WALLABIRZINE

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mardi, mars 6 2018

WHITE WARD – Futility Report


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La scène ukrainienne bénéficie de groupe reconnue comme Astrofaes, Nokturnal Mortum ou Drudhk, ainsi White Ward originaire d'Odessa en prolonge l’insolente stature. Après 5 ans de demos, splits et EP, voici le premier album 6 titres pour 40 minutes de post-black avant-gardiste, parce qu’avec la présence d’un saxophone au sein de ce sextet on a franchi un cap, que dis-je une péninsule.

Soyons clair et sans méprise, ce disque n’est pas un enfumage, il crée une perturbation dont le trouble se dissipe tout aussi rapidement qu’un orage estival.

Par conséquent ce n’est pas du free jazz black metal, pas du tout, car il n’y a pas de free jazz. Un groupe comme Shining ( From °Norway°) dispose du free-jazz avec sa fusion sonique, mais pas White Ward.

Le groupe explore en progressiste les méandres de l’intensité du black metål. Sa mélancolie ambiante vient du post-black. White Ward se charge de bouleverser le style vers une mutation déjà entreprise depuis que le public black s’est élargi vers d’autres sphères stylistiques. Ainsi il ne fait que poursuivre l’évolution de la post-génération en intégrant les diverses variations tant au niveau des instruments que des atmØsphères. Par ce fait il ne sera guère surprenant pour un mélomane d’attiser sa curiosité avec un tel disque. De faire télescoper la maturation qu’il a intégrée dans les connexions de sa culture.



Des empreintes jazzy, oui il y a. L’on peut introduire cet aspect comme le groupe Morphine dans les 90’s et la lave des Stooges dans les 80’s. Le saxophone se fond dans les flammes et devient cette volute chaude, inhérente à la singularité du groupe. C’est véritablement un plus, cela métamorphose leur atmosphère, la musicalité, l’élément est très bien intégré, il lave par incandescence de son volcan sonique l’âpreté froide du black vers une musicalité bouillante et surtout douce. C’est certainement cette douceur que l’on entend souvent avec les groupes atmosphériques qui ici fait office d’apaisement. Par contre c’est très propre, surement trop pour les amateurs de raw et là c’est même certain, et également pour tous ceux dont le black est une amertume en bouche. Cet ajout est parfois aussi une union entre la partie vocale et le saxophone, alors pour l’image cela rappelle Jimi Hendrix et sa guitare si vous vous imaginez le délire. Mais le sax n’ingère pas la totalité de sa seule présence, cela reste du post-black ténébreux, avec cette capiteuse curiosité ineffable il est vrai.

On baigne avec Futility Report dans cette perdition éthérée de ces dernières années où Ulver nage en toute aise, d’ailleurs il y a une cover des Norvégiens, et dans le bouillonnement du spleen de Deafheaven.


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dimanche, mars 4 2018

XTREMEFEST 2018 ANNONCE FINALE


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Toujours sur le site de Cap Découverte et avec plein de nouvelles améliorations comme le festival en zguentensifie la donne et ne cesse d'en agrémenter la teneur à chaque édition, ça commencera dès le jeudi pour une soirée Warm Up gratuite, yesssssssssss papa !

Vendredi c'est chaud coco, Samedi c'est Carnaväl et Dimanche le jour du saigneur tu seras sur les rotules à baver d'extase.


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On ne le répétera jamais assez mais une fois encore l'affiche est hypra coOol & fun, reliant la sève de la torgnole sonique pour un week-end d'éclate pure, de décontraction, de plaisir, de fête, la définition de l'excellent crossover qu'est l'Xtremefest.

C'est définitif, si tu rates ce week on peut déjà dire que tu auras chié ton été, alors n'hésites pas une seconde, prend ton ticket et viens dans le sud.


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mercredi, février 28 2018

Encycløpédie Müsicåle, L comme...

Le crâne éclaté du cro-magnon : Est le premier mouvement rythmique que l'homme a entrepris devant ses congénères avec la base d'un gourdin en merisier. Ce mouvement tonitruant a depuis fait les honneurs de tous les champs de bataille avec le son du canon en fond, et dans l'exaltation générale des combattants se charcutant avec ostentation.


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lundi, février 26 2018

ANNIHILATOR – For The Demented


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Il n'est point difficile de décrire la musicalité de ce groupe depuis sa constante évolution pléthorique, il y a des repères dans sa discographie selon les différentes tendances musicales pendant une époque donnée et définie.

