WALLABIRZINE

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lundi, avril 24 2017

La dédiabolisation FN


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Le coq nationaliste dans la basse-cour cancane comme l’oie blanche la valeur de sa vertu patriotique, et bien même avec une batterie de mensonge accrochée au cul de la volaille, la grenouille ouvrière française finit par croarrrrrrrrr à tout.

C'est désespérant.


samedi, avril 22 2017

ZENZILE - Éléments


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Zenzile ne manque pas d’Air avec sa nonchalance pointilleuse, son rétro futurisme J.M Jarre et ses envolées à la Pink Floyd, autrefois électronicien dubiste dans l’aquarium enfumé de Lee Scratch Perry, le groupe a su métamorphoser son évolution en ouvrant encore plus grandes les fenêtres pour une vue cinémascope, encore plus trip-hop qu'auparavant.

Lors de leur précédent opus, Zenzile s'est frotté à la bande-son d'un long-métrage muet « Berlin, la Symphonie d'une grande ville » (sorti en 1927), cette expérience a forgé ce goût intense pour les atmosphères. De toute façon ce groupe a toujours eu cette mainmise sur le grand angle avec le long travelling bien propre des jazzeux.

Il prolonge son accointance cinérama par une approche classieuse et élégante avec des tournures au caractère bien pensé. Cet album converge dans cette vénusté de maîtrise musicale, de mesure concrète et d’épanouissement. Leur trip-hop est Air-éré, délicat et élancé, et dans cet espace-temps contemporain qui recycle le vieux en le remettant au goût du jour, ainsi s'en trop en avoir l'air "Eléments" n'hésites pas à bousculer les anciens codes trip hopesques se reposant sur leur laurier ronflant.


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jeudi, avril 20 2017

DEMON VENDETTA/ARNO DE CEA & THE CLOCKWORK WIZARDS – Sergent Surf - Split Tape 


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Aloha les z'amiiii(e)s des profondeurs océaniques de la Surfffffffffff-müsic,

Les vengeurs de Demon Vendetta et l'explosif Arno De Cea ont surfé la vague de la vénération pour sculpter à leur retour sur la plage un split en format K7, et le résultat est chaud bouillant !!


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Ceci étant bien entendu en édition limitée collector, avec un poster offert (illustration de Mathieu FreakCity) et un coupon/code pour chopper les mp3 gratos. (7€), vous le trouverez via ce merch..

Ce « split tape » honore John and the Nighriders, Shadowy Men on a Shadowy Planet, The Surfaris, Link Wray, The astronauts, The Trademarks, The surftones. Des classiques repris lors des tournées de chacun et restaurés ici avec intégrité et plénitude, un split vraiment très très cool que l'on peut aisément rentrer dans la case plaisir d'offrir ou bien joie de recevoir.

De quoi se prélasser avec les oreilles en feu, en attendant la vague estivale !!


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mardi, avril 18 2017

ASPHYX – Incoming Death


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Okay ce groupe pratique un genre de musique en corrélation avec les cimetières, la dégradation tissulaire, le pessimisme, l'hypocondrie, neurasthénie, sinistrose, toute une gamme de tracas morose dont la gaieté en est l'antonyme par excellence. Mais il est en outre reconnu comme étant un ambassadeur- fossoyeur en terre noire du Death MétOl dark.

Ainsi en quelques minutes de pelleté musicale de ce « Incoming Death » vous voilà déjà sous-terre, reposant dans la paix funéraire de cette ode à l'épilogue. Parce qu’Asphyx célèbre le death Obituasresque avec la saveur du terrassier qui vient d’ouvrir une excavation toute fraîche.

Pour cet opus, le combo n’aura de cesse de concasser vos os dans leur inhumation mélodique, dans leur funérarium rythmique, avec chant macabre et toute la gamme mortuaire qu’il convient d’adjoindre conformément pour ce genre de cérémonial festif.

