WALLABIRZINE

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samedi, janvier 5 2019

XMAS PUNK ROCK PARTY


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Il n’y pas que les huîtres qui bénéficient d’une hutte pendant les fêtes de fin d’année.

Depuis la fin de l’automne, sur certains ronds-points de l’hexagone des agitateurs fluorescents abritent des revendications légitimes pour une meilleure redistribution des richesses. Jusqu’à ce que cela soit même devenu violemment  fort embarrassant pour le pouvoir Jupitérien en place. Ces minions tout jaune et de colères noires, sans étiquette politique, nous en croiserons le long de la route, leur capharnaüm résidentiel s’est même étoffé d’éclairages festifs pour la trêve hivernale. Je pense que le Macronisme n’a pas le cul sorti des ronces parce que ce n’est pas près d’être terminé, ils en forment une ribambelle d'apprenti.es dès le plus jeune âge désormais.


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Au fait, le logis d’une huître s’appelle la bourriche. 

Nous arriverons dans la voiture familiale de Junk cacahuète & jus d’orange en constatant que le parking est plein. Cette soirée placée sous l’égide Xmass Punk Rock Party par l’asso Pollux se matérialise dans la maison de quartier de Ranteil, aux portes d’Albi.

Une MJC (Maisons des jeunes et de la culture), mais ouaie Dude, carrément,  comme à l’époque où la diffusion culturelle était de concert avec l’unité et la complicité de la scène, la connexion et la socialisation au genre humain. Depuis, ce genre d’institution possède la même obsolescence programmée qu’une machine à laver.

Pollux a pris le bâton de relais en main, comme celui de pèlerin et à l’intérieur sa team a pris soin d’apporter sa décoration oldschool avec des affiches des prochaines soirées.

La pièce est rectangulaire et le public a répondu présent puisque c’est complet, son mode de pensée est orienté vers la vacation de fin d’année avec l'espérance d’une nouvelle année florissante au triptyque santé, bonheur et un ticket pour l'Xtremefest. Une mezzanine nous permettra d’installer le matériel en toute sécurité pour filmer les concerts. Vince Musclor Gym Tonic est au pilotage, c’est en quelque sorte son baptême de l’air, et rien ne va se passer comme il se doit, bien entendu.

Pour rappel : Dans spectacle vivant il y a un adjectif qui indique une probabilité de circonstances imprévues, aussi raffinées à vivre l’intensité qu’une embrassade gênante.


bisous

LAME SHOT est le premier punk rocker à dégommer les enceintes. L’ensemble du WallaBirZine est fan de leur dernier opus en date, nous étions donc aux aguets afin d’entendre pour notre première fois le rendu live.

Mr Moustache à la guitare rythmique est en kit main libre, puisque le désormais célèbre chanteur de Charly Fiasco est exégète dans Lame Shot, il batifole en papillonnant. Jules le batteur est lui aussi Charly et se gargarise tout le long du set d’une fluidité sans l’ombre d’un fiasco, Charly je le rappelle. Enfin, tout est relatif, il y eut un petit réglage au début avec le pied d’un tom basse qui a joué des siennes. Le bassiste est nouveau, il a dû être repérer via google map Castelginest et auditionné sur le site de rencontre qui privilégie le sucre sonique, car sa rondeur musicale s’enrobe de cassonade punky. Déjà qu’il y en a plein avec les mélodies pop punks de Lame Shot, le résultat n’est pas du tout une overdose de sucre. C’est la magie affable d’un coulis sirupeux dans des rivières de miel. Oubliez le canoë, le Kway, même si c’est glissant et humide.

On est conquis par leur prestation, par la saveur ouatée des parties vocales, la convenance mélodique et du tempo propre à ceux entendus sur disque. Mais c’est qu’ils sont bons ces cons !

Ces trentenaires crachent leurs poumons, et surtout le cœur émotif d'une musique à la vivacité attractive. Malgré une sinusite, un rhube, rien n'arrête Lame Shot d’aiguiser la lame de fond et de fondre leur mousseline punk avec fougue.

Lame Shot est un booster adulescent, une confiserie Screeching Weazelienne. Le set est envoyé pied au plancher, mû par une vitalité redoutable de coller aux besoins pimpants d'un public fringant. Ce qui est encore plus coOol, c’est qu’on retrouvera cette pop punk ultra-vitaminée, remplie par cette teneur mélodique à la sensibilité imparable au mois de Mars, sur Castres, pour une soirée organisée par La Lune Derrière Les Granges.

Pas mal de connaissance croisée aussi à cette soirée, comme Delphine du collectif Hey Bitches, organisatrice de concert furibard et capiteux sur Toulouse, mais aussi photographe pour Punk Rawk...Heyyyyyyy le mag ressuscité revient pour un one shot. C'est vraiment hyper coOol de relire cette publication culte, vous pouvez l'obtenir gratuitement ou soutenir ce retour gagnant via leur site PUNK RAWK.

Je croise un Monsieur de Madame La Marquise et To Lose Punker de formation, backliner pour les coupaings, Ju la batteuse de Ben & Fist, le chanteur occitan des punkers d'Enlòc, Olivier qui n’est pas toujours dans la Lune mais toujours les pieds sur terre...Que du beau monde !


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Avant le prochain groupe je regarde s’affairer les gens de l’organisation de la soirée. Je suis admiratif de toutes ces personnes besogneuses, qui dans l’ombre œuvrent sans cesse, d’autant plus quand il s’agit d’un responsable. J’en ai déjà vu fort souvent, pour ne pas dire fréquemment, qui se repose sur leur laurier et préfère laisser les basses besognes aux sous-fifres. Sachant même que certain ont le culot de s’accaparer tout le mérite et le labeur (les lauriers), c’est consternant à constater. Généralement en gérant de cette manière, cela ne va pas loin, car ils épuisent les autres et leur égocentrisme masturbatoire fera débâcle pour motiver les troupes.

Ceci on ne le constate pas chez Pollux, ni à l’Xtremefest. Tu peux voir David le président de l’Xtremefest en train de faire les balances, décharger le matériel, et de son œil aguerri s’apercevoir et venir aimablement expliquer à un vieux punk pendant le concert de sortir fumer dehors pour respecter les non-fumeurs (en plus de la législation sur les consignes de sécurité incendie). Gim le présidant de Pollux ranger le matériel avec tous les autres, et ceci c’est tout le temps qu’ils sont sur le pont et à la barre. Ils ont la confiance des autres non pas avec des paroles de simulateurs, mais avec des actes concrets. Donc oui je suis admiratif de leur dévouement, de leur engagement et de leur humilité. C’est la force de ce groupe : une cohésion familiale.

Maintenant c’est un travail minutieux sur le long terme, il y a de l’exigence, une remise en question permanente pour un meilleur perfectionnement, avec un recul nécessaire sur chaque événement, une expérience qui aujourd‘hui leur permet d’anticiper, de connaître chaque besoin en fonction de la soirée à organiser, et d’avoir cette loyauté envers eux même et leurs partenaires, leur public, et envers toutes celles et ceux qui feront la démarche philanthropique et culturelle de perpétuer Xtremement la zguenitude Poluxienne.

Tout cela est bien entendu fort d’une éthique punk hardcore, d’un savoir-faire dans les musiques amplifiées, et d’une érudition dans les sous-cultures, contre-culture.


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INTENABLE est sur scène, ces Girondins de Montpellier (2 points) appuient en toute fin sur le starter revival pour la décoction juvénile Nina’s School, avec 2 covers ultra-speedées pour coller à l'actualité, avec la réédition de deux de leur album. L’électricité statique du fond de salle se gorge d’une explosivité à mesure que l’on progresse dans la fosse. L’échange des ‘’gnons’’ et des prototrophes récalcitrants au caractéristique protocolaire du pit (les gars au fond de la salle) forment une ménagerie joviale.  

Ndlr : Un prototrophe est un organisme vivant capable de proliférer dans un milieu de base sans nécessiter la présence de facteurs de croissance particuliers. Il synthétise lui-même les substances nécessaires à sa prolifération dans une attitude de placidité cool, et généralement avec l’aide d’une bière pour en équilibrer la posture en tapotant du pied.

Le punk d’Intenable possède cette amertume émotionnelle ajourée de surtensions électriques et de rythmique dansante. Il y a des breaks au mood vivifiant pour que chaque titre ouvre vers une teneur explosive sous-jacente, et avec son émotivité spleenétique. C’est un mélange de folie britannique et de french flair. Le public pogote sans cesse durant le set et avec sudation, les sourires sont larges de toute part.

Vince indiquera un problème de pile dont la manœuvre a nécessité un temps relatif pour en rectifier le tir, mais qui n’a pas permis d’enregistrer la totalité du concert. (correction c'est sur GxP qu'on a perdu un bout de live )

Le débutant apprend comme le sage, tous les jours. Junk cacahuète est devant pour filmer, photographier avec passion, sa belle-fille s’initie au pogo sous le regard amusé et protecteur de sa mère, habituée à corroder la fosse par sa punktitude libertaire.

Intenable fini son set dans la clameur. Ce qui est encore plus coOol, c’est qu’on retrouvera le groupe en version acoustique et avec le projet solo d'Antho intitulé Mauvaise Pioche ce 11 Janvier 2019 sur Castres, pour une soirée organisée par La Lune Derrière Les Granges.




Les recommandations du chef de ligne effectuées par Till étant proclamées, nous vous souhaitons un bon vol...Plané avec le punk rock de GUERILLA POUBELLE.

Défouloir et guerilla dans le pit, la jeunesse s'éclate les côtes flottantes avec la franche déconne caractéristique d’une bonne soirée. On entendra le crépitement des palpitations juvéniles sur tous les titres. La basse se gorge d'une rondeur que les riffs en saccharose l’onctuosité électrique, le chant rauque brûle des filaments de pensée que les riffs ricochent d’une salve de détonation punk sur une rythmique en feu.

Pendant la chanson féminisme « Nous sommes les fils et les filles des sorcières que vous n'avez pas brûlé » dont le titre est plus long que la chanson a interprété, trois pimparelles (jeune fille en occitan) s'amusent dans la mêlée festive des gaziers à dreadlocks, à cheveux long et rasé…mais pas de près. La démocratisation des filles dans les concerts undergrounds c’est super positif, cela signifie que les mentalités ont évolué, et que se raréfie les lourdauds misogynes. J’ai l’intime conviction que sans une réelle prise de conscience du féminisme aucuns changements probables ne verront le jour (écologique, économique), tant tout est lié dans cet équilibre, dans cette égalité d’interprétation conjointe.

En vérifiant vers la mezzanine je constate qu’il n’y a plus rien sur le trépied. Quand j’arrive Vince sue autant que si il était en train de soulever de la fonte, et accuse à la pesée une surpression de 2.9 bar. Entendons-nous bien, ici le bar (symbole bar) est une unité de mesure de la pression équivalente à 100 000 pascal. Vince est sXe, il boit du jus de carotte biologique écoresponsable, hein ? Ouaie si tu veux c’est un hipster de la campagne de Saix, et ce soir-là c’est son baptême du feu. La batterie de l’appareil est vide et il ne trouve pas l’autre, qui était dans le pantalon de Junk, cqfd. Action corrective immédiate : Nous mettons en place un protocole dès l’installation du matériel, afin de vérifier que tous les éléments en échange soit ranger dans un sac dévolu, et à proximité de l’appareil.

Le final de GxP c’est avec des gars de Lame Shot pendant le titre Prévert, Kosma, Paris où Till uniquement au chant éventrera le pit avec l'aura de Moïse afin de s’ingérer au public. Après le set, le sol lissé par la bière renversée scintille avec la même lumière qu'un lac de montagne, et la chaleur d’un hammam Marocain. Le batteur en sueur s’offre en slip au selfie du public. On fait une interview succincte avec Till.



Nous procéderons aux interviews en fin de party ce qui s’avère être une mauvaise décision, car les groupes sont rincés. Il faut rameuter sans cesse étant donné que les gars sont disséminés aux quatre coins et bavardent, d’autres s’affairent derrière le merch, où commencent à ranger leur matos, Till a mangé précipitamment pour réaliser cet entretien.

Nous les remercions pour leur entière disposition et leur amabilité, nous agirons différemment c’est certain, même si nous avions proposé de remettre ultérieurement ces ITW. D’habitude nous procédons avant les concerts mais cette fois-ci pour des déconvenues de logistiques il ne nous était pas possible d’arriver plus tôt, ni d'en réaliser entre les sets des groupes. S’il faut savoir jongler avec les impondérables de la vie et les aléas du direct, ce n'est pas évident pour que tout s’emboîte.

Notre démarche est bienveillante. On fait par passion pour des passionnés, et ceci doit s’accomplir dans un confort, favorable à un entretien. Nous sommes de fervents enthousiastes avec des moyens limités. On veut bien vous ‘’divertir’’ par une traversée épique sonore et visuelle, mais surtout, on veut vous apporter la lumière de l’underground comme un fanzine oldschool, propagateur de trip, jointeur de genres/styles sous-culturel, shaker contre-culturel, avec des témoignages, des éclairages, fruit d’une expérience authentique, libérant des connaissances et un approfondissement culturel, et si possible que ce soit positif.

Nous espérons cher public que tu as dorénavant conscience de l’engagement que chacun met pour que tu puisses t’éclater dans ce genre de party avec pollux asso, et d’en relire, d’en visionner après coup la saveur en bouche avec le WBZ.

Retrouvez tous les lives, de cette soirée via la page vidéo du WallaBirZine, puis les photos via FB du WBZ.

Remerciements généreux à Pollux Asso, Lame Shot, Intenable, Guerilla Poubelle, au public.


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dimanche, décembre 30 2018

FRIDAY NIGHT LIVE 2018


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Last Friday night

Yeah I think we broke the law

Always say we're gonna stop-op

Whoa-oh

This Friday night

Do it all again

Si,si, on peut très bien citer Katy Perry pour implanter une introduction croustilleuse dans un report de punk rock.

Donc on m'a conseillé de multiple fois de faire court. En bref, je vais essayer.

Quand tu assistes à une soirée underground, en premier lieu, tu soutiens le cafetier avec une commande, il offre le cadre, l'enceinte où aura lieu l'épicentre émotif, à bien y réfléchir ce n'est pas rien.

Yep, un thé pour ma part en attendant Junk cacahuète et Vince Musclor, mes comparses de la section vidéo-game du WBZ.

Nous sommes à Castres il est 20h30 ce 21/12/2018, au café Jean Jaurès, j'avais pas foutu les pieds dedans depuis 1988. J'étais au collège juste en face et qui se nomme...Jean Jaurès. Vlan, dans le mille Émile, bennnnnnn non, Jean-Jaurès.

A l'extérieur les tumeurs les plus folles circulent dans l'air pendant que les fumeurs s'époumonent de leur sucette cancéreuse. C'est moi où il fait froid ? A l'intérieur la mixité sociale se juxtapose au préparatif de la soirée proposée par La Lune Derrière LES Granges. L’occasion de poser quelques questions à Olivier, le président du comité directoire de cette œuvre de bienfaisance culturelle du sud Tarnais.


Le café est tout en longueur, il offre plusieurs ambiances, ainsi, après le comptoir et sa faune guillerette, il y a un espace cosy avec canapé et une bibliothèque remplie de livres à emprunter. Ça pose d'emblée la compréhension de partager dans un même lieu la richesse que l'on pressent dans la diversité de la vie. C'est appréciable.

Plus loin encore, carrément au fond, un espace insoupçonné jusqu'à lors, dont la dimension est absolument parfaite pour des concerts underground. C'est la première surprise et de taille. Les groupes ont un espace nécessaire pour évoluer, le public n'est pas en reste. C'est la première soirée pour la Lune avec les nouveaux propriétaires du lieu, je ne cache pas que l'endroit est vraiment cool et que j'espère qu'il y en aura d'autres. Pendant le siècle dernier c'était une cache pour jouer de carte et d'argent.

Deuxième engagement, lui aussi d'importance, c'est le soutien aux groupes. Généralement je prends toujours un disque, c'est le minimum, surtout quand j'ai kiffé le set. Puis il y a toujours un bac de distro bien achalandé, tu papotes avec les groupes, tu crées du lien, tu fais passer ton énergie, tout le monde croise ses effluves et la magie de la vie ouvre ses pétales dans laquelle tu vas butiner allègrement...Ok, on a chié Saint-Petersbourgh parce que nous étions à l'extérieur a réalisé des ITW.

Le trio Toulousain a brisé l'épaisseur de glace extérieure moscovite avec un stoner funky, rossant la vénusté plastique de leurs mélodies chaudes. Sans pouvoir d'ubiquité ce sera pour une prochaine fois pour funker avec eux...

Pendant ce temps de cerveau disponible on a papoté dans le froid avec Gim le président de l'asso Albigeoise Pollux, chef opérateur dans le meilleur festival sudiste l'XTREMEFEST, et chanteur à cheville foulée avec Hypocondriax, il a répondu avec la coolitude qu'on lui connaît à l'actualité sonnante et trébuchante passé et à venir de la pléthore des activités énumérées plus haut.



L'abréviation SS ne correspond pas du tout à la patine mélodique de Skull Soda, groupe Toulousain du Gers (tchin 2 points), car le band appose une saccharose musicale assez peu compatible avec l'essor du troisième reich.

Sa décoction musicale est issue d'une douceur enflammée, à l'intime conviction de faire flotter dans les embruns sensibles la beauté du power rock le plus intense, et avec la fluidité du pop punk.




L’équipé épique du WBZ est saisi par le rendu en live. Le groupe est en place, le chant hyper calibré offre une harmonie de couleur vivifiante. C'est très certainement ce qu'il nous a le plus séduit. Le punk mélo sur disque c'est cool mais en concert c'est assez casse-gueule si tu n'es pas en place, et cela peut très vite engendrer un malaise à entendre. Ce qui est à trois années lumière du cas de Skull Soda. C'était chaleureux, frais et la bonne énergie du groupe a vite apporté cette chaleur au corps que l'esprit savoure dans son ivresse des cimes émotionnelles.

Je me suis régalé, Big Gim de Hypocondriax a eu raison de faire monter le son de la basse au début, puisque après ce conseil, Skull Soda avait cette rondeur adéquate au charme qu'il a diffusé, et même transplanté dans les cœurs ardents d'un public conquis. Deux E.P a leur actif seulement (pour le moment) mais chaudement recommandable, checker leur page bandcamp, leur dernier Sleep Hunt Through The Mirror est uniquement numérique, du coup le band a confectionné des petites cartes de leur artwork pour munir leur merch hyper cool.

Pas mal d'atmosphères dans leurs compositions, cela amène de la profondeur de champ, un mood délicat avec cette empreinte sensible que l'on rencontre entre Saves The Day et Trash Boat. J'espère revoir ce groupe le plus rapidement possible, ça fait chaud au cœur d'entendre et voir que l'underground sait encore illuminer ce genre de pépite.

Fabule, leur bassiste et accessoirement maître chanteur dans Ben & Fist a plaisanté avec nous après le set sur les potentielles expressions qui sied à la ville du soir, dont un dantesque Castres toi tu pues et marches à l'ombre.


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Raincheck c'est le cri du Lyon avec le froc au cheville. Sa décontraction punk'n'rollesque est tout aussi tapageuse que son hardcore est enragé. J'avais annoncé que leur set allait chier du feu et effectivement il y eu retour de flamme. Le groupe était même fourbu par sa robustesse touffe sonique. Le chanteur a fait le zazou en secouant les puces de Zeke dont il portait le t-shirt, avec la nonchalance animée d'un épileptique. Il n'y avait pas de filtre. Le groupe avait deux dates pour ce week, c'était sans prise de tête, ils ont tous un taf à côté et le groupe est un exutoire.

En fait tu peux sortir un Ep en 2016 avec cet espoir que la force soit avec toi, sans te douter une seconde que la vie va venir te biaiser son imposition d'obligation, où tu te vois obéir sans scrupule au desiderata pour torcher, boulonner un professionnalisme dont ton adolescence rebelle avait bien mentionné un refus catégorique à ce genre d'avenir. Ce week-end est une occasion de jouir sans entrave pendant cette journée internationale de l'orgasme pour libérer la jute sonique, et c'est ce que Raincheck a accompli. Un feu de joie furibard s'est répandu dans l'enceinte du café Jean-Jaurès, le groupe appuyant sur le starter et l’accélérateur les deux pieds tendus.

Un set bordélique et fantasque a propulsé cette agitation que le punk HxC offre comme acclimatation quand ta respiration s'accélère et ressent le souffle vital de ta passion prendre feu dans ses racines. Les deux gratteux nous ont offert des poses de heavy rock dantesques et des riffs capiteux, le batteur a tapé plus lourdement que ce qu'il faisait jadis dans Leptik Ficus. Est-il nécessaire de mentionner que leur nouveau bassiste portait un shirt de Freddy Mercury ? Je ne le pense pas.



Le lendemain Raincheck jouait à Toulouse chez les copains To Loose Punkers pour leur TLP Winter FEST Vol.2 à la Cave à Rock. On espère les revoir dans le coin pour une autre explosion de jouissance.

Important : Vous pouvez retrouver tous les lives de cette soirée via la page vidéo du WBZ.

Dernier conseil : Ne regarde pas le doigt du type qui te montre la Lune, vas-y.

C'est un conseil qui a son importance. Déconnecte-toi de la vie virtuelle, sors, va te confronter à la réalité, tu verras que tu ne seras pas jugé.es, emmerdé.es, importuné.es, tarabusté.es. C'est des conneries le jugement des autres, parce qu'en fait tout le monde s'en fout, il n'y a que toi qui te juge. De toute façon, on fait, on ressent comme on veut. Pour exemple, je suis souvent silencieux quand je crie à l'intérieur mon émotion. Et alors ? Pas besoin de se faire remarquer pour vivre.

Dans la vie on peut très vite être vampirisé par des personnes malveillantes dont le processus d'aliénation de vie correspond à la sentence Darwinienne : le plus fort bouffe les autres, alors que la vérité fondamentale des humains c'est que le meilleur sauve les autres, ce qui nous distingue du règne animal. La vie n'est pas faite que de fatalité, regarde la Lune, ce 21 Décembre 2018 elle était pleine, lumineuse, et ses représentants sur Terre ont une fois encore électrisé cette marée émotionnelle, dans un flux et reflux musical éclectique, dense, propulsant un joyeux bordel.

Merci au Café Jean-Jaurès, à Saint-Pétersbourg, Skull Soda, Raincheck, à Gim et sa compagne pour Pollux/Xtremefest, au public, et mile fois merci à la Lune derrière les granges.


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mardi, novembre 13 2018

Crooked Rain & Last Splash On Earth


modernité oldschool

Le modernisme du WBZ n'étant plus à prouver, il permet d'aller cueillir au plus près de l'action !

A proximité de Castres, un peu à l'écart des villages alentours, les Cabrols est une ancienne ferme appartenant à la même famille depuis plus d'un siècle. Aujourd'hui c'est une tanière roots où cohabite des personnes ayant fait le choix de réguler leur vie au diapason de la nature. L’équipée sauvage du WallaBirZine s'est retrouvée dans ce lieu pour la célébration d'une date co-organisée avec La Lune Derrière Les Granges.

Le WallaBirZine section vidéo c'est désormais Bir, Junk cacahuète & jus d’orange, puis le petit dernier Vincent bandana Gym Tonic.


Cette délocalisation était une première pour beaucoup dans le coin.

C'est une façon d'arborer la culture punk rock ailleurs que dans son intraveineuse liée au macadam. L'approche est différente parce que le lieu est différent. Il faut sortir de la ville, faire cette démarche, changer ses habitudes. C'est voir d'autres personnes, vivre quelque chose de connu mais autrement, puisque devenu différent, de par l'appréhension d'un jugement hâtif antérieur, et finalement si proche d'un ressenti commun quand on est traversé par vivre au même moment quelque chose d'intense et de similaire.

Le renforcement communautaire isole toujours un peu plus à s’asseoir dans sa zone de confort. Tant il est criant de vérité que s'entourer uniquement avec des personnes partageant la même philosophie de vie, des goûts similaires, conforte vers ce sentiment de protection, de reconnaissance.

Je trouve la démarche vraiment cool, parce que déjà la cambrousse repose de tout et dispense des sensations qui n'ont rien à voir avec les tics nerveux citadins. Cela pousse les gens à adopter une nouvelle démarche, pique la curiosité, aiguise les sens, cette nouveauté peut se concevoir aussi comme un besoin de renouer avec un agencement universel.


« L'humanité est une suite discontinue d'hommes libres qu'isole irrémédiablement leur subjectivité. » Simone de Beauvoir


Les Cabrols – écovivial c'est une démarche agroécologique en une interaction écologique entre agriculture, agronomie, social et culturel. Les résidents ont recrée ce lieu avec l'intention légitime de partager, d’échanger, d'harmoniser. L'aménagement d'une grange en salle culturelle est symptomatique de cet état d'esprit, et la coopération avec La Lune Derrière Les Granges fait valoir des valeurs communes de manière indubitable. A noter aussi la présence d'une délégation du crew de L'Xtremefest.

Pendant que les groupes se restauraient dans la cuisine d'antan, il était évident d'obtenir un éclairage sur cette initiative et les gens des Cabrols.





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Suite à l'annulation du groupe Not Scientist, c'est LA PYRALE au pied-levée qui a débuté la soirée.

La Pyrale du buis est une espèce de lépidoptères originaire d'Extrême-Orient devenu invasive depuis les années 2000 en Europe. C'est aussi un duo qui vient de sortir un E.P éponyme 6 titres. Sur la page bandcamp du label Ascèse Records j'avais trouvé leur musique un peu maniérée, alors qu'en live je suis agréablement surpris de voir émerger et prédominer des éléments post-rock et de rock anguleux avec une ampleur déterminante. Il y avait aussi beaucoup d'extases autour de ces sensations vaporeuses entendues par cette musique charnue et même sensuelle. Une boite à rythme, des éléments de musiques électroniques et deux guitaristes. Le décor paraît sommaire, pourtant La Pyrale impose sa liberté de ton. Il en émane des atmosphères éparses, granuleuses, permettant d'apporter contraste et tension, là où se joue l'attraction, l'hypnose, et vers cet état de symbiose ambiant capable de révéler la beauté des forces naturelles.





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Déclamer de la poésie misanthropique sur des mélo-beats synthétiques bouillonnantes c'est avoir le sang froid aussi chaud qu'une verge en érection devant une femme en chaleur.

Dans la pièce à vivre de la turne des Cabrols trois barbus me font face, c'est Michel Thor (chant/guitare), Balkany Kordy (machine) et Louis De Funeste (machine) du groupe HYSTERIE. Rencontre conviviale au plus près de l'os musical d'un trio bouffé par le ver luisant de la cold indus.



Dans la grange le froid de la nuit s'est emparé de nous glacer les os, de plus c'est avec HYSTERIE que nous devons nous réchauffer.

Convoquant le spectre vipérin d'Alan Vega de Suicide et son minimalisme, la face grège du béton brut du «  seul contre tous » de Gaspar Noé, la sinueuse musicalité électro danse sous le cloître lunaire et fait vibrer les corps par des remous vibratoires répétitifs. Bestialité rythmique robotique, séquence orgiaque de bouffée de chaleur expiatoire, la chair musicale d'Hystérie résonne dans la glaciation cold indus tout autant que dans la pétulante électrowave. Des riffs de guitares sinueux et ambiant transfigurent l'ensemble. Le chant hurlé déclame, il scande dans le froid sépulcral de la grange en un cri primal, vomissant les boyaux irascibles de l’indicible.

Le public danse sur les cendres chaudes du nihilisme d'Hystérie comme Adjani dans possession le film d'Andrzej Żuławski : Tecktonic des plaques soniques.


Tecktonic

Le groupe questionne en posant sa violence cathartique. Est ce que Michel Thor est un agitateur véritable ou un personnage habité dans sa vérité ? Cette question est venue se percuter sans que j'en résolve un semblant de réponse.

Je me suis demandé si l'équation artistique de ce groupe au départ de leur existence était : sang froid électro + rap = slam-froid hystérique ?



Je pense que le proto-punk a dû jouer de courant alternatif dans son rôle de dynamo. Dans sa veine évolutive il est certain que la noirceur psychotique est devenu une transe corrosive, et qu'elle s'est engouffrée dans la brèche pour une constellation de torsion sonique et de souffre épileptique. Souvent affilié à Metal Urbain et au Béru pour la cassure musicale du premier et la protestation du second, je trouve davantage de consanguinité musicale avec le nihilisme du groupe Programme, formé en 1997 composé d'Arnaud Michniak (ex-Diabologum) (textes, musiques) et de Damien Bétous (musiques, programmations). Ainsi qu'avec le rap de Nonstop de Fredo Roman en spoken words sur des textes surréalistes et haineux et des instrumentations hip-hop agressives et bruitistes. Dont le dernier album date de 2009 et s'intitulait « J'ai Rien Compris Mais Je Suis D'Accord ».

Le dernier titre joué s'est détaché du reste de leur set en étant davantage rock dans sa composition, avec un Pink Floyd époque Syd Barret, des riffs doom en son clair, un Public Image Ltd au psychédélisme électronique catatonique.

Il n'y a pas de frénésie synthpunk chez Hystérie, il y a une violence sourde et froide, un appel névrotique à expurger le fiel et à faire trémousser les particules élémentaires.



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Connaissez-vous l'histoire d'amour entre une tronçonneuse et une plume ?

Un entretien capiteux était indispensable pour en comprendre la nature, parce que BITPART façonne une noise pop mélodique avec une musique inique ayant la banane du Velvet, le rabot à fer de Sonic Youth,  la désinvolte sophistication douceâtre de Yo La Tengo.



BITPART (2010) est un trio né des cendres de Fat Beavers (début 2009) dont le nom est une référence à la chanson des Lemonheads..

« I want a bit part in your life ; Rehearsing all the time »

« Je veux un peu de ta vie ; Répéter tout le temps »

Guitare Fender mustang, chemise à carreau, converse colorée, c'est parti pour un set rocailleux Sebadoh/Pavement sound et de douceur sucrée dans un mood à la Deerhoof. Bien cool évidement, un truc 90's, absolument pas lisse, il faut saigner de l'oreille pour ressentir le sucre mélodique, et il y en a.


« Une vie humaine paraît presque toujours incomplète. Elle est comme un fragment isolé dans un long message dont elle ne nous livre qu'une faible partie, souvent indéchiffrable. » Julien Green


La mélodie sonique de Bitpart est similaire, elle paraît incomplète, isolée, indéchiffrable, et pourtant quand elle se découvre tout devient clair. Le groupe préfère l'authenticité, la spontanéité...Tout en optant pour une recherche pondérée tant mélodique que rythmique. C'est à la fois un rock lo-fi tendu et dissonant comme Pavement/Lemonheads, et des structures mélodiques ouatées comme The Breeders. C'est une musique âpre, raboteuse, hirsute, et à la fois avec toujours l'insouciance d'une révolte permanente.

Le groupe a une discographie qui en suit la liberté, et a réalisé pas mal de collaboration avec des split E.P ( Joyride, Ghost Trap, Blanche Beach ) en fonction des opportunités et des affinités. Je vous conseille d'aller visionner la chaîne youtube de Bitpart très bien fournie avec des séquences de leurs tournées, ainsi qu'une série intitulée drawings & noises absolument magnifique.





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MARY BELL c'est une convulsion du rock alternatif dans un mood de Riot Grrl griffé par le Tigre et dans l'agitation permanente du proto-punks des Stooges. Un moyen d'extraire frustration et violence pour tout traduire en art sonique.

Rencontre spontanée dans le décor terrien de la ferme des Cabrols lors de la soirée du 26/10/2018, avec une luminosité assortie à la couleur des fauteuils et un chat qui vomit.



Pendant que les garçons repassent l'ossature rythmique avec douceur, les filles cassent la vaisselle sonique, secoue les cloisons musicales et exaltent en chipie.

