WALLABIRZINE

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

dimanche, décembre 4 2016

La flamboyance ténébreuse


199.jpg

“Ne confondez pas le sombre avec l'obscur. L'obscur accepte l'idée de bonheur ; le sombre accepte l'idée de grandeur.”― Victor Hugo


vendredi, décembre 2 2016

Affiche Hellfest 2017

On attend toujours cela avec impatience et fébrilité...


AFFICHE_1.gif

On tergiverse, on espère jusqu'à composer une affiche de rêve...


AFFICHE_2.gif

On ritualise à outrance en sentant que quelque chose de maléfiquement sonique va arriver...


AFFICHE_3.gif

Quand soudain l'imminence de l’événement se fait jour...


AFFICHE_4.gif

Et dévoile enfin la programmation du HELLFEST 2017.


hellfest-2017.png

Alléluia !


AFFICHE_5.gif


mercredi, novembre 30 2016

7 WEEKS – A Farewell To Dawn


7_WEEKS___A_Farewell_To_Dawn.jpg

Le film c’est 6 ou bien 7 semaines et demie ? J’ai un doute là-dessus…Bon enfin bref peu importe…Le nouvel opus de 7 Weeks c’est Queens Of The Stone Age mais en plus profond. Ok, ok, je sais c’est assez basique comme constat, mais c’est carrément limpide pour la génération 2.0 adepte des réseaux sociaux à outrance, qui ne peut lire plus de deux phrases d’alignées sans zapper sur autre-chose…Et oui ceci est un fait établi, et apparemment irréversible, donc pour elle ce constat aussi simple soit-il, lui garantit un album d’une qualité indéniable.

Parlons désormais à la génération X.

Le trio a donc initialisé une véritable profondeur à sa musique, certainement dû à cette riche expérience ‘’ciné-concert’’ avec laquelle le groupe avait conçu la bande son, suite à une commande de la salle John Lennon de Limoges, pour le film « Dead of Night » réalisé par Bob Clark, et sorti en 1974.

Toutefois et le plus plausible, c’est que cette maturité conséquente provient aussi de l’expérience des concerts et de la vie en général, qui aiguise dans l’élaboration créatrice ce mélange explosif d’émotions enfouies que l’on s’arrache du ventre pour en expurger la quintessence de son émoi. Mais ouaie, je suis affirmatif, 7 Weeks c’est arraché les tripes pour vous offrir un opus de rock aussi ample que permettant la contemplation, aussi volubile en atmosphère, qu’apocalyptique en grosse volumétrie sonique, au point que ce disque provoquera une implosion dans votre habitat à chaque titre !


7_WEEKS___A_Farewell_To_Dawn_2.gif

C’est à la fois impressionnant de constater la richesse de chaque morceau, de ressentir la robustesse du son, la force des mélodies tout comme la fragilité émotionnelle vivifiante qui en résulte. Le groupe a bel et bien franchi un cap, que dis-je, une péninsule, celle d’éclaircir, d’accéder à cette résilience bénéfique pour se projeter munit d’une densité nécessaire à parfaire ses compositions.

Il y a une intensité qui porte l’ensemble, et l’évidence d’une force centrifugeuse accaparant l’ensemble pour former un maelstrom sonique des plus intenses. Cela transparaît dans chaque souffle, dans chaque note comme une évidence. Dès lors, la force de frappe est juste, catchy, précise, elle s’enrobe d’une teneur et de contrastes qui fatalement laissent comme empreinte la pleine réussite, et le bonheur insoumis de faire éclore un album en tout point impeccable.



Production fat & moderne de Francis Caste (The Black Zombie Procession, Bukowski, Kickback, Hangman’s Chair, Cowards, etc…), signé chez le label de Supuration, OverPower Records.

Si tu veux un opus de grunge, de gros rock qui tache, un album inestimable de stoner, rare, recherché, hyper catchy, de la trempe de ceux que vénèrent les mélomanes acharnés qui ont consacrés leur existence à la recherche de ce genre de graal sonique, alors tu te dois d’avoir « A Farewell To Dawn », et tu ressentiras cette euphorie folle d’aller y puiser sans cesse son nectar sensitif de manière compulsive, vitale, et ceci, jusqu’à la fin de tes jours…Que je te souhaite aussi loin que possible.


