WALLABIRZINE

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lundi, janvier 21 2019

ACE FREHLEY - Spaceman


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Le Spaceman réitère depuis 1978 une formule rock qu’il avait façonnée depuis ses débuts avec Kiss. Si l’originalité n’est pas de mise, la qualité et la vigueur d’Ace imposent l’intégrité de son statut d’étoile rock’n’roll.

Ça sent la poussière des seventies, c’est ringard, ce qui ne signifie nullement que ce soit mauvais. Il s’avère évident qu’en 2018 la musique du Spaceman est spatio-temporelle et spécifique à une époque.

Il joue sur la nostalgie à fond, Il déride avec les vieux briscards dans l’ombre tutélaire de ses heures de gloire, sur le fondement de sa signature, sur son ego de star déchu, sur le real rock’n’roll. Il joue à fond, ne triche pas, et c’est ce qui continue à faire vivre le mythe. Il y a un son de guitare Ace Frehley, un sens du riff, de la mélodie hard rock, des solos, un chant. Il n’y a qu’un Spaceman, et il n’y en aura qu’un sur Terre.

Il est impossible de parler d’Ace sans évoquer Kiss, surtout que le démon de Gene Simmons a collaboré sur ce disque avec deux titres, et que l’annonce d’une tournée finale de kiss serait propice à une dernière réunion hommage des membres historiques…Bref, les planètes pourraient s’aligner pour l’apothéose finale.

Cet album dignement intitulé « Spaceman » n’est pas le chant du cygne intergalactique d’un rock’n’roller, puisque les solos étoilés crépitent dans la stratosphérique galaxie du Spaceman, que les riffs moulinent la réminiscence d’une discographie rock saturée d’électricité new-yorkaise. Il y a même pour les plus érudits une cover d’Eddie Money de 1986, « I Wanna Go Back » qui est classique à la comète Frehley, tout comme une production oldschool datant de 1978 et de son premier album solo.

L'opus peut se concevoir comme une commémoration, il pérennise l’acte de foi d’un rock suranné, mais diablement vivace pour tous ceux qui ont le Spaceman comme bonne étoile.


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samedi, janvier 19 2019

Encycløpédie Müsicåle, S...comme...

...Satyricon : Idem à Mayhem mais avec la connerie dark en plus.


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jeudi, janvier 17 2019

SINSAENUM – Repulsion Of Humanity


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Comme un papillon de nuit se rapproche d'une bougie pour sa lumière, et s'embrasse aussitôt qu'il touche la flamme, Sinsaenum possède ce pouvoir lumineux de l'obscurité et de l'embrasement.

Richesse mélodique pour fureur démoniaque, déliquescence harmonique pour sensualité outrageusement bestiale et lunaire, cet opus mérite un rite noir.

La formation all-stars conduite par le bassiste de Dragonforce Frédéric Leclercq, bénéficie de l'apport de Stéphane Buriez de Loudblast, du batteur Joey Jordison (ex-Slipknot), du bassiste Heimoth (Seth) et des chanteurs Sean Zatorsky (Dååth) et en moindre mesure de celui d’Attila Csihar (Mayhem).

Ce projet complémentaire et déflagrateur pour la violence sonique qu'il appliqua dès son premier album datant de 2016 « Echoes Of The Tortured », apportait les racines d’un death metal pugnace et authentique. Ce second opus au sobriquet typique du death metal «  Repulsion For Humanity » est subtilement racé de froideur, sans fioriture pour asseoir sa puissante malice, délivrant ce jus de pue à base de fièvre rythmique, de riffs colossaux, de lyrics suintant la haine irascible, sur une bestialité de chant, une fois encore.

La production grassement organique de Floride et froidement Nordique, téléporte le son dans cette magie de putréfaction qui réveille les morts. Le visuel est réalisé par Travis Smith (Opeth, Suffocation, King Diamond, Sadus, Overkill, Ice Earth, Katatonia, Bloodbath, etc...)

