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chronique de disques

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lundi, mai 22 2017

GRAUSS BOUTIQUE – Grauss Boutique



Grauss Boutique was es ist ? Et bienc'est un capharnaüm de style i|C))nstrü-Mental. C'est un trio proposant une musique amphibienne à géométrie variable qui s'adapte à tous les personnes avides d'environnements soniques mobiles.

GRAUSS BOUTIQUE (trio math rock noise instrumental avec des membre de EZ3kiel, Ultra Panda et Quatuor Oban) sort son premier album éponyme ce 1er juin, produit par Grauss Boutique et Alexis Berthelot. Vous le trouverez chez chanmax records.

C'est onze titres capitalisant une euphorie jubilatoire pour croiser les effluves soniques jusqu’à faire tonitruer un enthousiasme fédérateur et totalement fou. Les mélodies sont surabondantes d'exaltations, ici on ne calcule pas sa géométrie rock, on lui laisse le champ libre vers de multiples voies pour s'épanouir, et Grauss Boutique est sujet à l'accomplissement libertaire le plus cocasse, déroutant,  fantasque, insolite, loufoque, paradoxal, saugrenu, troublant, truculent, zinzin.

Extatique dans sa pleine réalisation, cet album a une puissance d'éclosion intérieure capable de vous embraser par sa Grauss kultur pléthörique. Après une telle déferlante de rythmes, mélodies et autres pirouettes expressives, tout devient paisible parce que la folie vous est passée dessus comme un tramway nommé désir.

Grass Boutique est absurde, bizarre, délirant, étonnant, excentrique, singulier, aliéné, unique, et c'est totalement fou nan comme mélange des genres ?


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vendredi, mai 19 2017

ARNO DE CEA & The CLOCKWORK WIZARDS - Flash Freezing The Sun


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Aloha,

Arno De Cea & The clockwork Wizards est un groupe de surf music formé en 2008 sur la French West Coast par des musiciens issus de formations Surf, Noise et Garage (The Irradiates, Stef & Arno, The Taikonauts, Antena Tres, Shunatao, Les Complications…).

Avec trois albums, « Bug Terminal », « Surf It Up », « Aloha From Cestas » (c'est l'album solo du guitariste Arno De Cea en 2003 ), un 45 tours « Bronco Royal 7" » et une Split K7 avec Demon Vendetta à leur actif pour les labels Productions de L’Impossible, Calico Records et Slime Records, on retrouve également le groupe sur les compilations “Monsters of Surf” (Ding Dong Records, USA) et “L’Appel de la Musique Surf” (Productions de L’Impossible).

L'agitateur et créateur du groupe c'est Arno, et il y a du génie chez cet homme de l’Atlantique, ainsi qu'une grandeur océanique a terrassé les fonds musicaux.

Étrillant le rêche pour lisser sa planche de salut avant de se suspendre au-dessus du vide, il descend le mur du son à coup de mélodies sauvages. Arno de Cea est une créature surfique, qui a secrété une surf-music comme l'ossature d'un squelette calcaire arborescent, susnommé de pointes traîtresses du corail par Cousteau, et qui sert de scalpel musical pour  le 4nd album du combo de la côte d'argent.

« Flash Freezing The Sun » est un disque venu d'ailleurs, et l'on cherche dans cet OVNI musical les spéculations folles permettant d'en traduire l'emportement.

Alors est-ce que l'envahisseur a été crée par la main de l'homme ? Son courroux robotique a t-il diligenté une expropriation des codes terrestres par le biais de son expansion ? Parce que les compositions élaborent ce que pourrait être le futur de la surf, jusqu'à envisager l'hypothèse d'une mutation nouvelle ou différente, inaugurant une évolution à cette anticipation.


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Arno puise son inspiration dans le réel noisy/post-röck-Punk Hardcore le plus vaste afin de faire télescoper l'ensemble, formant une caractéristique considérable de la Surf-fiction.

Le mode de narration de la Surf-fiction permet de dégager des traits majeurs pour se reconnaître dans le genre :

- L’expansion de la pensée parasitaire qui va se représenter dans notre esprit: Dès que cela commence une question inaugurale prend tout son sens : « Mais bordel que se passe-t-il ? » Cette fiction spéculative présente une situation brutale que les idées maîtresses de la composition en bâtissent le genre.

- La distanciation : nous devons être soumis à l'incertitude face à une œuvre de Surf-fiction, c’est une perte de repères afin de pénétrer dans un monde inhabituel que nous percevons mal.

- La compréhension : nous avons à reconstruire ce monde imaginaire à partir des indices donnés par son créateur tels que les spéculations surfiques portés sous un angle différent et frontalement assourdissant de délice sonique.

- La référence à une culture commune : le vocabulaire et les thèmes de la Surf-fiction forgent une culture familière et reconnaissable pour créer un lien d’intimité avec le surfeur venu d'horizon distinct.

Tout ceci formant un Incredible Söund !


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Ainsi le vintage est noyé dans les fréquences souterraines, le guitariste brutalise l'orthodoxie et décharge une noise assourdissante. La si féline ExoOotica se désaltère la croupe dans le brasier bestial que le trio fulmine sans cesse. Cette surf music franchit la vague ultime, glisse sur un tsunami d'hédonisme sonique à une vitesse vertigineuse de satisfaction et de sensation fulgurante. Avec les potards à fond la caisse, le disque casse les codes, brise les ossuaires musicaux et emplâtre les gueules cassées de l'île de pâques.

Avis aux automates ! Ce disque totalement paranormal parlera à tous les autonomes de la société civile pour qui la brutalité surfique a des nuances que ce groupe déchaîne avec contraste.

GOOD TRIP !


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dimanche, mai 14 2017

THE OBSESSED – Sacred


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Ahhhhhhhhh sacré Wino ! Sérieux qui eut cru possible qu'un jour le bonhomme allait battre le fer chaud de The Obsessed ? Parce que The Obsessed est le groupe par excellence de heAvy-Röck ou de Stoner-doOom c'est selon votre age.

Wino je ne vous fait pas l'affront de présenter le gazier, c'est un mythe, un dieu de l'Olympe venu de l'Amérique souterraine (Saint Vitus / Spirit Caravan / The Hidden Hand / Shrinebuilder / Premonition 13 ), avec tout ce que cela favorise comme spirit et folie opiacée. Physiquement on dirait un vieux Hells Angels, ou un mage 2.0 détenant le secret de la magie noire et la puissance du feu sacré.

Le premier titre de cet opus « Sodden Jackal » date du premier Ep de 1983, et cette version bénéficie d'un coup de fouet. La suite ? Putain c'est un bon vieux heAvy avec des riffs et des solis du purgatoire. Pendant l'écoute Satan se lustre la barbiche avec du pento, et Wino chasse ses démons. Hyper catchy et tout aussi émotionnel, « Sacred » délivre toutes les saveurs du tréfonds et sublime l'ossature de ses compositions par son mood passéiste et finalement intemporel. Beaucoup de minutie derrière le bloc sonique, chaque titre est une perle, chaque perle aboutie à un album sacré. On en attendait tellement beaucoup qu'il n'est pas rare d'être un point déçu ou désappointé par la ligne de conduite d'un groupe qui revient de l'ombre (20 ans), là on est repu comme des ogres après un repas gargantuesque.

