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chronique de disques

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samedi, septembre 26 2020

IIAH – Terra


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De l'ambiant atmosphérique post-rock pour décoller les pieds du sol nimbé par la lumière des étoiles et le coton soyeux des nuages.

Le quintet Iiah s’est formé en 2013 à Adélaïde en Australie, principalement instrumental, ahahah, leur post-rock quasi ambiant parle avec la douceur d'une plume et la lumière des astres.

Ainsi ce quintette caresse plus qu'il n'assombrit, et vers ce contraste où l'embrasement de clarté musicale post-rock cristalline se lie à la brume shoegaze.

Les titres 'Aphelion’, ‘Displacement’ et ‘Lambda’ disposent de chant, et aussi de cette fulgurance tellurique, apposant un tonnerre électrique de contraste émotionnel.

Tour à tour capiteux, effervescent, « Terra » est un disque contemplatif, plein de douceur et de vibration, laissant libre court à votre rêverie la cinématographie d'en créer les images atmosphériques.


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vendredi, septembre 18 2020

CRO MAGS -  In the Beginning


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Petit 1: Le bull-terrier Harley Flanagan mord au niveau des couilles, faut le savoir.

A dix pomme il jouait déjà dans un groupe de punk au CBGB's, il a tout vu, tout entendu du New-York décadent, violent, et il en trouvera la réplique philosophale avec Cro-Mags. Je pense que c'est cette loyauté envers son vécu et cette façon radicale d'adopter un mode de survie en art que la dureté de corps et d'esprit de Cro-Mags prend racine.

Cro-Mags c'est le crossover des 80's à l'état brut, pureté du hardcore et du metAl saillant avec une pensée Krishnacore.

Entre-temps il s'est passée une guéguerre d'ego rock'n'rollienne de plus de trente ans. Finalement c'est assez commun, la preuve il y en a plein dans l'histoire (The Rolling Stone VS Beatles / Blur VS Oasis / Metallica VS Megadeth-Guns&Roses / Marilyn Manson VS lui-même).

Pour le moment c'est Harley qui dame le pion et reprend les clefs du camion Cro-Mags.

Le harley faut pas lui laisser un canif sinon il t'écharpe, il se la joue à la cool, mais le naturel revient vite au galop. Seul membre originel aux commandes (c'est qui le patron ?) « In The Beginning » enfourche le hardcore avec le heavy à Motorhead, le râle de Suicidal Tendencies ainsi que celui de Merauder. Il y a plein de titres disparates mais qui ont leur potentiel dans ce fourre-tout musical, et avec les moyens du bord.

C'est pas dégueulasse, meilleur que son album solo en tout cas. «Between Wars » est un morceau instrumental vraiment cool et prenant. On pourrait presque dire que toutes les phases de Cro-Mags se rejoignent avec ce « In The Beginning ».

Le Oldschool new-york HxC revient des rues mal famées de jadis, en crachant dans la soupe de Krishna, près à faire la leçon de jiu-jitsu Brésilien à qui voudra bien l'entendre, avec arme blanche en bandoulière.




jeudi, septembre 10 2020

UNLEASH THE ARCHERS – Abyss


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Les Canadiens conceptualisent une nouvelle épopée avec « Abyss », suite directe de l'album « Apex » datant de 2017.

La nouvelle histoire parle de : The Immortal, protagoniste principal, qui se réveille dans un navire dans l'espace lointain et inconnu. Il erre seul un moment, réfléchissant à ses méfaits, à la recherche de son nouveau maître. Enfin, il le retrouve et apprend que c'est le petit-fils de la Matriarche, notre antagoniste. L'Immortel avait emmené le père du petit-fils quelque soixante ans auparavant, pour être sacrifié par la matriarche dans un rituel pour atteindre l'immortalité (les événements d'Apex) et maintenant le petit-fils cherche à se venger de la matriarche à l'aide de sa propre arme, l'immortel. On retrouve les codes classique de la dualité, le bien contre le mal, la lumière contre l'obscurité, du petit-fils contre la matriarche.

