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Tag - Rock bourrut

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dimanche, septembre 16 2018

ITW Opium du Peuple


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C'est assez saugrenu de faire une ITW où d'emblée on ne sait si ce sera conceptuel, abstrait ou salement punk ? ODP est une communauté de garnement découvrant l'alternative du théâtre de rue, l'ironie du punk, et la masturbation.

Toujours incompris jamais parodié, Opium du Peuple est une véritable exception culturelle. Réalisée pendant l'Xtremefest 2018 dans les conditions du direct d'un interville entre Carcassonne et Béziers, cette ITW permet d'entendre avec le plaisir outrancier d'un chat qui ronronne, les explications du tournage de leur premier film et de la conception du dernier opus d'ODP.

Il est évident que je vous conseille le visionnage de leur film 7 salopards visible gratuitement, ne vous faîtes pas chier à l'acheter, où alors par un pur esprit de charité chrétienne, puisque le groupe pète dans la soie et se torche avec des dollars du Turkménistan. Je suppute qu'il ne restera pas éternellement gratos et que si vous l'idée saugrenue vous venez d'adopter une démarche conciliable avec le groupe en guise de soutien, vous opterez pour un achat qui permettra au moins de changer la litière des Opiumettes.

Mais attention vous devez le regarder dans une tenue conforme à l'esprit de Opium Du Peuple, et ceci est impératif pour apprécier l'arôme qualitatif de l'objet cinéphile en question.

Pour l'accoutrement rudimentaire souhaité et qui respecte au cordeau les 50 règles d'or du relooking :

- Pour couvre-chef : Un bob de compétition anisé.

- En guise d'apparat : Un marcel de couleur blanche.

- Pour cacher ce sexe que je ne saurais voir : Un slip panthère.

- Afin d'éviter un rhube karabiné: Des chaussettes blanches et donc assorties au marcel (merci Christina)

Pour finir par la chausse, deux options s'offrent à vous:

- Si vous êtes tissu : des espadrilles, attention la couleur noire n'est possible uniquement si il s'agit d'un polar. Dans le cas présent un rose ou un mauve sera raccord.

- Si vous êtes davantage attiré.es par la matière plastoc : Des méduses brillantes, des tongs à paillettes, voire des crocs scintillantes (chaussures mulets).


Pour la ripaille avec des mets de qualités selon la cuisine des mousquetaires :


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Le repas sera lourd et gras, essentiellement à base de cochonnaille et de friture.

Si vous êtes végétarien/lien.ne : Des tomates, des oignons, des graines de courges et des aubergines cuites dans 200cl d'huile d'olive et 3 litres d'huile de sésame se prêteront volontiers au grand raout culinaire, ne pas oublier de saucer toute l'huile avec un pain de campagne.

- Un cubi de vin de table Gaillacois, rouge ou rosé selon votre convenance. Si vous êtes sXe, un jus de raisin bio AOC Gaillacois fera l'affaire.

Le dessert sera un gâteau dont on se passe de toute délicatesse gustative, et avec lequel on retrouve toute la traduction du sud-ouest dans son appellation de bourre-couillon.



Réalisation : Cédric "Undergang" Gleyal / URIPROD

Scénario et dialogues : Opium du peuple et Cédric Gleyal.

Attention : Les décors ne sont pas de Roger Harth et les costumes de Donald Cardwell, on n'est pas au théÂtreeuuuu ce soir.


Projet annexe de membre de ODP divers et varié, quoique un tantinet différent, voire même dissonant quand l'envie d'échappatoire se fait fort et bruyant.

TA GUEULE : C'est le véritable nom du groupe, aucune insulte de ma part je tenais à le notifier.

DENIGRE : Le dernier en date, tout aussi tapageur que son cousin Ta Gueule, avec une variante de noirceur plus épaisse.

LES IDIOTS : Il n'est point utile d'en signaler davantage, rien que le nom porte en lui toute la lumière, ah si, c'est un duo.


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mercredi, septembre 5 2018

NOTHING MORE - Game Of Truth


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Très heureux de retrouver ce trio, qui plus est avec un album de cette trempe, jouissant sans détour d’un punk hardcore crépitant de saveur mélodique émotionnelle, intense.  

Nothing More c’est une saveur de trente âge, une qualité de maturation qui permet de créer des titres où le fond et la forme se joignent en osmose. Je pense que cet opus est le fruit intense d’une lente création, qu’il récompense les graines semées depuis l’éclosion du groupe, à cet effet on savait leurs racines profondes, on en connaissait la saveur, il est temps d’en récolter le fruit juteux au goût inimitable avec cet album.


Dès le premier titre on rentre dans un mood plein de confiance, on se sait chez soi. Il y a de l’épaisseur, le cuir est dur, la peau est tannée, le vernis est craquelée. Nothing More accueille avec le recul de son expérience musicale vers ce sentiment de toucher au plus près de ses intentions, de ses convictions. Ces nouveaux titres en disséminent le contraste à travers une vaste gamme de breaks rythmiques, de riffs aiguisés/catchy/rondement coOol, et une perpétuelle vague émotionnelle dont le chant en bouleverse la portée. D’ailleurs dans le son, dans la composition structurelle, on entend des accointances power rock de Bob Mould jusqu’au Moz.

Il y a dans cet opus un arôme bien particulier, faisant ressurgir une qualité ancienne, un sens bien appointé du contraste, apportant du caractère, sans jamais être acariâtre, déjouant tous les atours simplistes tout en restant facile. Il y a une évidence à désobéir au code de la superficialité, à être léger et subtil à la fois, à être pur, distinct, toujours mordant, avec un côté extraordinairement modeste et indivisible. Nothing More a atteint cette exigence qui fait de la simplicité une expression qui mène à l’extase.  

De plus on peut parler de concept album, puisque il y a un sujet principal qui tourne dans notre ère de réalité virtuelle et de faux-semblant, vers le désir subliminal. Ce disque est une aventure à vivre, une métaphore tout à la fois du programme Tron désinhibé à l'intérieur de la matrice, du système d'exploitation OS1 comme dans le film Her, une projection de désir pour remplir le temps de cerveau disponible vers une addiction carcérale.

Nothing More défait le lit de l'ironie à la sauce punk pour cela, à partir de quoi on sait que ce disque est plus qu'un disque.

L'artwork dessiné est tout aussi fabuleux à l'intérieur, très épuré pourtant, et que dire de la pochette avec ce penseur de Rodin effondré, attaché par des félins que des mains maléfiques manipulent à sa guise, et le logo du groupe en fond, c'est assez explicite.

"Le plus redoutable des ennemis est l'ennemi qu'on ne voit pas." Jon Snow (Game Of Thrones)

C’est mon meilleur album de la rentrée, et surtout de toutes les prochaines rentrées, je sais qu’avec lui c’est un nouveau départ et un grain de mélancolie tout à la fois, similaire dans son affect au mois de Septembre.