7_WEEKS___A_Farewell_To_Dawn_3.gif


lundi, novembre 28 2016

HELMET – Dead To The World


HELMET___Dead_To_The_World.jpg

Nous avons tous une part de nostalgie en nous nous reliant sans cesse à l'amertume du passé, et à ses fragrances émotionnelles qui ont façonnées ce que nous sommes devenus. Un groupe comme Helmet fait partie pour les 90's d'un instigateur principal de cette évolution.

Au lieu de reproduire une époque révolue, Helmet s'oppose à éconduire ses intentions musicales pour orienter ses compositions vers un renouvellement.

Helmet réalise une sorte de « White album » tout comme les Beatles à leur époque, un ersatz de chansons évolutives qui ne cesse de se contorsionner en nous, pour nous libérer du passé trompe l’œil que nous nous étions fabriqués pour le groupe. Helmet a cette élégance subtile de déjouer les plans opportun de relancer sa carrière par un album sinueux, et pas du tout comme celui que les vieux aigris espèrent, ou que les nouvelles générations pourraient encenser pour légitimer le retour du son raboteux, volumineux d'Helmet aka 90's, et d'y vivre l'intensité de l'époque phare du groupe comme si ils y étaient.

Les dissonances sont ici tenues par un rock indé, ce qui signifie que nous n'avons plus cette épaisseur écrasante de jadis, ni sa phase « jazz » à double tiroir. Nous perdons en nuance ce que nous gagnons en fragilité, Helmet n'est plus ce colosse monumental, il a la délicatesse d'altérer sa musique avec ce qui convient le mieux à ses choix musicaux.

Il y a de tout dans « Dead To The World » et peut-être plus encore quand nous l'aurons digéré, et puis il y a surtout ce monde qui prend fin et qui nous dicte avec prévenance qu'il est temps pour nous de nous détourner de revivre du passé pour vivre enfin.


HELMET___Dead_To_The_World_1.gif


jeudi, novembre 24 2016

L'ordinaire insolite


198.jpg


“C'est à trop voir les êtres sous leur vraie lumière qu'un jour ou l'autre nous prend l'envie de les larguer. La lucidité est un exil construit, une porte de secours, le vestiaire de l'intelligence. C'en est aussi une maladie qui nous mène à la solitude.”― Léo Ferré


dimanche, novembre 20 2016

DARKHER – Realms


DARKHER___Realms.jpg

Darkher est une prêtresse à la spiritualité sauvage. Elle est ce souffle froid de la mélancolie profonde qui donne vie et corps à la chaleur d'une musique planante de l’au-delà !

Darkher, (Jayn H. Wissenberg) introduit sa nébuleuse dreampop-NewWwave (Cocteau Twins, Dead Can Dance) par le biais de la clarté blafarde de sa coldwave pour un dark Rock incandescent et lumineux, capable de volupté obscure avec des mélodies tristounettes pour faire vibrer l'intensité d'un morceau mélancolique, voire féerique.

Il y a dans cette musique une inspiration liturgique et médiévale aux sonorités incantatoires, voire magiques, accentuée par des paroles sombres et introspectives, qu'accompagnent une dose de tristesse propre à la dark-wave.

Même si le rêve est l’enfouissement des émotions et que l'époque en exècre l’abandon car :


DARKHER___Realms_1.gif

« Realms » calque dans sa part de crépuscule, l'alcôve primitif du bouleversement que la fin de la nuit provoque quand l'aurore naissante surgit.


mercredi, novembre 16 2016

SHOUT


121.jpg

“Ce que la bouche s'accoutume à dire, le cœur s'accoutume à le croire.” Charles Baudelaire


samedi, novembre 12 2016

NOÊTA - Psykhē


NOETA_-_Psykh_.jpg

NOÊTA est composé de Ê et de Â.

Pas con hein ? Attends il y a encore plus zarbi. « Psykhē » est un premier E.P, c'est un antre bucolique pour un folk suédois aussi black, qu'ambiant, dont les thèmes de prédilections concernent la mélancolie, les rêves et les ténèbres profondément inscrits dans la nature humaine. L'ensemble est transcendé sur des enregistrements analogiques, aspirant à synthétiser une divagation à la fois contemplative et intérieure, pour une rêverie pleine de beauté sauvage et de douceur primitive.


