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Tag - XTREME FEST

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jeudi, septembre 4 2025

SCUM - Xtremefest Report samedi 2 août 2025


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Yo les kikouuuus, c'est déjà le dernier jour de dance-floor avec le zguen déhanché, l'Xtremefest a encore gâté pour ce samedi pour un mélange de feu émotionnel et de contusion sonique. Je vous en propose un report gratiné au four, dans du papier alu et à la table des grands buffets de Narbonne.

Nous avons des vies hivernales et estivales d'une qualité totalement différente. L'été possède une décontraction avec laquelle l'Xtremefamily en caresse la collision stratosphérique dans le mix d’un mood de la compagnie créole jouant au rugby plage à Lloret Del Mar.

Pour l’apéro c’était déjà un plat de résistance. FHORCE a fait fleurir le pit dans la rudesse de ses riffings, se transformant rapidement en tempête de sable et forêt de bouleaux. Le bouleau est reconnaissable grâce à sa belle écorce, et a la croissance la plus rapide. Pas de petit pull sur les épaules pour ses Bordelais, ni de balade au bassin d’Arcachon, leur frappe hardcore avait la lourdeur du groupe Helmet, avec un ajout de breakdowns autant implosif/qu’explosif. Formé en 2022 le quintette intensifie son metal hardcore avec le volume sonique de son premier E.P 7 titres « Needles ». Dans le pit un gars tournait en rond et sur lui-même façon toupis beyblade x, à côté de lui il y avait un pillard au XV ariégeois de Saverdun (= Ariège : terre courage) munit de ce regard où l’on sent que quelque chose travaille dans un cervelet mal oxygéné. Tout autour d'eux que de sourires de Mona Lisa couché en en PLS, pinaise dès l'heure du tea-time le groupe génère une première fissure anale. Ouch !!




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Au fait la journée est assurée par Junk à la photo et Bir à la rédac, le duo WBZ !


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Les émotions nous guident. Elles nous indiquent ce que nous ressentons face à quelque chose. Cela démontre notre degré d'alignement avec l'énergie correspondante. C'est dans ce mood que les hardcoreux de WAKE THE DEAD immolent leur passion. Face à des titres tractopelle le public est exalté par la sincérité des Marseillais qui va droit au cœur. Je n’ai pas dit au but, nuance.

La chanteuse dégorge ce grain vocal venu de la bouche d'un ange naissant dans la tonalité des frissons. WDT fronce depuis 2010 un hardcore passionnel et mélodique à la rage sombre. Un funambule avec son French flair fantaisiste lança des trajectoires lumineuses sans effort apparent, créant des figures cylindriques avec son corps comme autant de pieds de nez aux règles du pit classique. Puis il disparut dans le désordre corporel du flipper, laissant flotter la soie de son souvenir comme autant de crème chantilly sur un terrain de pétanque. WTD a démontré que son imposant album « Still Burning » via Homeless Records de 2023, conçu avec Florent Salfati de Landmvrks avait un punch mélodique et uppercut HxC moderne pour dévaster le cœur ardent du ‘’publicore’’.




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La personne qui a chanté « Déjeuner en paix » de Stephan Eicher dans la douche du camping profitera d’une belle promo sur un quart de pastèque des Pyrénées-Orientales au stand Pollux pour la 13ème édition.

Nous passons musicalement après le raffut HxC des deux premiers bands à ce genre de bipède qui s'est cramé les poils du zob avec le fer à souder en cours de technologie. Je veux bien entendu parler de POESIE ZERO, sorte de version « marque repère » dans la programmation, lequel a rendu une copie encore plus punk que d'habitude.

Son show est rodé comme un stand-up, et à chaque fois l'impact fait mouche comme le ruban pour les capturer. Les lyrics atteignent les gens au lasso de western, mais il y a un temps de tergiversation, comme si des gastéropodes se promenaient dans leur tête et venaient allumer le clignotant d’un néon rouge. Le trio remémore avec cynisme les frasques d'une société érigée sur l'assujettissement capitaliste, la haine de l'autre et l'inégalité pour mieux contrôler. C'est vrai quoi m’enfin merde alors, comment est-il possible de croire encore à l’hospitalité que les apôtres populistes promettent par le biais de leur racine souverainiste alors qu’ils crient sans cesse à l’imposture et à la méfiance en se soutenant en pleurs au pied des églises, alors qu’ils crachent sur la charité chrétienne dès qu’un bateau de malheureux accoste de la Méditerranée.

Poesie Zero est balèze avec la gouvernance de son set, il t'accroche par le col et te sort ses 4 vérités avec malice et cynisme, et punksicalement sans jamais te faire faire un bisou sur le crâne d’Éric Ciotti en sueur.

Le trio a su renouveler sa sauce pounk et son dernier « ALBUM BLEU PARTIE 3 » de 2025 fait office de suppositoire festif, en étant la suite logique de leur précédent « ALBUM BLEU PARTIE 1 » de 2025, gnééééééééé ?!? POESIE_ZERO_3.gif

Je remarque qu'il y a un nouveau membre, plus tatoué que l'autre qui n’est plus, il bidouille pareil que le précédent et se fait engueuler autant que l'autre sur scène mais c'est différent, et oui il a plus de tatouage, bravo tu suis ! Une fois de plus le trio est une valeur sûre en live, entre hilarité et révolte, confettis, fumigène, baudruche CRS, figurine Pop etc...Poesie Zero est un chouette connard pour rappeler qu'il est plus probable que dans un avenir radieux la Française des Jeux posera sa cruauté au firmament de la torture, en faisant gagner sa retraite aux salariés tenaces qui ont toujours eu foi dans le puits sans fond de la société libérale !

Dans l'hexagone le punk a désormais un nom lyrique ajouré à son absolue : PO2SIE ZERO. Et je ne veux rien attendre !


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Le samedi c'est carnaval alors si vous étiez habillé.s en cuir avec une perruque rouge vif en train de chanter a cappella le répertoire de Mylène Farmer devant tout le monde, personne n'aura trouver à redire. Alors que Last Hounds a annulé pour des raisons familiales, c’est SPLEEN, jeune groupe de Montpellier sur l’Estafette avec un Nu Metalcore caractérisé par des riffs acérés, explorant cette veine cathartique et filiale à celle d'Alpha Wolf, Emmure, Ten56.

C’est du feu dans un macadam sonore où nos yeux s'ouvrent à la nostalgie de Spleen, lequel charge son acrimonie dans une noirceur de breakdowns, et en même temps pose des envols emötif dans les tréfonds de l’âme humaine avec une ambiance oppressante. Il y a dans leur musique un bloc de musculation avec son agressivité et des couleurs de métissage de musiques urbaines, rap, indus. La couleur dominante étant le gris béton.

Pendant que le groupe donnait le LA, la meute du pit s’élançait en serrant les abdominaux jusqu’à la collision bestiale où se mure dans les ronces des corps en cascade, comme un bon tas de pue et de vers qui gigotent dans un cadavre en plein soleil.




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Le Toulousain essaye toujours de placer un maximum d’anglicismes dans ses phrases au bar afin de paraître, mais bien vite le naturel reprend le dessus avec plu ou moinssssss de cagades Occitanes.

NOVELIST vient déposer ses mélodies de baies, prenant une teinte veloutée et brillante, brisant leurs branches tendres dans une harmonie chaude de fleurs sauvages.

Même avec une panne technique dans le set, le jeune trio ne perd pas son professionnalisme pour faire planer la formule très efficace de ses sonorités Nu metalcore, une attraction instantanée pour les nouvelles générations. Menée par la chanteuse Camille Contreras sur scène depuis 2024, le groupe joue son nouvel album CODA à l'Xtreme fest. Il manquait le bassiste (je ne connais pas la raison), de fait Novelist a dû remonter son set en le réaménageant.

La virtuosité des guitaristes a fait des merveilles, tant par des solos magnifiques et même géniaux. J'ai adoré le toucher jdent dans un mood aux groupes Periphery, Monuments, et aussi le son et les différents effets de leurs instruments. Vraiment brillants. Puis ce sucre poppy façon Pvris apporte un mélange abouti aux textures sonores du groupe. Le chant clair est très beau et les screams de la chanteuse alimentent le brasier sonore.

J'ai pris une très bonne claque, je pense que l'audience a été conquise par la prestation et la musicalité de Novelists dont le promontoire n'est absolument pas usurpé. J’ai pu le constater par 2 fois en 2025 (Hellfest et Xtremefest), ce sera un grand groupe dans les années à venir !


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Nous vivons dans un monde où la vitesse des jugements et la compétition sont partout, avec des stigmates comme gain. On croit souvent que le visible suffit pour comprendre un homme, or les cicatrices ne se lisent pas dans la totalité de leur peau, elles vivent à l’intérieur, là où personne ne regarde. Chaque blessure raconte une histoire, un combat, une chute qui murmurent en secret des nuits sans sommeil, des larmes cachées, des espoirs brisés. Ne croyez pas que si le sourire est là, la douleur a disparu, ce n’est jamais vrai, les cicatrices sont une marque déposée pour trouver la force dans une terre sombre par une nuit tombée.

Bravo à l'Xtremefest d'avoir programmé POINT MORT, malgré la différence cicatricielle dans la programmation, certes il faut rentrer dans le trip de cette fission prog/black metal pour en saisir toute ‘’la force dans une terre sombre par une nuit tombée’’.

Souvent l’on trébuche sur des artistes/groupes qu’on rencontre pour la première fois, pas parce qu’ils brillent plus fort mais autrement. C’est une énigme, une rareté qu’on ne comprend pas tout de suite. Nous sommes attiré.es par ce qui nous échappe, par cette manière de porter sans l’expliquer une présence qui applique en nous une foudre et un silence tout à la fois. Cette intensité on veut en conserver l’éclat, mais pas les vertiges et les secrets qu’elle protège, car derrière il y a toutes les tempêtes traversées. Et c’est là que l’on se perd, dans l’impatience d’aimer ce qui demande lenteur, dans l’incapacité d’embrasser ce qui ne s’explique pas. C’est derrière ce mystère que se donne une authenticité musicale qu’on effleure sans jamais la saisir au début. La satisfaction du mélomane réside dans les détours musicaux.

Point Mort est déjà venu à l’Xtremfest, il a ébahi son étrangeté sonore sur un public encore ‘’adrénaliné’’ du core absorbé sur son corps. Isolé dans la programmation, le groupe a sorti sa noirceur dramatique, fallait vivre avec pour ressentir.




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Le régional de l'étape Albigeoise c'est GET REAL, remanié en quatuor avec Polo qui a pris la guitare en plus du chant. Il a tout donné et forcé sa voix à la limite de vomir.

Junk a truffé la XCage de caméras, il est dans la boule de fer pour filmer, le groupe est comme une île pas plus grande que des bancs de sable avec autour la furie d’une tempête. Yo jeune fauve, ce matin tu as bien pris soin de te raser et de passer la lotion après-rasage, ou after-shave pour les bilingues. Vu ta tête de constipé devant le set hardcore des darons de Get Real tu sais que tu t’es chié et que c’était davantage du synthol qu’il fallait. Depuis 2018 le groupe sale son manifeste HxC en déménageur, et tout passe par la fenêtre. Leur nouvel E.P 5 titres « A STORY TO UNFOLD » en électrise la prise directe.


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Ne commencez pas la guerre avec Get Real car il est un boucher dont vous êtes la viande hachée, et après leur set des frites par terre font rêver. Le groupe commence sa charge, le son est lourd, hargneux, pile dans le sens du poil des coreux. Dans le pit ça tourne aussi vite que les pâles d'un hélico que tu perçois quand t'as la gerbe au niveau de la glotte. Une version occitane de Tyson Fury aux Folies Bergères accompagné d'un pote chauve étaient en train de se chauffer les épaules contre des types à la mâchoire carrée, pendant que le groupe était en train de démonter-remonter le public comme un parachutiste son Famas, conclusion ? Canteloup a fini avec le visage en parallélépipède.

On ne demandera jamais à Get Real de résoudre une équation, mais pour péter des nuques c’est un oscar à midi-olympique !




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‘’Le cœur est aussi grand que le poing. La fraternité contient tout ce que vous êtes. Tous deux ont été créés pour porter la profondeur de votre humanité. Comme l'eau, votre humanité n'est pas limitée par la forme, elle est censée s'écouler au-delà de la race, de la religion, de l'ethnicité et de la couleur… laissez-la couler…'' voilà ce que devrait dire MASS HYSTERIA une bonne fois pour toute, pis c'est tout. Dingue que ce groupe rameute autant de monde quand même ?! Comme quoi quand on insiste, on récolte avec le temps de la valeur.



Un gars à 2gr de Pernaud commence à arroser le grillage et ce n’était pas le genre à lever la main pour demander à aller pisser.


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Le passé est une leçon pas une condamnation à perpétuité. Heyyyyyyy Mister Flanagan, à pratiquement 60 piges faut commencer à se détendre, pas la peine de taper sur ta basse, faut remuer les doigts dessus.

Bon, bon, bon, je chambre parce-que je le sens moins teigneux et rancunier depuis qu'il a les rênes de CRO-MAGS, le Barça de Jon Joseph c'est fait laminer. Je préfère la version de Jon Joseph au chant, et musicalement c'était davantage dans le mood hardcore crossover. La version Flanagan c'est punk giboulée du Lower East Side 80's, grêle de caillasses New-Yorkaise dans le pit. La légende a créé son excitation avec l’album « In the Beginning » de 2020, qui enlève les sédiments du temps des os en exubérance frondeuse. Avec cet élan Flanagan chauffe le public comme une friteuse de Lille et entre les titres c'était confessions Intimes.

Le pit dégringole dans son chaos aquatique avec devant des corps en apnée sur un sol jonché de corail de verre en plastoc, et sur la plage des ombres regardent le ressac s’agiter dans le vague.


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Bon à ce moment-là, j'avoue que depuis le début du festival j'attends NAPALM DEATH, et la bande d’aztèques du tréfonds avec qui je pactise le sang du heavy metal est dans le même mood.


GANG_OF_SIDOBRE.gif (Gang Of Sidobre)

Nous savons ce qui nous attends, la bestialité nous en connaissons un rayon, je ne parle pas de celui de Mr Bricolage, ni des roues à vélo, c'est bien au rayon d’explosion nucléaire sonique sans égal que nous allons prendre.

Mate la set list :

1. Multinational Corporations, Part II

2. Silence Is Deafening

3. Lowpoint

4. Vision Conquest

5. Contagion

6. Resentment Always Simmers

7. Narcoleptic

8. When All Is Said and Done

9. Amoral

10. Retreat to Nowhere

11. Social Sterility

12. Dead

13. Suffer the Children

14. Necessary Evil

15. Backlash Just Because

16. Fuck the Factoid

17. Scum

18. Prison Without Walls

19. You Suffer

20. Nazi Punks Fuck Off (Dead Kennedys cover)

21. Unchallenged Hate

Après le message socialiste de Mass Hysteria je comprends que le propos anarchiste de Napalm Death soit saisi à vif, ou si vous préférez, à brûle-pourpoint comme une perfusion incompréhensible, mais faut revenir en Mongolie plus souvent mec !
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Originaire des West Midlands, paradis du viager de l'aciérie Britannique (Black Sabbath, Judas Priest, Anaal Nathrakh, Godflesh, Benediction, GBH), Napalm Death nous propose son lancer de cric à riffs grindcore. Le set débute avec « Multinational Corporations, Part II », une bonne introduction qui permet au groupe détendre, et nous d'entendre le brouillard faire son entrée. Puis d’enchaîner, enfin, plutôt de déchaîner avec « Silence Is Deafening » dans un soulèvement de brutalité qui ne nous quittera plus. Le pit porte les marques des fanatiques ou de l'épreuve initiatique, soit avec des chambres à air intérieures retournées qui explosent (les gens qui aiment) ou des maisons aux volets clos (les gens qui ne comprennent pas). Car il n'y pas de demi-mesure dans leur bourrasque sonique, c'est chaotique, pas de règle de survie, soit tu rentres dans la casse automobile pour te faire défourailler, concasser, pulvériser, où ta culture couplet pont refrain de dessin pour enfant qui écoute Eddy De Pretto en cachette est salement démembrée par une projection de Jackson Pollock face contre terre. Le plus cocasse c'est que celles et ceux qui ont découvert le groupe (et vu les tronches ahuries il y en avait un panier garni), il ne faut pas avoir l'état d'esprit d'Averell Dalton quand il capte un truc, mais justement laisser sortir le pue.

La génération à haut-potentiel capable de mener un conflit par texto, message FB, Tweet ou email interposé, sera-t-elle découvrir ce groupe sans le googliser ?

Premier constat du groupe, il n'y avait pas le bassiste Shane Embury. Le guitariste John Cooke aiguise avec brio un riffing distordu et désaccordé parfait pour les lignes frontales du crust punk et death metAl. Danny Herrera aux blast beat maintient le chaos dans une exigence fiévreuse absolument démente. Mark « Barney » Greenway a salement maigri, c'est inquiétant. Dans la brièveté des chansons il a toujours cette chorégraphie apoplectique viciée au corps, selon Erik (Puylaurens Crew)
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elle est similaire dans la ferveur, l'exécution et la façon de la vivre de Ian Curtis de Joy Division, ce que je trouve très juste. Ce qui est caustique chez lui c'est cette capacité à expulser des grognements à base de paroles sociopolitiques dans une excentricité corporelle rejoignant la démarche absurde des Monthy Python et leur humour Britannique, mais aussi de prendre la pause So British cup of tea pour expliquer les messages de défenses de l'anarchisme, humanisme, droits des animaux. Pour résumer, entre les titres Jekyll Barney est cordial, le pouce et l'index se rejoignent à tenir la hanse d'une tasse de thé-Orique avec la politesse Britannique, puis Mister Hyde Barney vient ourdir des grognements de poing levé, le corps exorcisé par les ténèbres de la révolte.

En 30 secondes du titre « Retreat to Nowhere » soit il y a eu un problème de son, soit un gars était en train de se faire péter les vertèbres, ce n'est pas possible autrement. En moyenne les titres tournent autour de 3 à 4 mn, mais il y en a de plus court. Pour faire un comparatif avec les exploits des hommes politiques Gaullistes du pays de Didier Barbelivien et de Faudel, le titre « You Suffer » c'est le temps de copulation de Jacques Chirac, soit 2 secondes, douche comprise. Le titre « Dead » c'est le temps de copulation de Nicolas Sarkozy, soit 6 secondes, douche comprise, footing inclus.

Dans les entrailles desséchées façon parmentier de canard, la folie circassienne du pit abonde de fans de grindcore hurlant d'euphorie (j'en fait partie, j'aurais la voix éraillée à la suite), parce que Napalm Death est un propulseur cathartique, une explosion de rage où le déni n'a plus de lieu, où l'on se dit tout, droit dans les yeux, entourés les uns contre les autres à se flageller les esgourdes avec cette fission de l'atome anarchiste. Cette explosion sonique est une semence dans la chair du public, ce n’est pas qu’un bruit de révolution, car Napalm Death est aussi chaotique qu’intelligent. Est-ce que le corps social est baisable ? Voici le genre de question que les Anglais se posent pendant leur petit dej au porridge, toasts marmelade, champignons frits, tomates grillées et haricots blancs.

« Le plaisir ne commence qu'une fois que le ver est entré dans le fruit, pour devenir un bonheur délicieux, il doit être entaché de poison. » Georges Bataille




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L'on poursuivait les oreilles en sang et les bronches en feu avec ESCUELA GRIND, et c'était comme de bouffer des choux de Bruxelles avec un pshiiiit quand tu ouvres la boite, histoire que ton bide te fasse découvrir la folle nuit d’un grand huit.

Bonté divine le groupe est venu avec l’utilitaire en leasing du beau-père peintre/tapissier, il retapissait la zone avec son grind et le public était saturé par le son imposant, tout comme la liesse importante serrait les gens à un indice révélateur proche de l’asphyxie. Au milieu de ce foutoir, il présentait une stature dégingandée, avec son air équanime il avait le bien-être d’accorder à chaque instant un détachement divin de désinvolture. Les hommes alentour avaient la sauvagerie viciée au corps, ils mugissaient les insanités maléfiques que le groupe exhortait, et lui, paraissait jouir paisiblement d’une aura fantomatique bien au-dessus de la bestialité qui l’entourait.

Escuela Grind a fait frémir sa rôtissoire avec le jus sonique, c’était moins le chaos que NP, mais côté coulis de death il y avait de quoi se pourlécher les babines.




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Le set était fini que t'avais un kévin en train de chercher les punkémons de Lolokomix un quart d'heure après le désamiantage des locaux et des personnes, merci qui ? Jacquie & Michel.

Comme chaque soir le park est transformé en boîte à sardines connétable avec DJ, ambiance tapas by night, Sandrine et Christelle s’éclatent d’un déhanché bestial sur l’eurodance des 90’s avec David et Sébas qui virent à l’huile de pied.


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A la fin du festival je me suis quand même dit en haussant des épaules, qu’après le jeu de fléchette, le curling, combat de mma, wrestlemania, l’an prochain les concerts de l’Xtremfest pourraient être retransmis sur Eurosport.

