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Tag - Rock bourrut

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samedi, mai 28 2016

 ROBERT OPENIGHTMARE – Silent Scream


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L’ultra communication dont bénéficie le genre humain permet au monde d’être connecté, cela ne signifie en rien que les paroles échangés permettent de le rendre meilleur. On pourrait même avancer que ces conversations ne sont que flatulence existentielle, avec comme seul dénominateur commun de répandre dans cette cacophonie narcissique encore plus criante, le vide existentiel de leur vie de merde. Dans le texte introductif de l'album « Silent Scream » il est fait mention d’un monde moribond après apocalypse, où ne subsiste que la sonnerie des téléphones portables vociférant dans le vide. On peut y voir une allégorie expliquée plus haut, mais d’emblée le trio Robert Openightmare nous rappelle qu’il pratique une forme de cynisme punk, et lui restitue depuis 2003 une succession d’albums, dont la déflagration sonique équivaut à une bombe à neutron.

Ce nouvel opus est l’aboutissement de toutes ces années à sculpter dans l’ombre de l‘underground des chansons punk, inusables de surtension ironique, de saveur 90’s, maniant aussi bien la fougue punk’n’roll de Danko Jones, que l’élasticité power rock d’un Therapy. Le groupe bénéficie d’un son plus rond qu’à l’accoutumé, et cela lui sied à merveille, parce que l’approche sonore en permet toute la fluidité, et le contraste. On prend toujours avec plaisir cette musicalité rêche, brut de décoffrage, enjolivée cette fois-ci par un apport mélodique vraiment cool. Ce « Silent Scream » explose, explore les lignes de styles musicaux pour un crossover vraiment fun. Les titres sont construits dans la simplicité, du coup ils claquent davantage.

Robert Openighmare a conçu son meilleur album et avec le même line-up depuis deux opus, certains parleront de maturité, je pense que l’expérience démontre que le travail de fond effectué dans l’ombre est une initiation à l’approfondissement, à l’appréciation et à la réflexion, permettant une clarté de composition très formatrice. Du coup le trio repart sur les routes pour vous en faire la meilleure des démonstrations.

ATTENTION !

Robert Oppenheimer est le papa de la bombe H.


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À titre d’information lors d’un concert de Robert Openightmare : Le Becquerel (Bq) est l’unité de mesure de la radioactivité d’un corps. Elle caractérise le nombre de désintégrations spontanées de noyaux d’atomes instables qui s’y produit par seconde. Dans le corps humain, la radioactivité est naturellement de 120 Bq/kg. La réglementation française fixe les limites de doses efficaces maximales à 1 mSv/an pour la population.

Donc à tous les non-irradié(e)s d'Openightmare, pensez à vous munir d’un Compteur Geiger.


mercredi, mai 18 2016

PRISTINE – Reboot


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Il y a de la poésie chez Pristine, une sensibilité particulière, notamment avec ce mélange R&B, blues, hard rock/stoner, occult-rock, pop. Parce qu' il y a un son, un grain, une voix, une musique fusionnelle, sensible, libre et belle parce que simple et dépositaire d’une pérennité à faire vivre une musique, et tout cela forme une réussite totale.

Hey je vous assure avec le cœur sur la main qu'elle pourrait chanter de la pop sans difficulté, non mais ouaie sans dec, cette femme possède un organe vocal phénoménal, d’une justesse enivrante, et d’une attraction divine : Le spectre de Janis Joplin à Patti Smith et de la souveraineté lâche de Joss Stone.

Enfin je ne dirais pas que tout repose sur elle, mais qu’à la première écoute son fluide absorbe immédiatement. Cependant et il faut bien faire la part des choses, si elle sublime cet album c’est aussi parce qu’elle est appuyée par des musiciens qui enrobent, servent, anoblissent son grain vocal. Une oreille-orgasmique en permet la lecture, surtout avec toutes ces merveilleuses idées pétillantes remplient par de vieux souvenirs de plusieurs décennies. Nullement besoin de Viagra, mais seulement quelques musiciens norvégiens de talents, capables de jouer avec de vieux instruments originaux tels que Hammond, Farfisa, etc.,Et qui peuvent toujours se défouler avec en sculptant un impressionnant barouf vintage.

C’est vintage sans être kitsch, hein ! Comme c’est suranné sans être passéiste. C’est caractéristique de la recherche spirituelle qui tourne à faire revivre une époque perdue, c’est aussi tout le charme des seventies et de leur dimension libertaire, disposant de toute la passion pour les glissades bluesy, les allitérations heavy, une désinvolture princière, et cette flamme autour de l’idée que tout est possible. C'est vrai qu'il y a ce sentiment de blues et soul et du rock tout à la fois, et de la psyché très nostalgique pour que le groupe rejoue/renoue avec l'âme de Led Zep & Grand Funk Railroad. De cette expérience, il y a beaucoup d'inspirations, et un dérivatif à ce que Pristine ne deviendra jamais un secret d’alcôve, pour que les fans de rock ronronnent d'entendre le son de la vieille école de blues-rock joué par de jeunes musiciens.




dimanche, avril 24 2016

ACE FREHLEY - Origins Vol. 1


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Et un qui est toujours dans la life c'est Ace !!

A 9 ans j’écoutais du hard-rock et j’étais déjà un putain de ringard, depuis je me suis habitué à être démodé en étant juste ce que je suis. Je n’ai pas de préférence de style musical, pour moi tout son est musique. Alors tu parles avec le temps, aujourd’hui j'suis toujours un putain de ringard, je ne suis même pas foutu de te dire le groupe à la mode, et puis d’ailleurs cela n’a pas d’importance. Tu sais pourquoi ? J’en ai rien à foutre.

Ace est un oldie, un vieux de la vieille, un ex-du groupe KISS, un mec qui foudroie avec ses doigts des solos heavy-blues, fait crépiter des riffs à l’ancienne, bref, oldschool le gars. Pour beaucoup il sera dépassé, mais pour d’autres il demeure un vecteur de pulsation sonique, une sorte de comète à multiple éclair.

Ace redessine à la comète Frelhey des covers de Rawk’n’Roll !

Ouaie un album de cover, comme pépé Danzig. On retrouve la saveur de la poussière avec des vieux de la vieille, d'ailleurs la voie étoilée de Paul Stanley sur « Fire and Water » c'est quelque chose...D'autant plus qu'avec le temps et les tensions commerciales les deux n'avaient plus enregistrés depuis des lustres.

En feat il y a le gratteux John 5, McCreedy, Slash, la coquine Lita Ford. La production a eu la main lourde, c’est hyper fat. Le chant de Ace est parfois moins rocailleux et cette douceur est à mettre au compte d’une tendresse infinie pour le respect qu’il voue aux personnes dont il reprend les chansons.

On a tous des personnes qui servent de guide, de liant, de référence, d’exemple, de boussole, de modèle, d’accompagnateur, on a tous des chansons qui nous trottent et reviennent sans cesse dans nos mémoires, il se peut que celles-là soient et servent de catalyseur à Ace Frehley.

Vous savez fort bien que les illustres finissent leur tour de chant en picorant dans le stupre ancestral des hymnes pour rappeler d’où l’on vient, par quoi on est constitué, par qui on s’est définit. Frehley s’est amusé comme un petit diable avec cet album de reprise, et ce plaisir est discernable à satiété tant les compositions sont revisitées avec une générosité, et même si l’égo d’Ace ne lâche pas la bride. Ace est devant mais avec l’ambition de remettre une commotion de shock-Röck, et la pureté nostalgique d’en propager la flamme éternelle.

