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Tag - rock brut

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vendredi, juin 12 2020

MORRISSEY – I’am Not A dog On A Chain


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Très surpris de retrouver aussi rapidement le Moz pour un nouvel album, et d’autant plus que la musique du Mancunien vient d’être électro-popirisée.



Ce treizième opus semble être celui du changement d’époque. No problemo pour les fans, puisque on suit toujours le Moz, ainsi on va (oui j'suis fan) se perdre avec enthousiasme dans ses dédales mélancoliques et sa chaleur vocale accompagnatrice.

Mais étonné de prime abord par ce choix musical, les guitares sont clairement en retrait, pourtant cela ne gomme rien des intentions poétiques, et je dirais même que cela a le mérite d’enlever une forme de formol dans sa discographie, sans en omettre la nostalgique attirance. Disons qu’à travers les titres, la soul, le R’n’B avec l'apport vocal de Thelma Houston pour la chanson “Bobby, Don't You Think They Know”, l’occlusion pop rock, d’une orchestration poussive à la Motown (oui je préfère Stax), et bien parmi ce fatras ‘’détestable’’ à priori (au pilori pour d’autres…), on retrouve la calligraphie musicale du Moz, si, si, en grattant bien la croute, ou le vernis, tu choisiras...

En fait on retrouve évidement Morrissey à chaque chanson, c’est juste que l’enrobage est modifié et que si le fond garde son moelleux, la forme tape à l’œil est surprenante, mais cela ne signifie nullement que c’est mauvais, ou qu’il soit un rentier à la recherche du jeunisme afin de faire perdurer le culte de son existence pour chaque nouvelle génération. Il a choisi un producteur qui bidouille un peu trop aux boutons voilà tout, et les choix sont douteux parfois. Disons que l’on préfère l’original barock (baroque + rock) à la copie, la caresse brute, plutôt qu’une manipulation digitale du Moz. Tout simplement parce que notre nostalgie en agite les mouvements perpétuels.

Ce qui est rassurant c'est qu'il est toujours en vie, avec ses envies. Il ne fait pas de la merde pour autant non plus, hein.

Ce changement de ton est un changement de civilisation tel qu’il apparait dans toute sa complexité, dans son errance stylistique. Cependant l’Anglais ne vit plus depuis des lustres à Manchester, il n’est donc pas inopportun que cette évolution soit une simple mutation originale de ce que ce romantique est capable de fouetter avec des glaïeuls Californiens.

Qu’il soit nunuche, cucul la praline, hors sujet, et tellement lui-même à la fois, ringard génial, défenseur et pourfendeur à la fois, comme on l’imagine en insulaire Britannique dans le nouveau monde (U.S.A), comment ne pouvait-il pas exhorter le fiel langoureux de sa liberté douceâtre à 60 ans ?

Le crooner romantique apporte ses fêlures, sa distanciation dans un monde fou, parle de ses copines garçons, si tu aimes le romanesque, le spleen, la chaleur pop, alors tu apprécieras ce disque bancal, mais qui avec le temps offrira une saveur particulière à la patine de Morrissey, à jamais inoubliable, elle aussi.


mercredi, juin 10 2020

THE ETERNAL YOUTH – Nothing Is Ever Over


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"Une œuvre est bonne lorsqu'elle est apte à provoquer des vibrations de l'âme." Vassili Kandinsky

Le second album des normands sortira le 26 juin, se sont les labels KICKING RECS / TFT LABEL / OPPOSITE PROD / OMNIVOX RECS / distribution PIAS, il présente un an et demi après la sortie de leur premier album « Me and You Against the World », une succession de titres post-punk mélancolique avec une pointe de cold wave cotonneuse. Mais la sève de The Eternal Youth c'est le punk rock. Donc pas de funk tribal dans leur post-punk, pas de frénésie épileptique et de dark de catacombes dans leur cold wave, le groupe renforce sa composition autour des Buzzcocks, Alkaline Trio, The Chameleons.

