WALLABIRZINE

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

Tag - Heavy Heart

Fil des billets

dimanche, mai 26 2019

HEAVY HEART – Love Against Capture


HEAVY_HEART_-_love_against_capture.jpg

Faut il avoir un cœur d’artichaut pour apprécier Heavy Heart ?

Je ne sais pas. Chacun est différent, ce que je vois et que tout le monde peut voir sera perçu/vécu différemment.

Pourtant il me semble impératif de ne pas nuancer cet apport essentiel que l'on ressent fortement à l'écoute de cet album. Puisque les (nos) choses enfouies tremblent à l'intérieur en une résonance subtile et profonde.

C'est une harmonie de couleur douce, une chaleur mélancolique, une grenadine sur le cœur, c'est certain. Mais comment ces quatre jeunes hommes ont réussit à varier ces variations émotives en une musique fiévreuse, intense ? Qu'importe comment tu nommes, pop punk, punk rock, emo, là n'est pas l'importance, puisque c'est une explosion de caramel. Dur et tendre.

Introspection, ferveur, intensité, tout est harmonie autour de mélodies parfaites, c'est troublant de lésions et de fissures, la lumière y pénètre, elle s'imprègne mélancolique et revient virevolter, légère, insoumise. Il n'y a rien de trop, tout est mesuré avec fluidité, simplicité, sa teneur est bouleversante car d'une netteté naturelle.

Le monde manque de joie, de douceur, de sensations, « Love Against Capture » en exsude la joliesse mélodique, vaporisant une harmonie capiteuse, en sécrète la magie par une pureté impétueuse.

Heavy Heart est un coup d'éclair sonique, il fait vibrer longtemps à l'intérieur, tout ressort débordant de vie, et relie à l'essentiel.


heavy_heart.gif

samedi, mai 4 2019

LE DESERTEUR


flyer_lune_32.jpg


J'ai raison d'avoir tort, sincèrement, c'est mon instinct qui me fixe la limite à la raison d'être étrange et étranger à la fois.

La phrase apparaît comme énigmatique au premier coup d’œil mais comme accroche pour poursuivre votre lecture, vous avouerez que c'est efficace.

Quand j'arrive à l'intersection du café le Palmarium donnant sur la nouvelle place en granit, commune mondialement à toutes les villes désormais, un écran à l'extérieur indique que le Stade Toulousain a battu d'un point le Castres Olympique. Cette information anodine semble capitale dans les rapports humains de cette bourgade refaite à neuf, c’est pour cela que je vous l’indique. Je m'avance vers le Bar O mètre, le lieu du concert, et vers Olivier de l'asso La Lune Derrière Les Granges en train de finir une discussion téléphonique, je m’enquiers de prendre de ses nouvelles et des dernières soirées de la Lune. Nous mettons de l'espoir dans la présence du public tant il nous semble impensable de rater cette affiche.

Ahahahah ! Nous étions ces deux nigauds sur une petit place en train d'échanger de l'espérance, afin de se raccrocher à une constellation oubliée devant le vacarme d'un monde toupie branché au réseau narcissique. Il me semble même que l'on dit que c'est cocasse comme comique de situation.

Je me demande, tu vois, vu de loin, comme ça, tu ne connais pas, quand tu passes et que tu entends du punk rock, ou un truc affilié, tu ne t'es jamais demandé pourquoi ces gens hurlent à s'en péter la voix ? Pourquoi ils te semblent qu'ils font du bruit et pas la musique que t'entends à la radio ? Pourquoi dans ton bled il ne se passe rien qui passe à la télé ? Sur Internet ?

Attends, heyyyyyyyyy, qui n'a jamais entendu parler du WallaBirZine ?


qui_s__en_fout_du_wallabirzine.gif

C'est bien ce qui me semblait.

Passons à la soirée proprement dite, enfin proprement...Le jeune trio *** BONELESS pratique le punk rock avec l'attitude des anciens. Ça joue à la sincérité, c'est à dire à fond comme dans le garage à répétition, avec comme unique dessein électrique d'en foutre plein les murs.



