WALLABIRZINE

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dimanche, septembre 16 2018

ITW Opium du Peuple


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C'est assez saugrenu de faire une ITW où d'emblée on ne sait si ce sera conceptuel, abstrait ou salement punk ? ODP est une communauté de garnement découvrant l'alternative du théâtre de rue, l'ironie du punk, et la masturbation.

Toujours incompris jamais parodié, Opium du Peuple est une véritable exception culturelle. Réalisée pendant l'Xtremefest 2018 dans les conditions du direct d'un interville entre Carcassonne et Béziers, cette ITW permet d'entendre avec le plaisir outrancier d'un chat qui ronronne, les explications du tournage de leur premier film et de la conception du dernier opus d'ODP.

Il est évident que je vous conseille le visionnage de leur film 7 salopards visible gratuitement, ne vous faîtes pas chier à l'acheter, où alors par un pur esprit de charité chrétienne, puisque le groupe pète dans la soie et se torche avec des dollars du Turkménistan. Je suppute qu'il ne restera pas éternellement gratos et que si vous l'idée saugrenue vous venez d'adopter une démarche conciliable avec le groupe en guise de soutien, vous opterez pour un achat qui permettra au moins de changer la litière des Opiumettes.

Mais attention vous devez le regarder dans une tenue conforme à l'esprit de Opium Du Peuple, et ceci est impératif pour apprécier l'arôme qualitatif de l'objet cinéphile en question.

Pour l'accoutrement rudimentaire souhaité et qui respecte au cordeau les 50 règles d'or du relooking :

- Pour couvre-chef : Un bob de compétition anisé.

- En guise d'apparat : Un marcel de couleur blanche.

- Pour cacher ce sexe que je ne saurais voir : Un slip panthère.

- Afin d'éviter un rhube karabiné: Des chaussettes blanches et donc assorties au marcel (merci Christina)

Pour finir par la chausse, deux options s'offrent à vous:

- Si vous êtes tissu : des espadrilles, attention la couleur noire n'est possible uniquement si il s'agit d'un polar. Dans le cas présent un rose ou un mauve sera raccord.

- Si vous êtes davantage attiré.es par la matière plastoc : Des méduses brillantes, des tongs à paillettes, voire des crocs scintillantes (chaussures mulets).


Pour la ripaille avec des mets de qualités selon la cuisine des mousquetaires :


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Le repas sera lourd et gras, essentiellement à base de cochonnaille et de friture.

Si vous êtes végétarien/lien.ne : Des tomates, des oignons, des graines de courges et des aubergines cuites dans 200cl d'huile d'olive et 3 litres d'huile de sésame se prêteront volontiers au grand raout culinaire, ne pas oublier de saucer toute l'huile avec un pain de campagne.

- Un cubi de vin de table Gaillacois, rouge ou rosé selon votre convenance. Si vous êtes sXe, un jus de raisin bio AOC Gaillacois fera l'affaire.

Le dessert sera un gâteau dont on se passe de toute délicatesse gustative, et avec lequel on retrouve toute la traduction du sud-ouest dans son appellation de bourre-couillon.



Réalisation : Cédric "Undergang" Gleyal / URIPROD

Scénario et dialogues : Opium du peuple et Cédric Gleyal.

Attention : Les décors ne sont pas de Roger Harth et les costumes de Donald Cardwell, on n'est pas au théÂtreeuuuu ce soir.


Projet annexe de membre de ODP divers et varié, quoique un tantinet différent, voire même dissonant quand l'envie d'échappatoire se fait fort et bruyant.

TA GUEULE : C'est le véritable nom du groupe, aucune insulte de ma part je tenais à le notifier.

DENIGRE : Le dernier en date, tout aussi tapageur que son cousin Ta Gueule, avec une variante de noirceur plus épaisse.

LES IDIOTS : Il n'est point utile d'en signaler davantage, rien que le nom porte en lui toute la lumière, ah si, c'est un duo.


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mardi, septembre 11 2018

ITW Black Mountain Bastards


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Black Mountain Bastards c'est la déflagration de Sick Of It All et de Municipal Waste au pied de la montagne noire Mazamétaine.

