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Pour son album éponyme Obituary fête son 10 album studio pour 30 ans de carrière. Forcément on apprécie grandement de remuer encore et toujours ses mains dans les tripes Obituaresques, avec une frénésie qu’accordent les titres à l’influence mortelle.

Le fossoyeur de Floride est donc revenu de l’ombre de la mort avec de quoi remplir les enfers pour notre plus grand plaisir.

Un bon album de deAth se doit de faire gicler de l’hémoglobine de riffs jusqu’au plafond et de faire suppurer du pue par tous les pores soniques. Obituary a réussi haut la main à en foutre partout, avec cette saveur inégalable de joindre des pics de nervosité et de lourdeur, de vomir les viscères du style en une apothéose de disque sanglant de barbarie sonore.


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Pour soulever les cœurs, il est a noté un côté thrashy dans la forme de certain titre qui permet au fond de remuer la mélasse, et de faire remonter à la surface une indéniable vigueur. On ne va pas tergiverser mais la nostalgie joue énormément dans ce nouvel opus, que les Floridiens exécutent en un florilège d’accomplissement.

Le groupe répartit avec brio la sève grandiloquente de son imposante singularité. On en retrouve le relent, et le fumet qui recouvre les cadavres. Obituary a toujours su manier ses effets de style, ses breaks rythmiques, ses solos saillants, son chant guttural, et un son unique, lourd, profond, venimeux, incandescent, en un mot jouissif.

À chaque titre on baigne dans une immondice de réjouissance deathalique que le groupe honore, en glorifie l’appel d’outre-tombe.On ingurgite la correction avec sadomasochisme, bienheureux une fois encore d’être toujours à ce point soumis à la terrassante envergure sonique d’Obituary, et à son apothéose de disque sanglant de barbarie sonore.


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