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Tag - Pop rock

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samedi, novembre 20 2021

SEA FEVER - Folding Lines


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Le groupe de Manchester pour fans de new wave ou de post-punk des années 80 Sea Fever vient de sortir son premier album « Folding Lines » le 22 Octobre. Iwan Gordon ( Haven, Johnny Marr) au chant et guitare, Beth Cassidy (Section 25) au chant, Tom Chapman et Phil Cunningham ( New Order) pour la basse, synthés, programmation, guitare, et Elliot Barlow pour la rythmique.

Voici un All star band pour une veille recette, on découpe à l’économe le post-punk avec un chouïa d‘épices afin de chatouiller les papilles contemporaines qui n’ont pas vécu les 80’s mais veulent en goûter l’arôme. C’est aussi une collection de chansons pop catchy mâtinées de sons électro. Par exemple « Afterthrought » est une chanson rose pastel un bonbon acidulé parfait pour faire briller une journée automnale. Mais si « Crossed Wires » flirte avec le déjà-vu et entendu pour sa fragrance capable d’empourprer l’espace sonore, comme si on avait éteint quelque chose en elle, la qualité de création demeure, avec sa tristesse blafarde, son post-punk épileptique, son excitation mélancolique.

Le désir s’égoutte et file avec le temps une nostalgie teintée de bonheur, qui vient le temps d’un murmure embrasser le feu de jadis en une auréole de saveur perdue, et pourtant si vivace dans notre cœur.

Sea Fever explique: « Nous voulions travailler ensemble depuis des lustres, alors quand nous nous sommes finalement assis en studio, le groupe a semblé se réunir naturellement. C'était comme si nous étions vraiment libres d'explorer les genres de musique qui nous ont toujours inspirés, nous avons creusé dans les caisses de disques de notre esprit pour façonner le son de Sea Fever".

Dix titres élégant de rock racé, épousant l’alchimie new-wave avec des orchestrations chaloupées. Parfois too much, regrettable ou ennuyeuse, les chansons forment une dichotomie entre le périssable et l’instantanée.

« Tant qu’il y aura une aurore qui annonce le jour, un oiseau qui se gonfle de chant, une fleur qui embaume l’air, un visage qui nous émeut, une main qui esquisse un geste de tendresse, nous nous attarderons sur cette terre si souvent dévastée. » François CHENG


mercredi, novembre 17 2021

LA DEBACLE - La Débâcle


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Le trio Toulousain La Débâcle suit pour son premier E.P 4 titres le punk rock de Charly Fiasco , la joliesse indie du power rock.

« La débâcle en héritage, la fuite juste après l’orage ». C’est avec ce constat que le groupe fait les présentations. Un brin de mélancolie et la rage de balancer ce qui provient de l'intime.

Le fruit du riff comme bourrasque mélodique, des rythmes chaloupés pour en faire voguer le vague à l'âme, des textes ciselés pour en imprimer les couleurs et comme une offrande dans le tintamarre du monde, c'est quatre titres épidermiques interprétés à corps perdu dans la brume existentielle.

Le trio habille avec cette banalité du quotidien la lumière du cœur et de nos oasis. La Débâcle fabrique une musique nomade sur notre temps de poussière, montre l'incertitude des chemins avec cette mue musicale ensauvagée qui mène à l'échappatoire.


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vendredi, octobre 15 2021

ILLUMINATI HOTTIES - Let Me Do One More


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Sarah Tudzin est une compositrice de "tenderpunk" et Illuminati Hotties est son groupe.

« Let Me Do One More » est un opus dont la maturité l’éloigne de l’angle rebelle et affiche une poésie indé, polie par un lustrage pop. Parfois un élan déluré de punk apparait mais vite ramener dans le périmètre chatoyant de Sarah, native de L.A. pour de la power rock, alternative country, poppy punk. L’album en compose l’enrobage, autour de l’engourdissement cotonneux des Breeders, une luminosité solaire prise dans la brume sonique.

Après avoir surmonté les précipices du courtage des labels de musique, « Let Me Do One More » est la vision créative pleinement réalisée de deux années d'ambition, de chagrin, d'incertitude, de rédemption et finalement de triomphe. Suite à cela Sarah a lancé un label, Snack Shack Tracks, et s'est associé au label indépendant basé à Los Angeles, Hopeless Records pour sortir l’album.

La préciosité des chansons et des arrangements transpose élégamment toute la profondeur de champ, et la transfiguration pop/punk/rock indé est brillamment interprétée ici.

Si la pop cherche la gloire, le punk crache la glaire, au milieu coulerait l’inertie d’un courant, d’une échappatoire dont Illuminati Hotties en porte la chaleur musicale.


lundi, mai 31 2021

ACTION ADVENTURE – Pulling Focus


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Dès 2015 les attaches pop punk des Chicagoans ont œuvré à apporter une dimension technicolor, tant musicale qu’humaine.

La dimension multiculturelle et multiethnique est au centre de ce groupe.

