GO FAST

Les Culicidés, surtout appelés moustiques ont un rôle dans les écosystèmes. Ils sont source de nuisance par les piqûres qu’ils infligent et sont le plus important groupe de vecteurs d’agents pathogènes transmissibles à l’être humain. Ils présentent la caractéristique d'être muni d'antennes longues et fines à multiples articles, des ailes pourvues d’écailles, et des femelles possédant de longues pièces buccales en forme de trompe rigide de type piqueur-suceur.

Il n'existe qu'une espèce de Cannibal Mosquitos dans l'hexagone, rareté exemplaire et unique en son genre pour redonner le sourire avec un mélange de jerk-surfique Rock'n'rOlliën et de twist-rOckabürlesque.

Il serait parjure pour le WBZ de ne point donner la parole à ce vecteur de culture populaire, et vous offrir très chères lectrices et lecteurs l’outrecuidance liberté de ton de ces bizzzzzzzzzarres moustiques cannibales par le biais d'une interview primesautière.




Une présentation de l'orchestre s'impose et des différents groupuscules des membres de CM ayant électrifiés dans d'autres styles/groupes si c'est advenu ?

Tous les trois : Et bien pour l'orchestration :

Pat Mosquitos : Je joue de la basse, je viens particulièrement du punk rock, j'ai fondé avec El Cannibal ISP, joué dans Sons Of buddha, Bad Chickens... aujourd'hui je chante dans Shit Storm du punk hardcore et joue et chante dans Whore, un groupe de punk également...

Airwesh Mosquitos : je joue de la batterie, je viens du métal et du punk, j'ai œuvré dans Swine Punch du fast hardcore, Hardcore Anal Hydrogen de l'électro indus métal...(ndlr : groupe frappadingue que je conseille chaudement). Je joue actuellement dans Whore et Little Box, un groupe de punk rock...

El Cannibal : Je joue de la guitare, je lance aussi des samples et fait les montages vidéos... J'ai fondé avec Pat ISP et je joue et chante actuellement dans les Sauvages, un groupe de rockabilly assez primitif...


CRASH TEST

La date de création de Cannibal Mosquitos est au début des années 2010, c'est une expérience d'hybridation de laboratoire qui a mal tournée ? Une nouvelle espèce due au réchauffement climatique ? L'unique réponse au marasme quotidien, ou que sais-je encore..?

Airwesh : Tout à fait, après une soirée de mélange avec différents produits issus de laboratoires divers et variés, mais aussi avec l'apparition de l'arrivée dans nos contrées d'espèces venues du sud, et qui se sont parfaitement acclimatées dans nos contrées. Personne ne pouvait échapper à la naissance des moustiques vengeurs !

El Cannibal : En effet, on pourrait rajouter que Cannibal Mosquitos sont trois insectes certes énervés mais également pas très crédibles ! Leur but unique est d'obliger ceux qui viennent les voir en concert à twister ! Dans leur Surf musique, le public sera exposé à leurs ajouts de samples plutôt comiques, et de diffusions sur leur télévisions réparties sur la scène avec de petits bijoux de séries B, et de vieux films oubliés....

Pat Mosquitos : La passion des CM est le rock'n'roll, nous sommes énervés mais nous jouons pour les jeunes révoltés, et aussi les moins jeunes révoltés...


PIQÛRE DE RAPPEL

Chaque album est un concept en soi ?

El Cannibal : Le premier album est sans thème, mais à partir du second « Surfin Love Party » nous évoquons l'érotisme, notre 45 tours « Porno Piccolo » est orienté sur la pornographie et sur notre dernier « Vroom Vroom », les bagnoles et les motos !

Airwesh : Nous efforçons à chaque album de sélectionner un thème, cela se passe en général lors de soirées apéritives où chacun émet le souhait de choisir une thématique. La plus originale l'emporte évidement.

« Cannibal Mosquitos Surprise Attack » en 2011 a libéré une piqûre surfique mêlant rock'n'roll sixties, castagne sonique, et plus si affinités...Quel est votre regard sur cet album, sur cette période ?

