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Tag - Rock bourrut

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samedi, juin 10 2017

CJ RAMONE – American Beauty


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Hey petit, oui toi qui te colle un shirt des Ramones de H&M sur le poitrail, sais-tu que CJ Ramone vient de sortir un nouvel album ? Nann ?!? Et bien ma couille il est temps pour toi de te lubrifier l’occiput avec cette gomme punk’n’roll, parce que tu constateras que ta vie changera dans ta tête du tout au tout de manière limpide, et qu’à la place de l’apparence de tes fringues tu auras le fond nécessaire pour être cool.

Bref, quel est le changement opéré chez CJ pour cet opus ?

Nada, du moins pas grand-chose. Le gars balance son punk ramonesque, mais avec tout ce qu’il faut de nécessaire, l’envie, l’intensité, la collitude et l’énergie conforme pour en être TOTALEMENT SOUS LE CHARME !!! Là est l’essentiel, parce que l’on va à l’essence même de la composition simple, efficace, qui file direct, parce que ce sont des mélodies qui apportent du baume au cœur, et celui du Tigre dans la culotte.

La pop punk, le punk à roulette, la guimauve poppy, bref tous les bombecs des 30 dernières années n’auront jamais cette souplesse chewing-gumesque dont les fondations remontent aux sixties, et qui demeurent le point d’ancrage de CJ Ramone, et de sa quête à pérenniser l’œuvre élastique des Ramones, Johnny Spirit.

Pour ce qui concerne la légère variation, il y a donc un melting-pot punk rock americana, allant des Ramones à R.E.M, mais aussi un hommage à Tommy Ramone, un duo avec Kate Eldridge de Big Eyes, et pour l’épauler il y a le bassiste et le guitariste Steve Soto Dan Root de The Adolescents et le batteur Pete Sosa des Street Dogs. Autant te dire que ça file dans toute la beauté Américouaine.

Un grand merci à l’Xtremefest pour l’avoir programmé dans l’édition de 2016, c’était aussi fun que cool en live, vraiment.


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lundi, mai 29 2017

BURNING HEADS – KXLU LIVE 1999


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Après la sortie en 1999 sur le label Epitah ( label mythique du punk rock américouain) de leur cinquième brûlot « Escape » enregistré à Seattle par Jack Endino, les orléanais enregistrent un live pied au plancher dans les studios de la radio KXLU pendant l 'émission Music For Nimrods du DJ Reverend Dan.

Il sort enfin en 2017 par le biais du label Nineteen Something.

Si vous n'avez jamais éjaculés/mouillées la culotte et vous défoncer la nuque en même temps, dîtes-vous bien que vous avez la possibilité d'accomplir ce rite de passage en découvrant ce live bordeline.

C'est joué par le plus grand frère rock de l'hexagone pendant le sacre de son age d'or à 200 km/heure, avec cette hargne caractéristique et un angle d'attaque inébranlable. L'exécution du live est aussi bravache que devant un peloton de la mort.

Le groupe a jeté à la gueule de la jeunesse ricaine l'éclat de son inexpugnable hardcore-punk et la vertigineuse urgence de sa criante vérité : Burning Heads joue vite, fort, avec un putain de crossover räw-punck'n'ReaggaeCore bastards.

Un disque qui va vous dépoussiérer la gorge jusqu'à vos poils du cul, oOoOoouchhhhhhhhhhhhh !


jeudi, mai 25 2017

THE NOODLES - S.T


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Un rock ténébreux à l'épaisseur psychodramatique proche d'un post-punk exsangue. Sécheresse d'un son brut, un chant aérien qui plane dans le couloir de la mort en hypnose, des guitares distordues qui se plantent comme des épines aux venins absolues, une rythmique obsessionnelle de délice de transe, il est une évidence urgente, c'est celle de re-découvrir The Noodles.


Maintenant je souhaite parler aux écorchés de la vie, aux amoureux de la petite mort subliminale que le rock idéalise, comme dans cette époque bancale des 80's où le gouffre de la nuit ouvrait les veines d'un rock hirsute et génialement souverain. Les angevins de The Noodles contusionnaient alors les sens soniques avec la verve et le goût du sang à pleine bouche. Œuvrant à satisfaire les songes cruels en se jetant à corps perdus dans la fournaise. Donnant l'aspiration nécessaire pour y faire vivre le feu ultime d'un rock brûlant les lèvres hédonistes, afin de faire planer la froideur mélancolique.

Le groupe provoque un idéal, un rock idéaliste pour le plus australien des groupes de rock français, qui renaît ici-bas par le biais de l'excellent, pluridisciplinaire label Nineteen Something.


Cet album retrace la discographie de The Noodles avec le 45t « Dead For Nothnings, le 33T « Dirty Soul » paru à l'époque chez Gougnaf Mouvement (le label des Thugs, Parabellum, Sheriff, Les Rats...), les titres éparpillés sur des compilations, ainsi qu'un titre à la mémoire de leur bassiste décédé.

