WALLABIRZINE

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dimanche, janvier 21 2018

Un Exutoire pour Névrosé


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La face cachée de la vie abonde d'une série illimitée de péripéties en tout genre où la plupart des gens non absolument aucune prise directe sur leur modeste vie, assez insolite d’ailleurs dès qu’il y pense. Dans un bar on en retrouve bien souvent les plaies sanguinolentes constituées par une déroute sentimentale, sociale, et plus si affinités...En répertorier les bourrasques et vous pouvez monter un band de black dépressif sans encombre, parce que vous aurez ainsi suffisamment de matières premières pour étourdir votre public accroc au analeptique. Néanmoins aussi farfelu que cela puisse paraître comme angoisse, il est de bon aloi de se suspendre au-dessus du vide et de ne rien espérer, si ce n’est de donner un sens légitime à cette vie, bien étrange d’ailleurs dès qu’on y pense.


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Le grand orchestre Charly Fiasco est venu pour la première fois à Castres, flagorner avec son absolue couillardise méridionale son répertoire grandiloquent de musique amplifiée, heyyyyyyyy c’était immanquable.


The Fatswines est le premier groupe à ouvrir les festivités du soir. Ce groupe existe par la force centrifugeuse que le hasard de la vie décide un jour de mettre en lumière quand l’obscurité soudaine des embûches de la life avait jusqu’à lors tout envahie. Anciennement nommé Les Bigoodies, ce groupe capillaire essentiellement familial à ces débuts bifurque avec l’apport du bassiste de Fecouffes Fifmiques pour changer de perruque en The Fatswines. Le trio se dessine alors en quatuor avec le chant chevelu de Mändy Boule, chanteuse au sein de Mändybowlz & The Turbosuckers, et ancienne partenaire il y a quinze de cela du premier groupe monté avec Romain Boule, chanteur opiniâtre et excentrique des Charly Fiasco. Vous suivez ?

Leur street punk rock à l’accent Clashien possède cette filiation de la rue et du punk à roulette instauré outre-Atlantique par le biais de good riddance, pennywise, face to face and co…C'est-à-dire que ça roule tout seul. Le grain vocal de Mandy se rapproche de la oi et propulse leurs compositions dans ce genre de ruelle que le street punk affectionne. Le set est cool, bancal, le groupe place sa volonté équanime de satisfaire le public avec une sincérité propre à la loyauté des punkers, et il y parvient avec spontanéité, une dose d’énergie brute et conséquente pour échauder l’enthousiasme des premiers rangs. Sans aller chercher midi à quatorze heures de toute façon il était déjà plus de dix heures du soir, The Fastwines a prodigué avec ses limites musicales une quantité suffisamment récréative, revigorante, tonique pour oublier les bonnes résolutions de 2018, et les changer par plus de concerts.



La vidéo est de Junk Koroba !


En discutant autour de cette date, on s’aperçoit bien vite dans cette région agricole que si tu ne transites pas par les réseaux sociaux et bien elle reste absolument secrète, ce qui est regrettable, voire fâcheux pour la pérennité de l’association qui l’organise. Pourtant avec le recul il ne fait maintenant nul doute que les réseaux sociaux sont une embouchure égotique menant à un cul de sac existentiel, hors la vie réelle existe et prouve que tu existes, France Gall l’a chantée avec la philosophie d’une naïveté surprenante.

Mais alors comment rapprocher les gens du réel à partir du virtuel ? Nous sommes à Castres, ville de province droite comme une croix religieuse et pourvue d’une garnison militaire, dont la culture se base essentiellement sur les résultats de son équipe de rugby en top 14 et de son principal employeur dans la pharmacopée. Mais des légendes citadines racontent encore avec les yeux embués de colle que des keupons squattaient devant le supermarché des Dames de France, ici même, à Castres bordel des dieux de la bière alsacienne et du vin de table, que la jeunesse dévoyait même dans les 80’s sur des riffs de salpêtres et des lyrics outrecuidants.

Le souci principal c’est que nous rabâchons à Castres sur ce passé révolu, hors depuis quelques lunes (et derrière la grange c’est dire si elle est bien plaquée) une association de philanthropes a décidé de réintroduire le désordre dont les adeptes quadragénaires pour la plupart oscillent entre revivre dans ce passé fondateur et vivre le présent sans penser à demain.

Première étape, faisons fi du passé, osons l’intuition, sans quoi on ne connait jamais la folie frissonnante qui ignore les regrets. Vivre intensément le moment présent me parait sain, et comme me l’a annoncé Angelo Papas des inoxydables Dirty Fonzy, ‘’si tu écoutes ta raison tu ne fais rien’’, et comme le gars possède une philosophie qui convient à mon athéisme je soutiens à 200% l’association de coussin péteur Pollux ainsi que le festival Xtremefest. D’ailleurs et d’après ses dires, l’annonce finale du festival sera annoncé fin Février, gros maximum, de quoi faire trépigner la bonne dose de fans à ce week-end hautement fun & coOol.

