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Ce n’est pas vous qui devez aller vers cet album, car c’est lui qui vous transperce, fait pénétrer son impétuosité musicale.

Parfois magmanesque dans sa théâtralité, ce n’est plus tout à fait du black, c’est un truc isolé entre ses pérégrinations post-rock et son trip krautrock. Indomptable par sa singularité, cette musique sauvage est possédée, et si vous ne savez pas par quoi ? Mieux vaut ne pas trop y réfléchir au risque de faire appel aux grands esprits pour en connaître la teneur en fruit défendue.

Foudroyant par sa vigueur, herculéen par sa force centrifugeuse, le trio impose son souffre pour gratter les braises de son embrasement sonique, là où tout prend corps et s’enlace dans les flammes purificatrices.

Est-ce du free-rock ? Pourquoi pas ! Il y a une somme folle de style qui s’imbrique pour donner vie, pour prendre corps, pour immerger, pour surprendre, pour suspendre les songes telluriques, pour étourdir, et puis pour redéfinir ce goût acre et fou d’une musique libre, indomptable et provocante dans son désir de liberté.

Aluk Todolo épouse à merveille cette phrase de Charles Baudelaire : “Allons au fond de l'inconnu pour trouver du nouveau.”