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Tag - post-metal

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mercredi, janvier 7 2026

HERETOIR – Solastalgia


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Voici un album opulent de blackgaze/post-metal puissant dans son concentré introspectif et éthéré de mélancolie planante, pour tous les vulnérables (emö).

« Solastalgia » via AOP Records est le quatrième album du groupe HERETOIR, formé à Augsburg par David “Eklatanz” Conrad (chant/guitare, ex-Agrypnie, live pour Austere, Dornenreich), et ayant été rejoint depuis 2017 par Matthias “Nathanael” Settele (basse/chant/guitare/flûte, Bonjour Tristesse, ex-King Apathy, ex-Thränenkind) et Nils Groth (batterie, Emissary of Suffering, ex-Fäulnis, ex-Ophis, ex-Thränenkind). Il est complémenté pour les enregistrements et sur scène par deux autres guitaristes, Max F. (ex-King Apathy, ex-Thränenkind) et Kevin Storm (Fleetburner, ex-Heidevolk, live pour Gaerea, Kalmah, Saor, Shining…).

Heretoir est un groupe qui crée une musique atmosphérique imprégnée d’un fort sentiment de mélancolie et d’une tristesse particulière, mais aussi d’énergie et d’une force puissante.

Le groupe crée un pont entre Baroness/The Ocean et Alcest/Katatonia, avec des chansons mélancoliques sur l’extinction, par exemple le titre “Solastalgia” est un néologisme philosophique qui décrit la douleur ressentie par une personne affectée par la perte du monde naturel, ou un environnement familier. C'est dans cette écume d’embrasement torturé que les passages de saturation du volume sonore évoluent comme un brouillard, mais avec un effort tangible pour sortir de cette brume et du spleen. Leur sensibilité est suffisamment expressive pour que l'opus soit sophistiqué et polyvalent. Le groupe dispose de break rythmique, de riffs lumineux émanant de ses douces textures un sens émotionnel profond et une densité volumineuse.

Votre esprit est venu ici et avec ce disque pour capter la lumière dans les recoins obscurs.




vendredi, janvier 2 2026

ASTRONOID – Stargod


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Astronoid est un groupe de post-metal originaire de Lowell, dans le Massachusetts , formé en 2012, avec à leur actif deux E.P, "November" (2012) et "Stargazer" (2013), ainsi que quatre albums studio : "Air" (2016), l’album éponyme "Astronoid" (2019), "Radiant Bloom" (2022) et "Stargod" (2025).

Le trio de Boston est une comète musicale dont le spectre sonore est un voyage en mélodies célestes. Avec cet opus il a éclipsé la densité par une gestation équilibrée de sonorités puissantes et éthérées, et sa combinaison spatiale fut trouvée avec un synthétiseur analogique pétillant, inspiré par le 5150 de Van Halen ainsi que par des classiques de Depeche Mode, INXS et Pet Shop Boys.

Cette alternative à la tension enivrante a su trouver le ton gravitationnel pour étoffer l’ensemble, et toujours dans une joie dont le sous texte des paroles peut véhiculer une émotion tout à fait différente. C’est planant, capiteux, paisible, c’est un terrain de jeu parfait pour les contemplatifs, et les personnes qui aiment le rêve pour en faire leur idéal d’improvisation sur le réel.

Le paysage sonore est vibrant et reflète l'émotion qui déferle comme une vague, se muant en un fracas tonitruant : Envoûtant !




vendredi, décembre 19 2025

MAUDITS – In Situ


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Dans un spleen des plus sombres le trio Maudits de post-metal Instrumental est venu en 2019, depuis il communique avec les ombres entre Godspeed you! Black emperor / Opeth / Portishead.

Désormais en quatuor composé d’Olivier Dubuc le guitariste, Erwan Lombard le bassiste, la batterie et samples de Christophe Hiegel et le violoncelle de Raphaël Verguin ont entériné ce 3ème opus ‘’In Situ’’, qui signifie ‘’Dans son milieu naturel’’.

‘’Maudits’’ signifie être réprouvé, rejeté par la société/par dieu, être voué à la damnation éternelle.

