WALLABIRZINE

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jeudi, septembre 12 2019

ASSOMPTION LITURGIQUE SLUDGY


revenir des limbes

Il y avait un bail que je n'avais pas assisté à une descente d'organe sonique en mode détente et épanouissement magique. En ce 20 Août je cherche comme chaque année le recueillement, c'est une journée particulièrement chargée d'émotion et d'ombre pour moi. Je sais que l'affiche de cette programmation organisée par l'association bienfaitrice Noiser, va me projeter entre les deux mondes. Pourquoi donc ? Parce que Dopethrone parle le langage que l'obscurité des vivants dégorge dans la félicité orgiaque, et que Eyehategod prolonge dans son rite les élongations volcaniques que les morts-vivants libèrent dans l'extase Sludge.

Tout ceci renferme un degré de mystère supplémentaire à mon trouble.

Vous attendez un nivellement par le bas, et vous avez raison gardée, ce soir-là c'était les ténèbres vrombissantes, le cachot des géhennes, avec la lourde et incommensurable puissance du tréfonds. Du lourd, de la fonte et de l'acier sur un coulis de magma épais, oui, du Sludge avec du groOove, et à chaque fois aucun palier de décompression, ni de sas d'écoutille. Juste l'alignement des planètes en phase avec le mystère du bas, dans cette incarnation d'une métempsycose musicale transcendante, qui donne le goût de la nuit crépusculaire dans l'antre du mystère lunaire aux hommes et femmes de la troisième dimension, dont certains.nes s'éclairent parfois à la bougie de la cinquième.


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Sans brûler les étapes, ni de cierge, c'est la première fois que j'accède au Connexion Live, l'endroit me paraît cool. Plusieurs atmosphères et ambiances sont possibles et permettent d'élargir leur audience et la fréquentation du lieu. Ce soir c'était DOPETHRONE pour ouvrir le bal. Lequel a vomi par le trou de balle de Belzébuth la fonte dégoulinante d’un sludge à l’impureté fourbu. Les Canadiens ont une discographie vraiment malfaisante, chaque disque s’inscrit dans une évolution de limace doom. Pourtant à chaque lampée ingurgitée la saveur en bouche est tenace et se lie avec une formidable attraction de groove.   Il est un peu plus de 20h30 quand Dopethrone entame les hostilités, on sent que le groupe va rendre gorge dans son brasier sonique. Effectivement le coulis éclabousse, se dilue de manière joyeuse dans l’occiput du pit jusqu’à inonder le moindre fragment de cerveau reptilien. Imbibé et désinhibé avec ce mortier fermenté, le public n’aura de cesse de batifoler. Sur scène, d’habitude en trio, il y a une chanteuse dont le visage tatoué et des dreadlock fétichise vers une émanation tribale.

D’ailleurs le suc de leur musique est gorgé avec cette teneur païenne de s’offrir à la terre mère, un peu dans le même esprit que le groupe Sleep, lequel extrapole davantage vers la S-F à Lovecraft. Dopethrone est heavy et bluesy aussi, mais sombre, gras, et lourd.


éducation
  La calcination de leur set appose une déliquescence musicale propice à sulfater de la colle en guise de trompe l’œil. Les riffs sont lourds, la rythmique par contre était en deçà du précipice escompté.

La chanteuse s’est étonnée qu’en se jetant de scène personne ne soit venue la maintenir. Hey cocotte si tu sautes pendant que les bestiaux se frottent les côtes flottantes, il y a un risque majeur que tu passes entre les mailles du filet du pit pour te vautrer la tronche. C’est exactement ce qui s’est passé. Tabernacle, je suis 33 ans et je aime baguette fromage plus tard le cuir chevelu en sang, la dame se prête volontiers à la diffraction sonique avec retenue scénique, mais pas vocale. Ce qui s'avère judicieux.

Échauffé et pas échaudé, le public se soumet à cette bouillie d’érable sans moufter, la cuisse ferme et les coudes arqués, la musique, elle, semble tomber de haut, ça dégouline lentement, très lentement, et ça pèse le poids d’un caribou trépassé. Le chant s’égosille au papier verre. Bon trip, bon set, le groupe rend les armes et les enceintes fument un épais jus de sludge, parfait contrepoids aux acouphènes pour se sortir de la mélasse !


