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Tag - rock brut

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dimanche, mars 6 2016

GIUDA – Speaks Evil


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La squadra Giuda parle le rock'n'roll avec les mains...

...Hé ma c'est naturel pour des italiens !


Giuda est un groupe de Rome dont les membres sont des supporters de l'AS ROMA, Guida a réussi en trois albums à faire remonter la sauce d'un rock inusable, dont les azuréens nous filent des ecchymoses à force de nous tabasser avec leurs hits de prolétaires...Un brin rétro il est vrai...


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Vous avez très certainement remarqué qu' en Europe il n'y a pratiquement plus d'usine, du coup la fraternité ouvrière n'existe plus. Le libéralisme économique a poussé un individualisme de compétition qui se retrouve dans la maxime : Le premier qui bande encule l'autre. (voir le projet de loi travail de Myriam El Khomri)


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Mais Giuda se veut fraternel avec la working-class, la preuve avec ce titre " Working Class Man " qui illustre la vibration punk et camaraderie avec Mott and Hoople.

Avec " Speaks Evil" si le son n’est plus aussi stax, en comparaison la production est léchée avec le filtre de la Motown. La vibe est seventie, tant par la pochette, le look que par le son vintage et les compositions. Le bleu du jean est délavé par cette façon de travailler le cuir d’un rock britannique aussi racé qu’un transalpin. Les titres sont plus pop qu'à l'accoutumé, plus David Bowie versus AC/DC, agrémenté du rimmel glam de Slade. Il y a parfois une touche de President Of The United States Of America en mode low.

Ce panel rétro, un brin passéiste revient sur un côté prolo solidaire complètement assumé. D'ailleurs, dans une époque anxiogène de repli identitaire qui demeure le terreau parfait pour le fascisme, où dans les urnes se libèrent la haine décomplexée, leur titre "Bonehead Waltz" fait un bien fou, car on se sent vraiment en minorité aujourd’hui à combattre toutes les formes de racisme...


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Il est évident que d'avoir signé chez Burning Heart records devrait leur ouvrir des portes et obtenir une reconnaissance plus évidente, et véritablement méritée, que de hits dans ce nouvel opus encore...Car Giuda est catchy et addictif !!


lundi, février 29 2016

GOLD – No Image


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Hey ce n’est pas du tout ce que tu crois mec ! Si ici on est un peu plus près des étoiles, c’est que la pleine lune en éclaire les âmes en peine, et pas plus. Rien avoir les toulousaings con des 80’s, d'ailleurs « No Image » son titre signifie qu'il n'est point question du duo Image ( d'autres toulousaings con).

Gold c’est un rock ténébreux, un peu comme si Blondie s’était coupée les veines sous le regard amoureux d’une Kim Gordon de Sonic Youth à fleur de peau. On peut rajouter à cela la protection du totem Siouxis Sioux &The Banshes aussi, sorte d'amulette gothique qui renferme la filiation.

Gold est une pépite röck-indé. Dissonance de riffs pour un chant angélique, le contraste pousse le chaud-froid à travers les catacombes du death-rock tendance dernière génération.

Blessures intérieurs qui résonnent, contusion amoureuse, effervescence sanguine, le panel gothique est présent à l’appel lugubre vers cette froideur musicale.

Libérer la douleur au même titre que la torpeur est le contraste permanent que Gold applique à ses chansons.

Je pense que les hommes se battront pour cet or

...Ohé, ohé capitaine abandonné...

Car c'est un très bon poison.

MORTEL même !


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vendredi, février 26 2016

KITTY IN A CASKET - Kiss & Hell


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Pat Benatar en version punk rock’n’roll ça décape.

Kitty in a Casket (en français Chaton dans un cercueil) est un groupe d'inspiration psychobilly et horror punk formé à Vienne en 2008 avec une discographie conséquente : « HORROR EXPRESS” (2009) , “HALLOWIEN” (EP, 2010) , “BACK TO THRILL” (2011), “BITTERSWEET (2013)”.