Cette ITW réalisée à l'Xtremefest permet de faire retentir l'humilité touchante d'un groupe underground, avec comme unique ambition la sentence « la meilleure manière de savoir c'est de la faire. »




jeudi, juin 7 2018

Le Manège enchanté de Pollux


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▲ Pollux/Xtremefest

Comme dans le cinéma où tout le monde remercie Claude Berri, en Occitanie, tous ceux intéressé.es par les musiques amplifiées remercie Pollux. Pas le clébard hein, les fadas albigeois avec au menu de cette ITW, High Voltage & Let's zguen !



La soirée avait lieu dans la belle salle de l'Athanor, où jadis les successives vagues de concert de punk sont venues éduquer dans le tumulte de leur ressac passionnel et respectif une kyrielle de personne. On a zguené ( tiens, mon ordi me conseille guenon à la place de zguené, c'est quoi cette singerie syntaxique mon ami ? ).

Bref, oOouaie on a zguené à tous les rythmes, par tous les temps que la multitude punk rockienne du soir abondait en déversant des litres et des litres d'énergie, de propulsion rageuse, de désinhibition festive, de mélancolie combative, et de toute cette sorte de pulsion et de sensation généreuse avec laquelle l'accoutumance fait corps à cœur. Les groupes ayant cet esprit similaire aux Beatles, enfants de la classe moyenne ayant connu les difficultés de leur condition sociale au point de fédérer vers le plus grand nombre l'attention nécessaire pour émouvoir avec simplicité et compassion, avec toutefois en plus il est vrai, la résolution de cracher à outrance sur toute sorte de sujet épineux, mais Ô combien réfutable pour recomposer le monde pendant le linceul d'une nuit d'interprétation audacieuse d'après concert. Mais si, mais si, tu sais, c'est le genre de soirée qui fixe une ligne Maginot au milieu du cortex cérébral. Ah ?! On me dit dans l'oreillette qu'il est possible que se soit davantage dû à l'alcool, je vous laisse juge, promis juré craché.

Transition subtile pour vous parler coutume punk, puisque vous savez forcément que l'on postillonne plus qu'on n'articule en concert. Il faut dire que le tumulte général oblige à interpréter chaque titre avec perte et fracas auditif. On crache ainsi sur le mépris de la hiérarchie et des divinités, afin d'éliminer la distance et même la distinction entre les musiciens et le public, un thème central de l'éthique du punk. Ceci dans une atmosphère de provocation réciproque qui génère parfois des réactions intenses. Si en 77 il était de coutume de cracher sur les artistes punk, désormais il y a plus de glaviot dans le public de vieux de la tournée des idoles d'âge Tendre que de crachat de jeunes dans un concert de punk, non mais vraiment quelle époque hein ? Sauf que le 11 mai 2018 à Albi dans le Tarn, sur scène nous avons eu droit a une débauche de voltige de mollards telle, que même un dromadaire avec une dysfonction des glandes salivaires n'obtient que trop rarement quand une touriste 2.0 fait un Xème selfie sur son dos à Ourzazate.

Serge Lama n'aurait pas fait mieux, promis, juré, craché !!


▲Justin(e) (punk rock / Treillieres)

De la méthode globale à la méthode inclusive Justin(e) est de toutes les campagnes et surtout celle de Treillières située dans la vallée du Gesvres, affluent de l'Erdre, à 14 km au nord de Nantes. Pour cette ITW il fallait être aussi compréhensible pour nos internautes agriculteurs de Lozère que succinct avec les questions. L'évidence pourtant c'est qu'on questionne Justin(e) en pesant ses mots, même si selon eux le langage ne traduit pas la pensée, il m'apparaissait essentiel de parvenir à traduire au mieux l'enveloppe globale du groupe. Et encore nous n'avons pas évoqué le Rhinocéros d'Eugène Ionesco, La Métamorphose de Franz Kafka Ibrahim, pas plus que le psychiatre et essayiste Frantz Fanon. Si tu ne piges rien, achète toi un dictionnaire, ou bien demande à maître Capello une explication de texte en appelant le "06 72 43 58 15".



On ne retiendra pas uniquement que cela parce que ce serait con, et que ces gars tendres sont punk, mais il arrive parfois que l'incongru d'une situation déborde et persiste jusqu'à vous coller au gâteau basque comme le sparadrap du professeur Tournesol dans Vol 714 pour Sydney. Olivier le guitariste de Justin(e) en a fait les frais, et aura passé une soirée inoubliable à coup sûr. On peut annoncer avec exactitude maintenant qu'il sait ce que cela signifie être roué de malchance.

