WALLABIRZINE

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mardi, août 15 2017

Encycløpédie Müsicåle, N comme...


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...Nasty Samy : Stakhanoviste de l'underground et multi-instrumentiste à la cuirasse épaisse qui cache à l'intérieur un cœur fondant.




vendredi, août 11 2017

Encycløpédie Müsicåle, J comme...


...Johnny Hallyday : Chanteur dyslexique à la sudation excessive, vénéré dans le pays d'Annie Cordy pour son chant au yaourt, et pour sa rock'n'roll attitude de routier des Hautes-Pyrénées. Sa nationalité s'adapte en fonction du faible taux d'imposition du pays où il réside.




lundi, août 7 2017

Encycløpédie Müsicåle, O comme...


...Otis Redding: Lubrificateur vaginal




jeudi, août 3 2017

Encycløpédie Müsicåle, D comme...


...Dream Pop: Est une Ode à la rêverie câline.




dimanche, juillet 30 2017

Encycløpédie Müsicåle, S comme...

...Scratch: Façon amusante de rayer un vinyle et de bouffer un saphir.


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mercredi, juillet 26 2017

Encycløpédie Müsicåle, J comme...

...Julien Clerc: Brebis galeuse chez les mâles qui ne chante uniquement que pour flatter les femmes avec un chant chevrotant.




samedi, juillet 22 2017

WALLABIRZINE N°31


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“Les hommes sont des moutons. Ce qui rend possible les armées et les guerres. Ils meurent victimes de leur stupide docilité.”Jacques Tardi


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"Un Etat totalitaire vraiment " efficient " serait celui dans lequel le tout-puissant comité exécutif des chefs politiques et leur armée de directeurs auraient la haute main sur une population d'esclaves qu'il serait inutile de contraindre, parce qu'ils auraient l'amour de leur servitude.”Aldous Huxley


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“Il est impossible d'être à soi-même sa propre lumière si l'on est pris dans les ténèbres de l'autorité, du dogme, des conclusions.” Jiddu Krishnamurti


Lisez le : WALLABIRZINE_N_31.pdf



mardi, juillet 18 2017

OKKULTOKRATI – Raspberry Dawn


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Elvis White Zombie faisant de l'aquaponeys dans la rivière de lave des géhennes, cela vous branche comme trip ?

Et bien ce norvégien offre cette subtilité musicale avec la vigueur rock'n'roll de l'enfer en guise de saveur en bouche. C'est comme si on avait laissé ce gars dans le cercueil de Screamin Jay Hawkins en hibernation pendant la période glaciaire de l'hiver polaire, avec les psalmodies de chaman voodoo pour accompagner tous ses nombreux et surpuissants cauchemars. Une fois sortie on lui avait légué l'église de Satan pour qu'il prêche l'espoir maléfique en égorgeant le plus de brebis égarées.

Okkultokrati réalise un mélange d'Electric Frankenstein sous Darkthrone et la suie rock'n'roll sur de la neige black cela permet de faire de la magie noire avec de la poudre blanche. Amen !

Dans ses chevauchées fantastiques, le viking se permet d’introduire des éléments darkwave pour épaisseur la noirceur électronica de son invasion épique. Ceci apporte un réel plus à l’ambiance virile et singulière, pour ne pas dire autarcique. M’enfin ce petit côté dark altère aussi sa virilité par des caresses de synthétiseur, et une voix féminine vient à cet effet supplanter le vice masochiste avec la réverbération sonore des 80’s.

L'ensemble génère un côté foutraque et dansant qui éclot dans cet espace punkoïde des plus primitif, et laisse l’impureté mad-maxienne de fin du monde en bouche.

A cheval sur son dadaïsme musical, Okkultokrati le viking surjoue le Velvet Underground à coup de Suicide électro Alan Veganesque, et de crasse black darkwave, ce qui en fait un foutu canasson pour un disque qui swingue ! !


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lundi, juillet 10 2017

Encycløpédie Müsicåle, L comme...

....Larsen: Façon obligeante d'insonoriser dans l'occiput d'un public un son très aiguë, capable à lui seul de parodier en un segment de seconde, la puissance de feu du décollage de la navette discovery et d'imiter le chant de Rob Halford en version 45 T.


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jeudi, juillet 6 2017

Colour Haze – In Her Garden


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« In her Garden » est le 13ème opus de Colour Haze, groupe de stoner psyché allemand à la prestidigitation lunaire et à l'obscurité lumineuse.

Colour Haze forme ce triangle équilatéral propre au formation culte tel que Cream, The Jimi Hendrix Experience, Grand Funk Railroad, dans lequel il anoblit un heavy rock psychédélique aux influences distinctes comme allant de Led Zeppelin / Jimi Hendrix / Black Sabbath / Kyuss / Moving Targets / Cream / The Who / The Beatles / Frank Zappa / NoMeansNo / King Crimson / Humble Pie / Rolling Stones / Mudhoney / Monster magnet / Grand Funk / Calexico / Steve Cropper / Godspeed You Black Emperor / Mountain / MC 5 / Traffic / Santana / The Obsessed.

Le groupe reprend peu ou proue là où il avait les choses planer. On en retrouve la délicatesse feutrée, le botanisme musical, l'ode hippie, et une saveur Led Zeppelinesque assez hors d'age certes, mais dont les différents apesanteurs souterraines prennent leur envol intemporel dans une époque contemporaine qui recycle le vintage.

Les titres sont longs, il faut s'acclimater à cette torpeur de transe, à ce heavy blues, à ce stoner psychédélique brûlant, fiévreux, cachant dans l’interstice de son venin les atours inquiétants du sombre.

Colour Haze possède un groOve singulier, une distanciation musicale, et un sens de la rêverie bien réel. Capable de faire intervenir des cuivres pour légiférer à l'audace de son songe sonore les qualités ésotériques qui permettent de planer.

Oui Colour Haze est un groupe de doux méditatifs, aimant faire tonitruer des riffs lourds, faire s'envoler des mélodies dans les nuages et sacraliser l'ode éperdue à la passion sonique.

« In The Garden » est riche d'une flore musicale dont le terreau ancien ne fait qu’embellir la rose et ses épines.


samedi, juillet 1 2017

HELVEGEN


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REPORT DU ĦĘLLƑĔSŦ 2017

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Psaume 666 : « Selon ta grande miséricorde, purifie-moi avec l'hysope, et je serai idéal à ton dessein. Fais que j'entende les chants et la fête: ils danseront, les os que tu broyais.

Compose en moi un cœur pur, renouvelle et raffermis au fond de moi mon esprit. Rends-moi la joie d'être sauvé; que l'esprit généreux me soutienne. Libère-moi du sang versé. Alors tu accepteras de justes sacrifices, oblations et holocaustes; ainsi on offrira des taureaux sur ton autel. »


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Le sol tremblait pareil à une transhumance de bisons quand les festivalier(e)s pénétrèrent dans l'enceinte.

Déjà dans le ciel la pétulance du soleil calcinait son injonction à venir. La population s’avançait analogue dans ses apparats coutumiers du genre, abasourdie devant le spectaculaire décor enivrant de beauté équanime. Nous étions le Vendredi 16 juin 2017, la grandiloquence du Hellfest légitimait une fois encore au lieu une audace fantasmagorique. Tout ici devient irréel, tant l’imaginaire exploré semble relier une constellation d'images, de symboliques propre à l'univers du métOl et à ses parallèles.

La foule poursuivait son déplacement en houle, grossissant sans cesse son enthousiasme tempétueux. À ce moment là on peut simplement se laisser aller à cette vision, entendre le tumulte du troupeau bêlant d’émerveillement, avec les cornes méphistophéliques de leur main pointant vers l'azur. En suivant cette trace dans les cieux, la danse des nuages révélait cette immensité immuable qui fait de chacun une poussière d'étoile. Fine particule développant une liberté que le temps emporte avec elle dans le bruissement toujours intense d'une vie à créer, d'une empreinte à laisser.

Si l'on en trouve l'écho ardent à chaque seconde de vie, le Hellfest en dépose la métAllique sommation rock'n'rolienne durant un week-end unique.


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Après le passage sécuritaire obligatoire de la fouille, il y avait le domaine de la VIP room service pour les attitré(e)s au private-acess. En sachant que celui-ci a été déplacé et est complètement remanié. Son renouvellement complet lui confère une tendance trendy, avec un parc en open space minimaliste par sa conception ultra épurée. Sa couleur à dominance gris/blanc et noire, idéale à une portée musicale, est de l'ordre d'inspiration japonisante pour sa sobriété et californienne par son aspect coOol.

Ceci apporte un juste équilibre au cubisme satanique, avec douceur et simplicité, laissant une empreinte cosy à tendance ténébreuse. Il y a un bassin avec cascade, et une fontaine blanche avec sur le dessus une sculpture semblable de nazgûl, personnage du légendaire de J. R. R. Tolkien apparaissant dans la trilogie du Seigneur des anneaux.

Le feu solaire dévorera durant tout le week-end en venant lécher la peau pareil à une brûlure. Le bassin prêtera à sa bienséance la possibilité pour servir de source de plaisir afin de refroidir les corps, de lavoir, de cure thermale, et de planche de salut.


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Devant se forme un bâtiment en U, en passant à l'intérieur se trouve le bar, avec une ressemblance à une cathédrale gothique, car le plafond est voûté sur une croisée d'ogives ossuaires défiant l'architecture gothique ou art français (en latin francigenum opus).

C'est tellement impressionnant, magnifique, que l'on ressent la même sensation qu'en pénétrant dans la Nef de la Cathédrale Saint-Julien du Mans (1220). Sur les présentoirs derrière le comptoir des bocaux façon musée des horreurs de forain disposent d'une ambiance freak show. Un écran géant pour visionner les concerts des Mainstages, et puis dans un coin il y a un Game of Throne Heavy métAl.

La beauté du lieu est incontestable, tellement que les gens apparaissent tous beaux, pas très métOl, mais bon, des gens branché(e)s tout de même...


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Il faisait déjà chaud quand VERDUN a commencé son set par un larsen, prenant à froid le public par la strangulation sonore qu'il remplissait avec densité dans la globalité de la scène Valley. Lourd par sa masse, écorché à vif par la noirceur de sa plainte, Verdun produira un set copieux de sludge dense, prenant le temps d'étouffer son public dans la lenteur indolente de sa surpuissance.

Des éclairs de lave sonique viendront parfois saliver de feu aux confins assourdissants de la démonstration de force du groupe. À coup de déflagration sonique Verdun extrudait des tranchées soniques que les poilus du stoner en première ligne prenaient en saignant des oreilles dans le pit. Le set fut sublime parce que le groupe a délesté dans son champ de ruine l'éclat de splendeur musicale qu'un groupe engendre comme une révélation.

Quand le groupe s'est retiré de scène, le rire d’une femme s’est élevé dans le cloître de la Valley, avec comme joliesse hédoniste la saveur pimpante de son bonheur virginal pour croquer la vie à pleine dent.


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Le public s'est séparé instantanément, cheminant vers différentes artères afin de rejoindre une autre scène, et à quelques encablures de là, venant de Haute-Savoie, région culinaire riche en raclette, fondue savoyarde baignant dans l'huile fromagère cadençant sur de vastes séquences de sueurs froides digestives, et vers une consultation chez un dermatologue, il y avait DEATHCODE SOCIETY.

Ce groupe s'est surtout illustré jusqu'à présent par une discographie puissante musicalement, et lors d'une prestation remarquable dans « Une nuit en enfer » le 04/03/2017 à St Sulpice, dans le Tarn dont est originaire l'auteur de ce report.

Le band était donc venu étendre sous la scène Temple la putridité black symphonique dans l'enfer Hellfestien. Habillé en bure comme Ghost, théâtralisant comme Ghost, Deathcode Society n'a rien à voir avec Ghost, si ce n'est la passion du déguisement, du chant grégorien, du psaume 9 évoquant les enfers et le psaume 35 sur le mal.


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Héritier proclamé d'Anorexia Nervosa par la presse spécialisée dans le rangement à tiroir, le groupe appose sa loyauté à la tradition avec une modernité d'approche compatible avec son univers. Le public de connaisseur assistait avec l'envergure de Dewaere et Depardieu détendus du gland dans les Valseuses à un set visuellement, et musicalement riche en tout point. Le groupe s'est décarcassé la couenne pour desquamer l’enveloppe timorée du public, lequel se dépècera de son côté taciturne au fur et à mesure que les pulsions du set se feront plus exubérantes.

Des cris suraiguës provenant de la crypte de King Diamond permettront d’éloigner les fallacieux thrasheurs festifs, friands de ces excès plébéiens que la sono de disco bestiau balance sur le dance floor à vomi pendant le bal populaire de Brive la Gaillarde. Toutefois il était difficile d'entendre tous les ingrédients proposés, ce qui en soit était regrettable puisque leurs compositions y dévoilent des éléments de prog, death, avec parfois un petit côté épique, pour une filiation d'Emperor à Reverence et Dimmu Borgir, dixit la presse spécialisée dans le rangement à tiroir.

Une fois le concert terminé quelques badauds troublés par l’œcuménique démonstration sonore épiaient de loin les spectres du public en train de déambuler hagards après cette bourrasque sonique et ce set théâtral.


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Nous traversions la Temple que Blast beat, foudre sonique, molestation vocale et growl et growl et ratatam....SICK OF STUPIDITY était déjà sur la scène Altar a démontré des capacités athlétiques pour le championnat du monde du cri du cochon.

Pour rassasier votre interrogation sur le sujet, c'est le normand Noël Jamet qui en est le champion incontesté selon les thèmes abordés, tel que : Le cochon qui mange, la truie qui accouche, les gorets qui tètent, le cochon en rut, le cochon qu'on égorge.

Les hollandais adeptes d'un grind pugnace étaient carrés dans le capharnaüm explosif proposé, mugissant dans les enceintes tel de féroces soldats venant jusque dans nos bras égorger nos fils, nos compagnes.

Leur formation en quatuor reste en tout point atypique, sorte de drum & guitar avec 2 growlers pour offrir le nectar d'une pugnacité sonique, et avec l'engagement d'un combattant de free fight accro à la power-Violence.


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Le groupe de suidés parvenait ainsi à atteindre un niveau d’insalubrité sonique totalement absurde pour réaliser de faire le tri sélectif avec, et l'incompréhension devant une telle musique fera fuir les sensibles, alors que les passionnés ne résisteront pas à cet appel d'air fulgurant: Fallait avoir du groin, Fin de set.

Des trentenaires absorbés par le sujet sonore discutaient sur le son de la Temple qui ricochait sur celui de la Valley et vice et versa, tout comme le sera parfois la Altar avec la Mainstage 1, ils mentionnaient une rectification salutaire pour la prochaine édition, ce qui semble important d'en notifier la demande dans ce report criant de vérité.