De la classe à l'état brut, un sens inégalable du feeling, une bonne vibration hypnotique, un putain de tremblement souterrain doom, une impétuosité punk, les titres sont puissants. De plus on rajoute à cela la cover de  « It's Only Money » de Thin Lizzy, et « Crossroader » de Mountain placée en titre bonus.

Grâce à The Obsessed le heavy rock renaît de ses cendres, celui qui est né dans le culte heavy de Black Sabbath, Blue Öyster Cult,  Motörhead et du punk de Zappa à The Stooges, il devient un totem que l'on peut nommer « Sacred ».


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dimanche, mai 7 2017

SKY FLYING BY - Miscellany


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Un jour vous trouverez dans cette musicalité une poésie lunaire capable de faire refléter en vous ce qu’il y a de plus profond comme quiétude.

Mais avant d’en arriver à cet état, vous devrez admettre que l’ennui qui est le vôtre en écoutant ce disque n’est uniquement dû parce que vous disposez d’un bagage trop encombrant, qui prend trop de place, comme votre ego, et votre mémoire sélective. Sans ces poids mort vous pourriez ressentir la douce puissance de votre souffle de vie à chaque respiration. Car ce n’est qu’en ayant assimilé ce fait que cet album prend tout son sens.

Ainsi et en premier lieu, prenez conscience d’une chose anodine, mais qui est capitale pour tout le monde. Votre respiration est là, depuis votre premier souffle de vie, présente à chaque souffle, et pourtant vous n’y prêtez quasiment jamais attention, sauf quand votre cœur et vos émotions s’emballent.

Cet album n’est rien, quasiment abstrait, et pourtant il possède un souffle bien tenace qui nous raccorde à sa puissance souterraine. On en sent l’émergence explosive se renverser en un ressac puissant, et se répandre en une eau à la douceur aussi affable que son repos en apaise la constance.

Pour cela il égrène des morceaux introductifs s’étirant comme un début de jour sans fin, croissant avec la lumière naissante dans cet instant de préliminaire où naît l’émotion initiale. Nappes synthétiques musicales et voilages s’unissent pour flotter sans cesse dans une lumière opaline. Cliquetis et douceur mélangent leur lenteur afin de laisser s’épanouir la musique, câline elle se déroule, se distend dans la quiétude et rassérène notre sensation d’apaisement.


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Sky Flying By allonge sa détente avec des compositions apaisantes, n’en finissant plus de rayonner, de soulager, et d’assouvir dans l’existence un instant de sagesse et de grandeur tout à la fois dans le calme qu’il propage.

Par ce fait, et en deuxième lieu prenez conscience d’une chose qui est capitale pour tout le monde. Cavaler à en perdre l’haleine, et l’on ne sent plus que la vitesse de l’adrénaline qui nous pousse à accélérer sans cesse, vers ce mouvement perpétuel qui suggère de mener à satiété notre ego.

Alors bien souvent, « Y a-t-il une limite à cette frénésie ? » se demande t’on parfois prit dans la tenaille avec le souffle court, juste avant de tomber ?

Je suis certain aujourd’hui de m’étourdir autrement, et cela m’a pris plus de quarante ans.

Cavaler à en perdre haleine c’est aussi fuir, et le courage c’est d’affronter sans crainte. On ne peut comprendre que ce que l’on est à bien d’admettre, et pourtant si l’on cesse de comprendre pour ressentir vraiment que se passe-t-il donc ? Convenir une musique à ses goûts c’est réduire son champ des possibles, c’est atrophier sa curiosité, alors que se laisser submerger par le désordre qu’une musique est capable de bouleverser à l’intérieur de soi demeure pour un mélomane l’assouvissement le plus transcendant, et pur qu’il soit donné de vivre.

Vous serez très nombreux à vous reconnaître à ceci.

Il y a des sourires qui montent au visage spontanément, et l’on sait à cet instant que cette révélation est une introduction à notre transformation, et qu’elle se réalise en une infinie douceur. Je vous laisse à votre délicieuse mutation si vous avez fait le choix de la lenteur et de la dépossession égotique, pour vivre pleinement chaque instant, devenu alors paisiblement tumultueux.


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vendredi, mai 5 2017

Flippin'Heck - Cursed Tour EP


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Salement punk, bordéliquement punk, sauvagement punk, tout chez les toulousains de Flippin'heck est punk.

Since 2009 en tant que band, le projet débute pour être plus précis en 2007 à 2, à répéter des vieux standards du punk dans la cuisine d'Eric le guitariste rythmique pour se refaire la main sur les guitares.

Leur EP « Cursed Tour » en écharpe le penchant avec la désinvolture du majeur en l'air. Munit de paroles aussi crétines que les Ramones et d'une souplesse Philippe Poutounesque, le groupe a un jeu de jambe riffique basique et une technicité portée dans son plus simple appareil. Le chant est bancal et rappe sur un gosier aussi caillouteux qu'un chemin de randonnée en montagne. Bref, Flippin'Heck est l’antithèse du groupe qui élabore une tactique d'avenir, et lui préfère le choc frontal rudimentaire du punk Hardcore et de son intégrité rebelle pounk. Ce band n'a plus rien à voir avec son époque lisse et Macronesque.

En exemple, et bien c'est même assez poilant de retrouver ce genre de clin d’œil goguenard à la Jello Biafra avec le titre « Kamikaze », qui commence avec la mélodie de « Enola Gay » le single phare d'Orchestral Manoeuvres in the Dark datant de 1980, afin de corréler avec le problème des OGM tout aussi dévastateur que la bombe A larguée le 6 août 1945 sur Hiroshima. C'est très certainement ce qui éloigne ce groupe des musiciens à frange, geek 2.0, car leur franchise punk roots fait plus qu'égratigner, et l'éloigne tout aussi bien des cagoulés fanatiques vivants en reclus en se faisant tourner la tête sur le même disque dur.

Flippin'Heck c'est combat rock, leur punk est raboteux, ouvertement sale, il ne vient pas du caniveau mais il joue sur les terrasses des cafés concerts et "Cursed Tour EP" est un véritable disque de garnement.


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mardi, mai 2 2017

BLACK INK STAIN – S/T


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3 ex One Second Drive groupe formé en 2011 originaire de Clermont Ferrand et d'un seul EP, fonde Black Ink Stain et élabore un premier EP, enregistré à Genève en 3 jours de prises au stud' des Forces Motrices avec David Weber (Knut, Tantrum, Drive Blind...).

Black Ink Stain c'est un doigt de noise, un zeste de powercore, un schisme entre la noirceur HxC et le tellurisme des profondeurs, des mélodies âpres, aigres douces, denses, fourmillant d'images tortueuses pour une mouvance libre et réfractaire à lisser l'enrobage pour lui apporter ce fielleux arôme d'émotivité véloce typée 90's.