Vous trouverez cette pépite très chaude chez : Chanmax records


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lundi, août 13 2018

THE CAVEMEN - Nuke Earth


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Des gifles de basse, un chant éructant le vice par tous les pores, des giclées de riffs et puis une grosse claque de rythmique derrière les fesses, voilà, on s'attache vite à ce disque qui fait mal là où cela fait du bien.

Le groupe punk néo-zélandais The Cavemen est de retour et "prêt à boire, à se battre, à baiser pour jouer un putain de rock'n'roll", « Nuke Earth » est leur troisième album. Juste avant il y avait eu la réédition de leur premier album de 2015, sorti en janvier.

‘’Nuke Earth’’ capture le feu brut d'un groupe de punk démontrant une progression avec une écriture primitive. Des accords puissants de Hi Energy graisseux sur un chant déchirant de frénésie, l’ensemble étant soutenu avec un son très nostalgique provenant d’un local à refoulement, ou comme dans un concert au Sunset Strip dans les années 1970, avant qu'il ne prenne un tournant pour le glam rock des 80's.

Le casting musical est comme le son, tout aussi crasseux qu’un mix de The Germs, The Sex Pistols et Circle Jerks, voire Elvis et Chuck Berry mâchant une barre de dynamite outrageusement explosive avec MotörFuckin’head. C’est une débauche de sauvagerie d’hydrocarbure, de malt et de sécrétions vaginales.

Leur garage punk est chaotique, énergique, salement groOovy, menant la danse avec une déchéance rawk’n’roll.

‘’Nuke Earth’’ est un disque qui rejette, ou plutôt embrase tout ce qui est attendu dans le punk afin de faire frétiller le son original/originel s'inscrivant parfaitement dans la clandestinité underground de l'ère dorée du punk, tout en sonnant incroyablement unique dans la modernité d'aujourd'hui, puisqu’il apparaît comme un retour aux fondamentaux.

Avec ces hommes des cavernes, Peterpan Speedrock est un noctambule devenu adulte, qui renifle sous les jupes des filles dans une grotte transformée en turne malfamée, et où l’on torche le rock’n’roll entre deux silex pour trouver la lumière du jour.

YEAH !


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mercredi, août 1 2018

YOB – Our Raw Heart


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Ne jamais confondre Yob avec Yop, parce que si mon second ce boit comme du petit lait, mon premier en 1996 sous l’impulsion de Mike Scheidt (Guitare / Chant) est dans l'Oregon le berceau malsain d'un Heavy / Doom squameux.

Si en 2006 le trio a jeté l'éponge pour essayer les plâtres, il est revenu des limbes en 2009 avec un cinquième album, et depuis fait croupir sa musicalité avec fougue et mysticisme ambiant  à travers le filtre d' un doom progressif hypnotique.


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Suivants la voie ombrageuse des grondements Neurosiens, Yob téléporte son doom rugueux à la lisière du prog' par un climat lourd, pesant, suffocant, et va tout crasseux à l'orée du sludge imposer son bouillon d'incantations par des atmosphères lugubres. La lumière passe difficilement dans cet enfer fangeux, il y grouille toute sorte d'étrangetés soniques oppressantes, lourdes de sens, de cris rauques, idoines de ces saveurs diluviennes où l'on ploie sous le poids du déluge marécageux.

Mis à part le très beau Soundgarden Beauty In Falling Leaves, le tout venant restant patauge dans sa fange heavy crapuleuse avec la présence charismatique du démon, et la lassitude mortifère que l'on consent quand l'ambiance est plombée par l'ennui.


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mercredi, juillet 25 2018

BLACKWATER HOLYLIGHT – Blackwater Holylight


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Un voile éthéré s’abat tout ankylosé sur des sonorités punk/garage/rock dégoulinant de heavy-fuzz.

La suavité d’un chant choral mène la torpeur lunaire vers le doom décroissant.

Sapristi ce groupe de femelle de Portland métamorphose l’ivresse du corps à corps vers celui du cœur à cœur diaphane.

Aussi épris par ce groupe que tout autant délaissé, et je ne saurais vous en soumettre l’exacte vérité... Séduit par l’atmosphère savoureuse, sucrée par une félinité engourdie transportant chaque titre dans un trip psychédélique, ce que parfois un piano vient en affirmer le délire. On pense très souvent à un mélange The Breeders & The Doors, puis The Cure sur le Pink Floyd de Syd Barrett, de Janes Addiction avec Dead Meadow, de Bardo Pond et Chelsea Wolfe. Autant vous l’affirmer, cet opus témoigne d’un venin étourdissant. Son dard mélodique s’immisce lentement, il se propage dans une tension moite de chaleur et d’humidité vénérienne. La beauté réside dans cette indolence sauvage de grunge pop doomy.

Le quatuor façonne de manière sommaire ses atmosphères, son approche leste et lente lui confère le temps de poser pierre après pierre un bruissement aqueux, de faire crépiter une étendue de procession mélodique, de léviter ses compositions avec un envoûtement vespéral, de brumasser des bouffées de chaleur sonique jusqu’à cette ivresse fuzzique. Il est impératif de sentir le souffle de ce disque et d’en ressentir toute la persévérance fantasmagorique, son calme absolue et la nécessité d’être bouleversé par son audace adoucissante, sa sensibilité, sa vulnérabilité, ses déclinaisons de chœur toujours complétées par un fuzz profond de psychédélisme lourd, et immersif, en contraste avec un sens de la structure légère.

Le groupe se libère du segmentant couplet pont refrain, fait tourbillonner son hallucinogène sens capiteux en même temps que son shoegaze délicate, son goth obsédant, son wooziness folkie, de temps en temps, ou tout en même temps. Sans être gêné de s'éloigner, ni trop stéréotypé des méandres langoureux de la new wave, le charme opère à cœur ouvert, c’est vrai.

Les contemplatifs viendront plonger dans ce bain bouillonnant, dans cette étuve amoureuse de spleen, de caresse subtile, et de douceur absolue. Mais Blackwater Holylight déleste à lui cette façon créer de grands fragments de paysages sonores mélancoliques brumeux, et d’immenses rayons ensoleillés dans cette litanie mélancolique post-rockienne, qu’on en vient parfois à délaisser, comme par paresse.


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jeudi, juillet 12 2018

THE BREEDERS – All Nerve


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Le come-back des sisters Deal fera t’il frémir la nostalgie des quadragénaires ? C’est peu ou prou ce que l’on conçoit avec désinvolture pataude en 2018 à l’annonce d’un nouvel album des Breeders.

