WALLABIRZINE

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

Tag - HxC

Fil des billets

jeudi, octobre 4 2018

YOUTH AVOIDERS - Relentless


YOUTH_AVOIDERS_-_Relentless.jpg

Vous savez à quoi cela tient un super album ?

Déjà par le fait que l'on va y revenir dessus comme par un effet d'addiction, aussi que le disque relie ce qui vous a construit, affirmé, et qu'enfin vous y trouverez la nécessité absolue de vous y reconnaître.

Après des E.P et un album éponyme, ce second album « Relentless » est sorti sur Destructure Records. On retrouve toute l'explosibilité essentielle de Youth Avoiders libérant toute son énergie, sa puissance, sa fougue inébranlable, sa sonorité claire et abrasive.

Cet opus est décisif, il attise un sens mélodique en parfaite harmonie avec son impétuosité, son chant raw cogne à la rage, la guitare volcanique est du cristal, elle donne l'impression d'être mille tant elle mouline le fiel et l'exigence souveraine d'approfondir et de nuancer le propos. La rythmique suit la dynamique, l'emballement orgiaque et impulsif où tout se déchaîne, s'échauffe, exalte. Pourtant dans cette fureur il y a la simplicité d'une épure HxC. C'est fou et doux. Surtout que la production est vraiment meilleure que leur premier opus, moins étouffée, elle est clinquante dans le sens où elle fait ressortir la vigueur, son étoffe bouillonnante.

J'ai assisté une fois à un set de Youth Avoiders et c'était envoyé vite fait, bien fait, comme il se devait rien à redire, c'était tout aussi violent, émotif, mélodique, fougueux que sur disque. C'était cohérent avec ce qu'il dégageait, une dynamique punk HxC mélo hyper speed et juvénile à la Minor Threat, avec la justesse d'être catchy. J'espère vraiment même et d'une manière désirable que ce groupe sera à l'affiche du prochain Xtremefest 2019.

Je conseille cet album à 200%, pour son sens du combat, de la révolte et de l'épure, puisque en deux minutes par titre tout est dit. La purée corrosive est intense et vous avez une simplicité d'action et d’effusion. C'est rapide, fort et voluptueux à la fois. Il y a une vivace émotivité d'action parce que le groupe balance ses tripes avec tout son cœur dans sa résolution sonique. Il y a une telle spontanéité que c'est indocile parce que c'est impulsif, c'est émouvant parce que c'est passionné.


On ne peut qu'être avec « Relentless ».


YOUTH_AVOIDERS_-_Relentless_-_explosion_de_couleurs.gif



samedi, septembre 29 2018

Interview de JP de GET THE SHOT


GET_THE_SHOT.gif

“La passion de la musique est en elle-même un aveu. Nous en savons plus long sur un inconnu qui s'y adonne que sur quelqu'un qui y est insensible et que nous approchons tous les jours.” Emil Michel Cioran.

Avant de commencer j'ai fait part au chanteur de Get The Shot, Jean-Philipe Lagacé que la phonétique de son nom était prédestinée pour qu'il incarne « l'homme révolté » d'Albert Camus, livre que je lui ai offert.

Hey les kids, cette interview réalisée à l'Xtremefest, est une mise au clair du HxC et sa tentation d'exister par un professeur de philosophie. La rhétorique est aussi véloce que du hardcore, c'est très intéressant car rare à entendre. Voilà pourquoi Get The Shot est positif et balance une énergie cathartique.




mardi, septembre 11 2018

ITW Black Mountain Bastards


ITW_Black_Mountain_Bastards.gif

Black Mountain Bastards c'est la déflagration de Sick Of It All et de Municipal Waste au pied de la montagne noire Mazamétaine.

Cette ITW réalisée à l'Xtremefest permet de faire retentir l'humilité touchante d'un groupe underground, avec comme unique ambition la sentence « la meilleure manière de savoir c'est de la faire. »




mercredi, juillet 4 2018

TWITCHING TONGUES - Gaining Purpose Through Passionate Hatred


TWITCHING_TONGUES_-_Gaining_Purpose_Through_Passionate_Hatred.jpg

Des boursouflures Meat Loftienne dépassent du tricot de peau de ce groupe de hard-ocre, les fans sont choqués, ils ne reconnaissent plus rien de Twitching Tongues.

