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Tag - XTREME FEST

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mercredi, février 20 2019

HARDCORE Session Albi Round 1


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L’inaudible est une frustration, une blessure.

C’est aussi un moteur, une dynamique, ayant la capacité de sublimer sa vie au-delà du schéma classique.

La bifurcation vers l'underground n'est pas un itinéraire bis, ni une voie d'exclusion. Mais pour beaucoup, il s’agit davantage d’une délivrance, une réaction épidermique, une démangeaison active, un parallèle existentiel, un choix de vie alternatif. En vivre l'intensité vous projette dans une sphère généreuse, dans un manège d’adrénaline et de vulnérabilité tout à la fois.

Il faudra toujours être inventif, réceptif, fraternel. Faire fasse à l’adversité, s'ouvrir au monde, trouver la force de puiser dans son feu intérieur à chaque pulsation musicale.

Ceci, on en entend l'existence et la déflagration dans le Hardcore.

Dans les 90's sur Albi il tonnait des concerts de punk et de hardcore, et énOrmément de gens ont vécu ces instants d'explosion sonique. Tout ceci grâce à Pollux asso, qui a depuis élargi sa gamme de styles musicaux, jusqu'à engendrer l'Xtremefest. Le festival des musiques extrême du sud de la France, qui aura lieu du 1er au 4 août 2019 pour sa septième édition.

La finalité de la programmation devrait être bientôt dévoilée, mais « Shwiiiiiiiiing » comme dirait Wayne’s et Garth. On trépigne déjà d’y être...



Les deux amis, David et Gim, les co-fondateurs de Pollux asso, ont conçu ce qui au temps de l'adolescent paraissait improbable, et si le temps est passé en un claquement de doigt, il y a toujours cette flamme intérieure avec laquelle l'enthousiasme, et une frustration vécue pendant l'adolescence à s'ennuyer dans un bled du Tarn, a poussé ces deux jeunes à façonner, à rendre réel une pléthore de concert, et de bouleversements émotionnels reçus, justement en concert.

Vivre le spectacle vivant est primordial pour partager avec d'autres. La problématique c'est qu'aujourd'hui les gens s'enferment jour après jour dans une dépendance virtuelle assez castratrice. On leur donne l'illusion de partager des émotions, alors qu'on utilise leur temps de cerveau disponible pour cerner leur attrait et diriger leur désir. Ce qui en soi est à l'opposé de l'underground. Voilà où nous en sommes.


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Le 09/02/2019 il y avait un retour des HxC sessions Albigeoise, quatre groupes avec quatre variations hardcore, organisé par Pollux Asso pour une before Xtrem Party. L'équipe du WallaBirZine était présente, avec : Junk cacahouète & jus d'orange, Vincent Big Jim tonic et oim. Un trio de choc, avec la malle pleine de matériel afin de vous apporter la révélation de cette soirée.

Quand on arrive un des gars de l’appel des tympans dégorge dans sa barbe en nous parlant à travers une petite mine de sa soirée festive de la veille. On partage avec ce duo le local à vestiaire qui deviendra le lieu des interviews avant que la soirée ne s’entame. Chacun trouvera rapidement ses marques et une très bonne entende pour la gestion du planning des interviews.

Toujours aussi belle et majestueuse, la Salle de l’Athanor et ses colonnes de briques imposent une somptueuse verticalité de basilique, longtemps appelé « Le Gymnase » et associé à l’ensemble du bâtiment qui hébergeait la Scène Nationale d’Albi et d’autres associations culturelles, l’Athanor est une salle de spectacle modulable de 221 places. À partir de sa création en 1895 en tant que gymnase elle est devenue une halle aux grains, une salle de réunion publique puis une salle de spectacles depuis 1984. Elle se situe sur la Place de l'Amitié entre les Peuples, ce qui correspond tout à fait à l’éthique de l’association Pollux.


C’est GET REAL qui entame la soirée.

Dépucelage en règle et baptême du feu avec les hardcoreux de GET REAL pour leur premier concert et première interview, l'ensemble a été réalisé lors de la before party Xtreme FEST Hardcore Session Albi du 9 février 2019 organisée par Pollux Asso.



Le groupe débute son set et contrairement à ce que l’on pourrait supposer pour une première, Get Real est décomplexé. Cela fait 6 mois que le groupe est enfermé dans son local de répétition et c’est pile le moment de lâcher la fonte en concert. C’est un euphémisme d’affirmer que Get Real vit l’instant, s’engage dans son ressenti car c’est quelque chose que l’on sent vibrer en soi. L’impact de leur hardcore est bien palpable. Ce n’est pas des novices non plus puisque Get Real est issue d’anciens membres du groupe Strides Against Lies. De ce fait les horizons musicaux et la dynamique se rapprochent de celle des 90’s, avec une forte prédominance de thème opulent, lourd, pour un riffing costaud, crépitant de débordement que je considère à la croisée de Madball aka Therapy. C’est perceptible, efficace, et le groupe parvient à libérer les corps dans le public avec une jeunesse qui commence à se foutre pas mal de pralines dans les côtes flottantes. Il y a un jeune crane rasé qui a valdingué assez loin, je le croiserais plus tard dans la soirée avec un mouchoir sur le tarin. Get Real décharge son mur du son, les structures métAl HxC fournissent le choc frontal. Les gars appuient, ils jouent « à la maison » et je pense qu’ils ont bien vécu leur première fois avec 5mn avant de monter sur scène le trouillomètre à niveau zéro.




Dès que vous sortez de votre ‘’périmètre communautaire de punker’’ vous devez faire face à Monsieur tout le monde, lequel vous oppose bien souvent la démonstration du chant contre le cri, entre le velouté vocal de la variété pop au déchirement inaudible du punk HxC. Si il ne comprend pas le contraste, différence de vue, de valeurs, distanciation, dîtes lui que les télé-crochets de la chanson triomphent de modernité lors de la victoire d'un gagnant ou d'une gagnante, car il n'y a pas de sexisme au sein de cette lutte des classes vocales, il ou elle sera de type caucasien. L’hypocrisie peut s’entendre dans le punk mais seulement pour ironiser sur la pop culture.


FIRE AT WILL électrise un subtil mélange de hargne et d'émotions pour un HxC mélodique intense. Vous retrouvez dans l'interview qui suit le groupe avec la ferveur volubile de leur conviction, de leur créativité, de leur existence à travers le hardcore PMA.



Les Toulousains de Fire At Will abondent un hardcore punk mélodique, aux textes efficaces et chargés d'émotions. C’est une musique enthousiaste portée par le fer de lance d’une intensité fédératrice sur des morceaux chantés et criés autour d’une propulsion émotionnelle, d’une communion vocale, avec un envol mélodique et une vague énergique (pour ne pas dire tsunami). L’attitude des gars est PMA. Ce n’est pas pour rien que c’est mentionné sur un de leur t-shirt. Puis positive mental attitude ce n’est pas voir le verre qu’à moitié plein, comme dans tout échec un avant-goût de la réussite à venir.

C’est une attitude respectueuse qui prend en compte beaucoup de paramètre entre les rapports humains. Être positif c’est un engagement, et j’ose dire une responsabilité même. C’est une équivalence à la politesse. Je sais que cette pratique augure un comportement de bisounours assez peu compatible avec l’esprit de rébellion que requiert le fait d’être underground. Ce qui en soi est complètement con, puisque même en ayant fait un pas de côté, tout en étant dans la marge, on reste sur le même plan, et donc quoiqu'il advienne, on reste tributaire de composer avec l’ensemble. Ainsi il apparaît plus probant d’avoir une attitude positive plutôt que réfractaire à tout, si l’on veut avancer un minimum. Cela ne signifie pas pour autant qu’il faut être en accord avec tout le monde et sur tout, puisque ne l’oublions pas et ceci nous façonne entièrement : L’indépendance du libre arbitre définie cette scène.

Par exemple, on peut sans dissuasion forcée te demander ta participation pendant un concert de hardcore. Il s’agit ni plus ni moins d’une interaction, de faire corps avec la musique, et avec Fire At Will se jugule en plus une exaltation émotionnelle.

Ok quand la personne possède un charisme de dominant et t’impose son commandement bien souvent le public répond à cette menace, à ce défi, à cette intimidation. Dans ce cas-là il s’agit d’un jeu dominant/dominé fort fréquent dans le HxC. Par contre si tu es trop timoré ta demande n’aura aucun répondant…De toute façon là mis à part faire du shoeagaze et se regarder les pieds dans un brouillard de fumée avec une casquette rabaissée, je ne vois pas de solution quand tu es sur scène derrière le microphone ? Si, peut-être avec du mime !

Fire At Will est un phare émotionnel, il y a dans sa musique une densité de contrastes. Dans le public c’est un mélange hétérogène de punk iroquois, de skin, de métalleux, de punker, hardcoreux, de vikings new age, et oldschool avec la descendance d’Odin, puisqu’il y avait un gars habillé de peaux de bête, tous unis dans cette soirée « oldies New school », dans le sens où elle fait revivre les sessions Albigeoises de jadis et sème celle du 21ième siècle.

Le guitariste en interview est posé, sur scène t’as carrément l’impression que c’est un jouet à pièce, une fois que t’as foutu un jeton, il s’agite telle une pile à nerf.




IN OTHER CLIMES c'est du Thrash HxC qui utilise son énergie bestiale pour faire de chaque spectacle un véritable acte messianique, en plus de te décalotter et de te foutre une grOsse mandale sonique.

En interview c'est un bordel sans nom, et c'est ça qui est bon avec ces gars en mode Megäteuf 24/24. À coté AC/DC c’est Pipo et Molo font du ski, bonne nuit les petits, un suppo et au lit, attention au vomi !



In Other Climes est un alliage de riffs thrashy violemment outrecuidants et rapides, avec une alternance de breaks ravageurs sur des plaques rythmiques lourdes. Junk a avoué s’être fait molester durant tout le set, et il a pris deux bons reculs au pied de la scène en captant le set. J’en ai pris un sur le crash barrière de l’ingé son. Mis à part les tenanciers derrière le zinc, tout le monde à ramasser, ah si, Vince Gim Tonic tout en haut des places assisses était sain et sauf à filmer peinard, le planqué.

L’arrivée sur scène se réalise avec la musique du film ‘’Irréversible’’ de Gaspar Noé, puis thrash party Hardcore de badass, c’est lourd, cossu, dense et avec un putaiiin de groove à faire suer les Jackson Five, heuuuuuuu, four ? Ou il en reste moins que ça, j’sais plus ??

Mosh part, circle pit, concours de bite (c’est le bassiste qui a la plus grosse, je le rappelle), oui c’est une tuerie sur scène, et dans le pit c’est de la charcuterie. Le groupe envoie les gros riffs qui tache comme le cubis de Tonton le dimanche en famille, les solos sont aiguisés pour molester et laisser des cicatrices vives, le chant est bien vénère, gorgé de ce fiel insidieux qui baigne dans son jus de folie, la rythmique est en acier. Oui, il faut au moins cela.

C’est la version thrasheurs de Motörhead Vs Madball aka Machine Head, et à la Niçoise, avec les vibrations primitives de Sepultura en pleine pampa. Foncièrement il y a une forte ascendance scénique, telle une véritable machine de guerre, In Other Climes a foutu une branlée, et il n’y avait pas assez de sopalin. Est-ce que tu aimeras ce groupe pendant ta phase de réveil en début d'aprem baignant dans une piscine de vomi refroidi et la tête dans l’trou des chiottes ? Ben oui, et même en dévoilant un léger rictus de joie sur la lèvre supérieure, si tu veux le savoir.

Je vois ce set comme un divertissement léger mais pertinent, porteur de concepts sous-jacents qui dénotent un engagement viscéral vis-à-vis du sujet sociétal. Le Sphincter a dit quoi ? Megateuf style mec. Ouaie c’était carrément un passage à tabac, et là je ne te parle pas des conséquences que provoque une consommation excessive de gauloises sans filtre. Je pense que chaque membre serait capable de se produire dans un match de catch colombien, c’est too much, bien au-delà du spinal tap classique du heavy metal, les gars sont carrément dans Wayne’s World, Chacun à son rôle à jouer, et donc sur scène c’est un véritable cinoche à la Clint Eastwood.




Point info sur des albums futurs. Oui parce qu’en généralement en concert on rencontre d’autres groupes et on en profite pour prendre connaissance de leur actualité…Hein ? Les réseaux sociaux de quoi ? Nannnnnn Dude, j’suis oldschool, c’est par le biais de la rencontre que je fonctionne. Donc :

Ben&Fist est en train de plancher sur leur prochain album, toujours dans leur mood déprestif, mais en plus, même si je ne peux rien dévoiler, déjà je kiffe un max l’orientation musicale comme le guitariste et compositeur m’en a évoqué le sens.

Plus véloce, j’ai vu le batteur et chanteur des hardcoreux/thrasheurs de Black Mountain Bastards et déjà ça cogne un max au pied de la Montagne Noire pour un E.P ou album en vue…Quoiqu’il en soit il y aura et ce sera foutrement cool. Les gars étaient super enthousiastes, motivés à fond de se foutre des pralines dans le local de répétition, d’ailleurs aller voir leur FB car ils ont plusieurs dates bien sympathiques, notamment une à Toulouse à l’Usine à Musique avec le crossover thrashy des Autrichiens d’Insanity Alert (Xtremefest 2018). BMB sera présent dans la déflagration de la Mosher Team pendant le MOSHFEST N°5 au Secret Place de Montpellier. Bien entendu en concert BMB ça tabasse, vous savez ce qu’il vous reste à faire…

Puis dans la ville rose, il y a le prochain opus d’Alea Jacta Est qui sera aussi solide et structurellement munit d’un délire cinématographique bien fun, comme leur nouveau T-shirt en distingue le délire via l'Useless Pride Records.


STINKY est un quintette de punk hardcore mélodique depuis 2010 avec Comeback Kid comme influence, ainsi que Champion et Bane.

Le groupe s'est depuis forgé sa propre identité musicale à force de concert et d'albums fracassants. Cette interview réalisée lors du Hardcore Session à Albi le 9 février 2019 organisée par Pollux Asso dans le cadre de la before party Xtreme FEST met en lumière les diverses latitudes et actions qui ont composées le groupe.



Dans le fracas du monde, dans les errances qu’il impose, on entend souvent l’agonie venir se répercuter en un cri puissant, véritable détonateur à l’exhortation. Le hardcore est un cri. Un cri de résistance rendant gorge à un désir de vivre et de vaincre face à l’agonie. C’est aussi une cellule de crise, œuvrant par principe à défendre des valeurs humanistes, au bien fondé du collectif pour une unité de combat dans le contre choc physique que cette musique incite. Dans un monde ultra-compétitif où l’on croule sous les menaces diverses et variées, et même d’extinction, où l’omniprésence du narcissisme englobe tout intérêt parce que chacun suit son personnage et l'opinion qu'il a de soi, le collectif souligne une valeur refuge que le narcissisme contemporain assassine.

Tout le monde ne peut comprendre le Hardcore, comme je ne peux comprendre de payer 40 euros un repas gastronomique avec la moitié d’une endive cuite à l’eau plate posée sur une ardoise que souligne un cercle de jus de citron et trois gouttes d’une purée d’un truc dont la saveur m’échappe encore, et que de toute façon je n’ai pas pu le constater suffisamment en bouche puisque pas assez dans l’assiette. (=Enculade de la st Valentin).

Tu vois j’ai compris qu’il faut absolument que je mastique longtemps la même saveur pour en comprendre, en savourer tous les plaisirs. D’autres fonctionnent différemment, ils sont plus réactifs, dégourdis, sagaces, brillants, mondains, compétents, mais je me sens tout aussi éveillé qu’eux. Si je ne peux saisir les nuances artistiques d’un robinet usagé contre une canne à pêche jaune dans un centre d’art contemporain, pas plus qu’y voir la lumière constructive qui s’en dégage, je sais la valeur qu’un groupe de hardcore libère en moi, ce que signifie son inépuisable robustesse de tracer pendant plus de 6h00 de route pour 40mn de set, pour y fendre le précipice d’un quotidien avec rage.

Le dernier groupe de la soirée c’était Stinky. Leur HxC dispose de nombreuses influences variées avec lesquelles le groupe marque à intervalle régulier la multiplicité de leur hardcore combatif, résolument aguerri par une forte énergie positive. Les Nantais appliquent un set efficace, ils prennent l’ascendance assez rapidement, découvrant de leurs titres percutants une irrémédiable résistance à la passion. Le groupe enregistre un clip en live avec le délire dans le pit, par cette ardeur, le public en ressent la ferveur et la puissance du collectif fait le reste. Chacun accomplie son être et donc sur scène c’est un véritable cinéma, à la Robert Redford, et une résonance au « Ain’t got no, I got life » de Nina Simone.

Les riffs percutent, la rythmique suit le chant avec une énergie revigorante, ça groove avec le corps d’une musique en osmose et l’état d’esprit du public est le même partout, filles et gars dans l’unité, sans distinction, tout simplement, naturellement.



Chacun a son hypothèse de vie, sa résistance existentielle, sa solution de survie, son repli communautaire car fatalement on revient à la source auprès de personnes en qui on ressent la même ferveur, la même passion, non pas parce que c’est rassurant, mais parce que c’est vital face au mythe, facétie, prédiction. On peut laisser le marchand de sable passer et tomber dans le déni, mais au bout du compte on sait très bien la vérité qui nous fait tonner l’existence, et à ce moment là ce n’est plus une illusion de plus vers l'obtention d'une quête, d'un but à atteindre, juste pour accomplir ce que fait n'importe quel interrupteur, s'allumer et s'éteindre tout à la fois. C’est l’essence de ce que vous êtes !

Merci à Pollux asso/au crew du Xtremefest, à Get Real, Fire At Will, In Other Climes, Stinky, et à toi public qui est la dynamo du courant alternatif underground.

Retrouvez toutes les vidéos sur la chaîne WallaBirZine.

CiaO)))

XXX

Bir


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samedi, janvier 5 2019

XMAS PUNK ROCK PARTY


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Il n’y pas que les huîtres qui bénéficient d’une hutte pendant les fêtes de fin d’année.

Depuis la fin de l’automne, sur certains ronds-points de l’hexagone des agitateurs fluorescents abritent des revendications légitimes pour une meilleure redistribution des richesses. Jusqu’à ce que cela soit même devenu violemment  fort embarrassant pour le pouvoir Jupitérien en place. Ces minions tout jaune et de colères noires, sans étiquette politique, nous en croiserons le long de la route, leur capharnaüm résidentiel s’est même étoffé d’éclairages festifs pour la trêve hivernale. Je pense que le Macronisme n’a pas le cul sorti des ronces parce que ce n’est pas près d’être terminé, ils en forment une ribambelle d'apprenti.es dès le plus jeune âge désormais.


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Au fait, le logis d’une huître s’appelle la bourriche. 

Nous arriverons dans la voiture familiale de Junk cacahuète & jus d’orange en constatant que le parking est plein. Cette soirée placée sous l’égide Xmass Punk Rock Party par l’asso Pollux se matérialise dans la maison de quartier de Ranteil, aux portes d’Albi.

Une MJC (Maisons des jeunes et de la culture), mais ouaie Dude, carrément,  comme à l’époque où la diffusion culturelle était de concert avec l’unité et la complicité de la scène, la connexion et la socialisation au genre humain. Depuis, ce genre d’institution possède la même obsolescence programmée qu’une machine à laver.

Pollux a pris le bâton de relais en main, comme celui de pèlerin et à l’intérieur sa team a pris soin d’apporter sa décoration oldschool avec des affiches des prochaines soirées.

La pièce est rectangulaire et le public a répondu présent puisque c’est complet, son mode de pensée est orienté vers la vacation de fin d’année avec l'espérance d’une nouvelle année florissante au triptyque santé, bonheur et un ticket pour l'Xtremefest. Une mezzanine nous permettra d’installer le matériel en toute sécurité pour filmer les concerts. Vince Musclor Gym Tonic est au pilotage, c’est en quelque sorte son baptême de l’air, et rien ne va se passer comme il se doit, bien entendu.

Pour rappel : Dans spectacle vivant il y a un adjectif qui indique une probabilité de circonstances imprévues, aussi raffinées à vivre l’intensité qu’une embrassade gênante.


bisous

LAME SHOT est le premier punk rocker à dégommer les enceintes. L’ensemble du WallaBirZine est fan de leur dernier opus en date, nous étions donc aux aguets afin d’entendre pour notre première fois le rendu live.

Mr Moustache à la guitare rythmique est en kit main libre, puisque le désormais célèbre chanteur de Charly Fiasco est exégète dans Lame Shot, il batifole en papillonnant. Jules le batteur est lui aussi Charly et se gargarise tout le long du set d’une fluidité sans l’ombre d’un fiasco, Charly je le rappelle. Enfin, tout est relatif, il y eut un petit réglage au début avec le pied d’un tom basse qui a joué des siennes. Le bassiste est nouveau, il a dû être repérer via google map Castelginest et auditionné sur le site de rencontre qui privilégie le sucre sonique, car sa rondeur musicale s’enrobe de cassonade punky. Déjà qu’il y en a plein avec les mélodies pop punks de Lame Shot, le résultat n’est pas du tout une overdose de sucre. C’est la magie affable d’un coulis sirupeux dans des rivières de miel. Oubliez le canoë, le Kway, même si c’est glissant et humide.

On est conquis par leur prestation, par la saveur ouatée des parties vocales, la convenance mélodique et du tempo propre à ceux entendus sur disque. Mais c’est qu’ils sont bons ces cons !

Ces trentenaires crachent leurs poumons, et surtout le cœur émotif d'une musique à la vivacité attractive. Malgré une sinusite, un rhube, rien n'arrête Lame Shot d’aiguiser la lame de fond et de fondre leur mousseline punk avec fougue.

Lame Shot est un booster adulescent, une confiserie Screeching Weazelienne. Le set est envoyé pied au plancher, mû par une vitalité redoutable de coller aux besoins pimpants d'un public fringant. Ce qui est encore plus coOol, c’est qu’on retrouvera cette pop punk ultra-vitaminée, remplie par cette teneur mélodique à la sensibilité imparable au mois de Mars, sur Castres, pour une soirée organisée par La Lune Derrière Les Granges.

Pas mal de connaissance croisée aussi à cette soirée, comme Delphine du collectif Hey Bitches, organisatrice de concert furibard et capiteux sur Toulouse, mais aussi photographe pour Punk Rawk...Heyyyyyyy le mag ressuscité revient pour un one shot. C'est vraiment hyper coOol de relire cette publication culte, vous pouvez l'obtenir gratuitement ou soutenir ce retour gagnant via leur site PUNK RAWK.

Je croise un Monsieur de Madame La Marquise et To Lose Punker de formation, backliner pour les coupaings, Ju la batteuse de Ben & Fist, le chanteur occitan des punkers d'Enlòc, Olivier qui n’est pas toujours dans la Lune mais toujours les pieds sur terre...Que du beau monde !


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Avant le prochain groupe je regarde s’affairer les gens de l’organisation de la soirée. Je suis admiratif de toutes ces personnes besogneuses, qui dans l’ombre œuvrent sans cesse, d’autant plus quand il s’agit d’un responsable. J’en ai déjà vu fort souvent, pour ne pas dire fréquemment, qui se repose sur leur laurier et préfère laisser les basses besognes aux sous-fifres. Sachant même que certain ont le culot de s’accaparer tout le mérite et le labeur (les lauriers), c’est consternant à constater. Généralement en gérant de cette manière, cela ne va pas loin, car ils épuisent les autres et leur égocentrisme masturbatoire fera débâcle pour motiver les troupes.

Ceci on ne le constate pas chez Pollux, ni à l’Xtremefest. Tu peux voir David le président de l’Xtremefest en train de faire les balances, décharger le matériel, et de son œil aguerri s’apercevoir et venir aimablement expliquer à un vieux punk pendant le concert de sortir fumer dehors pour respecter les non-fumeurs (en plus de la législation sur les consignes de sécurité incendie). Gim le présidant de Pollux ranger le matériel avec tous les autres, et ceci c’est tout le temps qu’ils sont sur le pont et à la barre. Ils ont la confiance des autres non pas avec des paroles de simulateurs, mais avec des actes concrets. Donc oui je suis admiratif de leur dévouement, de leur engagement et de leur humilité. C’est la force de ce groupe : une cohésion familiale.

Maintenant c’est un travail minutieux sur le long terme, il y a de l’exigence, une remise en question permanente pour un meilleur perfectionnement, avec un recul nécessaire sur chaque événement, une expérience qui aujourd‘hui leur permet d’anticiper, de connaître chaque besoin en fonction de la soirée à organiser, et d’avoir cette loyauté envers eux même et leurs partenaires, leur public, et envers toutes celles et ceux qui feront la démarche philanthropique et culturelle de perpétuer Xtremement la zguenitude Poluxienne.

Tout cela est bien entendu fort d’une éthique punk hardcore, d’un savoir-faire dans les musiques amplifiées, et d’une érudition dans les sous-cultures, contre-culture.


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INTENABLE est sur scène, ces Girondins de Montpellier (2 points) appuient en toute fin sur le starter revival pour la décoction juvénile Nina’s School, avec 2 covers ultra-speedées pour coller à l'actualité, avec la réédition de deux de leur album. L’électricité statique du fond de salle se gorge d’une explosivité à mesure que l’on progresse dans la fosse. L’échange des ‘’gnons’’ et des prototrophes récalcitrants au caractéristique protocolaire du pit (les gars au fond de la salle) forment une ménagerie joviale.  

Ndlr : Un prototrophe est un organisme vivant capable de proliférer dans un milieu de base sans nécessiter la présence de facteurs de croissance particuliers. Il synthétise lui-même les substances nécessaires à sa prolifération dans une attitude de placidité cool, et généralement avec l’aide d’une bière pour en équilibrer la posture en tapotant du pied.

Le punk d’Intenable possède cette amertume émotionnelle ajourée de surtensions électriques et de rythmique dansante. Il y a des breaks au mood vivifiant pour que chaque titre ouvre vers une teneur explosive sous-jacente, et avec son émotivité spleenétique. C’est un mélange de folie britannique et de french flair. Le public pogote sans cesse durant le set et avec sudation, les sourires sont larges de toute part.

Vince indiquera un problème de pile dont la manœuvre a nécessité un temps relatif pour en rectifier le tir, mais qui n’a pas permis d’enregistrer la totalité du concert. (correction c'est sur GxP qu'on a perdu un bout de live )

Le débutant apprend comme le sage, tous les jours. Junk cacahuète est devant pour filmer, photographier avec passion, sa belle-fille s’initie au pogo sous le regard amusé et protecteur de sa mère, habituée à corroder la fosse par sa punktitude libertaire.

Intenable fini son set dans la clameur. Ce qui est encore plus coOol, c’est qu’on retrouvera le groupe en version acoustique et avec le projet solo d'Antho intitulé Mauvaise Pioche ce 11 Janvier 2019 sur Castres, pour une soirée organisée par La Lune Derrière Les Granges.




Les recommandations du chef de ligne effectuées par Till étant proclamées, nous vous souhaitons un bon vol...Plané avec le punk rock de GUERILLA POUBELLE.

Défouloir et guerilla dans le pit, la jeunesse s'éclate les côtes flottantes avec la franche déconne caractéristique d’une bonne soirée. On entendra le crépitement des palpitations juvéniles sur tous les titres. La basse se gorge d'une rondeur que les riffs en saccharose l’onctuosité électrique, le chant rauque brûle des filaments de pensée que les riffs ricochent d’une salve de détonation punk sur une rythmique en feu.

Pendant la chanson féminisme « Nous sommes les fils et les filles des sorcières que vous n'avez pas brûlé » dont le titre est plus long que la chanson a interprété, trois pimparelles (jeune fille en occitan) s'amusent dans la mêlée festive des gaziers à dreadlocks, à cheveux long et rasé…mais pas de près. La démocratisation des filles dans les concerts undergrounds c’est super positif, cela signifie que les mentalités ont évolué, et que se raréfie les lourdauds misogynes. J’ai l’intime conviction que sans une réelle prise de conscience du féminisme aucuns changements probables ne verront le jour (écologique, économique), tant tout est lié dans cet équilibre, dans cette égalité d’interprétation conjointe.

En vérifiant vers la mezzanine je constate qu’il n’y a plus rien sur le trépied. Quand j’arrive Vince sue autant que si il était en train de soulever de la fonte, et accuse à la pesée une surpression de 2.9 bar. Entendons-nous bien, ici le bar (symbole bar) est une unité de mesure de la pression équivalente à 100 000 pascal. Vince est sXe, il boit du jus de carotte biologique écoresponsable, hein ? Ouaie si tu veux c’est un hipster de la campagne de Saix, et ce soir-là c’est son baptême du feu. La batterie de l’appareil est vide et il ne trouve pas l’autre, qui était dans le pantalon de Junk, cqfd. Action corrective immédiate : Nous mettons en place un protocole dès l’installation du matériel, afin de vérifier que tous les éléments en échange soit ranger dans un sac dévolu, et à proximité de l’appareil.

Le final de GxP c’est avec des gars de Lame Shot pendant le titre Prévert, Kosma, Paris où Till uniquement au chant éventrera le pit avec l'aura de Moïse afin de s’ingérer au public. Après le set, le sol lissé par la bière renversée scintille avec la même lumière qu'un lac de montagne, et la chaleur d’un hammam Marocain. Le batteur en sueur s’offre en slip au selfie du public. On fait une interview succincte avec Till.



Nous procéderons aux interviews en fin de party ce qui s’avère être une mauvaise décision, car les groupes sont rincés. Il faut rameuter sans cesse étant donné que les gars sont disséminés aux quatre coins et bavardent, d’autres s’affairent derrière le merch, où commencent à ranger leur matos, Till a mangé précipitamment pour réaliser cet entretien.

Nous les remercions pour leur entière disposition et leur amabilité, nous agirons différemment c’est certain, même si nous avions proposé de remettre ultérieurement ces ITW. D’habitude nous procédons avant les concerts mais cette fois-ci pour des déconvenues de logistiques il ne nous était pas possible d’arriver plus tôt, ni d'en réaliser entre les sets des groupes. S’il faut savoir jongler avec les impondérables de la vie et les aléas du direct, ce n'est pas évident pour que tout s’emboîte.

Notre démarche est bienveillante. On fait par passion pour des passionnés, et ceci doit s’accomplir dans un confort, favorable à un entretien. Nous sommes de fervents enthousiastes avec des moyens limités. On veut bien vous ‘’divertir’’ par une traversée épique sonore et visuelle, mais surtout, on veut vous apporter la lumière de l’underground comme un fanzine oldschool, propagateur de trip, jointeur de genres/styles sous-culturel, shaker contre-culturel, avec des témoignages, des éclairages, fruit d’une expérience authentique, libérant des connaissances et un approfondissement culturel, et si possible que ce soit positif.

Nous espérons cher public que tu as dorénavant conscience de l’engagement que chacun met pour que tu puisses t’éclater dans ce genre de party avec pollux asso, et d’en relire, d’en visionner après coup la saveur en bouche avec le WBZ.

Retrouvez tous les lives, de cette soirée via la page vidéo du WallaBirZine, puis les photos via FB du WBZ.

Remerciements généreux à Pollux Asso, Lame Shot, Intenable, Guerilla Poubelle, au public.


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jeudi, août 23 2018

Pointless Teenage Anthem


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REPORT XTREMEFEST 2018 


Longtemps après leur passage bouleversant, les exigences de passion expriment quand elles parlent aussi bien à notre cœur un tumulte si impétueux, que l’homme dans la puissante révélation de son effroi superbe souhaite en garder la trace depuis la nuit des temps. Qu'elle soit dessinée, écrite, chantée, parlée, par un objet, un totem, un fétiche, une amulette, un dieu même, la révélation se devra d’être conservée et perpétuée à la valeur de cette passion divine, universelle.

Pourquoi écrire cela en préambule ? Quant à la fin du dernier concert de l’édition 2018, les festivaliers décrochent les affiches de l’Xtremefest un peu partout sur le site, c’est qu’il s’est passé quelque chose d’unique et de si fort qu’il leur était impossible de n’en conserver une trace, une façon de préserver en eux le choc, et d’en soutenir la flamme avec fierté.


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La meilleure édition de l’Xtremefest s’est déroulée comme un rêve éveillé, c’était rapide, intense et tout simplement parfait. 

Cette année était aussi spéciale pour le WallaBirZine puisque à défaut de vous transcrire mon report, vous avez un suivi vidéo et plusieurs interviews à suivre (incessamment sous peu) sur la chaîne WallaBirZine. Par contre on ne peut pas être partout à la fois, et donc on n'a pas pu assister à tous les concerts.

La Warm-up The Zguen c'était Jeudi.


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Au milieu des ptits fours et du vin d''honneur de Gaillac lors de la cérémonie d'ouverture officielle en présence des Happy few, des instances privées et publiques, le discours des différents intervenants était teinté de cette diplomatie de formulation qui stipule la reconnaissance, et dont l'enrobage de...Hein ? Ah ok, passons à autre chose de plus direct.

Heyyyyyyyyyyy ma couille tu n’sais pas mais l'Xtremefest avait rajouté une journée, ainsi les festivaliers arrivant le jeudi ont pu profiter d'une soirée gratuite avec quatre groupe. Cette soirée étape permettait aussi d'ouvrir la programmation à la population voisine du site, histoire de croiser les effluves, les moods entre festivaliers et autochtones Tarnais, plus précisément du bassin Carmausin.

À coups d'échange de bière et de connerie en tout genre, et pour tout âge, la sauce a été engloutie aussi vite qu'un ciment à prise rapide. Pour cela, en kilt et munit d'un esprit punk, la troupe de percussion HOUBA a joué tambour battant, rappelant tambours du Bronx, Kodō asiatique, batucada brésilienne et banda Gersoise. D'ailleurs entre chaque set, la troupe de rue investissait le lieu pour tambouriner sans temps mort, un peu comme un mec imbibé de weed et de binouze typée maître kanter le fait avec un djembé sur le camping du festival de 3 à 5H00 du mat, mais multiplié par 20. Le public du voisinage était émerveillé par cet étrange ballet de percussions et par des zouaves pounk se contorsionnant devant le bordel. Pour d’autres dix minutes de ce bordel était largement suffisant.

Au camping ? Hey Dude c'est déjà la folie rien que pour le feu de camp.


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Après cela il n'y avait plus que des groupes en THE. Ainsi The Money Makers avec son swing bluesy rockab a pu enduire élégance et venin alors que The Booze Brothers, les cousins irlandais des Blues Brothers très certainement étaient parfait pour faire festoyer le public. Il y a un fan de Marillion (ben ouaie ça existe encore) qui a supputé que le chanteur était professeur d’anglais dans un collège à Villefranche de Rouergue. En fait le chanteur a une origine paternelle Irlandaise, et le reste du groupe apprécie la bière brune, c'est tout con, de plus je ne suis même pas certain qu’il y a un collège dans ce coin de l'Aveyron par ailleurs ?

Qui dit musak celtique, dit cornemuse, pipeau, chant anglais, sous-couvert gaélique et là transformé pour l’occaz en occitan sur un titre. Autant vous dire que bras dessus, bras dessous et bien forcément il y avait de la bière partout. Le dernier et pas des moindres, puisque The Nashville Pussy a graissé son cornet de riffs avec le tesson pillé d'un bourbon heavy Hi energy hautement électrique. Transformé en bar à strip-tease redneck la saveur sonique avait le goût du hard'n'roll et de l'intemporel hard'bluesy d'AC/DC.


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Ruyter Suys, la sauvage guitariste assure toujours un max et Blaine Cartwright ressemble toujours à un routier Portugais pendant le festival country de Réalmont.

Cette soirée a été très appréciée autant par le public que par la population Tarnaise, chacun ayant trouvé l'autre aussi chaleureux que sympathique, et les concerts à géométrie variable tout aussi fun pour débuter les prédispositions festives.


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VENDREDI c'était Balboa Fun Zone



Quand une cigale chante, invariablement les autres suivent la même complainte, c'est pareil avec le réseau social, cet amplificateur de décharge virtuelle aux récriminations douteuses et à l'égocentrisme masturbatoire. Les rapports internet sont froids, hypocrites, d’un professionnalisme robotique, surtout pendant le money time ou on ne se parle plus qu’avec les mains, rien à voir avec la chaleur humaine que tu rencontres à un concert, là il y a de la valeur ajoutée. L'Xtremefest c'est carrément dans le mood d'un concert, plutôt que de la concentration de bétail à festoche.

Faudra un jour coupé court d'un coup de schlass à ce truc de social.com et de son concours de popularité narcissique, pour revenir à un outil de communication moins polluant. Tiens justement en parlant de couteau, utile transition, non mais tu as vu le métier !


Black Knives manie bien le côté tranchant

Tout en aiguisant le cortex reptilien avec un Hardcore metAl de brute, BLACK KNIVES est toujours un groupe aussi incisif et percutant. En concert ces ex-8 CONTROL poutrent l'ossature de leurs titres en plus de faire disjoncter les décibels avec le canif de Rambo. Car oui si tu n'es pas assez armé contre les chocs, ce n'est pas un parpaing que tu prends dans le buffet mais un building. Avec cette abondance de riffs à hachoir, de boucles rythmiques touffues et saillantes dans le pit, c'est machette et sabre pour progresser dans le tumulte du pit, en plus le chanteur provoque les warriors en leur demandant d'accorder leur énergie sur celle de la scène, autant vous dire que cela a fini dans un bain de 100% d’adhésion à Black Knives. C'est marrant parce que les cigales se sont tuent dans les pins parasols, ce n'est pas étonnant car quand tu fais face à cette bourrasque, tu fermes ta gueule, tu encaisses, et après tu peux parler du choc éprouvé si tu n'as pas laissé un morceau de ta langue sur le dance-floor.


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Ce groupe est venu en 2014 pour la deuxième édition et c'était à Albi dans une autre configuration, il avait déjà foutu une branlée, en 2018 Black Knives a tranché dans le vif du sujet son hardcore, et les karatékas du pit avaient déjà des ecchymoses à cette heure nitescence ou Bruce Lee est encore à l’entraînement.

Diii quoi ?..Bruce Lee est mort, mais depuis quand merdeee ?



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Pour rester dans le domaine de la fraîcheur...mortuaire (J'apprends à l'instant la mort de Bruce Lee) il n'y avait pas de post-black metal cette année à l'Xtremefest, je trouve que cela manquait cet humour noir, et surtout cette mélancolie foudroyante. Ouaie je sais que la majorité est présente pour s’amuser, passer du bon temps, sans se prendre la tête, mais il y a des dreamers à l’Xtremefest aussi.