Alors que les frères d'armes Charly Fiasco avait promis comme à l'accoutumé un set dont ils ont le génie de la mise en scène impromptue, et bien comme Gérard Depardiuuuuuu dans la Chèvre est convaincu que son compère Pierre Richard sera le poissard que choisira le garde pour le passer à tabac, ce soir là c'est le Gégé de Justin(e) qui s'est payé la tuile, enfin les tuiles plutôt, et même carrément le toit quoi, soyons honnête ! Nous le remercions très sincèrement pour ce superbe moment cocasse, d'ailleurs, on pouvait l'entendre crisser des dents, et pourtant le niveau sonore moyen à l'intérieur de l'établissement était conformément à 105 dB (A) et le niveau de crête à 12 cm.

Je pense très sincèrement que j'apprécie le set des punkers françaouis pour ce genre de fiasco suprême (Charly je le rappelle). Nous nous souviendrons aussi de ce concert pour la prestation fougueuse que le quatuor a imposée, peut-être pour essayer un peu d'inverser la fatalité (accident n°7), avec une prestance mêlant énergie, passion et exaltation qui déborde de partout, peuplée par une insurrection géniale. Chez Justin(e) si la fougue de leur propos demeure anarchiquement libertaire, ça joue carré avec la rigueur du pas militaire. Mais cela reste un joyeux bordel avec au final les copains qui montent sur scène pour faire la chenille, et il y avait le feu partout, c'était la fête des fous ; Laï-laï-laï-laï-laï-laï-laï-laï-laï-laï-laï...

Forcément on est absolument partisan de cette impertinence nous éloignant de cette "bonne grosse vie de merde", alors merci et bella ciao, bella ciao, bella ciao ciao ciao, Quest'è il fiore del partigiano, Morto per la libertà !


▲Charly Fiasco (Punk Rock et Savoir Vivre / Castelginest)

La caricature de ce groupe c'est d'essayer de faire au mieux et d'arriver souvent au pire ne tient pas une seconde quand on pratique en concert la décontraction Charly Fiasco. Le savoir vivre de ces punkers est légendaire, d'ailleurs leur discographie en atteste le propos avec brio. Alors si vous souhaitez un petit excès de folie ordinaire plongez dans cette discussion, vous aurez des réponses réjouissantes à la vie au pluriel, au bruit du silence, à la diagonale du vide, et vous apprendrez avec regret aussi que Black Pigeon n'a plus de plume.



Un concert de Charly Fiasco est tout le temps différent, parce que ce groupe est extraordinairement dans la réalité de la folie ordinaire. Romain Boule ne porte plus de bandana mais la moustache, ce n'est jamais le même bassiste, il se passe toujours un inattendu à ce cet exutoire pour névrosé, il y a autant d'agitation burlesque que d'énergie positive, et ce qu'il y a de certain, c'est que le bonheur communicatif que le groupe libère est réciproque avec cette profondeur d'ajuster avec sagesse une désinvolture tout en exprimant une contestation franche. Outre Charly Fiasco j'en ai profité pour évoquer le groupe Lame Shot dans lequel plusieurs protagonistes de Charly jouent, mais nous n'avons pas évoqué les refrains de pop punk qui ont la coutume d'être uniquement à base de voyelle, notamment le O, mais jamais, Ô grand jamais le Y, pas plus que le U.

Avec le recul je pense que j'aurais dû leur demander si lors d'une composition prochaine ils leur sembleraient raisonnable de conjurer le sort avec uniquement des consommes ?


▲The Decline (Punk Folk Rock / Rennes)

La classe prolétaire colle dans leurs compositions comme la bière un lendemain de fête. The Decline joue du punk/pub rock avec des cicatrices indélébiles et met tout son cœur à l'ouvrage pour que tu reprennes en chœur la chaleur humaine de leur musique. C'est avec ces embruns fraternels que cette ITW dévoile un groupe parlant le langage de la rue et qui largue les amarres.



Un concert c'est un instant de vérité pour communier à travers l’émergence émotionnelle spontanée, on peut bien en parler après, seul le moment vécu demeure indélébile dans le feu passionnel de notre émoi. The Decline a souqué ferme à travers la houle du pit afin de lever ses hymnes prolétaires dans les yeux brillants d'un public chavirant.

