WALLA BIR ZINE

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

NINE ELEVEN > Le Rêve De Cassandre

421679_10150641671506754_61752081753_11006967_1484656876_n.jpg

La rage au corps de ce groupe de HxC est plus ample à écouter sur un canapé plutôt que sur un radeau de naufrage, au risque de foutre le peu de survivant à la baille aux requins rien qu'en sautant comme un benêt par les coups de semonce tellurique que le groupe propage avec excès.

C'est du lourd parce que les riffs pèsent l'équivalent d'un mammouth obèse. Car, de l'excès, le groupe en a mis une pleine brouette sur chaque titre. Du coup, on passe le plus clair de son temps à chevaucher qui du fauteuil à la chaise et vers la salle à manger, la plupart du mobilier de la baraque avec l'entrain d'un gosse de 5 ans, tellement que l'on jubile.

C'est assez consternant quand votre épouse débarque à l'improviste, jaugeant le spectacle comme étant définitivement désespéré quand la marmaille vient à se joindre à leur père.

IMPULSION

18453760_jpg-r_760_x-f_jpg-q_x-20051011_035358.jpg

CYRUS

CYRUS

Jolie pied de nez pour ce film indé qui nous prend à revers.

A la vue du casting on se dit que l'on va assister à une comédie dont les ricains en possèdent la saveur unique. En fait c'est à contre-pied que l'on assiste et à une sorte de syndrome « tchao pantin » de la part d'acteurs dont on a enfin donné la possibilité d'affirmer tout leur potentiel.

Rare les films américains possédant autant de profondeur dans leur scénario/cadrage/interprétation. Alors si au début on se demande si c'est du lard ou du cochon, on se fait très vite gober par ce film et la trame de ces trois personnages.

Ce film est une comédie aigre douce, dont l'instabilité des rapports familiaux en est la moelle. Cyrus se détache bien vite des faux airs convenus et prévisibles que l'on avait gobé avec les comédies de Judd Apatow.

Le trio mère/fils/beau-père tourne au cynisme et le rire est béat.

La femme se partage le rôle de mère/amante midinette. L'amant désire la femme et essaye de se faire accepter par le fils (22 ans) qui vit une relation fusionnelle avec sa mère. Un combat de coq entre les deux hommes s'installe et les situations tournent au cynisme.

La déchirure sentimentale baigne dans le choix d'un cadrage caméra à l'épaule pour nouer un rendu au plus proche des liens entre les protagonistes. Mais nous ne sommes pas dupes désormais de cette parade trop facile. Je préfère à titres d'exemples cette séquence ou l'amant se dirige dans la chambre de l'ado et quand il débarque, l'ado est prostré sur son lit. On filme l'arrivée de l'amant au niveau du pubis pour émettre l'idée de la testostérone, du géniteur, de l'autorité parentale dévolue au rôle du mâle dominant, et c'est à se pisser dessus.

Je trouve que cette comédie tourne à plein régime tout le temps. Les situations non loin d'être cocasses, apparaissent pourtant dans un esprit de comédie et de profondeur sentimentale prégnantes. Ce film n'a aucune prétention, et je trouve que la qualité des interprétations, le sujet qui est traité avec beaucoup d'humour et de finesse, demeure au final une belle réussite.

Synopsis :

Sept ans après son divorce, John est toujours célibataire. Il a cessé de croire à l’amour. Cédant à son ex-femme, Jamie, devenue sa meilleure amie, il accepte à contrecœur de les rejoindre, elle et son fiancé, à une fête. A la surprise générale, John y rencontre une femme, la belle et dynamique Molly. Entre eux, c’est le coup de foudre. Pourtant, John va vite découvrir qu’il existe un autre homme dans la vie de Molly : son fils de 21 ans, Cyrus, avec qui elle entretient une relation hors norme. Prêt à tout pour protéger sa mère, le jeune homme n’a pas du tout envie de la partager, et encore moins avec John. C’est le début d’une guerre. Il ne pourra y avoir qu’un seul vainqueur…

SLOW DEATH # 6

SLOW DEATH # 6

Un nouveau numéro de Slow Death prend autant de temps que la réalisation d'une église en l'an 1000. Mais une fois la création réelle, l'attente ne sera pas vaine, car c'est un double volume qui palpite sous nos yeux avec ce sixième numéro.

Scindé en deux, le premier volume correspond à une succession de report de concert et de festival.

L'exercice paraît périlleux et peu être vite répétitif, mais la prose s'enroule dans le compte-rendu cool, notant avec une érudition teintée de fun les connaissances musicales de Monsieur Frejnik, afin d'y dérouler par petites touches son émotion, ainsi que de très brèves annotations intimistes. Il est à noté qu'il a changé son fusil d'épaule puisque le précédent volume (pas le split avec Gwardeath, l'autre numéro) flagornait vers une plus grande partie personnelle, mettant en corollaire le pessimisme patent qui obscurcissait sa vie alors.

Depuis, il a repris des forces et ce coup de pied au cul a boosté son implication, mais surtout un optimisme qui se lit, se vit. Pilotant ainsi à l'inverse des pages facebook et autres blogs voyeuriste, où la vie privée sert de catharsis quand la culture n'en est plus la pulsation initiale.

Lire Slow Death s'est être dans le feu de l'action, tout autour de la planète rock underground dans son ensemble HxC/punk/métOl, et y ressentir son pouls vivifiant vous parcourir de l'échine au cœur, jusqu'à vous immuniser contre la connerie des réseaux sociaux.

franck frejnik

Le second volume est une succession de chroniques de disques sous divers format, de comix et de fanzines. Le choix est vaste, puisque l'homme applique à son ouverture culturelle une large palette de style, qui se concentre tout de même dans du punk rock, HxC, métal.

Intéressant de lire son jugement, toujours avec une maîtrise parfaite de cette culture underground dont les compétences sautent aux yeux, et qui fait tant défaut par l'aveu de lacune chez d'autres.

D'ailleurs je souligne pour les néophytes du fanzinat, qu'il ne suffit pas de dire "ce disque est cool", encore faut il en expliquer la teneur avec les compétences requises dans une expérience de longue haleine. Ce n'est qu'à partir d'une culture conséquente et un jugement établit et reconnu, que l'on peut se permettre ce genre de constat lapidaire : "ce disque est cool".

Voyez alors comme le fanzinat est somme toute semblable à une forme d'élitisme aussi, puisque la parole du sage détenant le pouvoir de la reconnaissance obtient la soumission de ses plus humbles serviteurs avec mansuétude.