Pendant que les headbangers.es se sont foutu.es des bières dans le cornet, d’une manière straight, Junk cacahuète était au jus d'orange, moi au thé chaud, et SPIRITS à l’eau plate.


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La Zguen Stage a bénéficié d'un ensoleillement pendant tout le week-end, et à Boston, là d'où vient Spirits, les températures hivernales se rapprochent de celle de Cap Découverte, mais de l'autre côté du zéro. Spirits a joué ventre à terre tout en cherchant de l'air pendant la dissection d'un HxC au groove profond et au fastcore sXe. Les titres sont envoyés à 300km/h, il fait au bas mot 38 ° à l'ombre, (ceci dit en passant j'espère pour toi que tu as fait le plein de vitamine D pour l'hiver tout de même), en attendant le public pogotte à tout va et le groupe lui piétine dessus une rasade d'énergie solaire Straigh Edge, c'est hardcore quoi ! Sur le shirt du groupe il y a la sentence no homophobia, fascism, sexism, racism, hate, résumant parfaitement l'état d'esprit d'un groupe oldschool, agressif dans sa musique et avec un humanisme bienveillant, alliant la puissance émotive avec la vitesse mélodique.

Unrest leur dernier album paru en septembre 2017 est vraiment bien cool, et le groupe nous en a livré une bonne partie, vous pouvez le trouver chez USELESS PRIDE RECORDS.



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Tête-à-queue avec POGO CRASH CAR CONTROL


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Des jeunes pois sauteurs sur scène distordent le rock avec un mélange de punk noisy, sorte d'appel d'air de la génération montante.

Ce jeune groupe sanguin est affranchi, désinvolte, insouciant, libérant dans son énergie la rage de vivre, de convaincre, et de vaincre tout à la fois. Sublimant ce nectar juvénile avec désinvolture, sans calcul, avec la précipitation naturelle qu'il convient quand on cherche son équilibre sur le fil fragile de l'existence. Autour de moi le groupe a fait une grosse impression, tout le monde trouve le set explosif, et la bassiste hyper mignonne avec son apparence commune aux filles de son âge, et en contraste avec la folie qu'elle propage sur scène. Je reconnais qu'il se passe quelque chose, qu'il y a une force dans ce groupe qui libère ceux qui le regardent, mais leur avoue que musicalement cela ne me fait pas grand-chose. Je n'ai plus cette innocence, peut-être et très certainement que j'en ai perdu une bonne partie en chemin, je suis trop souvent dans l'analyse, pourtant je sais ce que représente l'instant présent.

Même si parfois on a l'impression que seuls les autres comblent le vide de leur existence par un mouvement perpétuel, alors que l'on se sent inerte en comparaison, la maturité fait comprendre qu’en étant immobile on est serein dans son équilibre. En fait c'est le plus dur à tenir au milieu de l'agitation constante, mais cette immobilité est la plus jouissive finalement. Alors que l'on perd l'équilibre et tombe uniquement par impatience et nervosité.

Sans pouvoir définir concrètement la particularité de Pogo Crash Car Control, la majorité du public a kiffé cette libération énergique, et c'est l'essentiel. J'ai bien une nébuleuse synthèse à vous soumettre par rapport à cette particularité d'impression que provoque ce groupe. Il y a à cela plusieurs éléments qui rentrent en jeu.

D'abord on a annoncé à la génération Y la fin du monde sans détour, sans espoir, dont la précédente, la génération X a déjà été crucifiée par les mêmes baby-boomers au pouvoir, coupables de cette situation finale. On noie cette digital natives dans le monde virtuel pour qu'elle s'accapare son nouveau monde à elle, et puisse faire fonctionner son instinct de vie et de mort à travers des jeux de survie. En l'éloignant le plus possible de la réalité on réduit son espace vital, toujours sous contrôle permanent et liberticide, où toutes les mesures en vigueur ne sont effectives que pour la protéger du danger extérieur et d'elle-même.


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Une chose capitale c'est que l'on est passé de l'universalisme vers la classification communautaire. Tout ceci est une chose spécifique des teens movies actuels de S-F de style Divergente, Hunger Games, Le Labyrinthe, The Darkest Minds. Le débat se concentre sur une critique constructive du fonctionnement actuel de notre société, dont la jeunesse émergente est soumise et tente de se libérer du fardeau de la vieille génération, de l'ancien monde. Il y a désormais toujours une héroïne au centre de l'action, fini les John Wayne, Schwarzi et Sly. Les survivants sont parqués dans des camps, ou dans un espace concentrationnaire (un monde virtuel) car ils constituent une menace pour l'élite dirigeante. Ils sont classés par couleur en fonction du danger qu’ils représentent pour la société, ou par différence d'aptitude.

Ceci fait écho au caractéristique du communautarisme, où il n’est plus question d’avoir droit à la différence, mais de s’affirmer en minorité d'appartenance ethnique, religieuse, sociale, sexuelle, et qui respecte les codes en vigueur que chaque communauté revendique à travers des droits propres, spécifiques, et différents de ceux des autres communautés. La cohésion sociale est devenu une pression sociale qui refuse le droit de s'émanciper de sa condition d’origine, d’être autre chose. La discrimination positive est le mode d'intégration du cynisme, et là où chacun trouve une révolte à la hauteur de sa spécificité communautaire, le vivre ensemble multiculturel communautaire est devenu un ghetto dans le ghetto. La ségrégation fonctionne dans les deux sens. Tu es mis de côté et campes fièrement dans ton coin à part.

L'adolescence c'est aussi avoir le choix et de ne pas savoir se décider !


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La jeunesse c'est la vitesse de la vie qui pulse, elle pousse la vieillesse vers la résignation du mouroir. Dans cette peur de la mort, le pouvoir des vieux est régenté de pourrir la vie des jeunes par la peur. Ancré dans la génération Y (la moyenne d’âge du groupe c’est en dessous des 20 piges), le groupe possède cette distinction de penser à court terme, possède un look passe-partout, les jeunes peuvent s’identifier à ce band très facilement. Pogo Crash Control apparaît aussi comme un phénix, libre de voler de ses propres ailes, sans trop de filiation, juste une appartenance communautaire au monde du rock. Il symbolise ce moment de révélation qu'est l'idée de la jeunesse éternelle, l’innocence, la vie, d'où cette impression d'énergie qui circule.


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Et j'écris cela sans aucune drogue, alcool, artifice et subterfuge, si tu as un doute, relis à tête reposée sinon.



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La limitation de vitesse en France est passée à 80 km, THE BRIEFS est bloqué sur le 77.


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De pedigree punk'n'roll mélodique et power rock ricain, issus de cette génération qui a connue les débordements du rock'n'roll à outrance des seventies, The Briefs débute pourtant en 2000 avec des titres courts, percutants, moelleux, et à l'esprit goguenard. Le groupe a contesté l’administration Bush, ainsi que la politique de la peur, on peut imaginer sans peine avec l'autre fada de Trump ce qui pourrait arriver comme disque, mais bizarrement depuis 2005 il n'y a rien eu de plus comme album. Là mec on peut dire que tu vis sur tes acquis.

Je m’attendais à un set un peu plus épileptique, du coup c'était assez statique, et même un peu trop par moment, mais avec la chaleur il faut avouer que ce n'est pas évident à gérer non plus. Le set est pourtant caractéristique de la maestria américaine pour le côté mélodique et émotionnel, de nervosité et de coolitude, et même avec des jets de riffs anglais venant ricocher avec effronterie punk à la Damned. Il y a un côté garageux aussi et rock'n'roll qui me fait dire que The Briefs ressemble à nos Hatepinks. Puis les gars sont hyper lookés, même si dorénavant elles ne sont plus quatre blondasses peroxydées. Ils gardent ce concept romantique de l'art vu, comme un moyen d'expression original et authentique. Cela reste une bonne esthétique de gars élancés soucieux d'une vision punk rock avec tout ce que cela implique comme éthique derrière.


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The Briefs catapulte, sali, glamourise dans le sens Johnny Thunders du terme un punk endiablé, dans le même esprit que Ricky Rat et Kevin K, avec la morgue britannique en plus du cheewing-punk américain.

Le quatuor n'a rien d'un gang de poseur, et le public a passé un agréable moment de fun, surtout Maiden un gars originaire de Castres qui vit à Boston et chante dans The Killmisters, remember headbangers !




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Changement de plateau avec du revival thräshy.

INSANITY ALERT a un lourd programme pour les mosher.ses, et ce sera pit et praline, avec en sus une grosse déconne de thrashcore avec ce que cela implique comme énergie et délire foutraque. Le backdrop est totalement geek avec la tronche de Alf, parce que le groupe est totalement geek kultur.


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Le chanteur a un shirt du french band de punk HxC Gasmack Terrör. Le guitariste ressemble à Dan Lilker de Nuclear Assault ou de S.O.D c'est comme tu préfères, je dis ça mais j'étais au fond de la salle avec des lunettes de soleil, donc il est probable que je me sois chié un peu sur la vision exacte, en plus avec l’âge je vois de moins en moins et surtout je galère après à relire tout ce que je griffonne.

Ce qui est plus important c'est que Insanity Alert a propulsé un set tendu, pile poil pour que la jeunesse imberbe se frictionnent les canines et les cages à miel dans le sens du poil. C'est con elle est imberbe je te le rappelle. Mais ce qu'elle fit, rien à foutre, et avec une cabourdise à niveau égal avec la folie thrashy des Autrichiens (si tu le dis à voix haute c'est rigolo). Si les gars balancent la purée c'est avec un sens pointu du riffing et des éclaboussures thrash. Côté couillonade on peut avancer que le combo en possède une bonne paire. Dans la salle le bon son et la température fraîche par rapport à l'extérieur caniculaire projettent l’ensemble dans le fracassage en règle. Les jeunes se trémoussent à loisir en dansant une mosh party de dingue, et le groupe en redemande. Forcément à ce jeu-là on sait qu'à l'xtremefest il n'en faut pas plus pour soulever ce public dans les airs. Bingo et bang ! De circle pit en circle pit qui font tourner en bourrique le set prend fin que déjà on se demande encore comment Insanity Alert a joué si vite son Moshburger, que l'on a encore la dalle ?!?


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Franchement je pensais que le groupe ne viendrait pas suite au décès de leur bassiste emblématique Steve Soto, fondateur du groupe. L'Xtremefest lui dédie par ailleurs son édition 2018. Pourtant THE ADOLESCENTS est bien présent et envoie un set à 400km/h.


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Ouaie une véritable tornade de punk hardcore toujours aussi puissante, généreuse, géniale et totalement folle. Ce groupe porte formidablement bien son patronyme, avec sa fougue à jamais éternelle comme l’énergie positive de sa musique.

Le public est à balle, ça saute de partout, mais c'est quoiiiiiiiii cette folie ?

Heyyyyyyyyyy déjà il vient de la scène, car le chanteur Tony Reflex est à bloc avec son mélange d'adulescent foutraque, persiflant la rage punk à laquelle les mélodies caoutchouteuses et véloces dégoulinent des enceintes. On s'attendait à un truc particulier parce que le mood est inhabituel. Il se joue la trame exceptionnelle où l'émotion vivace du décès empoigne de ne rien lâcher, de s’agripper à ce à quoi il est tangible de donner sa vie. Le public le sait, le groupe lâche les chiens, leur punk décolle avec la rage hardcore cette envie de dégommer son cortex, de faire vivre l'ombre vivace d'un ex-agent orange venu sur terre pour faire roussir la mélodie punk.

Il ne faut pas oublier que le groupe vient de sortir Cropduster à la pochette symbolique, mais je pense que l'on retiendra un backdrop épuré et significatif à Soto, un set de feu, puis le titre « Amoeba » joué avec les yeux qui brillent de partout.



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RISE OF THE NORTHSTAR est-il le casse-brique des karatekacores ?


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En tous les cas si ce manga/geek assault HxC passe pour des poseurs, et ce qu'ils sont par ailleurs, toutefois, oui ne t’énerves pas attends la suite jeune impulsif…Toutefois, comme ils sont certains de la singularité de leur bordel, on ne peut pas leur en tenir rigueur. Ben oui, les gars font leur truc, référencé dans un mood qui relie plusieurs univers entre BD, film et musique, comme n'importe quel truc affilié metAl en somme. On ne va pas cracher dans la soupe sous prétexte que Rise Of The Northstar se la pète et que leur symbolique provient en grande partie de la culture asiatique. D’ailleurs ils ne sont pas cons, vu que la population asiatique est la plus nombreuse.

Leur musique est aussi rêche que mastoc et côté filiation, le groupe fédère à sa communauté de cœur l’équivalence de Suicidal Tendencies en son temps. Les plus anciens adoptent la vigueur et cet héritage filial que le groupe répand avec l'expression 90's rap metOl Body Countien. Les plus jeunes sont à fond dedans, c’est le renouveau en somme. Après le set une bande de jneus encore tout excitée exécute des pas devant le merch officiel du festival, ces jeunes viennent de vivre un truc original, authentique, anticonformiste à leur quotidien, chacun essaye d'imiter celui qui sait danser tout en faisant lever des yeux les plus anciens avec exaspération. On ne peut pas tenir rigueur de cette découverte alors que l’on sait très bien pour l’avoir vécu que cela va ouvrir des portes vers d’autres trucs encore plus puissants. Bref il y a un gros engouement autour du groupe, et ça pue le jeune qui sue plus que de raison parce que cela a tapé grave.


Frappe directe

Devant le pit c'était l'émeute, après ça tu es le genre de type qui est capable de boire un bidon d'essence pour pisser et éteindre un feu au camping !

Rap + guitare rasoir à la Pantera (pour reprendre l'expression d'un vieux gars de l'ombre) + HxC Suicidal Tendencies + violence mangacore = Rise Of The Northstar. Une formule sonique qui en 2018 est opérationnelle auprès d'un échantillon représentatif de la population underground et de la jeunesse dorée à point par un soleil généreux.



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Après c'était le tour des datés de THE ADICTS.


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Tout de blanc vêtu comme Faith No More au Hellfest 2015. Attention daté est en comparaison avec le manga style précédent, il n'y a rien de dédaigneux à ma remarque. The Adicts vient des années 80's, avec un lien vestimentaire très étroit avec le célèbre film « Orange Mecanique », d'où le blanc hein, Faith No More s'est pour la déconne, rien à voir. Dès le début du concert on se fait vite rattraper par la fraîcheur burlesque du groupe, surtout avec leur absurdité Monthy Pytonnesque et la poésie punk à angle vif unique des anglais. Je connais même un gars qui a un lapin crétin en Adicts tatoué sur un bras dans le même délire !

Le set était parfait pour faire la fête. La foule en osmose avec le côté loufoque et prolétaire c'est laissée porter. Oui c'était chaleureux, une clownerie de grand enfant vivace, un spectacle vivant avec le guiness spirit, hooligan partage, parfait pour fédérer l'ensemble des générations.


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Cétait splendeur et splendosité fait de chair. C'était comme un oiseau tissé en fil de paradis. Comme un nectar argenté coulant dans une cabine spatiale, et la pesanteur devenue une simple plaisanterie.'' Le groupe vieillissant n'est plus aussi entreprenant, agressif, excessif, jeune, insolent, vicieux...comme son idéal des 80's, pourtant il n'a rien de poicreux. Il a pour lui la saveur ancienne et la puissance de son passé. On retiendra que les vieux punks anglais sont joyeux et qu'ils ont partagé avec les grenouilles un moment cocasse et folâtre de ça-va-ça-vient comme avec une pauvre petite devotchka fraîche levée.


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Les ricains très pro d'HATEBREED sont une valeur sûre en concert, surtout pour la gestion parfaite du timing, un set calibré, pas une anicroche, et ça bastonne plein fer.


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Jamey Jasta, bandana vissé sur le front rugit, ça claque du riff bestial et le beat mitraille. Une collision pluvieuse de particules électriques brisent les eaux de l'amer avec une fascination orageuse, elle s'abat sans que l'on trouve un atoll de survie,...no aloha, oh, the treats saw it on the wall...et la tempête des amplis continue l'ivresse jusqu'à faire monter le niveau de sueur jusqu'à l'œsophage. On dégorge avec les yeux embués toute l'énergie que donne la folie quand elle passe en coup de vent rafraîchir les consciences et endolorie le temps d'une sous-couche de démence, car le set ne relâche pas, c'est mosh pit et circle pit dans la plus pure tradition d’un concert de hardcore, et je me permets de te le dire, Hatebreed...


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SAMEDI c'était le bal masqué...

...puisque le crew du Xtremefest avait proposé une journée costumée. Junk cacahouète avait un costume bien rembourré absolument parfait pour la température caniculaire, il sentait par moment ce vieux fromage de montagne ariégeoise que les scandinaves oublient dans la malle de leur vieux camping-car oldschool, et qu’ils transpirent de fièvre pendant la digestion, peu habitués qu’ils sont par la robustesse de cette pâte de lait coagulé.



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Quand HYPOCONDRIAX arrive sur scène pour cette deuxième journée je ne reconnais pas du tout Jim le chanteur. Le groupe est affublé de costume propre au secteur hospitalier, de la sorte que Jim est infirmière, blonde, et adopte une posture scénique provoquante à la Hole.


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Comme Gart dans Wayne's World qui demande à Wayne si il trouve sexy Bugs Bunny quand il est déguisé en fille, je me pose la même question ambiguë. La veille il s'est fracassé la cheville, donc il fournira un gentil sur place avec béquille. Ce qui aurait pu être un inconvénient mais là avec de tel accoutrement ne semble pas si choquant.

Le bassiste Fonzy est en plein soleil mais fait fi en souffrant sans se plaindre. Jean mi est concentré sur la rythmique, et le groupe envoie son set sans fioriture. L'affluence est moindre en ce début de journée mais arrive par parquet au fur et à mesure, Hypocondriax ne se laisse pas perturber et poursuit son concert avec un punk hardcore oldschool qui a fait ces preuves de lutte et de feu. Les titres s’enchaînent et se déchaînent en soin palliatif, avec pour la piqûre de rappel leur démo joué comme Morsüre sa démo éponyme, cela signifie que le groupe joue vite et bien.


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Badbach le guitariste dont c’est l'anniversaire est à balle, ses riffs sont interprétés au scalpel, un sourire très large domine son faciès et cela s'en ressent autour du groupe puisque une très bonne vibe contamine tout le monde.

Un show dont le band était loin de s'imaginer réaliser dans de telle condition, avec un chanteur avec béquille, en plein cagnas (canicule) et déguisé qui plus est. C'est toujours très cool d'assister à un set d'Hypocondriax, à la base musicalement c'est carton Oldschool, en plus quand il joue à la maison c'est Zguen à mort et over the top !



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J'ai aperçu le début du set de BLACK MOUNTAIN BASTARDS puisque après nous étions en ITW, les échos du public sont positifs, et je n'en doute pas une seconde tant ce groupe de hardcoreux/thrasheurs possède un truc vraiment fun, agressif, bon esprit et qu'il le réalise avec sérieux, loyauté et sincérité.

Donc on ne peut qu'adhérer à cet ensemble.



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La squadra punk de la Roma de GIUDA a donné un concert qui a rockisé avec superbe du punk-pub rock foutrement classe.


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Libérant cette saveur seventies de glitter rock en plus d'un super son. Le sens racé du transalpin avec la morgue Britannique cela fait rutiler cet aspect de Mods et de sonorité prolétaire, c'est sensiblement hyper fédérateur, surtout joué à fond et quasiment sans arrêt. Le public s'éclate d'autant plus que ce sera le seul groupe de cette trempe de tout le week. Leur discographie est passée au crible, je vous conseille la totalité car chaque album possède un mood particulier et le groupe en plus de perdurer avec caractère et passion, distille un aspect très chaleureux.

Je pense que le groupe a passé un agréable moment en balançant leurs hymnes, il a fait vite parce que même habitué à des températures chaudes, c'est une épreuve de feu tout de même, d'ailleurs le crew a arrosé le public à coup de jet d'eau. Du coup c'était glissant Giuda, sorte de glam Sladien pour l'Xtremefest. Le groupe a joué son emblématique titre « Bonehead Waltz » et vous savez quoi ? L’humour noir est intolérable pour les nationalistes de la race blanche, mais le pire pour ces gens-là c’est encore d’être daltonien.



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A l'xtremefest un caramel ce n'est pas une friandise, et pour te péter les dents cette année il y avait BROKEN TEETH.


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Gros crépitement de mosh part, rythmique caillouteuse, il pleut des grêlons de mornifles sur le dance floor et le moins que l'on puisse dire c'est que cela ne rafraîchie pas la vigueur du groupe. Bien au contraire, je dirais même que l'odeur du sang décuple son intention pour marquer les esprits et tuméfier les tronches. Ce qui est certain c’est qu'il y en a certains qui ont dû bouffer liquide pendant un mois suite à ce set. Le chanteur dynamique en mode touch guy a prévenu à plusieurs reprises : « Show No Mercy », si tu avais un doute quelconque le bassiste avait un shirt de Possessed. Un bon HxC avec des structures metal, des solos saillants et bien nerveux, et même de la profondeur, et puis assez pour rentrer un cadavre, donc oui à vue d'œil du tigre la recette est basique, et en concert elle fait son effet kisscool, bref side to side et two-step structurent le pit.


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Le groupe aboie son hardcore avec une férocité cerbère, usant de cette rhétorique conservatrice qui ne ploie jamais sous l’inconfort d’asseoir sa suprématie. Dans l’incongruité de la bagarre du pit une femelle semblait pourtant survivre de la meute avec un visage angélique de femme-enfant, si il le faut c'était la bassite de Pogo Car Crash Control, j'en doute, mais bon elle donnait l'impression de n'avoir rien à foutre là, si ce n’est de divulguer une antinomie absolue avec l’œuvre dansante de ces chiens fous toutes canines dehors, s’écharpant les lyrics du groupe entre leur croc sanglant. Hit The Pit !


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Depuis que le mur de l'est est tombé les plombiers Polonais raccommodent les chaudières Anglaises, pendant que tous les torturés de Poutine expurgent leur fiel avec un punk revanchard comme SVETLANAS.


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Le backdrop c'est le drapeau de la tronche à Vladimir Poutine premier avec le maquillage de Gene Simmons. Whaoua déjà un bon point ma petite matriochka. Je pense que pas grand monde ne connaissait ce groupe. On se souvient des punkettes Pussy Riot, c'est peut-être un point de départ de ce groupe, qui vient et vous l'avez certainement compris de Russie.

On ne va pas tourner autour du pot, l'attention se pose presque uniquement sur la chanteuse. Filiforme bout de femme d'1m60, ses expressions du visage son explicite, du genre de celles d’un méchant dans un film muet. Cette Jello Biafra au féminin remue-ménage et cuisine son punk sans faire de repassage burlesque, on a dit que pour le partage des tâches ménagères les hommes devaient faire des efforts nan ? Tant et si bien que c'est encore la femelle qui s'y colle.


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L'orchestre à ses côtés souligne le propos énervé de la hurleuse, dont l'accent russe exagéré est chez nous généralement typique du méchant dans un film de Steven Seagal. Niveau présence soit tu trouves cela fascinant, soit caricatural. Après il faut savoir entendre ce style de souffrance et de fureur rageuse, et comme c'est assez rare et atypique, la première fois on ne sait pas trop comment réagir face à cet aspect brut. La russkof possède le charisme de Tony Montana dit Scarface, on sait qu'il ne faut pas l'emmerder et que c'est elle qui va choisir le diamètre du godemichet qu'elle va t'enfiler dans le rectum. Heuuuuuu pour info le titre c'est “Sacrifice Your Orifice”.

Musicalement c’est brut comme un immeuble soviétique. Leur volumétrie sonique est lourde, rapide et furieuse. C'est à la fois froid, similaire, solide. Pourtant il y a un truc à la Dead Kennedy's et Sex Pistols, quelque chose de foutraque, de rêche, avec des lyrics méchamment contestataires pour son opposition marquée à l'oppression gouvernementale, sexuelle (la vidéo de «Go Fuck You Self») et forcément politique. La nénette débarque et bouscule les interdits patriarcaux du rock'n'roll de Johnny à Charles Bronson, en passant par le gars qui gueule à poil dès qu'une nana se pointe sur scène. Il y a aussi des titres plus frais pour se foutre la tête à l'envers, et oublier la satire, car côté picole le Russe apprécie l'alcool fort et même l'after-shave comme chacun sait.

Leur album « This Is Moscow Not LA » a été enregistré aux célèbres studios Pink Duck de Josh Homme (QOTSA), y a même la poutre Nick Oliveri (Queens of the Stone Age, The Dwarves) qui a été invité à enregistrer des morceaux de basse. Biafra a revendiqué son attachement politique au groupe.

On se demande tout de même si elle joue un rôle uniquement pour la scène ou si effectivement c'est à ce moment-là qu'elle dégueule ce qu'elle ressent dans ses tripes, de ce fait cela répond à la question de la présence scénique. En son temps Bob Marley chantait get up for your right, Svetlanas hurle Fuck Your Self, c'est une autre façon de parler de la même chose mais différemment selon l’époque.

Pour l’ironie, Svetlanas se fait passer pour des agents du KGB.



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TERROR ne va-t-il pas foutre la trouille dans le pit à semer des terreurs nocturnes de hardcore frontal ?


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Bon Terror fait du Terror et il le fait très bien. C'est lourd, dense, metallique et la collision brutale est 100% HxC. Testostéroné à la fonte et à grosse couille, c'est du lourd.

Le public participe, de toute façon quand les gars débarquent sur scène en patron, le superviseur au chant donne ses directives et ça file droit. Get up here et autres façons de se sortir les doigts du cul pour se rentrer dans le groin, au point que quand Scott Vogel demande de monter sur scène, le public est acteur du show et comme avec Suicidal Tendencies en 2013 à l'Xtremefest, il investit toute la scène.

J'aperçois dans la zone de free fight sonique le patron Tristan de la mosher team, ouchhhhh y a du lourd dans le pit'O'mètre ce soir aussi. Dans la fosse aux lions les hommes affichent un regard lourd de pénétration qui se tend comme un arc quand il faut sortir de la tranchée et mourir au combat.


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Le HxC fulgurant de Terror est une guerre où de nombreux soldats capitulèrent dans la torsion belliqueuse. A l'arrière de la ligne de front, on headbange à l'abri des missiles aériens des slammeurs. Terror tranche à vif et muscle son set, poutre après poutre ça rugit d'une puissance de feu capable d'allumer la nuit et ceci jusqu'en Chine. Quand le concert se termine les bouchons de protection auditive ont fondu.



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"Ce qu’il y a de mieux avec la variété française c’est qu’après écoute, tu apprécies encore davantage le rock’n’roll." Hervé Villard dans un karaoké de Carcassonne.


Comme d’habitude dans ce genre de festival, OPIUM DU PEUPLE a été hors sujet, hors cadre, sans complexe, des génies quoi !


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Le concept du groupe est simple, adapter un répertoire de variété en version bête, sale et méchant, pour un spectacle pur punk, munit d'un humour pitoyable de vin de table. En fait c'est plus punk que le punk, plus ringard qu'un show de variété chez Guy Lux interior. C'est même plus con que les Charlots dirigés par Jean Yanne et aussi mal interprété qu'un Max Pécas avec des dialogues du Professeur Choron. Autant vous dire qu'avec tous ces détails dithyrambiques vous seriez vraiment des incultes pour ne pas adorer ces 7 Salopard.es.

Nannnnnnnnn on dit salope, y a deux salopes et cinq salopettes dans cet orchestre de chambre.

Tu te dis que franchement il n'y a que des Françaouis pour proposer autant de cabourdise à la fois. C'est vrai quoi, les amerloques ont le fun, le sens de la conquête commerciale et du rêve américain, nous on a la couillardise avec une touffe de poil pubien entre les dents pour s'esclaffer de notre connerie, plus con, tu meurs.

T'es pas mort ? Ben faut mourir maintenant. Arrrrrrrrrrrrrg ! Voilà c'est mieux.

C'était un show à l'américaine, oui, mais du Tarn ! On pouvait y constater tout le déclin de l'exception culturelle Française, de son héritage vaudevillesque jusqu'à sa caricature. Comme toujours on ne sait s’il y a un double langage, si c’est en V.O, ou si on nous prend pour des cons tout à la fois ? C'est bien entendu la troisième proposition, car Opium du peuple est là pour te casser les couilles, et est ce qu'il te les casse ? Et bien pas qu'un peu, c'est du génie comme la lessive, ça nettoie les esgourdes et détoxifie le conduit fécal. Tu passes un super moment, tu tapes du pied, enfin faut suivre les délires du batteur Machine (head?) tout de même.


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Il y a eu des plantages mémorables, et pourtant ce show burlesque, cette revue de cabaret de village a été supervisé dans une résidence de type SMAC bisous, et surtout dans un PMU de province, je pense chez jean-mi à Giroussens même. Opium du peuple a sorti son dernier opus qui est en fait la B.O de leur film, oui parce qu'en plus de voir grand autant taper haut, je rappelle le dicton c'est plus c'est gros plus ça passe, si, si, avec un bon lubrifiant et le poing levé comme à la fistinière.

L'absurde est toujours voisin du désir et l'on peut supputer contre un coin de table de camping que c'était le show du week-end de l'Xtremefest pour des siècles et des siècles, sans nul doute...


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Leur shirt avec Trump se foutant une balle dans le cornet est partie en 3 temps 3 mouvement. MUNICIPAL WASTE est dans le pit !


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Revival thrash début 2000, cela tient encore pour cette décharge, avec un set à balle, hypra fun. On ressent une tension devant cette attente, au point de penser à mettre les corps en position latérale de sécurité au cas où...Le set débute et les corps exultent dans un fracas d'os brisé, le groupe poursuit son exténuante démonstration de violence pendant que les premiers corps cabossés nous parviennent à l'arrière des lignes de front. Nous taperons incessamment du pied pendant que les jeunes se taperont un mosh pit d'enfer.

Du ballon au requin en plastique qui flotte en même temps que les corps, ça crépite dans tous les sens du terme. Des riffs de feu parfois un grain de heAvy, ben ouaie les gars, à la base le thrash part du heavy metOl quand même, pas que du punk. Municipal Waste c'est toujours diaboliquement punk et sauvage, parce que le plan marshall est simple, monter les potards dans le 13 maléfique et espérer que maître cornu en personne consente d’apposer son obscurcissement à un tel barouf, ou suspende ce qui reste à un croc de boucherie chevaline.

En fait c’était les deux, ouaie c'était les deux à l'Xtremefest sans nul doute.


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Le groupe mythique DEAD KENNEDYS sans Jello, et alors ? On se passe de tout pluriel, seul le sujet principal est conservé.


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La bile toujours près des babines, le punk, souvent connoté comme une crise rebelle de la puberté avec son Je ne sais pas ce que je veux mais je sais comment l’obtenir est toutefois une négation de la norme, et doté d'un sens critique. Depuis la mondialisation pop, le punk c’est fondu dans le paysage ordinaire des sociétés modernes pour son côté pittoresque et authentique. Depuis son origine le symbolisme de sa rébellion a été détourné, expurgé de sa philosophie, broyé dans la rotative du cynisme et de l’ironie avec lesquelles pourtant il faisait office de catalyseur, « tel est pris qui croyait prendre » selon Lafontaine.

Un groupe de musique s'est aussi un business et même celui qui a fondé sa critique sur la base de l'économie libérale s'est retrouvé emmêlé dans un déchirement financier entre ses membres. Je fais fi de cela face à ce groupe.

Acerbe et foutraque les Dead K jouent près de l'os. Le son de guitare clair et garageux de East Bay Ray rappelle ses débuts dans le rockab, la basse de Klaus Flouride ronfle sur les braises de l'assise ravageuse de la rythmique, réglée sur l'horloge d'un papier à musique. Ron « Skip » Greer le chanteur évoque le personnage Biafra et fait revivre à sa façon le mythe d'un groupe culte.

Il est vrai qu'en comparaison quand tu assistes à un set de Jello qui s'est entouré de jeune fou, les Dead K s'est mou, on sent la fatigue, seul le batteur D.H. Peligro  maintient l'édifice. Pourtant j'ai du mal à être aussi critique devant l'emblématique groupe, dont la virulence cathartique était pionnière en son genre. Leur retour début 2000 est ce lieu commun qui ressuscite les gloires passées dans un revival de survie, et qui permet aux nouvelles générations de revivre un pan culturel de la rébellion du siècle passé.


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Autour de moi les critiques étaient vives après leur set, maugréant sur la mollesse musicale, le manque absolu de mordant, la caricature du chanteur, le manque de folie générale. Comme je l'ai dit plus haut je suis vraiment moins critique parce que ce punk est daté par l'histoire, il remue encore la queue vivace de son ironie, car il y a de quoi rire à gorge déployé aujourd'hui avec tous ces croquignolesques politicards du pire, et la victoire à plate couture de l'économie sur l'humain, sur le monde. Les Dead K ironisaient dessus il y a pratiquement quarante ans de cela. Depuis ce temps Jello radote, et l'ironie de l'histoire c'est que Trump lui apporte une lisibilité sarcastique intelligible sur le fond et la forme de son prêche de dissident. C'est pareil pour les Dead K.

Le venin inoculé dans les 80's par le groupe est aussi fou que ce monde est malade et violent, si ils surfent encore avec ironie dessus (et cela fonctionne à double sens cette phrase hein!), le groupe a joué avec la proche soixantaine, en s'éclatant comme des papis qui ont connu l’âge d'or et veulent en faire vibrer leurs descendance, leur dissidence légitime. Ça en plus je l'ai déjà dit, je radote comme Jello quoi !

Y a t'il une honte à faire revivre une époque ? Non, les Dead Kennedys ont toujours l’âge de raison, et le persiflage punk d'émettre une fraternité de combat avec tous ceux qui ont validé jadis leur singularité de désobéissance, où qui le font aujourd'hui. De ce fait, cela faisait du bien de laisser couler l'épave de ce monde ultra-libéral, de toute façon à ce niveau sous les mers, même Cousteau ne viendra plus remonter le bordel, alors Too Drunk Too Fuck et Viva la Revolution comme The Adicts avait promis la veille. Jello président !



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PUNISH YOURSELF Mad Max Sound party et travellers core, outillage de Bricomarché à base de disqueuse, indus punk, cela n'a jamais été ma came, je laisse le soin à ceux qui apprécient la pugnacité de faire un report conséquent.


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Au VIP c'est détente et dancing queen, Junk cacahuète s'amuse avec son café et le délire autour de lui. Plus habitué par le bordel ambiant je bois un thé chaud en toute décontraction que Rooliano (bassiste chez Charly Fiasco, chanteur et feux de bar en solo acoustique) a pesté à servir, plus habitué qu'il est aux binouzes et autres artifices alcoolisés familiers à cette heure propice du déhanchement funkadélique. D'ailleurs Gwardeath a même fait du hip hop sur le dance-floor, si un enchaînement de 6 steps et windmill, là c'était plus dur, et ouaie c'est la crise de la quarantaine, et le démon de l'anis chez Mott de Ben & Fist.

Ah au fait, si tu penses une seule seconde que j’écris avec prétention tu peux te toucher la prostate, je suis un fantaisiste pur-jus et un putiiiiiiiin de ringard. Allez buonanotte !




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DIMANCHE c'était Thunderblast !


Le levé du drapeau se fera tôt puisque nous sommes sur place dès 11H00. Sur le camping flotte un mélange de somnolence et de préparatif. Sevtlanas va jouer dans la X Cage et pas mal de monde est présent pour ce set. Cette cage à gogo est une particularité du festival, ce n'est pas un truc de gogo dancer, c'est davantage dans l'esprit de Mad Max. Le public est acteur de l’événement, il s’accapare l'environnement comme un skateur. C'est un symbole fort de l'Xtremefest et de son unicité, cela contribue à son ADN.


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Il fait très chaud, cela signifie que nous sommes inclut dans le plan canicule, dont grosso modo bénéficie pas mal de région. La cage est plantée au milieu, plein soleil, le groupe commence et déjà les hommes se jettent sur le fer brûlant. Il y a le Gaulois, un fringuant quinquagénaire, enfin très proche de la soixantaine, qui bondit partout, monte sur la cage, passe derrière le groupe, lui je sais que la chaleur il y est habitué, maçon de métier. Le groupe joue à fond, Svetlana hurle sa rage, répand la révolte dans le même mood que hier soir. Il chie autant du feu des enceintes que des cieux. Leurs titres ricochent comme le public et tout ce beau monde se renvoie la politesse punk au visage. Quand le set se termine, le batteur, Diste qui est Italien et bassiste à la base, sort écarlate, la veine de sa tempe doit bien faire deux centimètres et on la voit taper, le reste du groupe est aussi rincé. La cage est un lieu atypique, complètement barré, s'y produire est un sacré défi en soi, d'autant plus avec des conditions climatiques si intense.

SVETLANAS a joué le jeu, c'était aussi courageux qu'intense et fou, un vrai choc pour tout le monde.

On en profite pour discuter avec un commerçant, lequel nous donne son impression très positive sur l'organisation du Xtremefest et de son public. Habitué de faire des festivals il valide à 100%, pour lui c'est la formule idéale pour s'amuser, se cultiver, échanger, vivre sa passion punk/HxC. Durant tout le week-end ce qui revient inexorablement à travers les questions posées c'est l'esprit de famille, la convivialité, la taille humaine du site qui permet les rencontres bienveillantes et le délire total. Bien entendu la programmation générale y est pour beaucoup, l’hospitalité des bénévoles et du service d'ordre encore plus, l'engouement que l'Xtremefest reçoit est légitimé par toutes ces années de travail acharnées et par une équipe qui ne relâche jamais son ambition de progresser. Deux soirs à guichet fermé et un dernier à 80 places près, on peut entériner la validation d'un public pour le festival comme rendez-vous incontournable. C'est quelque chose qui cette année faisait extrêmement plaisir à constater, et on ne remerciera jamais assez toutes les personnes qui participent à la pérennité de cet événement unique.


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Le crew a repensé sa programmation avec le cœur et cela lui a donné raison, rappelant la célèbre phrase de Pascal : « Le cœur a ses raisons que la raison ne connaît point. »

Criswell a joué à la cool à proximité du plan d'eau de Cap Découverte, c'était la première année que l'Xtremefest a pu organiser un concert à cet endroit, où les headbanger.ses se prélassent avec ostentations, et se restaurent avec gourmandises.

