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Tag - Rock bourrut

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vendredi, avril 7 2017

L7 – Fast & Frightening


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L7 est un groupe de rock’n’roll, poussé à son incandescence punk. Pas besoin de test de personnalité avec ces fortes têtes : La femme est l'égale de l'homme. La femelle est l'avenir de l'humanité.

Maiiiiiiiiiiis oui !

Cette idée rebute les plus phallocrates, mais la vérité, c'est qu'elle est au-dessus-de lui.

Maiiiiiiiiiiis oui !

Sinon comment peut-il autant transcender la poésie de son art à l’âge doré de la vingtaine dès qu'il pense à elle ? Et même mieux, soixante annuités plus tard, lorsqu'il la verra déglutir une glaire dans un mouchoir en coton, il aura cette tendresse émouvante que les épagneuls détiennent quand ils regardent leur maître regarder un épisode du commissaire Maigret.

Maiiiiiiiiiiis oui !

On peut aussi argumenter sur le fait que la femme est au-dessus de l'homme, parce qu'ainsi, c'est plus pratique pour lui bouffer les nichons.

Bon pour le « Fast & Frightening » de L7, c’est easy : Fond de tiroir avec en vrac des covers, face B, live, démos, hits incontournables, enregistrés avec le son des égouts californien, c’est du L7 concentré pur-jus, la hargne du punk, la lourdeur heavy, et la femme libérée dans toute sa splendeur.

Ici, il n’y a rien à jeter, ces femmes décalottent le rock et nous violent les oreilles, ça pique, c’est super cool, ultra fun, ça déménage de partout, c’est L7, l’un des meilleurs girls band de l’humanité.

Conclusion :

Il devait être 17h30, elle rentrait de son travail et s’était installée sur le canapé en regardant le bordel accumulé dans le salon. Puis elle a posé « Fast & Frightening» dans la platine et appuyé sur play en prétextant d'un souffle d'épuisement : « M’enfin mais comment font toutes ces femmes pour tout faire chez elle à la fin ? » « Mais je ne sais pas chérie, je ne sais pas ! » lui répondit son époux qui était à genou en train de faire briller le carrelage du salon, tout en surveillant le clapotis du repas du soir et les devoirs des gosses...

L7 c’est la sauvagerie du rock’n’roll à son incandescence punk !


jeudi, mars 2 2017

DANKO JONES – Wild Cat


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Whaouuuuu, le Danko a appuyé sur la pédale turbo catchy et son album est absolument dantesque !!!

Danko Jones est un trio canadien since in 96 à Toronto de rock’n roll -Garage rock- punk rock-hard rock, depuis le combo a sorti des alboums dont la formule est rodée, lustrée, directe, efficace, avec cette tendance qui confine à la répétition de pétulance chromatique Motörheadesque, acdciste voire Airbournime.

Danko Jones: Guitare/Chant + John Calabrese (de l'excellent groupe Calabrese): Basse + Dan Cornelius: Batterie = Trio de choc pour un disque de percussion auditive maximum rock’n’roll.

A chaque sortie le groupe n’a eu de cesse d’accentuer sa maturité de composition en alliant le real rock’n’roll avec une persévérance mélodique, qui aujourd’hui trouve son incandescence avec l’énergie et la qualité d’un songwriting ultra efficace et catchy.

Ce groupe sait exactement placer sa formule à l’endroit exact, qui est le standard pour faire des titres de rock’n’roll ultimes, c’est-à-dire une intro, un refrain, un couplet, à nouveau un refrain, un pont et une outro…Tout ici est millimétré pour faire un carton plein sur les radios rock, que ce soit avec les riffs, le dosage de la rythmique et ses coups dur qui te téléportent dans la stratosphère Hi-energy rock, que ce soit avec le chant et la qualité de ses diverses textures mélodiques, qu’avec la qualité de pénétration de la basse, des compositions luxuriantes, omnipotentes, vigoureuses, athlétiques, invincibles, énergiques, aguerries, talentueuses, malignes, et forcément imbattables.

Oui mesdames, nous avons pour ainsi dire à faire ici à un disque indispensable. Parce que Danko Jones ne prône pas l’abstinence, oooooooh que non. Il proclame ouvertement à la révolution sexuelle de la sauvagerie rock la plus épanouissante, pour cela il terrasse avec la force surpuissante de la lubricité des lyrics Kissinien, le stupéfiant classic rOck d’Aérosmith, le punk punchy pop de The Knack, du punk rock des Misfits à sa surdose ramonesque, et avec tout ce qu’il faut de caresse pop, de hardiesse Hi-energy, pour une facilité d'écoute absolument vivifiante, et ce, sur la totalité des titres accrocheurs, percutants, frais et Rock And Roll.

Faut-il encore que j’en rajoute pour que vous remuez de la croupe ? Nan je ne le pense pas.


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Calibré pour faire dresser les poils du pubis, cet album est l’antithèse de la masturbation sonique, à l’opposé de la branchitude du moment. Car le rock à moustache est au rock’n’roll ce qu'un barbier est chez un charcutier, tout simplement inutile.

Danko Jones (le gars) est la version Vin Diesel de l'action, il est chauve, glabre, et va ‘’droit au but’’ rajouterait Jean-Pierre Papin. Il écrit (écrivait) par ailleurs pour Close-Up Magazine (Suède), Rock Zone Magazine (Espagne), un édito hebdomadaire pour The Huffington Post, ainqi que pour Rock Hard, Guitar For The Practicing Musician (Allemagne), Mute Magazine (Norvège), Rockstar Magazine (Suisse), Lángoló Gitárok (Hongrie) + son blog, bref le gars est ultra prolixe, prolifique, dans ce pur-jus de concentré stakhanoviste, avec la flamme purificatrice du rock perpétuellement en feu cousue de main de fer sur le poitrail.

Danko Jones (le groupe) est rock'n'roll, et tu sais ce que cela signifie ?

