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Des gifles de basse, un chant éructant le vice par tous les pores, des giclées de riffs et puis une grosse claque de rythmique derrière les fesses, voilà, on s'attache vite à ce disque qui fait mal là où cela fait du bien.

Le groupe punk néo-zélandais The Cavemen est de retour et "prêt à boire, à se battre, à baiser pour jouer un putain de rock'n'roll", « Nuke Earth » est leur troisième album. Juste avant il y avait eu la réédition de leur premier album de 2015, sorti en janvier.

‘’Nuke Earth’’ capture le feu brut d'un groupe de punk démontrant une progression avec une écriture primitive. Des accords puissants de Hi Energy graisseux sur un chant déchirant de frénésie, l’ensemble étant soutenu avec un son très nostalgique provenant d’un local à refoulement, ou comme dans un concert au Sunset Strip dans les années 1970, avant qu'il ne prenne un tournant pour le glam rock des 80's.

Le casting musical est comme le son, tout aussi crasseux qu’un mix de The Germs, The Sex Pistols et Circle Jerks, voire Elvis et Chuck Berry mâchant une barre de dynamite outrageusement explosive avec MotörFuckin’head. C’est une débauche de sauvagerie d’hydrocarbure, de malt et de sécrétions vaginales.

Leur garage punk est chaotique, énergique, salement groOovy, menant la danse avec une déchéance rawk’n’roll.

‘’Nuke Earth’’ est un disque qui rejette, ou plutôt embrase tout ce qui est attendu dans le punk afin de faire frétiller le son original/originel s'inscrivant parfaitement dans la clandestinité underground de l'ère dorée du punk, tout en sonnant incroyablement unique dans la modernité d'aujourd'hui, puisqu’il apparaît comme un retour aux fondamentaux.

Avec ces hommes des cavernes, Peterpan Speedrock est un noctambule devenu adulte, qui renifle sous les jupes des filles dans une grotte transformée en turne malfamée, et où l’on torche le rock’n’roll entre deux silex pour trouver la lumière du jour.

YEAH !


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