Épris par une richesse non contenue et d'une remarquable singularité musicale, The Noodles demeure une faction indispensable à tous rockers dans l'âme s’escrimants dans les sous-sol, garages à ciel ouvert, catacombes du désir perpétuel, afin de faire hurler les cœurs tendres et la cendre chaude.


lundi, mai 22 2017

GRAUSS BOUTIQUE – Grauss Boutique



Grauss Boutique was es ist ? Et bienc'est un capharnaüm de style i|C))nstrü-Mental. C'est un trio proposant une musique amphibienne à géométrie variable qui s'adapte à tous les personnes avides d'environnements soniques mobiles.

GRAUSS BOUTIQUE (trio math rock noise instrumental avec des membre de EZ3kiel, Ultra Panda et Quatuor Oban) sort son premier album éponyme ce 1er juin, produit par Grauss Boutique et Alexis Berthelot. Vous le trouverez chez chanmax records.

C'est onze titres capitalisant une euphorie jubilatoire pour croiser les effluves soniques jusqu’à faire tonitruer un enthousiasme fédérateur et totalement fou. Les mélodies sont surabondantes d'exaltations, ici on ne calcule pas sa géométrie rock, on lui laisse le champ libre vers de multiples voies pour s'épanouir, et Grauss Boutique est sujet à l'accomplissement libertaire le plus cocasse, déroutant,  fantasque, insolite, loufoque, paradoxal, saugrenu, troublant, truculent, zinzin.

Extatique dans sa pleine réalisation, cet album a une puissance d'éclosion intérieure capable de vous embraser par sa Grauss kultur pléthörique. Après une telle déferlante de rythmes, mélodies et autres pirouettes expressives, tout devient paisible parce que la folie vous est passée dessus comme un tramway nommé désir.

Grass Boutique est absurde, bizarre, délirant, étonnant, excentrique, singulier, aliéné, unique, et c'est totalement fou nan comme mélange des genres ?


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dimanche, mai 14 2017

THE OBSESSED – Sacred


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Ahhhhhhhhh sacré Wino ! Sérieux qui eut cru possible qu'un jour le bonhomme allait battre le fer chaud de The Obsessed ? Parce que The Obsessed est le groupe par excellence de heAvy-Röck ou de Stoner-doOom c'est selon votre age.

Wino je ne vous fait pas l'affront de présenter le gazier, c'est un mythe, un dieu de l'Olympe venu de l'Amérique souterraine (Saint Vitus / Spirit Caravan / The Hidden Hand / Shrinebuilder / Premonition 13 ), avec tout ce que cela favorise comme spirit et folie opiacée. Physiquement on dirait un vieux Hells Angels, ou un mage 2.0 détenant le secret de la magie noire et la puissance du feu sacré.

Le premier titre de cet opus « Sodden Jackal » date du premier Ep de 1983, et cette version bénéficie d'un coup de fouet. La suite ? Putain c'est un bon vieux heAvy avec des riffs et des solis du purgatoire. Pendant l'écoute Satan se lustre la barbiche avec du pento, et Wino chasse ses démons. Hyper catchy et tout aussi émotionnel, « Sacred » délivre toutes les saveurs du tréfonds et sublime l'ossature de ses compositions par son mood passéiste et finalement intemporel. Beaucoup de minutie derrière le bloc sonique, chaque titre est une perle, chaque perle aboutie à un album sacré. On en attendait tellement beaucoup qu'il n'est pas rare d'être un point déçu ou désappointé par la ligne de conduite d'un groupe qui revient de l'ombre (20 ans), là on est repu comme des ogres après un repas gargantuesque.

De la classe à l'état brut, un sens inégalable du feeling, une bonne vibration hypnotique, un putain de tremblement souterrain doom, une impétuosité punk, les titres sont puissants. De plus on rajoute à cela la cover de  « It's Only Money » de Thin Lizzy, et « Crossroader » de Mountain placée en titre bonus.

Grâce à The Obsessed le heavy rock renaît de ses cendres, celui qui est né dans le culte heavy de Black Sabbath, Blue Öyster Cult,  Motörhead et du punk de Zappa à The Stooges, il devient un totem que l'on peut nommer « Sacred ».


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vendredi, mai 5 2017

Flippin'Heck - Cursed Tour EP


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Salement punk, bordéliquement punk, sauvagement punk, tout chez les toulousains de Flippin'heck est punk.

Since 2009 en tant que band, le projet débute pour être plus précis en 2007 à 2, à répéter des vieux standards du punk dans la cuisine d'Eric le guitariste rythmique pour se refaire la main sur les guitares.

Leur EP « Cursed Tour » en écharpe le penchant avec la désinvolture du majeur en l'air. Munit de paroles aussi crétines que les Ramones et d'une souplesse Philippe Poutounesque, le groupe a un jeu de jambe riffique basique et une technicité portée dans son plus simple appareil. Le chant est bancal et rappe sur un gosier aussi caillouteux qu'un chemin de randonnée en montagne. Bref, Flippin'Heck est l’antithèse du groupe qui élabore une tactique d'avenir, et lui préfère le choc frontal rudimentaire du punk Hardcore et de son intégrité rebelle pounk. Ce band n'a plus rien à voir avec son époque lisse et Macronesque.