Des sonnets instrumentaux tortueux aux lèvres roses épousent une fragmentation tout au long de ce disque. Les compositions explorent les émotions, malaxent les textures immersives. Vous contemplez un océan d'encre mélodique recueillie dans une plume de lumière qui a osé saigner de poésie. Le caractère des diverses ambiances téléporte dans une mouvance de profondeur, d’atermoiements passionnels, avec un serpent tapis au détour, cautérisant par des contrastes vers une forme d’accalmie et toujours happé par la mélancolie. Il y a 2 titres chanté, la cover "Roads" de PORTISHEAD avec Mayline Gautié, chanteuse du projet LŮN, puis le titre "Carré d’As", avec Olivier Lacroix, chanteur de Novembre et Erlen Meyer.

L’album se clôt avec « Lev-Ken » extraction des titres « Breken » et « Loved » issus du split avec SaaR en 2022 accompagné du guitariste Yann Desti et du bassiste Boris Patchinsky (Parlor / Saar).

Avec son ancre émotive Maudits chasse les mauvais présages dans un langage poétique voué à l’absolution du monde sensible, invisible, incessible.




lundi, décembre 15 2025

Grayceon - Then The Darkness


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Composé de Max Doyle – Guitare, Jackie Perez Gratz - Violoncelle/Voix, Zack Farwell – Batterie, Grayceon est un power trio de la Bay Area de post-metal atypique, reconnu pour son mélange inclassable de post-metal puissant, de structures progressives et d'un chaos lyrique porté par le violoncelle. Leur 6ème opus « Then The Darkness » est un double album de 78 minutes qui explore les thèmes du deuil, de la beauté, de l'injustice et de la survie avec une force émotionnelle viscérale. Il a été produit par Jack Shirley, producteur de longue date de DEAFHEAVEN.

Ce qui interpelle d’emblée c’est ce jeu de riffs byzantin entre la guitare et le violoncelle, et que la majeure partie le chant privilégie un chant clair langoureux au venin d’Alice In Chains. D’ailleurs le jeu de guitare teinté de blues évoque le stoner metal des années 90 : accordé bas sans excès, il n'hésite pas à utiliser des bends ou des licks pentatoniques. Cependant, mis à part des moments d'éclat sombre et de spleen, l'album repose en grande partie sur les mêmes riffs de guitare blues metal à tempo lent à modéré et sur le violoncelle, cela peine à maintenir l'attention pendant une heure et vingt minutes, surtout lorsque les différences et les mélodies accrocheuses entre les morceaux s'estompent et que leur durée augmente.

« Cet album est né d'une profonde introspection : une réflexion sur nous-mêmes, sur le monde, sur tout ce que nous avons perdu et pour quoi nous continuons de nous battre. « Then The Darkness » parle de la difficulté à vivre avec ce poids qui nous accable, et non pas forcément de la manière de le surmonter. C'est sans doute notre album le plus poignant, centré davantage sur la lutte pour la survie que sur la recherche d'une solution ou d'un apaisement. » Jackie Perez Gratz




dimanche, juin 8 2025

ASH TWIN PROJECT – Tales Of a Dying Sun


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Ash Twin Project est un groupe de rock prog/postmetal d’Agen composé de Thibault Claude à la batterie, d’Eglantine Dugrand au chant, Romain Larregain et Robin Claude aux guitares, et Stephane Cocuron à la basse.

Leur premier opus “Tales Of A Dying Sun” via Klonosphère, est inspiré du jeu vidéo Outer Wilds (jeu vidéo de simulation d'exploration spatiale, sorti en mai 2019 sur Microsoft Windows, Nintendo Switch, Xbox One et PlayStation 4.)

Dans une Variation progressive le groupe tisse son lit de pétales mélodiques rock-prog en 5 chansons d’étoiles arachnéennes que le chant d’Eglantine vient en parfumer les aromates. Les titres apprêtés de parure de style versatile hurlent dans la saumure en faisant glisser du sucre dans de l'encre chaude pour adoucir sa musique dans la pâle lumière de la lune. Ash Twin Project froisse ses titres comme de la soie avec des points de suture dans la poitrine, puis appelle les flammes avec l'odeur de la pluie !




dimanche, mai 4 2025

POINT MORT - Le Point de Non Retour


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Point mort passe la seconde avec un nouvel album intitulé « Le Point de Non-Retour » via chez Almost Famous.

