WALLABIRZINE

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dimanche, mars 24 2019

Encycløpédie Müsicåle, R...comme...

(Ridicule) Red Hot Chili Peppers : Bruit de fond du funk rock et du port de la chaussette sale avec le cul à l'air.


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jeudi, mars 21 2019

WALLABIRZINE N°36

Le quotidien est un ressac...


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...Dans lequel on cherche tous une lumière vive pour éclairer l'inconnu !


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Alors que tout est temporaire.


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L'eau est un élément essentiel à la vie. Cela se voit à l'importance de ce liquide dans la composition du corps humain, puisqu'il est constitué d'environ 65 % d'eau, ce qui correspond à environ 45 litres d'eau pour une personne de 70 kilogrammes.

Et alors ? Pendant que tu te laisses couler dans la procrastination, le WBZ oeuvre au courant alternatif pour te secouer ton liquide intérieur.


Lis le WALLABIRZINE_N_36_C.pdf


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dimanche, mars 17 2019

KINK DUDE – Music To Make War To


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" Hey Dude, don't make it bad, Take a sad song and make it better, Remember to let her into your heart, Then you can start to make it better. Hey Dude, don't be afraid, You were made to go out and get her, The minute you let her under your skin, Then you begin to make it better, And anytime you feel the pain, hey Jude, Don't carry the world upon your shoulders..."


King Dude aka Thomas Jefferson Cowgill. a débuté à Seattle entre le Black Metal (Book Of Black Earth) et le Hardcore (Teen Cthulhu), puis a déposé les armes pour fonder son projet Néo Folk en 2006. On pourrait dire que King Dude est descendu du manège ascensionnel Helter Skelter, il a fui pour finir par se tailler une solide réputation de songwriter dans les veines boisées du folk rock ténébreux. Il signe un premier album Love en 2011 chez Van Records suivi de près par Burning Daylight en 2012.

Dans les denses forêts noires de l'Etheral Wave, Blues occulte et röck gothique, le Dude terrasse dans la noirceur. C'est licencieux, alangui par de subtile perversion goutteuse. Il continue avec des splits et des albums Songs Of Flesh & Blood - In The Key Of Light 2015, " Sex " 2016, avec le passé et l'avenir qui se frottent leur épaisse amertume dans des mélodies qui retentissement en nous et éclairent soudainement notre obscurité. Ainsi se libère des désirs tyranniques, faits de colère et de regret insatiable. Le king nourrit sa plainte, aiguise sa faux et consume son bûcher, il est son propre bourreau vengeur.

Ce nouvel opus, un vaste obscur objet du désir, est une nouvelle façon de faire ressusciter dans le fiel de la blessure existentielle la douceur ténébreuse du lichen mélancolique. Le chant est mâle et sombre dans le spleen. La musique vient sourdre l'obscurité jusqu'à lui donner l'apparat d'une beauté gracile. La profondeur de champ est aussi vertigineuse qu'un ciel étoilé. On ferme les paupières et laisse rentrer le désordre harmonieux du spleen.

« Music To Make War To » est un opus beaucoup plus venimeux, il temporise la danse macabre du dark rock, et parfois même la lascivité euphorique qui nous prend quand on plonge dans le crépitement des enfers.


Il ne faut jamais rien garder en momies, mais parfois on succombe vers cette certitude amoureuse qui respirait l’éternité...


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jeudi, mars 14 2019

Encycløpédie Müsicåle, L...comme...

...Léo Ferré : Chanteur de la lumière anarchiste à la poésie inextricable et fortement ampoulée.




dimanche, mars 10 2019

Bubblegum Dreaming


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Être vrai, c'est souvent être incompris.

Au milieu du tissu industriel de la compétition égocentrique, la vérité n'arrive pas à se faire reconnaître, à se frayer un chemin dans la broussaille éblouissante des marchands d'illusions du monde mercantile...Liant d'un même district où tout se façonne, se mélange et se juxtapose, de l’underground à la pop culture jusqu'à en avoir une overdose.

Pourtant aussi paradoxal que cela soit, la pop culture nous accompagne et nous nourrit pour nous frayer un chemin dans la nuit de l'existence.

