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Tag - Rock bourrut

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vendredi, juin 22 2018

MONSTER MAGNET - Mindfucker


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Avec Monster Magnet une multitude de questions primordiales affluent sans cesse : Est-ce que ce groupe se colle au réfrigérateur comme n'importe quel magnet ? Y a t-il un monstre sous le capot depuis la stagnation satellitaire du groupe ? Est-ce que Dave Wyndorf a fini ses ablutions de voix réclamant avec ironie la légalisation des drogues dures ?

Mais faisons fi de toutes ces considérations légitimes car dès le premier titre cela commence par « Oh my God », Bigrëeeeeeeeee du coup est ce que le chanteur fait vœux de repentance ?

Et bien si le gars du New-Jersey fait amende honorable, il ne peut tout de même pas se détacher de ses racines de peyotl qu’il a inhalé en mâchant avec un whisky coca, sinon les fans ne comprendraient pas à quoi cela servirait d’écouter les élucubrations du Monster Magnet si derrière il n’y avait pas une histoire de soupape en drogue ?

Parce que Monster Magnet pour le définir musicalement, c’est un gang motorisé de MC5 Stoogissant sur l’asphalte intergalactique un space rock où Hawkwind rêve de nuit torride avec Black Sabbath, et sous l’œil narquois de la caméra Warholienne du Velvet underground. Grosso mode quoi !

Du grunge ? Nan, du rock des seventies avec l’alliage spatio-temporel des 90’s plutôt. L’ère moderne ne figure nullement, mais comme c’est un trip spatial, tu peux tout imaginer. D’ailleurs je t’en conseille l’escalade ébullition.

Avec son sens du riffing emprunté à Ace Frelhey, de ces abracadantesques histoires de songes, et toujours cette brumeuse atmosphère fuzzienne de garageux psychédélique bravant le fiel hallucinatoire d’un Sky Saxon (The Seeds), Monster Magnet délire dans son cosmos en paix avec ses démons. Ainsi son transbordement sonique évoque bien des délires musicaux.

L’on sait la ligne qu’il suit, elle pique un peu aux narines, et on peut même calculer sa trajectoire de météorite solaire, parce que le vieux capitaine erre dans l’espace lunaire sans autre but que de dériver sans cesse vers cet ailleurs hallucinatoire dont il recherche l’ivresse, et la quête depuis le commencement de son big-bang musical.

Dave Wyndorf rayonne donc toujours, car c’est une personne éclairée ayant reçu la lumière et la beauté tout en étant en mesure de la transmettre. Son groupe en reçoit la bénédiction saturnienne, précipitant des sensations suprêmes d’essence sonique, de matrice à l’énigme immense, comme un langage qui ne dit rien et qui dit tout de la tectonique des plaques soniques. Ses sonorités punk sont salies avec de la poussière d’étoiles sablonneuses. C’est en cela que Monster Magnet appose sa spiritualité à travers tout le cosmos telle une supernova.

Mais peut-être qu’elle est déjà morte, et le temps que l’extinction de sa luminosité nous parvienne, on voit encore l’étincellement qui équivaut au même temps que le refroidissement du canon du fusil, c'est-à-dire un certain temps, et dans ce jet d’incertitude, autant coller votre attraction terrestre dans les astres électriques de Monster Magnet...En attendant.


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jeudi, juin 14 2018

TRIBULATION – Down Below


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Depuis 15 ans les Suédois de Tribulation ont rongé leur os et coutumes dans de nombreux styles musicaux, du death au thrash, prog, dark, vers cette recherche du temps perdu Proustien certainement, bref…Du côté de chez Satan, ces ‘’Children Of The Night’’ sont enfin reconnues par le peuple des ténèbres.


Dès lors, les glameux du black metAl reviennent avec la même outrecuidance qu'on leur connaît. De la sorte qu'ils prédominent dans l’art de satisfaire les désirs enfouies que l’on doit au diabolique. Ce nouvel album intitulé ‘’Down Below’’ appose des compositions vermeilles coagulantes de vice, et déverse cette teneur méphistophélique que l’on entend quand le démon a pris possession de votre corps. Il est à noter à cet effet la participation diabolique de l’organiste Anna Von Hausswolf sur le titre « Purgatorio ».

