WALLABIRZINE

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

Tag - HxC

Fil des billets

jeudi, mai 9 2019

HYPOCONDRIAX- All About


HYPOCONDRIAX-_All_About.jpg

HypocondriaX est issu des groupes de Nemless, 4 degré 7, Now'n'Later, Dirty Fonzy, From Behind. Leur musique est un mix de street punk/HxC Mélo.

Les Albigeois mettent sur objet physique la trame de leur ardeur musicale en 3 titres, et en moins de 10mn de hardcore des familles, pugnace, rentre-dedans. L'électrisation est tenace, les riffs exhortent, le chant est hargneux, les breaks rythmiques façonnent un E.P bien ébouriffé et dense. Les titres sont à géométrie variable, les torgnoles soniques et les lignes mélodiques partagent le même goût pour frapper droit, tout en gardant une sinuosité pour les crochets qui te font cracher du sang.

HypocondriaX n'est pas un malade imaginaire, il procède à un examen physique d'emblée, c'est à dire qu'il tape vite et c'est toujours bien placé, ça marque au corps quoi. Pour plus d'information consultez la notice.

Si cet Ep n'a pas été prescrit par votre médecin généraliste suite à un examen en profondeur comportant la prise de la température, de la pression artérielle, l’auscultation des cages à miel et la percussion (tests neurologiques), mon conseil est simple et radical : changez de praticien. 


HYPOCONDRIAX_1.gif


samedi, avril 6 2019

HAPPY BIRTHDAY


df_15_ans.jpg

Une bien belle fête était organisée à l'Athanor dans la préfecture du Tarn pour les 15 ans du groupe Dirty Fonzy.





A 15 ans tu commences l'adolescence et encore, pour les plus précoces, mais tu sais quoi ? Je ne suis pas certain que Dirty Fonzy a véritablement franchi le cap de la puberté ? C’est toujours des jeunes chenapans qui foutent un raffut de mille millions de mille sabords de tonnerre de Brest ! Heuuuu d'Albi.


Le trio du WallaBirZine était présent avec le kit nécessaire pour filmer la célébration. Junk Cacahuète et Vince Big Gym Tonic en mode fêtard mais sXe pour ne pas être sacrifiés un peu trop librement au culte de Bacchus. Nous avions à notre disposition une pièce pour les interviews et l’aval pour placer les caméras : Junk dans le pit en kit main libre et la gestion de go-pro et Big Gym dans les hauteurs sous-plafond de la salle.

Pour ouvrir les festivités c'était avec les hardcoreux d'HypocondriaX. Ouaie il faut cela pour dessouder les cages à miel d'entrée. Ce que fit le groupe sans problème. On sentait que ça piquait au cheveu quand même, enfin, tout est relatif quand on mentionne le niveau capillaire du groupe. Il faut dire qu'il y a de la consanguinité entre les deux formations Tarnaises que sont HypocondriaX et les Dirty, et que la veille il y eut un arrosage automatique, parce que le soleil du compagnonnage avait réuni tous les proches du crew Dirty Fonzy pour se foutre la tête à l'envers. HypocondriaX portait bien son patronyme avec les maux proche d'une fièvre des barriques.

Le groupe a fait son taf, balancer sa hargne dans le pit notamment avec ces trois nouveaux titres parce que le jeune groupe de vieux hardcoreux d'Albi viennent de sortir un EP en format physique, la veille de notre rencontre ils avaient débuté allègrement l'anniversaire des Dirty Fonzy. Ils répondent donc de leur actualité avec la tapette d'un pie-vert dans la tronche.




*******************************************************************

C’est à baba, c’est à yoyo, c’est à Bayonne que Shut Up Twist Again a débuté et non à St Tropez (pour le twist). J’ai du mal à imaginer ces gonzes en train de se foutre la tête en vrac habillés de blanc avec un foulard vert autour du cou pendant le raout vomitif des fêtes de leur cité. Bon, ils ont dû le faire plus jeune, cela n’a rien à voir avec leur musique. Pendant leur concert il y avait un fan vraiment too much des Wampas sur le devant de la scène avec un falzar zébré de l'époque d'Enfer magazine et le jeu de jambe de Dick Rivers. Attention je ne me moque pas, je suis incapable d'avoir cette prépondérante assurance. Le gazier, lui avait la même confiance que Corbier du club Dorothée et l’énergie du désespoir je pense pour s’agiter de la sorte. Quoiqu’il en soit il a fait le show.

Le groupe a exécuté un set ajusté entre la vivacité émotionnelle et le bouleversement fédérateur. C'est leur empreinte, d'ailleurs. Même après une pause de concert, et pour une reprise, Shut Up Twist Again envoie toujours la même intensité. Je suis vraiment rasséréné par la puissance que le groupe renvoie comme désir de vivre. Pourtant le public m'a semblé un brin timoré, et pourtant c'était sans compter sur la constante poussée des basques pour le faire sortir d'une forme relative de réserve à contenir sa désinhibition. C’est vrai que ce groupe est absolument tonique sur scène, et la pêche émotionnelle qu’il émet est de même acabit. Il y a de la solidité dans l’ossature musicale, une dépense d’énergie sans compter, le groupe rassemble vraiment autour de valeurs de partage, de communion, pour transmettre et partager en même temps dans un même lieu des sentiments, des centres d’intérêt, des valeurs, des opinions, des responsabilités ou des engagements divers… Il n’y a plus ici celui qui apporte et celui qui reçoit mais toutes les personnes concernées se retrouvent au sein d’une même réalité formant un tout.

