WALLABIRZINE

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mercredi, août 31 2016

Par principe


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lundi, août 29 2016

WRONG – Wrong


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Okay on va faire simple et direct : Wrong c’est du Helmet en moins matheux et plus explosif ! Understand ? Ok, donc ce groupe poursuit/reprend le taf à partir du " Aftertaste "des New-yorkais.

Wrong est un quartet de noise-rock-alternatif métal des 90's de Miami, avec des anciens membres de Torche, Kylesa et Capsule.

Tout chez lui fait penser à Helmet. Mélodies dissonantes, groove implacable, grosse densité rythmique, ossature en acier, épaisseur de plomb, tout, tout, tout. Et Wrong le fait super, super bien. Ainsi on est ravi d'entendre le oldschool du siècle dernier au 21me siècle. Un peu comme le 7 épisode de Star War pour cette filiation et passage de pouvoir du oldschool vers le newschool. Voilà du coup, désolé pour la référence aux Trekkies mais Helmet/Wrong me semble témoigner du même rapport.

Donc à la fin tu entends quoi ?


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Ben voilà c'est une affaire qui marche très bien.

Donc on ne parlera pas d'évolution mais de continuité envers un son, un esprit AmRep (Amphetamine Reptile Records) dont la valeur n'a pas pris une ride de nostalgie avec les ans, et prouve une fois encore de la teneur puissante et irrépressible du style musical de Page Hamilton (guitariste/chanteur d'Helmet).

Wrong est un joyau brut, right ?


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samedi, août 27 2016

Jean-Jacques goldman - La vie par procuration

L'idée de la rubrique " La variétoche Populaire passée à la moulinette sauvage du WBZ" c'est de décortiquer dans la sève du catalogue de la variété française et de la faire remonter de façon masturbatoire à la surface du WBZ.



Cette chanson toute commune sur la solitude et qui se diffuse pratiquement tous les jours sur des stations de radio populaire passe encore sous silence son sujet le plus important.

A partir du "Elle met du vieux pain sur son balcon pour attirer les moineaux, les pigeons." cette chanson de Goldman exprime une attitude écologique bien avant l’heure.

Ettt oui, vous voilà tout étourdie par cette révélation, car vous-même n'y avez pas du tout prêté attention.

A l’époque cette allégorie avait été tue de manière époustouflante, car à cette période tout le monde n’en avait rien à foutre de la nature, tout le monde batifolait dans une destruction d’épicurien égoïste, se gargarisant de la société de consommation de masse de tout et de rien à la fois, ventru, ignare, en un mot : Heureux comme dans une publicité quelconque.

Goldman était en fait un visionnaire. En mettant du vieux pain sur son balcon (on ne jette rien), elle attirait une variété d'oiseaux, lesquels allaient digérer et déféquer dessus et un peu partout en toute hâte. Oui le pigeon est un volatile méfiant tout aussi con que chiant, et la fiente récoltée servira de compost.

Voilà, c’est tout simplement magnifique et il ne faut retenir uniquement que cela, tout le reste n'est que remplissage...Et cette femme qui vit sa vie par procuration, finalement on s'en branle carrément en comparaison de ce geste écolo pour les générations futures.


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Merci Jean-jacques.


jeudi, août 25 2016

Insolence


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“Ne mépriser la sensibilité de personne. La sensibilité de chacun, c'est son génie.” Charles Baudelaire


dimanche, août 21 2016

KING KONG FIVE


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Report XTREMEFEST 2016 : The festival of the beast !


Dans une époque instable de cruauté permanente, le marché du bonheur fait évidemment recette. Bonheur hédoniste synonyme de joie du corps ou relatif au bien-être spirituel pour sa paix de l’esprit, bonheur austère pour les adeptes de la frugalité ou contagieux pour les partisans de la pensée positive, chacun trouvera sa quête selon sa sensibilité. La mienne sera d'entendre hurler dans un bruit infernal des groupes agressifs, déblatérant chez certain les anathèmes sulfureux d'enculer des nonnes avec le manche d'une pelle de cantonnier de la brigade des feuilles.

Hey tu sais quoi ? Cet été l'Xtremefest est devenu Skull Island, mais ouaie mec l'île de King Kong, carrément, avec l'esprit de la main noire et sa fusion des genres...Façon contusion sonique avec du Punk, du HxC et du MétOl.



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Vendredi c'était Just Break Me 


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En cette après-midi radieuse, l'ambiance était moite puisque chacun baignait dans son jus de sueur, et bien malgré tout le trio de punk rock mélodique BIAS, a envoyé sous une chaleur accablante pour roder les articulations de l'Xtremefest.

C'est toujours super dur d'ouvrir une scène, cela a aussi l'avantage d'être une distinction, souvent honorifique, mais qui permet de se forger à la dureté des premières fois. Bias s'est élancé avec toute la sincérité désarmante de sa jeunesse, la fougue de son idéalisme juvénile, et le groupe a fait son taf, c'était aussi sec qu'un défilé d'anorexique de chez Chanel, et aussi cool que le dude !


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De suite après dans la X Stage intérieure, ce fut un contraste saisissant avec INLANDSYS dont le froid sépulcral a saisi et figé le public. Un duo vocal pour un death-black-sympho putride (oauie c'est multiple) munit de longues séquences vertigineuses, assez trippantes pour offrir un large panoramique d'atmosphères intenses, vivantes et parfois même épiques. Les lumières plantaient le décor clair/obscur permettant il me semble au quintette d'appuyer là ou se contorsionne les styles du métAl les plus envoûtants. C'était étourdissant. Il y avait une moindre affluence et je n'en comprends toujours pas la raison à l'heure où j'écris cela, alors que le set était vraiment bon, ce qui aura permis je pense la découverte pour de nombreuses personnes. Ce qui était mon cas, me permettant de creuser par la suite dans la discographie du groupe, donc bonne pioche.


Nous nous évasions à la contemplation estivale en se dirigeant vers la EMP Stage extérieure avec la coolitude sudiste, que le grand public commençait à arriver à peine...


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Deuxième fois que je vois NOT SCIENTISTS en concert en l'espace d'un mois, très heureux de retrouver le punch, l'énergie de ce super power rock, avec des accents post-rock indé, un son 80's et surtout avec tout ce qu'il faut d'émotion pour être submerger.

En ni une ni deux le groupe a fait feu, les mélodies géniales s'enroulaient autour de nous dans leur écrin soyeux, et nous étions bienheureux d'être dans le tourbillon de Not Scientists. Le groupe arrosait avec fermeté la fleur de lotus des filles, lesquelles s'ouvraient en pointant leur téton d'un désir que l'on ressentait brûlant. Il faisait chaud, le public cherchait l'ombre, et Not Scientists leur offrait un feu de joie musical. Du coup c'était le bouillon. À chacune de leurs chansons je me disais que la plastique de leur titre était exquise, bien énergique, et avec ce que je ne sais quoi qui apporte une singularité moderne et passéiste à la fois. Et puis le fameux jeter pied droit de Thibault le bassiste c'est quelque chose tout de même.

Ed le chanteur guitariste est indétrônable à l'xtremefest, chaque année il est présent, je pense que dans trente ans il finira par ouvrir une cantine pour faire partie du trip. Et ouaie c'est pas con hein ?


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Le groupe REGARDE LES HOMMES TOMBER est arrivé avec un calme olympien dans l'arène où le peuple assoiffé de sang hurlait à la mort. Il y avait quelque chose dans l'atmosphère, une teneur de souffre, comme si le public savait à l'avance que l'instant serait insaisissable, que ''“ l'air était plein du frisson des choses qui s'enfuient.”" selon Charles Baudelaire.

Puis quand les premières salves ont giclé leur pue virulent, que le combo s'est lancé dans l'obscurité, sa musique est devenue comme un tas de chair que les carnassiers félidés du public déchiquetèrent comme des lions faméliques en cage. La haine couvrait l’atmosphère de sa parure sanguinolente, et le combo a continué ses versets sanguinolents et misanthropiques. On savait qu'il y aurait de la hauteur à ce set, mais de là à imaginer être si haut perché ? Difficile de redescendre.


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Au théâtre ce soir c’était Hadès qui accédait au tribun et rendait gorge en un cri surpuissant pour commémorer sur l’autel miséricordieux. Le groupe a maintenu à niveau de gorge la strangulation qu'il a inoculé avec son venin sonique. Ténèbres et lourdeur ont emboîté leur pas dans une démarche épaisse, pour que le band puisse suspendre le public au crochet de ses titres apoplectiques.

Si RLHT est statique sur scène, la posture de leur musique ondoie de charme vénéneux et sensible dans le crépuscule ombrageux et suffocant. Râle vocal, crépitement rythmique, riffs lourds et cristallins, offrande pessimiste et ode à la funeste morbidité.

On est tombé de très haut.


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Soyons honnête et objectif, c'était vraiment mieux que lors de leur précédent passage à l'Xtremefest pour A WILHELM SCREAM, et c'est très certainement dû à ce bel ensoleillement qui a fait briller toutes les oriflammes de leur punk mélodique, et que le spirit de fin d'après-midi ne faisait qu'amplifier.

J'ai trouvé que le groupe avait davantage fait le forceps pour fluidifier son punch et faire vivre son intensité tout au long de leur set. Offrant ainsi un kaléidoscope à vif de leur discographie, c'était vraiment cool. Et pour les grincheux qui rouspétaient que cela faisait la seconde fois que ce groupe venait, et bien la seconde était meilleure que la première dude ! D'autant plus que sur scène se sont de véritables chiens fous, et le public a honoré cela avec un final absolument fédérateur.