Généralement on se fait toute une histoire macabre autour du death, en plus d’un hypothétique mauvais sort maléfique, mais en fait, mais ouaieeeee on est bien au milieu des pierres tombales. Tranquille, paisible, faisant face et corps à la mélancolie deathalique qui coule au goutte à goutte dans vos veines, puis s'échappe jusqu’à corrompre vos pensées vers cette obscurité noires et bilieuses un soir où le crachin de votre existence vous demande : A quoi bon tout ça ?

De la sorte que vos pensées deviennent aussi froides que votre corps, lequel, souillé par cette vénéneuse attraction vers le délice mortuaire se détache de votre âme...

...Et quand le disque s'éteint ? Vous revoilà revenu des limbes, fiévreux d'affliction, avec vos yeux brillants de stupéfaction de voir la silhouette de la faucheuse en porte-jarretelle qui scintille de par son maléfice, et toute l'angoisse grandissante de toucher du bout doigt la porte qui mène au...GASP !


vendredi, avril 14 2017

WALLABIRZINE N°29

Un fanzine qui élève ses lectrices et lecteurs pour le bagne et l'échafaud.


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Toujours à contre-courant du fanzinat !


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Le n°29 est sorti : WBZ_N_29.pdf


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BONNE LECTURE !


lundi, avril 10 2017

PRIMAL AGE - A Silent Wound


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Primal age est un quintette qui en 2015 a fêté ses 20 piges, il a partagé la scène avec en autre Kickback, Drowning, Right for life, Stormcore, Napalm Death, Converge, All Out War, Length of Time, Nostromo, Turmoil, Caliban, Indecision, Drowning, 25 Ta Life de Madball, Maroon, Earth, Crisis, Aborted, Benighted, Walls of Jericho, Born From Pain, Black Bomb A, etc...Joué dans des festivales tel que le Sonisphere, Paris Extreme Fest. Crazy Fest, Riip Fest, Fest’In‘Montd et au Why Not Fest, etc...sillonné l'Europe, tournée au Japon, au Brésil, bref les gars ne sont pas des novices.

Cet EP 4 titres aborde de façon frontale leur métAl HxC qui a chaudement fait ses preuves sur scène, intitulé "A Silent Wound" sur le label français Deadlight Entertainment (Oracles, Cowards , Witchthroat Serpent), enregistré et mixé au Freaky Dog Studio par Thomas Tibéri, puis masterisé par Chris "Zeuss" Harris (Rob Zombie, Hatebreed, Municipal Waste) . Il y a quelques invités tels que Julien Truchan (Benighted), Felipe Chehuhan (Confronto) & Koba (Loyal To The Grave) pour partager dans cette passion sonique les échanges explosifs.

Primal Age déclame depuis le siècle dernier avec rage en faisant crépiter les breaks, oscillant de tension et de contraste pour échauder un Hardcore véloce, densifié par des touches thrashy. Sur le titre « A Silent Wound » il n’oublie rien de ce qui a été, et adjoint dans cette blessure silencieuse de dédier son témoignage pour le titre éponyme du E.p à Mika « Bleu», un ami du groupe et ex-manager du label Customcore sur lequel était sorti l'album "A Hell Romance". Le groupe signe aussi un hommage à Mr Hanneman de Slayer dans lequel un pot pourri de riffs du grand Jeff illustre à merveille le background de Primal Age.

À L'age primaire où sommeille les consciences endolories par une sur-consommation de masse et aux abus/rebus réactionnaires, Primal Age poursuit de bousculer autour des thèmes de ses convictions, avec la cause animale, le végétarisme, l'écologie, etc...Avec la loyauté du HxC, la sauvagerie du métAl, sans faire de compromis à la vigueur initiale qui est la sienne depuis 1993, pour rentrer dans le lard en composant une musique qui affectionne la castagne.