Conclusion : Ce quatuor de punk rock propulse l'intensité d'une force brute avec une teneur fédératrice. En concert leur engagement est total, et dans leur auberge espagnole musicale il y a autant la patine mélodique américaine que la ferveur à fleur de peau anglaise. Ainsi ces bayonnais ont résolu l'équation d'un.e procrastinateur.rice avec la solution Shut Up Twist Again = « It's never too late to start again ». Pour en savoir davantage...




*******************************************************************

Hey t'sais quoi ? On s'est fait avoir par le début du set des Nantais d'Heavy Heart en pensant que le groupe avait finalisé son soundcheck, et bien non il avait bel et bien commencé.

En live le groupe déploie vraiment ses ailes. C'est plus fort, plus passionnel que sur disque. C’est le constat que nous nous étions fait. Pourtant à mesure que j'écoute leurs disques il me revient une sensation avec laquelle et de façon intime s’est imposé une intuition. J'ai toujours attendu cette musique venir me caresser, et qu'elle existait en moi sous une forme encore trop vaporeuse pour en constater la beauté gracile. C'est chose faite désormais.



Un rêve chaud et humide à travers des errances émotionnelles, et puis quelque chose de doux. C'est peut-être tout simplement comme cela que je ressens l'indie punk de ces quatre jeunes hommes.

Dans le flou le plus tenace j'interroge le groupe par des images claires comme le conçoit Jean-Luc Godard.

Autre chose m'est venu bien après le concert (comme toujours), c’est au sujet de leur profondeur que je n'arrive pas à leur traduire en itw, elle a fait écho au groupe King Of Leon début 2000. Sur ce fait d'être saisi avec le cœur à vif par des jeunes gens capables d'une aisance émotive aussi intuitive qu'immédiate. Leur set était vraiment très cool. J’avais été téléporté lors de leur set à l’Xtremefest et de nouveau m’est revenu la même saveur, la même couleur, le même parfum de délicatesse et de fougue.


*******************************************************************


fireworks.gif


En pleine puberté les Albigeois de Dirty Fonzy fêtent quinze années de punk rock et racontent la teneur de leur rocambolesque parcours, avec du fun, du fun et du fun.



Le brassage malté et le métissage musical font bon mélange chez Dirty Fonzy, et ce, depuis toujours. Quinze ans c’est l’âge du mercurochrome, à la question comment les Dirty briscards allaient négocier ce virage ? La question est simple, frontalement et avec le sourire aux lèvres. Un concert avec lequel le groupe a réalisé une rétrospective de leur discographie, et chaque changement de backdrop permettait d'évoquer une époque à travers le visuel d'un album. Il y avait pas mal de climats différents, dans le punk à rosser les enceintes, en version pub pendant la St Patrick, autour d’un feu de camp, dans une ruelle anglaise, etc…Cela aurait-il pu durer aussi longtemps que l'opéra rock de Martin Circus humblement intitulé La révolution Française ? Que nenni, puisque les Dirty ont réalisé en 100mn un set à chaleur explosive. Leur street punk est fédérateur, il aime la fête et le mélange, entre le punk celtique et le pounk furibard, c'est la déconne en tout genre, parfois même à roulette glissant sur sa cabourdise désinhibée. Les gars sont en places, les voix sont nickel, le pit est dans la parade, on ne tourne pas les serviettes pour autant.

Chez les Dirty seul le sens du partage compte et si tu calcules vite fait cela fait quinze piges, autant te dire que la cohésion en live, elle transpirait immédiatement. Vient le moment du parrainage des anciens avec le trompettiste Dirty Midier, du batteur Dadé Kool (intervenant principal pour le rafraîchissement houblonesque des gars sur scène tout au long du set) et du bassiste Fonzy. Les Albigeois terminent leur set à fond les ballons comme les Ramones. Sur scène c'est l'invasion au point qu'un jack ou une pédale de Johnny Guitare est touché.e, dans le pit Angelo Papas est descendu foutre du kérosène punk dans la meute imbibée de bière. C'est un bordel Fonzynesque et qui résume parfaitement leurs 15 ans de zguenitude punk totalement assumé.


*******************************************************************

Entre les concerts on a pu papoter, et parce que Hey Bitches ça biche ! Retrouvez quatre drôles de dames sur le vif , elles ont formé un collectif pour rosir la brique Toulousaine dans l'organisation de concert underground. Rencontre.




*******************************************************************

Le final c'était avec le grand orchestre Charly Fiasco.

Monsieur Boule fait du rap pendant le soundcheck, le grand orchestre Charly Fiasco était dans le 8.1 et dans la place, bro ! Avec le meilleur backdrop de toute la soirée sans conteste, malgré l'imposant référencement autobiographique du Dirty Crew. Les Toulousains finissent la soirée sans tambour ni trompette mais avec des guitares banchées sur secteur.

Le fait que le public soit resté est étonnant pour eux, alors que le groupe a quasiment la même longévité que celle des Dirty, et leurs titres sont devenus des hymnes familières à notre façon d'être.

J'adore ces gars. Je ne serais objectif pour traduire leur concert, ce qui ne signifie nullement que c'est du copinage. Si je dois leur dire quelque chose je sais que je peux le leur dire. Avec le temps et l'épaisseur de maturation nécessaire pour esbaudir un public un brin éméché vous pouvez être certain que ce groupe saura trouver les mots qu'il faut.

Les Poulidors du punk rock ont toujours le mot pour rire, la preuve ils ont une actualité secrète et des conneries éblouissantes à dire sur les Dirty Fonzy.



Le bassiste, El Roliano est le seul à avoir exécuté deux sets, et même d’affilés. Le lama du punk hexagonal n’a pas fait main basse (2 points) à sa réputation de crooner du glaviot, il a pu étendre 20 litres de salive sur scène pour que ses collègues passent en mode patinoire.