En exemple, et bien c'est même assez poilant de retrouver ce genre de clin d’œil goguenard à la Jello Biafra avec le titre « Kamikaze », qui commence avec la mélodie de « Enola Gay » le single phare d'Orchestral Manoeuvres in the Dark datant de 1980, afin de corréler avec le problème des OGM tout aussi dévastateur que la bombe A larguée le 6 août 1945 sur Hiroshima. C'est très certainement ce qui éloigne ce groupe des musiciens à frange, geek 2.0, car leur franchise punk roots fait plus qu'égratigner, et l'éloigne tout aussi bien des cagoulés fanatiques vivants en reclus en se faisant tourner la tête sur le même disque dur.

Flippin'Heck c'est combat rock, leur punk est raboteux, ouvertement sale, il ne vient pas du caniveau mais il joue sur les terrasses des cafés concerts et "Cursed Tour EP" est un véritable disque de garnement.


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mardi, mai 2 2017

BLACK INK STAIN – S/T


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3 ex One Second Drive groupe formé en 2011 originaire de Clermont Ferrand et d'un seul EP, fonde Black Ink Stain et élabore un premier EP, enregistré à Genève en 3 jours de prises au stud' des Forces Motrices avec David Weber (Knut, Tantrum, Drive Blind...).

Black Ink Stain c'est un doigt de noise, un zeste de powercore, un schisme entre la noirceur HxC et le tellurisme des profondeurs, des mélodies âpres, aigres douces, denses, fourmillant d'images tortueuses pour une mouvance libre et réfractaire à lisser l'enrobage pour lui apporter ce fielleux arôme d'émotivité véloce typée 90's.

C'est assez rare finalement dans un paysage pourtant protubérant de formes musicales assez hétéroclites mais dont le mimétisme épuise.

Black Ink Stain séduit par sa réfraction, par son empreinte singulière à fusionner mélodie râpée contre un mur de son brut pour une liberté de ton mélancolique, sombre, devenant lumineuse et porteuse d'une puissance de feu émotionnelle intense.



vendredi, avril 7 2017

L7 – Fast & Frightening


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L7 est un groupe de rock’n’roll, poussé à son incandescence punk. Pas besoin de test de personnalité avec ces fortes têtes : La femme est l'égale de l'homme. La femelle est l'avenir de l'humanité.

Maiiiiiiiiiiis oui !

Cette idée rebute les plus phallocrates, mais la vérité, c'est qu'elle est au-dessus-de lui.

Maiiiiiiiiiiis oui !

Sinon comment peut-il autant transcender la poésie de son art à l’âge doré de la vingtaine dès qu'il pense à elle ? Et même mieux, soixante annuités plus tard, lorsqu'il la verra déglutir une glaire dans un mouchoir en coton, il aura cette tendresse émouvante que les épagneuls détiennent quand ils regardent leur maître regarder un épisode du commissaire Maigret.

Maiiiiiiiiiiis oui !

On peut aussi argumenter sur le fait que la femme est au-dessus de l'homme, parce qu'ainsi, c'est plus pratique pour lui bouffer les nichons.

Bon pour le « Fast & Frightening » de L7, c’est easy : Fond de tiroir avec en vrac des covers, face B, live, démos, hits incontournables, enregistrés avec le son des égouts californien, c’est du L7 concentré pur-jus, la hargne du punk, la lourdeur heavy, et la femme libérée dans toute sa splendeur.

Ici, il n’y a rien à jeter, ces femmes décalottent le rock et nous violent les oreilles, ça pique, c’est super cool, ultra fun, ça déménage de partout, c’est L7, l’un des meilleurs girls band de l’humanité.

Conclusion :

Il devait être 17h30, elle rentrait de son travail et s’était installée sur le canapé en regardant le bordel accumulé dans le salon. Puis elle a posé « Fast & Frightening» dans la platine et appuyé sur play en prétextant d'un souffle d'épuisement : « M’enfin mais comment font toutes ces femmes pour tout faire chez elle à la fin ? » « Mais je ne sais pas chérie, je ne sais pas ! » lui répondit son époux qui était à genou en train de faire briller le carrelage du salon, tout en surveillant le clapotis du repas du soir et les devoirs des gosses...

L7 c’est la sauvagerie du rock’n’roll à son incandescence punk !


jeudi, mars 2 2017

DANKO JONES – Wild Cat


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Whaouuuuu, le Danko a appuyé sur la pédale turbo catchy et son album est absolument dantesque !!!

Danko Jones est un trio canadien since in 96 à Toronto de rock’n roll -Garage rock- punk rock-hard rock, depuis le combo a sorti des alboums dont la formule est rodée, lustrée, directe, efficace, avec cette tendance qui confine à la répétition de pétulance chromatique Motörheadesque, acdciste voire Airbournime.

Danko Jones: Guitare/Chant + John Calabrese (de l'excellent groupe Calabrese): Basse + Dan Cornelius: Batterie = Trio de choc pour un disque de percussion auditive maximum rock’n’roll.

A chaque sortie le groupe n’a eu de cesse d’accentuer sa maturité de composition en alliant le real rock’n’roll avec une persévérance mélodique, qui aujourd’hui trouve son incandescence avec l’énergie et la qualité d’un songwriting ultra efficace et catchy.