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« Music is the mediator between the spiritual and the sensual life. » Ludwig van Beethoven


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Le plat de résistance est conséquent :

EYEHATEGOD


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J'ai un lien spécifique avec ce groupe de NOLA. Je vous somme de l'écouter.

Musicalement, leur teneur sonique coïncide par fragrance à un mélange de poissonnerie et de vaseline dans des vestiaires rugbystiques. Et non cela n’a rien à voir avec les festivités estivales chez les libertins du Cap d’Adge. Même si ça pue, que ça suinte, il y a de l’épaisseur et une tension permanente, c’est solide et si c’est fluide, le choc reste dur en termes de commotion cérébrale.

La vibration sonique vous disperse une gamme de rayon sludge incompressible. La bile dégouline lentement comme du magma et lave par une épuration musicale remplit de groOove intensif.

La provocation du groupe réagit aux stimulus punks comme pourrait le suggérer cet aphorisme : « praise the lord and pass the ammunition ». Le nihilisme est omniprésent, la rage, la douleur, l'affliction, tout est fort, irascible et douloureux comme dans le grunge...Crasse punk (Crass – Negative Approch), lenteur heavy (Black Sabbath - Melvins), décadence sonore (Black Flag), blues distordu (Laughing Hyenas), southern (Lynyrd Skynyrd).

EᵪHᵪG c'est Down To Earth Motherfucken Post Amplification Blues, et au hasard de la vie...


au hasard de la vie

Les paroles sont un venin, la musique en est sa propagation venimeuse, sa liberté de propagation tient au premier amendement Américain sur la liberté d'expression.

Au niveau de l'image du combo il y a la figure de la vierge, et on peut se poser la question, cette image de la madone, est-ce une résurgence meurtrie de leur souffrance sur terre ? L'immaculée conception est-elle une figure de soumission (la Trinité chrétienne : le Père, le Fils et le saint Esprit fait preuve d'un patriarcat puissant face à la figure céleste et maternelle de la vierge Marie) comme a pu l'être les membres d'Eyehategod avec les drogues dures ?


Madonna NOLA

L'idée d'une mère restée vierge constitue un fantasme qui remue profondément notre inconscient et notre imagination, et même Freudienne (avec l'effroi que suscite chez l'enfant l'idée et l'image qu'il est né d'un coït de ses parents). Ironie d'athée ?

Le sarcasme et l’insolence d’Eyehategod est aussi spirituel que mystérieux avec ses subtilités dans son chaos...Et tout tend vers l'épuration (pénitence), l'évacuation (expiation), la libération (rédemption). Les larmes de colère ont le sentiment de la salive haineuse puis se métamorphosent en une émotion de salut.


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L’ossature instrumentale du groupe est recentré désormais sur une formule trio, il n’y a plus de second guitariste. Est-ce que la nature même de leur musique s’en trouve imputée ? Nan. Tout simplement parce que la cohésion basse/batterie/guitare est unie, confédérée (bim 2 points Sudiste) en une osmose sonique des plus volcanique.

Pour rappel le batteur Aaron Hill, a été agressé par 4 personnes à Guadalajara alors qu'il effectuait le trajet entre l'hôtel et la salle de concert où il devait se produire avec le groupe. Légèrement blessé à l'arme blanche et dépouillé de ses biens, le concert a été annulé. Mais il est présent à cette tournée. Le chanteur Mike Williams a une santé précaire, et il est toujours vivant, son chant se gorge d’une parure vomitive vagissante toujours aussi parfaite. C’est le venin du groupe, sa partie instrumental(e).