C'est assez rare finalement dans un paysage pourtant protubérant de formes musicales assez hétéroclites mais dont le mimétisme épuise.

Black Ink Stain séduit par sa réfraction, par son empreinte singulière à fusionner mélodie râpée contre un mur de son brut pour une liberté de ton mélancolique, sombre, devenant lumineuse et porteuse d'une puissance de feu émotionnelle intense.



samedi, avril 22 2017

ZENZILE - Éléments


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Zenzile ne manque pas d’Air avec sa nonchalance pointilleuse, son rétro futurisme J.M Jarre et ses envolées à la Pink Floyd, autrefois électronicien dubiste dans l’aquarium enfumé de Lee Scratch Perry, le groupe a su métamorphoser son évolution en ouvrant encore plus grandes les fenêtres pour une vue cinémascope, encore plus trip-hop qu'auparavant.

Lors de leur précédent opus, Zenzile s'est frotté à la bande-son d'un long-métrage muet « Berlin, la Symphonie d'une grande ville » (sorti en 1927), cette expérience a forgé ce goût intense pour les atmosphères. De toute façon ce groupe a toujours eu cette mainmise sur le grand angle avec le long travelling bien propre des jazzeux.

Il prolonge son accointance cinérama par une approche classieuse et élégante avec des tournures au caractère bien pensé. Cet album converge dans cette vénusté de maîtrise musicale, de mesure concrète et d’épanouissement. Leur trip-hop est Air-éré, délicat et élancé, et dans cet espace-temps contemporain qui recycle le vieux en le remettant au goût du jour, ainsi s'en trop en avoir l'air "Eléments" n'hésites pas à bousculer les anciens codes trip hopesques se reposant sur leur laurier ronflant.


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jeudi, avril 20 2017

DEMON VENDETTA/ARNO DE CEA & THE CLOCKWORK WIZARDS – Sergent Surf - Split Tape 


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Aloha les z'amiiii(e)s des profondeurs océaniques de la Surfffffffffff-müsic,

Les vengeurs de Demon Vendetta et l'explosif Arno De Cea ont surfé la vague de la vénération pour sculpter à leur retour sur la plage un split en format K7, et le résultat est chaud bouillant !!


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Ceci étant bien entendu en édition limitée collector, avec un poster offert (illustration de Mathieu FreakCity) et un coupon/code pour chopper les mp3 gratos. (7€), vous le trouverez via ce merch..

Ce « split tape » honore John and the Nighriders, Shadowy Men on a Shadowy Planet, The Surfaris, Link Wray, The astronauts, The Trademarks, The surftones. Des classiques repris lors des tournées de chacun et restaurés ici avec intégrité et plénitude, un split vraiment très très cool que l'on peut aisément rentrer dans la case plaisir d'offrir ou bien joie de recevoir.

De quoi se prélasser avec les oreilles en feu, en attendant la vague estivale !!


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mardi, avril 18 2017

ASPHYX – Incoming Death


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Okay ce groupe pratique un genre de musique en corrélation avec les cimetières, la dégradation tissulaire, le pessimisme, l'hypocondrie, neurasthénie, sinistrose, toute une gamme de tracas morose dont la gaieté en est l'antonyme par excellence. Mais il est en outre reconnu comme étant un ambassadeur- fossoyeur en terre noire du Death MétOl dark.

Ainsi en quelques minutes de pelleté musicale de ce « Incoming Death » vous voilà déjà sous-terre, reposant dans la paix funéraire de cette ode à l'épilogue. Parce qu’Asphyx célèbre le death Obituasresque avec la saveur du terrassier qui vient d’ouvrir une excavation toute fraîche.

Pour cet opus, le combo n’aura de cesse de concasser vos os dans leur inhumation mélodique, dans leur funérarium rythmique, avec chant macabre et toute la gamme mortuaire qu’il convient d’adjoindre conformément pour ce genre de cérémonial festif.

Généralement on se fait toute une histoire macabre autour du death, en plus d’un hypothétique mauvais sort maléfique, mais en fait, mais ouaieeeee on est bien au milieu des pierres tombales. Tranquille, paisible, faisant face et corps à la mélancolie deathalique qui coule au goutte à goutte dans vos veines, puis s'échappe jusqu’à corrompre vos pensées vers cette obscurité noires et bilieuses un soir où le crachin de votre existence vous demande : A quoi bon tout ça ?

De la sorte que vos pensées deviennent aussi froides que votre corps, lequel, souillé par cette vénéneuse attraction vers le délice mortuaire se détache de votre âme...

...Et quand le disque s'éteint ? Vous revoilà revenu des limbes, fiévreux d'affliction, avec vos yeux brillants de stupéfaction de voir la silhouette de la faucheuse en porte-jarretelle qui scintille de par son maléfice, et toute l'angoisse grandissante de toucher du bout doigt la porte qui mène au...GASP !


lundi, avril 10 2017

PRIMAL AGE - A Silent Wound


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Primal age est un quintette qui en 2015 a fêté ses 20 piges, il a partagé la scène avec en autre Kickback, Drowning, Right for life, Stormcore, Napalm Death, Converge, All Out War, Length of Time, Nostromo, Turmoil, Caliban, Indecision, Drowning, 25 Ta Life de Madball, Maroon, Earth, Crisis, Aborted, Benighted, Walls of Jericho, Born From Pain, Black Bomb A, etc...Joué dans des festivales tel que le Sonisphere, Paris Extreme Fest. Crazy Fest, Riip Fest, Fest’In‘Montd et au Why Not Fest, etc...sillonné l'Europe, tournée au Japon, au Brésil, bref les gars ne sont pas des novices.

Cet EP 4 titres aborde de façon frontale leur métAl HxC qui a chaudement fait ses preuves sur scène, intitulé "A Silent Wound" sur le label français Deadlight Entertainment (Oracles, Cowards , Witchthroat Serpent), enregistré et mixé au Freaky Dog Studio par Thomas Tibéri, puis masterisé par Chris "Zeuss" Harris (Rob Zombie, Hatebreed, Municipal Waste) . Il y a quelques invités tels que Julien Truchan (Benighted), Felipe Chehuhan (Confronto) & Koba (Loyal To The Grave) pour partager dans cette passion sonique les échanges explosifs.

Primal Age déclame depuis le siècle dernier avec rage en faisant crépiter les breaks, oscillant de tension et de contraste pour échauder un Hardcore véloce, densifié par des touches thrashy. Sur le titre « A Silent Wound » il n’oublie rien de ce qui a été, et adjoint dans cette blessure silencieuse de dédier son témoignage pour le titre éponyme du E.p à Mika « Bleu», un ami du groupe et ex-manager du label Customcore sur lequel était sorti l'album "A Hell Romance". Le groupe signe aussi un hommage à Mr Hanneman de Slayer dans lequel un pot pourri de riffs du grand Jeff illustre à merveille le background de Primal Age.