Ceci est réalisable uniquement dans le cas où tu es un mélomane aguerri du dit groupe en question, et pourra jouir sans entrave de cette musicalité libertaire. Malgré ta virginité à Annihilator et au fait qu’après une première écoute tu ne pompes rien à rien à la muzak du band, no problemo, tu pourras toi aussi goûter avec obstination aux frémissements de ce thrash métAl Space krautrock prog qui va chercher sur le devant de la scène avant-gardiste des 90's la scission sonique progressiste adéquat avec ce énième album. En ce qui concerne notre ère 2.0 Annihilator s'obstine à démontrer sa maestria et ça crépite, ça scintille de partout, ça Voivodïde (si du verbe canadien Voivod), ça fracasse des riffs outrecuidants et des solos venus d'une autre planète, et surtout d'un autre système solaire que le nôtre, cela va s'en dire.

Annihilator possède cette force centrifugeuse thrashy indéniable, et le groupe bazarde à coup de canadair (normal pour des canadiens nan ?) un océan de démonstration sonique comme il en a le talent, tel que ce Twisted Lobotomy. L'album descend aussi dans le rythme avec la ballade Piece Of You, fort jolie soit dit en passant et dans le mood du Metallica du black album...Bon quand même niveau solo heyyyyyyyyyy ça mouline grave dans tous les sens du terme, et c'est pour cela qu'Annihilator est passionnant, des titres à rallonge qui suivent à l'instinct l'inspiration du grand bonhomme derrière Annihilator, puisque Jeff Waters s'autorise tout, et sa création se dispense de faire la fine bouche quand exulte ses compositions.

Chapeau bas donc une fois encore, tant ce groupe a une capacité à manier les styles, les genres, pour en faire une distinction propre à sa patte musicale, à son terrain de jeu. On passe du thrash triphasé à un titre comme The Way qui est dans l'esprit d’un Danko Jones pour que ça suinte du coOol rawk'n'roll. Le groupe est capable un instant de funk plus tard avec Not All There de mélanger sa sauce à d’autres préparations soniques, et tout le temps ça fracasse des breaks de partout, une progression versatile dans tous les sens du terme, bref du Annihilator pur jus, avec des fréquences de même amplitude qui sont déphasés à l’ensemble du disque mais qui marquent une ambition remarquable à se renouveler sans cesse.


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samedi, février 24 2018

GRAVE PLEASURES - Motherblood


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Le post-punk/deathrock très moderne des ex-Beastmilk fait suite à leur premier opus « Climax » datant de 2013, puis à l'E.P « Use Your Deluge », la sortie au début d’automne 2017 de ce « Motherblood » fait oublier leur album « Dreamcrash » et la refonte de leur line-up, du changement d'appellation du groupe en Grave Pleasures.

Les Finlandais séduisent comme à leur origine post-Punk pour esprit goth. Les paroles macabres pour mélancolie profonde, l'esthétique des titres glabres avec une sous-couche de profondeur rock’n’roll, les teintes sombres pour une tendance très pop et dansante, donc oui Graves Pleasures conjugue à merveille la froideur 80's d'Echo And The Bunnymen, The Cure, Joy Division, Bauhaus et Sisters of Mercy...


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...Et dis toi que plus une musique est ancienne, plus on y est accoutumé, plus elle produit d'effet. Mais en plus de ce fait, le groupe atomise avec Motherblood des compositions addictives pour titres catchy. Que ce soit avec son chant suave à la Dave Gahan et à l'hypnotise Cold Wave, à sa rythmique calligraphique, sa basse spectrale, ses riffs caverneux, ce disque attise les passions comme un véritable phénix avec son death rock et cette tendance pour se livrer à la douceur d'un plaisir étrange, lié à la faiblesse il est vrai, et cet attendrissement est un coup d'extrême force. Atmosphère sèche, désir capiteux, évanescence superbe, froideur abyssale, chaleur bestiale, on baigne dans un entre-deux étrange.


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La pochette montre la déesse Kali symbole de puissance et de destruction. Elle est le changement qui commence parfois par une chute. Ne la maudit jamais, c'est au sol que tu trouves l'humilité car elle permet par la suite de se régénérer, de se renouveler. L'ancienne vie de Beatsmilk est consumée, Graves Pleasures renaît aussitôt de ses cendres.