C’était une exclusivité WBZ, ne me remercier pas c’est gratuit, comme ça lecture et ses pirouettes.


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Pour en revenir à notre sujet principal donc, il devient impératif de se délester de ce poids mort qu’est le passé afin de laisser s’épanouir chaque nouvelle génération. Ce constat est valable partout dans l’hexagone, parce que l’on voit toujours les mêmes en concert, le seuil d’admission est pourtant ouvert à tous et libre, comment éduquer les nouvelles générations accro au virtuel, à la symphonie vaporeuse des esprits Oki Doki et au rap misogyne ? C’est carrément à l’inverse de l’esprit du punk. L’impression est aussi frappante que dans un ring de MMA, que tu ailles à Castres à Toulouse ou ailleurs, les ‘’petits’ ’concerts dans les bars n’attirent plus. Sortir et assister à un événement avec des gens vrais est synonyme de visiter les égouts de la cité avec sa faune de nuisible et sa flore bactériologique.

Le rock, le punk & co ce ne sont pas tendance. Pourtant la musique est partout, elle s'immisce sans arrêt dans chaque endroit, dans chaque parcelle par un son, une mélodie, elle est devenue une institution subventionnée par des maisons de disque en mutation 2.0 star’up, il y a même des établissements étatiques respectables pour en diffuser la création artistique et en permettre la déconvenue ( Les Smac - scène de musiques actuelles, etc...). Elle est ce truc ordinaire dans le paysage, sa banalité lui confère la désinvolture polie d’un sifflement de ritournelle. La musique préfabriquée est là pour vendre de l’apéritif et des barrettes à cheveux dans le subterfuge de sa ventriloquie.

Le rock n’est pas une présence, sa fonction principale est d’électriser. C’est une nuance de taille, mais tout le monde le sait depuis les révélations que délivre le net, ce n’est pas la taille qui compte, c’est le goût. Alors si tu veux le brasier, la révolte, l’émotion, c’est le venin du rock, si tu veux paraître c’est la musique préfabriquée, à partir de quoi le sens que tu donnes à ta vie peut prétendre de la trivialité de ce genre de choix. Vous vous marrez mais l’aphorisme  ‘’N’aspirez pas à vouloir plus mais à être davantage’’ correspond à la légitimité du punker. Heyyy c’est là que tu rigoles jaune en raclant ta glotte.

On peut te faire croire que tu as quelque chose en toi de Tennessee, mais c’est faux, toi qui sillonnes les bouges underground en véritable électron libre, tu incarnes plus que tout l’existence du danger, ce que les autres souhaitent se désincarner en une posture de rock’n’roll attitude. Hors vivre est un art. Si France Gall aimait sucer des sucettes à l’anis pour quelques penny pendant que son compositeur de mari jouait du piano debout, pourquoi ne pourrions-nous pas nous assourdir simplement avec de la musique de rue dans un rade Castrais hein ? Vous pouvez reprendre la rigolade.


‘’Le prochain morceau n'est pas en Fa car le groupe est antifa.’’ Pouet ! C’était le tour à Charly Fiasco de foutre le bordel.



La vidéo est de Junk Koroba !


Ils sont 5 sur scène, pour un quatuor ce n’est pas commun, mais avec la ménagerie Charly on ne s’étonne plus de rien. D’ailleurs pourquoi le ferions-nous ? Le trublionisme consiste à faire les cons, trait spirituel avec lequel ne pas confondre avec un con. Et oui quand tu te sens désespérément seul et donc incompris, le monde est constitué essentiellement de cons et de leurs cousins les connards, hors si chacun se révèle en sa vérité, effectivement toi-même tu deviens le con de quelqu’un, voire son cousin.

Faire le con est tout un art dont la subtilité sémantique échappe pour beaucoup dans une époque de repli communautariste et liberticide. Charly Fiasco se présente pour la première fois à Castres, à ses débuts il était venu à 3km de là au festival des Salvaches, alors on va en profiter un maximum car c’est si rare hein !

Romain Boule est donc chanteur uniquement ce soir, et c’est un fait. Il a toujours la moustache de Cabrel et la coiffure en bataille de Mort Shuman, il en porte la nostalgie comme un vestige seventies que d’autres accessoirisent dans les bals costumés de Monsieur l’ambassadeur Congolais. Plus surprenant pour un néophyte c’est ce florilège d'accent du sud-ouest et de l'est dans sa diction, sorte d’exutoire à divertir pour porter cette estocade régionale à base de R roulerrrrrrrrrrrrrrrrrr et de cabourdise à choucroute.

