WALLABIRZINE

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chronique de disques

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jeudi, avril 20 2017

DEMON VENDETTA/ARNO DE CEA & THE CLOCKWORK WIZARDS – Sergent Surf - Split Tape 


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Aloha les z'amiiii(e)s des profondeurs océaniques de la Surfffffffffff-müsic,

Les vengeurs de Demon Vendetta et l'explosif Arno De Cea ont surfé la vague de la vénération pour sculpter à leur retour sur la plage un split en format K7, et le résultat est chaud bouillant !!


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Ceci étant bien entendu en édition limitée collector, avec un poster offert (illustration de Mathieu FreakCity) et un coupon/code pour chopper les mp3 gratos. (7€), vous le trouverez via ce merch..

Ce « split tape » honore John and the Nighriders, Shadowy Men on a Shadowy Planet, The Surfaris, Link Wray, The astronauts, The Trademarks, The surftones. Des classiques repris lors des tournées de chacun et restaurés ici avec intégrité et plénitude, un split vraiment très très cool que l'on peut aisément rentrer dans la case plaisir d'offrir ou bien joie de recevoir.

De quoi se prélasser avec les oreilles en feu, en attendant la vague estivale !!


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mardi, avril 18 2017

ASPHYX – Incoming Death


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Okay ce groupe pratique un genre de musique en corrélation avec les cimetières, la dégradation tissulaire, le pessimisme, l'hypocondrie, neurasthénie, sinistrose, toute une gamme de tracas morose dont la gaieté en est l'antonyme par excellence. Mais il est en outre reconnu comme étant un ambassadeur- fossoyeur en terre noire du Death MétOl dark.

Ainsi en quelques minutes de pelleté musicale de ce « Incoming Death » vous voilà déjà sous-terre, reposant dans la paix funéraire de cette ode à l'épilogue. Parce qu’Asphyx célèbre le death Obituasresque avec la saveur du terrassier qui vient d’ouvrir une excavation toute fraîche.

Pour cet opus, le combo n’aura de cesse de concasser vos os dans leur inhumation mélodique, dans leur funérarium rythmique, avec chant macabre et toute la gamme mortuaire qu’il convient d’adjoindre conformément pour ce genre de cérémonial festif.

Généralement on se fait toute une histoire macabre autour du death, en plus d’un hypothétique mauvais sort maléfique, mais en fait, mais ouaieeeee on est bien au milieu des pierres tombales. Tranquille, paisible, faisant face et corps à la mélancolie deathalique qui coule au goutte à goutte dans vos veines, puis s'échappe jusqu’à corrompre vos pensées vers cette obscurité noires et bilieuses un soir où le crachin de votre existence vous demande : A quoi bon tout ça ?

De la sorte que vos pensées deviennent aussi froides que votre corps, lequel, souillé par cette vénéneuse attraction vers le délice mortuaire se détache de votre âme...

...Et quand le disque s'éteint ? Vous revoilà revenu des limbes, fiévreux d'affliction, avec vos yeux brillants de stupéfaction de voir la silhouette de la faucheuse en porte-jarretelle qui scintille de par son maléfice, et toute l'angoisse grandissante de toucher du bout doigt la porte qui mène au...GASP !


lundi, avril 10 2017

PRIMAL AGE - A Silent Wound


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Primal age est un quintette qui en 2015 a fêté ses 20 piges, il a partagé la scène avec en autre Kickback, Drowning, Right for life, Stormcore, Napalm Death, Converge, All Out War, Length of Time, Nostromo, Turmoil, Caliban, Indecision, Drowning, 25 Ta Life de Madball, Maroon, Earth, Crisis, Aborted, Benighted, Walls of Jericho, Born From Pain, Black Bomb A, etc...Joué dans des festivales tel que le Sonisphere, Paris Extreme Fest. Crazy Fest, Riip Fest, Fest’In‘Montd et au Why Not Fest, etc...sillonné l'Europe, tournée au Japon, au Brésil, bref les gars ne sont pas des novices.

Cet EP 4 titres aborde de façon frontale leur métAl HxC qui a chaudement fait ses preuves sur scène, intitulé "A Silent Wound" sur le label français Deadlight Entertainment (Oracles, Cowards , Witchthroat Serpent), enregistré et mixé au Freaky Dog Studio par Thomas Tibéri, puis masterisé par Chris "Zeuss" Harris (Rob Zombie, Hatebreed, Municipal Waste) . Il y a quelques invités tels que Julien Truchan (Benighted), Felipe Chehuhan (Confronto) & Koba (Loyal To The Grave) pour partager dans cette passion sonique les échanges explosifs.

Primal Age déclame depuis le siècle dernier avec rage en faisant crépiter les breaks, oscillant de tension et de contraste pour échauder un Hardcore véloce, densifié par des touches thrashy. Sur le titre « A Silent Wound » il n’oublie rien de ce qui a été, et adjoint dans cette blessure silencieuse de dédier son témoignage pour le titre éponyme du E.p à Mika « Bleu», un ami du groupe et ex-manager du label Customcore sur lequel était sorti l'album "A Hell Romance". Le groupe signe aussi un hommage à Mr Hanneman de Slayer dans lequel un pot pourri de riffs du grand Jeff illustre à merveille le background de Primal Age.

À L'age primaire où sommeille les consciences endolories par une sur-consommation de masse et aux abus/rebus réactionnaires, Primal Age poursuit de bousculer autour des thèmes de ses convictions, avec la cause animale, le végétarisme, l'écologie, etc...Avec la loyauté du HxC, la sauvagerie du métAl, sans faire de compromis à la vigueur initiale qui est la sienne depuis 1993, pour rentrer dans le lard en composant une musique qui affectionne la castagne.

Etttttttttttttt je peux vous assurer que si vous l'aimez saignante la castagne sonique, ettttttttttttttttt bien vous serez servi avec « A Silent Wound ».




vendredi, avril 7 2017

L7 – Fast & Frightening


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L7 est un groupe de rock’n’roll, poussé à son incandescence punk. Pas besoin de test de personnalité avec ces fortes têtes : La femme est l'égale de l'homme. La femelle est l'avenir de l'humanité.

Maiiiiiiiiiiis oui !

Cette idée rebute les plus phallocrates, mais la vérité, c'est qu'elle est au-dessus-de lui.

Maiiiiiiiiiiis oui !

Sinon comment peut-il autant transcender la poésie de son art à l’âge doré de la vingtaine dès qu'il pense à elle ? Et même mieux, soixante annuités plus tard, lorsqu'il la verra déglutir une glaire dans un mouchoir en coton, il aura cette tendresse émouvante que les épagneuls détiennent quand ils regardent leur maître regarder un épisode du commissaire Maigret.

Maiiiiiiiiiiis oui !

On peut aussi argumenter sur le fait que la femme est au-dessus de l'homme, parce qu'ainsi, c'est plus pratique pour lui bouffer les nichons.

Bon pour le « Fast & Frightening » de L7, c’est easy : Fond de tiroir avec en vrac des covers, face B, live, démos, hits incontournables, enregistrés avec le son des égouts californien, c’est du L7 concentré pur-jus, la hargne du punk, la lourdeur heavy, et la femme libérée dans toute sa splendeur.