Ce groupe sait exactement placer sa formule à l’endroit exact, qui est le standard pour faire des titres de rock’n’roll ultimes, c’est-à-dire une intro, un refrain, un couplet, à nouveau un refrain, un pont et une outro…Tout ici est millimétré pour faire un carton plein sur les radios rock, que ce soit avec les riffs, le dosage de la rythmique et ses coups dur qui te téléportent dans la stratosphère Hi-energy rock, que ce soit avec le chant et la qualité de ses diverses textures mélodiques, qu’avec la qualité de pénétration de la basse, des compositions luxuriantes, omnipotentes, vigoureuses, athlétiques, invincibles, énergiques, aguerries, talentueuses, malignes, et forcément imbattables.

Oui mesdames, nous avons pour ainsi dire à faire ici à un disque indispensable. Parce que Danko Jones ne prône pas l’abstinence, oooooooh que non. Il proclame ouvertement à la révolution sexuelle de la sauvagerie rock la plus épanouissante, pour cela il terrasse avec la force surpuissante de la lubricité des lyrics Kissinien, le stupéfiant classic rOck d’Aérosmith, le punk punchy pop de The Knack, du punk rock des Misfits à sa surdose ramonesque, et avec tout ce qu’il faut de caresse pop, de hardiesse Hi-energy, pour une facilité d'écoute absolument vivifiante, et ce, sur la totalité des titres accrocheurs, percutants, frais et Rock And Roll.

Faut-il encore que j’en rajoute pour que vous remuez de la croupe ? Nan je ne le pense pas.


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Calibré pour faire dresser les poils du pubis, cet album est l’antithèse de la masturbation sonique, à l’opposé de la branchitude du moment. Car le rock à moustache est au rock’n’roll ce qu'un barbier est chez un charcutier, tout simplement inutile.

Danko Jones (le gars) est la version Vin Diesel de l'action, il est chauve, glabre, et va ‘’droit au but’’ rajouterait Jean-Pierre Papin. Il écrit (écrivait) par ailleurs pour Close-Up Magazine (Suède), Rock Zone Magazine (Espagne), un édito hebdomadaire pour The Huffington Post, ainqi que pour Rock Hard, Guitar For The Practicing Musician (Allemagne), Mute Magazine (Norvège), Rockstar Magazine (Suisse), Lángoló Gitárok (Hongrie) + son blog, bref le gars est ultra prolixe, prolifique, dans ce pur-jus de concentré stakhanoviste, avec la flamme purificatrice du rock perpétuellement en feu cousue de main de fer sur le poitrail.

Danko Jones (le groupe) est rock'n'roll, et tu sais ce que cela signifie ?

Nan ! Hey mais Le rock n’est pas qu'un appareil de mesure permettant de commenter avec plus ou moins de précision, combien il fait mouiller de chatte dès son effet dilatateur en action. Le rock’n’roll provient d’une frustration avec comme aboutissement une libération sexuelle via sa puissance émancipatrice. Et ceci, Danko Jones l’a très bien assimilé, pour ne pas dire incorporé dans sa musique avec des offrandes jubilatoires au dieu de la six corde et de son pouvoir d’humidification vaginale par du foutre Hendrixien.

Et malgré le fait que certains titres de Danko Jones ont servi dans les séries comme True Blood ou des films comme Kick-Ass 2, ce groupe est tout de même sous-estimé.

Je gage qu’avec cet album il n’en sera plus de même, où alors effectivement Johnny Hallyday est un dieu vivant, mais reste à savoir de quoi ?

Ce «Wild Cat » est un sans-faute absolument terrifiant de percussion érectile, il est profondément et fondamentalement garantie à 500% de Rock’n’härd-roll.




mercredi, janvier 18 2017

TOUCHE AMORE – Stage Four


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La bataille contre un cancer, la relation ultime et essentielle des derniers instants, le décès d'une mère, la nostalgie, la mélancolie, la colère, toute une palette d’émotions pour laquelle il est impossible de tricher. Le chanteur  Jeremy Bolm de Touche Amore en célèbre le constat avec fulgurance et justice. À partir de quoi, plus rien ne sera comme avant.

Cet album coule de source Emocore, sa douce vérité est communicative, son charme immédiat. Car il y a des choses qui parfois laissent à l’instant la pleine capacité de les vivre avec un naturel déconcertant. C’est la qualité première de ce groupe que de précipiter la saveur de sa musique avec aisance. Alors que l’on sait très bien toutes les qualités insurmontables que cela requiert et l’absolu casse-tête d’équilibriste à disposer, pour que l’ensemble soit et advienne un feu d’artifice démentiel. Surtout au vu du contexte avec lequel on pouvait tomber dans le pathos le plus insupportable, d'autant plus que l'album est vachement moins geignard qu'à l'accoutumé.

Pour cela la formation de Los Angeles est plus mâture avec ses mélodies et moins pressante avec ses débordements fulgurants d'antan de screamo-post-hardcore, qui ne pouvaient aller au bout sans se ramasser la gueule par terre.

Désormais chaque inflexion jouissive est poussée dans tous les sens par cette musique débordante, œuvrant à la confusion des genres punk, hardcore, emo. Le processus de création est basé sur une approche instinctive, sur une question d'équilibre, laquelle trouve son angle de vie dans la pleine absorption du groupe à digérer ses émotions, innovant sans cesse en les intensifiant musicalement et simplement.