Sinsaenum introduit à ses compositions inspirées une liberté de ton, avec un apport mélodique savamment soupesé, mais aussi à travers l'émergence de bribes de styles comme du thrash, une pointe de sludge, un poil de doom, pour que son album ne devienne jamais rébarbatif. Tant par des atmosphères ouatées, il dépose à chaque fois un glissement mélodique progressiste, une lumière, une couleur, une variété de contraste, tout en gardant son propos cohérent, son respect pour le death metal totalement légitime.

Le groupe a incorporé dans sa magie noire autant de puissance que de délicatesse et élabore une alchimie somptueuse d'oppression, et de violence sonique.


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mardi, janvier 15 2019

SPEED JESUS – The Giant Hack


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Le programme des réjouissances de ce début d'année est simple,

Pas la peine de commencer d'hypothétiques résolutions, je vous propose une bastonnade en règle pour détoxifier les cages à miel. Attention c'est de la violence musicale, c'est à dire qu'un tournevis cruciforme vient en profondeur récurer l'amas crasseux ingurgité nonchalamment depuis la naissance.

Le nom du groupe, Speed Jesus, appose de se gratter le bouc, mais ne me faites pas chier avec un hippie clouté sur une croix, je le préfère à l'envers et les clous sur une veste patchée, question de style.

Le groupe vient du coin des Burning et leur blast HxC est un pur décarottage sonique. Oui c'est impératif pour un maléfique premier album.

Ce Trio est composé d'ex-Gravity Slaves et de membres de Monde Merde pour un concentré de speed hardcore thrash, hyper bourrin, testostéroné à la rugosité 90's Evil HxC metallique, et chaotique.

Ne cherche pas la finesse, enfin si quand même, par exemple Government issue est-il un clin d’œil aux punkers de Washington DC ? Jerk as Fuck au Dead K ? « Hang'em All'' à Metallica ?

C'est frontalement 23 mn où tout est malsain, intrusif, et poutrement convaincant, Speed Jesus assoit sa suprématie en hurlant la fureur abrasive d'Unsane VS Kickback aka AWOL (A Way Of Life).

Pour hurler de la sorte c'est au moins une pointe de 150 dans chaque phalange ça, et je m'y connais en charpente. Donc viens checker cette coproduction Metro Beach / PP&M / Opposite / Black Out Prod. retrouverez une ITW de Gwardeath avec Speed Jesus sur le podcast Metro Beach.

Pour les fans de galette vinylique c'est ici.

Tiens-toi près avec une palette d'efferalgan 1000mg effervescent parce que ce disque va te vriller la tête...Hou, hou !


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dimanche, janvier 13 2019

ALAIN FEYDRI - Azerty Blues


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Mr Feydri est ce que l'on appelle un passionné. Non mais vraiment quoi !

Du jour où le rock lui est tombé dans les feuilles, il n'a eu de cesse de ne pas parler de l'arbre qui cache la forêt, pour justement, raconter cette forêt sous les moindres sous-bois. Si tu veux causer rock le gars en connaît la boiserie, l'essence. Or depuis qu'il écrit sur le sujet dans des magazines et fanzines Nineteen, Abus Dangereux, Wake Up, Whoa, Dig It, Australian Rock, Staccato, ainsi qu'avec les biographies des Kinks, Cramps, Flamin Groovies , des nouvelles sur les Dogs, Motörhead, et il y a un bail de cela que sa collec d'articles pullulait, alors en toute humilité (voir le sous titre), Mr Feydri décortique, dépiaute l'écorce et nous offre la sève de chaque branche de cette forêt musicale.


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Ce gratte papelard Périgourdin s'intéresse à la marge du rock, récoltant la moisson du blues au cœur de son éducation afin d'élargir jour après jour le spectre évolutif des genres soniques, jusqu'à tanner son cuir dans les bastions dur d'une musique primitive.

Feydri est un griot, un passeur d'âmes. Il sait que chaque disque a une histoire, une intensité qui lui est propre et légitime, réussir à en narrer la pertinence n'est pas donné à tout le monde. Il faut bien entendu de la passion, mais aussi un putain de feeling, et ça le möjo tu l'as où tu ne l'as pas. Lui, il l'a.