Le guitariste Jimmy Bower est génial. Tout en souplesse pour accroître la densité profonde de ses riffs surpuissants. Ce gars est à la coOol, munit d’une gestuelle agile et élastique en concert avec des mimiques sur son visage dont les yeux parlent la compassion exaltante de prendre son pied à jouer une musique vibratoire. La boule à Z et sans un poil, c’est Stigma Bower, une version oi HxC de la weed du Nola Sound. Quelques semaines après il arrêtera la tournée, incommodant le groupe a cherché un guitariste pour finir le tour en éclopé dans leur vide intersidéral. Ouaie c'est la déprime, et la scoumoune est avec eux ! Mais ils ne peuvent pas faire autrement en fait, c'est aussi dans leur adn toute cette merde qui leur arrive sur le coin de la tronche. Ils ont réussi à en faire battre le fer de leur musique, existence avec.


déprime

La nature est cruelle, l’homme en fait partie intégrante, pourquoi ne voulez-vous pas que l’humanité ait une part de cruauté. Eyehategod en révèle l’obscurité tapageuse par un calibre maligne de grosseur sonique, tempérée sans cesse par une électrisation de breaks salvateurs. Tout cela sent l’ecchymose ardente, la torpeur opiacée, une pleine légalisation d’émotions, de sensations ensevelies sous le déni, d’extraction sentimentale, d’évacuation cathartique. Les larsens forment la stridence du bousculement incessant de vos pensées bientôt abattu par le groove d’une musique indolente à la convulsion apaisante.

 ‘’A m'en donné’’ en pays de l’ovalie, ça fourre sévère devant le pit et la table de l'ingé son, laquelle prend un coup qui éteint l'éclairage, le gars à la console est en mode stupeur, puis vénère, le groupe continue dans l'obscurité, métaphore sublime de leur folie musicale, et de l'atmosphère générale de leur musak. Bien entendu tout est revenu à la normale.

La paire Mike Williams/Jimmy Bower seule rescapée du combo depuis 1988, se pare d’une amitié attractive en rapport avec leur synergie musicale. C'est quelque chose de prégnant dans leur regard, même les vannes sont douces entre eux.

Le dernier concert du batteur Joey Lacaze (RIP) avait lieu à Toulouse, avec Noiser, j’y étais déjà à l’époque, six ans plus tard je retrouve un groupe qui s’est retrouvé sur les bases consensuelles de la pleine réalisation vibratoire, incantatoire, sans plus de déboire que de s’offrir à nu, avec toujours la conformité d’une réalisation en live toujours aussi intense. Je me souviens qu’en rentrant chez moi, c’était la pleine Lune, et qu'à l’aurore les 2 astres Lune & Soleil apparaissaient l’un face à l’autre, c’était comme une offrande d’énergie, propice au plein accomplissement subtil.


éclipse

Quand je rentre cette fois-ci, une brume vaporeuse voile le ciel, mais j’entrevois la Lune dans son ¾ de volume, elle est orange puis le long du trajet elle passe d’ocre au blanc à l’arrivée chez oim. Il se passe toujours quelque chose de magique pendant un concert d’Eyehategod, et dîtes-vous qu’après cette vibration agit sur vous et dans l’univers. Je dis cela en passant peut-être pour fada, mais je sens au plus profond de moi que ce n’est pas ma raison que vous mettez en doute, mais l’abîme de votre unité avec l’univers, vous-même, et celle qui vous unit à Eyehategod.  

Un concert d’Eyehategod est un lieu de culte. Une intensité de recueillement bouillonnant en gestation depuis les premières blessures assassines vécues en chacun. Le groupe ne fait que bousculer la vase provenant du son de NOLA, pour que tout remonte à la surface de ces choses trop enfouies, et vous révèle avec force la teneur intime de l’être que vous êtes vraiment. Il éclot en vous par la suite une fleur de lotus si vous en faîtes rugir l’évolution en tout.  

Or, dans ce tout il n’est rien de plus vivace et sage que vous soyez en rendez-vous avec vous-même, dans cette part très réduite de ce que vous êtes au plus profond, et ouvert à l’univers tout entier.   

Ce report est dédié à ma sœur, avec tout mon amour !


sortir de sous-terre


dimanche, septembre 8 2019

Fin de l'été 2019


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mercredi, septembre 4 2019

C'est la rentrée 2019



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samedi, août 31 2019

HARDCORE LIVES, AGAIN & AGAIN

XTREMEFEST - Dimanche 04/08/2019


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Merde, le réveil n'a pas sonné !