Ici, il n’y a rien à jeter, ces femmes décalottent le rock et nous violent les oreilles, ça pique, c’est super cool, ultra fun, ça déménage de partout, c’est L7, l’un des meilleurs girls band de l’humanité.

Conclusion :

Il devait être 17h30, elle rentrait de son travail et s’était installée sur le canapé en regardant le bordel accumulé dans le salon. Puis elle a posé « Fast & Frightening» dans la platine et appuyé sur play en prétextant d'un souffle d'épuisement : « M’enfin mais comment font toutes ces femmes pour tout faire chez elle à la fin ? » « Mais je ne sais pas chérie, je ne sais pas ! » lui répondit son époux qui était à genou en train de faire briller le carrelage du salon, tout en surveillant le clapotis du repas du soir et les devoirs des gosses...

L7 c’est la sauvagerie du rock’n’roll à son incandescence punk !


dimanche, avril 2 2017

GOAT - Requiem


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Goat est une créature rock venue de l’univers hippy sound, munit de cet esprit foutraque et libertaire lui apportant le pelage sonore d’un animal fou à poil laineux, à poil laineux, à poil laineux, à POILLLL !!!

La première écoute est assez désopilante, tant le disque apparait dans son aspect le plus extravagant, cependant, en grattant on constate avec une certaine passion folle, que ce groupe d’hurluberlus aussi fantasque soit-il, fait concevoir la primauté d’une innocence, assez caractéristique d’une désinvolture assez habile pour ne plus les voir comme un simple one shot divertissant.

(rire gras) AhAhAhA….(puis rire jaune)…ahahahah…(débridé quoi)…ahahahah…(jusqu’à ce consternant)…Ah bon ?

Et oui !

Goat inscrit dans le marbre de votre discernement virgule, que l’on peut être aliéné dans son œuvre, vivre à tambour battant dans sa camisole, et être en tout point accepté en tant que bizarrerie. Et pourtant, et pourtant comme le rappelle Charles Aznavour dans sa chanson phare ‘’Et pourtant’’ : «  Il faudra bien que je retrouve ma raison ; Mon insouciance, et mes élans de joie ; Que je parte à jamais pour échapper à toi ; Et pourtant. Et pourtant. »

Parce que au-delà de l’effet incongrue de leur étrangeté, leur singularité naissante n’est en fait qu’une somme diluvienne des attraits sonores du funk, du rock psychédélique, de l’afrobeat, du tribalisme sonique.

Et oui ! Si Goat est terriblement attractif, Goat est aussi malin que l’esprit de la bête qu’il fait ressurgir à ce carrefour où le diable avait confondu Robert Johnson avec James Brown, ou Fela Kuti je ne sais plus… Parce que ce groupe possède une façon de ritualiser le sens de la fête avec la naïveté d’un hippie qui se réveille d’une nuitée intense de trip en tout genre, et qui ne voit seulement la réverbération des paillettes en train de clignoter devant ses yeux dans un cimetière vaudou taché de sang liturgique à base de tomate concassée (certifiée bio et issue de l’économie durable).

Goat est un groupuscule pacifiste de Suède émanant de cette constellation d’illuminés qui préfère se vouer à l’amour plutôt que de soumettre au pugilat le plus béotien. C’est avec cette tolérance que le disque se promet corps et âme à l’incantation variétale et tribale afin de former une nouvelle ethnie de freaks. S’ensuit une musicalité qui tient lieu à la dévotion d’afficher sa ferveur, avec la vivacité d’enivrement que l’ivresse de l’adoration comble en offrande aux divinités de l’extase. La communion devient un étourdissement d’effusion sonore, et le groupe n’en finit plus de sa libéralité musicale avec une succession d’offrandes mélodiques, afin de rassasier son totémisme musical.

La diversité des instruments se jumelle au transfuge des styles musicaux du monde libre de la world music, avec l’ébriété de flûte indienne au sortilège aztèque à l’africanisme Fela Kutinien, jusqu’à ressouder les plaques tectoniques en une terre arable où la communion des cultures sera un nouveau monde d’espoir.

Goat est donc un entrelacement festif d’une ode à l’hallucination pure par son incantation.

Son trip est une douce folie qui n’engendre aucune aliénation et accoutumance, mais offre cependant la liberté de danser avec pureté et impudicité à l’humanité toute entière.


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vendredi, mars 24 2017

ZEAL & ARDOR – Devil Is Fine


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Mr. Manuel Gagneux, originaire de Suisse et basé à New-York est le compositeur de ce « Devil Is Fine » et maître de cérémonie du projet Zeal & Ardor. Le gonze a fait parler de lui comme un mouton noir, car ce diable rouge ramasse du coton sonique pour tisser en impie un faux black métOl avec du collage sonore. Cela fait penser à une sorte de Basquiat prophétique à l'age de feu, maniant les platines avec le sortilège de chants d'esclaves et d'incantations sataniques pour une révolte blasphématrice.

Zarbi le truc, vraiment, et à la fois pas si con que ça non plus, mais impossible de ne pas relier avec une tonne de référence. Du genre : Moby a foutu la veste à paillette du Wu Tan Clan pour une libation avec Faith No More, où comment prêcher l’enfer avec la folie opiacée d’un métissage musical ? Où l’impossibilité de corrélation semble ne plus être une fatalité, mais bel et bien une injonction à châtier le traditionaliste. Il y a tellement de variations que c'est peut-être le premier gars qui essaye de saturer du black 2.0 après avoir écouté plus que de raison le « Discovery » de Daft Punk en le mélangeant avec la dark cendreuse du Ku Klux Klan, afin de traverser le mur du son de la musique blanche pour amplifier la ferveur de la musique noire.


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Aussi zarbi, à un moment il y a un titre instrumental avec du xylophone, comme Si Yan Tiersen était venu carillonner sa mélancolie pour une introduction à un titre d’Alice Cooper avec sa malice enfantine. Oui vous dîtes bizarre, vous avez dit bizarre, mais comme c’est bizarre nan ?

C'est tellement foutraque que le grand soir est arrivé, celui qui précède les ténèbres. Zeal & Ardor apparaît comme un chaman Ghostien oscillant le crépusculaire où fleurisse les préceptes voodoo, capable de transformer le sel sonique en poivre sonore, ou en coussin péteur si vous êtes un trve.

Voilà en tout cas un disque totalement urbain. Et oui la grande différence dans le black tient fatalement à ceci. Le gars se cale avec cet esprit d’ouverture et de métissage que l’élevage dans les galeries d’art en permet la pleine capacité, à la différence d'un gars de la campagne dont l'ignorance du métissage se réalise dans la la primitivité de son existence, que réserve la pleine puissance de sa bestialité tout naturellement.


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Ce patchwork de combinaisons musicale est dans cette veine ouverte de TV On The Radio chez Belzébuth. Mais pas de quoi fouetter une nonne avec non plus. Que ce soit clair pour tout le monde ce n'est pas du black métOl, c'est juste un producteur assez futé et doué pour conjurer avec la diablerie la dissipation blasphématoire que l'on prête à Satan.