NOETA_-_2.gif

En trois compositions virginales le ton est posé, la douceur immense, et la cover « I Lost Something In The Hills » de la folkeuse Sibylle Baier est aussi gracieuse et vaporeuse que l'originale. Par ce fait tenace et imputrescible, cet E.P est : Formidablement cotonneux et ivre de sauvagerie ténébreuse pour traverser la dépression hivernale.


NOETA_-_6.gif


vendredi, novembre 11 2016

L’Amérique Trump son monde


l__amerique_n__en_veut_pas.gif

Quoiqu'il advienne, je prévois la sortie prochaine de très bons albums de Jello Biafra.




mardi, novembre 8 2016

§ AQUAWILDSURFING §


1.gif

Aussi lointain qu’est apparue la vie sur terre, nous venons tous de la mer. C'est une révélation assourdissante pour les témoins de Jéhovah, mais pas des plus déplaisantes pour les passionnés de Poséidon.

D’ailleurs n’avez-vous jamais eu la sensation d’exister plus intensément quand votre corps flotte ? Et bien oui moi aussi, et c’est encore plus probant quand vous nagez tout nu. Saviez-vous que la seule différence entre un homme et une femme nu dans un bain, tient en tout et pour tout à cette sensation plaisante qui arrive inopinément quand l’homme expulse dans l’eau, en faisant remonter des bulles de pet gazeux qui lui chatouillent les testicules ? Mais je ne vais pas dépenser votre temps de cerveau disponible à philosopher sur la matière aqueuse, puisque cet énoncé tout aussi étonnant et pompeux qu’il soit, va me permettre d’éclabousser vos éventuelles retenues quant à la surf-music.

Parce qu'il y a une saveur surannée dans le son et les mélodies de la surf, qui est tout à la fois sauvage et intemporelle.


7.gif

L’histoire est simple et limpide comme la quiétude de l’eau dans un lac de montagne. Je quitte mes pénates tarnaises pour me recueillir dans un rade Toulousain. Le premier band à faire suer le pit pour qu’il se désaltère avec des binouzes c’était LEMMY FUCKERS. Un trio basse, guitare x 2, plus boite à rythme. Oï, oï, et aïeeeuuuuuuuuuuu, car c’était Lemmy chez les cocos pour le bal des agités.

Il y avait un quadragénaire à côté de oim qui pensait venir voir un groupe de reprise de Motörhead tout bonnement, je t’explique pas la gueule qu’il tirait le gazier. Parce que les Lemmy Fuckers c’est du punk qui crachouille son pus de pounK. Le groupe a bazardé des covers des bérus, OTH, Dead K pour donner envie de passer des vacances au Cambodge. Enfin, il manquait le « If the Kids are United » des Sham 69 tout de même... Puis quand même last but not least, le groupe a joué « Overkill » de Motörhead, mais versus les béruriers noirs dans un squat. Bin oauie, Oooooooooooh faut pas exagérer tout de même, c’est des punks élevés sous la mère sex pistols.

Pendant ce temps de noce pOunk, je prenais un thé sous le regard étonné de l’assistance du comptoir plus prompte à la libation maltée, voire anisée même. Pendant ce set, il y avait surtout des punks à crête, heureux comme des coqs-en-patte pour reprendre les refrains tout en pogotant, pogotant, stoin, stoin. Je me faisais chié à loisir, non pas que le groupe soit mauvais, mais que je n’avais pas une once envie de me faire griller l’audition avec une musique pour ami des rats des villes. Nann pas envie du tout, mais bon, le thé était bon et on me regardait comme un truc bizarre venu d’ailleurs, au point que dans le regard de la barwomen je distinguais qu’elle n’en revenait toujours pas d’avoir servi une telle collation à cette heure avancée où le punk se frictionne plus communément les épaules, la tête, alouette, je te plumerai, ah,ah,ah,ah…


6.gif

Il y avait des gens dehors qui commençaient à se refroidir les articulations car le froid faisait son apparition automnale, la jeunesse de la rue profitait de se remplir les poumons avant de rentrer dans le ravelin. Pour paraphraser le barman quant à la prestation des Lemmy Fuckers : « C'était bien les 80's ». Le band prit dans son enthousiasme a clôturé avec un final interminable qui raclait sur le temps des surfers bisontins, mon thé était fini, le barman regardait l’heure en espérant que la soirée se terminerait dans la légalité, une punkette au cul d’enfer sortait pour retrouver de l’air pur avec la moue mutine de l'arrogance de sa vingtaine.