Il y a beaucoup de tension dans les attraits soniques et ténébreux de cet opus, avec parfois une légère tendance de musique électronique, de torpeur heavy seventies Ghostien, et même une face obscure obligatoire avec des mélodies accrocheuses.

La nostalgie mélancolique envers cette foi méphistophélique souligne l’art du grotesque par la sublimation de ses effets passéistes, et dans cette vérité idéale pour les sentiments propres à une pensée noire. C'est perceptible dans ce liant cher au stoïcisme comme avec le titre étincelant ‘’No tears no fears’’, et l'on peut l'entendre aussi comme une vérité crue qui dévore sans flétrir à travers le titre ‘’ No rain no flowers ‘’.

Il pousse pourtant dans cette pépinière un abîme d'images défiant avec superbe cette célébration Ô consonance Black Métal, avec une pincée du death de Opeth à ses débuts. Tout comme derrière la froideur d’un death rock inaugural se découvre un mood horrifique, il est indéniable alors d’en entendre la profondeur avec des similitudes d’atmosphères à la Tim Burton.

Relier dans cet espace-temps les perspectives de la félicité seventies heavy et le nacre lugubre du métal noir, réverbère une cohérence harmonieuse à cet album et souligne enfin que Tribulation ne cherche plus, car il s’est trouvé, enfin.


Certes, il est indéniable que d’autres groupes professent un ton plus doctement ambitieux que Tribulation, mais leur musique leur est pour ainsi dire étrangère. Ils font de la musique pour pouvoir en vivre non pour se connaître, se reconnaître ou pour se rencontrer. Alors que Tribulation est étrange et secret par l’entremise sournoise qu’il dévoile sans fard là où se cachent vilement les ténèbres.

Nous entrons en lice au milieu des cris de châtiment qui hantent les déplorations des enfers, pourtant il se cache quelque chose de plus mystérieux dans l'obscurité, on le sent, on le sait, et avec la même subtilité secrète la pochette reflète des ombres féminines vivaces dans la matière peinte. Il est certain que dans sa noirceur le groupe réussit à apporter de la lumière, certainement lunaire, et donc féminine.

Ce disque aussi bestial que sensuel mérite une plus ample écoute approfondie, il se découvre un soir de pleine lune avec l’adoration vénéneuse que porte au folklore les fétichistes des disques vinyles.


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vendredi, mai 18 2018

FU MANCHU – Clone of The Universe


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Dis le toi une bonne fois pour toute petit scarabée, fondée en 1987, la maison artisanale Fu Manchu c’est trente ans de carrière sur tatamis sonique, pour douze albums studio.

Depuis cette date, le groupe a toujours sculpté dans une matière première de qualité la noblesse d’un art musical Stoner/Rock psychédélique 70’s & 90’s, avec des vapeurs bluesy remplies de fougue vibratoire groOovy et d’énergie cosmique, pour une friture magique de Fuzz et de tempos à la gracieuse lourdeur.

Diantre t'exclames-tu tout étourdi.e ! Mais attends, plus punk que Queens Of The Stone Age, davantage heavy que Kyuss, bizarrement on ne peut pas dire pour autant que le groupe ait brillé dans le peloton de tête de la vague stoner. Pourtant les Californiens possèdent cette spécificité géographique comme apport singulier à une musique ensoleillée de torpeur et d’énergie revigorante. Apparemment ce n'était pas suffisant...

