WALLABIRZINE

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mardi, mai 22 2018

Encycløpédie Müsicåle, Tw comme...

Twist : Musique à l'initiative du métier de kinésithérapeute, causé par la dislocation consécutive des hanches et des genoux des participants à sa danse éponyme.


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vendredi, mai 18 2018

FU MANCHU – Clone of The Universe


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Dis le toi une bonne fois pour toute petit scarabée, fondée en 1987, la maison artisanale Fu Manchu c’est trente ans de carrière sur tatamis sonique, pour douze albums studio.

Depuis cette date, le groupe a toujours sculpté dans une matière première de qualité la noblesse d’un art musical Stoner/Rock psychédélique 70’s & 90’s, avec des vapeurs bluesy remplies de fougue vibratoire groOovy et d’énergie cosmique, pour une friture magique de Fuzz et de tempos à la gracieuse lourdeur.

Diantre t'exclames-tu tout étourdi.e ! Mais attends, plus punk que Queens Of The Stone Age, davantage heavy que Kyuss, bizarrement on ne peut pas dire pour autant que le groupe ait brillé dans le peloton de tête de la vague stoner. Pourtant les Californiens possèdent cette spécificité géographique comme apport singulier à une musique ensoleillée de torpeur et d’énergie revigorante. Apparemment ce n'était pas suffisant...

Avec le recul nécessaire sur leur discographie émérite et sur l'ensemble des sorties stoner, ce disque fait du bien pour l’épaisseur de son contraste, la dynamique transitoire qu’il apporte avec style et panache. On s’éloigne ainsi de cette symptomatique fabrication de disque similaire aux riffs usités jusqu’à en vomir d’analogie. Sans non plus être transgenre, le groupe se fait entreprenant et luxuriant, alors quoi de mieux pour poursuivre l’aventure stonique hein ? C'est vrai quoi, comme dit Baloo Il en faut peu pour être heureux. Parce que « Clone of The Universe » fait acte de mutation avec sept morceaux scindés en deux parties entre claque et caresse. Mmmmmmhhhh dude !!

Le quatuor toujours aussi marabouté de rythmique catchy utilise sa forte coloration heAvy-pünk en intensité active tout d’abord, afin de perpétuer par la suite son sens du groove rossant sans atour des solos wah-wahesque, et tout en développant des textures fuzziques à souhait. Puis les Californiens se font plus disparates et bilieux dans la seconde partie, en ralentissant le tempo de prime abord, posant la lourdeur de la basse, pour faire venir le morceau dans un bain de flanger tourmenté.

Un final de 18 minutes pour le gargantuesque instrumental « Il Mostro Atomico » avec la participation d’Alex Lifeson du groupe Rush, exonère de tout propos quant à la qualité hautement diluvienne et sonique du culte stonien que l’on voue à Fu Manchu, et qui n'a rien à voir avec la présence d'un membre de Rush, il était important de le préciser.


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lundi, mai 14 2018

Encycløpédie Müsicåle, S comme...

Saxophone : Tuyau coudé qui gémit de successives lamentations, souvent gluantes, et qui aura surtout permis à Gérard de niquer Brigitte contre la porte de la mère Durand à la fête du village pendant le slow « Un soir de pluie » de Blues Trottoir.


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jeudi, mai 10 2018

DEATHCULT – Cult Ot The Goat


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Une fratrie de Norvège est revenue des limbes depuis son unique opus dégrossi sous la ceinture à balle avec Cult of the Dragon en 2007, et une démo auto-produite Cruel Rehearsals en 2006. Pour rappel, Deathcult est un projet initié en 2006 par Thurzur et Skagg de Gaahlskag mais également par le tristement célèbre Hoest, membre fondateur de la formation norvégienne culte Taake.

Baptisé par maître cornu himself, ce "Cult of the Goat" a été enregistré au Grieghallen Studios par le légendaire Eirik “Pytten” Hundvin, il est sorti via Soulseller Records. Outre le groupe, en guest il y a Attila Csihar de Mayhem prêtant sa voix d’outre-tombe, Gjermund Fredheim, guitariste d’Orkan qui s’est afféré à la guitare/sitar/guitare baroque, Dirge Rep (ex-Gehenna, Nordjevel, Aura Noir) pour les paroles, ainsi que Carmen Boveda et Gøril Skeie Sunde pour le violoncelle.

Quarante minutes de black metäl en adoration à Satan à la manière démodée avec haine et blasphème, forcément il y a du Mercyful Fate et du Darkthrone dans ces cris stridents poussant à l'agonie. L'opus est bien charpentée dans sa robustesse, structurée dans sa puissance, cette musicalité brute pour la pureté de sa crudité rétro offre aux auditeurs modernes du metal un album varié, surprenant, sans vraiment l’être fondamentalement.

Les orchestrations apportent une réelle dimension outrecuidante à cet album, puisque la variété instrumentale déjoue la monotonie, amplifie l’approche moderne sans se départir de son côté vintage. Les atmosphères de métal noir mélodique propulsent la cadence martiale où se forment les paysages sonores des immolations soniques. On y entend la froideur gothique tout autant que la chaude bestialité du black des 90’s, le post-metAl 2.0, le psychédélisme raffinée du Hard-rock à Led Zep.

Dans cette fable sonique de la chèvre et du bouc émissaire, les cornes font feu de tout bois pour ce culte mortuaire, surtout que Deathcult est une vieille brebis galeuse qui suit avec ostentation le dicton Belge " Plus vieux est le bouc, plus dure est sa corne."


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mardi, mai 8 2018

KING KONG BLUES – Make Rock'n'Roll Great Again


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Ils s'appellent King Kong Blues et font du rock'n'roll. Un batteur, deux guitaristes, point.

Un bassiste ? Un claviériste ? Ou pire un saxophoniste ? Mais naaaaaaaaaaan ! T'es pas fada, ça grille du riff comme on écrase un clope avec énervement. Il y a une électrisation rock'n'roll chez ce trio très forte, capable de venir catapulter le blues cradingue avec effervescence contre l'ivresse sombre d'un Bashung même parfois. C'est d'autant plus rare si ces temps-ci, alors c'est vraiment cool de ressentir le fumet du rocker Strasbourgeois, surtout avec cette ambivalence sèche, ce goût de pizza...

Y a aussi un lien prolétaire à parler le langage de la rue sans mépris, et avec une once d'insolence à la Trust, ce qui ne fait qu'ajouter de la vigueur à l'ensemble. D'ailleurs parfois aussi on est pas loin du hard rock. En fait on est dans un mélange qui fout un coup de starter dans le carburateur, dans cet aqueduc sonique fleshtonien qui dégorge les tripes et se soigne chez Dr Feelgood.

Ce qui est certain c'est que c'est pas du boogie-woogie, c'est trop sec et turgescent même pour se tripatouiller la nouille pépère. Non vraiment ça pègue au corps comme si The Jerry Spider Gang et l'agitation élancée du Jon Spencer Blues Explosion avaient pris bloc. Mélodiquement on sent une urgence idolâtre à manier le rock Hi-energy dans le limon bluesy raw'n'roll.