Après les Pixies Kim Deal déballe The Breeders pour un premier opus ‘’Pod’’ marquant, mais c’est avec la déflagration du hit ‘‘Cannonball  ’’ sur leur second Last Splash que le groupe parviendra à toucher une nimbée de fans en 1993. La suite est simple comme un prolétaire que l’on fout sous la lumière pour amuser la galerie et faire du fric avec après qu’il ait passé son adolescence à entendre sans cesse que c’était une burne. La célébrité se chargera de fournir à l’ego de quoi perdre la réalité, ou du moins de l’éviter avec le cocktail parodique du rocker : dope & alcool.

De reconquête en reconquête, depuis une re-formation dans une époque qui recycle, 2 albums cool et une tournée anniversaire pour le jubilé de l’album de Last Splash plus loin, nous en sommes là. Mais pendant que les folowers folowisent, les tweetos tweetent, est-ce que The Breeders a quelque chose à dire en 2018 ? Est ce que les quadra, quinqua et trentenaires vont lâcher leur smoothie bio menthe poivré à la papaille du Mexique pour écouter ce rock ankylosé de torpeur mélodique grungy ?

Ils seraient vraiment bête de s’en passer tant le groupe fluidifie avec un sens mélodico-tragique ce qu’il avait façonné avec race et beauté en 1993.

C’est donc avec ce même mélange d’hébétude subtile que les mélodies trouvent un angle pour se reposer dans votre esprit, puis s’épanouir au fil d’écoute toujours plus profonde, toujours plus intime.

Il n’y a que les femmes pour aller puiser à l’intérieur cette puissante douceur ravir à jamais une profondeur si câline, bienfaitrice, réparatrice. Le disque passe sans encombre les atermoiements suspicieux et ne rature pas l’image écornée du passé. Fini le temps où l’on figeait une époque à travers un disque, d’ailleurs à bien y repenser pourquoi résulter à une telle démarche sourde ? Puisque du coup le groupe était emprisonné dans un cocon d’où il ne pouvait s’extraire, et ne pouvait papillonner à sa créativité. Peut-être que The breeders l’a bien compris et appose à ses nouvelles compositions le nectar créatif de sa beauté solennelle, singulière et intemporelle.

La reformation d’illustre groupe est généralement une justification afin de ressortir du catalogue la discographie et faire des leçons de goût en imprégnant son retour dans cette forme d’édification de son aura, et de son culte. Bien souvent aussi l’album de la reformation est un prétexte à se dédouaner de morceau ancien et d’essayer tant bien que mal de réactiver une osmose naïve de jadis, qui n’a plus lieu depuis que l’ensemble du personnel s’est jeté aux ordures tous les non-dits.

Mais ce groupe revient certes avec des rides de maturité, mais il souligne surtout dans ses titres ancrés dans une énergie de sagesse, une relation très intime. Alors c’est vrai que l’on ne peut s’empêcher de regarder dans le rétro avec nostalgie apparente, mais la mélancolie des Breeders est quelque chose d’unique à vivre au présent, sans détour, rien qu’avec cette intime conviction d’être ancré avec quelqu’un que l’on connaît bien, et qui nous connaît mieux que tout. Les abîmes dans lesquels le groupe laisse des bouts de son souffle ne sont plus, les émanations du passé flottent comme la flamme d’une bougie, et sa lumière éclaire, et dévoile en nous ce qui se cachait à la surface.

C'est certain, avec ce disque il y a quelque chose de typiquement féminin de ne pas voir les choses mais de les ressentir. Alors fermez les yeux, et soyez être à l’écoute de l’autre sans le voir, et être dans la perception de l’autre sans le décrire.


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mardi, juillet 10 2018

NOT SCIENTISTS - Golden Staples


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Modifier l'angle de sa zone de confort pour en sortir, a permis au groupe de légitimement ouvrir son horizon. Les titres sont des bijoux aigre-doux, dont le sens du songwriting à la cool possède un délicat venin à l'amertume tenace.


Une subtile nouvelle orientation s'est emparée de la musicalité du groupe. En premier lieu une sonorité cristalline des guitares claires, on baigne dans le trip revival 80's, sécheresse et sobriété laissent entrer la noirceur et les blessures assassines filant un coup de fouet sur les mélodies. S'ensuit pour étoffer l’ensemble d'un même mood des lignes brunes de basse gonflantes, et une rythmique douce et saccadée. La production glucosée donne à ce « Golden Staples » une épaisseur de ton, de contraste d'atmosphère assez singulier dans leur discographie. C'est le genre de friandise acidulée pour laquelle l'addiction se révèle trop importante pour pouvoir s'en dégoûter un jour.

Sans passer par la case angulaire de la froideur du post-punk épileptique, Not Scientist s'affirme avec des effluves de fragments soniques souvent hallucinés, et qui libèrent un arôme de douceur comme nul autre. La fluidité d'un punk-rock mélodique fiévreux, hanté par une beauté diaphane, possédée d'une aura solaire éblouissant de contre-jour pop, affirme cette envie de spleen. Avec des textures ambiant au ton âpre Fugazien, la froideur emo de Naked Raygun, la délicatesse crû de Texas is the Reason, le groupe lyonnais créé en 2013 devrait plaire autant aux fans du label Manic Depression Records qu'à celui de Smalltones Records.

Not Scientists vient de sortir son meilleur album, et ce kaléidoscope musical n'est pas un filtre à style musicaux, même si du rock indé, punk rock, post-punk-hardcore, emocore, tout cela résonne de manière douceâtre et spleenétique, car cet opus possède une âme sonique unique, libérant des effluves émotives où se joue ici la philosophique différence suprême entre faire revivre et perdurer à l'infini.

"Golden Staples" est une pluie de douceur !


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Et un seul adjectif peut décrire à merveille cet album, il s'agit de « Superbe ».


mardi, juin 26 2018

HOT SNAKES – Jericho Sirens


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Chaque année on cherche derechef ce putain d'album qui sera à même de nous faire frisonner tout le corps. On sait qu'il existe quelque part. Même si on s'y prépare, le jour J on en tremble encore bien des jours après. Il arrive parfois que l'on en vienne à s'en réveiller la nuit, parcouru dans l'échine par une vibration qui sera inscrit au plus profond de notre indivisible être de chair et de sang.

Les trompettes de Jericho sonnent et toi tu ne les entends pas ?

À San Diego Hot Snakes a dégauchi son punk rock rêche avec le rabot de la spontanéité garage, là où des riffs écorchés empestaient la poudre à ébullition. Tout avait l'air d'advenir de cet art du rafistolage et du culte au rock and roll fougueux.

John Reis (guitare) et Rick Froberg (chant et guitare) ayant formé auparavant Pitchfork, puis Drive Like Jehu, avec en parallèle à cette même époque, Reis avait même fondé Rocket From The Crypt tout de même.

