WALLABIRZINE

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mardi, septembre 27 2016

Connaissance


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“Nous sommes éduqués à croire et non à savoir. La croyance peut-être manipulée. Seul le savoir est dangereux.” Louise Michel


dimanche, septembre 25 2016

Fanny Lalande - DELICIEUSE ENFANT


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Deux protagonistes autour d’une histoire d’amour. Il et Elle. L’un comme l’autre cherche dans le chaos de leur vie respective ce puissant antidote qu’est l’amour.

Il, possède ce plaisir de la chair culinaire et de son offrande, puis celle du tattoo, dont la puissance des représentations symbolise sa quête amoureuse.

Elle, possède cette liberté sauvage que l’accident de la vie en brisera la voilure par une perte de mémoire. A partir de ce constat, chacun trouvera dans l’autre une issue à revivre des émotions passées, à tisser le fil d’Ariane de cet halo romanesque.

Fanny Lalande, l'auteure, présente la quête amoureuse à travers des symboles figuratifs du tatouage, et de leur représentation fictive sur les émotions, de leur description pour définir les personnages. Ainsi qu’à travers des chansons, qui offrent l’équivalence représentative.

J’ai lu ce roman entre Prague/Paris/Toulouse. Bien au-dessus du 7ème ciel à survoler le beau Danube bleu et cette histoire sur deux êtres cherchant à travers leur vie chaotique le repos amoureux. Le livre se lit d’une traite, puisque l’auteure arrive à nous attirer dans sa toile, et à surprendre le suspens du postulat introductif, où l’homme mûr, posé, avec une situation confortable est de nouveau dans la tourmente de sa rencontre avec une jeune fille tatouée.

Ne comptez pas sur moi pour vous délivrer de plus amples informations, un livre se découvre, il ne se raconte pas. Alors lisez-le !

Éditées par les éditions Zone 52, « Délicieuse Enfant » est un petit bouquin frais dont on se délecte de sa lecture. On suit les errances et divagations des protagonistes sans qu’il y est une once de stéréotypes, de pages qui ne servent à rien, tout est soupesé dans l’intention de faire naître une émotion, une description de caractère, de sentiment, à faire avancer l’histoire au même rythme qu’elle se dénoue, et en traduit toute la folie amoureuse.


vendredi, septembre 23 2016

Ce bouleversement automnal...


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“L'automne est un deuxième ressort où chaque feuille est une fleur.” Albert Camus


mercredi, septembre 21 2016

Thierry Pastor - Coupe de Folie (tv melody)

L'idée de la rubrique " La variétoche Populaire passée à la moulinette sauvage du WBZ" c'est de décortiquer dans la sève du catalogue de la variété française et de la faire remonter de façon masturbatoire à la surface du WBZ.


Comment à partir d'une mélodie à la guimauve on pose la question de la page blanche en finissant par la remplir après un apéro casanis ?

T'as rien compris 

Quand tu dis qu'c'est une mélodie 

Ton coup d'folie, c'est pas fini 

Folie, fini 

Yeaah 

C'est pas Vivaldi 

Ni le requiem de Verdi 

Ton coup d'folie, c'est pas fini 

Folie, fini 

Des mots pour se rencontrer 

Pour changer de vie 

Dernier espoir de printemps, 

Hiver, été, le mois d'août on s'en fout 

Quitte tes gants de boxe 

Steve Wonder dans le juke-box 

Ton coup d'folie, c'est pas fini 

Folie, fini 

Yeaah 

T'es pas marrante 

Quand tu dis je suis pas dans l'vent 

Ton coup d'folie, c'est pas fini 

Folie, fini 


Voilà, ne cherchez aucune allégorie ici, il n'y en a pas. Le gars a écrit ce titre sur un napperon de bar à l'arrache, en espérant prouver qu'il était capable d'écrire une merde qui fonctionne pour que sa femme arrête de lui rabâcher que sa musique c'est de la merde en boite, et qu'il est un loser. On appréciera dans le vidéo clip et comme il se doit les bottes camarguaises. La grande classe des 80's !

Conclusion : Cela parait totalement incompréhensible, voire même incroyable et pourtant, avec de la merde en boite on arrive à faire un tube.

Après cela, c'était devenu le monde à l'envers !


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Merci Thierry !


lundi, septembre 19 2016

FAKE OFF news

Le band de punk Hardcore de Lille, FAKE OFF vient de signer chez Keine Rose ohne Dornen Records (KROD) pour leur nouvel EP 'Boréal' qui sortira cet automne, en collaboration avec Backpack Records, BG Records, Dingleberry, Don’t Trust The Hype, Emergence Records, I For Us Records, Inhumano Discos, Koepfen Records & Lonely Voyage Records.



Le lien pour pré-commander le vinyl 12"


samedi, septembre 17 2016

WORMFOOD – L'envers


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Chef de file d'une mouvance gothique au french-flair horrifique, Wormfood a poli son cinquième opus «  L'envers » comme un diamant noir conçu dans un rituel de messe rouge.


Depuis 2011 et l'album « Posthume » Wormfood anciennement black-métal-doom-goth s'était enterré dans les catacombes de l'oubli. Puis la caresse du temps a purifié la pierre de sa nécropole, et en cette année de l'an de grâce 2016 les fantômes resurgissent avec dans leur ombre, une savoureuse œuvre noire. Laquelle n'est pas un cirque macabre, mais un Théâtre du Bizarre, érudit et esthète de l'opulence gothique.

Le groupe se compose désormais à la guitare d'Emmanuel "El Worm" Lévy (ex Carnival in Coal, Erdh), nanti au milieu des ténèbres qu'il clame au chant avec la désinvolture princière d'une ode caverneuse. Renaud Fauconnier (ex Borgia, Abstrusa Unde, Ketelo Tropo, Psy K Trip) à la guitare, Vincent Liard (Lonah, Désert Orange) en tant que bassiste, à la batterie Thomas Jacquelin (Öxxö Xööx, Lugnasad, Anus Mundi, Régiment), et Pierre le Pape (Embryonic Cells, Kim's Over Silence, Melted Space) au clavier. Il y a aussi en guest, Paul Bento (Carnivore, Type O Negative, Metal Health Association) au sitar, et Axel Wursthorndes (ex-Carnival in Coal) aux claviers, dont l’enregistrement de cet opus se fera dans son Walnut Groove Studio.

« L'envers » est un conte d'enfer !


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Une sorte d'opéra-gothicÖrock de torpeur angélique pour fable démoniaque. Doté d'un dark metal aux ambiances oppressantes de crypte glaciale, capable de vous transfuser sa sanguinaire histoire de tourmente, l'ensemble est un trip grandeur nature de noirceur globale, glauque, et inquiétante. Oui rien que pour une telle œuvre singulière le groupe va s'attirer la loyauté d'adeptes respectueux et dévoués à son idylle sonique...Ou bien alors, les fans de la comtesse Bathory.

On craque sous le charme vampirique de cet œuvre vénéneuse, où l'épiderme émotif des chansons est violacée par les blessures assassines dans le cœur même du conte. On suffoque dans ce mausolée musical comme un ver au milieu d'une charogne, face à la mise à nu de cet émoi emphatique qui grouille de nous asticoter l'âme noire sans cesse.

Le tempo est lent, l'ambiance lourde et lugubre y dépose des nappes de guitare et de clavier d'impureté poétique. Le chant susurre dans la langue de Necrorian, tout en suçant la moelle de Bram Stoker. Il suture les plaies ouvertes des textes léchés dans un encrier d’hémoglobine, embaumant de par ses fragrances de velours, des désirs inassouvis.


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Wormfood maîtrise le sens de la composition par sa connaisse de l'expérimentation sensorielle. Il en contamine la beauté plastique par son approche d'une théâtralité lugubre. Les morceaux bénéficient d'une pertinence qui œuvre à nous faire contempler cet édifice artistique inimitable et impressionnant, pour ne pas dire unique. Vous apprécierez la finesse de la lame découpant dans la chair textuelle, en décomposant chaque tableaux cauchemardesques et sulfureux avec la minutie d'une perversion outrecuidante. « L'envers » est pavé de bonnes intentions, c'est un croque-mitaine mirifique qui ouvre le cercueil cauchemardesque d'une musique idoine de Black-doom-goth à la saveur surannée, baignant dans son jus pour que tombe le rideau d'une désinhibition artistique. C'est une sorte de comédie humaine d'Honoré de Balzac vicieusement Sadienne et sanglante, immoralement intense, avec sa prestance rappelant le théâtre du Grand Guignol (1896/1963) à Paris, dans le IXe arrondissement impasse Chaptal.

Tous les gothiques se flagellent les tétons devant cette œuvre macabre, grande de perversion musicale, tout simplement sang pour sang (im)mortelle !

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La production honore la voûte musicale de ce mausolée à ciel ouvert, et apporte avec la lenteur nécessaire au bon développement des différentes atmosphères funéraires, glauques, malsaines, funestes de cette luxure Baudelairienne.

L'objet est flatté d'un format DVD, magnifiquement illustrée par un livret à l'esthétique visuelle somptueuse. Je vous en conseille l'achat auprès du label Apathia Records.

Il ne fait pas un pli que le groupe sortira gagnant d'une curiosité malsaine, tant Wormfood cuisine une théâtralité gothique au petit oignon fantasmagorique, en réalisant les fantasmes goûtus pour puristes averti(e)s.

MouaAhahAhahAhahAh !!!


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vendredi, septembre 16 2016

CLASSE MANNEQUIN - ST


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Quand vous chercher sur le net le groupe Classe Mannequin vous tombez immanquablement sur une photo de Vanessa Demouy ou bien de la blonde Cachou, de son vrai nom Anne-Charlotte Pontabry. Est ce dû au hasard pernicieux de l'immense mémoire active du net, ou bien y a t'il un lien direct ou indirect ?