Finalement c'est devenu assez rare des jeunes pois sauteurs jouant du punk, et encore plus de s'en foutre pleinement si leur set n'a pas le niveau linéaire conforme à l'auto-Tune. Boneless en concert c'est l'insouciance de vivre vite et mourir de rire afin de profiter de chaque seconde, sans la main mise sur quoi que ce soit. Le groupe est à la fois nonchalant et bourré d'énergie juvénile.

Boneless n'a pas de style, juste l'envie, la fougue, l’énergie d'être différent. De choquer sans vraiment s'en rendre compte, un truc entre NOFX (prononcé noʊεfεks) et Sex Pistols. D'être bancal et libre de chanter à côté de la plaque. De cracher, de vitupérer, de hurler. Qu'importe l'interprétation, son côté rêche et foutraque est la marque d'une ambivalence de notre ère contemporaine où tout doit être accompli, calculé, contrôlé, dans une éradication de pureté. Boneless est dépravé, il est punk, dans sa définition de lutte, il invective comme les amateurs de fête de la musique chaque 21 juin, mais dans une ruelle sombre, et ceci toute l'année dans chaque rade qui lui prêtera de quoi salir les murs.

Leur dernier morceau a fini entre le MC5 et les Stooges dans une espèce de magma sonique gargantuesque. Tu vois il puise partout où il y a du rêche et de la révolte.

Nox le guitariste est Straight-Edge, c'est rare en Occitanie, son fanzine s'appelle Better Than A Fanzine un clin d’œil au band Better Than a Thousand de Ray Cappo (Youth Of Today, Shelter) il participe à deux organisations de concerts sur Toulouse, Caps & Dogs et La Fête Est Finie. Un bon gars quoi !


*****************************************************************************************


je_regarde_les_autres_vivrent.gif

Pourquoi je me sens isolé des autres et de leur modèle de vie, d'intérêts ?

Si chacun est libre de ses choix, on peut généreusement admettre qu'il y en a pas mal qui sont imposés, et le pire c'est que tu dois faire avec, bien souvent. Quand c'est trop souvent il faut bifurquer sinon tu te fais éventrer, bouffer tout cru. Je pense que la culture alternative est un système parallèle. De survie au départ, on en devient vite addictif, ce n'est pas le fait que l'on a réglé tous les problèmes, mais on en a déplacé assez, surtout les plus exigeants par une mesure reposante, et avec des personnes qui comprennent une bonne part de ce que tu ressens, qui tu es, et vers quoi tu tentes d'aller.

Il ne faut pas fonder toute son espérance dessus parce que l'on est pratiquement certain d'être déçu. Il n'y aura pas de miracle. Ne s'attendre à rien est un bon stratagème pour affronter sereinement la vie, mais elle devient vite monotone. Il manque ce désir que l'imagination active à travers la perception que l'on se fait, que l'on fonde pour y voir immerger la douceur, une acidité, une amertume, la violence d'une émotion que le cœur a interprétée. Même si dans la quasi-totalité des cas on se plante, qu'il est bon de se faire du bien. Parce que l'on cherche à - être bien, et par extension à être quelqu'un de bien. Personne ne souhaite être mauvais, d'ailleurs.

Je vous souhaite des désirs électriques, même enfouies, parfois même trop intime pour les divulguer parce que c’est trop fort, parce que l'on est timide, parce que trop de lumière vous aveugle. On est tous différents et on interprète tous différemment.

Quand il advient impossible de se représenter, et peut-être même d'être atteint, on ne peut atteindre personne. Les concerts sont des espaces de liberté et de rencontre commune. Il devient impératif que la jeunesse sorte de son isolement virtuel, et que les gens sortent de ce qui leur est imposé. Vous n'avez pas besoin de briller, juste d'être là et d'être qui vous êtes. De participer à votre façon, il n'y aura pas de jugement. J’ai déjà écrit ça, cela doit être du morse, une bouteille à l’amer stagnant avec les détritus plastiques polluant l’autre côté du monde.

Le concert était à prix libre, mais le public de Castres a préféré fêter la défaite, ailleurs. Je ne comprends pas comment on fait pour ne pas vibrer avec ce genre de musique, avec ces groupes humainement adorables ? La question est en suspens depuis toujours en fait. Dois-je encore plus m'isoler du jour contemporain puisque j'ai de moins en moins d'affinité avec lui ?