Retrouvez toutes les belles et géniales photos de Junk Cacahuète de la journée du samedi 2 août 2025 !

Merci à Junk, pollux Asso, l'Xtremfamily, tous les groupes de cette édition, au crew du Sidobre & black Mountain !

FIN !


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jeudi, août 28 2025

INTO THE GREAT BEYOND - Xtremefest Report vendredi 1 août 2025


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Ne nous leurrons pas, tout le monde a envie que les lyrics de Grand Corps Malade soient écrits au moins une fois par Patrick Sébastien. Hey les gars si vous venez pour la première fois à l'Xtremefest ne pensez plus au fil dentaire, vous n'en aurez jamais besoin tellement vous allez vous faire casser les dents. Ooooh cool, cette réflexion agite simplement une métaphore, et nooon une métaphore n'est pas un récipient.

Dans ce festival le premier jour tu as l'impression que tout le monde est sous azote avec le sourire aux lèvres et du Voltarène sur les épaules. Le deuxième, la moitié est strapé de partout, et toujours avec le sourire !

La great team du WallaBirzine se compose du photographe Junk et pour le report écrit de Bir.


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PITFLOOR est un groupe de crossover moderne issu des groupes de hardcore Danforth et Doppelgänger. C’est le premier groupe qui ouvre le ban, le public arrive en mode Martiniquais, trouanquilleuuuuu.

Le chanteur met à contribution le public avec une approche positive, sans le brusquer, l’échauder, une ouverture dont leur Hardcore explosif en propulse le flow. Le public ne se gratte pas la barbichette face à cet appel mais y répond pour se frotter avec une danse white trash qui se nomme pogo. Y’a pas foule mais la qualité est là, dur au mal, le groupe déploie sa force de frappe et son escouade sonique de brutasse, le public se torche le fion avec des orties et s’électrocute avec une pince sur la langue et l’autre sur les tétons. A force d'exciter les excités le moshpit se dresse comme un tsunami, Pitfloor gagne son deal. Le public boisé de résistance ne se retenait des flammes que le groupe allumait par des contre-feux de boucles, nourri et brûlé dans l’intensité du set sans aucune autre révolte que celle d’une joie effrénée.




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Cet été vous avez déjà pris 3 kilos de gras à force de vous dire : « Allez faut se faire plaisir, c’est les vacances ». Maintenant quelles sont vos résolutions ? Il faut être garant des valeurs que vous avancez. L’époque requiert un approfondissement des résolutions et surtout de responsabilité sociétale, donc c’est finito le festival Woodstock, la liberté des seventies, nous sommes à l’ère de la bulle internet où l’information et l’image circulent à la vitesse de la lumière, pour canaliser le concentré de ce que tu représentes, ambitionnes.

L’Xtremefest est en mode inclusif depuis belle lurette (< -Whaou l’expression toi t’es IN mec). Cela signifie que les comportements discriminants, racistes, sexistes, homophobes, transphobes, validistes, grossophobes… ne sont pas les bienvenus sur le festival. L’équipe de l’Xtreme Fest met tout en œuvre pour offrir un cadre propice à la fête, sûr et bienveillant, respectueux des choix de chacun·e.

Depuis #metoo & co tu gères un festival comme une entreprise de marketing, et la capitalisation de tes domaines de compétences passent par le développement de sa stratégie de proposition de valeur, à travers sa notoriété, sa visibilité, identité, communication, authenticité, fidélisation, sa (e)réputation, cela passe par l’utilisation des témoignages des festivalie.res, créer un lien émotionnel, la proclamation d’une charte. Celle-ci est mise à disposition sur le site du festival, en tant que média nous la signons. Il ne faudrait pas qu’elle soit aussi importante que la protection de vos données personnelles que vous ne lisez jamais, ou le contrat d’assurance vie pour les boomers. Il y a aussi un protocole de prise en charge des situations de violence, celui-ci ne concerne nullement la musique, pas plus que le pogo. De fait tu peux croiser un yelle fan de Mylène Farmer se frottant les nichons contre des pétanqueurs qui grognent au bar pour une cervoise.


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Sur la petite scène NOT YOUR MOTHER actionne son Heavy rock’n’roll avec un guitariste Québécois à l’humour de tenaille. Aussi frais qu'une canette de bière de chantier, le groupe balance son trip musical rock heavy blues folk, et c’est vrai qu'il obtient un très bon capital sympathique, il est à part dans la programmation. Sur scène le groupe ne se prend pas la tête, l'humour passe crème et je pense que l'ensemble du public garde un bon souvenir, bon c’est aussi péjoratif que de dire « On l’aime bien au village » avec un haussement d’épaule, mais oui un bon souvenir.


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Sur la Family Stage il y a SUN et sa brutal pop, comme si nous déambulions dans une chambre de lolita pour divaguer autour des jouets, caressant du regard les poses posters, écoutant un profil hybride mi essence mi électrique.

Entre les Spice Girl et Marylin Manson la Star Princess de Sun est ce que l'on nomme un Ovni, mais qui s'explique par la génération à laquelle elle est rattachée, puisque née avec internet la facilité d'absorption culturelle a mis en place une profusion dont la digestion émotive se trouve en fusion permanente sans aucune cohérence, ni cohésion et pourtant SUN parvient à façonner son style, car elle se fiche des barrières. Beaucoup dans le public on le cul pris entre 2 chaises devant cette fille qui joue avec une palette sonore multiple, garde les crocs serrés en ouvrant son cœur. C'est vrai que c'est étrange toute cette mixtion, c'est surtout bien fait car il y a un bon équilibre des forces en présence, et son approche dû à la résultante de son éducation émotive et musicale trouve cette complicité avec les générations internet.

Les frontières ont explosé et les mutations engendrées ne cessent de tournicoter à la fusion. Le fossé générationnel se creuse, et la rapidité digestive est plus facile pour les nouvelles qui captent le délire, alors que les autres sont prises dans leurs incarcérations légitimes. Ma génération X regarde cette fille incarner sa liberté, tant créative qu'elle définit son entité dans un présent à l'intemporalité prise dans des couches multiples. Dans ses chansons incestueuses il y a du groove, de la pop des boucles métalliques, c'est une écrasante rêvasserie qui dit tout et fusionne avec autonomie l'indépendance des femmes actuelles. Elle a une super voix, sa technique claire et criarde est aboutie. Ils sont 3 sur scènes, un batteur qui parfois est au synthé et boucles, un bassiste qui a des airs de famille avec Émile Ntamack, et elle à la guitare et au chant, il y a aussi très certainement un apport derrière pour booster, bumper le volume sonore. La tendance est actualisée partout désormais, elle comble, facilite le volume sonore, oui tout n’est pas joué live comme Led Zep dans les 70’s, il y a des introductions, des prologues, des schémas narratifs, etc…qui requiert cette faculté sonore et la technologie en permet le trip.

Le « More Women In Stage » trouve à l'Xtremefest une amplification de cette revendication post #Metoo, pourtant ce serait faire outrage à SUN que de simplifier son ascension à ceci, car comme tous artistes elle se donne à nous, pas comme une nymphette, ça c'est ce que l'on nous vend pour exciter les Humbert Humbert (Nabokov Lolita). Sun donne peut-être aussi une image capricieuse de princesse, car derrière cette figure de style commerciale et ce jeu de rôle médiatique, il y a la franco-allemande Karoline Rose Sun artiste et qui n’est pas embastillée dans la prison d’un personnage.

Le public de mâle alpha s'est fait graisser les cloches, c'était Pâques, j’ai même entendu un gars dire « Merki », nooooooooon, mais siiiiiiiiii, allez hop lui direct mise(e) sous vide !




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On enchaîne avec KING KONG MEUF (je suppose en rapport avec le livre de King Kong Theory de la romancière Virginie Despentes) sorte de Hara Kiri qui te somme à toi mâle sur leur titre «  BB L'TRoPHé » EJAKuLE DANS TES MAiNS FoUS CA A LA PoUBELLE, tout un programme qui chasse à courre la scène vieillissante, bien entendu masculine.

La suprématie canine de cette raya vient de Montreuil, tout le haut-potentiel du dessus de la Loire venant dans le dirty south gratter le territoire de l'ovalie hardcore.

Sur scène il y a la chanteuse (BeBe) haranguant la pétulance narquoise slam punk, une bassiste (Jack), batteuse (Didi) et le guitariste (Sofiane). La nouvelle génération attaque chaque contrée humaine, déverse sa hargne, balance son porc, sa colère dans une mise en scène où le théâtral a toujours sa place sur scène pour faire passer son message. Le quatuor injecte sa charge virale à base de vitriol libertaire héritage du punk alternatif aka les Bérus, cover des Rita Mitsouko, NTM, et comme n'importe quel groupe de punk HxC raconte son existence, King Konf Meuf produit le sien, radical, du moins à l'opposé du nostalgique bon vieux temps du rock'n'roll.

La femme est l'avenir de l'homme, lequel doit désexualiser le corps féminin, et devenir à son tour assujetti à rendre loi à cette injustice que le patriarcat, les religions ont réduit la femme depuis des siècles et des siècles. Et ouaie boomer les KKM sont dans la place, Sheh !

Je pense que les hommes reconnaissent aujourd'hui que c'est fatiguant, pour ne pas dire épuisant d'être assimilé à d'autres, d'être coupable de leurs désirs primaires hérités de la nuit des temps par un instinct de survie qui leur proclame de perpétuer l'espèce, oui c'est choquant ce que j'écris mais c'est ce que j'ai appris lors d'un documentaire sur Arte. L'homme reconnaît en la femme qui lui plaît la mère de ces enfants et la femme le géniteur, c'est absolument primitif. Bien entendu ceci n'engage aucun comportement déplacé, violent, et autres...Il y a des hommes qui sont capables de dompter cette pulsion et bien heureusement il s'agit d'une majorité, silencieuse malheureusement. Ce qui fait tapage à bien plus de résonance.

King Kong Meuf vit son live et fouette jusqu'au sang menstruel cette libération légitimée par une Bérurière anarchie musicale, dans un théâtre de rue où la tragédie du masculin et féminin devient un corps de mots à malaxer pour permettre un équilibre pérenne des libertés individuelles : "Rien de beau sans lutte." Platon

Le groupe a bifflé comme un salaud, et le public s'était mis en mode acupuncture, les peaux des gars après l'affrontement on aurait dit du carpaccio, me semble bien qu'un traitement par corticoïde devenait évident dès le soir même.


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J'ai adoré le début du concert de CRYSTAL LAKE, groupe Japonais de metal progressif, originaire de Tokyo.

Les musiciens étaient à 200% dans un mood emömetalcore faisant crépiter des breakdowns absolument monstrueux, laissant l'espace d'un souffle épique, émérite pour faire apparaître le salut d'une beauté musicale dans un tourbillon tumultueux et excitant qui étourdissait et submergeait indéfiniment. Pendant que le groupe actionne son vérin hydraulique le public a mis la tête dans un sceau à glaçon pour arrêter les bouffées de chaleur, taux d'hormones en flèche, Crystal Lake visant les glandes surrénales par de somptueuses mélodies acérés, des solos atmosphériques, une ligne de chant évolutive selon la topologie sonique. Le batteur a tout claqué !!

Les 3 derniers titres par contre vraiment too much laissent à craindre d'une orientation moins volumétrique et équilibrée du futur du groupe, le faisant passer de chevalier sur une licorne Range Rover qui traîne des carcasses de sanglier avec des poppy-arc-en-ciel, tu imagines le stress post traumatique ?




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Le quatuor du 92 LOCO MUERTE ameute le pit dans un gang Californien avec le coup du sombrero Suicidal Tendencies et un programme de danse latine.

Dans le pit y'avait un gars fan de metOl satanique en train de taper des dunk sur les autres gaziers, le genre qui te fait sentir ses doigts qui sentent le lisier de vieux boucs. Le chanteur a lancé plusieurs tentations d'Amérique du Sud devant un parterre de gonzes en train de lui répondre en mime Pierre-feuille-ciseaux. Loco Muerte n'a pas arrêté de lancer sa contamination festive dans chacun de ses titres comme une turista après un jus de Guanabana et Maracuya épicé au pili-pili. Le public n'arrêtant jamais de se déhancher en bachata hardcore.


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La musique est une grande thérapeute, elle vous écoute sans juger. Tout au long de votre chemin existentiel il vous arrivera de rire, de pleurer, de vous renfermer comme une huître, et la musique est capable de remettre au présent émotions, sentiments pleinement vécus pour que dans le cœur de chaque huître naisse une perle. Les humains ont des émotions, en concert vous pouvez, et même vous dev(r)ez les laisser remonter à la surface, de la façon que votre corps l’exprime, personne ne vous jugera, jamais. Ce qui sort de vous est le reflet de votre âme, la gestuelle de votre cœur, la voix de vos sensations. Le temps t'apprend à admettre que ce n’est pas la destination qui compte mais les pas partagés, les silences complices, les regards échangés sur la connivence vécue avec la même intensité. Les objets s’usent, les souvenirs grandissent. Ce qui compte vraiment, ce ne sont pas les choses qu’on achète, mais les instants qu’on vit, les émotions qui vibrent, les leçons qu’on reçoit. A l’Xtremefest les échanges laissent des traces, ils ne s’effacent pas, ils enracinent.

Je tiens tout particulièrement cette année à remercier entre ombre et lumière ces personnes : Flo, homme dont les yeux châtaigne ont un regard de gavroche abîmé avec une tendresse de cerf-volant. L’agité Stéphane et son addiction à la rythmique qui lui apporte un humour caustique et des zéniths sanguins. Waz le LLCool J du death metal, qui est le plus Britannique des lords de la Black Mountain. La gentillesse de Mario de Castres, le passionné Toulousain de death et black metal, le Perpignanais fan de l’USAP, le prof de Français fan du groupe Ghost, JBeer et son sourire d’or, Florence et la malice de son aisance, Chris pour sa bonhomie et sa démonstration de drague à la Aldo Maccionne, Junk pour sa douceur, Erik et la grandeur de son analyse !


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Des riffs lourds amoncellent le bouillon de breakdowns de SOUL SPLITTER dans la Xcage.

Le groupe a réussi a allumé en quelques secondes le gyrophare de tous les allumés du pit par son metalcore cossu et asphyxiant à la Knocked Loose. Les Cannois ont décalotté tous les bouchons de cérumen sur 5 km à la ronde, puis il nous a mordu à la carotide avec son barouf musical, une maestria de choc sonique pour ce challenger qui a rugi comme un beau diable, en diapason avec des alternances au groove intensif avec lesquels le public a décapsulé. Je conclurais par vous annoncer que ce concert surprenant c’était comme recevoir un bon gratuit pour une coloscopie exécuté par un ancien joueur de basket professionnel.


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Le public pounk était réjoui de retrouver le street art de THE EXPLOITED et s'encanailler dans la félicité d'une démence soudaine.

La sensation que les punks venaient enfin d'ouvrir les vannes. Les Ecossais arrosent les froggies dans leur révolte sociale, et dans le bassin Carmaux cela signifie beaucoup. Contrôlé positif à l’hormone de croissance par un vétérinaire Sud-Africain, Chris Tattoo de Castres est massif, très certainement il gagnerait au dernier salon de l’agriculture devant Rodriguo un taureau Camarguais, c'est le genre de gars qui utilise du barbelé comme fil dentaire, dans sa tête c'est du neutron/proton qui se frictionne sans arrêt comme du silex, ces bras ont le même m2 qu'un fourgon de maçon. Aucune chance pour le prix Nobel, par contre 300 bars de pression dans un wall of death et des gars qui ont le fion comme un chiotte de chantier retourné en face. Toujours le sourire aux lèvres, bon esprit de camaraderie Germanique, il n'a pas raté le set de The Exploited, avec à la suite Madball.

Mais revenons à The Exploited, reconnu comme la mèche du thrash metal, groupe qui n'a jamais renié ces racines prolétaires, ni vendu son nom en marque pour MTV. Leur parole est un coup de poing, peut-être qu'avec le temps la parodie jugule un manque de tonus quand les gelées de minuit Écossaises ont sévi depuis toutes ces années. Le groupe est pourtant toujours là, ralliant à lui cette hargne punk avec ses titres élastiques et la cover « Troops of Tomorrow » de The Vibrators. Franchement ce n'était même plus du slam-diving mais du lancer de tronc, cette discipline traditionnelle écossaise des ‘’Highland Games’’ qui s'est déroulé pendant ce set, et dieu merci, sans cornemuse.


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Nous restons dans l'empire Britannique avec le crossover HxC de GROVE STREET sur la scène Estafette. Le quintette souffle l'énergie de son premier album « The Path To Righteousness » via UNFD, avec un look de jeunes skateboarders à la cool. La lourdeur de leur densité affole les stats de la presse spécialisée et en live me semble bien plus amplifiée.

Originaire de Southampton, Grove Street mélange des éléments de hardcore et de thrash qui font un clin d'œil au son du crossover de la fin des années 80 et du début des années 90.


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Les riffs de bûcherons se lancent contre le mur de la fosse avec l'intention de tout éteindre comme un Windows 98. Une barbe avec le haut des joues luisantes similaire aux nains de blanche neige se frayent un passage dans le trou noir du pit façon toyota hybride, la fosse ressemble à un filtre à air encrassé à chaque fin de chanson, car Grove Street fournit un set fluide mais opulent. Dès le moindre mouvement musical scénique l'huile du groupe apporte à la durite des karatékacores l'explosion nécessaire pour qu'elle prenne feu instantanément, avec au fond une étuve d'headbangers. Si l'Xtremefest se déroulait en hiver il est certain que tu n'aurais pas besoin de te couvrir dans le ring avec les rafales de marron chaud que les gallinacés sur scène balancent sans arrêt, pruneaux inclus. Une fois encore l'Xtremefest nous régale en faisant venir la crème de rognon HxC contemporain, cimer frère !


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Valeur sûre en concert la MADBALL New-yorkaise a fait ses preuves depuis fort longtemps, et son évolution est une question de mutation de line-up, ce soir c'est collé-serré et le punch est de retour, du genre videur à la fistinière, Freddy Cricien  est dans une forme Olympique.

Si depuis 2018 avec l'opus « For the Cause » le groupe vit sur ses deniers, son culte reste une place forte qui n'est pas à prendre à la légère, tant l'aura scénique de Madball récure sa volonté pugnace d'étourdir le suc de la grosse pomme. La set list fait le tour discographique pour finir par For My Enemies, Look My Way, Pride, Down by Law, Rev Up et Doc Marten Stomp, laissant les fans baignés dans une sueur revigorante d'endorphine, dopamine et d'adrénaline.


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INTEGRITY est un groupe de hardcore metal américain originaire de l'Ohio, formé en 1988 par le chanteur Dwid Hellion, et depuis basé en Belgique depuis 2003. Le concert se résume autour d’un concours de forgeron, combat de mammouth, talkshow de pmu rien qu’avec un riff. Une séance d’acupuncture nous attendait avec une meuleuse à disque, grain de 40 car tout le set est aussi rude que de se foutre un lego dans la plante du pied, le groupe façonnant sa musique au fer à souder, c’est brut, aucun polissage, et il y a des gars dans le pit qui ont pris connaissent que Minerve ce n’est pas qu’un village de l’hérault.

Integrity a tout désintégré, et après ce renfort musculaire c’était la macarena avec DJ en se désaltérant de pina colada pour l'after au Chupito avec un DJ Set jusqu’à 2h du matin dans l'ancien Rider bowl de Cap Découverte.


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Retrouvez toutes les belles et géniales photos du vendredi 01 août 2025 à l'Xtremefest de Junk Cacahuète sur la page FB du WallaBirZine !


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lundi, août 25 2025

MY THERAPY – Xtremfest Report Jeudi 31 juillet 2025


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L'Xtreme Fest est un festival de punk hardcore crossover se situant près d’Albi. Depuis 2013 il a tracé son chemin dans une multitude d'évolutions géographiques, de transmutation dans sa programmation, il a surtout survécu aux bouleversements sociétaux et qu'épidémiologique.

La programmation, le site, l'ambiance humaniste, l’implication du crew de l'asso Pollux et de l'Xtrem Family avec ses 300 bénévoles ont permis a cette 12e édition un record de fréquentation sur 3 jours pour 8 000 personnes. La proximité entre les festivalier.ère.s et les groupes dans cette enceinte à taille humaine est indéniable. J'ai assisté à toutes les éditions, et c'est la première fois que les parkings étaient complets. Un immense bravo à toutes les équipes !!

Basé sur le site de Cap Découverte qui bénéficie d'un petit lac dont les festivalier.ère.s profitent pleinement, toutefois c'est la dernière année car les pouvoirs publics ne subventionneront plus le site, qui est la reconversion d'une ancienne mine. Si l'Xtremefest 2026 est annoncé à Cap Découverte, déjà nous savons que le crew devra une fois encore suivre une transformation.

Cette année fin de la scène gratuite, tout était concentré sur 2 scènes se faisant face (Family Stage, Estafette), avec de plus un concert par soir sur une 3ème, la fameuse Xcage. Nous avons retrouvé avec bonheur l'ambiance festive de l'Xtrem avec une population adorable et simple. Il y avait sur le site son skatepark avec le Sk8 club d’Albi, du merchandising, bars, foodtruck, village associatif, une fanfare, une batucada, et plein d'autres délires dont le festival en a apporté sa singularité. Le samedi c'est carnaval, et après le dernier concert c’est l’after au Chupito avec un DJ Set jusqu’à 2h du matin dans l'ancien Rider bowl de Cap Découverte.


