THE_CHEMIST___THE_ACEVITIES___Sounds_From_Chemistry_Town.jpg

C’est les vacances ! L’azur vous absorbe, le tintamarre de la plage résonne, le cul dans la flotte vous vous faîtes royalement chié à scruter l’horizon.

Derrière-vous le ressac ramène des ballons dégonflés et l’urine de gosses encore chaudes. Les corps huileux et graisseux offensent votre absolue d’érotisme. Finalement vous éprouvez à cet instant précis pour les éprouvettes du cours de chimie un intérêt soudain, alors que vous n’aviez qu’enduré ces longues heures absconses comme une nébuleuse dans le confins stellaire. Et pourquoi donc ? Parce que la révélation de « Sounds From Chemistry Town #4 » est enfin arrivée à maturation, alors qu’il est sorti en 2017.

Après de multiples expérimentations via démo et un premier album enregistré chez l’inimitable Lucas Trouble en janvier 2013 sous pavillon de la scène autogérée, indépendante et révoltée, ce groupe de surf a choisi Productions Impossible Records et Maloka pour sa seconde étude des effluves soniques en milieu aquatique.

Il est un fait d’observation que la technique en laboratoire permet d’acquérir grâce au tâtonnement intempestif que procurent les joies peu communes de notre ère contemporaine lors d’expérimentations poussées, et c’est la pratique de la fusion. Oui c’est dangereux tant l’expérimentation n’aboutit que trop vers le résultat escompté, mais qu’en plus l’harmonie des différents composants chimiques qui le compose souligne des écarts d’extravagances au principe théorique en vigueur.


de quoiiiii ?

C’est dans ce bain à molécule que le groupe décide de joindre aux déséquilibres des forces cette démence musicale où les aberrations, hallucinations et perversions délibèrent des assauts de punk noise foudroyés par des vagues d'énergies et de manipulations auditives. Sorte de Man or... astroman à vingt mille lieues sous les mers, de croisière évolutionniste avec Hawaii Samurai sur Saturne, les titres souvent instrumentaux et par moment interprétés d’un chant punk, plongent sa base d’exploration surfique en une modulation d’esprit de garageux avec des sonorités rétros/cosmiques/crossover, et recherche dans sa théorie du chaos l’expertise d’un crash test intégral.

L’analyse deepwave se fait dans les eaux troubles de The Irradiates (autres chercheurs en particules élémentaires surfiques) et Arno de Cea, l’indicible Océanographe et sismologue intrépide. Par cet effet filial de déduction sonique, The Chemist & The Acevities électrocutent un opus enregistré par Lo Spider (donc entre garage et surf) d’une efficacité redoutable, ‘’complètement glucose et chimiquement barrée’’ pour reprendre une expression glanée sur le net à leur encontre.

La nature est félonne, la mer capricieuse, l'océan perfide, laissons faire la chimie de The Chemist & The Acevities.


Qr = ( [ E]2 / ( [ A ]2 . [ B ]2 ) ))