Ah mazette je ne peux pas le croire,,,l’excuse bidon...Nan, franchement, le crew du W.B.Z est humain, et on était tous aussi crevés qu'un vieux pneu de brouette. Bien entendu que l'on a les glandes, surtout que Jodie Faster et Krav Boca ont apparemment mis les bouchés double et incendiés les gaziers autour de la X Cage. Les Xtremefesteurs.euses s'en souviennent encore...


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Le pop punk power rock emo de LOST LOVE a incendié nos petits cœurs d'une tendresse infinie. Parce qu'avec son chant sucré, ses mélodies émotionnelles, le groupe a trouvé la brèche pour y remplir ce manque d'affection que tout le monde possède. Leur concert était fluide, dans une détente de bar concert, sans chichi, tout simplement frais, à la cool, avec cette part de fun. Pas trop de monde, c’est le dernier jour et la fatigue se fait sentir.



Ahhhhhhhh les cousins de Montréal, c'est toute une vieille histoire de fraternité inégalable. C'est coOol que chaque année il y ait au moins un groupe Québécois à l'Xtremefest. Till de Guerilla Poubelle était à la guitare en replacement du second guitariste rentré précipitamment au Canada.

Un truc encore plus cool, et ce n'était pas prévue, ça s'est effectué à l'arrache, près de leur merch, aussi impromptu que sympathique, retrouvez Guilhem Benard, le bassiste/chanteur/compositeur de Lost Love en ITW.




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Je ne sais plus qui a dit que La jeunesse est le temps de la stupidité exaltée, mais il a jamais vu un concert de PEARS.

Saperlipopette, le chanteur ressemble de visage à un mix de l’acteur Denis Lavant et de Steph du fanzine Rad Party et du groupe Crippled Old Farts. Il a l’élasticité scénique de l’iguane (Iggy Pop) aussi. Avec un style de punk âpre et rêche, le groupe a solidement ouvert les veines à une musique dont on retrouve les bouts de verre du côté des Stooges, Poison Idea, Black Flag, et un truc mélo à Pennywise. Ce groupe a écrémé un nombre imposant de bassiste, donc je ne me focalise pas trop dessus, c'est stupide, oui je sais, ceci dit c'est mon côté punk, comme celui de Zach Quinn le chanteur, avec ses mimiques et son engagement scénique. C'était un set de furieux et intense pour ce band de la Nouvelle-Orléans (NOLA°), et second passage dans le trou minier.

Toujours avec le label Fat Wreck Chords, leur dernier album est un split avec le band Direct Hit, intitulé « Human Movement », sans chercher à amoindrir, pas plus qu'a métamorphosé leur musak, Pears élabore comme sur scène un état d'esprit frontal et assez brut de décoffrage. C'est ce qui attire en premier, ce côté sauvage, impulsif, que l'on entend dans leur punk sans problème, puis vient cet esprit baroudeur et frondeur, avec cette saleté dans le son, quelque chose d'ancien et d'oldchool qui se vivifie ardemment sur scène.

Je ne sais toujours pas pourquoi je confonds Pears avec Clowns ?




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Les taxidermistes du rock figent le bordel avec un arôme de poussière. Ce n’est pas que ce soit sans vie, ni mortel, on est juste embarrassé comme une mamie qui pleure devant son petit chien empaillé.

C'est peu ou prou ce que j'ai ressenti devant THE DOPAMINES de Cincinniti, de Cincintati, sapristi ce n'est pas facile à dire, Cincinnati, ah si.

Leur pop punk rock mélodique fut servi avec des morceaux de sucre mélodique et des vannes entre les morceaux qui tombent à l’eau. Du genre « Heyyyyy, ce soir il y a les Toy Dolls » alors qu’ils étaient la veille. Plouf ! Va chercher au fond du lac.

