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mardi, janvier 29 2019

STORMHAVEN ITW

Ce groupe de prog death rock m'a foutu une vrai mandale avec son dernier opus ''Liquid Imagery'', il sera en concert à Toulouse le 23/02 à l'usine à musique pour interpréter l'album dans son intégralité. C'est Zach, guitariste-chanteur-compositeur qui répond à l'ITW.


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Pouvez-vous présenter le groupe, sa création en 2010, sur quelle base musicale ? Quelles sont vos envies alors ? Quel souhait aujourd'hui ? Comment apporter un regard neuf ? Se renouveler à chaque album ?

J'ai créé Stormhaven en finissant mes études en musicologie en 2010 à Toulouse. Pendant 3 ans, Régis et moi avons travaillé pour notre diplôme en jazz et, une fois cette étape passée, nous étions prêt à nous lancer dans un projet sérieux. Une fois que j'avais quelques riffs en stock, j'ai contacté un batteur (Alban) et un bassiste (Jo) qui étaient à la recherche d'un groupe.   Au début on ne savait pas exactement ce qu'on voulait. Sûrement quelque chose d'un peu technique, avec des gros riffs et des bonnes parties au clavier. Mon idéal aurait été d'avoir un chanteur/frontman type «Russell Allen» car, à l'époque, ni Régis ni moi pensions endosser ce rôle, on ne pensait pas inclure du chant guttural dans le projet.

Après quelques auditions décevantes nous avons décidé d'arrêter les recherches là et de voir ce que l'on pouvait faire nous-mêmes. Aucun de nous deux n'avait vraiment l'âme ou la personnalité du vrai frontman donc nous avons décidé de faire le job à deux, ce qui rendait la tâche bien plus atteignable.

Huit ans après la création du groupe, on est toujours en train d'écrire ,de jouer de la musique, de déconner ensemble en répète, c'est ce qu'on adore faire ! Nous sommes toujours à recherche d'endroit où nous pouvons jouer notre musique.  

Le premier EP ''Mystical Journey" date de 2014 puis l'album "Exodus" en 2016 que vous avez considéré comme le fondement de votre identité musicale pour les années à venir. Comment la définissez-vous ? (La connotation Death metal progressif semble très réductrice si l'on voulait définir votre musique). De par vos multiples influences (je suppose), mais pour épurer, Symphony X et Opeth sont est une grande influence dans votre musicalité ? Il y a du Gojira à l'intérieur de votre ADN  ?

Oui Exodus était pour nous un nouveau départ. Nous avions dû nous séparer de notre batteur (Alban) avant l'enregistrement car le niveau technique était trop élevé. C'est après quelques mois de recherches que l'on a trouvé Quentin qui ne tarda pas à enregistrer les parties sans problème. Depuis ce moment là, le line up n'a pas changé et j'espère garder l'équipe le plus longtemps possible car chacun apporte quelque chose d'unique au projet.

Pour ce qui est des influences on peut citer Symphony X, Opeth et Enslaved comme étant nos «piliers» d'inspiration. Gojira est évidemment quelque part dans notre ADN mais n'a pas une place centrale.


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Mais vous devez une grosse partie de vos fondations à Deep Purple, Cream, Hendrix et Iron Maiden ?

Oui, ce qui fédère l'équipe va être Maiden !!  On est tous fan dans le groupe. Si on a de la route à faire ou du temps à perdre avant de jouer on va se tourner vers une bonne playlist Maiden pour se motiver.   

Pendant mon adolescence j'ai écouté de nombreuses fois des lives de Deep Purple. J'ai dû acheter le fameux "Live in Japan" plusieurs fois car je le manipulais trop ! Un ami à l'époque m'avait dit que Hendrix jouait 8h de guitare par jour ! Je ne savais pas que c'était possible, j'ai admiré cette légende pour ça.  

Pour nourrir sa musique il est nécessaire de butiner le pollen d'autres groupes, d'autres musicalités ?

Evidemment ! Notre groupe est catégorisé "Death Metal Progressif" mais c'est malgré nous. On adore tellement de styles de Metal différents : le Death, le Black, le Prog (of course !), le Thrash, etc; d'autres styles aussi : Folk, Blues, rock, etc. Nous avons du mal à nous cantonner à un style d'écriture et je pense que ça ressort dans notre musique.

Est il possible pour un progressiste du metal de ne pas parler de Dream Theater et de Steven Wilson en 2018 pour définir un metal progressif complexe, profond, captivant, brillant ?

Nous avons tous écouté Dream Theater à un moment donné, les structures complexes de ce genre de groupe ont forcément forgé nos goûts, nos oreilles… Il est évident qu’un grand batteur de prog comme Portnoy a fasciné et influencé Quentin par exemple. On préfère tout de même les débuts de DT.