Gilou le batteur et Gino un des guitaristes jouaient dans Orange Macadam, puis Alex qui avait fait ses armes dans les Caraks ( du punk-rock très marqué Clash et Ramones) a scellé le trio. Make Rock'n'Roll Great Again est leur premier opus produit par Martin Guevara (Capsula) dans son studio de Bilbao, le groupe a par ailleurs un premier E.P éponyme 6 titres à son actif.

On sent de suite la transpiration sur les amplis, forcément KKB est une bête en concert et tourne depuis 2015 dans l'hexagone et en Espagne, Belgique/Hollande, il a ouvert pour les Fleshtones, Powersolo, Météors, Black Diamond Heavies, les Wampas. Le chant est en français, anglais, espagnol, ouaie encore un truc de mélange, ça te file la gueule de bois, et sans ce goût frelaté qui toise un style avec caricature. C'est grisant, car cela vient très certainement du rock alternatif des 80's tout cela, et de Chuck Berry leurs influences...Alors forcément à la fin on voit décoller des Soucoupes Violentes, ou apparaître le King Kong, the Beast.


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Si le nombrilisme ethnocentrique de la variété française est le gaz moutarde permanent qui n’admet pas la propagation du rock dans l’hexagone, KKB tout en venant de racine très classiques, fait un truc à part, complètement revisité pour une interprétation bariolée.

King Kong Blues caresse le rock comme le King Kong de 1933 la blonde Ann Darrow (l'actrice Fay Wray), ou pour user de la métaphore rockienne, c'est comme si Bob Log III avait chopé une Cramps en regardant Johnny Thunders, alors ce trio fracasse : « Je vous dis qu'il y a quelque chose derrière ce mur que l'homme blanc n'a jamais vu… »




dimanche, mai 6 2018

TURNSTILE – Time & Space


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Turnstile est reconnu pour sa fusion hardcore des nineties dans le microcosme du HxC, depuis son éclosion et sa signature dans l'émulation musicale du groupe Universal, Roadrunner Records espère un retour sur investissement correspondant à un taux de progression de 2,5%. Est ce que le groupe va tromper pour autant son monde dans la volubilité musicale ?

En guise de réponse concise les amerloques turnstilisent leurs nouvelles compositions d'une robe 90's, ainsi les couleurs chamarrées ondoient sous le charme coloré du pessimisme grungien et du punk indé.

Passionnant pour sa qualité polymorphe, les coreux vont encore détester ce groupe qui crossovise pour fixer des compositions kaléidoscopiques sur le mur des lamentations orthodoxes, et en libérer l’interaction passionnelle. De ce fait il y a une diversité du sens des ellipses soniques, un choquant sens de la contorsion.

Les kids de Baltimore jouent à saute mouton noir avec l'énergie de Bad Brains, l'émotion de Snapcase et concocte un HxC hybride avec des sons plus variés, une prise de risques plus marquée et une musique plusaudible.

Du relief et de l'éclat, de l'éclatement multiforme, protéiforme même, branché dans la prise de Beck aka The Breeders en saine Jane's Addiction, brossé dans le sens du poil déjantée de Blur, il n'y a aucune cohérence artistique, aucune cohésion, tout va dans tous les sens sans jamais se prendre au sérieux.

On se connecte à une basse tout en groOve, dévoyant la part mélodique de son gouffre à émotion, tout à une rythmique lourde déposant des variations et des breaks mid-tempo. Les vocaux débridés alternent souplesse et rugosité, et si le riffing est basique, il est sous-couvert d'une approche reverbétique et maelstromesque. Cette élasticité pop distille électricité cheap pour repeindre la tête à l'acide.

Ici pas de fioritures, juste de l’énergie brute, et juste ce qu’il faut de sens mélodique pour que ce soit bien plus puissant que n’importe quel brûlot punk. C'est un album de rockcore lourd et efficace avec lequel on n'a pas fini d'ébouriffer le cyclone à délire avec cette surdose de désinvolture décalée.

Ce deuxième album mouve un précaire de contrastes stylistiques avec un sens de l'économie du langage que son aspect brut confine à une ascèse trippante. De tels arguments m’avaient ébranlé sans m’avoir jamais convaincu en première écoute. Je ne trouvais de réponse tout en sachant qu’il devait y en avoir une pour répondre à mon cœur. Mais à partir de la seconde écoute, là mes enfants ça a twisté sévère de la saccharose lourde et acide, diligemment digéré par la Génération Y dans sa nutrition fourre-tout discographique.

Un disque qui sans t'en douter une seconde, jeune, va te péter à la gueule, mais oui ce groupe est fun !


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vendredi, mai 4 2018

L'aventure de l’ordinaire dans le vidéogame

C'était une soirée placée sous le signe numérologie du 3, avec trois groupes en formation trio pour une trinité idoine au proverbe jamais deux sans trois.


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Autre sujet et plus délicat dont ce webzine a dû en faire le constat, puisque au vu de la passion que nourrisse la plupart des gens pour la lecture, le WallaBirZine vous propose la vision de plusieurs vidéos relatant des entretiens et la soirée du 14 Avril 2018 organisée par La Lune Derrière La Grange au Bar O Mètre à Castres, afin de permettre une lecture aussi facile à ingurgiter que de la junk-food.

Vous aviez eu l’opportunité d'une première vidéo énigmatique bidouillée avec la spontanéité d'une équipée sauvage. Nous vous offrons une série de quatre ITW digne d'un reportage de Cousteau, oui en immersion totale dans les bas-fonds, puis sans tuba et sans masque en plus, c'est dire si l'apnégation dont nous avons pour la discipline underground ne souffre d’aucune contestation. On remercie chaleureusement tous les groupes et l'Assos de La Lune.


# LA LUNE DERRIERE LES GRANGES

Ne jamais promettre la Lune est une contrevérité à Castres, la preuve en est que depuis que l'association La Lune Derrière Les Granges promeut la culture sous toutes ces formes, la fée électrique est revenue dans la montagne noire afin d'hérisser les poils du pubis, foutre du plomb riffique dans les bars, et frictionner l'imagination de chacun.

Si chacun de nous est une lune avec une face cachée que personne ne voit, le WallaBirZine a décidé de mettre en lumière cette association à travers son guide spirituel. Ahhh oui, et puis n'oublies surtout pas que si tu vises la pleine Lune, derrière tu atteins les étoiles.



# Enlòc

Des groupes de punk rock qui défendent les minorités silencieuses c'est assez répandu, et Enlòc en fait intégralement partie, par contre il n'exclue pas la langue Occitane, et ça c'est peu commun finalement. Les gaziers viennent de l'Aveyron, un terroir roquefortant le monde avec le meilleur fromage moisi de la planète. Le chant est en français, anglais, occitan, et la zique un mélange de Nofx et Charlie Fiasco. Ah! et ouaie, chose vitale il n'y a pas de biniou !