Ça couine en furie un chant éraillé, la guitare libère le suc gastrique fuzzien sur des mélodies papier verre, la basse se colle aux courbes pendant que la batterie trépigne à l'ampleur du chant. Il y a de l'espièglerie dans ce retour enfantin au désordre, à manier avec liberté l’innocence et le désenchantement tout à la fois. De cette grogne sauvage de l’existence on a vu le saut éperdu d'un rock riot Grrl, avec son ersatz de venin subliminal et la même dose d'absurdité folle que les Melvins parfois, peut-être par le regard du groupe sur l'aberration du monde ? Parce que Mary Bell est en colère et à trouver le moyen d'extraire la frustration et de la traduire dans son art électrique.



Etant donné son goût pour l'esthétique ésotérique j'ai oublié de mentionner à Mary Bell l'existence du livre « Paris occulte : alchimistes de l'ombre, spirites inspirés, mages sulfureux, traqueurs de fantômes et astrologues visionnaires » de Bertrand Matot.

Rendez-vous compte qu'au milieu du XIXe siècle la fascination pour les sciences occultes prend une ampleur inédite puisque dans les salons de la bonne société on faisait danser les tables pour communiquer avec l'au-delà et les fantômes. Alors que dans notre 21ième siècle ce qui est regrettable c'est que l'on ne fait plus que tourner les serviettes.


La soirée s'est terminée sur cette bourrasque musicale et le froid automnal, cela ne nous a pas fait oublier qu'il faut toujours rester au plus prêt de son excitation enfantine, seule capable d'être toujours émerveillé par le syndrome de Peter Pan.

Merci à l’hospitalité de la ferme Les Cabrols, à l'organisation de La Lune Derrière Les Granges, à tous les groupes, et à toutes les personnes du public pour cette soirée.


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jeudi, août 23 2018

Pointless Teenage Anthem


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REPORT XTREMEFEST 2018 


Longtemps après leur passage bouleversant, les exigences de passion expriment quand elles parlent aussi bien à notre cœur un tumulte si impétueux, que l’homme dans la puissante révélation de son effroi superbe souhaite en garder la trace depuis la nuit des temps. Qu'elle soit dessinée, écrite, chantée, parlée, par un objet, un totem, un fétiche, une amulette, un dieu même, la révélation se devra d’être conservée et perpétuée à la valeur de cette passion divine, universelle.

Pourquoi écrire cela en préambule ? Quant à la fin du dernier concert de l’édition 2018, les festivaliers décrochent les affiches de l’Xtremefest un peu partout sur le site, c’est qu’il s’est passé quelque chose d’unique et de si fort qu’il leur était impossible de n’en conserver une trace, une façon de préserver en eux le choc, et d’en soutenir la flamme avec fierté.


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La meilleure édition de l’Xtremefest s’est déroulée comme un rêve éveillé, c’était rapide, intense et tout simplement parfait. 

Cette année était aussi spéciale pour le WallaBirZine puisque à défaut de vous transcrire mon report, vous avez un suivi vidéo et plusieurs interviews à suivre (incessamment sous peu) sur la chaîne WallaBirZine. Par contre on ne peut pas être partout à la fois, et donc on n'a pas pu assister à tous les concerts.

La Warm-up The Zguen c'était Jeudi.


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Au milieu des ptits fours et du vin d''honneur de Gaillac lors de la cérémonie d'ouverture officielle en présence des Happy few, des instances privées et publiques, le discours des différents intervenants était teinté de cette diplomatie de formulation qui stipule la reconnaissance, et dont l'enrobage de...Hein ? Ah ok, passons à autre chose de plus direct.

Heyyyyyyyyyyy ma couille tu n’sais pas mais l'Xtremefest avait rajouté une journée, ainsi les festivaliers arrivant le jeudi ont pu profiter d'une soirée gratuite avec quatre groupe. Cette soirée étape permettait aussi d'ouvrir la programmation à la population voisine du site, histoire de croiser les effluves, les moods entre festivaliers et autochtones Tarnais, plus précisément du bassin Carmausin.

À coups d'échange de bière et de connerie en tout genre, et pour tout âge, la sauce a été engloutie aussi vite qu'un ciment à prise rapide. Pour cela, en kilt et munit d'un esprit punk, la troupe de percussion HOUBA a joué tambour battant, rappelant tambours du Bronx, Kodō asiatique, batucada brésilienne et banda Gersoise. D'ailleurs entre chaque set, la troupe de rue investissait le lieu pour tambouriner sans temps mort, un peu comme un mec imbibé de weed et de binouze typée maître kanter le fait avec un djembé sur le camping du festival de 3 à 5H00 du mat, mais multiplié par 20. Le public du voisinage était émerveillé par cet étrange ballet de percussions et par des zouaves pounk se contorsionnant devant le bordel. Pour d’autres dix minutes de ce bordel était largement suffisant.

Au camping ? Hey Dude c'est déjà la folie rien que pour le feu de camp.


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Après cela il n'y avait plus que des groupes en THE. Ainsi The Money Makers avec son swing bluesy rockab a pu enduire élégance et venin alors que The Booze Brothers, les cousins irlandais des Blues Brothers très certainement étaient parfait pour faire festoyer le public. Il y a un fan de Marillion (ben ouaie ça existe encore) qui a supputé que le chanteur était professeur d’anglais dans un collège à Villefranche de Rouergue. En fait le chanteur a une origine paternelle Irlandaise, et le reste du groupe apprécie la bière brune, c'est tout con, de plus je ne suis même pas certain qu’il y a un collège dans ce coin de l'Aveyron par ailleurs ?

Qui dit musak celtique, dit cornemuse, pipeau, chant anglais, sous-couvert gaélique et là transformé pour l’occaz en occitan sur un titre. Autant vous dire que bras dessus, bras dessous et bien forcément il y avait de la bière partout. Le dernier et pas des moindres, puisque The Nashville Pussy a graissé son cornet de riffs avec le tesson pillé d'un bourbon heavy Hi energy hautement électrique. Transformé en bar à strip-tease redneck la saveur sonique avait le goût du hard'n'roll et de l'intemporel hard'bluesy d'AC/DC.


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Ruyter Suys, la sauvage guitariste assure toujours un max et Blaine Cartwright ressemble toujours à un routier Portugais pendant le festival country de Réalmont.

Cette soirée a été très appréciée autant par le public que par la population Tarnaise, chacun ayant trouvé l'autre aussi chaleureux que sympathique, et les concerts à géométrie variable tout aussi fun pour débuter les prédispositions festives.


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VENDREDI c'était Balboa Fun Zone



Quand une cigale chante, invariablement les autres suivent la même complainte, c'est pareil avec le réseau social, cet amplificateur de décharge virtuelle aux récriminations douteuses et à l'égocentrisme masturbatoire. Les rapports internet sont froids, hypocrites, d’un professionnalisme robotique, surtout pendant le money time ou on ne se parle plus qu’avec les mains, rien à voir avec la chaleur humaine que tu rencontres à un concert, là il y a de la valeur ajoutée. L'Xtremefest c'est carrément dans le mood d'un concert, plutôt que de la concentration de bétail à festoche.

Faudra un jour coupé court d'un coup de schlass à ce truc de social.com et de son concours de popularité narcissique, pour revenir à un outil de communication moins polluant. Tiens justement en parlant de couteau, utile transition, non mais tu as vu le métier !


Black Knives manie bien le côté tranchant

Tout en aiguisant le cortex reptilien avec un Hardcore metAl de brute, BLACK KNIVES est toujours un groupe aussi incisif et percutant. En concert ces ex-8 CONTROL poutrent l'ossature de leurs titres en plus de faire disjoncter les décibels avec le canif de Rambo. Car oui si tu n'es pas assez armé contre les chocs, ce n'est pas un parpaing que tu prends dans le buffet mais un building. Avec cette abondance de riffs à hachoir, de boucles rythmiques touffues et saillantes dans le pit, c'est machette et sabre pour progresser dans le tumulte du pit, en plus le chanteur provoque les warriors en leur demandant d'accorder leur énergie sur celle de la scène, autant vous dire que cela a fini dans un bain de 100% d’adhésion à Black Knives. C'est marrant parce que les cigales se sont tuent dans les pins parasols, ce n'est pas étonnant car quand tu fais face à cette bourrasque, tu fermes ta gueule, tu encaisses, et après tu peux parler du choc éprouvé si tu n'as pas laissé un morceau de ta langue sur le dance-floor.


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Ce groupe est venu en 2014 pour la deuxième édition et c'était à Albi dans une autre configuration, il avait déjà foutu une branlée, en 2018 Black Knives a tranché dans le vif du sujet son hardcore, et les karatékas du pit avaient déjà des ecchymoses à cette heure nitescence ou Bruce Lee est encore à l’entraînement.

Diii quoi ?..Bruce Lee est mort, mais depuis quand merdeee ?



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Pour rester dans le domaine de la fraîcheur...mortuaire (J'apprends à l'instant la mort de Bruce Lee) il n'y avait pas de post-black metal cette année à l'Xtremefest, je trouve que cela manquait cet humour noir, et surtout cette mélancolie foudroyante. Ouaie je sais que la majorité est présente pour s’amuser, passer du bon temps, sans se prendre la tête, mais il y a des dreamers à l’Xtremefest aussi.

Pendant que les headbangers.es se sont foutu.es des bières dans le cornet, d’une manière straight, Junk cacahuète était au jus d'orange, moi au thé chaud, et SPIRITS à l’eau plate.


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La Zguen Stage a bénéficié d'un ensoleillement pendant tout le week-end, et à Boston, là d'où vient Spirits, les températures hivernales se rapprochent de celle de Cap Découverte, mais de l'autre côté du zéro. Spirits a joué ventre à terre tout en cherchant de l'air pendant la dissection d'un HxC au groove profond et au fastcore sXe. Les titres sont envoyés à 300km/h, il fait au bas mot 38 ° à l'ombre, (ceci dit en passant j'espère pour toi que tu as fait le plein de vitamine D pour l'hiver tout de même), en attendant le public pogotte à tout va et le groupe lui piétine dessus une rasade d'énergie solaire Straigh Edge, c'est hardcore quoi ! Sur le shirt du groupe il y a la sentence no homophobia, fascism, sexism, racism, hate, résumant parfaitement l'état d'esprit d'un groupe oldschool, agressif dans sa musique et avec un humanisme bienveillant, alliant la puissance émotive avec la vitesse mélodique.

Unrest leur dernier album paru en septembre 2017 est vraiment bien cool, et le groupe nous en a livré une bonne partie, vous pouvez le trouver chez USELESS PRIDE RECORDS.



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Tête-à-queue avec POGO CRASH CAR CONTROL


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Des jeunes pois sauteurs sur scène distordent le rock avec un mélange de punk noisy, sorte d'appel d'air de la génération montante.

Ce jeune groupe sanguin est affranchi, désinvolte, insouciant, libérant dans son énergie la rage de vivre, de convaincre, et de vaincre tout à la fois. Sublimant ce nectar juvénile avec désinvolture, sans calcul, avec la précipitation naturelle qu'il convient quand on cherche son équilibre sur le fil fragile de l'existence. Autour de moi le groupe a fait une grosse impression, tout le monde trouve le set explosif, et la bassiste hyper mignonne avec son apparence commune aux filles de son âge, et en contraste avec la folie qu'elle propage sur scène. Je reconnais qu'il se passe quelque chose, qu'il y a une force dans ce groupe qui libère ceux qui le regardent, mais leur avoue que musicalement cela ne me fait pas grand-chose. Je n'ai plus cette innocence, peut-être et très certainement que j'en ai perdu une bonne partie en chemin, je suis trop souvent dans l'analyse, pourtant je sais ce que représente l'instant présent.

Même si parfois on a l'impression que seuls les autres comblent le vide de leur existence par un mouvement perpétuel, alors que l'on se sent inerte en comparaison, la maturité fait comprendre qu’en étant immobile on est serein dans son équilibre. En fait c'est le plus dur à tenir au milieu de l'agitation constante, mais cette immobilité est la plus jouissive finalement. Alors que l'on perd l'équilibre et tombe uniquement par impatience et nervosité.

Sans pouvoir définir concrètement la particularité de Pogo Crash Car Control, la majorité du public a kiffé cette libération énergique, et c'est l'essentiel. J'ai bien une nébuleuse synthèse à vous soumettre par rapport à cette particularité d'impression que provoque ce groupe. Il y a à cela plusieurs éléments qui rentrent en jeu.

D'abord on a annoncé à la génération Y la fin du monde sans détour, sans espoir, dont la précédente, la génération X a déjà été crucifiée par les mêmes baby-boomers au pouvoir, coupables de cette situation finale. On noie cette digital natives dans le monde virtuel pour qu'elle s'accapare son nouveau monde à elle, et puisse faire fonctionner son instinct de vie et de mort à travers des jeux de survie. En l'éloignant le plus possible de la réalité on réduit son espace vital, toujours sous contrôle permanent et liberticide, où toutes les mesures en vigueur ne sont effectives que pour la protéger du danger extérieur et d'elle-même.


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Une chose capitale c'est que l'on est passé de l'universalisme vers la classification communautaire. Tout ceci est une chose spécifique des teens movies actuels de S-F de style Divergente, Hunger Games, Le Labyrinthe, The Darkest Minds. Le débat se concentre sur une critique constructive du fonctionnement actuel de notre société, dont la jeunesse émergente est soumise et tente de se libérer du fardeau de la vieille génération, de l'ancien monde. Il y a désormais toujours une héroïne au centre de l'action, fini les John Wayne, Schwarzi et Sly. Les survivants sont parqués dans des camps, ou dans un espace concentrationnaire (un monde virtuel) car ils constituent une menace pour l'élite dirigeante. Ils sont classés par couleur en fonction du danger qu’ils représentent pour la société, ou par différence d'aptitude.

Ceci fait écho au caractéristique du communautarisme, où il n’est plus question d’avoir droit à la différence, mais de s’affirmer en minorité d'appartenance ethnique, religieuse, sociale, sexuelle, et qui respecte les codes en vigueur que chaque communauté revendique à travers des droits propres, spécifiques, et différents de ceux des autres communautés. La cohésion sociale est devenu une pression sociale qui refuse le droit de s'émanciper de sa condition d’origine, d’être autre chose. La discrimination positive est le mode d'intégration du cynisme, et là où chacun trouve une révolte à la hauteur de sa spécificité communautaire, le vivre ensemble multiculturel communautaire est devenu un ghetto dans le ghetto. La ségrégation fonctionne dans les deux sens. Tu es mis de côté et campes fièrement dans ton coin à part.

L'adolescence c'est aussi avoir le choix et de ne pas savoir se décider !


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La jeunesse c'est la vitesse de la vie qui pulse, elle pousse la vieillesse vers la résignation du mouroir. Dans cette peur de la mort, le pouvoir des vieux est régenté de pourrir la vie des jeunes par la peur. Ancré dans la génération Y (la moyenne d’âge du groupe c’est en dessous des 20 piges), le groupe possède cette distinction de penser à court terme, possède un look passe-partout, les jeunes peuvent s’identifier à ce band très facilement. Pogo Crash Control apparaît aussi comme un phénix, libre de voler de ses propres ailes, sans trop de filiation, juste une appartenance communautaire au monde du rock. Il symbolise ce moment de révélation qu'est l'idée de la jeunesse éternelle, l’innocence, la vie, d'où cette impression d'énergie qui circule.


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Et j'écris cela sans aucune drogue, alcool, artifice et subterfuge, si tu as un doute, relis à tête reposée sinon.



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La limitation de vitesse en France est passée à 80 km, THE BRIEFS est bloqué sur le 77.


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De pedigree punk'n'roll mélodique et power rock ricain, issus de cette génération qui a connue les débordements du rock'n'roll à outrance des seventies, The Briefs débute pourtant en 2000 avec des titres courts, percutants, moelleux, et à l'esprit goguenard. Le groupe a contesté l’administration Bush, ainsi que la politique de la peur, on peut imaginer sans peine avec l'autre fada de Trump ce qui pourrait arriver comme disque, mais bizarrement depuis 2005 il n'y a rien eu de plus comme album. Là mec on peut dire que tu vis sur tes acquis.

Je m’attendais à un set un peu plus épileptique, du coup c'était assez statique, et même un peu trop par moment, mais avec la chaleur il faut avouer que ce n'est pas évident à gérer non plus. Le set est pourtant caractéristique de la maestria américaine pour le côté mélodique et émotionnel, de nervosité et de coolitude, et même avec des jets de riffs anglais venant ricocher avec effronterie punk à la Damned. Il y a un côté garageux aussi et rock'n'roll qui me fait dire que The Briefs ressemble à nos Hatepinks. Puis les gars sont hyper lookés, même si dorénavant elles ne sont plus quatre blondasses peroxydées. Ils gardent ce concept romantique de l'art vu, comme un moyen d'expression original et authentique. Cela reste une bonne esthétique de gars élancés soucieux d'une vision punk rock avec tout ce que cela implique comme éthique derrière.


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The Briefs catapulte, sali, glamourise dans le sens Johnny Thunders du terme un punk endiablé, dans le même esprit que Ricky Rat et Kevin K, avec la morgue britannique en plus du cheewing-punk américain.

Le quatuor n'a rien d'un gang de poseur, et le public a passé un agréable moment de fun, surtout Maiden un gars originaire de Castres qui vit à Boston et chante dans The Killmisters, remember headbangers !




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Changement de plateau avec du revival thräshy.

INSANITY ALERT a un lourd programme pour les mosher.ses, et ce sera pit et praline, avec en sus une grosse déconne de thrashcore avec ce que cela implique comme énergie et délire foutraque. Le backdrop est totalement geek avec la tronche de Alf, parce que le groupe est totalement geek kultur.


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Le chanteur a un shirt du french band de punk HxC Gasmack Terrör. Le guitariste ressemble à Dan Lilker de Nuclear Assault ou de S.O.D c'est comme tu préfères, je dis ça mais j'étais au fond de la salle avec des lunettes de soleil, donc il est probable que je me sois chié un peu sur la vision exacte, en plus avec l’âge je vois de moins en moins et surtout je galère après à relire tout ce que je griffonne.

Ce qui est plus important c'est que Insanity Alert a propulsé un set tendu, pile poil pour que la jeunesse imberbe se frictionnent les canines et les cages à miel dans le sens du poil. C'est con elle est imberbe je te le rappelle. Mais ce qu'elle fit, rien à foutre, et avec une cabourdise à niveau égal avec la folie thrashy des Autrichiens (si tu le dis à voix haute c'est rigolo). Si les gars balancent la purée c'est avec un sens pointu du riffing et des éclaboussures thrash. Côté couillonade on peut avancer que le combo en possède une bonne paire. Dans la salle le bon son et la température fraîche par rapport à l'extérieur caniculaire projettent l’ensemble dans le fracassage en règle. Les jeunes se trémoussent à loisir en dansant une mosh party de dingue, et le groupe en redemande. Forcément à ce jeu-là on sait qu'à l'xtremefest il n'en faut pas plus pour soulever ce public dans les airs. Bingo et bang ! De circle pit en circle pit qui font tourner en bourrique le set prend fin que déjà on se demande encore comment Insanity Alert a joué si vite son Moshburger, que l'on a encore la dalle ?!?


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Franchement je pensais que le groupe ne viendrait pas suite au décès de leur bassiste emblématique Steve Soto, fondateur du groupe. L'Xtremefest lui dédie par ailleurs son édition 2018. Pourtant THE ADOLESCENTS est bien présent et envoie un set à 400km/h.


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Ouaie une véritable tornade de punk hardcore toujours aussi puissante, généreuse, géniale et totalement folle. Ce groupe porte formidablement bien son patronyme, avec sa fougue à jamais éternelle comme l’énergie positive de sa musique.

Le public est à balle, ça saute de partout, mais c'est quoiiiiiiiii cette folie ?

Heyyyyyyyyyy déjà il vient de la scène, car le chanteur Tony Reflex est à bloc avec son mélange d'adulescent foutraque, persiflant la rage punk à laquelle les mélodies caoutchouteuses et véloces dégoulinent des enceintes. On s'attendait à un truc particulier parce que le mood est inhabituel. Il se joue la trame exceptionnelle où l'émotion vivace du décès empoigne de ne rien lâcher, de s’agripper à ce à quoi il est tangible de donner sa vie. Le public le sait, le groupe lâche les chiens, leur punk décolle avec la rage hardcore cette envie de dégommer son cortex, de faire vivre l'ombre vivace d'un ex-agent orange venu sur terre pour faire roussir la mélodie punk.

Il ne faut pas oublier que le groupe vient de sortir Cropduster à la pochette symbolique, mais je pense que l'on retiendra un backdrop épuré et significatif à Soto, un set de feu, puis le titre « Amoeba » joué avec les yeux qui brillent de partout.



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RISE OF THE NORTHSTAR est-il le casse-brique des karatekacores ?


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En tous les cas si ce manga/geek assault HxC passe pour des poseurs, et ce qu'ils sont par ailleurs, toutefois, oui ne t’énerves pas attends la suite jeune impulsif…Toutefois, comme ils sont certains de la singularité de leur bordel, on ne peut pas leur en tenir rigueur. Ben oui, les gars font leur truc, référencé dans un mood qui relie plusieurs univers entre BD, film et musique, comme n'importe quel truc affilié metAl en somme. On ne va pas cracher dans la soupe sous prétexte que Rise Of The Northstar se la pète et que leur symbolique provient en grande partie de la culture asiatique. D’ailleurs ils ne sont pas cons, vu que la population asiatique est la plus nombreuse.

Leur musique est aussi rêche que mastoc et côté filiation, le groupe fédère à sa communauté de cœur l’équivalence de Suicidal Tendencies en son temps. Les plus anciens adoptent la vigueur et cet héritage filial que le groupe répand avec l'expression 90's rap metOl Body Countien. Les plus jeunes sont à fond dedans, c’est le renouveau en somme. Après le set une bande de jneus encore tout excitée exécute des pas devant le merch officiel du festival, ces jeunes viennent de vivre un truc original, authentique, anticonformiste à leur quotidien, chacun essaye d'imiter celui qui sait danser tout en faisant lever des yeux les plus anciens avec exaspération. On ne peut pas tenir rigueur de cette découverte alors que l’on sait très bien pour l’avoir vécu que cela va ouvrir des portes vers d’autres trucs encore plus puissants. Bref il y a un gros engouement autour du groupe, et ça pue le jeune qui sue plus que de raison parce que cela a tapé grave.


Frappe directe

Devant le pit c'était l'émeute, après ça tu es le genre de type qui est capable de boire un bidon d'essence pour pisser et éteindre un feu au camping !

Rap + guitare rasoir à la Pantera (pour reprendre l'expression d'un vieux gars de l'ombre) + HxC Suicidal Tendencies + violence mangacore = Rise Of The Northstar. Une formule sonique qui en 2018 est opérationnelle auprès d'un échantillon représentatif de la population underground et de la jeunesse dorée à point par un soleil généreux.



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Après c'était le tour des datés de THE ADICTS.


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Tout de blanc vêtu comme Faith No More au Hellfest 2015. Attention daté est en comparaison avec le manga style précédent, il n'y a rien de dédaigneux à ma remarque. The Adicts vient des années 80's, avec un lien vestimentaire très étroit avec le célèbre film « Orange Mecanique », d'où le blanc hein, Faith No More s'est pour la déconne, rien à voir. Dès le début du concert on se fait vite rattraper par la fraîcheur burlesque du groupe, surtout avec leur absurdité Monthy Pytonnesque et la poésie punk à angle vif unique des anglais. Je connais même un gars qui a un lapin crétin en Adicts tatoué sur un bras dans le même délire !

Le set était parfait pour faire la fête. La foule en osmose avec le côté loufoque et prolétaire c'est laissée porter. Oui c'était chaleureux, une clownerie de grand enfant vivace, un spectacle vivant avec le guiness spirit, hooligan partage, parfait pour fédérer l'ensemble des générations.


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Cétait splendeur et splendosité fait de chair. C'était comme un oiseau tissé en fil de paradis. Comme un nectar argenté coulant dans une cabine spatiale, et la pesanteur devenue une simple plaisanterie.'' Le groupe vieillissant n'est plus aussi entreprenant, agressif, excessif, jeune, insolent, vicieux...comme son idéal des 80's, pourtant il n'a rien de poicreux. Il a pour lui la saveur ancienne et la puissance de son passé. On retiendra que les vieux punks anglais sont joyeux et qu'ils ont partagé avec les grenouilles un moment cocasse et folâtre de ça-va-ça-vient comme avec une pauvre petite devotchka fraîche levée.


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Les ricains très pro d'HATEBREED sont une valeur sûre en concert, surtout pour la gestion parfaite du timing, un set calibré, pas une anicroche, et ça bastonne plein fer.


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Jamey Jasta, bandana vissé sur le front rugit, ça claque du riff bestial et le beat mitraille. Une collision pluvieuse de particules électriques brisent les eaux de l'amer avec une fascination orageuse, elle s'abat sans que l'on trouve un atoll de survie,...no aloha, oh, the treats saw it on the wall...et la tempête des amplis continue l'ivresse jusqu'à faire monter le niveau de sueur jusqu'à l'œsophage. On dégorge avec les yeux embués toute l'énergie que donne la folie quand elle passe en coup de vent rafraîchir les consciences et endolorie le temps d'une sous-couche de démence, car le set ne relâche pas, c'est mosh pit et circle pit dans la plus pure tradition d’un concert de hardcore, et je me permets de te le dire, Hatebreed...


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SAMEDI c'était le bal masqué...

...puisque le crew du Xtremefest avait proposé une journée costumée. Junk cacahouète avait un costume bien rembourré absolument parfait pour la température caniculaire, il sentait par moment ce vieux fromage de montagne ariégeoise que les scandinaves oublient dans la malle de leur vieux camping-car oldschool, et qu’ils transpirent de fièvre pendant la digestion, peu habitués qu’ils sont par la robustesse de cette pâte de lait coagulé.



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Quand HYPOCONDRIAX arrive sur scène pour cette deuxième journée je ne reconnais pas du tout Jim le chanteur. Le groupe est affublé de costume propre au secteur hospitalier, de la sorte que Jim est infirmière, blonde, et adopte une posture scénique provoquante à la Hole.


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Comme Gart dans Wayne's World qui demande à Wayne si il trouve sexy Bugs Bunny quand il est déguisé en fille, je me pose la même question ambiguë. La veille il s'est fracassé la cheville, donc il fournira un gentil sur place avec béquille. Ce qui aurait pu être un inconvénient mais là avec de tel accoutrement ne semble pas si choquant.

Le bassiste Fonzy est en plein soleil mais fait fi en souffrant sans se plaindre. Jean mi est concentré sur la rythmique, et le groupe envoie son set sans fioriture. L'affluence est moindre en ce début de journée mais arrive par parquet au fur et à mesure, Hypocondriax ne se laisse pas perturber et poursuit son concert avec un punk hardcore oldschool qui a fait ces preuves de lutte et de feu. Les titres s’enchaînent et se déchaînent en soin palliatif, avec pour la piqûre de rappel leur démo joué comme Morsüre sa démo éponyme, cela signifie que le groupe joue vite et bien.


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Badbach le guitariste dont c’est l'anniversaire est à balle, ses riffs sont interprétés au scalpel, un sourire très large domine son faciès et cela s'en ressent autour du groupe puisque une très bonne vibe contamine tout le monde.

Un show dont le band était loin de s'imaginer réaliser dans de telle condition, avec un chanteur avec béquille, en plein cagnas (canicule) et déguisé qui plus est. C'est toujours très cool d'assister à un set d'Hypocondriax, à la base musicalement c'est carton Oldschool, en plus quand il joue à la maison c'est Zguen à mort et over the top !



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J'ai aperçu le début du set de BLACK MOUNTAIN BASTARDS puisque après nous étions en ITW, les échos du public sont positifs, et je n'en doute pas une seconde tant ce groupe de hardcoreux/thrasheurs possède un truc vraiment fun, agressif, bon esprit et qu'il le réalise avec sérieux, loyauté et sincérité.

Donc on ne peut qu'adhérer à cet ensemble.



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La squadra punk de la Roma de GIUDA a donné un concert qui a rockisé avec superbe du punk-pub rock foutrement classe.


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Libérant cette saveur seventies de glitter rock en plus d'un super son. Le sens racé du transalpin avec la morgue Britannique cela fait rutiler cet aspect de Mods et de sonorité prolétaire, c'est sensiblement hyper fédérateur, surtout joué à fond et quasiment sans arrêt. Le public s'éclate d'autant plus que ce sera le seul groupe de cette trempe de tout le week. Leur discographie est passée au crible, je vous conseille la totalité car chaque album possède un mood particulier et le groupe en plus de perdurer avec caractère et passion, distille un aspect très chaleureux.

Je pense que le groupe a passé un agréable moment en balançant leurs hymnes, il a fait vite parce que même habitué à des températures chaudes, c'est une épreuve de feu tout de même, d'ailleurs le crew a arrosé le public à coup de jet d'eau. Du coup c'était glissant Giuda, sorte de glam Sladien pour l'Xtremefest. Le groupe a joué son emblématique titre « Bonehead Waltz » et vous savez quoi ? L’humour noir est intolérable pour les nationalistes de la race blanche, mais le pire pour ces gens-là c’est encore d’être daltonien.



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A l'xtremefest un caramel ce n'est pas une friandise, et pour te péter les dents cette année il y avait BROKEN TEETH.


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Gros crépitement de mosh part, rythmique caillouteuse, il pleut des grêlons de mornifles sur le dance floor et le moins que l'on puisse dire c'est que cela ne rafraîchie pas la vigueur du groupe. Bien au contraire, je dirais même que l'odeur du sang décuple son intention pour marquer les esprits et tuméfier les tronches. Ce qui est certain c’est qu'il y en a certains qui ont dû bouffer liquide pendant un mois suite à ce set. Le chanteur dynamique en mode touch guy a prévenu à plusieurs reprises : « Show No Mercy », si tu avais un doute quelconque le bassiste avait un shirt de Possessed. Un bon HxC avec des structures metal, des solos saillants et bien nerveux, et même de la profondeur, et puis assez pour rentrer un cadavre, donc oui à vue d'œil du tigre la recette est basique, et en concert elle fait son effet kisscool, bref side to side et two-step structurent le pit.


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Le groupe aboie son hardcore avec une férocité cerbère, usant de cette rhétorique conservatrice qui ne ploie jamais sous l’inconfort d’asseoir sa suprématie. Dans l’incongruité de la bagarre du pit une femelle semblait pourtant survivre de la meute avec un visage angélique de femme-enfant, si il le faut c'était la bassite de Pogo Car Crash Control, j'en doute, mais bon elle donnait l'impression de n'avoir rien à foutre là, si ce n’est de divulguer une antinomie absolue avec l’œuvre dansante de ces chiens fous toutes canines dehors, s’écharpant les lyrics du groupe entre leur croc sanglant. Hit The Pit !


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Depuis que le mur de l'est est tombé les plombiers Polonais raccommodent les chaudières Anglaises, pendant que tous les torturés de Poutine expurgent leur fiel avec un punk revanchard comme SVETLANAS.


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Le backdrop c'est le drapeau de la tronche à Vladimir Poutine premier avec le maquillage de Gene Simmons. Whaoua déjà un bon point ma petite matriochka. Je pense que pas grand monde ne connaissait ce groupe. On se souvient des punkettes Pussy Riot, c'est peut-être un point de départ de ce groupe, qui vient et vous l'avez certainement compris de Russie.

On ne va pas tourner autour du pot, l'attention se pose presque uniquement sur la chanteuse. Filiforme bout de femme d'1m60, ses expressions du visage son explicite, du genre de celles d’un méchant dans un film muet. Cette Jello Biafra au féminin remue-ménage et cuisine son punk sans faire de repassage burlesque, on a dit que pour le partage des tâches ménagères les hommes devaient faire des efforts nan ? Tant et si bien que c'est encore la femelle qui s'y colle.