La biennale des arts contemporain devrait se porter sur le cas Charly tant il me semble qu’il y a là de quoi sculpter avec audace bien autre chose que les merdes intellectuelles actuelles qui pullulent dans ces lieux masturbatoires où s’ébahie la modernité avec ostentation.

Un concert de cette trempe n’est pas à prendre avec des pincettes d’esthéticienne. On n’est pas là pour faire une manucure, ni pour s’épiler les couilles. La probité d’un tel défoulement est cathartique, c'est-à-dire qu’il ne suggère pas d’être une abstraction ou un concept de foire.


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Un concert de Charly Fiasco est unique en soi, même si le groupe ne sait jouer qu’une dizaine de morceaux, il ne triche pas avec ses capacités, ni avec ses intentions louables. En comparaison, assister à un concert de manipulateurs est un exercice de style, tu sais que ce n’est qu’une illusion, et tu te laisses emporter le temps d’un déni vipérin. Le bombec de Fiasco c’est un truc que tu peux mâcher encore et toujours comme une vérité inexpugnable, son goût de se perdra jamais dans le dédale de ta vie.

Le groupe a joué serré, oui à cinq dans 5m2 c’était les Gypsy King du punk rock dans une caravane du camp de la pause (ndlr : territoire gitan castrais). Chaque instrumentiste rentrant dans le lard d’un public obséquieusement acquis à la déconnade des punkers de la capitale d’Occitanie. Deux guitares en proie à l’allégresse, un bassiste primesautier et un batteur toujours aussi fougueux. Boule Romain (et oui ça fonctionne aussi à l’envers) a déboulé son franc-parler de comique troupier, jadis il y avait dans sa flamboyante jeunesse de débit de boisson du Miossec chez ce garnement, aujourd’hui c’est du Benoit Poelvoorde, le verbe est haut, l’esprit vivace et absurde libère des punchlines désopilantes. La relation qu’il entretient avec le public est courtoise et totalement saugrenue. J’avancerais même qu’il possède un taux de sympathie permettant de faire faire une chenille pit sans encombre à des trentenaires et quadragénaires même pas tous soûls.

Pour votre Kulture générale : La chenille pit est une danse de salon entre la bande à Basile et Comeback Kid. Le public s’est prêté à l'exercice avec le sens de la dérision qui caractérise une soirée désopilante avec Charly Fiasco en tout bien tout honneur, et tirelipimpom sur le chiwawa un coup en l’air un coup en bas.


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Le fourre-tout du bar O mètre (ce nom ne s'invente pas, faut aller le chercher celui-là) proposait un bestiaire assez cocasse mais pas représentatif de la population de la cité Castraise, ainsi il y avait dans le désordre : un gars torché avec son gamin sans protection auditive, des couples recomposés, des solitaires décomposé(e)s, des passionné(e)s restant dans l’ombre, des désinhibés par la bière blonde, il n’y avait pas de cadre sup de Pierre Fabres, ni de bidasses en folie, pas plus que de sportif à la testostérone d’ovalie. Mais au détour d’une composition pugnace des Charly Fiasco on a pu entendre un : ils sont bons ces cons nan ? Résumant à merveille la capacité significative du public de Castres autour des musiques amplifiées.



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C’était une soirée punk rock, un lien social direct sans piqûre de rappel pour les junkies à la mode keupon des dames de France, elle était organisé par La Lune Derrière La Grange, en partenariat avec Pollux, de terre Albigeoise, vous pourriez en connaître la saveur tout au long de l'année, il vous suffit pour cela de regarder la page sociale de la Lune, sa lumière vous portera et vous sortira de votre isolement.

Alors décérébrez-vous de vos attaches internautes, vivez pleinement, jouissez sans détour, et surtout rappelez-vous que vivre est une expérience terrestre, pas une activité virtuelle.



La vidéo est de Junk Koroba !


jeudi, janvier 18 2018

Encycløpédie Müsicåle, F comme...


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Flûte : Expression typique pour annoncer que l'on est dans la merde ; et c'est aussi un instrument à vent qui produit le même bruitage qu'un oisillon qui s'est coincé la patte dans un piège à rat quand on en débute l'étude.


mardi, janvier 16 2018

QUICKSAND - Interiors


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Après 22 ans d’absence, intitulé Interiors via le label Epitaph, cet album a été composé et enregistré avec le line up originel : le batteur Alan Cage, le frontman-guitariste Walter Schreifels, le bassiste Sergio Vega et le guitariste Tom Capone.

Vibrez enfants du jour de gloire, vous pouvez enfin le faire avec le retour de Quicksand.


  • La douceur bordel de merde il n'y a que ça de vrai dans ce monde absurde de méchanceté pure.