Les chœurs étaient très cool par contre, vraiment dans cette fluidité qui fait tout le zeste du style. Après c'est agréable, on tapote du pied peinard, bon, le moment est agréable (ouille répétition, c’est quand tu ne sais pas quoi dire d’autre en fait), on va pas chier dessus trois plombes non plus, parce que les gaziers avaient un peu la tête ailleurs je dirais. Ils avaient bu des coups au goulot avant de monter sur scène, et même pendant le show, mais comme ils sont Américouains ils font le job, sans problème. Ça papote sur scène comme des filles un soir de match de foot, puis ça vante les mérites du Gin, enfin du hard Gin exactement. Un sXe ne fait pas la différence à part que cette obsession alcoolisée est lancinante pour employer un euphémisme, et le set est passé avec la même passion qu'un lundi soir de Novembre.



Ils reviennent pour une dernière, A cappella, sur une histoire de consanguinité commune à une chanson paillarde. Le sXe que je suis estime comme il se doit cet esprit festif à la Patrick Sébastien.


Dictature festive

Moi : ‘’Sus à la dictature festive, le tourner des serviettes, je suis contre.’’

Toi : Ah le rabat-joie gougnafier de sa mère

Moi : ‘’Heyyyyy mais cela n'a rien avoir avec ma génitrice.’

D'ailleurs à chier sur la gueule avec votre réseau social.com, allez plutôt sur Brizzly.com, c'est comme des chiottes publiques, tu chies ta phase de mépris et la chasse évacue ton purin de suite, tout disparaît sans faire chier personne. Cool Non ?


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BIRDS IN ROW a été l'unique band du fest à avoir des atmosphères aussi contrastées, avec une telle intensité (calme et tempête).

Gratter la noirceur de l’âme pour y trouver la puissance de la quiétude. Faire tonner les brisures émotionnelles.  Appesantir les doutes pour planter à même la chair de l’amertume. Puiser dans l’affect et rugir le fiel du crépuscule de l’âme jusqu’à l’aurore d’une vérité intimiste. Birds In Row c'est tout cela à la fois.

C'était chaud, doux, pur. Mon seul regret du festival, ne pas avoir eu la possibilité d'interviewer le groupe, c'était prévue mais leur retard sur le site à engendrer la suppression de celle-ci. De plus l'album solo du chanteur/guitariste de B.I.R « whatever it takes » est tout simplement une merveille.

Quentin Sauvé a complètement compris qu'il faut dire les choses secrètes du cœur, après il est trop tard.  




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Les coupains des punks, GUERILLA POUBELLE, sont venus foutre le bordel avec la flamme, et toujours une intelligence fiévreuse à élever le débat sur les bases des liberté communes et les valeurs D.I.Y. Le set était forcément cool, tip top comme on disait dans les 90's.

Le public s’est abreuvé à la source de GxP, c’est sa génération, plus de 20 piges d’existence, le groupe parle désormais à tout le monde. Le public est dedans, à balle, c’est fun, précieux.

Le dernier titre c’était l’immense « Prévert, Kosma, Paris » avec en renfort Olive de Justin(e) et Mathieu (Lame Shot) aux guitares, et Till uniquement au chant se faisant porter par le public pour le refrain final. A cet instant précis il y a une incroyable connexion, on la sent forte, puissante et belle. J'ai toujours perçu la fragilité de ce garçon, et là, je ressens son besoin de dépendance affective, d'une jonction entre ce qu'il transmet depuis toujours et le poids de ses chansons. Puis ce plaisir de chanter. Cela vient des profondeurs du cœur, on le sent, cela nous met en joie. C’est important de sentir le crépitement joyeux du chant. Le débordement qu’il provoque à un effet relaxant et énergique.

Guerilla Poubelle c'est vraiment la communion de la famille...Punk !




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MOSCOW DEATH BRIGADE et leur electro pounk rap a mis le public dans la poche de son dance-floor furibard.

