WALLA BIR ZINE

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LOS BATARDOS FINLANDESES > Saved By Rock'n'roll

LOS BATARDOS FINLANDESES > Saved By Rock'n'roll

Whaaaou ! Sauver par le rock'n'roll ! Le genre de cri de ralliement qui ne persuade plus grand monde, en plus d'apparaitre un brin naïf pour un groupe de finlandais qui se fait passer pour un combo de biker mexicain.

Ce qui est certain c'est que, c'est de la musique de bourlingueur à deux roues leur truc. Du hard rock graisseux, avec un moteur qui ronronne à l'ancienne. C'est mou mais on a le vent en pleine gueule. Une impression de revivre la puérilité libertaire d'une époque révolue, avec des riffs à la AC/DC, du sous Motorhead, un brin de Krokus pour acérer, un truc boogie ZZTOPien.

Je peux vous assurer que la recette a fait ses preuves avec les routiers de l'Aveyron et dans les fêtes associatives des motocyclistes du Tarn.

Vous apprécierez d'autant plus Los Batardos Finlandeses si vous aimez le tex mex et le malt de maitre kanter, en plus de posséder les rudiments de la clé à pipe pour effectuer une vidange en rase campagne, of course. .

La Vérité c'est que...


...Je n'use jamais d'un esprit anxiogène pour calfeutrer mes émotions.

véritas véritum et à tes souhaits

LILLIAN AXE > The Days Before Tomorrow

LILLIAN AXE > The Days Before Tomorrow

Comme un bon nombre de personnes je me suis fait séduire par cet album, dont je n'attendais vraiment pas grand chose au départ, car Lillian Axe m'était totalement inconnu. Alors, du coup, la surprise devient magique, et donne envie de plonger dans la discographie du groupe, qui a subi depuis 1983 (ouchhhhhhh tout de même) moult changement et péripétie.

Entre le Hard rock et le heavy métal, le groupe propose un agréable mix des deux et de manière très mélodique. Ce qu'il y a de remarquable c'est surtout soutenu par une production non agressive. De ce fait leur nouveau chanteur ne hurle pas, mais propose une texture douce, presque charnelle par moment qui rehausse la musique par des nuances et des caresses subtiles.

Ces ricains proposent des titres qui joignent l'utile à l'agréable avec des rebuffades heavy progressives, sans jamais tomber dans le pathos, ni la récurrence stridente du power métal à la helloweeeeeeeeeeeeeeeeeen.

Une bien belle galette que je conseille à tous les mélomanes du hard rock mélo qui aiment savourer des albums sensibles. Nous sommes très loin des artifices des groupes qui arrivent avec de la tartuferie en vous en foutant plein la vue alors qu'il n'y a que de l’esbroufe dans leur musique.



« The Days Before Tomorrow » est un plaisir de sensibilité mélodique au service d'une pureté sonique envoûtante.

A SNAKE OF JUNE > ST

A SNAKE OF JUNE > ST

Mon autoradio n'en a pas voulu, je lui ai trouvé un manque évident de tact pour la trouille qu'il avait de se voir imploser devant autant d'hardiesse. Pourtant il a l'habitude d'être molester, surtout de bon matin. Mais bon, je n'ai pas perdu courage, j'ai essayé sur un autre support.

Je suis bien sûr parvenu à mes fins, et j'avoue que ce groupe aussi indépendant et sauvageon qu'il soit dans son sludge versus grind VS hardcore, a fini par me séduire. J'aime ce genre de perspective et d'aplomb chez un groupe. Parce qu'il arrive avec un truc bien distinct et se contrefout de séduire pour plaire, ni de provoquer pour séduire. Le combo fait son trip et ne minaude sur rien en allant jusqu'au bout.

A la fois crade et classe, A Snake Of June parvient là ou d'autres ne possèdent même pas le calibre d'ouvrir les braguettes de leur falzar, alors que ce groupe décharge tout dans la gueule à chaque fois.