Faire de l’or à partir de choses simples. Donner un sens à l'abstraction sonique, se soumettre à l'émotion brute, pure, douce et en câliner la commotion jusqu'à en jouir. Voilà à quoi peut se définir Quicksand. Un post-hardcore à la Fugazi assaisonné de metal indie à la Helmet comme il disait dans les 90's pour classer ce groupe, alors que l'unique innovation c'est d'avoir su faire vibrer les brèches de l'emocore.

Je parle bien d'Emocore, d'un style musical à part entière, bien avant que celui-ci ne soit perverti par des masturbateurs à mèche. Et pourtant oui, c'était bien à cet endroit que ce groupe a agité sa magie sensitive, dans ce clair obscur, étrange, et si précieux, ouaie un brouillard sensitif éclairant des séquences emötives sanguinolentes de spleen, capable de vider un émöphile de son sang pour le remplir d'émotions.

On en entend ici la parenthèse avec ce don de générosité capable de donner de la lumière dans le son chaleureux des guitares, et dans ce jeu au feeling si spécifique.

On en sent les agitations internes et cela délivre la sève émotionnelle lors de structures musicales jouissives de beauté nue. C'est en cela même que les guitares forment un indestructible et vigoureux arc-boutant, la basse en booste la silhouette que le rythme en imprime le mirage.


  • On obéit souvent à une trace intérieure et Interiors est une œuvre magnétique puisant dans sa puissance l'accès direct vers le cœur, capable à lui seul de vous faire planer.


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vendredi, janvier 12 2018

Encycløpédie Müsicåle, J comme...


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Jim Morrison : Barde américaine dont les lézardes poétiques ont grandement enrichi le vocabulaire du rock. Cet ange déchu aura permis aux pervers du rock'n'roll de forniquer sur son caveau Parisien en son honneur.




mardi, janvier 9 2018

TEENAGE BOTTLEROCKET – Stealing The Covers


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Après le décès de leur batteur et frère d'armes sonique, le quintette décide de continuer, mais avant cela il fallait tracer la symbolique d'un trait sur l'avant et l'après.

Stealing The Covers est un album qui reprise des nuggets rapides de punky fun de groupe underground. 14 chansons par des groupes méconnus que le groupe de punk rock du Wyoming a découvert au cours des 15 dernières années passées en tournée. Des groupes comme Varsity Weirdos et Onion Floured Rings peuvent être énormes dans leurs scènes locales, mais pas en dehors des limites de leur ville, et même le web est impuissant.

L'album est un fourre tout, de punk raw, de pop gum, de Ramones-core chargé d'harmonies et de chœurs. Cela fonctionne parce que Teenage Bottlerocket a un son spécifique. C'est rapide, amusant, stable et facilement reconnaissable, alors même que ces chansons ont été rédigées par une douzaine d'autres personnes, ils semblent tous être venus de ce groupe et c'est assez dingue cette réappropriation.

Les chansons ne sont pas des plaisirs superficiels dont l'espérance de vie ne dépasse quelques jours. Ces chansons résistent à l'épreuve du temps.

La liste des titres et de leur groupe originel donne :

The Way I Know - Varsity Weirdos

Back and Forth - Hollywood Blondes

College Town - Jüke

Don't Go -The Scutches

RoboCop Is a Halfbreed Sellout - Sprocket Nova

No Hugging No Learning - Head

Shit Fuck God Damn - Artimus Maximus

Gay Parade - The Gullibles

It Came From the Radio - The Blendours

Alien Motion Technology - The Mugwumps

Hat Nerd -The Four Eyes

My Very Best - The 20Belows

I Kill Butterflies- Onion Flavored Rings

Why The Big Pause - The Punchlines


dimanche, janvier 7 2018

Encycløpédie Müsicåle, B comme...

...Brutal Truth : Le bien-fondé de la crudité. Aussi brutal avec leur grind que Pol Pot avec un boat-people.



vendredi, janvier 5 2018

UFOMAMMUT – 8


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On commence l'année par un disque de 2017 c'est dire si le WBZ est de son temps...

Nouvel ovni des transalpins qui restent dans la même mouvance magmatique-slüdge pour invoquer la symbolique de l'infini avec 8.

L'écoute d'un album d'Ufomammut est toujours un plongeon dans les abysses soniques. L'aqueuse méditation qu'engendre une telle musique est souvent constellée par une myriade d'effets psychotropes avec laquelle d'étranges images subliminales apparaissent.

Lors des derniers opus le chant est devenu une matière sonore prépondérante à la stabulation sonique du groupe. On en retrouve les psalmodies ésotériques se répandant dans tous les interstices des nouvelles compositions, elles apportent un éclat supplémentaire, ainsi qu'une spécificité propre à la spongieuse capacité évocatoire que le groupe diffuse avec mystification.