1. White Room (original by Cream)

2. Street Fighting Man (original by The Rolling Stones)

3. Spanish Castle Magic (original by Jimi Hendrix, feat. John 5 guitariste de Rob Zombie )

4. Fire and Water (original by Free, feat. Paul Stanley)

5. Emerald (original by Thin Lizzy, feat. Slash)

6. Bring It On Home (original by Led Zeppelin)

7. Wild Thing (original by The Troggs, feat. Lita Ford)

8. Parasite (Kiss, feat. John 5)

9. Magic Carpet Ride (original by Steppenwolf) 

10. Cold Gin (Kiss, feat. Mike McCreedy guitariste de Pearl Jam's)

11. Till The End Of The Day (original by The Kinks)

12. Rock N Roll Hell (Kiss)


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mercredi, avril 20 2016

BARDUS – Stella Porta


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Bardus a échangé du cobalt contre du Cobain sonique, avec cette dose d'Eyehategod pour racler le gosier avec le papier verre d'Unsane. L'opus "Stella Porta" téléporte son abyssal chaos sonore entre la bilieuse anxiété d’Alice In Chains et le tourment sludgy des premiers albums de Kylesa. Ce qui en soit est une très bonne chose, reconnaissez-le. Il est vrai que la frontière crasseuse entre sludge et grunge est minime, et que leur souillure respective et l’impureté sonique y sont aussi désinvoltes l’une de l’autre.

Bardus défume le psychédélisme à fleur, pour y joindre les délires de Lewis Caroll dans un champ de champignons magiques à forte teneur en molécule psilocybine et psilocine. Mais un Caroll avec l’inspiration dans un champ de boue noirâtre, insalubre. L’album dans sa fulgurance délivre quelques effets psychiques avérés dans le cas de cette ingestion hallucinogène :

  • fou rire, euphorie, relaxation ;
  • chute de la concentration, invalidation des raisonnements logiques ;
  • illusions sensorielles, synesthésie ;
  • distorsions spatio-temporelles ;
  • visions autoscopiques ;
  • expérience mystique ;
  • réémergence des souvenirs oubliés ;


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  • sensation d'omniscience, d'ultra-clairvoyance ;
  • introspection ;
  • ralentissement du rythme cardiaque ;
  • dilatation des pupilles.

Bref, c’est le menu gratin de tout trip inaugural dans la sphère psychotrope en somme ! Les guitares sont lourdes, la basse profonde, le rythme volumineux, le chant criard et crasseux. Leurs compositions dégoulinent de bave sludgy, de souffre grunge, d’amertume bilieuse post-hardcore, de démence hallucinatoire.

Ben oOoui c’est un trip, c’est un cri, c’est débordant d’insalubrité, copieusement saturées d’étincelles sombres. Bardus aurait juste dû appeler son album « Magic Mushroom ».


Wake up !

BARDUS (Noise Rock/Sludge - US) a sorti son nouvel album intitulé "Stella Porta" le 1er avril aux formats CD et digital chez Solar Flare Records.


jeudi, mars 31 2016

WITCHCRAFT - Nucleus


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Très heureux de retrouver ce groupe, tant sa musique génère en moi une multitude de sensations aussi profondes que telluriques. Et je dois dire que ce nouvel opus regorge de plusieurs mood dont l’ivresse et l’étonnement y divulguent avec perspicacité inspirée et pertinence réfléchie une œuvre ample, passionnante.

Avec "The Outcast", "Malstroem", deux titres qui détonnent de l’ensemble, nous sommes dans un mood séculaire, du Jethro Thrull spirit, le côté psyché 70’s ressort sa patine, les chansons s’étirent (même un peu trop dans le cas de « Nucleus » avec sa fin dispensable et poussive, lui aussi dans ce spirit 70's). La présence d’une flûte et ce sédiment occulte font ressortir une atmosphère vintage très chargée en consonance kitch, ( spirit à la Blood Ceremony). Je pense que ceci sera assez rédhibitoire pour de nombreux fans de la première heure, sans nul doute. Il faut dire que la première partie de l’album fait la part belle à des compositions exceptionnelles, mouvantes et charnelles, disposant à la fois d’une puissance mélodique et d’une épaisseur bienfaitrice à entendre. On peut même parler de titres catchy. Chez Witchcraft il y a toujours ce mélange de son désuet, d’une construction de morceau démodé, d’une saveur surannée, d’une mélancolie passagère, et puis une véritable tradition pour l’occultisme, le côté sombre, et cet album en honore tous les attributs du style.

Le chant de Magnus Pelander ressemble toujours à un mélange de Jim Morrison des Doors et de Jeffrey Lee Pierce du Gun Club, et puis un petit côté Bertrand Cantat dans certaines intonations, d'ailleurs " Nucleus", le titre qui donne son nom à l'album, fait penser à la fin au morceau de Noir Dez « Le zen émoi ».

Écoute après écoute, « Nucleus » n’en finit plus de divulguer son onctuosité, sa maturité, son expression type de la noirceur, une sensibilité particulière, et de l’émotion à profusion, Witchcraft maîtrise amplement son sujet, mieux il en libère la contenance en créant à sa magie sonore l’effet que produit une fable à traverser les époques pour devenir un mythe.

Ce disque deviendra mythique pour toute une génération, car c'est un disque ésotérique avec plein de messages cachés. J’en fais l’offrande au dieu des enfers !


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samedi, mars 19 2016

EGYPT - Endless Flight


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Egypt est un trio de Dakota du Nord. « Endless Flight » est un 5 piste pour 34 minutes au forceps où le bassiste / chanteur Aaron Esterby, le guitariste Neal Stein et le batteur Tchad Heille ouvrent leur chakra méphistophélique pour en libérer la teneur avec des étendues de blues heavy, et dans cette voie du stoner 70’s inspiré des riffs de Black Sabbath, ZZTop, Wo Fat, Clutch, Kyuss, Weedeater, etc…

La pilosité de leur riffs, leur tonalité groovy, l'épaisseur grasse, la densité des titres et leur approche globale sont unis par une chaleur dévorante de reproducteur (double sens = compte triple).

Les titres s’immolent eux-mêmes dans l’enracinement de la répétition hypnotique, jusqu’à s’y perdre littéralement dedans, ce qui est précisément l'idée du band.

Œuvrer à une transe de groove stoner blues heavy, avec des cymbales omniprésentes, une basse faisant ronfler le swing de la clef de fa, un surdosage wah-wah et le crépitement de riffs boisés, puis un chant guttural. Le chant fait un poil tampon, bizarrement il a le grain, le timbre, mais une rugosité qui chez moi ne convainc pas.

Pour ce genre j’en viens à penser qu’il aurait été préférable d’avoir une ligne vocale plus claire, davantage sensuelle comme pendant les seventies, avec cette chaleur spécifique des errances lubriques des chanteurs. Parce que à cette époque les chanteurs de rock ont eu des aventures avec un nombre fou de conquêtes, tellement en fait, qu’ils en ont fait le principal catalogue de leur discographie avec des chansons d’amour perdues, remplis de sentimentalisme niaiseux, épluchant tous les prénoms féminins de la terre afin d’éviter la répétition. La mélancolie qui en ressort est en fait un moyen pernicieux pour qu’ils se remémorent à l’âge gracile de la vieillesse ces instants uniques où leur sauvagerie sur autrui avait trouvé là l’expression appropriée à la mystification de leur culte. Ok, je vois que les sourcils se froncent, donc si je résume grosso modo : Le gars écrivait des chansons tendres dans le seul but de se coincer des petits culs, lesquels ne pouvaient plus chier pendant deux jours car les fesses prises dans la glue du sperme séché, suite au statut privilégié d’avoir pu coucher avec une star.