L’album libère quelque chose du chagrin, de la douleur et d'autres choses que l'on ne peut élucider, c'est la représentation sonore, simultanée, du mouvement du sentiment. Son caractère profane est sa purification par une froide gaîté. C'est quelque chose de grisant et d'électrique à la fois !


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mardi, février 20 2018

Encycløpédie Müsicåle, D comme...

Djembé : Percussion que l'on pratique de manière ordinaire avec des dreadlocks ou un bonnet péruvien, et généralement quand les autres souhaitent dormir.


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dimanche, février 18 2018

St Valentin...Houps !


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Ben non dude, c'est trop tard, reviens l'année prochaine maintenant !


vendredi, février 16 2018

UNSANE – Sterilize


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C'est une réalité : Unsane stérilise et après tu contusionnes de partout, c'est dingue nan ?

Le grain musical de cette folie sonore transfigure au culte que l'on doit à ce groupe. Depuis plus de trente piges leur noise rock est à l’incandescence ce que le feu du brasier sonique demeure pour enflammer une discographie fiévreuse.

Noise rock brute, granuleuse, aride, tourmentée, nerveuse, habitée par les affres psychiques d'une dégénérescence constante et ambivalente, le son est crade, sali de ces mouvements d'impulsivités malignes qui en libèrent la violence à l'état pur. Oui Unsane est ce genre de groupe qui te file mal au crane parce qu'il tape fort. Tu fais écouter cela à des néophytes et ils te regardent avec ce regard remplit d'incompréhension et de méfiance devant tout ce ramdam qui pour eux n'est que cacophonique. Alors que pour toi c'est avec précision qu'il traduit l'aspect protéiforme que prend la folie quand elle s'empare de sa liberté insoumise. On peut ainsi affirmer qu'Unsane partage avec Eyehategod une passion sanguinolente pour l'oppression musicale et son altération.

Sterilize, l'album le plus pop (lol comme disent les jneus) du groupe Unsane n'est en aucun cas atteint de mollesse, c'est juste que le groupe parvient a égrené mélodiquement parlant là où jusqu'à présent il n'avait fait qu'effleurer son impulsivité hystérique, sans jamais atteindre l'explosibilité nécessaire pour que ses compositions accèdent au statut ou tout s’imbrique merveilleusement bien, sans anicroche, sans aspect monolithique, sans désagrégation apparente. La saveur progressiste s'intègre à la singularité rugueuse, revêche, spartiate du groupe, et avec laquelle le trio Spencer/Curran/Signorelli se découvre beaucoup plus mordant dans son insalubrité.

Des riffs grisâtres de mur de béton brut sur un sol de salpêtre, des syncopes soniques sur des mélodies tortueuses, des climats malsains, un rythme sec sur des saillies pétrifiées, des bouffées de chaleur dans le corridor de la mort, un chant rugueux qui vomit des sécrétions de peau morte, Unsane n'en a toujours pas fini avec la folie des hommes, ni avec l'abrasion sonique.

Cet album n'a pas la constance épileptique, ni autiste qu’auparavant, il possède une épaisseur généreuse à sa démence, d'ailleurs Distance devient ainsi LE titre phare du groupe, celui qui devrait propulser les projecteurs comme a pu le connaître un groupe comme Therapy? Dans les 90's...Mais nnnnan bien entendu que je ne crois que ce soit possible de nos jours une seule seconde, le trio malgré un statut culte d’équarrisseur dans l'underground restera toujours culte dans les bas-fonds a joué une musique vraiment malsaine et jamais stérile. C'est comme ça...La rancœur comme acte de foi, la bile comme solution à la détresse mélancolique, Unsane stérilise et après tu contusionnes de partout, c'est dingue nan ?


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jeudi, février 15 2018

Fin de la Saint Valentin


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mercredi, février 14 2018

Joyeuse Saint Valentin


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mardi, février 13 2018

Elm Tree Circle


Elm Tree Circle (Pour les fans de: American Football, Modern Baseball, PUP) est un quatuor Emo Pop-Punk d'Allemagne, il va sortir sur KROD Records son album The Good Life en mai 2018.

Leur premier single extrait de ce nouvel album à venir est déjà bien coOol : "Feel The Burn":




dimanche, février 11 2018

C'est l'hiver


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jeudi, février 8 2018

ELECTRIC WIZARD – Wizard Bloody Wizard


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Dans une société fonctionnant de manière pyramidale où seul le gratin d'en haut régit ce qui doit être, même le noyau dur de la sphère contre-culturelle fonctionnera de la sorte et prônera celui qui sera garant des différents modèles loyaux à leur idéal de jeunesse.

