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« Sorceress » qu’est-ce ?

Ce sont de superbes mélodies troublantes, poétisées comme des écrins de cristaux liquides qui se meuvent au gré d’atmosphères planantes, presque vespérales, dans la moiteur originelle du premier jour.

Ahhhhhhhhh l’on se sent poète et poussé par des ailes d’ange en écoutant un tel album. Faut dire que Opeth pète plus haut que son cul, il surenchérit même avec audace dans la célébration qu’il voue à son rock progressif pour hippie. Cela a de quoi faire ricaner les aigris passéistes, qu’importe, je m’absous de toute cette guéguerre pesante pour nacrer mon inconscience, et la nourrir d’une telle musique avec outrecuidance, surtout quand elle est munie par un mood Pink-Floydien folkisant à outrance l’apesanteur sensible d’une délicatesse création musicale, allons bon, comment ne pas aimer être cajolé de la sorte ?

Avec le titre «  The Seventh Sojourn » On se voit dans « Lawrence d’Arabie. », la vue est immense et l’arabisation musicale est en technicolor. Alors certes, Opeth n’a plus le même goût que jadis. Il faut se rendre à l’évidence le groupe dit Yes au progressif, et ce oui énumère les obédiences très discutables dont nous nous sommes méfiés (pour ne pas dire gaussés) jadis à l’écoute d’un album de Marillion.

Il fait donc nuit dans le passé discographique du groupe, et l’aurore du précédent opus apparaît avec encore plus de soleil dans ce nouvel opus, où l‘amour apporte des ailes de papillon à ceux qui éclos de leur chrysalide quotidienne pour une vie poétique. C’est ce que réalise Opeth, pour qui l'existence d’un tel album possède le goût salé d'une larme de bonheur qui glisse jusqu'à la commissure de tes lèvres, et fait frémir ton cœur comme le vent pousse la voile. Rooooooooh comme c'est beau !

Bref, après avoir puisé dans l'arbre de la connaissance du précédent album « Pale Communion », le groupe nous propose de croquer dans le fruit défendu.


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