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"Il y a bien longtemps, dans une galaxie lointaine, très lointaine..."

...Sur la Mainstage 2 le surprenant TEXTURE a tissé la trame musicale d'un ensemble structurel {mathcore-/progressif/-post-HxC}, ainsi qu'avec des variations dont le groupe symbolise par son nom de scène l'épicentre hétéroclite de ses intentions musicales.

Branché sur le jazZz épidermique avec la souplesse de mouvoir tous les contrastes possibles dans la tissure des polyrythmiques à la Meshuggah, et envolées lyriques à la Devin Townsend Band, avec un chant growl et clair qui en contaminait les nuances, Textures est apparu à la mesure de sa diversité : Multiple sur scène, et dans la richesse des émotions qu'il a pu remuer en étant hyper mélodique.

Le groupe a cependant gelé toute festivité par le biais d’une musique bipolaire.

Apparemment un split se prépare d’ici la fin d’année, il s'avérait opportun d'aller écouter une dernière fois cette musique étrange venue de la troisième dimension. •⁞₪₪•.


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Tout aussi extraordinaire, 3 écrans géants absolument sculpturaux délimitaient les Mainstages avec une très bonne vision d’ensemble, pour le bénéfice de chacun. Sans vent pour en contrecarrer l'acoustique, le son sera cette année très bon aussi.

De ce fait le peuple de l'ombre était guilleret, souriant à la vie sans retenu, mais soudain lui faisant face avec une mine triste sous leur corpse paint, les finlandais de TRUE BLACK DAWN ont joué à la Temple pour les pierres du cimetière, munit d'une ossature sépulcrale et le feu du crématorium.

Des vieux installés sur des chaises pliables comme devant un concours de pétanque mégotaient leur tabac à rouler dans le vacarme, comme si de rien n'était (superbe expression à la con nan ?). Faut-il rappeler pour l'usage disciplinaire et thérapeutique que la chaise pliante est la solution parfaite pour le camping, la pêche, les personnes souffrants de douleurs lombaires.

Elle dispose d'une surface d'assise confortable, et parfois des accoudoirs avec porte-gobelet, d'embouts de protection sur les pieds avec lesquels on peut empêcher le glissement sur les surfaces lisses. Elle est livrée bien souvent avec un sac de transport en nylon robuste. Cependant, pour garantir un respect mutuel, il ne faut pas en faire usage comme un squatteur, ou pire, se sédentariser avec.

Cela n'a nullement empêché True Black Dawn de sulfater son black old school hypnotique avec des embruns de punk, et une lenteur rythmique binaire qui faisait taper du pied.

Ce groupe est la version Entombed du black métAl, tant et si bien que la prestation solennelle que le combo a inoculée, a blastée sévèrement une pluie d'hémoglobine.


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Sans aucune glissade à travers les flaques de sang, pas plus qu'à se démembrer outre mesure, la traversée du site à cette heure propice où la foule n'est pas encore à son apogée se fera sans encombre.

Direction la Warzone, qui est devenu un sanatorium à ciel ouvert où vienne se démembrer avec ivresse le peuple de militant de l’apostat punk, lequel trouvera chez les plaisantins de LEFTÖVER CRANCK un steady-punk bien rocké, en même temps que la désinvolture émancipée d'un set plaisant et rompu à décomplexer dans la fureur du rock'n'punk New-yorkais.

Pendant ce temps-là à la Temple il y avait du cuir, du sang, des clous, et non nous n'étions pas dans une soirée libertine chez Monsieur l'ambassadeur. Car le trépas vers le chemin de croix inversé menait tout droit à VALKYRJA dans ses paradis perdus du Valhalla, occupé pendant son office à pactiser avec le diable afin de chopper 70 valkyries en culottes courtes. Le groupe faisait sauter les cerveaux avec un black rupestre soumettant à la tentation, comme le curé fait bondir sur ses genoux le sacristain en lui promettant le ciel si il reste complaisant au rapprochement divin.

Autre chose, la légende scandinave veut que le black métalleux qui ne se soumet pas à la tentation et se délivre du mal est mauvais. Car l’essence même de cette musique permet l'allégorie de brûler les églises qui ont étouffées la flamme païenne.

Valkyrja a brûlé la temple, son public et plus encore même...Comme elle avec son visage poupon et l'aspect juvénile d'une gaucherie touchante, elle disposait dans son regard d'une perplexité candide et essayait de trouver dans le regard de l'autre, la validation à son incorporation dans la vaste communauté la plus sombre.


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Papillonnant sans atour vers le pâturage encore verdoyant de la Valley ténébreuse, l’accueil était contrasté par la clémence céleste et la chape de plomb des indécises de Şŭbrŏşā.

Douceur aigre douce, violon mélancolique à l'amertume tenace, contraste de plénitude et de mise en abîme terrestre flotteront sans cesse dans les nombreuses fragrances sonores. Un set dont l'étrangeté singulière a modifié la perception Hellfestienne en une fleur de lotus baignant dans les eaux du gouffre à Belzébuth, de par sa cajolerie lunaire, parfois obscure, et aussi par sa force solaire.

Ce groupe arrive à activer une musicalité intuitive qui provient de l’innocence, formant un liant à la pureté que beaucoup d’orgueilleux qualifient de naïve, alors que d’autres plus accueillants seront réceptifs à cette perspicacité candide. Je discerne une spécial dédicace à la jeune fille courte sur patte munit d'un marche pied pour s'élever à hauteur d'homme, j'ai trouvé cela adorable.

Subrosa est parti comme il était arrivé, avec la douceur d'une plume. L'étrangeté de son émotion divaguait en nous de telle sorte que l'on pouvait la sentir de manière perpétuelle.


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D'ailleurs, connaissez-vous cette forme de dualité qu'offre le live dans son accélérateur d'adrénaline, entre sa tachycardie palpitante et sa sérénité qui survient après une prestation de ce genre ?

Un tel déchaînement de sensations surpuissantes est comme une addiction pour laquelle nous dépendons. Combien d'être à fleur de peau se trouve devant ce parterre à cet instant ? Je ne distingue pas leur fragilité, et pourtant je sais qu'elle existe dans chacun, et que dans quelques instants la tempête bouleversante en emportera avec elle au fond de ses ténèbres rugissantes.

Mais pourquoi cette sublimation ? Après tout un artiste n'est qu'un instrument à explosion intérieure, mais c'est vrai qu'il libère la folie expiatoire, et étouffe chaque déni dans l'escarcelle de sa magie. Pourtant nous lui léguons la pleine disponibilité de nous assujettir à lui, juste parce qu'il apparaît à nous dans la nudité de son art.


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Et à travers quoi ? En utilisant un passage secret commun, un peu comme un miroir nous dévoile notre psyché. C'est tellement influent que parfois ce n'est qu'à travers une seule chanson. Alors oui, une chanson obsédante est l’œuvre du diable, elle s'empare de vous, se fixe par ramification et occupe toute la place.

Mais à la fin tout cela rime à quoi ? Si ce n'est une manière de survivre à l'isolement pour ne plus subir la faiblesse de vivre par dépit. On en fait des dieux parce que l'on sait s'immoler au feu intérieur, et qu'eux seul sont à même d'en enflammer la totalité. En fait on attend la mort, et à chaque secousse sonique on tremble de mourir en écoutant l'insurrection qu'elle engendre à l'intérieur.

Chaque fin de concert est une petite mort en soi, pour que chacun puisse faire sa résurrection et revenir comme une vague perpétuelle dans le tumulte du ressac existentiel, avec l'ultime conviction d'être présent dans sa vie.


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Dans cet espace infini qu'égaye le frétillement du jour, nous traversions le corridor dans le chassé croisé des festivaliers, et la jeunesse en général valdinguait dans cette soif carnassière de boire jusqu’à la lie à la libération d’un défouloir existentiel.

Les engins de l'ancien VIP ornent désormais à proximité de la Warzone, et le vulgum pecus se prend en photo dans ce parc apocalyptique Mad Maxien, d'autres pèchent déjà d'étouffer en cherchant le frais sous le bois, où dans ce nouveau lieu inutile de Hellfresh, avec des brumisateurs pas assez puissant et dont le vent emportait les embruns.

Au détour d'une conversation inopinée à la Warzone dont j'ai pu en entendre le panache, le principal orateur m'a imposé le débat. Le gars parlait en savourant le flux de sa dialectique, usant sa propagande éco-libérale avec le même soin qu'un prédicateur. En fait c’est assez exténuant de faire face à un type dont la toute-puissance de son égocentrisme lui fait croire qu’il est dans l’action, alors qu’il ne traduit que le vide d’une parole emmurée dans son aliénation totalitaire. Pourtant dans les agissements de cet individualiste, il est réconfortant de s’apercevoir avec le recul d’un fin philosophe, que la connerie discerne sa lumière même à celui qui pense être bien dessus de l’obséquieuse masse populaire, et de son obscure stupidité. Surtout devant le set de KOMINTERN SET et de sa oi street punk.


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Par conséquent, ça a claqué de la Rangers BM 65 avec la même cadence victorieuse qu'un kop de supporter de foot après un but libérateur. Les skins, les pounks et les punkers s'échinaient dans la crasse populaire, soulevant dans leur communion la poussière de leur revanche sociale. Car les gens de la working class savent que l'on ne peut pas respirer éternellement dans le poumon économique, parce que sa vitesse de rotation mène à l’aliénation. Arrive un jour où on suffoque, le lendemain on meurt, et puis forcément quelqu’un vous remplace au dépoté. Votre existence est simplement vouée à une utilité et à une fonction, au même titre qu’un écrou.

“Bien des gens dans le monde sont indépendants, mais très peu sont libres.” Jiddu Krishnamurti


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On clôture cet aspect philosophique parce qu'il y avait une très Grosse attente autour d'HELMET. C'était archi-gavé 1\2 d'heure avant.

La renommée des New-Yorkais est traduite depuis la fin des 90's dans les sonorités du post-HxC, métAlcöre, stoner-grungy (les bands Torche et ASG doivent tout à Helmet). Le groupe a joué un jolie florilège de sa discographie, honorant avec superbe la mélodie diaphane et la théorie matheusement sonique. Une trombe de plomb s'est abattue, virevoltante d'une toute puissance à faire monter le public jusqu'à de multiples orgasmes. Déjouant toutes les suppositions pessimistes quant à la teneur du rendu musical, le groupe légitimait la loi du pendule mélodique qui recherche l'équilibre des forces, et réclame que tout débordement soit commodément ajusté par son contraire. Apportant au compositeur Page Hamilton la netteté d'être un pythagoricien de la mélodie.

Puis le set prit fin avec la soudure apoplectique de "Meantime", donnant lieu à une Ôoovation légitime et pleine de sens pour ce flash-back et la magnificence de cet arc électrique.


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Dans cette coalescence de la matière et de la chaleur de son rayonnement, le punk rock rafraîchissant de BOUCING SOUL était en tout point coOol pour fédérer la ferveur des punkers à la Warzone.

Comme tout band ricain de punk une cover des Ramones se fit entendre, "Do You Wanna Dance" libérait enfin le pit. Le band jovial déroula un set un poil soupe au lait, avec un côté bancal n'empêchant nullement à un petit groupe de se mettre en quête d’une audace suprême en zigzaguant comme la chenille qui redémarre, tout en étant apprêté pour l’occasion comme au bal masqué de la compagnie Créole.

Sigmund Freud a décrit en 1905 la sexualité infantile selon différent stade. Il s'avère qu'au 21ème siècle la gestation de l'adolescence regroupe en seul bloc les stades dits oral, anal, phallique, avec comme seule période de latence un joint de cannabis et un bing drinking aussi furtif que l’éjaculation précoce qui en découlera.

Bon enfin bref : Do you do you do you do you wanna dance et pis c'est tout, na !


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Quelque peu tiédie par cet engourdissement, nous attendait le grabuge et décibel de FIRESPAW sur la scène Altar, avec des suédois déchargeant du foutre sonique en brisant des boucles rythmiques comme un gosse de Stockholm ses krisprolls.

Munit d'un spirit oldschool DeAth Sweden'n'roll qui colle les bonbons dans le spandex imprimé serpent noir brillant pour les garçons, leggings panthère pour les filles (grrrrrrrr), le set lourd et gras sera équivalent à ce gars détendu de partout avec une bedaine d'amateur de brasserie bavaroise.

Cette année la scène Altar est loin de faire le plein, mais où sont passés les warriors, soldiers du métOl ? Sont ils restés dans leur caverne, boudant la hype du festival et son côté parc d'attraction pour fans de métOl Global ?

Par contre il est probable que les trves soient restés à Montcuq, ou bien trop vieux pour ce genre de connerie désormais. Mouaahaha !


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Houlà, attention tout de même, Il ne faut jamais trop critiquer un incorruptible, c'est un coup à le faire bouillir jusqu’au débordement, et à tout brûler par la suite (église comprise).

Avec davantage de souplesse et de saccharose, la crème mélodique de BARONESS et sa noisy abrasive étaient venues déposer à la Valley toute sa suprématie musicale autour du stoner pop indé, surtout en début de set.

Le band heureux de sa reconnaissance prenait son pied, et le public ressentait cette fréquence en s'exaltant à l'unisson autour de la variation des ambiances puissantes ou planantes. Le band arrivait à détourner son rock progressif au psychédélisme pastel avec un sens du groove patent, et une indicible teneur catchy capable d'accentuer l'enrobage trippesque de la musicalité multiple et sensorielle. Les compositions de Baroness sont équivalentes à une drogue douce, et à l'addiction sévère. Punk dans l'âme avec cette hardiesse mélodique, le groupe l'est pour sa musique indomptable libre de toute entrave. Il s'autorise à tout, et à ce printemps de 68 où il était interdit d'interdire. Avec ce set où la plénitude flottait dans l’éther, il était bon de fermer les paupières.

“Adieu, dit le renard. Voici mon secret. Il est très simple: on ne voit bien qu'avec le cœur. L'essentiel est invisible pour les yeux.” Antoine de Saint-Exupéry


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Et oui, c'était un sacré coup de main Antoine pour nous permettre de marcher main dans la main, et de continuer à la queue leu-leu, tout comme vous serez d'accord pour admettre sincèrement qu'une caillasse dans une godasse fait souffrir quiconque, vous seriez clairvoyant d'imaginer que LES RAMONEURS DE MENHIR ont écuré en gueulant à la tyrannie de la finance avec ferveur, ce qui en soi est monnaie courante chez des altermondialistes du granit.