Leur premier album éponyme en 2022, après 2 E.P "Look At The Sky" en 2017, ‘’ R(h)ope’’ en 2019, avait introduit pour ne pas dire catapulter une singularité dans le genre. Point mort est une hybridation sonique, dont l’essence ne cesse de brûler dans son corps musical pour faire tintinnabuler les chakras mélodiques.

Hors-norme dans le post-hardcore, si ce n’est une accointance avec le combo Belge d’Oathbreaker, Point Mort a créé une musique progressive avec tous ces contrastes de dissonances indus post-hardcore, de contorsions aux musiques urbaines, électro-pop et extrêmes, dont la chanteuse Sam Pillay en apporte l’élan vertigineux.

Cet album intensifie cette audace par une vaste colorisation des textures pour nourrir les différents nœuds émotifs. Ecorché dans la floraison contiguë de sa sensibilité, l’opus apporte et déroule une luxuriance de ton, saveur, atmosphère. J’ai été tout le temps surpris de cette métamorphose lunatique. Cela m’a fait l’effet des films contemporain avec des effets spéciaux où mon cerveau n’a plus le temps d’imprimer ce que je vois, tant les mutations sont troublantes et cela va très vite en transmutations violentes. Oui Point Mort est agile, il a une densité d’énergie et de fraicheur à l’habilité et adaptabilité de son jeune âge, ce qui lui permet de convoler en picorant partout ce qui lui sied pour ériger à coup de frein à main des figures de styles, de déraper par honnêteté pour s’affranchir des codes, des genres. Point Mort conjugue son propre langage, sa franchise est de sortir son cœur avec ses tripes. Il est capable de braquer dans des virages pour vous filer le tournis, faire monter la violence de la vision du ravin dessous, avec une vitesse de pointe folle, et vous captiver par la diversité du paysage alentour.

Le groupe a enchaîné les dates dans des prestations où le fouet sombre côtoie la dualité d’une violence amoureuse. Passage au Hellfest 2022, Xtremefest 2023, il ne fait nul doute que Point Mort a percuté le paysage musical et que « Le point de non-retour » est une nouvelle amorce pour un rodéo sauvage crissant de fureur !




mercredi, avril 23 2025

STONE FROM THE SKY - Bakeneko


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Le 4ème opus instrumental du trio Stone From The Sky de post-metal sera disponible le 30 mai via Argonauta Records.

Depuis 2012 les Manceaux élaborent une mixture sonique stoner, et ont étendu au fur et à mesure leur psychédélisme, naquit une torpeur captivant les espaces du post-rock et du heavy doom. C'est dans cette veine filiale où Pelican prend son envol vers les planètes Neurosis et d'Isis, avec cette élégiaque quiétude ténébreuse où My Sleeping Karma médite en longeant les cratères d'Elder et la sagesse du désert de Yawning Man, que le groupe s'immole pleinement. Cette pierre noire à la magie affirmée épouse la géographie de chaque sol qu'elle pénètre.

Les titres présentent leur envoûtement, chacun brille d'une lumière singulière, alternant les souffles épiques, corrodant les aspects sombres dans une alternance d’atmosphères volubiles, mais toujours prégnante du sort qu'elle vous applique dans une dextérité émotionnelle. En 7 nouveaux morceaux le trio composé de Florent Sicard (guitare), Dimitri Even (basse) , Clément Lagarrigue (batterie), manie l'acier d'une basse à la présence rondement tellurrique, sur des rythmes bâtisseur d'une voix féline et profonde, arquant dans un déluge riffique la peinture de Jackson Pollock et de Pierre Soulage. Jouxtant des précipices, montagnes, falaises, c'est toujours dans une élévation subliminales que le groupe pose les germes de son épopée sonique, c'est intense car la vue vous aporte le choc de son imensité, les couleurs intimes d'une sauvagerie qui rugit en vous.

C'est dans un ciel pleinement de fiel que s’étire chaque débordement sensitif de Stone From The Sky, libérant en une chevauchée intense et sauvage son plus beau diamant.




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