OKKULTOKRATI___Raspberry_Dawn.jpg

Elvis White Zombie faisant de l'aquaponeys dans la rivière de lave des géhennes, cela vous branche comme trip ?

Et bien ce norvégien offre cette subtilité musicale avec la vigueur rock'n'roll de l'enfer en guise de saveur en bouche. C'est comme si on avait laissé ce gars dans le cercueil de Screamin Jay Hawkins en hibernation pendant la période glaciaire de l'hiver polaire, avec les psalmodies de chaman voodoo pour accompagner tous ses nombreux et surpuissants cauchemars. Une fois sortie on lui avait légué l'église de Satan pour qu'il prêche l'espoir maléfique en égorgeant le plus de brebis égarées.

Okkultokrati réalise un mélange d'Electric Frankenstein sous Darkthrone et la suie rock'n'roll sur de la neige black cela permet de faire de la magie noire avec de la poudre blanche. Amen !

Dans ses chevauchées fantastiques, le viking se permet d’introduire des éléments darkwave pour épaisseur la noirceur électronica de son invasion épique. Ceci apporte un réel plus à l’ambiance virile et singulière, pour ne pas dire autarcique. M’enfin ce petit côté dark altère aussi sa virilité par des caresses de synthétiseur, et une voix féminine vient à cet effet supplanter le vice masochiste avec la réverbération sonore des 80’s.

L'ensemble génère un côté foutraque et dansant qui éclot dans cet espace punkoïde des plus primitif, et laisse l’impureté mad-maxienne de fin du monde en bouche.

A cheval sur son dadaïsme musical, Okkultokrati le viking surjoue le Velvet Underground à coup de Suicide électro Alan Veganesque, et de crasse black darkwave, ce qui en fait un foutu canasson pour un disque qui swingue ! !


OKKULTOKRATI___Raspberry_Dawn_1.gif