WALLABIRZINE

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dimanche, décembre 18 2016

WALLABIRZINE N°28

Le WallaBirZine ? “Il est l'envoûtement que l'on voudrait chanter, et murmure, à nuit close, la main sur ma joue, qu'un amour de moi sera son destin.”― Denys Gagnon d'après Chants et silences des trois créatures.


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Dans ce nouveau numéro il sera question de FOI. Mais...

...“A quoi ça sert d'être potes si ça n'est pas pour s'encourager dans la mauvaise foi ?”― Virginie Despentes


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“Les jeux de la Foi ne sont que cendres auprès des feux de la Joie.”― Jacques Prévert


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L'être de bonne foi lira avec passion ce 28ème outrage fanzinesque : wbz_n_28.pdf

BONNE LECTURE !


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jeudi, septembre 15 2016

DISTORSION – Ventre


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Caca prout ! Alors oui c’est un résumé assez succinct, mais qui relate de manière solide ce troisième numéro spécial « VENTRE ». Nous retrouvons donc avec consternation toute la folie bariolée de cette équipe de bras cassé, dont l’outrage journalistique de sa singularité foldingue est une nouvelle fois mis en évidence.

Distorsion est véritablement un ovni !

Il est passé maître dans l’art de digresser avec son érudition sur n’importe quel sujet. Tiens prend le ventre, alors vas-y toi parles-en un peu pour voir ? Et bien eux ils le font, ils déterrent à outrance dans leur encyclopédique culture et te remettent à la surface des yeux des trucs insensés. Et tout cela en relation avec le ventre, le tient gargouille dès la seconde page, en sachant qu’il y a 144 pages + poster , je te laisse imaginer à la fin à quoi ressemblera ton intestin… Ouaie c'est la merde, le truc arriverait à faire vomir un punk à chien, et à jeun. Oui le seul truc qui sort c'est de la bile.

Le sommaire ne laisse aucune once d’ambiguïté de toute sorte sur le trouble général (intestinaux inclus) de ce numéro :

Le seppuku (hara kiri) au Japon ; Les tortures et supplices sur les entrailles et les intestins à travers les âges ; La scène du vomi dans le classique Stand by Me, de Rob Reiner (1986) ; Rencontre avec un chef cuisinier spécialiste du fugu, le poisson qui tue ; Enquête exclusive dans au restaurant Calayer au Japon : que du curry, et... que du Slayer  avec la recette du "Angel of Death" ; Tony Chu, le détective cannibale, la bande dessinée qui tue ; Rencontre avec Rachelle qui aime le caca prout et s'exprime sur ses vidéos coquines extrêmes ; La séquence du mec qui explose dans Le Sens de la vie des Monty Python ; Anthropophagous de Joe d'Amato (1980), l'ultime film de mec qui se mange lui-même ; La bouffe dans les films asiatiques ! De Tsui Hark à Stephen Chow, Akira Kurosawa à Untold Story ; Enquête sur la légende de la dégustation de sushi sur le corps des femmes nues ; Grande enquête : les feeders ! Rencontre avec ces couples qui nourrissent un fétichisme de la nourriture, qui aiment se remplir, nourrir l'autre, faire grossir, grossir et grossir ;La trilogie de courts-métrages de François Yagopian ; La BD exclusive STREET TRASH, par JessX ; des RECETTES DISTORDUES exclusives : deux gâteries à cuisiner chez vous, les merdingues et les bile-scuits ; Dossier Les Parodies et les pirates de TINTIN ! Historique, histoire, images, et rencontre avec le voyou Jan Bucquoy, qui a montré le zizi du reporter blond sur papier, et s'est battu contre Moulinsart en justice... et a gagné ; DOUBLES MALÉFIQUES : les frères et fils de mecs connus, qui tentent la même carrière ; Portraits de Joey Travolta, Don Swayze, Jason Connery et d'autres... et focus sur Delta Force 3 ; Rencontre avec deux EXORCISTES rattachés à l'Église de manière officielle en FRANCE; DANGER 5, la série australienne la plus tarée de la planète ; Rencontre avec ses créateurs, également responsable du surréaliste ITALIAN SPIDERMAN ; Portrait de la folie absolue de DAVE MUSTAINE, leader de Megadeth ; RON JEREMY et son gros tuyau, héros d'un BD exclusive par Tom Cochien ; LA GUERRE DES INSECTES, incroyable téléfilm français obscur avec Bernard-Pierre Donnadieu et Patrick Chesnais, réalisé en 1981 ! Des insectes agressifs ! Rencontre exclusive avec Peter Kassovitz, le réalisateur ; Le CABINET DE CURIOSITÉ DEYROLLE ! Des bêtes empaillées, des monstres imaginaires, le plus fou de France ; SAMURAI COP 2 : la suite de l'un des films les plus cultes des 90's ! On a discuté avec Greg Hatanaka, le réalisateur, et Matt "Hannon" Karedas, l'acteur principal, revenu d'entre les morts ; METAL AU SRI LANKA ; La VHS culte : CHROMOSOME 3, de David Cronenberg ! Avec dessin monstre ; Inédit ! Voyage dans ULTRA ZONE : l'incroyable série de KAIJU japonaise, où les monstres vont chez le masseur, sonnent aux portes, se font contrôler par la police ;Rencontre avec la trop rare PENELOPE SPHEERIS, réalisatrice de Wayne's World et des trois Decline of Western Civilisation ! De Alex Cox à Roger Corman, de Alice Cooper au Saturday Night Live, en passant par Kiss, la Penelope raconte son parcours sans aucune retenue ; Hommage à BLOWFLY est mort, un frappadingue du funk/rap/punk ordurier qui parle de bites comme d'autres de leur feuille d'impôt, ancêtre de Groland ou Snoop Dogg ; GRAND DÉBAT : le CINÉMA INDÉPENDANT DE GENRE EN FRANCE, avec Julien "Night Fare" Séri, Dan "Dealer" Bronchinson, Anaïs "Insolence" Bertrand ; Laura "Super Z" Townsend, et Rurik "Dead Shadows" Sallé !

Bref une fois encore un objet unique et copieusement barré, pour tous les fans de ciné, de bis, de Z, de X, de rock, de metal, de punk, d'étrangetés, de bd, de choses incongrues, inattendues, créatives, aussi culturellement fou que philosophiquement absurde ! Car outre son outrageuse provocation séculaire émanant du noyau de son ensemble de trublions, Distorsion est à l’ivresse vertigineuse ce qu’est le montagnard au sommet de sa connerie une fois ivre-mort. A force de pousser mamie dans les orties par son excitation à provoquer, Distorsion est capable à n’en pas douter de réaliser un numéro sur les coléoptères et de dénicher un obscur film des seventies taïwanais où une femme flagelle les testicules d’un curé au moment où passe un papillon. Mais de cela seul un avenir radieux nous le dira.


mardi, avril 12 2016

SUNN O))) - Kannon


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Le nouveau rite de Sunn O))) est fabuleux, grandiose, divin, méphistophélique ambiant, apaisant et méditatif.

Amies, amis de la spéléologie des catacombes, je vous salue ici-bas,

Aujourd’hui nous allons descendre jusqu’au centre de la terre, non pas pour faire honneur à Jules Vernes mais dans le seul but de gratter le cœur en fusion. Vous annoncez d'emblée que c’est chaud cocote est un euphémisme. Donc soyez prudent, on s’enflamme assez vite par l’aura de ce noyau.

Mais auparavant il me faut vous annoncer qu’émettre un point de vue à un disque de Sunn o))) c’est comme expliquer la limite de l’horizon. C’est abstrait. Totalement abstrait, et ceci est dépourvu de sens.

Je le répète ce groupe pratique l’épure musicale. Les codes, dogmes ont purement sauté. Plus rien n’est palpable si ce n’est une profondeur abyssale, et une vague de quiétude qui s'abat dans votre grondement intérieur. Laissez- vous emporter par et dans ces ténèbres !
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Le drone est un style conjuguant l’abstraction, la méditation, par le biais d’une transe qui décante la lave sonique vers une esquisse, la filtre, la purifie, pour qu’elle suppure une lave sonore obscurcissant tout vers le côté obscur de la force, jusqu’à que vous exécutiez une sorte de purge méditative pour clarifier votre esprit avec, et que ne subsiste après votre réveil, uniquement la sérénité des ténèbres.

Voilà grosso modo, c’est de cela qui en retourne. Ok la première fois c’est assez déstabilisant, pour ne pas dire incompréhensible. D’ailleurs ils sont fort nombreux à ne pas aller plus loin que les 5 mn réglementaire. Je rappelle que c’est dépourvu de sens, donc pour tous ceux qui n’ont pas de sens de l’orientation, accrochez-vous bien pour ne pas tomber dans le précipice.

La ligne mélodique est tellement droite, qu’il faut un temps d’adaptation pour que votre esprit en oscille la tempérance. Mais si vous parvenez à cette « état » de transe, alors, à ce moment-là, vous allez vivre une expérience intense. Chose à laquelle je puise une faculté inaliénable envers ce groupe pour en délester le poids émérite et la constante force tellurique, centrifuge… Envers cette force tranquille !

Ainsi, la descente est vertigineuse, la brûlure intense, et la commotion que votre esprit va enregistrer sera irrémédiable.

Après de nombreuses années d'études sur les vibrations de Sunn O))), j'en suis arrivé à mettre en parallèle une pratique musicale et méditative en commun avec ce groupe. De la sorte qu'il m’apparaît évident de dire que Sunn O))) pratique la magie des bols chantants.

Je sais ce que vous vous dites : «  oH putinnnnn il est reparti dans une de ses thèses à la con le Bir !!! » .

Aussi farfelu que ce soit pour vous, je vous prie de lire sans à-priori la suite.

Source de tranquillité, les bols chantants apportent l'harmonie au corps et à l'esprit. Leur son est visible. Par exemple en faisant courir un maillet sur le bord d'un bol rempli à moitié d'eau, un son doux vous parvient et commence à pulser dans votre corps. L'eau mit sous tension commence à former de minuscules gouttelettes qui sautent à la surface. Dans votre corps c'est absolument à l'identique puisque les vibrations pénètrent dans notre corps, avec l'intensité d'en provoquer un massage sonore.

EXEMPLE :



Pour Sunn O))) il en va de même, les vibrations s’infusent avec quiétude, et provoquent à l'unisson équilibre et harmonie à l'intérieur de votre corps et de votre esprit. La lumière qui se diffuse en vous éclaire vos ténèbres, et c'est bien la caractéristique première du groupe et la différence avec les bols chantants, Sun O))) agit sur le côté obscur avec des sonorités sombres.

La spiritualité musicale de ce groupe est le fondement même de son accession à ses mantras soniques. Une musique très spéciale donc, dont chaque titre apparaît comme une invocation mystique.

