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Tag - rock brut

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samedi, août 31 2019

HARDCORE LIVES, AGAIN & AGAIN

XTREMEFEST - Dimanche 04/08/2019


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Merde, le réveil n'a pas sonné !


Ah mazette je ne peux pas le croire,,,l’excuse bidon...Nan, franchement, le crew du W.B.Z est humain, et on était tous aussi crevés qu'un vieux pneu de brouette. Bien entendu que l'on a les glandes, surtout que Jodie Faster et Krav Boca ont apparemment mis les bouchés double et incendiés les gaziers autour de la X Cage. Les Xtremefesteurs.euses s'en souviennent encore...


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Le pop punk power rock emo de LOST LOVE a incendié nos petits cœurs d'une tendresse infinie. Parce qu'avec son chant sucré, ses mélodies émotionnelles, le groupe a trouvé la brèche pour y remplir ce manque d'affection que tout le monde possède. Leur concert était fluide, dans une détente de bar concert, sans chichi, tout simplement frais, à la cool, avec cette part de fun. Pas trop de monde, c’est le dernier jour et la fatigue se fait sentir.



Ahhhhhhhh les cousins de Montréal, c'est toute une vieille histoire de fraternité inégalable. C'est coOol que chaque année il y ait au moins un groupe Québécois à l'Xtremefest. Till de Guerilla Poubelle était à la guitare en replacement du second guitariste rentré précipitamment au Canada.

Un truc encore plus cool, et ce n'était pas prévue, ça s'est effectué à l'arrache, près de leur merch, aussi impromptu que sympathique, retrouvez Guilhem Benard, le bassiste/chanteur/compositeur de Lost Love en ITW.




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Je ne sais plus qui a dit que La jeunesse est le temps de la stupidité exaltée, mais il a jamais vu un concert de PEARS.

Saperlipopette, le chanteur ressemble de visage à un mix de l’acteur Denis Lavant et de Steph du fanzine Rad Party et du groupe Crippled Old Farts. Il a l’élasticité scénique de l’iguane (Iggy Pop) aussi. Avec un style de punk âpre et rêche, le groupe a solidement ouvert les veines à une musique dont on retrouve les bouts de verre du côté des Stooges, Poison Idea, Black Flag, et un truc mélo à Pennywise. Ce groupe a écrémé un nombre imposant de bassiste, donc je ne me focalise pas trop dessus, c'est stupide, oui je sais, ceci dit c'est mon côté punk, comme celui de Zach Quinn le chanteur, avec ses mimiques et son engagement scénique. C'était un set de furieux et intense pour ce band de la Nouvelle-Orléans (NOLA°), et second passage dans le trou minier.

Toujours avec le label Fat Wreck Chords, leur dernier album est un split avec le band Direct Hit, intitulé « Human Movement », sans chercher à amoindrir, pas plus qu'a métamorphosé leur musak, Pears élabore comme sur scène un état d'esprit frontal et assez brut de décoffrage. C'est ce qui attire en premier, ce côté sauvage, impulsif, que l'on entend dans leur punk sans problème, puis vient cet esprit baroudeur et frondeur, avec cette saleté dans le son, quelque chose d'ancien et d'oldchool qui se vivifie ardemment sur scène.

Je ne sais toujours pas pourquoi je confonds Pears avec Clowns ?




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Les taxidermistes du rock figent le bordel avec un arôme de poussière. Ce n’est pas que ce soit sans vie, ni mortel, on est juste embarrassé comme une mamie qui pleure devant son petit chien empaillé.

C'est peu ou prou ce que j'ai ressenti devant THE DOPAMINES de Cincinniti, de Cincintati, sapristi ce n'est pas facile à dire, Cincinnati, ah si.

Leur pop punk rock mélodique fut servi avec des morceaux de sucre mélodique et des vannes entre les morceaux qui tombent à l’eau. Du genre « Heyyyyy, ce soir il y a les Toy Dolls » alors qu’ils étaient la veille. Plouf ! Va chercher au fond du lac.

