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Tag - Rock bourrut

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samedi, mars 19 2016

EGYPT - Endless Flight


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Egypt est un trio de Dakota du Nord. « Endless Flight » est un 5 piste pour 34 minutes au forceps où le bassiste / chanteur Aaron Esterby, le guitariste Neal Stein et le batteur Tchad Heille ouvrent leur chakra méphistophélique pour en libérer la teneur avec des étendues de blues heavy, et dans cette voie du stoner 70’s inspiré des riffs de Black Sabbath, ZZTop, Wo Fat, Clutch, Kyuss, Weedeater, etc…

La pilosité de leur riffs, leur tonalité groovy, l'épaisseur grasse, la densité des titres et leur approche globale sont unis par une chaleur dévorante de reproducteur (double sens = compte triple).

Les titres s’immolent eux-mêmes dans l’enracinement de la répétition hypnotique, jusqu’à s’y perdre littéralement dedans, ce qui est précisément l'idée du band.

Œuvrer à une transe de groove stoner blues heavy, avec des cymbales omniprésentes, une basse faisant ronfler le swing de la clef de fa, un surdosage wah-wah et le crépitement de riffs boisés, puis un chant guttural. Le chant fait un poil tampon, bizarrement il a le grain, le timbre, mais une rugosité qui chez moi ne convainc pas.

Pour ce genre j’en viens à penser qu’il aurait été préférable d’avoir une ligne vocale plus claire, davantage sensuelle comme pendant les seventies, avec cette chaleur spécifique des errances lubriques des chanteurs. Parce que à cette époque les chanteurs de rock ont eu des aventures avec un nombre fou de conquêtes, tellement en fait, qu’ils en ont fait le principal catalogue de leur discographie avec des chansons d’amour perdues, remplis de sentimentalisme niaiseux, épluchant tous les prénoms féminins de la terre afin d’éviter la répétition. La mélancolie qui en ressort est en fait un moyen pernicieux pour qu’ils se remémorent à l’âge gracile de la vieillesse ces instants uniques où leur sauvagerie sur autrui avait trouvé là l’expression appropriée à la mystification de leur culte. Ok, je vois que les sourcils se froncent, donc si je résume grosso modo : Le gars écrivait des chansons tendres dans le seul but de se coincer des petits culs, lesquels ne pouvaient plus chier pendant deux jours car les fesses prises dans la glue du sperme séché, suite au statut privilégié d’avoir pu coucher avec une star.

Bon dans le cas présent, il est clair que la granularité appose les fondements mêmes du stoner grassouillet avec cette virilité de métaux lourds pour en propulser la rugosité.

Morceau préféré : « Tres Madres » au GroOvë gras démentiel et catatonique dans le mood Wo Fatien de Weedeater, titre qui gifle un Dantzig en proie à la flamme satanique d’Anton LaVey.


mardi, mars 15 2016

THE NEPTUNE POWER FEDERATION – Lucifer's Universe


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Les australiens de NPF sont des musiciens vraiment sympathiques, insulaires dans l’esprit, avec cette désinvolture furieuse de n’en faire qu’à leur tête, du coup c’est du heavy frénétique avec du stoner qui envoient de bon moment de groove et de déchiquetage en règle, une pincée de glam pour noircir la vision, et le tout recouvert par de la fuzz psychée. Mais cela ne s’arrête pas là. NoOon car en fait c’est assez difficile à expliquer, tant il y a des styles et des éléments divers et variés qui se joignent les uns aux autres.

La NPF est Fuzzy, au point de remodeler son spirit NWOBHM avec une teinte de subtilité garage. Oui ce groupe est capable de faire mousser Mötley Crue et Mudhoney dans l'occulte de Coven, et puis tout s’emballe sans cesse jusqu’à revisiter le Röck sous LSD.

Mattes l’inventaire des patronymes des gaziers : Inverted CruciFox et Search & DesTroy à la guitare, Jaytanic Ritual à la basse et Mr Styx à la batterie, hey ces gars s'éclatent vraiment et cela se ressent intensément.

T'sais quoi parfois on dirait que c’est du Monster Magnet, mais moins cosmique, puisque l’on est plus souvent dans le mood heavy métAl oldschool Ozzy-esque VS Quiet Riot. Okay, ok, je préfère te prévenir car c’est dans le spirit 70’s libertaire où tout semblait possible d’enfreindre les tables de la loi, du moment que l’on y trouvait de quoi rassasier son trip dans l’euphorie. Ouaip vois-tu c’est assez curieux pour être intéressant, voire même bizarre comme confrontation, à laquelle on peut trouver des passages vraiment cools et d’autres plutôt chiants. Mais on accroche vraiment si on est fan du heavy à papa dans maman, du rock stoner 90’s et d'un enrobage psyché-pop-glam-fuzzzzzzz pour 10 hymnes impies de soap opéra.

Bon ceci dit il faut reconnaître que l’ensemble est totalement versatile, au point que l’on ne s’ennuie jamais, à se demander si c’est le même groupe où une compilation à chaque début de chanson. Le band est volage et rien ne semble enfreindre sa capacité à suspendre, qu’au final on appréciera cette folie, et ce quadruple langage Röck. On passe de Coven à 13th Floor Elevators pour atteindre Zappa et Captain Beefheart & The Magic Band.

Screaming Loz Sutch, la femelle au chant possède ce ton criard et vindicatif de la supportrice de rugby, de la hardrockeuse oldschool (heavy glam) et newschool à la fois(un envoûtement de magie rouge). Il y a aussi des hymnes caricaturales mais qu’importe cela fait partie intégral du trip. La production a eu la main lourde, où un plant de cannabis à porter de main, de ce côté-là le psychédélisme fonctionne à merveille pour entrevoir des rêves aux couleurs chatoyantes, et je vous passe les détails freudiens…

Je suis toujours étonné de trouver ce genre de groupe d'illuminés dont la folie géniale me réconforte, et me conforte dans l'animation de ma position abstraite, recluse, distincte, originale, insolite, pour retrouver un allié, et me convertir à leur musique hétéroclite.  

Le buzz autour de la NEPTUNE POWER FEDERATION fait suggérer une curiosité dont vous aurez du mal à vous départir, pour ne pas finir par baiser avec sa folie des mélanges, et sa fuzzy attitude !


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samedi, mars 12 2016

10 Years Kicking Fest : la prog complète et le site internet en ligne


Attention, amies & amis du Rock qui décapsule chaudement...Prenez une grosse bouffée d'air vous allez en avoir besoin pour les prochaines bouffées de chaleur...


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Les 24 et 25 juin 2016 à la splendide Paloma à Nîmes plongés pendant deux jours en immersion totale dans l’univers de Kicking Records pour les dix ans du label, avec des surprises à la pelle...Un splendide site internet a d'ailleurs fait son apparition spécialement pour ce Kicking Fest, et sa fête qui s'annonce forcément très Kickingesque.


VENDREDI 24 JUIN 2016

Les $heriff (Punk Rock / Montpellier)


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Dans les années 80 et 90 les $heriff ont mis le feu sur à peu près toutes les scènes où ils ont pu jouer. Petits frères francophones des mythiques Ramones, les montpelliérains se sont rapidement imposés comme les fers de lance du punk rock français grâce à un son électrique et une voix mélodique qui tranchaient avec le rock alternatif de l’époque. Fraîchement reformés depuis 2012, ils sont désormais bel et bien de retour et vivent actuellement une seconde jeunesse en enchaînant les concerts explosifs et vitaminés. Pour matérialiser ce retour, un live enregistré lors de leur concert de reformation « Bang! - Montpellier 02/06/2012 (Live 2012) » est sorti en 2014 chez … Kicking Records. « Des deux doigts dans la prise » à « jouer avec le feu » venez voir ou revoir les plus grand tubes des $heriff.


Not Scientists (Punk Rock Mélodique / Lyon)


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Not Scientists est LE groupe punk rock du moment en France. Formé en 2013 avec des membres de Feu-Uncommonmenfrommars et de No Guts No Glory, deux références hexagonales du genre, les 4 lyonnais enchainent directement un premier EP et une grande tournée qui les emmènera dans 11 pays d’Europe et au Canada. « Destroy to Rebuild » leur 1er album sorti en 2015 chez Kicking Records leur permet d’enfoncer encore un peu plus le clou et de repartir en tournée pour 4 mois avec notamment 3 semaines aux États-Unis en compagnie des groupes américains Copyrights et Masked Intruders.


Hellbats (Heavy Rock / Montbéliard)


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Toujours debout les heavy rockeurs de Montbéliard sortent de leur grotte et signent leur grand retour avec un nouveau bassiste dans leur rang. Un passage au 10 Years Kicking Fest en juin, une poignée de concerts et une rentrée en studio prévue en fin d’année pour donner naissance au successeur de « Kiss Your World Good Bye » (Kicking Records / 2012), tel est le programme annoncé en 2016 pour les Franc-Comtois. Nul doute qu’il fallait bien ça pour redorer l’image de la Franche-Comté à travers le monde !


The Rebel Assholes (Punk Rock / Montbéliard)


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À l’inverse du FC Sochaux, les Franc-Comtois ont le vent en poupe ces dernières années. Des tournées européennes avec les Burning Heads, des concerts au Japon et en Chine (une aventure immortalisée dans un DVD sorti chez Kicking Records en 2015) et des sorties d’albums régulières, rien à dire les Rebel Assholes sont des garçons bien occupés. Ils seront encore sur la route en 2016 et se chargeront comme toujours d’apporter leur bonne humeur légendaire dans les salles de concert entre deux riffs qui vous sembleront tout droit sortis des années 90 et des productions Fat Weck Chords, quelque part entre NOFX et Snuff.


Charly Fiasco (Punk Rock / Toulouse)


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Combien de kilomètres les Charly Fiasco ont- ils parcouru depuis les début du groupe en 2005 ? En véritables routiers du punk rock français, ils sont allés jouer absolument partout, du fond du Jura à Bistrita en Roumanie en passant par le Canada, avec un sens de l’humour toujours inégalé à l’heure actuelle. Car en plus de sortir des excellents albums studios, Charly est également une véritable tornade dès qu’il pose les pieds sur une scène. Avec leur nouvel album de 2016 "Chroniques d'un temps détourné" les quatre toulousains reviennent plus forts que jamais, accompagné de leur inépuisable stock d’anecdotes.


The Last Brigade (Grunge Rock’n roll / Nîmes)


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Les locaux du festival ! On les a laissé en 2014 avec un condensé de rock’n roll à la sauce de la scène alternative des 90’s, ils seront bien présents au 10 Years Kicking Fest avec la même recette. À l’écoute de leurs deux albums on pense à Nirvana bien sur, mais également Therapy?, Dinosaur Jr ou encore les Foo Fighters pour les grands noms. Riffs catchys et mélodies imparables : la power pop n’est pas morte !


X-Tv (Pop Acoustique / Lyon)


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Prenez deux punk rockeurs, mettez les ensemble dans la même pièce avec une paire de guitare électrique, fermez à clé et ramassez les copies en fin de journée. X-Tv c’est exactement ça, un duo d’aficionados des guitares électriques et des power chords qui ont pris la décision de revenir à l’essentiel. Sans artifice, ni tricherie, les X-Tv sont donc partis à la recherche de la mélodie parfaite, celle qui accompagnera vos voyages et habillera vos souvenirs.


Ghost On Tape (Indie Punk Rock / Toulouse)


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Octobre 2012, la fin du monde prédit par les mayas approche à grand pas. Voyant leurs derniers souffles arriver les trois toulousains Ghost On tape se décident à envoyer la sauce dans les bacs avec un premier album très prometteur. La prophétie des mayas ne s’est finalement pas réalisé, mais la bonne nouvelle c’est que le trio a pu remettre ça avec un EP et un nouvel album en 2015. Vous l’aurez compris les Ghost On Tape sont du genre pressés et ont décidé de tout faire à fond que ce soit en studio ou sur scène, où ils délivrent des concerts à l’intensité rare.


Un Dolor (Rock’n roll Grunge / Poitiers)


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Originaires de Poitiers les Un Dolor nous servent depuis 1991 un rock’n roll lourd et puissant qui synthétise à lui seul ce que les années 90 et le rock australien (les Hard-Ons pour ne citer qu’eux) ont fait de mieux. Entre un grunge énervé et un morceau de Hardcore mélodique il n’y qu’un pas que le quatuor n’hésite jamais à franchir allègrement. Et ce n’est pas un hasard s’ils joueront dans la grande salle avant les $heriff le vendredi soir de ce premier Kicking Fest au Paloma.


MSL Jax (Rock’n roll Garage / Jarnac)


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MSL Jax écrit la bande son de vos meilleurs aventures, celles où vous êtes entre potes, sans stress et avec une pile de CD de rock’n roll. Vous démarrez la voiture,partez en Road Trip. Où ? Aucune idée, mais loin. Vous vous envoyez quelques centaines de kilomètres, enchaînez les CD dans l’autoradio. Mais quels CD au fait ? Ceux de MSL Jax évidemment !Vous vous trouvez exactement à mi chemin dans les années 90 entre Seattle et Melbourne.


SAMEDI 25 JUIN 2016


Burning Heads (Punk Rock / Orléans)


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Au cours de ces 28 dernières années les Burning Heads ont enchaîné près de 14 albums qu’ils ont chacun enregistré entre 2 tournées à travers le monde. 11 albums de punk rock, 2 albums de reggae et en 2014, un double album moitié punk rock, moitié reggae : « Choose Your Trap » (Opposite Records). Quelque part entre The Adolescents et the Clash, en passant par The Ruts, The Jam et Black Flag, ils continuent en 2016 de défendre leur vision du monde et de faire des concerts d’anthologies qui ont fait leur renommée.


Guerilla Poubelle (Punk Rock / Paris)


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Guerilla Poubelle est définitivement un OVNI de la scène française. Le groupe parisien, né sur les cendres des Betteraves, s’est permis depuis 2003 de sortir trois albums et des EP à la pelle, de participer à de nombreuses compilations et surtout de faire près de 700 concerts aux quatre coins de la planète (du plus petit bar aux grandes scènes des festivals). Et ceci sans jamais déroger à leur éthique originelle, celle du Do It Yourself et de l’authenticité.


Flying Donuts (Heavy Rock’n roll / Epinal)


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Peut-on faire du rock’n roll quand on vient des Vosges ? La réponse est Oui !Avec déjà 20 ans et 4 albums au compteur, les Flying Donuts sont un modèle d’authenticité. Du punk rock mélodique au metal, les influences des spinaliens brassent large mais tombent juste. Leur dernière production « Still Active » (Kicking Records / 2014) le prouve une nouvelle fois avec un disque d’une rare intensité qui synthétise à merveille leur carrière. La bonne nouvelle étant leur retour dans les bacs en 2016.


The Decline ! (Folk Punk Rock / Rennes)


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Imaginez si Against Me avait croisé la route de Johnny Cash pour former un all star band … Vous obtenez The Decline !Et depuis 2009 les Rennais n’ont pas chômé avec leurs 2 albums et les nombreux concerts pour les promouvoir à travers l’Europe. Après une année de pause bien méritée, ils reviennent en grande pompe en 2016 et participeront au 10 Years Kicking Fest. Et oui le drapeau breton flottera également sur Paloma les 24 et 25 juin prochain.


G.A.S. Drummers (Punk Rock Mélodique / Espagne)


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Des mélodies imparables, posées sur des riffs d’une tendre agressivité : ces espagnols sont la douceur incarnée du punk rock européen. Imaginez vous sur une terrasse dans la baie de Cadix, une splendide vue sur l’océan et un plat de Gaspacho devant vous, c’est exactement ça l’expérience G.A.S. Drummers. Et leurs 15 années de carrière passées à tourner et collaborer avec l’élite mondiale du punk rock (de Propagandhi à Tim Armstrong de Rancid, en passant par Pennywise ou Good Riddance) n’ont rien changé à cela.


Cooper (Power Rock / Pays-Bas)


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Originaire de La Haye, Cooper s’affiche dans la scène rock’n roll européenne depuis plus de 20 ans maintenant. Leur dernier album sorti en 2011 s’appelle le plus simplement du monde « Cooper », comme s’il était venu le temps pour eux d’avoir leur album éponyme. Un album enregistré par le chanteur, René, et mixé par la légende Bill Stevenson (entre autre batteur de Black Flag et Descendents et propriétaire du très réputé studio Blasting Room aux États-Unis). Leur participation au 10 Years Kicking Fest sera l’occasion de découvrir ou redécouvrir leurs pop songs, des pop songs lourdes et mélodiques, qui ne sont pas sans rappeler les années 90 et en font l’un des groupes les plus mélodiques de la scène Punk Rock.


Hateful Monday (Hardcore Mélodique / Genève)


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Formé en 1998 dans cette banlieue craignos de la France qu'est Genève, Hateful Monday a depuis fait son petit bonhomme de chemin. Le trio suisse a assuré les premières parties de The Adolescents, Bad Religion et Burning Heads, fait des concerts aux 4 coins de l’Europe ainsi qu’au Japon, et a surtout trouvé le temps de sortir 4 albums et 2 EP depuis 2001. Réglés comme une montre Swatch, ils envoient un Punk Rock efficace et sans concession, engagé et mélodique à souhait.


The Black Zombie Procession (Trash Crossover Horror Core / Besancon)


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Le 1er album de ce all star band à géométrie variable fut aussi la 1ère sortie du label Kicking Records. Retour en 2006 : Nast Samy, guitariste de feu second rate et Hawaii Samurai, se retrouve à court de projets musicaux mais avec des compositions. Il convie en studio des collègues de tournée et enregistre le premier album du groupe « We have dirt under our nails from digging this hole we're in ». La suite on la connait : plus de 50 sorties ainsi que de multiples activités pour Kicking Records et 2 autres albums et un EP pour Black Zombie Procession. Désormais avec Elie Bats (des Hellbats) au chant, le groupe a sorti fin 2014 «Vol. III : The Joys of Being Black at Heart » un crossover entre punk rock mélodique et metal tendu. Affamés comme jamais ils sont de retour en studio en 2016 et joueront au 10 Years Kicking Fest à l’occasion de ce double anniversaire !


Forest Pooky (Full Band) (Pop Acoustique / Lyon)


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Troubadour des temps modernes, Forest Pooky consacre désormais une bonne partie de sa vie à son projet acoustique et faire autant de concerts que possible entre les États-Unis, la Réunion et l’Europe. Vaste programme pour cet américain (de Washington DC) exilé depuis en Ardèche, qui arrive à mêler la fougue du punk rock et le songwriting de la folk. On pourra citer pêle mêle Against Me, Evan Dando (de The Lemonheads) et bien évidemment Frank Turner. Et comme le garçon n’est jamais avare de bonnes nouvelles, il sera à l’occasion du 10 Years Kicking Fest accompagné de son full band.


M. Fallan (Full Band) (Indie Pop / Geneve)


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Lui aussi à grandi dans les 90’s. Né à Paris mais exilé à Genève pour des raisons musicales, l’ex guitariste des suisses Hateful Monday, M.Fallan a quelque peu délaissé ces dernières années les power chords des guitares électriques pour un projet plus pop et expérimental. En 2011 sort ainsi « Contagious » son premier album solo, 10 titres écorchés au cours desquels il aborde ses déboires amoureuses mais aussi sa vision de la société actuelle et de ses dérives. M. Fallan c'est un songwriter engagé et romantique, un poète des temps modernes.


Billetterie :

Prévente - (hors frais de location), Pass 2 jours (+ 1 CD offert à l’entrée) : 38 € ; Tarif plein 1 jour : 25€ / Tarif réduit 1 jour : 21€

Sur place - Tarif plein 1 jour : 28€ / Tarif réduit 1 jour : 24€

Réservations : DIGITICK


UN RENDEZ-VOUS PUREMENT IMMANQUABLE !!!


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lundi, février 29 2016

GOLD – No Image


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Hey ce n’est pas du tout ce que tu crois mec ! Si ici on est un peu plus près des étoiles, c’est que la pleine lune en éclaire les âmes en peine, et pas plus. Rien avoir les toulousaings con des 80’s, d'ailleurs « No Image » son titre signifie qu'il n'est point question du duo Image ( d'autres toulousaings con).

Gold c’est un rock ténébreux, un peu comme si Blondie s’était coupée les veines sous le regard amoureux d’une Kim Gordon de Sonic Youth à fleur de peau. On peut rajouter à cela la protection du totem Siouxis Sioux &The Banshes aussi, sorte d'amulette gothique qui renferme la filiation.

Gold est une pépite röck-indé. Dissonance de riffs pour un chant angélique, le contraste pousse le chaud-froid à travers les catacombes du death-rock tendance dernière génération.

Blessures intérieurs qui résonnent, contusion amoureuse, effervescence sanguine, le panel gothique est présent à l’appel lugubre vers cette froideur musicale.

Libérer la douleur au même titre que la torpeur est le contraste permanent que Gold applique à ses chansons.

Je pense que les hommes se battront pour cet or

...Ohé, ohé capitaine abandonné...

Car c'est un très bon poison.

MORTEL même !


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jeudi, février 25 2016

DEVILSKIN – We Rise


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Devilskin vient de Nouvelle-Zélande, il a un premier album à son actif, et ce second devrait, et ce devra tant il le mérite, lui ouvrir les portes de la renommée.

Ce band parvient à jumeler plusieurs styles musicaux par de simples fragrances loyales de Heavy sound, grunge spirit, Rock hyper catchy, et juste assez pour en fortifier sa musique. Alternant sans cesse cette manœuvre, on passe d’un gros riff grunge à un chant pop féminin (Jennie Skulander), puis plus hard avec un râle hardcore occasionnellement, puis une caresse émotionnelle à la Evanescence, mais toujours en gardant un rock dur comme base. Cet enchaînement provoque sans cesse des phases de mutation très légères mais qui fluidifient l’aspect des fréquences rythmiques, font évoluer les variations musicales et en bouleverse le renouvellement.

Devilskin dispose de compositions denses, fraîches, énergiques, essentielles, et un son viscéral qui en propulse toute l’intensité par la force d’une production bravant les simples formules. Captant une asymétrie conséquente pour accompagner les compositions kaléidoscopiques du groupe, tantôt synthétique, organique, fluide, la production est tout à la fois. C’est épique, profond, doux, envoûtant, chaud, mouvant, dur, et la multitude de très bonnes sensations se poursuivent inlassablement sans que l’on y ressente une plume de lassitude.

La chanteuse détient cette faculté vocale de polyvalence. Cela lui permet d’englober plusieurs styles vocaux, et d’apporter énOrmément d’alternance, de mood à chaque titre. Très contemporain dans cette approche salutaire de faire vivre la musique au-delà des frontières, l’ensemble est dans un mood très rock, et l’impression première se métamorphose très vite en sensation très agréable. le batteur est très jeune, c'est le fils du bassiste (pistonné va).

Vraiment on prend beaucoup de plaisir à écouter ce disque. D’une part parce qu’il est super catchy, très facile à ingérer, très facile à fredonner, qu’il impacte différentes atmosphères, que l’on ne s’y ennuie jamais par conséquent, aucun effet linéaire, et que la production a délibérément truffée des séquences instrumentales très évasives par petites touches. C’est très bien foutu, ça pique pas les oreilles, ça va dans le sens du poil, on ne va pas rechigner à se caresser l’occiput avec ce genre de crème.

On pense à ce mariage musical réussit comme avec Volbeat, Nickelback en leur temps. Le potentiel est là, l’émotion aussi, tout est fait, conçu pour, et il ne fait nul doute que Devilskin devienne un des prochains bands à vendre des t-shirts à la pelle, faisant claquer les mains dans Les festivals.



samedi, février 20 2016

MONSTER TRUCK – Sittin' Heavy


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Fan de stoner, de gros rock bluesy qui tache, ce band de ricain invoque Led Zep, Lynyrd Skynyrd, Black Stone Cherry et ça fait du bien. C’est du hard rock américouain 70's à 90's conçu par des canadiens par tous les pores qui en transpire le nec plus ultra. Tu es tout le temps en train de prendre ton pied, cette saveur c’est l’Amérique sans contexte. Cette teinte particulière, cette atmosphère sauvage, ces grands espaces soniques, ce rock dur et bluesy, ce sens du groove, ce chant musqué, ces refrains fédérateurs, ces compositions maintes fois entendues, si reconnaissables et pourtant toujours aussi captivantes, génératrices d’une onde de liberté tenace et infalsifiable.

Monster Truck détonne un max et détrône amplement Clutch.

