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Tag - Pop rock

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dimanche, novembre 25 2018

VODUN - Ascend


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Un premier EP « Eat Up the Sun » en 2013 en préliminaire, un album « Possession » en 2016 pour étourdir, un set au Hellfest 2017 me permettait de constater que « Vodun y prêchait la musique noire pour chapelle blanche avec un mood The Bellrays aka Slo Burn VS Captain Beefheart. Dans ce concert de haute volée la formation en trio permettait d'étendre son punch, surtout avec le duo de griot grrrl en la personne d'une batteuse pugnace, et d'une chanteuse possédée par un grain vocal gospellien et d'un sens instinctif des percussions. La chaleur d'Afrique subsaharienne rendait le culte vaudou en corrélation avec un mélange d'insolation et de bestialité. L'ensemble a su trouver le ruisseau de feu qui mène le cortex à célébrer l’inattendu brasier qu’offrait un tel set démoniaque, jusqu'à ce croisement maudit où le diable marchande l'âme du voyageur mélomane avec cette eau de feu sonique. » Ouaie je me cite, carrément, mû et imbu par une expertise à la Delon, Nasty Samy & co.

1/ Présentation de la tribu

Derrière le doux patronyme de guerrière Ogoun coexiste la batteuse qui fait office de mentor, enfin plutôt de gourou, la possession de son jeu à la rythmique traditionnelle africaine et à la frappe ancrée à la terre des ténèbres lui confèrent cette assisse folle à la Ginger Baker du trio Cream.

The Marassa cache sous un nom féminin le seul gars de la troupe, il officie à la gratte, avec des nuances libertaires au rituel africa jungle stoner.

Vodun sacralise la tradition du shock rock, de sa théâtralité à son jeu d'interprète, on s'immerge totalement dans leur univers, porté par le chant d'Oya, tigresse de velours toutes griffes dehors attenant à la puissance féline de la Queen Beyoncé avec la moiteur exotique pop et un tribalisme funk stonien.

2/ Rapport d'expertise abracadabrante

Le métissage endiablé apporte au trio londonien de Vodun cette singularité d'ébène et d'ivoire, de fièvre capiteuse faisant ronronner le voodoo child sur fond de heavy rock, tout en lui conférant une posture de missionnaire où Fela Kuti jouerait avec Uncle Acid & the Deadbeats.

Ce sens du métissage ethnique se prévaut d'une production soignée, permettant de joindre au Stoner créole, africanisme doomesque, heavy pop, soul funkadélique un contraste de couleur musicale progressiste. Ainsi par cet enlacement de sorcellerie Vodun invoque le feu de la terre mère pour conjurer les foudres du père stellaire dans un ritualisme vaudou cosmique, et ceci jusqu'au psychédélisme sonique.

Notez dans vos Iphone-smartphone que le titre « New Doom » se distingue par la présence caractéristique au chant de Chris Georgiadis de Turbowolf, dont on retrouve la réciprocité vocale sur l'album « The Free Life » de Turbowolf avec la chanson Very Bad et la présence de Chantal Brown ( aka Oya ).

En guise de mixité contemporaine, avec son grain davantage pop räwk cet opus mêle Sly And The Family Stone aka The Destiny Child !


Un disque de sauvage


samedi, novembre 17 2018

PAUL McCARTNEY – Egypt Station


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Y a t'il un intérêt quelconque à écouter un nouvel album de Macca en 2018 ?

Pour moi oui.


Paul est resté ouvert au monde, je ne sais pas si il donne à entendre ce que l'on attend de lui, en fait je m'en fous. Je sais qu'il est sincère, rien ne me le justifie, à part mon intuition et surtout mon cœur. Il parle à mon cœur plus qu'à ma tête, et ceci est une preuve irréfutable de sa force.

Macca est un compositeur génial, il a derrière lui une carrière longue pour en attester de la stature et en façonner la cyclothymie. Des Beatles au Wings, Paul est un père fondateur, une divinité créatrice, l'impérissable Macca est un artiste solaire à l'euphorie légère, sa pop vacille dans la complaisance mélancolique quand la saveur du soir se cache vers le crépuscule lunaire étincelant. Il pianote une élégance démodée par le givre d'une époque austère et fait apparaître les fantômes de l'amour dans chaque soupir. Pour les érudits chaque titre offre une relecture de toute sa discographie, la production applique avec justesse la saveur de chaque élément qui le compose. L'artwork est superbe, c'est même lui qui en a conçu une grosse partie. C'est aussi enfantin que les collages de Manu Chao dans ces albums solo.