Bon dans le cas présent, il est clair que la granularité appose les fondements mêmes du stoner grassouillet avec cette virilité de métaux lourds pour en propulser la rugosité.

Morceau préféré : « Tres Madres » au GroOvë gras démentiel et catatonique dans le mood Wo Fatien de Weedeater, titre qui gifle un Dantzig en proie à la flamme satanique d’Anton LaVey.


mardi, mars 15 2016

THE NEPTUNE POWER FEDERATION – Lucifer's Universe


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Les australiens de NPF sont des musiciens vraiment sympathiques, insulaires dans l’esprit, avec cette désinvolture furieuse de n’en faire qu’à leur tête, du coup c’est du heavy frénétique avec du stoner qui envoient de bon moment de groove et de déchiquetage en règle, une pincée de glam pour noircir la vision, et le tout recouvert par de la fuzz psychée. Mais cela ne s’arrête pas là. NoOon car en fait c’est assez difficile à expliquer, tant il y a des styles et des éléments divers et variés qui se joignent les uns aux autres.

La NPF est Fuzzy, au point de remodeler son spirit NWOBHM avec une teinte de subtilité garage. Oui ce groupe est capable de faire mousser Mötley Crue et Mudhoney dans l'occulte de Coven, et puis tout s’emballe sans cesse jusqu’à revisiter le Röck sous LSD.

Mattes l’inventaire des patronymes des gaziers : Inverted CruciFox et Search & DesTroy à la guitare, Jaytanic Ritual à la basse et Mr Styx à la batterie, hey ces gars s'éclatent vraiment et cela se ressent intensément.

T'sais quoi parfois on dirait que c’est du Monster Magnet, mais moins cosmique, puisque l’on est plus souvent dans le mood heavy métAl oldschool Ozzy-esque VS Quiet Riot. Okay, ok, je préfère te prévenir car c’est dans le spirit 70’s libertaire où tout semblait possible d’enfreindre les tables de la loi, du moment que l’on y trouvait de quoi rassasier son trip dans l’euphorie. Ouaip vois-tu c’est assez curieux pour être intéressant, voire même bizarre comme confrontation, à laquelle on peut trouver des passages vraiment cools et d’autres plutôt chiants. Mais on accroche vraiment si on est fan du heavy à papa dans maman, du rock stoner 90’s et d'un enrobage psyché-pop-glam-fuzzzzzzz pour 10 hymnes impies de soap opéra.

Bon ceci dit il faut reconnaître que l’ensemble est totalement versatile, au point que l’on ne s’ennuie jamais, à se demander si c’est le même groupe où une compilation à chaque début de chanson. Le band est volage et rien ne semble enfreindre sa capacité à suspendre, qu’au final on appréciera cette folie, et ce quadruple langage Röck. On passe de Coven à 13th Floor Elevators pour atteindre Zappa et Captain Beefheart & The Magic Band.

Screaming Loz Sutch, la femelle au chant possède ce ton criard et vindicatif de la supportrice de rugby, de la hardrockeuse oldschool (heavy glam) et newschool à la fois(un envoûtement de magie rouge). Il y a aussi des hymnes caricaturales mais qu’importe cela fait partie intégral du trip. La production a eu la main lourde, où un plant de cannabis à porter de main, de ce côté-là le psychédélisme fonctionne à merveille pour entrevoir des rêves aux couleurs chatoyantes, et je vous passe les détails freudiens…

Je suis toujours étonné de trouver ce genre de groupe d'illuminés dont la folie géniale me réconforte, et me conforte dans l'animation de ma position abstraite, recluse, distincte, originale, insolite, pour retrouver un allié, et me convertir à leur musique hétéroclite.  

Le buzz autour de la NEPTUNE POWER FEDERATION fait suggérer une curiosité dont vous aurez du mal à vous départir, pour ne pas finir par baiser avec sa folie des mélanges, et sa fuzzy attitude !


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samedi, mars 12 2016

10 Years Kicking Fest : la prog complète et le site internet en ligne


Attention, amies & amis du Rock qui décapsule chaudement...Prenez une grosse bouffée d'air vous allez en avoir besoin pour les prochaines bouffées de chaleur...


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Les 24 et 25 juin 2016 à la splendide Paloma à Nîmes plongés pendant deux jours en immersion totale dans l’univers de Kicking Records pour les dix ans du label, avec des surprises à la pelle...Un splendide site internet a d'ailleurs fait son apparition spécialement pour ce Kicking Fest, et sa fête qui s'annonce forcément très Kickingesque.


VENDREDI 24 JUIN 2016

Les $heriff (Punk Rock / Montpellier)


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Dans les années 80 et 90 les $heriff ont mis le feu sur à peu près toutes les scènes où ils ont pu jouer. Petits frères francophones des mythiques Ramones, les montpelliérains se sont rapidement imposés comme les fers de lance du punk rock français grâce à un son électrique et une voix mélodique qui tranchaient avec le rock alternatif de l’époque. Fraîchement reformés depuis 2012, ils sont désormais bel et bien de retour et vivent actuellement une seconde jeunesse en enchaînant les concerts explosifs et vitaminés. Pour matérialiser ce retour, un live enregistré lors de leur concert de reformation « Bang! - Montpellier 02/06/2012 (Live 2012) » est sorti en 2014 chez … Kicking Records. « Des deux doigts dans la prise » à « jouer avec le feu » venez voir ou revoir les plus grand tubes des $heriff.


Not Scientists (Punk Rock Mélodique / Lyon)


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Not Scientists est LE groupe punk rock du moment en France. Formé en 2013 avec des membres de Feu-Uncommonmenfrommars et de No Guts No Glory, deux références hexagonales du genre, les 4 lyonnais enchainent directement un premier EP et une grande tournée qui les emmènera dans 11 pays d’Europe et au Canada. « Destroy to Rebuild » leur 1er album sorti en 2015 chez Kicking Records leur permet d’enfoncer encore un peu plus le clou et de repartir en tournée pour 4 mois avec notamment 3 semaines aux États-Unis en compagnie des groupes américains Copyrights et Masked Intruders.


Hellbats (Heavy Rock / Montbéliard)


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Toujours debout les heavy rockeurs de Montbéliard sortent de leur grotte et signent leur grand retour avec un nouveau bassiste dans leur rang. Un passage au 10 Years Kicking Fest en juin, une poignée de concerts et une rentrée en studio prévue en fin d’année pour donner naissance au successeur de « Kiss Your World Good Bye » (Kicking Records / 2012), tel est le programme annoncé en 2016 pour les Franc-Comtois. Nul doute qu’il fallait bien ça pour redorer l’image de la Franche-Comté à travers le monde !


The Rebel Assholes (Punk Rock / Montbéliard)


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À l’inverse du FC Sochaux, les Franc-Comtois ont le vent en poupe ces dernières années. Des tournées européennes avec les Burning Heads, des concerts au Japon et en Chine (une aventure immortalisée dans un DVD sorti chez Kicking Records en 2015) et des sorties d’albums régulières, rien à dire les Rebel Assholes sont des garçons bien occupés. Ils seront encore sur la route en 2016 et se chargeront comme toujours d’apporter leur bonne humeur légendaire dans les salles de concert entre deux riffs qui vous sembleront tout droit sortis des années 90 et des productions Fat Weck Chords, quelque part entre NOFX et Snuff.