On se nourrit de culture comme un nutriment essentiel à notre stabilité existentielle. On s'y hasarde par des plats riches et condensés que tout diffère, tant les formes, saveurs, couleurs, olfactions, sens. On rechigne parfois par vision idéaliste à notre prétention au goût subjectif, alors que celui-ci tient à notre entêtement pour une légitimité nostalgique, et à l'incompréhension de ne trouver quiconque pour partager cette intuition, afin d'y transfigurer le même ébranlement émotif. Cette destinée mélomane est une obsession/possession. On y prend goût, on ingurgite jusqu'à l'excès, on a l'appétit pour perfectionner son palais, le temps à saveur de maturité pourtant la digestion est lente, on le sait. Mais rien n'y fait véritablement, on revient toujours au premier coup de sang/cœur, vers cet électrochoc subtil. C'est une histoire secrète de sensibilité affectivité inexplicable, parfois même inavouable.


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Ainsi il en est de plus importants que d'autres, qui servent de phare, et nous permettent d’adhérer plus profondément à la vie, de s'éloigner de l'instabilité, de trouver l'équilibre à travers une énergie positive, pour ressentir la vibration qui fait battre le pouls dans le sens de notre profondeur, c'est là que l'on se sent soi, et si proche de cette vibration commune.

La pop punk s'est élevée dans la pop culture en un fragment figé d'émotions. C'est un instantané en technicolor d'un mélange que l'on a pu emmagasiner par des films, disques, nourritures, parfums, etc...Chacun a pu se projeter dans ce macrocosme culturel, tissant sa propre toile pour en faire une histoire, car il y a toujours un lien à chaque étape de notre vie.

Répandre un maximum de sucre mélodique pop punk fait partie de la fougue de LAME SHOT, composé d'adulescents survitaminés de teenage movie, de punkgum et de fun attitude. Conversation à la coöl !



À l'extérieur les discussions sur les remous du retrogaming d'arcade, jeux de rôles et le rituel des sucettes à cancer sacralisent la réflexion de Marilyn Manson dans Mémoires de l'Enfer 2000 « Si chaque cigarette que vous fumez vous enlève sept minutes de vie, chaque partie de Donjons et Dragons repousse de sept heures la perte de votre virginité »...Mais déjà LAME SHOT est dans le game. Le sourire énergique de Teenage Bottlerocket se répand instantanément pour un set à 400km/h. On prend une sacré dose de vitamine et de guimauve. Des solos exécutés à 1 doigt légitiment la création de cette bulle de pâte à mâcher que Lame Shot abreuve en trip juvénile punk.

Mais au fait, où est passée la jeunesse ? Pas en concert en tout cas. Alors c'est comme ça désormais, elle est enfermée dans l'autre monde…Le virtuel ? Elle se fabrique sa propre Geek culture ?

À force de leur marteler que tout était foutu et condamné, tout est recentré sur ce mode de décompression, loin du tumulte de la réalité. Est-ce une nouvelle échappatoire ou une prison dorée ?


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Chacun comble son vide dans la fugacité du temps qui nous échappe.

Heureusement il reste encore des punks rockers pour faire frémir une évidence avec certitude, pour discourir sur la banalité avec authenticité, pour donner une vision du réel avec ce qu'il faut de folie et de délire, et surtout le ressenti est toujours physique et émotionnel. Quand je constate le temps que passent les adolescents à regarder des blogueurs jouer dans leur délire virtuel, je n'ai qu'une chose à leur dire : Mais venez en concert vous ébouriffer et vous sortir de votre idole (talisman) internet. Ce n'est pas effrayant la vie, justement c'est exaltant d'assister à un concert de pop punk, il y a des couleurs mélodiques qui ont le même goût sucré que des lèvres timides. Il y a les rires amusés que l'on a naturellement pour (re)découvrir les premières vrais émotions. On perçoit dans ce concert le goût de la réminiscence, là où le souvenir est l'ombre de la perception savoureuse du marshmallow punky.

Lame Shot joue à bloc, s'éclate à adoucir la force tranquille de ses chansons, volubiles, élastiques, chaque titre possède le goût tenace d'une friandise avec la tonicité d'une praline en pleine tronche. L'amplitude de l'exécution est géniale, les gars sont dans un super mood, Julien à la batterie fait ronronner les toms dans une atmosphère de Chupa Chups, Romain Boule est en mode relaxation suprême, il tire la langue comme un lézard en plein soleil, les voix s'accordent à merveille, Mathieu (chant/guitare) est à balle rebondissante, c'est carrément du sucre glace...Puis tous ces Oh! Oh ! Même le doop-wop n'est pas aussi mielleux. Je pense qu'à la fin du set tous les diabétiques sont morts depuis le second titre.