Force et intensité forment depuis toujours une dualité au spectre sonore d'Ufomammut, souvent noyé dans un maelstrom fangeux dont on a peine à s'extraire, tant la linéarité se métamorphose en transe, et souvent quand on se laisse envahir par une extase puissamment flottante.

Le trio a toujours su maîtriser ses atmosphères psychotropes, lui donner de quoi fantasmer. On en retrouve toute l'ampleur et l'élévation avec ce 8, ainsi que ces illuminations soniques paranormales. Comme de coutume il y a des titres ronflants, toujours aussi longs, interminables, mais dégageant une telle intensité qu'une fois encore on se fait baiser à écouter cet utopique liant magique aux anticipations des films de S-F, approfondissant une sauce épaisse à l'amertume divinatoire.

Ce 8 est une bouillie parcourue par le corps magnétique de Monster Magnet, le space cake d'Hawkwind, révélant apparition de strate harmonique, suspension temporelle, lestage tellurique, hallucination contemplative.

Si dans l'espace personne ne vous entendra hurler, dans celui d'Ufomammut la pression est  éreintante, effrayante, intrigante et solidement incandescente.


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lundi, janvier 1 2018

BONNE ANNÉE 2018


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Je vous souhaite tous mes vœux de bonheur et de santé pour cette nouvelle année douce et légère !


Pour les adeptes de la procrastination, que vos soucis durent aussi longtemps que vos bonnes résolutions de ce début d'année.


J'adresse mes remerciements délicats à tous les labels, groupes, organisateurs de concert et à tous ceux qui participent à faire vivre le brasier sonique de l'underground, et aussi pour le soutien et la confiance au suprême et fantasque fanzine/webzine WALLABIRZINE


Je te souhaite à toi très chère lectrice et lecteur, la plus belle année de rêves concrétisés.

NAMASTE !


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vendredi, décembre 29 2017

ALUNAH – Solennial


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Déjà avec l'album précédent, ''Awakening The Forest", je me disais que cette vague de groupe de doom à chanteuse allait subir une fin de non-recevoir une fois que la mode serait arrivée sur le rivage. Alors si sur l'échelle de la hype je ne peux absolument pas juger étant isolé loin derrière les dunes, mais ce qu'il y a de certain c'est que ce groupe Anglais maîtrise à merveille les codes des sorcières. Il envoûte avec trois crapauds de riffs gluants, un chant de vipère venimeuse, le bouillon d'une basse baignant dans une grosse carbure rythmique.

L'ensemble de cette décoction se confection dans une marmite vintage. Si l'esthétique se marie à l'harmonisation d'une composition inspirée, c'est la mélancolie qui retient le souffle de l'amertume. Parce qu'Alunah domine la langueur lancinante et allonge à l'artefact vintage cette densité à son doom pour cloquer à outrance, mais toujours dans une délicieuse torpeur de spleen.

Alunah et les norvégiens de High Priest of Saturn malaxent fort bien cette instance léthargique, ainsi que la qualité précieuse d'insuffler une âme à sa musique.

La solennité d'un tel album mérite la plus ample bénédiction des disciples du monde souterrain, jusqu'à y consacrer votre dévotion à écouter par des écoutes/offrandes régulières, et surtout à l'abri de tout.


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lundi, décembre 25 2017

Joyeux Noël


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dimanche, décembre 24 2017

Bon festen en attendant les cadeaux du papa noël


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mercredi, décembre 20 2017

Encycløpédie Müsicåle, M comme...

Musique de relaxation : Symphonie aussi efficace qu'une dragée à colique.


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lundi, décembre 18 2017

HERON – You Are Here Now


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Émergeant des paysages ruraux du nord-ouest de la Pennsylvanie, le premier opus d'Heron est une œuvre maîtresse capiteuse qui englobe presque tous les éléments du post-rock et stimule le succès du genre sous sa forme moderne.

Pourtant la construction des titres est basique. Elle se forme à la mesure d'une introduction minimaliste et planante, puis donne jour à une atmosphère ambiante, douce et discrète, laquelle égrène son chemin jusqu'à ce que le crescendo ascensionnel vers l'épique offre une vue panoramique sur tous les espaces sonores. De plus, ce post-rock atmosphérique est capable de pénétrer le silence fantastiquement minimaliste par le biais d'une écriture de morceaux intenses et sauvages.

Souvent c'est l'émergence d'une câlinerie allongeant son pas de feutrine sombre, pour prendre son envol au fur et à mesure vers l'éther de la dream pop et du shoegaze, là où les performances hypnotiques rendent corps à la puissance émotive. Alors transcendance et résonance forment à travers une vaste gamme d'harmonique tout un pan du sublime. On plonge et replonge dans le nectar de la simplicité, donnant une qualité fantastique et rêveuse, en y intégrant une véritable force émotive à la musique. Ainsi les images apparaissent. La douceur d'une plage abandonnée, la caresse d'un vent chaud, la sérénité d'une montagne, la beauté sauvage d'une forêt, la pureté du rire d'enfants, le sourire de l'amour, la sensation de quiétude...Votre côté lunaire dessinera alors votre promenade rêveuse.