Heyyyyyyy faut pas exagérer les jneus, cet opus possède une approche new wave que vous ne comprenez pas.

Torturé par une noirceur outrageusement enkystée, rien n’est souple ou lisse dans ce disque, il y a des angles partout et ils sont saillants. Toi jeune, tu t'accroches à chaque contraste pour ne pas sombrer dans la lassitude, et je sais bien que tu n’as pas l’habitude de ce truc si opaque. Pour solutionner ton désespoir le paradoxe c'est qu'il va falloir te taper du Siouxie & The Banshess, des trucs froids et vipérins, et pas une compil de new wave 80’s en pensant que Enola Gay est un truc cool pour danser sur les cendres atomiques du sarcasme eighties. Ça l’est certes, mais à la base, c’est ironiquement toute l’ivresse britannique qui tient à l’intérieur comme un coussin péteur Monthy Pytonesque dans ce seul titre.

Bon allez j'ai pitié de toi, je t'explique, jeune. Twitching Tongues avait métallisé son art avec son opus précédent «  Disharmony », il adjoint en sus cette tension fiévreuse, ce truc sous-jacent colérique et orgiaque, telle une bulle de fiel arctique.

Œuvrant dans ce charme antique des sentiments exacerbés, délicats et écorchés, le groupe semble s’être adouci dans une profondeur un poil pataude. Hors il n’en est rien. Les riffs sont plus lourds qu’auparavant, c’est effectif, seulement c’est le chant qui devient le chantre des vagues mélancoliques au spleen new wave, et apporte à la lourdeur musicale cette sorte de brutalité soignée, de sécheresse féconde.

Cet opus électrise des mélodies venimeuses et torturées au souffle lourd rythmique, jusqu’à pulser les riffs à la contraction qui évite au chant les écueils de l'emphase comme de la scansion artificielle.

Il est évident pour ceux qui n’ont saisi la magie corrosive de cet album, qu’entendre les choses différemment ou entendre des choses qui perturbent n’est pas la même chose. Différemment et il y a quiproquo, ce qui s’avère cocasse et litigieux selon ce que les deux parties perçoivent autrement. Qui perturbe c’est davantage dans l’idée que l’on se fait d’un Gilbert Montagné importuné lors d’une représentation pécuniaire, en entendant le vol d’un essaim de mouches à merde autour de lui. Cet aveugle donnera ainsi l’impression assez cocasse d’essayer de les gober, avec la bouche tout le temps ouverte et de les faire fuir en tapant des mains, dodelinant par un mouvement de balancier latéral lors d’un étrange ballet aliénant.

Mais ce n’est pas un souci vital si tu ne sais si cela te perturbe le tube digestif ou bien si tu n'as rien compris au point d'affirmer avec la main sur le pubis que tu n’as pas aimé ce disque. De mon côté c'est tout juste si j’arrive à concevoir dans l’absolue le fait que tu ne pourras jamais apprécier la morsure de la beauté un soir de lune claire.

Ah oui, il y a aussi dans ce disque un slow new wave que l’empire britannique avait jadis la clef mélodique pour hébéter le françaouis, avec le support d’une orchestration dithyrambique. L’ignare peut prompt à ce genre de sarabande a déjà gommé le groupe d’un next virtuel. Le sage connaît la saveur que réserve la patiente avec la musique, surtout quand elle arrive à pénétrer dans le nœud émotionnel pour y germer de charme. Twitching Tongues a conçu un disque trop pénétrant, du moins si l’on se borne à ne percevoir en lui qu’une recette efficace et passéiste de l’émocore, et non une forte plénitude dans sa noirceur.

S’il vous vient l’envie d’écouter cet album, laissez réverbérer l’obscurité en vous.


Twitching_Tongues.gif


jeudi, juin 28 2018

L'Xtreme castagne Ô mètre de la Lune !


terror_shark_fin_1.gif

En l'an de grâce 2018, un 16 juin anodin pendant la marche mondiale éco-responsable des vendeurs de voitures d'occasion, l'association Castraise La Lune Derrière Les Granges entame les dernières manifestations de sa semaine chamboule tout. Ce soir-là c'était une Xtreme before party co-organisé avec Pollux, cela se passait au Bar O mètre, lieu incontournable des concerts de la ville championne de France de rugby en top 14. Yessssss papa !!