Acteur principal d'un lyrisme rock et d'une pop pacifique, ce velouté musical n'est pas une soupe en sachet pour vieux hippie et jeune hipster. La magie musicale fait partie du charme mélodique, parce que ce mélodiste funambule au dessus du vide existentiel vous ramène les pieds sur terre avec le repos de l'âme torturée, et les yeux clos.

On a les yeux fermés parce que l'on baigne dans la confiance, la sérénité, et qu'il ne nous arrivera rien de mal avec lui. C'est un instant de quiétude, de pause sur l'agitation permanente d'un monde fou, illusoire. Il y a du beau chez Macca. Il caresse avec prévenance et le cœur libre est engourdi de gratitude. On découvre une atmosphère particulière, reposante, câline, le raffinement est une poésie et non une politesse cynique.


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Dès le début un titre comme « I Don't Know » donne dans cet écrin de sensibilité unique et superbe, un brin suranné mais absolument reconnaissable de l'empreinte Mc Cartney, et donc vers cette stature intemporelle. C'est la magie de Macca, même démodé on traverse l'espace temps avec sa musique. L'orchestration de chaque titre est un univers à lui tout seul. Le mood change avec délicatesse, car tout se fait en douceur. Chaque élément est une harmonie, il y a cette recherche pointilleuse pour exprimer avec simplicité le cœur des choses enfouies. Il épouse les formes d'une musicalité trendy car le bonhomme a une oreille musicale qui fleure l'air du temps sans en gommer l'héritage permanent, ni en déteindre le fond par une superficialité.

Macca est et reste un enfant dans l'âme, il joue avec beauté, mélodise avec clarté, harmonise en douceur.

Je pourrais en parler pendant des heures tellement cet homme m'émeut, mais à quoi bon parler, il est préférable de l'écouter, puis de respirer son existence avec prévenance et béatitude.

Voilà c'est tout.

Oui c'est tout ce qu'il vous faut en fait, pas plus. « Egypt Station » est une futilité fleurit d'amour tout le reste devient grossier. Selon l'écrivain Okakura Kakuzō Le premier homme de la préhistoire qui composa un bouquet de fleurs fut le premier à quitter l'état animal. Il comprit l'utilité de l'inutile.




vendredi, octobre 19 2018

DEAFHEAVEN – Ordinary Corrupt Human Love


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D'une beauté promise à l'oubli «Ordinary Corrupt Human Love » affirme son incandescence des cimes black métal atmosphérique, de post-rock et de shoegaze pop.


D'une certaine froideur mélancolique désinhibée par le contraste bestial du black metAl, les San-franciscains n'en oublient jamais leur sensibilité à fleur de peau. On en retrouve toute la grâce passionnelle avec cet opus libéré. Libéré de sa réclusion d'iconoclaste, de sa candeur souffreteuse, seul reste l'inconcevable témoignage envers l'Amour.


On oublie le dernier rêve mais on se remémore toujours le premier amour. Partant peut-être de ce postulat et influencé par le roman « La Fin d’une Liaison » écrit par Graham Greene, le disque dépose un écrin romantique, des tourments passionnels, avec un tempérament fort, trempé par le souffre rugissant de la fureur d'aimer. Une fois encore Deafheaven rugit son blackgaze, mais cette fois avec la délicatesse nacrée d'une musique impressionnisme post-rockienne.

La volupté mélancolique est vaporeuse et son empreinte virginale rejoint l'emo/black de leur album « Sunbather ».


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Si l'album semble éclater c'est qu'il laisse la pleine liberté à sa puissance émotive le soin de s'éparpiller dans une résonance mélancolique. Les styles musicaux épousent les formes de chacun, et dans un mariage sans raison gardée, seul le cœur parle et prédomine à rendre sourd et aveugle quand on ne voit plus qu'amour.

Parfois il y a de la redondance, comme une subtilité mal dégrossi, mais qu'importe, cette œuvre est parfaite pour les dreamers, seulement pour eux. Si tu n'es pas un contemplatif tu ne pourras pas rester dans le songe éternel de cet amour musical. La présence de Chelsea Wolfe sur un titre n'est pas anodine pour charmer davantage cependant.


Quand on se brûle, touché par une réalité créative, au point de prendre la foudre, intense, de se voir se consumer par les flammes passionnelles, c’est merveilleux, mais après il ne reste plus que des cendres quand tout s'est éteint. C'est l'effet de ce disque, beau et enivrant, puis que l'on oublie, comme pour mieux le laisser nous enivrer d'amour par la suite.


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mercredi, mars 28 2018

LAME SHOT – Try Again


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Sans prétendre détenir les capacités visionnaires d’un Gilbert Montagné, je peux néanmoins annoncer que le meilleur album de pop punk américain en 2018 sera français.