Autre chose d’importance, la testostérone bodybuildée des groupes de Hardcore avec leurs poses viriles n’a pas caché, et un peu comme on pourrait le penser de l’arbre la forêt, l’égalité d’esprit qui siège au Xtremefest. Je veux dire par là (par où ?), que tu sois homme ou femme, peu importe, ta présence justifie une éthique où les valeurs d’égalité sont primordiales. Chacun bénéficie de la même valeur d’accueil et de bienveillance parce que chacun participe à sa façon à l’ensemble du week-end. Chacun est un élément positif, s’intégrant dans l’harmonie globale, amenant sa pierre à l’édifice. Tout le monde est important, chacun à sa place et est responsable de ses actions, de ses mots. L’xtremefest précise que les attitudes racistes, xénophobes, sexistes ne sont pas admises sur le site, cet état est primordial et indivisible de l’éthique du punk hardcore metal.


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Quand tu es sur scène c’est ta musique, ton charisme, mais pas ton physique qui prime, quand tu es dans le pit ce n’est pas la démonstration de ta vigueur au combat, mais ce que tu lâches comme émotion ressentie. Chacun est libre de vivre comme il le souhaite ses concerts, l’Xtremefest est un moment de partage, un témoin lisible de ce que tu es véritablement et à travers quoi tu t’affirmes. Ton unique engagement est une présence conforme aux idéaux d’égalité, de fraternité et de liberté propre à la déclaration des droits de l’homme, propre à l’éthique de la culture underground, où chacun puise sa force dans le sens commun de la pérennité de la scène et de ses idéaux d’actions, de pensées, de philosophie, d’éthiques.

Le festivalier qui vient pour s’éclater le temps d’un week-end et faire subir l’excès de ses avidités à travers un comportement inadéquat trouvera le temps long, car il se retrouvera bien seul. L’Xtremefest est en cela bien plus qu’un festival de week-end, il le prouve tout au long de l’année à travers l’asso Pollux, il draine à lui le concret d’un réseau (La Lune Derrière les Granges, ToLoose Punkers, Noiser, La Cave à Rock, etc...) et avec des liens d’amitiés qui ne sont pas virtuels.


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Son aspect fun & cool répond au critère d’une éthique liée à la sphère underground, à la sous-culture et contre-culture. Son apparence de fonctionnement à l’ancienne, façon oldschool, est avant tout établi sur la même éthique. Tu n'es pas perdu dans la masse, tu existes et fais sens avec l'entourage, comme dans un concert, comme dans un bar concert, on retrouve la même osmose, il y a aussi l'accès au merch avec la présence des groupes avec qui on peut discuter, cette même relation d'échange, tu vois le truc quoi ! Choses concrètes (merch) et choses vraies (concert).

Il y a un contraste saisissant entre un passionné de musique et un consommateur de musique, tout comme avec celui émouvant d'un musicien underground se battant jusqu'à son dernier souffle du côté des perdants superbes, des rêveurs déçus, devant un touriste de festival, pourtant chacun est libre de ne rien comprendre des motivations de l'autre tout en participant à la même aventure. Mais il y a une différence notable d'éthique et de rapport. L’Xtremefest est un festival où le professionnalisme n’est pas un but lucratif mais un perfectionnement de bien-être à travers son éthique. Cela a du sens et fait sens, en effet ce mouvement positif se traduit aujourd’hui par le bénéfice d’une participation accrue, et par un respect déontologique à toute la culture underground.



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Grosse affluence de groupe Canadien cette année, je ne sais pas si il y avait des réductions de tarif prioritaire pour traverser l’Atlantique pour les groupes, mais c'est coOol de voir/revoir les cousins !

C'est le cas avec THIS IS A STANDOFF.


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... et leur punk mélodique qui claque un max, le batteur est énorme, le chant très juste. C'est toujours le souci avec ce style musical. Sur disque c'est de la balle et après en live si les gars ne sont pas hyper carrés, et surtout au niveau du chant, c'est aussi brouillon qu'un set de black metAl. Steve Rawles du groupe Belvedere officie comme guitariste et vocaliste mélodique dans cette filiation sk8-émo punk. La précision était présente, le son californien de ces Québécois fluidifie une imprévisibilité douce à l'ensemble de leur concert. Rapide, parfois disposant de partie complexe, le groupe libère les bonnes vibrations funny, et dans cette symbiose où les rayons solaires drainent de la chaleur des corps vers les cœurs ouverts à un moment de simplicité. La musique est une connexion universelle qui n'a pas besoin de mot, elle fait appel à notre sensibilité, réveille notre vécu et le fait résonner avec une subtilité sans égal. Ouaie c'était bien cool.



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On a pas vu grand chose de MALEVOLENCE, on était en ITW. J'ai vu juste la fin. Mais c'était pur, violent, cool, puissant, hargneux, du moins d'après les dires des gars de l'infirmerie.



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Il ne faudrait jamais chercher à comprendre d'où provient notre désir musical. C'est le cas avec MUTE et son super concert.


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Cet autre groupe Canadien a délicatement réveillé ce désir. Je ne sais pas vous mais moi à 45 piges j'ai besoin de baiser la vie et de l'entendre jouir. Mute va puiser dans cette sensibilité qui fait réfléchir jusqu'à atteindre l'endroit émotif qui parfois nous déchire. Le chant est très juste, le set est impressionnant de concision instrumentale et sa technicité impressionne. Le guitariste soliste a dû connaître la révélation de son instrument devant le tapping d'Eddie Van Halen sur « Eruption ». Émotionnellement le concert pulse un rendu vraiment très fort et puissant.

“On dit que dans les moments d'émotion intense, une fraction de seconde équivaut à une éternité...” Jonathan Coe.

Le groupe mêle à sa tension émo/mélo une coolitude Canadienne, avec des refrains hyper catchy, un grain de Bryan Adams, tu vois le sirop d'érable sirupeux et la vigueur d'un bûcheron, hein ? Mais nan ce n'est pas gay.

Le groupe mélodise, relie la terre sonique aux étoiles immortelles et c'est un très gros set, chatoyant dans les esgourdes un miaulement propre à exciter une minette adepte des poses félines, et à rendre fous les vieux matous du punk rock.

Mute nous offre cette contemplation virginale devant la mélodie, et dans les fils soyeux de cette aurore mélodique on tisse une étoffe légère qui viendra nous caresser bien des jours après avec une réminiscence de douceur, parce qu'un concert inoubliable est une ombre qui brille jusqu’à la dernière syllabe du temps inscrit sur le livre de notre destinée, et qu'on ne cesse d'entendre.



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Avec RISK IT tu t'es éclaté et tu as bien fait jeune fada.


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Cette décharge cathartique de hardcore était un set de sport de combat rugbystique, ferraillant dans chaque maul sonique à coup de pénétration explosive.

Une troupe d'excès de sébum à casquette a pratiqué cette danse de percussion, là où certains regards ont l'équivalence des marrons. Les bonnes pratiques dans le milieu des musiques amplifiées possèdent des codes d’honneur pour lesquelles il n’est point anodin d’en satisfaire les uns et coutumes afin d’intégrer la corporation initiatique. On retrouve à l'Xtremefest certain passage obligatoire. Je mentionnerais tout d'abord la bienveillance dans le pit. Alors oui les pralines pleuvent mais dans le respect de la camaraderie virile. Pour le Wall Of Death, là tu es certain qu'il y en a dans le tas qui annonce : « Bon les gars, en face c'est que des cons, alors au premier choc il faut qu'ils discutent avec les taupes"

Risk It est le concert le plus brut du week, et même avec ces défauts musicaux ce que l'on retient en premier c'est l'intensité brute, cette impureté jamais polie, et encore plus granuleuse et difforme, voire râpeuse. Le groupe en répand toute l'abnégation virile et unique, pour ne pas dire virginale. En sortant du concert je croise le guitariste de Ben & Fist qui me fait penser à cette tirade de David Lee Roth, chanteur de Van Halen datant de 1979 : « J'ai essayé le jogging, mais ça faisait tomber les glaçons de mon verre »



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Les femelles de BAD COP BAD COP me font penser à un croisement entre The Distillers en version pop et The Runaways en punk. J'ai juste vu le début pour cause d’ITW, et c'était frais et pinky.

Gwardeath a adoré, et on peut faire confiance à ce gentleman sans aucun bénéfice de doute.



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GET THE SHOT c'était énOrme, une nouvelle claque.


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Le groupe monte le public les uns sur les autres. Le chanteur va chercher le public dans ses moindres retranchements et maintient le niveau relationnel à son plus haut niveau, et avec ce sens de la communication qui rappelle qu'une langue les gars, ça ne sert pas qu'à lécher des chattes ! Il démontre tout au long du concert les valeurs du HxC et qu'un groupe phare, c'est quelqu'un qui est là pour éclairer, pas pour éblouir.

Partout c'est une effusion de violence fédératrice. Les titres s’enchaînent et déchaînent le public, c'est tendu à ce moment-là au point que si tu arrivais à foutre une olive dans le cul d'un gazier il pressait trois litres d'huile. Si l’agressivité est dans chacun, la catharsis culturelle permet d'extraire l'épure de cette violence et de la changer en quelque chose de positif. On ne doit pas se contenter de peu. Le peu c’est pour après, une fois mort. Quand on est vivant il faut tout faire très fort. Si Walter Spanghero avait connu la saveur Hardcore de ce set, il aurait dit : « On prend goût aux courbatures que le pit provoque. Un pit qui ne fait pas mal est un concert raté. ».

A la sortie les torses nus affichent les hématomes, est ce que ce festival est sponsorisé par Synthol, mercurochrome, et l'homéopathie..en suppositoire Monsieur Punk sur la photo ?


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Au fait, GTS est un groupe Canadien, et oui encore un. Heyyyyyyy il n’y a pas eu un cousin avec une chemise de bûcheron, bon tu me diras qu’il n’y avait pas un gugusse de la Macronie brandissant une baguette non plus, finalement on est parvenu à tordre les clichés tout en gardant l’accent sur notre identité.

Whouuuuuuuuuu là c’est extra-balle avec cette histoire d’accent (NDLR : du midi et québécois), et finalement cela va dans le sens de la représentation à Opium du Peuple en fait, et bing re-extra-balle.

Diantre cette partie ne finira jamais alors ?



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Autre question pour le concert suivant : Retrouvera-t-on un Yul Brynner en Sta Prest pour le show de BOOZE & GLORY ?


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Oi oi oi plus loin, pas vu un seul. Des vieux punks oui, de ceux qui ont connu la rue et l'usine, le coup de grisou anglais et sa brique sur le coin de la tronche, ceux-là ont répondu présent au folklore britannique, c'est facile c’est les seuls qui reprennent les refrains. Pour le reste ce côté hooliganisme est culturellement peut-être un peu trop prononcé, et la réputation sulfureuse des skinheads par la télévision appose le veto que les clichés ont la vie dure.

D'ascendance Sham 69 à Cock Sparrer, de style musical Oi ! et de street punk, le groupe produit un set rempli de ferveur fraternelle propre à un pub.

Pour information, le mouvement skinhead est une subculture marginale aux multiples tendances qui naît dans les années 60 en Angleterre, autour de la culture des Mods (jeunesse ouvrière = working class) et des "Rude boys" jamaïcains. C'est leur crâne tondu qui leur a valu le nom de SKIN HEAD (tête de peau) qu'ils se rasaient pour éviter de se faire attraper par les policiers lors des manifestations. Ils sont fiers d'appartenir à la classe ouvrière, et s'opposent aux hippies, symboles d’une bourgeoisie décadente qui échappe à la réalité du quotidien à laquelle les skins, eux, doivent faire face. Dans les années 70, le mouvement punk se développe, le sous-genre musical de la Oi! apparaît. Dans les années 80 l'influence du National Front et du British National Party dans l’Angleterre de Thatcher pousse certains prolétaires et des skins à se ranger dans le camp de l'extrême droite, en faisant des immigrés les responsables de la misère de la classe ouvrière anglaise, et ceci sera suivi par le reste de L'Europe. Face à cette dérive du mouvement naît le SHARP (Skin Head Against Racial Préjudice) : le non-racisme radical est un refus aux skin racistes, les BONEHEADS (tête d'os, néonazis). Dans l'Occitanie en 1984 il y avait le SCALP (section carrément anti-lepen), devenu plus tard le réseau No Pasaran.

Le mouvement skin se scinde donc en deux, opposition distincte d'éthique mais indivisible pour la similarité du look. Il existe toutefois des apolitiques, issus de la même mouvance, qui réfutent les attaches politiques avec pour principe de base la violence, football, et bière. On reste dans la caricature. Ils s'estiment les vrais détenteurs du spirit of 69.

«Oi» est l’abréviation de «Oh You !», un cri que vous aurez beaucoup de chances d’entendre dans les ruelles de l’est de Londres dès qu'un pilier de comptoir en sort.

Sinon il y a aussi d'autre skin head, les Straigt Edge, abréviation sXe, issue du HxC et originaire des U.S.A, ils s'éloignent de la défonce autodestructrice du punk en prônant un refus à l'alcool, drogue, pour un comportement positif et un esprit clair. Le sXe est un puissant antidote sans dope à la liberté de conscience.


Une bonne leçon d'histoire

Voilà pour la petite histoire, et pour de plus amples informations, vous demandez Rachid au premier couillon qui passe sur Castres.



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Pendant que je me restaure avec une barquette de frite, un gars bon prince paye le repas à une douce jouvencelle qu'il ne connaît pas, laquelle accepte le repas gratuit d'un sourire lapidaire qui en dit long sur l’ingratitude avec laquelle elle va le lâcher, avant de lui signaler avec politesse : « Oh c'est sympatOche mais il ne fallait pas. ». L’impétueux l'a regarde droit dans les yeux : « Quand on aime on ne compte pas. » Oh putain la formule gagnante des éjaculateurs précoces.


Présent en 2014 à Albi pour la seconde édition, CONVERGE nous revient avec ce sentiment d'évidence de retrouvaille impromptue ou bien trop longtemps différée, sans faire état d'une attente qui déçoit.


light my fire

Dire que le groupe est depuis sorti de sa zone de confort ce serait osé. Mais autant sur disque, qu'en concert il y a un changement à cette musique qui dérange le quotidien. Puisque ce bloc de souffrance froide expurge de son agonie incandescente une violence post-hardcore trop extrême pour le mosher, et avec trop d'exigence chaotique pour le punker, mais c'est toujours une expérience pleine d'implosion intérieure. Car face à cette déferlante d’introspection rageuse, et même brutale, le set compulsif est de haute tension radicale. Converge appose son hermétisme sonore, son malaise sonique, son atrophie explosive, et le temps musical est incertain quand cela tourne à l'orage mélodique avec quelque chose d'électrique dans l'air.

Pour ce concert les hurlements foudroient, les riffs fustigent, la rythmique terrasse cette intensité sculpturale. Tous ceux présents avoueront avoir été meurtris d’envoûtement bien au-delà des attentes, surtout les dreamers.

La singularité musicale de Converge a conservé tout son fiel, sa pertinente authenticité, le tranchant de ses contrastes, tant dans les moments d'apoplexie que dans les passages plus hypnotiques. La cohésion du groupe, son écriture moderne, la qualité de l'interprétation, sa sobriété, relie la même absence de complaisance, et converge (bing extraballe) vers cette humanité sensible jusque dans l’effroi émouvant d’être dépassé par ce qu’on a écrit/joué.

Il n’est pas de meilleur ressenti pour un artiste, ni de preuve plus tangible d’une nécessité.

Pour tous ceux dont le chaos est énigmatique : « Quand un bruit vous ennuie, écoutez-le » John Cage.



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Les suédois de MILLENCOLIN ont fondu le pit en auto-tamponneuse avec leur punk mélodique à la sauce revival 90's.


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Mais il a fallu attendre la quasi fin du set pour bénéficier des titres les plus catchy et connus. J'ai un vague souvenir de leur album à succès, mes camarades (Junk Cacahuète, Raph - anaérobie aérobie c'est quoi ? et Vince Big Jim) sont beaucoup plus expansifs, le groupe était attendu, il a réalisé un set nostalgique qui en a laissé plus d'un ravi de les avoir vu au moins une fois.



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COMEBACK KID = Fureur de vivre


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Le groupe est venu en 2013, 2015, et il reste une valeur sûre. Le set est envoyé avec maestria, dextérité, rien ne manque, de plus c’est le dernier concert du festival, les bénévoles et tout le crew commencent à relâcher, il y a du monde autour de la scène, les refrains sont repris en chœur, le côté fédérateur est plus que palpable, c'est un groupe qui coalise de par sa musique punk hardcore mélodique un fort capital sympathie et il est un modèle.

Le jeune qui entend à longueur de journée que sa génération n'est qu'un ramassis de branleurs et qu'il faut lui mâcher la bouffe pour qu'il n'ait pas de mal à la chier, se libère de cette nasse en prenant la positivité inébranlable de CBK. Le public contemple avec impatience la vigueur se réfléchissant dans leurs esprits comme une preuve de sidération. CBK redonne du désir, du souffle, comme une poussée dans les reins, un élan de jeunesse et d'appétit retrouvés.

Leur dernier opus « Outsider » ne m'a pas laissé un souvenir impérissable, lui trouvant une forme de redondance et une facilité de gimmick, en live le groupe balance ses punchlines et la dynamique prend une admiration dévotionnelle. On finit très bien cette sixième édition.



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Merci au crew pour son eXtrême application et à ses bénévoles pour l'ensemble du travail accompli pendant ce week-end d'extase, c'était parfait.


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Même avec les moyens actuels de communication, et les structures, la tâche est aussi ardu qu'au début des 80's pour réaliser un festival de cette trempe. La région Occitanie est une des plus grandes, mais derrière le bouillonnement du Xtremefest c'est toujours le milieu associatif, le bénévolat qui font office de pilier, il y a une forme de lutte et de rêve dans cet ensemble pour élaborer un tel événement, ça tient à peu de choses pour revenir l'année d'après. Enfin tant qu'il y a encore des personnes hypra motivés pour tirer les choses vers le haut, capables de fédérer un mouvement alternatif, libre, dont l’autonomie semble dérisoire, mais dont la puissance contribue à la pérennité du mouvement underground.

Tout cela passe et prend racine parce que le festival établit des liens durables, des contacts permanents. Puis qu'il y a une ambiance particulière, pas du tout nombriliste, mais carrément spontanée et chaleureuse. N'oubliez pas de soutenir la scène, sur disque, en concert, vibrez, vivez.

Il y a un côté sacré à faire partie intégrante d'une telle aventure humaine, c'est cela l'Xtremefest !


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jeudi, juin 28 2018

L'Xtreme castagne Ô mètre de la Lune !


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En l'an de grâce 2018, un 16 juin anodin pendant la marche mondiale éco-responsable des vendeurs de voitures d'occasion, l'association Castraise La Lune Derrière Les Granges entame les dernières manifestations de sa semaine chamboule tout. Ce soir-là c'était une Xtreme before party co-organisé avec Pollux, cela se passait au Bar O mètre, lieu incontournable des concerts de la ville championne de France de rugby en top 14. Yessssss papa !!

Avec Junk et oim on est arrivé devant le rade, frais comme des gardons. À tous ceux qui n'ont jamais vu la queue d'un requin dans la Méditerranée, au WallaBirZine on a vu arriver un aileron à Castres et réalisé une ITW sur le vif. Il se nomme Terror Shark, vient de Montpellier et il est vraiment très fun !



Mais c'est quand même les Albigeois de HypocondriaX qui ont ouvert le ban.

Les mecs étaient venus avec la décontraction princière du manège à Pollux, plus communément réputé dans le nord du Tarn par le terme savant de Zguenitude. Le quatuor a fourni un set caractéristique de leur syndrome HxC punk, avec une libération excessive et manifeste de symptôme contondant. Les gaziers nous ont assénés une piqûre de rappel de tous les antidotes qui font rugir le pit. Presque sans temps mort, HypocondriaX a posé son rythme de combat, intègre, sincère, spontané.



C'est toujours un coOol moment ce groupe en live, si vous avez la possibilité d'aller les voir, n'hésitez plus, leur sauce punk 90's/HxC oldschool vaut le coup de coude dans les côtes flottantes. D'ailleurs les jeunes ont pris une baffe !


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Vous pouvez, si ce n’est déjà fait, en apprendre davantage sur ce groupe via l’itw visible sur la chaîne WallaBirZine.

Puis ce fut le tour de force des Mazamétains de Black Mountain Bastards.

C’est que là mes agneaux, le mood avait changé pour un mélange de hardcore thrashy pour fans de Municipal Waste et Terror. Cela signifie que la force obscure de la Montagne noire coule dans les compositions du groupe, et a renversé le pit dans une collusion de corps. Pendant que le groupe envoyait le fer et le bois avec l'acier et les métaux lourds de son super mélange, le public dansait uniquement en parlant avec les mains, un peu pareil qu'en ovalie mais sans l'olive = ballon (pour les néophytes).

Je fais un aparté, oui je préviens, je digresse. Donc, d'habitude quand je vais dans une agglomération conséquente pour assister à un concert dans un rade, le public semble blasé/rassasié par la multitude d'offres proposées. De plus son attitude n'est pas encline à désobéir au code en vigueur pour briller en société du paraître. Heyyyy ce n’est pas une critique, c’est juste une constatation. Si tu pousses vers la cambrousse, tu devrais rencontrer un public beaucoup plus timoré face à l'audace. Il est tangible et notable que les paysans sont des taiseux, assujettis à dissimuler leur émotion. Mais parfois dans certaine province reculée de la civilisation citadine il en est autrement, et l’on n’a pas encore l’explication ?!?

Parfois donc, il semblerait que les codes ont disparu, et que les taciturnes n'en sont pas, puisqu'ils deviennent émancipés au point d'éprouver une totale liberté pour faire mouvoir leur corps élastique, ou pas d'ailleurs. Enfin, on ne voit pas autant d'indépendance désinvolte, de sauvagerie effrontée, et d'anarchique liberté que dans ce genre de lieu ou le terme de blasé ne convient guère. C'est assez amusant et finalement rare pour être mentionné. Hors à Castres et cela fait déjà plusieurs fois que je m'en rends compte, le public de paysans compte très souvent ce genre de fadas prêt et prompt à savourer le temps présent jusqu'à la dernière goutte. Bien entendu et j'en fais partie, il y en a pour tous les goûts, et les gentils taciturnes qui tapotent du pied existent. Mais devant la bousculade et les contorsions corporelles de la Saturday night fever Castraise, tout cela ne dénoterait nullement pendant un spectacle de danse contemporaine.

Black Mountain Bastards a débroussaillé le pit, lui donnant cet aspect brut, viril et copieux, un peu pareil qu'en ovalie, mais sans l'olive = ballon (pour les néophytes).



Le fait d'armes du soir : (et ce qui ne veut pas dire qu'il y en a de la sorte à chaque fois de cet acabit)

Au début, il est dû à un véhicule imposant qui s’est octroyé la possibilité de pousser la jeunesse punk HxC disposée entre le parking et le devant du trottoir du bar. Un homme d’âge mûr est sorti du véhicule et apposa avec toupet son point de vue en sortant des remontrances de goujat. Un gamin encore tout retourné par le fait d'avoir pu être écrasé lui a rétorqué son imprudence, le grossier personnage l’a de suite bousculé, à partir de quoi la situation dégénéra quelque peu avec un langage dont je ne peux en inventorier la teneur par pure pudibonderie.

Le monsieur est un polynésien ou un autochtone de Nouvelle-Calédonie (désolé mais je confonds les 2) de 130 kg, en face c'est un poids super-légers de 20 piges, Gnnééééééééééé ! Un rapport de force que la maréchaussée n'a pas jugé bon d'interpréter à bon escient en embarquant le gamin pour une déposition en bonne et due forme. Gnnééééééééééé ! Quoiqu'il en soi et contre toute attente, le gamin a balancé une praline sur le tarin et péter un verre sur la nuque du gros, lequel n'a pas bronché, sans émettre une goutte de sang, rien, nada, prout, un véritable châtaigner le gonze. À toi on te fait cela et tu pisses rouge jusqu'à remplir les caves vigneronnes de la coopérative de St Chinian.

Que peut-on dire de l’impertinence de cet incident fortuit : Tout d’abord que c’est un fait rare, et puis que c’est désolant, car il fait subir au chef de l’établissement du bar ainsi qu'aux associations organisatrices de concert, une image écornée de l'ambiance fun & coOol qu'elles essayent avec abnégation d'apporter. Connaissant votre esprit affranchi et la vigueur de votre intelligence bienveillante, je ne doute pas un instant que lors d'un prochain raout à Castres, cette anecdote insolite n'aura plus lieu d'être, ou si ce n’est comme un étrange et mauvais souvenir.

Ce qui sans transition nous amène au bord de l'eau de Palavas les flots.


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"Interdire la baignade ? Mais, vous n'y pensez pas ! Nous sommes en pleine saison touristique..." 

On ne dira jamais qu'un set de Terror Shark est bon enfant. Premièrement les enfants sont déjà couchés quand il joue, et que secondo si tu fous ton gosse à la flotte du pit il va avoir besoin de Cousteau pour aller le remonter du fin fond des eaux troubles.

Le squale terrifiant est un trio adoubé par un fun crossover à la trinité abréviatrice S.O.D / M.O.D / D.R.I. Si tu connais alors tu as pigé dans quel foutoir sans nom la baignade du soir a fini avec fessé hardcore, poilade thrashy, et un crossover à la camaraderie effrontée, un peu pareil qu'en ovalie mais sans l'olive = ballon (pour les néophytes).

Même si à Montpellier ces derniers temps ils ont du mal à cicatriser encore avec la vaseline qui dégouline le long des cuisses depuis la finale. Ouchhhhhhhhhhhh !!!

Quoiqu'il en soi Terror Shark avait la dentition affûtée et le cuir épais, comme quand il a joué au festival de l'Xtremefest en 2017, et par deux fois même, dont une dans la fameuse The X Cage, répondant à la réplique de Hooper dans le classique ‘’Les Dents de la Mer’’: "Le requin va mettre votre cage en bouillie".

Ébouriffant concert pour les uns, voire les Huns même, tant on ne sut réellement dans quel heurt soniques nous étions tombés. Ce qui est certain c'est que ce fut un joyeux bordel. Si le public s'est écharpé, c'était dans le respect du pit conforme à la Mosher Team des garrigues, et pour un set à la Beach Boys « Fun, Fun, Fun ! » aka le grand requin blanc « Gniak Gniak Gniak ! »


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Merci à l'équipe (rincée après toute une semaine et une année de travail) de La Lune Derrière Les Granges, à la Pollux society pour le Zguen-style Xtremement festif, à Hyponcondriax, B.M.B, Terror Shark pour les concerts, et aux ami.es du sud tarnais pour l'ambiance, comme la sosie de Mado la niçoise, mais avec la tchache d’une paybassolle de Narbonne, Vincent Big Jim qui a encore pris du volume musculaire, Raph et ses mains qui sentent le lait pour bébé, Rachid et son perfecto de biker pour Vespa, le tatoueur qui aime Shelter (tu avais raison « The Purpose, the Passion » est un excellent album), Chris l’autre tatoueur qui est parti avec Sharky le requin gonflable de Terror Shark, et puis le réalisateur/monteur/technicien/créateur de la partie Vidéo du WBZ, le majestueux Junk cacahuète & jus d'orange !

CiaO))) & bisous de la montagne noire.


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dimanche, mars 4 2018

XTREMEFEST 2018 ANNONCE FINALE


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Toujours sur le site de Cap Découverte et avec plein de nouvelles améliorations comme le festival en zguentensifie la donne et ne cesse d'en agrémenter la teneur à chaque édition, ça commencera dès le jeudi pour une soirée Warm Up gratuite, yesssssssssss papa !

Vendredi c'est chaud coco, Samedi c'est Carnaväl et Dimanche le jour du saigneur tu seras sur les rotules à baver d'extase.


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On ne le répétera jamais assez mais une fois encore l'affiche est hypra coOol & fun, reliant la sève de la torgnole sonique pour un week-end d'éclate pure, de décontraction, de plaisir, de fête, la définition de l'excellent crossover qu'est l'Xtremefest.

C'est définitif, si tu rates ce week on peut déjà dire que tu auras chié ton été, alors n'hésites pas une seconde, prend ton ticket et viens dans le sud.


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mardi, août 22 2017

HEADBANGER



report du xtremefest 2017 : Le festival qui sort du cadre !!



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Crédit Photo : j.iversenc photography.


« On ne peut pas aller à l'essentiel, on le découvre. »


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01 Juillet 2017. J'ai fini et mis en ligne mon report du Hellfest, libérant le feu intérieur reçu après tant de concert et de leur effet cathartique, et carrément purificateur pour certain.

15/07/2017. " "Loin face à l'amer coule le long fleuve tranquille de la légèreté" '', c'est ce que je n'arrête pas de me répéter pour m'exclure d'une vie professionnelle dont j'ai la plus grande difficulté à répondre à toute l'abnégation. J'en suis arrivé à un point où mon corps et mon mental jugent que c'en est assez. C'est aux heures les plus noires que les êtres chers sont le plus proches.

17/07/2017. C'est les congés, je suis en mode farniente en villégiature au Cap d'Adge. Oui je sais ce que tu te dis cochon/ne, mais attends, hop hop hop, dans ce lieu de vacances tout le monde n'est pas un libertin bavant devant le cul d'une couguar refaite au silicone de chantier, avec la quéquette en train de flotter au vent et les couilles enroulées dans un anneau pénien.

20/07/2017. C'est dingue comme la mer est apaisante à l’aurore. L'immensité et la solitude apportent un recul nécessaire pour entamer une nouvelle étape.

26/07/2017. George Arturo Romero le réalisateur qui a donné vie aux zombies n'est plus, et le monde souterrain est en deuil.


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Tu parles, pour le reste de l'humanité rien ne s'est pas arrêté de tourner pour autant. Il patauge même dans les plages méditerranéennes avec l'insouciance estivale, le ventre gonflé de crème glacée et de mauvais cholestérol. Les corps parfaits affichés par les publicitaires et autres subterfuges du net ne sont pas du tout représentatifs du commun des mortels. Par contre la mode du crossfit et d'une musculature conforme à la maxime romaine Mens sana in corpore sano démontre un intérêt soudain, j'en remarque l'importance par rapport à des années antérieures où rares les personnes matinales pratiquant des activités physiques avec assiduité.

Vendredi 28/07/2017

J'arrive à l'Xtremefest avec le même apaisement qu'un cimetière. Il est tout juste 16h00, il n'y pas foule sur le parking, la température n'est pas excessive, le ciel est nuageux, pour une fois cela ne sera pas caniculaire, ainsi il n'y aura pas d'orage le samedi soir, et donc pas d'annulation.

Un petit attroupement attend de pouvoir pénétrer sur le festival. C'est calme, l'atmosphère est coOol, le festival est à taille humaine et par conséquent les gens ne se montent pas dessus, pas d'exaspération. Les seuls touristes remontent du lac et des différentes attractions du site de Cap Découverte et reluquent les accoutrements des autochtones du Xtrem avec amusement.

Comme d’habitude il y a une nouvelle mascotte, que l'on retrouve en matière gonflable, cette année il s'agit d'un rhinocéros mutant (je pense en référence à la culture pop comics d'un personnage des Ninja Turtle). Si jamais le festival se casse la gueule il pourra toujours revendre ces figurines géantes à un parc pour enfant. La première en forme de Godzilla (le mythique kaiju japonais) trône à l'avant poste du festival, je suppose que le King-kong de l'an passé doit être au camping.


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Régional de l'étape TEN YEARS TOO LATE est un groupe de punk HxC basique munit de beaucoup de break parfois proche du screamo. C'est lui qui a ouvert sous le sun le bal populaire, ou le game. Tu choisis l'expression en fonction de ta génération, je te fais confiance.

Débridé à moitié parcours le groupe déroule un set efficace qui mettra en lumière ses compositions et sa fierté de jouer à l'Xtremfest. On peut le comprendre, tant le festival en 5 ans a réussi à survivre loin de la montagne du divertissement tout azimut en se la jouant à la Cøöl et au fun !

Élaboré par des fans pour des fans avec une exigence qui n'est pas celle d'un manager de grand parc d’attraction, l'Xtremefest c'est le festival oldschool par excellence, tu viens pour vibrer musicalement, célébrer amicalement, passer un agréable week-end. No hype, no buzz, no bullshit, tout est vrai, nature. Tu sais pourquoi tu y vas, tu sais à quoi t'attendre, et malgré cet aspect moins fantasque que peut avoir l'expérience du Hellfest, il est bon, il est même impératif de retrouver un festival qui te remet les pieds sur terre et la tête à l'envers. Il m’apparaissait crucial de le signaler, parce que ce n'est pas inopportun puisque à ma connaissance c'est le seul festival de l'hexagone qui met en avant une éthique dans son livret de programme : « Les attitudes racistes, homophobes, sexistes ne sont pas les bienvenues à l'Xtremefest ».

Après les attentats de janvier 2015 il était le seul à avoir affiché une déclaration sur les événements tragiques et révoltants. D’ailleurs après les meurtres de Novembre 2016 et tous les autres qui ont suivis (dernier en date en Espagne à l'heure où j'écris ce report), on nous a répétés sans fin qu’il fallait combattre cela en insistant sur le partage, la fête, vous pouvez compter sur la population du Xtremefest pour prendre son pied comme des truies plissent des yeux de plaisir, quand elles glissent paisiblement dans la gadoue.

L'association Pollux étant constitué d'une base de militant de l'underground sonique, son festival est conforme à une intégrité de valeurs propre à celle que l'on rencontre dans le milieu Rock, Punk, Hardcore, Métal. Son autonomie d'actions est multiple et son apologie est de faire remonter des tréfonds, tous les différents mouvements sismiques de la musique extrême, jusqu'à celle qui permet de se rincer le gosier, de taper nerveusement de la converse jusqu'à la trouer, avec le poing levé, ou les 2 bras au ciel pour soulever les nombreux slammeurs.


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C'est toujours particulièrement ardu d'ouvrir une scène, car on ne vous attend pas, hors vous avez la possibilité de vous faire entendre pour de vrai, sans le filtre ni la barrière virtuellement factice du net. Malgré le fait de jouer en plein cagnas devant un public amorphe par la chaleur, attendant d'être décontracté ou fin cuit pour pouvoir lâcher les chevaux du plaisir, les gars de Ten Years Too Late parviennent à détendre la rencontre initiale en gommant les préjugés du départ que potentiellement chaque communauté de style musical du site possède.

En attendant le punker (et pas le punk) s’illustre sous une certaine esthétique permettant de le mettre en valeur alors que le métalleux, lui s'en branle. Le punker applique une liberté contrôlée dans sa gestuelle, alors que le métalleux est notamment plus bourrin, et son esthétique repose sur son dévouement à ses groupes. Car lui déjà il sait que sa musique est extrême et qu'elle ne plaît pas. Alors que la musique du punker, il y a sous sa révolte un croustillant plus acceptable, et même plus audible pour le commun des mortels, et même pour les adeptes d'un enrobage de superflu. Le désir du superflu naquit pendant l’époque des progressistes apportant l'avidité de combler le vide laissé par des compositions à rallonge.

Le punk rock est une réponse urgente et décisive à cet imbroglio musical.


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S'ensuivit GUILLOTINE. Leur death est suffisamment gluant qu'il n'est point nécessaire d'une esthétique, chaque titre révèle sa part labyrinthique et d'ombre nécessaire pour asseoir son impériale dictature sonique. La chanteuse aussi frêle qu'une fée manga dispose d'un growl de bûcheron et d'un chant clair pour en contraster l'empreinte. Le soliste plaque l'étendu de sa technique, tout comme ses vols planés, sous l'égide rythmique d'un trio (guitare/basse/batterie) qui en renforce l'ossature.

Ce groupe me paraît si jeune physiquement, sortant à peine de l'adolescence. Le set est cool et puissant avec un death qui plombe, surplombe entre oldschool et une modernité loyale et légataire du passé fondateur. Le public a ravi cette prestation qui a réellement permis d'ouvrir les festivités avec les figures de proue du pit (circle pit, wall of death, etc...).

Forcément le métalleux est un bon soldat. Tu lui demandes quelque chose et il en exécute immédiatement l'ordre : CIRCLE PIT = il tourne à donf – WALL OF DEATH = il fonde 2 clans se faisant face et attend qu'on le lui dise avant de se rentrer dans le lard pour refermer les murs dans un craquement de vertèbre.

Le punker s'en branle de tout ça, il n'en fait qu'à sa tête.


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Nann tu sais pas quoi ? Hey, je pense soudainement à un truc vraiment délire, je vais te lancer des circle pit. Tu lis le report, puis dès que l'ordre est marqué en gras, d'un coup tu te lèves et tu tournes autour de ta chaise, ton fauteuil, je ne sais quoi d'autre...Et après tu reprends ta lecture peinard, l'air de rien, à la coOl et au fun, comme à l'Xtremefest quoi !

Mais ouaie on va le faire même si cela te paraît dingue et totalement absurde dans de telle circonstance hors contexte...(attention il y avait un jeu de mot).

Anyway, Guillotine finit son set un peu en eau de boudin, sur une indécision, ne sachant raccrocher, tenir en haleine, remercier, et fait un peu tout à la fois. Ce n'est pas si aisé de quitter la scène. On aimerait que l'union tant envisagée se prolonge une fois qu'elle se vit, qu'elle persiste à jamais parce que l'on sait qu'après on va la nourrir dans le bain de la nostalgie, où qu'elle crèvera dans l'aridité désertique des illusions perdues.

Mais voilà c'est déjà fini et le public se déplace vers l'autre scène dédié au punk et au Hardcore, où déjà le trio TERROR SHARK avec batterie, guitare et chant propulse son fast HxC. En un millième de seconde la foule se lie dans ce hardcore, génialement fin prête pour se laisser lubrifier les articulations.


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CIRCLE PIT !!

Le groupe frétille sans cesse en élançant un set avec force, et le fun nécessaire pour faire passer le mosh par-dessus les pieds de la tête. Terror Shark s'échine à croquer toute mâchoire sonique dehors, autodérision comprise : Gniark gniark gniark !!

Leur patronyme provient d'un titre de Municipal Waste de l'album « Hazardous Mutation » pour les gens que cela intéressent comme information engendrant cause à effet, hein...

Le trio a mis le pit en effervescence par le fait de son HxC oldscholl à la primeur basique et au fun à triple dose XXL ( entre le spirit de D.R.I et le mood de Youth Of Today). De multiples mosheurs à fleur de peau s'égailleront à s’escrimer avec l'envie inexpugnable de découdre toutes les coutures de leurs homologues, maillot de bain compris. Le guitariste avait un look de footballeur des seventies ou de plagiste de la Grande Motte, et le chanteur est assez coOol et ultra sympathique pour réactiver sans cesse un pit chauffé à la cabourdise sudiste. Hé forcément, le band vient comme les $hériff tout droit de Montpellier.