C'est une musique que l'on pourrait traduire comme évanescente, pourtant sa douceur est un réconfort, ainsi qu'une expérience qui brille à jamais comme un océan de quiétude post-rock lumineuse.


jeudi, décembre 14 2017

CHELSEA WOLFE – Hiss Spun


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Même blottie dans un coin d'une pièce claire la louve Chelsea Wolfe est de retour dans les vastes plaines moroses de l'obscur et de l'expérimentation acariâtre.

Son"drone-metal-art-folk" est caractérisé par un jeu de guitare expérimental, des chants éthérés et des sonorités surréalistes, allant de Björk à Nine Inch Nails, de Nick Cave à Tori Amos, de Siouxsie Sioux à Suicide, de Kate Bush à Pharmakon, de PJ Harvey à Aphex Twin...Ce 7ème album appose une mouvance opaline pour un charme vénéneux.


Mais si ! Parce que la louve s'avance à travers des atmosphères profondes et brumeuses et qu'elle fait apparaître pour se dévoiler. Elle s'offre ainsi à nue aux ténèbres, poursuit dans l'antre de variation baroque, au contour de la noirceur gothique et de son venin, puis retourne sans cesse à la fragilité de l'évanescence, et toujours avec la puissance de la sauvagerie. On a toujours la sensation qu'elle est insaisissable. Alors elle croque, triture les sons, défricheuse dans le bois dormant de son anxiété, elle se jette dans les cauchemars, et c'est là qu'elle mord.

On touche le sublime dans les moments d'orchestrations de musique contemporaine et sur des mélodies douces, mélancoliquement flottantes, avec lesquelles on ne peut qu’assister impuissant à la décadence plus intimiste du spectre émotionnel de la belle.


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Au comble de l’épuisement suit toujours l'apaisement, ondulant entre ambient et léthargie pour augmenter la tension de manière graduelle, et écraser l’auditeur dans une nouvelle bourrasque d’une musique déchaînée, et aussi décharnée dans sa violence sourde que purement jouissive. Elle émerveille et effraye, calme et épuise. C’est l'art de semer le trouble pour faire apparaître la noirceur.

La californienne sort du tréfonds une hypnose musicale avec un côté rêche, âpre, squameux. D'ailleurs elle dénude ses compositions et en contraste l'arborescence avec l'apport du gonflement doOom de la guitare de Troy Van Leeuwen (Failure, Queens Of The Stone Age), le chant d'Aaron Turner (Sumac, Mamiffer) sur le titre Vex et la production de Kurt Ballou (Converge).

Son monde n'est pas hermétique, mais on y entend les peurs enfantines, les blessures de l'amour, les affres telluriques de l'indicible, un univers schizophrénique correspondant aux multiples facettes de cette femme intrigante qui affole les sens, de cette ardente femme qui plaît au cœur ; l'une est un bijou, l'autre un trésor, parce que Chelsea Wolfe est un cristal noir.


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mardi, décembre 12 2017

Encycløpédie Müsicåle, The comme...

...The Beatles : Boys-band notoire à midinette des 60's, reconnu surtout pour sa coupe au bol.


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Nannnnnnnn j'déconne, ce groupe reste sans contexte un des plus grands compositeurs, inspirateurs de rock, pour les siècles et les siècles.


dimanche, décembre 10 2017

Ainsi soit-il

La mort prématuré du héros de la rock'n'roll attitude a établi de la valeur orgueilleuse que notre nation ne valait pas un pet tant le battage médiatique fût opulent de flagornerie.

Cependant, nous pouvons nous réjouir avec la fièvre d'un africain meurtris de paludisme, qu'il fût bon de constater qu'il n'a pas fallu faire appel à un professeur de Fen Shui, pas plus que de pratiquer un jeûne de méditation de plusieurs jours pour s'apercevoir de la vague de sérénité qui est entrée dans tous les foyers de l'underground depuis la mort de Johnny Hallyday.


fan de Johnny outré

J'ai absolument rien contre l'homme mais c'est le mythe qui m'irrite.

On nous a servi du Johnny à toutes les sauces pendant 50 ans comme soupe populaire. C'était un produit de consommation courante légendaire comme le reblochon ou la vache qui rit pour tous les françaises et les français.

Ce samedi 9 Décembre 2017 ses funérailles ont été sur-médiatisées, du fan de casanis à celui du perfecto à franche, du motard à chopper à celui en camping-car, la liesse populaire avait réuni tout un panel représentatif du vrai français écoutant le vrai rock'n'roll à papa. Si tu n'aimes pas Johnny c'est que tu es un con, tout simplement. Mais ça je le savais déjà.