Nan ! Hey mais Le rock n’est pas qu'un appareil de mesure permettant de commenter avec plus ou moins de précision, combien il fait mouiller de chatte dès son effet dilatateur en action. Le rock’n’roll provient d’une frustration avec comme aboutissement une libération sexuelle via sa puissance émancipatrice. Et ceci, Danko Jones l’a très bien assimilé, pour ne pas dire incorporé dans sa musique avec des offrandes jubilatoires au dieu de la six corde et de son pouvoir d’humidification vaginale par du foutre Hendrixien.

Et malgré le fait que certains titres de Danko Jones ont servi dans les séries comme True Blood ou des films comme Kick-Ass 2, ce groupe est tout de même sous-estimé.

Je gage qu’avec cet album il n’en sera plus de même, où alors effectivement Johnny Hallyday est un dieu vivant, mais reste à savoir de quoi ?

Ce «Wild Cat » est un sans-faute absolument terrifiant de percussion érectile, il est profondément et fondamentalement garantie à 500% de Rock’n’härd-roll.




mercredi, janvier 18 2017

TOUCHE AMORE – Stage Four


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La bataille contre un cancer, la relation ultime et essentielle des derniers instants, le décès d'une mère, la nostalgie, la mélancolie, la colère, toute une palette d’émotions pour laquelle il est impossible de tricher. Le chanteur  Jeremy Bolm de Touche Amore en célèbre le constat avec fulgurance et justice. À partir de quoi, plus rien ne sera comme avant.

Cet album coule de source Emocore, sa douce vérité est communicative, son charme immédiat. Car il y a des choses qui parfois laissent à l’instant la pleine capacité de les vivre avec un naturel déconcertant. C’est la qualité première de ce groupe que de précipiter la saveur de sa musique avec aisance. Alors que l’on sait très bien toutes les qualités insurmontables que cela requiert et l’absolu casse-tête d’équilibriste à disposer, pour que l’ensemble soit et advienne un feu d’artifice démentiel. Surtout au vu du contexte avec lequel on pouvait tomber dans le pathos le plus insupportable, d'autant plus que l'album est vachement moins geignard qu'à l'accoutumé.

Pour cela la formation de Los Angeles est plus mâture avec ses mélodies et moins pressante avec ses débordements fulgurants d'antan de screamo-post-hardcore, qui ne pouvaient aller au bout sans se ramasser la gueule par terre.

Désormais chaque inflexion jouissive est poussée dans tous les sens par cette musique débordante, œuvrant à la confusion des genres punk, hardcore, emo. Le processus de création est basé sur une approche instinctive, sur une question d'équilibre, laquelle trouve son angle de vie dans la pleine absorption du groupe à digérer ses émotions, innovant sans cesse en les intensifiant musicalement et simplement.

La litote musicale est étirée jusqu'à son vice le plus colossal, jusqu’à faire apparaître avec passion le cœur même d’une émotion jamais désavouée par des artifices, mais toujours libre de toute entrave, parce que sa puissance de souffle existentiel demeure ultime, percutante, et surtout naturelle.

Les récalcitrants à ce groupe devraient jeter leur mauvaise foi dans le feu insalubre de leur connerie pour profiter amplement du caractère fort de cet album, signé par le label Epitaph.

Les fans quant à eux seront conquis par sa fulgurance à manier le désordre émotionnel, avec cette aptitude à l’expression immédiate.

Pour les hésitants, ils devront passer dans ce brasier sonore et mettre à l’épreuve du feu le négatif de leur sensibilité, pour qu’à la fin, ne reste plus que le silence de leur respiration qui s’est emballée devant la folle déflagration sonique de cet album, qui vous fait comprendre que vous êtes vivant.


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« Stage Four » s’avère être un disque qui flotte dans le nœud coulant de la fatalité existentielle, avec la sensation d'y voir séjourner la bénédiction de l'humanité toute entière.


lundi, novembre 28 2016

HELMET – Dead To The World


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Nous avons tous une part de nostalgie en nous nous reliant sans cesse à l'amertume du passé, et à ses fragrances émotionnelles qui ont façonnées ce que nous sommes devenus. Un groupe comme Helmet fait partie pour les 90's d'un instigateur principal de cette évolution.

Au lieu de reproduire une époque révolue, Helmet s'oppose à éconduire ses intentions musicales pour orienter ses compositions vers un renouvellement.

Helmet réalise une sorte de « White album » tout comme les Beatles à leur époque, un ersatz de chansons évolutives qui ne cesse de se contorsionner en nous, pour nous libérer du passé trompe l’œil que nous nous étions fabriqués pour le groupe. Helmet a cette élégance subtile de déjouer les plans opportun de relancer sa carrière par un album sinueux, et pas du tout comme celui que les vieux aigris espèrent, ou que les nouvelles générations pourraient encenser pour légitimer le retour du son raboteux, volumineux d'Helmet aka 90's, et d'y vivre l'intensité de l'époque phare du groupe comme si ils y étaient.

Les dissonances sont ici tenues par un rock indé, ce qui signifie que nous n'avons plus cette épaisseur écrasante de jadis, ni sa phase « jazz » à double tiroir. Nous perdons en nuance ce que nous gagnons en fragilité, Helmet n'est plus ce colosse monumental, il a la délicatesse d'altérer sa musique avec ce qui convient le mieux à ses choix musicaux.

Il y a de tout dans « Dead To The World », et peut-être plus encore quand nous l'aurons digéré, et puis il y a surtout ce monde qui prend fin, et qui nous dicte avec prévenance qu'il est temps pour nous de nous détourner de cette façon de faire revivre le passé, pour vivre enfin.


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jeudi, novembre 3 2016

HAUNTED - Haunted


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Haunted est un groupe Italien qui a signé son premier album sur le non moins mythique label Twin Earth Records, dont la variété de groupe heAvy-rOck-psychédéliquë-doOm de qualité n’est plus à démontrer.

