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mardi, novembre 16 2021

PUMP UP THE VOLUME ON FIRE


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Yo Bro,

La seconde soirée de la Lune calling #40 a démontré l’impermanence d‘une situation et de son affluence.

La veille, lors de La génuflexion Hardcore de Jim Carrey nous démontrions une insuffisance dans le public. Ce samedi 13 novembre la soirée au Jean-Jaurès rameute une communauté Toulousaine pour le concert du soir. A l’extérieur ça tchatche, clope et picole, derrière le comptoir ça jongle avec en fond sonore de quoi mélanger de la tequila avec du houblon. L’ambiance est martelée de rouge et ‘’faucillée’’ de compagnonnage, on traverse le bar pour se rendre au fond, derrière un rideau les Albigeois de GET REAL ont investi la scène.

Ce groupe existe depuis septembre 2018, tu noteras que depuis mars 2019 c’est nuit et brouillard pour la culture, donc en très peu de temps et de lumière Get Real est parvenu à se hisser avec l’attraction d’une force centrifugeuse en guise de musique. Dès l’entame de leur set, le groupe a su capter l’attention, non pas pour contrôler les masses, mais pour apporter au public la dépendance nécessaire pour participer comme il l’entend dans le pit. Le Hardcore est une musique puissante et fédératrice, à gorge déployée le groupe a démontré sa capacité d’action, le public était en état de commotion, il  a ramassé les titres de leur EP et premier opus "Deprived of Everything" en pleine face. C’était Wall Of Jericho puissance 10 !

Au WallaBirZine nous sommes toujours impressionnés par les prestations de ce groupe, nous les suivons depuis le tout début, et nous avons pu mesurer la nette progression, pallier après pallier, sans brûler les étapes Get Real devient plus fort. Leur musique possède un taux de pénétration et une densité forte, une nouvelle fois leur set fut une branlée !

Le groupe a fait du public un origami, il l’a plié au fur et à mesure avec son intensité de jeu, toujours plus exponentielle.


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Le deuxième groupe c’était avec le quatuor ONE BURNING MATCH.

Quand tu passes après Get Real, tu te dois de te remonter les manches à coup sûr, et c’est ce que le groupe a accompli, captant lui aussi tout le public pour déverser son hardcore explosif. Les Clermontois fondent leur HxC avec le fiel sonique du stoner’n’roll, typé selon moi avec un groupe comme Black Tusk. Le chanteur guitariste avait bouffé la rage, il distillait un courant ascendant avec lequel il poussait les potards et son groupe vers la liesse générale. Grosse patate dans le foie avec ce set également, cela a transpiré d’une réelle et belle énergie, l’écume hardcore de One Burning Match est une propulsion à l’essence sanguine, il vous transperce d’une ardeur incandescente.

Leurs titres possèdent cette inclusion émancipatrice, munit d’un son transversal et avec lequel on plonge direct dans la torpeur déchaînée.

   
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On rejoint la communauté du rock alternatif, comme les tribus anciennes de la Mano, des Négresses, des Bérus, ils sont une chiée sur scène. Il y avait huit zozos, dont trois insoumis au chant munit de cagoule. KRAV BOCA est dans le bar Jean-Jaurès comme s’il était à scander directement dans la rue. La température déjà à un niveau bien au-dessus de la normale de saison, est montée d’un cran en moins de deux.

Le rap est le langage universel qui excelle et rassemble, il soulève les foules quand sa fusion musicale et ses textes en braillent le fracas fédérateur. Avec Krav Boca c’est et ce fut le cas. Le public était jeune, il abordait le set comme on saborde les rives de la convenance pour retourner le bar dans une clameur venue des luttes de la rue. Attisée par la houle du groupe, le public a donné son corps en débordant du cadre, tous solidaires pour une nuit apache. Krav Boca alimentait sa force en interaction avec le pit, à coup de canette vide aussi, mais surtout pour attiser cette revanche libératrice qui fait lever les bras et crier à l’euphorie.



La jubilation trouvait ses armes d’attaque dans la folie que répandait Krav Boca, groupe militant pour l’humanisme fédérateur. Le set s’est terminé par une dernière salutation avec la cover des Béruriers Noirs « Salut à Toi ».  

Émancipation, affranchissement ou damnation pour le punk ? Dans un concert de punk rock hardcore metal on ne te demandera pas de voter, d’éliminer quelqu’un, de te mettre en compétition, mais, juste d’être, là.