Depuis le 1er janvier 2016 la carte reconfigurée des régions  forme pour le cas de l’Occitanie une réplique parfaite de l'époque Cathare, tu en viens à te demander si il était bien nécessaire à Simon De Monfort une telle débauche de massacre pour revenir ainsi ? Combatif, Enlòc a fourni un set avec la sève pugnace que l'on pratique pendant la castagne, il a ouvert le bal populaire et aussi l'interview des orchestres du soir. Comme avec tous les autres groupes la rencontre c'est passée tranquillement, on a tcharé/discuté à la coOol, ba pla !

Un truc vraiment fun c'est que le groupe finit son concert avec un rock psyché et du coup tu es réellement pris au dépourvu. Par la suite j'ai demandé si c'était une nouvelle orientation musicale, en fait il cherchait quelque chose pour conclure de différent et l'effet aussi surprenant qu'il apparaît s'intègre parfaitement. Du zouk ? Non là mec t'exagères...

Autre chose, j'avais oublié de mettre en propos un sujet qui m’est apparu important, du coup on l'a fait en fin de soirée. Parce que du parla patois de Massilia pour les amateurs de pastissade au poulet basquaise d'Eskorbuto à Kortatu et Negu Gorriak, il y a une question outrecuidante sur la représentativité du langage via le côté régionaliste, autonome, indépendantiste, nationaliste. Enfin tu vois le bordel c’est comme la guerre au proche orient, une difficulté à exhorter chaque différence d'appréciation sans faire d’amalgame.




# Ben & Fist

Dans la carabistouille jupitérienne actuelle, un groupe comme Ben & Fist évoque une soirée étape dans le gîte rural de la Fistinière pour celui qui est en marche dans la profondeur de sa destinée, hors il n'en est rien, du moins pas à ma connaissance. Les trois mousquetaires du punk rock sont deux gascons, l'autre avec son jeu de main est batteur Toulousain. Voilà pour une présentation sommaire, car ils étaient déjà venus jouer des coudes dans le Bar O mètre le 30 septembre 2017, pile une semaine avant la sortie de l'opus Au pire, on se sera bien marré, à ranger entre le premier E.P de Jean Louis Murat « Suicidez-vous le peuple est mort » et le 17,5cm « La Salsa Du démon » de l’orchestre du Splendid.

Derrière ce second album emprunt d'une sagesse désinvolte, se trouve néanmoins la pensée positive, devenue à la mode ces derniers temps. Ce précepte permet à chacun de prendre référence sur ce qu’il convient d’adopter en toute situation, et avec le sourire qui plus est. Dans le sud nous avons aussi une citation référence pour prendre les choses en main, dans une attitude foncièrement positive et lors d'événements fortuits tels qu’ils se présentent. Mais à la place du keep calm anglo-saxon un peu rêche, nous avons un ‘’Va chier à la vigne’’ un tantinet plus explicite. C'est avec cet état d'esprit propre à la sudisterie profonde que nous avons retrouvé Ben & Fist, aussi jovial en interview que pendant leur concert. Le trio, outre sa pugnacité à travers ses titres d'une plasticité mélodique fantastique, nous a offert une cover de Nofx Juice Head (merci Vincent), devenu selon la traduction littérale propre à l'Auscitain cul sec , mais sans le délire à la Licence IV tout de même. Le trio s'appliquera sans détour à donner autant de décontraction que de couillardise à son concert, et tout ceci en prônant leur fameux sens déprestif, dont vous aurez pris connaissance avec la limpidité d'une canette de 33 export vide lors de l'itw qui suit...




# Guerilla Poubelle

On aura beau foutre le feu à une benne à déchet pour protester contre un système vicié par essence, il ne se passera rien de plus qu'une odeur de plastique cramé et un enfumage métaphorique concret. Pour assouvir votre amertume je ne saurais trop vous conseiller le support de Guerilla Poubelle toutefois.

Le groupe revenait de Toulon. Il avait dû faire un détour par Nîmes pour l'achat d'une tête d'ampli basse neuve, et poser l'ancienne à Montpellier. C'était la dernière interview à réaliser sur la terrasse du Bar O Mètre. Il faisait un froid de gueux saperlipopette, le pire c'est que le lendemain j'étais en tenue réglementaire printanière short/t-shirt.

L'attrait émancipateur que procure un concert de punk rock se teinte d'une ardeur légitime pour que l'énergie circule, mais aussi et comme l'a si bien remarqué Till, le guitariste/chanteur, d'une sorte d'intrusion pour ceux et celles qui vivent cette énergie d'une façon différente. Ce point d'attention est significatif de l'approche punk rock de Guerilla Poubelle, tout droit venu de cet ancrage humaniste sur celui/celle dont le repli, la timidité, l'invisibilité l’éloigne un temps de cette vie imposée en perpétuelle compétition. Sans que cela soit vu d'une manière moralisatrice, le groupe évoque pleinement cette souffrance sourde qui n'a plus écho dans le dépotoir énigmatique de cette guerre sans fin contre la connerie universelle.

Juste avant que les orchestres aillent se restaurer, Guerilla Poubelle est donc passé à table pour le WBZ, tout aussi décontracté que les gaziers du sud-ouest, avec Till et son chat enroué dans la gorge, le batteur Paul Péchenart, qui a un homonyme, son père, lequel en 1973 a monté les Dogs avec Dominique Laboubée, Michel Gross et François Camuzeaux, puis enfin le spontané Anthony Sanchis, qui ne pouvait se douter une seconde que la tête d'ampli neuve ne teindrait pas le choc absorbé par l’effervescence Castraise.




jeudi, mai 3 2018

Encycløpédie Müsicåle, C comme...

Country : Musique responsable de la bestialité du camionneur américouain loin de sa femme et de sa progéniture, qui retrouve dans ce chant en canard et dans les trémolos de la pedal steel guitar, un écho existentiel à base de tex mex graisseux et de régionalisme oldschool.


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lundi, avril 30 2018

IMPUREZA – La Caida De Tonatiuh


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Les gypsies Kings du Death metOl reviennent hanter les précipices deathaliques avec un album somptueux.

Formé en 2004 par Lionel Cano Muñoz (Lionelito) et après la révélation d’un premier, « La Iglesia del odio », ce second opus respecte les racines du groupe, pionner d'un genre novateur technico brutal flamencö Death.

Impureza banderille avec incantation des interludes hispanisants avec des guitares acoustiques pour contraster avec une musique autant grandiose que brutale. Côté technique froide et épique c'est Nile avec un univers grandiloquent, lourd, et foncièrement brutal. Pour le death c’est Suffocation spirit.

Le groupe a poussé sa musicalité ibérique dans la veine historique pour cet opus et l’on écoute religieusement cette narration teintée d’hémoglobine sud-américaine. On peut le mettre en liaison avec le film « Apocalypto » de Mel Gibson, tant la barbarie, la liberté primitive trouvent ici un contrepoint élégiaque à cette œuvre.

