WALLABIRZINE

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samedi, novembre 13 2021

La génuflexion Hardcore de Jim Carrey


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Une nouvelle soirée organisée par l'asso La Lune Derrière Les Granges ce 12/11/2021, et pour cette soirée je dirais derrière le Gange...

C'est aux ateliers que les concerts ont lieu. L'équipe de ce lieu associatif fuse l'hospitalité dans le fondement de leur sociabilité fédératrice. Le lieu est toujours aussi beau, cool, le parquet toujours aussi souple, et les groupes ont eu le même brasier sonore que leur intention musicale.

SKULL SODA débute c'est sa première scène depuis 2 ans, nouveau bassiste et un guitariste avec un tympan percé pour l'occasion.

Le quatuor Toulousain-gascon entame de la plus belle des revanches, avec la fibre de sortir du gouffre des envies leur musique émotive. Leur fibre musicale varie du post-hardcore à l'emo, du punk rock mélo au power rock. Antoine Lanau, le guitariste chanteur est aussi graphiste et il a apposé sur des dessins l'essence du festival Xtremefest. Son chant parvient à développer l'empreinte sensible de leur musique. Côté chœur l'association des deux guitaristes renforcent l'épicentre de cette densité émotionnelle. J'ai toujours apprécié ce groupe, il a su trouver son identité, percé le cœur de son enrobage pour aller dans ces profondeurs de volupté où se détermine chaque parcelle de violence et de douceur. Ce contraste valorise leur palette sonore aussi. Ouaie un chouette concert, le nouveau bassiste affirme avec la rythmique une ossature déterminante, et vers ce décollage où les variations mélodiques se jugulent à de légères dissonances.

L'emocore de Skull Soda trouve toujours le chemin de toucher votre cœur, il suit les trajectoires musicales d'un Save The Day, American Football.

Quand HYPOCONDRIAX déroule son set hardcore remplit d'énergie positive, il est désormais ce quintette propulsant les valeurs fraternelles avec la vigueur originelle du HxC. Un retour aux bases, fondations, aux fondamentaux !


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Leur nouveau guitariste c'est ce vieux pote qui gravite depuis l'école élémentaire, il est muni d'un curriculum vitæ qui affiche : guitariste chanteur du groupe Dirty Fonzy. Le gazier a pris son panard a joué collé serré avec un hardcore frontal. HypocondriaX a remis les pendules à l'heure d'été, bonne humeur, énergie, bourrasque de riffs, rythmique à double propulsion, chant combatif et fédérateur. Le seul regret, c'est que cette soirée n'est pas rencontrée davantage de public. C'est comme cela...Heureusement qu'il y a les Albigeois dans le Tarn.

Tout est une question de réseau, de communauté, et de nos jours élargir sa circonférence demande une diplomatie adaptée à chaque personne, requiert très certainement un apprentissage éducatif pour apporter une curiosité aux nouvelles générations. Une explication du moins. Le rock se meurt d'être pris dans l'étau de sa temporalité, les vagues musicales passent à chaque décennie en inventant un nouveau style pour chaque génération, il est un marqueur de temps pour changer le monde, ou du moins évolue selon l'objet physique. Les années 60's font référence au 45 Tours, les 70'-80's au 33 Tours et K7, les 90's au CD, les 2000's au téléchargement pirate et à la dématérialisation de la musique, à partir de 2010 c'est le retour de l'objet mais juste pour les nostalgiques. Avec le temps on se ressource toujours avec ce qui nous a fondé.

Nous vieillissons toutes et tous, emportant le terreau de nos terres d'exil et cette nostalgie existentielle, nous voudrions partager cette lumière, mais le temps n'a pas d'attache, il creuse le sillon à réinventant une nouvelle source, une nouvelle lumière, angle de vue, comme avec chaque mouvement. Pourtant tous ces styles musicaux ont su se renouveler, et garder dans leur giron leur essence, leur élixir, philtre de jouvence...