Le bar le Ravelin possède un cadre sympa, dont l'agencement rappelle celui de l'Autan, mais en plus petit encore. Au détour du comptoir j'ai bavardé avec Rémi "RAMIREZ" le batteur du groupe The Branlarians et sur leur avenir suite au décès cet été de leur saxophoniste et chanteur Julien Youl. Il m'a confié que le band allait continuer, et peut-être avec une formation de 2 guitaristes. Pour le moment c'est avec La semaine du SKA à Tolosa que la mobilisation est totale.

Leur association DTC (créer pour le Rock'n'stock festival) est à la base de l'ensemble de cette superbe semaine pour vous faire déhancher avec le sourire aux lèvres sur du rocksteady-beat et du ska.

Ma présence du soir, je la devais toutefois à Hawaii Samuraï, trio surfique de l'est, qui prouvera qu'il fait exactement l'inverse de ses initiales avec un set explosif, où il était l'heure à la fureur et au tumulte de donner toute leur résonance.


2.gif

A tous ceux qui hurlent dans la nuit profonde que le vrai rock'n'roll n'est plus, je leur tends la reddition en vinyle de l'album « The Octopus Incident », avec lequel le combo avait réunit des covers, du live, d'ailleurs on y entend du saxophone, chose que nous n'entendrons pas dans le Ravelin, puisque nous avons la formation de 2004, avec guitare, basse, batterie. Rendez-vous compte que ce trio a proféré des insolations surfiques avec des concerts par centaine dans toute la France et dans le reste de l'Europe (Suisse, Allemagne, Autriche, Belgique, Danemark, Hollande). Le groupe a joué avec Dick Dale (Usa), Jon Spencer Blues Explosion (Usa), Bob Log III (Usa), Sonny Vincent (Usa), Speedbuggy (Usa), Custom Made Scare (Usa), the Darlingtons (Usa), the Pipelines (Suede), Washigton Dead Cats, Uncomonmenfrommars, Neurotic Swingers, Cowboys from Outer Space, Hellsuckers, the Juanitos, Jerry Spider Gang, Weak, the Hatepinks, Gomm, Bikini Machine, Holy Curse, Hellbats, Chewbacca All star, Sparkling Bombs, Second Rate, Surfin' Matadors, El Ray (Danemark), the Manikins (Suede), Los Banditos (Allemagne), Leopauld Kraus (Allemagne) et bien d'autres...Avec 3 albums, des splits ep (45t) et une poignée de titres sur des compilations et samplers sous le coude, les 3 Ninjas de Honolulu Besac City prouvent encore et toujours que le surf rock instrumental a de beau jours devant lui. Chose que nous leur devons par l'activité outrancière de leur félonne saturation sonique. Jadis le groupe surfait sans fin, effrontément, superbement. Mais voilà, que l'histoire rebondissait dans les strates profondes de sables mouvants lorsque subitement est apparu la dissolution après The Final Assault Tour en 2005. Égarés dans la vallée infernale nous étions devenus ces crabes que l'on voit déambuler sans but dans le silence maritime.

L'océan de solitude nous faisait face et le regret semblait éternel.


8.gif

Puis par cet effet de magie noire que réserve la vie terrestre est survenu la réhabilitation du vinyle, ce qui avait suscité au label « Les productions de l'impossible » de sortir le premier opus « Let There Be Surf » d'Hawaii Samuraï. Ceci avait permit au trio de waxer son surf avec quelques dates en début d'année 2012, mais uniquement à l'Est. Aucun passage dans la brique toulousaine bordel de chiasse à merde. Après 13 années d'eau calme à patauger dans la Garonne, le trouble n’est plus de mise, Hawaii Samuraï est de retour, la vague perpétuelle menace d'être gigantesque et de tout engloutir sur son passage. On raconte dans les vestiaires de l'ovalie que les guerriers maoris du rugby se font dessus dès que l'on agite les légendaires vengeurs de la plage venus des îles hantées du pacifique. Il est vrai que toutes ces histoires de créatures ensorceleuses, de monstres maléfiques, peuplés d'aventures exotiques sont l’apanage de ce groupe et de son pur surf rock cryptique emprunt de riffs nostalgiques, façon Dick Dale, Trashmen, Surfaris, Revelaires, Man or astro man.