C’est très copieux, cela n’empêche nullement d’être possédé d’une fluidité extraordinaire pour y serpenter dedans, et à un transgenre sonique d’advenir en épiphénomène.

Cet album possède quelque chose d’étrange, dans le sens où il a une singularité hors norme par rapport au style musical initial et de sa référence nord-américaine, et à la fois la liberté d’exprimer un côté très hispanique qui ressort comme une nouveauté. Et c’est bien avec ce vent de fraîcheur que l’on se sait contaminé et bouleversé. Par contre musicalement on n’est pas du tout dans le crossover Brésilien de Cavalera Conspiracy. De ce point de vue-là, on est plus du côté Argentin/espagnol avec l’allégresse hispanique et son effroyable nécessité sanguinaire, et de la partie andine versus inca.

L'album a été produit et enregistré par Sylvain Biguet (Klone, Trepalium) et mastérisé par le vainqueur de trois Grammy Awards, Bob Katz qui réussit à mixer les sonorités agressives du brutal death à la beauté du flamenco traditionnel. De plus les parties growlées sont en espagnol et le soliste tel un matador exécute une maestria de solos avec une grâce absolue.


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samedi, avril 28 2018

GURA – Caligura


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Les fils prodigues des Stooges rentrent tout juste de Mercure pour vous faire rôtir les cages à miel dans l’avènement gluant de ce « Caligura » fort jouissif.

Si vous avez la préciosité mélomane de récurer au quotidien votre encéphale avec un papier de verre de qualité noisy et sludge, il ne vous saura pas anodin de vous munir d'un tulle gras de circonstance pour essuyer le salpêtre explosif de cet alboOoüm tonitruant.

Depuis 2004 à Gand,  ville belge néerlandophone, située en Région flamande au confluent de la Lys et de l'Escaut de Frida la blonde...Gura manifeste une envie indécrottable de jouer avec la boue et la suie. Le groupe a sculpté des formes neurasthéniques de combustions dont la mue depuis 2015 avec l'arrivée d'un saxophoniste, vient à point nommer un style d'expérimentation sonique assez torride pour vous en jaser la libation.

Dès la première effraction de mesure on déboutonne son froc et laisse aérer la toison pubienne car on sait intuitivement que cette indolente errance de free-sludge accole une descente des profondeurs de doom cosmique. Diantre nous y sommes, ben oauie à la convergence de notre voie lactée, à ce point de rendez-vous de tous les fêlés de la planète qui ont cette sublimation existentialiste de vénérer l’outrage et la désinvolture, avec une violence de l'acte et la beauté du geste fou.

Tu ne vois toujours pas de quoi je parle et où je veux que tu ailles hein ? Dis toi que l'absurdité des contrastes adhère à l'hystérie collective dans ce disque. Donc forcement que ce groupe a pioché sans vergogne dans la discothèque de leur parenté ces disques dégoulinants de stupre sonique que les sixties/seventies en avaient régurgité la convection libertaire en mélangeant autant de drogue qu'il existait à cette époque précise. Ainsi la basse tombe le masque de plomb dans la lave volcanique d'un surréalisme du trouble, le saxophone dégueule des morceaux entiers de stridences saxo-cacophoniques, oui bon et ben allez Zu quoi....La batterie poignarde une marée de toms et de cymbales dadaïstes, le hurleur vomit du sang vocal dans le mélange d'une poésie de beatnik au point que l'on en perd son Fluxus !

Il est vrai que cette façon d'empiler des strates musicales en cube du vorticisme est habituelle pour le fan de Stromae !?! Mais selon la défiance universelle étrangère à sa zone de confort, je ne saurais que trop vous conseiller de suspendre vos doutes et mépris au croc de boucher de Leatheface et d'aller vagabonder dans le nectar outrecuidant de cet opus. Tant la pesanteur d'un Down sous acide y cloque d'indépendance, que les extravagances d'un Primus au haschich acétifie les thèmes progressifs, que le rock à moustache de Franck Zappa se bourre d'une toison de souffre sonique visqueuse, pour que l'acid rock frappadingue d'Amon Düül II en intensifie l'effervescence attraction.

Dans la passion fulgurante que la vie apporte à chaque écoute d'un Gråäl audacieux et jubilatoire il y a des instants de doute et de folie que l’usage de la musique réussit à adoucir quand la tempête s’immole dans la pureté d’une eau qui en éteint l’incendiaire. C’est avec ces moments de soulagement que la vie d’un mélomane se trouble à l’ordre divin de l’existence musicale, juste avant d’être à nouveau terrassé sur place par la puissance de feu d’une autre musique aussi sauvage que le plus terrifiant des orages d’été. Cet album possède la foudre bestiale d’une sauvagerie orageuse dont le rock en est le plus primitif émissaire.

Veuillez à cet effet édifier rite, statue et plus si affinité, parce que cet album foudroie avec l'impétuosité menaçante de déraciner vos idoles. Ceci fait acte de fulgurance, mais ne vous y trompez pas dans quelques temps, la coutume de son écoute altérera une routine qui en étouffera le brasier, et alors ainsi ce totem s’oubliera, comme tant d’autres. Pourtant après bien des années de silence il ressortira fétiche, s’entichant d’une aura que les nouvelles générations consentiront pour s’agenouiller à son illumination. C’est à partir de cela que cet opus peut prétendre à sa prestance avant-gardiste et rejoindre le panthéon des œuvres de méditation lumineuse, car « Caligura » est un opus comme « Metal Machine Music » et le « Fun House » traversés de fulgurance de gravitation noire schizophrénique.


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mardi, avril 24 2018

UNE NUIT EN ENFER XIII


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C'est une maîtresse d'école qui demande aux enfants de se présenter.

- Albert, qu'est ce que qu'elle fait ta maman ?

- Ma maman, elle est puéricultrice.

- Très bien. Et toi, Patrick, que fait ta maman ?

- Ma maman, elle est morte.

- Oh, pardon, mais je... je voulais dire, que faisait-elle avant ?

- Avant, elle faisait AAR...ARHHH ARGGHH.



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Mettre en lumière toute la poésie noire de cette soirée, méritait amplement de glisser le verbe dans une plaisanterie de mauvais goût. Enfin, mauvais goût..Tout est relatif, chacun sait que je suis hors d’état de nuire au bien savoir depuis fort longtemps, et que mes camarades de corps pour l'annihilation sauvage présent à St Sulpice, connaissent exactement l'incompréhension qu'attise en biais le fan d'Eddy De Preto, si il assistait à ce genre de cérémonie œcuménique salement mortelle. Parce que pendant cette fameuse nuit du 21 Avril le verrou de l'enfer a sauté, et c'était à la vie à la mort pour le death metAl le plus saillant, putride et ostentatoire qui soit.

On doit remercier pour cela en premier lieu l’organisation générale de l'association Profusion, tous les bénévoles, et tout particulièrement Loran organisateur et leader du groupe de black death Necrocult.