La litote musicale est étirée jusqu'à son vice le plus colossal, jusqu’à faire apparaître avec passion le cœur même d’une émotion jamais désavouée par des artifices, mais toujours libre de toute entrave, parce que sa puissance de souffle existentiel demeure ultime, percutante, et surtout naturelle.

Les récalcitrants à ce groupe devraient jeter leur mauvaise foi dans le feu insalubre de leur connerie pour profiter amplement du caractère fort de cet album, signé par le label Epitaph.

Les fans quant à eux seront conquis par sa fulgurance à manier le désordre émotionnel, avec cette aptitude à l’expression immédiate.

Pour les hésitants, ils devront passer dans ce brasier sonore et mettre à l’épreuve du feu le négatif de leur sensibilité, pour qu’à la fin, ne reste plus que le silence de leur respiration qui s’est emballée devant la folle déflagration sonique de cet album, qui vous fait comprendre que vous êtes vivant.


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« Stage Four » s’avère être un disque qui flotte dans le nœud coulant de la fatalité existentielle, avec la sensation d'y voir séjourner la bénédiction de l'humanité toute entière.


lundi, novembre 28 2016

HELMET – Dead To The World


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Nous avons tous une part de nostalgie en nous nous reliant sans cesse à l'amertume du passé, et à ses fragrances émotionnelles qui ont façonnées ce que nous sommes devenus. Un groupe comme Helmet fait partie pour les 90's d'un instigateur principal de cette évolution.

Au lieu de reproduire une époque révolue, Helmet s'oppose à éconduire ses intentions musicales pour orienter ses compositions vers un renouvellement.

Helmet réalise une sorte de « White album » tout comme les Beatles à leur époque, un ersatz de chansons évolutives qui ne cesse de se contorsionner en nous, pour nous libérer du passé trompe l’œil que nous nous étions fabriqués pour le groupe. Helmet a cette élégance subtile de déjouer les plans opportun de relancer sa carrière par un album sinueux, et pas du tout comme celui que les vieux aigris espèrent, ou que les nouvelles générations pourraient encenser pour légitimer le retour du son raboteux, volumineux d'Helmet aka 90's, et d'y vivre l'intensité de l'époque phare du groupe comme si ils y étaient.

Les dissonances sont ici tenues par un rock indé, ce qui signifie que nous n'avons plus cette épaisseur écrasante de jadis, ni sa phase « jazz » à double tiroir. Nous perdons en nuance ce que nous gagnons en fragilité, Helmet n'est plus ce colosse monumental, il a la délicatesse d'altérer sa musique avec ce qui convient le mieux à ses choix musicaux.

Il y a de tout dans « Dead To The World », et peut-être plus encore quand nous l'aurons digéré, et puis il y a surtout ce monde qui prend fin, et qui nous dicte avec prévenance qu'il est temps pour nous de nous détourner de cette façon de faire revivre le passé, pour vivre enfin.


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jeudi, novembre 3 2016

HAUNTED - Haunted


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Haunted est un groupe Italien qui a signé son premier album sur le non moins mythique label Twin Earth Records, dont la variété de groupe heAvy-rOck-psychédéliquë-doOm de qualité n’est plus à démontrer.

Je sais très bien ce que vous allez vous dire dès que vous vous serez renseigné sur ce band : « Putain encore un groupe de doom influencé par Black Sabbath avec une femelle au chant. Froupupupupupupupupup, ouaie bon c'est bon quoi, toujours les mêmes riffs, rengaines, atmosphères, nanananana, etc.... »

Sauf que là, fini le tripatouillage en demi-teinte, fini les stéréotypes pour attirer un max de barbus à moustaches fines qui se paluche les testicules pour épater leur club de motocyclette.

Ce premier opus éponyme permet d’inoculer un venin mortel dangereusement cool. Tout y est : Atmosphères lascives pour des incantations occultes riches en destinée. La transe est languide, la mélodie est fondée sur l'épaisseur avec l'intensité de riffs en métaux lourds qui va avec pour satisfaire l'hypnose massive. Le chant funèbre sabbathien est une ode de sirène maléfique, le rythme est lourd, et la présence fantomatique d'une obscurité vénéneuse appose à l'ensemble une attraction catchy irrésistible, que même Belzébuth n'aurait espéré.

On trouve ici la perversion sonique sous sa plus dense accentuation.

Le seul hic ? Seulement 5 titres, mais bon, le voilà l'album qui réunit la crème de la crème souterraine. Bien au-delà des fréquences supérieures de l'obscur, ce groupe mystique offre au crépuscule du divin, la fleur bénie de mourir à petit feu contre sa musique.




vendredi, octobre 21 2016

BLOODY HAMMERS – Lovely Sort Of Death


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Si mes souvenirs sont exacts, j'ai rencontré Bloody Hammers via un premier album émérite, « Spiritual Relics », lequel avait entériné en 2005 le salpêtre heavy/doOom avec le regard d'Alice Cooper sur Blåck Sabbath, et avec parfois un petit côté stoner à Hermano salement catchy, au point que l'ensemble était assez démoniaque comme trip.