Je sais très bien ce que vous allez vous dire dès que vous vous serez renseigné sur ce band : « Putain encore un groupe de doom influencé par Black Sabbath avec une femelle au chant. Froupupupupupupupupup, ouaie bon c'est bon quoi, toujours les mêmes riffs, rengaines, atmosphères, nanananana, etc.... »

Sauf que là, fini le tripatouillage en demi-teinte, fini les stéréotypes pour attirer un max de barbus à moustaches fines qui se paluche les testicules pour épater leur club de motocyclette.

Ce premier opus éponyme permet d’inoculer un venin mortel dangereusement cool. Tout y est : Atmosphères lascives pour des incantations occultes riches en destinée. La transe est languide, la mélodie est fondée sur l'épaisseur avec l'intensité de riffs en métaux lourds qui va avec pour satisfaire l'hypnose massive. Le chant funèbre sabbathien est une ode de sirène maléfique, le rythme est lourd, et la présence fantomatique d'une obscurité vénéneuse appose à l'ensemble une attraction catchy irrésistible, que même Belzébuth n'aurait espéré.

On trouve ici la perversion sonique sous sa plus dense accentuation.

Le seul hic ? Seulement 5 titres, mais bon, le voilà l'album qui réunit la crème de la crème souterraine. Bien au-delà des fréquences supérieures de l'obscur, ce groupe mystique offre au crépuscule du divin, la fleur bénie de mourir à petit feu contre sa musique.




vendredi, octobre 21 2016

BLOODY HAMMERS – Lovely Sort Of Death


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Si mes souvenirs sont exacts, j'ai rencontré Bloody Hammers via un premier album émérite, « Spiritual Relics », lequel avait entériné en 2005 le salpêtre heavy/doOom avec le regard d'Alice Cooper sur Blåck Sabbath, et avec parfois un petit côté stoner à Hermano salement catchy, au point que l'ensemble était assez démoniaque comme trip.

Après une longue absence, en 2012 le groupe renaît de ses cendres pour adjoindre un grain plus hævy avec une atmosphère envoûtante, des sonorités hypnotiques de psyché rock pour un opus éponyme de rock Øccult doomesque, avec lequel on avait fait un pacte avec Satan, ouaie carrément le 666ème. C'est en 2014 avec le moyen « Under Satan’s Sun » et son doom heavy traditionnel que le bas blesse, même si munit tout de même d'une succession truculente de référence à la pellicule bis occulte, et parfois avec un zeste de musicalité gothique, histoire de souffler sur les toiles d’araignées, cela n'avait pas suffit à la déception, car cet album suivait d'un peu trop près la meute d'occultisme pour véritablement se sortir la tête du troupeau bêlant le stéréotype.

"Lovely Sort Of Death" est un opus qui reste dans le cimetière, il se déplace des ténèbres vers le prisme sombre des corbeaux, tout en étant orienté sur le rock, mais bien dark.

La voix chaude épouse à merveille la basse vrombissante, le rythme fait danser les cimetières, la guitare égrène cette mouvance cadavérique du dark-rock, et l’amertume mélancolique du synthétiseur flotte dans l’éther à travers une orchestration sèche, dépouillée, l'ensemble étant munit d’une production cossue.

Sans jamais apparaître redondant, le groupe mélange les genres, du shock-rock avec du doom, du gothic-rock avec de la dream pop, et « Lovely Sort Of Death » devient aussi ténébreux que gracieux. Anders Manga et sa compagne Devallia sont de fervents érudits, alors la maîtrise de leur conte ensorcelant embrasse avec la passion du röckDarkwAve, tout en séduisant les fans de Type Of Negative, Paradise Lost, Sisters Of Mercy, The Cure, Fields Of Nephilim, My Dying Bride.

Le très Ghostien « The reaper comes » demeure un titre d'exception dans la procession des autres chansons, et au final reflète un album bien cool, suintant le dark & l’occultisme vintage, enrobé par un son léché, et peut-être même une saveur pop pour que le plus grand nombre accède sans difficulté à son mausolée, sans se piquer les oreilles outre mesure. Puisque ce n’est pas le genre de musique gothique où tu te flagelles les veines avec des lames de rasoirs. Là c’est un peu de cire chaude sur les tétons, et cela ne va pas plus loin.



vendredi, octobre 7 2016

BLOOD CEREMONY – Lord Of Misrule


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Un parfum de ringardise pour certain, une ode éperdue pour d’autres, Blood Ceremony est un archéologue musical, maudit.

Pour ceux qui ne connaissent pas, ici ça sent le salpêtre heavy occulte, l’encens périmé, le hippie crasseux, mais libre de toute entrave.

Blood Ceremony évoque une musique du passé que l’on ingurgite tel une soupe de sorcière. Conjurant le mauvais sort d’une discographie majestueuse mais boudée, ce « Lord Of Misrule » suit la bave de crapaud heavy avec le sortilège de faire du rock-doom avec ses fragrances poppy.

Bon si c’est encore un peu concis, il y a des variations de swing pop, de rock garage, de psychédélisme qui amènent une relative évolution. Ceci dit Blood Ceremony ne sort pas non plus de son bois dormant, et la mousse de son rock occulte et le lierre de son heavy rock se sont infusés consciencieusement, de la sorte que le groupe refait encore et toujours avec la fascination qu’il a pour Jethro Tull, Led Zep, Jefferson Airplane, Black Sabbath, Coven.

Ghost a su conquérir les foules par les embruns méphistophéliques de sa pop culture, ce qui n’est pas le cas de Blood Ceremony, qui est dans une posture d’ermite en comparaison. Si vous appréciez le passé alors chaque incantation sera un pur maléfice, sinon, vous trouverez cela désuet.

Je trouve du charme à ce groupe, une rémanence subtile et une saveur archaïque qui en font tout l’envoûtement aussi. Mais cela ne signifie en rien que ce soit éteint.