De plus, A Wilhelm Scream avait de la compassion face aux derniers événements tragiques et horribles survenues dans l'hexagone. Le groupe a encouragé à une attitude positive : Punk Rock Spirit. On peut poursuivre ainsi avec la thèse de Jean rostand : « On tue un homme : on est un assassin. On en tue des millions : on est un conquérant. On les tue tous : on est un Dieu. »

Est ce que je vous ai dit qu'il faisait une chaleur à crever ? Nan, ok il faisait très chaud, et ahhhh béatitude incommensurable, j'ai enfin trouvé du thé à un bar de festival ! Merci O grand Xtremefest, tu ne peux savoir à quel point tu as œuvré pour mon bonheur.


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Ce qui ne fut point le cas de TROLFFEST et sa musique pour coussin péteur, alors oui je sais, houla la je suis une peau de vache, mais je n'arrive pas, mais pas du tout à apprécier ce style musical.


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Je comprends très bien que l'époque d'austérité est au pessimisme, et que la jeunesse a un besoin viscéral de s'amuser, mais ce que je ne capte pas c'est pourquoi avec du biniou ?!?

A un moment le guitariste est carrément venu dans la fosse pour tourner dans la farandole avec les autres. Du coup j'ai virevolté un 360° pour apprécier la réaction des personnes, et mon constat est sans appel : Joie, allégresse, cabourdise. Je pense que tout est dit et résume assez bien l'état d'esprit global de cette cavalcade pagan métOl. Seul un gars reluquait une nénette avec un regard de goret. La jeune fille portait des habits très moulants, quand elle s'est aperçue du manège elle s'est cambrée pour faire remonter ses tétons, puis ses yeux se sont pointées vers le cochonnet du gars.


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Ohhhhhhh Pitinnnnnnn XtremeSex !



Eric Demers, le zulu blanc du punk à roulette était dans la place avec STRIKE ANYWHERE. Pardon dans le game ! Oui c'est comme ça qu'on dit dans le monde virtuel.

Ok il y avait de bonnes vibrations avec des messages de tolérance et une très bonne réceptivité du public. Oui c'était engagé comme concert, il y avait des messages à faire passer pour qu'une conscience émerge en même temps qu'une musique assez énergique qui serve de catharsis.

Il y a une pige que je n’avais pas écouté Strike Anywhere, bon j'irais pas y remettre une oreille dessus, franchement je vais être honnête ce n'est pas le band qui me fait de l'effet. Mais en concert les gars ont relevé les manches pour faire pointer leur mélodies fièrement.

Ceci dit, avec un regard vers le passé, la valeur intrinsèque d'un tel band de punk rock à l'xtrem, heyyyyy ça l'a fait nickel. C'est passé parfaitement, il y avait des titres cool, du fun, de l'énergie, ouaie de bonnes vibrations tout simplement, et il n'en fallait pas plus que pour les américains nous séduisent par des messages de tolérance et de combativité.


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La suite ? NAPALM DEATH. Vu, vu et revu, mais c'est à chaque fois aussi excitant nan ?

Je me suis foutu avec les vieux au fond et carrément au plus haut. Température ressenti 39° Celsius, parce que la chaleur monte et que les gars en bas faisaient un remue-ménage pas possible. À 7 fauteuils parallèle de moi, un couple de la quarantaine s'embrassait comme des gamins de 5ème à l'interclasse, et ceci pendant que le napalm grindeath embrasait la fosse à chienlit. J'ai trouvé que c'était dingue, même assez étrange, mais l'amour n'a pas de circonstance, juste des instants incandescents.

Alors y avait t'il un lien avec le fait que Napalm répandait son brasier sonique à chaque pilonnage en règle ? Je vous laisse philosopher sur la question.

Les vieux ND ne craignent pas l'OD, car ils envoient avec cette folie inusable qui fait salle comble, et que l'oppression que l'homme subit dans l'asphyxie d'un monde ultra libéral trouve son exutoire dans la réponse jusqu'au-boutiste de ND.

Un gars bourré à côté de moi a roulé un joint de cannabis et l'a fumé avec ses potes déjà défoncés, en trois staffes il ânonna dès le début d'un nouveau morceau et au comble de son excitation : «  Ohhhhhhhhh pitain ça va envoyer du pâté de poneys » puis se lèva pour danser pendant 2mn une sorte de bourrée auvergnate. Barney hurlait en bas et ND faisait résonner la fureur que le public en absorbait le grondement en bavant d'extase. Les aboiements des anglais foutait le pit comme un chenil en feu, et la SPA portera plainte par la suite si elle le souhaitait, très franchement je pense que tout le monde n'en avait rien à foutre.

Quand les anglais parlent aux français, les français font la révolution, et la beauté était dans le pit pour le final avec la cover des Dead Kennedys « Nazi punks fuck Off » en antifascist all star.


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Ça s'est frité de partout dans cette allégresse huileuse de sueur musquée. D'après Barney, il y a des gens très chiants et dont le venin est mortel, la chose la plus importante c'est que le vie doit être joyeuse et libre. C'était un message de tolérance de plus, décidément c'est très peace & love cette année. Alors c'est vrai, soyez amour les enfants et vous devez hurler votre rage de vivre extrême jusqu'à ce que vous jouissez sans entraves.

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Après cet ébouriffage en règle, on est passé dehors avec LOUDBLAST où une pluie de riffs lourds s'est abattue avec la sauvagerie du tonnerre. Le set était très professionnel, Stéphane Buriez jouant son rôle à merveille de meneur et de simple star. Les solos étaient exécutés avec la finesse d'un escrimeur de fleuret, et il faut dire ce qui est, musicalement Loudblast c'est hyper loud. Leur dernier opus « Burial Ground » a redéfini la nouvelle voie musicale des Lillois, mais le band a joué pas mal de titres primordiaux émanant de l'ensemble de leur discographie exemplaire.


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Encore groggy par les lillois, la nuit était douce, une longue chenille de festivaliers se rendait au concert de ELUVEITIE. Je m’attendais à ce que le pire supplice folklorisant métOl soit une caresse de plume à côté de ce set, puis les géhennes traditionalistes tant attendues se sont révélées aussi farfelues qu’une conserve périmée que l’on ouvre dans la puanteur, et qui fait pshiiiiiiiiiiiiiiit.

Les petits suisses Eluveitidèrent avec moult force en soufflant à s'en péter la cage thoracique dans leur flûte, cornemuse, et en faisant la gigue avec violon et vielle à roue (crevée ?), en l'honneur orthodoxe d'un métal celtique. Ahhhhhhhhhhh le pagan et sa communauté païenne, rien à voir avec Jean-Eudes qui aime le moyen-age, dame Émeline, de toute façon il ne pouvait être là, il était au JMJ. Désolé mais pendant le set, je n'ai pas vu l'apparition d'une fée, ni l'ombre d'une couille d'un gnome ? Mais je fais confiance à tous les troll d'internet pour subir la fourberie de commentaires déplacées à mon encontre pour ne pas apprécier comme il se doit la pagan attitude festive. Je pense avoir l'insouciance légèreté de l'être mais par au point de pratiquer la danse des canards nordique.

Ce style de mousse des bois et cervoise féerique regorgent d'un esprit festif : Ô Pagan Style.


(Un énOrme big-up intersidéral à Junk pour ce montage vidéo)


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Enfin, pour finir de manière définitive cette première soirée dans la sarabande festive, ambiance pub scottish avec kilt et poil de cul ! Puisque THE REAL MCKENZIES était à la tireuse à binouze, les vignerons de France se sont biturés avec les canadiens, et oui Paul McKenzie, chanteur et créateur du band est un descendant d’immigrants écossais, il a conçu un mix de chansons traditionnelles écossaises avec du punk rock. C'est la version canadienne du punk écossais, en réponse aux américaouains de Dropkick Murphys et leur punk Irlandais. Tu suis ? Sinon ce n'est pas trop grave il suffisait juste de savoir taper dans ses mains en même temps que boire de la bière, c'est très facile à 3gr, plus complexe à jeun.

Ouaie en tout cas ce qui était clair comme la brume anglo-saxonne, c'est qu'il était préférable d'apprécier la cornemuse, cela ne faisait nul doute. C'était aussi agréable qu'une visite chez le dentiste pour moi. T'as vu le niveau du rabats-joie quoi !

Le public présent c'est bien poilé la gueule, alors finalement c'était bien l'essentiel que la majorité rigole et danse dans une grosse troisième mi-temps.

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Samedi c'était Just One Fix 


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J'ai envisagé toutes les hypothèses les plus optimistes, mais il faudra bien que je me rende à l'évidence, jamais le Hellfest ne viendra s'installer dans le sud. Il me faudra traverser la moitié du pays pour être habité par le démon, le temps de trois jours de félicité sonique. C'est comme d'admettre une bonne fois pour toute que la sauvagerie n'a pas de limite, ni de frontière, surtout quand on croise cette nimbée de gars en t-shirt sombre, qui est venue pour se mettre une forte dose de métOl. Sauf que depuis 4 ans l'Xtremefest est venu annihiler cette évidence de la plus belle des façons : Il s'est imposé comme LE festival extrême du SUD !!! Et nous espérons tous que ça dure pour des siècles et des siècles bordel...


Pour commencer cette seconde journée, le punk rock de Bretagne de KINGS OF NOTHING n'a pas pu réveiller de leur torpeur un public plongé dans la rage du feu.

Pourtant leurs titres sont cool, avec un petit coup de oï à The Decline parfois. Il leur a manqué de confiance pour affronter l'apathie du public, mis en défaut par une chaleur excessive. Non pas facile du tout, à cet effet je me demande alors pourquoi dans ce genre de cas, il ne serait pas plus judicieux de faire jouer le groupe dans la petite salle à l'intérieur ?

Il faut dire que ce n'était pas facile de se jeter à corps perdu dans la fournaise en sachant que les noceurs de la vieille s'éveillaient à peine avec la fièvre des barriques de The Real Mckenzies comme barre de réveil.