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L'orchestre à ses côtés souligne le propos énervé de la hurleuse, dont l'accent russe exagéré est chez nous généralement typique du méchant dans un film de Steven Seagal. Niveau présence soit tu trouves cela fascinant, soit caricatural. Après il faut savoir entendre ce style de souffrance et de fureur rageuse, et comme c'est assez rare et atypique, la première fois on ne sait pas trop comment réagir face à cet aspect brut. La russkof possède le charisme de Tony Montana dit Scarface, on sait qu'il ne faut pas l'emmerder et que c'est elle qui va choisir le diamètre du godemichet qu'elle va t'enfiler dans le rectum. Heuuuuuu pour info le titre c'est “Sacrifice Your Orifice”.

Musicalement c’est brut comme un immeuble soviétique. Leur volumétrie sonique est lourde, rapide et furieuse. C'est à la fois froid, similaire, solide. Pourtant il y a un truc à la Dead Kennedy's et Sex Pistols, quelque chose de foutraque, de rêche, avec des lyrics méchamment contestataires pour son opposition marquée à l'oppression gouvernementale, sexuelle (la vidéo de «Go Fuck You Self») et forcément politique. La nénette débarque et bouscule les interdits patriarcaux du rock'n'roll de Johnny à Charles Bronson, en passant par le gars qui gueule à poil dès qu'une nana se pointe sur scène. Il y a aussi des titres plus frais pour se foutre la tête à l'envers, et oublier la satire, car côté picole le Russe apprécie l'alcool fort et même l'after-shave comme chacun sait.

Leur album « This Is Moscow Not LA » a été enregistré aux célèbres studios Pink Duck de Josh Homme (QOTSA), y a même la poutre Nick Oliveri (Queens of the Stone Age, The Dwarves) qui a été invité à enregistrer des morceaux de basse. Biafra a revendiqué son attachement politique au groupe.

On se demande tout de même si elle joue un rôle uniquement pour la scène ou si effectivement c'est à ce moment-là qu'elle dégueule ce qu'elle ressent dans ses tripes, de ce fait cela répond à la question de la présence scénique. En son temps Bob Marley chantait get up for your right, Svetlanas hurle Fuck Your Self, c'est une autre façon de parler de la même chose mais différemment selon l’époque.

Pour l’ironie, Svetlanas se fait passer pour des agents du KGB.



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TERROR ne va-t-il pas foutre la trouille dans le pit à semer des terreurs nocturnes de hardcore frontal ?


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Bon Terror fait du Terror et il le fait très bien. C'est lourd, dense, metallique et la collision brutale est 100% HxC. Testostéroné à la fonte et à grosse couille, c'est du lourd.

Le public participe, de toute façon quand les gars débarquent sur scène en patron, le superviseur au chant donne ses directives et ça file droit. Get up here et autres façons de se sortir les doigts du cul pour se rentrer dans le groin, au point que quand Scott Vogel demande de monter sur scène, le public est acteur du show et comme avec Suicidal Tendencies en 2013 à l'Xtremefest, il investit toute la scène.

J'aperçois dans la zone de free fight sonique le patron Tristan de la mosher team, ouchhhhh y a du lourd dans le pit'O'mètre ce soir aussi. Dans la fosse aux lions les hommes affichent un regard lourd de pénétration qui se tend comme un arc quand il faut sortir de la tranchée et mourir au combat.


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Le HxC fulgurant de Terror est une guerre où de nombreux soldats capitulèrent dans la torsion belliqueuse. A l'arrière de la ligne de front, on headbange à l'abri des missiles aériens des slammeurs. Terror tranche à vif et muscle son set, poutre après poutre ça rugit d'une puissance de feu capable d'allumer la nuit et ceci jusqu'en Chine. Quand le concert se termine les bouchons de protection auditive ont fondu.



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"Ce qu’il y a de mieux avec la variété française c’est qu’après écoute, tu apprécies encore davantage le rock’n’roll." Hervé Villard dans un karaoké de Carcassonne.


Comme d’habitude dans ce genre de festival, OPIUM DU PEUPLE a été hors sujet, hors cadre, sans complexe, des génies quoi !


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Le concept du groupe est simple, adapter un répertoire de variété en version bête, sale et méchant, pour un spectacle pur punk, munit d'un humour pitoyable de vin de table. En fait c'est plus punk que le punk, plus ringard qu'un show de variété chez Guy Lux interior. C'est même plus con que les Charlots dirigés par Jean Yanne et aussi mal interprété qu'un Max Pécas avec des dialogues du Professeur Choron. Autant vous dire qu'avec tous ces détails dithyrambiques vous seriez vraiment des incultes pour ne pas adorer ces 7 Salopard.es.

Nannnnnnnnn on dit salope, y a deux salopes et cinq salopettes dans cet orchestre de chambre.

Tu te dis que franchement il n'y a que des Françaouis pour proposer autant de cabourdise à la fois. C'est vrai quoi, les amerloques ont le fun, le sens de la conquête commerciale et du rêve américain, nous on a la couillardise avec une touffe de poil pubien entre les dents pour s'esclaffer de notre connerie, plus con, tu meurs.

T'es pas mort ? Ben faut mourir maintenant. Arrrrrrrrrrrrrg ! Voilà c'est mieux.

C'était un show à l'américaine, oui, mais du Tarn ! On pouvait y constater tout le déclin de l'exception culturelle Française, de son héritage vaudevillesque jusqu'à sa caricature. Comme toujours on ne sait s’il y a un double langage, si c’est en V.O, ou si on nous prend pour des cons tout à la fois ? C'est bien entendu la troisième proposition, car Opium du peuple est là pour te casser les couilles, et est ce qu'il te les casse ? Et bien pas qu'un peu, c'est du génie comme la lessive, ça nettoie les esgourdes et détoxifie le conduit fécal. Tu passes un super moment, tu tapes du pied, enfin faut suivre les délires du batteur Machine (head?) tout de même.


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Il y a eu des plantages mémorables, et pourtant ce show burlesque, cette revue de cabaret de village a été supervisé dans une résidence de type SMAC bisous, et surtout dans un PMU de province, je pense chez jean-mi à Giroussens même. Opium du peuple a sorti son dernier opus qui est en fait la B.O de leur film, oui parce qu'en plus de voir grand autant taper haut, je rappelle le dicton c'est plus c'est gros plus ça passe, si, si, avec un bon lubrifiant et le poing levé comme à la fistinière.

L'absurde est toujours voisin du désir et l'on peut supputer contre un coin de table de camping que c'était le show du week-end de l'Xtremefest pour des siècles et des siècles, sans nul doute...


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Leur shirt avec Trump se foutant une balle dans le cornet est partie en 3 temps 3 mouvement. MUNICIPAL WASTE est dans le pit !


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Revival thrash début 2000, cela tient encore pour cette décharge, avec un set à balle, hypra fun. On ressent une tension devant cette attente, au point de penser à mettre les corps en position latérale de sécurité au cas où...Le set débute et les corps exultent dans un fracas d'os brisé, le groupe poursuit son exténuante démonstration de violence pendant que les premiers corps cabossés nous parviennent à l'arrière des lignes de front. Nous taperons incessamment du pied pendant que les jeunes se taperont un mosh pit d'enfer.

Du ballon au requin en plastique qui flotte en même temps que les corps, ça crépite dans tous les sens du terme. Des riffs de feu parfois un grain de heAvy, ben ouaie les gars, à la base le thrash part du heavy metOl quand même, pas que du punk. Municipal Waste c'est toujours diaboliquement punk et sauvage, parce que le plan marshall est simple, monter les potards dans le 13 maléfique et espérer que maître cornu en personne consente d’apposer son obscurcissement à un tel barouf, ou suspende ce qui reste à un croc de boucherie chevaline.

En fait c’était les deux, ouaie c'était les deux à l'Xtremefest sans nul doute.


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Le groupe mythique DEAD KENNEDYS sans Jello, et alors ? On se passe de tout pluriel, seul le sujet principal est conservé.


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La bile toujours près des babines, le punk, souvent connoté comme une crise rebelle de la puberté avec son Je ne sais pas ce que je veux mais je sais comment l’obtenir est toutefois une négation de la norme, et doté d'un sens critique. Depuis la mondialisation pop, le punk c’est fondu dans le paysage ordinaire des sociétés modernes pour son côté pittoresque et authentique. Depuis son origine le symbolisme de sa rébellion a été détourné, expurgé de sa philosophie, broyé dans la rotative du cynisme et de l’ironie avec lesquelles pourtant il faisait office de catalyseur, « tel est pris qui croyait prendre » selon Lafontaine.

Un groupe de musique s'est aussi un business et même celui qui a fondé sa critique sur la base de l'économie libérale s'est retrouvé emmêlé dans un déchirement financier entre ses membres. Je fais fi de cela face à ce groupe.

Acerbe et foutraque les Dead K jouent près de l'os. Le son de guitare clair et garageux de East Bay Ray rappelle ses débuts dans le rockab, la basse de Klaus Flouride ronfle sur les braises de l'assise ravageuse de la rythmique, réglée sur l'horloge d'un papier à musique. Ron « Skip » Greer le chanteur évoque le personnage Biafra et fait revivre à sa façon le mythe d'un groupe culte.

Il est vrai qu'en comparaison quand tu assistes à un set de Jello qui s'est entouré de jeune fou, les Dead K s'est mou, on sent la fatigue, seul le batteur D.H. Peligro  maintient l'édifice. Pourtant j'ai du mal à être aussi critique devant l'emblématique groupe, dont la virulence cathartique était pionnière en son genre. Leur retour début 2000 est ce lieu commun qui ressuscite les gloires passées dans un revival de survie, et qui permet aux nouvelles générations de revivre un pan culturel de la rébellion du siècle passé.


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Autour de moi les critiques étaient vives après leur set, maugréant sur la mollesse musicale, le manque absolu de mordant, la caricature du chanteur, le manque de folie générale. Comme je l'ai dit plus haut je suis vraiment moins critique parce que ce punk est daté par l'histoire, il remue encore la queue vivace de son ironie, car il y a de quoi rire à gorge déployé aujourd'hui avec tous ces croquignolesques politicards du pire, et la victoire à plate couture de l'économie sur l'humain, sur le monde. Les Dead K ironisaient dessus il y a pratiquement quarante ans de cela. Depuis ce temps Jello radote, et l'ironie de l'histoire c'est que Trump lui apporte une lisibilité sarcastique intelligible sur le fond et la forme de son prêche de dissident. C'est pareil pour les Dead K.

Le venin inoculé dans les 80's par le groupe est aussi fou que ce monde est malade et violent, si ils surfent encore avec ironie dessus (et cela fonctionne à double sens cette phrase hein!), le groupe a joué avec la proche soixantaine, en s'éclatant comme des papis qui ont connu l’âge d'or et veulent en faire vibrer leurs descendance, leur dissidence légitime. Ça en plus je l'ai déjà dit, je radote comme Jello quoi !

Y a t'il une honte à faire revivre une époque ? Non, les Dead Kennedys ont toujours l’âge de raison, et le persiflage punk d'émettre une fraternité de combat avec tous ceux qui ont validé jadis leur singularité de désobéissance, où qui le font aujourd'hui. De ce fait, cela faisait du bien de laisser couler l'épave de ce monde ultra-libéral, de toute façon à ce niveau sous les mers, même Cousteau ne viendra plus remonter le bordel, alors Too Drunk Too Fuck et Viva la Revolution comme The Adicts avait promis la veille. Jello président !



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PUNISH YOURSELF Mad Max Sound party et travellers core, outillage de Bricomarché à base de disqueuse, indus punk, cela n'a jamais été ma came, je laisse le soin à ceux qui apprécient la pugnacité de faire un report conséquent.


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Au VIP c'est détente et dancing queen, Junk cacahuète s'amuse avec son café et le délire autour de lui. Plus habitué par le bordel ambiant je bois un thé chaud en toute décontraction que Rooliano (bassiste chez Charly Fiasco, chanteur et feux de bar en solo acoustique) a pesté à servir, plus habitué qu'il est aux binouzes et autres artifices alcoolisés familiers à cette heure propice du déhanchement funkadélique. D'ailleurs Gwardeath a même fait du hip hop sur le dance-floor, si un enchaînement de 6 steps et windmill, là c'était plus dur, et ouaie c'est la crise de la quarantaine, et le démon de l'anis chez Mott de Ben & Fist.

Ah au fait, si tu penses une seule seconde que j’écris avec prétention tu peux te toucher la prostate, je suis un fantaisiste pur-jus et un putiiiiiiiin de ringard. Allez buonanotte !




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DIMANCHE c'était Thunderblast !


Le levé du drapeau se fera tôt puisque nous sommes sur place dès 11H00. Sur le camping flotte un mélange de somnolence et de préparatif. Sevtlanas va jouer dans la X Cage et pas mal de monde est présent pour ce set. Cette cage à gogo est une particularité du festival, ce n'est pas un truc de gogo dancer, c'est davantage dans l'esprit de Mad Max. Le public est acteur de l’événement, il s’accapare l'environnement comme un skateur. C'est un symbole fort de l'Xtremefest et de son unicité, cela contribue à son ADN.


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Il fait très chaud, cela signifie que nous sommes inclut dans le plan canicule, dont grosso modo bénéficie pas mal de région. La cage est plantée au milieu, plein soleil, le groupe commence et déjà les hommes se jettent sur le fer brûlant. Il y a le Gaulois, un fringuant quinquagénaire, enfin très proche de la soixantaine, qui bondit partout, monte sur la cage, passe derrière le groupe, lui je sais que la chaleur il y est habitué, maçon de métier. Le groupe joue à fond, Svetlana hurle sa rage, répand la révolte dans le même mood que hier soir. Il chie autant du feu des enceintes que des cieux. Leurs titres ricochent comme le public et tout ce beau monde se renvoie la politesse punk au visage. Quand le set se termine, le batteur, Diste qui est Italien et bassiste à la base, sort écarlate, la veine de sa tempe doit bien faire deux centimètres et on la voit taper, le reste du groupe est aussi rincé. La cage est un lieu atypique, complètement barré, s'y produire est un sacré défi en soi, d'autant plus avec des conditions climatiques si intense.

SVETLANAS a joué le jeu, c'était aussi courageux qu'intense et fou, un vrai choc pour tout le monde.

On en profite pour discuter avec un commerçant, lequel nous donne son impression très positive sur l'organisation du Xtremefest et de son public. Habitué de faire des festivals il valide à 100%, pour lui c'est la formule idéale pour s'amuser, se cultiver, échanger, vivre sa passion punk/HxC. Durant tout le week-end ce qui revient inexorablement à travers les questions posées c'est l'esprit de famille, la convivialité, la taille humaine du site qui permet les rencontres bienveillantes et le délire total. Bien entendu la programmation générale y est pour beaucoup, l’hospitalité des bénévoles et du service d'ordre encore plus, l'engouement que l'Xtremefest reçoit est légitimé par toutes ces années de travail acharnées et par une équipe qui ne relâche jamais son ambition de progresser. Deux soirs à guichet fermé et un dernier à 80 places près, on peut entériner la validation d'un public pour le festival comme rendez-vous incontournable. C'est quelque chose qui cette année faisait extrêmement plaisir à constater, et on ne remerciera jamais assez toutes les personnes qui participent à la pérennité de cet événement unique.


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Le crew a repensé sa programmation avec le cœur et cela lui a donné raison, rappelant la célèbre phrase de Pascal : « Le cœur a ses raisons que la raison ne connaît point. »

Criswell a joué à la cool à proximité du plan d'eau de Cap Découverte, c'était la première année que l'Xtremefest a pu organiser un concert à cet endroit, où les headbanger.ses se prélassent avec ostentations, et se restaurent avec gourmandises.

Autre chose d’importance, la testostérone bodybuildée des groupes de Hardcore avec leurs poses viriles n’a pas caché, et un peu comme on pourrait le penser de l’arbre la forêt, l’égalité d’esprit qui siège au Xtremefest. Je veux dire par là (par où ?), que tu sois homme ou femme, peu importe, ta présence justifie une éthique où les valeurs d’égalité sont primordiales. Chacun bénéficie de la même valeur d’accueil et de bienveillance parce que chacun participe à sa façon à l’ensemble du week-end. Chacun est un élément positif, s’intégrant dans l’harmonie globale, amenant sa pierre à l’édifice. Tout le monde est important, chacun à sa place et est responsable de ses actions, de ses mots. L’xtremefest précise que les attitudes racistes, xénophobes, sexistes ne sont pas admises sur le site, cet état est primordial et indivisible de l’éthique du punk hardcore metal.


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Quand tu es sur scène c’est ta musique, ton charisme, mais pas ton physique qui prime, quand tu es dans le pit ce n’est pas la démonstration de ta vigueur au combat, mais ce que tu lâches comme émotion ressentie. Chacun est libre de vivre comme il le souhaite ses concerts, l’Xtremefest est un moment de partage, un témoin lisible de ce que tu es véritablement et à travers quoi tu t’affirmes. Ton unique engagement est une présence conforme aux idéaux d’égalité, de fraternité et de liberté propre à la déclaration des droits de l’homme, propre à l’éthique de la culture underground, où chacun puise sa force dans le sens commun de la pérennité de la scène et de ses idéaux d’actions, de pensées, de philosophie, d’éthiques.

Le festivalier qui vient pour s’éclater le temps d’un week-end et faire subir l’excès de ses avidités à travers un comportement inadéquat trouvera le temps long, car il se retrouvera bien seul. L’Xtremefest est en cela bien plus qu’un festival de week-end, il le prouve tout au long de l’année à travers l’asso Pollux, il draine à lui le concret d’un réseau (La Lune Derrière les Granges, ToLoose Punkers, Noiser, La Cave à Rock, etc...) et avec des liens d’amitiés qui ne sont pas virtuels.


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Son aspect fun & cool répond au critère d’une éthique liée à la sphère underground, à la sous-culture et contre-culture. Son apparence de fonctionnement à l’ancienne, façon oldschool, est avant tout établi sur la même éthique. Tu n'es pas perdu dans la masse, tu existes et fais sens avec l'entourage, comme dans un concert, comme dans un bar concert, on retrouve la même osmose, il y a aussi l'accès au merch avec la présence des groupes avec qui on peut discuter, cette même relation d'échange, tu vois le truc quoi ! Choses concrètes (merch) et choses vraies (concert).

Il y a un contraste saisissant entre un passionné de musique et un consommateur de musique, tout comme avec celui émouvant d'un musicien underground se battant jusqu'à son dernier souffle du côté des perdants superbes, des rêveurs déçus, devant un touriste de festival, pourtant chacun est libre de ne rien comprendre des motivations de l'autre tout en participant à la même aventure. Mais il y a une différence notable d'éthique et de rapport. L’Xtremefest est un festival où le professionnalisme n’est pas un but lucratif mais un perfectionnement de bien-être à travers son éthique. Cela a du sens et fait sens, en effet ce mouvement positif se traduit aujourd’hui par le bénéfice d’une participation accrue, et par un respect déontologique à toute la culture underground.



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Grosse affluence de groupe Canadien cette année, je ne sais pas si il y avait des réductions de tarif prioritaire pour traverser l’Atlantique pour les groupes, mais c'est coOol de voir/revoir les cousins !

C'est le cas avec THIS IS A STANDOFF.


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... et leur punk mélodique qui claque un max, le batteur est énorme, le chant très juste. C'est toujours le souci avec ce style musical. Sur disque c'est de la balle et après en live si les gars ne sont pas hyper carrés, et surtout au niveau du chant, c'est aussi brouillon qu'un set de black metAl. Steve Rawles du groupe Belvedere officie comme guitariste et vocaliste mélodique dans cette filiation sk8-émo punk. La précision était présente, le son californien de ces Québécois fluidifie une imprévisibilité douce à l'ensemble de leur concert. Rapide, parfois disposant de partie complexe, le groupe libère les bonnes vibrations funny, et dans cette symbiose où les rayons solaires drainent de la chaleur des corps vers les cœurs ouverts à un moment de simplicité. La musique est une connexion universelle qui n'a pas besoin de mot, elle fait appel à notre sensibilité, réveille notre vécu et le fait résonner avec une subtilité sans égal. Ouaie c'était bien cool.



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On a pas vu grand chose de MALEVOLENCE, on était en ITW. J'ai vu juste la fin. Mais c'était pur, violent, cool, puissant, hargneux, du moins d'après les dires des gars de l'infirmerie.



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Il ne faudrait jamais chercher à comprendre d'où provient notre désir musical. C'est le cas avec MUTE et son super concert.


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Cet autre groupe Canadien a délicatement réveillé ce désir. Je ne sais pas vous mais moi à 45 piges j'ai besoin de baiser la vie et de l'entendre jouir. Mute va puiser dans cette sensibilité qui fait réfléchir jusqu'à atteindre l'endroit émotif qui parfois nous déchire. Le chant est très juste, le set est impressionnant de concision instrumentale et sa technicité impressionne. Le guitariste soliste a dû connaître la révélation de son instrument devant le tapping d'Eddie Van Halen sur « Eruption ». Émotionnellement le concert pulse un rendu vraiment très fort et puissant.

“On dit que dans les moments d'émotion intense, une fraction de seconde équivaut à une éternité...” Jonathan Coe.

Le groupe mêle à sa tension émo/mélo une coolitude Canadienne, avec des refrains hyper catchy, un grain de Bryan Adams, tu vois le sirop d'érable sirupeux et la vigueur d'un bûcheron, hein ? Mais nan ce n'est pas gay.

Le groupe mélodise, relie la terre sonique aux étoiles immortelles et c'est un très gros set, chatoyant dans les esgourdes un miaulement propre à exciter une minette adepte des poses félines, et à rendre fous les vieux matous du punk rock.

Mute nous offre cette contemplation virginale devant la mélodie, et dans les fils soyeux de cette aurore mélodique on tisse une étoffe légère qui viendra nous caresser bien des jours après avec une réminiscence de douceur, parce qu'un concert inoubliable est une ombre qui brille jusqu’à la dernière syllabe du temps inscrit sur le livre de notre destinée, et qu'on ne cesse d'entendre.



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Avec RISK IT tu t'es éclaté et tu as bien fait jeune fada.


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Cette décharge cathartique de hardcore était un set de sport de combat rugbystique, ferraillant dans chaque maul sonique à coup de pénétration explosive.

Une troupe d'excès de sébum à casquette a pratiqué cette danse de percussion, là où certains regards ont l'équivalence des marrons. Les bonnes pratiques dans le milieu des musiques amplifiées possèdent des codes d’honneur pour lesquelles il n’est point anodin d’en satisfaire les uns et coutumes afin d’intégrer la corporation initiatique. On retrouve à l'Xtremefest certain passage obligatoire. Je mentionnerais tout d'abord la bienveillance dans le pit. Alors oui les pralines pleuvent mais dans le respect de la camaraderie virile. Pour le Wall Of Death, là tu es certain qu'il y en a dans le tas qui annonce : « Bon les gars, en face c'est que des cons, alors au premier choc il faut qu'ils discutent avec les taupes"

Risk It est le concert le plus brut du week, et même avec ces défauts musicaux ce que l'on retient en premier c'est l'intensité brute, cette impureté jamais polie, et encore plus granuleuse et difforme, voire râpeuse. Le groupe en répand toute l'abnégation virile et unique, pour ne pas dire virginale. En sortant du concert je croise le guitariste de Ben & Fist qui me fait penser à cette tirade de David Lee Roth, chanteur de Van Halen datant de 1979 : « J'ai essayé le jogging, mais ça faisait tomber les glaçons de mon verre »



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Les femelles de BAD COP BAD COP me font penser à un croisement entre The Distillers en version pop et The Runaways en punk. J'ai juste vu le début pour cause d’ITW, et c'était frais et pinky.

Gwardeath a adoré, et on peut faire confiance à ce gentleman sans aucun bénéfice de doute.



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GET THE SHOT c'était énOrme, une nouvelle claque.


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Le groupe monte le public les uns sur les autres. Le chanteur va chercher le public dans ses moindres retranchements et maintient le niveau relationnel à son plus haut niveau, et avec ce sens de la communication qui rappelle qu'une langue les gars, ça ne sert pas qu'à lécher des chattes ! Il démontre tout au long du concert les valeurs du HxC et qu'un groupe phare, c'est quelqu'un qui est là pour éclairer, pas pour éblouir.

Partout c'est une effusion de violence fédératrice. Les titres s’enchaînent et déchaînent le public, c'est tendu à ce moment-là au point que si tu arrivais à foutre une olive dans le cul d'un gazier il pressait trois litres d'huile. Si l’agressivité est dans chacun, la catharsis culturelle permet d'extraire l'épure de cette violence et de la changer en quelque chose de positif. On ne doit pas se contenter de peu. Le peu c’est pour après, une fois mort. Quand on est vivant il faut tout faire très fort. Si Walter Spanghero avait connu la saveur Hardcore de ce set, il aurait dit : « On prend goût aux courbatures que le pit provoque. Un pit qui ne fait pas mal est un concert raté. ».

A la sortie les torses nus affichent les hématomes, est ce que ce festival est sponsorisé par Synthol, mercurochrome, et l'homéopathie..en suppositoire Monsieur Punk sur la photo ?


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Au fait, GTS est un groupe Canadien, et oui encore un. Heyyyyyyy il n’y a pas eu un cousin avec une chemise de bûcheron, bon tu me diras qu’il n’y avait pas un gugusse de la Macronie brandissant une baguette non plus, finalement on est parvenu à tordre les clichés tout en gardant l’accent sur notre identité.

Whouuuuuuuuuu là c’est extra-balle avec cette histoire d’accent (NDLR : du midi et québécois), et finalement cela va dans le sens de la représentation à Opium du Peuple en fait, et bing re-extra-balle.

Diantre cette partie ne finira jamais alors ?



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Autre question pour le concert suivant : Retrouvera-t-on un Yul Brynner en Sta Prest pour le show de BOOZE & GLORY ?


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Oi oi oi plus loin, pas vu un seul. Des vieux punks oui, de ceux qui ont connu la rue et l'usine, le coup de grisou anglais et sa brique sur le coin de la tronche, ceux-là ont répondu présent au folklore britannique, c'est facile c’est les seuls qui reprennent les refrains. Pour le reste ce côté hooliganisme est culturellement peut-être un peu trop prononcé, et la réputation sulfureuse des skinheads par la télévision appose le veto que les clichés ont la vie dure.

D'ascendance Sham 69 à Cock Sparrer, de style musical Oi ! et de street punk, le groupe produit un set rempli de ferveur fraternelle propre à un pub.

Pour information, le mouvement skinhead est une subculture marginale aux multiples tendances qui naît dans les années 60 en Angleterre, autour de la culture des Mods (jeunesse ouvrière = working class) et des "Rude boys" jamaïcains. C'est leur crâne tondu qui leur a valu le nom de SKIN HEAD (tête de peau) qu'ils se rasaient pour éviter de se faire attraper par les policiers lors des manifestations. Ils sont fiers d'appartenir à la classe ouvrière, et s'opposent aux hippies, symboles d’une bourgeoisie décadente qui échappe à la réalité du quotidien à laquelle les skins, eux, doivent faire face. Dans les années 70, le mouvement punk se développe, le sous-genre musical de la Oi! apparaît. Dans les années 80 l'influence du National Front et du British National Party dans l’Angleterre de Thatcher pousse certains prolétaires et des skins à se ranger dans le camp de l'extrême droite, en faisant des immigrés les responsables de la misère de la classe ouvrière anglaise, et ceci sera suivi par le reste de L'Europe. Face à cette dérive du mouvement naît le SHARP (Skin Head Against Racial Préjudice) : le non-racisme radical est un refus aux skin racistes, les BONEHEADS (tête d'os, néonazis). Dans l'Occitanie en 1984 il y avait le SCALP (section carrément anti-lepen), devenu plus tard le réseau No Pasaran.

Le mouvement skin se scinde donc en deux, opposition distincte d'éthique mais indivisible pour la similarité du look. Il existe toutefois des apolitiques, issus de la même mouvance, qui réfutent les attaches politiques avec pour principe de base la violence, football, et bière. On reste dans la caricature. Ils s'estiment les vrais détenteurs du spirit of 69.

«Oi» est l’abréviation de «Oh You !», un cri que vous aurez beaucoup de chances d’entendre dans les ruelles de l’est de Londres dès qu'un pilier de comptoir en sort.

Sinon il y a aussi d'autre skin head, les Straigt Edge, abréviation sXe, issue du HxC et originaire des U.S.A, ils s'éloignent de la défonce autodestructrice du punk en prônant un refus à l'alcool, drogue, pour un comportement positif et un esprit clair. Le sXe est un puissant antidote sans dope à la liberté de conscience.


Une bonne leçon d'histoire

Voilà pour la petite histoire, et pour de plus amples informations, vous demandez Rachid au premier couillon qui passe sur Castres.



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Pendant que je me restaure avec une barquette de frite, un gars bon prince paye le repas à une douce jouvencelle qu'il ne connaît pas, laquelle accepte le repas gratuit d'un sourire lapidaire qui en dit long sur l’ingratitude avec laquelle elle va le lâcher, avant de lui signaler avec politesse : « Oh c'est sympatOche mais il ne fallait pas. ». L’impétueux l'a regarde droit dans les yeux : « Quand on aime on ne compte pas. » Oh putain la formule gagnante des éjaculateurs précoces.


Présent en 2014 à Albi pour la seconde édition, CONVERGE nous revient avec ce sentiment d'évidence de retrouvaille impromptue ou bien trop longtemps différée, sans faire état d'une attente qui déçoit.


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Dire que le groupe est depuis sorti de sa zone de confort ce serait osé. Mais autant sur disque, qu'en concert il y a un changement à cette musique qui dérange le quotidien. Puisque ce bloc de souffrance froide expurge de son agonie incandescente une violence post-hardcore trop extrême pour le mosher, et avec trop d'exigence chaotique pour le punker, mais c'est toujours une expérience pleine d'implosion intérieure. Car face à cette déferlante d’introspection rageuse, et même brutale, le set compulsif est de haute tension radicale. Converge appose son hermétisme sonore, son malaise sonique, son atrophie explosive, et le temps musical est incertain quand cela tourne à l'orage mélodique avec quelque chose d'électrique dans l'air.

Pour ce concert les hurlements foudroient, les riffs fustigent, la rythmique terrasse cette intensité sculpturale. Tous ceux présents avoueront avoir été meurtris d’envoûtement bien au-delà des attentes, surtout les dreamers.

La singularité musicale de Converge a conservé tout son fiel, sa pertinente authenticité, le tranchant de ses contrastes, tant dans les moments d'apoplexie que dans les passages plus hypnotiques. La cohésion du groupe, son écriture moderne, la qualité de l'interprétation, sa sobriété, relie la même absence de complaisance, et converge (bing extraballe) vers cette humanité sensible jusque dans l’effroi émouvant d’être dépassé par ce qu’on a écrit/joué.

Il n’est pas de meilleur ressenti pour un artiste, ni de preuve plus tangible d’une nécessité.

Pour tous ceux dont le chaos est énigmatique : « Quand un bruit vous ennuie, écoutez-le » John Cage.



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Les suédois de MILLENCOLIN ont fondu le pit en auto-tamponneuse avec leur punk mélodique à la sauce revival 90's.


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Mais il a fallu attendre la quasi fin du set pour bénéficier des titres les plus catchy et connus. J'ai un vague souvenir de leur album à succès, mes camarades (Junk Cacahuète, Raph - anaérobie aérobie c'est quoi ? et Vince Big Jim) sont beaucoup plus expansifs, le groupe était attendu, il a réalisé un set nostalgique qui en a laissé plus d'un ravi de les avoir vu au moins une fois.



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COMEBACK KID = Fureur de vivre


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Le groupe est venu en 2013, 2015, et il reste une valeur sûre. Le set est envoyé avec maestria, dextérité, rien ne manque, de plus c’est le dernier concert du festival, les bénévoles et tout le crew commencent à relâcher, il y a du monde autour de la scène, les refrains sont repris en chœur, le côté fédérateur est plus que palpable, c'est un groupe qui coalise de par sa musique punk hardcore mélodique un fort capital sympathie et il est un modèle.