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Heyyyyyy ce n'est pas que ces gars refusent de grandir, en fait ils vieillissent comme tout le monde, c'est juste qu'ils ont toujours gardé dans leur cœur les mêmes yeux que l'espièglerie de Kevin McCallister dans Maman j'ai raté l'avion. Ceci dit, la figure immature adulescente est sous-jacente, car l'épanouissement émotionnel est d'une sincérité touchante.

Je ne sais pas si vous êtes au jus mais le chewing-gum pourrait être un responsable de l’hyperactivité, c’est du moins ce que démontre une étude mettant en cause de benzoate de sodium (E 211), principal conservateur présent dans la composition de la pâte à mâcher.

Merde ce n'est pas possible autrement mais Lame Shot doit s'en enfiler par palette entière avec un set de cette explosion juvénile !


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Juste après c'était à NOT SCIENTISTS !

Ces quatre garçons en noir éclairent la noirceur d'une électrisation émotionnelle dark pop, en confectionnant des mélodies punk rock aussi sucrées que profondes.



Depuis leur second album, l'éblouissant « Golden Staples » le groupe a gagné autant en plénitude qu'en amplitude. Les voir en concert j'en trépignais depuis des mois, et je n'étais pas le seul, loin de là, la veille le groupe a joué à Toulouse à la Cave à rock organisé par le collectif Hey Bitches et c'était sold out.

Dès l'ouverture du concert le groupe se charge d'une forte électricité statique dans son intensité pour faire éclore la beauté du clair-obscur. C'est une alchimie sonique qui tout en restant trouble diffuse une lumière étincelante et pose un regard clair.

Dans les réminiscences de la puberté gommeuse et romantique il est assez facile de se raccrocher aux émanations mélodiques de celle-ci, la trace laissée est indélébile.

Le groupe sonique rugissait de ces riffs chargés de foudre cristalline. La rythmique élégiaque abondait de la même finesse d'horlogerie avec son touché intense, elle marquait chaque temps en donnant vie au cœur battant d'une musique hors d'atteinte du sentiment d'éloignement. Dans le sens où Not Scientists possède cette capacité créatrice de toucher plus rapidement aux émotivités enfouies en chacun. Dans cette furie de noirceur crépusculaire la basse donnait cette épaisseur qui met à jour la nuit en une éclipse solaire pour que dans le haut de nos rêves file les étoiles.

Guitares cristallines, basse ronflante, chant acclimaté à la cette saveur dark pop punk, whaouuuuuuuuuu...Not Scientists rayait ce ciel de craie étincelant avec l'exaltation de toucher les cimes du post-rock. C'était tout à la fois une explosion juvénile et une émotivité mélancolique ciselée par la maturité des désordres que l'existence cabosse pendant un crash test perpétuel. Un super set !!

Pour fêter leur 400ème concert un problème technique est survenu paralysant le set d'un instant impromptu, comme une sorte de clin d’œil pour le prochain groupe, Maladroit.


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Dans les compositions pop punk de MALADROIT on se retrouve immerger dans un film de John Hughes, on te projette dans un univers hyper coOol, et leur dose de fun mélodique colle mortellement sous la converse. Illustration parfaite avec cette ITW.



Bien entendu c'est la frimousse de Molly Ringwald  que l'on discerne avec cette power pop bubble-gum, et les illusions fugaces de la pop punk des Gonnies, parce que c'est l'enfance qui fait racine, et que Maladroit revient sans cesse à cet ancrage pour continuer à découvrir, à rêver. Tout en n'étant pas assez fou pour incarner Tandy de la série The Last Man on Earth .

Impressionnant, le groupe n'a jamais donné dans le spectaculaire et à aucun niveau pendant son concert, tout était brut de punk, jusqu'à être saisi par le mystère de la sensation éphémère. Sorte d’inflammation intense et état d'esprit libre comme le concevait Kurt Cobain: « Il vaut mieux brûler franchement que s'éteindre à petit feu ».