Les politiques, ou autres manias du pouvoir, avant de tuer l’autre dans leur gouvernance, ont étranglé en eux toute conscience collective, juste pour ce gain de domination instinctif du lion qui rugit à l’appel de la gloire. Les trois concerts ont eu cette générosité de l’existence qui fait passer le collectif avant l’individuel, sans jamais oublier l’individu.e.

 

Merci à La Lune derrière les Granges, au bar le Jean-Jaurès, Get Real, One Burning Match, Krav Boca, au public venu nombreux, il y avait belle lurette ( vu l'expression ça date) que l'on n'avait pas connu une telle effervescence, c’était chaud patate et vraiment coOol ; )

Retrouvez les photos de la soirée de Junk Cacahuète sur notre page FB et les vidéos sur notre page YT.


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samedi, novembre 13 2021

La génuflexion Hardcore de Jim Carrey


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Une nouvelle soirée organisée par l'asso La Lune Derrière Les Granges ce 12/11/2021, et pour cette soirée je dirais derrière le Gange...

C'est aux ateliers que les concerts ont lieu. L'équipe de ce lieu associatif fuse l'hospitalité dans le fondement de leur sociabilité fédératrice. Le lieu est toujours aussi beau, cool, le parquet toujours aussi souple, et les groupes ont eu le même brasier sonore que leur intention musicale.

SKULL SODA débute c'est sa première scène depuis 2 ans, nouveau bassiste et un guitariste avec un tympan percé pour l'occasion.

Le quatuor Toulousain-gascon entame de la plus belle des revanches, avec la fibre de sortir du gouffre des envies leur musique émotive. Leur fibre musicale varie du post-hardcore à l'emo, du punk rock mélo au power rock. Antoine Lanau, le guitariste chanteur est aussi graphiste et il a apposé sur des dessins l'essence du festival Xtremefest. Son chant parvient à développer l'empreinte sensible de leur musique. Côté chœur l'association des deux guitaristes renforcent l'épicentre de cette densité émotionnelle. J'ai toujours apprécié ce groupe, il a su trouver son identité, percé le cœur de son enrobage pour aller dans ces profondeurs de volupté où se détermine chaque parcelle de violence et de douceur. Ce contraste valorise leur palette sonore aussi. Ouaie un chouette concert, le nouveau bassiste affirme avec la rythmique une ossature déterminante, et vers ce décollage où les variations mélodiques se jugulent à de légères dissonances.

L'emocore de Skull Soda trouve toujours le chemin de toucher votre cœur, il suit les trajectoires musicales d'un Save The Day, American Football.

Quand HYPOCONDRIAX déroule son set hardcore remplit d'énergie positive, il est désormais ce quintette propulsant les valeurs fraternelles avec la vigueur originelle du HxC. Un retour aux bases, fondations, aux fondamentaux !


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Leur nouveau guitariste c'est ce vieux pote qui gravite depuis l'école élémentaire, il est muni d'un curriculum vitæ qui affiche : guitariste chanteur du groupe Dirty Fonzy. Le gazier a pris son panard a joué collé serré avec un hardcore frontal. HypocondriaX a remis les pendules à l'heure d'été, bonne humeur, énergie, bourrasque de riffs, rythmique à double propulsion, chant combatif et fédérateur. Le seul regret, c'est que cette soirée n'est pas rencontrée davantage de public. C'est comme cela...Heureusement qu'il y a les Albigeois dans le Tarn.

Tout est une question de réseau, de communauté, et de nos jours élargir sa circonférence demande une diplomatie adaptée à chaque personne, requiert très certainement un apprentissage éducatif pour apporter une curiosité aux nouvelles générations. Une explication du moins. Le rock se meurt d'être pris dans l'étau de sa temporalité, les vagues musicales passent à chaque décennie en inventant un nouveau style pour chaque génération, il est un marqueur de temps pour changer le monde, ou du moins évolue selon l'objet physique. Les années 60's font référence au 45 Tours, les 70'-80's au 33 Tours et K7, les 90's au CD, les 2000's au téléchargement pirate et à la dématérialisation de la musique, à partir de 2010 c'est le retour de l'objet mais juste pour les nostalgiques. Avec le temps on se ressource toujours avec ce qui nous a fondé.