Oui mais voilà, le constat est limpide, on se retrouve à chaque concert avec les mêmes personnes. L'équation est simple : Nous sommes de plus en plus nombreux, chacun est différent, ce qui avait valeur d'union disparaît au fur et à mesure du panel d'intérêt croissant. Cette agitation multiple divise, amplifie les ségrégations et fait crever à petit feu les restes vivaces d’un passé qui semble suranné. Et à la fois, ce qui est paradoxal, c'est que les festivals rameutent chaque année le temps d'un week-end une fraternité de réjouissance commune. Pourquoi ne pas pousser davantage avec les concerts tout au long de l'année alors ?

Ah, autre chose qui a son importance, les gens n'ont plus le temps. Ils ont a profusion des sources de divertissements, et le confort moderne les maintient dans un état végétatif. Ils lisent le résumé, le titre d'un article et la conclusion quand cela leur convient, écoute 1mn une nouvelle chanson, regarde le teaser d'un film, regarde des vidéos d'une minute sur TikTok, mais cela leur prend des heures et des heures de tout visionner. C'est un nivellement vers le bas. C'est le Lapin pressé d'Alice aux pays des merveilles.

Après je sais que depuis le 100 mots de cette chronique les 3/4 des personnes ont zappé, rien à foutre. Parce que si j'en avais quelque chose à faire il y aurait très longtemps que j'aurais stoppé. Et toutes les personnes qui font vivre le courant alternatif le font par passion.

Je pense que les jeunes auraient dû être présent pour le set du dernier groupe, DARJEELING OPIUM.

Cet inconnu au bataillon du soir, est un OVNI.


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Le genre de groupe que tu aimes détester tout autant qu'il te fascine. C'est un quatuor de Montpellier.

Musicalement il jongle avec les styles, son truc c'est la fusion. Mais pas comme tu l'entends des 90's. OK bon oui il y en a des morceaux dedans, mais c'est comme si Franck Zappa faisait une fusion de grincore.

Dès le premier morceau on se demande si le groupe a fini ses balances où est ce que le show a vraiment commencé ? Mais ouaie c'est le bordel sur scène, un chaos généreux, théâtral. Merde mais c'est quoi ce gars qui hurle sans arrêt. Oui tu as bien lu, je ne me demande pas c'est qui mais quoi. Je me dis qu'il va bien finir par gerber à force d'imiter Dani de Cradle Of Filth  et Karl Willetts de Bolt Thrower. Mais non.

Le volume sonore est exagérément trop fort, j'ai oublié les bouchons, j'en ai marre de faire des concerts en me protégeant de tout, tous. Nous allons finir habiller comme des CRS, leur ressembler, et obéir, obéir, O B E Y !

Le mec est carrément en train de me percer les tympans en gueulant. Sa tessiture vocale est magique, il passe du growl au cri suraigu

Je trouve finalement que ce groupe exhorte tout ce qu'il y en a lui, il l'expulse de manière frontale, c'est un fait, ce qui paraît décousu au début prend tout son sens quand on capte bien le groove. Car leur muzak est pétri de groOove. Ce truc lourd et dense qui fait remuer. Si le chanteur semble théâtralisé sa prestation, parfois tu as l'impression que c'est Jim Carrey qui éclate la discographie de Black Bomb A en version grind. Pareil avec le recul je pense qu'il a besoin de cette expression pour pousser la densité de sa performance au niveau de l'intensité de leur musique.

D'ailleurs le chanteur a signifié au bout de trois morceaux d'une voix fluette pour le coup : «  C'est cool vous restez, d'habitude les gens ne supportent ce que l'on fait ! »

La fuite est le premier geste de survie et de repli face à l'inconnu. Darjeeling Opium pousse les limites du genre punk hardcore vers la scission grind et la fusion libertaire, tu prends ceci dans la gueule où tu rentres chez toi voir un gars en train de chier sur le trottoir, quoique tu peux assister à cela à Castres...Si, si, c'est possible j'ai déjà vu.

