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chronique de disques

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dimanche, juin 23 2019

FOGGY BOTTOM – Une Histoire à L'envers


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Tout paraît asphyxiant et paralysant parfois, au point de rêver vers un ailleurs au goût de liberté pendant tout ce temps de furie tempétueuse, comme une compensation à un passage de frustration. Puis le vent se calme, et l'on retourne à son ancienne vie sans que l'on discerne un éclat de lassitude, comme par sagesse, comme par lâcheté, et en fait on ne le saura jamais vraiment.

En 1997, Foggy Bottom vient éclore de sa chrysalide existentielle avec le mur du son des Thugs à celui de My Bloody Valentine, l’âpreté élastique du punk power pop d'Hüsker Dü à celui de Sugar. Il y a la douceur enfantine de la twee pop mélangée à celle cotonneuse du shoegazing pour un chant en douceur, un genre de délicatesse nacrée, un opiacé superbe et incandescent pour une pop faussement ingénue, transmission à celle d'Elie & Jacno, Étienne Daho, au groupe Aline. Le trio se compose d'ex-DAVY JONES LOCKER (grunge noise), ex-PORE (metal indus), ex-BEESWAX (heavy noise), ex-CRASHROBOTS (sonic noise) avec Sophie V – basse , Christophe V – batterie, David V - guitare / chant.

Discographie :

• Columbia 300 (Démo 4 titres, 1998)

• Foggy Bottom / Paneeni (Split 45tours, 1998)

• Six Song About This Famous Andrew (CD 6 titres, Autoproduit, 2001)

• Parler à Une Fille Comme Toi (Démo 5 titres, 2003)

• Foggy Bottom (CD autoproduit, 2004)

• Sur le Fil (CD Autoproduit, 2017)

• Caravelle (CD Single, Autoproduit, 2018)

• Une Histoire à L’Envers (CD 7 Titres, Twenty Something, 2019)

Dégingandée par cette powerpop revigorante, par ce mur du son de guitare saturé, de ces mélodies ciselées pour la gourmandise en apesanteur, on se laisse percer à jour par ce contraste spleenétique à fleur de peau noisy, car parfois il y a du calme même dans toute tempête intérieure. Le groupe fait émerger le reflux de la brume shoegaze lascive, une dose de liberté de ton alternative 90’s, et dans cette veine nostalgique et émotive qu’une époque a consignée (Swervedriver, Truly).

Le band en libelle la saveur lointaine sans regret, parce que la jeunesse c'est de tout désirer avec légèreté, vieillir c'est vivre de la vie des jeunes gens et d'épouser leurs passions. On sent bien la teneur mélancolique des embruns et cette joliesse émotive pleine d’énergie et de candeur, même si le trio n’a plus la même désinvolture, il reste tout ce spleen et cette insouciance à braver la turpitude pour aller à l’essentiel, au nécessaire, à l’indispensable.

Faire fi du surplus, des méandres, circonvolutions et autres détours. Le groupe s’immole dans un entrelacement jointif pour pleinement conserver le suc, la pleine âme de ses envies soniques.

Tout se lie à cette osmose essentielle de faire apparaître et réapparaître à la fois les spectres passés et ceux que l’on entend dans la même plasticité de contraste, de ton, de couleurs contemporaines.

On trahit toujours quelque chose quand on a le courage d'aller vers son destin, « srevne'l à eriotsiH enu » n'en est pas une.




mardi, juin 18 2019

CATALOGUE - High Grey Effective


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Le deuxième opus du trio Catalogue fait passer un examen de la prostate avec des faux-ongles, et même jusqu'à aller éperonner la substantielle moelle épinière de la no wave.

Cette musique à l'univers blanc, très rock, sortie conjointement sur le label indépendant marseillais Crapoulet Records et Hell Vice I Vicious Records, pose une structuration de déséquilibre avec sa propre identité. Les amateurs.trices. de sculpture au burin et au rabot sonique connaissent l’envergure musicale de ce trio, tout comme son sens du riffing en dissonance.

Le groupe dégauchit à la serpe la frénésie rythmique d'une boîte à rythmes oldschool sur des guitares incisives et d’une basse efflanquée. Le chant appose comme la musique une tension permanente, avec ces atours d’angle droit noisy et d’un rock abrasif. Tout se lacère dans un nuancier tendu de gris brut de décoffrage.

C’est un nihilisme de purgatoire, il tient vers ces maux de l'esprit où il n'y a plus de règle préétablie. Sorte de Michel Houellebecq prenant du 220 V post-punk avec la morgue et la nonchalance punk pour toute vacuité en guise d’étendard. Tout cela dans un maintien de bande son d'un livre de Virginie Despentes, toutes griffes rentrées à celle du trio de riot Grrl Le Tigre, mais avec la beauté voilée de Lydia Lunch, et la hargne du trio Sloy pour cette déstructuration dadaïste.