Bref, j’ai la sensation que l’on peut nous faire tout avaler ces temps-ci, et nous sommes devenus tellement malléables à tout. Par ce fait il vous vaut mieux re-écouter l'endiablé Chuck ! (r.i.p)


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lundi, mars 13 2017

8°6 CREW – Working Class Reggae


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« Working Class Hero » chantait le grand blond avec des bottines pailletées pendant les seventies, mais depuis la mondialisation, les Patrick Bateman sacralisent l’époque bling-bling et l’avidité de la réussite économique. Alors de sans culottes à sans couilles, il s'est passé le temps d'une publicité de lessive qui a assoupli les esprits. De supplicié à tortionnaire, les écrous de sûreté ont sauté avec le même principe fondateur pour tout remettre dans l'ordre pyramidal. Chaque jour il y a la plèbe qui se fait lyncher sur la place publique. La populace jalouse a détourné son regard sans honte pour que le sang coule sans interruption de programme, et coagule avec une jalousie haineuse comme unique monnaie de survie. De ce fait, la working Class est au chomdu, remplacée par la déshumanisation du tertiaire.


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Mais alors, à qui s’adresse ce disque ?

8°6 Crew débute en quatuor au milieu des années 90 en banlieue Parisienne avec de la oi, puis vers le ska & co…En 1999 sort leur premier album « Bad Bad Reggae » publié par les Allemands de Mad Butcher Records, en 2001 c’est le maxi-ep « Ménil’ Express » sorti sur Big 8 Records. S’ensuit une période de latence pendant laquelle les divers membres en profitent pour s’exprimer dans d’autres groupes comme Ya Basta, Happy Kolo, Acapulco Gold, Upten. Après un gig à Genève en 2008 l’équipe se retrouve et leur second album, « Old Reggae Friends », sort en 2010 sur le label nantais UVPR (Une Vie Pour Rien) et sur Mass Prod. Le troisième album « Working Class Reggae » (chez UVPR), bénéficiera en plus d’une édition allemande chez Grover Records (cd et vinyle + cd).

À qui s’adresse ce disque ? À tous ceux qui aiment danser sous la chaleur du Ska, Two Tone, Rocksteady, et vas-y que ça caracole dans la tête et secoue les hanches, et ouaie il n’y a pas à dire cet album est constellé de titres catchy. Le groupe a relevé son niveau, en tout point. Tout est hyper bien travaillé, chaque idée retenue calibre comme il se doit les nouvelles compositions vers la cime. Sans faire étalage d’une démonstration ronflante, 8.6 Crew parvient à nous en foutre plein la vue, et tout ceci est dû à l’art minutieux de la simplicité. Voilà en quoi le groupe a gagné comme maturité essentielle, et cela va droit au cœur et à la tête, car la musique danse sur les mots et les chansons restent en tête à danser sans cesse.

Ce n’est pas de la magie, c’est un sens inégalable de l’équilibre des forces. C’est un disque de grand frère munit d’une indicible mélancolie, génératrice de relier les générations entre-elles, pour les reconnecter au réel, au combat de rue, avec cette faculté et cette maîtrise d’allier au plaisir mélodique la beauté éducative de raconter simplement une chanson avec la ferveur de l’érudit, avec la flamme du passionné, avec la décontraction de l’insolent, avec le béguin du sentimental.

Captivant, passionnant, frénétique, enthousiasmant, attachant, sympathique, boxant, stimulant, anachronique, gagnant cet aspect mélodramatique de la vie en un point névralgique que tend à merveille toute bonne chanson. Munit de référence basique et d’une éthique prolétaire qui fait vivre le ballon, cette clique donne douze titres qui critique et éloigne le chimérique, décortique tout un pan esthétique de la culture à damier sur l’échiquier politique par son constat de désillusion.

La pratique polyphonique des cuivres fait reluire une douce saveur que propulse la rythmique. Le chant a lui aussi gagné en assurance, et légitime l’aboutissement dithyrambique qui en résulte.

8.6 Crew vient de sortir cet album indispensable et fédérateur que le rock réalisait quand le métissage n’était pas galvaudé comme pilleur, mais plutôt comme repère et dynamo du courant alternatif, au point d’incarner le jalon des LSD, The Clash, The Spécials, etc…Il est à noter qu’il y a en toute fin une relecture dub de certain titre.

Après « Bad Bad Reggae » et « Old Reggae Friends », « Working Class Reggae » possède une cohésion et influence qui lui confère une véritable harmonie, identifiable comme faisant partie intégrante des albums qui comptent dans une vie, et pour les générations qui suivent.


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lundi, mars 6 2017

ALEA JACTA EST – Dies Irae


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Attention, cet album ne casse pas les couilles mais bel et bien les nuques !

Plaisant, caustique, récurant avec brio le hardcore de son cellophane, Alea Jacta Est atomise un mini album hostile et groOovisant avec superbe et crânerie géniale. Je ne connais pas le latin de fabuleux mais magnificus, magnifica, magnificium me semble plus approprié de toute façon pour cet ep.

Parce que l’épaisseur des riffs plafonne dans cette lourdeur qui brise les vertèbres, et la densité de leurs titres agite avec elle une maîtrise féconde pour aller librement se percuter à leur mur du son (encore plus consistant en concert). Propre à leur patte, il y a toujours ces insertions de dialogues désopilantes qui amènent à chaque fois un plus à leur identité sonore, et puis il y a même oOoune titreeeee en esSspagnOoulllll qui fait rimer cabrones avec corones.

« Dies Irae » c'est du riff en mitraille, une rythmique toute en percussion, un chant fédérateur qui harangue, la notion de guerilla HxC est ici une réalité bravache que les pleutres ne pourront accéder à son retentissement sans se blesser à l’entre-jambe.

Bref, il y a des disques de minet fait pour les femelles, d’autres fait par des hommes pour des hommes…Celui-ci est pour les mâles et il frappe fort, très fort, un peu comme une claque sur un cul, et carrément comme une fessée qui soulage.

Il fait mal, car :


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« Et tu tapes, tapes, tapes, c'est ta façon d'aimer ; Ce rythme qui t'entraîne jusqu'au bout de la nuit; Réveille en toi le tourbillon d'un vent de folie » pour paraphraser un duo des 80's.


jeudi, mars 2 2017

DANKO JONES – Wild Cat


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Whaouuuuu, le Danko a appuyé sur la pédale turbo catchy et son album est absolument dantesque !!!

Danko Jones est un trio canadien since in 96 à Toronto de rock’n roll -Garage rock- punk rock-hard rock, depuis le combo a sorti des alboums dont la formule est rodée, lustrée, directe, efficace, avec cette tendance qui confine à la répétition de pétulance chromatique Motörheadesque, acdciste voire Airbournime.

Danko Jones: Guitare/Chant + John Calabrese (de l'excellent groupe Calabrese): Basse + Dan Cornelius: Batterie = Trio de choc pour un disque de percussion auditive maximum rock’n’roll.