5.gif

Au merch des surfeurs, il y avait le sieur Gwardeath, un peu fatigué de cette fin de tournée, mais toujours aussi agile quand à sa répartie sur les domaines culturels en tout genre. Par monts et par vaux, cet homme d'une sagesse conforme à l'encolure libertaire, sillonne le vaste monde en ayant toujours ce regard espiègle, absurde et parfois mélancolique, il vous rend grâce d'en lire le contenu via ses contributions périodiques, épisodiques, mensuelles dans de multiples chroniques virtuelles et papiers de haute qualité.

Hawaii Samuraï s'est présenté à nous en empruntant un look symptomatique de la somme de crossover que propose leur surf intergalactique. Dick Den's avait enrôlé une cagoule comme un indépendantiste, Buenax camouflait son regard avec le masque de Green Hornet et Nasty Samy en bandeau noir autour de la tête. Pour fédérer et afficher les mêmes couleurs  il y avait la veste sans manche avec dossard libellé à l’effigie du band, rappelant par la même occasion l'autre groupe de surf de Nasty Samy, Demon Vendetta.

Si dans l'espace personne ne vous entendra hurler, au fond de l'océan guère plus, et le cosmos corallien d'Hawaii Samuraï réserve l'incongruité subliminale d’apparitions fantasques.


4.gif

Le groupe arrosait sa surf-music dans l'essence du rock garage afin d'enflammer avec un esprit de punker dans l'âme. Leur set était constitué de compos originales et de reprises diverses et variées, de Link Wray à Dead Kennedys, en passant par the Tornadoes, Bobby Fuller, et des génériques de Spiderman, Batman, Buffy contre les vampires !La zique d'Hawaii est une force de la nature, sa déflagration sonique est bestiale. Si on ajoute à cela une sensualité spectrale, un érotisme abyssal, il est évident que le concert du soir allait nous déposséder de nos angoisses, par la multitude de ses résonances et j'en constatais les effets par les cris d'orgasmes que le public a poussé. Avec ce groupe, le twist a le goût du sang séché.

Nasty Samy donnait dans ce calme apparent d'un volcan qui ne demande qu'à exploser, Dick Den's apposait à son reflet l'élégance racé de la surf music et de sa folie perpétuelle, Buenax a distillé le carburant nécessaire pour faire chavirer l'ensemble dans un tsunami sonique. Le groupe a offert une dédicace à Lucas Trouble avec le titre « Haunted Orbital Station ». Pour rappel historique, ce fut un homme de l'ombre dans la production d'Hawaii Samuraï, et qui en a longtemps façonné le son, puis il y eu aussi une dédicace pour the gypsy master, le sieur Django Reinhardt.


9.gif

Si, si.

Cette surpuissance surannée que l'on entend est en fait légitime de leur passion. Rejeton légitime de la maquerelle Poison Ivy et de Man or astro man, Hawaii Samurai a fait rutiler l’histoire du rock et son venin carnassier pour un final primitif et progressiste. Dans le tohu-bohu du ressac surpuissant des sonorités aiguës qui n'en finissaient plus d'exalter en nous des vagues d'euphorie jubilatoire qu'offrent la surf quand vous vous retrouvez à boire son bouillant magma surfique, qu'à la toute fin, nous trouvions dans le macadam une plage de sable fin douce et soyeuse, avec son goût salé dans les discours de bienséance de procrastinateurs, qui invoquent le destin sans pitié de leur infortune pour s' exonérer de leur futilité et de leurs fautes quant aux mauvaises décisions prises. Oui, il faut bien l'avouer ici-bas, Hawaii Samurai offre en plus de tout le reste, la possibilité aux formes les plus larvaires de l'existence de se désoxygéner en aspirant son aqueuse décompression musicale.

Mais souvenez-vous d'une chose capitale en ce qui les concerne : Only HAWAII SAMURAI are pure cryptic and voodoo instrumental surf-punk, & Ultimate Surf Abomination !


3.gif

dimanche, novembre 6 2016

On parle de la femme comme d'un pépin dans la vie de l'homme, mais Ève est la première femme qui ait fait manger une pomme à une poire.