Charly Fiasco (Punk Rock / Toulouse)


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Combien de kilomètres les Charly Fiasco ont- ils parcouru depuis les début du groupe en 2005 ? En véritables routiers du punk rock français, ils sont allés jouer absolument partout, du fond du Jura à Bistrita en Roumanie en passant par le Canada, avec un sens de l’humour toujours inégalé à l’heure actuelle. Car en plus de sortir des excellents albums studios, Charly est également une véritable tornade dès qu’il pose les pieds sur une scène. Avec leur nouvel album de 2016 "Chroniques d'un temps détourné" les quatre toulousains reviennent plus forts que jamais, accompagné de leur inépuisable stock d’anecdotes.


The Last Brigade (Grunge Rock’n roll / Nîmes)


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Les locaux du festival ! On les a laissé en 2014 avec un condensé de rock’n roll à la sauce de la scène alternative des 90’s, ils seront bien présents au 10 Years Kicking Fest avec la même recette. À l’écoute de leurs deux albums on pense à Nirvana bien sur, mais également Therapy?, Dinosaur Jr ou encore les Foo Fighters pour les grands noms. Riffs catchys et mélodies imparables : la power pop n’est pas morte !


X-Tv (Pop Acoustique / Lyon)


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Prenez deux punk rockeurs, mettez les ensemble dans la même pièce avec une paire de guitare électrique, fermez à clé et ramassez les copies en fin de journée. X-Tv c’est exactement ça, un duo d’aficionados des guitares électriques et des power chords qui ont pris la décision de revenir à l’essentiel. Sans artifice, ni tricherie, les X-Tv sont donc partis à la recherche de la mélodie parfaite, celle qui accompagnera vos voyages et habillera vos souvenirs.


Ghost On Tape (Indie Punk Rock / Toulouse)


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Octobre 2012, la fin du monde prédit par les mayas approche à grand pas. Voyant leurs derniers souffles arriver les trois toulousains Ghost On tape se décident à envoyer la sauce dans les bacs avec un premier album très prometteur. La prophétie des mayas ne s’est finalement pas réalisé, mais la bonne nouvelle c’est que le trio a pu remettre ça avec un EP et un nouvel album en 2015. Vous l’aurez compris les Ghost On Tape sont du genre pressés et ont décidé de tout faire à fond que ce soit en studio ou sur scène, où ils délivrent des concerts à l’intensité rare.


Un Dolor (Rock’n roll Grunge / Poitiers)


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Originaires de Poitiers les Un Dolor nous servent depuis 1991 un rock’n roll lourd et puissant qui synthétise à lui seul ce que les années 90 et le rock australien (les Hard-Ons pour ne citer qu’eux) ont fait de mieux. Entre un grunge énervé et un morceau de Hardcore mélodique il n’y qu’un pas que le quatuor n’hésite jamais à franchir allègrement. Et ce n’est pas un hasard s’ils joueront dans la grande salle avant les $heriff le vendredi soir de ce premier Kicking Fest au Paloma.


MSL Jax (Rock’n roll Garage / Jarnac)


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MSL Jax écrit la bande son de vos meilleurs aventures, celles où vous êtes entre potes, sans stress et avec une pile de CD de rock’n roll. Vous démarrez la voiture,partez en Road Trip. Où ? Aucune idée, mais loin. Vous vous envoyez quelques centaines de kilomètres, enchaînez les CD dans l’autoradio. Mais quels CD au fait ? Ceux de MSL Jax évidemment !Vous vous trouvez exactement à mi chemin dans les années 90 entre Seattle et Melbourne.


SAMEDI 25 JUIN 2016


Burning Heads (Punk Rock / Orléans)


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Au cours de ces 28 dernières années les Burning Heads ont enchaîné près de 14 albums qu’ils ont chacun enregistré entre 2 tournées à travers le monde. 11 albums de punk rock, 2 albums de reggae et en 2014, un double album moitié punk rock, moitié reggae : « Choose Your Trap » (Opposite Records). Quelque part entre The Adolescents et the Clash, en passant par The Ruts, The Jam et Black Flag, ils continuent en 2016 de défendre leur vision du monde et de faire des concerts d’anthologies qui ont fait leur renommée.


Guerilla Poubelle (Punk Rock / Paris)


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Guerilla Poubelle est définitivement un OVNI de la scène française. Le groupe parisien, né sur les cendres des Betteraves, s’est permis depuis 2003 de sortir trois albums et des EP à la pelle, de participer à de nombreuses compilations et surtout de faire près de 700 concerts aux quatre coins de la planète (du plus petit bar aux grandes scènes des festivals). Et ceci sans jamais déroger à leur éthique originelle, celle du Do It Yourself et de l’authenticité.


Flying Donuts (Heavy Rock’n roll / Epinal)


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Peut-on faire du rock’n roll quand on vient des Vosges ? La réponse est Oui !Avec déjà 20 ans et 4 albums au compteur, les Flying Donuts sont un modèle d’authenticité. Du punk rock mélodique au metal, les influences des spinaliens brassent large mais tombent juste. Leur dernière production « Still Active » (Kicking Records / 2014) le prouve une nouvelle fois avec un disque d’une rare intensité qui synthétise à merveille leur carrière. La bonne nouvelle étant leur retour dans les bacs en 2016.


The Decline ! (Folk Punk Rock / Rennes)


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Imaginez si Against Me avait croisé la route de Johnny Cash pour former un all star band … Vous obtenez The Decline !Et depuis 2009 les Rennais n’ont pas chômé avec leurs 2 albums et les nombreux concerts pour les promouvoir à travers l’Europe. Après une année de pause bien méritée, ils reviennent en grande pompe en 2016 et participeront au 10 Years Kicking Fest. Et oui le drapeau breton flottera également sur Paloma les 24 et 25 juin prochain.


G.A.S. Drummers (Punk Rock Mélodique / Espagne)


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Des mélodies imparables, posées sur des riffs d’une tendre agressivité : ces espagnols sont la douceur incarnée du punk rock européen. Imaginez vous sur une terrasse dans la baie de Cadix, une splendide vue sur l’océan et un plat de Gaspacho devant vous, c’est exactement ça l’expérience G.A.S. Drummers. Et leurs 15 années de carrière passées à tourner et collaborer avec l’élite mondiale du punk rock (de Propagandhi à Tim Armstrong de Rancid, en passant par Pennywise ou Good Riddance) n’ont rien changé à cela.


Cooper (Power Rock / Pays-Bas)


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Originaire de La Haye, Cooper s’affiche dans la scène rock’n roll européenne depuis plus de 20 ans maintenant. Leur dernier album sorti en 2011 s’appelle le plus simplement du monde « Cooper », comme s’il était venu le temps pour eux d’avoir leur album éponyme. Un album enregistré par le chanteur, René, et mixé par la légende Bill Stevenson (entre autre batteur de Black Flag et Descendents et propriétaire du très réputé studio Blasting Room aux États-Unis). Leur participation au 10 Years Kicking Fest sera l’occasion de découvrir ou redécouvrir leurs pop songs, des pop songs lourdes et mélodiques, qui ne sont pas sans rappeler les années 90 et en font l’un des groupes les plus mélodiques de la scène Punk Rock.


Hateful Monday (Hardcore Mélodique / Genève)


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Formé en 1998 dans cette banlieue craignos de la France qu'est Genève, Hateful Monday a depuis fait son petit bonhomme de chemin. Le trio suisse a assuré les premières parties de The Adolescents, Bad Religion et Burning Heads, fait des concerts aux 4 coins de l’Europe ainsi qu’au Japon, et a surtout trouvé le temps de sortir 4 albums et 2 EP depuis 2001. Réglés comme une montre Swatch, ils envoient un Punk Rock efficace et sans concession, engagé et mélodique à souhait.