De plus, si il est vrai que rester dans l'ombre de l'ombre est l'unique solution pour appartenir ne serais-ce qu'un instant dans l'obscurité de l'underground et y rester comme dans un cloître de bénédictin pour y briller de gloire pour cette seule authenticité. Je n'en vois pas l'utilité. Ou alors, à faire briller autant que se soit dans le brasier de la misanthropie, avec une haine radicale qui portera fièrement le brassard dictatorial.

Personnellement j'en ai rien à foutre. Je suis comme Franck de Slow Death, je fais, puis point barre.

sigle

Ce que l'on trouve dans le fanzine Slow Death, non pas par défaut, mais par passion, car le but du fanzine, c'est de concevoir une critique culturelle pour des fans, fait par des fans, c'est une écriture avec autant de mauvaise foi que de sincérité, et dans une quête philanthropique qui tient de flamme à des personnes comme lui, et sans attendre rien de particulier, si ce n'est , de procurer la joie d'offrir et le plaisir de partager des instants de sa vie à travers des œuvres musicales, des concerts, etc...

ABOVE THIS > Empire Deluxe

58901_above_this_empire.jpg


Crier comme un sourd à s'en péter les cordes vocales n'est pas ce que choisissent les apprentis du star system pour percer l'hymen d'une jeune demoiselle enthousiaste. Pourtant il serait plus honnête de purger sa masculinité avec loyauté dans du HxC plutôt que de minauder comme une tafiole dans les beats pantois d'un titre d'Hervé Villard pendant le prime-time d'une soirée de désolation cathodique. Surtout si vous désirez que la nymphe tâte du muscle ferme en poussant de petit cri de nonne effarouchée par l'animalité qui se dresse fasse à elle, et avec du poil sur le torse bien sûr, car c'est à la mode.

Ce groupe a choisi la voie de la force du HxC non pas pour les filles, mais pour compacter ce que ce style a fermement établi comme principe : Un putain de défouloir à agressivité.

La jeunesse du monde entier a saisi la nuance puisque les groupes pullulent dans cette voie de la raison, à hurler de rage et de désespoir dans un monde en roue libre.

Above This a tout du profil pour éduquer la jeunesse qui refoule sa rage, au moins avec cet album aux sonorités progressives très contemporaines. Du djent HxC peut être....

Sortilège

113337.jpg

WE WERE SHARKS > Highways

WE WERE SHARKS > Highways

La pop punk c'est cette façon sentimentale que les trentenaires ont trouvé pour contrebalancer positivement le pessimisme latent qui les gangrène dès la première pousse de cheveux blanc.

Le hic c'est qu'aujourd'hui c'est majoritairement un truc de teenager, avec tout ce que cela suppose comme vocabulaire, synchronisme générationnel, etc...Alors à moins de se mettre au diapason des nouvelles générations montantes, il m’apparaît plus que désopilant que cet album puisse satisfaire la maturité mélancolique d'une personne dont la toison capillaire dénote fortement avec celle anarchique et peinarde d'un gamin de 17 piges.

Pourtant sans avoir les dents longues, la fringale de ces garnements fait plaisir à entendre, c’est gorgé d'un sentimentalisme excessif, mais qui ne l'est pas à l'adolescence après tout.

Alors je comprends très bien un garçon comme Mickson qui a saisi l'importance des mots de Jacques Brel :

"Ce qui compte, c'est l'intensité d'une vie, pas la durée d'une vie. Je vous souhaite des rêves à n'en plus finir et l'envie furieuse d'en réaliser quelques uns. Je vous souhaite d'aimer ce qu'il faut aimer et d'oublier ce qu'il faut oublier. Je vous souhaite des passions. Je vous souhaite des silences. Je vous souhaite des chants d'oiseaux au réveil et des rires d'enfants. Je vous souhaite de résister à l'enlisement, à l'indifférence aux vertus négatives de notre époque. Je vous souhaite surtout d'être vous."

UNSANE > Wreck

unsane-wreck.jpg

Dans la cellule capitonnée du dernier album en date d'Unsane, les nouveaux soins palliatifs apportent une fois de plus la garantie de nombreuses pathologies psychiatriques qui indéniablement nous réconfortent dans notre misanthropie quotidienne.




Nous retrouvons avec une joie de fou à lier la catatonie sonique de ce groupe intacte, telle qu'elle existe depuis 1988. Bien entendu la noïse hardcore de ce groupe ne manquera pas d'être rappelé par des critiques malentendants « d'identique » à leurs précédents albums, alors que de mon côté je vais utiliser le terme de « conforme ». La nuance est de mise.

Chaque album d'Unsane est une séance d'électrochoc, celui-ci ne fait pas défaut à leur autisme musical si borderline.

Je trouve même qu'aujourd'hui ce qui est assez caustique, c'est de constater l'influence néfaste que ce groupe a pu fournir à un bataillon de groupe post-hardcore pornawak.

Unsane flagelle le rock dans un sadomasochisme d'aigreur et de fureur en autopsiant les malaises sociétaux, et en disséquant les racines du mal comportemental du genre humain.

Unsane n'a toujours pas atteint encore son burn-out musical, tant la richesse de « Wreck » demeure un traumatisme de claustrophobie intense, même si je fais preuve d'une mauvaise foi émotive, je trouve que ce groupe est unique et que cet album ne fait pas que rabâcher l'usufruit de leur musique.

PS : Pas la peine de prendre sans arrêt des douches froides, cela n'a absolument aucune effet pour amoindrir l'impact sur la démence psychotique que dégage Unsane.

BACKFIRE > My Broken World

backfire-my-broken-world-cd.jpg

En aboyant de cette façon, il adviendra plausible d'attirer pour ce groupe hollandais de HxC tous ceux qui ont une sévère rage et agressivité qui leurs tiraillent les viscères. Et nul doute aussi qu'avec cette horde de fanatiques de l'impact musical, le groupe puisse accéder dans le trio de tête des carnivores soniques.

Since en 1996, on ne peut pas dire que c'est des petits nouveaux qui débarquent, Backfire parvient après toutes ces années à garantir un véritable album accrocheur.

«My Broken World » c'est du HxC avec un punch phénoménal, capable à lui tout seul d’anéantir Cassius Clay et Tyson dans le même round. Un swing lourd pour des riffs compact, entre Cro-Mags et Crowbar, alors Backfire compacte sa rage en un knock-out musical dévastateur avec des titres ravageurs.

Cette recette a fait ses preuves maintes et maintes fois sur des albums linéaires de Hardcore, mais cette puissance sourde est une qualité primordiale dans l'expression frontale du HxC.