Je sais bien, oui je sais. Plein cul de la pop qui lisse tout sur son passage. Il te faut l'essence primaire du rock and roll, son énergie, sa puissance sa fureur. Un truc fracassant qui n’hésitera jamais au grabuge et à la force de la désinvolture. Cette chose bancale et mal foutu qui te glisse entre les doigts pour te pénétrer dans la tête comme un coup qui t’éteint d'un coup d'un seul, et sera capable à la fois de te réanimer à jamais de ta torpeur avec cette sensation de survie.

Les trompettes de Jericho sonnent et toi tu ne les entends pas ?

« Jericho Sirens  est le quatrième opus en 14 années. Le vécu est là, palpable et sensible. Sub Pop, le fameux label de Seattle a signé le band.

Heyyyyyyy tu veux entendre quoi de plus pour cet album ?

Ok ! C'est comme un instantané Stoogien à dégorger du raw avec la plasticité physique d'un corps musical élastique, tout est électrifié par des riffs de foudre sur des mélopées martiennes, et riffing au mercurochrome. La pulsion virile d'une rythmique vibre de toutes ses peaux de bête primitive. Les vétérans saignent leurs compositions dans un flot ininterrompu de guitares ravageuses à la foudre électrique, et tout se contamine dans ce rock de convulsion d'Iguane raide et dénudé, criblé d'écorces teigneuses de vocaux intempestifs. C'est dans l’ivresse de la saturation que la propulsion d'un tempo saccadé, et un son lancinant, vrillent les tympans dans ce fiel intensif et menaçant.

Put#n mais tu vas entendre l'excitation frénétique de ces putains de trompettes maintenant ?


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vendredi, juin 22 2018

MONSTER MAGNET - Mindfucker


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Avec Monster Magnet une multitude de questions primordiales affluent sans cesse : Est-ce que ce groupe se colle au réfrigérateur comme n'importe quel magnet ? Y a t-il un monstre sous le capot depuis la stagnation satellitaire du groupe ? Est-ce que Dave Wyndorf a fini ses ablutions de voix réclamant avec ironie la légalisation des drogues dures ?

Mais faisons fi de toutes ces considérations légitimes car dès le premier titre cela commence par « Oh my God », Bigrëeeeeeeeee du coup est ce que le chanteur fait vœux de repentance ?

Et bien si le gars du New-Jersey fait amende honorable, il ne peut tout de même pas se détacher de ses racines de peyotl qu’il a inhalé en mâchant avec un whisky coca, sinon les fans ne comprendraient pas à quoi cela servirait d’écouter les élucubrations du Monster Magnet si derrière il n’y avait pas une histoire de soupape en drogue ?

Parce que Monster Magnet pour le définir musicalement, c’est un gang motorisé de MC5 Stoogissant sur l’asphalte intergalactique un space rock où Hawkwind rêve de nuit torride avec Black Sabbath, et sous l’œil narquois de la caméra Warholienne du Velvet underground. Grosso mode quoi !

Du grunge ? Nan, du rock des seventies avec l’alliage spatio-temporel des 90’s plutôt. L’ère moderne ne figure nullement, mais comme c’est un trip spatial, tu peux tout imaginer. D’ailleurs je t’en conseille l’escalade ébullition.

Avec son sens du riffing emprunté à Ace Frelhey, de ces abracadantesques histoires de songes, et toujours cette brumeuse atmosphère fuzzienne de garageux psychédélique bravant le fiel hallucinatoire d’un Sky Saxon (The Seeds), Monster Magnet délire dans son cosmos en paix avec ses démons. Ainsi son transbordement sonique évoque bien des délires musicaux.

L’on sait la ligne qu’il suit, elle pique un peu aux narines, et on peut même calculer sa trajectoire de météorite solaire, parce que le vieux capitaine erre dans l’espace lunaire sans autre but que de dériver sans cesse vers cet ailleurs hallucinatoire dont il recherche l’ivresse, et la quête depuis le commencement de son big-bang musical.

Dave Wyndorf rayonne donc toujours, car c’est une personne éclairée ayant reçu la lumière et la beauté tout en étant en mesure de la transmettre. Son groupe en reçoit la bénédiction saturnienne, précipitant des sensations suprêmes d’essence sonique, de matrice à l’énigme immense, comme un langage qui ne dit rien et qui dit tout de la tectonique des plaques soniques. Ses sonorités punk sont salies avec de la poussière d’étoiles sablonneuses. C’est en cela que Monster Magnet appose sa spiritualité à travers tout le cosmos telle une supernova.

Mais peut-être qu’elle est déjà morte, et le temps que l’extinction de sa luminosité nous parvienne, on voit encore l’étincellement qui équivaut au même temps que le refroidissement du canon du fusil, c'est-à-dire un certain temps, et dans ce jet d’incertitude, autant coller votre attraction terrestre dans les astres électriques de Monster Magnet...En attendant.


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jeudi, juin 14 2018

TRIBULATION – Down Below


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Depuis 15 ans les Suédois de Tribulation ont rongé leur os et coutumes dans de nombreux styles musicaux, du death au thrash, prog, dark, vers cette recherche du temps perdu Proustien certainement, bref…Du côté de chez Satan, ces ‘’Children Of The Night’’ sont enfin reconnues par le peuple des ténèbres.


Dès lors, les glameux du black metAl reviennent avec la même outrecuidance qu'on leur connaît. De la sorte qu'ils prédominent dans l’art de satisfaire les désirs enfouies que l’on doit au diabolique. Ce nouvel album intitulé ‘’Down Below’’ appose des compositions vermeilles coagulantes de vice, et déverse cette teneur méphistophélique que l’on entend quand le démon a pris possession de votre corps. Il est à noter à cet effet la participation diabolique de l’organiste Anna Von Hausswolf sur le titre « Purgatorio ».

Il y a beaucoup de tension dans les attraits soniques et ténébreux de cet opus, avec parfois une légère tendance de musique électronique, de torpeur heavy seventies Ghostien, et même une face obscure obligatoire avec des mélodies accrocheuses.

La nostalgie mélancolique envers cette foi méphistophélique souligne l’art du grotesque par la sublimation de ses effets passéistes, et dans cette vérité idéale pour les sentiments propres à une pensée noire. C'est perceptible dans ce liant cher au stoïcisme comme avec le titre étincelant ‘’No tears no fears’’, et l'on peut l'entendre aussi comme une vérité crue qui dévore sans flétrir à travers le titre ‘’ No rain no flowers ‘’.

Il pousse pourtant dans cette pépinière un abîme d'images défiant avec superbe cette célébration Ô consonance Black Métal, avec une pincée du death de Opeth à ses débuts. Tout comme derrière la froideur d’un death rock inaugural se découvre un mood horrifique, il est indéniable alors d’en entendre la profondeur avec des similitudes d’atmosphères à la Tim Burton.

Relier dans cet espace-temps les perspectives de la félicité seventies heavy et le nacre lugubre du métal noir, réverbère une cohérence harmonieuse à cet album et souligne enfin que Tribulation ne cherche plus, car il s’est trouvé, enfin.