Ce quatuor possède un batteur, deux bassistes et un chanteur, une formation de poids lourd en somme. Après la double pédale à la batterie, voici la double basse, finissant d'arrondir les angles de votre globe auditif jusqu'au trouble de votre cerveau, avec ce magma sonique dont la densité est à la mesure de la chape de plomb que le groupe flanque.

WALLABIRZINE N°10

Même si tu t'étais préparé à mort pour cela pendant de long mois pour pouvoir l'affronter...

OUCHHHHHHHHH


Que tu connaissances par coeur son pouvoir de dissuasion et de torture cérébrale...

TORTURE CEREBRALE


Ainsi que la puissance redoutable de ses orgasmes violents à répétition

ORGASM


A chaque fois tu te surprends à te dire, tout en mimant du airbass :

Whaouuuuu, il est vraiment trop cool et fun ce fanzine

TOP COOL


Voici le numéro qui souffle sur 10 bougies DIABOLIQUES : WALLABIRZINE N°10






Blitz of death !

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MASTERVOICE > Avalanche

MASTERVOICE > Avalanche

Sortie en début du printemps 2011, ce duo n'a pas attendu la fin du gel pour faire éclore sa noïse et son rock stakhanoviste. J'ai profité d'un hiver doux pour chauffer mes baffles avec ce disque, et ça marche à donf !

Pour vous situer le contexte musical, Mastervoice suit la trajectoire de Pneu, Gâtechien, avec un épanchement de mélodie mid-tempo aussi nerveux, qu'irascible.

Si le concept de drum & bass est arrivé au bout de son espace vital, le cas de Mastervoice est différent, car lui, il concocte un album remplit d'épines avec un rock aciculaire.

Le combo réussit à rendre moribond le côté linéaire de la basse/batterie pour favoriser une alternance de titres punchy et plus mouvants que d'habitude.

NASHVILLE PUSSY > From Hell to Texas - Live and Loud in Europe

NASHVILLE PUSSY > From Hell to Texas - Live and Loud in Europe

Qu'est ce qui a commencé à couper des planches en sapin des Landes pour le cercueil de Motörhead ?

Et ouaie c'est Nashville Pussy !

Groupe pour motard à chopper avec deux nanas torrides en train de simuler le coït sur scène. Hot ! Hot ! Hot ! Sont les set des Nashville Pussy, parce qu'ils mêlent à la débauche du gros rock qui tâche le futal en moins de deux, le real rock'n'roll sex party.

Ceux qui veulent prendre une torgnolle de rock'n'roll devront aller voir un de leur concert au moins une fois dans leur vie pour pas crever comme un tas de merde.

Deux albums en un, voici ce qui devrait tenter les plus accrocs au groupe, avec une nouvelle version remastérisée de leur album « From Hell to Texas », ainsi qu'un nouvel album live enregistré au quatre coin de la vieille Europe.

C'est sale, garni de ce rock outrancier, pétri de cette chaleur rock'n'rollienne, ça joue pour des routiers mais pas que bien sûr, car toi aussi jeune gominé qui fréquente les putes à frange tu te régaleras en tapant du pied comme un damné et en gueulant des refrains en yaourt, sache-le merdeux.

Le WallaBirZine est leader dans le canton du Sidobre

WallaKISSzine

EXPLICIT SILENCE > Face Your Demons

EXPLICIT SILENCE > Face Your Demons


Fracasser à coup de batte de baseball par le son plantureux de ce groupe de HxC métOl, je n'ai pas trouvé la ressource nécessaire pour soigner la plaie béante de mon cerveau, car j'ai continué mon headbanding comme au moyen-age on pratiquait la saignée pour laisser partir le mal.

Pour les puceaux et pucelles de la foudre sonique, je conseille d'enduire vos oreilles de vaseline avant d'introduire cet opus dans votre platine. Vous me remercierez plus tard...

En travaillant chaque tempo à bras le corps, le groupe défend sa position de leader dans la percussion hardcore en terre normande et dans le territoire de France. Il ne se dérobe jamais pour braver la foudre sonique (d'où la recommandation du lubrifiant). Le résultat demeure sans appel, puisque l'album se décompose comme une succession de balle sifflante (3 T la balle tout de même) qui vous transperce la chair pour vous faire poser genou à terre. Dès lors, vous aurez à peine le temps de sentir le souffle du bourreau juste derrière vous, en train de lever sa hache pour le coup fatal.

les oreilles en sang !