Envoûtement

42911.jpg

GENTLEMEN BRONCOS

GENTLEMEN BRONCOS

Voici un film complètement zarbi, barré, étonnant, inhabituel, rare, unique en somme.

C'est tellement bizarre que l'on ne sait pas trop si on s'y emmerde parce que le rythme est très lent, presque contemplatif parfois, où si on trouve à cette originalité une extravagance hors norme et que ça en devient génial.

C'est le 4e long-métrage de Jared Hess, réalisateur de comédie US comme Napoleon Dynamite, Super Nacho. Ce mec est fou !

Ce qui est certain c'est que l'on ne sait plus trop quoi en penser au final. Tout à l'écran apparaît moche, stérile, vain, et pourtant il en ressort une sorte d'anomalie jubilatoire. C'est un bestiaire de freaks white trash en tout genre, aussi ridicule et loser les uns que les autres (le genre de truc qui attire un maximum de geek et de nerd) qui baignent dans une atmosphère étrange de nanard sociétal indé, dont vient se greffer à cela une partie de S-F en version Z.

Bizarre vous avez dit bizarre, comme c'est bizarre !!

Le réalisateur dépeint les codes du film indé, pour y inclure une excentricité hors cadre.

C'est à la fois du génie et de la démence, c'est monstrueusement fou ! C'est comme du Dali sous LSD.

L’imagination est à son summum, au risque de devenir aliénante, et délétère pour les esprits étriqués.

Borderline et bordélique, ce film ploie sous sa propre démence des qualités loufoques si intenses, que ce film devient original et inclassable.

Il y avait depuis Marc Caro et Jean-Pierre Jeunet que j'avais pas vu un bestiaire de gueule comme cela au cinéma.

Gentleman Broncos c'est les Deschiens dans une Amérique white trash et rétrofuturiste !




Synopsis : Benjamin, 17 ans, n’a pas d’autre atout que son imagination débridée. Il adore écrire des histoires qui l’entraînent loin de sa petite vie morne. Quand il apprend que son idole, le légendaire auteur de science-fiction Ronald Chevalier, donnera un cours au Cletus Festival, il y voit la chance de sa vie. Il emporte son meilleur manuscrit, "Yeast Lords : The Bronco Years" et part à la rencontre de son destin. Sur place, Benjamin fait la connaissance d’autres originaux comme lui, dont la jeune romancière Tabatha, et Lonnie, un cinéaste adolescent qui a déjà plus de 80 "films" à son actif. Ces rencontres vont changer la vie du jeune homme : Lonnie lui achète son roman pour en faire un long métrage à budget minuscule, et le célébrissime Ronald Chevalier est tellement impressionné par son travail qu’il n’hésite pas à lui voler son manuscrit pour le publier sous son nom… L’histoire de Bronco se raconte alors selon trois points de vue : le roman original de Benjamin, la version "bâtarde" de Chevalier et la version "cinéma" de Lonnie. Ces trois visions rendent un hommage très spécial au monde des films de science-fiction cultes tout en racontant l’histoire à peine moins incroyable de leurs trois auteurs…

Veni, vidi, vici

SpGP1cRkiKgETJ-Avc3jyzl72eJkfbmt4t8yenImKBVaiQDB_Rd1H6kmuBWtceBJ.jpg


Présenté par un historien, cette célébration dans l'antique ville de Nîmes et de son arène fut autant riche d'enseignement que spectaculaire.


Afin de promouvoir la culture gallo-romaine par la reproduction du spectacle des jeux romain, de nombreux passionnés ont depuis quelques années pris les choses en main avec la passion qui les caractérise. Une passion sous l'égide de la pédagogie bien sûr avec de nombreuses manifestations qui avaient lieu dans la ville, permettant à un public familial, de revivre sous l'ère antique les 28 et 29 avril 2012 dernier.

Le liant éducatif permettait d'assister à la confection de poterie, de tissu, et de nombreux autres artisanats tout autour des arènes, et de sillonner le centre de Nîmes en constatant que la ville était toute refaite, et que c'était assez hallucinant de constater sa beauté aujourd'hui. Bordeaux a accompli ce pari de jouvence avec la réussite de rentrer au patrimoine mondial de l'Unesco.

Mais ce n'est uniquement valable que pour le centre ville, puisque le restant ressemble plus à du tout venant, mis bout à bout dans des lotissements de concentration, et uniquement pour la populace désireuse de vivre à proximité de l'ébullition de l'agglomération, sans pour autant ennuyer le calme citadin des bourgeois après le couvre-feu.

GGLL15.gif

C'est ainsi que ma petite famille et moi même étions en quête de cette culture antique qui fait partie de notre culture méditerranéenne, dont les vestiges sont encore visibles, encore fallait se donner la peine d'aller en connaître les aspects les plus divers et variés en marchant. Chose qu'il m'a paru peu concevable pour les personnes dont le désintérêt affichée étaient visibles dans l'attention qu'elles portaient pour leur téléphone portable.

Point de rock'n'roll cette fois-ci, mis à part quelques bardes celtiques dont les tatouages paganistes étaient bien visibles, et quelques t-shirt de groupe de métOl dans l'assistance, il n'y avait rien de notable. Nîmes n'a jamais brillé pour une scène rock aussi, mais plus pour son amour de la mauresque.

Les légions de Rome étaient venues nombreuses, que se soit de la ville d'Arles, ou des pays limitrophes tel que la Suisse, et d'Italie bien entendu.

Des celtes de Bretagne avaient eux aussi fait le déplacement, mais il n'y avait pas le célèbre Obélix, qui devait très certainement être occupé à bouffer du sanglier dans un coin d'Armorique en attendant le Hellfest.

Cette troisième éditions avait cette année un ton ironique qui a favorisé ma misanthropie sélective sur le terreau bestial des bipèdes, étant donné de l'actualité anti-européenne, du repli communautaire, des élections présidentielles et du ton de cette campagne pour la lutte du pouvoir suprême dont chacun des participants a pris soin de pousser les pulsions à son plus haut niveau d'incandescence. Parfait donc pour des jeux romains qui seront enthousiasmant de réalisme.

Il y avait en préambule une nouveauté, une transgression même, et qui portait dans la transcription du fait historique de la bataille du cheval de Troie.

312285_une-vue-de-la-3e-edition-des-grands-jeux-romains-dans-les-arenes-de-nimes-le-28-avril-2012.jpg

Oui, il y avait des grecs, mais joués par des espagnols déguisés en grec antique : Le comble du marasme anti-européen. Je me marre.