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Autre cas épineux s'il en est, j'ai la nette impression avec le duo X-OR que plus tu lui files à boire et plus c'est intelligent. Enfin il me semble tout de même que si tu prends l'ensemble de leur œuvre du week-end au 9999999999999999999999 degré + 3 fois l'infini, ça passe bien quoi !

Le truc le moins cool de l'xtremefest cette année ce fut l'annulation du groupe hardcore STINKY. Vraiment dommage je voulais les voir en concert. Ben tant pis et espérons que le groupe sera présent pour la prochaine édition. Mais oui bien sûr qu'il y aura un Xtrem en 2017.


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Avec l'appui des réseaux sociaux comme béquille existentielle, l'homme est devenu une star unique comme tous ses comparses. Toutefois, les gamins sont désormais hyperactifs avec le carburant audiovisuel qu'ils pompent sans arrêt, et pour rassasier cette soif inextinguible, un oléoduc de punk HxC métOl démontre notamment ses bienfaits de sociabilisation plus que probant sur leur comportement narcissique d'alors. Le pit fédère en facilitant les échanges.

IN OTHER CLIMES est il un groupe dynamiteur par excellence ? Mèche longue ou courte pour l'Xtremefest ?

En 2 mn le public était dans la poche. Après quoi le groupe a fait de la salade niçoise avec le pit en constance surchauffe. Le band a réussi à manier et juguler le fun de Tampa avec l'attitude vénère du HxC, sans pour autant la jouer bad boys. Leurs titres ont offert cet élan d’enthousiasme que le public semblait attendre, afin d'en exulter par la suite. Et la fosse était totalement soumise devant l'aplomb scénique des niçois. Gros set et branlée royale !!


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On s'est foutu à l'ombre avec la lourdeur cataclysme et les boucles rythmiques qui parlaient avec les démons pour le concert de DEEP IN HATE. Impressionné par leur maousse gros groove métalcore deathtalique, ce fut un rouleau compresseur à vous vriller la tête à 360°, et en 3 secondes...Alors en ce qui concerne les tympans, je ne vous en parle même pas !!

Je témoigne avant tout que le groupe n'est pas dans une démonstration ostentatoire de sa maîtrise technique, mais sert davantage un travail pluridisciplinaire pour mettre en valeur l'obscurité des textes, en lien avec une musique à plusieurs niveaux ascensionnel/de lecture/de contrastes. On peut l'affilier à Suicide Silence et Whitechapel sans problème.

La vitesse d'exécution était un fait, maiiiiiis le tournis des tempos et des atmosphères étaient aussi du même acabit. Si tu n'avais pas « l'habitude » de ce style musical, il est fort à parier que ton cerveau ait eu du mal à assimiler tous les contrastes. Ce qui en soi est regrettable et préjudiciable pour admettre que Deep In Hate à racler tous tes fondements supposés pour y inoculer le zeste obscur de sa musique ténébreuse et outrecuidante. Le batteur était super balèze, il doit soulever assez de fonte et travailler dur pour sculpter une rythmique hyper précise, super super loud et qui pulse un max. Il a même exécuté un solo de batterie, putain il y avait longtemps que je n'avais pas entendu un solo de batterie.

Un set en or et un putain d'OR-


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Question : Pourquoi à chaque fois qu'un gars du métal demande comment ça va, on se croirait dans un manège ascensionnel ?


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Un peu d'air marin par la suite avec THE DECLINE à revigorer. La fois d'avant le groupe avait joué en plein cagnas, cette fois il a joué avec des passages nuageux, la nuance était de mise. Fort d'avoir enlevé l'ancre du rock prolétaire pour le faire voguer jusque dans le pub, le groupe a gardé le combat alternatif à la proue, et la puissance du punk avec une émotion à faire chavirer les fans de petit navire.


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Entre deux houles j'ai croisé avec un très grand plaisir le plus punk des hardos du Tarn. Gloire à toi Christ de Mazamet, ce mec mérite votre plus grand respect, il n'a cessé de besogner dans l'ombre de l'underground avec son VPC (vente par correspondance) depuis 1986, oui tu as bien lu 1986. Total DIY. Il a organisé des concerts de métAl a une époque où les moyens de communication étaient en dessous du niveau de l'océan indien. Il a jeté les gants à peine cette année et sera bénévole en Bretagne pour le Motöcultor.

Pendant ce temps là au Vip c'était assez clairsemé, l'ambiance était à la fois cool, baignée par une douce chaleur que certain jaugeait excessive, la sono balançait du peurap pour blanc-bec c'était assez excentrique parce que les nantais de Regarde Les Hommes Tomber connaissaient toutes les paroles, alors qu'on les imagine en train de souffrir les pierres dans les catacombes.


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Il me fallait sortir de ce mood pour me huiler les méninges, cela était parfait car il y avait 7 WEEKS, souvenez-vous l'an passé le groupe a subi l'orage et avait dû annuler.

7 WEEKS est un groupe originaire de Limoges, formé par le chanteur bassiste qui possède une barbe taillée comme les fans de Lucifer, et le batteur à dreadlocks. A cette heure avancée dans le festival entendre cette couche de saturation fait un bien fou. Enfin du gras, du vrai avec de quoi se faire rissoler la gueule. Hyper groovy en plus. Un mix de tous les groupes de John Garcia et du venin de Jerry Cantrell.

Si le début du set a débuté sous une affluence clairsemée, il s'avère que leur musique a su introduire une attraction et de nouveaux adeptes, tant le band a offert un large spectre d'un rock ricain inusable et profond. Voilà en plus de cette surdose de groove, de gras, il y a une profondeur que le chant en intensifiait toute l'émotion.

À la demande de la salle John Lennon de Limoges le groupe a réalisé par le passé un ciné concert "Dead of Night", film réalisé par Bob Clark, et sorti en 1974, pour lequel il compte retravailler pour de nouvelles représentations. Leur pianiste ne fait plus partie de l'aventure et le groupe a dû parfaire son set en fonction. La sortie de leur nouvel album intitulé "A Farewell To Dawn" sortira le 21 Octobre au sein du tout nouveau label Lillois, Overpowered Records. "Kamikazes" est le premier morceau de leur troisième album à être dévoilé :



Le groupe nous a offert la primeur de quelques titres dont l'aspect moins psyché et plus frontal inaugure une teneur plus solide, quoique 7 Weeks est esthète de l'expérimental et lui seul est à même de répandre une musique reliant Röck, Stoner, Blues, Psychédélisme, Metål.


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Hey vous savez quoi ? À force d'entendre « à poil » à tous les concerts, je me demande si ce n'est pas un appel. Ben vouie, peut-être que cette demande est prise comme de la provocation outrageuse à tendance grivoise, mais qu'en fait c'est une supplication qui s'éternise. Donc à la charge de la team de l'xtrem d'organiser l'an prochain un concert entièrement naturiste.

Quoi mais t'es fada Bir?

Nan c'est plutôt logique. Manque plus qu'à trouver l'audacieux groupe volontaire, et le public similaire à cette revendication. Si on se pose un instant pour y réfléchir, cela apparaît comme une initiative positive, puisque que le festival positionnerait sa singularité en manifestant son côté progressiste. Le naturisme fait fit de toute barrière sociale, et la représentation de la nudité d'après La Fédération naturiste internationale le définit ainsi : « une manière de vivre en harmonie avec la nature, caractérisée par une pratique de la nudité en commun qui a pour but de favoriser le respect de soi-même, le respect des autres et celui de l’environnement ».

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Le temps orageux a viré au tonnerre de Zeus quand les légions HxC des Toulousains d'ALEA JACTA EST ont jeté les lions soniques de leur discographie dans les arènes de l'xtrem. Les froggies étaient heureux car il pleuvait à sceau pour se foutre des pralines. Les gars se regardaient comme si ils allaient se bouffer les tripes. La pluie a assombri, mais nullement les esprits farouches, il était évident que ça allait destroncher sévère devant le pit, que la finesse technico tactique et des tactiques serait réduite à ce que Bruno dalla riva résumait avec le pragmatisme de l'ovalie, et que vous pouvez jumeler avec l'état d'esprit dans la fosse :


La sortie du prochain album "DIES IRAE"  est prévue pour septembre, apparemment le skeud sera frontal d'après ce que m'a témoigné leur guitariste Julien au merch de Useless Pride Records. J'ai vu leur set à l'abri avec une petite troupe dont l'ami fan de HxC sautait sur tout ce qui bougeait, comme pendant une partouze.

Le concert d'Alea Jacta Est à l'xtrem était foutrement hardcore. Les gars & les filles se sont marchés dessus, ben ouaie normal quoi, c’est cool !


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En 1995 BxN faisait le « Carnaval des agités », au 21ième siècle il y a LE BAL DES ENRAGES, qui joue les cinoques avec un style cynique. Je sais que mon avis est dur parce que l'entreprise sur scène ne manque pas de punch, et affectionne avec loyauté la vigueur qui a fondé leur vie de saltimbanque à travers des covers inusables, et que la jeunesse autonome se délecte de vivre avec l'intensité qui est la sienne une part non négligeable des éruptions révolutionnaires du siècle dernier. Le truc c'est que si c'est plutôt bien foutu, que cela ne tourne pas en rond, la vérité c'est que l'impact effectif ne sera que de la reproduction en comparaison avec la réalité d'avoir vécu à l'époque des concerts des groupes précités.

Vous allez me dire que cette réflexion est évidente mais que le Bal Des Enragés est en fait un tribute festif et non une effervescence insurrectionnelle contagieuse.