Quant à hurler à la désobéissance citoyenne sur des lyrics de keupons, autant rester devant un supermarché avec un pack de Kro à Douarnenez. Enfin je dis cela avec effronterie alors que je n'ai rien vu, ni entendu de la carrière de la Warzone à cet instant précis. NoOon trop occupé car finalement ce n'est qu'à partir de BELPHEGOR que les ténèbres se sont ouvertes au Hellfest, jusqu'à s'éventrer avec un black métal, dense, compact.

Une mitraille de compositions ont fait résonner le bruit et la fureur, faisant hurler des catacombes une musique aussi rigide que le marbre froid d'une sépulture. La foudre déclamatoire pour l'apostasie en vitrifia plus d'un à sa planche de salut diabolique.

Oui le public avait pris son pied. Une messe macabre géante venait d'être proférée dans le ton malsain qui lui sied de façon sanguinolente. La foule sortait de la nef démoniaque, encore toute chamboulée par cette mise sous les eaux troubles de la ferraille à Satan, qu’un garçon à t-shirt de Motörhead, un peu en retrait, donnait cette impression de ne jamais avoir été encore soumis à une telle effusion sonique, tant son visage affichait la stupéfaction revigorante que désormais sa vie avait changé du tout au tout.

Puis Daddy ELECTRIC WIZARD est rentré et a mis la fessée en un set de badass.


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Comme à son habitude il a consommé ses compositions doOomesques remplies de fuzz dans la transe malsaine, jusqu'à s'y perde, puis à repartir dans le sens du groove qui tache vers la perversion.

Visuellement les extraits de film de série Z sur écran feront toujours transpirer de concomitance avec la musique des anglais. Par contre ces mêmes extraits ne peuvent susciter un intérêt qu'à partir des quadragénaires, étant donné que les générations avec le porno en accès illimité ont dû se gausser des passages avec quelques bouts de nichons se faisant maculer de sang (gloire à toi Jess Franco génial réalisateur anarchiste espagnol).

En fait le seul truc qui a dû les surprendre c'est de constater qu'une femme a la chatte poilue en comparaison avec l'esthétique contemporaine imberbe.


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D'ailleurs le paradoxe du moment c'est que les hommes affichent la pilosité à la barbe que la femme rase à son pubis nan ? Bref...Un petite groupe d’allemand reluquait la franzouze libérée en train de se mouvoir lascive, avec dans le regard l’ivresse bouillante et grandiloquente de la troisième symphonie de Ludwig van Beethoven. Le groupe faisait feu de tout bois pour un final flamboyant avec "Funeralopolis" puis, il quitta la scène sous les crépitements d’un public calciné, alors que la braise de sa fulgurance musicale rougeoyait toujours de son émoi sous la cendre encore chaude. Voilà Electric Wizard a fait œuvre de réhabilitation, en opposition à leur dernière prestation de 2014 paresseuse au Hellfest.

A cet instant de possession du corps et de l'esprit, j'avais fait un coma idyllique.


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Et là c'était comme de sortir de la nuit des horloges avec des bouts de pellicules de Jean Rollin plein les mirettes, et des hallucinations de tétons en tout sens, pour vous retrouvez sous la flotte avec des punks à chien qui gueulent : "La lambada, on n'aime pas ça . Nous on préfère la java."

Franchement, non mais je le dis en toute honnêteté, RANCID à la Warzone ce n'était pas rance, même à une heure avancée de l'Anarchieeeeeeeeeeeeeee. Parce que pendant le street punk à crête des amerloques j'ai dévoré une salade de fruit, ouiiiiiiiiiiiii, et même un muffin à la framboise/noisette, parce que Rancid c'est festif.

Tout aussi hallucinant à constater, mais la Warzone est devenu l'endroit le plus couru, c'est tout le temps gavé à bloc à partir de la fin de journée. Non mais vraiment, et surtout en comparaison avec les années antérieures, et avec les scènes Altar et Temple où là, la panzer division de MARDUK devait nous écrabouiller le détroit des Dardanelles à grand coup de percussion, mais le groupe s'est pété les chenilles dessus. Résultat : Marduk a fait beaucoup de bruit à ferrailler tout du long, et fait un four.

Pas foule non plus d'ailleurs. Pourtant il y avait avec constance cette saturation puissante et obsédante de riffs vous étranglant avec du fil de barbelé rouillé, et la terrifiante fascination du vacarme lointain d'une ville qui s'écroule pour égosiller le public dans la dévastation. Mais la tristesse qu'engendre le spectacle raté d’un mime illustre à merveille cette capacité que certains artistes sont capables de produire, quand leur rêve de faire fantasmer époussette la poussière d’étoile dans la corbeille de la consternation.

Cela n'empêchait nullement le monde de continuer sa noce, et un petit groupe de jeune adulte étanchait leur soif en chantant des cantiques paillards. Ce comportement béotien soulignait à merveille la prose de Céline où craquelle parfois et sans détour les mires de Charles Bukowski, et de ses contes de la folie ordinaire. Parmi ces compagnons éthyliques, un est venu mourir au pied d’un renfort de chapiteau dans le désordre le plus total, alors qu’un autre commençait à régurgiter en s’appuyant contre la rambarde sur laquelle il venait d’uriner.

Personne ne semblait porter trop d’attention à ce spectacle de foire au vin, à cet ordinaire de débauche dont le passage initiatique fait office de rite vers l’âge adulte dans la sphère alcoolisée du métOl, et de normalité dans le pays du vin de table.


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En poussant le bouchon un cubis plus loin, on pouvait disséquer bien autre chose puisque AUTOPSY a su électriser son deAth à base de groove, ainsi qu'à amasser de la mousse à bière sur les habits avec l'agitation qu'il diffusa.

Leur set flotta comme une étoffe nacrée dans le mouroir deathalique au spirit d'Obituary, et la légèreté des personnes présentes dans cet office se dépouillera de ses préjugés factices, jusqu’à trépasser dans le gouffre des enfers. Chacun se verra se consumer à petit feu, puis finir par réduire en cendre cette opulence festive du week-end en un rituel morbide de la plus haute distinction émotionnelle.

Et pour la commande de la 18 un festivalier bien cuit.


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Enfourné par l'audace de cette réaction chimique de la combustion sonique qui ne peut se produire uniquement que par la réunion de trois éléments déclencheurs: un combustible, un comburant et une énergie d'activation en quantités suffisantes, le ciel était devenu sombre et la parure du site laissait à ses lumignons une atmosphère phosphorique.

Pour je ne sais qu'elle raison mais c'est arrivé d'un coup, DAMNED je les ai ratés. Oui, les vieux punkers de 77 avaient terminés de cracher les glaviots du punk britannique, sapristi The Damned.

Demi-tour. Alors que ALEMSTORM était attendu comme Capitaine de soirée devant des bachi-bouzouk de tonnerre de Brest, les marins d'eau douce mettaient les voiles loin du naufrage éthylique annoncé, en fuyant à la dérobée par la chaloupe en criant bonne fiesta et bon vent moussaillon.

Boucanier du pirate métOl (non ne rigolez pas les autres), ce style a le vent en poupe certes, mais il n’existe que pour vous laisser dans cette faille spatio-temporelle qu’est un jeu de rôle sponsorisé par Maitre Kanter, mille sabords,

Un véritable fan de heavy métOl, donc de Judas Priest, écoute les albums de Venom en 45T, et sûrement pas cette piraterie paillarde, morbleu !


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Quoi encore pour la 18 ?


Bon, en faisant le bilan de cette première journée, j'avais pas vu un seul Wall Of Death, ni circle pit, et seulement trois slam diving. Il faut dire que la population s'est énOrmément démultipliée, de la sorte qu'elle ne maîtrise pas les us et coutumes, pas plus que les accointances philosophiques et esthétiques. C'est devenu assez caricatural, bon ça l'était déjà avant ceci dit, mais disons que l'habit ne fait pas le moine. Le jneus quand il s'emmerde à un concert (grosso modo cela équivaut à 80% du temps), il consulte son téléphone la nuque penchée, je suppose qu'ainsi il se la chauffe avant d'headbanger.

Mais bon tout est relatif puisque j'ai quand même vu un gars avec un T-shirt de Monster Of Rock de 1988, heyyyyyy j'en rêvais d'y aller à l'époque.


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Ahhh oui, sinon, les amateurs de bière ne connaissent pas vraiment la modération, et on doit se taper de plus en plus l'esprit de fête de village reculé avec l'humour de Cyril hanouna meets Patrick Sébastien qui crie « à poil » dès qu'un groupe de fille débarque sur scène, alors qu'à l’opéra ça ferait plus classe.

Veuillez ainsi Mesdames & Messieurs, ébahir de votre attitude et comportement déguisé dans des lieux plus enclins à recevoir la pertinence de vos mœurs, ou pendant la célébration de l'Eucharistie.


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Je vous prie d'agréer Mesdames & Messieurs mes salutations méphistophéliques les plus distinguées, comme le conçoit la formule consacrée.

Cordialement Bir


Çà c'est pour la contestation, mais bon, de manière globale, le Hellfest conserve son ambiance particulière, son rapport chaleureux entre Hellbangers/festivalier. La cordialité bienfaitrice de l'atmosphère et du public qui y siègent démontre à 99% du temps de la loyauté pour son éclectisme musical, et son extrême ouverture d'esprit sonique.


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FIN DU 1er JOUR.


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Samedi 17 juin je connaissais quelqu'un de très cher qui aurait dû avoir 45 ans, et j'étais profondément triste d'y penser.


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S'évader, atteindre le délice de la fuite de soi par la pureté musicale. “ Serait-elle un fluide mystérieux doué d'ubiquité ou un philtre magique que l'ouïe absorbe pour la dispenser dans toutes les cellules et nous apporter l'évasion ? ”Anne Jourdan de la Passardière.

C'était dans cette crypte désireuse d'en faire éclater le refuge que disposant d'un stoner Kyussien et d'une chaleur propice à se lever tôt, LOS DISIDENTES DEL SUCIO MOTEL en a profité dans la Valley pour ébahir son trip sonore en imprimant une multitude d'atmosphères cinématographiques, propres à vous évader.

Des titres de leur dernier album "Human Collapse" illustrèrent à merveille cette dimension sonique truffée avec des travellings musicaux inventifs, vermillant dans le terreau de plusieurs styles afin d'en stupéfier les novices.

Le groupe déroula sa ligne de vie musicale au milieu du chaos ardent de quelques noceurs de la veille qui chahutaient encore, et le malaise s’étendit dans le trou noir sensoriel que les musiciens haranguaient avec sobriété, comme pour mieux libérer la fureur sourde qui est la leur quand tu embrases ton art devant le mépris.

Munit d'une solide expérience en la matière, le band a fourni un set copieux, qui fut transpercé par la sérénité et une bonne réactivité du public. Bien entendu la majorité silencieuse avait retenu la joliesse sonique de Los Disidentes Del Sucio Motel, œuvrant à satisfaire les esprits enclin au trip sonore, et là est l'essentiel pour leur premier passage à Clisson.

Un bon tapage musical pour ce cartel sonique avec 666 bravos.


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Claquer des mains, tapant des pieds et déjà la verdure devenue jaunasse commençait à se réduire à peau de chagrin, et forcément les thrasheurs dans l'âme de VERBAL RAZORS en ont profité pour faire lever la poussière du pit de la Warzone pendant leur set en plein cagnas.

Prit par un souffle court, le public déclamait sa passion pour la rotation énergique des boucles rythmiques & mosh parts en train de crépiter de toute part, mais devant la logique d'un nombre restreint de courageux pour se secouer la couenne en pleine chaleur.

Pourtant le groupe n'aura de cesse de mitrailler plein fer dans l'acier de la Warzone. On pouvait trouver à leur sauvagerie un petit côté Tankard de première bourre, d'ailleurs le band a fait une cover « Alcohol » des schleus reprise sur l'album « Zombie Attack », et dont l'originale provenait du groupe américain Gang Green. Nan ? Ben vous êtes au jus désormais. Merci qui ?

De rien. Afin de vous inculquer les us et coutumes de la magie noire, mais peut-être le saviez déjà, l'enfer est parfois appelé la fosse dans la Bible, on en retrouve la caractéristique dans un concert de métAl. Puisque c'est l'espace situé en contrebas du manteau de scène réservé au spectateur compressé, dont on trouve souvent son équivalence dans le métro aux heures de pointe.

Il y a surtout cette symétrie d'y voir des corps en flamme, évoquant le brasier contaminant que les artistes parviennent à en allumer l'incandescence subliminale par le biais de leur art...Causant une Super Outbreak avec un circle pit démentiel.


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Début de la 1ère leçon de magie noire.

PRIMITIVE MAN est un trio de sludge béotien avec une puissance de mammouth, ainsi qu'un sens du groove néandertalien.

Son aspect répétitif et monolithe lui confère une forme de transe que l'ouvrier d'origine d'Afrique du nord en manie fort bien l'analogie sonore à l'aide d'un marteau-piqueur.

Par cette grâce ultime une variation infinitésimale nous fera crépiter le bourdonnement dans les cages à miel remplit d’un larsen continu en fin de set.


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Fin de la 1ère leçon de magie noire.


Revenons à invoquer le diable par cette pratique destinée à intervenir de façon surnaturelle sur le cours des événements ou le comportement d'autrui.

Car il est un événement commun pour les groupes jouant à un horaire matinal et pour une ½ Heure réglementaire, c'est la difficulté de jouer devant un public de néophyte afin de leur faire ressentir la froideur du métal et l’enivrement des ténèbres. Pourtant c'est ce qu'a réussi à accomplir MONARQUE sur la scène de la Temple, avec ce genre de poésie dantesque à la gloire de maître Cornu.

Le groupe a fait battre le pouls d'une vierge devant un vampire, en apportant son sang sur l'autel de sa puissance sonique irascible. Monarque nous laissera comme témoignage la qualité de leur illusion sonore en guise de sorcellerie.

La grosse affluence du public (étonnante par rapport à la veille) a majoritairement apprécié leur prestation, mais avec la tête dans le cul et les bras croisés.


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Oui c'était assez inattendu comme réactivité je le conçois fort bien, mais que voulez-vous...!!

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- Autre chose étonnante, c'est que l'after du Vendredi s'est produit le samedi à 13h00 à la Valley avec MONKEY 3.

C'était cet instant où l'on prolongeait le déclin de la nuit et l'apparition de la lumière. Boris le guitariste possède un super touché bien sensuel et onirique, il dépose ses notes et les fait voler vers le septième ciel. Le public est rentré dans leur trip tout en douceur, avec l'élévation cosmique qu'il convient d'avoir, et en sus le poids de la fatigue. L'ensemble aidant au flottement, et dans cet intervalle où le corps éreinté réagit autrement aux stimulus qui provoque l'orgasme musical.

Sonorité psyché, douce, dense, profonde, les Helvètes ont merveilleusement apporté la plénitude.