Le jeune qui entend à longueur de journée que sa génération n'est qu'un ramassis de branleurs et qu'il faut lui mâcher la bouffe pour qu'il n'ait pas de mal à la chier, se libère de cette nasse en prenant la positivité inébranlable de CBK. Le public contemple avec impatience la vigueur se réfléchissant dans leurs esprits comme une preuve de sidération. CBK redonne du désir, du souffle, comme une poussée dans les reins, un élan de jeunesse et d'appétit retrouvés.

Leur dernier opus « Outsider » ne m'a pas laissé un souvenir impérissable, lui trouvant une forme de redondance et une facilité de gimmick, en live le groupe balance ses punchlines et la dynamique prend une admiration dévotionnelle. On finit très bien cette sixième édition.



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Merci au crew pour son eXtrême application et à ses bénévoles pour l'ensemble du travail accompli pendant ce week-end d'extase, c'était parfait.


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Même avec les moyens actuels de communication, et les structures, la tâche est aussi ardu qu'au début des 80's pour réaliser un festival de cette trempe. La région Occitanie est une des plus grandes, mais derrière le bouillonnement du Xtremefest c'est toujours le milieu associatif, le bénévolat qui font office de pilier, il y a une forme de lutte et de rêve dans cet ensemble pour élaborer un tel événement, ça tient à peu de choses pour revenir l'année d'après. Enfin tant qu'il y a encore des personnes hypra motivés pour tirer les choses vers le haut, capables de fédérer un mouvement alternatif, libre, dont l’autonomie semble dérisoire, mais dont la puissance contribue à la pérennité du mouvement underground.

Tout cela passe et prend racine parce que le festival établit des liens durables, des contacts permanents. Puis qu'il y a une ambiance particulière, pas du tout nombriliste, mais carrément spontanée et chaleureuse. N'oubliez pas de soutenir la scène, sur disque, en concert, vibrez, vivez.

Il y a un côté sacré à faire partie intégrante d'une telle aventure humaine, c'est cela l'Xtremefest !


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samedi, juillet 14 2018

MASS X


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(report du Hellfest 2018)

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Le Hellfest est devenu en un peu plus d'une décennie le propitiatoire du metAl noir et le réceptacle à spectacle de l'univers des musiques outrancières & libertaires. Ce treizième volume a cousu la ferveur sur les cœurs patchés des festivalier.ès durant un week-end ensoleillé, où la vaste gamme émotionnelle engendrée a apporté une véritable bouffée d'existence.


« J’avais l’habitude de penser que quelqu'un faisant quelque chose de bizarre était bizarre. J’ai soudain réalisé que quelqu'un qui fait quelque chose de bizarre n’était pas bizarre du tout, et c’était les personnes disant que les autres étaient bizarre eux-même étaient bizarres. » Paul McCartney


VENDREDI c'était Firepower !


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La boue sonore de FANGE comme ouverture des festivités provoqua cette injonction à libérer les bas instincts.

Le chanteur torse nu ( ex-Huata = super groupe de doom) en perpétuelle tension rageuse était au parfait diapason énergétique du groupe, et de son aura crasseuse, crayeuse, abrasive. Un set remplit de hargne électrique, de puissance tellurienne, de foudre poisseuse.

Ouaie c'était une performance extatique, flash et nucléaire !



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Premier constat en arrivant devant les Mainstages : Désormais elles sont munies de pavé, fini les tornades poussiéreuses engendrées par un pit de furieux. Les musiciens sont ravis, les cascadeurs du pit moins, oOoh les petites fiotes...

Par un effet de prestidigitation heureuse il arrive parfois qu'un groupe bénéficie de l’annulation d'un autre, j'ai trouvé néanmoins qu'il y avait une moindre affluence pour le stoner matinal/heAvy Rock de MOS GENERATOR. C'est regrettable.

Le chanteur/guitariste Tony Reed avait un shirt de Fastway avec sur son bras gauche une partie de la pochette éponyme de Black Sabbath et In the court of the Crimson King de King Crimson, l'avant bras droit était recouvert par le Killers d'Iron Maiden, je dis cela pour vous situer les influences du band. Au fur et à mesure du set le son des grattes a repris son droit fondamental à base de riffs chromés de dirigeable anglo-saxon, et les solos étaient alors cool. Le concert était groOovy avec un heAvy röck enfumé de psychose bluesy colorée et de champignon hallucinogène intraduisible dans une boule de cristal. Je trouve que ce groupe est largement meilleur sur scène que sur disque.



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Venu du pays de la congère, SONS OF OTIS, le groupe Canadien avec ses riffs pachydermiques, ses ambiances lourdes et épaisses, tel un grumeaux sonique, aura produit un set faisant jaillir une répétition indolente de metOl noir. Le contraste avec Sons Of Otis est tout le temps saisissant, pétri dans cette dualité de corpulence adipeuse et de subtilité étourdie, avec laquelle la lenteur de l'exécution dégorgeait un appel d'air capable de tout embrasser sur son passage.

Alors est ce que pour autant les enfants des fleurs des 70's allaient croire encore à la magie de la fée électrique ? Oui pour ceux dont la désinvolture cramoisie brûlait dans la même renonciation. Il me semble cependant que la génération millennials répondra avec les yeux et le kit main libre sur son écran tactile via un consortium multimédia. Comme ce gars qui avait l’air smatte (stupide en québécois), perdu dans un univers trop hermétique pour lui, au point d'afficher dans son détachement la compression expressionniste d'un vegan dans une charcuterie de montagne.


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Au Merch Officiel, le shirt de groupe est à 20 euros minimum. On pousse la vénération du public au bout du sacrifice économique. Va y avoir un gros souci les gars, le fossé se creuse inexorablement entre ceux qui ont la possibilité de vivre l'expérience Hellfest, et les autres qui sont économiquement dans l'incapacité de pourvoir aux dépenses. Si cela continue dans ce sens-là il n'y aura plus que des cadres d'entreprise, auquel cas il faudra changer la programmation. Élu meilleur festival depuis trois années d'affilées, forcément cela attire les investisseurs et les accords de partenariat ne manquent pas. Pour cette raison le festival propose plusieurs approches pour vivre l'expérience en fonction de votre revenu social, ainsi vous pouvez disposer autrement. Le concert reste le même de toute façon.

J'ai croisé un quinquagénaire avec une chemise rayé façon trader 80's et une veste kaki avec le support Hellfest en dossard, mais carrément jetlaggé au milieu des spitfires sataniques. On peut se demander si les requins du libéralisme pactisent avec le diable au corps ?

Je suis critique sur le sujet, mais si tu prends un peu de recul. Alors 20 euros le shirt c'est cher, sauf qu'aujourd'hui c'est le prix moyen sur les sites du web (hors frais de port). Effectivement il y avait longtemps que je n'avais pas voulu acheter du textile, préférant la musique au détriment de l'accoutrement.

Année après année le festival joue la carte du confort avec une ambition prononcée, pour cela il est obligé de faire appel à des partenaires, lesquels prennent part à l'édifice mais avec un retour sur investissement. On ne peut pas tout avoir.


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L’engouement du Hellfest est effectif, il se développe encore, il a totalement modifié la pratique du festival, fait bouger le cadre en proposant une vaste gamme de divertissement. Je dirais qu'il vit son age d'or. Est ce pour autant que les fidèles mélomanes disparaîtront pour ne laisser la place qu'à un public avide de vivre un one-shot ? Un public touristique juste prêt à investir une fois dans l'attraction chimérique du Hellfest parce qu'il faut le faire une fois dans sa vie, et vulgairement répondre à un shoot d'adrénaline histoire de cocher un truc audacieux dans son vécu ?

Je ne sais pas si sur la durée cela soit pérenne, mais pour le moment c'est profitons-en tant que ça dure, parce qu'avec l'âge, on connaît le goût amer de l’incertitude des plaques tectoniques existentielles, et de son éphémère densité.



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« Je déteste les garçons qui ont peur de la pisse, de la merde et du sang des règles. Je veux un mec qui me laisse lui pisser dans le nombril » et c'est Shirley Manson de Garbage qui a dit cela. J'suis pas certain que le beau gosse James Toseland y soit préparé avec la coquetterie d'un hard rock de motard croquignolesque.

TOSELAND c'était juste un set de professionnel, sans passion, sans donner envie de se jeter dessus. Manque le truc érectile qui balance la purée. Chose que l'on a pu retrouver avec les anciens des SPERMBIRDS.

Le punk'n'roll à papi a joué à décoller la crête du jeune coquelet du Hellfest. Les quadras jubilaient à l'unisson avec la gueule fendue jusqu’aux oreilles. A mille encablures de la dictature contemporaine du "cool", le groupe avait ce détachement prétendument de bon aloi, et en même temps une certaine idée de l’élégance hardcore. C'est dans ce repli d'une révolte contenue qui ne demandait qu'à s'évader que les allemands ont déployé leur plan Marshall avec des potards rugissant le fiel d'un punk hirsute et flamboyant de 35 ans d'âge, sans qu'aucune ride de ridicule ne soit venue en marquer le set.

La Warzone est aussi munie de pavé, avec une légère pente jusqu'à l'ingé son, avec une bonne vue étirée donc. Cette scène boudée pendant des années, est celle qui aujourd'hui bénéficie le plus d'attention, et c'est gavée pratiquement tout le week-end.


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Afin de pallier au rafraîchissement des corps exténués par l'effort de guerre et une température bénigne pour les sudistes mais trop caniculaire pour ceux habitant au dessus du département du Lot, deux murs d'eau ont été installés permettant aux festivalier.es de se mouiller en passant sous ces arches. Une arche dessine même des motifs dans son tableau d'eau.

Je me demande si la teinte prochaine du visuel Hellfestien prendra la tangente de la mouvance éco-responsable commune à toutes les grandes marques désormais ?

Vera-t-on prochainement des espaces davantage arborés pour pallier à l'impact gargantuesque du week-end, et par des mesures de compensation écologique ? Car dans son contexte d’urbanisation de son site et d’anthropisation dû à son développement économique accéléré, ce serait eco-friendly qu'un ensemble d’actions en faveur de l’environnement permette de contrebalancer les dommages causés. Peut-être même une action de renforcement des populations de certaines espèces en matière de protection de la biodiversité (gothique).

Il s'agit de préservation/gestion de l’événement dans le cadre du déplacement de grande envergure et de gestation de cette population. Think Green !



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L’air exempt de tout miasme, de toute infection était pur et sain, le paysage tout entier surpassait en beauté les jardins de le Notre ainsi recouvert d’une végétation dense. En attendant je profitais de l'herbe folle pour pied nu sentir les vibrations terreuses Hellfestiennes venir s’accorder au pouls de mes envies de mélomänes.

J'ai vu TESSERACT avec son concert doux, FM musicalement au point d'en être chiant, parce que rien qui pique quoi, juste un jus de fraise sur des boucles progressives de métal fondu que l'on ripoline à faire siffler par un peintre en bâtiment. Pas assez post-rockien pour les contemplatifs, pas assez progressiste pour chatouiller la prostate des matheux, pas assez lourd pour les haltérophiles de la fonte musicale, pas assez convaincant tout simplement pour les canines des djentistes.

Heyyyyy fallait-il faire comme les filles et simuler pour faire plaisir ?


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Bennnnnnnnnn nan. Par conséquence, on se prend à se poser au sol, dégustant le temps d'une pause régénératrice, indispensable, déjà, boudu que l'on se fait vieux. La paisible discipline des festivaliers me fait mouvoir sur un angle de 180 ° la bienveillance de chacun, sans savoir si elle est reliée au désintérêt du concert, à une attente quelconque, à la faculté d'une pause ?

Le commun Tu me vois cherche des ami(e)s avec une oreille sur son téléphone tout en brassant avec l'autre bras l'air...de rien...d'un con.

Je retrouve un Tu me vois à la scène Valley, et un gars tout cool se présente devant lui alors que l'autre pas cool lui sert un Qu'est-ce que tu crois que je fais avec mon bras en l'air depuis 2 heures, la circulation ?!



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Diantre, nom d'un tabernacle, de mon côté je voyais plutôt un super concert de sludge avec l'épaisseur heAvy du Québec libre, parce que c'était euphorique DOPETHRONE.


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Du pur foutre sonique, des lampées de crème électrique, OooOooh ouaie que c'était crémeux. Les titres du groupe commencent souvent de la même manière. Un peu comme une machine à vapeur qui augmente la densité de son cheminement de fer groovien, et leur formule en trio en délibère toute la rudesse, ainsi que l'ossature alchimique d'une force de feu.

Le batteur a des antécédents dans le domaine forestier pour abattre la rythmique avec autant de force boisée, c'est certain. Le groupe a embrumé le pit avec trouble, dans cette volute de weed et de profondeur sludgy, jusqu'à caresser notre imagination, notre vie sensorielle, nos représentations alors dissolues dans ce filtre à particule musicale, concassé, pulvérisé, moulu en un jus dense et céleste des agrégats d'une émotion violente.

Le final s'exécutera avec Benjamin le guitariste de Fange dans un mur de fuzz, sans pouvoir mettre un mot sur le traumatisme éprouvé.



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HARD-ONS

Les australiens ont réalisé un set de punk rock cool et opiniâtre.

Très rare dans notre hémisphère, c'est un privilège d'assister à leur concert, mais ouaie carrément Dude ! C'était d'autant plus appréciable que leur discographie bien fun est surtout totalement décomplexée, avec cette façon d'étoffer leur musique d'une multitude de sonorité, atmosphère si particulière au mood Australien. C'est de là que vient la richesse de leur singularité. Le set était vénéneux, et hérissant le poil anarchique. Passant d'un truc gras à de la bubble-gum, puis du punk-gum à de la mélasse sonique qui torche un maximum. Le chanteur effectuait avec désinvolture des petits pas de danse façon mix entre Mick Jagger et Lyxzén le chanteur de Refused (mais sous sédatif hein !!), puis avec son shirt de Green Lantern pour un aspect typique du syndrome Peter Pan. Car si tu veux voler de tes propres ailes appliques la recette de Peter : Avoir d'agréables pensées !

Parce que vous ne pouvez pas plaire à tout le monde. Vous n'êtes pas un pot de Nutella.


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En passant pas loin des Mainstages j'ai entendu The Chris Slade Timeline qui faisait une cover du « Dirty Deeds Done Dirt Cheap » d'AC/DC ( l'ouverture des concerts de Twisted Sisters si tu te souviens) et c'était pas dégueu du tout. En tout cas pas mal de personnes se sont tournées vers eux à ce moment là, j'sais pas si c'est dû au fait de reconnaître un truc connu ou si ce n'était pas dégueu du tout, maintenant est ce que tu vois le questionnement philosophique que cela engendre mon cher Ray Charles ?


Bon j'avançais d'un pas libre qu'une fille seins nus suçant une chupa chups distordait le délice d'un air désinvolte en croisant ma route avec supplice, sans me retourner je songeais taciturne à la bouche gourmande de mon épouse sur mon prépuce pour faire diversion, c'est alors que je buta contre un géant, c'était Thibault du groupe Not Scientists, lequel vient de sortir « Golden Staples » leur troisième album que je recommande chaudement.

Cette première journée j'ai serré les paluches du coupain Hellfestien de l'est Guy de W.fenec, en même temps que le séant Mr.Cu ! De Kicking Records, puis le gratteux et le batteur des Killmisters dont la devise inconditionnelle « qu'importe le prix, chaque année le Hellfest est un rituel » signifiant l'importance que le festival a engendré dans la vie de nombreuses personnes. Le prix à payer est celui d'une évasion sur le réel, une richesse tant sonore que visuelle, où chaque détail apporté avec minutie fait partie intégrante d'une œuvre globale éphémère, celle de nos souvenirs immuables et émotions pendant ce week-end d'exception.

Ce qui me rappelle cette citation de Kim Fowley :« Le rock'n'roll est une explosion nucléaire de réalité dans un monde banal où plus personne n'est autorisé à être magnifique », pas mal hein ?


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On reconnaît BENIGHTED pour sa spécialité dans le domaine de la cochonaille brutale. Le groupe fut tonitruant devant une salle comble, et j'allais dire comme à son habitude. Son appel d'air deathalique était en mode tribal jam, et la fosse s'est secouée comme des clébards infestés de puces sans tiquer une seconde à se mélanger les poils des plumes, pour finir par se renifler les aisselles. Il y a eu Arno de Black Bomb A pour entonner « Cum With Disgust ».

Leur musique bestiale est comme un puits noir où se succèdent à jamais les souffrances perpétuelles qu’offre l'agressivité. Le groupe ardent embrasera comme une fournaise tous les festivaliers comme du chaume, avec vers la fin la cover « Biotech Is Godzilla » de Sepultura. Oucha ! C'était un set aiguisé.


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NORDJEVEL

Avec un mood mid tempo, une assisse relativement statique scéniquement, vous avez un concert qui mise tout sur la grandiloquence salubre du black metal. Intimement lié à l'ordre noir, le groupe s'efforça de répandre sa croyance musicale avec comme seule tactique d’agir dans l’ombre. Libre de sa représentation par des images grotesques destinées à provoquer la moquerie et le mépris, il lui plaît de se voir dépeint dans l'impénitence obstinée comme un être ridicule, repoussant, moitié animal, moitié homme. Poussant des râles et des soupirs maléfiques sur des scènes de souffrance et de destruction, on se voit plonger dans ce repaire de tout esprit impur et odieux, après avoir passé un pacte parmi le séjour des morts. Le batteur est arrivé en premier en faisant sa choupinette tête de panda scandinave, trop mimi.

Le chanteur arborait un bracelet clouté de circonstance, et là on ne parle pas de punaise pour accrocher des posters année 80's avec des femelles dorées au soleil californien et à la toison choucroutale, mais bel et bien de pointes de 150cm que l'on utilise uniquement pour la solidification des poutres d'une charpente en chêne. Un faux mouvement et le musicien à côté de vous est non-voyant, et si vous ajoutez à cela des croix inversés sur tous les membres du groupe et vous aurez les remontrances papales de François.

Le set était assez mou, en fait on ne se sentait même pas en insécurité, il n'y avait pas le feu à l'église, pas plus que du sang et de venin satanique. Sans succomber à la tentation c'était quand même efficace, le son un peu rustre et parfois brouillon apportait ce chaos rutilant propre au BM. Un gazier pleinement décontracté, arborait la tenue d’un surfer de la Creuse dans une piscine à ballon, il semblait face au groupe tel un aveugle devant des ombres chinoises. Les yeux rivés sur son téléphone il partageait uniquement le seul fait d’être au même endroit au même moment. Alors que le tonnerre sombre rugissait dans les ténèbres avec ostentation, lui s’en étonna lourdement au point de sentir l’effroi que l'on rencontre quand on se réveille vivant dans un caveau six pieds sous terre.

La performance de Nordjevel est restée bonne dans l'ensemble, du moins suffisante pour obtenir le prix du curé de Camaret.

Vous ne savez pas quoi ? Le chanteur avait un shirt tout mité, merdeeeeeeee pour un Hellfest, la majorité des groupes ont statué de l'honneur de jouer dans un tel festival, et cela ne doit pas être souvent que le groupe à l'opportunité de jouer dans un endroit de cette trempe, un minimum d'exigence vestimentaire me semble cruciale nan ? Je veux bien admettre que l'embonpoint d'un hiver froid et trop long fait craquer le tissu made in Bangladesh, mais des trous de mites un peu partout, non là vraiment c'est abusé du goût prononcé que la France dispose en matière de luxe.

Leur final ce fut « Reign In Blood » de Slayer et plutôt cool comme interprétation/vénération.



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BONGZILLA

Le fumoir de la valley était parfaitement irie pour recevoir le haschich aqueusement sonique des amerloques.


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L'incandescence d'un set lourd de sludge avec des riffs qui pendent dans l'air comme la saucisse fumée dans les fermes aveyronnaises, une noirceur de plomb, c'est certain ces gars ont écouté Black Sabbath et Saint Vitus comme des bigots, mais en fumant une plantation de weed jusqu'au Sleep intégral. On peut ajouter à leur style la graisse southern avec des dégoulinades de jus sludgy et vous avez un concert chiadé de groove pénétrant, reposant telle une balançoire. Le quatuor a garni son concert de ce genre d'incantations de gros riffs et de boucles rythmiques épaisses que l'on attise pour ne pas étouffer le feu. Par contre niveau fumée c'était un hammam dans un aquarium à rasta, kuf, kuf ! Ce qui me fait dire que Bongzilla avait sorti la grosse bébête à trip, surtout en faisant tourner leurs compositions comme des spliffs de ganja, embaumant le délire vers davantage de sauvagerie. Pendant la plongée dans le fumoir j'ai vu passer trois têtes de gland avec des casques à pastèques, on aurait dit Plageman, le super-héros du dessinateur Guillaume Bouzard : Un ballon de volley en guise de masque, une serviette de bain pour toute cape, c'est Plageman, l’homme-plage qui est  bien décidé à chasser le beauf là ou il se trouve pendant l’été. Je vous en conseille la saine lecture.



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Le Hellfest est un spectacle vivant, devenu immortel par le biais de la métamorphose qu'il a façonné dans le monde du spectacle underground, et comme amplificateur de sous-culture, l'amenant à sa popularisation. En espérant que cela n'ira jamais à la vulgarisation et au galvaudage.


Vous pouvez revoir vos cours d'anatomie : « Les filles ont des couilles, elles les ont juste un peu plus haut, c'est tout » JOAN JETT

La madame possède toujours de la gomme rock'n'roll sous le pied. Elle miaule avec sa voix chaude et ce grain rauque de chatte en chaleur. La Runaways colle sa punk-gum dans un esprit ricain, remplit de cool et de fun glam.

Je ne voulais pas en parler mais physiquement elle a fait un lifting et ressemble désormais à l'actuelle Danièle Évenou, ancienne Marie pervenche de la série TV pour ceux qui s'en souviennent. C'est con à dire mais Marie Pervenche avec une guitare, merdeeeeeeeeeeeeeee le délire.

Le set était un peu mou à la longue. Mais franchement j'étais content d'assister à un concert de Jeanne Supersonique. Elle nous a fait décoller dans sa météorite rock'n'roll et c'était l'essentiel. Même si tout n'était pas aussi énergique qu'il aurait fallu, que le classique des Arrows « I Love Rock'n'roll » reprit par le public dans une version de yoghourt Bulgare, que même la laitière aurait préféré lécher le trou du cul de Mamie Nova après le passage d'un Sénégalais dans le clapet fécal que d'entendre ce refrain.

Madame Jett 27 a assuré.


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Le gratteux aux ongles teints en noir avait glamoureusement hérissonné une coiffure en brosse de 8 cm de volume. Hey profite gars parce qu'avec la colle que tu t'es foutu dans la chevelure à 40 piges t'es dégarni. Il y avait même un sosie de Peters Sellers au clavier, trop dingue ce concert.



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DEMOLITION HAMMER a remporté le prix B.T.P. avec perte et fracas.

Le thrasheur club New-yorkais nous avait envoyé son escouade la plus redoutable datant de 1986. Lequel a construit son set en jetant les bases d'un thrash énervé, avec un concassage brut de décoffrage de la chape de plomb. L'édifice prenait forme que le pit remuait telle une bétonnière. Les jeunes apprentis pataugeaient dans leur moule-burne en se servant de la raie du cul pour faire gouttière, dû à une sudation excessive pendant ce labeur manuel. À l'autre bout du chantier, plutôt que de nourrir des controverses inutiles en termes de narcissisme photogénique, une autre jeunesse est restée comme pétrifiée avec la canne à selfie branlant le sol, à la recherche d’une source de compréhension face à la flamme sacrée du set explosif des thanatopracteurs du riffing thrashy de la grosse pomme. Il a donc plu des tonnerres de fuckin fuck fucker !



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MYSTICUM a été sans conteste le plus grand groupe du week-end. Il a joué à trois mètres au-dessus de la scène sur un étage aménagé. Même Amadou et Mariam auraient pu les voir.

Leur black est dense et à cette hauteur de vue c'est ce qui s'appelle élever le niveau pour prendre de la hauteur. Scéniquement le groupe tient quelque chose d'intéressant puisque des images blanches sur fond noir sont projetées au même rythme stroboscopique que la boite à rythme. Car le trio c'est deux guitares et une basse. C'est vrai que conceptuellement il y a de la recherche industrielle avec cette installation de strapontin king size, d'images abstraites et d'un bordel musical qui frise parfois la casse à voiture allemande pour un black Rammsteinien de froideur répétitive, oui j'ai bien dis de froideur répétitive, de quoi ? De froideur répétitive.

Donc il était préférable d'apprécier le teknival de la saucisse froide, et moi je suis SxE végé donc malgré une ouverture d'esprit large, là les gars ratissaient trop large. L'ambiance globale du truc est restée dans l'expectative, sauf pour les amateurs de son, de tuning et de RDA.



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SÓLSTAFIR

Musicalement c’est comme si Sigur Rós avait trouvé la distorsion et c'était plongé nu dans un geyser sans fond Islandais. Terriblement terrien, lunairement tellurique, entre quiétude et élévation, profondeur et puissance, le groupe donnera à son set vibratoire cette appartenance au mystère de la vie, et il ne laissera pas derrière lui un grand monument, mais davantage un sentiment d’éternité. C'est mieux.

Cette mélancolie abondait sa gamme de tourments, là où les blessures pénètrent l’éternelle sérénité, car tout naît, s’épanouit, décline et disparaît selon un cycle irrévocable où tout se renouvelle. Sólstafir a très bien intégré ceci à sa musique, il a quelque chose d'ésotérique et de parfait pour reposer la tête après tous ces heurts soniques, ainsi que fêter le solstice d'été. Car oOouaie on a enfin basculé vers la chaleur !!

Le chant a manqué de justesse par moment, et le chanteur s'est même planté au début du final. Le public a repris le thème mélodique du dernier morceau dans cette connexion bienveillante avec le groupe qui stipule une lumière qui ne revendique pas l’énergie de la communion, mais la révèle.


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EYEHATEGOD

Whaouuuuuuu le groupe a retrouvé son assise et son mojo du NOLA sound. Le set était dans la veine qui jadis a façonné le culte sludge du band, et notamment au Hellfest dont on ne compte plus les passages. Les turbulences soniques ont entraîné leur sens groovy vers cette pureté anarchique, propre à Eyehategod. ( c'est rigolo d'écrire propre quand on parle de ce groupe).

C'était bordélique, puissant, hargneusement punk, même si le groupe n'est plus de première jeunesse, sa maturité scénique et musicale contorsionne une saveur profonde. Surtout pour la dépendance de ces structures métalliques apparemment insensibles et à l'épreuve du feu et du temps. Puis quel groOove de mammouth de la part de Jimmy Bower (le guitariste), absolument sidérant de beauté, il semblait établir une vérité crue tout en érigeant les murs de son oppression. Je distingue toutefois qu'il y a moins d'affluence pour le groupe, pourtant outrageusement puissant et sauvage.

Autrefois il y avait le drapeau sudiste sur scène, à côté du breton en 2009 même,...


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...Aujourd'hui ce sont des vieux hommes sur scène, les tripes remuent, le sang tape encore, le cœur y est d'autant plus pur qu'il se délit dans la mare sludge avec la même folie opiacée que la vigueur d'un groove musical à jamais tortueux et viscéral.

J'ai vu deux italiens qui prenaient un pied monstrueux et je les comprends. Parce que ce groupe parvient à distordre la distorsion, sa musique est défoncée, cabossée par l'usure de la dépendance à l'oubli du toxico, à l'aigreur d'un mental nihiliste, à l'épouvante du cœur dans un corps en souffrance. Abandonné et replié sur lui-même, il s'avilit inévitablement. Eyehategod est une drogue dure. De son apostasie le groupe fait descendre du feu des cieux de l'amplification le culte du NOLA sound à la vue des hommes.

D'après Simone Weil qui vient à peine de rentrer au panthéon : La pureté est le pouvoir de contempler la souillure. Avec cette dégoulinade sludgy la pure mortification aura écoulé tout son jus sans modération.


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La classe de BAD RELIGION c’est quelque chose tout de même. Des cinquantenaires rutilants, des briscards du punk rock sans moustache, beaux comme des camions volés, le groupe s'est présenté avec moins de cynisme qu'à l'accoutumé, sachant que sa musique parle pour lui de la meilleure des façons. Dans le chrome mélodique d'un punk américouain coulant au rythme d'une rivière sauvage, le groupe a enchaîné les tubes avec une plume de feu pour en imprimer le rythme, sans survoler sa discographie, mais en étant survolté de la jouer à la cool.

Et c'était un super concert. Un organe vocal érodé par le papier verre et la douceur d'un milk-shake coco/vanille prenait le cœur de la scène comme claque un baiser fougueux impromptu.

Une atmosphère favorable soufflait sans cesse, rafraîchissant le corps et le mental vers un dessein pur et plein d’abandon. Dans le froissement des décibels et la contemplation de l'instant présent, elle avait le teint d'un nuage de pluie, électrique, argentée et doux. Elle semblait jouer avec l'extase cette sorte de retenue lacrymale qu'un barrage hydroélectrique maintient au firmament d'une émotion intense. Bad Religion était peut-être pour elle, tout comme pour moi, un groupe de jeunesse que les années rapportent au gré de la vie, tel un automne qu'on laisse partir en feuille jaunie et refleurir sans cesse.

J'ai vu David et Vincent de l'Xtremefest en mode groupie aussi. Hihi !!



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JUDAS PRIEST

Robbie la folle de la nuit avait sorti les lames d'acier afin d'apporter la bénédiction Heavy metOl au firmament de l'aciérie de Birmingham, et arrive toujours par la porte de derrière.


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Le heavy metal se caractérise typiquement par une réponse nihiliste aux échecs hippies et à l'industrialisation. Ozzy Osbourne se rappelait ainsi les débuts de Black Sabbath à la fin des années 1960 : « nous vivions dans une ville morne, polluée et lugubre et cela nous enrageait. Pour nous, tout le trip hippie, c’était des conneries. La seule fleur à Aston ornait une tombe. Alors on s’est dit qu’on allait foutre les boules au monde entier avec de la musique ». En étant moins sombre que le Sabbath, Judas Priest a établi une refonte de la métallurgie Heavy.

L’atmosphère menaçante qui plane sur le heavy metal dérive de son esthétique dissonante et agressive à son théâtre de fer. Ce genre adopte une politique de la terre brûlée vis-à-vis de ses racines blues et rock‘n’roll. C’est là une attitude caractéristique du heavy metal, qui semble vouloir éradiquer sa propre préhistoire musicale. La troupe anglicane de la  New wave of British heavy metal laissa à son prêtre comme toujours le soin de relire l'évangile de l'acier trempé Birminghamien. En dignitaire motarde qui ne reconnaît plus personne en Harley Davidson, Robbie émascule avec sa vibration aiguë constituant la noble matière vocale identitaire du combo, mais pas que...N'empêche que cette impulsion soumet à une pulsation constante de haute fréquence capable de briser du verre. Ainsi pilée la foule exsudait dans le jus heAvy pour se refroidir à mesure de l'avancement du show et se modeler à la dureté musicale de l'aciérie Judas Priest. Le groupe tisonnait avec le dédain de celui qui a proclamé sa vérité crue dans le giron de la plèbe touristique, rempilant avec la justesse des temps moderne une robotique scénarisation de sa carrure.

Le jurassique Judas Priest épousseta le fiel de sa sidérurgie et je pensais : « Viens, épaisse nuit, enveloppe-toi des plus sombres fumées du Hellfest. Que le ciel ne puisse pas poindre à travers le linceul de tes ténèbres rugissantes. Remplissez-moi de vos forces invisibles pleines de son et de furie, jusqu'à faire crépiter dans le feu de la joie la nuit toute entière. », Mais Robbie avait parfois du mal à déglutir la stridence nécessaire, je laissais alors la British Steel...