Refaire revivre à la nouvelle génération les étendards de la contestation punk, Dead K, Sham 69, Nirvana, Rage Against The Machine, etc...Avec un esprit de baloche dans une foire au vin de fraternité punk, de respect, d'unité, avec le spectacle ponceuse Punish Yourself et de fantaisie béru, (coma éthylique inclus), suppose néanmoins que l'altruisme de cette initiative est à mettre uniquement vers une pédagogie historique, et à l'attention des nouvelles générations, pour s'éclater avec des classiques qui ont soulevé la foule de l'xtrem jusqu'à lui faire lever le poing à diverses reprises. (jeu de mot = mot compte double)

Seulement l'xtremefest n'est pas un squat de keupon, pas plus que l'usine de Pali-Kao en 1983. Pourtant, ce soir là cela y ressemblait comme deux gouttes d'eau. D'après Gustave Le Bon, pionner de la psychologie des foules à la fin du XIX siècle : “L'individu dans une foule n'est plus lui-même, il devient similaire à la foule”.

Même différent l'effet de meute agit sur tous, et là c'était flagrant.


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Les gars bavaient carrément de rage là ! Le concert se terminera sous les débordements du « Vive Le Feu » des Béruriers Noirs, histoire d'étouffer le brasier dans le public.

Je repensais en sortant à Sid Vicious et à son sulfureux usage du respect punk : « Je ne pisserai pas sur Keith Richards s’il était en feu. »


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Après la guillotine cocardière pounk de l'Empereur Tomato Ketchup et son pack de 16, la nuit fondait dans son voile obscur sous l'épaisseur royale des britanniques de CONAN.

Trop lent et trop lourd pour tous ceux qui l'ont trouvé chiant, mais aussi super profond et tellurique pour tous ceux qui ont appréciés d'être molestés par la puissance irascible et vulcanoïde des anglais.

Donc pour résumer, il y a ceux qui ont trop de cérumen dans les cages à miel pour entendre un truc linaire de bout en bout et de part en part, et les autres qui apprécient les nuances pour être bercés dans les ténèbres du barbare Conan.

Le premier constant qui s'imposait à l'écoute du set c'est qu'appesantir à ce point la masse sonique est un truc à rendre aphone. Oui Conan a fourni un set des fournaises, oui Conan a molesté jusqu'à se que mort s'en suive, car Conan est un barbare et que le sludge se doit d'être épais, sanguinolent, irascible et vénéneux.


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Pendant que le monde de la nuit albigeoise roucoulait dans le beat de David Ghetto sous les sunlight des tropiques d'une discothèque provinciale, l'xtreme fest explosait à perpétuité dans la rébellion technoïde de MINISTRY. Attendu comme le phénix renaît de ses cendres par la pounk society, néanmoins ce groupe existe uniquement pour renflouer les caisses à métaux du Bob marley de l'indus, Al Jourgensen, qui était en mode Mad Max chez les ferrailleurs pour cette occasion.

On le sait Ministry s'est fini depuis le décès du guitariste Mike Scaccia et d'un dernier album posthume « From Beer to Eternity » en 2013. Mais qu'importe, le groupe a rempli la salle et c'est l'essentiel. Rythme tribaux, musicalité martiale, 90's indus groove, froideur vipérine, aspect brut, sonorité rêche, un set ordonné à l'allemande et avec le punk anar de la légion Humungus. L'écran derrière la scène diffusait un flot d'images aliénantes comme la TV, avec le cynisme qui va avec, plus de l'ironie et du sarcasme. Bref les machines cybernétiques avaient pris le pouvoir et abondaient de messages virulents et contestataires.

120bpm non stop tout le long, heyyyyyyyyyyy, le batteur il tourne à quoi ? Impressionnant, vraiment.

Pas de rappel, pfiouut le show de Ministry c’est mini trip mais il fait le maximum quoi !


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Bon et sinon Lolofofoquoi ? LOFOFORA. Pas de shirt « satan is gay » pour Reuno, d'ailleurs c'est faux, la vérité c'est « Rob Halford is gay ».

Le groupe s'est avancé dans la nuit avec son punk rock métAl et ses lyrics post-Trust. Sauf que à moitié concert : orage + pluie = Out...Fin de soirée brutale !


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Au dehors de la salle de la musique, il faut saluer ici-bas le collectif de dessinateur qui a œuvré pour la seconde fois à ériger une fresque à la gloire de l'xtremefest.


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Dimanche c'était "The Formation of Damnation" et déjà le dernier jour.


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Junk m'a accompagné tout au long de la journée. On grimpait vers le haut plateau où le festival a installé cette année un village de merch, une rampe de sk8 avec les moyens du bord, puis une scène sous chapiteau. Oldschool quoi.

Comme c'était le dernier jour du fest et qu'il avait plu la veille, l'endroit ressemblait à un technival, les gueules étaient usées par la fatigue, des flaques d'eau se mélangeaint à la boue avec parcimonie, le soleil transperçait les nuages avec modération, les clébards des pounks gueulaient derrière leur maître chien, ça picolait déjà, ça fumait le calumet de la paix, la crête était toute de traviole, le métalleux trinquait à qui mieux mieux, et « Les grands de ce monde ne sont grands que parce que nous sommes à genoux » d'après le récit anarchiste.

Puis quelques jeunes se chauffaient les articulations à l'ancienne avant d'entamer le dernier round à l'Xtrem.


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Depuis les yéyés les françaouis reprisent une maille à l'endroit et trois mailles à l'envers. Le décès de Lemmy a été commémoré de différentes façons : t-shirt à l'effigie du brave anglais chez la plupart, titanesque statue égocentrique au Hellfest, et formation d'un groupe reprenant les covers de Motörhead pour l'Xtremfest avec THE KILLMISTERS.

En très bon junkie de la drogue électrique, The Killmisters s'est fondé il y a 6 mois de cela avec comme seule intention le triptyque : Sale, agressif et violent à retenir, pour faire remonter à la surface des enceintes le grondement graisseux du trio britannique de  heavy rock'n'roll.

Auparavant le chanteur c'était Eric "E-Force" Forrest du groupe Voivod, malheureusement son comportement incontrôlable face à l'alcool ne permettait d'offrir un set de qualité. Chose pour laquelle le nouveau chanteur Maiden possède avec un charisme qui permet de fédérer à la cool, avec une granulométrie vocale conforme. Le gars est prof de français à Boston et originaire du Tarn, il vient l'été pour voir sa famille. Du coup les répétitions furent brèves mais intensives pour offrir un set de haute volée.

Si d'emblée on s'était dit benoîtement: « Bon ok c'est un groupe de branquignol de seconde zone qui vient relifter les songs de Lemmy. » on pense au massacre attendu. Que neni, déjà les gars sont hyper tatillons, soucieux de l'hommage et de la débauche de räwk'n'roll à faire apparaître jusqu'à ce que la transpiration fasse son œuvre avec un corps en effervescence. Soyons clair le rock'n'roll en France est souvent traduit dans l'inconscient collectif par l'idole des jeunes Hallyday qui est au rock'n'roll ce qu'est Jeannie Longo au patinage artistique.

On parle dans le cas présent de Motöhead, hein.


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J'étais impressionné par les solos, le guitariste les a passés à merveille, la rythmique abattait sa rock'n'roll attitude, le bassiste épousait et dirigeait la ligne du ronronnement tellurique. Au final c'était un très bon set, avec un très bon son vintage en adéquation avec la commémoration pour le géant Lemmy.

On regrettera juste qu'il n'y ait pas eu de dépôt de gerbe punk devant la scène pour clôturer la cérémonie. Pourtant il y avait des types à 666 grammes d'alcool pur dans les veines dans les parages. Pendant le set et pas loin de moi, il y avait une nénette avec une veste hyper patchée remuant son corps, avec cette ferveur de diablesse dont Ian Fraser Kilmister honorait dans les backstages à coup de blastbeat dans les fesses pour lui donner le Best of de Motörhead.

Le bassiste des Killmisters avait auparavant accompli de manière similaire dans un band reprenant les Ramones, à cet effet il me semble que le décès de Michel Delpech devrait inaugurer dans un temps relativement succinct un hommage folklorisant au célèbre chansonnier de « Chez Laurette », en passant par « Pour un flirt » à « Que Marianne était jolie », à suivre dans un troquet de Castres peut-être...

Bon trêve de plaisanterie, il y a eu un bel accueil du public, et vous savez pourquoi ? Parce que les titres de Motörhead furent exécutés avec loyauté : Total respect !


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Parité du Xtremefest, parlons-en je vous prie avec THE DEAD KRAZUKIES.

“Il y a des hommes plutôt faits pour la cueillette, la décoration d'intérieur et les enfants au parc, et des femmes bâties pour aller trépaner le mammouth, faire du bruit et des embuscades” Virginie Despentes

Le quintette d'Hossegor a détendu son punk rock dans la veine mélo de Bad Religion. La chanteuse a une jolie voix granuleuse, un peu à la Hole, avec un léger accent frenchie. Il y avait plus de public que d'habitude, faut dire que le temps et les températures étaient largement plus clémentes. Contrairement à ce qu'a annoncé la chanteuse pessimiste, je pense que personne ne s’est ennuyé pendant leur set. C'était frais et bien fun, il manquait un poil de refrain pour lancer du punch, et un son différent pour accorder les deux guitares. Le gratteux avec le shirt de Not Scientists avait plein d'énergie tenace pour que le public s'éclate tour à tour. Je connaissais un peu ce band via l'itw sur le podcast de yan Electric Trouble Radio Show, que vous pouvez chopper en lecture via le fanzine CAFZIC N°70 d'avril 2016, et j'ai apprécié moi aussi ce punk rock bien mélodique et toutes les vrais femelles présentes de même.


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Le régional de l'étape TEMPT FATE est venu en découdre avec un métAl à diverses consonances, et multiples facettes. Le band a imposé son rythme avec une amplitude qui lui donnait la force de frappe nécessaire pour asseoir sa maîtrise et sa domination. Le chanteur sautillait sur une jambe, l'autre étant maintenue par une béquille, mais le gazier possédait toute sa rage intacte. Le band a démontré de quel bois il était constitué et à quelle eau ébouillantée il nous a béni en véritable foudre de guerre.