El Cannibal : Pat et moi sortions nouvellement de la fin de ISP. Les CM a été une nouvelle histoire, une sorte de continuité punk en jouant un style que nous aimions depuis longtemps. Ce fut une période de rebondissement en créant ce groupe. Nous avons dans la foulée sortie « Cannibal Mosquitos Surprise Attack », du gros son qui sature, des morceaux qui vont à l'essentiel ! Cet album nous a propulsés dans la scène surf, une super période, de super tournées et festivals dont le Surfer Joe en Italie...

Airwesh : Pour ma part c'est l'album qui a lancé le groupe. C'est un peu la marque de fabrique du groupe, tous les morceaux ont été enregistrés sans retouches et en one-shot, d’où le son très garage et énergique. Les albums qui viennent ensuite sont plus classiques, mais nous souhaitons fortement revenir aux sources, et à ce son pour les prochains albums.

Pat Mosquitos : Pour moi c'est mon album préféré ! Il est suintant et bien garage ! Nous l'avons fait avec notre premier batteur Ludo, un punk qui joue dans Good Good Things, Primitive Agression... Nous l'avons enregistré bien à l'arrache. J'ai beaucoup apprécié.

Vous avez participé à des compilations aussi ?

El Cannibal : Oui nous figurons sur plusieurs compilations, « l'appel de la surf musique » avec le morceau « Nice flip flop twist », « génération Sheriff » avec le morceau « Non, non, non », « Compilation Cafzic Fanzine » avec le morceau « TF 1 Get Off the air » et la dernière en date « Overdrive Conspiration » que l'on trouve sur bandcamp uniquement avec le morceau « Viva los Cannibal Mosquitos ».


succion sanguine

Le très burné « Surfin Love Party » en 2013 a lascivement poussé l'excitation aphrodisiaque jusqu'à cet orgasme auditif que Franky Vincent essaye en vain d'accomplir à l'aide de bois bandé, de corne de rhinocéros et de poppers. Vous aviez envie de vous frotter au lieu de sucer à l'époque ? C'était quoi le trip cette fois-ci ? Vous avez encore vos vieux téléviseurs en tournée ?

Airwesh : Nous étions en pleine période d'été, le soleil, les longues journées de chaleurs moites. Cette ambiance a fait darder tous les Moustiques. Il nous a pris l’irrésistible envie de diffuser du love en son et en image sur nos téléviseurs cathodiques.

El Cannibal : Un vieux fantasme mis en album peut être... La faute de nos conversations passionnées et effrénées sur le sujet lors de nos répétitions, ou trajets en camion... En tous cas c'est le constat de ses films érotiques de M6 regardés en cachette le dimanche soir, ses premières vhs que nous nous échangions dans nos sacs à dos, ou les récits érotiques racontés à la radio par la radieuse Brigitte Lahaie...Oui un petit exutoire sur le sujet vaste de l'érotisme avec un côté fun, histoire de faire passer le tout en dansant... Nos téléviseurs sont toujours de la partie, à chaque thème, de nouveaux montages vidéo !

Pat Mosquitos : Je pense que nous sommes fidèles à nous même... Nous avons fait cet album assez facilement...

J'ai l'intime conviction qu'à chaque album vous égrenez des piques dont on retrouvera le dard venimeux dans l'album suivant. Avez-vous la sensation que votre discographie suinte une cohérence ?

Airwesh : Nous nous efforçons à chaque album d'évoluer et de changer de thème, d'ambiance (notamment parce que nous n'avons pas toujours enregistré dans le même studio). Malgré tout cela le son des instruments se ressemble depuis le premier album, et est reconnaissable au fur et à mesure que la discographie évolue.

El Cannibal : Probablement, difficile à dire puisque à chaque thème nous épuisons à peu près le sujet pour chaque album. On rebondit sur un nouveau thème, à chaque fois... Laisse-nous encore deux, trois albums et puis on fera un point (rires...)

Pat Mosquitos : Nous sommes cohérents à chaque album et nous avons toujours le même son basique, même si les enregistrements diffèrent. Le fil conducteur est que nous enregistrons toujours sur la brèche, dans le rouge... On se met en danger puisque une fois que les morceaux sont créés, on les enregistre dans la foulée...


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« Il trajedie Dell Autostrada » est un titre de « Cannibal Mosquitos Surprise Attack » qui aurait très bien pu figurer dans votre dernier opus (chroniqué en ces pages subliminales), le bien nommé « Vroom Vroom » ?

En cœur : Exact !