Hallyday était au rock'n'roll ce que la merguez est dans un cassoulet : une aberration.

Si c'était un dieu tel qu'il est proclamé depuis des lustres, dans 3 jours il ressuscite, pardiiiiiiiiiiiiiiiii !!!!

Même le King Elvis n'a pas eu un enterrement de cette trempe pharaonique dans le pays du rock'n'roll et de l'entertainment.

L’aveuglante dévotion est arrivée à un point dans l'hexagone que cela en est ahurissant, t'imagines même pas alors quand c'est Doc Gynéco qui va clamser ?


Le décès de Johnny Hallyday marque le crépuscule des baby-boomers.

Place à la Generation X


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mercredi, décembre 6 2017

WIDOWSPEAK – Except The Best


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On avait laissé Widowspeak avec leur troisième album All Yours en 2015, produit par Jarvis Tarveniere membre du groupe Woods, le duo maternait sa dream-pop avec un shoegaze intimiste et nostalgique, ténue dans le spectre musical des 90's.

Cet album a été écrit lorsque la chanteuse Molly Hamilton s'est retrouvée à la dérive dans une période ambivalente de sa vie, là où les bouleversements entre passé/présent/futur trouvent l'épicentre d'une déflagration existentielle. Autocritique, doute, incertitude, errance, tergiversation, vague à l'âme, recherche vers le temps perdu Proustien...Dans le nœud insoluble de cette errance la beauté diaphane de Widowspeak tutoie les nuages de la mélancolie.

oOOOooOOOooOOOooOOOooh !

Et oui. La voix douce et délicate de Molly Hamilton fait résonance à celle d'Hope Sandoval de Mazzy Star avec lequel le groupe partage la symbiose hypnotique des reverbs de guitare cristalline, et même cette lenteur flottante qui donne la sensation que le temps s'arrête tout net.

Hors le temps ne stoppe jamais sa marche, et quand les choses vous échappent, que l'anxiété s'immisce en vous, cela donne les compositions du quatrième opus du duo de Brooklyn, avec son mélange de twee Pop allant de Black Tambourine à Heavenly, un peu du zeste du Velvet Underground, la fragilité de Blonde Redhead, la folk voluptueuse de Cat Power, la romance mélancolique de Nada Surf avec celle de Landscape. On en retourve le nectar dans des titres comme Dog, Good Sport, The Dream qui retiennent dans les songes, et la chanson Fly On The Wall aussi, oui comme le titre d'un album médiocre d'ACDC.

Produit par Kevin MacMahon (Swans, Real Estate), Molly Hamilton et Robert Earl Thomas ont recruté de nouvelles têtes avec notamment Willy Muse à la basse et James Jano à la batterie, et cela s'entend. Des volutes oniriques de regret, des saveurs enfouies venant flotter dans chaque commissure des compositions, une flânerie rêveuse matelassée des mots que l'on susurre la nuit de pleine lune, des instants flottants de trouble, des attentes en suspension au dessus du vide, des gestes qui réchauffent, et d'autres qui étouffent par leur incertitude, le bruissement des illusions, l'ajournement des fuites en avant, les envies initiales, les perspectives de lutte contre l'oubli, l'ébranlement des convictions, la pause en attendant l'embellie.

Oui Widowspeak partage le même doute que la vie, et c'est en cela que son album touche par sa fragilité.


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lundi, décembre 4 2017

MONARCH – Never Forever


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Voici l'album qui déclenchera chez les fans inconditionnels du mur du son Bayonnais un éclairage supplémentaire à la distorsion Dröne-sludge-doOomesque et à sa majestueuse fréquence sonique épique.

Faisant foi et loyauté à sa discographie comme un Sun O))) impétueux et immuable, Monarch dégorge toutefois d’innovation tout en restant sombre et monotone dans son crépitement tellurique. Ainsi une lumière vient ourdir une trame musicale dans laquelle le groupe illumine et s'illumine vers une voie nouvelle. Il se dégage désormais une émotion que l'obscurité développée par Monarch s'était toujours abstenue d'en faire frémir la déflagration.

C'est dans cette aube naissante que le groupe fait jour avec ses nuits mélodiques, et avec une théâtralité quelque peu infatuée il est notable de le stipuler. Je préviens qu’il y aura de l'abracadabrantesque pour ceux qui souhaiteront participer à ce culte, à cette forme de rituel maléfique, dans cette chasse à la sorcière qui fait éclore à côté d'un doux précipice le rituel faisant éclore la fleur mélancolique et l'obscurité toute entière.

Never Forever est un album fondateur, un oracle bouleversant, un rêve vers un ailleurs mystique.