Etttttttttttttt je peux vous assurer que si vous l'aimez saignante la castagne sonique, ettttttttttttttttt bien vous serez servi avec « A Silent Wound ».




vendredi, avril 7 2017

L7 – Fast & Frightening


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L7 est un groupe de rock’n’roll, poussé à son incandescence punk. Pas besoin de test de personnalité avec ces fortes têtes : La femme est l'égale de l'homme. La femelle est l'avenir de l'humanité.

Maiiiiiiiiiiis oui !

Cette idée rebute les plus phallocrates, mais la vérité, c'est qu'elle est au-dessus-de lui.

Maiiiiiiiiiiis oui !

Sinon comment peut-il autant transcender la poésie de son art à l’âge doré de la vingtaine dès qu'il pense à elle ? Et même mieux, soixante annuités plus tard, lorsqu'il la verra déglutir une glaire dans un mouchoir en coton, il aura cette tendresse émouvante que les épagneuls détiennent quand ils regardent leur maître regarder un épisode du commissaire Maigret.

Maiiiiiiiiiiis oui !

On peut aussi argumenter sur le fait que la femme est au-dessus de l'homme, parce qu'ainsi, c'est plus pratique pour lui bouffer les nichons.

Bon pour le « Fast & Frightening » de L7, c’est easy : Fond de tiroir avec en vrac des covers, face B, live, démos, hits incontournables, enregistrés avec le son des égouts californien, c’est du L7 concentré pur-jus, la hargne du punk, la lourdeur heavy, et la femme libérée dans toute sa splendeur.

Ici, il n’y a rien à jeter, ces femmes décalottent le rock et nous violent les oreilles, ça pique, c’est super cool, ultra fun, ça déménage de partout, c’est L7, l’un des meilleurs girls band de l’humanité.

Conclusion :

Il devait être 17h30, elle rentrait de son travail et s’était installée sur le canapé en regardant le bordel accumulé dans le salon. Puis elle a posé « Fast & Frightening» dans la platine et appuyé sur play en prétextant d'un souffle d'épuisement : « M’enfin mais comment font toutes ces femmes pour tout faire chez elle à la fin ? » « Mais je ne sais pas chérie, je ne sais pas ! » lui répondit son époux qui était à genou en train de faire briller le carrelage du salon, tout en surveillant le clapotis du repas du soir et les devoirs des gosses...

L7 c’est la sauvagerie du rock’n’roll à son incandescence punk !


mardi, avril 4 2017

Philosophy


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dimanche, avril 2 2017

GOAT - Requiem


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Goat est une créature rock venue de l’univers hippy sound, munit de cet esprit foutraque et libertaire lui apportant le pelage sonore d’un animal fou à poil laineux, à poil laineux, à poil laineux, à POILLLL !!!

La première écoute est assez désopilante, tant le disque apparait dans son aspect le plus extravagant, cependant, en grattant on constate avec une certaine passion folle, que ce groupe d’hurluberlus aussi fantasque soit-il, fait concevoir la primauté d’une innocence, assez caractéristique d’une désinvolture assez habile pour ne plus les voir comme un simple one shot divertissant.

(rire gras) AhAhAhA….(puis rire jaune)…ahahahah…(débridé quoi)…ahahahah…(jusqu’à ce consternant)…Ah bon ?

Et oui !

Goat inscrit dans le marbre de votre discernement virgule, que l’on peut être aliéné dans son œuvre, vivre à tambour battant dans sa camisole, et être en tout point accepté en tant que bizarrerie. Et pourtant, et pourtant comme le rappelle Charles Aznavour dans sa chanson phare ‘’Et pourtant’’ : «  Il faudra bien que je retrouve ma raison ; Mon insouciance, et mes élans de joie ; Que je parte à jamais pour échapper à toi ; Et pourtant. Et pourtant. »

Parce que au-delà de l’effet incongrue de leur étrangeté, leur singularité naissante n’est en fait qu’une somme diluvienne des attraits sonores du funk, du rock psychédélique, de l’afrobeat, du tribalisme sonique.

