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Tag - HELLFEST

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samedi, juillet 14 2018

MASS X


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(report du Hellfest 2018)

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Le Hellfest est devenu en un peu plus d'une décennie le propitiatoire du metAl noir et le réceptacle à spectacle de l'univers des musiques outrancières & libertaires. Ce treizième volume a cousu la ferveur sur les cœurs patchés des festivalier.ès durant un week-end ensoleillé, où la vaste gamme émotionnelle engendrée a apporté une véritable bouffée d'existence.


« J’avais l’habitude de penser que quelqu'un faisant quelque chose de bizarre était bizarre. J’ai soudain réalisé que quelqu'un qui fait quelque chose de bizarre n’était pas bizarre du tout, et c’était les personnes disant que les autres étaient bizarre eux-même étaient bizarres. » Paul McCartney


VENDREDI c'était Firepower !


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La boue sonore de FANGE comme ouverture des festivités provoqua cette injonction à libérer les bas instincts.

Le chanteur torse nu ( ex-Huata = super groupe de doom) en perpétuelle tension rageuse était au parfait diapason énergétique du groupe, et de son aura crasseuse, crayeuse, abrasive. Un set remplit de hargne électrique, de puissance tellurienne, de foudre poisseuse.

Ouaie c'était une performance extatique, flash et nucléaire !



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Premier constat en arrivant devant les Mainstages : Désormais elles sont munies de pavé, fini les tornades poussiéreuses engendrées par un pit de furieux. Les musiciens sont ravis, les cascadeurs du pit moins, oOoh les petites fiotes...

Par un effet de prestidigitation heureuse il arrive parfois qu'un groupe bénéficie de l’annulation d'un autre, j'ai trouvé néanmoins qu'il y avait une moindre affluence pour le stoner matinal/heAvy Rock de MOS GENERATOR. C'est regrettable.

Le chanteur/guitariste Tony Reed avait un shirt de Fastway avec sur son bras gauche une partie de la pochette éponyme de Black Sabbath et In the court of the Crimson King de King Crimson, l'avant bras droit était recouvert par le Killers d'Iron Maiden, je dis cela pour vous situer les influences du band. Au fur et à mesure du set le son des grattes a repris son droit fondamental à base de riffs chromés de dirigeable anglo-saxon, et les solos étaient alors cool. Le concert était groOovy avec un heAvy röck enfumé de psychose bluesy colorée et de champignon hallucinogène intraduisible dans une boule de cristal. Je trouve que ce groupe est largement meilleur sur scène que sur disque.



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Venu du pays de la congère, SONS OF OTIS, le groupe Canadien avec ses riffs pachydermiques, ses ambiances lourdes et épaisses, tel un grumeaux sonique, aura produit un set faisant jaillir une répétition indolente de metOl noir. Le contraste avec Sons Of Otis est tout le temps saisissant, pétri dans cette dualité de corpulence adipeuse et de subtilité étourdie, avec laquelle la lenteur de l'exécution dégorgeait un appel d'air capable de tout embrasser sur son passage.

Alors est ce que pour autant les enfants des fleurs des 70's allaient croire encore à la magie de la fée électrique ? Oui pour ceux dont la désinvolture cramoisie brûlait dans la même renonciation. Il me semble cependant que la génération millennials répondra avec les yeux et le kit main libre sur son écran tactile via un consortium multimédia. Comme ce gars qui avait l’air smatte (stupide en québécois), perdu dans un univers trop hermétique pour lui, au point d'afficher dans son détachement la compression expressionniste d'un vegan dans une charcuterie de montagne.


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Au Merch Officiel, le shirt de groupe est à 20 euros minimum. On pousse la vénération du public au bout du sacrifice économique. Va y avoir un gros souci les gars, le fossé se creuse inexorablement entre ceux qui ont la possibilité de vivre l'expérience Hellfest, et les autres qui sont économiquement dans l'incapacité de pourvoir aux dépenses. Si cela continue dans ce sens-là il n'y aura plus que des cadres d'entreprise, auquel cas il faudra changer la programmation. Élu meilleur festival depuis trois années d'affilées, forcément cela attire les investisseurs et les accords de partenariat ne manquent pas. Pour cette raison le festival propose plusieurs approches pour vivre l'expérience en fonction de votre revenu social, ainsi vous pouvez disposer autrement. Le concert reste le même de toute façon.

J'ai croisé un quinquagénaire avec une chemise rayé façon trader 80's et une veste kaki avec le support Hellfest en dossard, mais carrément jetlaggé au milieu des spitfires sataniques. On peut se demander si les requins du libéralisme pactisent avec le diable au corps ?

Je suis critique sur le sujet, mais si tu prends un peu de recul. Alors 20 euros le shirt c'est cher, sauf qu'aujourd'hui c'est le prix moyen sur les sites du web (hors frais de port). Effectivement il y avait longtemps que je n'avais pas voulu acheter du textile, préférant la musique au détriment de l'accoutrement.

Année après année le festival joue la carte du confort avec une ambition prononcée, pour cela il est obligé de faire appel à des partenaires, lesquels prennent part à l'édifice mais avec un retour sur investissement. On ne peut pas tout avoir.


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L’engouement du Hellfest est effectif, il se développe encore, il a totalement modifié la pratique du festival, fait bouger le cadre en proposant une vaste gamme de divertissement. Je dirais qu'il vit son age d'or. Est ce pour autant que les fidèles mélomanes disparaîtront pour ne laisser la place qu'à un public avide de vivre un one-shot ? Un public touristique juste prêt à investir une fois dans l'attraction chimérique du Hellfest parce qu'il faut le faire une fois dans sa vie, et vulgairement répondre à un shoot d'adrénaline histoire de cocher un truc audacieux dans son vécu ?

Je ne sais pas si sur la durée cela soit pérenne, mais pour le moment c'est profitons-en tant que ça dure, parce qu'avec l'âge, on connaît le goût amer de l’incertitude des plaques tectoniques existentielles, et de son éphémère densité.



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« Je déteste les garçons qui ont peur de la pisse, de la merde et du sang des règles. Je veux un mec qui me laisse lui pisser dans le nombril » et c'est Shirley Manson de Garbage qui a dit cela. J'suis pas certain que le beau gosse James Toseland y soit préparé avec la coquetterie d'un hard rock de motard croquignolesque.

TOSELAND c'était juste un set de professionnel, sans passion, sans donner envie de se jeter dessus. Manque le truc érectile qui balance la purée. Chose que l'on a pu retrouver avec les anciens des SPERMBIRDS.

Le punk'n'roll à papi a joué à décoller la crête du jeune coquelet du Hellfest. Les quadras jubilaient à l'unisson avec la gueule fendue jusqu’aux oreilles. A mille encablures de la dictature contemporaine du "cool", le groupe avait ce détachement prétendument de bon aloi, et en même temps une certaine idée de l’élégance hardcore. C'est dans ce repli d'une révolte contenue qui ne demandait qu'à s'évader que les allemands ont déployé leur plan Marshall avec des potards rugissant le fiel d'un punk hirsute et flamboyant de 35 ans d'âge, sans qu'aucune ride de ridicule ne soit venue en marquer le set.

La Warzone est aussi munie de pavé, avec une légère pente jusqu'à l'ingé son, avec une bonne vue étirée donc. Cette scène boudée pendant des années, est celle qui aujourd'hui bénéficie le plus d'attention, et c'est gavée pratiquement tout le week-end.


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Afin de pallier au rafraîchissement des corps exténués par l'effort de guerre et une température bénigne pour les sudistes mais trop caniculaire pour ceux habitant au dessus du département du Lot, deux murs d'eau ont été installés permettant aux festivalier.es de se mouiller en passant sous ces arches. Une arche dessine même des motifs dans son tableau d'eau.

Je me demande si la teinte prochaine du visuel Hellfestien prendra la tangente de la mouvance éco-responsable commune à toutes les grandes marques désormais ?

Vera-t-on prochainement des espaces davantage arborés pour pallier à l'impact gargantuesque du week-end, et par des mesures de compensation écologique ? Car dans son contexte d’urbanisation de son site et d’anthropisation dû à son développement économique accéléré, ce serait eco-friendly qu'un ensemble d’actions en faveur de l’environnement permette de contrebalancer les dommages causés. Peut-être même une action de renforcement des populations de certaines espèces en matière de protection de la biodiversité (gothique).

Il s'agit de préservation/gestion de l’événement dans le cadre du déplacement de grande envergure et de gestation de cette population. Think Green !



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L’air exempt de tout miasme, de toute infection était pur et sain, le paysage tout entier surpassait en beauté les jardins de le Notre ainsi recouvert d’une végétation dense. En attendant je profitais de l'herbe folle pour pied nu sentir les vibrations terreuses Hellfestiennes venir s’accorder au pouls de mes envies de mélomänes.

J'ai vu TESSERACT avec son concert doux, FM musicalement au point d'en être chiant, parce que rien qui pique quoi, juste un jus de fraise sur des boucles progressives de métal fondu que l'on ripoline à faire siffler par un peintre en bâtiment. Pas assez post-rockien pour les contemplatifs, pas assez progressiste pour chatouiller la prostate des matheux, pas assez lourd pour les haltérophiles de la fonte musicale, pas assez convaincant tout simplement pour les canines des djentistes.

Heyyyyy fallait-il faire comme les filles et simuler pour faire plaisir ?


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Bennnnnnnnnn nan. Par conséquence, on se prend à se poser au sol, dégustant le temps d'une pause régénératrice, indispensable, déjà, boudu que l'on se fait vieux. La paisible discipline des festivaliers me fait mouvoir sur un angle de 180 ° la bienveillance de chacun, sans savoir si elle est reliée au désintérêt du concert, à une attente quelconque, à la faculté d'une pause ?

Le commun Tu me vois cherche des ami(e)s avec une oreille sur son téléphone tout en brassant avec l'autre bras l'air...de rien...d'un con.

Je retrouve un Tu me vois à la scène Valley, et un gars tout cool se présente devant lui alors que l'autre pas cool lui sert un Qu'est-ce que tu crois que je fais avec mon bras en l'air depuis 2 heures, la circulation ?!



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Diantre, nom d'un tabernacle, de mon côté je voyais plutôt un super concert de sludge avec l'épaisseur heAvy du Québec libre, parce que c'était euphorique DOPETHRONE.


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Du pur foutre sonique, des lampées de crème électrique, OooOooh ouaie que c'était crémeux. Les titres du groupe commencent souvent de la même manière. Un peu comme une machine à vapeur qui augmente la densité de son cheminement de fer groovien, et leur formule en trio en délibère toute la rudesse, ainsi que l'ossature alchimique d'une force de feu.

Le batteur a des antécédents dans le domaine forestier pour abattre la rythmique avec autant de force boisée, c'est certain. Le groupe a embrumé le pit avec trouble, dans cette volute de weed et de profondeur sludgy, jusqu'à caresser notre imagination, notre vie sensorielle, nos représentations alors dissolues dans ce filtre à particule musicale, concassé, pulvérisé, moulu en un jus dense et céleste des agrégats d'une émotion violente.

Le final s'exécutera avec Benjamin le guitariste de Fange dans un mur de fuzz, sans pouvoir mettre un mot sur le traumatisme éprouvé.



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HARD-ONS

Les australiens ont réalisé un set de punk rock cool et opiniâtre.

Très rare dans notre hémisphère, c'est un privilège d'assister à leur concert, mais ouaie carrément Dude ! C'était d'autant plus appréciable que leur discographie bien fun est surtout totalement décomplexée, avec cette façon d'étoffer leur musique d'une multitude de sonorité, atmosphère si particulière au mood Australien. C'est de là que vient la richesse de leur singularité. Le set était vénéneux, et hérissant le poil anarchique. Passant d'un truc gras à de la bubble-gum, puis du punk-gum à de la mélasse sonique qui torche un maximum. Le chanteur effectuait avec désinvolture des petits pas de danse façon mix entre Mick Jagger et Lyxzén le chanteur de Refused (mais sous sédatif hein !!), puis avec son shirt de Green Lantern pour un aspect typique du syndrome Peter Pan. Car si tu veux voler de tes propres ailes appliques la recette de Peter : Avoir d'agréables pensées !

Parce que vous ne pouvez pas plaire à tout le monde. Vous n'êtes pas un pot de Nutella.


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En passant pas loin des Mainstages j'ai entendu The Chris Slade Timeline qui faisait une cover du « Dirty Deeds Done Dirt Cheap » d'AC/DC ( l'ouverture des concerts de Twisted Sisters si tu te souviens) et c'était pas dégueu du tout. En tout cas pas mal de personnes se sont tournées vers eux à ce moment là, j'sais pas si c'est dû au fait de reconnaître un truc connu ou si ce n'était pas dégueu du tout, maintenant est ce que tu vois le questionnement philosophique que cela engendre mon cher Ray Charles ?


Bon j'avançais d'un pas libre qu'une fille seins nus suçant une chupa chups distordait le délice d'un air désinvolte en croisant ma route avec supplice, sans me retourner je songeais taciturne à la bouche gourmande de mon épouse sur mon prépuce pour faire diversion, c'est alors que je buta contre un géant, c'était Thibault du groupe Not Scientists, lequel vient de sortir « Golden Staples » leur troisième album que je recommande chaudement.

Cette première journée j'ai serré les paluches du coupain Hellfestien de l'est Guy de W.fenec, en même temps que le séant Mr.Cu ! De Kicking Records, puis le gratteux et le batteur des Killmisters dont la devise inconditionnelle « qu'importe le prix, chaque année le Hellfest est un rituel » signifiant l'importance que le festival a engendré dans la vie de nombreuses personnes. Le prix à payer est celui d'une évasion sur le réel, une richesse tant sonore que visuelle, où chaque détail apporté avec minutie fait partie intégrante d'une œuvre globale éphémère, celle de nos souvenirs immuables et émotions pendant ce week-end d'exception.

Ce qui me rappelle cette citation de Kim Fowley :« Le rock'n'roll est une explosion nucléaire de réalité dans un monde banal où plus personne n'est autorisé à être magnifique », pas mal hein ?


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On reconnaît BENIGHTED pour sa spécialité dans le domaine de la cochonaille brutale. Le groupe fut tonitruant devant une salle comble, et j'allais dire comme à son habitude. Son appel d'air deathalique était en mode tribal jam, et la fosse s'est secouée comme des clébards infestés de puces sans tiquer une seconde à se mélanger les poils des plumes, pour finir par se renifler les aisselles. Il y a eu Arno de Black Bomb A pour entonner « Cum With Disgust ».

Leur musique bestiale est comme un puits noir où se succèdent à jamais les souffrances perpétuelles qu’offre l'agressivité. Le groupe ardent embrasera comme une fournaise tous les festivaliers comme du chaume, avec vers la fin la cover « Biotech Is Godzilla » de Sepultura. Oucha ! C'était un set aiguisé.


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NORDJEVEL

Avec un mood mid tempo, une assisse relativement statique scéniquement, vous avez un concert qui mise tout sur la grandiloquence salubre du black metal. Intimement lié à l'ordre noir, le groupe s'efforça de répandre sa croyance musicale avec comme seule tactique d’agir dans l’ombre. Libre de sa représentation par des images grotesques destinées à provoquer la moquerie et le mépris, il lui plaît de se voir dépeint dans l'impénitence obstinée comme un être ridicule, repoussant, moitié animal, moitié homme. Poussant des râles et des soupirs maléfiques sur des scènes de souffrance et de destruction, on se voit plonger dans ce repaire de tout esprit impur et odieux, après avoir passé un pacte parmi le séjour des morts. Le batteur est arrivé en premier en faisant sa choupinette tête de panda scandinave, trop mimi.

Le chanteur arborait un bracelet clouté de circonstance, et là on ne parle pas de punaise pour accrocher des posters année 80's avec des femelles dorées au soleil californien et à la toison choucroutale, mais bel et bien de pointes de 150cm que l'on utilise uniquement pour la solidification des poutres d'une charpente en chêne. Un faux mouvement et le musicien à côté de vous est non-voyant, et si vous ajoutez à cela des croix inversés sur tous les membres du groupe et vous aurez les remontrances papales de François.

Le set était assez mou, en fait on ne se sentait même pas en insécurité, il n'y avait pas le feu à l'église, pas plus que du sang et de venin satanique. Sans succomber à la tentation c'était quand même efficace, le son un peu rustre et parfois brouillon apportait ce chaos rutilant propre au BM. Un gazier pleinement décontracté, arborait la tenue d’un surfer de la Creuse dans une piscine à ballon, il semblait face au groupe tel un aveugle devant des ombres chinoises. Les yeux rivés sur son téléphone il partageait uniquement le seul fait d’être au même endroit au même moment. Alors que le tonnerre sombre rugissait dans les ténèbres avec ostentation, lui s’en étonna lourdement au point de sentir l’effroi que l'on rencontre quand on se réveille vivant dans un caveau six pieds sous terre.

La performance de Nordjevel est restée bonne dans l'ensemble, du moins suffisante pour obtenir le prix du curé de Camaret.

Vous ne savez pas quoi ? Le chanteur avait un shirt tout mité, merdeeeeeeee pour un Hellfest, la majorité des groupes ont statué de l'honneur de jouer dans un tel festival, et cela ne doit pas être souvent que le groupe à l'opportunité de jouer dans un endroit de cette trempe, un minimum d'exigence vestimentaire me semble cruciale nan ? Je veux bien admettre que l'embonpoint d'un hiver froid et trop long fait craquer le tissu made in Bangladesh, mais des trous de mites un peu partout, non là vraiment c'est abusé du goût prononcé que la France dispose en matière de luxe.

Leur final ce fut « Reign In Blood » de Slayer et plutôt cool comme interprétation/vénération.



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BONGZILLA

Le fumoir de la valley était parfaitement irie pour recevoir le haschich aqueusement sonique des amerloques.


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L'incandescence d'un set lourd de sludge avec des riffs qui pendent dans l'air comme la saucisse fumée dans les fermes aveyronnaises, une noirceur de plomb, c'est certain ces gars ont écouté Black Sabbath et Saint Vitus comme des bigots, mais en fumant une plantation de weed jusqu'au Sleep intégral. On peut ajouter à leur style la graisse southern avec des dégoulinades de jus sludgy et vous avez un concert chiadé de groove pénétrant, reposant telle une balançoire. Le quatuor a garni son concert de ce genre d'incantations de gros riffs et de boucles rythmiques épaisses que l'on attise pour ne pas étouffer le feu. Par contre niveau fumée c'était un hammam dans un aquarium à rasta, kuf, kuf ! Ce qui me fait dire que Bongzilla avait sorti la grosse bébête à trip, surtout en faisant tourner leurs compositions comme des spliffs de ganja, embaumant le délire vers davantage de sauvagerie. Pendant la plongée dans le fumoir j'ai vu passer trois têtes de gland avec des casques à pastèques, on aurait dit Plageman, le super-héros du dessinateur Guillaume Bouzard : Un ballon de volley en guise de masque, une serviette de bain pour toute cape, c'est Plageman, l’homme-plage qui est  bien décidé à chasser le beauf là ou il se trouve pendant l’été. Je vous en conseille la saine lecture.



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Le Hellfest est un spectacle vivant, devenu immortel par le biais de la métamorphose qu'il a façonné dans le monde du spectacle underground, et comme amplificateur de sous-culture, l'amenant à sa popularisation. En espérant que cela n'ira jamais à la vulgarisation et au galvaudage.


Vous pouvez revoir vos cours d'anatomie : « Les filles ont des couilles, elles les ont juste un peu plus haut, c'est tout » JOAN JETT

La madame possède toujours de la gomme rock'n'roll sous le pied. Elle miaule avec sa voix chaude et ce grain rauque de chatte en chaleur. La Runaways colle sa punk-gum dans un esprit ricain, remplit de cool et de fun glam.

Je ne voulais pas en parler mais physiquement elle a fait un lifting et ressemble désormais à l'actuelle Danièle Évenou, ancienne Marie pervenche de la série TV pour ceux qui s'en souviennent. C'est con à dire mais Marie Pervenche avec une guitare, merdeeeeeeeeeeeeeee le délire.

Le set était un peu mou à la longue. Mais franchement j'étais content d'assister à un concert de Jeanne Supersonique. Elle nous a fait décoller dans sa météorite rock'n'roll et c'était l'essentiel. Même si tout n'était pas aussi énergique qu'il aurait fallu, que le classique des Arrows « I Love Rock'n'roll » reprit par le public dans une version de yoghourt Bulgare, que même la laitière aurait préféré lécher le trou du cul de Mamie Nova après le passage d'un Sénégalais dans le clapet fécal que d'entendre ce refrain.

Madame Jett 27 a assuré.


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Le gratteux aux ongles teints en noir avait glamoureusement hérissonné une coiffure en brosse de 8 cm de volume. Hey profite gars parce qu'avec la colle que tu t'es foutu dans la chevelure à 40 piges t'es dégarni. Il y avait même un sosie de Peters Sellers au clavier, trop dingue ce concert.



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DEMOLITION HAMMER a remporté le prix B.T.P. avec perte et fracas.

Le thrasheur club New-yorkais nous avait envoyé son escouade la plus redoutable datant de 1986. Lequel a construit son set en jetant les bases d'un thrash énervé, avec un concassage brut de décoffrage de la chape de plomb. L'édifice prenait forme que le pit remuait telle une bétonnière. Les jeunes apprentis pataugeaient dans leur moule-burne en se servant de la raie du cul pour faire gouttière, dû à une sudation excessive pendant ce labeur manuel. À l'autre bout du chantier, plutôt que de nourrir des controverses inutiles en termes de narcissisme photogénique, une autre jeunesse est restée comme pétrifiée avec la canne à selfie branlant le sol, à la recherche d’une source de compréhension face à la flamme sacrée du set explosif des thanatopracteurs du riffing thrashy de la grosse pomme. Il a donc plu des tonnerres de fuckin fuck fucker !



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MYSTICUM a été sans conteste le plus grand groupe du week-end. Il a joué à trois mètres au-dessus de la scène sur un étage aménagé. Même Amadou et Mariam auraient pu les voir.

Leur black est dense et à cette hauteur de vue c'est ce qui s'appelle élever le niveau pour prendre de la hauteur. Scéniquement le groupe tient quelque chose d'intéressant puisque des images blanches sur fond noir sont projetées au même rythme stroboscopique que la boite à rythme. Car le trio c'est deux guitares et une basse. C'est vrai que conceptuellement il y a de la recherche industrielle avec cette installation de strapontin king size, d'images abstraites et d'un bordel musical qui frise parfois la casse à voiture allemande pour un black Rammsteinien de froideur répétitive, oui j'ai bien dis de froideur répétitive, de quoi ? De froideur répétitive.

Donc il était préférable d'apprécier le teknival de la saucisse froide, et moi je suis SxE végé donc malgré une ouverture d'esprit large, là les gars ratissaient trop large. L'ambiance globale du truc est restée dans l'expectative, sauf pour les amateurs de son, de tuning et de RDA.



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SÓLSTAFIR

Musicalement c’est comme si Sigur Rós avait trouvé la distorsion et c'était plongé nu dans un geyser sans fond Islandais. Terriblement terrien, lunairement tellurique, entre quiétude et élévation, profondeur et puissance, le groupe donnera à son set vibratoire cette appartenance au mystère de la vie, et il ne laissera pas derrière lui un grand monument, mais davantage un sentiment d’éternité. C'est mieux.

Cette mélancolie abondait sa gamme de tourments, là où les blessures pénètrent l’éternelle sérénité, car tout naît, s’épanouit, décline et disparaît selon un cycle irrévocable où tout se renouvelle. Sólstafir a très bien intégré ceci à sa musique, il a quelque chose d'ésotérique et de parfait pour reposer la tête après tous ces heurts soniques, ainsi que fêter le solstice d'été. Car oOouaie on a enfin basculé vers la chaleur !!

Le chant a manqué de justesse par moment, et le chanteur s'est même planté au début du final. Le public a repris le thème mélodique du dernier morceau dans cette connexion bienveillante avec le groupe qui stipule une lumière qui ne revendique pas l’énergie de la communion, mais la révèle.


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EYEHATEGOD

Whaouuuuuuu le groupe a retrouvé son assise et son mojo du NOLA sound. Le set était dans la veine qui jadis a façonné le culte sludge du band, et notamment au Hellfest dont on ne compte plus les passages. Les turbulences soniques ont entraîné leur sens groovy vers cette pureté anarchique, propre à Eyehategod. ( c'est rigolo d'écrire propre quand on parle de ce groupe).

C'était bordélique, puissant, hargneusement punk, même si le groupe n'est plus de première jeunesse, sa maturité scénique et musicale contorsionne une saveur profonde. Surtout pour la dépendance de ces structures métalliques apparemment insensibles et à l'épreuve du feu et du temps. Puis quel groOove de mammouth de la part de Jimmy Bower (le guitariste), absolument sidérant de beauté, il semblait établir une vérité crue tout en érigeant les murs de son oppression. Je distingue toutefois qu'il y a moins d'affluence pour le groupe, pourtant outrageusement puissant et sauvage.

Autrefois il y avait le drapeau sudiste sur scène, à côté du breton en 2009 même,...


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...Aujourd'hui ce sont des vieux hommes sur scène, les tripes remuent, le sang tape encore, le cœur y est d'autant plus pur qu'il se délit dans la mare sludge avec la même folie opiacée que la vigueur d'un groove musical à jamais tortueux et viscéral.

J'ai vu deux italiens qui prenaient un pied monstrueux et je les comprends. Parce que ce groupe parvient à distordre la distorsion, sa musique est défoncée, cabossée par l'usure de la dépendance à l'oubli du toxico, à l'aigreur d'un mental nihiliste, à l'épouvante du cœur dans un corps en souffrance. Abandonné et replié sur lui-même, il s'avilit inévitablement. Eyehategod est une drogue dure. De son apostasie le groupe fait descendre du feu des cieux de l'amplification le culte du NOLA sound à la vue des hommes.

D'après Simone Weil qui vient à peine de rentrer au panthéon : La pureté est le pouvoir de contempler la souillure. Avec cette dégoulinade sludgy la pure mortification aura écoulé tout son jus sans modération.


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La classe de BAD RELIGION c’est quelque chose tout de même. Des cinquantenaires rutilants, des briscards du punk rock sans moustache, beaux comme des camions volés, le groupe s'est présenté avec moins de cynisme qu'à l'accoutumé, sachant que sa musique parle pour lui de la meilleure des façons. Dans le chrome mélodique d'un punk américouain coulant au rythme d'une rivière sauvage, le groupe a enchaîné les tubes avec une plume de feu pour en imprimer le rythme, sans survoler sa discographie, mais en étant survolté de la jouer à la cool.

Et c'était un super concert. Un organe vocal érodé par le papier verre et la douceur d'un milk-shake coco/vanille prenait le cœur de la scène comme claque un baiser fougueux impromptu.

Une atmosphère favorable soufflait sans cesse, rafraîchissant le corps et le mental vers un dessein pur et plein d’abandon. Dans le froissement des décibels et la contemplation de l'instant présent, elle avait le teint d'un nuage de pluie, électrique, argentée et doux. Elle semblait jouer avec l'extase cette sorte de retenue lacrymale qu'un barrage hydroélectrique maintient au firmament d'une émotion intense. Bad Religion était peut-être pour elle, tout comme pour moi, un groupe de jeunesse que les années rapportent au gré de la vie, tel un automne qu'on laisse partir en feuille jaunie et refleurir sans cesse.

J'ai vu David et Vincent de l'Xtremefest en mode groupie aussi. Hihi !!



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JUDAS PRIEST

Robbie la folle de la nuit avait sorti les lames d'acier afin d'apporter la bénédiction Heavy metOl au firmament de l'aciérie de Birmingham, et arrive toujours par la porte de derrière.


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Le heavy metal se caractérise typiquement par une réponse nihiliste aux échecs hippies et à l'industrialisation. Ozzy Osbourne se rappelait ainsi les débuts de Black Sabbath à la fin des années 1960 : « nous vivions dans une ville morne, polluée et lugubre et cela nous enrageait. Pour nous, tout le trip hippie, c’était des conneries. La seule fleur à Aston ornait une tombe. Alors on s’est dit qu’on allait foutre les boules au monde entier avec de la musique ». En étant moins sombre que le Sabbath, Judas Priest a établi une refonte de la métallurgie Heavy.

L’atmosphère menaçante qui plane sur le heavy metal dérive de son esthétique dissonante et agressive à son théâtre de fer. Ce genre adopte une politique de la terre brûlée vis-à-vis de ses racines blues et rock‘n’roll. C’est là une attitude caractéristique du heavy metal, qui semble vouloir éradiquer sa propre préhistoire musicale. La troupe anglicane de la  New wave of British heavy metal laissa à son prêtre comme toujours le soin de relire l'évangile de l'acier trempé Birminghamien. En dignitaire motarde qui ne reconnaît plus personne en Harley Davidson, Robbie émascule avec sa vibration aiguë constituant la noble matière vocale identitaire du combo, mais pas que...N'empêche que cette impulsion soumet à une pulsation constante de haute fréquence capable de briser du verre. Ainsi pilée la foule exsudait dans le jus heAvy pour se refroidir à mesure de l'avancement du show et se modeler à la dureté musicale de l'aciérie Judas Priest. Le groupe tisonnait avec le dédain de celui qui a proclamé sa vérité crue dans le giron de la plèbe touristique, rempilant avec la justesse des temps moderne une robotique scénarisation de sa carrure.

Le jurassique Judas Priest épousseta le fiel de sa sidérurgie et je pensais : « Viens, épaisse nuit, enveloppe-toi des plus sombres fumées du Hellfest. Que le ciel ne puisse pas poindre à travers le linceul de tes ténèbres rugissantes. Remplissez-moi de vos forces invisibles pleines de son et de furie, jusqu'à faire crépiter dans le feu de la joie la nuit toute entière. », Mais Robbie avait parfois du mal à déglutir la stridence nécessaire, je laissais alors la British Steel...


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...Afin de corroder vers CORROSION OF CONFORMITY

Sous la Valley on voulait du heAvy, plus gros que les stridences des 80's. On voulait un heavy concassé dans le noyau dur du spirit ricain. Ce fut une grosse claque, le concert coup de cœur du Vendredi pour oim.

Les gars avaient mis le cœur, un putain de groove vissé pied au plancher, la propulsion d'un chant rocailleux au sirop d'érable. Pas de pose, pas d'entourloupe, le quatuor a apposé intensité, émotion et puissance, du gras, du sec, du passionnel et du heavy bluesy. De ce genre là que l'on se damne pour toute une vie en connaissance de cause. Les solos pointaient un coup vers les cieux puis pénétraient les profondeurs de la nuit, de la terre, là où la fonte sonique remonte afin de se tordre, passant de lave à roc. Tel est le phénomène de superposition de ces deux courants cosmiques. Il demeure la base du désir d’étreinte génitale d'un set de cette qualité, et en ce sens, comme le fondement de l’enracinement de l’homme dans sa nature bestiale. Les boucles rythmiques de C.O .C, pareilles à une déferlante de foudre sonique électrisante, traversaient l'épicentre de la Valley jusqu'à ce que le tintamarre de l'ovation finale éteignit la vigueur musicale, comme on éteint la lumière. Clac !

Mais poursuivons la soirée si vous le voulez bien...


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...Le punk mélo/Heart emo de RISE AGAINST et son sentimentalisme efféminé, si sur papier c'est toute une romance, en live c'est tout aussi glabre. Tim McIlrath, le guitariste/chanteur possède une voix en or. C'est à dire que sa voix est l'intérêt premier pour le groupe. Musicalement/scéniquement tout est parfait, trop pop aussi, enfin, tout est relatif et c'est à chacun d'établir sa propre frontière entre le rock et la pop. Le set était cool, le pit a bougé dans le sens de la fête, du partage. Le groupe a du métier, il est américain, donc il tient son public dans le creux de sa main. Après Rise Against a des titres hyper calibrés, chiadés au possible, si ça a l'air d'aller tout seul, derrière l'équilibrage mélodique, la tension de chaque passage musical, la maîtrise scénique se travaille. Toute connaissance sur la musicalité du groupe dérive d'une expérience forte en matière mélodique, elle s'enracine par une fascination pourvue d'attraction innée, qui permet d'enjouer les illusions pop dont le sensible est porteur. C'était un concert de punk pop vraiment fun, et chaleureux d'émotion pour finir de manière radieuse cette première journée.

"Le naturel, c'est très bien, le sublime c'est tout de même mieux", Sarah Bernhardt 



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SAMEDI c'était Ofnir !


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Dehors c'est la dystopie Macronienne et sa bande hip chic de star-uppers Jupitérien, dedans c'est l'effervescence Hellfestienne, avec pour conséquence une préférence pour cet enclos hors-norme face à la platitude morne. Car le hellfest est le Helter Skelter, un manège à sensation dans la société du spectacle. Il n’est pas un disciple de la famille Manson comme certain on prétendu afin de châtier le diable.

D'année en année il est davantage, tant il offre de possibilités de se convaincre à son aura.


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BLACK RAINBOWS

Le trio de stoner Italien a joué la prédication usuelle des drogues douces à base d'un riffing psychotrope et d'une poésie évasive. Titulaire d'un zeste de gras, d'une mise en bouche bluesy à s'en faire péter la ventrèche, nous avions tout le bestiaire d'un combustible de base du moteur stoner.


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Signé chez Heavy Psych Sounds, un référent pour les spécialistes de fuzz, acid, vintage, space, heavy rock, c'est le label de Gabriele le chanteur guitariste de Black Rainbows.

Ce groupe a tout appris de Cream et de Kyuss. Il y a pas mal de solo bien appuyé dans sa sauce, et selon moi c'est toujours un plus. Il possède de bonnes atmosphères lorgnant vers le doom, avec parcimonie, et une bonne dose de psychédélisme. La formule est usité mais avec ce set elle est passée tranquille, surtout avec une bonne vibration. Alors y a t'il un baba cool frustré dans chaque fan de stoner psychédélique pour cacher un ersatz de Charles Manson épris d'une rage inextinguible ? Même si le satanisme ne fut jamais complètement refoulés par les idéaux éclairés de la contre-culture hippie, nous étions davantage avec ce band dans un délire de pipe à eau et de macramé.


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INCENDIARY

Un HxC de N/Y, un esprit touch guy de Brooklyn, un chanteur/animateur de free fight dansant avec le regard noir du gars face à la fonte de la salle de sport, déjà tu dravais sentir chez toi le cramé de l'incendiaire ?

Leur Hardcore est lourd, crépitant de mosh-part, rien de mieux pour réveiller les articulations en ce début de matinée, et aussi atténuer les éventuelles blessures de la veille. Sur scène c'est des shirt de Misery, Suffocation, Misfits et Slowdive (Chercher l'intrus). Le quintette a joué à donf la diversité d'action et le concert est vite devenu un grand hachoir à barbaque humaine. Le flow du chanteur scandait avec ténacité le groove musical. Un des deux guitaristes a galéré avec son jack pendant un titre, et avec uniquement qu'une guitare la physionomie du groupe en a pris un coup. C'est là que tu te rends bien compte de la profondeur de champs que cela nécessite. Quoiqu'il en soit le set était dur, il tapait dans le brut, stimulant des secousses que les corps ressentaient dans une implosion de violence pure, jusqu'à fondre dans cette incendiaire comme si on devait mordre dans l'électricité atomique.


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Aujourd'hui l'affrontement HxC américain est/ouest était à l'honneur avec : Hatebreed, Incendiary, Cro-mags, Madball, Turnstile, Knocked Loose à l'est ; Powerflo, Body Count, Terror à l'ouest.

Juste avant Incendiary, j'ai entendu dans le bois deux nanas réclamées « une faciale », ne me demandez pas à quoi cela consiste à cette heure matinale au milieu des gens, un truc avec de la bière certainement. Par contre, ne pensez pas outre mesure que toutes les nanas du fest sont des perverses, c'est juste que ce délire là aussi farfelu qu'il soit, au Hellfest reste un délire. Foutez la paix aux filles, ce sont les meilleures d'entre nous !

J'ai maté la fin du gagnant de Voice Of Hell : REDEMPTION

C'est un trio avec un père et ses deux fils. Les gamins avaient la banane. Ils étaient à la fois conscient de l’événement mais aussi avec cette naïveté touchante que l'enfance ne peut se résoudre à cacher. Le guitariste/chanteur doit avoir James Hetfield comme modèle, et le batteur est très certainement le plus cool de tout le week. Un groupe dont le potentiel ne demande qu'à pousser pour devenir grand, mais si il ne prend pas le melon et qu'il ne soit pas remodeler par l'industrie.


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BLOODSHOT DAWN

Déjà nous avons eu droit à un très bon soliste, un régal d'abeille pour le miel des oreilles, et leur thrash a fait ses classes dans celle de Testament. En concert c'était une férocité musicale un peu brutale et dont la gratte geignait comme une veuve à un enterrement. Les angliches ont su provoquer les ébats supersoniques avec un set de thrash Shredien n'ayant pu regarder au-delà de son angle d'attaque, ni vers d'autres genre de perspectives soniques, pour ignorer la possibilité d'une infinité d'interprétations en allant racler près de l'os, et jusqu'à partager son public en deux.


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MONOLORD c'est Electric Wizard expurgé de tout fiel, venin, graisse, érotisme macabre. C'est une version claire, poétique même, tant la densité de lourdeur est prégnante. Elle ne se salit pas derrière le psychédélisme, elle vit pleinement son feeling, elle est sereine avec ses oripeaux pourpres qu'elle agita pendant un set que l'on a entendu bouillant et reposant tout à la fois. Le public effectuait un mouvement perpétuel de balancier, faisant résonner le cœur des choses enfouies, ainsi que son corps et sa tête vers cet aqueduc magique entre Electric Wizard et Mars Red Sky.

Si selon Ozzy Osbourne « La seule magie noire qu'on ait jamais eue était une boîte de chocolats » en parlant de Black Sabbath, nous pouvons annoncer qu'une tablette entière de cacao noir a été engloutie avec les suédois de Monolord.


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GET THE SHOT

Musicalement au porte du thrash parfois mais sans la déconne. Get The Shot c'est le premier degré du hardcore, on combat avec éthique. Les canadiens expulsent virilité, loyauté et puissance dans une Warzone sous tension. Le chanteur sXe (mentionnait sur les mains) tenait une pêche d'enfer, il vaut mieux pour le Hellfest c'est certain, et leur set est devenu très vite maousse costaud. Obligeant les touch guy à sortir les haltères et le No Pain No Gain dans le pit, avec la sangle abdominale rentrée, le souffle court qui prend le pas d'une rythmique lourde à grosse couille, et à la sonorité métallique qui en faisait rutiler le big bang.

Liant à leur set une ouverture d'esprit humaniste, laquelle a été réitéré à moult reprise très clairement par le chanteur sur les vecteurs d'intégrité et de bienveillance, un doigt d'honneur fut souhaité pour l'ensemble de la Warzone contre le racisme, sexisme, et extrême droite. Le chanteur gesticulait sans cesse, souple, en contorsionniste puis droit et imposant, toisant la foule déchaînée lui imposant le silence avant de repartir vers un rythme plus enlevé encore, avec fougue. Maintenant cette capacité à chauffer le fer et à calmer pour affûter les corps aérobics, à emballer pour mettre à distance régulière, à enflammer pour l'épreuve du feu hardcore. Il a plongé dans le torrent du pit a de nombreuses reprises et le groupe sur scène jouait en fonçant tête baissée.

Au final c'était une ovation pour ce set de compet, hargneux, explosif, direct, percutant par un magnétisme inaltérable.


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Les cousins québécois Get The Shot ont fait leur preuve au Hellfest avec l'art de convaincre, une loyauté pure au HxC et à son éthique humaniste. Très cool pour l'Xtremefest en août !


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DEMILICH

Le thrash Voivod-ïde et Vektorien des Finlandais était profond, avec une multitude d'attaque frontale entre Death et Obituary. Revenu des limbes de leur séparation/reformation/séparation à n'en plus finir, que même un inconditionnel des Feux de l'amour aurait jeté l'éponge depuis, le groupe assura la dépendance à sa musicalité. Ce live semblait même réactiver un répertoire dont l’éclat a sans doute, avec le recul, galvanisé ses propres créateurs.


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  Très aimable le chanteur apportait poliment entre les morceaux des informations sur une discographie qui se résume à un seul album « Nespithe » datant de 1993, et aussi sur la création spéciale d'un t-shirt pour le Hellfest, fort moche par ailleurs.

Parfois on accorde intérêt à un visage pour une raison indéterminée, ainsi, il y avait un gars dont la tronche d'acteur studio du muet donnait l'impression grotesque de bouffer des cheveux et les poils de cul d'un lépreux, et ceci en même temps que la scission sonique de la scène en boursouflée la vision. Ses voisins, peut-être même des proches, se pétaient ostensiblement la nuque, alors que lui apportait cette impression mandibulesque d’extérioriser avec une passion saugrenue. Par contre Demilich était un peu trop statique, il est notable de le préciser car tous leurs effets provenaient essentiellement de leur musique, on peut dire que l'épanouissement ici fut mélomane.

Je pense que les groupes ont dû recevoir une demande du crew du festival pour apprendre quelques mots en Français, puisque ceci était très rare auparavant.


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MISÞYRMING

Si ce n'est que le bassiste semblait avoir un instrument trop grand pour lui, visuellement le band s'est présenté avec des chemises blanches repassées mais complètement recouvertes de sang. Devrais-je apporter d'autres preuves tangibles afin d'annoncer que le ton était donné ?

Le groupe s'est donné à fond dans l’émulsion Black Metal, exhortant le malin à prendre le diable au corps à un public qui en a pris plein les mirettes et la tronche. L'intensité était constante, on sentait, on savait qu'il se jouait ici quelque chose d'importance, avec laquelle notre mémoire allait en graver toute la pertinence. La sinuosité musicale des Islandais nécessite un envoûtement partiel mais constant, du moins en relation avec le genre d'élévation que l'on ressent devant un précipice. Il serait blessant d'émettre une relation contiguë avec le black metOl Behemothien et celui de Mgla, pourtant il y a de cela à l'intérieur du charme sombre de ces formes musicales de haute prestidigitation, du moins suffisamment pour passer pour des formes authentiques de puissance surnaturelle.


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Tel Orphée traversant le royaume d’Hadès pour délivrer Eurydice du territoire des morts, lequel parviendra à s'extraire des enfers vers la lumière du jour sans jamais se retourner vers son amour, ce qu'il fit pourtant devant la porte du chemin et éconduira à jamais son amoureuse. Comme Orphée nous étions tous obnubilés, et le sanctuaire de la Temple était purifié par le sacrifice et l'offrande de corps et d'âmes ulcérées de jouissance, car l'attrait de l'interdit est irrésistible.

Misþyrming a étoffé son souffle sonore en apportant outre sa puissance de corps, une émotion brutale, obscure et pleine d'un feu immortel. Il est probable que leur Black Metal soit exigeant par le fait qu'il est capable d'être brut, et émotionnellement polit mélodiquement. Encore fallait-il savoir polir la pierre intérieure en soi, comme angulaire à sa fascination.


Alors un truc très chiant c'est la fumée des cigarettes/cigarillos/pétos, etc...Ainsi à tous les fumeur.ses je vous souhaite de crever dans les souffrances impitoyables du crabe, qui vous rongera vos poumons crasseux. Comme cela vous savourerez comme tous non-fumeurs.es l'effroyable.


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1000 MODS

J'aime quand ça ronronne, et là ce stoner/doomy possédait ce côté félin du bourdonnement serein. Le groupe a enthousiasmé et conquis dès le premier titre expulsé avec une divine sagesse de coolitude, et vers ce carrefour de bluesmen où l'on fait l'aveu d'accorder au diable Hellfestien la saveur d'offrir à son âme un trip inaugural. Après cela le band a pu dérouler avec un super mojo pour un très gros concert. C'était pour moi une découverte, un peu dans le mood de Vista Chino, avec un heavy blues a filé le tournis à un occiput en cocotte-minute, mais éloigné du parodique des orgasmes narcissiques des versions hard rock américaines des années 1970 toutefois.

L'éclaboussure des riffs venaient gifler les culs-terreux de la Valley. Des ondes de lumière et de joie jaillissant de la foule ravie envahissaient les derniers recoins de l’espace infini. De l’atome le plus imperceptible aux mondes le plus vaste, des êtres animés par l'étincelle rockienne s’élevaient par la voie de leur beauté incomparable et de leur joie sans mélange en une communion de reconnaissance et de véritable amour.

Le final diluvien et psychédéliquement de folie a ordonné à un public conquis une ovation légitime pour les Grecs, car « Il n'y a point de génie sans un grain de folie. » selon Aristote.


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TURNSTILE

Les jeunes gars avaient la niaque, normal à cet age où la duperie hormonale vous pousse en dehors des limites du terrain de jeu. Le groupe a fait monter l'adrénaline avec leur crossover Hardcore hyper chiadé. C'était une boule de nerf et de cool qui a foutu la Warzone en ébullition et en plein zénith solaire. Souvent dans la précipitation et enthousiasme le groupe n'était pas en place, mais a gommé ce genre d'imperfection par une attitude de repli fun et de coolitude goguenarde.

Leur dernier opus est excellent, et le band en a joué une bonne partie de jambe en l'air. Les titres se sont enchaînés, déchaînés, avec une fréquence cardiaque élevé dans le pit et qui ne s'est jamais éteinte. Cette escouade multicolore de l'ohio est musicalement HxCool. J'aime les hommes libres et ces jeunes hommes sont ce que l'Amérique engendre de meilleur. La diversité de mood dans leur titre est assez génératrice de liberté créatrice pour forcer l'admiration, car c'est fluide et plein de groove. La génération qui mélange tout, car mondialisée, recycle, s'adapte à son environnement et métamorphose son indépendance.


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Elle impose sa vision vers un état de transe qui aboutit à la syncope.

Le groupe a libéré les énergies en établissant une passerelle entre urgence impitoyable et spontanéité tonitruante.

Dans ce foutoir sans nom, elle promenait son regard le long du flux disparate, semblait flotter dans le subtil avec amusement comme avec le temps où l'on pervertit ce que les aigris demandent à la jeunesse de perde : L'innocence.

Je pense avec sérieux que le chanteur a la puissance libertaire pour être un Iggy Pop jeune, pour sa ridicule extravagance rock'n'roll mais sans la défonce de l'autre au même âge.


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En plein soleil estival une quinqua s'éclatait au soleil du rap metal de la cité des anges de POWERFLO. Malgré le groove le set ne décolla pas. Le groupe est arrivé en pensant que son passé suffisait, mais il faut gagner l'estime par l'épreuve du feu passionnel comme tous les groupes. L'humilité fait souvent naufrage chez les grands de la Mainstage, ils ne donnent que trop peu souvent dans cet écueil.


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HEILUNG

Pour définir ce groupe, je dirais que c'est une folie rythmique tribale pour une polyphonie astrale invoquant les racines scandinaves primitives dans un fjord du Danemark.

Suite à Wardruna, Heilung aborde la gauloiserie Clissonaise en viking chamanique. La transe débuta et déjà la féerie clanique emplit de sa vénusté toutes les âmes pieuses de la Temple. Peau de bête, ossement, bouclier, bois ornent l'atmosphère scénique en gratifiant de la pureté d'une telle démarche artistique, linguistique runique, paléontologique.

Attention le françaouis est attaché à l'authentique si tu lui sers du gouda de cantoche il va immédiatement pleurer sur son camembert au lait cru. On ne l'a lui fait pas hein !

La musicalité de cette horde rembourre de son assonance un lichen mélodique païen manifeste, intangible. Il y a de la fierté à ouïr d'une telle prouesse musicale, il y a un travail de précision derrière le décorum. Au niveau de la texture sonore on navigue entre le mantra tibétain et le folk païen, tout en étant aussi tout-puissant qu'un haka de all black devant le XV de la rose. L'art d'accomplir quelque chose de grand, de beau et d'unique est un accomplissement que la confrérie revendique. L’envoûtement se doit d'être si puissant que cette offrande borborygmique ramène à l'immortalité d'une magie ancestrale, et que bien après certain devenu mage devineront dans l'épaisseur de la nuit les battements intempestifs mystiques que ce rite ferrugineux apportera comme intemporalité tendre autour d'une mousse dans le bocage du Dark Forest. Youpiiiiiiiii !


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Grosse attente autour de ce groupe donc parce que le public du Hellfest se passionne pour ce genre de rite païen allant de l'âge du bronze jusqu’à l'âge des Vikings, ce qui permet de vivre une expérience temporelle, boire de l'hydromel dans une corne, et peut-être de renouer avec une nature ancestrale nordique. Suivre et abdiquer devant les inclinations charnelles de cette musicalité païenne ressuscite la sorcellerie que la superstition moyenâgeuse a méprisée pendant l’inquisition contre tous hérétiques.

Le spectacle sur scène était total. Il y avait plusieurs tableaux, avec sur scène des chasseurs/ danseurs et des cueilleurs/choristes, en plus des chanteurs.ses et musiciens. Bon c'est quasiment du tribal, il y a beaucoup de percussions, pour ne pas dire uniquement. La procession est lente, il faut rentrer dans la transe, à savoir un folklore végétal et ossuaire animalier.

Moins prenant qu'à pu l'être Wardruna l'an passé, et un peu longuet même à force. Déçu ? Ouaie quand même. Si vous vous demandez si dans nos contrées nous avons une équivalence tangible, et bien c'est non, mais du moins pas d'une façon si rituelle.

Par contre on a quelque chose de mille fois plus intense et c'est MAGMA.

Nul doute que le show était intéressant pour les cultureux de chez Arte, animé pour les néoruraux paganistes du rayon bio, mais je n'ai pas ressenti une connexion tangible avec le groupe, pas plus qu'une union primitive caractéristique des forces naturelles inscrites avec un alphabet runique.

Peut-être fallait-il refaire appel à Ronnie James Dio histoire de voir apparaître des Dragons ?


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Il y avait trop de monde, les mêmes rythmiques et l'impression que la troupe de théâtreux Heilung nous avait préparé en douce les fourberies de Scapin par Odin. C'est idiot de vous dire cela, mais je ne comprends pas pourquoi je ne suis pas rentré dans le trip. J'étais en condition, pied nu, bien ancré à la terre, une respiration profonde, en paix avec les astres. Je respecte Heilung pour la profondeur de leur sagesse ancestrale envers la nature mère, mais même si c'était vivant, je m'attendais à mieux certainement. C'était trop gentil, pas assez bestial, pas assez dangereux. Sans jamais éprouver une illumination avec un rite d'accomplissement qui ouvre une brèche vers le subliminal mystique.

Pas vu la couille d'un pouvoir fabuleux pourtant à la base de tout ce barnum ritualiste et traditionnel.


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MEMORIAM

En un death monolithique old school décharné à son plus simple appareil par des anciens de Bolt Thrower, on a pu gratter à l'essence d'une musique à la lourdeur béotienne.

Le groupe quémanda une soumission faite de confiance et d’admiration, ne pouvant accepter une obéissance forcée il accorda à son public une entière liberté, condition essentielle d’un service volontaire.

