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FANZINE

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mercredi, avril 26 2017

CAFZIC N°72


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Héééééé tu le connais bien ce plat de ta grand-mère que tu as bouffé les dimanches familiaux sans jamais être dégoûté ? Mais bien sûr que tu t'en souviens, il était tellement unique qu'il reste un merveilleux souvenir. Mieux, avec le temps il s'est tellement bonifié dans ta mémoire que jamais tu n'as retrouvé cette saveur.

Pour le fanzine Cafzic c'est similaire. Yan en est à son 72 numéro et jamais tu en es blasé. Il est tellement unique, jamais plus tu en retrouveras la même saveur, alors profites-en.

Tu sais quoi ? Le Cafzic il est là avec toi depuis un bail pour t'ouvrir à la culture, et pas à la culture que l'on te vend et qui fait masse avec le courant alternatif. Lui il te fait découvrir plein de nouveaux groupes, parce que le gars il va au charbon dénicher la perle rare, le groupe qui mouille le tricot de peau. Ne compte pas voir un groupe de coiffeur au Cafzic, ce fanzine est certifié 100% punk, Ooooh pitchou made in Mont De Marsan, chef lieu du dépucelage punk avec son festival mythique de la fin des seventies 1976 & 77.

Le cafzic est le fanzine du cafémusic de Mont De Marsan et cela fait 20 ans que ça dure, ahhhhh ça les voisins ils sont compatissants là-bas avec un tel raffut. Mais bon faut bien que jeunesse se passe et qu'à la fin une fois vieux il y finisse ses jours...

Ouaie on eut dire qu'il y a un bail que le Cafzic turbine en tout sens, et pour vous expliquer l'intégralité de choses que rassemble ce fanzine je vais faire un rapprochement : En fait c'est comme dans le rap il y a des posse, des crew pour désigner un ensemble de personnes et de structures qui gravitent autour d'un même mouvement, tu vois tout est lié. Le cafzic c'est le crew du 40 (yo) regroupant le café music, le cafzic, Electric Trouble (radio, production, sex shop, etc...) et du posse de Mont De Marsan underground. T'as pigé ?

Mais oui ce rapprochement est aussi valable avec l'univers du HxC que du punk, il suffit que quelques personnes agissent ensembles pour créer du mouvement.

Attention petit bémol parce que parfois il y a des gens qui intègrent un mouvement pour brasser de l'air (voir à cet effet les groupes de coiffeurs qui dépeignent le rock avec imposture).

Le Cafzic fonctionne comme une dynamo d'éolienne, il se sert de la création musicale pour fabriquer l'énergie qui va apporter l'électricité nécessaire pour que tu t'illumines de partout. Dans ce fanzine il y a plein d'ITW, des dessins sur un thème d'illustration bien précis, pour ce n°72 c'est sur « la folie », c'est raccord avec Yan, un mec fou de culture dont le terme de philanthrope a dû être inventé uniquement pour lui.

Vous retrouverez comme d'habitude un paquet de chroniques avec la plume généreuse et de circonstance pour chaque disque chroniqué dans la section LP's, CD's & EP's, puis aussi avec la rubrique Splits, et la zone Fanzine (nota : t'as raison pour la secrétaire qui s'occupe de la photocopieuse au WallaBirZine, c'est bien moi qui la gère depuis 20 ans).

Au programme :

Interviews de GERRY BRIGHT AND THE STOCKERS (Rock garage sixties/Rennes) ; ADELINE SOURISSEAU (Programmatrice du CAFEMUSIC de Mont de Marsan) ; ABYLIFLY (Rock/Mont de Marsan, Ex TIMIDES) ; ZERO GAIN (Punk rock/Saint Etienne) ; NIGHTWATCHERS (Garage punk/Toulouse).

On referme toujours le Cafzic avec la soif inextinguible d'écouter le panel de groupe que l'on a coché, et fatalement quand on est mélomane comme moi ou Yan, c'est toujours beaucoup de groupe à rechercher et à écouter.

FANZINE N°72 via le net

La version papier est dispo en commande sur le bandcamp du Cafzic, mais payante because frais de port.


jeudi, septembre 15 2016

DISTORSION – Ventre


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Caca prout ! Alors oui c’est un résumé assez succinct, mais qui relate de manière solide ce troisième numéro spécial « VENTRE ». Nous retrouvons donc avec consternation toute la folie bariolée de cette équipe de bras cassé, dont l’outrage journalistique de sa singularité foldingue est une nouvelle fois mis en évidence.