Houuuuuuuuuuuuuuuuu des grecs, quelle horreur pour des peuples européens si soudés pour faire passer le commerce depuis la nuit des temps, en principe fondateur pour la prospérité des nantis, et qui prennent le temps de cracher de mépris actuellement pour la gestion désastreuse des gouvernements successifs des helléniques, alors qu'ils ont eux même érigés les mêmes modèles avec les mêmes dirigeants.

Ironie, donc d'une subtilité sans faille dans laquelle je constatai une fois de plus que depuis cet ère d'avant la venue du messie christique, la civilisation piétine plus que de raison dans des modèles d'une cocasserie hallucinante.

Mais tout de même, les troyens et les spartes pour de vrais, c'était bluffant à voir. Il y avait même un sparte particulièrement body-builder dont on connaissait déjà le film de chevet préféré.

tumblr_lcee7j6bth1qa1xnko1_500.gif

Puis l'histoire du cheval de Troie reconstitué et retracé simplement, c'était vraiment admirable pour les enfants. D'ailleurs, j'avais peur d'entendre cette intonation dogmatique que les historiens prennent pour relater des évènements, je fus soulager de constater que le ton était loin d'être pédant, mais soucieux de relater la véracité avec altruisme, et en facilité l'accès pour les marmots.

Mais voyez-vous ce genre de manifestation peut vite tourner à la mascarade, notamment si elle se trouve privatiser par des industriels, et de tous secteurs entrepreneurials, dont les garanties spéculatives et financières permettent de ressortir avec des dividendes effectifs pour l'achat de yatch, garantissant de se faire sucer la bite au large de St Tropez par des anorexiques russes et imberbes de tout poil pubien.

Nous aurions très bien pu voir alors, des stagiaires d'école de commerce déguisés en romain en train de démarcher sur les bien fait de la téléphonie mobile, pendant qu'un chanteur de télé crochet aurait fait tonner de colère la mythologie grecque, avec une de ces chansons dont la traduction du fait historique de la bataille du cheval de Troie, aurait eu les effets similaires avec les expérimentions psychiatriques perpétuer par des nazis sur des cobayes judaïques non consentants.

GGLL20.gif

Mais ouf ! Cela n'est point arriver, justement parce que des historiens ont pu anéantir cet esprit mercantile pour un spectacle riche d'enseignement. C'est tout au moins un aspect que je préfère et que je cautionne, au risque d'excéder les umpistes du gard, dont le chagrin du second tour fait monter les eaux d'Aigues-Mortes.

Le soin que les participants ont apporté à cette reconstruction historique était palpable, surtout dans une époque qui commence sérieusement à s'étourdir d'un manque de culture assez significatif, avec l'amalgame radical que certain instrumentalise à leur compte, et le paradoxe de nos sociétés dîtes humanistes.

GGLL21.gif

Ce fut par ailleurs flagrant lorsque le combat des gladiateurs est arrivé et que le public a dû décider du sort du vaincu. Si à l'époque des romains « le pain et les jeux » étaient l'unique défouloir, il était important de constater à quel point le sang versé avait une importance capitale dans cette société.

Par un effet de corrélation je prends en exemple les arènes de Nîmes (hors il n'y en a qu'une et je ne sais toujours pas pourquoi on dit les arènes d'ailleurs), qui se vantent avec délectation du spectacle sanguinaire de la tauromachie. Il est vrai que cette tradition perpétue le rôle de « sang versé » qui avait lieu dans l'ère antique. Mais comme notre société a évolué vers l'humanisme des lumières, aujourd'hui tout cela n'a plus lieu d'être, du moins pour des hommes dont le sacrifice d'un taureau paraît barbare, comme moi.

Donc quand on nous a demandé si le vaincu devait vivre ou mourir, le public décidait tout le temps pour la vie. Et oui là ce n'est plus un animal, c'est un homme, et on a l'habitude de s'identifier, enfin pas tout le temps non plus, là il était blanc donc pour un public de blanc, il y avait identification. C'eut été un maure, mort il y aurait eu sans aucun doute.

GGLL19.gif

Pourtant le présentateur historien a essayé de nous expliquer que nous étions issus de la classe des notables qui avaient vouée allégeance au sénateur romain, et que donc nous étions parti pris pour la gloire romaine, friant de sang versé. Rien n'y fit. Enfin vers la fin quand même, l'assistance commençait à noter des signes de contagion pour la cruauté et à demander la mort, comme le vice de voir accéder lors du prochain quinquennat les idées vomitives du FN avec bonhomie.

D'ailleurs il est soucieux de remarquer que dans notre époque de repli communautaire, les celtes présent lors de cette manifestation eurent à plaisir de jouer à la résistance contre l'envahisseur romain, et à sortir vainqueur dans le cœur des aficionados cocardier/chauvin/régionaliste des gradins.

tumblr_lje6zxm1Ap1qavb8jo1_500.gif

Nouvelle ironie indubitable dont mon rire sardonique a transformé mon contentement en explosion de joie, tant se lisait dans le désespoir du maitre de cérémonie la désillusion que devait vivre le sénateur romain présent des siècles plus tôt, en admirant la vilénie d'asservissement de ses ouilles rassasiés par l'odeur du sang d'esclave et d'un crouton de pain uniquement.

Enfin, pour être plus précis envers la gauloiserie nationale, le cavalier celtique qui enchantait tant le public, démontrait des prouesses équestres indéniables, et sa taille réduite permettait peut être une identification à un héros de BD hexagonale, voire à un ancien président de la république pour les plus sadomasochistes.

Mais ce n'est pas fini, parce que quand le gladiateur de Nîmes a combattu contre celui de la ville voisine d'Arles, et qu'il s'est vautré lamentablement dans un combat mettant en valeur son manque flagrant d'endurance sportive, j'ai entendu juste derrière moi, un commentaire féminin dont il n'était même pas la peine de se retourner pour constater les désastres physiques d'une telle remarque : « Et nimois t'as pas assez bu de pastis où quoi ? ». A ce moment là nous touchions la quintessence de l'abrutissement de masse, et de son absolu soumission à la drogue du peuple, voire à son opium anisé.

tumblr_ljgm6rqL8d1qavb8jo1_500.gif

Si les jeux romains ont permis de tenir le peuple dans la dépendance du spectacle, après des siècles et des siècles de ce même procédé mais avec d'autres jeux, nous pouvions constater que la parade des soldats, le sang versé par l'esclave, l'aumône d'un spectacle, d'un pain donné par le puissant vers la classe d'en dessous, permet depuis toujours la garantie d'obtenir de divertir pour une obéissance passive.