Avec ça dans les cages à miel nullement besoin de se faire pousser la barbe pour être un homme !


mercredi, février 17 2016

CHRISTIAN MISTRESS – To Your Death


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Ajourant le cloître du hard rock, Christian Mistress prend le fouet pour éduquer les fils du métAl avec un troisième album à savourer, au point de le connaître par cœur ! Leur second album m’avait ravi, avec ce troisième très bon disque je suis conquis.

Vous savez que le suranné est au goût du jour, il va de soi que pullule un nombre fou de groupe se focalisant sur une époque antédiluvienne pour en faire revivre les émois passés, histoire d’en dessiner les contours aujourd’hui et écrire avec peut-être, la musique de demain. On s’y perd, c’est certain. Bon, revenir vers une musique ancienne est aussi le témoignage pour perpétuer une légende, un mythe, en fait c'est le genre de legs passionnel que la culture fabrique, et que les gens affectionnent, car cela demeure essentiel pour ne pas effacer le temps, pour laisser le jalon d’empreintes avec ces petits cailloux de repère pour les générations futures. C’est une manière de faire vivre la flamme éternelle de ce que l’on ressent en feu au fond de soi. Ce groupe en libère la chaleur avec un hard rock très heavy, entre Diamond Head, Iron Maiden et Warlock. C’est aussi sauvage qu’émotif, aussi machiavélique que progressif, aussi inné qu’impulsif. Il y a tout cela dans ce disque parce que Christian Mistress est un orfèvre dans son art, il forge ses titres avec la patience du forgeron, prend le temps de battre le fer et d’affiner sa lame pour que l’acier final soit tranchant et solide.

Vient un jour où tu sais d'où vient cette force en toi !


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Ce groupe possède cette ardeur sincère pour faire vivre la flamme d’un hard rock intemporel entre Witchfinder General et  Angelwitch. Même si les riffs, le son, la structure des morceaux, etc…Paraissent pour le moins daté, Christian Mistress honore ce façonnage de la plus belle des manières en lui rendant hommage. Les textes sont en proie eux aussi au caractéristique vintage, avec cet esprit Black Sabbathien de combattre ses démons intérieurs pour retrouver la lumière.

La voix de Christine Davis rappelle le grain vocal de Bonnie Tyler, les solos sont efficaces et inventifs, le groupe sait vraiment infléchir une dynamique, une progression à ses chansons.

Pour les fils du métal il s’avère évident que vous avez déjà entendu la déflagration de ce style musical, mais vous allez adorer entendre crépiter les flammes de ce brasier sonique, et vous brûler à nouveau à leur contact. Parce que la loyauté y est naturelle, la vigueur est d’une dureté sans pareille, et que finalement c’est avec ce goût ancien pour le mélodique heavy metal de la NWoBHM que l’émancipation se fait jour, et que ce disque risque fort de vous faire pousser les poils du pubis, très cher fils et filles du métal 2.0.


jeudi, février 11 2016

BRIMSTONE COVEN - Black Magic


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Les hippies fument de l'herbe pour fuir la réalité, les occultistes se purifient en brûlant de l'encens pour Lavey leur impureté, ainsi va la vie éternelle.

Pendant que les chleus de Kadavar se bouffent les morpions dans le poil pubien de leur barde ZZtopienne, que tous les groupes de doom dénichent une succube capable de fasciner avec le chant d’une sirène du purgatoire, que les jeunes trouvent désespérément de quoi trouver un palliatif à leur catharsis méphistophélique, que Black Sabbath prend sa retraite parce que Satan est venu réclamer leur dernier souffle, Brimstone Coven devient le chantre occulte d’un heAvy-roOock/stöner hArd à faire trembler les pierres de Stonehenge.


Ici le son est vintage, il est lourd, puissant sans être démonstratif, la musique oldschool, les toiles d’araignées filtrent à peine la poussière sonique. Les anglais n’inventent rien, ils perpétuent une musique aussi aérienne que pénétrante, aussi solide que sensuelle, aussi charmeuse de serpent que dresseuse de vice. Exorciser une vie pieuse en une existence rock’n’rollienne prévaut dans la sonorité attractive de ce band. Basse ronflante, riffs heavy, rythmique binaire, chant lumineux pour le territoire noir de l’invisible.

Leur premier opus avait démontré la filiation musicale, celui-ci affiche pleinement son accession libératrice de caresser les géhennes, de solliciter Lucifer afin de proférer une messe noire, de caresser l’âme par une liturgie sombre pour en adoucir la brûlure, de transférer à la noirceur le chant émancipateur qui en libérera les démons mélancoliques. Brimstone Coven inscrit pour les amateurs de la main gauche l’album insufflant la vapeur chaude du démon, une inspiration émanant du passé, une invulnérabilité de caractère remplit de malice, et l’intuition de faire cramer la chair ardente d’une musique envoûtante, jusqu’à votre propre expiation. Amen !

«  Black Magic » est une œuvre figée dans le marbre du passé à l’émotion intemporelle. On n’éteindra jamais véritablement l’obscurité, Brimstone Coven l’invoque, la provoque, en évoque la sensation par une joliesse orchestrale des plus primaires. La douceur de leur musique est un venin tendre, une ode éperdue à la douceur maléfique. Le quatuor de Virginie Occidentale s'agenouille à l'anglaise pour prier Black Sabbath afin de toucher les ailes de Saint Vitus, doom parmi le doom afin d'expier ses fautes au Reverend Bizarre en vénérant la sonorité de Pentagram, faire monter la Cream du hard rock de Blue Öyster Cult & de Blue Sheer, offrir son âme Coven à Black Widow.




lundi, février 8 2016

PRONG – X No Absolutes


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Si vous ne connaissez pas encore ce groupe, c’est que vous êtes nés bien après les 90’s, auquel cas bonjour jeunes gens.

Donc Prong ce n’est pas du tout comme U2, je sais que vos parents vous vantent ce genre de musique d’ascenseur que eux prennent pour du rock, mais ils se trompent.

Afin de vous signifier la musique de Prong je vais utiliser un parallèle. Si vous allez d’un pas décidé dans la boite à outil de votre maison, il y a sûrement du papier verre avec différente texture allant du plus fin au plus rêche. Si vous prenez celui qui est le plus raboteux et que vous faîtes glisser vos doigts dessus, ils accrochent, mais pas assez pour le comparer à la musique de Prong. Nannnnn, ce qui vous faut en fait c’est carrément une brosse à fer, oui celle qui fait très mal sur la peau.

Voilà à partir de là Prong c’est des poutrelles qui gigotent dans le groove de l’acier trempé du métAl-röck, on en retrouve toute la caractéristique sur ce nouvel album avec satisfaction. Car Prong pour nous autres qui avons vécus les 90’s pendant notre façonnage d’adulte demeure un groupe important. Alors on accueillera toujours un nouvel album avec la ferveur de revivre l’intensité de ces année-là. Oui mais pas que. Car le groupe sait aussi naviguer dans le contemporain, c’est pour cela que sa musique s’étoffe d’une saveur particulière, d’une teinte de pop sur certains titres dont on peut en mettre la portée à côté de celle du groupe Therapy.

Avec ce nouvel opus, la bande à Tommy Victor écume le groove de ses boucles rythmiques vague après vague, certains cracheront dessus en médisant une routine, les autres sauront reconnaître et laisseront agir la raboteuse ferrugineuse, avec ses secousses telluriques, commotions émotionnelles, frictions mélodiques, soubresauts sinusoïdaux, et tout le pan musical de ce groupe de fer et d’acier.

Si c’est trop rêche pour vous, no problemo, écoutez vos parents.

Prong est donc revenu prendre sa place, depuis son retour il fourmille de composition, la preuve en est avec pas moins de 6 albums en 13 années. Le groupe n’est pas moins incisif qu’à l’accoutumé, on le sent plus serein dans le développement de sa créativité. Après son cover album " Songs From The Black Hole ", il témoigne avec sa singularité d’une exigence à nous molester les cages à miel avec son métAl röck, et bordel on aime toujours autant ça.


jeudi, février 4 2016

CAB DRIVER STORIES - Free Myself from you 


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La nostalgie de la trentaine applique une mélancolie éruptive dont on en trouve la grâce tout le long de ce premier album.



Sylvain Bombled (chant/batterie) et Nasty Samy (guitare)sont deux auteurs aux mélodies power pop appuyées, survitaminées en émo punk et rock indépendant racé 90's, avec lesquels les souvenirs/fantasmes qu'ils remémorent encore aujourd'hui appliquent le brouillard de leur ancien band Second Rate. C'est en continuant d’afficher leurs origines musicales tumultueuses qu'ils s'acoquinent avec la basse pressante de Mike (Shoot the Singers) afin de forger le trio Cab Driver Stories.

Ce dix titres va vous faire picoter l'épiderme et couler le liquide lacrymal avec de bons tubes directs et écorchés, munit d'une batterie effrénée par la sueur, de riffs incisifs sur une vocalise éraillée par l'émotion. Si on est nostalgique, on est pourtant très loin des clichés puisque ce groupe symbolise une époque où le terme emo avait encore du sens et de l'honneur. En fait il le catalyse (action d'un élément qui accélère ou ralentit une réaction chimique). On est très loin de la resucée caricaturale puisque « Free Myself From You » symbolise la magie qu'attendent les fans des labels Revelation, Doghouse Rds, Vagrant et Crank Rds !

On y entend, ressent l'alliage d'emocore punk rock mélo 90’s grungy power pop, avec parfois le grain sonore dirty de Seaweed avec sa combinaison de punk rock et de rock grungy. Tout comme vous ressentirez le teenage sound mâture qui va de Sugar à Jawbreaker, l'émotion des New-yorkais de Texas Is The Reason, l’énergie mélodique de Promise Ring, Sensefield, Knapsack.

                      HIGH EMO


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Oui un goût vivace vers le reviens-y. C'est vrai aussi que l'époque en traduit le besoin en nous refilant ce regain d'intérêt sans cesse. Dans toutes ces scènes où le son, l'attitude, la musique est vintage, où le revival est de mise, où l'on souffle sur la poussière pour faire revivre l'intensité d'une époque, où la filiation épouse les formes lui garantissant de faire perdurer un son, une attitude, une musique. Mais le plus dingue ici, c'est que cet album apparaît sans ride, en fait il ne fait pas vieillir, il n'a pas vieilli, et ce malgré les évolutions majeures encourues par la scène emo depuis. On écoute cet opus avec le recul nécessaire, si il assimile sa filiation munit d’une palette d’expressivité à vouloir être sensible dans un monde de brutes, il s'imprègne des fantasmes d'une époque pour en faire émerger l'intensité passionnelle, tout en transmettant (transférant) toute la chaleur, la contusion, la combustion. Il possède cette capacité de faire transiter de manière intemporelle et par effet de contraste des titres à la physionomie parfaite. Parce qu'il va directement caresser le cœur par sa sincérité, qu'il provoque ce déluge violent de l'émotion directe.

Alors s'identifier à ces adulescents devient évident, tant cette musique garde encore toute sa fougue, son charme et ses erreurs de jeunesse. L'urgence émotionnelle est primordiale ici, elle vous consume de l'intérieur par son attrait pour ces mélodies qui flirtent souvent avec le haut vol, où guitares saturées et chant rugueux se fondent avec délice.

L'album est sorti chez le label Some Produkt Rds pour la version vinyle et sur MyHomeRun Records/Shot Down Records pour le CD.

A l'aube de son existence, CDS cartographie avec son cœur la sève de sa contagion émotionnelle, dans une bourrasque de rage incandescente, de tendresse cotonneuse, le tout s'entrechoquant dans une montagne russe qui file des hauts le cœur puissants, avec cette sensation périlleuse de sentir la vie, la passion, le feu de joie, et une tristesse infinie à la fois. Alors cet opus se devra et peut-être bien après coup,  de marquer toute une génération.


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mercredi, janvier 27 2016

HEY COLOSSUS – Radio Static High


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Épine dorsale d’un rock indé en transe avec du Krautrock subsonique, le nouveau Hey Colossus fait jaillir l’harmonie de ses colonnes pour y poser avec envergure le toit de son nouvel édifice.

Quand on contemple « Radio Static HighHey Colossus », on ne peut ne pas remarquer que Talking Heads a une emprise directe sur son charisme musical. Il y a dans cette transe sonique les atours que la bande à David Byrne a toujours su mettre en avant. Hey Colossus en élabore l’hérédité légitime avec des titres étirant leurs exaltations chamaniques multiculturelles comme avec « Snapping Undone » . C’est sûr que le groupe en libère le consensus par la prouesse d’une réelle harmonie, mais dans une version alanguie et plus tortueuse. Tout aussi notable c'est avec Swans que Hey Colussus en synthétise les stigmates, mais dans une version alanguie et plus venimeuse.

Sinon c'est un poil mou parfois avec cette délicatesse nacrée à la Dead Meadow, un peu lancinant avec des accents à Sonic Youth, un peu chiant aussi avec cet esprit avant-garde à la Liars et sa résonance hypnotique (époque « They Threw Us All in a Trench and Stuck a Monument on Top ») , on n’est jamais dans l’hypnose pure, pas plus que dans la fièvre du paludisme, et c’est ce qui annihile tout effet probant...à moins de mettre une ténacité à son écoute.

Cas échéant, vous vous apercevrez qu'il faut être patient avec Hey Colossus, lui laisser le champ libre pour que s’installe son univers colossal.

On ressent pourtant une perte de vitesse avec cet album, moins noisy, mois cheveux gras à la Melvins, avec cette envie, ce choix d’allonger le pas de ses titres pour créer une correspondance furtive entre la frénésie de leur début, et la transe lascive qui submerge tout cet album.



mardi, janvier 19 2016

ARNO DE CEA & THE CLOCKWORK WIZARDS - Bug Terminal


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Aloha !

Pareil à un grain de sable que l'impermanence de la vie peut souffler au gré de son alizé, ce disque est versatile au possible. Amatrices, amateurs de Surf-Music à papa, ce disque ne fait pas mal, ne fait pas de mal, il régénère voilà tout.


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Cestas, Côte d'argent, Aquitaine, pendant que le vent marin brise l'écume le long des plages océanes en ce doux hiver printanier d’été indien, que tout baigne dans l'azur serai-je tenté effrontément de stipuler...


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...Et bien le nouvel album d'Arno De Cea fracasse la surf-music sur les ressacs noisy-rOck/émöcore[powerOck\PunkRock...

Diantre, foutre, bordel, saperlipopette, qui a annoncé avec certitude que la surf music n’était qu’une musique de cire des sixties ? Hein ? Il peut vraiment fermer sa gueule celui-là, c’est sûr. Surtout dans notre hexagone qui pullule de groupe qui ont fait muter la surf vers une modernité tapageuse. D’ailleurs Arno De Cea, guitariste de son état, et même guitariste intenable en concert (à la limite de l’épileptique) n’en finit plus de sortir des albums explosifs, avec ce grain de folie libertaire qui témoigne d’une réelle faculté à botter le cul de l’orthodoxie, là ou d’autres bottent communément en touche.

La sauvagerie de ce nouvel opus est à mettre au diapason de son énergie et de sa brutalité Daikaiju. Mais pas que. Bien sûr mais pas que, et c’est la grande faculté d’Arno De Cea & the Clockwork Wizards, de proposer une variation de mood pour un même esprit libéré, désengagé des codes et autres stéréotypes en vigueur de la surf-music. Heyyy cela ne signifie nullement que ce groupe chie sur tout le reste, bien au contraire, ce n’est pas parce que l’on est progressiste que l’on vitupère les conservateurs.

L'album est d'une fluidité exemplaire, tantôt fougueux, puis câlin, une main de fer dans un gant de velours. Le chef du label des Productions de l’Impossible avait annoncé la couleur : 11 titres estampillés Brutal Surf Music où les clichés Surf sont digérés  et dynamisés  par  un traitement Noise Rock.

Après tu peux déblatérer à loisir, mais une fois sur la platine, c’est concret, carré, convexe, coupant, glissant, surfique, diabolique, ahurissant, psychédélique, menaçant, cool, funny, doOömesque, captivant, explosif, dynamitant, hyper mélodique, attendrissant, ettttt la liste est longue car jamais, je dis bien J A M A I S tu ne t’ennuies avec ce disque.

Car tu auras beau te le passer en long, en large et en travers, à chaque fois tu y fais une découverte, d’une nouvelle variation, un nouvel éclairage, une nouvelle lumière, sensation, émotion...Eeet la liste est longue car jamais, je dis bien J A M A I S tu ne t’ennuies avec ce disque. Oui je me répète mais il faut que ça rentre.

« Bug Terminal » ressemble au spectacle lumineux qui perce les nuages grecs en plongeant dans la mer, donnant au ciel les atours solaires d'être béni par les dieux de l'olympe, et plus prosaïquement là, par Poséidon.

Bon Surf et N'a wè pi ta !



jeudi, janvier 14 2016

THE NEW BLACK – A Monster's Life


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Du GroOos rock musqué et catchy qui reniflent les USA, hey les allemands ils savent faire sans problème. Entre Pearl Jam, Foo Fighters, Nickelback, Tremonti, Godsmack, « A Monster's Life » dispose de tous les supers ingrédients adéquats pour fendre des riffs de châtaigniers, un chant rauque et clair, une rythmique puissante, pour des titres cossus, des refrains cools, bref c’est du miel et de la fonte qui coulent.

Sans forceps les compositions de The New Black glissent/groovent, la dureté de ce rock est aussi puissante que le moelleux de son ton. Jacob Hansen au son a bazardé son fluide comme sur les albums de Volbeat.

Morceau préféré c'est « Send in The Clowns » dont le cœur tendre me fait fondre. On y retrouve tout le suc du gros rock ricain, entre l'électricité émotionnelle et la rudesse boisée qui va avec. Mais bon l'ensemble crépite suffisamment pour être apprécié à sa juste valeur. Avec cet album à fond dans les cages à miel tu pratiques une activité sportive intensive en délectant ta sueur et ta souffrance, franchement je vous le conseille.


jeudi, janvier 7 2016

HE WHOSE OX IS GORED - The Camel, The Lion, The Child


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Il y a beaucoup à dire sur cet opus, parce qu'il y a beaucoup d'éléments à l'intérieur, et que ce disque demeure une véritable odyssée sonique.

Le groupe est tout jeune avec plusieurs EP à son actif : Un split avec le groupe InAeona en janvier 2013, puis « Nightshade » en avril 2014, « Buried Twice » pour un titre et « Rumors 7 » en Octobre 2014, et enfin ce premier opus long format.

Tenant en fusion cette même synergie qui harmonise par une troublante mesure proportionnelle de tous les styles musicaux employés, entre shoegaze et doöm progressiste, accointance pop- atmosphérique-psychédélique, et une évidente corrélation avec la musique électronique même, le mélange est dense et n’apparaît jamais discriminatoire, nébuleux, voire absurde. Toute la richesse de ce groupe se regroupe dans la fusion de ce micmac qui demeure une réelle harmonie.

Il y a quelques incursions Hardcore parfois dans le chant mâle, avec parcimonie toutefois, et des chorus féminin planants viennent ça et là en controverser la rage.

On peut trouver des mélodies circulaires à Mastodon, mais sans la masturbation élitiste qui va avec. Tout aussi symbolique, la vénusté tout en symbiose de Kylesa peut se rapprocher d'eux. Enfin il y a tellement de rapprochement à faire avec d'autres groupes tant il y a de styles confondus. Mais HWOIG possède une véritable signature, une singularité essentielle, et c'est pour cette raison primordiale que cet album est grand. De par sa poigne, son sens mâture de la composition, une réelle harmonie avec des sons qui mettent en éveil les sens contemporains, et des titres aussi luxuriants qu'envoûtants.

Le clavier de Lisa Mungo est prompt à s’acclimater aux conditions atmosphériques afin d'étourdir avec des nappes microscopiques, et il apporte une réelle dimension à tous les titres. Fluidifiant même l'émotivité à travers des textures sonores inamovibles. Le batteur John O'Connell et le bassiste Mike Sparks nous régalent avec virtuosité de soutenir l'édifice et d'en fortifier l'aspect. Le guitariste Brian McClelland possède une multitude de sons, toujours précieux, vraiment cool, et puissant quand il le faut. Ses lignes de guitares ajourent cette dimension spectrale et une forte intensité.

« The Camel, The Lion, The Child » est un véritable parcours de montagnes russes, magnifiquement rythmé, enragé à fond, et habilement conçu avec la production de Robert Cheek et Matt Bayles (Isis, Mastodon), pour faire monter la sauce comme le grunge en son temps, et avec dans une veine plus contemporaine la même proclamation pour la surtension que le groupe ASG .

Le rock a de l'avenir !


jeudi, décembre 17 2015

HIGH ON FIRE – Luminiferous


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Fortement catchy ce groupe bave du Motörhead en croisant le fer avec Slayer sans aucune impunité.

Dès que j'ai découvert le groupe Sleep je lui ai voué un culte, donc dès que Matt Pike a conçu High On Fire, je faisais partie des fans, surtout que le gars a voulu pallier doom et thrash avec le gras du heavy !!! Et il y a un « Snakes for the Divine » qui ondule dans mes nuits depuis...

Rugueux au chant, âpre dans sa rondeur de riff, huileux dans son épaisseur, acariâtre dans sa tonalité, cet album sulfate des coulées de vomissure sonique, avec ces pieuvres lovecraftiennes enserrant le nœud coulant de lyrics nébuleux.

Sludge bilieux, stoner ténébreux, ça cachetonne avec une amplitude de casser les corps, de fracasser les cerveaux vers une tendance épileptique quand tout s’emballe dans un capharnaüm de rage musquée.  Le groupe sait tendre des atmosphères diverses dès le début de ses titres, et il en honore la répartie par son empreinte teintée de herculéenne altercation sonique. De plus le trio prend à son avantage le soin d’osciller son rythme en créant des breaks, des boucles rythmiques, etc…

Tout ceci créé du mouvement, même si  le stigmate initial est bien glauque comme atmosphère, l’ecchymose qui nous reste n’en est que plus dure à cicatriser.   Cas atypique de la discographie du band et de cet album, il y a bien ce morceau « The Cave  » dont on observe une teinte grungy par-ci, suivit d’un punch-up  rythmique qui rehausse tout et fait écarquiller les yeux de désir.

Sinon tout le restant est aussi épais qu'un jus de couille de mammouth en rut. Le trio d'Oakland dispose en plus de cette densité de lave qui leur permet de durcir le ton une fois que tout a refroidi dans ta tête.

Avec « Luminiferous » les Cimmériens du sludge vont te défoncer avec la force de leur testostérone !


samedi, novembre 7 2015

WOLFMEN OF MARS – Gamisu


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Heeeeeey voici un truc bien très étrange, puisque c'est un stoner rétro futuriste qui nous guide dans le cosmos psychédélique de la musique S-F. Dingue non ?

Franchement la chose est assez consistante et foutrement originale pour que vous jetiez vos oreilles expertes dessus.

Wolfmen Of Mars délire à raison, dans un sous-genre qui commence à émerger avec plus d'insistance ces temps-ci.

Faut dire que l'intérêt suscité dernièrement par la musicalité post-Carpenter, les récents attraits pour Goblin et la musique de film, ainsi que tout le mysticisme vintage ont engendré la cohérence de faire apparaître un mix de tous ses plaisirs sonores, et notamment chez ce groupe.

Wolfmen Of Mars fait office de transversale initiatique à un premier pamphlet cinématographique. Sorte de trip-hOp/Stöner-électro à l'ère de la guerre des étoiles entre soviet et ricain. Les titres sont instrumentaux, avec des dialogues de films bien entendu.

La pochette colorée est vraiment cool, elle table plutôt pour un band de métalcore, mais bon pourquoi pas après tout, autant réinventer le genre par une approche contemporaine. D'ailleurs musicalement si les sons s'en réfèrent à des saveurs passées, l'anachronisme fait partie du trip intégral, et mieux, il lui confère un attrait singulier.

Le synthétiseur est omniprésent, la basse crasse, la guitare égrène pas mal de sonorités diverses, la rythmique reste dans un mood très rock. Les compositions alternent un savant dosage de stoner psyché et d'une électro rétro futuriste.

C'est en somme une électro libre, une sorte de météorite dans une marée intergalactique de space-rock hippie psyché. Il y a aussi un petit côté psycho-Surf à la Man or Astroman meets Throbbing Gristle, avec une face sombre, un peu comme du Surf/Spaghetti Western en mode rétro futuriste. Ah aussi on entend une exotica cosmique vraiment dingue, l'ensemble fait que tant de mélange s'harmonise en nombre sans que cela soit pompeux, chiant, voire boursouflé.