On va regretter ce groupe, vraiment.


▲The HypocondriaX (Ségala Hardcore / Cagnac les mines)

On ne rencontre pas le noyau dur du Ségala avec désinvolture, parce que derrière ces gaziers plus de 20 ans de punk dégorge du corrosif. Leur premier E.P est suffisamment explicite pour être une nouvelle véritable explosion sonique dans laquelle le quatuor prend un plaisir à manier le punk HxC. Est ce que ces vétérans devenus enfin adultes écoutent du jazz qui craque  ? Gim le hurleur a t'il un lien de parenté avec Maître Gims ? HypocondriaX est ce que c'est contagieux ?



Leur esprit HxC représente leur influence street & punk rock, à savoir, une exigence brute pour une coolitude scénique. Le groupe envoie ces titres sans filtre, il n'y a pas un chargé de com pour leur dire comment se placer et quoi dire, les 4 coupiiiiiiiiiins transpirent sur scène la même sueur, et leur set injecte une franchise indéniable, forcément c'est l'essence du HxC.

HypocondriaX n'est pas un malade imaginaire, ce serait davantage le docteur qui va te frictionner de ta léthargie.


▲Ben & Fist (Socialement en deçà / Festivement au dessus)

Le WBZ a déjà dialogué avec Ben & Fist il y a peu, toutefois ce trio facétieux qui avance avec indifférence et joie, mérite amplement un deuxième aparté pour une itw deprestivement parfaite pour remuer les zygomatiques !



On était en train de réaliser une itw avec des membres de Pollux quand on a entendu Ben & Fist qui commençait à jouer, et Junk et moi on s'est regardés en une seconde pour lire dans les yeux de l'autre que nous n'aurions pas la possibilité de filmer comme on le souhaitait le set de ces excellents garnements. Mais pendant que je rentrais le matériel dans la pièce, je ne savais pas que Junk était en train de filmer, ce mec devrait avoir une statue au musée Grévin.

Je n'ai vu que la fin, j'espère que vous vous êtes bien éclaté veinard.es !


▲Rooliano & Shak (Acoustic & Love / Kraken Paradise)

Le cocon que partage un chanteur de folk est une indiscrétion émotive, souvent développée par des thèmes liées à des blessures profondes et des bonheurs éphémères toujours mémorables. La communion de deux folkeux permet de doubler la mise, et pour deux garnements qui jouent dans Charly Fiasco, Bias, Dirty Fonzy, c'est aussi la délicatesse d'épouser la chaleur de la folk avec un esprit de punk rocker afin de rapprocher l'intime avec le partage. Rooliano & Shak en expliquent la démarche avec une belle complicité.



Le duo a joué entre les sets sur scène, juste à côté du bar sur une petite scène, au milieu des soiffards, du malt et de la biguine acoustique. Rooliano & Shak ont l'habitude de ce zouk, et ils adoptent leur set en fonction du lieu et de l'atmosphère. Quand ils jouent dans un salon avec une ambiance plus cosy l'interprétation n'est pas la même par exemple.

Donc là dans la mêlée albigeoise c'était plus gras que d'hab et foutrement plus punk rock, pile dans le mood du soir, heyyyy cool !!!



Le bilan pour l'aventure vidéo du WBZ est positif, j'ai eu du mal à me relire en ITW en m'apercevant après la dernière que je n'avais pas mis mes lunettes de vue, tellement prit dans la conversation et l'envie de pouvoir faire ressortir pour chaque groupe la caractéristique singulière de chacun. On s'est foutu quand même la rate au court-bouillon avec 7 ITW dans la même soirée, donc impossible de filmer la totalité de tous les concerts, on le regrette mais ne n'avons pas le don d'ubiquité. Junk a assuré à bête et vous pouvez le féliciter dès que vous le verrez.

Suivez la chaîne WallaBirZine, il y a tous les concerts de cette soirée, et en plus on vous promet de faire mieux, voire pire la prochaine fois !