Une cover des Beastie Boy « fight your right party » pour agrémenter un set définitivement fédérateur où la ferveur est à l’unisson de l’impulsion HxC et de sa dévotion collégiale.

Well y a pas à chier Terror Shark a un sacré coup de canine !


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Malgré un son faiblard marquant le fer de lance du groupe à la baisse, HATESPHERE ne manque pas d'atout pour étourdir avec son metAl dans une consistance et une hyper profondeur.

Tour à tour pénétrant, le band n'aura de cesse d'alterner sa discographie avec la maestria de plonger le public toujours un peu plus loin dans les ténèbres. Oui ce groupe est lourd et possède un putain de groove bien gras. Néanmoins si niveau scénique le chanteur remplit son cahier des charges, il ne se passe pas grand-chose.

Finalement, au niveau musical on y trouve son compte par l’alternance des mosh-part trépidantes et l'épaisseur profonde de leur composition, mais la prestation ne dépasse pas le cadre légal d'un set de professionnel, en proposant des séquences interactives avec le public à base de gym tonic saupoudrée d'une bonne dose de fun teutonne.

Sans être déçu outre mesure, le public se dissipait en un clin d’œil afin de rejoindre l'extérieur là où des cris et du beat étaient en train d'être dégueulés sur des riffs, et dans ce vice versa Stoogien sur du Dwarves.


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CLOWNS faisait son show avec un punk australien à multiple bourrasque à base de raw et de tornade de rock brut. Les titres très efficaces par leur force centrifuge avaient en plus une salutaire force de frappe avec des propulseurs de fun. Le chanteur aussi charismatique qu'un Jim Morrisson a fait le singe et l'iguane en même temps, la bassiste dans un trip de power girl mi-boudeuse/mi-hargneuse apposait les contre-fort permettant de soutenir l'ossature, deux guitaristes à chaque extrémité de la scène promulguaient des riffs tonitruants, avec un survolté qui a prodigué à sa nuque l’entraînement de compet d'un headbanger fan du 120bpm, et l'autre qui était plus débonnaire avec une moustache et une trogne de vendeur de tacos dans les rues de Bogota.

Tout le long du concert les morceaux allongeaient leur folie dans la douceur du crépuscule, avec la fureur de la jeunesse éternelle pour en sublimer l'impact, jusqu'à un final hypnotique et catchy !

Juste à côté de oim trois métalleux. Un avec un shirt de Peter Pan pour fan de game show, un autre portant un bermuda à carreau et shirt de l'xtrem, puis le dernier avec un bermuda de camouflage que l'on porte communément pour l'ouverture de la pêche à la truite sauvage. Le trio a chaleureusement accueilli le set par son sens de l'expertise et d'un décisif : "C'est clair, faudrait en entendre plus souvent du punk comme ça" , résumant parfaitement la prestation de Clowns.


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Bilieux dans sa musicalité HxC, NOSTROMO a appliqué à son set une noirceur atrabilaire munit d'un groove qui mettait la tête au carré.

Le groupe est une machine de guerre dans son impact nauséeux. Quand le bloc sonique s'est abattu, à travers lui passe ces filaments de contraste de pureté dont le jeune public se délecte d'en faire frémir son corps en l'abandonnant dans la fosse aux lions du pit.

Au fait, il est inutile de se vider le tarin de sa morve dans un pit. D'une part parce que la morve n'a absolument rien de nutritif pour les cheveux, et que ceci est fortement désagréable sur une personne dont la toison capillaire est clairsemée avec parcimonie, pire quand c'est un chauve. Puis cette pilosité à la mode du moustachu ça suffit !


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On entendait un FACE TO FACE hyper carré et mélodique et on ne fut pas déçu, tant le band a su émouvoir avec sa classe américouaine. D'ailleurs si vous tenez à un monde meilleur, alors pulvérisez leur discographie matin, midi et soir au plus grand nombre, et surtout à la place des hypocrisies radiophoniques actuelles, information en continue comprise.

Le chanteur Trever Keith, seul membre d'origine, possède du satin dans son chant, avec cette pétulance chère à la coolitude californienne, et carrément à égalité avec la dolce vita d'une ice-cream se déversant avec douceur. Ainsi fluidité et facilité vont de pair avec le punk du groupe, et bizarrement si c'est face à face que l'on reçoit chaque ébullition sonique, cela va droit au cœur par la grâce de cette puissante intensité émotionnelle. Le groupe n'aura de cesse de parvenir à enflammer avec leur punk mélo 90's criblé de titres catchy, et il a dû remettre un coup de nostalgie à pas mal de monde avec autant de tubes.

Si les métalleux picolent leur bière en tapotant du pied, les punkers ont tous les bras levés vers les cieux. C'était un très bon moment.

Dans la fosse je retrouve deux éminents punkers, Raph et Vincent avec lesquels nous passerons ensembles tous les concerts de punk rock. S'ensuivra une discussion passionnante (du coup le concert de Septicflesh est passé à l'as) sur les différentes façons de pratiquer une activité sportive de qualité sous le régime vegan, l'accointance du public de la scène Warzone du Hellfest en corrélation avec celui du Xtremefest et la contingence avec celui du Groezrock et du Roadburn.

Tout ici à l'Xtremefest est une histoire de fusion des genres et d'explosibilité.


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Les végétariens de GOOD RIDDANCE revenus dans le game depuis 2012 ont pu appliquer leur punk rapide avec ces accents rêches et forts à la fois, tout autant que mélodiques et sucrés.

La force tranquille des titres crépitait de puissance et elle résonnait avec saveur ancienne. Le groupe n'est pas réputé pour ses prestations scéniques, et effectivement il manque de justesse vocale, en plus d'un décalage avec l'énergie rythmique du batteur. Le son était parfois à la limite de la saturation aussi. Bref, Good Riddance est à privilégier sur disque, toutefois même avec cette prestation imparfaite le cœur a tout de même battu fortement et joyeusement, en laissant une impulsion d'espoir derrière le monde, et très certainement amélioré l'humanité, mais ouaie carrément !!

Enfin comme disait le père Ducros avec un brin d'énervement dans sa cuisine de mousquetaire : « Putinnnn de moine à cul bordé de foutre à quoi ça sert que je me déCARCASS ? » Franchement je ne sais pas trop mais en ce qui nous concerne, Carcass est un groupe mythique de Grande-Bretagne, à la saveur lourde et vénéneuse. Suite à leur annulation en 2016, remplacé par les inoxydables putes de bestiaux de Napalm Death, leur concert a rempli cette ossature correspondante aux attentes d'un public de connaisseurs, surtout avec des solis de Bill Steer emprunts de ce vice que la technicité à su effacer au profit de l'envol.

Le band a toujours eu l'audace suprême de se démarquer par des changements stylistiques passant du grindcore au deAth MetAl, puis au death mélo, avec un coté heAvy des familles du peuple de l'ombre en sus. Le charismatique Jeff Walker, bassiste et chanteur mènera la troupe au plus profond des puissances souterraines. Car bien entendu il fallait compter sur leur redoutable maniement de l'outil chirurgical pour parfaire un concert carré et saillant, au plus prêt du scalpel.


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L'ambiance de cette première journée était coOl de manière générale, on sentait encore une certaine retenue dans les prémisses du week-end, disons que nous étions ces choses communes que le miracle du net en fabrique la gloire à coups de like et d'un nombre d'amis hypothétique. Chacun étant ce personnage dépositaire de sa prétendue starification ou de son existence (fais ton choix), je pense qu'à force de vivre dans un monde virtuel on en sublime le délire jusqu'à ce qu'il semble réel d'en faire partie. Peut-être que d'ici 4 matin, le groupe deviendra juste un fond sonore, jouant devant des individus persuadés d'être des vedettes.

La fréquentation de festivaliers me semble en légère baisse pour ce Vendredi. On pourrait râler ainsi comme n'importe lequel françaouis, parce qu'il aurait fallu plus de monde, qu'il fasse un peu plus chaud, ou bien un peu plus frais vers 14h27, que le son soit meilleur sur le milieu du côté gauche de la fosse, que les groupes jouent plus fort, que la nourriture soit moins chère, et que...


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Bref, en ce qui me concerne, ma journée était très coOol, j'ai assisté à de super concert au milieu de personnes vraiment fun, j'ai vécu avec intensité, merci.


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Samedi 29 Juillet 2017.

L’initiation à un tel festival vous amène à l’intégration de l’eXtrême, et par effet dilatateur à la vocation d’embraser sous toutes ces formes l’essence même du mélomane.

Okay je m'aperçois que si tu lis à froid c'est chaud mais réfléchis-y au moins un peu à cette réflexion hein ?

Bon ready to move ?

CIRCLE PIT !!


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Parce que SHUT UP ! TWIST AGAIN ! entame la journée.

Le quatuor joue un punk rock à la fraîcheur inconstatable, bien mélo et avec cette puissance remplit de hargne et d'émotivité qui en forgent l'intensité. J'ai par la suite acheté leur dernier album en date et second dans leur discographie, « Wild And Wicked (What We Worked For) » qui sera équivalent à leur set, aussi alerte dans son explosibilité que persistant dans son empreinte musicale. Leur cover électrique du groupe The Decline « Alone In My Grave » présente sur l'opus susmentionné sera jouée avec coOlitude.

Les Bayonnais dégagent une ferveur enthousiasmante dans leur musique, une vivacité fédératrice à cette façon d'acclamer leur refrain comme les groupes de hardcore. Leur punk rock révèle une force brute et en même temps une sensibilité à fleur de peau.

C'est avec cette dualité que la densité du band trouve chaque angle d'attaque pour ébahir. Leur set était très coOol, délitant le temps à cette saveur estimable de prendre conscience de tous les bienfaits que ces jeunes gars délivrent comme preuve de leur existence, ainsi qu'à nous-même par sa puissance évocatrice. D'ailleurs je ne sais pas si ils étaient nombreux à se demander pendant le concert : "Je ne vis pas réellement. Je ne fais que tuer le temps " pour prendre acte que ce temps s'égrène sans cesse et précipite déjà vers la fin, sans qu'il y ait un sens rationnel à ce constat. Comme le chante ce groupe avec leur titre « 45 Years Of Regrets » = It's never too late to start again.

Shut Up ! Twist Again ! donne un sens, une sensibilité et une force dès qu'on l'écoute, et très certainement à celui de vivre intensément. Le groupe finit à capella en laissant derrière lui cette poussière émotive, et un très bon passage à l'Xtremefest sous le poids d'une chaleur accablante.

Mais ouaieeee rien à foutre on ne craint pas le sun dans le sud, on est déjà cramés !


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À l'Xtremfest le public est CoOöl, très cool même, je pense que sa caractéristique première c'est qu'il n'est pas là pour se prendre la tête. L'atmosphère est entre les vacances au camping en mode plagiste et celle d'une salle de concert underground. Il n'y a pas une mer de poivrots titubants, d'estivants, de m'as-tu vu, la sympathie est unanime, fraternelle, je dirais qu'il y a parfois une forme de timidité et non un détachement comme on peut le constater dans d'autres festivals.

Pendant le set de SIDILARSEN il y a eu un solo de batterie accompagné par un beat de boite à rythme, l'audience était à la cavalcade. Croisement entre Punish Yourself, Rhinocérose et le cirque plume, Sidilarsen c'est le dance floor bastard qui brosse son groove rock metal avec ses lyrics engagés. Le public reste dans cette énergie positive pour vibrer dans le beat metallique, se vitrifiant l'occiput avec cette indus satinée, pollinisant à travers plusieurs strates du rock et du metal moderne afin de faire danser, gigoter sur l'ironie condescendante de la marche zombifiée du monde contemporain, et des puissances financières qui en régissent la guerre mondiale économique, ainsi que leur folie des grandeurs Macronienne :

« Cette année, la récolte a été très mauvaise, alors il faut payer le double. C'est normal ! Les pauvres c'est fait pour être très pauvres et les riches très riches. Qu'est-ce qui se passe ? - C'est les villageois, Monseigneur. Ils vous acclament. - Ils m'acclament ? - Oui ! - J'aurais dû leur en prendre le triple. »


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STINKY c'est du oldschool HxC moderne. Si le groupe ne fait pas avancer d'un iota la musique progressive, il perpétue la flamme la plus vivace car leur HxC possède cette hargne limpide qui pousse à danser la capoeira belliqueuse sur des rythmes martiaux. L'attente en valait la peine suite à leur annulation l'an passé. Le combo a joué ainsi en formation serrée, et il n'a pas lâché sa proie en étant aussi nerveux qu’un caniche sur le bas d’un pantalon côtelé, trépignant de hargne au-dessus d’une paire de mocassin à gland.

C'était génial et agressif à la fois, il y en avait certain qui rentrait dans le pit avec une détermination sans faille.


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Oh pitinnnnnnnnnnn il y avait très clairement plus de monde pendant cette journée. Leur nouvel album «From Dead End Street » est prévu cet été 2017, et il a déjà de nombreux fans.

La perte de la sangle du guitariste aurait pu amoindrir le punch distribué d'emblée en mettant un coup d'arrêt pendant le même temps que le refroidissement du canon du fusil, mais le groupe en a profité pour augmenter la charge avec l'obstination propre à la loyauté hardcore.

La jeunesse s'est bien éclatée parce qu'intégrité et intensité vont de pair avec Stinky, et sa violence fun, surtout pour un set vindicatif à multiple impulsion.


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Peu après au stand de Season Of Mist j'essaye avec mon accent méridional de demander le dernier album de l'imprononçable DER WEG EINER FREIHEIT, je capitule jusqu'à ce que le gars me demande si c'est le groupe qui va jouer incessamment sous peu sur la X Stage, bingo ! Par contre il sort qu'à partir de fin Août ce fameux « Finisterre », tant pis « Faudra être patient » me dit-il.

Je pars avec la bonhomie de l'absurde en réussissant à lui dire :

Supercalifragilisticexpialidocious.


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Mais déjà la Deutsche Qualität est sur scène comme un arc toujours tendu, prêt à faire jaillir sa volonté de puissance avec son Black-Metal mélodique et atmosphérique. Comme de nombreuses personnes de l'eXtrême j'aime entendre les belles mélodies me raconter des choses terribles. Alors quand on se trouve près de l'abîme, le destin humain est de tomber de ce haut vertige avec sacrifice, parce que le groupe noie sa froideur sonore dans l'exaltation aqueuse et mélancolique. Une fois que l'on se baigne tout entier dans cette dépression musicale à l'éternelle puissance depuis un moment, on en ressent la chaleur bienfaitrice vous irradier jusqu'à devenir quiétude.

Les allemands plongent littéralement la Xstage dans la ténébreuse torpeur, climatisation comprise. Au-dedans de moi ondule une mer, parce que je suis sensible. Je constatais toutefois que je n'étais pas seul. Parce que la noirceur devient une compagne pleine de charme, à l’envoûtement divin, au chavirement intense.

Entre black et post-rock, le spleen baigne dans les eaux troubles de l'émotion sonique et se dévoile.


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Ainsi le groupe produira un show époustouflant de malice, à la hauteur de l’agonie terrestre actuelle. Leur influence exige une expression de force Nietzschéenne, et la conscience de faire partie de cette force rugissante. L'irrémédiable, c'est de la ressentir de telle sorte qu'à toutes les extrémités règne la tempête.

Sachez que si vous fixez trop longtemps un abîme, l'abîme aussi regarde en vous.

Sous la complexité de l'amas sonique se diluait une sensibilité aussi violente que la foudre d'un orage d'été. Le punker ne pourra s'en convaincre alors que le fan de musique eXtrême y trouvera le réconfort d'une couverture en plein hiver. Car l’austérité germanique qui fait face et front, se dissipe par tous les contrastes musicaux que le groupe dilate dans chaque titre de raw black mélancolique.

Oui nous pouvions dire après qu'au fond du gouffre la mort nous a souri à pleine dent pour que nous reposions en paix !


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GET DEAD a déjà foulé la EMP Stage, ce second passage à l'Xtremfest est toujours aussi cool parce que vous "Trouvez un endroit où il y a de la joie, et la joie va brûler la douleur". Joseph Campbell, “The Power of Myth”.

La saveur punk des San-Franciscains reste toujours saupoudrée de ce mélange inaltérable de rock, street-punk absolument parfait pour la scène indoor du festival et de son ambiance détendue.

Le concert est vraiment sympathique, avec cette surdose de sucre et d'énergie intangible. Gorgé de soleil, le public folâtre sans cesse, en appréciant comme il se doit d'être ensoleillé d'une contamination de bonne humeur, et fin prêt à faire la nouba.

Tout cela est de bonne augure pour les plaisantins d'Ultra Vomit.


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Get Dead chante des bouts de vie qui arrachent à l’asphalte la force centrifuge de propulser des sentiments avec puissance, et toujours dans un truc endiablé qui suinte la convivialité, la camaraderie, et dans une loyauté humaniste que partage parfaitement l'Xtremefest. On en ressent l'exaltation et chaque vibration dans cette communauté. Le pit trouvera en cette saveur une effervescence capiteuse à s’épanouir les sens. Les californiens joueront jusqu'à la dernière seconde qu'ils disposeront pour n'en plus finir de partager dans une euphorie amicale, la fête que l'on célèbre avec jubilation pendant un événement heureux.

Get Dead fut un heureux avènement, le lalalaland du Xtremfest.


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À L'intérieur, la salle se chauffe déjà à blanc, il faut dire qu'ULTRA VOMIT est la coqueluche désopilante de l'hexagone, dont le dernier passage sur la mainstage du Hellfest a laissé une notoriété expansive, avec pour conséquence dans le cas présent de jouer devant une salle comble. Trait d'union subtil entre la caricature d'Hari Kiri et la gaudriole à Gotlib, leur humour potache est proche d'un repas de famille bien arrosé.

Le groupe a l'intelligence de rire de tout sans se moquer, et en premier lieu avec tout ce qu'il aime par sa passion chevillée au corps à cœur. Le groupe a le recul preste d'un commentateur sportif réagissant dans l'action, et il va vraiment gratter en profondeur, jusque dans l'anus bien entendu.

Parce que pipi, caca, popo, la trivialité ineffable du quatuor sera gratifié d'un set où Hardcore, punk foutraque et metOl honorent une couillardise riche en corrélation avec la cabourdise loufoque que le dessin animé Adventure Time. Nous n'assistons plus à un concert chargé de testostérone dans les couilles à Belzébuth, ni à une soirée entre pote, mais à un gracieux spectacle vivant que la société du spectacle est incapable d'en assouvir la pleine excentricité Spinal Tap.


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Pas besoin d'endormir les gens avec un hypnotiseur, l'entière participation du public est comme celle d'un spectacle chez Guignol, elle délivrera le suc primordial pour une agitation permanente.

Ici le n'importe quoi est minutieusement étudié comme un ressort comique et fait que le spectacle soit si festif et paradoxalement aussi bordélique que professionnel. En une expression subliminale : ça tchue !

Sketch, délire en tout genre, humour gaulois, et même plaisanterie universelle que l'on peut apprendre avec insolence dans un bar à vin en Scandinavie où à bière en Bavière, tout comme dans une foire agricole en Mongolie ou dans un Comic-Con en Papouasie.

L'adhésion du public allant de 7 à 77 ans est générale.


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En trois battement d'ailes de papillon le public sort en se tapant toujours sur la cuisse, pourtant le raw punk mélo de PEARS balance déjà sa purée électrisante. Le chanteur est une sorte d'Iggy Henry Rollins ayant besoin d'un éventail ibérique pour ventiler les pulsions qui font chavirer sa présence scénique. Apparemment le guitariste et le bassiste ont une passion dévorante pour la junk-food (ou les churros) et la puissance de feu du punk de Poison Idea. Ça envoie du bois et c'est poutrement coOol, hargneux, brut, salement efficace. Sur scène le groupe a un aspect vraiment Wild, presque incontrôlable, hourdi par une fureur propre à la sédition punk de Black Flag.


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C'est très appréciable ce genre de contorsion dans une époque lisse, carrément sous-contrôle où tout est policé, lifté, marketé, où la com est la garantie primordiale assurant une image professionnelle, publique et institutionnelle adéquate avec le monde moderne à l’ubérisation oki doki des esprits dacodac. Tu vois cette dissidence permet une possibilité de fuite, une opposition salutaire à l’asphyxie actuelle. Effectivement c'est le propre du punk de manifester une contradiction au verni mercantile.

Pears possède un son rêche, propre à la scène de NOLA, et apparemment ces gars sont des warriors de la scène puisqu’ils doivent passer 90% de leur existence sur la route. Tu comprends bien vite la dérouillée que le band peut imprimer comme bourrasque et le fun implosif que cela implique, comme avec « Sheena is a punk rocker'' en cover des Ramones, ça glisse tout seul dude !


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Puis MASS HYSTERIA a raflé la mise devant son public, comme d'hab, il est efficace et toujours aussi positif. Pour moi c'est comme avec Burning Head, j'ai trop vu ce groupe, il me faut laisser une pause entre lui et moi désormais.


Sur la EMP Stage, il a bien fallu six titres pour vraiment lancer la machine TEENAGE BOTTLEROCKET, puis une fois bien en place, la rotative a impulsé un concert carré, pulsant à 110 tours/seconde...


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...Et dans cet esprit ramonesque à haute dose de sucre et de surdose de gomme punk. Les ricains ont fluidifié avec cœur leur pâte à mâcher sonique.

Pour la trentaine de personnes présentes au Noctambule à Albi en 2009, ils se souviendront avec une fréquence cardiaque proche d'un orgasme tonitruant que ce set reste graver à jamais. Quand on rencontre quelqu'un de vrai, la surprise est telle qu'on se demande si on n'est pas victime d'un éblouissement. Plusieurs années plus tard, avec le décès de Brandon Carlisle, batteur, fondateur et frère jumeau du guitariste chanteur Ray, des albums en demi-teinte, on pouvait s'attendre à un concert en mode tranquille Émile t'as pris du gras double dans le bidou couillon. Que nenni, le groupe a joué à fond la caisse, électrifiant de cet agrume sonique et fortement compulsif que seul les ricains détiennent comme élixir de jeunesse.


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Les titres catchy affluèrent en masse, dans cette ébullition qui met en branle l'intérieur et vous projette à l'extérieur une très forte impulsion d'envie de vivre à 200km/h.

Je retire ce que j'ai pu avancer, leur dernier opus Stealing The Covers est très bon, excellent même. J'ai une préférence dans le band pour le bassiste Chen, parce que ce gars pratique le yoga, il enseigne même, et j'apprécie sagement son attitude sur scène (il est à fond) et son choix de vie.

" La meilleure école, c'est la vie, le meilleur Maître c'est l'expérience, le meilleur livre, c'est la nature, le meilleur temple, c'est le cœur, le meilleur ami c'est la vérité. " Yoga sûtra de Patanjali

À méditer !


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Teenage Bottlerocket a foutu le fioc (feu), le groupe était venu avec la coOlitude d'un soda, il a décapsulé son set et ça a fait pshiiiiiiiiiiiiiiiiit. Il y avait leurs riffs collés partout avec la colle saccharose de leur punk. Génial ! Dans le pit les pieds battaient le rythme, les bras se levaient, les têtes balançaient, et elle, elle avait cette attrait concupiscent d’épouser un balancement vivace que les déesses forment en dansant, et que les hommes idolâtrent sur les murs des grottes en hurlant comme des ours.

Il est invérifiable de croire en quelque chose d’irréel, mais la facilité de croire est divine. Est-ce pour cette raison que le fantastique set généra à une multitude d’hommes d’épouser les oriflammes du groupe en portant t-shirt, patches à leur effigie ?

Continuons l'aventure si vous le voulez bien avec une marche nordique spéciale crabe avec Abbath.


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Toutefois, Angelo Papas des Dirty Fonzy, alias David Papaix le président de l'asso Pollux et organisateur de l'Xtrëmfest (celui là même qui s'est démené pour faire venir Teenage Bottlerocket à Albi en 2009, entre autres...) se présenta sur scène avec un message important, houla...Le groupe ayant subit un problème gastrique, d'indigestion assez importante au point que le bassiste ne jouera uniquement qu'en backstage, et qu'il n'en s'en est fallu que d'un cheveu pour une annulation pure et simple, donc le soutien est primordial pour accompagner le groupe. Ainsi informé, le public réagira avec bienveillance au heAvy-bläck from Nørwäy d'Abbåth qui fournira le maximum syndical qu'il pourra fournir malgré tout. Le set fut écourté malheureusement mais remplit de cette sapidité nordique et passionné par le heavy metOl punk de Venom et le satanisme.

Je ne me souviens plus mais je me demande si pour le samedi le dernier groupe du Xtremefest a fait une fois son show en entier ?

(NDLR : Uncommonmenfrommars en 2013, RED FANG en 2014)

Quoiqu'il en soi le public est rentré dans l’allégresse festive de se terminer la tronche au camping. Si avoir la foi dans ce week-end c’est croire comme une bigote, alors oubliez cette idée pieuse. Le métalleux et c’est bien connu n’a le foie en berne uniquement qu’après la célébration de ce week-end. Foi et foie, croire et boire, deux univers parallèle dans un même cosmos au Xtremfest.

Par conséquent le sommeil a été profond.


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Dimanche 30 juillet 2017.

Même si c'est une passion ardente pour eux, il faudra un jour que vous preniez réellement conscience qu'il y a des personnes qui prennent à bras le corps, tout en ayant le cœur ouvert, pour tenir à bout de bras un festival comme l'Xtremefest, que leur engagement est permanent, le sacrifice quotidien. C'est fun de venir et de déconner un maximum, c'est même énOrme et vital pour toutes les personnes qui font fonctionner le festival, mais ayez en tête de la fragilité d'un tel événement, et pour qu'il puisse se développer davantage il vous faut convaincre le plus d'ami(e)s possible pour ne serais-ce que sa pérennité. Rien n'est jamais acquis.

C'est un combat perpétuel, surtout pour une telle structure. C'est un travail de fond, avec une progression graduellement lente car il y a des paliers à franchir, il faut être patient, rigoureux, attentif, généreux...On souhaite une pleine réussite à l'organisation pour trouver la clef qui permettra de faire venir davantage de personnes, de les fidéliser, et d'arriver à une rotation pérenne entre ancien et nouveau partisan. En cinq ans le festival oscille son point d'équilibre entre palpitation et désenchantement.

L'important c'est que question motivation ce sont des tough guy !


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Le métalcore de MEKAORA débute avec sa mouvance à la Gojira et un volume sonore tribal. Certains diront que pour le petit dej il fallait avoir les tripes accrochés. C'est vrai que des assonances soniques aussi sourdes que vivifiantes tonnent sans cesse, alors comment appréhender du sort qui attend dans le chaos du jour quand on vous moleste de la sorte ?

Un guitariste porte un shirt de Meshuggah, caractéristique profonde des rotations de boucles rythmiques qui se concassent dans leur musique, la prise de tête en moins. C'est très certainement cette fluidité propre à ce groupe que de pouvoir sortir profondeur, puissance et émotion qui lui donne cette lumière, cet équilibre.

Le chanteur possède une aisance scénique, permettant de tenir en haleine, d'autant plus avec des paroles en français. Dans le genre cela se compte sur les doigts d'une main de menuisier, donc trois doigts quoi !

Il n'est à n'en pas douter une seconde que le set de Mekaora aura puissamment travaillé de l'intérieur. Descente d'organe incluse.

Le public un brin velléitaire était en train de s'enraciner à leur musique, parce qu'à l'intérieur de la croûte terrestre on retrouve la même intensité que ce groupe. Cette équivalence sismique en terme de combustion, et que l'on peut mettre en adéquation avec leur déflagration sonique, formait une multitude de mélodie émotionnelle fracassante, et de technico tactique et deathalique.


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Plus loin que dans le centre de la terre, dans ce centre de gravité du cercle noir, DELUGE st son black profondément spleenétique mettait à jour sa nuit étincelante.

La mélancolie jouant ici une variation à l'acrimonie et à sa perpétuelle vague de bouillonnement intrinsèque. Le groupe faisait tomber le poids mort de la souffrance perpétuelle dans les mêmes éclairs électriques d'un orage d'été. Il était aussi puissant que sa violence naturelle s'abat sans cesse et finit par faire ressortir toutes les saveurs capiteuses tapis dans le sol de nos entrailles... Jusqu'à nettoyer toute l'étouffante chaleur intérieure, là où s'entretient les nœuds coulants de notre existence.

Le public un brin amorphe plante bouche bée. La fatigue se faisant sentir dans les organismes, le groupe en profite pour assommer la viande froide.


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Deluge laissait couler toute leur chaude-pisse d'existence là où chacun aura trouvé dans cette noirceur bläck le bout de son tunnel, car tout ressortait à la surface des choses éteintes. Nous étions plongés dans cette après-midi de Juillet dans une salle obscure, je n'avais jamais vu la vraie beauté jusqu'à cette nuit où Déluge dégorgeait son apogée sonique dans les cris chaotiques donnant la mort aux choses enfouies, afin d'accomplir le miracle de la vie : la fureur de vivre.



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Un peu comme Foo Fighters et son aspect inoffensivement cool, nous aurions pu avoir une certaine réticente de vieux connards aigris quand HEAVY HEART s'est pointé sur L'EMP Stage. Parce qu'à la base ouaiiiiie nous on est des warriors, des vrais dur à cuire, en plus on venait d'être sous l'emprise d'un Déluge ardent, et là faut se taper un groupe bisounours et sa guimauve de gamins, très certainement des puceaux même ?!

Puis tu sais comment cela se passe quand tu es traversé par ce courant alternatif d'émotion indescriptible qui te parcours tous les chakras, et parvient à faire frémir tous tes plaisirs suspendus qui ne demandent qu'à s'envoler ? Ouaie, ben voilà, ces petits cons avec trois accords ont subtilement et tout simplement œuvrer à faire vibrer le feu intérieur. Le public transformé en midinette par la fraîcheur unanime d'Heavy Heart se laissait cueillir le cœur.


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Assez frais pour piocher et faire émerger les saveurs anciennes d'un Saves The Day époque « Stay What You Are » avec un Emorock entêtant. Puis voilà quoi, il n'y a pas d'autre explication, c'était pur, avec cette sensation que la chanson Good vibration des Beach Boys a été écrite juste entre leur musique et nous pendant ce concert. De plus Heavy Heart est le fruit du punk rock, des gars humanistes avec des valeurs, éthiques, et avec tout ce qu'il faut de timidité à cet age là pour être touchant, pour être si troublant en fait.

Puis nous nous retrouvions plongés dans Alice au pays des rêves du stoner pour le set psychédélique de MARS RED SKY. Toujours aussi envoûtante cette feutrine musicale à l'ésotérisme abyssal propre à ce trio, capable de propager cette profondeur de l'écume à l'accent Floydien, sa douceur des harmoniques, son bruissement venteux sur le feuillage épais d'une forêt noire. C'est un nouveau chamboulement émotionnel, véritable grand huit que l'xtremefest propose. Le groupe dispose d'un psychédélisme multicolore 13 floor elevators, du doux égarement de Sid Barret, avec cette intensité de profondeur de champ mélodieuse, ainsi qu'un tellurisme doOmesque transcendant.

Entre occultisme et angélisme, Mars Red Sky est un ressac tumultueux, une expérience sonore en plus d'un trip cosmique.


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Puis prenez fin l’évaporation, place à la découpe avec SIBERIAN MEAT GRINDER à base de thrash groovy oldschool et de crossover HxC nouvelle mode.

Le chanteur avait un masque de catcheur mexicain aux yeux de mouche, et il y avait une guitare flying V pour un des gratteux, total newschool. C'est hyper bien foutu, les russes prennent un malin plaisir à soulever la fonte thrashy crossover ricaine pour en abrutir les frenchies du Xtrem, lesquels n'en demandaient pas tant pour croasser entre coreux et métalleux. On appelle cela un défouloir ce n'est pas plus compliqué que cela.

Après coup les corps avaient cette déformation imputrescible que l'on distingue dans les chambres mortuaires en conséquence d'un crash de stock-car, et cet air abruti que les hommes ont pendant un coït libérateur de tension extrême.


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Les coreux-karatékas se sont employés à travailler leur Uchi-Hachiji-Dachi au milieu des Tsuruashi-Dachi, dans cette danse de lutte de tough guy intrépides, les autres disciples moins téméraires observaient de loin la parade belliqueuse, ben quoi le tricot c’est cool aussi ?

De toute façon ça a tourné du carton de fête foraine à la guerre du Vietnam, pour finir jusqu'à la libération de Stalingrad. Il fallait être préparé comme un fighter pour affronter le rugissement des russkoffs.


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Par la suite je me suis calé dans la salle X Stage devant l'ingé son avec des vieux hardos qui ont dû voir le groupe Saxon pendant la tournée Denim & Leather. Le son très 70's/80's From Sweeden this love rock'n'roll de THUNDERMOTHER a débuté à les exciter d'emblée. Forcément la retrouvaille avec la vigueur prolétaire d'AC/DC, le stupre de Thin Lizzy aka Joan Jett, ça te file un lifting de tout un monde ancien.

Soutenu par Airbourne, Danko Jones, Motörhead, Thundermother vient de cette école scandinave intarissable dans la préservation de l'esprit glam rock et du rock'n'roll Hi-energy !! C'est un girlband, mais heeeeeeeeeey le trip ici c'était pas la libération de la femme, les filles, noOonnnnnnnn, le trip c'était libido de femelles. Fallait les voir sortir leurs griffes soniques et les morsures électriques saigner le long du dos des mecs.

Les nanas sont déchaînées à l'xtremefest !


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Les suédoises ont donc joué décomplexées des ovaires. L'organe vocal de la chanteuse produisait ce coulis sirupeux et charnel en osmose avec la rudesse d'un hard rock redoutable, une sorte de chatte sur un toit brûlant rappelant le Black Velvet d'Alannah Myles pour son chat dans la gorge. Les solis bien propres de la soliste distillaient cette fréquence de gamme pentatonique que la culotte courte de Young a fourni avec son Duckwalk iconique des plus représentatifs. De même la chipie a joué avec une canette de bière en bottleneck comme gimmick à sa rock'n'roll attitude, puis dans la fosse pendant un très bon moment partagé avec un public conquis par l'audace formelle et la sincérité rock'n'roll du groupe.

Mais il manquait un peu de pêche, une épaisseur de couille diront les mâles latins. C'est vrai que le groupe était un peu plus poussif en concert que sur disque. WAZ des Killmisters me clisse les yeux frétillants que ces filles chauffent le rock'n'roll mais il leur manque un son plus heAvy. Il faut dire que ces femelles sont en mode rodage, car au départ c'était un quintette, puis après un break pour reconsidérer la ligne à suivre, seule Filippa Nässil la soliste poursuivra l'aventure Thundermother avec un nouveau band. Ceci expliquant cela...

En restant fidèle au mysticisme rock'n'rollien, ces Ladies Ballbreaker nous ont régalés.


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Le métronome acdcesque s'étant arrêté, le public se retrouve dehors devant le punk HxC de NOT ON TOUR.

Ils sont tellement poignants les jeunes groupes, ils sont nerveux et tendres à la fois, en fait ils brisent tout, car le cœur est un organe du feu. Inutile d'en éteindre l'ardent tison, sachons simplement en être le combustible, le petit bois naturel.

Le groupe agira comme un accélérateur de particules hormonales, tant les israéliens ont chapardés les cœurs par une attirance d'aimant, en alimentant dans un paquet de gazier le feu qui jadis avait enflammé l'adolescent de l'album Suffer de Bad Religion.


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Un rayon de soleil venu de l'autre côté de la Méditerranée est en train de terrasser par une aisance musicale pleine de pétulance active. Le groupe décoche ses titres catchy et l’assistance est de plus en plus conquise par la fougue de ce groupe en train de submerger. Sa simplicité d'action faisait germer une opulence miraculeuse de leurs compositions émotionnelles.

Pendant que Not On Tour délivre son set on n'a pas besoin d'espoir, on prend une gifle, un coup de sang et une brûlure vive. Devant nous il y a ce sentiment musical sincère, immuable et immortel, combustion suprême et superbe sur laquelle on peut absolument compter quand on n'a strictement besoin de rien d'autre pour s'épanouir pleinement, et transplanter son cœur vers les flammes.

Merde quand on pense que les maisons de disques libérales veulent de l'espoir, parce que l'espoir est un abruti qui gobe tout ce qui l'arrange. Et cet abruti les fait vivre. Elles préfabriquent des sons profondément superficiels en adéquation avec cette humanité espérée que le public reçoit avec bienveillance. Tout ceci n'est qu'hypocrisie et déni. Aujourd'hui n'importe qu'elle croyance fera l'affaire, juste pour amener de l'espérance à toutes ces personnes sollicitant une communauté à leur recherche identitaire.


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La jam party KADAVAR était comme d'hab, avec son groove Led Zep et son rock'n'roll hyper graisseux. Excellent groupe de scène, le trio excelle à divertir, étant à 500 % dans son trip Stoner Hi-Energy. On ne peut qu'être à fond à se vriller la tête et à tourner de l’œil jusqu'à extinction du concert. Bizarrement sur disque il y a moins d'impact, alors qu'en live toute la bestialité teutonne se libère dans une sauvagerie tonitruante, en même temps que le bris de glace des nuques.

Kadavar en concert est une valeur sûre, mieux, c'est la dose de rock'n'roll désirable que les headbangers chérissent parce qu'ils y trouvent toujours quelque chose pour leur donner l'impression d'exister.

Kadavar est en soi des magiciens. Batteur animalesque compris.


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Il y a des noms à la capacité évocatoire immédiate, avec PENNYWISE tu te remémores quand tu glissais sur le bitume, insouciant devant l'inconnu, sans aucune prise d'angoisse en l'avenir, avec même une morgue libertaire sur ton sk8.

Le temps a glissé dessus et sur la scène du Xtremefest le groupe est là, devant toi, tu n'es plus ce garçon, ni eux the same guy.

Les Californiens appliquent sur scène leur passé discographique dans un devenir qui sert de mémoire collective à une époque caractéristique. Parce que le groupe naquit pendant la vague du punk mélo des 90's, trentenaire et quadragénaire se regardent du coin de l’œil à chaque résurgence d'un titre qui vient claquer dans les consciences, cette fragrance d'images évanescentes.