Steven Wilson, personnellement je l’ai découvert bien plus tard, Porcupine Tree était un peu passé à la trappe malgré moi. Mais mieux vaut tard que jamais! Je suis d’ailleurs allé voir Steven Wilson au Bikini cette semaine et le concert était grandiose et inspirant.


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Peux-tu présenter les différents membres de Stormhaven et leur passé musical ?  

(Je sais par ailleurs que tu es franco-américain, et que tu as commencé à apprendre la guitare par le blues, d’ailleurs pendant un temps dans Blue Meadows, groupe de power blues avec Quentin batteur de Stormhaven depuis 2016, dont le troisième album "Drinkin' Cheap Whiskey" est sorti en 2017.

Zack et Régis (chant/clavier/) vous vous êtes rencontrés à la fac de musique. Quelle Fac ? Qu'est ce que vous gardez de cette formation/éducation ? Est ce qu'il y a justement chez Stormhaven des éléments musicaux provenant d'autres styles que le metal/blues/folk ? (et que vous avez étudié à la fac de musique)

Régis et moi nous sommes rencontrés à la fac de musicologie Toulouse Jean Jaures où nous avons obtenus notre licence Jazz. Cela nous a appris à comprendre les structures complexes de la musique et nos donner de bonnes bases pour comprendre et composer de la musique. La musique Jazz même n’est néanmoins pas trop notre truc.

Moi j’ai également fait le conservatoire de solfège classique.

Jo n’a pris que quelques cours de basse, la passion est essentiellement son moteur. Quentin lui a fait une école privée de musique actuelle, là où j’enseigne depuis 8 ans.

Musicalement en plus du metal, du jazz et du blues il n’y a pas d’autres styles bien particuliers que nous pourrions citer précisément, les influences sont tellement diverses, on ne se pose pas vraiment cette question quand nous composons.

Vous avez la spécificité depuis « Exodus » de créer des concepts albums. D'où vous vient cette envie (cet égarement pour les non-progressistes) ?  

L'idée même d'Exodus m'est venue lorsque j'ai découvert "Crimson" de Edge Of Sanity. C'est une histoire fictive parlant d'un futur sombre et sur l'album il n'y a qu'une piste de 40 minutes. Encore une fois j'ai découvert une manière nouvelle de raconter une histoire que je ne pensais pas possible, et je trouvais ça génial. Pour entendre les riffs de fin tu es obligé d'écouter depuis le début. Avec Exodus, les autres membres du groupe ont réussi à me persuader de découper le morceau en plusieurs pistes par facilité d'écoute et de jeu live mais l'idée reste la même: il faut raconter une histoire.


  On va parler de votre nouvel album. Comment s'est passée la création ? l'enregistrement de « Liquid Imagery » ? Avec qui et où ? Êtes vous satisfaits ?  

La prochaine étape pour moi a été la découverte de "Visions" de Haken. Encore une fois un album concept où la musicalité et l'histoire se suivent à la perfection. L'un se nourrit de l'autre tout le long. Dans l'écriture de "Liquid Imagery" je voulais tout simplement produire quelque chose de similaire. Exodus a été pour moi aussi la première fois que j'enregistrais les guitares seul chez moi. Cette fois-ci j'avais un peu plus d'expérience donc j'ai su un peu mieux m'organiser. Tout d'abord nous avons enregistré les parties batterie à Dismalsound Studios.Tout les reste a été fait chez moi. Nous sommes retournés au studio pour faire le mix donc quelques mois après seulement. Le mastering a été fait par George Bokos de Grindhouse Studios à Athènes. Au final, nous sommes extrêmement fiers du résultat.


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C'est un album concept, sur les derniers instants d'un homme sur un bateau perdu en mer et qui va affronter une tempête. On pense à la nouvelle d'Ernest Hemingway « Le Vieil Homme et la Mer » et de l’homme seul face à la grandeur et la puissance de la nature, et de la condition de l’homme. Que pouvez vous en dire ? Pourquoi raconter cette histoire ?

L’histoire m’est venue au fil de l’écriture, je n’ai absolument pas cherché l’inspiration dans un livre. C’est un peu difficile d’expliquer clairement comment m’est venu ce thème. Je compose un peu à l’instinct, c’est plus en réécoutant plusieurs fois mes compos que j’arrive à me projeter quelque part et ensuite réellement construire une histoire, et bien évidemment écrire les paroles.

  Les morceaux sont moins longs que le précédent. Pourquoi ?

Avec un peu plus d’expérience j’arrive plus facilement à découper des chapitres. J’essaye aussi de me mettre à la place de l’auditeur sinon je pourrais écrire des morceaux de 15 ou 20 minutes à chaque fois, haha. C’est tout de même bien de pouvoir jouer différents morceaux et albums en live, surtout quand on a 45 minutes de set par exemple.  