Et oui ! Si Goat est terriblement attractif, Goat est aussi malin que l’esprit de la bête qu’il fait ressurgir à ce carrefour où le diable avait confondu Robert Johnson avec James Brown, ou Fela Kuti je ne sais plus… Parce que ce groupe possède une façon de ritualiser le sens de la fête avec la naïveté d’un hippie qui se réveille d’une nuitée intense de trip en tout genre, et qui ne voit seulement la réverbération des paillettes en train de clignoter devant ses yeux dans un cimetière vaudou taché de sang liturgique à base de tomate concassée (certifiée bio et issue de l’économie durable).

Goat est un groupuscule pacifiste de Suède émanant de cette constellation d’illuminés qui préfère se vouer à l’amour plutôt que de soumettre au pugilat le plus béotien. C’est avec cette tolérance que le disque se promet corps et âme à l’incantation variétale et tribale afin de former une nouvelle ethnie de freaks. S’ensuit une musicalité qui tient lieu à la dévotion d’afficher sa ferveur, avec la vivacité d’enivrement que l’ivresse de l’adoration comble en offrande aux divinités de l’extase. La communion devient un étourdissement d’effusion sonore, et le groupe n’en finit plus de sa libéralité musicale avec une succession d’offrandes mélodiques, afin de rassasier son totémisme musical.

La diversité des instruments se jumelle au transfuge des styles musicaux du monde libre de la world music, avec l’ébriété de flûte indienne au sortilège aztèque à l’africanisme Fela Kutinien, jusqu’à ressouder les plaques tectoniques en une terre arable où la communion des cultures sera un nouveau monde d’espoir.

Goat est donc un entrelacement festif d’une ode à l’hallucination pure par son incantation.

Son trip est une douce folie qui n’engendre aucune aliénation et accoutumance, mais offre cependant la liberté de danser avec pureté et impudicité à l’humanité toute entière.


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mardi, mars 28 2017

Les mystérieux indices ou coulent tes rêves sombres.


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“Ce qui caractérise l'enfer, c'est qu'on y distingue tout, jusqu'à la moindre chose, avec la dernière netteté, et ce, au milieu d'une nuit d'encre.” Yukio Mishima


vendredi, mars 24 2017

ZEAL & ARDOR – Devil Is Fine


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Mr. Manuel Gagneux, originaire de Suisse et basé à New-York est le compositeur de ce « Devil Is Fine » et maître de cérémonie du projet Zeal & Ardor. Le gonze a fait parler de lui comme un mouton noir, car ce diable rouge ramasse du coton sonique pour tisser en impie un faux black métOl avec du collage sonore. Cela fait penser à une sorte de Basquiat prophétique à l'age de feu, maniant les platines avec le sortilège de chants d'esclaves et d'incantations sataniques pour une révolte blasphématrice.

Zarbi le truc, vraiment, et à la fois pas si con que ça non plus, mais impossible de ne pas relier avec une tonne de référence. Du genre : Moby a foutu la veste à paillette du Wu Tan Clan pour une libation avec Faith No More, où comment prêcher l’enfer avec la folie opiacée d’un métissage musical ? Où l’impossibilité de corrélation semble ne plus être une fatalité, mais bel et bien une injonction à châtier le traditionaliste. Il y a tellement de variations que c'est peut-être le premier gars qui essaye de saturer du black 2.0 après avoir écouté plus que de raison le « Discovery » de Daft Punk en le mélangeant avec la dark cendreuse du Ku Klux Klan, afin de traverser le mur du son de la musique blanche pour amplifier la ferveur de la musique noire.


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Aussi zarbi, à un moment il y a un titre instrumental avec du xylophone, comme Si Yan Tiersen était venu carillonner sa mélancolie pour une introduction à un titre d’Alice Cooper avec sa malice enfantine. Oui vous dîtes bizarre, vous avez dit bizarre, mais comme c’est bizarre nan ?