Distorsion est véritablement un ovni !

Il est passé maître dans l’art de digresser avec son érudition sur n’importe quel sujet. Tiens prend le ventre, alors vas-y toi parles-en un peu pour voir ? Et bien eux ils le font, ils déterrent à outrance dans leur encyclopédique culture et te remettent à la surface des yeux des trucs insensés. Et tout cela en relation avec le ventre, le tient gargouille dès la seconde page, en sachant qu’il y a 144 pages + poster , je te laisse imaginer à la fin à quoi ressemblera ton intestin… Ouaie c'est la merde, le truc arriverait à faire vomir un punk à chien, et à jeun. Oui le seul truc qui sort c'est de la bile.

Le sommaire ne laisse aucune once d’ambiguïté de toute sorte sur le trouble général (intestinaux inclus) de ce numéro :

Le seppuku (hara kiri) au Japon ; Les tortures et supplices sur les entrailles et les intestins à travers les âges ; La scène du vomi dans le classique Stand by Me, de Rob Reiner (1986) ; Rencontre avec un chef cuisinier spécialiste du fugu, le poisson qui tue ; Enquête exclusive dans au restaurant Calayer au Japon : que du curry, et... que du Slayer  avec la recette du "Angel of Death" ; Tony Chu, le détective cannibale, la bande dessinée qui tue ; Rencontre avec Rachelle qui aime le caca prout et s'exprime sur ses vidéos coquines extrêmes ; La séquence du mec qui explose dans Le Sens de la vie des Monty Python ; Anthropophagous de Joe d'Amato (1980), l'ultime film de mec qui se mange lui-même ; La bouffe dans les films asiatiques ! De Tsui Hark à Stephen Chow, Akira Kurosawa à Untold Story ; Enquête sur la légende de la dégustation de sushi sur le corps des femmes nues ; Grande enquête : les feeders ! Rencontre avec ces couples qui nourrissent un fétichisme de la nourriture, qui aiment se remplir, nourrir l'autre, faire grossir, grossir et grossir ;La trilogie de courts-métrages de François Yagopian ; La BD exclusive STREET TRASH, par JessX ; des RECETTES DISTORDUES exclusives : deux gâteries à cuisiner chez vous, les merdingues et les bile-scuits ; Dossier Les Parodies et les pirates de TINTIN ! Historique, histoire, images, et rencontre avec le voyou Jan Bucquoy, qui a montré le zizi du reporter blond sur papier, et s'est battu contre Moulinsart en justice... et a gagné ; DOUBLES MALÉFIQUES : les frères et fils de mecs connus, qui tentent la même carrière ; Portraits de Joey Travolta, Don Swayze, Jason Connery et d'autres... et focus sur Delta Force 3 ; Rencontre avec deux EXORCISTES rattachés à l'Église de manière officielle en FRANCE; DANGER 5, la série australienne la plus tarée de la planète ; Rencontre avec ses créateurs, également responsable du surréaliste ITALIAN SPIDERMAN ; Portrait de la folie absolue de DAVE MUSTAINE, leader de Megadeth ; RON JEREMY et son gros tuyau, héros d'un BD exclusive par Tom Cochien ; LA GUERRE DES INSECTES, incroyable téléfilm français obscur avec Bernard-Pierre Donnadieu et Patrick Chesnais, réalisé en 1981 ! Des insectes agressifs ! Rencontre exclusive avec Peter Kassovitz, le réalisateur ; Le CABINET DE CURIOSITÉ DEYROLLE ! Des bêtes empaillées, des monstres imaginaires, le plus fou de France ; SAMURAI COP 2 : la suite de l'un des films les plus cultes des 90's ! On a discuté avec Greg Hatanaka, le réalisateur, et Matt "Hannon" Karedas, l'acteur principal, revenu d'entre les morts ; METAL AU SRI LANKA ; La VHS culte : CHROMOSOME 3, de David Cronenberg ! Avec dessin monstre ; Inédit ! Voyage dans ULTRA ZONE : l'incroyable série de KAIJU japonaise, où les monstres vont chez le masseur, sonnent aux portes, se font contrôler par la police ;Rencontre avec la trop rare PENELOPE SPHEERIS, réalisatrice de Wayne's World et des trois Decline of Western Civilisation ! De Alex Cox à Roger Corman, de Alice Cooper au Saturday Night Live, en passant par Kiss, la Penelope raconte son parcours sans aucune retenue ; Hommage à BLOWFLY est mort, un frappadingue du funk/rap/punk ordurier qui parle de bites comme d'autres de leur feuille d'impôt, ancêtre de Groland ou Snoop Dogg ; GRAND DÉBAT : le CINÉMA INDÉPENDANT DE GENRE EN FRANCE, avec Julien "Night Fare" Séri, Dan "Dealer" Bronchinson, Anaïs "Insolence" Bertrand ; Laura "Super Z" Townsend, et Rurik "Dead Shadows" Sallé !

