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Tag - rock lunaire

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lundi, mai 11 2020

CASPIAN – On Circles


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On cherche dans Caspian la douceur d'être et de son éternité de confinement émotionnel.

On en trouve le bruissement d'amour dans ces mélopées caressantes, câlines, capiteuses post-rockiennes.

C'est dans cet entrelacement de délicatesse que l'on partage un océan de caresse, de spleen avec des remous qui nous renvoient au rivage naissant des choses brisées par l'écume existentielle.

On déterre en suspension dans cette quête du songe subliminal un ancrage lunaire à savourer l'éther, de manière douce et progressive chaque montée vers la jouissance du contraste ciel et terre, légèreté féerique et profondeur tempétueuse.

Caspian brode une spiritualité musicale qui ne requiert comme unique aptitude de vous immerger dans les eaux naturelles de l'immersion émotionnelle. Alors ondoyer dans cette dimension d'infini imaginatif à travers cette ode musicale, souvent instrumentale, offre à la matière sonique le charme d'un effleurement d'âme voluptueuse.

Caspian est un groupe Américain, since 2003, détenant 5 albums et plusieurs E.P à son actif, il détient l'art subtil de s'exprimer par métaphores poétiques musicales.




jeudi, avril 23 2020

PATRICK WATSON – Wave


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Un écrin de soie musicale expurgé de tout vice. Apparaît des titres crus, peaufinés par un minimalisme émotionnel à la saveur ouatée et à la profondeur intense.

Patrick Watson est un songwriter québécois, « Wave » est son sixième album, intimiste et bouleversant, il a été conçu en même temps que le deuil de sa mère, la séparation de sa compagne et le split avec son batteur et ami. Le propos est émouvant, la musique est une procession de douceur accrue et de finesse mélancolique. Vient se réfléchir à cette mouvance délicate la préciosité de Jeff Buckley, les errances folk de Ry Cooder, le new-age à Peter Gabriel, la douceur caressante de Nick Drake, les effluves romantiques de Rufus Wainwright.

Le chant doux dispose en plus d'une sensibilité à fleur de peau, il se love avec l'orchestration minimaliste et câline (piano, violon, guitare, émanation d'électronica). Chaque titre est une sculpture émotive vaporeuse pour cœur brisé.

« Wave » est sorti chez Secret City Records, il demeure une mousseline face à l'absence, au manque, à l'exil, et restitue l'amour dans son écrin bienfaiteur, élémentaire mon cher Watson.




vendredi, avril 17 2020

NICK CAVE & THE BAD SEEDS - The Ghosteen


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Être parent change votre vie. La mort d'un/de votre enfant est la pire au monde. On vous arrache une partie de vous-même et l'obscurité vous ouvre ses bras mort. Ne plus savoir combler l'abîme attire la chute sans vertige au cœur du précipice.

Nick Cave a perdu l'un de ses fils en 2015, ce disque est une pluie d'affliction ombreuse dans un miroir de flaque ténébreuse. Le chanteur Australien et son inséparable comparse Warren Ellis agitent la beauté obscure de l'homme brisé, et de son recueillement chimérique et méditatif.

Comme un préambule à la pensée de Friedrich Nietzsche et à ce disque : " Mon âme, de sa langue insatiable, a déjà léché toutes les bonnes et mauvaises choses, dans toutes les profondeurs elle a plongé."

Une amplitude cinématographique d'orchestration minimaliste orne cet opus solennel. On ressent l'apaisement nacré de l'homme, la sagesse de l’artiste a travers les ornements musicaux, dans cette théâtralité parcimonieuse où le diable accueille le renoncement des profondeurs de satin. Le disque est d'une beauté pâle, féconde, et allonge son souffle épique et sauvage avec constance, lourdeur minimale, et précipice émotionnel.

C'est un grand disque, majestueux, puissant, capable de fournir le vertige de l'élévation onirique, avec son ivresse baroque, ses atours célestes, en réfléchissant son Ode païenne et mystique tout à la fois jusqu' à accepter la magie de l’au-delà.