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L'Xtremfamily ce n'est pas un concept ni une accroche publicitaire, et si les moyens du bord ne permettent pas d'assouvir tous les grands principes bourgeois, il y a plusieurs possibilités de mood, entre pogo d'agités et zones détentes, toutes les conditions sont requises auprès d'une organisation qui a mis depuis quelques années l'assurance d'une fête sûre et responsable pour un climat bienveillant et inclusif. Il y a une attention particulière pour garantir à chacune et chacun un rendez-vous unique, singulier et sécurisé. De plus c'était cette année le retour pour assister à tous les shows car aucun concert ne se chevauchait.

Cette année l'équipe du WallaBirzine se compose du photographe Junk et pour le report écrit de Bir.


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Pour débuter le feu sur la grande scène, je découvrais le quatuor VOIDHEART formé fin 2024 à Montpellier, avec deux « anciens » de la scène hardcore (Providence, Martyrs) et deux « jeunes » de la scène metal. Leur musak suit ce mix de noirceur contemporaine hardcore metal avec boucles rythmiques, breakdowns cataclysmiques, et devant les karaté-kids à l’affût ont déjà commencé et sans échauffements à translater leur ferveur. Faut dire que cette année l'Xtremefest a musclé sa programmation, de fait le site affiche sold out pour les places 3 jours et ceci la veille du départ. L'on sent les équipes rassurées, rassérénées par la perspective d'avoir fait de bons choix. Je constate que la population affiche davantage de noirceur vestimentaire, même si, le noyau dur provient de l'héritage du punk, avec tout ce que cela a engendré comme style, sous-genre et ramification. La démonstration sera manifeste durant tout le week-end où le crossover en fut le parfait synonyme. Avec son groove filial de la new wave of American heavy metal (NWOAHM), son épaisseur musquée, ses poutrelles de fonte, et parfois son instant planant, le groupe Voidheart joue des coudes sans en faire des caisses de résonance, il sait corroder son crossover de metalcore, emo, metal alternatif et punk hardcore. Il ne joue pas les durs, il ouvre le feu. Je remarque le T-shirt Deicide pour un des 2 guitaristes, le chanteur a cette double casquette vocale criarde et claire qui porte le fer. Le public encore dissipé tout autour du site venait remplir les rangs au fur et à mesure du tapage que le jeune quatuor maintenait à corps et à cris. Tempête d'acier avec son coulis de death et boucles de flammes déambulant avec la vivacité libertaire d’un gamin d’une école Montessori. Notre corps est comme un vieil habit emporté dans le flux des démangeaisons de ce carburant aux lignes promeneuses, car Voidheart est un jeune groupe qui allume les feux du Xtremefest en se jetant dedans comme ceux de la Saint Jean.




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De suite après sur la scène Estafette c'était le retour des sXe Toulousains d'UP RIGHTS, formé en 1996 à la suite de Conform Choice, séparé en 2007 avec un premier 7 « Old School Revenge » via Commitment Records et retour en 2024 avec des membres de Backsight et Fire At Will. C'est du HxC Youth crew (Minor Threat, Gorilla Biscuits, Bane, Judge...), basique et indémodable avec un hardcore rapide, énergique, mélodique qui permet de foutre à chaque titre un envol dans un pit réactif et impliqué dans le manifeste de fierté, de positivité du groupe, dont la ligne de vie s'oppose à la violence, l'esclavage de la mode et l'addiction aux réseaux sociaux. Sans être moraliste le chanteur passe chaque message dans un esprit bienveillant et toujours avec le sourire, ce qui apporte au set un positivisme fédérateur. Le quatuor va droit à l'essentiel, son envergure hardcore ne s'acharne pas à démontrer quelque chose, il va direct au cœur, percute son idéal et sa droiture. Le bien-fondé de son efficacité se développe et le set passe à la vitesse de la lumière, pile le temps que fonctionne une montre festina acheter dans le métro parisien.

C'est une claque parfaite et le publié vite plié !


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C'est le genre d'état d'esprit que la Xtremfamily apprécie, qui par son aura positif parvient à satisfaire l'ensemble hétéroclite du public à prendre son panard. Car si chaque individu dispose à l'Xtrem de sa liberté, et je mets en exemple la danse anarchique avec laquelle il communie, il le réalise par un collectif solidaire. Ce qui demeure à l'inverse d'une société capitaliste et libérale où le premier qui bande enc#*e l'autre pour son propre profit et qu'importe les répercussions.

Un super concert, frais avec du vieux matériel diront les blasés, j’y vois surtout le fait que quand on enlève la parade fourbe d’un esprit commercial pour foutre l’authenticité de sa franchise, loyauté, sincérité, probité et conscience, cela change tout, car tu sens que c’est vrai, pur, et que ça te touche direct et en profondeur, tout comme l'xXxtremfest !




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La jeune entité Parisienne grungy de SEX SHOP MUSHROOMS vient en remuant son pastel furieux remplit de fantômes habités de noirceur au spleen atrabilaire. Il me semble que je me retrouve comme le public plongé entre ma réserve et une réticente craintive à savourer ce gros rock équarrir sans réserve son coulis d'os crû, ses louanges à l'ange blond, et avec le sens racé des profusions de craie de la musique Anglaise. Le quatuor se démène à faire remonter de ses limbes l'écume de son premier album « God Doesn’t Exist » sorti en octobre 2024, avec sa résonance et ses climats. Aurait-il fallu pour cela digérer plus vite la calotte prise avec Up Rights pour absorber celle de Sex Shop Mushrooms avec son amertume savoureuse, sa dimension progressive qui demande davantage de terreau à mettre en place pour en apprécier toutes les consonances. Chose qui m’a manqué et c’est ma faute et non celle du groupe. Leur deuxième album est en préparation pour la fin d’année 2025.




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Le jeune quatuor Marseillais AURORE sur l’Estafette abat son colosse musical à base de breakdowns, et pour schématiser : Pantera meet nu metal aka Comeback Kid & Rise Against. Le public suit le groove et en suit l’électrisation car l’intensité est prégnante. Aurore a gagné l’Xtremefest par un set engagé sur sa ferveur contaminatrice. Aurore a sorti son premier album « Sparks » en 2023, mixé et masterisé par Florent Salfati de Landmvrks, lequel encense ce groupe et il a bien raison, le potentiel est là, et sur scène c’est un manifeste Metalcore foudroyant pour les jeunes générations ! (j'ai adoré !)
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BANE débute avec comme introduction Black Sabbath, forever Ozzy !! Aaaaaaah du respect, et pour rappel dans une époque libérale qui témoigne d’agressivité égocentrique, cela remet des valeurs sur la table. Ce n'est pas anodin.

Résumé des épisodes précédents : Après avoir catapulté leur formation dans le suc power hardcore à la surprise générale en 2016 les Bostoniens de Bane splittent, puis reviennent en 2021. 2025 et date unique en France pour l'Xtremefest j'ai le palpitant qui monte. Le son est opulent et Bane défonce par son inaltérable hardcore endurci et aguerri avec sa dimension farouche, brute, qui fait ressortir des mélodies ciselées. Le guitariste Aaron (ex-Converge) porte un t-shirt avec la mention « Listen John Coltrane », déjà c’est un bon indicateur me semble-t-il. Ses lignes mélodiques discourent entre la lune et la limaille. Tour à tour anguleux, usant de profondeur, de contre-champ harmonique Bane est prolixe, passionnant de désordre à vous bousculer, son intensité libertaire, son accroche sauvage, sa bestialité féconde sont tamisés en beauté folle de contraste. Le set est parsemé de désordres pour trouver dans les débris l’éclat des riffs saillants, rythmique de foudre et mélodies émoussées d’une perforation pittoresque. Le charismatique Aaron Bedard, chanteur en chemise bleu un peu bouffante, tombant derrière ses épaules, porte un short bleu marine avec en dessous un legging beige, des socquettes bleu et des baskets blanches, casquette assortie au short, une vrai dégaine qu’il trimballe entre nonchalance bonhomme et panache autour d'un chant rugueux. Parfois quelques pas de danse et une façon flottante d'évoluer dans l'espace avec son corps bourru, munit d'une tendresse en contraste avec la hargne vocale qu'il impose. Bane a foutu sa raclée, c’était un chaos opulent ! Whaouuuu, merci.




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A chaque groupe il y a cette quête d’apprivoisement, où le primitif craintif relâche sa zone de confort pour être étourdi par la sauvagerie en lien avec la richesse de sa culture. Cette quête est née du désir d’une liaison unique à équidistance émotive. Et lorsqu’elle se réalise elle contamine chacune et chacun dans des particules du parfum de l’éternité.

Le quatuor ORDEM a les crocs sur l’estafette avec son HxC de friction, je sens une baisse de régime avec celle de Bane, ce n’est pas la même division musicale, mais le groupe serre les mâchoires avec le goût du sang en bouche. Dans le pit c’est l’été les gars mangent des pastèques sans pépin, c’est aussi la féria car il y a un bestiau de 95kg qui s’est lancé en galipette sur des sourires forcés. Ordem effectuera en fin une cover de Black Sabbath qui sera vite torché.




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Dans la X cage c’est ALMA de Tours qui vient avec son power hardcore en mode forteresse. Junk cacahuète est en face de oim collé contre la cage avec son appareil photo, ses yeux scrutent les mouvements, la lumière propice à ce cliché unique qui doit offrir la vérité de l’instant, si tout s’agite autour, en une photo tout est fixé dessus en pause authentique, il doit en sus se protéger de tous les impacts environnant. Junk va au charbon, il ne se limite jamais au crash barrière : Champion du monde !

Basique Alma remue les corps dans une liberté de saveurs. Si le groupe est la propagation du soulèvement corporel, le show est en dehors de la Xcage, le public en est l’acteur. De manière générale le rayonnement de la Xcage se compose sur la cage d'un nombre conséquent de personnes qui bouchent la vue puisque par rapport aux années précédentes le public retrouve la liberté de grimper sur la cage. Devant et tout autour il y a un cercle de pogo et circle pit, derrière un autre rayon de vertueux pratique l’approche d’un slam diving. Les nouvelles générations dans le public se régalent.


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Le soleil se couche dans sa fin douce-amère avec sa lumière jaune et oblique. Les darons Suédois de RAISED FIST sont déjà passés à l'Xtremefest en 2014 et c’était au parc expo d’Albi. Une autre fois programmés en 2020 avec l’annulation par la suite à cause du Covid, en 2025 ils sont toujours aussi précis et catchy tel un propulseur foudroyant d’extase punk rock cataclysmique. Des riffs simples, directs aussi juteux qu’une orange Californienne contre un mur en parpaing, et assénant la scène de part en part Alexander « Alle » Hagman et son chant HxC heavy, dans un mood vocal à John Joseph (ex-Cro-Mags, Bloodclot). J’ai trouvé leur set plus agressif qu’à l’accoutumé, avec des crépitations mélos qui en contamine la robe. Dans le pit un quinqua à poil blanc bougeait comme un utilitaire berlingo qui couine, trempé de la tête au pied avec sur son visage hagard un sourire facétieux, un peu comme s’il avait reçu un rasoir jetable rose et de la mousse à raser au piment de Cayenne goût sauce nuoc-mâm. Pendant que le groupe de punk HxC contamine sa violence, le sang entre nous se resserre comme une corde. Le groupe affole mille vents qui soufflent, les reflets diamantés de la lumière du soleil sur la neige, l’odeur chaude de l’asphalte pendant la douce pluie d’été, et son aura d'étoiles qui scintillent la nuit. A 50 piges le chanteur finit torse-nu avec un corps hyper tight de trentenaire qui fait du ninjutsu tous les jours. Ok la prochaine fois que vous verrez Raised Fist soyez prêt, vous avez 1 an pour des cours de combat Zumba afin d’augmenter votre cardio, bon entraînement et ne lâchez riiiiien.




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MADAM sur l'estafette pose le nacre de son élégance furibarde en poussant l'enrobage des étincelles rock. Présent en 2023 à l'Xtrem, le parcours de ces Drôles de dames (Ndlr : Charlie's Angels - série télévisée Américaine) capitule en 3 ans une palanquée de date de concerts, et leur présence scénique confirme leur installation puisque le public apprécie leur entrain. L'acquisition de la confiance engendrée poussera le groupe a interprété le titre « I hate you » pour la première fois sur scène. Madam fera l'Olympia en octobre.




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HATEBREED c’est le show d’un professionnel des U.S.A de la profession, efficace mais sans âme. Derrière la scène une immense baudruche viendra répandre l'ambition d'en foutre plein la gueule. Jamey Jasta fait le Bro, déroule son discours rodé comme une American Way Of Life hardcore, le public marche au pas, au fer, à l'hélium. On vous sert un verre de Planet Cola à la place d’un mokaccino glacé au lait d’amande, mais bon comme vous aviez soif, ça fait le taf ! Ce qui sert Hatebreed c’est son panache fièrement nourrit par une intime conviction.




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Le ciel était d'une noirceur infernale où le bleu nuit glacé avait envahi tout le site, nous étions à discuter l'air formant une couronne autour de nous, et j'écoutais la musique des bavardages comme un signe de paix d’être accompagné par l’Xtremfamily. Puis le thrashcore des Ruskoffs de SIBERIAN MEAT GRINDER est arrivé so cool, avec des solos nickel chrome et un son d’enfer. Mon regard se pose comme une brume sur le marais aveugle du pit. Poursuivi par l'abîme brutal du groupe de hardcore avec ses lamentations de sorcellerie verbale le pit s'est transformé en torche humaine où chaque personne dans la fosse devenait une étoile brillant par son éclat de toundracore. Il y avait un gars poussant en mêlée avec la force d’un végétal crucifère, puis un autre qui le monte en cathédrale et le voilà qui s’en va dans l’écume de la fosse voler au-dessus d’une mer de main pour finir englouti dans les bras des gars de la sécu au crash barrière.




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Et pendant que les schtroumpfs schtroumpfs à l’xtremefest ça zguen zguen !

Retrouvez toutes les photos du jeudi 31 juillet 2025 à l'Xtremefest de Junk Cacahuète sur la page FB du WallaBirZine !


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samedi, août 3 2024

XTREMEFEST C H O C O L A T I N E SUMMER 2024


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26 juillet, Venerdì

En festival la population a rangé les clefs de ses inhibitions pour faire péter la soupape de son quotidien. L’Xtremefest est devenu un rendez-vous de l’été pour les fans de punk rock mélo, hardcore et affiliés…Il est le seul en France et rare en Europe avec une telle programmation. Le site à taille humaine permet de circuler à son aise, c’est l’antre majeur de l’application naturelle dans le combat sonique où se donnent les groupes de notre panthéon, il s'y vit des épopées émotives et intenses tissant entre les hommes des liens indéfectibles. C'est devenu un lieu ‘’où l'on se rencontre plus qu'on ne se croise’’ pour citer Daniel Herrero.

Si le délire est permanent, et ainsi « C'est en faisant n'importe quoi que l'on devient n'importe qui. » dixit Rémy Gaillard, le respect et la bienveillance de l’Xtremefamily fait partie intégrante de tous les aspects d’un week-end inoubliable, dont le festival en est le dépositaire et les festivaliers le garant.


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Départ de Castres il fait chaud, arrivé à Cap Découverte il fait chaud, bonne moyenne de conduite pour Jeän-Phi donc. Junk Cacahuète part en trombe capturer la lumière des instants photogéniques auprès de la faune de l'Xtreme family qui gambade dans la prairie, tatouage, t-shirt noir de groupe, short, casquette, lunette de soleil, crème solaire, gobelet en main et sourire au vent, ça commence à investir les travées de l’espace parvis.


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Au stand Kicking Records (maison de qualité), le boss MrCu! est tout enjoué. Le flair en l’air il capte les émulsions radieuses des personnes alentour avec une nouvelle équipe composée de 2 filles en lieu et place de son colistier Francis Cabrelito. Non loin de là j’entends avec l’ouïe d’un castor Américain du punk'O'billy avec un banjo, une guitare à résonateur, une planche à laver et une bassine, c'était le combo Old Time Spooks en déambulation sur le parvis durant tout le week-end. Ce groupe Espagnol n'étant pas sonorisé je peine à entendre ce trip des VRP, en moins caustique, le quatuor semble avoir l’habitude de jouer dans l’ambiance cirque de rue et à suivre les aventures de Tom Sawyer.


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Sur l'estafette PUSSY MIEL a branché les guitares, avec 4 filles pour 2 guitares,1 basse et 1 batterie, du punk rock indie riot grrl en provenance du départements des landes...de pierre, autour des lacs, c'est pour les vivants, un peu d'enfer, Le Connemara (tu me remercieras plus tard).

Les Chattes mielleuses assaisonnent l’ensemble avec un peu de graisse grungy, de soie garage face au soleil, et non faaaace à la merrrrrrr (tu me remercieras plus tard, Junk). Ces filles ont décalotté les garçons en sueur avec le venin de leur musique libertaire.


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Je croise les effluves façon groupe Cobra avec un fervent habitué de l’Xtrem Guillaume Circus (du webzine WFenec) qui est accompagné de Bertrand Pinsac du mag New Noise pour une première fois, cool. Nous papotons un zeste de temps pour se diriger dans la partie payante où les décibels montent dans le cri qui tue.

Peu d’affluence au début du set de COLD STRESS où ça hurle une bonne énergie punk hardcore thrashy sauce basquaise (le groupe s’est formé entre Hossegor et Bayonne). Le chanteur skylander ira tout en haut de la Xcage aborder les récifs du pit en faisant monter la houle.


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Dans la fosse à bestiau c’est vite devenu le réseau ferroviaire d’une favela Brésilienne, mais toujours dans la bienveillance, ainsi c’était obrigado, obrigada (selon le genre de thé) ou en version Anglaise obladi oblada (selon le genre de sexe). Pas de paresse y’a Cold Stress qui transforme les jeunes en exaltés comme s’ils écrasaient les châteaux de sable des enfants de la plage de Cap Découvert. Le groupe irrigue les titres de son E.P sans titre que vous trouverez en K7 via Dispear records, que les festivaliers.ères ont pu retrouver affilié au stand Kicking Records.

Il faut reconnaitre que ce n’est jamais facile d’ouvrir les écluses du festival d’emblée, le groupe parvient à détendre, tout en imprimant sa part de dureté sonique, même si l’on sent que le public en garde sous le coude pour plus tard. Belle entrée en matière quoiqu’il en soit. Un groupe à revoir tant il a su trouver la force de frappe pour chanfreiner des titres de hardcore boisé.




Sur la grande scène IMPARFAIT est un groupe Parisien à base de riffs metal, rythmes hip-hop, chant/rappé féminin. Je m’attendais à un rapprochement avec Skunk Anansie pour un alliage trip hop metalcore, et c’est le fruit 2.0 d'un Shaka pop nü metalternatif, becquet arrière et aileron sur les côtés. La jeunesse apprécie les atours et le show des Parisiens, ça parle à leur diversité culturelle. Pour la génération X ça fait la moue d’un gosse qui n’a pas eu son chocolat Merveilles du Monde ou sa barre de Raider, voire son Yes pour les plus fortunés. La génération Y était au bar à picoler.


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La scène X cage est en quelque sorte au-delà des limites, c'est comme être enfermé dans une pièce fermée dans la forêt, piégé, mais en même temps c'est comme si la pièce n'avait pas de limites. T’as pigé !?! Autant sur le camping elle avait un intérêt, puisque le groupe était enfermé dans une cage, le public autour pouvait rugir en montant dessus et donc alimenter la liaison du feu entre le groupe, lequel sentait trèèèèès bien l’énergie du public, et le public qui sentait bien la raaaaage du groupe en se mettant au diapason de ce qu’elle ressentait, et tout cela crescendo. Il est désormais interdit de monter sur la cage, et à partir du samedi la sécurité semblait avoir la consigne de laisser monter les festivaliers pour slammer. Pas mal de personne recommande désormais de faire une scène sans la barrière de la cage avec toujours la possibilité de monter sur la scène pour slammer, donc sans barrière de sécurité de 1m entre la scène parce que ça casse les nuts, pète les miches. Ouaie une scène hardcore basique quoi !

Le groupe SORCERER sculpte des sentiments réels avec un léger ombrage entre les lignes et les strophes, il enveloppe ses détails en proportion de sa profondeur pour que la chair naturelle de ces morceaux s’élève pour flotter clairement à la surface des lignes de crêtes.


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L'on sent qu'il y a un manque de contact avec le public, que le groupe est prisonnier de la Xcage. Leur HxC au mood dense, nauséeux, atrabilaire possède un léger spleen émotif, c'est moins profond que Twitching Tongues mais il y a cette tumeur dépressive, avec des sonorités davantage accès sur le côté brut, brute. Le quintet Parisien contamine sa violence et le sang entre nous se resserre comme une corde. Poursuivi par l'abîme hardcore avec ses lamentations de sorcellerie verbale, chaque personne dans la fosse est devenue une étoile qui se dévore par son éclat. De fait les secondes lignes du moshpit remuent la viande avec des corps slammant du promontoire en s’essuyant le trou de balle façon les princes de l’amour. Belle communion, mais par encore le suc névralgique pour désinhiber parfaitement en une osmose.