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jeudi, avril 3 2014

XTREMEFEST ITW 2014


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Il y a un an l'Extremefest apparaissait dans la vigueur ingénue de son enthousiasme naissant avec le sursis d'un horizon incertain. Or la première édition fut un succès d'effusion punk HxC thrashy pendant un week-end caniculaire, et la deuxième semble poindre vers un résultat analogue tant la programmation érectile y est préalablement excitante.



Néanmoins est ce un sursis de plus ? L'intronisation d'un festival qui va ne cesse de grandir ? Mais au fait c'est quoi l'extremefest et jusqu'où veut-il aller ?

C'est David le président du XTREMEFEST qui s'y colle...


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Quels sont les conclusions, bilans, séquelles, coup de cœur, coup de sang de la première édition ?

David : Un super bilan pour cette 1ere édition, nous avons fait complet sur les 2 soirées. Le budget est équilibré, c'est presque un miracle pour une première édition et avec un soutien très limité des collectivités. Le bilan humain et d'organisation est très positif aussi. Les bénévoles ont grave assuré ! Coup de cœur : Comeback kid et Municipal Waste, c'était 2 super show et des gars adorables à accueillir.

Quelles sont les améliorations à apporter ? Les choses à conserver ? Les nouvelles en devenir ?

David : Les points qui ont moins bien fonctionné (restauration, camping éloigné, sortie définitive...) ont été soulevé et nous ferons en sorte que tout cela soit amélioré en 2014. Il faut garder l'énergie, la passion. La programmation est l'élément clef de réussite d'un tel évènement.

La première édition du Xtremefest s'est déroulée sur le site de Cap Découverte, cette seconde s’établit au parc des expositions à Albi, pourquoi ?

David : Nous étions dans l'obligation d'agrandir la jauge du festival pour continuer à fonctionner. Le site de cap découverte ne proposait aucun solution viable au niveau financier pour faire évoluer le festival comme nous le souhaitions. Le parc des expo à Albi est beaucoup moins couteux et beaucoup plus fonctionnel pour l'organisation et pour le public qui trouvera sur place tout ce dont il a besoin : camping à 400metres du fest, restauration diverse et variée, distributeur de billet, hôtel, gare à 1km, supermarché à 500 mètres,  autoroute à 300 mètres...


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Le site de Cap Découverte possède une salle spécialement adaptée pour les concerts, et son rendu sonore est majestueusement superbe pour un mélomane averti ( le gros plus de la première édition selon moi ). Est ce que nous aurons la même équivalence acoustique ?

David : Nous ferons en sorte que la qualité du son sur la scène intérieure et la scène extérieure soit la meilleure possible. Notre prestataire son et les techniciens qui travaillent dessus sont très compétents et nous leur faisons 100% confiance. La salle est celle du zénith, elle a subi pas mal d’aménagement ces dernières années et notamment un traitement acoustique.

Oui c'est indispensable me semble t'il !!



Le site de Cap Découverte possède aussi des infrastructures privilégiant la détente, le loisir, le sport. Y aura t'il quelque chose pendant la journée pour divertir les festivaliers qui ont connu les infrastructures de l'an dernier ?

David : La journée les concerts sur site vont démarré à 14h00, donc le public aura de quoi faire dès le début de l'après midi. Cette année pas de lac ni de skate park, mais si cette nouvelle édition fonctionne bien nous travaillerons sur de nouvelles activités pour 2015.

Quels sont vos arguments essentiels qui justifient l'achat d'un billet pour le Xtremefest ?

David : Aimer la programmation et aimer écouter, partager en live ces styles de musiques. Au delà de la programmation, l'ambiance du festival sera très conviviale, et puis ce genre de festival dans le sud , c'est unique !


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Êtes vous toujours en collaboration avec le Resurrection fest ?

David : Oui nous travaillons ensemble sur la programmation et pour 2015 nous préparons un programme d'échange de groupes locaux....

Pouvez vous démontrer en décrivant chaque groupe pourquoi votre programmation est juste gigantesque ?

David : Impossible, nous n'avons pas la prétention d'avoir une prog gigantesque. Le Hellfest en a une.

Quelles sont vos attentes pour cette seconde édition ?

David : Que tout ce déroule bien, que les concerts soient de qualité,  que les artistes et le public apprécient notre organisation et bien sûr que le budget soit équilibré.

Et si cette deuxième fonctionne plein fer, la troisième sera t'elle encore plus grande, sur un autre site ? Avec encore plus de scènes, encore plus de groupes ?

