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Tag - Pop Punk

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lundi, janvier 17 2022

BRAINLESS NETWORK - Cranberry's feel is forever


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Le quatuor Parisien Brainless Network offre son premier album enregistré et mixé au Chipolata Framboise Studio par un fan absolu de NOFX.

Les titres catapultent cette juvénile vigueur punk que les Californiens ont imprimé avec félicité, drôlerie et passion. Brainless Network en suit et en contamine l’arborescence avec le jus d'une énergie revigorante. Pas moins de 15 titres, 2 mn en moyenne, pur concentré d'un punk bondissant. Plein d'humour, et à la fois de cynisme pimpant. C'est aussi une pop-punk sucre d’orge craquante, pleine de peps et de vitalité teenage. On sent la ferveur, le groupe applique son intensité dans chaque titres, ses compositions sont simples et efficaces. Ils se définissent de la façon suivante «  On fait du Punk Rock mélodieux des années 90 et 2000, mais dans les années 2020 » c'est pas faux ! Tant la base est alimentée par des effluves de vigueur et d'énergie pleines de punch, d'émulation et de tonus. Il y a un fond de Green Day époque « kerplunk », et du Nofx plein phare, et surtout leur punk est une ivresse de crossover.

Donc si tu aimes la déconne, des chansons carrées et bien pensées qui fusent à toute vitesse tout en laissant la place aux délires habituels,et laissent derrière elles une géniale entité d'énergie juvénile, c'est pour ta pomme. De plus et pas des moindres, dans cette époque de privation, d'austérité, ce disque est plein de vitamine !




mercredi, décembre 15 2021

SLIMBOY - The Fear, The Anger & Most Of All Your Hope


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Pour résumer Slimboy, c'est simple et compliqué. La formation remonte avant l'an 2000 mais avec un break d'environ 10 ans entre 2007 et 2017, où le leader du groupe a formé Cancer. Avec ses derniers compères de Cancer, il a reformé Slimboy, quelques temps après le départ du chanteur de Snitch, Sven, qui a participé au dernier EP de Cancer en tant que chanteur guitariste. Slimboy revient en 2017 avec son cinquième album qui a été enregistré chez Mike Herrera, chanteur de MXPX.

Le groupe indie punk est de retour après deux ans d’attente, ainsi qu’après la fermeture des rangs avec SBÄM Records, finalement la sortie du nouvel album studio "The Fear, The Anger & Most Of All Your Hope" et une tournée européenne avec Love Equals Death approchent pour 2022 comme un renouveau.

« Le fait que nous ayons produit et enregistré les chansons nous-mêmes a été la meilleure décision que nous ayons prise depuis longtemps. Nous sommes comme un bon vin, la qualité s'améliore avec le temps. »

Le septième album de Slimboy emprunte la voie la plus directe de toutes. Le guitariste Fabian Gasser a enregistré les neuf chansons dans sa propre salle de répétition à Bâle. Les chansons très personnelles sur l'amour, l'espoir et la déception inondent l’opus. Le groupe balance sa sauce indie rock avec le mixage de Bob Hoag (The Ataris, Pollen) et le mastering de Jason Livermore au célèbre The Blasting Room (Rise Against, Descendents, NOFX, etc.).

Parmi les quelques combats jaunis par le temps, et avant que le regret ne l’emporte une fois encore, le groupe trouve cette part d’élégance d’élever son art, et de cet opus reste la pureté blanchie des proses du lendemain, avec un soupçon d’amertume et d’une revitalisation mélodique.




lundi, novembre 15 2021

CALLING ALL CAPTAINS - Slowly Getting Better


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Le quintette Américain de pop-punk/post-hardcore Calling All Captains, dispose pour son premier album, "Slowly Getting Better" via les labels Rude Records/EVR de 11 titres convenables.

C’est du punk gentil, popisé par un style vocal semi-agressif typé pinky, où du post-hardcore charmeur. Il n’y a pas de redondances, Calling All Captains a une dynamique fluide où chaque membre est un atout pour le groupe. Luc Gauthier (chant) et Connor Dawkins (guitare/chant) sont les principaux auteurs-compositeurs. Brad Bremner (guitare/chœurs) se concentre sur les éléments techniques. Tim Wilson (batterie) se centralise sur le rythme et Nick Malychuk (basse) imagine comment les chansons seront interprétées en live et quels aspects techniques attireront les foules. Selon Luc, cette collaboration " permet à leur chanson d'être fictionnelle et personnalisée pour chaque membre du groupe".

Les thèmes abordés permettent à l'auditeur d’un âge similaire cette reconnaissance existentielle dans l’autre.  

"Tailspin", le premier single sorti de l’album, est un morceau énergique et émotionnel qui met parfaitement en évidence les différents contrastes dont le groupe est capable, en plus de la technique et de la profondeur. Car sous ces aspects juvénile, le disque sécrète une épaisseur de Vie et de ton bien plus épaisse qu’il n’en laisse paraitre. Car la pop punk, le post-hardcore, l’emo, sont des styles très souvent semblable, ou du moins avec lesquels on peut faire un parallèle : L’inclusion de la pop en délimite l’impression par une notion de paraitre. Or il n’en est rien. Ce sont des musiciens qui expriment un ressenti, une émotion souvent tenace et indélébile de leur vécu, ils ne calfeutrent nullement leur difficulté, et restent loyaux avec leur façon de l’exprimer. La différence tient dans ce qu’il semble être pris comme un enrobage, alors que ceci se juxtapose à une différence d’époque.