À L'age primaire où sommeille les consciences endolories par une sur-consommation de masse et aux abus/rebus réactionnaires, Primal Age poursuit de bousculer autour des thèmes de ses convictions, avec la cause animale, le végétarisme, l'écologie, etc...Avec la loyauté du HxC, la sauvagerie du métAl, sans faire de compromis à la vigueur initiale qui est la sienne depuis 1993, pour rentrer dans le lard en composant une musique qui affectionne la castagne.

Etttttttttttttt je peux vous assurer que si vous l'aimez saignante la castagne sonique, ettttttttttttttttt bien vous serez servi avec « A Silent Wound ».




vendredi, avril 7 2017

L7 – Fast & Frightening


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L7 est un groupe de rock’n’roll, poussé à son incandescence punk. Pas besoin de test de personnalité avec ces fortes têtes : La femme est l'égale de l'homme. La femelle est l'avenir de l'humanité.

Maiiiiiiiiiiis oui !

Cette idée rebute les plus phallocrates, mais la vérité, c'est qu'elle est au-dessus-de lui.

Maiiiiiiiiiiis oui !

Sinon comment peut-il autant transcender la poésie de son art à l’âge doré de la vingtaine dès qu'il pense à elle ? Et même mieux, soixante annuités plus tard, lorsqu'il la verra déglutir une glaire dans un mouchoir en coton, il aura cette tendresse émouvante que les épagneuls détiennent quand ils regardent leur maître regarder un épisode du commissaire Maigret.

Maiiiiiiiiiiis oui !

On peut aussi argumenter sur le fait que la femme est au-dessus de l'homme, parce qu'ainsi, c'est plus pratique pour lui bouffer les nichons.

Bon pour le « Fast & Frightening » de L7, c’est easy : Fond de tiroir avec en vrac des covers, face B, live, démos, hits incontournables, enregistrés avec le son des égouts californien, c’est du L7 concentré pur-jus, la hargne du punk, la lourdeur heavy, et la femme libérée dans toute sa splendeur.

Ici, il n’y a rien à jeter, ces femmes décalottent le rock et nous violent les oreilles, ça pique, c’est super cool, ultra fun, ça déménage de partout, c’est L7, l’un des meilleurs girls band de l’humanité.

Conclusion :

Il devait être 17h30, elle rentrait de son travail et s’était installée sur le canapé en regardant le bordel accumulé dans le salon. Puis elle a posé « Fast & Frightening» dans la platine et appuyé sur play en prétextant d'un souffle d'épuisement : « M’enfin mais comment font toutes ces femmes pour tout faire chez elle à la fin ? » « Mais je ne sais pas chérie, je ne sais pas ! » lui répondit son époux qui était à genou en train de faire briller le carrelage du salon, tout en surveillant le clapotis du repas du soir et les devoirs des gosses...

L7 c’est la sauvagerie du rock’n’roll à son incandescence punk !


dimanche, avril 2 2017

GOAT - Requiem


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Goat est une créature rock venue de l’univers hippy sound, munit de cet esprit foutraque et libertaire lui apportant le pelage sonore d’un animal fou à poil laineux, à poil laineux, à poil laineux, à POILLLL !!!

La première écoute est assez désopilante, tant le disque apparait dans son aspect le plus extravagant, cependant, en grattant on constate avec une certaine passion folle, que ce groupe d’hurluberlus aussi fantasque soit-il, fait concevoir la primauté d’une innocence, assez caractéristique d’une désinvolture assez habile pour ne plus les voir comme un simple one shot divertissant.

(rire gras) AhAhAhA….(puis rire jaune)…ahahahah…(débridé quoi)…ahahahah…(jusqu’à ce consternant)…Ah bon ?

Et oui !

Goat inscrit dans le marbre de votre discernement virgule, que l’on peut être aliéné dans son œuvre, vivre à tambour battant dans sa camisole, et être en tout point accepté en tant que bizarrerie. Et pourtant, et pourtant comme le rappelle Charles Aznavour dans sa chanson phare ‘’Et pourtant’’ : «  Il faudra bien que je retrouve ma raison ; Mon insouciance, et mes élans de joie ; Que je parte à jamais pour échapper à toi ; Et pourtant. Et pourtant. »

Parce que au-delà de l’effet incongrue de leur étrangeté, leur singularité naissante n’est en fait qu’une somme diluvienne des attraits sonores du funk, du rock psychédélique, de l’afrobeat, du tribalisme sonique.

Et oui ! Si Goat est terriblement attractif, Goat est aussi malin que l’esprit de la bête qu’il fait ressurgir à ce carrefour où le diable avait confondu Robert Johnson avec James Brown, ou Fela Kuti je ne sais plus… Parce que ce groupe possède une façon de ritualiser le sens de la fête avec la naïveté d’un hippie qui se réveille d’une nuitée intense de trip en tout genre, et qui ne voit seulement la réverbération des paillettes en train de clignoter devant ses yeux dans un cimetière vaudou taché de sang liturgique à base de tomate concassée (certifiée bio et issue de l’économie durable).

Goat est un groupuscule pacifiste de Suède émanant de cette constellation d’illuminés qui préfère se vouer à l’amour plutôt que de soumettre au pugilat le plus béotien. C’est avec cette tolérance que le disque se promet corps et âme à l’incantation variétale et tribale afin de former une nouvelle ethnie de freaks. S’ensuit une musicalité qui tient lieu à la dévotion d’afficher sa ferveur, avec la vivacité d’enivrement que l’ivresse de l’adoration comble en offrande aux divinités de l’extase. La communion devient un étourdissement d’effusion sonore, et le groupe n’en finit plus de sa libéralité musicale avec une succession d’offrandes mélodiques, afin de rassasier son totémisme musical.

La diversité des instruments se jumelle au transfuge des styles musicaux du monde libre de la world music, avec l’ébriété de flûte indienne au sortilège aztèque à l’africanisme Fela Kutinien, jusqu’à ressouder les plaques tectoniques en une terre arable où la communion des cultures sera un nouveau monde d’espoir.

Goat est donc un entrelacement festif d’une ode à l’hallucination pure par son incantation.

Son trip est une douce folie qui n’engendre aucune aliénation et accoutumance, mais offre cependant la liberté de danser avec pureté et impudicité à l’humanité toute entière.


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vendredi, mars 24 2017

ZEAL & ARDOR – Devil Is Fine


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Mr. Manuel Gagneux, originaire de Suisse et basé à New-York est le compositeur de ce « Devil Is Fine » et maître de cérémonie du projet Zeal & Ardor. Le gonze a fait parler de lui comme un mouton noir, car ce diable rouge ramasse du coton sonique pour tisser en impie un faux black métOl avec du collage sonore. Cela fait penser à une sorte de Basquiat prophétique à l'age de feu, maniant les platines avec le sortilège de chants d'esclaves et d'incantations sataniques pour une révolte blasphématrice.