A côté de moi les aporétiques affirmaient leurs incertitudes quant à l'embarras de définir si le show leur était bénéfique. Le public était assez crevé de sa bringue, en plus d'être écrasé par la torpeur sonore, il tanguait dans la profondeur de Memoriam, alors que je suis quasi certain que le lendemain il n'aura pas gardé un souvenir impérissable de ce concert. Pourtant le groupe était bon, le sympathique vieux chanteur Karl Willetts avec un organe saillant a honoré, mais il manquait des solos pugnaces et une certaine consistance, et surtout une aura. Car même si le groupe est cool et muni d'une inconstatable profondeur Obituaresque, leurs incantations incessantes sont montées vers les cieux sans espoir d’un ticket de sortie, tu pouvais à cet effet ravaler ta déception.


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Alors que le groupe débattait comme un diable, j'étais pris en tenaille entre les sabots de Satån et le béret basque, puisque un groupe de basque espagnol mangeait des tapas à base de chips écrasés, de cornichons chaud et de saucisses aplaties en rigolant de leur connerie gastronomique. Ces quadras affichaient pour l'un un shirt de death metal avec une licorne dessinée par un mouflet de cinq ans, un autre avec un shirt de Mayhem au visage Corpse painturluré puis le restant débardeur de Dark Tranquility et des shirts classique de metalleux, des vrais quoi ! Pour en savoir davantage sur ce eux : Metaleuskadi


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ARKONA

Dès le premier titre le groupe a assis tout le monde, c'était trop chiant. J'ai tenu tout ce que j'ai pu, c'est à dire le même temps qu'un coït de puceau : 3mn.


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À la recherche d'une objectivité cartésienne à défaut de trouver une pensée pénétrante pourtant jugée indispensable dans pareil cas, je déjeunais seul et de manière frugale un plat que les hindous préconisent quand ils crèvent la dalle sur le sol meuble d'une campagne salement déserte. Na !


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KATAKLYSM

Le band a investi la scène en balançant la mornifle sonique d'un crossover 90's typé death metOl tabernaclien. La sauce était épaisse avec des boucles rythmiques, un groove omniprésent, des effusions rythmiques de breaks qui filaient la nuque rouge. L'édifice de la scène Altar trembla au bruit infernal de ces cavaliers de l'apocalypse du Québec.

Le groupe offrait des cadeaux de noël sonique en faisant croire qu'il tenait les rênes de l’empire du malin, contournant, contorsionnant, concomitant sans détour. La fureur sonique présente était moindre que l’horreur imaginaire fabriquée en amont du concert. Cependant l'évidence permettait d'être éberlué par ce groupe et son synchronisme quasi télépathique entre chaque musicien.


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Après les panthères blanches de Prophets of Rage, qui donc pour porter la rage au ventre lors d'une relecture épistolaire du petit livre rouge 2.0 ?

Une petite voix qui s'élève de la foule avec timidité répond : Nanard Lavilliers.

Le grand timonier outrageusement agacé : Toi tu sors, de suite chenapan.




BODY COUNT bien sûr est capable de porter les guns et ses couleurs de gang californien, maiiiiiiis pas plus. Parce que pour la révolution faudra trouver un autre porte étendard. En grand Mao qui sait tout du show, Ice T le rapetou était dans la place à faire son maître de cérémonie, avec l’usage roublard de sa parole et d'une morgue efficacité qu'il contient d’en asseoir la suprématie sans équivoque. Body Count a plaqué sa toute puissance et son groove métallique à coup de boucles rythmique insatiables, mais la distance entre son aplomb mal déguisé et son manque de pêche ont produit un set d'une vigueur monotone. Le public neo metal était fort désappointé quand la bise ne fut pas venue lui tourner la tête révolutionnaire, parce que le Body Count était venu avec des pistolets à eau.

NoOon sérieux ?


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Cela m'en avait tout l'air nan ?


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ENSLAVED

Le simulacre sur scène fait entièrement partie prenante de la société du spectacle. Un groupe sur scène est l'éternel désir, mais s'il triche il tue et étouffe le rêve. Celui qui triche ne mérite nullement qu'on lui accorde notre passion de continuer à croire en lui.

Vraiment pas en place, Enslaved a dégorgé un set sombre et trop long, cherchant en vain la lumière du jour polaire, hors le groupe septentrion commet le doute de s'afficher tel qu'il peut se concevoir et non dans la liberté prétentieuse d'être ce qu'il est. D'autant plus en demandant la bidochonnerie de la marseillaise reprit par un public de coq en patte.

Comment s’arrête le mal ? Jusqu’où ira la parodie ? La musique extrême possède-t-elle des limites ? Où se dépossède-t-elle des limites pour devenir extrême ? Vous avez deux heures, après je ramasse les copies, et gare à celui qui me fera un avion à la con.


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Faith No More qui s'électrocute sur le 380 et reste collé par le HxC bruitiste, c'est cela DEAD CROSS. Un truc sauvagement incontrôlable, délibérément foldingue, et avec ce genre de folie qu'il convient pour déboîter pendant un set remplit de nervosité, de liberté innommable et de jouissance piquante.

Toujours aussi frappadingue Patton est-il le génie du mal ?

Un bien en soi, assurément.

Il y avait dans ce set cette trempe d'ébullition gigantesque qui gicle des fluides étincelants, jusqu’à faire jaillir du metal en fusion. Des explosions en tous sens pour une musique qui échappait à tous les codes radars d'envergure pour en catapulter l'ivresse. Une telle liberté encore aujourd'hui risque l'incompréhension, pourtant le public de la Valley adhéra à cette folie spongieuse, tant elle échappait des mains. Ce fluide était en chacun une quête diamétralement irrépressible, irriguant tel un ruisseau une rivière, jusqu'à un fleuve pour certain. Pourvu de stratagèmes musicaux éblouissants, le groupe ne semblait pas être enkysté par la démesure, parce que ce groupe dadaïste démentiel contesta l’essentiel et postillonna en menteur insolent autour de sa bizarroïde musique sérielle.


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Cet incongru corticoïde sonique déploiera son extension par un traumatisme mélodique absolument virulent, ajustant son set par tant de trouvaille surréaliste et d'images kaléidoscopiques que l'on exultait en fond de scène comme des têtards devant le cul d'une libellule en chaleur.


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Je pensais que cette année c'était Bloodclot, mais nan, les scissions humaines sont incertaines, alors nous avons eu CRO-MAGS  , et pour garantir l'équité il y a aussi l'autreCRO MAGS !, ben ouaie c'est cela la scission.

M'en branle de la polémique autour de la légitimité du groupe. Jon Joseph est un bon. J'ai pris mon panard. Les hommes flammes n'étaient plus que des globules de cette espèce de sang qui coule dans le corps des villes impures, le groupe offrait comme un éclair de lucidité dans la cruauté citadine hellfestiène la vigueur imputrescible d'une rage libératrice de passion contenue.

Un Age of Quarrel en un set méthodique, vite expédié, des covers des Bad Brains, et ce jeune homme qui s'est vu oiseau, s'est pris pour un dieu et n’écouta pas ses pères. Tiens Icare est revenu se brûler les ailes du désir…

Les uns recherchaient avec empressement, les autres s'animaient avec fureur, je voyais pourtant la même étincelle dans leurs yeux, celle des passions impunément fougueuses.

Si l'esprit s'adapte graduellement à l'objet qu'il admire, il en épouse le culte et l'adoration. Mais il ne s'élève pas au-dessus de son idéal de pureté et de vérité. Le HxC crossover de Cro-Mags semble après toutes ces avaries et intempéries égocentriques un refuge sonore pour bien du monde, même si le crew New-yorkais ne déplace plus autant qu'avant, il ne s’éteint pas, parce qu'il n'existe pas de nuit qui ne finit par trouver le jour.

Une casquette vissée sur une frimousse juvénile à tache de rousseur passa légère comme une crème de pop punk saccharosée de fraise tagada sonique, le groupe termina sa consistance fureur énergétique en même temps que Medhi de Tromatized Youth est venu rugir sur scène.

Désolé mec je n'ai pas pu te voir Jeudi au Metal Corner, c'était la merde sur le trajet et vous aviez terminé quand j'avais juste fini de récupérer mon pass. J'étais dégoûté de ne pas prendre ma ration de Toxic Avenger traumatique, bisous.


Ah oui, absolument rien à voir avec précédemment mais lors de la douzième édition les filles ont subi des attouchements.


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Alors j'informe tous les abrutis incapables de contrôler leurs pulsions lubriques, les productions Marc Dorcel ont sorti une gamme de films répondant dans son intégralité à une pléthore de déviances et ceci de manière élargie, ainsi en sachant cela vous pouvez rester chez vous à réaliser ce qui vous correspond le mieux, à savoir la masturbation bande de branleurs.

« Le viagra, ils devraient le faire en suppositoire, ça doublerait le plaisir de certains. » Jean Yanne

Après cela car à pousser le bordel autant franchir un pallier supplémentaire, il y a des gros cons d'intégristes qui ont émis l'idée de faire rallonger du tissus aux femelles pour ne plus qu'elles soient importunées. En guise de réponse cette année :


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Mais foutez leur la paix !! C'est pas compliqué tout de même.


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AVENGED SEVENFOLD a étendu sa prétention stridente dans les atours de son scabreux édifice, les garçons coiffeurs attendaient la Halford, c'était dommage car elle était là hier soir.


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NEUROSIS

Alors pour être dans la franchise la plus absolue, déjà sur disque je m'emmerde, là c'est officiel c'est pareil en live. La régularité il n'y a que cela qui permet de progresser dans la vie. Je ne dis pas que peut-être lors du cadre d'une soirée étape avec un spirit davantage casanier Neurosis doit mieux passer. Je ne désespère pas encore car je reconnais l'influence notable que ce groupe a engendrée, notamment avec Will Haven, Baroness.

Tu achètes du rêve avec le ticket du Hellfest, par contre si tu es déçu par ton imagination ce n'est pas de leur faute.


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Une réflexion dont la vitesse d'action est peut-être déjà en train de passer le péage de votre conscience. Attention : On ne fait jamais demi-tour sur l'autoroute du WallaBirZine.


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DIMMU BORGIR

L'orchestre symphonique du mal a interprété son opéra rock, et c'était grandiloquent, un vrai valhalla pour fan de Pavarotti et de Thor. Je me suis surpris à me demander avec couillardise si ce n'était pas le même orchestre qui accompagne Patrick Sébastien en tournée, mais siiiiiiiiii celui du Narbonnais René Coll ?




Fin de concert. Au VIP c'était réunion de chantier, brainstorming, saturday night fever ( cocher la case inutile en fonction de vos affinités du moment ), voilà, voilà, puis comme disait Nounours à Pimprenelle « Bonne nuit les petits, et surtout pas de tâche sur les draps cette nuit hein ! »

Parce que là, oOoh fadasse, c'était un vrai trip d'acide dans le bordel.



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DIMANCHE c'était déjà la fin quoi !


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Pour chanter les louanges Hellfestiens il faut savoir écouter en mystique, parce que la musique s'élève lorsque le langage se tait, et se doit de faire entendre le mystère et rien d'autre.


Devant une nouvelle division panzer thrashy à la Altar, est ce que la piétaille allait subir les assauts gazeux ou répandre leur napalm exutoire avec la même vigueur que les grognards bonapartistes à Austerlitz ? MALKAVIAN avait une demi-heure pour atomiser un parterre de gars soumis depuis 2 jours à un régime de 105 décibels pendant 14 heures, et comme subsistance alimentaire uniquement le trio infernal bière/clope/saucisse. Si la prescription est rude, le gazier rigolait encore ce dimanche matin, preuve en est de sa vigueur guerrière devant le quintette.

On ira droit au but comme JPP, le groupe était appliqué à foncer dans le tas avec une tactique brutale entraîneuse de lourdes pertes auditives. Il devait donner et prouver qu'il n'était pas ici par un hasard fortuit. Il a donc accompli son initiation Hellfestienne avec un set combatif hyper thrashy. Le set fut donc rapide, anguleux et frontal, pour une victoire à la Pyrrhus. Le batteur munit d'un bonnet péruvien a pété la caisse claire, très certainement causé par un enthousiasme incontrôlable. M'enfin le set était aussi offensif, sans temps mort, pas le temps certainement de perdre le temps escompté, mais nous on respire comment pendant cette folie dionysiaque ? Mais c'est qu'on ne respire pas, on encaisse, et les Nantais ont avoiné à mort. Aarrrrrrg ! De plus, Malkavian a dégagé une super énergie positive, et cela fait du bien quand c’est un groupe Français, d'habitude c'est davantage le lot culturel des américains.

Pas trop vu de pingouin déguisé cette année, ou bien alors je ne fais plus cas de figure de cette manifestation costumée...C'est peut-être dû à la reproduction du même gazier anonyme à foison aussi ?


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PLEBEIAN GRANDSTAND

Torsu nu avec un regard qui veut en découdre, le groupe est sur scène et attend. Pendant 2 mn le round d'observation que dure cette confrontation entre le groupe et le public libère déjà une part de danger.

Noir, violent, brut, sans concession, leur post-black est arrivé à souder la bile obscure avec une assise extrême. Le chanteur possède une stature scénique à la Henry Rollins, bien ancré avec un mouvement de balancier, dans cette attitude entre mâle et animalité. Il enroulait son bras droit avec les fils du micro et resserra l'étreinte à cette sorte de bondage entre lui et l'amertume intrinsèque qu'il projetait sans cesse. Est-il le dominant ? Est-il le dominé ?



Il y a quelque chose de puissamment dur dans leur musique, et de fragile dans la sensation suffocante de donner au mal l'emprise de souffrir pour évacuer le mal-être. Le groupe fait mouvoir l'intériorité émotionnelle comme un véritable réceptacle d'amplification à sensation, et aussi comme un caveau de souffrance des désirs assouvis.

Les gars de Plebeian Granstand étaient tendus, s'arc-boutant à coup de fonte sonique, ils arrivaient à suspendre une épaisseur de lave fine, pareil à leur physionomie corporelle, et à la fois à faire vivre une souplesse musicale avec des lignes claires, entre tension et libération.


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Lucifer le fils de l’aurore, fier rebelle à la suprématie divine symbolise la sédition.

Brebis galeuse au sein du troupeau, le metalhead est pareil puisqu'il repousse avec dédain la sainte liturgie de la bienséance en ne se soumettant à l’ordre. Réclamant l’honneur d’être dévolu en restant à jamais égaré dans la vallée infernale avec ses goûts musicaux outranciers, il est ce destitué au goût calomnieux qui entend bien jouir de la liberté d’être.

Mais Lucifer c'est aussi un groupe. Un parallèle entre le revival seventies et Pat Benatar ouvrant le grimoire à Coven n'est pas anodin quand on suggère le nom de LUCIFER.

Huppés dans leur uniforme mamamouchi les scandinaves ont ensorcelé sans surprendre. C'était propre comme concert. Sans fioriture, sans élan ostentatoire, même si la belle voix possède un registre vocal splendide, l'échange entre le public s'est résumé à des regards doux, avec cette pudeur que les imbéciles, accoutumés à la démagogie scénique lambda, ont toujours confondu avec de la froideur. On espère après le set que le sortilège prendra un peu. J'avais trouvé The Oath sans grand intérêt, Lucifer me semble prompt a balancé un aspect gypsie heavy seventies pas dégueulasse du tout. D'ailleurs en live tu sens bien la poussière du retour à 1,21 gigawatt.


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Heyyyyyyyyyyy, cool, reviens gamin tu ne sentiras même pas l'encens en revenant !

C'est bien fait, réalisé, mais mouais pas transcendant pour autant. Leur dernier album « Lucifer II » est plutôt cool, surtout avec la présence de Nicke Andersson (The Hellacopters, Imperial State Electric, Ex-Entombed) qui était derrière les fûts et reconnaissable à sa casquette.

Johanna Sadonis a tout de même déroulé son incandescente aura, sa blondeur réverbérante, sa peau laiteuse et la chaleur d'une voix de diablesse en cœur de velours.


Voilà plusieurs années que je vois un gars enregistrer en audio les concerts, c'est Boutros Bootleg, le gars fait du street-art aussi, et c'est vraiment cool !


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AU-DESSUS

Aura-t'on la prétention d'espérer prendre de la hauteur avec ce groupe ? Et bien oui le liant musical des Lituaniens aura injecté cette sensation de trinité tension/nuance/contraste indispensable à leur post-black. Signé chez les acteurs de l'ombre, thuriféraire du sombre, le groupe a pris naissance au sein d'une espèce de nihilisme qui veut que par nature il soit colérique et haineux, puis baignant dans les plus épaisses ténèbres. Ainsi il a su clouer cette congestion palpable même avec des tempos lents, et faire cohabiter l'ivresse avec une atmosphère particulièrement sombre.

Entre rage et chagrin, Au-dessus enfanta des rêves hantés, des mélodies angoissées, ciselées et entraînantes en une mise au point énergétique, et vers une écriture torturée de litanie incandescente que Jean-Jacques Rousseau expliquait en ces termes : Le sentiment de la pitié dort dans le cœur de l'homme jusqu'à ce que le cri de la douleur vienne le réveiller.

Un seT tRèS tRoUbLaNt.


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ROTTEN SOUND

Par un effet de crépitement death grindesque, du grindcore quoi ! Les finlandais ont procédé à un concassage du cerveau en purée pour bébé. Nous sommes d'accord c'était tout le long une bastonnade avec l'apparition de grumeaux de plus en plus gros dans l'occiput. Aspiré dans une centrifugeuse, cela devient vite exténuant quand même un Dimanche à 13h30, mais une expérience riche de sens, car elle offrait un contraste saisissant sur le long, ce qui permettait de constater la dégénérescence active de la zique de Rotten Sound, et même en sachant à l'avance que cela allait chier dru.


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WARNING

C'est moi ou c'est chiant ? Pourtant le chant mélodique suit la torpeur, mais c'était lénifiant parce que toujours monocorde, sans tension, sans débauche. Une douceur qui repose certes, mais endort.


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THE GREAT OLD ONES

Monstrueux.

Il y eut d'abord l'apparition presque immédiate d'un souffle rampant et subtil, faisant remonter une audace mélancolique prête à convertir la douleur en volupté comme un baume salutaire sur les blessures profondes des cœurs navrés. On venait se blottir contre The Great Old Ones car il réchauffe. On retrouve alors goût aux joies intimes des tentations caressées, au souhait refoulé, ainsi qu'au feu passionnel qui jaillit du cœur obstiné de leur musique et apparaîtra comme écrit en lettre de feu.

Les groupes filiaux ne sont qu'étincellent en comparaison du feu premier.

The Great Old Ones est un feu premier. Il est heureux pour les contemplatifs solitaires de s’enivrer à loisir des charmes de cette musique.


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Avec son visage éperdu coulant dans le flot des corps en perpétuel mouvement de la ruche où mielleusement ses yeux se perdaient, elle apparaissait comme une reine noire que le soleil baignait de sa lumière, et elle rayonnait immobile dans le fracas du tonnerre musical.

Les voix mystérieuses et lugubres réveillaient le grand frisson, les hommes exultaient remplis d’insolence, des cris de démence dominaient le grondement des éléments sonores en proie à une folle élévation sonique, jusqu’à ce que l’agonie latente vienne faire s'échouer les vagues à l’âme d’un désespoir inexprimable et qui déferla sur le suppliant. Nos cœurs s’ouvraient à rompre la chamade, cela peut-être unique, mais une vie éternelle en soulignera les souvenirs brûlants.

Toux ceux ayant vécu cette apocalypse sonore contempleront les honneurs conférés aux fidèles. Car la scène est le sable d'une arène, celui qui meurt sur scène est un gladiateur, un lion, un martyr de son art. Le spectacle conjugue avec la vie le temps de l'existence, il traduit avec intensité la communion de nos croyances, brûle le désir en nous pour attiser les rêves. Même ce rêve une fois terminé reflète par son hallucination incantatoire ce qui perdure encore et toujours !

Tout était parfait : OVATION !


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Passage à la vitesse lumière pour changer de dimension car c'était Dark Side On The Moon avec GRAVES PLEASURES, et donc claque sur les fesses, mmmmmmmmh, coup de fouet subtil, Oooooooooooh, pour « un peu de noirceur vénéneuse qui ne fait jamais de mal » comme disait le Marquis de Sade.

Le concert était beau et sombre, Baudelairien en somme, avec Kali pour faire table rase depuis leur dernier album Motherblood. Une remarquable participation du public a retenu mon attention, mais ouiiiiiiiii, d'ailleurs je dois rattacher à cela qu'il y eu quelque titre de leur groupe précédent Beastmilk.

Dans cette flagellation de rock catchy et de poppy dark, le set aurait pu faire rougir une gothique. Tiens j'en ai vu deux dans tout le week-end, c'est dire de leur rareté désormais.


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Graves Pleasures assure sur scène comme une pluie estivale s'abat avec l'intensité de la foudre et l'épaisseur inquiétante des éléments sauvages afin d'éteindre la chaleur. Tout devient alors impétueux, rien ne retient plus la noirceur de foudroyer avec douceur dans chaque écrin de lumière entraînante. On écoutait extatique la voix du mentor Mat McNerney  (Code, Hexvessel, Dødheimsgard) résonnant au cœur du précipice. Il fallait aiguiser sa dague lacrymale sur cette pierre sonique, faire de son chagrin une violence, sans jamais émousser sa mélancolie, mais plutôt l’enfiévrer pour faire siéger la ténébreuse gifle de ce set. Qu'à la fin, le galbe ténébreux d’une beauté sauvage au cuissot gracieux et à la croupe envoûtante, munit de ce regard sibyllin que transperce une présence solaire, parcourrait la scène à la recherche d'une vérité, preuve du troublant emballement qu'elle venait de vivre.


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THE BRONX

BIM ! Grosse claque de punk rawk'n'roll de grande classe américaine, et pour un set criblé de hits, avec un public en surchauffe constante. Il y a eu un wall of death catatonique, un guitariste avec la tronche de Magnum qui a découvert en se levant que sa petite amie couchait avec Jesse Hughes des Eagles Of Deaht Metal. Le chanteur Matt Caughthran qui a pris pleinement conscience de s'éclater à donf avec une coolitude toute californienne. Un Joey Castillo (ex-Queens Of The Stone Age, Danzig, Blas’t, Bloodclot, Wasted Youth) batteur moustachu derrière les fûts qui n'a rien lâché, de bout en bout, et je ne sais pas comment il a fait à plus de 50 ans ?!? Un autre gratteux qui ressemble de très loin à Lee Ranaldo pour une osmose musicale assez incomparable tant ça a claqué en tous sens.

Un petit following aussi cool qu'arrogant s'enfonça dans le brouillard poudreux de leur speederie à rejoindre le groupe au plus près de la scène. Puis est revenu sur leurs pas comme si il revenait de faire du kayak trempe comme des soupes.

Le concert était ultra cool, un putain de Core-rock'n'roll hors norme dans notre contrée d'exception kulturelle, puisque le Johnny B Good national des gauloises sans filtre est à St Barth a nourrir les vers de coconuts.

Et ouaie car selon Didier l'embrouille, à la fin Il n'y a que Dick qui nique.

Non c'est vrai que nous n'avons pas d'équivalence, peut-être parce que le rock n'a jamais été pris au sérieux. « En 1960, tout le monde appelait son chien Dick. Quand j'ai commencé à être connu, les gens aboyaient quand ils me voyaient. » Dick Rivers en 1996

The Bronx est un super groupe, d'autant plus que j'aime leur délire avec leur Mariachi El Bronx. Donc un set grandiose vous dis-je, je kiffe ma journée, il fait beau ! Ahahahah putain c'est trop bien !


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Le retour gagnant du stoner psyché-punk libérateur de NEBULA était annoncé depuis des lunes dans la presse spécialisée suite au pressage de leur discographie et de leur reformation. Avec des solos endiablés, des riffs stoniens bluesy à s'en faire péter les varices à force de buriner frénétiquement du pied, le band nous a donné de quoi mordre la poussière de l'hypnose. Le trio a des silhouettes sorties d'un film de Gus Van Sant des 90's, un spirit de desert rock, avec le sable chaud et l'effervescence de la torpeur pour enflammer l’ensemble. Il a évaporé un volcanique set survolté par des riffs cinglant, tranchant de prêt et jamais rasoir, dégorgeant ce sang impur heavy à la caverneuse intensité.

Dans la Valley les corps suintent, et les plus vieux doivent subir des maux que l’âge avancé leur en permet la pleine fortune (et oui car en plus c’est gratuit). Ainsi et par un effet diabolique de rotation, la raideur dans la région du pubis s’est déplacée vers le bas du dos. Une contrainte de mal lombaire heureusement solutionnée par le biais d’une installation pliante avec un dossier porteur, en somme une chaise quoi ! Donc quand vous voyez des gens avec cet attirail en fond de cale, ce n’est pas pour faire chier, c’est pour éviter de trop souffrir, bien entendu sinon il y a des postures de yoga. Ce qui peut paraître extravagant de pratiquer pendant un set de thrash metOl je le reconnais volontiers, mais bon 14h00 debout devant des spectacles sataniques c’est usant pour le corps faut le savoir, et surtout après 40 ans.

Heuuuuuuuuu, je n'ai pas cet outillage, je fais du yoga.


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Si tu cherches le choc N’hésites pas 220 Volts t’aimeras ça avec Les $HERIFF, lesquels ont criblé leurs hits punk en électrocutant sur le courant alternatif une Warzone aussi pleine qu'une péripatéticienne après une nuit foutrement rentable. Les Montpelliérains ont joué à la Ramones, en enchaînant sans débander, mais avec la tranquillité sudiste et l'appel d'air du fraîchement nouveau guitariste, le nîmois Ritchie Buzz (The Last Brigade, The Dustburds) un des mecs le plus glam du territoire. Il a délibérément apporté du sang neuf dans les colts des $heriff.

C'était la panique à Daytona Beach quand la piscine à remous des corps de la Warzone se déchaîna, fanatisée à outrance pour reprendre en chœur les paroles, et que ouiiiiiiii cela fait un bien fou de chanter dans sa langue maternelle, surtout aussi excitée en s'enduisant de Mayonnaise à gogo, jusqu'à en devenir gaga devant ce concert à l'ambiance énOrme.


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Par la suite j'ai répondu plaisamment aux questions d'Alladin sur sa thèse du milieu underground, un peu comme devant un problème de mathématique à résoudre, tu commences déjà à ne pas lire correctement l’énoncé, ainsi tu comprends que ce que tu veux comprendre, et puis tu espères une bonne note, qu’à la fin c’est dans le cul lulu pour ta mauvaise interprétation. Bon pour mes trois vœux ce n'est pas encore advenu donc j'sais pas ce que tu branles mec ?!?

Le bocage du Muscadet offre toujours un ombrage et une sorte de quiétude toute relative au milieu du tumulte, de plus il me semble que ça sentait moins les pieds de cochon d'inde, qui comme chacun le sait depuis la réflexion de François Cavanna : « Quand on regarde attentivement un cochon d’Inde, on remarque : premièrement que ce n’est pas un cochon, deuxièmement qu’il n’est pas d’Inde, et qu’en définitive seul le “d ” est authentique. »

Trêve de digression, en allant vers la scène Altar, putain j'ai dû y passer tout le week-end, c'était Pantera rules & thrash or be crossover pour EXHORDER.

Il y a eu une bonne vibe surtout pour un set aussi frontal. Le riffing pugnace calcinait l'enceinte où un bûcher de feed-back s’élevait vers les cieux tandis que le chanteur tout aussi enthousiaste crachait la foudre. Fondé en 1986 à la Nouvelle-Orléans avec deux opus Slaughter in the Vatican (1990) et The Law (1992) le groupe a filé de quoi ronger son frein contre son parapet sonique et avec la faveur des ténèbres.


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Le negro spiritual satanique de ZEAL & ARDOR a cannibalisé les festivaliers. Le groupe plébiscité par les médias a surfé sa singularité musicale avec une bonne fan base. Envoûtant par son damier musical de racine noire et de metal rock alternatif blanc, sa formule emprunte dans le biais cognitif du post afin de proposer une relecture voodoo in fine. Faut avouer qu'en live c'est bien foutu, le public se laisse entraîner par la messe noire, avec le sticker « vu à la TV » c'est vrai que le sauf conduit aide forcément à se faire connaître du grand public, et la Valley est gavée. En moins d'une heure le set est balancé avec l'impression d'avoir assisté à quelque chose d'unique, même si on a déjà entendu ces sonorités, ce n'était jamais sous cet angle de vue et avec un tel mélange des genres hérétiques.


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ARCH ENEMY

Heavy teutonique + metal moderne = Fête de la permanente et du brushing Munichois. Un constat approprié pour un gars s'aspergeant le visage de bière en réalisant peut-être même sans s'en rendre compte qu'il était en train de réaliser une sorte d'oblation en faveur de la miséricorde malté des dieux du metOl germanique. Le constant libidineux c'est que Alissa White-Gluz attire les hommes comme le Docteur Moure inventeur du rouleau glu, les mouches. Musicalement parlant je ne sais pas ce que l'on peut trouver à ce groupe ?


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Les gens apprécient avec le grandiose package Hellfest qu'on lui apporte du spectacle haut en couleur. C'était valable avec Zeal & Ardor, c'était tout aussi probant avec BATUSHKA dont le concept a fait un triomphe romain.

Les Ghost du black metal ont réalisé une messe rouge. Décor, couleur, flamme, costume, tous les ingrédients nécessaires pour vamper à l'outrage. Il y avait même les frères Jacques derrière le band en formation petit chœur pour faire les choristes, et un prêtre/chanteur devant son pupitre pour une maléfique liturgie.

Visuellement c'était très statique, il y avait une circumbulation d'ensemble qui ne permettait pas de déroger au cérémonial adéquat.

(NDLR : La circumbulation c'est une façon de se déplacer au cours d'une tenue maçonnique, dans le sens prévu par le rituel.)

Les titres commençaient tous dans une lente procession qui permettra par la suite une plus ample déflagration quand tout basculait dans le BlackMetOl.


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Avec fumée au sol et bougie parfumée, ne manquait plus à mon avis qu'un bénitier pour cracher dedans. « Litourgiya » le premier opus de Batushka est chiant, enfin, si vous appréciez les cantiques ecclésiastiques pendant cinq minutes puis que cela se fondent dans du black metOl pendant l'autre moitié alors cet album pourrait vous satisfaire. J'avais maté une vidéo d'un concert sur le net et cela ne m'avait pas aussi bien capté. C'est con mais dans le cadre du Hellfest cela fonctionne. Donc oui on a un besoin réel de sortir de l'ordinaire et de spectacle dans le metal. De toute façon il sera toujours mis en scène, c’est sa tradition.

Batushka est peut-être un concept mystérieux de plus, ses saintes écritures ne sont qu’une fable, cela reste un groupe de musique qui propose un spectacle clef en main comme Alice Cooper, et comme n'importe quelle église elle fait office de rédemption dès que l'on s’investit dans sa chaire communautaire.

Je pense tout de même qu'une église diabolique de l'entertainment est née au Hellfest et ces nombreux nouveaux adeptes ont reconnu un dieu et sa foi totale en live.

Pour rester dans la piétaille catéchistique, je rappelle qu'élevée dans la christique foi du mépris du corps et d’une âme éternelle, Christine Boutin a renoncé à expulser le Hellfest hors de la terre sainte de la sœur aînée de l’église catholique romaine. L’impureté du diable a par conséquent vaincu la joute avec malice et bravoure. Mais la communauté de cœur de cette fidèle au corpus catholicité n'est pas encore à côté du père avec un anneau angélique au-dessus de la tronche. Espérons que les hérétiques Hellfestien puissent profiter encore, au cas où soudainement un cataclysme politique en vienne à trouver une solution inquisitrice.


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BARONESS

Je ne sais pas ce qui se passe sur scène pendant le soundcheck, si c'est dû à la sortie prochaine de leurs deux prochains EP, mais le groupe est en formation acoustique ? Je décide d'aller pointer carrément devant, à la barrière.

Des raisons personnelles infiniment plus obscures qui ne sauraient être de mon ressort légitime au batteur de rentrer auprès de sa famille. Dans cette circonstance inopinée le groupe concède une approche réduite et intimiste pour un concert improvisé afin de ne pas annuler sa venue.

Clapou, clapou !! (NDLR : je tape des mains)

Il arrive que le hasard modifie tout, dans ce tout qui avait tout façonné. On le pensait malléable mais pas aussi instable. Hors le bouleversement ressenti fait peau neuve, et révèle des peurs, des blessures du passé qui s'expurgent lentement. Baroness a joué dans l'intimité avec.

En duo d'abord, en trio un temps, apportant une redécouverte de leur titres, autant pour eux que pour le public. La crainte éventuelle du grondement du public électrique fut absous par une célébration tout en douceur, avec l'intensité profonde que l'on atteint quand il n'y a plus que la simplicité pour en retranscrire la fluidité, la beauté, l'urgence.

Après avoir été coupé dans son élan, le groupe a repris sa trajectoire, sans avoir perdu sa grâce, ni de sa nécessité. John Dyer Baizley expliquait posément la situation étrange et solidaire dans cette mise à nu qui laissait filer la pudeur. Dans laquelle on se livre davantage, en s'avoue des trucs intimes et en les révélant on ne fait que livrer et libérer ses craintes. Il suffit d'une phrase, et parfois même qu'un mot, qu'un son pour que votre esprit soit en lévitation dans une émotion si profonde et intense qu'on en ressent la rareté bouleversante. L'excellente guitariste, et chanteuse pour l'occasion Gina Gleason retenait ses larmes, moi je n'ai pas pu, j'ai laissé glisser le cristal salé jusqu’à l'extase.

Baroness s'est livré dans l'intimité de son art, il a reçu beaucoup d'amour, passionnément, éperdument. C'était comme un geste suspendu qui n’attendait pas forcément de résolution, et qui aurait pu rester entre son état éphémère et sera marqué au fer rouge nostalgique.

L'on souhaitait que ne cesse le concert. Alors comment appeler bonheur un état fugitif qui nous laisse le cœur en émoi, nous fait regretter le temps passé et désirer quelque chose après ?

Je remercie Cédric, disquaire indépendant à Albi dans son shop Sky Valley, qui a malheureusement dû plier boutique en 2015, c'est lui qui m'a fait découvrir ce groupe, alors mec j'ai eu une pensée pour toi, j'ai saisi exactement ce que tes yeux exprimaient déjà à l'époque en parlant de ce groupe avec émotion.

La rareté de cet instant unique j'ai eu la possibilité de vivre/partager ce moment d'anthologie avec d'illustres inconnu.es. On vit parfois des moments intenses, et parfois si exceptionnels que seules les larmes sont capables d'en authentifier la pleine puissance.

Le spectacle vivant te donne vie !


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Piquant par son aspect Cool punk et rock'n'roll glam, le groupe GLUECIFER affluait des orties avec son sens du riffing pour une sortie de route rocambolesque. Il a précipité le public à faire des embardées avec lui, pour finir dans le décor, la gueule démontée, les os pétés, mais toujours en vie après une telle course-poursuite à tombeau ouvert dans le spleen d'essorer les gaz de l'histoire de ce monument sonique. Il n'y a eu personne pour monter sur les freins et faire baisser la tension, avec autant de chevaux de feu sous le capot, la succession de titres catchy n'en finissait plus d'électriser l'asphalte du pit, en pilonnant, en bouillonnant les cerveaux à cette température invivable qui enflamme même les moteurs à réaction.


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KADAVAR

Je connais bien ce bois de qualité capable d'écharper ses échardes soniques avec ce Kadavaresque stoner rock‘n’roll venant de cette région germanique où l'on reboise par une barbe et une tignasse de hippie à veste patchée. En live s'est imparable, je laisse la place à tous ceux qui n'ont pas encore étaient fouettés par ce rameau solide de kick out the jam, parce que j'ai déjà assisté à cette fulgurance et qu'il me faut garder des piles pour le soir.


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Les magiciens anglais de la vierge de fer et des pyramides du métal progressiste ont offert un spectacle pharaonique. Je n'ai pas tout vu d'IRON MAIDEN, mais il y avait là les phénomènes analogues dus à sa puissance discographie, avec toutes sortes de signes et de prodiges au décorum fastueux, et toutes les séductions de l'iniquité. Vaincu par la bête et son image puissante, Iron Maiden debout sur la mer et assis sur son trône entendait l’acclamation des louanges glorieuses, ainsi que toute l’action de grâce du peuple de l’ombre Hellfestien, avec la puissance et la force que l’on proclame aux dieux aux siècles des siècles.


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THE HELLACOPTERS était de retour, mon dieu priait pour nous pauvres pécheurs des eaux troubles du rock'n'roll...

Régénérer le high voltage originel comme on perpétue la flamme lors d'un rite initiatique, ces musiciens en connaissent l'idiome et y vont à fond de cale. Les taiseux oracles de la rock critic united foundation pointaient leur manche de pioche et creusaient dans le terril, la suie collait à la gorge et le diamant sortait ses lumières de feux de Bengale en moins de deux. Sur scène chacun grattait sa nouille avec ostentation, c'était un véritable bukkake royal de foutre sonique qui aspergeait tout le monde. Des salves bluesy-kérosène déchaînés rentraient et sortaient sans arrêt.

Ça c'est ce qui s'appelle du rock'n'roll !


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Diantre j'étais ému et bandais, déjà, encore, toujours.

Les pâles d'hélicoptère tournaient sans jamais brasser l'air mais attaquait en B-52 la double agression des guitares jumelées de l'enfer. Engrossé par une myriade de hits amniotiques, c'était vite la perte des eaux, on buvait ce drink d'hi-energy pendant que le moteur gonflé à la nitroglycérine partait toujours en trombe avec dérapage contrôlé et ce bruit aérien qui explose les cieux raw'n'roll. Une trique d'enfer j'vous dis. Une foule violentée mais consentante venait de se délivrer du stupre de son innocence perdant la vue devant l'éclat de tous ces riffs ruisselant de chrome. Une femme gironde aux bouffés de chaleur élégiaque se frottait la croupe contre la cuisse de son metalhead pendant que le brasero musical ne faisait qu'amplifier sa capacité excitatrice. Plein de scorpions lubrique transperçaient mon esprit, aiguisaient mes émotions d'un venin bestial.

Les suédois jouaient pied au plancher en gardant le Cap d'Adge dans la proue, la sauvagerie sereine tendue vers ce berceau de l'humanité antique du cul, de l’électricité statique qui provoque des arcs électrique à force de frottement, et à cet instant bénit des dieux où le coït sonique est orgasmique.

Nicke Royale aspergeait la foule de son organe vocal avec en coulisse une Johanna Sadonis emprise de vénération Luciferienne. Dregen était dans la cime des soirs jouissants et suppurait glamoureusement de sa Gibson ES-335 cette débauche rock'n'rolienne qui vous fait décoller à toute berzingue.

Ça c'est ce qui s'appelle du rock'n'roll, oOoh pitin !


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J'aime bien cette citation de Christian Bobin « La musique, ce qu'elle est : respiration. Marée. Longue caresse d'une main de sable ». Elle trouve une résonance subtile avec AMENRA, parce que le groupe a apporté son hypnose transcendantale comme commotion et comme communion, avec la fragilité transitoire de l'instant subliminal.

Sans un mot, juste avec une musicalité à l'émotion pénétrante, languide, brute, les taiseux d'Amenra ont saturé l'espace sonore et n'en restent pas moins des passionnés esthètes d'atmosphères et de saturation mouvante.

Tête baissée dans la capuche, une danse alanguie, insouciant dans la moiteur de l'air, dans la semi-obscurité, dans la pénombre du soir qui s'endormait lentement sous des oripeaux féeriques, on rêvait de lumière et c'était l'obscurité commune de tête vacillante et de corps en suspend qui était en train de suivre par un basculement lourd et prenant chaque allitération des Belges. Un rayonnement sonique éventrait la nuit et déposait en chacun un arc en ciel de radiance lunaire. Comme nombreux d'entre-nous, j'étais étourdi par l'errance de ces ondes sismiques en train de mener les âmes à la perdition, tout en prétendant les conduire dans la lave des ténèbres. On entendait des sons mystérieux chuchotant un spiritisme qui faisaient soulever la foule et non plus les tables de ouija. Amenra en prince du mal exerçait sa puissante fascination avec une musique de nuit capable de suspendre le gouffre des enfers, de ses odeurs opaques afin d'obscurcir les sens d'un goût de stupre, face au Styx.

Le public était exsangue, mordu dans les crocs d'un set draculien, les Belges avaient brûlé la chapelle de la Valley.


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Carrément groogy, je m'enfermais avec d'autres au plus près, la Temple était la plus proche.

Le soulèvement des machines Terminatorienne avait débarrassé la chapelle de sa peinture rupestre pour la métamorphose d'une discothèque eighties avec CARPENTER BRUT. L'électrowave activa les neurones juvéniles à se réveiller dans cette excitation de caféine taurinique qui pousse les jeunes à sauter partout. Merde cinq minutes auparavant je flottais dans le formol adipeux d'une musique extatique avec vertige, et là je me retrouvais dans le tintamarre dansant à me sentir rabat-joie. Mon constat est que je n'ai plus la régénérescence aussi active pour passer d'un univers musical à un autre, surtout quand le précédent n'a pas fini d'être digéré. Je n'ai pas ce filtre à particule émotionnelle juvénile qui permet de passer à autre chose, parce que la digestion se fera quelques années plus tard.

Dans ce tourment qui révèle le malaise j'étais bousculé sans cesse, l'usure du temps me rappela à son ordre, place aux jeunes et mort au con, je m'extirpais de là me sentant trop vieux et pas à ma place.

Après Perturbator, après Carpenter Brut, en 2019 vous aurez Dan Terminus pour finir la soirée et faire l'after house pop pop a jam.

Un concert qui a énOrmément plu à la nouvelle génération donc !


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La communauté metAl au sens large du terme possède un sens de l’auto-parodie, de la dérision aussi puissant que sa musique, c'est à dire que l'on ne se prend pas au sérieux mais tout ce que l'on fait on le réalise avec sincérité.

TURBONEGRO a fait couler sa flottille Turbojugend dans son backroom ascensionnel pour faire grimper à sa barre de pole dance son parodique deathpunk sarcastique et clownesque.


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Dans ce tourment qui révèle le malaise j'étais bousculé sans cesse, l'usure du temps me rappela à son ordre, place aux jeunes et mort au con, je m'extirpais de là me sentant trop vieux et pas à ma place. Meeeeeeeeeeeeerde c'est qu'ils avaient à peu près mon age là !

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NIGHTWISH

On prend un coup de marteau Manowarien quand Joey DeMaio leader emblématique a annoncé avec le suspens d’un catcheur américain la venue prochaine des warriors du metOl pour leur tournée d’adieu. On sait déjà que pour la saison 2019 Hellfestienne, en plus de Manowar, il y aura Slayer, Mass Hysteria, Dropkick Murphys et Carcass.

Oui je sais je n'ai pas parlé de HO9909, Dâlek dans le report, donc pour être franc avec vous, grand 1, petit A je ne suis pas allé, puis petit B j'avais comme une intuition d'incompréhension intergénérationnelle. Par contre on m'a rapporté que HO9909 c'était de la balle énergétique en live et que la jeunesse avait très appréciée.


Yo !

Ainsi grand 2 petit C, comme conclusion, bennnnnnnnnnnnn j'en ai rien à dire de plus quoi !


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Je déambulais sagement avec le froid au corps, m’arrêtant devant le dernier stand ouvert qui proposait des boissons chaudes, motherfucker je l’avais pas vu plus tôt celui-là, grrrrrrrrrr…Je fixais la grande artère Hellfestienne comme si c'était la dernière fois, puis partais en direction du VIP, quand le « Maniac » de Michael Sembello résonnait de flash stroboscopique et de glapissement juvénile de boule à facette.


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Voilà les derniers concerts étaient terminés, statuant de l'aboutissement du 13 ème Hellfest.

Un déplacement vers le VIP pour poursuivre les libations afin d’y rencontrer la fine fleur festive, me permis d’écluser mon thé en toute décontraction des maxillaires, afin de comprendre ce que le boss de Kicking records parvenait de manière illicite à extraire comme conversation éthylique. Sans être un visionnaire de talent capable de faire investir les marques par la façon de mettre en scène virtuellement des objets inutiles en tant qu’influenceur, je peux néanmoins vous annoncer que je connais un gars qui s’est réveillé le 25 juin avec un bon gros gourdin. Bon jusque-là rien d’anodin chez un homme, seulement la barre en question avait dû migrer de façon certaine vers la tête, avec une contrariante sensation variable selon l’âge de raison du dernier verre ingurgité.

D’autant plus certain si le trajet vers Nantes s’est soldé par l‘ouverture précipitée de la vitre arrière. Il est fort probable alors qu’un arrêt inopiné vers une station de lavage se soit employé de force sur les coups de 3H00 comme une option inévitable, et salvatrice pour la bonne image de cette entreprise sonique. Une pensée émue pour la puissante sagesse de Thibault dont l’abnégation diplomatique aura permis à la holding kicking de rentrer à l’hôtel, même si professionnellement par un effet de contamination bennnnnnnnnn tu pues du Cu! Mec.

Heyyyyy ne changez rien les gars, je vous aime !


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C'était ma dixième année consécutive au Hellfest, les noces d'étain, un metal blanc gris très malléable, merci au crew, aux bénévoles, vraiment, sincèrement, éperdument. C'est incroyablement puissant et dingue tout ce que vous accomplissez !

Au début de son règne toute la création n’a fait que clapir de goguenardise, désormais les créatures hellfestiennes jouissent du ravissement de la puissance créatrice et des mystères. Ainsi toutes nos facultés pourront se développer, tous nos talents s’épanouir. L’acquisition de connaissances nouvelles ne fatiguera pas notre esprit, ne lassera notre énergie. Les plus hautes aspirations seront satisfaites, néanmoins il y aura toujours de nouvelles hauteurs à gravir, de nouvelles merveilles à admirer, de nouvelles vérités à approfondir, mettant à réquisition toutes les facultés de l’esprit et du corps. Le chœur de louanges exécutés par milliers enflera puissant et sublime.


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Merci à Michel & Sylvie pour leur hospitalité à Monnières (je loge chez l'habitant), à mes covoitureur.es Stéphane, Mathieu et Doriane et un super big up à Roger Wessier.

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Jacques Dutronc disait que lorsqu’un peintre en bâtiment sifflait l’air de vos chansons c’était gagné. J’ai vu un routier avec une écharpe du hellfest sur son pare-brise, cela signifie donc que c’est acquis alors ?


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samedi, juillet 1 2017

HELVEGEN


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REPORT DU ĦĘLLƑĔSŦ 2017

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Psaume 666 : « Selon ta grande miséricorde, purifie-moi avec l'hysope, et je serai idéal à ton dessein. Fais que j'entende les chants et la fête: ils danseront, les os que tu broyais.

Compose en moi un cœur pur, renouvelle et raffermis au fond de moi mon esprit. Rends-moi la joie d'être sauvé; que l'esprit généreux me soutienne. Libère-moi du sang versé. Alors tu accepteras de justes sacrifices, oblations et holocaustes; ainsi on offrira des taureaux sur ton autel. »


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Le sol tremblait pareil à une transhumance de bisons quand les festivalier(e)s pénétrèrent dans l'enceinte.

Déjà dans le ciel la pétulance du soleil calcinait son injonction à venir. La population s’avançait analogue dans ses apparats coutumiers du genre, abasourdie devant le spectaculaire décor enivrant de beauté équanime. Nous étions le Vendredi 16 juin 2017, la grandiloquence du Hellfest légitimait une fois encore au lieu une audace fantasmagorique. Tout ici devient irréel, tant l’imaginaire exploré semble relier une constellation d'images, de symboliques propre à l'univers du métOl et à ses parallèles.

La foule poursuivait son déplacement en houle, grossissant sans cesse son enthousiasme tempétueux. À ce moment là on peut simplement se laisser aller à cette vision, entendre le tumulte du troupeau bêlant d’émerveillement, avec les cornes méphistophéliques de leur main pointant vers l'azur. En suivant cette trace dans les cieux, la danse des nuages révélait cette immensité immuable qui fait de chacun une poussière d'étoile. Fine particule développant une liberté que le temps emporte avec elle dans le bruissement toujours intense d'une vie à créer, d'une empreinte à laisser.

Si l'on en trouve l'écho ardent à chaque seconde de vie, le Hellfest en dépose la métAllique sommation rock'n'rolienne durant un week-end unique.


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Après le passage sécuritaire obligatoire de la fouille, il y avait le domaine de la VIP room service pour les attitré(e)s au private-acess. En sachant que celui-ci a été déplacé et est complètement remanié. Son renouvellement complet lui confère une tendance trendy, avec un parc en open space minimaliste par sa conception ultra épurée. Sa couleur à dominance gris/blanc et noire, idéale à une portée musicale, est de l'ordre d'inspiration japonisante pour sa sobriété et californienne par son aspect coOol.

Ceci apporte un juste équilibre au cubisme satanique, avec douceur et simplicité, laissant une empreinte cosy à tendance ténébreuse. Il y a un bassin avec cascade, et une fontaine blanche avec sur le dessus une sculpture semblable de nazgûl, personnage du légendaire de J. R. R. Tolkien apparaissant dans la trilogie du Seigneur des anneaux.

Le feu solaire dévorera durant tout le week-end en venant lécher la peau pareil à une brûlure. Le bassin prêtera à sa bienséance la possibilité pour servir de source de plaisir afin de refroidir les corps, de lavoir, de cure thermale, et de planche de salut.


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Devant se forme un bâtiment en U, en passant à l'intérieur se trouve le bar, avec une ressemblance à une cathédrale gothique, car le plafond est voûté sur une croisée d'ogives ossuaires défiant l'architecture gothique ou art français (en latin francigenum opus).

C'est tellement impressionnant, magnifique, que l'on ressent la même sensation qu'en pénétrant dans la Nef de la Cathédrale Saint-Julien du Mans (1220). Sur les présentoirs derrière le comptoir des bocaux façon musée des horreurs de forain disposent d'une ambiance freak show. Un écran géant pour visionner les concerts des Mainstages, et puis dans un coin il y a un Game of Throne Heavy métAl.

La beauté du lieu est incontestable, tellement que les gens apparaissent tous beaux, pas très métOl, mais bon, des gens branché(e)s tout de même...


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Il faisait déjà chaud quand VERDUN a commencé son set par un larsen, prenant à froid le public par la strangulation sonore qu'il remplissait avec densité dans la globalité de la scène Valley. Lourd par sa masse, écorché à vif par la noirceur de sa plainte, Verdun produira un set copieux de sludge dense, prenant le temps d'étouffer son public dans la lenteur indolente de sa surpuissance.

Des éclairs de lave sonique viendront parfois saliver de feu aux confins assourdissants de la démonstration de force du groupe. À coup de déflagration sonique Verdun extrudait des tranchées soniques que les poilus du stoner en première ligne prenaient en saignant des oreilles dans le pit. Le set fut sublime parce que le groupe a délesté dans son champ de ruine l'éclat de splendeur musicale qu'un groupe engendre comme une révélation.

Quand le groupe s'est retiré de scène, le rire d’une femme s’est élevé dans le cloître de la Valley, avec comme joliesse hédoniste la saveur pimpante de son bonheur virginal pour croquer la vie à pleine dent.


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Le public s'est séparé instantanément, cheminant vers différentes artères afin de rejoindre une autre scène, et à quelques encablures de là, venant de Haute-Savoie, région culinaire riche en raclette, fondue savoyarde baignant dans l'huile fromagère cadençant sur de vastes séquences de sueurs froides digestives, et vers une consultation chez un dermatologue, il y avait DEATHCODE SOCIETY.

