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jeudi, décembre 6 2018

TUT TUT VROOM VROOM


GO FAST

Les Culicidés, surtout appelés moustiques ont un rôle dans les écosystèmes. Ils sont source de nuisance par les piqûres qu’ils infligent et sont le plus important groupe de vecteurs d’agents pathogènes transmissibles à l’être humain. Ils présentent la caractéristique d'être muni d'antennes longues et fines à multiples articles, des ailes pourvues d’écailles, et des femelles possédant de longues pièces buccales en forme de trompe rigide de type piqueur-suceur.

Il n'existe qu'une espèce de Cannibal Mosquitos dans l'hexagone, rareté exemplaire et unique en son genre pour redonner le sourire avec un mélange de jerk-surfique Rock'n'rOlliën et de twist-rOckabürlesque.

Il serait parjure pour le WBZ de ne point donner la parole à ce vecteur de culture populaire, et vous offrir très chères lectrices et lecteurs l’outrecuidance liberté de ton de ces bizzzzzzzzzarres moustiques cannibales par le biais d'une interview primesautière.




Une présentation de l'orchestre s'impose et des différents groupuscules des membres de CM ayant électrifiés dans d'autres styles/groupes si c'est advenu ?

Tous les trois : Et bien pour l'orchestration :

Pat Mosquitos : Je joue de la basse, je viens particulièrement du punk rock, j'ai fondé avec El Cannibal ISP, joué dans Sons Of buddha, Bad Chickens... aujourd'hui je chante dans Shit Storm du punk hardcore et joue et chante dans Whore, un groupe de punk également...

Airwesh Mosquitos : je joue de la batterie, je viens du métal et du punk, j'ai œuvré dans Swine Punch du fast hardcore, Hardcore Anal Hydrogen de l'électro indus métal...(ndlr : groupe frappadingue que je conseille chaudement). Je joue actuellement dans Whore et Little Box, un groupe de punk rock...

El Cannibal : Je joue de la guitare, je lance aussi des samples et fait les montages vidéos... J'ai fondé avec Pat ISP et je joue et chante actuellement dans les Sauvages, un groupe de rockabilly assez primitif...


CRASH TEST

La date de création de Cannibal Mosquitos est au début des années 2010, c'est une expérience d'hybridation de laboratoire qui a mal tournée ? Une nouvelle espèce due au réchauffement climatique ? L'unique réponse au marasme quotidien, ou que sais-je encore..?

Airwesh : Tout à fait, après une soirée de mélange avec différents produits issus de laboratoires divers et variés, mais aussi avec l'apparition de l'arrivée dans nos contrées d'espèces venues du sud, et qui se sont parfaitement acclimatées dans nos contrées. Personne ne pouvait échapper à la naissance des moustiques vengeurs !

El Cannibal : En effet, on pourrait rajouter que Cannibal Mosquitos sont trois insectes certes énervés mais également pas très crédibles ! Leur but unique est d'obliger ceux qui viennent les voir en concert à twister ! Dans leur Surf musique, le public sera exposé à leurs ajouts de samples plutôt comiques, et de diffusions sur leur télévisions réparties sur la scène avec de petits bijoux de séries B, et de vieux films oubliés....

Pat Mosquitos : La passion des CM est le rock'n'roll, nous sommes énervés mais nous jouons pour les jeunes révoltés, et aussi les moins jeunes révoltés...


PIQÛRE DE RAPPEL

Chaque album est un concept en soi ?

El Cannibal : Le premier album est sans thème, mais à partir du second « Surfin Love Party » nous évoquons l'érotisme, notre 45 tours « Porno Piccolo » est orienté sur la pornographie et sur notre dernier « Vroom Vroom », les bagnoles et les motos !

Airwesh : Nous efforçons à chaque album de sélectionner un thème, cela se passe en général lors de soirées apéritives où chacun émet le souhait de choisir une thématique. La plus originale l'emporte évidement.

« Cannibal Mosquitos Surprise Attack » en 2011 a libéré une piqûre surfique mêlant rock'n'roll sixties, castagne sonique, et plus si affinités...Quel est votre regard sur cet album, sur cette période ?

El Cannibal : Pat et moi sortions nouvellement de la fin de ISP. Les CM a été une nouvelle histoire, une sorte de continuité punk en jouant un style que nous aimions depuis longtemps. Ce fut une période de rebondissement en créant ce groupe. Nous avons dans la foulée sortie « Cannibal Mosquitos Surprise Attack », du gros son qui sature, des morceaux qui vont à l'essentiel ! Cet album nous a propulsés dans la scène surf, une super période, de super tournées et festivals dont le Surfer Joe en Italie...

Airwesh : Pour ma part c'est l'album qui a lancé le groupe. C'est un peu la marque de fabrique du groupe, tous les morceaux ont été enregistrés sans retouches et en one-shot, d’où le son très garage et énergique. Les albums qui viennent ensuite sont plus classiques, mais nous souhaitons fortement revenir aux sources, et à ce son pour les prochains albums.