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Le corps de leur musique est une folie opiacée, lente et douce que les murmures, les fredonnements cajolent par le contraste bestial des hurlements déchirant le tourment. Ah oui on l'entend mugir la zolie Emilie, miauler, murmurer puis gueuler dans le lointain dans ce cri d'orfraie antique avec lequel on se sent vivre dans un autre lieu. On se perçoit ainsi plongé dans une forêt noire et épaisse où siège dans cette obscurité végétale le vaste d'un temple olympien à l’opaline couleur réfléchissante, avec l'immobilité des colonnes ioniques, doriques, corinthiennes pour unique perspective. Tout cela se passe dans la promiscuité d'un soir Luciférien où la lenteur de la musique appose une kinésie à toute gestuelle, et laisse place entière à une imagination exubérante et grotesque. Car oui on vit le moment avec l'aplomb d'une audace insoumise, sans crainte.

Cet ainsi que dans cet instant suspendu mon benjamin de fils passe et me voit en train de mimer un rituel vêtu d'un slip hellénique et d'une toge guerrière avec une serviette de bain à motif féminin et aux lignes zébrés. Son frère cadet s'immobilise à sa hauteur pendant que j'officie à allumer des bougies dans mon antre. La musique étanche la soif maléfique. Devant cette situation ubuesque sortant d’un film de Fellini sous acide, mes enfants se prêtent au rite.

Cerise sur le gâteau basque à ce disque Bayonnais il y a une cover de Kiss, « Black Diamont » rebaptisé ici en « Diamant Noir ». Fichtre mais que dire de cette reprise méconnaissable ? C'est lent, très lent, pis c’est lourd aussi, très lourd, tu vois Anvil et leur enclume ? Et bien tu rajoutes trois Black Sabbath + un Sun O))) pour la lourdeur et la profondeur, la suite c’est Monarch qui lui apporte une mélancolie vénéneuse d'une atomique splendeur implosive.

Aussi détonnant qu'étonnant, aussi maléfique qu'éthérique, Monarch ouvre une nouvelle page de son livre sibyllin.


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samedi, décembre 2 2017

LEPROUS – Malina


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Leprous est un groupe Norvégien, ce cinquième album rappelle la marque du band pour son rock progressif modéré contemporain, et de ses lentes complaintes pour un son léché. L'alternance musicale de Leprous fonctionne de par le compromis qu'il génère dans sa mutation sonique transgenre.

Bâtir une cathédrale d'art dramatique et féerique n'est pas chose commune. Les sables mouvants Leprousiens permettent de s'enfoncer dans la mélancolie avec ravissement, tout autant que prendre l'envol pendant la colère d'un orage. Le groupe essaye de garder une cohésion malgré des fluctuations de line-up conséquentes depuis sa bonne dynamique depuis l'abum Coal en 2013. Pourtant on sent que le groupe s'est assagi, il y a moins d'instabilité musicale mais tout autant de bouleversement émotionnel. L'amplitude de l'ensemble se promène dans une atmosphère hautement mélanco-mélo-émo.

Le groupe est passé du prog à la pop avec de subtile ambiance ouatée, un peu comme Depeche Mode vers une accroche polyrythmique oppressante, une manière d'ébranler chaque secousse, qu'elle soit émotionnelle ou provoquer par des variations musicales, l'ensemble de ces montagnes russes oscille de la sobriété intimiste à la déflagration emphatique. Pourtant il épouse merveilleusement les expressions mélodiques qui permettent de donner du relief, il donne vie et corps à ces compositions en apportant de l'épaisseur, il donne du sens à son émotivité et apporte ce grain d'émotivité passionnelle qui renforce ou fragilise à bon escient. La force de Leprous c'est ce contraste mesuré et permanent, menant au chavirement, tout autant qu'à des longueurs un peu too much.

Le point culminant du groupe reste son chant. D'ailleurs autre vedette norvégienne, Morten Harket le chanteur de Aha partage la tessiture qu'Einar Solberg le chanteur de Leprous. Ce chant angélique dit Haute-contre, épousant l'éther, l'on en retrouve l'orientation vers les œuvres religieuses et les opéras des XVIe, XVIIe et XVIIIe siècles. D'ailleurs la pièce musicale « The Last Milestone » en démontre toute la noblesse avec son instrumentation à base uniquement de violons et de violoncelles.

Fragile et incandescent par son contraste, « Malina » est un opus maniéré de qualité, exécuté avec l'art et la manière donc.


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jeudi, novembre 30 2017

Encycløpédie Müsicåle, V comme...

...Venom : Trio maléfique et canular du rawk'n'roll, ayant engendré une méprise au 1er degré du Heavy MetOl par les dépositaires scandinaves du Blåck Metøl.


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