Verdun à côté, c'est les aventures de Oui-oui !

Clique ici si tu veux écouter Explicit Silence, et pouvoir affirmer par la suite dans la rue, en délirant avec la tête en sang et un bonheur sans nom : Du HxC comme ça, j'en veux plus encore !

TEENAGE RENEGADE > Continental Divide

Après les couples mythiques du rock'n'roll, Jon & Christina Spencer, Lux Interior & Poison Ivy, voici Samy & Erin Nasty.

erin & nasty

L'histoire de ces deux là est séduisante, au point même qu'elle pourrait se narrer si un talentueux scénariste/réalisateur avait l'aplomb d'en confectionner un film dansant, dont tout Bollywood très certainement vénèrerait la bobine. Quoiqu'il en soit, en ayant préalablement écouté cet album, je vais en émettre une chronique romanesque. Si,si.

Erin, la séduisante immigrée américaine est originaire de Pascagoula dans l'état du Mississippi , un endroit particulier car il s'est passé des choses bien étranges là-bas.

En tout cas, je ne sais pas si elle s'est lassée de la créature de Roswell ou d'E.T en premier, mais elle a choisi la région de Morteau pour vivre avec son époux, qui ne jure, lui, que par la terre de la bannière étoilée, tant il y puise une grande partie de sa culture.

Il n'y a pas eu de choc des cultures, mais plutôt climatique, car Morteau est à Pascagoula ce que la congère suisse est au dattier marocain. C'est à dire une énOrme différence. Mais fi de tout cela ici, puisque l'on en a cure.

Il était donc logique que ces deux là, traversent l'océan atlantique pour vivre l'espace de 6 mois dans la patrie de l'oncle Sam, en tout bien tout honneur.

Si monsieur est musicien, il aurait très bien pu devenir routier, tant la conduite lui prodigue un plaisir que j'ai peine à comprendre la satisfaction. En terme de comparaison, pour moi, 2 heures de volant équivaut à 20 heures d'écoute en boucle d'un album quelconque de Michel Fugain. C'est assez consternant comme réflexion, et je ne le vous fait pas dire.

USA

La traversée de tout le pays en voiture ne demeurait pas un exercice difficile pour eux, et même plutôt comme une lune de miel pour laquelle ils avaient préparé une partie de l'enregistrement et le mixage de cet album en sus.

Alors les voilà en Amérique. OUI, l' Amérique, « l'Amérique je veux l'avoir et je l'aurais », celle là même que chantait le célèbre humoriste Joe Dassin dans les 70's. C'est ce qui arrive, à Nasty Samy de manière conséquente (6 mois tout de même cette fois-ci) qui, et on se l'imagine très bien, s'est fantasmé ce voyage depuis l'orée de sa descente de testicules.

La question que je me suis posé c'était, et je m'en souviens fort bien : N'auront ils pas une vision trop dénaturée, presque « touristique » de ce qu'ils vont percevoir au final ?

La question mérite que l'on s'y penche tant elle n'est point dépourvu d'un réel sens de la perversion. Héhé :)

Continental Divide

Devenu avec le temps presque une apatride dans son propre pays, du fait de l'éloignement, Erin découvre presque sa nation d'origine dans ce voyage.

Par rapport à ma question postérieure (et oui nous y venons), elle y répond de la meilleure des façons puisque l'on s'aperçoit qu'elle possède suffisamment de recul et de maturité pour ne pas tomber dans les travers de stéréotypes malveillants. C'est de par cet élément sensible que repose les lyrics de Madame, et qu'ils comblent l'espace de sa mélancolie teintée de power rock sublime, amenant l'ensemble dans cette vision panoramique de l'Amérique chère au teenage spirit que l'on resent à travers ses yeux et dans son cœur. On y sent la vision d'une jeune femme libre et épanouie, avec un spleen tout contemporain remplie de fêlures.