Outre ce passe-droit de lèse-majesté absolument infâme, le plus absurde dans cette histoire de régence c’est que le temps reste figé pour cette élite alors qu'il est impermanent. De la sorte que tout ce qui sort de l'intransigeance de ces décisionnaires n'est bon qu'au crachat du mépris, et notamment sur la populace béotienne et inculte promt à empapaouter. Seulement quand un éminent artiste de cet ordre parvient à s'extirper de cette zone étriquée, voire de se dépraver de la vigueur initiale, alors il ne devient plus un lieu saint mais une pourriture de vice à donner aux chiens. C'est ce qui arrive à cet imminent groupe anglais.

Alors : FUCK OFF aux élitistes, aux dogmatistes, aux réacs !

Le titre est un grOs clin d’œil à l'album de Black Sabbath Sabbath Bloody Sabbath, signifiant s'il fallait en douter que les britanniques honorent encore et toujours le sacrement Sabbathienne même avec moins de boue dans leur son. Car Electric Wizard a éclairci sa volumétrie sonore. Déjà parce que Wizard Bloody Wizard a été enregistré en analogique, produit par Jus Oborn (assurant le mixage via son propre studio Satyr IX) et Liz Buckingham. Autre point capital dans le renouveau du band, ce disque est le premier album avec le batteur Simon Poole et le bassiste Clayton Burgess.

D'un doOom viscéral Electric Wizard est passé à un heAvy rock, mais sans jamais se départir de sa passion pour les sixties & seventies, bien au contraire.


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La plongée dans cette sépulture acide fera résonner un sens du riffing mélodiquement bluesy, écho dissolu à la dépravation musicale à laquelle les fans se gorgent de ce sel pour cristalliser leur vénération.

Il devient impérieux de sauter dans cette noirceur psychédélique, et de l'entendre s'exalter de la sorte, cela confine ton cerveau au déchaînement tellurique, car faire face à ce bouillonnement heavy rock, à cette frénésie krautrock-bluesy, cela exige une écoute approfondie et salvatrice. On va ainsi s’étourdir devant ce précipice de tantrisme Led Zepellinesque, ce méphistophélique bouillonnement de métal noir Sabbathien comme dans une hypnose totale et abyssale.

Je voue un culte à ce groupe, déjà ils sont Anglais, insulaires superbes avec cette arrogance rebelle marquant dans leur art la fougue à un univers culturel impie, vulgaire et dangereux, avec lequel son halo me suffit amplement pour en frémir d’exaltation.

Avec « Wizard Bloody Wizard » le band n'a rien perdu de ses atmosphères étouffantes, de son modus operandi dans sa provocation musicale, avec son triangle maléfique : psychédélisme/horreur/vintage. Liant absolue à l'esprit malin du combo, justifiant à toutes les expérimentations soniques anciennes aussi grasses qu'aujourd'hui pleines de la clairvoyance par un venin mortuaire. Les lignes vocales de Jus Osborn sont plus limpides qu’auparavant, émergeant d'une éternité de brouillard afin de nasiller en démoniaque, avec la lenteur funèbre, la nocivité rock'n'roll.

Electric Wizard poursuit ainsi donc son chemin de traverse hallucinogène avec l'affront inébranlable de rendre à son culte le goût du profane !


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mardi, février 6 2018

GRETA VAN FLEET - From The Fires


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En 2018 le monde du rock cherche toujours son phénomène qui deviendra LE groupe satellitaire, essayant de renifler en clébard d'infortune de vieux bluesmen ce qui pourrait potentiellement devenir dans le lot de groupe de jeunes plein de promesses, ces relents de saveur ancienne. Le rock critique a vendu son âme au diable de la pudibonderie commerciale, les grandes firmes du secteur musical sont désaffectées et ont migré en star-up vers l’égide future digitale. Pourtant les fans du vieux hard-rock bluesy, seuls consommateurs de l'objet fétiche réel légitiment une attente pour s'hérisser les poils du pubis, alors des vieux chercheurs d'or scrutent tous les rades de la planète pour trouver la pépite, y lassant leur vie par désinvolture superbe en agonisant soir après soir dans la vapoteuse fumerolle d'un rock approprié à la norme.

Puis un matin se levant du pied gauche après une sévère gueule de bois en mettant la main droite dans le cendrier plein de mégot, un de ces chercheurs de l'ombre tombe via la croisée du net sur un titre comme il s'en faisait naguère quand le rock était droit et dur comme une bite en érection.