C’est avec la même élasticité que Wire, de The Fall et son côté rêche, la face dansante et robotique electro-punk de Prvada, et toujours dans l'urgence du punk, que se génèrent les climats bilieux et suffocant de froideur Bauhausienne. Mais il y a des espaces pour reprendre son souffle avec un quadruple pontage mélodique avec des ersatz pop du « Dirty » des Sonic Youth. Le son transpire la musique amplifiée bruitiste de Band Of Susan avec une enveloppe d’hypnose robotique pour syncope lancinante.

Le matériau se peaufine au papier verre pour une découpe ambitieuse, n'empêche que derrière le stuc il y a le Styx qui se révèle, haletant de vision avec son relief rompu à la percussion auditive, à la beauté de la fracturation, et dans cette une énergie à laquelle la vibration incantatoire devrait convenir à la novöVision du critique post-punk Yves Adrien et de sa devise : « Être dissident de tout, y compris, et surtout, de soi-même. »

Cet opus peut rendre timbré.e, le ménager & la ménagère en attente du catalogue des 3 Suisses et qui reçoivent ce "High Grey Effective" en guise de sex-toy raboteux.


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dimanche, juin 16 2019

OPIUM DREAM ESTATE - Dark Shines


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Opium Dream Estate est un affranchi qui s'éclaire à la bougie avec un Dark néofolk en provenance de Paris, composé de Sébastyén D. (chant, guitare), Guillaume Jannin (basse, choeurs), Flora Gousset (claviers, choeurs) et Vincent Fauvet (batterie, percussions).

Expurgé par un minimalisme assez froid de prime abord, le trouble se dissipe par un gothic blues vapoté par une ambiant crépusculaire. Le quatuor appose une réclusion, comme si sa musique douce et sauvage à la fois était venue avec le vent d'une contrée lointaine. On imagine alors un western capiteux en pleine houle psychédélique, sobre, et écorché de noirceur stagnante.

On y voit l'apparition spectrale du passage vénérien des Doors, la beauté crépusculaire de Nick Cave, la chaleur vaporeuse de Death In June, l'éther du Floyd, l’abîme de Tom Waïts, la conquête de l'ouest de 16 Horsepower. On est dans le songe du réalisateur Jim Jarmush, une estampe de clair-obscur, les méandres de la transe à traverser le Styx, avec la sensation d'un dimanche soir pluvieux, ou l'on mélancolise de ne pas être un noctambule à la capacité sociale adapté pour capter le rire étouffé d'une nymphe, d’une main tendue, d’un regard sibyllin entre une braguette ouverte, un verre de porto et le lancement d'une chenille sur la piste de danse tout à la fois.

Bienheureux l'inadapté à ce monde cynique qui suivra l'empreinte d'un chemin de traverse fait de fureur et de bile, de beauté sombre et de caresse subtile, avec « Dark Shines » il puisera à la source d'une eau purificatrice.


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vendredi, juin 14 2019

THE REBEL ASSHOLES - (Headed for) dysphoria


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Finalement, Jean Rem le chanteur/guitariste est de retour au bercail. Fin de l'aparté.

Si ces gaziers de Besançon sont sortis du skate park depuis qu'ils se sont branchés sur le courant alternatif, c'est que la progression de leur punk rock est en constante évolution. Désormais avec davantage de sagesse, cette sonique expression d'indie punker accole à leur musicalité une souplesse d'intensité vraiment plus élaborée.

Les titres gagnent en maturité, en sensation, l'empreinte n'est plus la même, l'accroche se fait catchy avec l'amplitude d'une épaisseur d'expérience notable. Le son de leur musique a lui aussi pris une autre dimension. Disons le clairement et sans flagornerie, The Rebel Assholes n'est plus exactement le même, il y a une efficacité indéniable, une attraction nouvelle dans cet EP 5 titres, qui tient une maîtrise d'énergie punker, d'effervescence mélancolique, d'intégrité passionnelle à offrir la quintessence explosive et immersive de ce que le cœur tangue à exprimer comme sensation ultime. Saupoudrez du Hot Water Music et du Anti Flag dans un excipient où baigne Burning Heads, Red Gloves et Cab Drivers Stories et vous obtiendrez « (Headed for) dysphoria », qui a été enregistré en janvier 2019 par Yann Morel & Sebastien Descamps au Cube Studio, sur le label Indie Or Die Music (la structure du bassiste) avec le soutien inconditionnel de l’asso Mighty Worm. Le titre « A New World In Our Hearts » bénéficie de la présence au chant de Dani Llamas.