Tiens, il y a de plus en plus de synthé chez les stoners, onirisme quand tu nous tiens...Tu auras permis à Monkey 3 de fournir un gros set bien planant, et même si je n'ai pas apprécié la totalité de leur dernier opus en date «Astra Symmetry », la prestation a mérité une ovation conséquente à la force de leur conviction musicale psychédélique, et à la confirmation de groupe de scène.


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Tout comme ce kaléidoscope de couleur ci-dessus très troublant pour activer des lésions oculaires, le Hellfest innove sans cesse et passe dans la prédominance de la 4G pour que l’ensemble puisse rester connecté à son addiction virtuelle.

L'ère du 2.0 c'est aussi une étape conforme à la pluralité musicale électronique dont fait intégralement partie de cette évolution Ж IGϴRRR Ж, avec en sus une décadence schizophrène.

Ce groupe interdisciplinaire ringardise le Blåck Métøl à papa θdin, et les musiques extrêmes en général. Des éléments électros, une chanteuse soprano, un hurleur et l'abondance d'un télescopage sonique. Ouchhhhhhhhh...Totalement atypique, c'est Aphex Twin dans les géhennes du Blast-BeaT.

De tout temps l'étrangeté excite comme une bête curieuse, et la belle musique se mouve pour devenir beast.

L'assistance écoutait. Elle regardait médusée le spectacle. Un jeune black métalleux souriait avec les canines affûtées en vampire et des avant-bras tailladés. Le set était théâtralement amphigourique, emprunté par une gestuelle quelque peu excentrique. Le trip étant vraiment exclusif, le conflit inter-générationnel trouvera avec ce set le point de divergence qui creusera un peu plus son fossé séparatiste.

Le groupe par sa musique vous isole dans son aliénation et dans une telle schizophrénie musicale, qu’elle rendrait fou toute personne égocentrique se prenant pour Napoléon ou cette tafiole de Leatherface.


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En fait Igorrr est une pieuvre. Il pioche dans une multitude de style, c'est tellement loufoque que chacun y puisera une forme de reconnaissance libertaire. C'est le carnaval des agités mixant Carnival in Coal sous cocaïne, et y faire télescoper en même temps le punk anarchiste et le traveller de teknival, que le fan d'obscurité baroque à celui de musique bruitiste.

Tout et rien à la fois quoi ! Accumulant une nouveauté ainsi que l'incompréhension, ce groupe suscitera de l'intérêt par l'expression unique de sa différence. Igorrr est un architecte d'un spectre sonore non figé, vecteur stroboscopique d'une étrange solution sonique doté d'un breakcore sinusoïdal. Il est de manière emblématique relié à son époque, où la société du spectacle prédomine en cassant tous les codes, faisant sauter les verrous de résistance.

Dans l'ère de la com, ce groupe reflète bien cette idée enthousiasmante de surprendre en générant du buzz, en n'offrant musicalement qu'un zapping explosif d'une idée vaguement identitaire de parler d'un max de communauté dite underground.

Est-ce un mal ? Est-ce un bien ? C'était archi-plein en tout cas, et le set totalement barré.


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Tout aussi démentiel, le quatuor de sludge instru-mental BONGRIPPER à la Valley disposait d'une solide ambivalence musicale capable de vous lester d'une masse sonique hypnotique, en vous entraînant dans les profondeurs de la léthargie, jusqu'à un final apoplectique où le déluge du mælstrøm sonore trouvera sa part orageuse et tellurique de faire tonner la fée électrique.

Les chicagoans tiraient de leur lave des sécrétions musicales que la femme fontaine dégorgeait en devenant groupie.

La musique se faisait si lourde, chaque riff se suspendait un temps dans l’air, presque immobile, son écho résonnait et la salve de riff suivante tout retombait avec une surcharge pondérale vous clouant au sol.

Le choc anaphylactique était là, brûlant de vice et d’apesanteur pour vous écraser de ton son poids phénoménal, dans l’antre du crépuscule et des ténèbres rugissantes de l'introspection.


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Sans décupler cet aspect d'aciérie moderne, il convient toutefois de confesser que le punk'n'roll de ZEKE à la Warzone était bien grassouillet dans son expressionnisme Mötorheadien, bien énergique aussi avec un chant molestant en mitraille sans cesse.

Le groupe possède un sens du boogy-punk à rendre hirsute un fan de Clutch qui n'a jamais écouté les premiers albums de ZZTOP. Il détient aussi cette hargne HxC punk du label SST dans ses gènes, et en contamine l'effervescence en y sublimant les poses chères au rawk'n'röll le plus dévergondé.

Le concert était corrosif, de plus la chaleur étouffante est venue dégénérer dans le pit, tant les visages souffraient dans cette danse de lutte, surtout avec un groupe jouant pied au plancher jusqu’à ce qu'il y ait au moins 2kg de poussière dans chaque poumon. En faisant un tour à 360° vers cette zone de confort des lignes arrières, j'ai vu un gars avec un shirt de Black Zombie Procession, assisté à la vision de mon premier circle pit, puis remarqué cette fille fougueuse et rebelle dans son acte de vivre avec intensité, elle anticipait chaque riff en grattant le haut de sa cuisse avec la dévotion du métalhead, découvrant une cuisse moulée dans le cuir d’une sculpture à l’érotisme parfait.

Zeke nous a plongé dans cette âpreté musicale, haut lieu de perdition où la bière à ce goût de whisky frelaté. La fin de leur set faisait résonner ce pays imaginaire où Jiminy Cricket susurre à l'oreille des canassons du peuple du Raw s'exaltant à biner le sol :

« Quand des bûcherons de Seattle jouent à titiller le clito bien gras de Nashville Pussy avec le syndrome rock'n'rollien de Peter Pan Speedrock, cela se termine à creuser ta propre tombe dans le désert californien, Dude ! »


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L'unique possibilité était alors de partir de la Warzone, de marcher dans les pas de ces inconnu(es) parfois désinhibé(e)s à la forge du métOl, longer le bois ombragé du Muscadet avec son relent de pissotières et des corps affalés, puis accéder au sol en pavé du merch officiel avec des jambes qui se doivent durant tout le week-end admettre cette transition variétale de sol souple, dur, poussiéreux, caillouteux, et finir par une agilité Spider-manesque à se faufiler entre tous ces gens jusqu'à atteindre un autre lieu de concert.

En l’occurrence le set de BLϴOD CEREMϴNϔ, où Alia O'Brien, la charmeuse de serpent ondulait sensuelle en offrant l'occulte pomme de la connaissance passéiste seventies, et plus prosaïquement du sound Black Sabbath meets Jethro Tull, en une adaptation de la liberté hippie qui transporte par sa nature sauvage, merde, Blood Ceremony a fait un triomphe.

Ce groupe ne fait pas de spectacle, il n'est pas un spectacle en soi. Lui, il conte. Il narre un vieux monde secret.

Ça sent le vieux grimoire poussiéreux, les herbes médicinales qui soignent du mal de vivre. L'atmosphère est presque druidique, portée par le présage intuitif de la parole sacrée. Sa beauté sauvage invoque, évoque à l'homme son éloignement de son milieu naturel, de sa magie du cultuel. Rappelant sans détour que nous ne sommes que des êtres de lumières avec l'univers pour en consteller notre passage. Le groupe nous a plongés dans une forme d'indolence, avec le réconfort d’offrir son âme lors du passage dans une forêt débouchant sur un lac inerte, avec la toute sérénité enchanteresse qu’il se doit.

Un tel set de spiritisme doom était très bon !


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Puis nous glissions d'un pas étourdi vers des obsèques afin de nous reposer définitivement. Le maître de cérémonie SKEPTICISM nous attendait dans l'apaisement froid d'un chant funéraire.

La lenteur crépusculaire fondait dans cette inhumation profonde, avec la liturgie plombante des remerciements à la famille. Les croque-morts étaient tous tirés à quatre épingle, dans cette tenue élégante mais totalement inopportune au milieu de cette marée de singe caquetant comme des perroquets boliviens, dont l'accoutrement pour l'occasion provenait d'un magasin de farce et attrape et de l'extreme market Clissonais.

La prière musicale préludait à sa grandeur devant l'éternité, pareille à une ode mortelle venue des limbes pour y déposer un linceul d'obscurité.

J'avais les maux de Charles Baudelaire revenant en écho à cette marche funèbre, n'en finissant pas de couler d'affliction jusqu’à sa perpétuité : “ Grands bois, vous m'effrayez comme des cathédrales ; Vous hurlez comme l'orgue ; et dans nos cœurs maudits, Chambres d'éternel deuil où vibrent de vieux râles, Répondent les échos de vos De profundis.”


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La foule exsudait ces relents de frites saucisses en même temps qu’une fumigation d’herbe psychotrope, le visage parfois inactif, le bras en bataille plongeant dans la barquette huileuse pendant que le groupe écharpait son set mélancolique, avec cet esprit franc du collier qui n’hésite jamais à souffrir sur scène pour rendre compte de la saveur de sa virtuosité lacrymale. Malgré tout, j'osais espérer que dans le désespoir d'une telle situation, avec l'émergence d'une telle musique solennelle de sobriété lugubre, le groupe parviendrait à gouverner dans les mémoires internes l'anathème de ce souvenir vivace, que si on n’attendait rien de la vie, on ne serait pas là à entendre la mort rugir nan ?

La plupart du public écoutait religieusement affligé, en étant couché avec un pied brassant l'air de rien dans la tombe. Est ce que pour autant les gens ressentaient à ce moment là une once de chagrin au moins ? Il m'a chagriné de constater qu'ils n'en avaient rien à foutre, pour tout dire, beaucoup était en train de pioncer dans l'ébriété au lieu de mourir paisiblement dans l'éternité romantiquement sombre de Skepticism.


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Est ce que ce groupe n'a rien à foutre dans un festival, et se doit de se contenter d'une salle obscure et de cimetière à ciel ouvert ? La question ne se pose pas pour le programmateur du Helfest, et j'en suis (verbe Suivre) la même affirmation. J'ajouterais simplement que le ridicule de certaine personne tant dans leur accoutrement, que dans leur comportement force l'admiration pour leur confiance en soi assez exceptionnelle, et de leur désinvolture insolente devant les groupes, pour ne pas dire le mépris. Pour rappel, le Hellfest est un festival dédié à la musique à la base, et pas à n'importe lequel de style musical non plus.

L’œuvre s’acheva sur la mort du set, plongé dans une profonde détresse morale digne d'un roman de Maupassant. Puis le groupa quitta la scène “ détendu, impassible, inanimé, indifférent à toute misère, apaisé soudain par l'Éternel Oubli ”.


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Voilà il était temps désormais de faire une spécial dédicace à Marie-Antoinette avec DECAPITED sous chapiteau Altar, avec ce groupe dont la vision sonique coupe court à tout, en rendant les hommages de Madame la guillotine.

§ TCHANK §


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From pain to strength (De la douleur à la force) est la caractérisation du groupe, et dès que le bassiste se présenta sur scène avec un shirt de Danzig, déjà vous saviez à qui vous aviez à faire.

Decapited déroula son death pachydermique avec son groOve incroyable, et avec une vitesse d’exécution foudroyante. La technicité était à la pointe, la précision chirurgicale, au point que la fracassante série de nuques brisées qui s'en suivit donnait à se demander si : Hey mais le panier n'est pas encore plein les gars ? Ben non, le chanteur poursuivait d'enrouler la tête de son public sur l'échafaud, parce que Decapited possède la stature imposante du bourreau, et la seule issue possible reste violente, tout comme leur musique est extrême.

Ce fut un set à en perdre la tête, alors spécial dédicace à Robespierre.


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§ TCHINK §

Ok coupé, fin de prise.

Mais AttentioOonnnnnnn moteur...Brûlant cette fois car ça a tourné sévère pour AIRBOURNE

Lequel a délivré un show conventionnel, avec un Joel O’Keeffe fougueusement souverain dans son délire du grand spectacle rock'n'rollien.

Etant donné que le dernier album d'Airbourne « Breakin' Outta Hell » est truffé de titres catchy, alors les australiens ont transformé la mainstage 1 en un parc sautant à Kangourou.


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Mais quel zoo mes ami(e)s puisque juste après, la meute était rassemblée pour elle, et...

Ͼ ζhelsea * Ѡȭlfe Ͽ est apparue...Crépusculaire.

Cette louve protectrice donnait à l'obscurité musicale une véritable lumière dans la nuit des désirs opiacés. Solaire par exaltation et lunaire par mélancolie, sa force est la rêverie, son leurre est l’illusion. Son mystère est ténèbres parce que sa douceur est profonde.

Flegmatique dans son austérité de louve aimante, elle déposait avec délice la torpeur ténébreuse de son aura. Elle faisait chavirait « le bateau ivre », les myrrhes d' « alcools » et les fleurs du mal avec dans “ ses yeux dont la flamme traverse le crépuscule ; ces subtiles et terribles mirettes, que je reconnais à leur effrayante malice ! ”.


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La douce noirceur émanait en chacun dans le soubresaut allusif de ses paupières mi-closes, dont l'esprit diffus faisait de nous des âmes flottant dans l'éther.

Nous nous lovions dans l'écrin suave de la fragilité émotionnelle, bercés par le murmure attenant à la magie, déchirant à l'intérieur de notre habitacle corporel le déluge d'une musique à fleur de peau, autorisé à en amarrer l'intensité sensorielle.

Le set était envoûtant, pareil à une incandescence superbe, il électrisait d'une chair de poule remontant la partie dorsale jusqu'à l'encéphale en onde étourdissante.


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Accolés à ce précipice opaque qui jouxte le réceptacle du spleen ondoyant, nous nagions dans cette aqueuse matière noire de fièvre capiteuse et en direction de cet instant mortellement suspendu au-dessus de l'obscurité.

Le parfum capiteux de la mélancolie s’inoculait avec une indolence précieuse, saturant tout l'espace sonore pour planer sans fin. Le désordre était alors imprégné d'une douce perturbation.

Il flottait dans les têtes cette hauteur de température émotionnelle où l'on divague dans les catacombes de l'assimilation pour y saisir l'usufruit de cette dépressurisation des sens.

La louve est partie sans mot dire que nous ne puissions deviner, tant et si bien que nous nous demandions si elle aussi avait à ce point lové notre relation...


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...Mais avions-nous à peine ingéré le délice que déjà ALCEST nous faisait face à la TEMPLE.

Nous poursuivions alors dans la contemplation avec le Blackgaze d'Alcest, qui pareil au Misanthrope de Molière, hait l'humanité tout entière, mais à la différence des fourberies de Jean-Baptiste Poquelin, ce groupe s'éprend d'en cultiver la différence dans un amour inconditionnel pour la beauté énigmatique.