Comme la rigolade avec les potes assis sur les trottoirs, les écorchures brûlantes que l'on stoppe avec le goût du sang en bouche, et en soufflant dessus pour calmer la douleur. La couleur du mercurochrome, la douceur rugueuse de la croûte d'une plaie pendant la cicatrisation. Le sourire d'une fille devant un exploit jamais réédité sur cette foutu planche de bois. Il n'y avait pas de skate park à l'époque, personne ne voulait que l'on occupe les trottoirs, ça faisait chier tout le monde, on était considéré comme des dangers potentiels pour les autres et pour nous-même. Pennywise ne faisait qu'augmenter la fréquence de cette liberté, de toute cette énergie, la vitesse et leurs mélodies faisaient résonner en nous l'habitacle de notre réelle apparition au monde...Même si notre vision était inverse au réel.


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Les Californiens jouent avec la conviction d'être dépositaires d'un passé, cela fait un peu baloche, ce n'est pas en place. On ne peut pas dire que le public est déçu. Selon Romain Guilleaumes « On a tôt fait de juger immature l'adulte qui reste fidèle aux idéaux de sa jeunesse. Pour mériter l'estime d'autrui, il n'y a d'autre voie que partager les mêmes reniements et s'enorgueillir des mêmes abdications et soumissions. » Pourtant Pennywise est resté fidèle à sa musique, il n'a pas versé dans la pop, il fait des covers de Bad Religion, Beastie Boys et finit même son set avec le « Stand By Me » de Ben E King. C'est leur reprise phare, elle éclairera la nuit, le public, les piliers du comptoir jusqu'à la siffler le lendemain sous la douche. Devenu inoubliable leur set est donc gagné à jamais.


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Pour finir, il y avait Max rastafari Cavalera, dit le Bob Marley du metal, qui après s'être rabiboché avec son frangin, inaugurant Cavalera Conspiracy ( le 4 ème album a commencé d'être enregistré à Phoenix en Arizona, prévu pour Octobre chez Napalm Records), fonde MAX & IGOR CAVALERA en se consacrant depuis 2016 leur ambition dans une tournée intitulée Return to Roots afin de réhabiliter leur album Roots sortie en 1996, celui du triptyque groOve metOl avec Arise et Chaos A.D''.

Pareil que pour Pennywise, la même génération retrouve des sonorités liées à sa jeunesse. Tambour du bronx provenant de Belo Horizonte, metAl 90's (punk HxC et métOl indus), avec en plus l'esprit de la forêt d'émeraude amazonienne. La machine à groove a lancé sa dynamique, sampling en abondance, soulevant les foules dans ce rythme tribal et cette capacité de perpétuer le mythe et la célébration, pour le bonheur des festivaliers venus se terminer pour ce cinquième Xtremefest.

Le groupe a rendu ses hommages Heavy à Lemmy avec une cover de Mötorhead « Ace Of Spades » et Black Sabbath avec « Iron Man ».

On aura compris que pour le zulu blanc Max Cavalera, les feuilles de l'Amazonie du chef Raoni Metuktire du peuple Kayapo, lui il les fume direct, parce que ses yeux sont mi-clos et boursouflés tout le long du set. En regardant sa silhouette grasouillette, on pense que les z'animaux de la forêt, lui, il les bouffe avec une bonne couche de mayo ketchup façon Kebab à l'huile de palme. Ses fringues sont dégueulasses, sérieux il doit juste pisser dans l'eau de la rivière parce qu'il est aussi crade qu'un punk à chien, ouaie tribal jam le Maxou !


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Pour la prestation, les frères Cavalera ont plaisamment rembobiné le roots d'une époque, okay c'est bon, à la douche maintenant !!


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Hey tu sais quoi ? On se sent bien à l'Xtremefest.

L'espace n'est pas restreint, on est baigné dans un lieu calme, loin de tout, propice à la détente, à l'exaltation. C'est une ancienne excavation minière, remodelée en base de loisirs et d'aventure. On se sent bien parce que c'est le public qui s'est approprié l'espace, lui qui forge son identité, la façonne à son image singulière, c'est lui aussi qui apporte son ambiance, personne ne force le trait, tout est simple, naturel, véritable. L’organisation du Xtremefest est au petit soin avec lui, selon ses moyens.

Pour occuper les festivaliers, sinon...


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...Il faut les divertir, les faire zguener, des jeux leur étaient proposés sur le site du camping. Il y avait ainsi une piste de ventrigliss, un chamboul’zguen, un mini battle kart, une rampe de skate, ainsi que des concerts dans la fameuse cage, sorte de mäd-Max-êXtreme. Le samedi 30 Juillet à 13h00 c'était TERROR SHARK, le Dimanche 31 Juillet à 13h00 c'était STINKY, puis partout en déambulation et en moto Fatty & Shorty Ramone pour des covers des...Ramones.

C'est dingue mais il y a toujours cette dynamique fun au Xtremefest, en plus d'une atmosphère particulière comme nulle autre ailleurs. On ne se sent pas juger, on n'est pas jauger pour ce que l'on affiche, représente, corrobore, on vit sereinement ses choix. On est bien parce que l'Xtremefest est un endroit éphémère, aussi fragile qu'un papillon et aussi beau que palpitant à la fois. Ce n'est pas un cloître à proprement dit, ni une communauté, c'est être soi, pleinement, librement, chacun ayant conscience de cet espace de liberté.

L'xtremefest c'est être un guerrier-citoyen parmi l'univers des musiques extrêmes.


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Merci à l'ensemble de la programmation, éclectique, puissante, émotionnelle, merci à l'organisation, vous avez tous notre plus profond respect, merci à tous les copains d'être là (To Lose Punkers, etc...), merci à tous les bénévoles, merci à la philanthropie d'un festival unique et si précieux, ne changer rien à votre générosité passionnelle, ayez l'audace de rester des affranchis, d'être ce que vous êtes, et si jamais vous lisez ceci depuis le début, alors vous savez au plus profond de vous même que l'année prochaine vous serez des nôtres pour rugir, flotter, soutenir tout un ensemble de scènes musicales, de contribuer à la pérennité et à l'essor d'un festival farouchement entier, de vous électriser, tonifier pour vous accomplir car :

L'Xtremefest est un corps-à-corps avec l'existence " Faster Louder Stronger Wilder ! "




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vendredi, mars 17 2017

l'Xtremefest dévoile sa programmation pour 2017


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ça poutre du HxC, ça punk-rock comme jamais, ça tue du deathhhhhhhhhhhhhhh, c'est rêche comme du black, ça rock'n'roll salement heAvy, toujours du super crossover pour l'Xtremefest !!

Pollux Association et X Fest Organisation présentent la 5ème édition de L'Xtreme Fest du 28 au 30 Juillet 2017, toujours sur le site de la base de loisirs de Cap Découverte , 81450 Le Garric (Albi / Toulouse / France), avec 35 groupes sur 3 jours et 3 Scènes.

Carcass / Max et Iggor Cavalera "Return To Roots" / Pennywise / ABBATH -Official- / KADAVAR / SEPTICFLESH-official- / Mass Hysteria / Good Riddance / Face to Face / Nostromo / Ultra Vomit / HateSphere / Der Weg einer Freiheit / Teenage Bottlerocket / Pears / GET DEAD / Not On Tour / Clowns / Stinky / Siberian Meat Grinder / Thundermother / Mars Red Sky / Deluge / Sidilarsen / HEAVY HEART / Shut Up ! Twist Again ! / Terror Shark / MEKAORA / Guillotine / Ten Years Too Late / Fatty Shorty Ramone.

Prends direct ton TICKET 3 jours, parce que ça va secouer sévère.


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lundi, août 10 2015

Scream of Death Festival


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REPORT XTREMEFEST 2015

Hiya ami(e)s de l'outre-tombe et fadas des parois vertigineuses d'une piscine vide californienne, prépare-toi à lire (à l'image de la mascotte de ce festival) un reportage Godzillesque du Xtremefest 2015.


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C'est boOOon je sais, je sais c'est toujours trop long comme report, c'est même chiant à lire, mais c'est beaucoup de travail derrière quand même, je ne compte plus les heures et les heures. Ok c'est un très long travail de merde au final quoi !


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C'est la troisième édition pour l'unique festival de musique extrême du South. Et bam, jamais en place, nous revoilà sur le site de Cap Découverte. Uuuuuuuuuuuuh !

Aussi variable que la météo dans les Pyrénées, l'Xtremefest semble se chercher un endroit où faire éclore sa pérennité, et faire en sorte qu'enfin ses festivaliers puissent se projeter dans un endroit invariable pour enraciner leurs attentes. Depuis ces débuts, il manque à ce festival cette stabilité qui permet la constance de gravir avec assurance les échelons. En brûlant les étapes l'an passé, le festival a confondu vitesse et précipitation comme n'importe quel groupe de crustcore pour son second E.P.

Pour le moment pour grandir il a besoin d'un appui. L'Xtremefest est donc rattaché en collaboration avec le Resurrection Fest. Cette alliance accorde une garantie légitime pour le bénéfice d'accéder à une programmation de renom. Cependant l'xtrem est tributaire de sa jeunesse et je doute de son influence sur son partenaire pour imposer ses choix, même si la coopération entre les deux est basée sur une intégrité de valeurs communes.


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Personnellement je préfère l'emplacement de la base de loisir de Cap Découverte (retenez bien car pour le set de Cobra cela aura son importance) à celui d'Albi, qui était une zone (parking) trop dépouillée à mon humble goût. Là au moins le cadre est plus bucolique, même original, avec une forte empreinte glisse urbaine avec son Sk8-park-BMX, dont on pu profiter de nombreux festivaliers et festivalières. J'apprécie grandement de juguler sport, loisir et culture tout à la fois. Il me semble qu'il y a tellement de possibilité pour le crew de satisfaire le plus grand nombre à Cap Découverte, et d'en créer un festival différent.

Puis la salle de la musique bénéficie d'une acoustique bienfaitrice (avec l'éternel débat de mise en défaut des ingénieurs du son), et surtout munit d'un étage avec fauteuil.

Alors Ohooo que ouiiiiiiiii je sais très bien, ça c'est pour les vieux schnocks, et puis de toute façon ça ne fait pas du tout punk rocker, pas plus que métalhead.


Ok c'est bon on ne dira rien

Hey mec, tu sais quoi ? Rien à foutre ! Calé dans un fauteuil de cinéma, même le Hellfest il le fait pas.



Je souhaite comme beaucoup de personnes du midi que ce festival perdure, quitte sa chrysalide pour se développer à bon escient. La consolidation de ses fondations permettra par la suite d'édifier son autonomie, de s'implanter durablement dans le paysage estival par une singularité unique, et sera sans contexte la clef de sa longévité.


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VENDREDI c'était Le Glaive De Satan


Démoniaque

Alors que le soleil carbonise la couenne en ce mois de juillet partout en France. Il faisait 36°, c'est à dire sensiblement la même température à Carmaux qu'à Grenoble (grande ville N°1 en matière de froidure). Inutile de te dire que la déshydratation prévalait à une assignation stricte et vitale pour boire à s'en faire péter l'abdomen. De l'eau hein !

Habitant le sud du département du Tarn, rejoindre le nord de celui-ci ne me demande que trois quart d'heure de route, hurry up ! Seulement en ce 17 Juillet 2015, le tracé du Tour de France passe dans le Tarn (étape Muret-Rodez), des routes sont donc bloquées. Bien entendu je te le donne en mille Émile, on y est dedans pour rejoindre le lieu de villégiature des mordus de la muzak qui fouette les fesses avec des nanas couillues.


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Pas le choix, je suis obligé d'attendre que les pédales burinent l'asphalte, avec la caravane publicitaire qui bazarde à la populace ses goodies bien franchouillards pour son tube digestif à base de saucisson, sachets de bonbons, jus de fruits et eau chaude, gâteaux apéritifs, ainsi que la panoplie complète du beauf de Cabu avec bobs, peluches dégueulasses de forain made in China, porte-clés, lunettes géantes, seringue sale, casquette à pois du meilleur grimpeur, main verte géante.

Je regarde filer la caravane qui passe klaxon bloqué, hurlant jusqu'au dernier tube de Shakira. Résultat, j'arrive à point pour STICKY BOYS.

Ok il fait chaud c'est un fait. Si tu n'es pas habitué à la brûlure qui calcine, tu souffres un max en transpirant comme Gabriel Pontello sur Brigitte Lahaie dans le film « La Grande Mouille ». Pire si à la pesée tu affiches trois chiffres, mauvais temps pour les gros man, tu subis comme un marshmallow qui crépite au dessus des flammes.


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C'est du feux qui tombe du ciel en écrasant les Xtremefesteurs à l'état de soldat de plomb et les Sticky Boys sont eux aussi en plein cagnas. Le trio essaye de chauffer l'ambiance à base d'un hard rock café en plein apéro-pétanque du sud. Disons que la musicalité de Sticky Boys est aussi originale que ce que je viens d'écrire comme stéréotype.

Mais bon, ça fonctionne le binaire, toujours en fait, c'est assez primitif pour que quiconque l'admette dans ses fondamentaux. De toute façon, avec le soleil en ligne de mire, le seul truc que l'on était capable de faire c'était de tapoter du pied à l'ombre. Comme c'était garanti en riff élémentaire et solo bluesy en peau de kangourous ( la team brother Young & O'Keeffe ), les gens ont basculé leur tête d'avant en arrière de façon naturelle, ça permettait en plus une ventilation mécanique des plus écologiques.

Je ne vais pas vous le cacher mais la chaleur a mis un froid tout de même, il aurait fallu arroser copieusement le public pour le réveiller de sa torpeur (prévoir un tuyau d'arrosage, voire un arrosage automatique pour pelouse, oui carrément).

Le groupe envoie sa ferveur avec toujours la même joie communicative de participer à la fête. Leur setlist balance la purée de leur deux albums. J'ai vu ce combo à la sortie de leur premier opus dans la ville rose, les gars envoyaient déjà du tronc à s'en torcher l'occiput contre leur écorce saillante. La lame de leur set est désormais huilée, lubrifiée jusqu'à la moindre encoignure, il te semble que c'est du sauvage alors que tout est bien répété comme un vrai show de professionnel. Parce que les gars ont beau joué du binaire, cela reste un show de rock'n'roll ! Et que le rock'n'roll tu peux le vénérer comme une existence de rebelle, cela reste un divertissement qui permet de t'évacuer le cerveau des sceaux de lisier que la vie quotidienne t'impose. Mais si, tu sais cette vie penaude où il ne se passe rien d'extraordinaire, en tout cas pas comme dans la télé-réalité, où dans une page glacée de publicité.


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Sticky Boys est un groupe qui joue à l'ancienne, pied au plancher, avec cette façon d'envoyer du bois avec une tronçonneuse qui te scie sur place.

La fin du set c'est avec une cover modifiée du « Surfin U .S.A » des Beach Boys. Le combo quitte la scène de manière similaire à son final au Hellfest, avec le fun qui la caractérise, et sous le tube de Yazoo « Don't Go Disco » de 1982 qui fera sourire les vieux oldschool du pit. Si, si arrêtez de vous la jouer offusqués, j'ai l’œil pour ce genre de mesquinerie, j'ai même les noms des gars, mais je ne dirais rien pour ne pas compromettre à des mythomanes de faire perdurer leur cécité de quadragénaire.

Tiens autre chose, savez-vous comment on sait qu'un journaliste n'est pas venu ? C'est quand il écrit des conneries dix fois plus grosses que ça fainéantise le lui impose. Mention spéciale à celui de La Dépêche, je m'en pisse encore dessus.


C'est pas possible ?

Cette année quelle surprise de retrouver Romain Boule derrière un comptoir ?!? Romain Boule mais si tu connais évidement. C'est ce gars qui est capable de rentrer dans une boite de 15cm par 15cm. Bon relis la fin de mon report sur l'Xtremefest 2014 et tu comprendras la private joke.

Je retrouve donc le chanteur des Charly Fiasco que je n’avais pas vu depuis l’an passé, mais dans le poste de responsable de la vente textile du festival, et à la tête d’une équipe qu’il manage. Ah putain ce gars je le vanne depuis le siècle dernier et à chaque fois que l’on se voit on éprouve la même attirance amicale que si on s’était torchés la gueule la vieille. Bien entendu c’est une métaphore puisque je ne bois pas. Donc en exclu pour vous les amies, Charly Fiasco est en train d’enregistrer son nouvel album, et Romain Boule a la même coiffure que Pierre Richard dans « La Moutarde me monte au nez » ou «Le Grand Blond avec une chaussure noire   » ou alors dans « Je suis timide mais je me soigne » mais aussi «Je sais rien, mais je dirai tout  ». Ce gars là il est terrible !


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Pour dépuceler la X STAGE il y avait un changement de programmation. Du coup c'est COBRA qui a défloré.

COBRA est un concept crapoteux, à la perversion trouble. C'est de la manipulation des masses laborieuses pour une propagande réactionnaire à la corrosion désopilante. Tu peux concevoir des analyses les plus rocambolesques sur eux, les gars s'en foutent complètement, mieux, tu parles d'eux, créer le buzz à leur place, et ça fait mordre à l'hameçon. De la sorte qu'il n'y a plus que les pour VS les contre, rien au milieu avec la bouche en cul de poule en train de tergiverser sur une pseudo neutralité.

Fondé en 1984 comme l'album de Van Halen, entre les pages lingeries du catalogue des 3 Suisses et le premier single de W.A.S.P, « Animal (Fuck Like a Beast)», ces procrastinateurs ont le mauvais goût rance d'une critique acerbe et aussi satanique que la satire du manifeste du parti communiste.

Il a fallu qu'ils attendent le naufrage du Costa Concordia au large de l'île de Giglio pour pouvoir jouer à Paris en première partie de Kickback, et sortir de l'ombre des pins de la banlieue de Grasse.

Génial imposteur dans une époque où le simulacre a la faveur de son reflet sur le bris de glace de la guerre économique et de la télé poubelle, Cobra est un dealer de la rébellion discount, et parle à la France du RSA tout comme aux fans de Jacques Séguéla.

La X Stage est à l'intérieur, la salle bénéficie d'une climatisation, et quand leur set débute on est au frais pour être chauffer à blanc au hard rock de ces punk-rappeurs.

Il est amusant de constater que pendant qu'une partie du public ricane, l'autre reste dans l'expectative narquoise devant ces rebelles en puissance.


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Nourrit à la valstar, la bière des stars de la maçonnerie biterroise, et au son du coït bestial du prolétaire qui s'éclate les organes génitaux sur le cuir arrière d'une Opel Astra les samedis soirs de discothèque, Cobra glorifie la frustration bestiale par une ambiance séculière de désœuvrement jubilatoire. Le groupe discourt avec un appel du pied de la gauche plurielle sur différents problèmes sociétaux avec la droiture de Satan, et la désinvolture que le punk à chien dispose quand il a déjà bu son litron de vin matinal la veille au soir.

Bizarrement on ne ressent pas la violence de la rue sur eux, ce groupe semble plus un dérivatif. Une sorte de palliatif récurrent que les gosses sans mains galeuses accomplissent comme rite de rébellion initiatique, avant de finir sur les routes reliant Carpentras et Menton comme force de vente pour une entreprise de phytothérapie.

Avec ses titres vindicatifs Cobra offre à l'adolescente rebelle, la fièvre capiteuse d'une levrette musicale, de celle que Stupeflip avait légiférée comme distraction à la société du spectacle souterrain. Ceux qui sont contre sont déjà sortis se vautrer sous le soleil de plomb contre un coin du bar à pestiférer, avec une lourdeur veineuse au niveau des jambes à cause de la différence climatique de la salle.

Certes, ça plaît de se moquer pour se fendre la gueule, parce que c'est pratiquer une mutilation satisfaisante à son égo. Faire de l'esprit fait partie de l'ADN du gentilhomme, cracher dessus résulte du même acabit. De toute façon vous vous attendiez à quoi ? A ce que le reptile se morde la queue avec une intraveineuse de poppers ironique pour faire bander la France d'en bas ?


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Cobra est aussi atroce que l'électroclash de Sexy Sushi, issue de la même putréfaction caustique de la gaudriole foutraque et libertaire, osant le langage châtié et la critique de la lutte des classes, mais la différence entre les vedettes de l'art contemporain et les fils du Cobra, tu la trouveras musicalement avec des mélodies aussi rêche que le punk de métAl Urbain qu'avec le heavy de Bonvoisin.

Le groupe utilise le comique de répétition comme d'un ressort à sommier, et il est aussi tapageur que celui utilisait pendant le tournage de « Change de trou, ça fume ». Pour cette répétition humoristique, le public devenait donc une base de loisir, parce que Cap Découverte est une base de loisir créer sur l'ancien bassin minier de Carmaux. Le combo joue de la provocation en traînant la confusion par les cheveux. Ainsi les Tarnais (habitant du Tarn) deviennent des Tarbais (habitant de Tarbes), tous issus de la région Midi-Pyrénée-Languedoc Roussilon. Voilà quoi, c'est aussi bébête que du Jean Roucas.


Oh non pause

Cobra c'est le venin testiculaire de Michel Houllebecq passé à tabac par les Bérus et Trust. Il participe activement à l'exception culturelle française au même titre que les blogueurs Jacquie et Michel. Dans l'absolue de sa nécessité divertissante, il pourrait jouer au festival du rire de Lanemezan, tout comme dans une backroom du marais en première partie de Chantal Goya.

C'est le titre « Nihilistes » qui ferme le ban et me fait dire que décidément CoBrä c'était génial !

La foule punk appelle à un rappel et reçoit comme fin de non recevoir ce que le groupe sait faire de mieux : Emplir son vide par le sarcasme.

La discordance de Cobra nous isolera un peu plus dans cette faille existentielle, entre la douceur liquoreuse du néant et le malaise que l’on ressent en se raclant le gosier avec un picrate. Nous sortons avec l'évidence du contraste entre l’air conditionné qui assèche, et la torpeur extérieure qui te leste au sol, en regardant l’azur clinquant pour y entendre l’envol de BIRDS IN ROW.

C’est la seconde fois que j’assiste à leur set, et c’est le même constat, le trio est surpuissant d'une maturité exemplaire. Le combo nécrose en plein soleil l'inflammation émotionnelle jusqu'à son apoplexie sensitive. C'est troublant une fois encore. Le chanteur a à cœur d’expliquer entre deux titres ses textes sur la religion, la condition humaine, la société. Le public s’en branle, je lis dans son regard un zeste de désespoir à faire émerger dans cette fosse, le questionnement qui transite dans les lyrics du groupe. Nous venions d’entendre deux groupes bien distincts, avec une différence notable mais toujours emprunt d’une critique introspective, une évaluation disséquant le corps sociétal avec la souffrance d’en exprimer la rage dans le cas de Birds In Row.

Le trio balaye son screamo en dépoussiérant la purge que nos tripes ressentent, jusqu’au cœur qui bat plus rapidement et fait taper encore plus fort la tempe. Transit entre la chaleur du ciel et la fièvre post-hardcore du groupe, le public en retrait cherche comme seule échappatoire l’accalmie d’une ombre pour colmater les élans bruitistes que Birds In Row renvoie. L’exaltation du groupe n’écarte pas le châtiment de jouer plein feu, plein fer face au soleil, d’assumer ce rôle de martyr, de clouer un public à la fois enflammé, médusé, suffocant face à la jeunesse inébranlable de ce groupe. Dire qu'il y a encore des vieux qui doutent de la jeunesse pour l'enivrer, avec la foudre passionnelle identique à celle qui les avaient électrocutés jadis. Je ne le comprends pas, surtout après la déflagration de Birds In Row.


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L'état d'esprit global du fest est très proche de celui du Hellfest, avec l'accent chantant en plus quoi ! Quelques personnes s'étaient déguisées, à cet effet j'ai vu Wayne & garth, ils sont super en vrai, et leur monde n'est pas différent du Xtremefest pour tout dire.


Wayne et Garth




Pénétrant la fraîcheur de l'antre de la salle où déjà BLACK BOMB A y leste sa déflagration sonore en bazardant son napalm métAlcore, je constate que le public a gardé ses couleurs rugissantes.

Le groupe fédère par le biais d'un HxC moderne à base de growl et de chant clair mélodique, de cri et d'un groove 90's, en maintenant à niveau l'émulsion dans le pit.

Avec ses vociférations stridentes de nonnes sodomisées, le chanteur Poun n'a pas arrêté une seconde, exténuant sa stature de diva par une énergie communicative et une ubiquité scénique impériale. En contraste avec sa dégaine d'éducateur de MJC, le patriarche Arno a growlé dans ce lieu associatif pour les jeunes comme dans une caverne en faisant trembler les enceintes. La jeunesse a répondu, en éructant le poing levé, circle pit sur circle pit.

Black Bomb A fait le show, dynamise, n'en finit plus de rameuter les troupes pour une pagaille fédératrice.

Groupe aussi détesté par l'entremise d'idées préconçues à son encontre, et qui coalise à sa prouesse scénique une fois le set terminée, Black Bomb A a fourni un set gigantesque de métalcore, à la sueur de son front et de celle du pit.

Fort d'une notoriété et d'une expérience rompues aux grosses scènes, le combo sait souffler sur les braises pour attiser l'incandescence de son public. Le set est efficace, il ravit et suscite l'adhésion totale de la fosse avec un wall of death. Le band quitte la scène, certain d'avoir exécuté le devoir accompli sous le fracas de ses balles musicales.


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Au Xtremefest les groupes jouent une heure, et une heure en plein soleil devant STRUNG OUT c'est long.

Pas que je n'apprécie le punk mélodique de chez Fat Wreck Chords, mais qu'il est vrai que j'assimile plus la fluidité punk du sk8 avec le crossover de M.O.D, prévu un temps à l'affiche de cette troisième édition.

Si après 20 piges de services ce groupe est encore présent c'est qu'il garantit une prestation conforme aux attentes des punkers grisonnants ayant fait le déplacement. D'ailleurs quand je fais le bilan des absences de camarades issus du département, j'en conclue que l'affiche a présenté des lacunes ratifiant le fait qu'ils ne se soient pas déplacés.


Tu crains

Le punk mélo 90's de Strung Out s'est vite essoufflé à se faire comprendre devant un pit décontracté du gland. Le super bassiste a fait un job de qualité, mais amoindri par le chanteur Jason Cruz, n'ayant jamais eu la réputation de soigner ses vocalises en concert, on se retrouve face à l'approximation d'un chant limite, et parfois même dans le faux.

Le groupe est excusé parce que c'était le seul groupe de punk mélo du jour, que les titres du groupe pratiquent une bonne glissade, et que cela fait toujours du bien d'entendre la joliesse de ces mélodies juvéniles, épicentre sensitif de souvenirs tendres en mercurochrome. Avec un set sympathique qui a mis du fun, Strung Out n'a pas failli à faire oublier de l'importance du punk mélo dans la programmation du jour.


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En anthropophage de la nuque brisée le combo CARNIFLEX n’a fait qu’une bouchée du pit de l’Extrem. Les gars se sont plantés jambes ancrées dans le sol avec l’arme à la main, dans la posture du Bouddha qui chie debout, mais façon G.I Joe en Afghanistan.

Il n'y avait qu'à tomber dans leur précipice, seule solution de survie pour ne pas affronter leur équarrissage sonique. Techniquement riche en oméga deathalique, le plat de tripailles soniques purulentes fut servi avec le même soin qu’un zombie qui récure des côtes flottantes.


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Au niveau de la prestation scénique c'est ventilation capillaire uniquement. Le chanteur growle caverneux en même temps que sa plastique détonne, notamment sa coiffure qui n'est pas sans rappeler celle d'Adolf en 39 devant le Reichstag.

Le set est un bloc monolithique de granit de la taille de la Peyro Clabado, au minimum. Parfois pénétré par des allitérations lui permettant un soupçon de contraste, le groupe abat son poids de Sumo par une vélocité musicale paradoxale.

Assez dense et introspectif dans la plupart de ses compositions, le groupe s'est acharné à délivrer ce qui fracasse un pit avec une densité sonore toute cramoisie. Le public a suivi la foudre pour prendre le tonnerre dans les canines, et avec le sourire aux lèvres et le visage tendu de crispation.


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Le retour de l'enfant terrible, fils prodigue du HxC : COMEBACK KID, deuxième venu à l'xtrem avec autant de brutalité que de vitalité mélodique. Le niveau de grâce est vite atteint et signe son retour gagnant et salvateur pour soulever le pit.

C'est dingue il y a des groupes tu peux les revoir sans cesse à chaque fois ils te foutent une mandale. Les canadiens en font partie haut la main. Le groupe joue dehors, sur la petite EMP scène alors qu'il y a deux ans c'était à l'intérieur, mais bon...Le chauffeur de salle, Andrew Neufeld, a façonné une nervosité conséquente pour ameuter un pit constamment en surchauffe. Hey les jeunes, combien il y en a qui ont cru qu'ils allaient crever ce soir là ?

C'est une avalanche de titres hargneux qui dévale et avale la fosse. Le set est cousu de main de fer, tu sais très bien où tu vas te retourner la tronche avec ce HxC, et la véritable nouveauté réside dans la cover "Territorial Pissings" de Nirvana, dont l'interprétation vertigineuse ne fait qu'amplifier l'aliénation du public. De là où je suis on entend presque les os se fissurer tellement ça chahute devant. Ça hurle les bras tendus vers les cieux, et peut-être est arrivé à faire frisonner le blondinet au ciel.


Kurt Cobain

Loin de la foule hurlante et des coups de sang, juste à côté de moi la famille modèle, un papa, une maman et deux petits garçons faisant retentir leur rire d'enfant dans la ferveur du show des canadiens. Les gamins se marrent à voir les gars du pit se balancer les uns sur les autres avec des crocodiles et autres bouées gonflables. Vous je ne sais pas, mais pour moi cette résonance juvénile avait la saveur positive de l'attitude des canadiens ce soir là. Tout donner, filer une énergie revigorante pour suspendre le temps ensemble et ne cesser jamais de vivre au diapason de valeurs communes. Oui tout cela avec un groupe de HxC et des rires d'enfants.

Puis comme à chaque fois, le final tellurique avec la résonance fédératrice de leur titre phare. Le public le scande, les gars font légion dans leur danse avec des lésions irréversibles quand le groupe entamera l'apocalyptique « Wake The Dead » pour réveiller les consciences endolories. Comeback Kid révèle en cet instant là en chacun, le désir unanime d'être en vie.


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Exténué par le choc, j'erre comme la foule en direction de la salle où le dernier groupe s'apprête à jouer. Je refoule à l'avance mon appréhension rien qu'avec le nom de BLACK LABEL SOCIETY.

Déjà je n'ai toujours pas compris ce que venait foutre ce groupe à l'Xtremefest ?!? Le choix me paraît si invraisemblable. Est ce un test pour jauger le consensus entre un métalleux et un rocker ? J'en sais foutre rien.

Début de set sur un bootleg de Led Zep « whola lotta love » et de Black Sabbath « War Pigs », histoire d'annoncer d'où vient ZakkWilde. Oui car Black Label Society est un groupe conçu par et pour le guitariste, héro de surcroît, à faire tintinnabuler ses cordes avec la dextérité qu'un violoncelliste en pratique l'exercice matinal pour se délier les doigts.

Ok vous en voulez plus sur son identité : Zakk Wylde, né Jeffrey Phillip Wielandt le 14 janvier 1967 à Bayonne...Oui mais attention dans le New Jersey. De ce fait, il n'a jamais dégueulé pendant Las Hèstas de Baiona. Pour votre bon plaisir, imagine-le habillé tout en blanc avec le foulard vert, en étant à quatre patte comme Ernest Hemingway aux fêtes de Pamplona vomissant tout son suc gastrique de pernod.


boire un pot

Une chose qui m'a fortement surpris c'est que Black Label Society n'a pas fait venir les motards à 1% de la région. Incompréhension totale. J'ai supposé à cet effet qu'ils attendaient la fête de la mobylette à Graulhet (ville morte du Tarn) pour faire les loubards devant les gamines en scooter.

J’affirme avec la gloriole agricole que ce groupe attire les motards, parce qu'il joue avec les codes vestimentaires du 2 roues, en affichant ses couleurs à la façon du club de motards des aiglons de Carcassonne. Et qu'en plus il a des chansons que le biker peut apprécier (si,si), surtout si il aime l'huile des 90's : Jeff Cantrell VS Rob Zombie mood, assorti d'un puissant groove qui tache autant qu'un vin de table de Gaillac (ville morte du Tarn).


j'suis tombé x'cuze

D'ailleurs quand Zakk se rehausse sur sa planche de step pour l'élévation du guitar hero, le biker kiffe sa race ce genre de prétention du roi soleil qui tricote sa 6 cordes.

Physiquement Wylde a pris un coup de bielle, la pilosité étant à la mode, il affiche la barbe à ZZTOP des hipsters pour le look de Johnny Hallyday. En concert il change de gratte comme Rob Halfort de fringue, c'est son petit côté pédé au Zakkou ça. Les autres musiciens qui l'accompagnent ? Ben ils l'accompagnent. Le seul truc vraiment classe dans tout ce cirque, c’est le superbe backdrop par contre, whaouuuu très beau, ça fait dommage même.

Pas vu de  Berserkers (fans du groupe portant les couleurs de Black Label Society), mais par contre de nombreux suceurs de la turbojugend (fans de Turbonegro) ça oui. Alors y aurait il eu sabordage, ou une OPA hostile, une gayfriendly party plutôt ?

J'ai quitté la salle n'en tenant plus quand Zakk Wylde a entrepris un solo exaspérant qui n'en finissait plus. On devrait tuer ce genre de guitar hero, ou le laisser faire sa guerre masturbatoire musicale dans le bourbier de son égocentrisme. Même Yngwie J. Malmsteen's est plus acceptable, non ?

Heuuuuuuuuuuu oui alors non, non, non j'ai rien dit, c'est bon.

Saperlipopette ! ça fait du bien quand ça s’arrête, quel calme soudain, c'est appréciable.


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La nuit me pénètre de sa légèreté, l'air est doux, il fait bon en short et t-shirt à 1h00. Vive l'été !!! Le vacarme de BLS est loin de moi. J’ai besoin de calme après le tumulte de cette première journée. Oui c'est assez paradoxal de dire cela dans un tel festival d'acharnés.

La EMP stage s'illumine, TOUNDRA apparaît, timide, replié sur lui-même, avec cette désinvolture de penser qu’il ferme la nuit avec une musique trop douce pour le public survolté du Xtrem. Il se trompe, et mon impression aussi. Le groupe ayant joué la vieille au Resurrection fest.

J’admire le programmateur pour avoir su comprendre, saisir en un coup de cœur la puissance émotive que suscite un groupe comme Toundra, et que c’est au début de la nuit, voire à la fin de cette première journée, que justement ce groupe avait toute légitimité de sa place sur l’affiche. Que la fureur du Death, du HxC, du Punk Rock, ajoutée à celle de la chaleur avaient poussé les organismes à une épreuve de feu, de fer. Qu’il fallait bien éteindre ce brasier, l’étioler à petit feu, adoucir sa dureté. Qu’il fallait nous apaiser pour renaître le lendemain.

Toundra va prolonger la nuit. Il va lui apposer cet écrin soyeux et délicat qui vient te border et suspendre ta quiétude intérieure en une relaxation bienfaitrice, reposante, régénératrice. Malgré l’antagoniste de son nom, Toundra est un groupe espagnol, des steppes il conserve une part farouche que l’aspiration de sa brise musicale purifie par sa beauté sauvage, et une énergie mélancolie floydienne.

Le set de Black Label Society ayant terminé, la foule généreuse s’enfuit rejoindre ses pénates, zieutant en clignant des yeux par fatigue le début du concert des ibères. La plupart partait en remontant la pente, s’enfonçant dans l’obscurité pour rejoindre le camping à quelques encablures de là.

Mais qu’importe, Toundra avait senti par instinct de faire vivre sa musique, de lui donner son sens, ainsi que la pause qu’elle requiert dans les limites sensitives de nos affects, à nous qui étions restés.


ensemble

Devant cette assistance fluette et presque égarée, surtout comparée à celle qui a battue le sol avec rage ce vendredi, le combo aurait pu se limiter. Il n’en fit rien, bien au contraire.

Toundra a relié à chacun de ses mouvements la perspicacité pour que nous nous liions à sa savane mélodique. La douceur câline de ses mélopées est venue cajoler la nuit, tout comme nos errances de mélomanes.

A mesure que les notes s’échappaient nous nous envolions plus léger encore.

Plus le groupe ressentait la vibration commune qui nous liait à lui, et plus il débordait de passion pour que nous nous reconnaissions dans l’ivresse de son post-rock.

Merde quoi, enfin un peu de douceur dans ce week-end de brute !

L'immobilisme scénique fut endiguer par un des deux guitaristes, attisant sa décontraction vers de plus amples réactions corporelles, allant jusqu’à contaminer ses comparses en n’hésitant pas à les bousculer par le biais de câlins, voire même par moment à des embrassades de bisounours.

Vous savez j’ai vraiment accroché à leur set, je suis allé me procurer leur dernier album en vinyle pour prolonger et me souvenir de cet instant.

Si leur musique est venue nous cajoler, si leurs solis étaient déliquescents de torpeur, de plénitude, de bourrasque en un instant déflagrateur, c’est l’osmose et la belle harmonie entre le groupe et le public qui nous a semblé toucher par cette grâce unique, et forcément troublante, qui fait que sans cesse nous reviendrons ressentir cette fragrance pour en sublimer le nectar jusqu’à notre dernier souffle.

Un rappel fut même quémandé par le public afin d'honorer ce mariage de cœur, puis une pluie fine est venue éteindre avec certitude cette première journée à l'XTREMEFEST.


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Jeunesse éternelle

SAMEDI c'était sold out !


Et pendant que les plagistes s'égayaient...



...au même moment sur la petite scène Monster Energy Stage jouxtant le module de glisse, le death obituaryesque d'OLDSKULL fut lent et lourd.

Les tarnais jouent sereinement leur carte maîtresse avec un death oldshool et une attitude de barbare, on compte encore les mots prononcés sur le doigts de la main gauche. Plein feu sous la tente, la chaleur est omniprésente et leur set tout aussi combustible fut meilleur que lors de la Nuit En Enfer. Un petit attroupement s'accorde la déliquescence sonore d'Oldskull et opine lentement au desiderata lugubre du groupe. Le concert se termine, la foule se disperse et se dirige vers l'entrée du festival qui ouvrira dans quelques minutes. Chacun cherche un endroit où se mettre à l'ombre, les plus rapides squattent sous des arbustes.

C'est la seconde journée, le programme est copieux. La X Stage dedans, la EMP Stage dehors, et durant tout le week-end c'est tu rentres, tu sors, tu rentres, tu sors, tu rentres, tu sors, avec au bout l'espérance d'un orgasme émotif.


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ADRENALIZED a joué son punk mélodique à 400km/seconde ? Oui parfois.


