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Tag - Sludgeeeeeeee

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vendredi, janvier 25 2019

BLACK TUSK – T.C.B.T


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Depuis 2005 à Savannah, Georgia U.S.A, berceau du sludge 2.0 avec Baroness, Kylesa, Black Tusk a ravagé avec un soudage de punk Sludgy foutrement érectile sur plusieurs albums. Seulement le trio a perdu en 2014 son bassiste fondateur Jonathan Athon, et a choisi de poursuivre/recommencer avec Corey Barhorst (ex-Kylesa). Il présente ce nouvel album, avec l'apport de Chris "Scary" Adams en second guitariste sur la base d'un quatuor pour les concerts.

Il y avait une alchimie rare avec le trio, sur disque c'était flagrant mais en concert c'était carrément électrique, démentiel. J'ai acheté ce disque les yeux fermés, garant du passé, en soutien avec leur identité sonique, et toute la vigueur que j'ai emmagasiné grâce au trio en concert.

Cet opus susnommé T.C.B.T pour « Taking Care of Black Tusk, on retrouve dedans tous les fondamentaux, l'altérité graisseuse, la pugnacité punk, et cette énergie vitale, mais avec une intensité réduite, et même un manque d'audace. Black Tusk réitère sa formule Swamp Metal avec l'apport supplémentaire d'orienter sa musique avec plus d’épaisseur, notamment avec des parties claviers, mais finalement cela dessert la cause, leur identité. Je trouve que cela n'apporte pas plus, même au niveau des atmosphères. Le son est bien gras, cradingue, la rondeur des compositions baigne dans la suppuration tenace du son. Par contre il manque ce mood stoner hi energy avec l'avalanche de plomb sludgy.

Peut-être que le groupe voulait passer à autre chose, d’apporter un renouveau dans sa violence musicale, tout en essayant de garder dans son ossature sa spécificité. Mais si auparavant le squelette était suffisant et essentiel pour que l’énergie vibratoire circule comme un volcan en érection, aujourd'hui le gras se détend.

Après il faut quand même retenir pour ce disque que le groupe brûle des lipides, il y a des giclées de purée sonique bien dense, la couche de graisse est pâteuse, il y a autant de violence horrifique que de haine tenace et ceci sur la plupart des titres.

Le plus étrange c'est que plus j'écoute ce disque et davantage il se teinte d'une lumière obscure, avec une nette tendance d'acier trempé, de lave incandescente. Il y a du Dead K dans le maelstrom dégoulinant de sludge et du hardcore speedé à Exciter dedans en morceau. Le truc le plus cool c’est que les gars se partagent le chant et c'est orageux, flamboyant, turbulent, rugissant.

Je t'ai dit que c'était moins puissant que les précédents ? Oublie, c'est un nouveau parpaing dans la tronche, ouaie, ouaie direct, cherche pas tu pisses déjà du tarin gamin parce que ce disque balance !


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mercredi, août 1 2018

YOB – Our Raw Heart


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Ne jamais confondre Yob avec Yop, parce que si mon second ce boit comme du petit lait, mon premier en 1996 sous l’impulsion de Mike Scheidt (Guitare / Chant) est dans l'Oregon le berceau malsain d'un Heavy / Doom squameux.

Si en 2006 le trio a jeté l'éponge pour essayer les plâtres, il est revenu des limbes en 2009 avec un cinquième album, et depuis fait croupir sa musicalité avec fougue et mysticisme ambiant  à travers le filtre d' un doom progressif hypnotique.


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Suivants la voie ombrageuse des grondements Neurosiens, Yob téléporte son doom rugueux à la lisière du prog' par un climat lourd, pesant, suffocant, et va tout crasseux à l'orée du sludge imposer son bouillon d'incantations par des atmosphères lugubres. La lumière passe difficilement dans cet enfer fangeux, il y grouille toute sorte d'étrangetés soniques oppressantes, lourdes de sens, de cris rauques, idoines de ces saveurs diluviennes où l'on ploie sous le poids du déluge marécageux.

Mis à part le très beau Soundgarden Beauty In Falling Leaves, le tout venant restant patauge dans sa fange heavy crapuleuse avec la présence charismatique du démon, et la lassitude mortifère que l'on consent quand l'ambiance est plombée par l'ennui.


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mercredi, novembre 22 2017

DYING GIANTS – Tales Of Giants


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Il y a dans ce premier E.P du trio Toulousain Dying Giants (since in 2015) l’ensorcelante beauté venimeuse que le groupe a cannibalisé dans la vase d'Eyehategod, dans la boue sanguinolente de Conan, et dans les ténèbres rugissantes d'Acid King.

Il y a du grain dans la production, une recherche vers le brut de décoffrage, dans cette dualité du bien et du mal qui dégorge sans cesse une sobriété musicale, et lentement elle va s'éprendre en vous tel un ophidien. Le groupe déploie une belle gamme de transition, sachant acclimater ses climats et contrebalancer avec le souffle d'une densité tellurique suppurante de gröOöve.

Leur cd D.I.Y est entièrement auto produit et sans label de distribution. D'après leur bio les titres font tous références à des légendes de créatures gigantesques. Ainsi le premier titre renvoi au volcan Etna, culminant à 3 330 mètres d'altitude, il est le plus haut volcan actif d'Europe et l'un des plus actifs du monde avec presque cent éruptions au cours du xxe siècle. Le second titre fait référence à la Nébuleuse d'Orion ou bien au groupe de stoner Nebula fondé par deux anciens de Fu Manchu. Le troisième évoque me semble t'il ce passage de la mythologie grecque, entre Pasiphaé épouse de Minos (roi de Crète), dans lequel jalouse des infidélités répétées de son mari, elle lui jette un sort, le condamnant à éjaculer des bêtes venimeuses s'il couche avec d'autres femmes, provoquant ainsi leur mort. Le quatrième invoque le mont Atlas, cône volcanique éteint au nord-est du mont Pleiones dans les Pléiades, Terre Victoria, Antarctique.

Mais je peux totalement me gaufrer hein !

Dying Giants possède la particularité de joindre une transe rythmique en un mantra incandescent, et on en ressent instantanément les effets sauvages, tout comme avec parcimonie les effluves psychédéliques qui s’immiscent dans le flux ininterrompu de ce doOom Sludge instrumental. Espaçant ses atomes crochus avec maître cornu pour faire apparaître des arcs électriques de doom dans l'obscurité de leurs ténèbres, « Tales Of Giants » fait vibrer le sol par une terreuse incarnation où le festin sonique sera épais et les nappes lourdes.

Voilà bien un groupe au gros potentiel sonique que j'aimerais volontiers voir/entendre crépiter à l'Xtremefest 2018 !


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