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...Afin de corroder vers CORROSION OF CONFORMITY

Sous la Valley on voulait du heAvy, plus gros que les stridences des 80's. On voulait un heavy concassé dans le noyau dur du spirit ricain. Ce fut une grosse claque, le concert coup de cœur du Vendredi pour oim.

Les gars avaient mis le cœur, un putain de groove vissé pied au plancher, la propulsion d'un chant rocailleux au sirop d'érable. Pas de pose, pas d'entourloupe, le quatuor a apposé intensité, émotion et puissance, du gras, du sec, du passionnel et du heavy bluesy. De ce genre là que l'on se damne pour toute une vie en connaissance de cause. Les solos pointaient un coup vers les cieux puis pénétraient les profondeurs de la nuit, de la terre, là où la fonte sonique remonte afin de se tordre, passant de lave à roc. Tel est le phénomène de superposition de ces deux courants cosmiques. Il demeure la base du désir d’étreinte génitale d'un set de cette qualité, et en ce sens, comme le fondement de l’enracinement de l’homme dans sa nature bestiale. Les boucles rythmiques de C.O .C, pareilles à une déferlante de foudre sonique électrisante, traversaient l'épicentre de la Valley jusqu'à ce que le tintamarre de l'ovation finale éteignit la vigueur musicale, comme on éteint la lumière. Clac !

Mais poursuivons la soirée si vous le voulez bien...


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...Le punk mélo/Heart emo de RISE AGAINST et son sentimentalisme efféminé, si sur papier c'est toute une romance, en live c'est tout aussi glabre. Tim McIlrath, le guitariste/chanteur possède une voix en or. C'est à dire que sa voix est l'intérêt premier pour le groupe. Musicalement/scéniquement tout est parfait, trop pop aussi, enfin, tout est relatif et c'est à chacun d'établir sa propre frontière entre le rock et la pop. Le set était cool, le pit a bougé dans le sens de la fête, du partage. Le groupe a du métier, il est américain, donc il tient son public dans le creux de sa main. Après Rise Against a des titres hyper calibrés, chiadés au possible, si ça a l'air d'aller tout seul, derrière l'équilibrage mélodique, la tension de chaque passage musical, la maîtrise scénique se travaille. Toute connaissance sur la musicalité du groupe dérive d'une expérience forte en matière mélodique, elle s'enracine par une fascination pourvue d'attraction innée, qui permet d'enjouer les illusions pop dont le sensible est porteur. C'était un concert de punk pop vraiment fun, et chaleureux d'émotion pour finir de manière radieuse cette première journée.

"Le naturel, c'est très bien, le sublime c'est tout de même mieux", Sarah Bernhardt 



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SAMEDI c'était Ofnir !


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Dehors c'est la dystopie Macronienne et sa bande hip chic de star-uppers Jupitérien, dedans c'est l'effervescence Hellfestienne, avec pour conséquence une préférence pour cet enclos hors-norme face à la platitude morne. Car le hellfest est le Helter Skelter, un manège à sensation dans la société du spectacle. Il n’est pas un disciple de la famille Manson comme certain on prétendu afin de châtier le diable.

D'année en année il est davantage, tant il offre de possibilités de se convaincre à son aura.


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BLACK RAINBOWS

Le trio de stoner Italien a joué la prédication usuelle des drogues douces à base d'un riffing psychotrope et d'une poésie évasive. Titulaire d'un zeste de gras, d'une mise en bouche bluesy à s'en faire péter la ventrèche, nous avions tout le bestiaire d'un combustible de base du moteur stoner.


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Signé chez Heavy Psych Sounds, un référent pour les spécialistes de fuzz, acid, vintage, space, heavy rock, c'est le label de Gabriele le chanteur guitariste de Black Rainbows.

Ce groupe a tout appris de Cream et de Kyuss. Il y a pas mal de solo bien appuyé dans sa sauce, et selon moi c'est toujours un plus. Il possède de bonnes atmosphères lorgnant vers le doom, avec parcimonie, et une bonne dose de psychédélisme. La formule est usité mais avec ce set elle est passée tranquille, surtout avec une bonne vibration. Alors y a t'il un baba cool frustré dans chaque fan de stoner psychédélique pour cacher un ersatz de Charles Manson épris d'une rage inextinguible ? Même si le satanisme ne fut jamais complètement refoulés par les idéaux éclairés de la contre-culture hippie, nous étions davantage avec ce band dans un délire de pipe à eau et de macramé.


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INCENDIARY

Un HxC de N/Y, un esprit touch guy de Brooklyn, un chanteur/animateur de free fight dansant avec le regard noir du gars face à la fonte de la salle de sport, déjà tu dravais sentir chez toi le cramé de l'incendiaire ?

Leur Hardcore est lourd, crépitant de mosh-part, rien de mieux pour réveiller les articulations en ce début de matinée, et aussi atténuer les éventuelles blessures de la veille. Sur scène c'est des shirt de Misery, Suffocation, Misfits et Slowdive (Chercher l'intrus). Le quintette a joué à donf la diversité d'action et le concert est vite devenu un grand hachoir à barbaque humaine. Le flow du chanteur scandait avec ténacité le groove musical. Un des deux guitaristes a galéré avec son jack pendant un titre, et avec uniquement qu'une guitare la physionomie du groupe en a pris un coup. C'est là que tu te rends bien compte de la profondeur de champs que cela nécessite. Quoiqu'il en soit le set était dur, il tapait dans le brut, stimulant des secousses que les corps ressentaient dans une implosion de violence pure, jusqu'à fondre dans cette incendiaire comme si on devait mordre dans l'électricité atomique.


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Aujourd'hui l'affrontement HxC américain est/ouest était à l'honneur avec : Hatebreed, Incendiary, Cro-mags, Madball, Turnstile, Knocked Loose à l'est ; Powerflo, Body Count, Terror à l'ouest.

Juste avant Incendiary, j'ai entendu dans le bois deux nanas réclamées « une faciale », ne me demandez pas à quoi cela consiste à cette heure matinale au milieu des gens, un truc avec de la bière certainement. Par contre, ne pensez pas outre mesure que toutes les nanas du fest sont des perverses, c'est juste que ce délire là aussi farfelu qu'il soit, au Hellfest reste un délire. Foutez la paix aux filles, ce sont les meilleures d'entre nous !

J'ai maté la fin du gagnant de Voice Of Hell : REDEMPTION

C'est un trio avec un père et ses deux fils. Les gamins avaient la banane. Ils étaient à la fois conscient de l’événement mais aussi avec cette naïveté touchante que l'enfance ne peut se résoudre à cacher. Le guitariste/chanteur doit avoir James Hetfield comme modèle, et le batteur est très certainement le plus cool de tout le week. Un groupe dont le potentiel ne demande qu'à pousser pour devenir grand, mais si il ne prend pas le melon et qu'il ne soit pas remodeler par l'industrie.


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BLOODSHOT DAWN

Déjà nous avons eu droit à un très bon soliste, un régal d'abeille pour le miel des oreilles, et leur thrash a fait ses classes dans celle de Testament. En concert c'était une férocité musicale un peu brutale et dont la gratte geignait comme une veuve à un enterrement. Les angliches ont su provoquer les ébats supersoniques avec un set de thrash Shredien n'ayant pu regarder au-delà de son angle d'attaque, ni vers d'autres genre de perspectives soniques, pour ignorer la possibilité d'une infinité d'interprétations en allant racler près de l'os, et jusqu'à partager son public en deux.


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MONOLORD c'est Electric Wizard expurgé de tout fiel, venin, graisse, érotisme macabre. C'est une version claire, poétique même, tant la densité de lourdeur est prégnante. Elle ne se salit pas derrière le psychédélisme, elle vit pleinement son feeling, elle est sereine avec ses oripeaux pourpres qu'elle agita pendant un set que l'on a entendu bouillant et reposant tout à la fois. Le public effectuait un mouvement perpétuel de balancier, faisant résonner le cœur des choses enfouies, ainsi que son corps et sa tête vers cet aqueduc magique entre Electric Wizard et Mars Red Sky.

Si selon Ozzy Osbourne « La seule magie noire qu'on ait jamais eue était une boîte de chocolats » en parlant de Black Sabbath, nous pouvons annoncer qu'une tablette entière de cacao noir a été engloutie avec les suédois de Monolord.


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GET THE SHOT

Musicalement au porte du thrash parfois mais sans la déconne. Get The Shot c'est le premier degré du hardcore, on combat avec éthique. Les canadiens expulsent virilité, loyauté et puissance dans une Warzone sous tension. Le chanteur sXe (mentionnait sur les mains) tenait une pêche d'enfer, il vaut mieux pour le Hellfest c'est certain, et leur set est devenu très vite maousse costaud. Obligeant les touch guy à sortir les haltères et le No Pain No Gain dans le pit, avec la sangle abdominale rentrée, le souffle court qui prend le pas d'une rythmique lourde à grosse couille, et à la sonorité métallique qui en faisait rutiler le big bang.

Liant à leur set une ouverture d'esprit humaniste, laquelle a été réitéré à moult reprise très clairement par le chanteur sur les vecteurs d'intégrité et de bienveillance, un doigt d'honneur fut souhaité pour l'ensemble de la Warzone contre le racisme, sexisme, et extrême droite. Le chanteur gesticulait sans cesse, souple, en contorsionniste puis droit et imposant, toisant la foule déchaînée lui imposant le silence avant de repartir vers un rythme plus enlevé encore, avec fougue. Maintenant cette capacité à chauffer le fer et à calmer pour affûter les corps aérobics, à emballer pour mettre à distance régulière, à enflammer pour l'épreuve du feu hardcore. Il a plongé dans le torrent du pit a de nombreuses reprises et le groupe sur scène jouait en fonçant tête baissée.

Au final c'était une ovation pour ce set de compet, hargneux, explosif, direct, percutant par un magnétisme inaltérable.


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Les cousins québécois Get The Shot ont fait leur preuve au Hellfest avec l'art de convaincre, une loyauté pure au HxC et à son éthique humaniste. Très cool pour l'Xtremefest en août !


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DEMILICH

Le thrash Voivod-ïde et Vektorien des Finlandais était profond, avec une multitude d'attaque frontale entre Death et Obituary. Revenu des limbes de leur séparation/reformation/séparation à n'en plus finir, que même un inconditionnel des Feux de l'amour aurait jeté l'éponge depuis, le groupe assura la dépendance à sa musicalité. Ce live semblait même réactiver un répertoire dont l’éclat a sans doute, avec le recul, galvanisé ses propres créateurs.


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  Très aimable le chanteur apportait poliment entre les morceaux des informations sur une discographie qui se résume à un seul album « Nespithe » datant de 1993, et aussi sur la création spéciale d'un t-shirt pour le Hellfest, fort moche par ailleurs.

Parfois on accorde intérêt à un visage pour une raison indéterminée, ainsi, il y avait un gars dont la tronche d'acteur studio du muet donnait l'impression grotesque de bouffer des cheveux et les poils de cul d'un lépreux, et ceci en même temps que la scission sonique de la scène en boursouflée la vision. Ses voisins, peut-être même des proches, se pétaient ostensiblement la nuque, alors que lui apportait cette impression mandibulesque d’extérioriser avec une passion saugrenue. Par contre Demilich était un peu trop statique, il est notable de le préciser car tous leurs effets provenaient essentiellement de leur musique, on peut dire que l'épanouissement ici fut mélomane.

Je pense que les groupes ont dû recevoir une demande du crew du festival pour apprendre quelques mots en Français, puisque ceci était très rare auparavant.


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MISÞYRMING

Si ce n'est que le bassiste semblait avoir un instrument trop grand pour lui, visuellement le band s'est présenté avec des chemises blanches repassées mais complètement recouvertes de sang. Devrais-je apporter d'autres preuves tangibles afin d'annoncer que le ton était donné ?

Le groupe s'est donné à fond dans l’émulsion Black Metal, exhortant le malin à prendre le diable au corps à un public qui en a pris plein les mirettes et la tronche. L'intensité était constante, on sentait, on savait qu'il se jouait ici quelque chose d'importance, avec laquelle notre mémoire allait en graver toute la pertinence. La sinuosité musicale des Islandais nécessite un envoûtement partiel mais constant, du moins en relation avec le genre d'élévation que l'on ressent devant un précipice. Il serait blessant d'émettre une relation contiguë avec le black metOl Behemothien et celui de Mgla, pourtant il y a de cela à l'intérieur du charme sombre de ces formes musicales de haute prestidigitation, du moins suffisamment pour passer pour des formes authentiques de puissance surnaturelle.


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Tel Orphée traversant le royaume d’Hadès pour délivrer Eurydice du territoire des morts, lequel parviendra à s'extraire des enfers vers la lumière du jour sans jamais se retourner vers son amour, ce qu'il fit pourtant devant la porte du chemin et éconduira à jamais son amoureuse. Comme Orphée nous étions tous obnubilés, et le sanctuaire de la Temple était purifié par le sacrifice et l'offrande de corps et d'âmes ulcérées de jouissance, car l'attrait de l'interdit est irrésistible.

Misþyrming a étoffé son souffle sonore en apportant outre sa puissance de corps, une émotion brutale, obscure et pleine d'un feu immortel. Il est probable que leur Black Metal soit exigeant par le fait qu'il est capable d'être brut, et émotionnellement polit mélodiquement. Encore fallait-il savoir polir la pierre intérieure en soi, comme angulaire à sa fascination.


Alors un truc très chiant c'est la fumée des cigarettes/cigarillos/pétos, etc...Ainsi à tous les fumeur.ses je vous souhaite de crever dans les souffrances impitoyables du crabe, qui vous rongera vos poumons crasseux. Comme cela vous savourerez comme tous non-fumeurs.es l'effroyable.


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1000 MODS

J'aime quand ça ronronne, et là ce stoner/doomy possédait ce côté félin du bourdonnement serein. Le groupe a enthousiasmé et conquis dès le premier titre expulsé avec une divine sagesse de coolitude, et vers ce carrefour de bluesmen où l'on fait l'aveu d'accorder au diable Hellfestien la saveur d'offrir à son âme un trip inaugural. Après cela le band a pu dérouler avec un super mojo pour un très gros concert. C'était pour moi une découverte, un peu dans le mood de Vista Chino, avec un heavy blues a filé le tournis à un occiput en cocotte-minute, mais éloigné du parodique des orgasmes narcissiques des versions hard rock américaines des années 1970 toutefois.

L'éclaboussure des riffs venaient gifler les culs-terreux de la Valley. Des ondes de lumière et de joie jaillissant de la foule ravie envahissaient les derniers recoins de l’espace infini. De l’atome le plus imperceptible aux mondes le plus vaste, des êtres animés par l'étincelle rockienne s’élevaient par la voie de leur beauté incomparable et de leur joie sans mélange en une communion de reconnaissance et de véritable amour.

Le final diluvien et psychédéliquement de folie a ordonné à un public conquis une ovation légitime pour les Grecs, car « Il n'y a point de génie sans un grain de folie. » selon Aristote.


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TURNSTILE

Les jeunes gars avaient la niaque, normal à cet age où la duperie hormonale vous pousse en dehors des limites du terrain de jeu. Le groupe a fait monter l'adrénaline avec leur crossover Hardcore hyper chiadé. C'était une boule de nerf et de cool qui a foutu la Warzone en ébullition et en plein zénith solaire. Souvent dans la précipitation et enthousiasme le groupe n'était pas en place, mais a gommé ce genre d'imperfection par une attitude de repli fun et de coolitude goguenarde.

Leur dernier opus est excellent, et le band en a joué une bonne partie de jambe en l'air. Les titres se sont enchaînés, déchaînés, avec une fréquence cardiaque élevé dans le pit et qui ne s'est jamais éteinte. Cette escouade multicolore de l'ohio est musicalement HxCool. J'aime les hommes libres et ces jeunes hommes sont ce que l'Amérique engendre de meilleur. La diversité de mood dans leur titre est assez génératrice de liberté créatrice pour forcer l'admiration, car c'est fluide et plein de groove. La génération qui mélange tout, car mondialisée, recycle, s'adapte à son environnement et métamorphose son indépendance.


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Elle impose sa vision vers un état de transe qui aboutit à la syncope.

Le groupe a libéré les énergies en établissant une passerelle entre urgence impitoyable et spontanéité tonitruante.

Dans ce foutoir sans nom, elle promenait son regard le long du flux disparate, semblait flotter dans le subtil avec amusement comme avec le temps où l'on pervertit ce que les aigris demandent à la jeunesse de perde : L'innocence.

Je pense avec sérieux que le chanteur a la puissance libertaire pour être un Iggy Pop jeune, pour sa ridicule extravagance rock'n'roll mais sans la défonce de l'autre au même âge.


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En plein soleil estival une quinqua s'éclatait au soleil du rap metal de la cité des anges de POWERFLO. Malgré le groove le set ne décolla pas. Le groupe est arrivé en pensant que son passé suffisait, mais il faut gagner l'estime par l'épreuve du feu passionnel comme tous les groupes. L'humilité fait souvent naufrage chez les grands de la Mainstage, ils ne donnent que trop peu souvent dans cet écueil.


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HEILUNG

Pour définir ce groupe, je dirais que c'est une folie rythmique tribale pour une polyphonie astrale invoquant les racines scandinaves primitives dans un fjord du Danemark.

Suite à Wardruna, Heilung aborde la gauloiserie Clissonaise en viking chamanique. La transe débuta et déjà la féerie clanique emplit de sa vénusté toutes les âmes pieuses de la Temple. Peau de bête, ossement, bouclier, bois ornent l'atmosphère scénique en gratifiant de la pureté d'une telle démarche artistique, linguistique runique, paléontologique.

Attention le françaouis est attaché à l'authentique si tu lui sers du gouda de cantoche il va immédiatement pleurer sur son camembert au lait cru. On ne l'a lui fait pas hein !

La musicalité de cette horde rembourre de son assonance un lichen mélodique païen manifeste, intangible. Il y a de la fierté à ouïr d'une telle prouesse musicale, il y a un travail de précision derrière le décorum. Au niveau de la texture sonore on navigue entre le mantra tibétain et le folk païen, tout en étant aussi tout-puissant qu'un haka de all black devant le XV de la rose. L'art d'accomplir quelque chose de grand, de beau et d'unique est un accomplissement que la confrérie revendique. L’envoûtement se doit d'être si puissant que cette offrande borborygmique ramène à l'immortalité d'une magie ancestrale, et que bien après certain devenu mage devineront dans l'épaisseur de la nuit les battements intempestifs mystiques que ce rite ferrugineux apportera comme intemporalité tendre autour d'une mousse dans le bocage du Dark Forest. Youpiiiiiiiii !


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Grosse attente autour de ce groupe donc parce que le public du Hellfest se passionne pour ce genre de rite païen allant de l'âge du bronze jusqu’à l'âge des Vikings, ce qui permet de vivre une expérience temporelle, boire de l'hydromel dans une corne, et peut-être de renouer avec une nature ancestrale nordique. Suivre et abdiquer devant les inclinations charnelles de cette musicalité païenne ressuscite la sorcellerie que la superstition moyenâgeuse a méprisée pendant l’inquisition contre tous hérétiques.

Le spectacle sur scène était total. Il y avait plusieurs tableaux, avec sur scène des chasseurs/ danseurs et des cueilleurs/choristes, en plus des chanteurs.ses et musiciens. Bon c'est quasiment du tribal, il y a beaucoup de percussions, pour ne pas dire uniquement. La procession est lente, il faut rentrer dans la transe, à savoir un folklore végétal et ossuaire animalier.

Moins prenant qu'à pu l'être Wardruna l'an passé, et un peu longuet même à force. Déçu ? Ouaie quand même. Si vous vous demandez si dans nos contrées nous avons une équivalence tangible, et bien c'est non, mais du moins pas d'une façon si rituelle.

Par contre on a quelque chose de mille fois plus intense et c'est MAGMA.

Nul doute que le show était intéressant pour les cultureux de chez Arte, animé pour les néoruraux paganistes du rayon bio, mais je n'ai pas ressenti une connexion tangible avec le groupe, pas plus qu'une union primitive caractéristique des forces naturelles inscrites avec un alphabet runique.

Peut-être fallait-il refaire appel à Ronnie James Dio histoire de voir apparaître des Dragons ?


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Il y avait trop de monde, les mêmes rythmiques et l'impression que la troupe de théâtreux Heilung nous avait préparé en douce les fourberies de Scapin par Odin. C'est idiot de vous dire cela, mais je ne comprends pas pourquoi je ne suis pas rentré dans le trip. J'étais en condition, pied nu, bien ancré à la terre, une respiration profonde, en paix avec les astres. Je respecte Heilung pour la profondeur de leur sagesse ancestrale envers la nature mère, mais même si c'était vivant, je m'attendais à mieux certainement. C'était trop gentil, pas assez bestial, pas assez dangereux. Sans jamais éprouver une illumination avec un rite d'accomplissement qui ouvre une brèche vers le subliminal mystique.

Pas vu la couille d'un pouvoir fabuleux pourtant à la base de tout ce barnum ritualiste et traditionnel.


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MEMORIAM

En un death monolithique old school décharné à son plus simple appareil par des anciens de Bolt Thrower, on a pu gratter à l'essence d'une musique à la lourdeur béotienne.

Le groupe quémanda une soumission faite de confiance et d’admiration, ne pouvant accepter une obéissance forcée il accorda à son public une entière liberté, condition essentielle d’un service volontaire.

A côté de moi les aporétiques affirmaient leurs incertitudes quant à l'embarras de définir si le show leur était bénéfique. Le public était assez crevé de sa bringue, en plus d'être écrasé par la torpeur sonore, il tanguait dans la profondeur de Memoriam, alors que je suis quasi certain que le lendemain il n'aura pas gardé un souvenir impérissable de ce concert. Pourtant le groupe était bon, le sympathique vieux chanteur Karl Willetts avec un organe saillant a honoré, mais il manquait des solos pugnaces et une certaine consistance, et surtout une aura. Car même si le groupe est cool et muni d'une inconstatable profondeur Obituaresque, leurs incantations incessantes sont montées vers les cieux sans espoir d’un ticket de sortie, tu pouvais à cet effet ravaler ta déception.


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Alors que le groupe débattait comme un diable, j'étais pris en tenaille entre les sabots de Satån et le béret basque, puisque un groupe de basque espagnol mangeait des tapas à base de chips écrasés, de cornichons chaud et de saucisses aplaties en rigolant de leur connerie gastronomique. Ces quadras affichaient pour l'un un shirt de death metal avec une licorne dessinée par un mouflet de cinq ans, un autre avec un shirt de Mayhem au visage Corpse painturluré puis le restant débardeur de Dark Tranquility et des shirts classique de metalleux, des vrais quoi ! Pour en savoir davantage sur ce eux : Metaleuskadi


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ARKONA

Dès le premier titre le groupe a assis tout le monde, c'était trop chiant. J'ai tenu tout ce que j'ai pu, c'est à dire le même temps qu'un coït de puceau : 3mn.


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À la recherche d'une objectivité cartésienne à défaut de trouver une pensée pénétrante pourtant jugée indispensable dans pareil cas, je déjeunais seul et de manière frugale un plat que les hindous préconisent quand ils crèvent la dalle sur le sol meuble d'une campagne salement déserte. Na !


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KATAKLYSM

Le band a investi la scène en balançant la mornifle sonique d'un crossover 90's typé death metOl tabernaclien. La sauce était épaisse avec des boucles rythmiques, un groove omniprésent, des effusions rythmiques de breaks qui filaient la nuque rouge. L'édifice de la scène Altar trembla au bruit infernal de ces cavaliers de l'apocalypse du Québec.

Le groupe offrait des cadeaux de noël sonique en faisant croire qu'il tenait les rênes de l’empire du malin, contournant, contorsionnant, concomitant sans détour. La fureur sonique présente était moindre que l’horreur imaginaire fabriquée en amont du concert. Cependant l'évidence permettait d'être éberlué par ce groupe et son synchronisme quasi télépathique entre chaque musicien.


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Après les panthères blanches de Prophets of Rage, qui donc pour porter la rage au ventre lors d'une relecture épistolaire du petit livre rouge 2.0 ?

Une petite voix qui s'élève de la foule avec timidité répond : Nanard Lavilliers.

Le grand timonier outrageusement agacé : Toi tu sors, de suite chenapan.




BODY COUNT bien sûr est capable de porter les guns et ses couleurs de gang californien, maiiiiiiis pas plus. Parce que pour la révolution faudra trouver un autre porte étendard. En grand Mao qui sait tout du show, Ice T le rapetou était dans la place à faire son maître de cérémonie, avec l’usage roublard de sa parole et d'une morgue efficacité qu'il contient d’en asseoir la suprématie sans équivoque. Body Count a plaqué sa toute puissance et son groove métallique à coup de boucles rythmique insatiables, mais la distance entre son aplomb mal déguisé et son manque de pêche ont produit un set d'une vigueur monotone. Le public neo metal était fort désappointé quand la bise ne fut pas venue lui tourner la tête révolutionnaire, parce que le Body Count était venu avec des pistolets à eau.

NoOon sérieux ?


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Cela m'en avait tout l'air nan ?


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ENSLAVED

Le simulacre sur scène fait entièrement partie prenante de la société du spectacle. Un groupe sur scène est l'éternel désir, mais s'il triche il tue et étouffe le rêve. Celui qui triche ne mérite nullement qu'on lui accorde notre passion de continuer à croire en lui.

Vraiment pas en place, Enslaved a dégorgé un set sombre et trop long, cherchant en vain la lumière du jour polaire, hors le groupe septentrion commet le doute de s'afficher tel qu'il peut se concevoir et non dans la liberté prétentieuse d'être ce qu'il est. D'autant plus en demandant la bidochonnerie de la marseillaise reprit par un public de coq en patte.

Comment s’arrête le mal ? Jusqu’où ira la parodie ? La musique extrême possède-t-elle des limites ? Où se dépossède-t-elle des limites pour devenir extrême ? Vous avez deux heures, après je ramasse les copies, et gare à celui qui me fera un avion à la con.


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Faith No More qui s'électrocute sur le 380 et reste collé par le HxC bruitiste, c'est cela DEAD CROSS. Un truc sauvagement incontrôlable, délibérément foldingue, et avec ce genre de folie qu'il convient pour déboîter pendant un set remplit de nervosité, de liberté innommable et de jouissance piquante.

Toujours aussi frappadingue Patton est-il le génie du mal ?

Un bien en soi, assurément.

Il y avait dans ce set cette trempe d'ébullition gigantesque qui gicle des fluides étincelants, jusqu’à faire jaillir du metal en fusion. Des explosions en tous sens pour une musique qui échappait à tous les codes radars d'envergure pour en catapulter l'ivresse. Une telle liberté encore aujourd'hui risque l'incompréhension, pourtant le public de la Valley adhéra à cette folie spongieuse, tant elle échappait des mains. Ce fluide était en chacun une quête diamétralement irrépressible, irriguant tel un ruisseau une rivière, jusqu'à un fleuve pour certain. Pourvu de stratagèmes musicaux éblouissants, le groupe ne semblait pas être enkysté par la démesure, parce que ce groupe dadaïste démentiel contesta l’essentiel et postillonna en menteur insolent autour de sa bizarroïde musique sérielle.


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Cet incongru corticoïde sonique déploiera son extension par un traumatisme mélodique absolument virulent, ajustant son set par tant de trouvaille surréaliste et d'images kaléidoscopiques que l'on exultait en fond de scène comme des têtards devant le cul d'une libellule en chaleur.


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Je pensais que cette année c'était Bloodclot, mais nan, les scissions humaines sont incertaines, alors nous avons eu CRO-MAGS  , et pour garantir l'équité il y a aussi l'autreCRO MAGS !, ben ouaie c'est cela la scission.

M'en branle de la polémique autour de la légitimité du groupe. Jon Joseph est un bon. J'ai pris mon panard. Les hommes flammes n'étaient plus que des globules de cette espèce de sang qui coule dans le corps des villes impures, le groupe offrait comme un éclair de lucidité dans la cruauté citadine hellfestiène la vigueur imputrescible d'une rage libératrice de passion contenue.

Un Age of Quarrel en un set méthodique, vite expédié, des covers des Bad Brains, et ce jeune homme qui s'est vu oiseau, s'est pris pour un dieu et n’écouta pas ses pères. Tiens Icare est revenu se brûler les ailes du désir…

Les uns recherchaient avec empressement, les autres s'animaient avec fureur, je voyais pourtant la même étincelle dans leurs yeux, celle des passions impunément fougueuses.

Si l'esprit s'adapte graduellement à l'objet qu'il admire, il en épouse le culte et l'adoration. Mais il ne s'élève pas au-dessus de son idéal de pureté et de vérité. Le HxC crossover de Cro-Mags semble après toutes ces avaries et intempéries égocentriques un refuge sonore pour bien du monde, même si le crew New-yorkais ne déplace plus autant qu'avant, il ne s’éteint pas, parce qu'il n'existe pas de nuit qui ne finit par trouver le jour.

Une casquette vissée sur une frimousse juvénile à tache de rousseur passa légère comme une crème de pop punk saccharosée de fraise tagada sonique, le groupe termina sa consistance fureur énergétique en même temps que Medhi de Tromatized Youth est venu rugir sur scène.

Désolé mec je n'ai pas pu te voir Jeudi au Metal Corner, c'était la merde sur le trajet et vous aviez terminé quand j'avais juste fini de récupérer mon pass. J'étais dégoûté de ne pas prendre ma ration de Toxic Avenger traumatique, bisous.


Ah oui, absolument rien à voir avec précédemment mais lors de la douzième édition les filles ont subi des attouchements.


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Alors j'informe tous les abrutis incapables de contrôler leurs pulsions lubriques, les productions Marc Dorcel ont sorti une gamme de films répondant dans son intégralité à une pléthore de déviances et ceci de manière élargie, ainsi en sachant cela vous pouvez rester chez vous à réaliser ce qui vous correspond le mieux, à savoir la masturbation bande de branleurs.

« Le viagra, ils devraient le faire en suppositoire, ça doublerait le plaisir de certains. » Jean Yanne

Après cela car à pousser le bordel autant franchir un pallier supplémentaire, il y a des gros cons d'intégristes qui ont émis l'idée de faire rallonger du tissus aux femelles pour ne plus qu'elles soient importunées. En guise de réponse cette année :


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Mais foutez leur la paix !! C'est pas compliqué tout de même.


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AVENGED SEVENFOLD a étendu sa prétention stridente dans les atours de son scabreux édifice, les garçons coiffeurs attendaient la Halford, c'était dommage car elle était là hier soir.


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NEUROSIS

Alors pour être dans la franchise la plus absolue, déjà sur disque je m'emmerde, là c'est officiel c'est pareil en live. La régularité il n'y a que cela qui permet de progresser dans la vie. Je ne dis pas que peut-être lors du cadre d'une soirée étape avec un spirit davantage casanier Neurosis doit mieux passer. Je ne désespère pas encore car je reconnais l'influence notable que ce groupe a engendrée, notamment avec Will Haven, Baroness.

Tu achètes du rêve avec le ticket du Hellfest, par contre si tu es déçu par ton imagination ce n'est pas de leur faute.


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Une réflexion dont la vitesse d'action est peut-être déjà en train de passer le péage de votre conscience. Attention : On ne fait jamais demi-tour sur l'autoroute du WallaBirZine.


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DIMMU BORGIR

L'orchestre symphonique du mal a interprété son opéra rock, et c'était grandiloquent, un vrai valhalla pour fan de Pavarotti et de Thor. Je me suis surpris à me demander avec couillardise si ce n'était pas le même orchestre qui accompagne Patrick Sébastien en tournée, mais siiiiiiiiii celui du Narbonnais René Coll ?