The Black Zombie Procession (Trash Crossover Horror Core / Besancon)


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Le 1er album de ce all star band à géométrie variable fut aussi la 1ère sortie du label Kicking Records. Retour en 2006 : Nast Samy, guitariste de feu second rate et Hawaii Samurai, se retrouve à court de projets musicaux mais avec des compositions. Il convie en studio des collègues de tournée et enregistre le premier album du groupe « We have dirt under our nails from digging this hole we're in ». La suite on la connait : plus de 50 sorties ainsi que de multiples activités pour Kicking Records et 2 autres albums et un EP pour Black Zombie Procession. Désormais avec Elie Bats (des Hellbats) au chant, le groupe a sorti fin 2014 «Vol. III : The Joys of Being Black at Heart » un crossover entre punk rock mélodique et metal tendu. Affamés comme jamais ils sont de retour en studio en 2016 et joueront au 10 Years Kicking Fest à l’occasion de ce double anniversaire !


Forest Pooky (Full Band) (Pop Acoustique / Lyon)


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Troubadour des temps modernes, Forest Pooky consacre désormais une bonne partie de sa vie à son projet acoustique et faire autant de concerts que possible entre les États-Unis, la Réunion et l’Europe. Vaste programme pour cet américain (de Washington DC) exilé depuis en Ardèche, qui arrive à mêler la fougue du punk rock et le songwriting de la folk. On pourra citer pêle mêle Against Me, Evan Dando (de The Lemonheads) et bien évidemment Frank Turner. Et comme le garçon n’est jamais avare de bonnes nouvelles, il sera à l’occasion du 10 Years Kicking Fest accompagné de son full band.


M. Fallan (Full Band) (Indie Pop / Geneve)


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Lui aussi à grandi dans les 90’s. Né à Paris mais exilé à Genève pour des raisons musicales, l’ex guitariste des suisses Hateful Monday, M.Fallan a quelque peu délaissé ces dernières années les power chords des guitares électriques pour un projet plus pop et expérimental. En 2011 sort ainsi « Contagious » son premier album solo, 10 titres écorchés au cours desquels il aborde ses déboires amoureuses mais aussi sa vision de la société actuelle et de ses dérives. M. Fallan c'est un songwriter engagé et romantique, un poète des temps modernes.


Billetterie :

Prévente - (hors frais de location), Pass 2 jours (+ 1 CD offert à l’entrée) : 38 € ; Tarif plein 1 jour : 25€ / Tarif réduit 1 jour : 21€

Sur place - Tarif plein 1 jour : 28€ / Tarif réduit 1 jour : 24€

Réservations : DIGITICK


UN RENDEZ-VOUS PUREMENT IMMANQUABLE !!!


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lundi, février 29 2016

GOLD – No Image


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Hey ce n’est pas du tout ce que tu crois mec ! Si ici on est un peu plus près des étoiles, c’est que la pleine lune en éclaire les âmes en peine, et pas plus. Rien avoir les toulousaings con des 80’s, d'ailleurs « No Image » son titre signifie qu'il n'est point question du duo Image ( d'autres toulousaings con).

Gold c’est un rock ténébreux, un peu comme si Blondie s’était coupée les veines sous le regard amoureux d’une Kim Gordon de Sonic Youth à fleur de peau. On peut rajouter à cela la protection du totem Siouxis Sioux &The Banshes aussi, sorte d'amulette gothique qui renferme la filiation.

Gold est une pépite röck-indé. Dissonance de riffs pour un chant angélique, le contraste pousse le chaud-froid à travers les catacombes du death-rock tendance dernière génération.

Blessures intérieurs qui résonnent, contusion amoureuse, effervescence sanguine, le panel gothique est présent à l’appel lugubre vers cette froideur musicale.

Libérer la douleur au même titre que la torpeur est le contraste permanent que Gold applique à ses chansons.

Je pense que les hommes se battront pour cet or

...Ohé, ohé capitaine abandonné...

Car c'est un très bon poison.

MORTEL même !


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jeudi, février 25 2016

DEVILSKIN – We Rise


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Devilskin vient de Nouvelle-Zélande, il a un premier album à son actif, et ce second devrait, et ce devra tant il le mérite, lui ouvrir les portes de la renommée.

Ce band parvient à jumeler plusieurs styles musicaux par de simples fragrances loyales de Heavy sound, grunge spirit, Rock hyper catchy, et juste assez pour en fortifier sa musique. Alternant sans cesse cette manœuvre, on passe d’un gros riff grunge à un chant pop féminin (Jennie Skulander), puis plus hard avec un râle hardcore occasionnellement, puis une caresse émotionnelle à la Evanescence, mais toujours en gardant un rock dur comme base. Cet enchaînement provoque sans cesse des phases de mutation très légères mais qui fluidifient l’aspect des fréquences rythmiques, font évoluer les variations musicales et en bouleverse le renouvellement.

Devilskin dispose de compositions denses, fraîches, énergiques, essentielles, et un son viscéral qui en propulse toute l’intensité par la force d’une production bravant les simples formules. Captant une asymétrie conséquente pour accompagner les compositions kaléidoscopiques du groupe, tantôt synthétique, organique, fluide, la production est tout à la fois. C’est épique, profond, doux, envoûtant, chaud, mouvant, dur, et la multitude de très bonnes sensations se poursuivent inlassablement sans que l’on y ressente une plume de lassitude.

La chanteuse détient cette faculté vocale de polyvalence. Cela lui permet d’englober plusieurs styles vocaux, et d’apporter énOrmément d’alternance, de mood à chaque titre. Très contemporain dans cette approche salutaire de faire vivre la musique au-delà des frontières, l’ensemble est dans un mood très rock, et l’impression première se métamorphose très vite en sensation très agréable. le batteur est très jeune, c'est le fils du bassiste (pistonné va).

Vraiment on prend beaucoup de plaisir à écouter ce disque. D’une part parce qu’il est super catchy, très facile à ingérer, très facile à fredonner, qu’il impacte différentes atmosphères, que l’on ne s’y ennuie jamais par conséquent, aucun effet linéaire, et que la production a délibérément truffée des séquences instrumentales très évasives par petites touches. C’est très bien foutu, ça pique pas les oreilles, ça va dans le sens du poil, on ne va pas rechigner à se caresser l’occiput avec ce genre de crème.

On pense à ce mariage musical réussit comme avec Volbeat, Nickelback en leur temps. Le potentiel est là, l’émotion aussi, tout est fait, conçu pour, et il ne fait nul doute que Devilskin devienne un des prochains bands à vendre des t-shirts à la pelle, faisant claquer les mains dans Les festivals.



samedi, février 20 2016

MONSTER TRUCK – Sittin' Heavy


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Fan de stoner, de gros rock bluesy qui tache, ce band de ricain invoque Led Zep, Lynyrd Skynyrd, Black Stone Cherry et ça fait du bien. C’est du hard rock américouain 70's à 90's conçu par des canadiens par tous les pores qui en transpire le nec plus ultra. Tu es tout le temps en train de prendre ton pied, cette saveur c’est l’Amérique sans contexte. Cette teinte particulière, cette atmosphère sauvage, ces grands espaces soniques, ce rock dur et bluesy, ce sens du groove, ce chant musqué, ces refrains fédérateurs, ces compositions maintes fois entendues, si reconnaissables et pourtant toujours aussi captivantes, génératrices d’une onde de liberté tenace et infalsifiable.

Monster Truck détonne un max et détrône amplement Clutch.

Avec ça dans les cages à miel nullement besoin de se faire pousser la barbe pour être un homme !


mercredi, février 17 2016

CHRISTIAN MISTRESS – To Your Death


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Ajourant le cloître du hard rock, Christian Mistress prend le fouet pour éduquer les fils du métAl avec un troisième album à savourer, au point de le connaître par cœur ! Leur second album m’avait ravi, avec ce troisième très bon disque je suis conquis.