Pat Mosquitos : Pour moi c'est mon album préféré ! Il est suintant et bien garage ! Nous l'avons fait avec notre premier batteur Ludo, un punk qui joue dans Good Good Things, Primitive Agression... Nous l'avons enregistré bien à l'arrache. J'ai beaucoup apprécié.

Vous avez participé à des compilations aussi ?

El Cannibal : Oui nous figurons sur plusieurs compilations, « l'appel de la surf musique » avec le morceau « Nice flip flop twist », « génération Sheriff » avec le morceau « Non, non, non », « Compilation Cafzic Fanzine » avec le morceau « TF 1 Get Off the air » et la dernière en date « Overdrive Conspiration » que l'on trouve sur bandcamp uniquement avec le morceau « Viva los Cannibal Mosquitos ».


succion sanguine

Le très burné « Surfin Love Party » en 2013 a lascivement poussé l'excitation aphrodisiaque jusqu'à cet orgasme auditif que Franky Vincent essaye en vain d'accomplir à l'aide de bois bandé, de corne de rhinocéros et de poppers. Vous aviez envie de vous frotter au lieu de sucer à l'époque ? C'était quoi le trip cette fois-ci ? Vous avez encore vos vieux téléviseurs en tournée ?

Airwesh : Nous étions en pleine période d'été, le soleil, les longues journées de chaleurs moites. Cette ambiance a fait darder tous les Moustiques. Il nous a pris l’irrésistible envie de diffuser du love en son et en image sur nos téléviseurs cathodiques.

El Cannibal : Un vieux fantasme mis en album peut être... La faute de nos conversations passionnées et effrénées sur le sujet lors de nos répétitions, ou trajets en camion... En tous cas c'est le constat de ses films érotiques de M6 regardés en cachette le dimanche soir, ses premières vhs que nous nous échangions dans nos sacs à dos, ou les récits érotiques racontés à la radio par la radieuse Brigitte Lahaie...Oui un petit exutoire sur le sujet vaste de l'érotisme avec un côté fun, histoire de faire passer le tout en dansant... Nos téléviseurs sont toujours de la partie, à chaque thème, de nouveaux montages vidéo !

Pat Mosquitos : Je pense que nous sommes fidèles à nous même... Nous avons fait cet album assez facilement...

J'ai l'intime conviction qu'à chaque album vous égrenez des piques dont on retrouvera le dard venimeux dans l'album suivant. Avez-vous la sensation que votre discographie suinte une cohérence ?

Airwesh : Nous nous efforçons à chaque album d'évoluer et de changer de thème, d'ambiance (notamment parce que nous n'avons pas toujours enregistré dans le même studio). Malgré tout cela le son des instruments se ressemble depuis le premier album, et est reconnaissable au fur et à mesure que la discographie évolue.

El Cannibal : Probablement, difficile à dire puisque à chaque thème nous épuisons à peu près le sujet pour chaque album. On rebondit sur un nouveau thème, à chaque fois... Laisse-nous encore deux, trois albums et puis on fera un point (rires...)

Pat Mosquitos : Nous sommes cohérents à chaque album et nous avons toujours le même son basique, même si les enregistrements diffèrent. Le fil conducteur est que nous enregistrons toujours sur la brèche, dans le rouge... On se met en danger puisque une fois que les morceaux sont créés, on les enregistre dans la foulée...


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« Il trajedie Dell Autostrada » est un titre de « Cannibal Mosquitos Surprise Attack » qui aurait très bien pu figurer dans votre dernier opus (chroniqué en ces pages subliminales), le bien nommé « Vroom Vroom » ?

En cœur : Exact !

Airwesh Mosquitos : Il figure encore sur notre set list !

El Cannibal : La seule explication serait que le premier album contient pas mal de futur thème nos prochains albums... à méditer...

Oui du coup cela rejoint la question précédente sur la cohérence de votre discographie.

Vous avez pris le temps pour ce nouvel album, pourquoi ?

El Cannibal  et Airwesh : Oui celui-ci a pris pas mal de temps ! Il y a eu après le second disque pas mal de changement, nous avons quittez le label « Dirty Witch » qui a co-produit le premier album, produit le second. Le temps de composer était court puisque nous sommes tout le temps en train de jouer, nous ne nous sommes jamais arrêtés, beaucoup de week-end, de tournées...Mais nous avons entre temps sorti notre 45 tours « Porno Piccolo », et nous voulions le sortir avant notre troisième album. Pour finir nos vies personnelles sont, je dois dire, assez chargées. Notre signature sur notre nouveau label « Savage Cannibalism Records » (rires..), a remis tout cela en place doucement...

Airwesh : Hélas nous ne sommes que des Moustiques amateurs et notre petit quotidien de vie d'insectes influe sur nos compositions. Il y a certains morceaux aussi où l'inspiration est immédiate, et d'autres non. Ceci explique ce temps long pour construire les morceaux...

Pat Mosquitos : Nous avons des vies bien chargées, jobs, enfants... du coup c'est une organisation très serrée.

C'est quoi le road trip de Vroom Vroom ?