Le summer ska punk de MAD CADDIES est vraiment pile dans le mood d'un mélange de south & irish fiesta. Les punkers de l’Xtrem apprécient le brass band des Californiens, ça secoue le popotin avec les cuivres, ça délire bière en main, une fille volette une danse avec un état d’esprit reggaeton, tout le public a le smile. Pendant la fête avec les cuivres j'ai tout le temps la sensation que Kermitt la grenouille va arriver…Le trompettiste originaire de Chigaco vit depuis quelques années dans un village du Tarn, il parle français avé l'accent du sud, c'est rigolo pour un Américain. Le public a même fait péter une chenille, festiiiiif !!


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Après il y a eu un concert énergique et subliminal de A WILHELM SCREAM.

Le chanteur a choisi de s'affranchir de la barrière de la cage pour aller chercher le public, et il a tout compris, l'effervescence de cette approche créer la connexion et fédère. Dans le pit c’est lutte gréco-romaine et ça sent la jonquille que t’as laissé dans le compost. Je vois passer un gars avec du jus de tomate sur la tronche accompagnée par 2 jeunes avec des dossards au motif croix rouge (un groupe de black metal Suisse peut-être ?). Le gars avait l’air encore excité du barouf comme s’il venait de recevoir des notifications de Mondial Carrelage avec 50% sur le grès cérame.


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A l’xtremefest le synthol, les gars le boivent cul sec ! La Xcage est sur un promontoire, de fait le public monte et se jette en vol plané dans le tas. Bienvenue à Groland. La majorité regarde avant s’il a bien lieu d’atterrir autrement que sur le sol, tant dans le pit c'est la bataille de Waterloo et que ça secoue tellement que des poches s'évasent parfois pour créer des trous avec accès direct sur le goudron. La fosse c'est kit main libre, ça pue des pieds, des dessous de bras, la bière et les gobelets volent en même temps que les gaziers se jettent. A m’en donné des gars en ramènent un que le chanteur aide à poser sur le sol de la Xcage, tohu bohu car le gazier est inconscient, arrêt de concert.


Un cordon sanitaire se forme pour l'intervention des secours, 15mn d'arrêt et la prochaine gare c’était pour le final des Américains qui devaient à nouveau rétablir le contact du corps à corps en fédérant à coup de punk HxC, autant mélodique que propagateur d'une instabilité folle, et pour un chaos aussi fou que génial en live. Les gars se rejettent du promontoire en surfant, les autres pratiquent la danse du muguet courant comme des dératés pendant le circle pit comme s’il faisait le tour d'un bocal, avec la mémoire d'une loutre qui a chopé Alzheimer. Un gazier est arrivé avec une étincelle de mobylette dans le starter qui n’était clairement pas là avant, pitinnnnnnnn Forrest Gump le bestiau, pogottant sur la scène en liftant comme Ivan Lendl avec les bras. Mention spéciale au bassiste dont la qualité d’interprétation n’a d’égale que sa coolitude.


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La musique urbaine de NOVA TWINS agitait le show new generation avec son cocktail -énergie:atmosphère-, dont Amy Love et Georgia South en propulsent la culture. Pas facile d’être pile au bon moment pour conquérir sa parcelle de reconnaissance à travers labeur et humilité. Un panache fièrement nourrit cette année pour une exposition XXL pour ce groupe dans beaucoup de festival (Hellfest, Motocultor, Cabaret Vert, Xtremefest, etc...). Tout comme il est difficile de créer une programmation et un festival pour satisfaire tout le monde tant les styles et les chapelles ont parfois du mal à réconcilier les attentes et attitudes de chacune, chacun. Le groupe Imparfait ne me parle pas Nova Twins non plus, c'est entre plusieurs genres comme un punk avec des bouc’ d’oreilles aussi cool qu'un téléfilm de Noël sur M6. Pourtant le groupe a plu à pas mal de monde, c'est vrai que la paire fait son show, l'on ressent leur énergie, quand on va jusqu'au bout de la nuit on rencontre une autre aurore. J’ai la sensation que l’ouverture vers les nouvelles générations modifient la prog avec davantage de notion de pop et de musique urbaine. C’est général à tous les festivales, la génération Z arrive...

Le manque d’argent dans les foyers est aussi général, donc avec une affluence en baisse dans la quasi-totalité des festivals de l’été. Hormis le Hellfest.


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GOJIRA pour l’ouverture des J.O en France c’était l’évènement et l’avènement de la représentation de la culture metAl. Peut-on espérer de fait d’avoir un retour du thrash, grind, death, et du stoner à l’Xtremefest, please ?

REAL DEAL œuvrait à la place du groupe Higher Power qui est associé à la New Wave of British Hardcore punk formé à Leeds, dans le Yorkshire de l'Ouest en 2014.

Le HxC classic des Tourangeaux apporte une trempe oldschool, le nouveau line-up est bien en place, ça mouline dans le pit, ça fait monter le palpitant, côté guignon ça mouline des bras de touch-guy qui aime le mercurochrome, le groupe enrage pour la guerre, bennnnnn c'est la guerre ! Me semble qu'il y a un ancien de Stinky pour remplacer le guitariste au pied levé pour raison médicale. Dans les rucks je remarquais un coach de vie en reconversion dansant tout en souplesse un karatékacore et qui se vautra en croisant ses jambes. Maiiiiiiiis pourquoi faites-vous toujours ce genre de choses ? Après la cinquantaine ne vous décevez plus, bon sang. Nous retrouvions dans le pit toute l’ambiance tapas chère au latin, avec au-dessus de la surface l’envol des hirondelles avec au poste du trampoline un spécialiste de l'épaulé-jeté. Sur le promontoire c’était sans arrêt la marche sportive avec le déhanché de Beyoncé et les bras en tectonite, et pour un plongeon final comme à la piscine municipal (Waste), à moment y'a un gars qui est sorti du bordel comme s’il sortait d'une litière, là j'ai pas compris ?!?


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Finalement Kermitt est venu à l'Xtremefest en TOXIC FROGS, quintette de punk rock celtique exclusivement féminin. Un couple d'ami Carmausin avait fait le déplacement à l'Xtremefest pour profiter de la scène estafette et du parvis, et ils ont adoré Toxic Frogs.


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Perso j'étais à CRISIX à balle rebondissante avec leur thrash spinal tap. L'asso Pollux avait déjà fait venir le groupe en février 2024, lisez mon report intitulé « Journey Through the Fire ».

Les Barcelonais étaient venus avec la cartouchière et le coussin péteur, Crisix de rire et carton plein avec le guitariste qui viendra tonitruer un final au milieu d'un circle pit démentiel et dans le fun, avec une troupe d’hommes mouches tournant autour façon del grillados de la plancha. Ok c'est une figure de style qu'il accompli tout le temps désormais, maiiiis c'est toujours aussi cool à voir et à vivre.

Crisix a remplacé Sick Of It All, et il a reversé l'intégralité de sa prestation pour les soins cancéreux de Lou Koller le chanteur. Les Espagnols feront un medley des New-Yorkais avec le starter bloqué. Voilà leur état d'esprit tout simplement et avec une joie communicative car tout le set est Fun, cool, avec ce chant qui crisse vers les aiguës heavy dans le type du groupe Destruction de la German touch. Leur thrash est simple, joyeux et déjanté. Un gazier n’ayant pas fini de muer, y’avait pas 1h00 il pionçait appuyer contre une barrière, là tout requinqué l'animal s'élance dans le bouillon du cirque Zavatta...L'as-tu vu passer ?


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y’avait aussi un Malik Bentalha avec une nuque longue qui se rinçait les churros contre Bozzo le clown qui avait bu trop de vin chaud en plein cagnas, pépé le mocko avec une crête rouge (c'est dire si il est rigolo celui-là) et les deux motards de Chips en train d’essayer d’avaler des chewing-gum coincés dans leur gosier, même Arlette Gruss elle n’en a pas des numéros comme ceux-là. Vive le retour du crossover et du thrash à l'Xtremefest !!




Les concerts sont terminés, place à l’after, qui à l’Xtremefest est comme une rave-party illégale dans un skate park providentiel. Des dissidents de pernod ricard ont passé leur soirée au comptoir à essayer de lécher leur coude imbibé de bière.

“ Quand tout le monde essaie d'être quelque chose, ne soyez rien.” WallaBirZine


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27 juillet Sábado

Cette année les aoutiens fondamentalistes étaient encore satisfaits de la date des festivités. Les fans de Soprano, JuL, Bigflo et Oli, Louane, M. Pokora ont été refusé à l’entrée du Super U de Blaye les Mines en raison de leur peau acnéique (ils sont catégoriques là-dessus). Le samedi c’est de la folie, il y a toujours un bal masqué, ohé ohéééééé (tu me remercieras plus tard), en plus c’est facile avec un sac en papier avec deux trous tu peux faire un masque et personne ne sait qui tu es.


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Direction le Lac pour la Playa de aro où les punkers pataugent allègrement en même temps que les familles dans les eaux chaudes, la plage est pleine de tatoués, ohé, ohéééééé (rappel c’est samedi et l'ambiance c'est Toy Story). Sous la toile de la Beach Stage les folkeux ont fait hammam, sauna, cuisson à l’étouffer, durant tout le week-end devant les concerts au bois de santal, en début d’aprem d’Old Time Spooks, Forest Pooky, Pit Sampras et Billy Hornet. Personne n’a proposé de faire un BBQ, ni de griller des chamallow.

Wåz était avec Emïlie en mode Heavyyyyyyyyyyyyy, Junk avec Vaia en mood punkadélique, Vincent Big Jim en version ska festif, Samantha en mamasan glamour avec sa frangine Marie-Sosö, mais bien vite il faut remonter au téléphérique car les premiers décibels vont tonner...


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« Une femme libre est exactement le contraire d'une femme légère. » Simone de Beauvoir. Et nous pourrions rajouter « Une femme libre est exactement le contraire d'un homme soumis. » WallaBirZine

Grungy la musak de PYTHIES, entre Hole et L7 a fait rôtir les tournedos devant l’Estafette. Que Calor ! Personne n’a gueulé « à poil » même si tout le monde avait envie de se foutre tout nue. D’après le dossier de presse ‘’Pythies puisent dans toute la culture underground féministe et ésotérique que vous fantasmez.’’ C’est vrai ça racle avec des dissonances, le chant est mordant et langoureux, ça tonne, ça poutre, le son renâcle le Babes in Toyland des 90’s. La chanteuse Lise en shorty et santiag (cool) est dans Playboy France pour une ITW de Pythies…hein ? Même pas un bout de papelard dans rock’n’folk ?




Les comportements discriminants, racistes, sexistes, homophobes, transphobes, validistes, grossophobes… ne sont pas les bienvenus sur le festival.

L’équipe de l’Xtreme Fest met tout en œuvre pour vous offrir un cadre propice à la fête respectueux des choix de chacun·e, il y a notamment la maraude de l’équipe de la Fête Sûre et Responsable en gilets violets et oreilles de chat lumineuses. Dans cette charte qui tend à sensibiliser à la responsabilité et au consentement en milieu festif, il y a un protocole de prise en charge des situations de violence, je ne peux m'empêcher de noter que celui-ci ne concerne nullement la musique, pas plus que le pogo.

Même avec le guide de séduction de Jean-Marc Morandini vous ne pourrez acheter la confiance des membres de la fête responsable de l’Xtremefest.


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Il faut être garant des valeurs que tu avances. L’époque requiert un approfondissement des résolutions de responsabilité sociétale. C’est finito le festival Woodstock, la liberté expérimentale des seventies, nous sommes à l’ère de la bulle internet où l’information et l’image circulent à la vitesse de la lumière, où il faut que tout soit cadré, labellisé, authentifié, pour canaliser le concentré de ce que tu représentes, ambitionnes. Tu gères un festival comme une entreprise de marketing, et la capitalisation de tes domaines de compétences passent par le développement de ta stratégie de proposition de valeur, à travers ta notoriété, visibilité, identité, communication, authenticité, fidélisation, (e)réputation, pour se faire il faut utiliser des témoignages des festivaliers, créer un lien émotionnel, la proclamation d’une charte. Justement cette dernière est mise à disposition sur le site du festival, en tant que média nous la signons. Il ne faudrait pas qu’elle soit aussi importante à vos yeux que la protection de vos données personnelles que vous ne lisez jamais, ou le contrat d’assurance vie pour les boomers.


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« Si tu cries tout le monde t'entend. Si vous chuchotez, seuls ceux qui sont proches de vous peuvent vous entendre. Mais si vous êtes silencieux, seuls ceux qui vous aiment vous écoutent. » a dit Gandhi le sage, je peux t'assurer que MONDE DE MERDE crie tout ce que tu chuchotes en silence mec !

Il fait très chaud, Monde De Merde décharge et crache son bouillonnement à coup de barre à mine rythmique et de mélo riffique. Le groupe se met une sévère suée, il dégorge le fiel en même temps qu’il prend le soleil de plomb des $heriff. Le set laissera des traces de crampons vivaces pour la semaine tant leur HxC powerviolence a su nous percuter par ses remontées d’acides. Une sacrée avoinée !




Vous ne croiserez jamais dans ce festival le délégué de votre 4ème au collège qui ne vous a pas soutenu lors de votre redoublement, un certain Jordan B.

A l'ombre d'une potence de bière devenue moulin à paroles les latins batifolent autour d’un flamenco malté, l’on s’assure avé un brin de fraîcheur dans une conversation qui tourne surtout autour d’emplâtres de concerts et de caramels à l’ancienne (oldschool pour les anglophones). Le ventre à l'envers et les palpitations dans les tempes grisonnantes cette tchatche porte l'âme du Sud, à la fois flamboyante et tragique, imprégnée d'une histoire dont on ne se délivre pas. Pendant ce temps le punk mélo du trio MAKE WAR avait la pile énergique d’un riffing punk garage, et parfois des refrains mélo avec des zestes de l’école Californienne Pennywise. Basique, simple, efficace et moyennas, le set est passé quoi !


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Plus loin dans le temps, un gazier à la coupe mulet et au physique de « frigo américain » dansait cette chorégraphie mono-maniaque du marteau-piqueur dans le pit, selon la formule consacrée et chère au HxC de WHO I AM. L'an passé c'était For I Am.

The Angoulême posse crew since 2013 a rabattu les fermetures éclairs par un bloc fielleux.


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Un compacteur de canette 33 export pénétra dans le maul, déblayage, encloscage, pour être aussi foufou le gazier devait avoir la dérogation d’un parc d’attraction et du zoo de Montredon Labessonnié 81182, au moins. Le groupe a mis une branlée à pas mal de monde autant dans la fosse que dans les tranchées, et élargi tous les écarteurs d’oreilles.


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Arrêt buffet au food trucks ! Pour les veggies elles étaient super bonne les pizzas, vite préparées et tout et tout. J-Beer à la cantoche c’est un relais routier à lui tout seul ! Le soir, il était grognon parce qu’il n’y avait plus de crêpe à la framboise et uniquement au citron. J’avais envie de le serrer dans mes bras rien que pour ça 😉


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Le groupe AERIAL SALAD a déposé sa vapeur émotionnelle sur notre psyché comme le fait votre miroir de salle de bain, il restera collé le temps que l’on sorte de la pièce de ce concert, et sa propreté nous laissera un joli parfum. Entre High Vis, Idles, Public Image Limited leur post-punk avait aussi tout du bouleversement obsessionnel du Manchester post-punk du label Factory Records. Géniaux ces Britanniques avec leur sens aigüe du son alchimique pour naviguer avec cette énergie insulaire, apportant une vigueur rock alternatif façon Bloc Party dans leur chanson qui pique par une saveur endiablée, et pour une qualité d’exécution intangible.

Il y avait beaucoup de groupe Anglais pour cette édition, ma crainte c’était qu’ils fondent au soleil. D’ailleurs le batteur d’Aerial Salad a vomi derrière la scène, cela faisait un moment que son teint virait du blanc au rouge en passant par le violet dû à son effort physique persistant. Je pense aussi que le gars de la vieille qui s’est rétamé au set d’A Wilhem Scream a dû avoir, avant qu’il ne chute, un trop plein de chaud avec un malaise vagal. Ah pitinnnnn « Malaise Vagal » tu as presque envie d’en avoir un tellement ça fait classe !!

Je dirais que 98% des personnes présentes au set de ces Anglais ont adhéré et sans connaître vraiment leur musique à l’avance. Déjà parce que c’était différent de toute la programmation, donc unique, et que le groupe a idéalement joué et fait monter la mayonnaise, chantilly, avec entrée, plat, dessert, service compris, cup of tea incluse.




La version masculine des Pussy Riot se nomme MOSCOW DEATH BRIGADE.

Les ruskoffs râpent le gruyère des soviets avec des breaks dance machine de moscovite. La sauce prend vite pour le shaker de ce rap punk, à base de survet bas de gamme et d’esprit frondeur. Il y a là toute la belle diversité de l’Xtremefest avec un melting-pot générationnel de Cindy, Kevin, Bruno qui est devenu.e Cléia, Thierry et Philippe (ces mecs ont connu le jeu TV l’Académie des 9 présenté par J-P Foucault himself), Aziz de Loft Story, Célia qui est devenu.esx (sais plus qu'est ce qu'il faut mettre à la fin), Thomas, Paul qui préfère qu’on l’appelle la fusée parce qu’il éclaire la nuit de sa connerie…Bref la diversité dans un ensemble de trajectoire et de choix de vie. Voilà quoi, pas la peine d’en faire tout un fromage oh djadja !

Le rap a remplacé le punk. Les jeunes y trouvent leur compte avec un wall of death se lançant comme un broyage de Mozzarella dans un hachoir à viande, avec des beats et des lyrics d’émeutiers. Prendre un ascendant physique et psychologique devant le wall of death pourrait avoir la même subtilité que celui du métro, dans un face à face de fierté et d’égo. Mais cela n’est nullement le cas ici. Le set était pour les plus jeunes aussi cool que de boire du thé matcha en plein soleil andalou, le groupe provoqua des coups de soleil sur les genoux et à tous ceux qui se sont envolés avec façon ‘’ça plane pour moi’’ de Plastic Bertrand, vodka incluse.


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La pop punk des Polonais de CF98 a fait l’effet printanier d’une douceur venue pour rafraîchir l’ambiance. Le pit s’est transformé en bisounours kikouyou, les pomponnettes venaient chercher leurs croquettes câlines en ronronnant contre le biceps des secondes lignes bien calées au fond. Tout mimi la chanteuse ‘’mélodisait’’ de son chant, très juste au demeurant, mais l’on sentait qu’elle n’utilisait pas tout son potentiel, peut-être même que leurs titres pourraient aller plus loin encore. Bref c’était très bien interprété, ce sucre a tapissé sa fraîcheur et c’était parfait. Ce style sous représenté à fait l’effet d’un rafraîchissement. (Ouaie c'est bon on a compris)


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Qu'importe si tu es derrière la meute, juste à bouger la tête, taper du pied, immobile, bouillonnant à l'intérieur, le plus important c'est que tu sois là. Tu as autant de sourire à donner qu'à recevoir par ta présence.

Au manège carré les hommes essaiment les comptoirs dans d’interminables cascades de mise en bière où leur cortex s’enfouie (du portugais s’enfouir) dans la mousse pendant les méandres nocturnes. Plus loin dans l’espace le set très professionnel de ZEBRAHEAD a vitrifié sa soie. Je sens une partie du public évanescente, perdue dans des pensées lointaines, regardant la jeunesse gigotait devant leurs yeux sans rien pouvoir faire que d’avoir cette pensée féconde « m’en branle ». C’est vrai que c’est bien exécuté, le show, le look, l’énergie qui s’en dégage, les refrains catchy, une facilité musicale que tu ingurgites comme un soda. Le soda comme tout le monde le sait, est très sucré, plein de gaz et souvent tu le rotes. Alors oui c’est très bien fait, mais c’est chiant. Ai-je le droit de l'affirmer sans heurter une partie ? Oui car aujourd'hui tu peux être certain de froisser la sensibilité de quelqu'un, mais notre monde n'est pas celui des bisounours, il faudrait savoir grandir, murir un peu au lieu d'infantiliser les gens pour les contrôler un peu plus.

Sommes nous blasé.es de tant de concert ? Naaaaaaaaaaaan

Où sont passés nos envies, nos passions virevoltantes, ce rêve d’enfant de devenir contrôleur de gestion en île de France ?

Heuuuu, dans ton ..ul ?



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L’on sent que les hardcoreux sont sur leur faim avec cette programmation, ça fait depuis ce matin qu’ils se frottent les épaules contre le mobilier en acier du site, rien que pour calmer leurs ardeurs corporelles, et leurs cages à miel commencent sérieusement à se boucher de cérumen.


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Donc quand GUILT TRIP a commencé à mettre le contact, l’étincelle a allumé la bougie et c’était parti dans une fureur de tous les diables. Cette explosion sonique prise dans le ciment comme une semence appartenait désormais dans la chair du public en un instantanée de violence.