Je vous avez bien dit que c'était didactique et culturel nan ?

Cette reproduction historique pour petits et grands, est admirable et tout le monde en ressort ravis. Pas avec les mêmes conclusions c'est évident.

De plus, les enfants peuvent s'initier au technique de combat gauloise et romaine avant le spectacle et pourront en constater l'efficacité réelle lors de la manifestation grandeur nature avec les participants des différentes légions, qui se battront contre les gaulois qui perdront, habitués qu'ils seront plus tard à perdre en finale de la coupe du monde de football.

Je conseille pour les parents cette sortie culturelle dans un département riche en vestige gallo-romain, malgré la teneur xénophobe qui s'en dégage dû au vote massif pour le FN.

Je note toutefois, que si cette région exhorte à la liberté des pratiques séculaires tel que la tauromachie, la chasse, le braconnage, etc...et pousse aux pulsions primitives par le réquisitoire de l'envahissement des indigènes d'Afrique du Nord au sein de leur terroir, je m'étonnes tout autant qu'il n'y est pas plus de gens mécontents lors de cette manifestation qui respecte les pratiques ancestrales , puisque aucun lion n'a bouffé de chrétien.

Décidément, on est vraiment plus chez nous, à ça non !

tumblr_lxjwauMGsx1qavb8jo1_500.gif

JET BLACK #3

jet black 3

Trop cool Phoenix Grayson sort un nouveau numéro de son zine Jet Black, et c'est le troisième.

Toujours le même format court, toujours le même soin teenage dans l'élaboration de son fanzine, j'ai dévoré ce numéro avec la même avidité que le précédent lors de sa découverte.

Les dessins sont excellents, l'esprit est cool, fun, cette fois-ci elle parle de Patti Mc Gee, la première pro-skater girl, il y a un report de concert avec Leatherface en tête d'affiche. J'ai même appris l'existence d'une série TV anglais intitulée « Red Dwarf » qui a l'air carrément débile.

Il y a bien entendu un article d'ufologie.

UFO anagramme de FOU

Puis côté zique c'est les groupes Fine Day et Hazel qui ont les honneurs du coup de cœur. Le ton est direct, frais, et toujours orné d'une touche adorable. J'ai vraiment un coup de cœur pour ce zine, que je trouve mignon comme tout et unique en soi.





Je me suis absolument attaché immédiatement à son univers, même si je ne partage pas le même enthousiasme pour ses goûts musicaux ou autre, l'essentiel n'est pas là. Il réside dans une sincèrité, dans une sensation réconfortante de lire un fanzine dont on se sent proche par tout son aspect, et sa singularité.

Jet Black est un zine trop cool

La partie occulte est exprimée avec la psychophotographie. Oui moi non plus je ne savais ce que c'était. Voilà en plus d'être excellent, ce zine est même éducatif. D'ailleurs il y avait comme cadeau une feuille représentant un ouija jet black, que j'ai affiché directement :

ouija jet black

PALE DIVINE > Painted Windows Black

PALE DIVINE > Painted Windows Black
Whaaaaa comme il est mollasson cet album de Pale Divine.

Je ne connaissais pas du tout ce groupe de heavy rock planant, mais qui ne décolle pas.

Il manque de la puissance de feu dans la production. C'est beaucoup trop clair. Il aurait fallut pour apporter davantage d'épaisseur, un son beaucoup plus dense. Qu'au moins, les riffs crachent de la lave sonique.

C'est du Alice In Chains mais sans le gros son parfois, c'est light. Il manque aussi une atmosphère beaucoup plus putride et un esprit occulte, enfin, ça c'est ce que je pense.

Dommage parce qu'il manque pas grand chose pour que ça tourne vraiment bien en fait.

Le chanteur a une belle voix profonde, les solos sont cool, peut être trop tièdes parfois, mais l'album se veut langoureux et vénéneux.

Ne surtout pas écouter de HxC, de Death ou de grindcore avant d'écouter cet album, cela ne ferait qu'augmenter la lenteur, déjà que...

CHASING THE CORONER > Sleep when you're dead

CHASING THE CORONER > Sleep when you're dead
Dans la grande confusion qu'est le revival du métal oldschool, les anciens groupes, ainsi que les novices, se succèdent et relèvent la garde en prenant bien soin de ne pas laisser l'ivraie du crossover gagner un centimètre carré, tout en s'employant à exécuter un fondamentalisme d'une droiture exemplaire. Ce qui en soi est assez marrant ou navrant, c'est selon que l'on possède une inclination politique plus ou moins relative, surtout si l'on dispose d'un humour suffisamment consistant si l'on en juge la dichotomie de cette disposition dictatoriale par rapport au origine de cette musique, dont l'hétérogénéité musicale a toujours était un facteur important pour sa pérennité.

Si tu n'es pas mort en lisant cette phrase en apnée, je te félicite, et tu es apte à aller gratter le cul des dauphins avec Jacques Mayol.

Si le death métal a subi la hype et une transmutation contemporaine assez poussive au niveau de l'émotion, il reste des gardiens conservateurs de ce phare macabre, dont l'unique nécessiter est de faire front coûte que coûte. Et ils iront jusqu'au bout du ridicule, quitte à passer pour des intégristes indépendantistes.

Sans être passéiste et faisant preuve d'une diplomatie spontanée, je comprends l'attitude de ces gens ouvertement exacerbés par le blasphème qu'ils ont éprouvé quand ils ont entendu des groupes chier sur ceux qui les ont construit, et fait vibrer jusqu'à en perdre la raison. Mais je me permet cependant d'émettre une aversion au blocage qu'ils pratiquent, car ils prennent en otage le style et le condamne à la taxidermie.

Ce groupe est crossover, et cet album réussit à subjuguer les sens, puisqu'il contribue à répandre le vice du death avec une lourdeur et des boucles rythmiques typiques de la bande à Prong.

Il y a véritablement un côté 90's dans cette surenchère métal qui ne fait finalement que suspendre cet album dans une apesanteur anachronique, puisqu'il réussit à traverser le temps avec un cocktail de death/HxC explosif.

Ils sont trois mecs et une nana. Physiquement, on dirait le groupe The Cranberries habillé en emocore. Sauf que niveau zique c'est plus costaud.



Joliment interprété par une femelle qui déglutit du crapsec, ce qui ne fait qu'absoudre cette épaisseur poisseuse dont se répand un fun exutoire.