Après une longue absence, en 2012 le groupe renaît de ses cendres pour adjoindre un grain plus hævy avec une atmosphère envoûtante, des sonorités hypnotiques de psyché rock pour un opus éponyme de rock Øccult doomesque, avec lequel on avait fait un pacte avec Satan, ouaie carrément le 666ème. C'est en 2014 avec le moyen « Under Satan’s Sun » et son doom heavy traditionnel que le bas blesse, même si munit tout de même d'une succession truculente de référence à la pellicule bis occulte, et parfois avec un zeste de musicalité gothique, histoire de souffler sur les toiles d’araignées, cela n'avait pas suffit à la déception, car cet album suivait d'un peu trop près la meute d'occultisme pour véritablement se sortir la tête du troupeau bêlant le stéréotype.

"Lovely Sort Of Death" est un opus qui reste dans le cimetière, il se déplace des ténèbres vers le prisme sombre des corbeaux, tout en étant orienté sur le rock, mais bien dark.

La voix chaude épouse à merveille la basse vrombissante, le rythme fait danser les cimetières, la guitare égrène cette mouvance cadavérique du dark-rock, et l’amertume mélancolique du synthétiseur flotte dans l’éther à travers une orchestration sèche, dépouillée, l'ensemble étant munit d’une production cossue.

Sans jamais apparaître redondant, le groupe mélange les genres, du shock-rock avec du doom, du gothic-rock avec de la dream pop, et « Lovely Sort Of Death » devient aussi ténébreux que gracieux. Anders Manga et sa compagne Devallia sont de fervents érudits, alors la maîtrise de leur conte ensorcelant embrasse avec la passion du röckDarkwAve, tout en séduisant les fans de Type Of Negative, Paradise Lost, Sisters Of Mercy, The Cure, Fields Of Nephilim, My Dying Bride.

Le très Ghostien « The reaper comes » demeure un titre d'exception dans la procession des autres chansons, et au final reflète un album bien cool, suintant le dark & l’occultisme vintage, enrobé par un son léché, et peut-être même une saveur pop pour que le plus grand nombre accède sans difficulté à son mausolée, sans se piquer les oreilles outre mesure. Puisque ce n’est pas le genre de musique gothique où tu te flagelles les veines avec des lames de rasoirs. Là c’est un peu de cire chaude sur les tétons, et cela ne va pas plus loin.



vendredi, octobre 7 2016

BLOOD CEREMONY – Lord Of Misrule


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Un parfum de ringardise pour certain, une ode éperdue pour d’autres, Blood Ceremony est un archéologue musical, maudit.

Pour ceux qui ne connaissent pas, ici ça sent le salpêtre heavy occulte, l’encens périmé, le hippie crasseux, mais libre de toute entrave.

Blood Ceremony évoque une musique du passé que l’on ingurgite tel une soupe de sorcière. Conjurant le mauvais sort d’une discographie majestueuse mais boudée, ce « Lord Of Misrule » suit la bave de crapaud heavy avec le sortilège de faire du rock-doom avec ses fragrances poppy.

Bon si c’est encore un peu concis, il y a des variations de swing pop, de rock garage, de psychédélisme qui amènent une relative évolution. Ceci dit Blood Ceremony ne sort pas non plus de son bois dormant, et la mousse de son rock occulte et le lierre de son heavy rock se sont infusés consciencieusement, de la sorte que le groupe refait encore et toujours avec la fascination qu’il a pour Jethro Tull, Led Zep, Jefferson Airplane, Black Sabbath, Coven.

Ghost a su conquérir les foules par les embruns méphistophéliques de sa pop culture, ce qui n’est pas le cas de Blood Ceremony, qui est dans une posture d’ermite en comparaison. Si vous appréciez le passé alors chaque incantation sera un pur maléfice, sinon, vous trouverez cela désuet.

Je trouve du charme à ce groupe, une rémanence subtile et une saveur archaïque qui en font tout l’envoûtement aussi. Mais cela ne signifie en rien que ce soit éteint.

Le côté rétrograde ne me gêne absolument pas, je suis convaincu par son effet caduc et je trouve que la vétusté des sonorités épousent les formes révolues, comme si ce disque avait vu le jour il y a vingt ans. Alors pourquoi aujourd’hui un tel disque voit le jour ? Peut-être que la rétention que le passé dispose demeure un ancrage plus fort qu’un avenir incertain. Toutefois le groupe détrempe et désinhibe par une forte sensation de résurrection. Peut-être qu'en réincarnant des idoles du passé, il s’envoûte d’une parure plus contemporaine dans son revival, afin de repriser les habits de fortune comme Ghost & co ont su en populariser avec une réussite conséquente.

Ce qui est avéré aussi, c’est que le groupe assume totalement son aspect démodé, et j’apprécie cette folie de ne point usurper ses intentions. Du fait, cela fait très certainement de moi un plouc, et franchement je m’en branle absur-dément. J’aime cette fantaisie hippie, la fraîcheur de son ton bucolique, tout comme la joliesse nacrée de ses ténèbres, son psychédélisme 70’s pastel, son swinging rock occulte, sa folk ésotérique des 60’s et le bleu de sa romance rupestre. Alors oui Blood Ceremony a une fois encore réalisé un album que la chaleur des flammes purificatrices anciennes en concocte toute la primauté.