Vous savez que le suranné est au goût du jour, il va de soi que pullule un nombre fou de groupe se focalisant sur une époque antédiluvienne pour en faire revivre les émois passés, histoire d’en dessiner les contours aujourd’hui et écrire avec peut-être, la musique de demain. On s’y perd, c’est certain. Bon, revenir vers une musique ancienne est aussi le témoignage pour perpétuer une légende, un mythe, en fait c'est le genre de legs passionnel que la culture fabrique, et que les gens affectionnent, car cela demeure essentiel pour ne pas effacer le temps, pour laisser le jalon d’empreintes avec ces petits cailloux de repère pour les générations futures. C’est une manière de faire vivre la flamme éternelle de ce que l’on ressent en feu au fond de soi. Ce groupe en libère la chaleur avec un hard rock très heavy, entre Diamond Head, Iron Maiden et Warlock. C’est aussi sauvage qu’émotif, aussi machiavélique que progressif, aussi inné qu’impulsif. Il y a tout cela dans ce disque parce que Christian Mistress est un orfèvre dans son art, il forge ses titres avec la patience du forgeron, prend le temps de battre le fer et d’affiner sa lame pour que l’acier final soit tranchant et solide.

Vient un jour où tu sais d'où vient cette force en toi !


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Ce groupe possède cette ardeur sincère pour faire vivre la flamme d’un hard rock intemporel entre Witchfinder General et  Angelwitch. Même si les riffs, le son, la structure des morceaux, etc…Paraissent pour le moins daté, Christian Mistress honore ce façonnage de la plus belle des manières en lui rendant hommage. Les textes sont en proie eux aussi au caractéristique vintage, avec cet esprit Black Sabbathien de combattre ses démons intérieurs pour retrouver la lumière.

La voix de Christine Davis rappelle le grain vocal de Bonnie Tyler, les solos sont efficaces et inventifs, le groupe sait vraiment infléchir une dynamique, une progression à ses chansons.

Pour les fils du métal il s’avère évident que vous avez déjà entendu la déflagration de ce style musical, mais vous allez adorer entendre crépiter les flammes de ce brasier sonique, et vous brûler à nouveau à leur contact. Parce que la loyauté y est naturelle, la vigueur est d’une dureté sans pareille, et que finalement c’est avec ce goût ancien pour le mélodique heavy metal de la NWoBHM que l’émancipation se fait jour, et que ce disque risque fort de vous faire pousser les poils du pubis, très cher fils et filles du métal 2.0.


jeudi, février 11 2016

BRIMSTONE COVEN - Black Magic


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Les hippies fument de l'herbe pour fuir la réalité, les occultistes se purifient en brûlant de l'encens pour Lavey leur impureté, ainsi va la vie éternelle.

Pendant que les chleus de Kadavar se bouffent les morpions dans le poil pubien de leur barde ZZtopienne, que tous les groupes de doom dénichent une succube capable de fasciner avec le chant d’une sirène du purgatoire, que les jeunes trouvent désespérément de quoi trouver un palliatif à leur catharsis méphistophélique, que Black Sabbath prend sa retraite parce que Satan est venu réclamer leur dernier souffle, Brimstone Coven devient le chantre occulte d’un heAvy-roOock/stöner hArd à faire trembler les pierres de Stonehenge.


Ici le son est vintage, il est lourd, puissant sans être démonstratif, la musique oldschool, les toiles d’araignées filtrent à peine la poussière sonique. Les anglais n’inventent rien, ils perpétuent une musique aussi aérienne que pénétrante, aussi solide que sensuelle, aussi charmeuse de serpent que dresseuse de vice. Exorciser une vie pieuse en une existence rock’n’rollienne prévaut dans la sonorité attractive de ce band. Basse ronflante, riffs heavy, rythmique binaire, chant lumineux pour le territoire noir de l’invisible.

Leur premier opus avait démontré la filiation musicale, celui-ci affiche pleinement son accession libératrice de caresser les géhennes, de solliciter Lucifer afin de proférer une messe noire, de caresser l’âme par une liturgie sombre pour en adoucir la brûlure, de transférer à la noirceur le chant émancipateur qui en libérera les démons mélancoliques. Brimstone Coven inscrit pour les amateurs de la main gauche l’album insufflant la vapeur chaude du démon, une inspiration émanant du passé, une invulnérabilité de caractère remplit de malice, et l’intuition de faire cramer la chair ardente d’une musique envoûtante, jusqu’à votre propre expiation. Amen !

«  Black Magic » est une œuvre figée dans le marbre du passé à l’émotion intemporelle. On n’éteindra jamais véritablement l’obscurité, Brimstone Coven l’invoque, la provoque, en évoque la sensation par une joliesse orchestrale des plus primaires. La douceur de leur musique est un venin tendre, une ode éperdue à la douceur maléfique. Le quatuor de Virginie Occidentale s'agenouille à l'anglaise pour prier Black Sabbath afin de toucher les ailes de Saint Vitus, doom parmi le doom afin d'expier ses fautes au Reverend Bizarre en vénérant la sonorité de Pentagram, faire monter la Cream du hard rock de Blue Öyster Cult & de Blue Sheer, offrir son âme Coven à Black Widow.




lundi, février 8 2016

PRONG – X No Absolutes


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Si vous ne connaissez pas encore ce groupe, c’est que vous êtes nés bien après les 90’s, auquel cas bonjour jeunes gens.

Donc Prong ce n’est pas du tout comme U2, je sais que vos parents vous vantent ce genre de musique d’ascenseur que eux prennent pour du rock, mais ils se trompent.

Afin de vous signifier la musique de Prong je vais utiliser un parallèle. Si vous allez d’un pas décidé dans la boite à outil de votre maison, il y a sûrement du papier verre avec différente texture allant du plus fin au plus rêche. Si vous prenez celui qui est le plus raboteux et que vous faîtes glisser vos doigts dessus, ils accrochent, mais pas assez pour le comparer à la musique de Prong. Nannnnn, ce qui vous faut en fait c’est carrément une brosse à fer, oui celle qui fait très mal sur la peau.

Voilà à partir de là Prong c’est des poutrelles qui gigotent dans le groove de l’acier trempé du métAl-röck, on en retrouve toute la caractéristique sur ce nouvel album avec satisfaction. Car Prong pour nous autres qui avons vécus les 90’s pendant notre façonnage d’adulte demeure un groupe important. Alors on accueillera toujours un nouvel album avec la ferveur de revivre l’intensité de ces année-là. Oui mais pas que. Car le groupe sait aussi naviguer dans le contemporain, c’est pour cela que sa musique s’étoffe d’une saveur particulière, d’une teinte de pop sur certains titres dont on peut en mettre la portée à côté de celle du groupe Therapy.

Avec ce nouvel opus, la bande à Tommy Victor écume le groove de ses boucles rythmiques vague après vague, certains cracheront dessus en médisant une routine, les autres sauront reconnaître et laisseront agir la raboteuse ferrugineuse, avec ses secousses telluriques, commotions émotionnelles, frictions mélodiques, soubresauts sinusoïdaux, et tout le pan musical de ce groupe de fer et d’acier.

Si c’est trop rêche pour vous, no problemo, écoutez vos parents.