Airwesh : au départ, c'est prendre le volant à bord d'une berline américaine des années 60, s'arrêter à une station-service et faire une rencontre complètement inattendue. On reprend ensuite la route parmi les routiers et on roule jusqu'à la prochaine étape...

El Cannibal : Cet album est un hommage au moteur thermique qui permet aux petites gens de se déplacer, voyager au volant d'une caisse, un van ou une moto... on évoque dans ce disque des anecdotes comme des rencontres étranges, des discutions d'embouteillages, des séries avec comme héroïne une voiture...

Pat Mosquitos : Le road trip « Vroom Vroom » c'est El Cannibal qui adore les bagnoles, surtout les anciennes, moi, je préfère les accidents !


tapette pour moustique cannibale

Au niveau des textures sonores vous avez voulu une différence par rapport à vos albums précédents ?

El Cannibal : Enregistrer dans un studio pro a été vraiment différent de ce que nous faisions d'habitude ! Enregistrer en one-shot, faire quelques bricolages pour faire sonner le tout, alors qu'au Magic Studio, Nicos nous a fait enregistrer pas à pas, j'ai pu faire mes guitares pas à pas au lieu de jouer dans l'urgence. Nous voulions vraiment tenter l'expérience et voir ce que donnait le résultat. Le truc assez incroyable, est que nous avons gardé l'énergie de notre musique malgré un son plus soigné et clair.

Pat Mosquitos : Oui nous avons voulu essayer un autre studio, nous allions au NSR studio en général, alors du coup, ça a changé notre façon d’enregistrer. Pour moi c'est une super expérience et je trouve le résultat plutôt cool !

Airwesh : Quand nous enregistrons, nous jouons les morceaux en live et on essaye de les jouer à peu près correctement. Pour le son on se règle comme pendant les répétitions, c'est ce qui va définir les textures sonores. Le ressenti, les intentions et les émotions ont aussi leur importance au moment où nous jouons. Le studio ainsi que la prise de son jouent également sur l'ambiance de l'album. Nous ne cherchons pas à travailler une texture en particulier. Ce n'est que du feeling.

On peut se procurer cet album où ?

Airwesh : A bourg de Péage (rires...)

Pat Mosquitos : Dans les disquaires ou nous laissons nos albums (Dangerhouse à Lyon, mais aussi en Suisse, Belgique...), dans les distros, de groupe, de bars, de labels comme Monster zero records en Autriche, dans nos concerts évidement, tu me trouveras au stand et pour finir sur la page fb du label.

El Cannibal : oui tu nous contactes sur notre page en message privé et nous te postons le disque...



Vous sucez jusqu'à la moelle la trinité Surf-rockab'punk ?

Airwesh : Je ne comprends pas la question, mais je dirais que oui...

Pat Mosquitos : je dirais plus le Surf Garage Punk

El Cannibal : Nous venons du punk, on retrouve le style dans notre jeu c'est clair, le rockab et aussi le Psychobilly sont deux styles dont je m'inspire beaucoup, le premier pour le coté roots du rock'n'roll et le second pour l'énergie qu'il dégage !

Vos albums étaient édités par Dirty Witch records, « Vroom Vroom » est lui chez Savage Cannibalism Records, votre label. Ce choix D.I.Y est dû à une nécessité, à quoi ?

El Cannibal : Comme je te le disais un peu plus haut, nous avons pris la décision de quitter Dirty Witch, par choix de liberté si j'ose dire, et de vouloir diriger à 100% notre musique, même si c'est un peu utopique... Notre nouveau label, car on débute vraiment, nous a donné cette liberté, mais en revanche, c'est un travail gigantesque... de plus je compte bien que ce label gère également d'autres groupes que nous, nous avons dans le futur quelques coup de cœur que nous aimerions signer c'est sûr...

Airwesh : Nous avons passé de très bons moments avec Dirty Witch, c'est ce label qui a lancé le groupe, mais au fil du temps, il y a eu des divergences entre le label et le groupe. Nous ne sommes que d'éternels adolescents qui n'en font qu'à leur tête alors que le label prenait la place d'un parent qui essayait de faire preuve d'autorité. C'est pour cette raison que nous avons préféré créer notre label et nous organiser comme bon nous semble.


SPRAY INSECTICIDE

Vous surfez la vague éternelle du rock'n'roll comme si à chaque fois c'était la dernière ?

El Cannibal : notre fonctionnement est l'urgence, faire les choses sur le fil du rasoir, donc on joue notre musique comme si c'était la dernière fois...

Airwesh : Comme le dirait l'artiste engagé Lenni-Kim : Yolo ! Notre vie de moustique est éphémère et notre vie de surfer aussi. On ne pourra pas piquer tout le monde !

Pat Mosquitos : Le rock'n'roll est immortel !

Link Wray a t'il défini à lui seul la métamorphose du rock ? Comme quelque chose de simple, puissant, efficace, allant à l'essentiel de manière primitive ?