David : Nous resterons sur ce site quoi qu'il arrive, donc pas de gros changements si ce n'est peut être une scène de plus et des activités nouvelles.... on peut, il faut rêver ! merci à toi et à bientôt...


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Non, non, c'est le 1,2,3 Août 2014 à ALBI et il va faire + 1000° !!!


mardi, avril 23 2013

XTREMFEST ITW

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La création d'un festival pour personne alternative à l'intérieur de mon département est une très bonne chose en soi, j'en félicite la fondation par une ITW qui je l'espère saura vous convaincre d'y participer activement les 3 et 4 août 2013 sur le site de Cap Découverte ( Le Garric 81450)

David le chanteur/guitariste des Dirty Fonzy, aussi guitariste dans l'Opium Du Peuple et président de ce fest, répond à mes questions.


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Quel est le fait (ou la prise de conscience) qui a concrétisé la conception de ce festival ?

David : Pollux asso mène depuis plusieurs années une saison musiques actuelles diversifiée, Les membres fondateurs viennent tous du punk, du métal.......C'est en toute logique que cet événement soit créé par Pollux asso. Cela fait même très longtemps que le projet est dans nos têtes.

Quelles furent les premières réactions quand vous avez décidé ouvertement de le créer ?

David : La grande majorité des gens ( mise à part les 3 ou 4 fous qui ont monté le projet) ne pensait pas que cela soit réalisable.

Il semblerait que se soit l'association Pollux qui organise les festivités, est ce que cela signifie la mort prématuré du Zguen Fest, ou plutôt sa métamorphose ?

David : Le zguen fest est mis en parenthèse en 2013, pour des raisons essentiellement budgétaire. L'édition 2012 s'est soldée par une perte sèche de 15 000 euros pour l'asso. Il faut revoir la viabilité et la mise en œuvre de ce projet. Nous préparons pour fin août 2 jours de concerts gratuit dans Albi centre, Peut être déjà le retour ou la suite du zguen fest est en train de s'écrire.


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Je vous le dis tout de go, mais je m'attendais de par le nom de votre festival, à un truc recentré à mort sur le skate, voire au pire des cas à un sponsoring agressif de grande marque de sportwear pour le financer en partie.

Puis après l'annonce de votre programmation quasi complète, je ne fus pas étonné non plus de retrouver un délire de coalition punk-rock / "sport-loisir " alternatif, avec des démonstrations et contest de bmx/SK8 pour permettre des activités proche de la scène des concerts gratos. C'est quelque chose de primordial pour vous d'apporter une tribune à des pratiques alternatives ?

David : Associer les pratiques proches culturellement de notre délire est important que cela soit su sk8, du bmx, du VTT, du beer pong....car nous même nous pratiquons ses disciplines, on envisageait même un spot FMX mais ça sera pour plus tard. On peut aussi réfléchir sur la présence de tatoueur, et autres activités de la culture underground.

Comme de bifurquer vers des trucs politisés, associatifs, toujours alternatifs avec des sujets divers et variés comme l'écologie, végé, discipline tattoo, piscine à bulle et je ne sais quoi d'autres...?

David : On va pas trop bifurquer alors que la 1ere édition n'est pas réalisée, On verra si on est en vie le 05 août.

Pour une première c'est tout de même 23 groupes répartis sur trois scènes, vous avez vu grand dès le départ nan ?

David : On a juste essayé de monter le projet qui nous faisait le plus kiffer. Le même festival sans les têtes d'affiches , ce n'est pas pareil non ? Et le même festival avec que des têtes d'affiches ça nous aurait fait chier !


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Le théâtre des opérations se passait à Albi auparavant (Zguen Fest), votre mutation vers le site de Blaye correspond t'il à une demande des pouvoirs public ou du gestionnaire du parc pour exploiter le site et ses infrastructures ? Est ce dû à une opportunité financière ? ou même pourquoi pas à une nostalgie (les différents festivals d'antan) de perpétuer l'odyssée du rock alterno carmausin/albigeois, et du bassin minier ?

David : Pollux asso programme depuis quelques temps des concerts sur Cap Découverte, nous y avons même démarrer notre programmation en 2006 pour un concert de soutien à Condkoi. Pas de nostalgie dans notre démarche mais juste le choix d'un site idéal pour accueillir les groupes et le public. C'est bien mieux qu'à Pratgraussals et plus confort qu'à la MJC !

