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Tag - Limaille de fer Noisy

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lundi, novembre 29 2021

HECKEL & JECKEL - This Is War


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Deux drôles d’oiseaux se camouflent en corbeau pour répandre le vice sonique. Le duo est tombé du nid en 2018 dans les Landes. Heckel est au chant/guitare et à l'écriture, puis Jeckel est à la batterie et au chant.

Heckel & Jeckel c’est la déchirure de papier tigre pour inhaler le poppers du label IPECAC. Ces corvidés tapageurs s’envolent dans le confins d’une no wave post-grunge en répandant la diatribe sociétale d’un croassement irascible.





« This Is War » trace dans ses lignes de fuite son envol pernicieux et tapageur pour l’art brut. C’est sculpté à même le corps musical, sans esbroufe, de façon instinctive. Ça pique et vient gratter dans l’humus pour y trouver l’essor d’une musicalité spontanée, en rapprochant la sensibilité en l’état de matière primitive.

Le duo ouvre cette porte tridimensionnelle vers l’énigme du « Qu'est-ce qu'il faut garder du monde pour s'ouvrir aux transcendances ? » Heckel & Jeckel en scie la branche pour s’envoler tel Le Saut dans le vide en octobre 1960 d’Yves Klein


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jeudi, mars 25 2021

KOMET – S.T


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Komet est un trio de punk rawk, confectionné autour des membres de The Ponches (pop punk rock) et Antares (punk'n'roll garage furibard). Ce premier opus sans titre sort chez le label Milanais ''One Chord Wonder" d'après le titre des Adverts, en 200 copie vinyle limitée, 150 en bleu et 50 en gris.

Treize titres de fulgurance sonique, empreint de cette finesse émotive et de mordant tout à la fois.

Des guitares éraillées à la lime déroulent une pugnacité garage rock dans leur sonorité outrecuidante, pourtant chaque titre s'ouvre comme une canette de soda power pop grungy au pays de la pizza !

Leur rock se trémousse dans un fourmillement acéré, bringuebalant dans sa fragilité plein de pépites sensibles comme un papillon de nuit attiré par la lumière, car derrière cette face boitillante il y a un équilibre, une intensité prégnante et une harmonie émotive.

« Après le silence, ce qui vient le plus près à exprimer l'inexprimable est musique. » Aldous Huxley


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lundi, octobre 26 2020

LØVVE - After the rain the sun comes out


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« Que ta musique, comme un poignard, transperce au cœur le vacarme du marché. » Tagore


En 2017 leur premier album n'était pas une carte de visite de représentant d'armes, mais bel et bien leur premier missile sobrement intitulé « Povver.violence ».

En 2020 leur second album n'est pas un missile mais une bombe à fragmentation sobrement intitulé « After the rain the sun comes out ».

Oui, le soleil sort et avec le réchauffement climatique de ce disque ultrasonique (environ 18mn au compteur), l'enculé il brûle sévère.

Ne fout pas de crème solaire pour autant elle a déjà fondu avec tout le reste...Nul besoin non plus de caféine, pas plus qu'une drogue énergisante, tout est dedans en mode gnééééééééééé ! Parce que « After the rain the sun comes out » est un défouloir, une brisure compacte, une décharge émotionnelle brute et brutale.

Suivant l'équation Fastcore = √2x||thrash de série Z||punk∀(Powerviolence X Hardcore)

Hein, bon enfin voilà quoi...Si tu n'as tout pigé, bref, ce groupe tabasse dru.

Car il est avéré que personne ne comprend exactement les autres, si tu prends ce raout au premier degré alors cet opus stimulera ton instinct animal, il se rapproche de la violence de la survie et de la perversion humaine. Au troisième degré de Confusius, il est plus probant de prendre cette torgnole musicale avec la sagesse d'un moine shaolin avec laquelle il ne faut pas la faire chier pour autant, quand même hein...

Parce que l'humain, à la base, ça se bloque, ça s'impose des barrières, des limites, pour se protéger de tout, certainement de ses peurs. Souvent ça s'empêche de vivre, à fond, dans le fond. La plupart aujourd’hui se vivifie la tête dans le réseau virtuel pour échapper à la réalité par crainte de tomber dans l'ennui, et d'en souffrir.

Ce groupe s'appelle Løvve, c'est charmant il est vrai, et c'est ce qu'il hante d'appliquer musicalement. Un amour, bestial, violent, tendu, à couteau tiré, venimeux, hargneux, décousu, plein de ce quelque chose de grand, de puissant, qui ne tombe jamais dans un leitmotiv soporifique que beaucoup de groupes entretiennent et finissent même par user. Ici c'est une explosivité cathartique, jouant sur une énergie de Violence pure.

Spécialement conçu pour te fracasser le crane, oui c'est assez sadomasochiste de l'écouter, parce que cet opus libère cette jugulaire opprimante liée à tout un tas de truc imposé, ou non d'ailleurs. Plus long que son prédécesseur de 5mn, c'est dire de l’extension des tournures progressistes que Løvve dispose désormais. Le groupe est composé avec des membres de la crème de la crème de Tours Hardcore et qui démembrent sa räce graVe comme : Verbal Razor, Sueurs Froides, Ed Warner (RIP), Alma.

Le poète est celui qui sculpte dans les méandres de l'immondice des choses enfouies pour en libérer le suc de son chaos primal. Heyyyyyyyyy c'est carrément Løvve ça !


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lundi, août 10 2020

BOBBY SINGER – Salvation


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100% D.I.Y le projet solo de Bobby Singer (joué, enregistré et mixé) revient supplanter son post-hardcore.

Pour cela il va gratter le riffs et lui donner cette consistance que le mental fait tournoyer en même temps que la stimulation des paroles maussades en fasse l'écho.

Une énergie du désespoir se répand dans cet album comme une catharsis. Cette quête d'expulser la malignité et le désordre sensible, abonde de sa ténébreuse incandescence sur chaque titre. Tout résonne en remous, dans la tourmente, tout se répand au fil d'une eau trouble, lester par le plomb.

Bobby Singer sait en tendre la tension, par des brèches de lumière, des soubresauts furtifs, tout autant que par de lentes atmosphères, car au lieu de tomber dans la passivité, la médiocrité, où dans le pessimisme, il y a dans le post-hardcore-screamo punk de Booby Singer, cette façon de faire craquer l'occiput et les interactions maussades, par une force centrifuge musicale qui nous dit de ne jamais arrêtez de rêver.

Oui n'arrêtez jamais de croire, n'abandonnez jamais, n'arrêtez jamais d'essayer et n'arrêtez jamais d'apprendre. La vie est une montagne russe, avec des hauts et des bas, tu peux choisir de hurler, de te taire, de toute façon tu glisseras comme tout le monde, et tu seras là où tu dois l'être. Ce disque en répand toute la complexité, la libération et le tourment. Le cœur aux aguets tient avec cet équilibre au plus près de l’immobilité des choses étourdies, et des paroles infestées de fantômes magnifiques. L'E.P en dénude l'ossuaire où il a arraché son ombre du néant, pour donner corps au Vivant.

Il y a 9 chansons, 6 nouvelles et 3 issues du EP « Casse » de 2018 avec un nouveau remixage. Ce disque est sorti en vinyle via les labels Fresh Outbreak Records, Crapoulet Records, APB Records, Wacky Cats and En soirée je danse pas.

« Salvation » est un album de rage éventrée !


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