Bref une fois encore un objet unique et copieusement barré, pour tous les fans de ciné, de bis, de Z, de X, de rock, de metal, de punk, d'étrangetés, de bd, de choses incongrues, inattendues, créatives, aussi culturellement fou que philosophiquement absurde ! Car outre son outrageuse provocation séculaire émanant du noyau de son ensemble de trublions, Distorsion est à l’ivresse vertigineuse ce qu’est le montagnard au sommet de sa connerie une fois ivre-mort. A force de pousser mamie dans les orties par son excitation à provoquer, Distorsion est capable à n’en pas douter de réaliser un numéro sur les coléoptères et de dénicher un obscur film des seventies taïwanais où une femme flagelle les testicules d’un curé au moment où passe un papillon. Mais de cela seul un avenir radieux nous le dira.


jeudi, juin 23 2016

SLIME ZINE – N°6


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Slime Zine est un fanzine conçu par Slim Buen, premier du nom, qui est un musicien expansif dans de nombreux orchestres pétaradants de l'hexagone, dont celui des The Irradiates est bien réputé dans les pages glacées du WallaBirZine.

D’habitude chez le Slime Zine une large part des chroniques fait la part belle à la passion sonique et aux bobines du cinoche à spectacle, cette fois-ci ce sixième volume est entièrement dédié à la littérature.

Ce qui me fait citer Jean-Luc Godard comme préambule : “Le cinéaste pense avec les yeux et les oreilles, le peintre avec les mains. La littérature est un refuge. Elle approfondi la vision du monde.”


Le sujet est tout aussi exaltant et épineux dans les choix à prescrire, que peut l’être la passion dévorante qu’entretient Slim Buen avec la culture underground. La liste présentée est exhaustive et singulière. Elle ne prête sa valeur importante qu'en un instant T, propre à chaque chroniqueur. Souviens-toi de ton top 5 album ou bien de la chanson du mois dernier qui a trotté dans ta tête, et tu verras de quoi il en retourne...

D'après Eric-Emmanuel Schmitt : “La littérature ne bégaie pas l'existence, elle l'invente, elle la provoque, elle la dépasse.”

Du coup réaliser une chronique de disque, de cinéma n'est pas du tout la même chose que de parler de littérature, tant le poids des mots a toute son importance pour traduire l'épaisse imagination que l’œuvre a soulevée en nous. Car les mots et leur beauté trouvent un écho surpuissant à la puissance imaginative d’en retranscrire le plein art figuratif et émotionnel. La littérature est une voix qui s’introduit dans l’intimité, et être plongé dans son antre s’est être propulsé dans la substance délicate où tout fait corps avec l’esprit. Slime Zine trouve dans sa quête la formulation adéquate pour en retracer contour, forme et fond, sans en faire l’étalage d’une érudition de bibliothécaire rance, ni de prendre son sujet avec légèreté.

“En littérature et dans la vie, il faut être clair, mais il ne faut pas être transparent.” Alfred Capus

Slim Buen s’est entouré de plusieurs autres personnes pour que le fanzine trouve la réverbération nécessaire à sa diversité, et aux diverses résonances littéraires. Si chacun affirme ses goûts, la somme des chroniqueurs démontre un avantage certain pour la littérature américaine, masculine.

J’ai lu de nombreux ouvrages évoqués ici et je retrouve peu ou prou d’identiques correspondances à celles émises dans les différentes réflexions mentionnées. La passion de chaque chroniqueur fait office de passage de témoin pour que vous trouviez la nécessité de lire à votre tour ces ouvrages.