Ce groupe s'est surtout illustré jusqu'à présent par une discographie puissante musicalement, et lors d'une prestation remarquable dans « Une nuit en enfer » le 04/03/2017 à St Sulpice, dans le Tarn dont est originaire l'auteur de ce report.

Le band était donc venu étendre sous la scène Temple la putridité black symphonique dans l'enfer Hellfestien. Habillé en bure comme Ghost, théâtralisant comme Ghost, Deathcode Society n'a rien à voir avec Ghost, si ce n'est la passion du déguisement, du chant grégorien, du psaume 9 évoquant les enfers et le psaume 35 sur le mal.


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Héritier proclamé d'Anorexia Nervosa par la presse spécialisée dans le rangement à tiroir, le groupe appose sa loyauté à la tradition avec une modernité d'approche compatible avec son univers. Le public de connaisseur assistait avec l'envergure de Dewaere et Depardieu détendus du gland dans les Valseuses à un set visuellement, et musicalement riche en tout point. Le groupe s'est décarcassé la couenne pour desquamer l’enveloppe timorée du public, lequel se dépècera de son côté taciturne au fur et à mesure que les pulsions du set se feront plus exubérantes.

Des cris suraiguës provenant de la crypte de King Diamond permettront d’éloigner les fallacieux thrasheurs festifs, friands de ces excès plébéiens que la sono de disco bestiau balance sur le dance floor à vomi pendant le bal populaire de Brive la Gaillarde. Toutefois il était difficile d'entendre tous les ingrédients proposés, ce qui en soit était regrettable puisque leurs compositions y dévoilent des éléments de prog, death, avec parfois un petit côté épique, pour une filiation d'Emperor à Reverence et Dimmu Borgir, dixit la presse spécialisée dans le rangement à tiroir.

Une fois le concert terminé quelques badauds troublés par l’œcuménique démonstration sonore épiaient de loin les spectres du public en train de déambuler hagards après cette bourrasque sonique et ce set théâtral.


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Nous traversions la Temple que Blast beat, foudre sonique, molestation vocale et growl et growl et ratatam....SICK OF STUPIDITY était déjà sur la scène Altar a démontré des capacités athlétiques pour le championnat du monde du cri du cochon.

Pour rassasier votre interrogation sur le sujet, c'est le normand Noël Jamet qui en est le champion incontesté selon les thèmes abordés, tel que : Le cochon qui mange, la truie qui accouche, les gorets qui tètent, le cochon en rut, le cochon qu'on égorge.

Les hollandais adeptes d'un grind pugnace étaient carrés dans le capharnaüm explosif proposé, mugissant dans les enceintes tel de féroces soldats venant jusque dans nos bras égorger nos fils, nos compagnes.

Leur formation en quatuor reste en tout point atypique, sorte de drum & guitar avec 2 growlers pour offrir le nectar d'une pugnacité sonique, et avec l'engagement d'un combattant de free fight accro à la power-Violence.


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Le groupe de suidés parvenait ainsi à atteindre un niveau d’insalubrité sonique totalement absurde pour réaliser de faire le tri sélectif avec, et l'incompréhension devant une telle musique fera fuir les sensibles, alors que les passionnés ne résisteront pas à cet appel d'air fulgurant: Fallait avoir du groin, Fin de set.

Des trentenaires absorbés par le sujet sonore discutaient sur le son de la Temple qui ricochait sur celui de la Valley et vice et versa, tout comme le sera parfois la Altar avec la Mainstage 1, ils mentionnaient une rectification salutaire pour la prochaine édition, ce qui semble important d'en notifier la demande dans ce report criant de vérité.


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"Il y a bien longtemps, dans une galaxie lointaine, très lointaine..."

...Sur la Mainstage 2 le surprenant TEXTURE a tissé la trame musicale d'un ensemble structurel {mathcore-/progressif/-post-HxC}, ainsi qu'avec des variations dont le groupe symbolise par son nom de scène l'épicentre hétéroclite de ses intentions musicales.

Branché sur le jazZz épidermique avec la souplesse de mouvoir tous les contrastes possibles dans la tissure des polyrythmiques à la Meshuggah, et envolées lyriques à la Devin Townsend Band, avec un chant growl et clair qui en contaminait les nuances, Textures est apparu à la mesure de sa diversité : Multiple sur scène, et dans la richesse des émotions qu'il a pu remuer en étant hyper mélodique.

Le groupe a cependant gelé toute festivité par le biais d’une musique bipolaire.

Apparemment un split se prépare d’ici la fin d’année, il s'avérait opportun d'aller écouter une dernière fois cette musique étrange venue de la troisième dimension. •⁞₪₪•.


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Tout aussi extraordinaire, 3 écrans géants absolument sculpturaux délimitaient les Mainstages avec une très bonne vision d’ensemble, pour le bénéfice de chacun. Sans vent pour en contrecarrer l'acoustique, le son sera cette année très bon aussi.

De ce fait le peuple de l'ombre était guilleret, souriant à la vie sans retenu, mais soudain lui faisant face avec une mine triste sous leur corpse paint, les finlandais de TRUE BLACK DAWN ont joué à la Temple pour les pierres du cimetière, munit d'une ossature sépulcrale et le feu du crématorium.

Des vieux installés sur des chaises pliables comme devant un concours de pétanque mégotaient leur tabac à rouler dans le vacarme, comme si de rien n'était (superbe expression à la con nan ?). Faut-il rappeler pour l'usage disciplinaire et thérapeutique que la chaise pliante est la solution parfaite pour le camping, la pêche, les personnes souffrants de douleurs lombaires.

Elle dispose d'une surface d'assise confortable, et parfois des accoudoirs avec porte-gobelet, d'embouts de protection sur les pieds avec lesquels on peut empêcher le glissement sur les surfaces lisses. Elle est livrée bien souvent avec un sac de transport en nylon robuste. Cependant, pour garantir un respect mutuel, il ne faut pas en faire usage comme un squatteur, ou pire, se sédentariser avec.

Cela n'a nullement empêché True Black Dawn de sulfater son black old school hypnotique avec des embruns de punk, et une lenteur rythmique binaire qui faisait taper du pied.

Ce groupe est la version Entombed du black métAl, tant et si bien que la prestation solennelle que le combo a inoculée, a blastée sévèrement une pluie d'hémoglobine.


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Sans aucune glissade à travers les flaques de sang, pas plus qu'à se démembrer outre mesure, la traversée du site à cette heure propice où la foule n'est pas encore à son apogée se fera sans encombre.

Direction la Warzone, qui est devenu un sanatorium à ciel ouvert où vienne se démembrer avec ivresse le peuple de militant de l’apostat punk, lequel trouvera chez les plaisantins de LEFTÖVER CRANCK un steady-punk bien rocké, en même temps que la désinvolture émancipée d'un set plaisant et rompu à décomplexer dans la fureur du rock'n'punk New-yorkais.

Pendant ce temps-là à la Temple il y avait du cuir, du sang, des clous, et non nous n'étions pas dans une soirée libertine chez Monsieur l'ambassadeur. Car le trépas vers le chemin de croix inversé menait tout droit à VALKYRJA dans ses paradis perdus du Valhalla, occupé pendant son office à pactiser avec le diable afin de chopper 70 valkyries en culottes courtes. Le groupe faisait sauter les cerveaux avec un black rupestre soumettant à la tentation, comme le curé fait bondir sur ses genoux le sacristain en lui promettant le ciel si il reste complaisant au rapprochement divin.

Autre chose, la légende scandinave veut que le black métalleux qui ne se soumet pas à la tentation et se délivre du mal est mauvais. Car l’essence même de cette musique permet l'allégorie de brûler les églises qui ont étouffées la flamme païenne.

Valkyrja a brûlé la temple, son public et plus encore même...Comme elle avec son visage poupon et l'aspect juvénile d'une gaucherie touchante, elle disposait dans son regard d'une perplexité candide et essayait de trouver dans le regard de l'autre, la validation à son incorporation dans la vaste communauté la plus sombre.


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Papillonnant sans atour vers le pâturage encore verdoyant de la Valley ténébreuse, l’accueil était contrasté par la clémence céleste et la chape de plomb des indécises de Şŭbrŏşā.

Douceur aigre douce, violon mélancolique à l'amertume tenace, contraste de plénitude et de mise en abîme terrestre flotteront sans cesse dans les nombreuses fragrances sonores. Un set dont l'étrangeté singulière a modifié la perception Hellfestienne en une fleur de lotus baignant dans les eaux du gouffre à Belzébuth, de par sa cajolerie lunaire, parfois obscure, et aussi par sa force solaire.

Ce groupe arrive à activer une musicalité intuitive qui provient de l’innocence, formant un liant à la pureté que beaucoup d’orgueilleux qualifient de naïve, alors que d’autres plus accueillants seront réceptifs à cette perspicacité candide. Je discerne une spécial dédicace à la jeune fille courte sur patte munit d'un marche pied pour s'élever à hauteur d'homme, j'ai trouvé cela adorable.

Subrosa est parti comme il était arrivé, avec la douceur d'une plume. L'étrangeté de son émotion divaguait en nous de telle sorte que l'on pouvait la sentir de manière perpétuelle.


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D'ailleurs, connaissez-vous cette forme de dualité qu'offre le live dans son accélérateur d'adrénaline, entre sa tachycardie palpitante et sa sérénité qui survient après une prestation de ce genre ?

Un tel déchaînement de sensations surpuissantes est comme une addiction pour laquelle nous dépendons. Combien d'être à fleur de peau se trouve devant ce parterre à cet instant ? Je ne distingue pas leur fragilité, et pourtant je sais qu'elle existe dans chacun, et que dans quelques instants la tempête bouleversante en emportera avec elle au fond de ses ténèbres rugissantes.

Mais pourquoi cette sublimation ? Après tout un artiste n'est qu'un instrument à explosion intérieure, mais c'est vrai qu'il libère la folie expiatoire, et étouffe chaque déni dans l'escarcelle de sa magie. Pourtant nous lui léguons la pleine disponibilité de nous assujettir à lui, juste parce qu'il apparaît à nous dans la nudité de son art.


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Et à travers quoi ? En utilisant un passage secret commun, un peu comme un miroir nous dévoile notre psyché. C'est tellement influent que parfois ce n'est qu'à travers une seule chanson. Alors oui, une chanson obsédante est l’œuvre du diable, elle s'empare de vous, se fixe par ramification et occupe toute la place.

Mais à la fin tout cela rime à quoi ? Si ce n'est une manière de survivre à l'isolement pour ne plus subir la faiblesse de vivre par dépit. On en fait des dieux parce que l'on sait s'immoler au feu intérieur, et qu'eux seul sont à même d'en enflammer la totalité. En fait on attend la mort, et à chaque secousse sonique on tremble de mourir en écoutant l'insurrection qu'elle engendre à l'intérieur.

Chaque fin de concert est une petite mort en soi, pour que chacun puisse faire sa résurrection et revenir comme une vague perpétuelle dans le tumulte du ressac existentiel, avec l'ultime conviction d'être présent dans sa vie.


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Dans cet espace infini qu'égaye le frétillement du jour, nous traversions le corridor dans le chassé croisé des festivaliers, et la jeunesse en général valdinguait dans cette soif carnassière de boire jusqu’à la lie à la libération d’un défouloir existentiel.

Les engins de l'ancien VIP ornent désormais à proximité de la Warzone, et le vulgum pecus se prend en photo dans ce parc apocalyptique Mad Maxien, d'autres pèchent déjà d'étouffer en cherchant le frais sous le bois, où dans ce nouveau lieu inutile de Hellfresh, avec des brumisateurs pas assez puissant et dont le vent emportait les embruns.

Au détour d'une conversation inopinée à la Warzone dont j'ai pu en entendre le panache, le principal orateur m'a imposé le débat. Le gars parlait en savourant le flux de sa dialectique, usant sa propagande éco-libérale avec le même soin qu'un prédicateur. En fait c’est assez exténuant de faire face à un type dont la toute-puissance de son égocentrisme lui fait croire qu’il est dans l’action, alors qu’il ne traduit que le vide d’une parole emmurée dans son aliénation totalitaire. Pourtant dans les agissements de cet individualiste, il est réconfortant de s’apercevoir avec le recul d’un fin philosophe, que la connerie discerne sa lumière même à celui qui pense être bien dessus de l’obséquieuse masse populaire, et de son obscure stupidité. Surtout devant le set de KOMINTERN SET et de sa oi street punk.


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Par conséquent, ça a claqué de la Rangers BM 65 avec la même cadence victorieuse qu'un kop de supporter de foot après un but libérateur. Les skins, les pounks et les punkers s'échinaient dans la crasse populaire, soulevant dans leur communion la poussière de leur revanche sociale. Car les gens de la working class savent que l'on ne peut pas respirer éternellement dans le poumon économique, parce que sa vitesse de rotation mène à l’aliénation. Arrive un jour où on suffoque, le lendemain on meurt, et puis forcément quelqu’un vous remplace au dépoté. Votre existence est simplement vouée à une utilité et à une fonction, au même titre qu’un écrou.

“Bien des gens dans le monde sont indépendants, mais très peu sont libres.” Jiddu Krishnamurti


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On clôture cet aspect philosophique parce qu'il y avait une très Grosse attente autour d'HELMET. C'était archi-gavé 1\2 d'heure avant.

La renommée des New-Yorkais est traduite depuis la fin des 90's dans les sonorités du post-HxC, métAlcöre, stoner-grungy (les bands Torche et ASG doivent tout à Helmet). Le groupe a joué un jolie florilège de sa discographie, honorant avec superbe la mélodie diaphane et la théorie matheusement sonique. Une trombe de plomb s'est abattue, virevoltante d'une toute puissance à faire monter le public jusqu'à de multiples orgasmes. Déjouant toutes les suppositions pessimistes quant à la teneur du rendu musical, le groupe légitimait la loi du pendule mélodique qui recherche l'équilibre des forces, et réclame que tout débordement soit commodément ajusté par son contraire. Apportant au compositeur Page Hamilton la netteté d'être un pythagoricien de la mélodie.

Puis le set prit fin avec la soudure apoplectique de "Meantime", donnant lieu à une Ôoovation légitime et pleine de sens pour ce flash-back et la magnificence de cet arc électrique.


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Dans cette coalescence de la matière et de la chaleur de son rayonnement, le punk rock rafraîchissant de BOUCING SOUL était en tout point coOol pour fédérer la ferveur des punkers à la Warzone.

Comme tout band ricain de punk une cover des Ramones se fit entendre, "Do You Wanna Dance" libérait enfin le pit. Le band jovial déroula un set un poil soupe au lait, avec un côté bancal n'empêchant nullement à un petit groupe de se mettre en quête d’une audace suprême en zigzaguant comme la chenille qui redémarre, tout en étant apprêté pour l’occasion comme au bal masqué de la compagnie Créole.

Sigmund Freud a décrit en 1905 la sexualité infantile selon différent stade. Il s'avère qu'au 21ème siècle la gestation de l'adolescence regroupe en seul bloc les stades dits oral, anal, phallique, avec comme seule période de latence un joint de cannabis et un bing drinking aussi furtif que l’éjaculation précoce qui en découlera.

Bon enfin bref : Do you do you do you do you wanna dance et pis c'est tout, na !


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Quelque peu tiédie par cet engourdissement, nous attendait le grabuge et décibel de FIRESPAW sur la scène Altar, avec des suédois déchargeant du foutre sonique en brisant des boucles rythmiques comme un gosse de Stockholm ses krisprolls.

Munit d'un spirit oldschool DeAth Sweden'n'roll qui colle les bonbons dans le spandex imprimé serpent noir brillant pour les garçons, leggings panthère pour les filles (grrrrrrrr), le set lourd et gras sera équivalent à ce gars détendu de partout avec une bedaine d'amateur de brasserie bavaroise.

Cette année la scène Altar est loin de faire le plein, mais où sont passés les warriors, soldiers du métOl ? Sont ils restés dans leur caverne, boudant la hype du festival et son côté parc d'attraction pour fans de métOl Global ?

Par contre il est probable que les trves soient restés à Montcuq, ou bien trop vieux pour ce genre de connerie désormais. Mouaahaha !


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Houlà, attention tout de même, Il ne faut jamais trop critiquer un incorruptible, c'est un coup à le faire bouillir jusqu’au débordement, et à tout brûler par la suite (église comprise).

Avec davantage de souplesse et de saccharose, la crème mélodique de BARONESS et sa noisy abrasive étaient venues déposer à la Valley toute sa suprématie musicale autour du stoner pop indé, surtout en début de set.

Le band heureux de sa reconnaissance prenait son pied, et le public ressentait cette fréquence en s'exaltant à l'unisson autour de la variation des ambiances puissantes ou planantes. Le band arrivait à détourner son rock progressif au psychédélisme pastel avec un sens du groove patent, et une indicible teneur catchy capable d'accentuer l'enrobage trippesque de la musicalité multiple et sensorielle. Les compositions de Baroness sont équivalentes à une drogue douce, et à l'addiction sévère. Punk dans l'âme avec cette hardiesse mélodique, le groupe l'est pour sa musique indomptable libre de toute entrave. Il s'autorise à tout, et à ce printemps de 68 où il était interdit d'interdire. Avec ce set où la plénitude flottait dans l’éther, il était bon de fermer les paupières.

“Adieu, dit le renard. Voici mon secret. Il est très simple: on ne voit bien qu'avec le cœur. L'essentiel est invisible pour les yeux.” Antoine de Saint-Exupéry


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Et oui, c'était un sacré coup de main Antoine pour nous permettre de marcher main dans la main, et de continuer à la queue leu-leu, tout comme vous serez d'accord pour admettre sincèrement qu'une caillasse dans une godasse fait souffrir quiconque, vous seriez clairvoyant d'imaginer que LES RAMONEURS DE MENHIR ont écuré en gueulant à la tyrannie de la finance avec ferveur, ce qui en soi est monnaie courante chez des altermondialistes du granit.

Quant à hurler à la désobéissance citoyenne sur des lyrics de keupons, autant rester devant un supermarché avec un pack de Kro à Douarnenez. Enfin je dis cela avec effronterie alors que je n'ai rien vu, ni entendu de la carrière de la Warzone à cet instant précis. NoOon trop occupé car finalement ce n'est qu'à partir de BELPHEGOR que les ténèbres se sont ouvertes au Hellfest, jusqu'à s'éventrer avec un black métal, dense, compact.

Une mitraille de compositions ont fait résonner le bruit et la fureur, faisant hurler des catacombes une musique aussi rigide que le marbre froid d'une sépulture. La foudre déclamatoire pour l'apostasie en vitrifia plus d'un à sa planche de salut diabolique.

Oui le public avait pris son pied. Une messe macabre géante venait d'être proférée dans le ton malsain qui lui sied de façon sanguinolente. La foule sortait de la nef démoniaque, encore toute chamboulée par cette mise sous les eaux troubles de la ferraille à Satan, qu’un garçon à t-shirt de Motörhead, un peu en retrait, donnait cette impression de ne jamais avoir été encore soumis à une telle effusion sonique, tant son visage affichait la stupéfaction revigorante que désormais sa vie avait changé du tout au tout.

Puis Daddy ELECTRIC WIZARD est rentré et a mis la fessée en un set de badass.


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Comme à son habitude il a consommé ses compositions doOomesques remplies de fuzz dans la transe malsaine, jusqu'à s'y perde, puis à repartir dans le sens du groove qui tache vers la perversion.

Visuellement les extraits de film de série Z sur écran feront toujours transpirer de concomitance avec la musique des anglais. Par contre ces mêmes extraits ne peuvent susciter un intérêt qu'à partir des quadragénaires, étant donné que les générations avec le porno en accès illimité ont dû se gausser des passages avec quelques bouts de nichons se faisant maculer de sang (gloire à toi Jess Franco génial réalisateur anarchiste espagnol).

En fait le seul truc qui a dû les surprendre c'est de constater qu'une femme a la chatte poilue en comparaison avec l'esthétique contemporaine imberbe.


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D'ailleurs le paradoxe du moment c'est que les hommes affichent la pilosité à la barbe que la femme rase à son pubis nan ? Bref...Un petite groupe d’allemand reluquait la franzouze libérée en train de se mouvoir lascive, avec dans le regard l’ivresse bouillante et grandiloquente de la troisième symphonie de Ludwig van Beethoven. Le groupe faisait feu de tout bois pour un final flamboyant avec "Funeralopolis" puis, il quitta la scène sous les crépitements d’un public calciné, alors que la braise de sa fulgurance musicale rougeoyait toujours de son émoi sous la cendre encore chaude. Voilà Electric Wizard a fait œuvre de réhabilitation, en opposition à leur dernière prestation de 2014 paresseuse au Hellfest.

A cet instant de possession du corps et de l'esprit, j'avais fait un coma idyllique.


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Et là c'était comme de sortir de la nuit des horloges avec des bouts de pellicules de Jean Rollin plein les mirettes, et des hallucinations de tétons en tout sens, pour vous retrouvez sous la flotte avec des punks à chien qui gueulent : "La lambada, on n'aime pas ça . Nous on préfère la java."

Franchement, non mais je le dis en toute honnêteté, RANCID à la Warzone ce n'était pas rance, même à une heure avancée de l'Anarchieeeeeeeeeeeeeee. Parce que pendant le street punk à crête des amerloques j'ai dévoré une salade de fruit, ouiiiiiiiiiiiii, et même un muffin à la framboise/noisette, parce que Rancid c'est festif.

Tout aussi hallucinant à constater, mais la Warzone est devenu l'endroit le plus couru, c'est tout le temps gavé à bloc à partir de la fin de journée. Non mais vraiment, et surtout en comparaison avec les années antérieures, et avec les scènes Altar et Temple où là, la panzer division de MARDUK devait nous écrabouiller le détroit des Dardanelles à grand coup de percussion, mais le groupe s'est pété les chenilles dessus. Résultat : Marduk a fait beaucoup de bruit à ferrailler tout du long, et fait un four.

Pas foule non plus d'ailleurs. Pourtant il y avait avec constance cette saturation puissante et obsédante de riffs vous étranglant avec du fil de barbelé rouillé, et la terrifiante fascination du vacarme lointain d'une ville qui s'écroule pour égosiller le public dans la dévastation. Mais la tristesse qu'engendre le spectacle raté d’un mime illustre à merveille cette capacité que certains artistes sont capables de produire, quand leur rêve de faire fantasmer époussette la poussière d’étoile dans la corbeille de la consternation.

Cela n'empêchait nullement le monde de continuer sa noce, et un petit groupe de jeune adulte étanchait leur soif en chantant des cantiques paillards. Ce comportement béotien soulignait à merveille la prose de Céline où craquelle parfois et sans détour les mires de Charles Bukowski, et de ses contes de la folie ordinaire. Parmi ces compagnons éthyliques, un est venu mourir au pied d’un renfort de chapiteau dans le désordre le plus total, alors qu’un autre commençait à régurgiter en s’appuyant contre la rambarde sur laquelle il venait d’uriner.

Personne ne semblait porter trop d’attention à ce spectacle de foire au vin, à cet ordinaire de débauche dont le passage initiatique fait office de rite vers l’âge adulte dans la sphère alcoolisée du métOl, et de normalité dans le pays du vin de table.


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En poussant le bouchon un cubis plus loin, on pouvait disséquer bien autre chose puisque AUTOPSY a su électriser son deAth à base de groove, ainsi qu'à amasser de la mousse à bière sur les habits avec l'agitation qu'il diffusa.

Leur set flotta comme une étoffe nacrée dans le mouroir deathalique au spirit d'Obituary, et la légèreté des personnes présentes dans cet office se dépouillera de ses préjugés factices, jusqu’à trépasser dans le gouffre des enfers. Chacun se verra se consumer à petit feu, puis finir par réduire en cendre cette opulence festive du week-end en un rituel morbide de la plus haute distinction émotionnelle.

Et pour la commande de la 18 un festivalier bien cuit.


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Enfourné par l'audace de cette réaction chimique de la combustion sonique qui ne peut se produire uniquement que par la réunion de trois éléments déclencheurs: un combustible, un comburant et une énergie d'activation en quantités suffisantes, le ciel était devenu sombre et la parure du site laissait à ses lumignons une atmosphère phosphorique.

Pour je ne sais qu'elle raison mais c'est arrivé d'un coup, DAMNED je les ai ratés. Oui, les vieux punkers de 77 avaient terminés de cracher les glaviots du punk britannique, sapristi The Damned.

Demi-tour. Alors que ALEMSTORM était attendu comme Capitaine de soirée devant des bachi-bouzouk de tonnerre de Brest, les marins d'eau douce mettaient les voiles loin du naufrage éthylique annoncé, en fuyant à la dérobée par la chaloupe en criant bonne fiesta et bon vent moussaillon.

Boucanier du pirate métOl (non ne rigolez pas les autres), ce style a le vent en poupe certes, mais il n’existe que pour vous laisser dans cette faille spatio-temporelle qu’est un jeu de rôle sponsorisé par Maitre Kanter, mille sabords,

Un véritable fan de heavy métOl, donc de Judas Priest, écoute les albums de Venom en 45T, et sûrement pas cette piraterie paillarde, morbleu !


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Quoi encore pour la 18 ?


Bon, en faisant le bilan de cette première journée, j'avais pas vu un seul Wall Of Death, ni circle pit, et seulement trois slam diving. Il faut dire que la population s'est énOrmément démultipliée, de la sorte qu'elle ne maîtrise pas les us et coutumes, pas plus que les accointances philosophiques et esthétiques. C'est devenu assez caricatural, bon ça l'était déjà avant ceci dit, mais disons que l'habit ne fait pas le moine. Le jneus quand il s'emmerde à un concert (grosso modo cela équivaut à 80% du temps), il consulte son téléphone la nuque penchée, je suppose qu'ainsi il se la chauffe avant d'headbanger.

Mais bon tout est relatif puisque j'ai quand même vu un gars avec un T-shirt de Monster Of Rock de 1988, heyyyyyy j'en rêvais d'y aller à l'époque.


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Ahhh oui, sinon, les amateurs de bière ne connaissent pas vraiment la modération, et on doit se taper de plus en plus l'esprit de fête de village reculé avec l'humour de Cyril hanouna meets Patrick Sébastien qui crie « à poil » dès qu'un groupe de fille débarque sur scène, alors qu'à l’opéra ça ferait plus classe.

Veuillez ainsi Mesdames & Messieurs, ébahir de votre attitude et comportement déguisé dans des lieux plus enclins à recevoir la pertinence de vos mœurs, ou pendant la célébration de l'Eucharistie.


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Je vous prie d'agréer Mesdames & Messieurs mes salutations méphistophéliques les plus distinguées, comme le conçoit la formule consacrée.

Cordialement Bir


Çà c'est pour la contestation, mais bon, de manière globale, le Hellfest conserve son ambiance particulière, son rapport chaleureux entre Hellbangers/festivalier. La cordialité bienfaitrice de l'atmosphère et du public qui y siègent démontre à 99% du temps de la loyauté pour son éclectisme musical, et son extrême ouverture d'esprit sonique.


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FIN DU 1er JOUR.


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Samedi 17 juin je connaissais quelqu'un de très cher qui aurait dû avoir 45 ans, et j'étais profondément triste d'y penser.


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S'évader, atteindre le délice de la fuite de soi par la pureté musicale. “ Serait-elle un fluide mystérieux doué d'ubiquité ou un philtre magique que l'ouïe absorbe pour la dispenser dans toutes les cellules et nous apporter l'évasion ? ”Anne Jourdan de la Passardière.

C'était dans cette crypte désireuse d'en faire éclater le refuge que disposant d'un stoner Kyussien et d'une chaleur propice à se lever tôt, LOS DISIDENTES DEL SUCIO MOTEL en a profité dans la Valley pour ébahir son trip sonore en imprimant une multitude d'atmosphères cinématographiques, propres à vous évader.

Des titres de leur dernier album "Human Collapse" illustrèrent à merveille cette dimension sonique truffée avec des travellings musicaux inventifs, vermillant dans le terreau de plusieurs styles afin d'en stupéfier les novices.

Le groupe déroula sa ligne de vie musicale au milieu du chaos ardent de quelques noceurs de la veille qui chahutaient encore, et le malaise s’étendit dans le trou noir sensoriel que les musiciens haranguaient avec sobriété, comme pour mieux libérer la fureur sourde qui est la leur quand tu embrases ton art devant le mépris.

Munit d'une solide expérience en la matière, le band a fourni un set copieux, qui fut transpercé par la sérénité et une bonne réactivité du public. Bien entendu la majorité silencieuse avait retenu la joliesse sonique de Los Disidentes Del Sucio Motel, œuvrant à satisfaire les esprits enclin au trip sonore, et là est l'essentiel pour leur premier passage à Clisson.

Un bon tapage musical pour ce cartel sonique avec 666 bravos.


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Claquer des mains, tapant des pieds et déjà la verdure devenue jaunasse commençait à se réduire à peau de chagrin, et forcément les thrasheurs dans l'âme de VERBAL RAZORS en ont profité pour faire lever la poussière du pit de la Warzone pendant leur set en plein cagnas.

Prit par un souffle court, le public déclamait sa passion pour la rotation énergique des boucles rythmiques & mosh parts en train de crépiter de toute part, mais devant la logique d'un nombre restreint de courageux pour se secouer la couenne en pleine chaleur.

Pourtant le groupe n'aura de cesse de mitrailler plein fer dans l'acier de la Warzone. On pouvait trouver à leur sauvagerie un petit côté Tankard de première bourre, d'ailleurs le band a fait une cover « Alcohol » des schleus reprise sur l'album « Zombie Attack », et dont l'originale provenait du groupe américain Gang Green. Nan ? Ben vous êtes au jus désormais. Merci qui ?

De rien. Afin de vous inculquer les us et coutumes de la magie noire, mais peut-être le saviez déjà, l'enfer est parfois appelé la fosse dans la Bible, on en retrouve la caractéristique dans un concert de métAl. Puisque c'est l'espace situé en contrebas du manteau de scène réservé au spectateur compressé, dont on trouve souvent son équivalence dans le métro aux heures de pointe.

Il y a surtout cette symétrie d'y voir des corps en flamme, évoquant le brasier contaminant que les artistes parviennent à en allumer l'incandescence subliminale par le biais de leur art...Causant une Super Outbreak avec un circle pit démentiel.


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Début de la 1ère leçon de magie noire.

PRIMITIVE MAN est un trio de sludge béotien avec une puissance de mammouth, ainsi qu'un sens du groove néandertalien.

Son aspect répétitif et monolithe lui confère une forme de transe que l'ouvrier d'origine d'Afrique du nord en manie fort bien l'analogie sonore à l'aide d'un marteau-piqueur.

Par cette grâce ultime une variation infinitésimale nous fera crépiter le bourdonnement dans les cages à miel remplit d’un larsen continu en fin de set.


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Fin de la 1ère leçon de magie noire.


Revenons à invoquer le diable par cette pratique destinée à intervenir de façon surnaturelle sur le cours des événements ou le comportement d'autrui.

Car il est un événement commun pour les groupes jouant à un horaire matinal et pour une ½ Heure réglementaire, c'est la difficulté de jouer devant un public de néophyte afin de leur faire ressentir la froideur du métal et l’enivrement des ténèbres. Pourtant c'est ce qu'a réussi à accomplir MONARQUE sur la scène de la Temple, avec ce genre de poésie dantesque à la gloire de maître Cornu.

Le groupe a fait battre le pouls d'une vierge devant un vampire, en apportant son sang sur l'autel de sa puissance sonique irascible. Monarque nous laissera comme témoignage la qualité de leur illusion sonore en guise de sorcellerie.

La grosse affluence du public (étonnante par rapport à la veille) a majoritairement apprécié leur prestation, mais avec la tête dans le cul et les bras croisés.


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Oui c'était assez inattendu comme réactivité je le conçois fort bien, mais que voulez-vous...!!

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- Autre chose étonnante, c'est que l'after du Vendredi s'est produit le samedi à 13h00 à la Valley avec MONKEY 3.

C'était cet instant où l'on prolongeait le déclin de la nuit et l'apparition de la lumière. Boris le guitariste possède un super touché bien sensuel et onirique, il dépose ses notes et les fait voler vers le septième ciel. Le public est rentré dans leur trip tout en douceur, avec l'élévation cosmique qu'il convient d'avoir, et en sus le poids de la fatigue. L'ensemble aidant au flottement, et dans cet intervalle où le corps éreinté réagit autrement aux stimulus qui provoque l'orgasme musical.

Sonorité psyché, douce, dense, profonde, les Helvètes ont merveilleusement apporté la plénitude.

Tiens, il y a de plus en plus de synthé chez les stoners, onirisme quand tu nous tiens...Tu auras permis à Monkey 3 de fournir un gros set bien planant, et même si je n'ai pas apprécié la totalité de leur dernier opus en date «Astra Symmetry », la prestation a mérité une ovation conséquente à la force de leur conviction musicale psychédélique, et à la confirmation de groupe de scène.


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Tout comme ce kaléidoscope de couleur ci-dessus très troublant pour activer des lésions oculaires, le Hellfest innove sans cesse et passe dans la prédominance de la 4G pour que l’ensemble puisse rester connecté à son addiction virtuelle.

L'ère du 2.0 c'est aussi une étape conforme à la pluralité musicale électronique dont fait intégralement partie de cette évolution Ж IGϴRRR Ж, avec en sus une décadence schizophrène.

Ce groupe interdisciplinaire ringardise le Blåck Métøl à papa θdin, et les musiques extrêmes en général. Des éléments électros, une chanteuse soprano, un hurleur et l'abondance d'un télescopage sonique. Ouchhhhhhhhh...Totalement atypique, c'est Aphex Twin dans les géhennes du Blast-BeaT.

De tout temps l'étrangeté excite comme une bête curieuse, et la belle musique se mouve pour devenir beast.

L'assistance écoutait. Elle regardait médusée le spectacle. Un jeune black métalleux souriait avec les canines affûtées en vampire et des avant-bras tailladés. Le set était théâtralement amphigourique, emprunté par une gestuelle quelque peu excentrique. Le trip étant vraiment exclusif, le conflit inter-générationnel trouvera avec ce set le point de divergence qui creusera un peu plus son fossé séparatiste.

Le groupe par sa musique vous isole dans son aliénation et dans une telle schizophrénie musicale, qu’elle rendrait fou toute personne égocentrique se prenant pour Napoléon ou cette tafiole de Leatherface.


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En fait Igorrr est une pieuvre. Il pioche dans une multitude de style, c'est tellement loufoque que chacun y puisera une forme de reconnaissance libertaire. C'est le carnaval des agités mixant Carnival in Coal sous cocaïne, et y faire télescoper en même temps le punk anarchiste et le traveller de teknival, que le fan d'obscurité baroque à celui de musique bruitiste.

Tout et rien à la fois quoi ! Accumulant une nouveauté ainsi que l'incompréhension, ce groupe suscitera de l'intérêt par l'expression unique de sa différence. Igorrr est un architecte d'un spectre sonore non figé, vecteur stroboscopique d'une étrange solution sonique doté d'un breakcore sinusoïdal. Il est de manière emblématique relié à son époque, où la société du spectacle prédomine en cassant tous les codes, faisant sauter les verrous de résistance.

Dans l'ère de la com, ce groupe reflète bien cette idée enthousiasmante de surprendre en générant du buzz, en n'offrant musicalement qu'un zapping explosif d'une idée vaguement identitaire de parler d'un max de communauté dite underground.

Est-ce un mal ? Est-ce un bien ? C'était archi-plein en tout cas, et le set totalement barré.


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Tout aussi démentiel, le quatuor de sludge instru-mental BONGRIPPER à la Valley disposait d'une solide ambivalence musicale capable de vous lester d'une masse sonique hypnotique, en vous entraînant dans les profondeurs de la léthargie, jusqu'à un final apoplectique où le déluge du mælstrøm sonore trouvera sa part orageuse et tellurique de faire tonner la fée électrique.

Les chicagoans tiraient de leur lave des sécrétions musicales que la femme fontaine dégorgeait en devenant groupie.

La musique se faisait si lourde, chaque riff se suspendait un temps dans l’air, presque immobile, son écho résonnait et la salve de riff suivante tout retombait avec une surcharge pondérale vous clouant au sol.

Le choc anaphylactique était là, brûlant de vice et d’apesanteur pour vous écraser de ton son poids phénoménal, dans l’antre du crépuscule et des ténèbres rugissantes de l'introspection.


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Sans décupler cet aspect d'aciérie moderne, il convient toutefois de confesser que le punk'n'roll de ZEKE à la Warzone était bien grassouillet dans son expressionnisme Mötorheadien, bien énergique aussi avec un chant molestant en mitraille sans cesse.

Le groupe possède un sens du boogy-punk à rendre hirsute un fan de Clutch qui n'a jamais écouté les premiers albums de ZZTOP. Il détient aussi cette hargne HxC punk du label SST dans ses gènes, et en contamine l'effervescence en y sublimant les poses chères au rawk'n'röll le plus dévergondé.

Le concert était corrosif, de plus la chaleur étouffante est venue dégénérer dans le pit, tant les visages souffraient dans cette danse de lutte, surtout avec un groupe jouant pied au plancher jusqu’à ce qu'il y ait au moins 2kg de poussière dans chaque poumon. En faisant un tour à 360° vers cette zone de confort des lignes arrières, j'ai vu un gars avec un shirt de Black Zombie Procession, assisté à la vision de mon premier circle pit, puis remarqué cette fille fougueuse et rebelle dans son acte de vivre avec intensité, elle anticipait chaque riff en grattant le haut de sa cuisse avec la dévotion du métalhead, découvrant une cuisse moulée dans le cuir d’une sculpture à l’érotisme parfait.

Zeke nous a plongé dans cette âpreté musicale, haut lieu de perdition où la bière à ce goût de whisky frelaté. La fin de leur set faisait résonner ce pays imaginaire où Jiminy Cricket susurre à l'oreille des canassons du peuple du Raw s'exaltant à biner le sol :

« Quand des bûcherons de Seattle jouent à titiller le clito bien gras de Nashville Pussy avec le syndrome rock'n'rollien de Peter Pan Speedrock, cela se termine à creuser ta propre tombe dans le désert californien, Dude ! »


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L'unique possibilité était alors de partir de la Warzone, de marcher dans les pas de ces inconnu(es) parfois désinhibé(e)s à la forge du métOl, longer le bois ombragé du Muscadet avec son relent de pissotières et des corps affalés, puis accéder au sol en pavé du merch officiel avec des jambes qui se doivent durant tout le week-end admettre cette transition variétale de sol souple, dur, poussiéreux, caillouteux, et finir par une agilité Spider-manesque à se faufiler entre tous ces gens jusqu'à atteindre un autre lieu de concert.

En l’occurrence le set de BLϴOD CEREMϴNϔ, où Alia O'Brien, la charmeuse de serpent ondulait sensuelle en offrant l'occulte pomme de la connaissance passéiste seventies, et plus prosaïquement du sound Black Sabbath meets Jethro Tull, en une adaptation de la liberté hippie qui transporte par sa nature sauvage, merde, Blood Ceremony a fait un triomphe.

Ce groupe ne fait pas de spectacle, il n'est pas un spectacle en soi. Lui, il conte. Il narre un vieux monde secret.

Ça sent le vieux grimoire poussiéreux, les herbes médicinales qui soignent du mal de vivre. L'atmosphère est presque druidique, portée par le présage intuitif de la parole sacrée. Sa beauté sauvage invoque, évoque à l'homme son éloignement de son milieu naturel, de sa magie du cultuel. Rappelant sans détour que nous ne sommes que des êtres de lumières avec l'univers pour en consteller notre passage. Le groupe nous a plongés dans une forme d'indolence, avec le réconfort d’offrir son âme lors du passage dans une forêt débouchant sur un lac inerte, avec la toute sérénité enchanteresse qu’il se doit.

Un tel set de spiritisme doom était très bon !


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Puis nous glissions d'un pas étourdi vers des obsèques afin de nous reposer définitivement. Le maître de cérémonie SKEPTICISM nous attendait dans l'apaisement froid d'un chant funéraire.

La lenteur crépusculaire fondait dans cette inhumation profonde, avec la liturgie plombante des remerciements à la famille. Les croque-morts étaient tous tirés à quatre épingle, dans cette tenue élégante mais totalement inopportune au milieu de cette marée de singe caquetant comme des perroquets boliviens, dont l'accoutrement pour l'occasion provenait d'un magasin de farce et attrape et de l'extreme market Clissonais.

La prière musicale préludait à sa grandeur devant l'éternité, pareille à une ode mortelle venue des limbes pour y déposer un linceul d'obscurité.

J'avais les maux de Charles Baudelaire revenant en écho à cette marche funèbre, n'en finissant pas de couler d'affliction jusqu’à sa perpétuité : “ Grands bois, vous m'effrayez comme des cathédrales ; Vous hurlez comme l'orgue ; et dans nos cœurs maudits, Chambres d'éternel deuil où vibrent de vieux râles, Répondent les échos de vos De profundis.”


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La foule exsudait ces relents de frites saucisses en même temps qu’une fumigation d’herbe psychotrope, le visage parfois inactif, le bras en bataille plongeant dans la barquette huileuse pendant que le groupe écharpait son set mélancolique, avec cet esprit franc du collier qui n’hésite jamais à souffrir sur scène pour rendre compte de la saveur de sa virtuosité lacrymale. Malgré tout, j'osais espérer que dans le désespoir d'une telle situation, avec l'émergence d'une telle musique solennelle de sobriété lugubre, le groupe parviendrait à gouverner dans les mémoires internes l'anathème de ce souvenir vivace, que si on n’attendait rien de la vie, on ne serait pas là à entendre la mort rugir nan ?

La plupart du public écoutait religieusement affligé, en étant couché avec un pied brassant l'air de rien dans la tombe. Est ce que pour autant les gens ressentaient à ce moment là une once de chagrin au moins ? Il m'a chagriné de constater qu'ils n'en avaient rien à foutre, pour tout dire, beaucoup était en train de pioncer dans l'ébriété au lieu de mourir paisiblement dans l'éternité romantiquement sombre de Skepticism.


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Est ce que ce groupe n'a rien à foutre dans un festival, et se doit de se contenter d'une salle obscure et de cimetière à ciel ouvert ? La question ne se pose pas pour le programmateur du Helfest, et j'en suis (verbe Suivre) la même affirmation. J'ajouterais simplement que le ridicule de certaine personne tant dans leur accoutrement, que dans leur comportement force l'admiration pour leur confiance en soi assez exceptionnelle, et de leur désinvolture insolente devant les groupes, pour ne pas dire le mépris. Pour rappel, le Hellfest est un festival dédié à la musique à la base, et pas à n'importe lequel de style musical non plus.

L’œuvre s’acheva sur la mort du set, plongé dans une profonde détresse morale digne d'un roman de Maupassant. Puis le groupa quitta la scène “ détendu, impassible, inanimé, indifférent à toute misère, apaisé soudain par l'Éternel Oubli ”.


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Voilà il était temps désormais de faire une spécial dédicace à Marie-Antoinette avec DECAPITED sous chapiteau Altar, avec ce groupe dont la vision sonique coupe court à tout, en rendant les hommages de Madame la guillotine.

§ TCHANK §


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From pain to strength (De la douleur à la force) est la caractérisation du groupe, et dès que le bassiste se présenta sur scène avec un shirt de Danzig, déjà vous saviez à qui vous aviez à faire.

Decapited déroula son death pachydermique avec son groOve incroyable, et avec une vitesse d’exécution foudroyante. La technicité était à la pointe, la précision chirurgicale, au point que la fracassante série de nuques brisées qui s'en suivit donnait à se demander si : Hey mais le panier n'est pas encore plein les gars ? Ben non, le chanteur poursuivait d'enrouler la tête de son public sur l'échafaud, parce que Decapited possède la stature imposante du bourreau, et la seule issue possible reste violente, tout comme leur musique est extrême.

Ce fut un set à en perdre la tête, alors spécial dédicace à Robespierre.


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§ TCHINK §

Ok coupé, fin de prise.

Mais AttentioOonnnnnnn moteur...Brûlant cette fois car ça a tourné sévère pour AIRBOURNE

Lequel a délivré un show conventionnel, avec un Joel O’Keeffe fougueusement souverain dans son délire du grand spectacle rock'n'rollien.

Etant donné que le dernier album d'Airbourne « Breakin' Outta Hell » est truffé de titres catchy, alors les australiens ont transformé la mainstage 1 en un parc sautant à Kangourou.


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Mais quel zoo mes ami(e)s puisque juste après, la meute était rassemblée pour elle, et...

Ͼ ζhelsea * Ѡȭlfe Ͽ est apparue...Crépusculaire.

Cette louve protectrice donnait à l'obscurité musicale une véritable lumière dans la nuit des désirs opiacés. Solaire par exaltation et lunaire par mélancolie, sa force est la rêverie, son leurre est l’illusion. Son mystère est ténèbres parce que sa douceur est profonde.

Flegmatique dans son austérité de louve aimante, elle déposait avec délice la torpeur ténébreuse de son aura. Elle faisait chavirait « le bateau ivre », les myrrhes d' « alcools » et les fleurs du mal avec dans “ ses yeux dont la flamme traverse le crépuscule ; ces subtiles et terribles mirettes, que je reconnais à leur effrayante malice ! ”.


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La douce noirceur émanait en chacun dans le soubresaut allusif de ses paupières mi-closes, dont l'esprit diffus faisait de nous des âmes flottant dans l'éther.

Nous nous lovions dans l'écrin suave de la fragilité émotionnelle, bercés par le murmure attenant à la magie, déchirant à l'intérieur de notre habitacle corporel le déluge d'une musique à fleur de peau, autorisé à en amarrer l'intensité sensorielle.

Le set était envoûtant, pareil à une incandescence superbe, il électrisait d'une chair de poule remontant la partie dorsale jusqu'à l'encéphale en onde étourdissante.


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Accolés à ce précipice opaque qui jouxte le réceptacle du spleen ondoyant, nous nagions dans cette aqueuse matière noire de fièvre capiteuse et en direction de cet instant mortellement suspendu au-dessus de l'obscurité.

Le parfum capiteux de la mélancolie s’inoculait avec une indolence précieuse, saturant tout l'espace sonore pour planer sans fin. Le désordre était alors imprégné d'une douce perturbation.

Il flottait dans les têtes cette hauteur de température émotionnelle où l'on divague dans les catacombes de l'assimilation pour y saisir l'usufruit de cette dépressurisation des sens.

La louve est partie sans mot dire que nous ne puissions deviner, tant et si bien que nous nous demandions si elle aussi avait à ce point lové notre relation...


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...Mais avions-nous à peine ingéré le délice que déjà ALCEST nous faisait face à la TEMPLE.

Nous poursuivions alors dans la contemplation avec le Blackgaze d'Alcest, qui pareil au Misanthrope de Molière, hait l'humanité tout entière, mais à la différence des fourberies de Jean-Baptiste Poquelin, ce groupe s'éprend d'en cultiver la différence dans un amour inconditionnel pour la beauté énigmatique.

Le groupe papillonna son harmonieuse densité atmosphérique autour de ses trois derniers albums, Les Voyages de L' Âme, Shelter et Kodama. Nous parvenions sans encombre dans ce songe d'une nuit d'été où l'on s'invente des visions céruléennes. Passions en silence dans le clair obscur des bois maléfiques de cette extrême musique Blåck/pøétiquë, avec l'émerveillement d'un enfant.

Neige est un garçon lunaire et une fois sur terre il décroche la lune avec une profondeur de contraste, et la contemplation nécessaire pour vous en étourdir. Neige a fait fondre sa noirceur en recouvrant son blanc manteau shoegaze vaporeux devant une assistance absorbée par ce chavirement céleste.

Évaluant le degré de torpeur que le groupe a démontré, le public a acclamé cette chaleur qui l'a tiraillée de partout.


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Il ne fallait surtout pas être éteint car la Warzone était blindée pour les légataires AGNOSTIC FRONT du NY HxC in da place...

Les rangers des new-yorkais étaient tellement crottées, que c'était lourd, très lourd, trop lourd à côté de la sphère nuageuse d'Alcest, du spleen de Chelsea Wolfe, et de l'apathie de Skepticism. Un jeune homme tournicotait en l’air tel une poupée de chiffon qui fait non, non, non, non, non, non...Que le public était en train de toréer en lui piquant les fesses, les couilles et les mollets.

Confiné dans cet espace-temps propre à chacun, où la nostalgie dispose de tout le mental fédérateur pour faire survivre un aperçu du passé, le groupe évoquait sa prime jeunesse en concrétisant ce goût qu’est l’amertume d'une période inoubliable, révolue à jamais, et de la perte de sa couronne.


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Un affaiblissement que l'on peut corroborer avec la perte auditive (et même avec des protections conformes).Car quand tu prends de la distorsion plein la tronche pendant des plombes, la douceur de la folk permet de te prélasser grandement du tapage, de fuir les grandes embardées telluriques et de rejoindre le souffle vital du monde sauvage, tel qu'il est décrit dans le psaume 104 : “ Tu amènes les ténèbres, et il est nuit : Alors tous les animaux des forêts sont en mouvement ...Et vers ce lieu où le rite ouvre la nuit d'une odeur chaleureuse que les hommes trouvent quand ils s'unissent.

Revenir à la beauté initiale c'est assez fou, alors on n’imagine même pas tout ce que cela suscite comme sensation une fois que l’on a ce groupe en face de soi. On prend acte et conscience de l’événement réel quand s’agite en soi ce soubresaut intestinal qui suggère que votre centre émotionnel est au stade dit du nirvana.

Les polyphonies païennes de ≣ WAŖĎRŮN∆ ≈ offraient à leur rituel païen cet ensorcellement contemplatif que l'on observe lors d'une hypnose chamanique.


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Les différents instruments traditionnels apposaient cette atmosphère **paganiste** menant à la pénétration mystique d'un pèlerinage.

Voilà bien la preuve qu'il ne faut jamais ajouter le mot festif à pagan, et ainsi affirmer que le paganisme le plus sobre est plus surpuissant que la daube festive en vente dans tous les festoches à côté du bar à vinasse.

La dark folk ambiant des norvégiens faisait battre le pouls véritable des énergies de la création. Les profanes exsudaient de leurs oripeaux la sève brutale, se délestaient de leur abstraction vestimentaire au fur et à mesure que l'intensité musicale faisait jour en eux. Nous avions la sensation incroyable d’assister à un rite païen, à une musique ancestrale, berçant le public dans le conte du soir Hellfestien avec une effervescence venue de la nuit des temps.

Faire face à la Beauté naturelle sans une once de new-age filandreux, permet l'émergence réelle d'activer le nerf vague. Ce nerf qui stimule le « sentiment d’élévation collective », ce fameux sentiment qui pousse les fidèles à se rendre chaque année au Hellfest, à sortir de son existence quotidienne pour rejoindre une communauté de gens qui espèrent ressentir de l’élévation, littéralement, en s'ouvrant le cœur.

Et quand ça arrive, vous vous sentez débordants d’amour sans objet ni origine, ce qu’on appelle l’agapè. Agapē (ἀγάπη) est le mot grec pour l'amour « divin » (l'amour spirituel) et « inconditionnel ».