Le souci majeur c'est que je ressens cet éloignement comme la menace sociétale qui pèse de plus en plus sur la répulsion commune. On assiste démuni et secrètement peiné à l'avarie sans que l'on puisse interagir. Je ne peux pas, ne veux pas imposer quoi que ce soit, encore moins par une réflexion de contrainte. Il m'a toujours semblé que le dialogue était un parfait moteur d’éclaircissement, à la seule condition de trouver des interlocuteurs.rices capables de faire la part du chemin vers la réconciliation.

Je peux comprendre que l'on n'apprécie pas ce style musical, surtout dans l'hexagone, il n'a jamais bénéficié d'une réelle mise en lumière, certainement même caricaturé par une esthétique d'écorchés vifs avec canette à la main. Ce qui est assez cynique c'est que la plupart des fondements existentiels de cette communauté commencent à franchir les barrières de la normalité, mais maquillés différemment par d'autres qui ont eu la délicatesse narcissique de le prendre à leur compte, comme toujours.

Du coup on te condamne à être un rabat-joie, incapable de se connecter à la life, au game !


rabat_joie.gif

Le WallaBirZine est une alcôve dans un univers parallèle, avec pour unique but de mettre une lumière sur une alternative. De là, on peut y voir l'autre monde s’enivrer de désirs matériels pour faire râler son voisin par excès de rage compétitive, constater que sa jeunesse se dématérialise parce qu'elle ne veut plus participer à la catastrophe annoncée depuis plus de vingt ans au moins. Son repli est dans le virtuel, elle communique ainsi et certains l'on très bien compris. La drogue est toujours aussi dure, remporte un maximum, et en plus elle est légale cette fois.

Je comprends que l'on ne puisse plus aimer dans ce monde, ou moins aimer. Mais rien ne peut m'empêcher d'aimer ce que j'aime. Je ne suis pas présomptueux, je sais entendre les éclairs noirs blanchir le cœur des choses enfouies à travers une musique que vous devriez apprendre à écouter. Ce que l’on perd comme insouciance, légèreté et désinvolture après la vingtaine se métamorphose en sagesse, clarté, et mélancolie.

Je ne suis pas quelque de beau, je me sais bon. Je ne sais pas séduire, je sais juste aimer. J'ai trouvé une utilité dans l'autre Galaxie alternative, si tu arrives par hasard ici je te souhaite la bienvenue, de te mettre à ton aise, et si l'on vient à croiser notre regard un jour, saches que le mien sera doux, profond et chaud, comme le Méditerranéen que je suis, et que je ne cesserais d'être. Je te dis cela si tu as besoin de quelque chose à quoi te rattraper pour me définir. Parce que j’ai l’amère sensation qu’il faut se définir désormais pour pouvoir se rapprocher les uns des autres. Montrer des intentions légitimes afin que chacun dans sa communauté respective appose la rencontre pour sortir de sa zone de confort.


*******************************************************************


Puis la force sensible d’HEAVY HEART a pris la scène, comme mon cœur.


tumblr_on5yxldyiy1rqlyzwo1_500.gif

J'ai toujours trouvé ce groupe touchant, il se dégage de leur musique une vulnérabilité émotive assez forte pour que vous posiez un genou à terre. Mais ceci c'est quelqu'un qui a déjà lu les romans de Raymond Carver qui vous écris cela, une personne qui est déjà tombé amoureux à plusieurs reprises rien qu'avec le flottement de cheveu derrière une nuque de fille. Je ne sais pas si on peut se comprendre, si vous pouvez être saisi par le tremblement que le corps transmet comme fragilité quand il se sait vaincu par une émotion folle.

J'en retrouve la transcription à travers la clarté dorée de la musique profonde et légère de ce groupe, aussi mélancolique et lumineuse à la fois. Cette musique ne fait pas que suggérer en moi un trouble. Elle me met en émoi face à sa beauté réelle ou imaginaire. Heavy Heart est un catalyseur émotionnel dont le besoin de s'éprendre à sa douceur, à sa force pour chaque mélomane tombé.e l'obligera de se prendre pour Indiana Jones afin de trouver un substitut musical.

Je vais même vous annoncer la terrible vérité, il n'y en a pas.

Troisième fois et troisième petite mort après leur set, je ne serais plus jamais le même après, je le sais, je revis dans la plénitude.