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Avec le nom d'un manège à sensation pour adolescent, Adrenalized a surtout ravi les trentenaires, pour ne pas dire les quadragénaires, tant les espagnols ont fait leur scolarité sous l'école Wilhelm Scream première année, puis a forcément poursuivi vers la fac californienne. Les vocaux étaient nickels, surtout si on compare à Strung Out. Vélocité et vitalité mélodique étaient les maîtres mots du set, il y avait tous les bons ingrédients pour retourner les têtes et motiver les sk8ters.


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Lors de la première édition du Xtrem dans l'enceinte de Cap Découverte, des bretons avaient souffert sur cette même scène face au soleil du midi. Là le crew a foutu des espagnols avec du punk mélo pour faire suer et rendre gorge en feu au pit. Personne ne s'est plaint. Des solutions pérennes sont donc trouvées au fur et à mesure pour pallier à chaque problème. L'xtremefest avance, petit pas après petit pas, mais c'est à grande enjambée qu'il progresse sur cette édition.





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Au niveau psychiatrique la fission qu'engendre PSYKUP avec sa musique tuberculeuse demeure unique. Cassure, brisure, palpitation, contraste sur une surimpression de couleurs folles, les toulousains font et défont la Faith No More touch en cocote en papier. Bon définir un groupe comme celui-ci est absolument inutile tant il s'éloigne de tout dogmatisme, de genre, etc..Les variations musicales, la liberté de ton, la puissance onirique tout comme la torgnole concrète qu'il inflige est assez libertaire pour qu'il éclate toute limite. Mais si il vous faut un terme, le combo appelle cela de l'« Autruche Core ».

Ami(e)s de la métaphore souterraine bonsoir !

On peut leur rendre une accointance significative avec Alice In Chains pour la déliquescence grungy, une folie urbaine aussi sombre qu'une plaque d’égout, la dose frappadingue et souvent détestable de Primus, des excès en tout genre de métAl et de rockcöre alternatif le plus démentiel, quand ce n'est pas vers du jazzcore imputrescible. Ouaie enfin ce groupe est indéfinissable pour un style unique, et en live c'est tout aussi intriguant et prenant. Par ailleurs le jeu de lumière était exceptionnel, vraiment, je trouve que cela leur a apporté une puissance significative, des moments de démence pure (déjà qu'avec leur musique...), et de la poésie même.

Le public dans sa grande majorité ne s'attendait à rien car ce groupe lui étant inconnu, du moins je le pense. Il ne s'attendait sûrement encore moins à cette déflagration de sons venus de partout, qui l'a tiraillée, l'a annihilée dans ses retranchements, l'a poussée hors de son champ d’action habituel, pour le virer manu militari de sa zone de confort. Et Psykup avec son expérience de la scène s'est offert le luxe de foutre claque sur claque, déculottée et fessée à l'extrême.


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Ahhhhhhhhhhhhhh enfin l'Xtremefest fait dans l'extrême, c'était prévue ainsi nan ? Et Psykup est un groupe extrême.


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On pouvait s'en douter, ils étaient fort nombreux à l'espérer, et c'est ce qui s'est réellement produit : Thrash Zone à gogo avec D.R.I pour un pit en feu avec de furieux moshers.

Les imbéciles américouains sont les rois de la couillardise, ils l'ont prouvés à maintes reprises par une succession d'albums dont le niveau de composition applique une redondance de mise, soit, mais c'est la raison première de l'attrait de ce groupe : Un simple concentré efficace de punk thrashy.

La cabourdise par boite de 12 on en redemande une palette à l'Xtremefest chaque année, c'est l'usufruit de ce festival : LE FUN !!!

Du coup et il y a une logique à cela, on n'allait tout de même pas demander aux Dirty Rotten Imbeciles  de jouer du rock progressif hein ! Quoique, quoique cela aurait pu être vraiment fendart pendant 10 secondes, et ils en sont capables en plus.

La finalité c'est que le set est passé comme hyper dansant, hargneux et fun. Du D.R.I dans son plus simple appareil, et jus cool voilà pas plus. Je ne vais pas cracher sur ce groupe, et avec le respect que requiert sa part nostalgique, il a fait ce que l'on attendait de lui, exténuer de fun leur crossover 80's en plein sun ! La set list a brillé par son manque d'originalité. Je préfère de loin l'époque de l'album " King Of Magic" avec sa saveur gaz moutarde que leur début avec du gaz hilarant, mais il n'y a rien de neuf depuis 1995, sacré branleur !

J'écoutais cela quand j'avais 15 ans, après pour l’obtention d'une meilleure maturité il faut savoir passer à autre chose, comme avec de vrais monuments musicaux comme John Coltrane, Wayne Shorter, ou Hervé Vilard.


OMG I'm shocking !




Ceci dit le bassiste grimaçant Harald Oimoen avait un tshirt de Spinal Tap, et rien qu'avec ça tout était déjà dit.


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L'Xtremefest enchaînant les pirouettes crossover à la vitesse de l'éclair, le public déjà en sueur retrouve la fraîcheur de la salle pour un temps relativement succinct malheureusement pour lui, puisque en un morceau d'IRON REAGAN on retrouve la même atmosphère de déflagration que celle de dehors, il n'y avait pas cinq minutes. Les organismes sont en souffrance, ça buffle dru dans le pit, mais qu'importe les festivaliers se foutent des pralines sans discontinu.

En servant le Grand Capital  du divertissement pour surfer sur la wave revival thrash oldschool, les gars d'Iron Regan (avec des morceaux de Municipal Waste et de Darkest Hour à l'intérieur) arrivent un peu après la bataille en débutant leur formation en 2012, me semble t'il.

Ce groupe est en dessous de Municipal Waste mais possède une meilleure technicité que D.R.I. Le band a fourni la dose réglementaire de revival thrash dont les junkies du pit en réclame leur ration. La politisation de leurs compositions n'est en outre pas étrangère à leur patronyme. D'ailleurs un titre aussi radical que  « Your Kid's an Asshole » s'avère significatif.

Un set tendu du slip avec une cover de Cro-Mags "Don't Tread On Me" , mais un set redondant par son  déluge de riff entendu un milliard de fois, dont l'euphorie caractérise cette journée de sabbath funny, avec casquette à l'envers et grosse basket de rigueur. Pas conquis pour ma part par l'envergure du set, ni par leurs compositions, ce qui n'enlève en rien à leur qualité technique et divertissante. Le public a savouré chaque particule fine de folie thrashy jusqu'à l'ultime déflagration, mais avec à peine 37 mn de jeu, heureusement que D.R.I avait préparé les préliminaires.


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Le crew du festival a fait un definite choice avec la venue de 7 SECONDS,



Groupe culte de HxC d'Amérique, avec la team brother Seconds en chair et en os pour entériner une dose d’oldschool, c'était certain que ça allait le faire. Décidément ce samedi tout est oldschool.

Retour à l’école buissonnière avec ce nostalgique chemin de traverse où un bon nombre de festivaliers avait pris le carrefour pour tracer leur route, bien distincte du troupeau.

Avec D.O.A. et les Dead Kennedys comme influence majeure les éjaculateurs précoces du HxC punk de 7 Seconds nous auront régalés les cages à miel, les coudes, les gambettes, et tilouliloulette...

Leur setlist est longue comme un jour sans fin mais dans la durée elle est aussi rapide que le temps d’incubation du zizi d’un puceau dans une cougar. Les titres de 7 Seconds sont aussi nerveux qu’enthousiastes, et nous font revivre toute une époque, une intégrité de valeurs, de loyauté envers un choix de vie, bref toute la gageure du real HxC.

Le groupe forme une unité, balance ses punchs avec assise, les anciens savourent, les jeunes s’éclatent, le groupe fédère très vite. Iron Reagan est même venu pointer une œillade sur le toit de la maison de la musique, acclamé par la jeunesse folle depuis quelle venait de les déposer en idole.

Le sol pourtant goudronné, laissera aux écorchés de sensation forte les stigmates de plaies sanguinolentes quand ils ne trouveront aucune réponse fraternelle à leur envol imposé. D'ailleurs quand ils découvrent que l'un d'entre-eux est passé à l'acte, les candidats au suicidaire stage-diving ont dans leurs yeux l'éclat brillant de la faucheuse qui scintille.


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7 Seconds est affûté, il a de beau reste, joue avec plaisir, communique avec passion, enseigne sans prétention, fournit les armes pour se défendre. Car le savoir est une arme et 7 Seconds est beaucoup plus qu’une empreinte dans le temps, il demeure sans contexte un phare.

Le band a fini en servant un florilège de hit punk rock avec sham 69  « If The Kids Are United »  et Nena « 99 Luftballons »...Que du oldschool mec !

Voilà un très bon set de HxC, avec une super dose de punk attitude intègre, qui dit mieux ?

A fortiori je suis tenté de dire pas grand monde, mais ce n'est sans compter sur les prodigieux désosseurs de Floride.

Alors que la température corporelle se rapprochait de celle d'un trépassé, le public meurt d'impatience à souffrir la mort sous le joug de CANNIBAL CORPSE. On ressent une forte attente, et même une appréhension. Faut dire que les bouchers de Floride sont attendus dans la salle avec l’excitation similaire de Leatherface dans un abattoir pour kid ricain.

Aussi linéaire qu’un album de drone, le groupe écharpe un set de béotien à la limite de la cruauté. Au point que les femelles devenaient chiennes attendant un cannilungus macabre (contraction de cunnilingus et de cannibalisme) pour se lover dans les cadavres soniques du combo. On voulait tous être douchés par le plasma des compositions obituaires.

En résumant au plus prêt leur set je dirais que c’était du sang sur du sang séché avec des hectolitres d’hémoglobines sulfatés par des litrons sanguinolents. Le groupe a donc fait honneur au vin de table français avec cette profusion de rouge.

De la sorte que le punk pas habitué à autant d’enrobage était transporté vers les urgences, le thrasheur s'est chié dessus par toute la technicité, et le death métalleux n'en finissait plus de se baver dessus.


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Les invertébrés du pit avançaient à la fin comme des zombies rassasiés de barbaque sonore putrescente, sans comprendre que personne d'headbange comme George "Corpsegrinder" Fisher  le chanteur de Cannibal Corpse, personne, et il avait prévenu.

Pour ma part, oh oOoui je l’avoue avec dédain mais j'étais assis dans les hauteurs de la salle, peinard, avec l'impression heureuse d'avoir mis un concert en DVD du groupe...mais en 7D.

Pas besoin de lunette 3D pour contempler que le quintal était dépassé sur scène, sentir les pulsations vibratoires du souffle méphitique du groupe, leur musicalité assourdissante, l'odeur nauséabonde de sudation de mon voisin, et du sandwich au pâté de ma voisine. J'étais formidablement bien, confortablement assis, jouissant le divin devant la catacombe putride des floridiens. Profitant avec délectation de ce set gigantesque et guttural de viande froide, réchauffée dans le cœur d'une musique aimant les abats soniques comme un putain de charnier !


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Après on a basculé directement dans le caniveau avec The Exploited, et l’écossais Wattie Buchan munit de sa crête rouge déambulant comme un coq en patte devant la liesse de sans culotte français, en bazardant le fiel de son punk bête sale et méchant.

Mathématiquement pour que je reste à leur set la même durée que le temps de refroidissement du canon d'un fusil, un punk de heineken sans chien l'a accaparé en me saoulant avec une histoire de lutte finale, où il me semble avoir compris que les syndicats métallurgistes avaient offert un week-end gracieux aux sidérurgistes en débrayage forcé chez Mital, pour voir fondre l'acier trempé du heavy métAl au Hellfest. Mais ils ont fait les frais de la grève des conducteurs de rail qui soutenaient les sidérurgistes dans une fraternité incoercible durant les festivités. Enfin il me semble...

Ce qui ne m'a pas empêché d'entendre brièvement le set des écossais (pas de kilt, pas de vrais écossais) et de notifier que The Exploited = Les Deschiens du punk.

Oui, c'est aussi méchant que ce que prononce le chanteur de Ta Gueule, et alors ?


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Bon enfin, juste après, j'étais parti avec la fervente intention de chasser la licorne sauvage où le dragon avec ENSIFERUM, mais avec la chaleur qu'il faisait en dehors, c'était plutôt les mouches attirées par la transpiration des corps. Ces finnois sont finauds, en plein repli communautaire et d'une soif de revenir au source en notre époque de crispation identitaire, le groupe pratique le Viking métAl. Mais qu'est ce que c'est que ce foutre de truc à la con ?

Et bien le Viking MétAl est un sous-genre musical du heavy metal originaire de la Scandinavie, dont les influences proviennent du black metal au folk nordique, disposant de paroles fondées sur la mythologie nordique Viking jusqu'au paganisme. Dans la musique du viking metal l'omniprésence de claviers et d'instruments traditionnels scellent à tout jamais l'aspect le plus intriguant du style.

C'est pour cette raison que je suis allé au VIP me rincer le gosier avec l'éminent et fringuant animateur de l'émission de punk rock Joining The Circus, et à discourir sur les futilités existentielles de sa vie de démon sexuel. Sachez que son trouble dissociatif d'identité s'est accentué, car en plus d'avoir une vie et un métier à temps complet, il est aussi Guillaume Circus sur l'Eko des Garrigues, et est désormais présent en tant que Pierre Soulage sur adopteunmec.com, Serge fédubien sur Meeting-un-clic-et-tu-niques.com, par contre vous constaterez que cette occupation à temps complet a eu une conséquence désastreuse sur la réactivité de son blog "Less rock more talk" .

Sinon il m'a reparlé de son arlésienne de fanzine qu'il doit publier un jour, du groupe Cobra dont il encense la fourberie, l'audace...


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...Et de son loisir-sportcollectif du moment, avec le sourire nigaud du gars qui a forniqué plus que de raison cette année.

Puis il a plu le genre de précipitation qu'un orage tropical émet en Inde pendant la mousson. Le site était enfin purifié des tripes sanglantes de Cannibal Corpse, ainsi que du lisier de The Exploited. Nous supputions comme deux cons sur l'issue à 7 Weeks de jouer à l'intérieur comme la logique en voulait la terminaison.

Vers la fin j'ai quand même posé mes oreilles au set d'Ensiferum en constatant que j'avais mal et qu'elles saignaient abondement. Merde c'est un comble après Cannibal Corpse nan ? Aussitôt je me suis dit que cette musique n'était pas dans ma conception primaire des attributs de la noce que celle que le public partageait avec l'enthousiasme d'un Bonobo sur une Bonobote. A voir ce public en train de batifoler sur la transe folklorique d'Ensiferum m'a filé une envie d'écouter la discographie complète de Tryptikon pour me châtier l'esprit.



J'en suis arrivé avec l'esprit agricole de circonstance que Ensiferum est le baba au rhum du Viking métAl, c'est crémeux et ça prêche la fiesta comme un Patrick Sébastien fait tourner des serviettes hygiéniques.

Oui c'est aussi méchant que ce que prononce le chanteur de Ta Gueule, et alors ?


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Pour des raisons de sécurité, la décision d'annuler le dernier concert à l'extérieur de la journée fut prise et débrancha le set de 7 Weeks pour cette année.

Oui bon très bien mais il pouvait donc logiquement jouer à l'intérieur, d'autant plus qu'il y a deux salles de concert.

Preuve à l'appui avec les données techniques de la salle de la musique à Cap Découverte :

SALLE A (dans le cas qui nous concerne c'était la Xstage) est un type de salle en "scène adossée", accueillant 631 à 1186 places.

SALLE B (non utilisé par le festival) est une petite salle accueillant 119 à 270 places.

Là je dois dire que je n'ai pas compris ? J'ai demandé à un gars apparemment régisseur de la salle , m'a t'il semblé, pourquoi il ne faisait pas jouer le groupe dans la grande, voir petite salle ? Chose pour laquelle il m'a gentiment répondu en me poussant vers la sortie. Je suppose que la location de la salle par l'association Pollux est limitée, et que les horaires sont des horaires fixes et imputrescibles.

Si jamais cela devait se reproduire, et donc induire à ce que les horaires deviennent aménageables à titre exceptionnel, comme lors d'une météo défavorable par exemple, cette mesure relèverait d'une réunion instruit par les autorités compétentes siégeant dans les gracieux conseils territoriaux, généraux, des collectivités, et autres loges maçonniques...Dont la brusquerie d'un réveil conséquent atteste d'une réduction à hauteur de garrot dans les subventions.

C'est à cet effet que vous prenez compte avec effroi de la dimension héroïque des personnes qui montent un festival comme celui-là.


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DIMANCHE c'était Blasphemy, Mayhem, War !


cela devient tendu

Aujourd’hui c'est le dernier jour, je fais le S.A.M (Sans Accident Mortel).

Junk a débranché de ses manettes, Vincent de ses haltères, Raph de ses squelettes et Jean-Philippe bloque déjà sur la buvette. J'annonce fièrement dès mon arrivée «  Ok les garçons, fini la branlette, remonter les braguettes on se casse direct à Cap Découverte ! » et le pire c'est que ça rime. Transporté par l’enthousiasme général on roule vers le nord pendant que Jean-Phi claque des binouzes dans son gosier comme un nourrisson tète un téton.

Il fait bien entendu une chaleur à crever un chien, on est bien quoi !

Les sk8ters sk8tent en ratant des 180°, les  Freestylers en BMX font des figures dans le park à thème pour égratignures, écorchures et bleus en tout genre, alors que la plupart des gens fondent en plein soleil en faisant face au set de FORUS.

Nous attendions le groupe avec impatience, tant il nous semble depuis leur premier album que ce band bayonnais regorge de titres de punk core hyper fast, avec cette multitude de mélodie qui te fout la tête dans le tournis d'une centrifugeuse.

Déjà les faire jouer sur la Monster Energy Stage c'était abusé, d'autant plus que cette scène minuscule et n'est pas assez mise en avant. En plus le son était brouillon et les soucis techniques à la batterie ont à coup sûr manquer de séduire les personnes méconnaissant le groupe, alors qu'il aurait largement mérité une scène plus adéquate, afin de valoriser tout le potentiel musical du groupe. Parce technicité, tapping, vélocité, fluidité, rapidité, et figures en tout genre comme le triple looping de punk mélodique sont les maîtres mots des valeurs aériennes des bayonnais. Les gars ont fait ce qu’ils ont pu en ventilant leur punk energizer, et c'était vraiment bon, vu les conditions.

Je trouve que ce style musical est en train de subir un mépris impressionnant, et les groupes qui le jouent des sceaux de vomis. Bien souvent critiquer pour faire de la branlette de manche alors que si la plupart tendait l'oreille il s'apercevrait des mégatonnes de mélodies qu'il y a dedans, sans parler du croustillant, de cette rapidité exceptionnelle, et j’en passe, et j’en passe…Le truc n’est pas tendance, à partir de là hein…bon.


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Forus termine son set, on se coalise pour approuver leur set, alors qu’en visionnant leur concert au Groezrock 2015 nous avions des incertitudes quand au rendu sur scène, notamment pour le chant. Junk lui pour les avoir vu à Toulouse ne tarissait pas d’éloges. Force est de constater que Forus mouline sa race sur disque et le reproduit sur scène avec la même intensité. Que le chant a été bien au-delà de nos attentes respectives, et que la progression de Forus par rapport à sa prestation au Groezrock est plus qu’évidente.

Donc la seule déception réside sur le fait que la Monster Energy Stage était bien deçà des qualités d’un tel groupe de punk mélodique.


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Même si leur culture générale est accès sur une avidité insatiable de style et de genre musical, on sait que le crew du Hellfest vient de la scène HxC, et que les membres de Pollux (crew du Xtrem) viennent du punk-rock. Il s’avère logique que nous ayons des groupes de punk-rock (toute catégorie confondu) au Xtremefest. Maintenant la question est de savoir pour combien de temps encore ? Car en faisant le bilan comptable des personnes présentes aux différents concerts, il ne fait aucun doute que le punk rock engrange moins de monde, et que le métal (tout style confondu), ainsi que le HxC (tout style confondu), bénéficient d’une audience nettement plus importante. Conclusion néfaste que je regrette, tant le punk rock fait battre le pouls d’une intensité émotionnelle sans commune mesure. Il me semble que faire jouer des groupes de punk-rock dans la petit salle intérieure serait plus appréciable pour tout le monde, et permettrait d’obtenir une atmosphère de club plus en adéquation avec l’esprit D.I.Y, et unificateur du style.

Junk aidera Forus au Merch le temps que nous regardions GET DEAD.

Sans prétention aucune les ricains sont arrivés avec le fun californien et leur punk'n'roll basique, qui convient parfaitement pour se rincer le gosier sous le soleil de plomb en regardant remuer le cul des filles. Jean-Phi au comptoir dessèche comme il le peut avec une bière blonde. Le public, lui, accuse une baisse de tension, entre le climat et la fatigue du week, mais Get Dead met à l'aise et fluidifie avec un set sympathique, amenant une convivialité qui met du baume au cœur.


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Gentiment on se téléporte vers l’intérieur...


Téléportation

...Encore bercé par le ronronnement de Get Dead, quand tout à coup c'est TA GUEULE.

Suite au désistement de Rise Of The Northstar, le groupe est projeté sous les lumières de la grande scène X Stage. Le quatuor étant habitué de jouer dans des bars à dimension restreinte, leur backdrop en est réduit à un shirt du band, disposé au dessus de la batterie. Ça commence fort, je sens déjà des gouttes de pipi dans mon boxer.

Donc Ta Gueule c'est du punk-rawk, versus une pointe de heavy, avec un humour de terrassier et le cynisme d’envergure qu’il convient. Oui, c’est original.

Je pense disposer par ailleurs d'un humour de pédale identique à celui du chanteur/guitariste de Ta Gueule, le personnage irrévérencieux  El Conservator, c'est dire si je suis pénible.

Le premier degré d'humour est plaisant (ça tape en dessous de la ceinture pour une base scatologique absolument sodomisante), mais la finesse qui se cache derrière en tant que critique est vraiment très intéressante. El Conservator (il pourrait jouer dans le combo Cobra tiens) joue au grand connard dans toute son irritabilité sarcastique entre les titres, jusqu'à ce que tu atteignes ton paroxysme et lui déclare en guise de non recevoir : « Ta gueule, mais ta gueule bordel, tu vas la fermer oui ou merde à la fin ! ».

Car le but conceptuel c'est d'arriver à cette provocation ironique et désopilante, saturée par une once de folie et de satire libertaire. Une sorte de stand-up entre les morceaux qui permet de les lancer, de tanner les gens tout en faisant émerger des idées, des réflexions, de faire réfléchir, de faire chier un max...L'aviez vous compris ? Si non c'est regrettable, car nous atteignions là l'outrecuidance suprême, beaucoup plus félonne que celle des satanistes de Behemoth, pourtant d’envergure.


ahahah

Le bassiste participe à l'effort de guerre avec des vannes tout aussi subtiles qu’un carreleur, et Sid le guitariste est élu le Phil Anselmo du Xtremefest, puisqu’il se produit chaque année avec différent band depuis la création du festival.

Le chant est très très heavy, en somme il gueule quoi ! Raph et Vincent n’ont pas tout compris à ce qu’il disait. Il faut dire que se sont deux jeunes sortants à peine de l’adolescence et dont l’ouïe a subi les désagréments que l’église catholique romaine en accuse le mal par une masturbation excessive.

J'ai passé un agréable moment parce que le concept du groupe est vraiment piquant. Que cette irritabilité goguenarde on la retrouve depuis toujours dans cette critique exacerbée que des Sex Pistols jusqu’à Jello Biafra, elle se présente sous différents apports, et que le groupe poursuit cette tradition hexagonale pour la satire, telle que je ne vous fait pas un dessin car c’est devenu trop dangereux la caricature.

Le public a apprécié, tant la découverte surprise de ce groupe fut agréable et aboutit. Ta Gueule a marqué les esprits, en plus ça empestait l'urine à la fin, c'est dire si les gens s'étaient pissés dessus.


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On ne va pas tourner en rond comme sur le pont d'Avignon pour présenter le prochain band : NO TURNING BACK impose un gros volume sonore pour un HxC bas du front. Ce qui équivaut à une farandole de circle pit et autres fantaisies corporelles de violence et de fun.

A cet instant, les Xtremefesteurs assouvissent enfin leurs pulsions avec cette avalanche de collision tant attendue avec impatience depuis le début de cette journée dominicale.

Le combo ne minimise en rien ses valeurs de HxCoreux avec son intégrité, sa loyauté, sa radicalisation prégnante de l’ouverture d'esprit, comme on défonce on crâne. No Turning Back ne nous l'a pas faîte à l'envers, mais en véritable touch guy. Le set était costaud, dur, violent, pugnace et vindicatif.


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Par contre le prochain super groupe je l'attendais avec impatience, car pour moi il symbolise et est le meilleur du revival Thrash, et je n’ai pas été déçu une seule seconde.

TOXIC HOLOCAUST possèdent des titres construits, fluides et pas du tout redondants. Le trio atomise avec une fréquence de breaks apposant du contraste, et un rentre dedans jouissif pour sa correction exceptionnelle pour ce style musical. Le trio se concentre sur le primordial et son efficacité n'en est que plus effective, surtout avec son sens du groove et un son plus heavy, plus punk la plupart du temps. Leur set tourne à plein régime, c’est fast, bourrin, punk, fun, et c’est le meilleur groupe de thrash du week sans contexte.

Le rase motte des supersoniques voltigeurs chasse sur la foule du pit sans cesse, le son est sur-gonflé. Si on compare vite fait leur prestation, et leurs compositions à celles d’Iron Reagan, il est évident que Toxic Holocaust a implosé son innocuité sonique. A chaque titre on prend les ondes toxiques avec délectation. Il demeure sans contexte le meilleur groupe de thrash actuel. Le set est calibré, ça tourne plein fer, les gars sont ouverts, agréables, dans le fun, ils produisent une qualité indéniable en live, c'était vraiment un super set.

Les grands frères BURNING HEADS sont toujours là, avec la mixtion des Clash, entre le punk rock teigneux et le dub reggae röck. Je ne sais plus combien de fois on les a vus en concert maintenant pour la plupart. Depuis tout ce temps on écoute les Burning d'une oreille déconcertée, mais à chaque fois il y a ce rappel nostalgique, d'une époque indicible que le groupe sait encore en faire brûler l'incandescence comme un bâton d'encens.

Je ne sais pas si vous êtes au jus mais il y a un tribute au Burning qui va sortir, « Fire Walks With Me » qu'il se nomme, et le titre semble emprunté à l'énigmatique série Twin Peaks.


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Junk a pris son billet pour voir Forus et surtout SATANIC SURFER. Groupe qu'il vénère et qu'il a eu l'opportunité de faire la première partie à Carmaux, à l'époque où tout le gratin du punk mélo venait dans le coin lustrer les conduits auditifs de la jeunesse de Jean Jaurès et d'Émile Combes. Ce groupe est revenu des limbes après les péripéties de la vie et du split. Pour info c'est Rodrigo le batteur qui officie aujourd'hui en tant que chanteur, mais qui à l'époque joignait les deux non sans mal. Le groupe affiche ce soir un line up entre la période 1994 à 2000.

Vous savez que le temps a un effet sur le corps, et pour les cordes vocales il en va de même. Donc Junk a le trouillomètre à zéro de savoir qu'un de ses groupes fétiches bazarde un set tout pourri. Même avec des vidéos sur youtube pour se rassurer des prestations précédentes rien n'y fait vraiment. Le gars est anxieux. Vous avez très certainement vécu ce sentiment similaire, où tu attends et redoute cet instant depuis des années avec la nostalgie d'en revivre l'intensité avec bonheur. Le concert démarre et là tout s'est décuplé, et c'est extatique que je le vois en groupie au premier rang, son divin fluide dégoulinant de son futal au fur et à mesure des titres. Junk achètera par la suite un shirt avec lequel il dormira avec pendant de nombreuses nuits humides sans nul doute.


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Pour les métalleux insouciants qui n'avaient pas pris la peine de se renseigner sur le band, et qui s'attendaient benoîtement à un obscur groupe de black.

S.S pour Satanic Surfer fait du punk rock hyper mélodique et il le fait divinement bien, et même à merveille. En fait je ne me rappellerais plus que le band avait autant de hit, et il m’a filé la patate pour remettre la tête dans leur discographie (ce que je fis quelques jours après). Leur set list était calibrée pour l'orgasme et ce fut une Grosse claque, vraiment. J’ai passé un super moment avec eux. Le chant était absolument exceptionnel, d’une beauté hallucinante pour une émotion pure. Whaouuuuuu, et pour ce style si le chant n’est pas au niveau, tu perds la quasi-totalité des effets. Donc là c’était tout bénéfique, à quasiment 200% tout le long.

Dire que Satanic Surfer nous a mis sur le cul est un doux euphémisme : La torgnole mec ! C’était génial.


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Niveau public, les gars en connaisseurs ont savouré l’harmonie, les effluves soniques, la sucrerie mélodique. Le groupe a fait son job, fait remonter la nostalgie en bulle d’euphorie, et a prolongé son capital sympathie pour une décennie de plus dans le bassin Carmausin. Il y a un gars de Forus qui a fait son plongeon en partant des coulisses, le gars s’est cru à l’océan c’est certain.

Niveau affluence le constat est le même, le punk rock ne fait pas salle comble, mis à part N.O.F.X l’an dernier, et les Sheriff (mais franchement c’est comme si le groupe avait joué à la maison, donc cela ne compte pas), il faut se résoudre à l’évidence, malheureusement, wait & see pour la programmation de l’année prochaine...


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Décontracté du gland, on était super bien après la tornade émotionnelle de Satanic Surfer. Par contre Jean-Philippe avait définitivement disparu de la circulation ?

Du coup, juste après on a pris la percussion sonore de TERROR dans les esgourdes avec le même changement climatique qu’un lillois arrivant à Cassis en plein mois de Juillet.

Le gros groove des amerloques nous retournent l’afflux sanguin, et nos oreilles s'immolent instantanément. J’ai déjà vu le groupe un paquet de fois, c’est toujours autant la grosse mornifle. Terror, tout comme Comeback Kid, Sick Of It All sont des valeurs sûres à triples épaisseurs.

Les gars pratiquent le real HxC de la west coast, ils appliquent sur tes oreilles la même discipline qu’avec leur physique. Avec eux tu reconnais le goût de l’effort dans le pit, tu as tous les membres qui te font mal mais cette dureté est récompensée, tu as fait sécréter à tout ton corps, endorphine, dopamine et adrénaline, nécessaire à son équilibre.

Par contre c'était pas Scott Vogel au haltère vocale, W.T.F ?


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Avec les sabots de Satan calés contre la porte pour faire pénétrer la musique démoniaque et le rituel de magie noire, L'Xtrem a ouvert la boite à pandore avec la venue des méchants de BEHEMOTH.

Nous sommes installés au grenier, les copains chient silencieusement dans leur froc, je m’en amuse. La discussion tourne autour de : « As-tu vu Jean-phi ? - Non, mais je pense qu’il est bourré comme un coin à l’heure qu’il est. »

La fosse est remplie à ras bord en contre-bas, la fan base est importante, côté fauteuil les vieux se soulagent les vertèbres alors que la jeunesse décuve. On attend les démons avec quiétude !

Je profite de l'entracte pour faire un tour devant la fresque des punkers libertaires d’Humungus. En fait je ne sais plus si c’est toujours la même appellation, mais les gars qui peignent sont Aurélio, Beuh, Djo, Gromain. D’ailleurs il y aussi le fameux Chester, on avait eu une correspondance à l’époque via le web suite à mes chroniques sur leur fanzine Speedball, j’aurais voulu me présenter à lui, puis comme il peignait et discutait avec du monde, j’ai laissé le gazier finir sa toile, une très belle œuvre en plus.


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On peut reconnaître les personnages de Pierre Druilhe bien connu dans le coin pour son aventure avec l’ancienne maison d’édition albigeoise Les Requins Marteaux, et aussi le personnage mimi du clébard de l’assos Pollux, dessiné par Sénégas (qui a dessiné un paquet d'affiche du Zguen Fest, notamment la plus psychédéliquement frappadingue).


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Je retrouve mes comparses juste avant le début du rite. La discussion tourne autour de : « As-tu vu Jean-phi ? - Non, mais je pense qu’il est bourré comme un coin à l’heure qu’il est. »

Bon étant donné que c’est dans une salle, je pense que Behemoth ne vas pas fournir un concert aussi gargantuesque qu’au Hellfest de 2014 en plein air.

La liturgie débute avec une entrée digne d’un rite satanique, c’est cool, mais je sens que sur mes collègues ça fait autant d’effet qu’un envol de feuille morte en Automne. Combien de temps vont-ils tenir ? La moitié d’une chanson pour tout dire. Le son leur a paru brouillon, et les éclats de black métOl sont trop linéaires pour la finesse de leur perception musicale, habituée au punk mélo.

Du coup je me retrouve tout seul, avec l’impérialisme satanique de Behemoth et un cérémonial digne d'une froideur clinique. Le jeu de lumière est impressionnant, apparemment le groupe a misé beaucoup dessus. Musicalement le groupe tourne en automatique, c’est précis, très bien réalisé, mais je sens que la fin est proche pour le band.

Bon je me délecte de tous les détails, avec les croix renversées, la gestuelle millimétrée, le sang qui coule et coagule à cette haine macabre, à cette audace formelle de joindre culte et spectacle avec une musique dictatoriale. Le pit est en mode esclave, il a rugi aux salves démoniaques et à l’immensité occulte du groupe avec ferveur.




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La messe noire est dite avec dévotion et loyauté à Satan, le groupe appose son charisme sans en forcer le contrepoint. le public fond comme un cierge, et à la fin de « Father O Satan O Sun! » l'ombre du bassiste et du guitariste dévoile un triangle dont la pointe était Nergal le chanteur, formant ainsi une image absolument luciférienne.

À la tronche qu'ils tiraient entre embarras et consternation terrifiante, les profanes se demandaient si l’envoûtement allait durer longtemps ?!?..Les pauvres si ils savaient que c’est pour l’éternité.


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Alors que l'apothéose du festival venait d'être atteint et avait clôt cette troisième session pour la plupart des hardos, coreux, punkers, il n’en était rien pour los festaïres du Languedoc-Midi-Pyrénées.

Groupe cerise dans le cul d’un éthiopien qui mange un Mon Chéri à la poire, L’OPIUM DU PEUPLE est aussi attendu que lors de sa première sodomie dans le cadre de sa prestation surprise de 2013. Avec la grivoiserie de la firme kronembourg, ces fils de punk font tourner la dynamo alternative dans le prisme sarcastique d'une tradition bien française : Un esprit de sédition dans un corps en lutte perpétuelle pour y affranchir la désinvolture hilarante de chier sur toutes les conventions.

Dire que l'on accuse le beau pays de France de stagner dans son exception culturelle ?!?


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Donc pour faire simple, il y a ceux que ça amusent et les autres qui redoutent avec un certain malaise, cette chose qu’ils ne savent absolument pas par quel bout prendre. Alors que le chanteur leur a expliqué tout le long qu’ils aillent se faire enculer, tout en vantant les mérites de la Fistinière (on pense même qu’il a des actions dans ce centre de thalassothérapie).

Par rapport à l’ancienne prestation, on peut avancer que ce n'est plus du tout un concert, c'est devenu une revue, et la nouvelle s’appelle "Saison IV : La Revanche Des Clones". Oh Punaiseeeeeeeeeeeeeee !

Je pense que le groupe avait préparé un show spécialement pour l'Xtremefest. J'avais vu le groupe un mois avant au Hellfest et c'était différent.

À l'xtremefest c’était encore plus désopilant, très bien exécuté. Ces sociétaires de l’académie des 9 nous ont apportés ‘’une représentation digne d’une impertinence au service d'une mise en scène insolente ‘’ Whaouuuuuuuu on dirait la revue de presse d'une pièce de Laurent Baffie, pas vrai les opiumettes ?


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Je me permet même d'avancer que dorénavant le grand orchestre de l'Opium Du Peuple éclipse celui de Renée Coll bien connu des amateurs de pernaud ricard et du rugby club Graulhétois. Ce qui me permet d'introduire la nouvelle que si vous avez fini de sodomiser des allemandes au Cap d'Agde, et que la rentrée vous déprime, sachez que les pétroleuses de l'Opium Du Peuple seront en concert au festival de la mobylette pour y faire couler la bielle de leur outrecuidant punk le 17 septembre.

A la question où est jean-phi ? La réponse est : Il est devant le show d'O.D.P, rond comme une queue de pelle.


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Chose pour le moins saugrenu, c'est que le leader de Ta Gueule a fermé la sienne durant le show en tant que guitariste, et fut le seul musicien à avoir jouer deux sets dans la journée. Le chanteur Slobodan sait distraire en clown auguste, un peu comme Guy Lux présenterait du théâtre de rue chez les Carpentiers. Oh Pitainnnnnnnnnnnnnng con !

Le gros chanteur et ses deux gouines forment la trivialité en bouche d'une cochonnerie de Lacaune, avec tout de même " une  descente d’organe mâle quand les deux pin up libérées ont pratiqué un effeuillage Rock'n'Punkiën, donnant de la voix au stupre d’œstrogènes en proie aux flammes de la lubricité saphique." Et bien ma couille on dirait au moins du Ronsard en apnée chez Beigbeder cette phrase là.

Ouaie mais que veux- tu ces femelles sont vraiment sur-excitées-excitantes sur scène !!


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J’avais fait lors de la sortie de leur dernier opus une explication de texte sur leur concept et mis en exergue le double langage, voire le quadruple sens de leur cabourdise respective, qui sied si bien au cynique du punk libertaire. Donc si tu ne vois en cette sarabande aussi dure que les tétons en érection qu'un enculé de la fistinière uniquement un groupe de punk festif, je préfère te dire que ton cerveau reptilien est aussi subtil qu'une publicité qui montre les orifices féminins pour vendre de la margarine végétale à des carnivores. Bref, cela équivaut à affirmer que pour toi Jello Biafra fait du punk festif comme un rabat-joie à ce moment là.

Bon, il y a durant leur show des moments émotionnels comme dans toute émission culturelle de qualité propre à la chaîne M6 ou D8, et là c’était l’hommage rendu à Schultz de Parabellum avec la chanson « Cayenne » qu'il avait repris en y rajoutant un couplet soufflé par le Géant Vert. Si vous désirez en savoir davantage sur cette chanson, lire le N°9 du fanzine Chéribibi.

Voilà le show s'est terminé avec leur medley métOl Voulzynesque, catapultant une horde de hardos a reprendre en cœur du Metallica, Pantera, Motörhead, etc...




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À la question que vous vous posez tous  : Mais où est Jean-Phi bordel de merde ?