"L'art de la littérature doit laisser l'imagination de l'auditeur sinon tout à fait libre du moins pouvant croire à sa liberté." Stendhal


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Je vous recommande SLIME ZINE N°6 "spécial livres" avec ses nombreuses chroniques, interviews de Jacques Thorens et Jake Hinkson, des textes de maniaques hallucinés, une nouvelle de Luna Satie. A4, 44 pages. Tirage à 200 ex. - 6 € port compris.


lundi, mai 16 2016

CAFZIC N°70


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Oui dès la couv tu comprends de quoi il en retourne...Ce numéro 70 est un hommage, et c'est forcément spécial, d'ailleurs au Cafzic rien n'est forcément commun. Vous ne le saviez pas ?

Oui le Cafzic est unique et il le fait savoir 4 numéros /an environ, il fête cette année ses 20 ans.

Très grosse fiesta du côté du sud-ouest en perspective, un groupe est annoncé toutes les semaines, ce qui est certain c'est que ça va chier du fun et du cool à s'en faire péter la gueule.

Donc ce 70 est une spéciale Lemmy.


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Le rituel du fanzine s'est d'exposer les ITW préalablement diffusées lors de l'indispensable émission Electric Trouble Radio Show (since 2007), cette fois c'est avec Daria, Kaviar Special, The Dead Krazukies, puis on retrouve les chroniques de Yan, avec la saveur singulière de son ressentie et toujours dans l'esprit de faire partager ses découvertes en tout genre et style...Et elles sont nombreuses. Merci à lui de toutes ces découvertes. On s'imagine pas tout le travail qu'il y a derrière tout ce papelard, enfin si, moi je sais, et quand on imagine que Yan réalise une émission de radio + l'organisation d’événements, + son fanzine, + son travail, + sa vie de famille = Vous devriez vous prosterner devant ce gars et le remercier de faire tout ce qu'il fait dans des journées de 24h00 !

Si tu aimes le rock'n'roll, le garage rock, le punk, le power rock, l'indé, ...en fait tout ce que le style rock peut avoir comme filiation, tu en trouveras la pleine connaissance avec le Cafzic et Electric Trouble.

Ah ! et pour Lemmy, et bien déjà, gageons qu'avec le temps notre ministère de la culture saura reconnaître la rock'n'roll attitude de ce musicien en discernant à titre posthume un rond point en son honneur. Pour le Cafzic, une tripotée de dessinateur a copieusement inhumé son corps avec comme seul culte celui de lui rendre hommage...Mais à leur façon !


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Le Cafzic est punk et le sera toujours !


jeudi, mai 12 2016

ZONE 52 - N°3


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LE zine crossover par excellence revient foutre sa verve sur le tatamis foutraque avec un très gros numéro sur la firme cinématographique Cannon.

Heyyyyyyyyy je mentirais effrontément en affirmant que je ne connais pas le bastion Cannon. J’appartiens à la génération VHS, et donc le cours de gym de deux heures du mercredi matin en 4ème B avec le même professeur de sport que celui du petit spirou (le gros gras qui te file un ballon rond et fume dans un coin sans s'occuper de toi pendant 2 heures), il a été passé à visionner des Films de ninja, de héros américouain chez un pote qui habitait juste à côté du stade. Hé ouaie, sportif un jour, sportif toujours.

Notre présence étant obligatoire pendant les sessions d’examens uniquement, ce qui correspondait à une présence par trimestre, le catalogue Cannon a été copieusement visionné pendant cette période. Mais mis à part deux, trois films, je n’ai jamais vraiment apprécié le caractère caricatural de cette propagande maccarthyste-reaganienne, ou plutôt devrais-je dire que je ne m'étais pas mis au niveau d'une éventuelle sous-lecture à plusieurs graduations et double langage. Un navet étant à cette époque un navet de premier degré, je n'avais pas le recul nécessaire ni la frontale assez développée pour absorber l'ensemble et en saisir la lumière. Alors qu'il fallait avoir au moins du 666°degré de ceinture noire troisième dan pour en saliver toute l'épaisseur requise.

Encore aujourd'hui je souffre éperdument de ne point trouver un déterminant positif à affirmer pour la carrière complète de Chuck Norris, si ce n’est celui de ridicule.

