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Je ne sais comment ?? mais je n’avais jamais entendu ce groupe. J’engage ici-bas que je vais remédier à cette carence en approfondissant leur discographie, même si je redoute toutefois une redondance…

Basé sur du post-rock, cet album de Nyctalgia caracole dans les nuages du septième ciel avec un ensemble d’instrument à corde, chœurs angélique féminin, ainsi qu’un piano, en plus des guitares cristallines. Il cajole par sa grâce spleenétique, par le précipice qu’il accorde à la mélancolie d’en recevoir le chagrin.

Aux trémolos violonistes répond l’affliction lacrymale et sa luminosité lunaire, confinant à un recueillement contemplatif, si cher à mon cœur. Ce post-rock instrumental et orchestral possède une immense profondeur de champ et cette caresse subtile d’effleurer par sa douceur vaporeuse l’apesanteur céleste. Il y a quelque chose ici qui tient de la beauté que l’on accorde à la nature sauvage, et qui émeut par l’harmonie somptueuse qu’elle détient. Et cet opus m’a aussi remémoré le band Islandais Sigur Rós avec cette errance délicate et indomptée. On en ressort tout étourdi, avec le cœur léger, et les joues humides parce que c’est beau à en chialer.

Parfois il est préférable de n’écouter qu’un seul album d’un groupe. Parce que maintenir avec lui cet instant précis où l’on se rencontre, demeure un moment unique avec lequel on reviendra sublimer son souvenir.

Celui-ci a agité l’émoi, et sa conservation en un temps précis où j’en ressentais le besoin a inauguré un souvenir qui ne cessera d’être une évocation d’importance désormais.

Alors que si l’on franchissait le pas d’écouter un autre album à ce moment précis, il y aura toujours ce doute inextinguible qui planera avec hésitation et obstination, jusqu’à concevoir que d’entendre ne serait-ce qu’un soupçon de rabâchage serait capable à lui seul d’atténuer toute la beauté grandiloquente absorbée la première fois en un état de félicité absolue, et que l’on nomme : Révélation.

Fatalement la curiosité apparaît comme une garce qui fait luire le verbe croire à la commissure de ses lèvres désireuses et capricieuses.

Oserai-je me dévoiler plus encore, et d’être agréablement surpris si je me penchais sur la discographie de ce groupe ? Pour le moment je laisse le doute planer, même si au fond de moi je sais déjà que mes lèvres se rapprochent toujours un peu plus du désir d’entendre la caresse musicale du groupe m’enivrer une fois encore, et d'en bouleverser les strates rêveuses.


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