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Tag - Stöner

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mercredi, novembre 22 2023

DIRTY BLACK SUMMER - Gospel Of Your Sins


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Le quintet Dirty Black Summer originaire de la baie des Anges vient rompre les amarres pour un trip qui perce l’acmé du spleen cicatriciel.

Leur premier E.P “Great Deception” (2021) avait filé le tournis, tant l’afflux du grunge 90’s revidait ses vapeurs empoisonnées à la mélancolique puissante. Ce premier long format de 10 titres pour 46min31 de röck 90's post-grunge, permet à « Gospel Of Your Sins » via Nova Lux Production de bâtir une mythologie de cosmos, venant en collision se métamorphoser en un big bang salé dans l’amer.

Dirty Black Summer vient comme un dieu dans le temple des siècles passés, rappelant les beautés sombres d’un pays de malédictions et de merveilles. L’album fait rayonner ses écueils en fauve, par les ombres de l'intime derrière les brumes de chaque vision il est ce dernier signe d’une croyance fabuleuse des cieux telluriques. Les riffs venus des abysses siègent dans chaque interstices, les solos sont faits avec le feu d’une comète, et celui des Enfers !

Des armatures ardentes tiennent la partie rythmique, sculptant dans cette aciérie les métaux lourds des chamanes. Au confins d’un rock tout aussi liturgique que païen, se dresse Dirty Black Summer. Le chant vient s’abattre en rehaussant tous les effets émotionnels, d’une rage et mélancolie inextinguible. Le bras musical fertilise ce terreau d’algues noires dont le corps sonique brille dans le fond des abimes, avec un marais de paroles qui se fait cristal. Aucune barge, aucun tronc à votre portée pour ne pas couler dans ces ténèbres avec délice.

La porosité musicale de l’album s’étiole pour la vigueur ténébreuse de visions hallucinatoires et foutrement mouvantes de post-grunge.

"Tout ce que j'ai lâché porte des marques de griffes." David Foster Wallace




jeudi, juillet 6 2023

DAD WAS A BAD MOTHER - Blurred


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Blurred » est l’album autoproduit 8 titres du quatuor lorrain DadWasABadMother basé à Metz, après leur EP « Dawning » sorti en 2018.

Un riffing accrocheur, une bonne allonge rythmique, un chant à l’aigreur mouvante (l’accent français pêche parfois) un feu que les ombres des mots font craquer dans le reflet figé de la pluie couverte de rouille, de mousse et de cratères sous un ciel noirci par l’obscurité grunge (Pearl Jam, Stone Temple Pilots, Alice in Chains) et hard blues (Led Zeppelin, Rival Sons) « Step Aside » et « A Dog Chasing Cars ».

Les âmes perdues se tordent de douleur, leur peau brûle sous la chaleur infernale de ce grunge. Leurs cris résonnent dans leurs ténèbres. Les démons soniques rient, savourant le bucher. Ces âmes qui ont choisi de se consumer dans les flammes, reflet éternel de nos passions, tensions, exaspérations, et de nos choix qui nous ont à la rédemption pour ceux qui cherchent le changement.

DadWasABadMother s’est restructuré pour tendre vers une musique épidermique, la granulométrie vocale est en adéquation avec la force rugueuse de leur musique, cousue dans l’écrin des souffrances et des flammes, pour un album de possession.


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jeudi, mai 25 2023

ALCONAUT – Endless Skies


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Alconaut est un groupe de stoner formé en 2016 à Bastia en Corse, composé de Marini Antoine-Joseph à la Batterie, Agostini Georges aux Guitares/Chant/Harmonica et Albertini Kevin à la Basse. Le groupe a commencé à repriser les gammes des groupes comme Sleep, Fu Manchu, The Sword, Mars Red Sky etc...Nous en ressentons la filiation à travers son premier album « Sand Turns to Tide » en 2019, suivi par les singles « Slugs » « Ascending I : The Departure » en 2022 et « Gelmir's Path » en 2023 que l’on retrouve sur ce nouvel album.