Ainsi les soutenir correctement et pourquoi pas les amener au niveau supérieur me semble être la moindre des choses, pour que la quatorzième édition advienne une référence pour ce genre d'exhibition bestiale. Alors abstiens-toi de creuser la poussière en essayant de trouver ta place alors que chaque seconde qui passe est enlevé à ton crédit de vie, mais sacre l'homme qui t'épargnera la souffrance des pierres dans la pureté diluvienne et maudite du Deåth Metäl.


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Le premier groupe a investir la scène avec un son de guitare pareil à des lames de rasoir ce fut IRON FLESH.

Crée en 2017 autour d'une solide réputation dans le milieu underground avec son instigateur Julien Helwin (Otargos, Mithras), l'homme fait partie des musiciens aux tribulations ordinaires chère au dévouement de la vérité deathalique. Il connaissait déjà la très bonne réputation d'Une Nuit En Enfer, puisque deux ans auparavant il était batteur pour le show d'Agressor.

Avec sa restauration d'exception, une ambiance saine et cool, une salle parfaite pour ce genre de rencontre, la soirée est magistrale. Sans compter sur un public de connaisseur, avide d'en prendre plein la gueule, sans avoir le côté blasé du citadin, sans parler d'un égocentrisme sur-dilaté et méprisant quand il en vient à snober le groupe sur scène, il n'y a rien de tout cela dans Une Nuit En Enfer (Peut-être un peu de surdité après une telle débauche de décibel maléfique, il faut bien le reconnaître). Cette date est donc à marquer dans vos agendas respectifs car il se passe quelque chose de spécial, déjà parce que ce genre d'affiche ne court pas les sentiers battus dans ce territoire agricole, et que l'esbroufe du frimeur, les poseurs adeptes du simulacre, et autres acabits dans la simulation n'ont guère de passion ici-bas.


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Mais ouaie, d'ailleurs hey, selon le modéré chanteur Maxime Le Forestier, qui n'était pas prédestiné à être garde-champêtre comme son nom pourrait l'affirmer, « Être né quelque part, pour celui qui est né c'est toujours un hasard ». Alors vivre dans un territoire excentré de l'agitation, dans cet ordinaire de  la décentralisation territoriale tel que le proclame le langage du communicant, n'est pas une tare, puisque la candeur d'assister à un événement reste toujours un événement d'exception.

Mais reprenons l’histoire...Le but de Julien Helwin était de créer un groupe de death metal oldschool, dans la veine des groupes des 90's et en esthète sonore des cimetières de Göteborg où l'on entend les ossements s'entrechoquer avec ostentation. Il occupe le poste de guitariste rythmique ( est gaucher comme Hendrix, Iommi, John McEnroe) et possède un chant rocailleux d'outre-tombe en plus d'un visage rappelant celui de Michael Hutchence le pendu d'INXS...The devil inside, The devil inside, Every single one of us the devil inside.

Leur premier EP « Worship The Necrogod » enregistré en mars 2017 au Heldscalla studio avait établi à la horde les fondements d'une déflagration sonore maléfique et dérangeante. Pour compléter le line-up Julien a été rejoint par Sylver à la guitare ( Death Lab, Agressor, Ad patres ) qui rassasie aussi parfois le chant avec un souffle fétide, Seb Lalanne à la basse (The Great Old Ones ) et Guilhem à la batterie ( Strynn, Allegiance ).


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Frileux au départ puis baignant dans son jus à coup de crépitations, accélérations et des breaks dévastateurs de death'n'roll munit de beaucoup d'atmosphères dans chaque titre, Iron Flesh a su trouver cette intensité des profondeurs qui soulignera une écriture musicale allant expurger le jus macabre. Allant des viscères à Death aux tendons d'Obituary, et jusqu'aux rognons d'Entombed, avec parfois une profondeur de doom munit d'un rythme plus lent, plus pesant et mélodique, capable de démontrer une noirceur bienfaitrice. Sans faire étalage d'un sens très expressif sur scène, Iron Flesh sculpta sa musique à travers une gamme de contraste, dont on en retrouve toute la dimension dans leur second EP "Scourge of Demonic incantation" sorti le 7 avril 2018 avec cinq nouveaux morceaux, chaudement recommandable. À la fin il y eut un clin d’œil thrashy avec la cover "Troops of doom" de Sepultura, qui scellera le set un peu sèchement il est vrai. Parfois le groupe reprend aussi « Zombie Ritual » de Death dans son set.

Quand on ouvre une scène, on peut se mettre à la place du groupe, se disant qu'il n'est pas attendu, et que le public n'est pas vraiment là pour lui, mais vaille que vaille, comme il a l'opportunité de jouer, et bien il donnera tout de son art. Iron Flesh a exactement fait cela. Même si je pense qu'il était attendu, et que le public pas encore échaudé par le houblon n'a pas manqué d'être rempli de cette putridité sonique saignante dont en très bon gourmet necromaniac il s'en est pourléché les cages à miel. Ce qui en soi correspond à cette citation de Michel Bakounine, et devrait être invoquée par tous les groupes qui se demandent encore une fois sur scène si cela en vaut encore la peine :

"Mieux vaut un instant de vie véritable que des années vécues dans un silence de mort." 


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Le 2ème band c'était FALL OF SERAPHS. Crée début 2014 des cendres encore fumantes d'Offending par son batteur Vincent. Le quintet de Chevanceaux composé d'ex Withdrawn, Ad Patres, Ossuaire, Acarus Sarcopt, Malhkebre manie aussi bien le Death Floridien avec un sens tabassé du tempo élevé et blasts ravageurs, que le VADER retro satanas Polonais.

F.O.S tabasse dans le sens du poil, c'est un fait, la rythmique s'est empressée de souder dans son ossuaire une stabilité musicale pour un death metal qui growl avec un groove putride vraiment coOol et profond. Ohéééééééééééééééééé,échoooooooooooooooo, mais c'est vrai fichtre on ne voit pas le fond ?!?

En Poitou Charente comme on dit, ça rentre de partout, et dans ce taux de pénétration active, le pit était en formation tas de pue gaulois et en mode de chauffe pogotomisé ( expression qui signifie se situer entre être lobotomisé et pratiquer le pogo).

Le groupe sait pour autant fluidifier les hostilités par une épaisseur de contraste thrashy, si, si. Justement pile dans ce mauvais esprit typique de Malevolent Creation, avec riffs speedés dans un fouillis macabre, descente lugubre avec le poids d'un corps mort impossible à remonter à la surface des ténèbres, en plus d'une densité dans l'accumulation des changements de fréquences soniques. Mais ouaie carrément dans ce désordre deathalique qui mène le corps et l'esprit dans une no-zone de survie permanente, surtout avec des superbes solis. Leur EP Destroyer Of Worlds en propage toute l'incantation dans une maestria à te vriller la tronche, ce qui t'oblige à foutre un genou à terre.