Prong est donc revenu prendre sa place, depuis son retour il fourmille de composition, la preuve en est avec pas moins de 6 albums en 13 années. Le groupe n’est pas moins incisif qu’à l’accoutumé, on le sent plus serein dans le développement de sa créativité. Après son cover album " Songs From The Black Hole ", il témoigne avec sa singularité d’une exigence à nous molester les cages à miel avec son métAl röck, et bordel on aime toujours autant ça.


jeudi, février 4 2016

CAB DRIVER STORIES - Free Myself from you 


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La nostalgie de la trentaine applique une mélancolie éruptive dont on en trouve la grâce tout le long de ce premier album.



Sylvain Bombled (chant/batterie) et Nasty Samy (guitare)sont deux auteurs aux mélodies power pop appuyées, survitaminées en émo punk et rock indépendant racé 90's, avec lesquels les souvenirs/fantasmes qu'ils remémorent encore aujourd'hui appliquent le brouillard de leur ancien band Second Rate. C'est en continuant d’afficher leurs origines musicales tumultueuses qu'ils s'acoquinent avec la basse pressante de Mike (Shoot the Singers) afin de forger le trio Cab Driver Stories.

Ce dix titres va vous faire picoter l'épiderme et couler le liquide lacrymal avec de bons tubes directs et écorchés, munit d'une batterie effrénée par la sueur, de riffs incisifs sur une vocalise éraillée par l'émotion. Si on est nostalgique, on est pourtant très loin des clichés puisque ce groupe symbolise une époque où le terme emo avait encore du sens et de l'honneur. En fait il le catalyse (action d'un élément qui accélère ou ralentit une réaction chimique). On est très loin de la resucée caricaturale puisque « Free Myself From You » symbolise la magie qu'attendent les fans des labels Revelation, Doghouse Rds, Vagrant et Crank Rds !

On y entend, ressent l'alliage d'emocore punk rock mélo 90’s grungy power pop, avec parfois le grain sonore dirty de Seaweed avec sa combinaison de punk rock et de rock grungy. Tout comme vous ressentirez le teenage sound mâture qui va de Sugar à Jawbreaker, l'émotion des New-yorkais de Texas Is The Reason, l’énergie mélodique de Promise Ring, Sensefield, Knapsack.

                      HIGH EMO


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Oui un goût vivace vers le reviens-y. C'est vrai aussi que l'époque en traduit le besoin en nous refilant ce regain d'intérêt sans cesse. Dans toutes ces scènes où le son, l'attitude, la musique est vintage, où le revival est de mise, où l'on souffle sur la poussière pour faire revivre l'intensité d'une époque, où la filiation épouse les formes lui garantissant de faire perdurer un son, une attitude, une musique. Mais le plus dingue ici, c'est que cet album apparaît sans ride, en fait il ne fait pas vieillir, il n'a pas vieilli, et ce malgré les évolutions majeures encourues par la scène emo depuis. On écoute cet opus avec le recul nécessaire, si il assimile sa filiation munit d’une palette d’expressivité à vouloir être sensible dans un monde de brutes, il s'imprègne des fantasmes d'une époque pour en faire émerger l'intensité passionnelle, tout en transmettant (transférant) toute la chaleur, la contusion, la combustion. Il possède cette capacité de faire transiter de manière intemporelle et par effet de contraste des titres à la physionomie parfaite. Parce qu'il va directement caresser le cœur par sa sincérité, qu'il provoque ce déluge violent de l'émotion directe.

Alors s'identifier à ces adulescents devient évident, tant cette musique garde encore toute sa fougue, son charme et ses erreurs de jeunesse. L'urgence émotionnelle est primordiale ici, elle vous consume de l'intérieur par son attrait pour ces mélodies qui flirtent souvent avec le haut vol, où guitares saturées et chant rugueux se fondent avec délice.

L'album est sorti chez le label Some Produkt Rds pour la version vinyle et sur MyHomeRun Records/Shot Down Records pour le CD.

A l'aube de son existence, CDS cartographie avec son cœur la sève de sa contagion émotionnelle, dans une bourrasque de rage incandescente, de tendresse cotonneuse, le tout s'entrechoquant dans une montagne russe qui file des hauts le cœur puissants, avec cette sensation périlleuse de sentir la vie, la passion, le feu de joie, et une tristesse infinie à la fois. Alors cet opus se devra et peut-être bien après coup,  de marquer toute une génération.


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mercredi, janvier 27 2016

HEY COLOSSUS – Radio Static High


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Épine dorsale d’un rock indé en transe avec du Krautrock subsonique, le nouveau Hey Colossus fait jaillir l’harmonie de ses colonnes pour y poser avec envergure le toit de son nouvel édifice.

Quand on contemple « Radio Static HighHey Colossus », on ne peut ne pas remarquer que Talking Heads a une emprise directe sur son charisme musical. Il y a dans cette transe sonique les atours que la bande à David Byrne a toujours su mettre en avant. Hey Colossus en élabore l’hérédité légitime avec des titres étirant leurs exaltations chamaniques multiculturelles comme avec « Snapping Undone » . C’est sûr que le groupe en libère le consensus par la prouesse d’une réelle harmonie, mais dans une version alanguie et plus tortueuse. Tout aussi notable c'est avec Swans que Hey Colussus en synthétise les stigmates, mais dans une version alanguie et plus venimeuse.

Sinon c'est un poil mou parfois avec cette délicatesse nacrée à la Dead Meadow, un peu lancinant avec des accents à Sonic Youth, un peu chiant aussi avec cet esprit avant-garde à la Liars et sa résonance hypnotique (époque « They Threw Us All in a Trench and Stuck a Monument on Top ») , on n’est jamais dans l’hypnose pure, pas plus que dans la fièvre du paludisme, et c’est ce qui annihile tout effet probant...à moins de mettre une ténacité à son écoute.

Cas échéant, vous vous apercevrez qu'il faut être patient avec Hey Colossus, lui laisser le champ libre pour que s’installe son univers colossal.

On ressent pourtant une perte de vitesse avec cet album, moins noisy, mois cheveux gras à la Melvins, avec cette envie, ce choix d’allonger le pas de ses titres pour créer une correspondance furtive entre la frénésie de leur début, et la transe lascive qui submerge tout cet album.



mardi, janvier 19 2016

ARNO DE CEA & THE CLOCKWORK WIZARDS - Bug Terminal


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Aloha !

Pareil à un grain de sable que l'impermanence de la vie peut souffler au gré de son alizé, ce disque est versatile au possible. Amatrices, amateurs de Surf-Music à papa, ce disque ne fait pas mal, ne fait pas de mal, il régénère voilà tout.


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Cestas, Côte d'argent, Aquitaine, pendant que le vent marin brise l'écume le long des plages océanes en ce doux hiver printanier d’été indien, que tout baigne dans l'azur serai-je tenté effrontément de stipuler...


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...Et bien le nouvel album d'Arno De Cea fracasse la surf-music sur les ressacs noisy-rOck/émöcore[powerOck\PunkRock...

Diantre, foutre, bordel, saperlipopette, qui a annoncé avec certitude que la surf music n’était qu’une musique de cire des sixties ? Hein ? Il peut vraiment fermer sa gueule celui-là, c’est sûr. Surtout dans notre hexagone qui pullule de groupe qui ont fait muter la surf vers une modernité tapageuse. D’ailleurs Arno De Cea, guitariste de son état, et même guitariste intenable en concert (à la limite de l’épileptique) n’en finit plus de sortir des albums explosifs, avec ce grain de folie libertaire qui témoigne d’une réelle faculté à botter le cul de l’orthodoxie, là ou d’autres bottent communément en touche.