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mercredi, octobre 5 2016

Dance With Forest Pooky

Insatiable, infatigable Forest Pooky, ce garçon lunaire et solaire qui est qualifié de clochard céleste, lance sans garde-barrière une tournée sur 4 continents en la jouant Phileas Fogg pour un tour du monde. Pour cette occasion il lance son nouvel E.P We´re just killing time before we die, dont il a extrait le titre Dance With Me pour un vidéo-clip concocté par David Basso.



Forest Pooky est un artiste en solo-äcoustique, mais aussi en All Star pop punk band dans Sons of Buddha avec des membres de UncommonMenFromMars, ISP, Canibal Mosquitos ; avec des gars de Second Rate & Dead Pop Club dans le groupe Napoleon Solo et son mood 90's D.C. rock ; puis pour du 90's punk rock dans Supermunk avec des membres de Not Scientists, No Guts No Glory, Sons of Buddha.


vendredi, septembre 16 2016

CLASSE MANNEQUIN - ST


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Quand vous chercher sur le net le groupe Classe Mannequin vous tombez immanquablement sur une photo de Vanessa Demouy ou bien de la blonde Cachou, de son vrai nom Anne-Charlotte Pontabry. Est ce dû au hasard pernicieux de l'immense mémoire active du net, ou bien y a t'il un lien direct ou indirect ?

Heyyyyy j'en sais rien. Classe Mannequin c'est la somme algébrique du math rock fougueux, du cancre noisy pop et du rock indé libertaire-solaire. Munit des membres de Tiny Scalp, Bantam Lyons, Moskou et Fairy Tales in Yoghourt, tout ce petit monde vient de Nantes, le band déclenche un premier alBoum sans titre, implosif (improbable + explosif = implosif).

Dix compositions instables, agitées du bulbe à en secouer la pulpe pour en faire remonter une volatilité chronique. Errance, égarement, déséquilibre, un triptyque en tout point frappadingue, et qui permet au groupe de faire ressurgir Talking Heads sur la route de Honey For Petzi roulant en Polvo. C'est la condensation röck indé rigoureusement mise en tension permanente, pour une désinvolture royale à manier la pop avec l'esprit insulaire des anglais. Classe Mannequin est un libertaire en puissance, capable de jongler avec des mélodies aussi douces que foldingues. Le groupe gratte avec égarement l'épicentre des terminaisons nerveuses mélodiques, jusqu'à faire craquer ses titres en une constellation de dissonance pop indé. On distingue dans le sacre de leur titre toute l'impétuosité de cette jeunesse qui semble dire happy fuck off avec la perfidie de reproduire au mot près ce qu’elle a envie de vivre. C’est vrai qu’à leur âge doré on est facilement influençable par la beauté de son insouciance, impressionnable de la puissance de son aura, alors que les vieux sont moins enclins à être empapaoutés, et parlent avec la sagesse du connard aigri et de son ennui existentiel.

Aucun lassitude ici, cet album fait défiler sa douce folie, sans amertume, avec juste la saveur faussement catchy d'induire une luminosité flottante, surtout quand votre esprit glane dessus avec ravissement l'appel de ces petites pépites mélodiques et de son tourbillon sonique.

Ce disque fortement jouissif est disponible chez le label Montpelliérain HEAD RECORDS.


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mardi, septembre 13 2016

UDDU - Hellcats


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Tout droit venu de Montpellier City South, UDDU compte parmi ses rangs des membres du Punk HxC de Destroy Buster, Captain Stark, Dust In Vegas et Harris Matrix.

Alors pourquoi former à 4 un groupe de Hard-räwk-gArage en 2016 ?

Non pas pour passer le temps, mais pour pousser l'urgence à son extrême limite. Car à force de prendre un malin plaisir à jouer avec des objets contondants, on finit par sortir un album taillé pour la scène, munit de titres explosifs et à cran, sur le label « Coups de Couteau », histoire de finaliser cet album à lame sonique.

Le résultat est tranchant, tronchant, et forcément ça torche !

Surtout avec un titre comme « fucking aware » en rendre fou le belge Jean-claude, avec son final qui découenne un psyché spirit américouain. Un « Too Much Love » et son mood too drunk to fuck des Dead K, raclant dans le tiroir oldschool avec sa camisole de force endiablée. Un « Precious » et son incandescence à manier un shoegaze en plein garage rock-hot hot Energy, que les punk appellent squat à Stooges. Un « Hellcats » somme tout prétexte à tabasser et qui fera aboyer tous les chiens de l'enfer qui sont tombés dans le bouillon du rock'n'rawl. Et puis « partner » qui demeure le style de morceau qui prouve qu'il ne faut jamais, Ô grand jamais, donner des allumettes à des jeunes avec des guitares, vous pouvez être certain que dans la seconde qui suit ils vont vous flamber la baraque avec un hard-punk'n'roll qui suinte l'essence sonique par tous les pores mélodiques, et qui plus est, avec des solos qui vomissent la vidange du punk.