Le monde est soluble dans l'instant, pourtant on en arrive à retenir des fragments de pureté que l'on chéri comme un totem intérieur. Nous n'avons pas le don d'ubiquité, vous ne pourrez pas tout voir, assister à tout, mais soutenir un lieu, des groupes, des associations qui se bougent pour faire vivre l'intensité des fragments de pureté demeurent bien plus important que des vidéos sur les réseaux sociaux. Bougez vous, sortez de votre zone de confort, venez frottez votre existence pour vous embraser !

L'embrasement c'est ce qui sort de scène à chaque concert, un feu, un braiser qui ne s'éteint pas, c'est vrai, c'est pur, intense et une fois que vous y avait goûté, la Vie n'est plus une évocation.

Retrouvez toutes les photos de junk sur notre page FB, merci à la Lune, aux Ateliers, à Skull Soda, HypocondriaX, Darjeeling Opium, aux ami.es qui ont fait le déplacement..Junk et oim nous vous informons avec nos moyens, notre passion, nous ne ferons pas votre effort de vous lever le fion par contre.


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mercredi, septembre 8 2021

WALLABIRZINE N°40


Quand un groupe débute, il guette le chroniqueur qui saura dénouer et affranchir en mot l'éclat de leur création. Lancer un disque est une discipline pour un chroniqueur, et une quête même.


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Tu peux en parcourir l'exploit en lisant le N°40 du WBZ en format PDF :

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mercredi, juin 30 2021

UNITYTX - Hellway


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Le pont aérien entre Twitching Tongues et Dr Dree est bâti !

Les texans d'UNITYTX disposent en 4 titres fédérateurs d'un univers ample, construit autour de l'âme du grunge, avec le plomb du hardcore et le flow du rap cool = Yee-hawdcore

Après la division d’une Amérique recentrée sous le poids de traditions, le titre « Walk With Me » est une ode incandescente à l'Amérique noire. Energie, passage à l’action directe, guérir et exister en tant que tel, le quatuor UNITYTX fusionne une libération musicale, pour que l’unité soit de mise vers une reconnaissance légitime, et à un idéal underground.




mercredi, mai 26 2021

ARNO DE CEA & THE CLOCKWORK WIZARDS – Retro Futurisme VOL II


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Mais jusqu’où ce groupe de Surf music ira-t ’il dans son exploration créatrice ?

C’est en filigrane une réponse pour le moment inconnue....Car si l’aventure du Volume 1 avait ouvert le champ des possibles, l’univers musical d’Arno De Cea & The Clocwork Wizards traverse son éternité sonique avec ce second volume de son Retro Futurisme. Le groupe arrive a inoculé dans son bouillon sonique cette fluidité essentielle a une écoute qui coule de source dans la Surf-Fiction la plus prolifique. Déjà rien que l’appellation de chaque titre est une invitation à l’illusion…

« Souvenir du futur » engage la conversation au-delà des sphères de notre système solaire. Pour ce décollage aussi rapide on ressent un décalage espace-temps gravitationnel comme dirait un taïkonaute. C’est l’effet du tortillement ‘’Vol du Bourdon’’ de Rimski-Korsakov qui vient chatouiller en guise de bonjour. Donc c’est une première claque d’emblée, et nous ne sommes pas du tout en zone hostile dites-le vous bien.

« Flux Stellaire » est une mise en orbite géostationnaire, la chanson est un peu ‘’chantée’’, c’est assez rare pour être précisé dans un opus quasi- instrumental. Dans sa structure fictionnelle on constate que le trou noir mélodique absorbe tout sur son passage. Son effet d’attraction est puissant. L’interprétation est parfaite. L’habileté est de mise puisqu’elle s’intègre avec fluidité une fois encore.