Il est admirable de constater aussi qu'elle honore celui qu'elle avait chérie lors du précédent album, ce père tutélaire décédé depuis, le cinéaste John Hugues avec la chanson intitulée sobrement « John Hugues Blues ».

Sa voix a pris une assurance évidente, avec toujours cette texture vocale fort séduisante et maintenant si irrésistible, surtout augmentée par ce petit plus de nuances qui jusqu'à lors n'étaient que trop peu discernables.

SEATTLE

Sans pour autant tomber dans le badinage, sachez qu'un couple se vit à deux. Pour « Continental Divide » si chacun s'affaire à faire son job, il saute aux yeux que tous deux ont su accomplir la jonction afin d'obtenir l'équilibre d'une parité conforme. Je ne sais pas si au niveau des tâches ménagères il en va de même, mais ce respect commun est révélateur.

USA MOTEL




L'album contient 14 titres dont 3 covers, à cet effet le titre  des Descendents «We » est particulièrement superbe.

Toujours dans cette brèche teenage, le couple laisse au coin de son road trip, l'essence de son vécu tout au long d'un album où transparaît l'épanouissement. La famille Nasty s'est totalement décomplexée musicalement et a poussé la surexcitation jusqu'à produire un album digne du wall of sound de Phil Spector.

En s'aiguillant les cages à miel dans cet album délicieux de rock américain, on en vient au fil des écoutes à chercher les petits cailloux que Monsieur a caché comme un petit poucet malicieux, car on connait sa griffe dans ce genre d'exercice. Mais comme ce serait raconter la fin d'un thriller et gâcher le plaisir de la découverte, je ne dirais rien, absolument que dalle, et même sous la torture.

usa halloween

Alors que si l'on reconnaît de suite la patte mélodique des riffs de Nasty Samy, on constate qu'il a su davantage ouvrir les écluses pour incorporer des éléments musicaux bien distincts : Crossover. Certes il pratiquait la chose depuis toujours, mais pas avec autant d'envergure. De ce fait, dans chaque titre il insère des petits éléments qui font mouche à chaque coup. Ce coup-ci il nous la joue Weezer style ! Et le kif est total et séduisant avec ce cocktail explosif, qui te fait autant mouiller le slip que crépiter les neurones, tout en te faisant taper le cœur dans une farandole d'émotions.

Il est agréable de constater que les titres prennent un sérieux coup de relief, en adéquation avec le panorama de ce road trip américouain, vécu et enregistré presque instantanément. D'ailleurs, je me demande si aujourd'hui, que ce road trip est bien digéré, qu'elle serait leur point de vue sur eux et l'Amérique ? Question à laquelle je ne manquerai pas de leur poser dès leur tournée prochaine, assurément.

C'est sans contexte l'album le plus réussit du couple, et nous ne pouvons qu'espérer qu'il retourne en voyage sillonner leurs état d'âme-érique pour nous sublimer de ce power rock si intense.

Je ne voudrais absolument pas minimiser la valeur de cet album que je trouve vraiment excellent et superbe, surtout à travers mes couillonades pour cette chronique qui vous change de l'ordinaire cependant.

Vous pouvez donc acheter cet album les yeux fermées.

Il y aura même le carnet de route de Monsieur qui va suivre...


Je vous fait la bande annonce ricaine vite-fait à la Kermitt :

kermitt

ANNNNNNNNNNNNNNNND NOW, LADYES & GENTLEMEN, THE GREATEST ALBUM OF THE NEW YEAR 2012,

CONTINENTALLL DIVIDEEEEEEEEE.

AWESOME, INCREDIBLE, FANTASTIC, SUPER POWER ROCK OF TEENAGE RENEGADE

kermitt to

OUT NOooooooooooooooooW !!! AHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAH !!!!

GROMTH > The Immortal

GROMTH > The Immortal

La musique classique a des atomes crochus avec la musique métOl. Je passe outre les grandes envolées lyriques de Beethoven ainsi que le mythe de Faust pour en arriver à rassembler la fascination orchestrale que l'un et l'autre apportent en terme de vibration supra excitante pour tous mélomanes qui se respectent l'orgasme sonique.