Le titre de l'album fait référence à une figure bouddhiste. Kannon est l’une des principales émanations de la compassion du Bouddha. Son nom est aussi traduit par « Considérant les voix du monde », « Qui considère les sons du monde », « Celui qui considère les appels ».

La religion populaire l’a parfois surnommée la déesse de la compassion. Kan signifie : observer ; on signifie le son. Kannon, c’est celle qui entend les cris du monde au Japon. En Inde, Kannon prend la forme d’un beau prince, Avalokitesvara, " Celui qui entend les supplications du monde ".

Homme ou femme, dans le tantrisme, tout bouddha ou le bodhisattva de la compassion revêt différentes formes. Kannon est compassion agissante. Elle revêt une infinité de formes ; elle est muso, non-posture, non-forme. Elle est libre de prendre toutes les formes, d’apparaître à tout moment et en tout lieu.

le Kannon Gyo est le soutra le plus répandu au Japon. Bouddha s’adresse à Mujini : " Si les êtres sensibles prononcent le nom de Kannon, en grande concentration et mushotokou, ils peuvent atteindre la parfaite liberté. " Si on se concentre sur le nom de Kannon, on peut aller au-delà de tous les périls et de tous nos démons. "

Se concentrer sur le pouvoir de Kannon, c’est alléger son esprit, abandonner l’ego, s’harmoniser avec le pouvoir cosmique.

Le nouveau rite de Sunn O))) est fabuleux, grandiose, divin, méphistophélique ambiant, tellurique, apaisant et méditatif. On doit donc à Kannon la plus grande vénération et un corps éthérique.


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dimanche, mars 27 2016

MONT DORE – Fractures


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De l'inexpugnable chaos du monde jusqu'à l'aigreur d'une amertume trop souvent de mise, il est bon de prendre de la hauteur. On pourrait dire que Mont-Doré en permet l’élévation, tout comme la contemplation.

Ce groupe Bruxellois a sorti un premier E.P « Escalades » avec lequel il a gravi la falaise escarpée de l’anonymat à travers toute l’Europe. Mûri d’une expérience enrichissante pendant l’ « escalade », il a fallu apprendre de cette hauteur à se pencher au plus près de la corniche pour se rendre compte de l’ivresse des sens. L’impact reçu a permis d’absoudre les gimmicks afin de dépasser ses propres limites de compositions, d’aller se risquer dans l’urgence dans un premier temps, puis de prendre l’altitude nécessaire pour être touché par la sublimité.

Mont-doré c’est un promontoire, c’est un endroit où l’on contemple le chaos de ses fractures causant les lésions intérieures d’un questionnement permanent.

Autour de ce fiel se forme les nuages sombres de la nuit avec lesquels le screamo du groupe en impacte l’aspect le plus frontal. Ainsi une ondée se fait jour et provoque cette rupture acrimonieuse de tension musicale. Puis le ciel sonique tourne de l’œil. Les ténèbres rugissantes s’abattent en un rideau de pluie pénétrant, avec le fracas tellurique du tonnerre post-hardcore. Le cri de souffrance fait face au vide existentiel. Les sentiments se bousculent en se marchant les uns sur les autres.

C'est précisément à cet instant que le groupe sort de l'ordinaire. Franchir un cap, puis s’élever pour penser son existence dans le filtre intérieur, c’est le nourrir d’une appétence toute particulière. La confusion engendre une contusion inflammable de tensions que les différentes lésions accumulées en libère la brûlure. Il faut alors fermer les yeux pour avoir davantage d’acuité sensitive, provoquer le chaos pour faire émerger la subtilité d’une éclaircie. C'est à partir de cet élan et de cette fracturation tectonique des plaques soniques que Mont-doré a entrepris de s’électriser en un éclair de lucidité.

Les nuages peuvent alors s’éventrer et se dispersent, laissant à la chaleur solaire post-rock le soin émotionnel d’une quiétude atonale. La cicatrisation des blessures intestines laisse les stigmates d’une écorce rugueuse, que l’espérance d’un cri lointain revient en un murmure réconfortant, comme unique antidote. Mont-doré soude l’ossature de ses compostions avec ce triptyque de styles musicaux. La moelle osseuse de ses titres se durcie en se cimentant, puis se fracture en verre pillé.

L’acrimonie sonique en nettoie la chair qui s’en va en sédiment nourrir l’inspiration, et l’impulsion nécessaire à son développement.

On s’époumone en suffoquant de l’intensité, on rugit pendant les tempétueuses émotions, on s’extasie devant la quiétude qui s’exprime par le bouleversement ressentie, par le chamboulement déflagrateur, en ce lieu où l’amertume à la saveur du gouffre, où les « Fractures » sont nettes, aussi violentes que belles dans le désespoir, aussi puissantes que sensibles dans leur capacité à nous émouvoir.

La fêlure de l’émotion est alors une pureté que les eaux larmoyantes déverseront en contre-bas, tout comme les échos criards se perdront dans les parois stoïques de nos doutes, et de nos appréhensions. On redescendra du Mont-Doré avec la tête tourbillonnante, le cœur léger, et l’intensité d’un souffle de vie originel.

Vous trouverez cet album chez l'excellent label Black Basset Records. ou avec sa page bandcamp.


mardi, mars 15 2016

THE NEPTUNE POWER FEDERATION – Lucifer's Universe


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Les australiens de NPF sont des musiciens vraiment sympathiques, insulaires dans l’esprit, avec cette désinvolture furieuse de n’en faire qu’à leur tête, du coup c’est du heavy frénétique avec du stoner qui envoient de bon moment de groove et de déchiquetage en règle, une pincée de glam pour noircir la vision, et le tout recouvert par de la fuzz psychée. Mais cela ne s’arrête pas là. NoOon car en fait c’est assez difficile à expliquer, tant il y a des styles et des éléments divers et variés qui se joignent les uns aux autres.

La NPF est Fuzzy, au point de remodeler son spirit NWOBHM avec une teinte de subtilité garage. Oui ce groupe est capable de faire mousser Mötley Crue et Mudhoney dans l'occulte de Coven, et puis tout s’emballe sans cesse jusqu’à revisiter le Röck sous LSD.

Mattes l’inventaire des patronymes des gaziers : Inverted CruciFox et Search & DesTroy à la guitare, Jaytanic Ritual à la basse et Mr Styx à la batterie, hey ces gars s'éclatent vraiment et cela se ressent intensément.

T'sais quoi parfois on dirait que c’est du Monster Magnet, mais moins cosmique, puisque l’on est plus souvent dans le mood heavy métAl oldschool Ozzy-esque VS Quiet Riot. Okay, ok, je préfère te prévenir car c’est dans le spirit 70’s libertaire où tout semblait possible d’enfreindre les tables de la loi, du moment que l’on y trouvait de quoi rassasier son trip dans l’euphorie. Ouaip vois-tu c’est assez curieux pour être intéressant, voire même bizarre comme confrontation, à laquelle on peut trouver des passages vraiment cools et d’autres plutôt chiants. Mais on accroche vraiment si on est fan du heavy à papa dans maman, du rock stoner 90’s et d'un enrobage psyché-pop-glam-fuzzzzzzz pour 10 hymnes impies de soap opéra.

Bon ceci dit il faut reconnaître que l’ensemble est totalement versatile, au point que l’on ne s’ennuie jamais, à se demander si c’est le même groupe où une compilation à chaque début de chanson. Le band est volage et rien ne semble enfreindre sa capacité à suspendre, qu’au final on appréciera cette folie, et ce quadruple langage Röck. On passe de Coven à 13th Floor Elevators pour atteindre Zappa et Captain Beefheart & The Magic Band.

Screaming Loz Sutch, la femelle au chant possède ce ton criard et vindicatif de la supportrice de rugby, de la hardrockeuse oldschool (heavy glam) et newschool à la fois(un envoûtement de magie rouge). Il y a aussi des hymnes caricaturales mais qu’importe cela fait partie intégral du trip. La production a eu la main lourde, où un plant de cannabis à porter de main, de ce côté-là le psychédélisme fonctionne à merveille pour entrevoir des rêves aux couleurs chatoyantes, et je vous passe les détails freudiens…

Je suis toujours étonné de trouver ce genre de groupe d'illuminés dont la folie géniale me réconforte, et me conforte dans l'animation de ma position abstraite, recluse, distincte, originale, insolite, pour retrouver un allié, et me convertir à leur musique hétéroclite.  

Le buzz autour de la NEPTUNE POWER FEDERATION fait suggérer une curiosité dont vous aurez du mal à vous départir, pour ne pas finir par baiser avec sa folie des mélanges, et sa fuzzy attitude !


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mardi, janvier 19 2016

ARNO DE CEA & THE CLOCKWORK WIZARDS - Bug Terminal


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Aloha !

Pareil à un grain de sable que l'impermanence de la vie peut souffler au gré de son alizé, ce disque est versatile au possible. Amatrices, amateurs de Surf-Music à papa, ce disque ne fait pas mal, ne fait pas de mal, il régénère voilà tout.


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Cestas, Côte d'argent, Aquitaine, pendant que le vent marin brise l'écume le long des plages océanes en ce doux hiver printanier d’été indien, que tout baigne dans l'azur serai-je tenté effrontément de stipuler...


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...Et bien le nouvel album d'Arno De Cea fracasse la surf-music sur les ressacs noisy-rOck/émöcore[powerOck\PunkRock...

Diantre, foutre, bordel, saperlipopette, qui a annoncé avec certitude que la surf music n’était qu’une musique de cire des sixties ? Hein ? Il peut vraiment fermer sa gueule celui-là, c’est sûr. Surtout dans notre hexagone qui pullule de groupe qui ont fait muter la surf vers une modernité tapageuse. D’ailleurs Arno De Cea, guitariste de son état, et même guitariste intenable en concert (à la limite de l’épileptique) n’en finit plus de sortir des albums explosifs, avec ce grain de folie libertaire qui témoigne d’une réelle faculté à botter le cul de l’orthodoxie, là ou d’autres bottent communément en touche.

La sauvagerie de ce nouvel opus est à mettre au diapason de son énergie et de sa brutalité Daikaiju. Mais pas que. Bien sûr mais pas que, et c’est la grande faculté d’Arno De Cea & the Clockwork Wizards, de proposer une variation de mood pour un même esprit libéré, désengagé des codes et autres stéréotypes en vigueur de la surf-music. Heyyy cela ne signifie nullement que ce groupe chie sur tout le reste, bien au contraire, ce n’est pas parce que l’on est progressiste que l’on vitupère les conservateurs.

L'album est d'une fluidité exemplaire, tantôt fougueux, puis câlin, une main de fer dans un gant de velours. Le chef du label des Productions de l’Impossible avait annoncé la couleur : 11 titres estampillés Brutal Surf Music où les clichés Surf sont digérés  et dynamisés  par  un traitement Noise Rock.