La Family Stage est pleine pour un mix batard d'hardcore punk et d'électro rap, et pour parfaire une éducation rêche avec le trio de dissident russe masqué, composé de Vlad Boltcutter, Ski Mask G au microphone et Unknown DJ aux platines. Dans les rangs de M.D.B on retrouve des membres de Siberian Meet Grinder, présent à l'édition 2016 de l'Xtremefest. On poursuit donc ainsi dans la tripaille bourrut et efficace puisque on rejoint les accointances du militantisme des Bérus, la mitraille froide et brut de décoffrage de Metal Urbain, du pungle (punk et jungle) et parfois un brin de synthwave (ou eurodance) comme avec leur titre "What We Do". Le public Xtremement ouvert du festival s'éclate avec tous les codes du hip-hop, electro, punk de la gauche de la gauche.

M.D.B c’est une forme de démocratie participative où les citoyens connaissent leurs droits tant qu'ils savent les préserver. Le groupe aplatit avec morgue la pop mondialisée qui s'est emparée de tout. À cet effet, il semble qu’aujourd’hui il faut tout expliquer, le pourquoi du comment, et tout remettre en cause pour ne pas froisser une communauté. L'époque semble/est poli/policière, l'unique solution de liberté en suspend demeure c'est quand que tu vas cracher ta révolte bordel ?

Chez M.D.B le crachat a le goût d'un lama et d'un drôle de dromadaire. Je suppose que sous un masque il y a le fils prodigue de Boris Eltsine et des pussy Riot. Oui je sais qu'à trop supposer on en arrive à se faire passer un suppositoire pour éléphant sans rien sentir, ou peut-être même juste une vague odeur de merde sur le bout des doigts.

Selon le philosophe Alain, « l'homme s'ennuie du plaisir reçu et préfère de bien loin le plaisir conquis », à la fin du set explosif du trio, il ne fait nul doute que le plaisir a été conquis avec le faste du collectif.

En russkof cela se dit : Круто! ( prononcé krouta) = cool / trop bien.




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  Il y a deux ans auparavant on avait pris une torgnole monumentale avec NOT ON TOUR.

J'avais ameuté à corps et à cri autour de moi sur la prestation des Israéliens. Bim ! Le quatuor a produit un superbe foudroiement avec un set remplit d’énergie punk rock et d’une sensibilité avec le chant parfait de Sima (et cette tenue, la classe). On s’est régalé une fois de plus devant la Zguen Stage.

Le concert est volubile et nerveux, on suggère au groupe '' Mais n'allez pas plus vite que la musique, on voudrait en profiter un maximum ". Les titres sont courts, alors exécutés en accéléré je ne te raconte pas les étincelles...Très rapidement, le groupe s’empare de la scène, du public et de sa musique avec une forte amplitude.

Le batteur est un dingue, c'est au millimètre, pinaise. Le groupe envoie l'incendiaire de ses nouveaux titres, issus de l’eXcellentissime album « Growing Pains » sorti au printemps 2019. Junk Cacahuète & et Big Jim Tonic ont pris une claque, une fessé cul nu pour leur première, c'est normal, et même si j'avais prévenu.


L'apparition de ce que l'on a espéré transforme le silence en vacarme. Le bourdonnement de plaisir qui s’en suit justifie à lui seul cette état de béatitude obtenu après leur concert.

Leur hardcore punk est hyper accrocheur, et à chaque passage la claque reçue est commune à une révélation. Similaire à un espèce de vertige que nul paléoanthropologue n'avait encore validé la variété.




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Souvent on donne le La (440 hertz) pour aboutir ensemble à la même conclusion.

L’ingé son de LIONHEART a cramé le concert. De la purée de bouse inaudible. On lui a fait le signe de mettre un bémol indiquant à l'exécutant de diminuer ses exigences ou assouplir ses interdictions. Mais peau de zob, rien n'y fait. Les ingé son de la salle de la musique étaient dégoutés de la vie, les bras ballants, en sachant que cette catastrophe inaudible allait leur retomber sur le rable. Donc on rectifie le tir, le son de Lionheart ne dépendait pas du professionnalisme des ingé son de la salle de la musique.

Avant cela, tout le monde attend d'être enseveli dans le bulldozer HxC façon Hatebreed & consort. Et quand ça démarre, sur scène c'est la grosse escalade à la parade du mâle, le groupe envoie la fonte, une pression constante que le pit agglutine avec une ardeur cathartique. Mais des enceintes sortent une bouillasse de grave et des miaulements de riffs.