Zarbi le truc, vraiment, et à la fois pas si con que ça non plus, mais impossible de ne pas relier avec une tonne de référence. Du genre : Moby a foutu la veste à paillette du Wu Tan Clan pour une libation avec Faith No More, où comment prêcher l’enfer avec la folie opiacée d’un métissage musical ? Où l’impossibilité de corrélation semble ne plus être une fatalité, mais bel et bien une injonction à châtier le traditionaliste. Il y a tellement de variations que c'est peut-être le premier gars qui essaye de saturer du black 2.0 après avoir écouté plus que de raison le « Discovery » de Daft Punk en le mélangeant avec la dark cendreuse du Ku Klux Klan, afin de traverser le mur du son de la musique blanche pour amplifier la ferveur de la musique noire.


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Aussi zarbi, à un moment il y a un titre instrumental avec du xylophone, comme Si Yan Tiersen était venu carillonner sa mélancolie pour une introduction à un titre d’Alice Cooper avec sa malice enfantine. Oui vous dîtes bizarre, vous avez dit bizarre, mais comme c’est bizarre nan ?

C'est tellement foutraque que le grand soir est arrivé, celui qui précède les ténèbres. Zeal & Ardor apparaît comme un chaman Ghostien oscillant le crépusculaire où fleurisse les préceptes voodoo, capable de transformer le sel sonique en poivre sonore, ou en coussin péteur si vous êtes un trve.

Voilà en tout cas un disque totalement urbain. Et oui la grande différence dans le black tient fatalement à ceci. Le gars se cale avec cet esprit d’ouverture et de métissage que l’élevage dans les galeries d’art en permet la pleine capacité, à la différence d'un gars de la campagne dont l'ignorance du métissage se réalise dans la la primitivité de son existence, que réserve la pleine puissance de sa bestialité tout naturellement.


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Ce patchwork de combinaisons musicale est dans cette veine ouverte de TV On The Radio chez Belzébuth. Mais pas de quoi fouetter une nonne avec non plus. Que ce soit clair pour tout le monde ce n'est pas du black métOl, c'est juste un producteur assez futé et doué pour conjurer avec la diablerie la dissipation blasphématoire que l'on prête à Satan.

Bref, j’ai la sensation que l’on peut nous faire tout avaler ces temps-ci, et nous sommes devenus tellement malléables à tout. Par ce fait il vous vaut mieux re-écouter l'endiablé Chuck ! (r.i.p)


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lundi, mars 13 2017

8°6 CREW – Working Class Reggae


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« Working Class Hero » chantait le grand blond avec des bottines pailletées pendant les seventies, mais depuis la mondialisation, les Patrick Bateman sacralisent l’époque bling-bling et l’avidité de la réussite économique. Alors de sans culottes à sans couilles, il s'est passé le temps d'une publicité de lessive qui a assoupli les esprits. De supplicié à tortionnaire, les écrous de sûreté ont sauté avec le même principe fondateur pour tout remettre dans l'ordre pyramidal. Chaque jour il y a la plèbe qui se fait lyncher sur la place publique. La populace jalouse a détourné son regard sans honte pour que le sang coule sans interruption de programme, et coagule avec une jalousie haineuse comme unique monnaie de survie. De ce fait, la working Class est au chomdu, remplacée par la déshumanisation du tertiaire.


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Mais alors, à qui s’adresse ce disque ?

8°6 Crew débute en quatuor au milieu des années 90 en banlieue Parisienne avec de la oi, puis vers le ska & co…En 1999 sort leur premier album « Bad Bad Reggae » publié par les Allemands de Mad Butcher Records, en 2001 c’est le maxi-ep « Ménil’ Express » sorti sur Big 8 Records. S’ensuit une période de latence pendant laquelle les divers membres en profitent pour s’exprimer dans d’autres groupes comme Ya Basta, Happy Kolo, Acapulco Gold, Upten. Après un gig à Genève en 2008 l’équipe se retrouve et leur second album, « Old Reggae Friends », sort en 2010 sur le label nantais UVPR (Une Vie Pour Rien) et sur Mass Prod. Le troisième album « Working Class Reggae » (chez UVPR), bénéficiera en plus d’une édition allemande chez Grover Records (cd et vinyle + cd).

À qui s’adresse ce disque ? À tous ceux qui aiment danser sous la chaleur du Ska, Two Tone, Rocksteady, et vas-y que ça caracole dans la tête et secoue les hanches, et ouaie il n’y a pas à dire cet album est constellé de titres catchy. Le groupe a relevé son niveau, en tout point. Tout est hyper bien travaillé, chaque idée retenue calibre comme il se doit les nouvelles compositions vers la cime. Sans faire étalage d’une démonstration ronflante, 8.6 Crew parvient à nous en foutre plein la vue, et tout ceci est dû à l’art minutieux de la simplicité. Voilà en quoi le groupe a gagné comme maturité essentielle, et cela va droit au cœur et à la tête, car la musique danse sur les mots et les chansons restent en tête à danser sans cesse.

Ce n’est pas de la magie, c’est un sens inégalable de l’équilibre des forces. C’est un disque de grand frère munit d’une indicible mélancolie, génératrice de relier les générations entre-elles, pour les reconnecter au réel, au combat de rue, avec cette faculté et cette maîtrise d’allier au plaisir mélodique la beauté éducative de raconter simplement une chanson avec la ferveur de l’érudit, avec la flamme du passionné, avec la décontraction de l’insolent, avec le béguin du sentimental.

Captivant, passionnant, frénétique, enthousiasmant, attachant, sympathique, boxant, stimulant, anachronique, gagnant cet aspect mélodramatique de la vie en un point névralgique que tend à merveille toute bonne chanson. Munit de référence basique et d’une éthique prolétaire qui fait vivre le ballon, cette clique donne douze titres qui critique et éloigne le chimérique, décortique tout un pan esthétique de la culture à damier sur l’échiquier politique par son constat de désillusion.

La pratique polyphonique des cuivres fait reluire une douce saveur que propulse la rythmique. Le chant a lui aussi gagné en assurance, et légitime l’aboutissement dithyrambique qui en résulte.

8.6 Crew vient de sortir cet album indispensable et fédérateur que le rock réalisait quand le métissage n’était pas galvaudé comme pilleur, mais plutôt comme repère et dynamo du courant alternatif, au point d’incarner le jalon des LSD, The Clash, The Spécials, etc…Il est à noter qu’il y a en toute fin une relecture dub de certain titre.

Après « Bad Bad Reggae » et « Old Reggae Friends », « Working Class Reggae » possède une cohésion et influence qui lui confère une véritable harmonie, identifiable comme faisant partie intégrante des albums qui comptent dans une vie, et pour les générations qui suivent.


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lundi, mars 6 2017

ALEA JACTA EST – Dies Irae


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Attention, cet album ne casse pas les couilles mais bel et bien les nuques !

Plaisant, caustique, récurant avec brio le hardcore de son cellophane, Alea Jacta Est atomise un mini album hostile et groOovisant avec superbe et crânerie géniale. Je ne connais pas le latin de fabuleux mais magnificus, magnifica, magnificium me semble plus approprié de toute façon pour cet ep.