Il y a du mouvement dans vos structures, les climats changent aussi, pourtant vous avez aéré tout cela comme un appel d'air. Cela me paraît crucial chez vous que votre musique ne croule pas sous le poids d'une indigestion. Pourtant vous n'avez pas l'air de vous restreindre en terme de créativité, vous étoffez sans cesse mais sans jamais asphyxier. Il y a un super dosage Stormhaven ?

Uhm...MERCI ! Quand on crée, on se projette et on espère que les auditeurs vont pouvoir se plonger facilement et intensément dans l’histoire. On fait du mieux qu’on peut en tout cas et, si la magie opère alors on est heureux.

Vous arrivez à plonger l'auditeur dans cette histoire avec une part très sombre, tout en apportant d'autres couleurs à cette noirceur, mais sans mélancolie. (Enfin pour moi du moins). A cet effet je voulais avoir votre opinion sur la façon d'apporter d'autres couleurs, est ce pour donner de l'espoir à cet homme ? Pour montrer sa lutte pour survivre ? Est ce que cette mise en abîme est une façon pour vous de donner de la voix à votre existence musicale ?

Pour moi, Stormhaven est le fait d’exploiter tout un tas d’univers musicaux, divers styles et utiliser plein d’outils. Même si une histoire se termine mal, cela ne veut pas dire qu’il faut se plonger dans une noirceur absolue, sinon on aurait peut-être fait du post black haha.

Dans Liquid, l’histoire racontée est une lutte pour survivre, il y a d’un côté une profonde envie de vivre qui est une pensée plutôt positive. D’un autre côté la fin étant inévitable, le protagoniste le sait dès le début, la fin peut donc être perçue comme une délivrance.


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Il y a de superbes solos sur ce nouvel album. Comment vous composez/construisez vos solos ? C'est inné ? Vous suivez une gamme spécifique ?

Les solos pour cet album ont été composés pendant l’enregistrement, je n’aime pas écrire des solos car je n’aime pas faire tout le temps les mêmes. Là encore c’est un peu à l’instinct selon l’humeur et le morceau.  

Vos structures progressistes sont à la fois tortueuses et délicates. Cette forme de dualité est un partie pris ? (Dualité que l'on retrouve dans le chant). Pouvez-vous l'expliquer ?

Parfois l’histoire se répète et parfois non, parfois le temps semble s’accélérer, d’autres fois être figé. L’histoire est tout en progression, la musique aussi je suppose.  

Pour le mixage et l’équilibre des compositions, quel(s) choix avez-vous fait -  ou/et concédé ?

Nous avons essayé de trouver un équilibre entre les différents instruments, ce qui n’est pas évidement. La guitare et le clavier doivent ressortir un poil plus afin de poser les ambiances. Quand on mix on écoute tellement de fois les morceaux qu’on n’est pas sûrs à 100% d’atteindre l’équilibre parfait mais on y passe énormément de temps pour que le rendu soit le mieux possible. C’est un travail d’écoute, de patience et bien entendu d’équipe, en tout cas chez Stormhaven.


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Comme vous êtes basé sur Toulouse, êtes-vous allés à la première édition du festival de Metal progressif « Very Prog Festival » le 12 et 13/10/2018 ? Si oui quel est votre meilleur concert ?

Le fait d’avoir vu des icônes telles que Portnoy, Sheehan...ça reste un moment inoubliable, l’ambiance était super pendant le concert de Sons of Apollo. Le concert de Caligula’s Horse était magique aussi.

Pour 2019 le festival se nommera Ready For Prog, vous y jouerez ?

A priori non, mais on ne lâche pas l’affaire !

Pas trop loin non plus de la ville Rose, est ce que vous connaissez le festival Rock In Opposition ? L'Xtremefest ?

Rock In Opposition ça ne me parle pas et l’Xtreme Fest oui, Quentin y a joué avec son autre groupe, Tempt Fate et nous sommes souvent festivaliers.

Je voudrais votre regard en tant que musicien progressiste sur le drone Metal dont les structures bougent à peine mais qui partage entre autre avec le metal progressiste la volumineuse durée d'un titre sans structure classique (couplet/pont/refrain) ?

Je ne connais pas assez le Drone pour t’en parler.

Quel futur pour Stormhaven ? ( C'est l'instant promotionnel)

Stormhaven sur les planches en compagnie d’Opeth ?!

Mais sinon, faire plaisir aux gens et continuer à nous faire plaisir en faisant évoluer le projet du mieux qu’on peut.

Je te remercie pour le temps que tu m'as accordé.

Un grand merci à toi.