Ainsi donc le terme de symphonique est employé depuis dans des formations, en majorité gothique, pour enflammer des mélodies et apporter du relief à la barbarie monolithique de certaines œuvres jugées trop diffamatoires pour l'orgueil de leurs compositeurs.

Dans la grande majorité des cas, la symphonie est noyée dans les décibels, mais elle ornera une fine couche d'éclaircies dans des introductions qui se voulaient pourtant nébuleuses. C'est malheureusement ce qui ne permet que trop rarement de voir le paysage d'une chanson changée à l'extrême.

Ce qui n'est pas le cas avec les norvégiens de Gromth, qui réussissent le sacrement suprême.

Tout ici prend fait et cause pour le faste, le somptueux, et c'est en élargissant la nécropole sonique de leurs intentions barbares, que le groupe joint avec une ostentation symphonique une liberté cinématographique dans son black métal. Nous avons donc une vue panoramique qui leur permet d'user de la grandiloquence, sans apparaître ni trompeur, ni pédant.

Un album qui coupe le souffle, car il est empreint de cette part géniale de compositeurs émérites qui intensifient avec beauté la pleine mesure de leurs désirs musicaux.

Si il est fort rare, voire même peut probable que les amateurs de musique classique s'éloigne de leur stratosphère musicale pour aller écouter les impies du métal dans la clameur lyrique de Belzébuth, nous pouvons constater de l'esprit d'ouverture dont font preuve les métalleux, alors qu'ils sont taxés d'un hermétisme et d'un occultisme néfaste sans borne.



« The Immortal » est un opus redoutablement divin !

REGARDLESS OF ME > Pleasures & Fear

REGARDLESS OF ME > Pleasures & Fear

On trouve un esprit hétéroclite dans cet album de rock/métal gothique qui joue la carte de la séduction, avec un malin plaisir à vivifier le chant manichéen :

Brutalité masculine (death métal) et douceur féminine (gothique).

Une cover du « Frozen » de la Madonna permet d'élargir le pan pop de ce groupe décidément éclectique. Je met tout de même un bémol au bassiste virtuose dont les slapping répétés ne servent qu'à promouvoir sa dextérité.

La chanteuse a une place prépondérante dans la construction émotive des morceaux, ce qui augmente généreusement la part d'affection que j'ai pu constater avec un album qui de bout en bout m'a procuré un plaisir certain.

Je conseille « Pleasures & Fear » pour les personnes avides de cet esprit charmeur avec le concubinage musical de la foudre tellurique et de l'apesanteur céleste.

L'ESPOIR...







   ....Viendra du WallaBirZine

LOVE

ASTRAL WINTER > Winter Enthroned

ASTRAL WINTER > Winter Enthroned

Originaire du sud, je suis allergique au climat polaire. Ben ouaie c'est comme ça...

Pourtant ce groupe m'a réconcilié avec la froideur grâce à sa musique pourtant si chaude au demeurant. Et c'est justement cette part d'antagonisme qui m'a séduit. Car Astral Winter produit une musique ésotérique au accent boréal, capable de suggérer par un son cristallin la rigidité du froid et son caractère fantastique, sous la forme il est vrai assez pittoresque du black metOl bouillant dans les forges.

Jamais atone pour exprimer des atmosphères et des émotions, jamais trop bavard pour se rendre loquace en démonstration, chaque musicien tourne la partition en sa faveur en accomplissant un véritable travail d'orfèvre.

Il s'avère toutefois évident qu'un tel album se doit d'obtenir une écoute attentive et précieuse pour en savourer le nectar au maximum.

La Bible Gothique

la bible gothique

« Les gothiques sont des êtres étranges, surtout pour la fascination qu'ils éprouvent pour la mort. »

Cette réflexion lapidaire est la somme des lieux communs que ce style de vie ne manque jamais d'être accusé à tord et à travers.

De l'autre côté du Styx, il est vrai que ce spleen mortuaire à de quoi surprendre Satan lui même quand à la teneur morbide des effets vestimentaires de cette troupe de mélancolique. Mais bon, il faut aussi que jeunesse se passe, selon l'adage provincial.