On parle déjà d'un style à part, du HEAVY-WAVE, dans lequel Wolfmen Of Mars arrive à se tirer à bon compte avec un trip sonique plutôt cool au final.


vendredi, août 15 2014

Ride the Lightning


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REPORT XTREMEFEST 2014


A quelques encablures kilométriques de l'endroit où je réside se trouve le meilleur festival de musique amplifiée du sud, le seul et unique : XTREMEFEST.


Ce report mucho caliente sera fleurit par une odeur de jasmin, parce que cette fois-ci j'ai fait le choix de réaliser un chemin de croix inversée, pour rendre un compte-rendu écrit dans la marge du partisan.

Je vous souhaite une saine lecture, ainsi qu'un bon voyage intersidéral de l'ère du crétacé dinosaurus à celle de la crête en désordre !

Ok, j'attaque donc la quarantaine avec sérénité par une souplesse bien plus conséquente qu'auparavant, cela me permet de ne pas avoir le moindre doute sur mes intentions louables de retranscrire un reportage exclusif directement du bas de l'échelle sociale.


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Je n'avais toutefois aucune intention de me précipiter comme cette jeunesse hasardeuse, reconnaissable entre toute, et qui pour la première fois brandissait son hymen avec l'insouciance de son corps juvénile dans l'antre du nouveau site de l'Xtremefest. Et oui après une première édition réussit dans le trou du bassin carmausin, le festival a pénétré dans un nouveau lieu (Rappel : report mucha caliente), pour permettre à son essor une évolution constante et pérenne.

Le festival recommence pratiquement tout à zéro, car il n'a pas eu le temps d'installer totalement un lien par rapport à un lieu, à une ambiance, une atmosphère, à transmettre une/son identité singulière.

Le public cherche en ce premier jour sa cohésion, et cherche une incarnation identitaire à l'xtremefest. On le sent hésitant à se réapproprier les lieux encore. Il est plus dans l'inspection que dans son immolation de désir de vivre l'instant présent, en vibrant comme un sextoy spongieux. Mais ce n'était qu'une question de temps d'adaptation, de captation de ce nouveau territoire.

La première constatation visuelle c'est que le site manque d'ornementations. Alors bien sûr il dispose de quelques éléments, et Monsieur Jean de la Fontaine  (1621-1695) a bien raison : "tout vient à point à qui sait attendre".

La baudruche dinosaure gonflable est superbe, mais présente seulement le soir. Elle constitue pourtant la créature identitaire du festival, marque son emprunte décorative à elle seule. Car depuis que le grand frère Hellfest est devenu une institution, on a assimilé les différentes ornementations qui ont pérennisées la réussite de sa recette singulière, afin de réguler son identité par le biais cognitif d'une décoration unique, et d'y intégrer son indépendance visuelle.


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Un festival aujourd'hui se doit d'être global, outre la musique, le visuel a son importance, car aller à l'Xtremefest se doit d'être différent que d'aller à un festival lambda, dont le nombre pullule pendant la saison estivale partout dans l'hexagone, et dans toute l'Europe. Se démarquer du nombre a toujours vigueur primordiale pour parvenir à incarner un mythe, et j'en sais quelque chose. Je ne parle pas de prétention factice, je parle de symboliser, de figurer une singularité unique.

Hors ceci est un acte fondamental dont les festivaliers présents à Albi en ont conçus la réalité pour qu'il devienne l'unique et grand festival du sud, disposant d'une telle programmation musicale, comme de retrouver une communauté et partager ses cultures est une affirmation d'appartenance.

Tout cela n'est pas qu'une sensation évasive, on sait qu'il y a déjà dans ce festival une indépendance libertaire qui s'est créée, et avec elle une communauté spécifique, qui fait écho au Hellfest forcément on ne va pas se voiler la face. Je ne dis pas que ça y est l'Xtremfest part dans la lignée du Hellfest dès à présent, mais qu'il a la possibilité de marcher sur ses pas, ça oui c'est évident.

D'ailleurs cela serait une omission félonne que d'accomplir une telle transgression, tant le Hellfest est la fondation sine qua none pour valoriser, propager, que dans la nation de l'exception culturelle de la gastronomie et des grands crues du vin « goutu ça a du retour », il y a autre chose de bien plus intéressant et palpable pour casser les images d’Épinal que les étrangers possèdent de la France.


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Alors si pour cette seconde édition, le public reste encore coaliser dans le bassin midi-pyrénéen, il n'empêche pas que lors des prochaines instances festivalières, nos allié(e)s européens se joignent à nous pour un week-end complètement Xtrême !!!

Mais une chose est certaine, ce festival sera avant tout ce que vous en ferez.

C'est le public qui va y élever son âme, qui va propager la déflagration de son identité, qui va préserver son existence. OUI, c'est vous qui allez le façonner à votre image, sachez lui donner l'impossible et il vous ouvrira le cœur, pour qu'à jamais subsiste dans les pulsations de votre corps nostalgique, l'époque où vous avez vécu quelque chose de bouleversant, et d'essentiel pour vous construire, vous forger, vous guider à travers votre vie.

L'Xtremefest est le rassemblement de vos inhibitions respectives, on ne triche pas, on vit l'indispensable instant à travers le spectacle vivant d'un crossover musical intense, et intensif.


VENDREDI c'était 3,2,1...zéro


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C'est SEYLEN qui découvre sa musicalité au préalable (où çà ? à Albi), par un set où le combo s'effeuille timidement, donnant l'impression que le jeune combo était un peu tétanisé d'ouvrir, et d'être sur une scène aussi imposante que la X stage. Seylen faisait partie des groupes ayant gagné sa place lors d'un tremplin organiser en amont par les organisateurs. Leur place n'était pas usurpée tant leur mélange de post métal avait la djentition idoine pour croquer un public avide d'en perdre son dentier. Il est a espéré que Seylen a profité de l'instant et n'a eu aucun regret par la suite en se disant qu'il aurait fallu...Et si on avait...Auquel cas, la règle numéro en arrivant sur scène c'est de se saigner à blanc, manière de ne rien déplorer par la suite (par où ?).


La bourrasque grindesque ABORTED a levé des mains en forme de corne du diable et de corne de gazelle dans le public méditerranéen.

Le son à l'intérieur était très bon et nous a réconforté tout au long du week-end, chose qui diffère de ce que j'ai pu lire. Si tu as un son brouillon qui t'arrive au chiotte c'est normal, mais si tu es pointilleux et que tu veux avoir le meilleur son d'une salle tu te mets juste devant l'ingénieur du son CQFD.

Je réitère, mais la qualité de l'acoustique sera un des axes primordiaux pour se démarquer des autres festivals. Tout ceux qui ont trouvé le son de la salle trop fort et trop grave avaient soit de la merde dans les feuilles, soit la même audition extra-performante que Superman. Bon ceci dis, je reconnais bien volontiers qu'à mon age les fréquences ne sont plus les mêmes, et on prend l'habitude de mettre le volume sonore en toute occasion à celui du troisième age de Lemmy Killmister.

Aborted a disposé son empreinte par une grosse présence scénique. Ces gars ont écumé/scié les planches depuis des années, cela se voit, se sent. Par corrélation il y a une très bonne réactivité avec le public, qui du coup n'est pas du tout chauffé à blanc, mais chauffé à chaud par la teneur cyclonique qu'Aborted abat dans un déluge de feu sonique, et dans une profusion de testostérone primitive. Le groupe a mangé puis dévoré littéralement son public en disposant ses atmosphères putrides et de l'avalanche de ses crépitements de grind/death, qui au final nous ont susurrés dans les parois ensanglantées de nos oreilles :


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Celui qui a eu la géniale idée de mettre les pancartes d'affichages utilisées pour les élections (pièges à cons) et laisser de quoi placarder les événements à venir des festivals, concerts et autres...devant l'entrée de l'Xtremefest, devrait avoir une statue à son effigie. J'espère que cette initiative sera présente au Hellfest et qu'une affiche géante de l'Xtremefest 2015 y sera visible.

L'entraide est le nerf D.I.Y de la scène underground, son feu sacré ! Et le feu sacré est l'élément divin qui a besoin du concours de l'homme pour être entretenu.

Par contre tu trouveras toujours un assaillant pour l'éteindre avec un pull autour du cou, en te demandant si c'est normal de perpétuer ce genre d'immaturité ?


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Un vent de fraîcheur punk s'est fait jour après le souffre du grind/death d'Aborted, THE REBEL ASSHOLES en agitateur de la connerie punk rock nous a propulsé leur vitalité émotionnelle sous une ondée passagère. Le groupe a fait tonner le feu électrique avec la foudre du ciel qui promettait de s'abattre de façon plus que conséquente, tant les cieux viraient au sombre des ténèbres.

Le public était un poil mou, dans l'esprit rock'n'roll d'un petit club un jeudi soir d'automne, mais The Rebel Assholes n'en avait cure puisqu'il a joué avec cet intrépide mélo au cœur tendre qui fait battre le pouls punk, irrigue le rock, afin de déboucher les artères passionnelles. Il y a du Burning Heads chez ces gars, il y a cette folie créative d'émouvoir avec des mélodies qui tiennent autant au corps qu'à toucher le cœur. La cover des sheriff « pile ou face » était le trait d'union qui a relié petit et grand au show des montpelliérains, si celle-ci vous a plu, sachez qu'elle est disponible sur CD dans la compilation « Génération Sheriff ».

REAL DEAL est arrivé sur la plus petite scène, la "Zguen Stage", hommage au Zguen Fest, l'ancêtre novice et formateur de ce qu'est devenu l'Xtremefest. Le groupe a retourné la pression atmosphérique avec un HxC combatif, pile dans l'esprit d'urgence face aux éléments pluvieux. Les gars ont eu le mojo en érection pour éclater leur tambouille, et éclater un public en réelle demande d'explosion.


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GOJIRA était venu propager la fureur des âmes en feu à l'intérieur du gouffre de la Mainstage. La nation de l'ovalie a donc levé une ovation au groupe mondialement réputé, et pourtant Gojira n'est pas arrivé comme Godzilla avec une grande gueule, puisqu'il s'est souvenu du temps où il faisait le tour du south des festivals ( moi je me souviens surtout du Summer rock festival de 2006 à Carmaux ), des salles de concert, jusqu'aux bars bas de plafond et pizzerias, pour qu'aujourd'hui après toutes ces années d'effort, il constate humblement son cheminement parcouru devant des personnes du coin où ils sont partis (le sud-ouest de Maïté : " Mais non c'est pas gras le confit de canard qui mijote dans 1L d'huile d'olive" ).

La boucle n'est pas pour autant bouclée, car Gojira n'en a pas fini avec les rednecks, on lui prédit une nouvelle venue à Albi tant leur set fût conséquent, et aboutie.

J'étais au fin fond de la salle et Guillaume Circus de l'émission radio Joining The Circus et Gwardeath de la Gwardeath mixtape sont venus me retrouver avec l'air décontracté des gars qui ont enfin vaincu leur adolescence le week-end dernier.


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Gojira a envoyé de quoi faire trembler l'ossature de la salle, pour ouvrir des fissures aux murs par un son monumental. C'est vrai que la noirceur/froideur de Gojira répond à la même sépulture/banquise que celle de Supuration. On y entend le même écho profond.

Pour le show, les lights étaient subliminaux, on y voyait les effluves des lumières soulignant à chaque changement discographique la couleur dominante des albums. Le gros son foudroyant de cette masse d'acier a soulevé le cœur, tapé le cerveau par une succession d'atmosphères prégnantes à alourdir leur impact tribal. Il faisait chaud. Pourtant le son de l'air effraie au point de résonner dans cette salle, de ce fait on avait l'impression d'être dans les enceintes mais comme la boule de flipper..qui bouge, qui bouge de Corynne Charby. 

« Est ce que vous êtes vivants ? » dixit le chanteur. Franchement, comment en être certain en dansant sous le napalm du groupe ?


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La masse volumique que Gojira remue est aussi gigantesque que l'amplification de son aura désormais.

Il y aura une fausse fin pour foutre la frustration, le truc que je n'avais pas vu en concert depuis la sortie de James Brown sur scène à Toulouse au palais des sports début des 90's. Bien entendu le groupe revient battre le fer encore brûlant pour le coup de guillotine finale. Fin !


Ouchhhhhhhhh, dire que BZP passe juste après, cela me semble difficile, voire même quasiment impossible de juguler les esprits après cette foudre insondable de profondeur.

Nous sortons du brasier de la salle pour retourner à l'extérieur, devant la Xstage où la température est nettement plus fraîche, le groupe commence en plus sous une pluie battante. Le contraste est saisissant. On vient de s'enfiler la moiteur death 2.0 de Gojira l'éminent, pour le crépuscule du théâtre des horreurs que propose BLACK ZOMBIE PROCESSION.

Cela peu paraître démesuré comme rapport de force, mais déjà on sent le changement de mood !


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BZP est un super concept en soi, tant il engendre une pléthore de référence, de clin d'œil à la sous-culture. Mais il est à noter que c'est leur crossover musical qui est le plus intéressant, car celui-ci est véritablement une avancée en la matière. Là où la plupart des groupes ont inséré des styles à leur sauce, on en est toujours resté calfeutré dans le giron très limitrophe de ces styles.

BZP va plus loin, d'une part parce que les musiciens qui le compose sont d'incroyables croqueurs de culture, et qu'ils ont eu la capacité de jouer dans différents univers et de styles musicaux médians. Cette envie de confondre les styles pour un crossover hyper hétérogène est une réussite, d'autant plus que leur dernier opus en date « Vol. III : the Joys of Being Black at Heart » a passé le mur du son afin d'embraser le MétAl et le Röck dans le même feu de joie.

L'intitulé de leur style fait référence à leur culture du bis : Horror Core. Je n'hésite pas à l'affirmer une seconde, car j'y ai réfléchi des heures durant la tête reposée en mode geisha philosophe : Ce groupe est à l'avant-garde, ce qu'il inscrit correspond à ce que demain sera.

Le public ne connaît pas pour la plupart le groupe, dire qu'il y a des réticences est une réalité féconde qui s'anéantira par la performance de BZP. Le set débute et les appréhensions s'estompent, la pluie s'abat en même temps que la détonation BZP fait son office funèbre, et délivre toute sa force de frappe. C'est une tuerie apocalyptique. Le son est très bon, Nasty Samy est en mode commando, c'est lui qui a créé et façonné le groupe.


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Ce soir nous faisons face à un groupe unifié, prêt à se sacrifier sur l'autel de la consécration, à relever ses manches pour braver son rôle de challenger.

Des étincelles de styles se jumellent les unes aux autres, l'impact que dégage le groupe est prolixe et le public en ressent les vibrations positives, prit dans l'intensité d'éclairs fulgurants de mélodies, de breaks rythmiques, de fureur sonique. A nouveau, nous venons de subir un gros choc thermique, et enfin leur crossover est assimilé par l'assistance, chacun y trouve un écho, une résurgence, un appel, quelque chose qui l'interpelle, que ce soit un riff, un rythme, un break, BZP est un continuum musical, une boule de feu dont l'intégrité, et la loyauté à toute sa culture est une immense preuve de respect et de passion, que le public découvre, sent, entend.

Les gars ont l'air vénèrent, adoptant les codes de la survie et celui des seigneurs de la guerre dans un slasher dont nous sommes les victimes consentantes. BZP impacte son volume sonore pour une décharge d'hémoglobine, le combo est vraiment dans sa bulle, en plein dans le centre névralgique de son ébullition, chacun apporte le meilleur de lui même, Elie Bats redouble d'intensité dans son chant, l'amenant au crépuscule de la violence putride. Franz OA Wise propulse le son vers les ténèbres avec une basse hachoir qui découpe dans un amas de chair sanguinolente. Fre bat la forge de vulcain et attise le brasier d'Héphaïstos.

Nasty joue au touch guy en délivrant des tappings et autres riffs saillants de métOl-HxCore-Rock avec la rudesse de délivrer des terreurs nocturnes à tous les gratteux du pit. Oui les références sont rapides, à la vitesse des films d'action d'aujourd'hui, ton cerveau n'a plus le temps d'intégré tout à la fois, c'est normal, mais ne t'inquiètes pas, tu as tout ingéré.


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C'est dans toi maintenant, cela va t'affûter les sens, c'est subliminal, et tes prochains cauchemars reviendront perpétuellement te rappeler le nom de ce groupe d'un rouge vif.

Je trouve cependant qu'il manque vraiment un supplément visuel qui permettrait au combo de passer au pallier supérieur.

Il s'avère évident que Black Zombie Procession a dérobé les âmes du soir, que c'est le groupe qui aura marqué le plus les esprits, peut-être qu'après la commotion du week-end vous n'avez pas réalisés, que c'est encore diffus dans vos têtes, mais n'ayez aucun doute, le contrecoup sera violent, manifeste, car BZP est l'avenir. Il vous faut écouter toute la finesse, la rapidité à laquelle son dernier album en propage l'aspect le plus fécond, et le mouvement perpétuel qu'un telle missive sonique devra dans quelques années affirmer avec le culte de sa renommée, que BZP a marqué son empreinte, et vous public de l'Xtremefest vous pourrez alors témoigner de son impact scénique.

Le set se termine, il n'y a plus une goutte de pluie, juste le son continu des craquements de nuques qui se répand dans la nuit obscure. Le final retentit, l'action se termine avec la musique du film Terminator.


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SMOKE DELUXE est un groupe de Punk'n'roll un poil gras 70's, assez cool pour fluidifier de sa légèreté. Les festivaliers se sont dynamités à la réciprocité existante entre la musique de Smoke Deluxe et le malt d'une bière blonde. Je constatais que deux membres de l'orchestre de l'Opium Du Peuple font partie de cette escouade rock'n'rolienne. Je ne connaissais pas du tout ce combo, qui a réalisé une prestation bienveillante et dans le mood rock'n'roll qui nous a fait oublier un temps la température contre nature de cet été maussade. Je pense même que le physique musical du groupe a pu induire à faire mousser quelques culottes féminines au passage.


C'était au mois de mai dernier que les SHERIFF ont entamé une tournée de reformation, dont vous pouvez en lire le reportage lors de leur entame à Toulouse dans la salle du Bikini dans l'excellent WBZ. Je vous en conseille la lecture : $hériff fais moi peur ! !

Dans la fosse de la salle, le public s'est massé ( la nuque aussi ) en attendant que les vétérans leur propulse des électrochocs ascensionnels par le biais continue du parcours discographique des Montpelliérains, saturé de tubes en puissance.

Le set a débuté et je constate que le combo a changé sa set list, puisqu'il débute tambour battant par une avalanche de hits. La salle toute entière a entonné la coolitude punk 80/90's des Ramones de l'hexagone, et commença à répandre une bruine épaisse à cause d'une transpiration excessive. Je ne veux pas dire de conneries, mais à trois mètres de la scène j'ai pu constater que Geoff le gratteux des Nelly Olson et sa compagne Céline étaient capables de répandre une grosse part de cette bruine, affirmer que se soit eux uniquement me semble exagérer tant les personnes à côté d'eux étaient dans le même état de sudation.

C'était peut être trop rapide pour eux les Sheriff !


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Bon, entendons nous bien, ce groupe est une institution dans le sud, leur venue est à elle seule responsable, et je le pense sincèrement, de la moitié des billets du vendredi au moins. Les quinquagénaires ont fait des fractionnés dans le pit pendant que le groupe assurait une dynamique avec bien plus d'amplitude que lors de leur début de tournée. Preuve s'il en est que les rouages sont complètement huilés désormais.

Je ne vais pas vous énumérer tous les titres parce que putain, QUE DE TUBES !!! Joués avec le fun qui caractérise le son des Shériff, et l'esprit bouillonnant qui va avec. Un set vraiment très, très cool ! Les nouvelles générations Y et notamment les deux grands Vincent et Raph du groupe hammerton pride, ont pris le fer rouillé du punk rock en plein dans les cages à miel, en plus des émanations de chien qui pue des quinquagénaires trempés comme des soupes.


Passons au cas HAVOK, qui est juste en fait un péché véniel. Puisque il ne fait pas avancer d'un centimètre avec son revival thrash 80's mais il le fait très bien. Le groupe a rugi l'agonie d'un monde croulant sous le poids de sa défaite, et le sarcasme de ces types est un mélange de thrash malicieux et de heavy ironique. Si vous connaissez déjà ce groupe par cœur pour l'avoir entendu il y a déjà plus de 20 piges de cela avec des groupes de thrash basiques, dîtes-vous que celui-là possède une production contemporaine qui ne recule devant rien pour abattre un son écrasant.



SAMEDI c'était Condamné à brûler


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Cette année les stands sont conséquents, et il y a plus de disques que de shirt, ce qui diffère du Hellfest. J'ai pu fouiner dans la distro de Carlos le Christ (il s’appelle Christophe) de Mazamet et pas de Nazareth, ouaie le gars aux yeux de taupes que je glorifie à la fin de mon report du hellfest 2011. Présence remarquée aussi de Useless Pride Records gorgé de bacs épais, ainsi que de l'excellent disquaire d'Albi et le meilleur du Tarn : Sky Valley Shop.

Au stand Kicking Records j'ai retrouvé le boss, Mr Cu !, manager des Shériff, qui m'est apparu aussi fringuant qu'auparavant, avec le galbe d'une silhouette de marathonien Kényan et la tenue vestimentaire d'un collégien de cinquième, amateur de SK8.

Pour la petite histoire, Mr Cu ! n'est pas venu au Hellfest cette année, il est resté cloîtré dans un lit en baldaquin vêtu d'une moustiquaire à Aix-en-Provence, à cause d'une paralysie lombaire assez éprouvante, au point que que sa compagne lui a témoignée la pitié ne de pratiquer uniquement la position de la tarentule pour accomplir le devoir conjugal.


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Oui l'époque est maligne et nous déleste de sa plus odieuse vérité, Mr Cu ! n'a plus la capacité physique de jadis, fini de prétendre être le perchiste de Bamako en jouant à la sulfateuse éthiopienne.

GAME OVER !

Et un bourre-pif, un ! Heyyyyyyy, je dis pas que c'est bien...je dis que ça soulage !!

Je constatais alors cette gêne dorsale par le basculement incessant qu'il pratiquait tout en parlant, me soulignant par ce fait la mollesse des gérontes avec l'adage : " Avec l'age la raideur se déplace ".

C'est dur ! Enfin non, non, je voulais plutôt dire : C'est cruel ! Oui voilà c'est mieux et convient davantage à ce que ce saint homme traverse comme tracas existentiel, dont le lit médicalisé présent au festival en certifiait l'horrible déchéance. Enfin ce lit ressemblait davantage à un bain de soleil qui par ailleurs, devenait paillasse obstétrique selon la personne qui l'utilisait.


Réveil au cri de cochon de SMASHED d'emblée sur la scène Xstage et pas interprété avec des pieds de porc.

Les gars ont joué dans le fun des breaks & des compositions bien fournis. Ce fut une très bonne surprise. Il n'y a pas de bassiste par contre, le son est donc plus clair qu'à l'accoutumé. Smashed a apposé son grinddeath avec des références ciné tel que « Street trash ». J'ai adoré leur humour, notamment avec leur titre «  anal blood » pour les fans de sport extrême.

Ce groupe m'a fait son effet et je constate une fois de plus que le death/grind a vraiment supplanté le punk rock en matière de provocation libertaire, et Smashed en est la preuve.

« Le prochain morceau n'a pas de parole, il s'appelle : ALZHEIMERRRRRRRRRR ».

Ah putain les cons, c'était excellent, merde ça crevait les yeux !!


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Par contre je n'ai vu personne du groupe après pour assurer le service après vente de leur unique démo, shirt, gravure sur peau de cochon, mug, etc...C'est dommage.


Le HxC frontal de WOODWORK fut sympathique et cool avec des gars qui ont joués avec le sourire et loyauté au style. Le ciel était presque tout bleu, et Woodwork a ajouré les festivités de manière à frapper par son intégrité musicale face à cette génération de tatoué/percé digne rejeton du chef raoni, avec des rondelles de 20 dans les feuilles et la pilosité de Demis Roussos en 1975. D'ailleurs cette génération ne masque t'elle pas son ascendante fashionita contemporaine face à des trentenaires qui étaient encore au bar en train de refaire des solos de air guitar imbibés par une profusion d'alcool fort, et des quinquagénaires usant de mantra yogi pour amener les bonnes vibrations dans leur corps astral ? Oui, le look a une importance primordiale dans ce que véhicule les codes du rock'n'roll, c'est indéniable de son attractivité et de son unicité.

Le public du Xtremefest est looké, génial et cool !


