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Dis le toi une bonne fois pour toute petit scarabée, fondée en 1987, la maison artisanale Fu Manchu c’est trente ans de carrière sur tatamis sonique, pour douze albums studio.

Depuis cette date, le groupe a toujours sculpté dans une matière première de qualité la noblesse d’un art musical Stoner/Rock psychédélique 70’s & 90’s, avec des vapeurs bluesy remplies de fougue vibratoire groOovy et d’énergie cosmique, pour une friture magique de Fuzz et de tempos à la gracieuse lourdeur.

Diantre t'exclames-tu tout étourdi.e ! Mais attends, plus punk que Queens Of The Stone Age, davantage heavy que Kyuss, bizarrement on ne peut pas dire pour autant que le groupe ait brillé dans le peloton de tête de la vague stoner. Pourtant les Californiens possèdent cette spécificité géographique comme apport singulier à une musique ensoleillée de torpeur et d’énergie revigorante. Apparemment ce n'était pas suffisant...

Avec le recul nécessaire sur leur discographie émérite et sur l'ensemble des sorties stoner, ce disque fait du bien pour l’épaisseur de son contraste, la dynamique transitoire qu’il apporte avec style et panache. On s’éloigne ainsi de cette symptomatique fabrication de disque similaire aux riffs usités jusqu’à en vomir d’analogie. Sans non plus être transgenre, le groupe se fait entreprenant et luxuriant, alors quoi de mieux pour poursuivre l’aventure stonique hein ? C'est vrai quoi, comme dit Baloo Il en faut peu pour être heureux. Parce que « Clone of The Universe » fait acte de mutation avec sept morceaux scindés en deux parties entre claque et caresse. Mmmmmmhhhh dude !!

Le quatuor toujours aussi marabouté de rythmique catchy utilise sa forte coloration heAvy-pünk en intensité active tout d’abord, afin de perpétuer par la suite son sens du groove rossant sans atour des solos wah-wahesque, et tout en développant des textures fuzziques à souhait. Puis les Californiens se font plus disparates et bilieux dans la seconde partie, en ralentissant le tempo de prime abord, posant la lourdeur de la basse, pour faire venir le morceau dans un bain de flanger tourmenté.

Un final de 18 minutes pour le gargantuesque instrumental « Il Mostro Atomico » avec la participation d’Alex Lifeson du groupe Rush, exonère de tout propos quant à la qualité hautement diluvienne et sonique du culte stonien que l’on voue à Fu Manchu, et qui n'a rien à voir avec la présence d'un membre de Rush, il était important de le préciser.


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