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L’ultra communication dont bénéficie le genre humain permet au monde d’être connecté, cela ne signifie en rien que les paroles échangés permettent de le rendre meilleur. On pourrait même avancer que ces conversations ne sont que flatulence existentielle, avec comme seul dénominateur commun de répandre dans cette cacophonie narcissique encore plus criante, le vide existentiel de leur vie de merde. Dans le texte introductif de l'album « Silent Scream » il est fait mention d’un monde moribond après apocalypse, où ne subsiste que la sonnerie des téléphones portables vociférant dans le vide. On peut y voir une allégorie expliquée plus haut, mais d’emblée le trio Robert Openightmare nous rappelle qu’il pratique une forme de cynisme punk, et lui restitue depuis 2003 une succession d’albums, dont la déflagration sonique équivaut à une bombe à neutron.

Ce nouvel opus est l’aboutissement de toutes ces années à sculpter dans l’ombre de l‘underground des chansons punk, inusables de surtension ironique, de saveur 90’s, maniant aussi bien la fougue punk’n’roll de Danko Jones, que l’élasticité power rock d’un Therapy. Le groupe bénéficie d’un son plus rond qu’à l’accoutumé, et cela lui sied à merveille, parce que l’approche sonore en permet toute la fluidité, et le contraste. On prend toujours avec plaisir cette musicalité rêche, brut de décoffrage, enjolivée cette fois-ci par un apport mélodique vraiment cool. Ce « Silent Scream » explose, explore les lignes de styles musicaux pour un crossover vraiment fun. Les titres sont construits dans la simplicité, du coup ils claquent davantage.

Robert Openighmare a conçu son meilleur album et avec le même line-up depuis deux opus, certains parleront de maturité, je pense que l’expérience démontre que le travail de fond effectué dans l’ombre est une initiation à l’approfondissement, à l’appréciation et à la réflexion, permettant une clarté de composition très formatrice. Du coup le trio repart sur les routes pour vous en faire la meilleure des démonstrations.

ATTENTION !

Robert Oppenheimer est le papa de la bombe H.


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À titre d’information lors d’un concert de Robert Openightmare : Le Becquerel (Bq) est l’unité de mesure de la radioactivité d’un corps. Elle caractérise le nombre de désintégrations spontanées de noyaux d’atomes instables qui s’y produit par seconde. Dans le corps humain, la radioactivité est naturellement de 120 Bq/kg. La réglementation française fixe les limites de doses efficaces maximales à 1 mSv/an pour la population.

Donc à tous les non-irradié(e)s d'Openightmare, pensez à vous munir d’un Compteur Geiger.