A chaque sortie le groupe n’a eu de cesse d’accentuer sa maturité de composition en alliant le real rock’n’roll avec une persévérance mélodique, qui aujourd’hui trouve son incandescence avec l’énergie et la qualité d’un songwriting ultra efficace et catchy.

Ce groupe sait exactement placer sa formule à l’endroit exact, qui est le standard pour faire des titres de rock’n’roll ultimes, c’est-à-dire une intro, un refrain, un couplet, à nouveau un refrain, un pont et une outro…Tout ici est millimétré pour faire un carton plein sur les radios rock, que ce soit avec les riffs, le dosage de la rythmique et ses coups dur qui te téléportent dans la stratosphère Hi-energy rock, que ce soit avec le chant et la qualité de ses diverses textures mélodiques, qu’avec la qualité de pénétration de la basse, des compositions luxuriantes, omnipotentes, vigoureuses, athlétiques, invincibles, énergiques, aguerries, talentueuses, malignes, et forcément imbattables.

Oui mesdames, nous avons pour ainsi dire à faire ici à un disque indispensable. Parce que Danko Jones ne prône pas l’abstinence, oooooooh que non. Il proclame ouvertement à la révolution sexuelle de la sauvagerie rock la plus épanouissante, pour cela il terrasse avec la force surpuissante de la lubricité des lyrics Kissinien, le stupéfiant classic rOck d’Aérosmith, le punk punchy pop de The Knack, du punk rock des Misfits à sa surdose ramonesque, et avec tout ce qu’il faut de caresse pop, de hardiesse Hi-energy, pour une facilité d'écoute absolument vivifiante, et ce, sur la totalité des titres accrocheurs, percutants, frais et Rock And Roll.

Faut-il encore que j’en rajoute pour que vous remuez de la croupe ? Nan je ne le pense pas.


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Calibré pour faire dresser les poils du pubis, cet album est l’antithèse de la masturbation sonique, à l’opposé de la branchitude du moment. Car le rock à moustache est au rock’n’roll ce qu'un barbier est chez un charcutier, tout simplement inutile.

Danko Jones (le gars) est la version Vin Diesel de l'action, il est chauve, glabre, et va ‘’droit au but’’ rajouterait Jean-Pierre Papin. Il écrit (écrivait) par ailleurs pour Close-Up Magazine (Suède), Rock Zone Magazine (Espagne), un édito hebdomadaire pour The Huffington Post, ainqi que pour Rock Hard, Guitar For The Practicing Musician (Allemagne), Mute Magazine (Norvège), Rockstar Magazine (Suisse), Lángoló Gitárok (Hongrie) + son blog, bref le gars est ultra prolixe, prolifique, dans ce pur-jus de concentré stakhanoviste, avec la flamme purificatrice du rock perpétuellement en feu cousue de main de fer sur le poitrail.

Danko Jones (le groupe) est rock'n'roll, et tu sais ce que cela signifie ?

Nan ! Hey mais Le rock n’est pas qu'un appareil de mesure permettant de commenter avec plus ou moins de précision, combien il fait mouiller de chatte dès son effet dilatateur en action. Le rock’n’roll provient d’une frustration avec comme aboutissement une libération sexuelle via sa puissance émancipatrice. Et ceci, Danko Jones l’a très bien assimilé, pour ne pas dire incorporé dans sa musique avec des offrandes jubilatoires au dieu de la six corde et de son pouvoir d’humidification vaginale par du foutre Hendrixien.

Et malgré le fait que certains titres de Danko Jones ont servi dans les séries comme True Blood ou des films comme Kick-Ass 2, ce groupe est tout de même sous-estimé.

Je gage qu’avec cet album il n’en sera plus de même, où alors effectivement Johnny Hallyday est un dieu vivant, mais reste à savoir de quoi ?

Ce «Wild Cat » est un sans-faute absolument terrifiant de percussion érectile, il est profondément et fondamentalement garantie à 500% de Rock’n’härd-roll.




mercredi, février 22 2017

Half Hearted Hero - Isn't Real


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Ces gars-là auront beau jouer de charme pour affirmer leur trouble face au comportement subtil et déconcertant de la gent féminine, il n’en reste pas moins qu’ils savent y faire pour perpétuer le désarroi masculin avec la douceur de Weezer et le sucre lent de Save The Day.

Mais tout d’abord parlons du style musical propre à cet ouvrage. L’émorock possède cette particularité essentielle de frictionner avec délicatesse le puit sans fond de l’émotion, pour en faire remonter l’aqueux bouleversement sensitif. Leurs mélodies possèdent cette simplicité désarmante, cette beauté diaphane, capable avec sa spontanéité d’ouvrir les veines du teenage spirit en moins de deux.

Ce qui m’amène à un premier enseignement à tremper dans la solution de votre discernement, puisque : On veut bien aller étudier les textes sacrés d'Aristote, ou bien d’autres philosophes ayant traduit à leur gré la certitude qui est la leur, mais la seule vérité qui existe en ce bas monde se trouve dans les yeux éperdument amoureux d'une femme. C’est une chose puissamment poétique avec laquelle l’émorock en impose la constance.

Par ce fait, le troisième long d'Half Hearted Hero est saturé de soin poppy, avec mid-tempo pour masser et prendre soin du visage de leur titre, lissage parfait entre le couplet/pont/refrain, un maquillage simple et naturel pour la production, et l’ensemble est catchy.

Le rock a permis à des gars disgracieux de draguer plus facilement des filles, avec cet album Half Hearted Hero va en niquer un plein wagon. Puisque et la chose est primordiale pour notre époque transgenre, pas d’émo qui pleurniche, pas d’indie qui se la raconte, pas de punk qui vomit. Ici tout est poli, poncé, encaustiqué, tamponné, adouci, satiné, peaufiné, léché, c’est amoureusement émöpop !


dimanche, février 19 2017

THE BLACK ZOMBIE PROCESSION – IV : Heca-tomb


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Alors que certains se posent la sempiternelle question de savoir si l’on peut rire de tout, d’autres plus affranchis se vautrent dans les viscères avec la joie non contenu du cochon pataugeant dans la fange la plus excrémenteuse.

BZP vient de signer son œuvre la plus perverse, suppurant d’un pue sanguinolent à l’audace inventive la plus jouissive qu’il soit, pour des siècles et des siècles !


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Animés par une curiosité insatiable pour la sous-culture, les gaziers de BZP possèdent une érudition aussi importante que la passion outrecuidante qui en anime l’essor. Preuve si il en est de leur discographie imposant son hétérogénéité avec différents groupes et styles musicaux, leurs fanzines, podcast, etc…Ils ont poussé le vice jusqu’à y consacrer leur vie toute entière. Ce sont des créateurs pur-jus au même titre que Von Frankenstein, et des pur-sang Draculien mais façon cannibale.