Les philosophes grecs du temps de Platon l'utilisaient dans un sens supposé universel, c'est-à-dire opposé à un amour personnel ; cela pouvait signifier l'amour de la vérité, ou de l'humanité. Et ce n’est pas tout ! Le sentiment d’élévation active également la sécrétion d’une hormone bien particulière appelée ocytocine. Cette hormone est responsable du sentiment d’attachement et génératrice d’amour. Un peu comme quand vous terminez votre séance de yoga, non ?

S'ensuivit une ovation légitime que le public adressa au groupe dans un respect mutuel.


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Vénération, culte, dévotion, une masse juvénile, poussée par ses hormones, livrée à elle-même, ignorant tout de l'existence, expérimentant les zones érogènes du bien et du mal, s'infligeant la douleur de n'être plus qu'une étoile dans le cosmos Hellfestien, avec l'euphorie de découvrir au gré de l'exploration sonique la joie commune de participer à un instant mémorable, se tue d'elle-même quand l'immensité d'OPETH s'élança paisiblement sur scène, avec un Mikael Akerfeldt aussi réservé qu'un Francis Cabrel poétique période « Fragile ».

Sous le chapiteau Altar, les suédois étaient toujours aussi appliqués et minutieux dans leur rendu sonore, avec cette pleine prestance ésotérique dans leur retranscription progressiste et psychédélique. Depuis la translation musicale qu'Opeth a choisi de prendre en chemin de traverse, nous traversons les seventies hippie, charmés par cette pacifique trilogie  « Pale Communion », « Heritage », « Sorceress ».

La nuit recouvrait son linceul de noirceur et la musicalité d'Opeth éclairait mes songes dans la tenue spectrale de son explosion interne.


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La douceur émanant de leur dernier opus « Sorceress » y dévoilait le charme que l'on prête à cette phrase de Charles Baudelaire : “ L'air est plein du frisson des choses qui s'enfuient.”

Amenant à un couple de s’embrasser fougueusement pendant que l'élégance charnelle de la musique en diffusait la douceur. Le jeune homme n’hésitant même plus à palper du nichon que l’on pouvait imaginer sans encombre comme étant lourd et empâté. La donzelle commençait à se frotter le pubis contre la cuisse de son masseur avec l'ostentation et une impudeur cap d’Agdesque avec laquelle nous participions bouche-bée, et aussi excité que surpris. Ils auraient baisé devant nous que l’on n’eut bougé un cil devant l’innocence d'un tel spectacle d'amour fugace. Les tourtereaux se sont arrêtés de se bouffer la langue quand le groupe a entamé la fin du set sur le titre « Deliverance », mettant un terme à un set de Death Prog à la vénusté symptomatique de la discographie élégiaque des suédois.

Un groupe devant moi portait cette insalubre manière vestimentaire de travestir leur passion de mélomane en une vision pittoresque et caricaturale, et pourtant il jouissait, oui je les entendais ronronner de ce plaisir que les chats éprouvent quand ils reconnaissent cette quiétude des profondeurs, la même que ce groupe était en train de faire hurler en chacun de nous.


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Puis des garçons mélancoliques ont décidé de faire exploser les couleurs, d'extirper des émotions de leurs tripes, et le résultat fut grandiose. ĐĒΔ₣ĦῈĂѶĔŊ à la Temple nous a fait rugir et planer avec leur post-black.

George Clarke, le chanteur au mimétisme pédant issus de l'énergique Dennis Lyxzén de Refused, transpirait cette énergie de feu outrecuidante, que l'on nomme d'aura et qu'une rareté d'être sur terre possède.

Le chant déchirait la nuit, faisant éclater un tonnerre blastique sur un brouillard mélancolique de guitare black/pöst-Hardcore. Olympien inoubliable à cette apothéose du saterday night fever, le groupe agissait en formation serrée, et le dénuement sonique faisait perler ses traces d'écorchures à la contusion profonde.

Inondant les corps d'une saveur à l’amertume ultime pendant les terribles gémissements sombres. Le rayonnement du groupe explosait sans cesse en une déflagration somptueuse, faisant gicler ce tourment à la surface des choses que l'on entretien en lame de rasoir à l'intérieur.


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Le set était un spectacle brûlant de désirs inassouvis, où le décharnement avait cette subtilité romantique que les gothiques instrumentalisent à des fins sadomasochistes, avec lesquels on se questionne sans fin. La vie serait elle une lente agonie ? Ou une poursuite subtile vers l'indicible fureur de vivre ?

Le groupe en traduisait l'ambivalence mystérieuse, et souvent se porte ainsi à la critique.

Pourtant Deafheaven n'est pas un groupe tendance, mais dernier cri. Il a sodomisé le trve Black MétAl avec la puissance organique et stimulante d’un bouleversement sonique libérant l’émotion pure. Il y avait une telle cassure entre ce groupe et l’austérité de l’apparence des trves, tout autant que l’åridité sonore du black rupestre, qu’elle permettait de défaire la perplexité envers ce style musical et de son imposante ørthödoxie.

Ayant brûlé la chair de son public jusqu'à sa consomption à travers sa discographie et une reprise des écossais de Mogwai avec « Cody », le groupe disparaissait et c'est comme si tout l'oxygène de la pièce avait été aspiré.

Accroupis par le poids ineffable du maelstrom sonore, nous étions quelques-uns à savourer cette période de latence bienfaitrice, afin de permettre à l’esprit de se remettre de ses intenses émotions.


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Le conseil du jour : Ne passer plus votre temps à essayer de retrouver vos ami(e)s, profiter de l'instant présent pareil à des êtres illuminés, il y a un groupe qui se produit devant vous, et donne tout de son art.

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Sans faire de transition récréative au cliché tenace, souvenez-vous que Sid Vicious, le bassiste des Sex Pistols, avait à l'époque convaincu de sa proximité avec l’insolence de son sarcasme, en disant : « Je ne pisserai pas sur Keith Richards même s’il était en feu. ».

Pour corroborer à sa sentence, je me sentais dans cette douce soirée assez épanoui pour annoncer que ça sentait la pisse de vieux près des Mainstages, et que par conséquent j’en concluais comme un jeune con, que les pépés d’AEROSMITH avaient dû bazarder leur hard-rock sleazy en bandant mou du manche. En me renseignement auprès de la source infalsifiable des gueulards du comptoir, il me fut rapporté que pour leur fausse tournée d’adieu les amerloques avait sorti les breloques de leur discographie pour étourdir l’assistance.

Après une enquête exhaustive auprès d’un panel représentatif du public d’Aerosmith et des amoureux de Liv Tyler, les sleazers étaient convaincus du show en tournicotant la langue 7 fois devant leur bouche comme un Mick Jagger sous codéine, alors que les estivants ne se prononçaient pas outre mesure sur la prestation qu’ils venaient de voir, et attendaient le plus sagement possible le show d’Aerosmith. Quant aux spécialistes de la presse dite libre, ils avaient ce trait d’humour gaulois que la pudibonderie campagnarde m’empêche de vous en livrer la teneur.

Dans un tout autre excipient qui permet de dissoudre l'attention, mais tout aussi intéressant à savoir : On peut aussi visionner peinardOs des lives via arte - HELL-FUCKIN'-FEST !


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Ok, maintenant basta le rêve éveillé.

Il ne faut pas croire que tout est rose au Hellfest, il y a ceux qui vivent ce festival à 100%, ceux qui y survivent à 200%, puis d'autres qui le subissent à cause de 2% de saloperie de #-[@ */¤° à la con.

Mon seul désir au Hellfest est musical, j'y attache une importance capitale, et entraîne dessus un érotisme platonique et une correspondance physique intérieure. Mais il en va différemment pour d'autres.

Comme beaucoup j'ai été choqué d'apprendre certains agissements explicites de la part d'un ramassis de chiens galeux venu renifler, tâter des culs, doigter avec le mépris misogyne, exsudant une pulsion maligne et un dédain viril à leur rapacité.


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Et oui, il existe des personnes qui expérimentent une vision de leur désir pulsionnel comme étant une réalité commune pour tout le monde, mais ce n'est qu'un vision subjective, teinté de leur point de vue. Il y a un tel changement sociologique désormais que la mentalité n'est pas exempt de l'orientation inquiétante qui s'installe dans le festival. De la sorte qu'un nombre restreint mais néanmoins opposé à la nature initiale du festival s'est engouffré de manière hostile dans le jardin d'Eden, avec l'immoralité de penser que si les femelles s'habillent avec l'outrance rock'n'rollienne, elles sont par conséquent désireuses aux palpations, et seront encore moins farouches avec le diable au corps.


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Suite à ce constat se pose les questions suivantes pour le Hellfest qui jusqu'à lors n'avait pas lieu d'être :

- Est ce que les femmes peuvent se libérer de la marchandisation de l'image de leur corps réduit à leur simple appareil génitaux qu'une grande majorité des médias institue/insinue ?

- Peuvent-elles librement être à l'abri des excès copulatoires des pointeurs du pit, des violeurs de slammeuses, des clébards renifleurs de cul itinérants ?

La violence sexuelle est inacceptable et n'a aucunement sa place. Cette idéologie de la débauche libérale signale sa limite, et marque un arrêt dans l'image positive du Métal et de son désenclavement par le Hellfest.

Victime de son succès, le festival engrange une population absolument néfaste à sa pérennité.


Que la Force du ♀ Grrrl Power ♀ soit avec vous.



FIN DU 2EME JOUR.


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Dimanche 18 juin et dernier jour de rédemption, prière de ne pas être sectaire.


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Sous chapiteau de scène le sol c'était Paris-Roubaix mais avec des cailloux ( qui a dit papier/ciseau ? ).

La fatigue était générale et il était assez aisé d'en constater la mention sur des visages émaciés.

On n'était pas indemne de courbatures non plus.

Il faut parfois du temps pour s'en remettre physiquement, et la descente post-Hellfestienne n'est pas un mythe. Ils sont nombreux à avoir le blues, et du mal pour remettre les pieds sur terre après avoir brûlé sous-terre Hellfestienne.


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Une fois le "The Thrill Is Gone" de B.B.King disparu, nous étions dans le par-terre de la Warzone, il y flottait cet air dévastateur bien connu des amateurs de Hardcore cossu.

Abrasif et sans concession avec la surpuissance de leur HxC 90's, le quatuor libérait son instinct sonique comme on lâche des lions enragés dans une arène.

Les hurlements se faisaient durs, la musique lourde percutera les sens de façon frontale, laissant en suspension dans l’air ambiant une âcreté sonique pestilentielle, résultant d’un set fielleux et intensif.

HARM DONE a fait honneur à sa réputation chaotique et au désordre explosif qu’il infuse depuis son premier E.p.

K.O au 1er round


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Sortir du Ring en entier et passer à autre chose encore tout tuméfié, rien de tel qu'un divertissement pour se remettre les idées en place.

Souvenez-vous, le dimanche à Bamako il se passe des événements maritaux, un couple de cécité l'a chanté avec la crédulité d'un sourd alors que l'on eut préféré qu'ils soient muets.

À Clisson pour l'appel du 18 juin il y avait un métissage de Stoner créole, d'africanisme doomesque, d'heavy soul funkadélique, de psychédélique Hendrixien avec son contraste de couleur musicale progressiste.

VODUN y prêchait la musique noire pour chapelle blanche avec son mood The Bellrays aka Slo Burn VS Captain Beefheart. La formation en trio permettait d'étendre son punch, surtout avec le duo de griot grrrl en la personne d'une batteuse pugnace, et d'une chanteuse possédée par un grain vocal gospellien et d'un sens des percussions.

Le guitariste a pris soin d'affiner les sens devant un public conquis. La chaleur d'Afrique subsaharienne rendait le culte vaudou en corrélation avec un mélange d'insolation et de bestialité.

L'ensemble a su trouver le ruisseau de feu qui mène le cortex à célébrer l’inattendu brasier qu’offrait un tel set démoniaque, jusqu'à ce croisement maudit où le diable marchande l'âme du voyageur mélomane avec cette eau de feu sonique.


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Ouvrons une parenthèse vers le sujet vestimentaire à présent.

L'artifice du déguisement a joué au début de l'aventure pour apporter au festival une sympathique image de socialisation, certes différente mais acceptable pour ne pas effrayer l'honnête gens du pays Clissonnais des hordes de métalleux à la solde du diable. Désormais cosplayeuses et fêtards au syndrome de Rémi Gaillard envahissent l'espace, en y saturant leur narcissisme jusqu'à lézarder l'esprit initial du Hellfest : Un festival fait par des fans pour des fans !..DE MUSIQUE doit-on le hurler suffisamment.

Bon trêve de brève musicale, le truc le plus important du week n'était pas un groupe de death rimant avec amputation, mais avec hydratation.

La chaleur pour les habitants du dessus de la Loire fut accablante, le thermostat voisinait entre la cuisson d'un gâteau aux pommes flambées à l'armagnac et à celle d'une garbure cramoisie. L'apparition spectaculaire de nombreux bronzage agricole ne sera pas étrangère à un comique de répétition absolument désopilant, et pour une fois après le Hellfest, les pharmacies auront à plaisir de servir des prescriptions de dermatologues, avant celles des Oto-rhino-laryngologistes, des gastro entérologue, et d'apporter de précieux conseils pour les nouveaux adeptes de la confrérie des AA.

D'ailleurs je n'ai toujours pas vu un gars avec le logo des Alcooliques Anonymes sur une veste à patches, je ne perd pas espoir tout de même, il y a de quoi faire...


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Rappel capital pour la brûlure solaire : pour enlever le feu avec une prière magnétique il y avait WELICORUSS et son Black pagan symphonique, en provenance du froid de Russie. Brrrrrrrr !

Le groupe a joué avec des peaux de bêtes à 12h00 sonnante et trébuchante, au point qu'un gars avec une quantité exorbitante d'alcool de feu se demandait avec l'ivresse qui était la sienne comment c'était possible. Éméché comme une ronce de Novgorod (Нижний Новгород) il passait et repassait en titubant jusqu’à trépasser.

Une fois au sol il resta avec les bras en croix dans cette posture de crucifixion inversée que les blacks métalleux glorifient avec ostentation. Nostalgie, patriotisme, devoir de mémoire, amour de la nature et le respect des traditions païennes, bravo ma couille : Skål !

Tout y était, comme la prestation du groupe, mais bizarrement tout était creux.

Maintenant si vous le voulez bien, parlons franglais à la recherche de Monsieur moustache le cool stoner.


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Quand THE VINTAGE CARAVAN a fait son Hard 'n' boogy rythmé, nous avons atteint ce fameux quatrième parallèle qui rejoint l'esprit Woodstockien ressortant sa Cream, son Rory Gallagher en autodidacte du blues-rock, et le cuir 80's de Thin Lizzy.

Conjurant le bien nommé triangle équilatéral psyché/blues/stoner le groupe a délivré un fuckin hot show, hyper catchy it's so fuckin' deep and....heuuuuuuuuu merde alors !


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Le trio a apposé sa puissance sonique en un roulis boulis pétaradant, que le béotien fan d'AC/DC ingurgitait avec la même facilité déconcertante que celui de Kadavar.

Le public a sollicité le band, qui a su tirer profit de l'intérêt porté par son raffut et ses chorus détonants, avec cet enthousiasme unique que l'Islandais détient quand il sort de son isolement hivernal et qu'il prend son premier rayon de soleil.

C'était à l'opposé du rock'n'roll périmé de nos vieilles canailles de Jacques Dutronc, Jean-Philippe Smet et Claude Moine.


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Pardiiiiiiiiii, par contre, ne jamais confondre ce groupe avec les cultes SPIRIT CARAVAN (sans moustache), car The Vintage Caravan à côté c'est des rigolos.

C'est marrant parce que les gars de GHOUL, eux, sont des prestidigitateurs de l’intelligence, leur matière grise se transforme instantanément en purée imaginative à gaz hilarante, et ceci juste par la pensée, c’est absolument incroyable nan ?

Pourtant nos plus imminents scientifiques se vont chier à vouloir chercher de l’eau sur Mars (alors que tu n’as qu’à ouvrir le robinet connard tu verras ça tombe direct), à la place ils devraient plutôt étudier ces spécimens hautement plus étonnants.

D'autant que le groupe a surproduit un show fantasmagorique, emprunt de cet esprit T(h)rashcore à la sauce ricaine. Si tu connaissais tes références cinématographiques, et tes classiques musicaux, tu as bien dû te taper la panse avec ce mélange de Gwar sauce pimenté et de The Dwarves pour l'esprit punk cartoonesque bon enfant.


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Doté d'un humour sauvagement tapageur et régressif, voire même carrément anarchiste, le foutraque et la dégénérescence de spirit de la Troma Entertainment y faisaient salle comble. Nous avons eu droit à la démence des pires bobines de film d'exploitation de bas étage, chaque interlude entre les titres était un prétexte à narrer une histoire. Bah en fait c'était surtout pour sulfater du sang sur le public avec toutes sortes de projectiles, et la correction juridique d'un Judge Dread.

De très beaux costumes ont démontré l'absurdité gore et grand-guignolesque d'une critique du rêve américain et de ses codes, jusqu’à en dénoncer son paroxysme dans l'excès. Car ce qui caractérise Ghoul c'est l'excès en tout genre. La démonstration y était sans équivoque, tant sa faculté transgenre à manier la contre-culture et sous-culture, que par son respect du genre et de sa punk attitude. Le public était ravi d'autant de connerie matinale.

Non mais vraiment quoi !


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•⁞₪…Changement radical de dimension intergalactique…₪!•

Puisque dans la pénombre de la scène, les membres de REGARDE LES HOMMES TOMBER s’étaient postés avec la froideur du tireur d’élite, et déjà l’adrénaline montait dans les tiraillements des cris exacerbés de l’assistance. Le peuple de l’ombre se tenait en joue devant le peloton d’exécution, puis la noirceur a surgi avec autant de violence que l’amas d’acier sonique déferla sur les corps s’agitant de spasmes, tous criblés par la vibration intense provenant des enceintes, et l’on crut entendre dans tout ce brouhaha le rire fulgurant du diable lui-même.

La sensation d'une chute libre persistance puis d'une réception avec la tête la première dans les profondeurs de la noire mélancolie menaient à un état d’ébriété sonique, aussi intense que la fureur chaotique la plus froide que le combo disculpa avec pétulance.

S'ensuivit une ovation du public pour cette tornade de Black et de “Cette beauté, sombre comme le fer, Est de celles que forge et polit l'Enfer.” Charles Baudelaire.


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Alors qu'une partie de la population se déplaçait, l'autre à mobilité réduite déménageait son suréquipement de matériel de survie, de camping, de technicien de réalisation, etc... En augmentant la capacité de leur emplacement pour installer tout leur barda comme un militaire son paquetage.

Dans ce foutoir, CRIPPLED BLACK PHOENIX s'est étiolé dans la mise en abyme de ses prétentions artistiques, avec un mélange de post-rock atrabilaire, de rock indé pessimiste teinté par un gros son à l’avenant d’une prétention représentative de sa parade masturbatoire.

Ce qui a posteriori soulignait avec brio l’apparence de briller en un one shot providentiel.

Parfois une fine lumière venait à percer le linceul de cette musique méditative, à l'onirisme soporifique. Même si il avait la capacité de s'accrocher au rock pour conserver sa part, le rendu global a peiné par un son brouillon, rendant bancal ce spectacle livide et un groupe surestimé.

Le public était perdu dans son songe et son hésitation à flotter dans cette musique modérée.

La moralité d'une telle descente d'hormone c'est que bien souvent elle est à confronter avec le terrifiant levier ressenti avec d'autres groupes. Car sous le contrôle de cet ordre descendu des cieux pour corrompre les hommes au châtiment de la damnation, notre présence n'est uniquement propre à entendre le « Burn, burn, burn, ring of fire ! » de Johnny Cash.

Avec ce set la seule chose que j'ai trouvé, c'est le temps long.


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Nous quittions la Valley dépités, traînant les pieds en soulevant la cendre terreuse d'un sol rendu poussiéreux par le passage incessant d'une cohorte d'enragés de la foudre sonique, et par une chaleur étourdissante.

Essayant de se détacher de cette déchirante impasse interactionnelle il fallait se rappeler que malgré le combat quotidien pour survivre, même en ayant plusieurs balles dans le barillet existentiel, vous n'avez qu'une seule vie pour la défendre. Convenir que l'inattendu ne nous attend pas, et qu'honorer sa vie n'exige en rien de la sacrifier sous quelque forme que se soit. L'importance étant d'être acteur de sa vie et non un figurant. pour ne jamais caler l'attente des autres sur la sienne, et puis enfin de pouvoir poursuivre la quête de ses rêves,...de ses intuitions.

Sur la scène de la Temple il y était positionnés des amplis oranges, avec les yeux peints en noir †GHϴSŢ BĂTH† s’est avancé pour percer à jour son black dépressif, et le porter à bout de bras. Son chanteur portait un shirt de Van Halen, là on ne savait plus où l'on en était ?!?

Le groupe commença à étendre la puissance noire de sa musique avec la délectation d'ouvrir les âmes, car elle trouvait toujours un moyen pour provoquer un désordre incroyable.


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Au-delà de l'amer il existe un pays aussi beau que la folie, répandant un océan de tumulte. Pour en être habité de partout il fallait se laisser consumer et mourir à petit feu. Une fille faisait valdinguer le voile de sa tignasse ténébreuse, lequel dévoilait par concomitance un regard sombre et immobile, que la noirceur de la musique sur scène faisait tonner en une peinture rupestre d’une sauvagerie éblouissante.

Notre monde vrillait sous les blessures de Ϫ Ghost Bath Ϫ à se vivifier de sa beauté intérieure. Leur interprétation permettra de transcender leurs compositions, aussi puissantes qu’élégiaques, et aux corps de s’entrechoquer dans le grabuge tonitruant de la chaleur bestiale sonique, et de celle remplissant de son effluve une odeur putride de vieux campeurs naturistes.

“ Qui regarde à l’extérieur rêve. Qui regarde à l’intérieur, s’éveille.” Carl Jung.


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Oh oui nous étions éveillés. Éveillés par la force de cette formidable alchimie à faire sortir la beauté mélancolique par la fureur lacrymale, avec une férocité palpable pour en découvrir l’onde de choc. Emmurant les esprits dans un tapis de noirceur profonde, et débarrassés de leurs appréhensions, les hommes de Ghost Bath transposaient sur leurs instruments le hurlement en plein jour que les loups explosent la nuit entre meute rugissante. Le cœur palpitait et se soulevait dans cette vitesse vertigineuse qui arrive pendant le précipice ascensionnel d'une montagne russe.

La musique faisait défiler sa bande annonce furibarde teintée par beaucoup d'intensité émotionnelle, et elle décuplait ce set dans la pureté d'une félicité absolue. Complètement accaparée par ce petit miracle de la vie qui porte en lui la beauté et submerge l'émotion, la sphère romantique de Ghost Bath faisait résonner les versets d'Arthur Rimbaud avec insistance, là, où...“Les nuées s'amassaient sur la haute mer faite d'une éternité de chaudes larmes.”...Et ressortent enfin à la surface des choses.

Tumulte, fureur, mélancolie ténébreuse, comment y résister ?


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Mes larmes sont apparues, sans aucune gêne.

Naturelles tel un ressac bouillonnant, elles descendaient doucement en un flot continu et ininterrompu d'un ravissement d'extase.

La foule sensible à son intuition composait son adoration pour le set, et pour ce groupe à déverser la puissance émotive comme une âme galopante se répand en une lumière mystérieuse.

Car on ne peut concevoir aucune beauté qui ne porte en elle la tristesse. Le monde de Ghost Bath est un miroir mélancolique qui renvoie à chacun l'image de son propre reflet sombre. C'est par lui que le groupe engage l'acharnement de sa transcendance sonique dans les chemins de l'esprit, et achemine au taciturne d'éprouver l'éloquence impétueuse vers le sensible.

“ La musique si on lui fait confiance elle vous mène là où vous n'êtes jamais allé. ” Elvis Constello


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Choqué, étourdi, par l’accoutumance émotionnelle que Ghost Bath venait de déclencher en un désir crucial qui vous transperce par sa seule évocation, le chemin vers la Valley apparaissait lointain.

En plein brouillard sensoriel, les transalpins d'Ufomammut agitaient leurs sonorités psychédéliques grasses et lourdes pour un set magnétique. Le trio abattait dans chaque accord mélodieux les vices et les formes d’un Slime sludgy aussi ardent que dévastateur, capable de faire comater avec son trip psychotrope.

La trivialité tournait pourtant dans un vide creux, jusqu’à ce que la seconde moitié du set déracine davantage de gouffre sonique afin de terrasser le public vers l'hypn()se sensorielle et une bonne épaisseur de Sludge.


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En nous dépatouillant du magma des italiens, il nous fallait au moins une sorte de translation musicale suffisamment folle pour que le cœur reparte.

Nous l'avons trouvée dans cette branche de l'innovation sonore exacerbée que CANDIRIA pratique.

Le band a interloqué par son son clair exempt de saturation, et l'authenticité de son audace musicale imprévue par son contraste haut en couleur, à haute teneur pluridisciplinaire. Incisant cette bizarrerie complexe autour d'un jazz/hardcore/métal/rap sur des compositions surprenantes, les structures rythmiques périlleuses affolèrent l'oscillographe interne de chacun.

Il faut reconnaître que l’anomalie sonique du groupe est physique à vivre, et se relie à la monstruosité visible d’éléphant man.

On a devant soi un monstre protéiforme dont on est incapable de voir autre chose. Pourtant derrière le masque il y a une sensibilité dans cet entrelacement musical chaotique, à la limite de l’inaudible, et elle se révèle comme la bizarrerie des comportements humains en état de stress ultime. On sait qu’il y a un danger, mais l’agitation attractive est telle que l’affolement ressentie en bouleverse tout sur son passage.

Un set fourni, comme un épisode de TV On The Radio AKA Faith No More, et dans tous le sens Dilliger Escape Plan du terme, et de son complexe de matheux, pigé ?


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Aucune importance si tu n'as rien pigé...

Décalons maintenant le curseur vers la photographie, car heyyyyyyyyyyyy, si il te vient à l'idée de regarder des photos d'amateurs prises au Hellfest, tu constateras qu'il y a du changement, parce que si avant tu voyais logiquement des groupes à profusion, et accessoirement des gus déguisés en préservatifs usagés sur une frite de bain au milieu d'un concert de pagan festif, ou de thrash punk fulgurant ; Aujourd'hui tu as une tête de Pikachu dresscodé façon metal en selfie partout, et surtout où ce n’est tellement pas l’ambiance, ni l'attitude à adopter.

Sérieux cette époque narcissique et de beauferie accablante de bêtise irrespectueuse est incroyable. Non mais sérieux tu crois que quelqu'un en a quelque chose à foutre de ta gueule devant la prestation de Suicidal Tendencies ? Si t’étais vraiment quelque chose, tu serais sur scène non ?

Les festifs imposent trop leurs contraintes, et cette société ou faire le Buzz est devenu un faire valoir, une vérité biblique, leur donne carte blanche et acces prime-time.

Merde & va chier à rabat-la-joie !


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Toujours plus loin dans les profondeurs de la grotte à Captain Caverne...Les vieux de PENTAGRAM ont bourré les fans de Red Fang qui attendaient du stoner alors qu'ils n'auront eu que du vieux doÖom heAvy.

Pas compris sur le coup, mais pas de chanteur Bobby Liebling ?!? (nota : Problème de visa, cure de désintox, le gars a quitté le groupe ou s'est fait virer, tu choisis on n'en sait rien), le groupe était donc réduit en formation trio à la Valley pour en assurer le show must go on. BoÖon pas grave hein, on a gardé les envoûtantes atmosphères Black Sabbathiennes, précipité des chorus endiablés en improvisant suffisamment pour faire tourner le bœuf musical à la broche heAvy.

Conséquence inévitable = Les quadras/quinquas retrouvaient leur jeunesse, et ils ont sauvagement riffés du air guitar avec les sexagénaires.


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Victor Griffin le guitariste et donc chanteur pour l'occaz, avait sorti un très beau falzar pourpre à lacer sur le côté, mais avec la chaleur et la ferveur outrancière de leur prestation inattendue, le guitariste a cassé des cordes, puis de rage il jeta la défunte à son roadie pour en prendre une autre précipitamment et finir le set.

Sur cet entre-fait le bassiste défonça ses cordes lui aussi par mimétisme rock'n'rollien, puis le batteur jeta un tom avant de quitter lui aussi la scène dans cette combinaison destructrice qui remonte à l'orée des seventies.

Tout comme le parfum capiteux de leur set forgera dans les esprits la rémanence ancienne, mais Ô combien inusable et précieuse de la destruction.


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Pour inverser la courbe et satisfaire de rompre avec le show ancien que nous venions d'assister, il fallait une dissonance.

Conforme à ce caractère divergent, en pénétrant l’enceinte dans le bruissement venteux des palabres du public, entre le coOol du noceur invétéré, le comique troupier prompt à trouver une terre d’accueil propice à tous ses délires, les novices présents parce qu'il y a du monde, et les purs se marrant à l'avance, etc...Les graus allemands d'EQUILIBRIUM sont arrivés avec le groove d'un speudo death munit d'une électro festive. Je ne vais pas vous cacher mon embarras, mais à la vue d'un gars assit sur une licorne gonflable et du bamboche que la musique festive générait, la fuite m'est apparu la seule solution plausible.


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Pitinnnnnnnnnnnnnnn, j'avais à peine tenu un morceau et demi.


Diamétralement opposé à 8 mile de là, avec un ghetto blaster XXL munit de 10 piles LR20 alcalines Ultra Power...

...Les musiciens révolutionnaires de PROPHETS OF RAGE ont tout du all star band marqueté au revival Waaah lourd tes Airmax 90's gros.


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Catapulté en semi-tête-d'affiche à Clisson avec son mood Rage Against The Machine assaisonné Cypress Hill avec les suprémacistes du black power de Public Enemy, la mainstage était bondée, et parée pour les hymnes du rap metal.

Le groupe abattait ses cartes avec les nouvelles compositions tel que « Prophets Of Rage » et «  Unfuck The World », mais pour son développement personnel et pimpé sa silhouette par une sorte de zumba-fitness, le public attendait le revival.

Puis d'un coup : Broters & Sisters, yoOoo, check this out,

Un medley Hip-Hop avec du Cypress Hill (Insane In The Brain, Jump Around...) et Public Enemy (Bring The Noise...). Ouaie carrément !!

Le cheikh B-Real avec le black panther Chuck D au microphone et DJ Lord aux platines ont transformé le pit en une déflagration fanatique des Bomb Squad de Public Enemy.


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Un ping pong entre le band et le public s'installa avec beaucoup d'osmose, de fraternité comme avec un crew du HxC et de ses valeurs.

C'était bien fun en soi d'entendre de la slap bass aussi, un son typique des 90's avec son gros mood nostalgique. La prestation était un poil molle parfois quand même. Mais si, mais si. Morello reste toujours aussi impressionnant avec ses sons de guitares sortant tout droit d'un jeu d'arcade.

Puis il y eu un très gros instant d'émotion (et je pèse mes mots) pendant la reprise instrumentale de "Like a Stone"  d'Audioslave, groupe des 90's dans lequel participait les ex-RATM Tom Morelo, Tim Commerford et Brad Wilk, avec le micro posé sur la scène en hommage à Chris Cornell,

Le si grand, si beau, si talentueux Chris de Soudgarden s'en est allé et le vide qu'il laisse est immense.

Le soucis avec le all star communist band de Prophets Of Rage c'est que chaque membre se doit de laisser son quart d'heure d'expression à chaque étoile sur la feuille de match, et aussi de faire battre le beat à coup de marteau et de faucille. Ce qui explique l'annulation du religieux et conservateur maccarthyste Blackie Lawless du groupe W.A.S.P.

Trois wesh wesh de petit blanc plus loin...


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...Quand les covers de RATM sont apparues, rien, ni personne n'avait prévu une telle folie collective, ni quelque chose pour y faire face. C'était totalement aberrant, et impossible de rassasier une jeunesse insatiable et hystérique au discours gauchiste du siècle dernier.

Paradoxe suprême dans notre époque à l'ubérisation oki doki des esprits dacodac, où chacun est libre d'enculer à sa guise son prochain dans le principe moral de cette génération à la coOol, ultra-connectée sur réseau social AKA compétitivité économique macronienne.

Pour exemple, c'est la première année où j'ai dû faire face à 2 désistements en covoiturage (dont 1 une semaine avant) alors que j'avais refusé la demande à d'autres étant donné l'engagement qui avait été prononcé. Puis une personne m'avait sollicité pour un aller retour, a décliné le retour lundi matin sans me prévenir (je l'ai appris par un autre passager) en me carotant au passage de la participation de l'aller. Cela résume assez bien cet état d'esprit.


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Dans un tout autre intervalle de la perspicacité et du sens de la synthèse, parfois un groupe est capable de faire mourir les illusions reçues en un disque salvateur qui aura servi de propagande, et la restitution en concert peut décevoir. De la sorte que le préjudice engendré devient irréversible par ce genre d’innocence.

On se demande alors si l’on doit se faire le juge impartial lors d’un set mitigé, qui l’est avant tout parce qu’il reste en deçà des attentes escomptées ? Alors que nous devrions être vierge de tout espoir pour célébrer l’instant d’un concert de manière plus impartiale.

Seulement, même isolé dans la sardinade océanique de la fosse, vous faites partie de la masse, et l’attraction des lumières divines de la scène a le pouvoir mirifique de vous dévoiler vos espérances quand l’entrain fédérateur autour, vous noie littéralement dans son délire. C’est la force d’une houle, l’attrait embrigadant d’une foule.

Une jeune fille assise sur les épaules s'est retrouvée instantanément désarçonnée dès que sa monture cru possible d’aller au plus près des émeutiers. Quand le groupe a bazardé Bombtrack en dernier titre, elle avait disparu des écrans de contrôle dans le désordre colossal d’une houle gigantesque.

L'assemblée générale était bienheureuse d'avoir partagée la même rage des musiciens révolutionnaires de Prophets Of Rage, tout en dansant la révolution marxiste made in USChina comme Booba et son lyrics: « J’ai vu l’avenir dans un bol de riz ».


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En comparaison après cette bourrasque à faire sauter un cracker à vingt centimètres en dessous d'un panier de basket-ball, le heAvy ancestral de METAL CHRUCH piquait les oreilles par sa dissymétrie sonique. Pourtant qu'elle classe, tant dans l'exécution musicale qu'au chant.

Le public dans la fleur de l'age était pénétré par l'aura musicale du groupe...Heyyyyyyyy du heavy à l'ancienne mec !


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Que les choses soient dites et limpides une bonne fois pour toute, il n'y a pas que des Deadpool, Spider-cochon et autres super-héros au Hellfest !

Il y a aussi ce justicier en spandex tigré, ce heavy métalleux qui ne se sauvera jamais du burlesque dont témoigne sa tenue vestimentaire, et avec laquelle il entretient un rapport contigu avec la dualité de l'homme: L'un éveillé dans les ténèbres qui se fait braise quand il tombe et incendie quand il se relève ; puis l'autre assoupi en être de lumière, libre.


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Voir la lumière s'étendre au Hellfest est magique, surtout pendant que la nuit commence à agiter ses spasmes maléfiques dans un soleil couchant luciférien. On y voit la populace fourmiller en tous sens dans ce paysage fantasque qu’un peintre de la renaissance aurait confectionné avec soin, y mêlant la beauté sombre d’un crépuscule naissant et des âmes grouillants sous le jour d’un plaisir sans fin.

Cela va apparaître insultant maintenant, mais il y a des gens hermétiques au black progressiste d'EMPEROR. C'est mon cas, un excès de sébum musical m'a toujours tenu extérieur au prétention louable du groupe, et le point noir de cette performance c'est justement mon incapacité à apprécier leur musique. Mais pour les purs du groupe, Ihsahn dégorgeait des solis pénétrants et des vocalises sombres.

Les norvégiens attisaient le fiel dans cet idéal de saturation sonique, au point que les touristes réagissaient par la survie en fuyant à grandes enjambées face à leur propre incompréhension. Les fans, eux, ingurgitaient la lumière noire avec la gloutonnerie tenace d’un crève la faim.

J'ai trouvé le set très figé !


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A deux pas de là juste après, nous attendions patiemment comme des ancêtres qui ne verront jamais plus la lumière.

Accompagné par un synthé, Ω CORONER Ʊ a produit un set de classe incroyable. Munit d'un batteur de compet, d'un bassiste de compet, d'un guitariste au feeling unique et au génie superbe, la litanie musicale des suisses ajourait de son auréole crossover l’offrande délicieuse que les âmes noires contemplent en s’illuminant de soumission aux caprices mortuaires.

Coroner gerbait son anathème avant-gardiste du metal-dark comme on recouvre une tombe fraîche avec la fougue de la faucheuse.

Sous un amas de poutre métallique de riff, le quatuor nous a molestés de son talent. Si le séjour dans l'enfer Clissonais suggère d'écouter à satiété des styles de musiques sombres à forte pénétration auditive, nous nous délections de ce set somptueux, en planant les yeux fermés, à savourer un métAl progressiste catapultant des boucles rythmiques incendiaires de brasier pachydermique.


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Autre cri, autre mœurs, autre-chose...

Depuis la nuit des temps l'homme ritualise ses croyances et en libère l'acte par le chant, la musique, la danse. Laisser les corps épouser la musique pour en fluidifier la noce, c'est ce que PERTURBATOR a réalisé.

En fait c'est juste un gamin qui fait danser, et peut-être très certainement évite de tourner en rond. Ce qui dans un festival métOl où le circle pit est reine de bal, fait débat de comptoir.

Bénéficiant d’une onction maléfique comme attraction de frivolité pour l'un des derniers concerts du week, Pertubator est un artiste contemporaine susceptible de vous émouvoir dans le cas évident que vous appréciez la musique concrète. Son live a pu apporter la preuve tangible que la célébration Acoüsmatique avait lieu d’être vénérée au Hellfest, même après le passage des émulsions sataniques tel que Linkin Park, Apocalytica, ou Deep Purple.


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'Pertubator' endocrinien dans cette faculté de s’immiscer dans les codes occultes, ce fils de deux rock critic connaît le son des platines et apparaît comme un microbe faisant germer les spores d’une musique synthétique à la beauté dark. Des basses hyper fat, des lights stroboscopiques, une synthwave lourde et plombée, permettaient amplement à l’assistance de tomber la veste patchée pour offrir à leur corps défendant, l’exaltation de rugir de vivre sur le dance-floor et même après minuit, sans qu'un esprit de l'enfer Hellfestien se transforme en Gremlins.

Pertubator était un dérivatif qui a fait rentrer dans la danse les fans d'Emperor, Slayer, Maiden, Marduk, Albator, littérature Elfique & co dans ce brasier euphorique que légitime ce style musical de synthpop spleenétique, pour la communauté underground du très haut débit, et sans qu’une once de pensée négative vienne perturber le charme de cette troublante réapparition spectrale du brouillard musical de Carpenter, à tendance eurødånce.

Le DJ a perturbé de ses tubes digestif musicaux la Temple beat move your feet to the Rhythm of the Beat, il paradait dans sa suprématie musicale en faisant dégorger de râle une assistance folle, rendu aphone par ses cris libérateurs de foutre Nëw-wåve et de sound sønique.


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Échaudé par cette effervescence, il ne fallait pas perdre son sang froid puisque suite à un accident de bus pour leur tournée européenne d’adieu, c'était l'ultime set des gars du New Jersey de THE DILLINGER ESCAPE PLAN.

Le groupe épileptique a dézingué le pit avec ses structures aliénantes. La bousculade attisait les énervé(e)s dans une danse anarchique, relevant sans peine l’idée folle que l’on peut avoir la première fois que l’on assiste à un concert à la Warzone.

Ce territoire où le décor pénitencier peut surprendre de prime abord par sa teneur opprimante. Et pourtant, c’est très certainement dans ce secteur où l’iroquoise statufie sa punk attitude que le comportement échappe à la candeur stoïque du black métalleux. Vous y verrez les débordements outranciers d’une population libertaire épouser les formes les plus rocambolesques de l’insoumission. Souvent proche de l’implosion, le hardcoreux y fait proliférer la rage de sa loyauté dans une chorégraphie de moine shaolin, et tous autres ersatz d’autodéfense en permettent la survie.

Loin de la zone des hostilités, le set de TDEP fut actif, et le groupe écharpa sa discographie avec euphorie et jubilation. Les saccades du groupe rugissaient, et elles ont fédéré une saveur particulière pour mettre un terme à cette 12 édition, teintée par la mélancolie en se terminant sur un larsen.


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Abreuvé par autant de sang sonique à profusion vampirique, le festivalier qui vient la première fois se demande à la fin du week-end si au-delà du cénacle Hellfestien, la vie recouvre le sens de cette suspension alors qu’il est mordu par le virus de cette douce folie ? Mais la vérité c'est que le Hellfest ne nous appartient pas, qu'elle légitimité aurions-nous dessus ?

Le festival au plus grand budget de France, 19 millions d'euros, a vendu 55 000 billets par jour (359 billets de plus qu’en 2016). 800 techniciens, 3500 bénévoles ont participé à cette édition la plus chaude depuis le Fury Fest 2003. 25% de femmes au fest contre 10-15% au début. 20 MM € de Chiffre d'affaire dont 1,4 million de bière vendu, soit 350 000 L.


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Autre fait marquant, c'est cette théorie conspirationniste du grand remplacement qui s’accentue au Hellfest.

C'est quoi cette théorie ? Et bien c'est un processus de substitution de la population sombre de l’underground qui serait remplacée par une population blanchie par la pop-culture. Hellcity étant devenu la ville à l'intérieur du festival, et cœur de cible des marques de la communauté Rock'n'roll bohème friendly issue de la société du spectacle. La mutation suivrait donc son cours, avec des codes, des règles qui évoluent, et des temps qui changent, alors serez-vous suivre le nouveau monde ? Le Hellfest 2018 sera décalé aux 22-23-24 juin.

Mon conseil du jour au sujet du grand remplacement : La connerie c'est comme la prose de Monsieur Jourdain dans le Bourgeois Gentilhomme, non seulement tu ne sais pas que tu en fais, mais en plus tu en racontes tous les jours.


Pour en finir avec l'examen de conscience et en venir à la critique de la programmation des groupes, comme quoi il y a trop de mainstream, trop de hipster, d'emo-black, d'electro, et puis...


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...Franchement rien à foutre de ce que les puristes proclament. Forcément il ne faudrait pas en arriver à un statut de Vieille Charrue, mais on en est très loin, faut pas exagérer, surtout que l'on peut encore faire de très belles découvertes, et assister à des concerts de groupe dont la venue dans l'hexagone est rare.


En guise de conclusion, n'oubliez-pas : La musique diffuse une vibration émotionnelle, et chaque réceptacle humain réagira de manière différente et parfois disproportionné à cet impact. Si cette musique agit en toi, ne te pose pas de question identitaire, fais-là vibrer autant que possible, laisse-la faire rejaillir ce que tu es.


FIN DU HELLFEST.


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samedi, juillet 16 2016

You Can't Stop Rock 'n' Roll


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Report du Hellfest 2016

Le festival qui annonce le solstice d'été ne verse plus dans la modestie, mais davantage vers la grandiloquence. Il atteste chaque année de sa foi à la société du spectacle, manifeste son engagement par de géantes créations. Il est aussi funeste dans la noirceur sonique que céleste dans la luminosité musicale, chez lui ça empeste le rock'n'roll, et même si encore il y en a qui le déteste, il y a une évidence qui fait place nette : Le rayonnement du Hellfest a ensoleillé les sépultures de l'obscur et de sa communauté de cœur pour les musiques extrêmes & éclectiques, puisque sa réverbération est reconnue et vénérée au point qu'ils sont des milliers désormais à réaffirmer leur engagement chaque année, et à affirmer avec la main sur le cœur et les yeux exorbités : « Pitinn mec, j'y étais ! »

Pourtant un truc m'a échappé dans tout ce boucan du diable, le visuel de l'affiche du plus gros festival de hard rock de l'hexagone cette année c'était un borgne sanguinolent avec un gros ventre qui tient un doberman en laisse. Ah bon ??? Ben voyons, ouaie carrément un vigile de hard-discount quoi !

W.T.F


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La présence à l'entrée du site d'un curé parmi les fidèles du Hellfest a démontré la capacité magnanime hors du commun de ces brebis galeuses, car si le loup était dans la bergerie à répandre l'absolution divine à qui voulait l'entendre, il a dû se résoudre à l'évidence, jamais il ne pourrait convaincre de la dangerosité des fortes sonorités diaboliques émanant de cet antre méphistophélique. Car dans ce monde, il n'y a aucune chasteté, ni servitude, tout sera affranchissement, émancipation, audace, irrévérence, loyauté.


Vendredi c'était « Don't Break the Oath »


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Le Hellfest débute toujours dans l’émerveillement où volettent des nimbées de nymphes courtes-vêtus papillonnant avec désinvoltures sur un parterre de paille, et de verdure. A la fin du week-end c'est un enclos à cochon.


THE SHRINE

Je ne savais à quoi m'attendre en concert. En fait c’est identique sur disque qu'en live pour le son, tout en étant un poil plus incisif et psyché stoner, avec des solis en veux en voilà. Le batteur avait le shirt « Brain Drain » des Ramones et pourtant l'affluence était moindre. Il n'y avait pas trop de punch dans la fosse, pourtant le trio a disposé de son mood californien, du stoner du désert et du punk de Black Flag, enfin d'un bon crossover quoi ! Le dernier titre était « Death to Invaders » une cover de Soggy, un groupe français des années 80, au chant il y avait un dénommé Beb, (66 printemps) qui nous l'a joué Iggy avec ses mimiques, sa plastique sèche, sa tonicité exubérante, mais sans la voix. On finissait sur le cri de rawwwwwwww qui résume assez bien le set.

La populace était encore en grosse majorité en train de se préparer au camping...


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DELAIN c'est déjà pas ma came, mais sous la flotte je n'ai pas trop insisté (désolé pour les fans). Le groupe a surfé en professionnel sur la loyauté et l’estime de son public, avec l’écume d’en ramener vague après vague un plus grand nombre. Le band a fait ce qu'il a pu, mais il pleuvait, donc il a ramé.


DUST BOLT

Totalement basique mais oldschool dans son approche musicale, nous pouvions supposer dès les premières minutes que le set serait des plus dévastateurs. Ce que le groupe démontra avec la vaste luxuriance de sa violence sonique la plus majestueuse. Une pluie d'acier "Verdun-isait" la fosse en un charnier de corps et de cris ivres de folie. Le jeune groupe a logiquement brisé les nuques avec son thrash, pour un set linéaire que le public a grandement apprécié par des grognements de satisfaction, et surtout pour la forte teneur explosive qui se dégageait du set.

Le groupe a tiré toutefois son épingle punk de la bobine oldschool par une franche dose de fun et de débauche d'énergie.


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WO FAT

Imagine : Le son était bien craspec, les solos endiablés, la wha-wha en surdose avec le mood psychédélique, le bassiste longiligne avec le falze à patte d'eph, les amplis Orange, le barbu à lunette, ouaieee on y était en plein quoi ! Wo Fat a fait vrombir l'incandescence de sa torpeur musicale dans le cloître bondé de la Valley. Il y a eu un gars de Draguignan à 1,8 gr d'alcool dans les veines et dont l'alimentation était basée uniquement sur le liquide, qui m'a traduit son affection pour le nouvel album de Gojira. Puis il s'est présenté à moi sous le prénom d'Estaban : 1,80 m pour 80/90 kg. Un message sur son portable de ses amis lui conseillait, au cas où il vomissait, de serrer les dents pour conserver les morceaux bourrés de vitamines. Pendant ce temps là, les corps se berçaient sur les mélopées de Wo Fat. Le set fut sirupeux, et vers cette descente dans les profondeurs d'un maelström psychédélique doOmesquë gorgé de rivières de miel...de riffs.


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À la fin du set Esteban me suivi pour SHINEDOWN en m'avouant que j'avais le même age que son père.

Les ricains ont officié avec un set de professionnel de la profession. entertainment à 200%. Le taux de glycémie était outrageusement élevé et le MC (maître de cérémonie) était fort en gueule, au point d'imposer sa dynamique avec une facilité déconcertante. Le pit obéissait, rugissait. La soupe était chaude et elle était servie à point. Il me semble que Shinedown a pris la place, et remplace les canadiens de Nickelback dans cette case musicale. C'était vraiment fade et je m'emmerdais, une jeune femme est arrivée avec une poitrine charnue, filant une très grosse envie de lait maternel dans le regard des mâles alentour. Je suis parti, et en passant devant SOLEFALD, tu me connais, je me suis arrêté. Le gars chantait faux, c'était mou, pour ne pas dire chiant. Enfin bref, je ne sais pas si ils veulent renouer avec la force de la Terre avec leur pagan truc chose, mais ça cassait les oreilles indubitablement.

Il y avait un gars sur scène qui peignait un tableau. De loin on aurait dit une femme ? Une Licorne ? Un poneys ? J'en sais foutre rien, et comme je ne suis pas resté, et bien je ne sais même pas la finalité du tableau. Je suppose qu'il devait y avoir tout un concept derrière certainement. Fallait il connaître le groupe bien entendu pour en parler en connaisseur. En me renseignement après, le groupe est assez tcharbé, réputé pour concevoir des disques barrés.

Bon, le peintre faisait partie du délire pendant leur set de musique « extrême ». Juste avant de les laisser, j'ai entendu un sax, il n'y en avait pas sur scène, soit c'était une bande pré-programmée, soit c'était le synthétiseur, enfin bref, c'était tout pareil que cette histoire de peintre au final, j'ai rien compris.


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Puis j'ai retrouvé Esteban pour RAMESSES, groupe à l'obscurité acariâtre et remplaçant de Windhand. Alors, joyau brut de l'obscur ou marmelade nébuleuse pour ce band ? Et bien j'ai quelques disques bien profonds de ces anglais chez moi qui en traduisent la langueur nébuleuse. Dans cette boue musicale même sans visibilité, je sais où je suis, et vers où je vais. Au bout de 2 titres les touristes désertaient le lieu. Les autres se sont noyés dans la lave ténébreuse avec la lenteur d'une perpétuelle damnation dans les géhennes. Le son avait cette odeur de cataplasme vicié que l'enfer réserve aux plus farouches.

Ramesses a enroulé son public par l'épaisseur de son sludge, et sa formule trio a électrisé par son impétuosité.

C'était pour les suppliciés un véritable puits sans fond de pénitence.

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Le temps par contre n'était vraiment pas de la partie cette journée, j'avais froid et Esteban m'a suggéré que c'était parce que je ne buvais pas d'alcool, avec la tête du gars qui ne sait plus si il faut ricaner ou s'endormir. Dix minutes plus tard Esteban vomissait devant tout le monde, et sans serrer les dents bien entendu. Je lui ai conseillé d’appeler ses amis pour qu'ils le raccompagnent à sa tente, qu'il aille dormir pour récupérer et surtout de manger, que je resterais le temps que ses amis arrivent, il m'a remercié de ma gentillesse et je ne l'ai plus revu.

J'espère qu'il a passé un bon week-end et qu'il s'est remis de sa sévère cuite en rentrant à son camp.