Avec le recul nécessaire sur leur discographie émérite et sur l'ensemble des sorties stoner, ce disque fait du bien pour l’épaisseur de son contraste, la dynamique transitoire qu’il apporte avec style et panache. On s’éloigne ainsi de cette symptomatique fabrication de disque similaire aux riffs usités jusqu’à en vomir d’analogie. Sans non plus être transgenre, le groupe se fait entreprenant et luxuriant, alors quoi de mieux pour poursuivre l’aventure stonique hein ? C'est vrai quoi, comme dit Baloo Il en faut peu pour être heureux. Parce que « Clone of The Universe » fait acte de mutation avec sept morceaux scindés en deux parties entre claque et caresse. Mmmmmmhhhh dude !!

Le quatuor toujours aussi marabouté de rythmique catchy utilise sa forte coloration heAvy-pünk en intensité active tout d’abord, afin de perpétuer par la suite son sens du groove rossant sans atour des solos wah-wahesque, et tout en développant des textures fuzziques à souhait. Puis les Californiens se font plus disparates et bilieux dans la seconde partie, en ralentissant le tempo de prime abord, posant la lourdeur de la basse, pour faire venir le morceau dans un bain de flanger tourmenté.

Un final de 18 minutes pour le gargantuesque instrumental « Il Mostro Atomico » avec la participation d’Alex Lifeson du groupe Rush, exonère de tout propos quant à la qualité hautement diluvienne et sonique du culte stonien que l’on voue à Fu Manchu, et qui n'a rien à voir avec la présence d'un membre de Rush, il était important de le préciser.


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dimanche, mai 6 2018

TURNSTILE – Time & Space


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Turnstile est reconnu pour sa fusion hardcore des nineties dans le microcosme du HxC, depuis son éclosion et sa signature dans l'émulation musicale du groupe Universal, Roadrunner Records espère un retour sur investissement correspondant à un taux de progression de 2,5%. Est ce que le groupe va tromper pour autant son monde dans la volubilité musicale ?

En guise de réponse concise les amerloques turnstilisent leurs nouvelles compositions d'une robe 90's, ainsi les couleurs chamarrées ondoient sous le charme coloré du pessimisme grungien et du punk indé.

Passionnant pour sa qualité polymorphe, les coreux vont encore détester ce groupe qui crossovise pour fixer des compositions kaléidoscopiques sur le mur des lamentations orthodoxes, et en libérer l’interaction passionnelle. De ce fait il y a une diversité du sens des ellipses soniques, un choquant sens de la contorsion.

Les kids de Baltimore jouent à saute mouton noir avec l'énergie de Bad Brains, l'émotion de Snapcase et concocte un HxC hybride avec des sons plus variés, une prise de risques plus marquée et une musique plusaudible.

Du relief et de l'éclat, de l'éclatement multiforme, protéiforme même, branché dans la prise de Beck aka The Breeders en saine Jane's Addiction, brossé dans le sens du poil déjantée de Blur, il n'y a aucune cohérence artistique, aucune cohésion, tout va dans tous les sens sans jamais se prendre au sérieux.

On se connecte à une basse tout en groOve, dévoyant la part mélodique de son gouffre à émotion, tout à une rythmique lourde déposant des variations et des breaks mid-tempo. Les vocaux débridés alternent souplesse et rugosité, et si le riffing est basique, il est sous-couvert d'une approche reverbétique et maelstromesque. Cette élasticité pop distille électricité cheap pour repeindre la tête à l'acide.

Ici pas de fioritures, juste de l’énergie brute, et juste ce qu’il faut de sens mélodique pour que ce soit bien plus puissant que n’importe quel brûlot punk. C'est un album de rockcore lourd et efficace avec lequel on n'a pas fini d'ébouriffer le cyclone à délire avec cette surdose de désinvolture décalée.

Ce deuxième album mouve un précaire de contrastes stylistiques avec un sens de l'économie du langage que son aspect brut confine à une ascèse trippante. De tels arguments m’avaient ébranlé sans m’avoir jamais convaincu en première écoute. Je ne trouvais de réponse tout en sachant qu’il devait y en avoir une pour répondre à mon cœur. Mais à partir de la seconde écoute, là mes enfants ça a twisté sévère de la saccharose lourde et acide, diligemment digéré par la Génération Y dans sa nutrition fourre-tout discographique.