189.jpg

“Adam croit dur comme fer qu'il a été chassé du paradis terrestre. Eve n'en est pas sûre du tout, et agit, en tout cas, comme si elle y restait.”Jean Giraudoux


jeudi, novembre 3 2016

HAUNTED - Haunted


Ross Ellis 12" Gatefold 11298

Haunted est un groupe Italien qui a signé son premier album sur le non moins mythique label Twin Earth Records, dont la variété de groupe heAvy-rOck-psychédéliquë-doOm de qualité n’est plus à démontrer.

Je sais très bien ce que vous allez vous dire dès que vous vous serez renseigné sur ce band : « Putain encore un groupe de doom influencé par Black Sabbath avec une femelle au chant. Froupupupupupupupupup, ouaie bon c'est bon quoi, toujours les mêmes riffs, rengaines, atmosphères, nanananana, etc.... »

Sauf que là, fini le tripatouillage en demi-teinte, fini les stéréotypes pour attirer un max de barbus à moustaches fines qui se paluche les testicules pour épater leur club de motocyclette.

Ce premier opus éponyme permet d’inoculer un venin mortel dangereusement cool. Tout y est : Atmosphères lascives pour des incantations occultes riches en destinée. La transe est languide, la mélodie est fondée sur l'épaisseur avec l'intensité de riffs en métaux lourds qui va avec pour satisfaire l'hypnose massive. Le chant funèbre sabbathien est une ode de sirène maléfique, le rythme est lourd, et la présence fantomatique d'une obscurité vénéneuse appose à l'ensemble une attraction catchy irrésistible, que même Belzébuth n'aurait espéré.

On trouve ici la perversion sonique sous sa plus dense accentuation.

Le seul hic ? Seulement 5 titres, mais bon, le voilà l'album qui réunit la crème de la crème souterraine. Bien au-delà des fréquences supérieures de l'obscur, ce groupe mystique offre au crépuscule du divin, la fleur bénie de mourir à petit feu contre sa musique.




lundi, octobre 31 2016

C'est Halloween !


halloween_2016.gif

BONNE NUIT !


halloween_2016_terreur_nocturne.gif


jeudi, octobre 27 2016

ECHOES OF THE MOON - Elusion


ECHOES_OF_THE_MOON_-_Elusion.jpg

Echoes Of The Moon est un one band, il ne fait pas de blues garage, mais du post-black atmosphérique.

Cela peut paraître saugrenu mais non, son mentor américain, Brock, s'active en homme à tout faire dans sa grotte.

" Elusion " est la suite de l'album " Entropy " datant de 2015. Il explore les thèmes philosophiques propre à cet album et du premier opus " Esoteric " datant de 2014.

Dense, volubile, profond, cet "Elusion" dévoile toute sa sculpturale intensité par le biais de nombreux contrastes cher au blAck-métAl-atmösphérique.

Il apporte l’impression d’être entouré dans le calme d’une nature sauvage, de plonger sa marche dans la neige douce, d’entendre le crissement de chaque pas, d'humer l’air pur à plein poumon au point d’être envahi par une immensité de quiétude, puis de sentir la froideur à chaque respiration d'une présence sombre tapis dans l'ombre.

Une différence antagoniste qui souligne toujours cette sensation intense de chaud et de froid. Chaque titre est une déréliction offrant le bénéfice de s’exiler, permettant à cet isolement de devenir un cocon permettant de s’immerger totalement dans le tumultueux apaisement de sa fureur euphorique, de se noyer dans une hypocondrie musicale qui ne cache pas ses doutes existentiels, et rabat ses angoisses par une violence épidermique sonique.

C'est dans cette brûlure qu'advient la sérénité d’un repos magik qu’offre avec subtilité la musicalité d'Echoes Of The Moon...Avec en sus, une certaine forme de mélancolie empoisonnée !


ECHOES_OF_THE_MOON_-_melancolie.gif


lundi, octobre 24 2016

Extatique


11.jpg

“L'homme désire l'éternité mais il ne peut avoir que son ersatz : l'instant de l'extase.” Milan Kundera


vendredi, octobre 21 2016

BLOODY HAMMERS – Lovely Sort Of Death


BLOODY_HAMMERS___Lovely_Sort_Of_Death.jpg

Si mes souvenirs sont exacts, j'ai rencontré Bloody Hammers via un premier album émérite, « Spiritual Relics », lequel avait entériné en 2005 le salpêtre heavy/doOom avec le regard d'Alice Cooper sur Blåck Sabbath, et avec parfois un petit côté stoner à Hermano salement catchy, au point que l'ensemble était assez démoniaque comme trip.