Avec Junk et oim on est arrivé devant le rade, frais comme des gardons. À tous ceux qui n'ont jamais vu la queue d'un requin dans la Méditerranée, au WallaBirZine on a vu arriver un aileron à Castres et réalisé une ITW sur le vif. Il se nomme Terror Shark, vient de Montpellier et il est vraiment très fun !



Mais c'est quand même les Albigeois de HypocondriaX qui ont ouvert le ban.

Les mecs étaient venus avec la décontraction princière du manège à Pollux, plus communément réputé dans le nord du Tarn par le terme savant de Zguenitude. Le quatuor a fourni un set caractéristique de leur syndrome HxC punk, avec une libération excessive et manifeste de symptôme contondant. Les gaziers nous ont assénés une piqûre de rappel de tous les antidotes qui font rugir le pit. Presque sans temps mort, HypocondriaX a posé son rythme de combat, intègre, sincère, spontané.



C'est toujours un coOol moment ce groupe en live, si vous avez la possibilité d'aller les voir, n'hésitez plus, leur sauce punk 90's/HxC oldschool vaut le coup de coude dans les côtes flottantes. D'ailleurs les jeunes ont pris une baffe !


hypocondriax_-_les_jeunes_ont_pris_une_baffe.gif

Vous pouvez, si ce n’est déjà fait, en apprendre davantage sur ce groupe via l’itw visible sur la chaîne WallaBirZine.

Puis ce fut le tour de force des Mazamétains de Black Mountain Bastards.

C’est que là mes agneaux, le mood avait changé pour un mélange de hardcore thrashy pour fans de Municipal Waste et Terror. Cela signifie que la force obscure de la Montagne noire coule dans les compositions du groupe, et a renversé le pit dans une collusion de corps. Pendant que le groupe envoyait le fer et le bois avec l'acier et les métaux lourds de son super mélange, le public dansait uniquement en parlant avec les mains, un peu pareil qu'en ovalie mais sans l'olive = ballon (pour les néophytes).

Je fais un aparté, oui je préviens, je digresse. Donc, d'habitude quand je vais dans une agglomération conséquente pour assister à un concert dans un rade, le public semble blasé/rassasié par la multitude d'offres proposées. De plus son attitude n'est pas encline à désobéir au code en vigueur pour briller en société du paraître. Heyyyy ce n’est pas une critique, c’est juste une constatation. Si tu pousses vers la cambrousse, tu devrais rencontrer un public beaucoup plus timoré face à l'audace. Il est tangible et notable que les paysans sont des taiseux, assujettis à dissimuler leur émotion. Mais parfois dans certaine province reculée de la civilisation citadine il en est autrement, et l’on n’a pas encore l’explication ?!?

Parfois donc, il semblerait que les codes ont disparu, et que les taciturnes n'en sont pas, puisqu'ils deviennent émancipés au point d'éprouver une totale liberté pour faire mouvoir leur corps élastique, ou pas d'ailleurs. Enfin, on ne voit pas autant d'indépendance désinvolte, de sauvagerie effrontée, et d'anarchique liberté que dans ce genre de lieu ou le terme de blasé ne convient guère. C'est assez amusant et finalement rare pour être mentionné. Hors à Castres et cela fait déjà plusieurs fois que je m'en rends compte, le public de paysans compte très souvent ce genre de fadas prêt et prompt à savourer le temps présent jusqu'à la dernière goutte. Bien entendu et j'en fais partie, il y en a pour tous les goûts, et les gentils taciturnes qui tapotent du pied existent. Mais devant la bousculade et les contorsions corporelles de la Saturday night fever Castraise, tout cela ne dénoterait nullement pendant un spectacle de danse contemporaine.

Black Mountain Bastards a débroussaillé le pit, lui donnant cet aspect brut, viril et copieux, un peu pareil qu'en ovalie, mais sans l'olive = ballon (pour les néophytes).



Le fait d'armes du soir : (et ce qui ne veut pas dire qu'il y en a de la sorte à chaque fois de cet acabit)

Au début, il est dû à un véhicule imposant qui s’est octroyé la possibilité de pousser la jeunesse punk HxC disposée entre le parking et le devant du trottoir du bar. Un homme d’âge mûr est sorti du véhicule et apposa avec toupet son point de vue en sortant des remontrances de goujat. Un gamin encore tout retourné par le fait d'avoir pu être écrasé lui a rétorqué son imprudence, le grossier personnage l’a de suite bousculé, à partir de quoi la situation dégénéra quelque peu avec un langage dont je ne peux en inventorier la teneur par pure pudibonderie.