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Woodwork a fait son job, le public n'était pas à fond dedans au début, mais après un échauffement salutaire, les karatékas de la capoeira ont commencé à ronger le tatami goudronné par un combat à la régulière, fille incluse.




Le papier carbone de SMOKE DELUXE était fonctionnel puisque le groupe a joué pour la deuxième fois du week-end suite à l'annulation de  STRAIGHTAWAY. Là il était passé sur la scène moyenne de la Xstage avec un gros rock très putassier pour faire bouger les petits culs du fest. J'ai trouvé que l'attitude altière de la part du chanteur, à apposer une éclatante vérité quand à la teneur maladroite de leur set.


La nuit des longs couteaux de BLACK KNIVES s'est avérée être de fines lames du HxC brutal.


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Ce groupe fait partie des formations en devenir. En digne outsider il a affronté la scène en la longeant de long en large pour galvaniser le combattant et impressionner un hypothétique adversaire. Black Knives a très vite pris l'ascendant, et a aligné ses knock-out totalitaires.

Il me semble que la quasi intégralité de leur album "The Thirteenth Hour" a été joué de façon à nous exploser les tympans et à nous faire ressortir les yeux des orbites. Les jeunes lionceaux ont rugi dans la fosse et leurs cadavres jonchaient les airs. Le gros son qu'a envoyé le groupe a défoncé la flore intestinale car toulousains et albigeois se rentraient dans les côtes flottantes sans discontinue. C'était la guerre et putain mais où était John Rambo ?

Black Knives a fait trembler le pit comme un ring de catch après une Diving hurricanrana, il a filé des uppercuts soniques que dans le sud on nomme de mornifles, et çà, ça fait mal.

Le wall of death qui fut pratiqué était une rentrée en mêlée impressionnante qui a permis de dessouder le public pour un set de furieux juste après. Le panel technique des combattants dans le pit était très large, et les comportements s’inspiraient des autres pratiques de combat du métAl et du HxC au sens large. L'ébullition que Black Knives a apporté dans son set, a témoigné de sa vigueur à devenir un grand maître guerrier en la matière sonique.


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L’ère moderne a introduit les règles du pit dans la boxe HxC, notamment avec des protections dentaires, le sol d'un ring souple, des rounds plus denses et des catégories de poids.

A l'xtremefest le pit c'est la loi naturelle de la fosse aux lions, les rounds sont tout aussi durs que le sol qui les accueille, il n'y a pas de protection mis à part celle de tapoter peinard du pied au fond, aucune catégorie de poids et de sexe, tout est oldschool, mais toujours dans les respect mutuel de s'éclater.

A ce jeu c'est toujours la ligue des justiciers de la Mosher Team qui gère le mieux l'affrontement. Ces guerriers ont indubitablement l'âme des glorieux combattants qui réalisent l'ossature pour que l'impact entre ce que le groupe envoie comme furie musicale, et ce que le public renvoie comme décharge passionnelle demeurent l'épicentre de la déflagration. Oui la Mosher Team est une dynamo, et elle éclaire les ténèbres du pit.

En m'entretenant avec Tristan leur leader revenant de l'Obscene Extreme Fest en Tchéquie, toujours le sourire aux lèvres et le cri guttural d'une jouissance sans commune mesure quand il se défonce les lombaires dans la fosse, il m'a rapporté une remarque judicieuse : L'Xtremefest devrait enlever les barrières de sécurité devant la scène, pour un rapprochement plus conséquent et une relation plus contiguë entre l'artiste et le public. Un changement qui lui apporterait une façon de se différencier avec un côté plus oldschool. Oui comme avant, alors je dis chiche, des concerts dans des petites salles où il y a une grosse ferveur j'en fais tous les ans et il n'y a pas de barrière.

Quid pour les photographes ? Les secours ? Le personnel du service d'ordre ? De la chatte à la voisine ? etc...

Tristan me témoigne aussi son désir d'organiser et de développer des concerts dans la région de Montpellier pour promouvoir la scène grind française, je laisse aux différents groupes le soin de le contacter si cela les branchent, sachez que cette idée est venue par l'égide des promoteurs de salles et de bars qui ont remarqués que quand La Mosher Team se déplaçait, les concerts disposaient d'une ambiance étonnamment excellente. Je pense que tout est dit rien qu'avec ça.


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AUTHORITY ZERO a fourni une très bonne énergie scénique pour un power punk mélo avec parfois des pointes de rock indé. Le chanteur performeur nous a donné une performance pendant un chant irlandais a capella au point parfois d'en faire des caisses aussi. Le groupe a disposé d'un bon esprit d'entreprendre le public par la voie de l'énergie, ce qui a engendré une détente auditive par rapport aux afflux répétitifs violents de la programmation du fest. Un souffle d'air plus cool est toujours souhaitable pour se remettre le cerveau au moins dans le sens de la marche. Le son en façade a lâché un temps relativement furtif mais a amoindri les effets du groupe toutefois. Le chanteur était le plus impressionnant, il donnait un max en allant au contact et a personnifié l'âme du punk rock émotionnel selon moi, avec cette débordante générosité, ce chant troublant d'agitation interne.

Guillaume Circus m'a annoncé par la suite que ce groupe était trop mélo, même pour lui. Hein ?!?

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La différence entre le revival thrash et le bon vieux thrash à papa c'est que l'un personnifie la surexcitation d'un style ancien au point de l'affubler d'une exaspération à son paroxysme, et l'autre la continuité carriériste de groupe pas foutu de faire autre chose que ce qu'ils sont capables de faire de mieux.

ANGELUS APATRIDA c'est du bon vieux thrash à papa, super oldschool, dans l'esprit du combo OVERKILL. Un concentré de thrash super cool, efficace et très bien interprété. Il y avait un guitariste qui nous l'a joué à l'espagnole, assis, bon ok il avait un plâtre.

Je me suis régalé, éclaté d'entendre à quel point ce style était capable de faire remuer les foules malgré son age. Le groupe a avoiné un set grandiose, sans concession. Les espagnols nous ont remués les castagnettes avec un fer à souder, UH !


La confirmation live du HxC oldschool 80's de YOUTH AVOIDERS a permis à bon nombre de personne de confirmer leur présence au kinésithérapeute le plus proche dès la première heure du lundi.

Comment ne pas rapprocher ce groupe avec le Gorilla Biscuits/Minor Threat sound ? Avec wahouuwahouu des guitares claires mec pour du HxC, cela faisait des siècles, et des morceaux qui s’enchaînent les uns après les autres cela fait toujours son effet. Un très bon set, toujours très actif, avec de la bonne énergie, et une once de modernité dans le son rock'n'roll.

La Zguen stage a branlé comme chez un célibataire endurci, qui s'aperçoit que la maladie de Parkinson réservera une inattendu bénédiction dès qu'il ira se soulager au toilette.

Un très bon moment passé avec ce groupe, vraiment, qui mérite amplement la notoriété de leur premier album éponyme, tout aussi effervescent que leur live à l'Xtremefest.


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Finalement j'ai eu le son et une prestation à la hauteur de l'étranglement fatal attendu avec SUFFOCATION. Gros coup de cœur pour ma part. De quoi remettre une oreille attentive et très urgente sur leur dernier album "Pinnacle Of Bedlam", qui m'était apparu monolithique, là c'était la guerre du feu avec des bazookas.

Le bassiste est un géant de la basse, putain il fait des solos où quoi ?? Le combo a fait bouger avec insistance des grosseurs de death qui ont éclaboussées les consciences.


A peine après avoir été pris à la gorge par Suffocation, je prend la tornade ricaine punk mélo de A WILHEM SCREAM. Mon pote Junk m'avait briefé auparavant mais je ne m'attendais pas à une telle déflagration. Les gars sont hyper pêchus, et ils ont le cool dans les veines avec une énergie capable d'éclairer en actionnant des dynamos la ville de Los Angeles pendant huit décennie au moins. Whaouuuuuu, ces types jouent en envoyant la patate chaude et le sourire avec une facilité déconcertante. Incroyable de vélocité et d'énergie communicative tout le long d'un set déroulé à 400 km/seconde. La démonstration s'est faîte dans la torpeur d'un pit en surchauffe. Des tappings à la gratte, à la basse, écœurant de maîtrise. Ce groupe joue un minimum de 150 dates/an tout de même, le boulot s'avère payant. Les nouvelles générations Y et notamment les deux grands Vincent et Raph du groupe Sonic Geek Assault ont pris le fer décapé du punk rock en plein dans les cages à miel.

Même après le punk mélo du groupe, je sentais tout de même que les punkers en avaient assez de la douche métOl dégoulinante d'hémoglobine, sang suffisait pour eux...


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...Un peu de coolitude punk rock alors, afin de panser les plaies avec JUSTIN(E) était bienvenue.

D'ailleurs les punks frenchies ont attiré la foule pour la connerie dont est capable de fédérer le punk hexagonal. La provocation du groupe a permis d'attiser par touche de sarcasme un rapprochement aux textes sombres que Justin(e) noie dans leur musique punk. L'assistance connaissait les maux et s'est laissée sombrer dans ce mélange poétique de noirceur et de connerie.


Mais une autre noirceur m'attendais. Je diverge donc de là pour CONVERGE. Toujours aussi irascible avec ses atmosphères languides et étouffantes. Il s'avère difficile d'être happé par l'hermétisme musical du groupe et de sa chape de plomb exténuante, même si la force du groupe réside dans cette centrifugeuse sonique. Car Converge est un magma ébouillanté de douleur et d'affliction chaotique. Le groupe est allé au bout de son bouleversement sonique avec ses nuances anarchiques, souvent écrasantes de profondeurs. Converge est un tortionnaire du mathcore qui en veut à notre peau, dépeçant le cuir de notre protection pour une mise à nu émotionnelle, où se bouscule l'effroi de prendre un plaisir sadomasochiste à être fouetter de la sorte.


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Juste après, sur la Xstage, le HxC mélodique de BANE a ravi par son peps cool. Le chanteur est arrivé avec la dégaine d'un routier de l'Illinois, casquette et chemise de bûcheron. Déjà c'était totalement différent de la nébulosité de Converge, alors on reprenait pour ainsi dire goût à la vie.

Leur set était tranquille, possédé par une effusion sincère pour du hardcore, mais il a manqué un truc pour que cela le fasse vraiment. Comme si le groupe n'était pas à fond dedans, où aussi que la dilution avec l'univers bilieux de Converge faisait encore masse.

Le chanteur a scandé « We are Bane from Massachussets », et le gars avé l'accent à côté de moi m'a demandé  : "Il a perdu sa chaussette con ?" Uh !


CONFUSION est monté sur les planches de la Zguen stage et a joué sa vie, sans regret, car le regret est un diamant qui fait briller l'éternel désir inassouvie de sa toute puissance. C'est dingue, le chanteur ressemble à l'acteur Michael Cera (Juno), et le bassiste en voulait à ses meilleurs potes de l'avoir enculé profond, je pense que d'emblée on partait sur de bonne base pour un HxC de furieux.

Le chanteur gesticulait en mimant un mélange de danse des canards et du hip hop des 80's. Oh pitain ces gars sont décidément trop cool ! Le combo Lillois a délivré le suc névralgique de leur adolescence par une énergie contaminante.

J'adore les gens du Nord, tous ceux que j'ai rencontré étaient chaleureux, vraiment cool, Confusion tu savais qu'ils venaient du bout du territoire, car ils avaient la peau aussi blanche que des dragées fuca dans un verre de lait.

Allez écouter Confusion, et rappelez vous surtout que c'est le trouble juvénile à son incandescence hardcore, et qu'ils sont encore plus blanc que le nouvel omo.


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NOFX ? Sérieux j'ai vu que le final, car juste avant je suis allé voir MrCu! en train de se nettoyer les bronches avec l'anesthésiant de chez pernord/ricard.

Il y avait un gars avec lui, un dénommé Kamel (oui comme le magicien). Le mec vient de Paris (oui comme les champignons). Il m'a débité avec la rapidité confuse de sa provocation capitale, le sermon du métropolitain lambda quand il termine son deuxième gobelet de jaune, dont le dosage s'aggrave au fur et à mesure de l'effet magique que cet apéritif produit en devenant un digestif, voire du plâtre quand tu parles trop. Kamel le magicien a toujours pas compris le tour à l'heure où il dégueule encore certainement. Comme c'est une lumière des tournées des Shériffs depuis 1993, Il m'a expliqué qu'il éclairait Jane Birkin chez les Prudhommes mais uniquement le premier mai, et qu'il appréciait l'état d'esprit du sud avec la détermination d'un car de supporter de croix gammés devant un marseillais. J'ai pu constater que Rachid a un cousin à Paris qui tient autant le ricard que lui le rosé pamplemousse par contre.

NOFX est le groupe qui a rameuté le plus de monde, j'ai jamais suivi sa carrière, et j'ai pas un disque chez moi, rien.

La bande son pour faire du SK8 dans mon bled de 1500 bouseux, c'était du thrash, le crossover de D.I/M.O.D & co, et le rap de Public Enemy/L.L.Cool.J.

NOFX est arrivé après cela, fini le SK8, direct la liberté motorisée d'une vroumvroum, quand je commençais à me faire sucer la bite sur Nirvana, Therapy?, Helmet ou Prong.

Selon moi, NOFX a fini son set avec cette silhouette qui dessine à merveille les formes ventripotentes conformes à l'indolente vie de patachon que le désinvolte bouffe à satiété dans la guimauve velléitaire de ses choix aléatoires.

Félicitations à toi si tu as lu cette phrase d'une traite, c'est que tu as le souffle nécessaire pour poursuivre ce report.


RED FANG ? J'aime pas ce groupe, je suis franc, je trouve qu'il existe d'autres groupes mille fois meilleurs que lui, mais j'étais satisfait d'entendre une couche de gras doom/stoner à l'xtremefest.

Le combo a fait son job, le public a remué les cervicales, c'était cool, sans être transcendant. Le disquaire d'Albi à la barbe longue, SKY VALLEY SHOP, est d'accord avec moi, il manque vraiment du doom et du stoner à ce festival. Et le public qui a plébiscité Red Fang voulait encore plus de gras, d'occultisme, et de foudre.



DIMANCHE c'était Je fonce dans le tas


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Dernier jour, on découvre le black métal languide d'OROB en osmose avec le ciel bleu gorgé d'éclair noir. C'était le seul groupe de black du week. Leur black était teinté parfois atmosphérique pour son mélange de torpeur spleenétique, d'ailleurs en accointance avec la lourdeur climatique du jour, du coup cela a pu amplifier, voire décupler les effets du groupe. C'était une bonne découverte puisque le groupe a fait office d'ovni par rapport à la programmation CoremétAlpunk.


A proximité c'est les Parigot tête de veau de JACK MOVE avec leur HxC'n'roll qui ont inauguré le jour du saigneur sur la Zguen Stage. Leçon N°1 à l'attention des jeunes groupes : Toujours valoriser l'endroit ou l'on joue et le public. Jack Move est arrivé crispé du fion, tendu comme un string brésilien, ohhhhhhhh t'es pas dans un bassin de décantation mais proche des reins du bassin Méditerranéen, alors tranquille, respire le bon air de la province, peinard. Tu vois de suite tout le monde est dans ton trip, voilà tu peux envoyer la sauce même si c'est un peu le bordel les déplacements sur la zguen minus stage. Le groupe est même étonné à la fin des applaudissements qu'il a créé. Le groupe n'a qu'une démo K7 mais déjà sold out, flûte, faut aller direct sur leur bandcamp pour retrouver leurs compos bien foutus avec un soupçon de spirit 90's.

Le crew du xtreme valorise les groupes de l'hexagone et c'est une très bonne initiative.


On a trouvé le camp retranché des légionnaires d'ALEA JACTA EST devant la Xstage, avec une cohorte prête pour le glorieux "Morituri te salutant" (ceux qui vont mourir te saluent).


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Les toulousains sont rentrés dans l'arène pour bouffer les lionceaux du pit. Gros set. Pas de quartiers surtout avec les titres de leur dernier opus "Vae Victis" .

Le public était en furie, les pouces tournés vers le bas pour être achevé avec les honneurs. Le groupe a gesticulé au quatre coin de la scène pour dynamiser un visuel en concordance avec l'énergie de leur hardcore moderne. Le bassiste est un performeur, toujours avec le sourire en rameutant les troupes, ça paye toujours ce truc parce que cela donne envie. Le combo est un perforateur et il a resserré sa formation sans cesse pour sortir sous le "Veni veci vedi" triomphateur.

J'ai adoré leur apport en bande son des dialogues de Rambo.

« Dans cette baraque où on était y'a un gosse qui c'est pointé. Ce gosse il avait une boîte pour cirer les pompes il a dit "chaussures s'vous plait, chaussures". Moi j'ai dit non, puis il a continué à demander alors Joe il a dit oui. J'suis allé chercher deux p'tites bières et la boîte est piégée, il ouvre la boîte, son corps explose en morceaux dans toute la pièce. Il est étendu il hurle à la mort j'ai des bouts de chair partout sur moi comme ça ! J'ai dû enlever les morceaux vous savez ! Ma veste était couverte des restes de mon ami ! Du sang et tout j'essaie de remettre tout en place ! Et son ventre s'ouvre et ses entrailles me tombent dessus ! Et y'avait personne pour nous aider ! J'étais perdu et il s'est mit à crier "j'veux rentrer chez moi, j'veux rentrer chez moi !" il s'arrêtait plus de crier "j'veux rentrer chez moi ! il arrivait pas à trouver ses jambes. Il arrive pas à trouver ses jambes. J'peux pas sortir ça de ma tête... »

Un vieux con disciple d'une non discipline physique vue l'embonpoint qui dépasse de son tricot de peau, prétexte au groupe son manque de rigueur oldschool typé 80's. Hey mec, mon impression pour ton ancienneté d'ancien combattant et de son simulacre je peux te la faire en latin, car Alea Jacta Est te l'a mis « Dans l'rectum ! »


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Les gars de LASTING VALUES avaient le bon mojo, et une volonté tenace pour réussir à passer l'échafaud du "petit groupe", alors on va pas pinailler sur la qualité intrinsèque de leur comportement scénique à travers leur mélopée hardcore nan ? Attends Guns & Roses à leur début ils se sont fait chier sur la tronche par des remarques assassines, t'as vu ce qu'ils sont devenus ? Des cons, ben ouaie ! Donc allez voir tous les groupes et mettez vous dans leur univers, c'est toujours agréable d'être écouter, alors si en plus avec ça vous appréciez ce ne sera que bénéfique à tout le monde...Lasting Values a joué un hardcore crépit sous le rythme de feu du binaire, c'était convenu, mais ça fait toujours du bien d'en écouter la vibration.


D'un calibre supérieur sur la Mainstage, THE GREAT DIVIDE a adoubé son HxC moderne dont les effets mélodiques se noyaient sous les feux de la rampe. Trop hype pour une assistance paysanne plus encline à savourer le fumet houblonné d'une bière agricole, le groupe ne s'est pas avoué vaincu pour autant et est allé chercher le public jusque dans les chiottes de ses préjugés. Il s'est agrippé à lui et est arrivé à le tenir par les couilles, malgré des structures dissonantes et un chant criard. Ce mélange de rancœur et de passion est arrivé à impacter sa tenue, en étant assez putassier au bout du compte pour être appréciable. Le chanteur était assez professionnel pour vendre son produit d'appel vers le merch, comme le conçoit un commercial fondamentaliste du porte à porte.

Nous n'étions pas préparés à ça nous autres de la campagne !


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DIRTY FONZY était le régional de l'étape, et il n'a jamais pédalé à s'en péter les rotules puisque pour lui aujourd'hui c'était la descente, alors il en a profité à donf !

Il a commencé avec le titre « Riot In The Pit » pour imprimer ce que sera la teneur de leur set, une émeute, mais une émeute joviale, de celle qui amène le monde aux fenêtres pour regarder défiler la foule bramer dans la rue. Le pit est la rue, et la rue veut faire la fête, elle a répondu présente aussi bien au chanteur qu'à l'organisateur du Xtremefest, en lui rendant le sourire, sa joie d'être là, de communier pour un tel événement. Très bons, très, très cools les fonzy et aussi détendus du zguen puisque ils jouaient sur la Xstage leur punk rock sans pudeur, ils ont filé le mojo pour détendre le set et foutre le rock'n'roll dans les sourires. J'ai vu ce groupe une chiée de fois, et celle là c'était la meilleure, surtout qu'avec son ep et son dernier album "Riot In The Pit" Dirty Fonzy a remué le punk rock pour aboutir à un résultat très enthousiasmant pour la suite.


Le chanteur de RAW JUSTICE est arrivé avec des gants en cuir de chantier marqué par des croix sur les mains, c'était un hommage au HxC 80's SxE.


XXX

Si vous ne connaissait pas ce gazier sachez qu'il dispose d'une distro conséquente avec son merch STRAIGHT and ALERT.



Ok Raw Justice a fait les cent pas de la panthère qui a faim dans la cage réduite de la Zguen Stage avant de débuter, déjà tu sentais qu'il allait se passer un truc sévère. Leur bassiste officie aussi dans le groupe « Regarde Les Hommes Tomber » et je l'ai vu à Toulouse au set musclé 90's de Tromatized Youth. Vous pouvez en lire le report, il s'intitule "Trauma Social".

Les 2 gratteux affichaient un look différent, hardcore rock'n'roll d'un côté jouant de dos souvent et thrashy de l'autre. Ce qui pourrait travestir leur apparence comme un groupe tape à l'œil avec ce genre de look cliché est immédiatement et complètement détruit par une bourrasque HxC des plus intègres.

Les gars ont envoyé la pâté d'emblée, ouchhhhhhhhhhh, Nantes Pride !!!

A venir de loin tu te dis que cela ne sera pas pour rien et effectivement les salauds n'y vont pas avec le dos de la cuillère pour te bazarder en intraveineuse la complainte des chevaliers cathares dans les veines, là on est dans un hardcore hargneux, typé straight edge, libérateur de frustration, dégageant le ton et dénouant la parole pour l'affirmation. Leur musique applique des riffs oldschools garant d'une énergie et d'un impact salutaire pour faire passer leur ogive. Et le vieux con disciple d'une non discipline physique vue l'embonpoint qui dépasse de son tricot de peau, n'a pas prétexté au groupe son manque de rigueur oldschool typé 80's puisque de nouveau il l'avait dans le rectum, comme avec Alea Jacta Est, ben ouaie, d'ailleurs, il est resté jusqu'au bout du set, je pense qu'il y a pris goût le pd.

Oups désolé


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Maintenant que tu as oublié ce que je viens d'écrire !


NOTA : Selon le style musical et son groupe ethnique la réalisation des formes techniques de danse pratiquées dans le pit ne sera jamais la même et restera propre à une école de combat. Dans le hardcore oldschool qui intègre la catégorie poids plume et coq Straight Edge, le rapport est beaucoup plus individualiste, avec une sorte de combat imaginaire, symptomatique d'une étrange cérémonie d'intimidation plus que d'un réel affrontement. Puisque les participants attendent à chaque nouveau titre que le maître de cérémonie ( généralement le gars qui hurle des onomatopées positives dans le micro ) lance le début de la danse.

Je me suis régalé, il n'y avait que des karatékas ceintures noires dans le pit de Raw Justice. Par contre, le groupe n'avait rien pris pour le merch, mais leur prochain album devrait arriver très bientôt, je suis déjà à l'affût d'un tel brûlot.

Le chanteur a affirmé qu'il était le seul SxE du groupe et que c'était pas important, car on était tous potes, cependant je ne peux m'empêcher de vous rapporter cette missive de sa part : « Pour tous ceux qui vont rentrer bourrés en voiture, j'espère qu'ils vont se foutre contre un arbre »

Ahhhhh pitain j'en pleure encore, merci pour ce trait d'humour noir !!!


Ce groupe m'avait revigoré les esgourdes, et la température corporelle est devenu indécente pour un pit en proie à une fièvre porcine de Death-grind quand BENIGHTED a monté la Mainstage comme Rocco Siffredi une cochonne.

Gruiiiiikkkkkkkkk !!


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Le groupe (nouvelle formule après le départ d'un gratteux et du bassiste) a mis à bas par les voies basses son nouveau-né sur scène, et il y avait de l'hémoglobine avec des bouts de placenta sonore partout. L'accouchement entre le groupe et le public était rude, à se demander même si il y avait eu une péridurale avant tant ça hurlait sans discontinue.

De toute façon personne n'a tranché le cordon ombilical ça c'est certain, tellement le public était fanatisé par cette musique extrême. Il n'y a eu aucune palabre, puisque Benighted a joué les dents serrés en poussant la fosse à des stage-diving volant au plus bas. Trop bas à mon humble avis car certains en ont chié comme des turcs. Les gens du coin amateur de charcuterie ont reconnus la sapidité de la salaison lacaunaise dans cette cochonnaille frénétique.