Après une longue absence, en 2012 le groupe renaît de ses cendres pour adjoindre un grain plus hævy avec une atmosphère envoûtante, des sonorités hypnotiques de psyché rock pour un opus éponyme de rock Øccult doomesque, avec lequel on avait fait un pacte avec Satan, ouaie carrément le 666ème. C'est en 2014 avec le moyen « Under Satan’s Sun » et son doom heavy traditionnel que le bas blesse, même si munit tout de même d'une succession truculente de référence à la pellicule bis occulte, et parfois avec un zeste de musicalité gothique, histoire de souffler sur les toiles d’araignées, cela n'avait pas suffit à la déception, car cet album suivait d'un peu trop près la meute d'occultisme pour véritablement se sortir la tête du troupeau bêlant le stéréotype.

"Lovely Sort Of Death" est un opus qui reste dans le cimetière, il se déplace des ténèbres vers le prisme sombre des corbeaux, tout en étant orienté sur le rock, mais bien dark.

La voix chaude épouse à merveille la basse vrombissante, le rythme fait danser les cimetières, la guitare égrène cette mouvance cadavérique du dark-rock, et l’amertume mélancolique du synthétiseur flotte dans l’éther à travers une orchestration sèche, dépouillée, l'ensemble étant munit d’une production cossue.

Sans jamais apparaître redondant, le groupe mélange les genres, du shock-rock avec du doom, du gothic-rock avec de la dream pop, et « Lovely Sort Of Death » devient aussi ténébreux que gracieux. Anders Manga et sa compagne Devallia sont de fervents érudits, alors la maîtrise de leur conte ensorcelant embrasse avec la passion du röckDarkwAve, tout en séduisant les fans de Type Of Negative, Paradise Lost, Sisters Of Mercy, The Cure, Fields Of Nephilim, My Dying Bride.

Le très Ghostien « The reaper comes » demeure un titre d'exception dans la procession des autres chansons, et au final reflète un album bien cool, suintant le dark & l’occultisme vintage, enrobé par un son léché, et peut-être même une saveur pop pour que le plus grand nombre accède sans difficulté à son mausolée, sans se piquer les oreilles outre mesure. Puisque ce n’est pas le genre de musique gothique où tu te flagelles les veines avec des lames de rasoirs. Là c’est un peu de cire chaude sur les tétons, et cela ne va pas plus loin.



mardi, octobre 18 2016

Sylve Maléfique


112.jpg

“Grands bois, vous m'effrayez comme des cathédrales ; Vous hurlez comme l'orgue ; et dans nos cœurs maudits, Chambres d'éternel deuil où vibrent de vieux râles, Répondent les échos de vos De profundis.” Charles Baudelaire


samedi, octobre 15 2016

MERCYLESS – Pathetic Divinity


MERCYLESS___Pathetic_Divinity.jpg

Si la religion est amour, miséricorde et compassion, alors pourquoi en arrive-t-elle à enrôler une fratrie extrémiste dans la fatuité d’une domination radicale, avec le prêche d’une frustration et d’une malveillance impure comme guide spirituel, devenant le pivot central de son moteur à explosion haineux ?

La question mérite d'être posée depuis des siècles et des siècles nan ? A côté de cela il y a quand même des hordes de fanatiques qui épousent religieusement la musique extrême de Mercyless sans une once de haine. Pourquoi ? Mais parce que ce groupe fait acte de profanation musicale dans son absolution nécessité à manier avec loyauté le death métAl.

Pour cela Mercyless revient adjoindre les fondamentaux du style pour abasourdir et continuer de construire le culte de sa domination.

Formé en 1987 à Mulhouse ce groupe est devenu une institution avec une discographique disparate et de nombreux concerts à travers l'Europe.

Solide, épais, violent, vindicatif, colossal, généreux, loyal, « Pathetic Divinity » est un album de death orgasmique, œuvrant à foudroyer avec des compositions intenses et dévastatrices, génératrices d'une audace loyale à fendre une musique deathalique surpuissante. Cet album a été produit par Philippe Reinhalter au Psykron Studio (PUTRID OFFAL, DIVISION ALPHA…) et masterisé par Frédéric Motte au Conkrete Studio (ANATA remasters, OTARGOS, PUTRID OFFAL…), il est sorti chez le label Kaotoxin Records.