C'est tellement foutraque que le grand soir est arrivé, celui qui précède les ténèbres. Zeal & Ardor apparaît comme un chaman Ghostien oscillant le crépusculaire où fleurisse les préceptes voodoo, capable de transformer le sel sonique en poivre sonore, ou en coussin péteur si vous êtes un trve.

Voilà en tout cas un disque totalement urbain. Et oui la grande différence dans le black tient fatalement à ceci. Le gars se cale avec cet esprit d’ouverture et de métissage que l’élevage dans les galeries d’art en permet la pleine capacité, à la différence d'un gars de la campagne dont l'ignorance du métissage se réalise dans la la primitivité de son existence, que réserve la pleine puissance de sa bestialité tout naturellement.


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Ce patchwork de combinaisons musicale est dans cette veine ouverte de TV On The Radio chez Belzébuth. Mais pas de quoi fouetter une nonne avec non plus. Que ce soit clair pour tout le monde ce n'est pas du black métOl, c'est juste un producteur assez futé et doué pour conjurer avec la diablerie la dissipation blasphématoire que l'on prête à Satan.

Bref, j’ai la sensation que l’on peut nous faire tout avaler ces temps-ci, et nous sommes devenus tellement malléables à tout. Par ce fait il vous vaut mieux re-écouter l'endiablé Chuck ! (r.i.p)


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lundi, mars 20 2017

C'est le printemps


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ENFIN !


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vendredi, mars 17 2017

l'Xtremefest dévoile sa programmation pour 2017


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ça poutre du HxC, ça punk-rock comme jamais, ça tue du deathhhhhhhhhhhhhhh, c'est rêche comme du black, ça rock'n'roll salement heAvy, toujours du super crossover pour l'Xtremefest !!

Pollux Association et X Fest Organisation présentent la 5ème édition de L'Xtreme Fest du 28 au 30 Juillet 2017, toujours sur le site de la base de loisirs de Cap Découverte , 81450 Le Garric (Albi / Toulouse / France), avec 35 groupes sur 3 jours et 3 Scènes.

Carcass / Max et Iggor Cavalera "Return To Roots" / Pennywise / ABBATH -Official- / KADAVAR / SEPTICFLESH-official- / Mass Hysteria / Good Riddance / Face to Face / Nostromo / Ultra Vomit / HateSphere / Der Weg einer Freiheit / Teenage Bottlerocket / Pears / GET DEAD / Not On Tour / Clowns / Stinky / Siberian Meat Grinder / Thundermother / Mars Red Sky / Deluge / Sidilarsen / HEAVY HEART / Shut Up ! Twist Again ! / Terror Shark / MEKAORA / Guillotine / Ten Years Too Late / Fatty Shorty Ramone.

Prends direct ton TICKET 3 jours, parce que ça va secouer sévère.


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lundi, mars 13 2017

8°6 CREW – Working Class Reggae


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« Working Class Hero » chantait le grand blond avec des bottines pailletées pendant les seventies, mais depuis la mondialisation, les Patrick Bateman sacralisent l’époque bling-bling et l’avidité de la réussite économique. Alors de sans culottes à sans couilles, il s'est passé le temps d'une publicité de lessive qui a assoupli les esprits. De supplicié à tortionnaire, les écrous de sûreté ont sauté avec le même principe fondateur pour tout remettre dans l'ordre pyramidal. Chaque jour il y a la plèbe qui se fait lyncher sur la place publique. La populace jalouse a détourné son regard sans honte pour que le sang coule sans interruption de programme, et coagule avec une jalousie haineuse comme unique monnaie de survie. De ce fait, la working Class est au chomdu, remplacée par la déshumanisation du tertiaire.


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Mais alors, à qui s’adresse ce disque ?