Ouch ! XTREMEFIST

Avec une pensée compatissante tout de même pour le vieux con disciple d'une non discipline physique vue l'embonpoint qui dépasse de son tricot de peau...

Ce comique de répétition bascule dans la folie pure maintenant !


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La taverne gaélique de THE REAL MCKENZIES s'est montrée addictive pour le fan des sardines de Patrick Sébastien. Le groupe affirme pratiquer le punk irish coffee festof, et vient du Canada ?!!! WTF ???

Si dans ma jeunesse dévergondée j'ai écouté les Pogues le temps de pisser dans les étoiles pour trouver l'ivresse du caniveau, cette convivialité musicale ne m'a jamais apporté quoique ce soit, si ce n'est de la bière renversé sur mes habits du dimanche.

C'était donc l'Xtremefête.

Le chant était faux, une catastrophe. J'ai néanmoins pu retrouver le souvenir du vomissement au fond de la glotte dans cette sarabande festive, faisant écho à l'ivrognerie réciproque des fêtes de Brassac/Bayonne. Je mets volontairement de la mauvaise foi dans ma critique, mais il était par ailleurs vulgaire de montrer son cul selon le grand amateur averti du kilt, le sieur Gwardeath. J'ai donc sa bénédiction et son immunité pour dessaouler ce groupe.


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Sinon on peut dire que j'ai vachement apprécié The Real McKenzies nan ?


THROUGH MY EYES a appliqué un HxC moderne avec des lignes évanescentes et du gros brouillard, dû par un son pas top par contre, dégageant une impression de flottement sonore et un mélange d'orage de grêle. Il y avait un gars à côté de moi qui affichait le visage expressif de MrBean quand il amuse la working-class britannique. Je ne suis pas rentré dans leur voie de garage, trop vieux pour ce modernisme chromé à dire vrai, mais le groupe a propulsé son set avec constance et détermination. A la fin le même gars affichait le visage expressif de Benny Hill quand il amusait la classe populaire française.


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Dans la supercherie de sa vie seigneuriale, l'homme est l'acteur principal d'un moment héroïque, que le publiciste Andy Warhol a proclamé comme étant son quart d'heure de gloire événementiel. Ce moment de grâce m'est apparu lorsque un jeune homme vêtu d'un t-shirt de Sepultura s'est méchamment vautré contre le stand de débit de boisson malté. Il s'est relevé avec peine, la face recouverte des mégots divers et variés que ces collègues métalleux avaient déposé en masse d'un geste flegmatique, pile à l'endroit où son corps défendant est venu s'encastrer, avec cette maladresse éthylique qui empêche à l'esprit de faire agir les muscles du corps d'une manière alerte. Connaissant la vertu ironique d'une telle situation, je ne douterais guère de revoir cette scène pittoresque sur une vidéo du net, pour le quart d'humiliation contemporaine.


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LAG WAGON a déraillé son set par un train-train très loin des chevaux de feu de sa légende.

Bon, le punk mélo moi je me suis arrêté à Motley Crüe c'est dire du retard que j'accumule...Les connaisseurs m'ont assurés avec la bouche en cul de poule que Lag Wagon a perdu de sa superbe en live. Sur album apparemment c'est cool, en live peut être que dans un club ça le ferait davantage alors ?!

N'étant pas du tout convaincu, c'est à cet instant que je suis allé manger une barquette de frites dégueulasse. Comme je suis plus con que le roi, j'ai pas voulu attendre devant le stand ou tout le monde attendait ses pommes de terres "maison", pour préférer le stand où il n'y avait personne, étonnant non ?

Les trucs avaient dû cuire dans de la vidange tout le week-end dans l'attente du roi des cons qui viendrait les bouffer : C'est moi hein le roi des cons.

Pendant cet instant de gourmet 3 étoiles chez midas, j'ai rencontré mon tatoueur toulousain arborant la tête béate que les adeptes de Krishna Vishnou possèdent quand tu leur dis que le riz au tofu est enfin cuit. Il m'a expliqué avec la douceur de l'élévation tantrique dans la voix qu'il avait mangé des champignons, visiblement c'était pas des cèpes.


Puis tagada, tagada voilà les daltons de TAGADA JONES.

Les gars ont fait de l'ombre à la rapidité de Lucky Luke, je suis resté 1mn. Perso j'aime pas mais je suis trop immature pour leur zique. Par contre les jneus à crête sont arrivés à fond de cale du camping pour s'éclater la tronche en beuglant tous les refrains par cœur. A 18 piges que tu t'éclates dessus c'est normal, mais à partir de 30 tu dois consulter.


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En rappel de la fois où je l'ai vu au concert lubrique des piquants Cannibal Mosquitos à Albi avec un problème dentaire, j'ai demandé au bassiste de SONS OF BUDDHA si il avait encore mal aux canines ? Il m'a répondu en rigolant "non, t'es con ", je lui ai dit "Ah non, là tu confonds, moi c'est Bir ".

Le groupe nous a balancé un set très très cool, en ramonant le foyer d'un punk rock'n'roll, afin de faire tomber une partie de la suie du métAl déposée pendant tout le week-end. Comme le trio possède un sens équivoque de la couillardise, il nous a demandé un wall of death puis un circle pit-toresque, et le public a répondu à cet appel tendancieux avec l'ironie de la situation.


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Le combo s'est appliqué à répandre le fluide pop punky de leur Screeching Weasel spirit à grand coup de riffs chewing-gumesques et de refrains irrésistibles. En live ils sont terribles et sur disque tout autant.

Aller faire un tour sur le site de Dirty Witch Records, dîtes que vous venez de ma part, et Lolo vous filera un autocollant du label avec votre commande.


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On oublie tout le temps que c'est SICK OF IT ALL qui a inventé le wall of death, mais c'est parce qu'il n'a pas déposé la marque en fait.

Ok leur HxC est très puissant et loyal envers l'aura et la vénération que le groupe distille à chaque concert. Si tu vois un de leur set, tu les as tous vus, mais si tu vis un set, jamais plus tu ne pourras en rater un. Donc pas surpris mais jamais déçu, la grosse bourrasque est arrivé en tsunami et elle a tout submergé avec l'esprit de sa légende.

Le boss SOIA était in da place et personne n'a trouvé à remettre en doute ce fait. Rachid est super fan, il a adoré (très rare qu'il apprécie un concert), et mon beau-frère Olivier était dans le pit en transe africaine dansant comme Johnny Clegg & Savuka au milieu des guerriers hardcoreux.

J'ai fini devant le micro de Lou Koller à hurler avec les autres, avec un gars au dessus de moi, et un autre que je piétinais.

Retour à la nature, restons tout naturel ! !


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Le public a fourni toute la panoplie de l'exutoire avec de nombreuses actions spectaculaires, notamment les techniques volantes, où les corps voltigent, parfois même comme des pantins désarticulés, en poussant des cris de contentements (certainement à se faire toucher les parties intimes par en dessous cela va s'en dire).

Le Wall Of Death fût monstrueux tant les deux blocs se sont élancés avec ferveur en se percutant tête contre tête (la fameuse Evil Goat), ainsi qu'avec les coudes, genoux et pieds. D'ailleurs je ne sais pas si vous avez remarqué mais avant le début de l'altercation et en direction de son adversaire, les bras croisés devant la poitrine, les gars du premier rideau de fer, "les béliers", se frappent trois fois de la main ouverte sur l’épaule opposée, de façon à annoncer qu’ils sont prêt au combat. Sinon il y a toujours une légère odeur de cacaprout à ce moment là aussi, car certains expriment une telle tension d'effroi qu'ils ont du mal à digérer les flageolets du jour.

Il existe plusieurs stratégies victorieuses à cette danse percutante, notamment celle assez spécifique où la rapidité et la précision en sont la clef de voûte, car l'on y attaque la partie adverse en fragilisant la périphérie avant d’attaquer le centre, pour porter de nombreux coups à la face avec des techniques volantes et de nombreuses techniques de projections suivies de percussions au sol.

Quand au Circle Pit, il fut consacrer par un cercle aussi parfait que celui que dessinait à main levé mon prof de math de troisième.


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Comme je ne connaissais pas du tout, je n'attendais rien de RAISED FIST, du coup j'étais pas déçu de leur style suédois à la Refused style.

D'après Junk mon expert en balistique punk mélodique, c'est devenu moins rapide qu'auparavant.

Je veux bien te croire sur parole mec, mais avant cela nous avions un changement climatique et de mood à gérer, et oui c'était dur de se foutre dedans après les lésions traumatiques de Sick Of It All. Ma méconnaissance m'a poussé à trouver normal ces différentes atmosphères ouatées que le groupe a libérées, alors que d'après Junk c'était carrément trop mou. J'ai trouvé leur set actif et puissant comme le chanteur, on a bien vu que le gars n'est pas le genre a abusé de la ventrèche et du boudin gras à tous les repas. Son timbre vocal se rapprochait de celui de Rob Halford quand il forçait, c'était marrant. Il a fini en prenant la pose du culturiste et assez Têtu pour la reproduire plusieurs fois d'affilé.

C'est dommage que Raised Fist ne possède pas le côté rock'n'roll de Refused, ça claque pas assez. Bon le set était flottant mais cela ne m'a pas choqué. J'ai passé un agréable moment mais leur concert ne m'a pas convaincu davantage de clore mon ignorance à leur discographie.


A ce moment là, nous attendions comme des vautours la dépouille du death métal, on voulait goûter sa chair sanguinolente en retirant tout le jus pustuleux de ses tripes.


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Rendez vous compte que Jean Louis David les voulait comme égérie, mais finalement OBITUARY n'a jamais accepté de se vendre sur le marché de la pute de luxe. Ouaie ces gars sont oldschool !!!

Les cieux se sont détournés et ont fait rentrer l'obscurité sur la Mainstage, les fans nécrophages pouvaient célébrer l'office par l'assujettissement d'une écoute imputrescible.

La cérémonie œcuménique de leur set sera plus que oldschool, puisque Obituary a déterré l'agonie d'une musicalité lourde faisant écho à l'origine du doom/death.

Je buvais dans l'eau croupie de ce bénitier putride pour me purifier, sanctifiant ce tonnerre sonique par un éclair de satisfaction qui me traversait de part en part. Les croix renversées des deux rampes d'éclairages sur les côtés faisaient écho à la crucifixion de ce groupe culte.

Obituary a glorifié son death métal et a excité les pentecôtistes de la résurrection solennelle pour cette chaude coulée.


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Le public majoritairement crossover du festival a tenu par intermittence sous le joug mortuaire des floridiens avant de lâcher la corde. Chacun ses goûts et limites c'est certain, si t'es un péteux c'est comme ça hein, on ne va pas en faire une litanie. De mon côté, je n'ai pas usurpé mon plaisir solitaire par un onanisme cérébral divin. J'étais en transe les yeux fermés en pleine osmose dans l'entrelacement obituaire de ce death. Quand j'ouvris mon regard, Olivier me regardais éberlué, voire même interloqué.

J'étais vraiment dedans, Obituary était en moi, nous pactisions dans les tréfonds où j'y laissais mon âme sans contrainte, je me livrais au mal avec le sourire du pénitent, alors que mon beau-frère me jugeait en martyr très certainement.

Il y avait un hardos à côté de moi qui secouait la tête à la façon de l'Eurocopter Tigre  EC665 (hélicoptère d'attaque franco-allemand), il devait suer du cuir chevelu car ça sentait le pétrolan pour cheveux gras et difficile.

Quand leur set pris fin, ce fut comme un rêve éveillé, et je garde les stigmates cauchemardesques de cette musicalité souterraine, pour lesquelles j'en conserve les os et coutumes depuis mon adolescente, dans cette ossuaire nostalgique où se dévore mes émotions intimes les plus caverneuses, surtout avec un tel set de déglutition de DEATH !


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J'ai remarqué qu'il y avait un public clairsemé sur la fin, traduisant l'épuisement du week-end, et que l'assemblée de ce festival n'est pas aussi extrême pour toucher la faux de la mort d'aussi prêt.

C'est ainsi que s'est refermé l'Xtremefest 2014 !


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Mais, attends il manque un bout mec !

Ok, ok on reprend la scène qui clôt le chapitre Xtremefest 2014 pour un final apocalyptique.


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La phrase qui scelle le marbre de la loyauté du spectacle populaire de tous les groupes de la voie lactée demeure : " Ce qui se passe en tournée reste en tournée."

On m'a souvent assez répété d'en respecter la tradition, car il s'agit d'une clause vertueuse inébranlable...que je ne respecte jamais, étant dans une introspection anarchiste, pour laquelle je me retrouve fréquemment face au mutisme des personnes que j'interroge par peur des représailles de relire la véracité de leurs propos et réactions.

D'ailleurs je sens déjà perlé chez certain la plus démoniaque sueur froide ruisseler le long de leur colonne vertébrale, plongeant vers une raie du cul qui sert de gouttière à l'ensemble.


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Obituary vient de terminer son set, je me faufile les oreilles bourdonnantes et le cœur ronronnant du plaisir des catacombes vers le VIP, parce que je me fais absorber dans le trou noir de cet hyperespace où regorge la décontraction testiculaire des noceurs de fin de festival, avec la réplique tentatrice suivante : " Hey payes ta mousse Bir ", et rate pour l'occaz les mammouthesques BIOHAZARD.

Je réponds par l'affirmative d'un : Ok, ok les gras, pour moi ce sera un jus d'orange comme d'hab !


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Devant faire face et abnégation à ce rite ancestral de biture, ni une, ni d'eux j'en viens à payer ma tournée en proportion du gabarit des protagonistes, et le gars que Mr.Cu ! a exploité pour tenir son stand durant tout le week-end aurait très bien pu jouer pilier dans l'équipe réserve de rugby d' Albi, il a donc eu une pinte lui, carrément. Du coup j'ai filé l'argent de poche réservé à mes gosses pour dessaler l'addition. Désolé les mouflets faudra jouer avec des cailloux le mois prochain.

Il y a autant d'excitation ici à cette heure que dans le pit, j'en suis convaincu, d'ailleurs Romain Boule le globe-trotters me salive dans le cou en me parlant le mandarin avec le regard du caméléon ( Explication : en haut, en bas, à gauche, à droite, et tout cela en même temps), j’acquiesce sans moufter à tout ce qu'il me dit avec l'esprit absorbé de Bernard Henri Levy quand il est devant les caméras du 20h00.

Gwardeath fait les cent pas devant le vieux à la platine qui passe " Les Daltons" de Joe Dassin, je lui dit que le DJ se fait appeler disco bestiau. Il ne m'a pas cru une seconde, ça aussi j'en suis convaincu.

Le bassiste de Justin(e) ne sait pas danser dessus, où a visiblement des problèmes avec son corps en tout les cas. De plus il n'arrête pas d'ouvrir la bouche comme une truite suffocant hors de l'eau en mimant la danse du muguet aveyronnaise. C'est assez cocasse.

Mr.Cu ! appose de manière impromptue et interrompue des lyrics du pmu à la façon d'un catcheur de la ligue WhatTheFuck?!, afin de discourir sur les différences fondamentales qu'il existe entre LE demi à pression et...UN demi à pression. J'ai pas tout compris à cette nuance éthylique, WTF?! Mais apparemment c'était sans importance, car il a continué dans ce sens avec la contenance du bagout que dispose un grand maître shaolin du bistrot.

L'endroit présente les caractéristiques typiques d'un début de soirée dans une discothèque de province.


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Le chanteur des Rebels Assholes faisait du va et vient en affichant le sourire niais qui caractérise une sévère fièvre des tonneaux, et pour un lendemain qui va chanter aussi durement que vingt types cognant sur des barriques de 100 litres de fioul vide.

Le posse pounk de Castres/Lameilhé a discuté avec les mains dans la bière comme au temps où il squattait devant le supermarché des Dames De France en gueulant anarchie in Mazamet, mais avec une dentition cariée, dégarnie sur le dessus et sans le nez dans la colle.

Maintenant l'espace VIP regorge de la crispation de la vessie des noceurs de fin de festival, car ça tape méchamment du pied. Il y a un jeune branché sur l'actualité discographique contemporaine à la platine qui passe "It's a Long Way to the Top (If You Wanna Rock 'n' Roll » d'AC/DC, et le bassiste d'Ultra Vomit ne sait pas danser dessus, où a visiblement des problèmes avec son corps en tout les cas. De plus il n'arrête pas d'ouvrir la bouche comme une truite suffocant hors de l'eau en mimant la danse du muguet aveyronnaise. C'est assez cocasse.

COMME TOUT LE MONDE HURLE, les filles au bar de comprennent rien au commande et servent plus qu'uniquement des bières, alors que cinq minutes auparavant elles servaient des bières. ( c'est la nuance éthylique, WTF?! )

Ça pue la merde, mais grave, il y en a un qui chie mais je ne sais pas lequel en fait ? Mr.Cu ! rigole comme un con avec le regard en coin, pendant que je mémorise consciencieusement ce que ce spectacle vivant me donne à contempler pour vous le retranscrire point par point, sans aucune prise de conscience sur les événements. (ce n'est plus la peine à ce niveau de la compétition de toute façon)

Romain Boule quitte la scène avec la démarche du gars démantibulé par une insuffisance sanguine au niveau des jambes, de la sorte qu'il pouvait remplacer sans problème l'homme élastique dans l'épisode où il rentre dans une boite carré de 15 cm sur 15. Ben ouaie elle est carré.

Il fait tellement chaud que tout le monde repaye une tournée même en sachant que leur compte en banque est aussi sec que leur gosier. Là, on est bien.

Y a un gars qui parle sans arrêt, on ne comprends rien à ce qu'il dit, car en même temps il essaye de boire, on dirait qu'il se noie. Merde je sais plus si c'est le bassiste de Justin(e) ou d'Ultra Vomit, mais il ressemble à une carpe maintenant.

Les gens transpirent autant que ce qu'ils renversent de bière, on a les pieds qui baignent dans 15cm, ouaie comme la boite carré de l'homme élastique, c'est bien tu suis, et peut-être que tu commences à suer toi aussi.

Pendant que je questionne mon voisin avec contenance sur la relativité de la physique cantique en milieu hostile, voilà que l'on me parle de vessie qui va éclater si l'eau des têtards n'est pas changé dans la seconde qui suit. La rapidité à laquelle les sujets sont sabotés est effroyable, pas le temps d'approfondir que déjà nous sommes à des années lumière du sujet précédent, abordé furtivement en plus.

J'ai pas vu un mec de Raw Justice, putain de rabat-joie ces sXe, alors qu'ils auraient pu ramener les bagnoles au moins.

C'est fait, on vient tranquillement de dépasser les 105 décibels dans la discussion, à partir de maintenant plus personne ne peut plus répondre sur rien. De la sorte qu'il y en a un paquet qui danse sur OFFSPRING en simulant l'orgasme du bonobo. Je me demande où est passé l'inhibition d'une quelconque pudeur ici ?

Y a le gars d'une radio qui dévore un mélange de restant de ships/cacahuète et de fleurs en plastique car il n'a pas eu sa ration de cinq fruit et légumes par jour, depuis trois jours de frites et de pizza à la bière. Il essaye même de nous persuader que demain il va chier du petit plomb (les cacahuètes) qui sent bon (les fleurs en plastique).

L'endroit présente les caractéristiques typiques d'une fin de soirée dans une boite échangiste de province.


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L'agitation est à son comble, ce n'est plus un spectacle mais un pestacle qui plonge dans l'absurde comme un moellon de chantier sur une bouse fraîche. J'ai du mal à décoller du sol qui colle mes converses à la manière du sale ruban adhésif à mouche, à la couleur reconnaissable jaune pisse. ( le seul truc qui marche contre ces putes de volatiles d'ailleurs, tiens au fait si quelqu'un sait à quoi elles servent dans le maillon de la chaîne alimentaire je suis preneur d'une explication.)

Je m'aperçois qu'il est tard, enfin tôt plutôt que tard, et que mes heures de sommeil s'amenuisent aussi vite que les gobelets de mes voisins qui lorgnent avec le regard romantique et sans détour, sur le décolleté féminin de tout ce qui bouge à proximité de leurs yeux, à condition que cela ne passe pas trop vite pour qu'ils aient la possibilité d'assimiler l'image, bien entendu.

Les mots d'esprits de mes compatriotes relèvent à présent du mime marceau.

Je ne répond plus qu'en bougeant la tête, voire en traduisant du mieux que je peux un regard qui en dit long sur mon impuissance à traduire les différents dialectes qui me parviennent, relevant plus du malgache de la savane ou du danois des grottes. Tel que : " ghnnna fa lawrëuur qué tou rack töua binouz Hyeinnnnnnnnnn !!!"

La barman me sourit en me demandant si c'est moi qui paye la tournée étant le seul valide disponible. Je raque en vidant le fond de mes poches dans les cris d'hystéries de mes voisins qui viennent d'apercevoir la croupe d'une fille du comptoir cherchant à quatre patte un briquet au sol.

Je quitte à mon tour l'espace de se tripot ou se noie dans l'ivresse de cette dernière nuit à l'xtremefest, les naufragés de la scène punk rock hexagonale. Mais vous savez, ce spectacle était aussi visible sur le site, c'est juste que je ne connaissais pas les noms.

Bravo à David le boss de l'XtrëM, à Sid, à Pollux, et à tous les bénévoles, et merci pour le pass !!


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Rédigé par Bir, reporter local dans le WALLABIRZINE

fanzine leader dans le canton du Sidobre

& Webzine reconnu dans les bas-fonds de l'underground pour sa folie décalée.


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samedi, juillet 6 2013

SHOCK ME


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REPORT DU HELLFEST 2013


Très chère lectrice du WallaBirZine, je reviens d'une nouvelle campagne métallique où la folie démesurée de la jeunesse européenne a su trouver au Hellfest l'endroit idéal pour résorber le temps d'un week-end festif, le verrou social qui la cadenasse dans sa prison dorée de surconsommation et d'inactivité professionnelle. Le programme était comme à l'accoutumé éclectique et passionnant, il a donc fallu faire des choix cornéliens, n'ayant toujours pas le don d'ubiquité requis pour tout voir, et vivre. Cependant, mon ami d'enfance Olivier est venu avec moi cette année (en fait chaque fois qu'il y a KISS), il a donc pu assister à des concerts que je n'ai pu voir, il vous en livre aussi sa chronique Oï-school.

Je tiens auparavant à réveiller en vous qui allait lire ce reportage subliminal, que le délit de blasphème a été abrogé en France en 1789, et que par les couilles de Satan, je compte bien en profiter...


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VENDREDI c'était GOD OF THUNDER


La renaissance de l'église catholique depuis la démission de Benoît 16 et du couronnement de François 1er n'a absolument rien changé des habitudes superstitieuses des bigots, qui bazardent de l'eau bénite sur le site du festival avant son montage. Pour leur information, le public a copieusement baptisé le lieu depuis l'an dernier avec des litres de pisse malté, de la transpiration, des sécrétions vaginales et des résidus de matières fécales, dont on vient à peine d'en divulguer la traçabilité dans la restauration rapide et l'industrie agroalimentaire des marques de références en cette année 2013, où on s'étonne encore, malgré les prévisions de ces camés d'incas, à ce que le globe terrestre tourne avec le mépris que les hommes ont de leurs congénères.


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Quand je pénétrais dans l'antre du Hellfest, la jeunesse intrépide galopait à en perdre haleine dès l'ouverture des portes du purgatoire. Je les saluais en me figeant de respect, car je savais que ces jeunes allaient tuer leurs angoisses existentielles en se prouvant à eux-mêmes qu'ils existaient, et que cette nation de musique extrême leur tient à tout jamais au corps et au cœur comme des hyènes sur un paquet de tripes chaudes.

A mon grand étonnement la scène Warzone n'est plus sous chapiteau, mais en plein air et sous un ciel menaçant de nous tomber dessus ce premier jour qui annonce l'été, la fête de la musique, et une journée promotionnelle au rayon poissonnerie du Leclerc de Clisson.

Ok, on attaque avec les basques de BERRI TXARRAK qui ont fait le choix d'envoyer leur punk rauque sans discussion, et sans réelle chance de fédérer du peu d'interaction avec le public du coup. Et en plus le combo chantait en euskara, ce qui ne facilitera pas l'adhésion d'un public, échaudé par les premières gouttes de pluie.

En conséquence le britannique chantera « Il pleut il mouille c'est la fête à la grenouille » en se foutant sur son t-shirt UFO du vinaigre balsamique qu'il a confondu avec du picrate espagnol pour faire honneur au vin français.