Après tous les massacres engendrés au nom d'un dieu, d'une guerre sainte, la venue de « Pathetic Divinity » est l’avènement pour que les légions de mécréants de l’enfer viennent réclamer leur due.

Bonne descente vers les géhennes !


MERCYLESS___Pathetic_Divinity_1.gif

TOUR DATES

• Nov.08 - FR - Nantes - Scène Michelet

• Nov.09 - FR - Bordeaux - Bootleg

• Nov.10 - ES - Santander - Rock Beer

• Nov.11 - ES - Sedavi (Valencia) - Paberse Matao

• Nov.12 - ES - Almeria - Brutalmeria Festival

• Nov.13 - ES - Basauri - Basauriko Txarraska Gaztetxea

• Nov.14 - FR - Toulouse - Pavillons Sauvages

• Nov.15 - FR - Décines-Charpieu (Lyon) - Warm Audio

• Nov.16 - FR - Paris - Klub


jeudi, octobre 13 2016

Les Rats et Scuba Drivers rééditions CD / LP



Le label Nineteen Something continue sa mission de réhabilitation du rock français underground du siècle dernier avec les groupes Les Rats (banlieue parisienne) et Scuba Drivers (Périgueux).

La ressortie de la discographie du groupe francilien Les Rats se fera en deux fois. Première vague le 25/11/2016 avec les rééditions des albums Téquila (1987) et Zarma & Craoued (1989), ainsi que du maxi C’est Bien Parti Pour Ne Pas S’arranger !!! (1988). Ces trois disques seront disponibles en vinyle et en CD, distribution nationale par PIAS. Ces albums des Rats seront également disponibles au même moment en digital sur toutes les plateformes de streaming et de téléchargement (Spotify, Deezer, iTunes, Amazon, etc). La seconde salve de rééditions des albums des Rats est prévue pour mars 2017. Sortiront alors les albums Bienvenue Au Club, Racolage et le live Deprisa. Une compilation, rassemblant les 45 tours, EP et autres titres du groupe éparpillés sur des compilations viendra compléter la discographie officielle.

Au printemps 2017, tous les disques des Rats seront de nouveau disponibles chez les disquaires et sur le web, timing parfait pour préparer la tournée de reformation que le groupe effectuera en avril 2017 organisée par Rage Tour.

Plus d'infos via le site Nineteen Something.

La discographie du groupe de Périgueux, Scuba Drivers sera disponible en CD pour le mois de novembre !




mardi, octobre 11 2016

TANPOPO CRISIS - Everything Flows


Tanpopo_Crisis_-_Everything_Flows.jpg

Le post-Black Metal c'est du screamo, sauf que dans le screamo le gars hurle en couinant qu'il a perdu sa meuf, dans le post -black métAl, il est passé à l'étape d'après où il éventre les tripes du chat de sa voisine octogénaire en hurlant sa rage. La nuance paraît relative et pourtant elle est là. Bon j'exagère un tantinet peut-être, maiiiiiiiiiiiis je suis pas loin quand même.

Tanpopo Crisis ( putain de blaze nan?), c'est un one band de grindcore/post black metal. Et oui ça existe, c'est tout pareil que le one band de rock-garage, mais en plus provocateur dans la violence.

Niveau son on pourrait s'attendre à de la bouillie, sauf qu'avec les outils techniques actuel, le son n'est plus aussi primitif et crade que du garage rock à cambouis. C'est un petit plus qui permet par ailleurs une écoute plus attentive...Ouaie encore faut-il que la muzak se prête à cela aussi. « Everything Flows » est ce genre d’œuvre autarcique que l'on se prend à apprécier quand le pessimisme noie tout en soi. C'est à la fois un truc intérieur qui remue, et quelque chose d'assez brouillon pour être soporifique et lassant, tant cela requiert d'être englouti par l'amas de souffrance et de ferraille sonique qui vous tombe dans la tronche.

C'est même assez éreintant d'aller jusqu'au bout !


TANPOPO_CRISIS_-_Everything_Flows_1.gif

On remarquera au passage que l'obsession du gars de Tanpopo Crisis s'achemine vers une nette préférence pour les asiatiques, car ça pullulent dans sa discographie. Y a t'il un lien à faire avec son blaze ( tanpopo fait penser à Pompoko nan ?)


- page 1 de 13