*******************************************************************


Tu te rappelles du pamphlet que j’ai écrit au paragraphe précédent ? Ce n’était pas l'apitoiement du désespéré, c'était le déserteur qui te parlait.

Celles et ceux qui désirent reprendre du pouvoir sur leur vie devraient écouter THE ATTENDANTS . En matière musicale le groupe accorde la voie du post-hardcore monstrueusement bien à son incandescent album « Monster Chronicles ». Le trio est aussi coOol et pénétré en interview qu'une AG à Treillières, et ça c'est balèze.



Le groupe installe un sentimentalisme de reconnaissance nostalgique à travers les ricochets de son punk post-hardcore. Les zab ont conséquemment fait office d’ouverture chez eux, et aussi dingue c’est que dans leur musique il y a des allitérations des Burning Heads, enfin je trouve. The Attendants a interprété des titres de leur nouvel split Ep avec Heavy Heart.

Les canaris du punk rock se sont réunis autour d'un EP sans titre et d'une tournée propice à transfigurer un concentré sonique d’énergie vitale. C'est un disque de soutien aux caisses anti-répression du Grand-Ouest qui a été édité en 200 exemplaires au mois d'avril 2019, il se compose de trois titres par groupe, The Attendants dans la langue de Boris Vian en version post-HxC punk, et Heavy Heart dans le creux émotionnel intensif. Rencontre comme au temps de Michel Polac autour de ce projet généreux et combatif avant leur concert au Bar O mètre, organisé avec La Lune Derrière Les Granges.



Le trio a libéré l’axe post-punk de ses brisures soniques par un aspect que le punk rock ramène à une vérité crue. C’était frontal, savoureux, électrique, emporté.

La meilleure interprétation que l'on peut donner reste celle avec laquelle on se délaisse de tout pour en vivre intensément. C’était caractéristique du concert de The Attendants. Le groupe a joué serrer, sans retenue, avec une sincérité extraordinairement naturelle. Faisant fi de tout, si ce n’est d’être présent et donner le meilleur de lui-même.


Je sais au fond de moi que ce report ce n'est pas le genre de discours qui porte, parce que ce qui est important aujourd'hui c'est d'être là où il faut être vu. Le marché de l'économie est saturé de vice, la ligne occupée par des paroles de mots perdus au détour d'une publicité. Alors il faut que ça luise et reluire comme une barquette de frite bien grasse, parce que c'est toujours les meilleurs qui gagnent. Tu sais ce que c'est la gagne ? T'as déjà perdu alors.

Être vu ne t’empêchera pas de disparaître.

Le problème c'est que l’on n’arrive pas à vendre ce genre de soirée comme un produit accessible, à alimenter la curiosité, à donner l'envie de se déplacer. On pense que l'on est cool mais le cool est devenu une tendance de plus, un rien inutile enrobé dans un package étudié mais totalement expurgé de sa signification première, de sa pureté initiale.

Il faudrait que l'on se foute de cette situation, et que l'on continue notre délire comme on l'a toujours fait, intégré à notre mode de pensée, sans se soucier de rien, de quoi, avec qui. Aller de l'avant, avancer en ayant fait le pas de côté. Une chose est certaine rien ne se passera comme tu l'imagines. Tout arrive comme prévue, parce que quoiqu'il advienne, certaines choses doivent se produire.

Il n'y aura pas de victoire, il n'y a que le temps qui file, inexorablement, tu le sais, tu le sens, quand tu as fini de monter (grandir) c'est déjà la descente. Alors les mots se bousculent davantage pour exprimer les doutes et les regrets, les peines et l'espace restreint qui te gomme au fur et à mesure que tu te sens vieillir.

L'espoir s’assombrit uniquement si tu le souhaites, il n'y a pas de défaite, ce n'était qu'un concert de punk rock...Mais foutrement coOol. Il y en avait pour tous les goûts, mais il n'y avait pas grand monde, cette saveur est amère avec le recul, même si par l'inverse de grand monde, il n'y avait que des petits gens inconnus, il y avait nous, libre et commun, aimant sur la même vibration, pour une soirée lunaire, après la défaite de l'équipe de la ville, dans un coin du midi, loin de là où il faut être vu, mais pas entendu.



