ALUNAH___Solennial.jpg

Déjà avec l'album précédent, ''Awakening The Forest", je me disais que cette vague de groupe de doom à chanteuse allait subir une fin de non-recevoir une fois que la mode serait arrivée sur le rivage. Alors si sur l'échelle de la hype je ne peux absolument pas juger étant isolé loin derrière les dunes, mais ce qu'il y a de certain c'est que ce groupe Anglais maîtrise à merveille les codes des sorcières. Il envoûte avec trois crapauds de riffs gluants, un chant de vipère venimeuse, le bouillon d'une basse baignant dans une grosse carbure rythmique.

L'ensemble de cette décoction se confection dans une marmite vintage. Si l'esthétique se marie à l'harmonisation d'une composition inspirée, c'est la mélancolie qui retient le souffle de l'amertume. Parce qu'Alunah domine la langueur lancinante et allonge à l'artefact vintage cette densité à son doom pour cloquer à outrance, mais toujours dans une délicieuse torpeur de spleen.

Alunah et les norvégiens de High Priest of Saturn malaxent fort bien cette instance léthargique, ainsi que la qualité précieuse d'insuffler une âme à sa musique.

La solennité d'un tel album mérite la plus ample bénédiction des disciples du monde souterrain, jusqu'à y consacrer votre dévotion à écouter par des écoutes/offrandes régulières, et surtout à l'abri de tout.


ALUNAH___Solennial_1.gif