Chez Pollux on ne monte pas un projet pour une opportunité financière, c'est le meilleur moyen de se planter. On a des exemples par chez nous !

Plusieurs festivals ont eu lieu sur ce site et se sont soldés par des revers successifs de fréquentation. Comment faire disparaître globalement cette trace dans votre optimisme, et comment comptez-vous y remédier pour pérenniser votre festival ?

David : On fait confiance à notre savoir faire en programmation et à notre exigence en montage de projet.

Les derniers concerts organisés par Pollux asso sur ce site n'ont pas souffert de la fréquentation, au contraire. Le fond du projet et la proposition artistique occupent la place principale dans notre réflexion, c'est sans doute ce que certains ont oubliés depuis longtemps.

Les pouvoirs public ont apparemment légitimé votre démarche puisqu'ils apparaissent sur les sponsors, mais est ce par une confiance financière ? (Je suppose par ailleurs que la méfiance est de rigueur et réciproque avec les différents échecs des différents festivals et associations qui sont passées au crible.)

David : Notre démarche est globale. Les collectivités nous soutiennent pour le travail que nous effectuons à l'année, désormais plus d'une quinzaine d’événements sur tout le territoire du nord du Tarn, sur des esthétiques diverses ( electro, reggae, pop, rock, métal....).

Tu imagines bien que les élus on ne leur parle pas de Napalm Death ou de Propagandhi. Notre soutien institutionnel vient du long et lourd travail que nous effectuons depuis plus de 12 ans maintenant.

Nous n'avons pas de papa ou oncle au conseil général, à la mairie ou autres collectivitées. Je te parle même pas des partis politiques de tous bords qui nous courent après à l'année parce qu'on leur recouvre leur affiches ! Quelle rigolade.


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Parlons maintenant de la programmation.

Qui l'a préparé ? Pourquoi ces choix ?

David : Le comité de prog est constitué de 5 personnes issus de Pollux asso, sky valley shop et muzik addiceted, la prog devait faire globalement le tour de pas mal de style qui sont proches ( punk, métal hard core..). On y est arrivé, ensuite le choix des groupes est complètement subjectif.

Pollux organise des concerts depuis un bon bout de temps, puis les différentes formations musicales d'Albi et du coin ont permis de lier des liens avec d'autres structures et groupes. J'imagine que c'est le genre de travail perpétuel qui paye pour ce genre de réalisation au final, et aboutir à une programmation de copinage. Combien y a t'il de groupe amis sur votre prog ?

David : Nous tenons justement à ne pas faire du copinage avec les groupes, leur tourneur ne font pas de copinage avec nous ! Nous sommes une structure associative mais professionnelle. Nous tenons à garder des relations pro avec les artistes et leur agent. Si on est pote tant mieux mais ce n'est pas la base de notre travail.





Un concert n'est pas un festival et inversement, puisque, plus il y a de groupes et moins le set dure longtemps. Combien de temps vont durer les sets chez vous ?

David : Entre 45 min et 01h00 en moyenne, 01h00-01h30 pour les têtes d'affiches qui le demande, mais tu imagines bien que Comeback Kid ça joue pas 01h30, ça serait en contradiction avec l'esprit de leur zike.


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J'ai été bluffé d'entrée par l'annonce de Suicidal Tendencies car c'est déjà un gros poisson et synonyme d'un putain de concert tonitruant. Les gars ont roulé leur bosse, pris quelques kilos en trop mais ils envoient le rouleau compresseur et dévale le sk8-Park avec la même intensité qu'à leur début à Venice. A la deuxième annonce, j'ai trouvé que la façon de joindre Punk, HxC et Métal poursuit la ligne directrice des débuts du Furyfest/Hellfest. Est ce dans votre optique de mélanger des scènes et des styles à des fins d'élargir votre audience ou est ce un choix tout simplement de fans ?

David : Les 2 mon colonel !! On veut qu'il y ait une certaine unité des publics, et cela passe par un mélange de tous ces styles. Ensuite on est tous fan de métal, punk, hardcore, postrock.... donc pas de problème dans l'équipe de prog pour travailler tout ça.