Nous vieillissons toutes et tous, emportant le terreau de nos terres d'exil et cette nostalgie existentielle, nous voudrions partager cette lumière, mais le temps n'a pas d'attache, il creuse le sillon à réinventant une nouvelle source, une nouvelle lumière, angle de vue, comme avec chaque mouvement. Pourtant tous ces styles musicaux ont su se renouveler, et garder dans leur giron leur essence, leur élixir, philtre de jouvence...

Oui mais voilà, le constat est limpide, on se retrouve à chaque concert avec les mêmes personnes. L'équation est simple : Nous sommes de plus en plus nombreux, chacun est différent, ce qui avait valeur d'union disparaît au fur et à mesure du panel d'intérêt croissant. Cette agitation multiple divise, amplifie les ségrégations et fait crever à petit feu les restes vivaces d’un passé qui semble suranné. Et à la fois, ce qui est paradoxal, c'est que les festivals rameutent chaque année le temps d'un week-end une fraternité de réjouissance commune. Pourquoi ne pas pousser davantage avec les concerts tout au long de l'année alors ?

Ah, autre chose qui a son importance, les gens n'ont plus le temps. Ils ont a profusion des sources de divertissements, et le confort moderne les maintient dans un état végétatif. Ils lisent le résumé, le titre d'un article et la conclusion quand cela leur convient, écoute 1mn une nouvelle chanson, regarde le teaser d'un film, regarde des vidéos d'une minute sur TikTok, mais cela leur prend des heures et des heures de tout visionner. C'est un nivellement vers le bas. C'est le Lapin pressé d'Alice aux pays des merveilles.

Après je sais que depuis le 100 mots de cette chronique les 3/4 des personnes ont zappé, rien à foutre. Parce que si j'en avais quelque chose à faire il y aurait très longtemps que j'aurais stoppé. Et toutes les personnes qui font vivre le courant alternatif le font par passion.

Je pense que les jeunes auraient dû être présent pour le set du dernier groupe, DARJEELING OPIUM.

Cet inconnu au bataillon du soir, est un OVNI.


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Le genre de groupe que tu aimes détester tout autant qu'il te fascine. C'est un quatuor de Montpellier.

Musicalement il jongle avec les styles, son truc c'est la fusion. Mais pas comme tu l'entends des 90's. OK bon oui il y en a des morceaux dedans, mais c'est comme si Franck Zappa faisait une fusion de grincore.

Dès le premier morceau on se demande si le groupe a fini ses balances où est ce que le show a vraiment commencé ? Mais ouaie c'est le bordel sur scène, un chaos généreux, théâtral. Merde mais c'est quoi ce gars qui hurle sans arrêt. Oui tu as bien lu, je ne me demande pas c'est qui mais quoi. Je me dis qu'il va bien finir par gerber à force d'imiter Dani de Cradle Of Filth  et Karl Willetts de Bolt Thrower. Mais non.

Le volume sonore est exagérément trop fort, j'ai oublié les bouchons, j'en ai marre de faire des concerts en me protégeant de tout, tous. Nous allons finir habiller comme des CRS, leur ressembler, et obéir, obéir, O B E Y !

Le mec est carrément en train de me percer les tympans en gueulant. Sa tessiture vocale est magique, il passe du growl au cri suraigu

Je trouve finalement que ce groupe exhorte tout ce qu'il y en a lui, il l'expulse de manière frontale, c'est un fait, ce qui paraît décousu au début prend tout son sens quand on capte bien le groove. Car leur muzak est pétri de groOove. Ce truc lourd et dense qui fait remuer. Si le chanteur semble théâtralisé sa prestation, parfois tu as l'impression que c'est Jim Carrey qui éclate la discographie de Black Bomb A en version grind. Pareil avec le recul je pense qu'il a besoin de cette expression pour pousser la densité de sa performance au niveau de l'intensité de leur musique.

D'ailleurs le chanteur a signifié au bout de trois morceaux d'une voix fluette pour le coup : «  C'est cool vous restez, d'habitude les gens ne supportent ce que l'on fait ! »

La fuite est le premier geste de survie et de repli face à l'inconnu. Darjeeling Opium pousse les limites du genre punk hardcore vers la scission grind et la fusion libertaire, tu prends ceci dans la gueule où tu rentres chez toi voir un gars en train de chier sur le trottoir, quoique tu peux assister à cela à Castres...Si, si, c'est possible j'ai déjà vu.