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dimanche, janvier 27 2019

STORMHAVEN - Liquid Imagery


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Stormhaven est un quatuor de Death Prog ( et c'est très réducteur de dire cela ) formé en 2010 à Toulouse, avec trois albums au compteur, en 2014 « Mystical Journey », le magnifique « Exodus » en 2017 puis ce somptueux « Liquid imagery » en 2019 qui a été mixé par Dismalsound (Tempt Fate, Riff Tannen, Heir) et les master au Grindhouse Studios Athens ( Rotting Christ, Nightfall, Wolfheart), l'artwork est d'Above Chaos (Entropia Invictus, Melechesh, Susperia). Le son est de haute fidélité et restitue toute la noblesse de l'art de Stormhaven, alliant puissance et équilibre.

Liquid Imagery est un album concept qui narre les derniers instants d'un homme à bord d'un bateau perdu en mer et sur le point d'affronter une tempête. Faut-il y voir une corrélation avec « Le vieil homme et la mer » d’Ernest Hemingway ? Ce qui est certain c'est qu'il n'y a rien de linéaire tant l'oscillation est constante. Il y a contrepoids très juste, tout est somptueusement soupesé, cela file comme de la liqueur, que ce soit de technicité, de contraste progressiste, d'émotions musicale, la variation de violence sonique et passage acoustique, de la pléthore d'atmosphères, tout est symbiose.

Avec Opeth comme Graal de création, on baigne dans un death métal prog où les claviers harmonieux se mélangent à une teneur mélancolique sur des bouleversements inaugurant une forte amplitude de sensibilité, jusqu'à basculer dans une magnitude d'évolution où le trouble d'éléments mélodiques progressifs et extrêmes s'unissent dans un tourbillon narratif passionnant.

C'est une très large palette sonique pour une diversité instrumentale captivante. La saveur de cet opus se savoure tant elle brille d'un travail d'orfèvrerie minutieuse. Ce développement musical est bien dense avec l’épaisseur d'une maturité de composition très aboutie.


Enveloppé dans la souffrance, solitaire dans la mort, l'homme est condamné par sa condition même à faire face aux vicissitudes. Il trouvera l'exaltation dans la navigation de ce Liquid imagery en jetant du lest pour se laisser porter au vent !




mercredi, juin 14 2017

STORMHAVEN - Exodus


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Pétri d'une maîtrise musicale et du liberté de composition, Stormhaven est un groupe de death--prögressiste ayant sorti un premier E.P « mystical journey » en 2014. Avec « Exodus » il gravit une marche de progression assez impressionnante.

Le quatuor se compose de Zach (guitare et chant), Régis (synthétiseur et chant), Jonathan (basse) et de Quentin (batterie), pour "Exodus" il y a un triptyque « Part 1 The Emerging Ghost », « Part 2 The Crystal Gate », « Exodus Part 3 The Celestial Eye », œuvrant ainsi comme une grosse pièce sonique, il devient impérieux de sauter dans cette noirceur, et de l'entendre s'exalter de la sorte, cela confine ton cerveau dans un déchaînement tellurique, car faire face à ce bouillonnement Bläck DeAthalique, à cette frénésie krautrock exige une écoute approfondie. Munit d'influences diverses et variées allant de Dark Funeral, Dimmu Borgir, Death, Coroner, Dream Theater, Symphony X  jusqu'à l'immuable capacité sensorielle Opethienne (première période), Stormhaven a su digérer avec intelligence afin de fluidifier ses compositions avec.

La richesse musicale est présente, elle se déleste d'un surpoids technique par l'apport d'une atmosphère conséquente à la salubrité des titres. De stature assez longue, les morceaux imposent eux-mêmes une liberté de ton que le groupe rend grâce par le biais d'une luminosité conséquente, sans pour autant suspendre une noirceur absolument généreuse. Très bien produit, chaque élément est à sa place et soupèse son propre poids sans étouffer les autres, comme une composante essentielle à la représentation qu'elle sculpte.




En cinq titres d'une générosité époustouflante, le talentueux Stormhaven domine très largement son propos, sans être démonstratif, ni brouillon, ni prétentieux. La fluidité est son grand art et lui confère une envergure à part. On sent une forte exigence de restituer à sa patience la maturité de composition nécessaire pour célébrer son envergure, afin de rendre à son art la discipline musicale qui en forge la force, la grandeur.

Ce groupe conte une histoire, vous embarque dans son royaume, il partage l'intimité de son art en y restituant toute l'amplitude, la teneur, ce qui souligne ce que disait Paul Klee dans son journal : “Au-dedans de moi ondule, certainement, une mer, parce que je suis sensible. L'irrémédiable, c'est de ressentir de telle sorte qu'à toutes les extrémités règne la tempête et nulle part un maître qui commande au chaos.”

Un disque qui va vous clouer sur place !


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