Pour être tout à fait honnête avec à vous, les charly parlent de manière répété et prolixe entre leurs morceaux uniquement pour calfeutrer un âge avancé demandant un temps de récupération de plus en plus long. A l’âge canonique des Rolling Stone un concert de Charly Fiasco durera 10H00 pour un set effectif de 50mn musical.

Que voulez-vous que je vous dise de plus, vite fait, mal fait selon le pessimisme du groupe ? Mais nannnnnnnn, c'était génial comme set avec un riffing de coupe à mulet des 80's et sa rythmique imposant l'état d'esprit de Motley Crüe pendant la période Shout At The Devil. Un chant bringuebalant des textes fins et à la limite de l'apoplexie en fin de set, surmontés par des chœurs de doo wop aussi sirupeux qu'entre les équipes de rugby du XV de Castelginest et du R.C Labarthe sur Leze reprenant l'invalide à la pine de bois a cappella en 3ème mi-temps, après un score honorable de 7 point Castelginestois contre 78. Oui, c'est effectivement cela qui s'appelle une piquette. Charly a su gagner avec le temps un taux de sympathie relationnel avec l'audace impromptue de ses capacités humaines, musicales, et d'interprètes. Ce groupe est un stimulant dans les domaines des musiques amplifiées et puis c’est tout. Partant perdant et toujours champion du monde invaincu comme étant le groupe à la cabourdise jamais égalée, et l'on oublie trop souvent de le mentionner, avec des textes ciselées et un punk rock qui accroche par son tempérament explosif et foutrement cool.


*******************************************************************

Retrouvez toutes les ITW, les lives sur la Chåine WallaBirZine.


Remerciement à la team WBZ Junk Cacaouète & Jus d'Orange/ Vince Big Gym Tonic ; aux orchestres Dirty Fonzy, Charly Fiasco, HypocondriaX, Shut Up Twist Again, Heavy Heart, au collectif de super women Hey Bitches, tous.tes les zguen copains.ines de Pollux/Xtremefest, les Aveyronnais qui parlent super bien l’anglais, le fan des Wampas, et tout ceux.lles présent.es à cette aniv.

Je voudrais remercier tout particulièrement les deux jeunes gars qui se sont pointés devant Junk Cacahuète pour le remercier de la qualité des vidéos et l’éclairage que nous apportions à la scène underground. Ça c’est le meilleur compliment que vous pouviez nous faire, vraiment.

XXX

Bir

Report réalisé pendant l'écoute de l'album éponyme de Tempel, Teenage Bottlerocket Stay Rad, The Claypool Lennon Delirium South Of Reality.


WBZ : Le sens de la fête


mercredi, février 20 2019

HARDCORE Session Albi Round 1


flyer_soiree.jpg

L’inaudible est une frustration, une blessure.

C’est aussi un moteur, une dynamique, ayant la capacité de sublimer sa vie au-delà du schéma classique.

La bifurcation vers l'underground n'est pas un itinéraire bis, ni une voie d'exclusion. Mais pour beaucoup, il s’agit davantage d’une délivrance, une réaction épidermique, une démangeaison active, un parallèle existentiel, un choix de vie alternatif. En vivre l'intensité vous projette dans une sphère généreuse, dans un manège d’adrénaline et de vulnérabilité tout à la fois.

Il faudra toujours être inventif, réceptif, fraternel. Faire fasse à l’adversité, s'ouvrir au monde, trouver la force de puiser dans son feu intérieur à chaque pulsation musicale.

Ceci, on en entend l'existence et la déflagration dans le Hardcore.

Dans les 90's sur Albi il tonnait des concerts de punk et de hardcore, et énOrmément de gens ont vécu ces instants d'explosion sonique. Tout ceci grâce à Pollux asso, qui a depuis élargi sa gamme de styles musicaux, jusqu'à engendrer l'Xtremefest. Le festival des musiques extrême du sud de la France, qui aura lieu du 1er au 4 août 2019 pour sa septième édition.

La finalité de la programmation devrait être bientôt dévoilée, mais « Shwiiiiiiiiing » comme dirait Wayne’s et Garth. On trépigne déjà d’y être...



Les deux amis, David et Gim, les co-fondateurs de Pollux asso, ont conçu ce qui au temps de l'adolescent paraissait improbable, et si le temps est passé en un claquement de doigt, il y a toujours cette flamme intérieure avec laquelle l'enthousiasme, et une frustration vécue pendant l'adolescence à s'ennuyer dans un bled du Tarn, a poussé ces deux jeunes à façonner, à rendre réel une pléthore de concert, et de bouleversements émotionnels reçus, justement en concert.

Vivre le spectacle vivant est primordial pour partager avec d'autres. La problématique c'est qu'aujourd'hui les gens s'enferment jour après jour dans une dépendance virtuelle assez castratrice. On leur donne l'illusion de partager des émotions, alors qu'on utilise leur temps de cerveau disponible pour cerner leur attrait et diriger leur désir. Ce qui en soi est à l'opposé de l'underground. Voilà où nous en sommes.


applause.gif

Le 09/02/2019 il y avait un retour des HxC sessions Albigeoise, quatre groupes avec quatre variations hardcore, organisé par Pollux Asso pour une before Xtrem Party. L'équipe du WallaBirZine était présente, avec : Junk cacahouète & jus d'orange, Vincent Big Jim tonic et oim. Un trio de choc, avec la malle pleine de matériel afin de vous apporter la révélation de cette soirée.