Formé en 2012 au fin fond des États-Unis, Greta Van Fleet est une affaire de famille (Josh au chant, Sam à la basse et le dernier des Kiszka, Jake, à la guitare). Biberonné au rock des ancêtres comme on gave une oie de maïs pour nourrir son foie, le groupe a foi dans les reliques soniques, c'est sa culture, son cheminement, la diablerie de son carrefour idéologique. Alors le grain vocal de Josh gonfle le Zeppelin de Robert Plant dans le Söul-heavy, leur sens du riffing heavy rock à la coOol produit cet arc électrique qui fout la trique, jugulé à ce sens affûté du timing rythmique et le groupe passe le stade anal à croupir dans un bar à celui de soulever les foules.

«  From The Fires » est un album constituant leur carte de visite, pour la cause il réunit l'E.P Black Smoke Rising et quatre titres inédits. Dans le lot on distingue à s'en péter les oreilles un Edge Of Darkness incandescent de groove, le Zeppelinesque Guns&Roses titre Highway Tune qui se passe de tout commentaire, comme « A Change Is Gonna Come'' cover de Sam Cooke, transcendé par l'immense Otis Redding qui produit son petit effet sympathique. Les plus ironiques diront que ces jeunes manquent de maturité et que c'est typique du registre générique une fois la surprise passée.

Sans crier au génie, cet opus concernera tous les fans mal sevrés de cet illustre rock depuis l’inclusion émergente du rap, de la pop pop a jam contemporain, sachez qu'il n'y a aucun plagiat, Greta Van Fleet est la version et masculine de 4 Non Blondes meet led Zep aka Lynyrd Skynyrd.

C'est peut-être un énième retour vers le futur de plus...Cela reste toujours un trip.


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dimanche, février 4 2018

Encycløpédie Müsicåle, L comme...

Lo-fi : Pratique de chatterton musical qu'expérimentent les étudiants des lycées professionnels et d'arts plastiques pour survivre, dont le repli asocial de nécessiteux favorise une interprétation embarrassante de la vie, tout en laissant apparaître des lésions neurologiques assez importantes.


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jeudi, février 1 2018

WOLVES IN THE THRONE ROOM - Thrice Woven


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Je n'avais jamais écouté ce groupe auparavant, mais ce Thrice Woven a su se découvrir à un moment où j'observais dans mes errances existentielles le besoin naturel de revenir à une vérité sauvage. D'entendre rugir le crépitement originel de la création dans sa simplicité, tout autant que dans sa démesure naturelle.

Du coup et comme je le fais à chaque fois que je découvre un groupe, je vais explorer sa discographie histoire de remettre l'ensemble dans son contexte. Et là surprise WITTR navigue à proue dans une multitude d'essai dont un Celestite assez trompe l’œil, enfin l'oreille plutôt, pour émettre un doute subtil sur la potentialité que se soit bien le même groupe à la réalisation d'un opus de ce calibre de superficialité new-age.

Je n'ai pas creusé davantage et j'ai écouté Thrice Wovenen en me laissant tomber à la renverse sur un sol tapis de mousse, avec le majestueux balancement des branches comme seule vision de mouvement pendant une nuit où les étoiles brillaient de mille feu dans le pâle éclairage d'une Lune opaline.

On se retrouve avec l'esprit de Myrkur pour cet amour à l'ode pastorale, et cette progression vers le chemin de traverse où l'on se fraye un passage dans les forêts de l'obscurité et de la poésie d'un naturaliste, qui affectionne de trouver une Urtica pilulifera dont l'espèce d'herbacée à feuilles velues est reconnue comme faisant partie des plantes médicinales les plus utiles et les plus efficaces, puisque ces feuilles sont couramment utilisées comme toniques, dépuratives, diurétiques, anti-inflammatoires.

Seulement si l'on fait fi de cette romance naturaliste, on flâne dans ce bois blackgaze avec une envie puissante de ressentir le flux primitif des conversations anciennes des arbres eux-mêmes. Malheureusement nous n'avons plus la capacité de telle palabre de nos jours, alors nous laissons le soin à des hurluberlu(e)s le soin de nous réapprendre l'ode de vie immémorial qui a maintenu notre planète dans un état de droit naturel et pérenne. Est ce que ce trio est composé d'hurluberlus ?