C'est un bon mélange de punk rock, horror rock, de rock dur, de rock’n’roll, et ce groupe conçoit un mix agréable, bien frais. Le chant est sucré, le grain ressemble à celui de Pat Benatar (déjà dit mec, déjà dit), et parfois un gars vient y suppurer du musc. Les titres s’enchaînent avec fluidité, c’est du concentré de ricain pur-jus, et tu fredonnes aisément en mâchant cette musique chewing-gum avec un peu le regard dans le rétro.

Par contre c'est réalisé en gardant la tendance d’une production contemporaine. Les riffs envoient une bonne dose d’énergie et d’émotion que la chanteuse restitue.

D’ailleurs Satan l'habite à cette Babydoll, c’est certain.

La rythmique poursuit dans la même veine, avec l’empreinte tapante d’une contre-basse. L’ensemble peut sonner parfois de manière inégale mais on discerne derrière une ambition justifiée.


jeudi, février 25 2016

DEVILSKIN – We Rise


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Devilskin vient de Nouvelle-Zélande, il a un premier album à son actif, et ce second devrait, et ce devra tant il le mérite, lui ouvrir les portes de la renommée.

Ce band parvient à jumeler plusieurs styles musicaux par de simples fragrances loyales de Heavy sound, grunge spirit, Rock hyper catchy, et juste assez pour en fortifier sa musique. Alternant sans cesse cette manœuvre, on passe d’un gros riff grunge à un chant pop féminin (Jennie Skulander), puis plus hard avec un râle hardcore occasionnellement, puis une caresse émotionnelle à la Evanescence, mais toujours en gardant un rock dur comme base. Cet enchaînement provoque sans cesse des phases de mutation très légères mais qui fluidifient l’aspect des fréquences rythmiques, font évoluer les variations musicales et en bouleverse le renouvellement.

Devilskin dispose de compositions denses, fraîches, énergiques, essentielles, et un son viscéral qui en propulse toute l’intensité par la force d’une production bravant les simples formules. Captant une asymétrie conséquente pour accompagner les compositions kaléidoscopiques du groupe, tantôt synthétique, organique, fluide, la production est tout à la fois. C’est épique, profond, doux, envoûtant, chaud, mouvant, dur, et la multitude de très bonnes sensations se poursuivent inlassablement sans que l’on y ressente une plume de lassitude.

La chanteuse détient cette faculté vocale de polyvalence. Cela lui permet d’englober plusieurs styles vocaux, et d’apporter énOrmément d’alternance, de mood à chaque titre. Très contemporain dans cette approche salutaire de faire vivre la musique au-delà des frontières, l’ensemble est dans un mood très rock, et l’impression première se métamorphose très vite en sensation très agréable. le batteur est très jeune, c'est le fils du bassiste (pistonné va).

Vraiment on prend beaucoup de plaisir à écouter ce disque. D’une part parce qu’il est super catchy, très facile à ingérer, très facile à fredonner, qu’il impacte différentes atmosphères, que l’on ne s’y ennuie jamais par conséquent, aucun effet linéaire, et que la production a délibérément truffée des séquences instrumentales très évasives par petites touches. C’est très bien foutu, ça pique pas les oreilles, ça va dans le sens du poil, on ne va pas rechigner à se caresser l’occiput avec ce genre de crème.

On pense à ce mariage musical réussit comme avec Volbeat, Nickelback en leur temps. Le potentiel est là, l’émotion aussi, tout est fait, conçu pour, et il ne fait nul doute que Devilskin devienne un des prochains bands à vendre des t-shirts à la pelle, faisant claquer les mains dans Les festivals.



jeudi, février 4 2016

CAB DRIVER STORIES - Free Myself from you 


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La nostalgie de la trentaine applique une mélancolie éruptive dont on en trouve la grâce tout le long de ce premier album.