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Mais déjà, l'appel des plaines de la scène Valley m’appelait pour BISON BC, qui a fait pleuvoir une purée de sludge death avec un son étouffant et surtout dégueulasse. Malgré ce dernier point épineux, le groupe a su tirer profit au fur et à mesure des améliorations acoustiques, pour hanter par la pression constante d'une lourdeur instrumentale et un chant death des plus caverneux. Le bassiste fracassa son instrument à la fin du rite, sous les auspices de notre ovation posthume au legs de leur démonstration, et pour le bonheur de nos organes auditifs. Dans la fosse, nous étions ravis de notre fondu de cervelle commune, car nous nous regardions tous de la façon étrange que les moines lorsqu'ils comprennent le sens profane de leur damnation choisie.

Par contre la programmation était tout en décalage sous le chapiteau Valley, quel bordel durant tout le week-end, pfiouuuuuuuut !!!


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A mon arrivée sous le double chapiteau, je remarquais que la croix de la TEMPLE qui siégeait au dessus de la scène l'an passé, avait fait la place à un pentacle. C'est un détail qui a son importance, surtout quand on regarde le décor du Hellfest sur tout le site, et qui correspond bien à un choix identitaire de sacraliser une croyance en des icônes divines fabriqués ici-bas, jusqu'à y former une unité de diverses tribus, et en démontrer une singularité qui détonne avec les autres festivals.

Le Hellfest est devenu une véritable machine de guerre, un bulldozer de corporate heavy métOl Rock, avec sa horde de fans capable de rugir à l'unisson de ce fantasque week-end où l'étrange liberté de son parc d'attraction consacre le théâtre d'hadès, et inonde les esprit de leur routine permissive à apparaître avec beaucoup moins de retenue vestimentaire. Ainsi ne voit on pas des femelles au tissu sombre et à la dentelle légère, s'allonger frivoles pour un bain de boue revigorant l'épiderme laiteux d'un corps juvénile, qui ouvre la porte de l'érotisme aux plus jeunes et la pornographique aux plus âgés.

L'élégance féminine en somme


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Sous l'arène ALTAR, le combo HOODED MENACE avait tout misé sur la cabale lourde pour opacifier et alourdir son doom death à glacer les sangs. Mais en fait, c'était plutôt chiant de mollesse, quoique assez mystique pour être dissolu cependant. Au final, le groupe a su faire de son set un chantre de la sauvagerie démoniaque et de la perversion, ce qui me semble très positif en soi.

BLACK COBRA est un duo qui a eu grand peine à élargir la limite de sa formation. Le guitariste délivra cette tension sous-jacente de sludge pâteux, juste pour apaiser et calmer l'ironie cynique de leur lâcheté à avouer le pire : Leur incapacité à trouver l'intensité suprême qui devait nous engloutir. Tant pis....


Mais, mais, mais....Amies !! Amis ! N'entends-tu pas la corne de brume de la saxe qui pétarade déjà au loin.


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Mais oui se sont bien les anglais de SAXON qui reviennent en nos terres arables pour dévaster nos ouïes.

Un premier constat s'impose d'emblée : Biff a bouffé du beef, il déborde de cette vigueur saignante que les anciens possèdent dès qu'il suçote leur pilule bleu avant la lubricité d'un coït. Par rapport à leur dernière venu sur le sol mou clissonais, le groupe est en très grande forme, leur dernier excellent album a relancé un enthousiasme au sein de l'escouade de Byford. Les musiciens sont aguerris, le job sera efficace, et sans forcer outre mesure, le groupe impose son passé et ses nouveaux titres avec la dynamique adéquate. Un grand Saxon magnifiant son art nous donna raison de bouder Negative Approach dont le set fut apparemment fort décevant.

BLACK BREATH a apposé à son death hardcore au début bien frontal pourtant, une perte de densité en cours de route, devenu perturbatrice fatale du gros potentiel de ce groupe. Je le regrette surtout pour le chanteur qui tenait le grognement lycanthrope comme jamais entendu depuis la bobine de Gilberto Martinez Solares « Le Fossoyeur de la pleine Lune » de 1960.

DEEZ NUTS a fait breaker la foule avec le peps de son HxC hip hop. C'était sûrement pas aussi imposant et massif qu'un Madball dont la dimension se prête davantage à un festival, mais de part son flow offensif, la dynamique fun, Deez Nuts aura permis d'apprécier un HxC à la cool. La vivacité australienne percera même les nuages pour réchauffer l'ambiance à grand coup de beat hargneux et de constante pression HxC, sous la bénédiction du dieu Soleil, que je chérissais de sa bénignité.


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Le groupe a aussi pu introduire sa sulfureuse danse de la douche




Sur la MAINSTAGE 2, je me hâtais d'entendre la réminiscence que TESTAMENT allait laisser au génération future, et je ne fus pas surpris outre mesure de leur grosse force de frappe. Je ne vous fais pas l'affront de vous présenter ce groupe qui maîtrise l'art courtois du thrash métAl, et qui est assez ancien dans le circuit pour être certifié comme valeur sûre. Leur dernier album en date martèle la seigneurie à laquelle le combo appartient : Celle des preux thrashers divins.

Vraiment le sieur Éric Peterson est un guitariste talentueux, mais quelle virtuosité, quelle maestria, d'autant plus appréciable en cette journée où le son partait au gré du vent. Alors des solis traités avec révérences et minuties tiraient l'ensemble du groupe vers le haut, et le chanteur Chuck Billy était en grande forme vocale lui aussi. C'était un très bon set, sans feu d'artifice, car tout s'est passé d'une façon fort simple, avec un groupe sur scène répondant à la liesse d'une sauvagerie sonique dévastatrice. Dommage par contre de ce fond de scène totalement moche, formant une espèce de mur en pierre hideux. Ce n'était qu'un décor soit, mais bon là on avait l'esprit des Monster Of Rock de 1988, époque mérovingienne.

Le public avait l'air groggy par contre des successifs uppercuts, et déjà des problèmes aiguës de fracassement de nuque abondaient au dispensaire de secours. C'était une première pour moi de les voir, et je garde en tête la finesse de leur percussion technique redoutable, qui aura fait écho à ce que j'ai pu écouter tout au long de leur discographie, et que je vous préconise d'obtenir.

Sur l'autre Mainstage, la sono passa le "It's a Long Way to the Top (If You Wanna Rock 'n' Roll)" d'AC/DC pour apporter un maximum de bonheur, comme un avant goût de l'excellent support éducatif rock'n'rollien qu'est TWISTED SISTER. Car si le temps a beau pleuvoir sa funeste destinée sur les années qui passent et la stagnation discographique de ce groupe, la musique de ces dieux demeure culte et indémodable.


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Dee Snider est le boss. Frontman incroyable qui apporte un maximum de retombées émotionnelles dont on connaît le rôle fondamental pour la cohésion. Ce type est un battant, un entremetteur d'entertainment phénoménal, un héritier de la grande démonstration ricaine pour le spectacle vivant. De James Brown à Jello Biafra, Dee Snider fait partie de ces colosses qui tiennent une scène par les couilles et la mène où bon lui semble. Il est partout, omniprésent, pratiquant le fun et la bonne humeur, sa private joke sur ses cheveux était excellente. Si on ajoute à cela les hits du crew, qui vont de "The Kids Are Back" à "I Wanna Rock" vous avez la somme d'un rock'n'roll show hyper oldschool.

Ok, il y avait les mêmes ingrédients que la fois précédente, avec même des solos un poil brouillon au début, Jay et Ojeda avaient l'air en dessous, mais jay était plus frais que la fois d'avant par contre. Puis devant la capacité de Dee à pousser la foule dans l'exutoire, l'existence a pris de suite la saveur du superbe avec un tel concert. Alors Jay et Ojeda se sont sortis les doigt du cul pour se mettre dans le même enthousiasme fédérateur.


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Oui à chaque concert de Twisted Sister la foule est en délire, quémande davantage pour la frénésie jubilatoire que ce groupe est capable d'apporter. Mais pas seulement pour la nostalgie de leur musique iconique, car comme la tignasse de Snider, on est dans le vrai, le sincère, Twisted ne fait pas qu'un show usiné depuis les années 80, il sait lui aussi que le temps joue la montre, et qu'il profite tout comme nous de cette rencontre fortuite pour créer cette confusion émotionnelle qui bouscule l'espace temps.

Le public du Hellfest aime Twisted Sister et Twisted Sister est un très grand groupe de heavy métal et de scène, qui aime son public.

En épilogue de ce constat, j'affirme que si dans l'immuable univers je ne suis rien, et qu'une minuscule poussière d'ange dans le monde oppressant des humains, je continue d'aimer y vivre, et cette passion pour la vie c'est avec des instants comme cela que l'on en poursuit l'aventure, humaine et terrestre, le sourire aux lèvres.


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KREATOR a envoyé le pâté en croûte de Germanie mais l'a étalé sous le vide d'un sandwich triangle d'autoroute. C'était vite envoyé, avec ce goût truqué du groupe absent, pourtant il y avait de quoi avec un tel thrash teutonique. L'emballage de sa renommée n'aura pas suffit à gommer un set très peu vertigineux.

AGNOSTIC FRONT débuta par une intro d'Ennio Morricone comme les Ramones le faisaient en début de leur concert avec le célèbre « Ecstasy of Gold ». Ils finiront par une cover des quatre fantastiques du punk rock, comme cela la boucle était bouclée.


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Les prolétaires new-yorkais étaient attendus à Clisson, d'une part pour finir ce qu'ils avaient à peine donner en 2010, et d'autre part pour secouer les rangers punk et les baskets HxC dans la fameuse danse de la tronçonneuse.


Vinnie Stigma nous la joua à la De Niro dans taxi Driver, et malgré le fait que le combo a su souder l'acier hardcore au public du métAl, Agnostic Front dupa par son soucis d’apparaître plus sur son côté précurseur et légendaire, plutôt qu'apporter l'usufruit de son choix musical oldschool, qui aurait pu devenir un modèle d'école de vie pour la perpétuelle nouvelle génération montante.

Un set fatalement sous-exploité, qui n'avait pas la crête escomptée pour changer l'animosité haineuse de se battre au jour le jour pour inverser la fatalité, en se faisant un shoot de punk HxC skinhead dans le cerveau, et ceci, dans l'unique but d'une délivrance...


Et puis je suis allé voir SLEEP, qui a raconté des histoires à dormir debout aux gamins de la Valley pour qu'ils puissent par la suite faire de jolies cauchemars. L'hallucinante démonstration d'intensité de ce groupe m'a remémorée leur album "Dopesmoker" sur toute sa grandeur, avec une nouvelle ascension du taux de sympathie quant à la légende de leur chaudron sonique.

On a rugi de fièvre dans notre délire somatique, avec ces refoulements inénarrables pour qu'on les taise à jamais. Le sommeil fut agité par des ecchymoses rêveuses pour que nous nous relèverions avec des courbatures sous les yeux et des oreilles en sang.

Sleep nous a donné un rite de chamanisme heavy, avec la liturgie d'un onirique sable mouvant musical qui engloba les esprits dans un moment d'exception rare.


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Ne pas confondre Led Zep avec Def Lep, c'est ce que j'avais griffonné au collège sur mon cahier de texte. Ahhhhhhhh mais putain, que j'attendais depuis toujours DEF LEPPARD, la grande britannique à l'accent américouain. J'en ai tellement des heures et des heures d'écoute de ce groupe, peut être même autant que toi fan de nü métal qui a commis sa première masturbation à l'écoute du "Three Dollar Bill, Yall$" de Limp Bizkit.



11.gif Les beach boys du hard FM nous ont offert leurs nombreux hits de concours avec la saveur professionnelle du professionnel de la profession. Joe Elliott a fait sa queen tenant les rênes, les solos de Phil Collin (ne pas confondre avec Phil Collins par contre) étaient poussifs au début, beaucoup plus présentables après quelques exercices d'assouplissements il est vrai. Hey, le Phil a 50 quilles, est taillé comme un roc, il doit pousser la fonte comme un jeune homme pour obtenir cette sculpture corporelle. Rick Allen avec un bras et deux jambes a autant de punch que tous les batteurs de la Altar.Véridique !!


Il me semble que le combo a dû jouer l'intégralité de leur album Hysteria, certainement pour poursuivre leur show hyper rôdé de Las Vegas du mois de mars dernier. Le bassiste Rick Savage était en retrait, et Campbell après sa chimio était très bon, bon retour mec.

Côté show c'était succinct, juste un immense écran derrière eux, d'où est sorti un hommage tout en émotion au guitariste Steve Clark, et de la masturbation prétentieuse en l'honneur du groupe (trop longue), censée, du moins je le suppose, nous affirmer à quel point nous étions chanceux d'avoir de telles stars devant nos yeux de gueux françaouis. Le restant, c'était des images apportant une espèce d' artifices visuels aux chansons, mais sans grand intérêt, si ce n'est le fait financier de vendre un gros show avec des prestations limitées. D'ailleurs ZZTOP a fait de même le lendemain.


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Musicalement je n'ai rien à redire, Def Leppard a fait son job, il nous a ravi de son panel discographique avec la sève de ses tubes interplanétaires, et de cette extravagance de saccharose en bouche pour que nous reprenions les refrains jusqu'à en avoir des dégoulinades de sucre jusqu'aux chevilles. C'était agréable de ré-entendre ce péché mignon, que je n'avais pas écouté depuis des lustres, il est vrai aussi. Mais un concert pas inoubliable pour autant, car il m'a manqué cet aveu de sincérité faussée que possède les grands, qui apprennent la vertu de continuer à faire rêver leur public ingénue, même si ils n'en pipent pas un traître mot dans leur for intérieur. Là c'était vraiment trop visible de voir que Def Leppard avait fait son set comme on va pointer à l'usine, avec la rigueur de sa bonne conscience professionnelle.

Pour terminer cette soirée, nous avions le choix entre Six et Sick, je suis allé voir SIX FEET UNDER au groove mou. Le spirit était là, mais les gars avaient dû forcer sur de la ganja de la mort car leur death apparaissait enfumé et amorphe. Ouaie carrément comme ces gosses qui se traînent avec les yeux globuleux en salle de mathématique avec l'élan énergique d'un gastéropode.

De ce fait je me suis expatrié sous la fonte dynamique de SICK OF IT ALL pour un set millimétré...de pose. Le true oldschool de SOIA vit sur les acquis de sa démonstration de force urbaine et fédératrice, en uniformisant de génération en génération les codes, et le même message d'unité en ses valeurs oldschool.

Le spectacle donné était de qualité, nul doute, ça hurlait et gesticulait dans tous les sens, les petits jeunes exultaient en tombant la casquette et se fracassaient les uns contre les autres avec bonheur. Au fond, les vieux tapotaient du pied en remuant péniblement une tête qui avait du mal à soulever le poids de la fatigue sur une journée quasiment entière à rester debout. Sick Of It All où pas, l'intégrité première pour moi, c'était d'être frais et dans les meilleures conditions physiques et intellectuelles pour affronter le samedi, sereinement. On n'a pas demandé notre reste quand les new-yorkais sont partis et ont clôturé cette journée.


Ok maintenant c'est à toi Olivier, pour un report Skinhead qui va raser de prêt la tignasse aux métalheads :



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Je me sépare de mon compagnon le temps des contrôles à l'entrée...ça bouchonne tous ces métalleux. On se retrouve à la Warzone pour attaquer avec les basques de Berri Txarrac et ce n'est pas une mauvais nouvelle. La diaspora « survet, nuque longue – chaussure de rando » est là, fière de venir supporter les enfants du pays. L'ikurrina (drapeau basque) vole au vent, il ne pleut pas encore. Le set est un peu court mais pêchu et enivrant, du pur rock alternatif à la sauce basquaise. Ce hellfest 2013 commence bien.

On file manger un bout chez « Roule ma poule » et ses recettes turques comme son nom l'indique, et allez hop pour digérer c'est HARDCORE SUPERSTAR sur la MAINSTAGE 1, ça envoie bien mais c'est l'heure de la digestion, petite ballade et on revient pour SAXON.

Comme d'habitude c'est dans les vieux pots qu'on fait les meilleures marmites...Et comme d'habitude ils profitent de l'arrivée massive du public pour servir un très bon set.

Petit break pour moi.


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J'hésite pour la suite, le retour d'EUROPE et son show qui conquiert les plus pessimistes ou DEEZ NUTS. Ben tant pis pour le brushing, on va se taper du HxC, et c'est bien fait, pêchu, groovy et bien servi.

Bir va voir un truc et je me cale à l'ombre, il revient...TWISTED SISTER est avancé en dernière minute. Pas de charge direction la MAINSTAGE 1, on se cale assez prêt, beaucoup de gens n'ont pas eu l'info. On attend en écoutant le groupe d'à côté et en contemplant les déguisements de certains festivaliers.


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Twisted commence et la foule est conquise d'entrée, même sans les froufrous des 80's ça reste génial, une heure de hit, partagée entre le public et nous. Tout y passe ou presque, le public chante par cœur...C'est comme à Patrick Bruel mais en mieux. Ça y est j'ai la patate et en plus je peux tranquillement filer vers AGNOSTIC FRONT sans me préoccuper de KREATOR.

On se cale à la WARZONE, à notre place attitrée bien en face. Les concerts d'une heure c'est le minimum pour voir ce que les groupes ont dans la ventre. Le show débute, c'est blindé et ça bouge bien, la nuit tombe et tout va bien. Le set est nickel, puissant et participatif.

Finalement je ne suis pas allé voir HELLOWEEN, ni SLEEP d'ailleurs, une heure de break à la Warzone à écouter de la soul et du skinhead reggae diffusé par la sono, c'était nickel et ça a bien plus après tant de brutalité. Ça danse, tout le monde est joyeux et attend ANTIFLAG.

Enfin un groupe qui assume et qui va envoyer du gras et ça ne rate pas. Du bon punk sans chichi et la foule adhère, moi aussi. Bir me quitte pour aller voir Def Leppard..Bon courage l'ami. Antiflag se termine dans la folie, je file retrouver mon camarade mais c’est blindé, je me pose en retrait, j'y vois pas trop et le son n'est pas très bon. J’attends et...Je m'endors.

Un connard me marche dessus et me réveille. Il fait super froid et il est 1h30 !!! Je file voir SICK OF IT ALL et ça me réchauffe un peu, mais pas assez...Je file à la voiture un peu avant la fin, je suis raide.


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SAMEDI c'était CREATURES OF THE NIGHT


Au réveil, il pleut. C'est de l'eau de pluie de l'eau de là-haut mais était-elle au moins béni des dieux ? On dirait même qu'ils se vengent en pleurant toutes les larmes de leur corps divin sur le sol méphistophélique du Hellfest depuis déjà trois années de suite par offense. On nous avait pourtant prévenu , le 21ème siècle serait spirituel, et tout le monde devra s'y mettre. Il faut croire, car Satan a dit : "Vous allez tous crever." et le pire c'est que ça se vérifie au fur et à mesure tout de même !


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De toute façon, pour garantir au sol Clissonais une tenue adéquate et une météo clémente, l'amicale des supporteurs du sud de ce festival a organisé un grand référendum s'inspirant en partie de la prophétie aztèque, qui requiert d'offrir le corps d'une martyre à la faucheuse pour conjurer le maléfice pluvieux. Le vote a eu lieu et c'est Maître corbeau qui a dévoilé le nom miraculeux de Madame Boutin emportant le plus de voix, comme par un hasard assez truculent en soi.

Sainte Christine, la fille aîné de l'église catholique romaine dont on apprend cette année qu'elle fornique avec son cousin, moooooooon dieuuuu jésus marie joseph...Son arbre généalogique c'est juste un tronc avec une branche pour une seule souche arrosée par de l'eau bénite alors ?!....

Bref, elle devra donc par conséquent être sacrifiée selon la coutume Inca, pour que le dieu soleil vienne répandre le feu sacré durant tout le 3ème week-end de juin 2014. Un succès d'estime pour cette femme, qui jusqu'au bout témoignera de l'indicible lien qui existe entre elle et ce festival de musique amplifiée.


Après le ptit dej, je m'étonnes de l'acoutrement de mon camarade Olivier, avec des chaussures lourdes au pied, lui reste en mode warrior, prêt à affronter cette journée grisâtre.


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Bon et si tu nous racontais ton trip en mode Rude Boy cette fois ?



Ok. Après une bonne mais courte nuit de sommeil et une douche bien méritée (la première de la journée), on s'enfile un bon petit dej pour attaquer le deuxième jour. On est parmi les premiers même si c'est parti sur les autres scènes. On va voir JUSTIN(e) et là ces petits frenchies font ça bien propre, c'est très bon, et c'est partie pour la seconde douche de la journée.

Ma matinée n’est pas chargée, je m'abrite sous le market ou je me ballade au fil des stands. Il pleut toujours. Espérons que pour THE CASUALTIES on verra le soleil. Et bien non !! Bon show mais la pluie ça freine bien enthousiasme. C'est donc sous des poncho que nous resterons jusqu'au bout et même si le set était bien (un peu court), mais c'était pas l'enfer.

Gros break pour moi, je suis vieux et j'aime mon confort, alors je file à la caisse, au sec me reposer, la soirée sera longue. C'est donc au calme dans la voiture que je pique un roupillon...Et me réveille dans un sauna...Puisque le soleil est là...En pleine gueule. Je vais faire un tour au Leclerc constater les quantités de bière astronomiques achetées et l'ambiance toujours amusante de ce lieux pendant le Hellfest.


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Allez fini de plaisanter, il est 18h00, je file rejoindre Bir pour notre opération commando...KISS. Je le retrouve à 19h00 pour ACCEPT et notre approche méthodique de la MS1.

Accept joue du Accept, c'est plaisant et ça rappelle des souvenirs. Les teutons ont une flopée de fans qui aime bien ZZTOP aussi, rude combat. PAPA ROACH débute mais hélas ce n'est pas le même public, tant pis, on s'enfonce un peu et on est pas trop mal pour le show des barbus.

Je les avais vu plus jeune et j'avais était déçu par l'attitude. Là c'était un peu mieux, mais bon, si musicalement il n'y avait rien à redire, ils étaient vieux il y a trente ans. Ils sont donc encore plus vieux aujourd'hui.

KISS approche et c'est déjà blindé. BULLET 4 MY VALENTINE n'y change rien. On va donc devoir être finaud pour toucher le Graal. Profitant de mouvement de foule et de l'ébriété de certain, on approche discrètement. Ça y est on y est, quatrième rang fluctuant et on patiente. Il est 22h30 et on a fait 50 mètres en 3h30 et pris 4 concerts dans les feuilles, mais on est bien.

YOU WANT THE BEST- YOU'VE GOT THE BEST KISSSSSSSSSSSSSSSSSS !!!


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Le rideau tombe et c'est parti. Ça démarre en trombe, les morceaux s’enchaînent, le public de tout age connaît les paroles par cœur, les tubes comme les nouveautés. C'est du grand théâtre, les iphone et appareils photo se mélangent aux mains levées et cornes de Satan. C'est un régal, même si je trouve personnellement que ça manque de gaz par rapport à leur précédent passage au Hellfest. L'émerveillement n'est pas le même et peut-être l'âge de stars, ou mon mal au pied  Aïeuuuuuuuuuuu !!!

En tout cas, ça explose, ça fume, ça pète et ça dégouline d'hémoglobine. On aura droit à des morceaux de Monster...Promo oblige et des tubes en veux-tu en voilà. Et cette fois-ci pas de « I was made for loving you ». C'est le Hellfest pas le macumba !

La tyrolienne, les papelitos , les feux d'artifices, les fesses de Paul Stanley, tout y est. You Want The Best, You Get It ! Fin du concert.

La foule s'éparpille très lentement, au vue de la masse se l'écran géant c'était impressionnant. Une partie file à côté voir KORN, nous on gicle vers BAD RELIGION.. J'ai les pieds en feu. Ouilleuuuuuuuuu !

Là aussi c'est archi blindé, le set est très énergique et l'ambiance toujours au top .Mes pieds me lâchant, je file à la voiture à un quart d'heure de la fin pour éviter la foule et ne pas nous retarder pour rentrer dormir. On est à 8 km dans les vignes dans une caravane qu'on nous loue). J'enlève enfin mes paraboots. Ahhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhh !!! Je rentre dans la caisse..Quand Bir arrive...Il m'a mis ¼ d'heure sur 2 km, le salaud.


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Whaouuuu mec, ça c'est du Rude Boy !!!