Heyyyyy j'en sais rien. Classe Mannequin c'est la somme algébrique du math rock fougueux, du cancre noisy pop et du rock indé libertaire-solaire. Munit des membres de Tiny Scalp, Bantam Lyons, Moskou et Fairy Tales in Yoghourt, tout ce petit monde vient de Nantes, le band déclenche un premier alBoum sans titre, implosif (improbable + explosif = implosif).

Dix compositions instables, agitées du bulbe à en secouer la pulpe pour en faire remonter une volatilité chronique. Errance, égarement, déséquilibre, un triptyque en tout point frappadingue, et qui permet au groupe de faire ressurgir Talking Heads sur la route de Honey For Petzi roulant en Polvo. C'est la condensation röck indé rigoureusement mise en tension permanente, pour une désinvolture royale à manier la pop avec l'esprit insulaire des anglais. Classe Mannequin est un libertaire en puissance, capable de jongler avec des mélodies aussi douces que foldingues. Le groupe gratte avec égarement l'épicentre des terminaisons nerveuses mélodiques, jusqu'à faire craquer ses titres en une constellation de dissonance pop indé. On distingue dans le sacre de leur titre toute l'impétuosité de cette jeunesse qui semble dire happy fuck off avec la perfidie de reproduire au mot près ce qu’elle a envie de vivre. C’est vrai qu’à leur âge doré on est facilement influençable par la beauté de son insouciance, impressionnable de la puissance de son aura, alors que les vieux sont moins enclins à être empapaoutés, et parlent avec la sagesse du connard aigri et de son ennui existentiel.

Aucun lassitude ici, cet album fait défiler sa douce folie, sans amertume, avec juste la saveur faussement catchy d'induire une luminosité flottante, surtout quand votre esprit glane dessus avec ravissement l'appel de ces petites pépites mélodiques et de son tourbillon sonique.

Ce disque fortement jouissif est disponible chez le label Montpelliérain HEAD RECORDS.


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jeudi, septembre 15 2016

DISTORSION – Ventre


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Caca prout ! Alors oui c’est un résumé assez succinct, mais qui relate de manière solide ce troisième numéro spécial « VENTRE ». Nous retrouvons donc avec consternation toute la folie bariolée de cette équipe de bras cassé, dont l’outrage journalistique de sa singularité foldingue est une nouvelle fois mis en évidence.

Distorsion est véritablement un ovni !

Il est passé maître dans l’art de digresser avec son érudition sur n’importe quel sujet. Tiens prend le ventre, alors vas-y toi parles-en un peu pour voir ? Et bien eux ils le font, ils déterrent à outrance dans leur encyclopédique culture et te remettent à la surface des yeux des trucs insensés. Et tout cela en relation avec le ventre, le tient gargouille dès la seconde page, en sachant qu’il y a 144 pages + poster , je te laisse imaginer à la fin à quoi ressemblera ton intestin… Ouaie c'est la merde, le truc arriverait à faire vomir un punk à chien, et à jeun. Oui le seul truc qui sort c'est de la bile.

Le sommaire ne laisse aucune once d’ambiguïté de toute sorte sur le trouble général (intestinaux inclus) de ce numéro :

Le seppuku (hara kiri) au Japon ; Les tortures et supplices sur les entrailles et les intestins à travers les âges ; La scène du vomi dans le classique Stand by Me, de Rob Reiner (1986) ; Rencontre avec un chef cuisinier spécialiste du fugu, le poisson qui tue ; Enquête exclusive dans au restaurant Calayer au Japon : que du curry, et... que du Slayer  avec la recette du "Angel of Death" ; Tony Chu, le détective cannibale, la bande dessinée qui tue ; Rencontre avec Rachelle qui aime le caca prout et s'exprime sur ses vidéos coquines extrêmes ; La séquence du mec qui explose dans Le Sens de la vie des Monty Python ; Anthropophagous de Joe d'Amato (1980), l'ultime film de mec qui se mange lui-même ; La bouffe dans les films asiatiques ! De Tsui Hark à Stephen Chow, Akira Kurosawa à Untold Story ; Enquête sur la légende de la dégustation de sushi sur le corps des femmes nues ; Grande enquête : les feeders ! Rencontre avec ces couples qui nourrissent un fétichisme de la nourriture, qui aiment se remplir, nourrir l'autre, faire grossir, grossir et grossir ;La trilogie de courts-métrages de François Yagopian ; La BD exclusive STREET TRASH, par JessX ; des RECETTES DISTORDUES exclusives : deux gâteries à cuisiner chez vous, les merdingues et les bile-scuits ; Dossier Les Parodies et les pirates de TINTIN ! Historique, histoire, images, et rencontre avec le voyou Jan Bucquoy, qui a montré le zizi du reporter blond sur papier, et s'est battu contre Moulinsart en justice... et a gagné ; DOUBLES MALÉFIQUES : les frères et fils de mecs connus, qui tentent la même carrière ; Portraits de Joey Travolta, Don Swayze, Jason Connery et d'autres... et focus sur Delta Force 3 ; Rencontre avec deux EXORCISTES rattachés à l'Église de manière officielle en FRANCE; DANGER 5, la série australienne la plus tarée de la planète ; Rencontre avec ses créateurs, également responsable du surréaliste ITALIAN SPIDERMAN ; Portrait de la folie absolue de DAVE MUSTAINE, leader de Megadeth ; RON JEREMY et son gros tuyau, héros d'un BD exclusive par Tom Cochien ; LA GUERRE DES INSECTES, incroyable téléfilm français obscur avec Bernard-Pierre Donnadieu et Patrick Chesnais, réalisé en 1981 ! Des insectes agressifs ! Rencontre exclusive avec Peter Kassovitz, le réalisateur ; Le CABINET DE CURIOSITÉ DEYROLLE ! Des bêtes empaillées, des monstres imaginaires, le plus fou de France ; SAMURAI COP 2 : la suite de l'un des films les plus cultes des 90's ! On a discuté avec Greg Hatanaka, le réalisateur, et Matt "Hannon" Karedas, l'acteur principal, revenu d'entre les morts ; METAL AU SRI LANKA ; La VHS culte : CHROMOSOME 3, de David Cronenberg ! Avec dessin monstre ; Inédit ! Voyage dans ULTRA ZONE : l'incroyable série de KAIJU japonaise, où les monstres vont chez le masseur, sonnent aux portes, se font contrôler par la police ;Rencontre avec la trop rare PENELOPE SPHEERIS, réalisatrice de Wayne's World et des trois Decline of Western Civilisation ! De Alex Cox à Roger Corman, de Alice Cooper au Saturday Night Live, en passant par Kiss, la Penelope raconte son parcours sans aucune retenue ; Hommage à BLOWFLY est mort, un frappadingue du funk/rap/punk ordurier qui parle de bites comme d'autres de leur feuille d'impôt, ancêtre de Groland ou Snoop Dogg ; GRAND DÉBAT : le CINÉMA INDÉPENDANT DE GENRE EN FRANCE, avec Julien "Night Fare" Séri, Dan "Dealer" Bronchinson, Anaïs "Insolence" Bertrand ; Laura "Super Z" Townsend, et Rurik "Dead Shadows" Sallé !

Bref une fois encore un objet unique et copieusement barré, pour tous les fans de ciné, de bis, de Z, de X, de rock, de metal, de punk, d'étrangetés, de bd, de choses incongrues, inattendues, créatives, aussi culturellement fou que philosophiquement absurde ! Car outre son outrageuse provocation séculaire émanant du noyau de son ensemble de trublions, Distorsion est à l’ivresse vertigineuse ce qu’est le montagnard au sommet de sa connerie une fois ivre-mort. A force de pousser mamie dans les orties par son excitation à provoquer, Distorsion est capable à n’en pas douter de réaliser un numéro sur les coléoptères et de dénicher un obscur film des seventies taïwanais où une femme flagelle les testicules d’un curé au moment où passe un papillon. Mais de cela seul un avenir radieux nous le dira.


mardi, septembre 13 2016

UDDU - Hellcats


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Tout droit venu de Montpellier City South, UDDU compte parmi ses rangs des membres du Punk HxC de Destroy Buster, Captain Stark, Dust In Vegas et Harris Matrix.

Alors pourquoi former à 4 un groupe de Hard-räwk-gArage en 2016 ?

Non pas pour passer le temps, mais pour pousser l'urgence à son extrême limite. Car à force de prendre un malin plaisir à jouer avec des objets contondants, on finit par sortir un album taillé pour la scène, munit de titres explosifs et à cran, sur le label « Coups de Couteau », histoire de finaliser cet album à lame sonique.

Le résultat est tranchant, tronchant, et forcément ça torche !

Surtout avec un titre comme « fucking aware » en rendre fou le belge Jean-claude, avec son final qui découenne un psyché spirit américouain. Un « Too Much Love » et son mood too drunk to fuck des Dead K, raclant dans le tiroir oldschool avec sa camisole de force endiablée. Un « Precious » et son incandescence à manier un shoegaze en plein garage rock-hot hot Energy, que les punk appellent squat à Stooges. Un « Hellcats » somme tout prétexte à tabasser et qui fera aboyer tous les chiens de l'enfer qui sont tombés dans le bouillon du rock'n'rawl. Et puis « partner » qui demeure le style de morceau qui prouve qu'il ne faut jamais, Ô grand jamais, donner des allumettes à des jeunes avec des guitares, vous pouvez être certain que dans la seconde qui suit ils vont vous flamber la baraque avec un hard-punk'n'roll qui suinte l'essence sonique par tous les pores mélodiques, et qui plus est, avec des solos qui vomissent la vidange du punk.

De plus le son de l'album est maousse costaud, et naaaaan perdu loser, le groupe n'a pas enregistré la rythmique dans les combles, et les parties de chant dans les chiottes. C'est nickel, tranchant, tronchant, et ça torche !