La créativité demeure l’art culturel qui repousse les limites de l’impossible, et impulse à l’inhibition de s’ouvrir comme le boucher éventre un petit bovin tout mimi tout plein. Pour cela BZP a ébahi un six titres turgescent d’hémoglobine, il est lourd, dur, rapide, saillant, et le groupe a eu la morbidité joviale de fournir une histoire immorale qui accompagne l’album dans le carnage, écrite par Zaroff, un auteur de la série Trash éditions, dont la pestilence prose recouvre avec aisance des charniers entiers de barbaque humaine. Je ne spolierais rien sur le récit édité par Zone 52, juste que la collaboration entre l'écrivain et le groupe est aussi étroite qu’une vierge, et aussi profonde qu’une hardeuse qui vient de prendre des bites colossales dans tous les trous disponibles. Le livre est une commande et défini les influences du groupe, en cristallise l'esprit décadent, tout comme le mood et l'épaisseur horrifique.


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Ne vous y trompez pas, BZP fait dans le splatter-gore sonique, sa putréfaction musicale est aussi violente que burlesque. On saigne des oreilles dans cet amas de cruauté en même temps que sa démesure est divertissante. Tout est fait en XXL, la brutalité est barbare, la rage est un courroux au bras vengeur, la puissance de feu est en excès sur tous les fronts, la frénésie est un déchaînement de bestialité, et chaque assaut est d’une férocité malveillante.

Heca-tomb est une infection musicale capable d’une altération de l’esprit tant l’ébranlement subi est à la hauteur de l’ensevelissement ressenti. Alors ferez-vous partie de ces indignés qui accuseront cette masse d’agressivité de verser de la lave dans le brasier de la dégénérescence ? Ou bien alors de ceux qui vont savourer cette putréfaction culturelle ébranler toute leur carcasse ?


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Je l'ai déjà dit mais The Black Zombie Procession est un putain de groupe crossover par excellence !

Leur crossover est l’aboutissement digestif de la somme culturelle ingurgitée par les membres qui composent le groupe. Le malin plaisir pour eux c'est de créer des ponts entre tous les éléments culturels, et que tout s’imbrique, s'unifie dans une révolution qui tourneboule la tête tellement c'est vaste, mouvant, fluctuant, et vivifiant.

Vous voulez jouer avec eux ? Avec cet album, devinez à qui ils tendent des clins d’œil, de qui ils s’inspirent, avec qui ils parlent à l’envers pour invoquer les esprits maléfiques, etc…Pour les réponses vous pouvez écouter l'épisode #62 du podcast Now it's Dark qui revient avec des commentaires sirupeux sur ce mini album, le roman, les influences et tout le processus de création.

Vraiment passionnant et attractif c'est un bonus de fanboys que le groupe en réitère la formule, puisqu’il avait fait de même avec leur précédent album « Vol. III : The Joys of Being Black at Heart  » sur DVD en sus de l'album.


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Ici les lyrics doivent autant à Cannibal Corpse qu’à Unsane, qu’à la série littéraire Gore la plus craspec qu'aux œuvres de la Hammer et à celle grand-guignolesque de la cinéphilie populaire. Le chant d’Elie regorge de cette putridité horrifique précipitant un taux de vilenie absolument propre à la violence graphique de la pochette, dessiné par Andrei Bouzikov (Toxic Holocaust, Ghoul, Skeleton Witch, etc.) et Paskal Millet (The Meteors) pour l'illustration du livret intérieur.

Ce disque est conçu pour les vrais fans de musique.

Les riffs de Nasty Samy dégorgent du thrash et du HxC directement de la tronçonneuse à Leatherface, de la manchette à Jason, du couteau de Maniac Cop, mais oui, tous ont pris possession du guitariste, pas un seul boogeyman ne sera écarté de cette mission destructrice. La section rythmique n’est pas en reste, elle abreuve sa violence pure dans une aliénation de tapage nocturne pour que vous ne puissiez plus fermer les yeux de la nuit. C'est-à-dire que la basse ferraille de l’acier qu’elle transforme en bombe à napalm, pendant que la batterie propulse des obus à un rythme très soutenu.

Et vous pensez encore y survivre ?


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Pénétrer dans l’orifice du splatter-gore requiert une pugnacité tenace pour affronter une innommable dépravation. Ça pue, ça couine, ça suppure et ça larde du viscère lourd et sanguinolent. La déviation sonique en corrélation avec la perversion littéraire trouvent ici un épanouissement à sa mesure, à sa démesure.

L’œuvre la plus immature est en fait la plus réfléchie et spontanée du groupe, celle qui a demandée d’ajourer par différentes strates musicales pour une écoute brute et brutale, accessible et intraitable, évidente et anormale, lumineuse et sombre, divertissante et dangereuse, lucide et douteuse, obscure et singulière.

Cet aspect trashy vous pousse à des sensations animales et intuitives, et carrément au régressif.


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La version LP est proposée par Les Productions Impossible Rds, le pack (CD+Roman) est fortement conseillé et est disponible sur le site Nasty Merch.

* En concert :

22 février : BESANCON (LES PDZ) + Cadaveric Allegiance

23 février : NANCY (LA MACHINE) + Whales At The Crossroads + Sick but not dead

24 février : STRASBOURG (LA MAISON BLEUE) + Mercyless 

25 février : HERICOURT (LE CATERING CAFE) + White Butchery + The Hateful Three

27 février : PARIS (GLAZART) + Doyle (ex Misfits)


Est-ce que Bzp a poussé l’avilissement à saturation ?

Point du tout, par contre il a fait preuve d’une audace dans l’immondice cul-turel en proposant non pas la 3D, mais les 3B qui font écarquiller les yeux (Beast, Blood, Boob), et surtout avec l’obscénité bravache de savourer sa souillure discographique dans le panthéon de son œuvre avec orgueil. Oui il y a de quoi être fier dans toute cette flétrissure artistique de rendre les honneurs passionnels à tous ceux qui ont contaminé ce qui fait corps avec l’esprit de BZP : La liberté épanouissante de raconter la saleté immorale par le biais d’une pure violence assourdissante.


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vendredi, février 17 2017

SUPERJOINT – Caught Up To In The Gears Of Application


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Énième groupuscule de Jimmy Bower & Anselmo sound spirit DöwnPanterabreakdancepoum and The Illegals…etc....

Superjoint est donc le rejeton de Superjoint Ritual dissout en 2004 et recomposé à l’occasion du larron.

Les crocs ferreux qui s’entrechoquent dans ce malstrom sonique outrecuidant ont toujours la capacité de témoigner chez moi la plus ardente passion. Je prends un malin plaisir à entendre le crépitement savoureux des chairs musicales en flammes, à un point tel que ceci est quelque chose de totalement attrayant.

Superjoint est un groupe bicéphale, à tête chercheuse. Plusieurs membres en délibèrent l’étendu sonique avec comme unique cible la déforestation cérébrale, au point qu’à la fin il ne vous reste plus que les os rachidien. Le groupe terrasse dans les enfers un sludge « stonique » extrudant la matière punk heavy en la faisant dégorger à outrance.

Pour votre information : « Stonique » c’est du stoner tellurique.

