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Le chant éraillé par le souffle tendre de la soul, l'harmonie sauvage du rock'n'roll, l'incandescence sombre et mélancolique du blues, No Sinner revient hanter notre esprit avec un deuxième album étincelant.

Révélé en 2014 avec l'opus « Boo Hoo Hoo » le band canadien avait boisé un blues rock typé et racé. Nous découvrions à ce propos Colleen Rennison la chanteuse, et le charme fou de cette Janis Joplin ayant poussé dans le terreau de Robert Plant nous avait littéralement happé.

C'est donc avec beaucoup d'attente que se second se découvre dans une veine plus poppy venant corroborer à un aspect plus contemporain, et un mélange olschool et newschool qui s’imprègnent l'un dans l'autre, mmmmmmmmmmmmmh ! On retrouve bien évidement des compositions câlines de douleur sauvage, cette expiation instinctive de plonger dans la perversion, cette douceur trouble dans la clameur de leur blues rock, avec parfois, Ouchhhhhhhhh du sacré rock'n'roll avec « Saturday Night », un truc à s'en faire péter les reins, et puis aussi du slow avec « Lines On The Highway ».

Le rock'n'roll n'est pas une légende, c'est un mode de survie qui rend l'existence exaltante, et donne à son lot de malheur, de bonheur, la rédemption de traverser la vie en léchant les flammes de l'enfer, avec le sourire d'un ange.

Colleen Rennison en est la plus sauvage représentation terrestre. Avec «Old Habits Die Hard », No Sinner exalte le prêche classique du blues rock dans sa toute puissance à bercer, à percer le cœur émotif de la sensation la plus primitive : L'essence de brûler du rock'n'roll !


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Ah ouaie putain qu'il est bien cool ce disque, il donne envie de taper du pied le con !