Ce « Hellcats » a bénéficié d'une sollicitation participative pour exister, il n'en tient qu'à vous désormais de lui donner la pérennité de transformer votre cerveau en combustible, car il va à fond de cale pour booster le rAwk'n'rAwl-nëwschOol !


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dimanche, septembre 11 2016

Ouverture de la chasse à con !


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Le chasseur est tenu par un lien au liquide et non au solide comme on pourrait le penser, car il est assoiffé de sang et imbibé d'alcool.


samedi, septembre 10 2016

Gilbert Becaud - Désirée 

L'idée de la rubrique " La variétoche Populaire passée à la moulinette sauvage du WBZ" c'est de décortiquer dans la sève du catalogue de la variété française et de la faire remonter de façon masturbatoire à la surface du WBZ.

Le plus grand plan cul/drague de la télévision française :


Heyyyyyyyyyyyyy mais « Monsieur 100 000 volts » a chopé un court-jus ou quoi ?

D'ailleurs, dîtes voir un peu mais, ce ne serait pas lui qui aurait fait une blague carambar en sautant dans la baignoire à Cloclo heiiin ? Parce qu’elle n’est pas claire cette histoire d'électrocution au final...

Bon, sinon le toulonnais Becaud aussi chaud que le cul d'une pouliche que l'on insémine a remis cela un peu plus tard avec la chanson « Avec vingt ans de moins ». Un titre du même acabit avec le slip sur les chevilles. D'ailleurs l'on s'autorise à penser dans les milieux autorisés que Michael Jackson s'était penché sur ce titre pour en faire une cover pour le thème d'un parc d'attraction.

Mais, mais, mais, ne supputons pas pour rien et revenons si vous le désirez à la chanson "Désirée" de Gilbert, et on va prendre uniquement le refrain pour en faire une thèse laconique :

Désirée 

Désirée, oh, Désirée 

Dans le cur t'as le spleen de ta génération 

Désirée, oh, Désirée 

T'as le corps en blue-jeans et les rêves en jupon 

Et les rêves en jupon 

Désirée 

Tu portes bien ton nom 

Attends : " Dans le cur t'as le spleen de ta génération."

J'apprécie la poésie, mais là ?!!?

Je répète pour que vous puissiez bien mâcher cette phrase en toute aise : "Dans le cur t'as le spleen de ta génération."

WTF ??? Le cur ? Qu'est ce que ça veut dire ? Mais bordel c'est quoi comme langue ça ? ?

Du patois Chypriote Macédonien coincé en Moldavie nan ?

Non mais vraiment c'est forcément louche ce cur !


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Au final on n'en sera jamais plus. Oui, jamais.

Ahhhh ben dans l'cul, et merci Gilbert quoi !


jeudi, septembre 8 2016

C'est la rentrée 2016


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Et c'est quoi tes bonnes résolutions cette année ?


mardi, septembre 6 2016

WBZ et son 3ème œil visionnaire


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“Je me sentais très calme, très vide, comme doit se sentir l'œil d'une tornade qui se déplace tristement au milieu du chaos généralisé.” Sylvia Plath


dimanche, septembre 4 2016

AGAINST THE CURRENT – In Our Bones


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Hyper groOovy, cet album d'électro-pop-rock-émo-2.0 file le tournis et revitalise les cellules. C'est carrément un groupe de jeune pour jneus qui fait bouger les vieux. Parce que cet album donne très clairement envie de bouger son corps. Bon, relativisons tout de même, faut être très jeune dans sa tête aussi, ça aide pour ingurgiter cette guimauve.

Par contre il y a derrière un très gros taf de production, justement pour coller au plus près de l’enrobage sucré et de la dose vitaminée émotionnelle. C’est un truc super à écouter pour en décortiquer tous les tenants et aboutissants.

Toutefois, c’est quand même un album pour les jeunes, troublant de mélodie haribo bubble-gum, mais franchement rien à foutre, heyyyy plus besoin de crème antiride, cet album va vous faire rajeunir, garantie ! Les mélodies sont élastiques dans cette mouvance happy et hyper colorée, ça fouette avec une surdose de saccharose pop, c’est frais, pimpant, c’est vite consommé, cela a un goût chimique qui picote et te refile la saveur de ton adolescence. Le trio américain colle au basket émotionnel comme un chewing-gum.

J’ai repéré des sons électros 80/90’s disséminés un peu partout, et par petite touche, je ne sais pas si c’est tendance où quoi par contre ? Très certainement. Le début de l’album est meilleur, après c’est moins percutant.

Against The Current c'est fun pour l'été !


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vendredi, septembre 2 2016

Daniel Balavoine – Le Chanteur

L'idée de la rubrique " La variétoche Populaire passée à la moulinette sauvage du WBZ" c'est de décortiquer dans la sève du catalogue de la variété française et de la faire remonter de façon masturbatoire à la surface du WBZ.


Il y a plusieurs façon de raconter un chanteur, et les multiples déclinaisons dans la chanson française ont de quoi filer le tournis. Pourtant ce titre apparait le plus épatant, et je vais vous dire pourquoi.

Donc Henri se présente à nous d'une manière très joviale et sous un rythme entraînant, tagadastoinstoin.

Le gazier a l'air éminemment sympathique, d'une simplicité presque effacée quoi !

"Je voudrais bien réussir ma vie, être aimé" : Mais oui bien sûr, quoi de plus simple et pour le moins pathétique en somme, ce qui le rapproche du commun des mortels avec l'empathie d'une identification simpliste.

Il nous raconte qu'il chante avec ses copains, et l'on sent à cet effet que la camaraderie est plus importante que tout. Même si la tournure de ses intentions premières souligne toutefois le fait d'une reconnaissance un peu poussive, mais bon son besoin de starisation n'est nullement préjudiciable. Tout le monde à un moment donné de son adolescence s'est convaincu d'incarner un être bien au-dessus de la mêlée, avec une prétention juvénile qui prête à sourire une fois passée sous le bizutage du service militaire…Et tagadastoinstoin.

Mais comme ce modem operantis revient avec insistance, et que l'ambiance sous-tend parfois à des glissades d'envolées lyriques, la chose commence à prendre une nouvelle tournure jusqu'à devenir bien autre chose. Oui tout autre chose, car l'orientation s'en trouve modifiée à un moment bien précis. Car le narcissisme éclot au détour d'une phrase symptomatique, et à partir de cet instant bien précis, la mégalomanie s'exacerbe dans un délire de plus en plus tonitruant. Jusqu'à atteindre cette cime rocambolesque où les geignements hallucinatoires s'éprennent d'une aliénation incommensurable, et dans des cris de plus en plus aigus de spectre castafioresque, ou de scie circulaire, ce sera au choix de votre propre convenance.

Ainsi Henri gémit à n’en plus finir, et se répète à l'infini. La sympathie du début est totalement annihilée dans un pessimisme foldingue, où l'on suppute néanmoins que ce cas de déviance comportementale se devrait d'être intéressant pour des éminents professeurs de psychiatrie moderne lors d'une étude approfondie.

Cette caractéristique dans la répétition sera ensuite une clef de la dimension populaire de cet auteur chansonnier, pour qui le rabâchage dans ses chansons sera plus facilement assimilable, et même pour le plus corniaud d'entre nous.

Après cela, Balavoine a fini par convaincre tout le monde qu'il n'était pas un Héro, un Héro, Unnnnnnn hérooooOOOooo, puis vaqua en Afrique colonisé pour empapaouter la bienséance occidentale du moteur à explosion. Il y finira sa vie entre la carlingue et les pales d'un hélicoptère en perdition lors d'un repérage pour le Paris Dakar, avec à ses côtés le cadavre de l'instigateur de cette compétition tout terrain. Un rallye atypique à l’envergure aventurière, qui après avoir copieusement écrasé les autochtones africains, s'en fuyait comme un renégat nazi en Amérique du Sud y poursuivre sa prévention autoroutière à la Mad Max.


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Ce à quoi, Merci Daniel !


mercredi, août 31 2016

Par principe


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lundi, août 29 2016

WRONG – Wrong


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Okay on va faire simple et direct : Wrong c’est du Helmet en moins matheux et plus explosif ! Understand ? Ok, donc ce groupe poursuit/reprend le taf à partir du " Aftertaste "des New-yorkais.

Wrong est un quartet de noise-rock-alternatif métal des 90's de Miami, avec des anciens membres de Torche, Kylesa et Capsule.

Tout chez lui fait penser à Helmet. Mélodies dissonantes, groove implacable, grosse densité rythmique, ossature en acier, épaisseur de plomb, tout, tout, tout. Et Wrong le fait super, super bien. Ainsi on est ravi d'entendre le oldschool du siècle dernier au 21me siècle. Un peu comme le 7 épisode de Star War pour cette filiation et passage de pouvoir du oldschool vers le newschool. Voilà du coup, désolé pour la référence aux Trekkies mais Helmet/Wrong me semble témoigner du même rapport.

Donc à la fin tu entends quoi ?


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Ben voilà c'est une affaire qui marche très bien.

Donc on ne parlera pas d'évolution mais de continuité envers un son, un esprit AmRep (Amphetamine Reptile Records) dont la valeur n'a pas pris une ride de nostalgie avec les ans, et prouve une fois encore de la teneur puissante et irrépressible du style musical de Page Hamilton (guitariste/chanteur d'Helmet).

Wrong est un joyau brut, right ?


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samedi, août 27 2016

Jean-Jacques goldman - La vie par procuration

L'idée de la rubrique " La variétoche Populaire passée à la moulinette sauvage du WBZ" c'est de décortiquer dans la sève du catalogue de la variété française et de la faire remonter de façon masturbatoire à la surface du WBZ.



Cette chanson toute commune sur la solitude et qui se diffuse pratiquement tous les jours sur des stations de radio populaire passe encore sous silence son sujet le plus important.

A partir du "Elle met du vieux pain sur son balcon pour attirer les moineaux, les pigeons." cette chanson de Goldman exprime une attitude écologique bien avant l’heure.

