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Tag - Humour Noir

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dimanche, novembre 7 2021

Rave On Binary - Your Eden Falls


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Rave On Binary est un quatuor de nü-metal électro qui vient de décrocher dans notre système solaire.

Il possède autant la clownerie Nü de Slipknot que le metalcorelectro de Crossfaith, pour la face Superdupont c'est avec la filiation de Treponem Pal et le futurisme de Metal Hurlant, sans compter avec la couillonade des Cannibal Mosquitos et de celle de Stupeflip.

Le scénario est basique : Dans le futur, l’Homme créa une Intelligence Artificielle qui révolutionna l’histoire de l’humanité. En effet, celle-ci prit le pouvoir en leurrant la race humaine grâce à un monde virtuel. Forte de son emprise, elle décida que le meilleur moyen de sauver l’Humanité était de l’anéantir afin de la “virtualiser” pour l’éternité. Témoin d’une apocalypse nucléaire, un homme parvient à survivre malgré la traque de robots assassins en se déguisant en l’un d’eux. Il infiltre alors une base militaire de l’IA et trouve une machine de voyage temporel. Ce voyage sera dangereux, et peut-être même sans fin, mais il est le seul moyen de changer le cours des choses.

Le groupe parvient à faire le tri de ses influences artistiques et apppose les fondements bi-nationaux d'une musicalité qui voit autant dans le metal que dans une rave party. Pour le moment c'est cheapos, mais regarde Daft Punk au début c'était 2 punks délirant sur le dance-floor, le groupe Ghost une église Mercyful Fate en bois de Suède. Derrière le décorum il y a un concept qui implique une attitude, une mise en lumière et mise en abïme de deux mondes. Un qui nait des cendres du précédent. Parce que Rave On Binary est issu de cette génération ayant grandi avec le melting-pot créatif, metal, électro, rap, d'anticipation robotique, son approche est tout autant déclamatoire à un nouveau monde qu'à cet ancien plus dévastée, dont on en retrouve les élans musicaux que picturaux. On peut ainsi retrouver des embryons de la série Section Zéro, l'électronicore de The Browning tout à la fois. Et en plus il y a le putain de groOove deathcore de WAKE UP FRANKIE !

Alors que le monde est ravagé par les voix auto-tuné de nono le robot, l'espoir des Jedi, du monde souterrain et libertaire dispose de son arme secrète : Le premier EP " Your Eden Falls " de Rave On Binuary en diffuse toute une robotique musicale extrême et délirante donnant la Voie du metAAAAAAAAAAAAAAL !




lundi, octobre 26 2020

LØVVE - After the rain the sun comes out


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« Que ta musique, comme un poignard, transperce au cœur le vacarme du marché. » Tagore


En 2017 leur premier album n'était pas une carte de visite de représentant d'armes, mais bel et bien leur premier missile sobrement intitulé « Povver.violence ».

En 2020 leur second album n'est pas un missile mais une bombe à fragmentation sobrement intitulé « After the rain the sun comes out ».

Oui, le soleil sort et avec le réchauffement climatique de ce disque ultrasonique (environ 18mn au compteur), l'enculé il brûle sévère.

Ne fout pas de crème solaire pour autant elle a déjà fondu avec tout le reste...Nul besoin non plus de caféine, pas plus qu'une drogue énergisante, tout est dedans en mode gnééééééééééé ! Parce que « After the rain the sun comes out » est un défouloir, une brisure compacte, une décharge émotionnelle brute et brutale.

Suivant l'équation Fastcore = √2x||thrash de série Z||punk∀(Powerviolence X Hardcore)

Hein, bon enfin voilà quoi...Si tu n'as tout pigé, bref, ce groupe tabasse dru.

Car il est avéré que personne ne comprend exactement les autres, si tu prends ce raout au premier degré alors cet opus stimulera ton instinct animal, il se rapproche de la violence de la survie et de la perversion humaine. Au troisième degré de Confusius, il est plus probant de prendre cette torgnole musicale avec la sagesse d'un moine shaolin avec laquelle il ne faut pas la faire chier pour autant, quand même hein...

Parce que l'humain, à la base, ça se bloque, ça s'impose des barrières, des limites, pour se protéger de tout, certainement de ses peurs. Souvent ça s'empêche de vivre, à fond, dans le fond. La plupart aujourd’hui se vivifie la tête dans le réseau virtuel pour échapper à la réalité par crainte de tomber dans l'ennui, et d'en souffrir.