Il n'y a eu pratiquement aucun temps mort, le groupe a envoyé les titres à 450km/h, avec une super énergie. Till avec un chant corrélatif à celui d'Olivier, avec en plus le glam azuréen de ses ongles peint. Forest est toujours aussi dingue sur scène à faire une tronche pas possible, et c'est l'éclate. Parce que comme me le soulignait le batteur Chamoule (ce gars dégage énOrmément de douceur en lui) après leur set: on fait cela pour le fun .

On pourrait rajouter la phrase de Romain Gary : « la plus grande force spirituelle de l'humanité c'est la connerie ».

Hey parce que niveau couillardise, Maladroit c'est des bons ! Le moindre délire finit sur disque, et s'ensuit une tournée, les gars sont réactifs, aucun problème. Ahh si, il y a eu un léger souci de sangle d'Olivier, elle ne tenait pas. Non mais, trois fois rien quoi. Tous les 2 titres il jouait avec la guitare posée sur la cuisse, tout en gardant l'obstination de conserver musicalement une main de fer dans un gant de velours, et je vous prie de croire qu'à cloche pied dans un set de pop punk joué à 450 km/h, c'est quelque chose !

Maladroit est gauche comme un Pierre Richard dans ses œuvres. Il est aussi hyper attendrissant que lui. Dans les gênes du groupe il y a un truc asocial, puéril, fragile et vulnérable avec toujours une force de caractère dans sa puissance mélodique. Quelque chose de l’ordre d’être à moitié nerd punker/moitié pinky geeker. Le groupe ne se prend peut-être pas au sérieux mais réalise tout sérieusement, avec une franchise absolue, faisant exploser une énergie expiatrice, c'est simple et direct. Dans leur Delorean il n'y a pas de rétroviseur. C'est instinctif et fun, c'est un comburant parfait pour allumer le feu intérieur et s'élever…Loin, dans un monde peuplé d’images folles et de sensations éphémères, mais puissantes.


Grandir c'est le rêve de tous adolescent.es, mais la supercherie c'est qu'ils vont apprendre plus tard que les adultes refusent tous de vieillir. On a grandi avec les bobines de la pop culture américaine, on restera longtemps de grands enfants, pas assez mûr pour croire à l'existence d'une vie épanouie avec celle qu'on nous oblige à prendre. On préférera entendre crépiter le cœur chatouilleux de la frustration adolescente vers les vertiges de l'inconnu à l’âge adulte, parce que c'est la nécessité de témoigner de l'existence de ces phénomènes musicaux juvéniles avec lesquels nos vies n'ont plus jamais été les mêmes.


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Pour cette soirée j'ai eu la sensation que les groupes se sont tirés la bourre, pas dans le sens de compétition du terme, mais dans cette profusion d'émulation d'énergie active et positive. C'était vraiment très coOol à vivre, c'était fun, car il y avait beaucoup de complicité, de simplicité à libérer la fougue juvénile.

* Retrouvez toutes les vidéos (ITW & concert) de cette soirée via la chaîne du WBZ. *


Cimer suprême à l’organisation de La Lune Derrière Les Granges, au staff du Bar Jean-Jaurès, à Lame Shot, Not Scientist, Maladroit.

Il est à noter qu’il y avait la présence du luthier Charlélie Courtois à cette soirée, venu présenter ses dernières guitares, du très beau travail de finition.


Les concerts dans un rade avec un public qui parle autant le Bukowski au cognac que le chewbacca straith edge, c'est là que se trouve la vérité jouée par des passionné.es, de vrais fous furieux.ses qui peuvent traverser le territoire et jouer sur une sono qui hurle du feu devant 10 gugusses. Il n'y a pas d'épiphénomène à cela, c'est juste une vérité incompréhensible que tu identifies comme une bulle ‘’communautaire’’, une vibration positive, un lien vivace.

L’existence est faîte d’interprétation sensorielle, d’instinct primaire, de distance amovible, de fêlures et de pause méditative, je ne vois pas comment avec ça on peut s’en sortir indemne ? On ne peut que vivre passionné, amoureux, romantique, mélancolique.

XXX

Bir

Report réalisé pendant l'écoute des E.p de Cigarette After Sex, de l'album de Bob Mould Sunshine Rock, Public Enemy How You Sell Soul to a Soulless People Who Sold Their Soul ?, Together To The Star An Oblivion Above.