Les chœurs étaient très cool par contre, vraiment dans cette fluidité qui fait tout le zeste du style. Après c'est agréable, on tapote du pied peinard, bon, le moment est agréable (ouille répétition, c’est quand tu ne sais pas quoi dire d’autre en fait), on va pas chier dessus trois plombes non plus, parce que les gaziers avaient un peu la tête ailleurs je dirais. Ils avaient bu des coups au goulot avant de monter sur scène, et même pendant le show, mais comme ils sont Américouains ils font le job, sans problème. Ça papote sur scène comme des filles un soir de match de foot, puis ça vante les mérites du Gin, enfin du hard Gin exactement. Un sXe ne fait pas la différence à part que cette obsession alcoolisée est lancinante pour employer un euphémisme, et le set est passé avec la même passion qu'un lundi soir de Novembre.



Ils reviennent pour une dernière, A cappella, sur une histoire de consanguinité commune à une chanson paillarde. Le sXe que je suis estime comme il se doit cet esprit festif à la Patrick Sébastien.


Dictature festive

Moi : ‘’Sus à la dictature festive, le tourner des serviettes, je suis contre.’’

Toi : Ah le rabat-joie gougnafier de sa mère

Moi : ‘’Heyyyyy mais cela n'a rien avoir avec ma génitrice.’

D'ailleurs à chier sur la gueule avec votre réseau social.com, allez plutôt sur Brizzly.com, c'est comme des chiottes publiques, tu chies ta phase de mépris et la chasse évacue ton purin de suite, tout disparaît sans faire chier personne. Cool Non ?


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BIRDS IN ROW a été l'unique band du fest à avoir des atmosphères aussi contrastées, avec une telle intensité (calme et tempête).

Gratter la noirceur de l’âme pour y trouver la puissance de la quiétude. Faire tonner les brisures émotionnelles.  Appesantir les doutes pour planter à même la chair de l’amertume. Puiser dans l’affect et rugir le fiel du crépuscule de l’âme jusqu’à l’aurore d’une vérité intimiste. Birds In Row c'est tout cela à la fois.

C'était chaud, doux, pur. Mon seul regret du festival, ne pas avoir eu la possibilité d'interviewer le groupe, c'était prévue mais leur retard sur le site à engendrer la suppression de celle-ci. De plus l'album solo du chanteur/guitariste de B.I.R « whatever it takes » est tout simplement une merveille.

Quentin Sauvé a complètement compris qu'il faut dire les choses secrètes du cœur, après il est trop tard.  




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Les coupains des punks, GUERILLA POUBELLE, sont venus foutre le bordel avec la flamme, et toujours une intelligence fiévreuse à élever le débat sur les bases des liberté communes et les valeurs D.I.Y. Le set était forcément cool, tip top comme on disait dans les 90's.

Le public s’est abreuvé à la source de GxP, c’est sa génération, plus de 20 piges d’existence, le groupe parle désormais à tout le monde. Le public est dedans, à balle, c’est fun, précieux.

Le dernier titre c’était l’immense « Prévert, Kosma, Paris » avec en renfort Olive de Justin(e) et Mathieu (Lame Shot) aux guitares, et Till uniquement au chant se faisant porter par le public pour le refrain final. A cet instant précis il y a une incroyable connexion, on la sent forte, puissante et belle. J'ai toujours perçu la fragilité de ce garçon, et là, je ressens son besoin de dépendance affective, d'une jonction entre ce qu'il transmet depuis toujours et le poids de ses chansons. Puis ce plaisir de chanter. Cela vient des profondeurs du cœur, on le sent, cela nous met en joie. C’est important de sentir le crépitement joyeux du chant. Le débordement qu’il provoque à un effet relaxant et énergique.

Guerilla Poubelle c'est vraiment la communion de la famille...Punk !




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MOSCOW DEATH BRIGADE et leur electro pounk rap a mis le public dans la poche de son dance-floor furibard.

La Family Stage est pleine pour un mix batard d'hardcore punk et d'électro rap, et pour parfaire une éducation rêche avec le trio de dissident russe masqué, composé de Vlad Boltcutter, Ski Mask G au microphone et Unknown DJ aux platines. Dans les rangs de M.D.B on retrouve des membres de Siberian Meet Grinder, présent à l'édition 2016 de l'Xtremefest. On poursuit donc ainsi dans la tripaille bourrut et efficace puisque on rejoint les accointances du militantisme des Bérus, la mitraille froide et brut de décoffrage de Metal Urbain, du pungle (punk et jungle) et parfois un brin de synthwave (ou eurodance) comme avec leur titre "What We Do". Le public Xtremement ouvert du festival s'éclate avec tous les codes du hip-hop, electro, punk de la gauche de la gauche.