Airwesh Mosquitos : Il figure encore sur notre set list !

El Cannibal : La seule explication serait que le premier album contient pas mal de futur thème nos prochains albums... à méditer...

Oui du coup cela rejoint la question précédente sur la cohérence de votre discographie.

Vous avez pris le temps pour ce nouvel album, pourquoi ?

El Cannibal  et Airwesh : Oui celui-ci a pris pas mal de temps ! Il y a eu après le second disque pas mal de changement, nous avons quittez le label « Dirty Witch » qui a co-produit le premier album, produit le second. Le temps de composer était court puisque nous sommes tout le temps en train de jouer, nous ne nous sommes jamais arrêtés, beaucoup de week-end, de tournées...Mais nous avons entre temps sorti notre 45 tours « Porno Piccolo », et nous voulions le sortir avant notre troisième album. Pour finir nos vies personnelles sont, je dois dire, assez chargées. Notre signature sur notre nouveau label « Savage Cannibalism Records » (rires..), a remis tout cela en place doucement...

Airwesh : Hélas nous ne sommes que des Moustiques amateurs et notre petit quotidien de vie d'insectes influe sur nos compositions. Il y a certains morceaux aussi où l'inspiration est immédiate, et d'autres non. Ceci explique ce temps long pour construire les morceaux...

Pat Mosquitos : Nous avons des vies bien chargées, jobs, enfants... du coup c'est une organisation très serrée.

C'est quoi le road trip de Vroom Vroom ?

Airwesh : au départ, c'est prendre le volant à bord d'une berline américaine des années 60, s'arrêter à une station-service et faire une rencontre complètement inattendue. On reprend ensuite la route parmi les routiers et on roule jusqu'à la prochaine étape...

El Cannibal : Cet album est un hommage au moteur thermique qui permet aux petites gens de se déplacer, voyager au volant d'une caisse, un van ou une moto... on évoque dans ce disque des anecdotes comme des rencontres étranges, des discutions d'embouteillages, des séries avec comme héroïne une voiture...

Pat Mosquitos : Le road trip « Vroom Vroom » c'est El Cannibal qui adore les bagnoles, surtout les anciennes, moi, je préfère les accidents !


tapette pour moustique cannibale

Au niveau des textures sonores vous avez voulu une différence par rapport à vos albums précédents ?

El Cannibal : Enregistrer dans un studio pro a été vraiment différent de ce que nous faisions d'habitude ! Enregistrer en one-shot, faire quelques bricolages pour faire sonner le tout, alors qu'au Magic Studio, Nicos nous a fait enregistrer pas à pas, j'ai pu faire mes guitares pas à pas au lieu de jouer dans l'urgence. Nous voulions vraiment tenter l'expérience et voir ce que donnait le résultat. Le truc assez incroyable, est que nous avons gardé l'énergie de notre musique malgré un son plus soigné et clair.

Pat Mosquitos : Oui nous avons voulu essayer un autre studio, nous allions au NSR studio en général, alors du coup, ça a changé notre façon d’enregistrer. Pour moi c'est une super expérience et je trouve le résultat plutôt cool !

Airwesh : Quand nous enregistrons, nous jouons les morceaux en live et on essaye de les jouer à peu près correctement. Pour le son on se règle comme pendant les répétitions, c'est ce qui va définir les textures sonores. Le ressenti, les intentions et les émotions ont aussi leur importance au moment où nous jouons. Le studio ainsi que la prise de son jouent également sur l'ambiance de l'album. Nous ne cherchons pas à travailler une texture en particulier. Ce n'est que du feeling.

On peut se procurer cet album où ?

Airwesh : A bourg de Péage (rires...)

Pat Mosquitos : Dans les disquaires ou nous laissons nos albums (Dangerhouse à Lyon, mais aussi en Suisse, Belgique...), dans les distros, de groupe, de bars, de labels comme Monster zero records en Autriche, dans nos concerts évidement, tu me trouveras au stand et pour finir sur la page fb du label.

El Cannibal : oui tu nous contactes sur notre page en message privé et nous te postons le disque...



Vous sucez jusqu'à la moelle la trinité Surf-rockab'punk ?

Airwesh : Je ne comprends pas la question, mais je dirais que oui...