Sylvain Bombled (chant/batterie) et Nasty Samy (guitare)sont deux auteurs aux mélodies power pop appuyées, survitaminées en émo punk et rock indépendant racé 90's, avec lesquels les souvenirs/fantasmes qu'ils remémorent encore aujourd'hui appliquent le brouillard de leur ancien band Second Rate. C'est en continuant d’afficher leurs origines musicales tumultueuses qu'ils s'acoquinent avec la basse pressante de Mike (Shoot the Singers) afin de forger le trio Cab Driver Stories.

Ce dix titres va vous faire picoter l'épiderme et couler le liquide lacrymal avec de bons tubes directs et écorchés, munit d'une batterie effrénée par la sueur, de riffs incisifs sur une vocalise éraillée par l'émotion. Si on est nostalgique, on est pourtant très loin des clichés puisque ce groupe symbolise une époque où le terme emo avait encore du sens et de l'honneur. En fait il le catalyse (action d'un élément qui accélère ou ralentit une réaction chimique). On est très loin de la resucée caricaturale puisque « Free Myself From You » symbolise la magie qu'attendent les fans des labels Revelation, Doghouse Rds, Vagrant et Crank Rds !

On y entend, ressent l'alliage d'emocore punk rock mélo 90’s grungy power pop, avec parfois le grain sonore dirty de Seaweed avec sa combinaison de punk rock et de rock grungy. Tout comme vous ressentirez le teenage sound mâture qui va de Sugar à Jawbreaker, l'émotion des New-yorkais de Texas Is The Reason, l’énergie mélodique de Promise Ring, Sensefield, Knapsack.

                      HIGH EMO


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Oui un goût vivace vers le reviens-y. C'est vrai aussi que l'époque en traduit le besoin en nous refilant ce regain d'intérêt sans cesse. Dans toutes ces scènes où le son, l'attitude, la musique est vintage, où le revival est de mise, où l'on souffle sur la poussière pour faire revivre l'intensité d'une époque, où la filiation épouse les formes lui garantissant de faire perdurer un son, une attitude, une musique. Mais le plus dingue ici, c'est que cet album apparaît sans ride, en fait il ne fait pas vieillir, il n'a pas vieilli, et ce malgré les évolutions majeures encourues par la scène emo depuis. On écoute cet opus avec le recul nécessaire, si il assimile sa filiation munit d’une palette d’expressivité à vouloir être sensible dans un monde de brutes, il s'imprègne des fantasmes d'une époque pour en faire émerger l'intensité passionnelle, tout en transmettant (transférant) toute la chaleur, la contusion, la combustion. Il possède cette capacité de faire transiter de manière intemporelle et par effet de contraste des titres à la physionomie parfaite. Parce qu'il va directement caresser le cœur par sa sincérité, qu'il provoque ce déluge violent de l'émotion directe.

Alors s'identifier à ces adulescents devient évident, tant cette musique garde encore toute sa fougue, son charme et ses erreurs de jeunesse. L'urgence émotionnelle est primordiale ici, elle vous consume de l'intérieur par son attrait pour ces mélodies qui flirtent souvent avec le haut vol, où guitares saturées et chant rugueux se fondent avec délice.

L'album est sorti chez le label Some Produkt Rds pour la version vinyle et sur MyHomeRun Records/Shot Down Records pour le CD.

A l'aube de son existence, CDS cartographie avec son cœur la sève de sa contagion émotionnelle, dans une bourrasque de rage incandescente, de tendresse cotonneuse, le tout s'entrechoquant dans une montagne russe qui file des hauts le cœur puissants, avec cette sensation périlleuse de sentir la vie, la passion, le feu de joie, et une tristesse infinie à la fois. Alors cet opus se devra et peut-être bien après coup,  de marquer toute une génération.


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mercredi, janvier 27 2016

HEY COLOSSUS – Radio Static High


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Épine dorsale d’un rock indé en transe avec du Krautrock subsonique, le nouveau Hey Colossus fait jaillir l’harmonie de ses colonnes pour y poser avec envergure le toit de son nouvel édifice.

