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Tag - PuNk RoCk

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mardi, mars 24 2020

THE DUMBHEADS - Tales Of Terror


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Juillet 2011 The Dumbheads dégaine son E.P moriconien ramonesque “The Good, the Bad, the Dumbheads”, depuis ces Russes apposent du Queers, et du Riverdales sur leurs compositions pop punk.

Imprégnés par les références pop les titres glissent dans la subculture avec délectation, regarde à cet effet la pochette pulp de cet album, hein, hein... Sorti en 2019 via le label Monster Zero de Kevin Apers, ce punk rock agile est vitaminé de lumière et de noirceur, avec des chœurs soyeux pour un mélange de Ramones et de Misfits.

Générosité, sens classique de la beigne punker, cet opus fait réfléchir l’aubaine sonique de la punk-gum Américouaine avec panache.

Les riffs décochent leur souplesse de la main droite, les solis hyper simples vont droit au but, les chansons sont dans le format qui n’excèdent pas les 3mn, « Tales Of Terror » c’est quatorze titres mélodiques de pugnacité active épouvantablement coOol à faire péter la culotte teenage.


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vendredi, mars 20 2020

THE HUNTINGTONS - Muerto, Carcel, O Rocanrol


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Formé à Baltimore U.S.A en 1993, le groupe œuvre a répandre l'état d'esprit stylistique des Daltons New-yorkais, notamment lors d'un album « Rocket to Ramonia » entièrement saturé de covers des Ramones et coup de coude appuyé à l'opus incandescent  « Rocket to Russia ». En 1999 il poursuit en sortant l'album « File Under Ramones » pour obtenir la consécration en 2015 puisque le groupe a fait une tournée avec CJ Ramones.

Musicalement si tu n'as pas compris à quoi cela ressemble c'est que tu es vraiment con.ne.

The Huntingtons pioche à saturation dans la punk-gum Ramonesque comme un réflexe pavlovien (réaction automatique), cela leur permet d'en découdre avec du riffing qui mouline sévère, csur des mélodies qui collent. Le band joue autour de cette loyauté/admiration sans borne et tourne dans tout ce qui l'a construit, fondé les bases, et il y a plein de clin d’œil tout le long de l'album à d'autres groupes aussi. C'est un jeu de piste assez coOol à deviner, cela fait partie intégrante de leur trip. Attention ce n'est pas de la copie carbone, il y a des nuances, très légère certes, mais elles existent.

Derrière la partie musicale funny et cool se cache des textes parlant de mal être (alcoolisme, relation compliquée, trahison)...L'arbre qui cache la forêt en quelque sorte. J'y vois une corrélation avec le titre “The KKK Took My Baby Away”, sur l'album « Pleasant Dreams » sorti en juillet 1981, chanson écrite et composée par Joey Ramone qui selon la légende, aurait été écrite après que Johnny Ramone lui eut piqué sa petite amie, Linda, l'épousant par la suite. La référence au Ku Klux Klan symboliserait les idées politiques conservatrices de Johnny et sa façon de gérer le groupe avec tyrannie. D’ailleurs si le style musical unique des 4 fantastiques de la grosse pomme en a statué le mythe, n'en reste pas moins que dans cette détente sonique il y avait un entrelacement de spécimens et d'échantillons caractéristique de l'underground Américain.

Il n'est pas aussi facile qu'il n'y paraît de faire du neuf avec du vieux, ce qui correspond à l'exploitation du vrombissement sonore d'un punk rock qui témoigne de 12 album au compteur, bloqué sur la pédale du turbo à dégommer un punk rock efficace, simple, fun et cool...Chewin' at a rythym on my bubble gum

Pour le titre de l'album : "Muerto" fait référence à la mort puisque en 2005 le groupe avait raccroché après un spectacle final. «Carcel» pour prison, car si le groupe avait continué à reproduire les mêmes 3 accords des Ramones (humour second degré je pense), il serait enfermé à perpétuité dans le même schéma musical. « O Rocanrol » pour le rock'n'roll et son coté rebelle, pour faire ce qu'ils veulent, quand ils veulent, et le faire plus fort, plus vite, avec plus d'attitude et un sens plus profond derrière les chansons.Sinon en guise de clin d’œil je vous renvoie à l'opus « Mètode de Rocanrol » du Catalan Pascal Comelade.

Retrouvez ce disque via le label Monster Zero de Kevin Apers,

Ne vous fiez donc pas aux apparences passéistes : « Rien qu’un moment du passé ? Beaucoup plus, peut-être, quelque chose qui, commun à la fois au passé et au présent est beaucoup plus essentiel... » Proust


lundi, mars 16 2020

MALADROIT - Steven Island


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En plein blocus coronavirus, le meilleur dérivatif à cette ambiance de chaos demeure cet E.P., sorti sur Monster Zero et Guerilla Asso.

Les Goonies du groupe Maladroit s’inspirent de la filmographie teenage de Steven Spielberg pour un E.P de punk rock avec fond vert en action.

Depuis 2009 les Parisiens calibrent leur effervescence sur leur pop culture, et insufflent un élan généreux, pacifiste à leur Univers décalé mais pas coupé.

Blockbuster punk rockien, entertainment poppy, en 4 titres rapiiiido, le groupe invite un bestiaire à base de requin, dinosaure, alien, et d’un aventurier archéologue au cuir tenace, avec lasso et chapeau fedora inclus.

La patte musicale s’accroche à capter des mélodies funny dans le ton furibard et coOol des Teenage Bottlerocket et Screeching Weazel.

C’est simple et efficace, collant et sucré comme un chewing-gum, croustillant comme un bol de rice krispies, rempli d’énergie inoffensive et d’une bonne humeur tenace.