Depuis le temps que l'on nous rabâche sur le jugement dernier et des 4 chevaliers de l'apocalypse, moi je n'y croyais plus pour tout vous dire. Mais en ayant fait face au set de Tempfate, il est plus que probant que l'évidence m'est sautée à la tronche et anéantie une nouvelle vision plus réaliste de l'extinction terrestre par une nouvelle voie où les flammes purificatrices lèchent le corps calciné d'une musique métöl à l'ivresse profane.


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BLOWFUSE...Aka NOFX

Bon là et très clairement mon pote Junk a eu une érection, si, si. Les espagnols ont tout fait, avec un sens funny du cool, et une attitude hyper positive, énergique, un esprit parfait pour remémorer la bande à Fat Mike (private Joke incluse), avec en plus la frénésie Barcelonaise.

En écoutant les gaziers tu te disais sans cesse que le set était un joyeux bordel et pourtant c'était hyper calé musicalement.

Est ce que je vous ai dis que Junk a apprécié ? Ouaie ? Bennn je vous le redis parce qu'après il était au merch pour dévaliser leur stand et leur léchouiller leur égo avec trois verres de vin et autant de pastis dans la gueule. Autant dire de suite que la turlutte n'était pas loin quoi.

Mais je le comprends, tous ces groupes post-Nofx qui jouent mal, avec un son pourri, ok faut pas leur en vouloir à tous ces jneus groupes car ils débutent, ils n'ont que leur insouciance et leur énergie, mais putain quand c'est carré, la salope, tu prends vraiment ton panard complet. Le groupe a même fait une cover de Nirvana « Breed ». Schwiiig !

Blowfuse ok c'était vraiment fun et cool, mais pas pour tout le monde en fait. Il y avait une fille à côté de moi devant l'ingé son qui était en colère pour je ne sais quelle raison ? Mais elle semblait être une true du métAl, et le groupe était pour elle une sorte de truqueur. Elle faisait briller sa noirceur, mais même en crachant sa haine, ses yeux démontraient une absence de témérité, et ça vous sautait à la gueule.


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Un autre excellent moment avec CJ RAMONES. Le set c'était des classiques des Ramones avec quelques compos de CJ.

Non les Ramones ce n'est pas juste de porter des t-shirt, c'est surtout des classiques musicaux, des basiques du punk rock, et non dépourvus d'une énOrme dose d'émotions. Car la simplicité va droit au cœur.

“La musique rock n'est pas sentimentale, elle est extatique, elle est la prolongation d'un seul moment d'extase...” Milan Kundera

Intensité + coolitude absolue = Rock'n'roll

Car les Ramones c'est avant tout du rock'n'roll, et une sixties marshmallow party passée dans la fulminante machine Ramonesque, dont le cœur tendre n'empêche nullement d'être enrobé d'un écrin de force punk rock à la Johnny Ramones.

Pendant son set Cj a demandé si il y avait des soldats présent dans l'assistance ? Mais au vue des doigts d'honneur levés de la punk society, il dû se résoudre à éviter ce genre de conversation.

Être un représentant de la vitrine promotionnelle de la vente d'armement à travers le monde n'est pas de tout repos, enfin si, une fois mis en bière. Ok j'arrête avec le cynisme. Défier celui d'en face qui consacre sa vie pour abattre tes libertés n'est pas compréhensible pour ceux qui se trouvent loin du front, à part les personnes touchées par l'épreuve de feu d'un kamikaze.

Soyons clair, je n'aime pas l'armée, mais je distingue clairement qu'il advient un moment où la survie doit être défendu par les armes, malheureusement. Je préférerai largement que l'on suive les réflexions pacifiques de Mahatma Gandhi, mais face à un fou de dieu, elles ne valent que le bruit des balles mortelles. C'est quand les libertés disparaissent que l'homme prend conscience du sacrifice qu'il devra accomplir pour les récupérer, d’où le paradoxe du : Kill For Peace & Love !

Ouaie Ghandi c'est sacrément plus cool tout de même.

Quoiqu'il en soit CJ Ramones nous a fourni les armes pour se défendre avec son punk rock, puis vous pouvez poursuivre avec la sagesse de Mahatma Gandhi pour finir : « Soyez le changement que vous voulez voir dans le monde. »


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Ensuite je me suis demandé si FLESHDOLL, les Geppettos du death métAl hexagonal, allaient ils prouver que le metal noir est possible même dans la brique rose albigeoise ?

Imposant une artillerie de souffre sonique, les Toulousains ont réalisé un set de grande envergure mettant en relief leur excellent dernier album « Blood Red District » avec tous les contrastes qui le composent. Le public a pris une grosse branlée. La foule s'est mise à tourner à toute berzingue, formant un cercle de camaraderie à cette danse combative, honorant le set de Fleshdoll comme des marionnettes démantibulées dans ce brasier euphorique de damnés des enfers.

Fallait vraiment se cramponner pour survivre tant le groupe avait choisi son répertoire le plus saillant.


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Un zeste de folie plus loin avec avec DWARVES (since 1980) et leur punk gras rawk'n'rollien, pour un set pétri avec de bonnes vibrations, il manquait du sun pour être en adéquation avec les ricains de San Francisco tout de même. Sinon ils avaient toute leur provocation/connerie à disposition pour fluidifier un set de bourrin Hardcore punk avec une surdose de fun. Un véritable pot-pourri d'influences trash et décalées auquel le groupe nous a toujours habitués.

En adéquation avec le délire à l'américouaine de Dwarves il y avait ce gars au bar qui recomptait sans cesse sa menue monnaie et n'avait pas l'air doué en arithmétique, ni même en histoire pour confondre 1664 avec une bière coupé à l'eau de toute façon.


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EXODUS c'est la puissance forte !

Maîtrise et assurance ont apposé un set tendu de heavy punk thrashy, enfin bref la Exodus violence style. Dans le pit c’était la 3 ème guerre mondiale, et il n'y aura eu aucun prisonnier, soit tu restais en vie, soit t'étais bon pour être figurant dans la série Walking Dead.

Loud hot fuckin violence, quand la machine destructrice est en marche personne ne peut en arrêter l'exode. C'est toujours impressionnant un set d'Exodus, tant par la vélocité et la rapidité d’exécution des musiciens, que par la force de cette violence sonique. Bon je regrette toujours le départ de Gary Holt pour Slayer, mais je préfère au chant Steve "Zetro" Souza à Rob Dukes pour sa voix aigu et criaillarde.


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90's dans le beat pour RISE OF THE NORTHSTAR.

Le groupe n'a pas fait pas de chinoiserie mais a Tokyoïté avec son manga HxC un set hyper nunchaku. Ouchhhhhhh ! Le public était en mode trampoline face au + plus lourd des sumotoris.

Les solos étaient nickels avec parfois un mood aérien qui apportait une dimension plus poétique, c'était d'autant plus appréciable quand on se fait molester sur un tatamis goudronné. Le groupe a fait son show. On dirait que les gars friment mais à l'évidence ils sont purs et loyaux avec leur concept/trip fortement manga.


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Perso je n'aime pas les mangas et la culture nippone ne m'intéresse pas outre mesure. Je reconnais volontiers que ROTN ça bastonne sa race avec ce mélange de Helmet et de Body Count, et que la fosse était en flamme. Manquait juste la putain de Rage de Zach de RATM.

Le public très jeune était à donf, connecté à l'agilité plombante du groupe. Une revanche à l'annulation précédente et un retour gagnant pour les parisiens.


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Toi qui as signé pour Satan en bas de la feuille et jusque à la mort, donc maintenant c'était: TESTAMENT

Du trash heavy bien lourd, Oakland style mec ! Je vais pas vous faire un résumé du groupe, c'est une légende. De ce fait nous avions droit à un public de connaisseur. Leur thrash est heavy, ainsi il ne vogue pas dans l'émulsion punk comme Exodus, et autre Municipal Waste, mais dans l'escarcelle de band comme Flotsam & Jetsam. Les titres évoluent dans un mood nettement plus lourd et progressiste.

Très heureux de revoir le air guitar du légendaire  Chuck Billy et son chant heavy venu convoquer les démons en digne représentant de l'ethnie amérindienne des Pomos. Grande classe du groupe, musicalement c'était imposant. Testament est un vieux groupe qui mérite d'être en tête d'affiche parce que sa musique est nettement plus cossu, et s'insère en vous, jusqu'à imprégner « le soleil noir de la mélancolie » de Nerval.

Tout leur set était teinté par une partition sanglante.


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GHB ou GBH ?

Rappelle-toi que les mêmes ont hurlé mort aux vieux cons et aussi ni dieu ni maître et aujourd'hui de par leur longévité en tant que professionnel de la profession et de leur ancienneté il faudrait les porter au pinacle de la divinité ? Non mais un jour il faut savoir mourir dans la dignité, comme Lemmy.

GBH a dischargé son exploited sound sous le gorille de la 8,6, et Junk et moi n'y étions déjà plus. Salute !


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FIN DE L'XTREMEFEST 2016


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Est ce que le public du Xtremefest s'est affilié désormais avec le site de Cap Découverte ? Est ce que l'Xtremefest fédère suffisamment son empreinte singulière dans l'énOrme offre estivale ? Est il assez professionnel dans toutes ses démarches ? Je me pose ce tas de question parce qu'il me semble que la plupart du public provient de la région d'Occitanie uniquement. Alors finalement est ce que son esprit du sud n'est pas aussi un frein à sa croissance, à son évolution ? Comment peut-il coaliser au-delà de son périmètre ? Saura t'il sortir de sa zone de confort ? L'a t'il seulement le souhait après tout ?