Ce qui est extrêmement subtil avec ce groupe, c’est sa capacité a incorporé des styles musicaux très novateur pour la surf musique, dont le style avait subi un formatage conservateur. Le groupe sort le style de son formol. Chaque titre regorge de mille facettes, de détour, de paroi où s’accrocher, se suspendre, se surprendre à l’inspiration créatrice de cet album. C’est ce qu'il y a de passionnant avec la musique progressive, elle n’est jamais captive, et souvent même en embuscade.


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« The Moon harbour Blues » explore la tension slow motion d’Ennio Morricone. Ce contraste avec le reste est symptomatique des lignes d’atmosphères versatiles que ce second volume dispose. Parfois les thèmes mélodiques me rappellent des séquences de films, en tous les cas ils ouvrent une porte tridimensionnelle dans les mémoires vives, pleine de cette sagacité où l’échappatoire est prise dans un tube aqueux de corail rêveur.

« Bronzage désintégral » est le genre de titre immersif de surf capable de vous foutre dans le roulis d’une vague démesurée. Dans ce tournis, le tourment est en gestation avec une noise-surfique, c’est la quatrième dimension du bronzage. Tu te crames le cortex et tes oripeaux transpirent l’émancipation.

« Maï Taïson » pour moi, c’est la chanson phare. Celle avec laquelle la ligne d’horizon est un rêve plein de promesse. On y voit le scintillement de la lumière baigner l’écrin sauvage d’une tendresse infinie. Les couleurs sont changeantes. On navigue avec son âme en paix au fil d’une eau pure. Cet océan de vérité y sculpte son audace, elle transperce votre épiderme et y ancre sa douceur.

On retourne dans le roulis-éboulis prendre une salve de mélodies tenaces avec le titre « Traqué par le temps, sauvé par l'espace ». Il y a un côté épique dans cet entrelacement sonique, une sorte de montagne russe avec des trajectoires audacieuses, son pic d’adrénaline. La fin quant à elle rejoint l’autre versant du titre suivant…« Saturne = hula hoop éternel ». Au tout début on barbote un temps dans un état de latence, plein de ce venin qui viendra fatalement redonner une nouvelle face d’éclaboussure emplie de cette attirance progressiste. On ressort des eaux surfiques de ce déchaînement luxuriant rempli par le goût du sel sur la peau, submergé par le tumulte et une salve post-rockienne en guise de sable fin.

Cet album est un Ovni !


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« Malström Chromatique » est une descente en rappel vers les gammes souterraines. Une audace à manier le fiel incandescent avec une mélodie qui tient lieu de cordée. Le titre explose dans tous les sens (bing jeu de mot). Dans ces parois rocheuses, des lianes mélodiques viennent de partout s’entourer autour et font ventouses sur l’ensemble du morceau. Il y a tant de chemin à suivre que l’on ne sait où donner de la tête pour apercevoir le rivage. Pourtant on trouve toujours sur quoi se raccrocher, et c’est toujours vers une échappatoire avec une vue imprenable sur la beauté du crépuscule en haut d’une falaise abrupte.

L’océan se déchaîne comme les descentes du « Sabre Dance / Rattle » de Khachaturian juste après…C'est « Au regard des probabilités exponentielles », le titre est au départ un punk rock à la Dead Kennedy, second titre chanté de l’album. Il oblique vers les terres d’un funk rock à mer chaude, on en sent les effluves gorgés d’orchidée et de fleur exotique Hawaïenne, puis la canicule se fait vraiment plus dense d’un coup, cette torpeur assoupit au point que quand le titre repart de plus belle dans sa bourrasque punk, c’est une frénésie punk’n’roll avec un soli astronomique.

« Au Sud-Ouest de nulle part » est un mystère dissonant, une sorte de poche de vie dans une bulle à suspense. Il faut être un peu Cousteaunien pour savourer la magie des fond-marins. Si on se sent dans un endroit hermétique au départ, en s’habituant au fur et à mesure à cette noirceur un nouveau monde s’ouvre plein de promesse, surtout que juste après on remonte très vite à la surface des vagues rugissantes. L’air libre nous recueille dans son effervescence capiteuse.