L'album a de nouveau été conçu, mixé et masterisé par Jacob Hansen des Studios Hansen au Danemark (Volbeat, Delain, Amaranthe), avec une production du guitariste Andrew Kingsley.

Je suis très satisfait de l’empreinte stylistique du groupe car je retrouve Unleash The Archers a ses débuts, dépoussiérant le power metOl en lui amenant du death avec du growl, du black, de la symphonie à couille rabattue, du Heavy metAl, du kitch, du massif Manowaresque, du pantagruélique Iron Maiden et le cuir clouté de Judas Priest, avec parfois saupoudré par une bride de metalcore et de röck.

De variations dantesques en contraste herculéen la musique suit le scénario issue d’une imagination foisonnante. Totalement épique, la mystification d’Unleash The Archers revient à son TOP, l’interprétation y est généreuse, les musiciens déclarent leur flamme chevaleresque à l’incandescence du Heävy d’une fort belle manière, et les solis sont absolument GIGANTESQUES. Au chant Brittney Slayes argue et touche à chaque coup en plein cœur de la cible.

L’album est souvent too much, et alors ?

Sauvagement  kitch, absurdement power, le trip est total. C’est bien ce qui en fait sa personnalité, sa rébellion, son mélange de genre est un superbe clin d’œil évocateur à toute la sous-culture, que ce soit la BD, le cinéma de genre et les jeux-vidéos.



vendredi, septembre 4 2020

ELM TREE CIRCLE – NO FOMO


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“Ne rien prévoir, sinon l’imprévisible… ne rien attendre, sinon l’inattendu…. christian bobin”


Dans un monde torréfié par la tension, l'attraction, la compétition, l'hyper-connectivité, la douleur gèle de partout, c’est l’ombre de l’ombre, moribonde perdition qui témoigne de son infinie langueur à effacer la beauté du monde.

« No Fomo » permet de fermer les yeux avides et de rendre corps au passion perdue, à l'amour même diffus...

Elm Tree Circle est un trio d’Allemagne, il sort son second album sous pavillon Krod Records, après plusieurs E.P.

L'opus est une réussite, transpercé par des mélodies remplies de la magie adulescente, laissant libre cours à la fantaisie juvénile pop punk rose bonbon de clairsemer une fulgurance émotive à chaque titre.

Même dans la torpeur mélodramatique il y aura toujours une brillance mélodique pour laisser passer la lumière. On retrouve les échos mouvants d'une cohérence immersive tout le long de l'album, dans le rythme mélancolique, dans son contraste libérateur d'explosion à flancs de falaise.

Entre le crépuscule et l’inattendu de la nuit, au confins de l'aube et de ses éclats du matin, l'album éclot à cette sensation de flotter dans une obscurité profonde et mystérieuse, à travers une succession de mélodies douceâtres d'indie rock venant chatouiller les cimes tourbillonnantes de la pop punk moderne, pour finir dans un geyser d'émotions.


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mercredi, septembre 2 2020

STILL MOTIONS – MIRRORS


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Derrière Still Motions se cachent deux figures de la scène du rock alternatif américain, Thomas Brenneman (El West) et Chris Julian (Greeley Estates), « Mirrors » est leur premier album disponible sur les plates formes numérique, CD et vinyle via Araki Records et Post Recordings / A Thousand Arms.

Nappes éthérées, guitares réverbérées pour percussions profondes, caractéristiques fécondes de la dualité sémantique du post-rock instrumental, avec son clair-obscur féerique, à la finesse rêveuse, à l’intensité fiévreuse, à la tendresse élégante. C'est cela "Mirrors".

Parfois un violon capiteux vient distendre les embruns. On glisse avec douceur dans les entrelacs mouvants de cette musicalité qui offre de l’éclat intérieur. Les titres se fondent dans leur crescendo onirique, avec la torpeur d’une fragilité donnant corps et Vie à une puissante aisance de se magnifier avec joie.

"L'homme parcourt la planète, explore les océans, escalade les montagnes et même va sur la lune... Et pourtant ce qu'il cherche est simplement caché au fond de lui-même." Philippe de Berny


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