Après tu peux déblatérer à loisir, mais une fois sur la platine, c’est concret, carré, convexe, coupant, glissant, surfique, diabolique, ahurissant, psychédélique, menaçant, cool, funny, doOömesque, captivant, explosif, dynamitant, hyper mélodique, attendrissant, ettttt la liste est longue car jamais, je dis bien J A M A I S tu ne t’ennuies avec ce disque.

Car tu auras beau te le passer en long, en large et en travers, à chaque fois tu y fais une découverte, d’une nouvelle variation, un nouvel éclairage, une nouvelle lumière, sensation, émotion...Eeet la liste est longue car jamais, je dis bien J A M A I S tu ne t’ennuies avec ce disque. Oui je me répète mais il faut que ça rentre.

« Bug Terminal » ressemble au spectacle lumineux qui perce les nuages grecs en plongeant dans la mer, donnant au ciel les atours solaires d'être béni par les dieux de l'olympe, et plus prosaïquement là, par Poséidon.

Bon Surf et N'a wè pi ta !



mercredi, décembre 9 2015

GOROD – A Maze Of Recycled Creeds


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Gorod est réputé pour offrir un death technique progressiste très solide, son rayonnement est tellement puissant, qu'aujourd'hui c'est les yeux fermés que l'on contemple leur oeuvre.

« A Maze Of Recycled Creeds » est construit sur une multitude de cataclysme sonique s’évertuant à échapper à tout contrôle...Gorod ne cesse d’amplifier sa générosité musicale dans les affres infinies de sa création.

Véritable pèlerinage dans le temple d’un album ondulant de charmes et de prouesses créatrices, ce nouvel opus est une boule incandescente qui irradie par la fluidité de sa complexité, avec pour thème principal la fraternité Mystique Ordre de la Rose-Croix A.M.O.R.C. et son endoctrinement sectaire rosicrucien. Chaque titre est un puzzle, qui reforme le labyrinthe. La densité est telle qu’il est recommandé d’écouter d’un trait ce bloc dense, pour s’inciser à coup de scalpel dans la chirurgie réparatrice des compositions de Gorod.

Le band invoque, provoque, soude, harmonise, solidifie. Hyperactif dans l’onde de choc et les bouleversements qu’il provoque, Gorod est ce monstre bicéphale capable de pervertir un nombre fou de styles en les compactant dans le feu de joie de sa musique versatile. La précision des musiciens, leurs technicité, leur vélocité, la qualité de la production qui accompagne pleinement, afin de sourdre, de répandre l’autonomie, le pouvoir suprême, l’affranchissement de cet album avec toute la folie qui en régit l’éthique démentielle, demeurent une félicité auditive. Car ce pavé appose son épanouissement avec la domination de ses névroses de composition, tendues à mort. En cela l’enrichissement culturel qu’il provoque amène à ce genre d’obsession pour la frénésie. L’œuvre est monumentale, épuisante et revigorante. Elle a l’aspect d’une pieuvre cannibale.

Après plusieurs écoutes assidues, l’album se découvre encore et toujours avec autant de découverte et de clin d’œil amicalement vôtre. C’est à cet effet de la haute voltige. Ne penser pas qu’il faut être habilité des caractéristiques du grimpeur Patrick Edlinger pour parvenir à bout de cette falaise. Cet Annapurna sonique est vertigineux mais une fois en haut le spectacle est immense.

L’impact de cet album remarquable de grandiloquence insolite, dispose d’une amplitude, d’une intensité impressionnante par le trouble de son éloquente frappante, amenant sans cesse des palpitations originales, tout simplement GigäntesquE !


samedi, décembre 5 2015

THE BLACK YO)))GA MEDITATION ENSEMBLE - Asanas Vol 1


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Il survient un âge délicat où l’homme conscient de ses difficultés quotidiennes se trouve pris au dépourvu de changer sa qualité de vie de manière drastique, dans le but de ne pas finir sous le couperet de subir sans relâche, plutôt que de vivre l’instant présent à fond.

Quand l’oppression devient irascible et omniprésente, au point qu’elle s’abat sur vous jour et nuit, la retraite spirituelle pour gommer vos imperfections vous porte à vous ouvrir vers des addictions compensatrices pour soulager votre existence. Ils sont nombreux à trouver du réconfort auprès du rayon sucrerie des hypermarchés, à s'introduire par inhalation des substances diverses et variées, à se saouler avec des spiritueux en tout genre, jusqu’à la charcuterie corse en tout désespoir de cause, etc…Mais rien n’y fit réellement.

L'homme sage, lui, se tourne vers une médecine douce qui en soulagera tout autant la conscience que le corps meurtri. La pratique ancestrale du yoga permet de s’endurcir et de s’étirer, c’est spirituel et méditatif à la fois, et cela apporte concentration, fluidité corporelle, tonicité, renforcement physique et mental. Je le conseille.

La découverte du yoga parait aussi étrange que farfelu au début, tout comme peut l’être le végétarisme. Il y a dans cet instant un basculement absolu qui renverse l’ordre établi. Puisque en basculant dans le végétarisme vous quittez le monde de la normalité épicurienne avec son lot de barbaque arrosé par une légère touche de château Pétrus de 1987, avec la bouche en cul de poule quand vous dites cela je vous prie, pour vous enfoncer dans l’obscurité pâle des rabat-joie de la carence alimentaire des végétariens. On vous prédit la mort imminente alors que jour après jour votre véritable nature se dévoile à vous tout naturellement. De la sorte que des années après vous vous enthousiasmez de dévorer des galettes de sésame, ça fait partie entièrement et intégralement de votre vie. Tu es devenu différent, tu as quitté la norme commune pour rejoindre celle qui te convient, celle le plus appropriée pour toi-même, en gravissant pas à pas, à ton rythme, jusqu'à incarner ce que tu es vraiment.


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C’est bien souvent les femmes moins connes que leur homologue masculin qui ont recours à cette action bien avant qu’advienne le malaise, prouvant une fois de plus une maturité bien plus conséquente. Dont par ailleurs on n’en explique absolument pas la disparition pendant qu’elle s’obstine à nettoyer, récurer de fond en comble, alors que l’on vient juste de réaliser le nettoyage intégral de toute la maison ?!?

Bref, il s’avère assez difficile au début de tout saisir des us et coutumes du yoga, et principalement de son vocabulaire nébuleux, quand on est relativement éduqué avec la philosophie cartésienne. Surtout quand on te parle de foutre ta jambe gauche en quinconce sur la cuisse opposée, elle-même prise entre les côtes et le bassin, puis d’aller toucher le petit orteil droit avec la langue pendant trois respirations profondes. Et si en plus on ajoute à cela le fait que l’on t'argumente par-dessus de façon mystique, de rassembler le flux cosmique dans ton bas-ventre...Il advient évident qu'après une telle épreuve initiatique, on pense même être capable de traduire l’ensemble des œuvres de Raël en mandarin, et ceci sans le moindre effort.


Au début ton corps tremble, il craque comme du petit bois sec et tu sues comme une loutre. C’est aussi normal que choquant, mais après, la découverte corporelle atteint une hauteur cérébrale que l’étonnement efface pour un entendement bénéfique à la pratique.

Le yoga est donc une pratique spirituelle avec laquelle se réalise des postures exotiques, aux diverses appellations, qui font penser à celle du Kāmasūtra , mais pratiquer tout seul par contre.

Sachez par ailleurs qu'il existe autant de forme de yoga que de dieux hindous. Tout comme beaucoup se réclame des pouvoirs de guérir le feu comme moi j'arrête la circulation entre Menton et Fréjus rien qu'en y pensant, l'arnaque semble proche. Il est donc nécessaire d'avoir le moins d'à priori possible quand vous commencez à écouter ce disque.

Pour partir du titre de l'album : “Asana” est le mot sanskrit qui désigne une posture physique. Les Asanas sont bénéfiques pour les muscles, les articulations, le système cardiovasculaire, le système nerveux et lymphatique, ainsi que l’esprit, l’âme et les Chakras (les centres d’énergies). Ce sont des exercices psychosomatiques qui renforcent et équilibrent l’intégralité du système nerveux et harmonisent et stabilisent l’état d’esprit du pratiquant. Leurs effets vont instaurer un état de contentement, la clarté d’esprit, la relaxation et un sentiment de liberté intérieure et de paix.


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La relaxation physique et mentale est un préalable à la réalisation correcte de tous les exercices de Yoga, et c’est seulement à cette condition que les effets des Asanas se manifestent complètement. C'est à partir de là que cet album rentre en jeu pour accéder à une relaxation mentale suffisante pour obtenir les bénéfices requis.

Accomplir le yoga avec le son d’un ruisseau c’est plaisant, mais un temps. Je n’ai rien contre Éric Sera et le couinement d’un dauphin que l’on masturbe dans sa B.O du Grand Bleu, mais bon, parfois on se croit musicien alors qu’en fait vous seriez plus épanouie à travailler dans une pisciculture.

Quoiqu’il en soit pour accompagner le yoga avec autre chose que la plénitude aqueuse, on s’aperçoit assez vite qu’il manque quelque chose de plus profond pour apaiser le grondement tellurique intérieur. Hors il existe dans ce monde un couple assez altruiste ayant eu l’idée de génie d’introduire à leur cours de yoga le saupoudrage d’une musique ténébreuse.

THE BLACK YO)))GA MEDITATION ENSEMBLE est un groupe, où plutôt une nouvelle communauté qui revendique une approche musicale tout à fait différente, et même assez non-conventionnelle avec celle de coutume employée dans le yoga. Une large gamme d’instruments officie pour permettre à l’esprit de célébrer le corps. J’ai répertorié en plus de la guitare, du violoncelle, violon, piano, synthétiseur, etc…

Puis il y a aussi des sons divers tels que l’orage, bruissement, crépitement…Et puis des cris. Chose assez surprenante pour permettre une relaxation de convenance vous en conviendrez. Mais les habitués du drone, black et métOl extrême connaissent la plénitude qu’engendrent les forces obscures, car l'ombre nourrit la lumière. Ne vous formalisez pas pour autant, il n’y a pas que les hurlements des ténèbres, ni de la dissonance à tout va, du chant clair et de la douceur sont au thème de la volupté retrouvée.

Comme au début de l’étude tout parait abscons, mais après un temps de médiation, la méditation musicale active ses effets et prête essor à l’ensemble de l’écoute pour en apprécier les bienfaits pour le langage du corps. Tiens au passage, vous aurez noté dans le nom du groupe le clin d’œil à Sunn o)))...

Je tiens à annoncer que cet album découle d'une lente maturation. On peut se marrer comme des coins, mais la finalité c'est que c'est vraiment quelque chose de sérieux, j'en plaisante avec vous, parce que je suis un fantaisiste, mais si je devais pratiquer le trip intégral avec eux, je serai à 100% et très heureux de le faire. Donc ici c’est très sombre, et s'agite par divergence la plénitude ensoleillée que vante le yoga ‘’ conventionnel ’’.