Bon pour ce qu'il s'agit d'actions nous étions rassasiés.....Ah flûte j'ai sans cesse des rémanences qui reviennent, donc on va continuer un peu dans les souvenirs Over The Top, hein...


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Pour moi le héros des States demeure Sly, ce « petit » qui s'affirme et se réalise à force de courage et du coup de pouce du destin, en réfléchissant l'allégorie du rêve américain que l'Européen s'imagine. L’esthète des 80’s c'est Sylvester : Taillé dans le roc de la grosse pomme avec l’élégance racé transalpine et le regard de Droopy.

Alors en comparaison un gars moustachu foutu comme un menuisier avec une mitraillette, du nom de Chuck, noOon mais allo quoi le Walker, Texas Ranger ?!?

Franchement Bruce Lee lui arrache les poils du torse dans la fureur du dragon lors de sa première vrai apparition au cinoche, vous auriez pu vous doute qu’à partir de là, ce gars ne serait jamais crédible. Mais pour Cannon bien au contraire, la firme a eu le nez de trouver des moustachus Bronsoniens pour impacter dans l'esprit collectif à quoi correspondait le touch guy 80's. Depuis le touch guy s'est efféminé(e) en hipster et à revêtu(e) une pilosité plus fournie, oui ils nous barbent.

Donc les films Cannon j’en ai vu une chiée, et je dois reconnaître qu’à travers les argumentations diverses de ce numéro je retrouve avec nostalgie les mêmes séquelles. C’est amusant pour un peu j’irai presque en revoir. Nan mais sérieux, le Cobra était bien cool ! Bon ceci dit, dans mes souvenirs nous ne nous contentions pas de cette firme pendant le collège, mais aussi de ceux côté rideau épais pour adulte, et donc plus intellectuel à côté de Cannon, hé forcément. Entre J-C Van Damne le philosophe et Brigitte Lahaie la psychanalyste sexologue, le choix était vraiment kafkaïen, mais bon nous parvenions au compromis de voir les deux en 2h00…C’est vrai en vitesse accélérée lors de passage plus poussif….Et il n’en manquait pas chez le Belge.

En tout cas ce numéro en élabore un compte-rendu très librement ouvert d’esprit pour en narrer les principes fondateurs, tout comme les précipices.


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...Un ami avait tellement apprécié les ninjas qu’il avait fabriqué un centre d’entrainement pour ninja dans la grange inutilisée de sa grand-mère. Carrément. Un véritable parcours du combattant entre botte de paille + pétard = FIRE...Coup de bâton + lancer d’étoiles ninja réelles = Hôpital. Donc les jackass et autres merdaillons ricains de division honneur de la cascade ils peuvent tous aller se pignoler la quenelle petit jean, c’est bon, mange z’en, hein…Nous étions Bébel (celui de René château) en spécial commando dans toute l’Indonésie, et ce n’est pas le trouffion Norris et ses ballades chez le Viet-Cong qui allaient nous exciter le poireau c’est bon, mange z’en aussi, hein…

Après les visionnages toutes ces images nous avaient tellement stimulées (et je ne parle pas que pour Brigitte Laraie), on roulait des mécaniques au collège en rejouant des scènes de combat sur des êtres inférieurs (oui il y en avait, notamment en sixième et cinquième), et on balançait des dialogues de ouf que nous seuls étions à même de comprendre (et oui déjà à l'époque).

A ce moment là, nous étions devenus des hommes, des vrais, avec des testicules mec ! Et les petits bras et autres gay-friendly s'écartaient devant notre passage.


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Bref, je conserve comme de nombreuses personnes un attachement nostalgique de cet épi phénomène cinématographique, parce que mon adolescence est arrivée à ce moment. Alors il est certain que mes enfants trouveront dans 20 ans que les films de la firme Marvel avaient une signature exceptionnelle, au même titre que Cannon aujourd’hui…

La firme Cannon faisait des films absolument dingues et elle en assumait les dérives parce qu’elle savait faire titiller l’instinct primitif, reptilien en garnissant son portefeuille. Elle a misé sur le poker du rêve américain et perdu son pactole, mais au final elle y a libellé le sceau de son artifice principal : Divertir.

Dans ce troisième opus, Jérémy Grima et sa bande aiguille sur plusieurs sillons pour en subtiliser le divertissement subliminal, tout en relativisant in fine sur la teneur bas du front, cocasse, loufoque, parodique, grotesque, douteuse, abracadabrantesque, régressive de cette firme.