M.D.B c’est une forme de démocratie participative où les citoyens connaissent leurs droits tant qu'ils savent les préserver. Le groupe aplatit avec morgue la pop mondialisée qui s'est emparée de tout. À cet effet, il semble qu’aujourd’hui il faut tout expliquer, le pourquoi du comment, et tout remettre en cause pour ne pas froisser une communauté. L'époque semble/est poli/policière, l'unique solution de liberté en suspend demeure c'est quand que tu vas cracher ta révolte bordel ?

Chez M.D.B le crachat a le goût d'un lama et d'un drôle de dromadaire. Je suppose que sous un masque il y a le fils prodigue de Boris Eltsine et des pussy Riot. Oui je sais qu'à trop supposer on en arrive à se faire passer un suppositoire pour éléphant sans rien sentir, ou peut-être même juste une vague odeur de merde sur le bout des doigts.

Selon le philosophe Alain, « l'homme s'ennuie du plaisir reçu et préfère de bien loin le plaisir conquis », à la fin du set explosif du trio, il ne fait nul doute que le plaisir a été conquis avec le faste du collectif.

En russkof cela se dit : Круто! ( prononcé krouta) = cool / trop bien.




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  Il y a deux ans auparavant on avait pris une torgnole monumentale avec NOT ON TOUR.

J'avais ameuté à corps et à cri autour de moi sur la prestation des Israéliens. Bim ! Le quatuor a produit un superbe foudroiement avec un set remplit d’énergie punk rock et d’une sensibilité avec le chant parfait de Sima (et cette tenue, la classe). On s’est régalé une fois de plus devant la Zguen Stage.

Le concert est volubile et nerveux, on suggère au groupe '' Mais n'allez pas plus vite que la musique, on voudrait en profiter un maximum ". Les titres sont courts, alors exécutés en accéléré je ne te raconte pas les étincelles...Très rapidement, le groupe s’empare de la scène, du public et de sa musique avec une forte amplitude.

Le batteur est un dingue, c'est au millimètre, pinaise. Le groupe envoie l'incendiaire de ses nouveaux titres, issus de l’eXcellentissime album « Growing Pains » sorti au printemps 2019. Junk Cacahuète & et Big Jim Tonic ont pris une claque, une fessé cul nu pour leur première, c'est normal, et même si j'avais prévenu.


L'apparition de ce que l'on a espéré transforme le silence en vacarme. Le bourdonnement de plaisir qui s’en suit justifie à lui seul cette état de béatitude obtenu après leur concert.

Leur hardcore punk est hyper accrocheur, et à chaque passage la claque reçue est commune à une révélation. Similaire à un espèce de vertige que nul paléoanthropologue n'avait encore validé la variété.




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Souvent on donne le La (440 hertz) pour aboutir ensemble à la même conclusion.

L’ingé son de LIONHEART a cramé le concert. De la purée de bouse inaudible. On lui a fait le signe de mettre un bémol indiquant à l'exécutant de diminuer ses exigences ou assouplir ses interdictions. Mais peau de zob, rien n'y fait. Les ingé son de la salle de la musique étaient dégoutés de la vie, les bras ballants, en sachant que cette catastrophe inaudible allait leur retomber sur le rable. Donc on rectifie le tir, le son de Lionheart ne dépendait pas du professionnalisme des ingé son de la salle de la musique.

Avant cela, tout le monde attend d'être enseveli dans le bulldozer HxC façon Hatebreed & consort. Et quand ça démarre, sur scène c'est la grosse escalade à la parade du mâle, le groupe envoie la fonte, une pression constante que le pit agglutine avec une ardeur cathartique. Mais des enceintes sortent une bouillasse de grave et des miaulements de riffs.

Les lions ne se soucient nullement de ce que pensent les moutons. - d'après un passage dans Game Of Thrones

Je ne suis pas certain, car le remords est une morsure qu'on parvient difficilement à chasser le regret. Lionheart en aura fait les frais dans la salle climatisée.