Nick Cave a tant rêvé, qu'il n'est plus d’ici. Je pense que c'est un des rares artistes à connaître la profondeur du mystère de l’Invisible !

"Les mystiques ne pensent pas. Ils rêvent sans cesse, ils contemplent, ils aspirent, ils brûlent , ils se consument comme des lampes, et ils ne sauraient se rendre compte de ce mode d’existence, qui est tout spécial et ne peut se comparer à rien." George Sand

Pour entrer dans le secret des choses, il faut d’abord se donner à elles, ainsi le style musical exhorte un post-rock ambient, rock hanté, new-age atmosphérique, electronica vaporeuse et stellaire. Bashung et Nick partagent ce même goût pour l'indicible recueillement spectral quand l'homme aiguise le courroux du deuil, le sacrifice, l’abandon. Les deux partagent la saveur de l'amertume, les errances poétiques subtiles, le marbre prophétique, l'orgiaque sensualité, la nébuleuse sombre et farouche de l'équidistant spleen. Ecouter à juste titre le disque "L'imprudence " de Bashung.

La vulnérabilité de l’homme mise à nu face à l'indicible, tressaillit de beauté maligne, de langueur mélancolique tenace, et de rite cathartique, « Ghosteen » est et demeure un disque de beauté peinte dans l'ancre des tourments, et dans l'acceptation de ce qui est.

Certains verront un lyrisme tragique là où d'autres ressentiront la bonté dans ce chant d'amour d'adieu/ à dieu.

Fiez-vous à ce disque unique et somptueux, car en lui est enveloppé la porte de l'éternité.




samedi, avril 11 2020

BÄRLIN - The Dust of our Dreams


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À tutoyer les cimes secrètes de l'extase mélancolique Bärlin revient dans les sous-bois en sécrétant cette morsure divine où l'on ploie sous le charme vénéneux et abyssal d'une musique nacrée de pistil mystérieux.

Ce disque est une énigme septentrionale de blancheur spectrale, emplit par une chaleur humaine immaculée, est-ce une quête ? Un faux-fuyant facétieux ? Mais où est la malice obscure dans cet envoûtement ?

“La musique, système d'adieux, évoque une physique dont le point de départ ne serait pas les atomes, mais les larmes.” Emil Michel Cioran.

On parle bien d’enivrement, d'une musique prophétique là.

C'est dans cette traversée où pousse des étincelles phosphorescentes pendant une nuit opiacée que Bärlin peint l'abîme et en sublime les soupirs par des veines opaques de low-rock jazzy.

Douceur sacrée d'une ode païenne, flânerie lascive, réflexion allégorique, fantaisie troublante, qui sait ce que vous trouverez. De toute façon à quoi bon en parler, il n'y a que vous pour en comprendre la portée et le sens.

Le groupe a élaboré depuis 2007 une gestation naturelle à sa musicalité, jusqu'à trouver le tumulte dans sa sagesse créative avec cet opus. On retrouve comme puissance ascensionnelle le spectre de Morphine, Nick Cave, Tom Waits, Sixteen Horsepower, Joy Division, Thee Silver Mount Zion, Antony and the Johnsons, Tinderstinks, Swans, dans tous ces filaments d'onirismes.

La joliesse blafarde laisse tour à tour le champ libre à l'errance de chacun d'être intimement guidé.e par l'afflux d'images dont le trio Clément Barbier (chant/clarinette), Laurent Macaigne (basse/chœurs), et Simon Thomy (Batterie/chœurs) en sculpte le marbre à coup de burin et de plume.

Oui cet œuvre est sauvage et capricieuse pour ne pas se laisser attraper trop facilement, elle prend son temps pour déployer ses ailes du désir dans une époque qui n'en a plus. Son altérité témoigne d'un élan passionnel, son liant est une affaire de rêverie, sa saveur émotionnelle est une élévation de spleen, son esthétisme regorge des moulures du romantisme gothique, sa force est sa maturité qui en révèle sa portée universelle, et le goût du plaisir à l'état pur.