C'est le premier effort de ce groupe, je trouve qu'il contribue activement à le mettre en avant dans cette compétition qui fait rage au sein d'un style en perpétuelle mutation, et ceci pour mon plus grand bonheur.

PUTRIFIED > Neurotic Necrotic

PUTRIFIED > Neurotic Necrotic
La putréfaction musicale est un ensemble de mode accessoirisé par l'industrie du disque pour vendre du tissu chinois à un ensemble de bipède sodomite. Elle n'a absolument rien à voir avec le Death Métal, qui demeure une musique au sang chaud, et au suc sonique complètement cinglé.



Écouter du death c'est aussi s'écarter d'une bonne partie du cheptel qui fait tourner benoîtement la machine à sodomiser.

C'est aussi demeurer à contre-courant, quoique que depuis que le death a subi l'hybridation émotive, le genre est devenue tendance.

A l'écoute instantané de cet album, je pense que ce groupe, fort honorable dans ses intentions par ailleurs, doit susciter beaucoup de cupidité pour avoir opter pour une production originelle de death métOl.

Tellement, à dire vrai, que c'est quasiment aussi brouillon qu'à l'époque des échanges de k7 dans ce milieu. Tu vois le genre ? Nan ? Ben c'est très simple, niveau production c'est comme les K7 pirates du 20 ème siècle, où tu avais un concert enregistré par le roadie dans les chiottes qui jouxtait le bar.

Ouais c'était aussi affreux qu'une vidéo de concert d'aujourd'hui enregistrée sur un téléphone portable. Mais à l'époque, pas d'internet et donc, dans ton village t'étais le seul à avoir ce genre de truc incroyable. C'était la gloire de passer pour un raté une fois de plus.

Sinon la musique de Putrefied est super oldchool pour du métOl de faucheuse, c'est un brouillard de riff, un chant pestilentiel, c'est fun, mais ça casse pas trois briques, pourtant ça tue !

Preuve : Il y a un oiseau qui est venu se crasher contre ma fenêtre pendant l'écoute.

Ce n'est pas le genre de groupe qui va vous prendre la tête, ce n'est pas non plus celui pour lequel vous allez afficher un poster dans la salle à manger, devant les cris d'effrois de votre compagne qui trouvera que ce n'est pas assortie à son mobilier scandinave.

Que dire de plus si ce n'est que finalement Putrefied devrait devenir un groupe culte dans 2 ans chez les ayatollahs du style initial.

Il est important d'être courtois dans l'intégrité de ses convictions les plus profondes.

tenue de soirée exigée

L'internationalisme rock'n'rollien du 1er Mai


FLYER

Je venais d'apprendre le décès prématuré du chanteur Éric Charden, qui avait su immortaliser l'apathie des vaches de Normandie avec un air entraînant pour marier tata Paulette dans les années 70's, alors que je finissais de jardiner sous un soleil radieux. C'est ma voisine, octogénaire et veuve qui m'appris la nouvelle avec des trémolos dans le gorge, comme si cette info ratifiait définitivement son armistice pour rejoindre son compagnon prochainement, faisant le bonheur de sa famille légataire soucieuse de vendre l'héritage au plus vite pour aller bronzer sur une plage isolée de la Somalie sauvage.

Cet attachement pour la variété française et son fatalisme populaire avaient autant d'emprise sur moi que le coléoptère qui venait d'être sauvagement réduit en purée par mon petit dernier dans un triomphalisme plein de sévisse. Ce qui m'avait ému de reconnaître ce trait filial si caractéristique je l'espère dans mes écrits pervers.

Se déplacer à Toulouse pour assister au renouveau des Hellbats afin d'apaiser la vision affligeante des sanglots de ma voisine, et de conjurer l'ébullition oppressante des citoyens de France dont le vote présidentiel divise, serait fallacieux de ma part, car j'adore les Hellbats, tout simplement.


Danse macabre

Thompson Beat a débuté la soirée, devant un public frileux à leur dark'rock'n'roll.

clique pour écouter Thompson Beat

J'étais stupéfait d'entendre ce mélange de chaud et de froid, puisque la froideur de catacombe de leur musique réussissait la métamorphose de rendre stimulante la frigidité cryptique de leur face sombre, et à intensifier la teneur rock'n'rollienne de l'ensemble vers une sauvagerie presque occulte.

Je ne sais d'ailleurs toujours pas pourquoi je n'ai pas acheté leur album en fait ?

Nonnonononon

Ouaie j'ai pas compris...Ce qui était cool par contre c'est que les membres des Charly Fiasco étaient présent, ok, mais ils étaient éreintés par une tournée de 15 jours à travers l'Europe pour 15 dates en 7 jours avec 7709 km parcourus et des souvenirs émotionnels plein la tête.

Toujours au poste pour assurer avec l'assos des To Loose Punkers une soirée placée sous le signe du castor dans le calendrier mandarin, et dans une salle de la Dynamo clairsemée.

C'est toutefois à Paris, que le groupe de délinquant juvénile des Charly a rencontré selon le témoignage exagéré de leur chanteur (qui doit utiliser ce stratagème excessif afin d'abuser des largesses corporelles des ménagères de moins de trente ans), leur meilleur accueil, avec l'impression d'être à la place de Guerilla Poubelle. Tant le public connaissait leurs leçons sur le bout des ongles en reprenant tous les refrains des toulousains. Chose que les professeurs de latin ont peine à réussir l'exploit avec des adolescents pustuleux au voix de crécelle, absorbés par le twitt de leur voisin contiguë.


rock'n'roll

Le second groupe, Independent Progress joua un punk rock rudimentaire, compressé entre la rage sociale du punk anglais et l'aisance chewing-gumesque des Ramones.

clique pour écouter Independent Progress

Ce qui sur papier paraissait louable ne fût pas raccord à ce que l'on pensait qu'il soit. Dommage.

tumblr_lmqzecY32a1qiz3j8o1_500.gif

Pour faire une légère aparté, j'ai trouvé que l'aisance à laquelle la faune du soir se déplaçait avec la désinvolture qui caractérise les gens d'une vingtaine d'année, entre le fumoir et le fumoir, m'a amusé, mais pas au point d'aller dans ce cloître de cancéreux y entendre des conversations sur la dégénérescence comportementale que l'homme prend confusément quand on lui demande de mettre la table, ni dans la faculté félonne que la femme entretient pour éviter le devoir de concubinage du coït hebdomadaire. Faut pas déconner non plus.

C'est dommage pour Independent Progress, j'y repense soudainement, parce que leur sincérité était marquante, même si leur musique restait banale.