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Voici venu le cas de PROPAGANDHI.

Bon excusez du peu mais il y a des musiciens sur scène. Ahahah !

Fait pas la gueule, on peut s’marrer un peu nan ?

Ce groupe parle dans une tout autre tonalité. Oui cela détonne davantage que la présence de Svinkels à l'Xtremefest par exemple. Pourquoi ? Disons que ça taquine sur scène, il y a de quoi s’en foutre une pleine varappe au-dessous du sol. Les connaisseurs apprécient le rendu musical, on distingue dans le public le passionné de musique et d’informatique tout à la fois.

Le groupe fait ses gammes majeures, mineures, chromatiques, diatoniques, dissonantes, gamme de couleurs, toute la gamme de sentiments, tout y passe… Les hauteurs des notes – leurs fréquences – sont fixées par une émotion très fugace mais intense si l'on arrive à se mettre à cette hauteur de vue sonique. Il faut dire que le choix de certaines combinaisons de notes reflète les lois de l'acoustique, d'une part, et celles de la physiologie du système auditif humain, d'autre part ; ils créeraient une bonne consonance acoustique en somme. Tu n'as rien compris et bien dans le public c'était pareil, puisque sous des regards hagards alors que leur souvenir était davantage acoquiné avec la prestation plus accessible et malléable des Toy Dolls.

Je vais me mettre à ce niveau Toy Dolliens et tu vas saisir, en résumer : Propagandhi a élevé le ton sur tous les tons.

Les canadiens ont fait la part belle à leur dernier opus « Victory Lap » sorti en 2017 chez Epitaph, mais il a aussi donné dans sa discographie alléchante de quoi fournir du bois dans son brasier progressiste, et fait vibrer la corde sensible avec celle d’une guitare en bois électrifiée.

Ce qui est étrange c'est que le groupe même en étant brillant et parfait, une forme de passivité nous subjugue aussi tout à la fois. Je me suis dit que cette passivité était une discipline vive et son excipient le rêve qui en découle, sa forme de lutte à s'accorder sur cette montagne musicale.




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Cette édition se termine sous les secousses des grosses burnes à MADBALL, et c'était comme faire du bilboquet avec une boule de bowling. 

Ce fut le prélude non pas de Bach, mais des hostilités, car dès le premier morceau le pit ressemble à une compression de César mais dans une casse à bagnole. Il n'y aura aucun contraste, pas plus que de crescendo émotionnel, le son devient immédiatement gigantesque, l'intensité, elle augmente en décibels me semble-t-il même. L'immense Freddy Cricien crèvera l'écran de nos nuits blanches à force d'un larsen contiguë après les secousses de son band...et l’érectile ascension musicale nous tombe sans arrêt dessus comme un corps mort pendant un coït. Beaucoup de classiques seront interprétés dans le tumulte façon allegro HxC.

Madball s'est tout une identité sonore (hardcore metAl) et géographique (New-York). Un culte à lui tout seul, de ce fait un concert d'approbations se fait jour dans la salle en même temps que le bruit d'os qui craque. C'est étrange nan ? Pas tant que cela en fait.

Le letmotiv du combo ? Balancer un gros mur de parpaing sonore pitiiiiin. Souvent on retrouve le même thème musical répété à plusieurs reprises pour insister sur une idée ou une affirmation, ce qui rejoint la maxime préférée de Jello Biafra : Éduquer c'est rabâcher. Dans la fosse ça dégouline de la sueur, du pue, du sang et peut-être même du sperme. Parfois on entend remonter : « Oh les gars, allez-y piano tout de même » puis en retour : « Diiii quoi, hey, où est ce que t'as vu autour de toi un Richard Clayderman Bro ! ».

Les titres "Hardcore Lives" et "Doc Marten Stomp" vont mettre au tapis un public K.O. Au WBZ on remercie Chris Tattoo pour les t-shirts, nice !