Enfin un album ondulant, labyrinthique, évasif, et tout à la fois happant au pied du vide étourdissant un souffle inédit pour de nombreuses générations.

« J'aime que la musique ne soit pas sourde à la chanson du vent dans la plaine, ni insensible aux parfums de la nuit » Vladimir Jankélévitch


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jeudi, mars 12 2020

Le marbre mélancolique et le rabot géant


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Je ne sais pas pour vous ? Mais il se passe toujours un évènement important dans ma vie pendant la période de pleine Lune.

Quel qu’en soit le guide, la destinée ne repose jamais sur des acquis, suppositions, désirs, comme les hommes le font par devoir ou superstition, elle acte un passage intuitif que tu le veuilles ou non. Ce n'est donc pas un hasard si je me retrouve à 21h00 au bar le Jean Jaurès à Castres dans une soirée organisée par La Lune Derrière Les Granges.

Depuis peu ma vie a pris un tournant, je suis obligé de l'évoquer car ma perception en est obligatoirement corrompue, ou animée, et ce qui fait sens dans la matière de votre Vie, c'est votre sincérité émotionnelle de l'instant.

J'arrive avec une dose mélancolique, même si j'ai passé le repas en famille chez junk cacahouète & jus d’orange, j’ai au fond de mon antre une façon étrangère de faire émerger mon comportement face à la vie, au point de la concevoir entre parenthèse parfois. J’ai le froid sur moi, j’apparais donc froid, mais je suis un être doux, alors il se dégage cet analogue contraste puissant que tous les groupes ont divulgué avec la nécessité de le transmettre sans se dévoyer, ni d’en altérer le sens aigu. C’est à partir de cette éthique de sincérité absolue que l’on est à même de donner, de créer et de s’accomplir. Quand tu façonnes une musique extrême tout cela renvoie à de multiples sens, selon la sensibilité et l’expérience de la vie de chacun à un moment donné.

Ton évolution suit ta propre musique vibratoire, celle que tu écoutes en ce moment même, et inversement.


vision sonique

Le bar le Jean-Jaurès, j'apprécie ce troquet, vraiment. On s’y sent chez soi immédiatement, sa simplicité fait corps avec son esprit familial, sa vertu intrinsèque d’apporter, autant que de joindre à l’échange social et culturel sa pleine dimension émancipatrice. Puis c'est toujours bon de retrouver les forçats de La Lune derrière les granges, toujours là pour les autres, une abnégation de chaque instant. J'avais juste 2 euros dans les poches à filer dans le béret de la quête, j'étais mal, et à la fois je sais que je donnerais davantage la prochaine fois.

Aussi rassurant c’est de revoir à peu de choses près des visages dans ces soirées concerts, c'est d’autant plus réconfortant quand tu sens chez toi un malaise. Je n’avais pas trop envie de parler, juste d’être imprégné par le goût cendreux d’une interaction musicale. Ce soir il y avait trois groupes dans un registre assez casse-gueule. Ce n’est ni trop violent, mais assez rugueux pour étriller les oreilles qui ne sont pas éduquées au rabot sonique. Je trouve courageux de proposer ce genre musical, ce n’est pas rien d'ouvrir les consciences afin d'émerveiller à l’aspérité.

On m'a toujours dit de faire simple quand j'écris sinon personne ne suit, n’essuie les plâtres. Je ne force personne à me lire, si tu le fais c’est que tu dois le savoir (haussement d’épaules). C'est pareil avec cette musique. Il y a des choses au fond de toi qui se trament, et c’est ta destinée qui les fait Vivre, t’en apporte le sens.

Au début face à l’inconnu, il est évident que la majorité hésite.