De plus le son de l'album est maousse costaud, et naaaaan perdu loser, le groupe n'a pas enregistré la rythmique dans les combles, et les parties de chant dans les chiottes. C'est nickel, tranchant, tronchant, et ça torche !

Ce « Hellcats » a bénéficié d'une sollicitation participative pour exister, il n'en tient qu'à vous désormais de lui donner la pérennité de transformer votre cerveau en combustible, car il va à fond de cale pour booster le rAwk'n'rAwl-nëwschOol !


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lundi, août 29 2016

WRONG – Wrong


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Okay on va faire simple et direct : Wrong c’est du Helmet en moins matheux et plus explosif ! Understand ? Ok, donc ce groupe poursuit/reprend le taf à partir du " Aftertaste "des New-yorkais.

Wrong est un quartet de noise-rock-alternatif métal des 90's de Miami, avec des anciens membres de Torche, Kylesa et Capsule.

Tout chez lui fait penser à Helmet. Mélodies dissonantes, groove implacable, grosse densité rythmique, ossature en acier, épaisseur de plomb, tout, tout, tout. Et Wrong le fait super, super bien. Ainsi on est ravi d'entendre le oldschool du siècle dernier au 21me siècle. Un peu comme le 7 épisode de Star War pour cette filiation et passage de pouvoir du oldschool vers le newschool. Voilà du coup, désolé pour la référence aux Trekkies mais Helmet/Wrong me semble témoigner du même rapport.

Donc à la fin tu entends quoi ?


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Ben voilà c'est une affaire qui marche très bien.

Donc on ne parlera pas d'évolution mais de continuité envers un son, un esprit AmRep (Amphetamine Reptile Records) dont la valeur n'a pas pris une ride de nostalgie avec les ans, et prouve une fois encore de la teneur puissante et irrépressible du style musical de Page Hamilton (guitariste/chanteur d'Helmet).

Wrong est un joyau brut, right ?


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mercredi, août 3 2016

TIGER ARMY - V•••-


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Ce groupe dessine l’intensité émotionnelle du rock’n’roll en un emo-röckab, et ça fait un bien fou.

Tiger Army avait collé dans la tête un paquet de temps suite à son "Music From Regions Beyond" de 2007, d'ailleurs depuis cette déflagration émotionnelle, le projet solo et album éponyme de Nick 13, le principal compositeur du band, a occupé toute la place puisqu'il a sorti en 2011 des chansons country, dans le style de Outlaw Heart.

Donc, on attendait un nouvel album, au moins du même acabit. C'est chose faite avec "V•••- ", tant cet album est génial de power pop emo rockab.

Des touches synthétiques de piano vintage viennent apporter une touche kitsch, les roucoulades bénéficient dans le cas de « Dark And Lonely Night » d'une envergure féerique. Bon bref, c'est que hey ! Mais on laisse tout passer avec Tiger Army. Seul compte cette émotion vivace de perdurer dans le creux de notre amour éperdue pour la romance.

On retrouve le chant de ‘Nick 13’ proche de Morrisey et de cette tendresse veloutée symptomatique de son grain vocal. On notera aussi que Tiger Army à tendance à s’accoler aux fans du Moz en Amérique avec ambiance latin lover & chicano mood, avec le titre « Knife's Edge » et sa trompette mariachis.

Cet album bénéficie surtout d’une orchestration cinémascope créant de vastes étendues du rêve américain rock’n’rollien. Toute la gamme y est proposée : Western country rockab latino, etc…Comme si le groupe avait voulu toucher toutes les ramifications de l’arbre de la connaissance rock’n’roll. C’est fait avec ferveur, distanciation et sensibilité : La grande classe, un must !

"V•••-" C'est un album avec sens du groove inégalable, une aptitude incroyable à illuminer la pop, une tendresse infinie, une saveur oldschool et sans limite à percer le cœur d’une émotion initiale.



dimanche, juin 19 2016

ALUK TODOLO - Voix


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Ce n’est pas vous qui devez aller vers cet album, car c’est lui qui vous transperce, fait pénétrer son impétuosité musicale.

Parfois magmanesque dans sa théâtralité, ce n’est plus tout à fait du black, c’est un truc isolé entre ses pérégrinations post-rock et son trip krautrock. Indomptable par sa singularité, cette musique sauvage est possédée, et si vous ne savez pas par quoi ? Mieux vaut ne pas trop y réfléchir au risque de faire appel aux grands esprits pour en connaître la teneur en fruit défendue.

Foudroyant par sa vigueur, herculéen par sa force centrifugeuse, le trio impose son souffre pour gratter les braises de son embrasement sonique, là où tout prend corps et s’enlace dans les flammes purificatrices.

Est-ce du free-rock ? Pourquoi pas ! Il y a une somme folle de style qui s’imbrique pour donner vie, pour prendre corps, pour immerger, pour surprendre, pour suspendre les songes telluriques, pour étourdir, et puis pour redéfinir ce goût acre et fou d’une musique libre, indomptable et provocante dans son désir de liberté.

Aluk Todolo épouse à merveille cette phrase de Charles Baudelaire : “Allons au fond de l'inconnu pour trouver du nouveau.”


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