Le monsieur est un polynésien ou un autochtone de Nouvelle-Calédonie (désolé mais je confonds les 2) de 130 kg, en face c'est un poids super-légers de 20 piges, Gnnééééééééééé ! Un rapport de force que la maréchaussée n'a pas jugé bon d'interpréter à bon escient en embarquant le gamin pour une déposition en bonne et due forme. Gnnééééééééééé ! Quoiqu'il en soi et contre toute attente, le gamin a balancé une praline sur le tarin et péter un verre sur la nuque du gros, lequel n'a pas bronché, sans émettre une goutte de sang, rien, nada, prout, un véritable châtaigner le gonze. À toi on te fait cela et tu pisses rouge jusqu'à remplir les caves vigneronnes de la coopérative de St Chinian.

Que peut-on dire de l’impertinence de cet incident fortuit : Tout d’abord que c’est un fait rare, et puis que c’est désolant, car il fait subir au chef de l’établissement du bar ainsi qu'aux associations organisatrices de concert, une image écornée de l'ambiance fun & coOol qu'elles essayent avec abnégation d'apporter. Connaissant votre esprit affranchi et la vigueur de votre intelligence bienveillante, je ne doute pas un instant que lors d'un prochain raout à Castres, cette anecdote insolite n'aura plus lieu d'être, ou si ce n’est comme un étrange et mauvais souvenir.

Ce qui sans transition nous amène au bord de l'eau de Palavas les flots.


terror_shark_1.gif

"Interdire la baignade ? Mais, vous n'y pensez pas ! Nous sommes en pleine saison touristique..." 

On ne dira jamais qu'un set de Terror Shark est bon enfant. Premièrement les enfants sont déjà couchés quand il joue, et que secondo si tu fous ton gosse à la flotte du pit il va avoir besoin de Cousteau pour aller le remonter du fin fond des eaux troubles.

Le squale terrifiant est un trio adoubé par un fun crossover à la trinité abréviatrice S.O.D / M.O.D / D.R.I. Si tu connais alors tu as pigé dans quel foutoir sans nom la baignade du soir a fini avec fessé hardcore, poilade thrashy, et un crossover à la camaraderie effrontée, un peu pareil qu'en ovalie mais sans l'olive = ballon (pour les néophytes).

Même si à Montpellier ces derniers temps ils ont du mal à cicatriser encore avec la vaseline qui dégouline le long des cuisses depuis la finale. Ouchhhhhhhhhhhh !!!

Quoiqu'il en soi Terror Shark avait la dentition affûtée et le cuir épais, comme quand il a joué au festival de l'Xtremefest en 2017, et par deux fois même, dont une dans la fameuse The X Cage, répondant à la réplique de Hooper dans le classique ‘’Les Dents de la Mer’’: "Le requin va mettre votre cage en bouillie".

Ébouriffant concert pour les uns, voire les Huns même, tant on ne sut réellement dans quel heurt soniques nous étions tombés. Ce qui est certain c'est que ce fut un joyeux bordel. Si le public s'est écharpé, c'était dans le respect du pit conforme à la Mosher Team des garrigues, et pour un set à la Beach Boys « Fun, Fun, Fun ! » aka le grand requin blanc « Gniak Gniak Gniak ! »


terror_shark_2.gif

Merci à l'équipe (rincée après toute une semaine et une année de travail) de La Lune Derrière Les Granges, à la Pollux society pour le Zguen-style Xtremement festif, à Hyponcondriax, B.M.B, Terror Shark pour les concerts, et aux ami.es du sud tarnais pour l'ambiance, comme la sosie de Mado la niçoise, mais avec la tchache d’une paybassolle de Narbonne, Vincent Big Jim qui a encore pris du volume musculaire, Raph et ses mains qui sentent le lait pour bébé, Rachid et son perfecto de biker pour Vespa, le tatoueur qui aime Shelter (tu avais raison « The Purpose, the Passion » est un excellent album), Chris l’autre tatoueur qui est parti avec Sharky le requin gonflable de Terror Shark, et puis le réalisateur/monteur/technicien/créateur de la partie Vidéo du WBZ, le majestueux Junk cacahuète & jus d'orange !

