les corps épouser la musique pour en fluidifier la noce, c'est ce que PERTURBATOR a réalisé.

En fait c'est juste un gamin qui fait danser, et peut-être très certainement évite de tourner en rond. Ce qui dans un festival métOl où le circle pit est reine de bal, fait débat de comptoir.

Bénéficiant d’une onction maléfique comme attraction de frivolité pour l'un des derniers concerts du week, Pertubator est un artiste contemporaine susceptible de vous émouvoir dans le cas évident que vous appréciez la musique concrète. Son live a pu apporter la preuve tangible que la célébration Acoüsmatique avait lieu d’être vénérée au Hellfest, même après le passage des émulsions sataniques tel que Linkin Park, Apocalytica, ou Deep Purple.


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'Pertubator' endocrinien dans cette faculté de s’immiscer dans les codes occultes, ce fils de deux rock critic connaît le son des platines et apparaît comme un microbe faisant germer les spores d’une musique synthétique à la beauté dark. Des basses hyper fat, des lights stroboscopiques, une synthwave lourde et plombée, permettaient amplement à l’assistance de tomber la veste patchée pour offrir à leur corps défendant, l’exaltation de rugir de vivre sur le dance-floor et même après minuit, sans qu'un esprit de l'enfer Hellfestien se transforme en Gremlins.

Pertubator était un dérivatif qui a fait rentrer dans la danse les fans d'Emperor, Slayer, Maiden, Marduk, Albator, littérature Elfique & co dans ce brasier euphorique que légitime ce style musical de synthpop spleenétique, pour la communauté underground du très haut débit, et sans qu’une once de pensée négative vienne perturber le charme de cette troublante réapparition spectrale du brouillard musical de Carpenter, à tendance eurødånce.

Le DJ a perturbé de ses tubes digestif musicaux la Temple beat move your feet to the Rhythm of the Beat, il paradait dans sa suprématie musicale en faisant dégorger de râle une assistance folle, rendu aphone par ses cris libérateurs de foutre Nëw-wåve et de sound sønique.


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Échaudé par cette effervescence, il ne fallait pas perdre son sang froid puisque suite à un accident de bus pour leur tournée européenne d’adieu, c'était l'ultime set des gars du New Jersey de THE DILLINGER ESCAPE PLAN.

Le groupe épileptique a dézingué le pit avec ses structures aliénantes. La bousculade attisait les énervé(e)s dans une danse anarchique, relevant sans peine l’idée folle que l’on peut avoir la première fois que l’on assiste à un concert à la Warzone.

Ce territoire où le décor pénitencier peut surprendre de prime abord par sa teneur opprimante. Et pourtant, c’est très certainement dans ce secteur où l’iroquoise statufie sa punk attitude que le comportement échappe à la candeur stoïque du black métalleux. Vous y verrez les débordements outranciers d’une population libertaire épouser les formes les plus rocambolesques de l’insoumission. Souvent proche de l’implosion, le hardcoreux y fait proliférer la rage de sa loyauté dans une chorégraphie de moine shaolin, et tous autres ersatz d’autodéfense en permettent la survie.

Loin de la zone des hostilités, le set de TDEP fut actif, et le groupe écharpa sa discographie avec euphorie et jubilation. Les saccades du groupe rugissaient, et elles ont fédéré une saveur particulière pour mettre un terme à cette 12 édition, teintée par la mélancolie en se terminant sur un larsen.


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Abreuvé par autant de sang sonique à profusion vampirique, le festivalier qui vient la première fois se demande à la fin du week-end si au-delà du cénacle Hellfestien, la vie recouvre le sens de cette suspension alors qu’il est mordu par le virus de cette douce folie ? Mais la vérité c'est que le Hellfest ne nous appartient pas, qu'elle légitimité aurions-nous dessus ?

Le festival au plus grand budget de France, 19 millions d'euros, a vendu 55 000 billets par jour (359 billets de plus qu’en 2016). 800 techniciens, 3500 bénévoles ont participé à cette édition la plus chaude depuis le Fury Fest 2003. 25% de femmes au fest contre 10-15% au début. 20 MM € de Chiffre d'affaire dont 1,4 million de bière vendu, soit 350 000 L.


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Autre fait marquant, c'est cette théorie conspirationniste du grand remplacement qui s’accentue au Hellfest.

C'est quoi cette théorie ? Et bien c'est un processus de substitution de la population sombre de l’underground qui serait remplacée par une population blanchie par la pop-culture. Hellcity étant devenu la ville à l'intérieur du festival, et cœur de cible des marques de la communauté Rock'n'roll bohème friendly issue de la société du spectacle. La mutation suivrait donc son cours, avec des codes, des règles qui évoluent, et des temps qui changent, alors serez-vous suivre le nouveau monde ? Le Hellfest 2018 sera décalé aux 22-23-24 juin.

Mon conseil du jour au sujet du grand remplacement : La connerie c'est comme la prose de Monsieur Jourdain dans le Bourgeois Gentilhomme, non seulement tu ne sais pas que tu en fais, mais en plus tu en racontes tous les jours.


Pour en finir avec l'examen de conscience et en venir à la critique de la programmation des groupes, comme quoi il y a trop de mainstream, trop de hipster, d'emo-black, d'electro, et puis...


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...Franchement rien à foutre de ce que les puristes proclament. Forcément il ne faudrait pas en arriver à un statut de Vieille Charrue, mais on en est très loin, faut pas exagérer, surtout que l'on peut encore faire de très belles découvertes, et assister à des concerts de groupe dont la venue dans l'hexagone est rare.


En guise de conclusion, n'oubliez-pas : La musique diffuse une vibration émotionnelle, et chaque réceptacle humain réagira de manière différente et parfois disproportionné à cet impact. Si cette musique agit en toi, ne te pose pas de question identitaire, fais-là vibrer autant que possible, laisse-la faire rejaillir ce que tu es.


FIN DU HELLFEST.


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