Le but étant de renter dans un mantra, l’album oscille sans cesse autour. Le black est planant et tantrique. On ouvre les chakras et la fleur de lotus en les plongeant dans le crépuscule. Post-Rock-black-dronesque, et ses accointances noise, stoner metal, ambient, industrial, space doom, font que cet album est vraiment particulier. Il est et demeure utile pour le yoga. Cependant rien n’interdit d’aller ramasser des champignons avec dans les oreilles hein !


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Le groupe propose aussi un DVD, qui permet de joindre la musique avec la pratique. Les vêtements sont sombres, l’attitude détendu, et pas du tout patibulaire. L’initiative parait rebelle, elle l’est.

Je respecte cette initiative dans l’espoir qu’elle trouve le salut nécessaire pour détendre l’atmosphère du tréfonds. Par ailleurs si l’on peut développer ce concept dans des festivals, pourquoi pas ? Du moins si on en l’imite l’accès à des personnes aptes et consentantes, et en interdit formellement l’accès aux personnes parasitaires sous influences de drogues, alcool, et autres… 

Je pense notamment au Hellfest qui a depuis commencé à proposer un éventail assez large de service. Il y avait bien du massage à une époque, mais uniquement réservé aux artistes, soit. Donc, après la création d’une communauté et de sa loge (le hellfestcult), puis du Easy Camp, une solution de location d’un kit complet de camping, pourquoi pas un endroit permettant de pratiquer du yoga avec ce genre de disque après tout. Ce disque/DVD en démontre les bienfaits, tout comme l’initiative positive, et comme l’essor du bien-être gagne une large partie de la population, il me semble même légitime d’en soigner la référence. Bien entendu il faudrait un prix non-prohibitif.

Pour vous éclairer, voici une ITW du couple Scott & Kimee dans l'excellente émission de radio Metalliquement Vôtre.


lundi, novembre 23 2015

SHINING – International Blackjazz Society


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Les norvégiens ouvrent l’espace de leurs titres pour les amener à traverser la galaxie indus-métAl-Röck...

Si vous ne connaissez pas Shining, ce sera un changement radical d’atmosphère terrestre, pour un envol intersidéral à travers la voie lactée où atome, trou noir, big-band sonique étalent leur suprême aura. Shining c'est une autre façon de fusionner les genres : Musicalité à la pyramidale acidité de Sun-Ra, envol pink-floydien...Présence d'un sax furibard en totale démence post-Coltrane, là où le free est légalisé dans la folie libertaire de leur titre, tout est prétexte à l'unisson, à la folie incantatoire.

En fait, rien ne ressemble plus à Shining que lui-même, et lui seul est à même d’étendre son autonomie. Chose faite avec ce nouvel album, tant attendu depuis l’avènement cataclysmique de leur « One One One ».

Emprunt par des compositions à la teneur calorifique extrêmement importante, la puissance qui se dégage des propulseurs de Shining se chiffre en mégatonne. Le trouble n’est plus mesurable à ce niveau. D’ailleurs c’est plus que de la musique, c’est une discipline, devenu une corporation même.

Est-ce qu’appartenir à cette confrérie est aussi équivalent qu’avec celle des membres de la très sélecte communauté des fans de Star Trek ? Je n’en sais foutre rien, et je m'en fous.

Freak parmi les extraterrestres de la planète bleu, Shining c’est la démence à son ultime aliénation clinique. Je vous en recommande la camisole.


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lundi, novembre 16 2015

DISTORSION – Shock

Pour tous les fans de ciné, de bis, de Z, de X, de rock, de metal, de punk, d'étrangetés, de bd, de choses incongrues, inattendues, il existe un objet créatif, un objet culturel, unique, un objet de jouissance !


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Suite à la disparition du magazine Metaluna, une partie de l’équipe rédactionnelle a voulu faire perdurer son esprit non conventionnel, avec un ouvrage annuel. Ainsi naquit Distorsion dans la joie et l’allégresse candide d’un groupuscule d’électron libre.

Le premier volume avait pour thème le sexe. Sujet Ô combien racoleur et qui a permis d’introduire Distorsion dans la perversité escomptée par ses lectrices et lecteurs, qui n’en attendaient pas moins à dire vrai. Le volume était aussi épais qu’une verge de hardeur dont le citoyen lambda qui confectionne un fanzine en éprouvera une intense frustration, et aussi touffu qu’un pubis féminin des seventies. La saillie visuelle était hardcore et les orifices lexicaux en feu. Les pages ruisselaient abondement de cette érudition foutraque indispensable à la chaleur d’une lecture orgasmique. Je n'ai pas honte de l'affirmer car j'ai joui sur le sommier de ce ressort comique à maintes reprises.


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Bon, la première pierre à l’édifice était posée, je reconnaissais dans chaque page le caractère foncier, le goût pour une esthétique singulière, l’essence de l’excitation à une sous-culture et contre-culture insatiable, et j’en venais à me gargariser suffisamment pour reconnaître en cela toute la malice fantomatique de Metaluna, qui n’était pas définitivement éteinte. Déjà en secret j’espérai que Distorsion ne soit pas qu’un one-shot, car j’avais supputé comme un connard que des articles de Metaluna n’ayant pas eu la possibilité de paraître, c’était l’occasion rêvée de publier le travail accompli précédemment, de livrer le compte rendu exhaustif des festivals aussi pour rendre allégeance à un pass offert. Mais ce ne sont que des supputations de connard en tout bien tout honneur bien entendu…

Que nenni que cela car par la suite, et à la bonne réception de l’œuvre initiale, la deuxième demande d'aide via le site ULULE de financement participatif a débuté. J’ai également participé au financement avec les yeux fermés et la main dans la braguette .

Le sujet étant la provocation cette fois-ci.

Ce second volume est aussi épais que les testicules du premier, et tout aussi touffu à vrai dire. La grossièreté brillante qui en impacte une teinte de dérision, suit cette hilarité anarchique de gaieté, qui dans une époque de repli confine au plaisir similaire suscité par le premier volume.

Je dois convenir avant tout chose, que chaque volume est munit d’un visuel de qualité, que l’offre à l’intérieur en soutire les effets bénéfiques pour se mettre à cette hauteur.

La satire de cet ouvrage égratigne les conventions prudes de notre époque lisse & cynique par une grossièreté libertaire, à mettre à l’opposé de la culture dite « populaire » que les médias veulent nous donner en pâture. Je suis par ailleurs consterné par la mesquinerie, l’étroitesse d’esprit des émissions cathodiques et autres saloperies que l’on nous refourgue en se prémunissant d’élaborer ce à quoi s’attend la plèbe grasse et ivre de patauger dans une merde innommable. Comme si la médiocrité était le terme adéquat pour qualifier le populaire, le peuple, la France d'en-bas pour reprendre une expression populiste.

Tout comme le fanzine Chériribibi, Distorsion souligne avec l’épanouissement de sa maturité et de sa probité que la culture populaire est bien tout autre. Hé !

Il est évident que Distorsion témoigne d’une véritable culture populaire, sous-culture, contre-culture, qu’elle s’adresse à une population avide de contourner les dogmes pieux, et de s’ouvrir comme Brigitte Lahaie à son époque à une pléthore « d’arts » pour se construire, s’affirmer, se libérer, s’inventer, etc...Avec :


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Et oui dans l'amour de bien faire les choses, mais à leurs façons !

Le sommaire est alléchant, il honore de grands anciens passés maître dans l’art de la provocation, afin de faire bouger l’Histoire, les lignes, etc…De ce fait, la folie y côtoie la démence par le biais de doux dingues dont les différentes perturbations artistiques donnent à réinventer le déséquilibre émotionnel.

L’ouvrage est dense, si le thème abordé est respecté avec largesse d’esprit, les intervenants en soulignent la variété par une effusion de diversité. La liberté d’expression trouve ici la déférence libertaire qu’elle mérite enfin !!

Cet ouvrage indisposera comme il se doit les amateurs de quenelle, et surtout les inhumains extrémistes. Il s’adresse davantage aux Chorontophiles à poil dru qui cauchemardent amoureusement la nuit à Alice (Cooper) au pays où la provocation est un salut et non un mépris.

« Shock » est un choc d’étrangeté à la bizarrerie excentrique, dont le décalage est une différence notable de sa provocante singularité, et en fait ainsi donc une incontestable réussite !


samedi, décembre 20 2014

WALLABIRZINE N°18


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Mais NoOOooooooon, c'est juste l'arbre de la connaissance : WALLABIRZINE_N_18.pdf


Bonne Lecture avec ce nouveau numéro brûlant !


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BONNE LECTURE !


mardi, juillet 3 2012

SATAN BOUCHE UN COIN

REPORT DU HELLFEST 2012

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Sarkozyx qui régna tel un César de camping avec sa french touch bling bling, avait voulu foutre la gaule aux francs en châtiant les sarrasins rebelles hors du territoire de Mireille Mathieu, tout en trompant les plus naïfs avec des promesses électorales qu'il n'aura jamais tenu pour la France d'en bas.

Alors que nous venons à peine de changer de présidence dans une lutte intestine de pouvoir au point de déchirer le pays comme une page de papier glacé, aujourd'hui, dans l'enceinte d'un grand festival, tel que le HELLFEST je constate hébété, qu'il y a beacoup de gens partout mais qui ne s'exaspèrent pas mutuellement, c'est vraiment étrange. Je sens une atmosphère libre et insoumise au nouvel ordre socialiste ce vendredi d'ouverture, notamment grâce à des types ivres en jean slim déjà dégueulasse, et qui brament des insanités méphistophéliques à tout va. Surtout ceux qui parlent anglais et qui se foutent autant du résultat de nos élections législatives que nous-mêmes.

Il me vient subitement en tête, au vue de la mixité sociale du festival et de son nombre élevé de freaks, le diagnostic manifeste que la communauté monarchique de France qui a fui pour trouver le salut chez nos voisins suisse ou monégasque, à cause de la promesse d'augmentation du taux de leur imposition, ne se risquera pas à se mélanger avec le suc anarchique de toute l'Europe pour le grand raout sonique, et même parmi les plus imminents mélomanes de leur diaspora.

Malheureusement c'est eux qui possèdent la majorité du pognon malgré les crises économiques qui se sont succédées en mettant un frein à main à l'élan économique. Rendez vous compte alors, que si nous avions pu stopper un de ces dissidents fiscaux à la frontière et demander une rançon avant de lui couper la tête, nous aurions pu nous payer Iron Maiden !