Superjoint c’est entre autre, la limaille de Corrosion Of Conformity avec le punk heavy de Venom, la foudre de Slayer avec un Crowbar dans le slipbard, la froideur de Celtic Frost avec l’altérité lunatique de Voivod, la chaleur glaciale de Darkthrone avec l’affranchissement libertaire de Black Flag.

“Caught Up To In The Gears Of Application” est le genre d’opus dont le vase d’expansion intensif déborde en tous sens. Le combo enfonce la violence dans l’aliénation avec une maturité roublarde. C'est-à-dire que le groupe sait très bien manipuler ses intentions dans le but de satisfaire, et d’y rassasier ses assouvissements.

Mais là où le groupe est très très fort, c’est qu’il prend un plaisir malin à desquamer ses mélodies poreuses à leur indice le plus brut.


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Le constat final est sans appel : Superjoint fume la tête.


dimanche, février 12 2017

KING DUDE – Sex


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Thomas Jefferson Cowgill a débuté son art par la noirceur du black metal avec Book of Black Earth et le hardcore de Teen Cthulhu, sans jamais trouver la formule adéquate pour dégorger son éducation. Car voilà un gars atypique issue d’un divorce, élevé au spiritisme par une mère lunaire pratiquant les incantations païennes, et par un père priant les cieux en buvant jusqu’à la lie le sang du Christ en bon chrétien américouain. Tout sera affaire d’astres pour ce dandy gothique qu’est King Dude qui enfantera comme par magie noire à un mystique « Apocalyptic Folk », un sous-genre de Johnny Cash chez les gothiques, brûlant dans l’essence de Nick Cave les restes de Death In June sous le regard fantomatique de Buddy Holly et la bienveillance de Bob Dylan.

King Dude est un projet né d’un coup de bluff, une esquisse rageuse envers une colère sourde, reposant sur une rédemption luciférienne qui épouse le charme des balades vespérales innocentes pour mieux nous crucifier à son autel caverneux. On s’accorde dans ces méandres musicaux à puiser un esprit sein à téter pour trouver l'obscurité dans l'étincelle de ce folk, et y crever de ce poids mort existentiel pour ne plus être mauvais.

Mourir c’est renaître après, et King Dude applique ce genre d’illumination remplit d’amour et de lumière que les coups tordus de la vie changent en désespoir et amertume. Sa formule de politesse pour signer son acte de pensée est tout aussi clairvoyante : “With the Love, Light and Glory of Lucifer upon us all! “- King Dude

Une fois encore le Dude nous confie les passages sombres de sa genèse avec « Sex », dont la famille Manson cristallise l'horreur satanique. Il en est question ici.

Avançant dans la pénombre blafarde, le disque déroule sa funèbre torpeur musicale avec l’aspect cadavérique du dark-rock. L’ombre de Sister Of Mercy plane dans les atours funestes de l’américain et aussi celle de Tom Waits, qui supplante même tout, et de loin. Car King Dude sait parfois faire retentir un blues lugubre, faire rutiler un vieux truc lointain qui vient de l’âme, et dans ce genre d’amertume émotionnelle qui en délivre toute la portée sépulcrale. Le côté bancal de son approche sonore (pour ne pas dire lo-fi), apporte une dimension atrabilaire, permettant d’intensifier à bon escient la face éplorée et mortifère. Maiiiis tout n’est pas tout noir dans « Sex », car cet homme sombre a la bonne idée de remettre du punk dans les esgourdes pour fluidifier la gravité de certain de ses titres. Alors il en profite pour sulfater avec un esprit bordélique de garage rock punk, et ça refout un coup de peps bienvenu ici-bas.

J’ai énormément apprécié au Hellfest 2016 sa prestation, en un instant de plénitude noire, contrastant avec la théâtralité excessive de la majorité des groupes du Hellfest. D’autant plus que j’avais moins accroché à son album « Songs of Flesh & Blood - In The Key of Light », il me manquait une épaisseur à la fois sombre et cotonneuse qui en faisait tout le charme et l’épaisseur lors du concert. Chose que je retrouve avec cet opus, bien plus fourni, malléable avec ses atmosphères que l’étaient les précédent opus. Il y a aussi un côté robotique punk à la Devo en filigrane et puis une face new wave pour apporter de la profondeur de ton à l’ensemble.

Oui King Dude a pour ainsi dire fait acte de modifier sa messe, et ceci n’est pas pour me déplaire.

Voilà un album vraiment cool, tant il regorge de différent moods, tout en restant dans la cohérence. Je pense qu’il a voulu court-circuiter cet aspect trop macabre, trop sérieux et souffreteux. Par ce fait de multiple alternance il apparaît encore plus humain avec cette diversité, tout en restant dans ce pathos qui en a fait son sceau dès que le ton s’aggrave vers les ténèbres intérieures. C’est un contrat maléfique très justement admis par la forte acuité sensitive du mal qui touche à l’émotion pure ici, car cela fait mouvoir un envoûtement de méditation et d’occultisme à la fois que l’on ressent comme une brûlure intense et pérenne à son écho.

Mon conseil : « Sex » est un disque à écouter en lisant « California Girls » de Simon Liberati.


vendredi, février 10 2017

HELLBATS – 500 Miles In The Midwest


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Pour ne jamais oublier l’homme a inventé la photographie, la littérature, le cinéma, la musique, la peinture, enfin l’art en général, puis il a jeté tout ce monde sur les routes du globe pour partager afin que chacun puisse voyager et cultiver sa différence.

L’ADN d’Hellbats est fait d’un crossover Be bop a lula Vs Hell Awaits, avec l’envie rock’n’rollienne d’assouvir ses pulsions soniques avec la morsure fatale que réserve les dignitaires assoiffés de sang à des vierges effarouchées. Leur rock est épidémique, il capte la sève des grandes branches de l’arbre de la connaissance rock’n’rollienne et éclot pour un crossover bourgeonnant en une discographie émérite.

« 5000 Miles... » retrace l’épopée du groupe aux States en 2005, 16 jours pour 14 dates en 8000km, et on peut concevoir leur voiture, une Mercury V8, comme une Delorean.

La tournée des grands ducs tels qu’Aerosmith a pu la concevoir à l’époque démesurée du rock à papa sur groupie frivole s’avère éloignée du réalisme primesautier d’Hellbats. Mais dans la crudité de leur unique tournée américaine le groupe a statufié un instantané d’authenticité que le futur fantasme et que le passé en intensifie la nostalgie.

Ce DVD sort enfin de sa malédiction avec son lot d’image fantomatique qui relie les vivants aux morts et son devoir de mémoire, ainsi qu’avec la subtilité d’évoquer les désordres de la vie et la fatalité de l’existence, en fait à tous ces instants où la communion entre les hommes est palpable.

Elek'Vins, le gars derrière la caméra virevolte à dénicher des plans, simples, libres, il est dans une relation de justesse et de recherche, on regarde avec ses yeux le galbe original et parfois désabusé de ces gars du Doubs repousser les chimères aux oubliettes. Il y a une forme d’orgueil et de compassion à visionner cette jeunesse folle ressentant la saveur inoubliable de prendre des chemins de traverse, plutôt que la routine d’une vie normale que le salarié cadenasse en vissant des boulons et consume comme un clope.