Et bien il est calé à la place du mort, vitre ouverte, et nous raconte sa soirée comme si il avait la bouche pleine de marshmallow, avec l'haleine d'Annie Girardot sortant de la cave coopérative des vins de St Chinian pendant la saison estival de 1996.

Comme chaque année en tant que capitaine de soirée j'ai soufflé dans le ballon de la gendarmette en partant, et comme après une dictée de 6ème, j'ai eu zéro.


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Je ne sais pas si vous avez pris note mais l'xtremefest a écouté ma doléance et a considérablement réduit la distance entre le public et la scène avec une très légère barrière de sécurité, ce qui a permis d'obtenir un esprit oldschool. Cooooool !

A l'extrême limite du précipice financier, le festival a rebondi à temps pour prendre des mesures drastiques pour réduire les coûts. C'est pour cette raison qu'il n'y a pas eu de paille offerte quand on commandait un soda. CQFD.

Le meilleur de ce festival reste son public. Faudra saturer vos ami(e)s de vos remarques élogieuses sur le fest, pour afficher complet les 3 jours. Je compte sur vous bien entendu.

Sinon un iMMense bravo à tous les bénévoles, à pollux assos, grâce à vous l'Xtremefest fut une belle réussite, félicitations.


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Palmarès :

Meilleur kéké de la plage horaire de l'apéro, est sans contexte le duo X-OR, qui sous un déluge de cabourdise méridionale a su faire faire un circle pit au nageur dans l'ancien trou minier, devenu avec moult subventions une étendue d'eau verte.

Prix du jury à l'unanimité comme Meilleur groupe à proximité du bar extérieur : X-OR sous son déluge de punk grindesque ambiancé zouké. Félicitations à lui car il le mérite amplement, jouer avec autant d'alcool dans le sang, même les chanteurs Renaud et Miossec pendant la tournée des grands ducs en sont incapables.


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PS : Il est fort probable que vous aurez la possibilité de faire les cons en diable sur un mélange de métAl hard core punk pendant tout un week-end en 2016, le festival s'est prononcé comme : The festival of the beast !

See you soon'Xtreme !


Ouaieeeee teen power

Rédigé par Bir, reporter local dans le WALLABIRZINE.

Le super fanzine, leader dans le canton du Sidobre

& Webzine reconnu dans les bas-fonds de l'underground pour sa folie décalée.


vendredi, août 15 2014

Ride the Lightning


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REPORT XTREMEFEST 2014


A quelques encablures kilométriques de l'endroit où je réside se trouve le meilleur festival de musique amplifiée du sud, le seul et unique : XTREMEFEST.


Ce report mucho caliente sera fleurit par une odeur de jasmin, parce que cette fois-ci j'ai fait le choix de réaliser un chemin de croix inversée, pour rendre un compte-rendu écrit dans la marge du partisan.

Je vous souhaite une saine lecture, ainsi qu'un bon voyage intersidéral de l'ère du crétacé dinosaurus à celle de la crête en désordre !

Ok, j'attaque donc la quarantaine avec sérénité par une souplesse bien plus conséquente qu'auparavant, cela me permet de ne pas avoir le moindre doute sur mes intentions louables de retranscrire un reportage exclusif directement du bas de l'échelle sociale.


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Je n'avais toutefois aucune intention de me précipiter comme cette jeunesse hasardeuse, reconnaissable entre toute, et qui pour la première fois brandissait son hymen avec l'insouciance de son corps juvénile dans l'antre du nouveau site de l'Xtremefest. Et oui après une première édition réussit dans le trou du bassin carmausin, le festival a pénétré dans un nouveau lieu (Rappel : report mucha caliente), pour permettre à son essor une évolution constante et pérenne.

Le festival recommence pratiquement tout à zéro, car il n'a pas eu le temps d'installer totalement un lien par rapport à un lieu, à une ambiance, une atmosphère, à transmettre une/son identité singulière.

Le public cherche en ce premier jour sa cohésion, et cherche une incarnation identitaire à l'xtremefest. On le sent hésitant à se réapproprier les lieux encore. Il est plus dans l'inspection que dans son immolation de désir de vivre l'instant présent, en vibrant comme un sextoy spongieux. Mais ce n'était qu'une question de temps d'adaptation, de captation de ce nouveau territoire.

La première constatation visuelle c'est que le site manque d'ornementations. Alors bien sûr il dispose de quelques éléments, et Monsieur Jean de la Fontaine  (1621-1695) a bien raison : "tout vient à point à qui sait attendre".

La baudruche dinosaure gonflable est superbe, mais présente seulement le soir. Elle constitue pourtant la créature identitaire du festival, marque son emprunte décorative à elle seule. Car depuis que le grand frère Hellfest est devenu une institution, on a assimilé les différentes ornementations qui ont pérennisées la réussite de sa recette singulière, afin de réguler son identité par le biais cognitif d'une décoration unique, et d'y intégrer son indépendance visuelle.


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Un festival aujourd'hui se doit d'être global, outre la musique, le visuel a son importance, car aller à l'Xtremefest se doit d'être différent que d'aller à un festival lambda, dont le nombre pullule pendant la saison estivale partout dans l'hexagone, et dans toute l'Europe. Se démarquer du nombre a toujours vigueur primordiale pour parvenir à incarner un mythe, et j'en sais quelque chose. Je ne parle pas de prétention factice, je parle de symboliser, de figurer une singularité unique.

Hors ceci est un acte fondamental dont les festivaliers présents à Albi en ont conçus la réalité pour qu'il devienne l'unique et grand festival du sud, disposant d'une telle programmation musicale, comme de retrouver une communauté et partager ses cultures est une affirmation d'appartenance.

Tout cela n'est pas qu'une sensation évasive, on sait qu'il y a déjà dans ce festival une indépendance libertaire qui s'est créée, et avec elle une communauté spécifique, qui fait écho au Hellfest forcément on ne va pas se voiler la face. Je ne dis pas que ça y est l'Xtremfest part dans la lignée du Hellfest dès à présent, mais qu'il a la possibilité de marcher sur ses pas, ça oui c'est évident.

D'ailleurs cela serait une omission félonne que d'accomplir une telle transgression, tant le Hellfest est la fondation sine qua none pour valoriser, propager, que dans la nation de l'exception culturelle de la gastronomie et des grands crues du vin « goutu ça a du retour », il y a autre chose de bien plus intéressant et palpable pour casser les images d’Épinal que les étrangers possèdent de la France.


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Alors si pour cette seconde édition, le public reste encore coaliser dans le bassin midi-pyrénéen, il n'empêche pas que lors des prochaines instances festivalières, nos allié(e)s européens se joignent à nous pour un week-end complètement Xtrême !!!

Mais une chose est certaine, ce festival sera avant tout ce que vous en ferez.

C'est le public qui va y élever son âme, qui va propager la déflagration de son identité, qui va préserver son existence. OUI, c'est vous qui allez le façonner à votre image, sachez lui donner l'impossible et il vous ouvrira le cœur, pour qu'à jamais subsiste dans les pulsations de votre corps nostalgique, l'époque où vous avez vécu quelque chose de bouleversant, et d'essentiel pour vous construire, vous forger, vous guider à travers votre vie.

L'Xtremefest est le rassemblement de vos inhibitions respectives, on ne triche pas, on vit l'indispensable instant à travers le spectacle vivant d'un crossover musical intense, et intensif.


VENDREDI c'était 3,2,1...zéro


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C'est SEYLEN qui découvre sa musicalité au préalable (où çà ? à Albi), par un set où le combo s'effeuille timidement, donnant l'impression que le jeune combo était un peu tétanisé d'ouvrir, et d'être sur une scène aussi imposante que la X stage. Seylen faisait partie des groupes ayant gagné sa place lors d'un tremplin organiser en amont par les organisateurs. Leur place n'était pas usurpée tant leur mélange de post métal avait la djentition idoine pour croquer un public avide d'en perdre son dentier. Il est a espéré que Seylen a profité de l'instant et n'a eu aucun regret par la suite en se disant qu'il aurait fallu...Et si on avait...Auquel cas, la règle numéro en arrivant sur scène c'est de se saigner à blanc, manière de ne rien déplorer par la suite (par où ?).


La bourrasque grindesque ABORTED a levé des mains en forme de corne du diable et de corne de gazelle dans le public méditerranéen.

Le son à l'intérieur était très bon et nous a réconforté tout au long du week-end, chose qui diffère de ce que j'ai pu lire. Si tu as un son brouillon qui t'arrive au chiotte c'est normal, mais si tu es pointilleux et que tu veux avoir le meilleur son d'une salle tu te mets juste devant l'ingénieur du son CQFD.

Je réitère, mais la qualité de l'acoustique sera un des axes primordiaux pour se démarquer des autres festivals. Tout ceux qui ont trouvé le son de la salle trop fort et trop grave avaient soit de la merde dans les feuilles, soit la même audition extra-performante que Superman. Bon ceci dis, je reconnais bien volontiers qu'à mon age les fréquences ne sont plus les mêmes, et on prend l'habitude de mettre le volume sonore en toute occasion à celui du troisième age de Lemmy Killmister.

Aborted a disposé son empreinte par une grosse présence scénique. Ces gars ont écumé/scié les planches depuis des années, cela se voit, se sent. Par corrélation il y a une très bonne réactivité avec le public, qui du coup n'est pas du tout chauffé à blanc, mais chauffé à chaud par la teneur cyclonique qu'Aborted abat dans un déluge de feu sonique, et dans une profusion de testostérone primitive. Le groupe a mangé puis dévoré littéralement son public en disposant ses atmosphères putrides et de l'avalanche de ses crépitements de grind/death, qui au final nous ont susurrés dans les parois ensanglantées de nos oreilles :


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Celui qui a eu la géniale idée de mettre les pancartes d'affichages utilisées pour les élections (pièges à cons) et laisser de quoi placarder les événements à venir des festivals, concerts et autres...devant l'entrée de l'Xtremefest, devrait avoir une statue à son effigie. J'espère que cette initiative sera présente au Hellfest et qu'une affiche géante de l'Xtremefest 2015 y sera visible.

L'entraide est le nerf D.I.Y de la scène underground, son feu sacré ! Et le feu sacré est l'élément divin qui a besoin du concours de l'homme pour être entretenu.

Par contre tu trouveras toujours un assaillant pour l'éteindre avec un pull autour du cou, en te demandant si c'est normal de perpétuer ce genre d'immaturité ?


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Un vent de fraîcheur punk s'est fait jour après le souffre du grind/death d'Aborted, THE REBEL ASSHOLES en agitateur de la connerie punk rock nous a propulsé leur vitalité émotionnelle sous une ondée passagère. Le groupe a fait tonner le feu électrique avec la foudre du ciel qui promettait de s'abattre de façon plus que conséquente, tant les cieux viraient au sombre des ténèbres.

Le public était un poil mou, dans l'esprit rock'n'roll d'un petit club un jeudi soir d'automne, mais The Rebel Assholes n'en avait cure puisqu'il a joué avec cet intrépide mélo au cœur tendre qui fait battre le pouls punk, irrigue le rock, afin de déboucher les artères passionnelles. Il y a du Burning Heads chez ces gars, il y a cette folie créative d'émouvoir avec des mélodies qui tiennent autant au corps qu'à toucher le cœur. La cover des sheriff « pile ou face » était le trait d'union qui a relié petit et grand au show des montpelliérains, si celle-ci vous a plu, sachez qu'elle est disponible sur CD dans la compilation « Génération Sheriff ».

REAL DEAL est arrivé sur la plus petite scène, la "Zguen Stage", hommage au Zguen Fest, l'ancêtre novice et formateur de ce qu'est devenu l'Xtremefest. Le groupe a retourné la pression atmosphérique avec un HxC combatif, pile dans l'esprit d'urgence face aux éléments pluvieux. Les gars ont eu le mojo en érection pour éclater leur tambouille, et éclater un public en réelle demande d'explosion.


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GOJIRA était venu propager la fureur des âmes en feu à l'intérieur du gouffre de la Mainstage. La nation de l'ovalie a donc levé une ovation au groupe mondialement réputé, et pourtant Gojira n'est pas arrivé comme Godzilla avec une grande gueule, puisqu'il s'est souvenu du temps où il faisait le tour du south des festivals ( moi je me souviens surtout du Summer rock festival de 2006 à Carmaux ), des salles de concert, jusqu'aux bars bas de plafond et pizzerias, pour qu'aujourd'hui après toutes ces années d'effort, il constate humblement son cheminement parcouru devant des personnes du coin où ils sont partis (le sud-ouest de Maïté : " Mais non c'est pas gras le confit de canard qui mijote dans 1L d'huile d'olive" ).

La boucle n'est pas pour autant bouclée, car Gojira n'en a pas fini avec les rednecks, on lui prédit une nouvelle venue à Albi tant leur set fût conséquent, et aboutie.

J'étais au fin fond de la salle et Guillaume Circus de l'émission radio Joining The Circus et Gwardeath de la Gwardeath mixtape sont venus me retrouver avec l'air décontracté des gars qui ont enfin vaincu leur adolescence le week-end dernier.


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Gojira a envoyé de quoi faire trembler l'ossature de la salle, pour ouvrir des fissures aux murs par un son monumental. C'est vrai que la noirceur/froideur de Gojira répond à la même sépulture/banquise que celle de Supuration. On y entend le même écho profond.

Pour le show, les lights étaient subliminaux, on y voyait les effluves des lumières soulignant à chaque changement discographique la couleur dominante des albums. Le gros son foudroyant de cette masse d'acier a soulevé le cœur, tapé le cerveau par une succession d'atmosphères prégnantes à alourdir leur impact tribal. Il faisait chaud. Pourtant le son de l'air effraie au point de résonner dans cette salle, de ce fait on avait l'impression d'être dans les enceintes mais comme la boule de flipper..qui bouge, qui bouge de Corynne Charby. 

« Est ce que vous êtes vivants ? » dixit le chanteur. Franchement, comment en être certain en dansant sous le napalm du groupe ?


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La masse volumique que Gojira remue est aussi gigantesque que l'amplification de son aura désormais.

Il y aura une fausse fin pour foutre la frustration, le truc que je n'avais pas vu en concert depuis la sortie de James Brown sur scène à Toulouse au palais des sports début des 90's. Bien entendu le groupe revient battre le fer encore brûlant pour le coup de guillotine finale. Fin !


Ouchhhhhhhhh, dire que BZP passe juste après, cela me semble difficile, voire même quasiment impossible de juguler les esprits après cette foudre insondable de profondeur.

Nous sortons du brasier de la salle pour retourner à l'extérieur, devant la Xstage où la température est nettement plus fraîche, le groupe commence en plus sous une pluie battante. Le contraste est saisissant. On vient de s'enfiler la moiteur death 2.0 de Gojira l'éminent, pour le crépuscule du théâtre des horreurs que propose BLACK ZOMBIE PROCESSION.

Cela peu paraître démesuré comme rapport de force, mais déjà on sent le changement de mood !


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BZP est un super concept en soi, tant il engendre une pléthore de référence, de clin d'œil à la sous-culture. Mais il est à noter que c'est leur crossover musical qui est le plus intéressant, car celui-ci est véritablement une avancée en la matière. Là où la plupart des groupes ont inséré des styles à leur sauce, on en est toujours resté calfeutré dans le giron très limitrophe de ces styles.

BZP va plus loin, d'une part parce que les musiciens qui le compose sont d'incroyables croqueurs de culture, et qu'ils ont eu la capacité de jouer dans différents univers et de styles musicaux médians. Cette envie de confondre les styles pour un crossover hyper hétérogène est une réussite, d'autant plus que leur dernier opus en date « Vol. III : the Joys of Being Black at Heart » a passé le mur du son afin d'embraser le MétAl et le Röck dans le même feu de joie.

L'intitulé de leur style fait référence à leur culture du bis : Horror Core. Je n'hésite pas à l'affirmer une seconde, car j'y ai réfléchi des heures durant la tête reposée en mode geisha philosophe : Ce groupe est à l'avant-garde, ce qu'il inscrit correspond à ce que demain sera.

Le public ne connaît pas pour la plupart le groupe, dire qu'il y a des réticences est une réalité féconde qui s'anéantira par la performance de BZP. Le set débute et les appréhensions s'estompent, la pluie s'abat en même temps que la détonation BZP fait son office funèbre, et délivre toute sa force de frappe. C'est une tuerie apocalyptique. Le son est très bon, Nasty Samy est en mode commando, c'est lui qui a créé et façonné le groupe.


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Ce soir nous faisons face à un groupe unifié, prêt à se sacrifier sur l'autel de la consécration, à relever ses manches pour braver son rôle de challenger.

Des étincelles de styles se jumellent les unes aux autres, l'impact que dégage le groupe est prolixe et le public en ressent les vibrations positives, prit dans l'intensité d'éclairs fulgurants de mélodies, de breaks rythmiques, de fureur sonique. A nouveau, nous venons de subir un gros choc thermique, et enfin leur crossover est assimilé par l'assistance, chacun y trouve un écho, une résurgence, un appel, quelque chose qui l'interpelle, que ce soit un riff, un rythme, un break, BZP est un continuum musical, une boule de feu dont l'intégrité, et la loyauté à toute sa culture est une immense preuve de respect et de passion, que le public découvre, sent, entend.

Les gars ont l'air vénèrent, adoptant les codes de la survie et celui des seigneurs de la guerre dans un slasher dont nous sommes les victimes consentantes. BZP impacte son volume sonore pour une décharge d'hémoglobine, le combo est vraiment dans sa bulle, en plein dans le centre névralgique de son ébullition, chacun apporte le meilleur de lui même, Elie Bats redouble d'intensité dans son chant, l'amenant au crépuscule de la violence putride. Franz OA Wise propulse le son vers les ténèbres avec une basse hachoir qui découpe dans un amas de chair sanguinolente. Fre bat la forge de vulcain et attise le brasier d'Héphaïstos.

Nasty joue au touch guy en délivrant des tappings et autres riffs saillants de métOl-HxCore-Rock avec la rudesse de délivrer des terreurs nocturnes à tous les gratteux du pit. Oui les références sont rapides, à la vitesse des films d'action d'aujourd'hui, ton cerveau n'a plus le temps d'intégré tout à la fois, c'est normal, mais ne t'inquiètes pas, tu as tout ingéré.


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C'est dans toi maintenant, cela va t'affûter les sens, c'est subliminal, et tes prochains cauchemars reviendront perpétuellement te rappeler le nom de ce groupe d'un rouge vif.

Je trouve cependant qu'il manque vraiment un supplément visuel qui permettrait au combo de passer au pallier supérieur.

Il s'avère évident que Black Zombie Procession a dérobé les âmes du soir, que c'est le groupe qui aura marqué le plus les esprits, peut-être qu'après la commotion du week-end vous n'avez pas réalisés, que c'est encore diffus dans vos têtes, mais n'ayez aucun doute, le contrecoup sera violent, manifeste, car BZP est l'avenir. Il vous faut écouter toute la finesse, la rapidité à laquelle son dernier album en propage l'aspect le plus fécond, et le mouvement perpétuel qu'un telle missive sonique devra dans quelques années affirmer avec le culte de sa renommée, que BZP a marqué son empreinte, et vous public de l'Xtremefest vous pourrez alors témoigner de son impact scénique.

Le set se termine, il n'y a plus une goutte de pluie, juste le son continu des craquements de nuques qui se répand dans la nuit obscure. Le final retentit, l'action se termine avec la musique du film Terminator.


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SMOKE DELUXE est un groupe de Punk'n'roll un poil gras 70's, assez cool pour fluidifier de sa légèreté. Les festivaliers se sont dynamités à la réciprocité existante entre la musique de Smoke Deluxe et le malt d'une bière blonde. Je constatais que deux membres de l'orchestre de l'Opium Du Peuple font partie de cette escouade rock'n'rolienne. Je ne connaissais pas du tout ce combo, qui a réalisé une prestation bienveillante et dans le mood rock'n'roll qui nous a fait oublier un temps la température contre nature de cet été maussade. Je pense même que le physique musical du groupe a pu induire à faire mousser quelques culottes féminines au passage.


C'était au mois de mai dernier que les SHERIFF ont entamé une tournée de reformation, dont vous pouvez en lire le reportage lors de leur entame à Toulouse dans la salle du Bikini dans l'excellent WBZ. Je vous en conseille la lecture : $hériff fais moi peur ! !

Dans la fosse de la salle, le public s'est massé ( la nuque aussi ) en attendant que les vétérans leur propulse des électrochocs ascensionnels par le biais continue du parcours discographique des Montpelliérains, saturé de tubes en puissance.

Le set a débuté et je constate que le combo a changé sa set list, puisqu'il débute tambour battant par une avalanche de hits. La salle toute entière a entonné la coolitude punk 80/90's des Ramones de l'hexagone, et commença à répandre une bruine épaisse à cause d'une transpiration excessive. Je ne veux pas dire de conneries, mais à trois mètres de la scène j'ai pu constater que Geoff le gratteux des Nelly Olson et sa compagne Céline étaient capables de répandre une grosse part de cette bruine, affirmer que se soit eux uniquement me semble exagérer tant les personnes à côté d'eux étaient dans le même état de sudation.

C'était peut être trop rapide pour eux les Sheriff !


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Bon, entendons nous bien, ce groupe est une institution dans le sud, leur venue est à elle seule responsable, et je le pense sincèrement, de la moitié des billets du vendredi au moins. Les quinquagénaires ont fait des fractionnés dans le pit pendant que le groupe assurait une dynamique avec bien plus d'amplitude que lors de leur début de tournée. Preuve s'il en est que les rouages sont complètement huilés désormais.

Je ne vais pas vous énumérer tous les titres parce que putain, QUE DE TUBES !!! Joués avec le fun qui caractérise le son des Shériff, et l'esprit bouillonnant qui va avec. Un set vraiment très, très cool ! Les nouvelles générations Y et notamment les deux grands Vincent et Raph du groupe hammerton pride, ont pris le fer rouillé du punk rock en plein dans les cages à miel, en plus des émanations de chien qui pue des quinquagénaires trempés comme des soupes.


Passons au cas HAVOK, qui est juste en fait un péché véniel. Puisque il ne fait pas avancer d'un centimètre avec son revival thrash 80's mais il le fait très bien. Le groupe a rugi l'agonie d'un monde croulant sous le poids de sa défaite, et le sarcasme de ces types est un mélange de thrash malicieux et de heavy ironique. Si vous connaissez déjà ce groupe par cœur pour l'avoir entendu il y a déjà plus de 20 piges de cela avec des groupes de thrash basiques, dîtes-vous que celui-là possède une production contemporaine qui ne recule devant rien pour abattre un son écrasant.



SAMEDI c'était Condamné à brûler


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Cette année les stands sont conséquents, et il y a plus de disques que de shirt, ce qui diffère du Hellfest. J'ai pu fouiner dans la distro de Carlos le Christ (il s’appelle Christophe) de Mazamet et pas de Nazareth, ouaie le gars aux yeux de taupes que je glorifie à la fin de mon report du hellfest 2011. Présence remarquée aussi de Useless Pride Records gorgé de bacs épais, ainsi que de l'excellent disquaire d'Albi et le meilleur du Tarn : Sky Valley Shop.

Au stand Kicking Records j'ai retrouvé le boss, Mr Cu !, manager des Shériff, qui m'est apparu aussi fringuant qu'auparavant, avec le galbe d'une silhouette de marathonien Kényan et la tenue vestimentaire d'un collégien de cinquième, amateur de SK8.

Pour la petite histoire, Mr Cu ! n'est pas venu au Hellfest cette année, il est resté cloîtré dans un lit en baldaquin vêtu d'une moustiquaire à Aix-en-Provence, à cause d'une paralysie lombaire assez éprouvante, au point que que sa compagne lui a témoignée la pitié ne de pratiquer uniquement la position de la tarentule pour accomplir le devoir conjugal.


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Oui l'époque est maligne et nous déleste de sa plus odieuse vérité, Mr Cu ! n'a plus la capacité physique de jadis, fini de prétendre être le perchiste de Bamako en jouant à la sulfateuse éthiopienne.

GAME OVER !

Et un bourre-pif, un ! Heyyyyyyy, je dis pas que c'est bien...je dis que ça soulage !!

Je constatais alors cette gêne dorsale par le basculement incessant qu'il pratiquait tout en parlant, me soulignant par ce fait la mollesse des gérontes avec l'adage : " Avec l'age la raideur se déplace ".

C'est dur ! Enfin non, non, je voulais plutôt dire : C'est cruel ! Oui voilà c'est mieux et convient davantage à ce que ce saint homme traverse comme tracas existentiel, dont le lit médicalisé présent au festival en certifiait l'horrible déchéance. Enfin ce lit ressemblait davantage à un bain de soleil qui par ailleurs, devenait paillasse obstétrique selon la personne qui l'utilisait.


Réveil au cri de cochon de SMASHED d'emblée sur la scène Xstage et pas interprété avec des pieds de porc.

Les gars ont joué dans le fun des breaks & des compositions bien fournis. Ce fut une très bonne surprise. Il n'y a pas de bassiste par contre, le son est donc plus clair qu'à l'accoutumé. Smashed a apposé son grinddeath avec des références ciné tel que « Street trash ». J'ai adoré leur humour, notamment avec leur titre «  anal blood » pour les fans de sport extrême.

Ce groupe m'a fait son effet et je constate une fois de plus que le death/grind a vraiment supplanté le punk rock en matière de provocation libertaire, et Smashed en est la preuve.

« Le prochain morceau n'a pas de parole, il s'appelle : ALZHEIMERRRRRRRRRR ».

Ah putain les cons, c'était excellent, merde ça crevait les yeux !!


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Par contre je n'ai vu personne du groupe après pour assurer le service après vente de leur unique démo, shirt, gravure sur peau de cochon, mug, etc...C'est dommage.


Le HxC frontal de WOODWORK fut sympathique et cool avec des gars qui ont joués avec le sourire et loyauté au style. Le ciel était presque tout bleu, et Woodwork a ajouré les festivités de manière à frapper par son intégrité musicale face à cette génération de tatoué/percé digne rejeton du chef raoni, avec des rondelles de 20 dans les feuilles et la pilosité de Demis Roussos en 1975. D'ailleurs cette génération ne masque t'elle pas son ascendante fashionita contemporaine face à des trentenaires qui étaient encore au bar en train de refaire des solos de air guitar imbibés par une profusion d'alcool fort, et des quinquagénaires usant de mantra yogi pour amener les bonnes vibrations dans leur corps astral ? Oui, le look a une importance primordiale dans ce que véhicule les codes du rock'n'roll, c'est indéniable de son attractivité et de son unicité.

Le public du Xtremefest est looké, génial et cool !


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Woodwork a fait son job, le public n'était pas à fond dedans au début, mais après un échauffement salutaire, les karatékas de la capoeira ont commencé à ronger le tatami goudronné par un combat à la régulière, fille incluse.




Le papier carbone de SMOKE DELUXE était fonctionnel puisque le groupe a joué pour la deuxième fois du week-end suite à l'annulation de  STRAIGHTAWAY. Là il était passé sur la scène moyenne de la Xstage avec un gros rock très putassier pour faire bouger les petits culs du fest. J'ai trouvé que l'attitude altière de la part du chanteur, à apposer une éclatante vérité quand à la teneur maladroite de leur set.


La nuit des longs couteaux de BLACK KNIVES s'est avérée être de fines lames du HxC brutal.


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Ce groupe fait partie des formations en devenir. En digne outsider il a affronté la scène en la longeant de long en large pour galvaniser le combattant et impressionner un hypothétique adversaire. Black Knives a très vite pris l'ascendant, et a aligné ses knock-out totalitaires.

Il me semble que la quasi intégralité de leur album "The Thirteenth Hour" a été joué de façon à nous exploser les tympans et à nous faire ressortir les yeux des orbites. Les jeunes lionceaux ont rugi dans la fosse et leurs cadavres jonchaient les airs. Le gros son qu'a envoyé le groupe a défoncé la flore intestinale car toulousains et albigeois se rentraient dans les côtes flottantes sans discontinue. C'était la guerre et putain mais où était John Rambo ?

Black Knives a fait trembler le pit comme un ring de catch après une Diving hurricanrana, il a filé des uppercuts soniques que dans le sud on nomme de mornifles, et çà, ça fait mal.

Le wall of death qui fut pratiqué était une rentrée en mêlée impressionnante qui a permis de dessouder le public pour un set de furieux juste après. Le panel technique des combattants dans le pit était très large, et les comportements s’inspiraient des autres pratiques de combat du métAl et du HxC au sens large. L'ébullition que Black Knives a apporté dans son set, a témoigné de sa vigueur à devenir un grand maître guerrier en la matière sonique.


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L’ère moderne a introduit les règles du pit dans la boxe HxC, notamment avec des protections dentaires, le sol d'un ring souple, des rounds plus denses et des catégories de poids.

A l'xtremefest le pit c'est la loi naturelle de la fosse aux lions, les rounds sont tout aussi durs que le sol qui les accueille, il n'y a pas de protection mis à part celle de tapoter peinard du pied au fond, aucune catégorie de poids et de sexe, tout est oldschool, mais toujours dans les respect mutuel de s'éclater.

A ce jeu c'est toujours la ligue des justiciers de la Mosher Team qui gère le mieux l'affrontement. Ces guerriers ont indubitablement l'âme des glorieux combattants qui réalisent l'ossature pour que l'impact entre ce que le groupe envoie comme furie musicale, et ce que le public renvoie comme décharge passionnelle demeurent l'épicentre de la déflagration. Oui la Mosher Team est une dynamo, et elle éclaire les ténèbres du pit.

En m'entretenant avec Tristan leur leader revenant de l'Obscene Extreme Fest en Tchéquie, toujours le sourire aux lèvres et le cri guttural d'une jouissance sans commune mesure quand il se défonce les lombaires dans la fosse, il m'a rapporté une remarque judicieuse : L'Xtremefest devrait enlever les barrières de sécurité devant la scène, pour un rapprochement plus conséquent et une relation plus contiguë entre l'artiste et le public. Un changement qui lui apporterait une façon de se différencier avec un côté plus oldschool. Oui comme avant, alors je dis chiche, des concerts dans des petites salles où il y a une grosse ferveur j'en fais tous les ans et il n'y a pas de barrière.

Quid pour les photographes ? Les secours ? Le personnel du service d'ordre ? De la chatte à la voisine ? etc...

Tristan me témoigne aussi son désir d'organiser et de développer des concerts dans la région de Montpellier pour promouvoir la scène grind française, je laisse aux différents groupes le soin de le contacter si cela les branchent, sachez que cette idée est venue par l'égide des promoteurs de salles et de bars qui ont remarqués que quand La Mosher Team se déplaçait, les concerts disposaient d'une ambiance étonnamment excellente. Je pense que tout est dit rien qu'avec ça.


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AUTHORITY ZERO a fourni une très bonne énergie scénique pour un power punk mélo avec parfois des pointes de rock indé. Le chanteur performeur nous a donné une performance pendant un chant irlandais a capella au point parfois d'en faire des caisses aussi. Le groupe a disposé d'un bon esprit d'entreprendre le public par la voie de l'énergie, ce qui a engendré une détente auditive par rapport aux afflux répétitifs violents de la programmation du fest. Un souffle d'air plus cool est toujours souhaitable pour se remettre le cerveau au moins dans le sens de la marche. Le son en façade a lâché un temps relativement furtif mais a amoindri les effets du groupe toutefois. Le chanteur était le plus impressionnant, il donnait un max en allant au contact et a personnifié l'âme du punk rock émotionnel selon moi, avec cette débordante générosité, ce chant troublant d'agitation interne.

Guillaume Circus m'a annoncé par la suite que ce groupe était trop mélo, même pour lui. Hein ?!?

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La différence entre le revival thrash et le bon vieux thrash à papa c'est que l'un personnifie la surexcitation d'un style ancien au point de l'affubler d'une exaspération à son paroxysme, et l'autre la continuité carriériste de groupe pas foutu de faire autre chose que ce qu'ils sont capables de faire de mieux.

ANGELUS APATRIDA c'est du bon vieux thrash à papa, super oldschool, dans l'esprit du combo OVERKILL. Un concentré de thrash super cool, efficace et très bien interprété. Il y avait un guitariste qui nous l'a joué à l'espagnole, assis, bon ok il avait un plâtre.

Je me suis régalé, éclaté d'entendre à quel point ce style était capable de faire remuer les foules malgré son age. Le groupe a avoiné un set grandiose, sans concession. Les espagnols nous ont remués les castagnettes avec un fer à souder, UH !


La confirmation live du HxC oldschool 80's de YOUTH AVOIDERS a permis à bon nombre de personne de confirmer leur présence au kinésithérapeute le plus proche dès la première heure du lundi.

Comment ne pas rapprocher ce groupe avec le Gorilla Biscuits/Minor Threat sound ? Avec wahouuwahouu des guitares claires mec pour du HxC, cela faisait des siècles, et des morceaux qui s’enchaînent les uns après les autres cela fait toujours son effet. Un très bon set, toujours très actif, avec de la bonne énergie, et une once de modernité dans le son rock'n'roll.

La Zguen stage a branlé comme chez un célibataire endurci, qui s'aperçoit que la maladie de Parkinson réservera une inattendu bénédiction dès qu'il ira se soulager au toilette.

Un très bon moment passé avec ce groupe, vraiment, qui mérite amplement la notoriété de leur premier album éponyme, tout aussi effervescent que leur live à l'Xtremefest.


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Finalement j'ai eu le son et une prestation à la hauteur de l'étranglement fatal attendu avec SUFFOCATION. Gros coup de cœur pour ma part. De quoi remettre une oreille attentive et très urgente sur leur dernier album "Pinnacle Of Bedlam", qui m'était apparu monolithique, là c'était la guerre du feu avec des bazookas.

Le bassiste est un géant de la basse, putain il fait des solos où quoi ?? Le combo a fait bouger avec insistance des grosseurs de death qui ont éclaboussées les consciences.


A peine après avoir été pris à la gorge par Suffocation, je prend la tornade ricaine punk mélo de A WILHEM SCREAM. Mon pote Junk m'avait briefé auparavant mais je ne m'attendais pas à une telle déflagration. Les gars sont hyper pêchus, et ils ont le cool dans les veines avec une énergie capable d'éclairer en actionnant des dynamos la ville de Los Angeles pendant huit décennie au moins. Whaouuuuuu, ces types jouent en envoyant la patate chaude et le sourire avec une facilité déconcertante. Incroyable de vélocité et d'énergie communicative tout le long d'un set déroulé à 400 km/seconde. La démonstration s'est faîte dans la torpeur d'un pit en surchauffe. Des tappings à la gratte, à la basse, écœurant de maîtrise. Ce groupe joue un minimum de 150 dates/an tout de même, le boulot s'avère payant. Les nouvelles générations Y et notamment les deux grands Vincent et Raph du groupe Sonic Geek Assault ont pris le fer décapé du punk rock en plein dans les cages à miel.

Même après le punk mélo du groupe, je sentais tout de même que les punkers en avaient assez de la douche métOl dégoulinante d'hémoglobine, sang suffisait pour eux...


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...Un peu de coolitude punk rock alors, afin de panser les plaies avec JUSTIN(E) était bienvenue.

D'ailleurs les punks frenchies ont attiré la foule pour la connerie dont est capable de fédérer le punk hexagonal. La provocation du groupe a permis d'attiser par touche de sarcasme un rapprochement aux textes sombres que Justin(e) noie dans leur musique punk. L'assistance connaissait les maux et s'est laissée sombrer dans ce mélange poétique de noirceur et de connerie.


Mais une autre noirceur m'attendais. Je diverge donc de là pour CONVERGE. Toujours aussi irascible avec ses atmosphères languides et étouffantes. Il s'avère difficile d'être happé par l'hermétisme musical du groupe et de sa chape de plomb exténuante, même si la force du groupe réside dans cette centrifugeuse sonique. Car Converge est un magma ébouillanté de douleur et d'affliction chaotique. Le groupe est allé au bout de son bouleversement sonique avec ses nuances anarchiques, souvent écrasantes de profondeurs. Converge est un tortionnaire du mathcore qui en veut à notre peau, dépeçant le cuir de notre protection pour une mise à nu émotionnelle, où se bouscule l'effroi de prendre un plaisir sadomasochiste à être fouetter de la sorte.


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Juste après, sur la Xstage, le HxC mélodique de BANE a ravi par son peps cool. Le chanteur est arrivé avec la dégaine d'un routier de l'Illinois, casquette et chemise de bûcheron. Déjà c'était totalement différent de la nébulosité de Converge, alors on reprenait pour ainsi dire goût à la vie.

Leur set était tranquille, possédé par une effusion sincère pour du hardcore, mais il a manqué un truc pour que cela le fasse vraiment. Comme si le groupe n'était pas à fond dedans, où aussi que la dilution avec l'univers bilieux de Converge faisait encore masse.

Le chanteur a scandé « We are Bane from Massachussets », et le gars avé l'accent à côté de moi m'a demandé  : "Il a perdu sa chaussette con ?" Uh !


CONFUSION est monté sur les planches de la Zguen stage et a joué sa vie, sans regret, car le regret est un diamant qui fait briller l'éternel désir inassouvie de sa toute puissance. C'est dingue, le chanteur ressemble à l'acteur Michael Cera (Juno), et le bassiste en voulait à ses meilleurs potes de l'avoir enculé profond, je pense que d'emblée on partait sur de bonne base pour un HxC de furieux.

Le chanteur gesticulait en mimant un mélange de danse des canards et du hip hop des 80's. Oh pitain ces gars sont décidément trop cool ! Le combo Lillois a délivré le suc névralgique de leur adolescence par une énergie contaminante.

J'adore les gens du Nord, tous ceux que j'ai rencontré étaient chaleureux, vraiment cool, Confusion tu savais qu'ils venaient du bout du territoire, car ils avaient la peau aussi blanche que des dragées fuca dans un verre de lait.

Allez écouter Confusion, et rappelez vous surtout que c'est le trouble juvénile à son incandescence hardcore, et qu'ils sont encore plus blanc que le nouvel omo.


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NOFX ? Sérieux j'ai vu que le final, car juste avant je suis allé voir MrCu! en train de se nettoyer les bronches avec l'anesthésiant de chez pernord/ricard.

Il y avait un gars avec lui, un dénommé Kamel (oui comme le magicien). Le mec vient de Paris (oui comme les champignons). Il m'a débité avec la rapidité confuse de sa provocation capitale, le sermon du métropolitain lambda quand il termine son deuxième gobelet de jaune, dont le dosage s'aggrave au fur et à mesure de l'effet magique que cet apéritif produit en devenant un digestif, voire du plâtre quand tu parles trop. Kamel le magicien a toujours pas compris le tour à l'heure où il dégueule encore certainement. Comme c'est une lumière des tournées des Shériffs depuis 1993, Il m'a expliqué qu'il éclairait Jane Birkin chez les Prudhommes mais uniquement le premier mai, et qu'il appréciait l'état d'esprit du sud avec la détermination d'un car de supporter de croix gammés devant un marseillais. J'ai pu constater que Rachid a un cousin à Paris qui tient autant le ricard que lui le rosé pamplemousse par contre.