Y a-til une omerta de la prédominance masculine blanche dans le punk ? Une discrimination ? On serait tenté d’affirmer non, car depuis toujours l’ouverture d’esprit est large.

Ne pas écouter les leçons des pédagogues nous soumettre à leur unique vérité, et à la lente corruption de nos rêves, demeure le socle du punk.

La vérité réside en chacun, et chacun est différent, c’est la force et la densité du punk. Et le style musical, tout comme sa substance existentielle et son corps social se sont façonnés à l'internationalisme. C’est pour cette raison que le racisme était combattu et chaque personne était intégrée faisant fi de sa race, rang social, etc…Bien entendu et comme dans chaque mouvement, corporation il y a eu, et il existe des actes répréhensibles, souvent condamnés et blâmés, ou malheureusement parfois le regard était et est détourné dans le déni… Désormais et comme beaucoup, tout se réduit dans une poche communautaire.

Depuis le BIPOC est mis en place (acronyme de black, Indigenous and people of color – ou PANDC Personnes Autochtones, les Noirs et De Couleur).

Je ne sais pas si cette affirmation est nécessaire, je conçois l’héritage, la filiation, le sens de ses origines, mais pour moi, il est inutile de se focaliser dessus, nous sommes justes des poussières d’étoiles dans le temps de l’univers. Chercher une définition de soi c’est déjà créer une suite de symbolique qui de fait emprisonne à devenir un personnage, et le punk c’est être. Mais bon, si des personnes ont besoin d’ancrer leur identité afin de normaliser, enfin le terme adéquat est davantage d’harmoniser l’ensemble, acceptons si cela peut détendre l’atmosphère, ce n’est pas un soucis en soi. Cela le devient quand tout est dirigé en ce sens et que la réticence pour certain de perdre leur identité s’englobe. Vous constaterez qu’à chaque fois il n’est question que d’identité. Cette présentation est une surimpression, une couche supplémentaire, la base, l’essence, elle est plus profonde.

Pour ce faire, le groupe met une #PopPunkInColour en place, démontre son sens de la composition fluide par des riffs percutants, soulignant des intervalles épiques à intervalles régulières.

Le quintette associe des mélodies pop punk douces et des riffs chaotiques semblables à ceux de Four Year Strong, avec qui il partage le même label désormais. Pulling Focus est le premier E.P sur Pure Noise Records, base à Berkeley en Californie (The Bouncing Souls, Counterparts, Knocked Loose, Less Than Jake, SeeYouSpaceCowboy, Strike Anywhere, Terror, Year of the Knife, All Shall Perish…)

Action/Adventure est basé à Chicago, dans le Midwest américain, devenu le refuge de Fall Out Boy, Knuckle Puck, Real Friends, Belmont. Je pense que le lieu, tout comme l’environnement favorise au lien d’ancrage dans la composition et de dynamique à tout groupe.

Le dynamisme de ce labyrinthe musical est une facilité apparente, on peut l’entendre dans sa conception comme un Rubik's Cube punk effervescent, dont la complexité dissimulée s’efface dans la simplicité. Leur opus est rebondissant avec sa candeur pop qui tempère le sérieux du message, mais n’oublie jamais de servir une musicalité pleine de rebondissement si l’on prend le temps de l’écoute.

Si chacun a sa propre définition de l’existence, « Pulling Focus » est une nouvelle page du punk !




samedi, mars 27 2021

SLOWLY SLOWLY - Race Car Blues (extented version)


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Race Car Blues est le troisième album studio du groupe de rock australien Slowly Slowly (since 2016 à Melbourne), cette version extensible appose 12 titres qui forment le chapitre 2 et complète l’histoire de Race Car Blues presque un an jour pour jour depuis la sortie de l’album original en février de l’année dernière.

De ce fait le double album de 24 pistes puise avec un fond et un enrobage aboutissant à davantage de sensibilité pop, à une immersion plus profonde dans des chansons intimes...Surtout si vous joignez l'ensemble.

Pour les fans de Jimmy Eat World, Saves The Day, Motion City Soundtrack, Columbus, l'opus comblera toutes les attentes propre au style.

Un album doux et rêche, qui cherche sa propre lumière pour un ëmo rock indie entre mélancolie et explosion émotionnelle. Les titres sous leur simplicité cachent bel et bien une orfèvrerie intensive.

Des titres alanguis permettent à la tendresse d'installer sa crème. Le chant de Ben Stewart est accompli et parfait, il jugule cette part d'émotivité appropriée à l'essence de la musique. Douceur et flottement embellissent la face cotonneuse de chaque titre. On se sent bercé.es par une teinte atmosphérique, la production fait monter la salve du frisson intime et l'intensité par de la légèreté.

Espérer, désirer, croire en l'avenir, garder le sourire, se battre sans cesse, prôner la tendresse, ne pas renoncer et toujours rêver…Lentement mais surement...Slowly Slowly avance dans son épanouissement musical et humain.

C'est un disque issu d'une musique juvénile avec un concentré de sagesse émotive ayant la force d'une tendresse que l'on a envie de cajoler !


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