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mercredi, novembre 27 2019

The Irradiates / Beware The Dangers Of A Ghost Scorpion - S.T


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Voici un split E.P de surf instrumentale produit par l'inoxydable label Les Productions de l'impossible avec deux figures incontournables du style.

Tout d'abord avec The Irradiates ( Besançon ).

Le premier titre « Continent Plastique » est tout en hybridation surfique, typique au groupe, dans cette mouvante contorsion élastique et spatiale issue des expérimentations soniques propres aux Bisontins.

Le titre subliminal « Innerself Forgotten Chips » est une véritable perle. Il y a là tous les ingrédients manifeste pour errer dans une transe amniotique. Dans cette symbiose chaude et attractive dont votre imagination devrait y trouver la pleine libération de vos sens les plus aiguisés. Pour y puiser à outrance les entrelacs mélodiques et sauvages que The Irradiates répand, pour que vous retrouviez cette exaltation primitive que votre instinct en connaît l'affranchissement, si, si.

Puis avec The Dangers Of A Ghost Scorpion (Boston, USA) pour une surf plus classique avec « A Grim Wager » et son fun d'exotica, mais teintée par une esthétique de son jazzy macabre pour « She's Howlin' ».

L'originalité de cet E.P confirme une fois encore de la pleine évolution de la surf music et de son rayonnement cosmique, océanique et même en eau douce.


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lundi, novembre 11 2019

DEMON VENDETTA - Danse du Vice de l'Horreur et de l'Extase​


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"Danse du Vice, de l'Horreur et de l'Extase​.​.​." Est paru le 15 septembre 2019 par les labels Productions Impossible Rds et MetroBeach Rds, en format vinyl LP et digital, pendant le crépuscule naissant d'une nuit de surf rock subliminale, Demon Vendetta a depuis 2013 percuté avec une insatiable et roborative sensation du tréfonds une musique expansive (la surf music) trop souvent mise dans un formol abracadabrantesque de l'exotisme. Le maître d’œuvre c'est Nasty Samy, thuriféraire de la sous-culture/contre-culture dont tous ses groupes en alignent la pleine constance et réverbération, Demon Vendetta en sublime la caractéristique avec une érudition expansionniste.

Enregistré selon les disponibilités et occasions se présentant lors d'un calendrier étroit (tu ne peux pas y coincer une feuille de papier entre) sur la période 2017, 2018 et 2019, durant des sessions rapides sur un équipement analogique.

A la recherche du son perdu !

Numérique ou analogique, c'est un peu comparer un mp3 avec un vinyle, et ce que tu entends c'est ce que le groupe a joué. Le son capté par les micros retranscrit "analogiquement" (comme son nom l'indique) sur un support avec une technique plus longue, plus complexe, est plus difficile à gérer, pour ensuite rejouer le son il y a une lecture mécanique de ce qui a été enregistré, tel quel. Dans le cas du numérique, Il y a un traitement entre les informations: entre la captation du son et le son fixé sur le support, l'information est analysée puis codée numériquement par un convertisseur. Et c'est pareil dans le sens "son fixé" / "lecture".

Pour ce faire il y a eu à la conception de l'ouvrage, Nasty Samy : guitares/ samples ; Max : Batterie/percussions/samples ; Franz O.A Wise : Basse ; Arno De Cea : Basse.

Selon Nasty Samy il s'agit du dernier disque de DEMON VENDETTA. Ce qui s'avère être une catastrophe néfaste pour la production hormonale de sérotonine, endorphines, oxytocine, dopamine de l'humain soucieux d'investir son temps à une culture riche en tout sens. Alors qu'en comparaison l'arrêt du chanteur Vianney n'est néfaste pour le règne humain, animal, extraterrestre comme la voiturette l'est pour les taupes d'un parcours de golf.