Le groupe papillonna son harmonieuse densité atmosphérique autour de ses trois derniers albums, Les Voyages de L' Âme, Shelter et Kodama. Nous parvenions sans encombre dans ce songe d'une nuit d'été où l'on s'invente des visions céruléennes. Passions en silence dans le clair obscur des bois maléfiques de cette extrême musique Blåck/pøétiquë, avec l'émerveillement d'un enfant.

Neige est un garçon lunaire et une fois sur terre il décroche la lune avec une profondeur de contraste, et la contemplation nécessaire pour vous en étourdir. Neige a fait fondre sa noirceur en recouvrant son blanc manteau shoegaze vaporeux devant une assistance absorbée par ce chavirement céleste.

Évaluant le degré de torpeur que le groupe a démontré, le public a acclamé cette chaleur qui l'a tiraillée de partout.


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Il ne fallait surtout pas être éteint car la Warzone était blindée pour les légataires AGNOSTIC FRONT du NY HxC in da place...

Les rangers des new-yorkais étaient tellement crottées, que c'était lourd, très lourd, trop lourd à côté de la sphère nuageuse d'Alcest, du spleen de Chelsea Wolfe, et de l'apathie de Skepticism. Un jeune homme tournicotait en l’air tel une poupée de chiffon qui fait non, non, non, non, non, non...Que le public était en train de toréer en lui piquant les fesses, les couilles et les mollets.

Confiné dans cet espace-temps propre à chacun, où la nostalgie dispose de tout le mental fédérateur pour faire survivre un aperçu du passé, le groupe évoquait sa prime jeunesse en concrétisant ce goût qu’est l’amertume d'une période inoubliable, révolue à jamais, et de la perte de sa couronne.


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Un affaiblissement que l'on peut corroborer avec la perte auditive (et même avec des protections conformes).Car quand tu prends de la distorsion plein la tronche pendant des plombes, la douceur de la folk permet de te prélasser grandement du tapage, de fuir les grandes embardées telluriques et de rejoindre le souffle vital du monde sauvage, tel qu'il est décrit dans le psaume 104 : “ Tu amènes les ténèbres, et il est nuit : Alors tous les animaux des forêts sont en mouvement ...Et vers ce lieu où le rite ouvre la nuit d'une odeur chaleureuse que les hommes trouvent quand ils s'unissent.

Revenir à la beauté initiale c'est assez fou, alors on n’imagine même pas tout ce que cela suscite comme sensation une fois que l’on a ce groupe en face de soi. On prend acte et conscience de l’événement réel quand s’agite en soi ce soubresaut intestinal qui suggère que votre centre émotionnel est au stade dit du nirvana.

Les polyphonies païennes de ≣ WAŖĎRŮN∆ ≈ offraient à leur rituel païen cet ensorcellement contemplatif que l'on observe lors d'une hypnose chamanique.


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Les différents instruments traditionnels apposaient cette atmosphère **paganiste** menant à la pénétration mystique d'un pèlerinage.

Voilà bien la preuve qu'il ne faut jamais ajouter le mot festif à pagan, et ainsi affirmer que le paganisme le plus sobre est plus surpuissant que la daube festive en vente dans tous les festoches à côté du bar à vinasse.

La dark folk ambiant des norvégiens faisait battre le pouls véritable des énergies de la création. Les profanes exsudaient de leurs oripeaux la sève brutale, se délestaient de leur abstraction vestimentaire au fur et à mesure que l'intensité musicale faisait jour en eux. Nous avions la sensation incroyable d’assister à un rite païen, à une musique ancestrale, berçant le public dans le conte du soir Hellfestien avec une effervescence venue de la nuit des temps.

Faire face à la Beauté naturelle sans une once de new-age filandreux, permet l'émergence réelle d'activer le nerf vague. Ce nerf qui stimule le « sentiment d’élévation collective », ce fameux sentiment qui pousse les fidèles à se rendre chaque année au Hellfest, à sortir de son existence quotidienne pour rejoindre une communauté de gens qui espèrent ressentir de l’élévation, littéralement, en s'ouvrant le cœur.

Et quand ça arrive, vous vous sentez débordants d’amour sans objet ni origine, ce qu’on appelle l’agapè. Agapē (ἀγάπη) est le mot grec pour l'amour « divin » (l'amour spirituel) et « inconditionnel ».

Les philosophes grecs du temps de Platon l'utilisaient dans un sens supposé universel, c'est-à-dire opposé à un amour personnel ; cela pouvait signifier l'amour de la vérité, ou de l'humanité. Et ce n’est pas tout ! Le sentiment d’élévation active également la sécrétion d’une hormone bien particulière appelée ocytocine. Cette hormone est responsable du sentiment d’attachement et génératrice d’amour. Un peu comme quand vous terminez votre séance de yoga, non ?

S'ensuivit une ovation légitime que le public adressa au groupe dans un respect mutuel.


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Vénération, culte, dévotion, une masse juvénile, poussée par ses hormones, livrée à elle-même, ignorant tout de l'existence, expérimentant les zones érogènes du bien et du mal, s'infligeant la douleur de n'être plus qu'une étoile dans le cosmos Hellfestien, avec l'euphorie de découvrir au gré de l'exploration sonique la joie commune de participer à un instant mémorable, se tue d'elle-même quand l'immensité d'OPETH s'élança paisiblement sur scène, avec un Mikael Akerfeldt aussi réservé qu'un Francis Cabrel poétique période « Fragile ».

Sous le chapiteau Altar, les suédois étaient toujours aussi appliqués et minutieux dans leur rendu sonore, avec cette pleine prestance ésotérique dans leur retranscription progressiste et psychédélique. Depuis la translation musicale qu'Opeth a choisi de prendre en chemin de traverse, nous traversons les seventies hippie, charmés par cette pacifique trilogie  « Pale Communion », « Heritage », « Sorceress ».

La nuit recouvrait son linceul de noirceur et la musicalité d'Opeth éclairait mes songes dans la tenue spectrale de son explosion interne.


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La douceur émanant de leur dernier opus « Sorceress » y dévoilait le charme que l'on prête à cette phrase de Charles Baudelaire : “ L'air est plein du frisson des choses qui s'enfuient.”

Amenant à un couple de s’embrasser fougueusement pendant que l'élégance charnelle de la musique en diffusait la douceur. Le jeune homme n’hésitant même plus à palper du nichon que l’on pouvait imaginer sans encombre comme étant lourd et empâté. La donzelle commençait à se frotter le pubis contre la cuisse de son masseur avec l'ostentation et une impudeur cap d’Agdesque avec laquelle nous participions bouche-bée, et aussi excité que surpris. Ils auraient baisé devant nous que l’on n’eut bougé un cil devant l’innocence d'un tel spectacle d'amour fugace. Les tourtereaux se sont arrêtés de se bouffer la langue quand le groupe a entamé la fin du set sur le titre « Deliverance », mettant un terme à un set de Death Prog à la vénusté symptomatique de la discographie élégiaque des suédois.

Un groupe devant moi portait cette insalubre manière vestimentaire de travestir leur passion de mélomane en une vision pittoresque et caricaturale, et pourtant il jouissait, oui je les entendais ronronner de ce plaisir que les chats éprouvent quand ils reconnaissent cette quiétude des profondeurs, la même que ce groupe était en train de faire hurler en chacun de nous.


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Puis des garçons mélancoliques ont décidé de faire exploser les couleurs, d'extirper des émotions de leurs tripes, et le résultat fut grandiose. ĐĒΔ₣ĦῈĂѶĔŊ à la Temple nous a fait rugir et planer avec leur post-black.

George Clarke, le chanteur au mimétisme pédant issus de l'énergique Dennis Lyxzén de Refused, transpirait cette énergie de feu outrecuidante, que l'on nomme d'aura et qu'une rareté d'être sur terre possède.

Le chant déchirait la nuit, faisant éclater un tonnerre blastique sur un brouillard mélancolique de guitare black/pöst-Hardcore. Olympien inoubliable à cette apothéose du saterday night fever, le groupe agissait en formation serrée, et le dénuement sonique faisait perler ses traces d'écorchures à la contusion profonde.

Inondant les corps d'une saveur à l’amertume ultime pendant les terribles gémissements sombres. Le rayonnement du groupe explosait sans cesse en une déflagration somptueuse, faisant gicler ce tourment à la surface des choses que l'on entretien en lame de rasoir à l'intérieur.


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Le set était un spectacle brûlant de désirs inassouvis, où le décharnement avait cette subtilité romantique que les gothiques instrumentalisent à des fins sadomasochistes, avec lesquels on se questionne sans fin. La vie serait elle une lente agonie ? Ou une poursuite subtile vers l'indicible fureur de vivre ?

Le groupe en traduisait l'ambivalence mystérieuse, et souvent se porte ainsi à la critique.

Pourtant Deafheaven n'est pas un groupe tendance, mais dernier cri. Il a sodomisé le trve Black MétAl avec la puissance organique et stimulante d’un bouleversement sonique libérant l’émotion pure. Il y avait une telle cassure entre ce groupe et l’austérité de l’apparence des trves, tout autant que l’åridité sonore du black rupestre, qu’elle permettait de défaire la perplexité envers ce style musical et de son imposante ørthödoxie.

Ayant brûlé la chair de son public jusqu'à sa consomption à travers sa discographie et une reprise des écossais de Mogwai avec « Cody », le groupe disparaissait et c'est comme si tout l'oxygène de la pièce avait été aspiré.

Accroupis par le poids ineffable du maelstrom sonore, nous étions quelques-uns à savourer cette période de latence bienfaitrice, afin de permettre à l’esprit de se remettre de ses intenses émotions.


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Le conseil du jour : Ne passer plus votre temps à essayer de retrouver vos ami(e)s, profiter de l'instant présent pareil à des êtres illuminés, il y a un groupe qui se produit devant vous, et donne tout de son art.

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Sans faire de transition récréative au cliché tenace, souvenez-vous que Sid Vicious, le bassiste des Sex Pistols, avait à l'époque convaincu de sa proximité avec l’insolence de son sarcasme, en disant : « Je ne pisserai pas sur Keith Richards même s’il était en feu. ».

Pour corroborer à sa sentence, je me sentais dans cette douce soirée assez épanoui pour annoncer que ça sentait la pisse de vieux près des Mainstages, et que par conséquent j’en concluais comme un jeune con, que les pépés d’AEROSMITH avaient dû bazarder leur hard-rock sleazy en bandant mou du manche. En me renseignement auprès de la source infalsifiable des gueulards du comptoir, il me fut rapporté que pour leur fausse tournée d’adieu les amerloques avait sorti les breloques de leur discographie pour étourdir l’assistance.

Après une enquête exhaustive auprès d’un panel représentatif du public d’Aerosmith et des amoureux de Liv Tyler, les sleazers étaient convaincus du show en tournicotant la langue 7 fois devant leur bouche comme un Mick Jagger sous codéine, alors que les estivants ne se prononçaient pas outre mesure sur la prestation qu’ils venaient de voir, et attendaient le plus sagement possible le show d’Aerosmith. Quant aux spécialistes de la presse dite libre, ils avaient ce trait d’humour gaulois que la pudibonderie campagnarde m’empêche de vous en livrer la teneur.

Dans un tout autre excipient qui permet de dissoudre l'attention, mais tout aussi intéressant à savoir : On peut aussi visionner peinardOs des lives via arte - HELL-FUCKIN'-FEST !


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Ok, maintenant basta le rêve éveillé.

Il ne faut pas croire que tout est rose au Hellfest, il y a ceux qui vivent ce festival à 100%, ceux qui y survivent à 200%, puis d'autres qui le subissent à cause de 2% de saloperie de #-[@ */¤° à la con.

Mon seul désir au Hellfest est musical, j'y attache une importance capitale, et entraîne dessus un érotisme platonique et une correspondance physique intérieure. Mais il en va différemment pour d'autres.

Comme beaucoup j'ai été choqué d'apprendre certains agissements explicites de la part d'un ramassis de chiens galeux venu renifler, tâter des culs, doigter avec le mépris misogyne, exsudant une pulsion maligne et un dédain viril à leur rapacité.


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Et oui, il existe des personnes qui expérimentent une vision de leur désir pulsionnel comme étant une réalité commune pour tout le monde, mais ce n'est qu'un vision subjective, teinté de leur point de vue. Il y a un tel changement sociologique désormais que la mentalité n'est pas exempt de l'orientation inquiétante qui s'installe dans le festival. De la sorte qu'un nombre restreint mais néanmoins opposé à la nature initiale du festival s'est engouffré de manière hostile dans le jardin d'Eden, avec l'immoralité de penser que si les femelles s'habillent avec l'outrance rock'n'rollienne, elles sont par conséquent désireuses aux palpations, et seront encore moins farouches avec le diable au corps.


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Suite à ce constat se pose les questions suivantes pour le Hellfest qui jusqu'à lors n'avait pas lieu d'être :

- Est ce que les femmes peuvent se libérer de la marchandisation de l'image de leur corps réduit à leur simple appareil génitaux qu'une grande majorité des médias institue/insinue ?

- Peuvent-elles librement être à l'abri des excès copulatoires des pointeurs du pit, des violeurs de slammeuses, des clébards renifleurs de cul itinérants ?

La violence sexuelle est inacceptable et n'a aucunement sa place. Cette idéologie de la débauche libérale signale sa limite, et marque un arrêt dans l'image positive du Métal et de son désenclavement par le Hellfest.

Victime de son succès, le festival engrange une population absolument néfaste à sa pérennité.


Que la Force du ♀ Grrrl Power ♀ soit avec vous.



FIN DU 2EME JOUR.


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Dimanche 18 juin et dernier jour de rédemption, prière de ne pas être sectaire.


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Sous chapiteau de scène le sol c'était Paris-Roubaix mais avec des cailloux ( qui a dit papier/ciseau ? ).

La fatigue était générale et il était assez aisé d'en constater la mention sur des visages émaciés.

On n'était pas indemne de courbatures non plus.

Il faut parfois du temps pour s'en remettre physiquement, et la descente post-Hellfestienne n'est pas un mythe. Ils sont nombreux à avoir le blues, et du mal pour remettre les pieds sur terre après avoir brûlé sous-terre Hellfestienne.


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Une fois le "The Thrill Is Gone" de B.B.King disparu, nous étions dans le par-terre de la Warzone, il y flottait cet air dévastateur bien connu des amateurs de Hardcore cossu.

Abrasif et sans concession avec la surpuissance de leur HxC 90's, le quatuor libérait son instinct sonique comme on lâche des lions enragés dans une arène.

Les hurlements se faisaient durs, la musique lourde percutera les sens de façon frontale, laissant en suspension dans l’air ambiant une âcreté sonique pestilentielle, résultant d’un set fielleux et intensif.

HARM DONE a fait honneur à sa réputation chaotique et au désordre explosif qu’il infuse depuis son premier E.p.

