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Tag - Rock bourrut

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lundi, novembre 29 2021

HECKEL & JECKEL - This Is War


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Deux drôles d’oiseaux se camouflent en corbeau pour répandre le vice sonique. Le duo est tombé du nid en 2018 dans les Landes. Heckel est au chant/guitare et à l'écriture, puis Jeckel est à la batterie et au chant.

Heckel & Jeckel c’est la déchirure de papier tigre pour inhaler le poppers du label IPECAC. Ces corvidés tapageurs s’envolent dans le confins d’une no wave post-grunge en répandant la diatribe sociétale d’un croassement irascible.





« This Is War » trace dans ses lignes de fuite son envol pernicieux et tapageur pour l’art brut. C’est sculpté à même le corps musical, sans esbroufe, de façon instinctive. Ça pique et vient gratter dans l’humus pour y trouver l’essor d’une musicalité spontanée, en rapprochant la sensibilité en l’état de matière primitive.

Le duo ouvre cette porte tridimensionnelle vers l’énigme du « Qu'est-ce qu'il faut garder du monde pour s'ouvrir aux transcendances ? » Heckel & Jeckel en scie la branche pour s’envoler tel Le Saut dans le vide en octobre 1960 d’Yves Klein


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samedi, septembre 11 2021

Mary Bell - Bellatrix Boadicea


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MARY BELL est un groupe punk féministe de Paris. Son nouvel opus tire son titre de Boudica, la reine des Iceni, un peuple celte qui vivait dans la région du Norfolk, dans le sud-est de l'actuelle Grande-Bretagne. Elle s'opposa à l'occupation romaine à la tête d'une coalition de tribus bretonnes qui mena un soulèvement contre les forces conquérantes de l'empire romain en l'an 60.

14 chansons de tumulte introspectif d'un rock indie à l'impressionnisme punk frénétique, entre Bikini Kill et The Breeders, les Slits et fais pas chier !

C'est vif, corrosif, contondant, généreux, sinueux, intelligent, tapageur. Le groupe s'est hérissé les poils soniques en maniant le fer et le fiel, par des frissons de punk indie sauvage.

Leurs sujets de prédilection : « la vengeance, la haine, les relations de merde, le cercle de la vie et les chats », elles aiment une forme de violence !


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la monumentale pochette est l'œuvre épique d'Elzo Durt, un graphiste et illustrateur belge maniant le psychédélisme.

Vous pouvez retrouver une interview de Mary Bell effectuée par le Wbz lors d'une soirée organisée par La Lune Derrière Les Granges




lundi, septembre 6 2021

THE DEVILS - Beast Must Regret Nothing


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Le duo Italien The Devils prend les commandes d'un album foutrement bestial, avec son mélange de rock garage et de Blues punk psyché.

Leur héritage sonique va du Spencer Blues explosion aux Cramps, il tend vers ce venin diabolique empruntant leur patronyme au film de Ken Russel's de 1971.

Formé en 2015 le duo Napolitain est possédé par deux premiers opus indomptés, « Sin, you sinners ! » de 2016 et « Iron Butt » de 2017 produit par Jim Diamond (The White Stripes, The Sonics, The Dirtbombs, ect.), sur le label Voodoo Rhythm Records.

Ce nouvel opus est beaucoup plus abouti, il emprunte une résonance toujours aussi animale mais avec une conviction bien plus jouissive. Un titre comme « Life Is a Bitch » catapulte l'esprit et la saveur punk de Jello Biafra alors que « Don't Call Me Anymore » est un gospel ressuscitant les affres sauvages de la femelle indépendante. Dans les deux leur rock'n'roll satanique est sous l'emprise du trash-blues gorgé de rythme voodoo et de vigueur combattive.

Chaloupé par une intense sensualité rockab et d'un blasphème garage comme sonorité, « Beast Must Regret Nothing » est un beau massacre en soi. Produit par Alain Johannes (Queens of the Stone Age, Brody Dalle, Chris Cornell, PJ Harvey, Them Crooked Vultures), on le retrouve dans les featuring pour « Beast Must Regret Nothing », puis c'est au tour de Mark Lanegan pour un « Devil Whistle Don't Sing » ébranlé de volupté désertique

Les titres sont capiteux, plein de jus ténébreux, évoquant les plus incantatoires spécimens et freaks du rock'n'roll.

Mais ce qui tient ici de vulgarité, de provocation en célébrant le licencieux est la trame de Pascal Bewerly Randolph, grande figure de l'occultisme du XIXe siècle qui a proclamé que tous les mystères de l'univers se trouvait dans le sexe. Il a conçu une nouvelle forme de magie : la Magia Sexualis ou magie sexuelle – et créa des ordres initiatiques pour l'enseigner à ses contemporains. Magia Sexualis explique comment utiliser le sexe dans un but tant mystique que d'influence sur autrui.

Le rock'n'roll est un simulacre du coït en tant que spectacle, il perpétue toutefois la plus grande force magique de la nature à travers sa bestialité. Pour cela il faut un couple pour en stimuler la magie, le désir. Les groupes comme les Cramps, Boss Hog ont véhiculé ce spectre charnel, The Devils en propage la pérennité.