Calling All Captains parle de son époque avec la musique de son temps, tout simplement.


mardi, novembre 9 2021

SOUTH BERKELEY - Too Slow


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South Berkeley est un nouveau groupe de pop punk avec des anciens membres de Sail To North dont le premier long format « Too Slow » vient de sortir avec le label Krod Records. Basé à Paris et Nice le groupe pratique la collision cotonneuse entre les vibrations oldschool de blink-182 et des influences actuelles.

Certains thèmes comme l’amour, la tristesse, la nostalgie, la mélancolie, la colère, le destin, sont récurrents. Les chansons « Glass & Sparks » et « Eleanor », parlent toutes les deux de la même histoire, c’est-à-dire d’un accident de voiture fictif. Eleanor est le nom donné à une fille morte dans l’accident, et sa vie personnelle est développée dans la chanson, « Glass & Sparks » décrit l’histoire de son petit ami qui a survécu.

A travers son innocence musicalité pop punk, fabriqué de sunset Californien, de mélancolie doucereuse, le trio caresse et ouvre à chaque contraste permanent un album où : « Il ne faut pas avoir peur des vagues qui agitent votre âme. C'est ça, la vie. » Huang Sok Yong (Le vieux jardin)

Derrière la plastique joliesse, les superbes harmonies vocales et les mélodies enjôleuses, il y a en plus une profondeur de ton, une forme d'ivresse joyeuse qui fait vivre comme un soleil et mourir comme une étoile. South Berkeley provoque la fiction pour tendre vers le réel, pour qu'à la source de leur création musicale naisse ce qui germe dans la chair, au creux de l'intime. Il y a une saveur capable de répandre une propagation de gingembre dans le ventre. C’est chaud et doux, frais et pimpant, doué et pénétrant, perspicace et immolant 




samedi, octobre 30 2021

TEENAGE BOTTLEROCKET - Sick Sesh !


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Le punk rock et la pop-punk en particulier, est notoirement l'exutoire de l'angoisse des adolescents pleurnichards. C'est aussi le cynisme agressif des "Teenagers" de My Chemical Romance, si c'est pour certains, essentiellement un truc juvénile, il n'en reste pas moins qu'avec le temps les groupes ont passé l'age de se carapater dans la fumette, ou des jupons de leur mère, et Teenage Bottlerocket vient de révéler les préoccupations de la vie adulte dans son dernier album, Sick Sesh !

Le quatuor de Laramie dans le Wyoming, (avec Ray Carlisle guitare et chant, Kody Templeman guitare et chant, Miguel Chen basse et Darren Chewka batterie et chœurs,) a sorti son propulseur à hits, et délivre 12 compositions de pop punk addictives.

Si tu aimes les albums haut en couleur, saches que la discographie de Teenage Bottlerocket en propose une à chaque album, celle-ci c'est le orange.

Des morceaux de moins de 3mn chrono, une précision de mélodie hyper catchy, une fluidité et régularité métronomique, le tout avec l'âme adulescente. L'accroche est immédiate, et souvent c'est le genre d'opus que tu mâches sans arrêt jusqu'à enlever toute la saveur première, et que tu recraches parce qu'il te sort par la tronche. Mais ouaie c'est carrément le principe de la pop aussi, tu consommes à outrance vite fait et tu captes une nouveauté...On gobe à cette insouciance jusqu'à qu'elle te sorte par les yeux. Et pourtant Teenage Bottlerocket a une particularité essentielle, si derrière la facilité tenace et la puérile apparente, il y a tout d'abord un envol mélodique chirurgical, comme les acteurs de comédie connaissent les ressors et le timing approprié pour faire rigoler, Teenage Bottlerocket possède la formulation magique pour faire monter la sauce punk rock instantanément. Et cela c'est une alchimie, un dosage de tous les instants, un aboutissement permanent.

La plastique punk-gum de leur musique est propulsée sur orbite par le duo Ray Carlisle / Kody Templeman qui rivalise au chant. Le son de l'album va renforcer l'assise supersonique et des power chords affûtés, pour l'ossature rythmique c'est un moteur de booster soutenu, yessssssss !

Ce groupe a un talent de composition pour des hymnes colorées totalement open à entonner la glisse du skate punk par nostalgie, mais c'est surtout un punk rock à mélodie percutante et flair britannique, comme avec ce « Statistic » diablement coOol, hypnotique et Billy Idolien ! C'est tout cet équilibre des forces de bon goût entre le punk classique et la pop punk mielleuse, de The Ramones à Green Day pour la partie ricaine. l'album alterne avec fluidité entre différents sous-genres, époques et domaines du punk.

Teenage Bottlerocket trace sa route sans se soucier, toujours aussi sincère avec leur parole capable de rendre intéressant et affectueux une histoire loufoque sur l'amitié entre un homme et un écureuil innocent qui se trouve devant sa fenêtre.

Je suis toujours excité à l'approche d'un nouvel album de Teenage Bottlerocket, j'adOre ce groupe pour sa simplicité d'action, elle me va droit au cœur, j'apprécie son fun, c'est très important de donner de la joie, et je pense que c'est fondamentalement lié avec les étoiles de la pop culture américaine. J'aime sa fréquence punk rock, elle transporte une énergie considérable de bien-être, et aussi parce que leurs mélodies sont vraiment, mais Vraiment savoureuses. Vous avez l'impression d'avoir entendu cela dix mille fois peut-être, mais pas avec une telle coolitude et fludidité. Si tu en doutes écoute leur titre « Gorilla Warfare ».

Chaque tranche d'age a son épopée, avec Teenage Bottlerocket s'ouvre à chaque fois une joyeuse fête où l'adolescent sourit à la Vie.




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