Puis comme d'hab...
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...J'ai soufflé à l’alcootest avec sérénité le dimanche en redescendant devant le rire amusé d'une jeune gendarmette, et Junk à moitié bourré en train de lui annoncer : "ça sert à rien il est sXe".

À priori les premiers retours de cette édition sont positifs, tant au niveau humain, musical, que la fréquentation. D'ailleurs on appuie tous sur le bouton pour une nouvelle partie. Son atmosphère sudiste lui confère un truc à la cool, mais aussi un manque de maturité, ou tout du moins une inconstance. A être trop permissif on en devient frivole. Ce qui est flagrant c'est la qualité du détail au Hellfest qui explose tout, plutôt que son gigantisme. Je sais il ne faut pas comparer, mais en tant qu'exemple on ne peut qu'être admiratif du travail accompli par le crew de Clisson. J'ai énormément de respect pour la team de l'xtremefest, il est certain que le manque de moyen est préjudiciable à l'expansion du festival, à toutes les possibilités créatrices.

On espère avant tout que l'Xtremefest saura relever sans encombre les défis de son futur épanouissement, avec une progression plus nette que ces deux dernières années, parce qu'il semble encore effleurer ses intentions, qu'il a tout le potentiel pour devenir LE festival des musiques extrêmes et éclectiques du Sud. Sans toutefois devenir ce géant mirifique qu'est le Hellfest, je pense que l'Xtremefest se doit de se munir et de s'entourer d'audacieux et de compétents si il ambitionne d'innover. Les points positifs sont plus nombreux que les points négatifs de toute façon. La taille humaine de son cadre permet un inestimable confort, que l'on retrouve par ailleurs dans la qualité sonore.



Félicitations donc à la team de l'xtremfest, un très grand merci à tous les bénévoles, et particulièrement au barman Jules poumpoum Fiasco, Rooliano bassiste des Dirty Fonzy, la barwomen de Perpignan avec ses superbes tatouages, à l'inoxydable Romain Boule en tant que G.O de colonie de vacances au merch, à Angelo Papas Fonzy, Pollux Asso, aux secouristes, membres de la sécu, et surtout au public de l'Xtrem sans qui rien ne peut advenir, surtout avec sa funy attitude, son très bon état d'esprit, sa cabourdise aussi thrashy que punk rock, et sa maîtrise de la couillardise méridionale.

Mais le grande question reste : Mais quelle sera la prochaine créature représentative de la prochaine édition ?


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CiaO))) Bir


vendredi, août 19 2016

VOLBEAT – Seal The Deal & Let's Boogie


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« Seal The Deal & Let's Boogie » est un album qui se doit de conquérir les campus américaouins, avec au menu, du rockn'n'roll pour ménagère, pop punk pour teenager, country pour les provinciaux, et une grosse dose bien commerciale pour filer la soupe au plus grand nombre. Le hic c'est que les kids n'écoutent plus que du rap.

Dès la première écoute la consternation éclate. Volbeat a planifié un album marshmallow dans toute sa longueur, avec trop de sucre. C'est carrément rose bonbon, et même la distorsion n'y changera rien, il n'y a plus une once de sauvagerie rock’n’rollienne, Volbeat fait de la variété, c'est un fait. Bon on ne va pas faire les timorés, depuis de longues lunes le band avait déjà calé un pied contre la porte pour diffuser de la soupe en sachet. Sauf que là, c'est l'intégralité.

Que voulez-vous Volbeat cherche la recette à dollar, change de line up récurrent, en somme, il gère sa carrière. Si à la première écoute il n'y a pas d'originalité, ça ronronne comme du vieux boogie pour balloche ricain, la seconde permet de s'apercevoir que le band a choisi de diversifier sa parure musicale par le biais de nouvelles sonorités très éparses : Hindou, arabisante, et puis aussi cette veine de pub celtique. Le band a fait le choix d'élargir son spectre musical dans l'espoir d'obtenir une plus grande fan base. L'évolution est accès sur une part de marché plus importante, il s'avère donc qu'il y aura moins de déçu, puisque avec « « Seal The Deal & Let's Boogie » » la mise de départ est de ratisser le plus large possible, tout en conservant une speudo veine boisée et catchy du rock'n'roll du départ de l'aventure. L'époque des dur à cuire est révolue.

Quelques solis bien cool de Rob Caggiano viennent catapulter un certain intérêt. Puis si tu prends tout au 1er degré c'est sympa à écouter une seule fois, mais tu te lasses très vite. Parce qu'il y a énOrmément de roucoulade, de chichi, de ces excès remplis de saccharose à vous faire dégueuler. Niveau radiophonique les titres jutent et sont calibrés pour être dans le top ten. Et franchement je vous avoue que je préfère entendre cette simulation rock'n'roll plutôt que l'égocentrisme d'un 50 cent$.

Notre si cher et catchy Elvïs MétOl danois a tout simplement laissé place à la mièvrerie, et à beaucoup de redite de ses propres riffs, mélodies, et clin d’œil à sa discographie. Ceci dit, l'opus offre de multiples bouleversements sensibles, dont celui qui permet de regarder par le trou de serrure des douches des filles. Il faut bien être positif tout de même.

On a fait tout un mythe du rock'n'roll mais depuis la fin de la décadence, c'est assez consternant de s'apercevoir que la vie dissolue des seventies est très peu compatible avec les normes safe, lisses en vigueur des années 2000. Ce qui explique un peu le manque de folie des albums très certainement. Ce n'est pas que l'on s'ennuie avec celui-ci, c'est juste que l'on se fait chier à mourir. Attention ce n'est pas la même chose hein !

Maintenant la seule question qui reste, c'est : êtes-vous vraiment préparé pour cette enculade ?


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mercredi, août 17 2016

HYDROLIC SYSTEMS – Hydrolic Systems


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Nineteen Something est un label dont la première détermination est de réintroduire des disques de groupes français des 90's.

Pour cela il n'hésite pas à déterrer des trésors oubliés d'un ancien temps comme Indiana Jones.


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Méconnu, mésestimé, autant de superlatif pour l'underground : Hydrolic Systems fut un feu de paille (3 années d’existence from Angers city Thugs) mais qui a embrasé avec ce 8 titres, tant son avant-gardiste musical fait la part belle encore aujourd'hui à un contraste saisissant. Passé maître dans l'art du hardcore psychédélique, cet album regorge de titres disparates dont les fans de Bad Brains, Hüsker Dü, The Shrine, Fugazi et des Thugs trouveront largement de quoi être rassasiés.

On écoute et ré-écoute ce petit bijou sans fin en ne sachant de quoi le trio a eu cette vision de génie pour impacter ce crossover libertaire. Vous trouverez dans cette prophétie la révélation des paroles de Pete Townshend : « Tout art digne de ce nom doit, dans son chemin vers la vérité, s’opposer au refus de la réalité »

Nineteen Something est un label qui prend tous les risques pour redonner au passé non pas un faux esprit vintage mais une reconnaissance oldschool.


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Bonne rentrée !

mardi, août 16 2016

Orgasmatron avec le MOTOCULTOR

Il y a des lunes anciennes de cela, au tout début du nouveau monde, le Motocultor c'était ça :


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Depuis il n'a cessé d’évoluer...


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D'envoûter...


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Pour léviter dans l'obscurité avec les musiques extrêmes.


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Le Motöcultor c'est ce week-end en Bretagne !


lundi, août 15 2016

JOHNNY HALLYDAY - QUE JE T'AIME

L'idée de la rubrique " La variétoche Populaire passée à la moulinette sauvage du WBZ" c'est de décortiquer dans la sève du catalogue de la variété française et de la faire remonter de façon masturbatoire à la surface du WBZ.


Bon on aura tous compris la teneur amoureuse de cette chanson emblématique et représentative de l'isolement de la femme quand elle se fait prendre par un homme qui ne pense uniquement qu'à sa bite.

On va procéder à la cool avec une grosse dose de fun et prendre des morceaux à pleine main.

Traduction libidineuse :

« Quand le ciel dans tes yeux , D'un seul coup n'est plus pur » = Tu lui fais mal ducon !

« Quand tu ne te sens plus chatte, Et que tu deviens chienne, Et qu'à l'appel du loup, Tu brises enfin tes chaînes » = Elle ne sent plus sa chatte, alors elle rouspète. Mais l'autre continue en pensant certain qu'elle est hyper contente, puisque elle gueule comme un putois en essayant de se débattre : Oui à ce moment là c'est du viol.

« Quand l'ombre et la lumière, Dessinent sur ton corps ,Des montagnes, des forêts, Et des îles aux trésors... » = Houlà, gros problème pendant la partouze, tu es en train de niquer Casimir abruti !!!

« Quand ton corps se fait dur » = On sent comme une légère crispation chez la femelle nan ?

« Quand ton premier soupir , Se finit dans un cri » = Trop tard, ce n'est pas le bon trou mec !

«  Quand mon corps sur ton corps ,Lourd comme un cheval mort, Ne sait pas, ne sait plus ,S'il existe encore » = Bon ok, quand un gars de 60 kg est sur une femme de 65 kg il n'y a pas de soucis. Par contre, quand un bestiau de 120 plombes crapahute une nénette de 55 kg, va y avoir garrot.

« Quand on a fait l'amour, Comme d'autres font la guerre, Quand c'est moi le soldat, Qui meurt et qui la perd ... » = Ejaculation précoce, hé apparemment ça arrive même au meilleur. On va être magnanime, alors ça passe pour cette fois Johnny.

« Que je t'aime, que je t'aime, que je t'aime, Que je t'aime, que je t'aime, que je t'aime, Que je t'aime Que je t'aime ... » = Le gars s'est vidé les testicules il est heureux, mais heureux vous ne pouvez pas savoir.

Alors ? Qu'est ce que l'on dit les filles hein ?