Oui mais depuis les années 80's, cela ne cesse, faudrait voir à faire quelque chose nan ?

Voici donc le panégyrique biblique du mouvement gothique par son esthétique, philosophie, musicalité et spiritualité. Le bouquin est épais et il y a de la matière.

Si ce livre permet de réduire les poncifs éculés et de comprendre les tenants et aboutissants du mouvement gothique, il ne permet pas en outre, de garantir un espace suffisamment consciencieux pour que l'on se fasse son point de vue, car l'auteur a omis d'autodafé dans son enquête ses analyses, et surtout ses réflexions vers un peu plus d'objectivité.

Son auteur, Nancy Kilpatrick est une écrivaine de fantastique. Son travail est orienté vers l'horreur, la dark fantasy, le vampirisme et toute ces choses que les gothiques affectionnent tout particulièrement. Sous le pseudo d'Amarantha Knight, elle a écrit des romans érotiques, la coquine.

Elle a publié quatorze romans, cinq recueils de nouvelles, plus de cent vingt-cinq nouvelles, sans oublier quatre scénarios de bandes dessinées et huit anthologies de nouvelles fantastiques.

Elle est née et a grandi à Philadelphie, avant d'émigrer au Canada en 1970, parce qu'il y fait plus froid. Le matin elle tousse quand il neige, et elle ne sait pas trop pourquoi en fait, peut être que c'est à cause des poils de son chat noir bella. En tout cas elle tousse beaucoup, vu qu'elle habite le Canada. Elle aime briser la croûte des crèmes brûlées avec la pointe de la petite cuillère comme Amélie Poulain. Puis il y a plein d'autres choses aussi, mais comme d'habitude vous en avez rien foutre. Lisez-là alors !

APOSTROPHE > ST

APOSTROPHE > ST

Berlin a le goût du vice et une déplorable odeur de saucisse fumet. Alors pourquoi devrais-je faire confiance à ce trio de berlinois qui signe son premier ep, sous le sobriquet d'une émission littéraire surannée de l'instit Pivot, juste pour pénétrer le marché intérieur brut de la zique hexagonale, avec la prétention de détrousser de délicieuses franzouzes in fine après concert ? Non mais je vous pose la question ?

Surtout que je ne m'attendais pas du tout à ce que le groupe produise un mélange bariolé de HxC punk rock sous perfusion.

Huit titres qui dégueulent un son brut et rugueux au possible, ça part dans tous les sens, c'est foutraque, jamais aux aguets, pas du tout lunaire, pas de poésie, juste un morceau de béton que tu prends pleine face. Apparemment du mur de l'est, il reste encore des bouts, et Apostrophe joue avec sans concession. Je pense que la première erreur en les écoutant est d'essayer de faire un parallèle avec un groupe, ou un style, parce qu'il n'y en a pas.

ULTRA PANDA > ST

ULTRA PANDA > EP 12"

Le panda est un animal en voie d'extinction, dont la physionomie n'est pas s'en rappeler Abbath, le guitariste d'Immortal. En tout cas cet animal n'a rien à voir avec ce groupe, car ces garnements ne sont pas en voix d'extinction, eux. Il faut que tu te rends compte d'emblée que c'est le genre de gars qui te pose une pêche et qui discute après avec un air goguenard. Ouaie ces gars sont fadas, ils mélangent les styles comme les jneus mélangent l’alcool pour se cuiter plus vite. Il y a de l'inconscience à s'agiter de la sorte, c'est vrai, mais on n'a qu'une vie aussi, et les Who l'ont chantée dans les années soixante, « J'espère mourir avant d'être vieux » dans leur titre My Generation.

Ultra Panda possède le groove qui martyrise avec un savant mélange de folie ce que Gang Of Four faisait quand la croute terrestre n'avait pas encore basculé dans la démence climatique du trou de la couche d'ozone. Depuis, un groupe comme les Liars ont remis au goût du jour la noblesse de cette aliénation musicale, mais, ça c'est taris très vite quand même.