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Écharpant le fiel d'une ambiance acariâtre et ténébreusement furibarde proche du thrasheur punk, la peuplade dans le pit rougissait à vue d’œil dans sa sarabande endiablée. Les femelles se mêlaient à la mêlée dans un climat de camaraderie propre à l'ovalie, ou dans celle d'un suffocant atelier de découpe. Outre un set sans faille et sans une once de fléchissement de la part de F.O.S, le band s'est carrément foutu le public de son côté, et même avec une sonorisation un poil faiblarde, comme pour les premiers groupes au vue de celle de Mercyless en comparaison. D'ailleurs je regretterais toujours ce choix différentiel, parce que je conçois que chacun mérite la même qualité, c'est mon côté Lénine ça.

Visuellement le chanteur avec cartouchière et un shirt de King Diamond pour un des guitaristes, déjà ça impose un état d'esprit net et brutal. Puis le bassiste teigneux qui harangue la foule n'est pas pour déplaire non plus à cet esprit offensif qui pousse les combattants à se mettre une branlée dans les côtes flottantes, avec la joie virile du mâle contusionné dans les yeux d'une demoiselle éprise par une sorte de compassion grivoise.


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Troisième band à surgir d'outre-tombe, c'était RITUALIZATION et son sens des prouesses techniques.

Since in 2006, un trois titres K7 en 2007 "Rehearsal Tape 2007", "The Abduction Mass" rééditée en LP par Iron Bonehead avec la cover Black Messiah d'Archgoat Cover, un split avec Temple Of Baal, l’EP "Beyond the Shrines of Shattered Bones", puis l'opus "Sacraments to the Sons of the Abyss" en 2017 histoire de faire surgir de l'ordre un mélange thrash death black venimeux !


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Déjà venu en 2011 dans cette nuit en enfer Tarnaise, les bordelais ont blacklisté leur death dans cette fréquence morbide pas du tout sclérosé, surtout avec le chant caverneux de Messire Warchangel dont les yeux révulsés apposent une vision quelque peu démente au set. Entre charcuterie sonore et trépanation deathalique, mais ouaie c'était d'enfer. Bon un poil poussif parfois, mais il faut reconnaître la puissance explosive avec des riffs hypnotisant de ferveur brutale, apportant des biais cognitifs à un public groggy. C'était à la fois épais, féru d'électrochoc macabres, emplit de vociférations haineuses assoiffées de blasts, oui je pense que l'on peut noter des Orléanais sans faire la fine bouche le cul pincé par la démence, que la mention maître boucher artisan leur convient à merveille.


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Surtout avec cette forte inclusion dans les esgourdes à te foutre le tournis sans cesse. Et si par malheur vous aviez la vision écarquillée sur les doigts des musiciens vous en étiez hallucinés. D'ailleurs après un tel set tu peux être certain que pas un des musiciens à manche (inclus le bassiste) ne joueront à la veuve poignet, c'est impossible, les gars speedent le gourdin avec la dextérité d'un violoniste sous cocaïne les deux pieds dans un caveau poisseux.

Dans un style d'allitérations qui en deviennent très vite spectrales, de part l'afflux incessant de prendre dans l'occiput une effervescence d'acier trempé, Ritualization est un sulfureux rite en concert, c'est tendu quoi !


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Quatrième et dernier groupe, le clou du spectacle en sorte, et pas des moindres, je parle bien de celui qui te fixe à jamais sur l'incandescence de brûler sur le bûcher avec la puissance d'un rire infernal en guise de rédemption, était dû à l'envergure inexpugnable et corruptrice de MERCYLESS.


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Je fais partie de cette génération qui a connu Mercyless par le biais des albums « Cold » et « Sure To Be Pure », fondamentalement deux opus symptomatiques des 90's, et par extension, d'une époque où les changements rencontrés par le grunge avaient remanié l'évolution musicale de tous les musiciens. J'insiste sur ce fait car tous les musiciens de la fratrie metal ont connu ce changement et dû y faire face. Non pas pour survivre, mais poursuivre une maturation normale de tous musiciens et d'une époque, ou soit de stopper l'aventure puisque les goûts avaient diamétralement plongé dans l'obscurité le death, ou mettre sur pause comme ce fut le cas de Mercyless.


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Bien entendu la découverte postérieurement de leur death oldschool a su trouver chez moi les penchants caverneux émotifs dont témoigne tous fans de death pur et dur. Au point d'essayer d'approfondir le tombeau discographique sans cesse. Et ouaie j'avais bien un radio K7 pendant l'époque bénie des échanges de cassette, mais fallait-il encore obtenir l'adresse d'un gars de je ne sais d'où ? qui pourrait métamorphoser l'ignorance et le repli géographique vers l'ouverture de la boite à pandore. Mis à part la sodomie de se faire extorquer du fric sans jamais rien recevoir de comestible si ce n'est une K7 pirate d'un concert enregistré dans des chiottes publiques. J'ai mis fin assez tôt à cet illusion auditive pour me consacrer à la lapidation de l'argent de poche des pourboires fièrement obtenu pendant les bonnes œuvres de collaboration dans le restaurant de mes parents, afin de dégoter la purulence de disque via un disquaire généraliste de la ville la plus proche de mon bled. C'est là que tu peux rigoler en te bidonnant la ventrèche ami de Mulhouse. Quand je dis ville c'est un euphémisme pour ne pas à nouveau passer pour un bouseux de province. Bien entendu ce que l'on ne dit jamais c'est qu'il était très difficile jadis d'avoir des informations, des disques, d’assister à des concerts, et quand vous en aviez c'était trois plombes après la fin des hostilités publiques. La réactivité du web, l'approvisionnement, la découverte n'a rien avoir avec ce qu'on vécu tous les groupes initiaux.


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À ce propos, quand je suis arrivé dans la salle j'ai pris soin d'afficher le poster du livre « Enjoy The Violence » en plus de l'intitulé du 4ème de couv et du lien vers le site du livre (validé Jérémie). C'est un pavé conséquent et essentiel pour tous les mélomanes avides d'en apprendre toujours plus sur les strates diverses et variées des cultures alternatives. Le livre retrace tel une bible la cartographie caractéristique de l'essence de l'époque mi-80's/mi-90's de la scène hexagonale dans les domaines thrash/death. Bien entendu c'est chaudement recommandable, au point que vous pouvez l'acheter les yeux fermés et avec les mirettes bien ouvertes tel un.e noctambule lecteur/trice tellement vous allez adorer vivre/revivre l'intensité émergente d'un genre que le public d'Une Nuit En Enfer idolâtre, sacralise, raffole, vénère, excite...Jusqu'à plus soif...

...Plus soif ? Enfin si quand même au bout d'un moment les gars tombent comme des mouches tellement ils sont torchés, et quand je dis cela je sais que tu sais qui je vise pour avoir essayé de me traduire ta philosophie éthylique de haute volée, en mentionnant dans la même conversation le groupe Alsacien Crusher, les vertus de Lamartine, l'authenticité d'une kanterbräu et l'anarchie tout à la fois. Du moins c'est ce que j'ai crû comprendre dans le flot baveux des nombreuses ellipses choucroutales.