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Merci, merci, merci au crew de l'Xtremefest dans sa globalité, à tous.tes ses bénévoles, à Pollux Asso et sa cohorte collégiale d'associations autour d'elle pour ce week-end orgiaque. C'était parfait une fois de plus, rien à redire, un palier est franchi haut la main à chaque édition...et le public en traduit la même folie, intensité, communion, c'est vraiment très coOol & fun. Pendant 4 jours, les équipes de l’association et 250 bénévoles, ont accueilli avec enthousiasme plus de 7000 festivaliers et une quarantaine d’artistes nationaux et internationaux.

Pendant que le site se vide, l'équipe du WBZ est éreintée et tous les staff pour recouvrir l’événement se retrouvent pour finir la nuit au barnum du bar orga, avec les bénévoles, etc...Il y avait Gwardeath avec un shirt indiquant religieusement les eaux thermales bénites de Lourdes pratiquant le smurf et le paso-doble karatekacore sur des beats outranciers, un gentlemen je vous dis.

Pour la partie after-musak, c'était Clémentine et les Derniers Dinosaures, un groupe de reprise de gloubiboulga régressif en version pop punk, lequel a fait de la prose infantile...


Bisounours

...alors que juste après il y a eu de manière imprévu et spontané Poésie Zero déclamant son lyrisme à l'état brut. Mais j'étais déjà partie comme je devais me lever très tôt pour aller gagner ma croûte. Le dégoût avec extra-balle pour celle-là, pfffffffffff.


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Ce report est tout spécialement dédié à Rachid, frère de cœur méditerranéen, on compte sur toi l'année prochaine.

Salut à tous.tes les copains et copines, vous êtes géniaux on se revoit l'an prochain, en 2020, Pollux fête ses 20 ans, la fête sera encore plus belle, c'est certain ; )

Tous les groupes croisés pendant le festival vont tous enregistrer cet automne 2019, tous sans exception, et il y en avait un paquet. Cela promet un début d’année assez volumineux.


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Chacun veut vivre sa vie comme il la voit/perçoit, c'est un impératif pour ne pas devenir fou, et c'est comme il la sent pour les plus fougueux.ses, comme il l'interprète pour les rêveurs.ses. Cette évidence vous la trouverez à l'Xtremefest, mais n'attends pas trois plombes pour prendre ton ticket !


Retrouvez tous les lives, ITW de cette journée, captés par Big Jim & Junk via la chaîne youtube WALLABIRZINE ; et les photos de Junk Cacahuète et jus d'orange sur la page FB du WBZ.


Fine


jeudi, août 8 2019

Warm-up jeudi 01/08 XTREMEFEST 2019


WARM-UP STYLE

Il y a huit ans de cela la Pollux team a eu l’aplomb au détour d’une discussion un rien ambrée de houblon frais, de créer le festival Xtremefest. Depuis, l’équipe n’a eu de cesse de satisfaire ses festivaliers par une expérience notable et des valeurs propre à la scène D.I.Y punk/HxC. En nette progression à chaque édition, l’équipe a remis l’ouvrage sur l’établi à de nombreuses reprises, s’est adaptée, a cherché la formule qu’il convient pour équilibrer tant le budget, que la cohérence, l’unité, l’harmonie du site, de la programmation. La septième édition affichait sold-out pour le week-end, une première dans l’historique du festival.


L’ouverture le Jeudi avec une programmation festive et un accès gratuit pour la seconde fois, a permis de partager, débrider, de manifester un épanouissement commun avec l’autochtone Tarnais. Il y avait même un collègue à oim avec sa femme, mon épouse et mes 2 fils + 1 copain. Résultat, tout ce petit monde était partie en bombe à faire la nouba...

Bataille de gobelet et trompette de Jericho, le festayre (fêtard) a eu la possibilité de luire les cuivres avec Pastors Of Muppets, lequel reprend des standards du metAl en version banda Luciférienne. Je pense que pour pallier au déficit d'amplification les musicien.nes doivent souffler plus fort.

Le pit en a pris plein les yeux et les cages à miel avec les commandos Percu, pour une tribal jam pyrotechnique. Les percussions permettent de rentrer dans la danse et la transe, tu ajoutes à cela les feux de bengale, et ton public est conquis.

Tout le monde a swingé avec le surf rock de Dirty Hats, avec du rock'n'roll, du psychédélisme, avec des pointes de stoner par ci, et un putain de groOove partout. Il y avait beaucoup d’énergie et une réelle osmose dans ce trio.