Ettt oui, vous voilà tout étourdie par cette révélation, car vous-même n'y avez pas du tout prêté attention.

A l’époque cette allégorie avait été tue de manière époustouflante, car à cette période tout le monde n’en avait rien à foutre de la nature, tout le monde batifolait dans une destruction d’épicurien égoïste, se gargarisant de la société de consommation de masse de tout et de rien à la fois, ventru, ignare, en un mot : Heureux comme dans une publicité quelconque.

Goldman était en fait un visionnaire. En mettant du vieux pain sur son balcon (on ne jette rien), elle attirait une variété d'oiseaux, lesquels allaient digérer et déféquer dessus et un peu partout en toute hâte. Oui le pigeon est un volatile méfiant tout aussi con que chiant, et la fiente récoltée servira de compost.

Voilà, c’est tout simplement magnifique et il ne faut retenir uniquement que cela, tout le reste n'est que remplissage...Et cette femme qui vit sa vie par procuration, finalement on s'en branle carrément en comparaison de ce geste écolo pour les générations futures.


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Merci Jean-jacques.


jeudi, août 25 2016

Insolence


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“Ne mépriser la sensibilité de personne. La sensibilité de chacun, c'est son génie.” Charles Baudelaire


dimanche, août 21 2016

KING KONG FIVE


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Report XTREMEFEST 2016 : The festival of the beast !


Dans une époque instable de cruauté permanente, le marché du bonheur fait évidemment recette. Bonheur hédoniste synonyme de joie du corps ou relatif au bien-être spirituel pour sa paix de l’esprit, bonheur austère pour les adeptes de la frugalité ou contagieux pour les partisans de la pensée positive, chacun trouvera sa quête selon sa sensibilité. La mienne sera d'entendre hurler dans un bruit infernal des groupes agressifs, déblatérant chez certain les anathèmes sulfureux d'enculer des nonnes avec le manche d'une pelle de cantonnier de la brigade des feuilles.

Hey tu sais quoi ? Cet été l'Xtremefest est devenu Skull Island, mais ouaie mec l'île de King Kong, carrément, avec l'esprit de la main noire et sa fusion des genres...Façon contusion sonique avec du Punk, du HxC et du MétOl.



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Vendredi c'était Just Break Me 


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En cette après-midi radieuse, l'ambiance était moite puisque chacun baignait dans son jus de sueur, et bien malgré tout le trio de punk rock mélodique BIAS, a envoyé sous une chaleur accablante pour roder les articulations de l'Xtremefest.

C'est toujours super dur d'ouvrir une scène, cela a aussi l'avantage d'être une distinction, souvent honorifique, mais qui permet de se forger à la dureté des premières fois. Bias s'est élancé avec toute la sincérité désarmante de sa jeunesse, la fougue de son idéalisme juvénile, et le groupe a fait son taf, c'était aussi sec qu'un défilé d'anorexique de chez Chanel, et aussi cool que le dude !


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De suite après dans la X Stage intérieure, ce fut un contraste saisissant avec INLANDSYS dont le froid sépulcral a saisi et figé le public. Un duo vocal pour un death-black-sympho putride (oauie c'est multiple) munit de longues séquences vertigineuses, assez trippantes pour offrir un large panoramique d'atmosphères intenses, vivantes et parfois même épiques. Les lumières plantaient le décor clair/obscur permettant il me semble au quintette d'appuyer là ou se contorsionne les styles du métAl les plus envoûtants. C'était étourdissant. Il y avait une moindre affluence et je n'en comprends toujours pas la raison à l'heure où j'écris cela, alors que le set était vraiment bon, ce qui aura permis je pense la découverte pour de nombreuses personnes. Ce qui était mon cas, me permettant de creuser par la suite dans la discographie du groupe, donc bonne pioche.


Nous nous évasions à la contemplation estivale en se dirigeant vers la EMP Stage extérieure avec la coolitude sudiste, que le grand public commençait à arriver à peine...


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Deuxième fois que je vois NOT SCIENTISTS en concert en l'espace d'un mois, très heureux de retrouver le punch, l'énergie de ce super power rock, avec des accents post-rock indé, un son 80's et surtout avec tout ce qu'il faut d'émotion pour être submerger.

En ni une ni deux le groupe a fait feu, les mélodies géniales s'enroulaient autour de nous dans leur écrin soyeux, et nous étions bienheureux d'être dans le tourbillon de Not Scientists. Le groupe arrosait avec fermeté la fleur de lotus des filles, lesquelles s'ouvraient en pointant leur téton d'un désir que l'on ressentait brûlant. Il faisait chaud, le public cherchait l'ombre, et Not Scientists leur offrait un feu de joie musical. Du coup c'était le bouillon. À chacune de leurs chansons je me disais que la plastique de leur titre était exquise, bien énergique, et avec ce que je ne sais quoi qui apporte une singularité moderne et passéiste à la fois. Et puis le fameux jeter pied droit de Thibault le bassiste c'est quelque chose tout de même.

Ed le chanteur guitariste est indétrônable à l'xtremefest, chaque année il est présent, je pense que dans trente ans il finira par ouvrir une cantine pour faire partie du trip. Et ouaie c'est pas con hein ?


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Le groupe REGARDE LES HOMMES TOMBER est arrivé avec un calme olympien dans l'arène où le peuple assoiffé de sang hurlait à la mort. Il y avait quelque chose dans l'atmosphère, une teneur de souffre, comme si le public savait à l'avance que l'instant serait insaisissable, que ''“ l'air était plein du frisson des choses qui s'enfuient.”" selon Charles Baudelaire.

Puis quand les premières salves ont giclé leur pue virulent, que le combo s'est lancé dans l'obscurité, sa musique est devenue comme un tas de chair que les carnassiers félidés du public déchiquetèrent comme des lions faméliques en cage. La haine couvrait l’atmosphère de sa parure sanguinolente, et le combo a continué ses versets sanguinolents et misanthropiques. On savait qu'il y aurait de la hauteur à ce set, mais de là à imaginer être si haut perché ? Difficile de redescendre.


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Au théâtre ce soir c’était Hadès qui accédait au tribun et rendait gorge en un cri surpuissant pour commémorer sur l’autel miséricordieux. Le groupe a maintenu à niveau de gorge la strangulation qu'il a inoculé avec son venin sonique. Ténèbres et lourdeur ont emboîté leur pas dans une démarche épaisse, pour que le band puisse suspendre le public au crochet de ses titres apoplectiques.

Si RLHT est statique sur scène, la posture de leur musique ondoie de charme vénéneux et sensible dans le crépuscule ombrageux et suffocant. Râle vocal, crépitement rythmique, riffs lourds et cristallins, offrande pessimiste et ode à la funeste morbidité.

On est tombé de très haut.


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Soyons honnête et objectif, c'était vraiment mieux que lors de leur précédent passage à l'Xtremefest pour A WILHELM SCREAM, et c'est très certainement dû à ce bel ensoleillement qui a fait briller toutes les oriflammes de leur punk mélodique, et que le spirit de fin d'après-midi ne faisait qu'amplifier.

J'ai trouvé que le groupe avait davantage fait le forceps pour fluidifier son punch et faire vivre son intensité tout au long de leur set. Offrant ainsi un kaléidoscope à vif de leur discographie, c'était vraiment cool. Et pour les grincheux qui rouspétaient que cela faisait la seconde fois que ce groupe venait, et bien la seconde était meilleure que la première dude ! D'autant plus que sur scène se sont de véritables chiens fous, et le public a honoré cela avec un final absolument fédérateur.

De plus, A Wilhelm Scream avait de la compassion face aux derniers événements tragiques et horribles survenues dans l'hexagone. Le groupe a encouragé à une attitude positive : Punk Rock Spirit. On peut poursuivre ainsi avec la thèse de Jean rostand : « On tue un homme : on est un assassin. On en tue des millions : on est un conquérant. On les tue tous : on est un Dieu. »

Est ce que je vous ai dit qu'il faisait une chaleur à crever ? Nan, ok il faisait très chaud, et ahhhh béatitude incommensurable, j'ai enfin trouvé du thé à un bar de festival ! Merci O grand Xtremefest, tu ne peux savoir à quel point tu as œuvré pour mon bonheur.


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Ce qui ne fut point le cas de TROLFFEST et sa musique pour coussin péteur, alors oui je sais, houla la je suis une peau de vache, mais je n'arrive pas, mais pas du tout à apprécier ce style musical.


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Je comprends très bien que l'époque d'austérité est au pessimisme, et que la jeunesse a un besoin viscéral de s'amuser, mais ce que je ne capte pas c'est pourquoi avec du biniou ?!?

A un moment le guitariste est carrément venu dans la fosse pour tourner dans la farandole avec les autres. Du coup j'ai virevolté un 360° pour apprécier la réaction des personnes, et mon constat est sans appel : Joie, allégresse, cabourdise. Je pense que tout est dit et résume assez bien l'état d'esprit global de cette cavalcade pagan métOl. Seul un gars reluquait une nénette avec un regard de goret. La jeune fille portait des habits très moulants, quand elle s'est aperçue du manège elle s'est cambrée pour faire remonter ses tétons, puis ses yeux se sont pointées vers le cochonnet du gars.


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Ohhhhhhh Pitinnnnnnn XtremeSex !



Eric Demers, le zulu blanc du punk à roulette était dans la place avec STRIKE ANYWHERE. Pardon dans le game ! Oui c'est comme ça qu'on dit dans le monde virtuel.

Ok il y avait de bonnes vibrations avec des messages de tolérance et une très bonne réceptivité du public. Oui c'était engagé comme concert, il y avait des messages à faire passer pour qu'une conscience émerge en même temps qu'une musique assez énergique qui serve de catharsis.