Quand on arrive un des gars de l’appel des tympans dégorge dans sa barbe en nous parlant à travers une petite mine de sa soirée festive de la veille. On partage avec ce duo le local à vestiaire qui deviendra le lieu des interviews avant que la soirée ne s’entame. Chacun trouvera rapidement ses marques et une très bonne entende pour la gestion du planning des interviews.

Toujours aussi belle et majestueuse, la Salle de l’Athanor et ses colonnes de briques imposent une somptueuse verticalité de basilique, longtemps appelé « Le Gymnase » et associé à l’ensemble du bâtiment qui hébergeait la Scène Nationale d’Albi et d’autres associations culturelles, l’Athanor est une salle de spectacle modulable de 221 places. À partir de sa création en 1895 en tant que gymnase elle est devenue une halle aux grains, une salle de réunion publique puis une salle de spectacles depuis 1984. Elle se situe sur la Place de l'Amitié entre les Peuples, ce qui correspond tout à fait à l’éthique de l’association Pollux.


C’est GET REAL qui entame la soirée.

Dépucelage en règle et baptême du feu avec les hardcoreux de GET REAL pour leur premier concert et première interview, l'ensemble a été réalisé lors de la before party Xtreme FEST Hardcore Session Albi du 9 février 2019 organisée par Pollux Asso.



Le groupe débute son set et contrairement à ce que l’on pourrait supposer pour une première, Get Real est décomplexé. Cela fait 6 mois que le groupe est enfermé dans son local de répétition et c’est pile le moment de lâcher la fonte en concert. C’est un euphémisme d’affirmer que Get Real vit l’instant, s’engage dans son ressenti car c’est quelque chose que l’on sent vibrer en soi. L’impact de leur hardcore est bien palpable. Ce n’est pas des novices non plus puisque Get Real est issue d’anciens membres du groupe Strides Against Lies. De ce fait les horizons musicaux et la dynamique se rapprochent de celle des 90’s, avec une forte prédominance de thème opulent, lourd, pour un riffing costaud, crépitant de débordement que je considère à la croisée de Madball aka Therapy. C’est perceptible, efficace, et le groupe parvient à libérer les corps dans le public avec une jeunesse qui commence à se foutre pas mal de pralines dans les côtes flottantes. Il y a un jeune crane rasé qui a valdingué assez loin, je le croiserais plus tard dans la soirée avec un mouchoir sur le tarin. Get Real décharge son mur du son, les structures métAl HxC fournissent le choc frontal. Les gars appuient, ils jouent « à la maison » et je pense qu’ils ont bien vécu leur première fois avec 5mn avant de monter sur scène le trouillomètre à niveau zéro.




Dès que vous sortez de votre ‘’périmètre communautaire de punker’’ vous devez faire face à Monsieur tout le monde, lequel vous oppose bien souvent la démonstration du chant contre le cri, entre le velouté vocal de la variété pop au déchirement inaudible du punk HxC. Si il ne comprend pas le contraste, différence de vue, de valeurs, distanciation, dîtes lui que les télé-crochets de la chanson triomphent de modernité lors de la victoire d'un gagnant ou d'une gagnante, car il n'y a pas de sexisme au sein de cette lutte des classes vocales, il ou elle sera de type caucasien. L’hypocrisie peut s’entendre dans le punk mais seulement pour ironiser sur la pop culture.


FIRE AT WILL électrise un subtil mélange de hargne et d'émotions pour un HxC mélodique intense. Vous retrouvez dans l'interview qui suit le groupe avec la ferveur volubile de leur conviction, de leur créativité, de leur existence à travers le hardcore PMA.



Les Toulousains de Fire At Will abondent un hardcore punk mélodique, aux textes efficaces et chargés d'émotions. C’est une musique enthousiaste portée par le fer de lance d’une intensité fédératrice sur des morceaux chantés et criés autour d’une propulsion émotionnelle, d’une communion vocale, avec un envol mélodique et une vague énergique (pour ne pas dire tsunami). L’attitude des gars est PMA. Ce n’est pas pour rien que c’est mentionné sur un de leur t-shirt. Puis positive mental attitude ce n’est pas voir le verre qu’à moitié plein, comme dans tout échec un avant-goût de la réussite à venir.

C’est une attitude respectueuse qui prend en compte beaucoup de paramètre entre les rapports humains. Être positif c’est un engagement, et j’ose dire une responsabilité même. C’est une équivalence à la politesse. Je sais que cette pratique augure un comportement de bisounours assez peu compatible avec l’esprit de rébellion que requiert le fait d’être underground. Ce qui en soi est complètement con, puisque même en ayant fait un pas de côté, tout en étant dans la marge, on reste sur le même plan, et donc quoiqu'il advienne, on reste tributaire de composer avec l’ensemble. Ainsi il apparaît plus probant d’avoir une attitude positive plutôt que réfractaire à tout, si l’on veut avancer un minimum. Cela ne signifie pas pour autant qu’il faut être en accord avec tout le monde et sur tout, puisque ne l’oublions pas et ceci nous façonne entièrement : L’indépendance du libre arbitre définie cette scène.

Par exemple, on peut sans dissuasion forcée te demander ta participation pendant un concert de hardcore. Il s’agit ni plus ni moins d’une interaction, de faire corps avec la musique, et avec Fire At Will se jugule en plus une exaltation émotionnelle.

Ok quand la personne possède un charisme de dominant et t’impose son commandement bien souvent le public répond à cette menace, à ce défi, à cette intimidation. Dans ce cas-là il s’agit d’un jeu dominant/dominé fort fréquent dans le HxC. Par contre si tu es trop timoré ta demande n’aura aucun répondant…De toute façon là mis à part faire du shoeagaze et se regarder les pieds dans un brouillard de fumée avec une casquette rabaissée, je ne vois pas de solution quand tu es sur scène derrière le microphone ? Si, peut-être avec du mime !