C'est comme si on marchait sur des gâteaux secs, mais ce n’est sûrement pas des gâteaux secs.

Le line-up étant assez mouvant chez Maladroit, dans cette rencontre du troisième type c’est Forest Pooky qui se joint à la bande pour être le quatrième, on en retrouve le grain vocal, mais ne l’appeler jamais Junior par contre.

Si le pouvoir génétique est la force la plus terrible que la planète ait connu, Maladroit en dispose comme un enfant qui a trouvé le flingue de son père dans un parc thématique de la pop culture !


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jeudi, février 27 2020

GUERILLA POUBELLE – L'ennui


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Le propos est mordant, l'attaque frontale, Guerila Poubelle n'est pas engagé mais enragé avec sa hargne assassine pour un punk incisif, et « l'ennui »  est un titre ironique parce que l'on ne s’embête jamais avec ce nouvel opus.


Fer de lance du punk rock hexagonal avec un chant en français, depuis pfiouuuuuuuuuu...2003, la formation en trio étincelle, rythmique de feu, basse prédominante, riff acéré, chant rauque, ça claque ! Après l'album «  La Nausée » qui avait trempé sa plume dans l'encre noire, la foudre a frappé le groupe en action directe.

Les effusions sociales récentes et pérennes apportent du grain à moudre dans les lyrics, et si écrire cela signifie avoir la curiosité des autres, le groupe militant crache toujours vers le haut, et parle à ceux du bas.

Ces altermondialistes contre le néolibéralisme (pléonasme), ont un discours qui fait passer Arlette Laguiller pour une courtière du CAC 40, et toujours dans une douce folie punk pétri d'énergie.

Pour les plus jeunes, le libéralisme c’est te donner des informations suffisamment persuasives pour t’accaparer dans le désir afin de te laisser mariner dans ta liberté de choisir. Ainsi dans l'ère libérale on conçoit que l’étiquetage dans l’agroalimentaire industriel est soumis à une législation stricte. Pour se faire on te laisse la possibilité d’estimer de te nourrir de toxine correspondante aux normes en vigueur et faisant foi de toute probité, dont le savant dosage pernicieux fut adopté par des personnes à l’intégrité peu scrupuleuses de ta santé. L’idée première étant d’amasser du fric de toute façon. Cette liberté-là exige un soutien indéfectible à la perfidie et à l’hypocrisie la plus totale. De ce fait, on peut te vendre une éthique en chiant dessus conformément à la législation en vigueur, tu n’y verras que du feu, et tu te consumeras même à son illusion avec trois expressions publicitaires dîtes avec la main charitable posée sur le cœur, et une blouse blanche pour en fournir la preuve irréfutable.

Tu vois Guerilla Poubelle c'est cela aussi, te donner matière à réflexion, avec un équilibre dans la colère et l'énergie fraternelle qui s'en dégage. Le groupe sait varier les plaisirs et les contrastes musicaux afin de joindre une justesse mélodique proportionnelle à son propos, tout en maintenant une tension aigre-douce. C'est un punk qui va piocher tout autant dans les crachats du punk de rue de ses aînées des 80's, que dans le fourmillement mondial D.I.Y de l'underground punk.

Marco Polo avait prévenu « Attention le jour où la Chine s’éveillera… », et bien aujourd’hui dans l'ère du libéralisme, on serait tenté de lui répondre qu’elle ressemble à n’importe quel connard perdu dans les allées fourmillantes d’un castorama lambda pendant les soldes. Alors Tromper « L'ennui » avec Guerilla Poubelle, vous y gagnerez vraiment pour une fois.

mardi, février 11 2020

REFUSED – War Music


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La guitare du hobo Woodie Guthrie était dès les 60's une arme tuant les fascistes, ce disque de Refused ne tuera point, cependant il interpellera en dénonçant un vieux système vicié par essence, et par sa positivité poussera peut-être vers un changement dans la personne qui en accueillera l'évidence.

« Le capitalisme et le patriarcat sont un cancer » Refused


Pour les Suédois l'art est une violence nécessaire pour insuffler votre propre révolution face au monde capitaliste. Ce n'est pas un discours radical mais une pensée sage que Refused peut se permettre tant depuis les 90's et avec 3 albums cultes “This Just Might Be... the Truth”, “Songs to Fan the Flames of Discontent” et “The Shape of Punk to Come”, il a su retenir une urgence musicale punk tout en contraste rock, avec une oraison subtile, intelligible.

Le groupe est revenu après une séparation en 1998 avec leur opus “Freedom” en 2015 aboutissant à cette maturité de composition et d'analyse, qui aujourd'hui avec « War Music » touche le cœur de la discographie du groupe, et élargi son panel stylistique pour toucher le plus grand nombre.

Refused a toujours eu cette capacité explosive en concert, capable de soulever la foule tel un tribun, comme de remuer les consciences par la beauté révolutionnaire de son aura sonique. Cet album a été conçu dans cet esprit du live, dans cet afflux nerveux que le sang répond aux pulsations du cœur.

Le groove est omniprésent, les riffs sont acérés autour d'une résurgence rageuse, il y a une forte générosité de ton et de saveur, avec des salves de contractions et d'évolutions permanente, pour in fine, une surtension d'énergie positive, libérant par contraste une tension puissante et des contrastes de douceur.

Refused résiste au temps, au cynisme, mieux, il se bonifie et ne perd aucunement sa hargne, en plus de gagner en efficacité, fluidité, « War Music » était la meilleure conflagration positive de 2019, comme un souffle géant d'air sonique pur.


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