La lutte est un sport de conviction

Tant pis...Par contre j'ai pas entendu une fois au cours de la soirée les mots : Acratie, Anticapitalisme, Antifascisme, Antimilitarisme, Athéisme, Autogestion, Classe ouvrière, Entraide, Grève générale, Réappropriation, putain je suis encore entouré uniquement de gens de droite où quoi ??!!!

Ah non car les prolos d'Hudson Falcons viennent du New-Jersey, ville de Jon Bon Jovi ( chanteur capillaire).

clique pour écouter Hudson Falcons

Le groupe est composé du guitariste/chanteur (qui ne fait que les refrains pour le coup) et le bassiste d'Independent Progress, puis d'un autre chanteur/guitariste et d'un batteur. Nous avions là le réalisme économique ricain sous toute sa splendeur en somme, puisque tu limites les frais en usant de la polyvalence de tout le monde au sein d'un effort commun. En Europe on appelle cela le miracle économique de la Chine populaire.

Le chanteur possède un physique ingrat de chauffeur poids lourd pas loin de la retraite, avec une bedaine qui dispose de quoi nourrir en hamburger et en bière une commune du Sahel.

Sur la tête il a un bandana rouge, Renaud avait le même mais au tour du cou et tatatannnnnnn. J'ai bien dit rouge la couleur, hein ! Alors je vais faire mon Alain Decaux car peut être étais-ce une référence au mouvement ouvrier et à la symbolique du sang versé par les communards en révolte avec celui du drapeau bleu-blanc-rouge qui représentait la répression bourgeoise, dont on pouvait encore en traduire l'excès lors de la manifestation sur le parvis du trocadero en ce même jour.

insecticide WallaBirZine

Bon en tout cas, c'est toujours inattendu de voir un gars avec un physique à l'opposé du jeunisme Pelvis qui traîne dans le rock'n'roll. Ce choc visuel est venu percuter mon cerveau du trop plein de stéréotypes néfastes que l'on emmagasine et m'en a rappellé l'idiotie. Parce qu'en fait, j'avais devant les yeux un super passionné du rock, et qui tortillait du croupion comme une jouvencelle devant le torse musclé d'un apollon en attente d'une fornication béotienne.

Hudson Falcons a joué un mélange de punk'n'roll/pub rock avec une énergie redoutable et fortement communicative. A tel point qu'un jeune a chopé un court-jus, ou sinon il a inventé une nouvelle danse, que l'on peut synchroniser si on a de l'imagination entre le déhanché de Dick Rivers et la frénésie funky des pieds du grand James Brown. Un moment culte de choc visuel s'il en est, mais aussi parce que si lui aussi aurait pu apparaître ridicule, son enthousiasme faisait plaisir à voir et la liberté de son corps et de son esprit traduisait l'énergie plébéienne d'Hudson Falcons.

Danger Rock Powers

Les américains nous ont joués la musique du Boss comme les prolétaires routiers en écoutent le suc le long des routes monotones avec ce boogie rock'n'roll de longue lutte. Chez nous, les routiers sont sympas ils écoutent Daniel Guichard en votant Marine ce qui en terme de comparaison épilogue tout. Bien entendu si la CGT transport savait causer comme Hudson Falcons, il y aurait plus de monde pour battre la pavé parisien.

Le chanteur et guitariste avait la particularité de jouer en haut du manche de sa guitare une majorité d'accord ouvert, ce qui reste la dominante des joueurs de pub rock australiens aussi. Cette remarque m'a semblé suffisamment pertinente pour vous la communiquer, et que vous puissiez l'utiliser, mais nonobstant de toute prérogative quand à l'intérêt qu'elle suscitera pour obtenir caution auprès de la caisse des allocations familiales.

Avoir programmé Hudson Falcons le jour de fête mondiale syndicale, c'était faire une offrande prud’homale au maintien des acquis du rock'n'roll sur les nombreuses fermetures d'esprit de l'hexagone.

Merci les To Loose punkers et que votre lutte perdure !


Le brouhaha de la salle me fera entendre malgré moi, que le jaillissement séminal trop expéditif d'un damoiseau laisse une damoiselle toute tatouée dans la frustration d'utiliser un appareil électrique d'une taille qui m'a semblé corroborer avec le ton d'exagération du sieur Romain Boule, pour parvenir à refroidir ses bouffées de chaleur vers la béatitude d'avoir l'esprit et le corps enfin repus.

ORGASM FEMININ

Puis la menace Hellbats arriva

La menace Hellbats

La mélopée qui sert de prologue avant l'arrivée des Hellbats sur scène, est la même qui tient de préambule à leur nouveau maxi. Le genre de fantaisie perverse que l'on pourrait entendre dans un film français, quand l'acteur principal regarde la pluie qui tombe, avec le front collé à la vitre d'une chambre de bonne pendant trois quart d'heure. C'est vicieux, et c'est le sceau de ce groupe de l'est, habitué au climat austère de ces contrées barbares qui furent envahies par de germanique colosse à la coiffure dite "mulet", qui honoreront de cet attrait capillaire un album panini vintage et sera copié par un portugais moustachu amateur de tuning.

J'ai dit tout le bien que je pensais de leur maxi, je dirais que du bien de leur prestation, qui a fini de me convaincre de l'utilité indéniable de la contre-basse dans leur musique. Ils reviennent à leurs fondamentaux comme les rugbymens du dimanche quand la bagarre générale sévit sur le terrain.

Car n'oublions pas qu'Hellbats naquit avec un mélange de rockab-punk, et que le groupe a démembré tout au long de ses dix années de carrière plusieurs styles musicaux pour confectionner le sien, avec la conscience professionnelle du menuisier dans la fabrication du cercueil de son gosse.

Hellbats joue du rockab-noïsy-core-métOl-punk et ils sont les seuls à le faire. La contre-basse amène plus de pêche et une légitimité "rock'n'rolienne" qui renoue avec l'originel du groupe et de son âme.

D'autant plus bénéfique que toute la dimension cryptique ressort davantage et que tout le côté wild/primitif saute à la gorge comme au yeux.

EliBats reste égal à lui même, aussi généreux à vivre de sa passion que de la faire brûler sur scène.

HELLBATS

Étonné qu'il fût tout de même, de me voir arriver avec un bouquet de muguet pour le lui donner de la main gauche, selon le souhait qu'il m'avait formulé en guise de clin d'œil pour le 1er mai dans son courriel. J'ai donc agi en camarade de lutte avec ce muguet traditionnel que les sympathisants rouges vantent le bénéfice pour remplir leurs caisses, ce qui semblent assez saugrenu pour des staliniens anticapitalistes toutefois.