Du coup on reste du côté de l'est puisque à Mulhouse on ne joue pas que du blues, la preuve en est avec MERCYLESS, un des patriarches fier à bras d'une rotative inexpugnable de chaleur sonique et de beauté formelle pour un death ostensiblement envoûtant. Similaire à un bon vin de 31 ans d'age pour la teneur de sa maturité et de la pugnacité d'un Max Otero en diable (Leader charismatique du groupe).


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Le set fut sombre, comme LE métal noir précieux avec lequel on revient boire à la source cet élixir de jouvence d'une musique qui n'aura de cesse de pousser la violence au bout de la chaîne alimentaire. Dire que l'on a pris cher me semble aussi doux que l'excitation gastronomique de mon épouse devant l'arôme hindou d'un agneau rogan josh, alors que crénom d'un bouc on aura morflé les ténèbres avec tout l'aplomb d'une rythmique brutale à l'efficacité redoutable, avec des riffs rapides à la parenthèse épique et aiguisés à la bestialité séquentielle, puis sous le crépuscule renfort d'un chant guttural conçu par et pour le mal. C'est dans cette débauche de violence brute à la pureté démoniaque que la luminosité lugubre aux saignées tragiques démontrera toute la fulgurance de ce grand groupe, de sa dimension musicale qui ouvre les portes de la nécropole death, et de la musicalité nihiliste comme terre de contraste extrême, jusqu'à sa saveur impitoyable.

Le set était exigeant dans sa félicité de crypte, et irréprochable pour ne jouer à outrance la carte de la nostalgie. Mercyless a fait pleuvoir sur un pit furibard les catacombes deathaliques dans un règne autoritaire et à la fois magnanime. Bienheureux de faire trembler les murs et les corps dans le supplice délicieux d'une discographie purement excitante, le groupe nous a bouffés tel une crudité pendant un apéritif croque-morts. Les femelles levaient les poings vers les cieux putrides en guise de fraternité hurlante, pendant que la bave dégoulinante des jeunes hommes tombait à force de s'en foutre une pleine trempe, et en faisant remonter des enfers ce fumet qui pue la chaussette de vestiaire. Oui nous étions à une éternité des plastifications modernes d'auto-tune/pro-Tools ou Cubase & co qui dégueulent le même train-train musical. On était dans le vrai, exactement à cet endroit que maître cornu daigne venir y poser ses sabots afin d’échanger le sang avec ses semblables.

La vieille garde n'a rien perdue de sa gloire dans cette nuit où l'enfer avait pour thème principal la résurrection du corps musical de la faucheuse :

Away is the sun

Endless the night

Mankind's massacra

Intelligence is dead .......UHHHH !


Traduction littérale d'une treizième super nuit en enfer en somme !!


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dimanche, avril 22 2018

Encycløpédie Müsicåle, J comme...

...Jack : Câble électrique dont la première des facultés est de s'emmêler les uns dans les autres pour restreindre le groupe à jouer dans un périmètre très exiguë au fur et à mesure de la fabrication des nœuds.


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jeudi, avril 19 2018

WALLABIRZINE N°32


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"La danse est l'une des formes les plus parfaites de communication avec l'intelligence infinie." Paulo Coelho



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"Ce grand muet de temps nous vieillit en silence ; Et des jours débridés précipite la danse." Ovide



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"Il n'y a pas de danse sans que le diable y mette sa queue." Proverbe suédois



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L'intégralité de cette danse via le film "Le Tombeau Hindou" de Fritz Lang (1959).


Pour danser en lisant : WALLABIRZINE_N_32.pdf


mardi, avril 17 2018

Encycløpédie Müsicåle, D comme...


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Dick Dale : Surfer arabo-ricain de la 6 cordes subatomique pour une déferlante de vague sonique.




dimanche, avril 15 2018

HARM'S WAY – Posthuman


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Le bruit de fond que Harm's Way est parvenu à inoculer dans la lourdeur de son irrépressible HxC metål-indüs lors de ses albums antérieurs est désormais magnifier dans l'incandescent « Posthuman ».

Mais revenons d'abord au hardcore, style musical intransigeant, au point d'avoir affilié une cohorte de sous-genre et d'épineuse remise en question sociétale, alimentaire, et plus si votre loyauté est assez assujettie au gourou faisant office d'éveilleur de conscience. Depuis les 80's il a fallu avoir l'estomac d'aplomb pour digérer tout le panel exhaustif qui définit le HxC et le redéfinit sans cesse jusqu’à sa parodie. Pourtant l'intégrité incorruptible y règne avec droiture tant dans la posture que dans l'attitude. Ce qui fait foi et acte c'est les lyrics, la musique est l'énergie qui va canaliser l'ensemble, transporter l'énergie à tous les chakras-core disponibles.

Le hardcore a toujours eu un besoin irrépressible de leader, de type au charisme de sergent instructeur, de groupe ayant une influence primordiale au point de muter une vie vers la loyauté HxC.

Sans atteindre encore l'excellence, l'ascension mesurée d'Harm's Way est fulgurante et lui confère un taux suffisamment élevé  «d’alphaness»  pour parfaire sa domination.

Harm's Way a pris le poids fondamental pour ne plus être un rookie, il sait où il va, il a des valeurs solides, il connaît ses limites, sa force, et depuis il la renforce, il l'utilise à bon escient car il sait se dominer lui-même. Il met autant que possible sa personnalité en avant et ne fera pas le moindre effort pour paraître ce qu’il n’est pas. Il a compris qui il était depuis longtemps, et il a appris à tirer avantage de sa personnalité, ainsi il ne fait jamais semblant. Il possède cette aptitude à remodeler sans cesse sa musique, même si il a un sens du beatdown et des breakdowns conforment à la légion contemporaine.

D'ailleurs on en entend encore ce genre de structure leste à proprement dite sur ce disque, mais la lourdeur est différente, moins claustrophobe que leur antérieur opus « Rust », même si les chicagoans réitèrent les tournures électroniques du précédent opus, la variété structurelle abonde d'une évolution, d'une méthodologie pleine de rigueur brutale, aussi pessimiste dans la férocité guerrière 2.0 de sa guérilla froide.

Chaque titre épouse son contraste dans une sinuosité qui pousse à l'exaltation, augmente l'abrasion afin de bâtir un mur du son brut de décoffrage. À coup de hache raw il sculpte avec la flamme de sa radicalité chaque composition en une compression inaugurale de noirceur, emplissant l'espace sonique de toute son extension.

Posthuman n'est pas clivant, il cible comme un véritable réceptacle vers le transhumanisme HxC le plus explosif.


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jeudi, avril 12 2018

Une Nuit En Enfer XIII


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Une Nuit En Enfer c'est le 21 Avril à St Sulpice dans le Tarn (20mn de Toulouse), salle Renée Cassin avec :

Les monstrueux MERCYLESS

Les gargantuesques RITUALIZATION

Les fantasques FALL OF SERAPHS

Les indestructibles IRON FLESH


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Catacombe sonique, putréfaction musicale, explosion de décibel, violence graphique, growl et growl et ratatam, il s'ensuivra un super moment Deathalique avec lequel par ailleurs...




