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Dans l'arboriculture spécialisée pour plante hallucinogène et la musique psychotrope, Belzebong tient son champ de culture avec un souci démoniaque.

Fort d'une charpente rythmique à taper du sabot avec une bestialité cosmique, d'une assise doomesque à caresser les bijoux de familles de Belzébuth, le quatuor appose à sa fumigation l'indolence du trip opiacé, les ecchymoses subliminales du tellurisme doOom, la prépondérante virilité de sa puissance sonore. En 4 titres l'amplitude du vol-planer fait des trous dans la moquette, rend nigaud, donne faim, bref tous les symptômes triviaux d'un disque de Belzébong.

Il est avéré qu'avec une telle fumée heavy la luminosité des ténèbres soit réduite à une sensation aveuglante, avec laquelle on se sent ankylosé par le poids-mort du volume sonique, et la profondeur factuelle que ce sable-mouvant entraînant dirige vers les ténèbres. Le calumet de Belzebong n'est qu'un leurre, son désir de faire vivre sa flamme heavy/doom entre vision et hallucination prolonge une quête de fougue passionnelle et d'obsession. Si vous trouvez cela redondant, il vous faut cramer davantage de sauge sauvage lors de votre rituel d'écoute, c’est mon conseil.

Ces Polonais déniaisent la probité religieuse que l'on se fait de leur pays avec les effluves psychotropes d'un doom graminacée, et d'une dévotion à la musique de maître cornu, et ceci, en toute humilité. Sinon et sans fourvoyer, cela reste un disque de drogué !


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