Certes, il est indéniable que d’autres groupes professent un ton plus doctement ambitieux que Tribulation, mais leur musique leur est pour ainsi dire étrangère. Ils font de la musique pour pouvoir en vivre non pour se connaître, se reconnaître ou pour se rencontrer. Alors que Tribulation est étrange et secret par l’entremise sournoise qu’il dévoile sans fard là où se cachent vilement les ténèbres.

Nous entrons en lice au milieu des cris de châtiment qui hantent les déplorations des enfers, pourtant il se cache quelque chose de plus mystérieux dans l'obscurité, on le sent, on le sait, et avec la même subtilité secrète la pochette reflète des ombres féminines vivaces dans la matière peinte. Il est certain que dans sa noirceur le groupe réussit à apporter de la lumière, certainement lunaire, et donc féminine.

Ce disque aussi bestial que sensuel mérite une plus ample écoute approfondie, il se découvre un soir de pleine lune avec l’adoration vénéneuse que porte au folklore les fétichistes des disques vinyles.


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vendredi, mai 18 2018

FU MANCHU – Clone of The Universe


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Dis le toi une bonne fois pour toute petit scarabée, fondée en 1987, la maison artisanale Fu Manchu c’est trente ans de carrière sur tatamis sonique, pour douze albums studio.

Depuis cette date, le groupe a toujours sculpté dans une matière première de qualité la noblesse d’un art musical Stoner/Rock psychédélique 70’s & 90’s, avec des vapeurs bluesy remplies de fougue vibratoire groOovy et d’énergie cosmique, pour une friture magique de Fuzz et de tempos à la gracieuse lourdeur.

Diantre t'exclames-tu tout étourdi.e ! Mais attends, plus punk que Queens Of The Stone Age, davantage heavy que Kyuss, bizarrement on ne peut pas dire pour autant que le groupe ait brillé dans le peloton de tête de la vague stoner. Pourtant les Californiens possèdent cette spécificité géographique comme apport singulier à une musique ensoleillée de torpeur et d’énergie revigorante. Apparemment ce n'était pas suffisant...

Avec le recul nécessaire sur leur discographie émérite et sur l'ensemble des sorties stoner, ce disque fait du bien pour l’épaisseur de son contraste, la dynamique transitoire qu’il apporte avec style et panache. On s’éloigne ainsi de cette symptomatique fabrication de disque similaire aux riffs usités jusqu’à en vomir d’analogie. Sans non plus être transgenre, le groupe se fait entreprenant et luxuriant, alors quoi de mieux pour poursuivre l’aventure stonique hein ? C'est vrai quoi, comme dit Baloo Il en faut peu pour être heureux. Parce que « Clone of The Universe » fait acte de mutation avec sept morceaux scindés en deux parties entre claque et caresse. Mmmmmmhhhh dude !!

Le quatuor toujours aussi marabouté de rythmique catchy utilise sa forte coloration heAvy-pünk en intensité active tout d’abord, afin de perpétuer par la suite son sens du groove rossant sans atour des solos wah-wahesque, et tout en développant des textures fuzziques à souhait. Puis les Californiens se font plus disparates et bilieux dans la seconde partie, en ralentissant le tempo de prime abord, posant la lourdeur de la basse, pour faire venir le morceau dans un bain de flanger tourmenté.

Un final de 18 minutes pour le gargantuesque instrumental « Il Mostro Atomico » avec la participation d’Alex Lifeson du groupe Rush, exonère de tout propos quant à la qualité hautement diluvienne et sonique du culte stonien que l’on voue à Fu Manchu, et qui n'a rien à voir avec la présence d'un membre de Rush, il était important de le préciser.


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dimanche, mai 6 2018

TURNSTILE – Time & Space


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Turnstile est reconnu pour sa fusion hardcore des nineties dans le microcosme du HxC, depuis son éclosion et sa signature dans l'émulation musicale du groupe Universal, Roadrunner Records espère un retour sur investissement correspondant à un taux de progression de 2,5%. Est ce que le groupe va tromper pour autant son monde dans la volubilité musicale ?

En guise de réponse concise les amerloques turnstilisent leurs nouvelles compositions d'une robe 90's, ainsi les couleurs chamarrées ondoient sous le charme coloré du pessimisme grungien et du punk indé.

Passionnant pour sa qualité polymorphe, les coreux vont encore détester ce groupe qui crossovise pour fixer des compositions kaléidoscopiques sur le mur des lamentations orthodoxes, et en libérer l’interaction passionnelle. De ce fait il y a une diversité du sens des ellipses soniques, un choquant sens de la contorsion.

Les kids de Baltimore jouent à saute mouton noir avec l'énergie de Bad Brains, l'émotion de Snapcase et concocte un HxC hybride avec des sons plus variés, une prise de risques plus marquée et une musique plusaudible.

Du relief et de l'éclat, de l'éclatement multiforme, protéiforme même, branché dans la prise de Beck aka The Breeders en saine Jane's Addiction, brossé dans le sens du poil déjantée de Blur, il n'y a aucune cohérence artistique, aucune cohésion, tout va dans tous les sens sans jamais se prendre au sérieux.

On se connecte à une basse tout en groOve, dévoyant la part mélodique de son gouffre à émotion, tout à une rythmique lourde déposant des variations et des breaks mid-tempo. Les vocaux débridés alternent souplesse et rugosité, et si le riffing est basique, il est sous-couvert d'une approche reverbétique et maelstromesque. Cette élasticité pop distille électricité cheap pour repeindre la tête à l'acide.

Ici pas de fioritures, juste de l’énergie brute, et juste ce qu’il faut de sens mélodique pour que ce soit bien plus puissant que n’importe quel brûlot punk. C'est un album de rockcore lourd et efficace avec lequel on n'a pas fini d'ébouriffer le cyclone à délire avec cette surdose de désinvolture décalée.

Ce deuxième album mouve un précaire de contrastes stylistiques avec un sens de l'économie du langage que son aspect brut confine à une ascèse trippante. De tels arguments m’avaient ébranlé sans m’avoir jamais convaincu en première écoute. Je ne trouvais de réponse tout en sachant qu’il devait y en avoir une pour répondre à mon cœur. Mais à partir de la seconde écoute, là mes enfants ça a twisté sévère de la saccharose lourde et acide, diligemment digéré par la Génération Y dans sa nutrition fourre-tout discographique.

Un disque qui sans t'en douter une seconde, jeune, va te péter à la gueule, mais oui ce groupe est fun !


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dimanche, avril 8 2018

SOLUS – Satya Yuga


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Le rose vaporeux Floydien, le bleu hindou, l’orange de Led Zep, et toute une multitude de couleur psychédélique chère au seventies, voici ce qui ondoie dans cet ensemble de stonër-rOck flottant.