Airwesh, Pat et El Cannibal : Link Wray nous a largement inspiré, nous sommes d'ailleurs très fan ! Nous essayons produire des morceaux simples et efficaces tout comme il le fait, mais c'est un exercice très difficile !

Il y a dans vos titres des lignes mélodiques qui font des clins d’œil à des musiques que l'on a entendues sans que l'on se souvienne forcément de quoi il s'agissait. Est-ce un jeu pour vous ?

Pat Mosquitos : nous puisons notre inspiration partout ; dans des films, des cartoons, des pubs, des vieilles séries...

El Cannibal : Oui c'est jeu, bien drôle et difficile à faire surtout ! Nous ne reprenons pas du tout (à part nos reprises) des riffs qui existent déjà... nous en faisons mais dans un ordre différent, ce qui permet de faire un peu d'originalité... mais on nous dit souvent cela en concert...

Airwesh : Lorsque nous sommes en tournée et pendant les grands trajets, nous adorons écouter des chansons cultes populaires voir originales. C'est sûrement grâce a cela que nous nous inspirons et trouvons quelques lignes mélodiques...


RACE KID

On sent une véritable passion pour le twist, le jerk, les standards épiques des sixties que l'on entendait pendant le bal du 14 juillet ou des fêtes de village ?

El Cannibal : C'est sûrement une nostalgie d'une certaine époque, moi je n'ai pas connu celle-ci, ma période bal du 14 juillet fut dans les années 80 et 90, il y avait du rock, pas vraiment des sixties...

Pat Mosquitos : Si tu le dis, je ne suis jamais allé dans les bals des sixties, mais ça doit y ressembler.

Airwesh : Ce sont des styles que nous avons toujours aimé, mais jamais vraiment osé jouer. On les apprécie d'avantage depuis qu'on les joue dans Cannibal.

Cannibal Mosquitos c'est une vie de rock'n'roll, une rasade d'humour, une musique jubilatoire aussi torride que gargantuesque, l'attaque frontale de tous les épidermes sans distinction, et quoi d'autres encore... ?

Airwesh : Ce sont des reprises décalées, des samples cultes, des diffusions d'images rétro, de l'autodérision en costume, de la transpiration sous les masques, du twist en pagaille, bref une piqûre de jouvence.

Cannibal Mosquitos : c'est pour moi le groupe rêvé, on peut jouer un grand nombre de morceaux, reprendre les morceaux que l'on veut, jouer n'importe où, et surtout, avec des moments où nous disons sans retenue n'importe quoi !

Sur scène vous portez un masque intégral de moustique vengeur et une combinaison orange. Le masque est-ce une référence au groupe de surf d'Amérique Latine ? Pour la couleur orange, êtes-vous en fait des moines shaolin, où est-ce un renvoi au défoliant chimique l'agent orange ?

Pat Mosquitos : En sortant de Guantánamo, le gouvernement américain nous les a offert et comme ils nous ont torturé au visage, on a mis les masques pour ne pas avoir à s'expliquer!

El Cannibal : Oui les masques sont un clin d’œil aux groupes mexicains, la combi orange, en fait... j'aime bien l'explication de Pat !

La surf possède un lexique musical, une dramaturgie mélodique, des sonorités réverbérantes, des codes bien établis tant sonores que visuels, votre approche dépend de tout cela et qu'avez-vous inoculé de plus ?

El Cannibal : oui il y a quelques codes inévitables, nous, en revanche, je pense que nous avons cradé le son, mis un peu plus d'énergie par rapport aux groupes classiques que j'adore, et mis du visuel à fond, je parle des tenues et des télévisions.

Pat Mosquitos : La Surf Classique peut être parfois ennuyante, nous, nous la jouons à notre façon ! Avec la folie du groove et un son bien dégueulasse, comme les Mummies (groupe de garage punk).

Airwesh : Notre approche dépend de tout cela bien évidemment mais aussi des groupes avec qui on a pu jouer, ou que l'on a vus sur scène et qui nous ont inspirés... On se rend compte que la surf musique est un vaste milieu et que beaucoup de groupe la représente. Et tout moustique que nous sommes, nous essayons tant bien que mal de nous nourrir de tout cela. Nous nous sommes bien fait inoculer !

Le burlesque est-il la marque de votre succion ?

Pat Mosquitos : peut-être

El Cannibal : oui !

Airwesh : ouais !

Est-ce qu'avec Vroom Vroom on peut enfreindre les codes de bonne conduite en écoutant cet album avec un volume élevée sans craindre un joint de culasse ?

El Cannibal : Pas la peine de faire un plein d'essence, de faire le niveau d'huile ! Tout à fond dans le rouge, avec l'autoradio à donf, le coude par-dessus la portière, et let's gooooooooooo!! Tant pis pour le joint de culasse!

Airwesh : Avec «Vroom Vroom» tout est possible. La maréchaussée vous respecte, elle vous craint, et le plus génial, pas besoin d'entretenir ton moteur !

Pat Mosquitos : Bien sûr! Tu peux doubler par la gauche et conduire complètement bourré au vin rouge !

Cet album marche-t-il au super, au sans plomb, au diesel, à l'électrique ?