Ce pavé de 600 pages est publié chez Camion Blanc et illustré par Jack-O Leroy, ayant sévi en autre chez les Nîmois de Drive Blind, ou avec le new-yorkais Kevin K, et qui avait réalisé aussi les précédents livres d'Alain.

Après avoir lu cette anthologie des articles publiés dans La Presse En Marge (LPEM) depuis 35, et rien qu'à partir de ce moment là, oui, enfin tu pourras saisir la sensation érudite qui parcours l'échine du quidam quand il a fasse à lui un groupe qui envoie du bois.

Si vous souhaitez en connaître davantage sur ce livre et sur le bonhomme, il y a cette ITW via l'épisode #2 du podcast The Proximity Effect dirigé par Nasty Samy et orienté sur des interviews d'activistes qu'il respecte.




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vendredi, janvier 11 2019

CAFZIC N°75


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Yan est un landais stakhanoviste. Il gère une émission de radio « Electric Trouble », des concerts sur Mont-De-Marssan avec l'asso Electric Troubles Productions, notamment au Royal Electric, au Café Music, et un fanzine le Cafzic. Il œuvre toujours à parfaire une discipline philanthropique qui depuis 75 numéros file le tournis, des bouffées de chaleur et un trou à la banque. A chaque fois je suis ses empreintes avec des chroniques teintées de fougue, de clin d’œil érudit, d'altruisme, une honnêteté bienveillante, un regard pointilleux, et à chaque fois je vais sur les sites des groupes, achète leur disque.



Yan est un passeur passionné, un connaisseur généreux, un bienfaiteur de la culture underground. Quand tu as un gars de cette trempe dans ton coin, tu peux être certain qu'il va te faire remuer le bordel comme une toupie. C'est un défricheur et à cet effet le fanzine c'est un paquet d'itw, de chronique de disques en tout genre, donc beaucoup de découvertes, et souvent excellentes. Il en parle avec un amusement érudit, avec une sincérité émotionnelle, gage d'honnêteté. Des dessins croqués pour ce « Spécial Rock et couture » apportent dérision punk pour humour pounk, le bestiaire est fringant et fait planer comme un avion sans ailes, pour battre à plate couture tous les Charlélie au poil long et à la barbe fine.

Retrouver toutes les interview via la page FB du Cafzic, ainsi que la bande son de ce numéro 75, vous pouvez aussi consulter ce numéro, c'est toujours très cool à lire et intéressant.


yan


mercredi, janvier 9 2019

CAT POWER – Wanderer


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Charlyn Marie Marshall est une compositrice/musicienne américaine autodidacte de folk indie.

Six années après son album électronique « Sun » de 2012 pendant lesquelles elle a fui l’arène existentielle dont elle fut cette écorchée vive sur les piques addictives de la dépression, jusqu'à être mise à mort par Matador, son label depuis le début de sa carrière, elle revient avec l'opus « Wanderer ».

Consumée d'être chat noir, elle retrouve vie avec son nouveau label Domino qui lui offre l'opportunité de jouer ses ballades à la fragilité mélancolique.

Dès l'introduction a cappella du titre "Wanderer", le chat dans la gorge de Chan Marshall aka Cat Power  retrouve l'âme de son jardin secret, porteur d'une vérité spirituelle. S'ensuit une folk tendre et évasive au spleen tenace, alternant guitare et piano minimaliste vers ce sentiment spirituel de sensualité.

Cat Power donne à son pacte diabolique la fiévreuse beauté câline.

La belle chante, et tout résonne à l'intérieur. L'émotion mise à nue se débarrasse de ses démons. C'est épuré, puissant et doux à la fois.

Elle déchire le ruban de ses blessures incisives, l'on se détache doucement avec elle de tout entrave, de toutes peurs, seules les cicatrices sont encore visibles, comme un écho invraisemblable.

C’est une œuvre que l'on pressent chargée de sens avec d'étranges harmonies vocales se jumelant à un registre sombre, car Cat Power connaît la noirceur de l'addiction.