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BEHEXEN est black de la famille corpse paint. Il vit dans une contrée lointaine, très isolée. Le climat rude et austère lui confine d’élaborer une musique sombre, à l'altérité linéaire, délestant dans ses errances la noirceur que l'on est en droit d'attendre quand l'hiver s'éternise 11 mois sur 12. L'aspect sauvage fait également écho à leur côté primitif et païen. Le chanteur dictait sa sentence d'un simple coup d’œil arrogant qui signifiait : « Mais aimez-moi bon dieu, car je vous méprise ». Les sujets de ce diable s'immolaient alors dans cette sentence, que lui leur accordait le droit imputrescible de concasser leur cervelle avec un set destructeur.

Dans le public du black et du death, on est revenu à une posture prostrée avec les bras croisés. Ce qui signifie grosso modo que toute l'émotion éruptive est intérieure, ou bien que la majeure partie de l'assemblée s'emmerde. Quoiqu'il en soit, le peuple de l'ombre a goûté à l'amertume gutturale du Bläck MétAl de Behexen et à sa sculpturale attraction/fascination vénéneuse, avec une certaine écoute religieuse.

Il y a toujours quelque chose d'hypnotique dans un concert de black. La posture est fixe, le regard est un défi de domination, la théâtralité en présente le rite avec un caractère austère, et l'intensité de cette musique caverneuse, indomptable, lui profère un caractère maléfique...Pis voilà...et merde à la fin, Hail Satan !


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Le band HAVOK est thrash oldscholl, mais des plus percutants. Le public scandait le nom du groupe dès l'entrée des artistes et ne finira plus de l'acclamer à chacun de ses titres. Le bassiste en a rajouté un max dans les poses. Le groupe a joué carré, tout dans la percussion, avec la fougue inébranlable de sa jeunesse et d'une vitalité survitaminé, et a su fournir de quoi foutre le pit dans la délectation du fun. Ce qui était conventionnellement prévu sur le papier, espéré même, est arrivé, grand bien leur fasse, pour ma part j'ai préféré assister au concert des vieux d'ANTHRAX, très attendu après leur excellent dernier opus « For All Kings ».

Juste avant, MASS HYSTERIA a su domestiquer les mosheurs de la fosse qui dressèrent le mur séparatiste d'un Wall Of Death, puis s'affrontèrent provocateur d'un même regard cyclopéen. Les cul terreux du pit soulevèrent le sable comme des taureaux andalou. Ils tonnèrent les toréadors opposés en déversant leur masse collective sur eux. Se forma ensuite un tas de pue corporel, éculé par la pression, et qui formait l'étau similaire des pékinois plissés dans leur métropolitain au petit matin blême.

Mass Hysteria a rudement chauffé la fosse, du coup les ricains sont rentrés dans un bouillon, et comme le faisaient les joueurs du rugby club de Béziers dans les années 80's, c'est à dire en courant. Mais le début du set fut assez poussif en réaction dans la fosse bizarrement, ça a réellement pris qu'après « Antisocial », à partir de là le public s'est enlevé les doigts du cul sous le fun du vieux sioux.

J'ai trouvé que les nouveaux titres s’intégraient harmonieusement dans le somptueux catalogue des New-yorkais, cool. Inutile de vous faire part de mon admiration pour ce groupe dont je suis la discographie depuis leur premier disque. Disons que je vieillis avec eux. Charlie Benante ressemble de plus en plus à un rital de vieux polar. Le nouveau soliste Jon Doney (Shadows Fall) remplit sa fonction avec des solos concis, appuyés, saillants. Scott et Franck attisent leur capital sympathie et prouvent de leur efficacité. Le vieil indien est parfait, quand il fait la danse du feu le pit n'est plus qu'un brasier ardent.

Le set était forcément très cool, bon, mais furieusement trop court, 8 titres pour 50 mn...Whaouuuuuuuuu c'était aussi pressant que la prostate de Mick Jagger à le faire pisser.


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Ben quoi ? NoOon, je n'ai toujours pas assisté à la gay pride de TURBONEGRO bro..,

...Ni à ses fragrances marines pour mâle de chez Jean-Paul Gaultier, et je n'appartiendrais jamais à sa flottille de troufions de la Turbojugend.



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Je vais m'avancer mais l’affiche de la scène Valley du vendredi aurait était préférable le dimanche.

Pourquoi ? Car tu es à bout.

Ben oui. Si tu comptes une moyenne de 16/17 heures de concert/jours + les aller/retour d’une scène à l’autre + l’impact non négligeable de la somme absolument superfétatoire de boucan ingurgité + le monde tout autour de toi en perpétuel mouvement = Tu arrives à une fatigue totale par effet de contrecoups méthodiques. Donc quand arrive le dimanche de fin d’après-midi il y a belle lurette que tu as dépassé tes limites, et que tu tires dans tes réserves vitales. À partir de là, l’instant primordial est décisif, tu es en complète fragilité émotionnelle, physique, psychique, et cette vulnérabilité altère ta perception pour décupler la contusion des shows à venir. De la sorte que Earth, The Melvins, Magma puis Sun O))) dans un tel état, il s’avère évident que nous aurions atteint ce que bon nombre de yogis n’atteindront jamais de leur vie, c'est-à-dire l’ILLUMINATION.

Par contre le temps froid et menaçant du vendredi m'a remémoré une période du Hellfest assez déplaisante, surtout pour un gars du sud.


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On supputait même à ce vendredi saint la dénomination climatique de "Mud day" ( jour de la boue).




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EARTH

L'homme a besoin d'être relié aux autres, et à quelque chose qui le dépasse. C'est la pensée qu'il faut se dire avant d'en être immergé de toute part par Earth. Pionner du bêchage des tréfonds, la lenteur cutanée des mélodies a déployé le charme idoine pour un envoûtement tellurique. L’éloge de la lenteur prenait ici tout son attribut, puisque tout fait sens, tout est plénitude. Beauté et puissance s'accouplaient dans une incandescence magistrale de minimalisme transcendant. Earth fait corps avec l'univers, car Earth fait submerger les émotions dans le noyau dur de sa caresse. Il est au centre, et vous relie de la terre au ciel. Leur inexpugnable “Primitive and Deadly” chez le label Southern Lord en 2014 demeure un pur bijou.

Le mentor Dylan Carlson a hypnotisé de ses touchées musicaux, avec un look de vieux bluesmen et d'une queue de raton laveur accrochée derrière son jean. Je n'oublierais jamais de ma vie la douce lenteur qui s'est immiscée dans chaque partie de mon être et qui m'a libéré de toutes tensions. Earth devrait être remboursé par la sécurité sociale. Je pense tout de même que les touristes se sont fait chier. Ce qui n'était pas du tout mon cas. J'ai trouvé là de quoi méditer dans le calme et le bouleversement du recueillement.

Le set était impeccable, à la hauteur de ce groupe culte, et de son aura flamboyante.


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Le duo INQUISITION est revenu faire autant de bruit qu'une casse à ferraille avec son black malsain. Deux jneus à côté de moi se sont moqués du groupe avec l'irrespect de leur insouciance, en ne sachant pas qu'il seront damnés pour les siècles et les siècles. Avec le temps qui s'écoule, on savoure le jeunisme contemporain avec la grandeur ironique de la sagesse. Puisque je me disais que ces 2 ptits cons finiront très certainement en slip dans une émission de téléréalité à déblatérer des âneries de leur génération, mouahahahahah !

De leur côté, Dagon (chant/guitare) et Incubus (batterie) ont malicieusement terrassé en faisant la sourde oreille avec un black metal diaboliquement percussif, et sauvagement blast-beastien, pour un rendu froid et linéaire, propageant avec paradoxe le calme du crépitement des flammes avec le flegme du pyromane.


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MELVINS a fourni un set de frappadingue qui a remis de la folie versatile dans le sens du poil. Oui Melvins ce fut une insouciance dans ce vendredi terne du Hellfest. Le band est arrivé comme un cheveux sur la langue de velours du « Star Spangled Banner » de Jimi Hendrix, et oui l'Amérique à ses fous, de Donald Trump à ce genre de folie douce qu'est ce band. Quand on sait que le groupe est capable de pondre un album par an, since 1983, alors comment choisir dans cette pléthorique liste discographique un échantillon représentatif de l'aliénation crossover du groupe ? Et bien en débutant par un titre sinueux et totalement hors de propos. Tel est l'humour versatile du King Bonzo, guitariste et trublion mentor de la formation américouaine.

La formule du soir se traduit par une formation en trio, Melvins fonce tête baissé dans un trip où on ne l'attend pas/plus. Le groupe choisit toujours le contre-pied avec la morgue d'un punk libertaire. Le déluge melvinien est tombé avec une interprétation folle, toujours aussi génial d'entendre une telle qualité musicale, avec en sus une cover de Kiss « Deuce » cooooooooool, il y en a eu d'autres mais rien qu'avec celle là c'était au poil. Puis comment résister aux charmes de leurs mélodies volubiles capables de contorsions caoutchouteuses, à cette ironie mordante à critiquer le camp de concentration hellfestien, et tous les délires en tout genre ?!? « Fun, fun, fun » chantaient les Beach Boys, et ceci s'applique aux indécrottables Melvins, pour qui le terme d'insoumission demeure la signification la plus juste à leur propos.

Le set se terminera à trois voix à cappella, histoire d'affirmer la singularité fantasque du groupe.


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En attendant MAGMA à la Valley, je me suis restauré avec un XL Vegan ( houmous, boulette, etc..) dont la sécheresse en bouche préconise un gobelet XXL de flotte pour faire passer la sensation étouffante. Ö comble du désespoir gastronomique est venu se rajouter l'écoute de Korpiklaani et son orchestre ?!? Non mais franchement c'est du musette en fait ce bordel ! Enfin, sérieux, c'est quoi le truc ??? Bref, cela me fait dire que ce n'est plus du tout ce que c'était le Hellfest.

Bon Magma faisait ses balances et l'ensemble des musiciens est resté sur scène un long moment. On sentait qu'il avait hâte d'en découdre avec le bataillon de merdaillon qui gloussait déjà avec 3 grammes dans la tronche. Et donc comme il fallait s'y attendre, ce fut énOrme, une vérité en somme pour les néophytes. Le fameux « dondaï » pour les personnes qui pratiquent le kobaïen.

La démonstration de force était prégnante et toujours sans distorsion, ni clou, ni croix à l'envers : Un logo, une musique, un langage = MAGMA.

Une unité, une singularité que le temps ne parvient toujours pas à élaguer, à rancir. Magma est le souffle de la musique libertaire. Une force indémodable, dont l'intemporalité est la preuve rationnelle et irréfutable qui prouve de l'existence d'être supérieur sur terre : « kreuhn »

Définir la musique de Magma c'est comme expliquer l'origine du monde à un curé. Faites vous l'idée d'un feu de joie et de l'éclat des flammes qui crépitent jusqu’au firmament, de la chaleur des braises et de ressentir l'ivresse des sens. Magma c'est de la poésie à l'état pur. Mille fois merci pour ce set, encore une fois j'ai pris une beigne monumentale à un concert de magma, je ne les compte plus maintenant, mais je sais que le jour où je rendrais mon dernier soupir les trompettes de la Zeuhl sonneront pour ma venue.

Si à l'origine il y a le big-bang qui donne le magma, à la fin c'est un triomphe, une ovation générale que Vander & co expriment par un sourire qui en dit long sur cette reconnaissance. Nous étions le vendredi 17 juin 2016, il était à peine 22h30, et sans être devin, je pouvais vous assurer que le meilleur groupe du week-end était Magma.

« hür ! »


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Après cette superbe déflagration la réalité nous a rattrapée, car vous le savez tous c'est la crise générale, et ça va mal chez les satanistes de Crowley, lors de leur dernière messe sacrificielle, AURA NOIR a fait chou blanc.

C'est fait mes agneaux, le black métOl ne remplit plus la Temple, il n'y a que le pagan style désormais qui parvient à enthousiasmer le jeune ouaille. Même avec un Sabbat de sorcières cadavériques, de leads glaciaux et ténébreux, de paroles morbides, rien n'y fit. Allez que le diable vous emporte ! Les hordes noires ont fuit l'herbe hellfestien vers des contrées où sa communauté de cœur y trouve la true vérité inaliénable au style de prédilection originel. Aura Noir aura étendu sa fulgurance maléfique et sonique devant un public amorphe. Les croix inversées au-dessus de la scène auront beau à rougir à l'envie de leur couleur vermeil, ça résonnait dans le vide.

Pourtant le groupe s'en est donné, mais c'était la croix (inversée) et la bannière.


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Bon le gratteux, Aggressor, était assis, ce qui en soi apporte une image quelque peu végétative de l'idée cavalière que l'on peut se faire d'un groupe maléfique de Norvège. Pour les premiers rangs aucun soucis, ils rugissaient dans l'enfer de ces profanateurs, alliant le jubilatoire à l'incantation, là où le black métOl est un mouroir mirifique : Back in black & black 'n' Roll.

Comme le disait si bien Charles, oui Baudelaire :Cette beauté, sombre comme le fer, Est de celles que forge et polit l'Enfer.Oui pourquoi pas, mais maintenant reste à savoir qui va rembourser l'emprunt d'Aura Noir qui a servi à payer l'apéritif dînatoire d'après rituel, hein ?


Du côté outre-Rhin, la Kraus machine RAMMSTEIN a rameuté un bataillon de franzouze avec les chaussettes dans leurs Birkenstock.

Fête de la bière à Munich + Gaypride + Casse auto = show de Rammstein...


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...Ou bien un équivalent béotien de la représentation naturiste et stéréotypée du Hellfest à la TV.


SUNN O)))

Toujours aussi mystique, l’incantation qui a suivi nous aura permis d'être damnés à jamais. Autant visuellement que physiquement Sunn O))) a trouvé l'intensité nécessaire à son drone pour apporter à son aura la pleine légitimité à ses adeptes & disciples.

Quoi pensez ?

Rien, il faut le vivre, un point c'est tout.


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La configuration scénique est la-même, et symbolise en un demi cercle la vertigineuse paroi sonique qui nous fera face en un mur d'enceinte. Le groupe baignera dans épais brouillard qui le submergera pendant que chaque note deviendra une vibration d'une intensité folle. A genoux les damnés de la terre pour qui l'offrande de leur corps se verra transpercer par la puissance tellurique du band.

Théâtralité ou rite ? Qu'importe, il faut le vivre, un point c'est tout.


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Dans l'avancé du set, cela s'est clairsemé, difficile d’adhérer pour les estivants à l'Ode surpuissante de ces alchimistes.

Sunn O))) est une vision physique de la musique, elle se vit par vibration, elle s'écoute en épure par sa respiration apaisante, elle s'écoule par le psychisme d'onde surpuissante et assourdissante qui amènent une épaisse profondeur de contemplation, et devient une révélation, une évidence.


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Le rituel processionnaire procéda à son incantation par le biais du chanteur Atilla, alias Void ( Maheym), lequel évoqua avec ensorcellement, pour devenir en fin de set Kannon, celui qui « entends les appels », et aussi le nom du dernier album en date du groupe. La lame de fond de Sunn O))) nous entraînera dans ses intériorités subliminales, et nous nous sommes prosternés à son appel magnétique avec ravissement, béatitude, extase et divagation.

Le groupe a changé littéralement nos ténèbres en lumière !


....Et le vieux démon ABBATH, lui, a fait claquer les sabots sataniques dans la neige carbonique et le froid sépulcral de Clisson la nuit.


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Une échappée en solitaire avec un set cadavérique, mais non dénué de chaleur bestiale et de souffre maléfique...Et d'une joyeuse libation nocturne autour d'un vrai chef de meute.

Près de moi pendant ce concert, il avait son verre percé et le pauvre gars essayait fin saoul de faire tampon avec sa main, mais le seul trou qu'il pouvait boucher avec ses doigts de femme, c'était celui d'une flûte à bec et pas plus. Il se faisait tard, la foule dense et multiculturelle fourmillait en tous sens dans la nuit folle.

D’ailleurs, existe-t-il un carrefour pour vendre son âme au diable au Hellfest ? Ce qui est certain c'est que retrouver quelqu'un la nuit relève de l'exploit.


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Le show d'Abbath sera à l'image illustre de sa renommée démoniaque et théâtrale, en un baroud d'honneur signifiant sa perpétuité divertissante. D'ailleurs depuis son album solo, Abbath est immortel et plus Immortal.


FIN DU VENDREDI, et début de l'éclaircie....


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Samedi c'était « Give Me Your Soul...Please »


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UNDEAD PROPHECIES

Déguisé en une espèce de Jawa de Tatooine (Stars War), le band a délivré un show millimétré pour faire pénétrer toute la subtilité et le trip du groupe. Peu d'affluence comme tous les matins, et avec un son qui formait une purée dense, ne mettant pas en valeur tout le potentiel d'Undead Prophecies. Néanmoins le groupe n'a pas fait pas main basse et a attisé une saine curiosité qui a largement donné envie d'aller piocher dans sa discographie, en fait son unique album « False Prophecies » sous le nom d'Undead même.

Le groupe a découenné à la soude sulfurique la chair sanguinolente d'une musique très appréciée par les charcutiers soniques, fans de Death à Morbid Angel.

Quant à savoir qu'est-ce qu'en a pensé le public ? Et bien il a été passé à l'équarrissage, que voulez-vous fatalement qu'il dise de plus que: "Arggggggggggg !"


OTARGOS

Le groupe a littéralement étouffé son public comme on noie une portée de chaton. La puissance, l'intensité ne laisseront aucune once de respiration. C'était une boule de feu et sa grandeur obscurcissait la Temple en l'à plongeant dans les géhennes d'Otargos.

Du magma rouge foncé, songea l'homme. Nous sommes dans un courant d'à peine 900 degrés. Assez froid pour que les fées du feu s'ébattent à l'aise.- dixit Laurent Genefort

Le chanteur avait dans son regard la flamme qui traverse le crépuscule. Le groupe disposait son aura avec une telle croyance qu’il nous semblait possible alors de sucer un Ostie avec le recueillement nécessaire pour en chier un morceau de nougat.

En distinguant la versatilité qui m’entourait et des rapprochements sensibles qui se faisaient jour auprès d'une jeunesse inébranlable de pulsions diverses et variées, je me demandais si il était possible de faire saillir un pagan de Vendée avec une hardcoreuse de Poitou-Charentes ?

Bon enfin bref, c'était un set de taré !


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DROWNED

Le trio a apposé une puissance indémodable, simple, basique mais surtout efficace. Leurs compositions tapaient dans le mille-feuille, avec en plus une épaisseur requise pour apporter de la teneur à l'ensemble. Le public était en roue libre par contre. Un jeune un brin éméché me demanda ce que venait d’annoncer le groupe comme prochain morceau, je lui répondis : « Guy Béart pue des pieds, et ça sent pas très bon. » Il me répondait par un  : «  Ah super c’est leur titre phare. »


HANGMAN'S CHAIR a joué sur plusieurs niveaux de contrastes pour drainer à son incandescence le volume adéquat à son set. L'insalubrité sonique joua de ses charmes tout comme cette fille qui regardait des gars plus matures, et affichait avec perversité des intentions bien peu équivoques.


MYRKUR

Des poètes illustres s'étaient partagés depuis longtemps les provinces les plus fleuries du domaine poétique. Il m'a paru plaisant et d'autant plus agréable que la tâche était plus difficile, d'extraire la BEAUTE du Mal. Charles Baudelaire


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De mes années où la masturbation tenait mon temps de cerveau disponible sous le joug de la découverte du corps sensuel des créatures féminines, Myrkur déambula avec la chaleur bestiale qui émanait de son corps musical élancé, en déchargeant des effluves soniques que la gent masculine recevait avec la lubricité infernale d’en ressentir chaque vibration dans une démence charnelle insoutenable. Comment y résister ?

Là, il y avait une audience plus conséquente et une réelle attente autour de cet ange de l'obscur.

La nana a tenu la scène, tout le monde est rentré dans son trip. Tous les contrastes se sont soulevés. Le quatuor norvégien a immolé par sa nature sauvage et païenne un public absorbé. Myrkur était dans le mood parfait, et elle nous a refilés toute l'intensité de son interprétation. On en ressentait tous les effets, les stimulus de sa sensibilité à fleur de peau jusqu'à l'émotion éclatante d'une pureté cristalline, et d'une noirceur qui s'allie à la fascination. Comment y résister ?


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Le regard éteint par la fin du concert, elle semblait s’envelopper d’une froideur très particulière à l’aide d’une pigmentation opaline sur son visage, ses habits sombres ne faisaient qu’amplifier cela, et dans la parfaite concordance de la tonalité du groupe et de sa majestueuse représentation dark & cold.


CROBOT


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C'était un show à l'américaine. En fait tu regardais plus le groupe que ce que tu écoutais, tant il répandait les stéréotypes de postures et autres attitudes...Que l'on n'y croyait plus. Après cela il restait du heavy stoner et sa veine rock'n'roll. C'était bien fait, catchy mais il manquait une intensité réelle plutôt qu'une démonstration factice de professionnel.



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Puis je suis allé vers la superbe Warzone. Une nana et deux gars faisaient les « t'as pas ? » en quémandant sans cesse de l'alcool à tout ce qui passait à moins d'un mètre d'eux. Bien entendu j'ai eu droit à une interpellation en bonne et due forme et je suis passé pour un rabat-joie, hé forcément. Alors que j'assénai mes vérités à ces jeunes esprits dont la lenteur intellectuelle n'était pas pour me déplaire, mais ils en avaient rien à foutre.

Donc sur mon calepin la nana a marqué : « Bisous mon lapin » signée crotte des bois

Son ami 'a fait une phrase en italien: « Lasciate ogni speanza voi che n'trate », qui en fait s'écrit : lasciate ogni speranza voi ch'entrate = et qui signifie : Abandonnez toute espérance, vous qui entrez ici.

Et le dernier qui bien entendu a dessiné une grosse bite.


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Trois bon gros lourdos, qui fatalement ne verront pas tout de la journée, ce qui en soi n'était sûrement pas leur but initial. Chacun son trip du Hellfest, tout le monde n'a pas les mêmes attentes, vit les choses différemment, du moment que le respect reste réciproque, après tout...Crotte des bois peut abandonner toute espérance à dessiner correctement une bite pendant le set du Los Angeles crew de STRIFE, personnellement j'en ai rien à carrer.

Strife a offert un bain de soleil à une jeunesse venu accomplir son exercice physique. Si tout était basique et redondant, le public était séduit par cet appel d'air, et a multiplié les efforts sous le rythme imposé par le groupe. On était dans le même créneau que Terror & Co. Pour ma part cela a tourné en rond comme dans le pit. Pour autant les mosheurs tournèrent en rond sans pour autant trouver une issue possible à leur danse extravagante, pour laquelle le chanteur insista et incita sans cesse à répéter la rotation, dans l'espoir peut être de soulever une poussière conséquente pour que son batteur freine la rythmique et amoindrisse cet état d'excitation dans ce public de dégénérés.


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Gros changement pour la Warzone cette année. Totalement méconnaissable, le truc est absolument ahurissant à voir. Tout a été refait pour la mise en place d'un espace réellement approprié, avec une esthétique singulière. Il y a un mausolée à Lemmy avec son effigie en géant, des bars partout, une scène qui fait face à un agencement façon amphithéâtre romain. Une entrée similaire à un torii ou tori-i (鳥居?) qui est un portail traditionnel japonais. Il est communément érigé à l'entrée d'un sanctuaire shintoïste, afin de séparer l'enceinte sacrée de l'environnement profane. Le Hellfest a détourné le sens vers le sien, puisque le sigle/logo du hellfest est pendu au-dessus, d'ailleurs c'est en acier et quand tu passes dessous tu as la sensation que se sont des guillotines, brrrrrrrrrr c'est assez flippant en fait. Puis il y a des murs tout autour avec barbelés, miradors, bref c'est le ghetto de la warzone. Toute la décoration est incroyable. Depuis tant d'année remisée dans le rebut sociétal cette mue lui donne l'isolement que cette communauté réclame avec en sus une disposition conforme au reste du site.

Ce fest possède un truc unique, vraiment à part et singulier qui le rend cool, et où l'on s'y sent bien !


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Depuis cette année, entre les mainstages il y avait une tyrolienne géante pour envoyer en l'air les festivaliers qui ont des difficultés à la réaliser avec les artistes. L'attraction, nommée The Descent Into Hell, bénéficiait du sponsor de Red Bull et a allongé l'impression de parc à thème.

Au VIP, c'est comme à Cannes, il y a des starlettes qui posent pour des photos, comme des poules sans plume caquettent en cœur en prenant la pose vulnérable des starlettes de playboy. La pression montera d'un cran avec des gars chaud cocote qui tournaient sans cesse autour avec le regard en perdition, et qui se scratchaient à pic dans cette parade de coq au vin. Ils suffoquaient tous alors que ces filles ne manquaient pas d'air pour stranguler l'érection phallique avec audace.

D'après le journal local, la moyenne d'age au Hellfest se site entre 20/30 ans. Là tu prends un coup de vieux en te disant comme chaque année, c'était ma dernière année au Hellfest.

Mon meilleur repas je le dois au stand cuisine indienne, très bon et surtout super épicé, ce qui a le mérite de te réchauffer le ventre pour le soir glacial.

Après tu chies du feu !


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ATREYU

Le batteur s'est tout tapé, la rythmique plus le côté émo de ce métalcore, les autres ? Ils prenaient la pause.

Next.


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Tout le monde a ressenti un souffle frais sur sa nuque pendant le set de CATTLE DECAPITATION, lequel a poussé son public à éternuer dans la sciure, tant les têtes ont joué de souplesse avec la veuve, et pour un death découpant. Parfois le grain vocal faisait pensé à Udo et juste après à celui d'un porc rauque. Ouaie carrément !

Jouxtant le chapiteau altar, il y a ces baraquements que pour des raisons de commodités nous appellerons "le confessionnal", et qui permet à la communauté black et death de venir se soulager l'âme en purifiant les entrailles du sol clisonnais dans un tout à l'égout occasionnel. Or, sous mes yeux embués de gaz hilarant, ces toilettes étaient bouchées avec Ô grande stupéfaction, par des excréments placardés sur la partie la plus haute. Ma première hypothèse s'ouvrait ainsi à ma perspicacité lacanienne dans ce verdict digne de l'inspecteur colombo : « Nous avons trouvé là un artiste d'exception culturelle, dont les qualités expérimentales devraient prochainement se retrouver dans le prochain album de David Guetta sans nul doute. »


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MANTAR a dégluti son cataplasme a un horaire plus clément pour la torpeur ténébreuse de sa musique, lente, lourde, en même temps qu'une petite troupe d'anglais décuvait à l'ombre le nouveau millésime des vignobles Clissonais au cépage sec, avec la prestance d'un allemand découvrant pour la première fois le fouet du coup de soleil de la Méditerranée.

Hey le set était bien maléfique quand même hein hÖ !


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HEIDEVOLK

Ooooooooooh pitin les gars ont chanté comme des saucisses de Frankfurt bourrées à la bière de chantier. Biniou, flûte de Pan (ouaie pareil que l’homme-bouc), la pagan attitude quoi !!! Inaudible.

Sérieux je préfère encore entendre chanter Bézu « à la queuleuleu ».


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DISCHARGE

Je suppute comme un salaud que ce groupe ne vaut pas le prix que lui décerne la clameur aveugle de ses fans à chien, qui voient en lui le pur produit du macadam, alors que je ne discerne en ce groupe qu'une espèce de maquereau, assez agile pour jouir du profit de son proxénétisme musical.

Le son était à la hauteur de l’événement, direct pour les pissotières. Puis le look des gars, comment dire...


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TORCHE

Le set était bien copieux, le band étant déterminé à sulfater la foudre tout en répandant le coulis émotionnel dont il a la teneur endiablée vissé au corps. La matière sonore fut dense et le public honora la foudre électrique des ricains avec envergure. Il y avait une jeune femme exaltée par le set et qui était tellement jeune qu'elle avait encore du lait maternel qui lui coulait au creux des lèvres. Il m'a semblé aussi que le concert est monté crescendo, augmentant tout au long la surpuissance du ronronnement sonique de Torche.


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WITH THE DEAD

Un matin d'un calme aussi mortel ne pouvait être qu'anglais. - dixit Jonathan Coe.

Le band a déployé la luminosité de son halö avec la fièvre doom, et la chaleur bestiale de l'obscurité qui se referma sur le public. Lee Dorian avait cette attitude statique maléfiquement intrusive, apportant à sa musique mouvante & tellurique une valeur qui compense du spectacle de foire des festivals parfois. Pas de bullshit à la ricaine entre les morceaux, WTD sait qu'il est maléfique, alors il attaqua frontal, tout en imposant son rythme. La lave de son premier opus s'est déposé dans tous les cortex et a fini par se figer en un roc sonique.

Ce fut une très bonne prestation, nous avons remué de la nuque et avec le zizi tout dur pour un set vraiment poisseux au possible.


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ARCHGOAT

Bruit d'os qui s'entrechoque, fournaise de l'enfer, froideur des catacombes, ouaie tout y est. Les Obituary du black métAl sont dans la place pour une averse de foudre et des grêlons soniques de la même taille que le bracelet clouté du bassiste/chanteur et du guitariste = 20 cm : Grandeur & puissance. Le groupe n'a pas manqué de foie et a arraché les tripes aux premiers rangs qui prenaient la foudre en travers de l'estomac.

Pourtant en relativisant l'ensemble, cette incitation à la haine est une catharsis théâtralisée à outrance, apparaissant bien inoffensive devant les massacres que perpétuent ceux qui ont remplacés la foi en se prenant pour des dieux. Peut on se gausser devant ce spectacle de quadra en train de mimer avec vaillance un culte à Belzébuth le rebelle ? Franchement est ce que l'on fait toute une histoire avec des quinquagénaires costumés qui jouent les cocus dans une pièce de Feydeau, avec des portes qui claquent et tout le tintouin ? Le truc c'est qu'il n'y a pas d'age pour le spectacle populaire. Il faut juste que sur scène les personnes soient suffisamment persuasives pour que le public y croit dur comme le fer musical de Judas Priest.

De toute façon Archgoat, en plus de sa musique des fournaises possède de super visuel, chechkez sa discographie...Et zouker avec !


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GOATSNAKE

Grandiose.

Blues et doom ont fusionné dans une messe divine des profondeurs. Le band a défait les draps pour une nuit de noce où son public a bouffé l'oreiller à de nombreuses reprises, orgasmes inclus. Le groupe a déroulé sa cosmique musique des profondeurs en se mouchant dans les étoiles avec un chanteur poudrant son chant dans une poussière émotive qui nous a touchée en plein cœur.


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Greg Anderson (Sunn O)))) à la guitare était dans son mood, virevoltant au-dessus des nuages mélodiques. C'est con car pendant ce temps là il ne pouvait pas voir l'admiration de son public féminin, et quoi de plus exaltant que de se voir briller dans les yeux d'une femme. C'est le plus beau précipice.


BAD RELIGION


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Greg Graffin ressemble de plus en plus à Bruce Willis Yippee-ki-yay, motherfucker !

Bien entendu la Warzone était saturé de monde, d'ailleurs il y a désormais plus de gens à la warzone qu'à la temple et altar réunis. BR avait sorti les hits, le peuple punk a scandé, beuglé (me too), c'est éclaté contre les barrières. Fun, cool, c'était pornawak dans le pit, en fait c'était cette alacrité (gaîté vive) habituelle, avec une température corporelle très chaude, enfin bref le commun de la Warzone quoi !! Le set fut aussi sec que le corps d'Iggy Pop en extension.

Oui mais il y a comme une couille qui dépasse avec BadReuuuuuuuuuu...


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...Parce que le groupe demeure une icône du punk rock qui vit de son répertoire, sans se figurer une seconde de sa résignation face à la servilité d’usurper son âme musicale pour pouvoir en vivre de manière salariale.


HERMANO

C'était hyper catchy et puis grosse torgnole, hé forcément, à la fin ce fut une adhésion unanime qui a fait refléter de l'intensité d'un tel set parfait, qui a calotté sa race. Aucune faute de goût, ni longueur. Le public était sous le charme, tapant des pieds et des mains dans cette transe endiablée, là où le rock'n'roll affûte la lame de son envoûtement le plus venimeux.

Les ricains étaient venus exprès et la claque elle y était. + mille, comme un message d'espoir venu du passé.


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John Garcia devient officiellement cette année ce référent du Hellfest, comme Ozzy, et Anselmo.

D'ailleurs un Hellfest sans philou ce n'est pas un vrai Hellfest. Je salue le respect auquel le festival a engagé la liberté d'expression à un homme dont l'alcoolisme nuit gravement à sa réputation.

Notre cher Phil Anselmo qui a maintes fois discouru sur scène ses délires de PMU, ce n'est pas au Hellfest que l'on va critiquer son manque de tac, surtout en connaissant un tant soi peu le bestiau. Ce qui est d'autant plus probant dans le bocage du vin blanc où l'accoutrement est une parfaite caricature de l’esprit pagan, et de son dessein festif, et où l'on parle avec son corps juvénile ce dialecte que seuls les taverniers de maître kanterbrau sont capables de comprendre. À cet âge-là on s’impressionne à la vie avec ivresse. Philou fait de même en proclamant dans le titre Goddamn Electric avec le groupe Pantera avoir confiance dans le whisky et l'herbe et Black Sabbath, seulement lui il a 48 ans.

Depuis le gars a fait des excuses publiques de ses fautes, et essaye de réhabiliter son image.


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Espérons pour lui que le temps lavera ses erreurs, ses mauvaises actions, et surtout qu'il se purgera de son alcoolisme.

Je repense à cet abbé des Vosges qui s'est lamentablement excusé, dimanche 20 décembre, d'avoir parlé de "concert inspiré par Satan", le 29 novembre, dans une homélie évoquant l'attentat du Bataclan à Paris. "Je regrette d'avoir alimenté une polémique au sujet de certains genres musicaux. Cela a été totalement déplacé et indécent", a déclaré François Schneider, de la paroisse de Sainte-Trinité, après la messe de 10 heures, à Wisembach (Vosges). "Nous sommes parfois dépassés devant la diversité et l'étrangeté de certaines expressions artistiques", a ajouté l'abbé, en revenant sur son sermon dans lequel il avait visé les Eagles of Death Metal, le groupe américain de rock qui jouait au Bataclan le 13 novembre. Fin novembre, un prêtre du diocèse de Lyon avait estimé que les victimes du Bataclan étaient les "frères siamois" de leurs bourreaux. Il a été relevé de ses fonctions par l'archevêque de Lyon, Mgr Philippe Barbarin.

Ohhhhhhhhhh bon dieu oui, LE Barbarin, accusé d'avoir couvert des actes odieux sur des sacristains.

Allez Philou revient, ils sont devenus fous, eux ils picolent même pas le vin de messe pour sortir leur connerie.


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FU MANCHU

Leur stoner a terriblement foudroyé mais parfois cela a penché vers des longueurs psychédéliques, et qui ont pu nuire à l'ensemble pour établir une atmosphère artificielle. Mais bon c'était Fu manchu quand même, remplaçant de luxe de Down, qui a auréolé les 90's par la foudre de son stoner rock dur, avec une approche holistique, réceptacle à la doomisation du culte.

On a eu droit à une cover du « Godzilla » de Blue Öyster Cult, au sable du désert californien, avec un son bien grassouillet, des boucles rythmiques bien catchy et en pagaille, sur des titres qui font pleurer la fée électrique, et pour un véritable road trip...Ouaip, ça l'a carrément fait Fu Manchu, petite scarabée.

Pendant que la nuit répandait sa bestialité sonique à travers la plaine hellfestienne, et à défaut du fruit du péché, elle croquait dans une pomme avec le pépin de voir surgir un Adam les couilles à l'air, tandis que Clisson röck city night pétaradait sa bacchanale félicitée avec outrecuidance et un feu d'artifice pour Lemmy.


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GUTTERDÄMMERUNG est un concept novateur mêlant l’univers scénographique avec la culture rock n’roll.

Un gars anglo-saxon me montra la pleine lune en me disant « It's perfect ! », puis s'en fut aller vers le devant du pit se coucher. Bon ok, apparemment le spectacle avait déjà commencé !

Le concept était assez étrange si l'on compare avec les codes du festival de musique à papa, puisque le public fait face à un écran où un film passe avec derrière un groupe qui joue en transparence. La bobine nous montrait les apparitions d'Iggy Pop, Lemmy Kilmister, Slash, Tom Araya, Marc Lanegan, Jesse Hugues. Seule la présence véritable de tonton Rollins en donneur de leçon signifiait ma présence.

The Buggles l'avait prédis en 1979 avec sa chanson «Video killed the Radio Star », alors est ce que ce long vidéoclip viendra abattre le concert ? Est ce que les industries entertainment de cinématographique, vidéoludique ( jeux électronique ) vont s'imposer et réviser, révolutionner la donne ?

Si le Hellfest a bouleversé les codes du festival Woodstockien pour y inclure un mix de parc d'attraction, aujourd'hui l'industrie du spectacle vient y greffer dedans sa tournure pour adapter ses métamorphoses. Cette singularité me semble correspondre aux attentes de nouveautés à sensation, et au fait que le Hellfest a réuni des univers et des personnes aux choix différents et multiples afin de leur proposer un vaste choix de propositions. Toujours dans son optique d'aller inventer une autre approche du festival musical, il semble que les projets affluent pour changer les expressions, codes et autres formes de concerts.


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On peut craindre que la révolution technologique digérée dans l'estomac grossier de l'industrie musicale apporte son lot de crachats et de mépris, avec un déni de mensonge à la clef de bras, comme on peut supposer de l'avenir avec optimisme, parce qu'il serait possible d'associer la folie créatrice de plusieurs artistes à celle des groupes = imaginer qu'un groupe s'accouple à un chorégraphe, à un décorateur, etc...Pour proposer un spectacle total, édifiant ce rapport ultime à la création unique le temps d'un spectacle éphémère mais en tout point ultime.

De toute façon on ne peut envisager dans 20 piges que le Hellfest soit ankylosé de rhumatisme wackenesque ?!


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Alors oui bien sûr c'est vrai que les têtes d'affiches proposent déjà un spectacle comme celui de Chantal Goya, mais je vois cela vraiment plus grand, genre métöl global 2.0. D'autant plus qu'il existe une lignée de groupes très conceptuel, alors il n'y a qu'un pas pour produire un spectacle exclusif. Alors voyons plus loin, osons l'audace de s'affranchir de toute barrière et versons dans la célébration exclusive. On peut imaginer aussi que dans un avenir proche un éventail de propositions soit disponible pour faire vivre le spectacle vivant d'une manière totalement différente, avec la possibilité de rester dans son home sweet home pour vivre le hellfest avec des lunettes virtuelles, et de nombreux goodies exclusifs, avec des privilèges en fonction du choix de son forfait/souscription tarifaire...

Enfin quoiqu'il en soit j'avais tellement froid que je n'ai pas pu rester jusqu'à la fin : HELL FREEZES OVER (il gèle en enfer).


FIN DU SAMEDI


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Dimanche c'était « Mercyful Fate »


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60 000 personnes par jour * 3 = 180 000 pour le week-end. Big Up !

Le hellfest propose et toi tu disposes de cette culture de masse, à loisir. Le hellfest c'est le rêve américain en Loire-Atlantique, son ascension sociale est avant tout dû à son abnégation pour un travail de création intensif, de loyauté à une vaste communauté, et une remise en question permanente pour offrir ce qu'il y a de plus fou, de plus trippant. Comme tout libéral il est la société du spectacle et la consommation de masse à la fois.


CORROSIVE ELEMENTS

Se faire charcuter la tronche par la musique percutante de ce band exige d'avoir eu un bon sommeil réparateur. Parce que Corrosive Elements fait son travail d’équarrisseur en appliquant tous les préceptes cher à son style musical de désosseur de death/thrash n'roll à la sauce old school.


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STONEBIRDS

J'ai retrouvé la quiétude évasive auprès du très bon set des bretons, avec un élan très généreux de leur part. Je tiens à affirmer les bienfaits que le concert a eu sur la séduction émise, et carrément l’envoûtement direct pour lequel l'adhésion du public fut totale. Le ciel était désertique de tout nuage noir, on voguait l'esprit libre sur une mer d'illusions radieuses pendant l'écoute de Stonebirds. J'étais devenu poète quand soudain un gars est venu vomir à côté de moi.


HEGEMON

Les méchants ont joué aux sauvageons avec un black ardent et démoniaque. Le chanteur délimitait de son regard de conquérant la frontière infime entre lui et les cieux, tout en estampillant son aura d'une grande volupté, sachant d'ores et déjà que son public était anesthésié à son émanation. Il avait le pouvoir de détruire avec ce pouvoir, il l'utilisait avant de regarder ses fans mourir petit à petit dans le feu divin de son mépris sculptural.

Nous étions à genou !


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RAVENEYE

Le groupe a produit un Heavy blues agréable avec un réel sens du boogy, dont le charme ambré en ce dimanche entre éclaircie était parfait pour se détendre dans cette sirupeuse lascivité. Le trio a tout de même essayé de réveiller avec une pointe de psychédélisme et des larsens de guitare.

Comme d'hab, il y a toujours autant de gugusses déguisés, et qui font l'apanage de photographes en herbe, et autres reportages cathodiques qui résumeront brièvement l'aspect primitif de trentenaires pantouflards qui essaient de cacher leur médiocrité par une espèce d'élitisme de carnaval. En fait la plupart des personnes du Hellfest ne s'habillent pas de cette façon tout le long de l'année.

Je me demande juste à quel moment ils sont réellement eux-même ? Et si c'était en étant déguisé que résidait leur personnalité finalement ?

Se déguiser n'est pas non plus travestir sa personnalité, mais une façon d'en révéler certain aspect parfois. Toutefois quand tu mates les pochettes d'époque avec toute cette surcharge à se farder de la sorte, et aujourd'hui ce que sont devenus les vieux croulants du heavy, même-eux doivent se faire peur.


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BACKTRACK

Tu auras beau lui hurler les préceptes du mieux vivre en société, le public a botté en touche et ne parlait plus que de doliprane 1000 et de guronsan. Seul le premier rang était en mode karatékacore pour vibrer sXe. Il y eut un espèce de sous-braveheart sacrificiel, mais franchement cette poussée en mêlé était vraiment ridicule. Les femmes pendants l'accouchement font preuve d'une violence beaucoup plus prégnante.

Un set de pipeau


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FALLUJAH a maîtrisé son sujet, le son était bien trop pourri par contre pour bien profiter des nuances et possibilités qu'offrent la richesse musicale des ricains. D'autant plus que le jeune public ne maîtrisait pas du tout les codes du pit, et malgré les ordonnances du chanteur cela est tombé à plat.


DEATH ALLEY et son black magic boogie-woogie a apposé son stoner heavy low pour barbu, entraînant dans son sillon des atmosphères parfois un brin poisseuses. Les hollandais ont fait bouger du fion avec leur mixture Thin Lizzyesque très émaciée. Alors que d'autres gavés comme des oies du Périgord pour fêter le solstice hivernal, se levaient de table en se tenant la panse avec la grimace, le pas était salement trop lourd en ce début de saison estivale pour fêter le solstice d’été, ou pour rattraper un petit cul.

Death Alley c'était le concert que l'on pouvait nommer : "Quand les velus du stoner s'énervent"


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TURNSTILE

Musique 90's à donf, frime à la ricaine, la formule est béton et fut réaliser avec aplomb, énergie, donc fun, cool et à bloc. Finalement sans surprise, mis à part celle d'avoir pu penser à l'avance que cela serait béton. Le band est jeune et érectile, il a affolé avec son dynamisme, notamment elle et son visage qui était tout aussi énigmatique qu'un regard de Joconde, avec son rire qui emplissait les regards cajoleurs des braves tout autour. Pendant ce set offensif, les plus hargneux allèrent par la suite se frotter les muscles saillants les uns contre les autres dans ce claquement de bois que les forêts canadiennes s'en font l'écho.

Le groupe prit la peine de leur enduire la peau de cette sédation excessive qui permet à l'homme de traduire le goût de l'effort, mais aussi d'empester les autres vieux qui tapotent du pied à côté de l'ingé son, en respirant cette odeur de vestiaire bestiale, qui fait tout le charme de la femme haletante qui renifle en grimaçant le musc du mâle éreinté. Les courbatures firent fuir un paquet de jeunes coqs, tant le groupe a martelé par un rythme soutenu beaucoup plus intensif que dans ses disques.

Pourtant on constatait une certaine forme de plénitude à affirmer un concert apprit par cœur, néanmoins Turnstile c'est un petit groupe qui fait mal.


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ORPHANED LAND a une nouvelle fois essayé de colmater les brèches séparatistes avec son amour universel. Pourtant il pleut encore des bombes au moyen-orient pendant que les chiens d' occidentaux se divertissent en buvant de la bière en terrasse das cafés, et finissent même par se vautrer dans la messe méphistophélique du rock'n'roll. D'ailleurs si pendant le jour du seigneur vous vouliez de la musique noire au Hellfest, c'est avec VINTAGE TROUBLE et son rythm& blues savoureux que vous aviez le plus sulfureux prêche. En deux morceaux la messe fut dite et les ouailles de la mainstage entonnaient les cantiques qui font monter la fièvre vers les cieux, et la transe rock'n'rollienne dans chaque âme des paroissiens du hellfest.

Dans cette parade gospel se trouvait la source de la lubricité rock'n'rollienne. HOT FUCK !


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Il y a eu une très belle émotion aussi autour du set de KING DUDE et de son mentor Thomas Jefferson Cowgill.

Leur blues dark a su absorber les mythes du folk américouain jusqu’à l'ivresse sombre de l'homme en noir. Ce fut vol de corbeau, whisky spirit, rockab acariâtre, crooner spleenien, un mood lo-fi pour une musique qui parlait du diable mélancolique et des démons qui surgissent en nous quand l’horizon est sombre, avec les ombres ténébreuses de Nick Cave aka Johnny Cash.

Un set qui était beau à en chialer !


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Franchement cette seule présence à l'affiche de ce week-end de musique extrême est suffisamment explicite pour féliciter du toupet crossover du programmateur Ben & Nuts.


POWER TRIP

Shirt de Cro-mags pour le gratteux qui balançait des gros riffs lourds. Shirt d'Obituary pour le chanteur qui balançait des cris de guerre pour un thrash HxC, avec les échos saturés de Cro-Mags, Nuclear Assault, S.O.D, Leeway, et un fameux Dallas Texas Rules.

Tel de jeunes chiens fous, un petit groupe de mâles agitait leur museau dans les aboiements du groupe, et n’hésitait jamais pour aller marquer leur territoire en faire pisser leur verre de bière sur les femelles aux alentours.

J'ai eu un très gros choc après ce set, au point que Power Trip m'a transpercé le cœur !


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UNSANE

Le trio a une nouvelle fois compacté sa strangulation sonique pour nous mener le plus rapidement possible vers les urgentistes de faction, ou bien vers l’hôpital psychiatrique le plus proche. C'est toujours avec autant de plaisir que je perds la tête, et que je file dans la démence avec ce grand homme qu'est Chris Spencer.

Je sais très bien qu'à ce moment là, je suis loin des péréquations quotidiennes, et que je me transcende une âme noire, dont on peut distinguer la clarté dans les entrailles des enfers, là où colère, folie et tous vos fantasmes apocalyptiques y règnent pour un set de folie.


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Dans le rush des mainstages, il y avait toro piscine dans l'arène avec les landais de GOJIRA. Les nouveaux morceaux sont passés super bien au crible du crash-test grandeur nature, prouvant par la même occasion que le band est désormais un stadiste d'envergure. Duplantier le chanteur ressemble de plus en plus à Francis Cabrel. Je n'ai pas vu Esteban, mais dans cette marée humaine c'eût été quasiment un miracle de le croiser.

Tiens, c'est étrange mais je n'ai pas vu la denrée cette année dans le pit...


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...Elle devait certainement être dans les choux à péter sous la lune pour faire tomber une martienne.

Il me semble aussi qu'il y a eu davantage de famille cette année, je trouve que c'est cool pour l'éducation des gosses, à condition de ne pas être au milieu du rush combatif du pit. Ceux qui critiquent cette initiative n'ont pas d’enfants c’est certain, et sont encore amis avec la veuve poignet sur youporn.

En parlant de martienne, ce qui est cool au Hellfest c'est la liberté des filles.


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Elles font ce qu'elles veulent, tant au niveau du comportement, que de leur façon de s'habiller, etc...Et il n'y a personne pour leur casser les couilles. Certaines vont même jusqu'à pisser comme des hommes aux pissotières avec un Gogirl (pisse-debout) à côté des garçons. Par contre il n'y avait pas assez de nanas sur scène cette année...Seul le chanteur de Refused en a fait la remarque.

Persévérons à rendre la femme égale de l'homme, et en tout point.


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KADAVAR c'est très surfait sur vinyle, et pourtant le groupe est à la mode, il n'empêche que c'est bien foutu, et qu'en plus c'est du Led Zep plus catchy, alors en vrai ça pulse un max leur hard rock'n'roll seventies psyché, avec cheveux longs et barbes incluses. Leur concert ? Ouaie dans la place dude, comme avec le cool et la frime de schleus au Cap d'Agde, parce que le trio a électrisé un super mojo power, ovationné par tout le public de la Valley.

À la fin du set de Kadavar, elle l'embrassa goulûment, le gars donnait l'impression d'avoir décrocher la lune alors qu'il avait les pieds sur la terre de Belzébuth.


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Le batteur de Kadavar m'a rappelé un autre batteur mais impossible de foutre un nom à l'animal ?





TAAKE

Un set frontalement sculptural, imposant son ossuaire musical avec l'espoir pour son public d'obtenir une entrée gratos au valhalla, avec ses rivières de sang impur. Oui c'était génial, mais au-delà d'un mépris policé pour la race humaine, le black métalleux de Bergen se prévaut d’asseoir sa culture sur la rente d'une inoxydable saveur guerrière dès qu'il s'agit de cancaner sur la nation de Norvège avec humour.

Alors si de profil le chanteur Hoest ressemblait à l'ogre du conte de Grimm, de face il ressemblait à un panda sur qui on venait de taper sur les couilles avec un marteau, tant son visage émacié de spasmes s'égosillait à ouvrir grand son antre. Heureusement qu'à la cantine il n'avait pas mangé de l'ail, sinon il aurait anéanti les premiers rangs où de nombreuses gothiques s'étaient visiblement perdues.

C'était une leçon d'occultisme !


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Vous pouvez visionner leur exorcisme bläck sur ARTE TV.



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Le chøix judicieux d'øffrir à AMON AMARTH une scène à la taille nørmande de søn délire aura permis un shøw à la Kiss/immørtal, surtøut pour le cønceptuel dernier øpus du grøupe.

Dønc förcément chaque tableau était une fresque backdrøp à l'arrière de la scène, avec tøute l'imagerie d'Epinal made in Sweden.


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Juste à côté de moi il parlait un jargon scandinave en démontrant le tempérament loyal que l'on peut se faire du viking quand il te tranche le bras en hurlant : "Odin, Odin".

Et oui Vic le viking a des cousins dans le pays de Dagobert, il en découla par ce biais contiguë un grand hommage à la cervoise que l'on boit dans des cornes (les Hørnbeer), et la possibilité festive avec d'autres cornes de souffler dedans à s'en péter la rate, en faisant retentir le son d'un clairon que manipule un pensionnaire de maison de retraite asthmatique.