Musicalement les musicos de Rage against The Peppers ont matché, puisque le pit a hurlé devant le match funky metOl avec des covers des Red Hot chili peppers et Rage against the machine. La mayo humoristique avait dû mal à monter par contre.

Activer les zygomatiques et la danse de salon c'est ce qu'à surproduit l’Instant Baloche dans un pèlerinage s’apparentant à l’Opium du peuple, mais avec moins de poil pubien qui dépasse du tricot de peau. Maintenir aussi bien les codes du rock que la variété entre détente rock et paillette, il fallait oser à cette heure de grande écoute apéritive, et ils l'ont fait.

J’ai préféré Instant Baloche entre 2 canapés veggie jouant du Queen, Beach Boys en acoustique dans le vip après le discours d’ouverture de Gimmy président de Pollux et de son compère David le directeur et programmateur de l'Xtremefest.

Comme le WBZ se compose de trois personnages, Bir cup of tea, Vince Musclor pop pop a jam et Junk Cacahouète & Jus d'orange, on vous propose en toute logique Wallabirzienne de retrouver une ITW du trio Dirty Hats :



La touche humour tenait le haut de l’affiche musicale de cette Warm-up, peut-être même un peu trop pour certain déjà impatient de s’exalter à la fée électrique. Il y a donc eu du spectacle vivant, distraction, amusement pour que la fête soit de 7 à 77 ans. Tout le monde a pu retrouver les ami.es des éditions précédentes, de s’en faire de nouveaux, et de partager ce moment avec un public hétéroclite. La famille Xtremefest ne cesse de s’agrandir.

Retrouvez tous les lives de cette soirée amuse-gueule via la chaîne youtube WALLABIRZINE ; et les photos de Junk Cacahuète et jus d'orange sur la page FB du WBZ.



dimanche, juillet 14 2019

MORRISSEY – California Son


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Douze réinterprétations de chansons par le divin Morrissey, conçues la plupart par des humanistes ayant croisé leurs convictions pendant les élucubrations californiennes hippies.

Cela donne :

« Morning Starship » de Jobriath le factieux du glam, mort du sida en 1983 : Le Moz lui apporte une élégance racée, coutumière de l'impérialisme vocal et tendancieuse à la musicalité prodigieuse de Morrissey.

« Don’t Interrupt the Sorrow » de Joni Mitchell : La version du Moz est moins apathique et blafarde puisqu’il y a davantage d'éclat pétillant et de distinction propre au raffinement de Paul weller (The Jam, The Style Council), autre grandeur Britannique.

« Only a Pawn in Their Game » de Bob Dylan : Le major Moz utilise l'élan du vétéran avec un cabotinage en règle, bien loin de la candeur révolutionnaire et partisane du Dylan folkeux sur la mort du militant noir Medgar Evers, assassiné le 12 juin 1963 dans le Mississippi par le suprémaciste de la race blanche Byron De La Beckwith. « Suffer the Little Children » de la folkeuse Buffy Sainte-Marie, canadienne et activiste sociale, et fervente lutteuse de la cause amérindienne. L'originale est chiante, la relecture l'est tout autant.

« Days of Decision » de Phil Ochs, un autre idéaliste du folk qui a fait le choix de se donner la mort plutôt que de vivre dans un monde opposé à ses convictions. Le Moz lui donne le prestige d'une tendresse émouvante par un hommage subtil.

« It’s Over », attention joyau, ben oui c'est un titre de Roy Orbison. Morrissey cajole, enrobe l'ensemble de sucre fin avec l'appel angélique et d’une sensualité latine. On frise le too much et alors c'est le Moz, il faut qu'il y ait du frou-frou, du rose fuchsia, que ça dégouline d'un coulis sirupeux...Et là ça ruisselle de cette saveur désuète, grotesque et touchante. Un must d'élégance.

« Wedding Bell Blues » de Laura Nyro, une chanson rythm & blues de 1966, repris avec succès par The 5th Dimension en 1969, l'année du Summer Of Love. Pour cette version il est accompagné par Billy Joe Armstrong de Green Day dans un étalage vintage de music-hall parodique. Il se sont fait une frivolité, pour le plaisirrrrrrrrrrrr.