Le monde est soluble dans l'instant, pourtant on en arrive à retenir des fragments de pureté que l'on chéri comme un totem intérieur. Nous n'avons pas le don d'ubiquité, vous ne pourrez pas tout voir, assister à tout, mais soutenir un lieu, des groupes, des associations qui se bougent pour faire vivre l'intensité des fragments de pureté demeurent bien plus important que des vidéos sur les réseaux sociaux. Bougez vous, sortez de votre zone de confort, venez frottez votre existence pour vous embraser !

L'embrasement c'est ce qui sort de scène à chaque concert, un feu, un braiser qui ne s'éteint pas, c'est vrai, c'est pur, intense et une fois que vous y avait goûté, la Vie n'est plus une évocation.

Retrouvez toutes les photos de junk sur notre page FB, merci à la Lune, aux Ateliers, à Skull Soda, HypocondriaX, Darjeeling Opium, aux ami.es qui ont fait le déplacement..Junk et oim nous vous informons avec nos moyens, notre passion, nous ne ferons pas votre effort de vous lever le fion par contre.


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samedi, novembre 6 2021

SINISTER DAYS – Serve / Destroy


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Formé en 2013, Sinister Days est un groupe de Hardcore metAl Nantais possédé par une variation de grindcore beatdown afin de créer une musique agressive et moderne. Leur premier E.P 6 titres « Serve / Destroy » sortira début 2022.

Le premier titre est « Kill Your President », il ne fait pas que suggérer la brutalité, nous voilà prévenu, surtout qu’en terme de contraste musical le groupe sait faire mouvoir les parois froides du black metål avec son HxC. Le titre est tendu, lourd, explosif, rempli de souffre avec un groove omniprésent et des breakdowns.

Ce qu'on met de soi dans un disque est infiniment plus vaste que ce qu'on croit lui confier. Quelquefois c'est sa propre vie, sa vocation, sa sauvagerie, son dénuement, de toute façon c'est toujours surabondant quand c’est conçu avec son feu intérieur. C’est comme une valeur clandestine que l'on offre dans un feu de joie et de douleur expiatoire. J'espère que vous vous souvenez de ce que l'on ressent après avoir poussé un bon cri, parce que ce disque mentionne les thèmes de l’injustice, solitude, malbouffe, mais pas seulement pour vilipender, ou rouvrir des cicatrices, mais pour abattre son poing guttural d’une férocité masculine.

Le titre « Harvest » pousse une sensation d’indus dans sa déflagration Harm's Way. « On a Spike » lorgne méchamment du côté du grind et fascore, ça va vite, le chant est gruiiikisé, c’est poisseux.

« Fast Food Nation » est un titre qui rejoint le titre « Harvest » avec son option sonique façon Code Orange. Pour les paroles je vous donne l’indication d’une citation de Jean Yanne pour vous en donner la moelle : « Je serais à la place des agriculteurs qui déposent du fumier devant les Mac Do, je me méfierais parce que les gérants vont finir par croire qu'il s'agit d'une livraison. ».

Le dernier titre, « Serve / Destroy » est davantage deathcore, avec des grumeaux de Beatdown qui crépitent de partout. Leur brutalité HxC rappelle celle de Trap Them, Integrity, Pulling Teeth.

Le constat est sans appel, ce groupe n’est pas là pour creuser dans une branche de buis une pipe à weed, l’échafaud de Sinister Days est fin prête à retourner les têtes dans un panier en osier sanguinaire, vivement le premier long format.


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mercredi, novembre 3 2021

MORNIFLE – Mornifle


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Les têtes à claques, les claques merdes, tu sais qui hein ? Tous méritent une mornifle, une taloche, un marron. Pour une fois nous allons apposer à la violence la délicatesse d'un groupe dont la faculté est de faire pleuvoir l'incandescence sonique.

Le trio instrumental Mornifle vient d’Annecy, les membres ont joué dans les groupes Human Side, Saoni Ma, Komodo Experience, We are the incredible noise. Leur premier EP éponyme dispose d’un goût immodéré pour la beigne musicale.

En six titres équidistant d’une noise HxC post-metAl, le groupe teinte sa touche progressive par une subtilité de contrastes vraiment captivante. Chaque titre témoigne de sa folie, d’une liaison avec l’altercation, sait donner de la distance pour créer du désir, apporter une atmosphère bien spécifique, jusqu’à hypnotiser, et acheminer à lui des électrocutions musicales. L'intensité est bien réelle avec ce trio. Il sait faire onduler, émouvoir, triturer, chaque titre évolue au rythme d'une sismographie relatant les mouvements de la tectonique des plaques soniques.