Malheureusement, les sans culotte ne sont plus ce qu'ils étaient, désormais ils ont l'esprit et les yeux trop occupés avec leur portable vibrant qui fait office de sextoy communautaire pour entreprendre une quelconque saignée royale.

Je tiens à signaler pour terminer ce prologue trop long, que le calendrier inca faisant foi dans l'avènement du globe terrestre depuis la sortie en salle du film catastrophe «2012», que la scoumoune a voulu que la date de la fête des écoles de mes enfants tombe chaque année le même week-end que le Hellfest.

Cela fait donc plusieurs années que je ne participe pas au show scolaire du vendredi soir, et que mon épouse est obligé d'expliquer au petit dernier, que non son papa n'est pas là pour le voir dans son spectacle déguisé en pétunia sauvage, parce qu'il est en train de faire le con avec Belzébuth.

Au point que pour lui et son frère aîné, Belzébuth est devenu un membre à part entière de la famille et que c'est même lui qui nous aurait forcé la main à acheter notre maison en 2002 à proximité du cimetière communal, et sur un terrain qui mesure exactement 666 m2. Je n'invente rien puisque les écrits officiels du notaire faisant foi.



Étant donné qu'il est ardu aux organisateurs de modifier la date malgré mes recours successifs pour imposer une date plus propice, notamment vers une saison où l'on serait certain que le sol de Clisson ne soit pas boueux ou voire gelé pendant la nuit, j'ai en conséquence dû jeter l'éponge pour le Vendredi de cette année uniquement, en me mordant les couilles jusqu'au sang.

Naaaaaaaaaan, j'déconne, tant pis pour les chniards...

Mais un jour, oui un jour, la filiation sera réelle car ils viendront avec moi.


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VENDREDI

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Premier choc visuel avec ALPHA TIGER qui était fringué dans le style de Twisted Sister pour propager un power metOl teutonique tonitruant, et peut être même essayer de faire fuir les maudits nuages vers le bassin d'Arcachon.

La Mainstage 1 se remplit au fur et à mesure dans une sarabande de jeunes chiens fous déjà farcis par l'appel du fameux apéro, malgré que le ciel ne fasse que s’assombrir sans cesse. Les fritz d'Alpha Tiger furent incapables de propager leur blitzkrieg sonique, même en usant d'un large sourire de façade.

J'ai pas été convaincu non plus par la première prestation sur le sol françaouis de DOOMRIDERS, et même si Nate Newton, le bassiste de Converge qui officie ici en tant que chanteur/guitariste avait piqué la gratte de King Buzzo des Melvins, c'était pas assez catchy ou peut être même pas assez doom pour assurer leur patronyme.

Pourtant sur disque cela n'a pas la même texture. Je ne sais pas si cela venait d'une mauvaise répartition du son, mais il y avait comme un mauvais dosage en soi. Donc déçu par la prestation de ces ricains qui m'auront fait espérer à du bon stoner rock'n'roll jusqu'au bout.

Alors que Bukowski de son côté a fait son job à merveille, gardant sa notoriété scénique intacte, avec ce mélange de gros rock qui reste parfait pour une grosse scène comme une mainstage. Bon faut dire que le salut de la nation semblait entre leur main et que le public a fédéré dans la liesse générale avec bon aloi. Ce qui n'enlève absolument rien à leur prestation musicale et scénique de toute façon.

BENIGHTED est un groupe efficace dans la putréfaction sonore qu'il déglutit avec la brutalité qui caractérise ce genre de death métAl, même si du fond où j'étais le son m'arrivait comme du crust. Les real métalleux s'arrachaient les cordes vocales avec délectation, j'en conclus qu'ils ont appréciés à sa juste valeur le set de ce groupe.

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EXTINCTION OF MANKIND a commis le sacre suprême de proposer du crust de vieux pour des jeunes endormis. Et vous pouvez compter sur ces jneus, totalement novices à ce style dont les testicules viennent à peine de descendre, pour rester momifiés à envoyer des SMS orduriers à leur copain attenant, pendant que le groupe essaya en vain de crotter la warzone avec un punk crust aussi crade qu'un punk à chien qui s'est chié toute la nuit dans son futal.

BLACK BOMB A a été, il me semble, le premier groupe a passé sur ARTE. Choix judicieux pour pénétrer la petite lucarne. Surtout si l'on prend comme argumentaire initial pour ce groupe une combinaison musicale altruiste, dont le pouvoir d'assouvir tient dans son crossover percutant.

Black Bomb A a enflammé la foule, mais j'ai trouvé que c'est retombé comme un soufflet cependant.

Ouaie, je dirais que ce début de fest, ne m'a pas écorché les cages à miel.

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En fait je suis levé depuis 1h30 du mat, si on ajoute à cela le trajet de 650 km, je suis logiquement crevé, donc un plein de VITAMIN X me sera le plus bénéfique, c'est du moins ce que je me suis dit tout connement.

Mais le groupe a tourné en roue libre. Le chanteur était vite HS, avec la dextérité et la souplesse d'un maçon de soixante ans. Dire que je suis déçu par leur prestation est un euphémisme complaisant, parce que si j'aime pas du tout la pâte à fromage de Hollande, j'adore ce groupe sXe pour l'énergie et la positivité de leur HxC salvateur. Leur titre « I'm a kid » résonne quand même en moi pour toujours...

Heureusement que BRAIN POLICE m'a permis de succomber à la découverte sur la scène The Valley.

Le premier truc que l'on se pose après c'est pourquoi l’alchimie se réalise, et surtout comment ? On pourrait disserter des heures sur cette question, mais seule demeure le souvenir intact d'avoir ressenti une émotion intense, et c'est là tout l'essentiel.

Le chanteur arrive tout irie, bien stone, avec une nonchalance assumée, il chante avec cette chaleur si caractéristique du stoner bluesy. Le bassiste est une copie presque parfaite de Dusty Hill de ZZTOP. Le guitariste ressemble lui à Dominique Hulin le prof de sport dans « Les Sous-Doués ». Vous voyez pas qui sait ? Dans «Les Sous-Doués En Vacances » c'est le garde du corps de Gérard Lenorman. Toujours pas ?!? Merde j'essaye d'élever le niveau culturel mais si vous n'y mettez pas du vôtre aussi...

Je pense aussi que le batteur doit peser le quintal tranquille, dire que c'est une massue qui s'abat sur les toms et cymbales semble correct.

Décrit comme cela c'est plutôt un orchestre de fête de village. Mais je vous assure que dans ces physiques si spécifiques, se cachent des p#tains de musiciens au groove du tonnerre. La tissure de Jenni le chanteur est merveilleuse. De véritable cordes vocales à l'âme chaude. Le groupe offre un set intense, il a même du mal a quitté la scène.

Les islandais m'ont réchauffé de l'austérité climatique de Clisson avec un stoner heavy surélevé par un son rond et bouillant, et sans jamais être démonstratif. C'est évident que leur zique est basique mais elle est jouée avec le cœur et un super feeling, et ça tu ne peux ne pas l'entendre. Ça te touche parce qu'il n'y a aucun artifice et que ce magma heavy est chaud bouillant.

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Du coup après leur set, je me précipite au stand du merch officiel, et pendant que les gens achètent du tissu, je me paye leur trois disques. Heinnnnnnnnnnn ? 3 disques 2004, 2006, et 2008. Oh on est en 2012 les gonzes, faudrait penser à arrêter le pétard et à passer à l'action nan ? Surtout après un tel triomphe.

VICTIMS, lui, a envoyé la gomme HxC métOl comme on balance des pralines dans les gazons de rugby dominical du midi.

Sombre/chaotique/nerveux sont les 3 qualificatifs qui correspondent au noyau de leur musique. On s'est parlés avec les mains dans le pit et tout le monde s'est compris vu les sourires que chacun avaient disposés, même avec la tronche toute ébouriffée après.

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Si le site est plus grand, tout est recentré pour fluidifier l'ensemble. Sur ce point là , le crew du Hellfest a conformément répondu aux attentes des festivaliers. Toutefois j'avais peur du chapiteau Warzone juste en face des mainstage pour la réverbération que cela pouvait occasionner.

Et effectivement au vue de la multiplicité des différentes scènes, ils n'ont pas pu répartir tous les volumes sonores en les protégeant les uns des autres. Cela dépendait bien entendu de l'endroit où vous étiez placés. Mais je consens qu'il n'est point aisé de solutionner tous les différents problèmes à la fois.

En visionnant les propos de certains festivaliers sur le forum du Hellfest qui se regroupent quasiment tous sur l'aspect médiocre du son, je pense qu'il serait plus que judicieux de valoriser un confort d'écoute. Parce que pour rappel, le HELLFEST est avant tout un festival de musique en lieu et place d'une beuverie.

Pourtant il m'a semblé que d'année en année le festival avait pris soin d'augmenter la qualité sonore. Puisque c'est un nouveau site, il est tout a fait normal qu'il existe des couacs à améliorer, mais j'imagine que cela a du être un travail phénoménal et que le crew n'avait pas lésiné sur ce genre d’élément déterminant autant pour les artistes que pour le public.

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HEAVEN SHALL BURN a carrément foutu le feu, et allez comprendre pourquoi mais à partir de là, il a plu ?!?

Leur métalcore s'est frotté la tête avec du papier verre et nous a rendu des mélodies maousses costauds avec des tessons de riffs insatiables de pugnacité. Oui, sauf que la redondance de leur musique est fautive d'une contraignante sensation de lassitude au bout du compte.

J'attendais beaucoup de DARKSPACE, mais je n'ai pas réussi à rentrer dans le trip. Monarch est moins dark par exemple, tout comme leur musique qui est un trip envoûtant. Les suisses devaient nous faire planer dans les ténèbres, malgré le dispositif et la singularité de leur musique je suis resté neutre. Je le regrette.

GBH est arrivé avec la classe britannique et son punk qui faisait claquer les Dogs Martens de la classe populaire. Sans pour autant finir de salir une réputation de sale gosse, ce groupe en plus d'être indomptable, s'avère rudement réfractaire à l'ordre établit. On ne dit pas ouille,ouille, ouille, à chaque fois que l'on prend une torgnole de leur part mais oï, oï, oï avec eux.

Il pleut des seaux d'eau pour TURBONEGRO. La rime est riche mais il valait mieux un k-way

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Alors pendant que Gwardeath & co de la turbojugend pratiqueront la plongée rock'n'roll, je reste couvert, me protégeant par la même occasion des éjaculations soniques que les norvégiens salaces propagent avec des « I got Erection » sur un public bouche ouverte, attendant la jute musicale comme une amatrice porno son éjac faciale finale.

A la fin de leur set, une ovation se soulèva du pit comme un seul homme, alors désormais célèbre et adulé de tous, l'artiste brille enfin de mille feux quand celui qui le regarde cajole le secret espoir de vibrer en même temps que lui de cet instant glorieux.

