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mercredi, juin 26 2019

AU NOM DE LA LOI - 20 sentences autour du groupe LES $HERIFF


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Ce bouquin est un recueil de nouvelles autour des chansons des Sheriff, joyeuse troupe de Montpellier dans le district la Paillade, un des 15 quartiers les plus dangereux de France.

Vous avez compris.e que le seul truc vraiment sensationnel dans cette introduction c'est le rapport entre la chanson directe et la fiction tranchante autour des Daltons Méditerranéen, hein !

Digresser dans le goudron et les plumes autour du punk'n'roll des Montpellierains fixe l'ancre indélébile de faire perdurer toute une époque, un mythe, un groupe, les lumières dans la nuit électrique, la glue punk-gum, le débordement désinvolte du punk rock, son insouciance guillerette, sa déflagration intemporelle, sa gestation juvénile, sa sommation furibarde, ses cicatrices sourdes, son apostrophe fanatique, son excitation chaotique. Ce n’est pas plus con que cela. Toutefois encore faut-il trouver l’angle adéquat pour en saturer l’espace. Dans notre ère narcissique, on peut vite sombrer dans l’exercice de style, il n’en est point le cas, puisque subsiste dans l’underground cette qualité de plume libertaire non pas recentrer sur son nombril mais sur le partage à faire vivre le cosmos alternatif en parlant à tous.tes de l’ensemble, parfait contrepoint, et contrepoids subtil pour catapulter dans un même livre des histoires aux styles littéraires versatiles et variés.

Dans le désordre on retrouve peu ou prou la plupart des auteurs.trices ayant déjà évacué leur vision avec le recueil « Parce que ça nous plaît, 20 nouvelles électriques autour D'OTH ». Il y a Eddy Bonin, Marion Chemin, Pierre Domengès, Serguei Dounovetz, Alain Feydri, Patrick Foulhoux, Giuglieta, Guillaume Gwardeath, Stéphane Le Carre, Jean-Noël Levavasseur, Jean-Luc Manet, Karine Medrano, Stéphane Pajot, Stanislas Petrosky, Jean-Bernard Pouy, Frédéric Prilleux, Thierry Saltet, Luna Satie, Marc Villard et Max Well.

Chacun.ne joue son Josh Randall, en parfait chasseur de prime time sonique, et dégaine plus vite que son ombre afin de rattraper les lyrics fluides et élastiques des Sheriff, dans cette tonalité urgente du punk (les nouvelles sont courtes, sorte de shortcut plumitif), mais sans l'accent sudiste. Cela se lit avec une désinvolte saturation légitime, tant chaque nouvelle téléporte sa mélodie correspondante à un titre des Sheriff. Il y a de la réappropriation, de la fantaisie, du burlesque, de l'outrecuidance. Il manque peut-être une ressemblance et la proximité cartonnesque à la musicalité Ramonesque des Daltons du sud. Cet ouvrage est dirigé par Jean-Noël Levavasseur, la préface de Nasty Samy, et c’est Kicking book qui édite.


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Cette maison de qualité Kulturelle pour le high-kick sonique sous toutes ses formes (Kicking Records) suit ses pérégrinations de la culture alternative sous toutes ces coutures. Il se murmure qu'une troisième mouture plus festive serait en cours d'étude, et que son leader charismatique, Le Sieur Mr.Cu ! introniserait une nouvelle génération de sale gosse, dont je ferais partie, pour parfaire un recueil audacieux entre l'idiosyncrasie gonzo et la compulsion narrative d'un autre fantasme sonique, en la personne du chanteur Carlos ( le look très nineties avec le bandana à Axl Rose, chemise Hawaïenne à Magnum, le ventre à bière d'Andreas « Gerre » Geremia  du groupe de thrash Allemand Tankard, sur une musique de mariage et les lyrics d’Annie Cordy).

Voilà bonne lecture et Big Bisou à Mr.Cu !




dimanche, janvier 13 2019

ALAIN FEYDRI - Azerty Blues


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Mr Feydri est ce que l'on appelle un passionné. Non mais vraiment quoi !

Du jour où le rock lui est tombé dans les feuilles, il n'a eu de cesse de ne pas parler de l'arbre qui cache la forêt, pour justement, raconter cette forêt sous les moindres sous-bois. Si tu veux causer rock le gars en connaît la boiserie, l'essence. Or depuis qu'il écrit sur le sujet dans des magazines et fanzines Nineteen, Abus Dangereux, Wake Up, Whoa, Dig It, Australian Rock, Staccato, ainsi qu'avec les biographies des Kinks, Cramps, Flamin Groovies , des nouvelles sur les Dogs, Motörhead, et il y a un bail de cela que sa collec d'articles pullulait, alors en toute humilité (voir le sous titre), Mr Feydri décortique, dépiaute l'écorce et nous offre la sève de chaque branche de cette forêt musicale.