Parce que l’épaisseur des riffs plafonne dans cette lourdeur qui brise les vertèbres, et la densité de leurs titres agite avec elle une maîtrise féconde pour aller librement se percuter à leur mur du son (encore plus consistant en concert). Propre à leur patte, il y a toujours ces insertions de dialogues désopilantes qui amènent à chaque fois un plus à leur identité sonore, et puis il y a même oOoune titreeeee en esSspagnOoulllll qui fait rimer cabrones avec corones.

« Dies Irae » c'est du riff en mitraille, une rythmique toute en percussion, un chant fédérateur qui harangue, la notion de guerilla HxC est ici une réalité bravache que les pleutres ne pourront accéder à son retentissement sans se blesser à l’entre-jambe.

Bref, il y a des disques de minet fait pour les femelles, d’autres fait par des hommes pour des hommes…Celui-ci est pour les mâles et il frappe fort, très fort, un peu comme une claque sur un cul, et carrément comme une fessée qui soulage.

Il fait mal, car :


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« Et tu tapes, tapes, tapes, c'est ta façon d'aimer ; Ce rythme qui t'entraîne jusqu'au bout de la nuit; Réveille en toi le tourbillon d'un vent de folie » pour paraphraser un duo des 80's.


jeudi, mars 2 2017

DANKO JONES – Wild Cat


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Whaouuuuu, le Danko a appuyé sur la pédale turbo catchy et son album est absolument dantesque !!!

Danko Jones est un trio canadien since in 96 à Toronto de rock’n roll -Garage rock- punk rock-hard rock, depuis le combo a sorti des alboums dont la formule est rodée, lustrée, directe, efficace, avec cette tendance qui confine à la répétition de pétulance chromatique Motörheadesque, acdciste voire Airbournime.

Danko Jones: Guitare/Chant + John Calabrese (de l'excellent groupe Calabrese): Basse + Dan Cornelius: Batterie = Trio de choc pour un disque de percussion auditive maximum rock’n’roll.

A chaque sortie le groupe n’a eu de cesse d’accentuer sa maturité de composition en alliant le real rock’n’roll avec une persévérance mélodique, qui aujourd’hui trouve son incandescence avec l’énergie et la qualité d’un songwriting ultra efficace et catchy.

Ce groupe sait exactement placer sa formule à l’endroit exact, qui est le standard pour faire des titres de rock’n’roll ultimes, c’est-à-dire une intro, un refrain, un couplet, à nouveau un refrain, un pont et une outro…Tout ici est millimétré pour faire un carton plein sur les radios rock, que ce soit avec les riffs, le dosage de la rythmique et ses coups dur qui te téléportent dans la stratosphère Hi-energy rock, que ce soit avec le chant et la qualité de ses diverses textures mélodiques, qu’avec la qualité de pénétration de la basse, des compositions luxuriantes, omnipotentes, vigoureuses, athlétiques, invincibles, énergiques, aguerries, talentueuses, malignes, et forcément imbattables.

Oui mesdames, nous avons pour ainsi dire à faire ici à un disque indispensable. Parce que Danko Jones ne prône pas l’abstinence, oooooooh que non. Il proclame ouvertement à la révolution sexuelle de la sauvagerie rock la plus épanouissante, pour cela il terrasse avec la force surpuissante de la lubricité des lyrics Kissinien, le stupéfiant classic rOck d’Aérosmith, le punk punchy pop de The Knack, du punk rock des Misfits à sa surdose ramonesque, et avec tout ce qu’il faut de caresse pop, de hardiesse Hi-energy, pour une facilité d'écoute absolument vivifiante, et ce, sur la totalité des titres accrocheurs, percutants, frais et Rock And Roll.

Faut-il encore que j’en rajoute pour que vous remuez de la croupe ? Nan je ne le pense pas.


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Calibré pour faire dresser les poils du pubis, cet album est l’antithèse de la masturbation sonique, à l’opposé de la branchitude du moment. Car le rock à moustache est au rock’n’roll ce qu'un barbier est chez un charcutier, tout simplement inutile.

Danko Jones (le gars) est la version Vin Diesel de l'action, il est chauve, glabre, et va ‘’droit au but’’ rajouterait Jean-Pierre Papin. Il écrit (écrivait) par ailleurs pour Close-Up Magazine (Suède), Rock Zone Magazine (Espagne), un édito hebdomadaire pour The Huffington Post, ainqi que pour Rock Hard, Guitar For The Practicing Musician (Allemagne), Mute Magazine (Norvège), Rockstar Magazine (Suisse), Lángoló Gitárok (Hongrie) + son blog, bref le gars est ultra prolixe, prolifique, dans ce pur-jus de concentré stakhanoviste, avec la flamme purificatrice du rock perpétuellement en feu cousue de main de fer sur le poitrail.

Danko Jones (le groupe) est rock'n'roll, et tu sais ce que cela signifie ?

Nan ! Hey mais Le rock n’est pas qu'un appareil de mesure permettant de commenter avec plus ou moins de précision, combien il fait mouiller de chatte dès son effet dilatateur en action. Le rock’n’roll provient d’une frustration avec comme aboutissement une libération sexuelle via sa puissance émancipatrice. Et ceci, Danko Jones l’a très bien assimilé, pour ne pas dire incorporé dans sa musique avec des offrandes jubilatoires au dieu de la six corde et de son pouvoir d’humidification vaginale par du foutre Hendrixien.

Et malgré le fait que certains titres de Danko Jones ont servi dans les séries comme True Blood ou des films comme Kick-Ass 2, ce groupe est tout de même sous-estimé.

Je gage qu’avec cet album il n’en sera plus de même, où alors effectivement Johnny Hallyday est un dieu vivant, mais reste à savoir de quoi ?

Ce «Wild Cat » est un sans-faute absolument terrifiant de percussion érectile, il est profondément et fondamentalement garantie à 500% de Rock’n’härd-roll.




mercredi, février 22 2017

Half Hearted Hero - Isn't Real


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Ces gars-là auront beau jouer de charme pour affirmer leur trouble face au comportement subtil et déconcertant de la gent féminine, il n’en reste pas moins qu’ils savent y faire pour perpétuer le désarroi masculin avec la douceur de Weezer et le sucre lent de Save The Day.

Mais tout d’abord parlons du style musical propre à cet ouvrage. L’émorock possède cette particularité essentielle de frictionner avec délicatesse le puit sans fond de l’émotion, pour en faire remonter l’aqueux bouleversement sensitif. Leurs mélodies possèdent cette simplicité désarmante, cette beauté diaphane, capable avec sa spontanéité d’ouvrir les veines du teenage spirit en moins de deux.

Ce qui m’amène à un premier enseignement à tremper dans la solution de votre discernement, puisque : On veut bien aller étudier les textes sacrés d'Aristote, ou bien d’autres philosophes ayant traduit à leur gré la certitude qui est la leur, mais la seule vérité qui existe en ce bas monde se trouve dans les yeux éperdument amoureux d'une femme. C’est une chose puissamment poétique avec laquelle l’émorock en impose la constance.