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Tu dis ADRENALINE ou un pain dans ta gueule ?

Le groupe débarque avec un entrainement sparta et un ensemble de rotation rythmique à faire monter la tachycardie à son pic d’insuline, les traumatismes musculo-squelettiques et stress cardiovasculaire sont dans la set list. Y’a un gars de 80kg qui s’est lancé en galipette sur des sourires forcés en dessous, gabarit poids coq. Guilt Trip fonce tête baissée avec son hardcore frontal comme un caddie dans la descente de Cap découverte vers Albi, et pète le score au coup de poing forain dès le premier titre. Une prépa dans une boucherie chevaline a dû servir pour faire cavaler les circle pit de la sorte, avec dans l’ordre final quinté plus, quinte flush et des jockeycores qui cavalent dans tous les sens. Le groupe prend toujours une bonne vingtaine de mètres d'élan avant chaque titre, il enfonce ses rondins d'acier dans la chair de sa musique pour faire davantage mal avec ses percussions, et bazarde ses démangeaisons avec la fonction motrice d'un TGV qui essaye de rattraper son retard. Parfois dans le pit y'a la tronche d'un fan de la rue Ketanou qui sort du trou de taupe avec les chicos de Shane MacGowan des Pogues, à dire vrai je ne sais pas s’il pleure de douleur, est hilare, complètement défoncé où les trois à la fois ?! Tout au long du set ça rugit ce grain de folie corporelle que le groupe lance dans les airs comme une étincelle sacrée avec un barouf hardcore. Si par malheur vous avez raté ce concert outrecuidant, vous devrez vous vider avec une poire à lavement devant un couple de retraité du Nord-Pas-de-Calais venu en camping-car.




L’on ne peut confondre un animal du pré à celui qui rentre dans l’arène. Le hardcore c’est l’éloge de la bougeotte, version initiatique d’adrénaline et de testostérone/œstrogène. C’est combattre ensemble dans cette joute où chaque épiderme libère son agressivité dans le rudoyant (rudesse + fin de mot en an, avé l’acceng).

Le culte du HxC s'applique en séquence imagée et donne du relief à une théâtralité féroce. C’est un flot exubérant et inimitable d’une meute de chien fou se ‘’poutrant’’ les freins moteurs avec truculence, se malaxant les épaules avec les genoux (oui il y a un X), parfois les segments moteurs manquent de graisse et l’huile de coude se trouve au bar…Certains vont jusqu’à s’entamer la couenne avec vaillance, parce que c’est leur planche de salut. Mais tous semblent accueillir avec un sens plaisant du sadomasochisme cette offrande de leur corps avec un intellect que l’on a laissé au vestiaire, et pour certain.ne dans le bus même.

Le moshpit est un brouillon, il s’improvise, s’ébauche, s’enroule et se déroule comme une œuvre expérimentale, il fonde sa liberté de mouvement dans l'anarchique. Cet expédient combatif vient comme un volcan éruptif de corps en corps aux rebonds aléatoires, avec toujours des cœurs chantant. Car oui, tout est affaire de sensibilité, qu'importe ton origine, ton parcours d'existence, tout ce que l'époque contemporaine met avant n'est pas un principe d'acceptation d'identité, mais de sensibilité. Le moshpit est un lieu de rencontre d'effusion de sensibilité, son style imprévisible dresse le germe de l’insolite et d’une violence impétueuse où sévissent les garçons et les filles prêtent à rugir. Quand les humains font les choses qu’ils aiment les douleurs sont lointaines.

Ouaaaaie, mouaiiiiis, bon quand tu passes la cinquantaine, tu t’aperçois avec étonnement juste après que beaucoup de monde souhaite ou t’enculer (arnaque d’internet) ou te foutre un doigt dans le fion (dépistage du cancer de la prostate). Donc tu deviens plus méfiant, hé forcément, alors aller dans un pit se faire broyer la clavicule, vient un moment où tu réfléchis et comme d’autres, tu te préserves à l’arrière pour THE DESCENDENTS.


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Ahhhhhhhh ça y est, enfin, le groupe culte, les vieux se décrochent du bar pour venir mourir devant la scène. Parmi les ami.es : Fabrice a fait son running de l’année et sans aucun réveil musculaire, il devait marcher le lendemain comme robocop à qui l’on a plus lubrifié la mécanique lors de la sortie du film en 1987. Vaia a pogotté façon polynésienne, Big Jim a repris tous les refrains par cœur (oui avé l’acceng) scandant à la toute fin qu’il pouvait mourir tranquille (c’est une métaphore). Junk a sauté partout tout en prenant des photos de groupies. Et oim, et bien je me suis ennuyé, et ce n’est pas pour autant qu’il faut que j’aille vivre dans les égouts pour suivre les préceptes d’un homme-rat maître en arts martiaux. Ce n’est pas grave, il en faut pour tout le monde, les goûts et les saveurs sont différentes pour chaque personne, vous n’aurez pas à vous nourrir de pizza surgelée à l’huître d’Arcachon si vous avez aimé ce set non plus hein !

L’âge du burin étant terminé, je suis à la patine. Qu’est-ce que cela peut faire si je n’aime pas ? rien, l’important c’est d’être honnête avec soi, et de respecter la sensibilité des autres. Il faut être libre d’apprécier le moment tel qu’il soit, de ressentir ce qui vient, de porter avec sa culture la liaison émotive que l’on peut mettre en corrélation. Chacun.ne est libre d’apprécier ce qu’il reçoit, tout comme il est important à l’autre qui n’apprécie pas de le respecter, et inversement proportionnel. Même si nous ne partageons pas tous le même idéal il est important que chacun.ne puisse être libre de ses choix, goûts, sensibilités. C’est une valeur du punk dont The Descendents a alimenté la base dans le punk Californien, Hermosa Beach since 1978.

« Le plaisir ne commence qu'une fois que le ver est entré dans le fruit, pour devenir un bonheur délicieux, il doit être entaché de poison. » Georges Bataille

The Descendents a écrit ses chansons au siècle dernier, la façon de penser, de choquer, etc…était différente de ce que l’on conçoit désormais. Le rudoyant punk des Californiens est rêche, leur dose de sucre est une calamine à côté du soda caféiné à la taurine des sonorités contemporaines. Ce concert en a démontré l’opiniâtreté, la nostalgie, le son, une époque. Ainsi au début la foule se transcende en montant le palpitant dans le rouge, l’influx nerveux et l’émotionnel fusionnent leur noce dans une pinède en proie aux flammes. Puis au fur et à mesure de la redondance musicale, l’affluence se délite, devant c’est toujours tohu-bohu, et derrière ça parle de ‘’au jour d’aujourd’hui’’.




Les Californiens repartent avec leur serviette mouillée après ce bain de minuit bien punk, et déjà dja le public va se poster pour la disco party night fever de LOU STRUMMER. Fumée de stadiste, musique électro, des flashes en musique funky, y’a la basse qui frappe, et la guitare qui choque, et y’a le batteur qui s'éclate et toi qui tiens le choc, et tu chantes, chantes, chantes ce refrain qui te plaît (tu me remercieras plus tard). Hey vous avez peut-être dansé décomplexé.e sur un bootleg de « Despacito » avec un moniteur d’auto-école fan de salami et ceci vous ne le saviez même pas !

Les corps sont une lampe qui éclaire les traces de pas de notre existence, la danse est sa libération. Y’a pas de saison pour que vive la musique au fond, Pas de saison pour que vive le son, En marchant tu donnes une cadence à tes pas, Tu sens la musique au bout de tes doigts…


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28 juillet Every Day Is Like SUNDAY

Investi dans une posture altière de héros pour perpétuer son espèce, l’homme a fondé son héritage sur les pas de sa transmission. Désormais la femme lui libelle le pouvoir arguant avec ferveur à la même équité qu’un syndicaliste du monde paysan devant le bureau du ministre de l’Agriculture. Lâchant un pain aux raisins de bon aloi avec la naïveté de sa suprématie séculaire le masculin finira sur la place publique émasculé. Moralité : « En toute chose il faut considérer la fin. » (Le Renard et le Bouc, III, 5, Fables de La Fontaine).

Les civilisations s'effondrent comme s’effritent les falaises de craie sous l’écume des vagues nouvelles. Un monde s’éteint et un nouveau apparaît, c’est comme cela depuis l’Homo sapiens, et le nouveau monde grignote avec rapacité pour asseoir sa prédominance. L’on connaît assez l’histoire pour savoir que le pouvoir a des mains voraces, et que les créatures en dessous seront parquées et mises sous-tutelle. C’est comme cela depuis l’Homo sapiens. Tout ce que tu inclus d’un côté tu l’exclues de l’autre, il s’agit d’un équilibre instable sur l’échelle de l’humanité, et non de Richter, ne pas confondre, même si en termes de déflagration c’est similaire.

Faire entendre chacun.neS et lui donner le même droit est la déclaration universelle des droits de l’homme. Pour ne pas heurter faut-il la modifier pour inclure toutes les sensibilités désormais ? Je constate que chaque communauté est catégorisée, rétrécissant son angle de vue jusqu’à faire émerger sa plus grande ampleur égocentrique. Sexe, niveau social, étude, couleur de peau, religion, ethnie, groupe, confrérie, sororité, coiffure, corporation, cartel, marque de basket, sport, etc…pour se comprendre il ne faut plus avoir des similitudes proches, mais être quasiment identique. L’universel n’est plus. Puisque que chacun.neS se définissant dans un étal achalandé, et qu’il faut redéfinir la présence de la multitude pour la parité avec une discrimination positive. Est-ce un procédé pour exister davantage ?

S’il faut se battre pour ses idées, je n’en ai qu’une, l’amour. Cela n’a jamais suffi pour survivre depuis l’Homo sapiens, mais je n’ai jamais voulu survivre pour exister. Je « Vis simplement pour que d'autres puissent simplement vivre. » selon Gandhi, et surtout il y a un devoir de reconnaître à chacun la dignité universelle d’être considéré comme un individu à part entière. C’est simple à appliquer, basique à concevoir, oldshcool et non vintage !


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Post-scriptum : Suite à cette introduction, sachez que toutes vos protestations seront entendues et étudiées par nos subordonné.eS avec un soucis et une rigueur pluridisciplinaire.


Les pop-punkers de PUNKY TUNES ont ouvert avec la cover « Mystery » de Turnstile, les punkers ont adhéré comme le ruban à mouches à coup de coudes tsé tsé ce groupe…Puis Junk et LolocomiX sont restés jusqu’au dernier riff avec un super kiff. Petit par la taille le quatuor a su démontrer la plasticité de sa mousse punky avec des compositions originales, et des covers puisqu'il a débuté en reprenant des classiques de Nofx, Rancid, Offspring, The Interrupters, Bad Religion, Pennywise, 7 Seconds, SOIA, Kid Dynamite depuis Sélestat en 2021. Le rendu était intense sur la scène Parvis (l’estafette).


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Je rejoins le sérail en zone four à pain, côté Xcage. Il fait bon, la température bénigne avoisine les 36 degrés. Comme pour tout, plusieurs niveaux d’appréciations en fonction de ton ressenti et vécu. C’est l’été et dans la fosse les gars mangent des pastèques sans pépin et sans se pendre le melon. Le public est divisé, ceux en plein soleil devant la Xcage et les autres à l’ombre sous la grande halle couverte et ombragée de la Family stage, au milieu CLUNKER a été clinquant, pétrifiant son set d’un stoner anar en portant des tutus roses. Heuuuu Gart c'était hier carnaval. Ce groupe s’autoproclame “groupe de smicards” : des galériens du quotidien qui jouent fort un gros rock qui tache ! Bien vu l'aveugle, alors ouvrez les yeux au stonarchique !


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Formé lors d’une soirée cubi la villageoise à Castres punk City, le quintette pousse la fonte musicale en même temps que la satire de Jello Biafra. Le chanteur, cousin de Poelvoorde jumelle à l'autodérision cette malice que l'on retrouve dans leur bain sonique. Et quand ça s'est terminé, je jure que j'ai goûté au sang sonique. Merci !


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Sur la rampe de l'Xtremefest l'éclairage de BELVEDERE a propulsé le Sk8 punk mélodique pied au plancher, avec cover de Bad Religion. Les cousins du Canada inondent leur sirop d’érable mélodique avec la sève du punk 90’s. Le groupe tisse sa soie mélodique avec les veines du public en résonance, créant le centre d'un deuxième ciel. Parce que dans ce flux s’épanouit la peau inconnue tel un vertige où s’agite une méthode d'extraction des essences et des pétales mélodiques sous les rosiers églantiers du punk rock. Le groupe exhalait son parfum à satiété et l'huile parfumée extraite des tissus mélodiques rayonnait son arôme, en collant à la sensibilité de notre fleur avec une fidélité réaliste. Les planches à roulette ont glissé sur les vocalises aussi mélodiques que la rapidité d’exécution, pour un must !


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Le jeune groupe de HxC CALCINE a électrifié avec son opus "Common Love Common Nausea" joué façon D.I.Y riffs et breakdowns oldschool. Dans le roulis de la fosse les appendices auditifs ont des allures de chou-fleur en béchamel, et les plus légers actionnent leur souplesse avec des jambes nunchakus. Le groupe moleste et la chanteuse balance sa hargne d'une hauteur de 5,249 pieds Anglais, arpentant le devant de la X cage comme une panthère affamée. Comme toujours il y a des gars qui essayent de rentrer dans la cage avec des portions de collègues entre les prémolaires, dans le tas il devait bien y avoir des Ariégeois éleveurs dans les alpages reconnaissables à leur coupe mulet. Il tonne du feu hardcore et les éclairs se balancent dans le pit. Chacune et chacun gagnera la reconnaissance du puriste et le respect de son auxiliaire de vie, ou camarade de chantier (barrer la mention inutile)…C’est beau d’exprimer l’impact qui se dégage de soi avec ta nature et la richesse culturelle de ton affectivité, ton appétence aux autres et sa valeur dans la chaleur fraternelle. Avec Calcine ce fut flagrant, tant la force de groupe abondait dans le respect des individualités qui composent l’Xtremfamily. Le groupe a offert la netteté de se sentir unis et forts, capable de faire vibrer un champ d’incantations dans le carambolage tout en gardant la flamme.


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Dans un style smoothie, sur le parvis nous avions le Forest Pooky Quartet (putinnn ça sonne), c'est la formule quatuor électrique du folk de l'Ardéchois-américano FOREST POOKY, avec Le Basile à la poumpoum (Not Scientist), Mathieu Zuzek au chœur et guitare (Ghost On Tape, Lame Shot), et Fred au chœur et à la basse (guitariste de The Pookies et Not Scientists). D'emblée (et pour celles et ceux qui connaissent - donc comme d’hab), tu es touché par la rocaille charmeuse de sa tessiture, et une étendue vocale qui vient prendre à la source émotionnelle. Beau, profond, puissant et marrant en plus entre les titres pour un stand up ! Interprétant le « Life On Mars » du caméléon de la pop David Bowie, puis le vaste mélodique et vocal d'un rock indie, avec vue de 15ha sur un parc de sensibilité, confortablement dorloté sur un siège en velours, cigare cubain, cognac servit dans des verres épais. La classe de l’Ardèche avec panorama Américouain !


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L'on quitte ce beignet à la confiote en marchant comme Philippe Noiret pour renouer avec de nouvelles belles harmonies vocales pour STRUNG OUT. Le groupe évoluant dans un punk hardcore mélö de chez Fat Wreck Records. Hypra mélodieux, c'est véloce comme une copulation punk Hardcore qui a pourtant mauvaise réputation quand on lui jumelle une technicité. Strung Out a joué dans cette zone de satiné et duveteuse que peu de punkers parviennent à en extraire et en émettre une telle hauteur. B R A V O ! Puis superbe voix et chant de Jason Cruz qui a fait le reste, 10 cm de satin le truc avec cette pointe de noirceur émo au poil. Question à Bertant Pinsac du mag New Noise, est ce que Jason a mention de Gruff Punk ?

...Et que dire des superbes solos flamboyants, whaouuuuu. Strung Out a interprété ses hits et quelques titres de son dernier « Dead Rebellion » disséminés tout le long du set. Tant d’émotions tendres et douloureuses, douces et amères se pressaient dans notre âme mélodique à la toute fin.


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Le silence de la rue battait ses doc martens quand la fille de Chris Waddle est venue taper le punk prolétaire contre la Xcage. THE MEFFS est un duo guitare batterie avec morve et morgue, nous avions toutes les ref du punk Anglais, sans caricature.

Leur simplicité est allée directement dans le cœur du public, à base de palpitations riffiques du macadam, une chanteuse en t-shirt Lonsdale, un batteur claquant les fûts comme le public lançant les pintes en l'air, les valeurs du lumping prolétariat avec fish&chips plein les doigts, bain de sueur dans un moshpit qui criait au rythme des chansons. Oui 2 personnes peuvent tenir une scène, faire asseoir tout un public pour le soulever en flèche avec le titre « Budget Luxury ». Lily la chanteuse et sa telecaster iront haranguer la foule puis le pit pour être soulevées par la foule en commençant à gratter un riff, Lewis le batteur qui pensait le set terminé reprenait les baguettes et la suivait. Le duo finira avec l’osmose du public dans un rodéo punk et une chaude prestation inoubliable. C’est toujours cool une telle connexion, et Ô combien rare avec la consommation de musique (génération spotify) et de groupe (festivals).


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Big Jim Këvin m'annonce que THE BABOON SHOW va nous offrir du rock'n'roll. Okay, from Sweden with love, les musicien.nes arrivent et balancent leur rawk avec la souplesse tactile d’une chaise de bureau järvfjället et du canapé knøoppard. Quand la chanteuse débarque c'est Josiane de la compta, mais en combi moulante ! Gasp, La daronne devient instantanément meneuse de revue dans un peep show Hi Energy.


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Le groupe en bois de la froide Suède a fait fondre les glaçons anisés du south pour un show spinal tap à donf ! Véritable temple du rock’n’roll décadent et théâtrale, The Baboon Show must go on est venu avec cent déserts de braise brillants comme les bords de l'œil d'une vipère et vitupérant la langue excitante des serpents. Les pétales de leur musak passait d’un violet de soufre au milieu des flammes des décibels. J'ai mon cœur qui devient chauffe-assiette avec les ref heavyyyy metOl que le combo excite, comme le « Run To The Hills » de la Vierge de Fer. Coup de tatane salvateur pour le batteur Niclas Svensson avec son shirt d'Helloween et son coup de pied de mammouth sur la grosse caisse, poussant un grondement admiratif de la foule qui se fera entendre au loin. Le gars a été guitariste dans le black metal de Throne of Ahaz, et est bassiste dans le death de Gates of Ishtar, et plein d'autres...

Le gratteux Håkan Sörle a joué dans Mando Diao, røck swëdish, et la bassiste Frida Ståhl dans le trio féminin Meldrum de Heavyyyyyy metöl.



The Baboon Show a agité le fun de The Hellacopters et d'Abba branché sur le gode ceinture rawk’n’glam de Turbonegro, avec un peu de vaseline pour huiler, et c'est passé direct pour la soirée au Cap d'Agde. La chanteuse ce n'est pas la peine de lui faire goûter du Gaillac perlé de 1996 elle a le même grain vocal éraillé que l'humoriste Doully. Les arbres humains se balançaient au son de sa voix hargneuse et sa langue d’oriflamme rouge pâle planait dans l'obscurité de la foule. Elle profite pour réaliser ses cours de zumba on stage, euphorisant le public avec des refrains sing along fédérateur.

Là d'où ce groupe vient, seuls les bijoux glamour sont placés dans des boîtes doublées de satin matelassé, mais ici, ce sont des parfums dans l’air et la musique conspirent à hypnotiser l’ensemble par son fracas. Ce groupe est vraiment fun en live, excellentissime, un vrai panard...Sur disque c'est en dessous, comme quoi leur show dosé et travaillé augmente la vasodilatation de leur tambouille. Si l'Xtremefest souhaite programmer ce genre de groupe je plussoie, (coup de coude et clin d'œil) : The Hellacopters, Imperial State Electric, the Supersuckers, Hives, Danko Jones, Zeke, Mommy, Body Type, Amyl and the Sniffers...en autres hein !


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L’énergie, le discours, et les crêtes colorées pour faire survolter avec des hymnes véloces, THE CASUALTIES croque la street punk de The Exploited et Charged GBH en laissant des marques de morsures sur l’Xtremfamily. La parité des punks célèbre leur cri de guerre, pogotant au milieu de toutes autres sécrétions de la rue. C'est joué vite comme un coup d’éponge magique sur le muscle bandé qui pue le camphre. Dans le moshpit les gars poussent la mêlée, un autre monte en cathédrale et le voilà qui s’en va dans l’écume de la fosse voler au-dessus d’une mer de main pour finir englouti. Le quatuor iroquoise sa roteuse sonique par un désamiantage des locaux et des personnes en lustrant la tuyauterie, merci qui ? Jacquie et Michel.