El Cannibal : Au vieux super, qui sentait super bon dans les stations-services !

Airwesh : au super assurément!

Pat Mosquitos : il marche plutôt au rock'n'roll, c'est un carburant assez bon marché !

La question que vous souhaitiez que l'on vous pose (et il faut y répondre) ?

Pat Mosquitos : Question : Est-ce que je peux voyager dans ton cerveau et en revenir indemne ? Ma réponse : non...

El Cannibal : ok, la question : Maintenant que vous avez complètement révolutionné le monde de la surf musique, tous les autres groupes sont désormais dans l'oubli tellement vous êtes plus que génial ! A chaque écoute de vos disques, votre public pleure de joie ! En fait, vous n'avez vraiment plus rien à prouver! En avez-vous conscience? La réponse (sur un air aigris) : ouaiiiiiiiiiiiiiiiiiiie !

Je vous laisse le mot de la fin...

Pat Mosquitos : Les CM c'est de la bombe atomique, achetez nos disques et faîtes nous jouer ! On fera tout pour faire les fous !

El Cannibal et Airwesh (En cœur) : un grand merci à toi Bir ! Nerver forget, Let's Surf! Let's Twist !

Bizzzzous !


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mercredi, décembre 5 2018

CANNIBAL MOSQUITOS – Vroom Vroom


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On nous a promis le goudron et les plumes si l'on poursuit à croire à la liberté de la bagnole, Cannibal Mosquitos dégomme son Vroom Vroom avec comme transition écologique une autoroute surfique...enfin même, ou plutôt une glisse autoroutière, car le trafic est dense et il n'y aura pas d'itinéraire bis.

On cloque toujours autant de plaisir à se faire darder par la surf music de ces drôles de moustiques, d’autant plus que cette fois-ci le moteur à explosion de leur composition pique sans cesse. C’est ni plus ni moins qu’un road movie sonique qui laisse des marques indélébiles sur l'asphalte.

‘’ Vroom Vroom ‘’ tient toutes ces promesses. C’est du stock-car de formule 1 avec attelé à l'arrière une caravane. C'est à dire que la conduite est aussi folle que burlesque.

La Carlingue est solide et part sur des chapeaux de roues, elle déboule à vive allure et chaque virage est pris à la corde, avec parfois tête-à-queue et autres pirouettes à la limite de la sortie de route. Pied au plancher, le groupe ne montera jamais sur les freins même avec 250 hippocampes sous le capot (et oui c’est de la surf music).

L’attention des moustiques n’est pas au point mort. Carrefour, bifurcation, chemin de traverse, le groupe prend tout à contre-sens dans cette audace libertaire d'user jusqu'à la couenne pour tracer sa route.

Selon le dicton provincial “La voiture est le troisième testicule de l'homme moderne”, cet opus est donc couillu à appuyer sur le champignon de la sorte, et mérite toute votre considération.


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Ils ont dit de "Vroom Vroom" :

Nikki Lauda : « Putain c’est chaud. »’

Renaud : « Boire ou conduire il faut choisir. Géraaaaaaaaaaard un ricaaaaaaaaaaard. »

Ayrton Senna : « Dans une course automobile le faible ne va nulle part. Je suis taillé pour gagner et être sans cesse mis à l'épreuve, parce que je…CrashBoumHue, Pim pom, Pim pom, Pim pom…»

Michael Schumacher : « Tout est dans le planté de bâton chez eux. »

Alain Prost : « Ce groupe de fêlé a du nez, comme le mien. »

Jean Alesi : « À fond, à fond, à fond...Aaaaaaaah...flûte...dans le gravier. »


Acheter ce disque imputrescible & aqueux via le label Savage Cannibalism Records, ou Monster zero records.


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vendredi, septembre 21 2018

ARNO DE CEA & THE CLOCKWORK WIZARDS - Retro Futurisme Volume 1


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Depuis l'aube rugissante océanique l'homme glisse avec une prétention assourdissante en terrain conquis, à la recherche d'une échappatoire à son insatisfaction au monde moderne.

Hors un disque vient subitement de perforer avec audace cela, intitulé « Retro Futurisme Volume I ». Mais qu'est-ce donc ?

Oui qu'est ce que le rétro-futurisme ? Déjà cela ne se mange pas. C'est une dissipation et une évolution tout à la fois, qui intègre deux tendances qui se caracolent et que l'on peut condenser ainsi : « l'avenir tel qu'on le voit dans le passé » et « le passé tel qu'on le voit du futur ». Sorte de retour vers le futur musical, intégrant ici les aspects de la surf exotica dans le prisme fusionnel contemporain du post-noisy surfique, téléportant son trip dans les confins interstellaire sensitif. Ce disque est absolument parfait pour des adultes émotionnellement instables.


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D'Arno De Cea j'en conte mon émerveillement à chaque disque qu'il sort, et à chaque fois je nage tel un océanographe dans ce récif corallien avec l'apaisement de Jacques Mailhol sous vingt mille lieux sous les mers.