Un disque de Demon Vendetta est une invasion de sons surfiques et d'explosion sonique du meilleur goût. On ne s'arrête pas à éclaircir, élaguer, développer une idée, mais on l'explore jusqu'à sa veine, et de l’hémoglobine il en sort par jets entier. Ce groupe est une jonction ouvrant sur une encyclopédique mouvance culturelle. Ainsi leur premier titre « What Waits Below » est basé sur film d'aventure & de science-fiction sorti en 1984. Réalisé par Don Sharp, produit par la Adams Apple Film Company, le film dure 88 minutes et est interprété par Robert Powell, Timothy Bottoms et Lisa Blount. Scénario : Le gouvernement américain a utilisé de profondes grottes en Amérique centrale comme bases pour un type spécial d'émetteur radio utilisé pour communiquer avec les sous-marins. Lorsque le signal de l'un de ces émetteurs disparaît soudainement, une équipe de soldats et de spécialistes des cavernes sont envoyés pour savoir ce qui s'est passé. Après quelques explorations en profondeur, ils tombent sur une tribu d'hommes des cavernes albinos qui ont été isolés du reste du monde pendant des milliers d'années. Un fait de tournage stipule que la production a été brièvement arrêtée à la fin du mois d’août lorsque le monoxyde de carbone produit par les générateurs situés dans les locaux de Cathedral Caverns a envoyé au moins 17 personnes à l’hôpital. Le coproducteur et créateur d'effets spéciaux, Robert D. Bailey, a déclaré: "Franchement, je sous-estime la difficulté de tourner dans les cavernes. Si je devais recommencer, je ne tenterais pas de filmer de manière aussi extensive sous terre."

Le grand Jacques a chanté sur Vierzon, mais Demon Vendetta lui inaugure « Le Batman de Vierzon » avec le riff de Metallica « Seek & Destroy ». Que dire si là on atteint ce que le nanard sublime comme étrangeté d'artisan et autres divagations fanzinesques, à savoir un must d’outrecuidance.

« Lèvres de sang » est un film français réalisé en 1974, qui fait partie des Chroniques de vampires de son auteur et metteur en scène Jean Rollin. Scénario : Lors d'une réception pour le lancement d'un parfum, un homme aperçoit une photo représentant des ruines. Cette photographie lui remet en mémoire un passage de son enfance, lors duquel il avait rencontré une adolescente aux lèvres très rouges dans ces ruines. Il n'aura de cesse de retrouver ce lieu, alors que l'adolescente lui apparaît pour lui fournir des indices. Très beau morceau qui prévaut sur l'héritage spectral que Nasty Samy voue au culte de Jean Rollin.



« La Mort Visqueuse » est adapté d’après le livre (et série) de Shaun HUTSON paru au édition FLEUVE NOIR / FLEUVE Éditions (Paris, France), coll. Gore n° 7 Dépôt légal : juillet 1985. Du même auteur et sous Pseudonyme(s) : Nick BLAKE, SHADOW Nick ; Le Crâne infernal (1987), The Skull , 1982, Erèbe ou les noirs pâturages (1986), Erebus , 1984, Les Fouilles de la peur (1988), Relics , 1986, Les Larvoïdes (1986), Spawn , 1983, Lettres Mortes (2007),       Dying Words , 2006, La Mort visqueuse - 2 (1986), Breeding Ground , 1985, La Mort visqueuse (1985),    Slugs , 1982, Némésis (2009), Nemesis , 1989, Ombres effroyables (1987), Shadows , 1985, Victimes (1988).


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  « Proud to be a Cryptic Surfer » est une cover d’Hawaii Samurai paru sur l’opus “ The Octopus Incident ? ” datant de 2005. Réhabilité par une force océanique obscure, une sorte d'Atlantide revisitée.  

“Tykkky the Ambalmer” et son twist ténébreux pour un mélange insidieux de Los Tiki Phantoms/ man or astroman/ Satan’s Pilgrims/Daikaiju.

« Danse du Vice, de l'Horreur et de l'Extase​.​.​. » est peut-être un hommage à Anita Berber. Jeune femme avant-gardiste libertaire à la beauté diabolique fascinante, elle fut danseuse, autrice et actrice dans une Allemagne d’entre-deux-guerres au climat mortifère. Elle est sans doute l’une des premières flammes de l’émancipation féminine. Son histoire, tumultueuse et singulière, montre qu’il est possible de faire des ténèbres une véritable œuvre d’art à travers l'érotisation de la mort, mêlent l'orientalisme des costumes à la musique moderne, elle devient dès 1917 l'icône dérangeante du courant expressionniste dans les domaines de la pantomime et du burlesque américain (sans pudeur).

  « So Nice » une cover des Bikini Men, groupe de catcheur surf music Hi-Energy des 90's/2000's Vendéen, dont vous pouvez retrouver le titre « The Tikis Curse » sur l'excellente compilation « L'Appel de la Musique Surf ! » des productions de l'impossible.

Un disque chaudement recommandable de Surf Music, tant il libelle une saveur intemporelle de ramener le vice sous tous les interstices subliminaux. D'autant plus que c'est la dernière vague de Demon vendetta, avec toujours sang pour sang de réjouissance sonique.


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