Eternal Youth joue sur cette corde sensible, tenant lieu à l’évanescence superbe, et à la fois toujours dans une pleine vérité de ferveur punk rock. Les titres en élaborent l'intensité fiévreuse, avec cet apport de contraste entre une basse profonde et cataclysmique, des guitares claires au son cristallin, et d'une solide rythmique qui en intensifie l'impact. L’album couronne une diversité d'action et de tension mélodique, d'atmosphère et d'émotion implicite, avec lesquelles leurs profondeurs reviendront vous sourire bien après leur écoute.

Il y a une diversité de composition, par exemple « Turning The Light Off » est un titre qui aurait pu être dans la discographie des Burning Heads, et j'y vois surtout la garance filiale que les Caennais développent. « Sing Along », premier single de l’album fait office de dévotion au garage rock avec la ferveur d'un supporter. « I Can't Escape Myself » post-punk languide et vénéneux contamine jusqu'à son explosion finale.

« Nothing Is Ever Over » est un album d'une richesse de saveur vraiment intense, car c'est dans ce septième ciel sonique que The Eternal Youth transperce l'élégie cold pour atteindre la canopée d'un punk rock où brûle la flamme de l'éternelle jeunesse, et son vague à l'âme impétueux, d'autant plus primordial que vous avez une réelle sensation de fraîcheur.


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dimanche, mai 31 2020

FORGIVE - Mirrors


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Quintette fondé en 2016 (Jean-Charles Guimard - chant, Alban Morin - batterie, Guillaume de Sutter - basse/chœurs, Xavier Ponelle & Julien Rogozinski – guitares), « mirrors » est leur premier long format, sortie le 22/05/2020 en digital et sur vinyle vert fumé par le label Krod Record.

Leur style Hardcore punk inclus le post-hardcore mélodique de la scène américaine des nineties (Fugazi, Quicksand, Embrace, avec une approche contemporaine du son et de l'esthétique des textures sonores proche de Defeater, Worthwhile, Counterparts, et un sens progressif du post-rock et du metal comme avec avec Envy, Mono, The Ocean).

Chaque titre intègre cette part d'oscillation progressive parfaite pour envelopper des contrastes, et échapper à la répétition, excès, superficialité. Forgive possède cette aisance à distendre le temps, on en ressent la chaleur, la fluidité, la profondeur.

Le disque est traversé par sa fulgurance, son amertume, dans cette dimension émotionnelle latente et explosive, de l'ombre à la lumière, de la passion à la sagesse, inoculant sans cesse cet art mature de la sensation pure.

Il ne suffit pas d'entendre la musique uniquement, encore faut-il la voir pour en sentir l'émotion palpable vous faire vibrer. « Mirrors » en illustre la vision, la vibration, l'intime sensation orageuse.


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mardi, mai 19 2020

LUCIFER – Lucifer III


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Le retour de la revanche à corps perdu de Lucifer, troisième acte poussiéreux et poussif, jouant dans cet entrelacs de hard rock et de heavy rock seventies. Hey je ne crache pas dessus, Black Sabbath, Led Zep et Coven, c'est coOol.

Même si l'atmosphère est là, les riffs langoureux, une rondeur boisée dans la forme, une saveur heavy indéniable, il n'y pas de charme, pourquoi ? Tout semble d'une lenteur monotone. Cela manque de pep, clairement.

Après c'est mignon tout plein, côté maléfice ça fait pousser les fleurs, le couple Johanna Sadonis (chant) et Nicke Andersson (batterie – aussi guitariste chanteur des Hellacopters, Entombed,...) est magnifique.

Mais bon on attend une magie qui ne viendra pas quoi !


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mercredi, avril 22 2020

PREY DRIVE - Shinjuku


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Le quatuor Anglais Prey Drive de rock alternatif signé chez le label Krod Records appose leur single "Shinjuku" en étant inspiré des déambulations du chanteur Brad à Tokyo, et pour cela le groupe a développé les atmosphères éthériques du corps citadin avec une musicalité à néon.

La mélodie éclaire par ses diodes électroluminescentes une caresse photonique. Ici l'importance de la lumière est un halo dense d’illumination émotionnelle et d'accompagnement à l’introspection, comme source positive à suivre son cheminement pour trouver sa voie. La douceur est une fibre invisible et transperce de façon sensible à son rayonnement.

Prey Drive a conçu avec"Shinjuku" un tube fluorescent




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