49.gif


samedi, avril 6 2019

HAPPY BIRTHDAY


df_15_ans.jpg

Une bien belle fête était organisée à l'Athanor dans la préfecture du Tarn pour les 15 ans du groupe Dirty Fonzy.





A 15 ans tu commences l'adolescence et encore, pour les plus précoces, mais tu sais quoi ? Je ne suis pas certain que Dirty Fonzy a véritablement franchi le cap de la puberté ? C’est toujours des jeunes chenapans qui foutent un raffut de mille millions de mille sabords de tonnerre de Brest ! Heuuuu d'Albi.


Le trio du WallaBirZine était présent avec le kit nécessaire pour filmer la célébration. Junk Cacahuète et Vince Big Gym Tonic en mode fêtard mais sXe pour ne pas être sacrifiés un peu trop librement au culte de Bacchus. Nous avions à notre disposition une pièce pour les interviews et l’aval pour placer les caméras : Junk dans le pit en kit main libre et la gestion de go-pro et Big Gym dans les hauteurs sous-plafond de la salle.

Pour ouvrir les festivités c'était avec les hardcoreux d'HypocondriaX. Ouaie il faut cela pour dessouder les cages à miel d'entrée. Ce que fit le groupe sans problème. On sentait que ça piquait au cheveu quand même, enfin, tout est relatif quand on mentionne le niveau capillaire du groupe. Il faut dire qu'il y a de la consanguinité entre les deux formations Tarnaises que sont HypocondriaX et les Dirty, et que la veille il y eut un arrosage automatique, parce que le soleil du compagnonnage avait réuni tous les proches du crew Dirty Fonzy pour se foutre la tête à l'envers. HypocondriaX portait bien son patronyme avec les maux proche d'une fièvre des barriques.

Le groupe a fait son taf, balancer sa hargne dans le pit notamment avec ces trois nouveaux titres parce que le jeune groupe de vieux hardcoreux d'Albi viennent de sortir un EP en format physique, la veille de notre rencontre ils avaient débuté allègrement l'anniversaire des Dirty Fonzy. Ils répondent donc de leur actualité avec la tapette d'un pie-vert dans la tronche.




*******************************************************************

C’est à baba, c’est à yoyo, c’est à Bayonne que Shut Up Twist Again a débuté et non à St Tropez (pour le twist). J’ai du mal à imaginer ces gonzes en train de se foutre la tête en vrac habillés de blanc avec un foulard vert autour du cou pendant le raout vomitif des fêtes de leur cité. Bon, ils ont dû le faire plus jeune, cela n’a rien à voir avec leur musique. Pendant leur concert il y avait un fan vraiment too much des Wampas sur le devant de la scène avec un falzar zébré de l'époque d'Enfer magazine et le jeu de jambe de Dick Rivers. Attention je ne me moque pas, je suis incapable d'avoir cette prépondérante assurance. Le gazier, lui avait la même confiance que Corbier du club Dorothée et l’énergie du désespoir je pense pour s’agiter de la sorte. Quoiqu’il en soit il a fait le show.

Le groupe a exécuté un set ajusté entre la vivacité émotionnelle et le bouleversement fédérateur. C'est leur empreinte, d'ailleurs. Même après une pause de concert, et pour une reprise, Shut Up Twist Again envoie toujours la même intensité. Je suis vraiment rasséréné par la puissance que le groupe renvoie comme désir de vivre. Pourtant le public m'a semblé un brin timoré, et pourtant c'était sans compter sur la constante poussée des basques pour le faire sortir d'une forme relative de réserve à contenir sa désinhibition. C’est vrai que ce groupe est absolument tonique sur scène, et la pêche émotionnelle qu’il émet est de même acabit. Il y a de la solidité dans l’ossature musicale, une dépense d’énergie sans compter, le groupe rassemble vraiment autour de valeurs de partage, de communion, pour transmettre et partager en même temps dans un même lieu des sentiments, des centres d’intérêt, des valeurs, des opinions, des responsabilités ou des engagements divers… Il n’y a plus ici celui qui apporte et celui qui reçoit mais toutes les personnes concernées se retrouvent au sein d’une même réalité formant un tout.