Quand on contemple « Radio Static HighHey Colossus », on ne peut ne pas remarquer que Talking Heads a une emprise directe sur son charisme musical. Il y a dans cette transe sonique les atours que la bande à David Byrne a toujours su mettre en avant. Hey Colossus en élabore l’hérédité légitime avec des titres étirant leurs exaltations chamaniques multiculturelles comme avec « Snapping Undone » . C’est sûr que le groupe en libère le consensus par la prouesse d’une réelle harmonie, mais dans une version alanguie et plus tortueuse. Tout aussi notable c'est avec Swans que Hey Colussus en synthétise les stigmates, mais dans une version alanguie et plus venimeuse.

Sinon c'est un poil mou parfois avec cette délicatesse nacrée à la Dead Meadow, un peu lancinant avec des accents à Sonic Youth, un peu chiant aussi avec cet esprit avant-garde à la Liars et sa résonance hypnotique (époque « They Threw Us All in a Trench and Stuck a Monument on Top ») , on n’est jamais dans l’hypnose pure, pas plus que dans la fièvre du paludisme, et c’est ce qui annihile tout effet probant...à moins de mettre une ténacité à son écoute.

Cas échéant, vous vous apercevrez qu'il faut être patient avec Hey Colossus, lui laisser le champ libre pour que s’installe son univers colossal.

On ressent pourtant une perte de vitesse avec cet album, moins noisy, mois cheveux gras à la Melvins, avec cette envie, ce choix d’allonger le pas de ses titres pour créer une correspondance furtive entre la frénésie de leur début, et la transe lascive qui submerge tout cet album.



samedi, janvier 16 2016

THE MIRRORS - Best Thunderstorms


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The Mirrors est un duo à la psyché réfléchissante, créé en 2011 dont les influences musicales vont de Blood Red Shoes, DZ Deathrays, Kills à Arctic Monkeys.

Ce band vient d’Angers rock city et il ne fait pas du rock garage à deux balles. Dire que l'on nous a fait chier avec le colgate du rock, les white stripes, enfin (soupir)…

Après « Party Skeleton » et « Gold & Victories », ce troisième EP confirme le potentiel du groupe, et sa flamme à traduire sa musique par le biais d’un rock émotif et impétueux. « Best Thunderstorms » appose en deux titres l’éclair passionnel d’une émotion orageuse et du spectacle chaotique d’un orage. Musicalement The Mirrors brise la glace et va à l’essentiel, presque instinctif, leur rock dépouillé délivre une rage et un spleen que les textes en révèlent toute la teneur métaphorique. Leur jeunesse candide est aussi incandescente que le brasier de leur attente demeure animal. En fait il n’en tient qu’à vous de les découvrir, d’aller les voir en concert. Leur coexistence bicéphale dans la création dicte une effervescence sensible à traduire les tourments existentiels, et ces cicatrices que le temps enveloppe par le contraste de mots endolories/émancipateurs, et par une musique spontanée. Leur dualité n’est pas un frein, c’est un accélérateur à sensation brut.


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jeudi, janvier 14 2016

THE NEW BLACK – A Monster's Life


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Du GroOos rock musqué et catchy qui reniflent les USA, hey les allemands ils savent faire sans problème. Entre Pearl Jam, Foo Fighters, Nickelback, Tremonti, Godsmack, « A Monster's Life » dispose de tous les supers ingrédients adéquats pour fendre des riffs de châtaigniers, un chant rauque et clair, une rythmique puissante, pour des titres cossus, des refrains cools, bref c’est du miel et de la fonte qui coulent.

Sans forceps les compositions de The New Black glissent/groovent, la dureté de ce rock est aussi puissante que le moelleux de son ton. Jacob Hansen au son a bazardé son fluide comme sur les albums de Volbeat.