Il y a une pige que je n’avais pas écouté Strike Anywhere, bon j'irais pas y remettre une oreille dessus, franchement je vais être honnête ce n'est pas le band qui me fait de l'effet. Mais en concert les gars ont relevé les manches pour faire pointer leur mélodies fièrement.

Ceci dit, avec un regard vers le passé, la valeur intrinsèque d'un tel band de punk rock à l'xtrem, heyyyyy ça l'a fait nickel. C'est passé parfaitement, il y avait des titres cool, du fun, de l'énergie, ouaie de bonnes vibrations tout simplement, et il n'en fallait pas plus que pour les américains nous séduisent par des messages de tolérance et de combativité.


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La suite ? NAPALM DEATH. Vu, vu et revu, mais c'est à chaque fois aussi excitant nan ?

Je me suis foutu avec les vieux au fond et carrément au plus haut. Température ressenti 39° Celsius, parce que la chaleur monte et que les gars en bas faisaient un remue-ménage pas possible. À 7 fauteuils parallèle de moi, un couple de la quarantaine s'embrassait comme des gamins de 5ème à l'interclasse, et ceci pendant que le napalm grindeath embrasait la fosse à chienlit. J'ai trouvé que c'était dingue, même assez étrange, mais l'amour n'a pas de circonstance, juste des instants incandescents.

Alors y avait t'il un lien avec le fait que Napalm répandait son brasier sonique à chaque pilonnage en règle ? Je vous laisse philosopher sur la question.

Les vieux ND ne craignent pas l'OD, car ils envoient avec cette folie inusable qui fait salle comble, et que l'oppression que l'homme subit dans l'asphyxie d'un monde ultra libéral trouve son exutoire dans la réponse jusqu'au-boutiste de ND.

Un gars bourré à côté de moi a roulé un joint de cannabis et l'a fumé avec ses potes déjà défoncés, en trois staffes il ânonna dès le début d'un nouveau morceau et au comble de son excitation : «  Ohhhhhhhhh pitain ça va envoyer du pâté de poneys » puis se lèva pour danser pendant 2mn une sorte de bourrée auvergnate. Barney hurlait en bas et ND faisait résonner la fureur que le public en absorbait le grondement en bavant d'extase. Les aboiements des anglais foutait le pit comme un chenil en feu, et la SPA portera plainte par la suite si elle le souhaitait, très franchement je pense que tout le monde n'en avait rien à foutre.

Quand les anglais parlent aux français, les français font la révolution, et la beauté était dans le pit pour le final avec la cover des Dead Kennedys « Nazi punks fuck Off » en antifascist all star.


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Ça s'est frité de partout dans cette allégresse huileuse de sueur musquée. D'après Barney, il y a des gens très chiants et dont le venin est mortel, la chose la plus importante c'est que le vie doit être joyeuse et libre. C'était un message de tolérance de plus, décidément c'est très peace & love cette année. Alors c'est vrai, soyez amour les enfants et vous devez hurler votre rage de vivre extrême jusqu'à ce que vous jouissez sans entraves.

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Après cet ébouriffage en règle, on est passé dehors avec LOUDBLAST où une pluie de riffs lourds s'est abattue avec la sauvagerie du tonnerre. Le set était très professionnel, Stéphane Buriez jouant son rôle à merveille de meneur et de simple star. Les solos étaient exécutés avec la finesse d'un escrimeur de fleuret, et il faut dire ce qui est, musicalement Loudblast c'est hyper loud. Leur dernier opus « Burial Ground » a redéfini la nouvelle voie musicale des Lillois, mais le band a joué pas mal de titres primordiaux émanant de l'ensemble de leur discographie exemplaire.


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Encore groggy par les lillois, la nuit était douce, une longue chenille de festivaliers se rendait au concert de ELUVEITIE. Je m’attendais à ce que le pire supplice folklorisant métOl soit une caresse de plume à côté de ce set, puis les géhennes traditionalistes tant attendues se sont révélées aussi farfelues qu’une conserve périmée que l’on ouvre dans la puanteur, et qui fait pshiiiiiiiiiiiiiiit.

Les petits suisses Eluveitidèrent avec moult force en soufflant à s'en péter la cage thoracique dans leur flûte, cornemuse, et en faisant la gigue avec violon et vielle à roue (crevée ?), en l'honneur orthodoxe d'un métal celtique. Ahhhhhhhhhhh le pagan et sa communauté païenne, rien à voir avec Jean-Eudes qui aime le moyen-age, dame Émeline, de toute façon il ne pouvait être là, il était au JMJ. Désolé mais pendant le set, je n'ai pas vu l'apparition d'une fée, ni l'ombre d'une couille d'un gnome ? Mais je fais confiance à tous les troll d'internet pour subir la fourberie de commentaires déplacées à mon encontre pour ne pas apprécier comme il se doit la pagan attitude festive. Je pense avoir l'insouciance légèreté de l'être mais par au point de pratiquer la danse des canards nordique.

Ce style de mousse des bois et cervoise féerique regorgent d'un esprit festif : Ô Pagan Style.


(Un énOrme big-up intersidéral à Junk pour ce montage vidéo)


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Enfin, pour finir de manière définitive cette première soirée dans la sarabande festive, ambiance pub scottish avec kilt et poil de cul ! Puisque THE REAL MCKENZIES était à la tireuse à binouze, les vignerons de France se sont biturés avec les canadiens, et oui Paul McKenzie, chanteur et créateur du band est un descendant d’immigrants écossais, il a conçu un mix de chansons traditionnelles écossaises avec du punk rock. C'est la version canadienne du punk écossais, en réponse aux américaouains de Dropkick Murphys et leur punk Irlandais. Tu suis ? Sinon ce n'est pas trop grave il suffisait juste de savoir taper dans ses mains en même temps que boire de la bière, c'est très facile à 3gr, plus complexe à jeun.

Ouaie en tout cas ce qui était clair comme la brume anglo-saxonne, c'est qu'il était préférable d'apprécier la cornemuse, cela ne faisait nul doute. C'était aussi agréable qu'une visite chez le dentiste pour moi. T'as vu le niveau du rabats-joie quoi !

Le public présent c'est bien poilé la gueule, alors finalement c'était bien l'essentiel que la majorité rigole et danse dans une grosse troisième mi-temps.

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Samedi c'était Just One Fix 


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J'ai envisagé toutes les hypothèses les plus optimistes, mais il faudra bien que je me rende à l'évidence, jamais le Hellfest ne viendra s'installer dans le sud. Il me faudra traverser la moitié du pays pour être habité par le démon, le temps de trois jours de félicité sonique. C'est comme d'admettre une bonne fois pour toute que la sauvagerie n'a pas de limite, ni de frontière, surtout quand on croise cette nimbée de gars en t-shirt sombre, qui est venue pour se mettre une forte dose de métOl. Sauf que depuis 4 ans l'Xtremefest est venu annihiler cette évidence de la plus belle des façons : Il s'est imposé comme LE festival extrême du SUD !!! Et nous espérons tous que ça dure pour des siècles et des siècles bordel...


Pour commencer cette seconde journée, le punk rock de Bretagne de KINGS OF NOTHING n'a pas pu réveiller de leur torpeur un public plongé dans la rage du feu.

Pourtant leurs titres sont cool, avec un petit coup de oï à The Decline parfois. Il leur a manqué de confiance pour affronter l'apathie du public, mis en défaut par une chaleur excessive. Non pas facile du tout, à cet effet je me demande alors pourquoi dans ce genre de cas, il ne serait pas plus judicieux de faire jouer le groupe dans la petite salle à l'intérieur ?

Il faut dire que ce n'était pas facile de se jeter à corps perdu dans la fournaise en sachant que les noceurs de la vieille s'éveillaient à peine avec la fièvre des barriques de The Real Mckenzies comme barre de réveil.


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Autre cas épineux s'il en est, j'ai la nette impression avec le duo X-OR que plus tu lui files à boire et plus c'est intelligent. Enfin il me semble tout de même que si tu prends l'ensemble de leur œuvre du week-end au 9999999999999999999999 degré + 3 fois l'infini, ça passe bien quoi !

Le truc le moins cool de l'xtremefest cette année ce fut l'annulation du groupe hardcore STINKY. Vraiment dommage je voulais les voir en concert. Ben tant pis et espérons que le groupe sera présent pour la prochaine édition. Mais oui bien sûr qu'il y aura un Xtrem en 2017.


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Avec l'appui des réseaux sociaux comme béquille existentielle, l'homme est devenu une star unique comme tous ses comparses. Toutefois, les gamins sont désormais hyperactifs avec le carburant audiovisuel qu'ils pompent sans arrêt, et pour rassasier cette soif inextinguible, un oléoduc de punk HxC métOl démontre notamment ses bienfaits de sociabilisation plus que probant sur leur comportement narcissique d'alors. Le pit fédère en facilitant les échanges.

IN OTHER CLIMES est il un groupe dynamiteur par excellence ? Mèche longue ou courte pour l'Xtremefest ?

En 2 mn le public était dans la poche. Après quoi le groupe a fait de la salade niçoise avec le pit en constance surchauffe. Le band a réussi à manier et juguler le fun de Tampa avec l'attitude vénère du HxC, sans pour autant la jouer bad boys. Leurs titres ont offert cet élan d’enthousiasme que le public semblait attendre, afin d'en exulter par la suite. Et la fosse était totalement soumise devant l'aplomb scénique des niçois. Gros set et branlée royale !!


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On s'est foutu à l'ombre avec la lourdeur cataclysme et les boucles rythmiques qui parlaient avec les démons pour le concert de DEEP IN HATE. Impressionné par leur maousse gros groove métalcore deathtalique, ce fut un rouleau compresseur à vous vriller la tête à 360°, et en 3 secondes...Alors en ce qui concerne les tympans, je ne vous en parle même pas !!