Conclusion : Ce quatuor de punk rock propulse l'intensité d'une force brute avec une teneur fédératrice. En concert leur engagement est total, et dans leur auberge espagnole musicale il y a autant la patine mélodique américaine que la ferveur à fleur de peau anglaise. Ainsi ces bayonnais ont résolu l'équation d'un.e procrastinateur.rice avec la solution Shut Up Twist Again = « It's never too late to start again ». Pour en savoir davantage...




*******************************************************************

Hey t'sais quoi ? On s'est fait avoir par le début du set des Nantais d'Heavy Heart en pensant que le groupe avait finalisé son soundcheck, et bien non il avait bel et bien commencé.

En live le groupe déploie vraiment ses ailes. C'est plus fort, plus passionnel que sur disque. C’est le constat que nous nous étions fait. Pourtant à mesure que j'écoute leurs disques il me revient une sensation avec laquelle et de façon intime s’est imposé une intuition. J'ai toujours attendu cette musique venir me caresser, et qu'elle existait en moi sous une forme encore trop vaporeuse pour en constater la beauté gracile. C'est chose faite désormais.



Un rêve chaud et humide à travers des errances émotionnelles, et puis quelque chose de doux. C'est peut-être tout simplement comme cela que je ressens l'indie punk de ces quatre jeunes hommes.

Dans le flou le plus tenace j'interroge le groupe par des images claires comme le conçoit Jean-Luc Godard.

Autre chose m'est venu bien après le concert (comme toujours), c’est au sujet de leur profondeur que je n'arrive pas à leur traduire en itw, elle a fait écho au groupe King Of Leon début 2000. Sur ce fait d'être saisi avec le cœur à vif par des jeunes gens capables d'une aisance émotive aussi intuitive qu'immédiate. Leur set était vraiment très cool. J’avais été téléporté lors de leur set à l’Xtremefest et de nouveau m’est revenu la même saveur, la même couleur, le même parfum de délicatesse et de fougue.


*******************************************************************


fireworks.gif


En pleine puberté les Albigeois de Dirty Fonzy fêtent quinze années de punk rock et racontent la teneur de leur rocambolesque parcours, avec du fun, du fun et du fun.



Le brassage malté et le métissage musical font bon mélange chez Dirty Fonzy, et ce, depuis toujours. Quinze ans c’est l’âge du mercurochrome, à la question comment les Dirty briscards allaient négocier ce virage ? La question est simple, frontalement et avec le sourire aux lèvres. Un concert avec lequel le groupe a réalisé une rétrospective de leur discographie, et chaque changement de backdrop permettait d'évoquer une époque à travers le visuel d'un album. Il y avait pas mal de climats différents, dans le punk à rosser les enceintes, en version pub pendant la St Patrick, autour d’un feu de camp, dans une ruelle anglaise, etc…Cela aurait-il pu durer aussi longtemps que l'opéra rock de Martin Circus humblement intitulé La révolution Française ? Que nenni, puisque les Dirty ont réalisé en 100mn un set à chaleur explosive. Leur street punk est fédérateur, il aime la fête et le mélange, entre le punk celtique et le pounk furibard, c'est la déconne en tout genre, parfois même à roulette glissant sur sa cabourdise désinhibée. Les gars sont en places, les voix sont nickel, le pit est dans la parade, on ne tourne pas les serviettes pour autant.

Chez les Dirty seul le sens du partage compte et si tu calcules vite fait cela fait quinze piges, autant te dire que la cohésion en live, elle transpirait immédiatement. Vient le moment du parrainage des anciens avec le trompettiste Dirty Midier, du batteur Dadé Kool (intervenant principal pour le rafraîchissement houblonesque des gars sur scène tout au long du set) et du bassiste Fonzy. Les Albigeois terminent leur set à fond les ballons comme les Ramones. Sur scène c'est l'invasion au point qu'un jack ou une pédale de Johnny Guitare est touché.e, dans le pit Angelo Papas est descendu foutre du kérosène punk dans la meute imbibée de bière. C'est un bordel Fonzynesque et qui résume parfaitement leurs 15 ans de zguenitude punk totalement assumé.


*******************************************************************

Entre les concerts on a pu papoter, et parce que Hey Bitches ça biche ! Retrouvez quatre drôles de dames sur le vif , elles ont formé un collectif pour rosir la brique Toulousaine dans l'organisation de concert underground. Rencontre.