K.O au 1er round


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Sortir du Ring en entier et passer à autre chose encore tout tuméfié, rien de tel qu'un divertissement pour se remettre les idées en place.

Souvenez-vous, le dimanche à Bamako il se passe des événements maritaux, un couple de cécité l'a chanté avec la crédulité d'un sourd alors que l'on eut préféré qu'ils soient muets.

À Clisson pour l'appel du 18 juin il y avait un métissage de Stoner créole, d'africanisme doomesque, d'heavy soul funkadélique, de psychédélique Hendrixien avec son contraste de couleur musicale progressiste.

VODUN y prêchait la musique noire pour chapelle blanche avec son mood The Bellrays aka Slo Burn VS Captain Beefheart. La formation en trio permettait d'étendre son punch, surtout avec le duo de griot grrrl en la personne d'une batteuse pugnace, et d'une chanteuse possédée par un grain vocal gospellien et d'un sens des percussions.

Le guitariste a pris soin d'affiner les sens devant un public conquis. La chaleur d'Afrique subsaharienne rendait le culte vaudou en corrélation avec un mélange d'insolation et de bestialité.

L'ensemble a su trouver le ruisseau de feu qui mène le cortex à célébrer l’inattendu brasier qu’offrait un tel set démoniaque, jusqu'à ce croisement maudit où le diable marchande l'âme du voyageur mélomane avec cette eau de feu sonique.


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Ouvrons une parenthèse vers le sujet vestimentaire à présent.

L'artifice du déguisement a joué au début de l'aventure pour apporter au festival une sympathique image de socialisation, certes différente mais acceptable pour ne pas effrayer l'honnête gens du pays Clissonnais des hordes de métalleux à la solde du diable. Désormais cosplayeuses et fêtards au syndrome de Rémi Gaillard envahissent l'espace, en y saturant leur narcissisme jusqu'à lézarder l'esprit initial du Hellfest : Un festival fait par des fans pour des fans !..DE MUSIQUE doit-on le hurler suffisamment.

Bon trêve de brève musicale, le truc le plus important du week n'était pas un groupe de death rimant avec amputation, mais avec hydratation.

La chaleur pour les habitants du dessus de la Loire fut accablante, le thermostat voisinait entre la cuisson d'un gâteau aux pommes flambées à l'armagnac et à celle d'une garbure cramoisie. L'apparition spectaculaire de nombreux bronzage agricole ne sera pas étrangère à un comique de répétition absolument désopilant, et pour une fois après le Hellfest, les pharmacies auront à plaisir de servir des prescriptions de dermatologues, avant celles des Oto-rhino-laryngologistes, des gastro entérologue, et d'apporter de précieux conseils pour les nouveaux adeptes de la confrérie des AA.

D'ailleurs je n'ai toujours pas vu un gars avec le logo des Alcooliques Anonymes sur une veste à patches, je ne perd pas espoir tout de même, il y a de quoi faire...


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Rappel capital pour la brûlure solaire : pour enlever le feu avec une prière magnétique il y avait WELICORUSS et son Black pagan symphonique, en provenance du froid de Russie. Brrrrrrrr !

Le groupe a joué avec des peaux de bêtes à 12h00 sonnante et trébuchante, au point qu'un gars avec une quantité exorbitante d'alcool de feu se demandait avec l'ivresse qui était la sienne comment c'était possible. Éméché comme une ronce de Novgorod (Нижний Новгород) il passait et repassait en titubant jusqu’à trépasser.

Une fois au sol il resta avec les bras en croix dans cette posture de crucifixion inversée que les blacks métalleux glorifient avec ostentation. Nostalgie, patriotisme, devoir de mémoire, amour de la nature et le respect des traditions païennes, bravo ma couille : Skål !

Tout y était, comme la prestation du groupe, mais bizarrement tout était creux.

Maintenant si vous le voulez bien, parlons franglais à la recherche de Monsieur moustache le cool stoner.


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Quand THE VINTAGE CARAVAN a fait son Hard 'n' boogy rythmé, nous avons atteint ce fameux quatrième parallèle qui rejoint l'esprit Woodstockien ressortant sa Cream, son Rory Gallagher en autodidacte du blues-rock, et le cuir 80's de Thin Lizzy.

Conjurant le bien nommé triangle équilatéral psyché/blues/stoner le groupe a délivré un fuckin hot show, hyper catchy it's so fuckin' deep and....heuuuuuuuuu merde alors !


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Le trio a apposé sa puissance sonique en un roulis boulis pétaradant, que le béotien fan d'AC/DC ingurgitait avec la même facilité déconcertante que celui de Kadavar.

Le public a sollicité le band, qui a su tirer profit de l'intérêt porté par son raffut et ses chorus détonants, avec cet enthousiasme unique que l'Islandais détient quand il sort de son isolement hivernal et qu'il prend son premier rayon de soleil.

C'était à l'opposé du rock'n'roll périmé de nos vieilles canailles de Jacques Dutronc, Jean-Philippe Smet et Claude Moine.


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Pardiiiiiiiiii, par contre, ne jamais confondre ce groupe avec les cultes SPIRIT CARAVAN (sans moustache), car The Vintage Caravan à côté c'est des rigolos.

C'est marrant parce que les gars de GHOUL, eux, sont des prestidigitateurs de l’intelligence, leur matière grise se transforme instantanément en purée imaginative à gaz hilarante, et ceci juste par la pensée, c’est absolument incroyable nan ?

Pourtant nos plus imminents scientifiques se vont chier à vouloir chercher de l’eau sur Mars (alors que tu n’as qu’à ouvrir le robinet connard tu verras ça tombe direct), à la place ils devraient plutôt étudier ces spécimens hautement plus étonnants.

D'autant que le groupe a surproduit un show fantasmagorique, emprunt de cet esprit T(h)rashcore à la sauce ricaine. Si tu connaissais tes références cinématographiques, et tes classiques musicaux, tu as bien dû te taper la panse avec ce mélange de Gwar sauce pimenté et de The Dwarves pour l'esprit punk cartoonesque bon enfant.


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Doté d'un humour sauvagement tapageur et régressif, voire même carrément anarchiste, le foutraque et la dégénérescence de spirit de la Troma Entertainment y faisaient salle comble. Nous avons eu droit à la démence des pires bobines de film d'exploitation de bas étage, chaque interlude entre les titres était un prétexte à narrer une histoire. Bah en fait c'était surtout pour sulfater du sang sur le public avec toutes sortes de projectiles, et la correction juridique d'un Judge Dread.

De très beaux costumes ont démontré l'absurdité gore et grand-guignolesque d'une critique du rêve américain et de ses codes, jusqu’à en dénoncer son paroxysme dans l'excès. Car ce qui caractérise Ghoul c'est l'excès en tout genre. La démonstration y était sans équivoque, tant sa faculté transgenre à manier la contre-culture et sous-culture, que par son respect du genre et de sa punk attitude. Le public était ravi d'autant de connerie matinale.

Non mais vraiment quoi !


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•⁞₪…Changement radical de dimension intergalactique…₪!•

Puisque dans la pénombre de la scène, les membres de REGARDE LES HOMMES TOMBER s’étaient postés avec la froideur du tireur d’élite, et déjà l’adrénaline montait dans les tiraillements des cris exacerbés de l’assistance. Le peuple de l’ombre se tenait en joue devant le peloton d’exécution, puis la noirceur a surgi avec autant de violence que l’amas d’acier sonique déferla sur les corps s’agitant de spasmes, tous criblés par la vibration intense provenant des enceintes, et l’on crut entendre dans tout ce brouhaha le rire fulgurant du diable lui-même.

La sensation d'une chute libre persistance puis d'une réception avec la tête la première dans les profondeurs de la noire mélancolie menaient à un état d’ébriété sonique, aussi intense que la fureur chaotique la plus froide que le combo disculpa avec pétulance.

S'ensuivit une ovation du public pour cette tornade de Black et de “Cette beauté, sombre comme le fer, Est de celles que forge et polit l'Enfer.” Charles Baudelaire.


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Alors qu'une partie de la population se déplaçait, l'autre à mobilité réduite déménageait son suréquipement de matériel de survie, de camping, de technicien de réalisation, etc... En augmentant la capacité de leur emplacement pour installer tout leur barda comme un militaire son paquetage.

Dans ce foutoir, CRIPPLED BLACK PHOENIX s'est étiolé dans la mise en abyme de ses prétentions artistiques, avec un mélange de post-rock atrabilaire, de rock indé pessimiste teinté par un gros son à l’avenant d’une prétention représentative de sa parade masturbatoire.

Ce qui a posteriori soulignait avec brio l’apparence de briller en un one shot providentiel.

Parfois une fine lumière venait à percer le linceul de cette musique méditative, à l'onirisme soporifique. Même si il avait la capacité de s'accrocher au rock pour conserver sa part, le rendu global a peiné par un son brouillon, rendant bancal ce spectacle livide et un groupe surestimé.

Le public était perdu dans son songe et son hésitation à flotter dans cette musique modérée.

La moralité d'une telle descente d'hormone c'est que bien souvent elle est à confronter avec le terrifiant levier ressenti avec d'autres groupes. Car sous le contrôle de cet ordre descendu des cieux pour corrompre les hommes au châtiment de la damnation, notre présence n'est uniquement propre à entendre le « Burn, burn, burn, ring of fire ! » de Johnny Cash.

Avec ce set la seule chose que j'ai trouvé, c'est le temps long.


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Nous quittions la Valley dépités, traînant les pieds en soulevant la cendre terreuse d'un sol rendu poussiéreux par le passage incessant d'une cohorte d'enragés de la foudre sonique, et par une chaleur étourdissante.

Essayant de se détacher de cette déchirante impasse interactionnelle il fallait se rappeler que malgré le combat quotidien pour survivre, même en ayant plusieurs balles dans le barillet existentiel, vous n'avez qu'une seule vie pour la défendre. Convenir que l'inattendu ne nous attend pas, et qu'honorer sa vie n'exige en rien de la sacrifier sous quelque forme que se soit. L'importance étant d'être acteur de sa vie et non un figurant. pour ne jamais caler l'attente des autres sur la sienne, et puis enfin de pouvoir poursuivre la quête de ses rêves,...de ses intuitions.

Sur la scène de la Temple il y était positionnés des amplis oranges, avec les yeux peints en noir †GHϴSŢ BĂTH† s’est avancé pour percer à jour son black dépressif, et le porter à bout de bras. Son chanteur portait un shirt de Van Halen, là on ne savait plus où l'on en était ?!?

Le groupe commença à étendre la puissance noire de sa musique avec la délectation d'ouvrir les âmes, car elle trouvait toujours un moyen pour provoquer un désordre incroyable.


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Au-delà de l'amer il existe un pays aussi beau que la folie, répandant un océan de tumulte. Pour en être habité de partout il fallait se laisser consumer et mourir à petit feu. Une fille faisait valdinguer le voile de sa tignasse ténébreuse, lequel dévoilait par concomitance un regard sombre et immobile, que la noirceur de la musique sur scène faisait tonner en une peinture rupestre d’une sauvagerie éblouissante.

Notre monde vrillait sous les blessures de Ϫ Ghost Bath Ϫ à se vivifier de sa beauté intérieure. Leur interprétation permettra de transcender leurs compositions, aussi puissantes qu’élégiaques, et aux corps de s’entrechoquer dans le grabuge tonitruant de la chaleur bestiale sonique, et de celle remplissant de son effluve une odeur putride de vieux campeurs naturistes.

“ Qui regarde à l’extérieur rêve. Qui regarde à l’intérieur, s’éveille.” Carl Jung.


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Oh oui nous étions éveillés. Éveillés par la force de cette formidable alchimie à faire sortir la beauté mélancolique par la fureur lacrymale, avec une férocité palpable pour en découvrir l’onde de choc. Emmurant les esprits dans un tapis de noirceur profonde, et débarrassés de leurs appréhensions, les hommes de Ghost Bath transposaient sur leurs instruments le hurlement en plein jour que les loups explosent la nuit entre meute rugissante. Le cœur palpitait et se soulevait dans cette vitesse vertigineuse qui arrive pendant le précipice ascensionnel d'une montagne russe.

La musique faisait défiler sa bande annonce furibarde teintée par beaucoup d'intensité émotionnelle, et elle décuplait ce set dans la pureté d'une félicité absolue. Complètement accaparée par ce petit miracle de la vie qui porte en lui la beauté et submerge l'émotion, la sphère romantique de Ghost Bath faisait résonner les versets d'Arthur Rimbaud avec insistance, là, où...“Les nuées s'amassaient sur la haute mer faite d'une éternité de chaudes larmes.”...Et ressortent enfin à la surface des choses.

Tumulte, fureur, mélancolie ténébreuse, comment y résister ?


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Mes larmes sont apparues, sans aucune gêne.

Naturelles tel un ressac bouillonnant, elles descendaient doucement en un flot continu et ininterrompu d'un ravissement d'extase.

La foule sensible à son intuition composait son adoration pour le set, et pour ce groupe à déverser la puissance émotive comme une âme galopante se répand en une lumière mystérieuse.

Car on ne peut concevoir aucune beauté qui ne porte en elle la tristesse. Le monde de Ghost Bath est un miroir mélancolique qui renvoie à chacun l'image de son propre reflet sombre. C'est par lui que le groupe engage l'acharnement de sa transcendance sonique dans les chemins de l'esprit, et achemine au taciturne d'éprouver l'éloquence impétueuse vers le sensible.

“ La musique si on lui fait confiance elle vous mène là où vous n'êtes jamais allé. ” Elvis Constello


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Choqué, étourdi, par l’accoutumance émotionnelle que Ghost Bath venait de déclencher en un désir crucial qui vous transperce par sa seule évocation, le chemin vers la Valley apparaissait lointain.

En plein brouillard sensoriel, les transalpins d'Ufomammut agitaient leurs sonorités psychédéliques grasses et lourdes pour un set magnétique. Le trio abattait dans chaque accord mélodieux les vices et les formes d’un Slime sludgy aussi ardent que dévastateur, capable de faire comater avec son trip psychotrope.

La trivialité tournait pourtant dans un vide creux, jusqu’à ce que la seconde moitié du set déracine davantage de gouffre sonique afin de terrasser le public vers l'hypn()se sensorielle et une bonne épaisseur de Sludge.


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En nous dépatouillant du magma des italiens, il nous fallait au moins une sorte de translation musicale suffisamment folle pour que le cœur reparte.

Nous l'avons trouvée dans cette branche de l'innovation sonore exacerbée que CANDIRIA pratique.