Depuis le temps que le stoner tourne autour du psychédélisme et de son stimulus Peace & Love, cela devait advenir, et bien s’est enfin réalisé, avec en sus une orientation vers la conviction védique.

C’est tout un accomplissement, et ce groupe dont la matière sonore épouse les formes de l’hindouisme et de son corollaire mystique en fabrique le macramé. L’apport d’instruments et d’instrumentations relatives à l’Inde est omniprésent et offre un envol lointain. Surtout avec des solos aériens sur une musique floue chère à Pink Floyd.


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Pour le côté mystique du stoner c’est sur la branche Led Zep que l’on en trouve la sarabande élégiaque. L’album dans son intégralité est vraiment bien construit, inspiré par des atmosphères sereines, empreint d’une aura illuminée sur des mélodies méditées et hypnotiques.

Le trio Solus rejoint cette cohorte de groupe ambiant/planant tel que Monkey 3, My Sleeping Karma c’est parfait pour une écoute en lotus.

Alors enivrez-vous d’effluves d’encens, pénétrez votre karma & enjoy your trip !


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mercredi, mars 28 2018

LAME SHOT – Try Again


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Sans prétendre détenir les capacités visionnaires d’un Gilbert Montagné, je peux néanmoins annoncer que le meilleur album de pop punk américain en 2018 sera français.

Ouaie carrément, et vous pouvez gesticuler comme un poulet élevé en plein air avec les coudes repliés contre les côtes flottantes tout en effectuant un mouvement de bas en haut à coup de cocoricocoboy, mais c’est Lame Shot qui remporte le sac de grain.

Depuis « Nice Try », croustillant premier album caractéristique d’un potentiel punky, on n’avait plus eu de nouvelle de ce groupe récréatif, composé avec le cul dans la Garonne et la tête infusée dans une party de beer pong. Puis le temps passa et une révélation ? Une évolution ? Que sais-je....Enfin il y a eu une détonation qui a apportée cet exécutoire divinatoire permettant de sortir du comptoir des compositions laissées sous tiroir.

Toujours sous licence pop punk, Lame Shot revient avec le sens de la maturité mélodique qui survient quand on a passé plus de temps à sucer de la réglisse devant un concert de The Bottlerocket plutôt que des fraises devant Tagada Jones.

Lame Shot pratique le pop punk avec l'insouciance juvénile de son enthousiasme, de son honnêteté émotive, et le graal de ce style musical est divertissant tant il distille dans son ivresse les maux doux que l’on peine à traduire quand on a la tête prise dans l’effervescence.

Les mélodies sont jouissives, fraîches, irrésolues au pessimisme, et tout le temps la fulgurance de leur énergie sucrée apporte une inépuisable félicité de bonheur, dont on ne peut jamais en faire baisser l’intensité, si ce n’est à force d’écoute abusive pour laquelle on régurgite du sirop de pop punk par les cages à miel.

Maintenant il ne fait nul doute que le visuel sportif de leur pochette soit une franchise à part entière, et déjà on suppute dans les milieux autorisés que le curling, où la pétanque, et peut-être même la nage synchronisée symbolisera le choix figuratif potentiel du prochain opus...déjà tant attendu (avec un titre aussi lapidaire que les précédents).

Avec cet opus le groupe Toulousain a lancé sa pépite ascensionnelle en remplissant tout le cahier des charges normatives au pop punk. Là où pâle copie s’enlise dans la répétition, Lame Shot impulse sa capacité évocatoire avec la spontanéité tourbillonnante de point omettre le reflet de leur agitation légitime.

Le résultat est une sucrerie de pop-gum chiadée au possible. Ça claque dans tous les sens, c’est du catchy pur-jus ultra-vitaminé. Pas un titre de remplissage, pas une anicroche, tout glisse avec suavité, fini la crise de la puberté, ouaie comme au flipper après une extra-ball « Try Again ».


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dimanche, mars 18 2018

THE IRRADIATES - Lost transmissions from the remote outpost


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On savait que ce groupe pouvait franchir le mur du son, parler des dialectes musicaux d'autres planètes que celle de la surf-music, compter jusqu'à l'infini dans le Van (et deux fois de suite même parfois), enjamber le garage à papa vers la voie lactée en deux temps et trois mouvements de punch, verser des staccatos fiévreux dans du psychédélisme astral, rejoindre l’apesanteur aquatique, surfer dessus/dedans/dessous à la fois, oui surfer sans fin, là où personne ne va, ne s'y risque, par peur de l'inconnu, par peur de croiser les effluves des genres.

The Irradiates est muonique, c'est un électron dense qui étudie au télescope astronomique son scientific surf rock avec comme seul but un trip intersidéral. Parce qu'il extrait de sa matière chaude une modulation des rayonnements célestes une analyse de la lumière sous diverses extrapolations musicales.


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Sorte d'expériences sonores nucléides, analogiques ou numériques, Lost transmissions from the remote outpost propose face B, raretés, inédits, live (avec un featuring de Mike Palm d'Agent Orange), bonus de disque de la première décennie d'existence du groupe. Le département de recherche scientifique de Surf Rock Bisontin a ouvert sa base de données pour une plongée exclusive dans une multitude de sons spatio-temporel, de télescopage de particules subatomiques que seul le travail de laboratoire entérine dans la chambre noire. Plusieurs coryphées tel que Steve Albini, Jim Monroe, Lo Spider ont eu la possibilité de faire vibrer la galaxie solaire, car comme chacun sait The Irradiates rayonne en Nucléon-Surfique.

Il a déjà un malaise le peignoir ? Alors ouvre tes oreilles Spock, parce que ce disque est garni à l’intérieur de riffs supra-métalliquement aqueux, paraissant décrire dans l’espace une cycloïde allongée (spinning wave). Il émet l’hypothèse qu’un processus de superposition de deux unités cycloïdales fortement excitées s’accompagne d’une croissance d’énergie cinétique, que l’orientation musicale du mouvement infléchit d’une façon prononcée. C'est dans ce mouvement cycloïdal allongé que se transforme progressivement les unités luminescentes, que la noise se désagrège dans un raw'k'roll-surfique reliant en une passerelle tel le Bifröst (« chemin scintillant ») de la mythologie nordique de Thor, parce qu'il y aura toujours un fan de comics chez les amateurs de surf music, et oui.


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C’est précisément pendant cette phase du processus que la matière en combustion musicale émerge du mouvement de deux ou plusieurs unités d’énergies mélodiques superposées. Appliquant aux corps surfiques son hypothèse de relation fonctionnelle entre les mouvements d’énergie primordiale aquatique et la matière en feu. Nous pouvons estimer qu’elle est de nature à expliquer de manière plausible pourquoi ceux-ci progressent dans un mouvement de spirale, pourquoi The Irradiates est solaire et ténèbres rugissante, parce que cet ensemble se déplace dans un même plan, dans la même direction, réunis dans l’espace en un groupe cohérent de corps tournoyants, et d’énergie d'attraction gravitationnelle. Le mouvement parfois pulsatoire et ondoyant téléporte vers plusieurs champs énergétiques en action qui excitent réciproquement leur luminescence écliptique.