Les moyens étaient précaires et les connexions ne tissaient pas encore leur toile instantanée avec les réseaux sociaux. Ici l'aventure est totale, au point que l’indépendance d’une telle initiative aussi courageuse et libertaire qu’elle soit, s’entrave à une forme de précarisation avec comme seul moyen de survie la solidarité des différentes communautés qui soudent la coopération à la survie de chacun.

Hellbats prend la route d'Amérique avec la démangeaison des patients de la varicelle, sans penser une seconde prendre la mer avec l’ennui d’une mer calme et tout aussi bien que la fougue d’une tempête exécrable quand les emmerdes usinent autant que pendant les trente glorieuses. Contre toute logique rationnelle à cette prise de risque, aucune préméditation ne sera possible pour découvrir le charme de l’inattendu, tant que l’offrande de soumettre ses chairs créatrices devant les autres libèrent cette nudité que le spectacle stimule. La concrétisation de vivre le rock pousse les groupes underground à préférer mourir debout plutôt que coucher à ne rien faire. Ce n’est qu’en ayant ce fait que l’on peut regarder ce film avec un minimum de conscience propre à cette réalité peu commune.

En plus de la tournée, il y a une sorte de clip filmé à l’arrache démontrant la capacité D.I.Y et de sa valeur créatrice bien plus impactant émotionnellement que des grosses productions d’un clip de U2, tout simplement parce qu’Hellbats se révèle avec modestie sous un regard témoin et complice, bravant sans le savoir que la vérité n’est présente que seulement quand on l’oublie.

Espérer son rêve Amériouain est aussi aléatoire que l’espérance de vie, mais vivre son rêve est aussi puissant que de le partager. L'existence de ce DVD en est le témoignage réel.


vendredi, février 3 2017

MORS PRINCIPIUM EST – Embers Of A Dying World


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Mors Principium Est naît en 1999 à Pori en Finlande un soir estival où l’hiver regagna son logis. Leur Death Mélodique d’inspiration Dark Tranquillity, In Flames et Soilwork, abonde de tension sombre pour des compositions complexes et des ambiances noires, assez éloignées désormais du futurisme d’un disque comme « The Unborn ».  Moins thrashy et agressif que lors de leurs derniers opus, Le groupe re-calque des structures reprises et répétées de death mélodique carrées et intenses avec l’homogénéité que cela requiert pour que le disque soit et advienne un bon melodeath.

Ce death mélodique manifeste ce brin de mélancolie essentiel à la propagation vaporeuse des superbes solos aériens, et avec ce qu’il faut d’orchestrations synthétiques pour vétiller sur des atmosphères baroques. Il y a une forte corrélation mirifique entre le contraste du doux et du rêche, du vespéral (chant death) et du séraphique (voix féminine), enfin tout ce qui fait le sel et poivre du style du death mélodique. Les titres commencent généralement calmement s’ensuit un tonnerre de riffs ou de déluge de notes mélodiques que la rythmique suit avec fracas.

La production synthétique esthétise l’ensemble par une théâtralité de pacotille mais qui ne dessert pas l’œuvre dans son ensemble, et lui apporte foncièrement le caractère conforme d’un album léché par des vampires.


lundi, janvier 30 2017

ROPOPOROSE – Kernel, Foreign Moons


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« Elephant Love » leur premier opus avait su oser et surprendre par sa découverte. Son côté bricolage lo-fi, sa liberté tenace, et peut-être sa dépossession de tout acte de compromission avait permis au duo de prétendre à poursuivre l'aventure.

Il n'est pas rare que les soubresauts du collage rock indie isole plus qu'il ne fédère, les chenapans s’écharnant à manipuler à outrance dans un hermétisme qui stature vers cet état de tête à claque. Hors il n'en est rien pour ce duo. Ropoporose est arrivé à ce stade de maturité qui de garnement passe avec facilité à cette épaisseur sensitive de l'exaltation.

L'inventivité au service de la composition, la maîtrise au service de l'inventivité, tout ceci inaugure des compositions denses, folles, contrastées. Les styles rock indie se mélangent, se jugulent, s'épousent dans des formes que seuls les Barbapapas sont capables de telles contorsions. Le duo agite une féerie subtile, poétisant sur l'abstrait avec une vérité flottante jusqu'à donner vie à la beauté musicale. C'est un fait, Ropoporose est le digne rejeton des Pixies, Tortoise, Sonic Youth, Stereolab.

Leur attrait pour coloriser la mélancolie leur confère une douceur que les plus humanistes d'entre-vous en comprendront les bienfaits. Il y a une transe frénétique dans tout se désordre homogène que l'on peut y entendre les célébrations de David Byrne dans Talking Heads. Il est vrai aussi que ce disque étend le spectre des 80's et de l'avènement 2,0 à son incandescence.

Chercher l'exaltation ici et vous trouverez le noyau des lunes étrangères de Ropoporose, avec son impétuosité dessinée façon Arcade Fire à l'affabilité abrasive de PJ Harvey, sa mise en orbite satellitaire configurée de Grandaddy au Beta band.

Noisy, kraut, indie, pop, post...Le rock est passé à la moulinette rêveuse, et en plus de la profusion élastique des compositions, on le doit à la joliesse sonore de Thomas Poli (Montgomery, guitariste de Dominique A, Laetitia Sheriff), qui a permis de jalonner une empreinte singulière dans la constellation contemporaine.

Labellisé par l'excellent défricheur Yotanka Productions (Kid Francescoli, Zenzile, Von Pariahs), ce disque se devra de vous faire aimer plus que de raison à l'univers sensoriel de Ropoporose, parce que la beauté insensée et silencieuse que génère ce vacarme musical à l’intérieur de soi est saisissante.


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jeudi, janvier 26 2017

TRUE WIDOW - Avvolgere


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Adepte d’un rock « stonegaze » True Widow est un trio underground de la scène heavy psychédélique formé à Dallas en 2007.

Nota : Stonegaze c'est du stoner avec du shoegaze.

Précédemment dans leur discographie, « Circumambulation » datant de 2013 avait obstrué la pleine élévation de True Widow par sa longueur, chose que l’on ne retrouve plus dans le minimalisme troisième album d’« Avvolgere ».

La douceur affectueuse de cet album appose dans chaque titre une langoureuse tendresse, avec laquelle vous serez sensible pour vous alanguir à sa portée. Séductrice par sa justesse flottante à manier la volupté avec une lascivité prévenante, le groupe facilite dans sa faculté musicale a apporté une lenteur câline, permettant de tomber en amour avec son œuvre. Il y a une évidence à devenir sentimental à son écoute d'ailleurs.

Le band se porte à ce croisement entre Mazzy Star et The Jesus and Mary Chain, avec l'aplomb du stoner rock psychédélique. Il y a aussi ce liant d’ambiance moite et la lourdeur éthérée de My Bloody Valentine pour allonger avec de la profondeur. Dopée dans cette dose d’éther sonique l’opus est une sur-impression mélancolique de rock indé, imprégné dans le buvard de mélodies stoner et de reverb riffs shoegaziens. La mixité vocale avec Nicole Estill (basse) et DH Phillips apporte une réelle complicité à l’œuvre et est vouée à faire naître des émotions étourdissantes dans cette insistance de brumes mystiques.