Le côté rétrograde ne me gêne absolument pas, je suis convaincu par son effet caduc et je trouve que la vétusté des sonorités épousent les formes révolues, comme si ce disque avait vu le jour il y a vingt ans. Alors pourquoi aujourd’hui un tel disque voit le jour ? Peut-être que la rétention que le passé dispose demeure un ancrage plus fort qu’un avenir incertain. Toutefois le groupe détrempe et désinhibe par une forte sensation de résurrection. Peut-être qu'en réincarnant des idoles du passé, il s’envoûte d’une parure plus contemporaine dans son revival, afin de repriser les habits de fortune comme Ghost & co ont su en populariser avec une réussite conséquente.

Ce qui est avéré aussi, c’est que le groupe assume totalement son aspect démodé, et j’apprécie cette folie de ne point usurper ses intentions. Du fait, cela fait très certainement de moi un plouc, et franchement je m’en branle absur-dément. J’aime cette fantaisie hippie, la fraîcheur de son ton bucolique, tout comme la joliesse nacrée de ses ténèbres, son psychédélisme 70’s pastel, son swinging rock occulte, sa folk ésotérique des 60’s et le bleu de sa romance rupestre. Alors oui Blood Ceremony a une fois encore réalisé un album que la chaleur des flammes purificatrices anciennes en concocte toute la primauté.


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mercredi, octobre 5 2016

Dance With Forest Pooky

Insatiable, infatigable Forest Pooky, ce garçon lunaire et solaire qui est qualifié de clochard céleste, lance sans garde-barrière une tournée sur 4 continents en la jouant Phileas Fogg pour un tour du monde. Pour cette occasion il lance son nouvel E.P We´re just killing time before we die, dont il a extrait le titre Dance With Me pour un vidéo-clip concocté par David Basso.



Forest Pooky est un artiste en solo-äcoustique, mais aussi en All Star pop punk band dans Sons of Buddha avec des membres de UncommonMenFromMars, ISP, Canibal Mosquitos ; avec des gars de Second Rate & Dead Pop Club dans le groupe Napoleon Solo et son mood 90's D.C. rock ; puis pour du 90's punk rock dans Supermunk avec des membres de Not Scientists, No Guts No Glory, Sons of Buddha.


vendredi, septembre 16 2016

CLASSE MANNEQUIN - ST


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Quand vous chercher sur le net le groupe Classe Mannequin vous tombez immanquablement sur une photo de Vanessa Demouy ou bien de la blonde Cachou, de son vrai nom Anne-Charlotte Pontabry. Est ce dû au hasard pernicieux de l'immense mémoire active du net, ou bien y a t'il un lien direct ou indirect ?

Heyyyyy j'en sais rien. Classe Mannequin c'est la somme algébrique du math rock fougueux, du cancre noisy pop et du rock indé libertaire-solaire. Munit des membres de Tiny Scalp, Bantam Lyons, Moskou et Fairy Tales in Yoghourt, tout ce petit monde vient de Nantes, le band déclenche un premier alBoum sans titre, implosif (improbable + explosif = implosif).

Dix compositions instables, agitées du bulbe à en secouer la pulpe pour en faire remonter une volatilité chronique. Errance, égarement, déséquilibre, un triptyque en tout point frappadingue, et qui permet au groupe de faire ressurgir Talking Heads sur la route de Honey For Petzi roulant en Polvo. C'est la condensation röck indé rigoureusement mise en tension permanente, pour une désinvolture royale à manier la pop avec l'esprit insulaire des anglais. Classe Mannequin est un libertaire en puissance, capable de jongler avec des mélodies aussi douces que foldingues. Le groupe gratte avec égarement l'épicentre des terminaisons nerveuses mélodiques, jusqu'à faire craquer ses titres en une constellation de dissonance pop indé. On distingue dans le sacre de leur titre toute l'impétuosité de cette jeunesse qui semble dire happy fuck off avec la perfidie de reproduire au mot près ce qu’elle a envie de vivre. C’est vrai qu’à leur âge doré on est facilement influençable par la beauté de son insouciance, impressionnable de la puissance de son aura, alors que les vieux sont moins enclins à être empapaoutés, et parlent avec la sagesse du connard aigri et de son ennui existentiel.

Aucun lassitude ici, cet album fait défiler sa douce folie, sans amertume, avec juste la saveur faussement catchy d'induire une luminosité flottante, surtout quand votre esprit glane dessus avec ravissement l'appel de ces petites pépites mélodiques et de son tourbillon sonique.

Ce disque fortement jouissif est disponible chez le label Montpelliérain HEAD RECORDS.


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mardi, septembre 13 2016

UDDU - Hellcats


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Tout droit venu de Montpellier City South, UDDU compte parmi ses rangs des membres du Punk HxC de Destroy Buster, Captain Stark, Dust In Vegas et Harris Matrix.

Alors pourquoi former à 4 un groupe de Hard-räwk-gArage en 2016 ?

Non pas pour passer le temps, mais pour pousser l'urgence à son extrême limite. Car à force de prendre un malin plaisir à jouer avec des objets contondants, on finit par sortir un album taillé pour la scène, munit de titres explosifs et à cran, sur le label « Coups de Couteau », histoire de finaliser cet album à lame sonique.

Le résultat est tranchant, tronchant, et forcément ça torche !

Surtout avec un titre comme « fucking aware » en rendre fou le belge Jean-claude, avec son final qui découenne un psyché spirit américouain. Un « Too Much Love » et son mood too drunk to fuck des Dead K, raclant dans le tiroir oldschool avec sa camisole de force endiablée. Un « Precious » et son incandescence à manier un shoegaze en plein garage rock-hot hot Energy, que les punk appellent squat à Stooges. Un « Hellcats » somme tout prétexte à tabasser et qui fera aboyer tous les chiens de l'enfer qui sont tombés dans le bouillon du rock'n'rawl. Et puis « partner » qui demeure le style de morceau qui prouve qu'il ne faut jamais, Ô grand jamais, donner des allumettes à des jeunes avec des guitares, vous pouvez être certain que dans la seconde qui suit ils vont vous flamber la baraque avec un hard-punk'n'roll qui suinte l'essence sonique par tous les pores mélodiques, et qui plus est, avec des solos qui vomissent la vidange du punk.