Morceau préféré c'est « Send in The Clowns » dont le cœur tendre me fait fondre. On y retrouve tout le suc du gros rock ricain, entre l'électricité émotionnelle et la rudesse boisée qui va avec. Mais bon l'ensemble crépite suffisamment pour être apprécié à sa juste valeur. Avec cet album à fond dans les cages à miel tu pratiques une activité sportive intensive en délectant ta sueur et ta souffrance, franchement je vous le conseille.


lundi, janvier 11 2016

VON PARIAHS – Genuine Feelings


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Vachement moins dark que leur premier opus « Hidden Tensions » et son post-punk/cold-wave versus Joy Division, il faut dire qu'avec son second album Von Pariahs prend la tangente pour fesser le rock anglais. Ben ouaie, carrément !!

Il y en a qui passe sous un tunnel pour rallier l'Angleterre, et puis d'autres qui créer un pont. Von Pariahs s'inspire du rock anglais et appose sa passerelle musicale avec une effronterie superbe. De l'insolence de Blur, aux nappes brumeuses du rock 90's de Jesus And Mary Chain, des sonorités rêches de Sheffield, jusqu'à l'acidité psychédélique de Primal Scream et du blues Rolling Stonien pour en extraire un shoagaze qui replongera le peuple de Grande Bretagne dans les pilules extatiques ; Von Pariahs a délibérément calqué ses pas musicaux sur la folie anglaise. Leurs titres s'agitent dans les atermoiements britanniques avec une aisance et une flagornerie frénétique. Mais il picore aussi ailleurs, des States les nantais se sont accaparés l'incandescence de la lave vintage des stooges et l'indé rock des Pixies. Finalement les frenchies ont de français peut-être bien uniquement le jambon beurre qu'ils s'enfilent entre deux répet.

Je ne sais pas si vous êtes au jus, mais il existe diverses et nombreuses compilations portant la mention « Genuine », lesquelles avaient pour but de créer une dynamique de l’authenticité d’une scène (rock garage, psyché, blues, etc…), d’être un support historique et tangible à une multitude de groupe pour être incorporés dans le bien-fondé des convictions profondes d’une époque et d’un style musical. Le titre de leur album est loin d’être anodin, puisqu’il revendique une authenticité, un son ancien et revisité à la fois, traduisant une musicalité qui souligne, prolonge, pérennise.


Alors je ne dis pas, c’est certain, ce band a très certainement des accointances avec des groupes contemporains, mais franchement il produit une telle synthèse du rock insulaire anglais, avec son mélange de caprice exubérant, de désinvolture à la cool avec son brouillard de guitare, que l’on se fiche pas mal sur quel wagon on peut le rattacher finalement. Nan ce que l’on sait et qui est important c’est que la working class ne travaille plus dans les mines en Angleterre et que Von Pariahs est loin des fashionitas musicales qui picorent des petits fours dans les galeries d’art. Avec « Genuine Feelings », le groupe fait du neuf avec du vieux : From oldschool to newschool, et autant dire qu’avec ce groupe la filiation se fait naturellement.


Release party :

Vendredi 4 Mars 2016 : Stéréolux (Nantes)

Jeudi 24 Mars 2016 : Le Point Ephémère (Paris)

Les premières dates de la tournée :

04/03/16 : NANTES(44) - Stéréolux

10/03/16 : LILLE(59) - Aeronef Club

11/03/16 : RENNES(35) - 1988 Live Club

12/03/16 : QUIMPER(29) - Novomax

17/03/16 : BESANCON (25) - La Rodia

18/03/16 : CLERMONT FERRAND(63) - La Coopérative de Mai

19/03/16 : NEVERS (58) - Le Café Charbon

24/03/16 : PARIS - Le Point Ephemère

31/03/16 : VANNES (56) - Echonova

01/04/16 : TOURS(37) - Le Temps Machine

02/04/16 : LA ROCHE SUR YON(85) - Le Fuzzyon

07/04/16 : ANNECY (74) - Le Brise Glace

22/04/16 : ROUEN(76) - Le 106

30/04/16 : CHALONS EN CHAMPAGNE (51) - Festival Rockenstock


COOL !!