8°6 Crew débute en quatuor au milieu des années 90 en banlieue Parisienne avec de la oi, puis vers le ska & co…En 1999 sort leur premier album « Bad Bad Reggae » publié par les Allemands de Mad Butcher Records, en 2001 c’est le maxi-ep « Ménil’ Express » sorti sur Big 8 Records. S’ensuit une période de latence pendant laquelle les divers membres en profitent pour s’exprimer dans d’autres groupes comme Ya Basta, Happy Kolo, Acapulco Gold, Upten. Après un gig à Genève en 2008 l’équipe se retrouve et leur second album, « Old Reggae Friends », sort en 2010 sur le label nantais UVPR (Une Vie Pour Rien) et sur Mass Prod. Le troisième album « Working Class Reggae » (chez UVPR), bénéficiera en plus d’une édition allemande chez Grover Records (cd et vinyle + cd).

À qui s’adresse ce disque ? À tous ceux qui aiment danser sous la chaleur du Ska, Two Tone, Rocksteady, et vas-y que ça caracole dans la tête et secoue les hanches, et ouaie il n’y a pas à dire cet album est constellé de titres catchy. Le groupe a relevé son niveau, en tout point. Tout est hyper bien travaillé, chaque idée retenue calibre comme il se doit les nouvelles compositions vers la cime. Sans faire étalage d’une démonstration ronflante, 8.6 Crew parvient à nous en foutre plein la vue, et tout ceci est dû à l’art minutieux de la simplicité. Voilà en quoi le groupe a gagné comme maturité essentielle, et cela va droit au cœur et à la tête, car la musique danse sur les mots et les chansons restent en tête à danser sans cesse.

Ce n’est pas de la magie, c’est un sens inégalable de l’équilibre des forces. C’est un disque de grand frère munit d’une indicible mélancolie, génératrice de relier les générations entre-elles, pour les reconnecter au réel, au combat de rue, avec cette faculté et cette maîtrise d’allier au plaisir mélodique la beauté éducative de raconter simplement une chanson avec la ferveur de l’érudit, avec la flamme du passionné, avec la décontraction de l’insolent, avec le béguin du sentimental.

Captivant, passionnant, frénétique, enthousiasmant, attachant, sympathique, boxant, stimulant, anachronique, gagnant cet aspect mélodramatique de la vie en un point névralgique que tend à merveille toute bonne chanson. Munit de référence basique et d’une éthique prolétaire qui fait vivre le ballon, cette clique donne douze titres qui critique et éloigne le chimérique, décortique tout un pan esthétique de la culture à damier sur l’échiquier politique par son constat de désillusion.

La pratique polyphonique des cuivres fait reluire une douce saveur que propulse la rythmique. Le chant a lui aussi gagné en assurance, et légitime l’aboutissement dithyrambique qui en résulte.

8.6 Crew vient de sortir cet album indispensable et fédérateur que le rock réalisait quand le métissage n’était pas galvaudé comme pilleur, mais plutôt comme repère et dynamo du courant alternatif, au point d’incarner le jalon des LSD, The Clash, The Spécials, etc…Il est à noter qu’il y a en toute fin une relecture dub de certain titre.

Après « Bad Bad Reggae » et « Old Reggae Friends », « Working Class Reggae » possède une cohésion et influence qui lui confère une véritable harmonie, identifiable comme faisant partie intégrante des albums qui comptent dans une vie, et pour les générations qui suivent.


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jeudi, mars 9 2017

Fin de la journée de la femme


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A la question: qui a libéré les femmes ? D'après le patriarcat capitaliste, c'est Moulinex en 1961, oui Madame.


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mercredi, mars 8 2017

C'est la journée de la femme


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lundi, mars 6 2017

ALEA JACTA EST – Dies Irae


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Attention, cet album ne casse pas les couilles mais bel et bien les nuques !

Plaisant, caustique, récurant avec brio le hardcore de son cellophane, Alea Jacta Est atomise un mini album hostile et groOovisant avec superbe et crânerie géniale. Je ne connais pas le latin de fabuleux mais magnificus, magnifica, magnificium me semble plus approprié de toute façon pour cet ep.