Fire At Will est un phare émotionnel, il y a dans sa musique une densité de contrastes. Dans le public c’est un mélange hétérogène de punk iroquois, de skin, de métalleux, de punker, hardcoreux, de vikings new age, et oldschool avec la descendance d’Odin, puisqu’il y avait un gars habillé de peaux de bête, tous unis dans cette soirée « oldies New school », dans le sens où elle fait revivre les sessions Albigeoises de jadis et sème celle du 21ième siècle.

Le guitariste en interview est posé, sur scène t’as carrément l’impression que c’est un jouet à pièce, une fois que t’as foutu un jeton, il s’agite telle une pile à nerf.




IN OTHER CLIMES c'est du Thrash HxC qui utilise son énergie bestiale pour faire de chaque spectacle un véritable acte messianique, en plus de te décalotter et de te foutre une grOsse mandale sonique.

En interview c'est un bordel sans nom, et c'est ça qui est bon avec ces gars en mode Megäteuf 24/24. À coté AC/DC c’est Pipo et Molo font du ski, bonne nuit les petits, un suppo et au lit, attention au vomi !



In Other Climes est un alliage de riffs thrashy violemment outrecuidants et rapides, avec une alternance de breaks ravageurs sur des plaques rythmiques lourdes. Junk a avoué s’être fait molester durant tout le set, et il a pris deux bons reculs au pied de la scène en captant le set. J’en ai pris un sur le crash barrière de l’ingé son. Mis à part les tenanciers derrière le zinc, tout le monde à ramasser, ah si, Vince Gim Tonic tout en haut des places assisses était sain et sauf à filmer peinard, le planqué.

L’arrivée sur scène se réalise avec la musique du film ‘’Irréversible’’ de Gaspar Noé, puis thrash party Hardcore de badass, c’est lourd, cossu, dense et avec un putaiiin de groove à faire suer les Jackson Five, heuuuuuuu, four ? Ou il en reste moins que ça, j’sais plus ??

Mosh part, circle pit, concours de bite (c’est le bassiste qui a la plus grosse, je le rappelle), oui c’est une tuerie sur scène, et dans le pit c’est de la charcuterie. Le groupe envoie les gros riffs qui tache comme le cubis de Tonton le dimanche en famille, les solos sont aiguisés pour molester et laisser des cicatrices vives, le chant est bien vénère, gorgé de ce fiel insidieux qui baigne dans son jus de folie, la rythmique est en acier. Oui, il faut au moins cela.

C’est la version thrasheurs de Motörhead Vs Madball aka Machine Head, et à la Niçoise, avec les vibrations primitives de Sepultura en pleine pampa. Foncièrement il y a une forte ascendance scénique, telle une véritable machine de guerre, In Other Climes a foutu une branlée, et il n’y avait pas assez de sopalin. Est-ce que tu aimeras ce groupe pendant ta phase de réveil en début d'aprem baignant dans une piscine de vomi refroidi et la tête dans l’trou des chiottes ? Ben oui, et même en dévoilant un léger rictus de joie sur la lèvre supérieure, si tu veux le savoir.

Je vois ce set comme un divertissement léger mais pertinent, porteur de concepts sous-jacents qui dénotent un engagement viscéral vis-à-vis du sujet sociétal. Le Sphincter a dit quoi ? Megateuf style mec. Ouaie c’était carrément un passage à tabac, et là je ne te parle pas des conséquences que provoque une consommation excessive de gauloises sans filtre. Je pense que chaque membre serait capable de se produire dans un match de catch colombien, c’est too much, bien au-delà du spinal tap classique du heavy metal, les gars sont carrément dans Wayne’s World, Chacun à son rôle à jouer, et donc sur scène c’est un véritable cinoche à la Clint Eastwood.




Point info sur des albums futurs. Oui parce qu’en généralement en concert on rencontre d’autres groupes et on en profite pour prendre connaissance de leur actualité…Hein ? Les réseaux sociaux de quoi ? Nannnnnn Dude, j’suis oldschool, c’est par le biais de la rencontre que je fonctionne. Donc :

Ben&Fist est en train de plancher sur leur prochain album, toujours dans leur mood déprestif, mais en plus, même si je ne peux rien dévoiler, déjà je kiffe un max l’orientation musicale comme le guitariste et compositeur m’en a évoqué le sens.

Plus véloce, j’ai vu le batteur et chanteur des hardcoreux/thrasheurs de Black Mountain Bastards et déjà ça cogne un max au pied de la Montagne Noire pour un E.P ou album en vue…Quoiqu’il en soit il y aura et ce sera foutrement cool. Les gars étaient super enthousiastes, motivés à fond de se foutre des pralines dans le local de répétition, d’ailleurs aller voir leur FB car ils ont plusieurs dates bien sympathiques, notamment une à Toulouse à l’Usine à Musique avec le crossover thrashy des Autrichiens d’Insanity Alert (Xtremefest 2018). BMB sera présent dans la déflagration de la Mosher Team pendant le MOSHFEST N°5 au Secret Place de Montpellier. Bien entendu en concert BMB ça tabasse, vous savez ce qu’il vous reste à faire…

Puis dans la ville rose, il y a le prochain opus d’Alea Jacta Est qui sera aussi solide et structurellement munit d’un délire cinématographique bien fun, comme leur nouveau T-shirt en distingue le délire via l'Useless Pride Records.


STINKY est un quintette de punk hardcore mélodique depuis 2010 avec Comeback Kid comme influence, ainsi que Champion et Bane.