L’hésitation est un jugement de peur devant la nature de choses moins connue, alambiquée, parce que l’on n’a pas les codes pour les déchiffrer, leur donner du sens. C'est idiot de dire ça, déjà parce que vous vous fixez une limite, puis vous réduisez votre champ des possibles, et surtout, avant de donner du sens, il faudrait faire sens (sentiment, sensation, sans limite, faire corps à sang pour sang).

Je te rappelle à cet effet la maxime patriotique : « impossible n’est pas Français », c’est orgueilleux hein ? ça l’est, n’en tiens pas compte donc, ce n’est pas là qu’il te faut aller. Inutile de chercher, cela viendra à toi parce que tu y es prêt. La compréhension apparait comme un révélateur.

Parfois tu portes en toi une profondeur émotionnelle si explosive que chaque respiration contamine en toi une fatigue généralisée. Si tu rajoutes à cela le fait que la veille tu as eu un sommeil très furtif, et pour faire simple, on va dire que ce soir-là j'étais épuisé. J'avais le marbre mélancolique de celui qui saigne à travers l'impact que le monde lui apporte, quand on sait lui faire découvrir la beauté et qu'on évince son élan.


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Je fais confiance à l’univers, de ce fait quand AALBORG c'est pointé sur scène j'avais autant besoin de tempête purgatoire pour m’éloigner, que d'une épaisseur de réconfort.

Le groupe est tout nouveau, concomitant à soi des membres d’Untitled With Drums. Le quatuor symbiose un noise post-rock atmosphérique. Parfois certains débuts de chanson m'ont fait penser à Alcest, les mélodies déconstruites me rappellent le style de l'album "Remué " de Dominique A, et surtout les thématiques du guitariste Olivier Mellano.

Pour le moment il n'y a pas de possibilité d'entendre leur musique, mais un premier album est annoncé pour Automne 2020. Je ne sais pas le nom de la chanson, mais celle que le groupe a interprété en 3ème était sublime. Tout faisait corps entre chaque musicien, et la lente procession musicale prenait tout son sens, tant en profondeur qu'en rayonnement subtil. Je pense même que c'est cette intensité reçue qui a rejailli chez moi le lendemain de manière solaire, elle m’a fait penser à un instant d’harmonie totale de ma vie...Aalborg ou Ålborg (prononcé /ɔlbɔr) est aussi une ville du Danemark. Elle est le chef-lieu de la commune homonyme de la région du Jutland du Nord. Incroyable non ? Enfin merde, c’est jolie une commune qui porte le nom d’homonyme. Pour les Clermontois, l’unique procédé homonyme avec leur contraste musical est cette forme aboutie de créer adoucissement post-rock et affermissement létal noisy. Il y a de l’hypnose aussi dans leur interprétation. Je n’ai pas plus de réponse à vous apporter quant au mystère musical d’Aalborg, et je pense même qu’il en soit ainsi. Divulguer les tours de magie c’est perdre le bénéfice du charme.


magie

Le second groupe c’était UNTITLED WITH DRUMS.

Il y a peu j’ai chroniqué leur disque "Hollow", et de ce fait j’étais pour ainsi dire en contact, d’ailleurs ma présence repose avant tout sur leur présence. Tout est une question de présence de toute façon…J’ai discuté avec le claviériste sur le canapé à proximité de la scène, nous étions à l’aise comme dans une série TV pour trentenaire. J’apprends ainsi que le choix avéré d’enregistrer en Suisse avec Serge Moratel (Years Of No Light, Knut, Merzbow) était une évidence, mais que les difficultés de contrainte d'organisation auraient pu diriger le groupe vers Amaury Sauvé (Birds In Row, Totorro, Vesperine, et l’excellent premier album de Quentin Sauvé « Whatever It Takes Deluxe »), et à cet instant très précis je me demande à cet effet la tournure dont aurait pu rendre leur album « Hollow ». J’ai cela en tête quand le groupe débute son set, ce qui n’interfère en rien, puisque le groupe ‘’vient à peine de sortir son album, et qu’il est toujours de Clermont-Ferrand’’ ce sera le gimmick du bassiste chanteur entre les morceaux.