Le band a interloqué par son son clair exempt de saturation, et l'authenticité de son audace musicale imprévue par son contraste haut en couleur, à haute teneur pluridisciplinaire. Incisant cette bizarrerie complexe autour d'un jazz/hardcore/métal/rap sur des compositions surprenantes, les structures rythmiques périlleuses affolèrent l'oscillographe interne de chacun.

Il faut reconnaître que l’anomalie sonique du groupe est physique à vivre, et se relie à la monstruosité visible d’éléphant man.

On a devant soi un monstre protéiforme dont on est incapable de voir autre chose. Pourtant derrière le masque il y a une sensibilité dans cet entrelacement musical chaotique, à la limite de l’inaudible, et elle se révèle comme la bizarrerie des comportements humains en état de stress ultime. On sait qu’il y a un danger, mais l’agitation attractive est telle que l’affolement ressentie en bouleverse tout sur son passage.

Un set fourni, comme un épisode de TV On The Radio AKA Faith No More, et dans tous le sens Dilliger Escape Plan du terme, et de son complexe de matheux, pigé ?


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Aucune importance si tu n'as rien pigé...

Décalons maintenant le curseur vers la photographie, car heyyyyyyyyyyyy, si il te vient à l'idée de regarder des photos d'amateurs prises au Hellfest, tu constateras qu'il y a du changement, parce que si avant tu voyais logiquement des groupes à profusion, et accessoirement des gus déguisés en préservatifs usagés sur une frite de bain au milieu d'un concert de pagan festif, ou de thrash punk fulgurant ; Aujourd'hui tu as une tête de Pikachu dresscodé façon metal en selfie partout, et surtout où ce n’est tellement pas l’ambiance, ni l'attitude à adopter.

Sérieux cette époque narcissique et de beauferie accablante de bêtise irrespectueuse est incroyable. Non mais sérieux tu crois que quelqu'un en a quelque chose à foutre de ta gueule devant la prestation de Suicidal Tendencies ? Si t’étais vraiment quelque chose, tu serais sur scène non ?

Les festifs imposent trop leurs contraintes, et cette société ou faire le Buzz est devenu un faire valoir, une vérité biblique, leur donne carte blanche et acces prime-time.

Merde & va chier à rabat-la-joie !


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Toujours plus loin dans les profondeurs de la grotte à Captain Caverne...Les vieux de PENTAGRAM ont bourré les fans de Red Fang qui attendaient du stoner alors qu'ils n'auront eu que du vieux doÖom heAvy.

Pas compris sur le coup, mais pas de chanteur Bobby Liebling ?!? (nota : Problème de visa, cure de désintox, le gars a quitté le groupe ou s'est fait virer, tu choisis on n'en sait rien), le groupe était donc réduit en formation trio à la Valley pour en assurer le show must go on. BoÖon pas grave hein, on a gardé les envoûtantes atmosphères Black Sabbathiennes, précipité des chorus endiablés en improvisant suffisamment pour faire tourner le bœuf musical à la broche heAvy.

Conséquence inévitable = Les quadras/quinquas retrouvaient leur jeunesse, et ils ont sauvagement riffés du air guitar avec les sexagénaires.


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Victor Griffin le guitariste et donc chanteur pour l'occaz, avait sorti un très beau falzar pourpre à lacer sur le côté, mais avec la chaleur et la ferveur outrancière de leur prestation inattendue, le guitariste a cassé des cordes, puis de rage il jeta la défunte à son roadie pour en prendre une autre précipitamment et finir le set.

Sur cet entre-fait le bassiste défonça ses cordes lui aussi par mimétisme rock'n'rollien, puis le batteur jeta un tom avant de quitter lui aussi la scène dans cette combinaison destructrice qui remonte à l'orée des seventies.

Tout comme le parfum capiteux de leur set forgera dans les esprits la rémanence ancienne, mais Ô combien inusable et précieuse de la destruction.


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Pour inverser la courbe et satisfaire de rompre avec le show ancien que nous venions d'assister, il fallait une dissonance.

Conforme à ce caractère divergent, en pénétrant l’enceinte dans le bruissement venteux des palabres du public, entre le coOol du noceur invétéré, le comique troupier prompt à trouver une terre d’accueil propice à tous ses délires, les novices présents parce qu'il y a du monde, et les purs se marrant à l'avance, etc...Les graus allemands d'EQUILIBRIUM sont arrivés avec le groove d'un speudo death munit d'une électro festive. Je ne vais pas vous cacher mon embarras, mais à la vue d'un gars assit sur une licorne gonflable et du bamboche que la musique festive générait, la fuite m'est apparu la seule solution plausible.


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Pitinnnnnnnnnnnnnnn, j'avais à peine tenu un morceau et demi.


Diamétralement opposé à 8 mile de là, avec un ghetto blaster XXL munit de 10 piles LR20 alcalines Ultra Power...

...Les musiciens révolutionnaires de PROPHETS OF RAGE ont tout du all star band marqueté au revival Waaah lourd tes Airmax 90's gros.


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Catapulté en semi-tête-d'affiche à Clisson avec son mood Rage Against The Machine assaisonné Cypress Hill avec les suprémacistes du black power de Public Enemy, la mainstage était bondée, et parée pour les hymnes du rap metal.

Le groupe abattait ses cartes avec les nouvelles compositions tel que « Prophets Of Rage » et «  Unfuck The World », mais pour son développement personnel et pimpé sa silhouette par une sorte de zumba-fitness, le public attendait le revival.

Puis d'un coup : Broters & Sisters, yoOoo, check this out,

Un medley Hip-Hop avec du Cypress Hill (Insane In The Brain, Jump Around...) et Public Enemy (Bring The Noise...). Ouaie carrément !!

Le cheikh B-Real avec le black panther Chuck D au microphone et DJ Lord aux platines ont transformé le pit en une déflagration fanatique des Bomb Squad de Public Enemy.


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Un ping pong entre le band et le public s'installa avec beaucoup d'osmose, de fraternité comme avec un crew du HxC et de ses valeurs.

C'était bien fun en soi d'entendre de la slap bass aussi, un son typique des 90's avec son gros mood nostalgique. La prestation était un poil molle parfois quand même. Mais si, mais si. Morello reste toujours aussi impressionnant avec ses sons de guitares sortant tout droit d'un jeu d'arcade.

Puis il y eu un très gros instant d'émotion (et je pèse mes mots) pendant la reprise instrumentale de "Like a Stone"  d'Audioslave, groupe des 90's dans lequel participait les ex-RATM Tom Morelo, Tim Commerford et Brad Wilk, avec le micro posé sur la scène en hommage à Chris Cornell,

Le si grand, si beau, si talentueux Chris de Soudgarden s'en est allé et le vide qu'il laisse est immense.

Le soucis avec le all star communist band de Prophets Of Rage c'est que chaque membre se doit de laisser son quart d'heure d'expression à chaque étoile sur la feuille de match, et aussi de faire battre le beat à coup de marteau et de faucille. Ce qui explique l'annulation du religieux et conservateur maccarthyste Blackie Lawless du groupe W.A.S.P.

Trois wesh wesh de petit blanc plus loin...


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...Quand les covers de RATM sont apparues, rien, ni personne n'avait prévu une telle folie collective, ni quelque chose pour y faire face. C'était totalement aberrant, et impossible de rassasier une jeunesse insatiable et hystérique au discours gauchiste du siècle dernier.

Paradoxe suprême dans notre époque à l'ubérisation oki doki des esprits dacodac, où chacun est libre d'enculer à sa guise son prochain dans le principe moral de cette génération à la coOol, ultra-connectée sur réseau social AKA compétitivité économique macronienne.

Pour exemple, c'est la première année où j'ai dû faire face à 2 désistements en covoiturage (dont 1 une semaine avant) alors que j'avais refusé la demande à d'autres étant donné l'engagement qui avait été prononcé. Puis une personne m'avait sollicité pour un aller retour, a décliné le retour lundi matin sans me prévenir (je l'ai appris par un autre passager) en me carotant au passage de la participation de l'aller. Cela résume assez bien cet état d'esprit.


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Dans un tout autre intervalle de la perspicacité et du sens de la synthèse, parfois un groupe est capable de faire mourir les illusions reçues en un disque salvateur qui aura servi de propagande, et la restitution en concert peut décevoir. De la sorte que le préjudice engendré devient irréversible par ce genre d’innocence.

On se demande alors si l’on doit se faire le juge impartial lors d’un set mitigé, qui l’est avant tout parce qu’il reste en deçà des attentes escomptées ? Alors que nous devrions être vierge de tout espoir pour célébrer l’instant d’un concert de manière plus impartiale.

Seulement, même isolé dans la sardinade océanique de la fosse, vous faites partie de la masse, et l’attraction des lumières divines de la scène a le pouvoir mirifique de vous dévoiler vos espérances quand l’entrain fédérateur autour, vous noie littéralement dans son délire. C’est la force d’une houle, l’attrait embrigadant d’une foule.

Une jeune fille assise sur les épaules s'est retrouvée instantanément désarçonnée dès que sa monture cru possible d’aller au plus près des émeutiers. Quand le groupe a bazardé Bombtrack en dernier titre, elle avait disparu des écrans de contrôle dans le désordre colossal d’une houle gigantesque.

L'assemblée générale était bienheureuse d'avoir partagée la même rage des musiciens révolutionnaires de Prophets Of Rage, tout en dansant la révolution marxiste made in USChina comme Booba et son lyrics: « J’ai vu l’avenir dans un bol de riz ».


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En comparaison après cette bourrasque à faire sauter un cracker à vingt centimètres en dessous d'un panier de basket-ball, le heAvy ancestral de METAL CHRUCH piquait les oreilles par sa dissymétrie sonique. Pourtant qu'elle classe, tant dans l'exécution musicale qu'au chant.

Le public dans la fleur de l'age était pénétré par l'aura musicale du groupe...Heyyyyyyyy du heavy à l'ancienne mec !


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Que les choses soient dites et limpides une bonne fois pour toute, il n'y a pas que des Deadpool, Spider-cochon et autres super-héros au Hellfest !

Il y a aussi ce justicier en spandex tigré, ce heavy métalleux qui ne se sauvera jamais du burlesque dont témoigne sa tenue vestimentaire, et avec laquelle il entretient un rapport contigu avec la dualité de l'homme: L'un éveillé dans les ténèbres qui se fait braise quand il tombe et incendie quand il se relève ; puis l'autre assoupi en être de lumière, libre.


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Voir la lumière s'étendre au Hellfest est magique, surtout pendant que la nuit commence à agiter ses spasmes maléfiques dans un soleil couchant luciférien. On y voit la populace fourmiller en tous sens dans ce paysage fantasque qu’un peintre de la renaissance aurait confectionné avec soin, y mêlant la beauté sombre d’un crépuscule naissant et des âmes grouillants sous le jour d’un plaisir sans fin.

Cela va apparaître insultant maintenant, mais il y a des gens hermétiques au black progressiste d'EMPEROR. C'est mon cas, un excès de sébum musical m'a toujours tenu extérieur au prétention louable du groupe, et le point noir de cette performance c'est justement mon incapacité à apprécier leur musique. Mais pour les purs du groupe, Ihsahn dégorgeait des solis pénétrants et des vocalises sombres.

Les norvégiens attisaient le fiel dans cet idéal de saturation sonique, au point que les touristes réagissaient par la survie en fuyant à grandes enjambées face à leur propre incompréhension. Les fans, eux, ingurgitaient la lumière noire avec la gloutonnerie tenace d’un crève la faim.

J'ai trouvé le set très figé !


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A deux pas de là juste après, nous attendions patiemment comme des ancêtres qui ne verront jamais plus la lumière.

Accompagné par un synthé, Ω CORONER Ʊ a produit un set de classe incroyable. Munit d'un batteur de compet, d'un bassiste de compet, d'un guitariste au feeling unique et au génie superbe, la litanie musicale des suisses ajourait de son auréole crossover l’offrande délicieuse que les âmes noires contemplent en s’illuminant de soumission aux caprices mortuaires.

Coroner gerbait son anathème avant-gardiste du metal-dark comme on recouvre une tombe fraîche avec la fougue de la faucheuse.

Sous un amas de poutre métallique de riff, le quatuor nous a molestés de son talent. Si le séjour dans l'enfer Clissonais suggère d'écouter à satiété des styles de musiques sombres à forte pénétration auditive, nous nous délections de ce set somptueux, en planant les yeux fermés, à savourer un métAl progressiste catapultant des boucles rythmiques incendiaires de brasier pachydermique.


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Autre cri, autre mœurs, autre-chose...

Depuis la nuit des temps l'homme ritualise ses croyances et en libère l'acte par le chant, la musique, la danse. Laisser les corps épouser la musique pour en fluidifier la noce, c'est ce que PERTURBATOR a réalisé.

En fait c'est juste un gamin qui fait danser, et peut-être très certainement évite de tourner en rond. Ce qui dans un festival métOl où le circle pit est reine de bal, fait débat de comptoir.

Bénéficiant d’une onction maléfique comme attraction de frivolité pour l'un des derniers concerts du week, Pertubator est un artiste contemporaine susceptible de vous émouvoir dans le cas évident que vous appréciez la musique concrète. Son live a pu apporter la preuve tangible que la célébration Acoüsmatique avait lieu d’être vénérée au Hellfest, même après le passage des émulsions sataniques tel que Linkin Park, Apocalytica, ou Deep Purple.


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'Pertubator' endocrinien dans cette faculté de s’immiscer dans les codes occultes, ce fils de deux rock critic connaît le son des platines et apparaît comme un microbe faisant germer les spores d’une musique synthétique à la beauté dark. Des basses hyper fat, des lights stroboscopiques, une synthwave lourde et plombée, permettaient amplement à l’assistance de tomber la veste patchée pour offrir à leur corps défendant, l’exaltation de rugir de vivre sur le dance-floor et même après minuit, sans qu'un esprit de l'enfer Hellfestien se transforme en Gremlins.

Pertubator était un dérivatif qui a fait rentrer dans la danse les fans d'Emperor, Slayer, Maiden, Marduk, Albator, littérature Elfique & co dans ce brasier euphorique que légitime ce style musical de synthpop spleenétique, pour la communauté underground du très haut débit, et sans qu’une once de pensée négative vienne perturber le charme de cette troublante réapparition spectrale du brouillard musical de Carpenter, à tendance eurødånce.

Le DJ a perturbé de ses tubes digestif musicaux la Temple beat move your feet to the Rhythm of the Beat, il paradait dans sa suprématie musicale en faisant dégorger de râle une assistance folle, rendu aphone par ses cris libérateurs de foutre Nëw-wåve et de sound sønique.


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Échaudé par cette effervescence, il ne fallait pas perdre son sang froid puisque suite à un accident de bus pour leur tournée européenne d’adieu, c'était l'ultime set des gars du New Jersey de THE DILLINGER ESCAPE PLAN.