Le groupe s'est depuis forgé sa propre identité musicale à force de concert et d'albums fracassants. Cette interview réalisée lors du Hardcore Session à Albi le 9 février 2019 organisée par Pollux Asso dans le cadre de la before party Xtreme FEST met en lumière les diverses latitudes et actions qui ont composées le groupe.



Dans le fracas du monde, dans les errances qu’il impose, on entend souvent l’agonie venir se répercuter en un cri puissant, véritable détonateur à l’exhortation. Le hardcore est un cri. Un cri de résistance rendant gorge à un désir de vivre et de vaincre face à l’agonie. C’est aussi une cellule de crise, œuvrant par principe à défendre des valeurs humanistes, au bien fondé du collectif pour une unité de combat dans le contre choc physique que cette musique incite. Dans un monde ultra-compétitif où l’on croule sous les menaces diverses et variées, et même d’extinction, où l’omniprésence du narcissisme englobe tout intérêt parce que chacun suit son personnage et l'opinion qu'il a de soi, le collectif souligne une valeur refuge que le narcissisme contemporain assassine.

Tout le monde ne peut comprendre le Hardcore, comme je ne peux comprendre de payer 40 euros un repas gastronomique avec la moitié d’une endive cuite à l’eau plate posée sur une ardoise que souligne un cercle de jus de citron et trois gouttes d’une purée d’un truc dont la saveur m’échappe encore, et que de toute façon je n’ai pas pu le constater suffisamment en bouche puisque pas assez dans l’assiette. (=Enculade de la st Valentin).

Tu vois j’ai compris qu’il faut absolument que je mastique longtemps la même saveur pour en comprendre, en savourer tous les plaisirs. D’autres fonctionnent différemment, ils sont plus réactifs, dégourdis, sagaces, brillants, mondains, compétents, mais je me sens tout aussi éveillé qu’eux. Si je ne peux saisir les nuances artistiques d’un robinet usagé contre une canne à pêche jaune dans un centre d’art contemporain, pas plus qu’y voir la lumière constructive qui s’en dégage, je sais la valeur qu’un groupe de hardcore libère en moi, ce que signifie son inépuisable robustesse de tracer pendant plus de 6h00 de route pour 40mn de set, pour y fendre le précipice d’un quotidien avec rage.

Le dernier groupe de la soirée c’était Stinky. Leur HxC dispose de nombreuses influences variées avec lesquelles le groupe marque à intervalle régulier la multiplicité de leur hardcore combatif, résolument aguerri par une forte énergie positive. Les Nantais appliquent un set efficace, ils prennent l’ascendance assez rapidement, découvrant de leurs titres percutants une irrémédiable résistance à la passion. Le groupe enregistre un clip en live avec le délire dans le pit, par cette ardeur, le public en ressent la ferveur et la puissance du collectif fait le reste. Chacun accomplie son être et donc sur scène c’est un véritable cinéma, à la Robert Redford, et une résonance au « Ain’t got no, I got life » de Nina Simone.

Les riffs percutent, la rythmique suit le chant avec une énergie revigorante, ça groove avec le corps d’une musique en osmose et l’état d’esprit du public est le même partout, filles et gars dans l’unité, sans distinction, tout simplement, naturellement.



Chacun a son hypothèse de vie, sa résistance existentielle, sa solution de survie, son repli communautaire car fatalement on revient à la source auprès de personnes en qui on ressent la même ferveur, la même passion, non pas parce que c’est rassurant, mais parce que c’est vital face au mythe, facétie, prédiction. On peut laisser le marchand de sable passer et tomber dans le déni, mais au bout du compte on sait très bien la vérité qui nous fait tonner l’existence, et à ce moment là ce n’est plus une illusion de plus vers l'obtention d'une quête, d'un but à atteindre, juste pour accomplir ce que fait n'importe quel interrupteur, s'allumer et s'éteindre tout à la fois. C’est l’essence de ce que vous êtes !

Merci à Pollux asso/au crew du Xtremefest, à Get Real, Fire At Will, In Other Climes, Stinky, et à toi public qui est la dynamo du courant alternatif underground.

Retrouvez toutes les vidéos sur la chaîne WallaBirZine.

CiaO)))

XXX

Bir


30.gif


mercredi, février 6 2019

WITHOUT SKIN – Worships


WITHOUT_SKIN___Worships.jpg

Without Skin se forme au Havre en 2012, Marco, Romain et Gabriel sortiront leur premier EP  digital en 2014, puis enregistrent leur premier album au Studio de l’école Georges Mélies d’Orly et signent chez Les Disques du Hangar 221.

Rageur devant le gouffre d'un monde cynique et irresponsable, le trio abonde de titres percutants avec une émotion tenace et frontale.

Riot punk, hardcore scream, ça dégorge une haine viscérale, avec tout ce surplus que la vingtaine abonde en désagrégation de fureur de vivre. Un exutoire d'écorché tel est ce premier opus criant de vérité. Cela provient de l'urgence du brasier intérieur qui ne réclame qu'à sortir toutes ses flammes intenables, avec l'évidence d'une structure explosive, canalisée par le trio puis projetée avec une sécheresse tranchante, tendue par une nervosité à fleur de peau.

Comeback Kid, Propagandhi, Modern Life Is War, comme sensibilité, avec une vrille de hardcore sludge à la sauce Savannah et je pense à Black Tusk, mais faudra une pilosité plus abondante si le groupe devait jouer vers cette lignée là.

