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Tag - Nineteen Something

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mardi, juin 12 2018

CHRISTOPHE SOURICE – La Crise


CHRISTOPHE_SOURICE.jpg

Christophe, chanteur et batteur au sein de la fratrie Sourice, laquelle est l'entité paternelle des Thugs plus commune pour les amertumiens de musique amplifiée, revient avec un 7 pouces, soit 18 cm de plaisir audacieusement sonique.

En 2001 il avait sorti sous le speudo Droom Mix un album éponyme chez le label Bordelais Vicious Circle, suite à la séparation du trio angevin. Suite à un désistement en 2015 indépendant de la volonté de l'auteur Thugsien, le 45 « La crise » n'avait pu sortir, le label Slow Death répare la fuite avec l'apport du jeune label Nineteen Something.

« Le mot de trop » et « La crise » baignent dans le power rock avec une acrimonie contenue, teintée d'un cynisme nonchalant. On retrouve le charme du mur du son Thugsien, ce ton pastel pop, le punk rock mélancolique, la dureté rageuse désinvolte, l'explosion sonique, le sens de l'accroche d'un songwriting aux mélodies imparables.

« Il faut porter en soi un chaos pour mettre au monde une étoile dansante » disait Friedrich Nietzsche, et Christophe Sourice a bien saisi la nuance avec son 2 titres de comète bouleversante.


jeudi, mai 25 2017

THE NOODLES - S.T


the_noodles.jpg

Un rock ténébreux à l'épaisseur psychodramatique proche d'un post-punk exsangue. Sécheresse d'un son brut, un chant aérien qui plane dans le couloir de la mort en hypnose, des guitares distordues qui se plantent comme des épines aux venins absolues, une rythmique obsessionnelle de délice de transe, il est une évidence urgente, c'est celle de re-découvrir The Noodles.


Maintenant je souhaite parler aux écorchés de la vie, aux amoureux de la petite mort subliminale que le rock idéalise, comme dans cette époque bancale des 80's où le gouffre de la nuit ouvrait les veines d'un rock hirsute et génialement souverain. Les angevins de The Noodles contusionnaient alors les sens soniques avec la verve et le goût du sang à pleine bouche. Œuvrant à satisfaire les songes cruels en se jetant à corps perdus dans la fournaise. Donnant l'aspiration nécessaire pour y faire vivre le feu ultime d'un rock brûlant les lèvres hédonistes, afin de faire planer la froideur mélancolique.

Le groupe provoque un idéal, un rock idéaliste pour le plus australien des groupes de rock français, qui renaît ici-bas par le biais de l'excellent, pluridisciplinaire label Nineteen Something.


Cet album retrace la discographie de The Noodles avec le 45t « Dead For Nothnings, le 33T « Dirty Soul » paru à l'époque chez Gougnaf Mouvement (le label des Thugs, Parabellum, Sheriff, Les Rats...), les titres éparpillés sur des compilations, ainsi qu'un titre à la mémoire de leur bassiste décédé.

Épris par une richesse non contenue et d'une remarquable singularité musicale, The Noodles demeure une faction indispensable à tous rockers dans l'âme s’escrimants dans les sous-sol, garages à ciel ouvert, catacombes du désir perpétuel, afin de faire hurler les cœurs tendres et la cendre chaude.