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Merci Johnny.


samedi, août 13 2016

Intangible


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“L'érotisme est l'une des bases de la connaissance de soi, aussi indispensable que la poésie.” Anaïs Nin


jeudi, août 11 2016

Guy Béart - La Vérité

L'idée de la rubrique " La variétoche Populaire passée à la moulinette sauvage du WBZ" c'est de décortiquer dans la sève du catalogue de la variété française et de la faire remonter de façon masturbatoire à la surface du WBZ.


Putain ! Quand on te dit que Renaud est un chanteur engagé tu lui rigoles au naseau après avoir pris connaissance d'un tel brûlot.

Maiiiiiiiiiiiiiiiiiiis ouiae, c'est que t'as direct la trouille au cul avec ce chanteur super engagé. Lui il en avait des burnes mon gars. Attend ça rigole plus du tout, la vérité il va la dévoiler et pas qu'un peu même. Les béruriers Noirs ce sont des fiottes à côté, oui Monsieur, carrément ! Cette chanson te galvanise à outrance, au point d'aller braver intrépide dans la rue, munit d'une feuille de papier A4 que tu vas déchirer sous la consternation froussarde des passants. Parce que à cet instant là tu es l'incarnation de l’homme révolté dans tout son tumulte. Relire Albert Camus et son livre "l'homme révolté" si tu ne me crois pas.

Quand on pense que l'on nous a nous fait subir pendant des années le groupe Trust avec son militantisme à la Arlette Laguiller. Non mais. Et puis tu peux y aller hein, Guy Béart et de sa vérité on n'en parle pas, JAMAIS. Houlàla mais il faut garder cette chanson sous alcôve, sinon, mais diantre toute la population se soulèverait immédiatement, marchant en rang serré comme un seul homme, avec la tête tournant dans l'ivresse d'une bave sanguinolente qu'un sang impur abreuuuuuuuuuuuve nos sillons, tatatann.

Guy Béart c'est le seul guitariste au monde à faire du slap avec sa gratte. Le mec il bourrine ses riffs comme jamais. Tu en as qui font des bonds de cabri sur scène pour faire les intéressants, ben lui, non, lui il te marave le manche comme nul autre. Non mais est-ce que tu as déjà vu comment il en joue le gazier ? Il fait la mélodie et la rythmique en même temps, no problemo et hasta la vista baby !

Une fois que le titre "La Vérité " est sortie Léo Ferré a fermé sa gueule d'anar, Jacques le Belge a arrêté de brêler, et Brassens s'est foutu illico à la pêche à la sèche à Sèteu. De toute façon après ça qu'est-ce que tu voulais rajouter de plus hein ? Ah putain il n'y en a plus des comme lui à l'ouvrir autant, tu en as des frissons dans les testicules dès que tu attends la vivifiante rébellion que cette chanson électrise comme sensation de révolution.

Par la suite Guy Béart sous le couvert d’une pression constante et d'un dilapidage en règle, a subi une éviction honteuse de tous les domaines médiatiques, ainsi qu'un manque de soutien scandaleux de la part de toute la profession. Par la force de ces outrages inqualifiables, il a préféré atténuer ses élans d’artiste engagé pour chanter sur l'eau d'un ruisseau: "L'eau Vive".

Ben oui le grand écart est surprenant mais fallait bien la faire bouffer à la Manon des Sources, et surtout payer rubis sur ongle ses caprices d'esthétiques faciales, et tout cela pour finir par ressembler à Daffy Duck.

Merci Guy et punk's not dead !


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mardi, août 9 2016

SYLVAINE – Wistful


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Le groupe, enfin devrais-je plutôt dire la sémillante norvégienne Sylvaine, n’hésite pas à angéliser l’atmosphère païenne avec une touche mélancolique et toujours cette sensation glaciale qui engourdie. L’alliance entre le mortifère et la nature est ici abordée sous des teintes revigorées entre la profondeur et la densité des forêts norvégiennes perdues. Les riffs percutants évoquent une certaine rage, en synergie avec la violence black en filigrane, qui arrive inopinément en faisant osciller une forme de souffrance, métaphorisant une nature impitoyable par un hiver qui paraîtrait éternel. La frêle donzelle est en fait une redoutable succube avec son Black-shægäze-åmbiant capable de souffler le souffle de Lucifer dans les entrailles vaporeuses de ses songes paganistes.

Maintenant plonger dans cette féerie demande une certaine mise en condition au préalable, sinon vous risquez de trouver que la similitude éthérée devient lassitude transparente. Enfin c’est toujours pareil soit on arrive à ne rien filtrer en s’immergeant entièrement dans le trip, soit c’est l’inverse. Je ne pense pas en outre qu’il y ait une demi-mesure, même si dans cet album on peut largement entendre l’héritage new-age de Dead Can Dance & co, ce qui permet une écoute relativement sereine (si l’on est soi-même enclin dans ce trip). Puis il y a aussi ces entêtantes musicalités que l'on connaît dans l'hexagone avec Les Discrets et aussi forcément à Alcest, tant la norvégienne y fait mention.

Si tu ne perçois pas de fée pendant l'écoute en dégustant un thé gingembre citron betterave, c’est que ce n’est pas fait pour toi, donc n’insistes pas dans ton exaspération, point d’aurore boréale tu y trouveras. Pour les autres en quête de poésie, Wistful est un éclair qui descendra des cieux et touchera le cœür de vos nuits.


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dimanche, août 7 2016

CARLOS - Big Bisou

L'idée de la rubrique " La variétoche Populaire passée à la moulinette sauvage du WBZ" c'est de décortiquer dans la sève du catalogue de la variété française et de la faire remonter de façon masturbatoire à la surface du WBZ.





Françoise Dolto était une pédiatre et psychanalyste française qui s'est consacrée à la psychanalyse des enfants, reconnue pour sa pratique spécifique dans ce domaine mais également pour son apport théorique à la psychanalyse, en particulier sur l'image inconsciente du corps.

Plusieurs idées majeures ressortent de ses œuvres, dont :

l'enfant est une personne ;

tout est langage (gestes, regards…) ;

le « parler vrai » : ne pas mentir à un enfant car « on ne peut mentir à l'inconscient, il connaît toujours la vérité ». « L'enfant a toujours l'intuition de son histoire. Si la vérité lui est dite, cette vérité le construit » ;

l'image inconsciente du corps : pour elle, les dessins des enfants représenteraient leur propre corps ; la prise de conscience de son propre corps est une étape de la structuration du sujet et de l'individuation.

le « complexe du homard » : métaphore employée par Dolto pour représenter la crise d'adolescence ; l'adolescence n'est pas simplement le travail de l’adolescent et les crises d'adolescence sont une étape nécessaire ; l’adolescence, c'est chuter pour mieux remonter.

Cette doctoresse émérite aura permis une culpabilité tenace chez la mère, ainsi qu'un soutien précieux avec ses livres pour caler des meubles bancals lors de l’adolescence, puisque les parents occidentaux ont tous chez eux un livre leur expliquant le dialogue qu’il faut entretenir posément avec un chniard qui a chié à côté de son pot, tagué le mur du salon avec son caca, et ceci malgré ses 6 années d’existence. Il demeure affable et avenant que les théories avancées ont eu des répercussions tenaces sur des générations biberonnées au ton réfléchi de leur parent instable aussi bien nerveusement, que psychologiquement.

Dolto dont l’énorme science et la compréhension de la construction de l'enfant vous l'aurez compris n'est plus à démontrer, a tout de même engendré comme progéniture le sémillant chanteur Carlos. Et oui !

A cet effet, et rien qu’avec la délicatesse du "Tirelipimpon sur le Chihuahua, Tirelipimpon avec la tête avec les bras. Tirelipimpon un coup en l'air un coup en bas. Touche mes castagnettes  moi je touche à tes ananas...'', vous avez déjà tout compris à l’existentialisme, et plus besoin de lire ensuite Deleuze, Lacan, Sartre, Foucault pour comprendre la life. A quoi bon ?!? (Haussement d’épaule) Philosophiquement on n’ira pas plus haut après de toute façon.

"Big Bisou " est quant à lui suffisamment explicite pour que des générations entières se soient abaissées pendant des noces à très haute teneur éthylique, à embrasser avec une niaiserie abyssale une parenté très éloignée, dont les poils disgracieux ainsi que l'haleine de bouquetin sont devenus un choc de psychiatrie lourde par la suite.

Et je vais vous dire une chose très intime, la première fois que j'ai entendu cette chanson, il s’est passé quelque chose, je me suis laissé aller, dans un total oubli de moi, envahi par la plénitude de cette chanson de merde, et j’avais trouvé la liberté. Perdre tout espoir en l'intelligence, c’était cela la liberté.

Alors bas les masques.


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Et merci Carlos !

samedi, août 6 2016

LOVE


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“Celui qui veut unir dans un accord mystique l'ombre avec la chaleur, la nuit avec le jour, Ne chauffera jamais son corps paralytique à ce rouge soleil que l'on nomme l'amour !” Charles Baudelaire


vendredi, août 5 2016

ADVERSITY - Figure Out


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Suite au retrait de Emi du groupe Bigblast, 4 anciens membres de celui-ci se lancent à cœur ouvert dans une nouvelle aventure sonore avec Adversity.

Leur premier EP est signé chez le label Toulousain Krod Records (THIS LIFE,TOPSY TURVY’S, FIRE AT WILL, QUITTERS, etc...) et il s'intitule « Figure Out ». En 5 titres Adversity plaque les bases de son hardcore mélodique, Punk-pop Rock entre Rise Against, Mute, Strike Anywhere.

C'est super fun, cool, ça passe tout seul ! Le groupe est de Lyon et il regarde très clairement en direction de l'Amérique pour concocter un dosage entre caresse mélodique et impact énergique. Il ne fait aucun doute que Adversity est le style de band que je verrai très bien se produire lors du prochain Xtremefest.


mercredi, août 3 2016

TIGER ARMY - V•••-


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Ce groupe dessine l’intensité émotionnelle du rock’n’roll en un emo-röckab, et que ça fait un bien fou.