Est ce que le Hellfest vous sert de référent ? (Je rappelle à cet effet que le précepte du Hellfest c'est : Un festival fait pas des fans pour des fans) :

David : Oui c'est un bel exemple. C'est d'ailleurs l'équipe du Hellfest qui nous a mis en relation avec le resurrection fest en Espagne pour que l'on puisse travailler sur certains groupes en commun.

Un des représentants du crew du Hellfest me disait dans une ITW du WallaBirZine, qu'il y avait de la place dans l'hexagone pour ce genre de festival alternatif, hétéroclite avec des choix musicaux ambitieux et généreux.

Ma question va sembler un peu précipité vu que vous débutez, mais bon, on peut ambitionner le futur avec espérance aussi, et de toute façon s'est bien la formule adéquate pour avancer dans la vie. Donc, avez-vous le secret espoir, voire l'ambition, si l'opportunité et le succès s'y engagent bien entendu, de produire un festival colossal et de passer sur l'autre partie du site créer exprès sous la nomination de "Espace grand festival" ?

David : Pas pour le moment. Je suis directeur du festival et dans le projet que j'ai écrit il y a une place réservée au confort du festivalier. Mon avis perso est que regarder et écouter un concert au milieu de 20 000 personnes dans un chant à 300 mètres de la scène, ce n'est pas super confortable.

Je travaille donc sur une formule plus petite mais peut être plus confort. Un développement du festival est envisageable mais pas sur une jauge de 10 000 personnes. Si on monte à 2500-3000 ça sera déjà pas mal !


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Est ce que dans cet avenir ambitieux, avez vous peur de franchir l'étape crucial que le Xtreme fest se doit de modifier sa programmation pour offrir une palette plus « mainstream » et moins «alternative », en changeant son fusil d'épaule pour rentabiliser et offrir des garanties pérennes à la confiance des pouvoirs publics, et des sponsors (comme c'est fort souvent le cas de figure) ?

David : A quand Micka à l'Xtreme fest ? C'est justement le genre de chose qui ne peut pas arriver quand le projet est bien préparé et les objectifs bien posés. Les collectivités, que l'on fasse Bad Religion ou Bénabar, ils s'en foutent. L'important c'est ce que l'on défend et la manière dont on le défend.

Vous devez avoir des objectifs de fréquentation pour rentabiliser le festival, ils sont de quel ordre ?

David : 1500 pers par soir ! Pas plus pas moins.

Qu'attendez-vous de votre public ? Comment le voyez vous ? D'où viendra t'il ?

David : C'est la 1ere édition donc on ne sait pas trop. On envisage un public régional, rock'n'roll, sympa, passionné, pas relou, et qui tient bien la bière.


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Un festival n'est pas qu'une question de programmation musicale.

David : C'est ce que certains oublis trop vite !!!!

Est ce que vous avez prévue des stands de merchandising pour groupes, labels, marchands ambulants ? Des trucs pour les fanzines peut-être ?

David : Oui bien sûr c'est en préparation.

Quels sont vos limites de « liberté d’expression » au sein du Xtrem fest ? ( quels styles de personnes / d'attitudes / de discours / style musicaux / ne sont pas conviés, et est ce que ce sujet vous semble t'il important d'avoir pour régler une bonne fois pour toute votre intégrité ? )

David : La liberté d'expression c'est le fait qu'il n'y ait pas de limite à s'exprimer, donc je ne vois pas quels problèmes il peut y avoir, Des manifestants anti mariage pour tous ? Ils seront reçu comme il se doit !!!

Les discours homophobe, machistes, racistes, religieux, sont bien entendus des discours et attitudes qui ne seront pas bienvenue au festival. Notre service d'ordre est là pour ça !

Avez vous fait le partie pris d'être plus qu'un simple festival, mais d'émettre et d'avoir une identité propre ? Représentative de vos idéaux ? D'un style de vie punk rock par exemple ?

David : L’activité de l'asso à l'année est la réponse la plus appropriée à ta question, le festival n'est pas notre unique centre d’intérêt.

Style de vie punk rock, ça veut dire quoi ? Pour moi ça veut dire être libre de faire ce qu'il me plaît et je m'y colle tous les jours.

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Merci pour le temps que vous m'avez accordé. ciao : )

David : Ciao et merci à toi !

Pour plus de renseignement sur ce festival : XTREMEFEST


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