Parce que l’épaisseur des riffs plafonne dans cette lourdeur qui brise les vertèbres, et la densité de leurs titres agite avec elle une maîtrise féconde pour aller librement se percuter à leur mur du son (encore plus consistant en concert). Propre à leur patte, il y a toujours ces insertions de dialogues désopilantes qui amènent à chaque fois un plus à leur identité sonore, et puis il y a même oOoune titreeeee en esSspagnOoulllll qui fait rimer cabrones avec corones.

« Dies Irae » c'est du riff en mitraille, une rythmique toute en percussion, un chant fédérateur qui harangue, la notion de guerilla HxC est ici une réalité bravache que les pleutres ne pourront accéder à son retentissement sans se blesser à l’entre-jambe.

Bref, il y a des disques de minet fait pour les femelles, d’autres fait par des hommes pour des hommes…Celui-ci est pour les mâles et il frappe fort, très fort, un peu comme une claque sur un cul, et carrément comme une fessée qui soulage.

Il fait mal, car :


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« Et tu tapes, tapes, tapes, c'est ta façon d'aimer ; Ce rythme qui t'entraîne jusqu'au bout de la nuit; Réveille en toi le tourbillon d'un vent de folie » pour paraphraser un duo des 80's.


jeudi, mars 2 2017

DANKO JONES – Wild Cat


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Whaouuuuu, le Danko a appuyé sur la pédale turbo catchy et son album est absolument dantesque !!!

Danko Jones est un trio canadien since in 96 à Toronto de rock’n roll -Garage rock- punk rock-hard rock, depuis le combo a sorti des alboums dont la formule est rodée, lustrée, directe, efficace, avec cette tendance qui confine à la répétition de pétulance chromatique Motörheadesque, acdciste voire Airbournime.

Danko Jones: Guitare/Chant + John Calabrese (de l'excellent groupe Calabrese): Basse + Dan Cornelius: Batterie = Trio de choc pour un disque de percussion auditive maximum rock’n’roll.

A chaque sortie le groupe n’a eu de cesse d’accentuer sa maturité de composition en alliant le real rock’n’roll avec une persévérance mélodique, qui aujourd’hui trouve son incandescence avec l’énergie et la qualité d’un songwriting ultra efficace et catchy.

Ce groupe sait exactement placer sa formule à l’endroit exact, qui est le standard pour faire des titres de rock’n’roll ultimes, c’est-à-dire une intro, un refrain, un couplet, à nouveau un refrain, un pont et une outro…Tout ici est millimétré pour faire un carton plein sur les radios rock, que ce soit avec les riffs, le dosage de la rythmique et ses coups dur qui te téléportent dans la stratosphère Hi-energy rock, que ce soit avec le chant et la qualité de ses diverses textures mélodiques, qu’avec la qualité de pénétration de la basse, des compositions luxuriantes, omnipotentes, vigoureuses, athlétiques, invincibles, énergiques, aguerries, talentueuses, malignes, et forcément imbattables.

Oui mesdames, nous avons pour ainsi dire à faire ici à un disque indispensable. Parce que Danko Jones ne prône pas l’abstinence, oooooooh que non. Il proclame ouvertement à la révolution sexuelle de la sauvagerie rock la plus épanouissante, pour cela il terrasse avec la force surpuissante de la lubricité des lyrics Kissinien, le stupéfiant classic rOck d’Aérosmith, le punk punchy pop de The Knack, du punk rock des Misfits à sa surdose ramonesque, et avec tout ce qu’il faut de caresse pop, de hardiesse Hi-energy, pour une facilité d'écoute absolument vivifiante, et ce, sur la totalité des titres accrocheurs, percutants, frais et Rock And Roll.

Faut-il encore que j’en rajoute pour que vous remuez de la croupe ? Nan je ne le pense pas.


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Calibré pour faire dresser les poils du pubis, cet album est l’antithèse de la masturbation sonique, à l’opposé de la branchitude du moment. Car le rock à moustache est au rock’n’roll ce qu'un barbier est chez un charcutier, tout simplement inutile.