« Avvolgere » détrempe la lourdeur d’une canicule sur une chape de torpeur de plomb, arrivant même à ralentir chaque mouvement sombre jusqu’à les éclairer.


mercredi, janvier 18 2017

TOUCHE AMORE – Stage Four


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La bataille contre un cancer, la relation ultime et essentielle des derniers instants, le décès d'une mère, la nostalgie, la mélancolie, la colère, toute une palette d’émotions pour laquelle il est impossible de tricher. Le chanteur  Jeremy Bolm de Touche Amore en célèbre le constat avec fulgurance et justice. À partir de quoi, plus rien ne sera comme avant.

Cet album coule de source Emocore, sa douce vérité est communicative, son charme immédiat. Car il y a des choses qui parfois laissent à l’instant la pleine capacité de les vivre avec un naturel déconcertant. C’est la qualité première de ce groupe que de précipiter la saveur de sa musique avec aisance. Alors que l’on sait très bien toutes les qualités insurmontables que cela requiert et l’absolu casse-tête d’équilibriste à disposer, pour que l’ensemble soit et advienne un feu d’artifice démentiel. Surtout au vu du contexte avec lequel on pouvait tomber dans le pathos le plus insupportable, d'autant plus que l'album est vachement moins geignard qu'à l'accoutumé.

Pour cela la formation de Los Angeles est plus mâture avec ses mélodies et moins pressante avec ses débordements fulgurants d'antan de screamo-post-hardcore, qui ne pouvaient aller au bout sans se ramasser la gueule par terre.

Désormais chaque inflexion jouissive est poussée dans tous les sens par cette musique débordante, œuvrant à la confusion des genres punk, hardcore, emo. Le processus de création est basé sur une approche instinctive, sur une question d'équilibre, laquelle trouve son angle de vie dans la pleine absorption du groupe à digérer ses émotions, innovant sans cesse en les intensifiant musicalement et simplement.

La litote musicale est étirée jusqu'à son vice le plus colossal, jusqu’à faire apparaître avec passion le cœur même d’une émotion jamais désavouée par des artifices, mais toujours libre de toute entrave, parce que sa puissance de souffle existentiel demeure ultime, percutante, et surtout naturelle.

Les récalcitrants à ce groupe devraient jeter leur mauvaise foi dans le feu insalubre de leur connerie pour profiter amplement du caractère fort de cet album, signé par le label Epitaph.

Les fans quant à eux seront conquis par sa fulgurance à manier le désordre émotionnel, avec cette aptitude à l’expression immédiate.

Pour les hésitants, ils devront passer dans ce brasier sonore et mettre à l’épreuve du feu le négatif de leur sensibilité, pour qu’à la fin, ne reste plus que le silence de leur respiration qui s’est emballée devant la folle déflagration sonique de cet album, qui vous fait comprendre que vous êtes vivant.


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« Stage Four » s’avère être un disque qui flotte dans le nœud coulant de la fatalité existentielle, avec la sensation d'y voir séjourner la bénédiction de l'humanité toute entière.


jeudi, janvier 12 2017

OPETH - Sorceress


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« Sorceress » qu’est-ce ?

Ce sont de superbes mélodies troublantes, poétisées comme des écrins de cristaux liquides qui se meuvent au gré d’atmosphères planantes, presque vespérales, dans la moiteur originelle du premier jour.

Ahhhhhhhhh l’on se sent poète et poussé par des ailes d’ange en écoutant un tel album. Faut dire que Opeth pète plus haut que son cul, il surenchérit même avec audace dans la célébration qu’il voue à son rock progressif pour hippie. Cela a de quoi faire ricaner les aigris passéistes, qu’importe, je m’absous de toute cette guéguerre pesante pour nacrer mon inconscience, et la nourrir d’une telle musique avec outrecuidance, surtout quand elle est munie par un mood Pink-Floydien folkisant à outrance l’apesanteur sensible d’une délicatesse création musicale, allons bon, comment ne pas aimer être cajolé de la sorte ?

Avec le titre «  The Seventh Sojourn » On se voit dans « Lawrence d’Arabie. », la vue est immense et l’arabisation musicale est en technicolor. Alors certes, Opeth n’a plus le même goût que jadis. Il faut se rendre à l’évidence le groupe dit Yes au progressif, et ce oui énumère les obédiences très discutables dont nous nous sommes méfiés (pour ne pas dire gaussés) jadis à l’écoute d’un album de Marillion.

Il fait donc nuit dans le passé discographique du groupe, et l’aurore du précédent opus apparaît avec encore plus de soleil dans ce nouvel opus, où l‘amour apporte des ailes de papillon à ceux qui éclos de leur chrysalide quotidienne pour une vie poétique. C’est ce que réalise Opeth, pour qui l'existence d’un tel album possède le goût salé d'une larme de bonheur qui glisse jusqu'à la commissure de tes lèvres, et fait frémir ton cœur comme le vent pousse la voile. Rooooooooh comme c'est beau !

Bref, après avoir puisé dans l'arbre de la connaissance du précédent album « Pale Communion », le groupe nous propose de croquer dans le fruit défendu.


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dimanche, janvier 8 2017

CRYSTAL VIPER – Queen Of The Witches


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Les polonais reviennent après « Possession » en 2013 avec un album suintant la mémorable ère de l'acier dont les gens de + de 40 ans en connaissent toute la valeur intrinsèque.

Pour les matheux : Dio + Doro + Iron Saviour + Manowar = Crystal Viper. Rien de moins et pas plus. A partir de quoi vous avez une idée de la somme power métOl teutonne qui façonne ce concept album dont je vous passe les détails donjon et dragon.

Le groupe n'a pas son pareil pour être aussi miséricordieux avec la doctrine du power MétOl, tant il puise depuis ces débuts en 2007 avec « The Curse of Crystal Viper » dans la substantialité qui glorifie la fratrie du métOl et de sa flamme purificatrice. L'album est donc sans saveur, juste caricatural. Pourtant, derrière ce salpêtre se dépose le sédiment imputrescible du heavy métal le plus pur, balades incluses.


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La chanteuse Marta Gabriel fait péter les vitres avec sa puissance aiguë Maidenesque, et les titres suivent la même bravoure lors de passages médiévaux, cavalcades endiablés dans le riff turgescent, mâchicoulis rythmique, c'est heavy et épique à souhait. Trois invités spéciaux se présentent dont le cofondateur de Manowar le  guitar  héros Ross The Boss, ainsi que Jeff Dunn (alias Mantas) de Venom / Venom Inc, puis au chant Steve Bettney (Saracen).

L'album a été produit par Bart Gabriel (Cirith Ungol, Mythra), et conçu par Mariusz Pietka (Burning Starr de Jack Starr, Lonewolf). La pochette de l'album a été créée par le l'artiste allemand, Andreas Marschall (Running Wild, Blind Guardian, Obituary).


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