Il ne pensait pas que j'étais capable de le faire mais niveau cabourdise j'en ai sous la semelle pitchou, d'autant plus que je tenais à venir en fait avec une faucille et un marteau, mais j'ai fait marche arrière pour ne pas être refouler par le vigile de l'entrée, comme ces céfrancs qui regardent le cul des blondes et ne peuvent qu'en humecter la fragrance furtive devant la discothèque de campagne un samedi soir.

Appel à la prière sauvage pour un concert

Jeunes gens des villes allez en concert, c'est primordial pour soutenir les scènes, vos scènes, car vivre intensément c'est aussi éteindre votre télé, téléphone, ordi, pour boire des coups et vibrer dans l'échange social avec des énergumènes passionnés de la mandoline électrique. Ne vous inquiétez pas, vous pourrez bien entendu fumer d'un air absorbé vos frais de scolarité avec des sucettes à tumeur, et peut être même y rencontrerez-vous l'âme sœur sans passer par facebook ou meetik....Sortir pour assister à des concerts n'a que des avantages, alors qu'est ce que vous foutez ?

Débarrassez vous des oripeaux des stéréotypes et sortez en concert !

Sinon J'ai vu Thibaud le padawan de Mr Cu ! Qui a tué le père pour monter sa propre boite d'organisateur/régisseur de concert qui se nomme : WildCardBooking

Il y avait aussi Johnny Guitare en mode intermittence de spectacle avec son groupe les Dirty Fonzy.

Merci aux groupes, aux organisateurs, à Marjorie pour le jus d'orange, aux personnes qui ont pris des numéros du WallaBirZine fanzine, et à la prochaine...!!!!

ciao :))

VILLEMOLLE 81

VILLEMOLLE 81
Celui-là, j'ai laissé passer la hype avant de le visionner peinard, un soir d'hiver, dans un coin du Tarn.

Winslhuss est un dessinateur qui a éclos au grand public lors du 60ème festival de Cannes quand il a reçu avec Marjane Satrapi le prix du jury. Depuis il a même reçu la distinction suprême au festival d'Angoulême en 2010. Alors qu'auparavant il était aussi doué sans rien obtenir (mais bon....). Il avait réalisé des BD au sein de la maison d'éditions Les Requins Marteaux, dans lequel il a conçu tout son art. Villemolle est la fusion de tout ce qu'il a pu réaliser avec les Requins Marteaux et le Supermarché Ferraille.

Ce film est dans l'esprit Hara Kiri des seventies, le Groland de nos jours, et la texture des 80's façon Le Centre De Visionnage, avec un zeste de Monthy Python, Romero et Carpenter en version série Z.

Il y a un maximum d'expressions graphiques qui sont utilisés ici et qui permettent de varier les plaisirs tout en homogénéisant le même esprit frappeur. Ceux qui connaissent la saveur des Requins Marteaux, savent de quoi je parle, pour les autres il vous reste la découverte d'un univers singulier qui éclabousse avec des tâches, très difficiles à partir.

J'ai en mémoire la réalisation d'une maquette de l’île de Bama Khou (le summum du paradis fiscal/capitaliste), absolument démentielle, un véritable chef d'œuvre. Ils ont fait de même ici avec Villemolle.

Le film se découpe en 2 partie, puisque la première est une présentation de l'ensemble des protagonistes, du village, etc...Afin de se familiariser avec la French Touch Tarnaise.

La seconde partie c'est l'invasion de zombie après la météorite.

Villemolle c'est la magie de Fritz Lang après un apéritif interminable au pastis à la fête du village de Giroussens, c'est l'arôme des réclames publicitaires de Saint Maclou sous acide, c'est le discours poétique d'un directeur général qui dégraisse une partie de sa masse salariale dans une version de comédie musicale, c'est les effets spéciaux de Terminator 2 façon cinéma bis, c'est aussi ambitieux qu'un Bernard Tapie en taule ou qu'un Bernard Madoff en cabane.

C'est la critique sociale des films de zombie de Romero en version prospectus d'agence d'assurance. C'est au niveau des performances sportives d'un marathon d'unijambiste.

La région du Tarn apparaît plus vrai que nature dans cette adaptation auto-dérisoire, apportant une atmosphère très particulière, et qui rehausse le film au niveau des testicules pendantes d'un transsexuel brésilien.

Villemolle 81 est une histoire de clocher où se constelle en levrette un film de série Z qui bande dur dans la cabourdise du midi.

Synopsis : Dans le Tarn, personne ne vous entendra crier. Cette année, la commune de Villemolle a décidé de frapper un grand coup en créant un spectacle baptisé "le siège de Villemolle". Au même moment, une météorite s'écrase et transforme celui qui s'en approche en zombi. Rapidement, la région est infestée de morts vivants, provoquant la fermeture de la plupart des commerces de proximité.

TWILIGHT

TWILIGHT

Voici la romance fleur bleu pour les post-ado contemporains, qui a vu naître l’alchimie parfaite qui remplit désormais tous les étals des librairies avec des contes d'amour impossibles, transposés sous le joug du triptyque gothique/vampire/lycans.

Dans Twilight, la première chose remarquable c'est qu'il y a une jolie lumière, une jolie photo gothique et romantique, et donc de quoi faire succomber les ados vers le côté sombre de l'âme.

Ce film a marqué une génération entière d'adolescent qui ont trouvée dans le romantisme de cette saga le trait d'union avec leurs errances juvéniles.

On pense à Roméo et Juliette, et ce filon n'a de cesse d'être exploité, qu'il ne succombe jamais au péché de chair, à la redondance. Shakespeare était un génie.

Et puis que dire du renouveau du Vampire et de son besoin tabou de profaner le sacré, si ce n'est qu'il trouve là une belle métaphore du désir adolescent dans ce qu'il a d'extrême et de plus contradictoire.

Synopsis : Isabella Swan, 17 ans, déménage à Forks, petite ville pluvieuse dans l'Etat de Washington, pour vivre avec son père. Elle s'attend à ce que sa nouvelle vie soit aussi ennuyeuse que la ville elle-même. Or, au lycée, elle est terriblement intriguée par le comportement d'une étrange fratrie, deux filles et trois garçons. Bella tombe follement amoureuse de l'un d'eux, Edward Cullen. Une relation sensuelle et dangereuse commence alors entre les deux jeunes gens : lorsque Isabella comprend que Edward est un vampire, il est déjà trop tard.