Danko Jones (le gars) est la version Vin Diesel de l'action, il est chauve, glabre, et va ‘’droit au but’’ rajouterait Jean-Pierre Papin. Il écrit (écrivait) par ailleurs pour Close-Up Magazine (Suède), Rock Zone Magazine (Espagne), un édito hebdomadaire pour The Huffington Post, ainqi que pour Rock Hard, Guitar For The Practicing Musician (Allemagne), Mute Magazine (Norvège), Rockstar Magazine (Suisse), Lángoló Gitárok (Hongrie) + son blog, bref le gars est ultra prolixe, prolifique, dans ce pur-jus de concentré stakhanoviste, avec la flamme purificatrice du rock perpétuellement en feu cousue de main de fer sur le poitrail.

Danko Jones (le groupe) est rock'n'roll, et tu sais ce que cela signifie ?

Nan ! Hey mais Le rock n’est pas qu'un appareil de mesure permettant de commenter avec plus ou moins de précision, combien il fait mouiller de chatte dès son effet dilatateur en action. Le rock’n’roll provient d’une frustration avec comme aboutissement une libération sexuelle via sa puissance émancipatrice. Et ceci, Danko Jones l’a très bien assimilé, pour ne pas dire incorporé dans sa musique avec des offrandes jubilatoires au dieu de la six corde et de son pouvoir d’humidification vaginale par du foutre Hendrixien.

Et malgré le fait que certains titres de Danko Jones ont servi dans les séries comme True Blood ou des films comme Kick-Ass 2, ce groupe est tout de même sous-estimé.

Je gage qu’avec cet album il n’en sera plus de même, où alors effectivement Johnny Hallyday est un dieu vivant, mais reste à savoir de quoi ?

Ce «Wild Cat » est un sans-faute absolument terrifiant de percussion érectile, il est profondément et fondamentalement garantie à 500% de Rock’n’härd-roll.




dimanche, février 26 2017

Une nuit en enfer 2017


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Trop bien, ça va Titty Twister sévère dans le Tarn !


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mercredi, février 22 2017

Half Hearted Hero - Isn't Real


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Ces gars-là auront beau jouer de charme pour affirmer leur trouble face au comportement subtil et déconcertant de la gent féminine, il n’en reste pas moins qu’ils savent y faire pour perpétuer le désarroi masculin avec la douceur de Weezer et le sucre lent de Save The Day.

Mais tout d’abord parlons du style musical propre à cet ouvrage. L’émorock possède cette particularité essentielle de frictionner avec délicatesse le puit sans fond de l’émotion, pour en faire remonter l’aqueux bouleversement sensitif. Leurs mélodies possèdent cette simplicité désarmante, cette beauté diaphane, capable avec sa spontanéité d’ouvrir les veines du teenage spirit en moins de deux.

Ce qui m’amène à un premier enseignement à tremper dans la solution de votre discernement, puisque : On veut bien aller étudier les textes sacrés d'Aristote, ou bien d’autres philosophes ayant traduit à leur gré la certitude qui est la leur, mais la seule vérité qui existe en ce bas monde se trouve dans les yeux éperdument amoureux d'une femme. C’est une chose puissamment poétique avec laquelle l’émorock en impose la constance.

Par ce fait, le troisième long d'Half Hearted Hero est saturé de soin poppy, avec mid-tempo pour masser et prendre soin du visage de leur titre, lissage parfait entre le couplet/pont/refrain, un maquillage simple et naturel pour la production, et l’ensemble est catchy.

Le rock a permis à des gars disgracieux de draguer plus facilement des filles, avec cet album Half Hearted Hero va en niquer un plein wagon. Puisque et la chose est primordiale pour notre époque transgenre, pas d’émo qui pleurniche, pas d’indie qui se la raconte, pas de punk qui vomit. Ici tout est poli, poncé, encaustiqué, tamponné, adouci, satiné, peaufiné, léché, c’est amoureusement émöpop !


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