Les jeunes gaéliques et rabelaisiens ont pu gauloiseriser à outrance leur passion commune pour la grivoiserie franchouillarde en imitant les chorégraphies du sud-ouest pendant le set nordique des jomsvikings.


Ce qui me fait dire que : "Paquito" des bandas où "First Kill" du répertoire d'Amon Amarth = Même bordel finalement.


S .V .P : Arrêtez avec ce mauvais délire, mais putainnnnnn je n'en peux plus du pagan style !!!Il faut vraiment que les alcooliques se réunissent dans une taverne pendant toute la durée du week-end et que l'on en parle plus une bonne fois pour toute.


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NoOoooooooooooooooonnnnnnn !!!!!


Pour cimenter toute cette gaudriole nordique, il y a avait le mur de Jericho, qui a déboulé trompette sonnante avec la tempête HxC et sa loyauté à affirmer ces 4 vérités.

Le dernier album de WALLS OF JERICHO "No One Can Save You from Yourself  " est crépit de punchline et de groove patent pour actionner son précipité de chimie hardcore sur des consciences. Si tu as déjà vu WOJ en concert, c'est comme avec Sick Of It All tu les as tous vus. Mais bon, pour des fans de HxC frontal, vigueur, robustesse, énergie, etc..Tout ce que vous attendez est là.


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Il y a quelques années auparavant, la hurleuse Candace avait la prestance d’une lionne, rugissant impériale à l’unisson d’une grasse féline. Aujourd’hui c'est une grizzly avec l'allure d’une culturiste dopée à l’hormone de croissance. Sa féminité masculine altère certes une puissance corporelle indéniable, mais au détriment d’une énergie que l’on ressent comme trouble et poussive.

Le pit était à gaver, obéissant comme des petits écoliers fondus dans un sac de maternelle en plein soleil.


En attendant Ghost, j'entendais MEGADETH sur le côté et Dave Mustaine en train de couiner comme un vilain petit canard, coin !

Les planqués de la zone VIP (promoteurs, agents de promotion, professionnels de la profession, etc...) de la gauche caviar jusqu'à la droite bling-bling étaient au dessus avec des parasols en train de se griller la cacahuète comme à Bandol pour certains, alors qu'au front c'était une auge à cochon en version toilette sèche.

Et Dave Mustaine continuait à couiner comme un canard, coin ! Mais putain que c'était long.


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Je constatais à ce propos une fois encore que la théorie de la relativité d'Albert Einstein était d'une implacable vérité, et elle soulignait à merveille ces quelques vers de Charles Baudelaire : Mais parmi les chacals, les panthères, les lices, ... Dans la ménagerie infâme de nos vices, Il en est un plus laid, plus méchant, plus immonde ! Quoiqu'il ne pousse ni grands gestes ni grands cris, Il ferait volontiers de la terre un débris, Et dans un bâillement avalerait le monde ; C'est l'Ennui !


GHOST

La foule des pèlerins se pressait en jus de sueur, j'étais alors non loin de la scène, on attendait le prédicateur satanique.


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Savez vous qu'en Italie, le diocèse de Milan a lancé une hotline spéciale exorcismes ? Les fidèles qui craignent que l’âme de leurs proches ne soit possédée par le démon peuvent appeler cette ligne du lundi au vendredi, de 14h30 à 17h. Ce service de l’Eglise est si populaire qu’il a nécessité un doublement des effectifs, le nombre de prêtres étant passé de six à douze. Cette équipe de choc contre les phénomènes paranormaux a été mise en place pour répondre aux demandes d’exorcismes en constante hausse depuis 15 ans.

Certains jours, des prêtres transalpins peuvent recevoir jusqu’à 120 appels de familles en détresse. Le but de cette hotline n’est pas d’éloigner le malin à distance, mais de prêter l’oreille, voire de prendre un rendez-vous si le problème est jugé sérieux. Selon Monseigneur Angelo Mascheroni, l’exorciste en chef du diocèse, «les vrais phénomènes diaboliques sont très rares. La plupart du temps, ce sont d’ailleurs des parents qui appellent parce que leur enfant se rebelle et ne veut pas aller à l’école.»

Puis enfin le groupe monastique s'est avancé en faisant place au vrai pape du divertissement.


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Le groupe n'est plus aussi fantomatique désormais. L'auréole de succès qui l'entoure le détache des cieux maléfiques vers une relative popularité qui en assagie le fond et la forme. Le pontife Papa Emeritus fait penser à Charlie Chaplin avec sa gestuelle et sa catéchèse comique. Le show est rôdé de pop rock et d'entertainment avec la canonisation de billet de banque factice. C'est très propret comme eucharistie. Mais si tout est simulacre, il y a encore de quoi foutre l’abbesse Boutin en colère. Parce que le vice tu le sentais dans tout le concept avec lequel Ghost a offert ses hits, ses atmosphères d'encens, sa prélature honorifique et le public exultait dans sa foi et à son ordre opus dei.

Ghost avait promis un show exclusif, finalement ce sera une chorale de femme en bonne sœur ( les Sisters of Sin) distribuant des préservatifs, faisant boire du jus de grenadine au premier rang.

Puis une chorale d'enfant pour faire monter le final « Monstrance Clock » au firmament ardent de notre croyance au rock'n'roll maléfique, et à sa grandeur décadente...


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...Et il y avait là largement de quoi exciter l’évêque Barbarin.

Feux d'artifice pour clôturer la cène, un peu Katy Perry l'a chantée : 'Cause, baby, you're a firework ; Come on, show 'em what you're worth ; Make 'em go, "Aah, aah, aah ; As you shoot across the sky-y-y Firework.


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Si le festival est de plus en plus pop, de moins en moins raw, je pense que la nouvelle génération de poppeux, de touristes a viré les trues et autres undergrounds vers des festoches avec une épine dorsale plus roots. Comme il ne fait nul doute que la génération connecting people 2.0 arrive en masse avec sa nerd attitude. Toutefois et spécialement cette année la question fut de surprendre en proposant autre chose qu'un groupe et des artifices, au point que le concept autour de PUSCIFER, avec Maynard James Keenan (Tool, A Perfect Circle) finisse par effacer le groupe derrière l’histoire racontée.

Si la musique était le fil conducteur, nous avions le regard dirigé entièrement vers les acteurs/danseurs/catcheurs, devenant le pivot central et point d’attraction visuel.


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À une époque pas si lointaine, les écrans derrière la scène avaient saturé les yeux, maintenant c'est une nouvelle approche. Pour renouveler son spectacle dans les salles obscures, le cinéma a bien proposé la 3D, la société du spectacle innove pour divertir et apporter de la nouveauté. Ainsi le Hellfest n'est pas devenu ce géant qui malicieusement accapare du temps de cerveau disponible pour des annonceurs. Il est immense et son sens de l'innovation surprend chaque année quiconque s'y trouve. Maintenant il faut impérativement qu'il pousse davantage sur la qualité de la sonorisation pour ne pas se couper de sa racine essentielle : Les groupes de musiques extrêmes & éclectiques.

Je pense qu'il est possible de régler ces diverses problématiques d’acoustiques avec des partenaires techniques et de trouver les solutions qui bouleverseront la façon de vivre avec encore plus d'intensité et d'émotions un tel festival unique en son genre. Oui tu penses que l'on sera tous avec des casques hein ? Et après on aura un résultat aussi comique que les boites de nuit quand elles ont appliqué l'interdiction de la cigarette et qu'au bout de deux heures ça puait de manière insupportable la sueur de vieux mammouth.



BLACK SABBATH


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Sans nostalgie aucune, j'attendais Refused en écoutant Ozzy massacrer le répertoire du Sabbath en chantant comme Monsieur Patate. C'était une façon courtoise au groupe de procéder à sa crémation sur scène, ainsi nous nous disions adieu les uns des autres, adieu à cette jeunesse, où le groupe aura servi de fétiche pendant le passage ingrat de l'adolescence.


REFUSED


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Aahahahahahahahahahah ! Ok soyons limpide et expéditif, toute cette recherche autour de la société du spectacle et de son ravalement de façade dans l’innovation, etc...Bref, tout ce que j'ai pu mentionner plus haut est à foutre à la corbeille à papier. Ouaie c'est du flan, surtout lorsque un band comme Refused dégaine sur scène la sève du rock'n'roll et l'esprit du punk rock.

Tu peux assister 100000 milliards de fois à leur concert, tu prendras ta claque. Ce band est rock'n'roll parce que ce band est le rock'n'roll. Ce band est punk rock parce que ce band est le punk rock : Refused on adhère !

L'ultra charismatique Dennis Lyxzén, capable de prouesse vocale en alchimie avec une chorégraphie corporelle, c'est La classe personnifiée. « Freedom » le dernier album du groupe que beaucoup on jugeait avec condescendance est fabuleux, okay ce n'est plus le même Refused qu'avec « This Just Might Be... the Truth », ou « Songs to Fan the Flames of Discontent », pas plus qu'avect « The Shape of Punk to Come », mais heyyyyy regardes toi dans une glace et dis moi si tu es la même personne qu'il y a 20 piges en arrière ? Tout le monde ne réagit pas comme Motörhead dans le vie mec !

La foule quémanda un surplus militaire à ce set belliqueux, conscrit à sa martiale quête à la solde d'un culte sauvage, avançant d'un pas cadencé vers le trépas de la journée sans se douter qu'elle plongeait dans l'obscurité de la nuit et de la fin des festivités.


KING DIAMOND

L’idole méphistophélique est rentré dans avec ses ténèbres et les téléphones devenaient des lucioles avides de figer en statue de sel l’icône des enfers. Alors que la Castafiore hurle encore qu’elle est belle dans son mouroir dans un appartement du 16ème arrondissement, King Diamond couinait la pureté du cristal en brisant les vitres de Clisson jusqu’au château de Moulinsart.


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Mais ouaie merde c'était LE king !



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Puis le HELLFEST 2016 était terminé, résonnant de tous ces cris de ferveur dans le tintamarre existentiel de milliers de personnes.


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Amies, Amis,

Le Hellfest 2016 finissait, que déjà le prochain était désiré avec autant de vigueur que l’obscurité de Dark Vador et la malice pernicieuse d’une succube. Vous pouvez être certain que l’étoile de la mort éclairera nos pas dans l’océan des ténèbres où nous allons patauger dans cette culture de chiens de mécréants avec bonheur, sauvagerie et félicité.

L'appel méphistophélique chantera les louanges des musiques extrêmes dans les tympans de ses fidèles fans, et que ce week-end de musique spectacle insolite, soit plus jouissif que les orgasmes surpuissants et à répétition de mille vierges....“Les sanglots des martyrs et des suppliciés sont une symphonie enivrante sans doute, Puisque, malgré le sang que leur volupté coûte, Les cieux ne s'en sont point encore rassasiés !” Charles Baudelaire

Je tiens à remercier Roger Wessier du fond du cœur, ainsi que toutes les personnes qui bossent au Hellfest de quelque manière que se soit. Les clissonaises et les clissonais pour leur sympathique patience devant tout ce vacarme !


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Puis Je remercie aussi tous les gens adOrables qui ont discutés un brin avec moi, et pour je ne sais quelle raison, il se trouve que la plupart était de Strasbourg.

Cheers & let's rock Sick Mother Fuckers !


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mercredi, juillet 22 2015

ROCKA ROLLA


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REPORT DU HELLFEST 2015

Une décennie que le Hellfest avance à pas de géant dans l'entertainment de la musique extrême. C'était donc en qualité de date anniversaire que le festival adoubait sa vérité sur ce diable de divertissement populaire et théâtral, afin de se tailler une part du rêve que ce festival créé par des fans pour des fans afin d' idéaliser sa formulation « The most eclectic and specialized extrem festival in the world ! »

Le Hellfest 2015 fut apoplectique, emprunt d'un gigantisme démesuré qui en a foutu plein les yeux et les oreilles durant un week-end de félicité sonique.


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Si tous les festivaliers ne viennent pas pour vivre la même chose, le Hellfest comble les attentes de chacun avec un soucis du détail impressionnant qui frise la correctionnelle.

Surenchère commerciale, invasion de tiers, fidélisation avec des offres de services, de lieux exclusifs, événements spécifiques, oui le hellfest est devenu une machine à business dont la réussite et la pérennité passent par un accroissement de ce genre d'actions, quitte à devoir renouveler son festivalier en clientèle privilégiée. D'ailleurs pourquoi se voiler la face, le festivalier de métal est un consommateur comme les autres, et lui offrir le choix avec des services appropriés à son porte feuille pour son émerveillement, ainsi que pour son épanouissement personnel comme pendant un séjour de bien-être en retraite spirituelle, à le coût du juste prix.

La liste des doléances se réduisant à des aigreurs de constipés, il me semble qu'en terme de service, de prestation, de confort, je ne vois pas qui peut concurrencer le Hellfest aujourd'hui ??

Bon à présent, commençons à rentrer dans le vif du sujet.


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J'ai croisé tout le long du week-end des concitoyens certainement aspergés d'eau bénite méphistophélique, des centaines de visages passionnés que je ne reverrais jamais plus, et pourtant j'ai ressenti le temps d'un regard la même communion de vivre la même intensité. J'ai en outre passé du bon temps avec les frères Dalstein du combo Flying Donuts, et le fantastique Gui De Champi du webzine Wfenec, cheers les gars de l'est !

Arrivé jeudi pendant le plus grand débarquement du bataillon de hellfesteuse & hellfesteur, et après m'être munis du bracelet sésame, je remarquais que pour les privilèges ascensionnels, la Hellfest Cult était une salle située à proximité du Métal Corner, exclusivement privée, réservée au membre de la communauté du hellfescult...


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...elle offrait des prestations spéciales dont je n'en connaîtrais jamais la teneur exacte, mais cela doit ressembler à une boite échangiste : Tu viens pour te défoncer et te faire défoncer.

Être un membre du fan club officiel hellfesclult en cumulant ses points de mérite jusqu'au niveau Gold, offre la possibilité de passer derrière le miroir pour une visite guidée et privilégiée des backstages du festival, et permet de se rendre compte de la fourmilière qui usine derrière.

Sous le chapiteau du Métal Corner bouillonnait par contre une sorte de multitude ignorante Vulgum Pecu, le commun des mortels quoi, et en ce jeudi soir du 18 juin l'orchestre de l'OPIUM DU PEUPLE nous a offert un spectacle de cabourdise. Le pied de la grosse caisse était sur-mixé mais bon la surexcitation du public d'être arrivé au Hellfest était aussi enthousiaste pour reprendre en chœur les reprises de variété que le groupe a punktifié dans le sacre qu'il voue au rock'n'roll, et à l'esprit festif de la bringue. Les françaouis étaient heureux de beugler comme des cons du Pierre Bachelet dans le cirque plein à craquer du Métal Corner avec leur salsa du démon.


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La messe était arrosée par de la vinasse liturgique et un esprit foutraque a libéré l'apéro, avec de la bière qui a coulée à flot. C'était du génial n'importe quoi. L'Opium Du Peuple a réussi haut la main son entrée en scène, la plèbe étrangère fut bénie sauvagement par les divinités de Bacchus & Dionysos souhaitant un Bienvenido, velkommen, benvenuto, herzlich willkommen, bem-vindo, välkommen, Καλός ήλθατε, Welcome In France !


VENDREDI c'était Love At First Sting


Jour 1

Une décorative cathédrale gothique ornait l'entrée des enfers de sa majestueuse grandiloquence, célébrant de manière ostentatoire les fureteuses libations jouissives qu'attendaient avec ferveur la fiévreuse houle de hellfesteuses et de hellfesteurs.

Les deux nouvelles tentes maléfiques ALTAR & TEMPLE sont désormais accolées, et habillées de blanc pour célébrer les noces avec envergure.

De jeunes gens libres couraient en tout sens ayant perdu la boule, désorientés par leur frénésie, car rien ne mène l'ouille plus vite à l'église que l'idée d'avoir le diable à ses trousses.

NECROWRETCH a déterré les pustules nécrophagique du death et s'est ligué par filiation légitime comme étant LA nouvelle garde de death oldschool, en digne héritière de la scène originale de l'hexagone. Leur récent « With Serpent Courge » a conquis par ses capacités old school à transfigurer une idylle musicale consanguine avec le passé fondateur, disposant de cet orgueil dévastateur pour composer des titres colossaux.

Le passage au Hellfest demeure une étape importante dans la carrière d'un groupe. Malgré un son brouillon, et un chant en retrait en début de set, j'avais espoir que s'ouvre une reconnaissance plus large pour ce groupe dont j'ai pu, lors d'une Nuit En Enfer entendre la vacarme jouissif qu'il est capable de faire tonner. Au final j'espère que la médiocrité du son n'aura pas desservi le groupe.

Le public avait l'air sonné par les matines sépulcrales du trio par un effet diabolique.


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La nouvelle tente VALLEY bénéficie de la même structuration que ses homologues Altar et Temple à proximité. D'ailleurs des écrans à l'extérieur pour chacune d'entre-elle, ont été bénéfique pour faire profiter à de nombreuses personnes du show donné.

Je le répète chaque année, mais je regrette de ne posséder le don d’ubiquité qui m'aurait permis d'assister au set de GLOWSUN. Super groupe de stoner au psychédélisme transcendant, absolument parfait, et qui a largement convaincu en demi-heure de set à peine d'après les dires d'un collègue. Je vous conseille leur dernier album « Beyond The Wall Of Time » qui est un pur joyau de douceur. Beaucoup de regret donc, mais j'espère voir les lillois dans le sud très bientôt, ABRACADABRA.


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Toujours à l'écart, la scène WARZONE subit la récurrente contrariété de son accès encore trop réduit, pourtant augmenté année après année. Donnant la fâcheuse impression qu'elle est délaissée, sans l'envergure du soucis de décoration pourtant si développée partout sur le site, avec son espace trop limité par rapport à sa fréquentation (pas assez de toilette).

La cage aux fauves de la Warzone s'est donc ouverte sur LION'S LAW, qui a fait rugir sa oï mélodique pour écarquiller la cour des miracles. Pendant la demi-heure qui lui était consacrée le pit a imprimé les titres fédérateurs et sympathiques que les parisiens shootaient avec leurs dogs toutes griffes dehors. C'était basique, mélodiquement fun, et unificateur pour ceux qui appréciaient Cock Sparrer ou Cockney Rejects.


Dans la Valley de Dana on se passait la tige qui fait rire mano a mano pendant que les texans de THE MIDNIGHT GHOST TRAIN en activaient l'appel d'air. Leur musique est comme un gros barbu qui remue le groove des marais en redneck ivre de gros son Stoner Blues. Le groupe a envoyé du merisier et du châtaigner de 300 ans d'age à chaque riff, avec des filaments de lianes verdâtres comme atmosphère.

Le bois de ce stoner abattait un public devenu électrique par la foudre qu'il venait de prendre et a scié tout le monde avec beaucoup de précision aussi !


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Les helvètes de BÖLZER ont procédé à une possession des âmes avec un maelstrom sonore à base de boucles rythmiques de feu dont le duo batterie/ guitare-chant en flattait la pleine incandescence. Leur Black death était aussi redoutable que vindicatif à proposer plusieurs lignes de fuites dans des morceaux tortueux, serpentant dans les esprits pour y injecter un venin ensorcelant devant un parterre de visage expressif, accueillant cette musique ciguë comme une résurrection. J'avais devant moi l'impression en regardant s'agiter KzR le guitariste (super tattoo dude !) de voir un homme affranchi autant avec sa musique, qu'humainement.


A la limite de l'animalité, et dans un voile arachnéen de psychédélisme, les berlinois de SAMSARA BLUES EXPERIMENT ont érigé une toile mystique pour tisser avec leur delay stoner un ragga indou de krautrock cosmique. C'était mou, aboulique et assez lénifiant pour sentir des effluves d'encens venir corroborer à une expérience riche d'enseignement : Sur disque c'était déjà chiant Samsara blues...en concert c'est aussi efficace qu'un sédatif. Ce trio est en fait constitué d'une section rythmique (basse/batterie) servant d'appui aux diverses longues plages psychédéliques de sablonneuses digressions blues du guitariste, principal mélodiste, siégeant avec la grâce d'un chaman des seventies, pour imposer un tricotage de manche poussif, avec un abus de la pédale wha-wha au-delà des limites du soutenable.

Le groupe nous a plongé dans une léthargie planante, qu'une once de fureur venait nous sortir de cette torpeur avec trop de parcimonie.


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J'arrivais au VIP en Don Quichotte, dans cet espace où mouline la jouvence journalistique aux codes éculés. Si mon désintérêt social est désinvolte pour ce carnaval médiatique, c'est en premier à cause de mon invisibilité publique qui fait transparaître un mutisme de plouc et m'impose un isolement pénitentiaire.

Au milieu des mâles à bière je commandais avé mon accent du midi un jus d'orange. Une différence d'intonation toujours prompte à la mystification marseillaise pour en collationner la banalité d'une remarque monumentale.

Sur ma droite un journaliste à la page de la coquetterie contemporaine, surfait sur la vogue vestimentaire actuelle avec la condescendance de sa jeunesse.

Merde ils n'avaient pas de jus d'orange cette année, pas plus que de thé à la menthe !

Le culte est interchangeable finalement, car les brebis galeuses du métAl ont juste remplacé le vin de messe par de la bière et le sermon de l'église par des lyrics outranciers. En fait dans cet antre redoutable qui a subi les dégradations d'une bande de cul béni au printemps dernier, le rebelle du troupeau par sa différence, le bouc en somme, c'est moi ici.

Le barman m'a servi un soda dans un VIP devenu si select qu'il est préférable d'y pénétrer en cravate. Le mot roots appartient définitivement au passé désormais. Fini le business sur un coin de table dégueulasse pour négocier sur le mercato des festoches. Le vip est lounge dedans et s'approche de l'apocalypse de Mad Max à l'extérieur.

Je me sentais assez important et vieux pour quitter côté jardin la cour royale avec un apaisement révolutionnaire, afin de rentrer dans l'arène où la populace s'ébahissait du spectacle avec des yeux de gosse, saignant des oreilles jusqu'à la queue de diable qu'elle laissait fouetter sur un sol en feu.


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Souvenez-vous, Raymond Derry l'a affirmé dans le numéro 26 de New Noise avec la gouaille d'un cartomancien, TWITCHING TONGUES est sans contexte le meilleur groupe de hardcore actuel. On peut prêter une oreille attendrie sur les présages du tonton Raymond, mais c'est avec une boule au ventre que le HxC mélancolique de ces californiens nous aura enserré par ce grain précieux, acariâtre, prenant les tripes avec le cœur dans le même ébat. Le chanteur arborait le shirt du groupe Merauder, et le bassiste celui d'Obituary. Soulignant avec encore un peu plus d'intention, les multiples injonctions que la musique de ce band est capable d'additionner dans sa noirceur cutanée. Délestant une rage idoine pour la ténacité à plonger leur concert dans une lourdeur aussi prégnante que la chaleur du début d'après-midi en imposait la déflagration. Le combo était aussi sombre et rauque qu'un lourd azur de breakdowns solaires.


Pavet depuis l'année dernière à certain endroit, le Hellfest dispose des meilleures intentions en cette date anniversaire pour nous en foutre plein la vue. C'est donc recouvert de verdure qu'il se découvre en tapis vert, jetant les dés du hasard aux ordures pour un savant dosage de plantation en maître paysagiste.

Il est donc logique que dans un futur proche la nature reprenne place de manière irréversible, pour tendre vers un cadre plus bucolique. On attend patiemment pour que le André Le Nôtre du Hellfest, en digne créateur des jardins de Versailles, sublime le parc à thème, déjà magnifique, dont on ne peut en traduire l'étude cartographique tant il y a de choses. En bref il faut venir et constater.


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Le funeral doom agonisant des Finlandais de SHAPE OF DESPAIR fut une mise en bière pour les noceurs trop imbibés de malt. Un gars chancelait en baillant aux corneilles. Il avait un gros coup de barre avec leur musique. C'était lourd, lent, soporifique. La chanteuse quand elle ne chantait pas, se calait au fond, baissait la tête et se mettait en pause, tout net. Sinon c'était tellement reposant que s'en était finalement beau à écouter. Comme une lente cérémonie funèbre, une méditation profonde, une sieste réparatrice que la profondeur de sa césure régénérait. Le gars chancelant était couché en croix inversée sur le pâturage de la Altar à la fin.

D'ailleurs si tu as le malheur de reprendre le sport avec un album de ce groupe, en moins de deux tu te retrouves à bouffer des tablettes de chocolat noir pour la dépression engendrée, et à te poser plein de questions existentielles.


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Il aurait pu faire un effort vestimentaire John Bush quand même. Parce que depuis le temps que l'on attendait le passage d'ARMORED SAINT dans l'hexagone (3 passages depuis 1982 en tout et pour tout), on s'attendait à ce que le groupe mette les petits plats dans les grands. Si leur comeback avec « Win Hands Down », dernier album qui tourne la page heavy pour un hard rock mainstream à la « Black Stone Cherry » ( ouchhhhhhhhh !! ), on pensait encore benoîtement qu'Armored Saint allait remettre la côte de maille pour nous faire monter la moutarde heavy MétOl jusqu'au tarin. Je n'ai pas eu de nez puisque le set fut d'une maîtrise professionnelle ne laissant transparaître qu'un goût d'amertume à mettre des réserves sur notre atermoiement à revivre une époque révolue.

John Bush ( ex-singer d'anthrax pour les thrasheurs) n'a rien perdu de son organe vocal, ni de son charisme. Ok un petit coup de vieux aussi, mais cela à son charme aussi. Le band au complet a fait le job, avec ouaieeeeeeeeee toutes les poses et tout l'artifice du hard ricain de L.A.

Même si je suis fan, le groupe nous a balancé un coup d'épée dans l'eau au final. Forcément déçu, j'aurais dû tourner la page avec eux, mais comment gommer l'incandescence des albums « March of the Saint », « Delirious Nomad », « Raising Fear », « Saints Will Conquer », ou ne serait-ce que « La raza » qui ne date que de 2010 ?


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J'ai rencontré Jérémie Grima juste avant le show d'ORCHID. On engagea la conversation sur des bases consensuelles, heureux de se rencontrer pour de vrai, enfin.


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Le gars a une actualité chargée avec le numéro 2 de son fanzine ZONE 52, riche comme ses passions musicale, cinéphile, littéraire, etc..

Ampli orange, cheveux long et barbe épaisse est la trilogie des ricains d'Orchid, l'un d'eux affichait même de manière ostentatoire un t-shirt Nazareth (Oh ! mazette).

L'orchidée sauvage a besoin de lumière et l'astre solaire a brillé de manière ostensible pour illuminer les boucles rythmiques du groupe. Sous les affres profonds de Black Sabbath le combo a déroulé cette danse d'hypnose où la femme tient avec insistance le mâle dans le vice pour lui torturer l'esprit. Le bassiste Keith Nickel joua essentiellement en bas du manche, ce qui s'avère assez singulier. Au jugé de Jérémy c'était globalement un bon set, un poil tenu, manquant d'envergure par manque de communication. Le chapiteau faisait caisse de résonance parfois aussi, précipitant le son dans la purée vintage où le sabbath le plus sombre y glorifiait le hippie shake d'une lourdeur psychédélique sans commune mesure aussi.

Le groupe a joué plusieurs titres de leur futur EP « Sign Of The Witch » bien cool.

Jérémy et sa troupe bifurquait vers une autre scène, alors nous nous sommes présentés nos salutations communes pour la suite du week-end. Je le recroiserais au dépoté par la suite avec le même élan que lors de notre première rencontre.


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Le soleil continuait de briller, parfois caché il est vrai par le voile discret de nuages dentelés, perçant le ciel d'interstices de clarté divine. C'était parfait pour introduire le set de MELECHESCH et le groupe n'a pas limité sa Manifestation à donner ce que l'on attendait de lui. Parce que les mystiques du deAth et du bläck sont animés par le péché mortel, celui d'obtenir l'extase qui a été interdit à l'Homme en culbutant celui du sophia perennis par l'adoption du théâtre d'hades, en ce mal grandiose animé par la beauté mortuaire.

L’excellent set du groupe n'aura surpris personne, autant par la manipulation de la foule jusqu'à son assujettissement total par une spiritualité macabre, que par la beauté de son très bon dernier album « Enki », et similaire à son rendu scénique. Je vois dans ce groupe un renouveau de la scène death.

Mais humez donc cette saveur !


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Le set a débuté sa stature par l'apport visuel de burka touareg du bassiste et du guitariste, qui déjà apposaient un gros groove musical. La batterie était muni d'une pléthore de toms pour parfaire les rythmes orientaux.

Le groupe exécuta le corps d'une musique impie comme temple du mauvais œil. Le mien était caché par la stature imposante d'un gars qui se mit juste devant moi, satisfait de lui et de la situation qu'il y tenait tout gai, l'enculé !

Les arabesques groovy saturaient l'antre de la Altar, obscurcissant les titres de Melechesh pour asséner la sentence de la main gauche, tout en répandant l'évangile métallique jusqu’aux portes de l'enfer.


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Le set semblait tout droit sortie des profondeurs de Satan, avec cette voix tout à fait ignominieuse d’Ashmedi, remplie rugueuse de sable saharien, et portée par une haleine de riffs méphitiques.

Je pense que l'homme devint grand quand il entend la sublimation de ce genre de musique épanouissante.

Mon grand bonhomme laissa sa place à une fille menue, laissant le champ libre d'une vue pérenne sur le set. Elle basculait son corps dans le chantre capiteux des effluves morbides du quatuor qui livrait son dernier morceaux dans un tumulte somptueux, quand tout à coup elle se mit à crier le tiercé épiscopal « Jésus Marie Joseph » et en se retournant vers moi aura ce regard perçant de deux yeux éblouissants, comme deux lacs de lumière à l'aurore mystérieuse.

Un dernier râle de vie dans le public devenait le seul témoin du charnier que le groupe laissait s'échapper avec le tintamarre du dernier accord bestial en guise de salut. Meleschech quittait la scène, puis un déluge d'acclamation jubilatoire est venu en briser le fracas émotionnel. Coup de chaud/coup de cœur /coup de sang, la fosse rendu atone répandit dans sa fuite l'agonie des persécutés.


Il y en a un qui n'a pas fait dans la finesse et a tapé comme un bourrin par contre...


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...C'était DYING FETUS qui a cassé les os de son death technique munit par des riffs imparables, d'une fluidité de blasts hystériques avec cette coloration plus « black » à l’ensemble, et d'un solide répertoire pour faire avouer son amour pour la muzak d'outre-tombe, en faisant suinter cette odeur de décomposition qui ont aussi ravis les fans de Death oldschool.


Tout aussi frappant, HIGH ON FIRE qui fait passer Motörhead pour des petites bites à côté, tout simplement parce que ce band pète une nuque à chaque riff !

La déflagration sonique attendu est arrivée. On faisait face à un mur de son, à une barre de fer sanguinolente qui n'en finissait plus de s'abattre sur nous jusqu'à ce que mort s'en suive.

Hyper fat leur dernier alboum « Luminiferous » fait office de morceaux de choix pour un carnage sonore abrutissant tout sur son passage, avec l'appui tout de même de nombreux titres issus de leur discographie conséquente. Le trio nord-californien a apposé un set dévastateur que le public n'a eu aucune peine à en faire sa marotte orgasmique. En façade le son si famélique de la Valley était aussi gras que la friteuse hors d'age d'un crust à ce moment là, permettant à un gars de danser avec la gestuelle d'un haka polynésien, les pieds bien ancrés dans le sol, avec juste les bras et le corps qui bougeaient . Il était complètement envoûté par ce choc musical, et son visage était libéré de tout poids.


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OATHBREAKER remplaçait Trap Them au Hxc chaotique. Selon moi, on ne perdait rien au change, mieux on y était gagnant. Leur noise HxC irascible était possédée par de multiples tensions électrisantes, assez sombres pour compacter son amertume à l'état de rage obscure. Leur set était aussi sec que des nerfs à vif. Caro Tanghe au chant a déversé pied nu une torpeur maligne et criarde de l'acrimonie par un vague à l'âme tortueux. Une dense chevelure sombre cachera son visage, dont nous ne verrons jamais l'apparence, ce qui demeure en soi l'exacte réflexion que l'on peut se faire sur ce groupe : Pas d'apparence, on est dans dans le cœur du tourment et de ses braises déchirantes.


Je suis passé devant MOTÖRHEAD qui jouait du rawck'n'roll sans conviction avec un Campbell méconnaissable sur un titre de boogie, où le légendaire et grabataire Lemmy chantait en yaourt bulgare périmé. Ensuite le groupe a interprété « Ace Of Spades » le morceau que tout le monde connaît (reconnaît), et même allons plus loin, attend comme les fans de Michel Sardou attendent « Les Lacs Du Conemara » .


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Lemmy est un vieux Monsieur, un grand homme, Motörhead un vrai groupe de rock'n'roll qui est venu mourir sur scène comme Molière.


Le « Grand Morbid Funeral » de BLOODBATH a tombé la peau rouge des saigneurs de l'équarrissage pour libérer le pit. Quand leur set débuta, Bloodbath jouait à plat et son rase motte sonore ne prétextait pas à se sortir les doigts du cul non plus. C'était mou comme le vice digère en sommeillant, jusqu'à ce que le groupe réveille les morts. C'est alors que le mal se leva et nous fit soudainement face, mais il était déjà trop tard pour fuir. Je ne peux en expliquer la raison essentielle, mais le groupe de bénédictin soumis aux vices des enfers a sorti l’artillerie lourde en argent que l'on ne sort exclusivement que pour les jours de grand office. Nick Holmes (frontman de Paradise Lost) a illustré le sémillant death metal par son organe vocal de possédé.

Tout les gens présent à cet office ont pris la coulée sur la tronche, personne ne fut épargné, non, personne.


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Mais où est passé le true black métalleux ? Le gothique des premiers hellfest ? Y a t'il encore un intérêt quelconque pour un punk anarchiste de venir s’encanailler à Clisson ? Le festival est aussi gros que Fats Domino, c'est devenu un tel monstre, tout est décliné pour l'univers de métal, et le festival est allé bien trop loin pour certain, jusqu'à une grandiloquence d'overdose. Le public a changé même si la couleur du shirt reste noire, la multiplicité du battage télévisuel a suscité une curiosité pour la chose métallique que le temple festif du Hellfest a rendu effective par un intérêt croissant. Le résultat c'est que le Hellfest joue à guichet fermé et peut poursuivre son aventure sonore par conséquent.


FIVE FINGER DEATH PUNCH ou 5FDP est un groupe qui monte.

Il est arrivé avec de réelles intentions. On sentait un groupe en pleine réussite, pleine confiance, munit d'un professionnalisme brillant. C'est normal, il veut sa part du gâteau le temps que sa recette fonctionne. La rythmique tribale à la Sepultura époque « Roots » avec une pointe industriel a fait proliférer le retour de la mode des dreadlocks, et de sa volumétrie sonique typée 90's qui refait surface dans la balance du commerce extérieur du divertissement, de type grand huit pour adolescent en quête d’adrénaline.

Bon grosso modo c'est du métal global, les gars envoient de la poutrelle en acier trempée, et le chanteur porte un shirt de Judas Priest, qui passera juste après avec celui de SFDP histoire de le vendre en produit d'appel. Le seul reproche que je leur fait c’est de jouer sur l'ambivalence aiguë d'une critique de la société de consommation, et en même temps d'en vivre au crochet de ce système.


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La oï a filé ses guêtres à l'anglaise par une bonne humeur consistante à secouer les puces du portobello road du hellfest, parce que la working class y jetait ses dogs sous le macadam de PETER & THE TESTE TUBE BABIES.

Mais il y avait un autre anglais sur scène mais il était à la Temple.

Alors que pratiquement au même horaire Vincent Furnier déployait le théâtre de guignol chez Jason...


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...On entendait un sac de bruit d'os s'entrechoquer avec une atmosphère digne de la hammer sur la scène de la Temple.

Le cimetière horrifique à ciel ouvert de CRADLE OF FILTH employait comme caisse de résonance un ton lugubre, souverain, pour que la foule se soulève dans la putrescence de son charme surannée. La saveur n'en était que plus épique, théâtrale, et grandiloquente. Le public était conquis, ravi de retrouver, de trouver enfin un démon au Hellfest.

Tout de cuir et de clous vêtu le saigneur Dani Filth officiait corpse paint pour un culte de minuit, comme on va regarder la dernière toile lugubre dans un cinéma de quartier.

Le set était calqué d'atmosphères poisseuses et glauques, enrobées d’une obscurité malsaine avec la gestuelle typique du Kabuki japonais, qui se recentre sur un jeu d'acteur soulignant les paroxysmes codifiées du petit théâtre des horreurs maléfiques Cradle of Filthien.

C'est dingue comme ashok, le guitariste, ressemble de manière subliminale encore et toujours à Anton Lavey étrangement.


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Nous crevions sous le fer des pioches du groupe qui piétinait nos tombes fraîches, la chair de poule envahissait les corps de l'assistance à en glacer les os poreux, déjà friables pour que dans nos esprits ne reste que la poussière diffuse d'un set maléfique qui marquera au fer rouge la force brutale du groupe, pour les siècles et les siècles.

Par la suite ils seront nombreux à regarder sous le lit où se déverse l'affluent de leurs cauchemars respectifs avant de s'endormir. Parce que certain d'avoir encore plein de petits monstres plein la tête, venant nous conter des fantasmes dont résonnent encore le murmure cinglant de l’arôme maléfique du Dani dani cool du romantisme baudelairien, dont les épines des fleurs du mal donnaient ce goût du sang en bouche, et écorchaient d'une mutilation bienfaitrice en une mélancolie intérieure.


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Sur la mainstage le vieux Cooper s'était encore fait couper la tête. Décidément il n'en finit plus de ressusciter en Alice au pays du shock rock sans que personne ne se lasse de son outrageant spectacle qui dure déjà depuis des lunes.


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La british steel est la même depuis 1968, alors que voulez-vous, forcément avec le temps, elle rouille, et coupe moins.

Ce fut un set vraiment chiant de vieux grincheux, avec les mêmes gimmicks scéniques . Merde aucun renouvellement de façade chez JUDAS PRIEST.

Le band vit (survie) sur ses rentes jusqu'à ce que mort s'en suive, à la Rolling Motörhead Stones & compagnie quoi.

La vieille pédale d'Halford sortait à chaque titre pour changer de tenues de music hall comme  Zizi Jeanmaire de plume, pendant l'hiver 54 où l'abbé Pierre ne resta pas de marbre devant le froid de gueux qui recouvrait le mendiant.

Bon, le Rob a une meilleure forme vocale que la fois précédente à Clisson, ça c'est un fait positif.


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Mais le set était en roue libre tout du long, faut dire que le dernier opus de Judas « Redeemer Of Souls »  est improductif, et même avec l'appui de hit anthologique le set n'avançait pas. Seul le guitariste Richie Faulkner a apporté une énergie scénique, et offrait une symbiose par son mimétisme physique à K. K. Downing.

Bref, la nostalgie rassure à condition de ne pas être fossilisante.

Pourtant Judas Priest c'est mon premier vrai concert. Celui que j'avais choisi. J'avais 15 ans, le groupe n'avait pas vendu assez de ticket et se retrouvait dans une petit salle derrière le palais des sports de Toulouse. Ma mère qui avait amenée ma sœur voir AHA quelques temps auparavant, avait jugé bon dans un soucis égalitaire de faire une nouvelle expédition dans la capitale du cassoulet pour m'y amener. Je vous parle d'une époque où il fallait mettre deux fois plus de temps de trajet qu'aujourd'hui, car les routes ne bénéficiaient pas d'un tracé direct. La pauvre était horrifiée de me laisser au milieu de cette faune habillée de clous et de spandex tigrée. J'étais le seul adolescent. Le gars de la sécurité quand il a vu ma tronche poupin m'a demandé où j'avais planqué la tronçonneuse. Véridique. C'était pour l'album  « Ram it Down », celui du retour bien plus heavy que « Turbo ».

Las devant un Priest à genou je me demandais que faire d'une vie qui n'a plus de sens sans l'être aimé ? Ma réponse fut de fuir vers MESHUGGAH, le biotek rubik cube du métAl.

Le groupe a monté des riffs comme le Tétris ses briques multiformes qui fait fondre la cervelle.

Suivre ce band est hardi autant qu'ardu, tant il craquelle les nuques et fissure le corps d'une musique que les physiciens du métÄl étudient avec précision. Parce que la précision chez Meshuggah c'est primordial, et le mal de tête encouru est révélateur d'une bonne écoute. D'ailleurs ce groupe reste le meilleur commercial chez Guronsan, comprimé effervescent pour le traitement d'appoint de l'asthénie fonctionnelle.

C'était exténuant mais terriblement vivifiant à la fois. Enfin quand même...


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Revenons un poil de cul à SODOM dont le set restera dans les annales pour avoir fisté même le plus récalcitrant à sa sodomie sonique, par le biais d'un set séant à promouvoir l'étronisation sanguinolente du thrash qui explose les fondements même du genre. Que voulez vous une fois de plus Sodom a fait son trou.


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WOVEHAND aime la drogue et elle le lui rend bien ! Leur trip d'alternative country sera à sens unique, puisque pour comprendre fallait avoir pris la même drogue que eux, sorry je suis sXe.


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Dans le genre de contre-indication, il ne faut JAMAIS, au grand jamais confondre Shining de suède au Shining de Norvège. L'un se taille les veines alors que l'autre sculpte un métal dissonant avec autant de violence et sans la symbolique suicidaire.

Le band SHINING a joué l'aliénation jusqu'au bout de sa strangulation. Comment ne pas être subjugué par l'audace de cette frénésie musicale, par sa camisole progressiste dont deux de ces membres appartiennent à la formation Jaga Jazzist tout aussi luminescente.

Avec sa dose d’avant-garde hystérique, le combo nous a battu la tête dans le blanc de leur omelette norvégienne sonique. Leur cover du « 21st Century Schizoid Man » de King Crimson était dans cette terminaison nerveuse démentielle qui sied si bien au déséquilibre de Jack Torrance dans le film de Stanley Kubrick, librement inspiré du roman « Shining, l'enfant lumière » du grand Stephen King.

la Temple était aussi dégarni que la tête de Sim en cheveux soyeux, mais qu'importe le groupe a disposé comme seule offrande à des corps meurtris par les excès de son set mutant de brutalité féconde, avec comme répercussion une contamination de métastase sonique en guise de percussion, désintégration, remous, émulsion, ébullition, à s'en péter la nuque.


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Le chanteur Jørgen Munkeby était aussi frétillant qu'un poisson hors de l'eau, et dans son saxophone il éructait cette lave symptomatique d'un affolement sonique contondant, avec une rythmique saillante.

Les ecchymoses et les entailles de folie musicale nous ouvraient vers ce genre de mise à nu que les écorchés vifs chérissent de choir leur chair en la faisant crépiter dans le bain bouillonnant des disques suppurant de phénotypes musicaux, et d'hybridation cellulaire de Shining, toujours complémenté d'une richesse absolue. Aucun gène récessif dans l'organisme pris dans l'étau de ce set déflagrateur n'était en souffrance. Seule une trop forte surexposition au cordon ombilical de Shining pouvait engendrer une déperdition des molécules de son public, en l'état de même transe que son groupe en était en démence.




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Dans le dôme de cette excentricité elle avait la luminosité de la pleine lune sur son visage virginal dès que le groupe s'est tue, avec déjà le souffle des ans pour en trahir la beauté perdue quand la lumière artificielle a obscurci son désir vibrant que ne jamais s'arrête cet instant fragile, où le groupe a déposé l'écrin de son charme musical sur l'idéal éperdu d'un public complètement groggy.

L'annonce d'un nouvel album pour octobre ne sera pas étranger à la nuit pour laquelle j'ai dormi à côté de mon corps en état de surexcitation.

Par la suite cet incroyable groupe a donné en Norvège un concert sur le Trolltunga.


Trolltunga : « toponyme norvégien signifiant littéralement en français « la langue du troll », est un rocher situé en surplomb à plusieurs centaines de mètres de hauteur au-dessus des eaux du Ringedalsvatnet, un lac du comté de Hordaland, dans le Sud-Ouest du pays, à l'est-sud-est de Bergen. » dixit whiképédia


SAMEDI C'était Fly Rainbow



Jour 2

Dès l'entrée du public, la précipitation était la même que les autres jours. Avec le nez dans le guidon un jeune pédalait à vide pour faire une échappée, mais la horde du peloton l'exécuta de dos et il chuta tête première dans la poussière diffuse qu'il libéra.

Au vip, Ben du hellfest en ITW dirigeait le service après vente avec le professionnalisme d'un présentateur de télé-achat. Œuvrant sans cesse à promouvoir à chacune de ses interventions le faire valoir de sa vitrine promotionnelle avec coollitude, et de la singularité d'un festival qui a su et sait répondre aux diverses sollicitations du marché porteur du divertissement spectaculaire.

Pendant ce temps, les parisiens de DEEP IN FATE ont récuré les conduits auditifs avec des changements d’atmosphères pour nuancer leur djentdeathcore. Avec un look soigné et des compositions à la fois touffues et arides, le groupe a maintenu son cap. Ce n'est pas du tout alambiqué comme on pourrait le penser de prime abord, c'est surtout emprunt d'une technicité impitoyable. Le pit a appliqué les préceptes d'une gestuelle belliqueuse avec des techniques d'auto-défense de ninjutsu afin de s'accorder à cette agressivité.


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Devant une mainstage, il lui toucha avec ardeur ses fesses d'une rondeur subliminale. Elle se retourna aussitôt pour le toiser d'un désir de défi. Ensuite leur sourire complice suivit d'un baiser langoureux se mêla au sifflet du public et de l'arrivée du groupe GIUDA.

Les tifosis fan de l'A.S Roma et d'un pub rock glamé au rock'n'roll était énorme. Il manquait juste un poil de caractère scénique pour lever la foule d'une grande scène par contre. Mais sinon ça a claqué du binaire à en faire péter les petits culs d'enfer du fest. Les prolétaires au look de oï/skinhead et du rock destroy des seventies du New York Dolls jusqu'au Damned, avec cet héritage glitter rock ont asséné les hits de leur « Racey Rock » et de leur « Let’s Do It Again », deux albums de combustible glam'n'roll composés par de vrais morceaux à l'anglaise.


Le set gore grind de COCK&BALL TORTURE fut une structuration monolithique en un seul bloc assez linéaire, avec en sus un son en marmelade.

Donc forcément oui, ça pétait les couilles ! Ce qui n'était pas du tout pénible à ce garçon dont le corps potelé par son plaisir culinaire, gobait un sandwich à triple épaisseur, débordant de jus sucré en faisant pleuvoir des patates fines re-cuitent sans fin dans une huile malodorante. Il s'extasiait en grommelant à côté de moi, dont la digestion préconise pourtant bien d’apparaître en société au risque de flatulence pestilentielle garante d'un exil forcé. Il rinça le tout par un gobelet de bière et partit avec comme salut un rot aussi rond que son ventre. Plus tard dans la soirée, je le revoyais couché contre une tente avec une barquette de frite sur les guibolles et de la mayonnaise sur un t-shirt mentionnant la relation contiguë qui le liait avec le groupe Tankard "king of beer".


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Le combo vendéen de MACHETE a aiguisé une réelle bouillie de sludge, dont le groupe en dispose les arguments solides dans ses compos pour en liquéfier un set, rappelant que Machete is messy, violent, shallow, and tasteless.


ELDER est un groupe hype dont parfois la mélancolie cotonneuse déploie ses charmes stoner, avec l'approche sibylline de Mars Red Sky dans ces moments là.

Sur scène quand le combo fait tomber la foudre c'est beaucoup plus probant que sur disque par contre. Toutefois je n'ai jamais compris l’enthousiasme suscité par ce band ? Ni accroché à leur zique par ailleurs. Pourtant j'y détecte bien les embruns de doom/stoner/psyché et une tripotée de contraste, mais de façon trop linéaire en soi, surtout diluée dans les mêmes schémas caractéristiques de cette scène tape à l’œil, surtout dans son côté psyché et planant.


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DER WEIG EINER FREIHEIT est un groupe qui monte le post-death en flocon de neige. En fait il requiert une concentration pour s'y abandonner fonctionnant sur le même schéma classique que le post rock mais avec du death. Il faut impérativement se laisser happer sinon c'est linéaire et chiant au possible car tu ne vois pas à un mètre, et surtout tu n'entends pas les nuances.


Par contre, le diable en moi à résonner quand MONARCH s'est élevé. J'ai encore la mémoire vive d'en relater tel une passoire percée le merveilleux rêve éveillé, où sommeille les reliques imaginées de nos tendres chimères sur ce band.


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Le sacrement Occulte des terrassiers de Monarch a réfléchi dans la profonde constellation de groupes ayant un rituel spécifique à sa déclaration sonique, par de nombreux rituels dont l'étrangeté est aussi envoûtante que leur musique est sombre et tellurique.

Par exemple, la tête de la basse est frappée contre le sol pour prévenir Belzébuth. La possession passe par la chaleur d'un cri un peu malsain pour confesser le mal insidieux d'une musique céleste propre aux enfers.

La lumière lugubre des bougies et des spots vermeils embrasaient ce rituel de magie noire où la blonde chevelure de la fée démoniaque d'Émilie aka Eurogirl, (habillée en première communiante chez Mayhem pour la croix renversée sur le visage) vociférait une déferlante de rage à la profondeur océanique, en mettant le public en transit dans son purgatoire, à genou devant le mur du son du groupe.

Le public était en nage dans cette vague d'amertume sonore, bravant la profondeur que le groupe écume depuis son éblouissant album éponyme datant de 2005, devenu avec l'érosion des marées annuelles le phare intensif et disque de chevet des adorateurs de ce culte sans fond.


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INFESTUS a décomposé avec soin sa musique introspective faisant trembler les plâtres du temple avec de quoi ouvrir intestin et gosier avec une graisseuse putriditée redondante.


Le psyché doom de THE WOUNDED KINGS fut bien exécuté comme avec tous les autres groupes de psyché doom. Seulement lui n'est pas arrivé pas à tirer son épingle du jeu, et tournait en rond dans ses landes de pierre où sommeille un honnête artisan sans génie.


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C'était mon premier concert de ACE FREHLEY, pour ce fait je n'aurais aucune objectivité pour rendre compte du set.


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La tournée de « Space Invader » bénéficie d'un backing band de compétition pour une osmose collégiale a faire fumer la gratte du spaceman.

Il y avait donc Chris Wyse (bassiste du groupe The Cult), le batteur Scot Coogan (Lynch Mob, Lita Ford) qui a interprété certaines parties de chant lead, et le comparse Ritchie Scarlet (guitare) fort d'un american Rock and Roll in a British Tradition.

Une pluie de météorite de solo et de riff au New York Groove (titre composé par Russ et interprété par le groupe Hello que Ace a repris sur son album solo en 1978 ) hard'n'roll glam a scratché les enceintes de la mainstage, et le titre  « Space Invader » issue du dernier album (très conseillé par le WBZ) a franchi la voix lactée. Le public grisonnant (on ne va pas se voiler la face) a eu raison de participer, allant bien au-delà des réflexions de type hasbeen comme j'ai pu le lire dans les reports en parlant du Spaceman et de sa hautaine rock attitude.