CiaO))) & bisous de la montagne noire.


bmb_2.gif


dimanche, mai 6 2018

TURNSTILE – Time & Space


TURNSTILE___Time___Space.jpg

Turnstile est reconnu pour sa fusion hardcore des nineties dans le microcosme du HxC, depuis son éclosion et sa signature dans l'émulation musicale du groupe Universal, Roadrunner Records espère un retour sur investissement correspondant à un taux de progression de 2,5%. Est ce que le groupe va tromper pour autant son monde dans la volubilité musicale ?

En guise de réponse concise les amerloques turnstilisent leurs nouvelles compositions d'une robe 90's, ainsi les couleurs chamarrées ondoient sous le charme coloré du pessimisme grungien et du punk indé.

Passionnant pour sa qualité polymorphe, les coreux vont encore détester ce groupe qui crossovise pour fixer des compositions kaléidoscopiques sur le mur des lamentations orthodoxes, et en libérer l’interaction passionnelle. De ce fait il y a une diversité du sens des ellipses soniques, un choquant sens de la contorsion.

Les kids de Baltimore jouent à saute mouton noir avec l'énergie de Bad Brains, l'émotion de Snapcase et concocte un HxC hybride avec des sons plus variés, une prise de risques plus marquée et une musique plusaudible.

Du relief et de l'éclat, de l'éclatement multiforme, protéiforme même, branché dans la prise de Beck aka The Breeders en saine Jane's Addiction, brossé dans le sens du poil déjantée de Blur, il n'y a aucune cohérence artistique, aucune cohésion, tout va dans tous les sens sans jamais se prendre au sérieux.

On se connecte à une basse tout en groOve, dévoyant la part mélodique de son gouffre à émotion, tout à une rythmique lourde déposant des variations et des breaks mid-tempo. Les vocaux débridés alternent souplesse et rugosité, et si le riffing est basique, il est sous-couvert d'une approche reverbétique et maelstromesque. Cette élasticité pop distille électricité cheap pour repeindre la tête à l'acide.

Ici pas de fioritures, juste de l’énergie brute, et juste ce qu’il faut de sens mélodique pour que ce soit bien plus puissant que n’importe quel brûlot punk. C'est un album de rockcore lourd et efficace avec lequel on n'a pas fini d'ébouriffer le cyclone à délire avec cette surdose de désinvolture décalée.

Ce deuxième album mouve un précaire de contrastes stylistiques avec un sens de l'économie du langage que son aspect brut confine à une ascèse trippante. De tels arguments m’avaient ébranlé sans m’avoir jamais convaincu en première écoute. Je ne trouvais de réponse tout en sachant qu’il devait y en avoir une pour répondre à mon cœur. Mais à partir de la seconde écoute, là mes enfants ça a twisté sévère de la saccharose lourde et acide, diligemment digéré par la Génération Y dans sa nutrition fourre-tout discographique.

Un disque qui sans t'en douter une seconde, jeune, va te péter à la gueule, mais oui ce groupe est fun !


TURNSTILE___Time___Space_2.gif


dimanche, avril 15 2018

HARM'S WAY – Posthuman


HARM__S_WAY___Posthuman.jpg

Le bruit de fond que Harm's Way est parvenu à inoculer dans la lourdeur de son irrépressible HxC metål-indüs lors de ses albums antérieurs est désormais magnifier dans l'incandescent « Posthuman ».

Mais revenons d'abord au hardcore, style musical intransigeant, au point d'avoir affilié une cohorte de sous-genre et d'épineuse remise en question sociétale, alimentaire, et plus si votre loyauté est assez assujettie au gourou faisant office d'éveilleur de conscience. Depuis les 80's il a fallu avoir l'estomac d'aplomb pour digérer tout le panel exhaustif qui définit le HxC et le redéfinit sans cesse jusqu’à sa parodie. Pourtant l'intégrité incorruptible y règne avec droiture tant dans la posture que dans l'attitude. Ce qui fait foi et acte c'est les lyrics, la musique est l'énergie qui va canaliser l'ensemble, transporter l'énergie à tous les chakras-core disponibles.

