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Les norvégiens ouvrent l’espace de leurs titres pour les amener à traverser la galaxie indus-métAl-Röck...

Si vous ne connaissez pas Shining, ce sera un changement radical d’atmosphère terrestre, pour un envol intersidéral à travers la voie lactée où atome, trou noir, big-band sonique étalent leur suprême aura. Shining c'est une autre façon de fusionner les genres : Musicalité à la pyramidale acidité de Sun-Ra, envol pink-floydien...Présence d'un sax furibard en totale démence post-Coltrane, là où le free est légalisé dans la folie libertaire de leur titre, tout est prétexte à l'unisson, à la folie incantatoire.

En fait, rien ne ressemble plus à Shining que lui-même, et lui seul est à même d’étendre son autonomie. Chose faite avec ce nouvel album, tant attendu depuis l’avènement cataclysmique de leur « One One One ».

Emprunt par des compositions à la teneur calorifique extrêmement importante, la puissance qui se dégage des propulseurs de Shining se chiffre en mégatonne. Le trouble n’est plus mesurable à ce niveau. D’ailleurs c’est plus que de la musique, c’est une discipline, devenu une corporation même.

Est-ce qu’appartenir à cette confrérie est aussi équivalent qu’avec celle des membres de la très sélecte communauté des fans de Star Trek ? Je n’en sais foutre rien, et je m'en fous.

Freak parmi les extraterrestres de la planète bleu, Shining c’est la démence à son ultime aliénation clinique. Je vous en recommande la camisole.


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