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Tout matériau sonique de cet opus agit en attirant et en absorbant une transmutation sonique, il est inutile de le repousser, son sens réfléchissant magnétise les supraconducteurs noise rock excitable, comme le garage surf compressible, doté d’un pouvoir d'expansion et de contraction.

Je sais qu'à ce stade de la chronique, les protoplasmes irrités de la génération spontanée lisant cette chronique ont déjà lâché des yeux, ne reste normalement plus que les passionnés de l'élucubration sonique avec lesquels nous avons l'indicible foi argumentative pour transformer l'existence en passion ardente.

Oui captain James Tiberius Kirk il y a tout le temps ce mouvement saltatoire et philosophiquement aware qui plonge dans les abysses surfiques avec cette exigence tourbillonnante que les bisontins extrapolent dans chacun des dix titres...Que vous trouverez chez Les Productions De l'Impossible.

Donc mes ami.es de l'aquation sonique sachez que les compositions des Irradiates ondulent d'une manière cyclique comme les marées par l'effet lunaire et l'énergie cosmique.


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Donc tous à poil et à la flotte illico presto !!


jeudi, février 8 2018

ELECTRIC WIZARD – Wizard Bloody Wizard


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Dans une société fonctionnant de manière pyramidale où seul le gratin d'en haut régit ce qui doit être, même le noyau dur de la sphère contre-culturelle fonctionnera de la sorte et prônera celui qui sera garant des différents modèles loyaux à leur idéal de jeunesse.

Outre ce passe-droit de lèse-majesté absolument infâme, le plus absurde dans cette histoire de régence c’est que le temps reste figé pour cette élite alors qu'il est impermanent. De la sorte que tout ce qui sort de l'intransigeance de ces décisionnaires n'est bon qu'au crachat du mépris, et notamment sur la populace béotienne et inculte promt à empapaouter. Seulement quand un éminent artiste de cet ordre parvient à s'extirper de cette zone étriquée, voire de se dépraver de la vigueur initiale, alors il ne devient plus un lieu saint mais une pourriture de vice à donner aux chiens. C'est ce qui arrive à cet imminent groupe anglais.

Alors : FUCK OFF aux élitistes, aux dogmatistes, aux réacs !

Le titre est un grOs clin d’œil à l'album de Black Sabbath Sabbath Bloody Sabbath, signifiant s'il fallait en douter que les britanniques honorent encore et toujours le sacrement Sabbathienne même avec moins de boue dans leur son. Car Electric Wizard a éclairci sa volumétrie sonore. Déjà parce que Wizard Bloody Wizard a été enregistré en analogique, produit par Jus Oborn (assurant le mixage via son propre studio Satyr IX) et Liz Buckingham. Autre point capital dans le renouveau du band, ce disque est le premier album avec le batteur Simon Poole et le bassiste Clayton Burgess.

D'un doOom viscéral Electric Wizard est passé à un heAvy rock, mais sans jamais se départir de sa passion pour les sixties & seventies, bien au contraire.


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La plongée dans cette sépulture acide fera résonner un sens du riffing mélodiquement bluesy, écho dissolu à la dépravation musicale à laquelle les fans se gorgent de ce sel pour cristalliser leur vénération.

Il devient impérieux de sauter dans cette noirceur psychédélique, et de l'entendre s'exalter de la sorte, cela confine ton cerveau au déchaînement tellurique, car faire face à ce bouillonnement heavy rock, à cette frénésie krautrock-bluesy, cela exige une écoute approfondie et salvatrice. On va ainsi s’étourdir devant ce précipice de tantrisme Led Zepellinesque, ce méphistophélique bouillonnement de métal noir Sabbathien comme dans une hypnose totale et abyssale.

Je voue un culte à ce groupe, déjà ils sont Anglais, insulaires superbes avec cette arrogance rebelle marquant dans leur art la fougue à un univers culturel impie, vulgaire et dangereux, avec lequel son halo me suffit amplement pour en frémir d’exaltation.

Avec « Wizard Bloody Wizard » le band n'a rien perdu de ses atmosphères étouffantes, de son modus operandi dans sa provocation musicale, avec son triangle maléfique : psychédélisme/horreur/vintage. Liant absolue à l'esprit malin du combo, justifiant à toutes les expérimentations soniques anciennes aussi grasses qu'aujourd'hui pleines de la clairvoyance par un venin mortuaire. Les lignes vocales de Jus Osborn sont plus limpides qu’auparavant, émergeant d'une éternité de brouillard afin de nasiller en démoniaque, avec la lenteur funèbre, la nocivité rock'n'roll.

Electric Wizard poursuit ainsi donc son chemin de traverse hallucinogène avec l'affront inébranlable de rendre à son culte le goût du profane !


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mardi, janvier 16 2018

QUICKSAND - Interiors


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Après 22 ans d’absence, intitulé Interiors via le label Epitaph, cet album a été composé et enregistré avec le line up originel : le batteur Alan Cage, le frontman-guitariste Walter Schreifels, le bassiste Sergio Vega et le guitariste Tom Capone.

Vibrez enfants du jour de gloire, vous pouvez enfin le faire avec le retour de Quicksand.


  • La douceur bordel de merde il n'y a que ça de vrai dans ce monde absurde de méchanceté pure.

Faire de l’or à partir de choses simples. Donner un sens à l'abstraction sonique, se soumettre à l'émotion brute, pure, douce et en câliner la commotion jusqu'à en jouir. Voilà à quoi peut se définir Quicksand. Un post-hardcore à la Fugazi assaisonné de metal indie à la Helmet comme il disait dans les 90's pour classer ce groupe, alors que l'unique innovation c'est d'avoir su faire vibrer les brèches de l'emocore.

Je parle bien d'Emocore, d'un style musical à part entière, bien avant que celui-ci ne soit perverti par des masturbateurs à mèche. Et pourtant oui, c'était bien à cet endroit que ce groupe a agité sa magie sensitive, dans ce clair obscur, étrange, et si précieux, ouaie un brouillard sensitif éclairant des séquences emötives sanguinolentes de spleen, capable de vider un émöphile de son sang pour le remplir d'émotions.

On en entend ici la parenthèse avec ce don de générosité capable de donner de la lumière dans le son chaleureux des guitares, et dans ce jeu au feeling si spécifique.

On en sent les agitations internes et cela délivre la sève émotionnelle lors de structures musicales jouissives de beauté nue. C'est en cela même que les guitares forment un indestructible et vigoureux arc-boutant, la basse en booste la silhouette que le rythme en imprime le mirage.


