WALLABIRZINE

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Tag - OVNI

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jeudi, mai 7 2020

SUNN O))) – Pyroclasts


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Les démiurges du Drone viennent faire tonner des tonnes de volumes soniques dans la fonte créative de leur élévation spirituelle. Sauras-tu saisir l'épaisseur filandreuse de cette musique mystique ? Sauras-tu te découvrir à toi-même dans cette tantrique Ascension ? Sauras-tu émettre ta vibration quand celle des 4 titres se jumellera à la tienne ?

Enregistré par Steve Albini, distribué par le label Southern Lord, le radicalisme épuré de Sunn O))) est une fois de plus le manifeste sonore filial de la musique concrète, du Metal Machine Music de Lou Reed, du suprématisme pictural Russe de 1915, de la noirceur baroque de Pierre Soulage, de l'occultisme.

Cette nouvelle offrande est la Pierre maîtresse philosophale de l'édifice Sunn O))), elle est née pendant les séquences d'improvisation suite à l'enregistrement du précédent album « Life Metal ».

La magie tient dans cette espace de l'inattendue, où surgit on ne sait comment la vérité pure que t'envoie l'univers. Dans ce basculement incessant qui t'adjoint au miracle sa faculté de mûrir sous les coups de sa destinée.

« Pyroclasts » est une transe qui permet de rentrer dans une méditation tellement profonde que l'enfer est devenu le ciel constellé par une pluie de météorite en flamme. Strate par strate l'immensité s'ouvre, témoigne de son ampleur incantatoire. Pureté de la lave démoniaque, qui après son passage engourdi laisse un nouveau paysage.

C'est tout cela Pyroclasts, l’émergence de quelque chose de vibratoire et d'incandescent qui laisse apparaître une nouvelle forme de Visiön après son écoute, et un bouleversement immuable en lévitation.


un disque fantomatique


samedi, février 15 2020

WALLABIRZINE N°39

Dans la vie matérialiste le but c'est d'avoir le choix parmi une abondance d'addictions compulsives.


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Le WBZ c'est prendre soin de sa passion et d'en suivre l'intuition...


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...Afin de suivre ton :


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Tu peux lire le N°39 du WBZ en format PDF et enfin trouver ta voie : wallabirzine_n_39__1_.pdf


vendredi, novembre 15 2019

VvvV - The Wreck


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Confectionner comme une cathédrale de sons électronique, dont la procession sombre fera écho à votre noirceur céleste, l'ardeur de ce duo fait de l'obscurité une lumière dans le crépuscule.

Composé de Bardou-Jacquet et du Mage, ils en constellent le mythe par des mélopées pour un sous genre musical s'intitulant le Front Wave. Ceci se cristallise avec du verre pillé, de l’huile et autour d’une arcane, comme ce qu'un martyr en flagelle le désir secret et inexpugnable. Dans leur arachnéenne toile picturale s’entremêle la rugueuse Indus, Krautrock épais, Dub monacal, New-Wäve altière et fragile tout à la fois, post-punk spartiate, Cold-Wave dominatrice, Shoegaze au psychédélisme tranchant, Space Raw cosmique pour une divulgation électronique messianique.

L’édifice n’est pas hautain d’enrobage présomptueux. Il est tout en relief. C’est sa force, sa densité de pénétration, la musique électronique en permet l’usufruit. Elle libère des frontières des genres, elle est cette bulle de feu toujours créatrice d’un nouveau monde, pionnière de sa propre exégèse musicale dont le sens, la portée sont obscurs.

Paysage sombre sans employer un seul trompe l'oeil !


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Impact de légèreté fractale et de désir de grandiloquence, le duo joue sur des synthés analogiques branchés sur des amplificateurs puissants. VvvV est un groupe de rock novateur, il agite dans sa tourmente un concentré de nébuleuse musicalité en joignant dans sa culture XXL les profondeurs soniques de la musique électronique avec un angle de vue à 360°. L’inconnu n’est pas un gouffre, c’est une voie d’indépendance.

Signé la main dans le sang avec les labels Metro Beach records / A tant rêver du Roi Records, « The Wreck » donne sa part de magie pour un prodigieux équilibre, avec son incantation phénoménale qui en confère l’ensorcellement autour de ses paysages clairs sans employer un seul artifice !


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lundi, octobre 14 2019

TA GUEULE - Rébus de la société


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Les gros-mots exprimés pendant la naïveté enfantine sont rigolos, généralement ils le sont moins par des adultes agressifs parce que l’intention apportée donne un autre sens.

Ta Gueule exprime avec violence la naïveté enfantine dans le spectre impulsif d’un adulte ironique, son intention fait sens.