Je rappelle à toute fin qu’utiliser le théorème de Thalès dans un pit en flamme ne sert absolument à rien. Devant moi un gazier venait de prendre un guignon dans le rable, ‘’c'est un Laguiole, il se plie comme un canif." d'après Vincent Moscato. Dans le pit et sur scène ce sont les travaux publics, pelleteuse, tractopelle, bulldozer...au milieu tu avais un ingé son et lumière à lui tout seul, une tige d’allumette en train d'attraper une sciatique en essayant de soulever son pote dont le corps doit être l'équivalent de Tyson Fury. Ohhhh le bordel un vrai chantier de maçonnerie. Le public a noté 8/10 le grenadier voltigeur David Rodriguez qui a remplacé Jorge Herrera au chant en 2018 pour son jumping jack flash version Van Halen en haut de la X Cage, le fada !


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Ce dimanche la prog était vraiment explosive. Sur le parvis nous avons ressenti un bien fou avec le rockab des familles recomposées des Big-Up BILLY HORNET..

Hey c’était une reformation après 8 ans de pause, j’ai connu ce groupe au tout début en tant que LaRotule50's, avec un guitariste pas bien dans sa peau mais au charisme original. Polo l'ancien batteur est depuis passé guitariste chanteur et hurleur dans le groupe de HxC Get Real. Tchak le contrebassiste est aussi bassiste dans Dirty Fonzy, il a la clef de fa en tatouage et les pieds au sol. Dans la fosse c’est un bar à l’ancienne, tu as l’ivrogne, le benêt du village, les rockeurs au flip’, les autochtones qui exagèrent devant les gens de passage ravis du spectacle authentique, des nénéttes, pin-up, toutes et tous heureux. Le show du trio épingle les mélodies du diner, chromé de riff sur une guitare sans distorsion. Fringuant de vapeur avec les cœurs chauds sur les rythmes chaloupées de Dadé Kool (ex-Dirty Fonzy), Billy Hornet caresse les Stray Cats à rebrousse-poil pour une furie lézardée de griffe rock'n'roll sauvage, grrrrrrrrr !


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Retour dans la bouilloire de la Family Stage. Vincent Big Jim me regarde avec les yeux du petit agneau avide d'eau de la forêt, et il va prendre sa mornifle en véritable groupie. Le dojo est installé, magnifié par un grand et faux cerisier posté à côté de la batterie, des lampes papier du Japon s’illuminent. Une mise en scène à l’ancienne pour un décor qui d’emblée te téléporte dans l'univers de RISE OF THE NORTHSTAR.

Le trip metalcore crossover pugnace des Parisiens est brut, compact, dans le suc de Cypress Hill mais version Terror, avec des zestes de Pleymo bil. Groove metalcore, Beatdown de coreux, nü metal déchargent leurs atours dans la culture manga-nippone.

Une vie monastique a été balancée en un cri de rage pour cet adolescent qui a dû faire une crise d’urticaire pour avoir un piercing au nombril cette année 2024, et aura jeté son corps défendant contre les murailles du pit, avec la jubilation d’un moine qui vient de rencontrer dieu en la personne de Ken le survivant. Dans le pit le public compact séchait le sang sur ses lèvres en 5mn, et suivra le guide Vithia (le chanteur) sur le chemin du plaisir comme un ancien chant sacré.

D'autres parviennent avec humilité dans la bataille en se promettant fidélité, loyauté et assistance dans le combat sans aucune inhibition. Le tatami est plein de corps exultant chaque refrain facile à reprendre. Rise Of The Northstar roule sur la vague en étant certain de sa force de frappe, créant l'attente entre les titres afin d’enflammer son absence pour faire monter sur son gratte-ciel de rage sonique toute sa présence.

Quand un wall of death se charge, je n’ai jamais vu personne se faire éteindre. Le moshpit peut devenir saignant, les hommes n’y sont pourtant pas des gladiateurs, ils ne viennent pas pour emplafonner, il y a une graduation qui culbute dans l’agressivité mais jamais pour détruire. Je n’ai jamais vu une salade de phalanges dans un concert de Hardcore sXe. Le pogo est un instrument de catharsis qui permet d’évacuer toutes les tensions préexistantes, héritées des tensions absorbées. Je ne dis pas que parfois deux jeunes gars se poudre la rocaille et que la châtaigne survient, mais souvent c’est de la pluviote.

Rise Of The Northstar a fait son show Iaïdo. Leur Bushido Metal est maîtrisé à la perfection et aussi affûté qu'un Katana ciselé. C’était le point d'orgue d'un week-end de philosophie martiale pour code d'honneur oldschool. Le groupe s’est construit une méthodologie pour réussir son point d’impact, la réussite est là, bravo. Il est sur une prise de contrôle totale, son aspect visuel est capital puisqu’il travaille durement son image, nerf de la guerre contemporaine. J’espère cependant que son esprit de samouraï ne va pas le paralyser dans une posture et stature figée. Puisque si l'on va à contre-courant, on s'épuise. Si l'on va là où tout le monde va, on se perd. Si l'on attend que quelque chose se passe, on se meurt. Si on lâche prise alors seulement on avance.




Ensuite ? Le park est transformé en boîte de sardines connétable avec DJ Milo, ambiance tapas by night, Sandrine et Christelle s’éclatent dans un déhanché bestial sur l’eurodance des 90’s avec David et Sébas écartant les bras pour essorer l’huile des aisselles. Vous vous en doutez bien la dernière nuit fut d'une grande et sombre délicatesse.

Merci aux 340 bénévoles et salarié.e.s et à l'Xtremefamily.pour cette édition complètement Zguenamass.


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Retrouvez toutes les magnifiques photos du weekend sur la page FB du WallaBirZine, réalisées par Junk Cacahuète !

Si dans le week-end sur le téléphérique du retour du lac tu as réussi à manger un Balisto sans qu’il fonde dans tes doigts, tu recevras un nude de l’Abbé Pierre, mon cochonas !!

Pour l’Xtremefest 2025, vous avez pile 1 an pour des cours de zumba afin d’augmenter votre cardio, alors bon entraînement et ne lâchez riiiiien.


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vendredi, août 11 2023

XTREMEFEST 2023 - FOREVER MILITANT



Selon Sigmund Freud « Au commencement des temps, les mots et la magie étaient une seule et même chose ». Aujourd'hui les mots sont comme une brise qui parfois ouvre un volet, mais ne pénètre jamais à l'intérieur si la fenêtre est fermée. Passer des nuits blanches à turbiner des textes de free jazz avec un gout de café noir le lendemain, juste pour un pouce levé sur facebook, ahahah paye ta loose perditos !

Aloha les passionné.es de Convivialité, Respect, Inclusion, Solidarité, la nature de la vie ne répond à aucune loi, aucune règle. Elle est impermanente dans un fracas permanent, et cette nuance l’Xtremefest l’avait bien pigé pour vous gâter ce dimanche 31 juillet, ohhhhhhhhhhhhhhh yeah !

Pendant l’entr’acte du site électrique vous pouviez aller au lac accessible de 10h à 20h, par le télésiège situé sur le parvis de Cap Découverte ou par la navette gratuite située à la Maison de la Forme. En bas vous aviez une plage de sable fin avec baignade surveillée, des toilettes, un point d’eau, les activités nautiques (wakeboard, paddle, pédalo…) et une auberge proposées par Cap Découverte, vous aviez aussi et première pour le festival, une scène acoustique et un bar proposée en collaboration avec l’association Tonight We Folk ! Dans ce petit chapiteau cosy tout au long du week-end sont passé.es : Heeka, Mike Noegraf, Trint (des incos), Windflower Union, The sobers. Nous avons vu Yawners, il y avait un super son, musicalement c’était plaisant au début, puis redondant par la suite, il manquait au moins un(e) autre musicien.ne pour l’accompagner et mettre du relief.

L’initiative de cette scène est remarquable, cool moment, j’espère que cette première aura une seconde mouture pour l’année prochaine. Avec les collisions et contusions que le public s'était déjà administré, en arrivant à la plage il ne m’aurait pas semblé extravagant de voir des gars en train d'essayer de faire des ricochets avec du sable par exemple.

C’est vrai que c’est un grand plus pour les festivaliers ce lac, puis avec des concerts les pieds dans la flotte. Ici vous vous sentez peinard, lâchant du lest, calme, détendu, dans l’attitude de David Lee Roth de Van Halen en 1979 qui disait « J'ai essayé le jogging, mais ça faisait tomber les glaçons de mon verre. »



Je ne connaissais pas le trio PLASTIC AGE et j'ai vraiment apprécié leur indie rock, la structure de leurs compositions dynamisée par une filiation fofolle aux B-52’s, Pixies et au post-punk anglais du début des 2000's. Le groupe s'est donné sur la scène de l’Estafette comme un soleil et a recouvert son ombre d'une aura qui viendra saupoudrer un set fruité, ultra-vitaminé et hyper dansant (quelle rythmique), venimeux et aimanté d'une euphorie émotive (guitare et chant basse). J’ai trouvé le groupe en osmose, plein de peps, et leur live a propulsé un attrait joyeux et explosif. Le set m’a touché comme un poème que j’avais rencontré dans un rêve peuplé d’écumes et de décibels. Ce fut une très belle découverte.


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Yo jeune fauve, ce matin tu avais pris grand soin de te raser et de te passer de la lotion après-rasage. Vu ta tête de constipé devant le début de set d'UNDERGROUNG THERAPY et son mood metal rock garage grunge indie rock, tu savais que tu t’étais chié et que c’était davantage du synthol sur ta nuque qu’il fallait. Dans le pit de la X cage c’était Samson de Tolosa contre Béziat…du Tarn, et ouaie ! Le groupe tricota sur le fil du rasoir les entrailles d'un set peuplé de laine et de sang sous ses coutures musicales. Dans la fosse les gars sont jeunes, dynamiques, ils aiment le contact, les sports de combat, une discipline de heurt, et en même temps ils sont remplis d’ecchymoses existentielles, ils se cognent au réel. Underground Therapy a malaxé son patchwork sonique menant un set à l’épée et atteignait la brûlure vive qui reste.

MADAM est un palindrome et surtout un trio féminin choc de rock garage et il déménage ! Leur 5 titres EP ll » a été mis en boîte au Swampland Studio par Lo' Spider (Jerry Spider Band), gage de qualité. Un torrent de lave rock, heavy, grungy se répand sur la scène de l’Estafette et rapidement le trio n’est plus qu’une parcelle d’âme unique qui se tisse sans césure. Une seule âme impalpable de l’un à l’autre corps musical vient se répandre. Leurs compositions venaient nous frôler d’une obscurité aveugle puis nous pénétrer par une force impétueuse, en laissant derrière elle des frissons de fées légères. Il y a quelque chose de très farouche et d’à la fois mystique dans leur musique attirée par la noirceur, avec laquelle ce trio a pris vie dans le cœur de la musique du diable en Reine solaire du crépuscule.

THE DESCENDENTS ayant annulé ce sont nos bons vieux $HERIFF qui ont dégainés un set au soleil de plomb. Des salves de hits, joués à toute berzingue, avec du fun à gogo, des refrains repris en chœur, poings levés, bref comme d’habitude un super moment avec les Montpelliérains.


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Pas vu SNUFF, mais Junk et Vincent oui, et ils ont adoré, tant mieux, dans le pit il s’est échangé beaucoup de carte de punkémons entre initié.es.

A l’Xtremefest il n’y a pas de personnes qui essaient d’être différentes juste pour être différentes. Il n’y pas une unité de clonages, d’individus moulés dans le formol d’une hype réfléchissante, il y a un consortium d’individu.es formant l’Xtremfamily, où l’excentricité est une énergie.

L’inclusivité est naturelle dans l’underground, la coalition contre-culturelle a toujours promu une zone à défendre pour les minorités. Il existe et existera malgré tout, des connards dans le lot (pas le département hein) pour ternir la communauté. Parce que des gars ont abusé de leur pouvoir de domination, ce sont tous les autres qui payent derrière. A l’Xtremefest tu n’es pas comme un retraité dans les rues de Bangkok, la fête responsable veille au grain. C’est une bonne chose qui a valeur et déférence.

L’époque implique quotas et règles pour justifier la mutation en cours de l’après Mouvement #MeToo. C’est aussi une époque où tu peux subir l’opprobre et la vindicte populaire dès le moindre propos ou humour malhabile. Je me souviens qu’en janvier 2015 l’opinion était Charlie Hebdo, aujourd’hui c’est loin tout ça. L’impression que l’on glisse dans un abus où il y aura des réunions fondatrices permettant la mise en place de décret dragibus dans le pit, pour jouer à l’aquaponeys participatif pendant le concert d’un groupe de hardcore trans.

Qu’est-ce qui différencie la sororité active de la virilité dans le pit ? Juste le poids des mots pour en traduire la valeur. Une fille et un gars dans un pit c’est juste 2 personnes qui pogotent.

Pour le moment c’est une nouvelle époque, nouvelle mœurs, nouvelles addictions, et tout ce qui viendra du passé sera de la merde en barre. Cela a toujours existé pour chaque génération qui a foutu en l’air la précédente. Faut bien faire son trou, alors ça creuse. Si tu ne comprends rien de l’époque actuelle, c’est que tu es bon pour le cimetière des pachydermes. Tu te conformes où tu crèves, traduit comme un boomer, un réac, etc…Puis vous écouterez un bon vieux Cannibal Corpse en repensant à votre vie d’avant. Ce qui est chiant aujourd’hui c’est le quota. C’est réduire l’humain à un individu et à une communauté de genre, catégorie, variété, et ça AVANT, dans le punk rock, ça n’avait pas lieu. Tant mieux si les trans, homo, femmes, bi, etc…soient accepté.Es partout, tout le temps comme ils sont, et c’est NORMAL dans une société qui a conçu les droits universels des citoyen.Es, et de l’homme/femme/handicapé.es/trans/bi/d’un gars qui met le lait avant les céréales, et etc...

Nous les aimons !

Le week-end suivant l'Xtremefest je suis allé à un festival de musique électronique, le FAMILY PIKNIK à Frontignan, et j’ai remarqué que l’inclusivité était bien présente, que tout le monde profitait du moment sans qu’il y soit un service de vigilance. Apparemment dans la musique électronique ils ont déjà passé ce temps de renforcement pour faire le tri des brebis galeuses, déjà parce que c’est dans l’ADN de cette communauté de cœur, et aussi peut-être car je présume que les gens qui ne partagent pas les mêmes valeurs ne viennent pas se mélanger avec l’inclusivité de la communauté électro/techno.

J’évoque ceci car j’ai eu des confrontations avec des articles (et même rejeté), soit les personnes n’avaient pas saisi l’amorce d’humour, et ceci est une interminable éducation (Charlie Hebdo a dû et doit encore expliquer le dessin qui suscite la polémique), soit les personnes ont un esprit si obtus que rien ne plus outrepasser de leur vérité radicale (essayer de parler à des kalachnikovs).

Il m’avait toujours semblé (apparemment naïvement) qu’en faisant fi des genres, catégories et variétés, être punk c’était avant tout une liberté d’esprit, de création, de confrontation d’idées et d’échanges de point de vue, de respect pour les minorités, et de fraternité. Il est nécessaire de protéger mais pas asservir la totalité à des protections liberticides, limitant l’accès à un point de vue et d’humour aussi incommodant que de dormir en cuillère avec Gérard Depardieu soufflant une haleine de hareng séché une nuit de fête du Beaujolais.

Par ailleurs, faut-il mettre des faux rires de sitcom américaine pour faire comprendre qu’il s’agit d’un trait d’humour à chacun de mes textes ?



A l’Xtremefest j’ai vu (en autre) deux bonhommes s’embrassaient goulûment, j’aurais pu aller vers eux pour leur demander ce qu’ils pensent de l’inclusivité mis en place par le festival ? et s’ils se sentent (assez/enfin) admis ? Mais j’ai fait comme d’hab, je n’ai vu qu’un couple qui s’aimait.

Jusqu’à peu le festival Xtremefest n’était ouvert qu’aux festivaliers, œuvrant une teinte de mystère comme un portail spatio-temporel dont les plus grosses supputations concouraient autour de soirées-raclette vegan au chou romanesco à 5h00 dans le camping, que tous les festivaliers ont la même élocution que les acteurs de « Sous le soleil », qu’ils utilisent du savon hydratant au beurre de karité en portant des t-shirts noirs, puis surtout que l’unique danse est proche d’une mêlée de rugby et que la musique est très violente. La gratuité du jeudi soir aura permis de combler le mystère, car ici on ne fait pas de manières, on mange avec les doigts en tapant sur l’épaule d’un collègue pour lui indiquer « Cool Raoul ! » même si le concert à commencer.

Le comble du partage c’est d’avoir un affabulateur de ta propre communauté qui profitera d’un pouvoir quelconque pour soumettre à sa volonté et pulsion. C'est une vendetta sur l'ensemble et une double injustice, pour celle ou celui qui a subi la violence sexuelle ou et sexiste, et tous les autres qui seront jeté.es dans le même sac que le salaud parce qu'ils seront jugé.es responsables et tiers. Le comble du partage c’est aussi d’ouvrir les écluses à d’autres pour faire découvrir toute une communauté de musique, d’univers, etc…Et dans le lot de trouver une minorité de personnes qui ne partagent pas les mêmes valeurs que les tiennes, et agissent différemment, parce qu’elles ne connaissent pas les codes et valeurs, mais aussi de trouver encore une autre minorité dans ce lot qui n’en ont strictement rien à foutre, et profiteront du tout-venant selon leurs pulsions. C’est un risque. Quand il y a un risque on met en place des protections communes (fête responsable) et à défaut des protections individuelles (l’assurance de vôtre vigilance).

Mais que tous ces efforts ne nous limitent pas et ouvrent l’espace à davantage de tolérance, tout en respectant la sève de ce qui nous a défini et construit. Je ne sais pas si la démocratisation de l’underground est en cours ? Pour constater que bientôt à la plage des enfants au doux nom fleuri de Capucine et Clothilde joueront à faire des circle pit dans l’eau à force d'une réappropriation des codes, et qui vous proposeront de « faire la course » pour savoir qui est le plus fort, et vous battront en vous expectorant « Cheuuuuuuuuu ! »


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Le groupe SCOWL a démonté-remonté son public comme un parachutiste son famas avec son punk hardcore américain. Formé à de Santa Cruz, Californie, ce groupe arrive du pipeline métaphorique de la sous-culture punk post-Warped Tour, avec cette nouvelle vague régénératrice distribué en autre par les groupes Gulch, Drain, Sunami, Scowl, Xibalba, Skeletal Remains, Maya Over Eyes, Real Bay Shit, Angel Du$t, Code Orange…

Remplie de voix haletantes, de mélodies luxuriantes et d’une introspective fondamentale Scowl active de Judge pour son hardcore Xxxtremement racé et direct à The Adolescent des titres accrocheurs, fureteurs des crevasses et d'une ruée constante de tonalités vocales continues dans une rafale HxC de rock grunge déformée à combustion lente.


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"Scowl nous donne l'opportunité de nous exprimer pleinement exactement comme nous le voulons. La mode et l'art adjacents à la culture punk ont ​​toujours été une énorme source d'inspiration pour moi et tout ce que j'ai fait » dixit la chanteuse Kat Mos, dont l'esthétique amusante et mignonne (habillée avec une jupette de pompom girl, cheveux vert Green Day époque ‘’kerplunk !’’, des converses rouges, socquette blanche et t-shirt Gorilla Biscuit) est en contraste avec le dérivé masculin standard audacieux souvent associé au hardcore. On ressent que sa filiation majeure va de Kim Gordon à Kathleen Hanna. Sur scène son style est personnel et dynamique, elle grogne et hurle des frustrations qu'elle revendique avec assurance et cool. Nous ne sommes pas dans le pessimisme grunge qui ramène tout à soi et de son « Si mes yeux pouvaient montrer mon âme, tout le monde pleurerait en me voyant sourire. » de Kurt Cobain, mais pas loin quand même, disons le cul prit entre la synergie contemporaine assez narcissique des réseaux sociaux et qui s’active en permettant de faire avancer l’inclusivité tant identitaire que musicale.

J’adore leur logo, avec son lettrage nuageux et d’une fleur pour le O. Deux covers seront interprétés avec le « Do You Wanna Dance » des Ramones et « 99 Luftballons » de Nena, sinon ça a joué fort, avec un bon esprit. Gwardeath était au premier rang en mode lover et il était tout ébouriffé à la fin.

FOR I AM généra une fissure de punk rock bien ample entre le grillage de la X Stage, générateur de ce que l’on nomme une déculotté. L'air était satiné de mélodie, mastiqué de cette punkgum étoilée et agitée de cendre. Pour tous les karatékas du pit la journée était en Saturne et viendra rendre visite dans leur garage sonore en provenance de Détroit. En résumé un doliprane eut été cependant plus efficace. For I Am laissera une démangeaison punky sur l’asphalte et agitation dans les cœurs.


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Pas vu GOOD RIDDANCE mais Junk et Vincent oui, et ils ont adoré. Apparemment ça a bougé sauvagement au point que Junk se fraya un chemin dans la houle du Mordor, en pays de Sauron quand il fait du skateboard, et parviendra à prendre des photos comme s’il était dans la lave des Failles du Destin. Vincent avait mangé des épinards donc aucun soucis.

J’écris avec plusieurs niveaux de lecture à différente hauteur de vue, exemple : « Toutes les choses coulent » selon Héraclite ou le capitaine du Titanic ?