Pour moi, débuter ce samedi, rien de tel que JUSTINE avec un punk rock débonnaire qui dispose de la présence scénique de Fernandel, avec l'humour de Kev Adams ou d'Alexandre Viallatte (tout dépend de ta génération pour cela). Justin(e), c'est de la french Punch à la gaudriole fraîche et humide, comme une canette chaude de kronenbourg. Cela m'a procuré un bien fou toutes ces lapalissades caustiques et ce punk rock classique, et en fait : Plus con que ça, tu meurs ! Et c'est un compliment.

Moins probant et malgré le caractère mystique de SURTR, leur doom linéaire n'a pas franchement décollé les rétines. L'atmosphère était bien sépulcrale, c'était cool, mais quand on ouvrait leur linceul musical, il n'y avait plus rien du Sabbath ou du Reverend Bizarre. Un manque d'envergure scénique sûrement, et puis des soucis techniques qui sont intervenus aussi. Sur disque c'est plus prégnant par contre, faut le savoir. Un groupe a revoir tout de même, car je suis certain que ces gars, et dans une salle plus petit, sont capables d'envoyer une confession de messe doom et faire apparaître l'obscurité.

Ensuite, j'ai acheté un plat végétarien, la fille m'a servi avec les yeux tout rouge. Le set commença en même temps que je débutais mon repas. UNCLE ACID & THE DEADBEATS déposa de manière cotonneuse son atmosphère psychédélique. Mon plat végétarien avait un arrière goût dont je ne peux en définir l'origine, mais ce n'était pas mauvais du tout, juste un peu étrange en bouche. Le groupe étendait le champ de sa passionnelle musique dans le contre-champ que nous nous faisions de son délire. Le chant en stéréophonie amplifiait l'ensemble. Je me sentais très léger alors que la musique était très lourde et surtout intense. Puis elle a commencé à devenir de plus en plus légère de manière paradoxale ???!! Un léger brouillard de fumée scénique permettait de soumettre à la purée sonore une concordance parfaite. Où alors c'était peut être cette fumée opaque à l'odeur bizarre autour de moi.


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A un moment, il y a eu un gars qui s'est mis à quatre patte en pleurant de rire, et qui vraisemblablement cherchait des truffes avec son nez comme un cochon des truffes. Mais après coup, je pense qu'il recherchait sa boulette de haschisch pour plonger dans un paradis artificiel, qu'il avait sur scène de toute façon.

Le trip prenait des allures de montée d'acide, car j'avais chaud et je suais, beacoup trop. Les couleurs se sont faites plus vives, la musique plus sombre, presque impérieuse. J'avais très soif, extrêmement en fait, comme si je venais de courir un marathon dans le Sahara avec des vêtements de ski. Je me crachais bien dans les mains et ravalais ma salive pour me rafraîchir mais rien n'y fit véritablement. Ce qui est assez dingue en fait, c'est qu' Uncle Acid arrivait à faire fondre la toile de tente. Ça dégoulinait comme du sirop d'érable le long des mats. Non vraiment, ce plat végétarien était tellement excellent, que j'ai tout fini en me léchant les sourcils. L'ingé son a dû augmenter le volume sonore au delà des 105 décibels par contre car j'avais les oreilles qui giclaient du pus, c'était assez étrange mais ça m'a rafraîchi du coup, c'était surtout agréable dans le cou.


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Il faut admettre qu'Uncle Acid & The Deadbeats est un groupe vraiment incroyable, il est tout de même arrivé à suspendre la rotation de la terre et les ouvertures cosmiques qui claquent leur porte comme un ado en pleine puberté. Je le sais car cette tension était vérifiable dans l'air que l'on ressentait. C'est pas phénoménal comme truc de dingue hein, sans dec ?



Ensuite, pendant que le groupe déployait sa chaude apesanteur sonique, je me suis pissé dessus avec ravissement en même temps. Quand le set a pris fin, le groupe a quitté la scène sous mes applaudissements nourris, mais muet, et je n'ai pas très bien compris pourquoi par contre ?

Le guitariste m'a regardé hurler en verlan le poème de Verlaine "Chanson d'automne ", je pense qu'il n'a pas saisi grand chose. Puis les gens se sont dissipés comme un brouillard matinal très rapidement, et comme c'est devenu clair, je me suis envolé avec mon parapluie magique parce que j'avais de nouveau faim, mais je n'ai jamais retrouvé la fille aux yeux rouges et ce plat végétarien, très bon au demeurant. Alors en désespoir de cause j'ai acheté un jus d'orange avec un goût de citronnade amer que j'ai bu d'un trait par le nez, ça piquait un peu mais c'était bon.

Cette journée prenait l'attitude d'un téléfilm de Jean-Luc Godard des années 80 mais sans les décors futuristes de Blade Runner. Je me suis assoupi contre le mat de la tente Temple quand le groupe "Equilibrium" rugissait d'enculer Thérèse de Lisieux avec un rondin de 20 de chez Bricomarché. Dans mon sommeil le sol était revêtu de chantilly et il y avait des gens autour de moi en train de me hurler de sortir sans la clef, un nain à moustache notament. Après cette séquence d'hystérie collective, je me suis réveillé sans savoir si j'avais rêvé tout ce trip, mais il m'a vraiment fallu du temps pour redescendre du set de Uncle Acid & The Deadbeats et de leurs riffs hallucinogènes.


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Franchement après ce que je venais de vivre, j'avais du mal pour une nouvelle PROCESSION. Surtout que leur epic doom à la Saint Vitus se donnait un élan péremptoire, mais avec un manque de justesse musicale très peu compatible ici-bas.

Nétant pas encore tout a fait remis du set psychotrope d'Uncle Acid & The Deadbeat, j'ai décidé d'un commun accord avec ma santé mentale, de prendre des trombes d'eau sur la gueule pour voir des pingouins keupons faire les poulets ( un gars monte sur les épaules d'un autre pour un fight avec un autre poulet ) pendant le set de CASUALTIES. Ils ont fait une cover des Ramones comme pratiquement tous les groupes de NY, mais eux ont fait en plus « Run To The Hills » de la vierge de fer comme Sid Vicious le « Comme d'habitude » de notre défunt électricien Cloclozzzzzz-couic-.

Pour me sécher, je suis retourné sous la Valley dans laquelle la magie énochienne de WITCHCRAFT était élaborée avec la préciosité du rock psyché 70's et la pureté heavy, dont l'humilité du groupe et de leur set ont approfondi l'intensité émotionnelle avec des vivacités de breaks rythmiques d'une absolue netteté. Je kiffe ce groupe. La grande classe de ce combo a percé son éclosion devant mes yeux embués par cette pétulance musicale. J'étais très émotif devant cette beauté vintage qui n'a jamais laissé passer le teint nacré des obsessions musicales que l'on retrouve, avec tous ces groupes de stoner qui Led Zepelline à outrance des lignes Maginot de gamme pentatonique. Witchcraft est arrivé à suspendre la voûte de mon amour absolu pour la musique jusqu'au bout de son paradis perdu, avec pour seule ambition, de distiller au cœur de son concert un émoi sensible que je n'oublierais jamais.


Quand le Down d'Anselmo a pris la scène, je suis resté interloqué d'une observation édifiante : « Mais heyyyyyyyyy il a repris trois fois des paupiettes le Phil depuis la dernière fois nan ? » Ohhhhh putain le lourd il s'est même fracassé ensuite le micro contre le crane, et puis que dire de cette musique grasse comme du lard, vraiment je ne sais toujours pas ce que l'on accorde à ce type et à ce tas de pue musical. Une musique sudiste ça  Mais fichtre, cela n'a absolument rien à voir avec ce que l'on conçoit en dessous de la Loire avec Francis Cabrel ou les Gold

Par contre, si tu veux une suggestion Phil, demande à Phil des Leppard un conseil diététique. Puis si tu aimes vraiment te fracasser le crane, il y a le RC Cathare, alors là écoute attentivement une chouette leçon d'entraîneur de rugby :

Pour résumer mec, un concert, ça ne se gagne pas avec la tête, ça se gagne avec les couilles !


La leçon est à retenir et prévaut de sa véracité dans le circuit de KARMA TO BURN, qui était pourtant au début en roue libre, sans le spasme spirituel qui a fait vrombir l'épaisseur magnétique de son karma tellurique. Puis le diesel s'est mis en route pour propulser le duo dans un burn-out sonique très jouissif, dans lequel la foule s'est faite littéralement écraser comme un vulgaire hérisson. Ils n'étaient que deux et pourtant ce que Black Cobra n'était pas parvenu à saisir, c'est que l'intensité musicale est plus importante que l'invocation sonore. Karma To Burn sous ses dehors de méditation stoner, ou de yoga pour motard, est une formidable bécane de psychisme qui foudroie sur place.


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Tous les mélomanes de la planète terre connaissent l'importance des trois B allemands, que sont Brahms, Beethoven et Bach, mais avant la lettre B il y a le A d' ACCEPT. J’admets qu'Accept sait envoyer le prussien spirit avec des hits tel que Balls To The Wall, et que leur set fut cool. Mais il a fallu que l'autre buse d'Anselmo vienne foutre son groin pour le final « Fast As A Shark » en marquant sa vénération aux fritz. Il est en manque de reconnaissance ce gars ? Mais enfin ce n'est pas possible autrement ??


ZZTOP a lui proposé un set très très sobre, limite foutage de gueule. Je voulais du show, je n'ai rien eu, mis à part un écran en fond, avec de jolies poupées dont le tissu doit rebuter puisque elles en sont dépourvues à chacune de leur apparition, laissant apparaître une peau bronzée et tendue, ce qui demeure très encourageant pour mettre un bikini cet été sans rougir.

D'ailleurs on se demande si cela existe vraiment des créatures de la sorte qui sont envoutées ( surexcitées) dès que quelqu'un joue de la guitare...


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Sinon le trio a certes joué avec brio, par contre il manquait un zeste de frénésie et de féerie sudiste pour customiser le chrome blues rock des barbus. Bon, ceci dit, rien qu'avec le touché de guitare de Billy Gibbons j'étais conquis. Un réel plaisir d'écouter ce gars, mais quelle classe ! Il n'a vraiment rien perdu de son doigté...Tu m'étonnes qu'après du tas de gonzesses à moitié à oilp qu'il se traîne derrière lui.

Donc ZZTOP musicalement était top, pour le show c'était ZZFLOP on n'avait rien à se foutre sous la dent, et en plus c'était trop court. Disons que c'était décevant d'être à moitié conquis par la petite cylindrée des trois poilus. Mais il y avait le matos a installé de KISS après sur la même scène, c'est peut être pour cela le peu de spectacle et d'artifices...

En attendant les super-héros du hard rock, il y avait Bullet For My Valentine qui couinait sur la scène adjacente, la durée de leur set m'a paru démesurée et triviale.

Puis KISS.....enfin.


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Je ne sais pas comment on se d'emmerde mais on arrive vraiment à s'en sortir super bien à chaque fois, car on est au troisième rang, ouaie avec les hard fans, les vrais de la kiss army, en plein dans la première ligne du bataillon de truffions, passant toute cette journée à pester de prendre du 48 de gosses sur la tronche et à pisser dans des bouteilles d'eau minérale très minéralisé, en particulier en magnésium.

La sortie de « Sonic Boom » et surtout « Monster » a creusé un fossé entre les fans du Kiss originel et la nouvelle génération qui a assimilé Eric Singer & Tommy Thayer comme des membres à part entier. Cela sera réconforté par l'omniprésence de titre du dernier et de l'avant dernier album du groupe pendant leur set. Ce que je regrette, puisque je suis de l'ancienne génération et trouve ces albums moyens.

Pour moi Kiss en concert, c'est un film muet à lui tout seul dans la représentation du mime qu'il imprime sur leur faciès maquillé. kiss c'est l'omniprésence d'un show énOrme, qui fait péter la pyrotechnie avec panache et l'entertainment rock'n'roll.


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Merde, voilà quoi nous avions enfin un vrai SHOW. Un truc de géant qui fait ouvrir les yeux, écarquiller les oreilles avec des hymnes, mais putain que ça fait du bien ce truc des 70's de dinosaure du...


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Mec c'est KISS sur scène, Gene dégueule le sang en faisant des caisses et crache du feu, Paul est insupportable d'arrogance, Tommy, merde ce gars est invisible, il personnifie le vide intersidéral, alors que ACE FRELHEY reste une comète au firmament du ressentie lunaire qu'il incarne.

Et si Éric reste un bon batteur, il possède une cabine de guenon, Peter revient chanter « Beth » que je chiale comme un gosse.

Putain mais KISS est un mythe, un rêve éveillé de fornication rock'n'rolienne, qui usurpe ces fans avec la grandiloquence d'une théâtralité excessive. N'empêche que c'est toujours de la joie face à cette immensité, de la stupéfaction face à cette démesure.

Ok, KISS c'est aussi le castorama du merch, et au fait, est ce qu'un B-B-Q Kiss existe t-il ? Parce que je prévois de faire griller des légumes cet été, alors si ça existe j'suis fan !



Le groupe a surjoué les titres de leur « Monster »....Heyyyyy mais franchement, vous voulez vraiment nous faire gober au concept foireux de l'appropriation de Tommy et d’Éric à la place d'Ace et de Peter ??? Nooooooon, sans dec ? Je vous le dis, vous pouvez leur foutre le même maquillage, les mêmes tenues, faire chanter leur chanson (Tommy qui chante « Shock me » par exemple, franchement soyons sérieux deux secondes merdeeeee), JAMAIS, vous m'entendez jamais vous ne ferait revivre l'esprit du KISS originel, c'est fini, Game Over !



Le baiser hard de KISS est fantasque quoiqu'il en soit, mais il a brillé de façon moindre qu'en 2010, parce qu'il a omis de juter son set avec des titres rétroactifs. En préférant assurer le marketing du nouvel album « monster », il a déçu ses anciens fans, le groupe passe à autre chose, suit sa route comme toujours, alors soit tu suis leur trajectoire, soit tu restes dans la nostalgie. Pas grave j'ai revu KISS en chair et en os, j'ai hurlé sur pratiquement tous les refrains, je me suis cassé la voix comme Bruel, mais que c'était fun sous ce final crépitant et majestueux, les élevant dans les cieux sous une pluie de confettis.

J'ai retrouvé mon rire d'enfant dans celui de ma petite voisine, dont le père de famille exultait de la magnificence spectaculaire qu'il a offert à sa fille avec ce concert de KISS.


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Olivier et moi quittions la mainstage pour retrouver le giron de mon adolescence avec BAD RELIGION, je n'ai pas tenu le choc et me suis engagé vers les premiers rangs à bramer le poing levé les titres que Graffin propulsait avec une calvitie de moine bénédictin. Whaouuu mec, à chaque année tu prends un coup de vieux dans la tronche rien qu'en dépiautant de visu les groupes de ta jeunesse, ça fait sentir un avant-goût des rhumatismes, la pluie aidant...

Dans la cohue je me rend compte que depuis un mois à peine je porte des lunettes, et que si je ne veux pas les exploser, va falloir que je me replie au fond à côté des vieux qui tapotent du pied avec l'allégresse d'un fan de Dick Rivers. On m'avait prévenue qu'à partir de la quarantaine la vision baisse, bon pour ma part j'ai pris un palet de hockey dans l’œil droit qui m'a fait perdre un paquet de ligne de vision, du coup je suis astigmate, mais j'ai les oreilles aguerris pour l'émotivité punk rockienne de Bad Religion, qui transforme les douleurs intimes des révoltes sociales en punk-song truffées de punch adolescent et de maturité émotive.


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Leur set est passé à une vitesse vertigineuse, enfin merde quoi ils ont joué deux morceaux ce n'est pas possible ??! Mais que c'était cool, vraiment cool, ça a fait remonter les souvenirs à la surface de l'épiderme en une larme qui coule comme ce foutu temps qui passe et nous trépasse. Nostalgie et mélancolie vont de pair, mais rien qui doit chagriner quand tu relates cette intensité émotionnelle en quelque chose de positif. Et du positif, je n'ai vu que cela avec Bad Religion.

A l'inverse, on a tellement décrié l'avarice du néo-métal capitaliste qu'il a cramé ses bois de bête à KORN par l'excès d'animosité au sein des festivaliers présent en 2008 pour la supercherie de son annulation. De retour dans la cuvette du muscadet, les gars de Bakersfield font comme ci rien ne s'étaient produit de marquant, et le public a tout gommé comme il a gobé ce manège de MusicalTV parce que c'était le style de leur génération. Normal en somme que ce public s'exalte de la sorte, nous faisons de même pour chacun de nos groupes fétiches, la différence c'est que Korn n'a pas la même importance à mes yeux, et je ne parle pas des oreilles.



DIMANCHE c'était THE DEVIL IS ME


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Le Hellfest fait couler autant d'encre que crépiter les reportages sur son incroyable ascension au sein des grands festivals de France. Maudit par l'underground bas du front qui ne souhaite pas participer à la messe car la populace y est trop nombreuse, maudit par les adorateurs du christ tout comme les autres religions pour la causticité qui s'y dégage, il n'empêche que si les habitants de Clisson étaient hostiles au départ, ils ont bien assimilé le concept du festival et son aspect mercantile pour tirer des conclusions de partenariat, comme l'hébergement chez l'habitant ( une première pour moi, à reproduire, trop cool ), ou de devenir vendeur ambulant pour l’occasion en prestation culinaire rapide, en spiritueux, en produits locaux, tout en affichant un sourire de complaisance avec tous ces personnages habillés de noir qui brament des onomatopées canines à la gloire du heAvy métOl !

Par contre le hic c'est la présence de travellers qui arrivent autour du site et des potentialités néfastes que cette horde de charognard apporte en terme de représentation auprès de la population. Sans faire une généralité et une caricature des personnes qui squattent dans le désœuvrement pour grappiller des résidus de bières de maçon ( j'ai 10 années de carrière dans la maçonnerie, alors pense bien que je connais le velouté tropical d'une bière chaude de qualité médiocre, à un prix défiant toute concurrence ), leur profil ne manquera pas de susciter des garanties auprès des personnes « anti-inflammatoires » au monde du rock'n'roll et du heavy métOl qui veulent en ternir l'image, que le public et les organisateurs du Hellfest ont su apporter comme témoignage pérenne au développement du festival, ainsi qu'à sa poursuite dans une confiance réciproque.


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Mais je sens une certaine fatigue chez mon best friend, dis moi Olivier, j'ai l'impression que ton report va être Early Reggae cette fois nan ?

Ça y est le réveil sonne. Troisième jour, la nuit a été bonne et mes pieds vont mieux. J'enfile mes sambas puisqu'il ne doit plus pleuvoir et là tel Jésus, je marche sur l'eau, MERCI ADIDAS !

Comme d'hab, début de mâtinée à la Warzone pour THE DECLINE, et les bretons le font. Ça réveille même. Pour moi, la mâtinée, comme la plupart du fest se passe à la Warzone. Petite pause et arrive TREPONEM PAL. Son indus si particulier mais ça passe bien, puis petit tour en MS2 pour PRONG. Pas mal du tout malgré l'heure matinale.

Hélas pour moi une longue attente au sanitaire me fera rater la moitié DU BAL DES ENRAGES, quand j'arrive c'est archi blindé. Je retrouve Bir à la fin au milieu d'une foule compacte. Du bon punk rock, de la reprise aussi bien choisie qu'exécutée..En gros ils seraient resté trois heures c'était la même, avis aux organisateurs.

Il est désormais temps de faire mes petits cadeaux à mes deux trésors, et ses 2h30 ne seront pas de trop pour préparer la suite. Je file à la caisse poser les poches qui m'encombre, résiste à l'appel du macdo, puis retourne sur le site. Les pâtes Thaï commencent à faire leurs effets...Nouvelle queue aux sanitaires...


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Là tout va bien, je suis enfin prêt pour aller voir les COCKNEY REJECTS qui sont le groupe que j’attends le plus sur ce fest. Les skinhead ont débarqué, avec des psychos aussi, ce petit monde a rejoint les punks et les autres déjà présent depuis plus de temps.

Et c’est parti, ça joue plus Hxc qu'avant mais les fan's de West Ham assurent et sortent leur épingle du jeu. Je sais, je ne suis pas très objectif. Enfin on s'éclate, on fait des petites bulles...C'est déjà fini mais il y a les BUZZCOCKS à la suite et l'ambiance ne retombe pas malgré l'intermède.

Du son britich, ça fait plaisir. Passons sur l'anicroche d'un abruti apo bourré qui viendra essayer de m'expliquer la vie, je me prépare à finir mon week-end à la Warzone, quand Bir vient me dire que DANZIG et GHOST sont inversés. Bon tant pis, je me fais la moitié des TOYS DOLLS et je file à la Valley pour Danzig/The Misfits. La scène est plus petite mais ça arrache. Je sus pas fan mais c'est quand même très fort, je l'avoue. La partie avec Doyle sera ma préférée, normal je suis très conservateur en fait.


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Ben voilà, la fin approche On se dirige vers la MS1 pour voir VOLBEAT. C'est pas mal du tout, varié et ça fini bien le week-end. J'ai perdu Bir en allant me chercher une redbull et je me met face à la scène de la MS2, debout au milieu des corps assis ou couchés des métalleux fatigués. Il me verra peut être, le set de Volbeat est presque terminée et Bir me saute dessus par surprise, on va finir ensemble, mon plan a marché et c'est tant mieux ! Enfin...Il y a GHOST.

Ce groupe si spécial que tout le monde voulait voir ! (Ce qui expliquerait peut être le changement avec Danzig). Et là ça commence, atmosphère sombre, théâtrale et c'est parti. Effectivement il y a du monde. Moi j'ai tenu une minute.


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Je prend les clefs de la bagnole, j'hésite entre Napalm Death et Atari Teenage Riot. N-D j'y passe devant et je ne m'arrête pas..Ce sera la voiture où j'attendais Bir, qui arrivera très vite vu que je me suis endormi de suite. La lune est pleine, il fait pas très chaud...Enfin finalement ! Mais c'est quand même sympa tout ce bordel !


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Ooooooooooh putain mec, mais ça c'est un report ExtraSKAlactite...

Ben pour ma part, dimanche j'ai débuté par le postcore d'ERYN NON DAE qui était souffreteux mais comme il se devait de l'être, surtout en restant au diapason d'une agonie à la sincérité simulée. N'étant pas friand de ce genre de musique je me suis toutefois laissé happer par leur concert, c'est dire de la tentation que le groupe a su accomplir. En parlant de tentation, je ne peux que constater que le jneus veut s'épater, et il veut épater. Son jeune age correspond à un monde encore vierge, disposant d'une vision fiévreuse d'un futur fantasmagorique. Alors il s'est cogné contre tout ce qu'il a pu obtenir d'extrême durant le week-end, il était là pour cela. Il aura même toute sa vie pour en lubrifier le souvenir ému par la suite, même si il n'en a pas du tout conscience dès à présent.

A cet effet, on distingue plusieurs sorte de jneus. Les plus distingués sont outranciers, alors que d'autres narguent par pur esprit de domination, j'apprécie cet humour, vraiment et je les salue.


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Dans ce parc attractif d'hormones qui pétillent, il y a aussi une légion de gens bourrés ou défoncés, mais pas pire que dans une féria du sud, ou un samedi soir à Tourcoing par exemple. Là, c'est plus pénible à vivre pour moi, parce que je ne me saoule pas, et que je ne me drogue pas non plus, décidément je cumule hein...En fait, je suis comme Lucifer, qui laisse les autres se détruire sous son regard ironique. Je suis uniquement là pour assister à des concerts. Cela peut laisser pantois, mais c'est mon trip.

Mais le plus extrême du fest, ce fût ce jneus qui est resté au camping, dans une chiotte bouchée par l'épandage d'excrément liquide, à écouter en boucle la démo 3 titres de son groupe de black métOl. Complètement extrême le gars !!! D'où la haie d'honneur méritante que les outranciers et les dominateurs auraient dû lui proférer avec admiration, enfin surtout si l'on suit la logique festive à son excellence...Et ben non, rien du tout...Ah ces jneus, ils n'ont vraiment plus aucun respect de rien, quand on vous dit que ça part en couille...


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...Et vraiment je m'attendais à ce que ça parte en couille en assistant à ce concert sous le Temple, mais le chanteur de LEPROUS est resté actif avec une bonne voix, c'était apparemment le leader du groupe, que je découvrais par un appel de révélation. Leur rock progressif avec synthé m'a interpellé, et cela m'a changé carrément de ce que j'écoute habituellement, même en ayant un spectre de curiosité très vaste et éclectique. Leprous a réussi à me séduire pour la qualité de ses compositions et de son interprétation : Une découverte, enfin !

