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Glorifié par une puissance intérieure, cet opus de black dépressif ensorcelle de charme, de trouble et captive par sa dépravation sonique.

En cherchant sur le bandcamp de Nemorensis il y a plusieurs EP en version K7 déjà indisponibles, reste plus qu'un foutu achat digital, puis à graver sur un CDR pour les fétichistes, c’est comme cela maintenant...Pfffffff.

Faisant fi de cela, reste cette musique profane qui se décompose avec perversion, dans ce lieu si proche de l’intimide où l’on s’étourdit d’une gamme d’émotions malsaines proche de l’abîme.

Un synthétiseur pour se noyer dans des plages vaporeuses, une guitare pour napper le brouillard, une rythmique qui sert de guide dans la nuit et des cris du tréfonds pour rendre l’âme à ses démons, à ses vertiges, et puis après, le souffle court, revitalisé au gré des absorptions souffreteuses, et face à soi, le battement incessant de la vie qui souligne l’euphorie de la tristesse, la contemplation de l’instant présent et cette simple réaction qui en dépend : Je suis libre, obscur, isolé, indépendant, comme j'étais fait pour l'être, et cet album en fait frissonner les pulsations, en narre l’édifice.

C'est en cela la beauté de cet album, il pousse à un détachement qui éloigne les turpitudes assassines de l’existence, les jugements d’autrui, tout n’est qu' inclination innocente, plus aucun germe de levain de vengeance ou de haine radicale. Cette épure musicale apporte la quiétude de sa respiration profonde comme on rêvasse dans les ténèbres.

Un contemplatif à l’âme sensible se livrera aux extases qu’excite en lui cet opus. Il sait désormais, il ne voit et ne sert rien que dans le tout, jusqu'à suspendre le sentiment des peines et des anfractuosités émotionnelles, car ce disque relie à quelque chose !


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