Fin de concert. Au VIP c'était réunion de chantier, brainstorming, saturday night fever ( cocher la case inutile en fonction de vos affinités du moment ), voilà, voilà, puis comme disait Nounours à Pimprenelle « Bonne nuit les petits, et surtout pas de tâche sur les draps cette nuit hein ! »

Parce que là, oOoh fadasse, c'était un vrai trip d'acide dans le bordel.



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DIMANCHE c'était déjà la fin quoi !


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Pour chanter les louanges Hellfestiens il faut savoir écouter en mystique, parce que la musique s'élève lorsque le langage se tait, et se doit de faire entendre le mystère et rien d'autre.


Devant une nouvelle division panzer thrashy à la Altar, est ce que la piétaille allait subir les assauts gazeux ou répandre leur napalm exutoire avec la même vigueur que les grognards bonapartistes à Austerlitz ? MALKAVIAN avait une demi-heure pour atomiser un parterre de gars soumis depuis 2 jours à un régime de 105 décibels pendant 14 heures, et comme subsistance alimentaire uniquement le trio infernal bière/clope/saucisse. Si la prescription est rude, le gazier rigolait encore ce dimanche matin, preuve en est de sa vigueur guerrière devant le quintette.

On ira droit au but comme JPP, le groupe était appliqué à foncer dans le tas avec une tactique brutale entraîneuse de lourdes pertes auditives. Il devait donner et prouver qu'il n'était pas ici par un hasard fortuit. Il a donc accompli son initiation Hellfestienne avec un set combatif hyper thrashy. Le set fut donc rapide, anguleux et frontal, pour une victoire à la Pyrrhus. Le batteur munit d'un bonnet péruvien a pété la caisse claire, très certainement causé par un enthousiasme incontrôlable. M'enfin le set était aussi offensif, sans temps mort, pas le temps certainement de perdre le temps escompté, mais nous on respire comment pendant cette folie dionysiaque ? Mais c'est qu'on ne respire pas, on encaisse, et les Nantais ont avoiné à mort. Aarrrrrrg ! De plus, Malkavian a dégagé une super énergie positive, et cela fait du bien quand c’est un groupe Français, d'habitude c'est davantage le lot culturel des américains.

Pas trop vu de pingouin déguisé cette année, ou bien alors je ne fais plus cas de figure de cette manifestation costumée...C'est peut-être dû à la reproduction du même gazier anonyme à foison aussi ?


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PLEBEIAN GRANDSTAND

Torsu nu avec un regard qui veut en découdre, le groupe est sur scène et attend. Pendant 2 mn le round d'observation que dure cette confrontation entre le groupe et le public libère déjà une part de danger.

Noir, violent, brut, sans concession, leur post-black est arrivé à souder la bile obscure avec une assise extrême. Le chanteur possède une stature scénique à la Henry Rollins, bien ancré avec un mouvement de balancier, dans cette attitude entre mâle et animalité. Il enroulait son bras droit avec les fils du micro et resserra l'étreinte à cette sorte de bondage entre lui et l'amertume intrinsèque qu'il projetait sans cesse. Est-il le dominant ? Est-il le dominé ?



Il y a quelque chose de puissamment dur dans leur musique, et de fragile dans la sensation suffocante de donner au mal l'emprise de souffrir pour évacuer le mal-être. Le groupe fait mouvoir l'intériorité émotionnelle comme un véritable réceptacle d'amplification à sensation, et aussi comme un caveau de souffrance des désirs assouvis.

Les gars de Plebeian Granstand étaient tendus, s'arc-boutant à coup de fonte sonique, ils arrivaient à suspendre une épaisseur de lave fine, pareil à leur physionomie corporelle, et à la fois à faire vivre une souplesse musicale avec des lignes claires, entre tension et libération.


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Lucifer le fils de l’aurore, fier rebelle à la suprématie divine symbolise la sédition.

Brebis galeuse au sein du troupeau, le metalhead est pareil puisqu'il repousse avec dédain la sainte liturgie de la bienséance en ne se soumettant à l’ordre. Réclamant l’honneur d’être dévolu en restant à jamais égaré dans la vallée infernale avec ses goûts musicaux outranciers, il est ce destitué au goût calomnieux qui entend bien jouir de la liberté d’être.

Mais Lucifer c'est aussi un groupe. Un parallèle entre le revival seventies et Pat Benatar ouvrant le grimoire à Coven n'est pas anodin quand on suggère le nom de LUCIFER.

Huppés dans leur uniforme mamamouchi les scandinaves ont ensorcelé sans surprendre. C'était propre comme concert. Sans fioriture, sans élan ostentatoire, même si la belle voix possède un registre vocal splendide, l'échange entre le public s'est résumé à des regards doux, avec cette pudeur que les imbéciles, accoutumés à la démagogie scénique lambda, ont toujours confondu avec de la froideur. On espère après le set que le sortilège prendra un peu. J'avais trouvé The Oath sans grand intérêt, Lucifer me semble prompt a balancé un aspect gypsie heavy seventies pas dégueulasse du tout. D'ailleurs en live tu sens bien la poussière du retour à 1,21 gigawatt.


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Heyyyyyyyyyyy, cool, reviens gamin tu ne sentiras même pas l'encens en revenant !

C'est bien fait, réalisé, mais mouais pas transcendant pour autant. Leur dernier album « Lucifer II » est plutôt cool, surtout avec la présence de Nicke Andersson (The Hellacopters, Imperial State Electric, Ex-Entombed) qui était derrière les fûts et reconnaissable à sa casquette.

Johanna Sadonis a tout de même déroulé son incandescente aura, sa blondeur réverbérante, sa peau laiteuse et la chaleur d'une voix de diablesse en cœur de velours.


Voilà plusieurs années que je vois un gars enregistrer en audio les concerts, c'est Boutros Bootleg, le gars fait du street-art aussi, et c'est vraiment cool !


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AU-DESSUS

Aura-t'on la prétention d'espérer prendre de la hauteur avec ce groupe ? Et bien oui le liant musical des Lituaniens aura injecté cette sensation de trinité tension/nuance/contraste indispensable à leur post-black. Signé chez les acteurs de l'ombre, thuriféraire du sombre, le groupe a pris naissance au sein d'une espèce de nihilisme qui veut que par nature il soit colérique et haineux, puis baignant dans les plus épaisses ténèbres. Ainsi il a su clouer cette congestion palpable même avec des tempos lents, et faire cohabiter l'ivresse avec une atmosphère particulièrement sombre.

Entre rage et chagrin, Au-dessus enfanta des rêves hantés, des mélodies angoissées, ciselées et entraînantes en une mise au point énergétique, et vers une écriture torturée de litanie incandescente que Jean-Jacques Rousseau expliquait en ces termes : Le sentiment de la pitié dort dans le cœur de l'homme jusqu'à ce que le cri de la douleur vienne le réveiller.

Un seT tRèS tRoUbLaNt.


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ROTTEN SOUND

Par un effet de crépitement death grindesque, du grindcore quoi ! Les finlandais ont procédé à un concassage du cerveau en purée pour bébé. Nous sommes d'accord c'était tout le long une bastonnade avec l'apparition de grumeaux de plus en plus gros dans l'occiput. Aspiré dans une centrifugeuse, cela devient vite exténuant quand même un Dimanche à 13h30, mais une expérience riche de sens, car elle offrait un contraste saisissant sur le long, ce qui permettait de constater la dégénérescence active de la zique de Rotten Sound, et même en sachant à l'avance que cela allait chier dru.


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WARNING

C'est moi ou c'est chiant ? Pourtant le chant mélodique suit la torpeur, mais c'était lénifiant parce que toujours monocorde, sans tension, sans débauche. Une douceur qui repose certes, mais endort.


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THE GREAT OLD ONES

Monstrueux.

Il y eut d'abord l'apparition presque immédiate d'un souffle rampant et subtil, faisant remonter une audace mélancolique prête à convertir la douleur en volupté comme un baume salutaire sur les blessures profondes des cœurs navrés. On venait se blottir contre The Great Old Ones car il réchauffe. On retrouve alors goût aux joies intimes des tentations caressées, au souhait refoulé, ainsi qu'au feu passionnel qui jaillit du cœur obstiné de leur musique et apparaîtra comme écrit en lettre de feu.

Les groupes filiaux ne sont qu'étincellent en comparaison du feu premier.

The Great Old Ones est un feu premier. Il est heureux pour les contemplatifs solitaires de s’enivrer à loisir des charmes de cette musique.


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Avec son visage éperdu coulant dans le flot des corps en perpétuel mouvement de la ruche où mielleusement ses yeux se perdaient, elle apparaissait comme une reine noire que le soleil baignait de sa lumière, et elle rayonnait immobile dans le fracas du tonnerre musical.

Les voix mystérieuses et lugubres réveillaient le grand frisson, les hommes exultaient remplis d’insolence, des cris de démence dominaient le grondement des éléments sonores en proie à une folle élévation sonique, jusqu’à ce que l’agonie latente vienne faire s'échouer les vagues à l’âme d’un désespoir inexprimable et qui déferla sur le suppliant. Nos cœurs s’ouvraient à rompre la chamade, cela peut-être unique, mais une vie éternelle en soulignera les souvenirs brûlants.

Toux ceux ayant vécu cette apocalypse sonore contempleront les honneurs conférés aux fidèles. Car la scène est le sable d'une arène, celui qui meurt sur scène est un gladiateur, un lion, un martyr de son art. Le spectacle conjugue avec la vie le temps de l'existence, il traduit avec intensité la communion de nos croyances, brûle le désir en nous pour attiser les rêves. Même ce rêve une fois terminé reflète par son hallucination incantatoire ce qui perdure encore et toujours !

Tout était parfait : OVATION !


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Passage à la vitesse lumière pour changer de dimension car c'était Dark Side On The Moon avec GRAVES PLEASURES, et donc claque sur les fesses, mmmmmmmmh, coup de fouet subtil, Oooooooooooh, pour « un peu de noirceur vénéneuse qui ne fait jamais de mal » comme disait le Marquis de Sade.

Le concert était beau et sombre, Baudelairien en somme, avec Kali pour faire table rase depuis leur dernier album Motherblood. Une remarquable participation du public a retenu mon attention, mais ouiiiiiiiii, d'ailleurs je dois rattacher à cela qu'il y eu quelque titre de leur groupe précédent Beastmilk.

Dans cette flagellation de rock catchy et de poppy dark, le set aurait pu faire rougir une gothique. Tiens j'en ai vu deux dans tout le week-end, c'est dire de leur rareté désormais.


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Graves Pleasures assure sur scène comme une pluie estivale s'abat avec l'intensité de la foudre et l'épaisseur inquiétante des éléments sauvages afin d'éteindre la chaleur. Tout devient alors impétueux, rien ne retient plus la noirceur de foudroyer avec douceur dans chaque écrin de lumière entraînante. On écoutait extatique la voix du mentor Mat McNerney  (Code, Hexvessel, Dødheimsgard) résonnant au cœur du précipice. Il fallait aiguiser sa dague lacrymale sur cette pierre sonique, faire de son chagrin une violence, sans jamais émousser sa mélancolie, mais plutôt l’enfiévrer pour faire siéger la ténébreuse gifle de ce set. Qu'à la fin, le galbe ténébreux d’une beauté sauvage au cuissot gracieux et à la croupe envoûtante, munit de ce regard sibyllin que transperce une présence solaire, parcourrait la scène à la recherche d'une vérité, preuve du troublant emballement qu'elle venait de vivre.


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THE BRONX

BIM ! Grosse claque de punk rawk'n'roll de grande classe américaine, et pour un set criblé de hits, avec un public en surchauffe constante. Il y a eu un wall of death catatonique, un guitariste avec la tronche de Magnum qui a découvert en se levant que sa petite amie couchait avec Jesse Hughes des Eagles Of Deaht Metal. Le chanteur Matt Caughthran qui a pris pleinement conscience de s'éclater à donf avec une coolitude toute californienne. Un Joey Castillo (ex-Queens Of The Stone Age, Danzig, Blas’t, Bloodclot, Wasted Youth) batteur moustachu derrière les fûts qui n'a rien lâché, de bout en bout, et je ne sais pas comment il a fait à plus de 50 ans ?!? Un autre gratteux qui ressemble de très loin à Lee Ranaldo pour une osmose musicale assez incomparable tant ça a claqué en tous sens.

Un petit following aussi cool qu'arrogant s'enfonça dans le brouillard poudreux de leur speederie à rejoindre le groupe au plus près de la scène. Puis est revenu sur leurs pas comme si il revenait de faire du kayak trempe comme des soupes.

Le concert était ultra cool, un putain de Core-rock'n'roll hors norme dans notre contrée d'exception kulturelle, puisque le Johnny B Good national des gauloises sans filtre est à St Barth a nourrir les vers de coconuts.

Et ouaie car selon Didier l'embrouille, à la fin Il n'y a que Dick qui nique.

Non c'est vrai que nous n'avons pas d'équivalence, peut-être parce que le rock n'a jamais été pris au sérieux. « En 1960, tout le monde appelait son chien Dick. Quand j'ai commencé à être connu, les gens aboyaient quand ils me voyaient. » Dick Rivers en 1996

The Bronx est un super groupe, d'autant plus que j'aime leur délire avec leur Mariachi El Bronx. Donc un set grandiose vous dis-je, je kiffe ma journée, il fait beau ! Ahahahah putain c'est trop bien !


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Le retour gagnant du stoner psyché-punk libérateur de NEBULA était annoncé depuis des lunes dans la presse spécialisée suite au pressage de leur discographie et de leur reformation. Avec des solos endiablés, des riffs stoniens bluesy à s'en faire péter les varices à force de buriner frénétiquement du pied, le band nous a donné de quoi mordre la poussière de l'hypnose. Le trio a des silhouettes sorties d'un film de Gus Van Sant des 90's, un spirit de desert rock, avec le sable chaud et l'effervescence de la torpeur pour enflammer l’ensemble. Il a évaporé un volcanique set survolté par des riffs cinglant, tranchant de prêt et jamais rasoir, dégorgeant ce sang impur heavy à la caverneuse intensité.

Dans la Valley les corps suintent, et les plus vieux doivent subir des maux que l’âge avancé leur en permet la pleine fortune (et oui car en plus c’est gratuit). Ainsi et par un effet diabolique de rotation, la raideur dans la région du pubis s’est déplacée vers le bas du dos. Une contrainte de mal lombaire heureusement solutionnée par le biais d’une installation pliante avec un dossier porteur, en somme une chaise quoi ! Donc quand vous voyez des gens avec cet attirail en fond de cale, ce n’est pas pour faire chier, c’est pour éviter de trop souffrir, bien entendu sinon il y a des postures de yoga. Ce qui peut paraître extravagant de pratiquer pendant un set de thrash metOl je le reconnais volontiers, mais bon 14h00 debout devant des spectacles sataniques c’est usant pour le corps faut le savoir, et surtout après 40 ans.

Heuuuuuuuuu, je n'ai pas cet outillage, je fais du yoga.


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Si tu cherches le choc N’hésites pas 220 Volts t’aimeras ça avec Les $HERIFF, lesquels ont criblé leurs hits punk en électrocutant sur le courant alternatif une Warzone aussi pleine qu'une péripatéticienne après une nuit foutrement rentable. Les Montpelliérains ont joué à la Ramones, en enchaînant sans débander, mais avec la tranquillité sudiste et l'appel d'air du fraîchement nouveau guitariste, le nîmois Ritchie Buzz (The Last Brigade, The Dustburds) un des mecs le plus glam du territoire. Il a délibérément apporté du sang neuf dans les colts des $heriff.

C'était la panique à Daytona Beach quand la piscine à remous des corps de la Warzone se déchaîna, fanatisée à outrance pour reprendre en chœur les paroles, et que ouiiiiiiii cela fait un bien fou de chanter dans sa langue maternelle, surtout aussi excitée en s'enduisant de Mayonnaise à gogo, jusqu'à en devenir gaga devant ce concert à l'ambiance énOrme.


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Par la suite j'ai répondu plaisamment aux questions d'Alladin sur sa thèse du milieu underground, un peu comme devant un problème de mathématique à résoudre, tu commences déjà à ne pas lire correctement l’énoncé, ainsi tu comprends que ce que tu veux comprendre, et puis tu espères une bonne note, qu’à la fin c’est dans le cul lulu pour ta mauvaise interprétation. Bon pour mes trois vœux ce n'est pas encore advenu donc j'sais pas ce que tu branles mec ?!?

Le bocage du Muscadet offre toujours un ombrage et une sorte de quiétude toute relative au milieu du tumulte, de plus il me semble que ça sentait moins les pieds de cochon d'inde, qui comme chacun le sait depuis la réflexion de François Cavanna : « Quand on regarde attentivement un cochon d’Inde, on remarque : premièrement que ce n’est pas un cochon, deuxièmement qu’il n’est pas d’Inde, et qu’en définitive seul le “d ” est authentique. »

Trêve de digression, en allant vers la scène Altar, putain j'ai dû y passer tout le week-end, c'était Pantera rules & thrash or be crossover pour EXHORDER.

Il y a eu une bonne vibe surtout pour un set aussi frontal. Le riffing pugnace calcinait l'enceinte où un bûcher de feed-back s’élevait vers les cieux tandis que le chanteur tout aussi enthousiaste crachait la foudre. Fondé en 1986 à la Nouvelle-Orléans avec deux opus Slaughter in the Vatican (1990) et The Law (1992) le groupe a filé de quoi ronger son frein contre son parapet sonique et avec la faveur des ténèbres.


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Le negro spiritual satanique de ZEAL & ARDOR a cannibalisé les festivaliers. Le groupe plébiscité par les médias a surfé sa singularité musicale avec une bonne fan base. Envoûtant par son damier musical de racine noire et de metal rock alternatif blanc, sa formule emprunte dans le biais cognitif du post afin de proposer une relecture voodoo in fine. Faut avouer qu'en live c'est bien foutu, le public se laisse entraîner par la messe noire, avec le sticker « vu à la TV » c'est vrai que le sauf conduit aide forcément à se faire connaître du grand public, et la Valley est gavée. En moins d'une heure le set est balancé avec l'impression d'avoir assisté à quelque chose d'unique, même si on a déjà entendu ces sonorités, ce n'était jamais sous cet angle de vue et avec un tel mélange des genres hérétiques.


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ARCH ENEMY

Heavy teutonique + metal moderne = Fête de la permanente et du brushing Munichois. Un constat approprié pour un gars s'aspergeant le visage de bière en réalisant peut-être même sans s'en rendre compte qu'il était en train de réaliser une sorte d'oblation en faveur de la miséricorde malté des dieux du metOl germanique. Le constant libidineux c'est que Alissa White-Gluz attire les hommes comme le Docteur Moure inventeur du rouleau glu, les mouches. Musicalement parlant je ne sais pas ce que l'on peut trouver à ce groupe ?


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Les gens apprécient avec le grandiose package Hellfest qu'on lui apporte du spectacle haut en couleur. C'était valable avec Zeal & Ardor, c'était tout aussi probant avec BATUSHKA dont le concept a fait un triomphe romain.

Les Ghost du black metal ont réalisé une messe rouge. Décor, couleur, flamme, costume, tous les ingrédients nécessaires pour vamper à l'outrage. Il y avait même les frères Jacques derrière le band en formation petit chœur pour faire les choristes, et un prêtre/chanteur devant son pupitre pour une maléfique liturgie.

Visuellement c'était très statique, il y avait une circumbulation d'ensemble qui ne permettait pas de déroger au cérémonial adéquat.

(NDLR : La circumbulation c'est une façon de se déplacer au cours d'une tenue maçonnique, dans le sens prévu par le rituel.)

Les titres commençaient tous dans une lente procession qui permettra par la suite une plus ample déflagration quand tout basculait dans le BlackMetOl.


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Avec fumée au sol et bougie parfumée, ne manquait plus à mon avis qu'un bénitier pour cracher dedans. « Litourgiya » le premier opus de Batushka est chiant, enfin, si vous appréciez les cantiques ecclésiastiques pendant cinq minutes puis que cela se fondent dans du black metOl pendant l'autre moitié alors cet album pourrait vous satisfaire. J'avais maté une vidéo d'un concert sur le net et cela ne m'avait pas aussi bien capté. C'est con mais dans le cadre du Hellfest cela fonctionne. Donc oui on a un besoin réel de sortir de l'ordinaire et de spectacle dans le metal. De toute façon il sera toujours mis en scène, c’est sa tradition.

Batushka est peut-être un concept mystérieux de plus, ses saintes écritures ne sont qu’une fable, cela reste un groupe de musique qui propose un spectacle clef en main comme Alice Cooper, et comme n'importe quelle église elle fait office de rédemption dès que l'on s’investit dans sa chaire communautaire.

Je pense tout de même qu'une église diabolique de l'entertainment est née au Hellfest et ces nombreux nouveaux adeptes ont reconnu un dieu et sa foi totale en live.

Pour rester dans la piétaille catéchistique, je rappelle qu'élevée dans la christique foi du mépris du corps et d’une âme éternelle, Christine Boutin a renoncé à expulser le Hellfest hors de la terre sainte de la sœur aînée de l’église catholique romaine. L’impureté du diable a par conséquent vaincu la joute avec malice et bravoure. Mais la communauté de cœur de cette fidèle au corpus catholicité n'est pas encore à côté du père avec un anneau angélique au-dessus de la tronche. Espérons que les hérétiques Hellfestien puissent profiter encore, au cas où soudainement un cataclysme politique en vienne à trouver une solution inquisitrice.


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BARONESS

Je ne sais pas ce qui se passe sur scène pendant le soundcheck, si c'est dû à la sortie prochaine de leurs deux prochains EP, mais le groupe est en formation acoustique ? Je décide d'aller pointer carrément devant, à la barrière.

Des raisons personnelles infiniment plus obscures qui ne sauraient être de mon ressort légitime au batteur de rentrer auprès de sa famille. Dans cette circonstance inopinée le groupe concède une approche réduite et intimiste pour un concert improvisé afin de ne pas annuler sa venue.

Clapou, clapou !! (NDLR : je tape des mains)

Il arrive que le hasard modifie tout, dans ce tout qui avait tout façonné. On le pensait malléable mais pas aussi instable. Hors le bouleversement ressenti fait peau neuve, et révèle des peurs, des blessures du passé qui s'expurgent lentement. Baroness a joué dans l'intimité avec.

En duo d'abord, en trio un temps, apportant une redécouverte de leur titres, autant pour eux que pour le public. La crainte éventuelle du grondement du public électrique fut absous par une célébration tout en douceur, avec l'intensité profonde que l'on atteint quand il n'y a plus que la simplicité pour en retranscrire la fluidité, la beauté, l'urgence.

Après avoir été coupé dans son élan, le groupe a repris sa trajectoire, sans avoir perdu sa grâce, ni de sa nécessité. John Dyer Baizley expliquait posément la situation étrange et solidaire dans cette mise à nu qui laissait filer la pudeur. Dans laquelle on se livre davantage, en s'avoue des trucs intimes et en les révélant on ne fait que livrer et libérer ses craintes. Il suffit d'une phrase, et parfois même qu'un mot, qu'un son pour que votre esprit soit en lévitation dans une émotion si profonde et intense qu'on en ressent la rareté bouleversante. L'excellente guitariste, et chanteuse pour l'occasion Gina Gleason retenait ses larmes, moi je n'ai pas pu, j'ai laissé glisser le cristal salé jusqu’à l'extase.

Baroness s'est livré dans l'intimité de son art, il a reçu beaucoup d'amour, passionnément, éperdument. C'était comme un geste suspendu qui n’attendait pas forcément de résolution, et qui aurait pu rester entre son état éphémère et sera marqué au fer rouge nostalgique.

L'on souhaitait que ne cesse le concert. Alors comment appeler bonheur un état fugitif qui nous laisse le cœur en émoi, nous fait regretter le temps passé et désirer quelque chose après ?

Je remercie Cédric, disquaire indépendant à Albi dans son shop Sky Valley, qui a malheureusement dû plier boutique en 2015, c'est lui qui m'a fait découvrir ce groupe, alors mec j'ai eu une pensée pour toi, j'ai saisi exactement ce que tes yeux exprimaient déjà à l'époque en parlant de ce groupe avec émotion.

La rareté de cet instant unique j'ai eu la possibilité de vivre/partager ce moment d'anthologie avec d'illustres inconnu.es. On vit parfois des moments intenses, et parfois si exceptionnels que seules les larmes sont capables d'en authentifier la pleine puissance.

Le spectacle vivant te donne vie !


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Piquant par son aspect Cool punk et rock'n'roll glam, le groupe GLUECIFER affluait des orties avec son sens du riffing pour une sortie de route rocambolesque. Il a précipité le public à faire des embardées avec lui, pour finir dans le décor, la gueule démontée, les os pétés, mais toujours en vie après une telle course-poursuite à tombeau ouvert dans le spleen d'essorer les gaz de l'histoire de ce monument sonique. Il n'y a eu personne pour monter sur les freins et faire baisser la tension, avec autant de chevaux de feu sous le capot, la succession de titres catchy n'en finissait plus d'électriser l'asphalte du pit, en pilonnant, en bouillonnant les cerveaux à cette température invivable qui enflamme même les moteurs à réaction.


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KADAVAR

Je connais bien ce bois de qualité capable d'écharper ses échardes soniques avec ce Kadavaresque stoner rock‘n’roll venant de cette région germanique où l'on reboise par une barbe et une tignasse de hippie à veste patchée. En live s'est imparable, je laisse la place à tous ceux qui n'ont pas encore étaient fouettés par ce rameau solide de kick out the jam, parce que j'ai déjà assisté à cette fulgurance et qu'il me faut garder des piles pour le soir.


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Les magiciens anglais de la vierge de fer et des pyramides du métal progressiste ont offert un spectacle pharaonique. Je n'ai pas tout vu d'IRON MAIDEN, mais il y avait là les phénomènes analogues dus à sa puissance discographie, avec toutes sortes de signes et de prodiges au décorum fastueux, et toutes les séductions de l'iniquité. Vaincu par la bête et son image puissante, Iron Maiden debout sur la mer et assis sur son trône entendait l’acclamation des louanges glorieuses, ainsi que toute l’action de grâce du peuple de l’ombre Hellfestien, avec la puissance et la force que l’on proclame aux dieux aux siècles des siècles.


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THE HELLACOPTERS était de retour, mon dieu priait pour nous pauvres pécheurs des eaux troubles du rock'n'roll...

Régénérer le high voltage originel comme on perpétue la flamme lors d'un rite initiatique, ces musiciens en connaissent l'idiome et y vont à fond de cale. Les taiseux oracles de la rock critic united foundation pointaient leur manche de pioche et creusaient dans le terril, la suie collait à la gorge et le diamant sortait ses lumières de feux de Bengale en moins de deux. Sur scène chacun grattait sa nouille avec ostentation, c'était un véritable bukkake royal de foutre sonique qui aspergeait tout le monde. Des salves bluesy-kérosène déchaînés rentraient et sortaient sans arrêt.

Ça c'est ce qui s'appelle du rock'n'roll !


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Diantre j'étais ému et bandais, déjà, encore, toujours.

Les pâles d'hélicoptère tournaient sans jamais brasser l'air mais attaquait en B-52 la double agression des guitares jumelées de l'enfer. Engrossé par une myriade de hits amniotiques, c'était vite la perte des eaux, on buvait ce drink d'hi-energy pendant que le moteur gonflé à la nitroglycérine partait toujours en trombe avec dérapage contrôlé et ce bruit aérien qui explose les cieux raw'n'roll. Une trique d'enfer j'vous dis. Une foule violentée mais consentante venait de se délivrer du stupre de son innocence perdant la vue devant l'éclat de tous ces riffs ruisselant de chrome. Une femme gironde aux bouffés de chaleur élégiaque se frottait la croupe contre la cuisse de son metalhead pendant que le brasero musical ne faisait qu'amplifier sa capacité excitatrice. Plein de scorpions lubrique transperçaient mon esprit, aiguisaient mes émotions d'un venin bestial.

Les suédois jouaient pied au plancher en gardant le Cap d'Adge dans la proue, la sauvagerie sereine tendue vers ce berceau de l'humanité antique du cul, de l’électricité statique qui provoque des arcs électrique à force de frottement, et à cet instant bénit des dieux où le coït sonique est orgasmique.

Nicke Royale aspergeait la foule de son organe vocal avec en coulisse une Johanna Sadonis emprise de vénération Luciferienne. Dregen était dans la cime des soirs jouissants et suppurait glamoureusement de sa Gibson ES-335 cette débauche rock'n'rolienne qui vous fait décoller à toute berzingue.

Ça c'est ce qui s'appelle du rock'n'roll, oOoh pitin !


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J'aime bien cette citation de Christian Bobin « La musique, ce qu'elle est : respiration. Marée. Longue caresse d'une main de sable ». Elle trouve une résonance subtile avec AMENRA, parce que le groupe a apporté son hypnose transcendantale comme commotion et comme communion, avec la fragilité transitoire de l'instant subliminal.

Sans un mot, juste avec une musicalité à l'émotion pénétrante, languide, brute, les taiseux d'Amenra ont saturé l'espace sonore et n'en restent pas moins des passionnés esthètes d'atmosphères et de saturation mouvante.

Tête baissée dans la capuche, une danse alanguie, insouciant dans la moiteur de l'air, dans la semi-obscurité, dans la pénombre du soir qui s'endormait lentement sous des oripeaux féeriques, on rêvait de lumière et c'était l'obscurité commune de tête vacillante et de corps en suspend qui était en train de suivre par un basculement lourd et prenant chaque allitération des Belges. Un rayonnement sonique éventrait la nuit et déposait en chacun un arc en ciel de radiance lunaire. Comme nombreux d'entre-nous, j'étais étourdi par l'errance de ces ondes sismiques en train de mener les âmes à la perdition, tout en prétendant les conduire dans la lave des ténèbres. On entendait des sons mystérieux chuchotant un spiritisme qui faisaient soulever la foule et non plus les tables de ouija. Amenra en prince du mal exerçait sa puissante fascination avec une musique de nuit capable de suspendre le gouffre des enfers, de ses odeurs opaques afin d'obscurcir les sens d'un goût de stupre, face au Styx.

Le public était exsangue, mordu dans les crocs d'un set draculien, les Belges avaient brûlé la chapelle de la Valley.


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Carrément groogy, je m'enfermais avec d'autres au plus près, la Temple était la plus proche.

Le soulèvement des machines Terminatorienne avait débarrassé la chapelle de sa peinture rupestre pour la métamorphose d'une discothèque eighties avec CARPENTER BRUT. L'électrowave activa les neurones juvéniles à se réveiller dans cette excitation de caféine taurinique qui pousse les jeunes à sauter partout. Merde cinq minutes auparavant je flottais dans le formol adipeux d'une musique extatique avec vertige, et là je me retrouvais dans le tintamarre dansant à me sentir rabat-joie. Mon constat est que je n'ai plus la régénérescence aussi active pour passer d'un univers musical à un autre, surtout quand le précédent n'a pas fini d'être digéré. Je n'ai pas ce filtre à particule émotionnelle juvénile qui permet de passer à autre chose, parce que la digestion se fera quelques années plus tard.

Dans ce tourment qui révèle le malaise j'étais bousculé sans cesse, l'usure du temps me rappela à son ordre, place aux jeunes et mort au con, je m'extirpais de là me sentant trop vieux et pas à ma place.

Après Perturbator, après Carpenter Brut, en 2019 vous aurez Dan Terminus pour finir la soirée et faire l'after house pop pop a jam.

Un concert qui a énOrmément plu à la nouvelle génération donc !


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La communauté metAl au sens large du terme possède un sens de l’auto-parodie, de la dérision aussi puissant que sa musique, c'est à dire que l'on ne se prend pas au sérieux mais tout ce que l'on fait on le réalise avec sincérité.

TURBONEGRO a fait couler sa flottille Turbojugend dans son backroom ascensionnel pour faire grimper à sa barre de pole dance son parodique deathpunk sarcastique et clownesque.