Les climats se chargent d’éclairs furibards avec parfois des cris qui viennent en faire tonner la résonnance. Mornifle n’expédient jamais sa musique comme un bloc dur de fermeté, il connait déjà le sens de l’évaporation, cette sagesse d’attendre le bon moment pour te filer sa MORNIFLE.


mardi, octobre 26 2021

KNOCKED LOOSE - A Tear in the Fabric of Life


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Knocked Loose est un groupe fondé en 2013 à Louisville dans le Kentucky. Après un premier EP « Pop Culture » via Little Heart Records, suivra un split avec Damaged Goods, un EP éponymevia le label No Luck Records. « Laugh Tracks » est leur premier long format en 2016, puis « A Different Shade of Blue » via Pure Noise Records en 2019.

Cette fois le groupe a sorti son nouvel EP “A Tear in the Fabric of Life”, enregistré et produit par Will Putney (Thy Art Is, Body Count). Disponible depuis le 13 October 2021 via Pure Noise Records. Cet EP de mi-longueur dispose de grandes ambitions sonores et une esthétique cohérente qui s'accroche à la livraison anthémique de marque de Knocked Loose. La musique anthémique est une musique qui a des qualités qui conviennent à un hymne, comme un air fort et un sentiment sérieux.

Knocked Loose pose les bases de l’album concept sur un EP autour d'un road trip qui a mal tourné : un accident de voiture, un passager décédé, culpabilité des survivants et retrouvailles dans la mort. Musicalement, le récit suit. 6 titres à vase communiquant écrits dans l'ordre et se parlent à parts égales, avec le wall of sound de Phil Spector et un HxC death metal pour en équilibrer la tension entre maîtrise technique et accroche musicale, qui selon le guitariste Isaac Hale avec pour résultat de faire tout sonner de façon "plus extrême et abrasive".

A Tear in the Fabric of Life est une histoire écrite par le chanteur/parolier de Knocked Loose Bryan Garris et prend vie dans un film d'animation extraordinaire réalisé et créé par le cinéaste suédois Magnus Jonsson, qui est connu pour sa curiosité visuelle et explore souvent des thèmes sombres, dans des mondes abstraits et surréalistes.

Garris révèle : « C'est une histoire de deuil extrême et des niveaux qu'une personne est prête à traverser pour s'en débarrasser. L'histoire suit un personnage principal à travers un accident de voiture traumatisant tard une nuit dans les bois qui laisse son partenaire décédé, et à partir de là, vous plongez avec lui dans la dépression et la culpabilité qui accompagnent le fait d'être la cause de quelque chose de si préjudiciable. C'est la première fois que nous avons vraiment plongé et essayé de créer quelque chose de sonique qui évoque une gamme différente d'émotions et surtout quelque chose qui introduit de la tension et de l'anxiété. L'histoire est racontée non seulement à travers les mots, mais aussi à travers la musique, ce qui s'est avéré être notre plus grand défi d'écriture. Lyriquement, cette histoire a fini par être beaucoup plus personnelle que nous ne l'avions initialement prévu. Nous avons commencé avec l'idée de raconter une histoire fictive, mais tout au long du processus, j'ai trouvé des moyens d'incorporer de vrais sentiments de perte et de deuil, ainsi que la colère et le doute de soi. J'ai toujours été un écrivain très personnel et c'était à l'origine un pas de plus vers quelque chose de plus artistique. Mais à la fin, c'était tout aussi thérapeutique que d'écrire un disque Knocked Loose ordinaire, et je pense que vous pourrez l'entendre. »

Le réalisateur et animateur Magnus Jonsson a déclaré : « Je veux toujours créer quelque chose qui complète la musique, fonctionne au sein de ses structures et, espérons-le, enrichisse l'expérience du public. Avec un format plus long autour de 21 minutes, couvrant 6 pistes, je savais que cette histoire de fantômes noirs était un défi très intéressant à explorer en animation. J'ai pris l'histoire présentée dans les chansons et je l'ai ancrée dans un monde visuel. Je voulais créer un cauchemar intense, en me concentrant sur les états émotionnels du personnage principal de Bryan. J'ai créé des visuels qui plongent le public plus profondément dans cette histoire d'une descente en spirale dans l'horreur et la folie destructrice - en adoptant une approche minimaliste et parfois même abstraite de nombreuses parties de la création d'images, créant un malaise et une atmosphère étrange. »





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