Une autre révélation avec le sol de la Warzone qui provoque une sensation bizarre car il est meuble, bien sûr on ne s'y enfonce pas jusqu'au cou, mais on sent que la semelle reste souple. La Warzone est à l'écart de toutes les autres scènes, le lieu offre un espace sans réelle identité, surtout en comparaison à la chapelle Altar et au Temple. Il me semble qu'à ce niveau d'investissement de décoration, il reste un truc à créer à cet endroit, et même dans la Valley d'ailleurs.

Car juste deux portes pour ouvrir ces lieux de frénésie et de recueil, c'est mince, et inégalitaire par rapport aux autres décorations du site.


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Quand a débuté THE DECLINE, l'ambiance a viré pub rock, et le groupe a profité de cette atmosphère joviale pour incorporer à son punk rock du punch de oï et des filigranes de cette sincérité prolétaire qui dévoile son cœur contre un coin du bistrot. Vraiment cool comme concert, j'avais kiffé leur disque, là sur scène je ne suis pas du tout déçu de constater que les gaziers méritent amplement la bonne humeur générale qu'ils ont su produire. Un groupe a revoir en club, c'est certain.


Savez-vous par ailleurs que l'on ne peut convaincre quiconque en n'ayant déjà en soi l'excitation magique et extatique de la performance ultime ?

TRUCKFIGHTERS a acquis cela tel un conquérant éveillant la foudre des enfers et la fée électrique dans un même rite, notamment par son guitariste aussi agité qu'un Angus en culotte courte, et un stoner rock remplit par un excès de fuzz et une super patate, bourrant par ailleurs la dynamique d'un set fulgurant. Ce groupe exécuta un stoner qui ne frimait pas, whaouuuuuu quel bonheur !


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Pendant ce concert sous la sélénite et capiteuse scène Valley, une grande armoire allemande tenait une minuscule brune au regard impassible de la fille qui domine son sujet pornographique sur le bout de la langue. Le schleu au physique de Dolph Lungren dans Rocky 4 dépassait tel un mirador menaçant la houle de la fosse, dont les proches fourmis alentour clignaient des paupières avec effroi. Il y eut juste un malheureux qui malencontreusement alla se percuter contre ce colosse qui ne bougea pas un cil d'un centimètre, mais dont la main d'une amplitude assez énorme décolla du sol terrestre le minable corps du pauvre énergumène apeuré. La brune par contre fit tampon entre les deux, et s'enquit auprès de son mastodonte par une grimace grotesque qui amocha sérieusement sa plastique mirobolante. Le titan apparaissait du coup bien emmerdé avec un visage devenu soudainement humain, lui aussi. Le couple partit promptement pendant que le pauvre gars se releva avec peine, et déambula un temps juste devant moi, avec un visage blafard, puis décampa en claudiquant avec une odeur de caca derrière son passage.

Bon dieu de bon dieu Marty, c'est TREPONEM PAL que je vois dans la warzone !! Et BING ! Un autre coup de vieux dans la tronche à...


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Ok cool ! Donc malgré le fait que les usines débrayent depuis le passage de l'an 2000, la musique indus des 90's revient mettre de l'huile de coude dans la rotative musicale actuelle. Le set est groovy et il y a même deux danseuses qui hypnotisent les mâles, d'ailleurs sur la cover de "Mission Impossible" elles ont allumé la mèche pour faire exploser les caleçons. Ça a juté sévère car Treponem Pal ça a super bien vieilli en fait, un poil daté dans le son, mais c'est très appréciable, surtout que les gars prennent leur panard à être là, et c'était réciproque avec le public.


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Puis il a plu des poutres métalliques car PRONG était sur scène.

Vaste tour d'horizon de leur discographie qui a marqué l'histoire, avec un fond de scène à l'effigie de "Beg To Differ" qui a pu semer la confusion à tous ceux qui espéraient entendre la quasi totalité de l'album. Je chéris ce groupe, j'étais forcément comme un gamin devant eux, le set était incroyable, avec les riffs de barbare de Tommy Victor hyper chirurgicaux.

Prong étouffa le fond de ses facultés techniques dans la sauvagerie d'un bloc granitique, il nous débarrassait des attractions futiles terrestres par sa musique libératrice à la percussion aussi titanesque que le groove qu'elle actionnait, le groupe réussissait en un tour de bras à faire exploser les inhibitions de la foule dans un délire guerrier.


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Après une telle bourrasque il m'a fallu un temps de récupération propice à la réflexion, comme celle que prouver au monde que l'on existe à travers des goûts singuliers, exige une amoralité extrême pour le grotesque afin de ne pas tomber dans la voie du ridicule. Comprenez bien que sans la compréhension générale de l'assistance pour le second degré, vous passeriez pour un âne si vous aviez une veste en jean déchiré avec des patches de Motley Crüe et un ceinturon en forme de chaîne à vélo pendant le soixante troisième colloques des obstétriciens du Morbihan. Mais pendant le raout des musiques extrêmes, que neni, vous êtes en plein dans la party ! Plus l'accoutrement est fou et plus c'est dingue, alors je ne te raconte pas avec des poils...

Sur ce, j'ai donc voulu me faire tirer la MUSTACH, mais comme cela m'a rasé de près, je suis allé assez vite au BAL DES ENRAGES qui faisait salle comble.

Ces fanatiques de la guiguette pirate ont fait un carton avec cette formule best of punk rock que tout le monde en France a vu dans une salle de province. Le concept est unificateur et demeure un bon délire en soit. Il y avait donc réciprocité d'enthousiasme sur scène comme dans le public, que je jauge à 98 % de l'hexagone, c'était la rançon du succès du jour.

Très bien interprété, le set était un mix de punk rock mais avec une grosse partie de métOl pour l'occaz, et forcément avec du Metallica et du RATM. Le punk refoula du métAl et le juke-box tournait carrément au clubbing des énervés avec point levé, slam diving à gogo. De ce fait ce spectacle vivant était une très bonne carte de visite pour donner envie d'assister à leur trois heures de show !

Oui tu as bien entendu trois heures de show, mais ils sont un paquet à investir la scène d'où le spectacle défouloir.


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GRAVEYARD lui, n'a pas pu épaisseur sa sauce stoner. Cela manquait inexorablement de coffre. Le groupe a tapissé son concert par de simples oripeaux de riffs, en entretenant ses exactions blafardes tout au long d'un set filandreux, qui poussa un nombre conséquent de hellfesteurs à choir une rancœur évidente à la qualité médiocre de leur sonorité baveuse.

Chose qui ne m’apparaissait pas du tout probant avec SPIRITUAL BEGGARS et ses qualités musicales. J'étais heureux de reconnaître que j'avais raison, tant leur set fut intense, et dans tous les sens du terme. Puisque c'était constellé du talent malgré un son dégueulasse, parfois même inaudible, et une présentation du groupe qui a duré trois plombes. Théoriquement Beggars se rapproche de Led Zep avec les fondements hippie, mais surtout, il possède un feeling redoutable avec une sonorité toute en rondeur, toute en chaleur. Les filles en transe ovulaient à l'unisson, pendant que les gars s'offraient aux spasmes spirituels dans des états différents de conscience et d'exaltation. C'était très bon Spiritual Beggars, vraiment très bon.


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Je n'ai vu aucun martien au concert de SWORD. C'était juste un groupe de heavy stoner, venant claquer leurs hits sur un public acquis à sa branchitude. Je conçois indubitablement les qualités d'interprétations, la fougue de ce combo, mais musicalement je n'ai pas ressenti la soumission absolue que l'on érige dès que l'on en essuie l'exaltation. Mais le groupe va y parvenir, et j'en reste persuader, faut juste qu'il mûrisse avec le contrepoids de leur expérience/existence.

Qu'est ce qu'elle était cool par contre la vieille tata anglaise Buzzcocks, mais déjà vu un paquet de fois pour ma part, j'ai préféré aller ailleurs. Donc il y a eu DOWN, encore, avec Phil Anselmo commençant à être bourré, et devenu en quelque sorte le régional de l'étape de ce fest. Il a exécuté un pot pourri de toutes ses formations, hormis Pantera. Le groupe a pressé sa purée du sud dans une fournaise de fans en rut. C'était pas dégue. Mais mon soucis, c'est que je me suis ramassé le pénible du festival. Le gars ivre qui venait de se faire éjecter contre un poteau et qui saignait de l'arcade comme une truie que l'on vient d'égorger. J'ai compris pourquoi on l'avait envoyé paître, quand au bout de la troisième fois il est revenu me dire en s'essuyant sur mon épaule : " Je pisse tout rougeeeeeeeeeeeee t'as vuuuuuuuuuuu !!!". Pour résumer, Anselmo était cuit sur scène a faire son lourd, et moi j'avais le même mais en sang à côté de moi.


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Au fait Anselmo a piqué le truc de Dee Snider quand il fait tomber son micro après avoir fait chanter le public et affirmer à quel point ce public là était incroyable. Vraiment, ce type est un frontman rusé, il sait faire parler de lui par son omniprésence à investir les scènes, et à la fin du week-end, le public en redemandait même, et une chose encore plus folle, ce public était en train de lui quémander par un regard de miséricorde : "Hey Phil je suis là, et je veux exister dans tes yeux, car grâce à ça, je vais exister dans les yeux des autres".

Mais franchement foutez-moi la paix avec ce genre de foutaise compassionnelle, je voulais le Hellfest, le festival de l'enfer quoi, mais pas celui-là bordel...

Par contre le véritable enfer, je l'ai eu, avec ses flammes rugissantes et tout, et tout. Mais je vais te dire quelque chose, alors écoutes bien : Tu peux vivre de poisson cru comme un real norvégien, te grimer le visage en panda en te tapant le poitrail avec le regard mauvais si cela te chante, la seule question du week-end à mon sens était :

« Qui possède la foutu clef du purgatoire ? »

QUI hein ???

C'était :


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Oui, le vieux démon, qu'on avait délocalisé sous la Valley à la place de Ghost, qui du coup héritera de la lourde tâche de fermer le ban des festivités de ce concile diabolique 2013 sur une Mainstage. Je n'en connais pas la raison, je sais juste que pour le macabre Danzig j'avais une place de choix devant l'ingé son et que l’acoustique était nickel, tout comme la vision de l'ensemble.

Donc, le cacique du bûcher était face à moi, en chair, avec son heavy mortel ! Oui mesdames, j'invoque bien cet hédoniste Danzig, en couple actuellement avec Fujiko Kano, née le 18 avril 1972 à Fukuoka, japonaise d'ascendance mongole, réputée pour ses films pornographiques incluant des sodomies. Vous avez remarqué que le Monsieur est un fin connaisseur...Putain de foutre sonique j'avais l'hercule des métaux lourds musicaux et de la passion de l'horreur, remontant les limbes de sa discographie rien que pour nous en faire expurger la lave passionnelle.


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Il a surgi comme un démon imposant son émanation diabolique, avec ce sens voltairien de la préférence dans la damnation, car il était là, puissant, impérieux et tyrannique, avec cet impact du gars qui refusera le prêtre jusqu’à sa dernière heure.

Le set s'est déroulé en deux temps, une première partie avec des titres de Danzig, énOrme, vraiment quelque chose d'envoûtant, de rare et d'unique même, tant le personnage est culte et fascinant. Il harangue de son souffle un par terre d'âmes en expiation, humant l'odeur diabolique qui se dégage de son souffle infernal.

De cette lumière ténébreuse aveuglante, on entendait dans le hurlement d'un millier de tonnerres qui se sont fait entendre, l'union entre le public et le groupe enfin consumé, comme quand le souvenir se fait flamme et l'orgasme se fait cendre.


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La deuxième partie, c'est le renfort du géant Doyle bodybuildé pour une séquence Misfits horrorifique. Mieux que ce à quoi j'imaginais le shock punk heavy rock...Les hits se sont enchaînés à nous dans une séquence de bondage qui fait ressentir la perversion à chaque coup de fouet d'une lucidité érotocomateuse.

Doyle a fracassé chacune de ces guitares pour chaque morceau, en tapant dessus comme un forcené. Danzig a fait tonitrué ce rock fifties mêlant le punk à ce double cheese burger sonique. Un très bon moment, bien cool, et assez court pour ne pas gêner juste après le final de Danzig avec ses titres et ce « Mother » incandescent. Ce concert de Danzig a fait mouvoir sa puissance tellurique, crépitant nos souvenirs dans le brasier de notre émotion/nostalgie.

Le groupe découpa la foule avec sa musique d'outre-tombe qui lui sert de tronçonneuse, il confessa sa vénération pour la colère profonde, annonciatrice des maux du tréfonds des hommes.

Il aurait été blasphématoire alors de ne point obtenir de plaisir animal après cette office bestial.


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Le soir était tombé avec la même force que les ténèbres que DANZIG venait de convoquer. La froideur de la nuit passait entre nous en ricanant de délice comme des fantômes aux caresses glaciales. On attendait que tout se réchauffe avec le Elvis métAl de VOLBEAT.

Mais oui, ouiiiiiiiii avant cela bien sûr, LORDI a fait son show de freaks avec sa musique métOl classique et son spectacle d'halloween bon enfant. J'ai assisté à cela, mais vu de l'autre côté, me plaçant par avance pour les danois. Parce que je me souviens très bien qu'en 2009 Volbeat avait donné un set en milieu d'après-midi devant une foule éparse. Quatre années après, il joue à un horaire mieux adapté à son succès, et de plus, est devenu un habitué des stades. Le groupe a foutu du rock'n'roll dans le métAl délibérément, ce groupe est plus cool et plus fun que Turbonegro. Désolé d'annoncer cette révélation aux tafioles de la turbojugend.

Michael Poulsen arriva avec la banane, il jouait le gars heureux d'être présent, ne trahissant que très peu le manque d'ardeur de la foule sur l'expression de son visage. Ce public qui semblait (mis à part les premiers rangs) accuser le coup de la fatigue du week-end. Pourtant le groupe a abattu son jeu avec ces as de hits phénoménaux, tournoyant de cette coloration caoutchouteuse un nombre impressionnant de refrains catchy.


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Rob Caggiano (Anthrax,The Damned Things : Putain ce gars se cherche vraiment !!) a misé dessus pour la production du dernier album et fait partie intégrante du groupe désormais, ce n'est pas pour rien, ce super guitariste nous assène de solos saignants, mais il lui manque cette énergie rock'n'rollesque que Thomas Bredahl (ancien guitariste de Volbeat) en faisait voler l'éclat, et donc il lui manque cette représentation scénique non négligeable.

Poulsen a marqué parfois d'une limite vocale qu'il gommait de façon tartufe en s'éloignant du micro comme l'exécute les starlettes du rock comme Bono, Jagger & co.

Volbeat a fait un travail de sape avec le public du Hellfest, mais qui ne lui rendra pas la pareille, car ce public est plus métOl que rock'n'roll. Je ne préfère même pas parler de country, souvenez vous de l'année dernière avec le show de Hank Williams 3... Exemple type : Poulsen débuta le « Ring Of Fire » de l'homme en noir (Johnny Cash) à la sèche, mais il n'y a pas de répondant, du coup il ne perd pas son temps et embraya sur « Sad man's tongue » qui fait partie d'une cover de Cash que le groupe a enregistré sur «Rock the Rebel/Metal the Devil » et que le public connaît.

Mais cela ne s'arrête pas là, quand il demandait l'attention du public, le public se taisait dans un silence mutique instantanée, qui laissait un léger rictus de ricanement au coin des lèvres du chanteur danois, qui ne s'attendait pas du tout à cela. Non il n'y avait pas une saine et réelle communion selon moi. Quelque chose clochait...Je suis un fan de la première heure de ce groupe. Les hard-fans de Volbeat étaient transit d'émerveillement bien entendu, et je comprends très bien pourquoi. Au point que leur cœur a dû s'arrêter de tourner le temps de ce set, tendu comme le sourire crispé du gars qui est pris en flag par sa femme, en train de se faire sucer la bite contre un coin du bureau par une jeune stagiaire dévergondée.

Je dirais que Volbeat a fait son job comme des professionnels, il a donné mais n'a pas reçu ce qu'il méritait amplement. Je ne sais pas si le public était impressionné par l'aura rock'n'roll de ce groupe, et s'est timidement laissé porter par les événements, où si Volbeat manquait cruellement de cette audace scénique et communicative sincère qui permet de fédérer ? J'en doute, et je suis certain de la première hypothèse, tant Poulsen et sa clique affichaient une humeur conciliante et ont tout fait pour que le triomphe soit total à leur métOl western spaghetti.


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La chaleur était passé...La nuit froide venait nous surprendre dans le spectre de notre salut Satanien à attendre l'arrivée d'une pape mobile pour cueillir dans la bénédiction sacerdotale, la pieuse ironie pontificale d'un show méphistophélique. Les ouailles étaient toutes ouïes pour recevoir le corps christique du diable, venu de la bouche des enfers. ۩

Dans la constellation étoilée d'une nuit de solstice de pleine lune, le temple de nos attentes légitimes pour rire dans l'éclat musical de GHOST semblait définir notre croyance pour la couillardise du heAvy MétOl, et une spiritualité à laquelle nous aspirions pour une utopique divinité musicale.

Les anciens du Festival s'en souviendront forcément, nous avions reçu notre baptême il y a deux ans de cela avec Ghost, c'était dans la clameur étouffante d'un sacramentum inoubliable. Aujourd'hui nous communions pour la confirmation du sacrement de ce groupe, ainsi que la nôtre, qui consiste à oindre par l'huile sonique de leur dernier album «Infestissumam » la purification des ténèbres, afin de recevoir la faveur du Saint-Esprit maléfique. Ψ


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En tant que telle, le rite de cette confirmation authentifiera l'appartenance du baptisé à l'Église de Lucifer, par l'achèvement de son baptême absolue. Les novices et les plus jeunes en age, viendront pour leur communion solennelle, ou aussi intitulé profession de foi, constituer un rite de passage marquant la sortie de leur adolescence, voire de l'enfance.

Le culte s'est ouvert par le temps de l'accueil, ou aussi nommé rite d'ouverture, incluant le rite pénitentiel qui nous fait languir sous un froid sibérien. Puis Ghost débuta son office avec une intensité et une adjuration suprême telle, qu'il n'était nul besoin de hurleя pour répandre le vice de sa monumentale couillardise (info lexicale : couille + connerie = couillardise ).

Galvaniser par l'outrage sonique devenu à son absolue, nous étions pétrifiés sur place par la douceur bouillante qui émanait de la scène. Lorsque les fidèles s'acheminaient au pied du sanctuaire, ils faisaient un trône avec leur main gauche pour recevoir la sanctification papale, ainsi que le corps du sacrement belzébuthien au plus prêt de leur âme en répondant un «  ђail Satan » libérateur.


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C'est avec soin que la lumière des ténèbres et le corps sacré des mélodies prirent acte d'une imploration bénéfique pour des refrains repris en cœur. Après avoir communié ensemble à ce culte méphistophélique, ainsi qu'à la coupe de son plasma sonique, nous nous inclinions dans l'adoration et le respect mutuel. Nous étions enfin sanctifiés dans la représentation du sang démoniaque, qui circulait maintenant dans nos veines devenues flammes. Et tandis que nos lèvres, encore humides par des larmes de ferveurs proféraient des oraisons funèbres, la grâce du groupe nous jugea digne de recevoir les grands mystères infernaux en nous béatifiant de son souvenir inexpugnable.

La bonté musicale des bénédictins instrumentistes faisait de cette messe noire une œuvre de charité rock'n'roll assez truculente, et incroyablement Magik. Les mystiques du stoner et les gnostiques du doom nomment cela l'illumination me semble t'il.


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Il faut reconnaître que ce groupe pourrait choquer les grenouilles de bénitiers de consternation pour salir leur foi avec cette façon corrosive de la bafouer, si elles en prenaient connaissance. Mais diable, elles devraient plutôt se laisser pénétrer par la chaleur démoniaque que dégage ce groupe, car ne dit on pas que la musique adoucit les mœurs ! Cela aurait permis d'éviter cette haine homophobe, et la prise en otage des usagés pendant les successives protestations contre la loi du mariage pour tous.

A la question qui vous taraude l'esprit, peut-on se servir avec sarcasme de la religion pour en faire usage avec ironie ? Je vous réponds : Bien évidement, liberté d'expression faisant foi, et ce groupe en est l'exemple type. C'est pour cela que mon reportage est ratifié d'un excès superbe dans l'occultisme du heavy métOl, qui honore cette couillardise rock'n'rollienne du spectacle outrancier, histoire de composer un circle pit métaphorique dans le pentacle romancé de ce week-end maléfique au Hellfest. Ж




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Ce qui était assez dingue aussi, c'est qu'en milieu du concert la foudre divine s'est abattu pour une mise en abîme du rite avec la perte intégrale du son. Ghost jouait alors au mime et s'était tordant ! C'était le mystère tout entier de la transsubstantiation qui prenait acte, très certainement...

Sinon j'ai adoré le show et la qualité d'interprétation, c'était un geyser de ténèbres donnant l'illusion d'un précipice. ۝

Forcément il y avait cette burne d'Anselmo sur le côté, en train de boire et d’essayer de reprendre les refrains qu'il avait l'air de ne pas connaître du tout. A cet effet, le sacrement de pénitence, qui consiste à l'infidèle de reconnaître l'indélicat péché de n'avoir pas encore d'album, ou au pire de ne pas connaître le groupe, et en demande le pardon à genou, fut pratiqué tout au long de l'office par des incultes meurtris de honte.


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Ainsi, l'excommunication pour le choix du set de Napalm Death signifiait d'obtenir la malédiction d'une mort certaine dans l'année en cours, et pour Atari Teenage Riot, c'était la mort subite d'éprouver un concert bordélique.

Une mesure disciplinaire est toujours en cours si l'excommunié est passé juste pour voir à quoi cela ressemblait et à demander à recevoir les derniers sacrements tel que la confession, l'eucharistie et l'extrême-onction en se prosternant vaincu à la foi en Ghost par la supplication suivante: « Que tous soient un, comme toi, Papa Emeritus II (c'est le chanteur du groupe), tu es en moi, et comme je suis en toi, afin qu'eux aussi soient un en nous, et pour que le monde croie que tu m'as envoyé répandre la foudre exorciste du heavy métØl à travers le monde !! »

Car dîtes le vous bien, c'est uniquement à travers la chrismation de ce show que tout membre de la confrérie Ghostique devient un prophète, et reçoit une lueur protectrice de la royale prêtrise du démon. En recevant l'onction de la part de celui qui est démoniaque, tous les fidèles, parce qu'ils sont chrismés de signes visant à sanctifier l'entertainment heavy métAl, sont appelés à agir comme témoin conscient de cette Vérité de représentation théâtrale. Ω

Ceci s'avère fondamental pour apprécier la fantaisie de ce groupe et à cet effet, même si nous n'étions pas à Stonehenge pour fêter le passage païen de l'été avec les mouvements druidiques, sataniste moderne et wiccans, Ghost en impacta l'aspect évanescent sous l'égide lunΔire d'une pleine lune superbe, que le cameraman du Hellfest avait pris soin d'en éclairer l'éclat. Bien vu mec !


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Voilà, le Hellfest 2013 s'achevait ainsi, et il m'est dorénavant certain d’affirmer que la transhumance des bêtes à cornes fera vibrer le bitume de toute la France, et de l'Europe toute entière à coups de sabot méphistophéliques, jusque dans la prairie en flamme à Clisson en 2014. La Vendée toute entière devra une fois de plus mettre genou à terre pour protéger le cloître de la bienséance à travers de successives prières célestes, même si elles seront sans grande efficacité sur la connerie de ces jeunes gens chevelus, qui ont choisis de se foutre la tête comme un champ de fraises pendant trois jours, en montrant leur cul devant la caméra du petit journal de Yann Barthès.

La viligence reste de mise malgré le statu quo des commérages antihellfest... ۞


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Ma conclusion ? C'est que dans mes veines circulent la misanthropie du quotidien, une sorte de fils teigneux qui se gonflent de colères, mais je n'en perds jamais le contrôle, et c'est bien ma vaine. La fraternité du Hellfest perturbe la culture de cette misanthropie. En sortant de la pureté de cet halo de lumière généreuse, je m'en retourne dans mes catacombes avec un sentiment magnanime envers ces fratries autonomes de personnes qui se sont éclatées et se sont amusées sans jamais faire apparaître une quelconque animosité, c'est si rare dans cette époque de compétition individualiste que je les félicite.

Alors continuez jeunes gens à brasser l'air de cet esprit libre et foutraque, festif et insubmersible, il finira bien par contaminer les autres d'un regain de liberté !☼


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