La pertinence de ce trio Lyonnais abonde d’une épaisseur de gras sonique beaucoup plus active que lors de leur précédent opus. « Rébus de la société » tape dans les bas-fonds le fondement primordial à l’essence du groupe, et pas besoin d’allumette pour le joyeux brasier que cet album offre comme incendiaire. Ces éjaculateurs précoces de la composition font fi de subtilité et autres nuances harmoniques, en moins de 2mn tout est proprement dit salement. C’est du Zeke en version grind, du Motörhead speed rockin en provenance directe des zeppelins testiculaires. Ah oui ces trois salopards font rutiler le salpêtre d'un punk ouvertement brut, vulgairement superbe, hargneusement malpropre, avec une jute bien graisseuse.

Ta Gueule s’exprime dans la langue de Racine et de Châteaubriand mais de loin. On pourrait dire philosophiquement que c'est Jean Racine du mal dans une langue châtié brillante, en vrai. Il évacue ce qu’un camion de pompe à merde dégage des fosses septiques embourbées jusqu'à la gueule. Il dégaze comme un pétrolier Croate battant pavillon Singapour avec un équipage de Macédoine du Nord. Les gars sont pugnaces, irascibles et foutrement coOol.

Tu peux rire à gorge déployée, hurler de malice et d'extase nauséeuse, c'est comme glisser sur une peau de banane pour s'empaler trois étages plus bas sur les barreaux saillants d'une grille. Leur taux de pénétration sonique est redoutable, c'est au fond du fond et à gauche, de toute façon c'est leur album le plus scatologique. C'est l'album de la consécration, celui de la maturité infantile après le stade anal freudien.

Le WBZ apprécie cette fulgurance à remuer la merde avec autant d’insolence, d’aplomb et d’épaisseur de croûte de pue en même temps qu’une libération jouissive se propage instantanément. Mon dieu de bordel à foutre que c'est bon une telle branlée, et comme tarte dans la gueule ! !


Et BIM ! dans ta gueule

Tu peux retrouver une ITW de Ta Gueule dans la section vidéogame du WBZ.

Comme je suis un enculé et qu’ils apprécient le genre (si, si, ils arrêtent pas d’en parler dans leur concert) je vous donne la réponse à leur rébus : « TA GUEULE au moins c'est pas de la musique à chier de techno de PD. »

N'oubliez pas que ces mecs s’écartèlent le fion pour composer chaque titre, non mais vraiment ils ne sont pas doués pour jouer du Opeth, hin tu l'as bien compris ça ? Alors fait pas ta pute, achète leur disque, tu feras des envieux dès que tu le passeras pendant un apéritif concert dans ton entreprise de BPT, ou lors de séminaires inter-entreprise dans le secteur du tertiaire.

Si tu aimes les dessins de Philippe Vuillemin, de Reiser, la pertinence du professeur Choron, la désinvolture de Jean Yanne, le sarcasme de Pierre Desproges, le cinéma d'Emir kusturica, chier dans un bénitier, péter dans la soie, briser les burnes, avoir les dents du fond qui baignent, patauger dans la merde, avoir la tête dans le cul la balayette, et bien en conclusion Ta Gueule : " Bah ouais, c'est trop de la musique de hipster ! "


jeudi, avril 4 2019

HUATA –  Lux Initiatrix Terrae


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Huata n'a jamais conçu le même disque.

C'est quand même assez balèze dans le doom.

Fondé dans les bas-fonds sépulcraux du post-Electric Wizard, le groupe a depuis foncièrement rebouté l'ensemble de ses disposions musicales.

Ce nouvel opus "Lux Initiatrix Terrae" possède à la fois la verticalité d'une cathédrale, l'apesanteur sonique d'une cérémonie de ventre-bleu protestante Pink Flyodienne, l’onctuosité planante de Mars Red Sky, d'une nimbée spectrale de caresse post-rock islandaise...Et même de cette douceur des profondeurs de descendre dans les profondeurs éthérées de l'obscurité de Year of No Light.

Ceux.lles qui ont cru voir le groupe comme une bande de moines bénédictins à la solde de Belzébuth ne verront dans cet album qu'un bain de clocher doOom pieusement rectiligne dans son cheminement musical, avançant pas à pas feutrés dans les délices d'une ornementation gigantesque. Mais comment ne pas voir les oripeaux fantomatiques de l'orgue et ces longues colonnes baroques, cette résurgence divine de cantiques maléfiques, jouxtant dans chaque titre le murmure du diable et de son précipice ?

Le disque grandit en vous avec cette luminosité teintée de vestige, de vertige. C'est une histoire de S-F, de conte horrifique tout à la fois...Peut-être de funéraille mélodramatique offerte comme le ravissement que les gothiques éprouvent devant un linceul capiteux.


C'est un grand disque Belzébuthien, oniriquement subliminal, cérémonieusement languide, lumineusement spectral.


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