« Loneliness Remembers What Happiness Forgets » titre élégant de Dionne Warwick de 1970, élevée par les lettres de noblesse ringarde de l'immense Burt Bacharach et d'une soul music grandiloquente, revu et corrigé dans cette interprétation comme si Charlie Oleg l'organiste de Tournez Manège avait eu la possibilité de réaliser les arrangements en regardant sous la jupe d'Evelyne Leclerc.

« Lady Willpower » de Gary Puckett & Union Gap de 1968, gare à Gary, chanteur qui a connu un succès avec les tubes « Woman woman », « Young girl », « Over you, Lady Willpower », et dont l'enrobage doucereux est une parfaite pâte gluante à gonzesse, mais en 1968. Une sorte de Tom Jones vraiment plus cool avec moins d'esbroufe typée Las Vegas, capable de chanter avec un verre de scotch dans une main et de pointer les étoiles avec emphase vocale. C'est totalement la came du Moz pour exprimer sa romance désuète en cartonnant à fond dans le démodé. Il assume à 200% ce kitsch, toi tu auras peut-être plus de difficulté si on entend ce titre dans tes écouteurs au milieu de la populace un mercredi matin dans la rame du métro.

« When You Close Your Eyes » de Carly Simon datant de 1972 est une chanson folk dans l'esprit de Joni Mitchel, c'est une romance sur la possibilité d'une île comme le suggère Michel Houllebecq et les errances que l'on accorde à un rêve en fait. Bref, Carly propose un sachet de soupe en poudre, le Moz lui donne la poudre aux yeux de perlimpinpin angélique, cela reste lancinant et ennuyeux.

« Lenny’s Tune » de Tim Hardin folkeux de la scène Greenwich Village, le titre date de 1968, le Moz lui applique un aplomb tragique et l'emporte sur l'original juste accompagné par un piano. On sent davantage les nœuds bouleversants, et le questionnement que les paroles dégagent. Une vrai alchimie et intensité se dégagent dans ce que le Moz sait rendre de beau et de pur.

« Some Say I Got Devil », chanson de 1971 de la folkeuse Melanie dont la préciosité vocale âpre était dû à une franchise qui fait tout son charme. L'élégance racée du Moz en épouse toute la forme dans son exercice de style.


Le disque prévaut pour sa largesse évocatrice et historique à refaire vivre des chansons venues d'un temps dissolue, avec en sus des arrangements soignés, et puis la grandeur émotionnelle de Morrissey, dissoute dans la mièvrerie, l'emphase des dorures désuètes, le ringard, le Moz dans toute sa splendeur expiatoire quoi !




mercredi, juillet 3 2019

BOB MOULD – Sunshine Rock


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Brillant, le nouvel album du nounours Mould est dense et romantique, satiné par une brillance et la lumière de l'aurore.

Bob Mould c'était le punk abrasif et créatif d'Hüsker Dü, c'était le power rock de Sugar. Le gaillard vient de quitter les rives nauséeuses après le décès de ses parents et Grand Hart (batteur Hüsker Dü). Après le décès d'un proche le bouleversement émotionnel est tel que tout est remis à plat dans les plus grandes largeurs. Depuis il a digéré. Bob Mould revient avec une énergie pleine de lumière vive. C'est un disque de printemps, plein de fougue, de liberté, d'optimiste, c'est carrément parfait pour sentir la nature bourgeonner, sentir la douceur solaire sur la peau, loin du froid, de l’absence.

Depuis 2009 et l'opus « Life and Times », 2012 « Silver Age », 2014 « Beauty & Ruin », 2016 « Patch the Sky », il n'a pas failli, régulièrement il donne de ses nouvelles, transporte sa bonhomie émotive, sa colère de passionné. Enregistré à Berlin et fini à San Francisco, cet album bénéficie d'une onctuosité salutaire. Niveau mélodie, il est vraiment au-dessus du lot. L'accroche est directe et son power pop punk midtempo appose la chaleur irradiante d'un songwriting d'artisan. On notera la présence capiteuse d'une orchestration de cordes pour cette épaisseur romantique, le titre « lost faith » avec son tempo et son mood new wave pop accueille le sombre comme une cicatrice et non plus comme une blessure. Il y a aussi l’explosif « Send Me a podscart » qui m'a fait penser à du R.E.M.