Pat Mosquitos : je dirais plus le Surf Garage Punk

El Cannibal : Nous venons du punk, on retrouve le style dans notre jeu c'est clair, le rockab et aussi le Psychobilly sont deux styles dont je m'inspire beaucoup, le premier pour le coté roots du rock'n'roll et le second pour l'énergie qu'il dégage !

Vos albums étaient édités par Dirty Witch records, « Vroom Vroom » est lui chez Savage Cannibalism Records, votre label. Ce choix D.I.Y est dû à une nécessité, à quoi ?

El Cannibal : Comme je te le disais un peu plus haut, nous avons pris la décision de quitter Dirty Witch, par choix de liberté si j'ose dire, et de vouloir diriger à 100% notre musique, même si c'est un peu utopique... Notre nouveau label, car on débute vraiment, nous a donné cette liberté, mais en revanche, c'est un travail gigantesque... de plus je compte bien que ce label gère également d'autres groupes que nous, nous avons dans le futur quelques coup de cœur que nous aimerions signer c'est sûr...

Airwesh : Nous avons passé de très bons moments avec Dirty Witch, c'est ce label qui a lancé le groupe, mais au fil du temps, il y a eu des divergences entre le label et le groupe. Nous ne sommes que d'éternels adolescents qui n'en font qu'à leur tête alors que le label prenait la place d'un parent qui essayait de faire preuve d'autorité. C'est pour cette raison que nous avons préféré créer notre label et nous organiser comme bon nous semble.


SPRAY INSECTICIDE

Vous surfez la vague éternelle du rock'n'roll comme si à chaque fois c'était la dernière ?

El Cannibal : notre fonctionnement est l'urgence, faire les choses sur le fil du rasoir, donc on joue notre musique comme si c'était la dernière fois...

Airwesh : Comme le dirait l'artiste engagé Lenni-Kim : Yolo ! Notre vie de moustique est éphémère et notre vie de surfer aussi. On ne pourra pas piquer tout le monde !

Pat Mosquitos : Le rock'n'roll est immortel !

Link Wray a t'il défini à lui seul la métamorphose du rock ? Comme quelque chose de simple, puissant, efficace, allant à l'essentiel de manière primitive ?

Airwesh, Pat et El Cannibal : Link Wray nous a largement inspiré, nous sommes d'ailleurs très fan ! Nous essayons produire des morceaux simples et efficaces tout comme il le fait, mais c'est un exercice très difficile !

Il y a dans vos titres des lignes mélodiques qui font des clins d’œil à des musiques que l'on a entendues sans que l'on se souvienne forcément de quoi il s'agissait. Est-ce un jeu pour vous ?

Pat Mosquitos : nous puisons notre inspiration partout ; dans des films, des cartoons, des pubs, des vieilles séries...

El Cannibal : Oui c'est jeu, bien drôle et difficile à faire surtout ! Nous ne reprenons pas du tout (à part nos reprises) des riffs qui existent déjà... nous en faisons mais dans un ordre différent, ce qui permet de faire un peu d'originalité... mais on nous dit souvent cela en concert...

Airwesh : Lorsque nous sommes en tournée et pendant les grands trajets, nous adorons écouter des chansons cultes populaires voir originales. C'est sûrement grâce a cela que nous nous inspirons et trouvons quelques lignes mélodiques...


RACE KID

On sent une véritable passion pour le twist, le jerk, les standards épiques des sixties que l'on entendait pendant le bal du 14 juillet ou des fêtes de village ?

El Cannibal : C'est sûrement une nostalgie d'une certaine époque, moi je n'ai pas connu celle-ci, ma période bal du 14 juillet fut dans les années 80 et 90, il y avait du rock, pas vraiment des sixties...

Pat Mosquitos : Si tu le dis, je ne suis jamais allé dans les bals des sixties, mais ça doit y ressembler.

Airwesh : Ce sont des styles que nous avons toujours aimé, mais jamais vraiment osé jouer. On les apprécie d'avantage depuis qu'on les joue dans Cannibal.

Cannibal Mosquitos c'est une vie de rock'n'roll, une rasade d'humour, une musique jubilatoire aussi torride que gargantuesque, l'attaque frontale de tous les épidermes sans distinction, et quoi d'autres encore... ?