Tiger Army avait collé dans la tête un paquet de temps suite à son "Music From Regions Beyond" de 2007, d'ailleurs depuis cette déflagration émotionnelle, le projet solo et album éponyme de Nick 13, le principal compositeur du band, a ossupé toute la place puisqu'il a sorti en 2011 des chansons country, dans le style de Outlaw Heart.

Donc, on attendait un nouvel album, au moins du même acabit. C'est chose faite avec "V•••- ", tant cet album est génial de power pop emo rockab.

Des touches synthétiques de piano vintage viennent apporter une touche kitsch, les roucoulades bénéficient dans le cas de « Dark And Lonely Night » d'une envergure féerique. Bon bref, c'est que hey ! Mais on laisse tout passer avec Tiger Army. Seul compte cette émotion vivace de perdurer dans le creux de notre amour éperdue pour la romance.

On retrouve le chant de ‘Nick 13’ proche de Morrisey et de cette tendresse veloutée symptomatique de son grain vocal. On notera aussi que Tiger Army à tendance à s’accoler aux fans du Moz en Amérique avec ambiance latin lover & chicano mood, avec le titre « Knife's Edge » et sa trompette mariachis.

Cet album bénéficie surtout d’une orchestration cinémascope créant de vastes étendues du rêve américain rock’n’rollien. Toute la gamme y est proposée : Western country rockab latino, etc…Comme si le groupe avait voulu toucher toutes les ramifications de l’arbre de la connaissance rock’n’roll. C’est fait avec ferveur, distanciation et sensibilité : La grande classe, un must !

"V•••-" C'est un album avec sens du groove inégalable, une aptitude incroyable à illuminer la pop, une tendresse infinie, une saveur oldschool et sans limite à percer le cœur d’une émotion initiale.



lundi, août 1 2016

Au feu !


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“Ce n'est pas la chair qui est réel, c'est l'âme. La chair est cendre, l'âme est flamme.” Victor Hugo


samedi, juillet 30 2016

WITCHTHROAT SERPENT – Sang dragon


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Ce trio vient de Toulouse, mené par Fredrik Bolzann (Darvulia), Lo Klav (Artemisia Absinthium) et Niko Lass (Sektarism, Habsyll, Malhkebre), il a sorti son second album "Sang dragon" via le label Deadlight Entertainment, lequel a été enregistré aux Drudenhaus Studio (Vorkreist, Soror Dolorosa). Son visuel provient du Branca Studio (King Dude, Pentagram, Swans).

Ce groupe détient la filiation doomesque d’Electric Wizard, et lui applique un parricide formel pour se singulariser. Je pense que le band doit en avoir plein le cul qu'on le rattache à ce groupe, mais bon franchement je ne vois pas comment ne pas le faire non plus. Tout comme Witchthroat Serpent dépèce Cowards et Cult of Occult dans les pires sévices soniques que l'on est en droit d'attendre dans ce genre de filiation musicale. D'ailleurs je pense que le band doit en avoir plein le cul qu'on le rattache à ce genre de commentaire, mais bon franchement je ne vois pas comment ne pas le faire non plus.

Soyons clair, j'ai vu le band au Hellfest en 2015 au petit matin blême, et les gars nous avaient copieusement anéantit de notre léthargie en nous poussant dans les ténèbres de leur set. "Sang dragon" (quel drôle de titre n'est ce pas ?) est un bloc monolithique, épais et aussi sombre que LE « Come My Fanatics…» des légendaires anglais susnommés plus haut. Il y a une très grosse dose d'ambiances occultes, lourdes et plombées, avec une lenteur venimeuse à souhait. Le son est colossal, les riffs bavent et se déplacent aussi lentement qu’une femme à orgasme vaginale/sans jambe devant Rocco Siffredi.

En ce qui concerne les références musicales du combo, disons que le groupe domine son sujet et dépasse son maître, il claque un coup de fouet magistral, puissant, capable d’engloutir par le tréfonds de ses enfers votre âme de supplicié. Donc si Witchthroat Serpent est dans la veine de Cowards, Cult of Occult et Electric Wizard pour vous donner de quoi mordre à l'hameçon c'est que dans cette mouvance musicale, il déploie ses ailes noires sans en rougir une seconde, et prend son plein envol en crachant les ténèbres. Ce groupe est un transmetteur à vénération doomesque et sludgy. Par contre ce n'est pas un sludge en état de putréfaction, celui-ci est un mélange vintage de heavy black sabbathien et de mélasse puant la poussière des seventies.

Quant à son esthétique provocatrice, elle reste rudimentaire et respectueuse des bobines sulfureuses. Puisqu'elle s'y dévoile en un rituel de magie rouge, et dans l'écrin de son voile macabre, en étant capable de posséder le pouvoir de faire parler les morts.


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jeudi, juillet 28 2016

Loufoquerie


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“C'est bien la pire folie que de vouloir être sage dans un monde de fous.” Erasme


mardi, juillet 26 2016

Richard Cocciante «  Coup De Soleil »

L'idée de la rubrique " La variétoche Populaire passée à la moulinette sauvage du WBZ" c'est de décortiquer dans la sève du catalogue de la variété française et de la faire remonter de façon masturbatoire à la surface du WBZ.



(profond soupir d’extase) Aaaahhh...Voici un classique qui tient du génie à l’état pur.

Bien, bien, bien, bon maintenant auscultons donc le joyau, et que constatons-nous mes chers enfants :

Ok, d’emblée les paroles suggèrent que le gazier est un tendre à sa mémère, du genre à récurer les chiottes parce qu’il est pour le partage des tâches ménagères….Mouais, mouais, enfin, il ne faudrait pas nous prendre pour des dindons non plus. Car si tu regardes à la loupe, tu observeras que de manière beaucoup plus insidieuse, c’est un prétexte sournois qui dévoile en contrepartie l’espérance de se faire sucer la bite comme récompense.

Aaaaaaah ! C’est que déjà là il apparaît beaucoup moins zzoOlie le slow de Richard, Mmh ?!

Donc si le début de la chanson flotte dans la romance avec un piano doucereux des plus sensibles, elle vire assez rapidement dans le désespoir. Pourquoi ? Et bien il y a une explication totalement rationnelle dont la gente masculine en connaît fort bien la crispation essentielle, ainsi qu’existentielle, et répond à ce mécontentement typiquement féminine : Non mais merde à la fin, ils ne pensent qu’à ça quoi !

Explication : La consternation principale du mâle c’est de produire des spermatozoïdes de manière permanente. Et oui, c’est un fait. Tout comme les filles enfanteront dans la douleur pendant qu’on leur tient la main, elles pissent du sang de manière périodique alors que nous fabriquons du sperme de manière quotidienne. Donc, tu produits, tu produits, tu emmagasines, tu emmagasines, mais quand les stocks sont pleins, hé ! Faut que ça sorte. Qu’importe la façon, il faut que ça sorte et de manière rapide, pour ne pas dire précipité....Parce que ça urge un max.

Et c’est précisément le souci majeur de notre type. Il a beau aimer cette femelle, il a beau la couvrir de tendresse, de bienveillance, etc… « Mais tu n'es pas là, et tu sais, j'ai envie d'aller là-bas,....et d'visiter ton paradis. ».

"d'visiter ton paradis"

Si cette métaphore est très charmante de prime abord, et inflige un capital sympathie relativement courtois à l’idée que l’on se fait du zizi des filles, elle ne laisse cependant aucune hésitation quant à la portée de son allusion sexuelle. Alors est ce que la femme le laisse mariner dans sa montée de lait paternel jusqu’à ce que ça tourne à la crème épaisse ? On n’en sait rien. Foutre rien.

Ce qui est certain, c’est qu’en tant qu’homme on compatit avec ce malheureux.

Si auparavant on écoutait placide les chansons d’amour, celle-ci installe une compassion, juste pour cette identification prégnante qui en ressort…Et répond à ce mécontentement typiquement féminine : Non mais merde à la fin, vraiment ils ne pensent qu’à ça !

Alors la cotonneuse douceur du début n’est plus. Elle laisse sa place à un malaise insoutenable, car plus on avance, et plus la convulsion oppressive de sa détresse se manifeste par des appels diluviens qu’il s’empresse de hurler dans une agonie qui tire à l’exaspération. Ceci, au fur et à mesure de la tension exponentielle et constante engendrée par l’afflux incessant du sperme accumulé. Jusqu’à un final apoplectique, où l’on pourra juger du taux d’aliénation que cela applique sur l’homme, où la folie s'empare entièrement de lui.

Mate les lyrics pornawak  :

Je m'jette à l'eau des pluies d'été

J'fais du bateau dans mon quartier

Il fait très beau, on peut ramer

La mer est calme, on peut s'tirer.

Comme "La mer est calme" ; il essaye une dernière fois comme un appel de détresse avec "On peut s'tirer". Mais voilà, comme rien n'arrive, on imagine fort bien que la veuve poignet aura su soulager le pauvre homme.

Conclusion : Mesdames et c’est primordial, ne laisser jamais votre homme avec les couilles pleines. C’est un coup à lui foutre un coup de chaud (les fameux coups de soleil), parce que le niveau de sperme emmagasiné est arrivé à saturation jusqu’à son cerveau. Et oui ! Sachez qu'un une fois en haut, ça bourgeonne, pis ça fait des petits. A partir de quoi le gars perd toute notion de temps et d'espace, et de toute logique. Tout bascule dans le surréalisme le plus emphatique qui soit. L'exagération accapare absolument tout. Et l'homme déboussolé est capable de faire n'importe quoi pour parvenir à se vider les burnes.


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Merci Richard !


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