« Retro Futurisme Volume I » est un disque dystopique à l'ambition rêveuse, il vient chatouiller en tout sens plusieurs formes stylistiques et pas une fois nous vient l'envie d'en freiner le relief. L'architecture des morceaux est construite autour d'une inspiration Googie, c'est à dire qu'elle se définie (enfin je le conçois tel quel) selon le style architectural futuriste du milieu du xxe siècle des USA (de 1940 jusqu'à 1968), puisant son inspiration dans l'âge atomique et la conquête spatiale. Empreint de qualités métaphoriques propre à l'insolite, le disque pourra être tenu subtilement de déroutant et d'exubérant, puisque « L'espèce humaine a quitté l'obscurité des cavernes et, à force de travail et d’ingéniosité, a bâti un monde moderne et merveilleux. Dans sa lancée, l'espèce humaine finira par surmonter les derniers obstacles et colonisera le reste de la galaxie, sans toutefois perdre le lien sacré avec l'authenticité de la nature ». C'est cela le retro-futurisme un rêve éveillé, un objectif lunaire, une métaphore animée.

Ainsi les éléments naturels de la surf doivent avoir une forme abstraite, les thèmes doivent être multiples, la gravité doit être abolie comme suspendu dans les airs, et l'inclusion est à préférer au minimalisme. On ne s'ennuie pas quoi ! L'album n'a rien à voir avec une musique d'ascenseur, de casserole en inox vintage que l'on tambourine dans l'électronica, on reste dans un idiome surf music mais moderne et à la fois révolu. C'est le fameux « l'avenir tel qu'on le voit dans le passé » et « le passé tel qu'on le voit du futur ».


vVvroum

Sur ce, sachez que la musique instrumentale est une forme de langage suprême qui se substitue aux mots impuissants, je vous souhaite un bon voyage, live long & prosper.

Arno De Cea : Guitare , orgue , claviers analogiques et voix. 

THE CLOCKWORK WIZARDS :

Maarten Schepers : Batterie et Percussions. 

Thierry Causera : Basse 

Enregistré par Stephan Krieger au Studio Amanita à Anglet , Côte Basque du 03 au 08 Septembre 2017. Mixé et masterisé par Stephan Krieger. 

Le disque est somptueux dans sa couleur turquoise que vous pouvez obtenir via les Productions de l'Impossible, vous trouverez aussi d'autres bizarreries surfiques & exotiques chez Calico Records.

Le temps de la relativité surfique est suspendu avec ce Rétrø-Futürisme !


La perspective de l'illusion de la surf music


mardi, août 21 2018

THE CHEMIST & THE ACEVITIES – Sounds From Chemistry Town #4


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C’est les vacances ! L’azur vous absorbe, le tintamarre de la plage résonne, le cul dans la flotte vous vous faîtes royalement chié à scruter l’horizon.

Derrière-vous le ressac ramène des ballons dégonflés et l’urine de gosses encore chaudes. Les corps huileux et graisseux offensent votre absolue d’érotisme. Finalement vous éprouvez à cet instant précis pour les éprouvettes du cours de chimie un intérêt soudain, alors que vous n’aviez qu’enduré ces longues heures absconses comme une nébuleuse dans le confins stellaire. Et pourquoi donc ? Parce que la révélation de « Sounds From Chemistry Town #4 » est enfin arrivée à maturation, alors qu’il est sorti en 2017.

Après de multiples expérimentations via démo et un premier album enregistré chez l’inimitable Lucas Trouble en janvier 2013 sous pavillon de la scène autogérée, indépendante et révoltée, ce groupe de surf a choisi Productions Impossible Records et Maloka pour sa seconde étude des effluves soniques en milieu aquatique.

Il est un fait d’observation que la technique en laboratoire permet d’acquérir grâce au tâtonnement intempestif que procurent les joies peu communes de notre ère contemporaine lors d’expérimentations poussées, et c’est la pratique de la fusion. Oui c’est dangereux tant l’expérimentation n’aboutit que trop vers le résultat escompté, mais qu’en plus l’harmonie des différents composants chimiques qui le compose souligne des écarts d’extravagances au principe théorique en vigueur.


de quoiiiii ?

C’est dans ce bain à molécule que le groupe décide de joindre aux déséquilibres des forces cette démence musicale où les aberrations, hallucinations et perversions délibèrent des assauts de punk noise foudroyés par des vagues d'énergies et de manipulations auditives. Sorte de Man or... astroman à vingt mille lieues sous les mers, de croisière évolutionniste avec Hawaii Samurai sur Saturne, les titres souvent instrumentaux et par moment interprétés d’un chant punk, plongent sa base d’exploration surfique en une modulation d’esprit de garageux avec des sonorités rétros/cosmiques/crossover, et recherche dans sa théorie du chaos l’expertise d’un crash test intégral.