De manière souple et fielleuse les guitares apportent leur saveur de buvard vaporeux avec lequel regorge une rythmique lapidatrice de sommation. Dans ce cataclysme sonique où pourvoie un post-hardcore décousu et intense, le contraste explose le plafond de verre de la véracité conformiste. Les progressions ne sont jamais latentes, la torpeur est adroite, elle guide les atmosphères à apporter la profondeur nécessaire, notamment avec les lignes cristallines d’une des guitares, et les embruns du clavier. La soupape de décompression intervient quand la rage vient à point nommée suspendre l’ensemble, pendant l’estampe musicale qui regorge en son sein d'une propension post-Hardcore libératoire de frustration émotionnelle. Une manière noble de limer la musique sans se limiter de la polir de ses urgences illimitées. Si le rendu scénique est contrit pour y évoluer par un espace restreint, ne reste pas moins que chaque membre est habité. D’ailleurs ceci est un constat valable pour l’ensemble des groupes. Ce qui souligne à merveille cette soirée : Habité.e par quelque chose qui nous dépasse tous.tes.

Quand le set prend fin, untlited With Drums est un peu moins de Clermont-ferrand puisqu’il a été adoubé par Castres dans un fiévreux souvenir.


colorisation sonique

Dernier knock-out du soir avec le combo LAKS, signifiant ‘’Truite’’ en Norvégien.

Décidément ce soir la Scandinavie était à l’honneur, il faisait même un froid de gueux, je le sais je suis rentré à bicyclette.

Suite à l’arrêt du groupe Lindberg, deux de ses membres éviscèrent à l’aide d’un rabot noise les fêlures boisées que Metz, Hot Snakes et Fugazi ont sculpté jadis. Le trio est composé de deux guitares et d’un batteur. Le son est aiguisé à la rugosité. Les titres de l’ensemble dégorgent un côté punk très incisif, rêche et mordant. Un des guitaristes portent un t-shirt d’At The Drive In, ce n’est pas anodin en soi, puisque la bataille fait rage pendant le set. Il y a une légion d’escalades de riffs qui décochent les uppercuts, le batteur dynamise d’une frappe ultra puissante, l’acrimonie est générale, et pourtant pendant cet afflux de nervosité, il y a du catchy en filigrane et il explose par paquet.

J’ai la tête prise dans l’étau de cette compression musicale, dans tout ce trop-plein, de tous ces élans d’aspérité, de callosité riffique, de saillie vocale, d’émotions, tout s’imbrique et ce mouvement me comble, m’impose sa saturation d’hyperbole de sensations. Tout se bouscule, tout bascule dans les méandres capricieux de l’existence tout à la fois aussi, remue-méninge agile, remue-ménage fragile.


électrisation rebondissante

Il n’y aura pas de symbolique ce soir, c’était comme un baptême du feu avec comme flamme rugissante trois groupes esthètes de leur propre matière sonore, prêt à surprendre l’apothéose sonique dans le fiel contondant d’une présence habitée.

Étions nous si proches les uns des autres pour entendre le rugissant que cela à provoquer en chacun ? Je le pense encore.

Ma fatigue avait atteint sa limite, j’étais éteint et animé d’atteindre ce que les méditatifs nomment d’illumination spectrale. Parce que si vous ne l’aviez pas encore compris, le spectre sonore du soir n’avait comme unique limite, sa propre ferveur ignifugée, et une intégrité incorruptible de jouer sa subtilité, terrassante, et étrangement aussi belle que difforme.

Merci à toute l’équipe du Jean-Jaurès, sans contexte le bar le plus coOol de Castres, l’asso La Lune Derrière Les Granges, Laks, Untlited With Drums, Aalborg, les personnes présentes, et pas présentes non plus, parce que l’on pense toujours à nos fantômes naissants dans l’absolu de nos existences…


Citation
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