J'arrive sous le chapiteau, et avec l'averse qu'il vient de faire, le métalleux ressemble à un clébard filiforme tout trempé, d'ailleurs il a la même odeur car ça pue le chien mouillé à l'intérieur.

CANNIBAL CORPSE n'a fait qu'une bouchée de son public. Ben oui ! Il a dégluti des intestins de death jusqu'à ce que cela nous fasse interagir sur la nécessité de headbanger comme des possédés.

Cela a tellement bien fonctionner qu'après la fin de leur set brutal, on hésitait tous à rentrer paisiblement chez soi, sachant que nous venions de subir ce que d'habitude les bestiaux vivent à l'entrée de l'abattoir. Le son était lourd et primitif, pile dans la tonalité charcutière des ricains. Un must !


Vous vous en doutez mais les hellfesteurs veulent entendre la musique du diable, bennnnnnn ils ont eu l'esprit du festival de country de Mirande dans le croisement où Robert Johnson a vendu son âme. Car HANK 3 a permis de s’amuser allègrement avec cette musique roots, dans un genre de : « Shériff fait moi peur je suis chez les hardos craignos ».

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Entre les cris de cochon de la scène Altar et cette musique de rednecks on se serait cru dans le film Delivrance parfois, attendant même à tout moment l'arrivée inopinée de Bubba Sawyer dit Leatherface avec une tronçonneuse et le calendrier sexy d'Husqvarna qui va avec.

Comme dirait Nino Ferrer le yankee : « On dirait le sud ! » Raaaaaaaaaah ah ça oui qu'elle poilade mes amies, stenson, banjo et tout le tintouin, manquait plus que les aboiements de rintintin et la bagarre générale, mais que voulez-vous tout se perd, même à l'ouest.

C'est vrai qu'il y avait Lynyrd Skynyrd un peu avant, et que tout le monde a chialé comme une gonzesse pendant « Free bird ». Ce qui est assez pitoyable, enfin, il y a pire, une fois j'ai vu à une concentration harley Davidson à St Tropez (véridique), et uniquement avec des gros grasseux de bikers qui tapaient des mains sur les Gypsy Kings. C'est pas dingue ça hein ?

Enfin pour les sudistes j'attendais « Simple Plan » et j'ai eu « Simple Plan », voilà, pas plus compliquer que ça, et puis c'est tout !


OBITUARY a dégluti les âmes maudites en faisant craquer les vertèbres et les cervicales de la majorité d'un public compressé de tous les côtés.

Le fossoyeur n'a pas mis longtemps a creusé avec sa rythmique lourde la cavité qui allait nous enfouir dans les profondeurs de l'enfer. Ce fut juste incroyable, le son était géant, on avait un mur devant soi, et qui n'a pas arrêté de nous envoyer des coups de masse dans la gueule. On pouvait aussi commencer à compter les cadavres de poivrot qui tombaient au fur et à mesure des coups dans les omoplates qu'ils recevaient sans jamais pouvoir y répondre. Il y avait même ce gars qui n'arrêtait pas de hurler avec la main en sang : « Maman, maman, c'est des fous, les gars d'Obituary m'ont mordue !

Qu'est ce qu'on pouvait y faire ? A part lui dire : «  C'est bien fait. On t'avait bien dit de pas t'approcher de la cage. »

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SATYRICON a fait le couillon en sombrant sa face vers le côté inexpliquable des forces du mal. C'était monotone, j'en aurais chié de dégoût, mais il se faisait tard et j'étais vraiment naze comme un vieux con.

puis coin-coin de MEGADETH est revenu pour la énième fois dans la mare à Clisson. Il a essayé de faire rôtir le public au tourne-broche, seulement avec la pluie qu'il faisait, t'imagines très vite la soirée barbecue que ça a été ? Mustaine a fait pro, tout était carré, rien qui dépasse, avec des solos comme à l'époque 70 's de Stenppenwolf. Bref c'était sans âme, mais pro. On ne peut pas tout avoir non plus avec le vilain ptit canard du thrash à papa.

Dernier acte de la soirée puisque le petit théâtre des horreurs est installé pour permettre la venue de KING DIAMOND, l'ancêtre européen d'ALICE COOPER. La légende se met en marche avec sa voix suraiguë. La castafiore peut aller se recoucher. Jamais nous n'avions pactisés d'aussi prêt avec le démon.

La pluie redoubla d'intensité, essayant d'éteindre les flammes que le danois propageait. Mais que dalle car les flammes crépitaient sans cesse, tout comme la loyauté et la passion des festivaliers pour ce heavy métOl véritablement dark et théâtral.

Répondant par un flegme intransigeant malgré l’envoûtement satanique du groupe, mon corps ne signera pas le pacte de Satan à l'aide de mon sang en bas de la page. C'est donc sans subir la génuflexion de cette messe noire, que j'entendais dans l'ivresse de mes voisins le couronnement du confessionnal de King Diamond, mais n'arrivera jamais véritablement à m'ouvrir corps et âme à la cérémonie œcuménique. Je ne sais pas si c'est dû au poids de l'histoire, au choc réel d'entendre la caresse du diable dans son absolue et initiale démonstration musicale, mais je resta pétrifié par l’événement. C'est tout de même très con ! Et c'est le genre de truc que je regretterai forcément un jour.

Puis une corde de brûme se fit entendre au loin, le drakkar d'AMON AMARTH avait hissé pavillon noir.

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Répandre la puissante foi viking par le fer et le sang m'a semblé le mot d'ordre de cette fin de soirée. Les t-shirt se couvraient d'épitaphes runiques un peu partout, et la charge héroïque des scandinaves sonna le glas sur un public tout dévoué, venu avec la stature du stoïcisme grec pour répondre aux coups martiaux des nordiques d'Odin.

On sentait qu'il y avait beaucoup de respect et d’admiration pour Amon Amarth, qui a signé avec « Surfur Rising » leur album incontournable.

Je quitte le site à moitié ensommeillé, trempe et repu de fatigue.

SAMEDI

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J'ai autant de miséricorde à voir les nattes d' un moine shaolin tibétain qui s'embrase devant un soldat communiste chinois, que de mépris d'apercevoir les couettes d'un viking norvégien se trémousser sur le twist des chansons d'age tendre et tête de bois passant dans les enceintes du supermarché Leclerc.

Donc demi-tour illico presto et fuite en avant pour observer le nouveau départ de ce festival de musique extrême et éclectique.

Je dirais que le crew a su conserver les aspects de son ancien site pour que le festivalier d'origine conserve la nostalgie des précédentes avec lui.

Ce qui est certain c'est que le climat de fut pas propice, apportant à l'aspect de ce nouveau site une ambiance marécageuse, assez peu compatible avec l'idée estivale que l'on se fait à l'avance d'une telle manifestation festive....Du moins pour les gens du sud, alors il est vrai qu'il faut s'acclimater, mais bon :

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SUICIDAL ANGELS a pris soin de réveiller les retardataires avec un thrash comme Exodus en pratique l'abattage. Leur set fut sec musicalement, avec un son décharné, et il y a eu un braveheart à la fin pour réveiller les courbatures de la vieille. Deux poivrots se sont percutés avec la même violence que des auto-tamponneuses pendant une panne électrique. J'ai beaucoup ri,merci les gars.

Le braveheart est un duel morriconien, où le vaincu se reconnaît à la mesure de son cri d'effroi, quand il ressent physiquement le démembrement de son corps lors de cette collision altruiste contre un rival soupesant ces quelques kilos de plus, qui ne lui ont malheureusement pas permis de jouter avec brio, afin d’apparaître en gaillard à la buvette devant un parterre de femelles fébriles d'indifférences, devant la misogynie antique du gaulois de base.


Samedi c'est le concours du meilleur cri de cochon sur la Altar scene et ça a bien fonctionné, à ce jour et au petit matin calme, c'est JESUS CROST qui remporte la mise haut la main. Mais je pense que le groupe a crucifié le chanteur au enceinte parce que il couinait vraiment comme un goret que l'on égorge.

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Le chanteur de GLORIOR BELI a essayé d'occuper l'espace de la scène pour réveiller la fatigue d'un public quelque peu amorphe. Pourtant leur crossover sombre a bien tenu ses promesses. Je regrette toutefois qu'il ait essayé de narguer la foule par provocation alors qu'il aurait été préférable de fédérer l'ensemble.

ASG a annulé et je n'ai pas trouvé l'info pour vous dire pourquoi ?

Du fait de l'affluence toujours plus grandissante, et presque devenue imposante avec le souvenir que j'en ai des précédentes, le festival s'est doté d'une capacité de personnes, capables de capter à leur compte l'attraction du public, et de manière unanime avec des happenings exhortant au spectacle populaire, voir irrationnel pour certains, dont la mainmise de l'ivresse absurde dans laquelle ils se trouvaient, provoque une séquence pittoresque non-dénouée de charme chaque année.

Sinon cela fait un bien fou de voir des gens enfin normaux.

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GAMABOMB est certainement le groupe le plus cool de la scène thrash MétOl et c’est toujours super fun de les voir distiller leur zique avec autant de punch et de fun.

Les gars ne se prennent pas la tronche, ils abattent du bon boulot, toujours avec précision. Le public flanche sous l'amas de plomb, comme les planchers en béton du world trader center ont lâché les uns après les autres dans un fracas de tonnerre et de poussière. Le pit est soudainement aussi brumeux que Londres un dimanche d'automne, mais à défaut de tousser la poussière du sol, il sort de nos larynx le goût étouffant de notre clameur euphorique.

Il me tardait de voir DEATH ANGEL à l’œuvre après tout ce temps. Voilà un groupe phare de ma jeunesse, sur lequel j'ai skaté à m'en faire péter les chevilles. Là c'est le niveau supérieur côté musicien, on est vraiment un cran au dessus du reste. Niveau présence scénique c'est l'hallu, pas une seconde de répit. Ok j'ai un gros mood pour eux, la nostalgie joue mais l'émotion traduite par leur set fut fulgurante. Sans compter qu'ils ont joués le titre « Ultraviolence » et que ce moment était très intense. Ce set reste pour moi la quintessence de ce fest, il y avait tous les ingrédients pour de toute façon.

Hey j'ai vu Mr Cu ! le boss de Kicking records à l'extrem market, avec toujours la finesse argumentaire et métaphorique dont il a le secret.


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D'ailleurs j'ai trouvé que malgré la fatigue de planter 3 jours sous cette kermesse commerciale, il n'avait rien perdu de la richesse de ses allusions si pertinentes pour la gente féminine, qui ne pouvait que comprendre in fine sa teneur allusive.

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OCTOBER FILE est un ouragan de sludge/crust/HxC, avec beaucoup de bruit monolithique, et la rage viciée au corps. L'ascension reste pénible toutefois et ce groupe nous gratifie d'un Everest à surmonter. J'suis même pas arrivé jusqu'au refuge de toute façon.