En remettant tout dans le contexte de l’époque, j’avais visionné cela en dilettante, alors vous pouvez faire confiance à ces experts pour donner une vision beaucoup plus intéressantes que mes souvenirs pubères. D'autant plus que par rapport à de nombreux fanzines, je trouve que Zone 52 fait preuve d'un réel sens d'analyse objective, avec une pointe subtile de singularité humoristique toujours plaisante et assumée.

Avec 140 pages, Format A5 / noir et blanc, pour une somme toute modique, ce troisième numéro est carrément Aware et approuvé par Chuck ! !


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Au sommaire de ce numéro 3 :

CINE ZONE :

  • Dossier "Invasion Cannon" de plus de 80 pages : 3 interviews (Damien Granger, Sam Firstenberg, Hari Ryatt) et 40 films 100% Cannon chroniqués !

Plongée en apnée dans l'univers délirant de cette boite de production qui a donné un gros coup de pied dans la fourmilière de la série B pendant les années 80.

  • Hommage à Christopher Lee. (respect)

ZIC ZONE :

  • A Fistful of Soundtracks : Chroniques de BOs de films spécial Cannon, crac boum hue !!!


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  • Depuis des Lustres : Les disques qu'on n'a pas écouté... depuis des lustres ( et ça ne sent pas trop la poussière en plus)
  • Metal Zone : 2 disques piqués dans la discothèque idéale du genre.
  • Respect yourself : plongée dans la Soul Music américaine. (génial article)

GIG ZONE :

  • Sunn O))) en concert à Londres. (gloire à toi Michel Jovet)

BOOK ZONE :

  • Chroniques (22/11/63, Total Recall, The Jaws log, Gros Livre d'Enfer)
  • Interview Christophe Siebert, l'auteur, entre autres, de "Nuit Noire" et de "La Place du Mort".

GAME ZONE :

  • Life is Strange (à partir de 40 si tu es encore un gamer c'est que tu as raté ta vie)

FANZONE :

  • Aperçu de la filmo de Russ Meyer par "Toutes les Couleurs du Bis"
  • Les derniers zines qui nous ont tapé dans l'œil (heyyyyyy il manque le WallaBirZine, le suc névralgique et sans contexte - il y a un jeu de mot là.)



samedi, mai 7 2016

EVERYDAY IS LIKE SUNDAY # 8


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Ahhh le retour de tonton Nasty et de son fanzine Everyday Is Like Sunday.

Donc fini le megazine hein, le gazier n’a plus l’temps, et pourtant le don d’ubiquité il le possède. Nasty Samy il est partout mec, tu ouvres un mag il y est dedans, tu vas à un concert il joue d’un instrument, tu écoutes un podcast tu l’entends débattre sur un Bmovie de 1996, tu vas à Bricomarché il est au rayon tronçonneuse et mutilation. IL EST OMNIPRÉSENT quoi !

Impossible ? Hé impossible n’est pas franc-comtois : Un jour il est à Colmar devant un set de W.a.s.p et en même temps en train d’écrire pour un fanzine horrifique une review dans son antre en faisant des abdos, mais aussi en train de préparer l’enregistrement du nouvel BZP tout en réalisant une Itw par téléphone pour Noise Mag…Cela en fait des « en train » hein ? Mais c’est que le gars est une locomotive, tu rates un de ses wagons, tu as chié la gare. Et oui ça fait mal au fion. Le pire c’est que tout cela il l’accomplit en deux heures, une journée en contient 24, de combien d’albums, de reviews en tout genre est-il capable de sortir ? Vous, vous avez trois heures pour résoudre le problème.

Bref, Nasty Samy quoi ! Pour lui dormir c’est mourir, c’est aussi simple que cela.

Bon on est content de retrouver la tambouille du Tonton. La cuisine est copieuse, bien épaisse dans son intransigeance mauvaise foi et son honnêteté sans faille. On adore. Il nous a mitonné des reviews au petit oignon pour nous relever les papilles, des reports qui ont marinés avec une verve ironique du meilleur effet, et à s’en péter le ventre : C’est des punchlines d’étalon italien avec des biceps schwarzeneggesque ! J’ai bien dit que c’était épais nan ?