L’analyse deepwave se fait dans les eaux troubles de The Irradiates (autres chercheurs en particules élémentaires surfiques) et Arno de Cea, l’indicible Océanographe et sismologue intrépide. Par cet effet filial de déduction sonique, The Chemist & The Acevities électrocutent un opus enregistré par Lo Spider (donc entre garage et surf) d’une efficacité redoutable, ‘’complètement glucose et chimiquement barrée’’ pour reprendre une expression glanée sur le net à leur encontre.

La nature est félonne, la mer capricieuse, l'océan perfide, laissons faire la chimie de The Chemist & The Acevities.


Qr = ( [ E]2 / ( [ A ]2 . [ B ]2 ) ))


dimanche, mars 18 2018

THE IRRADIATES - Lost transmissions from the remote outpost


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On savait que ce groupe pouvait franchir le mur du son, parler des dialectes musicaux d'autres planètes que celle de la surf-music, compter jusqu'à l'infini dans le Van (et deux fois de suite même parfois), enjamber le garage à papa vers la voie lactée en deux temps et trois mouvements de punch, verser des staccatos fiévreux dans du psychédélisme astral, rejoindre l’apesanteur aquatique, surfer dessus/dedans/dessous à la fois, oui surfer sans fin, là où personne ne va, ne s'y risque, par peur de l'inconnu, par peur de croiser les effluves des genres.

The Irradiates est muonique, c'est un électron dense qui étudie au télescope astronomique son scientific surf rock avec comme seul but un trip intersidéral. Parce qu'il extrait de sa matière chaude une modulation des rayonnements célestes une analyse de la lumière sous diverses extrapolations musicales.


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Sorte d'expériences sonores nucléides, analogiques ou numériques, Lost transmissions from the remote outpost propose face B, raretés, inédits, live (avec un featuring de Mike Palm d'Agent Orange), bonus de disque de la première décennie d'existence du groupe. Le département de recherche scientifique de Surf Rock Bisontin a ouvert sa base de données pour une plongée exclusive dans une multitude de sons spatio-temporel, de télescopage de particules subatomiques que seul le travail de laboratoire entérine dans la chambre noire. Plusieurs coryphées tel que Steve Albini, Jim Monroe, Lo Spider ont eu la possibilité de faire vibrer la galaxie solaire, car comme chacun sait The Irradiates rayonne en Nucléon-Surfique.

Il a déjà un malaise le peignoir ? Alors ouvre tes oreilles Spock, parce que ce disque est garni à l’intérieur de riffs supra-métalliquement aqueux, paraissant décrire dans l’espace une cycloïde allongée (spinning wave). Il émet l’hypothèse qu’un processus de superposition de deux unités cycloïdales fortement excitées s’accompagne d’une croissance d’énergie cinétique, que l’orientation musicale du mouvement infléchit d’une façon prononcée. C'est dans ce mouvement cycloïdal allongé que se transforme progressivement les unités luminescentes, que la noise se désagrège dans un raw'k'roll-surfique reliant en une passerelle tel le Bifröst (« chemin scintillant ») de la mythologie nordique de Thor, parce qu'il y aura toujours un fan de comics chez les amateurs de surf music, et oui.


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C’est précisément pendant cette phase du processus que la matière en combustion musicale émerge du mouvement de deux ou plusieurs unités d’énergies mélodiques superposées. Appliquant aux corps surfiques son hypothèse de relation fonctionnelle entre les mouvements d’énergie primordiale aquatique et la matière en feu. Nous pouvons estimer qu’elle est de nature à expliquer de manière plausible pourquoi ceux-ci progressent dans un mouvement de spirale, pourquoi The Irradiates est solaire et ténèbres rugissante, parce que cet ensemble se déplace dans un même plan, dans la même direction, réunis dans l’espace en un groupe cohérent de corps tournoyants, et d’énergie d'attraction gravitationnelle. Le mouvement parfois pulsatoire et ondoyant téléporte vers plusieurs champs énergétiques en action qui excitent réciproquement leur luminescence écliptique.


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Tout matériau sonique de cet opus agit en attirant et en absorbant une transmutation sonique, il est inutile de le repousser, son sens réfléchissant magnétise les supraconducteurs noise rock excitable, comme le garage surf compressible, doté d’un pouvoir d'expansion et de contraction.

Je sais qu'à ce stade de la chronique, les protoplasmes irrités de la génération spontanée lisant cette chronique ont déjà lâché des yeux, ne reste normalement plus que les passionnés de l'élucubration sonique avec lesquels nous avons l'indicible foi argumentative pour transformer l'existence en passion ardente.

Oui captain James Tiberius Kirk il y a tout le temps ce mouvement saltatoire et philosophiquement aware qui plonge dans les abysses surfiques avec cette exigence tourbillonnante que les bisontins extrapolent dans chacun des dix titres...Que vous trouverez chez Les Productions De l'Impossible.

Donc mes ami.es de l'aquation sonique sachez que les compositions des Irradiates ondulent d'une manière cyclique comme les marées par l'effet lunaire et l'énergie cosmique.