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lundi, novembre 23 2015

SHINING – International Blackjazz Society


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Les norvégiens ouvrent l’espace de leurs titres pour les amener à traverser la galaxie indus-métAl-Röck...

Si vous ne connaissez pas Shining, ce sera un changement radical d’atmosphère terrestre, pour un envol intersidéral à travers la voie lactée où atome, trou noir, big-band sonique étalent leur suprême aura. Shining c'est une autre façon de fusionner les genres : Musicalité à la pyramidale acidité de Sun-Ra, envol pink-floydien...Présence d'un sax furibard en totale démence post-Coltrane, là où le free est légalisé dans la folie libertaire de leur titre, tout est prétexte à l'unisson, à la folie incantatoire.

En fait, rien ne ressemble plus à Shining que lui-même, et lui seul est à même d’étendre son autonomie. Chose faite avec ce nouvel album, tant attendu depuis l’avènement cataclysmique de leur « One One One ».

Emprunt par des compositions à la teneur calorifique extrêmement importante, la puissance qui se dégage des propulseurs de Shining se chiffre en mégatonne. Le trouble n’est plus mesurable à ce niveau. D’ailleurs c’est plus que de la musique, c’est une discipline, devenu une corporation même.

Est-ce qu’appartenir à cette confrérie est aussi équivalent qu’avec celle des membres de la très sélecte communauté des fans de Star Trek ? Je n’en sais foutre rien, et je m'en fous.

Freak parmi les extraterrestres de la planète bleu, Shining c’est la démence à son ultime aliénation clinique. Je vous en recommande la camisole.


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samedi, novembre 7 2015

WOLFMEN OF MARS – Gamisu


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Heeeeeey voici un truc bien très étrange, puisque c'est un stoner rétro futuriste qui nous guide dans le cosmos psychédélique de la musique S-F. Dingue non ?

Franchement la chose est assez consistante et foutrement originale pour que vous jetiez vos oreilles expertes dessus.

Wolfmen Of Mars délire à raison, dans un sous-genre qui commence à émerger avec plus d'insistance ces temps-ci.

Faut dire que l'intérêt suscité dernièrement par la musicalité post-Carpenter, les récents attraits pour Goblin et la musique de film, ainsi que tout le mysticisme vintage ont engendré la cohérence de faire apparaître un mix de tous ses plaisirs sonores, et notamment chez ce groupe.

Wolfmen Of Mars fait office de transversale initiatique à un premier pamphlet cinématographique. Sorte de trip-hOp/Stöner-électro à l'ère de la guerre des étoiles entre soviet et ricain. Les titres sont instrumentaux, avec des dialogues de films bien entendu.

La pochette colorée est vraiment cool, elle table plutôt pour un band de métalcore, mais bon pourquoi pas après tout, autant réinventer le genre par une approche contemporaine. D'ailleurs musicalement si les sons s'en réfèrent à des saveurs passées, l'anachronisme fait partie du trip intégral, et mieux, il lui confère un attrait singulier.

Le synthétiseur est omniprésent, la basse crasse, la guitare égrène pas mal de sonorités diverses, la rythmique reste dans un mood très rock. Les compositions alternent un savant dosage de stoner psyché et d'une électro rétro futuriste.

C'est en somme une électro libre, une sorte de météorite dans une marée intergalactique de space-rock hippie psyché. Il y a aussi un petit côté psycho-Surf à la Man or Astroman meets Throbbing Gristle, avec une face sombre, un peu comme du Surf/Spaghetti Western en mode rétro futuriste. Ah aussi on entend une exotica cosmique vraiment dingue, l'ensemble fait que tant de mélange s'harmonise en nombre sans que cela soit pompeux, chiant, voire boursouflé.

On parle déjà d'un style à part, du HEAVY-WAVE, dans lequel Wolfmen Of Mars arrive à se tirer à bon compte avec un trip sonique plutôt cool au final.


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