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Dans ce tourment qui révèle le malaise j'étais bousculé sans cesse, l'usure du temps me rappela à son ordre, place aux jeunes et mort au con, je m'extirpais de là me sentant trop vieux et pas à ma place. Meeeeeeeeeeeeerde c'est qu'ils avaient à peu près mon age là !

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NIGHTWISH

On prend un coup de marteau Manowarien quand Joey DeMaio leader emblématique a annoncé avec le suspens d’un catcheur américain la venue prochaine des warriors du metOl pour leur tournée d’adieu. On sait déjà que pour la saison 2019 Hellfestienne, en plus de Manowar, il y aura Slayer, Mass Hysteria, Dropkick Murphys et Carcass.

Oui je sais je n'ai pas parlé de HO9909, Dâlek dans le report, donc pour être franc avec vous, grand 1, petit A je ne suis pas allé, puis petit B j'avais comme une intuition d'incompréhension intergénérationnelle. Par contre on m'a rapporté que HO9909 c'était de la balle énergétique en live et que la jeunesse avait très appréciée.


Yo !

Ainsi grand 2 petit C, comme conclusion, bennnnnnnnnnnnn j'en ai rien à dire de plus quoi !


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Je déambulais sagement avec le froid au corps, m’arrêtant devant le dernier stand ouvert qui proposait des boissons chaudes, motherfucker je l’avais pas vu plus tôt celui-là, grrrrrrrrrr…Je fixais la grande artère Hellfestienne comme si c'était la dernière fois, puis partais en direction du VIP, quand le « Maniac » de Michael Sembello résonnait de flash stroboscopique et de glapissement juvénile de boule à facette.


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Voilà les derniers concerts étaient terminés, statuant de l'aboutissement du 13 ème Hellfest.

Un déplacement vers le VIP pour poursuivre les libations afin d’y rencontrer la fine fleur festive, me permis d’écluser mon thé en toute décontraction des maxillaires, afin de comprendre ce que le boss de Kicking records parvenait de manière illicite à extraire comme conversation éthylique. Sans être un visionnaire de talent capable de faire investir les marques par la façon de mettre en scène virtuellement des objets inutiles en tant qu’influenceur, je peux néanmoins vous annoncer que je connais un gars qui s’est réveillé le 25 juin avec un bon gros gourdin. Bon jusque-là rien d’anodin chez un homme, seulement la barre en question avait dû migrer de façon certaine vers la tête, avec une contrariante sensation variable selon l’âge de raison du dernier verre ingurgité.

D’autant plus certain si le trajet vers Nantes s’est soldé par l‘ouverture précipitée de la vitre arrière. Il est fort probable alors qu’un arrêt inopiné vers une station de lavage se soit employé de force sur les coups de 3H00 comme une option inévitable, et salvatrice pour la bonne image de cette entreprise sonique. Une pensée émue pour la puissante sagesse de Thibault dont l’abnégation diplomatique aura permis à la holding kicking de rentrer à l’hôtel, même si professionnellement par un effet de contamination bennnnnnnnnn tu pues du Cu! Mec.

Heyyyyy ne changez rien les gars, je vous aime !


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C'était ma dixième année consécutive au Hellfest, les noces d'étain, un metal blanc gris très malléable, merci au crew, aux bénévoles, vraiment, sincèrement, éperdument. C'est incroyablement puissant et dingue tout ce que vous accomplissez !

Au début de son règne toute la création n’a fait que clapir de goguenardise, désormais les créatures hellfestiennes jouissent du ravissement de la puissance créatrice et des mystères. Ainsi toutes nos facultés pourront se développer, tous nos talents s’épanouir. L’acquisition de connaissances nouvelles ne fatiguera pas notre esprit, ne lassera notre énergie. Les plus hautes aspirations seront satisfaites, néanmoins il y aura toujours de nouvelles hauteurs à gravir, de nouvelles merveilles à admirer, de nouvelles vérités à approfondir, mettant à réquisition toutes les facultés de l’esprit et du corps. Le chœur de louanges exécutés par milliers enflera puissant et sublime.


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Merci à Michel & Sylvie pour leur hospitalité à Monnières (je loge chez l'habitant), à mes covoitureur.es Stéphane, Mathieu et Doriane et un super big up à Roger Wessier.

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Jacques Dutronc disait que lorsqu’un peintre en bâtiment sifflait l’air de vos chansons c’était gagné. J’ai vu un routier avec une écharpe du hellfest sur son pare-brise, cela signifie donc que c’est acquis alors ?


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jeudi, juin 28 2018

L'Xtreme castagne Ô mètre de la Lune !


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En l'an de grâce 2018, un 16 juin anodin pendant la marche mondiale éco-responsable des vendeurs de voitures d'occasion, l'association Castraise La Lune Derrière Les Granges entame les dernières manifestations de sa semaine chamboule tout. Ce soir-là c'était une Xtreme before party co-organisé avec Pollux, cela se passait au Bar O mètre, lieu incontournable des concerts de la ville championne de France de rugby en top 14. Yessssss papa !!

Avec Junk et oim on est arrivé devant le rade, frais comme des gardons. À tous ceux qui n'ont jamais vu la queue d'un requin dans la Méditerranée, au WallaBirZine on a vu arriver un aileron à Castres et réalisé une ITW sur le vif. Il se nomme Terror Shark, vient de Montpellier et il est vraiment très fun !



Mais c'est quand même les Albigeois de HypocondriaX qui ont ouvert le ban.

Les mecs étaient venus avec la décontraction princière du manège à Pollux, plus communément réputé dans le nord du Tarn par le terme savant de Zguenitude. Le quatuor a fourni un set caractéristique de leur syndrome HxC punk, avec une libération excessive et manifeste de symptôme contondant. Les gaziers nous ont assénés une piqûre de rappel de tous les antidotes qui font rugir le pit. Presque sans temps mort, HypocondriaX a posé son rythme de combat, intègre, sincère, spontané.



C'est toujours un coOol moment ce groupe en live, si vous avez la possibilité d'aller les voir, n'hésitez plus, leur sauce punk 90's/HxC oldschool vaut le coup de coude dans les côtes flottantes. D'ailleurs les jeunes ont pris une baffe !


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Vous pouvez, si ce n’est déjà fait, en apprendre davantage sur ce groupe via l’itw visible sur la chaîne WallaBirZine.

Puis ce fut le tour de force des Mazamétains de Black Mountain Bastards.

C’est que là mes agneaux, le mood avait changé pour un mélange de hardcore thrashy pour fans de Municipal Waste et Terror. Cela signifie que la force obscure de la Montagne noire coule dans les compositions du groupe, et a renversé le pit dans une collusion de corps. Pendant que le groupe envoyait le fer et le bois avec l'acier et les métaux lourds de son super mélange, le public dansait uniquement en parlant avec les mains, un peu pareil qu'en ovalie mais sans l'olive = ballon (pour les néophytes).

Je fais un aparté, oui je préviens, je digresse. Donc, d'habitude quand je vais dans une agglomération conséquente pour assister à un concert dans un rade, le public semble blasé/rassasié par la multitude d'offres proposées. De plus son attitude n'est pas encline à désobéir au code en vigueur pour briller en société du paraître. Heyyyy ce n’est pas une critique, c’est juste une constatation. Si tu pousses vers la cambrousse, tu devrais rencontrer un public beaucoup plus timoré face à l'audace. Il est tangible et notable que les paysans sont des taiseux, assujettis à dissimuler leur émotion. Mais parfois dans certaine province reculée de la civilisation citadine il en est autrement, et l’on n’a pas encore l’explication ?!?

Parfois donc, il semblerait que les codes ont disparu, et que les taciturnes n'en sont pas, puisqu'ils deviennent émancipés au point d'éprouver une totale liberté pour faire mouvoir leur corps élastique, ou pas d'ailleurs. Enfin, on ne voit pas autant d'indépendance désinvolte, de sauvagerie effrontée, et d'anarchique liberté que dans ce genre de lieu ou le terme de blasé ne convient guère. C'est assez amusant et finalement rare pour être mentionné. Hors à Castres et cela fait déjà plusieurs fois que je m'en rends compte, le public de paysans compte très souvent ce genre de fadas prêt et prompt à savourer le temps présent jusqu'à la dernière goutte. Bien entendu et j'en fais partie, il y en a pour tous les goûts, et les gentils taciturnes qui tapotent du pied existent. Mais devant la bousculade et les contorsions corporelles de la Saturday night fever Castraise, tout cela ne dénoterait nullement pendant un spectacle de danse contemporaine.

Black Mountain Bastards a débroussaillé le pit, lui donnant cet aspect brut, viril et copieux, un peu pareil qu'en ovalie, mais sans l'olive = ballon (pour les néophytes).



Le fait d'armes du soir : (et ce qui ne veut pas dire qu'il y en a de la sorte à chaque fois de cet acabit)

Au début, il est dû à un véhicule imposant qui s’est octroyé la possibilité de pousser la jeunesse punk HxC disposée entre le parking et le devant du trottoir du bar. Un homme d’âge mûr est sorti du véhicule et apposa avec toupet son point de vue en sortant des remontrances de goujat. Un gamin encore tout retourné par le fait d'avoir pu être écrasé lui a rétorqué son imprudence, le grossier personnage l’a de suite bousculé, à partir de quoi la situation dégénéra quelque peu avec un langage dont je ne peux en inventorier la teneur par pure pudibonderie.

Le monsieur est un polynésien ou un autochtone de Nouvelle-Calédonie (désolé mais je confonds les 2) de 130 kg, en face c'est un poids super-légers de 20 piges, Gnnééééééééééé ! Un rapport de force que la maréchaussée n'a pas jugé bon d'interpréter à bon escient en embarquant le gamin pour une déposition en bonne et due forme. Gnnééééééééééé ! Quoiqu'il en soi et contre toute attente, le gamin a balancé une praline sur le tarin et péter un verre sur la nuque du gros, lequel n'a pas bronché, sans émettre une goutte de sang, rien, nada, prout, un véritable châtaigner le gonze. À toi on te fait cela et tu pisses rouge jusqu'à remplir les caves vigneronnes de la coopérative de St Chinian.

Que peut-on dire de l’impertinence de cet incident fortuit : Tout d’abord que c’est un fait rare, et puis que c’est désolant, car il fait subir au chef de l’établissement du bar ainsi qu'aux associations organisatrices de concert, une image écornée de l'ambiance fun & coOol qu'elles essayent avec abnégation d'apporter. Connaissant votre esprit affranchi et la vigueur de votre intelligence bienveillante, je ne doute pas un instant que lors d'un prochain raout à Castres, cette anecdote insolite n'aura plus lieu d'être, ou si ce n’est comme un étrange et mauvais souvenir.

Ce qui sans transition nous amène au bord de l'eau de Palavas les flots.


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"Interdire la baignade ? Mais, vous n'y pensez pas ! Nous sommes en pleine saison touristique..." 

On ne dira jamais qu'un set de Terror Shark est bon enfant. Premièrement les enfants sont déjà couchés quand il joue, et que secondo si tu fous ton gosse à la flotte du pit il va avoir besoin de Cousteau pour aller le remonter du fin fond des eaux troubles.

Le squale terrifiant est un trio adoubé par un fun crossover à la trinité abréviatrice S.O.D / M.O.D / D.R.I. Si tu connais alors tu as pigé dans quel foutoir sans nom la baignade du soir a fini avec fessé hardcore, poilade thrashy, et un crossover à la camaraderie effrontée, un peu pareil qu'en ovalie mais sans l'olive = ballon (pour les néophytes).

Même si à Montpellier ces derniers temps ils ont du mal à cicatriser encore avec la vaseline qui dégouline le long des cuisses depuis la finale. Ouchhhhhhhhhhhh !!!

Quoiqu'il en soi Terror Shark avait la dentition affûtée et le cuir épais, comme quand il a joué au festival de l'Xtremefest en 2017, et par deux fois même, dont une dans la fameuse The X Cage, répondant à la réplique de Hooper dans le classique ‘’Les Dents de la Mer’’: "Le requin va mettre votre cage en bouillie".

Ébouriffant concert pour les uns, voire les Huns même, tant on ne sut réellement dans quel heurt soniques nous étions tombés. Ce qui est certain c'est que ce fut un joyeux bordel. Si le public s'est écharpé, c'était dans le respect du pit conforme à la Mosher Team des garrigues, et pour un set à la Beach Boys « Fun, Fun, Fun ! » aka le grand requin blanc « Gniak Gniak Gniak ! »


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Merci à l'équipe (rincée après toute une semaine et une année de travail) de La Lune Derrière Les Granges, à la Pollux society pour le Zguen-style Xtremement festif, à Hyponcondriax, B.M.B, Terror Shark pour les concerts, et aux ami.es du sud tarnais pour l'ambiance, comme la sosie de Mado la niçoise, mais avec la tchache d’une paybassolle de Narbonne, Vincent Big Jim qui a encore pris du volume musculaire, Raph et ses mains qui sentent le lait pour bébé, Rachid et son perfecto de biker pour Vespa, le tatoueur qui aime Shelter (tu avais raison « The Purpose, the Passion » est un excellent album), Chris l’autre tatoueur qui est parti avec Sharky le requin gonflable de Terror Shark, et puis le réalisateur/monteur/technicien/créateur de la partie Vidéo du WBZ, le majestueux Junk cacahuète & jus d'orange !

CiaO))) & bisous de la montagne noire.


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vendredi, mai 4 2018

L'aventure de l’ordinaire dans le vidéogame

C'était une soirée placée sous le signe numérologie du 3, avec trois groupes en formation trio pour une trinité idoine au proverbe jamais deux sans trois.


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Autre sujet et plus délicat dont ce webzine a dû en faire le constat, puisque au vu de la passion que nourrisse la plupart des gens pour la lecture, le WallaBirZine vous propose la vision de plusieurs vidéos relatant des entretiens et la soirée du 14 Avril 2018 organisée par La Lune Derrière La Grange au Bar O Mètre à Castres, afin de permettre une lecture aussi facile à ingurgiter que de la junk-food.

Vous aviez eu l’opportunité d'une première vidéo énigmatique bidouillée avec la spontanéité d'une équipée sauvage. Nous vous offrons une série de quatre ITW digne d'un reportage de Cousteau, oui en immersion totale dans les bas-fonds, puis sans tuba et sans masque en plus, c'est dire si l'apnégation dont nous avons pour la discipline underground ne souffre d’aucune contestation. On remercie chaleureusement tous les groupes et l'Assos de La Lune.


# LA LUNE DERRIERE LES GRANGES

Ne jamais promettre la Lune est une contrevérité à Castres, la preuve en est que depuis que l'association La Lune Derrière Les Granges promeut la culture sous toutes ces formes, la fée électrique est revenue dans la montagne noire afin d'hérisser les poils du pubis, foutre du plomb riffique dans les bars, et frictionner l'imagination de chacun.

Si chacun de nous est une lune avec une face cachée que personne ne voit, le WallaBirZine a décidé de mettre en lumière cette association à travers son guide spirituel. Ahhh oui, et puis n'oublies surtout pas que si tu vises la pleine Lune, derrière tu atteins les étoiles.



# Enlòc

Des groupes de punk rock qui défendent les minorités silencieuses c'est assez répandu, et Enlòc en fait intégralement partie, par contre il n'exclue pas la langue Occitane, et ça c'est peu commun finalement. Les gaziers viennent de l'Aveyron, un terroir roquefortant le monde avec le meilleur fromage moisi de la planète. Le chant est en français, anglais, occitan, et la zique un mélange de Nofx et Charlie Fiasco. Ah! et ouaie, chose vitale il n'y a pas de biniou !

Depuis le 1er janvier 2016 la carte reconfigurée des régions  forme pour le cas de l’Occitanie une réplique parfaite de l'époque Cathare, tu en viens à te demander si il était bien nécessaire à Simon De Monfort une telle débauche de massacre pour revenir ainsi ? Combatif, Enlòc a fourni un set avec la sève pugnace que l'on pratique pendant la castagne, il a ouvert le bal populaire et aussi l'interview des orchestres du soir. Comme avec tous les autres groupes la rencontre c'est passée tranquillement, on a tcharé/discuté à la coOol, ba pla !

Un truc vraiment fun c'est que le groupe finit son concert avec un rock psyché et du coup tu es réellement pris au dépourvu. Par la suite j'ai demandé si c'était une nouvelle orientation musicale, en fait il cherchait quelque chose pour conclure de différent et l'effet aussi surprenant qu'il apparaît s'intègre parfaitement. Du zouk ? Non là mec t'exagères...

Autre chose, j'avais oublié de mettre en propos un sujet qui m’est apparu important, du coup on l'a fait en fin de soirée. Parce que du parla patois de Massilia pour les amateurs de pastissade au poulet basquaise d'Eskorbuto à Kortatu et Negu Gorriak, il y a une question outrecuidante sur la représentativité du langage via le côté régionaliste, autonome, indépendantiste, nationaliste. Enfin tu vois le bordel c’est comme la guerre au proche orient, une difficulté à exhorter chaque différence d'appréciation sans faire d’amalgame.




# Ben & Fist

Dans la carabistouille jupitérienne actuelle, un groupe comme Ben & Fist évoque une soirée étape dans le gîte rural de la Fistinière pour celui qui est en marche dans la profondeur de sa destinée, hors il n'en est rien, du moins pas à ma connaissance. Les trois mousquetaires du punk rock sont deux gascons, l'autre avec son jeu de main est batteur Toulousain. Voilà pour une présentation sommaire, car ils étaient déjà venus jouer des coudes dans le Bar O mètre le 30 septembre 2017, pile une semaine avant la sortie de l'opus Au pire, on se sera bien marré, à ranger entre le premier E.P de Jean Louis Murat « Suicidez-vous le peuple est mort » et le 17,5cm « La Salsa Du démon » de l’orchestre du Splendid.

Derrière ce second album emprunt d'une sagesse désinvolte, se trouve néanmoins la pensée positive, devenue à la mode ces derniers temps. Ce précepte permet à chacun de prendre référence sur ce qu’il convient d’adopter en toute situation, et avec le sourire qui plus est. Dans le sud nous avons aussi une citation référence pour prendre les choses en main, dans une attitude foncièrement positive et lors d'événements fortuits tels qu’ils se présentent. Mais à la place du keep calm anglo-saxon un peu rêche, nous avons un ‘’Va chier à la vigne’’ un tantinet plus explicite. C'est avec cet état d'esprit propre à la sudisterie profonde que nous avons retrouvé Ben & Fist, aussi jovial en interview que pendant leur concert. Le trio, outre sa pugnacité à travers ses titres d'une plasticité mélodique fantastique, nous a offert une cover de Nofx Juice Head (merci Vincent), devenu selon la traduction littérale propre à l'Auscitain cul sec , mais sans le délire à la Licence IV tout de même. Le trio s'appliquera sans détour à donner autant de décontraction que de couillardise à son concert, et tout ceci en prônant leur fameux sens déprestif, dont vous aurez pris connaissance avec la limpidité d'une canette de 33 export vide lors de l'itw qui suit...




# Guerilla Poubelle

On aura beau foutre le feu à une benne à déchet pour protester contre un système vicié par essence, il ne se passera rien de plus qu'une odeur de plastique cramé et un enfumage métaphorique concret. Pour assouvir votre amertume je ne saurais trop vous conseiller le support de Guerilla Poubelle toutefois.

Le groupe revenait de Toulon. Il avait dû faire un détour par Nîmes pour l'achat d'une tête d'ampli basse neuve, et poser l'ancienne à Montpellier. C'était la dernière interview à réaliser sur la terrasse du Bar O Mètre. Il faisait un froid de gueux saperlipopette, le pire c'est que le lendemain j'étais en tenue réglementaire printanière short/t-shirt.

L'attrait émancipateur que procure un concert de punk rock se teinte d'une ardeur légitime pour que l'énergie circule, mais aussi et comme l'a si bien remarqué Till, le guitariste/chanteur, d'une sorte d'intrusion pour ceux et celles qui vivent cette énergie d'une façon différente. Ce point d'attention est significatif de l'approche punk rock de Guerilla Poubelle, tout droit venu de cet ancrage humaniste sur celui/celle dont le repli, la timidité, l'invisibilité l’éloigne un temps de cette vie imposée en perpétuelle compétition. Sans que cela soit vu d'une manière moralisatrice, le groupe évoque pleinement cette souffrance sourde qui n'a plus écho dans le dépotoir énigmatique de cette guerre sans fin contre la connerie universelle.

Juste avant que les orchestres aillent se restaurer, Guerilla Poubelle est donc passé à table pour le WBZ, tout aussi décontracté que les gaziers du sud-ouest, avec Till et son chat enroué dans la gorge, le batteur Paul Péchenart, qui a un homonyme, son père, lequel en 1973 a monté les Dogs avec Dominique Laboubée, Michel Gross et François Camuzeaux, puis enfin le spontané Anthony Sanchis, qui ne pouvait se douter une seconde que la tête d'ampli neuve ne teindrait pas le choc absorbé par l’effervescence Castraise.




mardi, avril 24 2018

UNE NUIT EN ENFER XIII


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C'est une maîtresse d'école qui demande aux enfants de se présenter.

- Albert, qu'est ce que qu'elle fait ta maman ?

- Ma maman, elle est puéricultrice.

- Très bien. Et toi, Patrick, que fait ta maman ?

- Ma maman, elle est morte.

- Oh, pardon, mais je... je voulais dire, que faisait-elle avant ?

- Avant, elle faisait AAR...ARHHH ARGGHH.



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Mettre en lumière toute la poésie noire de cette soirée, méritait amplement de glisser le verbe dans une plaisanterie de mauvais goût. Enfin, mauvais goût..Tout est relatif, chacun sait que je suis hors d’état de nuire au bien savoir depuis fort longtemps, et que mes camarades de corps pour l'annihilation sauvage présent à St Sulpice, connaissent exactement l'incompréhension qu'attise en biais le fan d'Eddy De Preto, si il assistait à ce genre de cérémonie œcuménique salement mortelle. Parce que pendant cette fameuse nuit du 21 Avril le verrou de l'enfer a sauté, et c'était à la vie à la mort pour le death metAl le plus saillant, putride et ostentatoire qui soit.

On doit remercier pour cela en premier lieu l’organisation générale de l'association Profusion, tous les bénévoles, et tout particulièrement Loran organisateur et leader du groupe de black death Necrocult.

Ainsi les soutenir correctement et pourquoi pas les amener au niveau supérieur me semble être la moindre des choses, pour que la quatorzième édition advienne une référence pour ce genre d'exhibition bestiale. Alors abstiens-toi de creuser la poussière en essayant de trouver ta place alors que chaque seconde qui passe est enlevé à ton crédit de vie, mais sacre l'homme qui t'épargnera la souffrance des pierres dans la pureté diluvienne et maudite du Deåth Metäl.


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Le premier groupe a investir la scène avec un son de guitare pareil à des lames de rasoir ce fut IRON FLESH.

Crée en 2017 autour d'une solide réputation dans le milieu underground avec son instigateur Julien Helwin (Otargos, Mithras), l'homme fait partie des musiciens aux tribulations ordinaires chère au dévouement de la vérité deathalique. Il connaissait déjà la très bonne réputation d'Une Nuit En Enfer, puisque deux ans auparavant il était batteur pour le show d'Agressor.

Avec sa restauration d'exception, une ambiance saine et cool, une salle parfaite pour ce genre de rencontre, la soirée est magistrale. Sans compter sur un public de connaisseur, avide d'en prendre plein la gueule, sans avoir le côté blasé du citadin, sans parler d'un égocentrisme sur-dilaté et méprisant quand il en vient à snober le groupe sur scène, il n'y a rien de tout cela dans Une Nuit En Enfer (Peut-être un peu de surdité après une telle débauche de décibel maléfique, il faut bien le reconnaître). Cette date est donc à marquer dans vos agendas respectifs car il se passe quelque chose de spécial, déjà parce que ce genre d'affiche ne court pas les sentiers battus dans ce territoire agricole, et que l'esbroufe du frimeur, les poseurs adeptes du simulacre, et autres acabits dans la simulation n'ont guère de passion ici-bas.


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Mais ouaie, d'ailleurs hey, selon le modéré chanteur Maxime Le Forestier, qui n'était pas prédestiné à être garde-champêtre comme son nom pourrait l'affirmer, « Être né quelque part, pour celui qui est né c'est toujours un hasard ». Alors vivre dans un territoire excentré de l'agitation, dans cet ordinaire de  la décentralisation territoriale tel que le proclame le langage du communicant, n'est pas une tare, puisque la candeur d'assister à un événement reste toujours un événement d'exception.

Mais reprenons l’histoire...Le but de Julien Helwin était de créer un groupe de death metal oldschool, dans la veine des groupes des 90's et en esthète sonore des cimetières de Göteborg où l'on entend les ossements s'entrechoquer avec ostentation. Il occupe le poste de guitariste rythmique ( est gaucher comme Hendrix, Iommi, John McEnroe) et possède un chant rocailleux d'outre-tombe en plus d'un visage rappelant celui de Michael Hutchence le pendu d'INXS...The devil inside, The devil inside, Every single one of us the devil inside.

Leur premier EP « Worship The Necrogod » enregistré en mars 2017 au Heldscalla studio avait établi à la horde les fondements d'une déflagration sonore maléfique et dérangeante. Pour compléter le line-up Julien a été rejoint par Sylver à la guitare ( Death Lab, Agressor, Ad patres ) qui rassasie aussi parfois le chant avec un souffle fétide, Seb Lalanne à la basse (The Great Old Ones ) et Guilhem à la batterie ( Strynn, Allegiance ).


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Frileux au départ puis baignant dans son jus à coup de crépitations, accélérations et des breaks dévastateurs de death'n'roll munit de beaucoup d'atmosphères dans chaque titre, Iron Flesh a su trouver cette intensité des profondeurs qui soulignera une écriture musicale allant expurger le jus macabre. Allant des viscères à Death aux tendons d'Obituary, et jusqu'aux rognons d'Entombed, avec parfois une profondeur de doom munit d'un rythme plus lent, plus pesant et mélodique, capable de démontrer une noirceur bienfaitrice. Sans faire étalage d'un sens très expressif sur scène, Iron Flesh sculpta sa musique à travers une gamme de contraste, dont on en retrouve toute la dimension dans leur second EP "Scourge of Demonic incantation" sorti le 7 avril 2018 avec cinq nouveaux morceaux, chaudement recommandable. À la fin il y eut un clin d’œil thrashy avec la cover "Troops of doom" de Sepultura, qui scellera le set un peu sèchement il est vrai. Parfois le groupe reprend aussi « Zombie Ritual » de Death dans son set.

Quand on ouvre une scène, on peut se mettre à la place du groupe, se disant qu'il n'est pas attendu, et que le public n'est pas vraiment là pour lui, mais vaille que vaille, comme il a l'opportunité de jouer, et bien il donnera tout de son art. Iron Flesh a exactement fait cela. Même si je pense qu'il était attendu, et que le public pas encore échaudé par le houblon n'a pas manqué d'être rempli de cette putridité sonique saignante dont en très bon gourmet necromaniac il s'en est pourléché les cages à miel. Ce qui en soi correspond à cette citation de Michel Bakounine, et devrait être invoquée par tous les groupes qui se demandent encore une fois sur scène si cela en vaut encore la peine :

"Mieux vaut un instant de vie véritable que des années vécues dans un silence de mort." 


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Le 2ème band c'était FALL OF SERAPHS. Crée début 2014 des cendres encore fumantes d'Offending par son batteur Vincent. Le quintet de Chevanceaux composé d'ex Withdrawn, Ad Patres, Ossuaire, Acarus Sarcopt, Malhkebre manie aussi bien le Death Floridien avec un sens tabassé du tempo élevé et blasts ravageurs, que le VADER retro satanas Polonais.

F.O.S tabasse dans le sens du poil, c'est un fait, la rythmique s'est empressée de souder dans son ossuaire une stabilité musicale pour un death metal qui growl avec un groove putride vraiment coOol et profond. Ohéééééééééééééééééé,échoooooooooooooooo, mais c'est vrai fichtre on ne voit pas le fond ?!?

En Poitou Charente comme on dit, ça rentre de partout, et dans ce taux de pénétration active, le pit était en formation tas de pue gaulois et en mode de chauffe pogotomisé ( expression qui signifie se situer entre être lobotomisé et pratiquer le pogo).

Le groupe sait pour autant fluidifier les hostilités par une épaisseur de contraste thrashy, si, si. Justement pile dans ce mauvais esprit typique de Malevolent Creation, avec riffs speedés dans un fouillis macabre, descente lugubre avec le poids d'un corps mort impossible à remonter à la surface des ténèbres, en plus d'une densité dans l'accumulation des changements de fréquences soniques. Mais ouaie carrément dans ce désordre deathalique qui mène le corps et l'esprit dans une no-zone de survie permanente, surtout avec des superbes solis. Leur EP Destroyer Of Worlds en propage toute l'incantation dans une maestria à te vriller la tronche, ce qui t'oblige à foutre un genou à terre.


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Écharpant le fiel d'une ambiance acariâtre et ténébreusement furibarde proche du thrasheur punk, la peuplade dans le pit rougissait à vue d’œil dans sa sarabande endiablée. Les femelles se mêlaient à la mêlée dans un climat de camaraderie propre à l'ovalie, ou dans celle d'un suffocant atelier de découpe. Outre un set sans faille et sans une once de fléchissement de la part de F.O.S, le band s'est carrément foutu le public de son côté, et même avec une sonorisation un poil faiblarde, comme pour les premiers groupes au vue de celle de Mercyless en comparaison. D'ailleurs je regretterais toujours ce choix différentiel, parce que je conçois que chacun mérite la même qualité, c'est mon côté Lénine ça.

Visuellement le chanteur avec cartouchière et un shirt de King Diamond pour un des guitaristes, déjà ça impose un état d'esprit net et brutal. Puis le bassiste teigneux qui harangue la foule n'est pas pour déplaire non plus à cet esprit offensif qui pousse les combattants à se mettre une branlée dans les côtes flottantes, avec la joie virile du mâle contusionné dans les yeux d'une demoiselle éprise par une sorte de compassion grivoise.


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Troisième band à surgir d'outre-tombe, c'était RITUALIZATION et son sens des prouesses techniques.

Since in 2006, un trois titres K7 en 2007 "Rehearsal Tape 2007", "The Abduction Mass" rééditée en LP par Iron Bonehead avec la cover Black Messiah d'Archgoat Cover, un split avec Temple Of Baal, l’EP "Beyond the Shrines of Shattered Bones", puis l'opus "Sacraments to the Sons of the Abyss" en 2017 histoire de faire surgir de l'ordre un mélange thrash death black venimeux !


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Déjà venu en 2011 dans cette nuit en enfer Tarnaise, les bordelais ont blacklisté leur death dans cette fréquence morbide pas du tout sclérosé, surtout avec le chant caverneux de Messire Warchangel dont les yeux révulsés apposent une vision quelque peu démente au set. Entre charcuterie sonore et trépanation deathalique, mais ouaie c'était d'enfer. Bon un poil poussif parfois, mais il faut reconnaître la puissance explosive avec des riffs hypnotisant de ferveur brutale, apportant des biais cognitifs à un public groggy. C'était à la fois épais, féru d'électrochoc macabres, emplit de vociférations haineuses assoiffées de blasts, oui je pense que l'on peut noter des Orléanais sans faire la fine bouche le cul pincé par la démence, que la mention maître boucher artisan leur convient à merveille.


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Surtout avec cette forte inclusion dans les esgourdes à te foutre le tournis sans cesse. Et si par malheur vous aviez la vision écarquillée sur les doigts des musiciens vous en étiez hallucinés. D'ailleurs après un tel set tu peux être certain que pas un des musiciens à manche (inclus le bassiste) ne joueront à la veuve poignet, c'est impossible, les gars speedent le gourdin avec la dextérité d'un violoniste sous cocaïne les deux pieds dans un caveau poisseux.