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Donc tous à poil et à la flotte illico presto !!


vendredi, mai 19 2017

ARNO DE CEA & The CLOCKWORK WIZARDS - Flash Freezing The Sun


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Aloha,

Arno De Cea & The clockwork Wizards est un groupe de surf music formé en 2008 sur la French West Coast par des musiciens issus de formations Surf, Noise et Garage (The Irradiates, Stef & Arno, The Taikonauts, Antena Tres, Shunatao, Les Complications…).

Avec trois albums, « Bug Terminal », « Surf It Up », « Aloha From Cestas » (c'est l'album solo du guitariste Arno De Cea en 2003 ), un 45 tours « Bronco Royal 7" » et une Split K7 avec Demon Vendetta à leur actif pour les labels Productions de L’Impossible, Calico Records et Slime Records, on retrouve également le groupe sur les compilations “Monsters of Surf” (Ding Dong Records, USA) et “L’Appel de la Musique Surf” (Productions de L’Impossible).

L'agitateur et créateur du groupe c'est Arno, et il y a du génie chez cet homme de l’Atlantique, ainsi qu'une grandeur océanique a terrassé les fonds musicaux.

Étrillant le rêche pour lisser sa planche de salut avant de se suspendre au-dessus du vide, il descend le mur du son à coup de mélodies sauvages. Arno de Cea est une créature surfique, qui a secrété une surf-music comme l'ossature d'un squelette calcaire arborescent, susnommé de pointes traîtresses du corail par Cousteau, et qui sert de scalpel musical pour  le 4nd album du combo de la côte d'argent.

« Flash Freezing The Sun » est un disque venu d'ailleurs, et l'on cherche dans cet OVNI musical les spéculations folles permettant d'en traduire l'emportement.

Alors est-ce que l'envahisseur a été crée par la main de l'homme ? Son courroux robotique a t-il diligenté une expropriation des codes terrestres par le biais de son expansion ? Parce que les compositions élaborent ce que pourrait être le futur de la surf, jusqu'à envisager l'hypothèse d'une mutation nouvelle ou différente, inaugurant une évolution à cette anticipation.


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Arno puise son inspiration dans le réel noisy/post-röck-Punk Hardcore le plus vaste afin de faire télescoper l'ensemble, formant une caractéristique considérable de la Surf-fiction.

Le mode de narration de la Surf-fiction permet de dégager des traits majeurs pour se reconnaître dans le genre :

- L’expansion de la pensée parasitaire qui va se représenter dans notre esprit: Dès que cela commence une question inaugurale prend tout son sens : « Mais bordel que se passe-t-il ? » Cette fiction spéculative présente une situation brutale que les idées maîtresses de la composition en bâtissent le genre.

- La distanciation : nous devons être soumis à l'incertitude face à une œuvre de Surf-fiction, c’est une perte de repères afin de pénétrer dans un monde inhabituel que nous percevons mal.

- La compréhension : nous avons à reconstruire ce monde imaginaire à partir des indices donnés par son créateur tels que les spéculations surfiques portés sous un angle différent et frontalement assourdissant de délice sonique.

- La référence à une culture commune : le vocabulaire et les thèmes de la Surf-fiction forgent une culture familière et reconnaissable pour créer un lien d’intimité avec le surfeur venu d'horizon distinct.

Tout ceci formant un Incredible Söund !


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Ainsi le vintage est noyé dans les fréquences souterraines, le guitariste brutalise l'orthodoxie et décharge une noise assourdissante. La si féline ExoOotica se désaltère la croupe dans le brasier bestial que le trio fulmine sans cesse. Cette surf music franchit la vague ultime, glisse sur un tsunami d'hédonisme sonique à une vitesse vertigineuse de satisfaction et de sensation fulgurante. Avec les potards à fond la caisse, le disque casse les codes, brise les ossuaires musicaux et emplâtre les gueules cassées de l'île de pâques.

Avis aux automates ! Ce disque totalement paranormal parlera à tous les autonomes de la société civile pour qui la brutalité surfique a des nuances que ce groupe déchaîne avec contraste.

GOOD TRIP !


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jeudi, avril 20 2017

DEMON VENDETTA/ARNO DE CEA & THE CLOCKWORK WIZARDS – Sergent Surf - Split Tape 


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Aloha les z'amiiii(e)s des profondeurs océaniques de la Surfffffffffff-müsic,

Les vengeurs de Demon Vendetta et l'explosif Arno De Cea ont surfé la vague de la vénération pour sculpter à leur retour sur la plage un split en format K7, et le résultat est chaud bouillant !!


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Ceci étant bien entendu en édition limitée collector, avec un poster offert (illustration de Mathieu FreakCity) et un coupon/code pour chopper les mp3 gratos. (7€), vous le trouverez via ce merch..

Ce « split tape » honore John and the Nighriders, Shadowy Men on a Shadowy Planet, The Surfaris, Link Wray, The astronauts, The Trademarks, The surftones. Des classiques repris lors des tournées de chacun et restaurés ici avec intégrité et plénitude, un split vraiment très très cool que l'on peut aisément rentrer dans la case plaisir d'offrir ou bien joie de recevoir.

De quoi se prélasser avec les oreilles en feu, en attendant la vague estivale !!


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