Ce groupe s'appelle Løvve, c'est charmant il est vrai, et c'est ce qu'il hante d'appliquer musicalement. Un amour, bestial, violent, tendu, à couteau tiré, venimeux, hargneux, décousu, plein de ce quelque chose de grand, de puissant, qui ne tombe jamais dans un leitmotiv soporifique que beaucoup de groupes entretiennent et finissent même par user. Ici c'est une explosivité cathartique, jouant sur une énergie de Violence pure.

Spécialement conçu pour te fracasser le crane, oui c'est assez sadomasochiste de l'écouter, parce que cet opus libère cette jugulaire opprimante liée à tout un tas de truc imposé, ou non d'ailleurs. Plus long que son prédécesseur de 5mn, c'est dire de l’extension des tournures progressistes que Løvve dispose désormais. Le groupe est composé avec des membres de la crème de la crème de Tours Hardcore et qui démembrent sa räce graVe comme : Verbal Razor, Sueurs Froides, Ed Warner (RIP), Alma.

Le poète est celui qui sculpte dans les méandres de l'immondice des choses enfouies pour en libérer le suc de son chaos primal. Heyyyyyyyyy c'est carrément Løvve ça !


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vendredi, août 14 2020

BLACK MOUNTAIN BASTARDS – Walnut Groove


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Dans les contreforts naturel de la montagne noire, BMB a choisi la castagne.


Fini d'être le challenger avec toutes ces heures d’entraînements à soulever l'acier musical. La pallier est franchi

Depuis leur premier 11 titres « Crisis », pour une vingtaine de minutes de décibel-thrashycore, le groupe a propagé sa folie en concert. Désormais il possède de la bouteille, ohhhhhhhhh oui, des caisses de binouze même. En Janvier 2020 un nouveau bassiste est venu secouer la crypte granitique Mazamétaine, cela tombe bien il s'appelle Pierre.

Avec « Walnut Groove » le quatuor a rehaussé son jeu, sa technique, sa vélocité, ses compositions, et très certainement dans la tournée prochaine son empreinte carbone. Car ça démange grave, ça déménage sévère, sur un ring c'est des poids lourds.

BMB joue à bloc avec les dents serrées, la bave aux lèvres, le goût du sang en bouche, de toute façon tout est tendu jusqu'à l'os chez eux, jusqu'à presser le noyau d'une olive avec le fion s'il le fallait...Et à la fois tout est fun, hein ! C'est du style à te claquer les fesses en te secouant comme prunier avec des titres exutoires, tout en te proposant une Pelforth chaude.

Ce disque possède la philosophie de Discharge, le plomb de Bathory, le cloutage sanguinaire de Slayer lors de son album de reprise « Undisputed Attitude », les abréviations foutraques de la triade D.R.I/S.O.D/M.O.D, l’essence de Fueled by Fire, l'insalubrité de Devastator...Oui le nouvel album de B.M.B est gargantuesque.

Le groupe est un adepte de la violence sonique, graphique, stylistique, et il est salement punk avec ça, ohhhhhh que oui. Les douze salopards à coté c'est riri fifi et loulou.

Leur humour est basé, et je le crains vraiment, à partir d'une caisse de bière et une paire de tenaille rouillée pour en décapsuler les canettes devant la morale cyberpunk de Judge Dredd, avec la patte graphique du « Transmetropolitan » de Darick Robertson et le scénar gonzo de Warren Ellis qui va avec.

Ok ils font les cons, sont intenables, mais ils sont intraitables avec leur sincérité et le sens de la composition musicale, BMB joue sérieusement du thrash = Hardcore punk + HeavyMetal, et ça tartine la tronche sévère, sans arrêt, sans arrêt, sans arrêt, sans arrêt, sans déconner ? Mais ouaie sans arrêt, sans arrêt, sans arrêt...

Si tu as la tête qui tourne après écoute, franchement c'est normal, si tu sens le renard crevé parce que tu as sué comme un goret, c'est totalement normal, que tu ne sentes plus ta nuque, c'est normal aussi, que les voisins se plaignent du tapage c'est normal et pas banal à ce niveau d'intensité hein quand même...Mais sérieusement le seul truc anormal serait de passer à côté de cet alBoum, cover de Municipal Waste en bonus à l'appui !

Pour celles et ceux qui adorent le thrash crossover " Walnut Groove " est une réussite totale, à s'en relever perpétuellement la nuit.


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