Par contre c'est toujours aussi cool de revoir SACRED REICH dont la prestation en 2009 m'avait conquis. Là il en va de même puisqu'ils remettent leur crossover en action avec le même éclat que la fois d'avant mais sur une mainstage cette fois-ci. Ils enfilent les perles de leurs meilleurs titres avec fun, le « War Pigs » du Sabbath est de la party, et le « Pipeline » des Surfaris aussi. Sacred Reich a décalotté les jeunes thrashers par la démonstration géniale de leur crossover, qui date du siècle dernier certes, mais reste envers et contre tout encore aujourd'hui d'une puissance incroyable.

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Côté hype, il y a toujours un groupe dont le Hellfest se réserve « l'anormalité » par rapport à la cohérence des musiques extrêmes du reste. DJERV nous apparaît avec son côté clinquant et l' orgueil de sa différence. La chanteuse est un mix entre Annie Lennox et Graces Jones et sa prestation scénique a été époustouflante. Elle tient la scène comme une actrice de Marc Dorcel tient une bite. La nana a un gros potentiel devant elle, surtout avec la tessiture de son chant rauque. Après leur rock pop gothique (les styles se télescopent pour offrir une très large palette de sonorité en fait) est cool et fun mais c'est plus la démonstration d'Agnete Kjølsrud qui m'a séduit.

Je ne sais pas si les personnes présentes ont remarqué mais deux des groupes les plus extravagants cette année étaient norvégiens: DJERV et VULTURE INDUSTRIES.

"C'était une année follement norvégienne, un hommage à Breivik certainement " susurrera une Christine Boutin toute échaudée par cette révélation sulfureuse dans un article du journal la croix.

FAKE

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Ok ! Vous savez quoi ? UNSANE a provoqué le knockout. Il était donc logique qu'il y ait par la suite une succession d'internement psychiatrique tant le set initial noïse hardcore d'Unsane avait contraint la folie à choir dans le cerveau effervescent d'un public aliéné.

Surtout aussi marqué au fer rouge par l'ébouillantant set du groupe, le public se dispersa à la fin avec les stigmates cutanés d'une joute martiale tatouée dans leur cortex cérébral, comme l'avènement d'un souvenir impérissable.

J'ai trouvé que DOG EAT DOG était trop en avance à l'époque avec son mix rap-pop-core. C'est logiquement la génération né avec le rap conventionnel qui plébiscite ce retour énergique. Pourtant le son était pourri et c'est carrément de la zique commerciale pour hipster. Il me semble même que le groupe voulait vendre des mugs à la fin de leur set.

J'ai trouvé qu'il n'y avait pas beaucoup de troubadours pagan cette année à croire qu'ils n'étaient pas les bienvenue.

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YOB a donné un doom heavy cool et profond, caverneux même mais pas occulte. C'est un peu con de pas être aller au bout du délire toutefois, enfin...

UNEARTH a envoyé le paté métal HxC, les premiers rangs ont pris les tartines de travers, les autres ont marché sur les chips, ceux du fond picolaient du pinard, le pique-nique se passa bien, et tout le monde fut content. Hop !

Pour SAINT VITUS, je vais vous dire que franchement le guitariste a usiné trop de solos psychédéliques, arrivant à couvrir le puissant doom de l'archange des enfers avec excès.

Sinon c'était épique, électrique, imposant, le groupe a mis de sa superbe pour élaborer un set à la hauteur de l'attente des festivaliers, le chapiteau était bourré à la couenne, nous étions serrés comme des anguilles dans un seau de 10 litres, et les chevelus ont balancé les tignasses dans tous les sens, ça sentait le tahiti douche à la vanille et le tabac froid.


DARKEST HOUR m'a mis une grosse, grosse torgnole avec leur death métalcore. Ces gars ont un véritable sens de la mélodie vraiment superbe, avec des instants volubiles, notamment avec des solos toujours éthérés dans les moments d'aération. Malgré un son pas toujours au niveau de l'interprétation de ce groupe surpuissant et ultra-énergique.

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J'ai vu vite fait GUNS&ROSES, qui ne m'a pas laissé un souvenir impérissable. Axl essaye de faire perdurer le mythe pour que la pension continue à tomber jusqu'à percevoir une retraite complète. Mais qui a cru à cette tartuferie au final ? Pas grand monde apparemment, même si la foule a concentré son désir d'être là pour profiter de l'instant historique, l'attente semblait être fastidieuse. Mais y avait-il un enjeu quelconque à ce que ce groupe vienne salir la réputation qu'il disposait comme un Graal divin ici-bas ?

Le chanteur de REFUSED ne fume pas d'chit, il n'est pas irie mais speedé. Il joue à l'iguane et à Mikie Jagger, du coup il investit la scène pour un show hyper rock'n'roll. La salle se soulève à cette furie punk. Le groupe nous a régalé et mis en avant une traumatologie conséquente à la fureur du pit. Le groupe était attendu, il reçoit à la fin ce qu'il a donné : De l'euphorie.

Dick Den's le guitariste soliste du groupe de surf-rock bisontin The Irradiates qui sentait le chien d'Ukraine encore, car il venait de terminer une tournée dans l'est de l'Europe, et bien il m'a raconté que ce même chanteur avait fait une tournée à travers l'Europe assurant tous les trajets, le mec a une hygiène de vie irréprochable et une pêche hors du commun. Ce qui pour moi est l'attitude parfaite.

Refused a fait trembler la tente de la Warzone, beaucoup de trentenaire était présent, amoureux de ce rock'n'roll diablement fou d'une autre époque, mais toujours aussi caractéristique d'une tellurique puissance jouissive à vivre en live.

DIMANCHE


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ABYSSE a débuté le dernier round du festival avec un guitariste inspiré. Ces jeunes étaient cool. Leur musique instrumentale a rasséréné un public matinal notamment dû à une maturité mélodique qui a sied admirablement au témoignage de leur bonheur d'être présent au Hellfest.

LASTING VALUES sont des jneus hardcoreux de Nantes. Le chanteur avait une grosse présence scénique. Leur HxC demeure très basique, donc rien de particulier à se mettre sous la dent, si ce n'est une effervescence juvénile et une dureté de coreux indispensable pour se rapprocher au plus prêt de leurs idoles et en imiter la prestation.

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DO OR DIE a lui beaucoup plus de métier, d'ailleurs leur HxC a déroulé un rouleau compresseur très actif. Ces Belges avaient la frite et ont fait de la purée du pit...Enfin du hachis parmentier pour être précis.

YEAR OF NO LIGHT a joué en contre jour une musique pleine d'embrun mélodique. Parfait pour les contemplatifs qui ont pu rêver dans une sorte de purgatoire dégoulinant de sludge.

Pas le temps de rêvasser car déjà je me faisais la réflexion que le pays des tulipes dispose d'étranges personnages de renom capables de virer à la folie. ALL FOR NOTHING est natif de là-bas, et j'ai bien failli me faire couper une oreille dans le pit tant la chanteuse Cindy molestait les touch guy au diapason de leur HxC, certes basique et sans grande originalité, mais dont l'interprétation ne prête à aucun débat puisque c’est avec le cœur et les tripes que le groupe s'est jeté sur scène. S'en est suivit une démonstration de force et de volupté féminine quand il a fallu que les jeunes hommes se télescopent les uns contre les autres pour espérer obtenir un sourire de la belle.


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L'espoir fait vivre !

Je suis allé voir ALCEST comme on va dans un cloître pour méditer. Le chant céleste d'Alcest a élever les âmes en peine dans une sorte de béatification, pour le plus grand plaisir des mélancoliques. Si les racines de la musique de neige (c'est le compositeur) sont profondes, elles caressent les nuages et les racines où les morts viennent gratter leur désespoir. C'était la minute poétique puisque en sortant il y avait un gars qui vomissait sa barquette de frite à côté d'un autre qui pissait contre une barrière les deux pieds pataugeant dans une mare de pisse fraîche du matin.

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MONKEY 3 ont fait les singes sous acide, j'ai pas tout compris mais y avait il un truc à comprendre en fait ? En tout cas je suis resté jusqu'à la fin à gober les mouches. Je ne sais pas si c'était la fatigue, mais j'ai pas pu décrocher.

Ben du coup j'ai encore raté BRUTAL TRUTH, décidément, ça fait deux fois. Je me dis que j'irais voir Dan Lilker le jour où il passera avec Nuclear Assault.

Pendant la pause casse-croûte, j'ai mangé avec Mr Cu ! Qui m'a parlé essentiellement de quoi vous savez...

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Et on peut dire qu'il était très prolixe quand à la qualité argumentaire de son analyse surpuissante....

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Enfin ce mec est incroyable. Mr Cu ! C'est le seul gars que je connaisse qui va vendre des planches de sk8 à un festival de métOl quand même.


J'étais extrêmement impatient de vivre un set d'ACID KING, m'attendant à me faire rouer de coups de fouet doom. J'ai pas été déçu, la rythmique était énOrme, tout m'apparaissait d'une manière incandescente, je descendais dans une antre occulte, le psychédélisme indolent m'amenait loin, si loin que le chant hypothétique de Lori se recouvrait d'une bruine lointaine. C'était vraiment cool à vivre, mais pas aussi intense que je ne l'aurais cru toutefois.

De toute façon et comme pour la grande majorité des groupes du Hellfest c'est tellement rare de voir ces groupes que c'est toujours génial de vivre un concert avec eux, et d'en ressentir l'émotion.

En tout cas, Acid King m'a défoncé, moi sXe.

Je suis vite parti en courant ne serais-ce que pour voir la fin de WALLS OF JERICHO, et me fendre la gueule à apercevoir de très très loin Candace encourager à l'émeute dans le pit. Elle, elle a vraiment des ovaires aussi grosses que des corones de taureau. Elle fait pas de la musculation ? On dirait que ses bras ont doublé de volume. Je me suis rattrapé en rentrant en visionnant ce concert sur ARTE TV, Merci de cette excellente initiative au passage.

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Nous ne venons pas tous pour les mêmes attentes, c'est ainsi qu'il y a parfois de l'incompréhension tant les différences de comportement diffèrent.

A titre d'exemple, je ne bois pas d'alcool et pourtant les alcooliques me saoulent. Ce paradoxe est amusant à écrire, moins à vivre. Je fais pourtant avec, évitant le plus possible de me mettre en conflit avec eux, même si comme de nombreuses personnes je suis tributaire de leurs agissements porcins, je sais qu'il est impossible qu'il en soit autrement. Nous sommes tous dépendants du comportement antisocial d'une minorité, quel que soit la marginalité du lieux, de l'ambiance qui se greffe dans la moelle épinière de l'ensemble.