Un disque qui sans t'en douter une seconde, jeune, va te péter à la gueule, mais oui ce groupe est fun !


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dimanche, avril 8 2018

SOLUS – Satya Yuga


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Le rose vaporeux Floydien, le bleu hindou, l’orange de Led Zep, et toute une multitude de couleur psychédélique chère au seventies, voici ce qui ondoie dans cet ensemble de stonër-rOck flottant.

Depuis le temps que le stoner tourne autour du psychédélisme et de son stimulus Peace & Love, cela devait advenir, et bien s’est enfin réalisé, avec en sus une orientation vers la conviction védique.

C’est tout un accomplissement, et ce groupe dont la matière sonore épouse les formes de l’hindouisme et de son corollaire mystique en fabrique le macramé. L’apport d’instruments et d’instrumentations relatives à l’Inde est omniprésent et offre un envol lointain. Surtout avec des solos aériens sur une musique floue chère à Pink Floyd.


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Pour le côté mystique du stoner c’est sur la branche Led Zep que l’on en trouve la sarabande élégiaque. L’album dans son intégralité est vraiment bien construit, inspiré par des atmosphères sereines, empreint d’une aura illuminée sur des mélodies méditées et hypnotiques.

Le trio Solus rejoint cette cohorte de groupe ambiant/planant tel que Monkey 3, My Sleeping Karma c’est parfait pour une écoute en lotus.

Alors enivrez-vous d’effluves d’encens, pénétrez votre karma & enjoy your trip !


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mercredi, mars 28 2018

LAME SHOT – Try Again


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Sans prétendre détenir les capacités visionnaires d’un Gilbert Montagné, je peux néanmoins annoncer que le meilleur album de pop punk américain en 2018 sera français.

Ouaie carrément, et vous pouvez gesticuler comme un poulet élevé en plein air avec les coudes repliés contre les côtes flottantes tout en effectuant un mouvement de bas en haut à coup de cocoricocoboy, mais c’est Lame Shot qui remporte le sac de grain.

Depuis « Nice Try », croustillant premier album caractéristique d’un potentiel punky, on n’avait plus eu de nouvelle de ce groupe récréatif, composé avec le cul dans la Garonne et la tête infusée dans une party de beer pong. Puis le temps passa et une révélation ? Une évolution ? Que sais-je....Enfin il y a eu une détonation qui a apportée cet exécutoire divinatoire permettant de sortir du comptoir des compositions laissées sous tiroir.

Toujours sous licence pop punk, Lame Shot revient avec le sens de la maturité mélodique qui survient quand on a passé plus de temps à sucer de la réglisse devant un concert de The Bottlerocket plutôt que des fraises devant Tagada Jones.

Lame Shot pratique le pop punk avec l'insouciance juvénile de son enthousiasme, de son honnêteté émotive, et le graal de ce style musical est divertissant tant il distille dans son ivresse les maux doux que l’on peine à traduire quand on a la tête prise dans l’effervescence.

Les mélodies sont jouissives, fraîches, irrésolues au pessimisme, et tout le temps la fulgurance de leur énergie sucrée apporte une inépuisable félicité de bonheur, dont on ne peut jamais en faire baisser l’intensité, si ce n’est à force d’écoute abusive pour laquelle on régurgite du sirop de pop punk par les cages à miel.

Maintenant il ne fait nul doute que le visuel sportif de leur pochette soit une franchise à part entière, et déjà on suppute dans les milieux autorisés que le curling, où la pétanque, et peut-être même la nage synchronisée symbolisera le choix figuratif potentiel du prochain opus...déjà tant attendu (avec un titre aussi lapidaire que les précédents).

Avec cet opus le groupe Toulousain a lancé sa pépite ascensionnelle en remplissant tout le cahier des charges normatives au pop punk. Là où pâle copie s’enlise dans la répétition, Lame Shot impulse sa capacité évocatoire avec la spontanéité tourbillonnante de point omettre le reflet de leur agitation légitime.