Si tu n’a pas saisi, poursuit quand même ta saine lecture…


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« Celui qui n’a pas de sang sur son épée quand il crève, je viole son putain d’cadavre ! » citation prise dans Game of Thrones, similaire à ce que j’attendais de la part du public pour le set de WALLS OF JERICHO.

Candace débarque en mode prof de fitness, et là tu sais communément que ça va taper fort et que tu vas souffrir. Le groupe ne tape pas, il frappe très fort et de suite. Les mecs qui avaient allumé une mèche de leur bédo haschischien vont cracher leur poumon dans une trachée en feu, et déféquer par la suite comme des canards un liquide verdâtre tellement ils en auront chié.

Le groupe provoque la même électrisation dans le pit quand les quignons et électrons libres gagnent en mobilité combatives et lorsque la circulation du courant est facilitée de partout. L'intensité du courant qui se met à circuler dans les corps provoque, théoriquement, des picotements très désagréables mais, dans la pratique, l'expérience est tout à fait déconseillée quand l’ébullition gagne en connerie et bravoure guerrière. Donc soit il y a un problème de son, soit un gars est en train de se faire péter les vertèbres, ce n'est pas possible autrement. Des gars qui pratiquent le tricking (sport extrême issue des arts martiaux) ont jumelé il me semble différentes acrobaties du taekwondo, de la gymnastique, capoeira, freerun et breakdance dans leur danse combative. Pendant ce temps Walls Of Jericho répandait la foudre, le lancer du char d’assaut et tout le monde était content de prendre sa dose de fonte.

Bon c’est propre, professionnel, rien ne dépasse, tout est projeté dans un process bien établit. Assujettit au riffing la fosse est surtout en mode servage de Candance en suivant ses directives avec l’attention d’une classe de court préparatoire avant la fessée d’une dictée surprise. Elle rage avec autant de ferraille qu'un gitan avec ses chevalières le poing fermé, et rapidement le set tourne en moissonneuse batteuse pendant la moisson juste avant que pète un orage démentiel.


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Quand enfin l’infirmerie est pleine, Candace passe en mode pilate, pour travailler le muscle profond. Les fans de muscu ont réduit leur taux de masse graisseuse sans entraîner de réduction de la masse musculaire, les karatékacores font du ninjutsu mais au ralenti, les jambes semblent plus lourdes, les traits sont tirés….pas grave. Hey à l’arrière avec celles et ceux qui sont resté.es pacifiques, on vous respecte aussi parce vous avez déjà effectué une roue arrière avec le vieux vélo de pépé en 1996, hein !

J'ai remarqué un truc particulier pendant ce feu de la saint Candance. Je vous plante le décor, simple, basique. Le géant qui doit jouer 3ème ligne au XV ariégeois de Saverdun, munit de ce regard où l’on sent que quelque chose œuvre dans les sous-couches avec des gastéropodes se promenant dans sa tête. Il avait une assisse de rhinocéros avec ses cuisseaux de fûts de bière, peinard, il dépassait de la mêlée tel un mirador et personne ne le faisait chier. Juste à côté de lui une tige de fer, aussi nerveuse qu’un toxico en sevrage, et tel un bon chien de meute, toujours prêt à sauter dans un étang glacé pour ramener de la plume dans le feu de l’action, la tige de fer s’en est allée pour jouer à la bougie de 103 et foutre un allumage dans tout le pit pour faire résonner les corps à l'heure du pâté de campagne. Bien entendu, les jeunes chiots de la fosse ont suivi avec la truffe en l’air, langue pendante et le bordel a crépité d’un pet de cassoulet. La bétaillère s’est mise à tourner comme une bétonnière Portugaise, suffocante de poussière de ciment un jour de crépis grossier. D’un coup les gastéropodes qui se promenaient dans la tête du géant venaient d’allumer un néon rouge et qui clignotait comme le Dallas de la Jonquera. En s’apercevant que son comparse se faisait valdinguer comme l’on tourne les serviettes dans le Béarn au loto des chasseurs, aussitôt il est rentré et a prêté main forte (et c’est un euphémisme), en soulevant un mètre cube de boyaux et d’os humain de la surface du sol érable, juste pour s’éclater avec son copain. Après ? Demandez au thanatopracteur de Blaye-les-mines de vous raconter la suite…

Par ailleurs, Walls Of Jericho finira avec son titre "Revival Never Goes Out Of Style" datant de 2004 empruntant le sing along "Bro Hymn" de PENNYWISE de 1991. Junk Cacahuète l'avait remarqué, et ouaiiiiiiie !

Pas mal de gars ont kiffé le trio CIGAR. Oui ‘’kiffé’’ c’est dire de leur âge.


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Composé que de gars, formé à Portland le groupe a fait glisser une rasade de sk8 punk rawk. Je ressens ce groupe comme le café, dans la délice, l'amertume et la dépendance. Punk mélo est une définition de la fin des 90’s mais qui vient à propos justifier un choc névralgique musical suffisamment intense devant la X Stage, à l’heure où les braves étaient en train de se recoudre après le bulldozer de Détroit.

Un jeune m’a bousculé avec l’intensité de partir au front munit du regard de la joconde parce qu’il voulait jouer à l’homme mystère, un quart d'heure après il était sur le côté droit en PLS avec le sourire de Mona Lisa. Je décidais de m’avancer plus que de raison dans le feu de l’action. Coupe mulet, une odeur de Bacalhau et des paluches de maçon portoss venaient s’abattre devant moi, il me semble que c’était celle du gars du crépis de Walls Of Jericho, elles étaient rugueuses à te décoller deux centimètre de couenne d’un pet…Oui de cassoulet, toujours, Toulouse est proche. Ça se cambre le torse en priant l’abbé tonnière, prêt à t’abattre des parpaings plein de 50. Même avec du punk mélodique les ratiches tombent comme les feuilles d’automne et les ortho-dentistes d’Occitanie avaient déjà préparé les gouttières pour lundi. Je m’accordais à revenir à l’arrière, avec les sages. Le groupe poursuivait son assemblage mélodique, avec mitrailleuse à la batterie, une basse qui doit faire saigner les doigts et des lignes de guitares créatives avec une gamme vocale tout aussi impressionnante pour le leader Rami Krayem. Efficace.


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Le dernier groupe à jouer c’étaient les Arizoniens d’AUTHORITY ZERO, pour un set bien mélo aussi, avec son mélange de Bad Religion, Pennywise, Sublime. Bien fait, le public ne rechignait pas à la saveur flottante d’un set actif. Ça passe crème ce bonbon qui n’est pas pour la gorge mais pour mâchouiller tranquille en remuant du croupion. Un macho dirait que c’est du punk de gonzesse, mais c’est un con. Attention dans le cadre fixé par la Convivialité, Respect, Inclusion, Solidarité, finalement en termes d’inclusivité, il faut aussi inclure ce macho, même si c’est un con ?

Nous sommes toutes et tous le con de quelqu’un, c’est la base de l’humilité de la scène punk hardcore, qui laisse une existence et non une place vacante à celle et ceux qui y viennent.

Ce groupe m’a fait l’effet nostalgique de la pluie chaude et collante de fin d'août qui tombe d’un ton flasque et épais après un épisode caniculaire, dont on sait que l'été ne reviendra pas.

Voilà l’Xtremefest 2023 était fini, sachez qu’un vote à main levé avait lieu à la charcuterie musicale dans la nuit de dimanche à lundi pour attribuer un titre honorifique ainsi qu’un sous-pull en acrylique pour cet été, au meilleur ronflement du camping.

Conclusion de la contusion sonique :

Le temps dissout l'inutile et préserve l'essentiel, l’Xtremefest a changé de lieu mais pas d’âme. Ici le collectif passe avant tout, et si chacun est un être indivisible, il se confond dans cette foule en un arc-en-ciel de couleurs. L’xtremefest est conçu par une association, mot à sens multiple qui signifie beaucoup avec souvent très peu, dont la passion l’emporte à faire un usage humaniste de chaque création réalisée. L’xtremefamily voit le feu dans ton corps, l'enfant dans ton rire et l'océan dans ton cœur. Elle offre une profondeur à l’existence en y joignant le culturel à l’engagement, le territoire à l’échange, le respect à l’inclusivité. Ce fut un week-end fait de remous et de sensations dans l’écume de 3 jours insensés pour des souvenirs enterrés à des moments bien vivants. En quittant le lieu vous deveniez un dimanche soir d’automne en hiver. Alors vivement 2024 avec l’Xtremfamily, parce que si vous avez fait le choix d’un crédit Sofinco pour aller au Hellfest 2024, vous aurez effectué le choix du spectacle et non celui du cœur.


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Les winners du jour :

Les malheureux cyclistes venus depuis Carmaux (ils se reconnaîtront) qui n’ont pas eu la force nécessaire de reprendre leur mode de vie de pédale dans la nuit de dimanche à lundi, devaient répondre à la question suivante pour rentrer chez elle : Pourquoi le mot estomac se termine par un C ?

Le gars élevé au croustibats à l'ail et aux fines herbes qui pogotait en dégazant des aisselles. Il deviendra ami(e) avec un randonneur vêtu d’un chapeau de paille et d’un bâton de marche en châtaignier aussi trémoussant en conversation qu’une cystite.

Le gazier avec une barbe et le haut des joues luisantes similaire au nains de blanche neige, qui a dû renverser l’équivalent de 10 verres sur les festivaliers par son état d’ébriété, son téléphone aura comme sonnerie d’appel le riff de « Money For Nothing » de Dire Straits et sera sur la mailing-list d’un commercial ayant sans arrêt de légères quintes de toux et spécialiste d’analyses d’urine.


Vous pouvez admirer le portfolio de Junk cacahuète sur la page FB du WallaBiZine.



Merci à :

Junk Cacahuète et Vincent Big Jim, ils ont galopé comme une trotteuse durant tout le week-end avec leurs appareils de mesure visuelle émotive, avec l’esprit du lapin d’Alice Au Pays Des Merveilles.

Tous les bénévoles du festival pour leur gentillesse, leur disponibilité, leur engagement.

Le crew de l’Xtremefest, Pollux asso pour tout ce qu’ils effectuent jour après jour, année après année. Certains bâtissent des empires alors que d’autres des vérités actives et pérennes.

Tous les ami(e)s et les échanges amicaux avec les nouveaux. Hey vous pouvez venir voir la team du WBZ avec sérénité nous n'avons jamais mangé personne, et nous demander quelle drogue nous prenons ?

A tous les groupes pour leur assaut, tuerie, échauffourée, choc, commotion, émotion, traumatisme, boomerang, rencontre, rendez-vous, retrouvaille, confrontation, révolte, résistance, rencontre, passion, émotivité.

A ce public de sauvage qui a donné la meilleure réponse à la folie : HxC power it’s a same Xtremfamily Blood !

J'espère que vous avez eu du plaisir à lire ce report, bisous & CiaO)))


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Bir (reporter de chronique éruptive pour le WallaBirZine & Mysteriis Moon)


jeudi, août 10 2023

XTREMEFEST 2023 - FIGHT FIRE WITH FIRE


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Samedi 29 juillet 2023, on ne revient jamais par hasard, car pour revenir il faut connaître la route. Ceux qui reviennent savent où ils vont et pourquoi. Tu ne retournes que là où tu te sens bien, tu retournes à ce qui manque, tu retournes là où tu ne peux pas oublier.

Nous commençons notre journée par le punk rock mélo poppy emo de TOPSY TURVY’S. Sur la scène de l’estafette, le soleil est présent mais pas écrasant, le groupe déploie sa symphonie des couleurs, exposant une énergie candide avec ce soupçon émotif qui sied si bien à l’heure de la tendresse humaine. Le groupe chaparde son élan contre une ébouriffante teneur vitaminée, et fait claquer ses mélodies chamarrées. Je constate qu’il n’y a que des types et des filles à casquette et pas un chapeau, ne comprends pas l’omniprésence de ce couvre-chef ?!? Pourtant c’est le bob cet année nan ?



Le quatuor FALLEN LILLIES a joué dans la X cage, et heureusement car l’impression que ces lionnes allaient nous bouffer littéralement. Leur mélange de punk rawk hard rock a décalaminé avec une belle sauvagerie et surtout un gros rock. Le chant est hypra rauque, dans le mix de Brody Dalle / Courtney Love, il a ramoné les conduits auditifs avec des grumeaux soniques, et leur musak s’engouffrait dans la brèche de The Donnas aka Girlschool et Joan Jett and the Blackhearts. Les filles jouent à fond, le public est chaud patate, la rencontre donne une collision de béatitude primitive. Le groupe a envoyé du bois et fallait vraiment faire gaffe aux termites. Après ce choc anaphylactique et des entrailles desséchées le public avait rejoint la machine carrée pour se restaurer auprès d’une mousse revitalisante.

Le groupe SLOPE a bazardé son trip HxC post-Turnstile hipster2.0 sur une asphalte de jeunes philatélistes dont le côté timbré a honoré le pit et du " Rien de beau sans lutte." de Platon.

Le groupe a commencé sa charge et dans le pit ça tournait aussi vite que les pâles d'un hélico que tu perçois quand t'as la gerbe au niveau de la glotte. Un tourbillon tumultueux et excitant qui étourdissait et submergeait indéfiniment s’est mis en branle, impossible de le freiner, de l’arrêter, et tant mieux. Un gros beat, un bon flow, il y a du Beasty Boys première mouture, du Mucky Pup, Murphy's Law avec des plans funky dans la sauce de ces Allemands, lesquels ont bien digéré les nuances pour en établir tout le contraste contemporain. La précision germanique est là, c’est propre, carré. Le groupe s'affiche avec des fringues sans marques, pas d'effigie de groupe, avec cet esprit des 90's, sans fard à paupière, le groupe étant un véhicule musical et non un spectacle avec des héros à admirer.

Slope (ne rajouter pas un A) est une ronce, pire que le lierre, il s'accroche partout dans ton crane et te percute la gueule avec le sourire de Benny Hill quand il reluque des dessous féminins. Le set est un brasier crossover et le groupe s’amuse comme un enfant psychopathe qui brûle des insectes à la loupe. Je vois dans cette déflagration des corps dans la fosse aux lions, une dresseuse de moustique tigre, un danseur de capoeira, un videur du Macumba, un désosseur de dinosaure, une acrobate dans une cage à ours, un médiateur de rue…Et surtout que des sourires.


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Vous avez dormi dans une toile de jute et sur un matelas gonflable à demi dégonflé, mangé du thon à la catalane à même la boîte et mâché des chewing-gums « Hollywood » goût pêche/mangue tout le week-end, et bien bravo à vous, si, si ! De cette folie circassienne qu'est un camping d’un festival, « Y’en a pour une heure à tout péter » c’est la phrase que vous avez entendu tout le week-end dès le début de l’apéro et qui vous aura fait transpirer l’équivalent de 8 packs de Cristalline à rater pas mal de concerts. La vie est très souvent une question de choix. Dans le pit il y a un code d’honneur à respecter scrupuleusement, comme le bushido des samouraïs. A l’Xtremefest apprendrez à esquiver les shurikens du pit sinon, vous attraperez le scorbut. ohhhhhhhhhhhhhhh yeah !

DRUNKTANK a empilé un set de sk8 punk comme un massage exécuté par le jeune 3ème ligne surpuissant des U20 de l'équipe de France de rugby Posolo Tuilagi et ses 149 kg de viande. Dans le pit des gars transformés en cochon truffier dans le Périgord cherchaient la carte bleu de leur collègue, avec les naseaux aux abois et leurs mains qui servaient de cousin péteur aux mosheurs et autres hardcoreux bien rigolards. Le groupe avait dressé une rampe de SK8 pour son set mais en version rampe de ski en longueur. Vive la voltige sonique, la glissage mélo, le hardpunk se jouant à 200 km/heure, l’adrénaline quoi ! Dans la X cage le groupe a envoyé crépiter un feu de joie, et autour c’était aussi festif que la compagnie créole dans un champ de betterave jouant au rugby plage à Lloret del mar.


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Pollux asso n’utilise pas des subventionnées pour aider Raël à fabriquer des samoussas. Elle crée du lien, des projets tel un dynamiteur culturel qui pioche dans les mines de l’underground le combustible qui fait chauffer l’émotion. Tout au long de l’année cet acteur culturel attise une pléthore d’acte de résistance et de dynamo au courant alternatif.


Un Gillou ayant eu très tôt le traumatisme d’une addiction à la polenta parlera impunément pendant le début du set de YAMNERS, puis il se ravisera comblé de préférer désormais la paëlla underground de l’espagnole, basée sur un condensé live de rock indé avec des brumes mélodiques émotives. Le public a été transporté par cet aura. L’été est enivrant, tout scintille dans le ciel, dans l’eau, parfois la lumière s'assourdie, Yamners a eu cette lumière innocente, naturelle et radieuse durant son set, avec cette pointe émotive qui stipulait « Ce ne sont pas les larmes que tu verses mais la façon dont tu les essuies qui importe, qui emporte. »

Les occasions de s'émerveiller ne sont jamais rares, mais ce sont les émerveillé.es qui manquent, tant la plupart des gens regardent à travers leur téléphone alors qu’il ne faudrait aucun filtre entre le regard et la chose ou l'être regardé. Nos yeux parlent un langage que le corps traduit malgré soi. Il ne faudrait être qu’une page blanche dans une nuit cristallisée d’atomes en fusion avec des gens qui ne sont plus entre parenthèses. Des gens avec qui l'on part dans des immersions profondes, et en apnée. L'ancrage à la vie passe par le feu interne qui caresse les parties blessées bien souvent.

L’époque n’est plus la même, pourquoi je dis ça, cela fait combien de temps que vous n’avez pas vu un t-shit du Che Guevara à un concert ? Heyyyyyyyy et bien le chanteur de STICK TO YOUR GUNS en avait un, justement. Pendant leur concert tu entendais plus de nuque brisée que dans un film de Steven Seagal. Le guitariste avait un t-shirt du Rollins band, devenu rare aussi comme référence.

STYG est un groupe de hardcore mélodique américain provenant de Orange County, formé en 2003, et en live son aplomb vous laisse pantois. Même si l’amerloque essaye d’amadouer le quidam sudiste avec un phrasé équivalent à un mètre de Ricard, une tasse de cacahuètes et des canisses verte en plastique de chez action comme brise vue dans l’exécution de son étalage professionnel, très efficace au demeurant, leur HxC mélo vient sous des aspects sinueux et frontal pour décoller lors de refrains, et que dire de leur face brutal mélodique breakdown crépitant le fiel et des textes établissant une critique de notre société actuelle, vraiment parfait. Dans le pit des gaziers arrivant en black block ont dû rêver d’un bouclier anti-émeute ou d’une intervention du RAID dès le début de l'émeute. Un jeune m’a semblé découvrir le groupe et est reparti pour acheter un tapis d’étirement des ischion-jambiers et un abonnement à Basic Fit, option fonte.

Si vous étudiez la science et le cosmos, vous apprenez que le fer dans votre sang a été littéralement forgé dans une étoile. Vous êtes la même étoile, un enfer qui cherche à s'enflammer par la pression de la gravité, la félicité résultant d'une pure fusion. Dans le public il y a de tout, pour tous et toutes, et chacun est différent et accepté en tant que tel. On ne voyage pas avec tout le monde car tous les quais ne font pas le même effet. Certaines personnes sont mal à l’aise avec le silence, il faut qu’elle trépigne dans le bruit pour calmer leur angoisse dans le vacarme. D’autres ont besoin de silence pour entendre leur vacarme à l’intérieur. Chacun.ne a des besoins différents et des manières de les mettre en joue, en feu, en tendresse, en corrélation avec eux-mêmes. Il faut que ça parle à ma fréquence pour que je puise partager avec quelqu'un qui brûle comme le soleil sans crainte d’être vulnérable, être capable de se reconstituer une nouvelle peau, de muer comme un serpent, dans une transition de chrysalide de papillon, être à ce point capable de s’éplucher. Une importance que l’Xtremefest respecte pour que chacun.ne puisse participer à sa hauteur, vibratoire, et par extension d’intention.


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THE DEAD KRAZUKIES était sur la scène de l’estafette, je n’ai pas vu leur concert mais Junk a apprécié le set des Basquo-landais qu’il a trouvé davantage dynamique que lors de leur dernier passage à Albi. Gut Buster des NOFUTAL avait la tête de béatitude à chanter « O Catarinetta bella! Tchi-tchi » de Tino Rossi après, et Bruno Bronson avait une envie de remuer comme Alex Owens sur le “Maniac” de Michael Sembello.

Dans le pit il y a toujours cet échange fantaisiste par contact entre deux épidermes, même avec le punk de GRADE 2 qui mène au Clash. Le groupe revient pour la seconde fois et il a mis tout le monde à l'heure d'un pub anglais. Slamdiving à gogo devant la X cage, les pintes volent, le trio a contaminé sa passion électrique pour nous foudroyer avec des riffs punk rock typiquement Britannique. Le public est resté un bon moment à les ovationner après leur set, c'était immanquable et parlait à de très nombreuses gé gé gé nérations...Yan du Fanzine Cafzic et de l’émission radiophonique Electric Trouble a retrouvé son point d’ancrage avec ce groupe par rapport à la programmation. Je suis d’accord avec lui, ce groupe fédère, il parle un langage rock omniprésent dans de très nombreuses couches absorbés par les styles, sous-genre, cisgenre.