Les lions ne se soucient nullement de ce que pensent les moutons. - d'après un passage dans Game Of Thrones

Je ne suis pas certain, car le remords est une morsure qu'on parvient difficilement à chasser le regret. Lionheart en aura fait les frais dans la salle climatisée.


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Voici venu le cas de PROPAGANDHI.

Bon excusez du peu mais il y a des musiciens sur scène. Ahahah !

Fait pas la gueule, on peut s’marrer un peu nan ?

Ce groupe parle dans une tout autre tonalité. Oui cela détonne davantage que la présence de Svinkels à l'Xtremefest par exemple. Pourquoi ? Disons que ça taquine sur scène, il y a de quoi s’en foutre une pleine varappe au-dessous du sol. Les connaisseurs apprécient le rendu musical, on distingue dans le public le passionné de musique et d’informatique tout à la fois.

Le groupe fait ses gammes majeures, mineures, chromatiques, diatoniques, dissonantes, gamme de couleurs, toute la gamme de sentiments, tout y passe… Les hauteurs des notes – leurs fréquences – sont fixées par une émotion très fugace mais intense si l'on arrive à se mettre à cette hauteur de vue sonique. Il faut dire que le choix de certaines combinaisons de notes reflète les lois de l'acoustique, d'une part, et celles de la physiologie du système auditif humain, d'autre part ; ils créeraient une bonne consonance acoustique en somme. Tu n'as rien compris et bien dans le public c'était pareil, puisque sous des regards hagards alors que leur souvenir était davantage acoquiné avec la prestation plus accessible et malléable des Toy Dolls.

Je vais me mettre à ce niveau Toy Dolliens et tu vas saisir, en résumer : Propagandhi a élevé le ton sur tous les tons.

Les canadiens ont fait la part belle à leur dernier opus « Victory Lap » sorti en 2017 chez Epitaph, mais il a aussi donné dans sa discographie alléchante de quoi fournir du bois dans son brasier progressiste, et fait vibrer la corde sensible avec celle d’une guitare en bois électrifiée.

Ce qui est étrange c'est que le groupe même en étant brillant et parfait, une forme de passivité nous subjugue aussi tout à la fois. Je me suis dit que cette passivité était une discipline vive et son excipient le rêve qui en découle, sa forme de lutte à s'accorder sur cette montagne musicale.




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Cette édition se termine sous les secousses des grosses burnes à MADBALL, et c'était comme faire du bilboquet avec une boule de bowling. 

Ce fut le prélude non pas de Bach, mais des hostilités, car dès le premier morceau le pit ressemble à une compression de César mais dans une casse à bagnole. Il n'y aura aucun contraste, pas plus que de crescendo émotionnel, le son devient immédiatement gigantesque, l'intensité, elle augmente en décibels me semble-t-il même. L'immense Freddy Cricien crèvera l'écran de nos nuits blanches à force d'un larsen contiguë après les secousses de son band...et l’érectile ascension musicale nous tombe sans arrêt dessus comme un corps mort pendant un coït. Beaucoup de classiques seront interprétés dans le tumulte façon allegro HxC.

Madball s'est tout une identité sonore (hardcore metAl) et géographique (New-York). Un culte à lui tout seul, de ce fait un concert d'approbations se fait jour dans la salle en même temps que le bruit d'os qui craque. C'est étrange nan ? Pas tant que cela en fait.

Le letmotiv du combo ? Balancer un gros mur de parpaing sonore pitiiiiin. Souvent on retrouve le même thème musical répété à plusieurs reprises pour insister sur une idée ou une affirmation, ce qui rejoint la maxime préférée de Jello Biafra : Éduquer c'est rabâcher. Dans la fosse ça dégouline de la sueur, du pue, du sang et peut-être même du sperme. Parfois on entend remonter : « Oh les gars, allez-y piano tout de même » puis en retour : « Diiii quoi, hey, où est ce que t'as vu autour de toi un Richard Clayderman Bro ! ».