Le résultat est une sucrerie de pop-gum chiadée au possible. Ça claque dans tous les sens, c’est du catchy pur-jus ultra-vitaminé. Pas un titre de remplissage, pas une anicroche, tout glisse avec suavité, fini la crise de la puberté, ouaie comme au flipper après une extra-ball « Try Again ».


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dimanche, mars 18 2018

THE IRRADIATES - Lost transmissions from the remote outpost


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On savait que ce groupe pouvait franchir le mur du son, parler des dialectes musicaux d'autres planètes que celle de la surf-music, compter jusqu'à l'infini dans le Van (et deux fois de suite même parfois), enjamber le garage à papa vers la voie lactée en deux temps et trois mouvements de punch, verser des staccatos fiévreux dans du psychédélisme astral, rejoindre l’apesanteur aquatique, surfer dessus/dedans/dessous à la fois, oui surfer sans fin, là où personne ne va, ne s'y risque, par peur de l'inconnu, par peur de croiser les effluves des genres.

The Irradiates est muonique, c'est un électron dense qui étudie au télescope astronomique son scientific surf rock avec comme seul but un trip intersidéral. Parce qu'il extrait de sa matière chaude une modulation des rayonnements célestes une analyse de la lumière sous diverses extrapolations musicales.


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Sorte d'expériences sonores nucléides, analogiques ou numériques, Lost transmissions from the remote outpost propose face B, raretés, inédits, live (avec un featuring de Mike Palm d'Agent Orange), bonus de disque de la première décennie d'existence du groupe. Le département de recherche scientifique de Surf Rock Bisontin a ouvert sa base de données pour une plongée exclusive dans une multitude de sons spatio-temporel, de télescopage de particules subatomiques que seul le travail de laboratoire entérine dans la chambre noire. Plusieurs coryphées tel que Steve Albini, Jim Monroe, Lo Spider ont eu la possibilité de faire vibrer la galaxie solaire, car comme chacun sait The Irradiates rayonne en Nucléon-Surfique.

Il a déjà un malaise le peignoir ? Alors ouvre tes oreilles Spock, parce que ce disque est garni à l’intérieur de riffs supra-métalliquement aqueux, paraissant décrire dans l’espace une cycloïde allongée (spinning wave). Il émet l’hypothèse qu’un processus de superposition de deux unités cycloïdales fortement excitées s’accompagne d’une croissance d’énergie cinétique, que l’orientation musicale du mouvement infléchit d’une façon prononcée. C'est dans ce mouvement cycloïdal allongé que se transforme progressivement les unités luminescentes, que la noise se désagrège dans un raw'k'roll-surfique reliant en une passerelle tel le Bifröst (« chemin scintillant ») de la mythologie nordique de Thor, parce qu'il y aura toujours un fan de comics chez les amateurs de surf music, et oui.


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C’est précisément pendant cette phase du processus que la matière en combustion musicale émerge du mouvement de deux ou plusieurs unités d’énergies mélodiques superposées. Appliquant aux corps surfiques son hypothèse de relation fonctionnelle entre les mouvements d’énergie primordiale aquatique et la matière en feu. Nous pouvons estimer qu’elle est de nature à expliquer de manière plausible pourquoi ceux-ci progressent dans un mouvement de spirale, pourquoi The Irradiates est solaire et ténèbres rugissante, parce que cet ensemble se déplace dans un même plan, dans la même direction, réunis dans l’espace en un groupe cohérent de corps tournoyants, et d’énergie d'attraction gravitationnelle. Le mouvement parfois pulsatoire et ondoyant téléporte vers plusieurs champs énergétiques en action qui excitent réciproquement leur luminescence écliptique.


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Tout matériau sonique de cet opus agit en attirant et en absorbant une transmutation sonique, il est inutile de le repousser, son sens réfléchissant magnétise les supraconducteurs noise rock excitable, comme le garage surf compressible, doté d’un pouvoir d'expansion et de contraction.

