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Zenzile ne manque pas d’Air avec sa nonchalance pointilleuse, son rétro futurisme J.M Jarre et ses envolées à la Pink Floyd, autrefois électronicien dubiste dans l’aquarium enfumé de Lee Scratch Perry, le groupe a su métamorphoser son évolution en ouvrant encore plus grandes les fenêtres pour une vue cinémascope, encore plus trip-hop qu'auparavant.

Lors de leur précédent opus, Zenzile s'est frotté à la bande-son d'un long-métrage muet « Berlin, la Symphonie d'une grande ville » (sorti en 1927), cette expérience a forgé ce goût intense pour les atmosphères. De toute façon ce groupe a toujours eu cette mainmise sur le grand angle avec le long travelling bien propre des jazzeux.

Il prolonge son accointance cinérama par une approche classieuse et élégante avec des tournures au caractère bien pensé. Cet album converge dans cette vénusté de maîtrise musicale, de mesure concrète et d’épanouissement. Leur trip-hop est Air-éré, délicat et élancé, et dans cet espace-temps contemporain qui recycle le vieux en le remettant au goût du jour, ainsi s'en trop en avoir l'air "Eléments" n'hésites pas à bousculer les anciens codes trip hopesques se reposant sur leur laurier ronflant.


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