On accueille l'arrogance de ce groupe avec la sagesse du proctologue qui voit arriver miss univers pour une auscultation profonde. Si Ultra Panda pratique un kung-fu sonique il est incapable de se concentrer plus de trois secondes, car toujours en mouvement, jamais dans le sens de la marche, faut croire qu'à la fin ils finissent sur les rotules en concert. Je crois que Greil Marcus a appelé cela du postpunk, enfin un truc dans l'genre pour dire que c'est génial au final.

SCOTT PILGRIM

affiche

Je n'ai jamais eu d'ordinateur dans ma jeunesse. Je ne suis donc pas ce que l'on appelle un geek, avec son cerveau branché sur un mode de vie virtuel, ultra codifié par une culture de jeu vidéo. Ce film aurait dû m’apparaître fun mais anecdotique pour le peu de connaissance en la matière.

SCOTT PILGRIM

Pourtant le réalisateur de "Shaun of the death" et de "Hot Fuz" a décidé de créer un film indé culte en blockbuster générationnel.

Alors si Scott Pilgrim abuse de l'esthétisme des jeux d'arcades, dont il semble cibler une catégorie de personnes, il brille de maestria à jumeler à des scènes de combats spectaculaires, qui mélangent jeux vidéo manga avec des effets spéciaux qui sont un hommage à la pop-culture et aux geek. Même si au bout du compte, le concept visuel atteint ses limites à force de réitérations. Ce qui risque de brusquer bon nombre de personnes au point de se détacher de cette bobine par lassitude.

Je retiens plus pour ma part la facette foutraque de cette comédie inventive, d'où surnage une passion pour l'esthétisme de la bande dessiné. Car ce film est une libre adaptation de la BD Scott Pilgrim. En cela Edgar Wright, le réalisateur, a trouvé la ponctuation adéquate pour transposer audacieusement les effets graphiques de la BD 
à l'écran, avec une réalisation téméraire, comme avec les nombreuses apparitions des onomatopées. On se prend idéalement de passion pour le loser drôle et attachant Scott Pilgrim, dont le film glisse d'une manière funny vers une chronique générationnelle de romance marios bros & mortal combat VS comic strip & rock indé.

SCOTT PILGRIM à la basse

Le casting est très réussit, et même les seconds rôles ont leur mot à dire comme dans un Tarantino.

Bien entendu Michael Cera est excellent, même si on le voit toujours cantonné dans le même registre. Quand à Mary Easton elle irradie le film, mais j'ai un faible pour cette actrice magnifique.

C'est en cela que ma scène préférée reste leur rencontre, du moins la paralysie amoureuse que Scott ressent dès qu'il voit Ramona. Ce coup de foudre instantanée qui se remue en vous toute une journée entière à planer au dessus d'un océan de béatitude.

SCOTT PILGRIM & RAMONA

L'humour jouissif est omniprésent avec des répliques déjà cultes. Par contre la bande originale pop-rock est un degré en dessous malheureusement, pourtant onctueusement amplifié par des effets graphiques somptueux.

Ce film est au final original du début à la fin et peut s'enorgueillir comme un ovni astucieux avec tous les bons ingrédients du teen movie, de la geek et de la pop culture.

Synopsis : Scott Pilgrim n’a jamais eu de problème à trouver une petite amie, mais s’en débarrasser s’avère plus compliqué. Entre celle qui lui a brisé le cœur – et qui est de retour en ville – et l’adolescente qui lui sert de distraction au moment où Ramona entre dans sa vie - en rollers - l’amour n’a jamais été chose facile. Il va cependant vite réaliser que le nouvel objet de son affection traîne les plus singulières casseroles jamais rencontrées : une infâme ligue d’ex qui contrôlent sa vie amoureuse et sont prêts à tout pour éliminer son nouveau prétendant. À mesure que Scott se rapproche de Ramona, il est confronté à une palette grandissante d’individus patibulaires qui peuplent le passé de sa dulcinée : du mesquin skateur à la rock star végétarienne en passant par une affreuse paire de jumeaux. Et s’il espère séduire l’amour de sa vie, il doit triompher de chacun d’eux avant que la partie soit bel et bien « over ».