Si l'homme en noir a payé Cash ses démons, Cat Power a peut-être sept vie de rédemption, et aussi parce que la féline est une femme assagie depuis qu'elle est mère.

Elle dégaine sa rengaine tristounette pour y dévoiler la clarté de la rédemption. C'est triste, fort, sombre et le timbre de sa voix à la robe soyeuse est toujours aussi grave.


On trouve énOrmément de personnes sur le net qui reprennent dans leur chambre des chansons pop afin de les transfigurer d'une version dépouillée. La cover de « Stay » de Rihanna est Cat Powerisée par une patte de velours en une chatterie musicale. Tout aussi charmeuse en duo avec Lana del Rey sur le titre « Woman », sa tendresse possède la caresse introspective où filtrent une poésie intimiste et des impressions émotionnelles. L'unique titre le plus bankable est « Horizon » avec de l'auto-Tune dégueulasse, absolument à proscrire de cet album.


Le crépuscule a déjà consommé l'outrageuse nuitée que l'aube dévoile l'espérance d'une lumière nouvelle. Cat Power est retombée sur ses pattes. Alors chavourez !


black pussycat


lundi, janvier 7 2019

PARCE QUE CA NOUS PLAIT – 20 Nouvelles Électriques Autour d'OTH


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Ce livre est un hommage littéraire, une fabuleuse radiographie fictive qui tient compte de l’environnement social, de l’urgence primitive du punk, et surtout, last but not least, du legs qu’OTH a électrisé dans le langage commun propre à tous les Arapahos du macadam, les iroquois des années cannibales.

Une relecture des albums des mythiques Montpelliérains est disponible depuis que la maison Kicking Records en a réédité (sacralisé) les objets (les totems).

J’en profite aussi pour à nouveau communiquer sur une accointance vinylique avec la maison Nineteen Something, avec le choix de réactualiser la discographie de groupe devenu depuis inaccessible, tel que les Rats, Les Soucoupes Violentes, Les Thugs, City Kids, Scuba Driveers, Garlic Frog Diet, Sixpack, etc....Ce label est géré par Eric Sourice des Thugs et Franck ‘’Violence’’ Frejnick du fanzine Slow Death, du mag Punk Rawk, lequel a réalisé la pochette de ce livre.

Pour les jeunes du 21ième siècle n’ayant connu la période alternative, OTH est une abréviation de plus, alors que pour les personnes du siècle dernier, il en sera tout autrement.   Ce livre s’inscrit dans une démarche à laquelle on peut se demander si c’est pour ressusciter, ranimer, rajeunir, bouleverser, rétablir ? Ou plus subtilement peut-être, faire muer la jeunesse 2.0 en rapetou et guérir les plaies ouvertes des vieux jeunes.

Dans les 80 ‘s, le peuple de la rue était punk alternatif, ce n’était pas une vague musicale pour acheter du tissu, ni quelque chose de vague comme genre à une vie d’errance. Dès qu’OTH était inscrit au marqueur sur les sacs U.S kaki du collège au lycée vous saviez à quel punk vous aviez affaire.

Le groupe originaire du sud est cette communarde distillant la clameur des problèmes sociaux caractéristiques des villes du pourtour méditerranéen. Même avec un bleu azuréen, la banlieue grise émiettait dans la vérole de l’ennuie cette façon de s’extirper dans le maquis explosif d’OTH, et chaque inadapté y voyait le conglomérat d'un cri de révolte partout où il se trouvait.

J’ai trouvé pertinent de demander à un camarade de lutte alternative la place qu’occupe OTH ? Sachant qu’à trois heures de la capitale du Languedoc-Roussillon de l’humoriste  et accessoirement député trépassé George Frêche, tarnais de naissance, on est à Castres, ville où le bastion de punk a eu son rôle de dynamo pendant le brasier sonore des 80's/90's. C’est Xavier qui en parle avec les réminiscences d’une Légitime Défonce.