La sauvagerie de ce nouvel opus est à mettre au diapason de son énergie et de sa brutalité Daikaiju. Mais pas que. Bien sûr mais pas que, et c’est la grande faculté d’Arno De Cea & the Clockwork Wizards, de proposer une variation de mood pour un même esprit libéré, désengagé des codes et autres stéréotypes en vigueur de la surf-music. Heyyy cela ne signifie nullement que ce groupe chie sur tout le reste, bien au contraire, ce n’est pas parce que l’on est progressiste que l’on vitupère les conservateurs.

L'album est d'une fluidité exemplaire, tantôt fougueux, puis câlin, une main de fer dans un gant de velours. Le chef du label des Productions de l’Impossible avait annoncé la couleur : 11 titres estampillés Brutal Surf Music où les clichés Surf sont digérés  et dynamisés  par  un traitement Noise Rock.

Après tu peux déblatérer à loisir, mais une fois sur la platine, c’est concret, carré, convexe, coupant, glissant, surfique, diabolique, ahurissant, psychédélique, menaçant, cool, funny, doOömesque, captivant, explosif, dynamitant, hyper mélodique, attendrissant, ettttt la liste est longue car jamais, je dis bien J A M A I S tu ne t’ennuies avec ce disque.

Car tu auras beau te le passer en long, en large et en travers, à chaque fois tu y fais une découverte, d’une nouvelle variation, un nouvel éclairage, une nouvelle lumière, sensation, émotion...Eeet la liste est longue car jamais, je dis bien J A M A I S tu ne t’ennuies avec ce disque. Oui je me répète mais il faut que ça rentre.

« Bug Terminal » ressemble au spectacle lumineux qui perce les nuages grecs en plongeant dans la mer, donnant au ciel les atours solaires d'être béni par les dieux de l'olympe, et plus prosaïquement là, par Poséidon.

Bon Surf et N'a wè pi ta !



jeudi, janvier 14 2016

THE NEW BLACK – A Monster's Life


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Du GroOos rock musqué et catchy qui reniflent les USA, hey les allemands ils savent faire sans problème. Entre Pearl Jam, Foo Fighters, Nickelback, Tremonti, Godsmack, « A Monster's Life » dispose de tous les supers ingrédients adéquats pour fendre des riffs de châtaigniers, un chant rauque et clair, une rythmique puissante, pour des titres cossus, des refrains cools, bref c’est du miel et de la fonte qui coulent.

Sans forceps les compositions de The New Black glissent/groovent, la dureté de ce rock est aussi puissante que le moelleux de son ton. Jacob Hansen au son a bazardé son fluide comme sur les albums de Volbeat.

Morceau préféré c'est « Send in The Clowns » dont le cœur tendre me fait fondre. On y retrouve tout le suc du gros rock ricain, entre l'électricité émotionnelle et la rudesse boisée qui va avec. Mais bon l'ensemble crépite suffisamment pour être apprécié à sa juste valeur. Avec cet album à fond dans les cages à miel tu pratiques une activité sportive intensive en délectant ta sueur et ta souffrance, franchement je vous le conseille.


jeudi, janvier 7 2016

HE WHOSE OX IS GORED - The Camel, The Lion, The Child


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Il y a beaucoup à dire sur cet opus, parce qu'il y a beaucoup d'éléments à l'intérieur, et que ce disque demeure une véritable odyssée sonique.

Le groupe est tout jeune avec plusieurs EP à son actif : Un split avec le groupe InAeona en janvier 2013, puis « Nightshade » en avril 2014, « Buried Twice » pour un titre et « Rumors 7 » en Octobre 2014, et enfin ce premier opus long format.

Tenant en fusion cette même synergie qui harmonise par une troublante mesure proportionnelle de tous les styles musicaux employés, entre shoegaze et doöm progressiste, accointance pop- atmosphérique-psychédélique, et une évidente corrélation avec la musique électronique même, le mélange est dense et n’apparaît jamais discriminatoire, nébuleux, voire absurde. Toute la richesse de ce groupe se regroupe dans la fusion de ce micmac qui demeure une réelle harmonie.

Il y a quelques incursions Hardcore parfois dans le chant mâle, avec parcimonie toutefois, et des chorus féminin planants viennent ça et là en controverser la rage.

On peut trouver des mélodies circulaires à Mastodon, mais sans la masturbation élitiste qui va avec. Tout aussi symbolique, la vénusté tout en symbiose de Kylesa peut se rapprocher d'eux. Enfin il y a tellement de rapprochement à faire avec d'autres groupes tant il y a de styles confondus. Mais HWOIG possède une véritable signature, une singularité essentielle, et c'est pour cette raison primordiale que cet album est grand. De par sa poigne, son sens mâture de la composition, une réelle harmonie avec des sons qui mettent en éveil les sens contemporains, et des titres aussi luxuriants qu'envoûtants.

Le clavier de Lisa Mungo est prompt à s’acclimater aux conditions atmosphériques afin d'étourdir avec des nappes microscopiques, et il apporte une réelle dimension à tous les titres. Fluidifiant même l'émotivité à travers des textures sonores inamovibles. Le batteur John O'Connell et le bassiste Mike Sparks nous régalent avec virtuosité de soutenir l'édifice et d'en fortifier l'aspect. Le guitariste Brian McClelland possède une multitude de sons, toujours précieux, vraiment cool, et puissant quand il le faut. Ses lignes de guitares ajourent cette dimension spectrale et une forte intensité.

« The Camel, The Lion, The Child » est un véritable parcours de montagnes russes, magnifiquement rythmé, enragé à fond, et habilement conçu avec la production de Robert Cheek et Matt Bayles (Isis, Mastodon), pour faire monter la sauce comme le grunge en son temps, et avec dans une veine plus contemporaine la même proclamation pour la surtension que le groupe ASG .

Le rock a de l'avenir !


jeudi, décembre 17 2015

HIGH ON FIRE – Luminiferous


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Fortement catchy ce groupe bave du Motörhead en croisant le fer avec Slayer sans aucune impunité.

Dès que j'ai découvert le groupe Sleep je lui ai voué un culte, donc dès que Matt Pike a conçu High On Fire, je faisais partie des fans, surtout que le gars a voulu pallier doom et thrash avec le gras du heavy !!! Et il y a un « Snakes for the Divine » qui ondule dans mes nuits depuis...

Rugueux au chant, âpre dans sa rondeur de riff, huileux dans son épaisseur, acariâtre dans sa tonalité, cet album sulfate des coulées de vomissure sonique, avec ces pieuvres lovecraftiennes enserrant le nœud coulant de lyrics nébuleux.

Sludge bilieux, stoner ténébreux, ça cachetonne avec une amplitude de casser les corps, de fracasser les cerveaux vers une tendance épileptique quand tout s’emballe dans un capharnaüm de rage musquée.  Le groupe sait tendre des atmosphères diverses dès le début de ses titres, et il en honore la répartie par son empreinte teintée de herculéenne altercation sonique. De plus le trio prend à son avantage le soin d’osciller son rythme en créant des breaks, des boucles rythmiques, etc…

Tout ceci créé du mouvement, même si  le stigmate initial est bien glauque comme atmosphère, l’ecchymose qui nous reste n’en est que plus dure à cicatriser.   Cas atypique de la discographie du band et de cet album, il y a bien ce morceau « The Cave  » dont on observe une teinte grungy par-ci, suivit d’un punch-up  rythmique qui rehausse tout et fait écarquiller les yeux de désir.

Sinon tout le restant est aussi épais qu'un jus de couille de mammouth en rut. Le trio d'Oakland dispose en plus de cette densité de lave qui leur permet de durcir le ton une fois que tout a refroidi dans ta tête.

Avec « Luminiferous » les Cimmériens du sludge vont te défoncer avec la force de leur testostérone !


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