Je témoigne avant tout que le groupe n'est pas dans une démonstration ostentatoire de sa maîtrise technique, mais sert davantage un travail pluridisciplinaire pour mettre en valeur l'obscurité des textes, en lien avec une musique à plusieurs niveaux ascensionnel/de lecture/de contrastes. On peut l'affilier à Suicide Silence et Whitechapel sans problème.

La vitesse d'exécution était un fait, maiiiiiis le tournis des tempos et des atmosphères étaient aussi du même acabit. Si tu n'avais pas « l'habitude » de ce style musical, il est fort à parier que ton cerveau ait eu du mal à assimiler tous les contrastes. Ce qui en soi est regrettable et préjudiciable pour admettre que Deep In Hate à racler tous tes fondements supposés pour y inoculer le zeste obscur de sa musique ténébreuse et outrecuidante. Le batteur était super balèze, il doit soulever assez de fonte et travailler dur pour sculpter une rythmique hyper précise, super super loud et qui pulse un max. Il a même exécuté un solo de batterie, putain il y avait longtemps que je n'avais pas entendu un solo de batterie.

Un set en or et un putain d'OR-


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Question : Pourquoi à chaque fois qu'un gars du métal demande comment ça va, on se croirait dans un manège ascensionnel ?


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Un peu d'air marin par la suite avec THE DECLINE à revigorer. La fois d'avant le groupe avait joué en plein cagnas, cette fois il a joué avec des passages nuageux, la nuance était de mise. Fort d'avoir enlevé l'ancre du rock prolétaire pour le faire voguer jusque dans le pub, le groupe a gardé le combat alternatif à la proue, et la puissance du punk avec une émotion à faire chavirer les fans de petit navire.


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Entre deux houles j'ai croisé avec un très grand plaisir le plus punk des hardos du Tarn. Gloire à toi Christ de Mazamet, ce mec mérite votre plus grand respect, il n'a cessé de besogner dans l'ombre de l'underground avec son VPC (vente par correspondance) depuis 1986, oui tu as bien lu 1986. Total DIY. Il a organisé des concerts de métAl a une époque où les moyens de communication étaient en dessous du niveau de l'océan indien. Il a jeté les gants à peine cette année et sera bénévole en Bretagne pour le Motöcultor.

Pendant ce temps là au Vip c'était assez clairsemé, l'ambiance était à la fois cool, baignée par une douce chaleur que certain jaugeait excessive, la sono balançait du peurap pour blanc-bec c'était assez excentrique parce que les nantais de Regarde Les Hommes Tomber connaissaient toutes les paroles, alors qu'on les imagine en train de souffrir les pierres dans les catacombes.


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Il me fallait sortir de ce mood pour me huiler les méninges, cela était parfait car il y avait 7 WEEKS, souvenez-vous l'an passé le groupe a subi l'orage et avait dû annuler.

7 WEEKS est un groupe originaire de Limoges, formé par le chanteur bassiste qui possède une barbe taillée comme les fans de Lucifer, et le batteur à dreadlocks. A cette heure avancée dans le festival entendre cette couche de saturation fait un bien fou. Enfin du gras, du vrai avec de quoi se faire rissoler la gueule. Hyper groovy en plus. Un mix de tous les groupes de John Garcia et du venin de Jerry Cantrell.

Si le début du set a débuté sous une affluence clairsemée, il s'avère que leur musique a su introduire une attraction et de nouveaux adeptes, tant le band a offert un large spectre d'un rock ricain inusable et profond. Voilà en plus de cette surdose de groove, de gras, il y a une profondeur que le chant en intensifiait toute l'émotion.

À la demande de la salle John Lennon de Limoges le groupe a réalisé par le passé un ciné concert "Dead of Night", film réalisé par Bob Clark, et sorti en 1974, pour lequel il compte retravailler pour de nouvelles représentations. Leur pianiste ne fait plus partie de l'aventure et le groupe a dû parfaire son set en fonction. La sortie de leur nouvel album intitulé "A Farewell To Dawn" sortira le 21 Octobre au sein du tout nouveau label Lillois, Overpowered Records. "Kamikazes" est le premier morceau de leur troisième album à être dévoilé :



Le groupe nous a offert la primeur de quelques titres dont l'aspect moins psyché et plus frontal inaugure une teneur plus solide, quoique 7 Weeks est esthète de l'expérimental et lui seul est à même de répandre une musique reliant Röck, Stoner, Blues, Psychédélisme, Metål.


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Hey vous savez quoi ? À force d'entendre « à poil » à tous les concerts, je me demande si ce n'est pas un appel. Ben vouie, peut-être que cette demande est prise comme de la provocation outrageuse à tendance grivoise, mais qu'en fait c'est une supplication qui s'éternise. Donc à la charge de la team de l'xtrem d'organiser l'an prochain un concert entièrement naturiste.

Quoi mais t'es fada Bir?

Nan c'est plutôt logique. Manque plus qu'à trouver l'audacieux groupe volontaire, et le public similaire à cette revendication. Si on se pose un instant pour y réfléchir, cela apparaît comme une initiative positive, puisque que le festival positionnerait sa singularité en manifestant son côté progressiste. Le naturisme fait fit de toute barrière sociale, et la représentation de la nudité d'après La Fédération naturiste internationale le définit ainsi : « une manière de vivre en harmonie avec la nature, caractérisée par une pratique de la nudité en commun qui a pour but de favoriser le respect de soi-même, le respect des autres et celui de l’environnement ».

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Le temps orageux a viré au tonnerre de Zeus quand les légions HxC des Toulousains d'ALEA JACTA EST ont jeté les lions soniques de leur discographie dans les arènes de l'xtrem. Les froggies étaient heureux car il pleuvait à sceau pour se foutre des pralines. Les gars se regardaient comme si ils allaient se bouffer les tripes. La pluie a assombri, mais nullement les esprits farouches, il était évident que ça allait destroncher sévère devant le pit, que la finesse technico tactique et des tactiques serait réduite à ce que Bruno dalla riva résumait avec le pragmatisme de l'ovalie, et que vous pouvez jumeler avec l'état d'esprit dans la fosse :


La sortie du prochain album "DIES IRAE"  est prévue pour septembre, apparemment le skeud sera frontal d'après ce que m'a témoigné leur guitariste Julien au merch de Useless Pride Records. J'ai vu leur set à l'abri avec une petite troupe dont l'ami fan de HxC sautait sur tout ce qui bougeait, comme pendant une partouze.

Le concert d'Alea Jacta Est à l'xtrem était foutrement hardcore. Les gars & les filles se sont marchés dessus, ben ouaie normal quoi, c’est cool !


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En 1995 BxN faisait le « Carnaval des agités », au 21ième siècle il y a LE BAL DES ENRAGES, qui joue les cinoques avec un style cynique. Je sais que mon avis est dur parce que l'entreprise sur scène ne manque pas de punch, et affectionne avec loyauté la vigueur qui a fondé leur vie de saltimbanque à travers des covers inusables, et que la jeunesse autonome se délecte de vivre avec l'intensité qui est la sienne une part non négligeable des éruptions révolutionnaires du siècle dernier. Le truc c'est que si c'est plutôt bien foutu, que cela ne tourne pas en rond, la vérité c'est que l'impact effectif ne sera que de la reproduction en comparaison avec la réalité d'avoir vécu à l'époque des concerts des groupes précités.

Vous allez me dire que cette réflexion est évidente mais que le Bal Des Enragés est en fait un tribute festif et non une effervescence insurrectionnelle contagieuse.

Refaire revivre à la nouvelle génération les étendards de la contestation punk, Dead K, Sham 69, Nirvana, Rage Against The Machine, etc...Avec un esprit de baloche dans une foire au vin de fraternité punk, de respect, d'unité, avec le spectacle ponceuse Punish Yourself et de fantaisie béru, (coma éthylique inclus), suppose néanmoins que l'altruisme de cette initiative est à mettre uniquement vers une pédagogie historique, et à l'attention des nouvelles générations, pour s'éclater avec des classiques qui ont soulevé la foule de l'xtrem jusqu'à lui faire lever le poing à diverses reprises. (jeu de mot = mot compte double)

Seulement l'xtremefest n'est pas un squat de keupon, pas plus que l'usine de Pali-Kao en 1983. Pourtant, ce soir là cela y ressemblait comme deux gouttes d'eau. D'après Gustave Le Bon, pionner de la psychologie des foules à la fin du XIX siècle : “L'individu dans une foule n'est plus lui-même, il devient similaire à la foule”.

Même différent l'effet de meute agit sur tous, et là c'était flagrant.


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Les gars bavaient carrément de rage là ! Le concert se terminera sous les débordements du « Vive Le Feu » des Béruriers Noirs, histoire d'étouffer le brasier dans le public.

Je repensais en sortant à Sid Vicious et à son sulfureux usage du respect punk : « Je ne pisserai pas sur Keith Richards s’il était en feu. »


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Après la guillotine cocardière pounk de l'Empereur Tomato Ketchup et son pack de 16, la nuit fondait dans son voile obscur sous l'épaisseur royale des britanniques de CONAN.

Trop lent et trop lourd pour tous ceux qui l'ont trouvé chiant, mais aussi super profond et tellurique pour tous ceux qui ont appréciés d'être molestés par la puissance irascible et vulcanoïde des anglais.

Donc pour résumer, il y a ceux qui ont trop de cérumen dans les cages à miel pour entendre un truc linaire de bout en bout et de part en part, et les autres qui apprécient les nuances pour être bercés dans les ténèbres du barbare Conan.

Le premier constant qui s'imposait à l'écoute du set c'est qu'appesantir à ce point la masse sonique est un truc à rendre aphone. Oui Conan a fourni un set des fournaises, oui Conan a molesté jusqu'à se que mort s'en suive, car Conan est un barbare et que le sludge se doit d'être épais, sanguinolent, irascible et vénéneux.