Les bouquins biographiques sur le rock foisonnent, ceux avec un langage similaire au punk sont rares. On retrouve cette créativité fulgurante opiacée par l’ivresse de son insurrection dans ce livre. Il n'est pas un truc recyclé/lessivé de toute substance marginale. Que ce soit en mode anticipation, passé rétroactif, les textes expurgent des expressions soniques et nucléaires qui ne tombent jamais en électricité statique.

C’est édité par le manager des Sheriff sur Kicking Book, il y a Metro Beach de Gwardeath pour la promo qui laisse son poinçon littéraire sur une nouvelle, et que vous pouvez retrouver toutes les aventures sur son podcast, chaudement recommandable.  

Avec ce livre on revoit danser les squelettes mordorés d’un monde hors-la-loi, en se demandant mais où est le danger aujourd’hui dans la musique ? Parce que la détonation sonique de cette époque phare avait ce goût de sang à force de serrer la mâchoire, et fonctionnait comme une lumière dans la nuit.

On y parle le margoulin dans une surimpression émotive sur l’art primitif des Montpelliérains, en insufflant une éjaculation d’adrénaline dans ces périphériques péripéties. C’est nerveux, frontal et sanguin, normal ça vient du midi.

En loucedé chaque rédacteur imprime sa griffe littéraire, son mordant capiteux, qu’ils viennent de la presse musicale, du polar, du booking, fanzinat, etc…Tous ont dans les veines l’hémoglobine qui torpille pour l’intraveineuse du punk d’OTH, et on ne voit, ne sent que cela, partout, tout le temps. Dans chaque fréquence électrique, dans chaque souvenir tendu, et tu auras beau émettre un doute quant à la réelle signification de cet hommage. S’adonner au rite de passage préhistorique d’une écriture mordue par le venin du rock, dans ces excursions plumitives en désertion factice, il résonne dans chaque nouvelle l’épicentre cendreux d’une époque qui apparaît aujourd’hui sulfureusement libertaire.

Alors pourquoi une série de nouvelles pour un dépôt de gerbe à OTH ?

« Parce que ça nous plaît » en est la plus intense déclaration instantanée, qui colle comme un larsen  aux amplis que le groupe à cramer.




samedi, janvier 5 2019

XMAS PUNK ROCK PARTY


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Il n’y pas que les huîtres qui bénéficient d’une hutte pendant les fêtes de fin d’année.

Depuis la fin de l’automne, sur certains ronds-points de l’hexagone des agitateurs fluorescents abritent des revendications légitimes pour une meilleure redistribution des richesses. Jusqu’à ce que cela soit même devenu violemment  fort embarrassant pour le pouvoir Jupitérien en place. Ces minions tout jaune et de colères noires, sans étiquette politique, nous en croiserons le long de la route, leur capharnaüm résidentiel s’est même étoffé d’éclairages festifs pour la trêve hivernale. Je pense que le Macronisme n’a pas le cul sorti des ronces parce que ce n’est pas près d’être terminé, ils en forment une ribambelle d'apprenti.es dès le plus jeune âge désormais.


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Au fait, le logis d’une huître s’appelle la bourriche. 

Nous arriverons dans la voiture familiale de Junk cacahuète & jus d’orange en constatant que le parking est plein. Cette soirée placée sous l’égide Xmass Punk Rock Party par l’asso Pollux se matérialise dans la maison de quartier de Ranteil, aux portes d’Albi.

Une MJC (Maisons des jeunes et de la culture), mais ouaie Dude, carrément,  comme à l’époque où la diffusion culturelle était de concert avec l’unité et la complicité de la scène, la connexion et la socialisation au genre humain. Depuis, ce genre d’institution possède la même obsolescence programmée qu’une machine à laver.

Pollux a pris le bâton de relais en main, comme celui de pèlerin et à l’intérieur sa team a pris soin d’apporter sa décoration oldschool avec des affiches des prochaines soirées.

La pièce est rectangulaire et le public a répondu présent puisque c’est complet, son mode de pensée est orienté vers la vacation de fin d’année avec l'espérance d’une nouvelle année florissante au triptyque santé, bonheur et un ticket pour l'Xtremefest. Une mezzanine nous permettra d’installer le matériel en toute sécurité pour filmer les concerts. Vince Musclor Gym Tonic est au pilotage, c’est en quelque sorte son baptême de l’air, et rien ne va se passer comme il se doit, bien entendu.