C'est con pour les rabat-joie, vous aviez la possibilité d'entendre du real rock'n'roll américain avec cette super dose de stratosphère sonique. Le dernier passage de la Frehley's Comet date et quand à ceux qui diront « je le verrais une autre fois tant pis » devraient se méfier car l'autre jour n'est jamais anodin, il reste unique d'un souvenir perdu.

Ace Frehley traverse les épreuves et le temps avec ce doigté foudroyant pour des solis galactiques et des chansons typiques du hard 'n' heavy 70's, 80's, 90's, 00', ∞...du rock ricain, et son set était génial, même si je regrette un peu qu'il fut dans l'attente des deux côtés.

Pour les covers de Kiss c'étaient un bouleversant « Deuce », un renversant « Shock Me » et un étourdissant « Rocket Ride » pour débuter le set. J'avais les larmes dégoulinant du visage pour « Love Gun » et son solo dantesque joué enfin comme il se doit d'être interprété ! !

Je rappelle à toute fin que sans Ace pas de Slash, hein, c'est toujours bon de réveiller les consciences.


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Le quatuor de Caroline du Nord ASG a fourni un set lourd, ambiant, mais pas assez hypnotique et c'est là toute la complexité de la zique d'ASG. En live on n'entendait pas le sucre et le fiel caractéristique, et si particulier de leur dernier album « Blood Drive », dont l'apanage lunaire et la formidable puissance déflagratrice en font un excellent anti-dépresseur à la morosité quotidienne.

Suspendu dans l'attente d'être épris par le groupe, elle alluma un clope avec insouciance, la main légère, rapetissant la tige à chaque tirage avec une lèvre charnue, laissant s'envoler les volutes bleues en expirant d'un léger sifflement. Elle ignorait avec superbe la caresse vertigineuse des métastases, enduisant avec malignité le crépis de leur venin sur son œsophage, et embrassa d'un sourire fraternel sa camarade qui arriva les mains pleines de gobelets.

ASG venait de mettre un terme à un set aussi lascif que les volutes qu'elle venait de fumer.


Les thrashers anglais d'ONSLAUGHT sont indubitablement plus punk, plus sales dans le son, moins débiles mais plus destructeurs que leurs homologues américouains dans le même style. Surtout qu'une exécution publique sous la guillotine vengeresse du set de Onslaught apporta la démence à tous ceux qui en glorifiaient la punition à l'avance.


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AIRBOURNE est un stadiste professionnel au même titre que le charcutier du rock Jean Bono du U2. J'ai vu le début, compris que j'avais déjà vu ce concert à plusieurs reprises, et je suis parti quand le jus avait sauté au bout du 3ième titres.




MÜTIILATION venu de Grabels en Languedoc-Roussillon, il a fait saigné les oreilles à vif avec un matraquage conséquent de black d'une impureté au groove saisissant, aboutissant à de l'hypnose pure. C'était un must pour les fidèles aux Légions Noires. Un set saignant, à se couper les veines, ou à boire directement dans le vagin d'une fille pendant ses menstrues.


Tiens en parlant de truc de fille. Elle disposait d'une éloquence féconde pour discourir à chacune de ses déclarations sur l'admiration qu'elle vouait au death'n'roll de DESULTORY à la Entombed style. Elle savait siffler avec les doigts comme un garçon qui manifeste sa fougue masculine à une femelle. Elle bougea sa tête dès les premiers hymnes que le combo propulsa comme un jet privée en partance pour Caracas. Leur concert était très bon en soi, mais il n'y avait pas d'affluence par contre. C'est bizarre, il y a trois ans de cela le death et le black faisaient salle comble à toute heure au Hellfest ?


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Si par essence la misogynie érige son humour salace à travers un quatuor de glam et le sophisme désopilant d'un travestissement féminin qui en subtilise l'effronterie, les L7 furent géniales d'être femme.


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Les émeutière d'un riot girl incendiaire de pétroleuse au manche graissé par une citerne de gazole grungy 90's, ont interprété toutes leurs hymnes bien foutraques, bien bancales, avec cette épaisseur triple hyper puissante, sucrée par une pincée de rock bien sale, bien punk, et avec ce qu'il faut de chewing-gum et de ronronnement, pour un chant de chattes en chaleur aux râles rauques. Le groupe le plus sensuel et le plus beau du monde avait les couilles au niveau de la poitrine. Ces nanas ont envoyé le tout au diable en ni une ni deux.


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Voilà qu'enfin je constatais des gens en train de slammer sur une grande scène. Plus en hauteur, le carré de la zone VIP des mécènes disposait d'une altitude présomptueuse pour une vue incomparable. C'est dingue qu'à chaque fois le puissant s’octroie une place au dessus des gens par le principe de séparation que le rapport dominant/dominé leur octroie l'ivresse de ce pouvoir. Mais vous savez quoi ? Les groupes ne jouent jamais pour eux. Nannnnn, ils jouent pour ceux de la fosse commune. C'est eux les chimpanzés dans des cages dorées. Le seul hic c'est que le fric foutu dans l'élaboration de leur bienséance aurait pu faire baisser le prix du billet moyen du festivalier.


COFFINS since in 1996, a tout de même vachement moins d'envergure qu'Obituary, dont il 'mimétise' la lenteur du death. Le groupe japonais même en bénéficiant de l'appui de la presse spécialisée reste loin derrière la Tampa Sound, et je n'entends pas sur quoi il table pour remettre le couvert d'une once de singularité ?


Attends un peu s'il te plait...BRANT BJORK ! maaaaaaaaais il joue encore au tennis lui ?

Le dude et son « Black Power Flower » ressemblait à Santana, il transmettait au nouveau hippie son boogie stoner dont la qualité sonore était feutrée. L’ancien batteur de Kyuss nous a caressé les oreilles avec plénitude et douceur, et elle, elle dansait avec une timidité corporelle assez touchante sur les vibrations du Low desert de ce punk band. Quelquefois elle s'arrêtait pour épier l'auditoire. Alors elle se retournait et dans ses yeux on pouvait lire une demande : «  Mais est ce que tu ressens la même chose que moi ? ». Et juste après on sentait le doute s'emparer de son indécision. N'étant pas certaine des bouleversements que le groupe lui prodiguait, elle demandait d'un regard une approbation, l'acquiescement pour légitimer la chaleur bienfaitrice qui irriguait son corps.


Pour ce qui était de la danse corporelle, les bad boys de BODY COUNT étaient attendus et la warzone sold out. Ils ont débuté sans aucune somation avec les balles perforantes de leur « Body Count's in the House ».

L'émeute était solide comme à Ferguson & Baltimore.

LE Ice T himself venu avec son bagout de L.A rendre coup pour coup pour un set aussi cool que carré. Le professionnalisme des ricains en impose, ils le savent, et ont joué avec en surexploitant cette sentence.

C'était du très gros show qu'était venu chercher les gens et ils en ont eu taille triple XXL.


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La rage de Public Enemy sur le beat de RATM, la cover « Disorder » de The Exploited comme principe de rue, le groupe a échaudé son imparable groove avec la section de ses musiciens tirant à balle réelle des riffs meurtriers.

Le charisme d'Ice T n'est pas galvaudé, c'est un show-man comme James Brown, d'ailleurs par moment je voyais la légende du Godfather of Soul déployait ses charmes de black-power avec le jeu de poing et provocateur du félin Cassius Clay.

Si le père Ice T "Talk Shit, Get Shot" est efficace, son fils Ice Tracy Marrow ne restera pas de glace à son apprentissage et se courbera au balle assassine de son pater sur scène après un discours sur les complications de routine à Los Angeles lors d'une interprétation maligne. N'oublions que Ice T est acteur et que leur show est fournit par une mise en scène que quadrille à merveille les amerloques.

Body Count a joué de nombreux hit : Manslaughte, There Goes the Neighborhood, Body Count, KKK Bitch, Copkiller mais pas de « Born Dead » ?!?

Le seul point négatif c'est qu'une place sur une mainstage aurait été préférable pour ces poids lourds.


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Dernier bastion de Norvège, MAYHEM aura concédé sa théâtralité punk black au service de sa légende et de sa violence cryptique, comme premier degré de Venom. Le groupe exprimait dans son regard toute l'abnégation stoïque qu'impose sa dimension païenne. Le silence de son regard était assez expressif pour que l'on comprenne vue d'en bas son excommunication : "Enflamme toi toi-même par le brasier impur que sublime mon aura".

Se refuser à sa sentence n'était plus envisageable au bout du troisième titres, et ils seront nombreux à bousculer les interdits de leur physique pour se briser contre les murailles de leurs voisins plus solides. D'ailleurs la loi de Newton est fausse en fait, car tous les corps qui furent plonger dans le liquide de cette marée humaine ne sont pas tous remontés à la surface. Certains sont même restés au fond des abysses, les poumons remplis de leur cris aliénés à vivre un instantanée explosif de leur passage sous-terre.

Les animaux préssentant la peur avaient déjà fui !


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D'habitude les gens sont dans l'émerveillement d'un gosse devant un feu, cette fascination pour la flamme remonte à la nuit des temps. Alors devant un feu de Bengale vous n'imaginez même pas.

Surtout que celui des dix ans du Hellfest a enflammé les cieux tant ce F E U X D'A R T I F I C E était GIGANTISSIME, de la sorte que Hollywood + Disney + Star War + Rambo + Terminator = Micro-pénis.

Au fur et à mesure que l'intensité du bouquet final a augmenté, les gens se sont mis spontanément à lever les bras vers les ciel rugissant, et à hurler tellement c'était incroyable à vivre.


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« Revenir de chez les morts n'est pas la même chose qu'être vivant. » C'est ce que je me suis dit quand « Slowly we rot » est venu terminer le concert magistral d'OBITUARY.

J'avais alors devant moi le panorama d'un champ de corps débarrassé de son grain, élevant aux cieux le signe des cornes diaboliques, tout en acclamant le retour de flamme des floridiens. Le couronnement d'Obituary prit fin comme on décapite un roi, laissant échapper la clameur commune de l'intensité de cette cérémonie émancipatrice d'émotions. Puis la foule s'est dispersée dans un torrent d'écume tapageuse. Elle laissait derrière elle la sécheresse d'un champ de ruine faisant apparaître des fossiles courbaturés qui réprimaient l'usure du temps sur leur corps souffreteux.

Les personnes restantes étaient de pierre, disposées dans la quiétude de Stonehenge, s'apaisant mutuellement des échos de putréfaction sonique d'Obituary, en crépitant encore d'une chaleur à faire cloquer leur chair.


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J'ai zZzappé le show des SCORPIONS piquant les oreilles. (Klaus il faut arrêter le chant et passer à la pêche aux goujons maintenant c'est vraiment important que tu le saches.)

Le groupe avait sorti l'artillerie lourde de sa romance lubrique qui permet ces moments graciles où Monsieur peut aisément relever la jupe en cuir de Madame, étant dans un état de papillonnage ventral qui en consent la palpation du fessier en toute aise.

GRRRRRRRRRRRRRRRRRR


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Je n'ai aperçu que de loin « still loving you » en rappel, attaché à cette sorte d'espérance amoureuse qui lie le groupe à ce hit. Scorpions a donc joué le grand soir, la dernière échappée belle, le salut final, en digne tacticien du spectacle de foire, avec ses 50 ans de carrière dans les ratiches.

Je pense qu'il y avait un gros soucis technique avec le grand écran, puisque le groupe était dans une image inversée des couleurs en noir et blanc, et Klaus Meine devenant pour l’occasion la métisse de julien Clerc Mélissa, métisse d'Ibiza qui a toujours sa vertu...




VENOM cela restera pour toujours du Motörhead hyper heavy et en accéléré.

J'ai tripé la mort avec des vieux oldschool en air guitar sur « Countess Bathory et « Black metal ». Faut dire que pépé Cronos est toujours dans son jus, sa connerie n'a rien perdue de sa foudre légendaire, plus punk tu meurs. C'était du pur Venom mon petit bonhomme !

Tiens au fait tant que j'y pense, Marilyn Manson a fait de la provoc à 2 balles, et personne pour en bénir la miséricordieuse incitation à la tartuferie, ni pour idolâtrer ce faux dieu.


excommunier ce pantin

Samedi soir au VIP c'était thrash et paillette pour une disco infernale ! Faut dire que le club des supporters, la communauté des anneaux du hellfest cult sont passés de figurant à acteur principaux. Les gars étaient torchés comme des coins avec les échantillons offert par les sponsors spiritueux, c'était la fête au village avec du rock métal dans les enceintes et le folklore de la peña baiona.




DIMANCHE c'était Savage Amusement


Jour 3

J'ai vu comme chaque année des hommes costumés et la tradition en stipule même l'exhibition. Cette entreprise d'happening est à l'initiative gratuite d'un nombre d'irréductibles qui prend une plus ample propagation d'année en année. Elle réclame le flash des photographes pour le bénéfice d'éterniser le masqué, et libelle à cet intérêt son impact publicitaire pour doper le festival d'un éclat convivial, spécifique en produit d'appel.

Toutefois, ont-ils aussi peur de se sentir eux-même à ce point pour délibérément se costumer dans un avatar attrayant afin de se révéler ainsi aux autres ? Leur déguisement cache t'il une propension à travestir la sincérité de leurs émotions ou au contraire à l'exalter ?

J'en ai pas la moindre réponse, tant ce genre de questions nébuleuses dessert invariablement vers une digression qui empêche mon lectorat de se concentrer sur sa base narrative uniquement, et que de toute façon j'en ai surtout rien à foutre en fait. Ma nonchalance pour ce genre d'attribut vestimentaire est à mettre sur le pilori de l'ataraxie d'une banalité déconcertante. Mais pas par un défi de supériorité peu commun et dédaigneux de mépris, mais parce qu'il est vrai que je ne ressens pas le besoin de satisfaire mon narcissisme en vantant à ce point le hit de la compagnie créole, le bien nommé "Le Bal Masqué", pour y être perçu en appartenance à une sorte d'élite festive qui amuse la galerie au beau milieu d'une populace ahurie, et peut être même un brin concupiscente parfois par une telle démonstration égocentrique.


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Il y avait très peu d'affluence quand les toulousains de WITCHTHROAT SERPENT ont débuté. Le groupe était pourtant dans la même veine boisé qu'Electric Wizard. Si leur écorce est encore tendre, la sève suppurait un dom liturgique faisant feu de tout bois. Et selon l'adage doomesque : « Des amplis orange de bon matin ça vous remet d’aplomb pour toute une journée d'enfer ! »


HYPNO5E n'a pas du tout endormi, bien au contraire, il a joué devant une salle comble un set tendu de la couenne comme si il jouait sa vie. Le public a rugi à ce coup de cœur passionnel pour ce Cinematographic Metal, et l’idylle entre les deux était fusionnelle. Nous avons assisté à un set fulgurant en s'imaginant que la culpabilité catholique ne nous fera jamais changer notre place pour rien au monde, même pas une place au paradis, on y était déjà, et avec plein de fantômes hypnotiques en plus !


BIRDS IN ROW, lui, a fait une très grosse impression, avec cette sensation de mal être épineux que regorge leur musique intensive. Il a séduit par sa maîtrise, l'engagement employé, sa rage au corps, criblée pour atteindre au cœur par cette passion encore vierge d'un groupe disposant de sa jeunesse pour ébranler la terre entière. Cette fraîcheur éternelle de la jeunesse est venue bousculer tous les sens, les a-priori, les certitudes que jamais rien n’arrêta les hommes de cracher à la gueule une vérité hurlante avec une beauté indicible.

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NIDINGR a fait chou blanc, pas bien réveiller, pas dedans, aucune présence, et ce n'est sûrement pas par la contrainte que l'on gagne les esprits.

Houlala les méchants !


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Pendant le solstice d'été 2015 j'attendais du groupe TRIBULATION la même luminosité sombre que celle de son dernier excellent opus " The Children Of The Night".

Un brouhaha inextinguible agitait le cloître de la Altar pendant que les émanations corporelles rapprochaient les êtres dans cette foule noire, où la houle méphitique des corps exsudait le même spleen aromatique que cette musique adipeuse. Les enfants de la nuit riaient aux éclats en plein jour, à l'heure où la plupart des campeurs se prosternent devant pernot ricard, et où les autres plus sages honorent comme vin de messe le blanc des vignerons du coin.

Le groupe tendait ses corps androgynes pour un look glam black romantique, où ton image publique n'est absolument pas toi (être vu/ne pas apparaître), et soumettait son dark baudelairien à l'ivresse musicale. Cela fut consommé sans modération dans un cimetière d'émotions sanguinolentes et poétiques.

Avec ses atmosphères lynchiennes et batcaves la fureur sensuelle et la bestialité de ce groupe étaient géniale, Tribulation jouait les yeux brûlants avec ce regard redoutable de fascination, d'attraction mêlé à un apaisement, et la cène était aveuglée par les encensoirs du temple.


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Avec THE GREAT OLD ONES tu as l'impression de t'élever dans les profondeurs atmosphériques pesantes de l'univers d'Howard Philip Lovecraft, dont l'influence majeure sur la musicalité du groupe est importante. Leur concert était très bon, et la fatigue du week apportait une faiblesse qui permettait de se laisser saisir par l'ardeur de leur musique qui en transmettait toute la beauté sombre.

Encapuchonné dans la noirceur de leur black atmosphérique à la sinuosité touchante, le groupe a renfermé dans son monastère homérique le sacre lunaire des migrations lovecraftiennes.


SUP pour Spherical Unit Provided était aussi froid qu'un macchabée, et aussi chaud qu'un corps qui naît. Si il est parfois difficile de s'imprégner dans le dark progressif avant-gardiste et du death tortueux du groupe, que l'on pourrait simplifier comme d'une musique embryonnaire entre Type O Negative et Gojira, leur présence musicale a transporté comme un spectre terrassant.

Le groupe a lancé un merch de shirt entier après sa prestation au public.


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Sur le chantier de l'âme du black métOl, on bétonne l'autel pour que la haine soit saine, et que l'orage reste sage. On se prépare à ce que le sang qui y coule noie la terreur enfantine. On a envie que cette ablation musicale coupe comme une lame d'acier et nous révèle une animalité féroce, jusqu'à que l'on se sent impuissant d'en défaire la sentence irrévocable : Vit la sensation du tréfonds, dans la noirceur de ton océan d'épouvante, seul importe l'exigence que tu ressens, exalte toi, envoûtez les !

De ce fait troublant, pas de bruit de casserole, et un taf honnête et de bonne tenue à mettre en terre pour les norvégiens de KHOLD.


Les australiens de NE OBLIVISCARUS et leur sous death d'occaz en metal progressif ont envoyé techniquement de l'altération musicale dans les esgourdes. Mais je pense que l'on a pas eu l'impression d'apprécier tous les contrastes que leur musique requiert pourtant (violon à l'appui).

C'était escarpé, too much, il me semble même que pour saturer l'âme humaine il suffit de continuer dans ce sens. Enfin c'était véritablement un concert pour les initiés.


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Le trio RUSSIAN CIRCLES a communié avec les masses populaires sur le bien fondé de sa musique post-rock, mâtiné par des riffs aussi massif qu'un défilé de l'armée rouge. Une pointe de lourdeur mélancolique s’égrenait parfois et apportait une singularité sympathique aux chicagoans. La salle était comble avec un public déjà dans la poche bien avant l'arrivée du combo. Un très bon set quoiqu'il en soi, plein de grâce, de volupté angélique, magnifiant la courbure et les rondeurs de leur douce musique, notamment par des tappings de douceur, et un finish avec la foudre comme point final.


Le black metal des Hollandais de CARACH ANGREN n'a pas franchement convaincu. Sur disque leur black symphonique est peut-être bonasse, mais là c'était brouillon, le chanteur a fait le taf en roulant les Rrrrrrrrrrr, mais l'ensemble remuait dans la semoule. Le synthé apportait tout le côté épique, et pour le restant cela reste du black, et c'était aussi chiant que leur décoration avec la crucifixion d'un squelette blanc, les bras en croix trônant sur scène.

Trop théâtral !


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Le trio de Wilmington WEEDEATER a foudroyé avec un très gros volume sonore de sludge. Les gars ont joué avec les burnes et leurs couilles, taille king zise identique à celle des melons de Cavaillon.

Pour une fois c'est un batteur qui a fait le show, il tapait une cymbale avec le pied en acrobate, tournicotait les baguettes comme un jongleur dans la chaleur suffocante de la Valley.

Le groupe était ultra généreux dans son interprétation et ultra cool pour des types au demeurant débonnaires avec leur casquette de trucker, dégageant une musique lourde pour de la weed.

Disposant d'un discographie homérique, ces fumeurs de ganja au capital de sympathie énOrme, ont ravi.


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Une dose de violence pour un coulis de sucre en poudre et A DAY TO REMEMBER a fait éructer la jeunesse à leur poppy hardcore mélodique. Cela fait un bien fou de voir des jeunes heureux. Le band a câliné l'émotion avec la simplicité musicale d'aller droit au cœur pour toucher son public qui y répondait avec exaltation.


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La valley était pleine à craquer pour la légende sudiste EYEHATEGOD.

L'après Joey Lacaze que je redoutais se confirme et les gars ne se trouvent plus comme avant. Il n'y a plus cette aisance, cette fluidité dans le chaos. Je m'en désolais bras ballant.


NUCLEAR ASSAULT, le groupe new-yorkais que l'on croyait mort et qui revient en plus avec un nouvel EP « Pounder », a fait son thrash de haute cabourdise, le jouant à l'arrache mais comme d'une véritable bouffé d'air frais devant les mainstages.

Le true avec le revival c'est que les gars reviennent sans cheveux avec trente kilos en plus parfois. D’ailleurs John Connelly le premier chanteur d'Anthrax j'ai beau essayé, je ne suis pas arrivé à le reconnaître. L'autre grande saucisse de Dan Lilker c’est toujours la même grande saucisse de Dan Lilker par contre.

Bon c'était cool de les revoir, fallait vraiment tendre l'oreille pour reconnaître certain de leur tube, et ceci dit et au vue de l'affluence en fin d'après-midi on peut dire que le groupe a fait un four.


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MORGOTH ou Melkor est un Vala déchu et le premier Seigneur des Ténèbres chez Tolkien, et en Allemagne c'est un groupe de death. Au Hellfest il a donné le fouet et personne n'a rouspété sous le poids de ce death soluble, d'ailleurs la grande majorité attendait le show d'ALLESTORM en fait.

Et là c'était aussi gavé qu'une oie du Périgord. Mais qu'est ce que vous trouvez à ce pagan festif power de mes couilles ?

Vous voulez du power de flibustier mais écoutez donc Running Wild !!

La salle était comble, ça dégueulait du people jusqu'à l'horizon, et tout acquis à la cause mousse des bois festif viens boire un peu coup à dans la hutte en chaume sur l’Ile de la Tortue.

Moi ce truc ça m'épuise, déjà qu'avec la fatigue du week-end...


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Les corsaires auraient pu chier sur scène que les gens auraient applaudi, tu leur balançais la fiente ils s'en seraient badigeonnés le corps, s'enduisant le visage avec même tiens.

Vous pensez que je ne comprends rien parce que je suis dépassé hein ? Mais ce n’est pas un conflit de génération, c'est un conflit de civilisation.

En attendant d'éructer à mon tour avec les oreilles en souffrance à côté pour le concert de Cannibal Corpse, j'entendais la sonorité si symptomatique d'un accordéon, et ceci m'expliquait de la possible attraction des frenchs lovers pour ce groupe, avec cette nostalgie des bals populaires de l’hexagone et de sa java tourbillonnante. Mais aussi pour l'évidence festive des chansons paillardes, d'ailleurs il m'a semblé reconnaître l'air du « Troubadour » à un moment.

A S S O M A N T !!


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La formation historique de Tampa, CANNIBAL CORPSE a tendu les tripous d'une technicité à double tranchant, dans la stimulation d'entendre le hurlement de cadavres dans les oreilles, une boucherie dans l'estomac, et un abattoir devant les yeux.

Le groupe était légiste, gynécologue, et proctologue tout à la fois. C'était somptueux de viscères et d'intestins deathaliques et l'interprétation était aussi étincelante que la fulgurance guerrière d'une horde de zombie de la série « Nation Z ».

Le public en redemandait en exhalant son admiration sans cesse.

Impérieuse avec sa chevelure couleur corbeau qui faisait ressortir sa peau opaline, elle subjuguait d'un simple regard remplit de malice. Elle possédait ce magnétisme d'aimant que la courbe d'une croupe idéale rendait fou à lier. La présence d'une copine double épaisseur triple embellissait le corps sculptural de la belle en faisant tache d'huile à côté. La ténébreuse brune ondulait sa tête en même temps que son bassin, augmentant sa température corporelle au point de faire adhérer ses cheveux sur son visage fin. Elle levait les bras à chaque fin de morceaux soulevant deux obus qui défiaient les lois de l'attraction terrestre.

Puis elle criait sans arrêt des « Oh my god !!! OOOOOH my gooOoood !!!! »...Mouais, tu parles d'une sataniste.


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Vorph et son légendaire charisme de teufeur démoniaque était venu par sacrement de pénitence avec SAMAEL faire recourir les gambettes endolories des hellfesteuses & hellfesteurs. Si au départ leur indus était en panne de courant, elle provoqua un court-jus au final stroboscopique sur les hits dansants de black industriel tel que « Ceremony Of Opposites » et « Baphomet’s Throne », où les suisses ont démontré leur sens de l'industrialisation de masse de la biguine métal.


Pour EPICA, les fans de jeux de rôle attendaient ce set entre l'amourette de la fée clochette et d'un dragon d'eau douce, d'ailleurs cette année le crew a fait une courbette significative pour séduire cette population de nerd/geek, dont la marge de progression dans le panier moyen s'avère de plus en plus importante. Le chiffre d'affaires mondial du secteur du jeux électronique ayant dépassé depuis 2002 celui du cinéma, il n'est pas du tout négligeable d’orienter une offre spéciale envers cette ethnie. La taverne World Of Warcraft était tenu sur le passage menant au Hellfest de manière significative, il y avait aussi le navette reliant Nantes/Clisson de la SNCF revêtue pour l'occasion à cet effet.

Ah oui, non je n'ai rien vu du concert d'Epica, et pourtant j'adore les rousses.


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Les légataires oldies de l'osSuaire sainteté doomesque SAINT VITUS étaient sortis de l'hospice.

Les pépés du doom ont produit un set comme une pénétration lente, profonde, et dure. Puis aussi molle et velléitaire de statues de cire, et pas en place par moment, c'est regrettable. Malgré son ancienneté le groupe n'a pas joué avec ses pieds mais avec son cœur toutefois. Le public plein de miséricorde pour ces légendes avait le renoncement qui éteint les regards et scelle les lèvres par respect.


THE EXPLOITED c'est ce groupe qui a chanté « La digue du cul » en français sur l'album...Ah merde non ce n’est pas eux, c’est « Les champs élysée » par NOFX je confonds les deux depuis toujours et je ne sais même pas pourquoi ?

Pendant le set de The Exploited j'en ai profité pour aller pisser pour rendre hommage à leur punk de caniveau.


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Je dois vous assurer de mon excitation à voir Thomas Gabriel Fischer membre fondateur des groupes Hellhammer & Celtic Frost venir avec TRIPTYKON me clouer sur place à son rituel de suspension.

Le groupe dispensera son aura maléfique à ses disciples par une relation verticale à leur maître dans une sujétion hypnotique. La lente procession funèbre intercalera des titres de Triptykon avec des classiques de Celtic Frost, et c'était aussi beau qu'un cimetière à l'automne, qu'une pleine lune en été, qu'un cercueil en hiver.

J'étais comme à mon habitude devant la console (meilleure qualité sonore dois je le rappeler ?), et un photographe courtisait une jeune femme arrogante (journaliste de son état me semble t-il à la vison de son bracelet), et a réussi par un subterfuge dont les garçons en ont le mérite pour assouvir leur pulsion de baise primitive, à la masser. Il l'a massée d'abord à la nuque puis est descendu vers les lombaires en érotisant sa gestuelle au fur et à mesure, pendant que le groupe nous faisait contempler la noirceur de sa musique. Au point qu'à mes pieds, au bout d'un moment de massage Californien vers celui de Thaïlandais, deux êtres semblait s'aimer, et s'unir dans le temple gothique de la cathédrale dark de Triptykon. Qui pourtant ont une réputation à tenir. Puisque ces gars tu les fous en bout de table pendant les libations dominicales, il te pose une ambiance à déterrer un cadavre de la famille dans la stupeur d'en voir apparaître le fantôme avec froideur.

Mais là, à cet endroit précis, dans la froideur de ce caveau, un couple s'est bécoté, simplement.

Dîtes donc, il aurait forniqué devant nous c'était concevable, mais se bécoter comme sur les bancs publics de Brassens, c'était une bêtise d'enfant qui joue à touche pipi dans un backroom d'échangiste, merdeeeeeeeeeee cela ne se fait pas, jamais dans la darkroom de Trypticon.

Le morceau qui a clôt le set était « The Prolonging » et dura aussi longtemps que le plus esthétique des purgatoires.


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Le set de branleur de SUPERJOINT RITUAL a mis tout le monde au pli de saucisse du Philou Anselmo...


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...Qui a bien entendu toujours la langue bien pendante en rabrouant son stand-up de remarques sarcastiques tel que :

« Est ce qu'il y a des gens qui aiment Megadeth ? »

Et à tous ceux qui ont levés le doigt en mettant beaucoup de soin dans leur apparente négligence à répondre de manière positive, il leur a répondu : « Ok tu crains !! »

Le sludge cradingue du band avec ses morceaux de death a apposé autant sa force herculéenne que par son envergure à baisser le rideau du week-end, pour faire profiter d'un show aussi chaleureux qu'une beuverie entre pote. Le combo étant à la base un supergroupe avec Jimmy Bower à la guitare  (Eyehategod : pour deux show dans la journée), le Philou au chant, Kevin Bond (guitare), Stephen Taylor (basse) et Joey "Blue" Gonzalez à la poumpou (Philip H. Anselmo & the Illegals, Warbeast), le combo a défrayé sa bourrasque sonore avec coolitude.


Si musicalement ce n'est pas du tout ma came le métal symphonique, j'ai été agréable surpris de la qualité du groupe NIGHTWISH, dont le show m'a complaisamment séduit, et le groupe était même étonné en passant en épilogue du festival d'obtenir autant de plaisir.


Puis le Hellfest 2015 était déjà fini !


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En regagnant la pénates de ma nuit, seules ses jambes dépassaient du fossé, en m'avançant je diagnostiquais qu'il n'était pas en hypothermie mais qu'il dormait comme un nouveau-né avec comme doudou une bouteille d'alcool. Apparemment il n'était même pas parvenu jusqu'à l'entrée.

Dire qu'il y en a qui n'ont pas obtenu de place cette année encore.

Merci à tous bénévoles, au crew du Hellfest et à Roger Wessier pour ce somptueux dixième Hellfest.


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vendredi, août 1 2014

POWERSLAVE


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REPORT HELLFEST 2014


Dans les yeux féroces d'un monde conservateur, ils ne sont que des ombres impies en perpétuelles souffrances, le reflet absolue d'une mutilation avilissante du monde moderne et de sa lente dénaturation vers sa fin apocalyptique.

Mais les martyrs continuent chaque année à rallier avec le visage extasié le corridor du saint ossuaire. De là ils convergent ensuite face à l'entrée d'où ils sentent se soulever le sable des arènes et l'odeur volcanique d'une musique surpuissante se mélanger avec la clameur venant de l'amphithéâtre sanguinaire. Ils en approchent libérés de leur chaîne esclavagiste, et pénètrent dans la lumière éblouissante du HELLFEST en vivant à plein volume l'immortalité de leur jeunesse.


Ces faits se déroulent pendant le troisième week-end de juin annonçant le solstice de l'été et la cérémonie sonique du pandémonium entertainment.

C'était ma sixième année consécutive dans les entrailles du Hellfest, je vous en livre mon interprétation.

Mais auparavant, et pour ceux qui ne connaissent pas le WallaBirZine, et le découvrent (bienvenue), le WBZ crée une image lyrique de la réalité qui peut paraître artificielle à première vue, pourtant elle est conçue par un type normal mais doté d'un super-pouvoir : Un troisième œil menant sous l'égide d'une novö-Vision, et lui apporte une vue panoramique du reportage gonzo. Celui-ci devient une sorte d'occultisme cannibale qui dévore la réalité. N'imaginez pas une seule seconde que ceci soit de la suffisance, ni de la prétention, laissez vous simplement emporter par sa coulée.

Je vous souhaite une bonne lecture, et surtout un bon trip !


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Voilà une année que nous attendions avec délice que s'ouvrent les portes du prieuré démoniaque, et que les sabots méphistophéliques des pénitents gambadent à nouveau dans la fureur de leur cri de jouissance, en faisant émerger la vigueur de leur jeunesse éternelle à braver un week-end d'enfer.

Car ce festival est un théâtre à ciel ouvert sur les limbes de la musique extrême, c'est un dynamiteur de chapelle claustrale puisque le poumon de sa réussite est d'ouvrir les artères d'une programmation variée pour laisser un air libertaire s'y engouffrer avec contraste. C'est un bâtisseur d'aqueduc capable de fédérer une pléthore de styles musicaux avec la fraternité d'un public qui en a établi la chambre mortuaire de ses inhibitions, lui permettant de devenir soi-même, ou de travestir son enthousiasme pour un jeu de rôle géant pendant trois jours de bacchanale.

C'est tout cela et même plus à chaque fois en fait...3,2,1

FIRE


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VENDREDI c'était Can I Play with Madness

Après une longue journée de route et une courte nuit la vieille, j'ai trouvé le gîte et le sieur Gui De Champi du webzine W fenec ( un gars très très cool ) en ce vendredi matin ensoleillé, qui continuera de briller durant tout le week-end, merci à l'astre solaire de sa mansuétude cette année 2014. J'étais ainsi en mode coolitude, car je savais que pour une fois je n'allais pas prendre vingt litres de flotte/seconde sur le coin du museau.

Ma première constatation en arrivant devant le site du Hellfest, c'est que chaque année il ajoute/renouvelle ses parures, et que les gars avaient foutu la barre encore plus haut. Cette année juste devant l'entrée du site, et au milieu d'un rond-point apparaissait une guitare géante, puis à proximité il y avait le sigle du Hellfest en fer, lui aussi en taille XXL suivi de la mention CLISSON ROCK CITY. Deux repères hors norme pour lesquels les festivaliers conservaient la commémoration avec des photos souvenirs, car le métalleux est fétichiste, il idolâtre le culte de sa fratrie.

Cependant et pour cette année, le Hellcity Square était la place d'armes, lieu de rendez-vous par excellence, situé juste avant de pénétrer dans la zone du festival. C'était le lieu de présence de l'extremarket aussi, donc l'endroit privilégié où l'on pouvait glaner du bracelet clouté, du Judas Priest en pictures-disque, etc...La récession qu'enregistrait les ambulants disquaires des festivals face à leur congénère vendant des shirts à couille, se jaugeait à la mine déconfite de leur bac à solde, remplit avec les albums de Foreigner et de Rush à 1 euros qui ne partaient même pas.

Par contre, et c'était le gros bémol du festival, soit tu allais à l'extremaket avant de rentrer dans le festival, sinon il te fallait repasser par la zone des fouilles après à chaque fois.

Apparemment le Hellcity Square s'inspirait du Camden Town. Quand tu faisais un 360° panoramique c'était hallucinant, les gars ont réussi à créer une place géante mec, avec des façades de boutiques, mais ouaie une avenue en pavé et c'est tout un symbole de la grandeur, de l'ampleur, de l'évolution du festival.

Non mais trop dingue quoi !!! C'était carrément Mickey chez Anton Lavey.


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Après avoir récupéré le pass presse de Gui, ce fut MARS RED SKY qui nous a réveillé les sens en douceur avec ses aurores boréales mélodiques et son krautrock pileux. La rythmique était lourde et intensive, le chant doux, et les riffs de doom apportèrent l’alcôve de blues nécessaire pour un instant de plénitude heavy, et de contemplation dans les profondeurs d'un rock résolument planant.

C'était cool et il y avait en plus du public, donc j'ai pu constater un autre bon point positif c'est qu'enfin les portes du purgatoire s'ouvraient avant que débute les premiers groupes, permettant au public d'accéder en nombre au set sans en perdre « trop de miette ».

De ce fait, les gens sont arrivés avec le sourire, et sous la tente de la Valley le public avait tout comme nous cette plénitude hagarde que l'on observe quand le groupe a transpercé une brèche émotionnelle intense à l'intérieur de soi, en se faisant cueillir à froid par une chaleur sensitive. C'est un truc assez profond à ressentir pour que l'on comprenne qu'après d'où cela provenait en fait.

C'est vrai qu'avoir un peu de recul sur les choses demeure délicat au Hellfest tant dans le week-end tu vibres, ressens, un paquet de sensations extrêmes à la fois. Ce qui en somme demeure l'épicentre de sa destinée, de sa déflagration, et ce fut suffisamment nécessaire dans le cas de Mars Red Sky pour que l'on en conserve un moment privilégié. Par conséquent c'était vraiment le set parfait pour débuter en apesanteur dans les enfers du Hellfest, et mon meilleur depuis 2009.


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Pendant que Gui de Champi est allé faire le tour du propriétaire, on s'était filé rendez-vous devant l'ingé son, mais je ne l'ai revu que pour retourner au gîte vers les 2H00 du mat. Pourtant il y a une pléthore de lieu pour ce filer rendez-vous, mais il y a tellement de concerts les uns après les autres non stop à ne pas rater, et du monde à gaver, que s'est ardu de se retrouver finalement.

Bon si tu es un mélomane et indépendant c'est géant comme week-end, même si c'est épuisant malgré tout, tant physiquement qu’émotionnellement. Car tu passes d'un univers musical à un autre à la vitesse de la lumière, enfin de ton déplacement d'une scène à l'autre aussi, et que c'est fortement bouleversant. Ce que je veux dire surtout, et qui est important, c'est que parfois il te faudra un temps d'adaptation entre les uns et les autres groupes, parce que tu as laissé une partie de toi avec le groupe d'avant.

Ce fut le cas pour moi avec FIRST BLOOD et son hardcore funny, propageant la même chaleur de plomb dans le ciel que dans les enceintes. Mais il y avait un tel choc thermique entre l'ombrage de la Valley et la musique de Mars Red Sky et les rayons solaires plein feu de la Warzone avec le hardcore de First Blood, que je ne suis pas totalement rentré dans leur concert.

En arrivant devant la Warzone j'ai pu observer que l'élargissement de son entrée permettait une meilleure fluidité de circulation, et j'établissais de fait, que les remarques de l'année passée avaient eu gain de cause une fois de plus. Par voie de conséquence, il est évident que le crew est à l'écoute des moindres exigences/remarques judicieuses que son public lui remontent, et il s'avère que cet échange est constructif et pérenne pour une relation exclusive, qui possède peut-être maintenant le même rapport inséparable qu'avec les festivaliers du Wacken désormais.

First Blood ce fut un moment frais et juvénile pour un set qui a déroulé son rouleau compresseur. Dans le pit les jeunes lions du HxC n'attendaient que ça pour faire couler leur énergie dans l’effluve sanguine de First Blood, et les lionnes du Hellfest étaient dans le même état chaotique que pendant leur menstrue.


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Au Hellfest, si on n'en a pour les oreilles, d'emblée c'est par les yeux, et à ce jeu là, c'est la grande roue qui attirait la vision. Cette nouvelle attraction permettait de créer du changement, de dater l’événement par le biais de sa singularité, car elle était dotée d'un point de vue exceptionnel sur tout le site. Puis venait ensuite la tête de mort du hellfest en zeppelin, elle rappelait les baudruches gonflables utilisées par AC/DC et consorts dans leur show des 90's.

On sait à ce propos que le crew du hellfest connaît la recette pour se ré-approprier un lieu, lui donner une signification, de l'envergure, et de devenir un lien entre les histoires des festivaliers via un nouvel emblème qui aussitôt sera vécu comme familier, géographique, et émotionnel. Cette année et peut-être plus qu'une autre encore, le festival a procédé à un check-up de son mode de fonctionnement pour une politique attractive de surenchère et de fidélisation.

Comme vous avez pu le lire c'est carrément devenu too much en terme de scénographie et de décor digne d'un péplum, et le soir c'est carrément le conte des milles et une nuits, et le résultat est concluant puisque le festival poursuit cette exception en faisant du lieu une scène géante, où chacun devient acteur et non plus simple spectateur, créant différentes atmosphères, climats, et marquant les environnements par une spécificité dont plus de 152000 personnes pour les trois jours en ont confirmées le délire, avec des tonnes de photos souvenirs propagées sur la toile et réseaux sociaux. Ce qui s'avère fondamental dans une époque qui veut que vous partagiez votre vécu en temps réel. A ce propos, il devenait manifeste que les tweets que le public des mainstages pouvait lire durant tout le week-end sur l'écran géant suivaient cette tendance technologique.

Il apparaît néanmoins légitime que chaque génération soit reliée par le biais d'un dénominateur commun, et ici, cela demeure la communion d'un brassage culturel très étendu. Si chacun est libre, cette liberté d'action et de pensée se juxtaposent à un respect mutuel, dont la confrérie métAl en exige la fraternité solennelle pour la pérennité du festival et de sa communauté, ainsi que pour la sérénité de fêter cet événement sans ambiguïté. Ce qui est d'autant plus déroutant pour toutes les personnes qui sont opposées au festival. Et oui il y aura encore et toujours du monde contre, car c'est un combat permanent et qui ne prendra jamais fin.


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AHAHAHAHAHAH, quel sens de l'humour provocateur !!!!


Mais par Crom, là-bas dans cet antre où le public avait les cheveux longs c'était CONAN sur scène, et son acier était toutefois trop lourd et adipeux pour prétendre nous réveiller au goût du sang en bouche. Je m'attendais a un set doté d'une musculature Swarchzynesque, et le trio a musclé son set dans des boucles rythmiques de force de la nature mais avec une sensation ventripotente version hercule 2.0. Parce que Conan le barbare n'avait pas l'agilité requise pour manier une épée trop lourde en cette aube festivalière, mais juste de quoi écraser de tout son poids en transperçant notre acuité matinale par un concert digne d'une énorme bataille homérique et colossale.

Ce qui avouons-le n'est déjà pas si mal pour être rossé de cette façon de bon matin.

Dans la niche de la Warzone, les chiens fous de BRUTALITY WILL PREVAIL ont aboyé le HxC avec un bon groove pour un set fédérateur en la loyauté Hardcore. Par contre ils ont abusé des grosses transitions qui temporisent pour que leur chanteur puisse reprendre du souffle avec toute la poussière que soulevait le pit. Avec lui, nous avons eu droit à tous les gimmicks scéniques de Jon Joseph, mais quand tu pèses 60 kg tout mouillé cela ne fait pas du tout le même effet quand même. Avoir du charisme légitime pour beaucoup une attitude sur scène, mais avoir la carrure adéquate en est une autre.

FUELED BY FIRE a fait son job, avec son thrash oldschool soulevant la fureur des limbes, le feu sacré du soleil et la couillardise des thrasheurs déjà rôtis dans la fosse. Ce fut une sorte de triangulaire assez saillante pour que le public tourne comme des bourriques en circle pit la mâchoire tendu et le sourire au lèvre.

C'est juste après que je suis allé me fourvoyer dans l'espace VIP...


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...où la décoration était elle aussi à l'honneur, j'ai commandé un jus d'orange avé mon accent et on m'a servi un orangina, bref j'ai eu mon gobelet annuel, fétiche nostalgique d'un temps mémoriel qui possédera son importance dans les années futures. Il y avait peu de monde à cette heure matinale, le pic d'affluence arrivera à saturer le couronnement des petits malins dans cette cour royale, où le culte de l'apparence côtoie le vice de la démonstration relationnelle et commerciale. C'est le seul moment où j'y ai foutu les pieds, non pas par timidité provinciale, mais préférant rester avec la gueuse populace qui se couche à même le sol comme des clébards, afin d'être au diapason des conditions du festivalier lambda pour un véritable rendu authentique dans mon report.

En fait je préfère cela plutôt que de faire le paon au milieu des buées flatulentes de logorrhée égocentrique, et finir par envoyer tout ce beau monde au diable, par le témoignage du caractère austère de la campagne et du mépris des castes que je possède. Je vous avoue que j'ai en plus un coquet mépris pour le genre d'énergumènes qui ne va jamais au charbon, mais pavoise comme un général à l'arrière des lignes en se prenant pour celui qu'il n'est pas.


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J'espère néanmoins que ma prose et le trip du WBZ suffiront à l'obtention du pass presse, et que ne viendra le jour où l'on me refusera pour préférer un matou qui connaît l'oncle du gars qui répare la photocopieuse du magazine qui marche bien en ce moment.

La teneur en vitamine de l'orangina n'étant pas celle d'un jus d'orange, j'ai pu trouver ma ration d'énergie avec les belges de NASTY. Ils avaient la patate et ont proposé un très bon set de HxC beatdown, avec la frite et des tripailles de death. Le groupe a réussi à enthousiasmer, notamment pour leur down tempo hyper violent et bas du front qui vous plaquait contre un mur par un sacré coup de tronche. Grâce à son leader et chanteur qui parlait frenchies, et dont l'effort de dialoguer dans la langue de molière fut saluer par une intensité dans le pit assez efficace pour tousser jusqu'au soir.

Le sol fut tellement piétiné que la terre n'était plus qu'une fine couche de poussière desséchée, et il y aurait pu passer un dromadaire que cela n'aurait étonné personne en fait. D'ailleurs la majorité du public a craché du sable pendant le set de Nasty, car ce n'était que vocifération d'injonctions à soulever le sol pour qu'il transforme le pit en dune: SUMMERBLAST !


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Il m'apparaissait important de se dessabler les cages à miel avec GEHENNA, un groupe dont la recherche identitaire tant dans le style qu'avec un line up solide demeura un obstacle à sa carrière pourtant.

Toutefois leur dernier album « Unravel » appose un black épuré que le combo martèlera avec la témérité scandinave adéquate, et l'apport d'un piano inspirant des cantiques d'immolations méphistophéliques proche du groupe Ghost.

Leur set fut lancinant, féerique et diabolique à la fois, car étant plus dans l'introspection que dans la démonstration.

La crudité spleenétique de Gehenna était un gouffre sensoriel dans lequel on entendait remonter des limbes le souffle mélancolique de diablesses en feu s'accouplant avec des anges en rut.


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Est ce que Gehenna a essayé d'engloutir tel un boa constrictor un public hypnotisé, où complètement engourdi par la strangulation sonique, là fut la question ?! Je ne connais pas la réponse parce que la Temple était clairsemée à ce moment là, et que les réactions étaient pour le moins réservées. Était ce dû à un changement de public dans la Temple ?

Il faut dire que le festivalier d'aujourd'hui n'a plus rien à voir avec le true black métalleux du début, qui se contentait d'un pack de kro chaud pour unique pitance et des sets à la pyrotechnie élémentaire en restant debout les bras croisés. En 2014 la diversité de la population du site impose une multitude de possibilité de distraction autre que les concerts. Le Graspop a ses autos-tamponneuses nan ?

Oui il devient urgent de l'annoncer, désormais le Hellfest n'est plus un festival lambda, il va bien au-delà, il est devenu ce géant fantasmagorique que l'on traverse avec les sens en éveil, émerveillé de redécouvrir année après année de l'innovation et de la créativité. Comme de mettre en avant une partie de la scène oldschool death métal française, dans laquelle LOUDBLAST est arrivé en patron et a produit des arcs électriques de death'n'roll :


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Le groupe venait de faire une date à Dubaï fin mai, soulignant l'accessibilité d'une nouvelle terre à affranchir (voir le livre de Mark Levine chez camion blanc « LE METAL DANS LES PAYS MUSULMANS - Cette jeunesse qui a contribué au Printemps arabe » ) et de son omniprésence en étant un groupe pilier de la scène française, avec un chanteur et leader, Stéphane Buriez connu pour son émission TV "Une Dose De Metal".

Ok, Loudblast a du métier, il en maîtrise les rouages ainsi que toute la subtilité. Bon en terrain conquis c’est plus facile de déployer toute son intensité tant la ferveur et la communion étaient palpable, mais encore faut il rester originel, sans révéler le même set de tâcheron. No soucis, les nordistes répandirent la bestialité primitive dans une ambiance de catacombes en ouvrant les viscères de leur discographie et surtout de leur dernier « Burial ground ». Nous n'étions plus en transit entre le ciel et les ténèbres, mais prêt à se noyer dans l'eau noire de Loudblast.

Ce fut la guerre mais sans les armes, parce que le groupe a expurgé sur scène l'indicible musique extrême avec l'invisibilité aveuglante de son audace et de son halo.


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Pouvait on alors ressentir une telle morsure après ? Peut être bien mais il fallait un temps de sursis à coup sûr...



Quoiqu'il en soit, avec le nombre de chevelus au cm2, on imagine fort bien qu'une infection capillaire de poux garantissant au shampoing Marie-rose spécialiste en la matière une manne financière non négligeable, fasse saliver autant ou même plus qu'une rentrée de cours préparatoires.

Sans chercher de poux sur la tête d'un chauve, le set de METHOD Of DESTRUCTION n'a pas révélé le culte pour un groupe dont j'avais élevé une stèle invulnérable. Même si je suis super heureux d'avoir vu Billy Milano (parfois aphone) in da place, il est quand même arrivé en surveat de joueur de pétanque marseillaise. Ouch !!! D'autant plus que l'embonpoint ne favorisera pas une endurance mise à rude épreuve en plein cagnas. Mais il a gardé toute sa déconne (un comique de répétition avec son big up à Gérard Depardiouuuuuuuuu) et le fun qui caractérisent son mélange de thrash et de punkcore. La nostalgie sera vivace et finalement ce fut bien cool de voir réapparaître ce gars et son crossover 90's quoiqu'il en soit.


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Revival 90's ? Et bien justement c'est avec THERAPY que nous avions rendez-vous dans l'après-midi devant la mainstage. Whaouuuuuu même si il a maigri par rapport à la dernière fois que je l'avais vu sur scène en 2006 à Castres devant 200 personnes,  Andy Cairns manque de punch et de justesse vocale malgré une présence scénique chaleureuse et professionnelle. Le bassiste Michael McKeegan avait lui une pêche d'enfer et faisait de sa présence scénique ombrage à Andy.

Le trio a joué des coudes pour imposer sa dynamique à coup de boucles rythmiques indus-rock, et ce fut en soi un bon retour de Therapy au premier rang, car c'était et c'est encore cool d'entendre en live le son volumineux du groupe de rock qui a marqué les 90's de son empreinte. Parait même qu'un prochain album verra le jour...

Le groupe a même fait une cover du « Breaking The Law » de Judas Priest pour l'occasion et « Isolation » de Joy Division. Le public a participé de bon cœur (surtout la jauge des trentenaires et des quadras) mais déjà on sentait que la majorité était là, uniquement pour Maiden.