The Rebel Assholes libère une forme de punk implosif et de spleen indie pour un Véritable coup d'éclair sönique !


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mercredi, juin 12 2019

DEFEATER – Defeater


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Album éponyme pour un groupe en abyme.

Defeater est un groupe de post-hardcore mélodique qui tourne sa discographie autour d'album conceptuel concernant l'histoire fictive d'une famille américaine contusionnée, de l'après deuxième guerre mondiale avec l'angle de vue à chaque album d'un protagoniste.

Ce cinquième opus est un poison bestial qui remue le couteau dans la plaie béante d'une histoire que certain.nes trouvent déjà trop longue. Pourquoi alors tourner autour de la même histoire sans cesse ? Si ce n'est pour dénouer les fils tendus, inexpugnables des maux irréversibles et évoquer l’empreinte indélébile.



On en ressent l'effet cathartique à travers les errances oppressantes que la tourmente impose. Le chant est taillé dans les barbelés, la plainte est déchirante, les râles impétueux. Les riffs à la densité assassine allongent les soubresauts de cet hardcore mélodique avec la fluidité de la complexité musicale, en lien avec la teneur émotive de l'histoire.

Une énergie cinétique se propage dans ce disque à hauteur d'homme, et agit comme un catalyseur dans les remous insatiables du post-hardcore, ce qui vous fera dépasser la douleur de ne voir et espérer en ce groupe qu'un synonyme entre Unsane, Touché Amoré et Converge.


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lundi, juin 10 2019

Lamp of the Universe - * Align in the Fourth Dimension *


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Je pensais que c'était des Allemands trempant leur plume acide dans celle de Syd Barett tout en ayant un regard éperdu vers l'Inde, mais non, du tout, il s'agit d'un gazier de Nouvelle Zélande.

C'est un projet solo, débuté en 1999 par Craig Williamson, le gars a très certainement écouté le folk acide et patraque du Beta-Band, le psychédélisme bluesy en prenant du LSD pour y voir apparaître l'envol du Jefferson Airplane, des éléments de space-rock et une large palette de livre sur la voie cosmique.

Ouaie il faut le voir comme un original, un ermite, un marabout de la contorsion tibétaine, un solitaire né du summer of love, le gars est tout cela à la fois. Il est inoffensif, dans son trip à base de chanvre bio à circuit court, c'est affectueux, cosmique et assez chiant. Ce style musical est destiné à étendre la conscience mais vers où ?

Mais qu'est que j'en sais ?

Avec ce disque de Lamp Of The Universe tu voyages plus loin qu’avec Alice au pays des merveilles, c’est carrément la moustache du guide du routard qui te pousse sur le pubis et Desireless qui passe en rotation radio devant tes pupilles dilatées.

Pour en savoir davantage sa discographie est dense : « The Cosmic Union » 2001 , Ep « Echo in Light » 2002, « Heru » 2006, « Earth, Spirit and Sky »2006, Ep 2 titres « Arc of Ascent »2007 pour une heure de muzac, « Acid Mantra » 2009, « Transcendence » 2013, «  The Inner Light of Revelation » 2015.


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jeudi, juin 6 2019

JESUS PIECE – Only Self


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Un monticule de boue possédé par la force d'un glissement de terrain herculéen, c'est la première image qui vient pendant l'écoute de cet opus de Jesus Piece.


Signé chez Southern Lord Records, les Philandelphiens écrasent tout avec une violence bravache et exténuante, voire même asphyxiante. Quel intérêt ? Se faire écraser la gueulle, pas plus, ni moins.

Masochisme ? On peut l'entendre de cette façon, pour la façon dont ce groupe démontre des qualités d'aplatir le cerveau de la dimension 3D vers la 1D, c'est à dire à plat, comme une claque dans la tronche.

École voisine de celle d'Harms Way, le groupe ne manque pas de pilonner son marteau pilon avec une lourdeur d'enc#lé de première bourre.

Vous l'avez compris, c'est un hardcore couillu, ambiance 90's, bien métallique, un poil indus, ça te fout le mental en mode mâchoire serrée fait pas chier connard.

On sent que l'assise est stable et que la hargne gagne une à une chaque cellule du corps musical.

Le fracassage est en règle et file le tournis, c'est parfait pour une séance dans une salle de sport.

Prends ta mandale pleine face jneus !


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dimanche, juin 2 2019

HAROLD MARTINEZ – The Grim Reaper


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« Nous sommes entre-nous comme des morts » Louis Calaferte.


The Grim Reaper est une œuvre testamentaire, un rendez-vous au carrefour de ce diable de blues.

Le duo Harold Martinez recueille dans son puits sans fond la joliesse de rendre voix et corps à la douleur. C'est un choc dense de l'entendre avec autant de saveur, de douceur.