Les titres allongent les abysses mouvantes d’un stoner psychédélique, avec l’impression d’une americana à la profondeur de ton intense, et la présence significative (parfois) d’un harmonica. Dans cette somme mélodieuse fantomatique et spectrale Alconaut gravite dans plusieurs atmosphères, le desert rock enlace, le stoner foudroie, le sludge enlise. Les titres composent une alchimie vagabonde pour un trip sonique à la vision psychédélique. Le trio parvient à raconter à travers ses différentes pistes, un égarement, une surexcitation, des mirages, une fureur, des digressions sonores, un envoutement psychotrope.

« Endless Skies » a été enregistré, mixé et masterisé par Vincenzu Lota à Atom Studio en Corse, c’est un voyage heureux, texturé, il ouvre d’immenses crevasses desquelles surgit l’éruption explosive. Une effusion sonique se répand sans cesse de ce corridor hallucinogène, et se détache de ce grand désert de légères caresses et d’épais nuages sonore qui apposent de lentes élévations. Le chant est râpeux, son grain épais, la mescaline rythmique inonde avec la basse un groove solide et capiteux. Des nappes d’arpèges bluesy et les solos divinatoires complètent une harmonie de couleur et de contraste parmi le brouillard riffique venu des limbes doom/sludgy. Le disque semble nous chuchoter que ce que nous appelons péché, il le nomme grand esprit d'amour qui prend mille formes. Bienvenue dans ce trip cosmique !




vendredi, mai 12 2023

Fleur, poing et gémissement bestial


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DEATHCHANT est un groupe de heavy psyché proto-metal américain, son dernier album, intitulé « Waste », il est sorti le 25 juin 2021 RidingEasy Records, il est composé de Lemieux au chant et à la guitare, George Camacho à la basse, Colin Fahrner à la batterie et John Belino à la deuxième guitare.

Le son du hard rock britannique classique constitue l'ADN de Deathchant, le rock psychédélique apparaît comme plus fantaisiste qu'autre chose, pourtant le groupe a bien planté une graine en ce sens, parfois des solos stellaires viennent ramifier le heavy de la NWOBHM puis il y a un virage sous acide dans la contreculture psychédélique. Pour l’épaisseur le groupe fait tourner l’huile de vidange doom et stoner en graine.

Le quatuor Heavy rock de Los Angeles est un parfait mélange de Thin Lizzy et The Melvins. Après avoir écumé les scènes de festivals de renom tel que le Metal days, Sonic Blast, Red Smoke Festival ou encore le Devilstone Fest, il débarque en Europe pour une tournée 2023 des club et passent par Castres ?!?

Merci à l'asso La Lune Derrière Les Granges et Aux Ateliers une fois de plus, une fois encore. Pas l’habitude du tout de ce genre de groupe ici, donc très content, surtout le jour de mon anniversaire. The cherry bomb on the cake !

Dès le départ Deathchant fonce tête baissée sur les rails mercuriels et fait rugir sa rafale rétroaction glissant constamment à travers leurs mitaines huileuses. Le ton est assez fou comme une ambiance et une attaque boogie-riff du début des années 70, mais pas aussi "flou" qu'on pourrait s'y attendre d'un groupe de stoner. Ne lâchant pas le pied un instant sur la pédale du carbu, le groupe démarre en faisant crisser les pneus d’un riff mémorable, saturant l’espace des ateliers d’une suie sonique. La fuzz s’immisce absolument partout, ça bègue et forme une patte de grumeaux qui sort des enceintes assourdissantes, les amplis Marshals sont à 11.



Le groupe électrocute un boucan imprégné de rétroaction heavy rawk hi energy de Motörhead, et quand le chaos prend fin le groupe continue comme si de rien n'était, jusqu'à ce que la chanson se termine avec encore plus de bruit. L’impact est prégnant, décuplant les effets de distorsion et d'amplification et les messages subliminaux d’entités spirites font leur fuzz dans la tronche. Le son est épais et saturé, du feedback étrille, la lourdeur fait son quintal, les poses des musiciens spinal tap sont magnifiques.