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Cela a fait du bien de retrouver par la suite du binaire avec KADAVAR. D'ailleurs le groupe a fait l’unanimité grâce à un trip de stoner rock hyper fluide et groovy, et aussi à mon humble avis parce que la hype bat pour eux en ce moment dans les salons de coiffures et des barbiers européens. Leur heavy blues tenait très bien au corps. Le batteur moulinait comme un fou et possède en fait les mêmes caractéristiques scéniques qu'Animal le batteur des muppets. Si le groupe est composé de la qualité allemande, depuis peu le bassiste est français. Le groupe a alterné sa set list avec des titres de son premier et de son dernier album et a fait reluire le stupre de ses sonorités vintages dans une tente de la Valley gavée à mort.

On ressortait groogy par l’assaut de cette mannschaft et de nouveau on ne pouvait qu'être éberlué par le site, car le hellfest possède une qualité d'adaptation et de prise de risque qui lui permettent de se remettre en question en sortant de sa zone de confort, et en essayant chaque année de nouvelles choses. C'est vraiment dingue, et un truc aussi fou c'est que franchement je ne saisirais vraiment jamais la méfiance de mes contemporains pour KYLESA ?

Avec toujours en controverse cette variation des titres et des rythmiques (2 batteurs contestés pour jouer la même chose) qui permettent pourtant un entrelacement efficaces de différentes atmosphères pour répandre un très bel envoûtement au final.

Leur dernier album « Ultraviolet » part de nouveau dans une nouvelle direction, et lui donne un nouveau leader charismatique en la personne de Laura Pleasants. Elle est la plupart du temps au chant maintenant, elle a pris une assurance scénique incroyable par rapport à ne serais-ce que cinq ans en arrière. J'ai ressenti ce set comme une réussite totale de bout en bout. J'adore Kylesa qui me fait penser à Sonic Youth la partie arty contemporain en moins bien sûr. Et je n'étais pas le seul, loin de là. Je pense que Kylesa est un groupe qui a su modifier son angle de vue artistique et pas son soi-disant public.


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A ce moment là, on arrivait à l'épicentre du spectacle du vendredi devant les mainstages. Putain mais quel monde, j'avais jamais vu ça à Clisson. Ça débordait de partout, c'était un océan de personne et ça faisait chier un max. Je ne me sentais pas du tout à ma place. On attendait le mythe comme des sardines japonaises dans le métropolitain de Tokyo. Ça m'a saoulé au plus haut point d'emblée, mais j'ai tenu bon juste pour voir l'entrée en matière.

Puis est apparu la pucelle de l'empire britannique, fière et ardente, percluse de cette volonté tenace de propager les enfers ici-bas. Si pour l'histoire elle n'a pas du tout la même auréole de sainte que la notre de France que l'abbé cauchon à fait brûler vive, et que la dynastie Lepen a récupéré en symbole pique nique sauciflard à ses fins électorale, elle appartient à l'histoire musicale du hard-rock, alors les grenouilles du pays de Charlemagne lui font une standing ovation, et pas que pré-posthume.


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Le groupe anglais est là avec tout son décorum, toute sa légende tableau après tableau représentant les pochettes des albums. Mais voilà comme la plupart des groupes mythiques, IRON MAIDEN vit sur ses rentes. La vierge de fer ressemble à margaret thatcher aujourd'hui, le vagin froid et l'impassibilité d'entreprendre les réformes nécessaires, et se contente de la gloire de sa tenue narcissique.

Mais le public s'en branle car les vieilles gueules noires de la NWOBHM acquiescent avec fidélité à sa démonstration de force, comme de vieux grognards bonapartistes. Pourtant, certains jeunes mineurs ont défait le coup de grisou ininterrompue que le groupe se doit de propager, ne comprenant pas la raison de descendre dans cette mine désaffectée vu les novices qu'ils sont en la matière.

Si il faut savoir tuer le père, on n'a pas détourné le regard devant le spectacle de la mère en train de tapiner, et en sentant l'odeur de cramer de la sapinette pour ce groupe mythique.


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Il restait pourtant ses hymnes repris ardemment, faisant souffler le souffle germinal de la classe ouvrière, cet autel glorieux, et cette foi en quelque chose d'unique, dont la fierté apposait son étendard claquant le vent comme le fouet sur une fesse. Mais la filiation ne s'est pas faîte, je sentais que les jeunes mineurs étaient écrasés par le point de l'histoire, avec le spectre féodal que requiert le passé glorieux du groupe, et le respect dû à la longévité de leur carrière. Car même si nous nous sommes reliés dans le shuttle méphistophélique, les nouvelles générations ne suivaient pas l'ancien mouvement. La vierge a pourtant fait la pute en aguichant, et le public en salivait car le groupe connaît son boulot et revissait sans cesse les boulons de sa destinée.

J'ai vécu le truc avec difficulté car c'est difficile d'assister à un set de ce genre de groupe culte, soit tu te fonds dans la foule pour former qu'une seule et même matière, soit tu fuis car il y a trop de monde. Donc je suis parti sans mot dire, en me disant qu'il ne reste plus à Iron Maiden qu'à vendre sa virginité sur le net, sinon elle finira seule dans le cloître de son couvent, momifiée pour l'éternité dans le sarcophage de l'histoire de sa musique singulière, peut-être méprisée par la populace ordinaire, mais seulement glorifiée par les hardos qui ont grandis avec.

Pendant que la nuit recouvrait les âmes des damnés du Hellfest par une noirceur sépulcrale, WATAIN illumina les abîmes par un set digne d'un opulent sacrifice en pourchassant les chrétiens baptisés. Le bruit et l'odeur de Belzébuth hantera la nuit et nos esprits par des rêves obscurs par la suite, car ce fut une purification par des flammes puissantes.


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Des silhouettes noires aux cheveux longs et aux barbes hirsutes, parfois ornées de corne, recrachèrent les hosties de la providence en s'immolant dans le brasier vermeil de Watain. Une odeur de viande cramé flottait dans un air vicié d'excitation. J'avais la saveur de l'hémoglobine en bouche et je plantais mes crocs dans cette chair musicale jusqu'à en subir le châtiment suprême : Un orgasme sonique qui me fouettait les tripes. Le public était en contemplation dans la mystique d'une écoute religieuse où le spirituel apparaissait en spectre et non plus en cliché. Titre après titre, rite après rite, la célébration devenait encore plus intense.

Le groupe était composé pendant cette nuit noire là, d'êtres diaboliques au pays de l'éternelle souffrance, et Watain a fourni une prestation menaçante égale à la flotte de l’étoile noire : Impériale.

Un autre monolithe de noirceur était programmé à proximité, et c'était le groupe DEATH TO ALL. Contre toute attente leur set fut bien interprété et aura permis de faire « revivre » une époque, celle du groupe DEATH, un homme : Chuck Schuldiner...C'était le seul but de cette tournée après tout. Par contre il y avait une enceinte qui grésillait sans cesse, mais peut-être étais-ce le spectre de Chucky-Schuldiner ?!


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Pendant que j'attendais sous la Valley avec une fatigue physique et cérébrale accumulée durant toute la journée, les ombres arrivaient par un flux impressionnant, on aurait dit qu'elles se multipliaient dans l'obscurité pour la même fratrie occulte d'ELECTRIC WIZARD.

Le groupe est arrivé sur scène et Jus Osborn avait l'air à côté de ses pompes, bourré ? Ouaie peut être bien en fait, d'ailleurs le reste du groupe essaya de se caler sur lui et mettait bien 2 à 3 mn pour le début de chaque morceau, puis pendant 5 à 6 mn c'était bon et ça repartait à va l'eau pour le final avec 2 à 3 mn dans les choux. Je pense que depuis que j'assiste à leur concert, je n'ai jamais vu le même groupe. Il faut dire que tous ces changements de line up commencent à faire mordre la poussière au groupe et le fige peut être dans la cendre de son culte, mais plus de son aura. Le bassiste fait minot à côté de Jus, et l'image qu'il apporte est beaucoup moins dangereuse que celle de Tas Danazoglou par exemple. Bon ceci dit il fait le job musicalement. Mais bon le visuel dans Electric Wizard est hyper important, il fait partie de l’envoûtement.


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Déçu ? Oui forcément un peu, puisque il ne passe jamais dans le sud et que le Hellfest est la seule occaz que j'ai pour assister à leur concert. Je pardonne car j'adore ce groupe, vraiment. Alors j'ai pris mon pied, fallait juste être patient et l'effet faisait son office. Surtout avec des titres comme « Witchcult Today », « Return Trip »,« Dopethrone », et « Futuropolis » au final, non vraiment on va pas faire la fine bouche non plus, même si je n'ai pas eu le corps qui s'est soulevé par un son monumental à faire vibrer les tripes, par contre j'avais la tête dans le mood luciférien, prêt pour le sacrifice suprême.

Electric Wizard reste un groupe mythique et absolument diabolique pour ne pas être ensorcelé par lui de toute façon. Les couleurs du giallo ont apporté cette atmosphère pesante et baroque essentielle à la maestria scénique du groupe comme d'habitude. Ok, je reprends mon report car je sens que ma plume s'emporte pour le groupe : Le set était cool, géant, génial, j'en avais le froc tout mouillé, car nous pénétrions dans l'antre crépusculaire d'une musique aussi profonde qu'un puits sans fond. On entendait hurler le public pour cet amour sacré du profane avec le délice d'en être contaminé.

Le prochain album des increvables Electric Wizard se nommera « Time To Die », j'espère que ce sera une résurrection et qu'il répondra à leur abstinence discographique après leur ep « Legalize Drugs & murder » datant de 2012.

Un avant goût avec le titre éponyme.

Pendant que j'attendais Gui De Champi du webzine W-fenec et Mat Gaz du groupe Red Mars Sky pour rentrer au logis, juste à côté de moi elle avait le visage d'une sculpture en marbre de l'antiquité et sa peau laiteuse faisant éclater ses tatouages en fresque tribale.

Il faisait encore bon pour des nordiques en t-shirt à cette heure dorée où les âmes s'éteignent.


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L'arbre maléfique était notre lieu de rendez-vous et il le demeura soir après soir, comme pour tant d'autres festivaliers.



SAMEDI c'était The Number of the Beast


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Le Hellfest est une manifestation culturelle, et a cet effet il joue un rôle prépondérant de lien social. C'est une fête et un lieu de vie où règne la fraternité du métOl. Tu y vas avec des ami(e)s, tu rencontres d'autres personnes passionnées pour une culture identique, similaire, voire proche, et l'espace du festival devient un théâtre de liberté où tu te sens enfin chez toi, et surtout toi même.

Le Hellfest est une manifestation cultuelle, et à cet effet il joue un rôle prépondérant de liant pour toutes les musiques extrêmes et éclectiques.

Pendant que le premier public arrivait en courant devant les deux mainstages, au sol je remarquais à côté des bars les plus proches qu'il y avait des copeaux de bambous dont les propriétés et option écologique servaient à l’assainissement des éventuels chutes d'eaux habituelles, voire des « eaux usées » sans générer de boues, ils offraient l'avantage d'être un socle doux avec un tel climat bouillant. Pourtant ils sont aussi un combustible par définition. Danger ? Hypothétiquement oui il le devient, je me demandais si le crew avait réfléchi à cette option ?

Afin de poursuivre par une subtile transition d'horticulture, ami(e)s du jardinage bonjour, car le premier groupe de la Valley c'était HARK, un trio qui a découpé, scié le bois avec un stoner écorché, oui, à fleur de peau, donc attention aux échardes qui dépassaient, car le groupe nous a ôté notre écorce dès le réveil. J'ai noté qu'il manquait un peu de fluidité à leur variation rythmique, ainsi que des thèmes mélodiques pour que l'on prenne racine, sinon c'était du gros stoner, en plus les gars avaient la pêche pour nous filer un bon set dans le tronc.

Je me déplaçais vers une autre scène et admirais les pèlerins qui regagnaient la Altar tête baissée en signe de soumission, en sachant par avance que le sort qu'il leur était réservé, méritait l'abnégation pieuse de choir à un abandon absolu, afin d'être transpercer par la lame pestilentielle de MERCYLESS.


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Saigneur parmi les saigneurs, le combo est une demeure de nuit et brouillard de death. Dans la pénombre des vapeurs morbides du combo, l'aurore déchirait la nuit en mettant en sépulture le corps d'un death métAl oldschool. Ce fut un gros set, hypra cool qui redonnait envie de se replonger dans la discographie du groupe, et de son dernier et excellent opus « Unlogy Black Splendor » que je vous conseille.

A quelque pas de là, le sludge stoner d'HERDER avait de l'épaisseur et assez de tension pour nous faire tourner les têtes en enserrant le cœur d'une épaisseur de gras. Le chanteur possédait le charisme nécessaire pour capter ton attention, et puis quel hurleur bordel de merde !!! Les guitares avaient des mélodies ésotériques pour te filer la transe et de super sonorités. Ce groupe a su gonfler ses prétentions artistiques dans l'érection phallique de sa démonstration de force, un peu comme le développement cénobite que civitas est capable de proclamer dans un accès de bouffée de chaleur, en éructant que Madonna qui a voulu déculottée la fille aînée de l'église catholique romaine en appelant sa fille Lourdes, mériterait le bûcher que les cathares ont bâti pour réduire en cendres leur foi d'hérétiques à Montségur en 1244. D'ailleurs si l'histoire des albigeois vous intéresse je vous conseille d'assister au deuxième XTREMEFEST le premier week-end d’Août 2014 à Albi justement, afin de vous brûler les ailes.


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Je poursuivais la programmation marinière/tricolore du jour, en prenant la foudre avec le death de BENIGHTED. Leur set fut aussi velu que groovy, parce que les frenchies ont laissé les traces d'une électrocution en plein pendant le repas de midi. Déjà à 8 euros le plat, ( ohhhh pitaing on est pas à Courchevel ! ), la digestion est plus que difficile, mais avec les rafales des excellents Benighted nous n'étions plus qu'à l'état de lépreux à genou sur le sol à gratter l'herbe comme des déments, pour nourrir des plaies à vif impossible à cicatriser.

Le combo nous a foutu son dernier album  « Carnivore Sublime » dans les canines avec du blast-beat sauvage en guise de batte de baseball. J'ai appris récemment que le guitariste et bassiste avaient foutu les voiles, merde, une issue est survenu depuis avec l'arrivée de Bert à la guitare (High for a Dive, Sorastrella, Soulbreeder, ex-Winds of Torment) et Pierre à la Basse/Backing Vocals (High For A Dive, Poumon, Aabsinthe) pour les festivals d'été.

S'ensuivit une plongée bouillonnante dans le bain amniotique de SUPURATION, en suintant dans la torpeur de leur musique glaciale qui réchauffe les sens. Nous étions saisi à vif par l'effroi qui émanait de leur concert, un genre de sueur froide en pleine canicule émotionnelle qui fondait comme un glaçon disparaissant à jamais dans l'invisibilité.

Nous vivions l'instant avec toute l'attente onirique vécu en amont pour un tel groupe culte. Au point parfois de nous échapper du bout des doigts parce que le set est passé très vite, sans que nous puissions en sculpter un souvenir, qui nous servirait de sceptre à brandir quand on n'emploiera plus que le passé composé pour parler de ce que l'on ressentira à l'état de fossile couvert de pisse. Le groupe a joué l'intégralité de leur chef d’œuvre «  Cube » et nous a délivré la sagesse de sa froideur reptilienne par une atmosphère dont il a le secret, et la possession qui va avec pour qu'on en emporte la sublimation dans notre côté le plus obscur.


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Je ne sais pas si vous êtes au courant mais depuis l'année dernière, le Hellfest fidélise et accroît son attractivité par la création du fan club officiel « THE (HF)CULT » . Cela permet des accès et des services exclusifs avec la contre partie d'obtenir des points obtenus via le merch du festival. Bien entendu il y a une limitation d'adhésion chaque année, une subtilité qui créer un désir d'appartenance exclusive.

Le festival étant devenu super fat, il poursuit son évolution et sait offrir une offre singulière tout en sachant se remettre en question permanente en s'adaptant au marché mondial, aux évolutions technologiques et sociales, et aux nombreuses évolutions créatives qui requiert aujourd'hui et de manière pérenne la survie d'un tel mastodonte. Le Hellfest possède une exigence qui dépasse désormais le soucis du détail.

Pendant que j'étais à l'ombre, dans la noirceur des deux scènes Altar et Temple attendant maître cornu...


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...Quand soudain....

...Ahhhhh merde est arrivé TROLLFEST. C'était comment vous dire cela sans froisser personne ?...Disons auparavant que c’est du métOl festif,, et qu'il a fait l’unanimité.

Et bien oui la joie irradiait les visages, c'était le gueuleton traditionnel du paganiste, du folkeux des grottes avec son stéréotype de mousse des bois à la bière. Pas du tout mon trip, ayant des difficultés avec ce qui correspond à l'esprit germanique de la fête de la binouze. Sans faire un foin de tout les diables le groupe s'est amusé dans son folklore païen à faire ripaille comme au temps des dragons.

C'est fou comme je ressentais la bouffonnerie d'une telle démarche par un ricanement de désolation, parce que je ne comprenais pas ce sens de la festivité, qui m’apparaissait désuet.

En étant rentré dans la quarantaine comme un vieux con de sXa, je ressentais un éloignement des intérêts indispensables de la jeunesse pour la bringue, et même pour la facétie d'une expression absurde qui se répand en une traînée de poudre débile, afin de relier les gens par la magie de cette balourdise expressive reprise en cœur à s'en vider le trip délirant jusqu'à plus soif. Ma vision est tout autre de ce que eux peuvent vivre, et j'en remarquais la vraisemblance dans le sourire de connivence des personnes de mon age que je croisais.

Un truc important aussi dans ce genre de célébration festive à Clisson c'est qu'il ne faut jamais confondre ovin avec Odin chez les paganistes breton, au risque de ternir une soirée où le biniou de la berrigourdine va servir de gourdin. C'est con mais faut le savoir.

Et oui le Hellfest se prépare en amont par le culte d'un corps lexical et d'un physique sculptural !


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Je souhaiterais évoquer une particularité maintenant, c'est que pendant qu'INCANTATION psalmodiait son cantique maléfique de death, ses adeptes buvaient du regard l'expression de son aura démoniaque avec ce goût fétide qui sied si bien à la grandeur de cette pestilence musicale. La messe était dite dès l'entrée du groupe sur scène, du coup le rituel fut consommé dans une camisole de démence, et toutes les brebis égorgées sur place. Incantation nous a délivré un set maléfique des plus évocateur de sa détermination musicale. UH !

Je fis le trajet me menant sous la toile de la Valley pour constater que son sol était jonché d’herbe sèche apportant cette sensation de pâturage proche de Salt Lake City, dont la pilosité du public lui proférait une équivalence au look prédominant chez les mormons. J'attendais avec eux que WITCH MOUNTAIN me délivre du mal. La chanteuse Uta Plotkin s'est avancée pendant le soundcheck et a chanté a cappella, j'avais déjà les poils hérissés et des frissons partout.

Leur doom processionnaire fut un véritable coup de cœur. Uta était dotée d'une voix blues intense, je le savais sur disque mais sur scène elle tenait un public absorbé à ses lèvres par une écoute qui laissait sans voix. C'était un choc émotionnel dont on a pu ressentir s'adoucir notre quiétude intérieure par l'éclat de ce heavy doom. Tellement en fait que le somptueux « Beekeeper » résonnait encore dans les ténèbres de mon corps vibrant d'extase des semaines après. Tout comme la torpeur orgiaque de « Shelter » bourdonnait à mon désir sauvage de conjurer le sort, en me jetant nu dans les eaux troubles de la musique enchanteresse du groupe et de leur album « Cauldron of the Wild ». Le sculptural « Never Know » m'emplissait tout entier à lui, j'en ressentais la caresse et l'odeur de sa voix dans mon âme, et je sais que l'écrin brûlant de son sortilège ne me quittera plus jamais désormais, tant le set fut lascif.


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Je poursuivais sur la même note avec Lori S, une femme qui a prouvé de sa puissance avec ACID KING, dont je retiens en premier que c'était mieux que leur dernière performance au Hellfest en 2012. Le trio a joué dans une sorte d'introspection naturelle qui lui a permis de sortir du carcan de son aura diabolique, et le set fut dans cet état d'esprit avec des titres de leur album « Busse Woods » et « III ». Sur disque, leur doom est puissant et lourd à faire aplatir le cervelet par une discographie épaisse, là il devenait surpuissant et carrément massif. Si Acid King est considéré comme un acteur mineur dans la scène métAl, il est vénéré chez les doomers avec la dévotion correspondante à sa puissance tellurique, cette prestation justifie à elle seule une telle vénération.

En restant inlassablement sous chapiteau, je commençais à ressembler à cet ermite que l'on compare à un païen chez les hippies, ou à un gothique exsangue chez les nudistes de la méditerranée, du coup je me suis dirigé vers la Warzone pour y voir PROTEST THE HERO et ses lignes mélos avec du tapping de Van Halen en version métalcore, donc pas de gros riffs mais de la démonstration. Le groupe a fait son job comme on pointe à l'usine, par contre il était assez adroit et malin pour que cela passe inaperçu pour un public résolument composé de jneus en feu, et en famille...


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Juste avant le début des retrouvailles avec CLUTCH, il y a gars qui est arrivé avec les yeux rivés sur son téléphone, il a bousculé deux, trois gars sans s'excuser, s'est planté là en mode bad-rocker cogitant sur l'habillage de son roadster en vapotant,  puis a reluqué devant lui deux filles se présentant à son goût comme des sucrerie cup cake,  et leur a baragouiné d'une voix musqué : " Mhh je boufferai bien ces deux petits culs en forme de choux à la crème !". Ensuite il a reçu le magnifique retour de manivelle : " C'est proscrit aux diabétiques, branle toi à l'insuline ducon ! " en étant complètement pris de court par ce sens de la répartie féminine, que j'adore car c'est tout le temps un spectacle divin ! Ah ouaie putain c'était vraiment cool comme renvoi, et comme on dit chez les vieux : L O L = Lucifer Our Lord.

Bon, c'était donc sous la Valley que Clutch était attendu, et l'attente est un désir qui se décuple avec le temps. Si vous en doutez et bien l'annulation de Clutch l'année passée lui a apportée une exponentielle audience pour fêter sa venue. Le chapiteau était plein à ras bord, et en fusion idyllique avec les amerloques de ce fait. Le set fut gigantesque de passion et de charme dans cette amourette où chacun a pu être cajolé par ce flirt. Sinon mon conseil pour les fans de Clutch c'est d’écouter les premiers albums de ZZTOP hein...

Sans avoir envie d'être mutilé, j'ai finalement pris le chemin de traverse où l'on y rencontre un éventreur afin de retrouver BRUTAL THRUTH en serial killer. La vérité est souvent brutale mais je vais vous la révéler, leur set fut une fournaise de violence, le son était un monticule de haine et au final, oui mes amies ça y est j'ai enfin vu Brutal Thruth au Hellfest après deux ratés notables dû à mon inconscient oubli. Le dépucelage est consommé, enfin, consumé, parce qu'avec le set de sodomite qui restera dans les annales pour tous ceux qui en ont eu mal au cul ! On s'est fait cramer le conduit à force d'être pilonner de la sorte.


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Ouille ça pique !

Au vue de la programmation sénile, il m'a semblé que l'absence en nombre du rustre paganiste avait dû préférer l'incontinence solitude de sa grotte plutôt que la tentation collective. Par contre les papys du rock ont eu une belle affiche cette année. Je pense même que des défibrillateurs étaient stockés en nombre pour pallier à tout incident cardiaque, et même à proximité des scènes. Cet étonnement mélange de génération avait tout le charme de la diversité d'un tel rendez-vous musical.

Si les jeunes avaient l'insouciance du surnombre et semblaient ignorer en tournant le regard à la vue d'un plus vieux ou d'une plus vieille, les anciens connaissaient le goût du temps qui passe et n'en perdaient pas une miette en concédant à leur vitalité un rythme plus alangui pour tenir tout le week-end. Je n'ais toutefois pas pris la peine d'assister au concert des dinosaures Deep Purple, pas plus qu'à celui de Statu Quo (apparemment un triomphe, c'était le groupe dont tout le monde se foutait de la tronche mais qui a mis tout le monde sur le cul, et il y en a un chaque année au Hellfest ), par contre j'ai vu un chouia celui d'Aerosmith qui a répondu parfaitement à l'esprit du jeu télévisé des chiffres et des lettres que chérit tant le troisième age : Ding Dong, à  vous Monsieur Critique " Et bien en 8 lettres, ENCULAGE ", et vous monsieur suceur : " Oh et bien pas mieux hein ! "

Quand aux nanas de LEZ ZEPPELIN, elles ont enflammé le Zeppelin, le calcinant d'une langueur monotone chère à la particularité hippie très chiante des seventies du combo plagié.


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Si tu ne possèdes pas le don d'ubiquité au Hellfest, tu ne restes qu'un simple mortel, dont le corps de supplicié sert de défouloir à des groupes de sauvageons qui refoulent une brutalité sonique à la hauteur de leur amour viscéral pour la violence musicale. Mais avouons le, seul les magazines et des webzines de renom sont capables de réunir une horde de fantassins pour permettre la traduction intégrale des concerts du festival et des set list exécutées. Si le WallaBirZine est Samson VS Goliath en ces termes, l'exigence de son compte rendu singulier prévaut dans cette absurdité de consommation courante qui voit défiler un nombre pharaonique de groupes en un temps record.

M'enfin entre Aerosmisth et MONSTER MAGNET, si je n'ai pas voulu mourir idiot en allant zieuter la catastrophe glam rock, j'ai très vite pris la poudre d'escampette pour constater que si il est un peu plus bouffi, cela demeure toujours aussi spécial d'entendre le son spatial de Monster Magnet et son heavy rock'n'roll. L'enfumage de la scène sembla poser une tenture nuageuse pile dans le space rock du groupe et a ravi un public amateur de hash. Ce fut une revue discographique du groupe avec quasiment que des vieux tubes crachant du rock cosmique dans une étuve.


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Ben ouaie on peut voir la chose comme Descartes de manière rationnelle aussi !

Sympathique de fraîcheur et de ligne mélodique punk rock qui raclait les tympans par une once de sucre bien fun, AGAINST ME a su se départir de la grosse beuverie nocturne par un concert efficace. Il faut dire que la chanteuse américaine était en super forme vocale aussi. De quoi ce n'est pas une fille ? Brésilienne alors !...

Bon assez rigolé les fans arc en ciel des bisounours, passons au gros lourd du soir, mais ouaie messieurs, dames il y en a dans ce fest.

ANSELMO a été très lourd. Musicalement le gars est un monsieur qui balance tout le temps son punch vocal en pleine poire avec des breaks démentiels qui crépitent comme un feu de Bengale. Rien à redire artistiquement, ni sur sa prestation...( le public qui scande « Philou, Philou » ce fut quelque chose de marrant ).

Par contre entre chaque titre, toutes ses longues réflexions philosophiques de maçons coffreurs ont permis de tenir en haleine un public médusés par tous les crachats et rôts que le gars nous a servi sur un plateau en argent. Ce fut la grande classe de l'élégance, me remémorant le savoir-vivre de mes anciens collègues du bâtiment et des travaux publics. A un moment j'ai pensé que monsieur Anselmo avait sûrement un grave problème gastrique pour nous faire subir ses désagréments intestinaux, j'ai même vu le moment où il allait chier sur scène, c'est dire.

Bon ceci dit, le mythe n’est pas usurpé, le gars est un punk, mais il prend la gueule un peu comme Jello Biafra à trop digresser. Bon Anselmo était évidement bourré, ce qui explique et justifie son comportement, mais sinon, il est comment quand il n'est pas bourré le gazier ?


DIMANCHE c'était Somewhere in Time


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Dernier jour de messe, je me levais le premier à la cloclo comme d'habitude, en allant directement sous la douche pour mes ablutions quotidiennes.

« Azur ! Nos bêtes sont bondées d'un cris. Je m'éveille songeant aux fruits noirs de la nube dans leurs cupulles véruqueuses et tronquées. » et oui moi aussi dès que j'ai les fesses à l'air je ne peux m'empêcher de citer Saint John-Perse.

Gui & Mat reposaient encore dans les bras de Morphée, ainsi que ce photographe allemand dont j'ai oublié le nom, pendant que je déjeunais comme Stephen Eicher en paix.

Alors que nous arrivions sur le site et à en juger par l'ampleur professionnelle en constante expansion du festival, me vint ce jugement brillant dans lequel j'imaginais fort bien que le crew du Hellfest s'était posé la bonne question : Qui connaît, et qu'elle est l'endroit qui consacre une grande concentration de personne dans le but de les divertir ?

La réponse est : Les parcs d'attractions.

A partir de là et en synthétisant les connaissances de gestion de tout ce qui concerne le fonctionnement d'un parc, vous déduisez que le Hellfest en arrive à gérer son festival comme un parc d'attraction.

Oui je sais c'est loin d'être con comme raisonnement, je le conçois moi aussi, merci.


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Nous décidâmes d'assister au concert de YEAR OF GOAT qui était mou malgré le signe de Lucifer sur les mains du guitariste/chanteur, mais cool comme premier groupe. Je n'ai rien d'autre à dire de plus, si ce n'est que j'étais déçu car sur disque il m'apparaissait vachement moins mollasse.

Le cas de BLUES PILLS est pour le moins plus épineux, car si cela manquait un poil de volume pour mettre en avant le touché du jeune guitariste. La chanteuse était parfaite. Ce fut néanmoins un très beau moment de communion hippie et un bon set de blues rock psychédélique. D'ailleurs je me suis dit qu'il serait plus qu’intéressant de juger sur disque si Blues Pills appliquait les préceptes du vintage jusqu'au bout d'une production idoine dont je ne doute pas une seule seconde qu'elle ne le soit point. Étant donné du jus seventies de leurs compositions, du look, et tout et tout, Blues Pills évoque cette nouvelle vague bluesy psychédélique qui émerge dans une époque en pleine confrontation liberticide VS libertaire.


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Nous sommes restés au mainstage dans le même mood avec SCORPIO CHILD et son blues rock psyché 70's vraiment too much, qui nous a fait comprendre pourquoi les punks sont arrivés à crever l’abcès de ce genre de groupe indigeste par moment. Trop de tout, de vocalises chichiteuses à n'en plus finir, de solos molasses et inutiles de pentatoniques. Du coup cela me fait revenir sur les prestations de Year Of Goat pour vous annoncer que c'était vraiment bon et que par corrélation Blues Pills c'était vraiment très très cool à côté.

Le début du set de LOLOFOFORA s'est fait avec le panache qu'il convient pour séduire Mat Gaz dans ses premières impressions décisives. C'est un référent aussi primordial pour lui qu'une fin de concert, la chose pouvait devenir matière à débat, mais nous avons tous trouvé que c'était quelque chose qui avait son importance.

heyyyy ! vous savez quoi ? Mat vient de sortir un book vraiment excellent et INDISPENSABLE : "T'arrives ou tu repars ? "

Je quittais sur cet entre-fait jovial mes camarades et personne n'avait la larme à l’œil parce que la poussière du pit se soulevait à peine en ce début de concert.


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Si OBLITERATION est une action qui sert à supprimer quelque chose, c'est surtout un groupe de death dont l'efficacité scénique se résume en tout et pour tout à quelques centimètres de modification faciale.

Leur composition démontrera une synthèse parfaite pour engloutir le public à leur enthousiasme et traduire cette ode à la barbarie death, ce qui en fait une oblitération sonique dévastatrice aussi.

Que le combo ZODIAC ait fait des vagues, n'étonnera personne. j'ai présupposé comme il m'arrive souvent de le faire quand mon esprit est happé dans un trou noir de divagation, que le lead et chanteur avait un passif de hard rocker tant ses compositions et partie vocale étaient proches de ce genre d'accointance. J'ai noté aussi de très bon solos planants, avec une mise aérienne du super touché à la guitare. C'était un moment très cool pour ce rock bluesy, avec adhésion du public à la clef.

A la Warzone cela m'a fait du bien d'entendre le retour du rythme binaire une fois de plus, avec le punk rock ramonesque et classique de BONES, oui cela faisait un bien fou mais c'était sans la bubblegum qui colle à la converse par contre. Le combo a jeté un enthousiasme fédérateur à son punk sous le feu d'une torpeur solaire qui était à son zénith.

Si LOW RIDER a emporté le plébiscite du public avec la coolitude de son doom vespéral par une grosse chaleur et clameur en fin de set, le public était plongé tout le long du set dans le même état comateux d'indolence que leur doom. Indolence certaine du fait d'un temps estival assommant j'ai présumé aussi. Il est vrai que d'habitude à Clisson il pleut et cela sent le marais poitevin.

Cette année c'était la calufle et ça puait un mélange de chaussette de vestiaire et de cabécou périmé. Il y avait un gars juste à côté de moi que j'ai maudit parce que dès qu'il levait les bras pour applaudir, j'étais obligé de me boucher le nez tellement qu'il puait des aisselles.


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C'était insoutenable.



Dès que tu les vois, il y a des groupes dont l'avenir semble certain, tel est le cas avec BLACK TUSK, dont le concert fut 1000 fois mieux que tout ce qu'a pu faire Anselmo. Les gars ont joué comme des possédés en suractivité volcanique, avec le sourire aux lèvres. Ils prenaient leur panard et nous avec. Whaouuuuuuu il y avait tellement de grosses boucles de sludge qu'elles produiront un dôme de lave et des coulées soniques dans lesquelles nous nous sommes noyés en feu.

Ces gars savent vraiment couper du bois en rondin, d'ailleurs je ne leur confierai pas le mobilier en châtaigner de ma belle mère. Donc oui je l'écris en gras : ÉnOooorme set qui justifie à lui seul la solide réputation que le groupe possède désormais avec une telle prestation, qui a fait l'unanimité. Je vais creuser dans leur discographie tellement que le combo m'a enthousiasmé, et j'affirme ici-bas que le groupe ne concède à aucun artifice comme d'autres ont pu le faire durant le week-end.


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Je longeais le sous-bois baignant un parterre de corps indolent pour retrouver la Warzone et l'immense brouhaha des discussions formant la caisse de résonance d'impatience et d'excitation mêlées. La working-class était présente, fin prête pour la oi de THE LAST RESORT. Bien entendu j'ai eu une pensée pour mon pote Olivier, skinhead bordelais. Mais d'ailleurs où étaient les skins ?!? Il n'y avait que des pounks, et pas mal d'iroquois, apparemment cela redevient tendance la crête.

Bon The Last Resort ce n'est pas ma came, et surtout cela m'est apparu étrange, voire même contraire à cette musique oi de rue pour l'entendre en plein jour, face au soleil. Cela à l'air idiot mais ce style trimballe avec elle tellement de leitmotiv du macadam britannique grisâtre et pluvieux, que là les gars faisaient extraterrestre, surtout dans cette surenchère médiéväle de viking païen à proximité. Ils ont du vécu, donc même en traînant la patte car ils ne sont plus tout jeune non plus, ils ont fait leur show avec conviction.

Le public a sué en plein cagnas et semblait ravi de perdre des glucides juste avant les congés d'été chez les rednecks.


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HOUSE OF THE BROKEN c'était du boogie stoner cool mais chiant aussi, j'ai préféré de loin assisté au show d'ANNIHILATOR.

Voilà un grand groupe de thrash progressif, au même titre que Voivod pour avoir élaboré une immense liberté musicale créative. Mais là où Voivod a établi un son singulier, un univers hors norme, Annihilator a lui bien des fois essayé de s'accrocher à la rame, s'adaptant au loi du marché pour continuer à exister selon l'intérêt du public. D'ailleurs il est encore là après une carrière de 30 ans, ce qui s'est avéré une bonne stratégie. Le line up semble s'être stabilisé et le groupe applique à la lettre le sacrement de son mentor Jeff Waters. La fosse était pleine et solo et dissonance ont électrocuté un parterre de festivalier attendant la messe noire du soir sabbathienne.

Le set fut joué à fond de cale, dans un mood super heavy, et la maestria des doigts de fée de Jeff Waters a tricoté des solos en or fin. Grandiose était la pureté musicale, nous étions fauchés par la qualité de ces musiciens, en complète béatitude à prendre l'ardeur de ce thrash et des successifs titres ornant une telle diversité créative.

De ce fait, quand tu passes à EQUILIBRIUM juste après, il y a un truc qui coince méchamment dans la braguette.


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Ne vous fiez pas aux apparences, le seul truc en équilibre c'était moi tout stoïque et médusé devant un tel spectacle.

Bon déjà je vous avoue que la sagesse païenne me laisse dubitatif, et même si ce jeu d'esprit pour l'age de pierre me séduise pour des raisons écologiques, je ne me sens pas en phase avec le folk pagan métOl. Je ne connaissais rien de ce groupe, c'était la première fois que j'entendais leur musique, qui pour moi ressemble à un mélange de Manowar à la fête du village du moyen-age avec un synthétiseur.

Le public était à donf avec cette farandole des plus festives, d'ailleurs je n'ai pas compris l’enthousiasme de la foule à demander un rappel ?? En fait et après mures réflexions, je me suis dit que le public métOl, et dans sa grande majorité écoute en permanence une musique brutale et sombre en écho à des textes tout aussi irascibles, et que là avec ce genre de groupe qui proclame un attrait pour la fête, il retrouve pour une fois une gaieté dont l’enthousiasme le galvanise à reprendre une choppe de bière et rejoindre la danse pour communier de cet instant festif. Ce qui semble légitime quand on ressent le rythme d'une telle débauche de convivialité, chose à laquelle je n'ai malheureusement pas eu le coup de sang, ayant encore dans la tête le génie d'Annihilator gambadant dans mon cerveau en faisant des ricochets impétueux.


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Je sortais de cet halo effervescent en me demandant à quel moment de la journée le site devenait une telle gigantesque fourmilière endiablée ?

On en vient à la contempler en écarquillant sa stupéfaction pour constater que dans ce magma bouillonnant la même passion se reflète sur des visages inconnus. Pourtant on peut se demander au bout de toutes ces heures de fureur sonique quel est le motif fondamental qui tient en haleine, pour continuer cette surconsommation de musique extrême ? Car même avec des conditions climatiques excellentes cette année, du moins pour les gars du sud comme moi, la fatigue se fera sentir sur des corps subissant un traitement intensif. Car le Hellfest se vit, et se mérite.

Donc il advient assez couramment que pendant ce genre de festival exténuant d'émotions et physiquement, que votre esprit ait besoin de repos. C'était ce qui était en train de m'arriver, j'ai donc pris le temps nécessaire pour rejoindre les corridors de l'extremarket désertés à cet heure dominicale, quand juste en face de moi une amazone s’avançait d'un pas languide avec un simple short en guise de vêtement. Le torse nu, la démarche fière elle paradait presque en tenue d'Eve, ses yeux observant ma réaction avec une légère gêne. Les femmes ont dans leur regard cette douceur qui fait de nous des hommes.

Vous savez, après tout des gars le torse nu il y en avaient plein le fest, pourquoi les filles ne pourraient elles pas adopter la même tenue pour le simple principe d'égalité ? Les seins féminins sont ils uniquement le fait d'une zone érogène ? Non. Je détournais mon regard et la laissais passer sans me retourner.

Au Hellfest garçon et fille combattent à armes égales.


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Ce n'est pas la seule fille que j'ai pu croiser avec les tétons à l'air, alors la liberté des femelles du Hellfest pour paraphraser Michel Sardou le françaouis : « C'est un cri c'est un chant, C'est aussi la douleur et le sang, Toutes les fureurs qu'elles portent en elles, La peur des hommes la peur du ciel... » Traduit cette liberté assouvie qui enfin l'honore, et pour laquelle les hommes se devront de se soumettre à cette égalité par la fraternelle reconnaissance sans qu'il y est la moindre objection de conscience.

Car la liberté de conscience au hellfest est son importance primordiale tant de manière artistique qu'avec le respect du vivre ensemble et des différences, mais elle en témoigne la considération égard à l'estime que chacun renvoi à l'autre. Sans cela le festival deviendrait comme de nombreux autres festivals une manne à pognon banale et déshumanisante, autant dire que nous sommes à des années lumière des prérogatives que le crew du Hellfest envisage, et ils sont des milliers chaque année à lui réintégrer leurs remerciements par l'achat d'un pass parce que PASSionnés qu'ils sont de revivre la chose.

Ce n'est pas si étrange d’apparaître bizarre !


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Du coup comme les nichons en pointe de la typesse m'avaient regonflées à bloc, je suis allé prendre une très grosse mandale ricaine avec BLACK DAHLIA MURDER . Ah les cons, ils n'avaient rien perdu de leur vitalité. Quelle patate !!! La pression atmosphérique a tourné à la connerie monumentale et les ricains ont fait tourner la fosse en tempête du désert. BDM est un combo de malade mental, tout est fait pour que la sauvagerie détienne le trône, et ce groupe de sanguin a appliqué à la nervosité de leur set une telle action démonstrative qu'il ne serait pas surprenant que dans le public certain se soit casser le dents. Faudra penser à changer le sang de ces gars, il est vraiment trop vif.

Je présume en outre que les mystiques moshers du Hellfest pensent que la répétition de leur danse va les conduire à la perception d'un dieu, à cause de la pratique du même rituel année après année en synthétisant la lévitation de se faire soulever par la fraternelle houle du pit.


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A l'initiative des pompiers de l'eau a été pulvérisée sur le coté de la MS2, whaouuuuu ça rafraîchissait un max, merci à eux, cette acte de prudence honore leur engagement et devra à l'avenir préparer la direction du Hellfest à repenser une solution d'urgence dans le cas où se répète un week-end saharien de cette importance. Puis du frais il en fallait pour atténuer le brasier des abîmes, car avec la haine de l'enfer & la fureur des limbes BEHEMOTH nous a apporté la cime époustouflante du week-end, à laquelle nous avons écarquillé les yeux face à une telle débauche de retour de flamme.

Lucifer est venu et les chrétiens se sont fait dessus : Hellfest is burning.


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Le groupe a utilisé la rhétorique musicale belliciste pour invoquer le tréfonds et répandre l'obscurité. Le public demeurait dans cet état d'inconscience en épousant l'innocence croyance des ténèbres. L'ensemble formait l'harmonie du crépuscule dans un nuage de cendre, que des canons ont projeté en petit papier de couleur noire. Car le visuel chez Behemoth a autant de signification que la musique elle même, et traduit à merveille l'onirisme de l'occulte.

Les voies du saigneur Nergal ressemblent à celles de Ragnar Lodbrok dans l'excellente série cathodique « VIKINGS » et en projettent l'impénétrable côté malicieux. Elles font un écho licencieux au mal et à l'adoration païenne.

Nergal nous a sorti son collier de chez Kentucky Fried Chicken ou celui des poulets bio du Gers élevés en plein air à la fleur de ronce sauvage, je ne sais pas, désolé je les confonds ? Mais ça pète un max ce truc morbide.

Il faisait chaud et le groupe s'est quand même trimballé avec une tenue de sado-maso noire faite de cuir et de clous. C'était toute la symbolique satanique et sa théâtralité qui honoraient un set d'une grandiloquence dédiée au divinité du spectacle.


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Le show était cousu de main de maître, rien ne fut laisser à l'abandon, le choix du détail ayant toujours son importance, la saveur d'un tel concert ne laissera personne insensible. Les flammes, le sang, le feu, le souffre, les croix renversées, le noir, les symboles, la gestuelle, tenue de scène, masque, etc...C'était un tout, un spectacle vivant dont le souffle ardent provoquait un bouleversement parce que le groupe imposait une force de frappe, une attraction tant visuelle qu'avec un impact sonore global. Chaque mot avait son importance, c'était rôdé sur un fil d'écrin, et le public était obligé d'être dans le mood, sinon il faisait preuve d'une mauvaise foi indubitable.

Le quatuor délivrera le set du week-end selon moi, et c'est bien la première fois que je vois un pit jouant des coudes, avec circle pit...Pendant un concert de black métAl.

Quand leur set fut fini je me remettais en tête un extrait du poème de Louis Aragon « Front Rouge »

Le plus beau monument qu'on puisse élever sur une place

La plus surprenante de toutes les statues

La colonne la plus audacieuse et la plus fine

L'arche qui se compare au prisme même de la pluie

Ne valent pas l'amas splendide et chaotique

Qu'on produit aisément avec une église et de la dynamite

Essayez pour voir.


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Pour le décollage dans les entrailles du passé doomesque, il ne fallait pas chercher la piste aux étoiles, mais la descente vertigineuses vers le tréfonds subliminal de ce style avec les liturgiques SPIRIT CARAVAN. J'attendais un moment intense, j'avais même prévu d'être immergé dans leur spectre sonique, puis comme tous les groupes dont on attend l'inégalable, il arrive souvent que l'on n'obtienne même l'inverse de ce que l'on espérait, car nous nous fabriquons à cet effet des chimères de l'ordre de l'utopie. Dans le cas de Spirit Caravan j'ai eu le bonheur d'obtenir davantage, puisque le groove était incroyable, et Wino était incandescent avec des solos puissants et divins.

J'ai un truc à dire sur le solo, car il se dégage dans notre époque une rareté du solo, hors l'insouciant usage ou abus du solo constitue en soi une profanation surtout si l'on admet la fonction sacré du solo comme quelque chose qui n'est pas anodin. Il requiert dans sa stipulation un profond respect. Il ne doit pas être entreprit sottement ou à la légère, et sans prétexte. Les considérations personnelles de succès sont bannis, voire proscrites. Il demeure le lieu explosif où le soliste est seul face à lui même et à l'assistance, c'est une joute terrible qui se joue, parfois au dépend du drame, et rien ne pourra en rattraper l'erreur. La guitare absorbe les esprits à son désir phallique de substitution comme une excitation sexuelle et extase divinatoire du rock'n'roll.


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Peut-être est ce pour cette raison que pendant le set de Spirit Caravan sur le côté de la scène il y avait de nombreuses femmes en admiration, je distinguais Lys Buckingam du groupe Electric Wizard. L'hypnose semblait féerique, entre la vision de cette beauté ensorcelante et la musique de Spirit Caravan, dont la teneur a électrisé par un concert fait de saveur ancienne et mythique qui me bouleversa par son aura mystique.

Je ne sais pas si c'est le fait d'une attirance sonique incroyable mais on ne pouvait que remarquer le déferlement de vigueur envers le groupe et celui des visages captivés qui me faisaient témoin, de mains tendues vers les cieux, de corps flottant au dessus des autres s'enfonçant dans les ténèbres du pit, en se jetant à corps perdu dans cet océan à la dérive, fait par les flots tumultueux d'une mer de bras fraternel, et qui finissaient par sombrer fatalement en retournant dans l'anonymat de la foule.

Brother & Sister je vous prie de le croire, l'éternel n'existe pas, pas plus que Satan, ce qui existe par contre c'est cette manifestation spectrale du divertissement rock'n'rollien en un trip hallucinant qui s'appelle Wino, oracle de magie noire qui vous fait découvrir un éclair de lumière qui trouble notre vision du spectacle populaire habituel. Spirit Caravan possède cette fibre qui laisse au groupe l'image d'un combo culte de seconde zone alors qu'il demeure un roi vivant ici-bas.

Le groupe quittait la scène et l'acte final nous donnait rendez vous avec le grand livre de l'histoire.


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La nuit se couvrira d'un noir linceul pour l'apparition du grand BLACK SABBATH. Nous étions les témoins privilégiés du pacte avec les cieux et les enfers, nous attendions nos divinités dans l'unique attente d'en être le témoin, et puis Ozzy s'est avancé vacillant comme ces grabataires de maison de fin de vie à la limite du pantomime. Oui le vieux avait bouffé cette chauve-souris de trop.

Musicalement s'était super en place, les musiciens étaient tous très bons, le solo de basse incroyable de Butler était fabuleux, et Iommi fut incandescent. Tommy Clufetos, le batteur d’ozzy en solo a apporté le punch pour que le Sabbat ne devienne molasse par un jeu moderne qui apportait l'ossature essentielle à sa tenue globale. Le visuel à l'écran derrière la scène a permis de pallier la partie vocale et a apporté une dimension conséquente en reliant plusieurs époques. Je ne suis pas resté car voir un groupe culte juste pour le foutre sur son tableau de chasse ne me contente guère, et puis je suis parti aussi pour ne pas galvauder l'aura que ce groupe a eu sur moi.

Black Sabbath est un groupe que j'adule et dans tous les groupes de heavy et de doom résonnent du Black Sabbath, car ce groupe est la mèche qui a fait explosée le Hard rock.

J'ai fini avec UNIDA pour un set très cool de stoner rock, mais entaché par le détachement de John Garcia en fin (peut-être déjà la tête dans la promotion de son album solo). On retrouvait Andrew Fidler le guitariste de Black Tusk ici, autant dire que ça l'a fait géant.

Comme c'était la fin du week-end, les organismes étaient à bout. On sentait l'essoufflement du public qui n'arrivait plus au bout de trois chansons à propager autant de vigueur. Les traits étaient tirés, marqués par le surplus d'exaltation que les gens venaient de fournir dans un ultime geste de survie. Comme le corps sécrète une augmentation exponentielle de température, la sueur répandait une forte odeur de musc dont l'air était soudainement vicié. Une fille était au bord de s'évanouir de la chaleur qui d'un coup remontait comme une boule de feu. Elle me regarda avec un œil qui dit merde à l'autre et essaya de se frayer un passage pour absorber de l'air pur. John Garcia venait de revenir et le groupe avait repris en quelque seconde le flux titanesque de sa fureur sonique, et apportait l'impression que la mort nous souriait à tous. La fille a finalement un peu vomi sur la veste patchée d'un chevelu qui secouait la tête comme si il était en transe dans un mantra tibétain.

Ouaie c'était carrément rock'n'roll cette année.


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Je vais conclure avec une citation de la meilleure ambassadrice du Hellfest depuis le début de ses controverses, sainte Christine Boutin, gloire à elle : « A la maison, dans l'eau, ma philosophie c'est zéro vêtement. J'aime être nue, libre de mes mouvements. C'est mon côté direct. Et ça évite de se faire tailler des costards ! »

Ahhhhhhhhhh la salope, après la fornication avec son cousin je suis certain qu'elle aimerait se vautrer chez les libertins du Cap d'Agde maintenant. Allez fais pas ta mijaurée christ, tu restes clouées sur tes principes de refoulé et c'est la crØix et la bannière pour toi.

Mais tu sais en fait ton principal problème c'est que tu es vulnérable, et que tu as un mal fou à refréner des pulsions bestiales. Comme tu transfères tout de toi sur les autres, ce n'est uniquement pour cela que tu veux au nom de ta morale liberticide transformer le pays en Batracie avec des grenouilles de bénitier. frog.gif

Alors qu'il te suffit d'acheter un pass pour le Hellfest 2015 et ta catharsis sera sur la scène, un peu comme au rugby où la violence est uniquement présente sur le terrain et non dans l'animosité entre les supporters.

Tu vois, nous on sait d'avance que l'année prochaine, on regardera encore les stars du heavy métOl avec émerveillement, parce que ces étoiles brillent dans une voie lactée faîte avec nos vieux démons. C'est en cela aussi que le hellfest est le lieu mirifique de cette constellation où l'on sent battre le retour d'une seconde jeunesse, et où l'on vit sa jeunesse en perdant les plumes de son innocence.


Mes remerciements vont à tous ceux qui font de cet événement ce qu'il est : L'instant inoubliable d'une brûlure.


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