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Ce gratte papelard Périgourdin s'intéresse à la marge du rock, récoltant la moisson du blues au cœur de son éducation afin d'élargir jour après jour le spectre évolutif des genres soniques, jusqu'à tanner son cuir dans les bastions dur d'une musique primitive.

Feydri est un griot, un passeur d'âmes. Il sait que chaque disque a une histoire, une intensité qui lui est propre et légitime, réussir à en narrer la pertinence n'est pas donné à tout le monde. Il faut bien entendu de la passion, mais aussi un putain de feeling, et ça le möjo tu l'as où tu ne l'as pas. Lui, il l'a.

Ce pavé de 600 pages est publié chez Camion Blanc et illustré par Jack-O Leroy, ayant sévi en autre chez les Nîmois de Drive Blind, ou avec le new-yorkais Kevin K, et qui avait réalisé aussi les précédents livres d'Alain.

Après avoir lu cette anthologie des articles publiés dans La Presse En Marge (LPEM) depuis 35, et rien qu'à partir de ce moment là, oui, enfin tu pourras saisir la sensation érudite qui parcours l'échine du quidam quand il a fasse à lui un groupe qui envoie du bois.

Si vous souhaitez en connaître davantage sur ce livre et sur le bonhomme, il y a cette ITW via l'épisode #2 du podcast The Proximity Effect dirigé par Nasty Samy et orienté sur des interviews d'activistes qu'il respecte.




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lundi, janvier 7 2019

PARCE QUE CA NOUS PLAIT – 20 Nouvelles Électriques Autour d'OTH


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Ce livre est un hommage littéraire, une fabuleuse radiographie fictive qui tient compte de l’environnement social, de l’urgence primitive du punk, et surtout, last but not least, du legs qu’OTH a électrisé dans le langage commun propre à tous les Arapahos du macadam, les iroquois des années cannibales.

Une relecture des albums des mythiques Montpelliérains est disponible depuis que la maison Kicking Records en a réédité (sacralisé) les objets (les totems).

J’en profite aussi pour à nouveau communiquer sur une accointance vinylique avec la maison Nineteen Something, avec le choix de réactualiser la discographie de groupe devenu depuis inaccessible, tel que les Rats, Les Soucoupes Violentes, Les Thugs, City Kids, Scuba Driveers, Garlic Frog Diet, Sixpack, etc....Ce label est géré par Eric Sourice des Thugs et Franck ‘’Violence’’ Frejnick du fanzine Slow Death, du mag Punk Rawk, lequel a réalisé la pochette de ce livre.

Pour les jeunes du 21ième siècle n’ayant connu la période alternative, OTH est une abréviation de plus, alors que pour les personnes du siècle dernier, il en sera tout autrement.   Ce livre s’inscrit dans une démarche à laquelle on peut se demander si c’est pour ressusciter, ranimer, rajeunir, bouleverser, rétablir ? Ou plus subtilement peut-être, faire muer la jeunesse 2.0 en rapetou et guérir les plaies ouvertes des vieux jeunes.

Dans les 80 ‘s, le peuple de la rue était punk alternatif, ce n’était pas une vague musicale pour acheter du tissu, ni quelque chose de vague comme genre à une vie d’errance. Dès qu’OTH était inscrit au marqueur sur les sacs U.S kaki du collège au lycée vous saviez à quel punk vous aviez affaire.

Le groupe originaire du sud est cette communarde distillant la clameur des problèmes sociaux caractéristiques des villes du pourtour méditerranéen. Même avec un bleu azuréen, la banlieue grise émiettait dans la vérole de l’ennuie cette façon de s’extirper dans le maquis explosif d’OTH, et chaque inadapté y voyait le conglomérat d'un cri de révolte partout où il se trouvait.

J’ai trouvé pertinent de demander à un camarade de lutte alternative la place qu’occupe OTH ? Sachant qu’à trois heures de la capitale du Languedoc-Roussillon de l’humoriste  et accessoirement député trépassé George Frêche, tarnais de naissance, on est à Castres, ville où le bastion de punk a eu son rôle de dynamo pendant le brasier sonore des 80's/90's. C’est Xavier qui en parle avec les réminiscences d’une Légitime Défonce.



Les bouquins biographiques sur le rock foisonnent, ceux avec un langage similaire au punk sont rares. On retrouve cette créativité fulgurante opiacée par l’ivresse de son insurrection dans ce livre. Il n'est pas un truc recyclé/lessivé de toute substance marginale. Que ce soit en mode anticipation, passé rétroactif, les textes expurgent des expressions soniques et nucléaires qui ne tombent jamais en électricité statique.

C’est édité par le manager des Sheriff sur Kicking Book, il y a Metro Beach de Gwardeath pour la promo qui laisse son poinçon littéraire sur une nouvelle, et que vous pouvez retrouver toutes les aventures sur son podcast, chaudement recommandable.  