Pochette sombre à l'expressionnisme abstrait de Jackson Pollock, dont on retrouve la même intensité équivoque dans la musique de " Worships ", avec le broyage du réel, la démission du vivant, tout ici forme une ellipse et crépite d'une même fureur, d'une même folie, juste et brûlante.




mardi, janvier 15 2019

SPEED JESUS – The Giant Hack


speed_jesus.jpg

Le programme des réjouissances de ce début d'année est simple,

Pas la peine de commencer d'hypothétiques résolutions, je vous propose une bastonnade en règle pour détoxifier les cages à miel. Attention c'est de la violence musicale, c'est à dire qu'un tournevis cruciforme vient en profondeur récurer l'amas crasseux ingurgité nonchalamment depuis la naissance.

Le nom du groupe, Speed Jesus, appose de se gratter le bouc, mais ne me faites pas chier avec un hippie clouté sur une croix, je le préfère à l'envers et les clous sur une veste patchée, question de style.

Le groupe vient du coin des Burning et leur blast HxC est un pur décarottage sonique. Oui c'est impératif pour un maléfique premier album.

Ce Trio est composé d'ex-Gravity Slaves et de membres de Monde Merde pour un concentré de speed hardcore thrash, hyper bourrin, testostéroné à la rugosité 90's Evil HxC metallique, et chaotique.

Ne cherche pas la finesse, enfin si quand même, par exemple Government issue est-il un clin d’œil aux punkers de Washington DC ? Jerk as Fuck au Dead K ? « Hang'em All'' à Metallica ?

C'est frontalement 23 mn où tout est malsain, intrusif, et poutrement convaincant, Speed Jesus assoit sa suprématie en hurlant la fureur abrasive d'Unsane VS Kickback aka AWOL (A Way Of Life).

Pour hurler de la sorte c'est au moins une pointe de 150 dans chaque phalange ça, et je m'y connais en charpente. Donc viens checker cette coproduction Metro Beach / PP&M / Opposite / Black Out Prod. retrouverez une ITW de Gwardeath avec Speed Jesus sur le podcast Metro Beach.

Pour les fans de galette vinylique c'est ici.

Tiens-toi près avec une palette d'efferalgan 1000mg effervescent parce que ce disque va te vriller la tête...Hou, hou !


speed_jesus_1.gif


samedi, décembre 29 2018

REGULATE - In The Promise Of Another Tomorrow


REGULATE_-_In_The_Promise_Of_Another_Tomorrow.jpg

En 2016 leur E.P « Years of Rage » s'était fait une solide réputation, la troupe straight edge de NYHC, déboule avec « In the Promise of Another Tomorrow », disque qui s'est imposé à moi pour sa palpitation instantanée et profonde à l'admiration au NYHC classique, la permutation au straight edge crossover de Shelter et à l'ouverture contemporaine de Turnstile. Mais aussi par sa fracture bien rythmée à coup d’accélération et d'un beat toujours grassouillet, munit de riffs tendus et intenses.

L'album frappe HxC en joignant Outburst, Killing Time, Breakdown et épouse des contrastes à travers sa gamme explosive de rage mélodique, de diversité de ton et de saveur évidente par sa liberté de teinte.

Regulate contourne les écueils du sXe (optimiste, indépendance, rejet du pouvoir, se libérer des dépendances) pour une forme de lyrics plus poétiques, vivifiant de vécu (notamment autour du racisme), sur l'existence que l'on t'impose, qui tu es, ce que tu veux, ce que tu ressens, déviant d'un pessimiste vers une réaction combative.


REGULATE_-_wbz_sXe.gif


jeudi, octobre 4 2018

YOUTH AVOIDERS - Relentless


YOUTH_AVOIDERS_-_Relentless.jpg

Vous savez à quoi cela tient un super album ?

Déjà par le fait que l'on va y revenir dessus comme par un effet d'addiction, aussi que le disque relie ce qui vous a construit, affirmé, et qu'enfin vous y trouverez la nécessité absolue de vous y reconnaître.

Après des E.P et un album éponyme, ce second album « Relentless » est sorti sur Destructure Records. On retrouve toute l'explosibilité essentielle de Youth Avoiders libérant toute son énergie, sa puissance, sa fougue inébranlable, sa sonorité claire et abrasive.

Cet opus est décisif, il attise un sens mélodique en parfaite harmonie avec son impétuosité, son chant raw cogne à la rage, la guitare volcanique est du cristal, elle donne l'impression d'être mille tant elle mouline le fiel et l'exigence souveraine d'approfondir et de nuancer le propos. La rythmique suit la dynamique, l'emballement orgiaque et impulsif où tout se déchaîne, s'échauffe, exalte. Pourtant dans cette fureur il y a la simplicité d'une épure HxC. C'est fou et doux. Surtout que la production est vraiment meilleure que leur premier opus, moins étouffée, elle est clinquante dans le sens où elle fait ressortir la vigueur, son étoffe bouillonnante.

J'ai assisté une fois à un set de Youth Avoiders et c'était envoyé vite fait, bien fait, comme il se devait rien à redire, c'était tout aussi violent, émotif, mélodique, fougueux que sur disque. C'était cohérent avec ce qu'il dégageait, une dynamique punk HxC mélo hyper speed et juvénile à la Minor Threat, avec la justesse d'être catchy. J'espère vraiment même et d'une manière désirable que ce groupe sera à l'affiche du prochain Xtremefest 2019.

Je conseille cet album à 200%, pour son sens du combat, de la révolte et de l'épure, puisque en deux minutes par titre tout est dit. La purée corrosive est intense et vous avez une simplicité d'action et d’effusion. C'est rapide, fort et voluptueux à la fois. Il y a une vivace émotivité d'action parce que le groupe balance ses tripes avec tout son cœur dans sa résolution sonique. Il y a une telle spontanéité que c'est indocile parce que c'est impulsif, c'est émouvant parce que c'est passionné.