Pour rappel : Dans spectacle vivant il y a un adjectif qui indique une probabilité de circonstances imprévues, aussi raffinées à vivre l’intensité qu’une embrassade gênante.


bisous

LAME SHOT est le premier punk rocker à dégommer les enceintes. L’ensemble du WallaBirZine est fan de leur dernier opus en date, nous étions donc aux aguets afin d’entendre pour notre première fois le rendu live.

Mr Moustache à la guitare rythmique est en kit main libre, puisque le désormais célèbre chanteur de Charly Fiasco est exégète dans Lame Shot, il batifole en papillonnant. Jules le batteur est lui aussi Charly et se gargarise tout le long du set d’une fluidité sans l’ombre d’un fiasco, Charly je le rappelle. Enfin, tout est relatif, il y eut un petit réglage au début avec le pied d’un tom basse qui a joué des siennes. Le bassiste est nouveau, il a dû être repérer via google map Castelginest et auditionné sur le site de rencontre qui privilégie le sucre sonique, car sa rondeur musicale s’enrobe de cassonade punky. Déjà qu’il y en a plein avec les mélodies pop punks de Lame Shot, le résultat n’est pas du tout une overdose de sucre. C’est la magie affable d’un coulis sirupeux dans des rivières de miel. Oubliez le canoë, le Kway, même si c’est glissant et humide.

On est conquis par leur prestation, par la saveur ouatée des parties vocales, la convenance mélodique et du tempo propre à ceux entendus sur disque. Mais c’est qu’ils sont bons ces cons !

Ces trentenaires crachent leurs poumons, et surtout le cœur émotif d'une musique à la vivacité attractive. Malgré une sinusite, un rhube, rien n'arrête Lame Shot d’aiguiser la lame de fond et de fondre leur mousseline punk avec fougue.

Lame Shot est un booster adulescent, une confiserie Screeching Weazelienne. Le set est envoyé pied au plancher, mû par une vitalité redoutable de coller aux besoins pimpants d'un public fringant. Ce qui est encore plus coOol, c’est qu’on retrouvera cette pop punk ultra-vitaminée, remplie par cette teneur mélodique à la sensibilité imparable au mois de Mars, sur Castres, pour une soirée organisée par La Lune Derrière Les Granges.

Pas mal de connaissance croisée aussi à cette soirée, comme Delphine du collectif Hey Bitches, organisatrice de concert furibard et capiteux sur Toulouse, mais aussi photographe pour Punk Rawk...Heyyyyyyy le mag ressuscité revient pour un one shot. C'est vraiment hyper coOol de relire cette publication culte, vous pouvez l'obtenir gratuitement ou soutenir ce retour gagnant via leur site PUNK RAWK.

Je croise un Monsieur de Madame La Marquise et To Lose Punker de formation, backliner pour les coupaings, Ju la batteuse de Ben & Fist, le chanteur occitan des punkers d'Enlòc, Olivier qui n’est pas toujours dans la Lune mais toujours les pieds sur terre...Que du beau monde !


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Avant le prochain groupe je regarde s’affairer les gens de l’organisation de la soirée. Je suis admiratif de toutes ces personnes besogneuses, qui dans l’ombre œuvrent sans cesse, d’autant plus quand il s’agit d’un responsable. J’en ai déjà vu fort souvent, pour ne pas dire fréquemment, qui se repose sur leur laurier et préfère laisser les basses besognes aux sous-fifres. Sachant même que certain ont le culot de s’accaparer tout le mérite et le labeur (les lauriers), c’est consternant à constater. Généralement en gérant de cette manière, cela ne va pas loin, car ils épuisent les autres et leur égocentrisme masturbatoire fera débâcle pour motiver les troupes.