Je sais qu'à ce stade de la chronique, les protoplasmes irrités de la génération spontanée lisant cette chronique ont déjà lâché des yeux, ne reste normalement plus que les passionnés de l'élucubration sonique avec lesquels nous avons l'indicible foi argumentative pour transformer l'existence en passion ardente.

Oui captain James Tiberius Kirk il y a tout le temps ce mouvement saltatoire et philosophiquement aware qui plonge dans les abysses surfiques avec cette exigence tourbillonnante que les bisontins extrapolent dans chacun des dix titres...Que vous trouverez chez Les Productions De l'Impossible.

Donc mes ami.es de l'aquation sonique sachez que les compositions des Irradiates ondulent d'une manière cyclique comme les marées par l'effet lunaire et l'énergie cosmique.


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Donc tous à poil et à la flotte illico presto !!


jeudi, février 8 2018

ELECTRIC WIZARD – Wizard Bloody Wizard


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Dans une société fonctionnant de manière pyramidale où seul le gratin d'en haut régit ce qui doit être, même le noyau dur de la sphère contre-culturelle fonctionnera de la sorte et prônera celui qui sera garant des différents modèles loyaux à leur idéal de jeunesse.

Outre ce passe-droit de lèse-majesté absolument infâme, le plus absurde dans cette histoire de régence c’est que le temps reste figé pour cette élite alors qu'il est impermanent. De la sorte que tout ce qui sort de l'intransigeance de ces décisionnaires n'est bon qu'au crachat du mépris, et notamment sur la populace béotienne et inculte promt à empapaouter. Seulement quand un éminent artiste de cet ordre parvient à s'extirper de cette zone étriquée, voire de se dépraver de la vigueur initiale, alors il ne devient plus un lieu saint mais une pourriture de vice à donner aux chiens. C'est ce qui arrive à cet imminent groupe anglais.

Alors : FUCK OFF aux élitistes, aux dogmatistes, aux réacs !

Le titre est un grOs clin d’œil à l'album de Black Sabbath Sabbath Bloody Sabbath, signifiant s'il fallait en douter que les britanniques honorent encore et toujours le sacrement Sabbathienne même avec moins de boue dans leur son. Car Electric Wizard a éclairci sa volumétrie sonore. Déjà parce que Wizard Bloody Wizard a été enregistré en analogique, produit par Jus Oborn (assurant le mixage via son propre studio Satyr IX) et Liz Buckingham. Autre point capital dans le renouveau du band, ce disque est le premier album avec le batteur Simon Poole et le bassiste Clayton Burgess.

D'un doOom viscéral Electric Wizard est passé à un heAvy rock, mais sans jamais se départir de sa passion pour les sixties & seventies, bien au contraire.


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La plongée dans cette sépulture acide fera résonner un sens du riffing mélodiquement bluesy, écho dissolu à la dépravation musicale à laquelle les fans se gorgent de ce sel pour cristalliser leur vénération.

Il devient impérieux de sauter dans cette noirceur psychédélique, et de l'entendre s'exalter de la sorte, cela confine ton cerveau au déchaînement tellurique, car faire face à ce bouillonnement heavy rock, à cette frénésie krautrock-bluesy, cela exige une écoute approfondie et salvatrice. On va ainsi s’étourdir devant ce précipice de tantrisme Led Zepellinesque, ce méphistophélique bouillonnement de métal noir Sabbathien comme dans une hypnose totale et abyssale.

Je voue un culte à ce groupe, déjà ils sont Anglais, insulaires superbes avec cette arrogance rebelle marquant dans leur art la fougue à un univers culturel impie, vulgaire et dangereux, avec lequel son halo me suffit amplement pour en frémir d’exaltation.