On ne peut qu'être avec « Relentless ».


YOUTH_AVOIDERS_-_Relentless_-_explosion_de_couleurs.gif



samedi, septembre 29 2018

Interview de JP de GET THE SHOT


GET_THE_SHOT.gif

“La passion de la musique est en elle-même un aveu. Nous en savons plus long sur un inconnu qui s'y adonne que sur quelqu'un qui y est insensible et que nous approchons tous les jours.” Emil Michel Cioran.

Avant de commencer j'ai fait part au chanteur de Get The Shot, Jean-Philipe Lagacé que la phonétique de son nom était prédestinée pour qu'il incarne « l'homme révolté » d'Albert Camus, livre que je lui ai offert.

Hey les kids, cette interview réalisée à l'Xtremefest, est une mise au clair du HxC et sa tentation d'exister par un professeur de philosophie. La rhétorique est aussi véloce que du hardcore, c'est très intéressant car rare à entendre. Voilà pourquoi Get The Shot est positif et balance une énergie cathartique.




mardi, septembre 11 2018

ITW Black Mountain Bastards


ITW_Black_Mountain_Bastards.gif

Black Mountain Bastards c'est la déflagration de Sick Of It All et de Municipal Waste au pied de la montagne noire Mazamétaine.

Cette ITW réalisée à l'Xtremefest permet de faire retentir l'humilité touchante d'un groupe underground, avec comme unique ambition la sentence « la meilleure manière de savoir c'est de la faire. »




mercredi, juillet 4 2018

TWITCHING TONGUES - Gaining Purpose Through Passionate Hatred


TWITCHING_TONGUES_-_Gaining_Purpose_Through_Passionate_Hatred.jpg

Des boursouflures Meat Loftienne dépassent du tricot de peau de ce groupe de hard-ocre, les fans sont choqués, ils ne reconnaissent plus rien de Twitching Tongues.

Heyyyyyyy faut pas exagérer les jneus, cet opus possède une approche new wave que vous ne comprenez pas.

Torturé par une noirceur outrageusement enkystée, rien n’est souple ou lisse dans ce disque, il y a des angles partout et ils sont saillants. Toi jeune, tu t'accroches à chaque contraste pour ne pas sombrer dans la lassitude, et je sais bien que tu n’as pas l’habitude de ce truc si opaque. Pour solutionner ton désespoir le paradoxe c'est qu'il va falloir te taper du Siouxie & The Banshess, des trucs froids et vipérins, et pas une compil de new wave 80’s en pensant que Enola Gay est un truc cool pour danser sur les cendres atomiques du sarcasme eighties. Ça l’est certes, mais à la base, c’est ironiquement toute l’ivresse britannique qui tient à l’intérieur comme un coussin péteur Monthy Pytonesque dans ce seul titre.

Bon allez j'ai pitié de toi, je t'explique, jeune. Twitching Tongues avait métallisé son art avec son opus précédent «  Disharmony », il adjoint en sus cette tension fiévreuse, ce truc sous-jacent colérique et orgiaque, telle une bulle de fiel arctique.

Œuvrant dans ce charme antique des sentiments exacerbés, délicats et écorchés, le groupe semble s’être adouci dans une profondeur un poil pataude. Hors il n’en est rien. Les riffs sont plus lourds qu’auparavant, c’est effectif, seulement c’est le chant qui devient le chantre des vagues mélancoliques au spleen new wave, et apporte à la lourdeur musicale cette sorte de brutalité soignée, de sécheresse féconde.

Cet opus électrise des mélodies venimeuses et torturées au souffle lourd rythmique, jusqu’à pulser les riffs à la contraction qui évite au chant les écueils de l'emphase comme de la scansion artificielle.

Il est évident pour ceux qui n’ont saisi la magie corrosive de cet album, qu’entendre les choses différemment ou entendre des choses qui perturbent n’est pas la même chose. Différemment et il y a quiproquo, ce qui s’avère cocasse et litigieux selon ce que les deux parties perçoivent autrement. Qui perturbe c’est davantage dans l’idée que l’on se fait d’un Gilbert Montagné importuné lors d’une représentation pécuniaire, en entendant le vol d’un essaim de mouches à merde autour de lui. Cet aveugle donnera ainsi l’impression assez cocasse d’essayer de les gober, avec la bouche tout le temps ouverte et de les faire fuir en tapant des mains, dodelinant par un mouvement de balancier latéral lors d’un étrange ballet aliénant.

Mais ce n’est pas un souci vital si tu ne sais si cela te perturbe le tube digestif ou bien si tu n'as rien compris au point d'affirmer avec la main sur le pubis que tu n’as pas aimé ce disque. De mon côté c'est tout juste si j’arrive à concevoir dans l’absolue le fait que tu ne pourras jamais apprécier la morsure de la beauté un soir de lune claire.

Ah oui, il y a aussi dans ce disque un slow new wave que l’empire britannique avait jadis la clef mélodique pour hébéter le françaouis, avec le support d’une orchestration dithyrambique. L’ignare peut prompt à ce genre de sarabande a déjà gommé le groupe d’un next virtuel. Le sage connaît la saveur que réserve la patiente avec la musique, surtout quand elle arrive à pénétrer dans le nœud émotionnel pour y germer de charme. Twitching Tongues a conçu un disque trop pénétrant, du moins si l’on se borne à ne percevoir en lui qu’une recette efficace et passéiste de l’émocore, et non une forte plénitude dans sa noirceur.

S’il vous vient l’envie d’écouter cet album, laissez réverbérer l’obscurité en vous.


Twitching_Tongues.gif


- page 1 de 3