Ce trio vient d'Olympia dans l'état de Washington, à sa base les frères Weaver recueillent à proximité de l'épaisse forêt l'éblouissement séculaire pour composer des titres de post-black primitif et atmosphérique, dans un recueillement païen. 

Hanté par une beauté à l'état sauvage comme sur leur vespéral opus Celestial Lineage, le groupe prolonge la douceur de la mousse avec le froid résigné de la nuit, englobant les atours de leur album Black Cascade afin de jumeler diverses périodes et empreintes passées dans ce linceul sonique.

Comme invités il y a au chant Steve Von Till de Neurosis ainsi qu'Anna Von Hausswolff, ainsi que Zeynep Oyku à la harpe sur le morceau Mother Owl, Father Ocean. La production a su établir le mérite de faire émerger une épaisseur conséquente à la robuste primitive, sans jamais omettre d'en amoindrir l'intensité.



Vous en conviendrez amies des agglomérations, le silence de la nature la nuit vous est effrayant. Il y a dans cet album une pénombre naturelle dans laquelle la noirceur présente est une ombre dans l'ombre, et où l'on se fait tout petit pour ne pas atténuer la puissante revigorante de ne faire qu'un avec les éléments naturels les plus obscurs et mystérieux.


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mercredi, janvier 31 2018

Encycløpédie Müsicåle, S comme...

Salle de répetition : Lieu où l'artiste est au summum de son art et où l'expérimentation est trop souvent de mise.


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dimanche, janvier 28 2018

CANNIBAL CORPSE – Red Before Black


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Une nouvelle perforation sonique de brutal death old school des maîtres en la matière est toujours reçue par une prosternation dans le WBZ. On ne prend jamais avec légèreté un opus de Cannibal Corpse et une étude complète est obligatoire.

La qualité sonore est bien présente, c'est une véritable explosion sonique qui transparaît pendant 45 mn, le travail d'Erik Rutan symbiose avec intérêt à la corrosion du son old school. Il s'en dégage des atmosphères parfaites à l'univers gore du quintet floridien, et en libère la barbarie, et je ne vous parle même pas de l’agressivité tourbillonnante qui s'impose comme un typhon et entrechoque les neurones du cerveau en compote pour bébé.

Niveau lourdeur, on est servi avec une bonne épaisseur de graisse, histoire de passer l'hiver dessus bien au chaud et rembourré avec cette matière huileuse. Les solis sont tour à tour véloces et rapides à la Slayer, ou tout aussi incisif qu'à la Deicide. Les breaks rythmiques se font amples et ouvrent les séquences morbides comme on éventre avec une tronçonneuse de précision une carcasse molle remplit de victuaille pour viandard. Le groupe et il me semble que c'est devenu tendance, est revenu à ses fondamentaux, parce que les ébats qui allongent la durée de leurs séquences d’abattages finalement tout le monde s'en branle, ce que l'on attend et entend c'est la fureur sonique venir tout écraser sur son passage (le plus étroit possible le passage bien entendu).

On ne peut pas dire que l'évolution du groupe fut exemplaire depuis leur début, Cannibal Corpse c'est un peu le AC/DC du brutal, tu sais ce que tu vas prendre dans les ratiches à l'avance et quand ça arrive enfin, tu as beau faire le fanfaron mais au lieu d'avancer vers la percussion avec la bravoure d’un légionnaire sur une chèvre tu recules tellement tu prends cher dans ta gueule.

Cannibal Corpse a toujours élevé le débat au niveau des viscères, son art visuel n'est plus à débattre depuis fort longtemps, et sa dimension musicale remplit les enceintes avec une contamination élégiaque. Si bon nombre de groupes contemporains recopient l'original avec une technicité exemplaire, jamais ils ne pourront atteindre ce rang royal que les floridiens ont atteint, très certainement parce que depuis plus de vingt ans ce groupe demeure à jamais comme celui qui a poussé le refoulement bien au-delà de la dépravation, de l’agressivité, et de la violence pure.

De l'insoutenable à l'inconcevable Cannibal Corpse en est le maître incontesté, aucune nouveauté, rien que du brut, du brutal, point final.


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vendredi, janvier 26 2018

THE BLACK NOODLE PROJECT – Divided We Fall


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Bienheureux de retrouver un nouvel opus de The Black Noodle Project.