De plus le son de l'album est maousse costaud, et naaaaan perdu loser, le groupe n'a pas enregistré la rythmique dans les combles, et les parties de chant dans les chiottes. C'est nickel, tranchant, tronchant, et ça torche !

Ce « Hellcats » a bénéficié d'une sollicitation participative pour exister, il n'en tient qu'à vous désormais de lui donner la pérennité de transformer votre cerveau en combustible, car il va à fond de cale pour booster le rAwk'n'rAwl-nëwschOol !


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lundi, août 29 2016

WRONG – Wrong


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Okay on va faire simple et direct : Wrong c’est du Helmet en moins matheux et plus explosif ! Understand ? Ok, donc ce groupe poursuit/reprend le taf à partir du " Aftertaste "des New-yorkais.

Wrong est un quartet de noise-rock-alternatif métal des 90's de Miami, avec des anciens membres de Torche, Kylesa et Capsule.

Tout chez lui fait penser à Helmet. Mélodies dissonantes, groove implacable, grosse densité rythmique, ossature en acier, épaisseur de plomb, tout, tout, tout. Et Wrong le fait super, super bien. Ainsi on est ravi d'entendre le oldschool du siècle dernier au 21me siècle. Un peu comme le 7 épisode de Star War pour cette filiation et passage de pouvoir du oldschool vers le newschool. Voilà du coup, désolé pour la référence aux Trekkies mais Helmet/Wrong me semble témoigner du même rapport.

Donc à la fin tu entends quoi ?


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Ben voilà c'est une affaire qui marche très bien.

Donc on ne parlera pas d'évolution mais de continuité envers un son, un esprit AmRep (Amphetamine Reptile Records) dont la valeur n'a pas pris une ride de nostalgie avec les ans, et prouve une fois encore de la teneur puissante et irrépressible du style musical de Page Hamilton (guitariste/chanteur d'Helmet).

Wrong est un joyau brut, right ?


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mercredi, août 3 2016

TIGER ARMY - V•••-


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Ce groupe dessine l’intensité émotionnelle du rock’n’roll en un emo-röckab, et ça fait un bien fou.

Tiger Army avait collé dans la tête un paquet de temps suite à son "Music From Regions Beyond" de 2007, d'ailleurs depuis cette déflagration émotionnelle, le projet solo et album éponyme de Nick 13, le principal compositeur du band, a occupé toute la place puisqu'il a sorti en 2011 des chansons country, dans le style de Outlaw Heart.

Donc, on attendait un nouvel album, au moins du même acabit. C'est chose faite avec "V•••- ", tant cet album est génial de power pop emo rockab.

Des touches synthétiques de piano vintage viennent apporter une touche kitsch, les roucoulades bénéficient dans le cas de « Dark And Lonely Night » d'une envergure féerique. Bon bref, c'est que hey ! Mais on laisse tout passer avec Tiger Army. Seul compte cette émotion vivace de perdurer dans le creux de notre amour éperdue pour la romance.

On retrouve le chant de ‘Nick 13’ proche de Morrisey et de cette tendresse veloutée symptomatique de son grain vocal. On notera aussi que Tiger Army à tendance à s’accoler aux fans du Moz en Amérique avec ambiance latin lover & chicano mood, avec le titre « Knife's Edge » et sa trompette mariachis.

Cet album bénéficie surtout d’une orchestration cinémascope créant de vastes étendues du rêve américain rock’n’rollien. Toute la gamme y est proposée : Western country rockab latino, etc…Comme si le groupe avait voulu toucher toutes les ramifications de l’arbre de la connaissance rock’n’roll. C’est fait avec ferveur, distanciation et sensibilité : La grande classe, un must !

"V•••-" C'est un album avec sens du groove inégalable, une aptitude incroyable à illuminer la pop, une tendresse infinie, une saveur oldschool et sans limite à percer le cœur d’une émotion initiale.



dimanche, juin 19 2016

ALUK TODOLO - Voix


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Ce n’est pas vous qui devez aller vers cet album, car c’est lui qui vous transperce, fait pénétrer son impétuosité musicale.

Parfois magmanesque dans sa théâtralité, ce n’est plus tout à fait du black, c’est un truc isolé entre ses pérégrinations post-rock et son trip krautrock. Indomptable par sa singularité, cette musique sauvage est possédée, et si vous ne savez pas par quoi ? Mieux vaut ne pas trop y réfléchir au risque de faire appel aux grands esprits pour en connaître la teneur en fruit défendue.

Foudroyant par sa vigueur, herculéen par sa force centrifugeuse, le trio impose son souffre pour gratter les braises de son embrasement sonique, là où tout prend corps et s’enlace dans les flammes purificatrices.

Est-ce du free-rock ? Pourquoi pas ! Il y a une somme folle de style qui s’imbrique pour donner vie, pour prendre corps, pour immerger, pour surprendre, pour suspendre les songes telluriques, pour étourdir, et puis pour redéfinir ce goût acre et fou d’une musique libre, indomptable et provocante dans son désir de liberté.

Aluk Todolo épouse à merveille cette phrase de Charles Baudelaire : “Allons au fond de l'inconnu pour trouver du nouveau.”


jeudi, juin 16 2016

VODUN – Possession


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Ceux qui se souviennent du choc que The Bellrays a eu sur leur effervescence intérieure sauront reconnaître en Vodun la turbulence excitatrice ad hoc.