Le hardcore a toujours eu un besoin irrépressible de leader, de type au charisme de sergent instructeur, de groupe ayant une influence primordiale au point de muter une vie vers la loyauté HxC.

Sans atteindre encore l'excellence, l'ascension mesurée d'Harm's Way est fulgurante et lui confère un taux suffisamment élevé  «d’alphaness»  pour parfaire sa domination.

Harm's Way a pris le poids fondamental pour ne plus être un rookie, il sait où il va, il a des valeurs solides, il connaît ses limites, sa force, et depuis il la renforce, il l'utilise à bon escient car il sait se dominer lui-même. Il met autant que possible sa personnalité en avant et ne fera pas le moindre effort pour paraître ce qu’il n’est pas. Il a compris qui il était depuis longtemps, et il a appris à tirer avantage de sa personnalité, ainsi il ne fait jamais semblant. Il possède cette aptitude à remodeler sans cesse sa musique, même si il a un sens du beatdown et des breakdowns conforment à la légion contemporaine.

D'ailleurs on en entend encore ce genre de structure leste à proprement dite sur ce disque, mais la lourdeur est différente, moins claustrophobe que leur antérieur opus « Rust », même si les chicagoans réitèrent les tournures électroniques du précédent opus, la variété structurelle abonde d'une évolution, d'une méthodologie pleine de rigueur brutale, aussi pessimiste dans la férocité guerrière 2.0 de sa guérilla froide.

Chaque titre épouse son contraste dans une sinuosité qui pousse à l'exaltation, augmente l'abrasion afin de bâtir un mur du son brut de décoffrage. À coup de hache raw il sculpte avec la flamme de sa radicalité chaque composition en une compression inaugurale de noirceur, emplissant l'espace sonique de toute son extension.

Posthuman n'est pas clivant, il cible comme un véritable réceptacle vers le transhumanisme HxC le plus explosif.


HARM__S_WAY___Posthuman_1.gif


dimanche, avril 1 2018

DAWN OF JUSTICE – Suicycle


DAWN_OF_JUSTICE___Suicycle.jpg

Fondé en 2008, DOJ pratique un metalcore progressif pour les fans de The Ghost Inside, This Or The Apocalypse, I The Breather, Heart In Hand.


Après un remaniement de line-up le groupe a cherché à préciser sa maturité musicale à partir de 2015 avec l’E.P « Adventears », puis avec l'E.P « Odyssea » il trouvera un univers apocalyptique-fantastique qui se perpétue ainsi avec ce nouvel album.

Rémy Brugère est le dernier membre originel, il a entièrement écrit ce space opera humaniste, douze titres dans lequel s’articulent les péripéties d’une épopée, où chaque morceau est intimement lié à l’autre. L’action se déroule en 2414 sur une Terre post-apocalyptique, transformée par les conflits successifs dû à l'exploitation suicidaire des hommes. L'apparition d'îles flottantes dans le ciel témoigne de l'instabilité du noyau terrestre. On suit l’odyssée d’un capitaine et de son équipage sur le vaisseau nommé Airship 415J qui vogue d’îles en îles afin de contrer un monstre qui menace la renaissance de la planète.

Musicalement des boucles rythmiques s'arc-boutent pour former la clé de voûte d'un alliage metalcore fortement nuancé. L'épaisseur sonique atteste d'une densité à mettre à porter de poutre metallique de groupe comme Architects, Northlane, Gojira. L'histoire permet l’implantation d' une multitude d’atmosphères et de contrastes riches, décomplexés, déniaisés et dynamités, inventant une grammaire aussi savante que sauvage avec un équilibre aussi physique que cérébral. Si Dawn Of Justice impose une histoire, un thème d'anticipation bien connu désormais des nouvelles générations, il donne une interprétation aussi forte musicalement avec de bouleversantes structures émotionnelles, qu'avec son interprétation futuriste emprunt de spiritualité et de barbarie.

Pas de signature avec de labels chez DOJ, tout est auto-produit et fait maison : des compositions originales jusqu’à la réalisation des clips, sans oublier le mixage et la création de leur site web.

Parce que cette année Dawn Of Justice célèbre ses 10 ans, et veut à cette occasion laisser une marque éternelle dans l’histoire du groupe, en finançant l’impression de son dernier album en version VINYLE, il lance une campagne participative. En échange de votre générosité, de nombreuses compensations exclusives et limitées vous seront offertes, comme des tee-shirts en édition limitée, une bière officielle et bien d’autres goodies...Pour faire face à l'immensité sonique de Suicycle.