Avec ce livre on revoit danser les squelettes mordorés d’un monde hors-la-loi, en se demandant mais où est le danger aujourd’hui dans la musique ? Parce que la détonation sonique de cette époque phare avait ce goût de sang à force de serrer la mâchoire, et fonctionnait comme une lumière dans la nuit.

On y parle le margoulin dans une surimpression émotive sur l’art primitif des Montpelliérains, en insufflant une éjaculation d’adrénaline dans ces périphériques péripéties. C’est nerveux, frontal et sanguin, normal ça vient du midi.

En loucedé chaque rédacteur imprime sa griffe littéraire, son mordant capiteux, qu’ils viennent de la presse musicale, du polar, du booking, fanzinat, etc…Tous ont dans les veines l’hémoglobine qui torpille pour l’intraveineuse du punk d’OTH, et on ne voit, ne sent que cela, partout, tout le temps. Dans chaque fréquence électrique, dans chaque souvenir tendu, et tu auras beau émettre un doute quant à la réelle signification de cet hommage. S’adonner au rite de passage préhistorique d’une écriture mordue par le venin du rock, dans ces excursions plumitives en désertion factice, il résonne dans chaque nouvelle l’épicentre cendreux d’une époque qui apparaît aujourd’hui sulfureusement libertaire.

Alors pourquoi une série de nouvelles pour un dépôt de gerbe à OTH ?

« Parce que ça nous plaît » en est la plus intense déclaration instantanée, qui colle comme un larsen  aux amplis que le groupe à cramer.




mardi, avril 10 2018

ENJOY THE VIOLENCE


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En 1990 Depeche Mode new-wavemisait l'atmosphère avec son Enjoy The Silence, un an plus tard le groupe Massacra vociférait son Enjoy The Violence, Depuis ? Un livre qui fait référence à un passé dissolue mais inoubliable à jamais...

Ah?! Hééééééé ouaie mais Depeche Mode dans tout çà ?!? Chuuuuut, Le temps mûrit toute chose ; par le temps, toutes choses viennent en évidence ; le temps est père de la vérité. François Rabelais


Le livre Enjoy The Violence est une Histoire Orale des Origines de la Scène Thrash/Death en France”, écrit par Sam Guillerand (alias Nasty Samy membre de BZP, Demon vendetta, du zine EveryDay Is Like Sunday, etc...) et Jérémie Grima (Metal Bunker, Zone 52 fanzine,The Black Noodle Project) sorti chez Zone 52 Editions, avec la participation en co-édition de Metro Beach Books (Guillaume Gwardeath).

Le livre revient en détail sur un ensemble d'activistes, de groupes, et acteurs de l’époque ayant participé au microcosme thrash/death hexagonal dans la période mi 1980-mi 90. Narré sur le mode de « l’histoire orale » à travers des interviews-fleuves et inédites, l'ouvrage recueille l'originalité de ces années formatrices, sert de guide dans la profusion émancipatrice de cette perturbation sonique.

Pour en parler il faut remettre dans le contexte de l'époque, la page alors était blanche, et toutes ces personnes ont griffonné, raturé, écrit, défriché l'émergence de ce style et sous-style musical avec une franchise sans pareille, et seul contre tout/tous. Quoiqu'il en soit l'édifice est solide, la preuve on en parle encore...Ils reviennent ainsi libeller avec la même authenticité que jadis cette empreinte indélébile. Les auteurs ont laissé le soin à la liberté de parole de s'exprimer, le livre n'est donc pas une thèse, ni un matériau nostalgique que l'on brosse dans le sens du poil.

Unique livre pointu (vraiment saillant) qui traite de ce sujet précis au sein de l'hexagone, le travail est monumental, tant pour le foisonnement de parole qui s'y regroupe, pour l'archivage, le redécoupage des informations, le glanage, l'illustration de Christophe Moyen, et cet intérêt de stakhanoviste.

Faire vivre ces heures nébuleuses c'est permettre la filiation orale tel que les griots narrent à travers les ages, c'est remettre les pendules à l'heure du death/thrash oldschool aussi. Ce n'est pas figé une époque, mais lui rendre vie et corps. L'unique reproche c'est 450 pages format A4 et non 666, l'erreur de débutant c'est ballot ; )

Vous trouverez de plus amples informations si cela vous intéresse via une ITW des 2 co-auteurs sur le podcast Now It's Dark N° 67 ou Zone 52 spécial ''enjoy the violence''.


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Ainsi qu'à travers les magazines New Noise N°43, Metallian N°106, et une Itw de Jérémie Grima dans l'émission Killer On The Loose, ainsi que dans Metalnews.fr.


Un livre passionnant, fait par des passionnés pour des passionnés, et pas que...