Le groupe épileptique a dézingué le pit avec ses structures aliénantes. La bousculade attisait les énervé(e)s dans une danse anarchique, relevant sans peine l’idée folle que l’on peut avoir la première fois que l’on assiste à un concert à la Warzone.

Ce territoire où le décor pénitencier peut surprendre de prime abord par sa teneur opprimante. Et pourtant, c’est très certainement dans ce secteur où l’iroquoise statufie sa punk attitude que le comportement échappe à la candeur stoïque du black métalleux. Vous y verrez les débordements outranciers d’une population libertaire épouser les formes les plus rocambolesques de l’insoumission. Souvent proche de l’implosion, le hardcoreux y fait proliférer la rage de sa loyauté dans une chorégraphie de moine shaolin, et tous autres ersatz d’autodéfense en permettent la survie.

Loin de la zone des hostilités, le set de TDEP fut actif, et le groupe écharpa sa discographie avec euphorie et jubilation. Les saccades du groupe rugissaient, et elles ont fédéré une saveur particulière pour mettre un terme à cette 12 édition, teintée par la mélancolie en se terminant sur un larsen.


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Abreuvé par autant de sang sonique à profusion vampirique, le festivalier qui vient la première fois se demande à la fin du week-end si au-delà du cénacle Hellfestien, la vie recouvre le sens de cette suspension alors qu’il est mordu par le virus de cette douce folie ? Mais la vérité c'est que le Hellfest ne nous appartient pas, qu'elle légitimité aurions-nous dessus ?

Le festival au plus grand budget de France, 19 millions d'euros, a vendu 55 000 billets par jour (359 billets de plus qu’en 2016). 800 techniciens, 3500 bénévoles ont participé à cette édition la plus chaude depuis le Fury Fest 2003. 25% de femmes au fest contre 10-15% au début. 20 MM € de Chiffre d'affaire dont 1,4 million de bière vendu, soit 350 000 L.


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Autre fait marquant, c'est cette théorie conspirationniste du grand remplacement qui s’accentue au Hellfest.

C'est quoi cette théorie ? Et bien c'est un processus de substitution de la population sombre de l’underground qui serait remplacée par une population blanchie par la pop-culture. Hellcity étant devenu la ville à l'intérieur du festival, et cœur de cible des marques de la communauté Rock'n'roll bohème friendly issue de la société du spectacle. La mutation suivrait donc son cours, avec des codes, des règles qui évoluent, et des temps qui changent, alors serez-vous suivre le nouveau monde ? Le Hellfest 2018 sera décalé aux 22-23-24 juin.

Mon conseil du jour au sujet du grand remplacement : La connerie c'est comme la prose de Monsieur Jourdain dans le Bourgeois Gentilhomme, non seulement tu ne sais pas que tu en fais, mais en plus tu en racontes tous les jours.


Pour en finir avec l'examen de conscience et en venir à la critique de la programmation des groupes, comme quoi il y a trop de mainstream, trop de hipster, d'emo-black, d'electro, et puis...


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...Franchement rien à foutre de ce que les puristes proclament. Forcément il ne faudrait pas en arriver à un statut de Vieille Charrue, mais on en est très loin, faut pas exagérer, surtout que l'on peut encore faire de très belles découvertes, et assister à des concerts de groupe dont la venue dans l'hexagone est rare.


En guise de conclusion, n'oubliez-pas : La musique diffuse une vibration émotionnelle, et chaque réceptacle humain réagira de manière différente et parfois disproportionné à cet impact. Si cette musique agit en toi, ne te pose pas de question identitaire, fais-là vibrer autant que possible, laisse-la faire rejaillir ce que tu es.


FIN DU HELLFEST.


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dimanche, juin 25 2017

OBITUARY - Obituary


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Pour son album éponyme Obituary fête son 10 album studio pour 30 ans de carrière. Forcément on apprécie grandement de remuer encore et toujours ses mains dans les tripes Obituaresques, avec une frénésie qu’accordent les titres à l’influence mortelle.

Le fossoyeur de Floride est donc revenu de l’ombre de la mort avec de quoi remplir les enfers pour notre plus grand plaisir.

Un bon album de deAth se doit de faire gicler de l’hémoglobine de riffs jusqu’au plafond et de faire suppurer du pue par tous les pores soniques. Obituary a réussi haut la main à en foutre partout, avec cette saveur inégalable de joindre des pics de nervosité et de lourdeur, de vomir les viscères du style en une apothéose de disque sanglant de barbarie sonore.


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Pour soulever les cœurs, il est a noté un côté thrashy dans la forme de certain titre qui permet au fond de remuer la mélasse, et de faire remonter à la surface une indéniable vigueur. On ne va pas tergiverser mais la nostalgie joue énormément dans ce nouvel opus, que les Floridiens exécutent en un florilège d’accomplissement.

Le groupe répartit avec brio la sève grandiloquente de son imposante singularité. On en retrouve le relent, et le fumet qui recouvre les cadavres. Obituary a toujours su manier ses effets de style, ses breaks rythmiques, ses solos saillants, son chant guttural, et un son unique, lourd, profond, venimeux, incandescent, en un mot jouissif.

À chaque titre on baigne dans une immondice de réjouissance deathalique que le groupe honore, en glorifie l’appel d’outre-tombe.On ingurgite la correction avec sadomasochisme, bienheureux une fois encore d’être toujours à ce point soumis à la terrassante envergure sonique d’Obituary, et à son apothéose de disque sanglant de barbarie sonore.


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mercredi, juin 21 2017

Journée Mondiale du yoga


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Le yoga c’est faire l’amour dans l’espace.

L’apesanteur devient désir.

La quiétude a la volupté d’un orgasme.


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dimanche, juin 18 2017

Encycløpédie Müsicåle, P comme..

Pipeau : Ancêtre du mensonge et bagout musical officiel du politique, banquier, assureur, trader, vendeur, etc....Pour te la mettre en profondeur une fois mordu à l'hameçon.


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vendredi, juin 16 2017

NYCTALGIA – A Hint Of Eternity


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Je ne sais comment ?? mais je n’avais jamais entendu ce groupe. J’engage ici-bas que je vais remédier à cette carence en approfondissant leur discographie, même si je redoute toutefois une redondance…

Basé sur du post-rock, cet album de Nyctalgia caracole dans les nuages du septième ciel avec un ensemble d’instrument à corde, chœurs angélique féminin, ainsi qu’un piano, en plus des guitares cristallines. Il cajole par sa grâce spleenétique, par le précipice qu’il accorde à la mélancolie d’en recevoir le chagrin.

Aux trémolos violonistes répond l’affliction lacrymale et sa luminosité lunaire, confinant à un recueillement contemplatif, si cher à mon cœur. Ce post-rock instrumental et orchestral possède une immense profondeur de champ et cette caresse subtile d’effleurer par sa douceur vaporeuse l’apesanteur céleste. Il y a quelque chose ici qui tient de la beauté que l’on accorde à la nature sauvage, et qui émeut par l’harmonie somptueuse qu’elle détient. Et cet opus m’a aussi remémoré le band Islandais Sigur Rós avec cette errance délicate et indomptée. On en ressort tout étourdi, avec le cœur léger, et les joues humides parce que c’est beau à en chialer.

Parfois il est préférable de n’écouter qu’un seul album d’un groupe. Parce que maintenir avec lui cet instant précis où l’on se rencontre, demeure un moment unique avec lequel on reviendra sublimer son souvenir.

Celui-ci a agité l’émoi, et sa conservation en un temps précis où j’en ressentais le besoin a inauguré un souvenir qui ne cessera d’être une évocation d’importance désormais.

Alors que si l’on franchissait le pas d’écouter un autre album à ce moment précis, il y aura toujours ce doute inextinguible qui planera avec hésitation et obstination, jusqu’à concevoir que d’entendre ne serait-ce qu’un soupçon de rabâchage serait capable à lui seul d’atténuer toute la beauté grandiloquente absorbée la première fois en un état de félicité absolue, et que l’on nomme : Révélation.

Fatalement la curiosité apparaît comme une garce qui fait luire le verbe croire à la commissure de ses lèvres désireuses et capricieuses.

Oserai-je me dévoiler plus encore, et d’être agréablement surpris si je me penchais sur la discographie de ce groupe ? Pour le moment je laisse le doute planer, même si au fond de moi je sais déjà que mes lèvres se rapprochent toujours un peu plus du désir d’entendre la caresse musicale du groupe m’enivrer une fois encore, et d'en bouleverser les strates rêveuses.


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mercredi, juin 14 2017

STORMHAVEN - Exodus


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Pétri d'une maîtrise musicale et du liberté de composition, Stormhaven est un groupe de death--prögressiste ayant sorti un premier E.P « mystical journey » en 2014. Avec « Exodus » il gravit une marche de progression assez impressionnante.

Le quatuor se compose de Zach (guitare et chant), Régis (synthétiseur et chant), Jonathan (basse) et de Quentin (batterie), pour "Exodus" il y a un triptyque « Part 1 The Emerging Ghost », « Part 2 The Crystal Gate », « Exodus Part 3 The Celestial Eye », œuvrant ainsi comme une grosse pièce sonique, il devient impérieux de sauter dans cette noirceur, et de l'entendre s'exalter de la sorte, cela confine ton cerveau dans un déchaînement tellurique, car faire face à ce bouillonnement Bläck DeAthalique, à cette frénésie krautrock exige une écoute approfondie. Munit d'influences diverses et variées allant de Dark Funeral, Dimmu Borgir, Death, Coroner, Dream Theater, Symphony X  jusqu'à l'immuable capacité sensorielle Opethienne (première période), Stormhaven a su digérer avec intelligence afin de fluidifier ses compositions avec.

La richesse musicale est présente, elle se déleste d'un surpoids technique par l'apport d'une atmosphère conséquente à la salubrité des titres. De stature assez longue, les morceaux imposent eux-mêmes une liberté de ton que le groupe rend grâce par le biais d'une luminosité conséquente, sans pour autant suspendre une noirceur absolument généreuse. Très bien produit, chaque élément est à sa place et soupèse son propre poids sans étouffer les autres, comme une composante essentielle à la représentation qu'elle sculpte.




En cinq titres d'une générosité époustouflante, le talentueux Stormhaven domine très largement son propos, sans être démonstratif, ni brouillon, ni prétentieux. La fluidité est son grand art et lui confère une envergure à part. On sent une forte exigence de restituer à sa patience la maturité de composition nécessaire pour célébrer son envergure, afin de rendre à son art la discipline musicale qui en forge la force, la grandeur.

Ce groupe conte une histoire, vous embarque dans son royaume, il partage l'intimité de son art en y restituant toute l'amplitude, la teneur, ce qui souligne ce que disait Paul Klee dans son journal : “Au-dedans de moi ondule, certainement, une mer, parce que je suis sensible. L'irrémédiable, c'est de ressentir de telle sorte qu'à toutes les extrémités règne la tempête et nulle part un maître qui commande au chaos.”

Un disque qui va vous clouer sur place !


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samedi, juin 10 2017

CJ RAMONE – American Beauty


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Hey petit, oui toi qui te colle un shirt des Ramones de H&M sur le poitrail, sais-tu que CJ Ramone vient de sortir un nouvel album ? Nann ?!? Et bien ma couille il est temps pour toi de te lubrifier l’occiput avec cette gomme punk’n’roll, parce que tu constateras que ta vie changera dans ta tête du tout au tout de manière limpide, et qu’à la place de l’apparence de tes fringues tu auras le fond nécessaire pour être cool.

Bref, quel est le changement opéré chez CJ pour cet opus ?

Nada, du moins pas grand-chose. Le gars balance son punk ramonesque, mais avec tout ce qu’il faut de nécessaire, l’envie, l’intensité, la collitude et l’énergie conforme pour en être TOTALEMENT SOUS LE CHARME !!! Là est l’essentiel, parce que l’on va à l’essence même de la composition simple, efficace, qui file direct, parce que ce sont des mélodies qui apportent du baume au cœur, et celui du Tigre dans la culotte.

La pop punk, le punk à roulette, la guimauve poppy, bref tous les bombecs des 30 dernières années n’auront jamais cette souplesse chewing-gumesque dont les fondations remontent aux sixties, et qui demeurent le point d’ancrage de CJ Ramone, et de sa quête à pérenniser l’œuvre élastique des Ramones, Johnny Spirit.

Pour ce qui concerne la légère variation, il y a donc un melting-pot punk rock americana, allant des Ramones à R.E.M, mais aussi un hommage à Tommy Ramone, un duo avec Kate Eldridge de Big Eyes, et pour l’épauler il y a le bassiste et le guitariste Steve Soto Dan Root de The Adolescents et le batteur Pete Sosa des Street Dogs. Autant te dire que ça file dans toute la beauté Américouaine.

Un grand merci à l’Xtremefest pour l’avoir programmé dans l’édition de 2016, c’était aussi fun que cool en live, vraiment.


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mardi, juin 6 2017

Encycløpédie Müsicåle, T comme...

...The Trashmen : Techniciens de surface aqueuse en surf-müsic, et passionnés d'ornithologie.




vendredi, juin 2 2017

Encycløpédie Müsicåle, A comme...


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Air Guitar : Né sous la coupe des psychotropes par des personnes trop fainéantes pour étudier une leçon de guitare sommaire. Cette pratique extravagante réside dans l'aspect d'un mime complètement grotesque, simulant la gestuelle du guitariste comme le concrétise un unijambiste dansant le tango avec une manchote.




lundi, mai 29 2017

BURNING HEADS – KXLU LIVE 1999


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Après la sortie en 1999 sur le label Epitah ( label mythique du punk rock américouain) de leur cinquième brûlot « Escape » enregistré à Seattle par Jack Endino, les orléanais enregistrent un live pied au plancher dans les studios de la radio KXLU pendant l 'émission Music For Nimrods du DJ Reverend Dan.

Il sort enfin en 2017 par le biais du label Nineteen Something.

Si vous n'avez jamais éjaculés/mouillées la culotte et vous défoncer la nuque en même temps, dîtes-vous bien que vous avez la possibilité d'accomplir ce rite de passage en découvrant ce live bordeline.

C'est joué par le plus grand frère rock de l'hexagone pendant le sacre de son age d'or à 200 km/heure, avec cette hargne caractéristique et un angle d'attaque inébranlable. L'exécution du live est aussi bravache que devant un peloton de la mort.

Le groupe a jeté à la gueule de la jeunesse ricaine l'éclat de son inexpugnable hardcore-punk et la vertigineuse urgence de sa criante vérité : Burning Heads joue vite, fort, avec un putain de crossover räw-punck'n'ReaggaeCore bastards.

Un disque qui va vous dépoussiérer la gorge jusqu'à vos poils du cul, oOoOoouchhhhhhhhhhhhh !


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