  • On obéit souvent à une trace intérieure et Interiors est une œuvre magnétique puisant dans sa puissance l'accès direct vers le cœur, capable à lui seul de vous faire planer.


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vendredi, décembre 29 2017

ALUNAH – Solennial


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Déjà avec l'album précédent, ''Awakening The Forest", je me disais que cette vague de groupe de doom à chanteuse allait subir une fin de non-recevoir une fois que la mode serait arrivée sur le rivage. Alors si sur l'échelle de la hype je ne peux absolument pas juger étant isolé loin derrière les dunes, mais ce qu'il y a de certain c'est que ce groupe Anglais maîtrise à merveille les codes des sorcières. Il envoûte avec trois crapauds de riffs gluants, un chant de vipère venimeuse, le bouillon d'une basse baignant dans une grosse carbure rythmique.

L'ensemble de cette décoction se confection dans une marmite vintage. Si l'esthétique se marie à l'harmonisation d'une composition inspirée, c'est la mélancolie qui retient le souffle de l'amertume. Parce qu'Alunah domine la langueur lancinante et allonge à l'artefact vintage cette densité à son doom pour cloquer à outrance, mais toujours dans une délicieuse torpeur de spleen.

Alunah et les norvégiens de High Priest of Saturn malaxent fort bien cette instance léthargique, ainsi que la qualité précieuse d'insuffler une âme à sa musique.

La solennité d'un tel album mérite la plus ample bénédiction des disciples du monde souterrain, jusqu'à y consacrer votre dévotion à écouter par des écoutes/offrandes régulières, et surtout à l'abri de tout.


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dimanche, septembre 24 2017

DENIGRE – DéniGre


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Dénigré : Attaquer la réputation de quelqu'un, chercher à le rabaisser ; discréditer, décrier quelque chose, parler avec malveillance de quelque chose ou de quelqu'un ; calomnier : Dénigrer ses concurrents.

Dans le règne de Macron 1er le temps de cerveau disponible est saturé de propagande néolibérale, avec pour sujets principaux la concurrence et la compétitivité entrepreneuriale, le capital de la force de travail, le chevauchement des temps de vie et de travail, etc... Il n'en fallait pas plus à un groupe de Lyonnais pour créer une nouvelle force de rationalité entrepreneuriale. Ainsi DéniGre est né d'un speed-dating asocial entre Kris (Opium du Peuple, Ta Gueule), d'Aksel (Le Réparateur) et KiK (Tasmaniac).

Créer un groupe musical et attaquer de la sorte avec malveillance n'est pas anodin. La violence reçue, subie, ressortira obligatoirement sous quelque forme que ce soit chez un humain. Bien souvent l'art sert de catharsis, et l'on en trouve l'explosibilité dans le punK. Ce qui rejoint le cas de DeniGré, dont la violence est expulsée avec une féconde outrecuidance.

De son tropisme marginal le trio en a fait son pavé qu'il jette à la gueule du troupeau prompt à la servitude volontaire, à l’hégémonie d'un système apocalyptique, et à toutes ces sortes de maux qui contusionnent blessures profondes, balafres et une profusion de douleur à vie. Les textes sont très bien écrits, exubérant de justesse par un vocabulaire riche et précis, dont la poésie remplie de cynisme, de sarcasme, de désespoir et de noirceur, exhorte à la pensée avec son appel libertaire et anarchiste.

L'on peut avancer que DeniGré est un enragé dégagé, mais pas désengagé. Il sature l'espace sonique d'une folie contestataire en dix compositions. Il fait avec le punk ce que Proudhon a proclamé sur la pensée bourgeoise.

Irascible comme le screamo, hargneux comme le punk, sale comme un épais rock grunge, la bile est au niveau du gosier. La scission sonore de ce groupe jusqu’au-boutiste (qui va jusqu'au bout de ses idées sans s'occuper des conséquences) est l'antithèse de l'uniformisation marchande du monde. Ainsi ubériser sa musique pour la lustrer d'un polish poppy cela semble antinomique avec la pertinence du groupe et de la dysharmonie de son rock acerbe, surtout quand celui-ci croise les effluves soniques pour répandre le lisier de sa misanthropie avec malice. Par conséquent ce groupe vomit sous une peau de hérisson.

Musicalement ce n'est pas une épaisseur de couille supplémentaire par rapport au groupe Ta Gueule, mais une couche de noirceur, bilieuse et pessimiste, ouvertement compatible avec les lyrics sarcastiques du susmentionné Ta Gueule, mais en plus sombre.

DéniGre est une entité musicale destructrice qui vous force à réfléchir, ce qui est très ennuyeux dans une époque où l'on réduit le langage pour restreindre la pensée afin d'y introduire une novlangue pernicieuse, destinée elle même à rendre vraisemblable les mensonges, et à donner de l'apparence et de la solidité à ce qui n'est que vent.

Donc forcément DéniGre n'est pas un groupe de pop prompt à vendre du shampoing extra doux au lait d’ânesse, ce n'est pas son action. Il ne détourne pas l'attention, il l'a libère de l'oppression avec des messages subliminaux.


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mardi, juillet 18 2017

OKKULTOKRATI – Raspberry Dawn


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Elvis White Zombie faisant de l'aquaponeys dans la rivière de lave des géhennes, cela vous branche comme trip ?

Et bien ce norvégien offre cette subtilité musicale avec la vigueur rock'n'roll de l'enfer en guise de saveur en bouche. C'est comme si on avait laissé ce gars dans le cercueil de Screamin Jay Hawkins en hibernation pendant la période glaciaire de l'hiver polaire, avec les psalmodies de chaman voodoo pour accompagner tous ses nombreux et surpuissants cauchemars. Une fois sortie on lui avait légué l'église de Satan pour qu'il prêche l'espoir maléfique en égorgeant le plus de brebis égarées.

Okkultokrati réalise un mélange d'Electric Frankenstein sous Darkthrone et la suie rock'n'roll sur de la neige black cela permet de faire de la magie noire avec de la poudre blanche. Amen !

Dans ses chevauchées fantastiques, le viking se permet d’introduire des éléments darkwave pour épaisseur la noirceur électronica de son invasion épique. Ceci apporte un réel plus à l’ambiance virile et singulière, pour ne pas dire autarcique. M’enfin ce petit côté dark altère aussi sa virilité par des caresses de synthétiseur, et une voix féminine vient à cet effet supplanter le vice masochiste avec la réverbération sonore des 80’s.

L'ensemble génère un côté foutraque et dansant qui éclot dans cet espace punkoïde des plus primitif, et laisse l’impureté mad-maxienne de fin du monde en bouche.

A cheval sur son dadaïsme musical, Okkultokrati le viking surjoue le Velvet Underground à coup de Suicide électro Alan Veganesque, et de crasse black darkwave, ce qui en fait un foutu canasson pour un disque qui swingue ! !


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