Ouaie carrément, et vous pouvez gesticuler comme un poulet élevé en plein air avec les coudes repliés contre les côtes flottantes tout en effectuant un mouvement de bas en haut à coup de cocoricocoboy, mais c’est Lame Shot qui remporte le sac de grain.

Depuis « Nice Try », croustillant premier album caractéristique d’un potentiel punky, on n’avait plus eu de nouvelle de ce groupe récréatif, composé avec le cul dans la Garonne et la tête infusée dans une party de beer pong. Puis le temps passa et une révélation ? Une évolution ? Que sais-je....Enfin il y a eu une détonation qui a apportée cet exécutoire divinatoire permettant de sortir du comptoir des compositions laissées sous tiroir.

Toujours sous licence pop punk, Lame Shot revient avec le sens de la maturité mélodique qui survient quand on a passé plus de temps à sucer de la réglisse devant un concert de The Bottlerocket plutôt que des fraises devant Tagada Jones.

Lame Shot pratique le pop punk avec l'insouciance juvénile de son enthousiasme, de son honnêteté émotive, et le graal de ce style musical est divertissant tant il distille dans son ivresse les maux doux que l’on peine à traduire quand on a la tête prise dans l’effervescence.

Les mélodies sont jouissives, fraîches, irrésolues au pessimisme, et tout le temps la fulgurance de leur énergie sucrée apporte une inépuisable félicité de bonheur, dont on ne peut jamais en faire baisser l’intensité, si ce n’est à force d’écoute abusive pour laquelle on régurgite du sirop de pop punk par les cages à miel.

Maintenant il ne fait nul doute que le visuel sportif de leur pochette soit une franchise à part entière, et déjà on suppute dans les milieux autorisés que le curling, où la pétanque, et peut-être même la nage synchronisée symbolisera le choix figuratif potentiel du prochain opus...déjà tant attendu (avec un titre aussi lapidaire que les précédents).

Avec cet opus le groupe Toulousain a lancé sa pépite ascensionnelle en remplissant tout le cahier des charges normatives au pop punk. Là où pâle copie s’enlise dans la répétition, Lame Shot impulse sa capacité évocatoire avec la spontanéité tourbillonnante de point omettre le reflet de leur agitation légitime.

Le résultat est une sucrerie de pop-gum chiadée au possible. Ça claque dans tous les sens, c’est du catchy pur-jus ultra-vitaminé. Pas un titre de remplissage, pas une anicroche, tout glisse avec suavité, fini la crise de la puberté, ouaie comme au flipper après une extra-ball « Try Again ».


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dimanche, septembre 10 2017

GRANDADDY – Last Place


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Grandaddy est un vieux groupe revenu des limbes avec une émotivité innée, capable d'enjoliver une mélancolie douceâtre vers la lumière et l'expectative. Toutefois son caractère musical quelque peu intimiste risque de contraster dans une époque de zapping en tout genre, où la quête de l'émotion rapide est en tout point antagoniste avec cet album, laissant une saveur de générosité musicale, d'expérimentation douceâtre, d'apaisement rêveur.

Onze ans plus tard, voici le come-back inspiré des atours Grandaddyesques pour que les fans nostalgiques claquent des clins d’œil en signe de reconnaissance à chaque titre. En faisant preuve d'un sens plus objectif face à ce retour, je trouve et pense que c'est jolie, oui c'est cool d'entendre encore un groupe comme Grandaddy aujourd'hui, célébrant envolée harmonique pour jouissance mélodique, variation électronique pour inspiration sans limite. Oui sans limite, cela ne m’apparaît pas du tout présomptueux d'écrire cela. Ce groupe agit avec magie, dans la légèreté, élégance, bienveillance à élaborer avec méticulosité des chansons trottant avec euphorie et bonheur dans la tête.

Cette musique se déleste avec désinvolture pour distraire, elle confine dans une atmosphère amniotique, fragile, disposant d'une ambiant tout en apesanteur dans ses gènes pour vous emmitoufler d'amour, d'hésitation à voir un monde, à vous découvrir dans l'épaisseur cotonneuse de sa joliesse, et tout autant dans ses tourments sombres. Parce que dans cette mélancolie on se sent éveillé, comme épanoui à recevoir la rémission musicale tant les arrangements sont somptueux, et c'est un doux euphémisme pour argumenter sur la délicatesse du compositeur Jason Lytle, avec lequel on se sent complice de l'isolement à comprendre un monde de plus en plus artificiel, technologique, synthétique.