Le tandem de compositeur Jérémie Grima (guitares, claviers et chant) et Sébastien Bourdeux (guitares) a réalisé avec ce nouvel opus un spatial post-progressif à décrocher le satellite Lunaire. Leur précédent « Ghosts & Memories » datant de 2013 m’avait déjà bien arrimé dans ses douceurs rêveuses, depuis, le line up a changé et c'est avec l'aide notoire de Tommy Rizzitelli (batterie) et Frédéric Motte (basse) que The Black Noodle Project a pu lancer sa comète sonique dans la voie lactée des mélomanes amoureux des univers célestes.

« Divided We Fall » poursuit cette même quête d’absolue contemplation inhérente à leur musicalité rêveuse.

Caractéristique fondamentale à l'ensemble de leurs songes, la guitare est une nécessité directrice à l’envol planant du groupe. Les plages synthétiques se consacrent elles, à faire immerger les atmosphères, permettant de déployer par la suite un thème précipitant des variations mélodiques vers cet envol mélodieux et divin que la guitare témoigne. Délicatesse et volupté mélancolique se joignent à l’écrin de douceur et y confortent une mansuétude musicale. La plupart des titres restent instrumentaux et tous cajolent les oreilles. La nouveauté réside dans le chant, beaucoup plus présent. Ce qui engendre à la place des sensations instrumentales avec lesquelles nous puisâmes dans notre fort intérieur la capacité rêveuse, une direction, puisque les mots en donnent le chemin. Quant à la partie vocale, on en sent la fragilité, et ceci apporte aux mots une sensation de vulnérabilité, avec un point de vérité symptomatique de la tendresse musicale.

Si le floyd n’est jamais loin des terres brumeuses et éthérées de The Black Noodle Project, l’on peut aisément projeter toutes sortes de référence cinématographique quand on sait la passion que témoigne Jérémie pour la musique de film (des fragments de dialogues se font entendre par ailleurs…). Tout comme la musicalité aérienne avec des groupes comme Monkey3, Alcest, le rock prog douceâtre faisant émerger cette mer de quiétude propre à l’évanescence sensitive.

La précision de chaque note file le tournis, ça te touche en profondeur, tu sens une élévation, quelque chose de doux et de flottant dans cette musique, est ce un soulagement ? Du réconfort ? De l'enchantement ? Une protection comme un talisman musical ? Ce qui est certain c'est cette béatitude sereine à la fin de l'écoute.

Pour ce sixième opus les planètes de la composition se sont alignées, au lieu de plaquer des strates de mélodies et de sons en progheadbanger, le groupe a mélangé ses titres avec de la poussière d'étoiles filantes, par laquelle ce rock-atmosphérique tient à un ensemble de Porcupine Tree/Anathema/Riverside, mais et surtout il est et demeure pas moins qu’un nouveau voyage reposant dans l’alcôve vaporeuse d’un groupe passionné par l’alchimie du rêve, lui apposant une forme d'immensité.


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mercredi, janvier 24 2018

THE BLACK DAHLIA MURDER – Nightbringers


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Dans la loge maçonnique de St Pons dans le département de l'Hérault, institution essentiellement philanthropique, philosophique et progressive, ayant pour objet la recherche de la vérité  « ésotérique », mettant l'accent sur le processus initiatique censé faire passer le membre des « ténèbres » extérieures à une « illumination » intérieure, se présente devant vous en loge blanche un compagnon 2ème grade et en chapitre du IVe ordre un Chevalier de l'Aigle. Ces deux augustes membres contemplent sous leur yeux ébahis le dernier mouvement vinylique du groupe The Black Dahlia Murder.

S'ensuit une discussion philanthropique, philosophique et progressive, ayant pour objet la recherche de la vérité  « ésotérique », mettant l'accent sur le processus initiatique censé faire passer le membre des « ténèbres » extérieures à une « illumination »intérieure.

En loge blanche le compagnon 2ème grade : Ah diable que ces solis sont exubérants de charme et de malice.

En chapitre du IVe ordre un Chevalier de l'Aigle : Oui il est vrai, il est vrai. Ceci est le résultat efficace qui marque une nouvelle étape avec le départ du guitariste Ryan Knight, son remplaçant est le prodige Brandon Ellis du groupuscule herbacé Cannabis Corpse, lequel crible de superbes solis sur cet opus démoniaque.