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Pendant que le monde de la nuit albigeoise roucoulait dans le beat de David Ghetto sous les sunlight des tropiques d'une discothèque provinciale, l'xtreme fest explosait à perpétuité dans la rébellion technoïde de MINISTRY. Attendu comme le phénix renaît de ses cendres par la pounk society, néanmoins ce groupe existe uniquement pour renflouer les caisses à métaux du Bob marley de l'indus, Al Jourgensen, qui était en mode Mad Max chez les ferrailleurs pour cette occasion.

On le sait Ministry s'est fini depuis le décès du guitariste Mike Scaccia et d'un dernier album posthume « From Beer to Eternity » en 2013. Mais qu'importe, le groupe a rempli la salle et c'est l'essentiel. Rythme tribaux, musicalité martiale, 90's indus groove, froideur vipérine, aspect brut, sonorité rêche, un set ordonné à l'allemande et avec le punk anar de la légion Humungus. L'écran derrière la scène diffusait un flot d'images aliénantes comme la TV, avec le cynisme qui va avec, plus de l'ironie et du sarcasme. Bref les machines cybernétiques avaient pris le pouvoir et abondaient de messages virulents et contestataires.

120bpm non stop tout le long, heyyyyyyyyyyy, le batteur il tourne à quoi ? Impressionnant, vraiment.

Pas de rappel, pfiouut le show de Ministry c’est mini trip mais il fait le maximum quoi !


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Bon et sinon Lolofofoquoi ? LOFOFORA. Pas de shirt « satan is gay » pour Reuno, d'ailleurs c'est faux, la vérité c'est « Rob Halford is gay ».

Le groupe s'est avancé dans la nuit avec son punk rock métAl et ses lyrics post-Trust. Sauf que à moitié concert : orage + pluie = Out...Fin de soirée brutale !


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Au dehors de la salle de la musique, il faut saluer ici-bas le collectif de dessinateur qui a œuvré pour la seconde fois à ériger une fresque à la gloire de l'xtremefest.


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Dimanche c'était "The Formation of Damnation" et déjà le dernier jour.


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Junk m'a accompagné tout au long de la journée. On grimpait vers le haut plateau où le festival a installé cette année un village de merch, une rampe de sk8 avec les moyens du bord, puis une scène sous chapiteau. Oldschool quoi.

Comme c'était le dernier jour du fest et qu'il avait plu la veille, l'endroit ressemblait à un technival, les gueules étaient usées par la fatigue, des flaques d'eau se mélangeaint à la boue avec parcimonie, le soleil transperçait les nuages avec modération, les clébards des pounks gueulaient derrière leur maître chien, ça picolait déjà, ça fumait le calumet de la paix, la crête était toute de traviole, le métalleux trinquait à qui mieux mieux, et « Les grands de ce monde ne sont grands que parce que nous sommes à genoux » d'après le récit anarchiste.

Puis quelques jeunes se chauffaient les articulations à l'ancienne avant d'entamer le dernier round à l'Xtrem.


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Depuis les yéyés les françaouis reprisent une maille à l'endroit et trois mailles à l'envers. Le décès de Lemmy a été commémoré de différentes façons : t-shirt à l'effigie du brave anglais chez la plupart, titanesque statue égocentrique au Hellfest, et formation d'un groupe reprenant les covers de Motörhead pour l'Xtremfest avec THE KILLMISTERS.

En très bon junkie de la drogue électrique, The Killmisters s'est fondé il y a 6 mois de cela avec comme seule intention le triptyque : Sale, agressif et violent à retenir, pour faire remonter à la surface des enceintes le grondement graisseux du trio britannique de  heavy rock'n'roll.

Auparavant le chanteur c'était Eric "E-Force" Forrest du groupe Voivod, malheureusement son comportement incontrôlable face à l'alcool ne permettait d'offrir un set de qualité. Chose pour laquelle le nouveau chanteur Maiden possède avec un charisme qui permet de fédérer à la cool, avec une granulométrie vocale conforme. Le gars est prof de français à Boston et originaire du Tarn, il vient l'été pour voir sa famille. Du coup les répétitions furent brèves mais intensives pour offrir un set de haute volée.

Si d'emblée on s'était dit benoîtement: « Bon ok c'est un groupe de branquignol de seconde zone qui vient relifter les songs de Lemmy. » on pense au massacre attendu. Que neni, déjà les gars sont hyper tatillons, soucieux de l'hommage et de la débauche de räwk'n'roll à faire apparaître jusqu'à ce que la transpiration fasse son œuvre avec un corps en effervescence. Soyons clair le rock'n'roll en France est souvent traduit dans l'inconscient collectif par l'idole des jeunes Hallyday qui est au rock'n'roll ce qu'est Jeannie Longo au patinage artistique.

On parle dans le cas présent de Motöhead, hein.


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J'étais impressionné par les solos, le guitariste les a passés à merveille, la rythmique abattait sa rock'n'roll attitude, le bassiste épousait et dirigeait la ligne du ronronnement tellurique. Au final c'était un très bon set, avec un très bon son vintage en adéquation avec la commémoration pour le géant Lemmy.

On regrettera juste qu'il n'y ait pas eu de dépôt de gerbe punk devant la scène pour clôturer la cérémonie. Pourtant il y avait des types à 666 grammes d'alcool pur dans les veines dans les parages. Pendant le set et pas loin de moi, il y avait une nénette avec une veste hyper patchée remuant son corps, avec cette ferveur de diablesse dont Ian Fraser Kilmister honorait dans les backstages à coup de blastbeat dans les fesses pour lui donner le Best of de Motörhead.

Le bassiste des Killmisters avait auparavant accompli de manière similaire dans un band reprenant les Ramones, à cet effet il me semble que le décès de Michel Delpech devrait inaugurer dans un temps relativement succinct un hommage folklorisant au célèbre chansonnier de « Chez Laurette », en passant par « Pour un flirt » à « Que Marianne était jolie », à suivre dans un troquet de Castres peut-être...

Bon trêve de plaisanterie, il y a eu un bel accueil du public, et vous savez pourquoi ? Parce que les titres de Motörhead furent exécutés avec loyauté : Total respect !


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Parité du Xtremefest, parlons-en je vous prie avec THE DEAD KRAZUKIES.

“Il y a des hommes plutôt faits pour la cueillette, la décoration d'intérieur et les enfants au parc, et des femmes bâties pour aller trépaner le mammouth, faire du bruit et des embuscades” Virginie Despentes


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Le quintette d'Hossegor a détendu son punk rock dans la veine mélo de Bad Religion. La chanteuse a une jolie voix granuleuse, un peu à la Hole, avec un léger accent frenchie. Il y avait plus de public que d'habitude, faut dire que le temps et les températures étaient largement plus clémentes. Contrairement à ce qu'a annoncé la chanteuse pessimiste, je pense que personne ne s’est ennuyé pendant leur set. C'était frais et bien fun, il manquait un poil de refrain pour lancer du punch, et un son différent pour accorder les deux guitares. Le gratteux avec le shirt de Not Scientists avait plein d'énergie tenace pour que le public s'éclate tour à tour. Je connaissais un peu ce band via l'itw sur le podcast de yan Electric Trouble Radio Show, que vous pouvez chopper en lecture via le fanzine CAFZIC N°70 d'avril 2016, et j'ai apprécié moi aussi ce punk rock bien mélodique et toutes les vrais femelles présentes de même.


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Le régional de l'étape TEMPT FATE est venu en découdre avec un métAl à diverses consonances, et multiples facettes. Le band a imposé son rythme avec une amplitude qui lui donnait la force de frappe nécessaire pour asseoir sa maîtrise et sa domination. Le chanteur sautillait sur une jambe, l'autre étant maintenue par une béquille, mais le gazier possédait toute sa rage intacte. Le band a démontré de quel bois il était constitué et à quelle eau ébouillantée il nous a béni en véritable foudre de guerre.

Depuis le temps que l'on nous rabâche sur le jugement dernier et des 4 chevaliers de l'apocalypse, moi je n'y croyais plus pour tout vous dire. Mais en ayant fait face au set de Tempfate, il est plus que probant que l'évidence m'est sautée à la tronche et anéantie une nouvelle vision plus réaliste de l'extinction terrestre par une nouvelle voie où les flammes purificatrices lèchent le corps calciné d'une musique métöl à l'ivresse profane.


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BLOWFUSE...Aka NOFX

Bon là et très clairement mon pote Junk a eu une érection, si, si. Les espagnols ont tout fait, avec un sens funny du cool, et une attitude hyper positive, énergique, un esprit parfait pour remémorer la bande à Fat Mike (private Joke incluse), avec en plus la frénésie Barcelonaise.

En écoutant les gaziers tu te disais sans cesse que le set était un joyeux bordel et pourtant c'était hyper calé musicalement.

Est ce que je vous ai dis que Junk a apprécié ? Ouaie ? Bennn je vous le redis parce qu'après il était au merch pour dévaliser leur stand et leur léchouiller leur égo avec trois verres de vin et autant de pastis dans la gueule. Autant dire de suite que la turlutte n'était pas loin quoi.

Mais je le comprends, tous ces groupes post-Nofx qui jouent mal, avec un son pourri, ok faut pas leur en vouloir à tous ces jneus groupes car ils débutent, ils n'ont que leur insouciance et leur énergie, mais putain quand c'est carré, la salope, tu prends vraiment ton panard complet. Le groupe a même fait une cover de Nirvana « Breed ». Schwiiig !

Blowfuse ok c'était vraiment fun et cool, mais pas pour tout le monde en fait. Il y avait une fille à côté de moi devant l'ingé son qui était en colère pour je ne sais quelle raison ? Mais elle semblait être une true du métAl, et le groupe était pour elle une sorte de truqueur. Elle faisait briller sa noirceur, mais même en crachant sa haine, ses yeux démontraient une absence de témérité, et ça vous sautait à la gueule.


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Un autre excellent moment avec CJ RAMONES. Le set c'était des classiques des Ramones avec quelques compos de CJ.