VULTURE INDUSTRIES fut l'attraction bizarroïde du week-end. Bénéficiant d'un attrait pittoresque au départ, voire d'un dédain amusé pour la plupart des personnes comme moi qui ne connaissait même pas l'existence d'un tel groupe, il y a eu une sorte d'attrait par la suite qui c'est mis en place notamment dû à l'impact du chanteur dont le rôle de composition permettait de ressentir ce crossover métAl à sa juste dimension.

Le groupe ratisse très large dans les influences mais arrive à composer quelque chose de vraiment atypique et de véritablement solide sur scène. Avant-garde black métAl pour expliquer leur musique me semble vraiment très réducteur en fait. Je ne sais pas par contre si sur disque cela a le même impact ?

Tiens une question qu'elle est bonne : Mais quand est ce que quelqu'un va me rassurer en m'avouant que oui Bobby Leibling ressemble à l'acteur Tom Savini !

Ouaie mec j'ai vu Pentagram, le PENTAGRAM, celui qui date des années où la drogue faisait planer. Ok maintenant tu redescends express parce que l'on est au 21 siècle, les gars prennent des trucs qui speedent car on a plus le temps de planer, faut que tout aille plus vite, toujours plus vite.

Sauf que là c'est du doom, on plane en rase motte au dessus des enfers.

Pentagram nous plonge dans du heavy doom qui pèse son quintal de décennies. Leur dernier album « Last Rites » a su empoigner la légende et faire couler beaucoup de cire chaude pendant l'écoute incantatoire de ce bijou mortel.

Si Ozzy a ses testicules qui sont descendues jusqu'au talon aujourd'hui, Bobby conserve une aura maléfique dont on a aucune peine à respecter la vénération, ce mec est un prédicateur méphistophélique, voilà tout. Leur heavy doom avait quelque chose de passéiste et de si tellement invulnérable et tendancieux qu'il n'a jamais périclité à la clameur d'un public venu glorifier le mythe.

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SUFFOCATION a joué dans les latrines bouchées à côté de la scène Altar. Du moins c'est la vision que j'en ai eu au moment où j'ai ouvert la porte.

J'ai pris du plaisir pour le set de THE OBSESSED, parce que Wino est un excellent guitariste, que Guy Pinhas le bassiste m'a fait éclater de rire avec ces différentes remarques humoristiques, et que côté zique surtout, c'était suintant de plaisir.

Avec le recul, j’hallucine d'avoir pu écouter et voir PENTAGRAM, THE OBSESSED et SAINT VITUS le même week-end, soit la somme d’illustres du doom des seventies. Tout juste un truc incroyable, démentiel, ahurissant, et à l'heure où j'écris ce report, je ne m'en suis toujours pas remis complètement émotionnellement. D'ailleurs il y avait ce week-end là, une espèce de zone incestueuse au doom, car nombreux étaient les membres qui avaient partagés la couche d'un album dans plusieurs groupes.

La qualité d'interprétation de The Obsessed était magistrale, Wino a subjugué son auditoire avec des riffs intenses et des solis venimeux. Le trio a joué avec le brasier de l'enfer pour nous faire brûler notre transe dans la fièvre de leur doom bluesy.


MOTLEY CRÜE fût moins velléitaire que la fois d'avant, mais je n'en garde pas un souvenir mémorable non plus, surtout si on compare avec STEEL PANTHER par exemple. Ouaie j'ai vu cela d'une manière assez passive en fait pour tout vous avouer.

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Au dessus d'un bar à proximité du VIP, il y avait un container racoleur que les jeunes mâles regardaient avec la bave au coin des babines, et des images qui leurs serviraient pour se masturber dans la tente après. Vraiment ils ont pensé à tout cette année.

D'ailleurs des containers en fer, quand on y réfléchit un peu, heureusement qu'il n'a pas fait trop chaud, sinon c'était des merguez qui te servaient à boire à la place.


GUNS & ROSES était mou alors que SLASH fût dur, maîtrisant avec Myles Kennedy la scène et ce rock'n'roll dont le dosage caractériel faisait éclater la vérité : SLASH est l'âme des Guns, le rouquin est un simple perroquet, même carrément une perruche quand il est mal luné.


MADBALL a préservé la loyauté du spirit HxC.

Dois-je énumérer le nombre exact de lésion physique qu'il a pu répandre lors des diverses collisions frontales durant leur set ?

J'apprécie ce sens de l'éthique, ce code moral de bushido new-yorkais, dont les vertus ont su préserver de la fossilisation le fer de lance d'un état d'esprit liant la sûreté mentale avec la force de frappe punk D.I.Y.

Tu vois le HxC c'est beaucoup plus qu'une musique, c'est un état d'esprit qui requiert une part d'abnégation. Il faut rester fort et maître de soi. C'est dans cet élément déterminant que le pit devient une joute de camaraderie, et pas avant.

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C'était la fête des pères ce dimanche, et Freddy Cricien avait comme moi le regret de ne pas être avec ses enfants. Cette pensée me rapproche forcément un peu plus de lui par conséquent.


Sunn O))) reste le seul groupe que je connaissance exerçant une musique atmosphérique qui t'écrase contre le sol. La loi de Newton s'applique à merveille avec ce groupe, nul besoin d'une pomme pour le démontrer.

Cette épure musicale, décharnée jusqu'à l'os, joue de sa superbe rhétorique mystique et ésotérique pour rester sur la brèche nébuleuse, ouvrant les portes d'une odyssée musicale intense. Assister à un concert de Sunn O))) à la fin du Hellfest, c'est un peu comme l'épreuve des poteaux de Kho Lanta. Tout est une question d’endurance...

Je me suis calé carrément devant les enceintes du côté gauche pour vivre le plus puissamment les vibrations. Je ne sais pas pourquoi mais autour de moi les personnes avaient tous un air absorbé. L'impression d'assister à un set du groupe Magma pour cette antre communautaire assez élitiste.

Devant la concentration feutrée croissante du public et le paradoxe d'une telle invocation tellurique, j'ai cru bon gueulé « CIRCLE PIT » avec la bonne foi du gars qui a tout compris au festivité du hellfest. Bien entendu les paroissiens m'ont fait les gros yeux jugeant déplacé d'interrompre l'office et l'exhortation incantatoire qui en a découlée au risque de briser le charme.

M'enfin il y avait aussi des novices qui se retournaient sans cesse en ouvrant leurs yeux et vérifier si le gars à côté n'avait pas foutu le camp.

Alors supercherie ou génie ? Comment peut on en mesurer le taux ?

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Pas facile surtout que les adeptes vivent le truc intensément et les autres s’exaspèrent.

La Vénération, soumission, prière des disciples fait partie intégrante du trip. Tu as parfois l'impression de vivre la séquence de la fête masquée d'Eyes Wide Shut par moment...Mais personne s'est foutu à poil, et il n'y avait même pas une main douce qui caressa ma braguette, que dalle mec, une arnaque !

Un concert de Magma à côté c'est Sodome et Gomorrhe. Nan j'déconne, c'était géant Sunn O))).

Je ne connais pas toute la carrière du groupe mais j'avais l'impression que le set était improvisé quand même, mais peut être que j'ai confondu le second morceau de leur dernier album avec celui du premier de la face B de leur second aussi, j'ai pas la science infuse non plus, faut pas croire, d'ailleurs il ne faut jamais croire. Si tu ne le savais pas, c'est pas grave, je te l'apprends.

J'ai trouvé aussi que le premier morceau était un peu long,mais le groupe n'est jamais réapparu après celui-ci ???

C'était fini et nous étions esseulés dans cette chapelle de la valley à se demander si nous ferions l'effort de revoir Sunn O))) une seconde fois tout de même, tant leur set fut intense.

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BIOHAZARD a joué les marteaux piqueurs, démembrant les derniers résistants dans un pit en ébullition, puisque c'était de ce fait le dernier, et que tout le monde voulait en profiter jusqu'à la fin et obtenir sa cicatrice du Hellfestttttttttttttttttttttt !!!

La légende new-yorkaise était en marche et le groupe a fédéré un max , pourtant il pleuvait un mur d'eau, et la fatigue commençait sérieusement à se faire sentir sur des visages tendus. La loyauté des hardcoreux a fait le reste pour finir dans une clameur euphorisante et refermer le rideau du week-end chez le diable.

J'étais sur le départ puis il y a un gars qui a pris 4 chifarnasses par un mec de la sécu à bout de nerf devant le manque de patience au VIP. J'étais plié de rire, ça m'a rappelé le midi c'est con.


Le crew a annoncé 112000 personnes sur l'ensemble du festival, moi je me pose juste cette question : Jusqu'à quel point le public du Hellfest sera loyal à son festival ? Ou fera t'il comme n'importe quel consommateur à voguer sur l'offre et la demande jusqu'à la rupture totale du système ?

L'avenir nous le dira...

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PURE PEOPLE

Je tiens tout particulièrement à saluer Abir Moka qui fait un travail remarquable (allez tous au Motorcultor), c'était cool de se voir « pour de vrai », puis je remercie Roger Wessier bien sûr, sans qui on ne serait rien, même pas un vieux bout de peau morte de lépreux.

J'ai pris plaisir à revoir Medhi du meilleur groupe de HxC de France TROMATIZED YOUTH en mode ayatollah Khomeini, et j'ai dévalisé son stand, comme avec les deux gars de Straight & Alert que j'ai pu croiser dans la warzone habillés comme des marins pêcheurs de Sète avec leur botte de pluie, vraiment la classe le style nantais.


Puis spécial dédicace à l'ado lambda du Hellfest qui rentra chez lui épuisé et aura reçu le choc frontal du retour à la réalité dans la tronche de ses parents d'une nullité affligeante, et qui se traînera jusqu'à sa piaule en s'endormant ivre d'émotions et de pulsions insatiables pour lesquelles il n'aura de cesse d'en chercher l'impact durant les restants de ses jours.


Puis toujours aussi heureux de retrouver mon épouse qui m'attendait lover dans notre antre aux 666 m2 de terrain à proximité du cimetière communal...

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Pour conclure, je tiens à rappeler que le Hellfest est pour moi une sorte d'ouverture spatio-temporelle qui me relie à ce que je suis aujourd'hui et au gosse que j'étais et qui découvrait la vie à travers une bande son ahurissante, dont le métOl a joué un rôle déterminant dans son éducation.

Ce festival permet aussi de vivre dans « le côté obscur », dont les personnes extérieures à ce généreux théâtre d'Hades en accusent la néfaste propagation par ignorance.

C'est pour ces raisons que j'utilise Dark Vador en guise de figure tutélaire nébuleuse et sombre. Bien entendu l'ironie et le sarcasme ne sont pas loin pour déplier un humour noir qui je l'espère vous aura fait passer un agréable moment.

Si ce n'est le cas, je ne m'en excuse guère car je sais très bien que vous avez déjà zappé ailleurs depuis bien longtemps.
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