Ah bon ? Figurez-vous cher confrère que pas plus tard que hier j’ai visionné un reportage sur Christophe Rocancourt, ce vaurien est véritablement diabolique, profitant d’une enfance souffreteuse il a su jouer à sa guise de la compassion afin de chaparder chaque samaritain. Munit d’un culot qui en fit son charisme, cette crapule a réussi à passer sa vie à ne rien foutre si ce n'est de voler en n'ayant de cesse de vivre au dépend de la naïveté de ses contemporains. N’est-ce pas la définition du satanisme ?

Oui j’en reconnais la délicieuse interprétation.

Ce démon aura rapiné sa famille qui voyait en lui un sauveur alors qu’il n’avait en face qu’un égocentrique malicieux à la sauvagerie existentielle commune à celle d’un entrepreneur du web.

Son fonds de commerce c’est lui et lui seul en somme ?

Oui.

Voulez-vous que nous poursuivions l’écoute de ce nouvel opus de The Black Dahlia Murder en nous concentrant davantage sur les effets subtils qu'il délivre ?

Volontiers surtout que le croustillant deathalique me semble ici joindre avec une fréquence Heavy le chaînon manquant à leur discographie ?

Oui je plussoie entièrement à votre imminence grise. Il y a une lourdeur synonyme d’une épaisseur de maturité que l’on rencontre quand la bedaine prend ces centimètres de gras qui soulève le tricot de peau.

Ahahahaha, je reconnais là votre propension à satisfaire une ironie qui ne manque pas de mordant ?

Ahahahaha, et que dire de votre amour pour la gaudriole syntaxique. Elle vous mènera au purgatoire mon ami.

Ne soyez pas si miséricordieux avec mon humble personne. Par ailleurs je me demandais si vous aviez déjà surpris le diable pendant un concert de ce groupe américain ?

Oui il m’en incombe de vous en avouer la vérité. Je l’ai vu se faufiler tel un serpent entre des âmes prises dans le brasier du groupe.

Et alors ?

Et bien figurez-vous que j’en retrouve la flamme avec cet album.

Ah bon ? Pourtant Nightbringers reste connoté dans le style coutumier du band, ainsi un pléonasme sonore semble pour le moins établi dans leur discographie de la sorte qu'avec celui-ci on y entend comme une redondance ?

Mais vous n’y êtes pas du tout mon ami ! N’entendez-vous pas le crépitement divin qui surgit çà et là avec la caractéristique principale des profondeurs ténébreuses ? Comment ne pas être subjugué par la mainmise de ces compositions lapidaires, beaucoup plus perverses car spirituelles. Spirituelle dans le sens où celles-ci conjuguent à merveille et jusqu’à satiété la vigueur éperdue de rencontrer le malin.

Whaouuuu mais je n’avais pas vu cela sous cet angle, étant quelque peu distrait par l’encolure des éléments typiques que l’on rencontre dans chaque titre de l’imposant The Black Dahlia Murder. C’est étrange même que ce groupe n’ait pas été englouti dans le sac à vomi du global metOl 2.0 ?

Oui c’est assez incroyable, tant leur approche oldschool s’avère de nos jours un caillou dans une godasse en plein désert.

Pensez-vous alors que cet album sera suivi et admiré pour ce qu’il est ?

Alors là mon cher je ne peux en prétendre la vision, tant nos congénères ont la subtile manière de se vautrer dans une admiration succincte auprès d'une idylle du supermarché cathodique, et au rayon des périssables.

Que le diable les emporte.

Oui châtiment et damnation à tous ces cons



Les agapes soniques sont ici de l'ordre d'une congrégation maléfique alors ?

Certes, certes et la force attractive d'un tel opus mon ami est absolument impérieuse. Je dirais avec effronterie que l'art royal fait office de vestige devant une telle œuvre maçonnique.

Alors d'obédience death et qui se présente aujourd'hui plus souvent comme une société « discrète » que comme une société « secrète ».

C'est en cela que « Nightbringers » revêt les fonctions symboliques de maître cornu, la triangulation musicale du combo constitue un genre expressif, et inscrit les membres de cette communauté au-delà des schémas de type interpersonnel, et vise un dépassement des contraires, censé opérer un processus de transformation au sein de l’individu même.

Ahhhhh bordel de foutre à Satan vous avez entièrement raison.

33 mn de death mélodique haché menu avec un TBDM beaucoup plus offensif que lors de ses derniers opus, je dis un grand oui de satisfaction musicale, alors amitiés fraternelles et te salue par les nombres qui te sont connus. 

Je te frataccole généreusement et sereinement très cher car cet album est maléfique !

Oui, Mouahahahahahah !!


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