Sa formule en trio va logiquement à l’essentiel, et Vodun fait très forte impression d’emblée, et la suite de son album inflige une correction régénératrice. Puisque ce disque est une boule de feu, et ça force de caractère débride l'attraction qu'elle attise jusqu'à son ébullition sensorielle, voilà ce qui caractérise en premier lieu « Possession ». La suite est une formidable propagation de feu de joie.

Leur gros rock bluesy, ou stoner heavy, comme il vous plaira, agite à coups de mouvements agiles cette agitation éruptive tentatrice. Mais ce groupe a l’étrangeté sculpturale d’offrir un mélange abouti à chacune de ses compositions. Comme si Bobby Wowack faisait une jam avec Unsane, Jimi Hendrick avec Fu Manchu, Fela Kuti avec Saint Vitus, Franck Zappa avec The Bellrays, et on peut continuer ad vitaem eternam avec ça. Oui Vodun arrive avec un mur du son blanc et la puissance d’un black power à faire rugir les décibels et l’étincelle originelle du rock. Le tumulte fait jour par l’embrasement nerveux d’éléments cataclysmiques, tel bruitiste, grungy, et toujours progressifs. Tout prend corps et feu dans cet embrassement tellurique, où l’on retrouve la folie The Bellrays des débuts avec son côté punk incandescent à la Black Flag et son stupre soul heavy rock, oOoui mais pas que...

Déterminé à saturer l’espace sonore par un exotisme divin remplit de distorsion foudroyante, de la soul funky avec du hardcore punk, du heavy stoner doom au prog noisy, du white noise au black sound, de l’indé chamanique au garage psyché, les styles musicaux sont englobés et digérés à bon escient par le filtre de compositions qui en ressortent toutes grandies. Des passages vaporeux et délicats permettent par la suite de détendre la ceinture, d’être dans cette fièvre capiteuse que la soul convulse dans ses sécrétions sexuelles, dans cette offrande charnelle à la rémission des corps. Il y a une putain de patate dans ce choc que l’insolite apparaît comme en symbiose avec l’ensemble. De la sorte que l'expérimental peut éventuellement s’appliquer ici, mais uniquement pour les mélomanes qui écoutent moins de 4h00 de musique par jour.

Je préviens, cela n’est jamais trop car les effets sont mesurés, il y a une justesse qui s’adapte à sa puissance de feu, à son approche de la transe, car ce disque est envoûtant, et agite une étrangeté voodoo indubitable. La séduction maligne est un écho à la beauté saline qui nous éperonne tout le corps. Sa convulsion, son émulsion sonique dardent un venin dont vous aurez peine à trouver un breuvage à sa contamination.

Il y a de la sorcellerie sur ses lèvres, des tentacules rythmiques qui vous agrippent, des mélodies avec une odeur de soufre sonique inaugural. C’est en soi une très forte, puissante et magnifique « Possession » excessivement recommandable par le magnétisme qu'elle applique.

Racheter votre karma voodoo avec Vodun !


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lundi, mai 30 2016

SAVAGES – Adore Life


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Voilà un groupe qui fait bouger !!

Le combo fait pénétrer insidieusement son venin par l’ensemble d’un rock mouvant, où du post-rock jusqu’au heavy post-punk.

Une veine mélancolique, une énergie juvénile, la splendeur désinvolte, la sincérité émotionnelle, Savages agite par contraste ses effets jouissifs par une musique vénéneuse, active, pétulante, sémillante, libérée, épanouie, rayonnante, espiègle, et nuancée par de légère strate ombragé, langoureuse, nostalgique, sensuelle.

Une pointe de folie Pixies, un zeste d’espièglerie Warpaint, un soupçon de prestance Pretenders, de brouillard sonic Youthien, d’instabilité robotique Talking Heads, d’insouciance Pavement, de frivolité mélancolique à Kate Bush, d’effronterie Siouxie & The Banshes, c’est en somme les 80’s et les 90’s qui se télescopent pour vivifier le passage 2000’s de l’art pop et du rock arty.

La rétention émotive ne peut rester calme bien longtemps face à l’afflux ténébreux et nerveux du quatuor anglais. Ces femmes crèvent littéralement leur musique à coup de tension épileptique Joy Division, et la flamboyance agitée du chant de Beth n’en finit plus d’haranguer par une succession de phrases répétitives un mantra sec et tendu jusqu’à l’os, rendu émotionnel par la succession exponentielle d’une tension. Pourtant l’album en lui-même est tempéré, aussi sensitif, primitif, explosif, qu’intense, Savages lui apporte la densité rythmique sombre, une guitare noisy, un chant envoûtant, pour une constellation obscure et profonde à chevaucher les désordres de la nuit, et les désirs du jour.


Savages post punk frénétique


samedi, mai 28 2016

 ROBERT OPENIGHTMARE – Silent Scream


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L’ultra communication dont bénéficie le genre humain permet au monde d’être connecté, cela ne signifie en rien que les paroles échangés permettent de le rendre meilleur. On pourrait même avancer que ces conversations ne sont que flatulence existentielle, avec comme seul dénominateur commun de répandre dans cette cacophonie narcissique encore plus criante, le vide existentiel de leur vie de merde. Dans le texte introductif de l'album « Silent Scream » il est fait mention d’un monde moribond après apocalypse, où ne subsiste que la sonnerie des téléphones portables vociférant dans le vide. On peut y voir une allégorie expliquée plus haut, mais d’emblée le trio Robert Openightmare nous rappelle qu’il pratique une forme de cynisme punk, et lui restitue depuis 2003 une succession d’albums, dont la déflagration sonique équivaut à une bombe à neutron.