Ce qui fait sens et écho, c'est cette classe avec son écriture fine et incisive, parfaite pour donner cet élan mélodique, essentiel. On y ressent un zeste d'acidité punk, une saveur power rock, une épaisseur emo, cet album arc-en ciel est un halo de magie. C'est comme un gros nuage chargé d'émotions, dont l'éclatement de pluie musicale nous purifie de tout, pour après faire disparaître au lointain le grondement capricieux de l'orage, et donner jour à un ensoleillement bienfaiteur.

Si la mélancolie coule dans notre sablier temporel avec la même intensité que le vieillissement, l'ours de Berlin vieillit comme le bon vin, sans fièvre des barriques, mais toujours avec la fièvre électrique et la pureté d'une luminosité sonique.


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dimanche, juin 23 2019

FOGGY BOTTOM – Une Histoire à L'envers


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Tout paraît asphyxiant et paralysant parfois, au point de rêver vers un ailleurs au goût de liberté pendant tout ce temps de furie tempétueuse, comme une compensation à un passage de frustration. Puis le vent se calme, et l'on retourne à son ancienne vie sans que l'on discerne un éclat de lassitude, comme par sagesse, comme par lâcheté, et en fait on ne le saura jamais vraiment.

En 1997, Foggy Bottom vient éclore de sa chrysalide existentielle avec le mur du son des Thugs à celui de My Bloody Valentine, l’âpreté élastique du punk power pop d'Hüsker Dü à celui de Sugar. Il y a la douceur enfantine de la twee pop mélangée à celle cotonneuse du shoegazing pour un chant en douceur, un genre de délicatesse nacrée, un opiacé superbe et incandescent pour une pop faussement ingénue, transmission à celle d'Elie & Jacno, Étienne Daho, au groupe Aline. Le trio se compose d'ex-DAVY JONES LOCKER (grunge noise), ex-PORE (metal indus), ex-BEESWAX (heavy noise), ex-CRASHROBOTS (sonic noise) avec Sophie V – basse , Christophe V – batterie, David V - guitare / chant.

Discographie :

• Columbia 300 (Démo 4 titres, 1998)

• Foggy Bottom / Paneeni (Split 45tours, 1998)

• Six Song About This Famous Andrew (CD 6 titres, Autoproduit, 2001)

• Parler à Une Fille Comme Toi (Démo 5 titres, 2003)

• Foggy Bottom (CD autoproduit, 2004)

• Sur le Fil (CD Autoproduit, 2017)

• Caravelle (CD Single, Autoproduit, 2018)

• Une Histoire à L’Envers (CD 7 Titres, Twenty Something, 2019)

Dégingandée par cette powerpop revigorante, par ce mur du son de guitare saturé, de ces mélodies ciselées pour la gourmandise en apesanteur, on se laisse percer à jour par ce contraste spleenétique à fleur de peau noisy, car parfois il y a du calme même dans toute tempête intérieure. Le groupe fait émerger le reflux de la brume shoegaze lascive, une dose de liberté de ton alternative 90’s, et dans cette veine nostalgique et émotive qu’une époque a consignée (Swervedriver, Truly).

Le band en libelle la saveur lointaine sans regret, parce que la jeunesse c'est de tout désirer avec légèreté, vieillir c'est vivre de la vie des jeunes gens et d'épouser leurs passions. On sent bien la teneur mélancolique des embruns et cette joliesse émotive pleine d’énergie et de candeur, même si le trio n’a plus la même désinvolture, il reste tout ce spleen et cette insouciance à braver la turpitude pour aller à l’essentiel, au nécessaire, à l’indispensable.

Faire fi du surplus, des méandres, circonvolutions et autres détours. Le groupe s’immole dans un entrelacement jointif pour pleinement conserver le suc, la pleine âme de ses envies soniques.

Tout se lie à cette osmose essentielle de faire apparaître et réapparaître à la fois les spectres passés et ceux que l’on entend dans la même plasticité de contraste, de ton, de couleurs contemporaines.

On trahit toujours quelque chose quand on a le courage d'aller vers son destin, « srevne'l à eriotsiH enu » n'en est pas une.




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