Ceci on ne le constate pas chez Pollux, ni à l’Xtremefest. Tu peux voir David le président de l’Xtremefest en train de faire les balances, décharger le matériel, et de son œil aguerri s’apercevoir et venir aimablement expliquer à un vieux punk pendant le concert de sortir fumer dehors pour respecter les non-fumeurs (en plus de la législation sur les consignes de sécurité incendie). Gim le présidant de Pollux ranger le matériel avec tous les autres, et ceci c’est tout le temps qu’ils sont sur le pont et à la barre. Ils ont la confiance des autres non pas avec des paroles de simulateurs, mais avec des actes concrets. Donc oui je suis admiratif de leur dévouement, de leur engagement et de leur humilité. C’est la force de ce groupe : une cohésion familiale.

Maintenant c’est un travail minutieux sur le long terme, il y a de l’exigence, une remise en question permanente pour un meilleur perfectionnement, avec un recul nécessaire sur chaque événement, une expérience qui aujourd‘hui leur permet d’anticiper, de connaître chaque besoin en fonction de la soirée à organiser, et d’avoir cette loyauté envers eux même et leurs partenaires, leur public, et envers toutes celles et ceux qui feront la démarche philanthropique et culturelle de perpétuer Xtremement la zguenitude Poluxienne.

Tout cela est bien entendu fort d’une éthique punk hardcore, d’un savoir-faire dans les musiques amplifiées, et d’une érudition dans les sous-cultures, contre-culture.


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INTENABLE est sur scène, ces Girondins de Montpellier (2 points) appuient en toute fin sur le starter revival pour la décoction juvénile Nina’s School, avec 2 covers ultra-speedées pour coller à l'actualité, avec la réédition de deux de leur album. L’électricité statique du fond de salle se gorge d’une explosivité à mesure que l’on progresse dans la fosse. L’échange des ‘’gnons’’ et des prototrophes récalcitrants au caractéristique protocolaire du pit (les gars au fond de la salle) forment une ménagerie joviale.  

Ndlr : Un prototrophe est un organisme vivant capable de proliférer dans un milieu de base sans nécessiter la présence de facteurs de croissance particuliers. Il synthétise lui-même les substances nécessaires à sa prolifération dans une attitude de placidité cool, et généralement avec l’aide d’une bière pour en équilibrer la posture en tapotant du pied.

Le punk d’Intenable possède cette amertume émotionnelle ajourée de surtensions électriques et de rythmique dansante. Il y a des breaks au mood vivifiant pour que chaque titre ouvre vers une teneur explosive sous-jacente, et avec son émotivité spleenétique. C’est un mélange de folie britannique et de french flair. Le public pogote sans cesse durant le set et avec sudation, les sourires sont larges de toute part.

Vince indiquera un problème de pile dont la manœuvre a nécessité un temps relatif pour en rectifier le tir, mais qui n’a pas permis d’enregistrer la totalité du concert. (correction c'est sur GxP qu'on a perdu un bout de live )

Le débutant apprend comme le sage, tous les jours. Junk cacahuète est devant pour filmer, photographier avec passion, sa belle-fille s’initie au pogo sous le regard amusé et protecteur de sa mère, habituée à corroder la fosse par sa punktitude libertaire.

Intenable fini son set dans la clameur. Ce qui est encore plus coOol, c’est qu’on retrouvera le groupe en version acoustique et avec le projet solo d'Antho intitulé Mauvaise Pioche ce 11 Janvier 2019 sur Castres, pour une soirée organisée par La Lune Derrière Les Granges.




Les recommandations du chef de ligne effectuées par Till étant proclamées, nous vous souhaitons un bon vol...Plané avec le punk rock de GUERILLA POUBELLE.

Défouloir et guerilla dans le pit, la jeunesse s'éclate les côtes flottantes avec la franche déconne caractéristique d’une bonne soirée. On entendra le crépitement des palpitations juvéniles sur tous les titres. La basse se gorge d'une rondeur que les riffs en saccharose l’onctuosité électrique, le chant rauque brûle des filaments de pensée que les riffs ricochent d’une salve de détonation punk sur une rythmique en feu.