Ce nouvel opus est l’aboutissement de toutes ces années à sculpter dans l’ombre de l‘underground des chansons punk, inusables de surtension ironique, de saveur 90’s, maniant aussi bien la fougue punk’n’roll de Danko Jones, que l’élasticité power rock d’un Therapy. Le groupe bénéficie d’un son plus rond qu’à l’accoutumé, et cela lui sied à merveille, parce que l’approche sonore en permet toute la fluidité, et le contraste. On prend toujours avec plaisir cette musicalité rêche, brut de décoffrage, enjolivée cette fois-ci par un apport mélodique vraiment cool. Ce « Silent Scream » explose, explore les lignes de styles musicaux pour un crossover vraiment fun. Les titres sont construits dans la simplicité, du coup ils claquent davantage.

Robert Openighmare a conçu son meilleur album et avec le même line-up depuis deux opus, certains parleront de maturité, je pense que l’expérience démontre que le travail de fond effectué dans l’ombre est une initiation à l’approfondissement, à l’appréciation et à la réflexion, permettant une clarté de composition très formatrice. Du coup le trio repart sur les routes pour vous en faire la meilleure des démonstrations.

ATTENTION !

Robert Oppenheimer est le papa de la bombe H.


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À titre d’information lors d’un concert de Robert Openightmare : Le Becquerel (Bq) est l’unité de mesure de la radioactivité d’un corps. Elle caractérise le nombre de désintégrations spontanées de noyaux d’atomes instables qui s’y produit par seconde. Dans le corps humain, la radioactivité est naturellement de 120 Bq/kg. La réglementation française fixe les limites de doses efficaces maximales à 1 mSv/an pour la population.

Donc à tous les non-irradié(e)s d'Openightmare, pensez à vous munir d’un Compteur Geiger.


mercredi, mai 18 2016

PRISTINE – Reboot


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Il y a de la poésie chez Pristine, une sensibilité particulière, notamment avec ce mélange R&B, blues, hard rock/stoner, occult-rock, pop. Parce qu' il y a un son, un grain, une voix, une musique fusionnelle, sensible, libre et belle parce que simple et dépositaire d’une pérennité à faire vivre une musique, et tout cela forme une réussite totale.

Hey je vous assure avec le cœur sur la main qu'elle pourrait chanter de la pop sans difficulté, non mais ouaie sans dec, cette femme possède un organe vocal phénoménal, d’une justesse enivrante, et d’une attraction divine : Le spectre de Janis Joplin à Patti Smith et de la souveraineté lâche de Joss Stone.

Enfin je ne dirais pas que tout repose sur elle, mais qu’à la première écoute son fluide absorbe immédiatement. Cependant et il faut bien faire la part des choses, si elle sublime cet album c’est aussi parce qu’elle est appuyée par des musiciens qui enrobent, servent, anoblissent son grain vocal. Une oreille-orgasmique en permet la lecture, surtout avec toutes ces merveilleuses idées pétillantes remplient par de vieux souvenirs de plusieurs décennies. Nullement besoin de Viagra, mais seulement quelques musiciens norvégiens de talents, capables de jouer avec de vieux instruments originaux tels que Hammond, Farfisa, etc.,Et qui peuvent toujours se défouler avec en sculptant un impressionnant barouf vintage.

C’est vintage sans être kitsch, hein ! Comme c’est suranné sans être passéiste. C’est caractéristique de la recherche spirituelle qui tourne à faire revivre une époque perdue, c’est aussi tout le charme des seventies et de leur dimension libertaire, disposant de toute la passion pour les glissades bluesy, les allitérations heavy, une désinvolture princière, et cette flamme autour de l’idée que tout est possible. C'est vrai qu'il y a ce sentiment de blues et soul et du rock tout à la fois, et de la psyché très nostalgique pour que le groupe rejoue/renoue avec l'âme de Led Zep & Grand Funk Railroad. De cette expérience, il y a beaucoup d'inspirations, et un dérivatif à ce que Pristine ne deviendra jamais un secret d’alcôve, pour que les fans de rock ronronnent d'entendre le son de la vieille école de blues-rock joué par de jeunes musiciens.




dimanche, avril 24 2016

ACE FREHLEY - Origins Vol. 1


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Et un qui est toujours dans la life c'est Ace !!

A 9 ans j’écoutais du hard-rock et j’étais déjà un putain de ringard, depuis je me suis habitué à être démodé en étant juste ce que je suis. Je n’ai pas de préférence de style musical, pour moi tout son est musique. Alors tu parles avec le temps, aujourd’hui j'suis toujours un putain de ringard, je ne suis même pas foutu de te dire le groupe à la mode, et puis d’ailleurs cela n’a pas d’importance. Tu sais pourquoi ? J’en ai rien à foutre.

Ace est un oldie, un vieux de la vieille, un ex-du groupe KISS, un mec qui foudroie avec ses doigts des solos heavy-blues, fait crépiter des riffs à l’ancienne, bref, oldschool le gars. Pour beaucoup il sera dépassé, mais pour d’autres il demeure un vecteur de pulsation sonique, une sorte de comète à multiple éclair.

Ace redessine à la comète Frelhey des covers de Rawk’n’Roll !

Ouaie un album de cover, comme pépé Danzig. On retrouve la saveur de la poussière avec des vieux de la vieille, d'ailleurs la voie étoilée de Paul Stanley sur « Fire and Water » c'est quelque chose...D'autant plus qu'avec le temps et les tensions commerciales les deux n'avaient plus enregistrés depuis des lustres.

En feat il y a le gratteux John 5, McCreedy, Slash, la coquine Lita Ford. La production a eu la main lourde, c’est hyper fat. Le chant de Ace est parfois moins rocailleux et cette douceur est à mettre au compte d’une tendresse infinie pour le respect qu’il voue aux personnes dont il reprend les chansons.

On a tous des personnes qui servent de guide, de liant, de référence, d’exemple, de boussole, de modèle, d’accompagnateur, on a tous des chansons qui nous trottent et reviennent sans cesse dans nos mémoires, il se peut que celles-là soient et servent de catalyseur à Ace Frehley.