Non les Ramones ce n'est pas juste de porter des t-shirt, c'est surtout des classiques musicaux, des basiques du punk rock, et non dépourvus d'une énOrme dose d'émotions. Car la simplicité va droit au cœur.

“La musique rock n'est pas sentimentale, elle est extatique, elle est la prolongation d'un seul moment d'extase...” Milan Kundera

Intensité + coolitude absolue = Rock'n'roll

Car les Ramones c'est avant tout du rock'n'roll, et une sixties marshmallow party passée dans la fulminante machine Ramonesque, dont le cœur tendre n'empêche nullement d'être enrobé d'un écrin de force punk rock à la Johnny Ramones.

Pendant son set Cj a demandé si il y avait des soldats présent dans l'assistance ? Mais au vue des doigts d'honneur levés de la punk society, il dû se résoudre à éviter ce genre de conversation.

Être un représentant de la vitrine promotionnelle de la vente d'armement à travers le monde n'est pas de tout repos, enfin si, une fois mis en bière. Ok j'arrête avec le cynisme. Défier celui d'en face qui consacre sa vie pour abattre tes libertés n'est pas compréhensible pour ceux qui se trouvent loin du front, à part les personnes touchées par l'épreuve de feu d'un kamikaze.

Soyons clair, je n'aime pas l'armée, mais je distingue clairement qu'il advient un moment où la survie doit être défendu par les armes, malheureusement. Je préférerai largement que l'on suive les réflexions pacifiques de Mahatma Gandhi, mais face à un fou de dieu, elles ne valent que le bruit des balles mortelles. C'est quand les libertés disparaissent que l'homme prend conscience du sacrifice qu'il devra accomplir pour les récupérer, d’où le paradoxe du : Kill For Peace & Love !

Ouaie Ghandi c'est sacrément plus cool tout de même.

Quoiqu'il en soit CJ Ramones nous a fourni les armes pour se défendre avec son punk rock, puis vous pouvez poursuivre avec la sagesse de Mahatma Gandhi pour finir : « Soyez le changement que vous voulez voir dans le monde. »


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Ensuite je me suis demandé si FLESHDOLL, les Geppettos du death métAl hexagonal, allaient ils prouver que le metal noir est possible même dans la brique rose albigeoise ?

Imposant une artillerie de souffre sonique, les Toulousains ont réalisé un set de grande envergure mettant en relief leur excellent dernier album « Blood Red District » avec tous les contrastes qui le composent. Le public a pris une grosse branlée. La foule s'est mise à tourner à toute berzingue, formant un cercle de camaraderie à cette danse combative, honorant le set de Fleshdoll comme des marionnettes démantibulées dans ce brasier euphorique de damnés des enfers.

Fallait vraiment se cramponner pour survivre tant le groupe avait choisi son répertoire le plus saillant.


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Un zeste de folie plus loin avec avec DWARVES (since 1980) et leur punk gras rawk'n'rollien, pour un set pétri avec de bonnes vibrations, il manquait du sun pour être en adéquation avec les ricains de San Francisco tout de même. Sinon ils avaient toute leur provocation/connerie à disposition pour fluidifier un set de bourrin Hardcore punk avec une surdose de fun. Un véritable pot-pourri d'influences trash et décalées auquel le groupe nous a toujours habitués.

En adéquation avec le délire à l'américouaine de Dwarves il y avait ce gars au bar qui recomptait sans cesse sa menue monnaie et n'avait pas l'air doué en arithmétique, ni même en histoire pour confondre 1664 avec une bière coupé à l'eau de toute façon.


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EXODUS c'est la puissance forte !

Maîtrise et assurance ont apposé un set tendu de heavy punk thrashy, enfin bref la Exodus violence style. Dans le pit c’était la 3 ème guerre mondiale, et il n'y aura eu aucun prisonnier, soit tu restais en vie, soit t'étais bon pour être figurant dans la série Walking Dead.

Loud hot fuckin violence, quand la machine destructrice est en marche personne ne peut en arrêter l'exode. C'est toujours impressionnant un set d'Exodus, tant par la vélocité et la rapidité d’exécution des musiciens, que par la force de cette violence sonique. Bon je regrette toujours le départ de Gary Holt pour Slayer, mais je préfère au chant Steve "Zetro" Souza à Rob Dukes pour sa voix aigu et criaillarde.


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90's dans le beat pour RISE OF THE NORTHSTAR.

Le groupe n'a pas fait pas de chinoiserie mais a Tokyoïté avec son manga HxC un set hyper nunchaku. Ouchhhhhhh ! Le public était en mode trampoline face au + plus lourd des sumotoris.

Les solos étaient nickels avec parfois un mood aérien qui apportait une dimension plus poétique, c'était d'autant plus appréciable quand on se fait molester sur un tatamis goudronné. Le groupe a fait son show. On dirait que les gars friment mais à l'évidence ils sont purs et loyaux avec leur concept/trip fortement manga.


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Perso je n'aime pas les mangas et la culture nippone ne m'intéresse pas outre mesure. Je reconnais volontiers que ROTN ça bastonne sa race avec ce mélange de Helmet et de Body Count, et que la fosse était en flamme. Manquait juste la putain de Rage de Zach de RATM.

Le public très jeune était à donf, connecté à l'agilité plombante du groupe. Une revanche à l'annulation précédente et un retour gagnant pour les parisiens.


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Toi qui as signé pour Satan en bas de la feuille et jusque à la mort, donc maintenant c'était: TESTAMENT

Du trash heavy bien lourd, Oakland style mec ! Je vais pas vous faire un résumé du groupe, c'est une légende. De ce fait nous avions droit à un public de connaisseur. Leur thrash est heavy, ainsi il ne vogue pas dans l'émulsion punk comme Exodus, et autre Municipal Waste, mais dans l'escarcelle de band comme Flotsam & Jetsam. Les titres évoluent dans un mood nettement plus lourd et progressiste.

Très heureux de revoir le air guitar du légendaire  Chuck Billy et son chant heavy venu convoquer les démons en digne représentant de l'ethnie amérindienne des Pomos. Grande classe du groupe, musicalement c'était imposant. Testament est un vieux groupe qui mérite d'être en tête d'affiche parce que sa musique est nettement plus cossu, et s'insère en vous, jusqu'à imprégner « le soleil noir de la mélancolie » de Nerval.

Tout leur set était teinté par une partition sanglante.


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GHB ou GBH ?

Rappelle-toi que les mêmes ont hurlé mort aux vieux cons et aussi ni dieu ni maître et aujourd'hui de par leur longévité en tant que professionnel de la profession et de leur ancienneté il faudrait les porter au pinacle de la divinité ? Non mais un jour il faut savoir mourir dans la dignité, comme Lemmy.

GBH a dischargé son exploited sound sous le gorille de la 8,6, et Junk et moi n'y étions déjà plus. Salute !


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FIN DE L'XTREMEFEST 2016


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Est ce que le public du Xtremefest s'est affilié désormais avec le site de Cap Découverte ? Est ce que l'Xtremefest fédère suffisamment son empreinte singulière dans l'énOrme offre estivale ? Est il assez professionnel dans toutes ses démarches ? Je me pose ce tas de question parce qu'il me semble que la plupart du public provient de la région d'Occitanie uniquement. Alors finalement est ce que son esprit du sud n'est pas aussi un frein à sa croissance, à son évolution ? Comment peut-il coaliser au-delà de son périmètre ? Saura t'il sortir de sa zone de confort ? L'a t'il seulement le souhait après tout ?

Puis comme d'hab...
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...J'ai soufflé à l’alcootest avec sérénité le dimanche en redescendant devant le rire amusé d'une jeune gendarmette, et Junk à moitié bourré en train de lui annoncer : "ça sert à rien il est sXe".

À priori les premiers retours de cette édition sont positifs, tant au niveau humain, musical, que la fréquentation. D'ailleurs on appuie tous sur le bouton pour une nouvelle partie. Son atmosphère sudiste lui confère un truc à la cool, mais aussi un manque de maturité, ou tout du moins une inconstance. A être trop permissif on en devient frivole. Ce qui est flagrant c'est la qualité du détail au Hellfest qui explose tout, plutôt que son gigantisme. Je sais il ne faut pas comparer, mais en tant qu'exemple on ne peut qu'être admiratif du travail accompli par le crew de Clisson. J'ai énormément de respect pour la team de l'xtremefest, il est certain que le manque de moyen est préjudiciable à l'expansion du festival, à toutes les possibilités créatrices.

On espère avant tout que l'Xtremefest saura relever sans encombre les défis de son futur épanouissement, avec une progression plus nette que ces deux dernières années, parce qu'il semble encore effleurer ses intentions, qu'il a tout le potentiel pour devenir LE festival des musiques extrêmes et éclectiques du Sud. Sans toutefois devenir ce géant mirifique qu'est le Hellfest, je pense que l'Xtremefest se doit de se munir et de s'entourer d'audacieux et de compétents si il ambitionne d'innover. Les points positifs sont plus nombreux que les points négatifs de toute façon. La taille humaine de son cadre permet un inestimable confort, que l'on retrouve par ailleurs dans la qualité sonore.



Félicitations donc à la team de l'xtremfest, un très grand merci à tous les bénévoles, et particulièrement au barman Jules poumpoum Fiasco, Rooliano bassiste des Dirty Fonzy, la barwomen de Perpignan avec ses superbes tatouages, à l'inoxydable Romain Boule en tant que G.O de colonie de vacances au merch, à Angelo Papas Fonzy, Pollux Asso, aux secouristes, membres de la sécu, et surtout au public de l'Xtrem sans qui rien ne peut advenir, surtout avec sa funy attitude, son très bon état d'esprit, sa cabourdise aussi thrashy que punk rock, et sa maîtrise de la couillardise méridionale.

Mais le grande question reste : Mais quelle sera la prochaine créature représentative de la prochaine édition ?


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CiaO))) Bir


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