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Les cartoonesques TOY DOLLS ont entamé un set vivace, et tournicoter leur musique animée avec leur élasticité légendaire. Si tu veux avoir des infos sur les Toy Doll ils sont encore dans le minitel hein ! Le trio (et oui un autre durant ce festival), a été formé en 1979, seul Olga le guitariste chanteur est membre fondateur. Toy dolls a jugulé son esprit farceur et sa musique légataire d’une institution punk Britannique, c’était le moment Mr Bean du festival avec des gags soniques à gogo comme la mayo des Sheriffs mais avec un fish and chips et des pintes d’India Pale Ale. Pas un groupe Anglais ne nous fera chanter le « Swing Low, Sweet Chariot » par contre, c’est certain.

Après cet épisode festif, le temps a changé d’aspect intégralement. Pinaise ce sont les giboulées de mars en plein mois de juillet, il grêle des cailloux dans le pit avec ALEA JACT EST. Le groupe a commencé immédiatement à faire de la couture avec les ligaments du pit, puis il a joué à la guerre frontale, de celle où tu pars en gueulant armes à la main en percutant l’autre d’en face. Ouais un wall of death, sauf que là et pour tout remettre dans le contexte, se joue dans une tension où tu toises ton vis-à-vis dans un duel de regard contre Elie Semoun. Mais n’enlève en rien à la torgnole party que nous a offerte à gorge déployée et main dans la gueule Alea Jacte Est.

Pas une once de répits, tout en fractionné. Ouuuuuch ! Dans la fosse nous avions le pilier de la B de Sidobre Montagne XV, celui qui avait toujours les sandwiches au pâté de campagne dans le sac après les matchs en minimes, et juste en face trois marathoniens fans de punk hardcore. Sans avoir foutu les pieds à Lourdes le trio venait de prendre le rocher de la vierge et un semi-remorque dans la coque squelettique. Résultat : les trois nourris à la barquette de céleri ont vu en 5mn la vierge Marie sur un 38T faire des tête à queue et des doigts d’honneur avec des effluves de pâté de campagne. Bienvenue dans le pays de l’olive.


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Alea Jacta Est était crevé de faim, il lui fallait des corps qui s’empilent dans une lutte de testostérone, expurgeant un monticule de riffs en acier, et du feu qui sortait des enceintes par jet de dragon ayant une bronchite enflammée. Le groupe a tranché ses compostions dans une lourdeur apoplectique. Le hurleur au microphone doit faire des bains de bouche au kérosène tous les matins pour se gargariser les cordes vocales. En formation gallo-romaine dans la X Cage le groupe a envahi tout l’espace sonore en Spartacus de l’arène, et comme d’habitude établi son empire dans les contusions soniques d’un ancrage sonore compact, et frontal. Tout ceci établi sous le précepte de Marc Aurèle en développant le thème de l'appropriation (oikeiosis), pensée selon laquelle chaque être de la nature doit vivre selon sa nature propre afin d'être en accord avec l'ordre nécessaire du monde.

Mais pourquoi ce groupe formé en 2006 à Tolosa n’a jamais sorti un album live ?!?

Parce que c’est littéralement dans le live que toute sa qualité musicale s’active et se ressent.

J’adore leur passage frontal et soudain se déleste d’un temps suspendu et d’une lourdeur sans commune mesure. Alea Jacta Est étant une locution latine qui aurait été prononcée par Jules César, avec comme valeur : qu'on ne peut plus reculer, qu'aucune marche arrière n'est désormais possible, lorsque l'on est confronté à un obstacle.

Pendant qu’au bar un gars à la ‘’gueule de métèque de Juif errant, de pâtre grec et ses cheveux aux quatre vents’’ tournait de l’œil avec la tronche pété du Cyclope quand Ulysse et ses potes lui bourre la gueule avec du picrate, juste à côté de lui un autre camarade à barbe de viking du vignoble des saouls scrutait d’un œil de taupe la bacchanale du pit des hardcoreux, et leur mythologique danse musquée. Hagard le nouveau dieu des vikings partit en trombe dans le pit rejoindre le valhalla des guerriers, et personne ne sera jamais pourquoi le pâtre Grec s’en allait avec lui dans la meute ?!?

Après le set ‘’Walk on heads into the Pit or Die’’ était dans toutes les tronches déformées et mâchoires défoncées. Un gars inactif dans le pit avait visiblement la trotteuse à l'arrêt, apparemment il n'aurait pas répondu favorablement au protocole commotion de l’après match des Toulousains. Il fallait un suivi psychologiquement d’une semaine minimum pour s’en remettre après. Un match âpre, rude au combat, comme les guerriers du Castres Olympique ; )


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CAPRA (« chèvre » en italien) voit le jour en 2016 à Lafayette en Louisiane sous forme de quatuor officiant dans un Hardcore Punk Metal. Leur premier album « In Transmission » en 2021 a été produit par Taylor Young (Nails, Twitching Tongues). Ce qui nous attendait c’est une véritable tornade de pied-de-biche entre Converge, Every Time I Die, Nails, saupoudré par ce sound of south qui va de Black Tusk jusqu’à Eyehategod répandre un cool adipeux dans cette bile de conviction sonique. L’ensemble émettant une sensibilité unique et un supplément d’âme qui fait toute la différence.

La rythmique a assis une alternance de frénésie et de massivité dans une force de frappe au diapason d’un riffing qui tranchait dans le gras et l’alambiqué. Crow Lotus au chant puissant dynamisait le champ de souffre et de marais hargneux. Tout menait à une urgence expansive, et vers une sève musicale ou torgnole et marécage virulent abreuvent un spectre explosif, intensif. L’odeur terreuse d’une pluie de coup de sang et de poing est venue réveiller la tourbe dans la fosse, pour un set au Destop pour les cages à miel. On nous a rabâché que l'art ne peut pas vraiment changer quoi que ce soit. Pourtant il façonne nos paysages éthiques, ouvre à la vie intérieure des autres. C'est un terrain d'entraînement pour la possibilité, il met en évidence les inégalités et propose d'autres manières de vivre, de ressentir, de s’épanouir. Faire corps avec la musique, ressentir son intensité et sa présence, la laisser suspendre dans l’air de chaque intimité, pour la laisser se répandre et en faire une implosion de soi, c’est une possibilité féconde. Tu restes dans un premier temps sans voix, puis il vient de ta caverne ce cri de libération ultime qui dégorge tes ténèbres et ouvre dans les ronces pour découvrir une nouvelle voie. Super concert pour un super groupe, avec densité, nervosité, vélocité mélodique, un HxC punk metal de Louisiane chaotique, crachant l’amertume et l’acrimonie d’un monde méprisable comme une tornade vient tout balayer d’un revers de main. Je me dis que le monde tel qu’il est ne peut pas être mauvais si il existe un groupe comme Capra.

La soirée concert se terminait. A côté des 2 scènes il y a le bowl pour les riders, convertit en espace de détente et dancefloor. Je m’attendais à ce que le DJ passe des musiques latines et caliente pour faire trémousser le Saturday night fever, et c’est le rap du crou de Stupeflip qui vient trépaner les guibolles. Junk Cacahuète & Vincent Big Jim font la même tronche guillerette de Luffy du manga ‘’One Piece’’.


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Les grands winners du jour sont :

Les cyclistes venus depuis Carmaux (ils se reconnaîtront) qui ne sont pas tombés dans les galeries de plusieurs kilomètres de profondeur sans devenir des esclaves des hommes-taupes dans la nuit de samedi à dimanche pour éviter la marée-chaussée, ont gagné un épisode de Louis La Brocante en VHS (sous blister).

Le vieux punk qui a dû sulfater un bon 1,5 litre de Côte de Tarn par jour et par habitant venu me glousser son tannin tout en rondeur en disposant du monologue d’un historien de PMU a gagné un dentifrice trible action saveur menthe fraiche.

Le gars en train d’expliquer à sa compagne pourquoi il s’est retrouvé dans l’autre tente où il y avait la bombasse avec la même contenance et prose explicative que Jawad Bendaoud, a gagné un sac de cerise et devra craché chaque noyau au-delà de 3.14 mètres.

Bravo à eux !

Vous pouvez admirer le portfolio de Junk cacahuète au jus d’orange sanguine sur la page FB du WallaBiZine.


Il ne restait déjà plus qu'un jour de vagues perpétuelles...


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samedi, août 5 2023

XTREMEFEST 2023 - START TODAY


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Si vous savez réparer des K7 audio avec un stylo alors vous êtes prêt à lire ce report.


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Vincent Big Jim à la vidéo, Junk cacahuète à la photo et oim à l'écrit, un trio isocèle représentant le webzine/fanzine/vidéozine : WallaBirZine, avec comme unique mot d’ordre du zguen !

Vendredi 28 juillet 2023 la température au sol est aussi cool que s'annonce cette 10ème édition de l'Xtremefest. Toujours à Cap Découverte, ancienne mine devenu parc de loisirs et d'aventures pour toute la famille, mais avec un déplacement de quelques mètres qui fait toute la différence.

La passion est un feu et non une image immobile, l’Xtremefest a choisi de poursuivre son aventure humaine en changeant de lieu, pour ne pas stagner dans la facilité. C’est dans ce mouvement qui a plus de vie à l'intérieur qu’il parvient à jumeler à son ressac la saveur d’un nouveau rivage.

L’intensité coule comme un rite de passage, un message qu’il faut savoir écouter, Pollux asso et tous ses bénévoles ont bravé la tempête de cette fête anniversaire, de ce nouveau départ, et vécu sans jamais être absent. Bravo à eux !


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Premier constant le lieu est plus grand, mieux aménagé, de suite tu te sens à l'aise, en plein air, comme dans le Gers. D’ailleurs je débute les concerts avec le groupe THE BRANLARIANS, skinhead reggae roots de Preignan rocksteady city beat. Les gaziers de ce groupe ont organisé la semaine du Ska à Toulouse pendant quelques lunes et le festival Rock'n'Stock...Même si la période covid a tout foutu sous le tapis, il y a eu une date de plusieurs concerts à la fête à Preignan pour cet été 2023 avec la participation du trio de punker desprestif Ben&Fist.

Je constate un nouveau line up pour un bon punch, bon mood. Ça dandine du croupion dans la fosse entre Kingston et Brighton avec veste patchée à l’effigie de Sépultura à Motörhead. C'est vrai que côté dance-floor le rocksteady et skinhead reggae des Branlarians & The Slakers a remué le cool, les jupes des filles, et fait gueuler les gaziers avec le déhanché d’Aya Nakamura. Merci pour cette programmation, j'espère qu'il y aura d'autres groupes de cet acabit l'an prochain, du rocksteady au ska, mais pas de ska festif, ne déconnez pas hein !

Le site du festival est donc composé de 2 espaces. Un Off gratuit avec une scène et à proximité une tente de merch pour les groupes qui y jouent. Il y a aussi un village d'exposant avec Mr Cu ! de la Kicking corporation qui était dans son standing de revendeur de merchandising, logeant dans un hôtel 5 étoiles avec baignoire à débordement, et son vendeur de LP de Francis Cabrel couchant dans le van avec les cartons, t-shirts, casquettes, livres, suppositoires. Il y a bien entendu des bars, toilettes, une rampe de sk8, des food trucks, ainsi qu'une animation au doux patronyme ‘’de charcuterie musicale’’, avec un DJ organisant un blind test et que l'on retrouve le soir en mode dancing caliente fiesta del luna.


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La scène du OFF se nomme L'Estafette. C'est surtout une scène itinérante inventés par les fadas de pollux asso (Agitateur musical depuis 2000) et porté par Xfest Org. L'idée est de rallier sur le territoire du ségala et du Carmausin un circuit culturel diffusant un spectacle live en un véritable moment de rencontre et d’échange entre les habitants, les artistes et les bénévoles des associations. Le cœur du projet du festival résonne dans toutes les consonances libertaires, créatives en un manifeste humaniste.

L'autre espace est payant avec la grande scène Family Stage sous un préau (comme à la petite école où Edwige Viala m’avait embrassé de force alors que je rêvais qu’à être dans la Lune) et la fameuse X cage, puis des bars, wc, merch des groupes.

La X cage forme une scène atypique avec de fait une sensation, vision unique, dont l'xtremefest est capable. Cette scène était positionnée sur une plate-forme et forme un cercle quadrillé de ferraille. Si vous avez déjà visionné le film Mad Max 3 vous savez ce qu’est le dôme du tonnerre, sinon un match de MMA pour l’équivalence. Grâce aux grillages les combattants ne peuvent pas rentrer dans le podium pour ne pas gêner les musiciens, mais l'on pouvait y grimper, s'accrocher dessus quand elle était positionnée au camping les années précédentes. Celles et ceux qui avaient l’habitude de s'y suspendre n’ont pas bien saisi l'interdiction de cette édition. C’est vrai que cela enlève au charme, à la Violence scénique, à la beauté du geste. Bien entendu certains y parviennent avant de se faire gentiment déloger. Bon il y a quand même un gars d'une soixantaine d'année, surnom le Gaulois, maçon de son métier, le type est caput (têtu) et c'est peu de le dire, puisqu'il aura passé son week-end a monté dessus. A un moment il est même arrivé à passer entre les mailles de fer pour rentrer à l’intérieur avec le groupe, un gars de la sécu est venu et il est repassé par le même endroit, le filou.

La X cage posée sur la plate-forme a servi de rampe de lancement aux slammeur.ses. Je pense que la renforcer et permettre au public de s'y accrocher l'an prochain lui emmènera une légitimité, ou faudrait rajouter un plongeoir ?


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Il y a eu différents mood pendant le week-end entre hardcore, metalcore et postcore, mais ce premier jour c'était du synthol à la grosse cuillère avec un ball-trap HxC. Par exemple le groupe M.O.S.H a gagné son stage commando dans le Sidobre avec un bataillon de hardcoreux fan de la légion étrangère, pour apprendre la lithothérapie contre un calbas en granit. En étant bas du front le groupe a démêlé son énergie pendant que la fosse se foutait en mêlée. Le public a trippé les côtelettes soniques de Method Of Southern Hardcore sur son punch HxC, avec wall of death, circle pit, slamdiving…Les Toulousains ont fait jouer les mains et les coudes dans un pit qui se chauffait bien en encloscage. De toute façon le public était venu pour cela cette année de toute façon.

J’ai été troublé par TEN 56 et son mood hip hop avec un bruit de fond indus pour un fracas hardcore. Le groupe triture les méandres de la psychologie humaine et inocule ses écorchures musicales comme un venin. Dans la fosse c'était comme quand tu sautes dans le grain bain la première fois à la piscine municipale, impressionnant. Pendant que le groupe murait sa fortification sonique en électrisant une connectivité avec l'Xtremfamily, son rouleau compresseur oppressif déployait sa vigueur et une envergure immense pour une rave-party hardcore où tout se fracasse.


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J’ai déjà vu POINT MORT au Hellfest 2022, chroniqué leur album « Pointless​.​.​. », je voulais voir The Slakers. Vincent Big Jim a adoré le set de Point Mort. Ce qui est beau avec la musique, c'est que tu ne peux pas la toucher, alors qu'elle peut te toucher là où elle sait que tu l'entendras le plus...Ce groupe parvient à désobstruer toute la calamine atrabilaire de son postcore, mais le plus fort c’est qu’une fois la combustion de son résidu pessimiste devenu presque invisible, cela augmente une sensibilité dans sa force sonique, tel un équilibre des forces qui agite, suspend dans le fiel et le ciel une musicalité féroce et féeriquement ténébreuse.

Dans un esprit de guinguette les SLACKERS ont ravi la mixité sociale du Ségala venu danser sur le rock steady beat et ska oldschool des New-Yorkais. Whaouuu quels musiciens, quelle osmose en plus, du grand, très grand groupe. Culte même. J’attendais depuis pas mal de temps de les voir en live et je suis béni d’un set magnifiant à ce point une discographie racée. Le cool des ricains suivait les pas de danse de New-york aux tropiques en venant en Europe tel Ernest Hemingway avec la conclusion que ‘’l’Xtremefest est une fête’’. Une variété d’hymne à la joie et quête mystique du "vraie" concert, voilà à quoi vous attendre en venant ici. Il y eut la cover « Like A virgin » de la Madone interprété en mode duracell.


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Tu cherches toujours dans tous ceux que tu rencontres une réponse. Ce vendredi c'est joué une chair musicale animatrice des volcans et d'orages ensorcelés d'extases, parfait pour permettre à l'xtremefamily de s’agrandir.

A l’xtremefest tu retrouves plein d’ami.es du grand Sud. Gwardeath arrivait avec la saveur de l'océan qui sent le lilas à la fin du mois d'août et Guillaume Circus la crème solaire collée à un ballon de beach volley. Les frangins d'Enlòc avaient du roquefort dans les yeux, les cascadeurs de No Futal ont plié une voiture de location en châtaigne Corse, les Albigeois étaient en nombre à zguener, tout comme le bassin Toulousain était paré à la castagne. Il y a eu à travers tout l’hexagone un aiguillage qui commence à s’étendre de plus en plus comme point de ralliement d’un festival à ne surtout pas manquer. Je pense notamment aux déçu.es du Hellfest, devenu trop grand, trop cher, trop mainstream, et dont l’évolution verse de plus en plus vers des festivals à taille humaine, avec des valeurs associatives, ou en tout cas non porté.es sur la spéculation, le capitalisme et les vertus entrepreneuriales de la société du spectacle.

Back to the real & truth (True) !


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HARD MIND et son HxC metal a catapulté une sauvagerie herculéenne aussi énervé qu’une machine à café Delonghi à tous.tes les combattant.es.

Si la nature de la vie ne répond à aucune loi, aucune règle. Elle est impermanente dans un fracas permanent, et cette nuance Hard Mind l’a bien pigé, ohhhhhhhhhhhhhhh yeah !

« Je veux du sang par terre » phrase métaphorique d'avant match en ovalie qui ici a été mentionné par le hurleur du groupe. Grosse fournaise dans la fosse et c'était déjà un gros apéro pour les fans de Terror. Il me semble qu'il y a un nouveau public, apportant une densité plus enlevé. Hard Mind a produit un set électrochoc et le public avaient les dents serrés tout le long. Ouaip c’était dur, ample et un beau bordel partout. Derrière la férocité du groupe et la hardiesse des guerrier.res, les gens prennent leur panard, peinard aussi, sans problème.

TERROR n'était pas venu pour épiler des framboises, Très groooooosse charge des Californiens, d'une lourdeuuuuuuur apoplectique. Au jeu de puissance le groupe a poussé la fonte d'un public en acier trempé...de sueur. Ce fut une grosse mandale pour un gros choc. C'était un mur à escalader avec le plomb du soleil de Californie et l'asphalte de Los Angeles comme tapis de réception. Un quinquagénaire avec un t-shirt de Gorilla Biscuit a fait du slamdiving galipette à fond les ballons. L'agitation dans le public était comme une nature sauvage, elle s’agitait parfois jusqu'à atteindre la douleur, comme un tatouage d’ecchymose sur une peau collante. Ami(e)S du pit, la douleur partira une fois qu'elle aura fini de t'enseigner.


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LANDMVRKS a réactivé son patchwork musical metalcore, son épaisseur et son dépouillement avec concision. Le jeune public est friand de cette homogénéité sonore, que l'on retrouve d'une autrefaçon chez POGO CAR CRASH CONTROL, dont les paroles sont repris dans leur intégralité par les premiers rang. Les deux entités ont promulgué cette ferveur idoine à une jeunesse cherchant ses modèles dans l'attractivité pléthorique du web.


MADBALL est venu comme une extraball hardcore sauce harissa, en démantibulant une déflagration du beat de la grosse pomme pour faire de la compote dans le pit. Miam, miam. Parce que dans la fosse s'était un assortiment de couteau à huître à ouvrir des poches d’air et de brèches, avec des circle pit façon course poursuite et dérapages en voiture avec Pierre Palmade sur le parking d’Auchan. Freddy Cricien est revenu à l’Xtremefest avec une étincelle de mobylette dans le starter qui n’était pas là avant. Aussi rebondissant comme balle de flipper le gars a poussé les compteurs des moteurs à explosion du pit dans le rouge. Carrément !


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Les grands winners du jour sont :

Les personnes innovantes venues à vélo depuis Carmaux (elles se reconnaîtront) et qui ont inventées une piste cyclable dans la nuit de vendredi à samedi pour éviter la maréchaussée et rejoindre leur home sweet home, elles vont recevoir gratuitement sur leur téléphone des publicités de poche urinaire.

Puis il y a la personne qui s’appelle Serge, fan de vide-greniers qui marche les mains dans le dos, elle sera adoptée par un couple de hollandais dans leur mobil-home à partir de l’été 2024 et fera une étape pour l’Xtremefest l’an prochain.

Bravo à eux !


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Vous pouvez admirer le portfolio de Junk cacahuète au us d’orange sanguine sur la page FB du WallaBiZine.


Daily report du vendredi par Dolmen Production pour Xtremefest !



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