Cet opus capte la lumière solaire avec la sensibilité d'un enfant, enrobe avec le côté pop pastel à Weezer, la crème planante de Philip Glass, les rotations soniques et lunaires de Flotation Toy Warning, dans une sorte de space rock pop au bidouillage électro et à l'orchestration sophistiquée.

Une fois de plus Grandaddy sort un disque spleenétique unique pour les dreamers.


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jeudi, mai 11 2017

ROCK'N'STOCK 2017

Le festival ROCK'N'STOCK 2017 aura lieu du 30 juin au 2 juillet à Preignan in Gers


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nota : Le superbe artwork est de Tiguilup Rétrographiste.


PROGRAMMATION :

Vendredi 30 JUIN

NEVILLE STAPLE BAND (Royaume-­‐Uni) Ska 2Tone

Neville Staple, aka « The Original Rude Boy », ancien membre du légendaire groupe anglais du ska Two Tone : The Specials ! Depuis 2004 il officie dans « Neville Staple Band », son dernier album « Return of Judge Roughneck » est sorti en février 2017 et mélange airs de reggae classique jamaïcain, rythmes ska 2Tone et Bluebeat mixé au style Trojan.

LIE DETECTORS (Espagne) Rock’n’Roll/Garage/Punk

Du rawck'n'roll ibérique madredédios ! !

THE MERCENARIES (France) Punk Ska Rocksteady

Formé en 2014 dans la banlieue Est Parisienne sous l'influence notable de The Clash, The Specials, Rancid et The Distillers.

UGO SHAKE & THE GOGO’S (France) Soul/Rhythm’n’blues

Ugo Shake musicien dans la TSF se lance en solo pour matinée avec une black music américaine et jamaïcaine.

HORAIRES :18h00 : Ouverture du Site -­‐ 21h00 : Concerts

Ooooooooooooui mais il y a aussi le CASSE BOUTEILLE SOUND SYSTEM du 30/06 et 01/07 (après-­‐midi, inter-­‐plateaux et after), avec DJ LORD MONKEY (un sacré singe celui-là), NUMBER 9 (mais promis l'an prochain il jouera numéro 10), FRED LOST SOUL (il fait gagner le rythm & blues), BRANLARIANS SOUND SYSTEM (ohhhhhhhhhh pitin), TATA WELLENE (une fois), JORDI FARTWEST (le dj du western moderne), ALEXANDRE (le bienheureux ?), DJ PENTO (le plus gras)…

C'est gratos et il n'y a pas d'enfumage !!!


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Samedi 01 JUILLET

THE READY MADES (France) Soul & Beat

Un véritable Orchestre sauvage et hyper groOovy formé dans les faubourgs parisiens en 2015, groovy, le groupe est influencé par la musique noire américaine des origines, le beat de la perfide Albion et l’underground 60’s français, HOT HOT HOT !!!!!!

PRINCE BUSTER MEMORIAL (Espagne) by The Cabrians & friends – Ska/Rocksteady

La scène catalane (Cabrians, des Thorpedians, des Kinky Coo Coo’s) rend son tribute au légendaire et mythique Cecil Bustamente Campbell, mondialement connu sous son nom de scène Prince Buster, précurseur du ska. Les aficionados du ska/rocksteady vont se tordent les hanches avec un tel band.

THE CABRIANS (Espagne) Ska

Né à Mataro dans le début des années 2000, The Cabrians est un groupe influencé par Skatalites, Judge Dread et Prince Buster. Ces espagnols sont mucho caliente et leur style « Boss Porn Ska » déclenchera à coup sûr une humidité propice au frottement de la danse la plus lascive et festive possible.

THE GENTLEMEN’S AGREEMENTS (France) Mod Freakbeat

Un quintette urgent et terrible avec la classe racé italienne, le style moderne anglais, un mood sixties frenchies, pour tous les amateurs de rythms&blues groovy et les admiratrices de soul aux yeux collés.

HORAIRES : 12h00 : Ouverture des Portes -­‐ Dès 14h00 avec Rock’n’stock Radio Show, Pétanque, Manège le Schmilblick Club, animations diverses -­‐ 19h00 : Repas (sur réservation) ‐ 21h00 : Concerts

DIMANCHE 2 JUILLET

HORAIRES : 12h30 : Guinguette - Schmilblick Club -­‐ Sound System

Dès 13h00 : DHEAD SHAKER (France) folk rock one man band

Chanteur, compositeur et interprète, et naaaaann il ne fait pas comme Rémi Bricka, parce que Dhead Shaker est tout seul pour adoucir les mœurs. A venir écouter à 19h le samedi et le dimanche à 13h.

Pour rappel : ROCK'N'STOCK est un FESTIVAL GRATUIT !!!


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