DAWN_OF_JUSTICE___Suicycle_1.gif


samedi, novembre 4 2017

ALL FOR NOTHING- Minds Awake/ Hearts Alive


All_For_Nothing.jpg

All For Nothing a toujours tapé dru dans la tête, là il frappe en plus dans le cœur.

La progression est nette et flagrante, les Hollandais ont un son, une épaisseur de puissance sonique, et surtout un sens mélodique indéniable désormais.

Les titres sont accrocheurs, ils gardent leur intensité initiale et propre à la puissance du HxC, ils fédèrent par l'impact vindicatif des punchlines qu'ils appliquent, si tout ceci est conventionnel, la progression provient du travail de composition et du son. Le premier est finalement un long travail d'haleine qui abouti désormais à ce que All For Nothing fournit, outre des breakdowns bien lourds, il élabore des mélodies entêtantes, capables de groover avec puissance et d'embraser. Le second est une application franche à valoriser le songwriting par un son beaucoup plus net. La sensibilité prend tout son sens car les instruments gagnent en lisibilité, la mélodie est une intensité suffisante, pas besoin de saturer l'ensemble. Les refrains sont à l'unisson collégiale du hardcore brut oldschool, l'énergie dégagée depuis toutes ces années est condensée par une approche mélodique newschool.

A4N se libère ardemment et prend pleinement possession de sa maturité, Minds Awake/ Hearts Alive se révèle comme un cinquième opus aussi offensif qu'idéaliste.


ALL_FOR_NOTHING-_Minds_Awake_Hearts_Alive_1.gif


mardi, septembre 26 2017

BLOODCLOT – Up In The Arms


BLOODCLOT___Up_In_The_Arms.jpg

La profondeur sonique d'un Danzig, le rawk'n'roll de Motörhead, la vélocité hargneuse de Minor Threat, du NYHC de Bad Brains et du crossover Cro-mags, ouaie c'est tout cela à la fois la nouvelle mouture Bloodclot.

Après l'embrouille au sein de Cro-mags, Jon Joseph refonde son premier band Bloodclot avec des membres de Biohazard, Merauder et Pro Pain, pour un album intitulé Burn Babylon Burn et très clairement typé HxC métal. Voici la suite expurgée de tout surplus gros cube, pour une lésion HxC 80's, munit d'une énergie virale, d'un vrombissement rock'n'roll et d'un héritage manifeste.

«  Up In The Arms » est l'album d'une bande de vétéran, avec John Joseph (Cro-Mags, Worlds Apart), le guitariste Todd Youth (Murphy's Law, Danzig, Warzone, Ace Frehley), l'ossature rythmique est maintenue par le contrefort du batteur Joey Castillo (Queens of the Stone Age, Wasted Youth), et du bassiste Nick Oliveri (Queens of the Stone Age, BL'AST!). Maousse costaud l'équipée sauvage de bastards nan ?

La dream team est efficace, elle soulève la fonte HxC et ne peine jamais à la tâche. Jon Joseph saupoudre ses lyrics d'évocations Krishnacore et tanträ-sXe, ainsi que d'une veine protestataire avec un tremolo vocal digne du sieur Jello Biafra. Les titres sont accrocheurs, le groupe y délivre un véritable punch, avec crochet et uppercut, l'énergie est là, c'est punk, ça va droit à l'essentiel et en 30mn c'est torché.

L'efficacité d'expression HxC promulgue une vigueur incontestable à l'ensemble. Le registre est brut et sans fioriture. Cette robustesse de vieux briscards en pleine possession de leur moyen contusionne une liberté de ton et de franchise, qui tient lieu de détonateur et de déflagration puissante.

La base de ce nouveau départ est une prise de position sur la situation du monde et de son injustice exponentielle, suivi par une vivacité d'engagement par la sentence suivante : Ne fais pas ta salope, change-le !

Bloodclot est un élément de revanche, Up In The Arms est son catalyseur et déjà un album culte.


BLOODCLOT___Up_In_The_Arms_1.gif

Alors vous voulez le changer ce putain de monde oui ou merde ?


- page 1 de 2