Par ce fait, le troisième long d'Half Hearted Hero est saturé de soin poppy, avec mid-tempo pour masser et prendre soin du visage de leur titre, lissage parfait entre le couplet/pont/refrain, un maquillage simple et naturel pour la production, et l’ensemble est catchy.

Le rock a permis à des gars disgracieux de draguer plus facilement des filles, avec cet album Half Hearted Hero va en niquer un plein wagon. Puisque et la chose est primordiale pour notre époque transgenre, pas d’émo qui pleurniche, pas d’indie qui se la raconte, pas de punk qui vomit. Ici tout est poli, poncé, encaustiqué, tamponné, adouci, satiné, peaufiné, léché, c’est amoureusement émöpop !


dimanche, février 19 2017

THE BLACK ZOMBIE PROCESSION – IV : Heca-tomb


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Alors que certains se posent la sempiternelle question de savoir si l’on peut rire de tout, d’autres plus affranchis se vautrent dans les viscères avec la joie non contenu du cochon pataugeant dans la fange la plus excrémenteuse.

BZP vient de signer son œuvre la plus perverse, suppurant d’un pue sanguinolent à l’audace inventive la plus jouissive qu’il soit, pour des siècles et des siècles !


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Animés par une curiosité insatiable pour la sous-culture, les gaziers de BZP possèdent une érudition aussi importante que la passion outrecuidante qui en anime l’essor. Preuve si il en est de leur discographie imposant son hétérogénéité avec différents groupes et styles musicaux, leurs fanzines, podcast, etc…Ils ont poussé le vice jusqu’à y consacrer leur vie toute entière. Ce sont des créateurs pur-jus au même titre que Von Frankenstein, et des pur-sang Draculien mais façon cannibale.


La créativité demeure l’art culturel qui repousse les limites de l’impossible, et impulse à l’inhibition de s’ouvrir comme le boucher éventre un petit bovin tout mimi tout plein. Pour cela BZP a ébahi un six titres turgescent d’hémoglobine, il est lourd, dur, rapide, saillant, et le groupe a eu la morbidité joviale de fournir une histoire immorale qui accompagne l’album dans le carnage, écrite par Zaroff, un auteur de la série Trash éditions, dont la pestilence prose recouvre avec aisance des charniers entiers de barbaque humaine. Je ne spolierais rien sur le récit édité par Zone 52, juste que la collaboration entre l'écrivain et le groupe est aussi étroite qu’une vierge, et aussi profonde qu’une hardeuse qui vient de prendre des bites colossales dans tous les trous disponibles. Le livre est une commande et défini les influences du groupe, en cristallise l'esprit décadent, tout comme le mood et l'épaisseur horrifique.


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Ne vous y trompez pas, BZP fait dans le splatter-gore sonique, sa putréfaction musicale est aussi violente que burlesque. On saigne des oreilles dans cet amas de cruauté en même temps que sa démesure est divertissante. Tout est fait en XXL, la brutalité est barbare, la rage est un courroux au bras vengeur, la puissance de feu est en excès sur tous les fronts, la frénésie est un déchaînement de bestialité, et chaque assaut est d’une férocité malveillante.

Heca-tomb est une infection musicale capable d’une altération de l’esprit tant l’ébranlement subi est à la hauteur de l’ensevelissement ressenti. Alors ferez-vous partie de ces indignés qui accuseront cette masse d’agressivité de verser de la lave dans le brasier de la dégénérescence ? Ou bien alors de ceux qui vont savourer cette putréfaction culturelle ébranler toute leur carcasse ?


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Je l'ai déjà dit mais The Black Zombie Procession est un putain de groupe crossover par excellence !

Leur crossover est l’aboutissement digestif de la somme culturelle ingurgitée par les membres qui composent le groupe. Le malin plaisir pour eux c'est de créer des ponts entre tous les éléments culturels, et que tout s’imbrique, s'unifie dans une révolution qui tourneboule la tête tellement c'est vaste, mouvant, fluctuant, et vivifiant.

Vous voulez jouer avec eux ? Avec cet album, devinez à qui ils tendent des clins d’œil, de qui ils s’inspirent, avec qui ils parlent à l’envers pour invoquer les esprits maléfiques, etc…Pour les réponses vous pouvez écouter l'épisode #62 du podcast Now it's Dark qui revient avec des commentaires sirupeux sur ce mini album, le roman, les influences et tout le processus de création.

Vraiment passionnant et attractif c'est un bonus de fanboys que le groupe en réitère la formule, puisqu’il avait fait de même avec leur précédent album « Vol. III : The Joys of Being Black at Heart  » sur DVD en sus de l'album.


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Ici les lyrics doivent autant à Cannibal Corpse qu’à Unsane, qu’à la série littéraire Gore la plus craspec qu'aux œuvres de la Hammer et à celle grand-guignolesque de la cinéphilie populaire. Le chant d’Elie regorge de cette putridité horrifique précipitant un taux de vilenie absolument propre à la violence graphique de la pochette, dessiné par Andrei Bouzikov (Toxic Holocaust, Ghoul, Skeleton Witch, etc.) et Paskal Millet (The Meteors) pour l'illustration du livret intérieur.

Ce disque est conçu pour les vrais fans de musique.

Les riffs de Nasty Samy dégorgent du thrash et du HxC directement de la tronçonneuse à Leatherface, de la manchette à Jason, du couteau de Maniac Cop, mais oui, tous ont pris possession du guitariste, pas un seul boogeyman ne sera écarté de cette mission destructrice. La section rythmique n’est pas en reste, elle abreuve sa violence pure dans une aliénation de tapage nocturne pour que vous ne puissiez plus fermer les yeux de la nuit. C'est-à-dire que la basse ferraille de l’acier qu’elle transforme en bombe à napalm, pendant que la batterie propulse des obus à un rythme très soutenu.

Et vous pensez encore y survivre ?


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Pénétrer dans l’orifice du splatter-gore requiert une pugnacité tenace pour affronter une innommable dépravation. Ça pue, ça couine, ça suppure et ça larde du viscère lourd et sanguinolent. La déviation sonique en corrélation avec la perversion littéraire trouvent ici un épanouissement à sa mesure, à sa démesure.

L’œuvre la plus immature est en fait la plus réfléchie et spontanée du groupe, celle qui a demandée d’ajourer par différentes strates musicales pour une écoute brute et brutale, accessible et intraitable, évidente et anormale, lumineuse et sombre, divertissante et dangereuse, lucide et douteuse, obscure et singulière.

Cet aspect trashy vous pousse à des sensations animales et intuitives, et carrément au régressif.


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La version LP est proposée par Les Productions Impossible Rds, le pack (CD+Roman) est fortement conseillé et est disponible sur le site Nasty Merch.

* En concert :

22 février : BESANCON (LES PDZ) + Cadaveric Allegiance

23 février : NANCY (LA MACHINE) + Whales At The Crossroads + Sick but not dead

24 février : STRASBOURG (LA MAISON BLEUE) + Mercyless 

25 février : HERICOURT (LE CATERING CAFE) + White Butchery + The Hateful Three

27 février : PARIS (GLAZART) + Doyle (ex Misfits)


Est-ce que Bzp a poussé l’avilissement à saturation ?