Vous savez fort bien que les illustres finissent leur tour de chant en picorant dans le stupre ancestral des hymnes pour rappeler d’où l’on vient, par quoi on est constitué, par qui on s’est définit. Frehley s’est amusé comme un petit diable avec cet album de reprise, et ce plaisir est discernable à satiété tant les compositions sont revisitées avec une générosité, et même si l’égo d’Ace ne lâche pas la bride. Ace est devant mais avec l’ambition de remettre une commotion de shock-Röck, et la pureté nostalgique d’en propager la flamme éternelle.

1. White Room (original by Cream)

2. Street Fighting Man (original by The Rolling Stones)

3. Spanish Castle Magic (original by Jimi Hendrix, feat. John 5 guitariste de Rob Zombie )

4. Fire and Water (original by Free, feat. Paul Stanley)

5. Emerald (original by Thin Lizzy, feat. Slash)

6. Bring It On Home (original by Led Zeppelin)

7. Wild Thing (original by The Troggs, feat. Lita Ford)

8. Parasite (Kiss, feat. John 5)

9. Magic Carpet Ride (original by Steppenwolf) 

10. Cold Gin (Kiss, feat. Mike McCreedy guitariste de Pearl Jam's)

11. Till The End Of The Day (original by The Kinks)

12. Rock N Roll Hell (Kiss)


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mercredi, avril 20 2016

BARDUS – Stella Porta


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Bardus a échangé du cobalt contre du Cobain sonique, avec cette dose d'Eyehategod pour racler le gosier avec le papier verre d'Unsane. L'opus "Stella Porta" téléporte son abyssal chaos sonore entre la bilieuse anxiété d’Alice In Chains et le tourment sludgy des premiers albums de Kylesa. Ce qui en soit est une très bonne chose, reconnaissez-le. Il est vrai que la frontière crasseuse entre sludge et grunge est minime, et que leur souillure respective et l’impureté sonique y sont aussi désinvoltes l’une de l’autre.

Bardus défume le psychédélisme à fleur, pour y joindre les délires de Lewis Caroll dans un champ de champignons magiques à forte teneur en molécule psilocybine et psilocine. Mais un Caroll avec l’inspiration dans un champ de boue noirâtre, insalubre. L’album dans sa fulgurance délivre quelques effets psychiques avérés dans le cas de cette ingestion hallucinogène :

  • fou rire, euphorie, relaxation ;
  • chute de la concentration, invalidation des raisonnements logiques ;
  • illusions sensorielles, synesthésie ;
  • distorsions spatio-temporelles ;
  • visions autoscopiques ;
  • expérience mystique ;
  • réémergence des souvenirs oubliés ;


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  • sensation d'omniscience, d'ultra-clairvoyance ;
  • introspection ;
  • ralentissement du rythme cardiaque ;
  • dilatation des pupilles.

Bref, c’est le menu gratin de tout trip inaugural dans la sphère psychotrope en somme ! Les guitares sont lourdes, la basse profonde, le rythme volumineux, le chant criard et crasseux. Leurs compositions dégoulinent de bave sludgy, de souffre grunge, d’amertume bilieuse post-hardcore, de démence hallucinatoire.

Ben oOoui c’est un trip, c’est un cri, c’est débordant d’insalubrité, copieusement saturées d’étincelles sombres. Bardus aurait juste dû appeler son album « Magic Mushroom ».


Wake up !

BARDUS (Noise Rock/Sludge - US) a sorti son nouvel album intitulé "Stella Porta" le 1er avril aux formats CD et digital chez Solar Flare Records.


jeudi, mars 31 2016

WITCHCRAFT - Nucleus


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Très heureux de retrouver ce groupe, tant sa musique génère en moi une multitude de sensations aussi profondes que telluriques. Et je dois dire que ce nouvel opus regorge de plusieurs mood dont l’ivresse et l’étonnement y divulguent avec perspicacité inspirée et pertinence réfléchie une œuvre ample, passionnante.

Avec "The Outcast", "Malstroem", deux titres qui détonnent de l’ensemble, nous sommes dans un mood séculaire, du Jethro Thrull spirit, le côté psyché 70’s ressort sa patine, les chansons s’étirent (même un peu trop dans le cas de « Nucleus » avec sa fin dispensable et poussive, lui aussi dans ce spirit 70's). La présence d’une flûte et ce sédiment occulte font ressortir une atmosphère vintage très chargée en consonance kitch, ( spirit à la Blood Ceremony). Je pense que ceci sera assez rédhibitoire pour de nombreux fans de la première heure, sans nul doute. Il faut dire que la première partie de l’album fait la part belle à des compositions exceptionnelles, mouvantes et charnelles, disposant à la fois d’une puissance mélodique et d’une épaisseur bienfaitrice à entendre. On peut même parler de titres catchy. Chez Witchcraft il y a toujours ce mélange de son désuet, d’une construction de morceau démodé, d’une saveur surannée, d’une mélancolie passagère, et puis une véritable tradition pour l’occultisme, le côté sombre, et cet album en honore tous les attributs du style.

Le chant de Magnus Pelander ressemble toujours à un mélange de Jim Morrison des Doors et de Jeffrey Lee Pierce du Gun Club, et puis un petit côté Bertrand Cantat dans certaines intonations, d'ailleurs " Nucleus", le titre qui donne son nom à l'album, fait penser à la fin au morceau de Noir Dez « Le zen émoi ».

Écoute après écoute, « Nucleus » n’en finit plus de divulguer son onctuosité, sa maturité, son expression type de la noirceur, une sensibilité particulière, et de l’émotion à profusion, Witchcraft maîtrise amplement son sujet, mieux il en libère la contenance en créant à sa magie sonore l’effet que produit une fable à traverser les époques pour devenir un mythe.

Ce disque deviendra mythique pour toute une génération, car c'est un disque ésotérique avec plein de messages cachés. J’en fais l’offrande au dieu des enfers !


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