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samedi, mars 9 2019

Fin de la journée de la femme 2019


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vendredi, mars 8 2019

C'est la journée de la femme 2019


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mercredi, mars 6 2019

SOFT ANIMALS – Soft Animals


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Le premier album de Soft Animals vient déposer la substance secrète émotionnelle qui dit tout en un fragment.


J'ai découvert ce groupe par le biais de ma lecture du Fanzine Cafzic de Yan, qui a lui même était mis au jus par Frank Violence Frejnik de Punk Rawk.

Ces anciens Slice Of Life, Karman et Over The Stars ont su immédiatement me séduire. C'est une instantanéité qui ne s'explique pas, plus. C'est fulgurant, intense car la digestion de cet excellent album n'a besoin d'aucune maturité, il comble le vide.

On est au cœur de cet entrelacement subtil entre la joliesse capricieuse, les tourments obséquieux, la brisure affective, l'impétuosité à fleur de peau, l'entière exaltation mélodique, dans cette fréquence de rock indé oscillant dans l'intimité du punk rock.

Pénétrant dans la chaleur d'une impulsion rageuse d'émotions, dans laquelle on retrouve l'effusion tourbillonnante de Polar Bear Club, peut-être aussi parce que le quatuor de Lille a bien digéré les mouvances emo des 90's, de Jawbreaker, Second Rate, jusqu'à offrir une palette de nuance d'Embrace à Fugazi.

Il s’échappe de cet album une fluidité intuitive, des désirs qui nous échappent, des ambiances déjà vécues, des errances rêveuses, une cicatrisation indélébile, tout ceci relie à une intériorité bouillonnante ne demandant qu'à imploser pour y être consumer, et renaître à chaque titre, en une vibration intense, comme un rayon de lumière existentielle sur l'écume des choses.


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« La blessure est l'endroit où la lumière rentre en vous » Rümi (poète persan)


dimanche, mars 3 2019

Encycløpédie Müsicåle, R...comme...

...Rap : Mode d'expressions sous forme de vindictes scandées et d'une gestuelle centrée sur les mains.


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Ce moyen de communication artistique prédomine largement le 21ème siècle, il fait appel au lyrisme béotien, avec un dictionnaire des synonymes à portée de main.

C'est l'équivalent d'un emo citadin, mais avec l'aigreur orgueilleuse en plus, et la casquette à l'envers. C'était du punk de résistance afro, un cri de révolte urbain alliant jazz/soul/punk/rock, une éducation vinylique.




Il y a beaucoup à dire depuis son apparition jusqu'à son extrapolation mercantile. Il existe une tripotée de ramification du genre désormais, avec le ganstarap dont la misogynie, la vantardise machiste et le lobby des marques en sont les fondements primordiaux, jusqu'au rap de branleur d'Orelsan à Eddy de pretto.

Mon conseil : Prenez une DeLorean DMC-12 pour une préférence au rap OLDSCHOOL




jeudi, février 28 2019

LANE – A Shiny Day


#3 Pac_TEMP

L'enrobage cotonneux d'un shoegaze, la prophétie mélodique qui flotte dans les rêves éveillés, une falaise sonique pour vous étourdir...Heyyyyyy depuis son E.p 4 titres, Lane suit sa trajectoire météorite lunaire.

Vous retrouvez cet album sur le label Nineteen Something !

Ce magma de rock sophistiqué est un album dense et complet. Il est imparable car il épouse la résonance d'une noisy brumeuse à fendre l'air ambiant de Fugazi, les flâneries grungy à la noirceur élégiaque. Dans ce groupe la consanguinité est une osmose créatrice, une intemporalité sonique propice à l'émergence d'une collision au rock alternatif 90's/2.0's, avec le sens mélodique de Bob Mould. C'est dire !!

Les mélodies mélancoliques sont en perpétuelles impulsions, prises dans le plâtre d'une résonance émotive subtile, dans ce seuil de stridulation sombre et d'instabilité sur faille sismique. Les contrastes y sont nombreux, l'intensité est prégnante, et la chaleur omniprésente.

Lane a dépassé le caractère nostalgique de son bastion angevin, sa force de frappe et sa beauté émotive épousent toutes les formes soniques que les passionné.es de mélåncölie puissante honoreront en faisant un vœux solaire devant cette météorite lunaire.


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