DEAD POP CLUB COOPER > Split EP

DEAD POP CLUB COOPER > Split EP

Rien n'est plus simple que la joie d'écouter du power rock hyper cool, surtout quand c'est DPC et Cooper qui jouent sur un EP jubilatoire.

Ohhhhhh j'ai bien dit J U B I L A T O I R E.

Écarte le trou de tes oreilles car je vais pas te la raconter pendant dix plombes, et on ne va tergiverser en se mesurant la bite pour savoir qui a la plus grosse. Cet EP contient 5 titres, 2 de Cooper et 3 de Dead Pop Club. Ouaie tu as remarqué et c'est très bien que Cooper c'est les plus fainéants. Mais sache que Dead Pop Club quand ils veulent se donner la peine sont aussi de gros paresseux.

Enfin il y a 5 titres dont 2 cover et 2 inédits et il n'y a pas un seul déchet. Tu prends ton pied direct, et c'est limite si tu rigoles pas comme un niais devant les automobilistes hagards et jaloux de ta mine de nigaud quand tu écoutes cre skeud dans ta cacugne. Une cacugne c'est une voiture, hein !



Mais attention c'est aussi un 7" vynil avec un code pour les MP3. La pochette est de Crust Caviar (alias Mickson et Wize). Bref c'est un objet de culte à chérir dans les chaudes soirées d'été qui dénudent la fille avec l'insolence de ses formes accrocheuses. Tiens en parlant d'accroche, vous ai-je parler des mélodies de ces gars ? Nan, ben putain pfiouuuuuuuuuuuuu sont fortiches ces couillons à manier le sabre sonique, et pis le chant c'est carrément mortel. Très très bon ce split, il y avait une tournée en novembre mais rien chez oim, tant pis j'ai quand même ce skeud et l'envie de bouffer 2012 jusqu'au sang.

Tourist trap

Tourist trap

Cette agréable vieillerie a été rendu visible par le sempiternel mag de cinéma bis Mad Movies et me fût prêter généreusement par mon boulanger. Hé oui !


Ce film n’est certes pas un chef d’œuvre mais il se regarde,  justement pour la curiosité qui pour l’époque bénéficia en France d’un refus d’exploitation. Est ce que le film est effrayant ? Il se pourrait bien que oui, surtout pour les personnes qui ont le trouillomètre dans les testicules où les ovaires, (c’est selon), et ce, dès l’apparition de phénomènes troublants dont on ne sait au début du film si ils sont dû à quelques esprit joueurs où si c’est le fruit imaginatif des protagonistes.

Le film est sorti en 1974, il bénéficie d’une couleur assez particulière dont le traitement d’époque est aussi à mettre au niveau du look seventies et de l’esprit des personnages. Les acteurs sont au petit oignon, entre un méchant subtilement schizo et des victimes minorées comme il se doit.

Le scénario est original pour l’époque, il est très proche des œuvres de Stephen King, et de sa façon de propager la terreur en ciblant très nettement les traits de folie. Le film s’avère un peu longuet, mou du gland en somme, surtout comparé à ce qu’il se réalise de nos jours. Par contre, au niveau du suspens même si parfois le jeu des actrices/acteurs s’avèrent too much, il tient tout de même la route, car bien entendu la schizophrénie du méchant déteint sur sa dernière victime, et la dernière image du film est carrément  diabolique.

Cette Bobine par contre est très intéressante car il s’agit d’un des premiers véritable slasher, dont il n’est pas rare d’avoir déjà perçu certaine séquence, ou plan dans d’autres films jugés par l’ensemble des amateurs comme étant culte. Le film reste dans le domaine du subjectif, et le non dît du psychopathe sera la résolution de l’énigme entraînant la victime dans le même désordre psychologique.

Un slacher dont les séquelles sont plus du domaine de la psychiatrie que baignant dans le gore, c'est la version Madame Tuceau d'un slacher qui cire les pompes du soap des 70's. On pense au personnage de « Psychose », indéniablement, et même à cette folie du redneck vivant seul, intériorisant son passé en l’idéalisant au point d’en perdre la raison. Le film joue sur les angoisses, appréhensions en usant de cette tension pour basculer dans l’horreur.