La magie incantatoire vocale rappelle la noirceur de Nick Cave avec le tremolo des lamentations du dark blues, et ce chant de reconnaissance que les écorchés vifs gravent dans leur propre chair.

Le disque est habité d'une folk envoûtante, avec l'ombre de Tom Waïts. Il y a des d'arrangements qui s'offrent à la subtilité par une chaleur parfaite, comme une arme lacrymale cachée par une étoffe voluptueuse. L’ensemble est chargé d'électricité émotionnelle pour une pluie salée de cendre purificatrice.

On traverse les ténèbres de ce disque et l'obscurité qui va avec comme un refuge, un repli amer où l'on contemple la rage du désespoir dans le crépitement de feu que l'on sent battre en forgeant le fer intérieur. Il y a des moments d'ivresses, de plénitude et de vertige. Puis le vide surgit de nulle part, dans un noir où l'encre des agitations lointaines murmure que tout s'est asséché et qu'il faut vivre avec ce goût de poison mortel à pleine bouche.

Ce disque est une offrande, une voix dans la nuit où se déchire les oriflammes des morts dans un western crépusculaire.


« Ce que l'on croit quitter ne nous quitte. On ne quitte pas, on s'éloigne.» Louis Calaferte.


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jeudi, mai 30 2019

THE ATTENDANTS – Monsters Chronicles


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Monstreux !!

Le quatrième album du trio Nantais est monstrueux, le groupe déploie toute une plasticité mélodique post-hardcore de haute volée.

L'opus est composé autour de l'étymologie du monstre avec ce que cela engendre comme pluralité, altérité, et en transmet la discordance de dénivelé sonique. Ça claque de partout, les nuancés et les mélodies occupent une très large palette sonore.

On retrouve la sapidité musicale comme l'ardeur des Burning Heads, l'intensivité de Propagandhi, la fulgurance des Zabriskie Point (dont la cover Capital Violence), la force centrifugeuse d'At The Drive In.

La singularité de The Attendants malaxe la matière sonique, lui offre l'amertume du feu sacré, une tension permanente, un chaos intact, un éclat d'intention légitime et inventive. Les titres imposent chacun leur propre thème, des variations splendides et tenaces, un groOove solide, une profondeur de champ accessible, des implosions irascibles et ardentes, et frontalement catchy.

Anormal, sauvage parce qu'opposé à l'uniformisation, le punk de The Attendants dispose d'une dimension chaotique, porteuse d'une création profonde, d'une pensée fragmentée par la bestialité du monstre incontrôlable en chacun, dans l'autre, dans la convergence des luttes, dans l'incertitude des pulsions et de leur multiplicité. Les bourrasques mélodiques sont fiévreuses de coexistence ambivalente, de trouble à l'ordre, géniales elles sont révélatrices de la haute densité et de cheminement que The Attendants vient d'atteindre.

Le superbe artwork est signé par Fanny DX (Mon Autre Groupe), je conseille le vinyle avec l’appendice aux chroniques des monstres ( textes, explications = sorte de fanzine instructif, remplit de multiple observation en un essai)


Ce disque est un étrange animal mystérieux, monstrueusement réussi !


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dimanche, mai 26 2019

HEAVY HEART – Love Against Capture


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Faut il avoir un cœur d’artichaut pour apprécier Heavy Heart ?

Je ne sais pas. Chacun est différent, ce que je vois et que tout le monde peut voir sera perçu/vécu différemment.

Pourtant il me semble impératif de ne pas nuancer cet apport essentiel que l'on ressent fortement à l'écoute de cet album. Puisque les (nos) choses enfouies tremblent à l'intérieur en une résonance subtile et profonde.

C'est une harmonie de couleur douce, une chaleur mélancolique, une grenadine sur le cœur, c'est certain. Mais comment ces quatre jeunes hommes ont réussit à varier ces variations émotives en une musique fiévreuse, intense ? Qu'importe comment tu nommes, pop punk, punk rock, emo, là n'est pas l'importance, puisque c'est une explosion de caramel. Dur et tendre.

Introspection, ferveur, intensité, tout est harmonie autour de mélodies parfaites, c'est troublant de lésions et de fissures, la lumière y pénètre, elle s'imprègne mélancolique et revient virevolter, légère, insoumise. Il n'y a rien de trop, tout est mesuré avec fluidité, simplicité, sa teneur est bouleversante car d'une netteté naturelle.

Le monde manque de joie, de douceur, de sensations, « Love Against Capture » en exsude la joliesse mélodique, vaporisant une harmonie capiteuse, en sécrète la magie par une pureté impétueuse.

Heavy Heart est un coup d'éclair sonique, il fait vibrer longtemps à l'intérieur, tout ressort débordant de vie, et relie à l'essentiel.


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