Avec « Wizard Bloody Wizard » le band n'a rien perdu de ses atmosphères étouffantes, de son modus operandi dans sa provocation musicale, avec son triangle maléfique : psychédélisme/horreur/vintage. Liant absolue à l'esprit malin du combo, justifiant à toutes les expérimentations soniques anciennes aussi grasses qu'aujourd'hui pleines de la clairvoyance par un venin mortuaire. Les lignes vocales de Jus Osborn sont plus limpides qu’auparavant, émergeant d'une éternité de brouillard afin de nasiller en démoniaque, avec la lenteur funèbre, la nocivité rock'n'roll.

Electric Wizard poursuit ainsi donc son chemin de traverse hallucinogène avec l'affront inébranlable de rendre à son culte le goût du profane !


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mardi, janvier 16 2018

QUICKSAND - Interiors


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Après 22 ans d’absence, intitulé Interiors via le label Epitaph, cet album a été composé et enregistré avec le line up originel : le batteur Alan Cage, le frontman-guitariste Walter Schreifels, le bassiste Sergio Vega et le guitariste Tom Capone.

Vibrez enfants du jour de gloire, vous pouvez enfin le faire avec le retour de Quicksand.


  • La douceur bordel de merde il n'y a que ça de vrai dans ce monde absurde de méchanceté pure.

Faire de l’or à partir de choses simples. Donner un sens à l'abstraction sonique, se soumettre à l'émotion brute, pure, douce et en câliner la commotion jusqu'à en jouir. Voilà à quoi peut se définir Quicksand. Un post-hardcore à la Fugazi assaisonné de metal indie à la Helmet comme il disait dans les 90's pour classer ce groupe, alors que l'unique innovation c'est d'avoir su faire vibrer les brèches de l'emocore.

Je parle bien d'Emocore, d'un style musical à part entière, bien avant que celui-ci ne soit perverti par des masturbateurs à mèche. Et pourtant oui, c'était bien à cet endroit que ce groupe a agité sa magie sensitive, dans ce clair obscur, étrange, et si précieux, ouaie un brouillard sensitif éclairant des séquences emötives sanguinolentes de spleen, capable de vider un émöphile de son sang pour le remplir d'émotions.

On en entend ici la parenthèse avec ce don de générosité capable de donner de la lumière dans le son chaleureux des guitares, et dans ce jeu au feeling si spécifique.

On en sent les agitations internes et cela délivre la sève émotionnelle lors de structures musicales jouissives de beauté nue. C'est en cela même que les guitares forment un indestructible et vigoureux arc-boutant, la basse en booste la silhouette que le rythme en imprime le mirage.


  • On obéit souvent à une trace intérieure et Interiors est une œuvre magnétique puisant dans sa puissance l'accès direct vers le cœur, capable à lui seul de vous faire planer.


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vendredi, décembre 29 2017

ALUNAH – Solennial


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Déjà avec l'album précédent, ''Awakening The Forest", je me disais que cette vague de groupe de doom à chanteuse allait subir une fin de non-recevoir une fois que la mode serait arrivée sur le rivage. Alors si sur l'échelle de la hype je ne peux absolument pas juger étant isolé loin derrière les dunes, mais ce qu'il y a de certain c'est que ce groupe Anglais maîtrise à merveille les codes des sorcières. Il envoûte avec trois crapauds de riffs gluants, un chant de vipère venimeuse, le bouillon d'une basse baignant dans une grosse carbure rythmique.

L'ensemble de cette décoction se confection dans une marmite vintage. Si l'esthétique se marie à l'harmonisation d'une composition inspirée, c'est la mélancolie qui retient le souffle de l'amertume. Parce qu'Alunah domine la langueur lancinante et allonge à l'artefact vintage cette densité à son doom pour cloquer à outrance, mais toujours dans une délicieuse torpeur de spleen.

Alunah et les norvégiens de High Priest of Saturn malaxent fort bien cette instance léthargique, ainsi que la qualité précieuse d'insuffler une âme à sa musique.

La solennité d'un tel album mérite la plus ample bénédiction des disciples du monde souterrain, jusqu'à y consacrer votre dévotion à écouter par des écoutes/offrandes régulières, et surtout à l'abri de tout.


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