*******************************************************************

Le final c'était avec le grand orchestre Charly Fiasco.

Monsieur Boule fait du rap pendant le soundcheck, le grand orchestre Charly Fiasco était dans le 8.1 et dans la place, bro ! Avec le meilleur backdrop de toute la soirée sans conteste, malgré l'imposant référencement autobiographique du Dirty Crew. Les Toulousains finissent la soirée sans tambour ni trompette mais avec des guitares banchées sur secteur.

Le fait que le public soit resté est étonnant pour eux, alors que le groupe a quasiment la même longévité que celle des Dirty, et leurs titres sont devenus des hymnes familières à notre façon d'être.

J'adore ces gars. Je ne serais objectif pour traduire leur concert, ce qui ne signifie nullement que c'est du copinage. Si je dois leur dire quelque chose je sais que je peux le leur dire. Avec le temps et l'épaisseur de maturation nécessaire pour esbaudir un public un brin éméché vous pouvez être certain que ce groupe saura trouver les mots qu'il faut.

Les Poulidors du punk rock ont toujours le mot pour rire, la preuve ils ont une actualité secrète et des conneries éblouissantes à dire sur les Dirty Fonzy.



Le bassiste, El Roliano est le seul à avoir exécuté deux sets, et même d’affilés. Le lama du punk hexagonal n’a pas fait main basse (2 points) à sa réputation de crooner du glaviot, il a pu étendre 20 litres de salive sur scène pour que ses collègues passent en mode patinoire.

Pour être tout à fait honnête avec à vous, les charly parlent de manière répété et prolixe entre leurs morceaux uniquement pour calfeutrer un âge avancé demandant un temps de récupération de plus en plus long. A l’âge canonique des Rolling Stone un concert de Charly Fiasco durera 10H00 pour un set effectif de 50mn musical.

Que voulez-vous que je vous dise de plus, vite fait, mal fait selon le pessimisme du groupe ? Mais nannnnnnnn, c'était génial comme set avec un riffing de coupe à mulet des 80's et sa rythmique imposant l'état d'esprit de Motley Crüe pendant la période Shout At The Devil. Un chant bringuebalant des textes fins et à la limite de l'apoplexie en fin de set, surmontés par des chœurs de doo wop aussi sirupeux qu'entre les équipes de rugby du XV de Castelginest et du R.C Labarthe sur Leze reprenant l'invalide à la pine de bois a cappella en 3ème mi-temps, après un score honorable de 7 point Castelginestois contre 78. Oui, c'est effectivement cela qui s'appelle une piquette. Charly a su gagner avec le temps un taux de sympathie relationnel avec l'audace impromptue de ses capacités humaines, musicales, et d'interprètes. Ce groupe est un stimulant dans les domaines des musiques amplifiées et puis c’est tout. Partant perdant et toujours champion du monde invaincu comme étant le groupe à la cabourdise jamais égalée, et l'on oublie trop souvent de le mentionner, avec des textes ciselées et un punk rock qui accroche par son tempérament explosif et foutrement cool.


*******************************************************************

Retrouvez toutes les ITW, les lives sur la Chåine WallaBirZine.


Remerciement à la team WBZ Junk Cacaouète & Jus d'Orange/ Vince Big Gym Tonic ; aux orchestres Dirty Fonzy, Charly Fiasco, HypocondriaX, Shut Up Twist Again, Heavy Heart, au collectif de super women Hey Bitches, tous.tes les zguen copains.ines de Pollux/Xtremefest, les Aveyronnais qui parlent super bien l’anglais, le fan des Wampas, et tout ceux.lles présent.es à cette aniv.

Je voudrais remercier tout particulièrement les deux jeunes gars qui se sont pointés devant Junk Cacahuète pour le remercier de la qualité des vidéos et l’éclairage que nous apportions à la scène underground. Ça c’est le meilleur compliment que vous pouviez nous faire, vraiment.

XXX

Bir

Report réalisé pendant l'écoute de l'album éponyme de Tempel, Teenage Bottlerocket Stay Rad, The Claypool Lennon Delirium South Of Reality.


WBZ : Le sens de la fête