Pendant la chanson féminisme « Nous sommes les fils et les filles des sorcières que vous n'avez pas brûlé » dont le titre est plus long que la chanson a interprété, trois pimparelles (jeune fille en occitan) s'amusent dans la mêlée festive des gaziers à dreadlocks, à cheveux long et rasé…mais pas de près. La démocratisation des filles dans les concerts undergrounds c’est super positif, cela signifie que les mentalités ont évolué, et que se raréfie les lourdauds misogynes. J’ai l’intime conviction que sans une réelle prise de conscience du féminisme aucuns changements probables ne verront le jour (écologique, économique), tant tout est lié dans cet équilibre, dans cette égalité d’interprétation conjointe.

En vérifiant vers la mezzanine je constate qu’il n’y a plus rien sur le trépied. Quand j’arrive Vince sue autant que si il était en train de soulever de la fonte, et accuse à la pesée une surpression de 2.9 bar. Entendons-nous bien, ici le bar (symbole bar) est une unité de mesure de la pression équivalente à 100 000 pascal. Vince est sXe, il boit du jus de carotte biologique écoresponsable, hein ? Ouaie si tu veux c’est un hipster de la campagne de Saix, et ce soir-là c’est son baptême du feu. La batterie de l’appareil est vide et il ne trouve pas l’autre, qui était dans le pantalon de Junk, cqfd. Action corrective immédiate : Nous mettons en place un protocole dès l’installation du matériel, afin de vérifier que tous les éléments en échange soit ranger dans un sac dévolu, et à proximité de l’appareil.

Le final de GxP c’est avec des gars de Lame Shot pendant le titre Prévert, Kosma, Paris où Till uniquement au chant éventrera le pit avec l'aura de Moïse afin de s’ingérer au public. Après le set, le sol lissé par la bière renversée scintille avec la même lumière qu'un lac de montagne, et la chaleur d’un hammam Marocain. Le batteur en sueur s’offre en slip au selfie du public. On fait une interview succincte avec Till.



Nous procéderons aux interviews en fin de party ce qui s’avère être une mauvaise décision, car les groupes sont rincés. Il faut rameuter sans cesse étant donné que les gars sont disséminés aux quatre coins et bavardent, d’autres s’affairent derrière le merch, où commencent à ranger leur matos, Till a mangé précipitamment pour réaliser cet entretien.

Nous les remercions pour leur entière disposition et leur amabilité, nous agirons différemment c’est certain, même si nous avions proposé de remettre ultérieurement ces ITW. D’habitude nous procédons avant les concerts mais cette fois-ci pour des déconvenues de logistiques il ne nous était pas possible d’arriver plus tôt, ni d'en réaliser entre les sets des groupes. S’il faut savoir jongler avec les impondérables de la vie et les aléas du direct, ce n'est pas évident pour que tout s’emboîte.

Notre démarche est bienveillante. On fait par passion pour des passionnés, et ceci doit s’accomplir dans un confort, favorable à un entretien. Nous sommes de fervents enthousiastes avec des moyens limités. On veut bien vous ‘’divertir’’ par une traversée épique sonore et visuelle, mais surtout, on veut vous apporter la lumière de l’underground comme un fanzine oldschool, propagateur de trip, jointeur de genres/styles sous-culturel, shaker contre-culturel, avec des témoignages, des éclairages, fruit d’une expérience authentique, libérant des connaissances et un approfondissement culturel, et si possible que ce soit positif.

Nous espérons cher public que tu as dorénavant conscience de l’engagement que chacun met pour que tu puisses t’éclater dans ce genre de party avec pollux asso, et d’en relire, d’en visionner après coup la saveur en bouche avec le WBZ.

Retrouvez tous les lives, de cette soirée via la page vidéo du WallaBirZine, puis les photos via FB du WBZ.

Remerciements généreux à Pollux Asso, Lame Shot, Intenable, Guerilla Poubelle, au public.


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jeudi, janvier 3 2019

Encycløpédie Müsicåle, M...comme...

...Mayhem : Thuriféraire malin du black métOl.


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