Airwesh : Ce sont des reprises décalées, des samples cultes, des diffusions d'images rétro, de l'autodérision en costume, de la transpiration sous les masques, du twist en pagaille, bref une piqûre de jouvence.

Cannibal Mosquitos : c'est pour moi le groupe rêvé, on peut jouer un grand nombre de morceaux, reprendre les morceaux que l'on veut, jouer n'importe où, et surtout, avec des moments où nous disons sans retenue n'importe quoi !

Sur scène vous portez un masque intégral de moustique vengeur et une combinaison orange. Le masque est-ce une référence au groupe de surf d'Amérique Latine ? Pour la couleur orange, êtes-vous en fait des moines shaolin, où est-ce un renvoi au défoliant chimique l'agent orange ?

Pat Mosquitos : En sortant de Guantánamo, le gouvernement américain nous les a offert et comme ils nous ont torturé au visage, on a mis les masques pour ne pas avoir à s'expliquer!

El Cannibal : Oui les masques sont un clin d’œil aux groupes mexicains, la combi orange, en fait... j'aime bien l'explication de Pat !

La surf possède un lexique musical, une dramaturgie mélodique, des sonorités réverbérantes, des codes bien établis tant sonores que visuels, votre approche dépend de tout cela et qu'avez-vous inoculé de plus ?

El Cannibal : oui il y a quelques codes inévitables, nous, en revanche, je pense que nous avons cradé le son, mis un peu plus d'énergie par rapport aux groupes classiques que j'adore, et mis du visuel à fond, je parle des tenues et des télévisions.

Pat Mosquitos : La Surf Classique peut être parfois ennuyante, nous, nous la jouons à notre façon ! Avec la folie du groove et un son bien dégueulasse, comme les Mummies (groupe de garage punk).

Airwesh : Notre approche dépend de tout cela bien évidemment mais aussi des groupes avec qui on a pu jouer, ou que l'on a vus sur scène et qui nous ont inspirés... On se rend compte que la surf musique est un vaste milieu et que beaucoup de groupe la représente. Et tout moustique que nous sommes, nous essayons tant bien que mal de nous nourrir de tout cela. Nous nous sommes bien fait inoculer !

Le burlesque est-il la marque de votre succion ?

Pat Mosquitos : peut-être

El Cannibal : oui !

Airwesh : ouais !

Est-ce qu'avec Vroom Vroom on peut enfreindre les codes de bonne conduite en écoutant cet album avec un volume élevée sans craindre un joint de culasse ?

El Cannibal : Pas la peine de faire un plein d'essence, de faire le niveau d'huile ! Tout à fond dans le rouge, avec l'autoradio à donf, le coude par-dessus la portière, et let's gooooooooooo!! Tant pis pour le joint de culasse!

Airwesh : Avec «Vroom Vroom» tout est possible. La maréchaussée vous respecte, elle vous craint, et le plus génial, pas besoin d'entretenir ton moteur !

Pat Mosquitos : Bien sûr! Tu peux doubler par la gauche et conduire complètement bourré au vin rouge !

Cet album marche-t-il au super, au sans plomb, au diesel, à l'électrique ?

El Cannibal : Au vieux super, qui sentait super bon dans les stations-services !

Airwesh : au super assurément!

Pat Mosquitos : il marche plutôt au rock'n'roll, c'est un carburant assez bon marché !

La question que vous souhaitiez que l'on vous pose (et il faut y répondre) ?

Pat Mosquitos : Question : Est-ce que je peux voyager dans ton cerveau et en revenir indemne ? Ma réponse : non...

El Cannibal : ok, la question : Maintenant que vous avez complètement révolutionné le monde de la surf musique, tous les autres groupes sont désormais dans l'oubli tellement vous êtes plus que génial ! A chaque écoute de vos disques, votre public pleure de joie ! En fait, vous n'avez vraiment plus rien à prouver! En avez-vous conscience? La réponse (sur un air aigris) : ouaiiiiiiiiiiiiiiiiiiie !

Je vous laisse le mot de la fin...

Pat Mosquitos : Les CM c'est de la bombe atomique, achetez nos disques et faîtes nous jouer ! On fera tout pour faire les fous !

El Cannibal et Airwesh (En cœur) : un grand merci à toi Bir ! Nerver forget, Let's Surf! Let's Twist !

Bizzzzous !


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