Chanson de fin « The song that wouldn't die » temporise la finalité d’un opus remplit jusqu’à l’audace pour étinceler, fasciner, égarer, divaguer, entraîner, hypnotiser, câliner, envoûter, divertir, consoler, donner vie et corps à une surf music aussi impressionnante qu’une houle démontée, ainsi qu’avec la quiétude du vaste océan.


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"Devenir musicien, c'est sans doute chercher à mettre la main sur les sons, chercher à éduquer leur violence, à apaiser la vieille souffrance sonore" Pascal Quignard, Le salon du Wurtemberg, 1986


lundi, octobre 26 2020

LØVVE - After the rain the sun comes out


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« Que ta musique, comme un poignard, transperce au cœur le vacarme du marché. » Tagore


En 2017 leur premier album n'était pas une carte de visite de représentant d'armes, mais bel et bien leur premier missile sobrement intitulé « Povver.violence ».

En 2020 leur second album n'est pas un missile mais une bombe à fragmentation sobrement intitulé « After the rain the sun comes out ».

Oui, le soleil sort et avec le réchauffement climatique de ce disque ultrasonique (environ 18mn au compteur), l'enculé il brûle sévère.

Ne fout pas de crème solaire pour autant elle a déjà fondu avec tout le reste...Nul besoin non plus de caféine, pas plus qu'une drogue énergisante, tout est dedans en mode gnééééééééééé ! Parce que « After the rain the sun comes out » est un défouloir, une brisure compacte, une décharge émotionnelle brute et brutale.

Suivant l'équation Fastcore = √2x||thrash de série Z||punk∀(Powerviolence X Hardcore)

Hein, bon enfin voilà quoi...Si tu n'as tout pigé, bref, ce groupe tabasse dru.

Car il est avéré que personne ne comprend exactement les autres, si tu prends ce raout au premier degré alors cet opus stimulera ton instinct animal, il se rapproche de la violence de la survie et de la perversion humaine. Au troisième degré de Confusius, il est plus probant de prendre cette torgnole musicale avec la sagesse d'un moine shaolin avec laquelle il ne faut pas la faire chier pour autant, quand même hein...

Parce que l'humain, à la base, ça se bloque, ça s'impose des barrières, des limites, pour se protéger de tout, certainement de ses peurs. Souvent ça s'empêche de vivre, à fond, dans le fond. La plupart aujourd’hui se vivifie la tête dans le réseau virtuel pour échapper à la réalité par crainte de tomber dans l'ennui, et d'en souffrir.

Ce groupe s'appelle Løvve, c'est charmant il est vrai, et c'est ce qu'il hante d'appliquer musicalement. Un amour, bestial, violent, tendu, à couteau tiré, venimeux, hargneux, décousu, plein de ce quelque chose de grand, de puissant, qui ne tombe jamais dans un leitmotiv soporifique que beaucoup de groupes entretiennent et finissent même par user. Ici c'est une explosivité cathartique, jouant sur une énergie de Violence pure.

Spécialement conçu pour te fracasser le crane, oui c'est assez sadomasochiste de l'écouter, parce que cet opus libère cette jugulaire opprimante liée à tout un tas de truc imposé, ou non d'ailleurs. Plus long que son prédécesseur de 5mn, c'est dire de l’extension des tournures progressistes que Løvve dispose désormais. Le groupe est composé avec des membres de la crème de la crème de Tours Hardcore et qui démembrent sa räce graVe comme : Verbal Razor, Sueurs Froides, Ed Warner (RIP), Alma.

Le poète est celui qui sculpte dans les méandres de l'immondice des choses enfouies pour en libérer le suc de son chaos primal. Heyyyyyyyyy c'est carrément Løvve ça !


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