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mardi, avril 10 2018

ENJOY THE VIOLENCE


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En 1990 Depeche Mode new-wavemisait l'atmosphère avec son Enjoy The Silence, un an plus tard le groupe Massacra vociférait son Enjoy The Violence, Depuis ? Un livre qui fait référence à un passé dissolue mais inoubliable à jamais...

Ah?! Hééééééé ouaie mais Depeche Mode dans tout çà ?!? Chuuuuut, Le temps mûrit toute chose ; par le temps, toutes choses viennent en évidence ; le temps est père de la vérité. François Rabelais


Le livre Enjoy The Violence est une Histoire Orale des Origines de la Scène Thrash/Death en France”, écrit par Sam Guillerand (alias Nasty Samy membre de BZP, Demon vendetta, du zine EveryDay Is Like Sunday, etc...) et Jérémie Grima (Metal Bunker, Zone 52 fanzine,The Black Noodle Project) sorti chez Zone 52 Editions, avec la participation en co-édition de Metro Beach Books (Guillaume Gwardeath).

Le livre revient en détail sur un ensemble d'activistes, de groupes, et acteurs de l’époque ayant participé au microcosme thrash/death hexagonal dans la période mi 1980-mi 90. Narré sur le mode de « l’histoire orale » à travers des interviews-fleuves et inédites, l'ouvrage recueille l'originalité de ces années formatrices, sert de guide dans la profusion émancipatrice de cette perturbation sonique.

Pour en parler il faut remettre dans le contexte de l'époque, la page alors était blanche, et toutes ces personnes ont griffonné, raturé, écrit, défriché l'émergence de ce style et sous-style musical avec une franchise sans pareille, et seul contre tout/tous. Quoiqu'il en soit l'édifice est solide, la preuve on en parle encore...Ils reviennent ainsi libeller avec la même authenticité que jadis cette empreinte indélébile. Les auteurs ont laissé le soin à la liberté de parole de s'exprimer, le livre n'est donc pas une thèse, ni un matériau nostalgique que l'on brosse dans le sens du poil.

Unique livre pointu (vraiment saillant) qui traite de ce sujet précis au sein de l'hexagone, le travail est monumental, tant pour le foisonnement de parole qui s'y regroupe, pour l'archivage, le redécoupage des informations, le glanage, l'illustration de Christophe Moyen, et cet intérêt de stakhanoviste.

Faire vivre ces heures nébuleuses c'est permettre la filiation orale tel que les griots narrent à travers les ages, c'est remettre les pendules à l'heure du death/thrash oldschool aussi. Ce n'est pas figé une époque, mais lui rendre vie et corps. L'unique reproche c'est 450 pages format A4 et non 666, l'erreur de débutant c'est ballot ; )

Vous trouverez de plus amples informations si cela vous intéresse via une ITW des 2 co-auteurs sur le podcast Now It's Dark N° 67 ou Zone 52 spécial ''enjoy the violence''.


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Ainsi qu'à travers les magazines New Noise N°43, Metallian N°106, et une Itw de Jérémie Grima dans l'émission Killer On The Loose, ainsi que dans Metalnews.fr.


Un livre passionnant, fait par des passionnés pour des passionnés, et pas que...




dimanche, avril 8 2018

SOLUS – Satya Yuga


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Le rose vaporeux Floydien, le bleu hindou, l’orange de Led Zep, et toute une multitude de couleur psychédélique chère au seventies, voici ce qui ondoie dans cet ensemble de stonër-rOck flottant.

Depuis le temps que le stoner tourne autour du psychédélisme et de son stimulus Peace & Love, cela devait advenir, et bien s’est enfin réalisé, avec en sus une orientation vers la conviction védique.

C’est tout un accomplissement, et ce groupe dont la matière sonore épouse les formes de l’hindouisme et de son corollaire mystique en fabrique le macramé. L’apport d’instruments et d’instrumentations relatives à l’Inde est omniprésent et offre un envol lointain. Surtout avec des solos aériens sur une musique floue chère à Pink Floyd.


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Pour le côté mystique du stoner c’est sur la branche Led Zep que l’on en trouve la sarabande élégiaque. L’album dans son intégralité est vraiment bien construit, inspiré par des atmosphères sereines, empreint d’une aura illuminée sur des mélodies méditées et hypnotiques.

Le trio Solus rejoint cette cohorte de groupe ambiant/planant tel que Monkey 3, My Sleeping Karma c’est parfait pour une écoute en lotus.

Alors enivrez-vous d’effluves d’encens, pénétrez votre karma & enjoy your trip !


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vendredi, avril 6 2018

Vous en rêviez ?


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Nous l'avons fait : La chaîne WallaBirZine !



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Le monstre est lancé et à la demande générale il est sur FB !


mercredi, avril 4 2018

ECLOSS- Diluvienne


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En seulement trois titres, la lame a dégorgé une sanguinolente dépression de beauté sonique.

C'est un fait troublant mais on ne peut retenir les rênes de ce tourmenteur musical quant il terrasse la beauté du clair obscur, épouse une lente procession sonique à coup de rythmique cristalline, d'atmosphères étouffantes, de perturbations climatiques intenses, d'hurlements de peine déchirant la violence comme du papier glacé, surtout avec un sens du riffing cosmique parfait pour une texture sonore ondulante d'épique envoûtement.

Pour son premier opus le Parisien Ecloss donne vie à une vision céleste de l'obscurité.

Il se fraye un passage cafardeux et vénérien dans le corridor où l'amour et la mort échangent un baiser sulfureux sous un déluge mélancolique. Dans tous les contrastes il y a la noirceur crépusculaire en train de grouiller un expressionnisme lunaire, et une cold-ambiant aussi froide qu'un macchabée venant éclore sous la chaleur bestiale du sabbat noir.

Ce one-man band de blackgaze atmosphérique appose des climats lourds et sépulcral à sa douleur dionysiaque de confesseur misanthrope sous prozac.

C'est bercé dans l'effluve palliative des ténèbres que le nihilisme poétique de Thomas B transcende avec sa générosité pluridisciplinaire (chant, guitare, basse, orgue, piano, claviers) le chantre de la dualité, c'est en conférant la rudesse black et son pendant vaporeux dans un embrasement éblouissant qu'il enlace son impact sonique. Son exubérance enflammée charme autour de l'amour solitaire de la nuit, transit dans la beauté sauvage de l'introspection.

On s'enlave dans ces crescendos féeriques à faire vibrer votre élégant émoi, jusque dans le creux des vagues à l'âme pénétrantes. Rien n'est plus parfait que le lien magique qui tient le funambule au-dessus du vide existentiel, rien n'est plus mystérieux que la beauté Diluvienne de cet E.P. pour dur à cuire.


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