Les titres "Hardcore Lives" et "Doc Marten Stomp" vont mettre au tapis un public K.O. Au WBZ on remercie Chris Tattoo pour les t-shirts, nice !




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Merci, merci, merci au crew de l'Xtremefest dans sa globalité, à tous.tes ses bénévoles, à Pollux Asso et sa cohorte collégiale d'associations autour d'elle pour ce week-end orgiaque. C'était parfait une fois de plus, rien à redire, un palier est franchi haut la main à chaque édition...et le public en traduit la même folie, intensité, communion, c'est vraiment très coOol & fun. Pendant 4 jours, les équipes de l’association et 250 bénévoles, ont accueilli avec enthousiasme plus de 7000 festivaliers et une quarantaine d’artistes nationaux et internationaux.

Pendant que le site se vide, l'équipe du WBZ est éreintée et tous les staff pour recouvrir l’événement se retrouvent pour finir la nuit au barnum du bar orga, avec les bénévoles, etc...Il y avait Gwardeath avec un shirt indiquant religieusement les eaux thermales bénites de Lourdes pratiquant le smurf et le paso-doble karatekacore sur des beats outranciers, un gentlemen je vous dis.

Pour la partie after-musak, c'était Clémentine et les Derniers Dinosaures, un groupe de reprise de gloubiboulga régressif en version pop punk, lequel a fait de la prose infantile...


Bisounours

...alors que juste après il y a eu de manière imprévu et spontané Poésie Zero déclamant son lyrisme à l'état brut. Mais j'étais déjà partie comme je devais me lever très tôt pour aller gagner ma croûte. Le dégoût avec extra-balle pour celle-là, pfffffffffff.


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Ce report est tout spécialement dédié à Rachid, frère de cœur méditerranéen, on compte sur toi l'année prochaine.

Salut à tous.tes les copains et copines, vous êtes géniaux on se revoit l'an prochain, en 2020, Pollux fête ses 20 ans, la fête sera encore plus belle, c'est certain ; )

Tous les groupes croisés pendant le festival vont tous enregistrer cet automne 2019, tous sans exception, et il y en avait un paquet. Cela promet un début d’année assez volumineux.


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Chacun veut vivre sa vie comme il la voit/perçoit, c'est un impératif pour ne pas devenir fou, et c'est comme il la sent pour les plus fougueux.ses, comme il l'interprète pour les rêveurs.ses. Cette évidence vous la trouverez à l'Xtremefest, mais n'attends pas trois plombes pour prendre ton ticket !


Retrouvez tous les lives, ITW de cette journée, captés par Big Jim & Junk via la chaîne youtube WALLABIRZINE ; et les photos de Junk Cacahuète et jus d'orange sur la page FB du WBZ.


Fine


mercredi, août 28 2019

DEAD WITCHES - The Final Exorcism


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Ce disque ne laissera pas un souvenir impérissable, pourtant avec ses toiles d'araignées, son ambiance vintage, son cru malfaisant, il applique une parade à ce rituel de sorcellerie doOom cataclysmique.

6 titres dans la veine caverneuse psyché d'Electric Wizard, c'est lourd, profond, avec des relents de cinéma bis. Le maître des lieux n'est nul autre que Mark Greening ex-batteur d'Electric Wizard, de Ramassess, grand prêtre de la lose.

Leur premier album « Ouija » avec sa tendance retrocult n'avait pas convaincu, alors qu'avec ce « Final Exorcism » il renoue avec la franche poilante du tréfonds. Au chant l'arrivée de Soozi Chameleone apporte réellement un quelque chose de venimeux, qui loin d'hérisser, sonne vraiment mieux qu'avec Virginia Monti (Psychedelic Witchcraft) l'ancienne petite amie de Mark. C'est un disque signé chez la maison Italienne de qualité supérieure Heavy Psych Sounds Records.

Cet opus se compose d'une sorte d'incantation pratique et vireuse, lui permettant d'avoir plus d’efficacité en magie. Mon conseil pendant l'écoute, vous méditerez en récitant Volo efficientiam vimque in usu posito magicae disciplinae habere, et cela devrait le faire.


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