Dans un style d'allitérations qui en deviennent très vite spectrales, de part l'afflux incessant de prendre dans l'occiput une effervescence d'acier trempé, Ritualization est un sulfureux rite en concert, c'est tendu quoi !


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Quatrième et dernier groupe, le clou du spectacle en sorte, et pas des moindres, je parle bien de celui qui te fixe à jamais sur l'incandescence de brûler sur le bûcher avec la puissance d'un rire infernal en guise de rédemption, était dû à l'envergure inexpugnable et corruptrice de MERCYLESS.


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Je fais partie de cette génération qui a connu Mercyless par le biais des albums « Cold » et « Sure To Be Pure », fondamentalement deux opus symptomatiques des 90's, et par extension, d'une époque où les changements rencontrés par le grunge avaient remanié l'évolution musicale de tous les musiciens. J'insiste sur ce fait car tous les musiciens de la fratrie metal ont connu ce changement et dû y faire face. Non pas pour survivre, mais poursuivre une maturation normale de tous musiciens et d'une époque, ou soit de stopper l'aventure puisque les goûts avaient diamétralement plongé dans l'obscurité le death, ou mettre sur pause comme ce fut le cas de Mercyless.


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Bien entendu la découverte postérieurement de leur death oldschool a su trouver chez moi les penchants caverneux émotifs dont témoigne tous fans de death pur et dur. Au point d'essayer d'approfondir le tombeau discographique sans cesse. Et ouaie j'avais bien un radio K7 pendant l'époque bénie des échanges de cassette, mais fallait-il encore obtenir l'adresse d'un gars de je ne sais d'où ? qui pourrait métamorphoser l'ignorance et le repli géographique vers l'ouverture de la boite à pandore. Mis à part la sodomie de se faire extorquer du fric sans jamais rien recevoir de comestible si ce n'est une K7 pirate d'un concert enregistré dans des chiottes publiques. J'ai mis fin assez tôt à cet illusion auditive pour me consacrer à la lapidation de l'argent de poche des pourboires fièrement obtenu pendant les bonnes œuvres de collaboration dans le restaurant de mes parents, afin de dégoter la purulence de disque via un disquaire généraliste de la ville la plus proche de mon bled. C'est là que tu peux rigoler en te bidonnant la ventrèche ami de Mulhouse. Quand je dis ville c'est un euphémisme pour ne pas à nouveau passer pour un bouseux de province. Bien entendu ce que l'on ne dit jamais c'est qu'il était très difficile jadis d'avoir des informations, des disques, d’assister à des concerts, et quand vous en aviez c'était trois plombes après la fin des hostilités publiques. La réactivité du web, l'approvisionnement, la découverte n'a rien avoir avec ce qu'on vécu tous les groupes initiaux.


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À ce propos, quand je suis arrivé dans la salle j'ai pris soin d'afficher le poster du livre « Enjoy The Violence » en plus de l'intitulé du 4ème de couv et du lien vers le site du livre (validé Jérémie). C'est un pavé conséquent et essentiel pour tous les mélomanes avides d'en apprendre toujours plus sur les strates diverses et variées des cultures alternatives. Le livre retrace tel une bible la cartographie caractéristique de l'essence de l'époque mi-80's/mi-90's de la scène hexagonale dans les domaines thrash/death. Bien entendu c'est chaudement recommandable, au point que vous pouvez l'acheter les yeux fermés et avec les mirettes bien ouvertes tel un.e noctambule lecteur/trice tellement vous allez adorer vivre/revivre l'intensité émergente d'un genre que le public d'Une Nuit En Enfer idolâtre, sacralise, raffole, vénère, excite...Jusqu'à plus soif...

...Plus soif ? Enfin si quand même au bout d'un moment les gars tombent comme des mouches tellement ils sont torchés, et quand je dis cela je sais que tu sais qui je vise pour avoir essayé de me traduire ta philosophie éthylique de haute volée, en mentionnant dans la même conversation le groupe Alsacien Crusher, les vertus de Lamartine, l'authenticité d'une kanterbräu et l'anarchie tout à la fois. Du moins c'est ce que j'ai crû comprendre dans le flot baveux des nombreuses ellipses choucroutales.

Du coup on reste du côté de l'est puisque à Mulhouse on ne joue pas que du blues, la preuve en est avec MERCYLESS, un des patriarches fier à bras d'une rotative inexpugnable de chaleur sonique et de beauté formelle pour un death ostensiblement envoûtant. Similaire à un bon vin de 31 ans d'age pour la teneur de sa maturité et de la pugnacité d'un Max Otero en diable (Leader charismatique du groupe).


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Le set fut sombre, comme LE métal noir précieux avec lequel on revient boire à la source cet élixir de jouvence d'une musique qui n'aura de cesse de pousser la violence au bout de la chaîne alimentaire. Dire que l'on a pris cher me semble aussi doux que l'excitation gastronomique de mon épouse devant l'arôme hindou d'un agneau rogan josh, alors que crénom d'un bouc on aura morflé les ténèbres avec tout l'aplomb d'une rythmique brutale à l'efficacité redoutable, avec des riffs rapides à la parenthèse épique et aiguisés à la bestialité séquentielle, puis sous le crépuscule renfort d'un chant guttural conçu par et pour le mal. C'est dans cette débauche de violence brute à la pureté démoniaque que la luminosité lugubre aux saignées tragiques démontrera toute la fulgurance de ce grand groupe, de sa dimension musicale qui ouvre les portes de la nécropole death, et de la musicalité nihiliste comme terre de contraste extrême, jusqu'à sa saveur impitoyable.

Le set était exigeant dans sa félicité de crypte, et irréprochable pour ne jouer à outrance la carte de la nostalgie. Mercyless a fait pleuvoir sur un pit furibard les catacombes deathaliques dans un règne autoritaire et à la fois magnanime. Bienheureux de faire trembler les murs et les corps dans le supplice délicieux d'une discographie purement excitante, le groupe nous a bouffés tel une crudité pendant un apéritif croque-morts. Les femelles levaient les poings vers les cieux putrides en guise de fraternité hurlante, pendant que la bave dégoulinante des jeunes hommes tombait à force de s'en foutre une pleine trempe, et en faisant remonter des enfers ce fumet qui pue la chaussette de vestiaire. Oui nous étions à une éternité des plastifications modernes d'auto-tune/pro-Tools ou Cubase & co qui dégueulent le même train-train musical. On était dans le vrai, exactement à cet endroit que maître cornu daigne venir y poser ses sabots afin d’échanger le sang avec ses semblables.

La vieille garde n'a rien perdue de sa gloire dans cette nuit où l'enfer avait pour thème principal la résurrection du corps musical de la faucheuse :

Away is the sun

Endless the night

Mankind's massacra

Intelligence is dead .......UHHHH !


Traduction littérale d'une treizième super nuit en enfer en somme !!


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dimanche, janvier 21 2018

Un Exutoire pour Névrosé


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La face cachée de la vie abonde d'une série illimitée de péripéties en tout genre où la plupart des gens non absolument aucune prise directe sur leur modeste vie, assez insolite d’ailleurs dès qu’il y pense. Dans un bar on en retrouve bien souvent les plaies sanguinolentes constituées par une déroute sentimentale, sociale, et plus si affinités...En répertorier les bourrasques et vous pouvez monter un band de black dépressif sans encombre, parce que vous aurez ainsi suffisamment de matières premières pour étourdir votre public accroc au analeptique. Néanmoins aussi farfelu que cela puisse paraître comme angoisse, il est de bon aloi de se suspendre au-dessus du vide et de ne rien espérer, si ce n’est de donner un sens légitime à cette vie, bien étrange d’ailleurs dès qu’on y pense.


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Le grand orchestre Charly Fiasco est venu pour la première fois à Castres, flagorner avec son absolue couillardise méridionale son répertoire grandiloquent de musique amplifiée, heyyyyyyyy c’était immanquable.


The Fatswines est le premier groupe à ouvrir les festivités du soir. Ce groupe existe par la force centrifugeuse que le hasard de la vie décide un jour de mettre en lumière quand l’obscurité soudaine des embûches de la life avait jusqu’à lors tout envahie. Anciennement nommé Les Bigoodies, ce groupe capillaire essentiellement familial à ces débuts bifurque avec l’apport du bassiste de Fecouffes Fifmiques pour changer de perruque en The Fatswines. Le trio se dessine alors en quatuor avec le chant chevelu de Mändy Boule, chanteuse au sein de Mändybowlz & The Turbosuckers, et ancienne partenaire il y a quinze de cela du premier groupe monté avec Romain Boule, chanteur opiniâtre et excentrique des Charly Fiasco. Vous suivez ?

Leur street punk rock à l’accent Clashien possède cette filiation de la rue et du punk à roulette instauré outre-Atlantique par le biais de good riddance, pennywise, face to face and co…C'est-à-dire que ça roule tout seul. Le grain vocal de Mandy se rapproche de la oi et propulse leurs compositions dans ce genre de ruelle que le street punk affectionne. Le set est cool, bancal, le groupe place sa volonté équanime de satisfaire le public avec une sincérité propre à la loyauté des punkers, et il y parvient avec spontanéité, une dose d’énergie brute et conséquente pour échauder l’enthousiasme des premiers rangs. Sans aller chercher midi à quatorze heures de toute façon il était déjà plus de dix heures du soir, The Fastwines a prodigué avec ses limites musicales une quantité suffisamment récréative, revigorante, tonique pour oublier les bonnes résolutions de 2018, et les changer par plus de concerts.



La vidéo est de Junk Koroba !


En discutant autour de cette date, on s’aperçoit bien vite dans cette région agricole que si tu ne transites pas par les réseaux sociaux et bien elle reste absolument secrète, ce qui est regrettable, voire fâcheux pour la pérennité de l’association qui l’organise. Pourtant avec le recul il ne fait maintenant nul doute que les réseaux sociaux sont une embouchure égotique menant à un cul de sac existentiel, hors la vie réelle existe et prouve que tu existes, France Gall l’a chantée avec la philosophie d’une naïveté surprenante.

Mais alors comment rapprocher les gens du réel à partir du virtuel ? Nous sommes à Castres, ville de province droite comme une croix religieuse et pourvue d’une garnison militaire, dont la culture se base essentiellement sur les résultats de son équipe de rugby en top 14 et de son principal employeur dans la pharmacopée. Mais des légendes citadines racontent encore avec les yeux embués de colle que des keupons squattaient devant le supermarché des Dames de France, ici même, à Castres bordel des dieux de la bière alsacienne et du vin de table, que la jeunesse dévoyait même dans les 80’s sur des riffs de salpêtres et des lyrics outrecuidants.

Le souci principal c’est que nous rabâchons à Castres sur ce passé révolu, hors depuis quelques lunes (et derrière la grange c’est dire si elle est bien plaquée) une association de philanthropes a décidé de réintroduire le désordre dont les adeptes quadragénaires pour la plupart oscillent entre revivre dans ce passé fondateur et vivre le présent sans penser à demain.

Première étape, faisons fi du passé, osons l’intuition, sans quoi on ne connait jamais la folie frissonnante qui ignore les regrets. Vivre intensément le moment présent me parait sain, et comme me l’a annoncé Angelo Papas des inoxydables Dirty Fonzy, ‘’si tu écoutes ta raison tu ne fais rien’’, et comme le gars possède une philosophie qui convient à mon athéisme je soutiens à 200% l’association de coussin péteur Pollux ainsi que le festival Xtremefest. D’ailleurs et d’après ses dires, l’annonce finale du festival sera annoncé fin Février, gros maximum, de quoi faire trépigner la bonne dose de fans à ce week-end hautement fun & coOol.

C’était une exclusivité WBZ, ne me remercier pas c’est gratuit, comme ça lecture et ses pirouettes.


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Pour en revenir à notre sujet principal donc, il devient impératif de se délester de ce poids mort qu’est le passé afin de laisser s’épanouir chaque nouvelle génération. Ce constat est valable partout dans l’hexagone, parce que l’on voit toujours les mêmes en concert, le seuil d’admission est pourtant ouvert à tous et libre, comment éduquer les nouvelles générations accro au virtuel, à la symphonie vaporeuse des esprits Oki Doki et au rap misogyne ? C’est carrément à l’inverse de l’esprit du punk. L’impression est aussi frappante que dans un ring de MMA, que tu ailles à Castres à Toulouse ou ailleurs, les ‘’petits’ ’concerts dans les bars n’attirent plus. Sortir et assister à un événement avec des gens vrais est synonyme de visiter les égouts de la cité avec sa faune de nuisible et sa flore bactériologique.

Le rock, le punk & co ce ne sont pas tendance. Pourtant la musique est partout, elle s'immisce sans arrêt dans chaque endroit, dans chaque parcelle par un son, une mélodie, elle est devenue une institution subventionnée par des maisons de disque en mutation 2.0 star’up, il y a même des établissements étatiques respectables pour en diffuser la création artistique et en permettre la déconvenue ( Les Smac - scène de musiques actuelles, etc...). Elle est ce truc ordinaire dans le paysage, sa banalité lui confère la désinvolture polie d’un sifflement de ritournelle. La musique préfabriquée est là pour vendre de l’apéritif et des barrettes à cheveux dans le subterfuge de sa ventriloquie.

Le rock n’est pas une présence, sa fonction principale est d’électriser. C’est une nuance de taille, mais tout le monde le sait depuis les révélations que délivre le net, ce n’est pas la taille qui compte, c’est le goût. Alors si tu veux le brasier, la révolte, l’émotion, c’est le venin du rock, si tu veux paraître c’est la musique préfabriquée, à partir de quoi le sens que tu donnes à ta vie peut prétendre de la trivialité de ce genre de choix. Vous vous marrez mais l’aphorisme  ‘’N’aspirez pas à vouloir plus mais à être davantage’’ correspond à la légitimité du punker. Heyyy c’est là que tu rigoles jaune en raclant ta glotte.

On peut te faire croire que tu as quelque chose en toi de Tennessee, mais c’est faux, toi qui sillonnes les bouges underground en véritable électron libre, tu incarnes plus que tout l’existence du danger, ce que les autres souhaitent se désincarner en une posture de rock’n’roll attitude. Hors vivre est un art. Si France Gall aimait sucer des sucettes à l’anis pour quelques penny pendant que son compositeur de mari jouait du piano debout, pourquoi ne pourrions-nous pas nous assourdir simplement avec de la musique de rue dans un rade Castrais hein ? Vous pouvez reprendre la rigolade.


‘’Le prochain morceau n'est pas en Fa car le groupe est antifa.’’ Pouet ! C’était le tour à Charly Fiasco de foutre le bordel.



La vidéo est de Junk Koroba !


Ils sont 5 sur scène, pour un quatuor ce n’est pas commun, mais avec la ménagerie Charly on ne s’étonne plus de rien. D’ailleurs pourquoi le ferions-nous ? Le trublionisme consiste à faire les cons, trait spirituel avec lequel ne pas confondre avec un con. Et oui quand tu te sens désespérément seul et donc incompris, le monde est constitué essentiellement de cons et de leurs cousins les connards, hors si chacun se révèle en sa vérité, effectivement toi-même tu deviens le con de quelqu’un, voire son cousin.

Faire le con est tout un art dont la subtilité sémantique échappe pour beaucoup dans une époque de repli communautariste et liberticide. Charly Fiasco se présente pour la première fois à Castres, à ses débuts il était venu à 3km de là au festival des Salvaches, alors on va en profiter un maximum car c’est si rare hein !

Romain Boule est donc chanteur uniquement ce soir, et c’est un fait. Il a toujours la moustache de Cabrel et la coiffure en bataille de Mort Shuman, il en porte la nostalgie comme un vestige seventies que d’autres accessoirisent dans les bals costumés de Monsieur l’ambassadeur Congolais. Plus surprenant pour un néophyte c’est ce florilège d'accent du sud-ouest et de l'est dans sa diction, sorte d’exutoire à divertir pour porter cette estocade régionale à base de R roulerrrrrrrrrrrrrrrrrr et de cabourdise à choucroute.

La biennale des arts contemporain devrait se porter sur le cas Charly tant il me semble qu’il y a là de quoi sculpter avec audace bien autre chose que les merdes intellectuelles actuelles qui pullulent dans ces lieux masturbatoires où s’ébahie la modernité avec ostentation.

Un concert de cette trempe n’est pas à prendre avec des pincettes d’esthéticienne. On n’est pas là pour faire une manucure, ni pour s’épiler les couilles. La probité d’un tel défoulement est cathartique, c'est-à-dire qu’il ne suggère pas d’être une abstraction ou un concept de foire.


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Un concert de Charly Fiasco est unique en soi, même si le groupe ne sait jouer qu’une dizaine de morceaux, il ne triche pas avec ses capacités, ni avec ses intentions louables. En comparaison, assister à un concert de manipulateurs est un exercice de style, tu sais que ce n’est qu’une illusion, et tu te laisses emporter le temps d’un déni vipérin. Le bombec de Fiasco c’est un truc que tu peux mâcher encore et toujours comme une vérité inexpugnable, son goût de se perdra jamais dans le dédale de ta vie.

Le groupe a joué serré, oui à cinq dans 5m2 c’était les Gypsy King du punk rock dans une caravane du camp de la pause (ndlr : territoire gitan castrais). Chaque instrumentiste rentrant dans le lard d’un public obséquieusement acquis à la déconnade des punkers de la capitale d’Occitanie. Deux guitares en proie à l’allégresse, un bassiste primesautier et un batteur toujours aussi fougueux. Boule Romain (et oui ça fonctionne aussi à l’envers) a déboulé son franc-parler de comique troupier, jadis il y avait dans sa flamboyante jeunesse de débit de boisson du Miossec chez ce garnement, aujourd’hui c’est du Benoit Poelvoorde, le verbe est haut, l’esprit vivace et absurde libère des punchlines désopilantes. La relation qu’il entretient avec le public est courtoise et totalement saugrenue. J’avancerais même qu’il possède un taux de sympathie permettant de faire faire une chenille pit sans encombre à des trentenaires et quadragénaires même pas tous soûls.

Pour votre Kulture générale : La chenille pit est une danse de salon entre la bande à Basile et Comeback Kid. Le public s’est prêté à l'exercice avec le sens de la dérision qui caractérise une soirée désopilante avec Charly Fiasco en tout bien tout honneur, et tirelipimpom sur le chiwawa un coup en l’air un coup en bas.


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Le fourre-tout du bar O mètre (ce nom ne s'invente pas, faut aller le chercher celui-là) proposait un bestiaire assez cocasse mais pas représentatif de la population de la cité Castraise, ainsi il y avait dans le désordre : un gars torché avec son gamin sans protection auditive, des couples recomposés, des solitaires décomposé(e)s, des passionné(e)s restant dans l’ombre, des désinhibés par la bière blonde, il n’y avait pas de cadre sup de Pierre Fabres, ni de bidasses en folie, pas plus que de sportif à la testostérone d’ovalie. Mais au détour d’une composition pugnace des Charly Fiasco on a pu entendre un : ils sont bons ces cons nan ? Résumant à merveille la capacité significative du public de Castres autour des musiques amplifiées.



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C’était une soirée punk rock, un lien social direct sans piqûre de rappel pour les junkies à la mode keupon des dames de France, elle était organisé par La Lune Derrière La Grange, en partenariat avec Pollux, de terre Albigeoise, vous pourriez en connaître la saveur tout au long de l'année, il vous suffit pour cela de regarder la page sociale de la Lune, sa lumière vous portera et vous sortira de votre isolement.

Alors décérébrez-vous de vos attaches internautes, vivez pleinement, jouissez sans détour, et surtout rappelez-vous que vivre est une expérience terrestre, pas une activité virtuelle.



La vidéo est de Junk Koroba !


dimanche, octobre 8 2017

OUTROSPECTION

On finissait à peine de rôtir d'un été caniculaire que le trouble automnal est arrivé cette année 2017 comme un coup de vent qui fait tournailler les feuilles dans sa farandole pessimiste.


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Ben ouaie c'est comme cela, on glisse dans ce mois pluvieux de Septembre où tout fourmille à nouveau, les préparatifs d'une nouvelle année scolaire et leur planification, et de tout un tas de truc pour préparer l'année en cours...P#tain que ça fout le cafard tout ce fatras, tout ce gris, alors que l'on a encore le bleu du ciel estival dans nos rêves de nuits chaudes.

C'était trop brusque en fait, c'est même difficile pour certain de s'acclimater à cette variation de température si soudaine. Les gorges sont prises, les nez coulent, ça fait la tronche, ça klaxonne, l'impatience et la frustration sont revenues. Les vacances sont déjà loin, noyées dans cette solution de flexibilité économique, de menaces terroristes, de compétitions sportives, et de tout ce chantage du nouvel ordre mondial, de toute cette inquiétude en un avenir morose, parfait pour exciter des terminaisons nerveuses en panique et ne faire fonctionner que le cerveau reptilien.

L'été les gens excités s'emmerdent à mourir, à la rentrée ils reviennent avec l'orgueilleuse appropriation de leur supériorité venimeuse pour harceler sur la conviction de leur réussite sociale. Comme si on en avait quelque chose à foutre.

On appelle cela le retour à la réalité après la parenthèse des congés.


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Dans la Ville de Castres un concert de punk rock est aussi rare qu'un concert de Hardcore, voire même d'un concert métAl, de stoner, de doom, de heavy, d'etc...Dans cette ville de province du sud le seul truc vraiment caractéristique c'est l'ennui qui prédomine. C'est un endroit où tu passes à côté de ta vie sans vraiment t'en rendre compte, mais comme un peu partout aussi si on y réfléchit bien.

Il s'est passé une scène dans les 80's avec des groupes de punk (Légitime Défonce, Les Malfrats, Kambrones...) et depuis cet acquis l'underground a croupi dans la désillusion de son passé. Il y a une salle subventionnée à la programmation hétéroclite mais chiante, comme partout. Cela fait des plombes que je vais sur Toulouse, pourtant dans l'ombre ça remue encore.

L'association la lune derrière la grange a proposé une soirée punk rock dans un bar où à l'adolescence j'allais sécher les cours du lycée professionnel. C'est étrange quand tu rentres dans ce genre d'endroit c'est pareil et différent. Le Bar Ô Mètre qui s’appelle maintenant, j'ai connu La Taverne, on y mangeait parfois aussi. J'étais accompagné de mon pote Junk, il avait son matériel pour figer l'instant avec des photos vraiment coOol. J'ai commandé un thé et lui un pastis, le barman était choqué comme disent les jneus.

Le président de la lune derrière la grange a dans la quarantaine, les yeux lourds de fatigue mais le regard désinvolte de celui qui a décidé d'agir plutôt que croupir. J'ai un immense respect pour ces gars de l'ombre, jamais avare à la tâche, soucieux de rêver dans l'accomplissement d'offrir à l'art sa plus belle offrande. Cela fait dix ans que cette troupe ferraille en tout sens pour faire partager, pour faire voyager. Des concerts, du théâtre, pour tout le monde, pour tous les goûts. L'éclectisme fait valeur de socle. Ce gars me fait penser à l'état d'esprit des Clash et à cette faculté de mélanger les genres pour une même lutte. Bravo et merci pour l'éclairage lunaire !


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Pendant que les enceintes du bar passe du Creedence Clearwater Revival, le boogy rock répand sa sauce americana et les vieux s'ébahissent en tapant du pied, la jeunesse picole, consulte son écran tactile, prise dans sa bulle hermétique et un semblant de relation sociale. On ne sait pas si elle s'en branle ou si c'est par timidité ? Les vieux du siècle dernier sont aussi seuls que cette jeunesse désinvolte, c'est spécial les relations sociales aujourd'hui, les codes se font par écran interposé, j'y pige rien, et en plus, j'en ai rien à foutre. Le cousin de Junk arrive et remet de l'anis dans sa gorge, Chris est un nouveau tatoueur dans la ville, le gars trimballe un physique de nounours et une trogne sympathique. Puis on est rejoint par Vincent, punker, sXe, végétalien, qui a commencé à pousser la fonte en Avril dernier pour épaissir un physique longiligne. Depuis les résultats sont là, la confiance aussi, le corps et l'esprit fonctionnent ensemble.

C'est le groupe MR GODSON qui commence à brancher les guitares pour un punk rock bipolaire. C'est vrai que l'humeur de leurs compositions est changeante, entre The Bushmen comme eux de Limoges et le punk de Circle Jerks et Dead K, tu vois ce mood distordu des 80's, assez rêche, raw, qui part dans les voies de garage, les ruelles mal famées. Le son est bizarre, les guitares faiblardes, le public participent, surtout Alex. Ça se trémousse gentiment mais sans plus. Godson claque sa zique, contourne, oblique, dérive, disperse, biaise, frictionne plusieurs entités punk. Des jeunes militaires jouent au billard dans un autre coin du bar un peu à l'écart. Avant il y avait des tables à cet endroit et un flipper, je me souviens qu'une fois dans ce bar pendant que je réglais mon repas, un groupe de fille attendait de faire de même et l'une d'elle avait une beauté qui m'a coupé le souffle. Je suis resté littéralement bouche bée, le temps s'était suspendu tout net dans ma tête, mais je ne pourrais dire combien de temps ? Ouaie c'était une beauté fatale, une belle gifle, cela je l'ai vécu une autre fois en Corse avec une italienne, je travaillais pour gagner 4 ronds dans une pizzeria pendant la saison estivale dans un camping. J'étais dans le speed du service et elle a débarqué devant moi en baragouinant un truc, j'ai rien compris, elle a continué calmement à me parler, mais je n'entendais plus rien, la sensualité de ses lèvres et ses yeux me faisaient chavirer le cœur. Puis le patron est arrivé en rigolant devant ma stupéfaction béate. Le lendemain après-midi, elle est venue avec une copine me commander une glace, un magnum à la vanille qu'elle a sucé lentement en me fixant, et je ne l'ai plus jamais revue, mais je m'en souviens encore.

Parfois il y a des instants de beauté qui te figent, c'est que tu vis/ressens l'instant présent comme nul autre. Avec le temps, la maturité on prend conscience de l'importance du moment présent, et plus que tout.

Un des guitariste de Mr Godson ressemble à Romain Boule, mais en plus jeune, et il a parfois un peu le même humour. Non pas de merde, qui a dit ça ?

Le groupe cadence son set par une amplitude sinusoïdale, mais il manque un truc. Un des bidasses vient parfois s'agiter devant la scène par saccade, les autres ne mouftent pas de leur partie de billard. Lui il vient hyper à l'aise et affiche tout le temps un large sourire, et se trémousse, puis repart. Le groupe fait son set. Il finit avec une cover d'Agnostic Front parce qu'il nous avait proposé ça et un titre de Fugazi, et qu'un gars a gueulé plus fort pour le choix des new-yorkais. Je ne sais pas si on est 50 dans ce foutu bar ? Je dirais que l'on a eu du mal a rentré dans leur univers, pas que ce soit hermétique, plutôt élastique et rêche à la fois. Comme il manquait un truc le set est passé rapidement avec cette impression de frustration.


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On papote vite fait entre nous, puis peu après c'est BEN & FIST.

Le trio prend la scène et de part sa mélancolie punk ce band à du Vulgaires Machins dans son pessimisme, du Charly Fiasco pour la déconne, et pour la filiation aussi certainement.

Dès que j'ai entendu ce groupe j'ai su qu'il allait m’accompagner, j'ai aimé à la première seconde ce détachement, cette mélancolie furibarde, cette insurrection velléitaire, et très certainement ce mélange de clairvoyance et de désespoir. Cette essence qui donne une vérité pour foutre le feu à l'intérieur.

Même si la guitare est sous-mixée, le groupe met la gomme et ça le fait. Les compositions sont bonnes, le rendu scénique est conforme au tournis du disque, c'est coOol ! À un moment le chanteur bassiste demande si l'on a des Vélibs à Castres, un gars du comptoir lui répond par la négative en rétorquant qu'ici on est des paysans. Enfin il y a le tout à l'égout quand même merde...

Deux hommes de la cinquantaine et une femme quadragénaire débarquent éméchés dans le rade. La nana se secoue le cul pour humecter le regard vicelard d'un des gars. Le groupe poursuit son set mais se regarde d'un air interloqué sur le manège en cours. La nana n'hésite pas à se frotter contre le chanteur, à occuper l'espace scénique. Elle reproduira la séquence éperdument. C'est dingue comme certaine personne arrive à s’approprier un espace afin de faire remarquer leur mal-être existentiel. Je ne peux pas dire si c'est navrant ou si c'est agaçant ? Ce que je suis certain c'est que l'alcool noie l'inhibition et dévoile la caricature parfaite de ce que la personne ressent, souhaite témoigner, mais dans la confusion, et souvent dans le ridicule. Ben & Fist continue à nous propulser son tourment punk rockien, nous on est venu exprès pour ça, Junk prend des photos un peu partout le poing levé en reprenant les refrains. TroOop dingue, j'adore ce gars, il est unique, pétri de talent, c'est un punker passionné (oxymore = 2 points) que la vie grignote de l'intérieur alors il extériorise le reflux. Il est là à prendre des photos, capter des vidéos, faire entendre l'underground pendant que Ben & Fist assure un max et casse la baraque !


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Dans le bar c'est la brume d'un lundi matin à Rouen. Les fumeurs ont trouvé la parade, ils vapotent désormais du E-liquide, du coup ça pue des arômes chimiques de pistache au goudron, de vanille à l’ammoniaque et de canard WC tout à la fois. Ils vapoteraient par le cul que l'odeur serait la même. On peut même pas les frapper de nous empester, de nous empoisonner avec leur merde, ils porteraient plainte les cons. Le génie de l'homme moderne c'est de savoir enculer son prochain, qu'importe la façon ou la manière, le but c'est d'être le premier à faire chier.

Hey un autre truc que j'ai pas encore parler de Ben & Fist c'est le chouia d’autocritique cynique parfois dans les lyrics, c'est trois fois rien, c'est surtout pas assez caustique pour être corrosif, c'est toujours sans rancœur, sans mépris, et tout juste avec ce qu'il faut pour être touchant. Le groupe manie cela avec simplicité, la musique suit cette introspection solaire comme une ombre, on en sent la douceur, la force, la mélancolie, c'est touchant parce que c'est vrai, sans parade, sans emphase, sans filtre, c'est simple parce que c'est fidèle à des punkers lunaires, pour qui le détachement est salutaire.


La vidéo est de Junk !!


Le trio balance sa sauce punk et la mayo prend. Elle s’exprime et sa remue dans tous les sens. Pour le titre Ultrafestifs il y a même eu une chenille réalisée par le public, ouaie comme dans un concert d'Ultra Vomit. Le set est à l’instinct et ça fouette l’intérieur, ça secoue avec allégresse. C'est un joyeux foutoir bordélique, même si ça mord, même si c’est explosif, ça tapote, ça tripote dans tous les sens. C’est un concert de punk rock qui révèle le feu du sang.

Le punk est un crétin déprimé qui a compris que jamais il ne pourra tricher. Sa pureté est risible dans un monde ridicule et hostile. Sa tendresse est une provocation, sa colère est son excitant. Il y en a qui ne voit la bouteille qu'à moitié pleine, d'autre à moitié vide, certain qui picole tout pour ne rien voir. Nous sommes des passagers d'un univers que nous construisons mentalement, nous sommes des solitaires que la nuit éparpillent et que la vie sublime. Ben & Fist a joué dans un rade à Castres, ville du vide ordinaire mondial, c'était sincère, direct et sans fioriture.

Dans le mélange d'un anniversaire, de désir de rencontre, de soif de tuer l'ennui, d'oublier les soucis, d'être bordeline, détaché, incompris, c'était génial d'entendre ce joyeux bordel mélancolique, cette pétarade de feux de Bengale émotionnelle crépitant dans ce mois de Septembre maussade.


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Merci à Mr Godson, Ben & Fist, le bar ô mètre, à La Lune Derrière La Grange, à Vincent, à Junk d'être ce qu'ils sont.


La vidéo est de Junk !!



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