Point du tout, par contre il a fait preuve d’une audace dans l’immondice cul-turel en proposant non pas la 3D, mais les 3B qui font écarquiller les yeux (Beast, Blood, Boob), et surtout avec l’obscénité bravache de savourer sa souillure discographique dans le panthéon de son œuvre avec orgueil. Oui il y a de quoi être fier dans toute cette flétrissure artistique de rendre les honneurs passionnels à tous ceux qui ont contaminé ce qui fait corps avec l’esprit de BZP : La liberté épanouissante de raconter la saleté immorale par le biais d’une pure violence assourdissante.


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vendredi, février 17 2017

SUPERJOINT – Caught Up To In The Gears Of Application


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Énième groupuscule de Jimmy Bower & Anselmo sound spirit DöwnPanterabreakdancepoum and The Illegals…etc....

Superjoint est donc le rejeton de Superjoint Ritual dissout en 2004 et recomposé à l’occasion du larron.

Les crocs ferreux qui s’entrechoquent dans ce malstrom sonique outrecuidant ont toujours la capacité de témoigner chez moi la plus ardente passion. Je prends un malin plaisir à entendre le crépitement savoureux des chairs musicales en flammes, à un point tel que ceci est quelque chose de totalement attrayant.

Superjoint est un groupe bicéphale, à tête chercheuse. Plusieurs membres en délibèrent l’étendu sonique avec comme unique cible la déforestation cérébrale, au point qu’à la fin il ne vous reste plus que les os rachidien. Le groupe terrasse dans les enfers un sludge « stonique » extrudant la matière punk heavy en la faisant dégorger à outrance.

Pour votre information : « Stonique » c’est du stoner tellurique.

Superjoint c’est entre autre, la limaille de Corrosion Of Conformity avec le punk heavy de Venom, la foudre de Slayer avec un Crowbar dans le slipbard, la froideur de Celtic Frost avec l’altérité lunatique de Voivod, la chaleur glaciale de Darkthrone avec l’affranchissement libertaire de Black Flag.

“Caught Up To In The Gears Of Application” est le genre d’opus dont le vase d’expansion intensif déborde en tous sens. Le combo enfonce la violence dans l’aliénation avec une maturité roublarde. C'est-à-dire que le groupe sait très bien manipuler ses intentions dans le but de satisfaire, et d’y rassasier ses assouvissements.

Mais là où le groupe est très très fort, c’est qu’il prend un plaisir malin à desquamer ses mélodies poreuses à leur indice le plus brut.


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Le constat final est sans appel : Superjoint fume la tête.


dimanche, février 12 2017

KING DUDE – Sex


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Thomas Jefferson Cowgill a débuté son art par la noirceur du black metal avec Book of Black Earth et le hardcore de Teen Cthulhu, sans jamais trouver la formule adéquate pour dégorger son éducation. Car voilà un gars atypique issue d’un divorce, élevé au spiritisme par une mère lunaire pratiquant les incantations païennes, et par un père priant les cieux en buvant jusqu’à la lie le sang du Christ en bon chrétien américouain. Tout sera affaire d’astres pour ce dandy gothique qu’est King Dude qui enfantera comme par magie noire à un mystique « Apocalyptic Folk », un sous-genre de Johnny Cash chez les gothiques, brûlant dans l’essence de Nick Cave les restes de Death In June sous le regard fantomatique de Buddy Holly et la bienveillance de Bob Dylan.

King Dude est un projet né d’un coup de bluff, une esquisse rageuse envers une colère sourde, reposant sur une rédemption luciférienne qui épouse le charme des balades vespérales innocentes pour mieux nous crucifier à son autel caverneux. On s’accorde dans ces méandres musicaux à puiser un esprit sein à téter pour trouver l'obscurité dans l'étincelle de ce folk, et y crever de ce poids mort existentiel pour ne plus être mauvais.

Mourir c’est renaître après, et King Dude applique ce genre d’illumination remplit d’amour et de lumière que les coups tordus de la vie changent en désespoir et amertume. Sa formule de politesse pour signer son acte de pensée est tout aussi clairvoyante : “With the Love, Light and Glory of Lucifer upon us all! “- King Dude

Une fois encore le Dude nous confie les passages sombres de sa genèse avec « Sex », dont la famille Manson cristallise l'horreur satanique. Il en est question ici.

Avançant dans la pénombre blafarde, le disque déroule sa funèbre torpeur musicale avec l’aspect cadavérique du dark-rock. L’ombre de Sister Of Mercy plane dans les atours funestes de l’américain et aussi celle de Tom Waits, qui supplante même tout, et de loin. Car King Dude sait parfois faire retentir un blues lugubre, faire rutiler un vieux truc lointain qui vient de l’âme, et dans ce genre d’amertume émotionnelle qui en délivre toute la portée sépulcrale. Le côté bancal de son approche sonore (pour ne pas dire lo-fi), apporte une dimension atrabilaire, permettant d’intensifier à bon escient la face éplorée et mortifère. Maiiiis tout n’est pas tout noir dans « Sex », car cet homme sombre a la bonne idée de remettre du punk dans les esgourdes pour fluidifier la gravité de certain de ses titres. Alors il en profite pour sulfater avec un esprit bordélique de garage rock punk, et ça refout un coup de peps bienvenu ici-bas.

J’ai énormément apprécié au Hellfest 2016 sa prestation, en un instant de plénitude noire, contrastant avec la théâtralité excessive de la majorité des groupes du Hellfest. D’autant plus que j’avais moins accroché à son album « Songs of Flesh & Blood - In The Key of Light », il me manquait une épaisseur à la fois sombre et cotonneuse qui en faisait tout le charme et l’épaisseur lors du concert. Chose que je retrouve avec cet opus, bien plus fourni, malléable avec ses atmosphères que l’étaient les précédent opus. Il y a aussi un côté robotique punk à la Devo en filigrane et puis une face new wave pour apporter de la profondeur de ton à l’ensemble.

Oui King Dude a pour ainsi dire fait acte de modifier sa messe, et ceci n’est pas pour me déplaire.

Voilà un album vraiment cool, tant il regorge de différent moods, tout en restant dans la cohérence. Je pense qu’il a voulu court-circuiter cet aspect trop macabre, trop sérieux et souffreteux. Par ce fait de multiple alternance il apparaît encore plus humain avec cette diversité, tout en restant dans ce pathos qui en a fait son sceau dès que le ton s’aggrave vers les ténèbres intérieures. C’est un contrat maléfique très justement admis par la forte acuité sensitive du mal qui touche à l’émotion pure ici, car cela fait mouvoir un envoûtement de méditation et d’occultisme à la fois que l’on ressent comme une brûlure intense et pérenne à son écho.

Mon conseil : « Sex » est un disque à écouter en lisant « California Girls » de Simon Liberati.


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