NOFX est le groupe qui a rameuté le plus de monde, j'ai jamais suivi sa carrière, et j'ai pas un disque chez moi, rien.

La bande son pour faire du SK8 dans mon bled de 1500 bouseux, c'était du thrash, le crossover de D.I/M.O.D & co, et le rap de Public Enemy/L.L.Cool.J.

NOFX est arrivé après cela, fini le SK8, direct la liberté motorisée d'une vroumvroum, quand je commençais à me faire sucer la bite sur Nirvana, Therapy?, Helmet ou Prong.

Selon moi, NOFX a fini son set avec cette silhouette qui dessine à merveille les formes ventripotentes conformes à l'indolente vie de patachon que le désinvolte bouffe à satiété dans la guimauve velléitaire de ses choix aléatoires.

Félicitations à toi si tu as lu cette phrase d'une traite, c'est que tu as le souffle nécessaire pour poursuivre ce report.


RED FANG ? J'aime pas ce groupe, je suis franc, je trouve qu'il existe d'autres groupes mille fois meilleurs que lui, mais j'étais satisfait d'entendre une couche de gras doom/stoner à l'xtremefest.

Le combo a fait son job, le public a remué les cervicales, c'était cool, sans être transcendant. Le disquaire d'Albi à la barbe longue, SKY VALLEY SHOP, est d'accord avec moi, il manque vraiment du doom et du stoner à ce festival. Et le public qui a plébiscité Red Fang voulait encore plus de gras, d'occultisme, et de foudre.



DIMANCHE c'était Je fonce dans le tas


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Dernier jour, on découvre le black métal languide d'OROB en osmose avec le ciel bleu gorgé d'éclair noir. C'était le seul groupe de black du week. Leur black était teinté parfois atmosphérique pour son mélange de torpeur spleenétique, d'ailleurs en accointance avec la lourdeur climatique du jour, du coup cela a pu amplifier, voire décupler les effets du groupe. C'était une bonne découverte puisque le groupe a fait office d'ovni par rapport à la programmation CoremétAlpunk.


A proximité c'est les Parigot tête de veau de JACK MOVE avec leur HxC'n'roll qui ont inauguré le jour du saigneur sur la Zguen Stage. Leçon N°1 à l'attention des jeunes groupes : Toujours valoriser l'endroit ou l'on joue et le public. Jack Move est arrivé crispé du fion, tendu comme un string brésilien, ohhhhhhhh t'es pas dans un bassin de décantation mais proche des reins du bassin Méditerranéen, alors tranquille, respire le bon air de la province, peinard. Tu vois de suite tout le monde est dans ton trip, voilà tu peux envoyer la sauce même si c'est un peu le bordel les déplacements sur la zguen minus stage. Le groupe est même étonné à la fin des applaudissements qu'il a créé. Le groupe n'a qu'une démo K7 mais déjà sold out, flûte, faut aller direct sur leur bandcamp pour retrouver leurs compos bien foutus avec un soupçon de spirit 90's.

Le crew du xtreme valorise les groupes de l'hexagone et c'est une très bonne initiative.


On a trouvé le camp retranché des légionnaires d'ALEA JACTA EST devant la Xstage, avec une cohorte prête pour le glorieux "Morituri te salutant" (ceux qui vont mourir te saluent).


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Les toulousains sont rentrés dans l'arène pour bouffer les lionceaux du pit. Gros set. Pas de quartiers surtout avec les titres de leur dernier opus "Vae Victis" .

Le public était en furie, les pouces tournés vers le bas pour être achevé avec les honneurs. Le groupe a gesticulé au quatre coin de la scène pour dynamiser un visuel en concordance avec l'énergie de leur hardcore moderne. Le bassiste est un performeur, toujours avec le sourire en rameutant les troupes, ça paye toujours ce truc parce que cela donne envie. Le combo est un perforateur et il a resserré sa formation sans cesse pour sortir sous le "Veni veci vedi" triomphateur.

J'ai adoré leur apport en bande son des dialogues de Rambo.

« Dans cette baraque où on était y'a un gosse qui c'est pointé. Ce gosse il avait une boîte pour cirer les pompes il a dit "chaussures s'vous plait, chaussures". Moi j'ai dit non, puis il a continué à demander alors Joe il a dit oui. J'suis allé chercher deux p'tites bières et la boîte est piégée, il ouvre la boîte, son corps explose en morceaux dans toute la pièce. Il est étendu il hurle à la mort j'ai des bouts de chair partout sur moi comme ça ! J'ai dû enlever les morceaux vous savez ! Ma veste était couverte des restes de mon ami ! Du sang et tout j'essaie de remettre tout en place ! Et son ventre s'ouvre et ses entrailles me tombent dessus ! Et y'avait personne pour nous aider ! J'étais perdu et il s'est mit à crier "j'veux rentrer chez moi, j'veux rentrer chez moi !" il s'arrêtait plus de crier "j'veux rentrer chez moi ! il arrivait pas à trouver ses jambes. Il arrive pas à trouver ses jambes. J'peux pas sortir ça de ma tête... »

Un vieux con disciple d'une non discipline physique vue l'embonpoint qui dépasse de son tricot de peau, prétexte au groupe son manque de rigueur oldschool typé 80's. Hey mec, mon impression pour ton ancienneté d'ancien combattant et de son simulacre je peux te la faire en latin, car Alea Jacta Est te l'a mis « Dans l'rectum ! »


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Les gars de LASTING VALUES avaient le bon mojo, et une volonté tenace pour réussir à passer l'échafaud du "petit groupe", alors on va pas pinailler sur la qualité intrinsèque de leur comportement scénique à travers leur mélopée hardcore nan ? Attends Guns & Roses à leur début ils se sont fait chier sur la tronche par des remarques assassines, t'as vu ce qu'ils sont devenus ? Des cons, ben ouaie ! Donc allez voir tous les groupes et mettez vous dans leur univers, c'est toujours agréable d'être écouter, alors si en plus avec ça vous appréciez ce ne sera que bénéfique à tout le monde...Lasting Values a joué un hardcore crépit sous le rythme de feu du binaire, c'était convenu, mais ça fait toujours du bien d'en écouter la vibration.


D'un calibre supérieur sur la Mainstage, THE GREAT DIVIDE a adoubé son HxC moderne dont les effets mélodiques se noyaient sous les feux de la rampe. Trop hype pour une assistance paysanne plus encline à savourer le fumet houblonné d'une bière agricole, le groupe ne s'est pas avoué vaincu pour autant et est allé chercher le public jusque dans les chiottes de ses préjugés. Il s'est agrippé à lui et est arrivé à le tenir par les couilles, malgré des structures dissonantes et un chant criard. Ce mélange de rancœur et de passion est arrivé à impacter sa tenue, en étant assez putassier au bout du compte pour être appréciable. Le chanteur était assez professionnel pour vendre son produit d'appel vers le merch, comme le conçoit un commercial fondamentaliste du porte à porte.

Nous n'étions pas préparés à ça nous autres de la campagne !


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DIRTY FONZY était le régional de l'étape, et il n'a jamais pédalé à s'en péter les rotules puisque pour lui aujourd'hui c'était la descente, alors il en a profité à donf !

Il a commencé avec le titre « Riot In The Pit » pour imprimer ce que sera la teneur de leur set, une émeute, mais une émeute joviale, de celle qui amène le monde aux fenêtres pour regarder défiler la foule bramer dans la rue. Le pit est la rue, et la rue veut faire la fête, elle a répondu présente aussi bien au chanteur qu'à l'organisateur du Xtremefest, en lui rendant le sourire, sa joie d'être là, de communier pour un tel événement. Très bons, très, très cools les fonzy et aussi détendus du zguen puisque ils jouaient sur la Xstage leur punk rock sans pudeur, ils ont filé le mojo pour détendre le set et foutre le rock'n'roll dans les sourires. J'ai vu ce groupe une chiée de fois, et celle là c'était la meilleure, surtout qu'avec son ep et son dernier album "Riot In The Pit" Dirty Fonzy a remué le punk rock pour aboutir à un résultat très enthousiasmant pour la suite.


Le chanteur de RAW JUSTICE est arrivé avec des gants en cuir de chantier marqué par des croix sur les mains, c'était un hommage au HxC 80's SxE.


XXX

Si vous ne connaissait pas ce gazier sachez qu'il dispose d'une distro conséquente avec son merch STRAIGHT and ALERT.



Ok Raw Justice a fait les cent pas de la panthère qui a faim dans la cage réduite de la Zguen Stage avant de débuter, déjà tu sentais qu'il allait se passer un truc sévère. Leur bassiste officie aussi dans le groupe « Regarde Les Hommes Tomber » et je l'ai vu à Toulouse au set musclé 90's de Tromatized Youth. Vous pouvez en lire le report, il s'intitule "Trauma Social".

Les 2 gratteux affichaient un look différent, hardcore rock'n'roll d'un côté jouant de dos souvent et thrashy de l'autre. Ce qui pourrait travestir leur apparence comme un groupe tape à l'œil avec ce genre de look cliché est immédiatement et complètement détruit par une bourrasque HxC des plus intègres.

Les gars ont envoyé la pâté d'emblée, ouchhhhhhhhhhh, Nantes Pride !!!

A venir de loin tu te dis que cela ne sera pas pour rien et effectivement les salauds n'y vont pas avec le dos de la cuillère pour te bazarder en intraveineuse la complainte des chevaliers cathares dans les veines, là on est dans un hardcore hargneux, typé straight edge, libérateur de frustration, dégageant le ton et dénouant la parole pour l'affirmation. Leur musique applique des riffs oldschools garant d'une énergie et d'un impact salutaire pour faire passer leur ogive. Et le vieux con disciple d'une non discipline physique vue l'embonpoint qui dépasse de son tricot de peau, n'a pas prétexté au groupe son manque de rigueur oldschool typé 80's puisque de nouveau il l'avait dans le rectum, comme avec Alea Jacta Est, ben ouaie, d'ailleurs, il est resté jusqu'au bout du set, je pense qu'il y a pris goût le pd.

Oups désolé


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Maintenant que tu as oublié ce que je viens d'écrire !


NOTA : Selon le style musical et son groupe ethnique la réalisation des formes techniques de danse pratiquées dans le pit ne sera jamais la même et restera propre à une école de combat. Dans le hardcore oldschool qui intègre la catégorie poids plume et coq Straight Edge, le rapport est beaucoup plus individualiste, avec une sorte de combat imaginaire, symptomatique d'une étrange cérémonie d'intimidation plus que d'un réel affrontement. Puisque les participants attendent à chaque nouveau titre que le maître de cérémonie ( généralement le gars qui hurle des onomatopées positives dans le micro ) lance le début de la danse.

Je me suis régalé, il n'y avait que des karatékas ceintures noires dans le pit de Raw Justice. Par contre, le groupe n'avait rien pris pour le merch, mais leur prochain album devrait arriver très bientôt, je suis déjà à l'affût d'un tel brûlot.

Le chanteur a affirmé qu'il était le seul SxE du groupe et que c'était pas important, car on était tous potes, cependant je ne peux m'empêcher de vous rapporter cette missive de sa part : « Pour tous ceux qui vont rentrer bourrés en voiture, j'espère qu'ils vont se foutre contre un arbre »

Ahhhhh pitain j'en pleure encore, merci pour ce trait d'humour noir !!!


Ce groupe m'avait revigoré les esgourdes, et la température corporelle est devenu indécente pour un pit en proie à une fièvre porcine de Death-grind quand BENIGHTED a monté la Mainstage comme Rocco Siffredi une cochonne.

Gruiiiiikkkkkkkkk !!


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Le groupe (nouvelle formule après le départ d'un gratteux et du bassiste) a mis à bas par les voies basses son nouveau-né sur scène, et il y avait de l'hémoglobine avec des bouts de placenta sonore partout. L'accouchement entre le groupe et le public était rude, à se demander même si il y avait eu une péridurale avant tant ça hurlait sans discontinue.

De toute façon personne n'a tranché le cordon ombilical ça c'est certain, tellement le public était fanatisé par cette musique extrême. Il n'y a eu aucune palabre, puisque Benighted a joué les dents serrés en poussant la fosse à des stage-diving volant au plus bas. Trop bas à mon humble avis car certains en ont chié comme des turcs. Les gens du coin amateur de charcuterie ont reconnus la sapidité de la salaison lacaunaise dans cette cochonnaille frénétique.

Ouch ! XTREMEFIST

Avec une pensée compatissante tout de même pour le vieux con disciple d'une non discipline physique vue l'embonpoint qui dépasse de son tricot de peau...

Ce comique de répétition bascule dans la folie pure maintenant !


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La taverne gaélique de THE REAL MCKENZIES s'est montrée addictive pour le fan des sardines de Patrick Sébastien. Le groupe affirme pratiquer le punk irish coffee festof, et vient du Canada ?!!! WTF ???

Si dans ma jeunesse dévergondée j'ai écouté les Pogues le temps de pisser dans les étoiles pour trouver l'ivresse du caniveau, cette convivialité musicale ne m'a jamais apporté quoique ce soit, si ce n'est de la bière renversé sur mes habits du dimanche.

C'était donc l'Xtremefête.

Le chant était faux, une catastrophe. J'ai néanmoins pu retrouver le souvenir du vomissement au fond de la glotte dans cette sarabande festive, faisant écho à l'ivrognerie réciproque des fêtes de Brassac/Bayonne. Je mets volontairement de la mauvaise foi dans ma critique, mais il était par ailleurs vulgaire de montrer son cul selon le grand amateur averti du kilt, le sieur Gwardeath. J'ai donc sa bénédiction et son immunité pour dessaouler ce groupe.


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Sinon on peut dire que j'ai vachement apprécié The Real McKenzies nan ?


THROUGH MY EYES a appliqué un HxC moderne avec des lignes évanescentes et du gros brouillard, dû par un son pas top par contre, dégageant une impression de flottement sonore et un mélange d'orage de grêle. Il y avait un gars à côté de moi qui affichait le visage expressif de MrBean quand il amuse la working-class britannique. Je ne suis pas rentré dans leur voie de garage, trop vieux pour ce modernisme chromé à dire vrai, mais le groupe a propulsé son set avec constance et détermination. A la fin le même gars affichait le visage expressif de Benny Hill quand il amusait la classe populaire française.


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Dans la supercherie de sa vie seigneuriale, l'homme est l'acteur principal d'un moment héroïque, que le publiciste Andy Warhol a proclamé comme étant son quart d'heure de gloire événementiel. Ce moment de grâce m'est apparu lorsque un jeune homme vêtu d'un t-shirt de Sepultura s'est méchamment vautré contre le stand de débit de boisson malté. Il s'est relevé avec peine, la face recouverte des mégots divers et variés que ces collègues métalleux avaient déposé en masse d'un geste flegmatique, pile à l'endroit où son corps défendant est venu s'encastrer, avec cette maladresse éthylique qui empêche à l'esprit de faire agir les muscles du corps d'une manière alerte. Connaissant la vertu ironique d'une telle situation, je ne douterais guère de revoir cette scène pittoresque sur une vidéo du net, pour le quart d'humiliation contemporaine.


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LAG WAGON a déraillé son set par un train-train très loin des chevaux de feu de sa légende.

Bon, le punk mélo moi je me suis arrêté à Motley Crüe c'est dire du retard que j'accumule...Les connaisseurs m'ont assurés avec la bouche en cul de poule que Lag Wagon a perdu de sa superbe en live. Sur album apparemment c'est cool, en live peut être que dans un club ça le ferait davantage alors ?!

N'étant pas du tout convaincu, c'est à cet instant que je suis allé manger une barquette de frites dégueulasse. Comme je suis plus con que le roi, j'ai pas voulu attendre devant le stand ou tout le monde attendait ses pommes de terres "maison", pour préférer le stand où il n'y avait personne, étonnant non ?

Les trucs avaient dû cuire dans de la vidange tout le week-end dans l'attente du roi des cons qui viendrait les bouffer : C'est moi hein le roi des cons.

Pendant cet instant de gourmet 3 étoiles chez midas, j'ai rencontré mon tatoueur toulousain arborant la tête béate que les adeptes de Krishna Vishnou possèdent quand tu leur dis que le riz au tofu est enfin cuit. Il m'a expliqué avec la douceur de l'élévation tantrique dans la voix qu'il avait mangé des champignons, visiblement c'était pas des cèpes.


Puis tagada, tagada voilà les daltons de TAGADA JONES.

Les gars ont fait de l'ombre à la rapidité de Lucky Luke, je suis resté 1mn. Perso j'aime pas mais je suis trop immature pour leur zique. Par contre les jneus à crête sont arrivés à fond de cale du camping pour s'éclater la tronche en beuglant tous les refrains par cœur. A 18 piges que tu t'éclates dessus c'est normal, mais à partir de 30 tu dois consulter.


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En rappel de la fois où je l'ai vu au concert lubrique des piquants Cannibal Mosquitos à Albi avec un problème dentaire, j'ai demandé au bassiste de SONS OF BUDDHA si il avait encore mal aux canines ? Il m'a répondu en rigolant "non, t'es con ", je lui ai dit "Ah non, là tu confonds, moi c'est Bir ".

Le groupe nous a balancé un set très très cool, en ramonant le foyer d'un punk rock'n'roll, afin de faire tomber une partie de la suie du métAl déposée pendant tout le week-end. Comme le trio possède un sens équivoque de la couillardise, il nous a demandé un wall of death puis un circle pit-toresque, et le public a répondu à cet appel tendancieux avec l'ironie de la situation.


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Le combo s'est appliqué à répandre le fluide pop punky de leur Screeching Weasel spirit à grand coup de riffs chewing-gumesques et de refrains irrésistibles. En live ils sont terribles et sur disque tout autant.

Aller faire un tour sur le site de Dirty Witch Records, dîtes que vous venez de ma part, et Lolo vous filera un autocollant du label avec votre commande.


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On oublie tout le temps que c'est SICK OF IT ALL qui a inventé le wall of death, mais c'est parce qu'il n'a pas déposé la marque en fait.

Ok leur HxC est très puissant et loyal envers l'aura et la vénération que le groupe distille à chaque concert. Si tu vois un de leur set, tu les as tous vus, mais si tu vis un set, jamais plus tu ne pourras en rater un. Donc pas surpris mais jamais déçu, la grosse bourrasque est arrivé en tsunami et elle a tout submergé avec l'esprit de sa légende.

Le boss SOIA était in da place et personne n'a trouvé à remettre en doute ce fait. Rachid est super fan, il a adoré (très rare qu'il apprécie un concert), et mon beau-frère Olivier était dans le pit en transe africaine dansant comme Johnny Clegg & Savuka au milieu des guerriers hardcoreux.

J'ai fini devant le micro de Lou Koller à hurler avec les autres, avec un gars au dessus de moi, et un autre que je piétinais.

Retour à la nature, restons tout naturel ! !


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Le public a fourni toute la panoplie de l'exutoire avec de nombreuses actions spectaculaires, notamment les techniques volantes, où les corps voltigent, parfois même comme des pantins désarticulés, en poussant des cris de contentements (certainement à se faire toucher les parties intimes par en dessous cela va s'en dire).

Le Wall Of Death fût monstrueux tant les deux blocs se sont élancés avec ferveur en se percutant tête contre tête (la fameuse Evil Goat), ainsi qu'avec les coudes, genoux et pieds. D'ailleurs je ne sais pas si vous avez remarqué mais avant le début de l'altercation et en direction de son adversaire, les bras croisés devant la poitrine, les gars du premier rideau de fer, "les béliers", se frappent trois fois de la main ouverte sur l’épaule opposée, de façon à annoncer qu’ils sont prêt au combat. Sinon il y a toujours une légère odeur de cacaprout à ce moment là aussi, car certains expriment une telle tension d'effroi qu'ils ont du mal à digérer les flageolets du jour.

Il existe plusieurs stratégies victorieuses à cette danse percutante, notamment celle assez spécifique où la rapidité et la précision en sont la clef de voûte, car l'on y attaque la partie adverse en fragilisant la périphérie avant d’attaquer le centre, pour porter de nombreux coups à la face avec des techniques volantes et de nombreuses techniques de projections suivies de percussions au sol.

Quand au Circle Pit, il fut consacrer par un cercle aussi parfait que celui que dessinait à main levé mon prof de math de troisième.


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Comme je ne connaissais pas du tout, je n'attendais rien de RAISED FIST, du coup j'étais pas déçu de leur style suédois à la Refused style.

D'après Junk mon expert en balistique punk mélodique, c'est devenu moins rapide qu'auparavant.

Je veux bien te croire sur parole mec, mais avant cela nous avions un changement climatique et de mood à gérer, et oui c'était dur de se foutre dedans après les lésions traumatiques de Sick Of It All. Ma méconnaissance m'a poussé à trouver normal ces différentes atmosphères ouatées que le groupe a libérées, alors que d'après Junk c'était carrément trop mou. J'ai trouvé leur set actif et puissant comme le chanteur, on a bien vu que le gars n'est pas le genre a abusé de la ventrèche et du boudin gras à tous les repas. Son timbre vocal se rapprochait de celui de Rob Halford quand il forçait, c'était marrant. Il a fini en prenant la pose du culturiste et assez Têtu pour la reproduire plusieurs fois d'affilé.

C'est dommage que Raised Fist ne possède pas le côté rock'n'roll de Refused, ça claque pas assez. Bon le set était flottant mais cela ne m'a pas choqué. J'ai passé un agréable moment mais leur concert ne m'a pas convaincu davantage de clore mon ignorance à leur discographie.


A ce moment là, nous attendions comme des vautours la dépouille du death métal, on voulait goûter sa chair sanguinolente en retirant tout le jus pustuleux de ses tripes.


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Rendez vous compte que Jean Louis David les voulait comme égérie, mais finalement OBITUARY n'a jamais accepté de se vendre sur le marché de la pute de luxe. Ouaie ces gars sont oldschool !!!

Les cieux se sont détournés et ont fait rentrer l'obscurité sur la Mainstage, les fans nécrophages pouvaient célébrer l'office par l'assujettissement d'une écoute imputrescible.

La cérémonie œcuménique de leur set sera plus que oldschool, puisque Obituary a déterré l'agonie d'une musicalité lourde faisant écho à l'origine du doom/death.

Je buvais dans l'eau croupie de ce bénitier putride pour me purifier, sanctifiant ce tonnerre sonique par un éclair de satisfaction qui me traversait de part en part. Les croix renversées des deux rampes d'éclairages sur les côtés faisaient écho à la crucifixion de ce groupe culte.

Obituary a glorifié son death métal et a excité les pentecôtistes de la résurrection solennelle pour cette chaude coulée.


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Le public majoritairement crossover du festival a tenu par intermittence sous le joug mortuaire des floridiens avant de lâcher la corde. Chacun ses goûts et limites c'est certain, si t'es un péteux c'est comme ça hein, on ne va pas en faire une litanie. De mon côté, je n'ai pas usurpé mon plaisir solitaire par un onanisme cérébral divin. J'étais en transe les yeux fermés en pleine osmose dans l'entrelacement obituaire de ce death. Quand j'ouvris mon regard, Olivier me regardais éberlué, voire même interloqué.

J'étais vraiment dedans, Obituary était en moi, nous pactisions dans les tréfonds où j'y laissais mon âme sans contrainte, je me livrais au mal avec le sourire du pénitent, alors que mon beau-frère me jugeait en martyr très certainement.

Il y avait un hardos à côté de moi qui secouait la tête à la façon de l'Eurocopter Tigre  EC665 (hélicoptère d'attaque franco-allemand), il devait suer du cuir chevelu car ça sentait le pétrolan pour cheveux gras et difficile.

Quand leur set pris fin, ce fut comme un rêve éveillé, et je garde les stigmates cauchemardesques de cette musicalité souterraine, pour lesquelles j'en conserve les os et coutumes depuis mon adolescente, dans cette ossuaire nostalgique où se dévore mes émotions intimes les plus caverneuses, surtout avec un tel set de déglutition de DEATH !


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J'ai remarqué qu'il y avait un public clairsemé sur la fin, traduisant l'épuisement du week-end, et que l'assemblée de ce festival n'est pas aussi extrême pour toucher la faux de la mort d'aussi prêt.

C'est ainsi que s'est refermé l'Xtremefest 2014 !


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Mais, attends il manque un bout mec !

Ok, ok on reprend la scène qui clôt le chapitre Xtremefest 2014 pour un final apocalyptique.


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La phrase qui scelle le marbre de la loyauté du spectacle populaire de tous les groupes de la voie lactée demeure : " Ce qui se passe en tournée reste en tournée."

On m'a souvent assez répété d'en respecter la tradition, car il s'agit d'une clause vertueuse inébranlable...que je ne respecte jamais, étant dans une introspection anarchiste, pour laquelle je me retrouve fréquemment face au mutisme des personnes que j'interroge par peur des représailles de relire la véracité de leurs propos et réactions.

D'ailleurs je sens déjà perlé chez certain la plus démoniaque sueur froide ruisseler le long de leur colonne vertébrale, plongeant vers une raie du cul qui sert de gouttière à l'ensemble.


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Obituary vient de terminer son set, je me faufile les oreilles bourdonnantes et le cœur ronronnant du plaisir des catacombes vers le VIP, parce que je me fais absorber dans le trou noir de cet hyperespace où regorge la décontraction testiculaire des noceurs de fin de festival, avec la réplique tentatrice suivante : " Hey payes ta mousse Bir ", et rate pour l'occaz les mammouthesques BIOHAZARD.

Je réponds par l'affirmative d'un : Ok, ok les gras, pour moi ce sera un jus d'orange comme d'hab !


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Devant faire face et abnégation à ce rite ancestral de biture, ni une, ni d'eux j'en viens à payer ma tournée en proportion du gabarit des protagonistes, et le gars que Mr.Cu ! a exploité pour tenir son stand durant tout le week-end aurait très bien pu jouer pilier dans l'équipe réserve de rugby d' Albi, il a donc eu une pinte lui, carrément. Du coup j'ai filé l'argent de poche réservé à mes gosses pour dessaler l'addition. Désolé les mouflets faudra jouer avec des cailloux le mois prochain.

Il y a autant d'excitation ici à cette heure que dans le pit, j'en suis convaincu, d'ailleurs Romain Boule le globe-trotters me salive dans le cou en me parlant le mandarin avec le regard du caméléon ( Explication : en haut, en bas, à gauche, à droite, et tout cela en même temps), j’acquiesce sans moufter à tout ce qu'il me dit avec l'esprit absorbé de Bernard Henri Levy quand il est devant les caméras du 20h00.

Gwardeath fait les cent pas devant le vieux à la platine qui passe " Les Daltons" de Joe Dassin, je lui dit que le DJ se fait appeler disco bestiau. Il ne m'a pas cru une seconde, ça aussi j'en suis convaincu.

Le bassiste de Justin(e) ne sait pas danser dessus, où a visiblement des problèmes avec son corps en tout les cas. De plus il n'arrête pas d'ouvrir la bouche comme une truite suffocant hors de l'eau en mimant la danse du muguet aveyronnaise. C'est assez cocasse.

Mr.Cu ! appose de manière impromptue et interrompue des lyrics du pmu à la façon d'un catcheur de la ligue WhatTheFuck?!, afin de discourir sur les différences fondamentales qu'il existe entre LE demi à pression et...UN demi à pression. J'ai pas tout compris à cette nuance éthylique, WTF?! Mais apparemment c'était sans importance, car il a continué dans ce sens avec la contenance du bagout que dispose un grand maître shaolin du bistrot.

L'endroit présente les caractéristiques typiques d'un début de soirée dans une discothèque de province.


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Le chanteur des Rebels Assholes faisait du va et vient en affichant le sourire niais qui caractérise une sévère fièvre des tonneaux, et pour un lendemain qui va chanter aussi durement que vingt types cognant sur des barriques de 100 litres de fioul vide.

Le posse pounk de Castres/Lameilhé a discuté avec les mains dans la bière comme au temps où il squattait devant le supermarché des Dames De France en gueulant anarchie in Mazamet, mais avec une dentition cariée, dégarnie sur le dessus et sans le nez dans la colle.

Maintenant l'espace VIP regorge de la crispation de la vessie des noceurs de fin de festival, car ça tape méchamment du pied. Il y a un jeune branché sur l'actualité discographique contemporaine à la platine qui passe "It's a Long Way to the Top (If You Wanna Rock 'n' Roll » d'AC/DC, et le bassiste d'Ultra Vomit ne sait pas danser dessus, où a visiblement des problèmes avec son corps en tout les cas. De plus il n'arrête pas d'ouvrir la bouche comme une truite suffocant hors de l'eau en mimant la danse du muguet aveyronnaise. C'est assez cocasse.

COMME TOUT LE MONDE HURLE, les filles au bar de comprennent rien au commande et servent plus qu'uniquement des bières, alors que cinq minutes auparavant elles servaient des bières. ( c'est la nuance éthylique, WTF?! )

Ça pue la merde, mais grave, il y en a un qui chie mais je ne sais pas lequel en fait ? Mr.Cu ! rigole comme un con avec le regard en coin, pendant que je mémorise consciencieusement ce que ce spectacle vivant me donne à contempler pour vous le retranscrire point par point, sans aucune prise de conscience sur les événements. (ce n'est plus la peine à ce niveau de la compétition de toute façon)

Romain Boule quitte la scène avec la démarche du gars démantibulé par une insuffisance sanguine au niveau des jambes, de la sorte qu'il pouvait remplacer sans problème l'homme élastique dans l'épisode où il rentre dans une boite carré de 15 cm sur 15. Ben ouaie elle est carré.

Il fait tellement chaud que tout le monde repaye une tournée même en sachant que leur compte en banque est aussi sec que leur gosier. Là, on est bien.

Y a un gars qui parle sans arrêt, on ne comprends rien à ce qu'il dit, car en même temps il essaye de boire, on dirait qu'il se noie. Merde je sais plus si c'est le bassiste de Justin(e) ou d'Ultra Vomit, mais il ressemble à une carpe maintenant.

Les gens transpirent autant que ce qu'ils renversent de bière, on a les pieds qui baignent dans 15cm, ouaie comme la boite carré de l'homme élastique, c'est bien tu suis, et peut-être que tu commences à suer toi aussi.

Pendant que je questionne mon voisin avec contenance sur la relativité de la physique cantique en milieu hostile, voilà que l'on me parle de vessie qui va éclater si l'eau des têtards n'est pas changé dans la seconde qui suit. La rapidité à laquelle les sujets sont sabotés est effroyable, pas le temps d'approfondir que déjà nous sommes à des années lumière du sujet précédent, abordé furtivement en plus.

J'ai pas vu un mec de Raw Justice, putain de rabat-joie ces sXe, alors qu'ils auraient pu ramener les bagnoles au moins.

C'est fait, on vient tranquillement de dépasser les 105 décibels dans la discussion, à partir de maintenant plus personne ne peut plus répondre sur rien. De la sorte qu'il y en a un paquet qui danse sur OFFSPRING en simulant l'orgasme du bonobo. Je me demande où est passé l'inhibition d'une quelconque pudeur ici ?

Y a le gars d'une radio qui dévore un mélange de restant de ships/cacahuète et de fleurs en plastique car il n'a pas eu sa ration de cinq fruit et légumes par jour, depuis trois jours de frites et de pizza à la bière. Il essaye même de nous persuader que demain il va chier du petit plomb (les cacahuètes) qui sent bon (les fleurs en plastique).

L'endroit présente les caractéristiques typiques d'une fin de soirée dans une boite échangiste de province.


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L'agitation est à son comble, ce n'est plus un spectacle mais un pestacle qui plonge dans l'absurde comme un moellon de chantier sur une bouse fraîche. J'ai du mal à décoller du sol qui colle mes converses à la manière du sale ruban adhésif à mouche, à la couleur reconnaissable jaune pisse. ( le seul truc qui marche contre ces putes de volatiles d'ailleurs, tiens au fait si quelqu'un sait à quoi elles servent dans le maillon de la chaîne alimentaire je suis preneur d'une explication.)

Je m'aperçois qu'il est tard, enfin tôt plutôt que tard, et que mes heures de sommeil s'amenuisent aussi vite que les gobelets de mes voisins qui lorgnent avec le regard romantique et sans détour, sur le décolleté féminin de tout ce qui bouge à proximité de leurs yeux, à condition que cela ne passe pas trop vite pour qu'ils aient la possibilité d'assimiler l'image, bien entendu.

Les mots d'esprits de mes compatriotes relèvent à présent du mime marceau.

Je ne répond plus qu'en bougeant la tête, voire en traduisant du mieux que je peux un regard qui en dit long sur mon impuissance à traduire les différents dialectes qui me parviennent, relevant plus du malgache de la savane ou du danois des grottes. Tel que : " ghnnna fa lawrëuur qué tou rack töua binouz Hyeinnnnnnnnnn !!!"

La barman me sourit en me demandant si c'est moi qui paye la tournée étant le seul valide disponible. Je raque en vidant le fond de mes poches dans les cris d'hystéries de mes voisins qui viennent d'apercevoir la croupe d'une fille du comptoir cherchant à quatre patte un briquet au sol.

Je quitte à mon tour l'espace de se tripot ou se noie dans l'ivresse de cette dernière nuit à l'xtremefest, les naufragés de la scène punk rock hexagonale. Mais vous savez, ce spectacle était aussi visible sur le site, c'est juste que je ne connaissais pas les noms.

Bravo à David le boss de l'XtrëM, à Sid, à Pollux, et à tous les bénévoles, et merci pour le pass !!


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Rédigé par Bir, reporter local dans le WALLABIRZINE

fanzine leader dans le canton du Sidobre

& Webzine reconnu dans les bas-fonds de l'underground pour sa folie décalée.


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jeudi, avril 3 2014

XTREMEFEST ITW 2014


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Il y a un an l'Extremefest apparaissait dans la vigueur ingénue de son enthousiasme naissant avec le sursis d'un horizon incertain. Or la première édition fut un succès d'effusion punk HxC thrashy pendant un week-end caniculaire, et la deuxième semble poindre vers un résultat analogue tant la programmation érectile y est préalablement excitante.



Néanmoins est ce un sursis de plus ? L'intronisation d'un festival qui va ne cesse de grandir ? Mais au fait c'est quoi l'extremefest et jusqu'où veut-il aller ?

C'est David le président du XTREMEFEST qui s'y colle...


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Quels sont les conclusions, bilans, séquelles, coup de cœur, coup de sang de la première édition ?

David : Un super bilan pour cette 1ere édition, nous avons fait complet sur les 2 soirées. Le budget est équilibré, c'est presque un miracle pour une première édition et avec un soutien très limité des collectivités. Le bilan humain et d'organisation est très positif aussi. Les bénévoles ont grave assuré ! Coup de cœur : Comeback kid et Municipal Waste, c'était 2 super show et des gars adorables à accueillir.

Quelles sont les améliorations à apporter ? Les choses à conserver ? Les nouvelles en devenir ?

David : Les points qui ont moins bien fonctionné (restauration, camping éloigné, sortie définitive...) ont été soulevé et nous ferons en sorte que tout cela soit amélioré en 2014. Il faut garder l'énergie, la passion. La programmation est l'élément clef de réussite d'un tel évènement.

La première édition du Xtremefest s'est déroulée sur le site de Cap Découverte, cette seconde s’établit au parc des expositions à Albi, pourquoi ?

David : Nous étions dans l'obligation d'agrandir la jauge du festival pour continuer à fonctionner. Le site de cap découverte ne proposait aucun solution viable au niveau financier pour faire évoluer le festival comme nous le souhaitions. Le parc des expo à Albi est beaucoup moins couteux et beaucoup plus fonctionnel pour l'organisation et pour le public qui trouvera sur place tout ce dont il a besoin : camping à 400metres du fest, restauration diverse et variée, distributeur de billet, hôtel, gare à 1km, supermarché à 500 mètres,  autoroute à 300 mètres...


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Le site de Cap Découverte possède une salle spécialement adaptée pour les concerts, et son rendu sonore est majestueusement superbe pour un mélomane averti ( le gros plus de la première édition selon moi ). Est ce que nous aurons la même équivalence acoustique ?

David : Nous ferons en sorte que la qualité du son sur la scène intérieure et la scène extérieure soit la meilleure possible. Notre prestataire son et les techniciens qui travaillent dessus sont très compétents et nous leur faisons 100% confiance. La salle est celle du zénith, elle a subi pas mal d’aménagement ces dernières années et notamment un traitement acoustique.

Oui c'est indispensable me semble t'il !!



Le site de Cap Découverte possède aussi des infrastructures privilégiant la détente, le loisir, le sport. Y aura t'il quelque chose pendant la journée pour divertir les festivaliers qui ont connu les infrastructures de l'an dernier ?

David : La journée les concerts sur site vont démarré à 14h00, donc le public aura de quoi faire dès le début de l'après midi. Cette année pas de lac ni de skate park, mais si cette nouvelle édition fonctionne bien nous travaillerons sur de nouvelles activités pour 2015.

Quels sont vos arguments essentiels qui justifient l'achat d'un billet pour le Xtremefest ?

David : Aimer la programmation et aimer écouter, partager en live ces styles de musiques. Au delà de la programmation, l'ambiance du festival sera très conviviale, et puis ce genre de festival dans le sud , c'est unique !


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Êtes vous toujours en collaboration avec le Resurrection fest ?

David : Oui nous travaillons ensemble sur la programmation et pour 2015 nous préparons un programme d'échange de groupes locaux....

Pouvez vous démontrer en décrivant chaque groupe pourquoi votre programmation est juste gigantesque ?

David : Impossible, nous n'avons pas la prétention d'avoir une prog gigantesque. Le Hellfest en a une.

Quelles sont vos attentes pour cette seconde édition ?

David : Que tout ce déroule bien, que les concerts soient de qualité,  que les artistes et le public apprécient notre organisation et bien sûr que le budget soit équilibré.

Et si cette deuxième fonctionne plein fer, la troisième sera t'elle encore plus grande, sur un autre site ? Avec encore plus de scènes, encore plus de groupes ?

David : Nous resterons sur ce site quoi qu'il arrive, donc pas de gros changements si ce n'est peut être une scène de plus et des activités nouvelles.... on peut, il faut rêver ! merci à toi et à bientôt...


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Non, non, c'est le 1,2,3 Août 2014 à ALBI et il va faire + 1000° !!!


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