Ce N°8 est un fanzine, c'est-à-dire que le megazine triple épaisseur et ‘’ses pages glacées’’ ont laissé la place à un numéro oldschool. Les ustensiles utilisés sont papier, colle, etc…Comprendre que tout est à l’ancienne, bio, comme les recettes de mamie, c’est de l’authentique. Fait à la main et roulé sous les aisselles. Il secoue la marmite, et en même temps il fait la pâte lui-même, s’active dessus et la sueur elle y tombe dedans, on y retrouve toute la saveur. Oui Tonton Nasty nous a cuisiné un huitième volume avec moins de clinquant, mais ce n’est pas pour autant que la qualité est à la baisse. Ohh que non, le menu est riche avec des reviews de musak, ciné, littérature, « Itw de gars qui ont des choses à dire » comme il le dit, hommage au plus grand suceur du septième art, Christopher Lee, puis aussi au géant iconoclaste Jean Rollin...

Il conserve sa gouaille singulière, cette sauce qui a marinée au fond de la même casserole et dont la saveur ne parvient toujours pas à nous lasser. Parce que Nasty Samy on l’apprécie comme il l’est, on sait qui il est, de quoi il parle, on le suit dans sa musique, dans ses podcast, dans ses fanzines, reviews et autres…Et on le suit parce que le gars est sincère, singulier, il sait de quoi il parle, c’est une sorte de référent, il fait le lien dans l’énOrme sas de décompression de la sous-culture/contre-culture/culture indé…Ouaie c’est carrément un homme de culture, un agriculturel quoi (ohhhh pitin celui-là il vaut triple au scrabble)…En plus de faire sa propre cuisine avec tous ses aliments, tous ses nutriments culturels. Et puis surtout on passe toujours un bon moment, et ça c’est forcément l’essentiel !

On retrouve peu ou prou ce qu’il bazarde sur Now It’s Dark podcast, mais là c’est buriné sur papelard. En même temps il n’était pas tout seul au fourneau, puisque l’on retrouve Jérémie Grima pour la viande blanche et Mickson pour la pâtisserie.

Ce numéro fête pratiquement ses 20 piges dans le fanzinat (1 er numéro en 1998 pendant que Zizou chantait Gloria Gaynor à la foire à la saucisse du ballon rond) et surtout 10 ans avec Everyday Is Like Is Sunday (2006/2016), et pour tout achat vous avez un cd offert, soit le CD de Demon Vendetta « Vigilante Surf » ou de The Black Zombie Procession « III ». Choix cornélien étant donné l’excellence des deux albums, mais bon faut choisir ma couille c’est comme cela.

C'est là que ça se passe : MERCH.

Hein ? Ah oui, ce N°8 est chaudement conseillé, ben tiens t’es con ou t’as des verts dans les coins, c’est tonton Nasty quand même, coin !


Nasty Coin Samy


vendredi, avril 15 2016

CAFZIC N°69


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La thématique visuelle de ce numéro est sur le groupe Les Sheriff. Pour un 69 j’aurais vu un truc plus lubrique…BAH en fait ce numéro sert de lien passionnel pour prolonger le concert des Sheriff et sa rétrospective à Mont De Marsan au mois d’Octobre 2015…

Un fanzine, c’est souvent une seule personne qui le conçoit, et au fil du temps, s’établit une relation entre cette personne et nous-même. A travers les chroniques de Yan je devine sa perception de l’œuvre, son regard sur les mots qu’il met pour en traduire la passion intime. Yan a depuis des années et des années emmagasiné de la musique, si il avoue dans ce numéro qu’il est toujours incapable d’en lister les corrélations, connexions avec suffisamment d’érudition, vous pouvez lui faire confiance les yeux fermées quant à sa perception singulière. Son background est gigantesque désormais. La maturité dont il fait preuve se retrouve éperdument dans chaque chronique, dans chaque ITW, le Cafzic est à son image, sincère, versatile, curieux, philanthrope. Il y a une folie à l’intérieur fourmillante, les styles punk se chevauchent, et le rock tout entier y est célébré.

Je recommande et recommanderai toujours la lecture du Cafzic, l’écoute de l’émission Electric Radio Trouble Radio Show et si vous avez l’occaz d’aller du côté de Mont De Marsan Yan y programme un paquet de concert aussi…Le Cafzic est au rock ce que le 69 est au plaisir :

Un coup de langue orgasmique !


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