Sur mon agenda j'ai retenu la date du 25/11/2021 à Toulouse au Ravelin ou le 26/11/2021 Montpellier au Secret Place


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samedi, septembre 4 2021

DANKO JONES – Power Trio


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Depuis 1996 la formule trio a permis une teneur explosive, abrasive et élémentaire. Du AC/DC pur jus bluesy-hard, de la connotation sexuelle KISSienne, du groove Thin Lizzy, une brûlure Motörheasque, la punk-gum Ramonesque. Farouche et totalement soumis à l’attirance féminine Danko Jones déploie des titres toujours aussi catchy, excitant une rythmique pour séduire et obtenir une électrocution orgasmique.

La symbolique est forte dans la musique du Canadien, et il baise façon rock’n’roll Hi-energy en salivant une arrogance légitime pour le hard-rock, en faisant du culte de la femme un totem masculin.

La période de revanche des femmes sur le modèle de domination masculine ne prétexte plus (si l’on suit les préceptes des ayatollahs moralistes : Bing ! le prochain bûcher que je vais prendre sur les réseaux sociaux) au culte de chansons éventant un attrait charnel pour la femme. Comme c’est le fond de commerce de Danko Jones…Guitare érigée, muscle excité, rythmique primitive, parole organique, on est en droit de se poser la question : Est-ce que ce rejet pour la musicalité musquée fera la peau au rock turgescent ?

Et bennnnnnn nan ! Parce que « Power Trio » réactive la fibre Hi-energy avec un condensé de hit tout en puissance. La sève hard se développe partout par le biais, dans un premier temps de préliminaire issue d’une image provocante, actionnant une envie, un désir, qui germe dans un coin de votre cerveau.


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Ce désir peut être provoqué par la réminiscence d’un souvenir quelconque, ou par un fantasme sonique qui transporte le corps musical vers un afflux d’excitation exponentielle. Subitement le corps est pris de démangeaison notable et la frénésie stimule une lubrification totale. Les mélodies érigent de sensuelles et frontales volutes. Plus le temps passe, plus la faim augmente ce désir sonique à virer quasiment à l’obsession.


Oh Yeah daddy

Votre salivation pour taper du pied, secouer la tête, lever les bras augmente et votre respiration s’accélère. Petit à petit, vous commencez à sentir une sensation de chaleur se répandre plus présente au niveau du visage ou dans le haut du thorax au début, et carrément en dessous du pubis très rapidement.

Votre sensibilité se modifie au point qu’un effleurement ou une caresse rock’n’roll pouvait vous laisser de marbre lorsque vous n’avez aucune envie, une caresse sonique de Danko Jones à ce moment précis peut faire augmenter votre excitation sexuelle d’un cran, preuve incontestable que le désir est présent et qu’il s’amplifie à l’écoute de cet opus de déflagration sexuellement Hi-Energy.

Oh oui je sais ce que tu vas te dire, Il s’excite vite et pour un rien, c’est toujours brièvement la même position, ahahah, détends toi et prends ton pied, parce que « Power trio » est un album catchy et séducteur, déployant des riffs phalliques pour rythmique sexuelle, dont la pleine puissance provoque des phases d’excitation et des orgasmes dévastateurs d’électrisalubrications.


Danko jones is hotter Than Hell !

Faisant de la maxime « Mieux vaut être un crétin qui baise qu'un génie qui se masturbe » l’authenticité vigoureuse et charmeuse intrinsèque de la musique de Danko Jones.




mardi, juillet 13 2021

DIRTY BLACK SUMMER - Great Deception


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Si tu ne montres pas ton désir d'exister, rien ne parvient, rien ne touche ; la lumière reste à atteindre. Il n'y a pas d'éclat, aucune étincelle. Peut-être que c'est par ce choix de transcender un fantasme en réalité qui aura permis la création de Dirty Black Summer, nouveau groupe de la Baie des Anges avec des membres de Svart Crown, In Other Climes et Wormsand.

Dans ce postulat ou seul le cœur flambe en sacralisant l'étendu d'une onde sonique pendant le soleil couchant d'une rédemption musicale, ce premier E.P chez Nova Lux Production brûle une totalité éclairée de titres grungy, comme le soleil sur la peau en Provence Alpes-Côte-d'Azur, lieu de villégiature de ce groupe, ayant le patronyme d'une chanson de Danzig.

Je serais tenté de te dire que si tu n'as pas vécu les 90's, il te manquera ce suc névralgique d'ouvrir les portes de la mélancolie vers une révolte permanente. Dirty Black épouse le tréfonds d'un rock d'ardeur, avec le cœur remplit des mouvances indélébiles capable de faire remonter le courant de Seattle pour en éclabousser les variations orageuses, lumineuses, pluvieuses. Et ceci, jusqu'à laisser remonter des limbes éperdues cette intimité traversante d'une onde obscure et trouble, mais qui apaise à la fois, et vient illuminer un volcan merveilleux que l'on croyait éteint.



Il n'y a pas de mal à se faire du bien ! D'ailleurs la cover du « Womanizer » de Britney Spears vient en inonder salement le précepte.

Le déploiement des sonorités 90's crépitent leur magie inteporelle et un brin nostalgique dans ce « Great Deception » magnifique de bout en bout, dont Dirty Black Summer en fait émerger une belle façon de s'éterniser.




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