Lemieux et Belino montrent leur connexion habile par un échange vertigineux de riffs. Un travail de plomb accrocheur est affiché, alors que le rythme est maintenu par le batteur Colin Fahrner et le bassiste Greg Camacho. La voix de Lemieux, bien que déformée, sonne bien elle évoque des comparaisons avec le hurlement de Big Business/Melvins Jared Warren ou d'Austin Barber d'Oakland's Saviours.

Débordant de riffs du salpêtre de Corrosion of Conformity, du magma heavy de High on Fire, du psychédélisme fuzzien de Californie de Fu Manchu, avec des ambiances et musicalité à la Maiden surmontés de riff des démos de Metallica, l’on trouvera dans ce style des incantations stoner de Spiritual Beggars au gueulard d’Orange Goblin, une épaisseur du doom de saint Vitus et en faire mousser la Cream du protometal Thin Lizzyesque.

Les gros crasseux ont graissé les manches de leur 6 cordes devant 10 gugus, 2 pelés, 4 poulettes et un tondu, pour un nuitée d’acouphènes et un putain de set trippy composé de guitares boursouflées et floues sur un rythme de braise volcanique, un ton stoner, une atmosphère dense, un son bruyant, lourd, agressif, des progressions d'accords plutôt prévisibles, mais toujours accrocheuses, avec lesquels Deathchant nous sodimisera les cages à miel pops.

Le groupe est aussi méchant qu’un grille-pain, c’est-à-dire qu’il n’a pas l’air mais une fois que les tartines se sont quillées tu te crames les phalanges en essayant de les désobstruer du piège brulant.

Profitez des superbes photos de Junk sur la page FB du WBZ.

Merci au team La lune derrière les granges, aux Ateliers, à Deathchant, à Junk Cacahuète et jus d'orange.


Deathchant ce sont les flammes de l'enfer tapageuses, hautes et fortes, brûlant dans un feu éternel, elles dévorent tout sur leur passage, laissant derrière elles un monde en braise. Si mes antennes ne s'égarent pas, il y a longtemps qu'il n'y a rien eu d'aussi fort pour s'emparer de la libido des masses !




lundi, mai 8 2023

BIRDS OF NAZCA - Héliolite


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Birds of Nazca est un duo nantais de Stoner / Heavy Psych instrumental, actif depuis 2019, leur premier album éponyme en octobre 2020 avait entériné des qualités tellurique indéniable.

Leur EP intitulé "Héliolite" revient avec les fondations maîtresses de Kyuss, Nebula et Pelican, maniant ce contraste volcanique de clouer au sol avec des atmosphères poissonneuses, de bâtir des cimes de torrents de boue sur les portes de la perception infinies, et d'être capable de faire s'élever la sagesse éléphantesque de My Sleeping Karma.

3 titres sØniquës pour doomers adepte d'un trip imagé de stoner et intense de 20 minutes d’orgasmes pur !




samedi, avril 15 2023

VANTRE – Treehopper vol 3


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Vantre est un trio instrumental de math-rock/Stöner/shoegaze, formé à Paris avec deux basses et une batterie.

Basse (terre) : Damiano Signorelli

Basse (air) : Yann Le Tallec

Batterie : Côme Huveline

« Treehopper vol 3 » est leur 3ème E.P qui clôture leur trilogie intitulée « Treehopper ».

Dans ce troisième volume pour 3 titres, des fantômes rêveurs viennent fleurir des mélodies avec des pétales de ronces, un brouillard de larsen, des équinoxes soniques tout en dissonance, du poil à gratter et des éclairs de souffre. Vantre malaxe, tord les rouages de sa formule trio et puise dans ses profondeurs les litotes musicales capable d’émettre du rêve des pluies de songes au goût de métal. Le voyage sonore est captivant. Le label américain Forbidden Place Records produit le CD, et un clip et une session live filmée au studio Mémoire Mécanique de Grenoble est disponible :

Vantre • Etna



Vantre • Funeral Live Session - Treehopper Vol.2